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Journal International De Victimologie International Journal Of Victimology Tome 6, numéro 4 (Juillet 2008) Victime au lieu même du soin : la Transgression LAURET, MONIQUE [FRANCE] Auteure médecin, psychanalyste Résumé Le lieu du soin psychique peut s’avérer être dans d’exceptionnels cas mais qui existent tout de même le lieu d’une victimisation. Prendre soin psychiquement d’un autre n’est pas sans risques du métier. Je vais me référer dans cet article aux risques de transgression dans la cure psychanalytique avec passages à l’acte de la part de l’analyste, du simple agir à l’acte le plus grave, le passage à l’acte sexuel. Les travaux américains de Gabbard et Lester[1] publiés il y a une dizaine d’années traitent de ces transgressions aux Etats-Unis, en les chiffrant de l’ordre de 10 à 20%. L’expérience de la cure analytique est une expérience humaine unique dans la recherche de la vérité profonde du sujet, mais cette expérience de la découverte de l’inconscient n’est pas sans risques. Lacan a promut le désir d’analyste comme pivot du transfert, dispositif essentiel au bon déroulement de la cure. Cette complexité de notion du transfert, non simplement basée sur la notion de transfert/contre-transfert qu’avait définie Freud, introduit donc le risque de la possible perversion de la situation analytique. Perversion, quand le désir d’analyste ne remplit plus sa fonction de faire barrière à la jouissance, perversion quand cette déroutante découverte de l’inconscient plonge les deux protagonistes dans la confusion, bloquant l’opération analytique, l’effet de coupure permettant la traversée du fantasme pour l’analysant. Bascule totale de la cure analytique du côté du fétiche. Faire circuler la parole pour limiter ce risque d’accidents dans le transfert est la proposition de cet article, car seule la parole contribue au meurtre de la Chose. Mots clés Transgression, transfert, inceste psychique, psychanalyse, sexualité infantile. JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) : 257 LAURET, M. La transgression n’est pas un sujet simple à aborder. C’est un sujet qui existe tout de même dans la difficile pratique de prise en charge psychique, « un métier impossible » disait Freud, et pour lequel le silence peut avoir un effet délétère. Je parlerai dans cet article de la transgression la plus grave, celle du passage à l’acte sexuel entre psychanalyste et analysant, que l’on peut entendre et élargir à toutes les situations thérapeute-patient ; où l’un est en position, du fait de son savoir, d’apporter des soins psychiques à un autre mis en position de patient. Il s’agit de certaines situations entendues dans notre clinique, faisant il est vrai exception, mais témoignant d’un effet de dérive du protocole analytique, quand le désir d’analyste ne remplit plus sa fonction de faire barrière à la jouissance. C’est un sujet qui se heurte souvent aux effets de contre écoute dans la profession, au service d’une « contre-vérité psychique » du côté d’un irrecevable, réveillant trop d’angoisses inconscientes. Le thérapeute est toujours bon, qu’il puisse jouir en le victimisant, d’un autre en position de détresse, peut être refusé en bloc. L’immense destructivité à l’œuvre affleure. Le lieu spatio-temporel du déroulement de la cure analytique peut donc quelquefois s’avérer être le lieu de l’avènement paradoxal d’une relation perverse dans le couple analyste analysant. La relation singulière de confiance réciproque qui se crée du fait du transfert et du contre transfert, la rend plus vulnérable aux attaques perverses. Certains cas sont connus et ont été étudiés dans l’histoire de la psychanalyse : Jung et Spielrein ; Ferenczi et Gizella Pàlos. D’autres cas émergent sous forme de scandales, tel récemment le cas de Masud Khan à Londres. Psychanalyste reconnu à son époque, aux nombreux écrits et à la notoriété établie, mais multirécidiviste dans les passages à l’acte sexuels avec ses patientes, signant le clivage de sa personnalité. Le scandale éclate après sa mort, à la parution de l’article d’un de ses analysants, Wynne Godley en 2001, suivi de plusieurs plaintes. Article qui a donné lieu a de nombreux débats, amenant au grand jour la question de la violation des limites à la British Psychoanalytical Society. Masud Khan avait été analysé par Winnicot, son troisième analyste, dès 1951. Le contre transfert de Winnicot a peut être contribué à l’échec du traitement. Il n’hésitait pas, par exemple, à demander à Masud Khan d’effectuer son secrétariat et de corriger ses articles, alors que ce dernier était encore en cure avec lui et à prendre aussi sa femme en analyse en intervertissant les rendezvous. Il est intéressant de relever que les transgressions de Masud Khan vont débuter juste après la mort de Winnicot en 1971. Le dossier de la RFP (tome 3 de l’année 2003) a porté sur les transgressions qu’il a commises. Les Etats-Unis ne sont pas en reste sur cette question avec les travaux de Gabbard et Lester, réunis dans l’ouvrage récent : Boundaries and Boundary Violations in Psychoanalysis, écrit après l’étude de soixante dix cas de transgression des limites. C’est un travail effectué sur les limites : celle entre le patient et son analyste dans le cadre de la cure, celle entre le moi et l’inconscient refoulé chez le patient et chez l’analyste. Toute une réflexion apparaît sur les processus qui précèdent le passage à l’acte sexuel. Processus décrits comme l’érosion JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) :258 VICTIME AU LIEU MÊME DU SOIN : LA TRANSGRESSION progressive des limites non sexuelles dans le cadre de la cure. analysant en prise aux mouvements psychiques tumultueux de la cure. En France, la parole s’ouvre, même si le sujet n’est pas toujours bien accepté. J’ai travaillé sur le sujet en 2006, ainsi qu’une consoeur de la SPP, Louise de Urtubey avec son ouvrage, Si l’analyste passe à l’acte. Ce qui peut discréditer une profession, c’est la laisser se gangréner par la perversion, par le biais du silence et du secret. La question du transfert concerne donc la question de la vérité, dans ce laboratoire des passions humaines qu’est la psychanalyse, et les seuls obstacles vraiment sérieux se rencontrent dans son maniement. On manie l’explosif des pulsions et des émois psychiques les plus dangereux, disait Freud dans son article « Observations sur l’amour de transfert » . Le sujet saisi de passion est dépossédé de lui-même, le risque est celui de ne plus être. L’analyste, muni de sa boussole analytique, doit maintenir le cap, quelque soit la météo psychique, celui de faire advenir du sujet. L’instrument du psychanalyste, c’est le plan de la vérité. Lacan le dit bien sur la question de cette expérience : « Il faut que nous y conservions la possibilité d’un certain fil qui nous garantisse tout au moins que nous ne trichons pas avec ce qui est notre instrument même, c'est-à-dire le plan de la vérité. » Or, la psychanalyse, à partir de cette double question de la vérité et de la parole n’est pas une pratique sans risques. Il y a une dangerosité du transfert, remarquait Freud, qui peut s’avérer « un moyen dangereux entre les mains d’un analyste non consciencieux » dans les Leçons d’introduction à la psychanalyse. Le transfert s’impose pour lui comme une dernière création de la maladie, permettant le déplacement (l’étymologie du mot transfert est transport), des produits psychiques morbides dans un mouvement qui permettra la mise à jour de la cause de l’impasse subjective, le refoulé. Ce transfert est à la fois le levier de guérison de la névrose, mais aussi son obstacle. L’irruption de la passion signant la résistance, le transfert devient alors l’instrument de la résistance. L’irruption de la passion, dans le moment le plus fécond de la cure, peut dans certains cas, ne pas se produire sans dégâts pour les deux protagonistes engagés dans cette singulière expérience, le couple analyste- Le désir de l’analyste est une question centrale, Lacan l’a placé comme pivot du transfert. Et dans la position qu’il doit occuper : « il s’agit de ce qui est au cœur de la réponse que l’analyste doit donner pour satisfaire au pouvoir du transfert ». L’activité de l’analyste est une activité d’écoute. Elle doit se faire complice du désir et de l’angoisse, en dés érotisant l’analysant qui en est porteur, pour l’aider à advenir autre, dans une création transférentielle à deux. La psychanalyse libère le désir du sujet pris dans les mailles de ses fantasmes infantiles, lui permettant de s’actualiser dans le présent ; par le biais de la parole, seul acte psychanalytique. L’acte véritable de la psychanalyse est porté par ce désir. La psychanalyse est donc un acte de liberté, de liberté subjective. Elle ne doit être en aucun cas un acte d’aliénation. Or c’est ce qui se passe quand il y a accident, accident dans cette rencontre de deux désirs, où l’un va se retrouver en position d’objet du désir de l’autre : le désir du sujet en analyse pris dans le désir de l’analyste JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) : 259 LAURET, M. en tant qu’homme et non plus en tant qu’analyste. Effet plutôt d’un contresens pulsion désir, ouvrant à la confusion entre vie et mort, entre jouissance et joie. Dans les travaux de Gabbard et Lester sur la typologie des analystes transgresseurs, il ressort que les trois quarts vont se constituer en transgresseurs isolés, analystes qualifiés par eux en « Mal d’amour », lovesikness. Analystes hommes, en milieu de vie, usés par des difficultés personnelles, les frustrations et les charges du métier, vulnérables narcissiquement et qui vont mettre en scène des fantasmes de sauvetage, de copulation thérapeutique, dans lesquels la composante sadique est clivée ou refoulée. Le passage à l’acte sexuel peut aussi constituer un mode de défense maniaque devant un deuil non élaboré. Un quart des transgresseurs vont se situer eux du côté des multirécidivistes, dans lesquels l’on retrouve la psychopathie et la perversion. Analystes présentant des troubles narcissiques sévères au comportement sexuel prédateur et psychopathique. Le patient est réduit au statut d’objet de gratification, voire de chose. Pour Robert Stoller, la perversion résulte d’une interaction essentielle entre hostilité et désir sexuel. Un désir de faire du mal, une forme érotique de la haine, déshumanisant les objets sexuels. Le pervers remet en scène dans sa sexualité un traumatisme sexuel réel subi dans son enfance, qui a menacé précisément le sexe (l’anatomie) ou l’identité sexuelle (masculin ou féminin) et qu’il tente d’effacer en le transformant en orgasme, en victoire dans le présent. L’acte pervers oblitère le passé. Le patient victime n’est pas forcément étranger à ce dérapage. Les travaux de Gabbard et Lester ont montré l’importance de la composante dépressive chez les personnes abusées avec des idées suicidaires importantes. Patients présentant souvent un passé infantile d’histoires incestueuses, pour qui soins et sexualité sont inextricables, La confusion des langues de Ferenczi, où le fantasme de sauvetage se mêle au scénario incestueux. Les travaux de Louise de Urtubey ont montré l’importance de la composante masochiste. Comme le disait Karl Abraham dans les abus sexuels chez l’enfant, le traumatisme va être vécu selon « l’intention de l’inconscient ». Quoiqu’il en soit, le patient vient en analyse pour être écouté, entendu et compris et non pour être entraîné dans une mise en agir de ses fantasmes incestueux. Il s’agit pour moi, dans ces cas de passage à l’acte sexuel, d’inceste psychique. Terme avancé par J.B. Pontalis dans un article sur la réaction thérapeutique négative et que je pose pour ces cas là. La parole plonge alors du côté du réel. La perversion se situe là, quand le désir d’analyste ne remplit plus sa fonction de faire barrière à la jouissance, créant une confusion. Perversion ou plutôt Verwerfung quand cette déroutante découverte de l’inconscient plonge les deux protagonistes dans la confusion du grand Autre et du petit a (l’objet cause du désir), bloquant l’opération analytique. Blocage par la réapparition dans le réel de ce qui est refusé dans l’ordre symbolique, la verwerfung, que ce soit chez l’analyste ou l’analysant qui y est ainsi entraîné. Ce type d’analyste transgresseur se fait « l’objet en trop » JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) :260 VICTIME AU LIEU MÊME DU SOIN : LA TRANSGRESSION du patient dans une position érotomane chez les deux protagonistes. Maintenir une passion dans la cure comme fétiche est une volonté d’ignorer l’emprise captivante de l’Autre maternel. Passage qui se manifeste dans certaines fins de cures, remarque Roland Gori dans Logique des passions. L’hypothèse de Ferenczi sur le traumatisme, concept qu’il a approfondi, est qu’il témoigne de l’inévitable d’une séduction liée à un objet en trop, qui marque de son empreinte quantitative la constitution de l’objet interne. Ce type d’analyste qui s’abaisse comme le disait Freud, « au dessous »du niveau de l’analyse, attaque les ressorts du transfert et pervertit l’apport majeur de Lacan, l’apport du registre du grand Autre, du symbolique, dans la construction du sujet humain. immense destructivité est à l’œuvre dans tous ces cas de violations des limites et de transgression. La mise en jeu des pulsions de destructions mobilisées dans ce type de cure, dans la rencontre de deux désirs est extrême. Pulsion de mort, à entendre selon Lacan comme repère d’ordre dans la chaîne signifiante des deux protagonistes, dont l’intersection signifiante peut faire ravage. Il ne faut pas laisser de côté, dans cette complexe et déroutante découverte de l’inconscient, que le transfert, comme moment de fermeture, peut signer comment quelque chose du sujet, que ce soit chez l’analyste ou l’analysant peut être « par derrière aimanté, aimanté à un degré profond de dissociation, de schize. » Thomas S. Szasz dit aussi dans les années soixante, que le concept de transfert contient en germes les éléments de sa propre destruction, mais aussi celui de la destruction de la psychanalyse. Ce risque n’est pas à négliger. Il nous dit aussi « Ni la professionnalisation, ni l’élévation des standards, ni les analyses didactiques poussées jusqu’au forçage, ne peuvent nous protéger contre ce danger. » Le prix à payer peut en être très lourd pour le patient victime. J’ajouterai ici le témoignage que m’a adressé une femme : La question reste ouverte. Je reprendrai les termes de Paul Denis, l’éthique c’est la méthode. La méthode de l’analyse, selon lui, c’est le cadre plus l’interprétation. Il faut rester humble devant la méthode. Chaque analyste doit rester vigilant sur les effets de contre transfert. Winnicot sous estimait l’importance du père et de la sexualité, il n’a pas analysé l’homosexualité ainsi que le masochisme de Masud Khan et a entretenu une relation de séduction mutuelle. Wynne Godley en a fait les frais, séduit par son analyste. Une Merci pour votre texte ; cela m'aide d'avoir accès à une analyse, sans banalisation. De même que le livre que vous avez publié sur la question. Il est vrai que dans un objectif de prévention, il est important de parler de ces choses. Ceci dit, quand il y a passage à l'acte d'un des leurs, les analystes se réfugient généralement dans un grand silence, qui traduit sans doute leur embarras, ou que ce sujet est encore tabou, ou qu'il les laisse sans voix, eux, les spécialistes de la parole, "seul acte psychanalytique". Le pire (pour l'analysante) pourrait être qu'ils se sentent co-responsables. Vous dites : "le transfert s'établit dans la confiance permettant le déroulement de la cure, du début à la fin". Que se passe-t-il alors quand cette fin se transforme en transgression ? JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) : 261 LAURET, M. L'analysante ne sachant d'ailleurs pas qu'il s'agissait de la fin. Elle était toujours bien dans son analyse, arrêtée ainsi brutalement. Comment "sauver" cette analyse ? Peut-on d'ailleurs parler d'analyse et d'analyste ? Un analyste qui utilise l'analyse pour séduire, et ne peut ensuite rien entendre des conséquences, qui réduit ce qui s'est passé à une banale histoire parmi d'autres, ne nécessitant donc aucune forme de réparation. Quelle lecture avoir d'une analyse qui se termine de cette façon, transgression qui se résout ensuite par un abandon radical, "l'analyste" ne poursuivant qu'un seul but qui est de se débarrasser de cette analysante ? Pour l'analysante, en effet, le transfert s'était établi dans la confiance. Et dans la souffrance aussi bien sûr, qui l'avait amenée à consulter. Après cette chute brutale, cette confiance est impossible à retrouver dans pareil contexte. Il ne lui reste donc que la psychiatrie et la médication pour tenter de se sortir de là. Quant aux "risques du métier", il est peut-être inutile de dire que les conséquences sont pour l'analysante. Parce que l'analyste, lui, continue tranquillement à recevoir ses patientes. Quant à elle, sa profession, son couple, ses enfants, son désir, sa santé physique et psychique, n'en parlons pas...Quant à ce qu'est devenue sa souffrance initiale, non plus. Je rajouterai la réponse que je lui ai faite à l’époque : Il m'a semblé important de vous répondre. Les analystes ne se réfugient pas dans le silence autour de ces accidents d'analyse, au contraire la parole s'ouvre actuellement. Cette ouverture arrive en France, il est vrai, bien après les travaux effectués autour de cette question par Gabbart et Lester notamment aux Etats Unis. Différentes institutions réfléchissent à la question et posent de nouveaux codes d'Ethique. Une analyse qui se termine par ce type d'accident du transfert et de passage à l'acte n'est pas terminée. Le fantasme a été agi et non remémoré de façon à libérer le désir. C'est grave parce que cela maintien l'analysant dans la croyance d'avoir retrouvé l'objet perdu. C'est grave mais l'analyse n'est pas perdue, il faut reprendre l'analyse avec autre analyste, pouvoir tisser à nouveau psychiquement ce qui a été fracturé par la transgression, comprendre ce qu'il en a été du fantasme agi et le ramener à ses origines infantiles, libérer son désir de cette folie incestueuse. La vie psychique peut reprendre … Ce qui peut protéger contre la transgression, c’est de ne pas rester analyste seul. L’échange entre confrères, dans le contrôle peut permettre de mettre au jour des points aveugles du contre transfert. Ce qui peut protéger, c’est la parole. Mettre en place dans les différentes institutions des comités et des séminaires d’éthique. Inventer, toujours inventer, pour une psychanalyse en mouvement. L’exigence éthique et le serment d’Hippocrate que nous avons prêté : « Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans la pureté et le respect des lois », nous pousse à l’inventivité scientifique et institutionnelle. Tache nécessaire, peut être d’autant plus et surtout à notre époque, pour lutter contre le puissant mouvement de perversion qui traverse la société. JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) :262 VICTIME AU LIEU MÊME DU SOIN : LA TRANSGRESSION Je terminerai par les derniers mots du serment d’Hippocrate : « Si je respecte mon serment sans jamais l'enfreindre, puissè-je jouir de la vie et de ma profession, et être honoré à jamais parmi les hommes. Mais si je viole et deviens parjure, qu'un sort contraire m'arrive ! JOURNAL INTERNATIONAL DE VICTIMOLOGIE 2008; 6(4) : 263