3 JUIN 2015 - Bonne chance a tous ceux qui

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3 JUIN 2015 - Bonne chance a tous ceux qui
MERCREDI 3 JUIN 2015
En route vers le dernier crash économique.
= Bonne chance à tous ceux qui voudront retirer leur argent p.2
= La Fed et les banques centrales n’arrêteront pas la dette de sitôt (Bill Bonner) p.4
= Embellie économique dans la Zone euro : pourquoi plus de QE ? p.7
= Dijsselbloem écrase l’optimisme sur un Deal grec : Flash crash du Dollar sur une montée
soudaine de l’Euro, carnage pour les Bunds p.8
= « Pour Michel Rocard, “la décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile” ! »
(Charles Sannat) p.11
= Olivier Delamarche et Pierre Sabatier : La Grèce arrivera-t-elle a rembourser ses dettes p.15
= Inutilité des conférences internationales sur le climat (Biosphere) p.16
= LES DIVISIONS DES CRÉANCIERS FONT OBSTACLE (François Leclerc) p.17
= L'économie, avec un zeste d'inflation ? (Bruno Colmant) p.19
= Le gaz renouvelable: clé de voûte d'un scénario 100% renouvelable ? (Benoit Thévard) p.20
= L'Arabie saoudite va afficher un énorme déficit budgétaire en 2015 p.26
= Comment la monnaie peut-elle disparaître p.27
= Les banquiers planifient en secret une réunion à Londres sur la «fin du cash» p.29
= L' Ultimatum p.32
= Défaut de la Grèce : La question n’est pas si mais …quand …. ! p.34
= Pourquoi la Chine est en train changer la donne mondiale p.35
= L’OCDE a nettement abaissé mercredi ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016 p.39
= Pourquoi le risque de « Grexit » agite les marchés p.40
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VIDÉO du JOUR
Martin Prescott : Quand le QE va tout va : 2 Juin 2015
La fête au village : L'assouplissement quantitatif
https://www.youtube.com/watch?v=_agcUQYXoUA
Société sans cash : la citation du jour
Publié le 1 juin 2015 par Olivier Demeulenaere
« Pour sauver l’euro, ils doivent sauver les banques. Mais les réserves des
banques, ce sont les dettes de tous les Etats membres. Etant donné que ces Etats
risquent la faillite comme en Grèce, le système bancaire est miné. La seule
façon d’empêcher l’effondrement des banques, c’est d’empêcher les gens de
retirer leur argent ».
Martin Armstrong, ZeroHedge, le 18 mai 2015
Bonne chance à tous ceux qui voudront retirer
leur argent
Phoenix Capital
Gains, Pains and Capital
Publié le 03 juin 2015
Il deviendra au fil du temps de plus en plus difficile de retirer votre argent du
système financier.
La raison en est la structure du système financier actuel. Comme je l’ai déjà
souligné, cette dernière est constituée ainsi :
1) La quantité totale de devises (billets et pièces) au sein de l’économie
américaine s’élève à un peu plus d’1,36 trillion de dollars.
2) Une fois qu’y est incluse la monnaie digitale déposée sur les comptes de
long et de court terme, nous obtenons un total d’environ 10 trillions de
dollars.
3) La monnaie disponible sur le marché boursier américain (actions et
sociétés cotées en bourse) représente plus de 20 trillions de dollars.
4) Le marché américain des obligations (argent qui a été prêté aux
corporations, aux gouvernements municipaux et d’Etat, et au gouvernement
fédéral) représente près de deux fois cette somme, avec 38 trillions de dollars.
5) Les instruments du marché du crédit (prêts immobiliers, créances
adossées à des actifs et papier commercial autre que la monnaie digitale
basée sur la dette) représentent 58,7 trillions de dollars.
6) Les produits dérivés dérégulés de gré à gré échangés entre grosses
banques et corporations s’élèvent à plus de 220 trillions de dollars.
La première chose qui saute aux yeux est qu’une grande majorité de la
monnaie présente au sein du système représente des prêts ou du crédit
digitaux (une dette non-physique).
Pour dire les choses autrement, la monnaie physique, ou le cash (les billets et
pièces que vous pouvez tenir entre vos mains) représente moins d’1% de la
monnaie qui existe au sein du système financier. L’une des plus grosses
inquiétudes pour la Réserve fédérale est de savoir ce qui se passerait si un
pourcentage suffisamment élevé d’investisseurs décidait de se tourner vers
l’argent liquide.
C’est précisément ce qu’il s’est passé en 2008 lorsque les déposants ont tenté
de retirer 500 milliards de dollars des fonds des marchés monétaires.
Un fonds des marchés monétaires s’accapare l’argent d’un investisseur pour
le placer sur le marché de la dette liquide de court terme et des garanties de
crédit. Ces fonds offrent un certain rendement aux investisseurs, tout en étant
extrêmement liquides (les investisseurs peuvent en retirer leur argent à tout
instant).
Voilà qui fonctionne très bien en théorie. Mais lorsque 500 milliards de
dollars se trouvent retirés (environ 24% du marché) en l’espace de quatre
semaines, le voile est vite levé sur la réalité du système financier : la monnaie
digitale n’est pas sécurisée.
Pour reprendre une métaphore, quand le papier commercial et les fonds des
marchés monétaires se sont effondrés, l’huile qui permettait au moteur du
système financier de tourner s’est asséchée. Presqu’immédiatement, les
engrenages du système se sont arrêtés.
Après que cela s’est produit, les banques centrales ont réalisé que leur pire
cauchemar pouvait bel et bien devenir réalité : si suffisamment
d’investisseurs et de déposants tentaient de convertir leur capital en argent
liquide, le système tout entier pourrait imploser.
En conséquence, la Fed et les agences de régulation cherchent à mettre en
place des politiques qui rendraient bien plus difficile pour les investisseurs de
se tourner vers la monnaie physique.
Si vous avez des difficultés à y croire, voyez les récentes régulations mises en
place par SEC pour interdire tout retrait dans l’éventualité d’une nouvelle
crise.
Ces régulations ont été baptisées Rules Provide Structural and Operational
Reform to Address Run Risks in Money Market Funds. En voici un
passage :
Sous cette nouvelle régulation, si le niveau de liquidité d’un fonds des
marchés monétaires passait sous la barre des 30%, le conseil de direction du
fonds pourrait à lui seul prendre la décision de suspendre temporairement les
rédemptions. Afin d’imposer ce blocage, le conseil de direction devrait
pouvoir prouver que c’est là dans le meilleur intérêt du fonds. Un fonds des
marchés monétaires qui imposerait un tel blocage devrait y mettre fin sous
dix jours, sinon plus tôt. Il serait impossible de voir imposer un blocage de
plus de dix jours sur une période de 90 jours.
Voyez aussi ceci :
Les fonds des marchés monétaires gouvernementaux seront sujets à de
nouvelles provisions en termes de frais et de blocages. En revanche, sous les
nouvelles régulations, ces fonds pourraient volontairement les adopter, à
condition d’en avoir préalablement informé leurs investisseurs.
http://www.sec.gov/News/PressRelease/Detail/P...ease/1370542347
En clair, si le système venait à se trouver en difficulté, les fonds des marchés
monétaires pourraient bloquer les flux sortants de capitaux pour une durée de
dix jours. Si le système financier était en bonne santé, il n’y aurait aucune
raison pour les régulateurs de mettre en place de telles réformes.
Ce n’est que la première étape de la stratégie guerrière de la Fed contre la
monnaie physique.
La Fed et les banques centrales n’arrêteront pas la
dette de sitôt
03 juin 2015 | Bill Bonner | La Chronique Agora
▪ Les marchés se comportent comme si on était déjà en été — flânant sans
grande ambition à la hausse ou à la baisse.
En attendant, nous contemplons… et essayons d’expliquer… ce que nous
faisons vraiment. Nous nous attendons actuellement à un violent choc
monétaire durant lequel le dollar — le dollar papier, physique — disparaîtra
quasiment. Mais pourquoi ?
Comme vous le savez, nous avons tendance à prendre la défense des
perdants… aussi bien que des benêts, des dipsomanes et des romantiques
impénitents. En ce moment, nous sommes debout pour les jeunes, les pauvres
et tous ceux qui ont été meurtris et handicapés par la bulle du crédit.
Ce n’est pas que nous sommes un saint ou une
bonne âme. Nous essayons simplement de gagner
notre vie, comme tout le monde. Mais nous venons
d’une direction différente de la plupart. Quasiment
tous les décideurs ont le même penchant : ils veulent voir la fête du crédit se
poursuivre. La banque centrale américaine a déjà "investi" (si c’est le terme
approprié pour le fait de jeter de l’argent par les fenêtres dans une futile
tentative d’empêcher l’avenir de se produire) 4 500 milliards de dollars pour
protéger l’argent des élites. Cet argent a été multiplié, grâce aux politiques de
taux zéro, pour atteindre quelque chose comme 12 000 milliards de dollars de
gains boursiers… et plus encore en gains obligataire et immobiliers.
Naturellement, les gens qui possèdent ces actifs — et qui, au passage,
fournissent des financements aux candidats présidentiels et autres — ne
veulent pas voir un nouveau film. Ils veulent la suite : "La Bulle du
Crédit V". Puis "La Bulle du Crédit VI". Et ainsi de suite.
Quasiment tous les décideurs
ont le même penchant : ils
veulent voir la fête du crédit se
poursuivre
Et le spectacle continue ! Ils achètent leurs candidats. Ils placent leurs
publicités. Les journaux qu’ils soutiennent transmettent leurs opinions. Leurs
entreprises brassent de l’argent sur les marchés, engendrant bonus, honoraires
et cours encore plus élevés. Et leurs économistes nommés à la gestion des
banques centrales suivent leurs ordres.
Nous ne nous en plaignons pas. Enfin, pas exactement. Nous attirons
simplement l’attention sur ces faits. Parce que nous pensons qu’il y a
beaucoup d’argent à perdre si l’on ne reconnaît pas ce qui est en train de se
passer… et peut-être un peu d’argent à gagner, aussi, en suivant
attentivement l’intrigue qui se déroule.
▪ La différence entre nous et les autres
La plupart des gens ne reconnaissent pas ce qui se passe parce qu’ils sont
payés pour ça. Comme nous l’avons souligné à de nombreuses reprises,
aucune banque centrale ne va embaucher un type qui pense qu’il doit
s’occuper de ses propres affaires. Peu d’investisseurs vont râler parce que le
film se termine bien. Personne ne sera nommé secrétaire au Trésor US en
citant le fameux conseil d’Andrew Mellon de "liquider les actions… etc".
Le système tout entier est biaisé à la hausse, causée par la bulle du crédit.
Quasiment personne ne veut que ça se termine. Sauf nous.
Est-ce parce que nous sommes plus intelligent ou
plus vertueux ? Pas du tout. Simplement, nous ne
sommes pas payé pour ignorer les choses. Nous
ne devons rien à l’élite… parce que nous ne
touchons pas d’argent de sa part. Notre business model (et peut-être aussi
notre nature contrariante) nous dit d’ouvrir les yeux et d’essayer de voir ce
que les autres ont manqué.
Nous ne sommes pas payé pour
ignorer les choses. Nous ne
devons rien à l’élite…
Oui, nous avons aussi des actions. Mais en termes d’importance, les plusvalues arrivent loin derrière notre désir de relier les points.
Depuis nos débuts en 1980, nous avons publié des centaines de rapports et de
recommandations d’investissement. Nous avons désormais des analystes et
des économistes dans 10 pays différents. Nos conseils sont publiés en
français, allemand, espagnol et portugais, en plus de l’anglais. Les conseils
sont-ils bons ? Les recommandations grimpent-elles ? Nous avons demandé à
un spécialiste externe de les étudier. La conclusion ? Certains sont excellents.
D’autres le sont moins. Certains de nos spécialistes semblent très bien s’en
tirer — plusieurs d’entre eux font bien mieux que le S&P 500 sur ces 10
dernières années. Peu d’entre eux, cependant, peuvent lutter contre la
tendance dans leurs marchés-cible. Par exemple, lorsque les matières
premières baissent, les analystes en matières premières tendent à être
entraînés eux aussi à la baisse. Quant à certains services, il a fallu les fermer
car les résultats étaient décevants… voire désastreux.
Notre expérience personnelle est similaire. Parfois nous nous en sortons bien.
Parfois non. Ce qui confirme généralement ce que nous savons de la manière
dont fonctionnent les marchés d’investissement : si vous avez de la chance et
si vous travaillez dur, vous pouvez faire un peu mieux que l’investisseur
moyen. Mais M. le Marché est toujours difficile à battre. L’Hypothèse des
marchés efficients — qui nous dit qu’il est impossible de faire régulièrement
mieux qu’une "marche au hasard" sur les marchés — exagère peut-être un
peu. Mais probablement pas beaucoup.
La suite dès demain…
Embellie économique dans la Zone euro : pourquoi
plus de QE ?
03 juin 2015 | Eberhardt Unger | La Chronique Agora
▪ L’indicateur Ifo mesurant le "climat" économique dans la Zone euro est un
indicateur avancé hautement estimé par les analystes financiers. Cet
indicateur signale un remarquable redressement. Au deuxième trimestre
2015, l’indice a atteint son niveau d’avant le déclenchement de la crise
financière mondiale, largement supérieur à sa moyenne sur le long terme.
L’évaluation de la situation et les données économiques à six mois s’éclairent
sensiblement.
Dans la Zone euro, la croissance économique devrait atteindre, cette année,
1,5% en termes réels. L’Ifo constate que l’activité économique dans la Zone
euro (ligne bleue sur le graphique ci-dessus) connaît une reprise déjà
perceptible. En 2015, on prévoit un taux d’inflation moyen de 0,6%, tandis
qu’à moyen terme, d’ici à 2020, la prévision est de 2%.
C’est l’Allemagne qui contribue principalement à cette
amélioration qui, graduellement, s’étend aussi aux trois
autres grands pays de la zone — France, Italie et
Espagne. L’évaluation de la situation est moins
favorable pour la Grèce, l’Irlande, l’Autriche et le Portugal. Dans tous les
autres états membres l’évaluation reste positive de façon générale.
C’est l’Allemagne qui
contribue principalement à
cette amélioration
▪ Attention au cours de l’euro…
Le PIB de la Zone euro s’est amélioré au premier trimestre de 0,4% par
rapport au dernier trimestre 2014. En Allemagne, le PIB a augmenté de 0,7%
au quatrième trimestre 2014 et de 0,3% au premier trimestre 2015. L’Espagne
(0,9% au premier trimestre), la France (0,6%), les Pays-Bas et le Portugal
(0,4%) sont au-dessus de la moyenne. La Lituanie, la Grèce et la Finlande ont
signalé une croissance négative.
Néanmoins, le secteur des exportations de la Zone euro pourrait souffrir dans
les mois qui viennent car la baisse du dollar américain n’a pas continué. Si
l’euro revient à son cours de la fin de l’année, l’avantage concurrentiel sur les
marchés mondiaux sera perdu.
Par ailleurs, quelques points d’interrogation subsistent quant au futur
développement économique américain qui pourrait se révéler plus faible que
prévu jusqu’à présent, et sur l’économie mondiale qui présente de nombreux
déséquilibres.
Cependant, au regard de l’index du climat des affaires
pour la Zone euro, la question se pose de savoir si la
politique monétaire ultra-expansive de la BCE est
toujours appropriée. Une politique de taux d’intérêts
zéro, de rendement obligataire extrêmement faibles et
d’achats d’obligations par la BCE pour 60 milliards d’euros chaque mois (ou
même plus) ressemblent beaucoup à une sur-stimulation.
La question se pose de
savoir si la politique
monétaire ultra-expansive
de la BCE est toujours
appropriée
On voit bien que cette politique monétaire n’est pas basée sur la moyenne de
la Zone euro mais seulement sur la situation des pays de la périphérie sud —
ce qui a pour conséquence d’avoir totalement arrêté tout effort de réforme de
la politique budgétaire.
▪ Conclusion
Depuis sept ans, l’indice du climat économique et les perspectives de
développement économique de la zone euro n’ont pas été aussi favorables.
L’essor économique devient déjà autonome dans certaines régions. Il serait,
dès lors, approprié de planifier une normalisation progressive de la politique
monétaire visant la neutralité, ni restrictive, ni expansive.
Dijsselbloem écrase l’optimisme sur un Deal grec :
Flash crash du Dollar sur une montée soudaine de
l’Euro, carnage pour les Bunds
Blog de la résistance 02 juin 2015
L’Indice USD dégringole soudainement ..
Poussé par aucun catalyseur fondamental ou news immédiate,
l’EURUSD monte (en cours d’exécution avec des stops à presque 1,1200)
envoyant l’indice USD dans encore un autre flash-crash ce matin …
alors que le carnage dans les bunds continue (+ 11bps à 65bps) …
.
entraîné par un pic au-dessus de 1.1100 pour l’EURUSD … (sommets à
1,1196 – 200 pips de plus que le plus bas)
Notez que Dijsselbloem écrase l’optimisme sur un Deal grec , disant
qu’un Deal » est théoriquement Non possible » ce Week end :
• DIJSSELBLOEM DIT que les CRÉANCIERS sont encore loin d’un
DEAL AVEC LA GRECE
• DIJSSELBLOEM indique que des progrès SUR LA GRECE sont
encore lent, INSUFFISANTS
Et au cas où il y avait un doute sur notre affirmation que les institutions ont
l’intention de briser le mandat de campagne de Syriza une fois pour toutes:
• DIJSSELBLOEM DIT que les créanciers ne RENCONTRERONT pas
LA GRÈCE
• DIJSSELBLOEM DIT que le GOUVERNEMENT GREC doit être
« honnête avec les électeurs » au sujet des finances
Comme pour le paiement du FMI vendredi, ça ressemble à un NON :
•
DIJSSELBLOEM DIT : UN DEAL AVEC LA GRECE
n’est théoriquement pas possible CETTE SEMAINE
Donc: défaut de Paiement au FMI le 5 Juin ?
Ou peut-être était ce juste une mêlée pour faire baisser l’euro après l’une
de ses plus fortes poussées de la dernière décennie.
Avec un carnage pour les Bunds … (2ème plus grand pic de rendement
depuis 2012)
Charts: Bloomberg
http://www.zerohedge.com/news/2015-06-02/dollar-flash-crashes-sudden-eur-spike
– resistanceauthentique
« Pour Michel Rocard, “la décroissance nous
conduirait tout droit à la guerre civile” ! »
Charles Sannat 3 juin 2015
Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !
Je suis atterré par l’incapacité de nos dirigeants à imaginer, à concevoir en
dehors des cadres établis de pensée admis.
Je suis frappé par l’incapacité de ces mêmes dirigeants à réussir à faire et à
proposer une grille de lecture et d’actions dans un monde qui est sans
croissance.
Cette intervention de Michel Rocard, ancien Premier ministre, s’inscrit dans
la droite ligne de ce que l’on peut attendre de nos « élites » actuelles. Aucune
imagination, des platitudes et évidemment des incantations inutiles à
l’expansion économique car pour Rocard, ce qu’il faut c’est, tenez-vous bien,
une politique « d’expansion économique »… Sauf que, encore une fois, la
croissance infinie dans un monde fini, cela implique une limitation physique
à la croissance telle que nous la connaissons et c’est bien là tout le problème.
Comment changer de modèle, comment changer nos sociétés ? Et c’est
justement lorsqu’une société atteint les limites de son propre modèle qu’elle
se retrouve face à son destin. Dans ces cas-là, l’Histoire nous enseigne qu’il
n’y a pas de demi-mesure ou de « motion de synthèse ». Soit la société
s’adapte à ses nouvelles contraintes… soit elle s’effondre et meurt.
Voilà le passage que je trouve le plus marquant de l’intervention de
Michel Rocard dans La Tribune
« Beaucoup d’écologistes voient dans la baisse de l’activité économique,
la « décroissance », une solution aux problèmes de la planète. Est-ce une
piste à suivre ?
Nous sommes dans une situation d’aggravation extrême des inégalités. La
pauvreté baisse dans le monde, en raison de l’émergence de nombreux pays,
mais elle augmente chez nous un peu en moyenne, et surtout s’exacerbe
beaucoup pour certains. Mon intuition, c’est que la décroissance
commencerait par intensifier ces inégalités, et nous conduirait tout droit à
quelque chose ressemblant à une guerre civile. Je ne comprends pas comment
certaines personnes intelligentes, ayant une sensibilité écologique, n’ont pas
intégré cela. La décroissance, ou bien on la subit, et c’est une catastrophe, ou
on la provoque, et c’est pire. C’est donc exclu. Pour des raisons d’ordre
public. »
Pour Michel Rocard, il n’y a donc aucun autre chemin que la croissance et
l’expansion économique pour éviter ce qui s’apparenterait à une forme de
guerre civile. D’ailleurs, sur ce point précis, j’aurais tendance à partager le
même avis que lui. Les tensions économiques ne peuvent qu’aboutir, dans un
pays fracturé, communautarisé, à l’exacerbation des tensions sociales.
Dès lors pourtant il faut se poser deux questions. La première c’est que
d’accord, il nous faut de la croissance mais si elle ne vient pas, comme c’est
tout de même le cas depuis 2007 soit 8 ans d’attente du retour de la sainte
croissance ? À ce niveau-là, c’est « sœur Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu
rien venir » !! Alors comment fait-on quand même, sans croissance, pour
éviter la guerre civile ? Ce serait je trouve assez responsable que d’initier
cette réflexion fondamentale.
Ne pas confondre la décroissance et la déflation !
La deuxième question que l’on doit se poser c’est justement sur la
décroissance. Michel Rocard fait, à mon sens, une immense confusion. Il n’y
a pas de chaos en consommant moins. Demander aux fabricants de fabriquer
durable, réparable, « upgradable », ce n’est pas faire le lit de la guerre civile.
Mettre en place une fiscalité environnementale où chaque produit paierait une
taxe en fonction de son empreinte écologique, ce n’est pas non plus attiser la
haine entre les Français… Lutter contre l’obsolescence programmée, ce n’est
pas faire vœu de pauvreté absolue non plus.
Il ne faut donc pas confondre avec la décroissance qui est un terme assez peu
vendeur et que l’on peut remplacer par le terme fourre-tout « développement
durable » ou encore « simplicité volontaire ». Peu importe. Dans tous les cas,
notre société est basée sur un modèle de répartition de richesses créées
essentiellement via la notion de travail. Pas de travail ? Pas de salaire.
Le souci c’est qu’il n’y a pas de travail. Il y en aura d’ailleurs de moins en
moins et peu importe les politiques gouvernementales. En 1945, 60 % de la
population française était rurale et travaillait dans les champs. Aujourd’hui,
moins de 2 % de notre population active est nécessaire pour nourrir les 98 %
restant. Ces progrès techniques, cette automatisation, la mise en place des
tracteurs et des moissonneuses, ont permis des gains de main-d’œuvre
phénoménaux. Il se passe aujourd’hui, pour tous les autres secteurs, la même
chose que ce qu’il s’est passé dans le secteur précurseur de l’agriculture.
Ensuite, il ne faut pas oublier que la mondialisation, si elle a entraîné une
baisse de la pauvreté dans les pays très pauvres, s’est accompagnée d’une
hausse de la pauvreté dans les pays dits riches. Principe des vases
communicants. Ce que les autres ont gagné nous l’avons en partie perdu.
Enfin, Michel Rocard et l’essentiels de notre classe politique pour qui
finalement tout va très bien à titre personnel, oublie tout de même que la
décroissance est un fait quotidien pour des millions de nos concitoyens. Ce
n’est pas une idée ou un concept. C’est une réalité vécue. La décroissance
c’est le lot de nos 6,3 millions de chômeurs, c’est le lot d’une grande partie
des habitants des zones rurales totalement oublié par Paris qui préfère investir
bien souvent en pure perte dans les politique ultra couteuse et inefficace de «
la ville ». La décroissance c’est évidence pour nos concitoyens sans cesse
plus nombreux aux resto du cœur par exemple.
Alors Michel Rocard et tous les autres ont beau rejeter de toutes leurs forces
l’idée de décroissance, la réalité c’est qu’elle est déjà là et qu’il va falloir
qu’ils fassent avec, sinon effectivement ils risquent fort d’être balayés avec le
vent de l’Histoire.
Il est déjà trop tard, préparez-vous.
Grexit : mini-sommet de la dernière chance à Berlin
L’Europe est d’une intransigeance totale et veut faire boire le calice jusqu’à
la lie au peuple grec. Je ne peux pas comprendre que l’on sauve des milliers
des eaux (c’est normal) et que l’on laisse mourir les Grecs par manque de
soins faute d’argent.
La Grèce vit une crise humanitaire. Une crise humanitaire en plein cœur de
l’Europe.
Je ne me sens pas, à titre personnel, responsable de la dette de l’État.
Pourquoi un Grec devrait se sentir plus responsable des errements de sa
classe politique qu’un Français ou un Italien ?
Pourquoi l’Europe punit-elle autant la Grèce ?
Tsipras va subir une pression phénoménale de tous les Européens. S’ils ne
cèdent pas, alors ce sera la crise ouverte et peut-être la sortie de la Grèce de
la zone euro, sauf que légalement et juridiquement, la Grèce peut faire défaut
SANS sortir de la zone euro, et à la place des Grecs c’est exactement ce que
je ferais !
Charles SANNAT
Le Spiegel sous le choc : Washington poursuit sa coopération avec
Moscou !
Nous, les Européens, faisons preuve d’une naïveté absolument confondante !
Comment croire que les Américains sont « gentils » ? Ils suivent juste leur
intérêt et c’est d’ailleurs assez normal, on ne peut pas fondamentalement le
leur reprocher. Ce que l’on peut reprocher en revanche c’est l’attitude
suicidaire des Européens… Et ça, ça nous concerne directement.
Charles SANNAT
Chine – Ça ressemble bigrement à une bulle : le nombre hebdomadaire
d’ouvertures de comptes-titres atteint un nouveau record
Voilà qui commence bigrement à ressembler à une énorme bulle spéculative !
Les Chinois veulent tous s’enrichir avec des actions qui ne peuvent que
monter… Cela se passe exactement comme dans les États-Unis de la fin des
années 20 où tous les Américains voulaient leur part de la richesse boursière.
On sait ce qu’il advînt avec le krach de 1929.
L’appât du gain et le lucre produisent, depuis la nuit des temps, toujours les
mêmes catastrophes.
Charles SANNAT
VIDÉO ÉCORAMA. Explosion du chômage en avril, propositions de
Michel Sapin pour booster l’usage de la carte bancaire : tout ce qu’il faut
savoir (VIDÉO)
Comme chaque mardi, j’étais l’invité d’Écorama.
Pourquoi l’exécutif n’arrive-t-il toujours pas à stopper l’hémorragie du
chômage ? Quel est le plan de Michel Sapin pour doper les nouveaux moyen
de paiement ? Écorama du 2 juin, présenté par David Jacquot, sur
Boursorama.com.
Charles SANNAT
http://www.boursorama.com/actualites/explosion-du-chomage-en-avril-propositions-de-michelsapin-pour-booster-l-usage-de-la-carte-bancaire-tout-ce-qu-il-faut-savoir-video5f4b4f64fda4f35d16a1ae4622cb03d0
Pour voir ou revoir la vidéo, c’est ici
Olivier Delamarche et Pierre Sabatier : La Grèce
arrivera-t-elle a rembourser ses dettes
BFM du 1 juin 2015 juin 1, 2015/ Vidéos des éconoclastes /par Olivier Delamarche
Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, et Pierre
Sabatier, président de Prime View se sont penchés sur la dégradation de
l’économie grecque et sur les négociations de ses dettes avec le FMI
La Grèce est bien le principal risque sur les marchés administrés
d’aujourd’hui.
La Grèce peut-elle rester dans la zone euro après avoir fait un bras d’honneur
a ses créanciers.
20 à 25% du PIB sont sortis des banques. Un Bank-run massif.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-delamarche-vs-pierre-sabatier-12-lagrece-arrivera-t-elle-a-rembourser-ses-dettes-0106-542104.html
Quel est le bilan du QE de la BCE :
Le QE n’est pour rien dans le petit regain d’inflation c’est juste un effet
de base sur les matières premières.
L’absence de croissance dans l’ensemble des pays n’est pas inflationniste.
http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/olivier-delamarche-vs-pierre-sabatier-22-quelest-le-bilan-du-qe-de-la-bce-0106-542094.html
Inutilité des conférences internationales sur le climat
Biosphère 3 juin 2015
Les Conférences internationales sur le climat passées, présentes et futures ne
servent à rien. Nos dirigeants restent bloqués dans leurs croyances !
Démonstration :
1/2) Paris et Berlin affichent leur entente sur le climat (extraits du
MONDE du 20 mai 2015)
- Pour la chancelière Angela Merkel, ancienne ministre de l’environnement,
la « croissance durable » est une thème privilégié. (prendre la mal pour le
remède)
- Pour Fabius, les technologies pour lutter contre le réchauffement climatique
sont devenues moins onéreuses et les entreprises y voient un marché. (un
ministre technophile et libéral)
- La somme des engagements nationaux de réductions des émissions de gaz à
effet de serre ne suffira pas pour ne pas dépasser les 2°C. Or, un mécanisme
imposant aux pays de faire des efforts supplémentaires est politiquement
exclu. (politique des lâches)
- Un rendez-vous est envisagé en 2025 pour voir quels effets produisent les
mesures mises en œuvre en 2020. (remettre aux lendemains…)
- Les Etats s’étaient mis d’accord à Copenhague pour investir dans un fonds
vert 100 milliards de dollars chaque année à partir de 2020. A ce jour,
seulement 10 milliards ont été promis. (les promesses n’engagent même pas
ceux qui les font)
2/2) Sur l’excellent blog de Matthieur Auzanneau
Martin Wolf, maître analyste au Financial Times, la pythie de la City : « Je
crois qu'il est certainement déjà trop tard pour empêcher un réchauffement de
plus de 2°C. »
Alain Juppé : "Je vous recommande de voir le film Interstellar : on devrait
peut-être se chercher une autre planète !" Il a pouffé un peu.
Ali Al-Naïmi, ministre du pétrole saoudien : « Où serait l'Ouest aujourd'hui
sans le pétrole ? Les carburants fossiles domineront encore le mix
énergétique mondial jusqu'en 2040-2050. »
Liu Zhenya, président de la compagnie d'Etat en charge du réseau électrique
chinois envisage « un réseau omniprésent pour un village global harmonieux
avec ciel bleu et mer verte », capable d'acheminer l'énergie solaire à travers
les fuseaux horaires et les continents d'ici à 2050.
Laurence Tubiana, ambassadrice de la France chargée des négociations sur
le changement climatique : « Tout le monde veut un accord, mais un accord a
minima. »
http://petrole.blog.lemonde.fr/2015/05/25/le-climat-cest-cuit-pourquoi-la-conference-climatique-deparis-sera-un-succes/
LES DIVISIONS DES CRÉANCIERS FONT
OBSTACLE
par François Leclerc 3 juin 2015
Sous la pression du FMI, qui exige du gouvernement grec des mesures
propres à dégager un excédent budgétaire hors de portée mais permettant le
remboursement de la dette grecque – comme s’il voulait faire une
démonstration par l’absurde – les créanciers de la Grèce ont fini par dégager
une position commune et élaborer hier un plan. Le gouvernement grec en
avait fait autant la veille de son côté, mais les mesures prévues par les deux
plans, dont les détails ne sont pas connus, ne concordent pas. On croit
seulement savoir que, côté créancier, il aurait été admis le principe d’une
réaffectation des 10,9 milliards d’euros du fonds de recapitalisation des
banques, avec de permettre au gouvernement grec de faire face aux
échéances de juin et de juillet envers la BCE… Encore faut-il qu’il y
parvienne !
Le FMI développe une logique dans laquelle ses partenaires ne peuvent
s’inscrire : faute de nouvelles mesures drastiques, portant notamment sur les
retraites et la TVA, les créanciers européens de la Grèce doivent accepter une
inévitable restructuration de la dette grecque. Ne pouvant le reconnaître et
voulant repousser à plus tard l’inévitable, Angela Merkel et François
Hollande ont préféré reculer et durcir leur position afin de trouver un accord
avec Christine Lagarde, prenant à contrepied les tentatives de compromis de
Jean-Claude Juncker.
La séquence des évènements à venir est très indécise. Un rendez-vous a été
initialement annoncé entre Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker ce soir à
Bruxelles, mais d’autres participants se sont invités. Jeroen Dijsselbloem et
des représentants de la BCE et du FMI y participeront, comme s’ils se
surveillaient mutuellement ! La BCE tient sa réunion de politique monétaire
et a hier relevé le plafond des aides d’urgence aux banques grecques. Une
téléconférence des membres de l’Euro working group – l’organe technique de
l’Eurogroupe – doit avoir lieu également aujourd’hui. Le 18 juin serait la
nouvelle date butoir afin qu’une décision puisse être prise avant la fin de la
prolongation du plan de sauvetage, afin que son dernier versement puisse
intervenir. Trois échéances de remboursement du FMI pourraient quant à
elles être regroupées à la fin du mois. La confusion actuelle peut encore durer
plusieurs semaines…
Le plan des créanciers est-il à prendre ou à laisser, ou reste-t-il négociable ?
Après s’être mis péniblement d’accord entre eux, ceux-ci font silence à ce
propos, tout en se gardant de tout ultimatum, car cette question renvoie à
leurs propres divisions. Il était illusoire de scinder les négociations, afin de
repousser celles sur la dette, et si les Grecs n’ont pas réussi à imposer
qu’elles soient regroupées, le FMI est venu mettre son grain de sel et
l’imposer. Une seule déclaration éclaircit la position du gouvernement grec,
et elle n’est pas encourageante pour les plus hautes autorités : « Si l’accord
est mauvais pour le gouvernement, le peuple et le pays, il ne sera même pas
soumis au parlement… il y aura des élections », a déclaré Dimitris Stratoulis,
le secrétaire d’État aux Assurances sociales. C’est un avertissement sans
frais.
L'économie, avec un zeste d'inflation ?
Posté le 2 juin 2015 par Bruno Colmant
L'inflation redevient positive dans la zone euro. C'est une excellente
nouvelle. Si cette tendance se poursuit tout en gardant des taux d'intérêt
maintenus artificiellement bas au travers de l'assouplissement quantitatif de la
BCE, nous pénétrons dans un alignement astral favorable.
La perspective de l’inflation n’est pertinente que si elle réunit un consensus
politique et monétaire suffisant. C’est à ce niveau que se situe le cœur de la
crise de la zone Euro, à savoir le manque de consensus sur les modalités de la
politique monétaire entre les pays dont les devises ont été unifiées.
On commence d’ailleurs à distinguer, au niveau européen, deux courants de
pensées. Pour certains, une politique d’inflation minimale devient un objectif
de référence, avec son corollaire de politique léthargique, voire
déflationniste, caractérisée par un chômage élevé. Pour d’autres, l’inflation
ne devrait pas être un obstacle tant qu’elle n'atteint pas des niveaux
inquiétants.
D’ailleurs, on peut se demander si les États n’ont pas fait un calcul en deux,
voire trois temps, qui consiste à baisser les taux d’intérêt au plus bas, afin de
refinancer leurs dettes à des conditions exorbitantes tout en pouvant les
escompter auprès des banques centrales, avant de voir l’inflation déprécier
ces mêmes dettes et/ou permettre leur rachat à des conditions avantageuses,
et d’appauvrir ses citoyens par un impôt inflationniste lancinant.
Lorsque l’inflation surgira, elle causera un appauvrissement mais aussi un
défi à surmonter pour la population. Ce sera une sorte d’impôt implicite dont
l’Etat pourra rejeter la responsabilité politique de la cause.
Une autre interprétation serait que les États et les banques centrales inondent
l’économie d’argent en espérant entretenir la croissance de l'économie réelle
le temps nécessaire pour se désendetter Mais sera-ce suffisant pour faire
descendre le niveau des dettes publiques à un niveau acceptable ? C’est peu
probable.
Le gaz renouvelable: clé de voûte d'un scénario
100% renouvelable ?
2 Juin 2015 , Rédigé par Benoît Thévard
Depuis la sortie du rapport de l'ADEME "Vers un mix électrique 100%
renouvelables" et, en parallèle, les derniers déboires de l'industrie nucléaire,
l'idée d'une plus grande décentralisation de la production d'énergie fait son
chemin. Le rapport "choc" de l'ADEME ne parle pourtant que de l'électricité
qui ne représente aujourd'hui que 22% de l'énergie finale consommée en
France. Le reste -que l'on oublie un peu trop vite- c'est le pétrole (45%), le
gaz (20%), la biomasse et les déchets (9%) et le charbon (3%).
L'association NégaWatt a publié en 2011 un scénario -presque- 100%
renouvelables, toutes énergies confondues. C'est-à-dire -presque- zéro
fossiles (pétrole, gaz et charbon) et zéro fissiles (uranium) ! Vous en
conviendrez, le défi n'est pas tout à fait le même et les transformations à
réaliser sont énormes, tant dans les comportements que dans les
infrastructures, les réseaux d'échange, l'organisation des services et des
moyens de production. Il faut non seulement réduire de moitié la
consommation, mais également inverser les rôles: ce n'est plus à l'offre de
s'adapter à la demande, mais à la demande de s'adapter à l'offre puisque la
production d'énergies renouvelables est très variable lorsqu'il s'agit de
valoriser le rayonnement solaire et le vent.
Ce qui apparait comme le facteur limitant de la transition énergétique, c'est le
stockage. Jusqu'à présent, la seule technologie connue pour le stockage
d'électricité à grande échelle était la station de transfert d'énergie par
pompage (STEP). Situées en zones montagneuses, les STEP permettent
d'utiliser les surplus d'électricité pour faire remonter de l'eau en altitude grâce
à des pompes. Lorsque la demande augmente, il est possible de libérer
instantanément cette eau stockée pour la faire passer dans des turbines et
produire de l'électricité, avec un bon rendement global compris entre 70% et
85%. Ce système ne peut être mis en œuvre que dans les zones à fort dénivelé
et permettant le stockage de grandes quantités d'eau. Le coût est estimé entre
500 à 2000€/kW.
Source: http://www.connaissancedesenergies.org
Le gaz: vecteur clé de la transition énergétique
Le gaz offre des avantages précieux dans le cadre de la transition énergétique.
Pour le stockage et le transport d'énergie, le réseau de gaz est déjà existant,
bien réparti sur le territoire, et la France dispose d'une capacité de stockage
d'environ 26 milliards de mètres cubes (292 TWh), soit le tiers de la
consommation totale d'énergie finale prévue dans le scénario négaWatt 2011.
Jusqu'à présent, il était importé à 99% (en France) et principalement issu des
réserves fossiles (gaz naturel). Le gaz renouvelable, quant à lui, peut être
issu de trois filières distinctes. La première est la méthanisation de matières
organiques, technologie bien connue et mature, déjà exploitée
commercialement. Le biogaz est formé lors d'une digestion anaérobie de
déchets organiques ménagers, de l'agriculture ou de l'industrie.
La seconde consiste en une gazéification des matières ligneuses (notamment
le bois) qui permet d'obtenir un gaz "pauvre". Celui-ci, après une opération
de lavage et d'épuration, suit un processus de méthanation permettant
d'obtenir majoritairement du méthane.
La troisième filière permet de stocker l'électricité renouvelable lorsqu'elle
ne peut pas être consommée au moment de sa production. Le surplus permet
de faire une électrolyse de l'eau afin d'obtenir de l'hydrogène. Celui-ci est
ensuite combiné à du CO2 dans un processus de méthanation pour obtenir du
méthane.
Enfin, le gaz est très intéressant pour la diversité de ses usages. Il peut être
utilisé comme carburant (GNV), comme énergie pour la cuisson des aliments,
comme combustible pour le chauffage ou dans des centrales thermiques à
cogénération (électricité + chaleur). Pour toutes ces raisons, le gaz pourrait
devenir un élément structurant du mix énergétique pour les décennies à venir.
Les voies possibles de valorisation d'énergie primaire renouvelable en gaz
renouvelable. Source: http://eleves-ose.cma.mines-paristech.fr/2013/commentaires_news.php?
id=83
La méthanation du bois
La première centrale de ce type (puissance de 20 MW) a démarré en 2013 à
Göteborg (Suède) dans le cadre d'une étape de démonstration dont le coût
d'investissement est estimé à 800€/kW. La deuxième phase commerciale du
projet (80-100 MW) devrait démarrer en 2016. Une telle usine absorbera 500
000 tonnes de résidus forestiers par an (plus de 1300 tonnes par jour) pour
fournir 150 GWh de chaleur et 800 GWh de biométhane (de quoi chauffer
500 immeubles et faire rouler plusieurs dizaines de milliers de voitures).
Même si la technique est au point avec un rendement global supérieur à
65%, la principale difficulté de ce type d'installation, c'est
l'approvisionnement. Le dernier exemple en date était la centrale de
Gardanne qui a provoqué beaucoup de débats, puisqu'elle consommerait 885
000 tonnes de bois dont le tiers serait importé et le reste, 500 000 tonnes,
serait prélevé dans un rayon de ... 400 km ! Il faut donc s'interroger sur
l'échelle pertinente pour les unités qui consomment de la biomasse.
Usine Gobigas en Suède
La méthanation à partir d'électricité
Le principe consiste à réaliser une électrolyse de l'eau afin de produire de
l'hydrogène qui, lorsqu'il est combiné à du monoxyde ou dioxyde de carbone
(CO ou CO2) dans le processus de méthanation, permet d'obtenir du
méthane. Le coût de cette technologie est estimé entre 1500 et 2000€/kW.
C'est en Allemagne qu'a démarré la première production commerciale de
méthane à partir d'électricité renouvelable. Avec une puissance de 6 MW, elle
absorbe jusqu'à 28 GWh d'électricité par an pendant les pics de production,
pour produire 14 GWh de méthane (rendement d'environ 50%) pendant ses
4000 heures de fonctionnement annuel. Ainsi, l'usine démarre et s'arrête
plus de trente fois par mois lorsque le prix spot de l'électricité est très bas, ce
qui correspond aux périodes de faible demande. Le rendement est assez
médiocre, mais ce procédé aurait ce rôle essentiel de stockage du surplus
électrique.
Usine Audi E-gas en Allemagne
Toutes ces installations sont très pointues et requièrent un haut niveau
d'expertise et de technologie. Je fais plus souvent la promotion des solutions
low-tech à l'échelle individuelle, mais pour la gestion des réseaux et la
constitution d'un mix énergétique territorial diversifié, renouvelable, résilient
et décentralisé, la technologie semble incontournable.
Le gaz renouvelable est une source et un vecteur d'énergie particulièrement
intéressant pour de nombreuses raisons, notamment parce que son transport
et sa distribution sont déjà bien en place. Il reste à développer les moyens de
production et de consommation qui permettront un développement
harmonieux, raisonnable et soutenable de la filière.
L'Arabie saoudite va afficher un énorme déficit
budgétaire en 2015
Romandie et Afp 2 juin 2015
Ryad - L'Arabie saoudite va afficher un déficit budgétaire de l'ordre de 20%
de son PIB en 2015 en raison de l'effondrement de ses revenus pétroliers, a
indiqué mardi le Fonds monétaire international (FMI).
Les dépenses du gouvernement devraient rester élevées en 2015 en raison
d'un certain nombre de facteurs alors que les revenus pétroliers se sont
réduits, a expliqué une équipe du FMI après une visite dans le royaume. De
ce fait, (...) le déficit devrait atteindre environ 20% du PIB pour 2015, soit
quelque 130 milliards de dollars pour un PIB de 649 milliards.
Pour le FMI, la forte contraction des cours du brut a entraîné une réduction
substantielle des revenus pour l'Etat mais l'impact sur le reste de l'économie
est jusqu'à présent resté limité, en raison de l'importance des dépenses
publiques.
L'équipe du FMI a prévu une croissance de 3,5% cette année, équivalente à
celle de 2014, mais s'attend à un ralentissement à 2,7% l'an prochain.
Les prix du pétrole ont chuté de 115 dollars le baril en juin 2014 à 46 dollars
en janvier avant de remonter autour de 65 dollars.
Les revenus pétroliers représentent plus de 90% des revenus publics de
l'Arabie saoudite, le premier exportateur de brut au monde qui pompe 10,3
millions de barils par jour.
Le FMI a estimé en mai à plus de 100 dollars le baril le seuil nécessaire pour
équilibrer le budget.
Les experts du FMI n'ont pas évoqué le coût des campagnes aériennes
onéreuses que mène le royaume à la fois au Yémen contre les rebelles chiites
Houthis et en Syrie contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Les institutions internationales estiment que, pour financer le déficit public,
le gouvernement va devoir emprunter sur le marché financier pour la
première fois en 15 ans, en dépit de ses énormes réserves.
Ces réserves en devises étrangères ont chuté de 49 milliards de dollars durant
les quatre premiers mois de l'année, à 683 milliards à la fin avril, a indiqué
lundi le cabinet saoudien de consultants Jadwa Research.
Comment la monnaie peut-elle disparaître
Steve Saville
The Speculative Investor
Publié le 02 juin 2015
Les fluctuations enregistrées par le prix d’un actif n’entraînent pas de
transformation en termes de masse monétaire, bien que certains
commentateurs économiques et financiers semblent le penser. C’est en lisant
une analyse du déclin du prix du pétrole, dans laquelle il a été dit que des
centaines de milliards de dollars ont été éliminés de l’économie en
conséquence de cette évolution de prix, que j’ai pu me remémorer cette
erreur assez commune.
Les chutes des prix des actifs ont invariablement tendance à donner lieu à des
commentaires selon lesquels de grosses quantités de monnaie auraient été
détruites. Pour vous donner un exemple, lorsque les marchés américains des
actions et de l’immobilier se sont effondrés en 2008, nous avons pu entendre
certains comparer les le QE de la Fed au déclin des valeurs marché pour
montrer que les quantités de monnaie injectées dans l’économie par la Fed
étaient limitées en comparaison à la monnaie soustraite par le déclin des prix.
La conclusion de cet argument était que la création monétaire de la Fed ne
pourrait pas faire grimper les prix. En revanche, comme je l’ai expliqué à
l’époque, cet argument n’est pas valable – aucune unité monétaire n’a été
détruite par l’action des prix, et le QE de la Fed a généré une importante
addition monétaire qui a inévitablement entraîné une hausse des prix quelque
part dans l’économie.
En raison de la popularité persistante de l’idée selon laquelle une baisse des
prix génère un déclin de la masse monétaire et de la possibilité de voir cette
idée devenir plus populaire encore au cours du prochain marché baissier sur
les actions américaines, il est nécessaire de nous rappeler comment de la
monnaie peut disparaître au sein de notre système monétaire actuel. Je me
pencherai donc ici sur la Fed et la masse monétaire américaine, bien que les
mêmes concepts soient applicables à toutes les économies développées du
monde d’aujourd’hui.
La première cause d’une réduction de la masse monétaire aux Etats-Unis est
l’extraction de dollars par la Fed, ou l’inverse du QE. Lorsque la Fed conduit
une opération de QE ou monétise des actifs au travers d’une opération sur le
marché libre, elle achète des obligations à des négociants principaux. Ce
processus ajoute de la monnaie « couverte » à l’économie, c’est-à-dire qu’il
augmente la quantité de dollars dans l’économie en gonflant les comptes de
dépôt des négociants principaux auprès des banques commerciales et ajoute
une quantité de réserves équivalente aux dépôts détenus par les banques
commerciales auprès de la Fed. En vendant des obligations aux négociants
principaux, la Fed retire de la monnaie « couverte » de l’économie.
Une deuxième raison qui puisse expliquer la réduction de la masse monétaire
est la contraction du crédit des banques commerciales, qui peut se produire
en conséquence du remboursement volontaire de leur prêt par les clients de la
banque, par la demande de remboursement de la part de la banque, ou par la
vente de ses actifs par la banque. De la même manière, de nouveaux dépôts
bancaires (nouvelles unités monétaires) sont créés lorsqu’une banque accorde
un prêt ou monétise un actif, et les dépôts se contractent lorsqu’un prêt est
remboursé ou qu’un actif monétisé se trouve vendu.
En cas de défaut, la masse monétaire ne décline pas. Dans cette situation
particulière, la monnaie qui a été créée suite à l’accord d’un prêt demeure au
sein de l’économie.
La troisième raison pour laquelle la masse monétaire est susceptible de
décliner est l’effondrement d’une banque et l’incapacité pour ses déposants
d’obtenir leur argent par la vente de la société à une autre banque, l’assurance
gouvernementale sur les dépôts ou encore un plan de refinancement lancé par
la banque centrale. Pour autant que nous le sachions, une telle situation ne
s’est jamais présentée aux Etats-Unis sous le système monétaire d’après1971, bien que nous ayons pu en être témoins à Chypre.
Il n’existe pas de quatrième raison.
Les banquiers planifient en secret une réunion à
Londres sur la «fin du cash»
«Nous ferions mieux de garder l'œil bien ouvert
pour cette naissance d'une société sans argent
liquide qui vient beaucoup plus rapidement que
prévu. Pourquoi la réunion est-elle secrète?
Quelque chose ne sent pas bon par ici»
Par Paul Joseph Watson – Le 27 mai 2015 – Source InfoWar
L’économiste Martin Armstrong affirme qu’il est prévu une réunion secrète
sur la fin du cash qui aura lieu à Londres avant la fin du mois impliquant des
représentants de la BCE et la Réserve fédérale.
Armstrong, qui est connu pour avoir prédit avec succès en 1987 le crash du
lundi noir ainsi que l’effondrement financier de 1998 en Russie, a exprimé
avoir été choqué, qu’aucune information n’ait filtré sur cette prochaine
conférence.
«Je trouve extrêmement troublant d’être le seul à signaler cette
réunion secrète à Londres. Kenneth Rogoff, de l’Université de
Harvard, et Willem Buiter, l’économiste en chef chez Citigroup,
s’adresseront aux banques centrales pour préconiser l’élimination de
toutes les espèces pour permettre la venue du jour où vous ne
pourrez plus acheter ou vendre quoi que ce soit, sans l’approbation
du gouvernement», écrit Armstrong.
«Quand j’ai googlé la question pour voir qui d’autre l’avait signalé,
à ma grande surprise, Armstrong Economist vient en premier.
D’autres me citent, jusqu’à la Banque centrale du Nigeria. Je dois
encore trouver tous les rapports sur la réunion qui aura lieu à
Londres, mais mes sources sont internes.»
Armstrong attire d’abord l’attention sur la réunion prévue plus tôt ce mois-ci
quand il a révélé que des représentants de la Réserve fédérale, de la BCE
ainsi que des participants provenant des banques centrales suisse et danoise
seraient tous présents à une grande conférence à Londres à laquelle Kenneth
Rogoff de l’Université de Harvard, et Willem Buiter, l’économiste en chef
chez Citigroup, feraient des présentations.
Kenneth Rogoff, professeur d’économie à l’Université de Harvard.
«Nous ferions mieux de garder l’œil bien ouvert pour cette naissance d’une
société sans argent liquide qui vient beaucoup plus rapidement que prévu.
Pourquoi la réunion est-elle secrète? Quelque chose ne sent pas bon par ici»,
conclut Armstrong.
Les discussions et les avancées vers l’interdiction du cash ont surgi à
plusieurs reprises au cours des dernières semaines.
Willem Buiter, dont Armstrong prétend qu’il parlera à cette réunion secrète, a
récemment préconisé l’abolition du cash pour «résoudre le problème des
banques centrales de la planète avec des taux d’intérêt négatifs».
L’année dernière, Kenneth Rogoff a également appelé à l’abolition de la
monnaie physique afin de stopper l’évasion fiscale et l’activité illégale ainsi
que pour prévenir les retraits massifs d’argent lorsque les taux d’intérêt seront
proches de zéro.
«Une fois que l’argent n’existera plus que sur les comptes en banque,
supervisés ou même directement contrôlés par les gouvernements, les
autorités seront capables de nous inciter à dépenser plus quand l’économie
ralentira, et moins en cas de surchauffe.»
Sur un ton similaire, l’ancien économiste de la Banque d’Angleterre, Jim
Leaviss a écrit un article pour le Telegraph de Londres plus tôt ce mois dans
lequel il a dit qu’une société sans numéraire ne serait possible qu’en «forçant
tout le monde à passer uniquement par voie électronique à partir d’un compte
détenu par une banque agissant pour le gouvernement, qui serait surveillée,
ou même directement contrôlée par ce gouvernement».
Les grandes banques tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis traitent déjà le
retrait ou le dépôt de sommes d’argent modérément grosses comme une
activité suspecte. Des rapports ont été publié en mars sur la façon dont le
ministère de la Justice ordonne aux employés de banque d’envisager
d’appeler les flics quand des clients retirent 5000 dollars ou plus.
Willem Buiter, l’économiste en chef chez Citigroup.
Pendant ce temps, en France, de nouvelles mesures devraient entrer en
vigueur en septembre qui vont limiter les citoyens français pour faire des
paiements en espèces supérieurs à 1 000 euros. Armstrong suggère que la
police financière pourrait appliquer cette nouvelle loi par, «la recherche de
personnes transitant en train par la France juste pour voir si elles transportent
des espèces, dont ils vont maintenant se saisir».
Comme le note Armstrong, en interdisant le cash afin d’éviscérer le peu de
libertés économiques que les gens avaient encore pour éviter la politique
désastreuse de la banque centrale keynésienne, n’est rien de moins que du
totalitarisme économique.
«Dans l’esprit d’un tyran économique, l’interdiction du cash représente le
Saint-Graal, écrit Michael Krieger. Forcer la plèbe à adopter un système de
transactions numériques de la monnaie fiduciaire offre un contrôle total via
un suivi sans faille de toutes les transactions dans l’économie, et la capacité
de bloquer les paiements d’un citoyen impétueux qui oserait sortir de la
ligne.»
Via le blog http://www.jovanovic.com/blog.htm
Traduit par Hervé, relu par Diane pour le Saker Francophone
L' Ultimatum
Marc Fiorentino Morning Zapping 3 juin 2015
Cela a été tellement annoncé souvent qu'on a l'impression que le disque est
rayé. Mais il semble, je dis bien "il semble", que nous sommes, enfin,
proches du dénouement de cette tragédie grecque sans fin. Le FMI et les
Européens ont lancé un ultimatum: 48h pour accepter ou refuser un
compromis rédigé hier. Tsipras avait prévenu qu'il n'accepterait aucun
ultimatum.
Enfin la fin ?
TAKE IT OR LEAVE IT
Les événements se précipitent pour la Grèce. Je m’étais promis de ne plus
parler de la Grèce tant qu’un deal ou un défaut ne serait pas officiellement
annoncé. Il est vrai qu’on n’en peut plus d’annoncer que c’est le jour J, que
le compte à rebours a commencé ou que c’est le sommet de la dernière
chance. Mais il semble que le FMI et l’Europe soient aussi fatigués que
nous de ce feuilleton qui n’en finit pas. Ils ont décidé de faire une
proposition de deal à la Grèce. Encore une. Mais celle-ci a une spécificité,
c’est une offre « take it or leave it ». À prendre ou à laisser. Et l’ultimatum
expire ce vendredi.
ANGELA A LA BARRE
Un ultimatum que l'on va repousser une nouvelle fois? A priori non car
c’est la femme la plus puissante du monde, une fois de plus, qui a pris le
dossier en main. La proposition a été rédigée à Berlin, par Berlin, et
Merkel veut que ce soit réglé avant un sommet du G7 qui aura lieu toujours
à Berlin. Et les points d’achoppement restent nombreux. La réforme du
marché du travail, et notamment la capacité de licencier et le niveau du
salaire minimum, mais surtout la réforme des retraites avec l’exigence du
FMI et des Européens de l’abandon des retraites anticipées et un âge légal
de départ à la retraite repoussé. Entre parenthèses, c’est amusant de voir
que la France veut imposer à la Grèce des mesures dont on a nous-mêmes
cruellement besoin et que nous n’appliquons pas.
ENCORE UN JOUR J ?
Déjà des réactions de la Grèce. Tsipras qui a été exclu des réunions qui ont
mené à cette proposition de compromis avait prévenu : la Grèce
n’acceptera aucun ultimatum. Or c’est un ultimatum. Espérons qu’il
tiendra sa parole et que nous arriverons enfin au dénouement inéluctable de
cette tragédie grecque qui n’a que trop duré. Allez, je prends un risque
mais je pense que le compte à rebours a commencé et que nous nous
rapprochons du jour J. Rendez vous vendredi.
NOUVEAU DÉPART
Blatter n'a pas attendu longtemps.4 jours après sa réélection, il
démissionne. On se demande qui l'a appelé pour lui décrire les cadavres
qui allaient sortir de son placard s'il s'entêtait. Encore une victoire des
États-Unis. Et de Platini. Le futur président de la FIFA. Seule ombre au
tableau de Platini, incompréhensible si on pense qu'il est honnête, il a voté
pour le Qatar. Blatter parti, les "mondial" en Russie et au Qatar sont mal
partis. Tant mieux.
HARA KIRI MUNICIPAL
Triste histoire que celle d'un maire depuis 19 ans d'une commune de 5000
habitants qui se suicide car il ne supporte pas la honte des accusations sur
sa gestion catastrophique qui a plombé la commune avec une dette
abyssale.
DÉLIRE COMPLET
Si vous avez regardé les infos hier vous avez dû vous demander dans
quelle année et dans quel monde nous étions en voyant notre couple royal,
Hollande et Ségolène, recevoir le couple royal espagnol.
100000 EMPLOIS INUTILES ET FICTIFS
C'est, on le sait, la réponse du gouvernement aux 5.6 millions de chômeurs.
Ces 100,000 emplois fictifs vont coûter...700 millions d'euros par an selon
les Échos. 700 millions! Libérer les entrepreneurs ne coûterait que du
courage et permettrait la création de centaines de milliers de jobs.
ET DE TROIS
Trois banques ont relevé leurs taux de crédit immobilier en ce début de
mois de juin. Pas de quoi s'affoler mais un wake up call pour les
retardataires qui n'ont pas encore renégocié leur prêt hypothécaire.
DEPUIS LE TEMPS QUE JE L'ATTENDAIS
Dassault sort enfin son nouveau jet 5X. Il nous a été présenté, à nous les
clients, hier à Bordeaux. Il est parfait. Cabine élargie, huit personnes, un
rayon de 9630 kms un minimum pour ceux comme moi qui ont besoin de
relier régulièrement les grandes capitales du business. Il consommera 15%
de moins que ses concurrents et ça c'est important pour l'avenir de la
planète. Et en plus il ne coûtera que 45 millions de dollars. Trop content.
LA BONNE NOUVELLE DU JOUR
c'est que Facebook va ouvrir en France un centre de recherche sur
l'intelligence artificielle, la mauvaise nouvelle c'est que s'ils trouvent ce
qu'ils cherchent, on deviendra tous inutiles.
Défaut de la Grèce : La question n’est pas si mais …
quand …. !
Qui perd gagne Posted on 2 juin 2015 Publié le 2 juin 2015 par Olivier Demeulenaere
Les Dépôts du secteur privé dans le système bancaire grec plongent à un plus bas depuis environ
10 ans.
Le bank run grec vu par un témoin
Alors que les négociations entre la troïka et la Grèce s’éternisent et
qu’Athènes en est réduit aux tours de passe-passe pour ne pas déclarer le
défaut de paiement.
Les Grecs sont de plus en plus nombreux à retirer l’argent qu’ils ont à la
banque.
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Tom Winnifrith, qui s’est installé récemment en Grèce, en a fait
l’expérience vendredi dernier, et d’après ce qu’il vit, la Grèce fera
défaut durant cet été :
Vendredi était aussi le jour de paiement des retraites.
Mercredi et jeudi, on a rapporté que les Grecs avaient retiré 800
millions d’euros de leurs comptes.
Lorsque vous vous rendez dans une banque grecque, on vous donne un
ticket avec un numéro et vous attendez votre tour.
La banque compte environ 60 sièges, qui étaient tous occupés.
Il y avait également des gens qui attendaient debout, espérant recevoir
leur argent avant la fermeture de la banque à 14 h. (…)
Tom Winnifrith était le seul à déposer de l’argent.
Les petites municipalités dépensent leur argent aussi vite qu’elles
peuvent, jusqu’au dernier centime.
• L’État grec a demandé il y a quelques semaines à toutes les
municipalités de déposer leur argent à la banque centrale.
• Les municipalités savent que la fois prochaine il ne s’agira pas d’une
demande, mais d’un ordre.
• Mais d’ici là, tout l’argent accumulé aura été dépensé. (…)
Tout le monde sait que cela ne pourra pas durer indéfiniment et cela (le
défaut) arrivera probablement cet été. Les signes se multiplient. »
Pourquoi la Chine est en train changer la donne
mondiale
Jean-Jacques Netter Institut des libertés 3 juin 2015
Li Xi Ping le président chinois, veut que son pays redevienne la première
puissance économique mondiale. Pour y arriver il lui faut une monnaie de
réserve : le Renminbi. Sa devise représente déjà le tiers du commerce
extérieur en Asie devant le Yen japonais, le dollar US et le dollar HK.
Singapour, Taiwan et la Corée du Sud règlent maintenant l’essentiel de leurs
achats avec la Chine en Renminbi. Ils vont bientôt être rejoints par la
Malaisie, la Thaïlande et l’Australie. C’est pratiquement la même stratégie
que celle qui a été menée par les Etats Unis avec le Plan Marshall après la
deuxième guerre mondiale.
Pour qu’il n’y ait aucun doute sur leurs objectifs, la Chine va dépenser
160Md$ en 2015 pour renforcer encore les équipements militaires de l’armée
chinoise. Ce budget très important se compare aux 53Md$ que le Japon va
dépenser pour son armée pendant la même période. Il faut enfin développer
les infrastructures de communication : cela sera fait entre Kunming en Chine
et Bangkok en Thaïlande ; entre Kunming et Daka au Bangladesh et surtout
entre la Chine et l’Europe pour reconstruire la route de la soie dans le
ferroviaire et dans le maritime.
La Chine représente déjà 15% du PIB mondial, mais pratiquement rien en
matière de poids dans les indices boursiers mondiaux. Cela va changer et
incite à l’achat de fonds exposés aux obligations chinoises (les « Dim Sum
Bonds ») et aux actions chinoises dans les séances de baisse. La semaine
dernière une chute de 7,5% s’est produite en raison de la baisse spectaculaire
de Hanergy, un fabricant de panneaux solaires qui avait pour le moins une
comptabilité sportive…
En Grèce la partie de poker est terminée
Au lieu de se préoccuper de cette évolution, l’Europe s’occupe de la
Grèce. Elle doit rembourser en juin 1,6Md€ au FMI. Comme le pays a déjà
pillé les liquidités de toutes ses caisses de retraite, le pays attend le déblocage
de la dernière tranche de 7,2Md€ du plan de sauvetage européen. Plan
conditionné à des réformes d’ampleur que le gouvernement Tsipras se refuse
à mettre en place….
En Grande Bretagne, aucune étude ne montre à ce jour qu’une « Brexit »
(sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne) serait une bonne chose
pour le pays. Comme l’industrie ne représente que 8% du PIB, c’est
l’industrie des services et en particulier la City qui serait le plus touchée. Les
exportations vers Europe continentale représentent 15% du PIB. En
attendant, les chiffres de l’économie sont bien meilleurs que ceux de la
France et Londres croule sous les projets de gratte ciel, 70 tours sont en
construction contre une à Paris dont le projet est bloqué !
Même s’il, n’est pas du tout sûr que David Cameron arrive à faire modifier
les traités européens, il devrait au moins pousser les fonctionnaires de
Bruxelles à devenir un peu plus pragmatiques.
L’Allemagne d’Angela Merkel, de nouveau sacrée « femme la plus
puissante du monde » a depuis le début de la crise, pratiquement tout
accepté : la solidarité financière, le contrôle des budgets nationaux, l’union
bancaire et surtout le QE qui est un développement frénétique de la planche à
billets…. Il y a peu de chances que les allemands continuent de travailler
jusqu’à 68 ans pour que les grecs puissent partir à la retraite à 52 ans…
L’Espagne est devenue la championne de la croissance européenne. Les
mesures prises par le gouvernement ont dopé les exportations. Le chômage
recule, mais il reste un des plus élevés d’Europe. A l’issue des élections
municipales, il y a eu un véritable déplacement de la société espagnole vers la
gauche. On n’est plus du tout dans le bipartisme. A six mois des législatives
les électeurs ont lancé un avertissement à la droite. Il faudrait que le
gouvernement français comprenne bien que le pays est devenu le premier
concurrent de la France. L’Italie de son côté voit ses prix à l’exportation
augmenter plus rapidement qu’en France….
La France n’arrive plus à créer de richesse
En France les derniers chiffres du chômage pour le mois d’avril constituent
un constat malheureusement sans appel, alors que les conditions macro
économiques ont été plutôt favorables pour l’économie française. On est
toujours dans une reprise en trompe l’œil.
Il serait temps pour les fonctionnaires incompétents et dogmatiques qui nous
dirigent de comprendre que la création d’emplois ne se décrète pas. Quand on
se donne la peine d’écouter les chefs d’entreprise, on comprend bien que les
PME et les TPE profitent très peu du fameux « alignement des planètes » de
François Hollande. Toutes les petites entreprises qui n’exportent pas et
trouvent portes fermées dans les banques sont dans une situation précaire qui
n’incite pas une seconde à investir et encore moins à embaucher de nouveaux
collaborateurs. Bien évidemment, rigoureusement aucune mesure n’a été
prise pour rendre les contrats de travail plus flexibles. On peut bien sûr passer
son temps à créer des « emplois aidés » financés par de la dette et tourner en
dérision les « contrats 0 heure » de la Grande Bretagne qui représentent en
moyenne 25 heures de travail par semaine….
Dans le domaine des retraites on constate également que les syndicalistes des
régimes publics s’immiscent dans la gestion des caisses du secteur privé.
Leur programme est tout à fait clair : gel des pensions, forte hausse des
cotisations, report de l’âge de départ à la retraite à 67 ou 69 ans mais
uniquement pour le secteur privé ! Il faut saluer dans ce domaine le très
courageux combat de « Sauvegarde des retraites » mené par sa Déléguée
Générale Marie-Laure Dufrêche.
Tous les entrepreneurs courageux qui sont d’ailleurs en train de préparer leur
déclaration ISF le savent bien. Ils vivent le cauchemar de la fiscalité française
avec 10% de français qui paient 72% de l’impôt sur le revenu. S’ils veulent
éviter d’être ruinés il faudrait que leurs actifs leur rapporte au moins du 7%.
Rappelons que leur revenus sont déjà taxés à 64,5% (dernière tranche à 45%
plus cotisation Fillon à 4% plus CSG/CRDS à 15,5%)
Pendant ce temps, la Cour des Comptes continue de fustiger, une fois de plus
le gouvernement sur la hausse du déficit et de la dette en pointant les tours de
passe-passe comptables utilisés par Bercy. En particulier il y a une
mésestimation très importante d’une remontée des taux d’intérêts.
Aux Etats Unis le pays s’interroge sur la faiblesse de sa reprise. Jamais une
sortie de crise ne s’est traduite par une croissance aussi faible.
En attendant, la consolidation est à l’œuvre dans le semi conducteurs qui est
devenu un secteur où il devient impossible de survivre seul :Intel le numéro
un mondial rachète Altera pour 17Md$ soit un prix en hausse de 56% sur le
dernier cours de bourse. Avago propose 37Md$ pour absorber son concurrent
Broadcom. Freescale Semiconductor voudrait aussi racheter NXP
Semiconductors pour 17 Md$.
Dans le domaine des télécommunications, Juniper Networks ou Ciena
pourraient être rachetés par le suédois Ericsson qui doit essayer de protéger
ses parts de marché aux Etats Unis en face du nouvel ensemble
Nokia/Alcatel Lucent…
L’OCDE a nettement abaissé mercredi ses prévisions
de croissance mondiale pour 2015 et 2016
BusinessBourse et Le Figaro Le 03 juin 2015 à 15:00:29
L’OCDE a nettement abaissé mercredi ses prévisions de croissance
mondiale pour 2015 et 2016, tablant désormais sur 3,1% et 3,8% contre
4% et 4,3% prévus en mars dernier, et a appelé à accroître les
investissements pour stimuler l’économie mondiale.
“Le premier trimestre 2015 a enregistré la croissance la plus faible depuis
la crise“, indique l’Organisation de coopération et de développement
économiques dans ses “Perspectives économiques”, soulignant notamment la
“forte baisse” du PIB aux Etats-Unis et le ralentissement plus important que
prévu en Chine.
“La croissance mondiale devrait se renforcer en 2015 et 2016 mais restera
modeste par rapport à la période d’avant-crise”, souligne l’organisation, qui
regroupe 34 pays industrialisés.
“En zone euro, l’activité sera soutenue par des prix plus faibles du pétrole”
Pour les Etats-Unis, l’OCDE prévoit désormais une hausse du PIB de 2% en
2015 et 2,8% en 2016, contre 3,1% et 3% prévus lors des précédentes
prévisions publiées en mars. Après sa contraction au premier trimestre,
l’économie américaine devrait renouer avec la croissance grâce notamment à
“des conditions monétaires encourageantes”, “des prix de l’énergie plus bas”
et une “hausse du patrimoine des ménages”, même si le renchérissement du
dollar et la chute des investissements dans le secteur de l’énergie font peser
un risque, selon l’OCDE.
Pour la Chine, l’organisation anticipe désormais une croissance de 6,8% en
2015 et 6,7% en 2016 (contre 7% et 6,9% auparavant), un ralentissement par
rapport aux taux de croissance des dernières années. “En zone euro et au
Japon, l’activité sera soutenue par des prix plus faibles du pétrole, la
dépréciation des devises et des mesures monétaires”, estime l’OCDE.
Malgré tout, l’investissement, nécessaire pour créer plus d’emplois et donc
plus de croissance, se fait encore attendre, met en garde l’institution, qui
appelle à réduire les incertitudes, concernant notamment les politiques
fiscales aux Etats-Unis et au Japon, la position de la Grèce dans la zone euro,
ou encore les systèmes financiers dans les économies émergentes.
Source: lefigaro
Pourquoi le risque de « Grexit » agite les marchés
Pierrick Fay / Chef de service adjoint Marchés | Le 03/06 LesEchos.fr
Les investisseurs craignent une plongée dans l’inconnu en cas de sortie
de la Grèce de la zone euro.
« L’euro est fragile, si vous retirez la carte grecque, les autres vont
s’effondrer. » En février, Yánis Varoufákis avait averti Bruxelles du danger
d’un échec des négociations entre la Grèce et ses créanciers. Pendant des
semaines, la menace n’a pas vraiment touché des marchés financiers, alors
dopés par la politique monétaire de la BCE et la baisse de l’euro. Mais,
depuis quelques jours, elle semble de plus en plus prise au sérieux et les
investisseurs réagissent de plus en plus aux déclarations des uns et des autres
sur l’avancement des négociations en Grèce, entre comédie et tragédie. « Mercredi dernier, les marchés ont écouté les Grecs. Vendredi, ils ont écouté
les créanciers, » constate Tangi Le Liboux, chez Aurel BGC.
La raison ? « Le temps file avant la prochaine échéance de remboursement
de la Grèce et les discussions d’urgence deviennent chaque jour [ou chaque
nuit] une occupation », note Alberto Gallo, chez RBS. La Grèce doit
rembourser 1,6 milliard d’euros à ses créanciers en juin, dont 300 millions
vendredi au FMI. En juillet-août, la facture atteindra 6,7 milliards. Faute
d’accord, on ne voit pas comment Athènes pourra éviter le défaut de
paiement. De plus en plus d’investisseurs revoient donc en hausse le risque
d’un « Grexit ». Pour Lukas Daalder, chez Robeco, « la probabilité n’a
jamais été aussi élevée ». Avec des conséquences difficiles à évaluer à long
terme. « Les actifs à risque seraient déstabilisés par une sortie de la Grèce à
court terme », pronostique Lukas Daalder.
« Dangereux précédent »
« Le “Grexit” ne serait pas grave financièrement », reconnaît Eric
Turjeman, chez OFI AM, alors que le secteur bancaire de la zone a été en
grande partie nettoyé du risque grec. Mais, ajoute-t-il, « ce serait grave car
cela précipiterait la zone euro dans l’inconnu. Et on ne sait pas ce que le
marché pourrait faire. Les spéculateurs vont-ils attaquer l’euro, les dettes
espagnoles, italiennes ou françaises ? A l’opposé, si l’Europe accepte de
tirer un trait sur les créances, ce serait ouvrir la porte à Podemos en
Espagne et à tous ceux qui pensent que l’on peut s’exonérer de sa dette. »
Pour Paul Jackson, chez Source, « le principal risque serait que le marché
décide d’attaquer les pays périphériques, comme il l’a fait par le passé ». Au
total, juge Alberto Gallo, « le coût d’une sortie de la Grèce de la zone euro
pourrait être supérieur à celui de son maintien, en particulier parce qu’une
sortie forcée créerait un dangereux précédent si d’autres pays devaient se
retrouver sous pression dans le futur ».
Malgré tout, la montée du risque grec ne provoque pas vraiment de panique.
D’abord, parce que la BCE a rappelé qu’elle avait les instruments pour éviter
toute contagion. « Elle a les moyens de protéger des marchés vulnérables »
via ses rachats d’actifs, poursuit Paul Jackson. « Les spéculateurs voudrontils vraiment parier contre la BCE ? » Ensuite parce qu’un « défaut de
paiement ne veut pas dire un “Grexit” », rappelle Alberto Gallo. Athènes
aurait, en effet, un mois pour normaliser la situation. Enfin, parce que le « Grexit » pourrait au final être une bonne nouvelle, « en montrant les
conséquences d’une sortie de la zone euro qui seraient très négatives pour le
pays concerné », selon Julien-Pierre Nouen, chez Lazard Frères. Pour Lukas
Daalder, une telle issue pourrait permettre un « resserrement des rangs entre
les Etats membres qui auraient mis un terme une fois pour toutes à la
débâcle grecque ».