Femmes et co développement
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Femmes et co développement
Femmes et co développement Projet “Atelier de Couture Dakar” Projet “Atelier de Couture Dakar” Depuis déjà dix ans – nous étions en effet en 1999 – Sunugal a démarré à Dakar un projet alternatif de couture et éducation : le Centre Socio Culturel de Formation en Coupe et Couture. Le centre de formation constitue un point de repère culturel et professionnel pour la zone, en offrant aux filles (actuellement 130 élèves) un parcours d’éducation de trois ans où apprendre un métier (couture et stylisme) et acquérir une formation culturelle nécessaire pour commencer un parcours autonome dans la profession et dans la vie. En effet le centre ne se borne pas à enseigner les diverses techniques de couture mais prévoit des cours de français, d’anglais, d’hygiène, de gestion et d’autres matières utiles pour faire face à la réalité de la vie à Dakar. Ces activités, ensemble avec l’intégration des élèves dans un réseau de micro entreprises, engendrent de l’emploi pour les jeunes femmes et luttent contre la l’émigration et la prostitution, qui malheureusement sont souvent la seule alternative pour les filles les plus pauvres. Le projet de Sunugal, géré entièrement par du personnel local, n’est pas seulement formation donc, mais aussi entreprise sociale active dans la lutte contre la pauvreté et attentive aux besoins de la communauté locale. La production d’habits de la part des élèves est mise en valeur par des défilés et des ventes en l’occasion de fêtes. Il s’agit d’une activité qui cherche à contribuer pour atteindre une certaine autonomie du centre, qui prend en charge le financement des frais annuels (environ 100 Euros) pour les élèves qui proviennent de familles en difficulté. Le centre actuellement fait face à un défi important: les financements sporadiques des administrations locales ne consentent ni une remise à jour des structures usagées par le temps et l’emploi, ni la couverture totale des frais d’organisation. L’ambition du centre en plus est de se transformer en un vrai laboratoire de stylisme où produire des habits à proposer jusqu’au marché italien. Voilà des défis auxquels tout le monde peut contribuer à gagner en soutenant notre projet et en aidant les jeunes femmes à construire un futur loin de la prostitution et de la pauvreté. Pour informations il est possible de consulter le link du site http://www.sunugal.it/sartoria.html ou bien contacter: Modou Gueye tel. +39 338 3140224 e-mail: [email protected] e-mail: [email protected] 1 2 Femmes et co développement Projet pour le développement et la mise en valeur de la production artisanale féminine SAM NOTAIRE, CITTÀ DI GUEDIAWAYE, REGIONE DI DAKAR - SENEGAL Synthèse du projet Le projet propose une intervention, dans le cadre de l’artisanat féminin, de la durée de douze mois. Le projet prévoit le développement et la mise en valeur de la production féminine dans le quartier de Sam Notaire dans la ville de Guédiawaye, qui se trouve dans la Région de Dakar. En plus d’un cours de perfectionnement sur les technique des coupe et couture, de teinture de tissus et sur la création d’habits et accessoires, l’on prévoit l’introduction sur le marché local et italien des produits réalisés. Cet objectif, peut être atteint, d’un côté avec la formation et l’intégration dans le monde du travail des jeunes femmes, et d’un autre côté par des initiatives qui visent à consolider le réseau existant des associations féminines. La formation professionnelle constitue ainsi une opportunité pour les femmes d’être partie active au développement économique de leur pays te de participer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie de leur communauté. Nous nous attendons, en outre, qu’une augmentation dans le développement socio économique local serve pour décourager la diaspora qui frappe actuellement la zone. Tout comme dans la plus grande partie des zones périphériques de Dakar, à Sam Notaire, le 75% environ des habitants vit sous le seuil de pauvreté. Guédiawaye est une ville sans ressources économiques, une zone où l’on vit surtout d’une économie informelle, l’absence d’industries et de services a encouragé le développement des petites boutiques, principalement commerciales et d’activités manuelles. Le quartier de Sam Notaire et la ville de Guédiawaye sont des zones dont la population est constituée pour le 53% par des gens provenant d’autres endroits, principalement de Dakar, de Pikine et de villages de différentes régions. L’exode des zones défavorisées du Sénégal vers les villes ou vers l’Italie est un phénomène essentiellement masculin mais au courant des dernières années l’on a enregistré une forte augmentation de l’émigration féminine. L’exode féminin a souvent comme cause les problèmes économiques locaux : certaines femmes choisissent d’émigrer pour ne plus devoir lutter contre les grandes difficultés quotidiennes, en allant en ville ou à l’étranger dans l’espoir de mener une vie plus confortable. Une intervention qui vise à rendre les femmes actives et participatives au soutien des communautés locales, par la naissance d’activités fonctionnant localement et qui arrêtent l’exode féminin. Les bénéficiaires directs du projet sont les douze jeunes femmes qui participent au cours de formation, résidentes stablement dans le quartier choisi pour l’intervention : Sam Notaire. Dans l’immédiat la qualité de leur vie sera améliorée et elles auront plus de perspectives de travail en plus d’une augmentation de la confiance en leurs capacités. Dans le moyen et long terme, nous souhaitons répéter l’intervention sur un plus grand nombre de femmes et jeunes filles et ouvrir un laboratoire artisanal. Il est prévu d’introduire sur le marché local et italien les produits réalisés, en encourageant ainsi la production artisanale locale à un niveau supérieur. 3 Nous nous attendons en outre que les effets de la production locale apportent des bénéfices jusqu’aux familles des femmes impliquées. Beaucoup de femmes de la zone sont mariées à des immigrés résidents en Italie, qui verront donc diminuer leur charge de soutien économique aux familles restées au Sénégal. Cette plus grande autonomie va en premier lieu orienter les épargnes des immigrés vers d’investissements pour le développement local. Le projet est réalisé en collaboration avec le centre Socio Culturel de Formation en Coupe et Couture (C.S.C.F.C.C) de Sam Notaire, dont Sunugal est promoteur et soutien depuis 1998. Le centre conduit des activités de coupe et couture, d’alphabétisation, de gestion d’organisation et de cours de droit, d’hygiène, de santé pour les femmes. Les cours visent à former environ 70 femmes entre les 15 et les 25 ans par an. Les jeunes femmes qui participeront au projet ont justement été sélectionnées parmi les élèves du centre. Objectif général Contribuer au développement socio économique de la zone périphérique de Dakar, en améliorant les capacités de production et les conditions de travail des femmes. Objectifs spécifiques • formation et intégration professionnelle de jeunes femmes • promotion et mise en valeur des activités productives des femmes locales • appui au cycle de production de la coopérative féminine • renforcement des associations féminines Résultats attendus • douze femmes locales formées aux techniques de perfectionnement de coupe et couture et teinture de tissus • distribution et mise en commerce de la production artisanale, introduction sur le marché local et italien • renforcement des capacités productives et de coordination des femmes locales afin de créer un laboratoire artisanal Synthèse des activités • Formation • Perfectionnement de l’art de la coupe et de la couture • Idées et création • Teinture et peinture sur tissuo • Démarrage de la production artisanale féminine • Installation d’un laboratoire artisanal • Institution d’une coopérative féminine italo sénégalaise • Rencontres de sensibilisation avec les femmes en Italie et au Sénégal 4 Description des tissus Les produits Jis Jis sont crées avec des tissus et du matériel sélectionné au Sénégal, certains appartiennent à la tradition africaine, d’autres à un goût plus occidental et sont achetés par des marchands de tissus et marchandises d’occasion, d’autres encore sont recyclés. TISSUS USAGES La plus grande partie des tissus utilisés sont en coton et soie, achetés chez Mama qui a un étalage en route à côté du centre de coupe et couture. BOGOLAN Le nom Bogolan vient du Bambara, la langue de souche Manden, diffusée surtout au Mali. « Bogo » désigne la boue, « lan » signifie : «fait avec » ; d’où le mot bogolan : « fait avec la boue ». Pour obtenir le noir l’on utilise les coques d’arachides brulées, pour les marrons, de diverses racines. Le bogolan est un tissu formée par des bandes de coton tissu à la main et cousues l’une à côté de l’autre. Le filage du coton est confié aux femmes, qui l’effectuent jusque aujourd’hui à la main : assises par terre, elles tirent, tordent et enveloppent le fil autour d’un fuseau. Le tissage suit un procédé typique de l’Afrique de l’Ouest : il s’agit d’un métier réservé aux hommes, qui se fait en plein air, jusqu’aux bords des rues de ville avec un simple mais très long métier horizontal doté de pédales et de lices. Avec un mouvement rythmé des pieds les hommes réalisent une bande continue de coton blanc d’une longueur de 27 mètres et large environ 12 cm. Pour la confection des toiles, certaines bandes sont coupées et cousues à la main dans le sens de la longueur JAXASS Jaxass en langue Wolof signifie « mélange » . Le tissu jaxass est exactement cela: un mélange de découpures de tissus différents. Au début il symbolisait le refus des bien matériels et était donc constitué par des restes. Dans notre cas, les restes de tissu ont étés récupérés dans l’atelier de Mbaye Diouf, qui se trouve à l’intérieur de l’école. WAX Tissu introduit en époque coloniale par les hollandais, ce n’est pas un tissu d’origine africaine mais il est presque exclusivement destiné aux africains. Il provient de la tradition du batik : basée sur l’emploi de la cire fondue (d’où le nom « wax », cire en anglais), la technique est importée d’Asie et particulièrement de l’île de Java, en Indonésie. En Afrique de l’Ouest, le tissu wax a une importance sociale de poids ; les femmes communiquent par le biais des habit cousus en wax. Les commerçantes font réaliser les desseins par les artistes locaux et choisissent les couleurs. Ainsi, d’après le moment ou suivant leur humeur, elles peuvent commander des habits avec des slogans ou des messages très différents entre eux : des soucis quotidiens des femmes, à la femme d’affaires qui veut exhiber un tissu avec des dollars multicolores ou avec des épis de maïs, symbole de richesse et abondance. Ce produit est le plus aimé, il s’agit d’un produit qui continue à se vendre, malgré l’oscillation de la monnaie, l’importation de tissus synthétiques, l’invasion des tissus chinois à bon marché, des voiles suisses, des broderies autrichiennes, de faux bazins ou encore de tissus provenant d’Inde qui apparaissent dans les feuilletons indiens de grand succès dans le continent africain. BAZIN - Coton damassé et brodé. MALIKAN - Coton brut.o SACS A’ RIZ Sacs qui ont contenu du riz. Chaque élève a recyclé des sacs à riz qui se trouvent dans toute maison sénégalaise 5 6 Sfilart Aujourd’hui je nais aujourd’hui je renais EXPOSITION CONCOURS En 2010 l’atelier de couture de Sunugal participe à l’exposition Giusta Trama (Ourdi juste) promue par Naba et Fà la cosa giusta! (Fais la juste chose !). En juin 2010 l’atelier de couture de Dakar participe au concours Oggi nasco oggi rinasco (aujourd’hui je nais aujourd’hui je renais) proposé par Naba, Nouvelle Académie des Arts de Milan et Fà la cosa giusta! avec le projet Linguere, la Reine laboratoire qui s’est déroulé du 4 au 14 mai dans le Centre de Formation de Coupe et Couture de Guéydiwaye. Les élèves du center, encadrées par le directeur Baye Diouf et par un jeune artiste, ont conçu et réalisé un habit et certains objets en recyclant de manière créative des canettes de boisson, ramassées dans le quartier Sam Notaire où se trouve le centre. Travailler avec les canettes des boissons principalement américaines, objet de consommation privilégié par les élèves du centre et par les jeunes du quartier, a permis de réfléchir sur quelques uns des nœuds critiques de la modernité africaine tels la globalisation, la pollution de l’environnement, la perte de ses racines culturelles, la faible consommation de boissons locales. Les prototypes réalisés ont été conçus en tant qu’éléments utilisables dans le cadre des actions de promotion du projet Defaral Sa Bopp de l’association Sunugal qui soutient, pour un réseau de 13 villages de la Région du Cayor, la diffusion de pratiques agricoles traditionnelles, la plantation d’arbres fruitiers (mangue, cajou, moringa, papaye, tamarinier) et la promotion des produits locaux non valorisés. L’habit exposé, article unique qui représente toute la collection, a une double valeur : artistique et symbolique. Par le recyclage de matériel base de la culture sénégalaise ; sacs à riz, arachides, calebasses en plus des symboles d’une modernisation importée (bouteilles en plastique, par exemple) l’habit est un clou de réflexion sur le thème actuel du milieu ambiant qui se relie aussi au passé colonial de l’administration française et à la privatisation de l’eau. L’installation en effet tourne autour de deux arguments : l’importation de riz thaïlandais imposé pendant la colonisation française et la privatisation de l’eau. Les habits de la collection Sfilart ont été exposés même dans le cadre de Best Up auprès de la Fondation Pistoletto en une installation de Francesco Grazzini et Emyriana Bici de Naba et pendant le 19° Festival de Cinéma Africain, d’Asie et Amérique Latine à Milan. 7 8 “Atelier de Couture Dakar … de L’ Afrique à la nature” PROJET D’EDUCATION INTERCULTURELLE: Année scolaire 2010-2011 Introduction Le Sénégal, pays représentatif de l’Afrique de l’Ouest, est aussi l’un des principaux lieux de provenance de l’immigration en Italie. Ce parcours veut stimuler un nouveau regard sur ce pays et sur toute l’Afrique ; lieux qui, entre mille difficultés, tente de s’épanouir et de parcourir la route du développement, en proposant des styles de vie et des comportements qui mènent en directions alternatives par rapport aux choix du progrès occidental. Le projet « Atelier de Couture Dakar » en est une démonstration. Contenu et modalités de réalisation Les enfants seront accompagnés dans u parcours à la découverte des principaux aspects culturels du Sénégal, avec une attention particulière au monde naturel qui le caractérise. Ensuite l’on introduira l’argument du recyclage par rapport à l’utilisation de produits particuliers de récupération pour construire des jouets ou d’autres objets utiles. A ce moment là nous allons exposer brièvement le projet « Atelier de Couture Dakar », promu par l’association socio culturelle Sunugal, qui travaille avec l’objectif de favoriser l’échange entre Italie et Sénégal, avec des interventions dans les deux pays, en faisant fonction de réseau entre les immigrés en Italie eet les familles restèes au Sénégal. Le projet « Atelier de Couture Dakar » consiste en effet en un atelier de couture qui à Dakar offre du travail et une formation pour diverses jeunes femmes. A l’intérieur de ce projet naît l’idée de sensibiliser par rapport à l’un des problèmes plus graves de Dakar et du Sénégal : les ordures. Ainsi, dans les mains habiles des couturières de Dakar, en utilisant le matériel recyclé qui pollue ; se créent des habits élégants et des accessoires fantaisistes : bouteilles en plastique, sachets, mais aussi coques d’arachides et d’autres fruits deviennent des décorations particulières et originales. Dans la même optique, nous allons stimuler les enfants à réaliser des habits simples en utilisant du matériel de recyclage italien. Le résultat sera un défilé d’habits que les enfants auront confectionné au courant du stage, dans la même occasion du défilé « adulte » sur les habit confectionnés dans le projet « Atelier de Couture Dakar ». Le stage se déroulera avec la présence d’un médiateur culturel sénégalais (membre actif de l’association Sunugal) et d’une éducatrice interculturelle. Le projet s’adresse en particulier aux enfants de Cours Moyen. Il est prévu d’effectuer un total de 8 rencontres. 9 10