SOCIETE ODONTOLOGIQUE DE PARIS REVUE D

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SOCIETE ODONTOLOGIQUE DE PARIS REVUE D
SOCIETE ODONTOLOGIQUE DE PARIS
REVUE D'ODONTOSTOMATOLOGIE - n° 1 - 1996
ORTHOPEDIE DENTO-FACIALE
Les résorptions radiculaires d'origine orthodontique.
Auteurs :
Pierre CANAL
Professeur des Universités – Praticien Hospitalier - UFR d’Odontologie - Université PARIS 7 – Denis
DIDEROT
Véronique SCANNAGATTI
Spécialiste qualifiée en Orthopédie Dento-Faciale
Résumé :
Les résorptions radiculaires constituent l'Lin des problèmes majeurs du traitement orthodontique. Ce sont
des résorptions pathologiques qui vont « amputer » les racines des dents. Leur fréquence d'apparition est
relativement faible, mais néanmoins préoccupante. Leur origine est complexe et fréquemment liée au «
terrain ». Les différents « types » de résorption sont envisagés ainsi que leur corollaire au niveau
thérapeutique. Enfin, dans la dernière partie, les auteurs tentent de répondre à la question : quelle attitude
doit-on avoir devant ces résorptions ?
Mots-clés :
Résorption radiculaire - Traitement orthodontique.
INTRODUCTION
Les résorptions radiculaires constituent l'un des problèmes majeurs du traitement orthodontique.
Une question de terminologie se pose : doit-on parler de résorption ou de rhizalyse ? Pour Rapin (75) et
Courtois (74), les rhizalyses comme les résorptions sont, soit physiologiques, soit pathologiques.
Cependant, il semble qu'actuellement la tendance soit à considérer les rhizalyses comme physiologiques et
les résorptions comme pathologiques. C'est cette terminologie que nous retiendrons.
Ce sont donc les résorptions « pathologiques », d’origine orthodontique que nous étudierons. Ces
résorptions radiculaires « orthodontiques » sont des lésions le plus souvent irréversibles.
Elles font partie, au même titre que la récidive, les leucomes, les problèmes parodontaux, des «
inconvénients » de l'orthodontie, qui sont peut-être inévitables, mais qu'à tout le moins on doit s'efforcer de
minimiser (FIG 01).
FIG 01
Pour Brodif, elles sont, au traitement d'orthodontie, ce que les cicatrices sont aux interventions chirurgicales.
Les résorptions font-elles partie du prix à payer pour atteindre les objectifs d'un traitement orthodontique ?
Doit-on s'abstenir dans les cas où le risque d'apparition de résorption radiculaire semble trop important par
rapport à la nécessité d'un traitement orthodontique ? En tout état de cause, malgré leur fréquence plutôt
faible, les résorptions radiculaires ne peuvent laisser l'orthodontiste indifférent. Il doit s'en préoccuper, tenter
de les prévoir, informer le patient du risque et bien peser ce risque en fonction de l'intérêt du traitement.
Les origines exactes de ces résorptions restent obscures : susceptibilité individuelle, prédisposition
héréditaire, systémique, locale et facteurs anatomiques associés à la mécanique orthodontique.
De plus, les méthodes utilisées pour étudier ces résorptions étant souvent différentes et d'une exactitude
relative, il est difficile de les comparer.
Bates (5), dès 1856, est le premier à parler de résorption radiculaire des dents permanentes. OttollnguI (47),
en 1914, fait un rapport direct entre résorption radicalaire et traitement orthodontique.
En 1927, Ketcham (30) montre sur des radiographies l'évolution de la forme des racines, avant et après
traitement orthodontique. Puis on peut noter un grand nombre de recherches histologiques, cliniques,
physiques, sur les rapports entre traitement orthodontique et résorption radiculaire.
LES MECANISMES BIOLOGIQUES DE LA RESORPTION DES TISSUS CALCIFIES
Bacon (3) rappelle que l'ostéoclaste est l'agent cellulaire majeur de la résorption des tissus calcifiés. On
montre aujourd'hui, que l'activité de l'ostéoclaste est contrôlée par d'autres cellules osseuses, notamment
les ostéoblastes.
D'autre part, les macrophages, les lymphocytes, les fibroblastes ont également un important pouvoir de
régulation de la résorption osseuse au niveau local, par leur production de cytokines, prostaglandines et
autres médiateurs chimiques.
Ainsi Bacon (3) schématise la résorption des tissus calcifiés comme le résultat de trois étapes successives :
- formation et recrutement des ostéoclastes, a activation au contact de la matière osseuse résorbable
(calcifiée),
- production et sécrétion d'agents chimiques qui solubilisent les composants minéraux et organiques de la
matrice.
Les ostéoclastes ne résorbent que l'os « minéralisé ». L'émail, la dentine, le cément sont résorbés de la
même manière.
Pour Brown (12), la région apicale présente une plus grande susceptibilité à la résorption, en raison d'une
densité plus faible des fibres de Sharpey dans la région apicale (cément cellulaire), alors que ces fibres sont
plus lâches dans la région coronaire (cément acellulaire).
D'après Rygh (57), la couche cémentoïde et de collagène mature qui recouvre la surface radiculaire, serait
éliminée ou altérée lors du mouvement orthodontique. La surface cémentaire, ainsi dépourvue de
protection, favorise l'action des ostéoclastes et donc, la résorption.
Pour Andreasen (2), les cémentoblastes, les fibroblastes et les cellules endothéliales et périvasculaires
jouent un rôle essentiel de protection de la racine.
Engstrôm et coll. (18), montrent la relation entre la résorption radiculaire et le processus de dégradation de
la zone hyalinisée.
La parathormone et les prostaglandines de type E2 (P.G.E.) ont une action indirecte sur l'activation
ostéoclasique par une activation préalable des ostéoclastes.
Lors de contraintes orthodontiques, les altérations vasculaires et tissulaires provoquent des phénomènes
inflammatoires. Or, les P.G.E. sont d'importants agents du processus inflammatoire. De plus, on a montré
que les P.G.E. étaient associés à la résorption osseuse, en modulant cette dernière et en affectant la
synthèse du collagène de l'os et probablement la formation osseuse. Somjen et coll. (64), Farr et coll. (20),
ainsi que BACON (3) rapportent que les situations orthodontiques où l'on observe les phénomènes de
résorption radiculaire sur dents permanentes correspondent à des conditions où l'on a la certitude de
retrouver les P.G.E. en concentration élevée.
Davidovitch et Shanffld (14), ont mis en évidence des P.G.E. au niveau de l'os alvéolaire de chat soumis à
des contraintes orthodontiques. Yamasaki et coll. (73), montrent que l'injection de P.G.E. favorise le
déplacement dentaire chez le rat, le singe et l'homme. Okawa (45), Sandry et Harris (58), démontrent que
l'inhibition de la synthèse des P.G.E. contrarie les mouvements dentaires chez le rat, le lapin ou l'homme.
Les prostaglandines sont donc activement impliquées dans le processus ostéoclasique associé aux
déplacements orthodontiques.
LES FORMES CLINIQUES DES RESORPTIONS RADICULAIRES
La classification de Bouyssouy, Lepp et Zerosi (9)
Elle distingue :
• les résorptions externes ou amputantes,
• les résorptions internes, intradentaires ou « térébrantes ».
Les résorptions externes
Elles démarrent au niveau du cément et atteignent progressivement la dentine. Elles modifient la forme de
la racine et peuvent ainsi progressivement amputer la racine et, dans les cas extrêmes, entraîner
l'élimination de la couronne.
Ces résorptions sont souvent localisées et limitées. Elles peuvent être dues, à un granulome périapical, à
des occlusions traumatogènes, ou au traitement orthodontique.
Les résorptions internes
Elles sont plus rares et non directement en rapport avec le traitement orthodontique.
Complément à cette classification selon Tronstad et Andreasen (70)
Ces auteurs ont décrit :
Des résorptions de surface
Elles sont discrètes. Le cément présente des aires de résorption superficielles et limitées. Elles sont sans
importance clinique pour Tronstad (70) et si minimes que presque invisibles à la radiographie. Elles sont
réversibles, la réparation tissulaire s'effectuant à partir des zones intactes bordant les lésions. Ces lésions
sont observables, aussi bien à la surface de la racine que dans le canai pulpaire (FIG 02).
FIG 02
Dans ce cas, le tissu de granulation périphérique est « enflammé » et contient des cellules géantes
multinucléées. Les barrières de protection du cément ont été détruites, il existe une inflammation chronique,
soit d'origine septique (granulome), soit d'origine traumatique (orthodontie). La lésion progresse tant que les
facteurs d'activation des mécanismes de résorption persistent (toxines bactériennes ou contraintes
orthodontiques) (24) (FIG 03 et 04).
FIG 03
FIG 04
Une ankylose dento-alvéolaire et une résorption de remplacement
La racine a perdu ses barrières de protection sur une surface importante (traumatisme avec avulsi(n de la
dent, puis réimplantation de celle-ci, mais trop tardive pour permettre la survie des cellules) (70) (FIG 05).
FIG 05
FIG 06
Les ostéoclastes sont directement au contact de la matrice calcifiée. Le processus de résorption commence
immédiatement. Pour Trônstad (70), si plus de 20 % de la surface radiculaire est exposée, la progression de
la résorption est irréversible. Radiologiquement, l'image ligamentaire n'existe plus.
Des résorptions cervicales
Pour Tronstad (70), ces résorptions sont des résorptions externes et inflammatoires progressives. Elles
apparaissent à la suite d'une lésion de l'attache cervicale desmodontale (FIG 07).
FIG 07
Le plus souvent cette résorption reste de surfa ce, mais elle peut s'étendre.
EN RESUME
Les résorptions ne sont pas un problème particulier à l'orthodontie. On rencontre donc :
Des résorptions radiculaires...
• externes les plus fréquentes en orthodontie.
• internes rares en orthodontie (FIG 08, 09, 10 et 11).
FIG 08
FIG 09a et 09b
FIG 10 et 11
Des résorptions...
- transitoires « de -surface » sans importance clinique qui cessent avec la cause, elles sont très fréquentes
en O.D.F.,
- progressives plus graves, leur évolution est inéluctable. Elles sont plus rares en O.D.F., mais graves.
Des résorptions...
- inflammatoires, en général, les résorptions radiculaires d'origine orthodontique.
- non inflammatoires = ankylose.
Il s'agit de résorptions non inflammatoires, avec envahissement secondaire par l'os. L’ankylose peut se
rencontrer en orthodontie notamment lors de la mise en place de dents incluses.
Des résorptions...
- apicales, les plus fréquentes en O.D.F.
- latérales ou cervicales, Plus rares en O.D.F. (FIG 12 et 13).
FIG 12
FIG 13
LA FREQUENCE
Le tableau ci-après, publié par Brezniak et Wasserstein (10, 11), fait le point sur ces fréquences en fonction
de l'âge du patient, du type de traitement, du temps de traitement, du type de mouvements réalisés et en
utilisant comme moyen d'investigation, soit ]*histologie. soit la radiographie.
Etude
Anné
Nb de
Moyenn
Nb
Dents
Type de
Extraction
Sourc
Patients
Dents
Total de
Temps
(référence)
e
patient
s
e d’âge
de
dent
s
examinée
s
e
avec
résorption
s (%)
avec
résorption
s (%)
la
résorptio
n
Ketcham
Ketcham
Ketcham
Beeks
Beeks
Beeks
Rudolph
Rudolph
Rudolph
Hemiey
Henry et
Weiman
Massler et
Malone
Massler et
Malone
Massler et
Perrault
Phillips
Phillips
MacLaughli
n
Deshields
1927
1929
1929
1936
1939
1939
1936
1936
1940
1941
1951
385
500
2012
100
72
72
439
4560
513
195
15
-
-
10
7-70
16-58
4959
261
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Toutes
Fixes
Fixes
NT
Inconnu
NT
Inconnu
LL
NT
LL
Fixes
NT
PA
PA
PA
PA
PA
PA
PA
PA
PA
HIST
PA
19
0,5
20
32
73,6
57-100
12,6
40-100
21,5
-
21
3,5
90,5
-
-
1954
708
12-49
1363
Toutes
NT
PA
100
86,4
-
-
1954
81
12-19
2085
Toutes
Inconnu
PA
100
93,3
-
-
1954
301
17
5844
Toutes
NT
PA
100
86,4
-
-
1955
1955
1964
69
62
28
13 : 7
-
1745
62
-
Toutes
1
1
EW
EW
EW
48/21
44/18
-
PA
CEPH
PA
92
99,08
92
92,6
82,7
1,4 mm
8,27
-
1:9
1969
32
12 : 3
208
21/12
EW
-
CEPH
-
-
-
-
Nb de Moyenne
patients
d’âge
traitemen
s et non
t
extractions
de
traitemen
t
(an :mois
)
-
Etude
Année
Nb
Dents
Type de Extractions Source Patients
Dents
Total de Temps de
de examinées traitement
et non
avec
avec
la
traitement
dents
extractions
résorptions résorptions résorption (an :mois)
(%)
(%)
35
PM
INTR
HIST
93
35 jours
Stenvik et
Mjor
Stenvik et
Mjor
Rosenberg
Stolien et
Zachrisson
Plets et
coll.
Plets et
coll.
Goldson et
Henrikson
Goldson et
Henrikson
Hollender
et coll.
Ronnerman
et Larsson
Harry et
Sims
Harry et
Sims
Linge et
Linge
Kennedy et
coll.
Kennedy et
coll.
1970
-
10-13
1970
-
10-13
35
PM
NT
-
HIST
-
0
-
-
1972
1973
59
12:0
1180
3-5
5-5
Begg
EW
EXT
EXT
PANO
PA
-
37
-
2:2
1974
50
16 : 8
100
1
NT
-
PA
27,5
27,5
0,5 - 1,8
mm
-
2:3
1974
45
12 : 8
45
1
Fixes
-
CEPH
46
46
1,78 mm
1:8
1975
42
11-19
924
5-5
Begg
EXT
PA
100
77
-
-
1975
42
11-19
120
Toutes
NT
-
PA
-
4
-
1:6
1980
12
13 : 3
-
21/12
EW
EXT
PA
-
50
<2 mm
24–3:2
1981
23
11-14:8
18
Toutes
ACT/EW
-
PA
39
-
13 mm
70 jours
1981
10
11-18
18
Toutes
INTR
-
100
100
-
-
1982
10
11-18
18
PM
NT
0
0
-
-
1983
719
12 : 8
2451
21 : 21
Variés
-
PA
HIST
PA
HIST
PA
-
-
0,77 mm
0 : 11
1983
32
-
-
Toutes
EW
EXT
PA
26,5
-
-
1:9
1983
32
-
-
Toutes
SER +
EW
EXT
PA
20,5
-
-
1:1
Etude
Anné
e
Nb de
patient
s
Moyenn
e d’âge
Nb
de
dent
s
Dents
examinée
s
Kennedy
et coll.
Copland
et Geen
Dermaut
et Munck
Dermaut
et Munck
Sharpe et
coll.
Sharpe et
coll.
Levander
et
Malmgren
Levander
et
Malmgren
Levander
et
Maimgren
Levander
et
Malmgren
Goldin
1983
32
-
-
Toutes
SER
1986
45
13 : 1
45
1
1986
20
15
66
1986
15
22
1987
18
11:4
1987
18
12:7
1988
98
1988
McFadde
n et coll.
Type de Extraction
traitemen
s et non
t
extractions
Source
Patients
avec
résorption
s (%)
Dents
avec
résorption
s (%)
Total de
la
résorptio
n
Temps
de
traitemen
t
(an :mois
)
EXT
PA
6
-
-
Fixes
-
CEPH
-
-
2,93 mm
2 : 10
21 : 21
INTR
-
PA
-
86
2,5 mm
0:7
58
21 : 21
NT
-
PA
0
0
-
-
Toutes
EW
-
PA
89
20,1
-
3:7
Toutes
EW
-
PA
83
13,3
-
2:7
15
323
RTS
323
RTS
390
21 / 12
B EW
72/26
PA
-
34
-
0 : 6 - 0::
9
98
15
390
21 / 12
B EW
72/26
PA
-
56
-
1 : 75
1988
55
14
22
21 / 12
B EW
EXT
PA
-
-
-
1:8
1988
153
14:4
610
21 / 12
B EW
127/26
PA
-
56
1,36 mm
/ an
1:8
1989
17
8 - 15 :5
17
1
EW
-
CEPH
-
-
1:7
1989
38
13:1
152
21 / 12
INTR
14/24
PA/CEP
H
-
-
1,84 mm
haut
0,6 bas
2:4
Récapitulation des données concernant les études publiées sur les résorptions radiculaires.
R = Racines, Toutes = Toutes les dents, 1 = Incisives centrales maxillaires, 21 / 12 = Incisives maxillaires,
PM = Prémolaires, 3.5 = Canines et secondes prémolaires, 5 / 5 Incisives maxillaires et mandibulaires,
canines et prémolaires, AF. = Appareils fixes, ST = Sans traitement, LL : Labio-lingual, EW = Edgewise,
Begg = Begg, ACT Activateurr, INTR = Intrusion, Variés = Fixe et amovible, SER = Extractions en série, B /
EW = Begg / Edgewise, PA = Périapical, CEPH = Téléradiographie crânienne de profil. HIST = Histologie,
PANO = Film panoramique,
Les effectifs (nombre de patients) sont extrêmement variables comme les résultats observés : de 0 à 100%.
Encore faut-il, quand nous parlons de résorption et de fréquence, se souvenir que la plupart des patients (90
%) présentent des lésions microscopiques avant traitement orthodontique et que l'on peut penser, avec
Bassigny (4) que des résorptions radiculaires apicales s'observent dans 50 à 60 % des cas après traitement
orthodontique et que, neuf fois sur dix, elles n'ont aucune signification clinique (résorption externe de
surface). Hélas, il reste 10 % (au moins !) de résorptions significatives.
Il semble que les incisives maxillaires soient les dents les plus souvent touchées (maxillaires, puis
mandibulaires) suivies des canines maxillaires, des prémolaires et des racines mésiales des molaires
mandibulaires.
HYPOTHESES ETIOPATHOGENIQUES
Facteurs généraux intrinsèques
L’âge
Pour la plupart des auteurs (51, 52, 53, 61, 16, 17, 29, 34, 71), la proportion de résorption serait plus
importante chez les adultes. Cette opinion est contredite par Bassigny (4) et Harris et Baker (25), pour qui
les patients adultes ne présentent pas plus de résorption que les patients adolescents.
On peut penser avec Linge et Linge (34) que, avant onze ans, on observe moins de résorption et qu*après
(surtout chez les adultes) la proportion de résorption croît avec l'âge surtout en raison de la difficulté à
réaliser certains mouvements (ingression, contrôle du torque, etc.…) (FIG 14 et 15).
FIG 14
FIG 15
Le sexe
Les avis sont contradictoires. Certains auteurs ne notent pas de différences significatives, (61, 39, 29,
36,63,34).
Pour d'autres, (16, 17, 43, 33), la résorption radiculaire lors du traitement orthodontique se rencontre plus
fréquemment chez les filles que chez les garçons. En fait, on constate plus de résorptions idiopathiques
chez les filles que chez les garçons (21).
D'autres, estiment que le paramètre est biaisé dans la mesure où il y a plus de filles traitées que de garçons
(25), mais ils notent néanmoins une légère différence qui serait due au fait que les femmes présentent des
racines plus fines donc plus sujettes aux résorptions.
Splirrier et coll. (65). sont les seuls à trouver (sur 43 patients, 22 filles, 21 garçons) davantage de résorption
chez les garçons que chez les filles.
L’état de santé
L'état général
Certaines maladies semblent présenter un facteur de risque (4) :
•
l'obésité,
•
les retards de croissance pathologiques (hypothyroïdisme, hypo- ou hyperpituitarisme),
•
les maladies systémiques (allergie),
•
les problèmes hormonaux (ce qui ne causerait pas mais influencerait le phénomène),
•
le diabète.
D'autre part, la grossesse pourrait éventuellement être considérée comme un facteur de risque, dans la
mesure où l'on rencontre chez la femme enceinte une concentration élevée en prostaglandine.
Les prédispositions individuelles
Un facteur essentiel semble être la susceptibilité individuelle qui détermine la possibilité de résorption
radiculaire avec ou sans traitement orthodontique (39, 13). Plusieurs études suggèrent une forte
composante génétique (43, 39).
Les parafonctions
Odenrick et Brattstrom (44) mettent en évidence une corrélation entre les résorptions radiculaires et
l'onychophagie. Ils insistent Sur l'importance d'une surveillance attentive chez ces jeunes patients.
En effet, ils ont remarqué que chez ces enfants onychophages, 14,3 % (d'une étude portant sur 1365 sujets)
présentaient des résorptions avant et après traitement, en raison des pressions infligées au parodonte au
cours du « grignotage ».
Bacon et coll. (3), rapportent que l'effet de la succion digitale a été observée essentiellement sur les dents
temporaires. Elle provoque selon les auteurs, une résorption plus précoce (entre 2 et 4 ans) des incisives
temporaires maxillaires.
Pour Linge et Linge (34), les habitudes nocives n'auraient pas d'incidence directe sur les résorptions
radiculaires mais, dans une étude plus récente (35), ces auteurs montrent que les dysfonctions
lèvres/langue et les succions digitales persistant après l'âge de 7 ans, peuvent contribuer à l'apparition de
résorption radiculaire (FIG 16, 17, 18 et 19.
FIG 16
FIG 17
FIG 18
FIG 19
Facteurs locaux intrinsèques
Les formes particulières
La forme des apex (33, 43)
Levander et Malmgren (33) (étude menée sur 610 incisives de 153 patients) recommandent une observation
rigoureuse de la forme des racines, qui serait, selon eux, un des rares signes de risque de résorption
radiculaire.
Il s'agit, selon eux :
- des racines courtes avec un rapport en couronne racine 1/1, a des apex émoussés, a des racines
avec coudures apicales, a des racines aux apex en forme de pipette (FIG 20, 21 et 22).
FIG 20
FIG 21
FIG 22
Les pulpes larges
Les dents présentant des chambres et canaux pulpaires larges semblent être plus sujettes aux résorptions
radiculaires.
Les canaux accessoires pourraient également être un facteur de risque.
Les dents dépulpées
Les dents dépulpées ne présentent pas un facteur de risque particulier à condition que le traitement
endodontique ait été bien mené.
Wickwire (72), avait remarqué un plus grand risque de résorption radiculaire face aux dents traitées
endodontiquement. Mais pour Remington (54), les conclusions de Wickwire (72) seraient biaisées par
l'introduction dans l'échantillon de ce dernier, de dents dont le traitement endodontique n'est pas
satisfaisant.
Dans son étude personnelle, Remington (54) observe un degré moindre de résorption des dents dépulpées.
Spurrier et coll. (65) concluent que les incisives traitées endodontiquement sont moins fréquemment et
moins sévèrement soumises à la résorption que les incisives collatérales ayant conservé leur vitalité
pulpaire.
Les dents ayant reçu un traumatisme
Elles présentent fréquemment des résorptions externes et sont alors plus sensibles à la résorption (1, 25).
Par contre, si à la suite du traumatisme elles ne présentent pas de résorption, le risque n'est pas accru (37).
Il convient de rappeler que pour la plupart des auteurs (15, 26, 29, 50, 66), il y aurait une forte corrélation
entre le nombre et l'importance des résorptions avant traitement et celles après traitement.
Le type de malocclusion orthodontique
Vonderahe (71), n'a pas trouvé de corrélation entre résorption radiculaire et malocclusion (FIG 23).
FIG 23
Newman (43) a observé de manière fréquente dans les familles à « résorptions potentielles » une béance
antérieure suggérant un problème fonctionnel lingual.
Pour Bassigny (4), certaines dysmorphoses présenteraient plus volontiers des résorptions radiculaires après
traitement : les Classe II, les supraclusions, les béances.
Pour Linge et Linge (34), les supraclusions et les surplombs ne constituent pas à eux seuls un facteur de
risque pour les résorptions radiculaires.
Ces mêmes auteurs, à la suite d'une étude publiée en 1991, considèrent que le surplomb est un facteur de
risque dans la mesure où il est associé à d'autres facteurs.
Bacon (3) élude l'éventuelle corrélation entre la typologie verticale et les résorptions. Il ne trouve aucune
relation entre les résorptions et le sens vertical.
L’apex et son environnement
Pathologie locale
Les conditions locales inflammatoires ou tumorales sont fréquemment associées à des résorptions
radiculaires. En effet, Tamse et coll. (68) mettent en évidence des résorptions radiculaires induites par le
contact direct de l'or et du cément avec les tissus de granulation produits par l'inflammation chronique d'une
nécrose pulpaire par exemple.
Pour Bacon (3), les tumeurs incisives à évolution rapide provoquent fréquemment ce type de destruction. La
forte concentration en prostaglandines rencontrée lors des conditions inflammatoires ou tumorales, serait à
associer à la destruction des tissus calcifiés.
Proximité radiculaire
Avec une couronne et en l'absence de traitement orthodontique, ainsi, une incisive latérale maxillaire peut
être résorbée par la canine maxillaire (en évolution ou en rétention).
Olow (46), Ericson et Kurol (19), attirent l’attention sur le fait que les canines peuvent provoquer la
résorption de la face linguale ou vestibulaire de l'incisive et donc que ce type de diagnostic soit difficile, voire
impossible précocement (FIG 24, 25).
FIG 24
FIG 25
Hygiène : état parodontal
Un état parodontal peu satisfaisant avec présence de tartre serait un facteur prédisposant aux résorptions
radiculaires (4).
Facteurs extrinsèques
L’intensité et le rythme d'application de la force
Un certain nombre d'auteurs ont étudié les différents niveaux de forces en rapport avec les résorptions
radiculaires sans que l'on puisse en tirer de conclusions déterminantes (16, 17, 26, 50, 57, 66).
Bondewick (7), à la suite d'une étude sur le rat, constate que la résorption radiculaire s'accroît avec la force
et la durée de la période expérimentale.
Pour Schwartz (60), Harry et Sims (26), une force de l'ordre de 20 à 26 g/cm2 pourrait être considérée
comme idéale.
Les différents auteurs ne sont pas d'accord sur l'utilisation de forces intermittentes, favorables pour Sarazin
(59), Reitan (51), Dougherty (17), Reitan (52), Netter (42), Mayoral (40), mais qui pourrait donner un effet de
« jiggling » défavorable (mouvement d'aller et retour dans un laps de temps très court).
« Jiggling » et traumatismes occlusaux sont souvent accusés de contribuer à des résorptions dentaires (25),
bien que Newman (43) n'ait pas trouvé de relation entre traumatisme et résorption dentaire.
Phillips (49) et Dermaut (15) ne mettent pas en évidence de rapport entre l'importance du mouvement
radiculaire et la quantité de résorption radiculaire.
Goldson et Henrickson (24) ainsi que Malmgren (37) ne trouvent pas de différence significative entre les
techniques orthodontiques utilisées.
Les différents types de déplacement dentaire (3,53,67)
Le mouvement de gression ou de translation, le mouvement d'égression seraient totalement sans risque !
Les mouvements de version de redressement comporteraient un risque de résorption. Mais les mouvements
les plus dangereux seraient les mouvements d'ingression et de torque.
Le mouvement d'ingression
Mc Fadden et coll. (36) constatent (sur 38 cas) un raccourcissement de 1,84 mm ou de 13,2 17c des
incisives centrales maxillaires et de 0,61 mm ou de 4,3 % des incisives centrales mandibulaires. Ces
auteurs n'ont trouvé aucun rapport entre le degré de raccourcissement radiculaire et la quantité d'ingression
atteinte.
De la même façon, Dermaut et De Munk (15) ne trouvent pas de rapport entre degré de raccourcissement et
quantité d'ingression. Par contre, ils observent une résorption plus importante (18 %) des incisives centrales
maxillaires.
Ils constatent de plus que le plancher des fosses nasales peut parfois être un facteur anatomique limitant
l'ingression et qu'il peut occasionner des résorptions.
Melsen (41) insiste sur l'importance qu'il y a à réaliser une véritable translation en direction apicale et
conseille l'utilisation de forces verticales de 5 à 10 g par dent.
Le mouvement de torque
Il a la réputation de provoquer des résorptions radiculaires (24, 52, 55, 69) (FIG 26).
FIG 26
Les mouvements parasites, notamment les mouvements d'aller et de retour, seraient très nuisibles (61).
Les différents appareils
Selon Linge et Linge (34), les appareils fixes causent significativement plus de résorptions radiculaires que
les appareils amovibles.
Levander et Malmgren ne notent pas de différence entre patients traités en Edgewise ou en Begg (33).
Langford a noté de sévères résorptions radiculaires des dents sur lesquelles est scellé le disjoncteur lors
d'expansion maxillaire rapide (32).
Pour Melsen (41), les forces extra-orales (F.E.O.) d'ingression incisive seraient à l'origine des résorptions
radiculaires en raison des forces délivrées au niveau des incisives.
Pour Linge et Linge (34, 35), l'utilisation de T.I.M. Classe Il pourrait être un facteur d'apparition des
résorptions.
Sharpe et coll. considèrent les F.E.O. sur molaires maxillaires comme génératrices de résorption de ces
molaires (62).
Les élastiques verticaux utilisés pour corriger des béances dont l'étiologie n'a pas été traitée pourraient
provoquer des résorptions radiculaires (mouvements d'aller et retour) (56).
D'après Bacon (3), des études plus spécifiques menées sur la technique de Begg (24, 40) montrent
l'apparition de résorptions apicales lors de la correction axiale.
Pour Blechman et coll. (6) et Kawata (28), l'utilisation d'aimants, en stimulant une plus grande réponse
physiologique du tissu osseux, pourrait diminuer le potentiel de résorption radiculaire.
La durée du traitement
C'est un facteur important dans l'apparition des résorptions radiculaires.
Dermaut et de Munk n'ont pas trouvé de corrélation entre ces deux éléments (15). Par contre, pour Mc
Fadden et coll. (36) et Levander et Malmgren (33), la durée du traitement serait un facteur important dans
l'apparition du raccourcissement apical lors de l’ingression incisive.
Linge et Linge (34), d'après une étude menée sur 719 cas, montrent que l'importance des résorptions
augmente avec la durée du traitement par rapport à celle observée dans le groupe témoin même si cette
augmentation n'est pas suffisante pour avoir été mise en évidence de façon statistiquement significative.
Pour ces auteurs, la durée du traitement est l'un des facteurs les plus importants dans l'apparition des
résorptions radiculaires (35).
L’importance du déplacement
Cliniquement, il semble que l'importance du déplacement d'une dent soit un facteur de risque dans la
mesure où elle est liée à la durée du traitement (FIG 27).
FIG 27
La localisation de la dent
Bacon (3) rapporte que la majorité des travaux mettent en évidence des résorptions radiculaires plus
fréquentes au maxillaire qu'à la mandibule (27, 43, 63).
Les traumatismes accidentels
Pour Mascres (38), les contusions mais surtout les fractures radiculaires s'accompagnent presque toujours
de résorption radiculaire. Elles s'observent au niveau du trait de fracture et de l'apex traumatisé.
Malmgren et coll. (37) montrent qu'un traumatisme peut s'accompagner d'un phénomène de lyse radiculaire.
Cependant lorsque ces chocs sont « modérés » et qu'aucune lésion parodontale n'est observable au bout
de quatre à cinq mois, les dents peuvent être déplacées avec des risques de résorption non accrus. Par
contre, si des signes de résorption radiculaire apparaissent avant le traitement orthodontique les risques de
résorption sont accrus.
Bacon (3) indique que des lésions ligamentaires observées à la suite de luxations post-traumatiques sont à
l'origine de résorption radiculaire.
Linge et Linge (35) notent que les traumatismes survenus un an avant le début du traitement orthodontique
sont ceux qui induisent le plus de résorption radiculaire.
Les transplantations, les réimplantations
Il s'agit ici des transplantations ou réimplantations auxquelles nous avons recours chez des patients
présentant des agénésies, la perte accidentelle d'une dent, etc.…
Pour Bacon (3), le pronostic est variable et intimement lié aux situations cliniques: ainsi pour les dents autotransplantées l'intégrité ligamentaire est un facteur décisif pour la réussite de la transplantation.
Pour Lagerstrom et Kristerson (31), il semble que des mouvements orthodontiques appliqués aux dents
transplantées raccourcissent celles-ci de 1 à 2 mm.
Paulsen (48), estime que :
- les résorptions radiculaires sont la plus grave complication consécutive aux transplantations : les
traumatismes infligés au parodonte et à la pulpe entraînent divers types de résorption, observables
radiographiquement dans l'année qui suit.
- le moment idéal pour entreprendre la correction orthodontique de la rotation d'une dent autotransplantée se situe environ trois mois après la transplantation, alors que le parodonte a normalement
récupéré et que la vascularisation pulpaire est maximale.
- lorsque les dents ayant subi une auto-transplantation se résorbent (résorption inflammatoire) un
traitement endodontique à l'hydroxyde de calcium doit être entrepris.
Les traumatismes de l'occlusion
Il semble qu'une occlusion traumatique puisse, dans la mesure où certaines dents subissent des pressions
excessives, entraîner des résorptions radiculaires.
Pour Copeland et Green (13), les résorptions radiculaires observées après la fin du traitement actif sont
souvent liées à des occlusions traumatogènes.
Ainsi, les facteurs prédisposants aux résorptions radiculaires sont donc nombreux et variés. Linge et Linge
(35) mettent l'accent sur le caractère multifactoriel de l'apparition de ces lésions et étudient fort
judicieusement les corrélations entre les différentes variables.
Par exemple, dans le cas d'un patient présentant un surplomb avant traitement O.D.F., ces auteurs
établissent des relations de cause à effet avec le port d'un activateur, l'éventuel traumatisme des incisives
maxillaires, l'utilisation d'arcs rectangulaires et d'élastiques de Classe II, une fonction linguale perturbée,
une éventuelle canine maxillaire incluse (FIG 24 et 25).
L'association de plusieurs facteurs prédisposants, accentue le risque de résorption radiculaire. Cette
approche globale du problème paraît très intéressante.
LES RESORPTIONS RADICULAIRES APRES LE TRAITEMENT ACTIF
Arrêt ou reprise de l'évolution des résorptions
Pour Linge et Linge (34), Rygh (57), Remington(54), Copeland et Green (13), les résorptions radiculaires
d'origine orthodontique s'achèvent avec la fin du traitement actif.
Si la résorption persiste lors de la contention, elle est, pour Copeland et Green (13), liée à une occlusion
traumatogène et/ou aux forces délivrées par la contention elle-même.
Dans des cas de dents transplantées ou de dents dépulpées dont l'obturation canalaire est incomplète on
peut observer une reprise de l'évolution des résorptions radiculaires ou une ankylose. Dans ce cas un
traitement à l'hydroxyde de calcium doit être envisagé (48).
« Réparation » des résorptions radiculaires
Remington et coll. (54), malgré l'absence de mesures précises, envisagent une « réparation » après
traitement. Ce processus de réparation s'entend par le lissage et le remodelage des contours pointus et le
retour à une largeur normale du parodonte.
« Devenir » des dents ayant subi des résorptions radiculaires
Les dents ayant subi de légères résorptions radiculaires ont un pronostic comparable à celui des dents
indemnes de résorption.
Cliniquement, Remington et coll. (54) ont constaté une fonction satisfaisante des dents les plus sévèrement
touchées par la résorption radiculaire. Les auteurs rappellent que, au cours de l'évaluation de la mobilité
dentaire, la partie apicale de la racine joue un rôle relativement restreint.
Ils estiment qu'il y a contre-indication à utiliser des dents ayant un rapport couronne/racine défavorable
comme ancrage prothétique.
Du point de vue parodontal, les dents sévèrement touchées par le processus de résorption radiculaire
atteignent très tôt un stade critique en cas de parodontite marginale et présentent une résistance aux chocs
moindres.
Pour Gholston et Mattison (22), une résorption radiculaire peut continuer son évolution après le traitement
orthodontique.
Ces auteurs présentent, en effet, un cas où trois ans après la fin de la contention, les résorptions
radiculaires déjà sévères sur les incisives maxillaires reprennent leur évolution. Ils préconisent alors une
attelle collée pour diminuer la mobilité de ces incisives et le traitement endodontique à l'hydroxyde de
calcium de ces dents.
L’ATTITUDE DE ORTHODONTISTE - CONSIDERATIONS CLINIQUES (10,11)
1/ Le problème des résorptions radiculaires est grave et ne peut laisser l'orthodontiste indifférent.
Cependant, la part de responsabilité de l'orthodontiste est difficile à déterminer en raison du caractère peu
prévisible et de l'étiologie multifactorielle de ces lésions.
En tout état de cause, le patient et ses parents doivent être informés de l'existence du risque d'apparition de
ces lésions.
2/ L'anamnèse est importante, il est en effet essentiel de savoir si le patient a subi un traumatisme (une
fracture ?) au niveau de ses dents (le plus souvent les incisives). Le questionnaire sur l'état de santé
général ne doit pas être négligé, car des troubles de santé peuvent être à l'origine de J'apparition de
résorptions lors d'un traitement orthodontique. De plus, il peut exister une tendance familiale aux résorptions
(résorptions sévères).
3/ L'examen radiographique peut permettre de mettre en évidence des formes de dents particulières,
sujettes aux résorptions radiculaires (33) :
• dents à pulpes larges,
• dents à racines courtes,
• dents à apex émoussés,
• dents à apex en pipette, a dents à racines coudées.
La qualité de la radiographie est donc importante et un bilan long cône est préférable à une radiographie
panoramique. Cette dernière pourra permettre de diagnostiquer une canine incluse ou en voie d'inclusion
pouvant résorber, après onze ans, parfois sévèrement (19), la racine de l'incisive latérale voisine.
Des radiographies rétroalvéolaires (périapicales) doivent être prises avant, pendant et après le traitement
(notamment au niveau des incisives). Le patient doit être informé en fin de traitement (et même avant) de
l'intégrité ou non des racines.
4/ Des habitudes telles que l’onychophagie, pulsion linguale seraient un facteur de risque d'apparition de
résorptions radiculaires (44).
5/ Des résorptions radiculaires peuvent être diagnostiquées en cours de traitement. On peut les mesurer en
s'inspirant de la méthode de Linge et Linge (35), qui' élimine l'erreur due à une différence entre les prises
des deux radiographies rétroalvéolaires successives (FIG 28).
FIG 28
D'après Levander et Malmgren (33), un risque de résorption radiculaire sévère est à craindre lorsque l'on
constate des résorptions après six à neuf mois de traitement. Par contre, si après ces six à neuf mois on ne
constate pas de résorption radiculaire, le risque que celles-ci apparaissent est moindre. Ces auteurs
préconisent donc un contrôle radiographique au bout de six à neuf mois de traitement.
Si des résorptions sont détectées en cours de traitement, les objectifs de traitement doivent être réévalués
(compromis). Eventuellement, le traitement peut être stoppé et une plaque de désocclusion mise en place
(13, 53, 54).
6/ Le traitement orthodontique doit débuter aussitôt que possible (68) car la perte radiculaire serait moindre
sur des dents à peine formées, de plus, les jeunes patients montreraient une meilleure adaptation aux
changements occlusaux.
Des forces orthodontiques, intermittentes et légères, seraient préférables. Aucune technique O.D.F. n'est à
l'abri des résorptions radiculaires d'origine orthodontique.
Celles-ci semblent plus liées au type de mouvement et au terrain qu'à la technique utilisée.
Il convient d'éviter les mouvements d'aller et retour, il faut avec prudence effectuer les mouvements
d'ingression et de torque (36, 53).
7/ La chirurgie orthognathique peut être utilisée pour éviter des mouvements trop importants (69).
8/
Si les résorptions continuent après la dépose de l'appareillage ou pendant la contention, un
traitement du canal pulpaire à l'hydroxyde de calcium doit être envisagé.
9/
Il est toujours indispensable de faire un bilan radio
graphique lorsque l'on revoit un patient en transfert.
Les résorptions radiculaires sont donc une des « plaies » de l'orthodontie, si elles sont parfois difficilement
évitables, c'est du ressort de l'orthodontiste que d'essayer de les prévoir, de les prévenir, de les limiter... !
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LEGENDES
FIG 01 - Résorptions multiples.
FIG 02 - Schéma d'une résorption de surface (d'après Andreasen (1)).
FIG 03 - Exemples schématiques de résorptions inflammatoires à des degrés de sévérité différents,
fréquentes en orthodontie (d'après Levander et Malmgren (33)).
FIG 04 - Résorptions inflammatoires à des degrés de sévérité différents.
FIG 05 - Schéma d'évolution d'une résorption de remplacement (d'après Andreasen (1)).
FIG 06 - Apparition d'une résorption de remplacement après trauma et traitement endodontique sur une 11.
FIG 07 - Schéma d'une incisive présentant une résorption radiculaire cervicale (d'après Trônstad (70)).
FIG 08 - 1 : Schéma d’une résorption se limitant à une irrégularité de contour. - 2 : Schéma d'une résorption
apicale inférieure à 2 mm. - 3 : Schéma d'une résorption entre 2 m17 et le 113 apical. -4 :Schéma d'une
résorption extrême (d'après Levander et Malmgren (33))
FIG 09a, 09b, 10 et 11 - Exemples d'évolution de résorptions apicales observées à différents degrés sur le
même patient au cours d'un traitement orthodontique.
FIG 12 et 13 - Panoramiques préopératoire et en cours de traitement orthodontique montrant une
résorption latérale au niveau de la 14.
FIG 14 et 15 - Panoramiques révélant l’apparition de résorptions multiples au cours d’un traitement
orthodontique chez un adulte.
FIG 16, 17, 18 et 19 - Clichés pré et peropératoires révélant l’apparition de résorptions au cours d’un
traitement orthodontique d’un patient adulte présentant une dysfoncton linguale.
FIG 20 et 21 - Cas exceptionnel de rapport 1/1 couronne-racine généralisé.
FIG 22 - Schéma représentant les principales formes rencontrées au niveau des apex radiculaires(d’après
Levander et Malmgren (33)).
FIG 23 - Ce schéma résume les différents facteurs qui peuvent être associés à une résorption. Les flèches
indiquent les relations de cause à effet. Les nombres représentent les coefficients de corrélation (d'après
Linge et Linge (34)).
FIG 24 et 25 - Clichés montrant la perte de la 12 et la résorption de la 22 après « évolution » des 13 et 23.
FIG 26 - Cliché montrant la résorption de la racine de la 23 peut-être du à un problème de torque.
FIG 27 - Très faible résorption de la 23 qui a été distalée de 7 mm. Résorption de la 25 qui n'a pas été
déplacée.
FIG 28 - Cliché 1 : pas de résorption. Cliché 2: présence de résorption. Résorption apicale = Rl - R2
(d'après Linge et Linge (35)).
RADICULAR RESORPTION OF ORTHODONTIC ORIGIN.
Abstract :
Radicular resorption is a major problerri in orthodontics. We are speaking of pathological resorptions that «
amputate » the roots of the teeth. They are relatively rare but nevertheless preoccupyincy Their origin is
complex and often connected with individual susceptibilities. This article studies various types of resorption
and their consequences from a therapeutic standpoint. Lastly, the authors try to answer the following
question « what attitude should one have in front of such resorptions ? ».
Keywords :
Radicular resorption - Orthodontics.
Demandes de tirés à part
Docteur Pierre CANAL -Faculté de Chirurgie Dentaire - 5, rue Garancière - 75006 PARIS.