missouri worker compensation

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missouri worker compensation
été 2011
Volume 11, numéro 1
Prévention de la douleur
et de l’incapacité
Le bulletin de nouvelles du Centre universitaire de recherche sur la douleur et l’incapacité
Message du Directeur Scientifique
Thèmes abordés :
• Couples en douleur:
Comment le niveau de
catastrophisme du
partenaire influence les
comportements de
douleur du patient
• Favoriser le retour au
travail d’individus
souffrant de
fibromyalgie
• À quel point sommesnous bons pour
détecter la simulation
chez les patients
souffrant de douleur?
• Mise à jour
d’information
Cette année s’est avérée
très excitante au sein de
notre Centre. Par le biais
du travail acharné de
notre personnel, de nos
étudiants et de nos
collaborateurs, nous
avons réussi à réaliser
plusieurs études cliniques
et expérimentales. Trois
de ces projets sont
brièvement décrits dans
ce bulletin d’information.
L’une de ces recherches
décrit la façon par laquelle
les partenaires de patients
souffrant de douleur
peuvent influencer les
comportements de
douleur émis par ces
derniers. Une autre étude
démontre que lorsque le
doute a été implanté chez
des observateurs, les
patients présentant des
comportements de
douleur authentiques sont
jugés comme simulant leur
douleur. Les résultats de
cette étude nous mettent
en garde contre la pratique
consistant à demander à
des cliniciens de juger de
l’authenticité de patients
présentant douleur et
incapacité.
Finalement, une autre
étude est décrite à
l’intérieur de laquelle est
présentée une application
du PGAP à des individus
hors du travail pour
cause de fibromyalgie.
D’autres études réalisées
par notre Centre au cours
de la dernière année sont
mentionnées en référence
à la fin de ce bulletin
d’information.
MICHAEL JL SULLIVAN, PhD
Couples en douleur: Comment le niveau de catastrophisme du
partenaire influence les comportements de douleur du patient.
Malgré le fait que nous
concevons souvent la
douleur comme quelque
chose d’individuel, la
douleur est aussi une
expérience sociale. Notre
douleur prend souvent la
forme de mots ou de
comportements qui
communiquent à autrui
quelque chose à propos de
notre expérience. En
retour, les gens dans notre
environnement réagissent à
la communication de notre
douleur, et ces réactions
peuvent influencer notre
expression future de
douleur, qui s’en trouvera
augmentée ou réduite.
Dr Nathalie Gauthier était
une étudiante doctorale au
sein de notre Centre qui
s’est intéressée à la façon
dont les conjoints
influencent la
communication de la
douleur des individus, plus
spécifiquement au niveau
de l’expression des
comportements de
douleur. La question de
recherche qu’elle a étudiée
est la suivante : Si vous
êtes un patient souffrant
de douleur présentant un
niveau élevé de pensée
catastrophique, est-ce que
c’est mieux pour vous
d’être marié à une autre
personne qui catastrophise,
ou bien si ce serait préférable
pour vous d’être avec une
personne présentant un
faible niveau de pensée
catastrophique. Intuitivement,
on pourrait prédire que le
pire scénario serait lorsque
le patient et sa partenaire
présentent tous deux des
niveaux élevés de
catastrophisme. Puisque le
catastrophisme est associé
avec des réactions
« alarmistes » face à la
douleur, si les deux
partenaires sont alarmistes
alors le niveau de détresse
qui en découle devrait être
plus élevé que si un seul des
Douleur et prévention de l’incapacité
deux partenaires
catastrophise. Dans le but
d’étudier cette question, Dr
Gauthier a obtenu la
participation de couples dont
l’un des partenaires souffre
de douleur persistante. Les
couples ont été invités en
laboratoire, où le patient
souffrant de douleur a dû
soulever une série de
contenants de différents
poids. Les patients étaient
filmés durant cette tâche, les
vidéos ayant été par la suite
codés pour faire ressortir la
présence de comportements
de douleur (ex. :
grognements, râles,
frottement de l’épaule,
soutien de la région en
douleur, etc). Pendant que
les patients prenaient part à
cette tâche, leur conjoint
était dans une autre pièce et
devait remplir une série de
questionnaires.
Les patients et leurs
conjoints ont tous complété
l’échelle de pensée
catastrophique. En fonction
de leurs réponses, quatre
catégories de couples ont été
identifiées: patients avec
niveaux élevés de pensée
catastrophique en relation
avec conjoint présentant des
niveaux élevés ou non,
patients avec niveaux faibles
de pensée catastrophique en
relation avec conjoint
présentant des niveaux
élevés ou non.
Le résultat le plus intéressant
qui a émergé de l’étude est
que la plus grande quantité
de comportements de
douleur a été effectuée par
les patients présentant des
niveaux élevés de pensée
catastrophique et qui sont
en couple avec des
personnes possédant pour
leur part de faibles niveaux
de catastrophisme. Dr
Gauthier a suggéré que les
conjoints présentant de
faibles niveaux de pensée
catastrophique n’étaient
pas seulement moins
attentifs à leur propre
douleur, mais également
moins attentifs à la douleur
d’autrui, incluant celle de
leur partenaire. Ainsi, les
patients présentant des
niveaux élevés de pensée
catastrophique doivent
“augmenter l’intensité” de
leurs comportements de
douleur de façon à
communiquer efficacement
leur douleur à leur
partenaire. Lorsqu’en
couples avec des personnes
présentant des niveaux
élevés de pensée
catastrophique, les patients
n’ont pas ce même besoin,
étant donné que leur
partenaire est plus attentif à
la communication de la
douleur d’autrui.
Les résultats obtenus par
Dr Gauthier comportent
plusieurs implications
cliniques. Dans un premier
temps, les résultats
soulignent l’importance
d’être réceptifs à la
communication de
douleur des clients. Dans
le passé, les modèles
comportementaux
prônaient d’ignorer
complètement l’expression
de douleur des patients.
Cette recommandation
était basée sur la croyance
que les comportements de
douleur étaient renforcés
par l’attention et qu’ils
pouvaient donc être
éliminés s’ils étaient
systématiquement non
renforcés. Toutefois, il
semblerait que pour les
personnes présentant des
niveaux élevés de pensée
catastrophique, ignorer les
comportements de douleur
pourrait entraîner une
augmentation de ces
derniers. En tenant compte
du fait que les
comportements de douleur
contribuent à l’incapacité,
ignorer les comportements
de douleur des patients
pourrait par le fait même
involontairement
augmenter leur niveau
d’incapacité. L’écoute
active mène donc à une
compréhension mutuelle
qui, en retour, réduit les
besoins des patients
d’exprimer de façon
verbale ou nonverbale leur
douleur.
Les résultats de cette étude
vont paraître dans une
édition à venir de la revue
Pain Research and
Management.
Gauthier, N., Thibault, P.,
Sullivan, M.J.L. (sous
presse). Catastrophizers
with chronic pain display
more pain behaviour when
in a relationship with a low
catastrophizing spouse.
Pain Research and
Management.
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Il semblerait que pour les
personnes présentant des
niveaux élevés de pensée
catastrophique, ignorer les
comportements de douleur
pourrait entraîner une
augmentation de ces derniers.
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Douleur et prévention de l’incapacité
Favoriser le retour au travail d’individus souffrant de fibromyalgie
La fibromyalgie (FM) est un
état de santé rhumatique
caractérisé par la présence de
douleur étendue et chronique,
ainsi que par une hypersensibilité
à une variété de stimuli aversifs.
Les individus avec FM
ressentent souvent une
panoplie de symptômes autres
que la douleur, tels que la
fatigue, les troubles du
sommeil, ainsi qu’une variété
de troubles neuropsychiatriques
comme les difficultés
mnésiques, un ralentissement
du traitement de l’information
ou des symptômes dépressifs.
Les niveaux d’incapacité
sociale et occupationnelle
associés à la FM sont
extrêmement élevés. Des
méta-analyses récentes
effectuées sur cette littérature
ont conclu que même les
programmes multidisciplinaires
intensifs de réadaptation
n’engendrent pas d’impacts
significatifs à long terme sur
l’incapacité physique ou
psychologique associée à la FM.
Nous avons récemment
complété une étude visant à
examiner l’efficacité du PGAP
en tant qu’intervention visant à
favoriser le retour au travail
d’individus en incapacité
chronique du travail à cause de
la FM. Malgré le fait qu’un
certain nombre d’interventions
différentes ont été utilisées
avec cette population, à notre
connaissance aucune étude ne
s’est intéressée à l’efficacité
d’une intervention
spécifiquement orientée pour
favoriser le retour au travail
chez cette population.
Un échantillon de 30 patients
souffrant de FM a participé à
cette étude. Nous avons
comparé les résultats suite
au PGAP entre des
individus avec FM et des
individus en incapacité
chronique du travail pour
cause de douleur au bas
du dos (LBP). Les
cliniciens impliqués dans
cette étude étaient des
ergothérapeutes ayant
complété l’atelier de
formation de deux jours
du PGAP.
Chacun des groupes (FM
et LBP) a été apparié en ce
qui a trait à l’âge, au sexe,
à la sévérité de la douleur
ainsi qu’à la durée de
l’absence du travail
(approximativement 2 ans
et ½). Parmi les individus
potentiels correspondant
aux critères d’inclusion
(scores sur les mesures de
facteurs de risque supérieurs
au 50e percentile), 83%
des patients FM ont
accepté de participer. Tous
les participants FM ont
complété les 10 sessions
d’intervention. Ce résultat
suggère que le PGAP est
considéré comme une
intervention acceptable par
la majorité des individus
avec FM.
D’intéressantes différences
entre les groupes ont
émergé. Les individus avec
FM et LBP ont présenté
des réductions
comparables en ce qui a
trait à leur niveau de
pensée catastrophique, de
dépression et de peur du
mouvement. Ces résultats
suggèrent que les individus
avec FM répondent (sur
ces variables) aussi bien au
traitement que les
individus avec LBP. Par
contre, les individus avec
FM ont présenté à la fin
du traitement des scores
plus élevés de
catastrophisme et de
dépression que les patients
avec LBP. Cela est dû au
fait que les individus avec
FM présentaient des
niveaux initiaux (prétraitement) plus élevés
sur ces variables que les
participants avec LBP.
Comparativement aux
individus avec LBP, les
participants FM ont
présenté une réduction
plus faible de leur niveau
de sévérité de douleur et
d’incapacité perçue. Les
individus avec FM sont
ressortis somme étant
moins susceptibles de
retourner au travail (23%)
que les individus avec
LBP (50%). Le taux de
retour au travail pour les
individus avec LBP est
similaire à ce qui avait été
obtenu dans le cadre
d’études antérieures
vérifiant l’efficacité du
PGAP auprès d’une
clientèle présentant une
incapacité du travail de
longue durée. Malgré le
fait que le retour au
travail des individus avec
FM semble faible, il est
important de considérer
que ces individus étaient
hors du travail depuis
plus de deux ans. Les
données épidémiologiques
disponibles suggèrent
que suite à deux ans
d’incapacité, les
probabilités attendues de
retour au travail sont
inférieures à 2%.
Les données
épidémiologiques
disponibles suggèrent
que suite à deux ans
d’incapacité, les
probabilités attendues de
retour au travail sont
inférieures à 2%.
.
Douleur et prévention de l’incapacité
Les résultats de cette étude
sont prometteurs en ce
sens qu’ils suggèrent que
le PGAP constitue une
intervention à laquelle les
patients FM acceptent de
participer. Ces individus
semblent bénéficier d’une
participation au PGAP au
même titre que les
participants avec LBP
en ce qui a trait à la
réduction des pensées
catastrophiques, de la peur
du mouvement et de la
dépression. Cette étude
est aussi la première à
quantifier le retour au
travail d’individus avec
FM suite à une
intervention psychosociale.
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édition à venir du Journal
of Cognitive Psychotherapy.
Sullivan, M.J.L., Adams, H.,
Ellis, T. (sous presse).
Targeting catastrophic
thinking to promote return
to work in individuals with
fibromyalgia. Journal of
Cognitive Psychotherapy.
Les résultats de cette étude
vont paraître dans une
À quel point sommes-nous bons pour détecter la simulation chez les
patients souffrant de douleur?
Ces résultats remettent en
question l’habileté des
cliniciens à détecter le manque
d’authenticité dans
l’expression de la douleur de
leurs patients.
Il y a un certain degré de
consensus relativement au
fait que certains individus
présentés comme souffrant
de douleur pourraient
intentionnellement simuler
leur douleur, leur détresse et
leur incapacité. Étant donné
que la douleur constitue
essentiellement un
symptôme invisible, les
individus doivent utiliser les
mots et les comportements
de façon à communiquer
leur douleur à autrui. En
tant que clinicien, nous
portons attention aux mots
et aux comportements de
nos patients de façon à
obtenir une impression
clinique ou à poser un
diagnostique relativement à
leur état.
À l’occasion, les cliniciens
doivent effectuer un
jugement relatif à
l’authenticité d’un patient
présentant des symptômes
de douleur et d’incapacité.
Lorsque cette tâche leur est
demandée, c’est à partir de
la prémisse que les cliniciens
possèdent la capacité de
discerner le manque
d’authenticité dans les mots
où les comportements
utilisés par un client pour
communiquer sa douleur et
son incapacité. Quelles sont
les preuves que les cliniciens
possèdent effectivement
cette capacité?
Marc-Olivier Martel, un
étudiant de doctorat au sein
de notre Centre, a tenté de
répondre à cette question.
Il a demandé à des
participants ne souffrant pas
de douleur de visionner des
séquences vidéo de patients
souffrant de douleur
persistante prenant part à
une tâche physique
exigeante. Les participants
devaient estimer l’intensité
de la douleur ressentie par
les patients lorsqu’ils
effectuaient la tâche physique.
Après avoir effectué leurs
estimations de douleur, il a
été communiqué aux
participants qu’un certain
nombre de patients sur les
séquences vidéos simulaient
leur expression de douleur.
Les participants ont ensuite
visionné les séquences
vidéos à une seconde
reprise en ayant comme
tâche cette fois d’estimer la
probabilité que chaque
patient simule sa douleur.
En ce qui a trait à la tâche
d’estimation de douleur, les
résultats obtenus par M.
Martel répliquent ce qui avait
été obtenu antérieurement, à
savoir que les observateurs
se fient énormément aux
comportements de douleur
pour estimer la douleur d’un
individu. Ce qui est intéressant
est que la même chose a été
trouvée pour les jugements
relatifs à la simulation. En
d’autres mots, les mêmes
comportements de douleur
ayant servi d’indicateurs pour
estimer la douleur ont par la
suite été utilisés comme
indicateurs de simulation.
Ces résultats suggèrent que
le simple fait de mettre en
doute l’authenticité a été
suffisant pour que les
observateurs considèrent les
expressions de douleur des
participants comme étant
de la simulation.
En réalité, toutes les séquences
vidéos présentaient des
expressions authentiques de
douleur effectuées par des
patients souffrant de douleur
persistante. Il n’y avait aucun
simulateur dans l’échantillon.
Malgré cela, lorsque le doute
a été installé, les observateurs
ont vu partout des éléments
suggérant la simulation.
Douleur et prévention de l’incapacité
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Ces résultats remettent en
question l’habileté des
cliniciens à détecter le
manque d’authenticité
dans l’expression de la
douleur de leurs patients.
Plus alarmant encore est le
fait que les cliniciens sont
disposés à considérer des
affichages authentiques de
douleur comme étant des
exemples de simulation.
Ces résultats méritent que
l’on y réfléchisse.
Les résultats de cette étude
apparaissent dans une édition
récente du Journal of Pain.
Martel, M-O., Thibault, P.,
Sullivan, M.J.L. (2011).
Judgments about pain
intensity and pain
genuineness: The role of
pain behaviour and
judgmental heuristics.
Journal of Pain, 12, 468 –
475.
Ateliers de formation PGAP™ à l’horaire en 2011
Vous trouverez ci-bas la liste des ateliers de formation PGAP™ qui sont prévus pour 2011-2012. Ces ateliers
de formation seront offerts en anglais. Malheureusement, la traduction simultanée n’est pas disponible.
4 et 5 novembre 2011 – Winnipeg, Manitoba, Canada
PÉRIODE DES VACANCES
Le Centre universitaire de recherche sur la douleur et l'incapacité sera fermé à partir du 5 septembre jusqu'au 19
septembre inclusivement. Il nous sera donc impossible de traiter les appels, les télécopies, les courriels ainsi
que les commandes de matériel durant cette période. Vous pourrez donc nous laisser un message et nous vous
répondrons après le 19 septembre.
Publications d’intérêt
sélectionnées et publications depuis notre dernier bulletin.
Articles publiés dans des revues avec comités de pairs
Martel, M-O., Thibault, P., Sullivan, M.J.L. (2011). Judgments about pain intensity and pain genuineness: The role of
pain behaviour and judgmental heuristics. Journal of Pain, 12: 468 – 475.
Wideman, T.H., Sullivan, M.J.L. (2011). Differential predictors of the long-term levels of pain intensity, work
disability, healthcare use, and medication use in a sample of workers’ compensation claimants. Pain,152 :
376 – 383.
Wideman, T.H., Sullivan, M.J.L. (2011). Reducing catastrophic thinking associated with pain. Pain Management, 1:
249 – 256.
Ialongo-Lambin, D., Thibault, P., Simmonds, M., Lariviere, C., Sullivan, M.J.L. (2011). Repetition-induced activityrelated summation of pain in patients with fibromyalgia. Pain, 152: 1424 – 1430.
Sullivan, M.J.L., Lariviere, C., Simmonds, M. (2010). Activity-related summation of pain and functional disability in
patients with whiplash injuries. Pain, 151: 440 - 446.
Scott, W., Sullivan, M.J.L. (2010). Validity and determinants of clinicians’ return to work judgments for individuals
following whiplash injury. Psychological Injury and Law, 3, 220 - 229.
Martel, M-O, Thibault, P., Sullivan, M.J.L. (2010). The persistence of pain behaviors in patients with chronic back pain
is independent of pain and psychological factors. Pain, 151: 300 - 336.
Pincus, T., Smeets, R.J., Simmonds, M.J., Sullivan, M.J.L. (2010). The fear avoidance model disentangled: Improving
the clinical utility of the fear avoidance model. Clinical Journal of Pain, 9: 739 – 746.
Articles acceptés ou sous presse dans des revues avec comités de pairs
Sullivan, M.J.L., Adams, H., Ellis, T. Targeting Catastrophic Thinking to Promote Return to Work in Individuals with
Fibromyalgia. Journal of Cognitive Psychotherapy, in press.
Douleur et prévention de l’incapacité
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Sullivan, M.J.L., Scott, W., Trost, Z. Perceived injustice: A risk factor for problematic pain outcomes. Clinical Journal
of Pain, in press.
Sullivan, MJL., Tanzer, M., Reardon, G., Amirault, D., Dunbar, M., Stanish, WD. The role of pre-surgical expectancies
in predicting pain and function one year following total knee arthroplasty. Pain, in press.
Mankovsky, T., Lynch, M.E., Clark, A.J., Sawynok, J., Sullivan, M.J.L. Pain catastrophizing predicts poor response to
topical analgesics in patients with neuropathic pain. Pain Research and Management, in press.
Hadjistavropoulos, T., Craig, K., Duck, S., Cano, A., Goubert, L., Jackson, P.L., Mogil, J.S., Rainville, P., Sullivan,
M.J.L., Williams, A C, Vervoort, T., Fitzgerald, T.D. A biopsychosocial formulation of pain communication.
Psychological Bulletin, in press.
Sullivan, M.J.L., Adams, H., Martel, M.O., Scott, W., Wideman, T.W. Catastrophizing and perceived injustice: Risk
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Gauthier, N., Thibault, P., Sullivan, M.J.L. Catastrophizers with chronic pain display more pain behaviour when in a
relationship with a low catastrophizing spouse. Pain Research and Management, in press.
Vervoort, T., Caes, L., Trost, Z., Sullivan, M.J.L., Vangronsveld, K., Goubert, L. Social modulation of facial pain display
in high catastrophizing children: an observational study in schoolchildren and their parents. Pain, in press.
Conférences sur invitation et présentations plénières / Présentations scientifiques
Sullivan, M.J.L. Managing Persistent Pain and Disability: Best Practices. 31st Annual National Workers’ Compensation
and Occupational Medicine Conference. SEAK Inc. Hyannis, Cape Cod, Massachusetts. July 2011.
Sullivan, M.J.L. How psychosocial intervention techniques might be incorporated into physical therapy practice.
Canadian Physiotherapy Association. Whistler, BC. July 2011.
Sullivan, M.J.L. The conceptual and empirical evolution of pain catastrophizing. CPA Distinguished contributions to
psychology as a profession award address. Annual Meeting of the Canadian Psychological Association,
Toronto, ON. June 2011.
Sullivan, M.J.L. and Scott, W. The adverse impact of perceived injustice on pain outcomes: mechanisms of action. Joint
Annual Scientific Meeting of the British Pain Society and the Canadian Pain Society. Edinburg, Scotland. June
2011.
Wideman T.H. and Sullivan M. Predicting response to physical therapy for individuals with work-related injuries and
symptoms of depression. Annual Meeting of the American Pain Society. Austin, TX. May 2011.
Scott, W. and Sullivan, M.J.L. Perceived injustice moderates the relationship between pain and depression among
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May 2011.
Sullivan, M.J.L. Targeting psychosocial risk factors for spinal pain. Annual Meeting of the Canadian Pain Society.
Niagara Falls, ON. April 2011.
Sullivan, M.J.L. Psychosocial Risk Factors for Pain-Related Disability: Detection and Intervention. 4th WCOMTG
Current Concepts Symposium. Orthopaedic Manipulative Physiotherapy Group, a Special Interest Group of
the South African Society of Physiotherapy. Stellenbosch, South Africa. April 2011.
Scott, W., and Sullivan, M.J.L. Determining factors in the experience of perceived injustice following whiplash injury.
Annual Meeting of the Canadian Pain Society. Niagara Falls, ON. April 2011.
Sullivan, M.J.L. Targeting Psychosocial Risk Factors to Promote Return to Work Following Musculoskeletal Injury.
Musculoskeletal Disorders & Chronic Pain Conference. American College of Occupational and
Environmental Medicine and Canadian Institute for the Relief of Pain and Disability. Los Angels, CA.
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Sullivan, M.J.L. Catastrophizing and Perceived Injustice as Risk Factors for Chronicity Following Whiplash Injury.
2011 Whiplash Symposium. Presented by The Centre of Clinical Research Excellence in Spinal Pain, Injury
and Health in conjunction with The Centre of National Research on Disability and Rehabilitation Medicine.
Brisbane, Australia. February 2011.
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Douleur et prévention de l’incapacité
Sullivan, M.J.L. Psychological Risk Factors in Return to Work – Strategies for Successful Outcomes. Ministry of Labour,
Workers’ Advisers Office (Interorganizational Training Committee) Return to Work - Return to Life
Conference. Richmond, BC. December 2010.
Sullivan, M.J.L. Risk Factors for problematic recovery; techniques for screening for risk factors. Case Manager
Professional Development Conference, WorkSafeBC, Nanaimo, BC. October 2010.
Sullivan, M.J.L. Engaging Rehabilitation Professionals in Changing their Clinical Practice Patterns The American
Congress of Rehabilitation Medicine. ACRM-ASNR Joint Educational Conference, 87th annual meeting.
Montreal, QC. October 2010.
Colloques sur invitation et présentations cliniques
Targeting Psychosocial Factors to Reduce Occupational Disability.
LifeTEAM Inc. Walnut Creek, California. June 2011.
Perceived injustice as a risk factor for problematic recovery.
Saskatchewan Workers' Compensation Board. Regina, SK, May 2011.
Psychosocial interventions for the prevention of pain-related disability.
Department of Health and Rehabilitation Sciences, University of Cape Town University.
Cape Town, South Africa, April 2011
PGAP : An evidence-based treatment program for reducing disability associated with
pain, depression, cancer and other chronic health conditions. VA Connecticut’s Errera Community Care
Center (ECCC). West Haven, Connecticut, USA, April 2011.
Les facteurs de risque psychosociaux pour la douleur et l’incapacité.
CSST. St. Jerome, QC, January 2011.
Psychosocial interventions for the prevention of pain-related disability.
Department of Physical Therapy. McGill University. Montreal, QC, November 2010.
Psychosocial interventions for the prevention of pain-related disability.
Department of Occupational Therapy. McGill University. Montreal, QC, November 2010.
Sullivan, M.J.L. Le rôle de la perception d'injustice dans la réadaptation des personnes ayant des
lésions musculo-squelettiques. Centre de Evaluation et Readaptation. Montreal, QC, November 2010.
ATELIERS DE FORMATION: (échange de connaissances)
Formation: Détection et intervention auprès des facteurs de risques psychosociaux.
Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST).
· Gatineau, Quebec, April, 2011
· Montreal, Quebec, February, 2011
· Montreal, Quebec, February, 2011
· Montreal, Quebec, November 24, 2010
· Montreal, Quebec, November 23, 2010
· Quebec City, Quebec, November 9, 2010
· Quebec City, Quebec, November 8, 2010
· Quebec City, Quebec, November 5, 2010
· Quebec City, Quebec, November 4, 2010
The Progressive Goal Attainment Program (PGAP): Training Workshop
· Santa Clara, California, June 17-18, 2011
· Johannesburg, South Africa, May 07-08, 2011
· Cape Town, South Africa, May 01-02, 2011
· Toronto, Ontario, April 01-02, 2011
· Galway, Ireland, November, 2010
· Montreal, Quebec, October, 2010