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Eglise Evangélique Internationale de Genève
Dimanche 6 mars 2016
John Glass
Source : Josh MacDowell
Les preuves de la résurrection
de Jésus Christ
Marc 16 : 1-14
Introduction
Ce matin, j’aimerais vous parler de la crédibilité du christianisme, et surtout de la crédibilité
de la résurrection de Jésus-Christ. Car la résurrection de Jésus-Christ est le point central du
christianisme.
MON TEMOIGNAGE
En 1976 j’ai été confronté pour la première fois personnellement à la résurrection de JésusChrist. J’avais 19 ans, j’étais un hippie à la recherche de réponses aux questions de la vie.
J’avais arrêté mes études universitaires aux Etats-Unis pendant un an pour voyager.
Quelques mois plus tard, je me trouvais en Israël. Un jour, je suis allé visiter le tombeau de
Jésus. En ce beau matin d’automne, soudainement, se dressait devant moi Golgotha. Je
suis entré dans le tombeau de Jésus tout près. Mon corps fut saisi de frissons. Le tombeau
était vide. Là, quelques minutes plus tard, pour une raison inexplicable, j’ai pleuré.
Trois mois plus tard, en Inde cette fois, j’ai placé ma foi en Jésus-Christ ressuscité, et je
suis devenu chrétien. Ce Christ ressuscité a envahi ma vie. Il m’a offert le pardon de mes
péchés. Il m’a complètement transformé. Il y a 40 ans de cela !
Un an après ma conversion à Jésus-Christ, j’ai entendu parler d’un homme aux Etats-Unis
qui s’appelle Josh MacDowell. Il est apologiste chrétien. Il cherche à démontrer l’authenticité
de la foi chrétienne.
Son témoignage personnel est intéressant. En tant qu’universitaire, il n’aimait pas les chrétiens. Un jour, une chrétienne lui a lancé le défi d’examiner l’authenticité du christianisme, et
surtout l’authenticité de la résurrection. Il a relevé le défi, dans le but de la réfuter.
Le premier volume de son œuvre porte le titre Evidence that demands a verdict. Son objectif était de démontrer que le christianisme est une farce. Après 2 ans de recherches aux
Etats-Unis, en Angleterre et ailleurs en Europe, ayant réuni grand nombre d’éléments, Josh
dit, je le cite : « Mes recherches se sont transformées en feu ennemi contre moi ! »
Sa conclusion de scientifique, dûment raisonnée, était que Christ devait bien être celui qu’il
avait prétendu être. Aussi, était-il convaincu que c’était le Saint-Esprit qui l’avait amené à ce
point. Josh est devenu chrétien. Il a passé 13 années supplémentaires à documenter ses
recherches dans ses ouvrages.
En étudiant le christianisme pour le tourner en farce, Josh a réalisé que le centre du débat
gravite autour de la résurrection. Lorsqu’on enlève tout ce qui en est périphérique, la résurrection demeure.
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Il a passé des milliers d’heures de recherche pour parvenir à une seule conclusion : La résurrection est ou bien la plus grande farce, ou le plus grand fait historique, le plus grand
évènement de l’Histoire du monde de tous les temps.
Ainsi, pour mon message de ce matin, je vais me servir amplement des recherches et des
messages de Josh MacDowell. Le titre de ma prédication est « Les preuves de la résurrection de Jésus-Christ ».
Il faut savoir que Jésus a beaucoup mis l’accent sur la résurrection. Le but de tout son enseignement, le but de toute sa vie terrestre et de sa mort sur la croix ne visaient que la résurrection.
L’apôtre Paul a dit dans I. Cor 15 : 17 : Et si Christ n’est pas ressuscité des morts, votre foi
est vaine. Vous voyez, tout revient à la résurrection. Si Christ n’est pas ressuscité, tu peux
croire tout ce que tu veux, mais ta foi est vaine. La résurrection de Jésus-Christ et le christianisme, ou bien tiennent debout ensembles ou bien s’effondrent ensembles.
Voulez-vous essayer de réfuter le christianisme ? Facile ! Il suffit de trouver une explication
convaincante à l’erreur de la résurrection. Alors, tout le christianisme s’écroule. Prouvez que
la résurrection n’a jamais eu lieu… et le christianisme disparaîtra !
Qui ne connaît l’Université Harvard aux Etats-Unis ? Le Dr Simon Greenleaf, juriste et professeur en droit y cofonda la faculté de droit, aujourd’hui encore de renommé mondiale.
Grand sceptique agnostique, il se moquait constamment des étudiants en droit chrétiens qui
suivaient ses cours. Un jour, ces derniers, fatigués des propos de leur auguste enseignant,
lui ont lancé un défi : Examiner les récits de la résurrection des quatre Evangélistes, en leur
appliquant scrupuleusement les règles en vigueur aux tribunaux de l’évidence des preuves,
(The Rules of Evidence Administered in Courts of Justice). Piqué au vif, il a accepté. En
examinant le sujet, il est devenu chrétien. Son étude, consignée dans un livre, a amené un
des plus grands érudits du droit américain à déclarer : La résurrection de Jésus-Christ est
un des évènements historiques les plus solidement documentés selon les règles de
l’évidence juridique des preuves (par ailleurs toujours en vigueur).
John Singleton Coppley, mieux connu sous le nom de Lord Lindhurst, a occupé les postes
les plus élevés du monde judiciaire britannique. Après sa mort, on a trouvé dans ses papiers personnels un mot, écrit de sa propre main, disant : Jusqu’à ce jour, des preuves
telles que celles attestant la résurrection de Jésus-Christ, n’ont jamais été sérieusement
remises en question dans une cour de justice.
Dr. Frank Morrison était journaliste, élevé dans un environnement ultra-rationnel. Malgré
cela, il considérait la vie de Jésus-Christ comme étant la plus belle des vies jamais vécue.
Mais, la résurrection l’a profondément irrité, sûr que quelqu’un avait ajouté ce mythe inouï
pour discréditer la vie merveilleuse de Jésus. Décidé de réfuter la résurrection par la rédaction d’un livre, il s’est rendu en Palestine pour mieux se documenter. Pendant ses recherches sur place, lui aussi est devenu chrétien, donnant sa vie à Jésus. Par la suite, il a
écrit un livre dont le titre est : Qui a déplacé la pierre ?
Question : Tous ces hommes, qu’ont-ils découvert au cours de leurs recherches ? Qu’estce qu’a changé leur pensée et leur vie aussi radicalement ? C’est ce que j’aimerais vous
présenter ce matin pendant le temps à notre disposition. Leurs découvertes sont toutes dûment documentées dans des livres et d’autres écrits sur le sujet.
Mais, pour commencer ce matin, lisons d’abord le récit biblique.
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Le récit biblique ? Vraiment ? Attends voir – comment puis-je faire confiance à la Bible ?
C’est une excellente question ! Essayons d’y répondre avant d’aborder le sujet de la résurrection.
La crédibilité de la Bible
Beaucoup de personnes pensent que ce livre n’est pas historiquement crédible. Beaucoup
croient que les Evangiles ont été écrits longtemps après la mort de Jésus, dans le 2e ou 3e
siècle, et compilés par un comité. Ce livre, disent-ils n’est donc historiquement pas crédible,
en aucun cas peut-on lui faire confiance.
En fait, savez-vous que la fiabilité historique du NT est plus grande, que celle de l’ensemble
des 10 autres ouvrages littéraires les plus importants de l’Antiquité ? C’est pourtant exact.
Je m’explique : Lorsque vous consultez un quelconque document historique, que cela concerne ou non la Bible, il faut examiner de près sa bibliographie à la manière d’un historien
professionnel. Il faut donc étudier les divers manuscrits qui constituent la base du document
consulté. Par manuscrit, on entend une copie écrite à la main, et non pas des copies imprimées, l’imprimerie ne datant que du 15e siècle. L’un des premiers critères à considérer, est
alors le nombre de manuscrits existants, la règle étant plus il y a de copies, plus il est aisé
de repérer d’éventuelles erreurs et divergences. En 1974, par exemples, les érudits disposaient de 14’000 manuscrits du seul NT. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles découvertes archéologiques, leur nombre a grimpé à près de 25’000, ce qui fait du NT l’écrit le mieux attesté de l’Antiquité.
Savez-vous quel est le second livre le mieux attesté par le nombre élevé de manuscrits ?
C’est l’Iliade dont l’auteur est Homère (Odyssée, la guerre de Troie, etc.). L’Iliade compte
633 manuscrits. La différence du nombre de manuscrits entre le n° 1 de l’Histoire, le NT, et
le 2e, l’Iliade, se chiffre ainsi à plus de 24'000 !
Toutes ces statistiques sont documentées dans les ouvrages de MacDowell ! Ainsi, nous
pouvons lire les récits bibliques avec une confiance entière. Sans confiance totale dans les
textes bibliques, il vous faudrait les jeter, ainsi que toute la littérature de l’Antiquité, et devenir « des agnostiques historiques ». En effet, vous ne pourriez avoir confiance en aucun
livre historique, puisque l’évidence historique du NT est supérieure à tout autre ouvrage historique existant. Point final.
Alors, lisons maintenant Matt 27 : 57-66. Mais, peut-être quelques-uns objecteront : John, je
connais déjà cette histoire… Je leur répondrais, oui peut-être, mais là j’aimerais la présenter
d’une manière un peu différente et vous faire un commentaire historique. Alors…
I.
Les précautions prises à la tombe :
1.
L’enterrement a eu lieu selon les coutumes juives
Il est dit dans Jean 19 : 39-40 que plus de 100 livres d’épices de myrrhes et d’aloès
ont été utilisées lorsque le corps de Jésus a été enveloppé de bandes.
Ça fait beaucoup d’épices. Oui, c’est vrai. Mais cela reste dans les normes pour un
grand leader défunt. Gamaliel, le petit-fils du grand érudit juif Hillel, nous dit qu’à sa
mort 87 livres d’épices furent utilisées pour l’ensevelir.
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L’historien Flavius Josèphe dit que lorsqu’Hérode est mort, il y avait tellement
d’épices pour son ensevelissement que leur transport nécessitait 500 porteurs. Ainsi,
100 livres n’avaient rien d’extraordinaires.
On enveloppait le corps du défunt de bandes de toile de lin de 30 cm de large, en
commençant par les pieds. Aucune ornementation n’y était autorisée. Les bandes ne
devaient pas être nouées, mais cousues ensembles, en signe de continuation de
l’âme dans l’éternité. Entre les plis, on répandait les épices, pétris au préalable en
une sorte de pâte gommeuse, si non « cimenteuse ». Une fois les bandes enroulées
jusqu’en dessous des bras, les bras étaient positionnés le long du corps et enveloppés de bandes jusqu’au cou. Une pièce de tissus différente servait à envelopper la
tête. Le poids total des bandes et des épices atteignait quelques 120 livres.
2.
Le corps fut déposé dans un sépulcre neuf, taillé dans un roc
Les sépulcres juifs avaient une entrée haute d’environ 4 ou 5 pieds, un bon mètre.
C’est pour cela que le texte nous dit dans Jean 20 : 5 que Jean a dû se baisser en y
entrant. Les femmes qui, ayant vu le tombeau vide, sont allées rapporter leurs observations à Pierre et à Jean. Puis, les deux se sont rendus sur le lieu en courant.
3.
Une grande pierre fut roulée à l’entrée du sépulcre
Matthieu nous dit que la pierre était grande (Matt 27 : 60) et Marc renchérit… très
grande (Marc 16 :4), ce que beaucoup de sources séculières confirment. De quelle
taille était cette pierre très grande ?
Dans le grec, le mot veut dire vachement grande ! Lorsque les manuscrits dits BEZA
ont été découverts, certainement des manuscrits les plus anciens que nous ayons
aujourd’hui, on a vu un rajout entre parenthèse, probablement d’un scribe, disant
que 20 hommes suffisaient pour la bouger.
Selon les règles de copiage, quand un scribe désirait ajouter au manuscrit une idée
qui lui était propre, il l’ajoutait dans la marge, mais s’il copiait des mots figurant dans
la marge de l’original, il les plaçait dans le texte, entre parenthèses. Ainsi tout le
monde savait que les mots en question ne faisaient pas partie du texte originel. Aussi, la remarque en parenthèse, concernant les 20 hommes, est-elle, selon les meilleurs connaisseurs des textes anciens, ajoutée à un manuscrit du 1e siècle,
quelques années seulement après la mort et la résurrection de Jésus-Christ.
Des professeurs ingénieurs de l’université de George Tech aux USA, une université
très réputée aux USA, ont voulu évaluer sur place le poids de cette grande pierre. Ils
sont allés en Israël, ils ont cherché un sépulcre ayant une ouverture haut d’environ
un mètre, et calculé la taille et le poids d’une pierre suffisamment grande pour en obturer le passage. Le résultat de leur calcul : Le poids devait se situer entre 1 et 1 ½
tonne. Cela explique pourquoi Marc parle d’une très grande pierre.
4.
Une garde fut placée devant le sépulcre (Matt 27 : 62-66)
Les Juifs avaient un problème – les chrétiens. Les Romains avaient un problème, les
Juifs. Aussi, les Juifs se sont-ils dit – mettons-nous ensembles, à 2 contre 1 – et ils
sont allés voir les leaders romains. Leur discussion se trouve dans Matt 27 : 62-66 :
5
« Ecoutez, cet imposteur a dit de son vivant, nous en sommes témoins, après trois
jours, je ressusciterai ! Nous ferions mieux de faire garder ce sépulcre de manière
très sûre. Si non -- nous allons nous trouver face à un « coup d’état des morts » ! Et
là, la tromperie sera pire que la tromperie de sa vie !
Pilate a répondu : Vous aurez une garde, allez, gardez-le comme vous l’entendez !
Certains disent que Pilate voulait dire : Ecoutez, vous les Juifs, vous avez votre
propre police, la police du temple, prenez vos hommes pour garder le sépulcre. Si
certains pensent cela, c’est ok. Toutefois, il vaudrait encore mieux de regarder de
plus près ce que signifie le mot grec « Coustodias », traduit par garde (verset 65).
Qu’est-ce, exactement ?
Dans le papyrus Oxian Irus, ce mot désigne la garde romaine. Plusieurs autres
sources nous aident à comprendre ce terme. (1) Un dictionnaire sur l’antiquité romaine du Dr William Smith. (2) Un travail de doctorat du Dr George Curie. (3)
L’historien romain, Flavius Vigitus Renautus. Quel nom horrible ! Imaginez être mariée à cet homme-là ! Ses amis l’appelaient juste Vigitius. Nous ferons de même.
Cette dernière source est particulièrement intéressante. Vigitus vivait quelque centaines d’années après Christ, à une époque où la discipline de l’armée romaine
commençait à décliner. Il a donc écrit un manuel intitulé Les Instituts Militaires des
Romains, et l’a envoyé à l’Empereur romain. C’était pour l’encourager à restaurer les
méthodes de guerre offensives et défensives romaines à l’image de ce qui existait à
l’époque de Christ ! Cette source-là, et d’autres, confirme qu’une Coustodias n’était
pas une garde de deux ou trois hommes, mais une unité de sécurité, composée de
16 hommes. Chacun de ces hommes était entrainé à protéger 2 mètres carrés de
terrain. Selon cette source, 16 hommes, 4 de chaque côté, étaient capables de résister à un bataillon entier.
Il est intéressant de savoir que l’armée américaine au Vietnam a formé ses unités de
Bérets Verts sur le modèle de l’Institut Militaire de la Rome antique : Chaque
homme, à lui seul, était une machine de guerre, porteur de 3 à 5 armes chacun. Des
astuces de guerre psychologique étaient utilisées : Des casques, ornées de plumes
noires et violettes de 30 centimètre de haut. Devinez pourquoi ? Selon leurs ennemis, ces soldats donnaient l’impression d’être deux fois plus grands qu’ils l’étaient en
réalité ! La peur enserrait le cœur de leurs ennemis.
C’est donc seize de cette espèce de surhommes qui furent placés devant le sépulcre
de Christ pour le garder.
Ce que l’on sait de la Police du Temple, au nombre de 270 hommes, subdivisés en
27 groupes de 10 agents chacun, est l’une de ses coutumes expéditives : Si l’un des
agents s’endormait pendant qu’il était de garde, ou s’il faillait d’une manière ou une
autre dans sa fonction, le chef le battait, puis il était brûlé vif.
5.
Un sceau scellait le sépulcre (Matt 27 : 66)
Ils s’en allèrent, et s’assurèrent du sépulcre au moyen de la garde, après avoir scellé
la pierre.
Selon Vigitius, ce sceau ne pouvait être placé qu’en présence de la garde romaine.
Le sceau était composé de deux pièces de cuir brut, 4 plaques de glaise ou d’argile
de côté et d’une grosse plaque au centre, sur laquelle le sceau romain était apposé.
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La garde seule était autorisée de l’apposer, après avoir vérifié et authentifié l’objet à
protéger. Une fois mis en place, la vie des gardes était en jeu. Ce qu’ils redoutaient
le plus était la rupture du sceau. Bien sûr ce dernier n’empêchait pas un éventuel
vol.
Revenons à cette unité de sécurité formant la garde et à son organisation :
Il y avait donc 16 hommes, formant 4 groupes de 4 hommes. En permanence, 4
hommes veillaient. Les 12 autres dormaient, disposés en un demi-cercle autour de
l’objet de leur garde. Toutes les 4 heures, la garde changeait. La raison de cette rotation était d’assurer, en cas d’attaque, la présence de 12 hommes frais et dispo,
prêts à se battre.
Dès lors, mes amis, il est clair que quelque chose dont le monde ne s’est pas encore
remis s’est bel et bien passée dans et devant ce tombeau. Quelque chose est arrivée ce jour-là, quelque chose qui a bouleversé la vie de 12 hommes, des Juifs, dont
10 sont morts martyres et un en exil. Pour quoi ? Pour un sépulcre vide et des apparitions d’un homme, appelé Jésus-de Nazareth ! Ces hommes affirment par leurs
propres mots en Actes 1 : 3 : « Que pendant 40 jours, Christ leur a apparu, en leur
donnant plusieurs preuves, leur parlant du Royaume de Dieu ». Les disciples ont fait
usage de cette phrase comme preuve irréfutable quand ils étaient traduits en justice.
Prenez Thomas – le douteur bien connu ! Il a dit, Je ne croirais pas, à moins que je
puisse mettre mes doigts dans ses plaies. Eh bien, ce même homme est mort martyre. L’un des plus grands sceptiques est devenu l’un des plus grands martyres !
Comment peut-on expliquer cela ?
A l’époque, et aujourd’hui encore, bien des théories affirment que la résurrection
était une fraude. Elles méritent toutes être lues. Toutefois, si on les approfondit, on
remarque qu’il faudrait, ou réfuter l’évidence historique ou modifier ou ignorer des
textes, ou imaginer des miracles plus grands que la résurrection elle-même.
Maintenant, voyons ce que la Bible nous rapporte de ces évènements et rappelonsnous que la Bible est un livre historique tout à fait crédible, plus que tout autre livre
de l’Histoire ancienne.
II.
La résurrection elle-même
1.
Le tremblement de terre
Un ange apparut et les gardes devinrent comme morts (Matt 28 : 1-4). Pour
que ces hommes deviennent comme morts, il a fallu un sacré tremblement
de terre et un « ange de 7.2 sur l’échelle de Richter ».
2.
L’ange roula la pierre et s’assit dessus (v. 2)
L’ange n’a pas roulé la pierre pour que Jésus puisse sortir. Non, il l’a roulée
afin que nous puissions voir le sépulcre vide.
3.
Les gardes tremblaient de peur (v. 3)
Le texte indique que certains d’entre eux sont restés au sépulcre tandis que
d’autres sont allés trouver le Souverain Sacrificateur (28 : 11). Cela montrerait que c’était la police du temple et non la garde romaine ! Lisez le contexte.
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Pourquoi sont-ils allés voir le Souverain Sacrificateur ? Parce qu’ils savaient
que celui-ci avait une grande influence auprès des Romains. Ils savaient
aussi que c’était la seule manière possible de sauver leur peau.
Le Souverain Sacrificateur, comment a-t-il réagi ? Il les a soudoyés. S’il
s’agissait de la police du temple, aurait-il eu besoin de les soudoyer ?
Bien que le texte ne le dise pas explicitement, on peut aussi supposer
d’autres actions. Par exemple l’envoi au sépulcre d’un comité, chargé par le
Souverain Sacrificateur pour juger de visu les récits de soldats et policiers. Il
ne pouvait quand-même pas croire sur parole la garde romaine qui lui raconte l’apparition d’un ange !
Ceux qui sont allé jeter un coup d’œil au sépulcre sont revenus, convaincus
qu’une chose étrange avait dû arriver. Il se pourrait même que ces hommes
aient dit la vérité ! En tout cas, ils ont dû être conscients qu’on ne pouvait pas
incriminer simplement la garde romaine de faute grave, sinon il aurait été inutile de la soudoyer. S’il avait été possible de prouver la faute des Romains, ils
auraient eu partie gagnée. Mais, ils ont dû les soudoyer…
Voici le texte : Ceux-ci, après s’être assemblés avec les Anciens et avoir tenu
conseil, donnèrent aux soldats une forte somme d’argent, en disant : Dites :
Ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions. Et
si le gouverneur l’apprend, nous l’apaiserons, et nous vous tirerons de peine.
Les soldats prirent l’argent, et suivirent les instructions qui leur furent données. Et ce bruit s’est répandu parmi les Juifs, jusqu’à ce jour.
III.
Les constats
Maintenant, avant de croire que les disciples aient volé le corps ou autre chose, il est impératif de tenir compte des pièces à conviction historiques suivantes :
(1)
La rupture du sceau romain
Lorsque un sceau était brisé, tous les services romains étaient appelés à retrouver au plus vite le coupable, un peu à l’image du FBI et de la CIA. Et
quand il était trouvé, il était automatiquement crucifié à l’envers. Les disciples
savaient cela. Aussi, sont-ils allés se cacher dans leurs maisons. Et ce n’était
sûrement pas Pierre qui allait briser un sceau romain après avoir renié Christ
3 fois !
(2)
Le positionnement de la pierre
Après la résurrection, chaque fois que quelqu’un s’est rendu au sépulcre, la
personne a rapporté un fait étonnant et indéniable. Au sujet de la pierre, pesant entre 1 ½ et 2 tonnes, quatre affirmations différentes figurent dans le
texte grec, mais ressortent moins en français :




Selon Matthieu, un ange vint rouler la pierre.
Selon Marc, elle était déjà enlevée de devant le sépulcre.
Selon Luc, elle était déjà roulée de devant le sépulcre grâce à une inclinaison du terrain.
Selon Jean, elle était portée loin de là où elle aurait dû se trouver.
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Si les disciples avaient voulu subtiliser le corps, en s’approchant du tombeau
sur la pointe des pieds, alors pourquoi soulever, porter ou faire rouler cette
pierre ? Comment expliquer que la garde romaine de 16 hommes n’en ait
rien entendu ?
Il fallait bien trouver une explication pour les différents emplacements de la
pierre. Il est donc probable que le Souverain Sacrificateurs ait envoyé un
comité pour comprendre l’étonnant tableau. Les envoyés sont revenus pour
dire : « Ecoutez, quelque chose de très étrange a dû arriver là-bas ».
(3)
Le Coustodias
Il est absolument absurde d’affirmer que les 16 hommes de garde se seraient endormis. Lisez Polibius qui résume les 18 fautes capitales pour lesquelles un garde romain était puni de mort. En voici deux exemples :


(4)
Si un homme échouait dans son devoir et s’endormait, il était immédiatement exécuté.
Chaque fois qu’une équipe de garde échouait, au moins un garde devait
être mis à mort. Si le coupable principale restait inconnu, on tirait au sort
celui qui allait être brûlé vif. On boutait le feu avec les habits du condamné. A la fin, on faisait sonner les trompettes, afin que tous connaissent la
discipline rigoureuse de l’armée romaine. Aucun de ces hommes ne se
serait endormi ce soir-là. Ils se seraient plutôt frappés mutuellement pour
rester éveillés.
La tombe n’était pas vide
Les femmes ont paniquées. Elles ont parlé à Pierre et à Jean. Pierre et Jean
sont allés au sépulcre en courant. Jean est arrivé le premier au tombeau. Il
était le plus jeune, peut-être le plus sportif. Pratiquait-il le tennis ou le ski ?
Bref, une fois arrivé, il s’est penché et a regardé à l’intérieur. Et il a vu où on
avait placé le corps de Christ, là où se trouvaient les bandes. Elles ressemblaient à une coquille, puisque la pâte aromatique avait séché pendant les
trois jours, et le corps de Christ avait passé au travers en ressuscitant.
Il est intéressant de constater que personne n’est jamais retourné au tombeau après la résurrection de Jésus, pour rendre hommage à ce grand
homme ! C’était précisément la raison pour laquelle Jean Calvin ne voulait
pas de tombeau à Genève. Il voulait éviter que son tombeau devienne un lieu
de pèlerinage. Regardez le tombeau de Jésus. Qui veut adorer un tombeau
vide ?
Quelqu’un dira peut-être que les Romains ou les Juifs auraient fait disparaître
le corps. La thèse semble plausible, à moins de réfléchir aux motivations
possibles des parties en présence. Auraient-elles voulu chercher de nouveaux problèmes, alors qu’elles avaient tout entrepris pour se débarrasser
des anciens ? Et, si elles avaient volé le corps, il aurait fallu le faire savoir au
grand jour. Un cortège exhibant le corps à la manière des Palestiniens
d’aujourd’hui aurait eu raison du christianisme en un rien de temps. Non, la
foi chrétienne n’a pas besoin de corps. Avec un corps dans le sépulcre, il n’y
aurait pas de christianisme. Si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine !
En revanche, les Romains et les Juifs ont arrêté les disciples, les ont battus,
fouetté et menacé de mort : Si vous n’arrêtez pas… nous vous mettrons à
mort ! S’ils avaient montré le corps, ils n’auraient pas eu à les arrêter, battre
et fouetter… et cela aurait fait du christianisme une moquerie absolue.
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Voici encore une dernière thèse : Les femmes sont allées au mauvais endroit, au mauvais tombeau !
Si c’est le cas, les hommes également sont allés au mauvais sépulcre, et les
Juifs, et les Romains, et l’ange, et moi, et toi, et finalement tout le monde.
Pour croire cette hypothèse, il faut, je crois, d’avantage de foi que je ne serais jamais capable de susciter en moi.
Non. Jésus-Christ est vivant. Il est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
Et si Christ n’est pas ressuscité des morts, votre foi est en vaine, a dit Paul.
Ma foi n’est pas vaine. Parce que Christ est ressuscité des morts. Christ est
vivant. Et parce qu’il vit, il a ce pouvoir infini d’entrer dans la vie d’un homme
ou d’une femme et de la transformer depuis l’intérieur.
C’est bien parce que Jésus-Christ est ressuscité que la vie d’un chrétien subit une profonde transformation jusqu’à devenir méconnaissable, comparée à
sa vie antérieure. Le Christ ressuscité vient habiter dans le chrétien par la
puissance du Saint-Esprit. C’est tout-à-fait surnaturel !
IV.
Les implications
Parce que Christ est ressuscité des morts…
1. … il est vraiment le Fils de Dieu
2. … le pardon est devenu possible. Oui, son sacrifice sur la croix fut accepté par Dieu le Père. Si non la rançon pour le péché n’aurait pas été
payée. Jésus serait encore dans le sépulcre Un seul péché aurait suffi
pour le garder dans le sépulcre, mais il a payé le prix pour tous.
Vous rappelez-vous des mots de Jésus à Marie en Jean 20 : 17 ? Ne me
touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père ! Mais, qu’a-t-il
dit à Thomas ? Touche-moi ! Pourquoi ? Parce qu’entre-temps Jésus est
monté vers le Père pour lui offrir son sacrifice. Cela n’a rien à voir avec
son ascension corporelle d’Actes 1. Parce qu’il a pu dire à Thomas,
touche-moi, nous savons qu’il était monté vers le Père qui a accepté
complètement le sacrifice pour nos péchés. WAOW ! Le pardon est donc
possible ! La purification de la conscience est possible ! Parce qu’il est
ressuscité des morts.
3. … nous ressusciterons des morts. La chose la plus unique du christianisme n’est pas la résurrection de Jésus, mais la résurrection de ses disciples ! Cela singularise le christianisme de toutes les autres religions du
monde. Parce qu’il est ressuscité des morts, nous pouvons avoir la certitude qu’il nous ressuscitera : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui
croit en moi vivra, même s’il meurt (Jean 11 : 25).
4. … il reviendra. Parce qu’il a dit, Je reviendrai, nous pouvons avoir la certitude que cela arrivera. Premièrement, parce qu’il est ressuscité des
morts.
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5. … il y a l’espérance. Nous avons un message pour le monde ! Et ce
message doit se voir dans notre manière de vivre et se répandre par nos
paroles. Nos vies et nos paroles doivent refléter sa résurrection ! Et moi,
j’ai tout misé sur la vie éternelle parce qu’il est ressuscité des morts. Mes
amis, j’ai moi-même expérimenté le Sauveur ressuscité qui est entré
dans ma vie. J’ai une relation personnelle avec Lui.
Conclusion :
Connaissez-vous personnellement le Sauveur ressuscité ? Si oui, j’espère que ce que vous
avez entendu ce matin vous permettra d’avoir une plus grande confiance, un plus grand
courage de dire au monde sans honte qu’il est ressuscité. Nous n’avons pas besoin d’avoir
honte de ce message.
Et si vous ne connaissez pas encore Jésus-Christ personnellement, j’espère qu’aujourd’hui
vous allez considérer la question. Le christianisme n’est pas une religion, mais une relation
personnelle avec un Christ ressuscité des morts et avec Dieu le Père éternel.
Voilà pourquoi Jésus peut dire qu’il frappe à la porte de vie et qu’il veut y entrer. Ouvre-lui la
porte de ton cœur. Demande-lui de prendre sur lui ton péché et de te donner la vie éternelle. Il veut avoir une relation personnelle avec toi. Ce matin, il te parle, et il te dit : Je
t’aime. Je suis mort pour toi. Regarde mes plaies. C’est pour toi que j’ai fait cela. Me fais-tu
confiance ? Veux-tu m’inviter à entrer dans ta vie ? Je frappe et j’attends.
Mon ami, il est ressuscité, il est vraiment ressuscité.