missouri worker compensation
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été 2011 Volume 11, numéro 1 Prévention de la douleur et de l’incapacité Le bulletin de nouvelles du Centre universitaire de recherche sur la douleur et l’incapacité Message du Directeur Scientifique Thèmes abordés : • Couples en douleur: Comment le niveau de catastrophisme du partenaire influence les comportements de douleur du patient • Favoriser le retour au travail d’individus souffrant de fibromyalgie • À quel point sommesnous bons pour détecter la simulation chez les patients souffrant de douleur? • Mise à jour d’information Cette année s’est avérée très excitante au sein de notre Centre. Par le biais du travail acharné de notre personnel, de nos étudiants et de nos collaborateurs, nous avons réussi à réaliser plusieurs études cliniques et expérimentales. Trois de ces projets sont brièvement décrits dans ce bulletin d’information. L’une de ces recherches décrit la façon par laquelle les partenaires de patients souffrant de douleur peuvent influencer les comportements de douleur émis par ces derniers. Une autre étude démontre que lorsque le doute a été implanté chez des observateurs, les patients présentant des comportements de douleur authentiques sont jugés comme simulant leur douleur. Les résultats de cette étude nous mettent en garde contre la pratique consistant à demander à des cliniciens de juger de l’authenticité de patients présentant douleur et incapacité. Finalement, une autre étude est décrite à l’intérieur de laquelle est présentée une application du PGAP à des individus hors du travail pour cause de fibromyalgie. D’autres études réalisées par notre Centre au cours de la dernière année sont mentionnées en référence à la fin de ce bulletin d’information. MICHAEL JL SULLIVAN, PhD Couples en douleur: Comment le niveau de catastrophisme du partenaire influence les comportements de douleur du patient. Malgré le fait que nous concevons souvent la douleur comme quelque chose d’individuel, la douleur est aussi une expérience sociale. Notre douleur prend souvent la forme de mots ou de comportements qui communiquent à autrui quelque chose à propos de notre expérience. En retour, les gens dans notre environnement réagissent à la communication de notre douleur, et ces réactions peuvent influencer notre expression future de douleur, qui s’en trouvera augmentée ou réduite. Dr Nathalie Gauthier était une étudiante doctorale au sein de notre Centre qui s’est intéressée à la façon dont les conjoints influencent la communication de la douleur des individus, plus spécifiquement au niveau de l’expression des comportements de douleur. La question de recherche qu’elle a étudiée est la suivante : Si vous êtes un patient souffrant de douleur présentant un niveau élevé de pensée catastrophique, est-ce que c’est mieux pour vous d’être marié à une autre personne qui catastrophise, ou bien si ce serait préférable pour vous d’être avec une personne présentant un faible niveau de pensée catastrophique. Intuitivement, on pourrait prédire que le pire scénario serait lorsque le patient et sa partenaire présentent tous deux des niveaux élevés de catastrophisme. Puisque le catastrophisme est associé avec des réactions « alarmistes » face à la douleur, si les deux partenaires sont alarmistes alors le niveau de détresse qui en découle devrait être plus élevé que si un seul des Douleur et prévention de l’incapacité deux partenaires catastrophise. Dans le but d’étudier cette question, Dr Gauthier a obtenu la participation de couples dont l’un des partenaires souffre de douleur persistante. Les couples ont été invités en laboratoire, où le patient souffrant de douleur a dû soulever une série de contenants de différents poids. Les patients étaient filmés durant cette tâche, les vidéos ayant été par la suite codés pour faire ressortir la présence de comportements de douleur (ex. : grognements, râles, frottement de l’épaule, soutien de la région en douleur, etc). Pendant que les patients prenaient part à cette tâche, leur conjoint était dans une autre pièce et devait remplir une série de questionnaires. Les patients et leurs conjoints ont tous complété l’échelle de pensée catastrophique. En fonction de leurs réponses, quatre catégories de couples ont été identifiées: patients avec niveaux élevés de pensée catastrophique en relation avec conjoint présentant des niveaux élevés ou non, patients avec niveaux faibles de pensée catastrophique en relation avec conjoint présentant des niveaux élevés ou non. Le résultat le plus intéressant qui a émergé de l’étude est que la plus grande quantité de comportements de douleur a été effectuée par les patients présentant des niveaux élevés de pensée catastrophique et qui sont en couple avec des personnes possédant pour leur part de faibles niveaux de catastrophisme. Dr Gauthier a suggéré que les conjoints présentant de faibles niveaux de pensée catastrophique n’étaient pas seulement moins attentifs à leur propre douleur, mais également moins attentifs à la douleur d’autrui, incluant celle de leur partenaire. Ainsi, les patients présentant des niveaux élevés de pensée catastrophique doivent “augmenter l’intensité” de leurs comportements de douleur de façon à communiquer efficacement leur douleur à leur partenaire. Lorsqu’en couples avec des personnes présentant des niveaux élevés de pensée catastrophique, les patients n’ont pas ce même besoin, étant donné que leur partenaire est plus attentif à la communication de la douleur d’autrui. Les résultats obtenus par Dr Gauthier comportent plusieurs implications cliniques. Dans un premier temps, les résultats soulignent l’importance d’être réceptifs à la communication de douleur des clients. Dans le passé, les modèles comportementaux prônaient d’ignorer complètement l’expression de douleur des patients. Cette recommandation était basée sur la croyance que les comportements de douleur étaient renforcés par l’attention et qu’ils pouvaient donc être éliminés s’ils étaient systématiquement non renforcés. Toutefois, il semblerait que pour les personnes présentant des niveaux élevés de pensée catastrophique, ignorer les comportements de douleur pourrait entraîner une augmentation de ces derniers. En tenant compte du fait que les comportements de douleur contribuent à l’incapacité, ignorer les comportements de douleur des patients pourrait par le fait même involontairement augmenter leur niveau d’incapacité. L’écoute active mène donc à une compréhension mutuelle qui, en retour, réduit les besoins des patients d’exprimer de façon verbale ou nonverbale leur douleur. Les résultats de cette étude vont paraître dans une édition à venir de la revue Pain Research and Management. Gauthier, N., Thibault, P., Sullivan, M.J.L. (sous presse). Catastrophizers with chronic pain display more pain behaviour when in a relationship with a low catastrophizing spouse. Pain Research and Management. Page 2 de 7 Il semblerait que pour les personnes présentant des niveaux élevés de pensée catastrophique, ignorer les comportements de douleur pourrait entraîner une augmentation de ces derniers. Page 3 de 7 Douleur et prévention de l’incapacité Favoriser le retour au travail d’individus souffrant de fibromyalgie La fibromyalgie (FM) est un état de santé rhumatique caractérisé par la présence de douleur étendue et chronique, ainsi que par une hypersensibilité à une variété de stimuli aversifs. Les individus avec FM ressentent souvent une panoplie de symptômes autres que la douleur, tels que la fatigue, les troubles du sommeil, ainsi qu’une variété de troubles neuropsychiatriques comme les difficultés mnésiques, un ralentissement du traitement de l’information ou des symptômes dépressifs. Les niveaux d’incapacité sociale et occupationnelle associés à la FM sont extrêmement élevés. Des méta-analyses récentes effectuées sur cette littérature ont conclu que même les programmes multidisciplinaires intensifs de réadaptation n’engendrent pas d’impacts significatifs à long terme sur l’incapacité physique ou psychologique associée à la FM. Nous avons récemment complété une étude visant à examiner l’efficacité du PGAP en tant qu’intervention visant à favoriser le retour au travail d’individus en incapacité chronique du travail à cause de la FM. Malgré le fait qu’un certain nombre d’interventions différentes ont été utilisées avec cette population, à notre connaissance aucune étude ne s’est intéressée à l’efficacité d’une intervention spécifiquement orientée pour favoriser le retour au travail chez cette population. Un échantillon de 30 patients souffrant de FM a participé à cette étude. Nous avons comparé les résultats suite au PGAP entre des individus avec FM et des individus en incapacité chronique du travail pour cause de douleur au bas du dos (LBP). Les cliniciens impliqués dans cette étude étaient des ergothérapeutes ayant complété l’atelier de formation de deux jours du PGAP. Chacun des groupes (FM et LBP) a été apparié en ce qui a trait à l’âge, au sexe, à la sévérité de la douleur ainsi qu’à la durée de l’absence du travail (approximativement 2 ans et ½). Parmi les individus potentiels correspondant aux critères d’inclusion (scores sur les mesures de facteurs de risque supérieurs au 50e percentile), 83% des patients FM ont accepté de participer. Tous les participants FM ont complété les 10 sessions d’intervention. Ce résultat suggère que le PGAP est considéré comme une intervention acceptable par la majorité des individus avec FM. D’intéressantes différences entre les groupes ont émergé. Les individus avec FM et LBP ont présenté des réductions comparables en ce qui a trait à leur niveau de pensée catastrophique, de dépression et de peur du mouvement. Ces résultats suggèrent que les individus avec FM répondent (sur ces variables) aussi bien au traitement que les individus avec LBP. Par contre, les individus avec FM ont présenté à la fin du traitement des scores plus élevés de catastrophisme et de dépression que les patients avec LBP. Cela est dû au fait que les individus avec FM présentaient des niveaux initiaux (prétraitement) plus élevés sur ces variables que les participants avec LBP. Comparativement aux individus avec LBP, les participants FM ont présenté une réduction plus faible de leur niveau de sévérité de douleur et d’incapacité perçue. Les individus avec FM sont ressortis somme étant moins susceptibles de retourner au travail (23%) que les individus avec LBP (50%). Le taux de retour au travail pour les individus avec LBP est similaire à ce qui avait été obtenu dans le cadre d’études antérieures vérifiant l’efficacité du PGAP auprès d’une clientèle présentant une incapacité du travail de longue durée. Malgré le fait que le retour au travail des individus avec FM semble faible, il est important de considérer que ces individus étaient hors du travail depuis plus de deux ans. Les données épidémiologiques disponibles suggèrent que suite à deux ans d’incapacité, les probabilités attendues de retour au travail sont inférieures à 2%. Les données épidémiologiques disponibles suggèrent que suite à deux ans d’incapacité, les probabilités attendues de retour au travail sont inférieures à 2%. . Douleur et prévention de l’incapacité Les résultats de cette étude sont prometteurs en ce sens qu’ils suggèrent que le PGAP constitue une intervention à laquelle les patients FM acceptent de participer. Ces individus semblent bénéficier d’une participation au PGAP au même titre que les participants avec LBP en ce qui a trait à la réduction des pensées catastrophiques, de la peur du mouvement et de la dépression. Cette étude est aussi la première à quantifier le retour au travail d’individus avec FM suite à une intervention psychosociale. Page 4 de 7 édition à venir du Journal of Cognitive Psychotherapy. Sullivan, M.J.L., Adams, H., Ellis, T. (sous presse). Targeting catastrophic thinking to promote return to work in individuals with fibromyalgia. Journal of Cognitive Psychotherapy. Les résultats de cette étude vont paraître dans une À quel point sommes-nous bons pour détecter la simulation chez les patients souffrant de douleur? Ces résultats remettent en question l’habileté des cliniciens à détecter le manque d’authenticité dans l’expression de la douleur de leurs patients. Il y a un certain degré de consensus relativement au fait que certains individus présentés comme souffrant de douleur pourraient intentionnellement simuler leur douleur, leur détresse et leur incapacité. Étant donné que la douleur constitue essentiellement un symptôme invisible, les individus doivent utiliser les mots et les comportements de façon à communiquer leur douleur à autrui. En tant que clinicien, nous portons attention aux mots et aux comportements de nos patients de façon à obtenir une impression clinique ou à poser un diagnostique relativement à leur état. À l’occasion, les cliniciens doivent effectuer un jugement relatif à l’authenticité d’un patient présentant des symptômes de douleur et d’incapacité. Lorsque cette tâche leur est demandée, c’est à partir de la prémisse que les cliniciens possèdent la capacité de discerner le manque d’authenticité dans les mots où les comportements utilisés par un client pour communiquer sa douleur et son incapacité. Quelles sont les preuves que les cliniciens possèdent effectivement cette capacité? Marc-Olivier Martel, un étudiant de doctorat au sein de notre Centre, a tenté de répondre à cette question. Il a demandé à des participants ne souffrant pas de douleur de visionner des séquences vidéo de patients souffrant de douleur persistante prenant part à une tâche physique exigeante. Les participants devaient estimer l’intensité de la douleur ressentie par les patients lorsqu’ils effectuaient la tâche physique. Après avoir effectué leurs estimations de douleur, il a été communiqué aux participants qu’un certain nombre de patients sur les séquences vidéos simulaient leur expression de douleur. Les participants ont ensuite visionné les séquences vidéos à une seconde reprise en ayant comme tâche cette fois d’estimer la probabilité que chaque patient simule sa douleur. En ce qui a trait à la tâche d’estimation de douleur, les résultats obtenus par M. Martel répliquent ce qui avait été obtenu antérieurement, à savoir que les observateurs se fient énormément aux comportements de douleur pour estimer la douleur d’un individu. Ce qui est intéressant est que la même chose a été trouvée pour les jugements relatifs à la simulation. En d’autres mots, les mêmes comportements de douleur ayant servi d’indicateurs pour estimer la douleur ont par la suite été utilisés comme indicateurs de simulation. Ces résultats suggèrent que le simple fait de mettre en doute l’authenticité a été suffisant pour que les observateurs considèrent les expressions de douleur des participants comme étant de la simulation. En réalité, toutes les séquences vidéos présentaient des expressions authentiques de douleur effectuées par des patients souffrant de douleur persistante. Il n’y avait aucun simulateur dans l’échantillon. Malgré cela, lorsque le doute a été installé, les observateurs ont vu partout des éléments suggérant la simulation. Douleur et prévention de l’incapacité Page 5 de 7 Ces résultats remettent en question l’habileté des cliniciens à détecter le manque d’authenticité dans l’expression de la douleur de leurs patients. Plus alarmant encore est le fait que les cliniciens sont disposés à considérer des affichages authentiques de douleur comme étant des exemples de simulation. Ces résultats méritent que l’on y réfléchisse. Les résultats de cette étude apparaissent dans une édition récente du Journal of Pain. Martel, M-O., Thibault, P., Sullivan, M.J.L. (2011). Judgments about pain intensity and pain genuineness: The role of pain behaviour and judgmental heuristics. Journal of Pain, 12, 468 – 475. Ateliers de formation PGAP™ à l’horaire en 2011 Vous trouverez ci-bas la liste des ateliers de formation PGAP™ qui sont prévus pour 2011-2012. Ces ateliers de formation seront offerts en anglais. Malheureusement, la traduction simultanée n’est pas disponible. 4 et 5 novembre 2011 – Winnipeg, Manitoba, Canada PÉRIODE DES VACANCES Le Centre universitaire de recherche sur la douleur et l'incapacité sera fermé à partir du 5 septembre jusqu'au 19 septembre inclusivement. Il nous sera donc impossible de traiter les appels, les télécopies, les courriels ainsi que les commandes de matériel durant cette période. Vous pourrez donc nous laisser un message et nous vous répondrons après le 19 septembre. Publications d’intérêt sélectionnées et publications depuis notre dernier bulletin. Articles publiés dans des revues avec comités de pairs Martel, M-O., Thibault, P., Sullivan, M.J.L. (2011). Judgments about pain intensity and pain genuineness: The role of pain behaviour and judgmental heuristics. Journal of Pain, 12: 468 – 475. Wideman, T.H., Sullivan, M.J.L. (2011). Differential predictors of the long-term levels of pain intensity, work disability, healthcare use, and medication use in a sample of workers’ compensation claimants. Pain,152 : 376 – 383. Wideman, T.H., Sullivan, M.J.L. (2011). Reducing catastrophic thinking associated with pain. Pain Management, 1: 249 – 256. Ialongo-Lambin, D., Thibault, P., Simmonds, M., Lariviere, C., Sullivan, M.J.L. (2011). Repetition-induced activityrelated summation of pain in patients with fibromyalgia. Pain, 152: 1424 – 1430. Sullivan, M.J.L., Lariviere, C., Simmonds, M. (2010). Activity-related summation of pain and functional disability in patients with whiplash injuries. Pain, 151: 440 - 446. Scott, W., Sullivan, M.J.L. (2010). Validity and determinants of clinicians’ return to work judgments for individuals following whiplash injury. Psychological Injury and Law, 3, 220 - 229. Martel, M-O, Thibault, P., Sullivan, M.J.L. (2010). The persistence of pain behaviors in patients with chronic back pain is independent of pain and psychological factors. Pain, 151: 300 - 336. Pincus, T., Smeets, R.J., Simmonds, M.J., Sullivan, M.J.L. (2010). The fear avoidance model disentangled: Improving the clinical utility of the fear avoidance model. Clinical Journal of Pain, 9: 739 – 746. Articles acceptés ou sous presse dans des revues avec comités de pairs Sullivan, M.J.L., Adams, H., Ellis, T. Targeting Catastrophic Thinking to Promote Return to Work in Individuals with Fibromyalgia. Journal of Cognitive Psychotherapy, in press. Douleur et prévention de l’incapacité Page 6 de 7 Sullivan, M.J.L., Scott, W., Trost, Z. Perceived injustice: A risk factor for problematic pain outcomes. Clinical Journal of Pain, in press. Sullivan, MJL., Tanzer, M., Reardon, G., Amirault, D., Dunbar, M., Stanish, WD. The role of pre-surgical expectancies in predicting pain and function one year following total knee arthroplasty. Pain, in press. Mankovsky, T., Lynch, M.E., Clark, A.J., Sawynok, J., Sullivan, M.J.L. Pain catastrophizing predicts poor response to topical analgesics in patients with neuropathic pain. Pain Research and Management, in press. Hadjistavropoulos, T., Craig, K., Duck, S., Cano, A., Goubert, L., Jackson, P.L., Mogil, J.S., Rainville, P., Sullivan, M.J.L., Williams, A C, Vervoort, T., Fitzgerald, T.D. A biopsychosocial formulation of pain communication. Psychological Bulletin, in press. Sullivan, M.J.L., Adams, H., Martel, M.O., Scott, W., Wideman, T.W. Catastrophizing and perceived injustice: Risk factors for the transition to chronicity following whiplash injury. Spine, in press. Gauthier, N., Thibault, P., Sullivan, M.J.L. Catastrophizers with chronic pain display more pain behaviour when in a relationship with a low catastrophizing spouse. Pain Research and Management, in press. Vervoort, T., Caes, L., Trost, Z., Sullivan, M.J.L., Vangronsveld, K., Goubert, L. Social modulation of facial pain display in high catastrophizing children: an observational study in schoolchildren and their parents. Pain, in press. Conférences sur invitation et présentations plénières / Présentations scientifiques Sullivan, M.J.L. Managing Persistent Pain and Disability: Best Practices. 31st Annual National Workers’ Compensation and Occupational Medicine Conference. SEAK Inc. Hyannis, Cape Cod, Massachusetts. July 2011. Sullivan, M.J.L. How psychosocial intervention techniques might be incorporated into physical therapy practice. Canadian Physiotherapy Association. Whistler, BC. July 2011. Sullivan, M.J.L. The conceptual and empirical evolution of pain catastrophizing. CPA Distinguished contributions to psychology as a profession award address. Annual Meeting of the Canadian Psychological Association, Toronto, ON. June 2011. Sullivan, M.J.L. and Scott, W. The adverse impact of perceived injustice on pain outcomes: mechanisms of action. Joint Annual Scientific Meeting of the British Pain Society and the Canadian Pain Society. Edinburg, Scotland. June 2011. Wideman T.H. and Sullivan M. Predicting response to physical therapy for individuals with work-related injuries and symptoms of depression. Annual Meeting of the American Pain Society. Austin, TX. May 2011. Scott, W. and Sullivan, M.J.L. Perceived injustice moderates the relationship between pain and depression among individuals with persistent musculoskeletal pain. Annual Meeting of the American Pain Society. Austin, TX. May 2011. Sullivan, M.J.L. Targeting psychosocial risk factors for spinal pain. Annual Meeting of the Canadian Pain Society. Niagara Falls, ON. April 2011. Sullivan, M.J.L. Psychosocial Risk Factors for Pain-Related Disability: Detection and Intervention. 4th WCOMTG Current Concepts Symposium. Orthopaedic Manipulative Physiotherapy Group, a Special Interest Group of the South African Society of Physiotherapy. Stellenbosch, South Africa. April 2011. Scott, W., and Sullivan, M.J.L. Determining factors in the experience of perceived injustice following whiplash injury. Annual Meeting of the Canadian Pain Society. Niagara Falls, ON. April 2011. Sullivan, M.J.L. Targeting Psychosocial Risk Factors to Promote Return to Work Following Musculoskeletal Injury. Musculoskeletal Disorders & Chronic Pain Conference. American College of Occupational and Environmental Medicine and Canadian Institute for the Relief of Pain and Disability. Los Angels, CA. February 2011 Sullivan, M.J.L. Catastrophizing and Perceived Injustice as Risk Factors for Chronicity Following Whiplash Injury. 2011 Whiplash Symposium. Presented by The Centre of Clinical Research Excellence in Spinal Pain, Injury and Health in conjunction with The Centre of National Research on Disability and Rehabilitation Medicine. Brisbane, Australia. February 2011. Sullivan, M.J.L. Les facteurs psychosociaux et les trajectoires de récupération suite à des blessures musculosquelettiques. Bureau des Evaluations Medicales du Quebec Montreal, QC. December 2010. Page 7 of 7 Douleur et prévention de l’incapacité Sullivan, M.J.L. Psychological Risk Factors in Return to Work – Strategies for Successful Outcomes. Ministry of Labour, Workers’ Advisers Office (Interorganizational Training Committee) Return to Work - Return to Life Conference. Richmond, BC. December 2010. Sullivan, M.J.L. Risk Factors for problematic recovery; techniques for screening for risk factors. Case Manager Professional Development Conference, WorkSafeBC, Nanaimo, BC. October 2010. Sullivan, M.J.L. Engaging Rehabilitation Professionals in Changing their Clinical Practice Patterns The American Congress of Rehabilitation Medicine. ACRM-ASNR Joint Educational Conference, 87th annual meeting. Montreal, QC. October 2010. Colloques sur invitation et présentations cliniques Targeting Psychosocial Factors to Reduce Occupational Disability. LifeTEAM Inc. Walnut Creek, California. June 2011. Perceived injustice as a risk factor for problematic recovery. Saskatchewan Workers' Compensation Board. Regina, SK, May 2011. Psychosocial interventions for the prevention of pain-related disability. Department of Health and Rehabilitation Sciences, University of Cape Town University. Cape Town, South Africa, April 2011 PGAP : An evidence-based treatment program for reducing disability associated with pain, depression, cancer and other chronic health conditions. VA Connecticut’s Errera Community Care Center (ECCC). West Haven, Connecticut, USA, April 2011. Les facteurs de risque psychosociaux pour la douleur et l’incapacité. CSST. St. Jerome, QC, January 2011. Psychosocial interventions for the prevention of pain-related disability. Department of Physical Therapy. McGill University. Montreal, QC, November 2010. Psychosocial interventions for the prevention of pain-related disability. Department of Occupational Therapy. McGill University. Montreal, QC, November 2010. Sullivan, M.J.L. Le rôle de la perception d'injustice dans la réadaptation des personnes ayant des lésions musculo-squelettiques. Centre de Evaluation et Readaptation. Montreal, QC, November 2010. ATELIERS DE FORMATION: (échange de connaissances) Formation: Détection et intervention auprès des facteurs de risques psychosociaux. Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). · Gatineau, Quebec, April, 2011 · Montreal, Quebec, February, 2011 · Montreal, Quebec, February, 2011 · Montreal, Quebec, November 24, 2010 · Montreal, Quebec, November 23, 2010 · Quebec City, Quebec, November 9, 2010 · Quebec City, Quebec, November 8, 2010 · Quebec City, Quebec, November 5, 2010 · Quebec City, Quebec, November 4, 2010 The Progressive Goal Attainment Program (PGAP): Training Workshop · Santa Clara, California, June 17-18, 2011 · Johannesburg, South Africa, May 07-08, 2011 · Cape Town, South Africa, May 01-02, 2011 · Toronto, Ontario, April 01-02, 2011 · Galway, Ireland, November, 2010 · Montreal, Quebec, October, 2010