Plaisirs d`habiter
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Le magazine des locataires d’Archipel Habitat Numéro 30 • Juin 2015 > La vie des quartiers Une réhabilitation importante aux Balkans P. 4 > Dossier Le bruit : une réalité, des solutions P. 8 > À la rencontre des services L’astreinte technique P. 12 P. 3 Lancement du nouveau programme de renouvellement urbain www.archipel-habitat.fr tour d’horizon > dernières minutes Tous au jardin ! Vos contacts utiles * Numéros d'urgence : en cas d'incident grave le soir, la nuit, le week-end et les jours fériés Agence Rennes Ouest 25 rue de Gascogne 35000 Rennes - Tél. 02 99 33 90 87 N° Urgence : 06 60 56 81 29 (Locataires de Rennes dépendant de l'agence Rennes Ouest et de Boisgervilly, Breteil, La Chapelle-Thouarault, Cintré, Iffendic, Le Rheu, Mordelles, Saint-Gilles, Montfort, Le Verger, L'Hermitage) Square Francis Pellerin Agence Rennes Sud Imaginez un après-midi au calme, au pied de votre immeuble, bêche à la main, entre les mésanges et les feuilles d’un arbre, dans une petite oasis de verdure. Ce lieu existe déjà : ce sont les jardins partagés, conçus et gérés collectivement par les habitants. Les immeubles situés Square Yves Lemoine (quartier Villejean), Champion de Cicé – le Grand Bleu (quartier Cleunay), square Francis Pellerin (quartier Jeanne d’Arc) ou rue du Maréchal Lyautey (quartier la Touche) possèdent de tels espaces. Ensemble, les locataires y font pousser légumes, fruits, plantes aromatiques ou fleurs. Pas la peine de savoir jardiner, les plus expérimentés partageront avec vous leurs compétences, et vous apprendrez avec eux. Re-peindre son quotidien : vernissage des halls Les motifs ont été dessinés et peints par les locataires eux-mêmes. Une quinzaine d’habitants se sont impliqués dans ce travail de personnalisation de leur immeuble. « C’est sobre et chic, constate Catherine, qui a mis la main à la pâte. Cet atelier participatif a été une idée intéressante, car c’est notre cadre de vie que nous peignons. » Même constat pour Jean et Françoise : « nous trouvons important de demander l’avis des locataires sur les projets en cours » expliquent-ils. Le couple, qui vit dans l’immeuble depuis de nombreuses années, a aussi contribué à la touche finale de la rénovation des halls. Peinture des halls du papier timbré, le 20 et 21 février 2 Pour plus d’informations, ou si vous souhaitez vous aussi créer un jardin partagé au pied de votre immeuble, prenez contact auprès de Marick Lemoine, coordinatrice de l’animation sociale au 02 99 22 32 71. 4 place du Banat 35200 Rennes - Tél. 02 99 32 38 15 N° Urgence : 06 60 56 81 73 (Locataires de Rennes dépendant de l'agence Rennes Sud et de Chantepie, Goven, Vernsur-Seiche, Saint-Jacques-de-la-Lande, Noyal-Chatillon, Bruz, Orgères, Nouvoitou, Pont-Péan, Lassy) Agence Rennes Nord 11A place du Gros Chêne 35700 Rennes -Tél. 02 99 87 00 87 N° Urgence : 06 60 56 80 61 > Semaine Hlm 13 au 21 juin Rencontres Archipel habitat A l’occasion de la 3e Semaine nationale des Hlm, Archipel habitat vient à nouveau à la rencontre des locataires au pied de certains de ses immeubles, sur le thème des économies de charges (eau, électricité, chauffage, etc). Venez échanger avec les équipes d’Archipel habitat qui répondront à vos questions et vous proposeront tests, astuces et conseils. Retrouvez la liste des sites sur le site web www.archipel-habitat.fr ou avec votre avis d’échéance. (Locataires de Rennes dépendant de l'agence Rennes Nord et d'Acigné, Betton, La Chapelle des Fougeretz, Chevaigné, Clayes, Liffré, Montgermont, Thorigné-Fouillard, CessonSévigné, Pacé, Saint-Sulpice) Agence Pays de Rennes 3 place de la Communauté 35200 Rennes - Tél. 02 99 22 32 75 EN CAS D'URGENCE, merci de repérer l'agence rennaise dont dépend votre commune. Siège : Archipel Habitat 3 place de la Communauté CS 40805 35208 Rennes Cedex 2 Tél. 02 99 22 26 00 www.archipel-habitat.fr question à Cécile Bélard du Plantys, < directrice générale d’Archipel habitat Quels changements pour nos locataires du Blosne et de Maurepas avec le nouveau programme de renouvellement urbain ? Le 20 avril dernier, la Ville de Rennes et Rennes Métropole signaient avec l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine un protocole marquant la première étape du Nouveau Programme de Renouvellement Urbain de Rennes. Une signature à laquelle était associé Archipel habitat, dont le patrimoine situé sur les quartiers de Maurepas et le Blosne, près de 4000 logements, est particulièrement concerné. L’année qui s’ouvre va nous permettre de préciser notre programme d’intervention, en vue de la signature d’une convention qui engagera financièrement chacun des partenaires. Près de 4 000 logements concernés. Grâce à ce programme, nous pouvons entrer dans une logique ambitieuse de désenclavement des quartiers. Ainsi, sur le Gros Chêne, à Maurepas, logements, espaces publics et équipements pourront être entièrement requalifiés. Ce sont près de 400 millions d’euros de travaux qui sont envisagés, dont plus de 100 millions sur le seul patrimoine d’Archipel habitat. Ceci nous permettra de poursuivre notre politique d’entretien et de réhabilitation mais aussi de réaliser un vrai saut qualitatif, que ce soit par l’amélioration des performances, notamment énergétiques, des logements, la diversification de l’offre par l’apport de nouvelles constructions, ou encore l’association renforcée des habitants à la conception et à la mise en œuvre des projets. Je vous souhaite une agréable lecture de ce nouveau numéro de Plaisirs d’habiter. Plaisir d'habiter N°30 I Juin 2015 I Directrice de la publication : Nathalie Appéré I Rédactrice en chef : Cécile Belard du Plantys Rédaction : Arnaud Guillou I Conception et réalisation : www.liner-communication.fr I Crédit photos : Gwénaël Saliou, Archipel habitat, Rodolphe Marics I Tirage : 14 500 exemplaires I Impression : Imprimerie Tirex Juette I Édition : Mai 2015. 3 la vie des quartiers > Mieux vous connaître Une réhabilitation importante aux Balkans À quelques centaines de mètres de l’Hôpital Sud, au cœur du parc vert des Balkans, onze plots d’habitation vont bénéficier d’une nouvelle réhabilitation imaginée par le cabinet d’architecture Desaleux Soares. rennes Quartier Torigné Esquisse d'architecte du Parc des Balkans après réhabilitation Dessinés par l’architecte rennais Jean-Gérard Carré en 1969, ces immeubles de 16 logements chacun vont voir leur isolation thermique améliorée, pour atteindre les valeurs énergétiques du critère BBC rénovation. Appliqués à l’extérieur, les matériaux vont également modifier l’aspect esthétique des constructions. À l’intérieur, les parties communes seront entièrement rénovées. Dans les salles de bains, baignoires et lavabos seront remplacés, ainsi que les revêtements de sol, mur et plafond. Ces mêmes revêtements seront aussi changés dans les WC et cuisines. L’ensemble des radiateurs va être modernisé. « Les locataires seront impliqués dans une auto-réhabilitation de leur séjour, conclut Emilie Roch-Pautet, chargée de l’opération de réhabilitation. Lors de la visite avant travaux, chaque foyer qui le souhaite fera un choix personnel de la tapisserie parmi un panel proposé. Les locataires seront alors accompagnés pour retapisser eux-mêmes cette pièce ». Les travaux ont débuté au printemps de cette année pour se terminer fin 2016. 4 Le Parc des Balkans avant réhabilitation Le street artiste HéolArt a réalisé une fresque de 30 mètres de haut Il peint dans le vide ! rennes Quartier Cleunay Étonnant spectacle pour les habitants du Grand Bleu, rue Champion de Cicé : au cours du mois de mars, le street artiste HéolArt s’est élancé du toit du l’immeuble pour réaliser une fresque murale de 30 mètres de haut. Assisté par l’équipe d'Aérosplash, il était maintenu dans le vide par un système unique de poulies et de cordes, afin de lui permettre de travailler en toute sécurité. « J’ai d’abord rencontré les locataires en janvier, à qui j’ai présenté le projet au cours d’un goûter collectif, précise le peintre. Ça a été l’occasion d’échanger avec les habitants, et beaucoup sont repartis chez eux avec leur portrait dessiné par mes soins. » Vingt heures de travail sous les giboulées de mars, 150 litres de peinture et 500 mètres de cordes lui auront été nécessaires pour réaliser son visage peint. L'Apras, la Ville de Rennes et Archipel habitat lui ont apporté leur soutien. Une fresque murale de 30 mètres de haut 5 la vie des quartiers > Mieux vous connaître Un poète à la rencontre des habitants infos travaux Des façades remises à neuf rennes Quartier Francisco Ferrer-Vern Nos immeubles des Hautes Ormes sont en cours de ravalement, rue de la Baltique, allée de Finlande et rue Monsieur Vincent. Quartier Maurepas Yvon Le Men a passé les mois de février et avril en résidence à Maurepas. Passant deux mois nuit et jour dans le quartier, logé dans un appartement d’Archipel habitat, l’écrivain originaire de Lannion est allé à la découverte des habitants et des commerçants. Il est également intervenu auprès des enfants dans les écoles Jules Ferry et Trégain, afin d’écrire avec eux de la poésie. « Toutes ces rencontres, toutes les anecdotes qui me sont arrivées sont des éléments qui m’ont servi à créer une grande poésie sur ma perception de Maurepas » explique l’artiste. Un livre devrait prochainement être édité sur ce travail. Une grande poésie sur Maurepas Après la concertation de septembre 2014, 83,9 % des locataires de ces bâtiments ont opté pour la couleur violette, qui a été apposée en contraste avec du blanc. Ce sont ensuite les halls d’entrées et les peintures des parties communes qui vont être refaites : les locataires seront également sollicités d’ici l’été pour donner leur avis sur les choix de couleurs. N’hésitez pas à participer ! Bâtiment avant ravalement Bâtiment après ravalement Yvon Le Men, écrivain en résidence 6 rennes Un temps d'échanges avec les résidents des Ajoncs Fleuris rennes le rheu C’est une initiation au madison qui a été proposée jeudi 5 février par Archipel habitat aux résidents des Ajoncs Fleuris, après un mot d’accueil et un copieux goûter. L’office a fait l’acquisition en début d’année de 54 logements T1 et T2 auprès de Pro BTP (filiale retraite du groupe) avec le soutien financier de Rennes Métropole. Ces petits pavillons sont situés en plein centre bourg de la commune du Rheu (à l’Ouest de Rennes) et sont occupés par des personnes âgées, retraités du bâtiment, et parfois leurs conjoints. Archipel Habitat va rapidement engager une série de travaux d’amélioration du parc : amélioration de la performance énergétique, ravalement des façades, révision des installations électriques, travaux d’accessibilité. Dans un objectif de mixité, les logements libérés seront proposés à des jeunes actifs. Ma maison au cœur de Rennes ! Trente T4 et T5 vont être prochainement construits dans le quartier pavillonnaire de la ZAC Baderot, à proximité du quartier de Beauregard. Joanne Guichard, architecte à l’agence GOA Ces maisons familiales de 90 à 100 m² disposeront d’une place de stationnement couverte sur leur parcelle et d’un petit jardin. « Notre objectif est de réaliser des maisons accessibles financièrement tout en proposant une grande qualité de construction et de confort » précise Joanne Guichard, architecte à l’agence GOA. Bénéficiant d’une grande performance énergétique, elles disposeront d’une surface de 10 m² supérieur à des T4 et T5 classiques. « Pour réussir ce projet, nous ferons appel à des processus industrialisés : une préfabrication en atelier de modules de bois, béton et métal, assemblés ensuite sur place, nous permettra de gagner en qualité de construction, en rapidité d’exécution ainsi qu’en termes de prix. » Les livraisons sont prévues pour l’hiver 2016. rennes Quartier Nord-Saint-Martin Des maisons accessibles financièrement, tout en proposant une grande qualité de construction Renseignements auprès de Jean-Yves Maillard au service accession aidée d’Archipel habitat (02 99 22 26 14). 7 le dossier > le bruit Des mesures acoustiques sont menées dans le cadre des chantiers. 8 Archipel habitat prend en compte l’acoustique pour améliorer le confort sonore des logements. Le bruit : une réalité, des solutions Dans notre dernière enquête de satisfaction, seulement 58 % de nos locataires se disent satisfaits de l’isolation phonique de leur logement. Problème technique effectif ou usage anormal d’un logement par un voisin, voici les solutions qu’Archipel habitat met en place pour améliorer le confort de tous. Immeubles tout neufs, livrés cette année, d’autres plus anciens, certains remontant jusqu’aux années 30, comme le Foyer rennais : la diversité de notre patrimoine s’inscrit dans l’histoire du territoire de Rennes. « Les grands ensembles datent plus précisément des années 60 et 70, précise Willy Goven, directeur de la proximité et des territoires à Archipel habitat. Lors de leur construction, les normes acoustiques étaient moins strictes qu’aujourd’hui : l’objectif principal était à cette époque de proposer des grands logements de qualité à des familles qui jusque-là bénéficiaient de moins de confort. » Grandes surfaces d’appartement sans équivalent de nos jours, parquet en bois dans les séjours, celliers, eau courante et gaz, locaux collectifs en pied d’immeuble pour se rencontrer, ces éléments étaient perçus comme des gages de qualité. Beaucoup d’habitants avaient également les mêmes rythmes de vie, réglés par des horaires de travail communs. Aujourd’hui, ces rythmes ont changé ; les modes de vie de chacun peuvent être différents et les bruits qu’ils engendrent sont plus perçus entre voisins, que ce soit d’ailleurs dans les logements collectifs sociaux ou privés. Depuis quelques années, dans chaque projet de réhabilitation d’immeuble et dans ses constructions neuves, Archipel habitat prend en compte l’acoustique pour améliorer le confort sonore des logements. « Le dialogue entre voisins est également une solution pour prévenir des bruits excessifs : on peut par exemple se tenir au courant en cas de fête ou de déménagement, mais aussi prendre des initiatives comme poser des patins adhésifs sous les pieds des meubles ou éviter de faire fonctionner une machine à laver en pleine nuit. » Enfin, pour renouer un dialogue rompu, il est possible de contacter les agents de médiation. ... 9 le dossier > le bruit Réhabilitations : la prise Deux questions à Yves Hernot, ingénieur conseil en acoustique Quand intervenez-vous ? Quand Archipel habitat construit un nouveau bâtiment d'habitation, aussi bien en phase de conception, de réalisation ou en fin de chantier. Le maître d’ouvrage doit en effet être capable de fournir des attestations qui présentent la prise en compte de l’acoustique dans les phases d’étude, en amont du projet, mais aussi pendant la réalisation. Enfin, lorsque le chantier est terminé, je peux intervenir pour mesurer que l’acoustique est effectivement aux normes. Ces constats sont obligatoires dans le neuf depuis 2012. Depuis quelques années, 100 % des logements Archipel habitat bénéficient d’huisseries à double vitrage, en remplacement des anciennes fenêtres à simple vitrage. Un progrès pour les locataires, puisqu’il faut moins d’énergie pour chauffer les pièces de vie, qui a également eu comme conséquence de réduire le bruit venant de la rue : « paradoxalement, on entend mieux le bruit de l’immeuble, celui des voisins comme des parties communes, car il est moins masqué par l’environnement sonore ambiant qui venait de l’extérieur » analyse Rémy Messu, responsable de l’amélioration du patrimoine. Dans le cadre des réhabilitations, la prise en compte de l’acoustique est désormais systématique. Il existe plusieurs types de bruits : Intérieurs, liés aux chocs (exemples : bruits de pas, mouvement de meubles…). Traitement : nous changeons le revêtement de sol pour un produit qui absorbe davantage Vous intervenez également dans le cas de mesures lié à des problèmes de bruits avérés. Les malfaçons peuvent parfois exister. Mais dans ce cas, des travaux peuvent permettent de pallier les problèmes. Cependant, la réglementation est une chose, le confort acoustique une autre. Il peut arriver en effet que des locataires se plaignent, bien que les normes liées au bruit soient respectées, voire supérieures aux règles en cours : dans un collectif, on perçoit forcément des bruits. Une sono mise très forte ou une personne qui marche à cinq heures du matin pour aller au travail sera entendue par les voisins. Il y a un comportement à avoir qui n’est pas le même dans un logement collectif que dans une maison individuelle, à la fois en termes de tolérance, et en termes de nuisances. Quels sont les bruits qui vous gênent le plus au quotidien ? 10 Isabelle, locataire dans le quartier du Blosne « On entend parfois les bruits que nous faisons entre voisins, ce qui peut amener à des situations compliquées. Nous avons pourtant réussi à les résoudre par la discussion. » Marie-Thérèse, locataire dans le quartier Cleunay « Je ne suis pas gênée par les bruits : il n’y en a pas d’excessifs ni la journée ni la nuit dans l’immeuble. » en compte de l’acoustique l'interview Intérieurs, liés aux équipements (ascenseurs, VMC…). Traitement : le matériel est remplacé par du neuf, plus performant et moins bruyant. Intérieurs, par rapport aux parties communes. Traitement : nous remplaçons les portes palières par des portes encore plus performantes. Intérieurs, liés aux bruits aériens d’un logement à l’autre : Traitement : ils sont beaucoup plus difficiles à résoudre techniquement. Le coût du traitement est démesuré par rapport au peu de bénéfices obtenus. Dans cette situation, c’est le comportement de chacun qui prime pour améliorer le confort de tous. Et dans nos constructions neuves ? La première réglementation qui a permis de prendre en compte l’environnement sonore lors de la construction d’un immeuble neuf date de 1969. Cependant, c’est en 1995 que s’est imposée la nouvelle réglementation acoustique (NRA) adaptée aux normes européennes pour les nouveaux bâtiments d’habitation, mise à jour en 1999. « Cette réglementation doit non seulement être prise en compte lors de la construction, mais des tests acoustiques s’imposent à nous pour vérifier si nous avons bien respecté le cahier des charges » explique Hervé Veillard, responsable activité construction. Depuis le milieu des années 90, Archipel habitat est allé plus loin que la NRA, référence pour les constructions de logements d’habitation publics ou privés : « Nous étions certifiés Qualitel, et maintenant Habitat environnement. Dans le domaine de l’acoustique, cela nous impose que l’isolation sonore soit supérieure de 3 décibels par rapport à la norme NRA en matière de bruits d’impacts. » Catherine, locataire dans le quartier Colombier « J’entends les bruits ordinaires de la vie de tous les jours, enfants ou musique, en journée. Mais ça ne me dérange pas : c’est la vie d’un immeuble ! Par contre je sais ce que c’est d’être gêné par un voisin réellement bruyant, ça m’est déjà arrivé dans un autre logement. » Maguy Gaillard, présidente de la CNL 35, association de locataires représentée au sein du conseil d’administration d’Archipel habitat. Le bruit dans les logements collectifs, qu’en pensez-vous ? « L’excès de bruit dans le logement est pénible, surtout lorsqu’il est fréquent : près de 70 % des Français se déclarent gênés par le bruit à leur domicile. Lors des rénovations, il est important de résoudre les problèmes techniques qui peuvent engendrer des bruits : conduites d’eaux usées, tuyaux de chauffages, VMC, ascenseur… Les travaux d’isolation acoustiques doivent être menés de front avec l’isolation technique. D’autre part, la vie quotidienne des habitants est également importante. Lors de l’achat de matériel électroménager neuf (machine à laver par exemple), on peut faire son choix en fonction du nombre de décibels émis et inscrits sur l’étiquette énergie. Enfin, comme le rappelle « la charte de bon voisinage » : moins on fait de bruit, mieux on s’entend. Modérer le niveau sonore d’une chaîne hi-fi par exemple, les bruits de bricolage, d’entretien du jardin pouvant s’avérer gênants à certaines heures. Ne pas oublier que nous vivons de plus en plus en heures décalées. Chacun doit faire au mieux pour éviter les bruits excessifs dans son logement pour le bien-être de ses voisins. Bruit intérieur, bruit extérieur ; cela devient un véritable problème de santé publique. » Jean, locataire dans le quartier Colombier « Ce sont les bruits de frottement de l’ascenseur. Je les entends, car ils résonnent dans la cage en béton situé à proximité de mon logement. L’entreprise chargée de son entretien est déjà venue trois fois, mais rapidement après, les bruits réapparaissent. » 11 à la rencontre des services > Mieux nous connaître L'astreinte technique En cas de problème technique important en dehors des heures d’ouverture de votre agence, Archipel habitat met à votre disposition un numéro d’urgence. Pour plus de proximité, ce sont nos propres équipes qui vous répondent. Comment réagir en cas de problème d’ordre technique majeur dans votre logement ou dans l’immeuble, après 18h et avant 8h, ou le week-end du vendredi soir 18h au lundi matin 8h et les jours fériés ? « En cas de fuite d’eau importante, chez vous ou votre voisin, il convient de nous appeler sur le numéro d’urgence » rappelle Pascal Delaire, agent de proximité dans nos logements à Chantepie. Comme ses autres collègues agents de proximité, il est en charge à tour de rôle de l’astreinte technique. « S’il n’y a plus du tout d’éclairage dans les parties communes ou dans son logement, il est aussi possible de nous téléphoner. Par contre, en cas d’incendie ou de fuite de gaz, il faut d’abord prévenir les pompiers par le 18, puis nous contacter. » Les numéros d’urgence sont inscrits dans les halls des immeubles et en page 2 de Plaisirs d’habiter. Pascal Delaire, agent de proximité à Chantepie À la réception de l’appel, Pascal propose une assistance par téléphone. « Je suis un relais, pas un technicien. Une fois la situation analysée, je préviens l’entreprise d’astreinte pour prendre en charge l’urgence technique. » Il peut se déplacer si la situation le nécessite. « Je vis à Chantepie, mais potentiellement, la nuit, je peux circuler de Pacé jusqu’à Emmanuelle Marole, responsable de proximité Emmanuelle Marole 12 « L’agent de proximité d’astreinte apporte un premier degré de réponse, au cas où l’appel ne corresponde pas à un problème technique, ou en cas de problème technique non urgent. Il remémore dans ces cas-là au locataire les numéros de téléphone des entreprises sous contrat, numéros Saint-Sulpice-la-Forêt, et tout le secteur géré par l’agence Rennes nord ! » Inutile cependant de le déranger pour des problèmes qui ne concernent pas l’astreinte technique : en cas de trouble du voisinage, si la discussion avec les voisins n’a pas porté ses fruits, ce sont les correspondants de nuit qu’il convient de prévenir, ou la police. affichés dans les halls. Dans la situation d’une réelle urgence technique, l’agent de proximité contacte un cadre référent d’Archipel habitat, moi par exemple. Dès qu’il se déplace, il est contraint de me tenir au courant. De nuit, nous nous rendons à deux sur le lieu de l’urgence, et je prends la décision afin de maîtriser la situation dans les meilleures conditions. » a en pratique Mieux trier pour mieux recycler Voici quelques conseils pour réaliser un tri efficace de vos déchets : grâce à vous, ils sont ensuite valorisés, ce qui permet de réduire leur impact sur l’environnement. Pour découvrir en quoi ils peuvent être transformés, faites le test : Tous les flaconnages plastiques, y compris les bouteilles d’huile, les flacons de mayonnaise, de ketchup A 1 Du papier cadeau, du papier peint ; B 2 Des fibres pour vêtement (polaire), tuyaux… Les boîtes de conserve, aérosols, bidons et barquettes métalliques C 3 Les journaux, magazines, prospectus, papiers, les enveloppes blanches (même celles à fenêtre). D 4 Les briques alimentaires, les boîtes et emballages en carton, les petits cartons pliés Pièces de voiture, fers à repasser, vélos…(aluminium) Pièces de TGV, outils, caddies, casseroles…(acier) Papier ou carton. Réponses : A2 , B4, C3, D1 Faites place nette À LA BONNE HEURE Les encombrants sont des déchets de plus de 1m3, lourds et imposants. Par définition, ils ne rentrent pas dans une poubelle… mais ce n’est pas une raison pour les laisser à côté ! Le verre est recyclable à l’infini. à déposer dans les colonnes d’apport volontaire avant 20 heures pour éviter les nuisances sonores. – pensez au réemploi, aux dons (Emmaüs, secours populaire…) ; – dans les déchetteries ; – dans une benne lors des opérations Tritout dans les quartiers ; – lors des opérations « Jeter utile », qui se déroulent dans toutes les communes. BRAVO ! Grâce aux efforts des habitants de l’agglomération rennaise, la taxe sur les ordures ménagères est parmi les moins chères de France. Ici, nous produisons 200 kg/an/habitant de déchets ménagers, alors que la moyenne française est à presque 100 kg de plus. Tous gagnants En triant au mieux vos déchets et en les déposant dans les points d’apport volontaire dédiés (verre, recyclables, déchetteries pour les encombrants). On à tous à y gagner : un quartier plus propre, un agent de proximité plus disponible. plus de doute Nouveau service en ligne et sur mobile, pour s’informer sur les consignes de tri et les jours et horaires de collecte, un nouveau portail appelé "e-déchets malins". À partir de juin 2015 sur le site de Rennes Métropole. Numéro vert (gratuit depuis un poste fixe) 0800 01 14 31. 13 de vous à nous le conseil Chauffage : un conseil pour l’été Les beaux jours reviennent, c’est maintenant la fin de la saison de chauffe. Nous vous recommandons cependant de ne pas fermer à fond les robinets thermostatiques de vos radiateurs et de les laisser sur la position 2. Cela n’engendrera bien sûr aucune dépense supplémentaire (le chauffage est coupé pendant cette période) mais permettra d’assurer le meilleur fonctionnement possible du matériel l’automne prochain, en évitant le blocage du robinet. L’entretien des détecteurs avertisseurs de fumées Les DAAF ont été installés dans la majorité de nos logements. Fournis et posés gratuitement par Archipel habitat, ils continueront à être mis en place tout au long de l’année. Par l’émission sonore d’une alarme, ils sont chargés de réveiller et prévenir les habitants lors de la détection d’une fumée suspecte : Vincent Verlaine Responsable de la majorité des incendies mortels ont l'ingénierie immobilière effectivement lieu la nuit. Vincent Verlaine, d'Archipel habitat responsable de l’ingénierie immobilière d’Archipel habitat, vous recommande de dépoussiérer une fois par mois la zone métallique sur les côtés du détecteur, pour un fonctionnement optimal. Ce nettoyage sera également l’occasion de tester son buzzer, en appuyant une fois sur le bouton rouge pour entendre l’alarme, et réappuyer pour l’éteindre aussitôt. « Cependant, il ne faut absolument pas retirer l’appareil de son socle, car cela casse certains de ses éléments. Les piles, dont la durée de vie est d’environ huit ans, ne peuvent être changées. C’est l’appareil en lui-même qui sera remplacé. » En cas de panne, il convient d’appeler l’entreprise Ista, sous contrat et dont le numéro de téléphone est indiqué dans les halls, ou son agence de proximité. 14 © Bourdet-Rivasseau Architectes • Animage 3D Les Villas de l’Orge Devenez propriétaire à Orgères Donner du sens au mot loger 8 maisons T4 et T5 Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous renseigner auprès d’Archipel habitat au 02 99 22 26 14 CE programme bénéficie du label habitat et environnement. Archipel Habitat - 3 place de la Communauté - CS 40805 - 35208 Rennes Cedex 2 - Tél. 02 99 22 26 14 - www.archipel-habitat.fr Conception : Liner Communication - Réalisation : Service communication Archipel habitat - Crédits-photos : Rodolphe Marics - Documents et illustrations non contractuels Rencontre avec... Le collectif Échange de services & savoirs de Maurepas « Tout le monde sait faire quelque chose. ». Initié en 2013 par Vone Lancelot et Catherine Rigoreau, il permet toutes les semaines aux habitants du quartier de se rencontrer et de partager leurs compétences. Un mardi matin, dans la grande salle d’accueil récemment rénovée du Pôle associatif de la Marbaudais, à Maurepas. Derrière un ordinateur, Catherine Rigoreau explique la manière de transférer des fichiers d’un téléphone portable vers un ordinateur. « C’était une demande d’une personne, qui ne connaissait pas la technique, explique-t-elle. Avec mes connaissances en informatique et l’aide d’un ami de mon fils, nous lui avons montré comment faire. En échange, il nous propose de réaliser des mangeoires à oiseaux, que nous allons installer sur nos balcons ! » Voici donc la philosophie du projet de Vone et Catherine : permettre à tous d’échanger leurs savoirs, gratuitement. Du soutien scolaire contre une aide pour faire de la tapisserie, apprendre à cuisiner contre un peu du tricot… Tout est à imaginer. « Tout sauf ce qui concerne les domaines de l’électricité et du médical » précise Catherine. Ce qui fait encore beaucoup de choses ! « Parfois, je croise des habitants qui se disent intéressés pour venir. Mais d’après eux, ils ne savent rien faire. Rien n’est plus faux. Tout le monde sait faire quelque chose, ne serait-ce que des commissions, ou arroser des plantes. » Des savoirs très utiles pour une personne qui ne peut pas se déplacer à un moment parce qu’elle est malade, ou pour éviter que les végétaux en pots ne dépérissent pendant les vacances d’un autre ! Convivialité « Il y a aussi une autre idée derrière ce projet, précise Vone : c’est de permettre aux gens de se rencontrer. Certaines personnes sortent en effet peu de chez elles. » Une trentaine de locataires du quartier sont passés par le collectif depuis sa création, et des amitiés se sont créées. Vone et Catherine avaient déjà imaginé un tel projet, il y a une quinzaine d’années. Mais la mayonnaise n’avait pas pris. Cette fois-ci, les choses ont tourné différemment, et les ateliers s’enchaînent : la bibliothèque de Maurepas leur propose leurs postes informatiques le mardi matin pour l’informatique, et l’atelier cuisine fait de plus en plus d’émules. « Chaque premier mercredi du mois, nous nous retrouvons dans la salle familiale du pôle associatif. On fait les courses, puis on prépare un repas ensemble. » Contre une participation modeste, 4€, chacun est invité à mettre la main à la pâte, pour concevoir un plat, une salade, un dessert, parfois même une entrée ! Un moment convivial, qui est aussi l’occasion de discuter ensemble : un problème sur un ordinateur, une fuite dans la salle de bain, ou tout simplement l’envie de parler. Dernière nouveauté, « la bâche », une zone de gratuité proposée au Clair détour, sur le petit chemin qui contourne le pôle. Ici, on donne des objets dont on n’a plus l’utilité : jouet, livres, vaisselle, vêtement. Vous ne connaissez pas le principe ? C’est une bonne occasion d’aller faire un tour aux permanences du collectif. Les membres vous expliqueront le fonctionnement avec joie ! Contact : Vone Lancelot : 06 66 67 59 43 Lætitia : 06 03 07 94 08 Facebook : Collectif Échange de Services & Savoirs Permanences : le premier mardi du mois de 9h à 11h et le premier jeudi du mois de 18h à 20h. Gratuit et ouvert à tous.