brochure Continuum of Care 2007 - Frans
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brochure Continuum of Care 2007 - Frans
Continuité des Soins Aspect Table des Matières 1. Présentation de BIS 2. Anesthésie a. Patients “à Risque” b. Anesthésie Intraveineuse à Objectif de Concentration (AIVOC) c. Pédiatrie 3. Réanimation a. Pédiatrie 4. Surveillance Post-Interventionnelle 5. Annexe a. Instructions des Professionnels b. Application du Capteur 6. Références Informations importantes relatives au monitorage BIS Il est déconseillé de se fier uniquement aux valeurs BIS pour la surveillance des sédations et des anesthésies. Comme pour de nombreux autres paramètres de monitorage, l’interprétation des valeurs BIS doit toujours être soumise au jugement clinique et confrontée aux autres signes cliniques observés. Les mesures BIS doivent toujours être interprétées en fonction du temps et en réponse aux stimulations, en prenant en considération l’état du patient et le traitement thérapeutique. 1 1. Présentation de BIS La solution BIS Aspect Medical Systems a développé un dispositif non invasif, simple à utiliser et peu coûteux qui mesure en continu les effets des anesthésiques et des sédatifs sur le cerveau. Ce dispositif, appelé moniteur BIS, est actuellement utilisé par des hôpitaux du monde entier pour améliorer la sécurité des patients, optimiser les résultats cliniques, augmenter l’efficacité et réduire les coûts hospitaliers. Le BIS enregistre l’EEG brut du patient via un capteur placé sur son front. Le système BIS traite ensuite les données EEG et calcule un chiffre compris entre 0 et 100 qui constitue une mesure directe du niveau de conscience du patient. Une valeur BIS proche de 100 indique que le patient est complètement réveillé alors qu’une valeur BIS égale à zéro signifie l’absence d’activité cérébrale. Le BIS offre de réels avantages pour de nombreux patients dans le cadre de la continuité des soins. Le monitorage BIS est conçu pour une utilisation chez des patients adultes1,2,3 et en pédiatrie4 en réanimation, pour lesquels des résultats bénéfiques ont été démontrés, ainsi que chez des patients pédiatriques5, âgés6 et adultes7 au bloc opératoire. Le monitorage BIS est corrélé à l’échelle OAA/S et fournit par conséquent une mesure objective de la sédation au cours de l’endoscopie8. La technologie BIS est disponible en deux systèmes : autonome et modulaire. Pour plus de détails concernant les solutions BIS, consultez notre site Web. Le capteur BIS utilise une technologie brevetée unique qui fournit un signal de haute qualité à faible impédance. Les capteurs sont fixés sur un support unique, ce qui simplifie leur application. Pour plus de détails concernant les capteurs BIS, consultez l’annexe et notre site Web. Statistiques sur l’adoption du système (Décembre 2006) • • • • 39.922 installations réparties dans le monde Plus de 18,7 millions de patients surveillés Disponible dans 160 pays Licence permettant son intégration aux systèmes de monitorage des principaux fabricants pour la sédation et l’anesthésie dans le cadre de la continuité des soins 2 2. Anesthésie Pratique anesthésique actuelle Par le passé, les anesthésistes ne disposaient d’aucun moyen direct pour évaluer le niveau de conscience d’un patient au cours d’une intervention chirurgicale. Ils se basaient sur les doses d’anesthésiques recommandées et des paramètres indirects de l’état de conscience, notamment les modifications de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque. La réponse pouvant varier d’un patient à un autre, on pouvait aboutir à un surdosage ou à un sous-dosage d’anesthésiques. Avec une dose trop faible d’anesthésiques, les patients pouvaient éventuellement se réveiller au cours de l’intervention chirurgicale. Les recherches ont montré que le réveil peropératoire constitue un réel problème clinique. Il se produit chez 0,1 à 0,2 % des patients et peut entraîner des dégâts psychologiques importants. Cette expérience peut être traumatisante à la fois pour le patient et pour le personnel soignant. À l’inverse, un surdosage d’anesthésiques peut aboutir à des surcoûts en médicaments inutiles, des réveils imprévisibles, des nausées et des vomissements plus nombreux et des réveils plus longs. Ces facteurs peuvent nuire à l’efficacité de la planification des blocs opératoires et des salles de réveil et augmenter les coûts en personnel. Sécurité des patients et avantages économiques Sécurité améliorée des patients Réduction des risques de réveil – Des études ont confirmé que le réveil avec mémorisation constitue un problème universel quels que soient la région géographique et le type d’anesthésie. L’incidence du réveil peropératoire avec mémorisation est d’environ 1 à 2 cas pour 1 000 patients ayant subi une anesthésie générale, ce qui signifie qu’il se produit chez 20 000 à 40 000 patients chaque année9. Certains patients qui subissent un réveil peropératoire avec mémorisation développent des troubles psychologiques importants pouvant se traduire par un stress post-traumatique, une anxiété sévère, des cauchemars, des « flashbacks » et une perte de confiance du personnel médical. Il a été prouvé scientifiquement que l’utilisation de la technologie BIS réduit le risque de réveil d’environ 80 % chez les patients adultes sous sédation ou anesthésie générale10,11,12. B-Aware Trial10 Sans BIS Safe-2 Trial11 Contrôle historique BIS BIS En 2004, suite à ces études, la FDA a autorisé une nouvelle indication d’utilisation de la technologie BIS, qui stipule que “l’utilisation du monitorage BIS dans l’administration d’anesthésiques peut être associée à la réduction de l’incidence des réveils avec mémorisation chez les adultes au cours d’une sédation et d’une anesthésie générale”. 3 Informations concernant le Monitorage de l’État de Conscience (voir Annexe) Récapitulatif des Informations concernant le Monitorage de l’État de Conscience • • • • • • Pas d’indication systématique Décision prise au cas par cas FC et PA non fiables Le monitorage d’agent/MAC n’a pas diminué l’incidence des réveils Le monitorage d’agent n’apporte rien en cas d’anesthésie intraveineuse totale Le monitorage cérébral doit être disponible pour les patients à risque élevé Les divers facteurs périopératoires augmentant le risque de réveil chez les patients à risque seront présentés dans la section “Patients à Risque”. Patient et Historique des Anesthésies Précédent épisode de réveil Utilisation ou abus d’une substance Douleur chronique en cas de doses élevées d’opiacés Historique d’intubation ou intubation difficile prévue État physique ASA IV-V Réserve hémodynamique limitée Procédures Chirurgicales Chirurgie cardiaque Césarienne Chirurgie traumatologique Chirurgie d’urgence Prise en charge Anesthésique Utilisation planifiée de : Relaxants musculaires en phase de maintenance Anesthésie intraveineuse totale Anesthésie au protoxyde d’azote-opiacé Doses d’anesthésiques réduites pendant la paralysie Source : “White Paper” Conseils sur les pratiques par l’ASA. Disponible sur le site : http://www.aspectmedical.com 4 Satisfaction accrue des patients Préoccupations des patients – Le réveil peropératoire est une cause majeure d’insatisfaction chez les patients, par rapport à l’anesthésie13. BIS est la seule technologie de monitorage de la conscience qui s’est avérée efficace pour réduire l’incidence des réveils et pour augmenter la satisfaction des patients14. Réduction des nausées et vomissements postopératoires – Parmi les patients qui ont subi une anesthésie générale pour une intervention ambulatoire et qui ont bénéficié d’un monitorage BIS, l’incidence de nausées et de vomissements postopératoires a été statistiquement moindre pendant la période de réveil14,15. Amélioration du réveil – Des études ont montré que les patients ayant bénéficié d’un monitorage BIS étaient deux fois plus susceptibles d’avoir un réveil “excellent, totalement orienté” lors de leur arrivée en salle de réveil, et que les patients dont les doses d’anesthésiques avaient été adaptées par le système BIS bénéficiaient d’une qualité de réveil significativement meilleure comme l’indiquaient les évaluations du personnel soignant effectuées en aveugle en salle de réveil16. Meilleure efficacité Réveils plus rapides – Des études ont montré que les patients qui bénéficient d’un monitorage BIS se réveillent entre 30 et 40 % plus vite (diminuant le temps de réveil d’environ 3 à 6 minutes)16. Séjour plus court en salle de réveil – Les patients bénéficiant d’un monitorage BIS ont pu quitter la salle de réveil plus rapidement (environ 28 minutes plus tôt)17. Réduction des coûts Utilisation réduite des doses d’hypnotiques – Des études prospectives et randomisées ont constamment montré une réduction de l’utilisation d’hypnotiques (propofol, isoflurane, desflurane et sévoflurane) de 15 à 39 % par rapport aux pratiques cliniques standard18. 5 2a. Patients “à Risque” Aujourd’hui, près de 30 % des patients qui entrent en salle d’opération vont avoir ou ont une maladie coronarienne. 10 à 15 % de ces patients feront l’objet de complications cardiovasculaires. C’est pourquoi les anesthésistes se trouvent face un enjeu réel dans leur pratique : comment soigner ces patients tout en réduisant les risques de complications périopératoires. Le monitorage BIS peut apporter certaines informations qui aident les anesthésistes à prendre des mesures personnalisées et adaptées au patient, favorisant ainsi une protection et une stabilité cardiovasculaires. L’un des objectifs de l’acte chirurgical consiste à limiter les éventuels effets indésirables du stress sur un patient – en prévoyant ce stress ou en le stoppant. Diverses médications cardiaques (b-bloquants, agonistes a2-adrénergique, nitrates, inhibiteurs calciques, etc.) ont été testées pour cette application. Elles ne modifient pas seulement les signes vitaux des patients (fréquence cardiaque, pression artérielle, etc.), mais également les besoins en agents anesthésiques mesurés par la MAC. Cela illustre l’aide que peut apporter le monitorage BIS en permettant une mesure indépendante de l’effet anesthésique. Le BIS est sensible et réactif aux niveaux d’anesthésie même dans des situations où la pression artérielle et la fréquence cardiaque peuvent être compromises. De plus, il permet au médecin de constater l’effet synergique des produits sur un patient donné19. Au cours de certains types de chirurgie, l’incidence de réveils peut atteindre 1,5 % et même 43 % chez les patients traumatisés20. Vous trouverez ci-dessous un échantillonnage de patients dits « à risque » pendant une anesthésie. Cette liste n’est pas exhaustive : • • • • • Cardiaques Traumatisés Césariennes en urgence Personnes âgées Personnes obèses Cardiaques Au cours d’une chirurgie cardiaque, de nombreux médecins limitent la concentration d’agents anesthésiques volatiles en raison du risque de dépression myocardique, particulièrement au moment de l’arrêt de la circulation extracorporelle (CEC), quand l’instabilité hémodynamique est courante21. Les changements du niveau de stimulation chirurgicale, la liaison du plasma au propofol et l’hypothermie peuvent modifier significativement l’effet anesthésiant chez les patients faisant l’objet d’une CEC21,22,23. En chirurgie cardiaque, l’incidence de réveils au cours d’une anesthésie générale se situe entre 1,1 % et 1,5 %.20 Les raisons de cette incidence plus élevée peuvent s’expliquer par des techniques faisant appel à des doses élevées d’opiacé (avec administration minimale d’hypnotiques), une fonction cardiovasculaire altérée, que peut compromettre l’administration d’un anesthésique, et les effets de dilution d’une CEC24. L’utilisation dosée par BIS d’anesthésiques à action rapide tels que le rémifentanil et le propofol peut réduire les effets hémodynamiques indésirables, permettre une extubation trachéale rapide et réduire les risques de réveil24. Victimes d’un traumatisme De nombreux essais ont été effectués pour rechercher l’incidence de réveils parmi les individus sous anesthésie générale. Les résultats obtenus furent très divers. Le taux de réveil parmi les patients victimes d’un traumatisme se situe entre 11 % et 43 % dans les cas les plus graves20. Cette incidence varie en fonction de la quantité d’anesthésique administrée. Le taux de mémorisation au cours d’un acte de chirurgie traumatologique a été signalé en hausse selon la gravité du cas et la possibilité ou non d’administrer des anesthésiques. L’absence d’historique médical, la baisse du volume sanguin (hypovolémie), l’instabilité hémodynamique et l’incertitude quant à l’étendue des blessures sont autant de facteurs qui augmentent les risques de réveils encourus par ce type de patient25,26. Patientes césarisées en urgence Dans les cas où une anesthésie légère suffit, par exemple pour une césarienne pratiquée en urgence, l’incidence de réveils, de douleurs et de cauchemars est élevée. On l’estime à environ 0,4 %27. En obstétrique, les doses d’anesthésiques sont faibles pour permettre de maintenir un état d’inconscience chez la mère et une stabilité hémodynamique et éviter ainsi la dépression néonatale. 6 Personnes âgées De nombreuses études ont décrit une diminution des besoins en anesthésiques inhalés chez les personnes âgées en raison de différences pharmacocinétiques telles qu’une diminution de la masse musculaire, un débit cardiaque plus faible, un événement pouvant compliquer le dosage de l’agent anesthésique28. Toutefois, le monitorage BIS permettant de doser avec cohérence les effets hypnotiques des anesthésiques inhalés chez les adultes, quel que soit l’âge ou le compromis hémodynamique, il s’avère particulièrement bénéfique dans ces cas. BIS peut plus particulièrement confirmer les effets hypnotiques souhaités aux doses d’anesthésiques inhalés plus faibles administrées habituellement chez les personnes âgées, ce qui permet d’écourter la durée de l’anesthésie et d’accélérer le réveil29. Les valeurs BIS de base des patients éveillés atteints de la maladie d’Alzheimer ou de démence vasculaire sont inférieures à celles d’une population du même âge30. Cependant, on ne sait pas si la démence influe sur les besoins individuels en anesthésiques.. Personnes obèses La prise en charge anesthésique peropératoire des patients souffrant d’obésité est difficile. Les caractéristiques pharmacocinétiques des agents peuvent être modifiées par les changements des schémas de distribution et de clairance. Les modifications pharmacodynamiques peuvent générer des réponses diverses, comme par exemple une sensibilité altérée à la dépression respiratoire. Par conséquent, il est parfois plus difficile de doser des opiacés et des anesthésiques intraveineux. De même, le comportement des agents inhalés sera inhabituel en raison de leur absorption potentiellement plus élevée dans les tissus adipeux18. Le monitorage BIS peut aider à atteindre une stabilité hémodynamique peropératoire et à prévoir un réveil précoce et intermédiaire31,32. 2b. Anesthésie Intraveineuse Totale Aucune technologie ne peut fournir une mesure rapide de la concentration de médicaments au cours d’une anesthésie intraveineuse, contrairement au monitorage en fin d’expiration avec les anesthésiques volatiles. Il est également possible de réduire la variabilité entre patients de 3 à 5 dans la réponse à la plupart des agents intraveineux. Grâce au monitorage BIS, il est possible de connaître directement la réponse du patient aux anesthésies par voie intraveineuse et d’affiner les dosages individuels18. Struys et al. ont découvert que le monitorage BIS permettait de mieux cibler l’utilisation du propofol et d’obtenir un niveau de sédation plus cohérent, avec moins de mouvement et moins de mémoire implicite33. Le document Conseils sur les pratiques par l’ASA (American Society of Anesthesiologists) mentionne l’anesthésie intraveineuse totale comme facteur de risque potentiel de réveil. Les professionnels britanniques du Royal College of Anaesthetistso (RCoA) et de l’Association of Anaesthetists of Great Britain and Ireland (AAGBI) soulignent le fait que les mesures actuelles, telles que la concentration alvéolaire minimale (MAC), n’ont aucune utilité en cas d’anesthésie intraveineuse totale (voir Annexe). L’incidence de réveils en chirurgie générale est d’environ 0,2 % et elle est similaire après une anesthésie intraveineuse totale10,11. Le souci principal réside dans la difficulté à doser le niveau de sédation. Il existe une variabilité interindividuelle significative dans la pharmacocinétique des anesthésiques par voie intraveineuse et, au cours d’une anesthésie, il est impossible de prévoir précisément la concentration de médicaments du plasma à partir de la dose administrée. Même avec une pompe de perfusion contrôlée par ordinateur (système TCI) utilisant des données pharmacocinétiques basées sur la population pour l’administration des médicaments, la concentration du plasma peut varier de manière significative par rapport à la cible définie, avec souvent pour conséquence une concentration trop faible ou trop élevée de médicaments dans le plasma34. 2c. Pédiatrie Des études d’utilité et de validation cliniques ont montré que le monitorage BIS est fiable pour déterminer le niveau de conscience des enfants qui subissent une sédation et une anesthésie générale. Les résultats d’études pédiatriques récentes indiquent que le monitorage BIS fournit des informations cliniques utiles concernant les nourrissons et les enfants35,36,37. Une étude prospective a établi que l’incidence de réveils peropératoires observée chez 864 enfants âgés de 5 à 12 ans peut être 8 fois plus élevée (0,8 %) que chez les adultes38. Pour plus de détails, consultez le document “Aspect’s Paediatric White Paper; Update 2005: Bispectral Index™ Monitoring in Children”. Il est disponible sur demande auprès d’Aspect et sur le site www.BISeducation.com. En l’absence de données complémentaires, les données BIS concernant les enfants de moins de 12 mois doivent être interprétées avec précaution. 7 3. Soins Intensifs Jusqu’à présent, l’évaluation de la sédation était principalement guidée par l’observation des signes vitaux, et l’évaluation subjective de la sédation d’un patient gravement malade dépendait de la nature et de la gravité de l’état du patient. Il convient d’identifier et de revoir régulièrement les objectifs en matière de sédation. Une sédation inadaptée peut affecter l’état d’un patient39. L’incidence des réveils avec mémorisation en réanimation est supérieure de 4 à 36 % à celle des anesthésies générales40. Complications possibles d’une sédation insuffisante41 : • • • • • Peur, anxiété et agitation Mémorisation déplaisante Retrait de dispositifs médicaux Surcoût Augmentation du temps de soins infirmiers Complications possibles d’une sédation excessive42 : • • • • • Prolongation de la ventilation assistée Allongement de la durée du séjour en soins intensifs et/ou à l’hôpital Surcoût des soins Augmentation du risque de complications Nécessité d’examens diagnostiques supplémentaires Il convient de noter que l’état de l’activité métabolique cérébrale que reflète BIS peut être affecté par un sommeil naturel, une maladie neurologique, une encéphalopathie, une ischémie cérébrale et une hypothermie43. Lorsque le patient ne répond plus aux stimulations verbales et physiques, les échelles subjectives de la sédation ne permettent plus d’évaluer la sédation. Grâce à une méthode objective d’évaluation de la sédation, le moniteur BIS peut vous aider à déterminer le niveau de sédation de vos patients et à décider, en connaissance de cause, des doses de sédatifs à administrer. Les types de patients les mieux adaptés au monitorage BIS en réanimation sont les suivants : • • • • Profondément sédatés et ventilés Sous bloc neuromusculaire En coma barbiturique Nécessitant une sédation de courte durée pour une intervention effectuée au lit du malade 3a. Soins Intensifs Pédiatriques Il existe un certain nombre de domaines cliniques, en dehors des salles d’opération, qui nécessitent l’administration d’une sédation aux enfants pour permettre un traitement, une intervention ou un supplément thérapeutique. Les unités telles que les soins intensifs pédiatriques, les services de radiologie, les services de gastro-entérologie et les urgences se fiaient auparavant uniquement à un dosage standard et/ou à des échelles de sédation subjectives pour contrôler et noter le degré de sédation des enfants. Des études pédiatriques concernant BIS ont appliqué une évaluation à l’aide d’échelles de sédation subjectives dont le score COMFORT, le score de sédation Ramsay (RSS), l’échelle OAA/S (Observer’s Assessment Awareness/Sedation), l’échelle de sédation de l’université du Michigan (UMSS), entre autres44. Il est difficile d’évaluer la sédation et l’analgésie au cours d’un bloc neuromusculaire et d’un coma barbiturique en l’absence de norme rigoureuse. Les paramètres physiologiques ne sont pas toujours fiables pour évaluer la sédation et l’analgésie. Plusieurs études de cas ont illustré l’utilisation du moniteur BIS au cours du dosage d’un coma barbiturique, d’une sédation interventionnelle, de l’évaluation de la sédation lors d’une ventilation assistée et d’une sédation pendant l’administration de médications potentiellement parasites45,46. En l’absence de données complémentaires, les données BIS concernant les enfants de moins de 12 mois doivent être interprétées avec précaution. 8 4. Surveillance Post-Interventionnelle La sédation est administrée systématiquement aux patients pour limiter leur inconfort, soulager leur anxiété et améliorer leur satisfaction pendant les interventions47. Le défi associé à une sédation interventionnelle consiste à éviter d’aboutir à une anesthésie générale. Une étude pédiatrique a été conduite après l’administration d’une sédation par du personnel qui n’avait pas connaissance du score BIS. Dans plus de 35 % des interventions, le score BIS était inférieur à 45 et plus de 8 % des patients furent l’objet d’épisodes de détresse respiratoire et de désaturation associés à des niveaux de sédation supérieurs48. Des études cliniques ont montré que le monitorage BIS est corrélé avec une sédation courante et qu’il apporte une mesure objective et reproductible des niveaux de sédation chez les adultes et les enfants49,50,51 . BIS peut constituer un outil efficace pour aider à gérer les besoins en sédation des patients dans le cadre d’interventions telles qu’une endoscopie, une radiologie interventionnelle, de la chirurgie buccale et des actes de diagnostic douloureux52,53,50,51. 9 5. Annexe 5a. Informations concernant le Monitorage de l’État de Conscience Publiées par des Équipes de Professionnels et des Organisations Internationales Les principaux points des documents mentionnés ci-dessous ont été reproduits. Pour obtenir des informations complètes, consultez les documents originaux. Vous trouverez également ci-dessous les adresses des sites Web concernés. Espagne – Mai 2006 Sociedad Madrid Centro de Anestesiologia y Reanimacion Despertar Intraoperatorio La primera medida de prevención para minimizar las posibilidades de que se produzca un despertar intraoperatorio debería ser individualizar la técnica anestésica(36) de modo que garantice la inconsciencia, amnesia y analgesia, especialmente en pacientes de riesgo(37)......El BIS es el único monitor, que hasta la actualidad, ha demostrado ser eficaz en la disminución de la incidencia de despertar intraoperatorio.* www.sarmadrid.org/pdf/despertar_intraoperatorio_maqueta1.pdf *Traduction : Les principaux moyens de prévention du risque de réveil peropératoire consiste à individualiser la technique anesthésique afin de garantir l’état d’inconscience, l’amnésie et l’analgésie, en particulier chez les patients à risque. ..... BIS est actuellement le seul moniteur qui a prouvé son efficacité dans la réduction du risque de réveil. Australie – Février 2006 Australian and New Zealand College of Anaesthetists (ANZCA) Recommendations on Monitoring During Anaesthesia Lorsque cela est cliniquement indiqué, l’équipement de monitorage des effets d’une anesthésie sur le cerveau doit être disponible dans le cas de patients à haut risque de réveil au cours d’une anesthésie générale. [Le terme “Recommandations” signifie “ligne de conduite conseillée”]. www.medeserv.com.au/anzca/pdfdocs/PS18-2006.pdf Royaume-Uni – Janvier 2006 Royal College of Anaesthetists (RCoA) and Association of Anaesthetists of Great Britain and Ireland (AAGBI) Loss of Consciousness Monitoring - A Joint Statement by the RCoA and the AAGBI Ce document souligne les points principaux suivants : www.rcoa.ac.uk/index.asp?PageID=64&NewsID=134 Espagne – Juin 2005 Task Force of Sociedad Espanola de Anestesiologia, Reanimacion y Terapeutica del Dolor (SEDAR) Anestesia en el consultorio. Documento de consenso www.sedar.es/revistasedar/sedar2005/10/indice.htm La température corporelle, le bloc neuromusculaire et la profondeur de l’anesthésie doivent être surveillés lorsque cela est nécessaire. États-Unis – Mai 2005 American Association of Nurse Anesthetists (AANA) Position Statement 2.12 Unintended Awareness Under General Anaesthesia Il convient d’envisager un monitorage de l’activité cérébrale, le cas échéant, en particulier dans les situations présentant un risque accru de réveil peropératoire. www.aana.com/Resources.aspx?ucNavMenu_TSMenuTargetID=51&ucNavMenu_TSMenuTargetType=4&ucNavMenu_TSMenuID=6&id=1747 10 États-Unis – Octobre 2005 American Society of Anesthesiologists (ASA) Practice Advisory for Intraoperative Awareness and Brain Function Monitoring Bien que le monitorage de l’activité cérébrale ne soit pas indiqué pour tous les patients, « sa mise en œuvre doit être décidée au cas par cas par le médecin ». www.asahq.org/publicationsAndServices/AwareAdvisoryFinalOct05.pdf Enquête menée auprès de membres de l’ASA : Rôle du monitorage cérébral “Les moniteurs de la fonction cérébrale sont très utiles et devraient être utilisés pour réduire les risques de réveil peropératoire chez les patients à risque.” 1% 10% Tout à fait d’accord 21% D’accord 19% Incertain 48% Pas d’accord Pas du tout d’accord Source : “White Paper” Conseils sur les pratiques par l’ASA. Disponible sur le site : http://www.aspectmedical.com États-Unis – Octobre 2004 Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations (JCAHO) Sentinel Event Alert, Issue 32 Ces dispositifs peuvent jouer un rôle dans la prévention et la détection des réveils peropératoires au cours d’une anesthésie chez les patients les plus à risque, et par conséquent dans l’amélioration de l’impact du réveil peropératoire. www.jointcommission.org/SentinelEvents/SentinelEventAlert/sea_32.htm 11 5b. Types de Capteurs et Application du Capteur Les capteurs Aspect ont été développés pour répondre aux besoins de nos clients. Aspect a conçu un nouveau capteur au début de l’année 2005. Il apporte notamment : • Une nouvelle forme pour améliorer la mise en place et l’adhésion • De nouveaux graphiques sur le capteur, l’emballage et la notice, avec des instructions de mise en place plus claires Le capteur semi-réutilisable (SRS) a été conçu pour répondre aux besoins des clients qui recherchent un produit écologique de qualité égale, facile à utiliser, pour un prix d’achat réduit. Chaque kit contient un câble réutilisable et 100 électrodes à usage unique. Les capteurs Quatro, Pédiatrique et SRS sont compatibles avec le système BIS XP dont les caractéristiques offrent notamment : • Une résistance à l’électrocautérisation • La détection et le filtrage des données de l’activité musculaire • Une amélioration des performances lors d’anesthésies profondes (Chirurgie cardiaque et autres) S R S réf. 186-0164 Q U A T R O réf. 186-0106 P e d i a t r i c S t a n d a r d réf. 186-0200 réf. 186-0100 Remarque : Aucune recommandation n’est formulée concernant l’utilisation d’un capteur pédiatrique en fonction de l’âge mais des rapports indiquent qu’un capteur pour adulte peut être utilisé pour la plupart des enfants âgés de plus de 10 ans. 12 Le signal obtenu dépend de la mise en place correcte du capteur. Aspect a donc développé un capteur global pour permettre une mise en place rapide, facile et correcte. L’impédance est due principalement à la peau. Les cellules mortes qui se trouvent en surface augmentent considérablement l’impédance au niveau du contact électrode/peau. Les capteurs Aspect sont capables d’atteindre des niveaux d’impédance faibles sans nécessiter une préparation agressive de la peau. En effet, leurs électrodes sont dotées de dents souples qui séparent les cellules se trouvant à la surface de la peau, permettant ainsi à l’hydrogel intégré d’atteindre la couche épidermique suivante, plus conductrice. La surface plus étendue de ces électrodes, comparée à celle des électrodes pointues, contribue également à réduire le niveau d’impédance. Certains artéfacts associés à l’impédance peuvent survenir en raison du glissement d’une électrode, d’une ride ou d’un repli de la peau. L’adhésif des capteurs Aspect empêche ce type ce problème. Le capteur peut être placé à gauche ou à droite, comme illustré ci-dessous : Le front doit d’abord être propre et sec. Pour cela, il suffit d’essuyer le front avec de l’alcool et de le laisser sécher (ne jamais utiliser de benzine ni d’éther). Placer le capteur en diagonale sur le front, électrode n°1 au centre, environ 5 cm au-dessus du nez. L’électrode n°4 doit se trouver juste au-dessus du sourcil et l’électrode n°3 sur la tempe, entre le coin de l’œil et la naissance des cheveux. Appuyer sur les bords du capteur pour assurer une bonne adhésion et l’étanchéité du gel. Appuyer ensuite fermement sur les électrodes n°1 à 4 pendant 5 secondes chacune. Le capteur peut alors être connecté au câble d’interface avec le patient. Toutes les électrodes sont à usage unique (patient unique) et, pour les patients en soins intensifs, elles doivent être remplacées toutes les 24 heures. Ces patients peuvent être pyrexiques et légèrement en sueur. Des rapports ont montré que la préparation conseillée de la peau et l’utilisation d’un spray antiperspirant sur le front améliorent l’adhésion du capteur. 13 6. Références 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. Kaplan LJ, Bailey H. Bispectral Index (BIS) monitoring of ICU patients on continuous infusion of sedatives and paralytics reduces sedative drug utilization and cost. Critical Care 2000; 4(Suppl I): S110. Riker, RR, Fraser GL. Monitoring sedation, agitation, analgesia, neuromuscular blockade, and delirium in adult ICU patients. Seminars in Respiratory and Critical Care Medicine 2001; 22 (2): 189-198. Olson DM, Chioffi SM, Macy GE, Meek LA, Cook HA. Potential benefits of Bispectral Index monitoring in critical care: A case study. Critical Care Nurse 2003; 23 (4): 45-52. Berkenbosch JW, Fichter CR, Tobias JD. The correlation of the Bispectral Index monitor with clinical sedation scores during mechanical ventilation in the pediatric intensive care unit. Anesthesia & Analgesia 2002: 94 (3): 506-511. Bannister CF, Brosius KK, Meyer BJ, Sebel PS, Sigl JC. 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