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NEWSLETTER 1:NEWSLETTER COLLECTIVITE CC OO LL 10/11/10 LL EE 11:12 CC Page 1 TT II VV SPECIAL ADF II TT ÉÉ SS NN EE W W SS NEWSLETTER N° 1 - NOVEMBRE 2010 AGENDA RENCONTRE 9 décembre 2010 Gouttières orthopédiques et orthodontiques thermoformées Lieu : Centre Etoile Saint-Honoré 75008 Paris. Organisateur : SFODF (Société Française d’Orthopédie Dento-Faciale) Renseignements : [email protected]; [email protected]; http://www.sfodf.org/ 21-22 janvier 2011 3e congrès ITI France (Thème : L’endettement partiel encastré) Lieu : Eurosites George V - 75008 Paris. Organisateur : International Team for Implantology Renseignements : www .congresitifrance2011.org 11-12 Mai 2011 Syfac 2011 Lieu : Palais de l’Europe à Menton Organisateur : Syfac Renseignements : http://www.syfac.com 1-2 avril 2011 XXIe congrès Société Française d’Histoire de l’Art Dentaire Organisateur : SFHAD - Société Française d’Histoire de l’Art Dentaire Lieu : École de médecine, 75006 Paris Renseignement : http://www.bium.univ-paris5.fr/sfhad/ E-mail : [email protected] 18, 19 et 20 mai 2011 JDN 2011 : 19e Journées Dentaires de Nice Lieu : Nice Renseignements : http://www.jdn-congres.info E-mail : [email protected] 2 au 4 juin 2011 Interview d’Olivier Laboux, doyen de la Faculté de Chirurgie Dentaire de Nantes. Une révolution hi-tech à Nantes : les fantomes ! La Faculté Dentaire de Nantes vient de s’équiper de matériels de simulation dernier cri, reproduisant les conditions réelles d’exercice du métier de dentiste. Pourquoi ? Nous devions renouveler nos installations, vieilles de plus de 25 ans. En outre, nous voulions offrir à nos étudiants de véritables salles pré-cliniques et non de simples salles de travaux pratiques, à lʼancienne. Nous avons opté pour un outil de travail moderne, qui met lʼétudiant en situation réelle et qui le place au cœur du système. Dans les deux salles que nous avons équipées de 52 postes de simulation, ce dernier a tout sous la main : instruments rotatifs bien sûr, mais aussi lampe à polymériser, ultra-sons… Le mannequin qui sert à effectuer les premières manipulations (détartrages, …) comporte des joues, pour plus de réalisme, et impose à lʼétudiant de bonnes positions de travail. Qu’est-ce qui vous a amené à choisir cette solution pour vos étudiants ? Ce projet pilote correspond à notre démarche pédagogique. A la Faculté Dentaire de Nantes, nous mettons lʼaccent sur lʼacquisition de compétences professionnelles. A lʼissue de leur cursus, les 350 étudiants de la Faculté sont interrogés sur des cas cliniques : comment faire une extraction, mais aussi comment sʼadresser au patient pour lui expliquer les suites opératoires, etc. Sinon, on arrive à des aberrations. Savez-vous par exemple, que 70% des étudiants en médecine savent ce quʼest lʼanémie sur une copie dʼexamen. Mais que 20% seulement sauront détecter un patient anémié et lui prescrire le bon traitement au lit du malade? En médecine dentaire, cʼest pareil. Evitons le « tout académique » et favorisons lʼapprentissage de la connaissance à la pratique clinique. 83e Congrès de la SFODF Lieu : Lyon Organisateur : Société Française d’Orthopédie Dento-Faciale Renseignements : http://www.reunion-sfodf.fr E-mail : [email protected] Les étudiants du CHU de Nantes s'entrainent ... comme s'ils étaient en exercice dans un cabinet dentaire. LE CHIFFRE 1200 TONNES De déchets générés chaque année par la profession source : COMIDENT Des salles pré-cliniques qui allient l'exercice pratique (sur le fameux fantôme au premier plan) et les technologies de pointes (écrans plats, transmission de l'image). 1 NEWSLETTER 1:NEWSLETTER COLLECTIVITE 10/11/10 11:12 Page 2 RENCONTRE (SUITE) Nantes est en pointe sur cette nouvelle technologie, avec la Faculté de Toulouse. Quelles retombées positives attendezvous de cet investissement pour votre établissement ? La Région, la Communauté Urbaine et lʼUniversité contribuent au financement de ce projet. Car il est très positif en termes dʼimages. Ces salles de simulation devraient attirer des étudiants européens via le programme Erasmus comme des dentistes en exercice. Près de 400 praticiens suivent des cours de formation continue dans notre établissement. Avec ces fantômes, ils pourront tester de nouvelles pratiques. Cʼest une excellente vitrine du dynamisme de notre ville et de notre Faculté. Une pédagogie qui s'appuie sur les technologies modernes : Les étudiants ont sous les yeux, sur des écrans, les démonstrations faites par le professeur. ZOOM SUR... Quels avantages offrent la technologie retenue, qui fait largement appel à l’informatique et au numérique, pour les professeurs et les étudiants ? La Faculté de chirurgie Dentaire de Nantes La Faculté de Nantes est lʼune des 16 facultés de Chirurgie Dentaire de France. Elle accueille 350 étudiants (numérus clausus de 73 étudiants en 2010) et compte 48 enseignants. Elle présente la particularité dʼavoir une unité de lieu avec dʼune part, le centre de soins du CHU de Nantes, que dirige également le professeur Olivier Laboux, et dʼautre part une unité de recherche INSERM, le Laboratoire dʼIngénierie Ostéo-Articulaire et Dentaire (LIOAD). Suite à lʼappel dʼoffre, nous avons pu formater lʼoutil à nos besoins. En le rendant très informatif et évolutif. Avec lui, plus de « paper board ». Mais des caméras et des écrans. Nous entrons dans lʼère de la pédagogie par la simulation et le virtuel. Les professeurs peuvent se consacrer à lʼessentiel. Sans avoir à se déplacer par exemple auprès de chaque étudiant. Quand il effectue une démonstration sur le «fantôme» figurant le patient, les gestes du professeur sont filmés et diffusés sur des écrans installés sous les yeux des étudiants. Ces derniers ont ainsi plus de facilités pour reproduire les gestes opératoires. Les étudiants, quant à eux, peuvent se mettre « physiquement » en situation, comme dans la vraie vie. Comme vous le savez, notre métier est très physique. Dʼoù lʼimportance des « postures » à prendre. Fiche technique sur l’équipement Appel d’offre : 6 mai 2010 Mise en service : 13 septembre Prestataire : Henry Schein Division collectivités Fournisseur : Saratoga Description équipement : 52 postes de simulation TENDANCES Réglementation Le Contrôle de Qualité Externe et le CQEI doivent être réalisés par un organisme externe agréé par lʼAfssaps et ayant une accréditation COFRAC Type A. Le point sur les contrôles de radio protection Les Contrôles de Qualité Interne ou C.Q.I et leur audit Cʼest le personnel du cabinet qui doit réaliser ces contrôles qui comportent des tests : ■ mensuels et trimestriels ou en cas de changement de bains pour les rétro. ■ trimestriels pour les pano. La réalisation de ces C.Q.I nécessite lʼutilisation dʼun ou deux fantômes. Des audits, réalisés par des organismes externes, doivent avoir lieu tous les ans pour valider les contrôles internes, contrôler les éléments déclaratifs de lʼéquipement (inventaires des sources/registre des opérations) et vérifier la constance de la qualité dʼimage. Plusieurs arrêtés et décrets portant sur la réglementation en radioprotection (modalités de déclaration, signalement des incidents, externalisation de la personne compétente en radioprotection) sont parus. Le Conseil de lʼOrdre met à jour sur son site, les derniers éléments. Les installations de radiologie dentaire doivent faire lʼobjet de contrôles de qualité interne et externe ainsi que dʼun audit externe du contrôle de qualité interne. Les modalités du contrôle de qualité de ces installations sont fixées par une décision de lʼAfssaps du 8 décembre 2008, entrée en vigueur le 26 septembre 2009. Voici un rappel des obligations de contrôle et des dates clés. Les Contrôles de Qualité Externe (CQE) et Contrôles de Qualité Externe Initial (CQEI) ■ Un Contrôle Qualité Externe ou C.Q.E doit être réalisé avant décembre 2010 pour les générateurs mis en service depuis 5 à 10 ans et avant décembre 2011 pour les générateurs mis en service depuis moins de 5 ans. Pour les générateurs de plus de 10 ans, celui-ci a été obligatoirement effectué en décembre 2009. Par ailleurs, avant leur première utilisation clinique, toute nouvelle machine subit un Contrôle de Qualité Externe Initial (CQEI) ■ De tels contrôles doivent ensuite être renouvelés tous les 5 ans (date anniversaire + ou – 3 mois) ou à chaque changement de tube. http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr/chirurgiensdentistes/securisez-votre-exercice/materiel-et-materiaux/radiologie-dentaire-et-radioprotection/5-controles-et-maintenance-des-in stallations-de-radiologie-dentaire.html 2 NEWSLETTER 1:NEWSLETTER COLLECTIVITE 10/11/10 11:12 Page 3 FOCUS Le centre Vaugirard à Paris fait partie des établissements gérés par une mutuelle, en l’occurence la MGEN Centres de Santé : mutation en vue de proximité ne nécessitant pas dʼhospitalisation. Ils participent à des actions de santé publique, comme par exemple la prévention bucco-dentaire. Ils jouent également un rôle dans la formation des professionnels de santé. 26% ont une activité exclusivement dentaire Les rares statistiques qui existent montrent que ce type dʼétablissement maille tout le territoire. On en compte 1500, selon la Fédération Nationale des Centres de Santé. De taille très variables, ils sont parfois polyvalents, parfois spécialisés. Dans le détail : ■ 47,5 % dʼentre eux offrent exclusivement des soins infirmiers ; ■ 26 % sont spécialisés dans les soins dentaires ; ■ 24,5 % sont polyvalents (médicaux et/ou infirmiers et/ou dentaires et/ou laboratoires), ■ 2 % sont des centres de santé médicaux. « La moitié dʼentre eux offre des soins dentaires soit à titre exclusif soit parce quʼils sont polyvalents et intègrent cette offre dans leurs services », explique Fabien Cohen, secrétaire général du Syndicat National des Chirurgiens-Dentistes de Centres de Santé (SNCCS). Par leur vitalité, les centres de santé Savez-vous que près de la moitié des 1500 Centres de Santé en France offrent, à titre exclusif ou non, des soins dentaires ? Et que 5000 à 6000 dentistes donnent des soins dans ce cadre dont 2000 à temps plein ? A l’heure où la loi HPST modifie leur rôle et leur fonctionnement, il était temps de faire le point sur l’organisation de ces acteurs méconnus de la Santé et de l’Economie Sociale que sont les Centres de Santé. Ils assurent, sur lʼensemble du territoire, un accès à la santé pour tous, y compris aux plus démunis. Ils ont participé à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1. Ils ? Ce sont les Centres de Santé dont le rôle est encore largement méconnu. Le 50ème congrès des Centres de Santé qui sʼest tenu à Paris les 7 et 8 octobre a permis de faire le point sur lʼévolution de ces établissements, reformés par la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 dite HPST (pour Hôpitaux, Patients, Santé et Territoire). Leur mission ? Accueillir tous ceux qui ont besoin dʼêtre soigné pour des soins dits de premier recours. Ils assurent des soins HISTORIQUE 1640 - Richelieu nomme Théophraste Renaudot, médecin, journaliste et précurseur en matière d’action sociale, commissaire général des pauvres du Royaume. Ce dernier, institue des «consultations charitables pour les pauvres malades » Les nouveaux centres (comme ici celui de Vitry), disposent des technologies les plus modernes : radiologie numérique, stérilisation, gestion informatisée des dossiers des patients... 18e siècle - Développement de Dispensaires. Œuvres caritatives (Croix Rouge), Congrégations (Saint Vincent de Paul). Deuxième moitié du 19e siècle - Apparition de nouveaux types de dispensaires nés de l’entraide ouvrière. 1926 - Hazemann, médecin hygiéniste, élabore à Vitry sur Seine le concept de Centre Sociaux et de Santé « contre la misère physique, intellectuelle et morale des individus ». 1956 - Décrets définissant la place et le rôle des centres dans le paysage français 1999 - Pour la première fois de leur histoire, les centres font l’objet d’une définition dans le Code de la Santé Publique 2002 - Signature de la Convention Nationale entre les Centres de Santé et les Caisses d’Assurance Maladie, signée pour 5 ans, en cours de renouvellement 2010 - Réforme des Centres de Santé dans la loi HPST 3 NEWSLETTER 1:NEWSLETTER COLLECTIVITE 10/11/10 11:12 Page 4 FOCUS (SUITE) A qui s’adressent ces centres ? dentaire, sont dʼailleurs un des éléments moteurs du mouvement des centres de santé. Pour la première fois cette année, ils ont tenu leurs Assises, à Paris, au mois de Mai dernier. La délivrance de soins en centre de santé répond à des exigences de service rendu à la population et de lutte contre les inégalités sociales de santé. Pour permettre cet accès de tous à des soins de qualité, les centres de santé pratiquent le tiers payant, respectent les tarifs conventionnés et limitent les dépassements en matière de soins dentaires. Situés dans des zones médicalement défavorisées, ils sont ouverts avec des horaires élargis, toute lʼannée. Leur patientèle est constituée à 12 % de patients en CMUC (Couverture maladie universelle complémentaire), chômeurs en fin de droit, RMistes…contre 9 % dans le secteur libéral, soit un écart de 30 % entre les deux. Le budget de tels centres de proximité ne peut reposer sur le seul remboursement des actes. Leurs coûts de structures (gestion administrative, coordination) doivent tenir compte de la prise en charge de patients en difficulté et de la dispense dʼavance de frais pour les patients. Cʼest pourquoi leur financement complémentaire dépend soit de lʼorganisme gestionnaire qui « porte » le centre (association, mutuelle, municipalité,…) soit de subventions de lʼAssurance- Maladie (FICQS) ou des collectivités territoriales. Des centres de toutes les tailles « Il existe une grande disparité entre les différents type de Centres en fonction de leur taille », explique encore Fabien Cohen. On trouve à la fois de petits centres de proximité qui assurent des soins dentaires (2 à 4 fauteuils en moyenne), des centres de quartier comme celui dʼIvry et à lʼautre extrémité du spectre, des centres comptant 10 fauteuils comme celui de Magenta à Paris. Environ 14 000 professionnels de santé travaillent en centre de santé (4 000 à temps plein et 10 000 à temps partiel). Selon le Syndicat National des Chirurgiens Dentiste en Centres de Santé, environ 5 000 chirurgiens dentistes exercent Un agrément délivré par les Agences régionales de santé Héritiers dʼune longue tradition dʼaction caritative ou sociale (voir historique), les Centres de Santé sont aujourdʼhui à un tournant de leur histoire. Dʼune part parce que lʼaccord national avec lʼAssurance maladie, qui régit leur fonctionnement en vertu du Code de Sécurité Sociale, signé en 2002, arrive à expiration et doit être renouvelé. Dʼautre par, parce que la loi HPST a modifié leur rôle et leur mode dʼagrément. Les Centres de Santé ne dépendent plus dʼun agrément préfectoral. Cʼest désormais lʼARS (Agence Régionale de Santé), chargée dʼinclure les Centres dans le schéma régional dʼorganisation des soins (SROS) prévu par la loi HPST qui donne son autorisation. Chaque Centre signe alors avec lʻARS un contrat pluriannuel dʼobjectifs et de moyens. Pour obtenir cet agrément, tous les Centres de Santé doivent présenter un projet de santé et un règlement intérieur dʼici février 2011. Le bâtiment du Centre Municipal de Pantin, aux Courtillières, inauguré en février 2008, est certifié haute qualité environnementale. leur métier dans ces centres, sans compter les assistantes dentaires. Sur ce total, 2000 dʼentre eux travaillent à temps plein soit à lʼacte (80 %) soit à la fonction. La Patientèle des Centres vue par EPIDAURE Comment sont-ils gérés ? Quel est le profil des patients qui viennent consulter dans les Centres de Santé ? Jusqu’alors aucune étude d’impact n’avait été réalisée. C’est chose faite avec l’enquête EPIDAURE, réalisée par l’IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé) à l’initiative de la Fédération National des Centres de Santé. Cette enquête s’appuie sur des critères comme l’emploi, mais aussi le revenu, le logement, l’éduction, les liens sociaux pour étudier la « patientèle » des centres et permet des comparaisons avec l’ensemble de la population. Selon cette enquête, présentée en avant-première le 7 octobre, lors du 50ème Congrès National des Centres de Santé, les personnes qui fréquentent ces Centres sont deux à trois fois plus vulnérables que la population générale. Ce sont plus fréquemment des femmes (60-61% contre 55-60%), des jeunes (46-48 ans) et des non diplômés (29-32% contre 13-17%). Globalement, leur taux de vulnérabilité varie entre 62 et 64% contre 20 à 25 % pour l’ensemble des Français. Les patients sont plus nombreux à déclarer un état de santé moyen à mauvais (47-49% contre 30-45% dans l’ensemble de la population), un phénomène moins prononcé en dentaire (39%). Le centre est géré par un « organisme gestionnaire ». Cet organisme peut être une mutuelle, une association loi 1901, une municipalité, un organisme dʼassurance maladie, un établissement de santé. Côté associations, on trouve des organismes caritatifs comme la Croix Rouge française. Certains centres sont nés dʼinitiatives individuelles (comme le COSEM à Paris et Paul Parret à Marseille). Les mutuelles qui ont développé ainsi les services destinés à leurs adhérents sont une deuxième famille de gestionnaires, très présentes dans les centres de santé (417 Centres recensés en 2007). De même plusieurs organismes dʼassurance maladie (Mines, Ratp, SNCF,EDF-GDF,…) gèrent quelques 318 centres de santé . Les congrégations restent assez largement représentées avec environ 19% des centres gérés, mais il sʼagit essentiellement des centres de soins infirmiers. Les communes, enfin, représentent 12% des gestionnaires, notamment en région parisienne où elles se sont particulièrement impliquées dans la création de centres de santé au lendemain de la deuxième guerre mondiale. 4 NEWSLETTER 1:NEWSLETTER COLLECTIVITE 10/11/10 11:12 Page 5 ACTUALITÉ Dental Ressources Harmony veut répondre aux nouveaux besoins de formation des Centres de Santé Les normes qui entrent en vigueur dans les domaines de la stérilisation, de la traçabilité des dispositifs médicaux, les dossiers patients… entraînent une charge de travail supplémentaire pour les Centres de Santé de soins dentaires. Les collectivités sont très soucieuses de pouvoir répondre au mieux à ces nouveaux champs dʼactions. Cela implique souvent la mise en place de nouvelles procédures et donc de protocoles notamment dans le cadre de la démarche qualité. Le principal problème rencontré par ces établissements est de traduire sur le plan opérationnel les nouvelles dispositions en associant à leur mise en œuvre les principaux acteurs (équipes cliniques et administratives). Pour les soutenir dans cette démarche, les collectivités font de plus en plus appel à des prestataires qui apportent leur savoir-faire, en termes de management et de gestion de projets. le contrôle de leurs applications. Cela a permis aux centres de respecter les normes de lʼHAS (Haute Autorité de Santé) et de répondre aussi au critère n°7 du référentiel dʼévaluation. Le centre du Nord devait résoudre lʼéquation suivante : gérer un volume de patients important, et augmenter sa productivité. « Nous avons formé 14 salariés sur « lʼorganisation et la gestion du temps de travail ». Les objectifs ont été atteints en modifiant les agendas des opérateurs, en régulant le flux de patients. Résultat : la productivité a augmenté et les équipes ont vu leur stress diminuer ». Associer équipes cliniques et administratives Créée en 2008, par Sandrine Groleau et Audrey Ferrato, qui sont spécialistes du domaine dentaire depuis plus de 12 ans, Dental Ressources Harmony offre à la fois des formations théoriques et pratiques sur site, qui sont formatées spécifiquement pour répondre à chaque demande. « Notre démarche est double : elle consiste à expliquer les nouvelles dispositions et surtout à les adapter au terrain. Nous aidons les équipes à les mettre en œuvre en prenant en compte les moyens à disposition». Au total, Dental Ressources Harmony a réalisé la formation de 292 personnes au sein des centres de santé sur le deuxième trimestre 2010. Un des organismes de formation actif dans ce domaine, Dental Ressources Harmony vient ainsi dʼintervenir en Pays de Loire et dans la région Nord pour accompagner plusieurs centres de santé. Le premier devait évaluer les risques infectieux, mettre aux normes la chaîne de stérilisation et appliquer la traçabilité des dispositifs médicaux. Avec son module de formation « chaîne de stérilisation et traçabilité », suivi par 24 personnes, Dental Ressources Harmony a favorisé la mise en place des procédures et des protocoles associés ainsi que lʼauto évaluation et BRÈVES La HAS recommande le sel fluoré Mimie Mathy en dentiste « ange gardien » ? Plus dʼun tiers des enfants de 6 ans et plus de la moitié des 12 ans sont touchés par la carie dentaire, constate la Haute Autorité de santé, chargée par le ministère de la Santé dʼévaluer les différentes stratégies de prévention. La HAS préconise notamment lʼutilisation, pour lʼensemble de la population, du sel iodé et fluoré en cuisine. Chez les enfants à risque carieux élevé, la HAS incite les professionnels dentaires à réaliser les actes de prophylaxie « qui ont prouvé leur efficacité », comme le scellement des sillons et lʼapplication de vernis fluoré. La profession de dentiste nʼest pas si souvent incarnée à lʼécran. Ce sera pourtant bientôt le cas lors de la sortie du film “Trois filles en cavale à la campagne” que les trois comédiennes Mimie Mathy, Michèle Bernier et Isabelle de Botton tournent en ce moment. Isabelle de Botton incarne Mirabelle, lʼassistante de Joëlle (Michèle Bernier), qui serait, dʼaprès le script, “une vraie naïve qui va découvrir lʼamour à la campagne”. Quant à Mimie Mathy, dont la série « Joséphine, ange gardien », ne cesse dʼavoir du succès, elle incarne Vicky, “une dentiste coincée, très tailleur Chanel”. A suivre donc Les 33 Mineurs chiliens miraculés : des complications dentaires L’ADF signe une convention de collaboration avec la Haute Autorité de Santé Lʼodyssée des 33 mineurs chiliens sauvés le 13 octobre 2010 après être restés bloqués pendant 69 jours sʼest finalement bien terminée sous lʼœil des caméras du monde entier. Lʼétat de santé général des mineurs sʼest révélé à leur sortie “plus que satisfaisant”, hormis un cas de pneumonie et deux cas dʼinfections dentaires assez sévères. Preuve sʼil en était besoin que la santé dentaire nʼa pas de prix. Deux des 33 miraculés ont du subir une “intervention chirurgicale dentaire sous anesthésie générale” une fois à lʼair libre. LʼAssociation Dentaire Française (ADF) a signé en Juillet 2010 un accord de collaboration avec la Haute Autorité de Santé (HAS) pour favoriser les bonnes pratiques de la chirurgie dentaire. Dans le cadre de cette convention conclue pour une durée initiale de trois ans, lʼADF a créé un Collège des bonnes pratiques regroupant, à part égale, le monde scientifique, le monde académique et le monde syndical. Favoriser un brossage régulier des dents : l’opération « Au bonheur des Dents » Recydent mène campagne pour le recyclage des déchets « historiques » Du 5 au 28 octobre dernier, plusieurs services et facultés dʼodontologie à Paris, Nantes, Nancy, Lyon se sont associés à lʼopération « Au bonheur des dents », lancé par Oral-B pour mieux toucher la cible des enfants. Les secrets de lʼhygiène bucco-dentaire ont été exposés à lʼhôpital Bretonneau à Paris, à la faculté dʼOdontologie de Nantes, de Nancy, et au Service dʼOdontologie des Hospices Civils de Lyon. 85 % des Français ne se brossent pas les dents correctement avec une brosse-à-dents manuelle, selon Oral-B. Recydent, crée par les fabricants, les importateurs et distributeurs de matériels dentaires, voici deux ans pour assurer le recyclage et la valorisation des équipements électriques et électroniques en fin de vie (générateurs de rayons X, aspirateurs, autoclaves, lasers, fours à céramique, vibreur-malaxeurs, réchauffeurs de cire,…) reprend les équipements dits « historiques » (vendus avant le 13 Aout 2005) gratuitement jusquʼ au 31 décembre 2010. 5 NEWSLETTER 1:NEWSLETTER COLLECTIVITE 10/11/10 11:12 Page 6 ACTUALITÉ rhumatologique apparait. Ce qui laisse penser que, de par sa nature, la pratique de la chirurgie dentaire induit des pathologies spécifiques, telles que lʼarthrose rachidienne ou lʼarthrose des doigts. Le vieillissement de la population peut également fournir une explication à ces affections. Ces chiffres, établis par la Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages femmes (CARCDSF), nʼavaient jamais été publiés jusquʼà présent, précise le Conseil de lʼOrdre. Ils fonctionnent comme un révélateur précis de la pénibilité de la profession et souligne la nature profondément manuelle (et la précision de geste) quʼexige la pratique du métier. Pénibilité du métier de chirurgiens-dentistes : les premières statistiques Chaque année, 150 chirurgiens-dentistes sur les 35.000 que compte la profession se trouvent en invalidité ou en inaptitude à pratiquer la profession. Les pathologies qui conduisent les chirurgiens-dentistes à stopper leur activité ont pour origine dans 25 % des cas des problèmes de rhumatologie, 20 % des cancers, 15 % à 20 % des pathologies neurologiques et 15 % des troubles psychiatriques. Dans un cas sur quatre, le motif BANC D’ESSAI Ecran de validation - identification du matériel PDA muni d’un code barre et d’un capteur RFID SMART SYSTEM Validation de la traçabilité par intervention méro de lot des anesthésiques ou le numéro du cycle de stérilisation des instruments. Ces informations sont compilées sur la base de données sécurisée puis réunies pour créer plusieurs types de documents : ■ un compte-rendu dʼintervention pour le dossier médical ou le correspondant, ■ un compte-rendu pour le patient reprenant toutes les informations du Passeport implantaire conçu par le CNOCD, ■ et différents courriers. La solution inclut également une automatisation de la gestion des retours de matériels en cas dʼéchec et la dépose dʼun implant. un dispositif global de traçabilité Pour des raisons de sécurité et de réglementation, la traçabilité est devenue une préoccupation importante pour la profession. La législation impose depuis 2006 une obligation de traçabilité pour les Dispositifs Médicaux Implantables (DMI). Elle définit notamment les données qui doivent figurer dans le dossier médical du patient. Depuis 26 janvier 2007, des règles de traçabilité sʼappliquent aussi aux implants dentaires. Pour faciliter la gestion quotidienne de ces opérations de saisie et de contrôle, automatiser leur gestion, faciliter le partage dʼinformation entre les différents acteurs du traitement implantaire (chirurgien, prothésiste, laboratoire de prothèse), Henry Schein et sa division implantologie CAMLOG proposent la solution Smart System, en association avec BeepNTrack. LE POINT DE VUE DE L’UTILISATEUR QUESTIONS au Docteur Eric Normand 1) Quels objectifs aviez-vous lors du développement de la solution ? Ergonomie, simplicité, rapidité et fiabilité. La solution actuelle, après la levée de beaucoup dʼécueils, correspond à nos attentes. Comment fonctionne Smart System ? Lorsque le chirurgien-dentiste fait une commande de matériel implantaire à CAMLOG, il reçoit en retour un bon de livraison portant un code-barres et les produits chacun muni dʼune puce RFID. En faisant lire lʼun et les autres par le PDA, le chirurgiendentiste ou son assistante vont pouvoir dʼune part contrôler que la commande est complète, mais également faire rentrer les produits dans le stock du cabinet pour leur future utilisation. Lors dʼune intervention de chirurgie implantaire, le praticien pourra lire la puce RFID des CAMLOG quʼil utilise (trousse dʼinstruments, implant, pilier), mais aussi, pour les autres produits et matériels – sʼil possède une imprimante adaptée – un code-barres contenant certaines informations comme le nu- 2) Vous utilisez la solution tous les jours, quels sont les bénéfices que vous avez constatés dans votre exercice ? Notre niveau de traçabilité est élevé, sans être chronophage. La traçabilité des DMI (implants et/ ou biomatériaux) et des DM prend maintenant moins dʼune minute ! Le risque dʼerreur dans les courriers aux correspondants est réduit à néant. Les assistantes sont ravies et donc moi aussi. 6