L`économie métropolitaine - Vol. 2 No 2
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L`économie métropolitaine - Vol. 2 No 2
Formée du territoire de 63 municipalités, la CMM regroupe 3,4 millions d’habitants, soit près de la moitié de la population du Québec. Elle est un organisme de planification, de coordination et de financement métropolitains. Reprise de l’emploi Après une contraction de 1,1 % au premier trimestre, l’emploi remonte de 1,0 % au deuxième trimestre dans la région métropolitaine de Montréal. Cette reprise marque en partie le retour à la normale après le ralentissement dû au froid intense du début de l’année. Mais surtout, elle provient de la relance des fabricants de biens durables et de la progression du secteur public. Sous la pression aiguë de l’appréciation du dollar canadien et de la baisse de la construction non résidentielle, l’industrie manufacturière avait procédé l’an dernier à une restructuration majeure de ses opérations. Au premier trimestre 2004, les exportations ont recommencé à croître. Baisse continue du chômage Malgré la volatilité de l’emploi, le taux de chômage recule de manière continue depuis l’automne 2003. Après avoir grimpé de 1,6 point de pourcentage pendant les trois trimestres précédents, il retombe de 2,1 points au cours des trois trimestres suivants pour atteindre 7,9 % au deuxième trimestre 2004. Cependant, le taux de chômage des femmes ne diminue pas au deuxième trimestre, à cause des difficultés de l’industrie du vêtement, où les femmes forment les deux tiers de la main-d’œuvre. La baisse du chômage masque, par ailleurs, le retrait de plusieurs travailleurs du marché de l’emploi. À l’exception d’un bref sursaut à la fin de 2003, le taux d’activité décline depuis un an et demi. Il atteint 67,5 % au deuxième trimestre. Emploi Indice, désaisonnalisé, 1995=100 133 Toronto 122 Montréal Canada États-Unis 111 2e trimestre 2004 L’économie métropolitaine décrit de manière concise l’évolution à court terme des principaux agrégats économiques et les faits saillants du trimestre. Dans les tableaux synthèses que le lecteur trouvera à la fin du document, le bulletin offre les statistiques économiques courantes de la région métropolitaine de Montréal et de ses cinq secteurs : Montréal, Laval, Longueuil, les couronnes Nord et Sud. L’économie métropolitaine est disponible sur le site Internet de la Communauté métropolitaine de Montréal à l’adresse suivante : www.cmm.qc.ca. Nord-Est des É.-U. 100 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Sources: Bureau of Labor Statistics et Statistique Canada Taux de chômage %, désaisonnalisé 15 11 RMR de Montréal 7 RMR de Toronto 3 95 96 97 98 Source : Statistique Canada 99 00 01 02 03 04 volume 2, numéro 2 ww w. cmm .q c. ca 10 0 2 , r u e S h e r b r o o k e O u e s t, b u re au 2 4 0 0 , M o n tr é al ( Q u é b e c ), H3 A 3 L 6 51 4 . 3 5 0. 2 5 5 0 | in f o @c m m. qc . c a � Portrait : Le rattrapage économique de la RMR de Montréal (p. 6 et 7) � La progression du taux d’emploi se poursuivra-telle ? Trimestriel Volume 2, numéro 2 � Reprise de l’emploi � Baisse continue du chômage � Poussée de l’administration publique � Remontée des services professionnels mais recul en gestion des entreprises � Relance des biens durables � Difficultés de l’impression et du vêtement � Construction de logements au centre-ville � La consommation plafonne MÉTROPOLITAINE 2 e trimestre 2004 L'économie 2 L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 E SECTEURS ÉCONOMIQUES Le vieillissement de la population stimule l’embauche en santé et la réduit en éducation. En effet, la santé et les services sociaux poursuivent leur montée de la dernière année, leurs effectifs augmentant de 3 % au deuxième trimestre. Par contre, la diminution de la clientèle scolaire provoque des pertes d’effectifs dans l’enseignement primaire et secondaire. Nouvelle restructuration en vue dans les services de communication Les services à la consommation se stabilisent après un recul au premier trimestre. Parmi ces services, la croissance est concentrée dans la restauration et les autres services à la consommation (services personnels, réparation et entretien). L’emploi dans le commerce, qui avait chuté de 6 % au premier trimestre, ne diminue que de 1 % au second. Par ailleurs, la chaîne de meubles Brick a ouvert 5 magasins dans la région métropolitaine en avril. Par contre, le secteur de l’information et des loisirs a réduit ses effectifs de 9 % au deuxième trimestre. BCE a annoncé en juin une nouvelle ronde de réduction de sa main-d’œuvre. L’arrivée de la téléphonie par Internet permettra aux fournisseurs de réduire leurs coûts et leur main-d’œuvre. En fait, elle les oblige à le faire en introduisant de nouveaux concurrents dans le marché téléphonique : les câblodistributeurs. BCE s’est fixé comme objectif de comprimer ses coûts de 1 milliard $ sur deux ans. Relance des services professionnels 2 Les services professionnels reprennent du poil de la bête. Les entreprises de services informatiques et les bureaux d’ingénieurs et d’architectes embauchent. La hausse du prix des métaux et du pétrole suscite la construction d’usines. SNC-Lavalin a augmenté son carnet de commandes, tant au Canada qu’à l’extérieur du pays. L’entreprise s’attend à ce que les projets énergétiques, stimulés par les prix élevés du pétrole et du gaz naturel, assurent sa croissance pour plusieurs années. Emploi par secteur, RMR de Montréal Milliers, désaisonnalisé 350 Fabrication 290 Commerce N 230 220 Santé 170 Enseignement 120 70 Administration publique N L’emploi a augmenté de près de 2 % dans les services publics et parapublics. Les effectifs de l’administration publique, qui s’élèvent, bon an mal an, à 80 000 travailleurs dans la région métropolitaine de Montréal, ont fait un bond de 11 000 au deuxième trimestre selon les estimés de l’Enquête sur la population active. Ces dernières années, toute croissance au cours d’un trimestre était automatiquement renversée le trimestre suivant. Il reste à voir si la poussée du printemps saura résister au passage du temps. 160 Services professionnels 110 60 Gestion d'entreprises et services de soutien 10 N Poussée de l’administration publique Information, culture et loisirs 100 80 Hébergement et restauration 60 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Source : Statistique Canada La demande visant les services en TI et l’impartition des processus d’affaires s’accélère. Les leaders des services informatiques, le Groupe CGI et IBM Canada, sont en forte croissance. Les contrats d’impartition sont en recrudescence. Au cours du trimestre, CGI a obtenu des commandes de 1,2 milliard $, ce qui a fait passer son carnet à 13,2 milliards $ à la fin juin. Les services de gestion en difficulté Les services de gestion continuent à décroître. En fait, la gestion des entreprises — une catégorie qui comprend les sièges sociaux — est en recul depuis deux ans. Après avoir atteint un sommet il y a deux ans, l’emploi dans la gestion d’entreprises a diminué de 24 % dans la région métropolitaine de Montréal tandis qu’il augmentait de 2 % dans l’ensemble du Canada. L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 3 E INDUSTRIES MANUFACTURIÈRES La hausse des exportations provient de la force de la production manufacturière et de l’investissement aux États-Unis, qui stimule la demande de biens durables. Par conséquent, les livraisons québécoises de machines, produits métalliques, matériel de communication et moteurs d’avion grimpent. Seules celles d’avions diminuent à cause des difficultés financières des grands transporteurs aériens nord-américains. Par conséquent, l’emploi dans la fabrication de biens durables dans la région métropolitaine augmente de 19 %. D’ailleurs, Pratt & Whitney a embauché plus de 400 employés pendant le premier semestre. La croissance soutenue de l’économie américaine devrait continuer à faciliter l’adaptation des producteurs montréalais à l’appréciation du dollar. Cependant, leur ajustement n’est pas terminé et pourrait limiter la relance des exportations. Vêtement et impression faibles L’emploi dans l’industrie des biens non durables, qui était resté ferme ces dernières années, diminue de 9 % au second trimestre. Les pertes proviennent majoritairement des secteurs de l’impression et du vêtement. Le recul quasi ininterrompu des livraisons de textile et de vêtement, qui dure depuis presque quatre ans, se répercute finalement sur l’emploi. Le vêtement est une industrie à forte intensité de maind'œuvre. Or, la production locale fait face à la concurrence de pays nouvellement industrialisés où les salaires sont faibles. Malgré leur percée sur le marché américain, les fabricants montréalais perdent sans cesse du terrain sur le marché canadien au profit des importations; celles-ci comptent pour 58 % du marché canadien en 2003, par rapport à 30 % en 1991. Dans l’imprimerie, une surcapacité de production réduit les prix et force les entreprises à améliorer leur productivité. Après un recul en 2001 et 2002, les livraisons des imprimeurs stagnent au Québec. La branche imprimerie de Quebecor a adopté des mesures de réduction de coûts et de compression d’effectifs. Après avoir supprimé 1800 postes en 2003, Quebecor en a éliminé 500 autres de février à avril 2004. Milliers, désaisonnalisé 200 Biens non durables 160 Biens durables 120 80 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Source : Statistique Canada Livraisons, biens durables¹ Milliards $ 1997, annualisé et désaisonnalisé 10 7 Avions et pièces 4 Matériel de communication 1 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 1. Livraisons du Québec pour des industries importantes de Montréal Source : Statistique Canada Livraisons, biens non durables¹ Milliards $ 1997, annualisé et désaisonnalisé 18 Aliments et boissons 15 12 9 Textile et vêtement 6 Produits pharmaceutiques 3 Impression 0 95 96 97 98 99 00 01 02 03 1. Livraisons du Québec pour des industries importantes de Montréal Source : Statistique Canada 04 2e trimestre 2004 Malgré la force du huard, les exportations remontent. Au second trimestre, elles ont bondi de 8 % à l’échelle du Québec et le surplus commercial canadien a atteint un niveau record. Emploi, fabrication, RMR de Montréal N Les exportations relancent la fabrication de biens durables 3 4 L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 E SECTEURS RÉGIONAUX Hausse de l’emploi à Laval et Montréal La hausse de l’emploi est concentrée dans le centre de la région métropolitaine, soit à Montréal et à Laval. Le taux d’emploi grimpe de 1,3 point de pourcentage à Montréal et bondit de 4 points à Laval. Laval bénéficie de la reprise de l’industrie des biens durables et de l’embauche du secteur public. Ceci dit, les statistiques à Laval sont volatiles, et donc difficiles à interpréter. De plus, l’indicateur de dépendance sociale1 est resté relativement stable à Laval. Ceci suggère que les estimés de l’emploi pourraient être réajustés à la baisse au cours des prochains trimestres. À Montréal, le nombre de personnes occupées augmente dans la majorité des secteurs, en particulier dans le commerce, l’administration publique, le transport et les services professionnels. L’amélioration du marché du travail entraîne une forte baisse du taux de chômage. Le recul est particulièrement prononcé à Montréal : le taux de chômage y a chuté de 12,2 % à 8,7 % entre le troisième trimestre 2003 et le second trimestre 2004. Remontée de Longueuil Les indicateurs qui touchent Longueuil montrent une amélioration de sa santé économique. Au cours du ralentissement économique des trois dernières années, l’indicateur de dépendance sociale avait eu, à Longueuil, la moins bonne performance des cinq régions de la métropole. Cependant, au second trimestre, il y diminue de 1,7 %, la baisse la plus forte des cinq régions. De plus, le marché des bureaux s’améliore. Le taux d’inoccupation des bureaux, qui avait bondi de 12,3 % à 23,0 % entre la fin de l’an 2000 et la mi-2003, retombe à 16,8 % à la mi2004. Taux de chômage %, désaisonnalisé 16 Montréal 12 8 4 Laval Longueuil et couronnes 95 96 97 4 1. 100 × ( Bénéficiaires ordinaires de l'assurance-chômage sans gains et bénéficiaires adultes de l'aide sociale sans contraintes et avec contraintes temporaires ) ÷ population de 15 à 64 ans. 99 00 01 02 03 04 Indicateur de dépendance sociale 1996T3=100, désaisonnalisé 74 66 Montréal Longueuil 58 Cour. Sud Laval Cour. Nord 50 00 01 02 03 04 Sources : Statistique Canada et Emploi, Solidarité sociale et Famille - Québec Taux d'inoccupation des bureaux % 27 Longueuil 20 Montréal Baisse de l’emploi dans les couronnes Le nombre de personnes occupées dans les couronnes diminue pour un deuxième trimestre d’affilée. Le recul de l’emploi dans le commerce et l’enseignement est concentré dans les couronnes. Le taux de chômage demeure inchangé, à 6,7 %, les travailleurs ayant choisi de se retirer du marché de l’emploi. Les difficultés des couronnes sont corroborées par l’indicateur de dépendance sociale, qui y est resté inchangé au second trimestre. 98 Source : Statistique Canada 13 Laval 6 95 96 97 98 99 00 01 Sources : CB Richard Ellis et Desjarlais Prévost 02 03 04 L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 5 E IMMOBILIER ET CONSTRUCTION Maintien des ventes de logements Après l’envolée de la fin de 2003, la demande de logements s’est retranchée à un niveau plus durable cette année. Les ventes sur le réseau SIA sont demeurées presque inchangées au deuxième trimestre. La demande refoulée de logements offre encore des débouchés. Le prix augmente au rythme de 17 % sur 12 mois. Par contre, stimulée par la hausse des prix, l’offre de logements sur le réseau MLS/SIA continue à augmenter plus vite que le nombre de ventes. Le nombre d’inscriptions, qui avait atteint un plancher de 19 600 résidences à l’hiver 2003, augmente de manière constante depuis. La stabilité des ventes résidentielles, combinée au relèvement des propriétés inscrites sur le réseau SIA, pointe vers un rééquilibrage graduel du marché résidentiel. Au centre-ville, les stationnements font place aux immeubles de logements La construction résidentielle ne montre pas encore de ralentissement notoire. Après trois ans de croissance accélérée, le boom de la construction résidentielle se poursuit. Le nombre de logements mis en chantier a augmenté de 18 % au deuxième trimestre dans la région métropolitaine. La poussée des mises en chantier est concentrée à Montréal, en particulier dans les immeubles résidentiels du centre-ville. Le condo et les unités locatives s’accaparent presque tout le marché avec des parts respectives de 47 % et 46 % pendant la première moitié de l’année. Construction institutionnelle et commerciale encore forte La construction institutionnelle et commerciale est plus élevée que prévue mais la construction industrielle diminue. La valeur des permis de construction non résidentiels recule néanmoins, ce qui laisse présager un ralentissement à venir. Construction et vente de logements RMR de Montréal Milliers, annualisé et désaisonnalisé 60 Ventes SIA/MLS 40 20 Mises en chantier 0 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Sources : Société canadienne d'hypothèques et de logement et Chambre immobilière du Grand Montréal Permis de construction, RMR de Montréal Milliards $, annualisé et désaisonnalisé 7 5 3 1 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Source : Statistique Canada Taux d'inoccupation, RMR de Montréal % 27 Bureaux 18 Maintien du surplus de bureaux 9 Industriel Logement 0 95 96 97 98 99 00 01 Sources : CB Richard Ellis et Desjarlais Prévost 02 03 04 2e trimestre 2004 Le taux d’inoccupation des bureaux se maintient à un niveau relativement élevé. En effet, l’arrivée sur le marché de la deuxième phase de la Place du commerce électronique et la conversion d’espace commercial en bureaux dans le Complexe Les Ailes de la Mode suscitent une légère hausse de l’inoccupation au centre-ville. Par contre, la demande de bureaux augmente dans la couronne centrale (au nord du centre-ville) et à Longueuil. 5 6 L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 E PORTRAIT: Le rattrapage économique de la RMR de Montréal La progression du taux d’emploi se poursuivra-t-elle ? Le taux d’emploi est vraisemblablement la mesure la plus significative de la santé du marché du travail. Il fait abstraction de la croissance démographique, qui varie d’une région à l’autre. Or, au cours des vingt-cinq dernières années, la région métropolitaine de Montréal a eu un taux d’emploi inférieur à celui de l’Amérique du Nord. Ajustement du transport ferroviaire et des industries anciennes dans les années 80 La région montréalaise a démarré les années 80 avec un taux d’emploi à peu près égal à celui du continent, soit 58,7 % contre 59,1 %. La récession de 1981-82 a réduit le taux d’emploi alors que des industries manufacturières traditionnelles et les industries liées au transport ferroviaire faisaient des mises à pied. Un écart de 2,5 points de pourcentage s’est alors introduit entre le taux d’emploi de la région métropolitaine et la moyenne continentale. La récession de 1981-82 a eu un effet limité dans le temps. Cependant, dans l’expansion qui a suivi, l’économie montréalaise a progressé à un rythme semblable à celui du continent de telle sorte qu’elle n’a pas réussi à combler l’écart qui l’en séparait. Restructuration élargie des années 90 La récession de 1990-91 a eu un impact plus profond sur la région métropolitaine de Montréal, donnant lieu à une chute de l’emploi plus marquée. L’écart entre les taux d’emploi s’est accentué, pour atteindre 6 points de pourcentage en 1993-1997. Les pertes d’emploi ont touché non seulement le secteur manufacturier, mais également de nombreux services comme le transport et les communications, la construction et l’immobilier, le commerce de gros ainsi que l’administration publique et la santé. Les entreprises montréalaises ont dû faire face à la libéralisation des échanges (ALE puis ALENA), à la privatisation (Canadien National et Air Canada) et à la déréglementation (transport et communications). Parallèlement, le fardeau fiscal des ménages s'alourdissait et les taux d'intérêt augmentaient, contraignant les dépenses de consommation. Enfin, dans le but de redresser leurs finances, les gouvernements ont freiné leurs dépenses de 1994 à 1997. Le rattrapage de la fin des années 90 6 À partir de 1997, par contre, le taux d’emploi a augmenté plus vite dans la région métropolitaine de Montréal que dans le reste de l’Amérique du Nord. L’écart entre les deux taux devrait se refermer à 0,1 point en 2004. Taux d'emploi % 67 États-Unis et Canada 62 57 RMR de Montréal 52 76 80 84 88 92 96 00 04e Sources : Bureau of Labor Statistics et Statistique Canada À la faveur de la baisse du dollar canadien, les exportations ont augmenté. En 1996, la baisse des taux d’intérêt et l’accélération de l’économie au Canada et au Québec ont stimulé la consommation. De plus, les États-Unis ont traversé une récession qui a épargné le Canada. Le taux d’emploi américain a baissé de 2000 à 2003. Transformation de l’économie métropolitaine Divers indices laissent entrevoir la poursuite de l’expansion de Montréal. En premier lieu, l’éventail des biens et services produits s’est modernisé. À la suite de la restructuration économique des vingt dernières années, la région métropolitaine de Montréal produit des biens et services qui contiennent plus de savoir et dont la demande devrait croître de manière soutenue dans la prochaine décennie. Les principaux produits sont les avions, le matériel de communication, les services informatiques et les médicaments brevetés. De plus, la croissance n’est pas le fait d’un nombre limité de secteurs. Au terme de la transformation des années 90, la région métropolitaine se retrouve avec l’économie la plus diversifiée du Canada. Or, les économies diversifiées résistent mieux aux aléas de la conjoncture. De plus, la coexistence de secteurs économiques différents suscite des échanges de connaissances, un facteur reconnu de la croissance économique des villes. L'ouverture à la concurrence a aguerri les entreprises montréalaises. Le libreéchange, la privatisation et la déréglementation ont forcé plusieurs grandes compagnies à augmenter leur productivité. Même des industries traditionnelles, comme le vêtement, ont exporté davantage. L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 7 E Taux d'emploi selon le groupe d'âge en 2000 (2001 dans les RMR canadiennes) (%) Région métropolitaine¹ 25 ans et plus Minneapolis Denver Atlanta Ottawa Dallas 72,2 70,0 68,7 67,6 67,4 Washington Toronto Boston Portland Seattle San Francisco Houston Vancouver St. Louis Chicago Région métropolitaine¹ 25-34 ans Minneapolis Ottawa Toronto Denver Boston Région métropolitaine¹ 35-44 ans Région métropolitaine¹ 45-54 ans Région métropolitaine¹ 55-64 ans Région métropolitaine¹ 65 ans et plus 83,9 Minneapolis 82,7 Ottawa 80,3 Toronto 80,1 Denver 79,7 � Montréal 85,1 84,2 82,0 81,2 80,8 Minneapolis Denver Ottawa Toronto Boston 85,7 82,1 82,1 81,0 80,9 Minneapolis Boston Denver Washington Dallas 66,4 63,5 63,2 62,6 61,7 Dallas Denver Washington Minneapolis Houston 16,1 15,2 14,8 14,7 14,7 67,0 � Montréal 66,7 Atlanta 65,5 St. Louis 65,2 Washington 65,1 Cleveland 78,5 78,3 78,1 78,0 77,9 St. Louis Boston Portland Cleveland Vancouver 79,7 79,7 78,8 78,7 78,7 Washington Portland Seattle St. Louis Cleveland 80,5 80,2 79,6 79,5 79,0 San Francisco Chicago Atlanta Portland Philadelphie 60,7 59,6 59,6 59,5 58,6 Atlanta Boston Chicago San Francisco Philadelphie 14,2 13,8 13,4 13,2 13,1 64,3 63,7 63,4 63,2 62,9 Tampa Vancouver Pittsburgh Portland Seattle 77,6 77,6 77,5 77,3 76,0 Atlanta Washington Pittsburgh Seattle Tampa 78,5 Atlanta 78,4 � Montréal 78,1 Dallas 78,0 San Francisco 77,9 Philadelphie 78,7 78,2 78,2 78,0 77,4 Seattle Toronto St. Louis Cleveland Houston 58,4 58,2 58,1 57,9 57,6 Miami New York Los Angeles St. Louis Cleveland 13,1 13,0 12,8 12,8 12,0 � Montréal Cleveland Détroit Philadelphie Phoenix 61,8 61,5 61,3 61,1 60,6 San Francisco Dallas Détroit Philadelphie Chicago 75,6 75,6 75,4 75,2 74,3 Dallas San Francisco Philadelphie Phoenix Détroit 77,6 76,8 76,6 76,6 76,5 Vancouver Pittsburgh Chicago Phoenix Tampa 77,3 77,1 77,0 76,4 75,8 New York San Diego Vancouver Los Angeles Miami 57,2 56,8 56,4 55,1 54,9 San Diego Phoenix Portland Seattle Détroit 11,9 11,4 11,2 11,0 10,9 San Diego New York Los Angeles Pittsburgh Miami Tampa 59,6 59,5 58,6 57,0 56,5 55,5 Phoenix New York Houston Miami San Diego Los Angeles 73,2 71,9 70,7 70,5 68,4 67,2 Chicago Houston New York San Diego Miami Los Angeles 75,6 73,3 72,9 72,7 71,5 69,9 Détroit San Diego Houston New York Los Angeles Miami 75,7 Phoenix 75,2 Pittsburgh 74,3 Détroit 74,1 Tampa 71,3 Ottawa 71,0 � Montréal 54,5 Tampa 54,0 Toronto 53,2 Pittsburgh 52,3 Vancouver 51,5 Ottawa 47,9 � Montréal 10,1 9,9 9,4 8,8 8,0 6,5 1. Régions métropolitaines (MSA) et régions métropolitaines consolidées (CMSA) aux États-Unis. Sources : U.S. Census Bureau, Recensement de 2000, et Statistique Canada, Recensement de 2001. La croissance des activités liées au savoir a relevé le niveau des qualifications exigées par le marché du travail. Elle a mis en évidence une tendance de fond de la région montréalaise : son rattrapage scolaire. Le rattrapage scolaire montréalais est en bonne voie. Les générations jeunes sont plus scolarisées que les plus âgées, et surtout, la scolarisation des jeunes montréalais se compare à celle des jeunes des autres régions métropolitaines du continent2. La scolarisation de la population augmente ses chances d’emploi. Parmi les générations les plus âgées, celles où le retard scolaire de Montréal est le plus prononcé, le taux d’emploi est le plus bas. Montréal a le taux d’emploi le plus faible parmi les principales régions métropolitaines en Amérique du Nord dans les groupes d’âge de 55-64 ans (47,9 %) et de 65 ans et plus (6,5 %). Les autres agglomérations canadiennes, ainsi que Détroit, Miami et Pittsburgh, qui traînent également un passé de sous-scolarisation, ont aussi une population âgée peu employée3. 2. CMM. L’économie métropolitaine. 2e trimestre 2003, p. 6-7. Le taux d’emploi élevé des jeunes… Les jeunes montréalais, qui ont une scolarité comparable à celle des autres agglomérations nord-américaines, ont l’un des taux d’emploi les plus élevés du continent. Montréal arrive au 5e rang sur 26 parmi les 35-44 ans (80,8 %) et au 6e rang parmi les 25-34 ans (78,5 %). Les autres régions métropolitaines canadiennes ont également un classement favorable. …se propagera à l’ensemble de la population Le taux d’emploi moyen de la population devrait s’améliorer par rapport à la moyenne nord-américaine avec le passage du temps, au fur et à mesure que les générations jeunes, qualifiées et employées, remplaceront les générations précédentes, sous-scolarisées et sous-employées. 3. La faiblesse du taux d’emploi des personnes âgées dans les agglomérations canadiennes résulte aussi du régime de retraite. Les Canadiens, qui conservent 96 % de leurs revenus actifs à la retraite, bénéficient du système le plus généreux au monde. Voir Régime des rentes du Québec. Évaluation du système québécois de sécurité financière à la retraite par rapport à d’autres pays industrialisés. 2004. 2e trimestre 2004 La scolarisation hausse le taux d’emploi 7 8 L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 E CONSOMMATION ET TOURISME La consommation plafonne Après la forte croissance du premier trimestre, les consommateurs ont réduit leurs achats. Les ventes au détail ont diminué de 1 % dans la région métropolitaine de Montréal au second trimestre. Le recul touche les ventes d’automobiles, de meubles, d’appareils ménagers et de vêtements. Seuls les stations-services et les magasins d’aliments et de boissons augmentent leur chiffre d’affaires. La hausse du prix du pétrole gonfle le budget que les consommateurs y consacrent et, par conséquent, en laisse moins pour le reste de leurs achats. Faillites limitées Ventes au détail¹, RMR de Montréal Milliards $, annualisé et désaisonnalisé 38 32 26 20 95 96 97 98 99 00 1, Données estimées avant 2004 01 02 03 04 Source : Statistique Canad Stimulé par l’achat de logements, l’endettement des ménages a progressé en 2002 et 2003 à son rythme le plus élevé depuis le début des années 1990. C’est au Québec qu’il a augmenté le plus. Cependant, les finances des consommateurs demeurent saines. Le rapport entre l’actif et la dette des ménages ne change pas car la hausse de leur endettement va de pair avec leur enrichissement. Or, c’est dans la région métropolitaine de Montréal que le prix des maisons a augmenté le plus depuis deux ans. De plus, la faiblesse des taux d’intérêt limite le service de la dette jusqu’à présent. Aussi, le niveau des faillites demeure faible. Le ralentissement de l’emploi des dernières années a produit un léger relèvement des faillites personnelles pendant la première moitié de 2003 mais celles-ci restent stables depuis. La hausse graduelle des taux d’intérêt devrait faire monter le service de la dette et pourrait stimuler légèrement le nombre de faillites. Cependant, elle devrait être contrecarrée par le raffermissement de l’économie. Enfin, la stabilisation du marché immobilier devrait ralentir le rythme de l’endettement des ménages. Par ailleurs, le niveau des faillites commerciales demeure faible dans la région métropolitaine. Ayant comprimé leurs emprunts à court terme au cours des trois dernières années, les entreprises canadiennes baignent dans les liquidités. La qualité de leur crédit atteint actuellement un sommet. Stabilité du tourisme Après les soubresauts de septembre 2001, de la guerre en Iraq et du SRAS, le tourisme est entré dans une période d’accalmie. Depuis trois trimestres, le nombre de touristes entrés au Québec n’a presque pas changé et, à Montréal, le taux d’occupation des hôtels est demeuré stable, à environ 66 %. Le trafic des aéroports est revenu à son sommet d’avant septembre 2001. 8 Faillites dans la RMR de Montréal Milliers, annualisé et dés. Milliers, annualisé et dés. 4,5 15 Personnelles 3,0 12 Commerciales 1,5 9 0,0 6 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Source : Industrie Canada Tourisme %, désaisonnalisé 90 Milliers, annualisé et désaisonnalisé 3,2 Touristes entrés au Québec 80 70 2,4 Taux d'occupation, hôtels de Montréal Verglas 1,6 0,8 60 0,0 50 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 Sources : Ass. des hôtels du gr. Montréal et Statistique Canada L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 9 E Indicateurs économiques de la RMR de Montréal, trimestriels Unité Désaisonnalisé 2003 2004 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 Marché du travail Moyenne 000 000 % % 000 000 1 902 1 734 60,9 8,8 60,4 142,7 1 922 1 765 61,7 8,2 57,0 142,0 1 934 1 773 61,8 8,4 59,0 141,9 1 963 1 799 62,5 8,4 57,1 140,6 1 970 1 791 62,0 9,1 57,1 139,8 1 968 1 775 61,2 9,8 59,3 139,2 1 982 1 784 61,3 10,0 63,5 138,3 2 019 1 833 62,8 9,2 59,9 136,6 1 984 1 812 61,8 8,7 59,4 134,6 1 988 1 831 62,2 7,9 59,6 133,1 Immobilier Total M$ Nombre Nombre 1 130 4 800 13 300 1 020 5 100 10 800 1 150 5 400 11 900 1 300 5 300 12 300 1 160 4 900 11 200 1 270 5 500 10 900 1 350 7 000 14 500 1 490 7 000 13 200 1 620 6 600 11 600 1 530 7 800 11 900 Autres Total M$ 000 t 000 t 000 pass. Moy., % 8 202e 4 587 2 248 2 092 67,7 8 308e 4 758 2 357 2 204 70,5 8 366e 4 736 2 427 2 277 67,3 8 414e 4 677 2 415 2 225 68,2 8 643e 5 036 2 341 2 211 67,9 8 743e 5 276 2 522 2 100 64,4 8 964e 5 424 2 405 2 280 61,1 8 947e 5 047 2 488 2 379 66,2 9 131 5 948 2 597 2 528 66,9 9 042 6 080 2 645 2 585 66,7 Marché du travail Moyenne 000 000 % % 000 000 1 885 1 712 60,1 9,2 71,2 144,4 1 936 1 776 62,1 8,3 51,9 142,4 1 953 1 787 62,3 8,5 58,9 141,4 1 946 1 795 62,4 7,7 51,5 139,1 1 954 1 769 61,3 9,5 67,9 141,5 1 983 1 786 61,6 9,9 54,1 139,6 1 999 1 797 61,8 10,1 63,4 137,7 2 002 1 831 62,7 8,6 54,4 135,0 1 964 1 788 60,9 9,0 70,1 136,4 2 000 1 842 62,5 7,9 54,4 133,4 Emploi sectoriel Moyenne 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 57 316 137 179 291 73 115 134 64 114 181 104 82 68 89 74 311 145 166 309 79 115 143 75 118 183 108 91 66 82 77 318 163 155 303 82 113 146 78 116 190 107 82 70 82 74 320 151 169 322 80 104 141 66 132 194 91 92 77 78 65 303 147 156 313 83 113 137 61 135 193 90 101 76 76 75 295 131 164 315 90 116 141 65 132 189 91 100 74 83 77 292 123 170 319 93 118 139 64 113 207 94 101 72 84 75 293 113 180 338 88 119 136 61 124 223 97 97 78 77 64 285 121 164 313 91 122 143 55 128 224 97 95 73 75 75 295 144 151 319 98 123 150 57 112 225 92 103 81 88 Construction Total Nombre M$ 4 021 947 634 213 70 30 6 411 1 224 810 257 91 67 4 794 1 086 639 233 70 144 5 328 1 347 648 306 96 297 4 128 986 721 173 46 46 6 688 1 497 840 365 70 222 6 481 1 290 854 259 57 120 7 024 1 558 1 088 290 77 104 5 492 1 308 917 218 71 100 9 432 1 755 1 220 262 80 193 Immobilier Total Nombre % % % % % 16 107 13 364 8 150 13 454 13 123 9 975 14 320 12,7 12,0 14,1 5,7 13,5 11,5 17,8 7,1 14,9 13,9 17,2 6,9 14,9 13,6 17,7 7,6 14,3 13,0 17,0 8,5 11 235 1,0 14,1 12,5 17,4 7,6 14 391 12,6 11,3 15,0 4,2 10 536 0,7 13,6 11,7 17,5 6,7 14,6 13,5 16,9 7,5 14,5 13,8 16,0 7,4 Moyenne 1992=100 % 000 $ %, fin 114,1 1,5 132,2 7,30 115,1 1,1 144,5 7,25 116,4 2,3 146,9 6,70 117,0 3,3 152,3 6,70 118,6 3,9 156,2 6,85 118,2 2,7 165,3 5,80 118,3 1,6 171,9 6,30 118,6 1,3 177,7 6,45 119,7 0,9 178,9 5,70 120,7 2,1 192,6 6,70 Total, M $ Nombre Nombre M$ 000 t 000 t 000 pass. % 7 100e 2 778 251 343 3 671 2 119 2 058 54,5 8 986e 2 778 272 570 5 026 2 449 2 168 75,1 8 367e 2 708 226 455 5 063 2 410 2 528 81,3 8 846e 2 603 239 375 4 959 2 468 2 053 62,8 7 479e 2 807 268 727 3 982 2 212 2 174 54,6 9 457e 2 926 253 356 5 554 2 614 2 068 68,8 8 964e 2 698 206 426 5 859 2 388 2 531 73,8 9 401e 2 779 211 443 5 385 2 541 2 191 60,7 7 913 2 965 272 416 4 645 2 469 2 487 53,8 9 769 2 905 208 345 6 382 2 737 2 539 71,1 Population active Emploi Taux d'emploi Taux de chômage Assurance-chômage (1,3) Aide sociale (1,4,e) Permis de construction Mises en chantier Ventes de résidences (SIA/MLS,1) Ventes au détail (1) Trafic du port, total (1) Conteneurs (1) Trafic des aéroports (1) Taux d'occupation des hôtels (1) Non désaisonnalisé Population active Emploi Taux d'emploi Taux de chômage Assurance-chômage (3) Aide sociale (4,e) Construction Fabrication Biens durables Biens non durables Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, imm. et location Serv. professionnels, scient. et techn. Gestion et soutien à la gestion Enseignement Santé et assistance sociale Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Administration publique Logements mis en chantier Permis de construction Résidentiel Commercial Industriel Institutionnel et gouvernemental Ventes de résidences (SIA/MLS) Taux d'inoccupation, logements locatifs Taux d'inoccupation, bureaux Grand centre-ville Périphérie et banlieue Taux d'inoccupation, industriel Prix et taux d'intérêt Prix à la consommation, indice Hausse en 1 an Prix des résidences (SIA/MLS) Prêts hypothécaires, 5 ans Autres Ventes au détail Faillites personnelles Faillites commerciales Faillites, passif total Trafic du port, total Conteneurs Trafic des aéroports Taux d'occupation des hôtels Notes et sources à la fin des tableaux 2e trimestre 2004 2002 9 10 L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 E Indicateurs économiques de Montréal et de Laval, trimestriels 2002 Unité 2003 2004 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 11,0 32,7 107,7 10,8 30,8 107,5 10,8 31,2 107,5 10,7 30,5 107,1 10,6 30,4 106,2 10,6 31,6 105,8 10,7 33,1 105,2 10,5 32,1 104,6 10,3 31,5 103,4 10,3 32,0 102,4 939 846 56,4 9,9 11,4 36,9 108,1 968 876 58,3 9,5 10,7 29,3 108,2 968 869 57,7 10,2 10,8 31,1 107,8 962 873 57,8 9,2 10,4 27,9 105,7 979 870 57,4 11,2 10,9 34,6 106,7 1 000 878 57,8 12,2 10,6 30,1 106,6 1 011 884 58,0 12,5 10,7 33,0 105,4 992 891 58,2 10,2 10,2 29,5 103,2 971 871 56,7 10,3 10,7 35,8 103,9 1 003 914 59,3 8,9 10,2 30,5 103,2 1 113 1 857 1 042 1 622 1 436 1 724 1 979 2 215 2 160 3 362 331 148 130 35 18 4 704 178,7 412 180 97 36 99 2 381 207,8 1 472 643 396 162 29 56 3 473 247,1 13,8 1 519 548 330 139 29 50 4 290 245,5 1 507 763 274 262 39 188 4 076 232,9 14,7 1 551 422 228 97 25 72 2 954 241,8 1 398 650 221 200 40 189 3 331 204,5 13,3 1 359 309 181 87 10 31 3 876 215,7 1 467 464 229 145 39 51 4 154 199,9 12,9 1 481 1 600 630 343 137 28 123 4 392 270,6 14,5 1 537 5,3 5,58 7,54 5,2 5,35 7,42 5,2 5,52 7,36 5,1 5,33 7,30 5,0 5,27 7,18 5,1 5,50 7,20 5,3 5,98 7,23 5,1 5,57 7,24 5,0 5,45 7,21 5,0 5,44 7,16 194 172 59,6 11,4 5,8 6,64 7,65 196 178 61,5 8,9 5,0 4,85 7,44 194 179 61,5 7,5 5,2 5,50 7,30 195 183 62,6 6,2 4,8 4,78 7,22 195 178 60,7 8,7 5,5 6,33 7,29 200 182 61,9 9,3 4,9 5,01 7,23 198 184 62,2 7,5 5,3 5,97 7,18 192 174 58,6 9,7 4,9 5,02 7,16 195 175 58,9 10,1 5,5 6,51 7,32 205 187 62,6 9,2 4,8 4,94 7,18 Montréal Désaisonnalisé (1) Indicateur de dépendance sociale (2) Assurance-chômage (3) Aide sociale (4) Moyenne % 000 000 Non désaisonnalisé Marché du travail Population active Emploi Taux d'emploi Taux de chômage Indicateur de dépendance sociale (2) Assurance-chômage (3) Aide sociale (4) Immobilier et construction Logements mis en chantier Moyenne 000 000 % % % 000 000 Total Nombre Permis de construction Résidentiel Commercial Industriel Institutionnel et gouvernemental Ventes de résidences (SIA/MLS) Prix des résidences (SIA/MLS) Taux d'inoccupation, bureaux Faillites personnelles M$ Nombre 000 $ % Nombre Laval Désaisonnalisé (1) Indicateur de dépendance sociale (2) Assurance-chômage (3) Aide sociale (4) Moyenne % 000 000 Non désaisonnalisé Marché du travail Population active Emploi Taux d'emploi Taux de chômage Indicateur de dépendance sociale (2) Assurance-chômage (3) Aide sociale (4) Immobilier et construction Logements mis en chantier Moyenne 000 000 % % % 000 000 Total Nombre Permis de construction Résidentiel Commercial Industriel Institutionnel et gouvernemental Ventes de résidences (SIA/MLS) Prix des résidences (SIA/MLS) Taux d'inoccupation, bureaux Faillites personnelles M$ Nombre 000 $ % Nombre 576 834 517 591 483 885 631 753 630 1 137 132 78 38 13 3 1 501 126,4 138 105 28 4 1 1 087 138,3 7,6 253 101 69 21 9 1 672 143,6 87 49 29 4 4 972 149,1 11,5 276 128 90 28 10 0 1 329 162,0 76 43 27 4 2 1 112 161,1 12,4 305 232 146 60 10 17 846 166,4 159 119 35 5 1 1 095 167,7 13,9 243 181 133 16 3 31 1 303 171,7 212 149 38 10 16 1 269 188,7 12,2 261 241 244 273 247 247 Notes et sources à la fin des tableaux Indicateurs économiques de Longueuil et des couronnes, trimestriels 2002 Unité 2003 2004 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 752 694 65,3 7,8 779 773 722 67,7 6,5 776 791 739 69,0 6,6 746 789 739 68,7 6,3 677 780 721 66,8 7,6 735 783 727 67,0 7,2 740 790 730 67,0 7,6 727 818 767 70,0 6,3 746 798 741 67,4 7,1 840 792 742 67,0 6,4 785 Longueuil et couronnes Non désaisonnalisé 10 Marché du travail (yc Longueuil) Population active Emploi Taux d'emploi Taux de chômage Faillites pers. (sans Longueuil) Moyenne 000 000 % % Nombre L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 11 E Indicateurs économiques de Longueuil et des couronnes, trimestriels (suite) 2002 Unité 2003 2004 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 7,3 5,45 11,24 7,0 5,13 11,08 7,1 5,37 11,02 6,9 5,07 10,91 6,9 5,17 10,84 7,0 5,38 10,79 7,1 5,79 10,65 7,0 5,48 10,67 7,0 5,58 10,67 6,9 5,45 10,54 7,7 6,40 11,41 6,8 4,60 11,09 7,1 5,42 10,99 6,7 4,60 10,77 7,4 6,12 11,02 6,8 4,86 10,79 7,1 5,84 10,62 6,7 5,01 10,53 7,5 6,53 10,84 6,7 4,93 10,54 384 72 62 8 3 0 1 397 125,8 678 162 79 69 3 11 523 137,0 252 731 149 102 27 10 11 887 165,1 20,6 271 337 100 60 32 7 1 1 161 169,6 292 685 114 67 24 8 15 1 044 154,9 23,0 330 775 163 109 45 3 5 706 164,1 320 557 113 57 33 19 4 844 144,7 19,8 291 268 97 70 18 2 8 1 124 144,9 291 521 125 82 33 4 6 1 018 137,8 14,9 268 278 712 157 101 32 3 21 1 067 187,9 16,8 322 3,9 7,23 5,84 3,8 6,84 5,81 3,8 7,28 5,71 3,7 6,89 5,62 3,7 7,12 5,54 3,7 7,18 5,53 3,9 7,94 5,43 3,7 7,48 5,38 3,6 7,44 4,94 3,6 7,33 5,09 4,5 9,20 6,03 3,4 5,69 5,75 3,8 7,27 5,64 3,4 6,08 5,56 4,4 9,08 5,73 3,4 6,04 5,46 3,9 7,93 5,35 3,5 6,67 5,32 4,2 9,40 5,13 3,3 6,18 5,03 Nombre 000 $ 949 173 162 4 2 5 2 461 128,6 1 343 224 168 20 32 5 1 840 138,1 1 108 178 133 19 5 22 1 113 149,9 1 008 158 134 9 8 7 1 386 145,0 661 177 158 15 3 1 1 841 150,4 1 408 241 201 17 9 14 1 601 160,6 1 325 202 178 9 7 7 1 369 168,6 1 475 224 175 27 18 5 1 512 171,1 872 208 189 13 3 3 2 055 176,2 1 597 309 270 22 12 5 1 813 190,8 Moyenne % 000 000 5,0 8,26 8,13 4,8 7,82 7,95 4,9 8,50 7,80 4,7 8,11 7,50 4,7 8,09 7,42 4,7 8,43 7,40 5,0 9,49 7,40 4,6 8,38 7,02 4,6 8,60 6,86 4,5 8,48 6,91 5,8 10,56 8,38 4,3 6,46 7,89 4,9 8,51 7,68 4,4 7,16 7,44 5,4 10,39 7,67 4,3 7,06 7,34 5,0 9,50 7,28 4,3 7,43 6,96 5,3 10,89 7,10 4,1 7,12 6,85 999 238 184 32 18 3 2 569 117,4 1 856 273 225 31 12 4 1 804 126,4 1 449 234 179 26 18 12 1 048 130,9 1 550 339 187 36 24 92 1 490 133,6 1 280 275 223 24 21 6 2 021 137,2 1 986 287 245 31 8 3 1 636 147,4 1 771 271 193 48 12 18 1 287 155,4 1 850 382 296 39 15 32 1 534 153,0 1 493 269 206 18 30 15 2 110 161,8 2 624 445 356 33 28 28 1 919 167,9 Longueuil Désaisonnalisé (1) Indicateur de dépendance sociale (2,7) Assurance-chômage (3,7) Aide sociale (4,5,7) Moyenne % 000 000 Non désaisonnalisé Moyenne % 000 000 Total Nombre M$ Indicateur de dépendance sociale (2,7) Assurance-chômage (3,7) Aide sociale (4,5,7) Immobilier et construction Logements mis en chantier Permis de construction Résidentiel Commercial Industriel Institutionnel et gouvernemental Ventes de résidences (SIA/MLS,10) Prix des résidences (SIA/MLS,10) Taux d'inoccupation, bureaux Faillites personnelles Nombre 000 $ % Nombre Couronne Sud Désaisonnalisé (1) Indicateur de dépendance sociale (2,8) Assurance-chômage (3,8) Aide sociale (4,5,8) Non désaisonnalisé Indicateur de dépendance sociale (2,8) Assurance-chômage (3,8) Aide sociale (4,5,8) Immobilier et construction Logements mis en chantier (6) Permis de construction (6) Résidentiel Commercial Industriel Institutionnel et gouvernemental Ventes de résidences (SIA/MLS,6,10) Prix des résidences (SIA/MLS,6,10) Moyenne % 000 000 Moyenne % 000 000 Total Nombre M$ Indicateur de dépendance sociale (2,9) Assurance-chômage (3,9) Aide sociale (4,5,9) Non désaisonnalisé Indicateur de dépendance sociale (2,9) Assurance-chômage (3,9) Aide sociale (4,5,9) Immobilier et construction Logements mis en chantier (6) Permis de construction (6) Résidentiel Commercial Industriel Institutionnel et gouvernemental Ventes de résidences (SIA/MLS,6) Prix des résidences (SIA/MLS,6) Moyenne % 000 000 Total Nombre M$ Nombre 000 $ 1. Désaisonnalisé par la CMM. 2. Indicateur de dépendance sociale = 100 × (bénéficiaires ordinaires de l'assurance-chômage sans gains et bénéficiaires adultes de l'aide sociale sans contraintes ou avec contraintes temporaires) ÷ population de 15 à 64 ans. 3. Bénéficiaires ordinaires de l'assurance-chômage sans gains. 4. Bénéficiaires adultes de l'aide sociale sans contraintes à l'emploi ou avec contraintes temporaires. 5. Dernier mois du trimestre. 6. Selon les limites territoriales de la RMR de Montréal. 7. Ancienne MRC de Champlain (correspond à Longueuil sans Boucherville et Saint-Bruno). 8. Somme des MRC de La Vallée-du-Richelieu, Lajemmerais, Roussillon et Vaudreuil-Soulanges. 9. Somme des MRC de Deux-Montagnes, Thérèse-de-Blainville, Mirabel, L'Assomption et Les Moulins. 10. Ventes totales de Boucherville et Saint-Bruno, et ventes de plex de Brossard, Greenfield-Park et Saint-Lambert comprises dans la couronne Sud et non dans Longueuil. e. Estimation. Sources : Statistique Canada, Emploi, Solidarité sociale et Famille - Québec, Société canadienne d'hypothèques et de logement, Banque du Canada, CB Richard Ellis, Industrie Canada, Association des hôtels du grand Montréal, Chambre immobilière du Grand Montréal, Desjarlais Prévost, Port de Montréal et Aéroports de Montréal 2e trimestre 2004 Couronne Nord Désaisonnalisé (1) 11 12 Lexique Chômeur. Personne qui est sans emploi et qui se cherche activement un emploi. Désaisonnalisation. Supprime l'effet des variations répétitives qui se produisent dans l'année, variations causées par des événements annuels réguliers comme l'évolution du climat et les congés fixes. Emploi (personnes occupées). Nombre de personnes qui habitent une région et qui travaillent, peu importe le lieu d’emploi. Indicateur de dépendance sociale. 100 × (bénéficiaires ordinaires de l'assurance-chômage sans gains et bénéficiaires adultes de l'aide sociale sans contraintes et avec contraintes temporaires) ÷ population de 15 à 64 ans. Indice des prix à la consommation. Indice qui mesure la variation dans le temps du coût à l'achat d'un «panier» constant de biens et services. Il mesure donc le mouvement des prix. Mise en chantier. Désigne le début des travaux de construction, généralement après la mise en place de la semelle de béton. Population active. Nombre de personnes, parmi la population de 15 ans et plus, au travail ou en chômage. Prix (ou dollars) constants. Prix d'une période choisie comme base, qui mesurent la valeur réelle des biens et services. Toute variation de la valeur réelle provient exclusivement de la variation des quantités physiques. Prix (ou dollars) courants. Prix de la période courante, qui mesurent la valeur nominale des biens et services. Toute variation de la valeur nominale provient des variations combinées des prix et des quantités physiques. Note explicative L'économie métropolitaine décrit, chaque trimestre, l'évolution économique de l'agglomération de Montréal et de ses cinq secteurs, Montréal, Laval, Longueuil, les couronnes Nord et Sud. L'information sur l'économie urbaine est incomplète car les statistiques sont agrégées en priorité à l'échelle nationale et provinciale. Lorsqu'il n'existe pas d'information sur la région métropolitaine de Montréal, les données disponibles pour l'unité spatiale la plus proche, le Québec ou le Canada, sont utilisées. Les organismes producteurs de statistiques désaisonnalisent peu les données régionales. Nous le faisons dans certains cas. AuISSN 1708-5489 ISSN 1708-5489 (Imprimé) Dépôt légal, 3e trimestre 2004 ISSN 1708-5497 (En ligne) L’ÉCONOMIE MÉTROPOLITAINE, 2 TRIMESTRE 2004 E Produit intérieur brut (PIB). Valeur de tous les biens et services produits à l'intérieur des limites géographiques d'un pays (région, province) au cours d'une période donnée (année, trimestre). Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Région qui comprend les villes de Montréal, Laval et Longueuil, la couronne Nord (jusqu'à Saint-Placide, Saint-Jérôme, Mascouche et L’Assomption) et la couronne Sud (jusqu'à Hudson, Beauharnois, Saint-Isidore, Saint-Constant, La Prairie, Chambly, Mont-Saint-Hilaire, Belœil et Varennes); 4 047 km2; 3 426 000 h en 2001. La Communauté métropolitaine de Montréal englobe le territoire de la RMR de Montréal moins les municipalités de Gore, Lavaltrie, Saint-Colomban, Saint-Jérôme et SaintPlacide (dans la couronne Nord), plus celles de Calixa-Lavallée, Contrecœur, Saint-JeanBaptiste et Verchères (dans la couronne Sud); 3 838 km2; 3 358 000 h en 2001. Service inter-agences (SIA/MLS). Service de vente résidentielle qui rend une propriété accessible aux courtiers et agents membres de la Chambre immobilière du Grand Montréal et du Service. Taux d'activité. (Population active ÷ population de 15 ans et plus) × 100. Taux de chômage. (Nombre de chômeurs÷population active) × 100. Taux d’emploi. (Emploi÷population de 15 ans et plus) × 100. Ventes au détail. Marchandises et services connexes pour la consommation ménagère ou personnelle, vendus habituellement dans un magasin. trement, la comparaison ne peut se faire qu'avec le trimestre correspondant de l'année précédente. Pour des renseignements supplémentaires, communiquer avec Maxime Trottier, Développement économique métropolitain, au (514) 350-2558. Pour obtenir une copie, visiter le site Internet de la CMM ou écrire à : Brigitte Cloutier Communauté métropolitaine de Montréal 1002, rue Sherbrooke Ouest, bureau 2400 Montréal (Québec) H3A 3L6 Tél.: (514) 350-2565 Fax: (514) 350-2599 English version available on request English version available on request