le magazine des entrepreneurs de la caraïbe

Transcription

le magazine des entrepreneurs de la caraïbe
LE MAGAZINE DES ENTREPRENEURS DE LA CARAÏBE
©Yolande Eliezer
E D I T O R I A L
Directeur artistique / Rédacteur en chef : Dachin’
Secrétaire de rédaction :
Céline Guillaume
Photographes : Oeil 2 Moy, Keoz Art,
Yolande Eliezer
Chef de régie publicitaire : Cédric Oria
Tél : 0690 61 84 38
Imprimeur : ANTILLES IMPRIMERIE
Remerciements :
Eric Henderson, Teddy Trébiliphe,
Samantha Francius, Martine Naïnan
Ghislaine Guillaume, André Bervin
Alphonse Jean, Ludovic Biabiany
et tous les membres actifs qui ont
collaboré à ce numéro.
Association SIYONAJ,
Lauréat Talent des cités
Région Guadeloupe 2009 - 2010
Association SIYONAJ
9, rue des plaines Imm DIES
Grand-Camp, 97139 Les Abymes
www.siyonaj.com
[email protected]
ISSN en cours
MAGAZINE # 4
S
IYONAJ CONTINUE à rencontrer les entrepreneurs
de la Caraïbe avec encore
plus de force, d’intensité et
d’enthousiasme. Notre volonté de mettre en avant les personnes actives et talentueuses
de nos îles est aujourd’hui encore plus grande. C’est pour cela que nous avons
décidé de continuer notre action en créant notre
premier évènement : LE WEEK END SIYONAJ, un
moment d’échange, de rencontres, de convivialité qui a définitivement marqué l’identité de notre
réseau (voir p.36).Pour ce numéro, nous avons
choisi de mettre en avant notre environnement
et notre femme antillaise qui font partie de notre
paysage caribéen. La beauté de la femme, la
beauté de la nature sont parfois détruites,
alors qu’elles devraient être une source perpétuelle d’émerveillement et de respect.
C’est pour cela que nous tenons à remercier
Corinne Coman, notre ex - Miss France, Cindy
Le Pape, Miss Guadeloupe pour Miss France
2011 ainsi que Info Énergie et Caraïbes Environnement pour nous avoir aidé à développer notre sujet : BEAUTÉ ET NATURE.
Bonne lecture à vous !
Gilles Divialle
Président / Association SIYONAJ
SIYONAJ MAGAZINE - P.3 oct - nov 2011
S O M M A I R E
06
LES MEILLEURS
PLANS DU WEB !
http://www.shopping-97.com
MAGAZINE
P.6 ENTREPRISES
- SHOPPING-97
- ORIGYNELL
- FASHIONISTAS STORE
- LE MASSAÏ
- AU LION D’OR
ENTREPRISES
SHOPPING-97 ORIGYNELL FASHIONISTAS STORE LE MASSAÎ AU LION D’OR -
oct - nov 2011
bimestriel
www.siyonaj.com
P.16 ASSOCIATION
RASTAFARÏ’S WAY
16
- MUSIQUE - ARTISANAT - AGRICULTURE BIO
RASTAFARÏ’S WAY
- LA MISS DES MISS : CORINNE COMAN
ASSOCIATION
P. 18 BEAUTÉ ET NATURE
DOSSIER
INTERVIEW : EMPRESS ASHAYA - MISS GUADELOUPE POUR MISS
FRANCE 2011 : CINDY LE PAPE
- GLOSSAIRE ÉCOLOGIE
- INFO ÉNERGIE
- CARAÏBES ENVIRONEMENT
20
INTERVIEW EXCLUSIVE
P. 36 WEEK END SIYONAJ
CORINNE COMAN
P. 38 CLIP : LOMBRAJ
LA MISS DES MISS ANTILLAISE
MAKING OF
38
REPORTAGE : CLIP
- JEAN-YVES ADELO
INTERVIEW
- RÉGINE GARNIER
- JEAN-YVES ADELO
MAKING OF
- RÉGINE GARNIER
INTERVIEW
MUSIQUE
31
LADY V N’CO &
K’RIBEAN AFRICA
LA NOUVELLE AVENTURE !
STATUT : EIRL
ERIC JACKONO
39
COACH !
34
COACHING
SPORTIF
GENEVIÈVE
5600
coupons de bons plans
31
Shopping - 97
ans
Economie
ASSURÉE !
©Yolande Eliezer
Allan Faure
Economie
CARAÏBE
Valeur
FIABILITÉ
Particularité
ACHAT
GROUPÉ
[email protected]
©Yolande Eliezer
Activite
SITE - WEB
e-mail
(apperçu site web ! )
http://www.shopping-97.com
www.shopping-97.com - Facebook : shopping-97
Le bon plan du jour
Bons plans récents
Le principe
Allan Faure a créé le 1er site Internet
d’achats groupés des Antilles Guyane,
Shopping-97, il y a 8 mois. Ce jeune
guadeloupéen de 31 ans, ingénieur
en informatique et spécialisé en
webmarketing, a déjà vendu en ligne
5 600 coupons de bons plans.
SJ : Quel est ton parcours Allan ?
Aide
Concours
informatique de la mairie de Petit-Bourg : on m’a
proposé en 2006 un poste de responsable. Je suis
ensuite devenu directeur adjoint logistique
et informatique pendant 5 ans. Mais au
fond, je n’avais jamais cessé de m’intéresser
aux tendances de l’informatique, et plus
particulièrement à celles du web.
SJ : Comment as-tu eu l’idée de créer
Shopping-97 ?
Allan Faure : J’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur AF : Je me suis rendu compte qu’il existait certes
en 2004 à l’Ensea1. Puis, pendant 2 ans, j’ai été
consultant SAP pour une société de services SSII2,
Unilog, en région parisienne. Cela m’a donné
l’occasion d’avoir de l’expérience dans de très grosses
boîtes, comme Renault, Hachette ou Thomson. Je me
suis confronté au plus haut niveau dans ce qu’on
peut faire dans l’informatique de gestion, avec un
maximum de rigueur dans le travail.
Durant mes études, j’ai fait un stage au service
1. Ecole nationale supérieure de l’électronique et de ses applications
2. Société de Services en Ingénierie Informatique
SIYONAJ MAGAZINE - P.6 oct - nov2011
déjà beaucoup de sociétés de services, mais très peu
de sites Internet qui changeaient le quotidien des
internautes, mis à part les réseaux sociaux et les pages
jaunes. Et je me suis demandé comment amener les
entreprises locales à profiter de l’e-commerce. J’ai fait
la connaissance de la société Groupon qui cartonnait
depuis 2008 aux Etats-Unis, à Chicago, et qui se
développe mondialement maintenant. Pour moi,
cette idée répondait à nos problématiques locales :
Valeur
SURE !
MEILLEUR PLAN DU MOIS !
au moins 90% de très petites entreprises ont peu ou d’entreprise, tout jeune qui veut se lancer, doit s’assurer
pas de budget pour communiquer, et encore moins le que le concept qu’il va lancer, le site qu’il va démarrer
temps de mettre en œuvre des projets e-commerce.
apporte quelque chose de neuf, qu’il change le
marché. C’est ça la base du web : l’innovation. Si c’est
SJ : Que propose alors Shopping-97 ?
pour créer un autre site sur ce qui se fait déjà, l’intérêt
AF : Nous proposons des bons plans en ligne de
sera bien moindre.
- 40 à - 70% dans des secteurs très variés : l’hôtellerie,
la restauration, le bien-être, les loisirs, etc. Pour les SJ : Un dernier mot pour vos
entreprises, cela leur permet de faire connaître leur clients internautes ?
activité sans dépenser en amont ou prendre de risques AF : Nous prouvons aujourd’hui que nous pouvons
financiers. C’est une véritable relation gagnant-gagnant être sérieux sur Internet au niveau local. Venez sur
puisque ce n’est que si on atteint un minimum de www.shopping-97.com pour voir ce que cela apporte,
clients que le bon plan est validé ! Au pire, l’entreprise n’ayez pas peur de franchir le pas. Notre site est
sait que même si le bon plan n’est pas validé, elle aura complètement sécurisé puisque nous passons par le
bénéficié d’une visibilité sur notre site. Nous travaillons leader mondial de l’achat sécurisé en ligne, Paypal.
avec elle le meilleur bon plan, et charge à nous de le Quant aux entreprises, elles n’auront simplement rien
communiquer via le mailing, les réseaux sociaux ou à débourser.
encore notre site Internet, car nous avons maintenant
une base de données conséquentes. Aujourd’hui SJ : Et un mot pour les jeunes créateurs ?
Shopping-97, c’est 250 000 euros d’économie pour AF : Sur un groupe de 8 personnes, 1 est chef
nos internautes et autant de chiffre d’affaire pour d’entreprise, 7 sont salariés : tout le monde ne sera
nos partenaires.
donc pas entrepreneur. Il faut donc s’assurer que c’est
vraiment ce que l’on veut, que son entourage aussi
SJ : Que penses-tu des web-créateurs ?
est prêt à s’impliquer ! Créer son activité n’est pas une
AF : Je pense que c’est la voie d’avenir dans la Caraïbe : fin en soi, ce qui est important, c’est de se demander
les initiatives classiques qui ont été menées jusque là si cela correspond à ce que l’on veut faire de sa vie.
ne sont pas très concluantes, notamment à cause de La formule de l’entreprise se résume pour moi en 3
la logistique et du transport. Le web, lui, affranchit les phases : trouver ce que les gens veulent, leur proposer
frontières. Nous en sommes non seulement convaincus, le produit correspondant, et s’exiger une approche
mais le prouvons aujourd’hui par les faits.
rigoureuse. Qui sont mes clients ? Si je ne le sais pas, j’ai
SJ : Quelles sont les difficultés rencontrées ? un souci. Il faut que ma clientèle ait un vrai besoin afin
AF : L’avantage dans le secteur du web c’est que cela qu’elle soit incapable d’acheter ailleurs que chez moi.
demande peu d’investissements initiaux, mais c’est Je prends la création d’une web entreprise de manière
aussi un piège car cela reste une entreprise. Donc il très philosophique car pour moi, c’est l’ouverture
faut suffisamment d’appuis financiers, d’organisation, au monde. Je suis en Guadeloupe certes, mais avec
de procédures, de soutien au niveau marketing. Il Internet il n’y a plus de frontières. Je peux m’inspirer
faut que l’entreprise ait une plus-value. Shopping- de ce que je vois au niveau mondial et l’adapter. A tout
97 permet aux entreprises de se faire connaître sans ceux qui croient au secteur de l’e-commerce, suivez-moi,
et changeons le quotidien de nos internautes locaux !
risques financiers, et ça c‘est nouveau. Tout créateur
SIYONAJ MAGAZINE - P.7 oct - nov 2011
SIYONAJ MAGAZINE - P.7 sept - oct 2011
INSTITUT DE BEAUTÉ
LES ABYMES : 301 résidence les Sylphides Grand Camp
RÉGION : GUADELOUPE
TEL : 0590 484 616
© OEIL 2MOY
Ouvert du Lundi au vendredi de 9H à 17H, le samedi de 8H30 à 13H
© OEIL 2MOY
SJ : Combien avez-vous de cabines ?
JL : Il y a trois cabines en plus de l’espace d’accueil.
Une première cabine pour les soins du visage et
les épilations, une deuxième dédiée au soins du
corps, et une dernière pour la beauté des mains
et des pieds, plus la prothèsie ongulaire.
SJ : Quelle est votre formation ?
C’est une jeune femme déterminée que
nous avons rencontrée. Elle s’appelle Julie
et a décidé de travailler dans un domaine
qui la passionne : l’esthétique. De cette
passion est né son institut à Grand Camp
ORYGYNELL
Siyonaj : D’où vient le nom Origynell ?
L’institut n’est pas loin du centre commercial,
et près d’une résidence car le côté “proximité”
avec les clients est important. Nous travaillons
dans une atmosphère de bien-être et c’est
vraiment agréable.
n’ai pas eu de difficultés particulières. En général,
si votre dossier est complet, vous ne rencontrez
pas d’obstacles majeures. Il faut bien travailler
son projet d’entreprise, penser à tous les aspects
à court, moyen et long terme.
Par contre, pour ce qui est du domaine financier,
il est préférable d’avoir des fonds propres pour
débuter. Les aides viennent bien après.
Avec très peu d’argent, on peut quand même
créer beaucoup de choses, tout reste possible : il
suffit de bien calculer, de ne pas dépenser à tort
et à travers et d’avoir de l’imagination.
JL : Dans mon imagination, c’était comme ça !
SJ : Avez-vous un conseil à donner
SJ : Y a-t-il quelque chose de partiaux jeunes ?
culier chez la cliente antillaise ?
JL : Le métier d’esthéticienne est un métier
JL : Ce sont des femmes qui prennent soin d’elles.
d’artisan : il faut donc aimer travailler avec les
J’aime beaucoup la décoration, qui se rapproche
finalement de l’esthétique. J’adore le blanc pour
féminin, attirant, pétillant, l’amour, la victoire.
Au niveau du mobilier, je voulais quelque
chose de très moderne, qui corresponde à
JL : Depuis 3 mois, c’est tout nouveau. Nous avons les esthéticiennes qui allaient y travailler, les
SIYONAJ MAGAZINE - P.8 oct-nov 2011
JL : Je suis passionnée par l’esthétique sous tous
JL : Cela a été long au niveau administratif, mais je
ses aspects, par toutes les beautés du monde.
SJ : Depuis combien de temps êtes-vous mon tempérament. J’essayais de tout visualiser
pendant les travaux : l’ergonomie, les cabines,
installée ?
choisi un quartier fréquenté, connu : Grand-Camp.
SJ : Avez-vous une passion ?
SJ : Avez-vous rencontré des difficultés pour
vous installer ?
SJ : Qui a pensé ce décor rouge et blanc ?
Julie : Il vient de l’origine même de ma sa pureté, le rouge qui représente ce qui est
vocation : je voulais travailler dans l’esthétique
ou la mode depuis toute petite, plutôt que
d’ être maîtresse d’école comme mes copines !
J’ai donc choisi l’esthétique.
JL : J’ai un niveau BAC +2. Je me suis décidée un
jour à passer mon CAP esthétique en candidate
libre : ce fut une dure année de travail ! Mais le
travail paye toujours... Dès l’obtention de mon
diplôme, créer un institut était une suite logique.
cabine, d’être unique dans un endroit propre et
sain. C’est notre marque de fabrique.
clientes, le confort général.
Elles sont exigeantes quant à la qualité des soins,
à la formation de l’esthéticienne. Elles ne confient
pas leur visage à n’importe qui et aiment se sentir
en confiance, notamment au niveau de l’hygiène.
Nous utilisons donc autant que possible des
consommables jetables, c’est un des points forts
de l’institut. Les cabines sont nettoyées au moins
trois à quatre fois par jour.
J’aime que tout soit très propre, que la cliente ait
l’impression d’être la première à rentrer dans la
mains. Je conseille d’apprécier aussi le contact
avec les gens. Il faut toujours être au courant des
nouveautés, des appareils, des lois, des produits,
etc. Mon conseil pour les jeunes serait d’aller le
plus loin possible dans les études, car cela leur
ouvrira beaucoup de portes. Le seul inconvénient,
c’est qu’en Guadeloupe on n’a pas forcément
d’écoles pour la formation continue et donc il
vaut mieux partir à l’étranger. Surtout, il ne faut
pas se décourager, « bien faire, et laisser dire. »
SIYONAJ MAGAZINE - P.9 oct - nov 2011
POINTE A PITRE : Boulevard legitimus - Rue Félix Eboué
TEL : 0690 53 87 32
RÉGION : GUADELOUPE
© OEIL 2MOY
PRÊT À PORTER FÉMININ
© OEIL 2MOY
Ytá{|ÉÇ|áàtá fàÉÜx
L
E MAGASIN de prêt- à-porter Fashionistas la mode, aux prix pratiqués, alors qu’à la base je n’y
étais pas particulièrement sensible. J’ai pu donc avoir
ce local commercial, très bien placé, à Pointe-a-Pitre.
existe depuis peu de temps, situé Boulevard Légitimus à Pointe-à-Pitre. Son
gérant, Olivier Gane nous présente son SJ : Quel est le concept de Fashionistas ?
parcours et en détaille le concept.
OG : Essentiellement de la mode “made in Italy”.
Nous avons également les yeux tournés vers toutes
Siyonaj : Quel est ton parcours ?
Olivier Gane : Je viens d’une filière technico-
commerciale et j’ai été directeur de magasin
pendant 9 ans à Paris. Ensuite, j’ai eu l’opportunité
de revenir en Guadeloupe. Il fallait que je trouve
une activité, de préférence entrepreneuriale : c’est
une tradition familiale.
SJ : Comment en es-tu venu à la mode ?
les capitales de la mode : Milan, Paris, Londres, etc.
SJ : As-tu rencontré des difficultés ?
OG : De la lenteur administrative surtout ! Ensuite,
les banques n’ont pas forcément confiance en nous :
c’est très difficile d’être soutenu et d’avoir des prêts
alors que le crédit fournisseur dans le prêt-à-porter
n’existe plus.
SJ : Comment fais-tu connaître ton
d’électricité à Pointe à Pitre. Alors que je lui cherchais magasin ?
des fournisseurs, j’en ai rencontré dans le prêt-à-porter. OG : Nous avons une page Facebook qui présente
OG : Mon père a un commerce de bazar et
Au fur et à mesure, je me suis intéressé à l’univers de
SIYONAJ MAGAZINE - P.10 oct - nov 2011
le magasin, ses activités et les nouvelles collections,
nous faisons beaucoup de shooting (ndlr : prises de
vue) que l’on met en ligne et nous participons à des
soirées, comme le défilé de mode au Tresis . Nous
avons créé un flyer distribué à 10 000 exemplaires.
Nous sommes présents sur beaucoup d’événements :
nous avons notamment habillé des filles de « Miss
International Contest Guadeloupe ». Nous souhaitons
nous faire connaître au maximum.
SJ : Faudrait-il que le magasin suive la
tendance ou qu’il mise plutôt sur les
indémodables ?
OG : Il vaut mieux s’inspirer des tendances de la
planète mode pour présenter ce qui se fait de mieux,
mais il pourrait aussi proposer des classiques comme
les tee-shirts, ou les tops de couleurs, indémodables
en Guadeloupe.
SJ : As-tu un conseil à donner quelqu’un
SJ : Un mot à tes clientes ?
qui souhaite monter une entreprise ?
OG : Avoir confiance en soi car cela demande OG : Elles ne seront pas déçues : notre slogan c’est
beaucoup de ressources mentales ! Le créateur
doit bien éplucher son idée, connaître son marché
et bien sûr réunir les fonds nécessaires pour
démarrer son activité.
« So sweetie, so sexy, so fashionistas » ! De la mode
plutôt italienne, à prix doux mais sexy, s’adressant aussi
bien à la fashion addict qu’à la femme classique.
fÉ áãxxà|x? áÉ áxåç? áÉ ytá{|ÉÇ|áàtá 4
SIYONAJ MAGAZINE - P.11 oct - nov 2011
_x `táát®
eÉâàx Wx Ät cÉ|Çàx wx Ät ixÜwâÜx @ _x ZÉá|xÜ
TyÜ|vt @ Zãtwt
j’ai envie de créer à nouveau
le goût de ma naissance, de
mon enfance.
venaient de l’île de Gorée au
Sénégal, cela suscite beaucoup de
curiosité.
SJ : Qu’est-ce qu’un Massaï ?
SJ : Le repas typique du
M : C’est un guerrier originaire du
Sénégal ?
Kenya ou de la Tanzanie, capable SJ : Et un mot à vos futurs
M : Le Thiep bou dien (Thiebou- de se battre contre des lions avec clients ?
dienne) ! Il s’agit de poisson cuit un javelot, une perche, une lance
M : Le Massaï est là pour tous
en court-bouillon avec des choux,
des carottes, etc. Vous récupérez
ensuite le poisson et les choux,
puis faîtes cuire le riz dans le jus de
cette cuisson à l’étouffée.
SJ : Tes clients sont curieux ?
ou des pierres. C’est un homme
fort, grand, longiline, et beau avec
une multitude de colliers.
Les Massaïs sont très connus et
de plus, en tant que sportif, j’ai le
même corps qu’eux.
SJ : Un mot aux jeunes qui
M : Oui beaucoup, surtout les veulent se lancer dans la
touristes qui sont nombreux, mais restauration ?
© OEIL 2MOY
et de l’amour. Je conseille
aussi de posséder le sens de la
communication et de l’organisation : on dit toujours qu’il vaut
mieux prévenir que guérir !
aussi les Antillais qui découvrent
les plats et posent ensuite des
questions sur le Sénégal. Il faut
savoir que beaucoup d’esclaves
ceux qui veulent découvrir
l’Afrique et en déguster les
saveurs, comme à la maison, en
toute simplicité. Et si vous n’êtes
pas satisfaits, à la fin, vous ne
payez pas : je m’y engage !
M : Il faut oser même si c’est
un métier qui n’est pas facile,
qui demande de la générosité
Maba a ouvert un restaurant africain au
Gosier depuis peu, le Massaï. C’est lui qui
fait la cuisine, il « bosse dur », mais pour ce
travailleur tombé amoureux des Antilles,
avec du courage et un esprit positif, il est
possible de réussir.
venir découvrir ou retrouver la cuisine africaine.
SJ : Comment cette idée a t-elle été accueillie ?
M : Très bien : dès qu’on en a parlé, tout le monde
me réclamait déjà le “Mafé”. Je crois bien que ce plat,
qui vient du Sénégal et du Mali, porte le drapeau de
la cuisine africaine !
SJ : As-tu eu des difficultés à t’adapter ?
SIYONAJ : Depuis quand résides-tu en
M : Non, franchement je me sens très bien ici, comme
Guadeloupe ?
chez moi. Je suis à la base quelqu’un qui n’a pas de
Maba : Je suis venu ici en 2003, lors d’un meeting préjugés. Tout est possible ici dès que tu respectes
d’athlétisme. Je n’avais jamais été aux Antilles et je
suis tombé tout de suite amoureux du climat, du
métissage, des gens, de leur façon de vivre. Alors
que je cherchais un jour à manger africain et que je
faisais le tour de l’île, je n’ai pas trouvé de restaurant.
Je me suis donc dit que j’avais un rôle à jouer en tant
qu’Africain. J’ai donc ouvert mon propre restaurant,
qui existe depuis 7 mois, pour que les gens puissent
SIYONAJ MAGAZINE - P.12 oct - nov 2011
© OEIL 2MOY
`tut
wâ f°Ç°ztÄ 4
les autres. Si tu adoptes ce précepte, personne ne
te mettra des bâtons dans les roues. En Afrique, on
est très famille, et on croise tout le temps du monde.
J’ai donc appris rapidement à communiquer avec
gentillesse et positivité.
SJ : Comment as-tu appris à cuisiner ?
M : Je n’ai pas fait d’école ! Je voyais ma mère cuisiner
alors que j’étais encore sur son dos. Quand je cuisine,
Pointe de la Verdure Local n°6 97190 Le Gosier
Face au Casino
`tut äÉâá tvvâx|ÄÄx vÉÅÅx õ Ät Åt|áÉÇ 4
TEL : 0590 83 07 71 - 0690 25 82 97
POINTE A PITRE : 58, rue de Nozières
TEL : 0690 53 87 32
REGION : Guadeloupe
© KEOZ ART
PRÊT À PORTER FEMININ
Vous, Madame Romanos, comment conce- milieu social, son groupe culturel, son style de vie, en
fait, suivre un peu l’évolution de sa démarche.Vendre
vez-vous cet art du commerce ?
L’esprit de liberté, la coquetterie et l’imaginaire
coquin de la cliente suscitent chez moi le désir de
lui faire plaisir. La musique douce peut favoriser
le dialogue et le bien être de la cliente. Ma
connaissance de la finesse et de l’analyse profonde
de l’âme guadeloupéenne favorise ma relation avec
elle. Pourtant aider la personne à choisir le modèle
qui lui plaît rend mon métier exaltant quelquefois
épuisant. L’appréciation de la personne humaine est
au cœur même de ce marketing qui s’accompagne
de la réflexion philosophique.
est un art où un emmêlement de l’instinct, de l’esprit
et de la technique se crée.
Quel est votre créneau ?
Prêt-à-porter féminin, sexy, glamour mais décent,
je vends aussi pour toute la famille et pour toutes
les tranches d’âges. Satisfaire la cliente après l’avoir
écoutée, être à la pointe de la mode et favoriser son
bonheur grâce à la panoplie de modèles présentés.
La franchise est intéressante, mais il y a moins de
diversité. Mon créneau est de privilégier le charme
de la femme et sa personnalité à partir de son achat.
La femme est très élégante en Guadeloupe et a des
Dans le prêt-à-porter, quelles difficultés atouts diversifiés.
© KEOZ ART
rencontrez-vous ?
Au Lion D'or
Le commerçant, le connaissez-vous ?
Ses qualités ne sont pas perceptibles par la clientèle. Par son contact humain et sa
reconnaissance de l’être, il organise une mise en scène pour anticiper les désirs du
client et ses souhaits les plus profonds en établissant la confiance. A cet effet, Maryse
Romanos a voulu un éclairage frais, agréable, une architecture exceptionnelle où se
découvre la rondeur de la féminité. Dans sa boutique la philosophie qu’elle privilégie : la
réception, les sentiments, la chaleur humaine, le sens de l’accueil et la personnalisation
de la cliente. La perception de la morphologie de la cliente s’impose. La couleur pêche
choisie à l’intérieur de sa boutique Au Lion D’or, véritable cachet de l’espace, crée un
climat de tendresse, de douceur et donne de la vie au vêtement.
SIYONAJ MAGAZINE - P.14 oct - nov 2011
Quand les clientes viennent en famille, ma
préoccupation est de concilier et de satisfaire tous les
goûts. J’ai une gamme variée et une grande palette
de robes, ma cliente peut ainsi mieux s’identifier et
trouver son bonheur. Parfois, elle se sent embarrassée
car il y a trop de choix et la situation devient complexe quand elle est trop pressée.Toutes les clientes
n’ont pas les mêmes réactions, ma pédagogie
consiste à cerner dans son comportement, son
Parlez - moi de vos vitrines… Elles sont
séduisantes …
J’ai souhaité qu’elles soient en demi-lune bombée
pour créer une image de marque originale et offrir
un plaisir des yeux. J’expose des modèles rares, de
classe, de premier choix et d’une qualité indicible…
Femme de mon pays,
Tu respires le charme de Guadeloupe,
Grâce au Prêt-À-Porter féminin
AU LION D’OR rénové, restauré.
Femme de mon terroir,
Tu brilles de mille feux,
Grâce au Prêt-À-Porter féminin
AU LION D’OR rénové, restauré
La trace de l’élégance antillaise s’y dessine.
`tÜçáx eÉÅtÇÉá
Vous offre un accueil ineffable
Au sanctuaire de la mode
AU LION D’OR rénové, restauré.
58, rue de Nozières - Pointe-à-Pitre.
SIYONAJ MAGAZINE - P.15 oct - nov 2011
©Yolande Eliezer
Rastafarï’s way Nyahbinghi
Order. EWFG est une association habissoise basée
récemment à Sainte-Rose.
Portée par une jeune afroGuadeloupéenne,
Empress
Ashaya, elle est spécialisée
dans trois activités principales
: l’agriculture biologique, la
musique et l’artisanat.
Siyonaj : Depuis combien
de temps existez-vous ?
Empress Ashaya : Nous som-
mes inscrits à la préfecture depuis
le 18 juin 2003. Certains membres
sont partis, d’autres sont arrivés,
mais le noyau dur de 5 personnes
n’a pas changé. Nous avons aussi
des adhérents dans la Caraïbe, en
France, en Ethiopie, en Dominique,
Sainte-Lucie, etc. Des artistes et
des associations travaillent tout le
temps avec nous, mais ne sont pas
membres, notamment l’association
Relais Aliment Diet’Santé & Environnement ou encore Judah Art
Gwad’Roots West Indies.
Siyonaj : Quelles sont vos
activités ?
EA : L’artisanat d’art naturel, l’agri-
culture biologique (soja, plantes
médicinales, racines, maraîchage,
huiles naturelles...), la musique
(reggae, nyahbinghi), l’éducation,
l’information, des conférences,
une base de documentation et des
vidéos-reportages sur l’histoire noire
et Rastafari, la nourriture végétale
« Ital », le Nyahbinghi ou encore les
échanges avec l’Afrique ( importexport, donations, fondations,
actions humanitaires ...).
Siyonaj : Où peut-on vous
trouver ?
EA : Nous avons un stand irrégulier
et mobile et nous participons à
beaucoup de foires, de marchés,
SIYONAJ MAGAZINE - P.16 oct - nov 2011
des manifestations culturelles.
Nous vendons principalement
nos fruits et légumes au marché
bio le mercredi de midi à 15h,
derrière Guadeloupe Première,
mais aussi à des clients qui
nous connaissent. Vous pouvez
également trouver nos produits
transformés et créations lors de
manifestations culturelles : huile
de carapate, plats végétaliens,
bijoux naturels, etc.
SJ : Vous faîtes aussi de la
musique ?
EA : Oui, surtout pour faire
passer un message : développer
Rastafari, le reggae, le Nyahbinghi pour les louanges et les
prières Rastafari, mais aussi le
spirituel et le culturel. C’est par
la musique que nous arrivons à
nous exprimer le mieux et à nous
faire entendre, même si l’aspect
commercial n’est pas à négliger.
SJ : Quand organisez-vous
vos manifestations ?
EA : Ce sont les dates Rastafari : le
23 juillet , bien sûr, pour célébrer le
jour de l’apparition de sa majesté
Hailé Sélassié, le jour de Marcus
Garvey (17 août). Nous célébrons
aussi des artistes comme Bob Marley
le 06 février, jour de sa naissance et
non de sa mort. Pour développer la
musique, nous organisons des Sound
system. Des exposants y participent
toute la journée, et familles et
enfants peuvent s’y joindre. Nos
manifestations sont tout public,
toujours sans aucune viande ou
poisson, et, très important, sans
alcool. Le calendrier annuel de nos
manifestations est à demander
par e-mail.
SJ : Arrivez-vous à vous en
sortir ?
EA : Nous sommes au stade du
développement surtout au niveau
de l’agriculture biologique. Nous
cherchons d’ailleurs plus de terres
saines à louer. Nous avons des
petites subventions encore bien
rares, donc c’est difficile pour nous.
Nous nous en sortons avec nos
ventes, mais nous prenons souvent
dans notre propre poche pour
pouvoir continuer (dons)…
SJ : Comment vous voyezvous à moyen terme ?
EA : Avec notre projet d’agriculture
biologique de soja abouti, une école
rasta, un studio de musique, un
resto végétalien (ital) et un magasin
Rasta. Côté musique, nous allons
sortir le numéro deux de notre
compilation, et bien sûr poursuivre
les
manifestations
culturelles.
Mais nous aurions vraiment
besoin d’un grand local afin de
développer nos activités.
SJ : Comment est perçu le
mouvement Rastafari aux
Antilles ?
pas, portent des locks. Avant
et en 2003, c’était bien plus
difficile ! Beaucoup de gens sont
contents maintenant de nous
voir, ils comprennent de mieux
en mieux le mouvement : nous
y avons bien travaillé !
SJ : Un dernier mot pour
ceux qui veulent créer une
activité telle que la vôtre ?
EA : Et si vous nous rejoigniez ?
J’aimerais en fait qu’on soit
plus nombreux. Pour ceux qui
ont un projet et ont vraiment
envie de créer leur activité, ils
peuvent venir nous voir, nous
contacter pour parler plus
longuement. Mon conseil :
ne pas lâcher, persévérer car
quand tu veux tu peux, et le
plus important est avant tout
d’avoir la foi !
EA :
Le mouvement Rastafarï
est de mieux en mieux perçu car
beaucoup de personnes rastas ou
SIYONAJ MAGAZINE - P.17 oct - nov 2011
Uxtâà° 9 atàâÜx
ÑEC
_t `|áá wxá `|áá
\ÇàxÜä|xã xåvÄâá|äx M VÉÜ|ÇÇx VÉÅtÇ
ÑEE
`|áá ZâtwxÄÉâÑx ECDD
ÑÉâÜ `|áá YÜtÇvx M V|Çwç _x ctÑx
ÑEG
ZÄÉáát|Üx XvÉÄÉz|x
ÑEI
\ÇyÉ XÇxÜz|x
ÑEK
VtÜt®uxá
XÇä|ÜÉÇÇxÅxÇà
DOUBLE PAGE DOSSIER
Photo : ERIC CORBEL
Bodypainting : KEOZ ART
Model : VANESSA MET
Uxtâà° 9 atàâÜx
VÉÜ|ÇÇx
VÉÅtÇ
4
`|áá wxá `|áá
hÇx
UxÄÄx yÄxâÜ
TÇà|ÄÄt|áx 4
CC : Oui cela arrive encore
assez fréquemment. Je suis
l’ambassadrice d’une gamme
ethnique de produits capillaires de
qualité depuis 2004 , Kariline, que
l’on peut trouver en parapharmacie
en Guadeloupe.
Aujourd’hui, j’ai fait le choix de
la discrétion et je me consacre
à ma carrière professionnelle
loin des médias. Aussi, je n’ai pas
souvent l’opportunité de répondre
favorablement aux sollicitations.
Toutefois, lorsqu’il s’agit de projets
culturels ou de promotion, je
m’organise toujours. Mais en ce
qui concerne les émissions TV,
c’est plus difficile. En effet, les
tournages ont lieu en journée
et sont difficilement conciliables
avec mon emploi du temps. Je dis
souvent qu’être Miss, ce n’est pas
comme être chanteuse, actrice ou
comédienne, être Miss n’est pas un
métier.
SIYONAJ : Quel effet
cela te fait-il d’être l’une
des rares Antillaises à
avoir porté la couronne
de Miss France ?
SJ : As-tu une activité
professionnelle en rapport
avec ton parcours de Miss
France ?
CORINNE COMAN : Ce
fut un honneur de pouvoir
représenter les couleurs et
les valeurs de la Guadeloupe
partout en France et même à
l’étranger en tant que Miss France.
Sur le coup, je n’ai pas réalisé,
c’est vraiment avec le recul que j’ai
compris ce que cela représentait en
terme d’image. Quand je rentre au
pays, ou même à Paris, je croise encore
beaucoup de personnes qui me disent
combien elles étaient contentes et fières
de voir une antillaise ou tout simplement
une jeune femme noire représenter leur
pays. Certains ont tendance à oublier que
la France est multiculturelle. Si je devais
résumer cela en deux mots, ce serait
honneur et fierté.
CC : Ma profession n’a absolument
rien en commun avec le milieu des
Miss. En 2004, j’ai repris mes études
que j’ai achevées par l’obtention d’
un Master à l’Université PanthéonAssas en 2009. J’évolue dans
le milieu des cabinets d’avocats
d’affaires à Paris. Toutefois être Miss
permet d’acquérir de bons réflexes
que l’on garde à vie comme par
exemple savoir se présenter, faire
un prise de parole en public, avoir
des relations publiques, etc. Même
en milieu professionnel, ces atouts
se révèlent utiles. En tant que Miss,
nous avons vraiment la possibilité
de développer des compétences
professionnelles liées à la communication et à l’image.
I
© Alain Herman
L NOUS SEMBLAIT EVIDENT pour ce
magazine spécial Nature et Beauté,
de penser à Corinne Coman pour
“couronner” notre couverture.
Cet icone de la beauté Antillaise,
ex Miss France, nous a séduit
par sa beauté, sa gentillesse
et son intelligence.
Elle nous a gracieusement
accordé un interview
que nous avons le
plaisir de partager
avec vous...
SIYONAJ MAGAZINE - P.20 oct - nov 2011
SJ : Es-tu toujours
sollicitée aux Antilles ou ailleurs
afin de véhiculer ton
image de Miss France ?
SJ : As tu d’autres projets de Miss il y en a
personnels et professionels ? vraiment beau-coup,
CC : Des projets, bien sûr ! Peutêtre même trop ! (rire). À partir
du mois d’octobre, je change de
fonction en devenant responsable
marketing & communication d’un
cabinet d’avocats d’affaires français.
Concernant ma vie personnelle, à
juste titre c’est personnel ! Ce que
je peux dire, c’est que, comme la
plupart des jeunes femmes, je ne
conçois pas de m’épanouir sans
fonder ma propre famille. Je ne
manquerai pas de prévenir les
médias locaux lorsqu’un heureux
évènement sera en préparation.
Pour l’instant ce n’est pas à l’ordre
du jour.
SJ : Selon nous, tu représentes toujours aussi bien
la beauté de la femme
antillaise… Quel est ton
secret pour rester aussi
rayonnante ?
CC : Merci de me trouver toujours
rayonnante ! (rire) Avoir été Miss
France nous poursuit toute la vie;
peut-être que nous avons un peu
plus de pression que les autres
jeunes femmes pour rester jolies,
soignées et harmonieuses pour
ne pas dire minces. Pour ma part,
j’essaie de faire attention à ma
ligne et de faire du sport. Depuis
quelques mois, je suis des cours
de gym suédoise à Paris et j’adore
ça. Ce sont des cours de gym
tonic avec du cardio training et
du renforcement musculaire. Je
pense toujours à bien hydrater
ma peau et j’ai un budget qui me
permet d’aller régulièrement chez
le coiffeur et l’esthéticienne !
SJ : Que conseilles-tu aux
lectrices qui aimeraient avoir
un parcours de Miss comme
le tien ?
CC : Surtout de bien choisir le
concours : que ce soit des personnes sérieuses et compétentes qui
l’organise. En effet, des élections
voire trop !
Participer à un
concours de Miss est
une véritable expérience
de vie, enrichissante et
bénéfique. On apprend à
prendre soin de soi, à se mettre
en valeur, à sortir de l’adolescence
pour devenir une jeune femme. Et
puis, on apprend aussi beaucoup
sur la nature humaine... Je souhaite
à toutes vos lectrices d’aller le plus
loin possible dans leurs projets ,
quels qu’ils soient. Pour y arriver,
selon moi, seul le travail paie. Il y
a toujours une part de chance
c’est sûr, mais le travail est notre
meilleur allié. Je leur souhaite de
vivre leurs rêves pleinement.
SJ : SIYONAJ MAGAZINE
met en avant ceux qui
créent leur propre activité
aux Antilles et dans la
Caraïbe… Que penses-tu de
cette démarche ?
CC : Qu’il faudrait beaucoup plus
de personnes et de projets comme
ceux que l’on découvre dans les
pages de Siyonaj ! Est-il un plus
beau métier que celui de devenir
entrepreneur et acteur de sa
propre vie ?
L’existence d’un magazine comme
Siyonaj est primordiale pour faire
la promotion de notre jeunesse
qui se révèle ambitieuse, motivée
et pleine de promesses.
`|áá ZâtwxÄÉâÑx fV|Çwç _x ctÑx f
f
e
© Evelyne Menard
ÑÉâÜ `|áá YÜtÇvx ECDD
V|Çwç _x ctÑx
’EQUIPE SIYONAJ a
rencontré Cindy Le
Pape depuis son élection
de Miss Hibiscus il y a deux
ans de cela. Nous revoilà
aujourd’hui avec elle, devenue Miss Guadeloupe qualifiée pour l’election de Miss
France 2011. C’est avec
grand plaisir qu’elle nous a
accordé un interview.
Nous l’encourageons de
tout coeur pour l’election
de Miss France !
SJ : Justement, notre ancienne Miss France Guadeloupéenne Corinne Coman
figure dans notre magazine
et nous aimerions savoir
ce que représente pour toi
le privilège de participer
à cette élection de Miss
France ?
Siyonaj : Bonjour Cindy,
quel effet cela te fait-il d’être
Miss Guadeloupe pour Miss
France ?
Cindy Le Pape : C’est beaucoup
SJ : Alors explique nous comment tu en es arrivée jusque
là, quel est ton parcours ?
CLP : J’ai commencé il y a deux
de joie. Je sais que maintenant
toute la Guadeloupe me soutient
et compte sur moi donc je poursuis
activement ma préparation pour
l’élection de Miss France qui se
tiendra le 3 décembre prochain.
CLP : Miss France c’est la conti-
nuité de Miss Guadeloupe et c’est
un grand honneur pour moi de
pouvoir y participer. Cela permet
de bien représenter notre île, de
la faire connaître afin de lui ouvrir
des portes et si possible y attirer
des touristes.
ans quand j’ai remporté l’élection
de Miss Caraïbe Hibiscus Karukera,
puis je me suis rendue à la finale
à Saint Martin pour représenter la
Guadeloupe et j’ai obtenu le prix
de Miss Popularité. Par la suite j’ai
participé à l’élection de Miss Guadeloupe pour Miss France car
SIYONAJ MAGAZINE - P.22 oct - nov 2011
pour moi c’est une continuité et
l’expérience de Miss Caraïbe m’a
beaucoup aidée.
SJ : En tant que Miss,
qu’aimerais-tu dire aux
femmes qui désirent se
lancer dans des projets
d’entreprises aux Antilles ?
CLP : Tout d’abord, je les encou-
rage vivement car la Guadeloupe
en a besoin. Homme ou femme, il
faut se lancer, il n’y a pas de discrimination à faire. En tant que
Miss, je suis là pour les aider, pour
utiliser mon image afin de leur permettre de se lancer si besoin. Il est
vrai que chacun essaie de faire la
Guadeloupe avancer à sa manière.
Moi j’ai réussi en tant que Miss et je
poursuis mon aventure, je sais que
beaucoup de jeunes veulent entreprendre donc je ne peux que
les encourager à aller plus loin.
SJ : En parlant d’engagement, il me semble que tu
t’es engagée dans certains
projets ?
CLP : Oui tout à fait. Cela fait un
an que je me suis engagée en tant
SJ : Justement, cette différence
de statut de Miss et de pompier
n’est-elle pas un vrai challenge ?
CLP : Oui c’est un vrai challenge car
passer des bottes aux talons, d’un milieu
très protocolaire aux strasses et paillettes,
ce n’est pas toujours facile. Ce sont deux
milieux totalement différents mais c’est un
choix que j’ai fait et je l’assume pleinement
car ce sont mes deux passions. Je prépare
le concours de pompier professionnel et
l’élection de Miss France en même temps
donc j’espère réussir les deux.
SJ : Merci d’avoir répondu aux
questions Cindy et bon courage
pour la suite.
CLP : Merci à Siyonaj Magazine.
f
SIYONAJ
SIYONAJMAGAZINE
MAGAZINE- -P.23
P.23oct
mai- nov
- juin2011
2011
© Evelyne Menard
L
que pompier volontaire donc actuellement j’allie étude, élections de Miss et la
fonction de pompier.
© Evelyne Menard
© Evelyne Menard
“ ...je sais que beaucoup de
jeunes veulent entreprendre
donc je ne peux que les encourager à aller plus loin.”
NATURE...
QUELQUES MOTS ÉCOLOS !
V
OUS ÉTEIGNEZ bien
la lumière en sortant
d’une pièce, vous avez
décidé de créer un petit
jardin local derrière votre
maison et avez investi dans
un chauffe-eau solaire, mais
au fond, plusieurs termes
« écolos » vous semblent
très obscurs !
Petit glossaire non exhaustif
pour vous aider :
ADEME : l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de
l’Énergie informe le public et
oriente les choix des acteurs
socio-économiques vers l’habitat
écologique et le développement
durable. Elle propose des aides
concrètes et des soutiens financiers
pour la réalisation de projets.
BIO
Le mot « bio » vient de l’agriculture
biologique, méthode de culture qui
n’utilise pas de produits chimiques de
synthèse. C’est aussi un label – AB défini par le ministère de l’agriculture
français puis par la communauté
européenne. Il indique que les produits
ne contiennent aucun élément de
synthèse fabriqué par l’homme.
BIODÉGRADABLE
Les déchets d’origine animale ou
végétale, appelés aussi déchets
organiques se décomposent naturellement. En quelques se-maines ou
quelques mois, ils disparaissent sous
l’action de l’eau, du soleil, de l’air
mais aussi des insectes. On dit qu’ils
sont « biodégradables ». Attention
toutefois, il ne faut pas considérer
qu’un matériau ou une substance
biodégradable est de ce fait
écologique ! Il existe des matériaux
biodégradables issus du pétrole qui
est une ressource non renouvelable…
SIYONAJ MAGAZINE - P.24 oct - nov2011
CO2 (DIOXYDE DE CARBONE OU
GAZ CARBONIQUE)
Gaz à effet de serre présent
naturellement dans l’air et produit
en grande quantité par les activités
humaines. Il provient surtout de la
combustion des énergies fossiles
(pétrole, gaz, charbon) mais aussi
de certaines activités industrielles
DÉCHETS MÉNAGERS :
Déchets dont le détenteur final
ou le producteur est un ménage.
Ils peuvent être classés en cinq
groupes : les ordures ménagères,
les encombrants (électroménager,
meubles, literie, etc.), les déchets
dangereux (huiles usagées, piles,
peintures, solvants, pesticides), les
déchets de jardin (terre, feuilles,
etc.), les déchets de l’automobile
(huiles de vidange, batteries, pneus,
etc.).
DÉVELOPPEMENT DURABLE
Mode de développement cherchant à
concilier l’économie, le progrès social
et la préservation de l’environnement
au travers de l’utilisation d’énergies
renouvelables dans l’habitat et
l’industrie, et en privilégiant des
modes de production respectueux de
la planète.
ECOLOGIE
Du grec Oikos (maison, habitat)
et Logos (science), l’écologie est la
science qui étudie les relations entre
les êtres vivants (êtres humains,
plantes, animaux) et le milieu où
ils vivent. Faire de l’écologie, c’est
donc essayer de comprendre
comment fonctionnent la nature et
ses cycles (eau, chaîne alimentaire,
etc), quelle est l’influence du sol et
du climat, comment les êtres vivants
dépendent les uns des autres,
comment ils modifient leur milieu,
mais aussi comment le milieu agit
sur eux.
ENÉRGIES FOSSILES
Les énergies fossiles sont des
énergies qui ont mis longtemps à
être créées sur la planète et que l’on
trouve dans la nature sous forme de
stock. On distingue le pétrole et ses
dérivés, le gaz naturel, le charbon
ou encore l’uranium.
ENÉRGIES RENOUVELABLES
Contrairement aux énergies fossiles, les énergies renouvelables
peuvent se régénérer à l’infini car
elles sont fabriquées à partir de
sources inépuisables comme le
vent, l’eau, le soleil.
GAZ À EFFET DE SERRE
Ces gaz, présents dans l’atmosphère,
forment un bouclier sous la
couche d’ozone. Ils renvoient les
rayonnements émis et réfléchis
par la terre. Une accumulation
de ces gaz contribue à retenir la
chaleur dans l’atmosphère pouvant
ainsi entraîner une élévation de la
température à la surface de la terre.
HABITAT ÉCOLOGIQUE
L’habitat écologique est une
construction qui tend le plus
possible vers l’autonomie en énergie
et qui correspond à certains critères
environnementaux : utilisation de
matériaux écologiques, choix des
énergies renouvelables, maison
non polluante et qui assure une
condition de vie saine.
OGM, ORGANISME
GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ
Organisme vivant ayant reçu un ou
plusieurs gènes étrangers qui lui
confèrent de nouvelles propriétés.
PESTICIDES
Les pesticides sont des produits
chimiques utilisés par les agriculteurs
et les jardiniers pour éliminer des
cultures les mauvaises herbes, les
champignons, les pucerons et
autres parasites. On estime que
10% seulement des pesticides
atteignent les herbes ou insectes
visés ; 90% partent dans les sols,
les eaux de ruissellement, les
nappes phréatiques, jusqu’à la
mer et l’océan.
Un réseau de spécialistes à vos côtés pour
des conseils gratuits et indépendants
sur les économies d’énergie.
10 Résidence les Lauriers
97110 Pointe à Pitre
Tél : 0590 21 21 68
Mail : [email protected]
Les conseillers info Energie répondent à
vos questions sur l’habitat et les économies d’énergie : matériaux, isolants, choix
d’équipement électroménagers, chauffeeau individuel, énergies renouvelables,
Ce dispositif est soutenu par :
« Nous gaspillons
trop d’énergie en
Guadeloupe ! »
Depuis 3 ans, Fabrice Tél est conseiller Info
Énergie à Grand Camp. Ce poste a été
créé par le CLCV (Consommation
logement cadre de vie), association
de consommateurs, co-financé par
l’Ademe, EDF, et la Région.
A 34 ans, Fabrice Tél défend
passionnément
l’énergie
INFO ÉNERGIE
renouvelable car, pour lui,
le constat écologique
Siyonaj : Quelles sont consommation à outrance…
en Guadeloupe est
L’énergie est liée à l’économie et très peu de
vos missions ?
dramatique.
Fabrice Tél : Je conseille, personnes en ont conscience. Si nous continuons
informe et oriente les particuliers ainsi, les métiers qui ont besoin de pétrole, comme
gratuitement sur toutes les problé- les pêcheurs ou transporteurs, vont disparaître.
matiques de l’énergie : de la facture EDF Avec quel carburant vont-ils pouvoir travailler ?
jusqu’au bon choix des matériaux. Je dois bien Et que va vendre le restaurateur en Guadeloupe
sûr avoir un regard objectif sur tous les conseils sans poisson ? Les gens pensent que notre société
prodigués. Je fais aussi des conférences-débat à la
actuelle de surconsommation va perdurer mais
demande pour les collectivités et les associations.
ils se trompent : nous allons au devant de graves
Siyonaj : Où en est aujourd’hui la consommation problèmes énergétiques. Quel touriste ira louer un
véhicule si l’essence est très chère ? Plus personne
de l’énergie en Guadeloupe ?
n’ira à Basse-Terre…
Fabrice Tél : Au niveau mondial, depuis 2004, tous
Nous avons ensuite deux gros problèmes : le
les pétroliers s’accordent à dire que d’ici 2025, ils
chauffe-eau électrique et la climatisation, tous deux
ne pourront plus assurer la production actuelle de
consommant respectivement 1/3 de votre facture
pétrole. La seule dissension entre eux concerne la
d’électricité, parce que bien souvent mal montés,
date : certains disent que ce serait plutôt 2015.
Le charbon ? L’Europe possède seulement des mines mal dimensionnés et mal entretenus.
de charbon rentables en Angleterre et en Pologne. C’est valable également en entreprise : on gaspille
Si la France coule, la Guadeloupe coule car nous ne trop d’énergie. Il faut se mettre dans la tête que
développons pas suffisamment de ressources : notre plus on consomme, plus on pollue.
île dépend à 98% d’énergie fossile, c’est-à-dire du
charbon et du pétrole. Et seulement 2% d’écologie Siyonaj : L’énergie électrique peut elle
renouvelable. Nous sommes donc complètement être source de pollution ?
dépendants de l’extérieur. Alors que fait-on ?
Fabrice Tél : Complètement. Je vous
Mon discours est par conséquent à contresens des
donne un exemple : EDF produit de
médias et des élus : réaliste.
l’énergie électrique avec des moteurs
Pourtant, nous avons beaucoup de ressources :
l’éolien et le solaire dont on parle beaucoup mais aussi diesels de la taille d’un immeuble de deux
la géothermie et la bagasse (reste de la canne utilisé étages. Chaque moteur diesel consomme
en tant que combustible), utilisée pendant 3 mois, en 4 tonnes de fioul par an. Et il y a 8 moteurs…
période de récolte cannière à l’usine du Moule. Nous Plus le moteur tourne, plus il dégage du
CO2 et développe du gaz à effet de serre.
gaspillons trop d’énergie en Guadeloupe.
Chaque année nous dégageons 4 millions
SJ : Comment gaspille-t-on trop d’énergie en de tonnes de CO2 par an uniquement avec
Guadeloupe ?
l’usage électrique, c’est-à-dire 4 tonnes
Fabrice Tél : Je me dis qu’il y a un gros problème par habitant. Et je ne parle même pas des
quand je vois des personnes acheter des oranges voitures, surtout les grosses, puissantes.
qui viennent du Pérou ou d’Amérique du Sud. Avec La situation écologique est très préoccupante
le LKP, nous sommes revenus vers la consommation en Guadeloupe : le climat qui change nous le
locale mais les dérives ont repris de plus belle vers la prouve, comme toute cette pluie en 2011.
SIYONAJ MAGAZINE - P.26 oct- nov 2011
,
Siyonaj : Comment peut-on lutter ?
Fabrice Tél : C’est difficile. Des campagnes sont
menées mais la plupart des gens pensent que ce
n’est pas grave, qu’on n’a qu’à trouver des solutions
magiques. Ils veulent faire des efforts seulement si
les industriels en font, et sans que cela nuise à leurs
habitudes.
Il nous faut tout revoir. Le monde de demain sera
différent de celui d’aujourd’hui. De toutes les façons,
on sera touchés de plein fouet puisque notre
économie est directement liée à l’énergie.
Il faut donc changer radicalement les comportements.
Tout ce qui nous paraît facile aujourd’hui sera bientôt
très compliqué.
On est à un stade où l’Etat doit imposer des choses,
comme pour l’augmentation du prix de la cigarette.
Avec une énergie plus chère, nous consommerions
moins mais mieux. Il faut prendre le taureau par les
cornes et anticiper car de toutes les façons, nous y
allons. Les politiciens doivent également planifier
sur le long terme, pour nous, nos enfants : faire des
programmes sur 15-20 ans et non 4-5 ans.
Siyonaj : Comment en êtes-vous arrivé à cette
réflexion ?
Fabrice Tél : Je n’étais pas
particulièrement sensible à ces
questions au départ. J’ai un BTS
en maintenance industrielle !
Mais j’ai fait la rencontre
de M. Favand qui m’a
littéralement
ouvert
l’esprit. A l’époque,
il avait mis en place
un BAC +2 Cesame
(créateur d’entreprise
en énergie solaire
appliquée, maîtrise de
l’énergie et maîtrise
de l’environnement).
Cela m’a tout de suite
intéressé. Il y avait des cours théoriques et des cours
pratiques. Nous avions mis en place, par exemple,
un mécanisme pour gérer les déchets thermiques.
J’allais également à beaucoup de conférencesdébat. Ensuite, en 2005, j’ai préparé une licence
Génie Climatique et un master en Communication et
Information Environnement par alternance. Mais la
licence a dû fermer car il n’y avait aucun débouché.
Je suis un des rares à être resté dans l’énergie. Les
autres diplômés sont soit partis en France ou à
l’étranger, soit ils ont carrément changé de voie
pour pouvoir rester ici : l’un est mécanicien, l’autre
infirmier.
Siyonaj : Quelles
rencontrées ?
ont
été
les
difficultés
Fabrice Tél : Au niveau des communes, c’est
compliqué et les particuliers n’ont pas la notion de
l’énergie. Nous avons lancé une campagne depuis 6
mois et cela va un peu mieux mais tout reste à faire !
Mon tort est de vouloir ouvrir une permanence dans
les mairies alors qu’il faudrait que j’aille chez les gens,
car eux ne viennent pas à l’information.
Siyonaj : Que dire aux
aimeraient se lancer ?
jeunes
qui
Fabrice Tél : l’environnement, c’est l’avenir ! Il y a de
réelles opportunités pour ceux qui veulent créer des
déchetteries, de l’énergie et le traitement de l’eau.
Le potentiel est là, mais il faut avoir les reins solides
pour trouver les fonds et justifier les projets afin qu’ils
soient pérennes. Quand on est dans l’environnement,
l’eau et l’énergie, il faut être convaincu de ce qu’on
fait. Cela peut même pallier au diplôme. Beaucoup
lire, se tenir informé, ne pas rester sur ses acquis,
assister à des conférences et être dynamique, sont
mes conseils pour travailler dans ce domaine,
mais rien ne pourra remplacer votre passion de
protéger la terre.
Céline Guillaume
SIYONAJ MAGAZINE - P.27 oct - nov 2011
Leader du développement durable
aux Antilles et en outremer depuis plus de15 ans
Caraïbes Environnement se présente
comme un cabinet d’ingénierie
et de conseil en environnement
indépendant
en
Guadeloupe,
Martinique et Guyane. Cette structure,
qui existe depuis plus de 15 ans, s’est
spécialisée dans le développement
durable et intervient également sur
la maîtrise des risques industriels et
pollutions ainsi que sur la gestion
des déchets. Siyonaj a rencontré son
directeur général, Philipe Steiner.
Siyonaj : En quoi consistent
exactement vos actions ?
Philippe Steiner : Caraïbes Environnement accompagne les porteurs
de projet dans le domaine du
développement durable.
Nous aidons à initier, développer
et renforcer les politiques et
actions environnementales : audits,
diagnostics,
expertise,
conseil,
études de faisabilité, d’impact sur
l’environnement, etc. Prenons par
exemples les risques industriels ou
encore la prévention et la réduction
des pollutions : Le public est de plus
en plus exigeant et la réglementation
rigoureuse. Toujours dans un souci
d’excellence, nous avons donc réalisé
un audit de pollution des sols dans
une station service en Guadeloupe ou
encore assisté les projets industriels
d’une centrale thermique à Jarry.
Nous accompagnons aussi nos clients
dans leurs projets de développement
durable, qui est l’axe de croissance de
notre cabinet : développement des
énergies renouvelables, réduction
de la consommation d’énergie,
préservation de l’eau, mise en valeur
des paysages
et sauvegarde de la faune et de la
flore. Cela se traduit concrètement, par
exemple, dans des études de faisabilité
de projets de centrales voltaïques
ou encore de projets immobiliers.
Enfin, dans notre division de gestion
des déchets, nous aidons nos clients
en premier lieu à la mise en conformité, puis nous leur montrons
comment transformer le problème
des déchets en une opportunité de
développement durable.
SJ : Comment est constituée votre
équipe ?
PS :
Nous avons une équipe
d’une quinzaine de collaborateurs
expérimentés. Le siège de la société
est basé en Guadeloupe et accueille
le centre d’expertise.
Un réseau de partenaires régionaux
permet d’assurer des prestations
de proximité dans l’ensemble des
départements et territoires d’outremer français, ainsi qu’en France
métropolitaine.
SJ : Vous proposez également
des formations ?
SJ : Pourquoi avoir fondé Dans le domaine de la gestion
des déchets, ça bouge réellement.
Caraïbes Environnement ?
P S : Oui, depuis 10 ans, mais c’est
PS : Le métier est très récent. qu’il y aura plus d’infrastructures
vraiment depuis cette année que
nous nous positionnons comme
organisme de formations courtes
et professionnelles.
Celles-ci s’adressent aux chefs
d’entreprises, aux responsables
et animateurs environnement,
élus, géomètres,… qui peuvent
désormais se former sur place en
Guadeloupe.
Les formations sont animées par des
ingénieurs conseils de terrain des
sociétés Caraïbes Environnement,
Transénergie Caraïbes, Gamba,
et des personnalités reconnues
de la communication et du
développement durable comme
Alain Duteil et Marianne Aimar.
Nous avons 23 formations de prévues
qui ont commencé depuis le mois de
septembre telles que “les énergies
renouvelables aux
Antilles et la maîtrise de l’énergie”,
“le développement durable en
entreprise, la nouvelle réglementation
thermique Guadeloupe (RTG)”, etc.
D’ici deux ou trois ans, j’espère
Il y a une quinzaine d’années,
il n’existait pas de conseil en
Guadeloupe dans le domaine
du développement durable. Cela
faisait cruellement défaut. J’étais
alors ingénieur agronome, arrivé
en Guadeloupe comme aide
technique au sein de l’Ademe.
Ma question était alors : comment
concilier le développement avec la
protection de l’environnement ?
modernes. Par contre, nous avons
encore à progresser dans la maîtrise
et l’économie d’énergie. On en est
encore aux balbutiements.
SJ : Quels sont vos projets ?
PS : Nous souhaitons devenir
seules quand on a une entreprise, il
faut aller chercher des clients tous
les jours et garder la même qualité
l’acteur de référence en tant
qu’organisme
de
formation.
Nous avons envie de travailler de
plus en plus avec les collectivités
comme accompagner l’agenda
21 - ce que nous réalisons déjà
avec la ville de Saint-Claude. Nous
aimerions être plus visibles pour le
grand public, et nous développer
en nous implantant de plus en
plus en Guyane et Martinique.
pour tous les projets
Céline Guillaume
SJ : Avez-vous rencontré des
difficultés ?
PS : Les choses ne vont jamais toutes
SJ : Le développement durable
a t’il évolué Guadeloupe ?
PS : Oui, il y a eu beaucoup
d’évolution mais il reste du travail.
Formations 2011
SJ: Quels sont vos principaux
clients ?
Philippe Steiner : Nous travaillons
avec des partenaires institutionnels,
entreprises
ou
particuliers
:
Semsamar, Tenesol, Total, les villes
de Baie-Mahault, du Gosier, du
Moule, la Région Guadeloupe, etc.
Pour garantir notre excellence, nous
sommes membres de l’ingénierie
et du Conseil de France (CICF), du
syndicat Territoires & Environnement.
Enfin, Les compétences de Caraïbes
Environnement sont reconnues par
des qualifications professionnelles
OPQIBI.
l’Excellence aujourd’hui
au service
du futur…
SIYONAJ MAGAZINE - P.28 mai
juin 2011
2011
oct --nov
SIYONAJ MAGAZINE - P.29 dec - jan 2011
LADY V
LADY V
N CO
ERIKA
Après le succés des titres “CHEEPER” et
“VIENS BOUGER TON BOTCHO”, elle
partent “SIYONER” l’Europe sous la tutelle d’UNIVERSAL. C’est la consécration du travail fourni, après l’adhésion
totale du public antillais. LADY V de ses
deux magnifiques danseuses N’CO :
ERIKA et NATTY. Ca va bouger !!!
NATTY
Le groupe originaire de la Guadeloupe se
prépare à envahir l’europe avec son nouveau titre ‘TU N’EST PAS NET” sous la tutelle
de l’agence “SUNSHINE EVENTS” qui a déja
fait parlé d’elle. Dans son équipe, MOUSSIERTOMBOLA qui a fait le tube de l’été “CORDE
À SAUTER” . Rappelez vous de leur tube
de l’année dernière “COSTULETA” et bien
d’autres ! Elles sont prêtes à aller envahir
les scènes les plus prestigieuses avec toute
la chaleur des antilles...
sur le web
: k’ribean africa
SIYONAJ MAGAZINE - P.31 oct - nov 2011
SIYONAJ MAGAZINE - P.31 oct - nov 2010Yoland
V{tÇàxâáx
e°z|Çx ZtÜÇ|xÜ
R
ÉGINE GARNIER à sorti un nouveau single, L’Ombraj, remix du
tube du groupe Champagne.
Avec la collaboration de Frédéric
Caracas et Krys, cette jeune guadeloupéenne installée à Londres, passionnée de théâtre, de mode, et de
musique s’est prêtée à une interview.
compositions et tout de suite nous avons
été en synergie sur le plan musical : lui et
sa fabuleuse expérience, moi avec mon
style contemporain.
Les Antilles ont découvert un son nouveau
et inattendu, une merveille, à mon
humble avis. L’occasion de rencontrer
Krys s’est présentée lors d’une séance au
studio chez Frédéric Caracas, il préparait
sa fameuse tournée Bootyshake tour. J’en
profite pour saluer leur professionnalisme
et leur bonté de cœur.
Siyonaj : Depuis combien de temps
chantes-tu ?
SJ : Qu’aimerais-tu entreprendre
Régina Garnier : Depuis toujours : après ce premier morceau dévoilé
au départ je m’amusais à imiter mes au public antillais ?
chanteurs préférés. Mais dès l’âge de 10
ans, j’ai commencé à écrire mes propres RG : Faire découvrir mes différentes coucompositions musicales.
leurs musicales lors de la sortie prochaine
de mon premier album.
SJ : Tu chantes en anglais, pourquoi ?
SJ : Qu’aimerais tu dire aux lecteurs
RG : Je vis à Londres depuis plus de 10 ou à tes fans qui vont entendre ton
ans, il m’est donc très facile de m’exprimer morceau pour la première fois ?
en anglais. Cela fait partie intégrante de Penses-tu revenir aux Antilles ?
ma personnalité comme le créole et le
français. De plus, il ne faut pas oublier que RG : J’espère que les lecteurs apprécient
c{ÉàÉáM
la musique se mondialise et il est important
de se diversifier. Cela ne veut pas dire du
tout que j’oublie le créole, au contraire ! Je
pense que la touche anglaise apporte un
côté « international » au zouk et l’ouvre à
d’autres cultures.
ou apprécieront ce morceau et que mes
fans continueront à me soutenir. Oui
je serais de retour aux Antilles car la
Guadeloupe c’est la terre où je suis née.
C’est ici que je puise mon inspiration. Ma
famille aussi est très importante.
SJ : Qu’aurais-tu à dire à tous les
SJ : Nous savons que tu es une entrepreneurs ?
artiste polyvalente…
RG : A Londres, j’ai eu l’occasion de
RG : Oui en effet, je suis un vrai caméléon
ZOOM
S I Y O N A J
M A G A Z I N E
Photographe
Christian Jibril
SIYONAJ MAGAZINE - P.32 oct - nov 2010Yoland Eliezer
travailler en étroite collaboration avec
des associations caritatives qui avaient
justement comme objectif de motiver
et d’aider les jeunes entrepreneurs à
ouvrir leur entreprise. J’ai pu constater
que beaucoup de jeunes abandonnaient
leur rêve ou doutaient de leur capacité.
Alors j’aimerais faire passer un message à
tous ceux qui ont le désir de réussir mais
SJ : Nous t’avons rencontrée lors d’un
sont parfois confrontés a des obstacles
clip avec le chanteur Krys, et nous
savons que c’est Frédéric Caracas qu’ils pensent insurmontables : toujours
qui a produit le morceau de ce clip. poursuivre ses rêves, même si cela semble
Comment as-tu pu, en étant hors du impossible. La vie est un combat, il ne faut
jamais baisser les bras. Il faut aussi garder
département, travailler avec eux ?
RG : Lors d’un de mes séjours en des valeurs humaines telles que l’humilité,
Guadeloupe, j’ai fait la rencontre de qui fait que vous ne laissez pas indifférent
Frederic Caracas. Je lui ai fait écouter mes les gens,… et la magie opère.
artistique. Grâce à mes cours de théâtre en
France, j’ai pu décrocher un rôle majeur
dans un court métrage à Londres : Black
Ink. J’adore également la mode, les gens
qui me connaissent savent que je suis une
relookeuse de nature. J’ai eu le plaisir d’être
choisie pour le défilé du London Fashion
Week, un grand événement qui se déroule
tous les ans à Londres.
Make Up Artist
Clare Elizabeth Smith
SIYONAJ MAGAZINE - P.33 oct - nov 2011
UN PEU D’EXERCICES ?
G
ENEVIÈVE POULIOT, ORIGINAIRE DU CANADA est une coach
indépendante à son compte, qui travaille souvent pour des salles
de sport. Elle fait également du coaching personalisé à domicile.
Les personnes qui s’abonnent aux salles de sport aiment avoir un suivi
individualisé, elle est là pour les guider...
Pour vous donner une idée de quelques exercices pratiqués durant les séances
de coaching, Geneviève, accompagnée de Dorsaf Bejaoui, vous présente des
mouvements simples à réaliser en boucle (N°1, N°2, N°3) afin de raffermir certaines
parties de votre corps. Cette série d’exercices doit être répétée au moins cinq fois.
N°1: RAFFERMISSEMENT DES CUISSES
1.Pieds parallèles, écartés
de la largeur des épaules,
dos bien droit.
2. Fléchir les genoux, sortir les
fessiers (les genoux ne doivent
pas partir en avant), dos bien
droit. Maintenir 30 secondes à
1 minute.
1.Position en quadrupède,
jambe tendue, pied pointé,
fessiers contractés.
2. Soulevez la jambe tendue.
3. Redescendre la jambe au niveau
de la hanche. Répétez 10 fois le
mouvement avec chaque jambe.
1.La planche (gainage), coudes au sol,
bras perpendiculaires, dos plat, abdos
contractés.
2. Soulevez les genoux du sol en
étant sur la pointe des pieds, corps
droit, dos plat, abdos contractés.
Siyonaj : Promets-tu une complète réussite ?
Geneviève : Je promets de réaliser un programme adapté à chaque
objectif que veut atteindre le client et je m’engage à faire tout mon possible
pour qu’il y ait un résultat à la fin et que le client soit satisfait. Tout dépendra
aussi de sa motivation et de sa détermination.
SJ : Ne penses tu pas qu’il faudrait également un suivi
nutritionnel ?
GE : Oui tout à fait, c’est pour cela que nous avons des
spécialistes en diététiques présent dans certaines salles
de sports pour aider, conseiller et même pour établir des
programmes nutritionnels aux clients. J’ai moi-même
des connaissances en nutrition donc je peux apporter
ma contribution si nécessaire. Il est primordial d’avoir
une bonne alimentation et de faire appel à un
spécialiste si besoin.
N°2 : LES FESSIERS
SJ : Que recherchent les personnes qui
font appel à toi ?
GE : En général, soit les clients cherchent à
perdre du poids, soit ils veulent un programme
de remise en forme ou une préparation physique.
Mon rôle est de prendre ces personnes en charge,
de noter des informations utiles comme leur poids,
leur mensuration, la date de début du coaching
ainsi que leurs antécédents médicaux. Par la suite,
nous établissons ensemble un programme en
fonction des objectifs du client et je me charge du
bon déroulement des exercices en salle tout au long
des séances. Je suis de près son évolution, je le motive,
l’encourage, nourrit son envie de réussir, le pousse à se
dépasser car la volonté de chacun est très importante. Pour
finir, j’observe le résultat obtenu à la fin du programme.
N°3 : LES ABDOS
jtÜÜxÇ
(tenir le plus longtemps que possible)
Vous voulez vous faire suivre par un coach ?
C’est au SHAPE UP NUBRET !
Tél : 0590 83 18 07
Tel : 0590 99 19 71
9, rue des plaines - Grand camp
97139 Les Abymes
SIYONAJ MAGAZINE - P.34 oct - nov 2011
`|v{txÄ
8, rue Nobel - Jarry
97122 Baie-Mahault
SIYONAJ MAGAZINE - P.35 oct - nov 2011
©marc’uss photo
COACH SPORTIF
PARTENAIRES DU WEEK-END SIYONAJ
Facebook : siyonaj lemag Site internet http://www.siyonaj.com
RÉSEAU DES ENTREPRENEURS DE LA CARAÏBE - HÔTEL LE RAYON VERT - LA COQUE 97126 DESHAIES
UNIK DANCERZ - Methys Loveuz
GPC (coaching mental) - David Suédois
MFCOIFF
COIFFFrancky
- Francky
- Coiffure
MF
- coiffure
HÔTEL LE RAYON VERT
PAKO IMAGES
hotel, restaurant
La coque 97126 Deshaies
Réalisation audiovisuel
cadreur / monteur
Tél 05 90 284 323
Tél : 0690 866 659
www.hotels-deshaies.com
[email protected]
OEIL 2MOY
Photographe
Tel : 0690 693 199
[email protected]
SPGS
sécurité
Tel : 0690 148 548
[email protected]
ÉCRAN
WEEK END
SIYONAJ
AY PROD - Ana Yancy / Styliste - spécialisée dans les corsets
CINÉ WOULÉ
DJ GREGO
FASHIONISTAS STORE
72 D, zone artisanale Petit Pérou
97139 ABYMES
Bravo Grego tu as assuré !
Prêt à Porter féminin
Boulevard Légitimis - rue Félix Éboué - P-A-P
Tél : 0690 315 785
Tél : 05 90 213 799
Tél : 0690 538 732
SUCRERIE DE NOGENT
WEEK END
SIYONAJ
Restaurant - table d’hôtes
FASHIONISTAS STORE - Olivier Gane / Prêt-à-porter Féminin
Tél : 0590 215 501
AY PROD Styliste
+ de 150 modèles de corsets
Tél : 0690 91 20 41
ou 0590 03 22 62
MAGAZINE
P.36 oct - nov 2010Yoland Eliezer
2010Yoland
Eliezer
SIYONAJ MAGAZINE - P.36 oct - nov 2011
UNIK
DANCERZ - Jek etSIYONAJ
son crew.
Danse -Urbaine.
UNIK DANCERZ danseurs
Tél : 0690 333 552
[email protected]
UN GRAND MERCI : Charles, Cédric, Megguy, Mylène et Estelle. Aux invités
: M.Olivier Serva et épouse, M.Thierry Larouss, M. et Mme Nubret, Mr et Mme Naïnan
- Mr et Mme Guillaume et famille , Stiven Labrana , André Bervin, Bouba , Edouard
Fabien, Charly Jet, Stanley, Frederick et tous les autres qui ont fait le déplacement.
Merci encore... La vidéo prochainement sur le facebook : siyonaj lemag
Gilles Divialle
©Yolande Eliezer
CLIP : LOMBRAJ
compagnie et de l’aéroport. Nous avons
tourné avec du matériel de qualité et dans
de bonnes conditions grâce au soutien
de Mr Yves GARNIER, de Mme Emilie
CHONKEL et d’une équipe de tournage
professionnelle.(1)
JEAN-YVES ADELO
Le clip LOMBRAJ
J
’AI RENCONTRÉ LA CHANTEUSE
RÉGINE GARNIER par l’intermédiaire
d’OLIVIER MORADEL. J’ai tout de suite
apprécié son talent et ai été honoré qu’elle
me choisisse pour mettre en image son
premier clip . Nous avons travaillé avec
KRYS, son invité sur ce titre, autour d’ un
scénario original. Nous avons donc décidé
de tourner une scène à l’intérieur d’un
avion A330 de la compagnie Air Caraïbes
et une scène au sein même de l’aéroport
Guadeloupe Pôle Caraïbe géré par la CCIG.
En plein mois d’août, nous avons relevé le
défi grâce à l’ensemble du personnel de la
Par E. JACKONO
Qu’est ce que l’EIRL ?
L’Entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL) est un nouveau statut qu’un
chef d’entreprise peut choisir d’adopter pour l’exercice de son activité. Son intérêt
essentiel est qu’il permet de protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur.
Jusqu’alors, il fallait créer une personne «morale», autonome, pour créer un second
patrimoine, et isoler les biens personnels des dettes professionnelles.
GWADELO, LA COMMUNICATION QU’IL VOUS FAUT - TÉL : 05 90 20 10 58 - 0690 50 57 79
KRYS & JEAN-Y VES ADELO
Entrepreneurs, commerçants,
artisans : pourquoi pas l’EIRL ?
Qui peut opter pour ce nouveau statut ?
Le dispositif est ouvert à tout entrepreneur physique, indépendant et
individuel, qu’il soit commerçant, artisan, agriculteur, en profession libérale ou
auto-entrepreneur. Les personnes morales sont de fait exclues de ce dispositif.
L’EIRL n’est pas non plus accessible aux gérants ou dirigeants de société (SARL,
SA, SAS, SNC, etc.).
Les réalisations
J’ai eu la chance de réaliser des vidéos
pour Richard Birman , PANIK , Mario Coco,
Kamodjaka, Antoine NABAJOTH, Lukuber
SEJOR Kasika Jean-Max MIRVAL, Little
ESPION et bien d’autres.
J’ai également travaillé sur des documentaires de mariage pour les couples désireux
d’immortaliser ce moment unique de leur
vie avec des moyens techniques de qualité
et des idées innovantes.
L’EIRL : comment ça marche ?
C’est très simple. Il faut effectuer une déclaration écrite, détaillée, dans
laquelle l’entrepreneur déclare affecter à un patrimoine professionnel,
tous ses biens et droits qui sont nécessaires à l’exercice de son activité
(clientèle, immeuble, liquidités, outillage, matériel, droit au bail, etc.).
Ce patrimoine professionnel (rendu public avec le registre du commerce
ou encore le répertoire des métiers) étant ainsi identifié et enregistré, répondra des
dettes professionnelles de l’entrepreneur, et non le patrimoine personnel. Cela signifie
qu’après le dépôt de la déclaration, le patrimoine purement personnel est protégé
(logement, comptes bancaires, etc.) des dettes professionnelles dans son intégralité. Cependant,
des créanciers professionnels peuvent demander l’affectation de certains biens ou des garanties
sur le patrimoine personnel (hypothèque par exemple).
(1) L’équipe de tournage du clip LOMBRAJ
SABRINA ADELO : Assistante de prod. GILLES DIVIALLE
et ABRAHAM VILLE : Lumière. KARINE GATIBELZA :
maquillage. PATRICK LAUPEN : Son. IANNIS PEQUIGNOT
: OPV Grue. YOLANDE ELIEZER : Photos. LINDA LUBIN
& NICOLE PHILIBERT (Catering) MICHAEL VALMORIN et
ENNERIC VALMORIN : Techniciens.
Quelles sont les précautions et les obligations de l’EIRL ?
Régine Garnier Feat. Krys
©Yolande Eliezer
GWADELO sur internet : http://www.dailymotion.com/gwadelo et http://www.youtube.com/user/gwadelovideo
KRYS & REGINE GARNIER
Pour bénéficier légalement de la protection, l’entrepreneur devra suivre scrupuleusement
les formalités attachées à cette déclaration, obtenir et joindre des rapports d’évaluation. Il
est également indispensable de bien scinder les comptes bancaires personnels des comptes
professionnels. Il faut un ou plusieurs comptes bancaires exclusivement dédiés à l’exercice de son activité, avec une
comptabilité autonome. Par contre, la protection du patrimoine personnel disparaît en cas de fraude ou de « manquement
grave » aux obligations de l’EIRL, mais également en cas de non respect de la législation fiscale ou sociale. L’entrepreneur
sera donc bien inspiré de prendre contact avec son conseil comptable et son notaire afin d’être assisté dans la préparation
de sa déclaration, et d’obtenir les rapports d’évaluation des biens affectés au patrimoine professionnel.
Que se passe t-il en cas de problèmes (difficultés financières/décès) ?
Certaines précisions sur le dispositif font encore défaut (cela va évoluer) : il est possible toutefois d’indiquer qu’en cas de
décès de l’entrepreneur, les dettes professionnelles n’auront pas de répercussions sur la succession ni sur les héritiers.
En cas de faillite de l’EIRL, le souhait du législateur est de ne pas faire rejaillir les difficultés de l’entreprise sur le
patrimoine personnel.
Quelles sont les autres nouveautés de l’EIRL ?
L’autre grande innovation est que l’entrepreneur peut décider d’assujettir les revenus de son activité à l’Impôt sur les
sociétés (IS), jusqu’alors réservé aux sociétés. Les charges sociales ne seront calculées alors que sur les seuls bénéfices de
l’entreprise prélevés par l’entrepreneur, qui devra toutefois bien prendre garde aux conséquences fiscales de cette option.
FREDERIC CARACAS
& REGINE GARNIER
SIYONAJ MAGAZINE - P 38 oct - nov 2011
SIYONAJ MAGAZINE - P.38 mai - juin 2011
SIYONAJ MAGAZINE - P.39 oct - nov 2011Yoland
SIYONAJ MAGAZINE - P.40 dec - janv 2011