Faire le geste “écolo...mique”

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Faire le geste “écolo...mique”
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Faire le geste
“écolo...mique”
Au gré des chocs et contre-chocs pétroliers, les investissements liés à la
maîtrise de l’énergie ont fondu comme neige au soleil passant de 3,5 milliards de francs en 1986 à 400 millions de francs en 1993 !
L’absence de politique de long terme entraîne une hausse des consommations dans le secteur du logement / tertiaire (+ 43 %). Le développement
de politiques antagonistes privilégiant l’utilisation inconsidérée de l’électricité comme moyen de chauffage s’est traduit par un gâchis d’énergie primaire.
Les secteurs de l’habitat et du tertiaire utilisent annuellement près de 96
millions de tonnes équivalent pétrole d’énergie finale dont 51 Mtep rien
que pour l’électricité. Dans les années 80, de grandes campagnes de sensibilisation visant à limiter cette consommation furent entreprises : réductions d’impôt pour l’isolation thermique, baisse à 19° de la température
intérieure, prime à l’amélioration de l’habitat (PAH) et prime à l’amélioration des logements à usage locatif et à occupation social (PALULOS)... La
relance de cette politique d’information axée sur la responsabilisation
du comportement individuel doit être entreprise au plus vite.
Les collectivités territoriales peuvent avoir un véritable impact en établissant un bilan énergétique municipal avec l’appui des Points Information Energie suivi d’un Plan d’Efficacité Energétique. Selon une étude de l’ADEME, “la dépense d’énergie des communes représente environ
30,5 € par habitant et par an. Les possibilités de réduction du budget énergie sont de l’ordre de 10 % (soit pour une commune de 20 000 habitants une
économie potentielle de 61 000 Euros par an).”
Pour obtenir de tels gains, les communes doivent se doter de personnels
capables de sensibiliser les élus, les administrations et les citoyens. De
nombreuses initiatives en ce sens ont déjà été prises avec succès dans
quelques centaines de collectivités.
Lors de la réhabilitation des bâtiments publics et des logements sociaux,
il est possible d’améliorer l’efficacité énergétique par une isolation thermique des toits et des différentes ouvertures et en rationalisant le mode de
chauffage en supprimant à chaque fois que cela est possible le chauffage
électrique très cher en fonctionnement.
Pour compléter cette politique, la modernisation de l’éclairage public grâce à des lampes à vapeur de sodium haute pression peut être à la source
d’une diminution de la consommation d’énergie.
Exemples d'équivalence
Lampes fluocompactes de
substitution électronique
Lampes à incandescence
Rapport de 1 à 4 entre Incandescence et Fluo
9W
11 W
40 W
15 W
60 W
20 W
75 W
Luminosité
100 W
Pour les nouvelles constructions, une démarche de Haute Qualité Environnementale doit être un critère prépondérant des appels d’offre afin de
privilégier l’habitat bioclimatique utilisant au mieux l’apport de l’énergie
solaire, la configuration du terrain et celui du climat.
Ce qui se révèle intéressant pour une collectivité territoriale l’est aussi
pour chaque habitant. Les gains liés à l’utilisation rationnelle de l’énergie sont d’autant plus importants si chaque acte individuel s’insère dans
une logique collective. Ainsi l’accroissement des consommations d’électricité d’origine spécifique font grimper considérablement la facture finale.
Toute une liste d’appareils électriques peut, par une action volontaire et
quotidienne, participer à la maîtrise de la demande d’électricité (MDE) de
quelques 77 millions de kWh à l’horizon 2020.
Selon 60 millions de Consommateurs, quelques gestes simples font chuter
de plus de 45 % la consommation moyenne d’énergie d’un foyer permettant une économie de 182,79 €/an. Comment ? En changeant tout
d’abord vos anciennes ampoules à incandescence et vos halogènes par des
Mode d’emploi de la campagne
1. Signez, et faites signer les cartes postales
autour de vous, puis envoyez-les au
Premier ministre, à votre Maire et à l’un
de vos proches.
2. Renvoyez le coupon-réponse à Agir pour
l’Environnement. Cela est indispensable
pour évaluer l’impact de la campagne.
3. Commandez les documents de la
campagne à l’aide de la carte postale à
renvoyer à Agir pour l’Environnement et
diffusez-les autour de vous : proches, élus,
associations, médias de votre région...
lampes fluocompactes, en éteignant les appareils en
veille permanente comme les TV, magnétoscopes, ordinateurs, fax et chaînes hi-fi, en délaissant le sèche linge ou encore en choisissant les appareils de froid de
classe A.
Pour encourager les comportements
économes en énergie, la promotion
d’un label identifié et reconnu par tous
doit être apposé sur tous les appareils
électriques. Il existe déjà un label
européen qui n’est pas mis en valeur.
Une réduction du taux de TVA à 5,5 %
frappant ces appareils aurait l’avantage d’inciter les consommateurs à
adopter le geste “écolo...mique”.
Il conviendrait de compléter ce label par des seuils
minimum de performances énergétiques.
Le tout électrique,
une aberration !
Le secteur résidentiel et tertiaire a connu [...] une forte
pénétration de l’électricité en substitution aux combustibles classiques pour la satisfaction de besoins thermiques. La part de l’électricité a fortement progressé de
22,5 % à 54 % de la consommation finale totale(1).
La France a choisi le nucléaire pour produire son électricité malgré un rendement très faible. En effet, la fission nucléaire libère de la chaleur qui permet la production de vapeur d’eau pour actionner ensuite une
turbine, qui elle-même produira enfin de l’électricité.
Cette transformation de chaleur en électricité se réalise au prix d’une grande perte d’énergie et le rendement
de la conversion n’est que d’un tiers. Le transport de
l’électricité engendre ensuite une perte de 10 %.
Il est dès lors indispensable de faire appel à d’autres
sources énergétiques dont le rendement est bien
meilleur et plus en conformité avec un usage direct. En
effet, selon les estimations de l’ADEME, le gisement
d’économie d’énergie encore exploitable au niveau du
chauffage des bâtiments serait de 10 à 13 Mtep, soit 10
à 13 % des consommations du secteur en 1998.
1. La Maîtrise de l’énergie - Rapport d’Evaluation - La Documentation Française - 1998
Remerciement à : Yann Arthus-Bertrand, Olivier Sebart et Christophe Noisette pour leurs photos et à Nicolas Penel pour le dessin de la une
Cette campagne est imprimée à 100 000 exemplaires sur papier recyclé
Agir pour l’Environnement : 97, rue Pelleport - 75020 Paris • Tél. 01 40 31 02 37 - Fax : 01 40 31 02 39 - Email : [email protected]
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Renvoyez
les cartes
dès aujourd'hui
et avant
le 31 décembre 2002
aux Maires,
au Premier Ministre,
à vos amis et à :
Agir pour
l'Environnement
97, rue Pelleport
75020 Paris
Tél. 01 40 31 02 37
www.globenet.org/ape/
L’énergie, un bien
précieux !
Pourquoi cette campagne ?
La France doit résoudre un dilemme si elle veut mettre en
œuvre une politique énergétique responsable. Des énergies renouvelables à l’efficacité énergétique, la politique
menée depuis trente ans s’inscrit dans une logique
conjoncturelle indexée sur les cours du pétrole. De plus,
les énergies renouvelables restent prisonnières du programme électronucléaire français totalement surdimensionné et par essence exclusif et centralisé.
Le développement du tout chauffage électrique n’incite pas les
pouvoirs publics et les industriels à faire montre d’ambition à
l’égard d’une politique structurelle de maîtrise de l’énergie. Les gains
pourraient s’élever à plusieurs dizaines de millions de tonnes équivalent
pétrole pour le plus grand bénéfice des consommateurs, des habitants, de
l’environnement, de notre sécurité d’approvisionnement et de l’équilibre
de notre balance commerciale !
Dans l’industrie, dans les transports ou dans le secteur du logement, il
est urgent de légitimer les petits gestes quotidiens permettant d’atteindre une nouvelle efficacité énergétique. En accompagnant cette
politique d’un développement des énergies renouvelables, la
France peut respecter les objectifs du protocole de Kyoto visant
à limiter des émissions de gaz à effet de serre, gaz responsables du réchauffement climatique.
Associations partenaires de la campagne d’Agir pour l’Environnement :
Agir pour l’Environnement : 97 rue Pelleport - 75020 Paris • 4D : 7 impasse Charles Petit - 75011 Paris • Attac : 6 rue Pariel - 75013 Paris • Accueil Paysan : 9 rue de la Poste - 38000 Grenoble
• ALISEE : 1 Bd Gaston Birgé - 49100 Angers • AJENA : 28 Bd Gambetta - 39004 Lons le Saulnier • APOMER : Canivet - 03250 La Mayet de Montagne • Avel Pen ar Bed - Eoliennes en Bretagne :
1 rue de la fontaine St-Pierre - 29470 Plougastel Daoulas • Biocoop : 22 cours Gambetta - 65000 Tarbes • CIELE : 96 canal St Martin - 35700 Rennes • CLER : 2B rue Jules Ferry - 93100 Montreuil •
Réseau Habitat et Développement : 27 rue de la Rochefoucauld - 75009 Paris • Hélio International : 56, rue de Passy - 75016 Paris • HESPUL : 114 Bd du 11 novembre - 69100 Villeurbanne
• Idemu : 6 rue Arnold Géraux - 93450 L’Ile-Saint-Denis • La Maison écologique : 58 rue des Acres - 14500 Vire • La terre, l'affaire du siècle : 7 impasse Charles Petit - 75011 Paris • Ligue de
l’Enseignement : 3 rue Récamier - 75007 Paris • Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française : 114, rue de Vaugirard - 75006 Paris • Mouvement de Culture Biodynamique : 5 place de la Gare - 68000 Colmar • Nature et Progrès : 68 Bd Gambetta - 30700 Uzès • Réseau Action Climat : 2B rue Jules Ferry - 93100 Montreuil • Réseau Sortir du Nucléaire :
9 rue Dumenge - 69004 Lyon • Terre vivante, l’écologie pratique : Domaine de Raud - 38710 Mens • UNAF : 28 rue St Georges- 75008 Paris • Village Magazine : La Caillère - 61100 La Carneille
LES OBJECTIFS
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L’absence de débat démocratique entraîne un retard conséquent en matière d’utilisation rationnelle de
l’énergie. L’essentiel des moyens économiques et politiques est mobilisé en faveur d’une surcapacité de
production d’électricité issue du programme électronucléaire et ce aux dépens des énergies renouvelables et de la maîtrise des ressources énergétiques limitées comme le charbon, le pétrole, le gaz ou l’uranium.
Cette campagne de mobilisation vise à sensibiliser les pouvoirs publics, les industriels ainsi que les
citoyens aux risques que peut faire courir cette fuite en avant.
Nous demandons donc au Premier ministre, aux collectivités territoriales ainsi qu’à tous les citoyens :
■ D’établir un bilan énergétique municipal mené en lien avec les Points Information Energie et les associations afin d’élaborer un Plan d’Efficacité Energétique touchant les bâtiments communaux et les logements sociaux ;
■ De promouvoir le label “Appareil économe en énergie” par une baisse de la TVA à 5,5 % frappant ces
produits et d’édicter des seuils minimums de performances énergétiques ;
■ De mettre un terme au tout électrique notamment pour le chauffage ;
■ De développer des énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire thermique et photovoltaïque, le
bois, le biogaz, la géothermie, la petite hydraulique par le biais d’une loi-cadre exigeante.
POUR EN SAVOIR PLUS
La maison des [néga]watts - Le guide malin de l’énergie chez soi Thierry Salomon et Stéphane Bedel
● Stratégie et moyens de développement de l’efficacité énergétique
et des sources d’énergie renouvelables en France - Rapport au
Premier Ministre - Yves Cochet - Nov. 2000
● Le nucléaire à la croisée des chemins - La Documentation
Française - Marie-Hélène Labbé
●
Le guide vert du consommateur - 60 Millions de consommateurs Sept. 2001
● Les énergies branchées : soleil, vent, bois... - Village magazine n°48
● Chauffe eau solaire : Prenez un bon bain... de soleil - La Maison
écologique n°3
● Electricité d’origine renouvelable - Les données de
l’environnement - Ifen n°66 - Mai 2001
●
Guide pratique - Agir localement pour l’efficacité
énergétique et les énergies renouvelables - Janv. 2001 www.sortirdunucleaire.org
● Présentation générale des centrales
photovoltaïques raccordées au réseau www.hespul.org
● Guide des installations photovoltaïques
raccordées au réseau électriques
destiné aux usagers - www.raee.org
● L’élu municipal et l’énergie - Mars 2001 www.amorce.asso.fr
● Et si nous réduisions notre
consommation d’énergie ? www.greenpeace.fr
● Chaque fois, ça compte : Les gestes
simples au quotidien - 2001 - www.alisee.org
●
Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie :
www.ademe.fr
● Comité de liaison des énergies renouvelables : www.cler.org
● Centre d’Information sur l’Energie et l’Environnement :
www.ciele.org
● Avel Pen ar Bed - Eoliennes en Bretagne : www.apab.org
● Ajena - Association de conseil en énergies et environnement
de Franche-Comté : http://perso.wanadoo.fr/ajena/
●
“LA TERRE VUE DU CIEL”
Un portrait aérien de notre planète
Depuis 1990, Yann Arthus-Bertrand a entrepris de
dresser un état de la planète en photographies
aériennes.Un patient travail d’enquête mené tout autour
du monde : 3 000 heures de vol en hélicoptère, 85 pays
visités pour un “état des lieux” qui ouvre des
perspectives de réflexion quant à l’évolution de la
planète et au devenir de ses habitants.
Un constat en images, un outil de travail,
un témoignage pour les générations futures.
Site web : www.yannarthusbertrand.com
Le livre “La Terre vue du ciel” est paru
aux Editions de La Martinière.
Des énergies renouvelables
vitales pour le Sud !
Plus de 2 milliards d’êtres humains n’ont pas encore
accès au minimum énergétique vital pour assurer un
développement équitable. Pourtant, cette fracture
peut être comblée grâce aux énergies renouvelables.
Décentralisé, simple d’usage et non polluant, le
solaire permet par exemple d’assurer la production
du froid nécessaire à la conservation d’aliments ou
de vaccins ou encore au fonctionnement de pompes
à eau. Mieux, les énergies renouvelables évitent le
rejet de CO2 dans l’atmosphère et assurent donc un
développement durable. Les technologies sont dès à
présent au point. Seule manque la volonté politique
de promouvoir cet accès à l’autonomie !
L’éolien : le vent tourne !
Avec le deuxième potentiel éolien d’Europe et des objectifs affichés relativement modestes - à peine 5 000 MW à l’horizon 2010 - la France souffre de
son monolithisme en matière de politique énergétique. Fin 2000, la puissance mondiale installée s’élevait à 17 706 MW pour une contribution de la France atteignant péniblement les 79 MW arrivant très loin derrière l’Allemagne
(6 113 MW), l’Espagne (2 402 MW) et le Danemark (2 297 MW) ! Les énergies
renouvelables, hors éolien, pourraient produire 8 TWh à l’horizon 2010 selon
les scénarios établis par l’ADEME. Pour permettre à la France de respecter
ses engagements (directive ENR) il lui faudra produire près de 30 TWh avec
les éoliennes. Cela représente l’implantation de près de 12 000 MW éoliens.
Ce développement de la filière impliquera la recherche d’une bonne intégration environnementale, paysagère et sociale des projets. Ces derniers,
comme les autres projets issus des énergies renouvelables peuvent constituer de formidables supports au développement local des territoires.
●
Gisement solaire en France
Hello, le soleil brill
Le rayonnement solaire est à l’origine
tion et de l’électricité par effet “photov
40 à 60 % des besoins d’eau chaude sa
(kWh/m2)
< 1220
1221 à 1350
1351 à 1490
1491 à 1760
> 1760
Source : ADEME
L’investissement initial est relativeme
nationales (ADEME), européennes ou
opération raisonnable pour le budget
Les informations pratiques sont disp
(www.ademe.fr) ou par le CLER (Com
*(TVA à taux réduit, crédit d’impôt, amortisseme
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Le renouveau des
énergies renouvelables
Décentralisées, inépuisables, accessibles à tout un chacun, nonpolluantes, diversifiées, les énergies renouvelables n’ont pourtant pas le vent en poupe en France. Or, de nombreuses initiatives se développent avec parfois l’appui de l’ADEME ou des
collectivités locales : pose de panneaux photovoltaïques sur un
HLM à Montreuil, aides pour les chauffe-eau solaires, éoliennes
coopératives en Bretagne, chaufferies collectives au bois dans
les Alpes... Les zones rurales éloignées des grands réseaux de
distribution énergétique peuvent elles aussi tirer profit du développement de ces nouvelles technologies créatrices d’emplois
locaux enracinés dans un territoire et non-délocalisables.
Au travers d’engagements internationaux (processus de Kyoto,
directives européennes...) ainsi que de plusieurs textes de loi en
vigueur ou en projet, les conditions politiques, juridiques et économiques de cette “révolution énergétique” existent en France.
Notre pays s’il le voulait vraiment pourrait rejoindre le peloton de
tête des pays pionniers. Mais les objectifs et les moyens donnés
aux programmes nationaux aux noms barbares (PNLCC,
PNAEE, ...) de même que les dispositions pratiques de mise en
œuvre des textes se révèlent très en deçà de ce qui serait nécessaire. Quelques exemples :
entiel éolien d’Europe et des objectifs affichés relatipeine 5 000 MW à l’horizon 2010 - la France souffre de
matière de politique énergétique. Fin 2000, la puissan’élevait à 17 706 MW pour une contribution de la Franment les 79 MW arrivant très loin derrière l’Allemagne
(2 402 MW) et le Danemark (2 297 MW) ! Les énergies
lien, pourraient produire 8 TWh à l’horizon 2010 selon
ar l’ADEME. Pour permettre à la France de respecter
ective ENR) il lui faudra produire près de 30 TWh avec
résente l’implantation de près de 12 000 MW éoliens.
la filière impliquera la recherche d’une bonne intétale, paysagère et sociale des projets. Ces derniers,
ets issus des énergies renouvelables peuvent constipports au développement local des territoires.
Gisement éolien en France
Puissance en W/m2
Plaine
> 500
300-500
200-300
100-200
< 100
Côte maritime
> 700
400-700
250-400
150-250
< 150
Collines
> 1800
1200-1800
700-1200
400-700
< 400
Source : IUP ANVAREM 1996 - ADEME
e vent tourne !
● le “Plan Soleil” lancé en 1999 avec l’objectif de 50 000 chauffeeau en 2006 ne rencontre pas le succès escompté avec à peine
800 installations en France métropolitaine en 2000. Retard à l’allumage, système trop lourd, protectionnisme à l’encontre des
matériels étrangers : concours de circonstances ou frilosité
excessive ?
● les objectifs assignés par la directive européenne “électricité
renouvelable” (passage de 15 à 21 % d’électricité renouvelables
à horizon 2010) nécessiterait 12 000 à 15 000 MW de puissance
éolienne, alors que les tarifs d’achat favorables qui viennent
d’être publiés sont limités à ... 1 500 MW
● quant au tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque, il est trois
fois trop bas pour être opérationnel (0,15 € contre 0,50 en Allemagne), obligeant à recourir à des subventions bureaucratiques,
peu efficaces et parfois discrétionnaires.
Sous l’influence des grands groupes publics ou privés qui dominent les marchés énergétiques, les embûches se multiplient
pour ceux qui, collectivités locales, entreprises ou particuliers,
voudraient contribuer activement à ce challenge : procédures
administratives longues et incertaines, accès au réseau peu
transparent, imputation illégitime de certains surcoûts, etc.
Pour tenir ses engagements et participer pleinement au défi écologique, social et industriel du développement durable, la France a un besoin urgent d’une grande loi-cadre en faveur des énergies renouvelables, qui :
● établisse la priorité absolue et incontestable des énergies
renouvelables sur toutes les autres sources, en parallèle (et non
en concurrence) avec les nécessaires efforts de maîtrise de la
demande d’énergie,
● donne un horizon en regard des enjeux par la mise en place
d’un système de soutien efficace à l’aide d’outils économiques,
financiers et fiscaux, dont le niveau, la durée et le volume doivent
tenir compte des spécificités de chaque filière,
● garantisse une égalité de traitement entre les opérateurs de
toute nature et de toute taille, pour tous les aspects de la mise
en œuvre des énergies renouvelables,
● jette les bases d’une réelle simplification des procédures administratives et réglementaires, y compris par la formation des personnels des administrations appelées à instruire les dossiers.
Cette loi doit être une priorité du Gouvernement, qui pourrait
engager une première étape et donner ainsi des gages de sa
volonté en lançant sans attendre le processus de transposition de
la “directive électricité” obligatoire seulement en octobre 2003.
Hello, le soleil brille, brille, brille...
Le rayonnement solaire est à l’origine de toutes les énergies renouvelables. Capté directement, il peut aussi fournir de la chaleur par concentration et de l’électricité par effet “photovoltaïque” (transformation de la lumière). Pour une famille moyenne, 4 m2 de capteurs thermiques produisent
40 à 60 % des besoins d’eau chaude sanitaire, et 10 m2 de panneaux photovoltaïques de 30 à 50 % de l’électricité “spécifique” (hors chauffage).
L’investissement initial est relativement élevé (10 à 15 000 €, soit 70 à 100 000 Francs), mais il peut être partiellement pris en charge par des aides
nationales (ADEME), européennes ou régionales et il ouvre de plus droit à des mécanismes fiscaux* ou financiers** adaptés. Au total, il s’agit d’une
opération raisonnable pour le budget familial, tout en étant une action concrète et efficace en direction du développement durable.
Les informations pratiques sont disponibles près de chez vous auprès des “Espaces-info-énergies” dont la liste peut être fournie par l’ADEME
(www.ademe.fr) ou par le CLER (Comité de Liaison des Energies Renouvelables : www.cler.org)
*(TVA à taux réduit, crédit d’impôt, amortissement accéléré)
**(tarifs d’achat de l’électricité, prêts bonifiés,...)
Photo Olivier Sebart / Parc éolien de 8 x 750 KW - 29113 Goulien
E
n complémentarité avec la maîtrise de nos consommations énergétiques, les énergies renouvelables préservent les ressources fossiles (pétrole, gaz...) et limitent les
émissions de polluants atmosphériques à l’origine du phénomène de changement climatique. La diversification énergétique
réduit également la production de déchets radioactifs issus de
l’industrie électronucléaire. Enfin, outre un gain environnemental
indéniable, elles participent à notre indépendance énergétique !