etude sur les ong evoluant dans la region administrative de labe

Transcription

etude sur les ong evoluant dans la region administrative de labe
REPUBLIQUE DE GUINÉE
------------Travail - Justice – Solidarité
MINISTERE DU PLAN
COOPERATION TECHNIQUE ALLEMANDE
PROJET CONSEILLER AU MINISTERE DU PLAN
ETUDE SUR LES ONG EVOLUANT
DANS LA REGION ADMINISTRATIVE
DE LABE
Présenté par
Mamadou Saliou Barry
Labé, juin 2003
Table des matières
Liste des abréviations ................................................................................................. 3
Introduction................................................................................................................. 8
1. Présentation des ONG intervenant dans la Région Administrative de Labé......... 10
1.1 Union Guinéenne des Volontaires du Développement (UGVD)...................... 10
1.2 Aide & Action (AEA) ........................................................................................ 15
1.3 Association des Jeunes Universitaires pour la Protection de l’Environnement
(AJUPE) ................................................................................................................ 17
1.4 Association des Jeunes pour le Développement de Labé (AJDL) .................. 20
1.5 Ballal Guinée................................................................................................... 22
1.6 Centre Africain de Formation et de Développement (CENAFOD) .................. 26
1.7 Club des Amis du Monde (CAM)..................................................................... 29
1.8 Coordination sur les Pratiques Traditionnelles néfastes affectant la santé de la
femme et de l’enfant (CPTAFE) ............................................................................ 33
1.9 L’Institut National pour l’Appui au Développement Rural (INADER) ............... 36
1.10 PRIDE/ Formation ......................................................................................... 42
1.11 Réseau Guinéen d’Entrepreneurs dans l’Agriculture Durable (REGAD)....... 45
1.12 Association Guinéenne pour le Bien Etre Familiale (AGBEF)....................... 48
1.13 Echange Sud / Sud-Ouest en milieu Rural (ESSOR).................................... 53
1.14 Association des Volontaires du Développement Durable des Communautés
en Guinée (AVODDEC- Guinée)........................................................................... 56
1.15 Union des Volontaires pour le Développement de Koubia (UVDK)............... 59
1.16 Association pour le Développement Communautaire en Guinée (ADECOM)61
1.17 Volontaires d’Aide pour la Protection de l’Environnement (VAPE)................ 64
1.18 Association Guinéenne des Volontaires pour le Développement Endogène
(AGUIVODE)......................................................................................................... 67
1.19 Association de la Promotion des Femmes de Tougué (APROFET).............. 69
1.20 Lansa ............................................................................................................ 71
1.21 Association de Développement INDIGO- Guinée (ADI) ................................ 75
1.22 Assistance pour le Développement Communautaire et Associatif (ADECOMA)
.............................................................................................................................. 78
1.23 Centre d’Etude de Conseil et d’Orientation pour Jeune (CECOJE) .............. 81
1.24 Union des Jeunes de Lelouma (UJL) ............................................................ 83
1.25 Association des jeunes de Kénéry (AJK) ...................................................... 86
1.26 Association des Jeunes de Petel (AJP) ........................................................ 88
1.27 Association des Jeunes de Poyé (A J Poyé)................................................. 90
1.28 Association des Volontaires pour l’Assainissement de la Ville de Lélouma
(AVAVIL) ............................................................................................................... 92
2. Analyse................................................................................................................. 93
2.1 Capacités, expériences et compétences des ONG......................................... 93
2.2 Principales contraintes et difficultés des ONG ................................................ 97
2.3 Niveau d’implication des ONG dans la mise en œuvre de la SRP.................. 99
2.4 Craintes et inquiétudes par rapport à la mise en œuvre de la SRP .............. 100
3. Recommandations.............................................................................................. 101
4. Conclusions ........................................................................................................ 102
A N N E X E S ...................................................................................................... 103
Liste des personnes rencontrées............................................................................ 115
2
Liste des abréviations
Sigle/Acronyme
ACORD
ADECOM
ADECOMA
ADF
ADI
ADOP
AEA
AFD
AFVP
AGBEF
AGIR
AGUIPED
AGUIVODE
AJ Poyé
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
ANAIS
APAE
APEK
APFO
APG
APROFET
ARSAMA
ASFEGMAC
AV
AVAVIL
AVODDEC
BDS
BHB
BID
BPP
BTC
BTS
CA
CAAF
CAB
Signification
Accord de Coopération et de Recherche pour le Développement
Association pour le Développement Communautaire en Guinée
Assistance au Développement Communautaire et Associatif
American Development Fondation
Association de Développement INDIGO
Approche d’Appui aux dynamiques Organisationnelles
Paysannes
Aide et Action
Agence Française pour le Développement
Association Française des Volontaires pour le Progrès
Association Guinéenne pour le Bien- Etre Familial
Programme d’Appui à la Gestion Intégrée des Ressources
Naturelles des Bassins du Niger et de la Gambie
Association Guinéenne pour la Protection de l’Environnement
Durable
Association Guinéenne des Volontaires pour le Développement
Endogène
Association des Jeunes de Poyé
Association des Jeunes pour le Développement de Labé
Association des Jeunes de Kénéry
Association des Jeunes de Pétel
Association des Jeunes Universitaires pour la Protection de
l’Environnement
Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole
Association pour la Promotion Economique de Kindia
Association des Pépiniéristes du Foutah
Association des Professionnels Guinéens
Association de la Promotion des Femmes de Tougué
Appui à la Reforestation et à la Sécurité Alimentaire dans la
Préfecture de Mali
Accoucheuse Villageoise ou Animateur Villageois
Association des Volontaires pour l’Assainissement de la Ville de
Lélouma
Association des Volontaires du Développement Durable des
Communautés en Guinée
Business Developpment Service
Banque Islamique de Développement
Brique en Terre Comprimée
Brique en Terre Stabilisée
Conseil d’Administration
Centre d’Appui à l’Auto- promotion Féminine
3
CAM
CAOPA/GF
CAPE
CDE
CECI
CECOJE
CENAFOD
CES
CFA
CFAF
CFC
CFP
CGAP/CAPAF
CGC
CI-AF
CIDR
CLMC
CNLS
CNOSCG
COFEG
CPPE
CPPE
CPTAFE
CRD
CRIE
CRPE
CSR
CTA
CTP
CVEP
DCF/CECI
DNE
DP
DPC
DPE
DPJ
DPS
DPSP
DRS
DSRP
IIZ- DVV
EIR
Club des Amis du Monde
Cellule d’Appui aux Organisations Paysannes Agricoles/ Guinée
Forestière
Cellule d’Auto- Promotion Educative
Comité de Développement de l’Ecole
Centre d’Etude pour la Coopération Internationale
Centre d’Etude, de Conseil et d’Orientation pour Jeune
Centre Africain pour la Formation et le Développement
Communauté Française de l’Afrique de l’Ouest
Centre de Formation Continue
Centre de Formation Professionnelle
Groupe Consultatif d’assistance aux plus pauvres/ programme
de renforcement des capacités des institutions de micro finance
Comité de Gestion Communautaire
Comité Inter Africain
Centre International de Développement et de Recherche
Communauté Laïc Missionnaires Catholiques
Comité National de Lutte contre le Sida
Comité National des Organisations de la Société Civile en
Guinée
Coordination des ONG des Femmes Entrepreneurs de Guinée
Comité Préfectoral de Pilotage de l’Education
Cadre de Pilotage Collégial du système Educatif Préfectoral
Coordination sur les Pratiques Traditionnelles néfastes Affectant
la santé de la Femme et de l’Enfant
Communauté Rurale de Développement
Coordination Régionale des Intervenants en Education
Comité Régional de Pilotage de l’Education
Composante Sous régionale
Conseiller Technique Agricole
Conseiller Technique Principal
Comité Villageois d’Entretien de Pistes
Droits et Citoyenneté des Femmes/ CECI
Direction Nationale d’Elevage
Diagnostic Participatif
Diagnostic Participatif Communautaire
Direction Préfectorale de l’Education
Direction Préfectorale de la Jeunesse
Direction Préfectorale de la Santé
Directeur Pédagogique Sous Préfectoral
Direction Régionale de la Santé
Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté
Institut für Internationale Zusammenarbeit des Deutschen
VolkshochschulVerbandes
(Institut
de
Coopération
Internationale de la Confédération Allemande pour l’Education
des Adultes
Enseignement Interactif par la Radio
4
ENATEF
ENDA- GRAF
ERO
ESSOR
EUPD
FAI
FAP
FCIL/CECI
FED
FENU
FG
FICA
FIDA
FIL
FIV
FNUAP
FPFD
FPIA
FRAO
FSD
GIE
GNF
GRN
GTZ
GTZ/IS
GVC
IBGRN
IFES
INADER
INADES
INRAP
IRE
ISSE
IST
KfW
MADT
MARP
MEPU
MID
NFQE
OIC
ONG
PACEEQ
PACV
PAE
PAE
PAE
Ecole Nationale des Agents Techniques des Eaux et Forêts
Evaluation Rapide et Organisationnelle
Echange Sud Sud Ouest en milieu Rural
Entre Aide Universitaire pour le Développement
Fonds d’Appui à l’Innovation
Fonds d’Appui à la Population
Fonds Canadien des Initiatives Locales/ CECI
Fonds Européen de Développement
Fonds Equipement Nations Unies
Franc Guinéen
Fonds D’Investissement et de Commercialisation Agricole
Fonds International pour le Développement Agricole
Fonds d’Investissement Local
Fonds d’investissement Villageois
Fonds des Nations Unies pour l’Assistance à la Population
Fédération des Paysans du Foutah Djallon
Fondation Rurale pour l’Afrique Occidentale
Fonds Social de Développement
Groupement d’Intérêt Economique
Gestion des Ressources Naturelles
Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (Coopération
Technique Allemande)
GTZ/ International Service
Groupe des Volontaires Civiles
Initiative de Base pour la Gestion des Ressources Naturelles
Fondation Internationale pour les systèmes électoraux
Institut National pour l’Appui au Développement Rural
Institut Africain pour le Développement Economique et Social
Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique
Inspection Régionale de l’Education
Institut Supérieur des Sciences de l’Education
Infection Sexuellement Transmissible
Kreditanstalt für Wiederaufbau
Ministère de l’Administration du Territoire
Méthodes Accélérées de Recherche Participative
Ministère de l’Enseignement Pré Universitaire
Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation
Niveaux Fondamentaux de Qualité et d’Equité
Opportunity Industrialisation Center
Organisation Non Gouvernementale
Projet d’Appui Communautaire à l’Education de Base pour
l’Equité et la Qualité
Programme d’Appui aux Communautés Villageoises
Projet d’Appui à l’Elevage - Moyenne Guinée
Plan d’Action Educatif
Plan d’Action d’Etablissement
5
PAI
PAM
PAONG
PAPEBMGUI
PAREEG
PASE
PDGT
PDL
PDT
PEBRAL
PEFOR
PEGRN
PEPTG
PGRN
PGRR
PILEMA
PJD/G
PLADOR
PLD
PME
PMI
PNUD
PPSE
PPSG
PPTE
PRAADEL
PREFED
PRIDE
PSF
PSI/OSFAM
PSS
PTT
REGAD
S/P
SACCO
SARA
SCAC
SEPO
SIDA
SIG
SNAPE
SNPRV
SOTELGUI
SR
SRP
SSR
Plan Annuel d’Investissement
Programme Alimentaire Mondial
Projet d’Appui aux ONG
Projet d’Appui à l’Education de Base en Moyenne Guinée
Projet d’Appui à la Rénovation Educative dans les Ecoles de
Guinée
Programme d’Ajustement Structurel de l’Education
Plan de Développement de Gestion du Terroir
Plan de Développement Local
Plan de Développement du Terroir
Projet Education de Base pour la Région Administrative de Labé
Pépiniéristes Fruitiers et Ornementaux
Projet Elargi de Gestion des Ressources Naturelles
Programme Education Pour Tous en Guinée
Projet de Gestion des Ressources Naturelles
Projet de Gestion des Ressources Rurales
Piya Lemounnè Manguo
Projet Jeunes Déscolarisés- Guinée
Plate-forme pour l’Autopromotion et le Développement
Organisationnel
Plan Local de Développement
Petite et Moyenne Entreprise
Petite et Moyenne Industrie
Programme des Nations Unies pour le Développement
Projet de Petites Subventions d’Ecoles
Projet Population Santé Générique
Pays Pauvres Très Endettés
Programme de Réhabilitation Agricole et Appui au
Développement Local
Programme Intégré pour le Développement de l’Entreprise
Palabre Sans Frontières
Population Service International/
Projet Santé et lutte contre le SIDA
Poste Téléphone Télégraphe
Réseau Guinéen d’Entrepreneurs en Agriculture Durable
Sous- Préfecture ou Sous- Préfet
Service d’Appui et de Coordination des Coopératives et ONG
Structure d’Appui aux Réseaux d’Agriculture, Agriculteurs
Service de Coopération et d’Action Culturelle
Succès- Echec- Potentialité- Obstacle
Syndrome Immunodéficient Acquis
Système d’Information et de Gestion
Service National d’Aménagement des Points d’Eau
Service National pour la Promotion Rurale et la Vulgarisation
Société de Télécommunication Guinéenne
Santé Reproductive
Stratégie de Réduction de la Pauvreté
Service de Santé Reproductive
6
TDR
TOSTAN
UGVD
UJL
UNESCO
UNICEF
USA
USAID
UVDK
VAPE
VIH
VSF
WEG
Terme De Référence
Mot Wolof qui signifie éclosion
Union Guinéenne des Volontaires pour le Développement
Union des Jeunes de Lélouma
Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et
l’Education
Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
United States of America
Agence Internationale pour le Développement des Etats-Unis
Union des Volontaires pour le Développement de Koubia
Volontaire d’Aide pour la Protection de l’Environnement
Virus Immuno déficient Humain
Vétérinaires Sans Frontières
Word Education Guinée
7
Introduction
La Guinée est parmi les 41 pays d’Afrique à bénéficier de l’initiative PPTE (Pays
Pauvres Très Endettés) impulsée par le FMI et la Banque Mondiale avec la
collaboration des pays industrialisés, initiative qui prévoit l’octroi d’une remise de
dette aux PPTE dont le service de la dette représente plus de 150% du produit de
leurs exportations. L’objectif est de ramener le service de la dette à un niveau
acceptable ne freinant pas lourdement le développement de ces pays.
Dans cette optique, la Guinée a élaboré un programme de stabilisation et de réforme
économiques ainsi qu’un document de stratégie de lutte contre la pauvreté. Ainsi,
les fonds libérés par l’allégement de la dette, appelés fonds PPTE, doivent servir de
financement pour les mesures tendant à réduire la pauvreté des populations.
Cette stratégie sert désormais de cadre socio- économique d’orientation pour la
politique de développement à moyen terme du pays. A cet effet, il a été élaboré un
Document pour la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) depuis 2001 pour
le niveau national. Cette initiative s’est élargie au niveau immédiatement inférieur
par l’élaboration de huit (8) DSRP régionaux entre 2003 et 2004.
La Coopération Technique Allemande (GTZ) s’est engagée à appuyer la Région
Administrative de Labé à la régionalisation de la stratégie. C’est pourquoi, elle a
mandaté des études sur tous les principaux acteurs de développement évoluant
dans la Région Administrative de Labé : les Projets/Programmes, les Communautés
Rurales de Développements (CRD) et les Organisations Non Gouvernementales
(ONG) qui font l’objet de la présente étude.
Les tâches décrites par les termes de référence du mandataire sont les suivantes :
• Procéder à un inventaire de toutes les ONG évoluant dans la Région ;
• Connaître pour chaque ONG rencontrée : son objectif, domaines et stratégie
d’intervention, la durée et la zone d’intervention et le groupe cible, le budget
et les bailleurs de fonds, les résultats attendus, les réalisations, les
contraintes/ difficultés, les synergies et les perspectives ;
• Mesurer le niveau de connaissance du DSRP par les ONG ;
• Recueillir des informations sur le niveau de participation des ONG dans
l’élaboration et la mise en œuvre de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté
(SRP) ainsi que les craintes et inquiétudes liées à cela ;
• Partager les informations sur la SRP avec toutes les ONG rencontrées.
La méthodologie adoptée pour mener à bien cette étude a été la suivante :
Tout d’abord, un entretien pour une compréhension commune a eu lieu entre le CTP
du Ministère du Plan, mandataire de l’Etude et moi en présence du Consultant
Monsieur Chérif Saala Bah à Conakry.
Nous avons essayé ensuite de recenser les ONG de la Région Administrative à
l’aide de l’inventaire élaboré par le PA/ONG. Les informations ainsi obtenues ont été
complétées au cours d’une discussion avec le Consultant Monsieur Chérif Saala
Bah qui auparavant a réalisé l’Etude sur la participation des Organisations Non
Gouvernementale (ONG) à la mise en œuvre du Document de Stratégie de
Réduction de la Pauvreté (DSRP).
L’étape suivante a été l’élaboration d’un guide d’entretien sur la base duquel les
informations brutes ont été ensuite recueillies sur le terrain. Les visites de terrain ont
commencé par les ONG de la Préfecture de Labé, suivies dans l’ordre par les
8
Préfectures de Koubia, de Tougué, de Mali et enfin de Lélouma. La liste des
personnes rencontrées pendant les interviews se trouve en annexe.
La dernière étape a consisté au traitement des données obtenues sur le terrain, à
leur analyse et à la rédaction du présent rapport.
Le rapport comprend deux parties principales : la première partie compte la
présentation des ONG rencontrées et la deuxième présente les analyses fait à
l’issue de l’étude sur le terrain. Le document est clôturé par des recommandations et
une conclusion, suivies d’une annexe.
9
1. Présentation des ONG intervenant dans la Région Administrative de Labé
1.1 Union Guinéenne des Volontaires du Développement (UGVD)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’UGVD se fixe pour mission d’appuyer à travers des méthodes participatives la
promotion socio-économique des populations rurales et périurbaines par :
• Le renforcement des capacités organisationnelles ;
• L’appui à la production ;
• L’appui à la gestion des ressources naturelles.
L’objectif général visé est l’appui à l’amélioration des conditions de vie des
populations à la base.
Elle développe une approche participative à travers plusieurs types d’activités pour
l’amélioration des conditions de vie des populations. L’ONG est active dans les
domaines suivants :
•
•
•
•
•
•
•
•
L’animation ;
L’agriculture ;
L’élevage ;
L’agroforesterie ;
L’appui au crédit ;
Les infrastructures rurales ;
La formation ;
L’artisanat.
L’approche méthodologique de l’ONG est le Diagnostic Participatif (DP) pour une
meilleure lecture des terroirs, un esprit de partage et la recherche du consensus.
L’ONG reste responsable du processus et des outils permettant aux populations de
s’exprimer autour des objectifs spécifiques de l’animation. Les populations quant à
elles, sont entièrement responsables des idées, de leurs contenus, ainsi que des
décisions à prendre pour la mise en œuvre des activités d’appui dans leurs terroirs
respectifs.
L’UGVD a pour axes d’intervention les suivants :
•
•
•
•
•
•
Renforcer les organisations paysannes ;
Appuyer/conseiller les Fédérations des Producteurs ;
Développer un programme genre et développement ;
Développer un programme de gouvernance locale ;
Appuyer la mise en place d’infrastructures scolaires en milieu rural ;
Renforcer le développement institutionnel de l’UGVD.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
L’ONG nationale, agréée depuis septembre 1986 est constituée d’une équipe
multidisciplinaire qui collabore avec divers partenaires. Sa zone d’intervention est la
Moyenne Guinée avec comme groupe cible les populations rurales et périurbaines.
Budget, bailleurs de fonds
Les affectations du budget sont au niveau des lignes de fonctionnement,
d’équipement, d’investissement et de réalisation des plans d’action.
10
Ces trois dernières années, l’ONG a mobilisé les ressources financières présentées
ci-après :
Tableau 1 : Situation budgétaire de l’UGVD.
Années
Subvention
2000
2001
2002
Total
266 000 000 FG
466 000 000 FG
166 000 000 FG
898 000 000 FG
Prestation
de Total
service
40 000 000 FG
306 000 000 FG
48 132 000 FG
514 132 000 FG
150 918 900 FG
316 918 900 FG
239 050 900 FG
1 137 050 900 FG
Les principaux bailleurs de fonds de l’UGVD sont :
•
•
•
•
•
•
•
La Fondation Rurale pour l’Afrique de l’Ouest (FRAO) basée à Dakar ;
L’African Dévelopement Fondation (ADF) dans le cadre de la gestion des
terroirs (16 villages repartis en deux terroirs dans la CRD de Hafia) ;
Le Projet d’Appui aux Collectivités Villageoises (PACV) dans le cadre du
renforcement des capacités des CRD de Kollet, Daralabé, Matakaou et Pilimili
ainsi que l’appui pour la mise en oeuvre de leurs plans annuels de
développement ;
Le Programme Elargi de la Gestion des Ressources Naturelles (PEGRN) dans
les domaines de la gestion des ressources naturelles notamment l’appui aux
communautés dans l’élaboration de plans de gestion des ressources
naturelles de leur localité, l’environnement politique favorable et la production
agricole. La zone d’intervention est la Préfecture de Lelouma. Une équipe de
15 agents opèrent dans trois CRD ;
La Fondation Internationale pour les Systèmes électoraux (IFES) dans le
cadre de la sensibilisation sur l’éducation civique et les systèmes électoraux
dans la Région Administrative de Labé ;
Institut de Coopération Internationale de la Confédération Allemande pour
l’Education des Adultes (DVV – IIZ) dans le domaine de la lutte contre
l’analphabétisme, le renforcement des compétences des ONG et partenaires
des ONG ;
Le Projet d’Appui aux ONG (PAONG) dans le cadre du renforcement des
capacités institutionnelles de l’UGVD. Le PAONG a réalisé un diagnostic de
l’ONG et a élaboré un plan de renforcement de ses capacités institutionnelles ;
Résultats attendus
Les résultats attendus de l’UGVD sont au nombre de quatre :
• Développer l’agriculture et l’élevage ;
• Protéger et restaurer l’environnement ;
• Promouvoir l’éducation et la santé ;
• Faire des recherches et des études.
Réalisations
Dans les domaines technique, organisationnel et financier, les résultats suivants sont
atteints :
• Des groupements sont formés et leurs comités de gestion sont opérationnels ;
• Des itinéraires techniques de certaines cultures maraîchères et vivrières sont
maîtrisés ;
11
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Des périmètres aménagés (32 ha aménagés) ont été mis en valeur et leur
gestion assurée;
Des plans d’action de reboisement (64 000 plants) ont été élaborés ;
Un ouvrage de franchissement pour relier la zone de production et les villages
des terroirs de Hafia a été construit ;
Mise en place d’un centre villageois de concertation pour le développement,
équipé d’Internet ainsi que du matériel audio-visuel ;
Appui des populations à la participation dans l’élaboration des plans
d’aménagement et de gestion de leurs terroirs, des forêts classées, etc. ;
Renforcement institutionnel des organisations paysannes ;
Un système d’épargne et de crédit villageois dans la Sous- Préfecture de
Hafia est fonctionnel ;
Suivi de la tenue des documents comptables des comités de gestion des
groupements ;
Recherche de financements pour la mise en œuvre de projets villageois.
Autres Réalisations :
Communautaires :
•
•
•
•
•
•
•
•
appui
à
la
réalisation
de
Diagnostics
Participatifs
Tenue de diagnostic participatif communautaire (DPC) dans la CRD de Hafia
en mai 1996 avec l’appui de la FRAO. Les DP ont débouchés sur l’élaboration
et la mise en œuvre d’un Programme de Gestion des Terroirs Villageois
(PGTV) dans 16 villages de N’Guériabhé et Fodoué ;
Tenue de diagnostic participatif communautaire dans la CRD de Sannou
(village de Konkosso et Téliré) en décembre 1996. A l’issue de ces DPC,
l’UGVD a facilité l’élaboration des plans locaux de développement des deux
villages ;
Tenue de diagnostics participatifs communautaires dans les CRD de Parawol
(village de Bonkon Hériko, Préfecture de Lelouma) et de Kollet (village de
Nyennymemeré, Préfecture de Tougué) en juillet 1997 dans le cadre du
programme PASE II pour la construction des écoles en partenariat avec le
GVC/Italien ;
Réalisation des DP dans 18 villages hors Bassin du BPP/Diaforé. Ces
diagnostics ont débouché sur l’élaboration et la mise en œuvre par les
communautés villageoises de 18 Plans de Gestion des Ressources Naturelles
en partenariat avec le PGRN/USAID en 1998-99 ;
Appui au processus de cogestion de la forêt classée de Nyalama (10 000 ha)
et à la mise en œuvre de son plan d’aménagement depuis 1998 en partenariat
avec le PGRN/USAID pour la 1ère phase et le PEGRN/USAID pour la 2ème
phase ;
Appui au processus d’élaboration et de mise en œuvre de 13 plans de Gestion
des Ressources Naturelles dans les villages de la CRD de Balaya à Lelouma,
CRD de Linsan Saran et au niveau de certains villages de la zone périurbaine
de Lelouma partenaires de PEGRN/USAID depuis juillet 2000 ;
Appui à l’établissement des contrats fonciers dans la zone d’intervention du
PEGRN ;
Réalisation de diagnostics participatifs communautaires et appui à
l’élaboration de plans de développement locaux pour chacun des dix districts
de la CRD de Kollet en partenariat avec le PACV (Septembre-octobre 2000) ;
12
•
•
•
•
Appui à l’élaboration du plan de développement communautaire de la CRD de
Kollet et la mise en œuvre de son plan annuel d’investissement (PAI) 2000 en
partenariat avec le PAVC ;
Réalisation de diagnostics participatifs communautaires dans les 6 districts de
la CRD de Gadha Oundou en Juillet-Août 2001 avec comme partenaire le
Programme d’Appui à la Gestion Intégrée des Ressources Naturelles des
Bassins du Niger et de la Gambie (AGIR) ;
Réalisation de diagnostics participatifs communautaires dans les CRD de
Matakaou, Pilimini, et Dara-labé en Novembre – Décembre 2001 ;
Appui à l’élaboration du plan de développement communautaire des CRD de
Matakaou, Pilimini, et Dara- Labé et à la mise en oeuvre des plans annuels
d’investissement (PAI) en 2001 en partenariat avec le PACV.
Synergie
L’UGVD collabore avec les partenaires suivants :
• Les populations à la base ;
• Les services techniques ;
• Les services décentralisés et les élus locaux ;
• Les ONG, PME et Groupements ;
• Les centres de formation ;
• L’ONG appartient au réseau francophone du développement participatif ;
• L’UGVD appartient au réseau sous-régional des praticiens du Reflect et est
membre du Forum des ONG en Guinée.
Perspectives
L’ONG envisage réviser son plan stratégique à l’occasion d’une Assemblée Générale
qu’elle va convoquer. Il sera notamment question de :
• Revoir sa stratégie d’intervention ;
• Etendre sa zone d’intervention.
L’ONG se positionne également dans le cadre du Projet de Développement Social
Durable pour la Haute et la Moyenne Guinée (PDSD- H/MG) ainsi que dans les
Programmes de lutte contre le VIH/SIDA.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Les principales contraintes et difficultés que rencontre l’UGVD sont les suivantes :
• Eloignement de Conakry où se décident et s’octroient les marchés publics ;
• Mauvaise gouvernance de l’ONG (nuisance auprès des partenaires) ;
• Faible mobilisation des ressources pour l’exécution des Programmes (forte
dépendance vis-à-vis des Projets et Programmes de la place) ;
• Manque de budget de fonctionnement ;
• Le maintien du Personnel.
Connaissance du DSRP
Les Responsables rencontrés connaissent le DSRP.
Participation à l’élaboration du DSRP
L’ONG n’a pas participé à l’élaboration du document. Elle n’a pas non plus été
invitée à l’atelier régional de validation du document tout récemment tenu à Labé.
13
Néanmoins, elle est membre du comité de réflexion dans le cadre de la
régionalisation du DSRP (le comité a été mis en place par le PAONG et la GTZ).
Participation à la mise en œuvre de la SRP
Les interventions de l’ONG s’inscrivent en droite ligne les axes prioritaires retenus
par le document.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Comme craintes et inquiétudes des membres de l’ONG par rapport à la SRP nous
pouvons citer :
• Manque de transparence ;
• Craintes d’exclusion de tout le processus par les décideurs (Ministère du Plan,
trésor) ;
• Non respect des règles et procédure de décaissement ;
• Manque d’appareil judiciaire crédible ;
• Impartialité dans l’octroi des marchés.
14
1.2 Aide & Action (AEA)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif que veut atteindre l’ONG est double :
• L’accès et la qualité de l’éducation partout et pour tous ;
• L’accompagnement et l’appui au développement d’un système éducatif de qualité
dans lequel existe un partage des rôles entre les acteur communautaires et
institutionnels et qui offre une capacité de choix, en vue d’une insertion socioéconomique des enfants, tout en favorisant l’accès à tous aux droits humains
fondamentaux.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La zone d’intervention est la Préfecture de Mali et de Lélouma et par extension celle
de Télimélé. Le Programme travaille autour de centralités qui sont le Projet d’école,
l’appui à la décentralisation du système éducatif, la réorganisation et le renforcement
des compétences internes et ce à 3 niveaux :
• Au niveau local : (sous Préfecture et district) à travers les Comités de
Développement de l’Ecole ou CDE, les Cercles de Qualités avec les
enseignants et enfin les conseiller communautaires avec l’appui des
Directeurs Pédagogiques ;
• Au niveau intermédiaire : (Préfecture) à travers la Direction Préfectorale de
l’Education (DPE) et le Comité Préfectoral de Pilotage de l’Education (CPPE)
qui est l’espace de coordination et de validation des projets éducatifs ;
• Au niveau national : avec le Ministère à travers son comité technique composé
des services nationaux dont AEA qui assure l’intégration des priorités du
terrain dans son plan de financement sectoriel à travers le le Programme
Education Pour Tous en Guinée (PEPTG).
Budget, bailleurs de fonds
Le budget total de l’ONG s’élève à 7.702.000 euros (sept millions sept cent deux
mille euros) avec comme principaux bailleurs de fonds :
• L’Agence Française de Développement (AFD) avec 6.500.000 euros ;
• Aide et Action avec 1.038.000 euros ;
• L’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) avec 164.000
euros.
Résultats attendus
L’éducation comme le premier levier de développement durable.
Réalisations
•
•
•
•
•
3 conventions de partenariat signées avec l’AFD, l’organisation des Nations Unis
pour l’Enfance (UNICEF), l’AFVP et l’Etat Guinéen pour des Projets d’école et la
construction d’infrastructures scolaires ;
Nombre de Projets d’écoles : 201 ; le Projet d’école procède d’une vision à 3 ans
des communautés quant au développement de leur système éducatif ; il se traduit
en terme d’objectifs pluriannuels et d’activités socio-éducatives, pédagogiques et
de renforcement des capacités des comités de développement de l’école ;
Nombre de salle de classes construites : 66 ;
Nombre de cercles de Qualité de l’Education : 9 ;
Nombre d’Associations de Parents d’Elèves formées : 201.
15
Synergie
Dans la Région Administrative de Labé, Aide et Action est membre de :
• de la Coordination régionale des Intervenants en Education (CRIE) composée de
tous les Projets, Programmes et ONG du domaine de l’éducation ;
• du Comité Régional de Pilotage de l’Education (CRPE) ;
A noter que ces deux organes de décision, cadres de concertation de tous les
intervenants en Education, sont présidés par l’Inspecteur Régionale de l’Education
de Labé.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Toute la crainte de l’ONG se rapporte au problème de ne pouvoir mettre en œuvre
totalement toutes activités planifiées.
Perspectives
De nouvelles orientations sont désormais intégrées dans les centralités du
Programme :
• Projet CRD (alternatives éducatives : ouverture sur la Petite Enfance, les enfants
non scolarisés qui ont dépassés l’âge de 10 ans, formation et accompagnement
des enseignants communautaires en vue de leur qualification) ;
• Projet CPPE dans le cadre du pilotage collégial du système éducatif préfectoral ;
• Projet VIH/ Sida en raison de la poussée de la pandémie (notamment en milieu
enseignants avec un taux de prévalence de 2.8%).
Pour la mise en œuvre des prochains Etats Généraux :
• Renforcement de notre position d’accompagnement des acteurs et des
partenaires ;
• Extension complète de notre intervention au niveau des Communautés rurales de
développement et des districts ;
• Contribution aux prochains Etats Généraux sur certains thèmes : Décentralisation
et Education de Base, Emergence de Valorisation des Savoirs Locaux.
Connaissances du DSRP
Informations indisponibles.
Participation à l’élaboration des DSRP (National et/ou Régional)
AEA, à travers son Responsable Partenariat et Financement Institutionnel de
Conakry, a participé à l’élaboration de tous les DSRP, pour la partie PEPTG.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (National et/ou Régional)
Pour le moment, Aide et Action n’a pas d’actions particulièrement liées à la SRP.
Dans le PEPT, la participation de Aide et Action pourrait s’articuler autour de sa
contribution, dans les pays en développement où les taux de scolarisation sont parmi
les plus bas, à l’Education de base des enfants. Ceci en élaborant avec les
partenaires (parents, enseignants, autorités éducatives et locales, ONG, etc.) des
pays concernés des réponses adaptées aux besoins.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
A définir en cas d’interventions ciblées.
16
1.3 Association des Jeunes
l’Environnement (AJUPE)
Universitaires
pour
la
Protection
de
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’AJUPE a pour but de participer à la réalisation des Projets de développement
communautaires à la base par l’implication des populations concernées par ce but.
A travers ce but, l’AJUPE envisage particulièrement à aider les communautés locales
à:
• S’organiser pour protéger et/ ou restaurer l’environnement dans les quatre
régions naturelles de la Guinée ;
• Initier des programmes d’activités génératrices de revenues au bénéfice des
organisations paysannes partenaires en vue d’améliorer les conditions de vie
et réduire la pauvreté des populations.
Les domaines d’intervention sont fonction du public cible et visent essentiellement la
mise en route d’un processus de changement en vue de la réduction de la pauvreté.
Autrement dit, les domaines d’intervention sont identifiés de partenariat avec les
différentes cibles. Bref, nous intervenons dans :
• Le Développement local pour la restauration et la valorisation des ressources
naturelles ;
• La professionnalisation du monde rurale ;
• L’AJUPE intervient dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la formation et
dans l’insertion des jeunes déscolarisés ou non ;
• L’environnement et ;
• La Santé communautaire.
L’ONG privilégie toujours un partenariat voulu et responsable avec son public cible,
elle se veut donc un catalyseur d’un processus de développement durable. Pour ce
faire, nous prônons le principe de l’auto- promotion, c'est-à-dire que le public cible
est auteur et acteur de son propre épanouissement socio-économique. Autrement dit
nous privilégions l’approche participative.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
L’AJUPE s’adresse à toutes les composantes des Organisations de la Société Civile
et autres : Associations, Groupements, Coopératives, ONG, Elus locaux et
nationaux, engagés dans le processus du développement rural et environnement,
surtout les paysans et les fonctionnaires à la retraite. Sa zone d’intervention couvre
la Préfecture de Mali, plus précisément les Sous- Préfectures de Yembéring, Sigon,
Fougou avec une extension pour les caféiers à Touba Bagadadji, et Madina Wora.
L’ONG est mise en place en 1992- 1993 à Dubréka et Mali. Depuis 2000 elle
privilégie l’approche CRD dans la zone Nord de Labé.
L’AJUPE dispose d’animateurs, des vulgarisateurs, des prestataires de service qui
ont des profils assez divers et variés (Agronomes, Sociologues, Aménagistes, etc.) et
autres personnes ressources.
Ceux- ci s’investissent directement auprès des communautés partenaires à la base.
Ce qui leur confère des expériences diversifiées que nous capitalisons à travers des
ateliers d’échanges et de concertations périodiques.
Budget, bailleurs de fonds
Informations indisponibles.
17
Résultats attendus
Informations indisponibles.
Réalisations
L’AJUPE a appuyé beaucoup de paysans de sa zone d’intervention dans la
foresterie rurale et la plantation de café.
Synergie
L’ONG collabore avec Echange Sud Sud Ouest en milieu Rural (ESSOR) dans le
cadre de la foresterie et du café. Il en va de même avec les Volontaires d’Aide pour
la Protection de l’Environnement (VAPE) à Tougué, GVC à Télémilé, Indigo à Mali
pour la foresterie rurale participative. Elle coopère aussi avec LANSA et l’ONG
Assistance au Développement Communautaire et Associatif (ADECOMA) dans le
cadre de la plate forme préfectorale pour la défense des intérêts dans le cadre de
l’approvisionnement en intrants, de l’appui- conseil et des échanges.
L’AJUPE est membre du Forum des ONG et du réseau Développement Rural. La
collaboration avec les institutions se situe à différents niveaux :
• Département ministériels : à travers leurs projets de développement ;
• Direction Nationale des Eaux et Forêts et de l’Environnement ;
• CRD de Yembéring/Mali ;
• ONG nationales : le Centre Africain pour la Formation et le Développement
(CENAFOD), ADECOMA, l’Opportunities Industrialisation Center OIC/GUINEE
et VAPE ;
• ONG étrangères : ESSOR, AFRICAIRE, AIDE&ACTION/ Ecolier du Monde et
le Centre d’Etude et de Coopération International (CECI).
Par ailleurs, l’AJUPE reste ouvert au partenariat durable.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Informations indisponibles.
Perspectives
Informations indisponibles.
Connaissances du DSRP
Le responsable de l’AJUPE rencontrée connaît bien la SRP depuis sa genèse. Selon
lui, on avait mis en place au départ une Cellule nationale pour la réduction de la
pauvreté dont il était membre, en tant que chargé de la diffusion des documents.
Cette cellule était appuyée par le Programme des Nation Unis pour le
Développement (PNUD). C’est après que la Banque Mondiale est venue avec le
DSRP sous forme actuelle.
Ses connaissances sur la SRP ont été partagées avec les membres du Bureau
Exécutif de l’ONG.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’ONG estime avoir participé à la validation du DSRP à travers le forum des ONG.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Les activités de l’ONG vont en droite ligne avec la lutte contre la pauvreté dans sa
zone d’intervention.
18
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Au nombre des craintes et inquiétudes ressenties par l’AJUPE on retient :
• La non appropriation des données au niveau des régions risque de ne pas
faire effet par rapport aux résultats ;
• Les cadres de l’Etat impliqués dans la gestion de la SRP risquent de gérer le
processus comme ils le font avec les biens de l’Etat ;
• Au niveau régional et préfectoral, le fait que les ONG soient prises en tant
qu’opérateurs et non en tant que relais constitue un risque ;
• Les fonds PPTE doivent être gérés par un réseau d’ONG et non par une seule
ONG au risque de mauvaise gestion ;
19
1.4 Association des Jeunes pour le Développement de Labé (AJDL)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
AJDL a pour objectif de participer activement au développement socio – économique
de la Préfecture de Labé.
Ses domaines d’intervention sont les suivants :
• PME ;
• Environnement ;
• Education ;
• Santé ;
• Sport ;
• Assainissement ;
• Embellissement.
AJDL travaille avec la stratégie d’intervention qui consiste à :
• Sensibiliser, appuyer à la formation ;
• Identifier les créneaux porteurs de richesse et d’emploi ;
• Concevoir, élaborer, gérer et évaluer les projets d’entreprises ;
• Négocier le financement des projets d’entreprises.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La zone d’intervention est la Préfecture de Labé, toutefois l’AJDL peut intervenir
dans toute autre localité de la Guinée en cas de besoin. La durée d’intervention est
illimitée et le groupe cible est la jeunesse.
Budget, bailleurs de fonds
L’AJDL ne dispose ni de bailleurs de fond ni de budget. Toutefois, elle soumissionne
tout avis de recrutement concernant son domaine d’intervention.
Résultats attendus
Au nombre de quatre, les résultats attendus sont les suivants :
• 70% des jeunes sont capables de concevoir, élaborer et gérer leur entreprise
(création d’emploi) ;
• Une ville de Labé propre et belle ;
• Eradiquer le VIH/SIDA ;
• Aménagement de infrastructures sportives et culturelles.
Réalisations
•
•
•
•
•
•
•
Aménagement des ronds points de la Commune ;
Reboisement de plus de 1.000 flamboyants (Hôtel Safâtou – Pont Pounthioun,
Lycée Général Lansana Conté, Place de la prière à Bowloko) ;
Sensibilisation et formation sur les IST/SIDA dans les CRD de Diari, Dalen,
Dara- Labé et la Commune Urbaine de Labé (avec le PACV) ;
Organisation d’une série de soirée promotionnelle 100% jeunes sur la lutte
contre les IST/SIDA (avec le Projet Population Santé International
PSI/OSFAM) ;
Aménagement de deux terrains de football à Tata ;
Participation à toutes les activités du conseil national des organisations de la
société civile ;
Ouverture de créneaux d’emploi pour certain jeune.
20
Synergie
L’AJDL bénéficie du partenariat qui le lie avec les autres ONG de la place
(Associations des Jeunes et de Femmes, UGVD, ESSOR, PSI/OSFAM, Hôtel
Provincial, etc.).
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Le fait que l’AJDL ne dispose pas de moyens logistiques fait qu’elle n’arrive pas à
exécuter convenablement son plan d’action. Elle rencontre aussi de sérieux
problèmes pour le financement de ses projets.
Perspectives
L’AJDL envisage de faire sa propre promotion auprès des bailleurs de fonds et
surtout des populations à la base pour bénéficier d’un appui pour la réalisation de
ses objectifs.
Connaissances du DSRP
C’est à travers un Consultant de la GTZ que l’AJDL a pris connaissance du DSRP.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Elle n’a pas pris part dans l’élaboration du DSRP.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
L’AJDL souhaitera participer dans la mise en œuvre de la SRP puisqu’elle va en
droite ligne des objectifs dont elle s’est fixée.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
L’Etat qui, au lendemain de l’indépendance était devenu le principal employé a cessé
de jouer ce rôle. Dans la fonction publique et dans le secteur para - public, les
embauches se raréfient et les licenciements se multiplient. Pour la plupart des
jeunes, les perspectives d’emploi sont bouchées.
L’inquiétude quant à la réussite de la SRP est la non participation des jeunes à son
élaboration. Nous estimons que l’une des plus belles manière de réduire la pauvreté
en Guinée est l’insertion sociale et économique des jeunes.
Aujourd’hui, on doit essayer de mettre en chantier des politiques novatrices visant à
libérer les capacités créatrices des jeunes.
La couche la plus touchée par la pauvreté est la jeunesse, c’est pourquoi nous
sollicitons un amendement du DSRP impliquant d’avantage les jeunes en :
• Favorisant les groupements et associations de jeunesse ;
• En les appuyant dans le cadre de la formation ;
• Et enfin créer un fond d’insertion des jeunes pour financer leurs petites
entreprises.
21
1.5 Ballal Guinée
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Les objectifs poursuivis par l’ONG sont :
• Apporter une assistance aux acteurs de développement par la réalisation
d’études et/ou l’exécution des projets et programmes de développement ;
• Aider les communautés à mettre en œuvre les projets de gestion des ressources
naturelles (fertilité des sols, conservation des eaux et sols, protection de
l’environnement) ;
• Aider les communautés rurales de développement (CRD) à préparer et à mettre
en œuvre des plans d’actions assortis du projet prioritaire pour une gestion
durable des ressources, en confortant la croissance économique des populations
par la promotion des initiatives locales à l’échelle des organisations paysannes.
Ballal a les domaines de compétences suivants :
• Etudes / Diagnostics ;
• Gestion des collectivités, Approche Décentralisation et bonne Gouvernance ;
• Etudes socio-économiques ; mise en œuvre des actions de développement :
cycle de micro – projets ; programmation des investissement locaux ;
• Gestion des ressources naturelles, productivité agricole ;
• Etudes d’impact environnemental ;
• Mobilisation des ressources locales (techniques de mobilisation des recettes
locales, techniques de passation des marchés, le fonds d’investissement
villageois) ;
• Education de base (Alphabétisation fonctionnelle avec les caractères
voltaïques harmonisés, les caractères coraniques harmonisés) ;
• Transfert de technologies en milieu rural et promotion des organisations
paysannes ;
• Environnement politique favorable (cogestion et sécurité foncière).
Dans ses efforts d’appui au développement durable en Guinée, l’ONG développe les
approches ci-après :
• L’approche participative : appliquer aux étapes de la connaissance
approfondie du milieu (typologie des acteurs et contraintes au
développement), d’identification des actions, de planification des projets et
mise en œuvre, et de suivi/évaluation.
• L’approche systématique : utilisée comme outil d’analyse du milieu et qui
permet de cerner les rationalités qui sous - tendent le fonctionnement des
systèmes ruraux à étudier et de dégager les typologies des contraintes et
solution à retenir allant dans le sens des objectifs des populations.
• L’approche Genre et Développement : c’est une approche maîtrisée par nos
agent qui ont bénéficiés d’un appui méthodologique en la matière (réf. : atelier
de formation sur « Genre et développement » dans l’animation rurale organisé
par Winrock International Afrique de l’Ouest en juillet 1999 à l’intention des
animateurs (trices) de Balla Guinée et l’atelier organisé conjointement en Avril
2000 par le Centre de Coopération Internationale CECI et l’ONG Ballal dans le
cadre du Programme d’Appui aux Communautés Villageoises PACV, volet
économique pilote dans la CRD de Diari).
L’approche Genre et Développement est utilisée par l’ONG, aux étapes
d’identification, de formulation, de mise en œuvre et d’évaluation ex-post des projets.
22
L’application de cette approche permet de prendre en compte les préoccupations et
intérêts des populations selon le Genre, visant ainsi à asseoir un développement
participatif et équitable dans les zones couvertes par les projets.
Grâce aux appuis institutionnels (renforcement des capacités) reçues ces dernières
années, Ballal- Guinée dispose aujourd’hui d’un staff technique qui maîtrise les
outils/supports méthodologiques de la gestion de terroir.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Créée en 1996, agrée en 1998 suivant R/293/MID/CAB/SACCO et confirmée comme
ONG Nationale par arrêté A/99/n°9054/MATD/CAB/SACCO du 06/08/99, Ballal a son
siège social à Labé et des antennes à Conakry, Tougué, Mali. Sa zone d’intervention
est :
Région Labé : la Préfecture de Labé (CRD de Noussy), la Préfecture de Lélouma
(CRD de Linsan Saran), la Préfecture de Mali (CRD de Dougountouny, Madina
Wora), la Préfecture de Tougué (CRD de Koïn, Koura tongo, Fello Koundou, la
Commune Urbaine) ;
Région Mamou : la Préfecture de Dalaba (CRD de Bodié, Koba, Ditinn et Mafara), la
Préfecture de Mamou (CRD de Porédaka et Dounet), la Préfecture de Pita (CRD de
Maci) ;
Région Boké : la Préfecture de Gaoual ( : CRD de Kounsitel).
Budget, bailleurs de fonds
Informations indisponibles.
Résultats attendus
Ballal - Guinée utilise des méthodes et moyens d’investigations appropriées pour :
• Une appréhension globale des réalités socio-économique du milieu ;
• L’amélioration des performances des acteurs de développement ;
• L’intégration rapide des initiatives locales pour briser les poches de pauvreté ;
• L’appui au diagnostic participatif communautaire ;
• L’appui à l’élaboration des plans de gestion des ressources naturelles ;
• L’élaboration de plan de développement communautaire ;
• L’appui à la planification des activités dans le temps et dans l’espace ;
• L’appui à la mise en place des comités de gestion ;
• L’appui à la mise en œuvre des plans de gestion ;
• L’appui à l’élaboration des outils de gestion ;
• L’appui au renforcement de la sécurité foncière par la diffusion des textes, lois
procédures et législations forestières.
Réalisations
D’abord en matière de publication Publications :
• Document de capitalisation ;
• Elaboration de Plans de Gestion de Terroir (PGT) et de plans de
développement local (PDL) ;
• Etude des Agro systèmes villageois dans la zone de Labé (données socioéconomiques de base) esquisse de Plans d’Actions Prioritaires Avril 2002.
Entre autres activités réalisées :
• Diagnostic participatif dans vingt et un terroirs villageois ;
23
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Appui au fonctionnement de vingt et un comités de gestion (Préfectures de
Lélouma et de Tougué) ;
Atelier inter- villageois de planification participative ;
Elaboration de quarante plans de gestion des ressources naturelles ;
Traduction en poular caractère arabe du plan d’aménagement et de gestion
de la forêt classée de Nialama ;
Traduction en poular du code foncier et domanial de la République de
Guinée ;
Rapport de formation à l’approche « Décentralisation et Développement à la
base dans le cadre du PACV volet économique pilote dans les CRD de Diari
dans Labé, Mitty, Koba, Bodié, Ditinn et Mafara dans Dalaba, Porédaka et
Dounet dans Mamou » ;
Campagne d’alphabétisation dans les CRD de Ditinn, Bodié, Mafara,
Porédaka et Dounet Octobre - novembre 2000, Maci en 2002 ;
Formation/alphabétisation des responsables et élus locaux et des membres
des comites PACV des districts de Mitty dans le cadre du PACV décembre
2000 – janvier 2001 ;
Formation / Alphabétisation des villageois des CRD de Noussy et Dara –
Labé, de Timbi – Madina, de Linsa Saran et Kounsitel dans le cadre de l’appui
aux initiatives communautaires ;
Appui à la réalisation d’Auto- analyse villageoise dans la CRD de Fello
Koundouwa dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Aire Protégée
Transfrontalière Guinée – Mali.
Synergie
Dans l’appui à la mise en œuvre des projets locaux de développement les supports
utilisés concernent la formation technique des formateurs (supports de
formation/vulgarisation, la présentation des dossiers de micro-réalisation et projets et le
suivi/évaluation.
Dans le cadre de la mise en œuvre du PGRN (1998 – 1999), l’équipe de Ballal
Guinée a donné des appuis méthodologiques :
• L’élaboration de 21 plans de gestion de terroirs villageois dans le bassin
représentatif pilote de Koundou et villages hors bassin (Préfecture de
Lélouma, Gaoual et Mali) ;
• La mise en place, l’animation et la formation de 21 comités de gestion.
L’ONG a aussi apporté sa contribution dans l’exécution des actions planifiées en
faveur des villageois par la formation des paysans ressources pour diffuser des
pratiques de gestion des ressources naturelles (GRN) durables et l’appui technique
de 25 groupements maraîchers dans les 21 terroirs villageois.
Le Projet Elargi de Gestion des Ressources Naturelles (PEGRN) financé par l’USAID
et exécuté par Winrock International a établi un partenariat avec l’ONG BallalGuinée sélectionnée par compétition pour opérer dans la zone de Tougué où 18
plans de gestion des ressources naturelles sont élaborés et validés entre 2000 et
2002.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
On peut citer en guise de contraintes et difficultés rencontrées surtout :
• Faibles mobilisations des ressources (internes et externes) ;
24
• Forte dépendance des Projets et Programmes avec lesquels l’ONG soustraite ;
• Manque de politique de maintien des cadres.
Perspectives
Dans le futur, l’ONG compte :
• Elargir la zone d’intervention de l’ONG ;
• Dans le cadre du partenariat avec le PAONG, un plan de renforcement des
capacités de l’ONG est élaboré sur la base des résultats d’un diagnostic fait par
PA/ONG.
Connaissance et participation à l’élaboration de la SRP
Les responsables de l’ONG connaissent la SRP. Mais, ils n’ont pas participé à
l’élaboration mais cependant elle a été invitée aux ateliers de validation de la
stratégie régionale.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régional)
L’ONG estime que ses interventions cadrent parfaitement bien avec les axes
d’interventions retenus par le DSRP. Elle se dit prête à participer à sa mise en
œuvre.
25
1.6 Centre Africain de Formation et de Développement (CENAFOD)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Le but du CENAFOD est de participer aux efforts d’auto - promotion des populations
et des communautés locales par la formation de celles-ci et de tous les agents
concerné(e)s par ce but.
A travers cela, le CENAFOD vise plus spécialement à aider les communautés locales
à:
• mieux se positionner dans un processus de changement social créateur ;
• s’organiser pour jouer véritablement leur rôle de citoyens, faire valoir leurs
intérêts et pour améliorer leurs conditions de vie.
La pertinence des interventions d’appui au développement à la base se mesure
assez souvent par rapport au type de relations établies avec le public cible.
Les domaines d’intervention du CENAFOD sont fonction du public cible et visent
essentiellement la mise en route d’un processus de changement social créateur.
Autrement dit, les domaines d’intervention du CENAFOD sont identifiés en situation
de partenariat avec les différentes cibles.
Au CENAFOD, on privilégie un partenariat voulu et responsable avec le public cible.
A ce titre, le CENAFOD se veut catalyseur d’un processus de changement social
créateur conçu, produit et évalué par les populations elles mêmes.
Ce partenariat est matérialisé par un document de convention qui définit les objectifs
communs poursuivis, les résultats attendus ainsi que les obligations des partenaires
engagés dans la mise en œuvre des activités.
L’approche est donc essentiellement basée sur le principe de l’auto- promotion.
Autrement dit, le public cible est auteur et acteur de son propre épanouissement
dans un processus d’auto- apprentissage.
A travers ce processus, l’ONG développe une approche globale (approche quartier
ou village) qui s’appuie sur des acteurs individuels et collectifs. Cette approche
favorise ainsi l’émergence d’organisations de base et/ou d’appui à la base qui sont
des outils essentiels d’un développement durable.
Pour y arriver, le CENAFOD s’organise autour du cheminement suivant :
• Identification de personnes ressources locales (Leaders locaux) qui vont
accompagner l’ensemble du processus d’auto apprentissage et de mise en
œuvre des actions de développement ;
• Formation et accompagnement de ces personnes ressources dans le
diagnostic participatif et dans le renforcement des capacités
organisationnelles et institutionnelles des populations cibles ;
• Appui dans la mise en œuvre des actions (mobilisation des ressources,
alphabétisation, crédit, gestion de l’environnement, bonne gouvernance, prise
en compte du genre dans le processus de prise de décisions et de gestion,
etc.) ;
• Appui à l’auto- évaluation des actions.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Le CENAFOD est une association internationale sans but lucratif créée en Janvier
1991 à Conakry.
26
•
•
•
•
Le public – cible du CENAFOD sont les différentes composantes de la société
civile : mouvements d’associations (ONG, groupements, coopératives,
associations d’intérêts corporatif, etc.), PME/PMI :
Les élus locaux et nationaux engagés dans le processus de décentralisation
et de bonne gouvernance ;
Les cadres et agents de développement en situation d’appui au
développement à la base ;
Les communautés locales (paysannes et paysans, citoyens des centres
urbains) dans leurs efforts d’auto - organisation et d’auto – gestion.
Une ONG de base ou un groupement constitue pour une porte d’infiltration et un
noyau à partir duquel la dynamique locale se met en route avec l’ensemble des
composantes de la communauté.
Tous les acteurs se mettent ensemble pour analyser la problématique de leur vie
dans le terroir qui est en réalité la ressource à la quelle chacun s’identifie. La
décentralisation constitue ici pour l’ONG le point d’appui essentiel.
Aucune composante n’est alors marginalisée : hommes, femmes, environnement,
société, etc.
Les agriculteurs, éleveurs et autres artisans, organisés soit par filière, soit par
services, développent des capacités de mobilisation et de gestion des ressources
dans une perspective de rentabilité sociale et économique nécessaire à
l’amélioration de leurs conditions de vie.
Budget, bailleurs de fonds
L’ONG est une association de personnes physiques et morales de diverses
nationalités ayant en commun des objectifs et une stratégie de développement basés
sur les principes de l’auto- promotion. Ses interventions sont régies par une
convention d’établissement signée avec le gouvernement et d’autre part, par une
convention de coopération technique avec le Ministère de l’Agriculture, des Eaux et
Forêts.
Résultats attendus
Informations indisponibles.
Réalisations
Informations indisponibles.
Synergie
La collaboration du CENAFOD avec les autres Institutions se situe à différents
niveaux :
•
•
•
•
Départements Ministériels à travers leurs projets de développement ;
Institutions Internationales : PNUD, Banque Mondiale, UNICEF, le Fond des
Nations Unis pour l’Assistance à la Population (FNUAP) ;
Agence de coopération bilatérale : Coopération Française, USAID, Union
Européenne, Coopération Allemande (GTZ), etc. ;
ONG et Collectifs évoluant en Guinée : Conseil National des Organisations de
la Société Civile guinéenne (CNOSCG), Forum des ONG pour le
Développement Durable, Coordination des ONG féminines de Guinée,
27
•
•
•
•
AFRICARE, ACORD, CECI, AFVP, Vétérinaires Sans Frontière (VSF), ADRAGuinée, ESSOR, etc ;
ONG du Nord : Développement et Paix – Canada, Institut Allemand
d’Education des adultes – IIZ/DVV ;
Par ailleurs, le CENAFOD est membre fondateur et Président du Forum des
ONG pour le Développement Durable en Guinée, un collectif qui regroupe des
ONG nationales et étrangères. Son Directeur Exécutif est président du
CNOSCG ;
Il est également membre fondateur du réseau des ONG pour le changement
social créateur avec ENDA – GRAF (Sénégal), INADES- formation (Côte
d’Ivoire), PREFED (Rwanda), CFAF (Burkina Faso) et FRAO (Sénégal).
Le CENAFOD est membre du Conseil National des Organisations de la
Société Civile (CNOSC) à travers le forum des ONG.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Informations indisponibles
Perspectives
Informations indisponibles
Connaissances du DSRP
La Délégation Régionale du CENAFOD de Labé a participé à :
• Une rencontre de concertation sur la régionalisation de la SRP organisé par
un Consultant National avec l’appui du secrétariat permanent de la SRP ;
• La rédaction des TDR pour la formation des ONG de la Région Administrative
de Labé sur le Management et Elaboration des programmes et projets.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
La Délégation régionale du CENAFOD de Labé a participé à l’élaboration du
Document de la SRP (National) par le Délégué Régional en qualité de consultant
indépendant où il a animé les ateliers régionaux puis l’atelier national pour le groupe
thématique Développement Rural et Environnement (sous- groupe organisations
paysannes).
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Informations indisponibles.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Les quelques inquiétudes du CENAFOD se résument à :
• L’absence au niveau régional d’un secrétariat permanent à l’image de celui du
niveau national où chaque ONG ou groupe d’ONG pourrait siéger et être
responsabilisée pour un secteur bien défini ;
• Que les vrais acteurs du développement ne soient laissés pour compte au
profit d’une bureaucratie ne maîtrisant pas ou peu les réalités du terrain. Cela
conduirait, à notre avis, à réduire à un simple slogan la SRP sans actions
concrètes envers les populations cibles ;
• Ne pas partir de la base conduirait à un édifice bien chapeauté mais sans
soubassement ;
28
1.7 Club des Amis du Monde (CAM)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Le CAM a pour but d’appuyer les efforts du gouvernement, des projets et ONG,
Institutions pour l’amélioration de conditions de vie des populations à la base.
Il a pour objectifs :
• Promouvoir l’Education à la base / Alphabétisation ;
• Promouvoir l’Education Environnementale et le jumelage ;
• Promouvoir la Santé Reproductive des populations à la base et la jeunesse.
Avec son approche participative, le CAM a réussi à développer ses activités de :
• Formation technique des communautés à la base ;
• Alphabétisation ;
• Animation / Sensibilisation ;
• Echange / Jumelage ;
• Reboisement.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Le Club des Amis du Monde est une ONG nationale à but non lucratif, apolitique et
non confessionnelle, créée le 24 janvier 1996 à Mamou par la fusion de deux
Associations : Club Unesco de Madina et Association des Amis pour le
Développement Durable. D’où la dénomination : Club - tiré du club UNESCO, Amis tiré de l’Association des Amis et Monde. Après la fusion, les 20 membres fondateurs
se fixaient pour but d’atteindre le Monde entier à travers l’échange et le jumelage.
Il est reconnu par l’Etat Guinéen en 1998 à travers un récépissé qu’il lui a délivré.
Ainsi, le 15 novembre 2000 le CAM a eu son agrément définitif sous le numéro
N°A/2000/6004/MATD/CAB/SACCO.
Le CAM compte actuellement 86 membres repartis entre ses différentes
représentations : Mamou, Labé, Pita, Dalaba et Faranah. Il a son siège social à Labé
(Quartier Pounthioun en face de la Mosquée).
Budget, bailleurs de fonds
Le CAM a plusieurs partenaires qui financent ses activités à savoir : World Education
de Guinée (WEG) dans PACEEQ (Participation Communautaire à l’Education de
Base pour l’Equité et la Qualité) pour l’appui aux APEAE, TOSTAN pour le
renforcement de la citoyenneté, ESSOR dans l’environnement et PSI/OSFAM dans
le cadre de la santé.
Résultats attendus
Dans le cadre du partenariat entre World Education Guinée (WEG) et le CAM pour la
mise en œuvre du projet PACEEQ, il est prévu :
• L’encadrement et la formation technique de 74 APEAE de base ;
• L’encadrement et la formation technique de 7 Coordinations des APEAE (dont
la coordination préfectorale) ;
• L’installation et l’encadrement de 3 alliances ;
• Formation de 3 CRD ;
• L’ouverture et la formation de 17 centres d’alphabétisation dont un féminin.
29
Réalisations
De nos jours, le CAM a réalisé dans le cadre du projet PACEEQ dans la Préfecture
de Labé, les activités ci-dessous.
Du point de vue formation technique :
• Le Diagnostic Participatif Communautaire (DPC) de 74 districts et quartiers
abritant ces APEAE et l’Evaluation Rapide et Organisationnelle (ERO) de
ces dernières ;
• Appui à l’élaboration des Plans d’Action Educatifs (PAE) de 74 APEAE ;
• Appui au renouvellement de 74 B/APEAE (bureau des APEAE) ;
• La signature de 74 protocoles d’accord avec ces APEAE ;
• L’administration de 10 thèmes du Module Gouvernance interne auprès de
74 APEAE ;
• Appui à l’obtention de 74 agréments des APEAE partenaires ;
• L’administration de 8 thèmes du Module Gestion auprès de 74 APEAE ;
• L’administration de 7 thèmes du Module qualité de l’Education sur 14
auprès de 74 APEAE ;
• Appui à l’obtention de subvention de 26 APEAE pour un montant de
68.475.061 FG ;
• Les 26 APEAE ont mobilisé des ressources estimées à 17.380.000 FG (à
la date du 25 octobre 2003) ;
• Installation de trois alliances ;
• Formation des alliances en développement organisationnel ;
• Prise de contact de 3 CRD cibles pour leur formation technique ;
• Appui au renouvellement de 13 coordinations APEAE dont une
Préfectorale ;
• Formation de 6 Coordinations sous / préfectorales sur les modules
suivants :
développement organisationnel ;
décentralisation et qualité de l’éducation ;
santé en milieu scolaire.
• L’identification de 36 Animateurs Villageois (AV) ;
• La formation de 32 Animateurs Villageois ;
• L’ouverture de 16 Centres d’alphabétisation dont un féminin ;
• L’alphabétisation en lecture et en calcul de 16 centres ;
• L’élaboration des règlements intérieurs de 16 centres ;
• Appui à la mise en œuvre de 16 Comités de gestion des Centres
d’alphabétisation.
Synergie
Les partenaires de terrain actuels du CAM sont :
• Word Education Guinée (WEG) dans le cadre du projet PACEEQ ;
• ESSOR dans le cadre de l’Education Relative à l’Environnement et le
Jumelage ;
• CECI/PAONG dans le cadre du projet de renforcement des capacités des
ONG locales ;
• Palabres Sans Frontières (PSF) dans le cadre de jumelage ;
• Via Brachy dans le cadre de Jumelage ;
30
•
•
•
•
UNICEF/GUINEE dans le cadre de formation des Enfants et Jeunes
Travailleurs (EJT) ;
TOSTAN - GUINEE dans le cadre du programme de renforcement de la
participation de base de Tostan ;
PPSG dans le cadre de la lutte contre le SIDA et la promotion de la santé de
la reproduction des jeunes et adolescent de Guinée ;
PSI / OSFAM dans le cadre de la promotion de la santé sexuelle des jeunes
avec le programme 100% jeune et 100% Réglo.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Au niveau des cibles :
• Insuffisance des ressources ;
• Analphabétisme de la plupart des membres de la communauté ;
• Insuffisance des infrastructure et équipement scolaires ;
• Insuffisance des enseignants et faible niveau de certains d’entre eux ;
• Insuffisance de créneaux de financement.
Au niveau de l’ ONG
• Insuffisance de formation au niveau des responsables de l’ONG ;
• La diversité des stratégies sur le terrain due à la multiplicité des projets sur le
terrain ;
• Insuffisance du matériel information, moyen de déplacement et matériel de
formation ;
• Insuffisance de créneaux de financement ;
• Faible implication de l’ONG à des rencontres sous- régionale, régionale ou
internationale.
Perspectives de l’ONG
Dans l’avenir, le CAM envisage :
• Le renforcement de capacités institutionnelles de l’ONG ;
• L’élargissement de la zone d’intervention surtout avec le Projet TOSTAN ;
• Le renforcement des volets santé de la reproduction et éducation
environnementale (au moins couvrir 30 écoles d’ici 2006) ; couvrir toutes les
écoles partenaires avec la sensibilisation sur les IST-VIH/SIDA.
Connaissances du DSRP
On avait entendu parler du DSRP, mais on ignorait le contenu avant le passage d’un
Consultant qui nous a passé une copie qu’on a lue.
Participation à l’élaboration de la SRP (Nationale et/ou régionale)
L’ONG n’a participé à l’élaboration d’aucune des stratégies car elle n’a pas été
consultée. Elle a toutefois participé au forum des ONG sur les possibilités/modalités
d’accès aux fonds PPTE tenu à Labé.
Participation à la mise en œuvre de la SRP
Les interventions de l’ONG s’inscrivant dans le cadre de la protection de
l’environnement, la lutte contre la pauvreté, l’analphabétisme, les IST-VIH/SIDA, vont
en droite ligne des axes d’interventions retenus par le Document. Elle entend
participer effectivement à la mise en oeuvre de la SRP.
31
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Au niveau du CAM, les craintes et inquiétudes enregistrées sont les suivantes :
• Monopole des agents du Ministère de l’Economie et des Finances dans le
Comité de Gestion des fonds ;
• Création d’ONG fantômes par des fonctionnaires de l’Etat dans le but de
s’accaparer des marchés publics et autres fonds qui seront mis à disposition.
32
1.8 Coordination sur les Pratiques Traditionnelles néfastes affectant la santé
de la femme et de l’enfant (CPTAFE)
La CPTAFE régionale est une antenne de la CPTAFE nationale basée à Conakry qui
provient de la branche de Comité Inter Africain (CI-AF) basé à Nairobi.
En effet, le CI- AF est une ONG internationale créée à Dakar en 1984 où 30 pays
africains se sont regroupés pour donner suite aux recommandations faites sur la lutte
contre les pratiques traditionnelles néfastes affectant la santé de la femme et de
l’enfant lors d’une première rencontre de plusieurs associations des femmes tenue à
Nairobi au Kenya.
Au retour de la délégation Guinéenne plusieurs sensibilisations ont été faites auprès
des autorités, des associations de promotion de la femme et on abouti à la création
de la Cellule de coordination des pratiques traditionnelles néfastes affectant la santé
de la femme et l’enfant en 1988 comme ONG nationale basée à Conakry et affiliée
au CI- AF.
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Comme son nom l’indique, CPTAFE a une mission de coordination des actions de
lutte contre les pratiques néfastes affectant la santé de la femme et de l’enfant.
L’objectif global vise à renforcer les collectivités locales a travers ses objectifs
spécifiques résumés un peu plus loin.
CPTAFE Labé intervient en Moyenne Guinée dans les domaines :
• Education ;
• Santé Nutrition.
Par l’approche :
• Sensibilisation, animation, recherche action ;
• Dialogue des générations en ce qui concerne l’éducation sexuelle.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La Cellule de Coordination sur les Pratiques Traditionnelles néfastes affectant la
santé de la femme et de l’enfant (CPTAFE) a été créée le 2 Mai 1988 (Cellule
nationale Conakry), 12 octobre 1994 antenne régionale de la Moyenne Guinée,
Labé.
L’antenne régionale de la CPTAFE couvre toute la Moyenne Guinée. Actuellement,
quatre antennes locales dans les Préfectures et les Sous- Préfectures de Mamou,
Dalaba, Pita et Labé sont opérationnelles.
L’ONG est opérationnelle depuis sa date de création mais son intervention à Labé
date d’Octobre 1994. Son Groupe cible est :
• Associations des jeunes ;
• Enfants ;
• Femmes ;
• Hommes ;
• Leaders d’opinions ;
• Exciseuses.
Budget, bailleurs de fonds
Les sources de financement de l’ONG sont :
• Cotisations des membres et associés ;
33
•
Subvention (GTZ, UNICEF, DCF/CECI, FAP, Cellule Nationale).
Le Budget des trois dernières années est le suivant :
• 2000 – 2001 : 46.081.800 FG ;
• 2001 – 2002 : 21.529.738 FG ;
• 2002 – 2003 : 23.290.360 FG ;
• Soit pour les trois années : 90.901.898 FG.
Les bailleurs de fonds sont :
• La banque Mondiale (BM) ;
• La GTZ ;
• Le CECI ;
• L’USAID ;
• Egalité Maintenant (ONG Américaine) ;
• Communication pour le Changement (ONG Américaine).
Résultats attendus
•
•
•
Informer les populations sur les conséquences néfastes de la pratique des
mutilations génitales, IST- SIDA et les mariages précoces ;
Lutter contre toutes formes de violences faites aux femmes ;
Sensibilisations sur l’abandon de l’excision et la reconversion des exciseuses
à d’autres fonctions.
Réalisations
L’ONG compte à son actif une longue liste d’activités réalisées qui sont :
• Le message véhiculé est accepté par le public ;
• Une équipe de 79 personnes est formées et maintenue ;
• 15 leaders d’opinion, 15 exciseuses et 15 femmes de groupements sont
sensibilisés à Tata et autant à Sannou ;
• 20 personnes sont sensibilisées à Dionfo, 20 à Sannou et 20 à Kaalan ;
• 300 jeunes, 300 leaders d’opinion, 300 jeunes filles, 300 femmes de
groupements sont sensibilisés dans les quartiers Mosquée, Ley-Saré, Tata,
Daka, Konkola, Doghora, dans les Sous- Préfectures de Daralabé, Popodara,
Garambé et dans cinq autres Préfectures : Pita, Lelouma, Koubia, Mali, et
Tougué ;
• Sur financement de l’USAID on a réalisé la sensibilisation/formation à Fatako
dans Tougué, Korbé dans Lelouma, Kégnéko et Mamou centre et organisé un
tournoi de Foot-ball sur la lutte contre les MGF qui a opposé huit SousPréfectures de Labé ;
• La production des tables rondes (émissions de 30 mn à la Radio Rurale) a été
réalisée ;
• La production des émissions publiques d’une heure de temps à la Radio
Rurale a été réalisée ;
• La production des micro- programmes (émissions de dix minutes à la Radio
Rurale) a été réalisée ;
• Une pièce de théâtre a été produite ;
• Un concours de poésie, chansons et production d’une scénette sur l’excision a
été organisé ;
• Une cinquantaine de couteaux sont déposés volontairement à l’issue des
campagnes de sensibilisation ;
34
• On enregistre une diminution des pratiques traditionnelles de l’excision en
milieu rurale (elle se fait de plus en plus dans les centres de santé).
Synergie
CPTAF collabore avec les projets et services suivants:
• La Direction Préfectorale de la Jeunesse (DPJ);
• La Direction Préfectorale de la Santé (DPS);
• Le Centre d’Appui à l’Auto- promotion Féminine (CAAF);
• Le Projet d’Appui à la Promotion de l’Education de Base en Moyenne Guinée
(PAPEBMGUI);
• Les groupements;
• Le PAONG;
• La Radio Rurale;
• Le Club Amadou Hampaté BAH;
• L’Association Pottal;
• Siradio BAH ;
• Les Artistes traditionnelles ;
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Dans l’exécution de ses activités, la CPTAFE rencontre les difficultés suivantes :
• Manque de moyens logistiques ;
• Insuffisances des capacités institutionnelles (gestion, marketing de l’ONG,…) ;
• Reconversion des ex-exciseuses dans d’autres activités génératrices de
revenus ;
• Persistance dans certaines familles de certaines pratiques néfastes à la santé
des jeunes filles (infubilation).
Perspectives
Dans l’avenir, l’ONG envisage de réaliser les activités suivantes :
• Organisation d’une cérémonie officielle de dépôt des couteaux de l’excision pour
les ex-exciseuses qui en veulent et leur reconversion dans des activités
génératrices de revenus ;
• Appui aux ex-exciseuses à s’organiser en groupements ;
• Formation des membres de l’Antenne Régionale en technique de gestion, de
communication, de mobilisation de ressources et en marketing ;
Connaissance et participation à l’élaboration et à la mise en œuvre de la SRP
Les responsables rencontrés connaissent la SRP mais n’ont pas participé à son
élaboration car non consultés. L’ONG a tout de même été invitée et a répondu à
l’atelier de validation de la SRP régionale. Elle entend participer à la mise en œuvre
de la SRP.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Les membres de l’ONG ont quelques craintes et inquiétudes quant à la mise en
œuvre de la SRP qui sont :
• La mauvaise gestion des fonds qui seront alloués (détournement à tous les
niveaux) ;
• L’inconscience des responsables d’exécution des Projets.
35
1.9 L’Institut National pour l’Appui au Développement Rural (INADER)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
La vision de l’INADER est que les paysans guinéens deviennent des professionnels
organisés au sein d’entités nationales autonomes et dynamiques, véritables
interlocutrices des pouvoirs publics et des autres partenaires du monde rural,
capables d’assurer l’amélioration de leurs conditions de vie.
Pour appuyer la réalisation d’une telle vision, il se donne deux missions :
• Développer les capacités des acteurs paysans, par la formation et l’appuiconseil, afin d’améliorer leur productivité, leur gestion et de s’organiser plus
efficacement ;
• Contribuer au renforcement des compétences des agents des structures
d’appui au développement du monde rural, notamment les projets, pour qu’ils
puissent mieux aider les acteurs paysans à relever leurs défis.
Les domaines d’intervention de l’INADER sont variés. Pour les acteurs paysans, il
propose des formations en :
• Agriculture et Elevage ;
• Gestion et commercialisation des produits agricoles ;
• Gestion des groupements et coopératives ;
• Gestion durable de l’environnement ;
• Gestion des collectivités décentralisées ;
• Conservation et transformation des produits agricoles ;
• Alphabétisation fonctionnelle.
Pour les Agents des structures, il propose des formations et des appuis- conseils en :
• Elaboration et gestion de micro projets ;
• Elaboration de supports pédagogiques ;
• Elaboration et mise en œuvre de plans de développement communautaires ;
• Modération d’atelier ;
• Méthodologie d’Approche participative du milieu ;
• Communication/ tenue de réunions, techniques d’animation etc.) ;
• Diagnostic participatif (DP) ou Méthode Accélérée de Recherche participative
(MARP) ;
• Evaluation de projets en animation d’auto- évaluation des groupes de base.
Outre ces domaines qui précèdent, INADER réalise à la demande, des
études/évaluations et créations de supports pédagogiques écrits (livres) ou
audiovisuels (boîte à images, sketches, affiches, etc.), des appuis à l’élaboration de
Plan d’Orientations et d’Actions.
INADER utilise plusieurs méthodes participatives de formation rapprochée. Ces
méthodes varient en fonction de l’environnement et des défis des partenaires. Parmi
celles-ci, on peut citer :
• Les sessions dans la langue la mieux maîtrisée par les participants et dans
leur milieu socioprofessionnel pour favoriser la participation de tous et la mise
en application des contenus ;
• Les ateliers de création de démarches adaptées aux réalités des
bénéficiaires ;
• Les séminaires ;
• Les voyages de découverte et d’échange d’expériences ;
36
•
Les mises en contact des bénéficiaires avec d’autres partenaires.
Il convient de signaler qu’avant l’action de formation proprement dite, INADER peut
réaliser un diagnostic participatif pour mieux centrer celle-ci sur les préoccupations
effectives des bénéficiaires.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
L’Institut National pour l’Appui au Développement Rural (INADER) est une
organisation non gouvernementale créée en octobre 1997 à N’Zérékoré en Guinée
Forestière.
Les zones d’intervention sont N’Zérékoré, Kankan et maintenant Labé depuis avril
2003.
Sa création répond à la nécessité de mettre à la disposition des acteurs ruraux et des
organismes d’appui au développement de la Guinée, une structure de formation et
d’appuis- conseils vivant et travaillant dans leur environnement.
INADER vise trois publics prioritaires qui sont :
• Les Agriculteurs (jeunes, femmes et adultes) de préférence en groupes :
groupements, associations, unions, fédérations ;
• Les Artisans dont les activités sont liées à l’agriculture, à l’élevage ou à la
gestion de l’environnement et à la protection de la biodiversité ;
• Les agents des structures d’appui au développement à la base
(animateurs/vulgarisateurs, cadres et responsables des projets ou des ONG).
Budget, bailleurs de fonds
Informations indisponibles.
Résultats attendus
Au terme d’une analyse de l’évolution du contexte rural guinéen, par les acteurs
ruraux eux - mêmes et les principaux organismes d’appui intervenant dans ce
secteur, l’INADER s’est défini sept (7) orientations majeures :
• L’amélioration de la productivité pour rendre les acteurs paysans plus
compétitifs et donc mieux préparés à faire face aux exigences de la
mondialisation ;
• La gestion durable de l’environnement pour préserver la biodiversité ;
• La structuration du milieu pour permettre aux acteurs paysans d’instaurer une
unité d’action afin de mieux progresser et de mieux défendre leurs intérêts ;
• L’amélioration de la Gestion afin que les acteurs paysans utilisent au mieux
les ressources pour améliorer réellement leurs conditions de vie ;
• L’alphabétisation fonctionnelle pour permettre aux agriculteurs d’accéder à
l’information afin de développer une agriculture de métier ;
• L’appui au renforcement des capacités des collectivités décentralisées pour
rendre les communes rurales de développement plus opérationnelles ;
• L’appui aux structures de développement à la base pour démultiplier la
capacité d’appui aux acteurs ruraux.
37
Réalisations
Les services offerts par l’INADER en matière de formation porte sur les thèmes
suivants :
• Approche du milieu ;
• Techniques d’animation pour l’auto promotion rurale ;
• Méthode active de recherche participative ;
• Approche d’appui aux dynamiques organisationnelles paysannes (ADOP) ;
• Rédaction administrative ;
• Gestion de projet ;
• Gestion financière et comptable simplifiée ;
• Conception/ élaboration de projet ;
• Alphabétisation de base ;
• Alphabétisation fonctionnelle adaptée aux activités des apprenants ;
• Esprit associatif ;
• Gestion des récoltes ;
• Gestion de l’eau ;
• Gestion durable de l’environnement ;
• Lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et la drogue ;
• Education de l’enfant ;
• Formation sensibilisation sur les IST/SIDA ;
• Décentralisation et bonne gouvernance ;
• Management stratégique ;
• La programmation du développement local ;
• Elaboration d’offre de prestation de service ;
• Suivi/ évaluation de projets de développement local ;
• Maîtrise des filières ;
• Auto- évaluation assistée ;
• Auto- évaluation par la méthode SEPO ;
• Formation des formateurs en animation de formation ;
• Modération d’ateliers ;
• Evaluation de projets/ programmes ;
• Education entre adultes ;
• Genre et développement ;
• Techniques de médiation ;
• Gestion des finances ;
• Gestion du Personnel ;
• Conseil agricole ;
• Commercialisation des produits agricoles
Synergie
INADER collabore avec une multitude d’institutions dont les principales sont les
suivantes :
L’Union Européenne Bruxelles
Elle finance à hauteur de 50% le projet d’appui à l’installation des jeunes
déscolarisés (PJN) pour quatre (4) ans dont :
• Une phase test d’un an (mai 2000 – avril 2001) ;
• Une phase de diffusion de trous (3) ans (mai 2001 – avril 2004).
38
Le montant de la subvention de l’union européenne pour les quatre ans est de
186.000 euros.
La Communauté Laïcs missionnaires catholiques (CLMC)
La CLMC est une ONG italienne qui a son siège à Gènes. Elle apporte un appui
institutionnel à l’INADER et participe au financement du projet jeune à hauteur de
15% de l’enveloppe soit 56.200 euros.
Le service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’Ambassade de France
Le SCAC finance le fonctionnement du CAOPA/GF dont l’INADER est l’opérateur
technique et financier. Le contrat est de trois ans à partir de juin 2001 et l’enveloppe
de 164.850.000 Fg/an.
Le Projet de Gestion des Ressources Rurales / Mesures Riveraines (PGRR/GTZ)
Le PGRR/GTZ collabore avec l’INADER dans le domaine de la formation de ses
cadres et agents de terrain et des groupements qu’il appuie.
Plan Guinée
Il fut le premier partenaire de l’INADER. La collaboration entre les deux structures
remonte à mars1998 lors de la mise œuvre de la phase pilote du PACV. A l’époque,
Plan Guinée avait confié à l’INADER :
• La formation à la MARP des conseillers communautaires, animateurs
villageois et personnes ressources de la CRD de Bowè ;
• La réalisation du Diagnostic participatif dans les douze (12) villages de la
même CRD ;
• La rédaction du rapport du DP.
Actuellement, l’INADER participe au renforcement des compétences des animateurs
communautaires des ONG partenaires de Plan Guinée.
Le Gouvernement Guinéen et la Banque Mondiale
Dans le cadre de la mise en œuvre du PACV, l’INADER intervient comme opérateur
du PACV dans les CRD de Konsankoro et Sibiribaro dans la Préfecture de
Kérouané, de Tokonou dans la Préfecture de Kankan et de Faralako dans la
Préfecture de Mandiana où il réalise des actions d’appui qui visent à améliorer la
gouvernance locale et la capacité des élus locaux à promouvoir un développement
participatif et équitable.
Institut de Coopération Internationale de la confédération Allemande pour l’Education
des adultes (IIZ/DVV).
Cet institut allemand collabore avec l’INADER dans les domaines de l’appui
institutionnel par la formation du Personnel de l’INADER et du financement d’un
projet d’alphabétisation à hauteur de 98.000.000 FG.
La Direction Nationale de l’Elevage (DNE)
La Direction Nationale de l’Elevage collabore avec l’INADER dans les domaines :
• de la formation des responsables des groupements, unions et fédérations des
éleveurs de la Guinée forestière et de la moyenne Guinée ;
• de l’appui à la réalisation des bilans diagnostics des OP et l’élaboration des
plans d’orientation et d’action des groupements d’éleveurs.
39
ONG Nationales
APEK - Agriculture Kindia
APEK - agriculture collabore étroitement avec l’INADER dans le cadre du
renforcement des capacités de ses cadres et agents de terrain et dans celui de la
mise en œuvre du projet jeunes déscolarisés - Guinée (PJD/G) qui est dans sa
phase d’élaboration.
La structure d’appui aux réseaux d’agricultrices, agriculteurs (SARA)
SARA collabore avec l’INADER dans le cadre de la réalisation en réseau du PJD/D.
Assistance au développement communautaire et associatif (ADECOMA)
Cette ONG nationale spécialiste entre autres de l’appui à la transformation des
produits agricoles appuie l’INADER dans la mise en œuvre du projet d’appui à la
production, à la conservation, à la transformation et à la commercialisation des
produits agricoles. En outre, elle collabore avec l’INADER dans la mise en œuvre du
PJD/D.
Organisations Professionnelles Agricoles et Collectivités Décentralisées
Fédération des paysans du Foutah Djallon (FPFD)
La fédération des paysans du Foutah Djallon (FPFD) collabore avec l’INADER dans
le domaine de la formation de ses techniciens et dans le cadre de la mise en œuvre
du PJD/G.
La mairie de Yomou
Elle collabore avec l’INADER dans le cadre de la recherche de partenaires pour une
coopération décentralisée avec les collectivités du Nord. Et dans le cadre de la mise
en œuvre du projet jeune - Genre d’appui à la production, à la conservation, à la
transformation et à la commercialisation des produits agricoles.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Les difficultés rencontrées se résument pour l’essentiel :
• le marché de la formation dans la région n’est pas aussi porteur qu’on le
pensait. Cette situation limite les ambitions de l’ONG en terme d’activités et de
développement institutionnel ;
• Il est extrêmement difficile de recruter sur le marché de l’emploi des cadres de
haut niveau qui acceptent s’installer à N’Zérékoré. Cette situation a conduit à
faire venir de la côte d’ivoire le responsable du suivi/ évaluation et étude de
projets de l’ONG en juillet 2001 ;
• L’éloignement de Conakry, lieu de décision et siège des principaux
partenaires ;
• Les difficultés de communication (téléphone, courrier électronique) ;
Les mesures envisagées pour surmonter ces difficultés (Perspectives):
•
•
•
•
•
Continuer de faire connaître l’INADER dans la région ;
Intensifier les activités au niveau des autres régions de la Guinée ;
Continuer à faire venir des cadres de l’extérieur si nécessaire, bien que ça
coûte cher, pour maintenir la qualité de nos prestations ;
Ouvrir une représentation de l’INADER à Conakry ;
Développer le partenariat avec les groupements d’éleveurs, d’agriculteurs.
40
La principale contrainte se situe au niveau du manque de courant dans la région.
Cette situation oblige à se fournir en courant au moyen d’un groupe électrogène avec
ses conséquences liées aux courts- circuits, qui dans un cas ont grillé deux hauts
parleurs, un photocopieur et l’unité centrale d’un ordinateur, sans compter
l’hémorragie financière que cela entraîne au niveau d’une jeune ONG. Ce qui oblige
à un arrêt de travail chaque fois qu’il y a un orage.
Perspectives
Informations indisponibles.
Connaissances du DSRP
L’ONG connaît la SRP.
Participation à l’élaboration du DSRP (national et/ou régional)
Informations indisponibles.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
L’ONG estime qu’elle participe effectivement à la mise en œuvre de la SRP dans le
cadre de son partenariat avec le PACV dans les régions de Kankan et de
N’Zérékoré.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
L’ONG ressence les craintes et inquiétudes suivantes :
• Mise à l’écart des bénéficiaires dans la mise en œuvre ;
• L’accès aux fonds qui seront mis en place (procédure, capacités des
collectivités à la base à monter des projets éligibles et bancables) ;
• Marginalisation de certaines régions (celles où évoluent moins d’ONG et de
Projets et Programmes d’appui) par rapport aux autres régions.
41
1.10 PRIDE/ Formation
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif de l’ONG est d’apporter aux entrepreneurs, acteurs de la société civile, aux
partenaires des projets et programmes à l’administration déconcentrée et
décentralisée une meilleure formation et l’assistance technique de qualité en terme
d’études et de conseils. Ainsi que contribuer à la création d’une masse critique
d’entrepreneurs sains et réussis.
Ses domaines d’intervention sont les formations sur les axes Croissance
économique, Démocratie et Bonne Gouvernance, VIH /SIDA, organisation,
appui/conseils pour améliorer les Services Sociaux de Base, des Etudes et des
Conseils.
PRIDE travaille avec l’approche participative active avec diagnostic, sondage,
interviews services de formation d’études et de conseils taillés sur mesure ; définition
au préalable des indicateurs d’impact et de performance et de système de suivi/
appui conseils et évaluation.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
PRIDE en tant qu’ONG a été créée en Septembre 1993 et a 10 d’années
d’expériences dans le développement.
Ses populations cibles sont : Entrepreneurs, entrepreneurs potentiels, acteurs de la
société civile, Personnel et bénéficiaires des Projets et Programmes de
Développement, le Personnel de l’administration déconcentrée et décentralisée.
PRIDE/ GUINEE Formation est une ONG Nationale qui couvre les 33 Préfectures du
pays et la ville de Conakry avec des antennes régionales dans toutes les régions
naturelles.
Budget, bailleurs de fonds
Les ressources financières mobilisées entre janvier 2000 et décembre 2002 en FG
se présentent comme suit:
Cotisations des membres :
410 000 FG
Subventions
:
641 355 FG
Prestation de services
: 1 270 288 882 FG
Résultats attendus
Informations indisponibles.
Réalisations
Ci- dessous les réalisations de l’ONG entre janvier 2000 et décembre 2002 sont
présentées :
•
•
•
Plusieurs dizaines de contrats de prestations ont été réalisés dans le domaine
des formations à l’esprit d’entreprise, le marketing, la comptabilité simplifiée, la
gestion simplifiée le service client, le management, la planification,
l’élaboration des minis plans d’affaires, etc.
Plusieurs études, Consultances, Diagnostic et Conseils individualisés ;
Au niveau National 7.014 personnes formées en entreprise dont 2.715
femmes, un atelier animé au Sénégal, une consultation pour le Projet Dyna du
Sénégal, intervention dans des forums, conférences sous – régionales sur le
Business Développement Services ( BDS ).
42
•
Dans les zones du contrat PEGRN ( villages de Lélouma Tougué, Kindia,
Dabola, Labé sont enregistrés 1.331 micro- entreprises nouvellement créées,
3.518 micro entreprises en extension. 2.449 micro- entreprises ont adopté les
nouvelles pratiques de Gestion et 2.350 ont une existence de plus d’un an.
Synergie
Les partenaires de PRIDE sont : Ministères, USAID, Banque Mondiale, Grandes
Sociétés Privées ou mixtes ; ONG locales et étrangères ; Cabinet Privés de
formation Etudes et Conseils tant en Guinée que dans la sous- région.
Partenariat avec d’autres ONG :
• ONG internationales: PRIDE collabore étroitement avec des ONG et des
Cabinets privés Américains (VITA ; Winrock ; Chemonics ; Land O’Lack ;
International Business Initiative ; Management Systems International); le
réseau CGAP /CAPAF pour le renforcement des capacités des institutions de
micro- finance qui a son siège à Dakar et dont PRIDE est le partenaire exclusif
pour la Guinée.
• ONG nationales: l’ONG est membre du forum des ONG et sympathise avec
toutes les ONG Nationales.
• ONG locales : PRIDE travaille avec les ONG locales à Labé (UGVD,
Ballal/Guinée); VAPE a Tougué ; IBGRN à Dabola ; et autres ONG locales de
Kankan et N’zérékoré.
• Niveau de participation à la mise en place du collectif des ONG : PRIDE se
plaint d’être marginalisé par les responsables du Forum. Et tout récemment,
dans la mise en place du conseil National des Organisations de la Société
Civile où l’ONG n’a pas été invité à l’assemblée Générale.
• Niveau de participation à la mise en place du conseil de la société civile : Non
associé.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Parmi les difficultés rencontrées on peut citer: Le paiement des services de
Formation Etudes et Conseils par les bénéficiaires eux- mêmes est difficile a réaliser
à 100 %, et pourtant l’ONG y tient. La gestion des contrats avec certains services
Publics est difficile (report de programmes, paiement des prestations difficultés
conjoncturelles).
Perspectives
Informations indisponibles.
Connaissances du DSRP
PRIDE /GUINEE FORMATION connaît bien le DSRP, surtout les trois principaux
axes : Croissance ; Démocratie et Bonne Gouvernance et les services sociaux de
Base.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’ONG a participé dans les réflexions au niveau des régions du 28 Août au 14
Septembre 2002 et pour la ville de Conakry le 16 Octobre 2002, elle était bien
représentée aux discussions organisées par le CES et la Mission résidente de la
Banque Mondiale en GUINEE le 30 Janvier 2003 à Conakry (NOVOTEL) : Rôle
potentiel de l’ONG dans la mise en œuvre du DSRP ; Des formations de qualité des
43
Etudes et Conseils : Grande capacité pour appuyer l’émergence et le développement
des activités génératrices de revenus surtout pour les femmes et les jeunes ;
Participation à la mise en œuvre de laSRP (nationale et/ou régionale)
Actions concrètes de l’ONG : Formations en entreprenariat ; en Organisation des
structures locales (Groupements, Coopératives, Associations de jeunes et de
femmes), activités de prévention et redéfinition des impacts du VIH/SIDA sur les
couches vulnérables. ; Formations et accompagnement des acteurs locaux des CRD
et villages sur les thèmes de Décentralisation et la Bonne Gouvernance Locale.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Les craintes de l’ONG sont les suivantes: Manque de cohésion entre les
Organisations de la société civile ; manque de leadership réel et de transparence,
risque de virer dans la politique politicienne.
44
1.11 Réseau Guinéen d’Entrepreneurs dans l’Agriculture Durable (REGAD)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Le Réseau Guinéen d’Entrepreneurs dans l’Agriculture Durable « REGAD » est une
Organisation Non Gouvernementale regroupant des entrepreneurs réussis et des
intellectuels aguerris évoluant à travers le territoire guinéen pour un développement
durable.
Sa mission est de :
• Diffuser des expériences et savoir- faire aux collectivités, aux organisations
paysannes ;
• Réaliser des infrastructures rurales de base ;
• Promouvoir une nouvelle génération d’entrepreneurs respectueux de
l’environnement ;
• Appuyer les femmes entrepreneuses dans l’Agriculture Durable ;
• Contribuer à la création de la richesse nationale par l’Agriculture Durable ;
• Résorber le chômage et l’exode rural.
Par une expertise de qualité, le Réseau REGAD offre une assistance efficace dans
les domaines ci-après :
• Enquêtes ;
• Etudes ;
• Formation ;
• Conseils ;
• Réalisation physique.
Tout ceci est :
• Gestion conservatoire des Ressources Naturelles ;
• Infrastructures Rurales Durables ;
• Agriculture Durable ;
• Elevage comme activité économique rentable
l’Environnement ;
• Développement intégré.
et
respectueuse
de
Le Réseau REGAD est une équipe-choc d’Entrepreneurs et de scientifiques
développeurs, Chercheurs, Pédagogues, Techniciens, Eleveurs, Agronomes,
Enquêteurs, Environnementalistes, Ingénieurs, Sociologues, Economistes,
Informaticiens, Géomètres – Dessinateur, Ouvriers qualifiés, Laborantins.
Ses méthodes techniques de travail sont :
• Enquêtes / diagnostics participatifs ;
• Connaissance des sols, des carrières, des plantes, des animaux, du climat ;
• Elaboration de plans graphiques, formulation de documents de projets ;
• Analyses de laboratoires ;
• Traitement informatique de données ;
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La zone d’intervention du REGAD couvre toute la Moyenne Guinée avec comme
groupe cible les collectivités, les groupements d’intérêt économiques, les projets de
développement.
45
Budget, bailleurs de fonds
Le budget pour les deux dernières années se compose de la manière suivante :
2002 : 280 millions de francs guinéens ;
2003 : 60 millions de francs guinéens.
REGAD a différents bailleurs de fonds qui sont :
• Le Groupement des Volontaires Civiles dans le volet Programme d’Ajustement
Structurel de l’Education 2ème phase (GVC /PASE II) ;
• Le PACV ;
• La GTZ ;
• Le Programme de Réhabilitation Agricole et Appui au Développement Local
(PRAADEL) ;
• Le Projet Bafing- Falémé.
Résultats attendus
L’ONG a sept résultats à atteindre qui sont :
• Groupes cibles formés et alphabétisés ;
• Renforcement des capacités des groupes cibles obtenu ;
• Plans de développement locaux formalisés ;
• Gestion conservatoire des ressources naturelles maîtrisée et appliquée ;
• Exode rural limité ;
• Revenu des paysans augmenté ;
• Taux de scolarisation augmenté ;
Réalisations
Au nombre des réalisations de l’ONG, on peut compter :
Ferme Agropastorale de Boboya à Kindia avec :
• 20 ha de culture fourragère (panicum et stylosanthes) dont la valeur des
aménagements s’élève à 52 millions de FG ;
• 65 bovins entretenus ;
• 1.070 pieds de divers arbres fruitiers plantés.
Etablissement commercial BHB au capital de 50 millions de FG avec des produits
locaux de riz, huile de palme ;
Bureau d’Expertise et de constructions EKC avec les Réalisations ci-après :
• Etudes topographiques de 1.295 ha de plaines et bas-fonds à Lélouma et
Dalaba pour Projets de développement ;
• Etudes de pistes, ponts, magasins de stockage et barrages hydro- agricoles
sur financement de la Banque Internationale de Développement (BID) et le
Fonds d’Equipements des Nations Unis (FENU) ;
• Identification de dix bassins représentatifs pilotes et élaboration d’une
stratégie de mise en valeur pour une Agriculture Durable sur financement du
Fonds International pour le Développement de l’Agriculture (FIDA) ;
• Aménagement hydro- agricole de plaines à Garambé, Safâtou (Labé),
(Tougué), à Ditinn (Dalaba), à Dounet (Mamou) sur financement du FIDA,
privé, Ambassade d’Allemagne, FENU ;
• Construction d’Ecoles, Centres de Santé, à travers la Moyenne Guinée sur
financement FIDA, Ambassade des USA.
46
Synergie
Ses partenaires sur le terrain sont :
• Collectivités rurales ;
• Projets de développement ;
• Groupements d’intérêt économique ;
• Entrepreneurs agricoles ;
• ONG ;
• Femmes ;
• Gouvernement ;
• Bailleurs de fonds.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Au nombre de difficultés que rencontre l’ONG on peut citer :
• Manque de financement ;
• Manque d’encadrement tel l’appui du PAONG ;
• Manque de contact avec des bailleurs de fonds ;
Perspectives
Un projet de développement durable de la CRD de Madina Salambandé (Mali) est
élaboré. Une recherche de financement est en cours. Une formulation de plans de
développement durable pour d’autres CRD est en perspective. La participation à la
mise en œuvre de la SRP au niveau régional est en perspective.
Connaissances du DSRP
Les responsables de l’ONG ont Connaissances du DSRP pour avoir participé à
plusieurs journées de débats explicatifs au niveau régional et aussi avec des
missions de la GTZ.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’ONG n’a pas participé à l’élaboration des documents.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
REGAD est disposé et souhaite participer à la mise en œuvre de la SRP. En effet,
les objectifs de l’ONG vont en droite ligne avec ceux de la SRP.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Par rapport à la SRP, le REGAD voit deux problèmes majeurs :
• Le manque de financement ;
•
L’absence de synergie dans la mise en œuvre.
47
1.12 Association Guinéenne pour le Bien Etre Familiale (AGBEF)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’AGBEF aspire à une société dans laquelle les individus et les familles jouissent
effectivement de leurs droits à la santé dans le respect des rapports d’égalité et
d’équité entre les sexes.
L’AGBEF se fixe comme mission d’assurer des services de santé sexuelle et
reproductive de qualité en vue de réduire la mortalité maternelle, réduire et contrôler
les IST/SIDA, éliminer les avortements à risque, et les pratiques traditionnelles
néfastes à la santé de la femme.
Elle s’emploiera à créer un environnement favorable à la promotion des droit et
responsabilité des femmes et des jeunes dans le but d’obtenir des comportement
seins pour une fécondité maîtrisée et une parenté responsable.
La stratégie d’intervention s‘appuie sur la sensibilisation et la formation.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
C’est une ONG nationale qui opère depuis 1984, date de sa création. L’intervention à
Labé est depuis 1997.
L’Antenne, dans le cadre du Projet Vision 2000 couvre six Préfectures de la
Moyenne Guinée à savoir : Mamou dans les Sous- Préfectures de Kégnéko et
Boulliwel, Dalaba dans les Sous- Préfectures de Kankalabé, Bodie et Kebaly, Pita
dans les Sous- Préfectures de Ley Miro, Doghol Touma, Ninguélandé et Bourouwal
Tappé, Mali dans les Sous- Préfectures de Madina Wora et Doghel sigon, Koundara
dans les Sous- Préfectures de Guingan et Sarebhoidho et dans la Préfecture de
Labé.
Les axes stratégiques de l’AGBEF sont : Promotion des droits et responsabilité des
jeunes et adolescents en matière de santé sexuelle et de la reproduction. Il a pour
publics- cibles : jeunes, adolescents, parents, législateurs, décideurs.
Résultats attendus
L’AGBEF a quatre résultats à atteindre :
• Comportements sains et responsables ;
• Retardement du début de l’activité sexuelle ;
• Elimination des mariages précoces ;
• Réduction des grossesses précoces ;
En regardant les choses plus en détails, il en découle :
IST/SIDA : le public cible se constitue des jeunes et des adolescents et les résultats
attendus sont :
• Réduction de l’incidence des IST/SIDA ;
• comportements sexuels sains et responsables ;
• Prise en charge des malades du SIDA ;
Promotion des droits et responsabilités des femmes en matière de santé sexuelle et
reproductive : les publics- cibles sont les décideurs, les hommes et les femmes avec
comme résultats attendus :
• Habilitation de la femme (statut reconnu et respecté) ;
• Emancipation économique de la femme ;
• Elimination des violences à l’égard des femmes ;
48
•
•
•
Elimination des mariages forcés ;
Retardement de la première grossesse ;
Disponibilité des services de SSR spécifiques, appropriés et de qualité.
Maternité sans risque et avortement à risque : les groupes cibles sont les femmes en
âge de procréer, les jeunes et les décideuses avec comme résultats attendus :
• Réduction des grossesses non désirées ;
• Réduction de la mortalité maternelle ;
• Participation des communautés à la prise en charge des grossesses à risque ;
• Réduction des taux de fécondité ;
• Espacement des naissances ;
• Prise en charge efficace des cas de stérilité ;
Développement et renforcement institutionnel : le groupe cible se constitue de
personnel et de volontaires dont les résultats attendus sont :
• Manuel de procédure et de gestion administrative et financière opérationnel et
efficacement utilisé ;
• Capacités de pilotage (coordination, leadership et organisation) de
programmation, mise en œuvre, suivi/évaluation renforcées ;
• Un système d’information et de gestion (SIG) efficient à des fins de prise de
décisions ;
• Une vision, une stratégie et une culture de reddition des résultats développés ;
• Ressources stables : diversification des sources de financement, génération
locale de ressources, accroissement des ressources de l’AGBEF ;
• Elargissement de la base de volontaires de qualité ;
• Amélioration du système de gestion des volontaires.
Budget, bailleurs de fonds
L’ONG travaille sur la base d’un budget de programme. Chacun des trois Projets
actuellement exécutés a son budget :
• Projet Vision 2000 : 600 220 Dollars Américains sur six ans (1997-2003) ;
• Projet Jeunes : 47 000 Dollars Américains sur un an ;
• Projet Contraception d’Urgence : 147 000 Dollars Américains sur 18 mois ;
• Les différents bailleurs de fonds : IPPF (subvention chaque année), UNICEF,
USAID, FNUAP, FPIA, GVC, PSI, GTZ Santé.
Résultats attendus
L’AGBEF a six résultats à atteindre qui sont :
• Améliorer l’adhésion des populations aux services de santé sexuelle et
reproductive (SSR) à travers le plaidoyer auprès des leaders d’opinion ;
• Améliorer les connaissances des services de soin de santé reproductive de
20.000 autres personnes dont 11.000 jeunes, 5.000 femmes et 4.000
hommes ;
• Accroître l’accessibilité aux services de soins de santé reproductive par leur
intégration dans 18 centres de prestation ;
• Répondre aux besoins non satisfaits en matière de SSR ;
• Promouvoir la viabilité de la clinique modèle ;
• Renforcer la capacité institutionnelle de l’Antenne de Labé.
49
Réalisations
L’ONG a élargie les bases du volontariat, développé ses capacités institutionnelles,
accru d’année en année ses ressources humaines, matérielles et financières.
Elle a acquis la confiance du Gouvernement qui l’associe étroitement à la conception
et à la mise en œuvre de ses programmes de santé et de la population.
Elle a développé des relations diversifiées avec les organisations internationales et
de coopération bi- et multilatérale ainsi qu’avec des organisations non
gouvernementales.
Elle a relevé des défis majeurs dont l’implication des chefs religieux dans la
promotion des services de contraception modernes, l’intégration de la planification
familiale dans les activités de plus de 200 formations sanitaires, la proposition d’un
code de la famille pour la Guinée, la mise en place de services à base
communautaire qui, en plus des contraceptifs non prescriptibles offrent les pilules à
la clientèles en réapprovisionnement dans 600 villages.
Elle a stimulé et obtenu l’adoption d’une politique de population.
Elle a créé et animé des comités au service de la participation des femmes et de
l’éducation sexuelle des jeunes.
L’Antenne régionale est parvenue aux résultats que voici dans le cadre du Projet
« Jeunes » et celui de la Contraception d’Urgence :
Sensibilisation sur la santé reproductive
• 3 500 leaders sensibilisés et motivés pour appuyer les services de sensibilisation
sur la SR ;
• 7 154 hommes, 25 694 femmes, 8 048 jeunes, 600 personnes handicapées, 630
filles mères ont été touchées par la sensibilisation.
Au titre de la production des supports de sensibilisation, on note :
• 2 000 affiches, 500 dépliants, 20 boites à images, 18 panneaux indicatifs des
services, 1 000 manuels de sensibilisation à l’usage des leaders
communautaires, 4 micro- programmes, 1 chanson, 50 pénis en bois, 1 000 TShirts et 2 interviews produites et diffusées, 3 banderoles, 250 calendriers, 340 TShirts, 100 dépliants, une table ronde.
Formation
Une série de 7 formations ont été réalisées depuis 1999. Elles ont permis
d’obtenir :
• 14 Formateurs Régionaux ;
• 39 prestataires compétents en technologie contraceptive et gestion de
service ;
• 39 femmes formées en technique d’animation et service de santé
reproductive ;
• 34 jeunes pairs éducateurs formés en technique d’animation ;
• 34 prestataires compétents en gestion et supervision des services de base
communautaires ;
• 18 animateurs communautaires recrutés et formés pour sensibiliser autour
des centres de santé ;
• 90 agents de services de base communautaires formés pour couvrir 90
districts/villages autour de 18 formations sanitaires ;
50
•
45 jeunes/pairs éducateurs formés pour les activités dans le cadre de la santé
reproductive.
Approvisionnement en produits :
Les produits contraceptifs et les médicaments anti- IST sont régulièrement
approvisionnés ;
En équipements :
• 17 mobylettes,
• 90 vélos,
• 90 paires de bottes et 90 mentaux,
• 90 sacs de transport de produits,
• 17 stéthoscopes et 17 tensiomètres,
• Un équipement complet de laboratoire,
• Construction et équipement d’une clinique régionale offrant des services en
santé reproductive ;
• Construction et équipement d’un Centre de conseil et de prestation pour
Jeunes dans la commune Urbaine de Labé (il est déjà opérationnel).
Prestation de service
Elle est assurée à quatre niveaux :
• A la Clinique Modèle ;
• Aux centres de santé ;
• Aux services de base communautaires ;
• Et aux centres – jeunes.
De 1999 à Septembre 2003, 9 714 nouveaux et 11 352 anciens clients ont utilisé les
services offerts dans les centres de santé.
De 1 997 à 2 003, 9 931 anciens et 3 786 nouveaux clients ont utilisé les services ;
Depuis l’an 2000, 8 993 clients ont utilisé les services dans les services de base
communautaires.
Au niveau de la clinique modèle, 2 015 clients, 113 cas d’infertilité, 927 examens
réalisés au laboratoire de la Clinique Modèle et 24 personnes ont été prises en
charge dans le cadre de la contraception d’urgence.
A signaler que les recettes des prestations des services dans les centres de santé
sont directement versées dans les comptes des mêmes centres de santé.
Pour la clinique Modèle, les recettes s’élèves à 16 391 416 FG.
Les résultats prouvés par l’évaluation à mi- parcours ont permis à l’Antenne de
bénéficier de deux autres projets dans la perspective de la pérennisation des acquis.
Synergie
L’ONG est en partenariat avec la Coordination des ONG Féminine (COFEG), le
CPTAFE, ASFEGMAC et est membre de la coordination régionale des ONG et de la
société civile.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Celles- ci se résume entre autres :
• Au retard dans le décaissement des fonds pour la mise en œuvre du
programme ;
51
•
Au non respect en début de programme par le niveau national du Cash Flow
pour la mise en œuvre du programme.
Perspectives
Il est planifié dans l’avenir les projets suivants :
• Axer la priorité sur la promotion des droits et respect des femmes ;
• Contribuer à la lutte contre les IST et le VIH ;
• Promouvoir le service de SSR des jeunes et adolescents ;
• Avoir les mêmes appuis pour renforcer les services à base communautaire
autour des centres de santé vision 2000.
• Viabiliser les prestations de services au niveau de la clinique modèle.
Connaissances du DSRP
La Coordinatrice régionale affirme ne pas bien connaître la SRP. Elle a eu
connaissance du thème grâce à ses activités en temps que membre du Bureau
Régional de la Société Civile de Labé.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
La Coordinatrice de l’AGBEF n’a pas été invitée à participer aux travaux
d’élaboration du DSRP.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Dans son domaine, l’AGBEF participe à la lutte contre la pauvreté mais sans
bénéficier des fonds PPTE.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Celles- ci se traduisent par les observations suivantes :
• Depuis le démarrage des actions du DSRP, on ne voit rien de concret sur le
terrain ;
• Le contexte économique et social de la Guinée continue de se dégrader
malgré tout le bruit qu’on fait autour de la SRP ;
• La pauvreté est accrue surtout en milieu rural ;
• L’environnement se dégrade de façon très palpable.
52
1.13 Echange Sud / Sud-Ouest en milieu Rural (ESSOR)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif de l’ONG est de ralentir la déforestation, soutenir l’économie locale.
ESSOR travaille dans domaines d’intervention :
• Agroforesterie ;
• Architecture en Briques en Terre Crue (BTC) ;
• Arboriculture fruitière ;
• Education Environnementale en partenariat avec l’INRAP.
Sa stratégie d’intervention est la sensibilisation du partenaire.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La zone d’intervention couvre les Préfectures suivantes : Pita, Dalaba, Tougué,
Télémelé et Faranah.
La durée d’intervention en Guinée est de 13 ans (13 ans dans l’agroforesterie, 10
ans en architecture et 7 ans en arboriculture). Le groupe – cible est composé de
Paysans, artisans.
Budget, bailleurs de fonds
Pour l’année 2003, le budget s’élève à 300 000 000 FG pour l’ensemble des activités
de l’ONG dans le pays.
Les principaux bailleurs de fonds sont :
• Union Européenne ;
• Ministère Français des Affaires Etrangères ;
• Conseil Régional de Midi-Pyrénées ;
• Conseils Généraux de Midi-Pyrénées ;
• Fondation Abbe Pierre ;
• Agence Internationale de la Francophonie ;
Résultats attendus
Pour chaque domaine d’intervention, les résultats attendus sont les suivants :
En architecture
• Appui à 15 briqueteries ;
• Appui à 20 entreprises de construction ;
• Appui à la création de 500 emplois permanents directs ;
Actions sur le terrain
• L’ONG propose la BTC qui ne consomme pas de bois. Objectifs poursuivis :
lutter contre la déforestation, permettre l’accès à un habitat économique de
qualité et sain.
• Formation des artisans briquetiers et les entrepreneurs sur les plans
techniques et économiques. Objectifs poursuivis : créer des emplois durables,
appuyer les jeunes porteurs de projets économiques.
• Soutien et accompagne les professionnels du BTC, constitués en association
nationale. Objectifs poursuivis : consolider les structures professionnelles et
l’intégration du BTC dans le tissu institutionnel, transférer les connaissances
techniques aux centres de formation et aux universités.
53
En agroforesterie
1 500 paysans plantent chaque année 800 000 arbres.
Réalisations
ESSOR a à son actif plusieurs résultats obtenus en arboriculture fruitière : chaque
année, 12 pépiniéristes produisent 7 000 plants pour reconstruire les vergers du
Fouta Djallon.
Synergie
L’ONG est en partenariat avec :
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
L’ONG Piya- Lémounné- Mango (PILEMA) en arboriculture ;
L’Association des pépiniéristes du Foutah (APFO) en arboriculture ;
PEFOR
Le CAM pour l’éducation environnementale et l’embellissement des écoles ;
L’association guinéenne pour la protection de l’environnement durable
(AGUIPED) en éducation environnementale dans les écoles ;
APG BTC en architecture;
L’AJDL ;
Le PEGRN (échange d’informations) ;
L’AJUPE ;
L’APG/ BTC ;
Ministère de l’Agriculture ;
Ministère de la formation ;
Ambassade de France ;
Les Volontaires d’Aide pour la Protection de l’Environnement (VAPE) ;
L’UGVD ;
La Section eaux et forêts ;
L’ENATEF de Mamou en foresterie et en arboriculture ;
L’ISAV de Faranah en foresterie et en architecture ;
Les CFP de Labé, Kankan, Kindia, N’Zérékoré et Ratoma tous en architecture
(BTC) ;
Le Ministère de l’urbanisme et de l’habitat (réflexion commune dans le cadre
de l’urbanisme) ;
Contraintes/Difficultés de l’ONG
L’ONG a trois difficultés majeures :
• Faiblesse des moyens financiers et logistiques ;
• Manque d’électricité et de communication ;
• Manque de sincérité dans le partenariat.
Perspectives
L’ONG a comme perspective :
• Un nouveau programme en arboriculture (4 ans) ;
• Renforcer les capacités de vente de PILEMA ;
• En agro- foresterie, monter un projet dans le cadre de la lutte contre la
pollution ;
• En architecture, renforcer les capacités de productions en BTC et essayer
d’abaisser par là les coûts du loyer ;
54
• Renforcer les interventions sur le plan de l’éducation environnementale ;
• Renforcer les interventions sur tous les plans si le financement de l’UE est
obtenu.
Connaissances du DSRP
L’interlocuteur en a entendu parler.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Il n’a pas participé à l’élaboration de la SRP et n’a pas non plus participé aux
différents ateliers de validation du document.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
A l’ONG, on pense que les interventions cadre parfaitement bien avec la SRP :
protection de l’environnement, lutte contre la pauvreté à travers l’arboriculture
fruitière, etc.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
L’interlocuteur n’était pas bien informé sur la SRP jusqu’ici. Néanmoins, après
l’entretien, il affirme ne pas voir de problème dans la mise en œuvre de la SRP.
55
1.14 Association des Volontaires du Développement
Communautés en Guinée (AVODDEC- Guinée)
Durable
des
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’AVODDEC- GUINEE a pour but de promouvoir et rechercher les moyens
nécessaires pour la satisfaction des besoins réels des populations guinéenne dans
tous ses domaines d’intervention qui sont : l’éducation la santé, l’hydraulique
villageoise et urbaine, l’habitat, la protection de l’environnement, la promotion de la
femme et le développement communautaire durable.
L’ONG prône l’approche participative. Elle stimule ces structures de base pour la
réalisation des actions et programmes de développement avec la participation des
populations bénéficiaires et dans le domaine de leur choix. Elle aide à rechercher le
financement pour la réalisation des micros projets identifiés en priorité avec les
populations les plus défavorisées et les couches les plus démunies qui permettent de
lutter contre la pauvreté.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
AVODDEC- GUINEE a été créée depuis 1990 et est devenue national depuis le 19
mars 2003. La zone d’intervention était la Préfecture de Koubia au départ,
présentement la Région de Labé. Son groupe cible se constitue des communautés
villageoises organisées en groupements, associations, CRD, alliance, etc.
Budget, bailleurs de fonds
Budget et bailleurs de fonds : de février 2002 à 2003 le budget de l’ONG provenant
essentiellement de PACCEQ s’élevait à 51.933.700 GNF avec 547.640 GNF comme
contribution de l’ONG. De 2003 à 2004 le budget est passé à 53.945.800 GNF avec
670.000 GNF comme part de l’ONG. 5% du budget annuel provient des cotisations
de l’ONG et autres 5% représentent la contribution en nature (frais de logement,
déplacement non rémunérés pour le suivi/ évaluation, etc).
Dans le cadre des activités de reboisement ESSOR a mis à la disposition de l’ONG
un montant de 460.000 GNF et des sachets en plastique d’une valeur estimée à
1.400.000 GNF.
Résultats attendus
En guise de résultats à obtenir, on compte :
• 32 bureaux d’APEAE de base formés pour le renforcement de leurs capacités
en gestion, de gouvernance interne, de paidoyer, etc et appui financier pour la
réalisation de leur PAE ;
• 70% des APEAE ont réalisé leur PAE ;
• 3 coordinations d’APEAE ont leurs capacités renforcées ;
• 2 alliances d’APEAE ont leurs capacités renforcées ;
• 2 CRD ont leurs capacités renforcées ;
• 30.000 à 35.000 plants livrés pour grossir le couvert végétal de la Préfecture
d’ici juin 2004 ;
• 15 paysans formés en technique de pépinière, de plantation et d’entretien ;
• Les membres de l’ONG connaissent mieux le DSRP, l’organisation de la
société civile à tous les niveaux et le programme concerté pluri- acteurs sur
les renforcement des capacités de la société civile ;
• L’ONG s’investit dans la recherche de plate- forme de concertation des ONG ;
56
•
•
Le Personnel et les membres du CA sont formés en gouvernance interne,
IST/SIDA et développement, santé, en milieu scolaire, genre et équité, etc ;
14 centres d’alphabétisation fonctionnelle et 60% des inscrits savent lire et
écrire.
Réalisations
La première activité réalisée par l’AVODDEC fut l’achat d’une pépinière d’arbres
fruitiers de 5.000 plants au chef lieu de la sous-Préfecture de Missira, en 1991.
Synergie
L’ONG collabore surtout avec le PACEEQ dans le domaine de l’éducation à travers
les activités suivantes :
• Formation des APEAE de base ;
• Formation des coordinations sous-préfectorale, communale et préfectorale ;
• Alphabétisation (centres d’alphabétisation des populations nécessiteuses) ;
• Formation des CRD et communautés dans la bonne gouvernance ;
• Recrutement et formation continue d’animateurs ;
• Formation du Personnel de l’ONG ;
• Diagnostic Participatif (DP) conduisant à un Plan d’Action d’Etablissement
(PAE) ;
• Planification des activités des différentes écoles qui varie d’une école à une
autre : gouvernance interne, gestion financière, qualité de l’éducation, santé
en milieu scolaire, genre et équité.
AVODDEC participe aux échanges organisés par le PACEEQ avec tous ses
partenaires.
Un autre partenaire de terrain est le PAONG qui organise un forum de concertation
des ONG.
Avec le PAM, le PACEEQ et l’ONG un protocole d’accord est signé pour le suivi des
vivres au niveau des cantines scolaires.
L’ONG a ressemant pris contact avec ESSOR dans le cadre des activités de
reboisement. Cela a abouti au recrutement de deux animateurs et de 15 paysans
pilotes pour la production en juin de 35.000 plans forestiers.
AVODDEC est membre du comité de pilotage préfectoral de l’approche binaire mis
en place par le PSS/GTZ.
L’ONG collabore avec les associations locales et les services techniques
préfectoraux surtout avec l’éducation et la santé ainsi que le Développement Rural.
AVODDEC est membre du Bureau préfectoral de l’Organisation de la Société Civile
et membre du Comité de suivi de la même organisation au niveau régional.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Dans l’exercice de ses activités, l’ONG rencontre un certain nombre de difficultés à
savoir :
• Moyens de communication font défaut ;
• Moyens financiers et logistiques très faibles ;
• Enclavement des zones d’intervention ;
• Taux élevé d’analphabétisme surtout chez les femmes ;
• Insuffisance de partenaires de terrain ;
57
•
•
•
Réticence de certains projets à intervenir dans certaines zones à cause de
leur enclavement ;
Insuffisance dans la formation du Personnel de l’ONG ;
Insuffisance d’équipements (ordinateurs, téléphones, etc.).
Perspectives
L’ONG envisage de mieux s’investir dans le reboisement en collaboration avec
ESSOR. Elle est à la recherche d’autres partenaires de terrain intervenant dans
l’artisanat, la lutte contre le SIDA, la production du coton, etc. AVODDEC souhaiterait
aussi s’engager dans l’entreprenariat pour la construction d’infrastructures scolaires,
de santé, des pistes rurales, etc. Elle projette également d’élargir sa zone
d’intervention par la mise en place d’antennes dans d’autres Préfectures pour mieux
correspondre à son titre d’ONG nationale. Dans un proche avenir, il est prévu de
négocier le renouvellement du contrat le liant au PACEEQ.
Connaissances du DSRP
Le Personnel présent à l’entrevue ne semblait pas du tout être très imprégné du
DSRP, comme c’est le cas presque partout ailleurs. Certains membre ont aperçu les
enquêteurs sillonner la zone de Koubia lors de la phase de diagnostic.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Les membres de l’ONG n’ont pas participé à l’élaboration, mais des collègues ont
représenté l’ONG à l’atelier de validation du document national/ régional. A cet effet,
une commission avait été formée pour étudier le document afin de bien représenter
l’ONG à l’atelier de validation. Mais cette commission n’a pas du tout partagé avec
les autres membres.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (national et/ou régional)
D’une manière ou d’une autre, au dire des membres tout ce que fait l’ONG comme
activités contribue à la réduction de la pauvreté. Donc, elle participe effectivement à
la mise en œuvre de la SRP dans les domaines préalablement cités.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
La première inquiétude de l’AVODDEC est avant tout de savoir si les ONG seront
effectivement impliquées dans la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la
pauvreté.
L’ONG se pose la question aussi de savoir si la participation de l’ONG ne s’arrêterait
pas un jour faute d’appui.
58
1.15 Union des Volontaires pour le Développement de Koubia (UVDK)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif que s’est fixé l’UVDK est de favoriser le développement économique, social
et culturel de Koubia.
Les axes d’intervention de l’ONG multiples et variés sont les suivants :
• Développement de l’éducation de base,
• Lutte contre l’analphabétisme,
• Protection de l’environnement,
• Entretien de pistes,
• Approvisionnement en intrants agricoles et vétérinaires,
• Lutte contre les travers sociaux et les MST/SIDA,
• Lutte contre la pauvreté (assistance aux groupements),
• Amélioration des infrastructures de base.
L’UVDK opte comme stratégie d’intervention l’animation et la sensibilisation des
populations dans tous ses domaines d’intervention.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La Préfecture de Koubia constitue pour le moment la zone d’intervention de l’UVDK
pour une durée d’intervention illimitée.
Son groupe cible est aussi divers que ses domaines d’intervention et comprend
avant tout les paysans et ensuite les jeunes en situation scolaire et non scolarisés
ainsi que les femmes.
Budget, bailleurs de fonds
Comme ressources, l’ONG compte sur la cotisation des membres, les dons, legs et
autres revenus et n’a pour le moment aucun bailleur de fonds.
Résultats attendus
Informations indisponibles.
Réalisations
L’UVDK mène une campagne de sensibilisation sur les MST/SIDA auprès des élèves
du secondaire et des groupements de paysans.
Elle mène des campagnes de sensibilisation auprès de cette couche sociale pour
son organisation afin de pouvoir passer des formations techniques et en
alphabétisation.
Synergie
En collaboration avec la DPE de Koubia, l’ONG a organisé des cours de rattrapage
pour le renforcement du niveau des jeunes filles en difficultés scolaires au niveau des
établissements secondaires. Ces jeunes filles en voie de perdition ont été récupérées
et réinsérées dans le cursus scolaire.
Avec le concours du SNPRV, l’UVDK a engagé des activités visant la protection des
cultures contre les ennemis et maladies (traitement phytosanitaire) et contribue à sa
façon à la promotion des groupements de paysans. Le traitement de termites dans
certaines exploitations a été réalisé ainsi que l’initiation dans l’application d’engrais
dans la culture d’oignon.
59
Grâce à la collaboration avec le Sous- comité d’équité de Koubia l’ONG a pu offrir
des fournitures scolaires au centre Nafa de Saré Kindia.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
L’ONG ne dispose actuellement d’aucun local pouvant lui servir de siège. Raison
pour laquelle tous ses documents sont éparpillés. Elle ne dispose non plus
d’équipements (mobilier). L’ONG manque de bailleurs de fonds, de moyens financier
et logistique. Cette carence rend difficile l’appui qu’elle veut apporter aux jeunes filles
en difficulté, à la confection de matériel didactique et de supports imagés (posters)
servant à la sensibilisation.
Un autre genre de difficultés que rencontre l’ONG se situe surtout au niveau du
groupe cible. Celui- ci se caractérise par un niveau très bas de formation et de
compétences en matière de gestion. Il manque de domaines aménagés accède
difficilement au marché des intrants, des équipements et outillages agricoles. Les
MST/SIDA étant un sujet tabou dans la région, le travail de sensibilisation est rendu
très difficile par ce phénomène surtout à cause de la religion.
Perspectives
La poursuite des activités déjà entamées est l’une des priorités de l’UVDK. Ensuite,
elle entend s’engager dans la valorisation des produits de la biodiversité comme par
exemple le beurre de karité. La transformation agroalimentaire sera introduit auprès
des groupements de paysans pour permettre d’abord de sauver beaucoup de
produits agricoles et ensuite de créer de sources supplémentaires de revenus aux
populations paysannes.
L’ONG envisage aussi de se mettre à la recherche de moyens matériel et financier
pour aider les paysans à confectionner des ruches de type kenyane. Au-delà, il
faudra appuyer le groupe cible à trouver des marchés pour écouler le miel.
Connaissances du DSRP
Les membres de l’UVDK ignorent ce que c’est que le DSRP. Cependant, ils ont vu
des gens qui sont venus à Koubia pour mener des enquêtes au niveau des villages.
Personne n’était réellement bien renseigné sur l’aboutissement des enquêtes. Une
rumeur a circulé selon laquelle l’état réalise un sondage sur la pauvreté et que
seules les familles touchées bénéficieront de l’aide.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’UVDK n’a pas été associé à l’élaboration des DSRP et aucun membre n’a
réellement vu le document.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Les membres de l’ONG estime participer à la mise en œuvre de la SRP dans les
différents domaines d’intervention : éducation, agriculture, santé et construction
d’infrastructures de base.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Comment l’ONG va- t’elle pérenniser ses acquis ? Comment renforcer les capacités
des membres pour mieux agir dans le futur ? Est- ce que les ONG seront-elles
actrices dans la mise en œuvre de la SRP ? Est-ce l’exécution de la stratégie
arrivera à terme ? Voici autant de questions que se posent les membres de l’UVDK.
60
1.16 Association pour le Développement Communautaire en Guinée (ADECOM)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’ADECOM a un objectif multiple. D’abord, la recherche de moyens pour subvenir
aux besoins réels des collectivités dans tous les domaines. Ensuite, l’identification et
l’élaboration des projets avec la participation effective des populations concernées.
La recherche auprès des bailleurs de fonds des financements pour la réalisation des
micro- projets, des PME et pour la commercialisation des divers produits de
consommation et d’expertise. L’ONG assiste en priorité les secteurs les plus
défavorisés et les couches sociales les plus démunies. Elle favorise l’esprit de
créativité et d’entrepreneur. Elle favorise également la réinsertion et la réinstallation
dans les différentes localités les ressortissants qui le désirent en vue de leur
participation dans le processus de développement socio- économique. Elle crée et
renforce l’esprit civique, l’entente et l’entre- aide des populations. Elle protège
l’environnement contre les feux de brousse, la déforestation, la désertification,
l’insalubrité et la pollution. ADECOM contribue à promouvoir une éducation morale et
civique de tous les habitants, la lutte contre les MST/SIDA. Elle encourage la
recherche dans tous les domaines et favorise l’éducation de la jeune fille.
La stratégie prônée est la sensibilisation, la formation et l’éducation.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Créée depuis 1996, ADECOM intervient au niveau de tout le territoire national et a
comme groupe cible toutes les populations à la base.
Budget, bailleurs de fonds
Des budgets pour l’exécution de plans d’action annuels avec les partenaires de
terrain comme WEG/PACEEQ n’ont pas été donnés.
Résultats attendus
Selon les membres de l’ONG, les résultats à obtenir dépendent des activités à
réaliser.
Réalisations
A l’issue d’un Diagnostic Participatif Communautaire (DPC), les Réalisations
suivantes sont obtenues :
• 40 APEAE couvertes, chacune avec son plan d’action, son budget, et son
agrément ;
• 19 de ces APEAE ont reçu le financement pour la mise en œuvre du plan
d’action ;
• Encadrement de 3 coordinations (2 sous préfectorales et une communale)
d’APEAE et une préfectorale. Cet encadrement consiste à un apport en appui
technique (élaboration de plan d’action, de budget, de stratégie de
mobilisation de ressources) et même dans le cadre de leur reconnaissance
officielle (statut, règlement intérieur, agrément) ;
• Encadrement de deux CRD : appui technique dans le cadre de l’élaboration
de plan d’action (PLD), budget, stratégie de mobilisation de fonds, recherche
de partenaires et Synergie entre les différents acteurs dans le cadre de
l’amélioration du système éducatif de la localité ;
• Mise en place et encadrement de deux alliances locales à l’issue d’un DPC ;
• Ouverture de 16 centres d’alphabétisation de toutes les CRD et de la
Préfecture de Tougué ;
61
•
•
•
•
•
•
Evaluation de 5 centres : une centaine de personnes déclarées
alphabétisées ;
Construction de 5 écoles en partenariat avec GVC et KfW ;
Gestion de feux de brousse avec AGIR ;
Renforcement des capacités de certains groupements d’éleveurs et
groupements féminins maraîchers ;
Sensibilisation des populations sur la pendemie du SIDA ;
40 écoles sensibilisées dans le cadre de la scolarisation de la jeune fille et
pour le respect de l’équité genre.
Synergie
L’ONG a collaboré avec GVC et la KfW dans le cadre de la construction
d’infrastructures scolaires.
Avec AGIR elle contribue à la protection de l’environnement. Le PAM lui a passé le
contrat sur la gestion de 20 cantines scolaires. Le VAPE est souvent invité à
participer aux rencontres que ADECOM organise. Il arrive des fois de faire des
campagnes de sensibilisation commune. Enfin, l’ONG collabore avec la DPE dans le
domaine scolaire.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
D’abord, ADECOM ne dispose pas de son propre bâtiment pouvant lui servir de
siège. Ensuite, ses moyens financiers et matériels sont très faibles. Elle enregistre
des difficultés d’accès à certaines zones d’intervention. Enfin, certains partenaires
n’ont pas concrétisé des promesses qui lui étaient tenues. L’ONG souffre du fait
qu’elle ne reçoit pas la retro- information sur les DPC qu’elle effectue avec ses
partenaires sur le terrain.
Perspectives
Dans l’avenir, ADECOM entend diversifier les partenaires et étendre ses domaines
d’intervention. Il lui faudra trouver vite son propre siège ainsi que les moyens
nécessaires pour l’exécution de ses activités.
Connaissances du DSRP
Les responsables de l’ONG ont participé à deux ateliers sur la SRP à Labé. Il s’agit
certainement des ateliers de validation des stratégies régionale et nationale. Mais au
retour, il n’y a pas eu partage avec les autres membres de sorte la connaissance de
la RSP reste très limitée.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Aucun membre n’a été impliqué dans l’élaboration du DSRP.
Participation à la mise en œuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
D’une certaine manière, la lutte contre l’analphabétisme que l’ONG mène, la
stratégie de mobilisation des ressources et leur bonne gestion concourent à la
réduction de la pauvreté.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
•
•
Est-ce que le montant disponible des fonds PPTE est connu par tous les
guinéens ?
Est-ce que tous les fonds débloqués arriveront à destination ?
62
•
•
•
•
•
La confiance ne règne pas du tout entre gouvernants et gouvernés ;
Y aura-t-il transparence entre les différents acteurs de développement ?
La société civile sera-t-elle impliquée dans la gestion des fonds ?
Les fonds PPTE seront-ils recouvrés ?
La SRP n’est- elle pas encore un autre subterfuge de l’occident pour tromper
les pays pauvres ?
63
1.17 Volontaires d’Aide pour la Protection de l’Environnement (VAPE)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif général du VAPE est la mobilisation de volontaires pour la réhabilitation,
l’amélioration et la protection de l’environnement et l’exécution de toutes autres
activités de développement comme la construction d’infrastructures rurales,
l’éducation des populations la santé, l’appui à la prévention et gestion des conflits. Le
développement rural comprenant l’agriculture, l’élevage, la santé et l’éducation,
occupe une place de choix dans le programme que s’est tracé le VAPE.
L’ONG a choisi l’approche participative comme stratégie d’intervention, c'est-à-dire
impliquer de bout en bout les populations dans tout le processus de développement
de leur localité.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Le nord de la Guinée constitue pour le moment la zone d’intervention du VAPE qui a
été créée depuis 1993 et agréée comme ONG nationale depuis 1997.
Budget, bailleurs de fonds
Le VAPE ne dispose pas de budget propre. Cependant, dans la réalisation de ses
activités, il collabore avec quelques bailleurs de fonds. C’est le cas d’ESSOR qui
appuie technique dans le domaine de la foresterie ainsi qu’en logistique.
Le Fonds Social de Développement (FSD) de l’ambassade de France accorde le
financement d’un projet de foresterie sociale dont le montant s’élève à 17 millions de
francs guinéens.
Résultats attendus
Le VAPE s’est engagé à participer à toutes les activités de la zone dans le domaine
de la protection de l’environnement. Il vise à sensibiliser les populations pour la
bonne appropriation des projets de développement qui ont l’intention d’intervenir ou
qui le font déjà.
Il envisage d’aider à la mise en rapport des populations avec les institutions et
organismes de développement. Il appuie à monter des projets et à la recherche de
financement par les populations.
Réalisations
Le VAPE a noué un partenariat avec l’USAID depuis 1994 qui lui a permis de former
12 agents en implantation et en gestion de pépinières et de 4 agents et un animateur
rural en gestion de ressources naturelle (PGRN). Un collègue a obtenu une bourse
de formation en 1996 pour les USA.
L’ONG a contribué à la construction d’un jardin d’enfants par la recherche de
financement et la sensibilisation de la population. Elle également œuvré à
l’installation du Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de Tougué.
Elle a réalisé la plantation de 247.000 plants forestiers dans la commune urbaine de
Tougué et dans la S/P de Kollet en 2001, 2002 et 2003.
Synergie
Le VAPE travaille avec les CRD, la commune urbaine, les districts, les services
publics compétents chacun dans son domaine.
64
L’ONG a réalisé avec le PGRN dans la CRD de Kouratongo un DPC.
Avec AGIR elle a un contrat de gestion des feux de brousse. Ce contrat se traduit par
un protocole de partenariat signé pour mener toutes les activités d’AGIR dans sa
zone d’intervention.
Avec ESSOR, on appuie les populations dans la foresterie.
Le VAPE appuie les associations de développement et les GIE à la recherche de
financement, au développement organisationnel, à la gestion des conflits au niveau
des groupements, etc.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
L’ONG rencontre quelques difficultés, à savoir :
•
•
•
•
•
Difficultés dans la mobilisation des ressources internes de l’ONG ;
Dépendance totale de l’ONG à l’appui externe ;
Faiblesse organisationnelle ;
Manque de ressources financières, matérielles ;
Elle souffre de la rivalité subjective avec les autres acteurs locaux de
développement.
Perspectives
Dans l’avenir, l’ONG envisage :
• Elargir la zone d’intervention sur Koubia, Lélouma et Dinguiraye.
• Renforcer les capacités des membres de l’ONG par des formations et
perfectionnement.
• Rechercher de nouveaux partenaires ;
• Renforcer la collaboration avec les anciens partenaires.
• Appuyer le montage de projets et à la recherche de leur financement pour les
partenaires locaux ;
• Appuyer la création de villages écosanté pilote en Guinée dans le cadre de la
SRP.
• Mettre en place de nouvelles antennes dans les sous- Préfectures de Tougué.
Connaissances du DSRP
Le seul responsable du VAPE rencontré affirme connaître la SRP et dit avoir
participé à un atelier préfectoral au cours de la phase d’enquête.
Des représentants de l’ONG ont participé aux ateliers de validation et disposent du
DSRP national.
Cependant, ceux qui ont participé aux différents ateliers n’ont pas échangé avec tous
les autres membres (sauf avec le Trésorier et l’Administrateur financier chargé de
l’animation rurale).
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Les responsables du VAPE affirment avoir participé à un atelier préfectoral au cours
de la phase d’enquête ainsi qu’aux ateliers de validation. Le document sur la
stratégie nationale est disponible au niveau de l’ONG, mais l’équipe n’a pas échangé
sur le thème pour avoir le même niveau de connaissance. Seulement le Trésorier et
l’Administrateur financier chargé de l’animation rurale se sont entretenus sur le sujet.
65
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
L’ONG ne participe pas encore, mais est disposé à le faire.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Le responsable du VAPE site comme inquiétudes :
• La corruption et corruptibilité à tous les niveaux ;
• Le détournement des objectifs de la SRP ;
• La création d’ONG de récupération ;
• La faiblesse des ONG locales et manque de Synergie entre elles ;
• Est-ce que les ONG vont-elles être impliquées et responsabilisées dans la
mise en œuvre de la SRP ?
66
1.18 Association Guinéenne des Volontaires pour le Développement Endogène
(AGUIVODE)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Les domaines d’intervention de l’AGUIVODE sont diverses : l’alphabétisation, appui
aux groupements maraîchers féminins, reboisement, pisciculture (expérimentation de
5 étangs), santé et éducation.
La stratégie d’intervention est basée sur le faire faire et la sensibilisation.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La Préfecture de Tougué est la zone d’intervention avec toutefois une antenne
installée à Labé et à Conakry.
AGUIVODE est créée en 2002 avec un agrément régional obtenu en 2003. Il vise
comme groupe cible toute les couches sociales : les jeunes, les vieux et les femmes.
Budget, bailleurs de fonds
L’ONG n’a aucun bailleur de fonds et compte sur ses fonds propres composés des
frais d’adhésion (25.000 FG/ personnes), des contributions volontaires mensuelles
de 5.000 FG et des ressources générées par une troupe artistique et théâtrale.
Résultats attendus
AGUIVODE envisage les résultats suivants :
• Appui à au moins un groupement maraîcher par sous- Préfecture (10 sousPréfectures) et la commune urbaine.
• Reboisement des plaines de Tabara de la commune urbaine ;
• Aménagement de 30 étangs de pisciculture ;
• Alphabétisation de 10 groupements féminins de la Préfecture ;
• Organisation de plusieurs conférences de sensibilisation sur les IST et sur la
question genre et équité ;
Réalisations
Au nombre des réalisations d’AGUIVODE, on compte :
• Aménagement de 5/20 étangs ;
• Appui à 6 groupements maraîchers de Dow Tougué, Kouré et Kensouma ;
• Appui à l’émergence d’une assoication villageoise de développement à Dow
Tougué ;
• Voyage d’étude du Président de l’ONG à Bamako pour la pisciculture ;
• Organisation de 3 conférences de sensibilisation sur les IST/SIDA dans la
commune urbaine : au camp militaire, au lycée et au centre Nafa ;
• Appui à l’ouverture d’un centre alphabétisation à Dow Tougué par l’envoi de la
Présidente à Labé pour participer à un séminaire sur l’alphabétisation des
jeunes filles ;
• Commercialisation des plantes accacia mangium destinées à la pleine de
Tabara.
Synergie
L’ONG collabore avec quelques autres ONG et services qui sont les suivants :
• Co- appui avec ADECOM à un centre d’alphabétisation ;
67
•
Co- animation avec le Corps de la Paix américain, la santé et l’éducation sur
les IST/SIDA ;
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Les difficultés et contraintes majeures de l’ONG se résume à :
• Manque de moyens financiers et matériels ;
• Impact de la tradition. Certaines pratiques religieuses constituent des
obstacles dans la sensibilisation de la population sur des thèmes sensibles ;
• Analphabétisme de la population ;
• Enclavement des zones d’intervention.
Perspectives
En perspective, l’ONG compte faire :
• L’extension des activités dans tout le pays ;
• Implication de toutes les couches sociales dans le processus de
développement sans aucune forme de discrimination.
Connaissances du DSRP
Les membres de l’ONG ont entendu parler de la SRP. Ils la connaissent par
l’intermédiaire du consultant indépendant de la GTZ Monsieur Chérif Saala Bah ;
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Des délégués de l’ONG ont participé aux ateliers de validation à Labé ainsi qu’au
forum des ONG organisé au PAONG sur la SRP. Aussi, les membres ont-ils partagé
leurs connaissances sur le DSRP.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Comme l’objectif de l’ONG convergent avec ceux de la SRP, alors on peut dire que
qu’elle participe à sa mise en œuvre.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
AGUIVODE n’est pas sans craintes et inquiétudes concernant la mise en œuvre de
la SRP au titre desquelles on peut citer :
• Les ONG locales qui connaissent mieux le terrain sont souvent écartées.
• Est-ce que la SRP sera réellement concrétisée sur le terrain ?
• Est-ce que le contenu du DSRP est suffisant pour l’amélioration des
conditions de vie des populations ? n’y a-t-il pas de lacunes ?
68
1.19 Association de la Promotion des Femmes de Tougué (APROFET)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
APROFET a pour objectifs généraux d’organiser, former, suivre et appuyer les
femmes pour qu’elles soient capables de lutter efficacement contre la pauvreté et les
inégalités liées au genre.
Ses domaines d’intervention sont : l’éducation, la santé, le maraîchage, l’élevage. La
sensibilisation et la formation restent les stratégies d’intervention de l’ONG.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
APROFET intervient seulement dans la Préfecture de Tougué depuis le 22/05/01
date de sa création et a pour groupe cible les femmes : artisanes, maraîchères,
commerçantes, etc.
Budget, bailleurs de fonds
L’ONG n’a ni budget ni bailleur de fonds.
Résultats attendus
L’ONG compte quatre résultats à atteindre, à savoir :
• Sensibilisation de 50 groupements féminins ;
• Alphabétisation des 50 groupements ;
• Formation des 50 groupements en esprit d’entreprise ;
• Formation de 5 groupements de commerce sur le marketing.
Réalisations
Le peu de réalisations de l’ONG se résume à :
• 7 groupements sensibilisés sur le SIDA,
• 15 groupements sensibilisés pour l’alphabétisation,
• 5 groupements formés en esprit d’entreprise,
• Appui à l’accès aux semences et engrais et matériel agricole à 5 groupements
urbains.
Synergie
APPROFET collabore avec VITA dans le domaine des pépinières de plantes. Il est
appuyé par ADECOM et PRIDE/ FORMATION pour le renforcement des capacités
des membres de l’ONG.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
APROFET souffre de :
• Manque de moyens ;
• Manque de siège ;
• Carence dans la formation.
Perspectives
APROFET, dans le futur, compter aider les femmes pour un développement
économique à se libérer de tous les jougs, alphabétiser le maximum de femmes que
possible et œuvrer pour que les femmes atteignent un haut degré d’autonomie.
69
Connaissances du DSRP
Les femmes rencontrées affirment connaître la SRP. En tout cas, certaines ont
rencontré les enquêteurs lors de la phase préliminaire.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Les membres n’ont participé ni à l’élaboration du DSRP ni aux ateliers de validation.
Mais elles affirment avoir reçu le document et même de l’avoir discuté entre elles.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
APROFET est convaincu d’être dans le processus de mise en œuvre de la stratégie.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Les femmes d’APROFET sont sûres de deux choses :
• Il n’ y a pas de transparence entre gouvernants et gouvernés ;
• Les femmes sont convaincues qu’on restera seulement sur la théorie. En
réalité, il n’y aura aucune réalisation. Aucun objectif ne sera atteint.
70
1.20 Lansa
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
LANSA, du nom d’une montagne située dans la Préfecture de Mali est une ONG dont
l’objectif est d’aider à la réduction de la pauvreté des populations de Mali.
A l’issue d’un diagnostic participatif communautaire (DPC) en 1998, un programme
d’activités avec ADF comme bailleur de fonds a été élaboré.
Les domaines d’intervention sont : l’agriculture, la santé, l’hydraulique villageoise, la
formation, les pistes rurales et l’environnement.
Stratégie d’intervention : un DPC est le point de départ pour identifier et analyser
avec les populations les contraintes du groupe cible. Après priorisation de celles- ci,
on passe ensuite à la recherche de financement, après laquelle des contrats de
travail avec les entrepreneurs sont établis pour l’exécution des activités et avec les
services techniques locaux pour le suivi et l’évaluation avec tous les partenaires.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
La Préfecture de Mali constitue essentiellement la zone d’intervention de LANSA
avec les communautés urbaines et rurales comme groupe cible. L’ONG est créée
depuis août 1998 et agréée le 25 septembre 1998.
Budget, bailleurs de fonds
Le budget de l’ONG se compose de la participation des membres et des subventions
des bailleurs de fonds dont les principaux sont l’ADF, le PACEEQ et l’UNICEF. Ce
dernier a fourni en 1998 des équipements pour les accoucheuses villageoises. A la
même année, le budget de l’ONG s’élevait à 288 millions de FG. pour les périodes
suivantes, un budget annuel de 2 phases a été élaboré. C’est ainsi qu’il a été obtenu
de février 2002 à mai 2003 et de juin 2003 à août 2004 un montant de 100 millions
de FG.
Résultats attendus
Après la réalisation du DPC en 1998, les activités suivantes ont été priorisées et
retenus :
• Appui à 64 APEAE ;
• Ouverture de 17 centres d’alphabétisation dont un féminin ;
• Appui institutionnel à 4 coordinations sous-préfectorales et une communale ;
• Appui institutionnel à 2 alliances locales composées de tous intervenants dans
une zone pour le soutien de l’éducation ;
• Appui institutionnel à 2 CRD et au conseil communal ;
• Appui institutionnel à la coordination préfectorale des APEAE ;
• Appui institutionnel de l’ONG ;
Réalisations
D’abord, tout ce qui a été cité dans les Résultats attendus sont en cours d’exécution.
En plus, toutes les structures citées disposent de leurs papiers juridiques.
En dehors de cela, les Réalisations suivantes ont eu lieu :
• Création de 32 puits améliorés dans les CRD de Madina Wora, Gaya,
Lébékéré et dans la commune urbaine ;
• Construction de 2 postes de santé ;
71
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
Restauration de 2 écoles ;
Construction d’un magasin de pomme de terre ;
Restauration du collège de Madina Wora ;
Formation et équipement de 32 AV dans 3 CRD (Gaya, Lébékéré et Madina
Wora) et dans 5 districts de la commune urbaine ;
Organisation et formation des membres de comité villageois d’entretien de
pistes (CVEP) ;
Formation de 28 animateurs externes en destruction de termitières ;
Formation de 28 animateurs en alphabétisation ;
Formation de 64 membres de comité de gestion de point d’eau, 64 membres
de comités villageois d’entretien de pistes, 20 membres de comités de gestion
de centres et postes de santé, 35 APEAE, 32 encadreurs de lutte contre les
termites, 80 élus locaux en décentralisation et bonne gouvernance ;
Formation de quelques comités de gestion de postes et centres de santé ;
Approvisionnement en petit outillage de cantonnement et vivres des CVEP de
Madina Wora, Lébékéré, Gaya, et la commune urabaine;
Appui technique aux 26 groupements maraîchers.
Synergie
A l’aide de la DPS, les AV et les membres des comités de gestion des centres de
santé ont reçu des formations. La DPE et le PACCEQ de leur coté ont aidé à la
formation des membres des APEAE et des animateurs en alphabétisation ainsi qu’à
la restauration de certaines écoles.
Avec le Génie Rural et le PAM LANSA a réalisé la formation des CVEP, quelques
infrastructures et points d’eau.
La destruction des termitières s’est déroulée grâce au bon soin du SNPRV.
La DND a aidé à la formation des élus locaux. C’est le cas aussi de IFES (Fondation
pour l’Intervention pour les Systèmes électoraux) pour la formation civique.
LANSA a collaboré avec ADECOMA une ONG de la place dans le cadre de la
réalisation d’infrastructures et de PME.
ARSAMA, un Projet de la coopération allemande a aidé au montage d’un système
adapté en alimentation en eau des petits bas-fonds. Enfin, l’ONG affirme avoir
participé à plusieurs concertations dans la région administrative.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Les contraintes et difficultés peuvent être regroupées en deux catégories. La
première concerne celles qui sont liées au terrain (hostilité du milieu naturel) à
savoir : Le territoire est très vaste et très accidentées avec des pistes extrêmement
dégradées. Par exemple, la Sous- Préfecture de Dougountounni est située à 90 Km
de Mali centre dont Yembéring est à mi- chemin. Il faut 3 heures pour parcourir les
derniers 45 Km qui séparent ces deux dernières Sous- Préfectures. Il en va de même
pour la Sous- Préfecture de Touba. Les cibles sont donc très éloignées, les moyens
pour y accéder très limités et les pistes très mauvaises. Les cibles comme ceux de
Téliré, font parfois 60 Km à pied pour venir suivre un séminaire à Yembéring.
La deuxième catégorie de contrainte concerne la nature humaine. La population est
d’une extrême pauvreté. Les contraintes financières sont un facteur limitant qui
72
compliquent la réalisation des activités. L’analphabétisme de populations cibles rend
difficile la réalisation des activités.
Par endroit, l’ONG rencontre des difficultés avec l’administration scolaire qui ne
comprenaient pas le type de partenariat qui les liait dans le cadre des activités des
APEAE qui sont souvent vues comme des inspecteurs ou des gendarmes formés par
le PACEEQ. Des réticences qui subsistent encore quelque part se réduisent peu à
peu.
D’autre part, une insuffisance en formation des membres de l’ONG est ressentie par
les responsables de l’ONG. L’équipement roulant est existant, mais le reste fait
défaut. Le siège actuel est en location.
Perspectives
Il est prévu dans l’avenir les projets suivants :
• Appui technique et logistique à plus de groupements maraîchers surtout
féminins ;
• 64/165 écoles couvertes par l’appui de l’ONG ;
• Continuer la formation des AV ;
• Recherche de partenaires pour l’exécution de plusieurs programmes en vue ;
• Sécurisation des tapades par les clôtures et l’encadrement technique des
petits exploitants ;
• Agrément régional et national pour l’ONG.
Connaissances du DSRP
Les membres de l’ONG ont entendu parler de la SRP. Une commission nationale a
fait un entretien à laquelle ont été conviés les services publics et la société civile.
L’entretien portait sur la pauvreté et les moyens de lutte contre elle. Chaque
participant a expliqué sa façon de procéder dans des travaux de groupes dans
lesquels on a expliqué la définition de la pauvreté. Plus tard, une autre rencontre
pour valider les informations recueillies lors de la première a été organisée. Certains
membres de l’ONG affirment connaître la SRP. L’ONG a reçu le résumé du DSRP
national fait par le consultant Monsieur Chérif Saala Bah, mais ne l’a pas partagé
avec les autres collègues.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
LANSA affirme avoir participé aux ateliers d’élaboration et de validation du DSRP
dont les derniers ont été organisés à Labé.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
De l’avis des membres, l’ONG ne participe pas à la mise en œuvre de la SRP. On se
demande même où en est- on?
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Les membres de l’ONG ne voient pas où la SRP se réalise. Ils ne voient personne
qui vient vers les populations : des classes sans maîtres, des plaines non encore
aménagées, etc. ils ne savent pas si le financement est obtenu. Au départ, les gens
ne savaient pas ce que c’était que la SRP. C’est seulement à l’atelier de validation
que le Président du secrétariat permanent du DSRP a expliqué quelques notions.
Lors des ateliers de validation, on a mis dans les mêmes groupes de travail
nationaux et régionaux ayant différents niveaux d’informations sur la SRP. En fin de
compte, seuls les nationaux ont travaillé entre eux sans aucune restitution après.
73
De l’avis des membres, sans plans d’action dans le DSRP il n’y aura pas d’exécution.
Et il ne faut s’attendre à aucun succès si les populations à la base ne sont pas
impliquées.
On enregistre des difficultés liées aux applications des recommandations. Les
programmes gérés par l’administration publique n’aboutissent jamais à terme.
Personne n’a confiance à la gestion de l’administration publique. Trop
d’intermédiaires entre les décideurs et les bénéficiaires mène à l’échec. Il faut avoir
confiance à ces bénéficiaires et les impliquer dans la gestion.
Avec le minimum de ressources mis à la disposition des ONG, on peu réaliser des
choses plus solides que les services publics ou des gens recommandés.
74
1.21 Association de Développement INDIGO- Guinée (ADI)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
Bien qu’ayant démarré avant, INDIGO est agréée en tant qu’ONG depuis 1993.
Elle est en fait une antenne de l’ONG indigo finlandaise créée à Tempere le 25
octobre 1989 sur l’initiative de Mme Eila Kivekäs.
Les objectifs principaux définis à la naissance de l’ONG étaient, dans un premier
temps, l’augmentation des activités traditionnelles et culturelles pratiquées par les
habitants (et plus particulièrement par les femmes) de l’Afrique de l’Ouest ; et, dans
un deuxième temps, l’ouverture des esprits des finlandais vers l’actualité des pays en
voie de développement. Les membres du conseil d’administration de l’association
étaient des finlandais et le contact guinéen était M. Souleymane Diallo, qui, par la
suite, était élu maire de la ville de Mali en 1995.
Quant à la représentation locale, elle s’est fixée pour objectif : apporter sa
coopération aux efforts de développement des citoyens de sa zone d’intervention
par :
• La promotion de l’artisanat local par l’organisation et la formation des artisans,
la mise en place de micro- crédit et la commercialisation des produits,
• La promotion de l’autosuffisance alimentaire par le développement des
tapades et les cultures maraîchères,
• L’animation et la formation à l’hygiène et la sécurité alimentaire,
• L’appui aux collectivités à la construction et à l’équipement d’infrastructures
communautaires.
L’artisanat ne faisant plus partie des activités de l’ONG depuis 2000, les domaines
d’intervention se réduisent à l’agriculture, la protection de l’environnement, la
formation et la santé communautaire.
La stratégie d’intervention d’Indigo consiste à projeter des activités avec le partenaire
finlandais à travers le Ministère des Affaires étrangères finance. Avec des animateurs
locaux, l’ONG identifie les problèmes des communautés villageoises qui ont sollicité
l’appui aide ceux- ci à rechercher des solutions qui sont fondamentalement liées à la
gestion des tapades.
Ces propositions de solutions sont soumises sous forme de projet au bailleur de
fonds finlandais. Après obtention des fonds, on passe à la mise en place de comité
villageois chargé de la mise en œuvre avec sa propre contribution. Pour cela, un
contrat est signé avec la communauté représentée par le comité villageois qui est élu
par l’assemblée générale du village.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Depuis 1992 les communautés villageoises de la Préfecture de Mali constituent le
groupe cible de l’ONG local Indigo.
Budget, bailleurs de fonds
Comme dit plus haut, Indigo- Finlande à travers son Ministère des Affaires
Etrangères est le principal bailleur de fonds. En 1992 l’ONG- mère a reçu 750.000
marks finlandais au total en financement public. Le bailleur de fonds le plus important
de 1997 à 1999 a été la subvention de l’Union Européenne avec 400.000 marks par
an. Pendant cette période le Ministère de Affaires étrangères s’est fixé au niveau
annuel de 150.000 marks. Au total, dans le cadre des financements publics, 4,4
75
millions de marks finlandais ont été canalisés aux projets Indigo entre 1990 et 2000,
soit 440.000 marks en moyenne par an.
Résultats attendus
Les activités à mener dépendaient principalement du bailleur de fonds puisque
l’antenne guinéenne n’avait pas ses propres ressources financières. Mais quand
même, elle cherchait à appuyer le maximum de villages que possible.
Il s’agissait le plus souvent d’introduire des techniques culturales pour la préservation
et l’amélioration des sols par compostage, rotation des cultures, etc.
Dans le cadre de la protection de l’environnement, Indigo aidait à établir des haies
vives, la création de plantations villageoises à exploiter commercialement dans le
futur pour créer des sources de revenus pour les communautés. A cela s’ajoute la
vulgarisation des foyers améliorés en argile et la lutte contre les termites associée à
la protection des tapades.
Dans le domaine de la santé, la formation des AV, des conseillères en
santé/nutrition, de conseillères en santé communautaire.
Le volet crédit géré par l’ONG était destiné aux groupements de femmes et mixtes.
Il y avait aussi au programme la réalisation d’infrastructures scolaires, de pistes
rurales, de puits améliorés dans les villages.
Dans le domaine de l’artisanat, la promotion de la BTS avait bonne place :
introduction de la BTS, formation d’ouvriers et la construction d’écoles.
Réalisations
Au nombre des réalisations de LANSA, on compte :
• 21 villages clôturés en grillage ;
• 5 puits améliorés dans différents villages ;
• Introduction et vulgarisation de foyers améliorés dans 7 villages ;
• 12 AV formées ainsi que 12 responsables en santé/ nutrition ;
• Construction de 4 écoles primaires dont 3 en BTS ;
• Construction du marché central en BTS ;
• Construction de 5 écoles avec la GTZ/IS.
Synergie
La plupart des Réalisations ont été faites avec Indigo- Finlande. L’ONG locale a
maintenant collaboré avec :
• ESSOR dans le cadre de la promotion des BTS et la foresterie ;
• IFES dans l’éducation civique (droit et devoir du système électoral) ;
• La commune urbaine est aussi un grand partenaire de terrain ;
• En collaboration avec le Corps de la Paix américaine l’ONG a construit une
école et fait de la foresterie ;
• Avec le centre de recherche de Baring, LANSA a appuyé la formation des
producteurs de pommes de terre, avec la Fédération des paysans du Foutah,
on a mis en place une union de groupement de producteurs de pommes de
terre.
76
Contraintes/Difficultés de l’ONG
L’ONG rencontre beaucoup de difficultés dont les principales sont :
• L’enclavement des zones d’intervention ;
• L’insuffisance des ressources en général (financière, matériel et humaine)
pour appuyer toutes les demandes ;
• Difficultés liées à l’analphabétisme du groupe cible.
Perspectives
L’ONG planifie dans l’avenir de :
• Elargir la zone d’intervention dans toutes les Sous- Préfectures de Mali ;
• Renforcer les activités dans la promotion des tapades ;
• Elargir les activités dans les domaines de l’éducation civique
l’alphabétisation.
et
Connaissances du DSRP
A travers certains membres, l’ONG a participé à deux rencontres sur la SRP ; c’était
des forums des ONG dont l’un avait été animé par M. Ben Sylla (CENAFOD ?) et
l’autre organisé par le PAONG. C’est à travers ces forums que la SRP a été connue.
Auparavant, ils en avaient entendu parler par la presse écrite et la radio. Les
membres n’ont pas discuté en assemblée le DSRP, mais ils se l’ont passé un à un
pour le lire.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’ONG n’a pas participé à l’élaboration encore moins aux ateliers de validation de la
SRP.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
L’ONG ne participe pas officiellement à la mise en œuvre de la SRP, mais elle se
sent dans le processus.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Beaucoup de craintes et d’inquiétudes sont enregistrées au niveau des membres
parmi lesquelles on peut énumérer :
• Répartition équitable des fonds entre les Préfectures selon le dégré de
pauvreté ;
• On est encore loin de la bonne gouvernance ;
• Craintes liées à la gestion des fonds ;
• Est-ce qu’il y a une bonne information/ communication sur la mise en œuvre
de la SRP ?
• Est-ce que les ONG vont être impliquées dans la mise en œuvre de la SRP et
dans la gestion des fonds PPTE ?
• Est-ce que les fonds seront utilisés dans les domaines qu’il faut ?
• Où est ce qu’il faut réduire la pauvreté ?
77
1.22 Assistance pour le Développement Communautaire et Associatif
(ADECOMA)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif de l’ADECOMA est d’assister et appuyer les collectivités décentralisées
depuis l’identification jusqu’au suivi participatif.
L’ONG mène ses activités principalement dans la construction d’infrastructures
sociales comme les plate- formes multifonctionnelles, les écoles, les postes de santé,
des marchés et des mosquées.
La stratégie choisie consiste à aller vers les collectivités pour identifier avec elles
leurs problèmes. L’esprit dans la démarche est d’aider celles-ci à se prendre en
charge par l’autopromotion.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Avec un agrément provisoire depuis 1993 et un national depuis 1996, ADECOMA
intervient dans plusieurs Préfectures du pays à savoir : Conakry, Kindia, Mamou,
Dalaba, Pita, Labé et Mali. Le groupe cible dans ces différentes localités sont les
collectivités décentralisées structurées en associations.
Budget, bailleurs de fonds
Le tableau suivant présente les projets exécutés entre janvier 98 et décembre 99
avec les montants et les bailleurs de fonds.
Tableau 2 : Budget et bailleurs de fonds de l’ADECOMA.
N°
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
Nom du projet
Contribution
Bailleur de fond
bailleur de
fonds en FG
Construction mosquée de Mali I
35.000.000 Agence Musulmans d’Afrique
Construction
hangar
marché
22.693.041 Ambassade Canada
Damakhanya (Kindia)
Appui au groupement maraîcher de
9.510.000 Ambassade USA
N’Denguery à Sannou (Labé)
Appui à la reforestation et à la
58.190.802 Ministère Agriculture, Eaux et
sécurité alimentaire à Mali
Forêts
Alphabétisation des femmes du
13.076.000
marché de Damakhanya (Kindia)
Alphabétisation des femmes des
15.676.824 PNUD
groupements
bénéficiaires
des
plates-formes Koba, Ditinn et Timbo
Installation
d’une
plate-forme
22.384.000 Ambassade Canada
multifonctionnelle à Gongoré (Pita)
Formation
de
formateurs
en
Fondation Suisse du Devenir
alphabétisation, en management de
projet et en informatique
Renforc. des capacités des cadres
FCIL-CECI
Formation à l’utilisation de l’internet
Réseau ANAIS-Guinée Ecologie
Alphabétisation des jeunes filles et
Fonds propres
garçons en apprentissage de métier
Formation en informatique
Fonds propres
78
Résultats attendus
ADECOMA a planifié les résultats suivants :
• Obtenir un taux élevé de personnes formées en alphabétisation fonctionnelle,
en gestion, en technique d’exploitation agricole ;
• Introduction de la technique de fabrication et de tissage de grillage et la
formation en gestion d’artisans qui sont des diplômés d’écoles
professionnelles sans emploi et d’anciens fonctionnaires déflatés ;
• Introduction de la technique de séchage au niveau des groupements
maraîchers féminins ;
• Appui à la création et au développement de groupements et coopératives à
intérêt économique ;
• Construction d’infrastructures (pistes, postes de santé, écoles, puits
améliorés, etc.) dans le cadre des activités du PACV ;
• Mise en place des plates- formes multifonctionnelles ;
• Appui à la mobilisation des contributions locales ;
• Formation de la société civile en droit et devoir du citoyen ;
• Sensibilisation en matière de MST/SIDA ;
• Scolarisation de la jeune fille ;
• Renforcement des capacités des membres de l’ONG pour acquérir des
compétences dans ses domaines d’intervention ;
• Etre impliqué dans le programme de la SRP.
Réalisations
Depuis sa création l’ADECOMA a réalisé en collaboration avec les collectivités, les
coopératives et les groupements 22 projets dont 20 au profit des collectivités et
coopératives et 2 pour le renforcement des capacités des cadres des ONG. On peut
également citer entre autres réalisations :
• La construction avec le PACV de beaucoup d’infrastructures : centres de
santé, forages, écoles, mosquées, marchés, etc.
• L’installation d’unités de traitements de produits locaux (plates-formes
multifonctionnelles équipées de moulin, de décortiqueuse, de pressoirs à huile
de pourghère, de broyeuse d’arachide, de poste de soudure, de scie à bois,
de système d’adduction d’eau pour le village, etc.) ;
• La confection et vulgarisation de séchoirs solaires mobiles à faible coût pour le
séchage et la conservation des produits agricoles périssables (mangues,
légumes, feuilles de tubercules, etc.
• L’alphabétisation, formation en gestion et en organisation de travail surtout
des femmes là où il y a des plates- formes ;
• L’installation de pépinières forestières et création de forêts villageoises ;
• L’appui à la reforestation et à la sécurité alimentaire à Mali ;
• La formation d’animateurs villageois en gestion de ressources naturelles ;
• L’aménagement de petits bas-fonds pour l’intensification de l’agriculture ;
• La formation en informatique des membres du Projet.
Synergie
ADECOMA est le maître d’œuvre dans l’exécution du Projet ARSAMA. Dans le cadre
des activités de celui-ci, il s’implique dans la formation des animateurs villageois et
des membres des comités de gestion en technique d’exploitation agricole, en
technique de fabrication de grillage et en technique de séchage.
79
L’ONG s’est également impliquée dans la construction d’infrastructures et dans la
formation en collaboration avec le PACV.
L’ONG s’implique avec ESSOR et Indigo- Mali dans le domaine de l’agroforesterie,
avec AJUPE dans le reboisement, avec l’EUPD dans l’alphabétisation, avec
PAFODEC dans la réalisation du programme du PACV et avec AVODEC dans le
cadre de l’alphabétisation en caractère arabe.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Les difficultés les plus remarquables que ADECOMA présente sont les suivantes :
• Difficultés d’avoir un siège propre avec eau, téléphone, etc ;
• Faible moyens de locomotion (une seule voiture disponible) ;
• Insuffisance de formation pour les membres de l’ONG ;
• Insuffisance du budget de fonctionnement ;
• Insuffisance d’équipements informatiques, etc.
Perspectives
Dans le futur, ADECOMA envisage de :
• Elargir la zone d’intervention dans toutes les régions naturelles ;
• Elargir les domaines d’intervention ;
• Renforcer les capacités des cadres de l’ONG.
Connaissances du DSRP
Les responsables de l’ADECOMA basés à Conakry connaissent la SRP, ce qui n’est
pas le cas des membres de l’antenne de Mali aucunement imprégnés du sujet.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Le secrétaire exécutif a participé à l’élaboration du DSRP national et régional.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
En partie, l’ONG participe à travers ses activités du PACV. D’une manière générale,
l’ONG participe à la réduction de la pauvreté mais pas dans le cadre de la SRP.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
De la façon dont la bonne gouvernance est menée en Guinée, un des premiers pays
ayant ratifié la convention de Cotonou, de la façon dont les élections se passent, les
membres doutent fort de la suite de la SRP.
On devrait privilégier les jeunes dans touts les programmes de la SRP. Mais en
Guinée, des gens d’age supérieur ou égal à 50 ans répondent à leur place. Donc, les
jeunes sont tout simplement marginalisés.
Vu l’énormité du programme, ADECOMA craint qu’il ne puisse accéder aux moyens
nécessitant le financement des actions de la SRP.
Limiter les cadres de l’état dans la gestion des fonds. La société civile doit y être
davantage impliquée, surtout les jeunes qui sont l’avenir du pays.
80
1.23 Centre d’Etude de Conseil et d’Orientation pour Jeune (CECOJE)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectifs visés par CECOJE est de :
• Réduire les IST/VIH/SIDA ;
• Lutter contre la toxicomanie ;
• Les grossesses précoces et non désirées et les avortements.
• Lutter contre les pratiques néfastes affectant la santé de la femme ;
Ce ci se passe par l’information, la sensibilisation et la communication avec des
Conférences – débats, des visites à domicile, des représentations artistiques et
culturelles.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Créée en Août 2000 avec 60 membres, la zone d’intervention, compte tenu de la
faiblesse des moyens d’intervention logistique, seulement la Commune Urbaine de
Lélouma et quatre S/P à savoir Diountou où existe un relais, Korbè, Balaye et
Parawol.
Le groupe cible est composé au départ de jeunes et des adolescents mais
maintenant les adultes aussi dans le cas de l’approche binaire (non scolarisés,
scolarisés et déscolarisés).
Budget, bailleurs de fonds
Le Budget est modique et est issus des activités récréatives et culturelles plus
cotisation des membres.
Pour le moment il n’en existe pas. Un contact est noué avec le FNUAP qui a promis
une assistante et a promis un compte bancaire ce qui est déjà fait. Des soutiens sont
promis par le Ministère de la Jeunesse et le CNLS.
Résultats attendus
Un changement de comportement au niveau du groupe cible.
Réalisations
Pour l’instant, l’ONG enregistre à son compte les réalisations suivantes :
• Augmentation de l’utilisation des préservatifs (quantité vendue et nombre
d’utilisateurs en hausse) ;
• Participation à plusieurs formations à Mamou, à Conakry, à Kindia et à Labé.
• Organisation d’un tournoi de foot-ball du 1er au 27 septembre 2003 qui
réunissait neuf équipes de la Commune Urbaine et des Sous- Préfectures de
Korbé et de Parawol sous la Présidence du Ministre de la Santé représenté
par son SG et le 1er Vice Maire de la Commune de Ratoma avec un appui de
la DRS de Labé et de la DPS de Lalouma ;
• 5000 personnes touchées par les campagnes de sensibilisation sur les
IST/VIH/SIDA dont 600 lors de la Journée Mondiale du SIDA.
Synergie
Les partenaires de l’ONG sont :
• Les associations et groupements locaux ;
• La DPS et la DPJ ;
• Le FNUAP ;
81
•
L’ONG Aide et Action qui a appuyé financièrement l’organisation de la journée
mondiale du SIDA le 1er/12/03, activités réalisées au cours de la journée par
une conférence débat à la DPS, deux matchs de football au Stade Préfectoral,
conférences- débat au niveau des établissements scolaires, soirées
récréatives.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Le travail ne se fait pas sans difficultés dont les principales :
• Manque de compétence en technique de montage, de gestion, de suivi et
d’évaluation de projets ;
• Manque de bailleurs de fonds ;
• Manque d’information sur les bailleurs de fonds (on ne sait pas qui fait quoi) ;
• Complexité dans les procédures à suivre avant l’obtention d’un financement
de la part d’un bailleur de fonds (on fait trop de vas et vient avant d’obtenir un
financement, parfois on échoue alors qu’on a trop dépensé en frais de
déplacement) ;
• Manque de moyens de déplacement ;
• Manque de budget de fonctionnement ;
• Insuffisance de nos moyens (outils) de communication pour véhiculer notre
message (cassettes vidéo,…).
Perspectives
En perspective, l’ONG compte :
• renforcer les acquis ;
• toucher 7000 personnes en 2004 ;
• étendre la zone de couverture aux Sous- Préfectures de Lafou et Sagalé.
Connaissances du DSRP
L’ONG connaît la SRP. Elle détient une copie du DSRP.
Participation à l’élaboration de la SRP
L’ONG avait été consultée lors de l’élaboration de la SRP. Elle a participé à tous les
ateliers régionaux tenus à Labé autour de la SRP.
Participation à la mise en œuvre de la SRP
Les responsables de l’ONG estiment que les actions menées sont en conformité
avec la stratégie et se disent disposés à participer à la mise en œuvre.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
L’ONG dévoile les craintes et inquiétudes suivantes :
• Est- ce que la mobilisation interne et externe des fonds est possible ?
• Si les fonds sont obtenus, est- ce qu’ils seront utilisés à bon escient ?
• Est- ce que les communautés à la base sont capables de monter des projets
fiables qu’elles peuvent bien gérer et rendre compte ?
82
1.24 Union des Jeunes de Lelouma (UJL)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif Global de l’UJL est le développement socio-économique de la Préfecture
dans les domaines suivants :
• infrastructures scolaires ;
• informations/sensibilisation des parents sur l’importance de la scolarisation
des enfants ;
• Protection des l’environnement.
Sa stratégie d’intervention est :
• Information/sensibilisation ;
• Mobilisation effective des ressources : cotisations locales, apport des
ressortissants.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
UJL est créée en 1993 et compte à ce jour plus de 200 membres résidents et non
résidents. Elle a son agrément national (ministériel) et son Siège.
Sa zone d’intervention est la Préfecture de Lelouma. Mais compte tenu de la
faiblesse des moyens disponibles, l’intervention s’arrête pour le moment à la
Commune Urbaine et aux Sous- Préfectures proches. Son groupe – cible se
compose de toute la communauté de la Préfecture.
Budget, bailleurs de fonds
Le budget de l’ONG s’élève actuellement à 1 300 000 FG dont 300 000 FG
provenant des cotisations ; les 1 000 000 FG restant proviennent des activités
génératrices de revenus (exploitation d’une boîte de nuit).
A l’ONG, on soutient que l’apport des ressortissants est très important.
Les bailleurs de fonds de l’ONG sont : l’UNICEF, le FNUAP, le PPSG, les Ministères
de la Santé, de la Jeunesse et des Affaires Sociales.
Résultats attendus
Les résultats planifiés par l’UJL sont les suivants :
• Accroissement du taux de scolarisation des jeunes en général, les jeunes
filles en particulier;
• Une prise de conscience du danger que constitue la destruction de
l’environnement et l’adoption d’une attitude conséquente de la part de tous les
citoyens ;
• Un développement des activités génératrices de revenus chez les
groupements et associations (dans le maraîchage, dans l’artisanat) ;
• Réduction de l’exode rural ;
• Une baisse des grossesses non désirées.
Réalisations
A l’actif de l’ONG, on enregistre :
• Le développement des activités génératrices de revenus (activités socioprofessionnelles telles que la menuiserie, la maçonnerie, les cultures
maraîchères ;
• L’augmentation du taux d’alphabétisation des jeunes filles ;
83
•
•
Une baisse sensible de l’exode rural : nombreux sont les jeunes qui
apprennent un métier sur place et y exercent, renonçant ainsi à l’exode ;
L’information/sensibilisation de 3000 jeunes filles/femmes de la Commune
Urbaine sur les méthodes contraceptives à travers les séances de causerie,
répétition et représentation de pièces théâtrales.
Synergie
Les partenaires de l’UJL sont : le CECOJE , la DPS, la DPJ, les Associations et les
Groupements, l’UNICEF, la Commune Urbaine, la Préfecture, le FNUAP, la
Coopération Française à travers l’AFD,
Contraintes/Difficultés de l’ONG
L’UJL rencontre les difficultés et contraintes suivantes pendant l’exécution de ses
activités :
• Problèmes de formation en : technique de montage, de gestion, de suivi et
d’évaluation de projets ;
• Manque de bailleurs de fonds ;
• Manque d’information sur les bailleurs de fonds (on ne sait pas qui fait quoi) ;
• Complexité dans les procédures à suivre avant l’obtention d’un financement
de la part d’un bailleur de fonds (on fait trop de vas et vient avant d’obtenir un
financement, parfois on échoue alors qu’on a trop dépensé en frais de
déplacement) ;
• Manque de moyens de déplacement ;
• Manque de budget de fonctionnement ;
• Insuffisance de nos moyens (outils) de communication pour véhiculer notre
message (cassettes vidéo, etc.).
Perspectives
Dans l’avenir, il est envisager de :
• Appuyer l’achèvement d’une salle de classe commencée par l’Association des
Jeunes de Kenery (AJK) ;
• Appuyer la construction de la Mosquée du Quartier de Poyé ;
• Démarrer la construction d’une école privée de deux classes ;
• Renouveler nos appareils de sonorisation à la fois outils de communication et
sources de revenus pour l’ONG ;
• Continuer la sensibilisation des parents pour la scolarisation et le maintien des
enfants à l’école.
Connaissances du DSRP
L’ONG connaît la SRP. Elle détient une copie du DSRP.
Participation à l’élaboration de la SRP
L’ONG avait été consultée lors de l’élaboration de la SRP. Elle a participé à tous les
ateliers régionaux tenus à Labé autour de la SRP.
Participation à la mise en œuvre de la SRP
A l’ONG, on estime que l’on participe à la mise en œuvre de la SRP. L’ONG est
disposée à participer à la mise en œuvre de la SRP.
84
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
La SRP n’est sans inquiétude à l’UJL. On peut citer par exemple quelques- une :
• Est- ce que la mobilisation interne et externe des fonds est possible ?
• Si les fonds sont obtenus, est – qu’ils seront utilisés à bon escient ?
• Est- ce que les communautés à la base sont capables de monter des projets
fiables, de bien gérer et de rendre compte ?
85
1.25 Association des jeunes de Kénéry (AJK)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif de l’ONG est le développement socio-économique du Quartier dans les
domaines ci- après :
• Protection de l’environnement ;
• Sensibilisation sur les IST/VIH/SIDA ;
• Infrastructures sociales.
Sa stratégie est :
• Sensibilisation à travers des causeries éducatives ;
• Mobilisation des ressources financières ;
• Mobilisation de la main d’œuvre.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
L’ONG est créée en décembre 1999 et compte actuellement 22 membres
actuellement. La zone d’intervention se réduit au quartier Kénéry dans Lélouma et a
comme groupe cible toute la communauté du Quartier surtout les jeunes.
Budget, bailleurs de fonds
1 111 000 FG issues des cotisations mensuelles : 400 FG / mois et par membre ainsi
que les apports des ressortissants vivants surtout au Sénégal : 500 FCFA par mois
et par personne. Quant à un bailleur de fonds Il n’existe pas.
Résultats attendus
AJK s’est fixé comme résultats les suivants :
• Augmentation du taux de scolarité des enfants ;
• Création d’infrastructures sociales ;
• Une meilleure gestion de l’environnement ;
• Réduction des effets néfastes des IST/VIH/SIDA.
Réalisations
L’ONG enregistre peu de réalisation :
• La construction et équipement d’une salle de classe ;
• La sensibilisation de plusieurs jeunes sur les IST/VIH/SIDA.
Synergie
Les seuls partenaires de l’ONG restent pour le moment le CECOJE et l’UJL.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
L’ONG souffre des difficultés suivantes pour la réalisation de ses activités :
• Manque d’appui financier ;
• Manque de siège ;
• Manque de centre de distraction ;
• Faiblesse des capacités institutionnelles.
Perspectives
Dans l’avenir, UJL envisage :
• La construction d’une nouvelle salle de classe ;
• Le renforcement de la collaboration avec le CECOJE.
86
Connaissances du DSRP
Certains membres ont entendu parler de la SRP. Pour tout le reste, ils disent n’en
avoir aucune idée.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Informations indisponibles.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Informations indisponibles.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Informations indisponibles.
87
1.26 Association des Jeunes de Petel (AJP)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif visé est le développement socio-économique et culturel du Quartier.
Les domaines d’intervention de l’ONG sont:
• Protection de l’environnement,
• Le reboisement,
• L’assainissement des lieux publics,
• L’assistance sociale,
• Lutte contre les IST/VIH/SIDA,
• Infrastructures socio-éducatives.
L’AJP travaille avec la stratégie d’intervention suivante :
• Mobilisation des ressources financières :
cotisation : 400 FG par personne et par mois,
organisation de soirées dansantes.
• La mobilisation de la main d’œuvre,
• Information/sensibilisation,
• Distribution de condoms.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
L’ONG est créée le 22 juillet 2002. et est une ONG de Quartier depuis sa création.
Son groupe cible renferme tous les habitants du Quartier particulièrement les jeunes.
Budget, bailleurs de fonds
Le budget de l’ONG s’élève actuellement à 450 000 FG. Elle n’a pas de bailleurs de
fonds, ses ressources proviennent des cotisations et des recettes tirées des soirées
dansantes qu’elle organise.
Résultats attendus
Les résultats fixés par l’ONG sont :
• Augmentation du nombre d’école dans le quartier ;
• Augmentation du taux de scolarisation des enfants ;
• Toutes les concessions clôturées par du grillage ;
• La cours de la Mosquée plantée des arbres ;
• Diminution des effets néfastes des IST/VIH/SIDA.
Réalisations
A son actif, l’ONG peut citer comme réalisation :
• Reboisement le long de la Rivière Leelou et aux abords du cimetière ;
• Organisation d’un tournoi de Foot-ball qui a durée un mois et a regroupé neuf
équipes dont huit de la Commune Urbaine et ce, dans le cadre de la
campagne de sensibilisation sur les IST/VIH/SIDA ;
• Distribution de plusieurs paquets de préservatifs.
Synergie
Les partenaires de l’ONG sont : le CECOJE, l’UJL, l’AJK, la DPJ et la DPS.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Certaines difficultés sont rencontrées pendant l’exécution des activités au nombre
desquelles on cite :
88
•
•
•
•
La mobilisation des membres ;
La mobilisation des cotisations ;
Le manque de moyens financiers,
Le manque de bailleurs de fonds.
Perspectives
Eu égard à la faiblesse des moyens disponibles, les membres de l’ONG entendent
poursuivre :
• le reboisement le long de la rivière Léélou et dans les lieux publics ;
• l’assainissement des lieux publics ;
• la sensibilisation.
Connaissances du DSRP
Seul le Président de l’ONG en a entendu parler.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’ONG n’avait pas été consultée lors de l’élaboration de la stratégie. Elle n’a pas non
plus été invitée aux ateliers organisés à Labé autour de la SRP régionale.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Les membres pensent que ce que fait l’ONG est conforme aux orientations de la
SRP, affirment les responsables de l’ONG.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Est que les responsables chargés de gérer le processus ont la compétence
nécessaire ?
89
1.27 Association des Jeunes de Poyé (A J Poyé)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
L’objectif de l’ONG est le développement socio-économique et culturel du quartier
Périurbain de Poyé. L’association a comme domaines d’intervention :
• Infrastructures sociales (écoles, postes de santé, pistes, mosquée),
• Assainissement,
• Lutte contre les IST/VIH/SIDA.
Sa stratégie repose sur :
• Information/sensibilisation,
• Mobilisation des ressources financières à travers les cotisations,
• Mobilisation de la main d’œuvre.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
Créée en 1996, L’ONG est opérationnelle depuis 1997 soit sept ans déjà et compte
actuellement près de 200 membres. L’ONG intervient seulement dans le Quartier de
Poyé ; parfois au-delà dans le cadre de l’entretien des pistes. Son groupe cible sont
tous les habitants du Quartier particulièrement les jeunes
Budget, bailleurs de fonds
Le budget actuel de l’ONG s’élève à 800 000 FG. L’ONG n’a pas eu de bailleurs de
fonds. Elle compte sur la mobilisation interne (cotisations, main d’œuvre).
Résultats attendus
L’ONG a planifié les résultats suivants :
• Augmentation du taux de scolarisation des enfants ;
• Réduction des effets néfastes des IST/VIH/SIDA ;
• Maintien de la propreté des lieux publics ;
• Maintien en bon état de la piste reliant le quartier au centre Ville.
Réalisations
A l’actif de l’ONG, on peut citer comme réalisations :
• La participation à la construction d’une école primaire de six classes et un
logement pour le Directeur (apport en nature et en numéraire) ;
• La participation à la construction d’un Poste de santé (apport en nature et en
numéraire), poste qui, par manque d’Agent, n’est plus fonctionnel depuis cinq
ans ;
• Le paiement pour deux mois des frais de fourniture d’eau à tous les habitants
du quartier à partir d’un forage équipé d’un système solaire.
Synergie
Les partenaires de l’ONG sont : l’UJL, le CECOJE et les ressortissants du Quartier.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
AJ Poyé souffre du manque de financement et du manque d’institution d’épargne
dans la Préfecture.
Perspectives
L’ambition de l’ONG est de participer à la construction de la Mosquée du Quartier.
90
Connaissances du DSRP
Certains membres de l’ONG connaissent la SRP.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
L’ONG avait été invitée et avait participé à une rencontre qui avait eu lieu au centre
ville de Lélouma et qui avait mobilisé des membres des organisations de la société
civile dans le cadre des consultations préliminaires.
L’ONG avait été également invitée à participer aux ateliers de validation de la SRP
régionale tenus à Labé mais n’avait pas pu y prendre part pour des raisons
d’occupation.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
Les responsables de l’ONG pensent que les actions de celle-ci s’inscrivent bien dans
le cadre de la SRP.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Les questions suivantes traduisent les principales craintes et inquiétudes de l’ONG :
• Est-ce que les moyens seront disponibles pour la mise en œuvre ? ;
• Est-ce que les fonds arriveront à destination ?
91
1.28 Association des Volontaires pour l’Assainissement de la Ville de Lélouma
(AVAVIL)
Objectif, domaines et stratégie d’intervention
AVAVIL a l’objectif ambitieux d’assainir la ville de Lelouma. Sa stratégie consiste en
la mobilisation des cotisations et de la main d’œuvre, organisation soirées dansantes
dans une boite de nuit.
Zone, durée d’intervention et groupe cible
L’ONG est créée en Mars 1999 et compte actuellement 16 membres. Sa zone
d’intervention touche toute la ville de Lelouma, mais pour le moment les actions
restent limitées à la Commune Urbaine par manque de moyens. Les membres
affirment n’avoir aucun moyen d’action.
Budget, bailleurs de fonds
Le budget de l’ONG s’élève actuellement à 500 000 FG sans bailleurs de fonds.
Résultats attendus
La propreté de la ville est maintenue.
Réalisations
AVAVIL s’est principalement impliqué dans l’assainissement des places publiques de
la ville de Lélouma au moins deux (2) fois chaque hivernage (Place des Martyrs, la
Mosquée, le Siège de la Commune, le Bloc Administratif, la Maison des Jeunes).
Synergie
Les partenaires de l’ONG sont : l’UJL, la Commune Urbaine et la DPJ.
Contraintes/Difficultés de l’ONG
Les contraintes et difficultés d’AVAVIL sont surtout le :
• Manque d’équipements ;
• Manque de financement ;
• Manque de bailleurs de fonds.
Perspectives
AVAVIL compte Intensifier les activités et les étendre au Marché Préfectoral et à
l’Hôpital Préfectoral.
Connaissances du DSRP
Les responsables rencontrés en ont entendu parler mais ne connaissent pas la SRP.
Participation à l’élaboration des DSRP (national et/ou régional)
Les membres n’ont participé ni à l’élaboration de la SRP, ni aux ateliers de validation
de la SRP régionale tenus à Labé.
Participation à la mise en oeuvre de la SRP (nationale et/ou régionale)
S’agissant de la mise en oeuvre de la SRP, ils disent n’y voir aucun problème.
Craintes/Inquiétudes par rapport à la SRP
Informations indisponibles.
92
2. Analyse
2.1 Capacités, expériences et compétences des ONG
L’avènement de la deuxième République a favorisé l’éclosion du mouvement
associatif en Guinée. L’émergence des premières ONG date à peu près de la
période juste après le changement de régime amorcé en 1984 (tableau 1). Dans la
R. A. de Labé, la majorité de ces organisations ont été créées durant la dernière
décennie (de 1990 en 2000). Pour les besoins de l’étude, nous n’avons pu rencontrer
sur le terrain qu’au total 28 ONG reparties dans les 5 différentes Préfectures : 2 à
Koubia, 13 à Labé, 6 à Lélouma, 3 à Mali et 4 à Tougué. Sur ces 28 ONG, 18 ont un
agrément national, 1 un agrément régional, 4 un agrément préfectoral et 3 n’ont pu
fournir l’information. Les autres sont des ONG internationales (2). Le nombre de
membres de ces organisations varie généralement entre 15 et 80 avec deux cas
extrêmes enregistrés : 7 pour l’AJUPE et 200 pour l’AJDL.
Sur les 28 ONG recensées, 20 affirment avoir son propre siège ou un siège loué, 6
n’en ont pas et 2 n’ont pas donné d’information.
A leur création, les ONG se caractérisent par un grand nombre de membres
fondateurs. Au fil du temps, ce chiffre a théoriquement augmenté pour la plupart.
Mais en réalité, pour beaucoup d’entre elles, le nombre d’actifs qui oeuvrent pour le
développement de l’organisation a considérablement baissé. La raison principale de
ce démembrement, largement évoqué dans le rapport ″Etude sur la participation des
Organisations Non Gouvernementale (ONG) à la mise en œuvre du Document de
Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)″ préalablement fait par le Consultant
Indépendant M. Chérif Saala BAH, est due à la mauvaise gouvernance interne
accompagnée d’un manque de démocratie au niveau de toutes les instances des
ONG. La non- application intégrale des textes juridiques de l’ONG (Statut et
Règlement Intérieur) conduit le plus souvent à la démission de beaucoup de
membres et parfois même à la création par les démissionnaires d’une autre ONG.
Les frustrations accumulées dans le passé mènent dans la plupart des cas à des
conflits de tout genre entre les membres de l’ancienne et de la nouvelle ONG.
En définitive, le manque de transparence au niveau de la gestion ainsi que les
carences en démocratie sont d’autant plus frappant au niveau de ces agents de
développement qui se réclament pour véhiculer l’éducation de la société civile
justement en matière de bonne gouvernance, de démocratie, etc.
Dans le domaine de la mobilisation des ressources financières pour le
fonctionnement de l’ONG, les cotisations des membres constituent la principale
source interne (tableau 7). Toutefois, les montants mobilisés sont tellement faibles et
irréguliers que l’organisation est obligée le plus souvent de faire recours à des
financements externes qui la rendent tellement dépendante que l’ONG n’est
fréquemment pas en mesure de faire valoir son propre programme à son dit bailleurs
de fonds. C’est plutôt celui-ci qui lui impose toute sa stratégie avec toutes les
conséquences que cela peut entraîner pour l’ONG. En d’autre terme, les ONG sont
des prestataires de services des Projets et Programmes financés par des bailleurs
de fonds du Nord. Comme conséquence, on a fréquemment enregistré, à la fin de
chaque contrat entre le Projet et une ONG, le départ des animateurs recrutés et
formés pendant plusieurs années par cette dernière. Finalement, les ONG sont
devenues des centres de formation de jeunes diplômés à la recherche de leur
premier emploi, soucieux d’acquérir de l’expérience sur le terrain pour plus tard
postuler au niveau des Projets/Programmes leurs offrant des meilleures conditions.
93
Parmi les difficultés majeures que les ONG rencontres, on cite avant tout, la faiblesse
du mobilier et le manque criant de moyens de locomotion indispensables à
l’exécution des activités. Seules quelques ONG ayant signés des contrats assez
importants avec certains Projets disposent de quelques motos mises à la disposition
par le bailleur de fonds pour la réalisation de ses activités. Dans certains cas, les
bailleurs les plus généreux offrent même quelques matériels informatiques qui
deviennent la propriété de l’ONG à la fin d’un contrat.
Dans son étude sur la participation des ONG à la mise en œuvre du DSRP. M. Bah
s’est intéressé à leur typologie et leurs domaines d’intervention. Selon cette étude,
on distingue 3 différentes sortes d’ONG :
• Les ONG intervenant dans les actions purement humanitaires (aide d’urgence
et/ ou caritative) apportant aux bénéficiaires un soulagement temporaire mais
ne s’attaquant pas du tout aux causes réelles des catastrophes ;
• Les ONG d’appui à l’auto- promotion locale à travers la mise en route de petits
projets visant un développement autocentré ;
•
Les ONG engagées dans le développement de systèmes durables pour
encourager des reformes politiques et institutionnelles, à travers le soutien de
la population à la base en vue de la création de structures solides.
Les ONG du troisième groupe semble être les plus nombreuses. Dans notre cas,
elles sont généralement en faveur d’un appui à des initiatives locales décelées à
partir d’un diagnostic participatif communautaire (DPC) parfois inclues dans un Plan
de Développement local (PDL) des communautés à la base que ces ONG aident à
planifier, à exécuter et à évaluer.
La dépendance financière de l’extérieur qui assure leur survie et leur présence sur le
terrain oblige les ONG à devenir pluridisciplinaires. C’est ainsi que leurs domaines
d’intervention sont très variés (tableaux 2) : l’agriculture, l’élevage, l’environnement,
la santé, etc. On peut lire sur ces tableaux que les domaines les plus convoités par
ordre d’importance sont : la santé/ nutrition et la lutte contre le SIDA (17 ONG),
l’environnement (16 ONG), la formation du groupe cible (11 ONG), la construction
d’infrastructures rurales (10), l’éducation (9), l’animation/ sensibilisation (8),
l’agriculture (6), l’élevage (5), l’artisanat (4), etc. Par contre, les domaines les moins
convoités sont le sport, la pisciculture, le maraîchage, l’appui à l’obtention de crédits,
l’approvisionnement en intrants, etc. Il est important de mentionner que, pour le cas
spécifique du CENAFOD, le domaine d’intervention est fonction du groupe cible. Ce
domaine est identifié en situation de partenariat avec ces derniers.
Les multiples interventions ont permis aux ONG d’acquérir beaucoup d’expériences
en matière d’actions de développement communautaire et de renforcer leurs
capacités techniques et organisationnelles. Grâce à leurs efforts et à leur forte
motivation, on enregistre de bons résultats concrets sur le terrain : la réalisation d’un
nombre important d’infrastructures communautaires (aménagement et exploitation de
bas- fonds et d’autres espaces cultivables, des pistes rurales, des centres et poste
de santé, des écoles, etc.), l’éducation, la formation des populations dans différents
domaines économiques, sociales, politiques et culturels, la sensibilisation en matière
de santé, nutrition, hygiène, MST/VIH SIDA, etc.
En plus de leurs propres actions de développement, les ONG en tant que
prestataires de services, interviennent dans la mise en œuvre d’importantes activités
de Projets/ Programmes pour le développement des communautés à la base.
94
Dans ce cadre, très peu d’ONG collabore avec les Projets/Programmes de la Région
(graphique 1). C’est ainsi que, 15 ONG n’ont aucune relation avec ceux- ci. Pendant
que 4 ONG développent des relations avec 1 seul Projet/ Programme, 6 ONG avec
seulement deux Projets/ Programmes, 2 ONG avec trois Projets/ Programmes et 1
ONG avec 4 Projets/ Programmes.
Graphique 1 : Synergie entre les ONG et les Projets/Programmes de la R.A. Labé.
S y n e r g ie e n tr e O N G e t P r o je ts /P r o g r a m m e s
in te r v e n a n t d a n s la R .A d e L a b é
1
4%
2
7%
6
21%
15
54%
4
14%
Si nous considérons les relations entre ONG (tableaux 5), nous pouvons faire les
constats suivants (graphique 2) : 11 ONG ne collaborent avec aucune ONG, 10 ONG
ont des relations de partenariat avec seulement 1 ONG, 4 ONG collaborent avec 2
ONG, 1 ONG collabore avec 3 ONG et 2 ONG collaborent avec 4 ONG.
Graphique 2 : Synergie entre les ONG de la R.A. Labé.
S y n e r g ie e n tr e O N G d e la R .A . d e L a b é
4
14%
1
4%
2
7%
11
39%
10
36%
L’analyse des relations avec d’autres bailleurs de fonds qui ne sont pas les Projets/
Programmes a donné le résultat suivant (graphique 3) :
10 ONG n’ont aucune relation avec les différents bailleurs de fonds présents en
Guinée ; par contre 5 ONG collaborent avec 1 bailleur de fonds, 7 ONG avec 2, 3
ONG avec 3, 1 ONG avec 4 et 2 ONG avec plus de 4 bailleurs de fonds.
95
Graphique 3 : Synergie entre les ONG et les bailleurs de fonds.
S y n e r g ie e n tr e B a ille u r s d e fo n d s e t O N G
3
11%
1
4%
2
7%
10
35%
7
25%
5
18%
Le graphique 4 qui suit, présente la situation des relations entre les ONG et d’autres
partenaires qui ne sont pas les bailleurs de fonds habituels comme la Banque
Mondiale ou l’UNICEF. Nous citons comme exemple la Fondation Rurale pour
l’Afrique Occidentale (FRAO) basée à Dakar. Il découle cette analyse que, 2 ONG (à
savoir le CENAFOD et le CËTAFE) tissent des relations de partenariat avec plus de
4 partenaires de terrain. Par contre, 2 ONG collaborent avec 4 partenaires, 3 ONG
avec 3 partenaires, 2 ONG avec 2 partenaires, 5 ONG avec 1 seul partenaire et 14
ONG sont sans autres partenaires sinon que les habituels.
Graphique 4 : Synergie entre les ONG et autres partenaires.
A u tr e s p a r te n a ir e s d e s O N G
2
7%
2
7%
3
11%
14
50%
2
7%
5
18%
Il ressort toujours de la même analyse que 11 ONG collaborent avec des services
techniques de l’Etat comme la DPE, la DPS, le SNPRV, etc.
Assez d’ONG possède de compétences en matières de DPC, de suivi d’activités
ainsi que de leur évaluation. En outre, certaines ont les capacités de mener des
Etudes, d’offrir des formations solides aux agents de développement, etc.
Un atout très favorable des ONG est que, en tant que partenaire de proximité, leurs
membres le plus souvent issus des localités d’intervention, connaissent parfaitement
bien le terrain et ses réalités sociologiques. Ce qui facilite leur intégration et leur
acceptation par les populations cibles.
96
Ces dernières expriment sans obstacles aucun leurs besoins en matière de
développement au cours des DPC devenus l’outil de travail par excellence des ONG.
L’intervention des ONG dans le processus de développement repose en règle
général sur l’approche participative dans un esprit d’auto- promotion visant la
pérennisation des actions entreprises conduisant à l’épanouissement des
populations tant sur les plans socio – économique, politique que culturel.
Les ONG traduisent en plans de développement les besoins des populations et
appuient celles- ci à la recherche de financement auprès des bailleurs de fonds, ainsi
qu’à la mise en œuvre et à l’évaluation d’actions concrètes de développement
concourant à l’amélioration des conditions de vie des communautés à la base.
2.2 Principales contraintes et difficultés des ONG
Dans le travail de tous les jours pour la mise en œuvres de leurs activités les ONG
rencontrent d’importantes contraintes et difficultés dont principales sont les
suivantes :
• Eloignement de Conakry lieu de décision et siège de la plupart des
partenaires de terrain et aussi où se décident et s’octroient tous les marchés
publics ;
• Mauvaise gouvernance interne des ONG qui cause une nuisance auprès des
partenaires ;
• Faible mobilisation des ressources (internes et externes) pour l’exécution des
programmes qui occasionne une forte dépendance des ONG aux
Projets/Programmes de la place ;
• Manque de budget de fonctionnement ;
• Manque de moyens logistiques pour une meilleure mobilité des agents sur le
terrain ;
• Manque de politique de maintien des agents au sein de l’ONG ;
• Analphabétisme et niveau bas de formation et de compétences du groupe
cible en matière de gestion qui limitent beaucoup les ambitions des ONG en
terme d’activités et de développement institutionnel ;
• Faiblesse des capacités managériales des responsables des ONG ;
• Diversité des stratégies sur le terrain due à la multiplicité des intervenants ;
• Manque de concertation entre les ONG aux niveaux régional, national et sousrégional ;
• Faible capacité de mobilisation des ressources au niveau des communautés à
la base ;
• Retard dans le décaissement des fonds pour la mise en œuvre des
programmes ;
• Défaut des moyens de communication (téléphone, fax, Internet, tec.) ;
• Enclavement des zones d’intervention à cause des mauvaises pistes et/ou du
relief du terrain parfois très accidenté ;
• Eloignement du groupe cible ;
• Réticence de certains Projets/ Programmes à intervenir dans certaines zones
à cause de leur enclavement ;
• Manque de sérieux des services publics et privés dans la gestion de contrats
par le report des programmes, non paiement ou paiement partiel des
montants dus ;
• Rareté des bailleurs de fonds en contact avec les ONG ;
97
•
•
•
Impact de la tradition et des pratiques religieuses constituant des obstacles
dans la sensibilisation des populations sur des thèmes sensibles comme le
Sida ou la mutilation sexuelle des jeunes filles ;
Complexité des procédures à suivre pour l’obtention d’un financement de la
part des bailleurs de fonds très éloignés des groupes cibles ;
Le manque de siège pour beaucoup d’ONG ;
98
2.3 Niveau d’implication des ONG dans la mise en œuvre de la SRP
L’implication des ONG dans la mise en œuvre de la stratégie de réduction de la
pauvreté devrait supposer la participation de celles- ci sur toute la ligne du processus
qui va de l’élaboration du document (national et/ou régional), en passant par la
parfaite connaissance de son contenu et aboutit à la participation à l’exécution
d’activités liées au DSRP.
Les résultats de l’étude sur le niveau d’implication des ONG à la SRP sont présentés
sur le tableau suivant.
Tableau 3 : Niveau de connaissance et d’implication des ONG dans la SRP
N°
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
ONG
UGVD
AIDE ET ACTION
AJUPE
AJDL
BALLAL GUINEE
CENAFOD
CAM
CPETAFE
INADER
PRIDE/FORMATION
REGAD
AGBEF
ESSOR
AVODDEC-GUINEE
UVDK
ADECOM
VAPE
AGUIVODE
APROFET
LANSA
ADECOMA
ADI
CECOJE
UJL
AJK
AJP
AJ POYE
AVAVIL
Entendu
parler du
DSRP
A partagé
avec les
membres
A participé aux
ateliers de
validation
A participé à
l’élaboration
du DSRP
X
0
X
X
X
X
X
X
X
X
X
0
0
0
0
X
X
X
X
X
0
X
X
X
X
0
X
X
X
0
X
0
X
?
?
?
?
?
?
0
0
0
0
0
0
X
0
0
0
0
?
?
0
0
0
0
0
0
X
0
X
X
0
X
?
?
X
0
0
X
0
X
X
X
0
X
0
0
X
X
0
0
0
0
0
0
X
0
0
X
0
0
?
?
0
0
0
0
0
0
0
0
0
X
0
0
0
0
0
0
0
0
Prêt à
participer à
la mise en
œuvre du
DSRP
X
?
X
X
X
?
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
?
X
X
X
Pour le besoin, le niveau de connaissance du DSRP va être mesuré par les deux
premières colonnes du tableau :
• Est-ce que les membres de l’ONG ont entendu parler du DSRP ?
• Si oui, est ce qu’ils se sont partagés le contenu des documents au cours d’une
table ronde regroupant tous les membres de l’ONG pour une compréhension
commune ?
Pour la nécessité de l’analyse nous avons procédé de la façon suivante :
99
Tableau4 : Niveau de connaissance du DSRP par les ONG
Entendu
parler du
DSRP
X
X
X
0
Les membres
ont partagé
X
0
?
0
Résultats
Connaît bien le DSRP
Connaît peu le DSRP
Connaissance du DSRP laisse à désirer
Ne connaît pas du tout le DSRP
En s’appuyant sur tout ce qui précède nous pouvons déduire que, sur les 28 ONG
rencontrées :
• 4 ONG connaissent bien le DSRP ;
• 9 ONG connaissent peu le DSRP ;
• 8 ONG ont une connaissance du DSRP qui laisse à désirer ;
• 7 ONG ne connaissent pas du tout le DSRP.
2.4 Craintes et inquiétudes par rapport à la mise en œuvre de la SRP
Un ensemble de craintes et inquiétudes ressenties par les responsables des ONG
rencontrées par rapport à la mise œuvre ont été identifiées. Les plus importante sont
les suivantes :
• Crainte d’exclusion des ONG par les décideurs ;
• Non respect des règles et procédures de décaissement des fonds PPTE ;
• Partialité dans l’octroi des marchés ;
• Manque d’appareil judiciaire crédible pour le règlement éventuel des conflits ;
• Monopole des agents du Ministère de l’Economie et des Finances dans le
Comité de Gestion des fonds ;
• Création d’ONG fantômes par des fonctionnaires de l’Etat dans le but de
s’accaparer des marchés publics et autres fonds destinés à la lutte contre la
pauvreté dans les campagnes ;
• Manque de transparence et d’information dans la gestion des fonds PPTE ;
• Non implication des jeunes et des femmes dans tout le processus de la SRP ;
• Manque de politiques novatrices visant à libérer les capacités créatrices des
jeunes et des femmes ;
• Absence d’une représentation régionale du Secrétariat Permanent siégeant
dans laquelle peuvent siéger les ONG ou groupes d’ONG ;
• Non implication de la base conduirait à un édifice bien chapeauté mais sans
soubassement ;
• Marginalisation de certaines régions par rapport à d’autres sur la base de
critères subjectifs ;
• Manque de cohésion, de leadership et de transparence entre les
organisations de la société civile conduisant à des risques de virer vers la
politique politicienne ;
• Est- ce que les ONG seront- elles actrices dans la mise en œuvre de la SRP ?
• Est- ce l’exécution de la stratégie arrivera t’elle à terme ?
• Est- ce que les fonds débloqués pour la SRP arriveront à destination ?
• Les fonds PPTE seront-ils recouvrés ?
• La SRP n’est elle pas une autre stratégie de l’Occident pour tromper une fois
de plus les pays pauvres ?
• Les objectifs de la SRP ne seront-ils pas détournés ?
100
•
•
•
•
•
•
•
Est-ce que le contenu du DSRP est vraiment suffisant pour l’amélioration des
conditions de vie des populations ? n’y a-t-il pas de lacunes ?
SRP simple théorie pour endormir les populations ?
Jusque- là aucune réalisation de la SRP : des classes sans maîtres, des
centres et postes de santé sans agents et équipements, des plaines non
encore aménagées ;
IL n’y a pas de succès de la SRP si les populations à la base ne sont pas
impliquées ;
Aucune d’information/ communication sur la mise en œuvre de la SRP au
niveau des populations et des ONG ;
Répartition équitable des fonds entre les Préfectures selon le degré de
pauvreté ?
Est-ce que les communautés à la base sont capables de monter des projets
fiables qu’elles peuvent bien gérer et rendre compte ?
3. Recommandations
En dépit de l’énormité du travail jusque là accompli par les ONG, il reste beaucoup à
faire pour améliorer les conditions de travail de ces organisations (de ces agents
développement) pour un intérêt général et un bénéfice particulier des populations.
C’est dans cette optique que l’auteur du présent rapport formule les
recommandations suivantes :
• La mise en place par l’Etat guinéen d’un fonds d’appui aux ONG à l’image du
Fonds Social de Développement de la Coopération Française qui est destiné
à soutenir financièrement des projets formulés par les ONG locales ;
• La décentralisation du Secrétariat Permanent de la SRP au niveau des
Gouvernorats pour mieux accompagner le processus de régionalisation de la
stratégie ;
• L’appui au renforcement des capacités technique institutionnelles et
organisationnelles des ONG pour une meilleure gouvernance interne et pour
plus d’efficacité et d’efficience sur le terrain ;
• Un soutien matériel et financier pour la continuité du Forum des ONG et toutes
autres plates formes de concertation périodique ;
• Création d’une plate forme de concertation périodique entre les ONG, le
Projets/Programmes et les représentants des populations en vue de dégager
des synergies ;
• Implication de la société civile dans la gestion des fonds PPTE qui financent la
SRP ;
• Large diffusion des informations sur les conditions d’accès et sur la gestion
des fonds PPTE à travers les presses publique et privée (radio, TV, journaux,
etc..) ;
• Répartition à la carte des intervenants sur toutes les régions pour empêcher la
concentration des Projets/Programmes dans certaines localités alors que
d’autres ne sont pas du tout occupées ;
• Investir plus dans les politiques novatrices libérant les capacités créatrices des
jeunes et des femmes qui constituent la plus grande frange de la population et
l’avenir certain du pays ;
• Plus d’équité dans la réparation dans les différentes zones d’intervention des
actions de la SRP ;
101
•
•
Impliquer davantage les ONG dans l’élaboration et la mise en œuvre des
prochaines stratégies (régionale et nationale) ;
Montage du développement d’un système rigoureux du contrôle des actions
de la SRP.
Enfin, il faut noter que la plupart des recommandations formulées dans le rapport
"Etude sur les Projets/Programmes de la Région Administrative de Labé" sont
également valables pour les ONG.
4. Conclusions
Dans le cadre de la réalisation de la présente étude, 28 ONG ont été rencontrées sur
le terrain, dont les responsables ont bien voulu se soumettre avec beaucoup d’intérêt
aux questionnaires qui a servi de guide d’entretien pour le recueil d’informations
brutes.
Cette étude nous a permis de savoir que la majorité des ONG ne sont pas
spécialisées dans un domaine bien précis de la vie. Pour des raisons financières,
elles sont des ″touches à tout″ afin de maintenir leur présence sur le terrain et
assurer la survie de leurs agents.
La répartition de ces organisations selon les Préfectures de la Région est très variée.
C’est ainsi qu’on retrouve jusqu’à 13 ONG à Labé, 6 à Lélouma, seulement 2 à
Koubia, 4 à Tougué et 3 à Mali.
Les toutes premières ONG ont été crées dès après l’avènement de la deuxième
République en 1984. La plupart d’entre elles ont déjà un agrément national mais
nombreuse sont celles qui expriment encore des difficultés à posséder leur propre
siège.
Il ressort de l’étude que, sur le plan capacités d’action, les ONG de la Région se
caractérisent par une grande faiblesse due à leur manque de ressources financières
et matérielles malgré un bon niveau des capacités des ressources humaines.
Il est important toutefois de noter la volonté manifeste que nous avons enregistrée au
niveau de toutes les ONG rencontrées de participer très efficacement à la lutte contre
la pauvreté dans laquelle s’est engagée le pays. Cette étude à réveillé un grand
intérêt et de grand espoir au niveau des responsables des ONG qui voient là une
opportunité d’être pris en compte dans le processus de mise en œuvre de la
stratégie de réduction de la pauvreté. Cette initiative de la GTZ a été saluée partout
où nous avons été reçus.
Mentionnons à la fin que, l’étude a aussi été une opportunité pour les ONG de
connaître un peu plus la SRP et son document dont une résumé en dix (10) pages
leurs a été distribué.
102
ANNEXES
103
Tableau 1 : Présentation des ONG de la Région Administrative de Labé.
N°
ONG
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
UGVD
AIDE ET ACTION
AJUPE
AJDL
BALLAL GUINEE
CENAFOD
CAM
CPETAFE
INADER
PRIDE/FORMATION
REGAD
AGBEF
ESSOR
AVODDEC-GUINEE
UVDK
ADECOM
VAPE
AGUIVODE
APROFET
LANSA
ADECOMA
ADI
CECOJE
UJL
AJK
AJP
AJ POYE
AVAVIL
Préfecture
Date de
création
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Labé
Koubia
Koubia
Tougué
Tougué
Tougué
Tougué
Mali
Mali
Mali
Lélouma
Lélouma
Lélouma
Lélouma
Lélouma
Lélouma
1986
1996
1991
1996
1994
1997
1993
2000
1984
1990
2003
1996
1993
2002
2001
1998
1993
1992
2000
1993
1999
2002
1996
1999
104
Nombre
de
membres
7
42
40
86
50
14
20
16
42
51
22
25
80
31
50
60
200
22
105
200
16
Siège
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Non
Oui
Oui
Oui
Non
Oui
Oui
Non
Non
Oui
Oui
Oui
Non
Oui
Oui
Non
Agrément
National
International
National
National
National
National
National
National
National
National
National
National
International
National
Préfectoral
National
National
Régional
Préfectoral
Préfectoral
National
National
National
Préfectoral
National
Non
Tableau 2a : Les différents domaines d’intervention des ONG
Domaines
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
Total
Agricult.
Elevage
Artis. /
PME
Agroforest.
Anim.
/sens.
Etude
X
X
Conseil
Forma
tion
Alphabétisat
Infrast
rurale
Appui
au
crédit
Educa
-tion
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
5
4
2
8
5
105
2
11
X
X
X
X
X
X
X
6
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Sport
X
X
X
Santé/
nutrit/
Sida
X
X
X
X
X
4
X
X
X
10
1
X
X
9
17
1
Tableau 2b : Les différents domaines d’intervention des ONG
Domaines
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
Total
Insert.
Des
jeunes
X
Envir.
Assain
.
Eau
Gouvr
nance
X
Mobil.
Ress.
Genre/
dével.
X
Comm
ercialis
ation
X
Gest.
Grpmt
Arbori
culture
Appro
intrant
Pisci
culture
Maraî
chage
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Fonction du groupe cible / identifiés en situation de partenariat avec les différentes cibles
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
2
X
X
X
X
16
5
2
4
4
106
2
2
4
1
1
1
1
Tableau 3a : Relations entre Projets/Programmes et ONG de la R.A. Labé
Projets/Progr.
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
PRAA
DEL
PDRI
Foutah
PDR
Mali
PDSDHMG
PAPP
PAE
/MG
PEG/
ONG
GTZ
4A/TA
ARSA
MA
AGIR
PEGRN
AIDE
&
ACT.
PACE
EQ
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
107
PPSE
Total
1
1
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
1
1
0
0
0
0
1
0
2
1
1
1
0
0
1
Tableau 3b : Relations entre Projets/Programmes et ONG de la R.A. Labé
Projets/Progr.
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
NFQE
PAPEB
MGUI
GTZ/
PSS
O.H.O.
MALTE
MSF
GTZ/
KfW
SIDA
KfW/
HYDR.
VILL.
TOSTAN
PACV
GTZ/
PLADOR
PA/
ONG
PAM
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
108
X
Total
1
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
3
0
2
0
0
2
0
0
1
0
1
2
0
0
0
Tableau 4 : Relations entre les ONG de la R.A. Labé et d’autres bailleurs de fonds
Projets/Progr.
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
BANQ.
MOND.
UNICEF
PNUD
UNI
EUR.
CECI
AFD
GVC
JPN
USAID
ADF
IFES
GTZ/
KfW
ETAT
AUTRES
X
XXX
X
XXX
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
109
X,X,X
X
X,X,X,X,X,X
X,X,XX,X,X,X
XXXX
X,X,X,X
X
X, X
XX
Total
1
3
1
4
0
2
0
0
0
0
0
1
0
1
0
1
0
8
5
3
2
3
2
2
2
2
0
2
0
4
1
3
0
2
0
0
0
1
1
0
1
0
0
3
2
6
7
4
5
1
1
1
2
3
1
0
Tableau 5a : Relations entre les différentes ONG de la R.A. de Labé
ONG
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
Total
ADEC
OM
ADEC
OMA
ADI
AGBE
F
AGUIV
ODE
A&A
AJPO
YE
AJDL
AJK
AJP
AJUP
E
X
X
X
X
X
X
X
110
APRO
FET
AVA
VIL
AVOD
DEC
Total
0
0
0
0
1
0
0
0
0
1
2
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
1
0
0
0
0
0
0
Tableau 5b : Relations entre les différentes ONG de la R.A. de Labé
ONG
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMAT.
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
Total
BAL
LAL G.
CAM
CECO
JE
CENA
FOD
CPE
TAF
ES
SOR
INA
DER
LAN
SA
PRIDE
REG
AD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
111
X
Total
1
0
1
1
0
0
2
2
2
2
2
1
1
1
0
1
0
1
0
3
0
0
2
0
0
0
0
1
Tableau 6 : Récapitulation sur les relations des ONG.
N°
ONG
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMATION
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
Projets/
Progr.
2
2
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
4
1
2
0
0
2
1
0
3
1
1
3
0
0
1
ONG
1
0
0
1
1
0
2
2
2
3
4
1
1
1
0
1
0
1
0
4
0
1
2
0
0
0
0
1
112
Baill.
Fonds
1
3
1
4
0
2
0
0
0
0
0
1
0
1
0
1
0
8
5
3
2
3
2
2
2
2
0
2
Etat
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Autres
Total
0
3
1
3
0
1
0
0
0
0
1
0
0
0
0
3
1
6
7
4
4
0
0
1
2
2
0
0
4
8
2
8
1
3
2
2
2
3
6
2
1
6
1
7
1
15
14
12
6
7
5
4
7
4
0
4
Tableau 7: Situation de la mobilisation des ressources les trois dernières années.
N°
ONG
Mobilisation de ressources
interne
Externe
Néant
Néant
Néant
Néant
440.000 Marks F/
an
794.220 US$
1
2
3
ADECOM
ADECOMA
ADI
4
AGBEF
5
6
7
8
9
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
Néant
1.038.000 EU
800.000 FG
10
11
12
13
14
15
16
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
450.000 FG
Néant
Néant
Néant
6.664.000 EU
Néant
Néant
500 CFA/
mois/personne
Néant
Néant
Néant
1.217.640 FG
Néant
Néant
107.739.500 FG
Néant
Néant
17
18
19
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
Néant
Néant
Néant
Néant
90.901.898 FG
20
ESSOR
21
22
INADER
LANSA
Néant
Néant
100.000.000 FG
23
24
PRIDE/FORMATION
REGAD
1.270.698.882 FG
641.355 FG
640.000.000 FG
25
UGVD
239.050.900 FG
898.000.000 FG
26
UJL
1.300.000 FG
27
28
UVDK
VAPE
Néant
Néant
1.111.000 FG
300.000.000 FG
Néant
17.000.000 FG
113
Bailleurs de fonds
PACEEQ
Néant
UE, Finlande
UNICEF, USAID,
FNUAP, FPIA, GVC,
PSI, GTZ/PSS
Néant
ADF, AFVP
Néant
Néant
Ressortissants vivant
au Sénégal
Néant
Néant
Néant
PACEEQ, ESSOR
Néant
PACEEQ, TOSTAN,
ESSOR, PSI/OSFAM
Néant
Néant
GTZ, UNICEF, CECI,
Céllule nationale,
UE, Aff ; Min. Etrangère
Fr. CR Midi-Pyr., CG
Midi- Pyr., Fond. A.
Pierre, Ag. Intern.
Francophoni
Néant
ADF, PACEEQ,
UNICEF
Néant
GVC, PACV, GTZ,
PRAADEL, Pr Bafing-F
FRAO, ADF, PACV,
IFES, IIZ/DVV,
PEGRN, PAONG
UNICEF, FNUAP,
PPSG, Min. Santé,
Jeun. Et Aff. Sociales
Néant
ESSOR, Ambassade
Frce,
Tableau 8 : Zones d’intervention des ONG.
N°
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
ONG
ADECOM
ADECOMA
ADI
AGBEF
AGUIVODE
AIDE ET ACTION
AJ POYE
AJDL
AJK
AJP
AJUPE
APROFET
AVAVIL
AVODDEC-GUINEE
BALLAL GUINEE
CAM
CECOJE
CENAFOD
CPETAFE
ESSOR
INADER
LANSA
PRIDE/FORMATION
REGAD
UGVD
UJL
UVDK
VAPE
Zone d’intervention
R. A. Labé
Labé, Mali
Mali
Mali, Labé
Tougué
Mali, Lélouma
Lélouma (quartier)
Labé
Lélouma
Lélouma
Mali
Tougué
Lélouma ville
R. A. Labé
Labé, Lélouma, Mali, Tougué
Labé
Lélouma
R. A. Labé
R. A. Labé
Tougué
R. A. Labé
Mali
R. A. Labé
R. A. Labé
R. A. Labé
Lélouma
Koubia
Tougué, Mali
114
Liste des personnes rencontrées
N°
ONG
1 UGVD
Prénom et nom
Abdourahmane Diallo
Fonction
Charger de Programmes
Adresse
Quartier Dow Saré, CU Labé
Tél : 51.11.95
2 AIDE ET ACTION
3 AJUPE
Diallo Thierno Maladho
Président
B.P. : 179 Labé
Tél. : 51.05.21 / 011 57 16 18
[email protected]
4 AJDL
Thierno Abdoulaye Diallo
Président
5 BALLAL GUINEE
Mamadou Cellou Diallo
Souaré
Moustapha DIALLO
Ibrahima Sory Sidibé
Ousmane Bah
Président
Quartier Mairie, CU Labé
Tél. : 51 13 34
Quartier Tata, CU Labé
6 CENAFOD
7 CAM
8 CPETAFE
Oumou DIALLO
Mariama SOW
9 INADER
Asény Maréga
10 PRIDE/FORMATION Mamadou Aliou BAH
11 REGAD
Abdoulaye Diallo
Célestin Tolno
12 AGBEF
Mme Fatoumata Bah
13 ESSOR
Grégoire Heaulme
14 AVODDEC-GUINEE Thierno Saïdou Diallo
Yaya Koubia Diallo
Souleymane Sané
Mamadou Aliou Diallo
15 UVDK
Ibrahima Koïta
Aliou Diallo
Formateur
Coordinateur
Président
Quartier N’Dilou, CU Labé
Quartier Pounthioun, CU Labé
BP 206, Tél : 51.03.05
[email protected]
Responsable de IEC
Tél : 51 20 36 DPDRE Labé
DPS Labé, Tél : 51 01 09
Intérimaire
Quartier N’Dilou, CU Labé
Coordinateur Régional Labé
Quartier N’Dilou, CU Labé
?
Quartier Mairie, CU Labé, té :
51.22.39 ; 011/22.20.19
Coordinatrice
Quartier Kouroula, CU Labé
Responsable financier
Quartier Mairie, CU Labé
Président
CU Koubia
1er Vice Président
CU Koubia, 51.08.88
2e vice président
CU Koubia, 51.15.16
Trésorier
CU Koubia
Président
CU Koubia, 51.15.16
Secrétaire
Information/ CU Koubia
115
Djenaba Bah
16 ADECOM
Souleymane Diallo
17 VAPE
Abdoul Gadhiri Baldé
Mdou Bela Koumb. Baldé
Alpha Oumar Baldé
18 AGUIVODE
19 APROFET
21 ADECOMA
22 ADI
Relations CU Koubia
Aïssatou Tangaly Baldé
Ibrahima Sory Souaré
CU
Tougué,
tél:51.00.32
/SOTELGUI
Secrétaire Général
DPE TOUGUE radio 7.423 USB.
Trésorier
CU Tougué
Président
CU
Tougué,
51.00.32/
SOTELGUI
Président
CU Tougué, BP 17
Vice Président
CU Tougué, BP 17
Chargé de suivi/ marketing
CU Tougué, BP 17
Trésorier
CU Tougué, BP 17
Présidente
CU Tougué
Secrétaire
aux
Affaires CU Tougué, CAAF ;
Sociales
Animatrice
CU Tougué, DPE
Secrétaire Générale
CU Tougué
Secrétaire
aux
Affaires CU Tougué
Extérieures
Présidente Comité de Contrôle CU Tougué
Président
CU Mali, télécentre : 51.22.69
Alassane Hollandé Diallo
Vice Présidente
CU Mali, DPE : 51.12.97
Amadou Diouldé Diallo
Secrétaire Administrative
CU Mali
Mamadou Cellou Souaré
Trésorier
CU Mali
Mariama D. Diallo
Secrétaire
Extérieures
Président
Mohamed Sako Barry
Ibrahima Diogo Baldé
Ibrahima Kanté
Saïkou Oumar Baldé
Mariama B. Kanté
Hadja Hafsatou DIALLO
Fatoumata Diarra
Hadja Goggo Baldé
Thierno Mariama Hottya Diallo
20 LANSA
Communication
Secrétaire
aux
Extérieures
Président
Souleymane Diallo
116
aux
Relations CU Mali
CU
Mali,
/SOTELGUI
tél :
51.02.74
[email protected];
Mamdou N’Diaye
Conseiller Technique Agricole
CU Mali
23 CECOJE
Mamadou Saïdou Diallo
Alpha Oumar Diallo
Fatoumata Binta Baldé
CU Lélouma, Tél. : 51 -17 -34
CU Lélouma
CU Lélouma
24 UJL
Souleymane Diallo
Ahmed Tidiane Diallo
Mamadou Saïdou Diallo
Mamadou Saïdou Lory Diallo
Ibrahima Diallo
Mamadou Saïdou Diallo
Amadou Baïlo Diallo
Président
Secrétaire Administrative
Secrétaire
aux
Relations
Extérieures
Président
Vice Président
Secrétaire Administratif
Secrétaire à l’Organisation
Président
Vice Président
Secrétaire aux Relations
Extérieures
Président
Vice- Président
Secrétaire
aux
Relations
Extérieures
Président
Secrétaire
aux
Relations
Extérieures
Membre
1er Secrétaire à l’Organisation
2è Secrétaire à l’Organisation
Secrétaire
aux
Affaires
Sociales
25 AJK
26 AJP
Oumar Telly DIALLO
Ibrahima DIALLO
Ousmane DIALLO
27 AJ POYE
Mamadou Benté DIALLO
Mamadou Saîdou Lori DIALLO
28 AVAVIL
Abdoul Aziz DIALLO
Mdou Lamarana Diallo
Kanté Dian Oury
Saliou Dian Diallo
117
CU Lélouma
CU Lélouma
CU Lélouma
CU Lélouma
CU Lélouma, Quartier Kénéry
CU Lélouma, Quartier Kénéry
CU Lélouma, Quartier Kénéry
CU Lélouma, Quartier Petel
CU Lélouma, Quartier Petel
CU Lélouma, Quartier Petel
CU Lélouma, Quartier Poyé
CU Lélouma, Quartier Poyé
CU Lélouma, Quartier Poyé
CU Lélouma
CU Lélouma
CU Lélouma