Mise en page 1 (Page 2) - Reproduction de poissons clown
Transcription
Mise en page 1 (Page 2) - Reproduction de poissons clown
FREE ISSN 1045-3520 Photo de Blane Perun Volume 50 Habitattitude™ Qu’est-ce que Habitattitude ™ ? Il s’agit d’une initiative nationale afin d’augmenter la prise de conscience publique concernant les problèmes potentiels liés à l’invasion par des espèces aquatiques.Cette initiative a été développée par le ‘’Aquatic Nuisance Species (ANS) Task Force’’ et ses partenaires en collaboration avec le US Fish and Wildlife Service,le Pet Industry Joint Advisory Council (PIJAC),le National Sea Grant College Program et de nombreuses agences étatiques concernant les poissons et la vie sauvage. Les buts de la campagne sont d’augmenter la prise de conscience au sujet de cette question parmi les propriétaires d’aquariums et des paysagistes aquatiques,d’obtenir les appuis de ces deux groupes pour des comportements responsables et d’éduquer les membres de ces groupes afin de prévenir l’introduction d’espèces potentiellement envahissantes. Pourquoi la Habitattitude est-elle importante ? Les espèces envahissantes peuvent potentiellement créer des problèmes environnementaux et/ou économiques majeurs.En général des espèces envahissantes sont représentées par des organismes qui sont relâchés dans des zones dont elles ne sont pas natives. Toutefois,l’alternative n’est pas vraie :toutes les espèces non-natives ne sont pas des espèces envahissantes.La plupart du temps l’origine de l’introduction initiale des espèces envahissantes n’est pas connue mais pour les espèces aquatiques l’aquarium et les hobbies liés au bassin de jardin sont le plus souvent injustement condamnés. Habitattitude ™ a été développé comme outil et comme campagne pour enseigner au consommateur comment adopter un état d’esprit de protection et pour apprendre à propos du problème et des voies alternatives pour la libération des plantes et des animaux aquatiques non souhaités. Que pouvez-vous faire ? Pour les particuliers et les consommateurs la campagne a des contacts détaillés à l’adresse web suivante :www.habitattitude.net .En général Habitattitude vous encourage à prévenir l’introduction d’espèces non-natives en ne déposant pas d’espèces aquatiques indésirables dans la pièce d’eau la plus proche.A la place,le premier pas doit englober le contact avec un revendeur local ou avec une association de bassin de jardin pour voir s’ils peuvent prendre l’animal ou donner l’espèce à un autre aquariophile,un propriétaire de bassin de jardin ou un paysagiste aquatique. Si vous faites partie d’une association locale d’aquariophilie, d’un koï club ou d’une association de bassin de jardin vous pouvez attirer l’attention des membres sur Habitattitude ™ et créer un organisme habilité à recevoir des dons d’organismes aquatiques refusés par les autres membres de la communauté.Réfléchissez peut-être à contacter un magasin local et à créer un programme pour récupérer les poissons et plantes non désirés que le propriétaire de magasin ne pourrait pas accepter autrement. Pour les propriétaires de magasins,le but de Habitattitude ™ est de fournir chaque magasin avec un set de matériel éducatif incluant des posters,des stops rayons ou autres matériels estampillés avec le logo Habitattitude ™ (fig.1).Les fabricants d’aquariums et de bassins en compagnie d’autres groupes de ces industries vont également collaborer avec des organisations membres de Habitattitude ™ pour aider à diffuser la campagne de message. Ricordea yuma. Multiplication de Ricordea yuma Par Blane Perun de WWW.Farms-ofThesea.com Après avoir passé presque quatre mois à la recherche de Ricordea yuma j’ai su que j’avais été assez chanceux d’en trouver une, qu’il me faudrait faire autre chose que de juste en prendre une pour la revendre. Durant mon temps libre j’ai cherché autour de moi et demandé à quelques personnes si elles avaient une quelconque expérience avec cette espèce en captivité et s’ils avaient assisté à une reproduction naturelle. Je suis sûr que ces personnes existent mais je ne les ai pas trouvées.A ce moment mon seul plan est d’appliquer pour R. yuma ce que j’ai appris concernant la multiplication d’autres anémones-disques. Un jour la chance m’a souri et j’ai pu dénicher deux individus chez un grossiste. Pour de nombreux propriétaires de boutiques la relation commence parfois lorsque vous achetez votre spécimen le plus rare, ne soyez donc pas effrayé de demander. J’ai été quelque peu surpris par le prix du grossiste, mais cherchant sur le web ce que ces spécimens valaient à la revente, j’ai flairé la bonne affaire. Je me suis promis, quel que soit le prix final, d’essayer la multiplication du R. yuma sachant très bien que je pouvais perdre l’investissement en l’espace de 24 heures. S’il y avait une perte au moins j’aurai documenté les méthodes utilisées ainsi quelqu’un pourrait bénéficier de mes ©2004 Aquarium Systems, Inc., Mentor, OH - Imprimé en France connaissances.Avec des ressources naturelles aussi réduites le désir de conserver un spécimen comme celui-la ne laisse pas d’autre choix que l’aquaculture.A présent l’espèce est rarement disponible, ainsi peut-être toute personne qui lit cet article ayant conservé un ou plusieurs polypes en captivité peut souhaiter imiter ces techniques de multiplication dans l’espoir de conserver ces espèces disponibles pour le marché. La nécessité ouvre souvent la voie outre l’invention et le risque, ce qui était certainement le cas. Le choix le plus facile de redonner l’objet au détaillant ne m’attirait absolument pas. J’ai eu d’excellents résultats en multipliant Ricordea florida et dans une moindre mesure Rhodactis. Comme beaucoup d’entre nous, trafiquant avec la multiplication, avons commencé avec Discosoma, qui semble pratiquement indestructible. Basé sur des expérimentations antérieures avec Discosoma, observant la multiplication naturelle par division latérale, j’ai remarqué qu’un très petit morceau d’anémone-disque s’il était fixé pourrait aboutir en un spécimen de bonne taille en un temps voulu.Toutefois le même principe n’a pas toujours été vrai lorsque je me suis occupé de Rhodactis. D’après mon expérience elles semblent plus sensibles après la multiplication, nécessitant plus de soin et moins d’intensité lumineuse jusqu’à la cicatrisation.Assez bizarrement j’ai coupé un morceau d’un diamètre de 2 cm de Ricordea florida en 16 parties et je les ai vu rapi- Suite page 2 Photo de Blane Perun Multiplication de Ricordea yuma Suite de la page 1 Photo de Blane Perun Face inférieure de R. yuma après la coupe. Photo de Blane Perun mones-disques semblent avoir une couche élastique très mince sur le disque, celui-ci était comparativement très épaisse. En fait, il est diffi- Les deux morceaux coupés cicatrisant Une autre photo de R .yuma après la coupe. cile de couper rapidement et proprement sans le déchirer. Une autre surprise : des méga intestins. Nous avons tous vu des anémones-disques les expulser de temps à autre, mais je n’en attendais pas autant. En regardant la photo vous pouvez voir la solidité des parois et la rigidité de la cavité intestinale. La plupart des anémones-disques ont l’apparence de gelée après avoir été coupées.Avec la moitié du pied enlevé, cet animal se tient toujours parfaitement et la rigidité de la paroi n’était pas prévue. J’ai donc commencé à réaliser que je n’avais aucune connaissance avec quelque chose ressemblant à cela et j’espérais que les principes utilisés pour les autres anémones-disques seraient efficaces dans ce cas. J’avais envisagé, avec la quantité d’organes internes et la rigidité de la paroi, que le spéci- men ne pourrait pas cicatriser avec la facilité de Ricordea florida. J’étais très content de les avoir placés dans des couvoirs suspendus ainsi j’étais capable de conserver un oeil attentif sur le processus de cicatrisation.Aujourd’hui j’ai observé ce morceau au moins cinq ou six fois et j’étais agréablement surpris que tout allait bien. J’ai toutefois remarqué par rapport aux autres Ricordea, que les R. yuma s’amincissaient autour de l’arrière de l’incision, particulièrement près des intestins. Je faisais attention à délicatement arroser le groupe deux à trois fois par jour avec une petite pipette. Je pense qu’il s’agit d’un procédé fastidieux mais nécessaire. Un manque de soin aurait pu conduire à une infection. J’ai effectué plusieurs photos par jour et j’ai inclus les plus significatives dans cet article de façon à ce que vous puissiez voir le processus de cicatrisation. Le plus impressionnant a été la vitesse de contorsion du pied pour se fermer sur lui- Suite page 3 Photo de Blane Perun Photo de Blane Perun dement grandir en polypes de la taille d’une gomme à encre. Certainement que l’une des règles que j’ai appliquée à toute anémone-disque est qu’une simple coupe le long du milieu semblait la moins intrusive et possédait le temps de récupération le plus rapide.Après beaucoup de réflexion mon objectif a été de couper le spécimen en deux et de le laisser cicatriser puis de couper de nouveau chaque pièce en deux. Dans ce cas les variables étaient le temps de cicatrisation et si les polypes allaient en fait cicatriser. Au début je pensais pouvoir essayer de multiplier certains autres R. yuma que je possédais pour voir si je remarquerai quelque chose d’inhabituel les concernant ou comment ils réagiraient à l’incision et plus important comment ils allaient cicatriser. Pour moi la première étape était de fournir aux spécimens multipliés un substrat propre ; dans ce cas j’utilise du ‘‘Florida Crushed Coral’’. J’en verse un peu dans un récipient, juste assez pour le maintenir dans l’eau. J’ai utilisé un récipient haut parce que selon l’expérience précédente les fragments sortiraient de récipients plus petits à cause du mouvement d’eau. Dans le cas du premier R. yuma, que j’ai cultivé durant des mois il me fallait maintenant séparer la base du support sur lequel il avait poussé. Ne soyez pas intimidés en incitant le pied à se détacher. Ce n’est pas aussi difficile, même s’ils sont fixés depuis des années. L’astuce consiste à ne pas déchirer le disque ou le pied, mais à le soulever délicatement. En réalité si vous regardez autour du périmètre du pied vous remarquerez une portion où il y a juste assez de place pour glisser un outil à bord émoussé. Notez, j’ai dit bord émoussé, vous ne voulez pas lacérer le pied, le corail aura besoin de mettre toute son énergie pour guérir la coupe. Placez ensuite l’animal sur une planche à découper en plastique. Evitez le bois il peut héberger des bactéries. Humidifiez la planche avec de l’eau de mer de votre bac, ceci évite en partie d’avoir un excès de mucus. Sécurisez ensuite le spécimen entre deux doigts, à gauche et à droite de la bouche. Puis pressez lentement le disque et vous verrez de l’eau expulsée de la bouche s’il en reste. Cette étape peut aussi être réalisée dans le bac, mais j’ai tendance à les laisser glisser entre mes doigts. A présent la coupe : n’hésitez pas et soyez sûr que votre outil est propre et acéré ! Avant de couper je vérifie l’état du pied et j’essaie d’obtenir lors de la coupe une quantité équivalente du pied pour chaque moitié. Dans mon cas, j’utilise une paire de ciseaux neufs très acérés et je multiplie le spécimen en quatre parties de taille égale. Après avoir attendu une semaine j’ai remarqué que les R. yuma cicatrisaient bien et qu’il n’y a pas eu de complications durant le processus. Finalement il me semblait travailler avec de gros Discosoma. J’imaginais que c’était maintenant le moment de dupliquer ce procédé. Commençant de la même manière et déterminant l’endroit de la coupe par une inspection précise de la base. Couper à travers cet animal est totalement différent que pour tout Ricordea que j’ai jamais multiplié. Le disque a la consistance d’un genre de vinyl à base de plastique et est très épais. Là, où d’autres ané- Vue frontale et postérieure pendant le processus de cicatrisation. Gros plan de la face inférieure du R. yuma. cicatrisant. Photo de Blane Perun INFORMATION CONCERNANT LA PUBLICATION SeaScope® a été créé afin de présenter de courts articles d’informations présentant un intérêt pour les aquariophiles marins. Les sujets peuvent aborder la chimie de l’eau, l’alimentation, la mariculture, la conception des systèmes, l’écologie, le comportement et la santé des poissons. Les articles sont les bienvenus. Ils doivent concerner des thèmes pertinents et sont sujets à révision si nous le jugeons nécessaire. La rémunération est effectuée en fonction du taux en vigueur et couvre l’ensemble des droits d’auteur. Les Ricordea yuma ont cicatrisé à 100%. Multiplication de Ricordea yuma Suite de la page 2 même et former un cylindre complet. C’est là que l’anémone envoie en priorité son énergie. Une fois que le pied a cicatrisé sa plaie, le disque a commencé à se renforcer horizontalement et se contractant verticalement à prendre l’apparence d’un arc au lieu d’un disque plat. Presque immédiatement le demi-cercle a plus ressemblé à une petite tarte avec un ou deux morceaux manquant. J’ai été surpris que l’énergie n’a pas été directement envoyée vers la fermeture des intestins avec le pied, il semble qu’ils constitueraient une bonne nourriture pour un petit poisson dans le récif. Il semble que la plus grande partie de l’activité a démarré rapidement puis les choses se sont calmées. C’est là que le processus semble se différencier des autres spécimens avec lesquels j’ai travaillé (Rhodactis et Ricordea). Je pense que cela est dû au fait que le disque est si rigide que le processus de cicatrisation est une combinaison de croissance et de cicatrisation de la plaie.Alors que dans le cas des Discosoma l’anémone semble effectuer des progrès visibles chaque jour et en contraste l’animal est uniformément souple et flexible. Une fois que le polype est cicatrisé à 75 % j’ai remarqué le pied se développant à partir du bas pour rencontrer le haut du disque cernant la zone vulnérable des intestins. Comme signalé j’ai été surpris de ne pas avoir vu le pied se fermer entièrement pour englober cette zone. Ceci pourrait être en rapport ou non avec la rigidité de la paroi, mais cela semble indiquer la raison pour laquelle toute l’énergie semble dirigée vers le pied. A ce moment 90 % du spécimen semble cicatrisé; les parois extérieures ont fusionné avec le disque enfermant les intestins, le pied a englobé la région intestinale pour la protéger, à l’exception d’une portion qui est restée exposée au haut du disque. Mon hypothèse est que puisqu’il n’y a pas d’appareil buccal fonctionnel, l’anémone est forcée à exposer une partie des intestins pour absorber la nourriture jusqu’à ce qu’une bouche puisse être formée. Ce n’est pas quelque chose que j’ai observé ou à laquelle j’ai du moins porté attention avec Ricordea florida, Discosoma ou Rhodactis essentiellement parce que le processus s’installe plus rapidement et qu’il y a moins de temps pour les observations. Environ deux mois après cette dernière photo j’ai recommencé le processus en cou- pant chacun de ces polypes en deux. Le temps de cicatrisation et le modèle étaient similaires, mais je pense après coup c’était très éreintant pour les coraux aussi et très anormal. Ce processus est très intéressant et les observations m’ont appris beaucoup de choses. Finalement il y avait quatre Ricordea yuma à la place d’un seul ! Vous pouvez trouver les exemplaires que j’ai multiplié sous : http://www.farms-of-thesea.com/ et lire mes essais et tribulations sous : www.thesea.org SeaScope® est une publication trimestrielle distribuée gratuitement par les commerces aquariophiles. Les magasins ne recevant pas SeaScope pour distribution à leurs clients peuvent appeler Aquarium Systems pour être incorporés au fichier :Tél. : 03 87 03 67 30. Adaptation française : J.-J. Eckert. Pour tous commentaires, questions et suggestions adressez vous à : Dr.Thimothy Hovanec, Editor, Marineland, 6100 Condor Dr., Moorpark, CA 93021 ou courriel : [email protected] Photo de Dr. Peter Wirtz Feu! Par Dr. Peter Wirtz Photo de Dr. Peter Wirtz Le ver de feu Hermodice carunculata atteint une longueur de 30 cm et l’épaisseur d’un doigt. Il vit sur différents types de sédiments océaniques, des deux côtés de l’Atlantique subtropical et tropical ainsi que dans les zones plus chaudes de la Mer L’organe rouge sur le haut de la tête, appelé caroncule, sert probablement pour l’odorat. Texte photo :Ver de feu se nourrissant sur un corail Tubastrea aux îles du Cap Vert Photo de Dr. Peter Wirtz Pour diverses raisons il s’agit d’une espèce impressionnante. Chacun des 125 segments porte deux touffes de soies blanches. Lorsque le ver de feu se sent importuné il peut déployer ces soies. Ne touchez Literature: Sussman, M., Y. Loya, M. Fine, E. Rosenberg. 2003.The marine fireworm Hermodice carunculata is a winter reservoir and spring-summer vector for the coral bleaching pathogen Vibrio shiloi. Environmental Microbiology 5: 250-255. En cas de menace les vers déploient leur soies. pas un ver de feu ! Les soies pénètrent facilement dans la peau, où ils cassent et causent une intense sensation de brûlure qui peut durer pendant des semaines. D’où le nom de ver de feu ! Vous pouvez essayer de retirer quelques uns de ces vers avec du ruban scotch mais sachez que vous n’en retirerez jamais la totalité. Comme on peut le voir sur les photos accompagnant cet article, la couleur des vers de feu peut varier du rouge au vert avec des cercles dorés entre les segments. De plus les deux touffes de soies de chaque segment portent une paire de branchies rouges ramifiées. Les appendices plissés et ramifiés rouges sur la tête du ver sont appelés caroncules. La fonction de cette structure n’est pas encore connue avec sûreté mais il est plus que probable qu’il s’agit d’un organe chimio sensoriel : il est probable qu’il serve d’odorat. Toute charogne sur le fond de mer sera rapidement recouverte par les vers de feu. Imprimerie Repro-Service Sarrebourg - 03 87 03 34 06 Méditerranée. fond de la mer, de la méduse au vrai poisson, va les attirer de très loin. Rapidement les corps sont entièrement recouverts par une masse de vers de feu. Les vers de feu sont des animaux robustes faciles à transporter et faciles à conserver dans un aquarium. Bien sûr ils ne conviennent pas pour un aquarium contenant des coraux parce qu’ils ont tendance à consommer le corail. La plupart des autres invertébrés du même aquarium, des anémones aux ophiures deviendraient tôt ou tard leur proie. Néanmoins ils ne causent pas une menace importante pour l’aquariophile : ils ne se reproduisent pas rapidement et tout ver de feu accidentellement introduit dans un aquarium peut facilement être retiré avec une pince (rappelez-vous : ne les toucher pas avec vos doigts). D’un autre côté les vers de feu ont une coloration attrayante et une activité diurne. Leur comportement mérite certainement une observation plus précise dans un aquarium spécialement créé pour eux. Photo de Dr. Peter Wirtz Ver de feu se nourissant sur un corail Tubastrea aux îles du Cap Vert. Les vers de feu se nourrissent à partir de différents invertébrés et sont parmi les quelques animaux qui consomment même des anémones ! La crevette des Caraïbes Periclimenes yucatanicus est censée défendre son anémone hôte Condylactis gigantea contre les vers de feu qui s’approchent restituant ainsi la protection qu’elle reçoit de l’anémone. Les vers de feu se nourrissent aussi à partir de coraux comme les Tubastrea et bien d’autres espèces et d’hydrozoaires comme les Millepora. Ils peuvent même importuner des animaux plus grands qu’eux comme par exemple des ophiures. Parfois plusieurs vers de feu semblent coopérer en dominant la proie. Mais le plus souvent l’odeur de la proie blessée attire d’autres vers de feu qui ont alors tendance à se nourrir de la victime. Contrairement à la plupart des vers polychètes, les vers de feu sont des animaux diurnes. Comme ils sont tout autre chose que sans défense ils n’ont pas besoin de se cacher des poissons ou d’autres prédateurs. La bouche des vers de feu ne contient pas de dents mais des arrêtes acérées pour racler. Pour se nourrir la bouche est renversée et placée sur la nourriture. Outre le fait de consommer des invertébrés les vers de feu sont des détritivores.Tout animal mort sur le