Feuille paroissiale de janvier 2017
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Feuille paroissiale de janvier 2017
Quis ut Deus ? Les informations de Saint Michel de Rolleboise Janvier 2017 – N°3 Le mot de M. l’abbé Noël. On peut méditer sur le mystère de Noël de bien des manières. On peut s’arrêter sur la pauvreté. C’est, du reste, ce que nous fait méditer l’Eglise dans le chapelet, lors de la récitation du mystère de la Nativité. On peut s’arrêter sur le chant des Anges, sur le Gloria in excelsis Deo et se souvenir que nous sommes créés pour « louer, aimer et servir Dieu, Notre Seigneur et par ce moyens sauver son âmes ». On peut méditer sur la phrase de l’Evangéliste, saint Luc, disant que Marie méditait « toutes ces choses dans son cœur ». On peut méditer sur la sainte obéissance de la sainte famille ; celle de saint Joseph respectant l’ordre de César, celle de l’enfant Jésus disant, ce que nous rapporte l’Épître aux Hébreux, « Je viens au Dieu faire votre volonté ». Tous ces thèmes sont merveilleux et enchantent mon âme, il est vrai. Mais je préfère, quant à moi, au pied de la crèche, méditer cette phrase de saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3 16). C’est tout l’Evangile. Notre Evangile est un Evangile d’amour, de l’amour de Dieu pour nous tous, « pour le cosmos », tous et chacun sommes l’objet de l’amour de Dieu. L’Incarnation rédemptrice est une manifestation de la charité de Dieu : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Cet amour est un amour universel, absolument gratuit, « alors que nous étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous », dira plus tard saint Paul. Un amour de bienfaisance : « afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle », Cet amour nous ouvre rien moins que les portes du Ciel…un amour de bienveillance, un amour immense. Et pour le posséder, ce ciel, un unique chemin, la foi en Notre Seigneur Jésus : « afin que quiconque croit en lui possède la vie éternelle ». Et dans le contexte de la phrase, le chemin du ciel, c’est la foi en l’amour de Dieu, exprimé dans le don du Fils. C’est cet amour de Dieu que je contemple au pied de la crèche. Je vous y invite fortement dans la prière en famille le soir devant la crèche de vos maisons, vrai sanctuaire de vos cœurs. Abbé Paul Aulagnier Le texte du mois Le culte du Sacré Cœur de Jésus Par le Cardinal Pie « Rien n’est mieux fondé en raison, rien n’est plus conforme aux doctrines de la foi que le culte du Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le Cœur de Jésus est ce qu’il y a de plus excellent dans la création. C’est la partie la plus noble de la sainte humanité du Verbe fait chair. Dans notre organisation même physique, le cœur est tout : qu’il fonctionne d’une façon anormale, la vie est en danger ; qu’il cesse de battre, l’homme aussitôt cesse de vivre. Pareillement dans l’ordre moral : c’est par le cœur que nous sommes quelque chose. C’est le cœur qui donne aux pensées, aux actions, aux intentions, leur valeur bonne ou mauvaise. Le bien, c’est ce qui sort du bon trésor de notre cœur : de bona thesauro cordis sui profert bonum (Lc 6 45). Ce qui constitue le mal, ce sont les mauvaises dispositions du cœur : de corde exeunt cogitationes malae(Mt 15 19). Aussi, tandis que l’œil de l’homme s’attache et s’arrête aux apparences extérieures, Dieu ne regarde que le cœur : Dominus autem intuetur cor (1 R 16 7). Dans le langage de tous les peuples (et le langage universel n’a jamais tort), le cœur a toujours désigné le courage, la vertu et surtout l’amour. Après que la tombe nous a arraché un être chéri, nous croyons le posséder encore tout entier si nous possédons son cœur. Cette partie, en se détachant du reste du corps, semble ne rien perdre d’essentiel. Or cela posé, quel culte ne devons-nous pas au Cœur Sacré de Jésus ? Physiquement, ce cœur a été l’organe principal d’une vie à la fois divine et humaine ; ce cœur a élaboré, l’une après l’autre, toutes les gouttes du sang rédempteur, il a distillé et il distille chaque jour toutes les gouttes du calice eucharistique. Et si le cœur matériel de Jésus est déjà digne d’honneur, qu’est-ce si nous considérons ce Cœur comme le siège de son amour, comme le principe de ses inspirations. Quand j’adore le Cœur de Jésus, j’adore ce transport de charité éternelle qui a porté le Verbe de Dieu à s’offrir comme victime pour notre rachat ; j’adore cet amour qui a retenu un Dieu pendant neuf mois dans le sein de Marie, qui l’a fait naître enfant à Bethléem, qui l’a attaché à la croix ; cet amour qui le retient nuit et jour sur les autels, cet amour qui s’épanche à torrents du ciel ou du tabernacle et qui se répand dans les cœurs. Madeleine couvrait de ses baisers et de ses parfums les pieds de Jésus ; mais ces pieds, c’était son cœur qui le faisait courir à la recherche de la brebis égarée, à la poursuite de la pauvre âme pécheresse. Les malades et tous ceux qui souffraient invoquaient le bras tout-puissant de Jésus, mais ce bras tout-puissant n’agissait que sous la conduite et par le mouvement de son cœur. Les enfants de Judée aimaient être touchés par les mains divines de Jésus ; mais ces mains caressantes n’étaient que les instruments de son cœur. Un d’entre eux, déjà jeune homme, fut un jour l’objet d’un regard indicible de Jésus ; mais ce regard doux et pénétrant, ce regard capable d’exciter la jalousie des anges, c’était un éclair qui jaillissait du foyer d’amour de son cœur : intuitus eum, dilexit eum (Mt 10 21) O vous qui ne me permettez qu’à peine de vénérer le cœur de Jésus, que me laissez-vous donc de lui, puisque le cœur de Jésus, c’est tout Jésus ? Défendez-moi de penser à Jésus, d’aimer Jésus, d’honorer Jésus si vous me défendez d’aimer et d’honorer son cœur : car ôtez-lui son cœur, il ne sera plus Jésus pour moi. Mais, prenez garde, vos censures ne sauraient m’arrêter. J’ai en ma faveur l’autorité de l’institution même de Jésus. La veille de sa mort, après avoir aimé les seins qui étaient en ce monde, il avait fait un admirable résumé, un merveilleux mémorial de tous ses bienfaits : il semble que rien ne pouvait plus s’ajouter à cette invention suprême de son amour. Mais voici qu’au jour même de sa mort, et après ce grand cri dans lequel il avait rendu l’esprit, Jésus se survivant à lui-même, pourvut à l’accomplissement d’un dernier oracle. Que vois-je ? Le côté de Jésus ouvert, et son cœur offert aux regards des hommes pour être l’objet de leur adoration et de leur amour ! Remarquez, dit saint Augustin : l’évangéliste a été attentif au langage dont il allait se servir : Vigilanti verbo evangelista usus est ; le mot est tombé d’une plume réfléchie et vigilante. L’écrivain sacré a eu soin de dire, non pas que le fer de la lance a frappé, a blessé : cette expression ou toute autre semblable n’eût pas rendu la vérité ; mais qu’il a ouvert le côté de Jésus : vigilanti verba evangelista usus est ut non diceret : latus eius percussit, aut vulneravit, aut quid aliud, sed aperuit : afin que la porte de la vie fut en quelque sorte montré en ce cœur divin, source de la rédemption, d’où ont coulé tous les mystères, tous les sacrements de l’Eglise, sans lesquels on n’ a point accès vers cette vie qui est la vie véritable : ut illic quodammodo viae quibus ad vitam, quae vera vita est, non intratur (trat. In Joan.). Voilà, mes frères le fondement premier et le premier établissement de la dévotion au cœur de Jésus. Et si, nonobstant les témoignages qui nous montrent sur tout le parcours des siècles chrétiens une école de fervents adorateurs, d’aimants passionnés de ce cœur glorieux, si, dis-je, le culte du Sacré-Cœur ne prend qu’en ces derniers âges sa forme plus explicite, son développement doctrinal et liturgique, nous y voyons un progrès providentiel, un épanouissement d’amour annoncé par les prophètes. « Il y aura dans les derniers temps, avait dit Zacharie, une fontaine ouverte à tous les habitants de Jérusalem » (Za 13 1). Cette source jaillissante, c’est le Cœur de Jésus, proposé plus authentiquement à la religion des peuples, et ravivant dans les âmes des élans nouveaux d’ardeur et de piété. Car, Mes Très chers Frères, qui donc pourrait demeurer froid et indifférent à la vue du Cœur de Jésus ? Il faudrait pour cela n’avoir pas soi-même un cœur. Souffrez mon Frère que je ne vous aie pas parlé du Coeur de Jésus sans vous parler aussi de votre propre cœur, et sans mettre ces deux cœurs en présence l’un de l’autre. Mon Frère, votre raison a pu être égarée, trompée, faussée en bien des choses ; vous êtes né et vous avez grandi dans un siècle mauvais ; vous avez participé à beaucoup d’erreurs de votre temps. D’ailleurs la chute originelle a laissé en nous tous de profonds ravages ; elle y a presque tout vicié. Et pourtant, mon Frère, malgré les inclinations de la nature corrompue, malgré les entrainements des sens ; malgré les préjugés de l’éducation, votre cœur est demeuré meilleur que votre esprit. Quoi que vous fassiez, au-dessous de toutes ces couches mauvaises qui se sont superposées l’une à l’autre sous l’action du péché et du mensonge, il reste au fond de votre être un noyau, un germe, mieux que cela, une puissance de bien que rien n’a pu détruire. Pour tout dire, il vous reste un cœur, c’est-à-dire une faculté et un besoin d’aimer : faculté qui ne se traduira jamais complétement en acte, besoin qui ne rencontrera jamais tout son aliment, tant que votre amour ne se portera pas vers un objet infini. Or, mon Frère, ce cœur qui bat dans votre sein, je vous le déclare et je vous le jure, impossible que vous le placiez sérieusement et avec réflexion en face du Cœur de Jésus, sans qu’aussitôt, il soit emporté vers lui par ce mouvement d’amour qui est l’acte essentiel de la religion, et qui, à lui seul, constitue l’accomplissement de toute la loi divine de l’ancien et du nouveau Testament : diliges, tu aimeras De là cette invitation si tendre du Seigneur : « Mon fils donne-moi ton cœur » (Prov. 23 26). Volontiers j’écarte et j’abandonne le reste. Tu reconnaitras sans peine, o mon Fils, que mon esprit est au-dessus du tien : n’entre donc pas avec moi en une discussion inutile. Pour moi, j’aurai toujours facilement raison de ton esprit, si tu veux bien me donner ton cœur. O hommes prévaricateurs, quand vous vous êtes éloignés de Jésus, vous vous êtes éloignés de votre propre cœur. Le psalmiste le déclare : « Mon cœur m’a abandonné » (Ps 39 13). Transfuges de cette meilleur portion de vous-mêmes, revenez, revenez à votre cœur. Seigneur Jésus, vous êtes le centre et l’aimant des cœurs ; et jamais l’homme se replacera sous les inspirations de son propre cœur, sans se reporter aussitôt vers vous. C’est ainsi, MTCF, que le christianisme est vraiment la religion des cœurs et que le culte du Sacré Cœur de Jésus est vraiment le sommaire substantiel de tout le christianisme. Celui qui habite au ciel une lumière inaccessible, voulant se rapprocher de nous, se proportionner à nous, se mettre à notre niveau, à notre portée, a pris notre nature, notre chair, il s’est fait homme, et, étant homme, il a eu un cœur. Et nous aussi, quoique sorti du néant, quoique pétris de boue, nous avons reçu et nous portons en nous un cœur. Et voilà le créateur et la créature, le ciel et la terre, cœur à cœur ! Et voilà toute la religion se résumant dans ce cœur à cœur de Dieu et de l’homme ! Oh, disons le donc avec l’Eglise, dans l’invitatoire d’un des plus anciens offices du Sacré-Cœur : Dieu, en la personne de Jésus, son Fils, apposant son Cœur sur notre cœur, venez et adorons-le. C’est ce que nous allons faire dans cette consécration solennelle. Chacun de nous, mes Frères, va consacrer sa personne, consacrer sa famille. Moi, je vais consacrer et tous les individus et toutes les familles…à ce Cœur compatissant du Bon Pasteur. Ce n’est pas assez. Nous sommes les citoyens d’une grande nation qui est la France ; nous sommes les enfants d’une société plus grande encore et plus haute, qui est l’Eglise. Or, à heure présente la France traverse une des phases les plus calamiteuses de son existence…elle est foulée sous le pied barbare de l’étranger, menacée dans l’intégrité de son territoire, atteinte dans sa dignité et son importance de nation de premier ordre….Mes Frères, je vous l’ai dit souvent : le crime du monde moderne, le crime qui nous attire de si cruels châtiments, n’est ni un crime privé, ni un crime domestique : c’est le crime public, le crime social, le crime national. (C’est l’oubli de Dieu). Elevons donc nos bras, élevons nos voix, élevons nos cœurs vers le Cœur de Jésus pour lui faire notre consécration personnelle, domestique nationale. Promettons lui de travailler à sa gloire et de le faire régner non seulement dans notre conscience, non seulement dans notre maison, mais, chacun selon nos forces, dans la société publique à laquelle nous appartenons, dans la France qui ne serait plus la France le jour où elle ne serait plus la nation chrétienne par excellence. C’est dans cet esprit, mes Frères, que vous allez vous unir intérieurement à moi, pendant que je vais exprimer vos sentiments dans la langue de l’Eglise… ». Suggestions de lectures M. l’abbé Aulagnier nous recommande la lecture des textes suivants : Le texte de Mgr Schneider sur « Amoris Laetitia » L’homélie de Mgr Schneider à l’occasion de la journée du livre de Renaissance Catholique Un texte sur les Dubia des Cardinaux à propos d’Amoris Laetitia Ces textes, ainsi que d’autres textes traitant de sujets religieux et politiques sont disponibles sur le site de M. l’abbé, www.revue-item.com En pratique Ordo liturgique Dimanche 1er janvier Lundi 2 janvier Vendredi 6 janvier Dimanche 8 janvier Vendredi 13 janvier Dimanche 15 janvier Dimanche 22 janvier Dimanche 29 janvier Lundi Messe 9h30 Mardi Messe 9h30 Octave de la Nativité de Notre-Seigneur – 1ère classe, Blanc Fête du Saint Nom de Jésus – 2ème classe, Blanc Épiphanie de Notre-Seigneur – 1ère classe, Blanc Fête de la Saint Famille – 2ème classe, Blanc Baptême de Notre-Seigneur – 2ème classe, Blanc Deuxième Dimanche après l’Épiphanie – 2ème classe, Blanc Troisième Dimanche après l’Epiphanie – 2ème classe, Blanc Quatrième Dimanche après l’Epiphanie – 2ème classe, Blanc Mercredi Rosaire 17h Messe 18h30 Jeudi Messe 9h30 Vendredi Messe 9h30 Samedi Confessions 17h Messe 18h Dimanche Messe 10h30 Confessions possibles après chaque messe ou sur rendez-vous. Premier vendredi du mois : Les hommes de la paroisse sont invités à prier le Sacré-Cœur. Contacter M. l’abbé ou M. Walch (ce mois-ci le 6 janvier) : [email protected] Nouvelles de la communauté Nous avons eu la joie de recevoir le premier dimanche de l’Avent M. l’abbé Philippe Laguérie, Supérieur Général de l’Institut du Bon Pasteur pour la Sainte Messe, suivie d’un apéritif. Le baptême d’Apolline Péot a eu lieu le dimanche 18 décembre en l’église Saint Michel de Rolleboise. Contact Eglise Saint Michel de Rolleboise – saintmichelderolleboise.fr Abbé Paul Aulagnier – 06 80 71 71 01 – [email protected] www.revue-item.com S’adresser à M. l’abbé pour toute demande. Paroisse de Bonnières-sur-Seine Abbé Landry Védrenne – 01 30 42 09 55 – [email protected]