Sarreguemines Agglomération
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Sarreguemines Agglomération Dimanche 1er Avril 2012 ENVIRONNEMENT Tout pour le développement durable Hier a eu lieu le Salon du développement durable au centre de communication de Smartville. Une vingtaine d’ateliers étaient proposés. Mais on ne se bousculait pas. C’est dommage. Environnement, énergies, déchets, biodiversité méritent bien mieux. Organisatrice de la manifestation, la Casc aurait mieux fait de monter ce salon fort intéressant en ville, en zone piétonne ou sur l’esplanade du Casino à Sarreguemines. Les badauds se seraient arrêtés, intéressés et informés. Voici donc quelques-uns des ateliers que vous avez sans doute manqués. Comment faire des économies au volant Cette dame n’en revient pas. En effectuant le trajet HambachWillerwald, elle est passée d’une consommation de 9,6 km au 100 à… 4,9. Incroyable, non ? Elle a suivi un stage d’écoconduite avec Patrick Clemens. Oui, on peut faire des économies au volant. « Et non pas en ayant une conduite de grandpère, mais une conduite soutenue et dynamique », soutient le formateur chez Mobigreen, qui forme aussi les facteurs, les livreurs, les concessionnaires automobiles. Comment ? « On doit utiliser son véhicule en fonction du couple moteur. Dès 2 000 tours, on passe le rapport suivant. On peut très bien rouler à 50 km/h en cinquième. On n’abîme pas le moteur, contrairement à ce qu’on croit. Dans les moteurs diesel récents, l’injection haute pression révolutionne le rendement. » Autre solution : l’anticipation. « On utilise la coupure d’alimentation. Quand on voit un stop ou un passage à niveau, on reste en cinquième, on lâche l’accélérateur, on utilise le frein moteur. » Les gains grâce à l’écoconduite ? 20 % de la consommation normale en moyenne. Ce n’est pas négligeable quand le prix de l’essence atteint des records à la pompe. D’autres conseils sont utiles : vérifier la pression des pneus, les niveaux d’huile, des filtres à air, enlever les charges inutiles de sa voiture. Au démarrage aussi, préférer laisser tourner le moteur 15 à 30 secondes, pour qu’il se "réveille" tranquillement. France, en Ardèche. Le principe ? « Un moteur thermique entraîne une génératrice et un pack de batteries situé sur le toit du bus, annonce Christian Galdeano, commercial chez Iveco. En roulant, le moteur diesel fait donc fonctionner les batteries. » Ce bus hybride, qui équipe déjà six agglomérations en France, comme Paris, Lyon ou SRG 4 ce week-end au centre de communication de hambach Déchets : rien ne se perd tout se remploie Pour réduire les déchets, la communauté d’agglomération ne ménage pas ses efforts. Comme partout en MoselleEst, elle a mis en place le système multiflux. Qui doit réduire de 20 à 30 % le poids des poubelles, puisque les déchets verts en sont retirés. Bonne nouvelle d’ailleurs : le Sydeme projette de créer une unité de fabrication de sacs mi2013 sur la zone franche urbaine du Technopôle de Forbach sud. La communauté d’agglomération de Forbach a déjà donné son feu vert pour la vente d’un terrain approprié. L’unité devrait comporter deux bâtiments : l’un pour la confection des sacs, l’autre pour le stockage. Les besoins en sacs verts, orange et bleus, au fur et à mesure du déploiement du tri, sont exponentiels. A terme, il faudra 70 millions de sacs par an pour l’ensemble des foyers de Moselle-Est et d’Alsace bossue (400 000 habitants). Cela représente un peu plus de trois sacs par habit ant et par semaine. Actuellement, les sacs sont fabriqués en Suisse, en Extrême-Orient ou au Vietnam. Le fait de les produire sur place, normalement au même coût, permettra de sécuriser définitivement l’approvisionnement et d’être parfaitement autonome. La création de quinze emplois est prévue pour faire tourner cette usine. Deuxième mesure : le programme local de prévention des déchets. Pour réduire de 7 % encore le poids des poubelles. « Une dizaine de familles témoins, volontaires, se sont proposées pour réduire leurs déchets », explique Jean-Bernard Barthel, vice-président de la Casc. Comment ? Utiliser l’eau du robinet plutôt que celle en bouteille, éviter les suremballages… Les Deeglingués sont aussi super-actifs pour recycler tous les matériels électroniques. Et démanteler ordinateurs, cafetières, robots ménagers. « Peu de gens le savent, mais 100 % d’un vieil ordinateur est recyclé, on sépare le plastique, les composants électroniques, l’aluminium, indique Philippe Krebs, conseiller du tri. Tous les matériaux sont ensuite revendus. » Deux autres possibilités pour se séparer d’un électroménager : soit le rapporter au magasin où on en achète un autre, soit l’offrir à des organismes comme Emmaüs s’il fonctionne encore. Le tri des déchets a du bon. L’année dernière, la Casc a touché près d’1,5 million d’euros de subventions, d’aides et de reventes des matériaux, contre 700 000 à 800 000 € d’ordinaire. Une somme directement injectée dans le budget ordures de l’intercommunalité. Autant d’euros que les habitants ne doivent pas sortir de leur portemonnaie. Charles et Quentin s’en donnent à cœur joie pour démonter les vieux ordinateurs. Et ainsi récupérer toutes les matières recyclables. Photo RL Les bus aussi peuvent rouler à l’électricité La Smart Ed, 100 % électrique, a eu une place de choix à l’entrée du Salon du développement durable. Normal, elle est produite à deux doigts du centre de communication. Nous avons aussi découvert d’autres véhicules, plus imposants. Des bus qui parviennent à rouler avec de l’électricité. Comme cet Irisbus, développé par Iveco. Il est construit en 1 Dijon, est aussi équipé d’un système start and go, développé sur certaines automobiles, comme les Citroën. A la pompe, on voit tout de suite la différence. La consommation d’essence est en diminution de 25 à 30 %. « Le bus qui dispose d’une batterie lithion-ion (comme les Smart électriques d’ailleurs), émet trois fois moins de dioxyde Un cours de couture… recyclable entre Mélanie, de Nancy, et Nicole, venue de Sarreguemines. Photo RL Des vêtements faits de bric et de broc « Elle a beaucoup d’imagination et de savoir-faire », s’émerveille Nicole, venue de Sarreguemines. Elle ? Nicole, originaire de Nancy. La jeune femme anime un atelier de customisation. Non pas de voitures, mais de… vêtements ! « J’ai découpé un vieux tee-shirt pour faire un dos-nu. Je garde des chutes de tissus. Je les entoile avec une sorte de colle, les redécoupe pour en faire des habits. » Le résultat est coloré. Et saisissant. De vieux morceaux de chiffons, Nicole parvient à faire robes et hauts affriolants ! Des bouteilles ? Non des marionnettes Jonathan BREUER. Les insectes ont leur hôtel de carbone qu’un bus "normal", car le moteur ne tourne pas en continu. » Et pas question de perdre de la puissance : cet Irisbus bénéficie du même comportement dynamique que la version diesel. Avec de nombreux avantages, en plus : réduction de la consommation et de bruit, souplesse et douceur de l’accélération. Adieu pesticides et produits toxiques ! Les insectes ont le droit de cité dans un jardin. Mieux, les mains vertes peuvent très bien leur édifier un hôtel quasiment quatre étoiles. Oui, c’est possible... et sérieux. « Les jardins peuvent accueillir des insectes auxiliaires bénéfiques, indique David Beyer, qui permettent de se débarrasser des parasites. » Il suffit par exemple de laisser une botte de paille au fond d’un potager. Les chrysopes qui s’y développement mangent les pucerons. Dans des bois avec des trous ? Des abeilles ou des guêpes favorisent la pollinisation. Du bois tendre ? Les syrphes, de sortes de mouche, en profiteront pour y vivre et consommeront les cochenilles. Révolutionnaire. Ecologique. Et en plus économique. La nature est bien faite. De bouteilles d’eau ou de flacons de lessive liquide naissent des marionnettes. Photo RL Venue de Neufgrange, Régine accompagne Clémence, sa fille âgée de 4 ans. Dans une petite salle, à l’écart, les deux tracent avec un banal feutre des yeux sur une vieille bouteille en plastique. Des bouchons formeront l’iris. « Elle est encore un peu petite, je l’aide », dit la mère de famille. Des bouteilles d’eau ou des flacons de lessive naissent Ça continue aujourd’hui Iveco a présenté un bus hybride, qui combine diesel et électricité. Le véhicule circule déjà à Paris, Lyon ou Dijon. Photo RL des marionnettes. De drôles et de personnages, attachants. Les plus grands ne sont pas oubliés. Toujours avec des déchets recyclés, ils fabriquent des nichoirs. Comme Bénédicte et Madeleine, les deux autres enfants de Régine, qui prennent un malin plaisir à fabriquer ces abris pour oiseaux. Comme quoi rien ne se perd. Tout se réutilise. Le Salon du développement durable se poursuit aujourd’hui. Avec le spectacle Au grand bazar, à 15 h 30, au centre de communication de Smartville, à Hambach. Une comédie musicale et clownesque éco-citoyenne. Entrée libre A Grosbliederstroff, une balade avec un âne est programmée à 15 h 30. Activité gratuite. David Beyer a développé un hôtel à insectes. Photo RL