Feuille d`information trimestrielle de littérature comparée

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Feuille d`information trimestrielle de littérature comparée
SOCIETE FRANÇAISE DE LITTERATURE GENERALE ET
COMPAREE
Siège social : Université Paris-III Bibliothèque de littérature générale et
comparée 17, rue de la Sorbonne – 75230 PARIS Cedex 05
Feuille d’information trimestrielle de
littérature comparée
N° 48 – SEPTEMBRE 2011
Sommaire FIT
Informations pratiques ............................................................................................. 3
In memoriam .............................................................................................................. 5
XXe Congrès de l’AILC – Paris 2013………………………………………………9
Appels à contributions............................................................................................ 15
Colloques – Congrès - Séminaires ......................................................................... 37
Publications comparatistes..................................................................................... 49
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Informations pratiques
Marius-François GUYARD, auteur du premier « Que sais-je ? » (n° 499) paru
en 1951 consacré à la Littérature comparée, s’est éteint le 5 mai dernier dans
sa 91e année. Lire « In memoriam » p. 5.
Une cérémonie à sa mémoire aura lieu samedi 1er octobre 2011 à partir de 9
heures, Salle des Actes de la Sorbonne (avec les communications de Jean
Mesnard, Dominique Millet-Gérard, Pierre-Louis Rey, Pierre Brunel et Yves
Chevrel).
Agrégation
Un courriel de Véronique Gély, vice-présidente de la SFLGC chargée de
l’enseignement, informait courant mai les membres de la SFLGC d’un
changement important de calendrier : les propositions de programme pour
l’agrégation des lettres 2013 devront cette année être transmises aux
présidents de jurys le 7 octobre 2011.
-
-
La réunion de concertation pour le nouveau programme de
comparée (Agrégation 2013) a donc été avancée au vendredi 23
septembre, 16h (traditionnellement, elle se déroulait en janvier), en
Sorbonne (Paris IV), Galerie Claude Bernard, salle D 690, selon les
modalités habituelles : réunion réservée aux membres de la SFLGC
qui ne sont pas susceptibles de se présenter au concours de
l’agérgation.
Que ceux qui veulent bien proposer une question d’ensemble
envoient leur proposition par courriel à Véronique Gély
([email protected]) avant le 10 septembre 2011.
Quant à la journée d'agrégation sur le programme "Fictions du savoir,
savoirs de la fiction" , elle aura lieu le samedi 24 septembre, de 10h à 16h, en
Sorbonne (Paris IV), Galerie Claude Bernard, salle D 690 ; les interventions
suivantes sont programmées :
Anne-Gaëlle WEBER: problématique générale
Denise BLONDEAU: sur Goethe
Philippe JAWORSKI: sur Melville
Yvan LECLERC: sur Flaubert
NB : L'édition de Mardi de Melville d'abord proposée est épuisée, et
remplacée par une nouvelle édition dans la même collection "Folio",
3
commentée et préfacée par Philippe Jaworski. Georges Zaragoza, président
du jury de l'agrégation externe des lettres modernes, va faire publier au
Bulletin Officiel un rectificatif donnant cette nouvelle édition comme
référence.
Pour adhérer à la SFLGC ou renouveler votre cotisation pour l’année 2011,
et bientôt 2012 :
Envoyez un chèque à l’ordre de la SFLGC, à Lise Wajeman, 17 rue Henri
Chevreau, 75020 Paris.
[email protected]
2 tarifs :
− 30 euros pour les doctorants
−
40 euros pour tous les autres
N’oubliez pas de mentionner, dans votre courrier, votre adresse postale ainsi
que votre adresse électronique.
Le dernier numéro de la collection “Poétiques comparatistes” vous
parviendra à l’automne 2011.
Rappel concernant le circuit des informations au sein de la SFLGC
- Les programmes de colloques et journées d’études doivent être envoyés à
Vincent Ferré ([email protected]) pour être mis en ligne sur le site de la
SFLGC.
- Les appels à communications, les avis de soutenance et de publications sont
à adresser sous word à Anne Ducrey ([email protected]) qui les
insèrera dans la FIT et les transmettra dès réception à Vincent Ferré.
Bien entendu, des informations ponctuelles, autres que celles citées ci-dessus,
intéressant tous les comparatistes, peuvent faire l’objet d’un envoi
électronique en dehors de la FIT et du site. Auquel cas, veuillez les envoyer à
Anne Ducrey ([email protected]).
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In memoriam
Marius-François GUYARD (1921-2011)
Né le 18 mars 1921 à Paris, Marius-François Guyard s’y est éteint le 5
mai 2011, peu de temps après avoir fêté son quatre-vingt dixième
anniversaire. Il était depuis deux ans environ, avec Mme Guyard (qui y est
décédée à son tour le 31 mai), dans une maison de retraite au pied de la butte
Montmartre, tout près de son domicile, avenue Trudaine.
C’est dans ce bel immeuble familial qu’il m’avait reçu, en 1963, alors
que, jeune agrégé de lettres, j’étais à la recherche d’un sujet de thèse. Il avait
fait preuve de cette courtoisie, de cette générosité qui le caractérisaient, ainsi
qu’une droiture exemplaire qui a toujours fait mon admiration. Au sujet vaste
que me proposait Charles Dédéyan, mon directeur de recherche, des
« Orientations européennes chez Claudel » sur le modèle du livre de Fernand
Baldensperger, Orientations européennes chez Balzac (Champion, Bibliothèque
de littérature comparée, 1927), il me suggéra de substituer un sujet plus
précis, Orientation britannique chez Paul Claudel. L’auteur étudié lui était cher,
et cette orientation avait aussi été la sienne. Charles Dédéyan, avec lequel il
entretenait une relation de confiance et d’amitié, se laissa aisément
convaincre. Et ce titre fut celui de la thèse principale pour le doctorat d’Etat
que je soutins dans l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, en mars 1970,
devant un jury constitué de Charles Dédéyan, de Marius-François Guyard, du
grand claudélien Jacques Petit, de Jean Bourrilly et présidé par Marie-Jeanne
Durry, qui avait dirigé ma thèse complémentaire, une édition critique et
commentée de la première version de L’Echange, le drame « américain » de
Claudel.
Au cours des mois précédents, Marius-François Guyard, alors
recteur de l’Académie d’Amiens où j’enseignais la littérature comparée dans
la toute récente université de Picardie, m’avait reçu à maintes reprises, en me
donnant des conseils, en particulier des indications techniques, qui me furent
très utiles.
Comparatiste, Marius-François Guyard l’était dès l’origine. Elève à
l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, - où il avait été reçu premier en
1942 -, agrégé de lettres, il avait une formation classique et resta toujours
attaché aux langues anciennes. Mais sa parfaite connaissance de la langue
anglaise, affinée encore par un séjour de deux ans à Edimbourg comme
assistant (1947-1949), lui avait donné le goût de cette discipline encore neuve,
la littérature comparée, qui conciliait la culture classique, formation de base
indispensable, et la curiosité moderne.
5
Après avoir publié un livre sur le romancier anglais Charles Morgan
en 1947, Marius-François Guyard entreprit, sous la direction de Jean-Marie
Carré, une thèse principale pour le doctorat d’Etat, La Grande-Bretagne dans le
roman français, qui fut publiée et soutenue à la Sorbonne en 1954.
De 1949 (date de l’élection de Charles Dédéyan à la Sorbonne) à
1954, il avait enseigné comme assistant, puis comme chargé d’enseignement à
la Faculté des lettres de Paris, dans cet Institut de littératures comparées où
un peu plus de dix ans plus tard j’allais faire mes débuts, comme étudiant
puis comme assistant, institut fondé par Fernand Baldensperger en 1931,
dirigé depuis 1935 par son successeur Jean-Marie Carré et dont Charles
Dédéyan allait devenir à son tour le directeur en 1955. A cette date, MariusFrançois Guyard était passé de Paris à Nancy, où il exerça, pendant un an
seulement, les fonctions de maître de conférences.
Qu’il y ait eu pour ce comparatiste si convaincu et si actif une petite
déception, on croit le deviner et il s’exprima devant moi sans réserve aucune
quand je le revis pour la dernière fois l’hiver dernier, lors de ma longue et
émouvante visite dans la maison de retraite montmartoise. Il me parla alors,
comme il ne l’avait jamais fait devant moi, des fondateurs de la discipline au
XXe siècle, des organisations internationales au sein desquelles il avait joué
un rôle très actif avant de prendre ses distances, de la difficile succession de
Jean-Marie Carré.
Le goût de l’étranger demeurait en lui intact, et la suite de sa carrière
le prouve. Alors qu’il avait été dès sa sortie de l’Ecole Normale chargé de
mission au Ministère des Affaires étrangères, en 1946, il partit en 1955 pour
Athènes où, pendant deux ans, il dirigea la section française de l’Université.
De 1963 à 1965 il fut Conseiller culturel à l’ambassade de France à Londres.
Entre temps il avait été professeur à l’Université de Strasbourg, mais
il s’orientait progressivement vers l’enseignement de la littérature française.
La « crise de la littérature comparée » en 1958, née de la confrontation entre
comparatisme français et comparatisme américain au Congrès de
l’Association internationale de littérature comparée à Chapel Hill, n’est sans
doute pas étrangère à cette orientation. Mais surtout les travaux personnels
de Marius-François Guyard portaient de plus en plus sur de grands écrivains
français : Lamartine, auquel il avait déjà consacré un livre en 1956 et dont il
allait être l’éditeur, dans la Bibliothèque de la Pléiade, en 1963, avant d’être
dans la même collection, en 1996, l’éditeur des Antimémoires et des Noyers de
l’Altenburg, de Malraux ainsi que des Mémoires du général de Gaulle, Victor
Hugo, avec une édition des Misérables, Claudel, auquel il allait consacrer entre
autres un volume important (Recherches claudéliennes, Klincksieck, 1963) et
une édition exemplaire des Cinq grandes Odes dans la collection de
l’Imprimerie Nationale dirigée par Pierre-Georges Castex (1990).
Claudel nous permettait de nous retrouver, au-delà du
comparatisme, mais aussi la Sorbonne, au fil de ses transformations. Il venait
d’être nommé professeur de littérature française à la Faculté des lettres de
6
l’Université de Paris (dite « l’ancienne Sorbonne ») quand j’y fus recruté
comme assistant, à la rentrée d’octobre 1965. Et c’est sous sa houlette que je
participai aux enseignements, alors tout nouveaux, pour les lettres modernes,
en particulier dans le cadre des enseignements de premier cycle remodelés
par la réforme Foucher et gérés, du côté comparatiste, dans le cadre du Centre
Censier alors tout neuf, par Jacques Voisine, son collègue et ami.
Après ses trois grandes missions rectorales (Montpellier 1967-1969,
Amiens (1969-1970), où il succéda à Robert Mallet, Strasbourg (1970-1976),
Lyon (1976-1980), il revint en Sorbonne, sans amertume, pour y redevenir
professeur de littérature française et comme si entre temps rien ne s’était
produit. Ni les fonctions administratives, ni la multiplication des universités
parisiennes (il choisit, comme Charles Dédéyan et moi-même Paris-Sorbonne
Paris IV) ne le gênèrent pour exercer avec la même foi et la même rigueur, et
dans une plénitude absolue, les tâches de professeur et de directeur de
recherches.
Quand, succédant à Jean Mesnard, je devins en 1982 directeur de
l’UER (puis UFR) de littérature française, il m’encouragea à la transformer en
UFR de littérature française et comparée, - ce qu’elle est encore aujourd’hui.
Quant vint l’âge de la retraite, francisants et comparatistes s’unirent pour lui
offrir, en 1992, un volume d’hommage, réunissant plusieurs de ses propres
textes, D’un Romantisme l’autre, dans la collection que j’avais fondée aux
Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, le tome IV des Recherches actuelles
en littérature comparée.
On trouvera dans ce volume de 310 pages, encore disponible, qui
s’ouvre sur une très belle photographie d’un visage lumineux d’intelligence
et de bonté, pas moins de trente études regroupées en douze sections, avec,
au centre, une question qui intéresse directement notre discipline : « SainteBeuve comparatiste ? » Il concluait en suggérant (p. 168) que le grand critique
du XIXe siècle « préfigure ces comparatistes en qui cohabiteront le
positivisme qu’on leur a tant reproché et le souci de construire ou du moins
de fonder un humanisme moderne ».
Cette cohabitation, il la connaissait bien, et elle était largement
illustrée dans le premier volume de la collection « Que sais-je ? » sur La
Littérature comparée, publié aux Presses Universitaires de France en 1951,
préfacé par Jean-Marie Carré, et dû à Marius-François Guyard. Son souci y
était d’ « exposer les méthodes et surtout les résultats d’une discipline encore
mal connue du grand public cultivé », à cette date, et de « marquer ses limites
du côté national comme du côté ‘mondial’, pour parvenir à une définition
aussi simple et aussi fidèle que possible ». D’une « science en devenir », il
saisissait les « causes de l’évolution », les perspectives futures, les
« améliorations souhaitables ».
Son livre même devait faire autorité, dans le second demi-siècle,
après avoir été revu par lui, puis, à sa demande, par Roger Lauverjat, et avant
de céder généreusement la place à celui d’Yves Chevrel en 1989, dans la
7
même collection, sous le numéro 499, et avec une préface qui était, cette fois,
de Marius-François Guyard lui-même. Il s’y montrait plus convaincu que
jamais, même s’il avait évolué vers l’étude privilégiée de la littérature
française, que « tout spécialiste d’une littérature nationale sait bien que dans
sa spécialité même les éclairages comparatistes sont indispensables :
comment parler des Contemplations sans évoquer Virgile et Dante, ou de
Malraux en ignorant Nietzsche et les poèmes sacrés de l’Inde ?»
Il gardait le souvenir des polémiques suscitées par la discipline, mais félicitait
Yves Chevrel parce que son nouveau livre « offre sereinement aux plus jeunes
une initiation, à leurs aînés l’occasion de se remettre en cause ». Et saluant
dans ce Que sais-je n°2 « le livre d’un maître », il le félicitait de placer les
réponses attendues de la littérature comparée « à l’horizon toujours », comme
le disait Paul Valéry de la poésie pure.
L’ensemble de l’œuvre de Marius-François Guyard mérite d’être
salué, au moment même où il vient de disparaître, comme l’œuvre d’un
grand maître, ouvert et prudent, mettant en garde comme les anciens Grecs
contre les risques de la démesure, riche d’érudition et d’une expérience
irremplaçable mais plus encore d’une vie spirituelle profonde et intense. A
propos de Lamartine, il écrivait qu’ « auprès de l’inspiré doivent toujours
œuvrer un artiste et même un artisan » (D’un Romantisme l’autre, p. 61). A
l’inverse, l’universitaire, l’enseignant, le chercheur gagnent à s’élever à une
telle hauteur.
Pierre BRUNEL
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XXe Congrès de l’AILC – Paris 2013
Les travaux avancent…
Le 15 juillet 2011, l’appel à communications dont vous trouverez le texte cidessous, a été mis en ligne sur le site de l’AILC :
http://www.ailc-icla.org/site/
Quant au site spécifique du congrès, il sera ouvert en septembre 2011.
Association Internationale de Littérature Comparée.
XXème Congrès, 18-24 juillet 2013.
Lieu : Paris Sorbonne (Paris IV)
http://icla-ailc-2013.paris-sorbonne.fr (ouverture du site :
septembre 2011)
Liste des universités et institutions partenaires de Paris Sorbonne : ENS
LSH Lyon, ENS Ulm, Institut Universitaire de France, Université d’Artois,
Université de Bordeaux 3, Université de Bourgogne, Université de FrancheComté, Université de Grenoble 3, Université de Haute Alsace, Université de
Lille 3, Université de Limoges, Université de Lyon 3, Université de Paris 3,
Université de Paris 7, Université de Paris 8, Université Paris Est, Université
Paris Ouest, Université Paris Nord, Université de Pau, Université de Reims,
Université de Saint Etienne, Université de Sarrebruck, Université de
Strasbourg, Université de Valenciennes.
Plusieurs autres partenariats en cours.
APPEL A COMMUNICATIONS
THEME DU CONGRES : LE COMPARATISME COMME APPROCHE CRITIQUE
Depuis la fin du XIXe siècle, les comparatistes ont mené une réflexion
continue sur la définition de leur discipline, ses domaines d’application, les
extensions possibles du champ de leurs recherches. A l’ère de la
mondialisation, le dialogue entre réflexions émanant de pays occidentaux et
théorisations émanant de pays extra-occidentaux enrichit et multiplie les
perspectives. Nous proposons de consacrer le XXe Congrès de l’AILC à une
interrogation sur ce qui fait la spécificité des méthodes comparatistes, en
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confrontant notamment leur emploi en littérature et dans d’autres disciplines.
Qu’apporte, à l’étude critique d’une question, le fait de procéder par
comparaison ? Quelles en sont les procédures légitimes ? C’est en présentant
les différents axes de recherche du Congrès sous la forme de
questionnements, plutôt que d’orientations figées, qu’une telle réflexion sur
l’apport du comparatisme à la critique littéraire permettra de mesurer les
mouvances et l’évolution de la discipline. Nous vous invitons donc à venir
débattre de ces questions à Paris à l’occasion du XXème Congrès de l’AILC, et
à soumettre une proposition qui puisse rentrer dans l’un des cinq axes
suivants :
AXES DU CONGRES (description complète des axes sur le site du congrès)
1) La littérature comparée : une science comparative parmi d’autres ? Aux
classiques interrogations sur les liens entre la littérature et les autres arts, et
entre la littérature et les sciences humaines, on souhaiterait ajouter un
questionnement sur les liens de la littérature avec les sciences dites « dures »
et une réflexion sur ce que la démarche comparatiste peut apporter à la
définition du concept même de « littérature ».
2) Comparables et incomparables ? Il s’agira de poser deux facettes d’une
même question qui porte sur la notion même de comparaison. D’une part,
existe-t-il des incomparables ? D’autre part, que peut apporter l’approche
comparatiste dans le cadre d’une étude monographique ?
3) Littérature comparée et traductologie : la traduction est-elle une approche
critique ? Par-delà son utilité immédiate, en quoi la traduction constitue-t-elle
une approche critique légitime dans l’étude d’un texte, et comment la
méthode comparatiste peut-elle en retour aider à mieux penser les tâches de
la traduction ? Quel rôle la traduction a-t-elle joué dans l’histoire des relations
entre l’Occident et le monde, et entre « centres » et « périphéries » ?
4) De nouvelles théories, pourquoi et comment ? Il s’agira ici de se demander
en quoi l’approche comparatiste peut favoriser l’émergence de nouvelles
théories dans le champ littéraire. Les relations entre littérature générale et
théorie littéraire ainsi que les rapports entre théories occidentales et théories
extra-occidentales feront partie de cette réflexion.
5) Au-delà des nations : aires linguistiques, continents littéraires,
mondialisation ? Quelles relations l’approche comparatiste, en tant qu’elle
cherche à penser de façon positive l’existence même des différences,
entretient-elle avec la « mondialisation » et le « village global », où les
différences culturelles peuvent sembler appelées à se confondre ? Les aires
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linguistiques, par-delà les frontières continentales, ont-elles une plus grande
légitimité à définir une identité littéraire que les critères culturels ou
géopolitiques ?
ORGANISATION DU CONGRES :
Deux types de sessions structureront l’organisation du Congrès :
- Des Sessions du Congrès, pour lesquelles les propositions se font
individuellement. Les auteurs des propositions soumettent, sur le site, en se
conformant aux indications données, une proposition qu’ils rattachent à l’un
des cinq axes du congrès.
- Des Groupes de Travail, pour lesquels les propositions sont faites au titre
d’un projet de groupe. Les auteurs des propositions souhaitent réunir des
participants autour d’un sujet lié à la problématique du congrès. Deux
formules de groupes de travail sont possibles :
• Des séminaires qui ont lieu dans la durée sur 2, 3, 4 ou 5 séances
• Des ateliers qui sont des séances ponctuelles (une séance sur un seul
jour, qui peut prendre la forme d’une table ronde).
Les auteurs des propositions indiquent s’ils souhaitent adopter la formule
séminaire (en indiquant le nombre de séances) ou atelier. Une séance = une
heure et demie.
Dans l’organisation des groupes de travail du Congrès, la priorité sera
donnée aux comités de l’AILC et aux universités-partenaires de ParisSorbonne.
DATES IMPORTANTES :
- Propositions d’un groupe de travail :
• Date limite de soumission de la proposition : 1er janvier 2012
• Annonce de l’acceptation des propositions de groupes de travail :
avril 2012
Propositions individuelles pour groupes de travail, reçues jusqu’au
1er juin 2012
Annonce par les responsables de groupes de travail de l’acceptation
de propositions individuelles faites pour leur groupe : octobre 2012
- Propositions individuelles destinées aux sessions :
• Date limite de soumission : 1er juin 2012
• Annonce de l’acceptation des propositions individuelles : octobre
2012
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SOUMETTRE UNE PROPOSITION :
Les propositions sont faites sur le site et rédigées en français ou en anglais.
Les propositions reçues hors délai ne seront prises en considération que dans
la mesure de la place disponible.
Toutes les propositions, qu’elles soient individuelles ou collectives, doivent
être faites sur le site en suivant la procédure indiquée :
http://icla-ailc-
2013.paris-sorbonne.fr
DROITS D’INSCRIPTION DU CONGRES :
Tarifs pour les membres de l’AILC :
- Inscriptions avant le 28 février 2013 :
(selon le taux en vigueur en juin 2011)
- Inscriptions avant le 30 mai 2013 :
- Inscriptions sur place :
135€/ soit, à titre indicatif, 197$
145 € / 211 $ *
180 €/ 263 $ *
Tarif plein pour ceux qui ne sont pas membres de l’AILC : 180 €/ 263 $ *
Tarifs réduit étudiants :
- Inscription avant le 28 février 2013 :
- Inscription avant le 30 mai 2013 :
- Inscription sur place :
50 €/ 73 $ *
85 €/ 124 $ *
110 €/ 160 $ *
Tarif « accompagnants » : 75 €/ 109 $ quelle que soit la date d’inscription.*
* Valeurs en dollars données à titre indicatif, selon le taux en vigueur en juin
2011
L’inscription se fera sur le site internet du congrès, à partir d’octobre 2012.
Elle se fera en euros, le taux de change appliqué sera celui de la date de
l’inscription (les valeurs en dollars ne sont données qu’à titre indicatif). Elle
sera close le 30 mai 2013 à 18 heures (heure GMT). Toute inscription après
cette date sera considérée comme une inscription sur place.
PROGRAMME DU CONGRÈS
L’essentiel du Congrès aura lieu au Centre Malesherbes de Paris-Sorbonne,
dans le 17ème arrondissement. La séance plénière du 20 juillet aura lieu dans le
Grand Amphithéâtre de la Sorbonne (rue des Ecoles, dans le quartier latin).
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Pour la répartition entre séances plénières et sessions parallèles, voir le
http://www.ailc-icla.org/site/
http://icla-ailc2013.paris-sorbonne.fr
programme mis en ligne sur
et à partir de septembre sur le site du Congrès 2013 :
HÔTELS :
Il sera possible de faire une réservation à partir du site internet du congrès.
http://icla-ailc-2013.paris-sorbonne.fr
Les réservations pourront également être faites directement auprès
des hôtels. A titre indicatif, voici quelques exemples de tarifs pratiqués par
des hôtels du quartier latin en juin 2011. Nous vous conseillons de prévoir
votre réservation d’hôtel à l’avance.
A propos du partenariat…
Ce Congrès 2013 est certes organisé par Paris Sorbonne, mais il a été présenté
et conçu pour être l’oeuvre des comparatistes français dans leur ensemble et
la vitrine de la vitalité des études comparatistes en France.
Un certain nombre d’universités et d’institutions a déjà répondu et se trouve
associé à l’organisation de ce congrès : ENS LSH Lyon, ENS Ulm, Institut
Universitaire de France, Université d’Artois, Université de Bordeaux
3,Université de Bourgogne, Université de Franche-Comté, Université de
Grenoble 3, Université de Haute Alsace, Université de Lille 3, Université de
Limoges, Université de Lyon 3, Université de Paris 3, Université de Paris 7,
Université de Paris 8, Université Paris Est, Université Paris Ouest, Université
Paris Nord, Université de Pau, Université de Reims, Université de Saint
Etienne, Université de Sarrebruck, Université de Strasbourg, Université de
Valenciennes.
Plusieurs autres partenariats sont en cours.
Vous souhaitez participer à cette grande aventure ? et nous avons besoin de
votre aide … Vous pouvez le FAIRE !
Les centres de recherche en littérature peuvent contribuer, pour un montant
de 1500 euros, à l’organisation budgétaire de la manifestation. En échange de
cette participation, ces centres bénéficieront :
13
-
de la présence d’un de leurs représentants au comité de pilotage du
Congrès
-
de la présence de leur logo sur les plaquettes de diffusion et
d’information internationales
-
de la possibilité d’indiquer, lors de la confection de leurs plans
quadriennaux, la participation à l’organisation d’un congrès
international de grande ampleur.
Pour ce faire, prendre contact sans attendre avec Anne Tomiche :
[email protected]
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APPELS À COMMUNICATIONS
1.
Colloque
organisé par l'Université d'Artois (« Textes et Cultures » avec le
soutien de l’IEFR), 14-15 juin 2012 : Le sacré en question : sujets
bibliques, sujets mythologiques sur les scènes du XVIIIe
siècle
Sans prétendre donner une définition qui trancherait entre les
diverses approches issues des courants sociologiques et religieux, notre
propos envisage d’appréhender le sacré dans toute sa complexité en cernant
les charnières, les moments où il s'écarte du contexte dogmatique et
liturgique chrétien, les glissements significatifs d'un « transfert de sacralité »1.
Le siècle des Lumières apparaît comme l'un de ces points nodaux : les
philosophes tirent parti de la critique biblique en plein essor au cours des
siècles précédents pour désacraliser les Écritures et à l'inverse, selon l'analyse
de Jean Starobinski2, le mythe serait sacralisé.
Sur la scène française en effet, le théâtre religieux suscite, de longue
date, des réactions controversées que cristallisent les débats autour du
merveilleux chrétien. Si les polémiques que soulève la mise en scène
contribuent au déclin de la tragédie religieuse du XVIIe siècle, suivant le
constat de Kosta Loukovitch3, les pièces à sujets bibliques ne disparaissent
pas pour autant des scènes musicales et/ou théâtrales du XVIIIe siècle,
comme en témoigne l'étude des répertoires. En cette période de transition, ces
œuvres d'inspiration biblique n'ont certes pas toutes abandonné le terrain
religieux pour gagner la sphère laïque ou profane. Il serait intéressant de se
demander lesquelles y sont plus ou moins parvenues et quels facteurs –
personnages ou épisodes choisis, genres ou scènes privilégiés – ont pu
favoriser une telle transformation. Quelles en sont les implications ? Quelles
finalités les auteurs poursuivent-ils de la sorte ? Il est évident que les
oratorios ou hiérodrames du Concert Spirituel diffèrent des pantomimes ou
1
Mona Ozouf, La Fête révolutionnaire 1789-1799, Gallimard, 1976.
Jean Starobinski, « Fable et mythologie aux XVIIe et XVIIIe siècles »,
Le Remède dans le mal, Gallimard, 1989.
3
Kosta Loukovitch, L'Évolution de la tragédie religieuse, Droz, 1933.
2
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mélodrames joués sur les théâtres des boulevards au début du XIXe siècle. Par
ailleurs, certaines scènes, dont celle de l'Académie Royale de Musique,
semblent plus propices que d'autres à représenter des mythes, ce que peut
notamment expliquer l'appareil scénographique, si prisé au XVIIIe siècle et en
constants progrès. Un sujet vétérotestamentaire et un sujet mythologique ne
seraient pas considérés comme équivalents, surtout lorsque les machines s'en
mêlent. Le Samson de Voltaire demeure interdit à l'Opéra tout en étant
partiellement joué, sans mise en scène, au Concert Spirituel, lors des trêves
pascales.
Nous interrogerons donc plus spécifiquement les interactions entre
la scène théâtrale et/ou musicale, tant du point de vue des genres que de la
scénographie, et les sujets issus de la Bible et de la mythologie, du XVIIIe au
début du XIXe siècle. Quelles sont les conséquences d’un traitement scénique
profane sur les sujets sacrés? Parallèlement, le langage du corps, théorisé par
l'abbé Du Bos, l'abbé Batteux, Condillac ou Diderot, pourrait-il de nouveau
sacraliser les mythes? En d'autres termes et pour synthétiser notre principale
interrogation, dans quelle mesure le langage scénique participerait-il à une
métamorphose du sacré, si métamorphose il y a ?
Pistes indicatives :
1- Les réécritures scéniques : le traitement sacré ou profane de sujets
ancestraux ; la portée des choix opérés par les auteurs (reprise de figures,
d'épisodes bibliques et mythologiques) ; les enjeux des diverses adaptations
d'un même sujet ; les différents genres investis selon les types de sujets (en
particulier les genres mineurs tels que le mélodrame, la pantomime, la
féerie...).
2- Les formes et les enjeux de la représentation : le rôle de la scénographie
(notamment les diverses formes de représentation des instances divines) ;
l'évolution des techniques de mise en scène et leurs conséquences dans le
traitement des sujets comme dans leur réception ; la répartition des pièces
bibliques et/ou mythologiques entre les scènes officielles (grands et petits
théâtres) et les scènes privées (notamment théâtre de société, théâtre
d'éducation, théâtre maçonnique) ; les liens qu'opèrent le public et les auteurs
entre les deux types de sujets.
3- L'histoire des idées : persistance et évolution du débat sur le « merveilleux
chrétien » ; l’influence des théories esthétiques sur le langage des sens, sur
l'art du tableau ; l'organisation et les réactions de la censure ; le rôle du
calendrier et des rites liturgiques ; les enjeux politiques et religieux.
16
Toutes ces pistes seront ouvertes aux analyses comparatistes qui pourraient
notamment apporter un éclairage européen à la scène française (études des
répertoires germaniste ou hispaniste par exemple) ou proposer une réflexion
sur les différentes formes d'expression du sacré (art pictural et art scénique,
conte et théâtre, etc.).
Sur le plan matériel, « Textes et Cultures », avec le soutien de l’IEFR, prend en
charge les nuitées, les repas du midi et le repas festif du premier soir. Les
déplacements sont à la charge des intervenants ou de leur centre de
recherche.
Merci de faire parvenir vos propositions de communication avant le 17 juin
2011 à Béatrice Ferrier ([email protected]). Elles seront
examinées par le comité scientifique : Christelle Bahier-Porte (Maître de
conférences, Université Jean Monnet, Saint-Etienne), Charles Coutel
(Professeur des universités, Université d’Artois, directeur de l’Institut
d’Etude des Faits Religieux), Isabelle de Peretti (Maître de conférences,
Université d’Artois), Evelyne Jacquelin (Maître de conférences, Université
d’Artois), Régine Jomand-Baudry (Professeur des universités, Université Jean
Moulin, Lyon III), Claudine Nédelec (Professeur des universités, Université
d’Artois).
2. CROSSROADS 2012 (Paris, 2-6 juillet 2012)
Organisé par l’Université Sorbonne Nouvelle avec le soutien de la
Commission nationale française pour l’UNESCO
Appel à contributions
Nous sommes heureux de vous annoncer que le 9ème congrès international
Crossroads in Cultural Studies se déroulera à Paris, en France, du 2 au 6 juillet
2012, sous l’égide de l’Université Sorbonne Nouvelle avec le soutien de la
Commission nationale française pour l’UNESCO.
Paris constitue un carrefour historique entre les cultures et les peuples. La
ville a notamment joué un rôle majeur dans le développement et la circulation
des travaux essentiels à la formation de l'imaginaire postcolonial. Dans le
prolongement de cette tradition de pensée critique et compréhensive, les
organisateurs lancent un appel à contributions, afin de poursuivre
l’exploration des multiples intersections entre culture, pouvoir et savoir, au
sein des Cultural Studies.
Le colloque se déroulera notamment à l’UNESCO, qui à l’échelle
internationale a toujours défendu la diversité culturelle et la différence. Ce
17
congrès sera l’occasion pour les Cultural Studies de jeter un regard
rétrospectif sur leurs propres évolutions, tout en initiant de nouvelles
perspectives intellectuelles.
•
12 INTERVENANTS PRINCIPAUX, RECONNUS AU NIVEAU
INTERNATIONAL ET VENUS DES CINQ CONTINENTS, prendront la
parole lors des sessions d'ouverture et plénières au cours de la conférence.
Parmi eux, Sarah AHMED, Marie-Hélène BOURCIER, Jeremy GILBERT,
Achille MBEMBE, Walter MIGNOLO, Bobby NOBLE, Phaedra
PEZZULLO, Françoise VERGES. Avec la participation de Stuart HALL et
Jacques RANCIERE (sous réserve).
•
DES
THÉMATIQUES
AU
CŒUR
DE
L’ACTUALITÉ
SCIENTIFIQUE. Tous les sujets concernant les Cultural Studies, en
particulier dans des domaines de recherche innovants, sont les bienvenus.
•
ENVOYEZ VOTRE PROPOSITION DÈS MAINTENANT VIA LES
FORMULAIRES EN LIGNE ! Les propositions sont attendues en anglais ; les
communications des non anglophones pourront être assistées d'un
facilitateur. Consultez les instructions et envoyez votre proposition de
communication via les formulaires en ligne sur www.crossroads2012.org
avant le 30 septembre 2011.
•
SOUTIEN DE L'ACS POUR PARTICIPER AU CONGRÈS DE 2012.
L'Association for Cultural Studies offre un petit nombre de bourses pour
permettre à des participants en provenance de régions sous-représentées à
l'ACS d'assister à la conférence, en couvrant les frais d’hébergement ou les
frais d'inscription.
•
HÉBERGEMENT AGRÉABLE ET PRATIQUE, au cœur de Paris et à
proximité des lieux où se tiendra le congrès. Un hébergement bon marché
sera également possible sur le site de la Cité Internationale Universitaire de
Paris.
•
N’HÉSITEZ PAS À DIFFUSER CES INFORMATIONS à vos
collègues et amis ! Nous espérons vous voir en 2012, à Paris !
Pr. Éric MAIGRET (Directeur du congrès) au nom des Comités Local et
National, Université Sorbonne Nouvelle, Paris.
Site Internet : http://www.crossroads2012.org
E-mail : [email protected]
Lignes directrices pour la soumission de sessions et de communications :
Cadre général
Les sessions durent 1h30, et sont composées idéalement de trois
communications. Les intervenants disposent de 20 minutes chacun pour
exposer leurs travaux, suivis d’une discussion et de questions/réponses. Il est
possible toutefois d’adopter un autre format adapté à la session.
18
Organiser une session
Les organisateurs de session sont invités à proposer des sessions
composées de 2 à 3 intervenants, d’un discutant et d’un modérateur. D’autres
formats de session sont également possibles, avec un minimum de deux
communications.
Les organisateurs sont encouragés à mettre en contact les participants avant
la conférence afin de faciliter les échanges pendant la session.
Pour les sessions comprenant plus de quatre communications, les
organisateurs doivent demander au Comité Scientifique de constituer des
sessions additionnelles sur le sujet, ou lui faire parvenir les communications
supplémentaires afin qu’il les ajoute à d’autres sessions existantes.
Il convient de donner un titre différent à chaque session supplémentaire
plutôt que de les numéroter (« … I » ; « … II »). Les organisateurs de la
session devront alors désigner une autre personne (éventuellement l’un des
intervenants) comme modérateur.
Sélection des sessions et des communications
Les organisateurs choisissent les communications de leur session. La
priorité doit être donnée aux communications présentant des perspectives
empiriques ou théoriques innovantes et qui n’ont pas été déjà présentées à
d’autres conférences.
Les propositions de communication sont sélectionnées à partir d’un résumé
de 100 à 150 mots. Cependant, les organisateurs peuvent demander le texte de
la communication dans son intégralité en vue de préparer la session.
Les sessions et leurs communications devront être soumises au Comité
Scientifique du congrès pour approbation. Les propositions n’ayant pas reçu
l’aval du Comité Scientifique ne seront pas intégrées au programme du
congrès.
Tous les organisateurs et participants (modérateurs, intervenants,
discutants) doivent s’inscrire au congrès, sous peine d’annulation de la
session ou de la communication. Sessions et communications seront
considérées comme « proposées » par le Comité Scientifique tant que les
participations n’auront pas finalisé leur inscription. Si les inscriptions ne sont
pas correctement effectuées, le Comité Scientifique fera les arrangements
19
nécessaires pour réorganiser la session avec d’autres participants. Une fois
l’inscription finalisée, la session passera du statut de « proposée » à celui de
session « confirmée ».
Dans le cas d’une communication comprenant plusieurs auteurs, chacun
d’entre eux doit impérativement s’inscrire au congrès.
Les sessions et communications proposées seront retirées du programme et
du site Internet fin mai 2012 si les participants n’ont pas complété leur
inscription.
Si, pour une quelconque raison, l’organisateur/trice d’une session ne
parvient pas à assurer sa tâche d’organisation, il/elle doit contacter au plus
vite le Comité Scientifique.
Proposer une session
Toute proposition de session doit être rédigée en anglais et doit comporter
les informations suivantes :
— le titre de la session,
— une présentation de la session de 150 mots maximum,
— la liste des participants sélectionnés (en précisant leur statut : modérateur,
intervenants, discutants), leurs adresses E-mail et les noms des institutions
auxquels ils sont rattachés,
— les présentations des communications de 150 mots maximum (en anglais).
Les participants dont les communications sont retenues recevront un Email du Comité Scientifique. Les sessions et communications apparaîtront sur
le site Internet sous l’étiquette « proposé(e) » et se verront attribuer un
créneau horaire.
Après inscription définitive des participants, le Comité Scientifique fera
parvenir aux participants un courrier signifiant l’acceptation de leur
communication. La mention « confirmé(e) » apparaîtra alors sur le site
Internet.
Proposer individuellement une communication
Il est possible de proposer des communications s’inscrivant dans une
session précise, ou à titre individuel.
20
Toute proposition de communication individuelle doit être rédigée en
anglais et doit comporter les informations suivantes :
— éventuellement, la session désirée,
— le nom de l’auteur(e),
— l’intitulé de la communication,
— une présentation de 150 mots maximum,
— son adresse E-mail et l’institution à laquelle il/elle est rattaché(e).
Le Comité Scientifique se chargera de transmettre les propositions de
communication aux organisateurs de la session.
Dans l’éventualité où une proposition de communication ne s’inscrirait
dans aucune session existante, le Comité Scientifique aura le choix entre
transmettre cette proposition aux organisateurs d’une session lui semblant
appropriée, ou organiser une nouvelle session spécifique.
Le Comité Scientifique publiera les communications retenues et la session
dans laquelle elles s’inscrivent par E-mail et sur le site Internet du congrès.
Ces présentations seront considérées comme « proposées » jusqu’à
l’inscription des intervenants.
Après inscription définitive des participants, le Comité Scientifique leur
fera parvenir un courrier signifiant l’acceptation de leur communication. La
mention « confirmée » apparaîtra alors sur le site Internet.
3. CONGRES TOURS-ORLEANS (PRES Val de Loire Centre) de
la Société française de littérature générale et comparée 2012 : « Critique et
création en littérature » ; dates :
du mercredi 3 octobre au samedi
6 octobre 2012 à Tours.
Principaux organisateurs locaux : le professeur et directeur du département
de littérature comparée de Tours, Philippe Chardin, les départements de
littérature comparée des universités de Tours et d’Orléans, l’équipe de
recherche de l’université de Tours « Histoire des représentations » (appelée à
se fondre en 2012 au sein d’une nouvelle équipe de Lettres, Langues et Arts
intitulée « Interactions culturelles et discursives »), le centre de recherche
« META » sur les littératures et les civilisations de l’université d’Orléans, le
Centre d’Etudes supérieures de la Renaissance de Tours.
Alors que, dans notre discipline, assez peu de travaux avaient été
jusqu’alors consacrés à la critique, l’attention des comparatistes semble s’être
21
davantage tournée, ces dernières années, vers des mises en rapport de
courants critiques ou d’œuvres critiques appartenant à des littératures ou à
des époques différentes. Le sujet proposé comporte évidemment une seconde
dimension comparatiste essentielle, une invitation à confronter, sous de
multiples angles, les domaines respectifs de la critique et de la création en
littérature, conformément à l’orientation depuis longtemps prédominante au
sein de l’axe de recherche en littérature comparée de l’université de Tours,
« Réception et création », puisqu’un tel intitulé revient en somme à prendre
pour objet d’étude un cas particulier d’articulation entre ces deux notions, la
place que tient et le rôle que joue dans la création littéraire la réception des
discours et des normes critiques. Le thème retenu induit donc une réflexion
portant sur un rapport complexe et fluctuant : de dépendance ou
d’insubordination, de complémentarité ou de conflictualité, d’éloge ou de
blâme, etc. Au florilège spectaculaire d’ « amabilités » dont des écrivains
célèbres n’ont cessé d’abreuver les critiques - on se bornera à rappeler deux
exemples illustres parmi bien d’autres : « La critique est au dernier échelon de
la littérature, comme forme presque toujours et comme valeur morale,
incontestablement. Elle passe après le bout rimé et l’acrostiche lesquels
demandent au moins un travail d’invention quelconque » (Gustave Flaubert,
Lettre à Louise Colet ) ; « Il faut rappeler que la plupart des critiques sont des
hommes qui au moment où ils allaient désespérer ont trouvé une petite place
de gardien de cimetière » (Jean-Paul Sartre, Qu’est-ce que la littérature ? ») s’opposera par exemple la fascination manifeste pour la vocation critique
qu’ont éprouvée d’autres grands écrivains comme Marcel Proust ou comme
Borges. On sera invité à accorder une attention particulière aux formes
intermédiaires : cas des œuvres mixtes, notion de critique créatrice, concept
de « fiction critique » récemment introduit, volonté d’abolir la distinction
même entre « critique » et « création » pour toute une partie de la modernité.
Un atelier sera consacré aux mises en fiction des rapports mutuels entre
écrivains et critiques (par exemple chez des auteurs comme Henry James,
comme Nabokov ou comme Enrique Vila-Matas).
En fonction notamment d’un certain nombre de collaborations
locales importantes, seront privilégiés plusieurs pôles chronologiques, qui
permettront d’envisager le rapport de prescription ou d’insubordination, les
décalages éventuels entre théorie et pratique, etc. au sein de grands courants
et de grandes époques de l’histoire littéraire : comparatisme seiziémiste et
comparatisme de l’âge baroque, qui bénéficieront de la participation de
l’important centre du CESR de Tours à l’organisation de ce Congrès ;
comparatisme dix-huitiémiste, la collaboration entre les universités d’Orléans
et de Tours étant déjà ancienne en ce domaine ; période de la fin du XIX°
siècle, domaine de spécialisation commun aux trois comparatistes de Tours
(atelier dirigé par Lucile Arnoux-Farnoux et par Sylvie Humbert-Mougin) ;
époque contemporaine, ce qui permettra par exemple de réfléchir au
phénomène actuel d’essaimage et d’affaiblissement des prescriptions du
22
critique traditionnel, qui tendent à être remplacées, soit par la démocratie
d’opinion indifférenciée des blogs, soit par le simple mercantilisme
publicitaire… ; atelier contemporain qui permettrait également de remettre en
chantier le thème de réflexion d’une journée d’étude intitulée « La littérature
comparée mène à tout, même à la littérature ! » qui s’était tenue à Tours il y a
quelques années et au cours de laquelle un certain nombre de comparatistes
par ailleurs écrivains avaient réfléchi à la manière dont avait pu s’opérer dans
leur propre cas l’interaction entre activités universitaires et activités
littéraires, entre écriture critique et écriture fictionnelle.
Sans que quelques communications monographiques, comparant en
particulier l’une à l’autre les deux parties respectives, « critique » et
« créatrice », de l’œuvre d’un seul grand écrivain soient exclues, on attendra
naturellement dans l’ensemble, pour un Congrès de littérature comparée
comme celui-ci, des propositions de nature plus synthétique.
La notion fédératrice qui a été retenue par la nouvelle équipe de
recherche de Tours qui apportera son soutien à ce Congrès étant celle
d’ « autorité », on souhaiterait qu’un certain nombre de communications - et
pas seulement dans le cadre de l’atelier d’Orléans « Critique littéraire, critique
du droit » dont le titre fait bien sûr tout de suite apparaître l’importance du
lien potentiel entre la notion d’autorité et l’intitulé du Congrès « Critique et
création en littérature » - s’interrogent sur cette dimension essentielle du rôle
de la critique.
Quelques spécialistes de la critique de renom ont d’ores et déjà
accepté de participer à nos travaux : Jean-Yves Tadié, Georges Forestier,
Jacques Le Rider, Yvan Leclerc, Philippe Dufour.
Les Presses universitaires de Tours – qui sont en plein renouveau
sous l’impulsion d’un directeur actif – ont manifesté un grand intérêt pour ce
Congrès et nous ont donné leur accord de principe pour l’édition des Actes ;
étant donné l’afflux probable des communications, il est à craindre que nous
ne soyons obligés de limiter la longueur des textes à 2O-22 OOO signes
environ.
Enfin, il paraît plus honnête de rappeler, avant l’envoi des
propositions, d’une part que, le total des communications étant forcément
limité, nombre de propositions ne pourront être retenues, les choix
s’effectuant souvent en fonction de critères de cohérence et d’équilibre global
au sein du Congrès qui ne mettent nullement en cause la qualité intrinsèque
des propositions non retenues et, d’autre part, que la part la plus importante
des frais de déplacement, d’hébergement et de restauration devra
malheureusement, comme toujours dans ces grands congrès annuels en
raison du nombre élevé d’intervenants, être laissée à la charge des
participants ou de leurs centres de recherche (il nous est impossible d‘être
plus précis à ce sujet tant que les résultats des demandes de subventions ne
sont pas connus).
23
Comité scientifique :
Les professeur(e)s de littérature comparée Karl Zieger (président de la
SFLGC), Robert Smadja, (professeur émérite de l’université d’Orléans), JeanPaul Engélibert (Bordeaux III), Florence Godeau (Lyon III), Anne-Rachel
Hermetet (Angers), William Marx (Paris X et précédemment Orléans),
Frédérique Toudoire-Surlapierre (Mulhouse) qui, d'une part, ont déjà noué
des liens plus ou moins étroits avec les universités organisatrices et qui,
d'autre part, se sont occupé(e)s de près des questions relatives à la critique,
ont accepté de faire partie de ce comité scientifique en compagnie de Jacques
Body, professeur honoraire de littérature comparée et premier président de
l’université de Tours, des 3 comparatistes titulaires actuellement en poste
dans cette université, Lucile Arnoux-Farnoux, Sylvie Humbert-Mougin et
Philippe Chardin et, pour les ateliers d’Orléans, d’Elena Gretchanaia,
professeure de littérature comparée à l’université d’Orléans et de Gabrielle
Vickermann-Ribémont, ANR jus littera d’Orléans.
Comité d’organisation : Marjorie Rousseau, Chloé Deroy (doctorantes),
Philippe Chardin, ainsi que les secrétariats des équipes de recherche
organisatrices.
Date limite d’envoi des propositions : 30 juin 2011 : 1 500 signes environ
+ une brève bio-biblio. A transmettre à Philippe Chardin par mail
([email protected]) ET en version papier à Philippe
Chardin, Département de Littérature comparée, 3 rue des Tanneurs, BP 4103,
37041 TOURS CEDEX 1 avec un double mail à Florence Godeau :
[email protected] Les communications seront limitées
à une durée maximale de 20-25 minutes.
Prière d’indiquer si votre proposition de communication a trait à l’un
des ateliers spécifiques proposés ou si elle se rattache simplement à
l’intitulé général du Congrès ; d’autres articulations seront établies plus
tard par les organisateurs quand ils répartiront celles des communications
retenues qui ne se rattachent pas à un atelier spécifique.
Ateliers organisés par Tours :
XVI° siècle-début du XVII° siècle ;
XVIII° siècle ;
fin du XIX° siècle ;
24
-
époque contemporaine (dont « La littérature comparée mène à
tout », etc.) ;
mises en fiction de la critique.
Ateliers organisés par Orléans :
critique littéraire, critique du droit ;
critique littéraire et écriture de soi.
Station to Station : Colloque international et nomade 1,
2 et 3 décembre 2011, organisé par les centres de recherches ILLE,
4.
CRESAT (UHA, Mulhouse) et le doctorat international Cultural Studies in
Literary Interzones (coord. Bergame, Italie).
Appel à contributions.
“Whether I shall turn out to be the hero of my life, or whether that station
Will be held by anybody else, these pages must show.”
Charles Dickens, David Copperfield
Sommes-nous tout à fait nous-mêmes ou tout à fait autres lorsque
nous nous installons dans un train ou lorsque nous entrons en gare? Ou ne
serait-ce là qu’une sensation factice, produit d’une consommation excessive
de mythes romantiques ou modernistes éculés? Ces lieux, espaces
relativement réduits et stables, qui existent aussi par leur atemporalité alors
qu’ils n’auraient pas de sens sans la vitesse et les trajectoires qui les traversent
et qui les portent, ont-ils un pouvoir singulier sur les comportements et les
imaginaires individuels ? Un recul épistémologique permettrait sans doute
aux philosophes comme aux historiens de positionner – ou de questionner le
positionnement – de tels espaces dans la vie urbaine et en termes plus
généraux, il s'agit de considérer la valeur de témoignage, de trace urbaine,
mais aussi d'étudier le patrimoine immatériel qu'ils aident à constituer.
La gare, le wagon, le train sont-ils architectoniques ?
En nous permettant de perdre un peu de la gravité qui nous
plombe, que ce soit dans une réalité high tech virtuelle, dans les chansons de
David Bowie ou dans des temps pré-machiniques (le poète Milton ne disait-il
25
pas déjà “The planets in their station list'ning stood.” Paradise Lost , VII,
563 ?), la station, comme le train, invite à la décélération des affects. La gare
devient alors un de ces lieux de flux et de transit, de mémoire autant que
d’oubli, point de fuite ou point d'entrée dans la ville, lieu de déplacements
des individus, des marchandises et des populations, une archive des traces de
nos rages passagères.
Phénomènes éminemment européens ( ?) occidentaux ( ?) - le
débat reste largement ouvert pour les historiens – la gare et le chemin de fer,
s’ils sont si constitutifs de nos cultures comme phénomènes économiques,
architecturaux, politiques et esthétiques, invitent aussi à des voyages
immobiles ou à l’envers, plutôt qu’à ceux qui nous mènent au bout, à
destination, au bout de nos désirs, au bout de la nuit. Nous voudrions tout
d’abord dans ce colloque en Humanités consacré à la gare et au wagon, les
reconsidérer d’abord pour ce qu’ils sont, des interzones : lieux clos sans l’être
vraiment, lieux sans frontière ou aux frontières mouvantes et instables, où la
loi et la société interrompent leurs propres règles, où s’établit tout un jeu
d’indifférenciations totalement artificiel, parfois obscène par l’intimisme
exacerbé qui s’y recrée. La gare peut en effet être un espace de désordre,
d'hétérogénéité mais aussi de brassage et de communications.
La gare c’est d’abord, dans la ville, une enclave ; et le wagon, dans
nos vies, un fantasme d’annihilation de l’Autre.
Nous invitons nos futurs conférenciers à étudier la gare et le
wagon (en littérature, en histoire, dans les arts visuels, et pourquoi pas
également en empruntant les rails de la philosophie) comme vecteurs
culturels et artistiques de l’obsolescence programmée de l’innovation
technologique à l’occasion de l’événement que représente l’arrivée de la ligne
TGV à Mulhouse Gare Centrale cet hiver. Pour les historiens, ce sera
l'occasion de les considérer dans leur rôle prépondérant dans l'évolution des
aménagements urbains
Et afin de joindre l’acte à la parole, ce colloque sera nomade et
privilégiera des propositions de performances universitaires. Mis à part
quelques interventions qui se feront sous les élégants lambris de la Société
Industrielle de Mulhouse (à quelques pas de la Gare) les ateliers, dans leur
grande majorité, se dérouleront principalement à bord d’un train. Et il nous
faudra emprunter des gares, des stations et des arrêts, sans itinéraire précis,
juste une destination incertaine à la recherche de nous-mêmes, pour des
allers-retours sans fin.
Mulhouse Terminus, mais personne ne descend !
Le comité organisateur.
26
Date limite de dépôt des propositions: 15 juin 2011.
Merci d’adresser vos propositions à
Didier Girard ([email protected] ou [email protected]),
Frédérique Toudoire-Surlapierre([email protected])
et Jennifer K. Dick ([email protected]) avant le 15 juin 2011.
Pour assister aux débats et réserver votre billet : contacter Jeannine Schneider
[email protected] + 33 (0)3 89336381.
5. Colloque du CERLI (Centre d’Études et de Recherches en
Littérature de l’Imaginaire), organisé par Anne Besson et Evelyne Jacquelin,
Université d’Artois (Arras), E. A. « Textes et Cultures », axe
« Poétiques
du
merveilleux :
fantastique, science-fiction, fantasy (littérature et arts
visuel) », 29-30 novembre 2012.
« Imaginer/Représenter ».
Poétique des genres et littératures de l’imaginaire ont déjà une
longue histoire commune, singulièrement contrastée : nulle part ailleurs peutêtre qu’en observant ces formes, aux limites internes et externes disputées, ne
ressort aussi clairement la tension constitutive de toute réflexion sur les
genres littéraires – entre d’une part la nécessaire théorisation surplombante,
les typologies classificatoires, volontairement contraignantes et donc chaque
fois remises en cause, et d’autre part les réalités pragmatiques de l’édition et
de la réception, qui peuvent certes prétendre refléter la vérité des pratiques et
des perceptions, mais dont la soumission aux aléas du temps et des modes ne
permet pas qu’elles constituent toujours un critère opératoire pour un
questionnement théorique, notamment d’un point de vue diachronique.
Dans la recherche littéraire française, l’importance tant quantitative
que qualitative des réflexions sur le « fantastique », dominées quoi qu’on en
ait par la proposition todorovienne, témoigne du statut de ce corpus comme
objet privilégié d’une approche poétique. Si Pierre-Georges Castex, Louis Vax
ou encore Roger Caillois avaient déjà largement désigné à l’attention une
forme de narration marquée par la réception des Contes d’Hoffmann en
France et caractérisée par l’inquiétante indécision des limites entre réel et
surnaturel, c’est bien l’Introduction à la littérature fantastique de Todorov qui,
27
par la séduisante rigueur de son tableau typologique des motifs et structures
d’un « imaginaire » ancestral en littérature, imprime la marque la plus
durable sur la réflexion critique consacrée à ces domaines. Bien que
constamment rediscutée ensuite par des propositions théoriques fortes
remettant en cause ses principes et contours, telles en France celles d’Irène
Bessière, de Denis Mellier ou encore tout récemment de Nathalie Prince, sa
distinction fondatrice entre « fantastique » et « merveilleux » comme lieux
respectifs d’une surnature suscitant le trouble ou recueillant l’acceptation,
s’est imposée comme une vulgate critique qui fait toujours référence dans le
discours scolaire, et demeure incontournable à l’orée de toute nouvelle
réflexion sur ces genres.
La science-fiction présente un cas de figure bien différent :
longtemps, et aujourd’hui encore largement délaissée par la critique
académique, elle s’est consacrée à un effort d’auto-définition passionné et
toujours repris de l’intérieur – émanant de ses lecteurs et producteurs souvent
confondus, pour renforcer l’image d’un genre de spécialistes, à la spécificité
aussi fuyante que férocement protégée. Le « sense of wonder », mis en avant
dès les origines de cette réflexion, renvoyait à la catégorie du merveilleux,
tout comme les distinctions typologiques du pionnier Darko Suvin (Pour une
poétique de la science-fiction, 1977) ; si les travaux récents de Richard SaintGelais et Irène Langlet présentent une volonté de se confronter à un
fonctionnement de la SF en tant que texte écrit et lu, venant compléter des
entreprises importantes sur l’histoire et le répertoire thématique du genre,
son articulation difficile aux autres formes de l’esthétique du merveilleux ne
semble guère avoir été problématisée. Ainsi, la SF doit-elle, au nom de son
refus d’un surnaturel inexplicable, être opposée à la fantasy, nouveau genre
hégémonique se positionnant comme l’héritier direct des traditions du conte
et du mythe ?
Ce tableau rapidement brossé témoigne de la dichotomie préjudiciable
qui sépare des champs de recherche pourtant voisins, alors même que les
acquis de l’histoire littéraire tendent à repérer des expressions mêlées du
fantastique et du merveilleux, depuis le Moyen Âge et la Renaissance
jusqu’au Romantisme. Il ne tient pas non plus compte des mutations rapides
connues par les genres de l’imaginaire ces deux dernières décennies –
évolutions pragmatiques des productions et de leur réception, qui imposent
que la réflexion s’y confronte. La place désormais occupée par une fantasy
d’origine anglophone, rebelle aux anciennes classifications, demande qu’on
repense les rapports entre ces différents modes d’expression de l’imaginaire
désormais déclinés à l’échelle de la mondialisation. L’importance prise dans
sa perception par ses formes audiovisuelles, vidéoludiques, et plus largement
numériques, favorisée par le développement de stratégies de synergie
multimédiatique (déclinaisons du même univers sur différents supports)
constitue un autre grand facteur d’évolution susceptible d’influencer les
approches génériques. On peut aussi noter, à cet égard, que la recherche
28
internationale tend à adopter une terminologie anglo-saxonne où la notion de
« fantastic » recouvre ces diverses expressions de l’imaginaire plus qu’elle ne
les discrimine, le « fantastique » todorovien devant dans ce contexte être
chaque fois resitué en référence à la tradition critique française, ce qui
contribue à relancer sans cesse les débats théoriques, au gré d’un usage
éminemment variable des concepts fondamentaux.
Ce colloque se donne pour objectif d’opérer une mise au point qui soit
une mise à jour ; il se propose d’amorcer une réflexion sur la théorie des
genres de l’imaginaire qui tienne compte de ces nouvelles données, dans
une perspective diachronique et interculturelle. Il s’agit en particulier de
redonner toute sa place au merveilleux, parent pauvre de la vulgate
todorovienne et de la critique moderniste, et de questionner la pertinence de
l’opposition fantastique/merveilleux :
• en quoi est-elle remise en cause par les avatars de la fantasy, mais
aussi par les formes contemporaines du conte ou encore par les
évolutions des thèmes et figures fantastiques, qui tendent
manifestement à délaisser l’effroi pour sa part désirable ?
• dans quelle mesure est-elle valide pour les arts visuels ? Comment
expliquer le succès de la SF cinématographique quand son sort en
tant que genre littéraire apparaît nettement moins brillant ? De
quelles façons l’appétence contemporaine pour la merveille
s’investit-elle dans une certaine « magie » des nouvelles technologies
et des promesses du virtuel ?
• la notion d’« imaginaire », dont le maniement théorique a souvent
été décrié, mais qu’on voit réapparaitre dans le vocabulaire de
l’édition française en réaction à la porosité des frontières génériques,
pourrait-elle fournir un équivalent au « fantastic » large des
anglophones ? Quels sont les lexiques et les distinctions ayant cours
dans les autres aires culturelles, et en quoi influent-ils sur les formes
esthétiques privilégiées ?
Les propositions, qui privilégieront les apports théoriques mais pourront se
consacrer à des études de cas, sont attendues pour le 5 septembre 2011. Merci
de les faire parvenir aux deux organisatrices,
[email protected]
[email protected]
Elles seront également observées par le comité scientifique du CERLI.
29
et
6. Colloque organisé par le Centre Pluridisciplinaire Textes et Cultures
Université de Bourgogne, Dijon, les 16 et 17 février 2012 :
Les révolutions de l’animation à l’ère postmoderne (de
la fin des années 80 à nos jours)
Depuis quelques années, le film d’animation semble être devenu un
genre à part entière ; un genre non plus cantonné à la sphère enfantine, mais
s’adressant désormais à tous les publics. La multiplication des réalisations et
des sorties en salle, comme le succès de ces films, prouve cette émulation
nouvelle. Le film d’animation semble même avoir conquis sa dignité et sa
respectabilité puisqu’un Oscar dans cette catégorie est désormais attribué à
Hollywood depuis 2002, signe de la spécificité du genre de l’animation par
rapport aux autres réalisations filmiques.
Mais quelle date assigner à ce passage du dessin animé à l’âge
adulte ? En convoquant les grands succès de la dernière décennie – les longsmétrages des studios Pixar, la tétralogie Shrek ou les films de Hayao Miyazaki
– nous pourrions être tentés de voir une coïncidence entre la maturité du film
d’animation et le tournant des XXe et XXIe siècles. Mais il semble que les
bouleversements à l’intérieur du genre se soient produits plus tôt encore,
principalement dans les productions américaines et nippones. Or ces
changements ne semblent pas tant renvoyer au domaine technique qu’à une
double innovation : la transposition dans le medium qu’est le dessin animé du
film de genre, mais aussi l’élargissement massif du public visé par ces
productions.
L’année 1988 voit ainsi la sortie de deux longs-métrages fondateurs
de l’animation postmoderne : Qui veut la peau de Roger Rabbit réalisé par
Robert Zemeckis et Akira de Katsuhiro Ōtomo. Le premier vise un public
élargi par rapport aux productions habituelles de Disney : il multiplie les
niveaux de lecture en (se) jouant de multiples références culturelles et en
proposant une brillante relecture parodique du film noir. Le second permet
quant à lui au dessin-animé d’investir le genre de la science-fiction avec un
ton résolument adulte qui ouvrira la voie à des réalisateurs nippons
désormais bien connus des amateurs d’animation japonaise autant que du
grand public : Mamoru Oshii (Ghost in the Shell), Hayao Miyazaki (Princesse
Mononoke, Le Voyage de Chihiro) ou feu-Satoshi Kon (Perfect Blue, Paprika).
Ces deux grandes réussites artistiques nous semblent pouvoir
marquer symboliquement le commencement d’un cinéma d’animation
mature et adulte. Sans constituer une limite rigide, l’année 1988 sera ainsi
considérée comme commencement de la période étudiée et les
communications ne devront pas excéder trop largement en amont cette date
30
symbolique. Cela nous semble d’autant plus important que la fin des années
1980 illustre aussi l’explosion de l’animation sérielle. Certaines séries animées
deviennent en effet de véritables phénomènes de société à l’instar des Simpson
ou des programmes nippons massivement diffusés par le Club Dorothée
lesquelles participent, qu’on le veuille ou non, de l’évolution et de la
révolution de l’animation depuis la fin des années 80 et pourront
parfaitement trouver leur place dans ce colloque, comme d’autres
productions américaines qui, suivant le modèle des Simpson, s’adressent à un
très large public : Beavis and Butt-Head, Daria ou, plus récemment, South Park.
Dans cette perspective, nous voudrions vous suggérer ici quelques
pistes de réflexion destinées à mettre en lumière la généricité bien spécifique
de l’animation et son lien à la postmodernité :
- La question de la technique et du progrès technologique :
L’animation devenue genre à part entière se décline sous différentes
formes liées à la créativité de chacun et à la diversité des supports employés :
certains demeurent attachés au dessin traditionnel (Sylvain Chomet) quand
d’autres lui préfèrent les images de synthèse (tous les films des studios Pixar)
ou d’autres encore, la pâte à modeler (Nick Park avec Wallace et Gromit ou
Adam Elliot avec le mélancolique Mary and Max). Cette question de la
diversité
des
supports
dans
l’animation
contemporaine
pose
indiscutablement celle de la place des nouvelles technologies dans les films
d’animation. L’animation ne peut en effet se penser sans la technique. En ce
sens, elle invite, depuis les années 80, à une réflexion sur les progrès de la
technologie et corrélativement, sur ses pouvoirs et ses dangers. Le problème
de la virtualité est de plus en plus au centre de films d’animation qui
cherchent à copier la réalité et à lui faire ainsi concurrence. Des films comme
Mary Poppins (1963) ou Peter et Elliot le dragon (1977) repoussaient déjà les
limites techniques du film d’animation en faisant cohabiter acteurs de chair et
personnages animés. Mais aujourd’hui, la problématique n’est plus de cet
ordre. Le but s’est déplacé de la virtuosité technique à l’illusion de réalité et à
la volonté de faire concurrence, grâce à des personnages de plus en plus
anthropomorphes, aux acteurs réels. Sur ce point, l’adaptation animée du jeu
vidéo Final Fantasy (2001) est révélatrice, de même que la tentative de création
de personnages animés empruntant leurs traits à des acteurs réels (Tom
Hanks dans Le Pôle Express de Robert Zemeckis).
- La question de la réécriture, de la parodie et du décalage :
Nous aimerions aussi interroger durant ce colloque la place accordée
à la réécriture dans l’animation postmoderne. Une telle perspective impose
31
tout naturellement une réflexion sur la tradition du film d’animation et sur
son traitement actuel. Le cas Disney semble sur ce point extrêmement
révélateur. Loin de se cantonner à la féerie d’antan, l’animation américaine a
récemment tenté de se détacher de la fiction pour enfants, qui mettait en
scène princes et princesses avec solennité et candeur. L’évolution sociale et
artistique a en effet imposé de nouveaux modèles de représentation qui
consistent en une reprise parodique et détournée de la féerie traditionnelle.
Bien que toujours inspirés de contes de fées, les nouveaux films des studios
Dreamworks (la série des Shrek) ou Disney (Raiponce) jouent volontairement
du choc entre les époques en présentant des couples issus du hors-temps du
conte et faisant preuve d’une modernité à toute épreuve. Les princesses,
désormais maîtresses-femmes, s’y révèlent tout aussi actives que leur prince
et non plus cantonnées à la passivité.
Toutefois, la question de la réécriture et de la parodie ne se limite
pas au film féérique. Wall-E par exemple n’hésite pas à réécrire explicitement
et avec beaucoup d’humour le 2001: A Space Odyssey de Stanley Kubrick. Ce
principe de réécriture permanente mérite donc d’être interrogé très
largement. Il peut concerner la tradition de l’animation, mais aussi d’autres
formes de traditions artistiques, telles que le cinéma dans son ensemble ou la
littérature, à partir du moment où ces formes mettent en jeu une réflexion sur
le mouvement postmoderne et sur ses principes de reprise décalée ou
parodique. C’est la notion d’ironie propre à la postmodernité, telle qu’elle est
mentionnée et analysée par divers théoriciens (Umberto Eco, Ihab Hassan),
qui se profile ici et gagnera à être étudiée.
- La question du rapport de l’animation postmoderne à l’Histoire, à la société
et à l’idéologie :
Les récents Persepolis de Marjane Satrapi (2007) et Valse avec Bachir de
Ari Folman (2008), qui tissent des liens avec le monde contemporain, ont
montré à quel point l’animation pouvait être en prise avec l’actualité et
l’Histoire. Grâce à différents outils techniques et esthétiques, le film
d’animation cherche désormais à dire le monde qui l’entoure et/ou à
véhiculer un message politique, idéologique ou social. Les films de Miyazaki
ont ainsi tous trait à des questions d’ordre écologique qui sont en résonance
directe avec les préoccupations internationales contemporaines.
Mais l’intérêt pour nous dans ce colloque serait, non de nous
interroger sur le pur traitement thématique d’une donnée idéologique ou
historique, mais bien de montrer en quoi la forme animée se présente comme
un vecteur opérant dans ce domaine. Il serait ainsi intéressant de se
demander pourquoi Ari Folman a choisi l’animation dans Valse avec Bachir et
pourquoi celle-ci lui a semblé plus pertinente qu’un film à acteurs pour
évoquer les massacres des camps de Sabra et Chatila en 1982.
32
Ces trois axes, qui pourront donner lieu à des propositions très
diverses, ne sont naturellement pas exhaustifs. Des propositions portant sur
la question de la mondialisation, sur le tiraillement entre spécificité(s) (d’un
pays, d’un auteur) et uniformisation, sur la frontière entre art et entertainment
dans l’univers de l’animation (en raison du poids des studios et des sociétés
de production) et par conséquent, sur le lien entre postmodernité et
marchandisation de l’art seront aussi les bienvenues.
Les propositions de communication, de 500 mots maximum et
accompagnées d’une brève notice bio-bibliographique (nom, discipline,
affiliation, domaine(s) de recherche), sont à envoyer à Vanessa Besand et
Victor-Arthur Piégay à l’adresse [email protected] avant le 15
octobre 2011.
7. Journée d’étude des doctorants du laboratoire CAS
(Cultures Anglo-Saxonnes) : « Passages », Vendredi 3 février 2012,
Maison de la Recherche, Université de Toulouse II-le Mirail
Comité scientifique : Nathalie Duclos, Christiane Fioupou, Aurélie Guillain,
Daniel Huber, Nathalie Rivière de Carles, Nathalie Vincent-Arnaud.
Organisateurs : Damien Alcade, Amélie Dochy et Céline Rolland
Le thème
« Passages » invite civilisationnistes, linguistes
et
littéraires à questionner la notion de changement, puisque le passage est
celui d’un premier état à un autre ; c’est le même être, la même réalité, mais
qui a évolué, s’est transformé jusqu’à devenir, parfois, méconnaissable. Il
s’agit d’envisager le passage d’abord sur les plans temporel et spatial : il
s’entend comme un moment (par exemple textuel, musical ou historique), par
définition temporaire, éphémère, voire insaisissable (un moment
« passager »), qui peut être provisoire ou irréversible.
Le passage peut aussi signifier un lieu liminaire (géographique,
métaphorique ou bien abstrait), carrefour entre deux espaces, deux réalités ou
états a priori distincts qu’il permet de rapprocher et donc de faire dialoguer.
Pont symbolique entre deux rives, le passage figure un trait d’union, l’espace
d’un échange, d’un commerce et d’une communication fructueux pour ses
acteurs. L’idée de flux contenue dans l’acception temporelle ainsi que dans
l’image du pont sur la rivière se complète par celle de transmission : le
33
passage est en effet aussi le transfert d’un relais, d’un flambeau qui sert
d’intermédiaire dynamique et ouvre sur une mutation, une métamorphose
positive ou néfaste selon qu’elle est perçue plutôt comme un apport ou à
l’inverse comme une perte, une dégénérescence.
De ces moments passagers de bascule entre deux états, propices à un
processus d’hybridation entre deux modalités différentes ou même opposées,
peut naître l’instabilité, le malaise et l’angoisse, l’incertitude d’un devenir en
construction. C’est ainsi que, de manière plus générale, les passages suscitent
de nombreuses interrogations qu’il est intéressant de développer selon
plusieurs axes disciplinaires. De natures très diverses, le passage peut être
textuel, musical, architectural, un échange intertextuel ou intersémiotique,
figuratif ou commercial, un espace de doute, d’hésitation et d’ambiguïté
entre deux modalités littéraires ou linguistiques (du réel à l’irréel, d’un mot
qui meurt pour laisser place à un autre, du passif à l’actif, par exemple) .
Il peut s'agir également de franchir une limite, et le passage se fait alors
transgression. L’étude de cette notion nécessite aussi une réflexion sur les
concepts antinomiques comme immobilisme, repli frileux, pérennisation,
répétition, fermeture et stase. La mise en regard de ces notions permettra
d’éclairer l’idée du passager, insaisissable mais fertile.
Les propositions de communications (titre et résumé de 300 mots), d’une durée
maximale de 20 minutes et présentées en français ou en anglais, sont à envoyer à
Damien Alcade, Amélie Dochy et Céline Rolland avant le 1er décembre 2011 à une
des adresses suivantes :
[email protected], [email protected], [email protected]
Merci de préciser si vous avez besoin de matériel audiovisuel ou autre.
8. FORME
ARTISTIQUE
ET QUALITE
DE
RECEPTION
Le Centre « Ecritures » de l’université Paul Verlaine de Metz lance un appel à
communications pour les Quatrièmes Rencontres de l’effet de vie qui auront
lieu à Metz les 3 et 4 février 2012.
Ces Rencontres feront suite aux trois précédentes ayant porté successivement
sur l’effet de vie et la musique, sur la cohérence et sur le surgissement
créateur (Actes publiés à L’Harmattan, collection « L’Univers esthétique »,
dir. Véronique Alexandre Journeau).
34
Il s’agira de chercher à mieux connaître le comment et le pourquoi du rôle de
la forme dans les œuvres dites réussies, étant entendu que le meilleur critère
de valeur est celui du passage à la postérité.
Les communications souhaitées seront réparties en 4 groupes :
1. Etudes d’œuvres : A propos d’une œuvre particulière, chercher à savoir
dans quelle mesure les choix formels du créateur ont contribué à la valeur de
l’œuvre.
2. Histoire des formes : Présenter et commenter la conception des qualités
artistiques formelles d’un créateur ou de son école, voire de son temps, eu
égard à la valeur artistique.
3. S’interroger sur les raisons de la durée de certaines formes fixes dans
l’histoire.
4. Interroger à nouveaux frais la définition de la forme artistique dans la
théorie de l’effet de vie.
Le colloque étant interdisciplinaire, les communications pourront porter sur
tous les arts et sur toutes les civilisations.
Les propositions sont à envoyer à Pierre Halen ([email protected])
et/ou à Marc-Mathieu Münch ([email protected]) qui transmettront au
comité scientifique avant le 1er novembre 2011. Les communications
retenues seront choisies par le Comité scientifique avant le 1er décembre
2011. Les Actes seront publiés avec comité de lecture dans la collection «
Recherches en littérature » du Centre Ecritures de Metz.
COMITE SCIENTIFIQUE
Pierre Halen directeur du centre Ecritures de l’université de Metz.
Marc-Mathieu Münch, professeur émérite de littérature comparée à
l’université de Metz.
Jean Ehret, Research Fellow et Adjunct Professor (Sacred heart Univeristy) et
membre associé du Centre Ecritures.
Julie Brock, professeure à L’Institut de Technologie de Kyoto, responsable
scientifique de projet à l’IIAS.
François Guiyoba, professeur à l’ENS de Yaoundé.
35
NB La jeune école de l’effet de vie fonde ses recherches en esthétique sur la
parole des artistes eux-mêmes et en particulier sur l’invariant
anthropologique qui y a été isolé affirmant que les œuvres réussies sont celles
qui génèrent un « effet de vie » dans la psyché ou dans le corps-psyché des
récepteurs.
Site de l’effet de vie et bibliographie www.effet-de-vie/org
36
COLLOQUES – CONGRES – SEMINAIRES
Journée d’étude 30 septembre 2011 : Un exemple de mondialisation
intellectuelle : le nom propre « 11 septembre » dans la littérature et
la pensée européennes, organisée à l'université Montpellier III par le
RIRRA 21 (axe « Littérature, discours critique, discours social », programme
« Expressions littéraires et artistiques, idées et mentalités dans l'Europe
d'aujourd'hui »)
Philippe Marty ([email protected]) et Florence
Thérond ([email protected])
Ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 à New York
s'appelle partout et dans toutes les langues (ou du moins en « occident », et
selon le calendrier grégorien) : « 11 septembre » (sans l'indication du
millésime). Ce nom propre parle autrement que d'autres noms propres
désignant des événements ou des catastrophes majeurs ; autrement que
« Pearl Harbor », par exemple. « Pearl Harbor » parle américain et s'écrit
américain ; on peut ne pas savoir où se trouve ce lieu, le « Port de la Perle » ;
ou savoir seulement que c'est « loin d'ici », à l'autre bout du monde, comme
« Tchernobyl » ou « Fukushima », ce qui donne une possibilité d'éloigner, de
médiatiser, et de situer (hors de moi, de ma sphère, si je suis Européen)
l'événement.
Mais dire « 11 septembre » est une façon d'envelopper
instantanément tout le monde. L'effet de ce nom est immédiat, nul besoin
d'ouvrir un atlas ou de réfléchir au sens, comme on peut réfléchir au sens, et
donc aussi à la justesse ou à la traduction du nom hébreu « Shoah » qui s'est
imposé maintenant – semble-t-il – comme le nom propre de ce qui longtemps
s'est appelé plutôt « Holocauste ».
« September eleventh » se traduit si aisément, si automatiquement,
qu'il n'y a pas même à vrai dire traduction et effort de traduction. Personne
ne peut dire qu'il ne sait pas ce que c'est, où cela se trouve, quand c'est, un
« onze septembre ». Le « 11 septembre », étant donné ce nom, tout le monde y
est, en est, est d'emblée embarqué. Ce nom se mondialise tout de suite et se
répète « en boucle », comme l'image télévisuelle qui lui est associée et lui sert
de référent. Est-ce la raison pour laquelle nous Européens, nous sommes
sentis tout de suite « concernés » ? Mais concernés par quoi ? Par ce que ce
nom désigne ? Mais que désigne-t-il d'autre qu'une immédiateté, un choc, un
pur instant refermé sur lui-même et détaché de toute intrigue ? Dans « 11
37
septembre », le référent représente la chose la plus circonscrite, un point
d'impact. Le nom associé à la chose l'élargit et la propage de manière à faire
du point le monde entier, comme si les tours frappées étaient elles-mêmes le
monde (le nom des tours, World Trade Center, disant en effet qu'elles sont le
centre du monde). Ce qui s'est passé ce jour-là devient
l'événement-image, un événement symbolique d'envergure mondiale, mais
en même temps il signifie le monde résistant à la mondialisation, la
« mondialisation triomphante aux prises avec elle-même » (Baudrillard).
La littérature contemporaine n'a-t-elle pas affaire de plus en plus
souvent à ces noms-empires qui commandent l'admiration, la sidération et
l'adhésion, qui obligent l'écrivain à se sentir enveloppé dans un « nous » ?
Pourtant l'événement pourrait ne pas me toucher immédiatement et
personnellement, pourrait ne pas me toucher sous la forme du collectif total
« nous sommes tous des – » (comme l'a écrit dans Le Monde Jean-Marie
Colombani) et de l'identification.
On peut penser qu'en Europe, le jour en question, on n'y était pas
(pas aux Etats-Unis, pas à Manhattan, pas au World Trade Center), que la
littérature et la pensée européennes (romans, nouvelles, théâtre, philosophie,
etc.) ont pu interroger différemment le nom « 11 septembre » et en offrir une
lecture individualisée contre les discours et les images homogénéisants ; que
son univocité, son hégémonie et sa pertinence ont pu être, d'une façon ou
d'une autre, mises en question, que sa mondialisation et son « absoluité » ont
pu être l'objet d'une réflexion, d'une relativisation.
C'est cela que notre journée d'étude voudrait examiner. Comment la
subjectivité de l'écriture et l'indépendance de la réflexion s'accommodent d'un
nom-monde et d'un nom imposé, comment l'intimité et l'individualité d'une
part, la mondialité d'autre part (deux manières opposées de concerner et
d'envelopper les sujets qu'on traite) coopèrent. Qu'est-ce qui s'appelle pour
nous, Européens, « 11 septembre » ? Est-il possible, envisageable, souhaitable
d'échapper à ce nom ? Quelle sorte de sujet (de fiction, de réflexion) est en
Europe le « 11 septembre »? C'est peut-être, de façon plus générale, la
question de savoir ce que sont une littérature et une pensée mondialisées.
Septième séminaire interuniversitaire du «TIGRE»,
2011-2012, École Normale Supérieure, 45, rue d’Ulm, 75005 Paris
animé par Evanghélia STEAD, Professeur de Littérature Comparée à l'UVSQ
Réseaux des revues artistiques et littéraires en Europe (1880-1920)
Le samedi matin à l’ENS-Ulm (salle Simone Weil), 11h-13h00
pour les étudiants : S1 + S2, Libre (1,5 ECTS /semestre)
Contact : [email protected]
38
PRESENTATION :
A compter de 1880, les revues littéraires et artistiques, créées par de jeunes
gens pleins d’idées et d’entrain, foisonnent en Europe, dans un climat de
liberté d’expression et d’innovation, favorisé par plusieurs nouvelles lois qui
régissent la presse, les rassemblements et les publications, et aident à
l’extension du lectorat. A priori petites, mais appelées à devenir grandes pour
certaines, les revues bouleversent le champ de l’édition et ouvrent de
nouvelles possibilités d’expression pour plusieurs générations de jeunes
littérateurs et artistes
Ce séminaire, axé sur l’interaction des phénomènes littéraires,
iconographiques et éditoriaux, propose une exploration de la notion de
réseaux appliquée aux revues littéraires et artistiques en Europe en mettant
l’accent sur les relations entre les modèles esthétiques, idéologiques,
graphiques et typographiques des périodiques. En privilégiant la perspective
européenne, il tentera de cerner :
la circulation des modèles de revues (typographie et mise en pages en relation
avec le contenu, le programme/manifeste et les objectifs des revues, leur
titre, leur audience et leur lectorat) ;
la circulation des textes (traductions et comptes rendus compris),
l’introduction de nouvelles idées, le passage de formes, d’idées et
d’esthétiques d’un pays à l’autre ;
la circulation des images sur une base à la fois artistique et commerciale.
Les rapports entre hommes de lettres et artistes, cercles et coteries,
collaborateurs et direction, champs culturels, édition, galeries et
spectacles devraient ainsi s’éclairer et se préciser d’un pays à l’autre à
travers l’Europe.
BIBLIOGRAPHIE :
La Belle Époque des revues: 1880-1914, sous la direction de Jacqueline PluetDespatin, Michel Leymarie et Jean-Yves Mollier, Paris, Éditions de l'IMEC,
2002.
L'Europe des revues (1880-1920) : estampes, photographies, illustrations, sous la
direction d’Evanghélia Stead et Hélène Védrine, Paris, Presses de l'Université
Paris-Sorbonne, 2008.
1) Samedi 1er octobre 2011 : Ouverture : Penser les réseaux entre revues.
Évanghélia STEAD (Un. de Versailles-Saint-Quentin) : Premiers portraits
d’Aubrey Beardsley dans l’Europe des revues (Angleterre, France, Italie,
Allemagne, États-Unis).
2) Samedi 15 octobre 2011 : Modèles graphiques et typographiques
Julien SCHUH (Un. de Reims Champagne-Ardenne) : Autour du Rire: diffusion
39
du synthétisme graphique, de la publicité à l'avant-garde et vice-versa.
3) Samedi 19 novembre 2011 : Les réseaux entre continents
Katia Aily Franco de CAMARGO (Universidade Federal do Rio Grande do
Norte) : La Revue des Deux Mondes, icone du savoir au Brésil.
4) 3 décembre 2011 : Réseaux des revues d’art tchèques
Marketa TEINHARDT (Paris IV) : Umelecky mesicnik (Mensuel de l'art, 1911-1914)
et les avant-gardes tchèques et internationales
5) 7 janvier 2012 : Réseaux des revues françaises
Delphine DURAND (docteur en histoire de l’art, Un. de Toulouse - Le Mirail) :
Les amitiés littéraires et artistiques des frères des Gachons: de L'Album des
légendes à L'Hémicycle (1894-1904), dix ans de création et d'échanges au sein de
la fin de siècle et du symbolisme.
6) 21 janvier 2012 : Réseaux allemands et revues satiriques
Jean-Claude GARDES (Un. de Brest, responsable du réseau de l’EIRIS) : Der
Wahre Jacob (1884-1933) : le succès d’un organe de parti à l’écart des circuits
traditionnels.
7) 4 février 2012 : Incursion dans les réseaux roumains des revues
Adriana SOTROPA (docteur en histoire de l’art, Paris I Panthéon-Sorbonne) :
Autour du Symbolisme : Ileana (1900-1901) et les petites revues bucarestoises
à la fin du XIXe siècle
8) 18 février 2012 : Réseaux des revues et bases de données actuelles
Julia THOMAS (Cardiff University, Grande Bretagne) and Lorraine Janzen
KOOISTRA (Ryerson University, Canada) : Comment The Database of MidVictorian Illustration et The Yellow Nineties on line ont-elles été pensées ?
9) 10 mars 2012 : Réseaux, revues et vie littéraire entre image et écriture
Yoan VERILHAC (Université de Nîmes) et Véronique SILVA (doctorante,
RIRRA 21, Université de Montpellier III): La circulation des portraits
d’écrivains dans les petites revues symbolistes
10) 24 mars 2012 : Réseaux et Panthéons
Pierre PINCHON (docteur en histoire de l’art, commissaire d’expositions) :
Autour des Essais d'art libre (févr. 1892- oct. 1894).
11) 14 avril 2012 : De l’Europe en Catalogne et vice versa
Sarah JAMMES (doctorante, Paris III) : Pèl & Ploma: de revue catalane sous
influence à revue européenne influente ?
40
XXXVIIe Congrès de la SFLGC. Bordeaux. 27 - 29 octobre
2011. Traduction et partages : que pensons-nous devoir
transmettre ?
[email protected] et [email protected]
L’objectif de ce congrès est d’interroger les enjeux, pour la littérature
comparée, de ce que les anglo-saxons appellent Translation Studies et les
francophones, non sans réticences, « traductologie ». Il s’agira certes
d’éprouver une théorie, une critique ou encore une poétique de la traduction,
mais aussi de convoquer des pratiques et des praticiens et de réfléchir à
l’opération de partage qu’est la traduction conçue comme représentation d’un
texte et de ses divers codes. On procédera alors par comparaison avec
d’autres représentations (adaptations, histoire littéraire, discours critique) qui
opèrent comme des traductions : ils sont des passages dans un autre medium
linguistique, dans un autre système de signes ou dans une autre situation de
communication.
Une grande diversité d’approches pourra donc être envisagée ; toutefois, les
travaux devront prendre en compte le constat fait par Erich Auerbach au
lendemain de la Seconde Guerre Mondiale : « ce qui est certain est que notre
patrie philologique est la terre ; ce ne peut plus être la nation ».
C’est qu’il s’agit de mesurer la capacité des comparatistes à promouvoir la
lecture dans un espace plurilingue ; qu’ils se réfèrent aux travaux de JeanRené Ladmiral, à ceux d’Antoine Berman ou d’Henri Meschonnic ; qu’ils
participent au vaste projet HTLF (Histoire des Traductions en Langue Française,
sous la direction d'Yves Chevrel et de Jean-Yves Masson, à paraître aux
éditions Verdier) ; qu’ils aient contribué à la réflexion publiée par le CRDP de
Versailles en novembre 2007 Enseigner les œuvres littéraires en traduction ; qu’ils
soient eux-mêmes traducteurs ou qu’ils fassent acte de lecture entre les
langues. A travers les pensées et les pratiques de la traduction, nous
voudrions interroger la responsabilité, la liberté et le pouvoir des passeurs de
textes : dans quelle mesure forment-ils une communauté invisible en dialogue
à travers l’espace et le temps ? Comment leur travail enrichit-il ou transformet-il la perception des arts et des savoirs ?
Des chercheurs comme Daniel Cronin en Irlande, Anthony Pym en Espagne,
Lawrence Venuti ou Emily Apter aux États-Unis ont commencé à mettre en
évidence les enjeux éthiques, esthétiques et politiques de la traduction dans
un espace de réception devenu mondial. En France, de plus en plus de
comparatistes inscrivent leur réflexion dans ce champ mondialisé, « zone »
41
nouvelle d’appréhension du fait littéraire. Le congrès de Bordeaux voudrait
interroger tout particulièrement les effets de ces changements d’échelle sur la
mémoire et l’éducation littéraires. Le travail de la traduction confronte sans
cesse, en effet, à une question à laquelle tout processus de partage engage à
répondre : que pensons-nous devoir transmettre ? Il confronte aux notions
complexes
d’interprétation,
d’équivalence,
de
fidélité
et
de
transparence, lesquelles gagneront sans doute à être approchées par l’étude
des rapports les plus divers non seulement entre les langues, mais aussi entre
les langages des communautés savantes ou artistiques (le principe du
communautarisme ou son rejet étant au cœur de la réflexion).
Pré-programme (8 juillet 2011)
Jeudi 27 octobre 2011
(Maison des Suds – Domaine universitaire 33607 Pessac – Tramway B arrêt
« Montaigne/ Montesquieu »)
Accueil des participants à partir de 8h30
9h-9h45 Ouvertures : VP Conseil Scientifique, directrice de l’équipe TELEM,
directeurs de Centres associés (CLIMAS et AMERIBER), K. Zieger (SFLGC),
comparatistes de Bordeaux
9h45 – 10h15 : Introduction et traduction musicale du Congrès
10h15-10h30 Pause
10h30-12h : 3 séquences parallèles (deux séries de 3 communications et un
atelier)
Séquence A : Voix et traces (domaine germanique)
- Delphine Choffa (Université de Nantes) et Elisabeth Kargl (Université de
Nantes) « Enjeux des transmissions des textes polyphoniques : Enfants des
morts d’Elfriede Jelinek et Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin »
- Hans Hartje (Université de Pau /CRPHL) « Parlers jeunes en temps de
guerre (Robert Neumann, Anthony Burgess) »
- Robert Kahn (Université de Rouen) « La vieille loi de la vénerie : Walter
Benjamin et l’auto-traduction »
Séquence B : Traduction et politique (1)
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- Rosario Gennaro (Artesis University College, Belgique) « Stracittà, Strapaese
et le débat sur la traduction littéraire »
- Christine Lombez (Université de Nantes) « D’une anthologie l’autre : que
transmettre de la poésie allemande en français pendant/après
l’Occupation ? »
- Élodie Gaden (Université Grenoble III) « Translation », « adaptation » et
« retraduction » des romans d'Out-el-Kouloub : réception contemporaine du
féminisme égyptien
Séquence C : Atelier « Traduction et musique »
Participants : Aude Ameille (Doctorante, université Paris IV/CRLC)
« Traduire pour ne pas traduire : les surtitres à l’opéra » ; Marjorie Berthomier
(Université Paris-Descartes/CRLC) « Presque comme si tout était transmis
directement » : Schoenberg, le Sprechgesang et la traduction » ; Michel
Gribenski (Docteur, Université Paris IV) « Opéra en traduction ou en version
originale ? L’exemple du Musikdrama wagnérien en France » ; Thomas Le
Colleter (Doctorant, Université Paris IV/CRLC) « Don Quichotte dans la
mélodie française : transposition d'un mythe »
12h-14h : pause déjeuner
14h-16h : 3 séquences parallèles (trois séries de 4 communications)
Séquence A : Traduire et retraduire la poésie (1)
- Evanghelia Stead (Université de Versailles-Saint-Quentin, CHCSC) «
La littérature comparée comme traduction, recréation, commentaire » (corpus
de la Seconde Odyssée)
- Georges Varsos (Université d’Athènes, Grèce) « La traduction textuelle entre
philologie et traduction : le cas homérique »
- Enrica Zanin (Fondation Humboldt/Université de Göttingen, Allemagne)
« Dante en France : traduire et transmettre La Divine Comédie »
- Elvezzio Canonica (Université Bordeaux III) « La fleur sous le volcan : du
désenchantement de Leopardi à l'espoir d'Unamuno dans sa traduction de La
Ginestra ».
Séquence B : Traduction et politique (2)
- Thomas Barège (Doctorant, université d’Orléans) « Proust en espagnol : un
ping-pong transatlantique »
- Maialen Marín-Lacarta (Université Autonome de Barcelone, Espagne) « Les
traductions de Mo Yan en Espagne : un exemple de la médiation du système
littéraire anglophone dans la réception de la littérature chinoise
contemporaine »
43
- Ibon Uribarri Zenekorta et Cristina Jarillot Rodal (Université du Pays
Basque, UPV/EHU)
« Politiques de la traduction dans un environnement multilingue »
- Emmanuelle Grimaud (Doctorante, université de Limoges) « De
l’intraduisible à la tour de Babel chez quelques auteurs amérindiens et non
indiens »
Séquence C : Pensées de la traduction
- Lucie Campos (Docteur, Université de Poitiers) « De la traduction comme
mnémotechnique (W.G. Sebald, J. Derrida, A. Berman, G. Didi-Huberman) »
- Audrey Giboux (Docteur, Université Paris IV/CRLC) « De la fonction
diplomatique de la traduction : la quête d’une nouvelle Europe des Lettres au
début du XXe siècle »
- Gabriel Moyal (Mc Master University, Canada) « Turbulences et traditions
politiques : malaise dans la traduction »
- Ourania Polycandrioti (Fondation Nationale de la Recherche Scientifique,
Grèce) « Stratégies de traduction et principes pédagogiques à la fin du XIXe
siècle »
16h-16h30 pause
16h30-18h : 3 séquences parallèles (deux séries de 3 communications et un
atelier)
Séquence A : Traduire et retraduire la poésie (2)
- Julie Brock (Institut technologique de Kyôto, Japon) « Des paramètres de la
traduction : comparaison entre la traduction en japonais moderne et en
français de deux poèmes en japonais ancien - »
- Jaeryong Cho (Université Korea, Séoul) « La traduction comme lieu de
mémoire des textes : le « dialogisme » entre l’ « aventure de l’écriture » et la
poésie coréenne de Kim Un »
-Virginie Tellier (Doctorante, Université de Bourgogne) « De « Lenore » (1773)
à « Lenora » (1831), traduction et création dans l'œuvre de Vassili Joukovski»
Séquence B : Poètes traducteurs
- Delphine Gachet (Université Bordeaux III), « Quatre grands poètes
contemporains autour d’un sonnet : Montale, Ungaretti, Jouve et Bonnefoy
traducteurs de Shakespeare »
- Sandy Pécastaing (Doctorante, Université Bordeaux III) « Poe et Baudelaire,
le souffle amical de la traduction »
- Delphine Rumeau (Université Toulouse - Le Mirail) « Traduction,
appropriation et revendication : l’exemple de Walt Whitman traduit en
espagnol et en français par des poètes »
44
Séquence C : Atelier « Traduire aux siècles classiques : que pensaient-ils
devoir transmettre ? »
Coordinateur : Yen-Mai Tran-Gervat (Université Paris III)
Participants : Claudine Le Blanc (Université Paris III) « Que transmet-on
lorsque l’on traduit la littérature orientale aux siècles classiques ? »; Laurence
Marie (Docteur, Université Paris IV) ; Zoé Schweitzer (Université de SaintEtienne) « Découvrir une langue, traduire une œuvre. L’exemple de Merope
et Sansone de Scipione Maffei » ; *Véronique Lochert (Université de
Mulhouse) ; *Claire Placial (Doctorante, Université Paris IV – Fondation
Thiers) ; *Dimitri Garncarzyck (Doctorant, Université Paris VII)
19h buffet dînatoire au cinéma Utopia (Place Camille Jullian, Bordeaux)
20h30-22h Projection du film Traduire de Nurith Aviv et débat (Cinéma
Utopia, Bordeaux).
Vendredi 28 octobre 2011
(Maison des Suds – Domaine universitaire 33607 Pessac – Tramway B arrêt
« Montaigne/ Montesquieu »)
9h-10h Conférence à deux voix : Georges-Arthur Goldschmidt et Jean-Pierre
Lefebvre
10h-10h30 pause
10h30-12h30 : 3 séquences parallèles (deux séries de 4 communications et une table
ronde)
Séquence A : Traduction, formes contraintes
- Christine Raguet (Université Paris 3) « Traduire les variations vocales en littérature
caribéenne »
- Marija Džunić-Drinjaković (Université de Belgrade) « Les enjeux éthiques et
esthétiques de la (re)traduction »
- Anne-Rachel Hermetet (Université d’Anjou) « Traduire en revue: quels
enjeux? » (domaines français, italien, britannique)
- George Zaragoza (Université de Bourgogne) « Les impératifs de la
traduction théâtrale »
45
Séquence B : Traduire au XVIIIe siècle
- Alessandro Scarsella (Università Ca’ Foscari Venezia, Italie) « Jean-Baptiste
Vico (1668-1744): Science nouvelle et naissance de la théorie de la traduction »
- Anne-Gaëlle Weber (Université d’Arras) : « La traduction des noms
d’oiseaux : de la constitution d’une science par la traduction »
- Elena Gretchanaia (Université d’Orléans) « Le premier modèle de la
littérature galante et sa destinée en Russie : la traduction du Voyage de l’île
d’Amour de Paul Tallemant par Vassili Trediakovski (1730) »
- Carole Boidin (Université Paris X) « Traduire les Mille et une nuits :
expropriation, greffe, transformation ? »
Séquence C : Projets collectifs
- 10h30 – 11h
« Quelle politique de traduction en Méditerranée ? » : présentation du projet
« Traduire en Méditerranée » par Ghislaine Glasson Deschaumes (Directrice
de la revue internationale de pensée critique Transeuropéennes)
- 11h- 12h30
Table ronde « Des voix en partage : la traduction-communion », Collectif
Passages (université Bordeaux III)
Coordinateur : Nicole Ollier (Université Bordeaux III)
Participants : Sophie Rachmul, Joachim Zemmour (Doctorant), Sophie
Léchauguette, Lhorine François, Stephanie Benson, Mathilde Arrivé, [Sara
Mazzolini]
12h30-13h45 pause déjeuner
14h : CA de la SFLGC
14h-16h : 3 séquences parallèles (une série de 4 communications et deux
tables rondes)
Séquence A : Traduction et intertextualité
- Vincent Ferré (Université Paris XIII) « Traduire une réécriture néomédiévale : Tolkien et la tradition nordique (The Legend of Sigurd) »
- Arnaud Huftier (Université de Valenciennes) « Les sens de Prométhée : sur
quelques traductions (espagnol, anglais, allemand, italien, néerlandais et
russes) du Malpertuis de Jean Ray »
- Rainier Grutman (Université d’Ottawa, Canada) « Qui a peur de Nancy
Huston? Autotraduction et auctoritas »
- Katrien Lievois (Artesis University College, Belgique) « Les bibliothèques
circulaires. Traduire l’intertextualité et la parodie »
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Séquence B : Table ronde « Traduction et culture »
Participants : Inês Oseki-Dépré (Université de Provence) « José de Alencar, le
premier « anthropophage » moderne (dialogue entre Atala, de F.-R. de
Chateaubriand et Iracéma, de José de Alencar)» ; Marcelo Jacques de Moraes
(Universidade Federal do Rio de Janeiro, Brésil) « Vivre entre langues: langue,
lieu/ traduction de l’expérience »; Marie-Hélène C. Torres (Universidade
Federal de Santa Catarina, Brésil) « Les traductions et leur fonctionnement
dans les cultures »; Philippe Humblé (Erasmus University College, Belgique)
« Milton Hatoum en traduction française. Affirmation d’identité régionale et
traduction globale »
Séquence C : Table ronde « Evénements de traduction »
Coordinateur : Myriam Suchet (CERCC, ENS Lyon) « Textes hétérolingues,
textes traduits : évènements d’énonciations. Pour un comparatisme
différentiel »
Participants : Aurélien Talbot, Cécile Serrurier (Centre d’Etudes et de
Recherches Comparées sur la Création de l’ENS Lyon), Ana Avaraki
(Docteur, Paris VII, Education nationale grecque) « Littérature comparée,
littérature mondiale et l’espace interculturel du texte traduit », Maya
Boutaghou (Florida International University, Miami) « Une géopoétique du
traduire, deux exemples de lectrices- traductrices : Toru Dutt (1856-1877) et
Mayy Ziyadah (1886-1941)», Ilena Antici (Docteur, Paris Ouest Nanterre-La
Défence)
16h-19h : assemblée générale de la SFLGC
20h : banquet du congrès
Samedi 29 octobre 2011
IJBA (Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine) 1, rue Jacques Ellul,
Bordeaux
9h-9h45 Conférence de clôture d’Alexis Nouss (Université de Cardiff)
9h45-10h pause
10h-11h30 : 2 séquences parallèles (un atelier et une table ronde)
Séquence A : Atelier « Comment transmettre les œuvres en traduction dans
l’enseignement de la littérature au lycée et à l’université? »
Coordinatrice : Danielle Risterucci-Roudnicky (Université d'Orléans /
Laboratoire Meta)
47
Participants : Yves Chevrel (Professeur émérite, Université Paris IV), Lise
Chapuis (université Bordeaux IV), inspecteurs de l’éducation nationale
Séquence B : Table ronde « Le travail du traducteur et sa transmission »
Coordinateur : Jean-Yves Masson (Université Paris)
Participants : Véronique Béghain (Université Bordeaux III), Olivier Mannoni
(ATLF), Caroline Lepage (Université de Poitiers), Sara Pesatori (University of
Reading, UK) « Vittorio Sereni translator of William Carlos Williams : A
critical edition of his notebooks »
11h30-13h Hommage à Robert Escarpit
Témoignages, film, exposition photo, interventions de Daniel-Henri Pageaux
(Professeur émérite de l’Université de Paris 3), Nicole Robine, Jean Charron
(IJBA)
48
Publications des comparatistes
Michel Arouimi : Jünger et ses dieux : Rimbaud, Conrad, Melville, Paris :
Orizons, 2011, 248 p.
Le sens du sacré, chez Ernst Jünger, s’est d’abord nourri de l’expérience de la
guerre, ressentie comme une manifestation de la violence que le sacré, dans
ses formes connues, semble conjurer. D’où le désir, toujours plus affirmé chez
Jünger, d’une nouvelle transcendance. Mieux que dans ses pensées
philosophiques, ces problèmes se poétisent dans ses grands romans où
revivent les mythes dits premiers. Or, ces romans sont encore le prétexte d’un
questionnement des pouvoirs de l’art, pas seulement littéraire. Dans la
maîtrise des formes qui lui est consubstantiel, l’art apparaît comme une
réponse aux mêmes problèmes que s’efforce de résoudre le sacré.
La réflexion de Jünger sur l’ambiguïté du sens de ces formes semble guidée
par certains de ses modèles littéraires. Rimbaud a d’ailleurs laissé moins de
traces dans son œuvre que Joseph Conrad et surtout Herman Melville, dont
le Billy Budd serait une source méconnue du Lance-pierres de Jünger. La
fréquentation de ses « dieux littéraires », parmi lesquels on peut compter
Edgar Poe et Proust, a encore permis à Jünger d’affiner son intuition de
l’ordre mystérieux qui s’illustre aussi bien dans la genèse de l’œuvre écrite
que dans un destin humain.
Lise BERGHEAUD, Queneau et les formes intranquilles de la modernité 19171938:lectures du récit anglo-saxon des XIXè-XXè siècles, Honoré Champion,
Paris, 2010.
Éclairer les liens entretenus par l’œuvre narrative de Raymond Queneau avec
les récits des auteurs anglo-saxons qu’il a lus et recensés de 1917 à 1938, tel est
le propos de cette étude. À partir d’un classement raisonné des listes de
lectures de Queneau se dessine une assemblée de dix auteurs anglophones
précurseurs ou emblèmes de la modernitéen littérature, dont les écrits entrent
en résonance prolongée avec les textes queniens. L’établissement d’un tel
socle empirique est la condition de l’approfondissement puis du dépassement
de filiations rappelées par la critique. C’est, dès lors, par la confrontation
minutieuse des écritures que s’identifient des corrélations plus souterraines,
méconnues. Dans ce cadre, il s’agit d’apporter des réponses à la question qui
parcourt les examens textuels et qui les unifie : comment Queneau inscrit-il sa
singularité littéraire dans le terreau d’une poétique moderne qui déstabilise
radicalement les composantes de la fiction classique en soupçonnant la
viabilité
d’une
représentation
signifiante
?
Ou
encore,
et
49
complémentairement: comment Queneau, entouré de ses pairs anglo-saxons,
figure-t-il littérairement une ontologie de l’inquiétude face à l’abolition
possible du sens du monde et des êtres ? Émerge finalement la figure d’un
Queneau découvreur, précoce et pénétrant, de ce qui deviendra la tradition
littéraire moderniste ; un découvreur qui en a fait l’une des nourritures
substantielles de son génie artistique propre.
Collection Bibliothèque de Littérature Générale et Comparée, N° 87. 608
pages. ISBN 978-2-7453-2074-2
Relié, 115 €
http://www.honorechampion.com/objart/pdf/champ/c
at/Publications%202010.pdf(p.12)
Collection Poétiques comparatistes ÉTUDES POSTCOLONIALES sous la
direction d’Yves Clavaron 2, 2011.
Introduction : Yves Clavaron : Histoire d’un retard.
Pratiques postcoloniales
David Murphy : Les études francophones postcoloniales en Grande-Bretagne.
Réflexions sur l’émergence d’un comparatisme transcolonial.
Véronique Porra : Les études postcoloniales francophones en Allemagne
(Afrique subsaharienne/Afrique du Nord). Remarques sur la constitution
d’un champ scientifique moderne.
Lieven D’hulst : Études postcoloniales et questions de traduction.
Variétés postcoloniales
Barbara Dos Santos : Littératures postcoloniales d’Afrique lusophone.
Kim Andringa : Littératures des Caraïbes néerlandaises.
Sylvie André : Globalisation et identités locales dans les littératures du
Pacifique francophone.
Claudine Le Blanc : Littératures de l’Inde et études postcoloniales. De
l’histoire des subalternes à la domination (contestée) de la théorie.
Pour conclure
Jean-Marc Moura : Prolonger et renouveler les études postcoloniales.
Bilan critique
Yves Clavaron
50
Postérité de John Ruskin- L’héritage ruskinien dans les textes littéraires et
les écrits esthétiques, études réunies par Isabelle Enaud-Lechien et Joëlle
Prungnaud, Classiques Garnier, Collection Rencontres, Etudes dixneuviémistes, n° 6, 2011.
Au croisement de l’histoire de l’art et de la littérature, ce recueil d’articles
explore la postérité de John Ruskin dans les écrits esthétiques et les textes
littéraires. Il rend compte de cas précis de « réception créatrice » : emprunts
assumés ouréférences occultées, réminiscences, reprise fidèle ou dévoyée…
Cette remontée aux sources, qui doit beaucoup aux nouvelles approches
critiques, invite à découvrir ou à revisiter le corpus ruskinien et entend le
rendre accessible au public francophone.
E.T.A Hoffmann, Contes nocturnes, contes traduits de l’allemand, présentés et
annotés par Alain Montandon, Classiques Garnier, Littératures européennes
(sld Alain Montandon et Françoise Lavocat), Série Littératures gérmaniques
n° 1, 2011.
Françoise Quillet, Le théâtre s’écrit aussi en Asie, L’Harmattan, collection
Univers théâtral, 2011.
Les études consacrées aux théâtres classiques d’Asie concernent souvent leur
dimension scénique. Rares sont celles qui s’intéressent au poème dramatique.
Pourtant ces théâtres n’ont jamais fait l’économie dutexte. La Fleur benefique de
Saugandhikam (Inde), Le Pavillon aux pivoines (Chine) et Matsukaze (Japon) sont
des exemples éminents des noces intimes qui s’opèrent en Asie entre scène et
texte. L’analyse de ces trois pièces fait découvrir des théâtres qui ne sont pas
passés par le pli de la pensée aristotélicienne et classique occidentale. Le
présent travail, par les relations qu’il observe entre texte et scène, à travers la
musique et la danse, apporte sa contribution à nos connaissances des théâtres
classiques d’Asie mais nourrit aussi, plus largement, notre réflexion sur la
fabrique du théâtre. Nul doute que cette étude soit dynamique et fertile pour
qui s’intéresse au théâtre contemporain.
Françoise Quillet, Arts du spectacle, Identités métisses, L’Harmattan, Collection
Univers théâtral, 2011, 264 p.
Voici rassemblées des études qui présentent les arts du spectacle d’Indonésie,
d’Inde, de Chine, de Taïwan, du Japon, du Brésil, du Pérou et d’Europe. A
l’intérieur de chacune de ces cultures, les arts observés ici répondent à des
51
caractères multiples, par la diversité de leurs langages, par les tensions entre
tradition, classicisme et modernité mises en oeuvre comme par celles
installées entre les cultures locales et la mondialisation. Aujourd’hui, la
notion d’identité se crée, se perd, se retrouve métamorphosée dans le jeu des
créations multiculturelles. On ne saurait croire à la transparence de cette
notion ainsi qu’à la neutralité de son usage, dès lors qu’on considère son
utilisation politique. Le mot s’autorise non d’une nécessité mais d’une
commodité, relève moins de la raison que de la production.
Plus que d’identité des arts, il est souhaitable de parler de diversité. On
passera ainsi d’une stérile défense de l’identité culturelle à la fécondité née du
dialogue des cultures. Cette fécondité produira des conditions d’une
reconsidération de l’identité humaine, alors que l’ère du numérique pose la
question « de l’orientation de l’art et de l’espèce humaine ».
Françoise Quillet, L’opéra chinois contemporain et le théâtre occidental. Entretiens
avec Wu Hsing-Kuo, L’Harmattan, Collection : Univers théâtral, 2011, 106
pages.
Si l’on cherche des renseignements sur Internet, Wu Hsing-Kuo est
mentionné comme un célèbre acteur de cinéma qui a joué aux cotés de Jacky
Chan et de Gong Li. Mais cet ouvrage s’intéresse non à l’acteur mais à
l’homme de théâtre qui dit préférer le théâtre au cinéma même s’il lui faut
gagner moins et travailler davantage. Les entretiens rapportés ici sont le
témoignage vivant d’une aventure théâtrale unique dans laquelle s’établit la
fusion du théâtre chinois et du théâtre occidental à travers l’adaptation de
pièces shakespeariennes, de tragédies grecques, du théâtre de Beckett et de
l’oeuvre de Tchékhov. Comment être à la fois fidèle à la forme artistique de
l’opéra de Pékin et vouloir être le moteur du renouvellement de ses formes ?
Wu Hsing-Kuo, un des grands réformateurs non seulement de la scène
chinoise mais de la scène internationale, immense acteur, homme de théâtre
exceptionnel donne ici ses réponses.
COLLECTION « LONG-COURRIERS »
La collection « Long-courriers », consacrée aux littératures postcoloniales (au
sens large) francophones, anglophones, lusophones, hispanophones ou
néerlandophones, se décline en deux registres, dans une dimension à la fois
diachronique et synchronique : textes de l’ère coloniale (XIXe et début du XXe)
et essais sur les littératures postcoloniales.
1/ Série rééditions de textes anciens avec postface :
Parus en avril 2011 :
52
1. Robert Delavignette, Les paysans noirs (J. Riesz, Université de Bayreuth)
2. Jehan D'Ivray, Au Cœur du harem (E. Gaden, Université de Grenoble III)
À paraître en septembre 2011 :
3. Justin Lhérisson, La Famille des pitite-caille ; Zoune chez sa Ninnaine (L.F.
Hoffmann, Université de Princeton)
4. Charles Renel, La Fille de l’île rouge (D. Ranaivoson-Hecht, Université de
Metz)
2/ Série essais :
1. Yves Clavaron, Poétique du roman postcolonial, 2011
2. Delphine Japhet, Écritures rumorales dans la littérature du Congo (à paraître
2012).
Nous souhaitons rééditer Le roman de la conquête de Louis Bertrand (1930) et
recherchons un-e universitaire susceptible de rédiger la postface (présentation
de l'auteur, du contexte, et du texte) en 45000/ 50000 signes environ.
Si vous avez des propositions de rééditions ou d'essais, n'hésitez pas à nous
contacter.
Yves Clavaron : [email protected]
Évelyne Lloze : [email protected]
Série Samuel Beckett, Lettres modernes Minard, (Collection: « La
Revue des Lettres modernes »)
PRESENTATION
Samuel Beckett occupe sans doute une place à part au sein de la littérature
française, en raison de la spécificité linguistique qui caractérise son œuvre. En
effet, la diversité des genres qu’il a pratiqués (poèmes, romans, pièces, films,
fictions brèves, œuvres pour la radio ou la télévision) revêt certainement
moins d’importance que le partage de sa production entre les langues
française et anglaise. Cette orientation bilingue entraîne des conséquences
pour le statut de ses écrits, pour leur étude et la manière dont se forment les
groupes de chercheurs qui se penchent sur son œuvre. D’origine irlandaise,
Beckett s’installe définitivement en France en 1937 — à l’âge de trente et un
ans —, où il vit jusqu’à sa mort en 1989. Malgré ce choix — qui fut décisif
pour sa vie et pour son écriture — Beckett n’a cessé de rédiger en deux
53
langues : français et anglais. En dépit de l’importance considérable du
bilinguisme de cet auteur, la plupart des recherches privilégient encore la
partie de l’œuvre composée en anglais. De même, l’immense majorité des
publications critiques émanent du monde anglo-saxon. Aussi se trouve-t-on
face au paradoxe selon lequel l’œuvre est célébrée sur le plan international,
mais voit son importance quelque peu relativisée dans son pays d’accueil.
Cette inégalité dans la répartition des travaux critiques est renforcée par le
fait que tout un pan du travail universitaire reste à faire. On remarque, par
exemple, qu’il n’existe pas d’édition critique de l’œuvre en français, et que
nombre de textes en anglais n’ont pas été publiés en France; sans compter la
nécessité fondamentale d’une édition bilingue complète, qui seule serait à
même de respecter la singularité et la véritable ampleur de cette œuvre.
Par la création d’une Série Samuel Beckett dans la collection « La Revue des
lettres modernes », on a donc souhaité fournir la possibilité de s’exprimer à
un groupe de chercheurs autour de l’œuvre de Beckett en France. Cette Série
présentera l’intérêt d’apporter, aux divers échanges déjà existants, une base
matérielle et un forum régulier, ainsi qu’une contribution non négligeable à
une dynamique d’échanges. La conception de la Série Samuel Beckett et sa
composition s’orientent en fonction de la disposition particulière de l’œuvre
et de la recherche, notamment du point de vue linguistique. Par la nature
même de l’œuvre et des études beckettiennes, les échanges possèdent une
dimension internationale. Une Série Samuel Beckett se doit d’intégrer ce
facteur, notamment en recueillant des contributions en provenance de
l’étranger et, en retour, la Série, à l’image de toutes les Séries de la collection
déjà existantes, est appelée à connaître une diffusion internationale.
Face au déséquilibre linguistique, un renforcement de la production
française est éminemment souhaitable. La Série se compose donc d’études de
fond dans cette langue, afin d’assurer un apport à l’égard du lectorat
universitaire. Comme il est de tradition, la Série Samuel Beckett est ouverte à
une multiplicité d’approches et, à l’instar des Séries existantes, chaque
livraison sera divisée en une partie thématique, suivie d’une section
contenant une diversité de contributions “hors cadre”, permettant d’ouvrir
d’autres pistes de réflexion.
En revanche, l’ensemble de l’œuvre de Beckett fera l’objet des études
publiées : tant les textes en français que ceux en anglais (avec une préférence
pour l’étude des textes rédigés ou adaptés par l’auteur lui-même, plutôt que
pour les traductions). On peut supposer, à cet égard, que contributeurs et
lecteurs seront, pour une partie importante, bilingues, cette exigence étant un
présup- posé essentiel pour l’étude approfondie de cet auteur. Toutefois, afin
d’assurer une meilleure communication, chacune des contributions sera
accompagnée de son résumé bilingue. Comme il semble utile de favoriser la
connaissance de l’actualité des recherches du monde anglophone auprès d’un
public de chercheurs français, des recensions des nombreux travaux
paraissant à l’étranger seront réalisées de manière systématique. Le volume
54
inaugural, intitulé “L’Ascèse du sujet”, traite d’un thème à la fois fondamental,
et fédérateur d’une diversité d’approches. Le deuxième volume, intitulé
“Enjeux d’esthétique” est en préparation. Il traite de certains effets esthétiques,
en les situant au sein d’une triangulation structurante : parole et silence,
visible et regard, et enfin, l’irréductible matérialité du corps. Ces deux
volumes visent à la fois à renouveler la perception de l’écriture de Beckett, à
éclaircir et à recentrer les enjeux, et à créer une dynamique pour les livraisons
à venir.
Llewellyn BROWN
SAMUEL BECKETT 1 – “L’ASCÈSE DU SUJET” Lettres modernes Minard
(Collection: « La Revue des Lettres modernes »)
Présentation de la Série “Samuel Beckett”, par Llewellyn Brown
avant-propos, par Llewellyn Brown
I. L’ASCETISME ET LE CORPS
1. Le Corps en suspens dans la “Trilogie” de Samuel Beckett, par Natália
LARANJINHA
2. Traité sur le mouvement ascétique chez Beckett et Kazantzakis : garder la
pose, par Katerina KANELLI
3. Mutiler le corps pour abolir le désir : « Nonché la speme il desiderio », par
Chiara MONTINI
II. LE DESIR PUR D’EN FINIR
4. Cap au pire et le désir d’en avoir fini, par Anthony UHLMANN
5. Beckett, en adaptant Godot : la peine ou pas, par Dirk VAN HULLE
III. UN SUJET INEFFAÇABLE
6. Le Monologue de Samuel Beckett sur la mort : « Ne fut jamais d’autres
questions », par Franz KALTENBECK
7. Excavations poétiques dans l’écriture de Samuel Beckett, par Nadia LOUAR
8. Désir textuel et inscription du sujet chez Samuel Beckett (avec Deleuze et
Lacan), par Isabelle OST
9. Samuel Beckett : du désir au roc de l’existence, par Llewellyn BROWN
RESUMES (français-anglais)
V. COMPTES RENDUS DES PARUTIONS DE L’ANNEE 2008
BRANIGAN, Kevin : Radio Beckett: Musicality in the Radio Plays of Samuel
Beckett. (par M. BOUSQUET) – GROSSMAN, Évelyne : L’Angoisse de penser (par
J. SIBONI) – MÉVEL, Yann : L’Imaginaire mélancolique de Samuel Beckett, de «
Murphy » à « Comment c’est » (par I. OST) – OST, Isabelle : Samuel Beckett et
Gilles Deleuze: cartographie de deux parcours d’écriture (par J. SIBONI) –
55
POTHAST, Ulrich : The Metaphysical Vision: Arthur Schopenhauer’s Philosophy of
Art and Life and Samuel Beckett’s Own Way to Make Use of It (par J. CAMPBELL) –
VAN HULLE, Dirk : Manuscript Genetics, Joyce’s Know-How, Beckett’s Nohow
(par M. BOUSQUET).
Béatrice Jongy, L’Invention de soi, Rilke, Kafka, Pessoa. Avec une préface de
Robert Bréchon. Bruxelles, Bern, Berlin, Frankfurt am Main, New York,
Oxford, Wien, 2011. 475 p.
ISBN 978-90-5201-675-7 br. € 49.50
Dans une Europe en crise, à la même période, au même âge, Rilke
écrit Les Carnets de Malte Laurids Brigge, Kafka son Journal et Pessoa Le Livre de
l’intranquillité. C’est un « je » personnage, plus ou moins fictif, qui tient son
journal, qu’il s’appelle Malte, Soares ou simplement Franz. Pour qui habite
mélancoliquement le monde, l’écriture de soi est bien plus qu’un instrument
de connaissance, c’est une tentative de renaissance, d’autogenèse. Naître
littérature, puisque la littérature est Tout…
La fiction de soi mène ces grands découvreurs des espaces intérieurs
à travers les limbes, où la mélancolie côtoie la mort et la folie.
Leurs livres rendent les mouvements mêmes de l’âme et inventent
un nouveau lyrisme. Inquiéteur du genre humain, l’Orphée moderne est
animé d’une conscience à la fois tragique et ironique. Ivres de leurs
métamorphoses, créateurs de mythes, Rilke, Kafka et
Pessoa pressentent qu’ils seront des précurseurs. Car si le diable est
l’inventeur de l’absurde, il est aussi, tel le poète, le porteur de lumière…
Cette étude, pour la première fois, fait se croiser les feux de ces trois
« phares inutiles dans l’Océan désert », selon le mot de Robert Bréchon, poète
et éminent spécialiste de Pessoa dont il a édité les oeuvres. Lue à la lumière
des deux autres, chacune des oeuvres jette des reflets inattendus, où miroitent
les fondements même de l’écriture contemporaine de soi.
Contenu : L’écriture de soi dans le journal intime – L’Europe au tournant du
XXe siècle – Le sujet moderne : crise de l’identité et du langage – Fiction de
soi et autogenèse – Angoisse, folie et discours du corps – Les limbes, la mort –
De la mélancolie à l’ironie : un nouvel Orphée – Le rôle de l’image et les
figures du lyrisme – Écriture du Neutre et du fragment – La littérature de la
modernité : iconoclasme et voie sacrée.
e-mail : [email protected]
Site Internet : www.peterlang.com
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