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LaRevue Whitehall-Robins MAI 2001 Volume 10, Numéro 2 Alimentation, style de vie et cancer du sein Ahmed El-Sohemy, PhD Professeur adjoint Department of Nutritional Sciences, Faculty of Medicine, University of Toronto Introduction Le cancer du sein constitue le diagnostic de malignité le plus couramment posé chez les femmes. Il est aussi une des principales causes de mortalité au Canada et aux États-Unis 1. Bien que ses causes exactes n’aient toujours pas été établies, le facteur de risque de cancer du sein peut être modifié par des facteurs d’ordre génétiques, hormonaux et environnementaux. En fait, une étude récente à laquelle participaient presque 90 000 jumelles laissent supposer que les facteurs environnementaux seraient la principale cause de cancer du sein 2. Les organismes World Cancer Research Fund et American Institute for Cancer Research ont publié un guide détaillé portant sur la prévention du cancer du sein, dans lequel on estime que 30 à 40 % de tous les cas de cancer pourraient être prévenus en apportant simplement des changements sur des facteurs de risques modifiables comme l’alimentation et certaines habitudes de vie 3. On recueille de plus en plus de preuves confirmant que l’alimentation a un effet majeur sur le risque de cancer du sein, mais le rôle précis de certains constituants alimentaires reste encore à être défini. Style de vie Antécédents associés à la reproduction Les femmes qui vivent une ménopause tardive et celles qui sont menstruées très jeunes présentent un risque plus élevé de souffrir de cancer du sein 1; ce risque accru peut être attribué à une période d’exposition plus grande aux hormones ovariennes, lesquelles sont connues comme un agent favorisant la carcinogenèse. Une première grossesse à terme à un jeune âge fait chuter le risque de cancer du sein, en partie parce qu’elle induit la différenciation des glandes mammaires, rendant ainsi les cellules épithéliales moins sensibles à une transformation maligne. On a aussi associé l’allaitement prolongé à risque réduit de cancer du sein, bien que les mécanismes exacts n’en soient clairs 4. La contraception orale n’est pas considérée comme un facteur de risque majeur de cancer du sein, mais l’hormonothérapie substitutive a été associée à une légère augmentation de risque. Obésité, activité physique et gain de poids La relation entre l’obésité et le cancer du sein varie avant et après la ménopause 5. Une masse corporelle plus forte est associée à un risque accru de cancer du sein postménopausique; cette incidence est moins marquée avant la ménopause. L’association inverse entre une forte masse corporelle et le cancer du sein préménopausique peut être le résultat de la réduction du nombre de cycles ovulatoires chez les femmes obèses. Un gain en poids à l’âge adulte fait augmenter le risque de cancer du sein, alors que l’activité physique est liée à une réduction du risque, particulièrement chez les femmes ménopausées. Tabagisme Bien que le tabagisme soit un facteur de risque bien établi pour plusieurs sites de cancer, il semble ne pas présenter de risque considérable pour la plupart des cas de cancer du sein. Toutefois, un rapport récent a indiqué qu’un sous-groupe de femmes ménopausées qui présentent un génotype spécifique seraient plus susceptibles de développer un cancer du sein dû au tabagisme 6. Alimentation Graisses et fibres Les femmes qui vivent dans des pays où l’incidence de cancer du sein est plus forte consomment, typiquement, des aliments qui sont plus riches en graisses animales et en protéines, et plus pauvres en grains entiers et en fruits et légumes 3. Les effets des graisses alimentaires sur le cancer du sein a fait l’objet d’études approfondies, mais l’association entre les deux soulève encore des questions considérables 7. Comme les graisses fournissent plus d’énergie, gramme pour gramme, que les protéines ou les glucides, il est difficile de contrôler, dans le cadre d’une étude, l’apport tant en énergie qu’en matières grasses, tout en maintenant l’apport des autres nutriments constants. On cite souvent les études faites sur les animaux comme fournissant des preuves indéniables des effets des graisses dans les cas de cancer du sein, mais ces études n’arrivent tout de même pas à établir une distinction claire entre les effets des graisses per se et ceux des excès en calories. La différence entre une alimentation faible en graisses et faible en calories est cruciale car bon nombre d’aliments faibles en gras ont une forte teneur en sucre et fournissent tout de même un apport calorifique élevé. Dans les études sur les animaux, la restriction calorifique s’est constamment présentée comme un fort inhibiteur de tumeurs mammaires. Les résultats d’études épidémiologiques portant sur les fibres alimentaire et le cancer du sein se sont également avérées équivoques 8. Les inconsistances entre les études peuvent être attribuées aux différents types et aux différentes sources de fibres (commes les grains, les fruits ou les légumes). On a pu recueillir des preuves directes d’un effet protecteur lors d’études effectuées sur des animaux, mais comme ce fut le cas avec les matières grasses, on ne sait pas clairement quelle proportion de cet effet est dû à un déséquilibre calorifique et quelle proportion est le résultat de l’action d’autres constituants fibreux. Bien que les régimes alimentaires forts en fibres soient plus couramment associés à une réduction du risque de cancer du côlon, le manque de preuves à la suite d’essais cliniques récents 9,10, comme les inconsistances dans les découvertes sur le cancer du sein, portent à croire que les fibres sont peu susceptibles de jouer un rôle majeur sur les facteurs de risque de cancer du sein. Fruits et légumes Les fruits et les légumes sont une excellente source de plusieurs oligo-éléments et agents phytochimiques auxquels on prête des effets anticancéreux. Une méta-analyse de la consommation de fruits et de légumes en rapport avec le risque de cancer du sein prête un effet protecteur aux légumes, mais pas aux fruits 11. Plus récemment, une étude prospective d’envergure qui comptait plus de 350 000 femmes n’a établi aucun lien entre l’apport en fruits et en légumes et le risque de cancer du sein 12. Par contre, certains légumes, comme les épinards, le brocoli, les choux de Bruxelles et les haricots à parchemin ont été associés avec une réduction non significative du risque. Il est donc possible que des agents phytochimiques trouvés dans ces aliments puissent contribuer à abaisser le risque de cancer du sein. Toutefois, beaucoup de fruits et de légumes constituent une excellente source de plusieurs nutriments clés et leurs effets respectifs, dans bien des cas, ont fait l’objet d’investigation en association avec le cancer du sein. Folate Le folate est une forme hydrosoluble de vitamine B, qui joue un rôle essentiel dans le métabolisme monocarboné. Une alimentation faible en folate est associée à un taux élevé de mutation spontanée et pourrait faire augmenter la carcinogenèse du sein 13. Les femmes qui consomment moins de folate alimentaire présentent réellement un risque plus élevé de souffrir de cancer du sein 14,15. Cet effet est même plus marqué chez celles dont l’apport en alcool est plus élevé 14, l’alcool étant connu pour influencer le métabolisme du folate 16. Toutefois, les effets du folate n’ont toujours pas été appuyés par des résultats d’études chez les animaux 17, ce qui peut être dû, en partie, à la difficulté d’induire une carence en folate chez certains animaux et aux connaissances limitées des effets du folate aux divers stades de la carcinogenèse. Vitamine C, vitamine E et sélénium Les antioxydants offrent un effet protecteur contre les dommages de l’oxydation en désoxygénant les espèces réactives. On croit que les radicaux libres jouent un rôle dans le développement de la carcinogenèse, en endommageant l’ADN, ce qui permet aux mutations causant le cancer de survenir. Ce lien possible entre les dommages dus à l’oxydation et le cancer a poussé plusieurs chercheurs à se pencher sur les effets des antioxydants sur le cancer du sein. La vitamine C (acide ascorbique) est le principal antioxydant hydrosoluble de l’alimentation et quelques études ont conclu qu’il existait une association inverse entre ses taux et le risque de cancer du sein 18. La vitamine E est un des principaux antioxydants liposolubles qui conférerait un effet protecteur contre le cancer du sein, mais les études menées jusqu’à maintenant ne se sont pas avérées concluantes 18,19. Lors d’études effectuées chez les animaux qui évaluaient les effets de la vitamine E sur le développement de tumeurs mammaires induites chimiquement, on a également obtenu des résultats équivoques 20. Il a été avancé qu’un supplément en vitamine E à un taux excédant les recommandations alimentaires quotidiennes pourrait conférer un effet protecteur contre le cancer du sein, toutefois, une telle étude d’intervention n’a pas encore été tenue 21. Le sélénium alimentaire joue un rôle important sur le système antioxydant endogène. Bien que des études sur des animaux lui ait conféré un effet protecteur 22, ce ne fut pas le cas lors d’études sur des humains 23. Vitamine A et bêta-carotène La vitamine A peut être tirée de l’alimentation sous forme de rétinol (préformée) de source animale ou de bêta-carotène (forme présurseur) tiré des plantes. Il a été démontré que les rétinoïdes influencent la croissance et la différenciation cellulaire; des substances analogues synthétiques font actuellement l’objet d’essais cliniques. Le ß-carotène, le caroténoïde le plus abondant dans l’alimentation, est un antioxydant puissant, mais on lui reconnaît aussi d’autres effets biologiques. Il existe des preuves que le rétinol comme les caroténoïdes dépourvus d’activité de vitamine A peuvent prévenir le cancer du sein chez la femme 18. Les quelques études menées chez les animaux qui ont évalué les effets sur la formation de tumeurs des caroténoïdes pris séparément n’ont démontré aucun effet bénéfique clair. Calcium et vitamine D La vitamine D est bien connue pour son rôle de régulateur dans l’homéostasie du calcium. En plus de l’alimentation, la lumière du soleil constitue une source importante de vitamine D, en permettant au corps de synthétiser ses propres réserves du cholestérol. Des preuves récentes laissent entendre que le calcium et la vitamine D alimentaires peuvent faire diminuer le risque de souffrir de cancer du sein 24. Des résultats publiés antérieurement accordaient un rôle à la vitamine D dans la prévention du cancer du sein en établissant un lien entre l’exposition au soleil et une incidence plus faible de cancer du sein 25. La distribution géographique des cas de cancer du sein au États-Unis démontrent des taux plus élevés dans le Nord-Est, où l’exposition au soleil est faible, en comparaison des États du Sud-Ouest où l’exposition au soleil est beaucoup plus considérable. La forme hormonale de vitamine D (1-25-dihydroxyvitamine D) influence la croissance et la différenciation des cellules épithéliales, et des substances analogues synthétiques ont été mises au point en tant qu’anticancéreux potentiel. Les femmes qui sont porteuses d’un récepteur de vitamine D à mutation courante présentent un risque plus élevé de développer le cancer du sein 26. Une analyse récente tirée de l’étude de suivi NHANES I associe la vitamine D de source solaire ou alimentaire à un risque plus faible de cancer du sein 27. La Women’s Health Initiative (WHI) est un essai clinique en cours dont le but est d’évaluer les effets d’une intervention alimentaire et de la substitution hormonale sur diverses maladies chroniques, dont le cancer du sein 28. Un des groupes d’intervention comprend le calcium et la vitamine D – administrés principalement en prévention de l’ostéoporose – et pourrait fournir des résultats utiles sur les effets de ces nutriments sur le cancer du sein. Phytoestrogènes Les phytoestrogènes sont des composés dérivés des plantes, qui ont des propriétés oestrogènes et antioestrogènes. Les produits du soja, consommé couramment par les femmes asiatiques, sont une des meilleures sources de phytoestrogènes, comme les isoflavones par exemple. Il existe des preuves que les femmes qui consomment des taux plus élevés de phytoestrogènes présentent un risque moindre de souffrir de cancer du sein 29, une observation appuyée par des études animale et in vitro. Toutefois, l’innocuité d’apports élevés en phytoestrogènes n’a pas été évaluée. Alcool et caféine Une consommation accrue d’alcool a régulièrement été liée à un risque plus élevé de cancer du sein, dans le cadre d’études chez des animaux comme chez des humains 30,31. Tel que mentionné plus tôt, l’effet de l’alcool est plus prononcé chez les femmes dont l’apport en folate est faible 14, ce qui laisse supposer que l’alcool peut avoir l’effet d’un antagoniste du métabolisme du folate. Le café, principale source de caféine en Amérique du Nord, ne présente aucun effet significatif sur le risque de cancer du sein 3. Sommaire Une des difficultés rencontrées dans l’établissement d’un lien clair entre l’alimentation et le cancer du sein consiste à déterminer avec précision ce que les femmes mangent. En dépit du nombre d’études qui confèrent un effet protecteur à certains aliments, d’autres études n’ont pas conclu dans le même sens. L’amélioration des méthodes utilisées pour évaluer les apports alimentaires, l’utilisation de biomarqueurs d’exposition à long terme et des études qui se penchent sur l’interaction gène-alimentation fourniront de nouvelles données importantes dans l’évaluation des effets de l’alimentation sur le cancer du sein. Une alimentation plus faible en graisses et plus riche en grains entiers, en fruits et en légumes tend à être moins riche en énergie et plus riche en nutriments. Le respect d’une telle alimentation pourrait aider les femmes à maintenir un poids corporel idéal et peut-être contribuer à réduire le risque qu’elles souffrent de cancer du sein et d’autres maladies chroniques. Des études actuellement en cours, qui se penchent sur les effets de divers intervenants alimentaires sur les récurrences de cancer du sein, comme la Women’s Intervention Nutrition Study (WINS) et la WHI nous aideront à comprendre le rôle que joue l’alimentation dans la prévention du cancer du sein. TABLEAU 1 : Facteurs de risque de cancer du sein • Âge • Antécédents familiaux • Mutation des gènes BRCA1, BRCA2, ATM • Arrivée hâtive des règles et(ou) ménopause tardive • Nulliparité • Gain en poids à l’âge adulte La Revue Whitehall-Robins est une publication de Whitehall-Robins qui aborde les questions d’actualité reliées à la place des vitamines et des minéraux dans la prévention de la maladie et la promotion de la santé. Des exemplaires gratuits du document sont distribués aux professionnels de la santé qui s’intéressent à la nutrition. Rédaction : Whitehall-Robins Inc. Pour nous faire parvenir des commentaires ou faire ajouter son nom à la liste d’envoi de La Revue Whitehall-Robins, prière d’écrire à l’adresse suivante : La rédaction, La Revue Whitehall-Robins, 5975 Whittle Rd © 2001-Mai. On peut reproduire des extraits de ce Mississauga, Ontario L4Z 3M6 document, à condition d’en mentionner la source. Références 1. McPherson K, Steel CM, Dixon JM. Breast cancer- epidemiology, risk factors, and genetics. BMJ. 2000;321:624-628. 2. Lichtenstein P, Holm NV, Verkasalo PK, Iliadou A, Kaprio J, Koskenvuo M, Pukkala E, Skytthe A, Hemminki K. Environmental and heritable factors in the causation of cancer--analyses of cohorts of twins from Sweden, Denmark, and Finland. N. Engl. J. Med. 2000;343:78-85. 3. World Cancer Research Fund: Food Nutrition and the Prevention of Cancer: a global perspective. 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