le magazine des entrepreneurs de la caraïbe
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LE MAGAZINE DES ENTREPRENEURS DE LA CARAÏBE ©Yolande Eliezer E D I T O R I A L Directeur artistique / Rédacteur en chef : Dachin’ Secrétaire de rédaction : Céline Guillaume Photographes : Oeil 2 Moy, Keoz Art, Yolande Eliezer Chef de régie publicitaire : Cédric Oria Tél : 0690 61 84 38 Imprimeur : ANTILLES IMPRIMERIE Remerciements : Eric Henderson, Teddy Trébiliphe, Samantha Francius, Martine Naïnan Ghislaine Guillaume, André Bervin Alphonse Jean, Ludovic Biabiany et tous les membres actifs qui ont collaboré à ce numéro. Association SIYONAJ, Lauréat Talent des cités Région Guadeloupe 2009 - 2010 Association SIYONAJ 9, rue des plaines Imm DIES Grand-Camp, 97139 Les Abymes www.siyonaj.com [email protected] ISSN en cours MAGAZINE # 4 S IYONAJ CONTINUE à rencontrer les entrepreneurs de la Caraïbe avec encore plus de force, d’intensité et d’enthousiasme. Notre volonté de mettre en avant les personnes actives et talentueuses de nos îles est aujourd’hui encore plus grande. C’est pour cela que nous avons décidé de continuer notre action en créant notre premier évènement : LE WEEK END SIYONAJ, un moment d’échange, de rencontres, de convivialité qui a définitivement marqué l’identité de notre réseau (voir p.36).Pour ce numéro, nous avons choisi de mettre en avant notre environnement et notre femme antillaise qui font partie de notre paysage caribéen. La beauté de la femme, la beauté de la nature sont parfois détruites, alors qu’elles devraient être une source perpétuelle d’émerveillement et de respect. C’est pour cela que nous tenons à remercier Corinne Coman, notre ex - Miss France, Cindy Le Pape, Miss Guadeloupe pour Miss France 2011 ainsi que Info Énergie et Caraïbes Environnement pour nous avoir aidé à développer notre sujet : BEAUTÉ ET NATURE. Bonne lecture à vous ! Gilles Divialle Président / Association SIYONAJ SIYONAJ MAGAZINE - P.3 oct - nov 2011 S O M M A I R E 06 LES MEILLEURS PLANS DU WEB ! http://www.shopping-97.com MAGAZINE P.6 ENTREPRISES - SHOPPING-97 - ORIGYNELL - FASHIONISTAS STORE - LE MASSAÏ - AU LION D’OR ENTREPRISES SHOPPING-97 ORIGYNELL FASHIONISTAS STORE LE MASSAÎ AU LION D’OR - oct - nov 2011 bimestriel www.siyonaj.com P.16 ASSOCIATION RASTAFARÏ’S WAY 16 - MUSIQUE - ARTISANAT - AGRICULTURE BIO RASTAFARÏ’S WAY - LA MISS DES MISS : CORINNE COMAN ASSOCIATION P. 18 BEAUTÉ ET NATURE DOSSIER INTERVIEW : EMPRESS ASHAYA - MISS GUADELOUPE POUR MISS FRANCE 2011 : CINDY LE PAPE - GLOSSAIRE ÉCOLOGIE - INFO ÉNERGIE - CARAÏBES ENVIRONEMENT 20 INTERVIEW EXCLUSIVE P. 36 WEEK END SIYONAJ CORINNE COMAN P. 38 CLIP : LOMBRAJ LA MISS DES MISS ANTILLAISE MAKING OF 38 REPORTAGE : CLIP - JEAN-YVES ADELO INTERVIEW - RÉGINE GARNIER - JEAN-YVES ADELO MAKING OF - RÉGINE GARNIER INTERVIEW MUSIQUE 31 LADY V N’CO & K’RIBEAN AFRICA LA NOUVELLE AVENTURE ! STATUT : EIRL ERIC JACKONO 39 COACH ! 34 COACHING SPORTIF GENEVIÈVE 5600 coupons de bons plans 31 Shopping - 97 ans Economie ASSURÉE ! ©Yolande Eliezer Allan Faure Economie CARAÏBE Valeur FIABILITÉ Particularité ACHAT GROUPÉ [email protected] ©Yolande Eliezer Activite SITE - WEB e-mail (apperçu site web ! ) http://www.shopping-97.com www.shopping-97.com - Facebook : shopping-97 Le bon plan du jour Bons plans récents Le principe Allan Faure a créé le 1er site Internet d’achats groupés des Antilles Guyane, Shopping-97, il y a 8 mois. Ce jeune guadeloupéen de 31 ans, ingénieur en informatique et spécialisé en webmarketing, a déjà vendu en ligne 5 600 coupons de bons plans. SJ : Quel est ton parcours Allan ? Aide Concours informatique de la mairie de Petit-Bourg : on m’a proposé en 2006 un poste de responsable. Je suis ensuite devenu directeur adjoint logistique et informatique pendant 5 ans. Mais au fond, je n’avais jamais cessé de m’intéresser aux tendances de l’informatique, et plus particulièrement à celles du web. SJ : Comment as-tu eu l’idée de créer Shopping-97 ? Allan Faure : J’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur AF : Je me suis rendu compte qu’il existait certes en 2004 à l’Ensea1. Puis, pendant 2 ans, j’ai été consultant SAP pour une société de services SSII2, Unilog, en région parisienne. Cela m’a donné l’occasion d’avoir de l’expérience dans de très grosses boîtes, comme Renault, Hachette ou Thomson. Je me suis confronté au plus haut niveau dans ce qu’on peut faire dans l’informatique de gestion, avec un maximum de rigueur dans le travail. Durant mes études, j’ai fait un stage au service 1. Ecole nationale supérieure de l’électronique et de ses applications 2. Société de Services en Ingénierie Informatique SIYONAJ MAGAZINE - P.6 oct - nov2011 déjà beaucoup de sociétés de services, mais très peu de sites Internet qui changeaient le quotidien des internautes, mis à part les réseaux sociaux et les pages jaunes. Et je me suis demandé comment amener les entreprises locales à profiter de l’e-commerce. J’ai fait la connaissance de la société Groupon qui cartonnait depuis 2008 aux Etats-Unis, à Chicago, et qui se développe mondialement maintenant. Pour moi, cette idée répondait à nos problématiques locales : Valeur SURE ! MEILLEUR PLAN DU MOIS ! au moins 90% de très petites entreprises ont peu ou d’entreprise, tout jeune qui veut se lancer, doit s’assurer pas de budget pour communiquer, et encore moins le que le concept qu’il va lancer, le site qu’il va démarrer temps de mettre en œuvre des projets e-commerce. apporte quelque chose de neuf, qu’il change le marché. C’est ça la base du web : l’innovation. Si c’est SJ : Que propose alors Shopping-97 ? pour créer un autre site sur ce qui se fait déjà, l’intérêt AF : Nous proposons des bons plans en ligne de sera bien moindre. - 40 à - 70% dans des secteurs très variés : l’hôtellerie, la restauration, le bien-être, les loisirs, etc. Pour les SJ : Un dernier mot pour vos entreprises, cela leur permet de faire connaître leur clients internautes ? activité sans dépenser en amont ou prendre de risques AF : Nous prouvons aujourd’hui que nous pouvons financiers. C’est une véritable relation gagnant-gagnant être sérieux sur Internet au niveau local. Venez sur puisque ce n’est que si on atteint un minimum de www.shopping-97.com pour voir ce que cela apporte, clients que le bon plan est validé ! Au pire, l’entreprise n’ayez pas peur de franchir le pas. Notre site est sait que même si le bon plan n’est pas validé, elle aura complètement sécurisé puisque nous passons par le bénéficié d’une visibilité sur notre site. Nous travaillons leader mondial de l’achat sécurisé en ligne, Paypal. avec elle le meilleur bon plan, et charge à nous de le Quant aux entreprises, elles n’auront simplement rien communiquer via le mailing, les réseaux sociaux ou à débourser. encore notre site Internet, car nous avons maintenant une base de données conséquentes. Aujourd’hui SJ : Et un mot pour les jeunes créateurs ? Shopping-97, c’est 250 000 euros d’économie pour AF : Sur un groupe de 8 personnes, 1 est chef nos internautes et autant de chiffre d’affaire pour d’entreprise, 7 sont salariés : tout le monde ne sera nos partenaires. donc pas entrepreneur. Il faut donc s’assurer que c’est vraiment ce que l’on veut, que son entourage aussi SJ : Que penses-tu des web-créateurs ? est prêt à s’impliquer ! Créer son activité n’est pas une AF : Je pense que c’est la voie d’avenir dans la Caraïbe : fin en soi, ce qui est important, c’est de se demander les initiatives classiques qui ont été menées jusque là si cela correspond à ce que l’on veut faire de sa vie. ne sont pas très concluantes, notamment à cause de La formule de l’entreprise se résume pour moi en 3 la logistique et du transport. Le web, lui, affranchit les phases : trouver ce que les gens veulent, leur proposer frontières. Nous en sommes non seulement convaincus, le produit correspondant, et s’exiger une approche mais le prouvons aujourd’hui par les faits. rigoureuse. Qui sont mes clients ? Si je ne le sais pas, j’ai SJ : Quelles sont les difficultés rencontrées ? un souci. Il faut que ma clientèle ait un vrai besoin afin AF : L’avantage dans le secteur du web c’est que cela qu’elle soit incapable d’acheter ailleurs que chez moi. demande peu d’investissements initiaux, mais c’est Je prends la création d’une web entreprise de manière aussi un piège car cela reste une entreprise. Donc il très philosophique car pour moi, c’est l’ouverture faut suffisamment d’appuis financiers, d’organisation, au monde. Je suis en Guadeloupe certes, mais avec de procédures, de soutien au niveau marketing. Il Internet il n’y a plus de frontières. Je peux m’inspirer faut que l’entreprise ait une plus-value. Shopping- de ce que je vois au niveau mondial et l’adapter. A tout 97 permet aux entreprises de se faire connaître sans ceux qui croient au secteur de l’e-commerce, suivez-moi, et changeons le quotidien de nos internautes locaux ! risques financiers, et ça c‘est nouveau. Tout créateur SIYONAJ MAGAZINE - P.7 oct - nov 2011 SIYONAJ MAGAZINE - P.7 sept - oct 2011 INSTITUT DE BEAUTÉ LES ABYMES : 301 résidence les Sylphides Grand Camp RÉGION : GUADELOUPE TEL : 0590 484 616 © OEIL 2MOY Ouvert du Lundi au vendredi de 9H à 17H, le samedi de 8H30 à 13H © OEIL 2MOY SJ : Combien avez-vous de cabines ? JL : Il y a trois cabines en plus de l’espace d’accueil. Une première cabine pour les soins du visage et les épilations, une deuxième dédiée au soins du corps, et une dernière pour la beauté des mains et des pieds, plus la prothèsie ongulaire. SJ : Quelle est votre formation ? C’est une jeune femme déterminée que nous avons rencontrée. Elle s’appelle Julie et a décidé de travailler dans un domaine qui la passionne : l’esthétique. De cette passion est né son institut à Grand Camp ORYGYNELL Siyonaj : D’où vient le nom Origynell ? L’institut n’est pas loin du centre commercial, et près d’une résidence car le côté “proximité” avec les clients est important. Nous travaillons dans une atmosphère de bien-être et c’est vraiment agréable. n’ai pas eu de difficultés particulières. En général, si votre dossier est complet, vous ne rencontrez pas d’obstacles majeures. Il faut bien travailler son projet d’entreprise, penser à tous les aspects à court, moyen et long terme. Par contre, pour ce qui est du domaine financier, il est préférable d’avoir des fonds propres pour débuter. Les aides viennent bien après. Avec très peu d’argent, on peut quand même créer beaucoup de choses, tout reste possible : il suffit de bien calculer, de ne pas dépenser à tort et à travers et d’avoir de l’imagination. JL : Dans mon imagination, c’était comme ça ! SJ : Avez-vous un conseil à donner SJ : Y a-t-il quelque chose de partiaux jeunes ? culier chez la cliente antillaise ? JL : Le métier d’esthéticienne est un métier JL : Ce sont des femmes qui prennent soin d’elles. d’artisan : il faut donc aimer travailler avec les J’aime beaucoup la décoration, qui se rapproche finalement de l’esthétique. J’adore le blanc pour féminin, attirant, pétillant, l’amour, la victoire. Au niveau du mobilier, je voulais quelque chose de très moderne, qui corresponde à JL : Depuis 3 mois, c’est tout nouveau. Nous avons les esthéticiennes qui allaient y travailler, les SIYONAJ MAGAZINE - P.8 oct-nov 2011 JL : Je suis passionnée par l’esthétique sous tous JL : Cela a été long au niveau administratif, mais je ses aspects, par toutes les beautés du monde. SJ : Depuis combien de temps êtes-vous mon tempérament. J’essayais de tout visualiser pendant les travaux : l’ergonomie, les cabines, installée ? choisi un quartier fréquenté, connu : Grand-Camp. SJ : Avez-vous une passion ? SJ : Avez-vous rencontré des difficultés pour vous installer ? SJ : Qui a pensé ce décor rouge et blanc ? Julie : Il vient de l’origine même de ma sa pureté, le rouge qui représente ce qui est vocation : je voulais travailler dans l’esthétique ou la mode depuis toute petite, plutôt que d’ être maîtresse d’école comme mes copines ! J’ai donc choisi l’esthétique. JL : J’ai un niveau BAC +2. Je me suis décidée un jour à passer mon CAP esthétique en candidate libre : ce fut une dure année de travail ! Mais le travail paye toujours... Dès l’obtention de mon diplôme, créer un institut était une suite logique. cabine, d’être unique dans un endroit propre et sain. C’est notre marque de fabrique. clientes, le confort général. Elles sont exigeantes quant à la qualité des soins, à la formation de l’esthéticienne. Elles ne confient pas leur visage à n’importe qui et aiment se sentir en confiance, notamment au niveau de l’hygiène. Nous utilisons donc autant que possible des consommables jetables, c’est un des points forts de l’institut. Les cabines sont nettoyées au moins trois à quatre fois par jour. J’aime que tout soit très propre, que la cliente ait l’impression d’être la première à rentrer dans la mains. Je conseille d’apprécier aussi le contact avec les gens. Il faut toujours être au courant des nouveautés, des appareils, des lois, des produits, etc. Mon conseil pour les jeunes serait d’aller le plus loin possible dans les études, car cela leur ouvrira beaucoup de portes. Le seul inconvénient, c’est qu’en Guadeloupe on n’a pas forcément d’écoles pour la formation continue et donc il vaut mieux partir à l’étranger. Surtout, il ne faut pas se décourager, « bien faire, et laisser dire. » SIYONAJ MAGAZINE - P.9 oct - nov 2011 POINTE A PITRE : Boulevard legitimus - Rue Félix Eboué TEL : 0690 53 87 32 RÉGION : GUADELOUPE © OEIL 2MOY PRÊT À PORTER FÉMININ © OEIL 2MOY Ytá{|ÉÇ|áàtá fàÉÜx L E MAGASIN de prêt- à-porter Fashionistas la mode, aux prix pratiqués, alors qu’à la base je n’y étais pas particulièrement sensible. J’ai pu donc avoir ce local commercial, très bien placé, à Pointe-a-Pitre. existe depuis peu de temps, situé Boulevard Légitimus à Pointe-à-Pitre. Son gérant, Olivier Gane nous présente son SJ : Quel est le concept de Fashionistas ? parcours et en détaille le concept. OG : Essentiellement de la mode “made in Italy”. Nous avons également les yeux tournés vers toutes Siyonaj : Quel est ton parcours ? Olivier Gane : Je viens d’une filière technico- commerciale et j’ai été directeur de magasin pendant 9 ans à Paris. Ensuite, j’ai eu l’opportunité de revenir en Guadeloupe. Il fallait que je trouve une activité, de préférence entrepreneuriale : c’est une tradition familiale. SJ : Comment en es-tu venu à la mode ? les capitales de la mode : Milan, Paris, Londres, etc. SJ : As-tu rencontré des difficultés ? OG : De la lenteur administrative surtout ! Ensuite, les banques n’ont pas forcément confiance en nous : c’est très difficile d’être soutenu et d’avoir des prêts alors que le crédit fournisseur dans le prêt-à-porter n’existe plus. SJ : Comment fais-tu connaître ton d’électricité à Pointe à Pitre. Alors que je lui cherchais magasin ? des fournisseurs, j’en ai rencontré dans le prêt-à-porter. OG : Nous avons une page Facebook qui présente OG : Mon père a un commerce de bazar et Au fur et à mesure, je me suis intéressé à l’univers de SIYONAJ MAGAZINE - P.10 oct - nov 2011 le magasin, ses activités et les nouvelles collections, nous faisons beaucoup de shooting (ndlr : prises de vue) que l’on met en ligne et nous participons à des soirées, comme le défilé de mode au Tresis . Nous avons créé un flyer distribué à 10 000 exemplaires. Nous sommes présents sur beaucoup d’événements : nous avons notamment habillé des filles de « Miss International Contest Guadeloupe ». Nous souhaitons nous faire connaître au maximum. SJ : Faudrait-il que le magasin suive la tendance ou qu’il mise plutôt sur les indémodables ? OG : Il vaut mieux s’inspirer des tendances de la planète mode pour présenter ce qui se fait de mieux, mais il pourrait aussi proposer des classiques comme les tee-shirts, ou les tops de couleurs, indémodables en Guadeloupe. SJ : As-tu un conseil à donner quelqu’un SJ : Un mot à tes clientes ? qui souhaite monter une entreprise ? OG : Avoir confiance en soi car cela demande OG : Elles ne seront pas déçues : notre slogan c’est beaucoup de ressources mentales ! Le créateur doit bien éplucher son idée, connaître son marché et bien sûr réunir les fonds nécessaires pour démarrer son activité. « So sweetie, so sexy, so fashionistas » ! De la mode plutôt italienne, à prix doux mais sexy, s’adressant aussi bien à la fashion addict qu’à la femme classique. fÉ áãxxà|x? áÉ áxåç? áÉ ytá{|ÉÇ|áàtá 4 SIYONAJ MAGAZINE - P.11 oct - nov 2011 _x `táát® eÉâàx Wx Ät cÉ|Çàx wx Ät ixÜwâÜx @ _x ZÉá|xÜ TyÜ|vt @ Zãtwt j’ai envie de créer à nouveau le goût de ma naissance, de mon enfance. venaient de l’île de Gorée au Sénégal, cela suscite beaucoup de curiosité. SJ : Qu’est-ce qu’un Massaï ? SJ : Le repas typique du M : C’est un guerrier originaire du Sénégal ? Kenya ou de la Tanzanie, capable SJ : Et un mot à vos futurs M : Le Thiep bou dien (Thiebou- de se battre contre des lions avec clients ? dienne) ! Il s’agit de poisson cuit un javelot, une perche, une lance M : Le Massaï est là pour tous en court-bouillon avec des choux, des carottes, etc. Vous récupérez ensuite le poisson et les choux, puis faîtes cuire le riz dans le jus de cette cuisson à l’étouffée. SJ : Tes clients sont curieux ? ou des pierres. C’est un homme fort, grand, longiline, et beau avec une multitude de colliers. Les Massaïs sont très connus et de plus, en tant que sportif, j’ai le même corps qu’eux. SJ : Un mot aux jeunes qui M : Oui beaucoup, surtout les veulent se lancer dans la touristes qui sont nombreux, mais restauration ? © OEIL 2MOY et de l’amour. Je conseille aussi de posséder le sens de la communication et de l’organisation : on dit toujours qu’il vaut mieux prévenir que guérir ! aussi les Antillais qui découvrent les plats et posent ensuite des questions sur le Sénégal. Il faut savoir que beaucoup d’esclaves ceux qui veulent découvrir l’Afrique et en déguster les saveurs, comme à la maison, en toute simplicité. Et si vous n’êtes pas satisfaits, à la fin, vous ne payez pas : je m’y engage ! M : Il faut oser même si c’est un métier qui n’est pas facile, qui demande de la générosité Maba a ouvert un restaurant africain au Gosier depuis peu, le Massaï. C’est lui qui fait la cuisine, il « bosse dur », mais pour ce travailleur tombé amoureux des Antilles, avec du courage et un esprit positif, il est possible de réussir. venir découvrir ou retrouver la cuisine africaine. SJ : Comment cette idée a t-elle été accueillie ? M : Très bien : dès qu’on en a parlé, tout le monde me réclamait déjà le “Mafé”. Je crois bien que ce plat, qui vient du Sénégal et du Mali, porte le drapeau de la cuisine africaine ! SJ : As-tu eu des difficultés à t’adapter ? SIYONAJ : Depuis quand résides-tu en M : Non, franchement je me sens très bien ici, comme Guadeloupe ? chez moi. Je suis à la base quelqu’un qui n’a pas de Maba : Je suis venu ici en 2003, lors d’un meeting préjugés. Tout est possible ici dès que tu respectes d’athlétisme. Je n’avais jamais été aux Antilles et je suis tombé tout de suite amoureux du climat, du métissage, des gens, de leur façon de vivre. Alors que je cherchais un jour à manger africain et que je faisais le tour de l’île, je n’ai pas trouvé de restaurant. Je me suis donc dit que j’avais un rôle à jouer en tant qu’Africain. J’ai donc ouvert mon propre restaurant, qui existe depuis 7 mois, pour que les gens puissent SIYONAJ MAGAZINE - P.12 oct - nov 2011 © OEIL 2MOY `tut wâ f°Ç°ztÄ 4 les autres. Si tu adoptes ce précepte, personne ne te mettra des bâtons dans les roues. En Afrique, on est très famille, et on croise tout le temps du monde. J’ai donc appris rapidement à communiquer avec gentillesse et positivité. SJ : Comment as-tu appris à cuisiner ? M : Je n’ai pas fait d’école ! Je voyais ma mère cuisiner alors que j’étais encore sur son dos. Quand je cuisine, Pointe de la Verdure Local n°6 97190 Le Gosier Face au Casino `tut äÉâá tvvâx|ÄÄx vÉÅÅx õ Ät Åt|áÉÇ 4 TEL : 0590 83 07 71 - 0690 25 82 97 POINTE A PITRE : 58, rue de Nozières TEL : 0690 53 87 32 REGION : Guadeloupe © KEOZ ART PRÊT À PORTER FEMININ Vous, Madame Romanos, comment conce- milieu social, son groupe culturel, son style de vie, en fait, suivre un peu l’évolution de sa démarche.Vendre vez-vous cet art du commerce ? L’esprit de liberté, la coquetterie et l’imaginaire coquin de la cliente suscitent chez moi le désir de lui faire plaisir. La musique douce peut favoriser le dialogue et le bien être de la cliente. Ma connaissance de la finesse et de l’analyse profonde de l’âme guadeloupéenne favorise ma relation avec elle. Pourtant aider la personne à choisir le modèle qui lui plaît rend mon métier exaltant quelquefois épuisant. L’appréciation de la personne humaine est au cœur même de ce marketing qui s’accompagne de la réflexion philosophique. est un art où un emmêlement de l’instinct, de l’esprit et de la technique se crée. Quel est votre créneau ? Prêt-à-porter féminin, sexy, glamour mais décent, je vends aussi pour toute la famille et pour toutes les tranches d’âges. Satisfaire la cliente après l’avoir écoutée, être à la pointe de la mode et favoriser son bonheur grâce à la panoplie de modèles présentés. La franchise est intéressante, mais il y a moins de diversité. Mon créneau est de privilégier le charme de la femme et sa personnalité à partir de son achat. La femme est très élégante en Guadeloupe et a des Dans le prêt-à-porter, quelles difficultés atouts diversifiés. © KEOZ ART rencontrez-vous ? Au Lion D'or Le commerçant, le connaissez-vous ? Ses qualités ne sont pas perceptibles par la clientèle. Par son contact humain et sa reconnaissance de l’être, il organise une mise en scène pour anticiper les désirs du client et ses souhaits les plus profonds en établissant la confiance. A cet effet, Maryse Romanos a voulu un éclairage frais, agréable, une architecture exceptionnelle où se découvre la rondeur de la féminité. Dans sa boutique la philosophie qu’elle privilégie : la réception, les sentiments, la chaleur humaine, le sens de l’accueil et la personnalisation de la cliente. La perception de la morphologie de la cliente s’impose. La couleur pêche choisie à l’intérieur de sa boutique Au Lion D’or, véritable cachet de l’espace, crée un climat de tendresse, de douceur et donne de la vie au vêtement. SIYONAJ MAGAZINE - P.14 oct - nov 2011 Quand les clientes viennent en famille, ma préoccupation est de concilier et de satisfaire tous les goûts. J’ai une gamme variée et une grande palette de robes, ma cliente peut ainsi mieux s’identifier et trouver son bonheur. Parfois, elle se sent embarrassée car il y a trop de choix et la situation devient complexe quand elle est trop pressée.Toutes les clientes n’ont pas les mêmes réactions, ma pédagogie consiste à cerner dans son comportement, son Parlez - moi de vos vitrines… Elles sont séduisantes … J’ai souhaité qu’elles soient en demi-lune bombée pour créer une image de marque originale et offrir un plaisir des yeux. J’expose des modèles rares, de classe, de premier choix et d’une qualité indicible… Femme de mon pays, Tu respires le charme de Guadeloupe, Grâce au Prêt-À-Porter féminin AU LION D’OR rénové, restauré. Femme de mon terroir, Tu brilles de mille feux, Grâce au Prêt-À-Porter féminin AU LION D’OR rénové, restauré La trace de l’élégance antillaise s’y dessine. `tÜçáx eÉÅtÇÉá Vous offre un accueil ineffable Au sanctuaire de la mode AU LION D’OR rénové, restauré. 58, rue de Nozières - Pointe-à-Pitre. SIYONAJ MAGAZINE - P.15 oct - nov 2011 ©Yolande Eliezer Rastafarï’s way Nyahbinghi Order. EWFG est une association habissoise basée récemment à Sainte-Rose. Portée par une jeune afroGuadeloupéenne, Empress Ashaya, elle est spécialisée dans trois activités principales : l’agriculture biologique, la musique et l’artisanat. Siyonaj : Depuis combien de temps existez-vous ? Empress Ashaya : Nous som- mes inscrits à la préfecture depuis le 18 juin 2003. Certains membres sont partis, d’autres sont arrivés, mais le noyau dur de 5 personnes n’a pas changé. Nous avons aussi des adhérents dans la Caraïbe, en France, en Ethiopie, en Dominique, Sainte-Lucie, etc. Des artistes et des associations travaillent tout le temps avec nous, mais ne sont pas membres, notamment l’association Relais Aliment Diet’Santé & Environnement ou encore Judah Art Gwad’Roots West Indies. Siyonaj : Quelles sont vos activités ? EA : L’artisanat d’art naturel, l’agri- culture biologique (soja, plantes médicinales, racines, maraîchage, huiles naturelles...), la musique (reggae, nyahbinghi), l’éducation, l’information, des conférences, une base de documentation et des vidéos-reportages sur l’histoire noire et Rastafari, la nourriture végétale « Ital », le Nyahbinghi ou encore les échanges avec l’Afrique ( importexport, donations, fondations, actions humanitaires ...). Siyonaj : Où peut-on vous trouver ? EA : Nous avons un stand irrégulier et mobile et nous participons à beaucoup de foires, de marchés, SIYONAJ MAGAZINE - P.16 oct - nov 2011 des manifestations culturelles. Nous vendons principalement nos fruits et légumes au marché bio le mercredi de midi à 15h, derrière Guadeloupe Première, mais aussi à des clients qui nous connaissent. Vous pouvez également trouver nos produits transformés et créations lors de manifestations culturelles : huile de carapate, plats végétaliens, bijoux naturels, etc. SJ : Vous faîtes aussi de la musique ? EA : Oui, surtout pour faire passer un message : développer Rastafari, le reggae, le Nyahbinghi pour les louanges et les prières Rastafari, mais aussi le spirituel et le culturel. C’est par la musique que nous arrivons à nous exprimer le mieux et à nous faire entendre, même si l’aspect commercial n’est pas à négliger. SJ : Quand organisez-vous vos manifestations ? EA : Ce sont les dates Rastafari : le 23 juillet , bien sûr, pour célébrer le jour de l’apparition de sa majesté Hailé Sélassié, le jour de Marcus Garvey (17 août). Nous célébrons aussi des artistes comme Bob Marley le 06 février, jour de sa naissance et non de sa mort. Pour développer la musique, nous organisons des Sound system. Des exposants y participent toute la journée, et familles et enfants peuvent s’y joindre. Nos manifestations sont tout public, toujours sans aucune viande ou poisson, et, très important, sans alcool. Le calendrier annuel de nos manifestations est à demander par e-mail. SJ : Arrivez-vous à vous en sortir ? EA : Nous sommes au stade du développement surtout au niveau de l’agriculture biologique. Nous cherchons d’ailleurs plus de terres saines à louer. Nous avons des petites subventions encore bien rares, donc c’est difficile pour nous. Nous nous en sortons avec nos ventes, mais nous prenons souvent dans notre propre poche pour pouvoir continuer (dons)… SJ : Comment vous voyezvous à moyen terme ? EA : Avec notre projet d’agriculture biologique de soja abouti, une école rasta, un studio de musique, un resto végétalien (ital) et un magasin Rasta. Côté musique, nous allons sortir le numéro deux de notre compilation, et bien sûr poursuivre les manifestations culturelles. Mais nous aurions vraiment besoin d’un grand local afin de développer nos activités. SJ : Comment est perçu le mouvement Rastafari aux Antilles ? pas, portent des locks. Avant et en 2003, c’était bien plus difficile ! Beaucoup de gens sont contents maintenant de nous voir, ils comprennent de mieux en mieux le mouvement : nous y avons bien travaillé ! SJ : Un dernier mot pour ceux qui veulent créer une activité telle que la vôtre ? EA : Et si vous nous rejoigniez ? J’aimerais en fait qu’on soit plus nombreux. Pour ceux qui ont un projet et ont vraiment envie de créer leur activité, ils peuvent venir nous voir, nous contacter pour parler plus longuement. Mon conseil : ne pas lâcher, persévérer car quand tu veux tu peux, et le plus important est avant tout d’avoir la foi ! EA : Le mouvement Rastafarï est de mieux en mieux perçu car beaucoup de personnes rastas ou SIYONAJ MAGAZINE - P.17 oct - nov 2011 Uxtâà° 9 atàâÜx ÑEC _t `|áá wxá `|áá \ÇàxÜä|xã xåvÄâá|äx M VÉÜ|ÇÇx VÉÅtÇ ÑEE `|áá ZâtwxÄÉâÑx ECDD ÑÉâÜ `|áá YÜtÇvx M V|Çwç _x ctÑx ÑEG ZÄÉáát|Üx XvÉÄÉz|x ÑEI \ÇyÉ XÇxÜz|x ÑEK VtÜt®uxá XÇä|ÜÉÇÇxÅxÇà DOUBLE PAGE DOSSIER Photo : ERIC CORBEL Bodypainting : KEOZ ART Model : VANESSA MET Uxtâà° 9 atàâÜx VÉÜ|ÇÇx VÉÅtÇ 4 `|áá wxá `|áá hÇx UxÄÄx yÄxâÜ TÇà|ÄÄt|áx 4 CC : Oui cela arrive encore assez fréquemment. Je suis l’ambassadrice d’une gamme ethnique de produits capillaires de qualité depuis 2004 , Kariline, que l’on peut trouver en parapharmacie en Guadeloupe. Aujourd’hui, j’ai fait le choix de la discrétion et je me consacre à ma carrière professionnelle loin des médias. Aussi, je n’ai pas souvent l’opportunité de répondre favorablement aux sollicitations. Toutefois, lorsqu’il s’agit de projets culturels ou de promotion, je m’organise toujours. Mais en ce qui concerne les émissions TV, c’est plus difficile. En effet, les tournages ont lieu en journée et sont difficilement conciliables avec mon emploi du temps. Je dis souvent qu’être Miss, ce n’est pas comme être chanteuse, actrice ou comédienne, être Miss n’est pas un métier. SIYONAJ : Quel effet cela te fait-il d’être l’une des rares Antillaises à avoir porté la couronne de Miss France ? SJ : As-tu une activité professionnelle en rapport avec ton parcours de Miss France ? CORINNE COMAN : Ce fut un honneur de pouvoir représenter les couleurs et les valeurs de la Guadeloupe partout en France et même à l’étranger en tant que Miss France. Sur le coup, je n’ai pas réalisé, c’est vraiment avec le recul que j’ai compris ce que cela représentait en terme d’image. Quand je rentre au pays, ou même à Paris, je croise encore beaucoup de personnes qui me disent combien elles étaient contentes et fières de voir une antillaise ou tout simplement une jeune femme noire représenter leur pays. Certains ont tendance à oublier que la France est multiculturelle. Si je devais résumer cela en deux mots, ce serait honneur et fierté. CC : Ma profession n’a absolument rien en commun avec le milieu des Miss. En 2004, j’ai repris mes études que j’ai achevées par l’obtention d’ un Master à l’Université PanthéonAssas en 2009. J’évolue dans le milieu des cabinets d’avocats d’affaires à Paris. Toutefois être Miss permet d’acquérir de bons réflexes que l’on garde à vie comme par exemple savoir se présenter, faire un prise de parole en public, avoir des relations publiques, etc. Même en milieu professionnel, ces atouts se révèlent utiles. En tant que Miss, nous avons vraiment la possibilité de développer des compétences professionnelles liées à la communication et à l’image. I © Alain Herman L NOUS SEMBLAIT EVIDENT pour ce magazine spécial Nature et Beauté, de penser à Corinne Coman pour “couronner” notre couverture. Cet icone de la beauté Antillaise, ex Miss France, nous a séduit par sa beauté, sa gentillesse et son intelligence. Elle nous a gracieusement accordé un interview que nous avons le plaisir de partager avec vous... SIYONAJ MAGAZINE - P.20 oct - nov 2011 SJ : Es-tu toujours sollicitée aux Antilles ou ailleurs afin de véhiculer ton image de Miss France ? SJ : As tu d’autres projets de Miss il y en a personnels et professionels ? vraiment beau-coup, CC : Des projets, bien sûr ! Peutêtre même trop ! (rire). À partir du mois d’octobre, je change de fonction en devenant responsable marketing & communication d’un cabinet d’avocats d’affaires français. Concernant ma vie personnelle, à juste titre c’est personnel ! Ce que je peux dire, c’est que, comme la plupart des jeunes femmes, je ne conçois pas de m’épanouir sans fonder ma propre famille. Je ne manquerai pas de prévenir les médias locaux lorsqu’un heureux évènement sera en préparation. Pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour. SJ : Selon nous, tu représentes toujours aussi bien la beauté de la femme antillaise… Quel est ton secret pour rester aussi rayonnante ? CC : Merci de me trouver toujours rayonnante ! (rire) Avoir été Miss France nous poursuit toute la vie; peut-être que nous avons un peu plus de pression que les autres jeunes femmes pour rester jolies, soignées et harmonieuses pour ne pas dire minces. Pour ma part, j’essaie de faire attention à ma ligne et de faire du sport. Depuis quelques mois, je suis des cours de gym suédoise à Paris et j’adore ça. Ce sont des cours de gym tonic avec du cardio training et du renforcement musculaire. Je pense toujours à bien hydrater ma peau et j’ai un budget qui me permet d’aller régulièrement chez le coiffeur et l’esthéticienne ! SJ : Que conseilles-tu aux lectrices qui aimeraient avoir un parcours de Miss comme le tien ? CC : Surtout de bien choisir le concours : que ce soit des personnes sérieuses et compétentes qui l’organise. En effet, des élections voire trop ! Participer à un concours de Miss est une véritable expérience de vie, enrichissante et bénéfique. On apprend à prendre soin de soi, à se mettre en valeur, à sortir de l’adolescence pour devenir une jeune femme. Et puis, on apprend aussi beaucoup sur la nature humaine... Je souhaite à toutes vos lectrices d’aller le plus loin possible dans leurs projets , quels qu’ils soient. Pour y arriver, selon moi, seul le travail paie. Il y a toujours une part de chance c’est sûr, mais le travail est notre meilleur allié. Je leur souhaite de vivre leurs rêves pleinement. SJ : SIYONAJ MAGAZINE met en avant ceux qui créent leur propre activité aux Antilles et dans la Caraïbe… Que penses-tu de cette démarche ? CC : Qu’il faudrait beaucoup plus de personnes et de projets comme ceux que l’on découvre dans les pages de Siyonaj ! Est-il un plus beau métier que celui de devenir entrepreneur et acteur de sa propre vie ? L’existence d’un magazine comme Siyonaj est primordiale pour faire la promotion de notre jeunesse qui se révèle ambitieuse, motivée et pleine de promesses. `|áá ZâtwxÄÉâÑx fV|Çwç _x ctÑx f f e © Evelyne Menard ÑÉâÜ `|áá YÜtÇvx ECDD V|Çwç _x ctÑx ’EQUIPE SIYONAJ a rencontré Cindy Le Pape depuis son élection de Miss Hibiscus il y a deux ans de cela. Nous revoilà aujourd’hui avec elle, devenue Miss Guadeloupe qualifiée pour l’election de Miss France 2011. C’est avec grand plaisir qu’elle nous a accordé un interview. Nous l’encourageons de tout coeur pour l’election de Miss France ! SJ : Justement, notre ancienne Miss France Guadeloupéenne Corinne Coman figure dans notre magazine et nous aimerions savoir ce que représente pour toi le privilège de participer à cette élection de Miss France ? Siyonaj : Bonjour Cindy, quel effet cela te fait-il d’être Miss Guadeloupe pour Miss France ? Cindy Le Pape : C’est beaucoup SJ : Alors explique nous comment tu en es arrivée jusque là, quel est ton parcours ? CLP : J’ai commencé il y a deux de joie. Je sais que maintenant toute la Guadeloupe me soutient et compte sur moi donc je poursuis activement ma préparation pour l’élection de Miss France qui se tiendra le 3 décembre prochain. CLP : Miss France c’est la conti- nuité de Miss Guadeloupe et c’est un grand honneur pour moi de pouvoir y participer. Cela permet de bien représenter notre île, de la faire connaître afin de lui ouvrir des portes et si possible y attirer des touristes. ans quand j’ai remporté l’élection de Miss Caraïbe Hibiscus Karukera, puis je me suis rendue à la finale à Saint Martin pour représenter la Guadeloupe et j’ai obtenu le prix de Miss Popularité. Par la suite j’ai participé à l’élection de Miss Guadeloupe pour Miss France car SIYONAJ MAGAZINE - P.22 oct - nov 2011 pour moi c’est une continuité et l’expérience de Miss Caraïbe m’a beaucoup aidée. SJ : En tant que Miss, qu’aimerais-tu dire aux femmes qui désirent se lancer dans des projets d’entreprises aux Antilles ? CLP : Tout d’abord, je les encou- rage vivement car la Guadeloupe en a besoin. Homme ou femme, il faut se lancer, il n’y a pas de discrimination à faire. En tant que Miss, je suis là pour les aider, pour utiliser mon image afin de leur permettre de se lancer si besoin. Il est vrai que chacun essaie de faire la Guadeloupe avancer à sa manière. Moi j’ai réussi en tant que Miss et je poursuis mon aventure, je sais que beaucoup de jeunes veulent entreprendre donc je ne peux que les encourager à aller plus loin. SJ : En parlant d’engagement, il me semble que tu t’es engagée dans certains projets ? CLP : Oui tout à fait. Cela fait un an que je me suis engagée en tant SJ : Justement, cette différence de statut de Miss et de pompier n’est-elle pas un vrai challenge ? CLP : Oui c’est un vrai challenge car passer des bottes aux talons, d’un milieu très protocolaire aux strasses et paillettes, ce n’est pas toujours facile. Ce sont deux milieux totalement différents mais c’est un choix que j’ai fait et je l’assume pleinement car ce sont mes deux passions. Je prépare le concours de pompier professionnel et l’élection de Miss France en même temps donc j’espère réussir les deux. SJ : Merci d’avoir répondu aux questions Cindy et bon courage pour la suite. CLP : Merci à Siyonaj Magazine. f SIYONAJ SIYONAJMAGAZINE MAGAZINE- -P.23 P.23oct mai- nov - juin2011 2011 © Evelyne Menard L que pompier volontaire donc actuellement j’allie étude, élections de Miss et la fonction de pompier. © Evelyne Menard © Evelyne Menard “ ...je sais que beaucoup de jeunes veulent entreprendre donc je ne peux que les encourager à aller plus loin.” NATURE... QUELQUES MOTS ÉCOLOS ! V OUS ÉTEIGNEZ bien la lumière en sortant d’une pièce, vous avez décidé de créer un petit jardin local derrière votre maison et avez investi dans un chauffe-eau solaire, mais au fond, plusieurs termes « écolos » vous semblent très obscurs ! Petit glossaire non exhaustif pour vous aider : ADEME : l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie informe le public et oriente les choix des acteurs socio-économiques vers l’habitat écologique et le développement durable. Elle propose des aides concrètes et des soutiens financiers pour la réalisation de projets. BIO Le mot « bio » vient de l’agriculture biologique, méthode de culture qui n’utilise pas de produits chimiques de synthèse. C’est aussi un label – AB défini par le ministère de l’agriculture français puis par la communauté européenne. Il indique que les produits ne contiennent aucun élément de synthèse fabriqué par l’homme. BIODÉGRADABLE Les déchets d’origine animale ou végétale, appelés aussi déchets organiques se décomposent naturellement. En quelques se-maines ou quelques mois, ils disparaissent sous l’action de l’eau, du soleil, de l’air mais aussi des insectes. On dit qu’ils sont « biodégradables ». Attention toutefois, il ne faut pas considérer qu’un matériau ou une substance biodégradable est de ce fait écologique ! Il existe des matériaux biodégradables issus du pétrole qui est une ressource non renouvelable… SIYONAJ MAGAZINE - P.24 oct - nov2011 CO2 (DIOXYDE DE CARBONE OU GAZ CARBONIQUE) Gaz à effet de serre présent naturellement dans l’air et produit en grande quantité par les activités humaines. Il provient surtout de la combustion des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) mais aussi de certaines activités industrielles DÉCHETS MÉNAGERS : Déchets dont le détenteur final ou le producteur est un ménage. Ils peuvent être classés en cinq groupes : les ordures ménagères, les encombrants (électroménager, meubles, literie, etc.), les déchets dangereux (huiles usagées, piles, peintures, solvants, pesticides), les déchets de jardin (terre, feuilles, etc.), les déchets de l’automobile (huiles de vidange, batteries, pneus, etc.). DÉVELOPPEMENT DURABLE Mode de développement cherchant à concilier l’économie, le progrès social et la préservation de l’environnement au travers de l’utilisation d’énergies renouvelables dans l’habitat et l’industrie, et en privilégiant des modes de production respectueux de la planète. ECOLOGIE Du grec Oikos (maison, habitat) et Logos (science), l’écologie est la science qui étudie les relations entre les êtres vivants (êtres humains, plantes, animaux) et le milieu où ils vivent. Faire de l’écologie, c’est donc essayer de comprendre comment fonctionnent la nature et ses cycles (eau, chaîne alimentaire, etc), quelle est l’influence du sol et du climat, comment les êtres vivants dépendent les uns des autres, comment ils modifient leur milieu, mais aussi comment le milieu agit sur eux. ENÉRGIES FOSSILES Les énergies fossiles sont des énergies qui ont mis longtemps à être créées sur la planète et que l’on trouve dans la nature sous forme de stock. On distingue le pétrole et ses dérivés, le gaz naturel, le charbon ou encore l’uranium. ENÉRGIES RENOUVELABLES Contrairement aux énergies fossiles, les énergies renouvelables peuvent se régénérer à l’infini car elles sont fabriquées à partir de sources inépuisables comme le vent, l’eau, le soleil. GAZ À EFFET DE SERRE Ces gaz, présents dans l’atmosphère, forment un bouclier sous la couche d’ozone. Ils renvoient les rayonnements émis et réfléchis par la terre. Une accumulation de ces gaz contribue à retenir la chaleur dans l’atmosphère pouvant ainsi entraîner une élévation de la température à la surface de la terre. HABITAT ÉCOLOGIQUE L’habitat écologique est une construction qui tend le plus possible vers l’autonomie en énergie et qui correspond à certains critères environnementaux : utilisation de matériaux écologiques, choix des énergies renouvelables, maison non polluante et qui assure une condition de vie saine. OGM, ORGANISME GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ Organisme vivant ayant reçu un ou plusieurs gènes étrangers qui lui confèrent de nouvelles propriétés. PESTICIDES Les pesticides sont des produits chimiques utilisés par les agriculteurs et les jardiniers pour éliminer des cultures les mauvaises herbes, les champignons, les pucerons et autres parasites. On estime que 10% seulement des pesticides atteignent les herbes ou insectes visés ; 90% partent dans les sols, les eaux de ruissellement, les nappes phréatiques, jusqu’à la mer et l’océan. Un réseau de spécialistes à vos côtés pour des conseils gratuits et indépendants sur les économies d’énergie. 10 Résidence les Lauriers 97110 Pointe à Pitre Tél : 0590 21 21 68 Mail : [email protected] Les conseillers info Energie répondent à vos questions sur l’habitat et les économies d’énergie : matériaux, isolants, choix d’équipement électroménagers, chauffeeau individuel, énergies renouvelables, Ce dispositif est soutenu par : « Nous gaspillons trop d’énergie en Guadeloupe ! » Depuis 3 ans, Fabrice Tél est conseiller Info Énergie à Grand Camp. Ce poste a été créé par le CLCV (Consommation logement cadre de vie), association de consommateurs, co-financé par l’Ademe, EDF, et la Région. A 34 ans, Fabrice Tél défend passionnément l’énergie INFO ÉNERGIE renouvelable car, pour lui, le constat écologique Siyonaj : Quelles sont consommation à outrance… en Guadeloupe est L’énergie est liée à l’économie et très peu de vos missions ? dramatique. Fabrice Tél : Je conseille, personnes en ont conscience. Si nous continuons informe et oriente les particuliers ainsi, les métiers qui ont besoin de pétrole, comme gratuitement sur toutes les problé- les pêcheurs ou transporteurs, vont disparaître. matiques de l’énergie : de la facture EDF Avec quel carburant vont-ils pouvoir travailler ? jusqu’au bon choix des matériaux. Je dois bien Et que va vendre le restaurateur en Guadeloupe sûr avoir un regard objectif sur tous les conseils sans poisson ? Les gens pensent que notre société prodigués. Je fais aussi des conférences-débat à la actuelle de surconsommation va perdurer mais demande pour les collectivités et les associations. ils se trompent : nous allons au devant de graves Siyonaj : Où en est aujourd’hui la consommation problèmes énergétiques. Quel touriste ira louer un véhicule si l’essence est très chère ? Plus personne de l’énergie en Guadeloupe ? n’ira à Basse-Terre… Fabrice Tél : Au niveau mondial, depuis 2004, tous Nous avons ensuite deux gros problèmes : le les pétroliers s’accordent à dire que d’ici 2025, ils chauffe-eau électrique et la climatisation, tous deux ne pourront plus assurer la production actuelle de consommant respectivement 1/3 de votre facture pétrole. La seule dissension entre eux concerne la d’électricité, parce que bien souvent mal montés, date : certains disent que ce serait plutôt 2015. Le charbon ? L’Europe possède seulement des mines mal dimensionnés et mal entretenus. de charbon rentables en Angleterre et en Pologne. C’est valable également en entreprise : on gaspille Si la France coule, la Guadeloupe coule car nous ne trop d’énergie. Il faut se mettre dans la tête que développons pas suffisamment de ressources : notre plus on consomme, plus on pollue. île dépend à 98% d’énergie fossile, c’est-à-dire du charbon et du pétrole. Et seulement 2% d’écologie Siyonaj : L’énergie électrique peut elle renouvelable. Nous sommes donc complètement être source de pollution ? dépendants de l’extérieur. Alors que fait-on ? Fabrice Tél : Complètement. Je vous Mon discours est par conséquent à contresens des donne un exemple : EDF produit de médias et des élus : réaliste. l’énergie électrique avec des moteurs Pourtant, nous avons beaucoup de ressources : l’éolien et le solaire dont on parle beaucoup mais aussi diesels de la taille d’un immeuble de deux la géothermie et la bagasse (reste de la canne utilisé étages. Chaque moteur diesel consomme en tant que combustible), utilisée pendant 3 mois, en 4 tonnes de fioul par an. Et il y a 8 moteurs… période de récolte cannière à l’usine du Moule. Nous Plus le moteur tourne, plus il dégage du CO2 et développe du gaz à effet de serre. gaspillons trop d’énergie en Guadeloupe. Chaque année nous dégageons 4 millions SJ : Comment gaspille-t-on trop d’énergie en de tonnes de CO2 par an uniquement avec Guadeloupe ? l’usage électrique, c’est-à-dire 4 tonnes Fabrice Tél : Je me dis qu’il y a un gros problème par habitant. Et je ne parle même pas des quand je vois des personnes acheter des oranges voitures, surtout les grosses, puissantes. qui viennent du Pérou ou d’Amérique du Sud. Avec La situation écologique est très préoccupante le LKP, nous sommes revenus vers la consommation en Guadeloupe : le climat qui change nous le locale mais les dérives ont repris de plus belle vers la prouve, comme toute cette pluie en 2011. SIYONAJ MAGAZINE - P.26 oct- nov 2011 , Siyonaj : Comment peut-on lutter ? Fabrice Tél : C’est difficile. Des campagnes sont menées mais la plupart des gens pensent que ce n’est pas grave, qu’on n’a qu’à trouver des solutions magiques. Ils veulent faire des efforts seulement si les industriels en font, et sans que cela nuise à leurs habitudes. Il nous faut tout revoir. Le monde de demain sera différent de celui d’aujourd’hui. De toutes les façons, on sera touchés de plein fouet puisque notre économie est directement liée à l’énergie. Il faut donc changer radicalement les comportements. Tout ce qui nous paraît facile aujourd’hui sera bientôt très compliqué. On est à un stade où l’Etat doit imposer des choses, comme pour l’augmentation du prix de la cigarette. Avec une énergie plus chère, nous consommerions moins mais mieux. Il faut prendre le taureau par les cornes et anticiper car de toutes les façons, nous y allons. Les politiciens doivent également planifier sur le long terme, pour nous, nos enfants : faire des programmes sur 15-20 ans et non 4-5 ans. Siyonaj : Comment en êtes-vous arrivé à cette réflexion ? Fabrice Tél : Je n’étais pas particulièrement sensible à ces questions au départ. J’ai un BTS en maintenance industrielle ! Mais j’ai fait la rencontre de M. Favand qui m’a littéralement ouvert l’esprit. A l’époque, il avait mis en place un BAC +2 Cesame (créateur d’entreprise en énergie solaire appliquée, maîtrise de l’énergie et maîtrise de l’environnement). Cela m’a tout de suite intéressé. Il y avait des cours théoriques et des cours pratiques. Nous avions mis en place, par exemple, un mécanisme pour gérer les déchets thermiques. J’allais également à beaucoup de conférencesdébat. Ensuite, en 2005, j’ai préparé une licence Génie Climatique et un master en Communication et Information Environnement par alternance. Mais la licence a dû fermer car il n’y avait aucun débouché. Je suis un des rares à être resté dans l’énergie. Les autres diplômés sont soit partis en France ou à l’étranger, soit ils ont carrément changé de voie pour pouvoir rester ici : l’un est mécanicien, l’autre infirmier. Siyonaj : Quelles rencontrées ? ont été les difficultés Fabrice Tél : Au niveau des communes, c’est compliqué et les particuliers n’ont pas la notion de l’énergie. Nous avons lancé une campagne depuis 6 mois et cela va un peu mieux mais tout reste à faire ! Mon tort est de vouloir ouvrir une permanence dans les mairies alors qu’il faudrait que j’aille chez les gens, car eux ne viennent pas à l’information. Siyonaj : Que dire aux aimeraient se lancer ? jeunes qui Fabrice Tél : l’environnement, c’est l’avenir ! Il y a de réelles opportunités pour ceux qui veulent créer des déchetteries, de l’énergie et le traitement de l’eau. Le potentiel est là, mais il faut avoir les reins solides pour trouver les fonds et justifier les projets afin qu’ils soient pérennes. Quand on est dans l’environnement, l’eau et l’énergie, il faut être convaincu de ce qu’on fait. Cela peut même pallier au diplôme. Beaucoup lire, se tenir informé, ne pas rester sur ses acquis, assister à des conférences et être dynamique, sont mes conseils pour travailler dans ce domaine, mais rien ne pourra remplacer votre passion de protéger la terre. Céline Guillaume SIYONAJ MAGAZINE - P.27 oct - nov 2011 Leader du développement durable aux Antilles et en outremer depuis plus de15 ans Caraïbes Environnement se présente comme un cabinet d’ingénierie et de conseil en environnement indépendant en Guadeloupe, Martinique et Guyane. Cette structure, qui existe depuis plus de 15 ans, s’est spécialisée dans le développement durable et intervient également sur la maîtrise des risques industriels et pollutions ainsi que sur la gestion des déchets. Siyonaj a rencontré son directeur général, Philipe Steiner. Siyonaj : En quoi consistent exactement vos actions ? Philippe Steiner : Caraïbes Environnement accompagne les porteurs de projet dans le domaine du développement durable. Nous aidons à initier, développer et renforcer les politiques et actions environnementales : audits, diagnostics, expertise, conseil, études de faisabilité, d’impact sur l’environnement, etc. Prenons par exemples les risques industriels ou encore la prévention et la réduction des pollutions : Le public est de plus en plus exigeant et la réglementation rigoureuse. Toujours dans un souci d’excellence, nous avons donc réalisé un audit de pollution des sols dans une station service en Guadeloupe ou encore assisté les projets industriels d’une centrale thermique à Jarry. Nous accompagnons aussi nos clients dans leurs projets de développement durable, qui est l’axe de croissance de notre cabinet : développement des énergies renouvelables, réduction de la consommation d’énergie, préservation de l’eau, mise en valeur des paysages et sauvegarde de la faune et de la flore. Cela se traduit concrètement, par exemple, dans des études de faisabilité de projets de centrales voltaïques ou encore de projets immobiliers. Enfin, dans notre division de gestion des déchets, nous aidons nos clients en premier lieu à la mise en conformité, puis nous leur montrons comment transformer le problème des déchets en une opportunité de développement durable. SJ : Comment est constituée votre équipe ? PS : Nous avons une équipe d’une quinzaine de collaborateurs expérimentés. Le siège de la société est basé en Guadeloupe et accueille le centre d’expertise. Un réseau de partenaires régionaux permet d’assurer des prestations de proximité dans l’ensemble des départements et territoires d’outremer français, ainsi qu’en France métropolitaine. SJ : Vous proposez également des formations ? SJ : Pourquoi avoir fondé Dans le domaine de la gestion des déchets, ça bouge réellement. Caraïbes Environnement ? P S : Oui, depuis 10 ans, mais c’est PS : Le métier est très récent. qu’il y aura plus d’infrastructures vraiment depuis cette année que nous nous positionnons comme organisme de formations courtes et professionnelles. Celles-ci s’adressent aux chefs d’entreprises, aux responsables et animateurs environnement, élus, géomètres,… qui peuvent désormais se former sur place en Guadeloupe. Les formations sont animées par des ingénieurs conseils de terrain des sociétés Caraïbes Environnement, Transénergie Caraïbes, Gamba, et des personnalités reconnues de la communication et du développement durable comme Alain Duteil et Marianne Aimar. Nous avons 23 formations de prévues qui ont commencé depuis le mois de septembre telles que “les énergies renouvelables aux Antilles et la maîtrise de l’énergie”, “le développement durable en entreprise, la nouvelle réglementation thermique Guadeloupe (RTG)”, etc. D’ici deux ou trois ans, j’espère Il y a une quinzaine d’années, il n’existait pas de conseil en Guadeloupe dans le domaine du développement durable. Cela faisait cruellement défaut. J’étais alors ingénieur agronome, arrivé en Guadeloupe comme aide technique au sein de l’Ademe. Ma question était alors : comment concilier le développement avec la protection de l’environnement ? modernes. Par contre, nous avons encore à progresser dans la maîtrise et l’économie d’énergie. On en est encore aux balbutiements. SJ : Quels sont vos projets ? PS : Nous souhaitons devenir seules quand on a une entreprise, il faut aller chercher des clients tous les jours et garder la même qualité l’acteur de référence en tant qu’organisme de formation. Nous avons envie de travailler de plus en plus avec les collectivités comme accompagner l’agenda 21 - ce que nous réalisons déjà avec la ville de Saint-Claude. Nous aimerions être plus visibles pour le grand public, et nous développer en nous implantant de plus en plus en Guyane et Martinique. pour tous les projets Céline Guillaume SJ : Avez-vous rencontré des difficultés ? PS : Les choses ne vont jamais toutes SJ : Le développement durable a t’il évolué Guadeloupe ? PS : Oui, il y a eu beaucoup d’évolution mais il reste du travail. Formations 2011 SJ: Quels sont vos principaux clients ? Philippe Steiner : Nous travaillons avec des partenaires institutionnels, entreprises ou particuliers : Semsamar, Tenesol, Total, les villes de Baie-Mahault, du Gosier, du Moule, la Région Guadeloupe, etc. Pour garantir notre excellence, nous sommes membres de l’ingénierie et du Conseil de France (CICF), du syndicat Territoires & Environnement. Enfin, Les compétences de Caraïbes Environnement sont reconnues par des qualifications professionnelles OPQIBI. l’Excellence aujourd’hui au service du futur… SIYONAJ MAGAZINE - P.28 mai juin 2011 2011 oct --nov SIYONAJ MAGAZINE - P.29 dec - jan 2011 LADY V LADY V N CO ERIKA Après le succés des titres “CHEEPER” et “VIENS BOUGER TON BOTCHO”, elle partent “SIYONER” l’Europe sous la tutelle d’UNIVERSAL. C’est la consécration du travail fourni, après l’adhésion totale du public antillais. LADY V de ses deux magnifiques danseuses N’CO : ERIKA et NATTY. Ca va bouger !!! NATTY Le groupe originaire de la Guadeloupe se prépare à envahir l’europe avec son nouveau titre ‘TU N’EST PAS NET” sous la tutelle de l’agence “SUNSHINE EVENTS” qui a déja fait parlé d’elle. Dans son équipe, MOUSSIERTOMBOLA qui a fait le tube de l’été “CORDE À SAUTER” . Rappelez vous de leur tube de l’année dernière “COSTULETA” et bien d’autres ! Elles sont prêtes à aller envahir les scènes les plus prestigieuses avec toute la chaleur des antilles... sur le web : k’ribean africa SIYONAJ MAGAZINE - P.31 oct - nov 2011 SIYONAJ MAGAZINE - P.31 oct - nov 2010Yoland V{tÇàxâáx e°z|Çx ZtÜÇ|xÜ R ÉGINE GARNIER à sorti un nouveau single, L’Ombraj, remix du tube du groupe Champagne. Avec la collaboration de Frédéric Caracas et Krys, cette jeune guadeloupéenne installée à Londres, passionnée de théâtre, de mode, et de musique s’est prêtée à une interview. compositions et tout de suite nous avons été en synergie sur le plan musical : lui et sa fabuleuse expérience, moi avec mon style contemporain. Les Antilles ont découvert un son nouveau et inattendu, une merveille, à mon humble avis. L’occasion de rencontrer Krys s’est présentée lors d’une séance au studio chez Frédéric Caracas, il préparait sa fameuse tournée Bootyshake tour. J’en profite pour saluer leur professionnalisme et leur bonté de cœur. Siyonaj : Depuis combien de temps chantes-tu ? SJ : Qu’aimerais-tu entreprendre Régina Garnier : Depuis toujours : après ce premier morceau dévoilé au départ je m’amusais à imiter mes au public antillais ? chanteurs préférés. Mais dès l’âge de 10 ans, j’ai commencé à écrire mes propres RG : Faire découvrir mes différentes coucompositions musicales. leurs musicales lors de la sortie prochaine de mon premier album. SJ : Tu chantes en anglais, pourquoi ? SJ : Qu’aimerais tu dire aux lecteurs RG : Je vis à Londres depuis plus de 10 ou à tes fans qui vont entendre ton ans, il m’est donc très facile de m’exprimer morceau pour la première fois ? en anglais. Cela fait partie intégrante de Penses-tu revenir aux Antilles ? ma personnalité comme le créole et le français. De plus, il ne faut pas oublier que RG : J’espère que les lecteurs apprécient c{ÉàÉáM la musique se mondialise et il est important de se diversifier. Cela ne veut pas dire du tout que j’oublie le créole, au contraire ! Je pense que la touche anglaise apporte un côté « international » au zouk et l’ouvre à d’autres cultures. ou apprécieront ce morceau et que mes fans continueront à me soutenir. Oui je serais de retour aux Antilles car la Guadeloupe c’est la terre où je suis née. C’est ici que je puise mon inspiration. Ma famille aussi est très importante. SJ : Qu’aurais-tu à dire à tous les SJ : Nous savons que tu es une entrepreneurs ? artiste polyvalente… RG : A Londres, j’ai eu l’occasion de RG : Oui en effet, je suis un vrai caméléon ZOOM S I Y O N A J M A G A Z I N E Photographe Christian Jibril SIYONAJ MAGAZINE - P.32 oct - nov 2010Yoland Eliezer travailler en étroite collaboration avec des associations caritatives qui avaient justement comme objectif de motiver et d’aider les jeunes entrepreneurs à ouvrir leur entreprise. J’ai pu constater que beaucoup de jeunes abandonnaient leur rêve ou doutaient de leur capacité. Alors j’aimerais faire passer un message à tous ceux qui ont le désir de réussir mais SJ : Nous t’avons rencontrée lors d’un sont parfois confrontés a des obstacles clip avec le chanteur Krys, et nous savons que c’est Frédéric Caracas qu’ils pensent insurmontables : toujours qui a produit le morceau de ce clip. poursuivre ses rêves, même si cela semble Comment as-tu pu, en étant hors du impossible. La vie est un combat, il ne faut jamais baisser les bras. Il faut aussi garder département, travailler avec eux ? RG : Lors d’un de mes séjours en des valeurs humaines telles que l’humilité, Guadeloupe, j’ai fait la rencontre de qui fait que vous ne laissez pas indifférent Frederic Caracas. Je lui ai fait écouter mes les gens,… et la magie opère. artistique. Grâce à mes cours de théâtre en France, j’ai pu décrocher un rôle majeur dans un court métrage à Londres : Black Ink. J’adore également la mode, les gens qui me connaissent savent que je suis une relookeuse de nature. J’ai eu le plaisir d’être choisie pour le défilé du London Fashion Week, un grand événement qui se déroule tous les ans à Londres. Make Up Artist Clare Elizabeth Smith SIYONAJ MAGAZINE - P.33 oct - nov 2011 UN PEU D’EXERCICES ? G ENEVIÈVE POULIOT, ORIGINAIRE DU CANADA est une coach indépendante à son compte, qui travaille souvent pour des salles de sport. Elle fait également du coaching personalisé à domicile. Les personnes qui s’abonnent aux salles de sport aiment avoir un suivi individualisé, elle est là pour les guider... Pour vous donner une idée de quelques exercices pratiqués durant les séances de coaching, Geneviève, accompagnée de Dorsaf Bejaoui, vous présente des mouvements simples à réaliser en boucle (N°1, N°2, N°3) afin de raffermir certaines parties de votre corps. Cette série d’exercices doit être répétée au moins cinq fois. N°1: RAFFERMISSEMENT DES CUISSES 1.Pieds parallèles, écartés de la largeur des épaules, dos bien droit. 2. Fléchir les genoux, sortir les fessiers (les genoux ne doivent pas partir en avant), dos bien droit. Maintenir 30 secondes à 1 minute. 1.Position en quadrupède, jambe tendue, pied pointé, fessiers contractés. 2. Soulevez la jambe tendue. 3. Redescendre la jambe au niveau de la hanche. Répétez 10 fois le mouvement avec chaque jambe. 1.La planche (gainage), coudes au sol, bras perpendiculaires, dos plat, abdos contractés. 2. Soulevez les genoux du sol en étant sur la pointe des pieds, corps droit, dos plat, abdos contractés. Siyonaj : Promets-tu une complète réussite ? Geneviève : Je promets de réaliser un programme adapté à chaque objectif que veut atteindre le client et je m’engage à faire tout mon possible pour qu’il y ait un résultat à la fin et que le client soit satisfait. Tout dépendra aussi de sa motivation et de sa détermination. SJ : Ne penses tu pas qu’il faudrait également un suivi nutritionnel ? GE : Oui tout à fait, c’est pour cela que nous avons des spécialistes en diététiques présent dans certaines salles de sports pour aider, conseiller et même pour établir des programmes nutritionnels aux clients. J’ai moi-même des connaissances en nutrition donc je peux apporter ma contribution si nécessaire. Il est primordial d’avoir une bonne alimentation et de faire appel à un spécialiste si besoin. N°2 : LES FESSIERS SJ : Que recherchent les personnes qui font appel à toi ? GE : En général, soit les clients cherchent à perdre du poids, soit ils veulent un programme de remise en forme ou une préparation physique. Mon rôle est de prendre ces personnes en charge, de noter des informations utiles comme leur poids, leur mensuration, la date de début du coaching ainsi que leurs antécédents médicaux. Par la suite, nous établissons ensemble un programme en fonction des objectifs du client et je me charge du bon déroulement des exercices en salle tout au long des séances. Je suis de près son évolution, je le motive, l’encourage, nourrit son envie de réussir, le pousse à se dépasser car la volonté de chacun est très importante. Pour finir, j’observe le résultat obtenu à la fin du programme. N°3 : LES ABDOS jtÜÜxÇ (tenir le plus longtemps que possible) Vous voulez vous faire suivre par un coach ? C’est au SHAPE UP NUBRET ! Tél : 0590 83 18 07 Tel : 0590 99 19 71 9, rue des plaines - Grand camp 97139 Les Abymes SIYONAJ MAGAZINE - P.34 oct - nov 2011 `|v{txÄ 8, rue Nobel - Jarry 97122 Baie-Mahault SIYONAJ MAGAZINE - P.35 oct - nov 2011 ©marc’uss photo COACH SPORTIF PARTENAIRES DU WEEK-END SIYONAJ Facebook : siyonaj lemag Site internet http://www.siyonaj.com RÉSEAU DES ENTREPRENEURS DE LA CARAÏBE - HÔTEL LE RAYON VERT - LA COQUE 97126 DESHAIES UNIK DANCERZ - Methys Loveuz GPC (coaching mental) - David Suédois MFCOIFF COIFFFrancky - Francky - Coiffure MF - coiffure HÔTEL LE RAYON VERT PAKO IMAGES hotel, restaurant La coque 97126 Deshaies Réalisation audiovisuel cadreur / monteur Tél 05 90 284 323 Tél : 0690 866 659 www.hotels-deshaies.com [email protected] OEIL 2MOY Photographe Tel : 0690 693 199 [email protected] SPGS sécurité Tel : 0690 148 548 [email protected] ÉCRAN WEEK END SIYONAJ AY PROD - Ana Yancy / Styliste - spécialisée dans les corsets CINÉ WOULÉ DJ GREGO FASHIONISTAS STORE 72 D, zone artisanale Petit Pérou 97139 ABYMES Bravo Grego tu as assuré ! Prêt à Porter féminin Boulevard Légitimis - rue Félix Éboué - P-A-P Tél : 0690 315 785 Tél : 05 90 213 799 Tél : 0690 538 732 SUCRERIE DE NOGENT WEEK END SIYONAJ Restaurant - table d’hôtes FASHIONISTAS STORE - Olivier Gane / Prêt-à-porter Féminin Tél : 0590 215 501 AY PROD Styliste + de 150 modèles de corsets Tél : 0690 91 20 41 ou 0590 03 22 62 MAGAZINE P.36 oct - nov 2010Yoland Eliezer 2010Yoland Eliezer SIYONAJ MAGAZINE - P.36 oct - nov 2011 UNIK DANCERZ - Jek etSIYONAJ son crew. Danse -Urbaine. UNIK DANCERZ danseurs Tél : 0690 333 552 [email protected] UN GRAND MERCI : Charles, Cédric, Megguy, Mylène et Estelle. Aux invités : M.Olivier Serva et épouse, M.Thierry Larouss, M. et Mme Nubret, Mr et Mme Naïnan - Mr et Mme Guillaume et famille , Stiven Labrana , André Bervin, Bouba , Edouard Fabien, Charly Jet, Stanley, Frederick et tous les autres qui ont fait le déplacement. Merci encore... La vidéo prochainement sur le facebook : siyonaj lemag Gilles Divialle ©Yolande Eliezer CLIP : LOMBRAJ compagnie et de l’aéroport. Nous avons tourné avec du matériel de qualité et dans de bonnes conditions grâce au soutien de Mr Yves GARNIER, de Mme Emilie CHONKEL et d’une équipe de tournage professionnelle.(1) JEAN-YVES ADELO Le clip LOMBRAJ J ’AI RENCONTRÉ LA CHANTEUSE RÉGINE GARNIER par l’intermédiaire d’OLIVIER MORADEL. J’ai tout de suite apprécié son talent et ai été honoré qu’elle me choisisse pour mettre en image son premier clip . Nous avons travaillé avec KRYS, son invité sur ce titre, autour d’ un scénario original. Nous avons donc décidé de tourner une scène à l’intérieur d’un avion A330 de la compagnie Air Caraïbes et une scène au sein même de l’aéroport Guadeloupe Pôle Caraïbe géré par la CCIG. En plein mois d’août, nous avons relevé le défi grâce à l’ensemble du personnel de la Par E. JACKONO Qu’est ce que l’EIRL ? L’Entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) est un nouveau statut qu’un chef d’entreprise peut choisir d’adopter pour l’exercice de son activité. Son intérêt essentiel est qu’il permet de protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur. Jusqu’alors, il fallait créer une personne «morale», autonome, pour créer un second patrimoine, et isoler les biens personnels des dettes professionnelles. GWADELO, LA COMMUNICATION QU’IL VOUS FAUT - TÉL : 05 90 20 10 58 - 0690 50 57 79 KRYS & JEAN-Y VES ADELO Entrepreneurs, commerçants, artisans : pourquoi pas l’EIRL ? Qui peut opter pour ce nouveau statut ? Le dispositif est ouvert à tout entrepreneur physique, indépendant et individuel, qu’il soit commerçant, artisan, agriculteur, en profession libérale ou auto-entrepreneur. Les personnes morales sont de fait exclues de ce dispositif. L’EIRL n’est pas non plus accessible aux gérants ou dirigeants de société (SARL, SA, SAS, SNC, etc.). Les réalisations J’ai eu la chance de réaliser des vidéos pour Richard Birman , PANIK , Mario Coco, Kamodjaka, Antoine NABAJOTH, Lukuber SEJOR Kasika Jean-Max MIRVAL, Little ESPION et bien d’autres. J’ai également travaillé sur des documentaires de mariage pour les couples désireux d’immortaliser ce moment unique de leur vie avec des moyens techniques de qualité et des idées innovantes. L’EIRL : comment ça marche ? C’est très simple. Il faut effectuer une déclaration écrite, détaillée, dans laquelle l’entrepreneur déclare affecter à un patrimoine professionnel, tous ses biens et droits qui sont nécessaires à l’exercice de son activité (clientèle, immeuble, liquidités, outillage, matériel, droit au bail, etc.). Ce patrimoine professionnel (rendu public avec le registre du commerce ou encore le répertoire des métiers) étant ainsi identifié et enregistré, répondra des dettes professionnelles de l’entrepreneur, et non le patrimoine personnel. Cela signifie qu’après le dépôt de la déclaration, le patrimoine purement personnel est protégé (logement, comptes bancaires, etc.) des dettes professionnelles dans son intégralité. Cependant, des créanciers professionnels peuvent demander l’affectation de certains biens ou des garanties sur le patrimoine personnel (hypothèque par exemple). (1) L’équipe de tournage du clip LOMBRAJ SABRINA ADELO : Assistante de prod. GILLES DIVIALLE et ABRAHAM VILLE : Lumière. KARINE GATIBELZA : maquillage. PATRICK LAUPEN : Son. IANNIS PEQUIGNOT : OPV Grue. YOLANDE ELIEZER : Photos. LINDA LUBIN & NICOLE PHILIBERT (Catering) MICHAEL VALMORIN et ENNERIC VALMORIN : Techniciens. Quelles sont les précautions et les obligations de l’EIRL ? Régine Garnier Feat. Krys ©Yolande Eliezer GWADELO sur internet : http://www.dailymotion.com/gwadelo et http://www.youtube.com/user/gwadelovideo KRYS & REGINE GARNIER Pour bénéficier légalement de la protection, l’entrepreneur devra suivre scrupuleusement les formalités attachées à cette déclaration, obtenir et joindre des rapports d’évaluation. Il est également indispensable de bien scinder les comptes bancaires personnels des comptes professionnels. Il faut un ou plusieurs comptes bancaires exclusivement dédiés à l’exercice de son activité, avec une comptabilité autonome. Par contre, la protection du patrimoine personnel disparaît en cas de fraude ou de « manquement grave » aux obligations de l’EIRL, mais également en cas de non respect de la législation fiscale ou sociale. L’entrepreneur sera donc bien inspiré de prendre contact avec son conseil comptable et son notaire afin d’être assisté dans la préparation de sa déclaration, et d’obtenir les rapports d’évaluation des biens affectés au patrimoine professionnel. Que se passe t-il en cas de problèmes (difficultés financières/décès) ? Certaines précisions sur le dispositif font encore défaut (cela va évoluer) : il est possible toutefois d’indiquer qu’en cas de décès de l’entrepreneur, les dettes professionnelles n’auront pas de répercussions sur la succession ni sur les héritiers. En cas de faillite de l’EIRL, le souhait du législateur est de ne pas faire rejaillir les difficultés de l’entreprise sur le patrimoine personnel. Quelles sont les autres nouveautés de l’EIRL ? L’autre grande innovation est que l’entrepreneur peut décider d’assujettir les revenus de son activité à l’Impôt sur les sociétés (IS), jusqu’alors réservé aux sociétés. Les charges sociales ne seront calculées alors que sur les seuls bénéfices de l’entreprise prélevés par l’entrepreneur, qui devra toutefois bien prendre garde aux conséquences fiscales de cette option. FREDERIC CARACAS & REGINE GARNIER SIYONAJ MAGAZINE - P 38 oct - nov 2011 SIYONAJ MAGAZINE - P.38 mai - juin 2011 SIYONAJ MAGAZINE - P.39 oct - nov 2011Yoland SIYONAJ MAGAZINE - P.40 dec - janv 2011