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FOOTBALL
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
L 1 : A STRASBOURG,
PARIS PREND UN POINT
En match en retard de la 24e journée, le PSG a ramené son premier point
à l’extérieur sous l’ère Lacombe (1-1), grâce à un but de Pauleta (ici à gauche
devant Devaux), et remonte à la cinquième place du classement. (Page 8)
THIRIEZ :
« 2006,
ANNÉE DE
LA FRANCE »
COUPE
DE LA LIGUE
(Page 6)
(Page 7)
UNE FINALE
NANCY-NICE
(Photo Stéphane Mantey)
T 00106 - 209 - F: 0,80 E
Jeudi 9 février 2006
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
*
60e ANNÉE - No 18 855 -
0,80 /
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France
métropolitaine
CHERCHEURS D’OR
À la veille de la cérémonie d’ouverture des JO de Turin, les biathlètes Raphaël Poirée et Sandrine Bailly, le fondeur Vincent Vittoz et la snowboardeuse
Karine Ruby partagent le même rêve. Dans leur sillage, 85 sélectionnés français que « L’Équipe » vous présente. (Pages 2 à 4, et notre éditorial)
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L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 / ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 / ; AUTRICHE, 2 / ; BELGIQUE, 1,5 / ; ESPAGNE, 1,75 / ; GRÈCE, 1,95 / ; ITALIE, 1,7 / ; LUXEMBOURG, 1,5 / ; PAYS-BAS, 2 / ; PORTUGAL CONT., 1,8 /.
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
KARINE RUBY, vingt-huit ans, médaillée d’or à Nagano en géant en 1998, et d’argent à Salt Lake City en 2002 en
géant parallèle, aimerait conclure sur un titre en snowboard-cross.
(Photo UMA Press/zoom)
Bleu
Rouge
VINCENT VITTOZ, trente ans, premier Français champion du monde en ski nordique, à Oberstdorf (Allemagne)
l’an passé, vise le titre olympique en poursuite.
(Photo Jean-Marc Pochat)
Jaune
Bleu
Jaune
SANDRINE BAILLY, vingt-six ans, vainqueur de la Coupe du monde 2005 de biathlon, retrouve la forme
au bon moment et aura cinq occasions de conquérir l’or.
(Photo Jérôme Prévost)
Noir
Noir
RAPHAËL POIRÉE, trente et un ans, quadruple vainqueur de la Coupe du monde de biathlon, actuel leader de
l’édition 2006, sera au départ de cinq épreuves, dont quatre individuelles.
(Photo Jean-Marc Pochat)
2
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 (demain)
LE DESSIN
Joubert peaufine
Sur la route de Turin, où il arrivera samedi, le médaillé de bronze européen s’est arrêté à Grenoble,
pour mettre la touche finale à sa préparation.
GRENOBLE –
de notre envoyé spécial
L’ÉDITO
FAITES VOS JEUX,
TOUT EST PERMIS
C
Le CIO et l’AMA devront amplifier à Turin l’élan enregistré lors des Jeux d’été à Athènes, en 2004.
TURIN –
de notre envoyé spécial
LE TRÈS NET CHANGEMENT de tonalité
enregistré à Athènes lors de l’été 2004 a imprimé clairement le paysage de l’antidopage, en
dépit de quelques ombres. Pour autant, et alors
que le processus d’harmonisation suit son
cours, on peut légitimement attendre des autorités sportives qu’elles confirment à Turin ce
nouveau pragmatisme.
Dans cette optique, les points positifs relatifs à
la stratégie déployée à Athènes ont été globalement reconduits dans le Piémont par le CIO et le
TOROC (comité d’organisation), en collaboration avec les Fédérations internationales et,
bien entendu, l’AMA (agence mondiale antidopage), qui a dépêché sur place une équipe
d’observateurs indépendants.
« Création d’une task-force composées de
membres émanant des trois structures précitées, concertation et définition d’une politique
de contrôles intelligente, augmentation de la
période olympique durant laquelle le Test Distribution Plan (TDP) s’exerce (de l’ouverture du
village olympique à la fermeture officielle des
Jeux) », bref, on retrouve là, tel que le détaille le
docteur Patrick Schamasch, directeur de la
commission médicale du CIO, l’essentiel du dispositif grec ayant abouti à la détection de vingthuit cas positifs. De plus, sur la base d’une
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avec
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de la Garonne à l’Auvergne
et Rhône-Alpes jusqu’au nord de la Seine
10 Perpignan
et au Nord-Est. Sur un grand quart nord-ouest,
4
les éclaircies prédominent. Journée lumineuse
sur les régions méditerranéennes. Mistral et tramontane
soufflent de 80 à 90 km/h en rafales.
Lyon
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14
8
LA QUESTION D’HIER
La FIFA a-t-elle été assez sévère
avec la Turquie ?
OUI ............................................................................................. 22 %
NON ........................................................................................... 78 %
(nombre de votants : 70 122)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
répartition classique des contrôles – sites olympiques dévolus au TOROC, reste du monde
attribué à l’AMA et gestion des résultats assurée par le CIO avec droit d’appel pour l’AMA –,
un très net effort a été porté sur le volume des
contrôles lors de ces Jeux d’hiver. Mille deux
cents sont prévus, soit, comme le souligne
Jacques Rogge, « 72 % de plus qu’à Salt Lake
City ».
Prélèvements urinaires
et sanguins systématiques
pour les cinq premiers
Des prélèvements urinaires et sanguins systématiques seront effectués pour les athlètes
concernés, le sang étant voué à la détection de
l’hormone de croissance et des homotransfusions. Quelque deux cents tests urinaires EPO
sont de surcroît programmés, essentiellement
en précompétition, pour lutter contre la prise de
microdoses. Les cinq premiers de chaque
épreuve, ainsi qu’un athlète tiré au hasard,
seront contrôlés. Pourquoi cinq ? Au nom, tout
simplement, d’une possible rétroactivité des
analyses et des sanctions et d’un déclassement
potentiel des médaillés. Rappelons que les
échantillons seront conservés huit ans. Cette
fois-ci, dans des conditions strictement établies
par les standards des laboratoires édictés par
l’AMA…
On touche là l’un des points sensibles de l’héri-
tage athénien. Patrick Schamasch, comme
Olivier Rabin, directeur scientifique de l’AMA,
assurent de concert que les leçons des Jeux
d’été 2004 ont été retenus. Le principal couac,
très douloureux, concernait évidemment le
dossier du cycliste américain Tyler Hamilton,
médaillé d’or en Grèce, dont l’échantillon sanguin A fut contrôlé positif (homotransfusion)
avant que le B, mal conservé, soit déclaré illisible. Si le coureur de Phonak fut ensuite
contrôlé positif pour cette même manipulation
lors de la Vuelta (2004) – cette fois-ci dans les
règles – et en attendant le verdict du TAS consécutif à son recours contestant la méthode de
détection, cet incident fut extrêmement préjudiciable. Et démontre qu’en matière de détection, il est très dangereux de privilégier l’événementiel au détriment de la rigueur scientifique.
Selon le docteur Schamasch, « aucun nouveau
test ne sera effectué à Turin sous la pression de
l’événement, et l’unicité totale du laboratoire
devrait assurer un maximum de rigueur aux
analyses ».
Le laboratoire de Turin – en réalité, il s’agit du
laboratoire de Rome transféré dans de nouveaux locaux dans le Piémont – sera totalement
autonome. Dirigé par Francesco Botre, composé d’au moins quatre-vingt-cinq personnes, il
enregistrera notamment la contribution des
spécialistes du laboratoire de Lausanne, le docteur Martial Saugy en tête, en charge de la
détection des homotransfusions (*), et de la
présence d’autres directeurs de laboratoire
accrédités (les professeurs Catlin de l’UCLA et
Segura de Barcelone, entre autres). En ce qui
concerne la détection directe des hormones de
croissance, dont la mise en pratique s’était
interrompue après Athènes, faute d’une production suffisante d’anticorps nécessaire à sa
banalisation, elle sera de nouveau effectuée à
Turin. Mais avec une fenêtre de détection limitée à quarante-huit heures, on doute qu’elle
aboutisse à la découverte d’un premier cas…
Reste dans l’équation finale l’inconnue que
constitue le positionnement de l’État italien,
farouchement cramponné à sa législation, mais
qui « n’embastillera » aucun athlète contrôlé
positif durant les Jeux même s’il pénalisera la
consommation. En dépit d’un accord intervenu
la semaine dernière, après des semaines de
gesticulation, et quand bien même Mario
Pescante, sous-secrétaire d’État aux Sports,
promettait hier « qu’aucune descente des NAS
(brigade anti-stupéfiants) n’interviendrait dans
les villages olympiques », on imaginerait bien
Raffaelle Guariniello, procureur politiquement
incorrect, tapi dans son bureau du palais de justice de Turin, un doigt sur le bouton.
DAMIEN RESSIOT
(*) Les autotransfusions, réalisées avec le
propre sang du sujet, restent indétectables.
I GATTUSO POSITIF. – Sébastien Gattuso,
pousseur du bob monégasque, a été déclaré
positif au finastéride, un produit contre la
chute des cheveux considéré par l’AMA
comme un produit masquant. C’est le comité
olympique monégasque lui-même qui a fait
un contrôle lors de la compétition de Lillehammer, en octobre. Suspendu deux ans par
sa fédération, sa peine a été réduite à six mois
en décembre. « Je suis triste, a précisé le
prince Albert, car Sébastien a été mon pousseur. Mais nous devons être stricts avec le
dopage. Je pense néanmoins que notre
athlète a utilisé ce médicament plus par
méconnaissance de la liste des produits interdits que par véritable envie de tricher. Mais la
loi est la loi, elle doit être respectée. » – A. L.
I L’AFFAIRE LUND AU TAS. – C’est
aujourd’hui que la chambre ad hoc du TAS,
qui siège à Turin durant les Jeux, examinera
l’appel de l’AMA dans le cadre du dossier
Zach Lund. Membre de l’équipe américaine
de skeleton, Lund, contrôlé positif en
novembre dernier au finastéride, n’a pas été
suspendu par l’USADA et souhaitait donc disputer les Jeux avant que l’AMA, comme le
Code mondial lui en confère le droit, ne fasse
appel devant le TAS de cette non-suspension.
La décision de la cour arbitrale devrait être
rendue dans les 24 heures. – D. R.
118e SESSION DU CIO
Faut-il croire au
dopage génétique à Turin ?
LA THÉRAPIE GÉNIQUE consiste à utiliser les gènes
comme médicament et, pour cela, à les introduire dans les
cellules des patients afin de produire des protéines thérapeutiques spécifiques, nécessaires pour combattre les
maladies visées. Le détournement de la thérapie génique à
des fins de dopage semble inéluctable : il est tentant, dans
la recherche continuelle de l’amélioration de la performance, de recourir à une
méthode qui permet de transformer vos
muscles en une glande et leur faire fabriquer, par exemple, de l’hormone de
croissance ou de l’IGF-1 (facteur de
croissance) pour accroître la puissance
musculaire, ou bien de l’EPO pour augmenter le transport de l’oxygène par le
sang. De nombreuses expériences ont
été réalisées avec succès sur des souris
ou des singes. L’obtention de souris à la
musculature exacerbée par le professeur américain Lee Sweeney, ou de
« souris marathoniennes » par l’équipe du
du professeur Ronald Evans, a confirmé
l’intérêt de la thérapie génique quant à
sa possibilité d’augmenter la performance physique. Mais le passage à
l’homme s’avère plus difficile.
Cependant, les révélations du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung laissent entendre que l’ex-entraîneur allemand d’athlétisme, Thomas Springtstein – jugé
depuis le 9 janvier devant le tribunal de Magdebourg pour
avoir administré des produits dopants à des mineurs –, se
serait procuré du Repoxygen, un médicament permettant
d’introduire le gène de l’EPO dans les cellules musculaires,
pour leur faire produire cette hormone et augmenter ainsi la
production de globules rouges. Sommes-nous entrés dans
l’ère du dopage génétique ?
L’utilisation du Repoxygen dans le sport paraît
surprenante. D’une part, la fabrication de ce
produit, expérimenté seulement chez la souris,
a été arrêtée en 2002 au stade des essais précliniques. Il faudrait donc que la production ait
été reprise par un laboratoire clandestin.
D’autre part, ce médicament était conçu pour
augmenter l’hématocrite en cas d’anémie seulement : il a été expérimentalement démontré
que, s’il s’avérait efficace chez l’animal anémié,
injecté à des souris saines, il ne produisait
aucune augmentation de l’hématocrite !
Rappelons enfin que l’EPO produite par thérapie génique, in vivo chez le singe, ou ex vivo à
partir de cellules humaines, est détectable, ce
qui devrait dissuader les tricheurs et les renvoyer vers la traditionnelle autotransfusion
sanguine, moins risquée, tellement plus simple
à utiliser et toujours indétectable !
Michel Audran est professeur à la faculté de
pharmacie de Montpellier 1, directeur du département de
biophysique et de bioanalyses et membre du Science and
industry against blood doping (SIAB), qui regroupe des
scientifiques et des laboratoires pharmaceutiques collaborant dans la lutte contre le dopage sanguin.
PROFESSEUR
AUDRAN
PAGE 2
Copenhague désignée
La capitale danoise a devancé Le Caire et accueillera le Congrès olympique 2009.
TURIN –
de notre envoyé spécial
LE SPORT A-T-IL TRIOMPHÉ de la
politique ou l’Europe s’est-elle, pour
une fois, montrée unie ? Chacun
retiendra la solution qu’il veut. Il reste
qu’il aura fallu pas moins de six tours
de scrutin pour que, finalement,
Copenhague s’impose avec 59 voix,
contre 40 au Caire, et soit désignée
ville hôte du Congrès olympique en
2009. L’affaire des caricatures de
Mahomet a-t-elle pesé lourd dans la
décision ? Sans doute, car il est assez
surprenant que la ville du Caire parvienne en finale alors que d’autres prétendants présentaient sans doute
autant d’avantages.
Pourtant, ce problème extérieur au
sport a cristallisé toutes les attentions.
Chacun restant sur ses positions. Si le
vote avait eu lieu il y a quinze jours,
Copenhague l’aurait sans doute
emporté bien plus vite mais la peur de
représailles lors des premiers jours des
Jeux a sans doute freiné quelques
ardeurs. Les Coréens de Pusan s’activaient fort, comme à l’habitude, mais
LE VOTE
er
e
Au 1 tour : Athènes est éliminée avec 1 voix ; 2 tour :
Riga est éliminée avec 2 voix ; 3e tour : Singapour est
éliminée avec 6 voix ; 4e tour : Taipei est éliminée avec
7 voix ; 5e tour : Pusan est éliminée avec 24 voix ; finale :
Copenhague bat Le Caire 59 à 40 voix.
I TRACTATIONS AVEC L’USOC. – Lors de la session,
le président du CIO a révélé que le CIO et le Comité olympique américain (USOC) étaient en pleines tractations
pour ce qui concerne les pourcentages que les Américains
reçoivent sur les droits TV et sur le TOP programme.
Nous révélions la semaine dernière (voir L’Équipe du
3 février) que l’USOC recevrait 448 millions de dollars de
retombées olympiques pour la période 2009-2012.
leur gourmandise à vouloir tout organiser agace quelque peu.
Surtout qu’en dehors du Congrès,
2009 sera également le théâtre de
l’élection de la ville hôte des Jeux d’été
de 2016, et décidera aussi d’un nouveau terme de quatre ans pour le président Jacques Rogge. Le Caire avait-elle
les épaules assez solides pour accueillir ces réunions ? Certains des promoteurs de la candidature égyptienne
semblaient souffler un ouf de soulagement à l’annonce des résultats.
ALAIN LUNZENFICHTER
I PARK CONDAMNÉ. – La saga sud-coréenne se poursuit. Après la démission de Kim Un-yong l’an dernier, un deuxième membre du CIO natif du pays du Matin calme, Park
Yong-sung, est dans la tourmente. Hier, en effet, à Séoul, il a
été condamné à trois ans de prison avec sursis, cinq ans de
mise à l’épreuve et surtout 8 millions de dollars d’amende. Le
président de la Fédération internationale de judo, patron du
Doosan Group, avait été accusé d’avoir détourné 280 millions de dollars et d’en avoir manipulé 28,6 autres. Cette
condamnation va entraîner une réaction en chaîne au niveau
du CIO, même si Park va certainement faire appel auprès de
la court suprême coréenne. La Commission d’éthique ne va
pas manquer de proposer à la commission exécutive du CIO
une suspension provisoire, qui fera perdre au patron du judo
mondial toutes ses prérogatives olympiques. Il ne restera
plus qu’à régler le cas de Lee, patron de Samsung.
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Accentuer la pression
Bleu
Bleu
Jaune
Cherbouurg
Lille
GRENOBLE. – Déçu par
son relatif échec aux
Championnats d’Europe,
Brian Joubert chamboule
ses habitudes pour réussir
ses Jeux. Au programme :
des entraînements
« nouvelle formule », plus
courts mais plus intenses.
(Photo Marc Francotte)
DOPAGE
LA MÉTÉO
4
2
JEAN-BAPTISTE RENET
Jaune
Noir
E sont les heures les plus longues. Avant les premières
compétitions du week-end, il reste le temps de placer
quelques courtes séances d’entraînement, plus sûrement de
longues plages de réflexion. Ce n’est pas encore le moment
de refaire la course, le match ou la finale. Mais on peut
les imaginer.
Difficile d’être raisonnable quand on rêve de podium
olympique. Quand il s’agit d’évoquer la course d’un jour
après, parfois, quatre années de patience et d’endurance.
Ces moments échappent à toute logique et les champions
des Jeux sont définitivement hors normes. Le rendez-vous a
sacré les plus grands, révélé les plus téméraires. Il justifie
toutes les audaces.
Plus question de Championnat, de Coupe du monde. On ne
remet pas en jeu la victoire et son crédit la semaine
suivante. On demeure toute sa vie champion ou championne
olympique.
Cette foi pousse à voir plus grand. Jean-François Lamour,
le ministre des Sports, a évoqué un objectif de quinze
médailles. Quatre de plus qu’à Salt Lake City, où la France
avait déjà réalisé son « score » le plus élevé de l’histoire des
Jeux d’hiver. Banco.
Le chiffre est-il trompeur ? La France ne compte pas au rang
des plus grandes nations hivernales qui, comme l’Allemagne,
la Norvège, la Russie et même l’Autriche, pèsent lourd
quand il s’agit de compter les prises dans leurs chasses
gardées. Tradition oblige. Notre nation a trouvé une autre
voie pour se faire entendre. « De 1992 à 2002, il y a eu des
hauts et des bas mais toujours des champions », résumait
Michel Vion, l’ancien DTN du ski alpin, hier dans nos
colonnes, en évoquant le mal dont souffrent actuellement
les skieurs tricolores. L’analyse peut s’appliquer à
l’ensemble du sport français qui, s’il n’arrive pas toujours à
être constant dans la performance, possède une propension
à faire émerger de fortes personnalités capables d’assumer
les enjeux. En 1992, à Albertville, Fabrice Guy et
Sylvain Guillaume avaient soulevé une immense émotion
avec un inédit doublé en combiné nordique. Après plus de
dix années d’éclipse, le jeune Jason Lamy-Chappuis pointe
sans appréhension ses spatules à Turin dans la même
discipline. « Raisonnablement », il ne figure pas dans les
« médaillables » recensés (voir page 3) mais on parierait
volontiers sur un coup d’éclat de sa part. Aux Jeux, tout est
permis. Et surtout d’être un champion.
La lettre du président
Pour retrouver l’entière maîtrise de
son quadruple, l’arme vitale pour
batailler aux Jeux, Joubert a changé
sa courbe d’élan. Ou plutôt ressorti
une ancienne recette de 2004. Le
voici donc qui renoue avec une
courbe qui dessine comme un point
d’interrogation. À cinq jours du programme court, tout est bon pour
entretenir une confiance qui, dit-il,
ne l’a jamais quitté. La pression, elle,
est à zéro, résumait-il hier, avant
d’expliquer qu’il s’épargnerait la
conférence de presse de l’équipe de
France aujourd’hui et la cérémonie
d’ouverture demain, pour des questions de fatigue et de commodité
d’entraînement. Deux sessions par
jour sont donc au menu jusqu’à
demain, avant le départ pour Turin
samedi.
De l’autre côté des Alpes, Brian
Joubert gardera dans un coin de sa
tête ce courrier reçu à son domicile,
juste après les Championnats
d’Europe. Une lettre de félicitations
pour sa médaille de bronze et, ajoutés à la main, quelques mots
d’encouragement pour l’échéance
olympique. Signé : « Le président de
la République ».
Noir
BYE BYE POITIERS et sa glaciale
patinoire aux allures de hangar. Voilà
Grenoble et sa rutilante enceinte de
« P ôle S ud » . « E n t r e z d a n s
l’arène », proclame à l’entrée une
affiche de promotion pour les
matches des Brûleurs de Loup,
actuellement 4es de la Ligue Magnus.
Une invitation à laquelle Brian
Joubert, bastonneur dans l’âme, ne
pouvait que donner suite. Le médaillé
de bronze européen a, depuis
dimanche, élu domicile dans la ville
hôte des Jeux de 1968. Pour humer le
parfum olympique avant de passer la
frontière. Et pour prendre ses repères
sur une glace aux dimensions officielles (60 m x 30 m au lieu de
56 m x 26 m à Poitiers). Une bonne
occasion, aussi, de reconstituer le
« team » Joubert : accompagné de
son entraîneur Andreï Berezintsev (et
hier de son conseiller Didier
Gailhaguet), il a retrouvé son chorégraphe russe, Nikolaï Morozov, qui a
emmené en Isère une partie de son
écurie, à commencer par la Japonaise
Shizuka Arakawa.
Hier, pour l’entraînement du matin
programmé à 10 h 30, Joubert partageait d’ailleurs la glace avec la championne du monde 2004. Le changement de décor est brutal avec les
fillettes du club de Poitiers que le garçon a l’habitude de croiser ! « Ça fait
du bien, c’est stimulant de la voir se
battre même quand elle est fatiguée », appréciait un Brian Joubert
détendu et souriant. Concentré, aussi, pour ses entraînements « nouvelle
formule » : plus courts (une heure)
mais plus intenses, comme il l’avait
annoncé dans la foulée de son relatif
échec aux Championnats d’Europe
de Lyon (3e), où il avait jugé ses
entames de programmes mollassonnes.
Hier matin, ce n’était pas encore du
grand Joubert. Sous les yeux d’une
trentaine de curieux, il pestait sur un
triple axel transformé en double : « Je
ne dois pas faire ces conneries-là ! »
« C’est juste un peu mou-mou », rassurait Gailhaguet. « L’entraînement
du matin reste toujours difficile mais
ma technique ne part pas en vrille »,
détaillait le jeune homme, beaucoup
plus à l’aise avec un déjeuner dans le
ventre. La veille au soir, il avait fourni
« une séance très, très physique avec
une quinzaine de quadruples et
autant de triples axels, en commettant seulement deux erreurs ». Hier
encore, il laissa une bien meilleure
impression l’après-midi en empilant
les « quads ». Mieux vaut cela que
l’inverse : à Turin, la compétition ne
démarrera pas avant 19 heures.
3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 (demain)
Onze, record à battre
Aux JO de Turin, qui s’ouvrent demain, la France espère faire mieux qu’à Salt Lake City en 2002.
Après les huit médailles
gagnées à Nagano
en 1998 et les onze
récoltées à Salt Lake City
en 2002, la délégation
française s’est fixé,
en venant à Turin,
un objectif proche
des quinze breloques.
Les équipes de France de
biathlon et de snowboard
s’annoncent comme
les grands pourvoyeurs
de podiums. Le ski de
fond (Vittoz), le patinage
artistique (Joubert) et
le ski alpin (Vidal)
peuvent aussi faire
grimper la cagnotte.
SESTRIÈRES – (ITA)
de notre envoyé spécial
LE 12 FÉVRIER 2002, une date anniversaire qui ne peut pas s’oublier,
Carole Montillet, quinzième au classement général de la Coupe du monde et
treizième à celui de la descente, causait la surprise sur la piste de Snowbasin en remportant la descente olympique des JO de Salt Lake City.
Quelques jours plus tard, le 23 février,
Jean-Pierre Vidal (troisième de la
Coupe du monde slalom) et Sébastien
Amiez (seizième rang mondial de la
même discipline) déjouaient les pronostics en réussissant un doublé historique dans le slalom olympique. En
revanche, le grand espoir annoncé de
médailles s’appelait Frédéric Covili,
numéro 1 mondial du géant. Las, il
s’égara à une décevante quinzième
place.
Des exemples comme ceux-là, les rendez-vous olympiques en font remonter à la surface régulièrement. En
termes de résultats et de champions,
le sport de haut niveau n’est pas
encore une loterie mais on aime
volontiers y brasser les statistiques et
les résultats pour fabriquer des pronostics. Une prime à la surprise et surtout une dose de bon sens en regard
des performances, il faut les deux pour
dessiner, avant l’heure, le potentiel de
l’équipe de France aux Jeux de Turin.
En avançant un objectif atteignant la
dizaine de médailles individuelles et
même davantage, qui sait, avec les
relais en biathlon, fond et combiné
nordique, il y a forcément de l’inflation
dans l’air. La France ne sera pas présente dans toutes les épreuves mais
elle possède une forte concentration
de talents dans deux disciplines (biathlon et snowboard) qui explique cet
optimisme raisonnable.
En biathlon, Raphaël Poirée, engagé
dans quatre épreuves individuelles et
une par équipes, vise l’or à chaque
départ. Comment le leader de la
Coupe du monde pourrait-il louper sa
depuis l’entrée de cette discipline aux
JO. Passée au boardercross, la Chamoniarde, remise d’une fracture d’une
vertèbre dorsale au printemps dernier,
est candidate à un nouveau titre. Un
objectif qui serait très largement dans
les cordes de Xavier De Le Rue, leader
de la Coupe du monde, si le Pyrénéen
ne souffrait d’un trait de fracture à la
cheville gauche depuis quelques
semaines. Il ne retrouvera la piste que
le 13 février, trois jours avant la compétition. En janvier 2005, victime
d’une fracture de la clavicule, il avait
dû renoncer aux Championnats du
monde. Tout juste rétabli, il avait
ensuite affronté les meilleurs riders
aux X-Games, une compétition au
moins aussi forte que les Mondiaux. Et
il avait gagné. Que peut-il offrir la
semaine prochaine ? De l’or ou du
plomb ? Le cas De Le Rue fait débat.
Julie Pomagalski (snowboardcross et
géant parallèle), Matthieu Crépel et
Doriane Vidal (half-pipe) ou Isabelle
Blanc (géant parallèle) ont également
cible ? Le Norvégien Ole-Einar Björndalen a peut-être la réponse. Quadruple champion olympique en 2002,
il revient en forme au bon moment. Le
duel entre les deux hommes va animer
la quinzaine. Sandrine Bailly connaît
le même ascendant que… le Scandinave. Là voilà de retour à temps. Elle
va se lancer aussi sur cinq courses
comme Poirée et l’ambition d’un titre
olympique au bout. Le biathlon français est sur la bonne trace.
Le cas De Le Rue
fait débat
L’abondance de biens est une qualité
partagée par les équipes de France de
snowboard. Snowboardcross (pour la
première fois au programme olympique), géant parallèle ou half-pipe,
les chances tricolores sont inscrites sur
toutes les listes d’engagés. Karine
Ruby, médaillée d’or en 1998 en géant
et d’argent en 2002 en géant parallèle, symbolise la constance des Français à truster les podiums olympiques
un profil de « médaillables ». Les deux
dernières citées ont été respectivement gagner l’argent et l’or à Salt Lake
City. Et depuis, elles n’ont pas disparu
des classements mondiaux. Même les
blessures ou méformes ne les ont
jamais éloignées longtemps des meilleures. Le snowboard (deux titres et
deux argent en deux sessions des JO),
enrichi du boardercross cette année,
constitue cette réserve de médailles
où la délégation française songe à puiser sans retenue pour faire gonfler le
magot.
Cette réussite sur les pentes du site de
Bardonecchia, sur le seul plan comptable, pourrait être décisive pour
atteindre l’objectif ambitieux, et réalisable. Le snowboard est en effet appelé à « compenser » une prévisible
baisse de performances en ski alpin.
La discipline-reine des Jeux a particulièrement gâté les Français en 2002.
Quatre médailles dont deux titres
olympiques, les skieurs avaient trouvé
l’eldorado dans les montagnes de
l’Utah. Depuis, redescendus de leur
piédestal, ils traversent… le désert.
Aucun Français n’apparaît dans les
quinze premiers du classement général de la Coupe du monde avant ces
Jeux. Le mieux classé s’appelle JeanPierre Vidal, au cinquième rang cette
saison en slalom, seul vainqueur
d’une course de Coupe du monde.
Énorme. C’était le 22 janvier dernier à
Kitzbühel. Le slalomeur savoyard a
rappelé ainsi sa capacité à se mobiliser d’un coup pour un très grand événement. Comme à Salt Lake City. Il
vient donc rôder à nouveau parmi les
prétendants au podium le 25 février.
Tout comme Laure Pequegnot, privée
de l’or des Jeux par Kostelic pour
sept centièmes il y a quatre ans.
L’ancienne numéro 1 mondiale du slalom n’est plus aussi rayonnante, mais,
comme Carole Montillet, elle possède
le vécu des grands rendez-vous. Il y a
de la place pour créer la surprise derrière les intouchables Kostelic ou
Paerson, véritables ogresses quand il
s’agit d’évoquer leur appétit de
victoires.
Vincent Vittoz et Brian Joubert n’ont
pas moins d’ambition. Le fondeur,
révélé au plus haut niveau depuis
deux ans, et le patineur, habitué des
podiums internationaux, sont des
candidats crédibles pour la médaille.
Vittoz a même étoffé son registre avec
une étonnante troisième place à
Davos, le week-end dernier, en…
classique, le style qu’il affectionne le
moins. C’est dire s’il paraît encore plus
complet pour envisager le sacre de la
double poursuite dimanche, lui le
champion du monde en titre. Joubert,
lui, déçoit, quand il est… troisième.
C’est dire le niveau d’excellence qu’il
vise. Dans un duel européen à trois
avec le Russe Plushenko et le Suisse
Lambiel, l’enjeu le transcendera-t-il ?
Il y a gros à parier. C’est tellement
agréable de se livrer au jeu des
pronostics…
ÉTIENNE BONAMY
Les paris de
Karine RUBY (ssnowboard)
Son programme :
• Snowboardcross (vendredi 17 février)
Ses podiums
p
cette saison
en CCoupe du monde :
e
• 2 à Whistler (CAN)
• 2e à Kronplatz (ITA)
Raphaël POIRÉE
(bbiathlon)
Son programme :
• Individuel (samedi 11 février)
• Sprint (mardi 14)
• Poursuite (samedi 18)
• Relais (mardi 21)
• Départ en ligne (samedi 25)
Ses podiums cette saison
en Coupe du monde :
• 1err en individuel à Hochfilzen (AUT)
• 2e en sprint à Östersund (SUE)
• 2e en poursuite à Ruhpolding (ALL)
• 2e en départ en ligne à Anterselva (ITA)
• 3e en départ en ligne à Oberhof (ALL)
6 mé
médailles d’
d argent
g
3 mé
médailles de bronze
Jean-Pierre VIDAL (ski alpin, slalom)
Brian JOUBERT (patinage artistique)
Doriane VIDAL (snowboard, half-pipe)
Laure PEQUEGNOT (ski alpin, slalom)
Mathieu CRÉPEL (snowboard, half-pipe)
RELAIS SKI DE FOND hommes
Julie POMAGALSKI (snowboard, cross et slalom géant parallèle)
RELAIS BIATHLON hommes
et femmes
Infographie L’Équipe (Renaud Didierjean)
Photos Alain de Martignac, Bernard Papon, Jean-Marc Pochat et Giuseppe Cacace/Getty Images
ses aux Jeux Olympiques d’hiver
Total : 22 22 28 = 72
0
0
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Saaint-Mo
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1928
1936
1948
199 52
1956
1960
19 64
1968
19972
19976
19 80
199 84
199 88
199 92
199 94
1
2002
(55e)
(100e)
(55e)
(12e)
(nonn cla
c asssé)
(111e)
(55e)
(3e)
(16e)
((166e)
(188e)
(13e)
((111e)
(77e)
(177e)
(
(6e)
SKI ALPIN
Du vent à l’entraînement
LE PREMIER des trois entraînements avant la descente, dimanche,
est programmé aujourd’hui à midi.
L’occasion pour tout le monde de
redécouvrir une piste, la Kandahar
Banchetta, peu visitée durant l’hiver
en Coupe du monde et qui a été légèrement modifiée depuis leur dernier
passage, lors des finales en mars
2004. Seule inquiétude, le vent fort
qui est annoncé jusque dans l’aprèsmidi et qui pourrait perturber le premier jour d’alpin de ces Jeux Olympiques.
À noter qu’ils sont quatre-vingt dix
sur la liste de départ de cet entraînement que le Français Yannick Bertrand ouvrira avec son dossard 1.
I COUP DE FROID POUR MAIER. – Hermann Maier
n’était pas lundi à Vienne avec le reste de l’équipe olympique d’Autriche pour quelques sollicitations officielles,
dont la remise des tenues et une visite à la présidence de
la République. Motif de cette absence à ce rassemblement que l’ogre de Flachau ne goûte guère : un gros
rhume qui le clouait au lit. Mais pas de soucis pour les
Jeux. L’homme aux cinquante-trois victoires est en effet
arrivé hier au village olympique à Sestrières et il sera, ce
matin, au départ du premier entraînement de descente.
Antoine Dénériaz, Pierre-Emmanuel
Dalcin, Pierrick Bourgeat, et JeanBaptiste Grange suivront, ces deux
derniers ne participant qu’au combiné. Quant à Jean-Pierre Vidal, inscrit
puisqu’il était un temps question
qu’il fasse le combiné avant de finalement renoncer, ne prendra pas le
départ.
I PETITE DOULEUR AU GENOU POUR PAERSON. –
Après deux jours de repos à Megève dans la foulée de ses
trois courses d’Ofterschwang, Anja Paerson avait prévu
une grosse journée d’entraînement hier en Haute-Savoie.
Mais ayant ressenti une petite douleur au genou gauche,
la Suédoise a préféré faire light. Après quelques passages
de super-G, elle a ainsi renoncé à effectuer des manches
de slalom. Candidate à cinq médailles aux Jeux, en quête
d’un or, surtout, puisque c’est le seul titre qui lui manque,
Paerson arrivera aux Jeux pour la cérémonie d’ouverture.
HOCKEY SUR GLACE
PATINAGE ARTISTIQUE
BOBSLEIGH
I FORSBERG, L’OMBRE DU DOUTE. – Viendra, viendra pas… L’encadrement de l’équipe suédoise de hockey a fait savoir hier qu’elle était très inquiète
quant à la participation au tournoi olympique de sa mégastar Peter Forsberg.
L’attaquant des Flyers de Philadelphie, qui souffre du dos depuis plusieurs
jours et soigne aussi en ce moment un rhume, a effectué un test aux États-Unis
qui l’a guère rassuré. « Ce n’était pas ça, la douleur est toujours très sensible, a
expliqué l’auteur du tir au but victorieux en finale olympique en 1994. Je ne
veux pas croire que les Jeux sont foutus pour moi, je veux y croire encore même
si ça paraît mal embarqué. » Le premier match de la Suède à Turin est prévu
mercredi prochain contre le Kazakhstan. Saint Peter sera-t-il là ?
I KWAN DERNIÈRE ARRIVÉE, PREMIÈRE SERVIE ? – Qualifiée sur tapis
vert pour les Jeux Olympiques après avoir « séché » son championnat national
pour cause de blessure, l’Américaine Michelle Kwan qui fut parmi les dernières
inscrites pour ces Jeux par le Comité olympique américain pourrait être désignée comme porte drapeau de la délégation US. La décision sera annoncée ce
matin à Turin. La quintuple championne du monde est attendue aujourd’hui
dans la capitale du Piémont et devrait s’entraîner dès demain.
I LA FRANCE A CHOISI SES
POUSSEURS. – Comme prévu,
Patrick Faure, le boss de l’équipe de
France de bobsleigh, a tranché hier
sur la formation des équipages pour
les épreuves olympiques. À l’issue des
tests d’aérodynamisme et de poussée
effectués dimanche à La Plagne, il a
été décidé que le bob à quatre sera
composé de Bruno Mingeon, le pilote
et le porte-drapeau de la délégation
française, et des pousseurs Alexandre
Van Houtte, Christophe Fouquet et
Pierre-Alain Menneron. Par ailleurs,
Bruno Mingeon et Stéphane Galbert
seront affectés au bob biplace. « Tout
cela est bien entendu soumis aux
entraînements que nous ferons sur
place. S’il n’y a pas de pépins, on restera dans ce schéma. » Question
pépins justement, Alexandre Van
Houtte et Pierre-Alain Menneron se
remettent à peine d’une intoxication
alimentaire.
LA QUESTION DU JOUR
Aux Jeux Olympiques de Turin,
la France battra-t-elle son record
de onze médailles ?
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre
6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS entre
6 heures et 22 heures (0,34 euro + coût d’un SMS).
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
I QUATRE JUGES FRANÇAIS. – Un(e) juge tricolore officiera dans les
quatre catégories à Turin puisque, comme les États-Unis et le Canada (soit
trois pays sur vingt-cinq), la France a été tirée au sort partout. Il s’agit de Philippe Mériguet pour les hommes, Élisabeth Louesdon pour les femmes, Pierre
De Lacroix pour les couples et Christine Hurth pour la danse sur glace.
I DE LA VALSE POUR DELOBEL-SCHOENFELDER. – Isabelle Delobel et
Olivier Schoenfelder entameront le 17 février la compétition avec la valse
Ravensburger, la danse qui a été tirée au sort pour l’imposée. Ce ne sera donc
pas le Tango Romantica qui leur avait coûté une chute aux Championnats
d’Europe de Lyon en janvier mais le duo n’accorde pas une importance démesurée à ce tirage : « Ça nous est un peu égal, je pense juste que c’est un peu
moins intéressant à regarder », commentait Delobel, arrivée à Turin hier avec
son partenaire. Delobel-Schoenfelder prendront part aujourd’hui à la conférence de presse de l’équipe de France avant de regagner Lyon, où ils resteront
jusqu’à mardi.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
(biathlon)
Son programme :
• Individuel (lundi 13 février)
• Sprint (jeudi 16)
• Poursuite (samedi 18)
• Relais (jeudi 23)
• Départ en ligne (samedi 25)
Ses podiums cette saison
en Coupe du monde :
• 1re en sprint à Ruhpolding (ALL)
• 2e en sprint et en poursuite
à Anterselva (ITA)
Son programme :
• Poursuite (dimanche 12 février)
• 15 km classique (vendredi 17)
• 50 km départ en ligne (dimanche 26)
Ses podiums cette saison
en Coupe du monde :
• 1err en 15 km libre à Nove Mesto (RTC)
• 2e en 15 km libre à Kuusamo (FIN)
• 2e en 15 km libre à Canmore (CAN)
• 3e en 15 km classique à Davos (SUI)
Bleu
Sandrine BAILLY
((ski de fond)
Jaune
Rouge
Jaune
Vincent VITTOZ
Noir
Bleu
Noir
4 or
6 argent
3 bronze
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 (demain)
Les 89 Bleus en piste
Des biathlètes aux skieurs en passant par les bobeurs, revue d’effectif de la délégation française.
BIATHLON
Alexandre AUBERT
Relais.
26 ans
1,71 m ; 65 kg
Club : Douanes Saint-Gervais
JO : aucune participation.
Ferréol CANNARD
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
27 ans
1,84 m ; 80 kg
Club : Douanes Pontarlier
JO : 77e (individuel, 2002).
CM : 3e (relais, 2004).
Samedi 11
au samedi 25 février
Raphaël POIRÉE
Simon FOURCADE
Individuel,
Relais.
poursuite,
départ en ligne,
21 ans
sprint, relais.
1,74 m ; 65 kg
31 ans
Club : EMHM
1,74 m ; 72 kg
Villard-de-Lans
Club : EMHM Vercors
JO : aucune participation.
JO : 2e (poursuite, 2002) ; 3e (relais, 2002) ;
7e (relais, 1998) ; 9e (sprint, 2002) ; 10e (individuel, 2002) ; 22e (individuel, 1998).
CM : 1er (individuel, sprint, départ en ligne, 2004 ;
départ en ligne, 2000, 2001, 2002 ; relais, 2001) ; 2e (poursuite, 2004, 2001) ;
3e (relais, 2004 ; départ en ligne, 2003 et 2005 ; poursuite, 2000 et 1998).
Coupe du monde : vainqueur 2000, 2001, 2002, 2004.
Florence BAVEREL
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
31 ans
1,67 m ; 60 kg
Club : EMHM Montbenoît
JO : 5e (sprint, 2002) ;
8e (relais, 1998) ; 9e (relais, 2002) ;
11e (individuel, 2002).
CM : 2e (relais, 1996 et 1995) ;
3e (poursuite, 2000 ; relais, 1999 ;
par équipes, 1996).
SHORT-TRACK
Sylvie BECAERT
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
30 ans
1,66 m ; 54 kg
Club : Douanes Grand-Bornand
JO : 16e (individuel, 2002)
CM : 1re (sprint, 2003).
Maxime CHATAIGNIER
Julien ROBERT
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
31 ans
1,86 m ; 78 kg
Club : Douanes Montbenoît
JO : 3e (relais, 2002) ;
35e (sprint, 2002) ;
39e (poursuite, 2002) ;
40e (individuel, 1998).
CM : 1er (relais, 2001) ;
3e (relais, 2004).
Christelle GROS
Relais.
30 ans
1,80 m ; 68 kg
Club :
EMHM Cormaranche-en-Bugey
JO : 8e (relais, 1998) ;
59e (individuel, 1998).
CM : 3e (relais, 1999).
COMBINÉ NORDIQUE
17 ans
1,65 m ; 62 kg
Club : Dijon
JO : aucune participation.
Raphaël BURTIN
Delphine PERETTO
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
24 ans
1,70 m ; 56 kg
Club : EMHM Beaufort
JO : aucune participation.
Nicolas BAL
25 ans
1,75 m ; 87 kg
Club : Châtel
JO : aucune participation.
Joël CHENAL
Géant.
32 ans
1,77 m ; 78 kg
Club : Douanes La Rosière
JO : 8e (slalom, 1998) ;
21e (géant, 2002) ;
disqualifié (géant, 1998).
29 ans
1,75 m ; 75 kg
Club : Douanes Val-Cenis
JO : aucune participation.
Pierre-Emmanuel DALCIN
Descente,
super-G.
Gauthier DE TESSIÈRES
Géant,
super-G.
28 ans
1,84 m ; 95 kg
Club : Douanes Val-Cenis
JO : 11e (descente, 2002).
24 ans
1,76 m ; 79 kg
Club : Douanes l’Alpe-d’Huez
JO : aucune participation.
Jean-Baptiste GRANGE
Thomas FANARA
Slalom,
combiné.
Géant.
Antoine DÉNÉRIAZ
Descente,
super-G.
29 ans
1,89 m ; 97 kg
Club : Morillon
JO : 12e (descente, 2002) ;
21e (combiné, 2002).
Stéphane TISSOT
Slalom.
26 ans
1,90 m ; 90 kg
Club : Douanes Megève
JO : aucune participation.
SBX
(snowboardcross).
21 ans
1,74 m ; 80 kg
Club : Saint-Lary-Soulan.
JO : aucune participation.
Nicolas HUET
PGS
(slalom géant
parallèle).
29 ans
1,84 m ; 85 kg
Club : Tignes
JO : 4e (PGS, 2002)
CM :
1er (slalom parallèle, 1999 et 2001) ;
2e (slalom parallèle, 2005) ;
3e (PGS, 2003 et 2005).
Cécile ALZINA
HP
(half-pipe).
24 ans
1,60 m ; 50 kg
Club : Lou-Nissart
JO : aucune participation.
Stéphanie BOUVIER
Rouge
Jaune
500 m,
1 000 m,
1 500 m,
relais.
24 ans
1,63 m ; 58 kg
Club : Dijon
JO : 11e (1 500 m, 2002) ;
12e (1 000 m, 2002) ;
18e (500 m, 2002).
CM : 3e (relais, 2005).
François BRAUD
Par équipes.
19 ans
1,77 m ; 65 kg
Club : Les Houches
JO : aucune participation.
Par équipes.
Anne-Sophie BARTHET
Slalom.
20 ans
1,74 m ; 62 kg
Club : Gérardmer
JO : aucune participation.
Géant,
slalom,
combiné.
28 ans
1,75 m ; 80 kg
Club : EMHM La Toussuire
JO : 1er (slalom, 2002)
CM : 3e (par équipes, 2005).
17 ans
1,70 m ; 71 kg
Club : Courchevel
JO : aucune participation.
Florine DE LEYMARIE
Slalom.
24 ans
1,76 m ; 65 kg
Club : Douanes Pralognan.
JO : aucune participation.
Marie LAISSUS
SBX
(snowboardcross).
28 ans
1,73 m ; 64 kg
Club : Méribel
JO : aucune participation.
Remplaçante (SBX) :
Morgane Fleury
Myrtille GOLLIN
1 500 m,
relais.
21 ans
1,68 m ; 57 kg
Club : Échirolles
JO : aucune participation.
MIN Kyung Choi
1 000 m,
relais.
23 ans
1,62 m ; 60 kg
Club : Meudon
JO : 1re (relais, avec l’équipe
de Corée du Sud, 2002).
CM : 3e (relais, 2005).
Céline LECOMPÈRE
Relais.
22 ans
1,64 m ; 54 kg
Club : Échirolles
JO : aucune participation.
Véronique PIERRON
Jason LAMY-CHAPPUIS
Individuel,
par équipes,
sprint.
19 ans
1,78 m ; 65 kg
Club : Bois-d’Amont
JO : aucune participation.
SKELETON
Ludovic ROUX
Par équipes.
26 ans
1,81 m ; 63 kg
Club :
Douanes Les Contamines-Montjoie
JO : 3e (par équipes, 1998) ;
10e (sprint, 2002).
Philippe CAVORET
Individuel.
Relais
Marie MARCHAND-ARVIER
Descente,
super-G,
géant,
combiné.
27 ans
1,76 m ; 68 kg
Club : EMHM Val-d’Isère.
JO : 22e (descente, 2002) ;
23e (Super-G, 2002).
Descente,
super-G,
combiné.
20 ans
1,64 m ; 65 kg
Club : Les Contamines-Montjoie.
JO : aucune participation.
Laure PEQUEGNOT
Christel PASCAL
Slalom.
Slalom.
38 ans
1,80 m ; 93 kg
Club : Mâcot-la-Plagne
JO : 17e (2002).
16 ans
1,72 m ; 59 kg
Club : Reims
JO : aucune participation.
Ingrid JACQUEMOD
30 ans
1,68 m ; 63 kg
Club : Douanes L’Alpe-d’Huez.
JO : 2e (slalom, 2002) ;
33e (géant, 2002) ;
abandon (slalom, 1998).
32 ans
1,69 m ; 62 kg
Club : Douanes Pra-Loup.
JO : 25e (géant, 2002) ;
abandon (slalom, 2002).
CM : 2e (slalom, 2001).
Carole MONTILLET
Descente,
super-G.
32 ans
1,64 m ; 73 kg
Club : Villard-de-Lans
JO : 1re (descente, 2002) ;
7e (super-G, 2002) ;
14e (descente et super-G, 1998) ;
18e (géant, 2002).
Vanessa VIDAL
Roddy DARRAGON
Sprint.
22 ans
1,81 m ; 73 kg
Club :
Chasseurs alpins Le Grand-Bornand
JO : aucune participation.
Dimanche 12
au dimanche 26 février
Christophe PERRILLAT
15 km C,
50 km L,
poursuite,
relais,
sprint
par équipes.
27 ans
1,85 m ; 80 kg
Club : Douanes Le Grand-Bornand
JO : 8e (relais, 2002) ;
56e (poursuite, 2002).
Karine PHILIPPOT
30 km L,
poursuite,
relais,
sprint
par équipes.
31 ans
1,67 m ; 56 kg
Club : EMHM Markstein-Ranspach
JO :
8e (15 km L départ en ligne, 2002)
et 18e (poursuite, 2002).
Sylvain DUCLOS
SBX
(snowboardcross).
SBX
(snowboardcross).
26 ans
1,76 m ; 85 kg
Club : Saint-Lary-Soulan
JO : aucune participation
CM : 1er (SBX, 2003)
Coupe du monde :
1er (SBX, 2003, 2004 et 2005).
27 ans
1,82 m ; 80 kg
Club : Les Carroz
JO : aucune participation
Coupe du monde : 1er (SBX, 1999).
Gary ZEBROWSKI
Pierre VAULTIER
HP
(half-pipe).
SBX
(snowboardcross).
21 ans
1,79 m ; 76 kg
Club : Les Deux-Alpes
JO : aucune participation.
18 ans
1,85 m ; 70 kg
Club : Les Écrins.
JO : aucune participation.
Remplaçant (SBX) :
Vincent Valéry
Déborah ANTONIOZ
Isabelle BLANC
SBX
(snowboardcross).
PGS
(slalom géant
parallèle).
27 ans
1,65 m ; 53 kg
Club : Les Gets
JO : aucune participation.
30 ans
1,72 m ; 77 kg
Club : l’Alpe-d’Huez
JO : 1re (PGS, 2002)
CM : 1re (PGS, 1999), 1re (PGS, 2003)
Coupe du monde : 1re (parallèle,
2000 ; PGS, 2002).
Alexandre ROUSSELET
15 km C,
50 km L,
poursuite,
relais.
29 ans
1,86 m ; 78 kg
Club : EMHM Métabief
JO : 8e (relais, 2002) ;
35e (poursuite, 2002) ;
47e (30 km libre, départ en ligne, 2002).
Aurélie PERRILLAT
10 km C
poursuite,
relais,
sprint,
sprint
par équipes.
25 ans
1,78 m ; 58 kg
Club : Douanes Megève
JO : 17e (10 km C, 2002) ;
31e (poursuite, 2002).
Jean-Marc GAILLARD
15 km C,
50 km L,
poursuite,
relais,
sprint,
sprint
par équipes.
25 ans
1,79 m ; 70 kg
Club : Pays Rochois
JO : aucune participation.
Vincent VITTOZ
15 km C,
50 km L,
poursuite,
relais.
30 ans
1,80 m ; 72 kg
Club : EMHM La Clusaz
JO : 8e (relais, 2002) ;
11e (30 km libre départ en ligne,
2002) ; 13e (poursuite, 2002).
CM : 1er (poursuite, 2005).
Cécile STORTI
Relais.
22 ans
1,65 m ; 50 kg
Club : Douanes Megève
JO : aucune participation.
Julie POMAGALSKI
Karine RUBY
en patinage de vitesse,
en curling, en luge,
en hockey sur glace,
en bob femmes,
en saut à skis.
Outre les performances aux précédents
JO, ne figurent dans les palmarès que
les podiums aux Champ. du monde
(CM) et d’Europe (CE) et les victoires
finales en Coupe du monde.
En ski alpin, ski de fond et biathlon,
les épreuves dans lesquelles les athlètes
vont s’engager ne sont pas arrêtées.
SBX
(snowboardcross).
SKI FREESTYLE
Sophie RODRIGUEZ
SBX, PGS
(snowboardcross, slalom
géant paral.).
25 ans
1,60 m ; 60 kg
Club : Méribel
JO : 6e (PGS, 2002)
CM : 1re (SBX, 1999), 2e (PGS, 2003).
Coupe du monde général:
1re (2004).
Remplaçante (PGS) :
Florine Valdenaire
Pas de sélectionnés français
17 ans
1,68 m ; 58 kg
Club : Les Sept-Laux
JO : aucune participation.
Coupe du monde :
1 victoire (HP).
HP
(half-pipe).
28 ans
1,65 m ; 61 kg
Club : Chamonix
JO : 1re (slalom géant, 1998),
2e (PGS, 2002). CM : 1re (slalom
géant, 1996 et 2001),1re (SBX, 1997,
2001 et 2003),1re (PGS, 2001), 2e
(slalom parallèle 2003), 2e (SBX, 2005).
Coupe du monde : 1re (1996,
1997, 1998, 2001, 2002, 2003).
Guilbaut COLAS
29 ans
1,68 m ; 56 kg
Club : CBCM Canet-en-Roussillon
JO : 2e (HP, 2002) ; 12e (HP, 1998).
CM : 1re (HP, 2001, 2003 et 2005).
Coupe du monde : 1re (HP, 1998).
Aurélien LOHRER
Saut.
22 ans
1,76 m ; 72 kg
Club : Grenoble Université Club
JO : aucune participation.
31 ans
1,67 m ; 63 kg
Club : La Toussuire.
JO : 7e (slalom, 2002).
HP
(half-pipe).
Doriane VIDAL
Bosses.
Slalom.
24 ans
1,70 m ; 66 kg
Club : Megève
JO : aucune participation.
Samedi 11
au jeudi 23 février
Jeudi 16
et vendredi 17 février
SKI DE FOND
Xavier DE LE RUE
Emmanuel JONNIER
PATINAGE ARTISTIQUE
50 km L,
poursuite,
relais,
sprint
par équipes.
30 ans
1,75 m ; 66 kg
Club : EMHM Saint-Claude
JO : 8e (relais, 2002) ;
10e (30 km libre, 2002).
Frédéric DAMBIER
Hommes.
28 ans
1,63 m ; 58 kg
Club : Tours
JO : 11e (2002).
Samedi 11
au jeudi 23 février
Élodie BOURGEOIS-PIN
10 km C,
relais,
sprint.
23 ans
1,63 m ; 56 kg
Club : EMHM Mont-Noir
JO : aucune participation.
Yannick BONHEUR
Fabian BOURZAT
Couple, avec
M. Pla
(associés
depuis 2002).
23 ans
1,83 m ; 83 kg
Club : Français Volants (Paris)
JO : aucune participation.
Danse, avec
N. Péchelat
(associés
depuis 1998).
25 ans
1,82 m ; 76 kg
Club : Lyon
JO : aucune participation.
Brian JOUBERT
Hommes.
21 ans
1,79 m ; 77 kg
Club : aucun
JO : 14e (2002)
CM : 2e (2004)
CE : 1er (2004) ; 2e (2003, 2005) ;
3e (2002, 2006).
Olivier SCHOENFELDER
Pierre OCHS
Bosses.
21 ans
1,71 m ; 74 kg
Club : Châtel
JO : aucune participation.
BOBSLEIGH
Danse, avec
I. Delobel
(associés
depuis 1990).
28 ans
1,83 m ; 75 kg
Club : Lyon
JO : 16e (2002)
CE : 3e (2005).
Silvan PALAZOT
Sandra LAOURA
Bosses.
Bosses.
25 ans
1,78 m ; 72 kg
Club : La Plagne
JO : aucune participation.
25 ans
1,67 m ; 60 kg
Club : La Plagne
JO : 8e (bosses simples, 2002).
Christophe FOUQUET
Stéphane GALBERT
À quatre,
(pousseur).
À deux,
à quatre,
(pousseur).
31 ans
1,80 m ; 99 kg
Club : Mâcot-la-Plagne
JO : 5e (bob à quatre, 2002).
31 ans
1,80 m ; 97 kg
Club : La Plagne
JO : aucune participation.
Samedi 18 au mardi 21,
vendredi 24 et samedi 25
Émilie VINA
Nathalie PÉCHALAT
Marylin PLA
Relais,
sprint,
sprint
par équipes.
23 ans
1,61 m ; 53 kg
Club : EMHM Taninges
JO : aucune participation.
Couple, avec
Y. Bonheur
(associés
depuis 2002).
21 ans
1,54 m ; 46 kg
Club : Français Volants (Paris)
JO : aucune participation.
C : style classique
L : style libre
PAGE 4
Danse, avec
F. Bourzat
(associés
depuis 1998).
22 ans
1,63 m ; 50 kg
Club : Lyon
JO : aucune participation.
Isabelle DELOBEL
Danse, avec
O. Schoenfelder
(associés
depuis 1990).
27 ans
1,63 m ; 48 kg
Club : Lyon
JO : 16e (2002)
CE : 3e (2005).
Pierre-Alain MENNERON
À quatre,
(pousseur).
30 ans
1,85 m ; 95 kg
Club : Briançon
JO : aucune participation.
Bruno MINGEON
Alexandre VANHOUTTE
À deux,
à quatre,
(pilote).
À quatre,
(pousseur).
38 ans
1,80 m ; 90 kg
Club : Mâcot-la-Plagne.
JO : 3e (bob à quatre, 1998) ;
5e (bob à quatre, 2002) ; 9e (bob à
deux, 1998) ; 16e (bob à quatre, 1994) ;
18e (bob à quatre, 1992) ; 13e (bob
à deux, 2002). CM : 1er (bob à quatre,
1999) ; 3e (bob à deux, 1999).
31 ans
1,80 m ; 93 kg
Club : Valenciennes
JO : aucune participation.
Remplaçants :
Loïc Rubio et David Rolet
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Jean-Pierre VIDAL
30 ans
1,70 m ; 74 kg
Club : Douanes Les Menuires
JO : 15e (géant, 2002)
CM : 3e (géant, 2001).
Paul-Henri DE LE RUE
21 ans
1,70 m ; 62 kg
Club : La Mongie
JO : aucune participation.
Coupe du monde : 1er (HP, 2005).
32 ans
1,85 m ; 88 kg
Club : Val-d’Isère
JO : 5e (slalom géant, 1998),
6e (PGS, 2002)
CM : 2e (slalom parallèle, 2003)
Coupe du monde (parallèle) :
1er (1999, 2000, 01, 02 et 03).
Bleu
Maxime LAHEURTE
21 ans
1,80 m ; 74 kg
Club : Valloire
JO : aucune participation.
Géant.
HP
(half-pipe).
PGS
(slalom géant
parallèle).
30 ans
1,84 m ; 89 kg
Club : Chamrousse
JO : 10e (slalom, 1998) ;
abandon (slalom, 2002).
Frédéric COVILI
Mathieu CRÉPEL
Mathieu BOZZETTO
Jaune
24 ans
1,70 m ; 58 kg
Club : Praz-sur-Arly
JO : aucune participation.
SNOWBOARD
Slalom,
combiné.
Dimanche 12
au jeudi 23 février
Géant.
27 ans
1,80 m ; 73 kg
Club : Douanes Autrans
JO : 3e (par équipes, 1998) ;
7e (individuel, 1998) ;
10e (individuel, 2002).
Pierrick BOURGEAT
Noir
Bleu
Noir
23 ans
1,78 m ; 80 kg
Club : Reims
JO : aucune participation.
Sandrine BAILLY
Descente,
super-G.
Dimanche 11, mercredi 15
et mardi 21 février
Dim. 12, mercredi 15, sam. 18,
mercredi 22 et samedi 25
1 000 m,
1 500 m.
Dimanche 12
au samedi 25 février
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
26 ans
1,73 m ; 58 kg
Club : EMHM Valromey-Retord
JO : 7e (sprint, 2002) ;
9e (relais, 2002) ;
17e (poursuite, 2002).
CM : 1re (poursuite, 2003) ;
3e (départ en ligne, 2004 et 2003).
Coupe du monde : vainqueur 2005.
Yannick BERTRAND
SKI ALPIN
Individuel,
poursuite,
départ en ligne,
sprint, relais.
28 ans
1,74 m ; 63 kg
Club : EMHM Pontarlier
JO : 3e (relais, 2002) ;
18e (poursuite, 2002) ;
21e (sprint, 2002) ;
37e (individuel, 2002).
CM : 1er (relais, 2001) ;
3e (relais, 2004).
Individuel,
par équipes,
sprint.
1 000 m,
1 500 m.
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FOOTBALL
« La France relève la tête »
FRÉDÉRIC THIRIEZ, le président de la LFP, est optimiste sur l’avenir du football français, même si les chantiers restent nombreux.
Si la Coupe du monde sera le
grand rendez-vous de l’année
2006 pour le football français,
celui-ci va également être
confronté, dans les mois et les
années qui viennent, à d’autres
défis importants : la modernisation des stades, le retour à l’équilibre financier, l’amélioration du
spectacle en Ligue 1, la possibilité pour les clubs d’entrer en
Bourse. Sur tous ces dossiers, et
sur d’autres sujets d’actualité,
Frédéric Thiriez, le patron de la
Ligue de football professionnel,
livre son analyse.
''
''
C’est génial d’aller
au stade le dimanche
après- midi.
Personnellement,
je suis pour. Mais
cela représenterait
un gros changement
culturel
Amateur d’alpinisme, Frédéric Thiriez se dit « à mi-paroi, avec trois ans de mandat derrière moi et trois devant
moi ». Et se montre bien plus confiant en l’avenir que son homologue de la FFF, Jean-Pierre Escalettes.
(Photo Bertrand Desprez/L’Équipe)
football passe par la résolution des
problèmes de l’arbitrage. Il y a trois
choses à faire : soutenir les arbitres
sur les plans moral, matériel et technique. Il faut arrêter les contestations, les regroupements de joueurs
auprès de l’arbitre, les déclarations
d’après-match. En discipline, tous
les auteurs de déclarations de ce
type sont maintenant sanctionnés.
Deuxième point, il existe une précarité matérielle des arbitres dont le
métier n’est pas reconnu. Il faut leur
reconnaître un statut professionnel.
C’est le travail que nous avons fait
avec le ministère, lequel a annoncé
que le texte passerait à l’Assemblée
au mois d’avril. On pourra alors offrir
aux arbitres des rémunérations
dignes (*), avec une part fixe et une
part variable. Pour l’instant, ils sont
sous-payés par rapport à leurs
homologues européens. Enfin, sur
l’aspect technique, on n’a pas le droit
aujourd’hui de ne pas donner aux
arbitres les moyens qui sont à notre
disposition.
– Vous voulez parler de la
vidéo dont Joseph Blatter, le
président de la FIFA, ne veut
pas…
– Il ne s’agit pas, à
ce st a de,
de sa voir
si l’on est
pour ou
contre la
vidéo. Mais
ne faut-il
pas faire un
essai afin
de savoir si
la vidéo est
bonne ou mauvaise ? La question a
été posée officiellement l’année dernière à la FIFA, à mon initiative, par
la voie de la FFF. La réponse est que
cette proposition de test sera soumise à l’International Board, le
''
4 mars. J’ai confiance en Blatter qui
est ouvert, intelligent, fin politique. Il
a montré sa volonté de faire évoluer
les choses avec le ballon à puce,
même si ce fut, au bout du compte,
un échec.
Je serais
fier que la
France, première dans
le domaine
de l ’a rbitrage assisté par oreillette, soit
la première
dans le
domaine de
l’arbitrage
assisté par la vidéo. Une bataille
n’est jamais perdue tant qu’elle n’est
pas livrée.
– Quel est votre programme
pour les trois ans à venir de
votre mandat ?
Il est anormal
qu’aucun stade
de Ligue 1 ne puisse
accueillir une finale
de Ligue
des champions.
J’ai honte !
''
– Poursuivre la modernisation de
notre football en agissant sur la
compétitivité et la qualité du spectacle. En matière de compétitivité,
la France possédait trois handicaps :
les droits audiovisuels, la législation
et les stades. Le premier est comblé
et le deuxième en voie de l’être.
Restent les stades. Leur modernisation doit permettre à notre football d’augmenter ses recettes aux
guichets et d’être moins dépendant
des télés. Seulement, nous avons
un retard considérable par rapport à
nos voisins. Nous sommes exactement à la moitié des Anglais en
termes de capacité et de fréquentation. Par ailleurs, qu’on le veuille ou
non, l’avenir est aux pelouses synthétiques. Dans deux ou trois ans, on
y viendra. En attendant, on peut
trouver des solutions pour garder
des terrains praticables grâce au
chauffage et aux bâches. Mais c’est
du bricolage.
OFFRE PRIVILÉGIÉE
(*) À l’heure actuelle, les arbitres
gagnent, hors frais, 2 288 / par match
en L 1 et la moitié en L 2.
FRÉDÉRIC THIRIEZ a cinquante-trois ans. Il est né le 1er juillet 1952, il
est marié et père de quatre enfants.
Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1972), licencié en
droit (1973) et ancien élève de l’École nationale d’administration
(1977).
Auditeur au Conseil d’État entre 1977 (service contentieux) et 1981
(service de l’intérieur). Conseiller technique au cabinet de Gaston
Defferre, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la
Décentralisation et, en 1982, directeur de cabinet de Joseph
Franceschi, secrétaire d’État chargé de la Sécurité publique. Maître
des requêtes au Conseil d’État (1983). Directeur de cabinet du
ministre d’État chargé du Plan et de l’Aménagement du territoire de
1984 à 1986. Secrétaire général du cabinet de Michel Rocard (1986).
De 1988 à 1990, directeur des affaires politiques, administratives et
financières de l’outre-mer au ministère des DOM-TOM, avant de
devenir avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Associé
de la SCP Lyon-Caen, Fabiani, Thiriez.
Membre de la commission d’appel de la FFF en 1990 à la demande
de Fournet-Fayard. Plaide avec succès le dossier de la rétrogradation
de Bordeaux devant le Conseil d’État en 1991. Élu au conseil fédéral
en 1992 (jusqu’en 1995). Juriste alors de la FFF.
En 1995, il devient administrateur, secrétaire général puis trésorier
de la Ligue, dont il deviendra le président le 28 mai 2002, succédant
ainsi à mi-mandat à Gérard Bourgoin. Réélu pour quatre ans en
octobre 2004. Il est aujourd’hui également vice-président de la FFF
et membre de la commission du football professionnel de l’UEFA.
Chevalier de l’ordre national du Mérite (1990) et chevalier de la
Légion d’honneur (2004), ce passionné d’alpinisme participa avec
Pierre Mazeaud à l’expédition Hidden Park dans l’Himalaya et fut
membre de l’expédition franco-allemande dans l’Antarctique (1989).
Musicien et passionné d’art lyrique.
BULLETIN D’ABONNEMENT
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JEUDI 9 FÉVRIER 2006
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Bleu
J’ai travaillé dix ans
avec Claude Simonet.
C’est un parfait
honnête homme.
J’aimerais que cela
soit dit et reconnu
par la justice
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fusion était inéluctable. Si elle a lieu
aujourd’hui, c’est que la télévision
payante voit l’émergence d’une
concurrence extrêmement forte des
opérateurs télécoms et des fournisseurs d’accès à Internet. Les chaînes
se regroupent pour mieux se
défendre. En 2008, la vraie bataille
ne va plus opposer Canal + et TPS
mais la télévision payante aux opérateurs. Le football devra tirer, au
mieux, son épingle du jeu.
– La situation économique des
clubs de Ligue 1 est-elle encore
préoccupante ?
– Je viens d’apprendre que la D 1
italienne affiche 400 M/ de pertes
au 30 juin 2005, Chelsea à lui tout
seul, 204 M/. En face de cela, la
France présente un peu moins de
30 M/ de pertes pour la Ligue 1. Je
demande que l’on médite ces
chiffres et qu’on arrête de me “gonfler” avec le déficit des clubs français, d’autant qu’au 30 juin 2006, la
L 1 sera à l’équilibre. Nous n’avons
pas pu l’être plus tôt car les recettes
de la Ligue des champions ont été
trè s infér ie ur es à cel les de
2003-2004. Je suis fier de la situation
financière des clubs français. La
masse salariale n’a pas dérapé, les
tra nsferts
ont été
mesurés
et les présidents
gè r en t
leurs clubs
comme des
e n t r e p r eneurs. Nous
sommes
le modèle
européen,
c’est pour
cela que
nous voulons exporter notre DNCG.
– Une DNCG européenne vous
semble-t-elle aussi inéluctable
que la vidéo ?
– Oui, sinon le football européen,
sauf la France, va déposer le bilan.
L’Italie et l’Espagne ne peuvent pas
continuer comme ça. Les Anglais,
pourtant libéraux, commencent à
venir sur cette position.
– Que faudrait-il pour que les
matches de Ligue 1 puissent
être disputés l’après-midi en
hiver ?
– J’ai confié à Guy Roux une mission
de réflexion et de propositions sur ce
sujet. Il doit rendre son rapport au
conseil d’administration dans les six
semaines qui viennent. Mais, dans
ce pays, tout le monde est pour, sauf
quand il faut passer à l’acte. Au lieu
de passer en force, il faut d’abord
faire une expérience. Des clubs
comme Nancy ou Toulouse sont
demandeurs. Jouer le dimanche à
15 heures sans toucher aux matches
décalés, personnellement, je suis
pour. C’est génial d’aller au stade le
dimanche après-midi. Mais cela
représenterait un gros changement
culturel. »
Jaune
Bleu
Noir
– Vous pensez que des stades
modernes entraîneraient, de
façon mécanique, une hausse
de la fréquentation?
– C’est comme ça que le cinéma
français s’est sauvé. Il s’effondrait
avant d’investir dans des complexes
multisalles. On me dit toujours :
pourquoi imposer un stade de
12 000 places à Ajaccio ? Si vous
avez un cinéma de quartier vétuste,
vous n’aurez que 10 personnes dans
la salle. Si vous avez une belle salle
avec des fauteuils rouges confortables et des esquimaux, vous aurez
200 personnes. Je suis allé récemment au Philips Stadion, à Eindhoven. J’ai eu l’impression d’entrer à
l’Opéra. Il est anormal qu’aucun
stade de Ligue 1 ne puisse accueillir
une finale de Ligue des champions.
J’ai honte. Les collectivités locales ne
veulent plus investir dans les stades.
Il faut donc trouver des financements privés.
– Le ministre des Sports, JeanFrançois Lamour, a levé, la
semaine dernière, l’interdiction pour les clubs d’entrer en
Bourse. Qu’est-ce que cela va
changer ?
– L’entrée en Bourse va permettre
aux clubs
de lever des
fonds pour
investir
dans leurs
infrastructures, c’està-dire leur
stade, leur
centre de
formation
et leur
c e n t r e
d’entraînement. La
France est
le seul pays de l’Union européenne
où les clubs n’ont pas le droit de faire
appel à l’épargne publique. C’est
une anomalie. Ceux qui pensent que
la Bourse, c’est sale, commettent un
contresens fondamental puisqu’elle
apporte la transparence la plus complète. Pour aller en Bourse, il faut le
visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et, pour l’obtenir, il faut
avoir des règles de transparence, des
finances saines et de solides garanties. Arrêtons de diaboliser la
Bourse.
– Certains ont relevé un “paradoxe” dans la condition posée
par Jean-François Lamour pour
qu’un club soit propriétaire de
son stade, avant même d’obtenir les moyens de le construire.
Quelle est votre opinion ?
– Le ministre a déjà beaucoup
assoupli sa position et le dossier évolue. Sa proposition va être soumise à
Bruxelles (le 13 février). Attendons
que Bruxelles donne sa réponse puis
de connaître le projet définitif. J’ai
toujours dit qu’il y aurait sur cette
question un rapprochement.
– Avec la fusion Canal + - TPS,
le paysage audiovisuel risque
d’avoir bien changé lors du
prochain appel d’offres sur les
droits du Championnat en
2008. Cela vous inquiète-t-il ?
– Chaque appel d’offres comporte
une part de risques énorme. La
Noir
« À L’AUBE de cette année
2006, comment jugez-vous la
santé sportive du football français ?
– 2006, c’est l’année du football
français qui porte de grandes ambitions. On peut gagner la Ligue des
champions pour la première fois
depuis 1993. On peut aller très loin
en Coupe du monde. Les Espoirs vont
peut-être remporter l’Euro au Portugal. Les 17 ans jouent le Championnat d’Europe au Luxembourg, les
19 ans vont, je l’espère, se qualifier
pour le Championnat du monde des
20 ans au Canada en 2007. L’équipe
de France féminine peut, elle aussi,
se qualifier pour la Coupe du monde
2007. Notre Championnat marche
extraordinairement bien. Bref, la
France relève la tête et elle le fait en
gardant ses vertus propres : la
rigueur financière, la solidarité entre
les clubs pros et amateurs et la formation à la française.
– Vous ne pouvez pas nier
qu’en termes de revenus financiers, le football professionnel
est prospère et que la Fédération est
affaiblie.
– Le football amateur ne peut
pas être
une activité
é c o n omique rentable. Les
s e u l e s
recettes de
la FFF sont
l’équipe de
France et la Coupe de France, qui ne
permettent pas de couvrir
l’ensemble des dépenses des 2,8 millions de licenciés. Elle a donc besoin
du football professionnel. C’est une
solidarité naturelle et acceptée.
Depuis la grave crise de l’hiver 2002
et, en tout cas, depuis que je suis président, on ne parle plus de querelles
entre les pros et les amateurs. Avec
Claude Simonet (ancien président de
la FFF), on a réglé le problème grâce
à un effort énorme de solidarité qui a
été renouvelé avec Jean-Pierre Escalettes (l’actuel président), l’été
dernier.
Un seul chiffre à propos du FAI, le
Fonds d’aide à l’investissement :
depuis trois ans, la Ligue a donné au
football amateur 30 M/ qui ont
généré 300 M/ d’investissement
dans les clubs amateurs. C’est
extraordinaire !
– Votre discours résolument
optimiste tranche singulièrement avec celui du président
de la Fédération, Jean-Pierre
Escalettes, lequel a expliqué
qu’il n’avait rien pu faire de ce
qu’il voulait en 2005 (L’Équipe
du 13 janvier). D’où vient cette
différence de points de vue ?
– C’est une question de tempérament. Moi, je suis un alpiniste amateur. Ma technique consiste à
atteindre mon objectif, relais après
relais, sans jamais me décourager.
Avec trois ans de mandat derrière
moi et trois devant moi, je suis à miparoi. Je vois à peu près où est “la
sortie”, comme disent les grimpeurs,
et j’ai encore pas mal de longueurs
de corde à faire. Mais j’ai pleinement
confiance.
– Jean-Pierre Escalettes se
plaint souvent de l’héritage.
Vous sentez-vous concerné
dans la mesure où vous avez
travaillé avec Claude Simonet ?
– J’ai effectivement travaillé dix ans
avec Claude Simonet. Il y a une chose
que je sais : c’est un parfait honnête
homme. J’aimerais que cela soit dit
et reconnu par la justice. Je ne veux
pas en dire plus. J’aimerais que la
famille du football soit solidaire.
– Sans parler de justice, il
existe ces dossiers que dit
découvrir Jean-Pierre Escalettes et les mauvais comptes
de la FFF.
– Lorsqu’on est président d’une
entreprise comme la Fédération, on
peut se retrouver seul dans des circonstances difficiles. Ce fut le cas
pour Claude Simonet. Par rapport
notamment à son bilan sportif, il faut
avoir du respect pour lui. Quant aux
réelles difficultés de la FFF, la Ligue y
a pris toute sa part en apportant des
secours financiers importants.
– Vous dites que le Championnat marche extraordinairement bien, mais on y marque
moins de deux buts par match
et le titre semble déjà joué.
– Je respecte les opinions d’experts
mais je tiens compte, comme dans le
spectacle, d’un autre critère : le
public. Et le public a voté. Notre
Championnat remporte de plus en
plus de succès. Comment expliquezvous que l’on ait historiquement
la meilleure affluence dans les
stades pour vingt clubs ? Avec
21 896 entrées de moyenne, on est
presque arrivé au record absolu
(23 659 lors de la saison 2000-2001,
avec un Championnat à dix-huit
clubs). Les audiences télé sont également en progression. Quant aux faiblesses, Lyon domine l’épreuve,
mais c’est une situation que l’on
retrouve dans les pays voisins avec le
Bayern, Chelsea, Barcelone et la
Juventus. Il ne faut pas prendre pour
une faiblesse française une situation
normale dans les grands Championnats européens. Je note aussi
qu’entre le deuxième et le dixième,
les écarts sont très serrés et que le
suspense demeure entier. Mais c’est
vra i qu’ i l
manque
deux ou
trois clubs
pour rivaliser avec
Lyon.
– Et sur le
peu de
buts marqués ?
– Je su i s
d’accord,
c’est insuffisant. Michel Hidalgo travaille sur
une mission d’étude que je lui ai
confiée. Le 1er mars, nous débattrons, en séminaire des clubs, des
moyens de rendre le jeu plus offensif.
On ne peut pas changer les lois du
jeu. Mais on peut intervenir sur la
formule du Championnat et le
nombre de points : le bonus, la suppression des matches nuls… tout est
envisageable. Michel Hidalgo fera
d’ailleurs plusieurs propositions.
– Ce peu de buts marqués ne
relève-t-il pas d’un problème
plus profond lié à l’état d’esprit
des entraîneurs ?
– Il existe évidemment plusieurs
causes. À commencer par l’exode de
nos meilleurs buteurs. Quand on
perd un Cissé ou un Drogba, on
marque moins de buts. Une action
économique a été lancée pour lutter
contre cela. L’été dernier, pas un seul
buteur n’est parti et un seul joueur
majeur a quitté le Championnat :
Essien. Deuxième cause : les stratégies des entraîneurs soucieux de ne
pas prendre de buts. C’est un peu
l’école française. Là, Michel Hidalgo
peut, grâce à ses propositions,
contribuer à changer les mentalités.
Troisième cause : la valse des entraîneurs qui les encourage dans cette
stratégie défensive. Dans ce
domaine, nous avons progressé avec
seulement deux entraîneurs remerciés (Fournier du PSG et Courbis de
l’AC Ajaccio, Deschamps ayant
démissionné de Monaco) contre dix
l’an passé. Enfin, il est possible que
l’arbitrage joue aussi un rôle. Nous
menons une réflexion avec la Direction nationale de l’arbitrage (DNA)
car il existe peut-être, chez les
arbitres, comme chez les entraîneurs, une certaine frilosité qui fait
qu’on lève le drapeau un peu vite. À
chaque cause, son remède.
– Quel regard portez-vous sur
les problèmes de l’arbitrage ?
– C’est un problème de fond lié à la
difficulté d’arbitrer, aujourd’hui.
Joseph Blatter (président de la FIFA)
a raison quand il dit que l’avenir du
7
FOOTBALL COUPE DE LA LIGUE (demi-finale)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
NANCY - LE MANS : 2-0
Nancy s’offre un remake
Vainqueurs logiques du Mans, les Nancéiens rejoignent Nice en finale. Comme en Coupe de France, en 1978.
NANCY –
MARDI
de notre correspondant
permanent
QUAND IL EST ARRIVÉ à Nancy, il
y a deux ans et demi, Emmanuel
Duchemin avait été frappé par la
nostalgie ambiante. Quand il ira se
promener en ville, dans les prochains jours, l’ancien Amiénois
entendra peut-être encore parler de
la finale de la Coupe de France 1978,
que Platini et ses acolytes étaient
allés arracher aux Niçois (1-0).
Face aux Aiglons, le 22 avril, au
Stade de France, les Nancéiens
espéreront faire aussi bien que leurs
aînés. Pour y parvenir, ils auront
peut-être besoin de puiser un peu
plus dans leurs réserves qu’hier
après-midi. L’ASNL n’a pas eu
besoin de se surpasser pour
atteindre l’objectif fixé par le président Rousselot six mois plus tôt.
L’équipe de Correa a joué ce match
comme elle l’avait préparé : avec
application, sérénité et envie. Cela a
largement suffi pour écarter une formation mancelle méconnaissable.
Hantz a trouvé ses joueurs inhibés
ou fatigués. Ils n’ont en tout cas
jamais donné l’impression de disputer le match de leur carrière. Il n’est
pas dit qu’ils reverront un jour passer les plats. « Le plus rageant, plus
que le résultat sec, c’est la manière,
concéda Laurent Bonnart. On n’a
pas joué avec nos valeurs, on ne
s’est pas assez engagés, on n’a pas
pris assez de risques. On avait la tête
dans le sac. Le stress, c’est toujours
bon, mais il faut savoir s’en servir, ce
qui n’a pas été notre cas. Avec un
0-1 à la mi-temps, on s’en tirait déjà
bien. »
Juste avant la pause, Brison avait en
effet profité d’un décalage parfait
de Kroupi pour concrétiser la très
nette supériorité nancéienne, d’un
tir croisé parfait (45e). L’attaquant
ivoirien s’était racheté de son faceà-face perdu avec Pelé (24e). Avant
lui, Puygrenier (2e), Kroupi (5e) et
Lécluse (10e), tous de la tête, avaient
affiché les intentions nancéiennes.
NANCY - Le Mans .......................................................... 2-0
En capitales, les clubs qualifiés.
La finale, Nice-Nancy, aura lieu samedi 22 avril à Saint-Denis,
au Stade de France.
NANCY - LE MANS : 2-0 (1-0)
###$$$
Temps doux. Pelouse en bon état. 19 612 spectateurs. Arbitre : M. Lannoy.
Biancalani
6
Brison
6
Puygrenier
5,55
B. Gavanon
6
Sorin Lécluse
So
Kroupi
caap.,
p., 6
6
5,5
Berenguer
6
Da Costa
8
Duchemin
7
Chrétien
5,5
Remplacements. – 70e : Kroupi par SARKISIAN ; 82e : Brison par RUDOLF.
Non utlisés : Bracigliano (g.), Sapina,
Camerling.
Entraîneur : P. Correa.
Remplacements. – 55e : De Melo par DOUILLARD ; 58e : Périatambée par FANCHONE ;
78e : Grafite par FAURÉ.
Non utilisés : Roche (g.), Pinault.
Entraîneur : F. Hantz.
LES CARTONS
4 AVERTISSEMENTS. – Nancy : B. Gavanon (65e, antijeu), Chrétien (69e, tacle dangereux sur
Bonnart) ; Le Mans : Fischer (35e, charge irrégulière sur Kroupi), F. Thomas (39e, geste
d’humeur).
NANCY. – Malgré Poulard, le Nancéien Brison
(à gauche) trompe Pelé d’un tir croisé
de l’intérieur du gauche et donne l’avantage
à son équipe juste avant la pause.
(Photo Didier Fèvre)
RAPHAËL RAYMOND
suis dit : “C’est pas possible ! J’ai marqué du pied alors que jusque-là, je
n’avais inscrit que des buts de la tête.”
Après, tout le monde est venu et m’a
couché par terre. C’est à ce moment-là
que je me suis senti le plus fatigué du
match.
– Avez-vous alors compris que
votre but envoyait l’ASNL en
finale pour la première fois
depuis 1978 ?
– Non. J’ai toujours du mal à y croire.
Je n’ai pas vécu cette finale avec Platini. Je n’étais même pas né. Petit, je
jouais pour jouer et réussir dans le
G Pablo CORREA (entraîneur de Nancy) : « L’ASNL a fait
un match plein, elle a montré plus de volonté, je pense ne pas
exagérer en disant que ce soir, elle a été supérieure dans tous
les domaines. On fait ce métier pour vivre de tels moments ;
nous ne sommes pas passés à côté de l’occasion qui se présentait. Je pense que l’on récolte aujourd’hui ce que nous
semons depuis plusieurs saisons. Il est intéressant de noter
qu’aujourd’hui, nous nous sommes qualifiés avec beaucoup
de jeunes joueurs formés à l’ASNL. Je souligne que le public
s’est associé à notre succès et qu’il méritait cette finale. »
football. C’était vraiment mon but.
C’est pour ça que je donne à chaque
fois le maximum de moi-même.
– Avez-vous l’impression
d’avoir marqué un grand coup
dans votre carrière naissante
face au Mans ?
– J’ai profité des blessures et des
départs à la CAN d’autres défenseurs
pour montrer ma valeur. Les entraîneurs la connaissaient déjà. Je n’attendais qu’un truc de ce match : la victoire.
Je hais la défaite. Même un nul me
rend mécontent.
– Vous irez donc au Stade de
France pour gagner cette Coupe
de la Ligue ?
– Oui, même si Nice a quand même
battu Monaco (1-0). Et mérite donc
autant que nous de la disputer.
J’espère que ce sera un match exceptionnel. Avec des Nancéiens heureux à
la fin. » – B. Li.
G Frédéric HANTZ (entraîneur du Mans) : « Je suis forcément déçu mais surtout par la manière de jouer. On ne s’est
jamais libérés dans cette partie. On a fait un départ catastrophique, on se reprenait bien en deuxième mi-temps mais le
deuxième but est venu au plus mauvais moment. Nancy a
pris le match par le bon bout, mieux que nous. L’enjeu nous a
peut-être inhibés, il y avait sans doute aussi plus de fraîcheur
à Nancy qui n’avait pas joué depuis onze jours. Enfin, le fait
de recevoir est aussi capital. » – M. V.
Les hommes de Frédéric Hantz sont totalement passés à côté de leur match.
NANCY –
de notre envoyé spécial
NANCY
SORIN (6) : après une première période paisible,
il a effectué les arrêts qu’il fallait en seconde.
Serein.
CHRÉTIEN (5,5) : n’a pas connu de problèmes
dans son couloir.
DA COSTA (8) : a fait apprécier son sens du jeu
long et son placement. Il a aussi réussi un but plein
de culot et des gestes de grande classe. Une révélation qui confirme.
LÉCLUSE (6) : a fait parler son expérience.
PUYGRENIER (5,5) : a compensé ses lacunes
dans la relance par son marquage. Un dur.
BIANCALANI (6) : a de nouveau convaincu.
DUCHEMIN (7) : après avoir lancé Kroupi au but
(24e), il s’est retrouvé à l’origine de l’avant-dernière passe sur le premier but. Il aurait également
dû bénéficier d’un penalty après avoir enrhumé
Poulard (55e). Un match plein.
BERENGUER (6) : solide dans les duels et à la
récupération. Précieux.
B. GAVANON (6) : jusqu’à l’entrée de Sarkisian,
il s’est retrouvé préposé aux coups de pieds arrêtés. Et il s’en est bien tiré.
BRISON (6) : a eu le grand mérite d’ouvrir le
score.
KROUPI (5,5) : a perdu son duel avec Pelé en loupant le cadre (24e). Mais il s’est bien rattrapé en
servant Brison sur l’ouverture du score. Remplacé
par SARKISIAN (69e), auteur d’une rentrée
canon à l’image de son tir sur la barre (79e).
LE MANS
Y. PELÉ (5) : a évité une correction aux siens.
C’est tout dire.
O. THOMAS (5) : ne paye pas de mine, mais il y
va. C’est déjà ça.
FISCHER (3) : s’est d’entrée mis à la faute et a
souffert face à Kroupi, qui s’est joué de lui sur le
premier but.
POULARD (4) : après une première mi-temps
correcte, il s’est effondré en seconde. Sa lenteur
l’a handicapé. Cela s’est vu sur le second but.
BONNART (3) : était censé prendre son couloir
sur les phases offensives. Il n’y est guère parvenu.
Il a surtout perdu le ballon sur les deux buts.
HAUTCŒUR (4) : a renoué avec ses premiers
amours en glissant à droite. Ce fut une mauvaise
idée. Du mieux quand il est repassé dans l’axe
avant l’heure de jeu.
PÉRIATAMBÉE (3,5) : n’a pas su imposer son
physique dans l’entrejeu. Or, c’est là que son
équipe a perdu le match. Remplacé par FANCHONE (58e), qui a vainement essayé d’animer,
enfin, le côté droit.
F. THOMAS (3,5) : replacé seul dans l’axe en
phase offensive, il n’est, à l’image de son geste
d’énervement qui lui a valu un carton (35e), jamais
entré dans son match. Il n’est pas le seul.
CHIUMIENTO (4) : s’il a su repiquer dans l’axe
pour libérer son couloir gauche à Bonnart, ce surdoué techniquement a perdu trop de ballons
d’attaque et, excepté à la 15e minute pour Grafite,
n’a jamais su trouver ses attaquants. Même revenu dans l’axe en seconde mi-temps, il est resté
décevant.
GRAFITE (3) : après avoir trop poussé sa balle
(15e), il a multiplié les gestes de dépits. Hors sujet
et remplacé par FAURÉ (78e).
DE MELO (3) : guère mieux que son compatriote
et sorti pour le volontaire DOUILLARD (55e), qui
a de suite offert une balle l’égalisation à Grafite
(59e).
BERNARD LIONS
Nice aux anges
Neuf ans après leur victoire en Coupe de France, les Niçois veulent conquérir
la Coupe de la Ligue pour mieux grandir.
NICE –
de notre envoyé spécial
FRÉDÉRIC ANTONETTI a déjà joué
une finale de Coupe de la Ligue (avec
Bastia contre le Paris-SG, 0-2 en
1995). Le 22 avril, face à Nancy, il
vivra pourtant une première puisqu’il n’a jamais mis les pieds au
Stade de France. « J’ai déjà eu la possibilité d’y aller, mais je me suis toujours promis de ne le faire qu’à la tête
d’une équipe finaliste, explique
l’entraîneur niçois. L’an passé,
j’avais failli me laisser tenter pour
des matches de rugby, mais, finalement, j’avais tenu le coup. »
Mardi soir, en battant Monaco sur
son terrain (1-0), les Niçois ont offert
le voyage à Antonetti. À eux aussi,
car rares sont ceux qui ont déjà joué
dans l’enceinte de Saint-Denis : Rool,
Abardonado, Grenet, Camara et
Roudet. Même Sammy Traoré, trente
ans, ou Olivier Echouafni, trentetrois ans, n’en avaient jamais eu
l’occasion. « Tout ce que Nice a subi
ces dernières années, je l’ai également subi, dit le premier. Alors, je
savoure. C’est une énorme satisfaction. Mais ça ne servirait à rien
d’avoir fait tout ça pour aller en
finale et la perdre. On veut le trophée. » Echouafni commençait
même à s’impatienter : « J’attendais
ça depuis si longtemps. J’avais perdu
trois demi-finales et je me disais que
le temps pressait pour me faire un
palmarès. Certes, on n’a rien gagné,
mais on ne compte pas s’arrêter là. »
Vaincre au Stade de France, se qualifier pour la Coupe de l’UEFA et booster un club qui s’est donné trois ans
– jusqu’à la livraison de son nouveau
stade de 32 000 places – pour
construire quelque chose de solide et
tutoyer les sommets. Voilà l’objectif
de tous les héros de la soirée monégasque, même les plus jeunes. À
commencer par Hugo Lloris, dix-neuf
ans, le gardien auteur d’un sansfaute face à Vieri. « C’est une sensation rare de jouer contre ce genre
d’attaquant, raconte-t-il. Quand il a
mis sa volée sur la barre, j’étais sûr
que rien ne pouvait nous arriver. » Le
Brésilien Ederson, âgé de vingt ans et
auteur du but décisif, s’est construit,
lui aussi, de beaux souvenirs :
« Quand j’ai vu que c’était Maicon
au marquage de Roudet, je me suis
positionné pour placer ma tête et
tout a bien marché. Depuis mon arri-
vée, j’ai marqué trois buts avec Nice,
dont deux contre Monaco. L’ASM me
réussit. »
Comme elle réussit très bien à une
équipe niçoise qui conserve son
invincibilité au stade Louis-II depuis
son retour en L 1 en 2002, à grands
coups de détermination et de solidarité, mais aussi en faisant preuve
d’un prometteur talent collectif.
« Ça ne date pas d’aujourd’hui,
assure Cyril Rool. Pendant la première partie de la saison, on a souvent livré de bons matches sans que
le résultat soit au bout. Là, ça nous
sourit avec cette série de victoires
(Bordeaux en Coupe de la Ligue 2-1
a.p., PSG 1-0 et Lille 2-0 en Championnat, puis Monaco mardi soir).
On a la récompense de nos efforts. »
Antonetti :
« Une qualification
européenne
nous ferait
gagner du temps »
Pour ne pas perdre ces bonnes habitudes, Antonetti avait convoqué
tous les joueurs hier, pour une
séance d’entraînement allégée. « Il
faut continuer le boulot, lâche
l’entraîneur, dont l’équipe est 11e de
L 1. Mais on est très fatigués. Mardi,
dans le vestiaire, il y avait un grand
bonheur, mais aussi beaucoup de
silence parce qu’on avait besoin de
récupération ou parce qu’on avait du
mal à réaliser. On n’est pas Lyon. On
n’a pas l’habitude d’être à pareille
fête. » D’ici au 22 avril, les Niçois
auront le temps de se persuader de
ce qu’ils ont fait et d’aborder le rendez-vous en pleine possession de
leurs moyens. « On a envie de marquer le club, d’ajouter une ligne au
palmarès », insiste Echouafni. « Et
puis, une victoire, une qualification
européenne nous ferait gagner du
temps, ajoute Antonetti. On aurait
plus de moyens, plus de partenaires,
ça irait plus vite pour le stade et on
pourrait avoir un ou deux joueurs
importants. Mais ne me faites pas
dire qu’on est favoris sous prétexte
qu’on affrontera un promu. »
Dans le remake de la finale de la
Coupe de France 1978 (victoire 1-0
de Nancy, but de Platini), Nice espère
retrouver les joies de sa victoire en
Coupe de France en 1997 face à
Guingamp (1-1 a.p., 4-3 aux t.a.b.).
JEAN-PIERRE RIVAIS
I MENDOZA : RETOUR À
DONETSK. – L’attaquant péruvien
Andrés Mendoza, qui était prêté par
le Metalurg Donetsk à l’Olympique
de Marseille, retourne en Ukraine.
« Nous avons trouvé un accord avec
Donetsk pour un retour de prêt. Et le
Metalurg pourrait à son tour le
transférer, au Dynamo ou au
Lokomotiv Moscou », a indiqué Pape
Diouf. Depuis son arrivée à
l’intersaison, « El Condor » n’était
jamais parvenu à s’imposer à l’OM.
I OL : CONTRÔLE ANTIDOPAGE
INOPINÉ. – Dix joueurs de
l’Olympique Lyonnais ont subi hier
matin, avant l’entraînement, un
contrôle antidopage « surprise ».
Désignés par tirage au sort, Anthony
Réveillère, Patrick Müller, Sylvain
Monsoreau, Hatem Ben Arfa, Fred,
Juninho, Govou, Tiago Mendes,
Sylvain Wiltord et Rémi Vercoutre se
sont soumis à ce contrôle diligenté
par l’UEFA.
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1
JEUDI
9 FÉVRIER 2006
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3/02/06 16:02:15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
presque. Picot put rugir de bonheur
de bonne heure. « À dix minutes de
la fin, on a compris qu’il ne pouvait
plus rien nous arriver, témoigne
Benjamin Gavanon. Il suffisait de
regarder un coéquipier pour savoir
ce qu’il pensait. Il nous est même
arrivé d’être mort de rire sur le terrain. » Entré en jeu à vingt minutes
de la fin, Sarkisian manquera à trois
reprises de corser un peu plus l’addition. À la réception d’un cadeau de
Poulard, il trouva d’abord la barre de
Pelé (79e). Puis il obligea le gardien
sarthois à se coucher (80e) avant de
rater le cadre d’un rien (81e).
Mais Nancy n’en espérait pas tant.
Pour tracer son chemin jusqu’au
Stade de France et devenir le quatrième promu à disputer une finale
de la Coupe de la Ligue, l’équipe de
Correa avait jusque-là gagné 1-0 à
trois reprises. À chaque fois, elle eut
l’avantage du terrain. Et surtout,
une détermination beaucoup plus
prononcée. N’est-ce pas, Le Mans ?
Les fantômes du Mans
Bleu
période, quand Hantz tenta de ranimer ses couloirs en lançant Douillard à gauche et Fanchone à droite,
le MUC ne contesta jamais l’histoire
que les Lorrains avaient choisi
d’écrire. « Nous avons fait un bon
match, nous avons répondu présent,
mais Le Mans est vraiment une
équipe à deux visages », analysera
plus tard Frédéric Biancalani, qui
enleva quand même un ballon brûlant, dans les pieds de Frédéric Thomas, dans les six mètres (62e).
Le deuxième but résume à lui seul la
passivité mancelle et la plus grande
volonté nancéienne. Bonnart s’était
lancé dans un rush hasardeux quand
Da Costa surgit pour récupérer le
ballon dans l’entrejeu, effacer Poulard d’un grand pont au milieu et
aller tranquillement ajuster Pelé
(64e). L’action du jeune défenseur
nancéien était superbe de culot et de
maîtrise, mais elle avait aussi été
grandement facilitée par l’inertie
des Manceaux.
Dès lors, il n’y eut plus de match ou
Il s’appelle Manuel Trindade Da Costa. Il est né à Nancy, de parents
portugais. Il a tout juste vingt ans. Il ne possède qu’un contrat Élite,
mais il joue déjà comme un vieux pro. Car il lui en a fallu du culot pour
s’en aller tout seul sceller définitivement le sort de cette partie. Luimême n’en revient d’ailleurs toujours pas d’avoir inscrit son premier
but en professionnel.
« POUVEZ-VOUS NOUS raconter
votre but ?
– J’ai réussi un exploit à la suite d’un
travail collectif. C’est magique, un truc
de fou qui m’est arrivé. J’ai vu deux
Manceaux devant moi. J’ai poussé le
ballon et j’ai foncé pour tirer, sans
même regarder où se trouvait la cage.
Je ne pensais pas à marquer mais à
cadrer. Car, d’habitude, je frappe toujours à côté. Mais là, j’ai cadré et c’est
rentré. J’étais le premier surpris. Je me
Bonnart
cap., 3
1-0 : BRISON (45e, passe de Kroupi). – Côté droit, Duchemin récupère un ballon perdu par
Bonnart, puis le transmet à Kroupi qui élimine Fischer avant de décaler à gauche Brison. Lancé
dans la surface, le Nancéien bat Pelé d’un tir croisé de l’intérieur du gauche.
2-0 : DA COSTA (64e). – À la ligne médiane, Da Costa récupère le ballon dans les pieds de Bonnart. Le jeune défenseur accélère, efface Poulard grâce à un grand pont et place une frappe de
l’intérieur du droit à ras de terre qui trompe Pelé.
MANUEL DA COSTA, le défenseur nancéien (20 ans), n’en revient pas
d’avoir marqué le deuxième but qui l’envoie au Stade de France.
de notre envoyé spécial
Chiumiento
4
LES BUTS
« Un truc de fou »
NANCY –
O. Thomas
Hautcœur
5
4
Périatambée
Fi
Fischer
3,5
De Melo
3
3
Y.. Pelé
5
Grafite
Poulard
F. Thomas
3
4
3,5
L’équipe de France Espoirs sera
opposée au Portugal, pays
organisateur, mais aussi à la
Serbie-Monténégro, finaliste de la
dernière édition, et à l’Allemagne
au 1er tour de l’Euro 2006
(23 mai - 4 juin) dont le tirage au
sort a été effectué hier à Porto.
L’Italie, tenante du titre et
victorieuse de cinq des sept
dernières éditions de l’Euro (1992,
1994, 1996, 2000 et 2004),
rencontrera pour sa part le
Danemark, l’Ukraine et les Pays-Bas
dans le groupe B. « Avec le Portugal
en match d’ouverture, nous serons
dans le vif du sujet d’entrée, ce qui
n’est pas une mauvaise chose », a
commenté René Girard. « C’est le
groupe le plus difficile quand on voit
les forces en présence. Nous sommes
outsiders, on ne risque rien », a
ajouté le sélectionneur des Espoirs.
La rencontre face au Portugal
marquera les retrouvailles entre
deux nations dont la dernière
confrontation, le 18 novembre 2003
en 8e de finale retour de l’Euro 2004,
avait été particulièrement tendue.
À son issue, Djibril Cissé avait été
suspendu quatre matches après
avoir été exclu en cours de match et
n’avait pu disputer l’Euro 2004 avec
l’équipe de France A, alors que les
joueurs portugais avaient mis à sac
leur vestiaire après le match.
I TURQUIE-SUISSE : LA TURQUIE
VA FAIRE APPEL… – Afin d’obtenir
une révision de la sanction que lui a
infligée la FIFA après les incidents
du match Turquie-Suisse du
16 novembre, la Turquie s’apprête à
une « bataille juridique », a déclaré
le président de la Fédération turque.
Mardi, la Turquie a été condamnée
par la FIFA à jouer ses six prochains
matches officiels à domicile à huis
clos et à au moins 500 kilomètres
des frontières turques. La Turquie
fera appel de la décision auprès de
la commission de recours de la FIFA.
I … ET LA PRESSE TURQUE
S’INDIGNE. – La presse turque
dénonçait, hier, la sanction infligée
la veille par la FIFA, estimant qu’elle
était beaucoup trop sévère.
« Pendez-nous tant que vous y
êtes », titrait Hürriyet, qualifiant la
sanction d’« inhumaine ». « La FIFA a
carrément dit à la Turquie : “Nous
ne voulons pas de vous” », écrit
le quotidien.
I BELGIQUE : LA JUSTICE INVITE
LES JOUEURS À PARLER. – La
justice belge appelle les joueurs
concernés par des trucages
présumés de matches à se confier à
elle. Des témoignages et indices
faisant état de soupçons de
corruption dans le football belge se
multiplient dans la presse depuis la
diffusion, dimanche soir, d’une
enquête de la télévision publique
flamande VRT. L’un des principaux
témoins, Éric Thomas, disant
« craindre pour sa sécurité »,
s’est rendu mardi chez la juge
d’instruction bruxelloise en charge
du dossier, espérant que sa
déposition aidera la justice « à
rendre le foot plus propre ».
I AJACCIO : PORATO OUT TROIS
SEMAINES. – Le gardien de but
d’Ajaccio sera indisponible au moins
trois semaines en raison d’une
entorse au genou gauche. Stéphane
Porato avait été victime d’un choc
avec Lionel Mathis lors du match de
samedi contre Auxerre (1-0) et
remplacé à la mi-temps par
Stéphane Trévisan.
I RENNES : FREI FORFAIT. – Après
un essai matinal infructueux, Frei,
gêné à la hanche, est resté aux soins
hier après-midi. Son forfait apparaît
fort probable contre Bordeaux
samedi. Monterrubio, lui, a repris
normalement. – J.-D. C.
I AFFAIRE GLOCHON : AUDIENCE
AUX PRUD’HOMMES
AUJOURD’HUI. – S’estimant lésé par
une chute de ses revenus liée à sa
rétrogradation, Franck Glochon,
ancien arbitre en L 1 (1997-2002), a
attaqué la FFF aux prud’hommes.
L’audience se tiendra cet après-midi
à Nantes. L’arbitre demande que le
« lien de subordination » avec la
Fédération soit reconnu et que son
activité soit requalifiée en contrat à
durée indéterminée. Il estime donc
que l’arrêt de sa carrière s’apparente
à une rupture de CDI donnant droit
à des dommages et
intérêts. – R. R et J.-D. C.
Jaune
Rouge
Jaune
La physionomie de cette demi-finale
avait très vite donné raison aux
techniciens, qui rappellent la primauté de l’animation sur le schéma
tactique. Pour chatouiller le 5-4-1 de
Correa dans ses recoins, Hantz avait
réservé une surprise de dernière
minute en alignant deux attaquants.
Il ne se doutait pas forcément que
Grafite et De Melo adopteraient des
allures de fantômes. Il serait réducteur de résumer le non-match des
Sarthois au désolant rendement de
ses pointes, et notamment de Grafite, qui se distingua de son compère
par un contrôle de corpo alors qu’il
fonçait seul face à Sorin (15e) et par
un enchaînement suffisamment lent
pour permettre à Chrétien, puis
Sorin, de venir sauver les meubles
(59e).
Les Nancéiens avaient rapidement
gagné la bataille du milieu et celle
des couloirs. À part pendant le premier quart d’heure de la deuxième
HIER
La France
avec le Portugal
et l’Allemagne
Noir
Bleu
Noir
Gavanon : « Mort
de rire sur le terrain »
Monaco - NICE .............................................................. 0-1
CHAMPIONNAT D’EUROPE
ESPOIRS 2006
8
FOOTBALL
LIGUE 1 (24e journée, match en retard)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
STRASBOURG - PARIS-SG : 1-1
Le PSG se fragilise
Incapables de battre Strasbourg, les Parisiens sont à 7 points de la deuxième place avant de défier Lille, dimanche.
STRASBOURG –
de notre envoyé spécial
POUR NE PAS AVOIR remporté ce
match en retard, c’est sur son objectif
majeur de la saison, la deuxième place
du Championnat, que le PSG se trouve
en retard après 25 rencontres de L1.
Car Paris a beau récupérer la cinquième place grâce à une meilleure
différence de buts que l’OM, sa prestation, hier soir, à la Meinau, est venue
affermir ce sentiment que cette équipe
n’a pas l’envergure, ni technique, ni
tactique, ni mentale, pour revenir en
Ligue des champions la saison prochaine.
Ce matin, sept points la séparent de
Bordeaux, occupant coriace du fauteuil de dauphin. Rien ne laisse
entendre, ni son jeu et encore moins
ses résultats, que le PSG se trouve à
l’aube d’un dernier tiers de Championnat irrésistible. Hier, Pauleta parlait de
« frustration » après ce nul, Lacombe
de « déception ». De Strasbourg, le
nouvel entraîneur du PSG aura ramené
son premier point en trois déplacements, mais sa moyenne de points par
match (1,33) depuis qu’il a pris
l’équipe en main est inquiétante. Paris
n’a pris que deux points sur neuf possibles lors des trois dernières journées,
dont ce point, hier, dans un stade d’où
six équipes sont reparties avec trois
cette saison…
Le seizième
de Pauleta
Les plus optimistes se diront sans
doute que le PSG peut encore croire,
mathématiquement, à la C1. Et que,
des deux équipes qui étaient opposées
hier soir, celle dont les illusions ressortent le plus abîmées, c’est Strasbourg,
engagé dans une course au maintien
de plus en plus improbable. Mais au
bout d’une deuxième période qui aura
vu Paris tirer cinq fois au but, soit cinq
fois plus que le Racing, le constat
s’impose, encore, d’un Paris qui n’a
pas l’impact pour gagner.
« C’est un match qu’on devait gagner
et c’est que j’ai dit aux joueurs à la mitemps, soulignait Lacombe. Mais il
aurait fallu plus d’allant, plus de volonté d’aller vers le but adverse… Mes
joueurs manquent de confiance. Ils
sont traumatisés par leurs défaites à
l’extérieur. A la mi-temps, Pedro (Pauleta) leur disait : " Les gars ! On ne perd
pas !" »… C’est dommage. Strasbourg était bon à prendre car Strasbourg avait peur. »
Il n’est pas certain, néanmoins, que la
peur n’habitait pas un peu Paris
lorsque les Alsaciens ouvrirent le score
après 13 minutes, sur un but de Diané à
l’entrée des six mètres. Un peu plus tôt,
Alonzo avait déjà dû détendre son bras
droit pour aller dévier un tir puissant de
Nemeth (4e). Et en fin de mi-temps, ce
fut Diané, encore lui, qui imposa au
PSG une nouvelle frayeur sur une longue percée axiale qui faillit s’achever
par un but de l’extérieur du droit
(45 e+ 1)…
Hier, Paris n’a pourtant pas accompli
sa plus mauvaise entame de match de
l’année mais il s’est souvent empêtré
dans une certaine précipitation face à
la densité et la vivacité du milieu strasbourgeois. Le PSG, ainsi, ne s’est pas
créé de réelle occasion jusqu’à son
égalisation.
La surprise ne fut pas que celle-ci
résulte d’un but de Pauleta, son seizième en L1. Mais plutôt de sa forme :
c’était la première fois, hier, que le PSG
scorait sur un coup franc direct cette
saison (1-1, 31e). Le Portugais faillit
récidiver plus tard (51e), manquant
cette fois le cadre de peu, avant que
Pancrate ne tente à trois reprises de
trouver la faille (60e, 61e, 68e).
En seconde période, le PSG a joué sans
ses Uruguayens pendant la dernière
demi-heure. Bueno est sorti à la mitemps car il posait « un problème
d’équilibre » (Lacombe). Le PSG joua
plus haut après la pause mais il aura
été insuffisant dans ses frappes, donc,
mais aussi dans ses contrôles (Mendy,
Pancrate, notamment) ou ses passes
vers l’avant (Dhorasoo) pour espérer
mieux. « On aurait dû plus poser le jeu,
analysait Lacombe. On a mal négocié
les seconds ballons et mal joué certains contres. » Même dominé, Strasbourg n’a jamais paru au bord de la
rupture, mais cela ne suffit pas à lui
faire entrevoir un autre horizon que la
zone rouge. Quant au PSG, s’il gagne à
Lille, dimanche, il aura sauvé sa
semaine. Dans le cas contraire, ses
ambitions ne devraient plus guère
osciller qu’entre l’UEFA et l’Intertoto.
JÉRÔME TOUBOUL
I LE PENEMMENÉ À L’HÔPITAL.– Ulrich Le Pen a reçu le ballonau visage sur un coup
franc de Rodriguez (18e). Évacué sur civière, le milieu de terrain strasbourgeois, qui avait
perdu connaissance, a été conduit à l’hôpital. Il n’y a apparemment pas de lésion, mais il
restera en observation pendant 24 heures.
STRASBOURG - PARIS SG : 1-1 (1-1)
Temps froid. Pelouse correcte. 17 803 spectateurs. Arbitre : M. Auriac.
né
5,5
Le Pen
non noté
A. Farnerud
5
É. Cissé Rozehnal
e
5,5
5,5
Puuydebois
y
ydeb
ydebo
Loué
Nemeth Pauleta Dhorasoo
cap., 5,5
4,5
5
4,5
4
Devaux
v
Abdessadki
M’Bami
cap., 5,5
5,5
5,5
Deroff
5,5
Diané
6,5
Remplacements. – 19e : Le Pen par GMAMDIA (note : 4,5) ; 68e : Nemeth par VERGEROLLE ; 73e : Loué par HAGGUI.
Non utilisés : Gurtner (g.), Carlier.
Entraîneur : J. Duguépéroux.
Rodriguez
6
c.
—
15
12
25
19
25
27
21
19
19
22
19
28
19
38
24
25
30
29
33
39
Diff.
—
+24
+10
+7
+15
+6
-1
+11
+6
+5
+1
0
-3
+5
-13
0
-7
-9
-15
-17
-25
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 février, 17 h 15 : Lens-Lyon
(Canal +). 20 heures : Auxerre-Metz ;
Bordeaux-Rennes ; Le Mans-Nice ;
Monaco-Troyes ; Nancy - SaintÉtienne ; Nantes-Sochaux ; StrasbourgAC Ajaccio. (Ces sept matches sur
Foot +.) Dimanche 12 février,
18 heures : Marseille-Toulouse
(Canal + Sport). 21 heures : Lille Paris-SG (Canal +).
Pichot
5
Bueno
5
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
55 24 16 7 1 39
2. Bordeaux 46 25 12 10 3 22
3. Auxerre 42 25 13 3 9 32
4. Lille
40 25 11 7 7 34
5. Paris-SG 39 25 11 6 8 31
6. Marseille 39 25 11 6 8 26
7. Lens
37 25 8 13 4 32
8. Monaco 36 24 10 6 8 25
9. Le Mans 36 25 10 6 9 24
10. Saint-Étienne 34 24 8 10 6 23
11. Nice
33 24 8 9 7 19
12. Toulouse 33 25 9 6 10 25
13. Nancy
32 24 9 5 10 24
14. Rennes 32 25 10 2 13 25
15. Nantes 30 24 8 6 10 24
16. Sochaux 27 25 6 9 10 18
17. Troyes 25 24 6 7 11 21
18. AC Ajaccio 20 25 4 8 13 14
19. Strasbourg 16 25 2 10 13 16
20. Metz
14 24 2 8 14 14
BUTEURS. – 1. Pauleta (+ 1) (ParisSG), 16 buts ; 2. Luyindula (Auxerre) ;
Cousin (Lens), 9 buts ; 4. Pieroni
(Auxerre) ; Wiltord (Lyon), 8 buts ; 6.
De Melo (Le Mans), 7 buts.
###$$$
Abou
6
HIER
Strasbourg - Paris-SG ...... 1-1
Alonzoo
5
5,5
Yepes
6
Armand
4
MATCHES EN RETARD. – Mardi
14 février, 20 heures (24e journée) :
Saint-Étienne - Nice (Foot +) ; NantesTroyes (Foot +). Restent à fixer :
Monaco-Lyon (24e journée) et MetzNancy (25e journée).
Remplacements. – 46e : Bueno par PANCRATE (note : 5,5) ; 62e : Rodriguez par
B. MENDY.
Non utilisés : Letizi (g.), Landrin, Paulo
Cesar.
Entraîneur : G. Lacombe.
LES BUTS
Diané, le provocateur
Tous les jeudis, à 19h00...
STRASBOURG
PUYDEBOIS (4,5) : masqué par son mur, il est parti
trop tard sur le coup franc de Pauleta. Un peu court
aussi et chanceux dans sa sortie face à Bueno
(45e + 1).
DEROFF (5,5) : un peu de mal au début avant de
prendre ses marques peu à peu, rendant une copie très
propre après le repos.
J.-C. DEVAUX (5,5) : quelques hésitations pour commencer. Puis il a trouvé le bon tempo et imposé sa puissance.
KANTÉ (5,5) : une grande application dans ses tacles,
ferme sur chaque intervention.
ABOU (6) : l’Égyptien a du jus, il aime porter le ballon
vers l’avant et le fait avec brio. Des promesses.
LOUÉ (5) : remis de sa gastro, il a finalement débuté.
Plutôt bien avant de souffrir physiquement. Remplacé
par HAGGUI (73e).
DIANÉ (6,5) : un but qui n’a pas suffi et un beau solo
qui a vu mourir le ballon au ras du poteau (45e + 1). Les
Parisiens ont souffert devant ses provocations.
ABDESSADKI (5,5) : dans un rôle de milieu axial qu’il
affectionne, il s’est montré accrocheur et précieux
dans l’orientation du jeu.
PARIS-SG
ALONZO (5,5) : attendu après sa bourde face à SaintÉtienne, il a bien réagi. Bons réflexes, bonnes prises de
balle, bon timing et pas de fioritures.
PICHOT (5) : une première période décevante. C’est
lui, notamment, qui était au duel avec Farnerud, passeur décisif pour Diane (13e). Plus solide en deuxième
mi-temps.
ROZEHNAL (5,5) : un match inégal, marqué par un
mauvais placement sur l’action du but du Racing, mais
aussi par des interventions autoritaires et de bonnes
anticipations.
Le point
de non-retour ?
La Page Rugby.
Pour Strasbourg, battre le PSG était impératif.
C’est raté, malgré une belle débauche d’énergie.
Philippe Fleys et la Rédaction passent
en revue les grands événements rugby
du week-end à venir.
STRASBOURG –
de notre envoyé spécial
ILS EN VOULAIENT SIX. Ils en auront
quatre si tout va bien. En concédant le
nul au PSG, le sixième à domicile cette
saison, les Strasbourgeois ont échoué
dans leur projet de faire le plein cette
semaine. « J’y croirai moins si nous
n’empochons pas six points contre
Paris et Ajaccio », avait dit Jacky
Duguépéroux avant le match. Faut-il
en conclure, déjà, que le point pris par
le Racing hier soir est le point de nonretour ? Une faible lueur vacille
encore, certes, mais chaque match qui
passe en diminue l’éclat.
Il y a pourtant peu à redire de l’envie
manifestée par les Alsaciens. Ils se
sont vraiment comportés en équipe
luttant pour le maintien, accrocheurs,
ne renonçant jamais, mais butant pour
finir sur une défense parisienne qui ne
s’est relâchée qu’une fois : pour permettre à Diané d’ouvrir le score. Le plus
dur n’était pas fait. En laissant Paris
revenir à la vie, Strasbourg s’est encore
compliqué la tâche. Les efforts de Kanté, Abou ou Diané, qui manqua le doublé au bout d’un solo époustouflant
(45e + 1) n’ont pas suffi.
Les experts de l’info sportive sont sur L’ÉQUIPE TV.
Abdessadki :
« Ça fait peur »
Disponible sur
A. FARNERUD (5) : une remise intelligente sur
l’ouverture du score. Une agressivité peu coutumière.
Bien en seconde période, sauf dans la finition.
LE PEN (non noté) : touché aux cervicales sur un
coup franc de Rodriguez. Remplacé à la 19e par
GMAMDIA (4,5), qui s’est retrouvé dans une position
inhabituelle sur le flanc gauche. Pas trop à l’aise, il s’est
quand même battu.
NEMETH (4,5) : à l’origine du but alsacien, il a cherché
l’espace, privilégiant un rôle de pivot. Un peu juste
physiquement. Une frappe qui a inquiété Alonzo (4e).
Remplacé par VERGEROLLE (68e). – J.–M. B.
« Je n’ai rien à reprocher à mes
joueurs, ils peuvent se regarder dans
les yeux, dira Duguépéroux après
coup. On a vu un beau match entre
deux équipes qui voulaient les trois
points. Mais c’est nous qui faisons la
mauvaise opération. Bien sûr, ça
devient de plus en plus difficile. En
plus, on perd encore un joueur avec Le
, le Câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr
PAGE 8
Pen, notre homme en forme du
moment. Il faut terminer la saison en
gagnant le plus de matches possibles
pour ne rien avoir à regretter. »
Les joueurs sont allés dormir à l’hôtel.
Ils préparent la venue d’Ajaccio, samedi, comme un dernier espoir de plus
quand celui-ci s’amenuise au rythme
du calendrier. « Ça fait peur, reconnaissait Abdessadki. Ce point est
insuffisant dans notre situation. C’est
très frustrant. Il y avait un coup à jouer,
mais, une fois encore, nous n’avons
pas été capables de conserver notre
avance. Nous avons montré une vraie
envie de produire du jeu, mais ça n’a
pas suffi. »
Au compteur, il reste treize journées, et
Troyes, le premier non relégable, garde
une confortable avance de neuf points
et un match de plus à jouer (à Nantes).
Sans compter que, quoi qu’il arrive
samedi face à l’AC Ajaccio, les Corses
seront eux aussi toujours devant Strasbourg.
« Le sort s’acharne, notait Yves Deroff.
On subit un nouveau coup d’arrêt.
Mais on ne doit pas lâcher, il ne faut
pas baisser les bras. Dans d’autres circonstances, on se serait dit qu’on a fait
un bon match contre un bon adversaire. » Mais les circonstances se sont
aggravées malgré le soutien du public
et d’un kop qui proclamait pourtant sa
lassitude sur une banderole très distinguée : « On en a plein le cul. »
À quoi peut donc bien servir ce point ?
« Peut-être à nous rendre un peu de
confiance », osait Deroff. On s’encourage comme on peut.
JEAN-MARC BUTTERLIN
YEPES (6) : très tranchant en un contre un, il a rarement été mis en danger.
ARMAND (4) : l’action du but est venue de son côté.
D’une façon générale, il a peiné à s’imposer et il s’est
montré trop brouillon en phase offensive.
É. CISSÉ (5,5) : du déchet dans son jeu, mais il a eu le
mérite de chercher à jouer vers l’avant. Globalement, il
a manqué d’impact dans les duels.
M’BAMI (5,5) : très disponible, il a beaucoup couru,
ne s’est pas caché mais il n’a pas rayonné. Une qualité
de passes mitigée.
BUENO (5) : accrocheur, il a placé une bonne tête (43e)
mais n’a pas suffisamment apporté en défense. Remplacé à la mi-temps par PANCRATE (5,5), auteur de
trois tirs (60e, 61e, 68e).
DHORASOO (4) : très actif en début de match, il a
ensuite eu un rendement terne, entre passes ratées et
incapacité à peser physiquement.
RODRIGUEZ (6) : menaçant par son jeu tout en provocations et accélérations, il a aussi beaucoup travaillé
en phase défensive. Remplacé par B. MENDY (62e), à
la technique encore incertaine.
PAULETA (5,5) : auteur d’un coup franc lumineux sur
l’égalisation parisienne, il n’a pas eu beaucoup d’occasions de s’illustrer sur action de jeu. – J. T.
MARSEILLE
La mésothérapie
pique Tapie
Les spécialistes de cette pratique reconnue
se défendent face aux insinuations de l’ancien
patron de l’OM.
A PLUSIEURS REPRISES, dans
L’Équipe samedi et dans le Parisien hier,
il a été question de mésothérapie dans
les suspicions de dopage concernant
l’OM à l’époque de Bernard Tapie. Ces
développements faisaient suite aux
accusations de l’ancien joueur, JeanJacques Eydelie, dont le livre Je ne joue
plus doit être diffusé la semaine prochaine. Samedi, en réaction aux confirmations apportées par Tony Cascarino,
l’ex-avant-centre de l’OM, Henri Stambouli, son entraîneur à partir de 1994, a
évoqué des pratiques de « mésothérapie, qui pouvait ressembler à une
piqûre (…)comme une sorte de seringueà plusieurs têtes, un genre de stimulant ». (…) « C’était une chose qui permet d’activer les glandes. » Le docteur
Denis Laurens, président de la Société
française de mésothérapie, docteur du
PSG pendant cinq ans lors de la présidence de Francis Borelli (1978-91),
s’insurge devant cette définition :
« J’oppose un démenti formel, il ne
s’agit pas là de mésothérapie. Cette
pratique était peut-être le fait de charlatan, il y a tant de gourous qui traînent
partout. » Son avis demeure tout aussi
tranché après l’explication de Bernard
Tapie, opposant aux soupçons de
dopage la mésothérapie : « Il s’agit, a
déclaré l’ancien dirigeant, de micropiqûres d’un millimètre et demi de longueur, qui injectent des produits de type
oligo-éléments ou d’homéopathie.
Cette technique consiste à stimuler les
points d’acupuncture. »
Le docteur Denis Laurens, qui travaille
aussi avec des athlètes (Marc Raquil)
répond : « Il n’y a pas de stimulation par
la mésothérapie, qui est un traitement
local superficiel de la douleur à la suite
par exemple d’une tendinite ou d’une
déchirure. L’aiguille fait quatre millimètres de longueur, rien à voir avec une
piqûre intramusculaire dont font état
Eydelie et Cascarino, où l’aiguille est dix
fois plus longue. Il ne faut pas tout
mélanger. Les produits injectés, une
vingtaine, tels que des substances drainantes, anti-inflammatoires ou cicatrisantes, sont les mêmes que ceux que
l’on trouve en comprimés. Là, on agit
directement sur le mal de façon plus
efficace. Que monsieur Tapie cherche à
se sortir d’un mauvais pas, ça le
regarde, mais pas en jetant l’opprobre
sur la mésothérapie, pratique sanctionnée par un diplôme universitaire. Les
médecins de l’OM n’ont jamais été
mésothérapeutes, surtout pas il y a
treize ans. La mésothérapie est une
méthode reconnue par le Conseil de
l’Ordre et la Sécurité sociale, et qui se
développe partout dans le monde. En
France, tous les clubs de football font
appel à un médecin mésothérapeute.
Monsieur Bernard Tapie devrait savoir
de quoi il parle puisque, quand il souffrait de douleurs lombaires, il avait été
soigné par mésothérapie. »
« Deux cas ont été rapportés dans la
presse concernant des sportifs qui
auraient subi un contrôle positif lié à la
mésothérapie, précise le docteur
Jacques Le Coz, lui aussi ancien médecin du PSG. C’est impossible si la technique a été utilisée par un médecin
mésothérapeute compétent, car les
produits ne sont jamais des produits
interdits. »
MARC CHEVRIER
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
4 AVERTISSEMENTS. – Strasbourg : Loué (50e, accrochage sur Rodriguez), Deroff (82e, tacle
en retard sur Armand), Abdessadki (90e + 2, contestation) ; Paris-SG : M’Bami (60e, croc-enjambe sur Nemeth).
Bleu
LES CARTONS
Jaune
Jaune
Rouge
STRASBOURG. – Les
accélérations du Parisien
Rodriguez (à droite) ont
secoué Strasbourg et Yves
Deroff, mais le PSG n’est pas
reparti de Strasbourg avec sa
première victoire à l’extérieur
de l’ère Lacombe.
(Photo Stéphane Mantey)
Noir
Bleu
Noir
1-0 : DIANE (13e, passe d’A. Farnerud). – Débordement côté droit d’Abdessadki, qui passe à
Nemeth, à l’angle de la surface. Ce dernier centre devant Rozehnal pour la tête d’A. Farnerud, qui
dévie vers Diane. L’attaquant strasbourgeois, libre de marquage, frappe en force du droit. Son tir,
dévié par le tacle de Yepes, bat Alonzo.
1-1 : PAULETA (31e). – Coup franc pour Paris, aux 25 mètres, légèrement excentré sur la droite.
Pauleta enroule sa frappe de l’intérieur du droit et bat Puydebois, masqué par son mur, sur sa
gauche.
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS
L’Egypte punit Mido
Suspendu par sa Fédération, l’attaquant des Pharaons ne jouera pas la finale de la CAN.
LE CAIRE –
de notre envoyé spécial
LA RUMEUR COURAIT depuis le
milieu de la matinée. Elle fut confirmée
par la Fédération égyptienne en début
d’après-midi : Ahmed Hossam, dit
Mido, ne participera pas à la finale de
la Coupe d’Afrique des nations,
demain, face à la Côte d’Ivoire. Après
l’altercation qui avait opposé la veille
au soir l’attaquant vedette des Pharaons à Hassan Shehata, son entraîneur, ses dirigeants ont frappé vite et
fort, tout au moins symboliquement.
Suspendu six mois et privé de toutes
ses primes de match depuis le début de
la compétition, l’ancien Marseillais ne
manquera en fait qu’une seule rencontre importante avec son équipe
nationale. Mais ce sera celle de
demain, celle que toute une nation
attend, un moment dont Mido rêvait
depuis des années : une finale de
Coupe d’Afrique au stade international du Caire.
Emporté par un tempérament qui lui
avait déjà valu des tracas à Marseille
(*), le buteur de Tottenham a commis
l’erreur de trop. On jouait la
81e minute, mardi soir, entre le Séné-
gal et l’Égypte lorsque Hassan Shehata
lui demanda de céder sa place. Surpris,
comme d’autres, puis furieux, Mido
interpella son entraîneur et lui demanda pourquoi il lui faisait quitter le terrain. Le ton monta entre les deux
hommes et, selon un témoin, l’ancien
Marseillais traita son coach d’« âne »,
ce qu’il dément (voir par ailleurs). Hué
par la foule, qui lui ordonnait de sortir,
il finit par s’exécuter, voulut rentrer au
vestiaire, se ravisa, écarta du bras Hossam Hassan, venu le calmer, et colla
durant quelques secondes son front
contre celui de son coach. Scène surréaliste qui dura jusqu’à ce que
Hossam Hassan parvienne à raisonner
son jeune coéquipier.
Pour Mido, les événements allaient
définitivement basculer du mauvais
côté lorsque, deux minutes plus tard,
Zaki, son successeur, inscrivit le deuxième but de l’Égypte (2-1) et la propulsait en finale. Malgré l’humiliation,
l’ancien joueur de l’OM courut vers ses
coéquipiers pour les féliciter. Certains
semblèrent le repousser. Marqué,
Mido sembla alors mesurer la portée
de son geste. Dans un show télévisé de
fin de soirée, il tenta de se faire pardonner. Ami de Hossam Hassan, le pré-
sentateur fit d’abord intervenir le capitaine des Pharaons, qui se lança dans
un plaidoyer pour son jeune coéquipier : « Il a commis une erreur. Mais
c’est la pression qui l’a poussé à faire
ça. Il aime tellement l’équipe nationale, il voulait tellement l’aider…
Nous souhaitons qu’il reste avec nous.
D’ailleurs, il veut s’excuser. Je vous le
passe. » Mido prit le téléphone en
main : « Je m’excuse auprès de Hassan
Shehata, du public, de tout le monde,
dit-il. J’aime tellement l’Égypte... Je
veux gagner la Coupe avec l’équipe. »
Ses coéquipiers
le soutiennent
Sa tentative sera vaine. Malgré la perte
que représente son absence pour la
finale, la Fédération égyptienne n’a
pas hésité à sanctionner un joueur qui
n’en est pas à son premier dérapage. À
l’automne 2004, quelques mois après
avoir été sévèrement critiqué par la
presse pour ses performances durant
la CAN, en Tunisie, Mido avait déjà été
écarté par le sélectionneur de
l’époque, Marco Tardelli.
En septembre, le joueur avait prétexté
une blessure pour refuser une convocation avant une rencontre cruciale
face au Cameroun (3-2) en éliminatoires de la Coupe du monde mais disputa un match amical avec l’AS Rome
la veille de ce match. En février 2005,
Mido se rendit spécialement au Caire
pour se repentir. « Je suis venu
m’excuser pour toutes les erreurs que
j’ai pu commettre, dit-il au cours d’une
conférence de presse. Je n’ai pas le
droit de décider quand je veux jouer et
quand je ne le veux pas. »
Il fut aussitôt rappelé par le successeur
de Tardelli, Hassan Shehata. C’est
semble-t-il ce dernier, cette fois, qui a
refusé tout compromis. Une décision
cohérente, mais regrettée par les
joueurs. Hier après-midi, dans le hall
de l’hôtel de la délégation égyptienne,
tous ceux qui ont accepté de s’exprimer sur le sujet regrettaient plus ou
moins ouvertement la mise à l’écart de
leur coéquipier : « Il faut respecter le
coach, expliqua par exemple Mohamed Barakat, le joueur d’Al-Ahly. Mido
n’avait pas à faire cela. Mais c’est un
joueur capital. Il aurait fallu attendre la
finale avant de régler ce problème.
Tout le monde est triste. Son absence
n’est pas bonne pour notre équipe.
Nous avions besoin de lui. » Hossam
Hassan était même fâché : « Mido a un
grand cœur. Il n’aurait pas dû faire ce
geste. Mais ce genre de choses arrive
parfois avec les grands joueurs. C’est
une perte énorme pour la finale. C’est
un problème pour moi et c’est un problème pour mon équipe. Cela me rend
en colère. Nous avions besoin de lui. »
À deux jours d’une finale de Coupe
d’Afrique, les Pharaons se seraient
bien passés de ce coup d’éclat.
SÉBASTIEN TARRAGO (avec F. Ma.)
(*) Selon José Anigo, qui était alors son
entraîneur, il avait refusé de prendre
place sur le banc de touche avant un
match face à Strasbourg (4-0), en mars
2004.
Recoba (84e)
5-0
TRÉVISE
AS ROME
4-3
Perrotta (25e)
De Rossi (35e)
Totti (79e s.p., 90e + 1 s.p.)
20 h 30
Bastia - Laval
Brest - Créteil
Caen - Sète
Châteauroux - Amiens
Dijon - Istres
Grenoble - Sedan
Gueugnon - Guingamp
Le Havre - Reims
Lorient - Clermont
ASCOLI
0-0
CHIEVO VÉRONE
1-1
Scurto (61e)
PALERME
Diff.
—
+13
+16
+15
+10
+4
+12
-2
-3
+4
+1
+1
+6
-7
-1
-3
-10
-2
-13
-22
-19
BUTEURS. – 1. Lesage (Le Havre),
12 buts ; 2. M’Bodji (Créteil) ; K. Traoré (Le Havre), 11 buts ; 4. Savidan
(Valenciennes), 10 buts. 5. Heitzmann
(Reims), 9 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
17 février, 20 h 30 : Amiens-Brest ;
Guingamp-Créteil ; Istres-Grenoble ;
Laval-Le Havre ; Lorient-Dijon ; ReimsMontpellier ; Sedan-Caen ; Sète-Gueugnon ; Clermont-Bastia ; ValenciennesChâteauroux.
MATCH EN RETARD (24e journée).
– Reste à fixer : Reims-Bastia.
I CFA (groupe A, 19e journée,
match avancé). – HIER, Metz B Strasbourg B : 0-2. À l’issue de ce match,
Metz B est 13e avec 40 points et
Strasbourg B 6e avec 44 points.
LIVOURNE
SAMPDORIA
Kutuzov (30e)
3-1
M. Gonzalez (12e)
Tedesco (56e)
Caracciolo (65e)
c.
—
20
17
16
21
23
20
25
26
25
29
28
14
23
25
26
32
19
33
40
38
CAGLIARI
Suazo (15e)
Langella (19e)
D. Conti (55e)
LAZIO ROME
Belleri (84e)
MESSINE
0-0
SIENNE
UDINESE
1-2
REGGINA
Iaquinta (15e)
LECCE
Ledesma (80e s.p.)
Amoruso (40e, 61e)
1-2
EMPOLI
Almiron (2e)
Tavano (41e s.p.)
J JUVENTUS TURIN - PARME : 1-1
(1-1)
Buts. – JUVENTUS TURIN : Ibrahimovic
(45e) ; PARME : Dessena (39e). Avertissements. – Parme : Corradi (82e), Bonera
(90e + 3).
JUVENTUS TURIN : Buffon – Zambrotta
(Blasi, 50e), Thuram, F. Cannavaro, Balzaretti – Mutu (Camoranesi, 81e), Emerson, Vieira, Nedved – Ibrahimovic (Trezeguet , 46 e ), Del Piero (cap .) .
Entraîneur : F. Capello.
J AC MILAN - TRÉVISE : 5-0 (1-0)
Buts : Kakà (14e), Chevtchenko (53e, 65e),
Gilardino (62e), F. Inzaghi (73e). Avertissements.– Trévise : A. Filippini (38e), Giuliatto (79e).
AC MILAN : Dida – Simic (Jankulovski,
75e), Nesta (cap., Costacurta, 46e), Stam,
Serginho – Gattuso, Vogel, Seedorf –
Kakà – Chevtchenko (F. Inzaghi, 66e),
Gilardino. Entraîneur : C. Ancelotti.
2
3
Sénégal
1
Égypte
Au Caire, stade de l’Académie militaire :
1 11-12
Cameroun
CÔTE D’IVOIRE 1 aux t.a.b
À Alexandrie, stade H. El-Hedood :
CÔTE D’IVOIRE
1
Nigeria
0
Côte d’Ivoire
À Port-Saïd :
NIGERIA
Tunisie
1 6-5
1 aux t.a.b
3e place
p
(aujourd’hui, au Caire,
stade de l’Académie militaire,
17 heures, Eurosport)
Sénégal - Nigeria
N. B. : programme en heure franç
nçaise.
ça
Pour l’heure
’h locale, ajouter une heure.
BUTEURS. – 1. Eto’o (*) (Cameroun) ; Ahmed Hassan (Égypte) ; Feindouno (Guinée),
Santos (Tunisie), 4 buts, etc.
(*) Pour la Confédération africaine de football (CAF), Eto’o totalise 5 buts car elle
lui accorde le but marqué contre la RD Congo. Mais le ballon avait percuté le
poteau avant d’entrer grâce à la tête du gardien. Le tir d’Eto’o n’était pas cadré
donc, selon les critères de L’Équipe, il s’agit d’un but contre son camp.
MARDI 14 FÉVRIER
MARDI
KAISERLSAUTERN
BOR. DORTMUND
FC COLOGNE
2-2
Sanogo (42e s.p.)
Schönheim (76e)
Streller (37e, 74e)
2-0
DUISBOURG
HERTHA BERLIN
0-0
BAYERN MUNICH
MAYENCE
1-1
Brzenska (67e)
Rosicky (87e s.p.)
BIELEFELD
Zidan (50e s.p.)
Boakye (57e)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
- - - - - - - 1. Juventus Turin . 63 24 20 3 1 49 14 +35
2. Inter Milan ....... 54 24 17 3 4 47 18 +29
3. AC Milan ........... 51 24 16 3 5 53 23 +30
4. Fiorentina ......... 50 24 15 5 4 41 23 +18
5. AS Rome ........... 45 24 13 6 5 46 25 +21
6. Livourne ............ 39 24 10 9 5 26 25 +1
7. Chievo ............... 35 24 9 8 7 31 27 +4
8. Sampdoria ........ 34 24 9 7 8 37 31 +6
9. Lazio Rome ...... 34 24 8 10 6 30 29 +1
10. Palerme ............ 30 24 7 9 8 35 38 -3
11. Sienne ............... 26 24 6 8 10 29 38 -9
12. Udinese ............. 26 24 7 5 12 24 35 -11
13. Reggina ............. 26 24 7 5 12 25 39 -14
14. Ascoli ................. 25 24 5 10 9 24 30 -6
15. Messine ............. 23 24 4 11 9 21 31 -10
16. Cagliari .............. 22 24 5 7 12 27 39 -12
17. Parme ................ 22 24 5 7 12 27 43 -16
18. Empoli ............... 22 24 6 4 14 27 44 -17
19. Trévise ............... 14 24 2 8 14 14 36 -22
20. Lecce ................. 13 24 3 4 17 16 41 -25
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 février : Trévise - Chievo Vérone,
Lazio Rome - Udinese. Dimanche
12 février : Cagliari-Lecce, EmpoliPalerme, Livourne-Fiorentina, ParmeAscoli, Reggina - AC Milan, SampdoriaMessine, Sienne - AS Rome, Inter
Milan - Juventus Turin.
PAYS-BAS (23e journée)
MARDI
Sparta Rotterdam- Groningue ........... 1-0
Roosendaal- AZ Alkmaar.................... 0-5
HIER
ADO La Haye - NAC Breda.................... 0-3
HéraclèsAlmelo - Heerenveen ............ 1-1
RodaJC - Waalwijk ............................. 1-0
Utrecht- PSV Eindhoven...................... 1-2
Vitesse Arnhem- Twente .................... 1-2
Ajax Amsterdam- Willem II ................ 1-0
NEC Nimègue- Feyenoord ................. 1-2
Classement : 1. PSV Eindhoven,
57 points ; 2. Feyenoord, 54 ; 3. AZ Alkmaar, 52 ; 4. NEC Nimègue, 38 ; 5. Heerenveen, 37 ; 6. Ajax Amsterdam, 37 ;
7. Groningue, 37 ; 8. Utrecht, 36 ; 9.
Vitesse Arnhem, 33 ; 10. Waalwijk, 31 ;
11. Roda JC, 29 ; 12. Twente, 28 ;
13. Héraclès Almelo, 27 ; 14. Sparta
Rotterdam, 24 ; 15. NAC Breda, 24 ;
16. ADO La Haye, 18 ; 17. Willem II, 14 ;
18. RBC Roosendaal, 5.
I BELGIQUE (Coupe, quarts de finale retour).– HIER, Beveren - MOUSCRON : 0-2
(aller : 0-0) ; Westerlo - WAREGEM : 3-1 a.p. (aller : 0-3) ; CHARLEROI - Saint-Trond : 2-0
(aller : 0-0).
Standard Liège - La Gantoise (aller : 1-2) aura lieu mercredi 8 mars.
I PORTUGAL (Coupe, huitièmes de finale). – HIER, Lixa (D 3) - V. SETUBAL : 0-2 ;
MARITIMO FUNCHAL - Vila Mea (D 4) : 3-0 ; Desportivo Aves (D 2) - ACADEMICA COIMBRA : 1-2 ; Estrela Amadora - BOAVISTA : 0-1 ; SPORTING PORTUGAL - Paredes (D 3) :
2-1 ; GUIMARAES - Oliveirense (D 3) : 2-0 ; Benfica - Nacional Funchal : n.p. Exempt : FC
Porto.
I ANGLETERRE (Cup, 16es de finale, matches à rejouer). – HIER, MIDDLESBROUGH - Coventry (D 2) : 1-0 ; CHELSEA-Everton : 4-1. Buts. - CHELSEA : Robben (22e),
Lampard (36e s.p.), Crespo (39e), Terry (74e) ; EVERTON : Arteta (72e s.p.).
M'GLADBACH
0-0
HANOVRE
2-1
SCHALKE 04
HAMBOURG
Zuraw (48e)
Hashemian (72e)
LEVERKUSEN
Barbarez (81e)
4-0
WOLFSBURG
VfB STUTTGART
0-0
WERDER BRÊME
NUREMBERG
0-1 EINTR. FRANCFORT
Amanatidis (43e)
Berbatov (44e)
Barnetta (55e)
B. Schneider (71e)
Madouni (75e)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Bayern Munich . 51 20 16 3 1 39 13 +26
Werder Brême . 43 20 13 4 3 51 23 +28
Hambourg ......... 41 20 12 5 3 32 14 +18
Schalke 04 ....... 36 20 9 9 2 22 12 +10
Hertha Berlin .... 29 20 7 8 5 29 26 +3
Borussia Dortmund . 28 20 7 7 6 28 26 +2
VfB Stuttgart 27 20 5 12 3 21 18 +3
Hanovre .......... 26 20 5 11 4 30 26 +4
M'Gladbach ... 26 20 6 8 6 25 26 -1
Leverkusen .... 25 20 6 7 7 30 28 +2
Eintracht Francfort 25 20 7 4 9 27 30 -3
Bielefeld ......... 21 20 5 6 9 23 29 -6
Wolfsburg ...... 21 20 5 6 9 21 36 -15
Mayence ........ 20 20 5 5 10 31 33 -2
Nuremberg .... 18 20 4 6 10 21 33 -12
Duisburg ........ 16 20 3 7 10 18 35 -17
FC Cologne ... 14 20 3 5 12 28 45 -17
Kaiserslautern .. 14 20 3 5 12 27 50 -23
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 février : Schalke 04 - Leverkusen,
Duisburg - M’Gladbach, Wolfsburg Hertha Berlin, Werder Brême - Kaiserslautern, Bielefeld - VfB Stuttgart, Hambourg-Mayence, Eintracht
Fr a n c f o r t - H an o v r e . D i ma n c h e
12 février : FC Cologne - Borussia Dortmund, Bayern Munich - Nuremberg.
ÉCOSSE (25e journée)
MARDI
DundeeU. - Heart of Midlothian ........ 1-1
HIER
Aberdeen - Glasgow Rangers ............ 2-0
Celtic Glasgow - Falkirk...................... 2-1
Dunfermline - Inverness..................... 2-2
Hibernian - Livingston........................ 7-0
Kilmarnock - Motherwell ................... 2-0
Classement : 1. Celtic Glasgow, 61 pts ;
2. Heart of Midlothian, 51 ; 3. Hibernian,
44 ; 4. Glasgow Rangers, 43 ; 5. Kilmarnock, 40 ; 6. Inverness, 35 ; 7. Aberdeen,
32 ; 8. Motherwell, 30 ; 9. Dundee United,
27 ; 10. Falkirk, 20 ; 11. Dunfermline, 15 ;
12. Livingston, 12.
I ANGLETERRE (3e journée, match
en retard). – HIER, Charlton-Liverpool :
2-0. Buts : D. Bent (42e s.p.), L. Young
(45e+ 2). À l’issue de ce match, Charlton
est 11e avec 33 points et Liverpool 3e avec
45 points.
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
I LIGUE 1
(26e journée, matches décalés)
Voir page 8.
I COUPE DE FRANCE
(huitièmes de finale, tirage au sort)
11 H 30
Dans l’émission Téléfoot (TF 1). Matches
les mardi 21 et mercredi 22 mars.
I LIGUE 1
(24e journée, matches en retard)
Voir page 8.
I COUPE DE FRANCE
(16es de finale, match en retard)
20 HEURES
Châteauroux (L 2) - Sochaux
MERCREDI 15 FÉVRIER
I COUPE DE L’UEFA
(16es de finale aller)
16 H 30
(15 H 30, HEURE FRANÇAISE)
Litex Lovetch (BUL) - Strasbourg
(TPS Star)
18 HEURES
FC Bâle (SUI) - Monaco (TMC)
19 HEURES
Lille - Chakhtior Donetsk (UKR) (Sport +)
19 H 45
(20 h 45, HEURE FRANÇAISE)
Bolton (ANG) - Marseille (M 6)
20 H 45
Udinese (ITA) - Lens (Sport +)
DOPAGE
Deux ans pour Heras
L’AVOCAT DU COUREUR espagnol
Roberto Heras, contrôlé positif à l’EPO
lors de la dernière Vuelta, a fait savoir
hier soir qu’il avait reçu une notification officielle de la Fédération espagnole de cyclisme (REFC) selon
laquelle son client était suspendu deux
ans, comme le stipule le règlement.
Néanmoins, l’annonce publique sera
faite demain, à l’issue de la réunion de
la commission disciplinaire de la REFC.
Le vainqueur du Tour d’Espagne 2005
(mais il perdra le bénéfice de cette victoire au profit du Russe Denis Men-
chov) avait été contrôlé positif à l’EPO
lors du dernier contre-la-montre de
l’épreuve et la contre-expertise effectuée dans le laboratoire de la capitale
madrilène le 25 novembre avait confirmé la première analyse.
La défense du coureur espagnol de
trente et un ans, leader de la formation
Liberty Seguros, mettait en avant « le
vice de forme et les failles de la
méthode de détection de l’EPO ».
L’avocat de Heras, José Maria Buxeda,
a d’ores et déjà indiqué qu’il ferait
appel de la décision et se tournerait
vers le Tribunal arbitral du sport (TAS)
ou encore vers la justice civile de son
pays.
Deux autres affaires sont en cours
d’instruction par la Fédération espagnole, celles des coureurs de la formation basque Euskaltel, Aitor Gonzalez,
vainqueur du Tour de Suisse et contrôlé positif aux anabolisants lors de la
13e étape de la dernière Vuelta, et Iñigo Landaluze, contrôlé positif à la testostérone en juin 2005, lors du Dauphiné Libéré, épreuve qu’il avait
remportée. – M. M.
L’annonce publique de la
suspension de Roberto Heras
aura lieu demain.
(Photo Jean-Christian Biville)
TOUR MÉDITERRANÉEN
Un joli coup pour rien
Repris sous la flamme rouge, Sandy Casar et Cédric Vasseur ont laissé la victoire au véloce
Danilo Napolitano. Aujourd’hui, Faron et « chrono » par équipes au menu.
MARIGNANE –
de notre envoyé spécial
PAS BESOIN D’AVOIR AVALÉ une
boule de cristal pour deviner que les
hommes de la Française des Jeux n’ont
pas débarqué dans ce Tour Méditerranéen pour prendre le soleil ou, comme
bon nombre de leurs congénères,
pour, refrain lancinant, « emmagasiner des kilomètres en vue d’objectifs
plus importants au printemps ». Sur ce
point, Marc Madiot était on ne peut
plus clair hier matin sur le parking du
Stade-Vélodrome : « Bien sûr qu’on
est là pour faire la course, comme à
chaque fois qu’on est au départ. Il faut
prendre tout ce qui se présente. »
À peine trois heures plus tard, le
Mayennais avait gardé le même
entrain malgré les morsures du vent.
Ce vent qui venait de condamner l’initiative d’un de ses gars, Sandy Casar,
repris sous la flamme rouge après un
peu plus de quatre-vingts kilomètres
d’échappée en compagnie de Cédric
Vasseur, un habitué lui aussi des
grands espaces. « Ça n’est pas grave,
on a essayé, on essaiera encore. On
laisse venir », glissait Madiot.
Secoué de petits hoquets, les doigts
engourdis, Casar semblait nourrir plus
de regrets que son patron : « Au
départ, je n’avais pas prévu d’attaquer
mais j’avais vraiment de bonnes
jambes et comme on n’est pas là pour
regarder la course, j’ai essayé dans la
descente du petit col. On a bien collaboré mais il y avait trop de vent tourbillonnant dans le final pour espérer aller
au bout. Ça fait chier, quand même. »
Malgré une avance maximale de
6’35’’, les deux aventuriers du jour
n’ont rien pu faire quand les équipes de
sprinteurs (Milram, Lampre, Caisse
d’Épargne) ont lié leurs forces pour les
condamner. Ce dont convenait Vas-
seur : « Dans ces cas-là, c’est toujours
le peloton qui décide. Et là, cent mecs
contre deux avec le vent de face, le
match était déséquilibré. Sandy est,
comme moi, quelqu’un qui ne regarde
pas à la dépense, et on a tout donné.
Mais cela fait partie du jeu. L’essentiel,
c’est que la jambe aille bien. Maintenant, rendez-vous au Faron ! »
Car, aujourd’hui, le Tour Méd’ va vivre
une journée qui s’annonce spectaculaire. Seule certitude : Danilo Napolitano, finalement le plus véloce hier à
l’ombre des platanes de Marignane,
avec un bon vélo d’avance sur Erik
Zabel (cinquième place de deuxième
depuis le début de la saison pour l’Allemand !), ne portera plus ce soir le
« paletot » jaune de leader. On voit
mal en effet le bouledogue sicilien,
passé à l’intersaison du Team LPR à la
Lampre, résister au mont Faron puis au
contre-la-montre par équipes autour
de La Garde.
La Française des Jeux
bien armée
Lucien Aimar, l’âme de ce Tour Méd’, a
en effet concocté un programme
quelque peu étouffant, a fortiori à
cette période de la saison. Ce dont il se
défendait : « Le matin, c’est une course
de côte avec juste le Faron et encore
par son côté le moins long (5 km) et le
moins pentu. Et l’après-midi, c’est
court (18 km), tout plat et les hôtels
sont tous à proximité. Il n’y aura donc
aucun problème de récupération. Ce
sera spectaculaire, j’en suis sûr. »
Difficile toutefois de citer des noms
susceptibles de succéder, ce soir, à
Napolitano. Des hommes comme
Celestino, Nuyens, Vasseur, Botcharov, Caucchioli, Dessel ou encore Portal ont les moyens de dompter l’éperon
toulonnais. Mais personne ne semble,
comme la Française des Jeux, aligner
un groupe taillé pour l’effort collectif.
Avec McGee, Ladagnous, Vaugrenard,
Lövkvist et Larsson, Madiot peut
compter sur cinq bonnes bêtes à rouler, auxquelles il convient d’ajouter
Casar, Di Gregorio et Gilbert : « Bien
sûr que je regarde le relief des étapes
avant de décider qui va courir, expliquait Madiot. Et là, j’ai pensé à tout. »
Les hommes au trèfle ont également
profité de leur dernier stage en janvier
dans le coin pour venir voir le parcours
et retrouver quelques automatismes
sur leur vélo de « chrono ». « On n’a
pas vraiment fait de boulot spécifique,
tempérait Thierry Bricaud, l’un des
adjoints de Madiot. On a juste travaillé
la cohésion. De toute façon, il y a beaucoup de virages et de relances. On n’a
pas vraiment l’occasion de mettre le
collectif en route. »
L’occasion est toutefois idéale pour
des garçons comme Lövkvist, McGee
ou Gilbert de prendre position et ce
même si le Belge avouait son aversion
pour l’exercice : « C’est un truc que je
déteste et je trouve assez ridicule de le
mettre au programme d’une course à
ce moment de la saison. Mais bon ! on
le fera à fond. » Ça, personne n’en
doutait.
JEAN-PIERRE BIDET
RÉSULTATS
TOUR MÉDITERRANÉEN (2.1, 8-12 février). – 1re étape, Marseille-Marignane : 1. Napolitano
(ITA, Lampre), les 103 km en 2 h 35’33’’ ; 2. Zabel (ALL, Milram) ; 3. Renshaw (AUS, Crédit Agricole) ; 4. Aug (EST, Acqua & Sapone) ; 5. Santambrogio (ITA, Lam) ; … 15. Ladagnous (Française des Jeux) et tout le peloton dans le même temps, dont 57. Casar (Fdj) ; 58. Vasseur
(Quick Step) ; 109. Perget (Caisse d’Épargne - Îles Baléares), à 38’’. – 118 classés.
Non partant : Calzati (AG2R Prévoyance).
Abandon : Gabriel (Unibet.com).
Classement général : 1. Napolitano, en 2 h 35’23’’ ; 2. Zabel, à 4’’ ; 3. Renshaw, à 6’’ ; 4. Aug ;
5. Santambrogio, à 10’’.
AUJOURD’HUI. – 2e étape : Berre-l’Étang - mont Faron (112 km), départ à 9 heures, arrivée vers
12 heures ; 3e étape : La Garde - La Garde (18 km c.l.m. par équipes), premier départ à 15 h 15.
I TOUR DE LANGKAWI (2.HC, MYS, 3-12 février). – 6e étape, Shah Alam-Tampin : 1. Mangel (AG2R Prévoyance), les 187, 7 km en 4 h 16’53’’; 2. Bates (AUS, LPR) ; 3. Le Boulanger
(Bouygues Telecom), t.m.t… ; 13. Hinault (Crédit Agricole), à 11’’ ; 44. George (AFS, équipe
nationale), à 16’’.
Classement général : 1. George (AFS, équipe nationale), en 20 h 27’42’’ ; 2. Missaglia (ITA,
Selle Italia), à 1’57’’ ; 3. Bellotti (ITA, Crédit Agricole), à 2’19’’ ; 4. Pedraza (COL, Clm), m.t ; 5.
Grajales (COL, Navigators Insurrance), à 2’20’’ ; … 9. Lefèvre (Bouygues Telecom), à 4’54’’ ; 10.
Poilvet (Crédit Agricole), à 5’42’’ ; 74. Mangel (AG2R Prévoyance), à 45’59’’.
AUJOURD’HUI. – 7e étape : Muar - Kota Tinggi (188,2 km).
À vingt-quatre ans, Laurent Mangel a remporté hier sa première grande victoire dans les rangs
professionnels. Passé pro à la fin de la saison 2004, le coureur de Vesoul, au terme des 178 kilomètres, est parvenu à bout de ses compagnons d’échappés : l’Australien Bates et, surtout, son
compatriote Yohann Le Boulanger, nouvelle recrue de Bouygues Telecom.
I CHALLENGE DE MAJORQUE – TROPHÉE SOLLER (1.1, ESP, 8 février). – 1. Bettini (ITA,
Quick Step-Innergetic), en 3 h 47’10’’ ; 2. Colom (ESP, Caisse d’Épargne - Îles Baléares) ; 3. Bernabeu (ESP, Communauté de Valence), t.m.t. ; 4. Valverde (ESP, Ibc), à 25’’ ; 5. F. Schleck (LUX,
CSC), m.t. ; … 47. Dumoulin (AG2R Prévoyance), à 3’22’’.
AUJOURD’HUI. – Trophée Magalluf (148,3 km).
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
INTER MILAN
Guinée
SÉNÉGAL
Bleu
2-1
2
Jaune
Rouge
Jaune
Dessena (39e)
Brocchi (10e)
Jiménez (60e)
CYCLISME
ALLEMAGNE (20e journée)
HIER
Kaka (14e)
Chevtchenko (53e, 65e)
Gilardino (62e)
F. Inzaghi (73e)
20 h 30
Montpellier - Valenciennes
(Eurosport)
DEMAIN
1. Sedan
2. Bastia
3. Lorient
4. Valenciennes
5. Dijon
6. Créteil
7. Grenoble
8. Montpellier
9. Caen
10. Châteauroux
11. Le Havre
12. Reims
13. Gueugnon
14. Amiens
15. Brest
16. Istres
17. Guingamp
18. Laval
19. Clermont
20. Sète
FIORENTINA
AC MILAN
AUJOURD’HUI
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
45 24 12 9 3 33
43 23 12 7 4 33
42 24 11 9 4 31
41 24 11 8 5 31
36 24 9 9 6 27
34 24 8 10 6 32
32 24 8 8 8 23
32 24 8 8 8 23
31 24 7 10 7 29
31 24 7 10 7 30
31 24 7 10 7 29
30 23 6 12 5 20
30 24 6 12 6 16
29 24 6 11 7 24
29 24 7 8 9 23
27 24 6 9 9 22
26 24 5 11 8 17
22 24 6 4 14 20
22 24 5 7 12 18
14 24 2 8 14 19
Ibrahimovic (45e)
ÉGYPTE
À Alexandrie,, stade H. El-Hedood :
Noir
Bleu
Noir
LE CAIRE. – Hossam Hassan essaie de calmer son coéquipier et ami Mido mais celui-ci ne peut contrôler sa rage
envers le sélectionneur égyptien, Hassan Chehata (à droite). Un coup de sang qui lui coûte la finale.
(Photo Karim Jaafar/AFP)
ITALIE (24e journée)
PARME
Au Caire, stade International :
I LIGUE 1 (26e journée)
Voir page 8.
I NATIONAL (23e journée, suite)
I COUPE DE FRANCE
(16es de finale, matches en retard)
15 HEURES
Sainte-Geneviève (CFA) - Calais (CFA)
18 HEURES
AS Vitré (CFA) - Longuenesse (PH)
DIMANCHE 12 FÉVRIER
SARAGOSSE - REAL MADRID : 6-1 (3-1)
Buts. – SARAGOSSE : D. Milito (15e, 22e, 35e, 56e), Everthon (60e, 73e) ; Real Madrid :
Baptista (38e). Avertissements. – Saragosse : G. Milito (44e), Alvaro (54e) ; Real Madrid :
Sergio Ramos (54e), Guti (72e).
REAL MADRID : Casillas – Salgado, Sergio Ramos, Helguera (Pavon, 22e), Roberto Carlos – Gravesen (Zidane, 65e) – Beckham, Guti (cap.), Baptista (Cassano, 67e), Robinho –
Ronaldo. Entraîneur : J. R. Lopez Caro.
AUJOURD’HUI, Espanyol Barcelone - La Corogne.
Les matches retour auront lieu mardi 14 et mercredi 15 février.
1-1
4
1
DEMAIN
Le Real Madrid ridiculisé
JUVENTUS TURIN
Au Caire, stade International :
ÉGYPTE
RD Congo
I LIGUE 2 (25e journée, suite)
Voir ci-dessus.
I NATIONAL
(23e journée, matches avancés)
SAMEDI 11 FÉVRIER
ESPAGNE (Coupe, demi-finales aller)
HIER
(demain, au Caire,
stade International,
17 heures, TF11)
AGENDA
LIGUE 2 (25e journée)
AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE
DE LA MOSSON (Eurosport)
MONTPELLIER : Pionnier – Chakouri, F. Mendy, Ngambi, Colombo –
Carotti (cap.), Taouil, Delaye, Atik ou
Darbion – Lafourcade, Bugnet. Remplaçants: Jourdren (g.), Montaño, Ab.
Cissé, Michalowski, Yachir. Entraîneur : J.-F. Domergue.
VALENCIENNES: Klein – Mater,Flachez, Liron ou Chelle, Silvestri – Dossevi ou Bourgeois, Burle (cap.), Saez,
Doumeng – Savidan, Bogaczyk. Remplaçants : W. Grondin (g.), Chelle ou
Liron, Rippert, Bourgeois ou Dossevi,
Heitzmann. Entraîneur : A. Kombouaré.
Arbitre : M. Falcone.
Finale
(mardi 7 février)
AUJOURD’HUI, 18 HEURES (17 HEURES, HEURE FRANÇAISE), AU CAIRE,
STADE DE L’ACADÉMIE MILITAIRE (Eurosport)
SÉNÉGAL : Sylva – Diatta (cap.), Diakhaté, So. Diawara,N’Daw – Is. Ba, Diagne-Faye,
Bouba Diop, Barry – So. Camara, Niang ou H. Camara. Remplaçants : P. M. Diouf (g.),
C.N’Diaye(g.), Dramé,Djiba, Diouf,F.Mendy,Coly,Daf,D. Kamara,A.Faye,H.Camara ou Niang. Suspendu : Beye. Entraîneurs : A. Sarr et A. Traoré.
NIGERIA:Enyeama–Nwaneri,Yobo(cap.),Enakarhire,Taiwo– Utaka,ObiMikelou
Lawal,Obodo–Okocha–Martins,AghahowaouKanu.Remplaçants: Ejide(g.),Aiyenugba (g.), Ikechukwu, Oruma, Obinna, Kaita, Makinwa, Odemwingie, Odiah, Yussuf, Lawal ou Obi Mikel, Kanu ou Aghahowa. Entraîneur : A. Eguavoen.
Drogba : « C’est dommage »
MONTPELLIER VALENCIENNES
Demi-finales
(vendredi 3 et samedi 4 février)
SÉNÉGAL - NIGERIA
Mido est revenu hier soir sur sa suspension au micro d’Eurosport : « J’ai été remplacé et j’ai demandé pourquoi. J’étais en colère mais je n’ai pas mal parlé, ni
insulté personne. J’ai simplement demandé pourquoi je sortais. Même après le
match, je ne suis pas allé lui parler. (…) C’est une décision incroyable, qui me
dépasse. Je suis le dindon de la farce. Si l’Égypte gagne, on dira que c’est grâce à
cette sanction. Et si on perd, ce sera à cause de moi.
C’est incroyable, mais c’est comme ça que les choses se passent dans ce pays. (…)
Je regarderai la finale à la télé. J’espère qu’on va gagner, pour les joueurs et pour
tout le peuple égyptien. »
explique le buteur de Chelsea. Encore
une fois, ce garçon a tellement envie
de bien faire, tellement envie de montrer qu’il est là, qu’il est décisif… Il l’a
fait maladroitement. Je pense que son
coach l’aime beaucoup : c’est pour ça
qu’il a mal réagi quand il a vu la réaction de Mido. Quelqu’un qui ne t’aime
pas, il ne te regarde pas. Je répète :
c’est dommage pour lui et pour le
coach car je trouve que c’est un très
bon coach. Je ne dirai pas “ Tant mieux
pour nous sur le plan du foot ” mais
bon… » Comme le glissait Marc Zoro,
le latéral gauche des Éléphants : « Il
faut un peu de discipline, on ne peut
pas laisser tout passer non plus. »
– H. P.
Quarts de finale
FINALE POUR LA 3e PLACE
Mido : « Je suis le dindon de la farce »
La suspension de Mido a fait parler
dans le camp des Ivoiriens. Personne
ne s’attendait à une telle sanction.
« Ça m’embête de juger car je ne
connais pas le fond du problème mais
si on accepte de telles choses, c’est fini.
C’est une question de principe. Enfin, il
faut bien voir aussi qu’il n’y aura plus
de match après la finale de la CAN en
Afrique pendant six mois, donc c’est
quasiment un seul match de suspension », explique Henri Michel, l’entraîneur des Eléphants.
Les joueurs ont appris la nouvelle en
rentrant de l’entraînement, en fin de
matinée. Didier Drogba est un ami de
Mido, il l’apprécie et tente de comprendre la situation. « C’est dommage. Il faisait une super CAN,
Le tableau final
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PROLONGATIONS
LES LOULOUS DE « LOULOU »
REPORTAGE
Dans le sillage d’un père monumental, Olivier et Laurent Nicollin ont pris en charge le rugby biterrois et le foot montpelliérain.
À Montpellier, l’écho de Louis Nicollin résonne
depuis plus de trente ans. Avec lui, sports ou affaires,
c’est toujours une histoire de famille. « Loulou » a eu
deux fils, Olivier et Laurent, qui marchent droit dans
ses pas. Avec deux casquettes : directeur au sein de
l’entreprise de nettoiement et gestionnaire de club
de haut niveau ; Olivier s’est lancé dans le rugby à
Béziers en 1999 (1), Laurent s’échine au foot à Montpellier depuis 2000 (2).
MONTPELLIER –
de notre correspondant
TÉLÉVISION
''
dodues et des paris (Loulou qui se
frise les cheveux quand la Paillade
plante les Verts chez eux en Coupe
de France, en 1981). Victime d’un
insidieux laisser-aller et de l’altération de ses ressources financières, il a
plié devant les canons du foot-business des années Bosman.
Durant cette période creuse (plongeons en L 2 en 2000 et en 2004),
Laurent s’est situé entre le champ
sportif et son président de père, touchant tour à tour à l’administratif et
au recrutement, le talon d’Achille de
Montpellier. Il en est venu à remplacer son père aux réunions de la Ligue
et de l’UCPF, à se constituer un carnet d’adresses dans le milieu et à
''
On ne sera pas trop
de deux, et s’il avait
pu faire un troisième
frangin, on l’aurait
accueilli avec plaisir…
(Olivier Nicollin)
''
piquer une première colère de vestiaire en janvier 2004 (élimination de
la Coupe de France à Auxerre, 2-0).
Son émergence raisonnable a aussi
coïncidé avec la « disparition »
assez brutale des « frères » du père,
Michel Mézy et Robert Nouzaret,
écartés en 2002 et en 2004. « Michel
n’avait pas pris positivement mon
arrivée. Il m’a plus vu comme un élément perturbateur », regrette Laurent. Nouzaret, lui, avait été appelé à
remplacer Gérard Bernardet, très
proche de Laurent, après une gifle au
Parc en février 2004 (6-1).
Loulou n’avait pas du tout tenu
compte de l’avis de ses fils, favorables à un sursis. Et ils se rangent
toujours à l’autorité du boss, sans
broncher. Comme si, même pris en
tenaille, il préférait garder le ballon
plutôt que de le passer à ses fils, en
soutien et démarqués. « Loulou a
pris du recul, mais il prend toujours
autant de place », perçoit un ancien
de la maison, Jean-Louis Gasset.
Avec Nouzaret, Montpellier est donc
retombé lourdement en L 2 en mai
2004. C’est Laurent, bien épaulé (5),
qui lui avait d’ailleurs signifié son
renvoi trois mois plus tard, dans la
douleur. Il s’accorde mieux avec
Jean-François Domergue, qui a survécu à une invivable vingtième place
de L 2, le 7 octobre dernier. Depuis
trois mois, Montpellier tend à gommer un départ désastreux, mais les
spots de la L 1 sont encore bien loin.
Olivier, lui, est plus indépendant à
Béziers, où il était arrivé en touriste :
« Je n’avais pas de passion particulière pour le rugby, et j’y connaissais
à peu près que dalle. Je ne m’étais
pas assez impliqué les deux premières années et l’entraîneur, Alain
Hyardet, en avait profité pour faire
gober des vessies et des lanternes à
mon père. J’ai arrêté de faire le demibouffon, et maintenant, ça va, je sais
où je vais et comment. Mais bon, je
ne marquerai pas l’histoire, et puis je
m’en fous, je ne me vois pas la passion nécessaire pour durer vingt
ans. » Difficile de savoir de quel bois
se chauffe une relève toujours sous
contrôle, et comment elle conjuguera au futur son dévouement à une
cause soulevée par l’aura du rusé
Monsieur Propre à l’esprit gaullien, à
la mémoire d’éléphant et à la
gouaille débraillée. « En tout cas,
assure Olivier, on ne sera pas trop de
deux, et s’il avait pu faire un troisième frangin, on l’aurait accueilli
avec plaisir… »
JOHAN RIGAUD
(1) Le club héraultais est actuellement
troisième de D 2, derrière Montauban
et Albi.
(2) Montpellier, après un début de
Championnat difficile, pointe à la
huitième place de L 2.
(3) Baptiste, fils de Laurent.
(4) Il est officiellement président
de l’association et directeur administratif.
(5) Par le vice-président et avocat
Pierre-Marie Grappin.
Déjà les joutes…
ON JOUTAIT DÉJÀ DANS LA GRÈCE ANTIQUE, mais la Fédération française de joutes et de sauvetage nautique fut lancée à Paris, elle, en 1964, et
reçut un agrément officiel en 1971. À bord de son comité directeur figurait
Marcel Nicollin, le père de Louis, qui était déjà membre du Comité des joutes
du Lyonnais. Il devint ensuite le président de la FFJSN de 1972 à 1977, l’année
de sa disparition. « C’est sous son ère que toutes les joutes ont été réunies »,
souligne Louis Nicollin. Les défenseurs des joutes languedocienne et provençale se sont en effet ralliés à la Fédération au début des années 70, sachant
que l’on joute différemment selon les régions et que l’on distingue principalement les méthodes lyonnaise et givordine, parisienne, provençale, languedocienne et alsacienne. Les lances, les positions, le sens de croisement des
barques, les protections, etc., ne sont pas identiques.
Loulou a directement succédé à son père, et sa mère Paulette a été nommée
présidente d’honneur de la FFJSN. « J’assiste tous les ans aux finales des
Championnats de France, et la plus sportive, c’est la lyonnaise », précise-t-il.
C’est lui qui préface le site Internet de la Fédération, en soufflant notamment :
« J’aime cette atmosphère unique qui enflamme nos tournois ! Que notre
sport continue de préserver son folklore avec amour et fierté. Loin de l’argent
et des illusions. » Ses fils, eux, ne se battront pas, a priori, pour être élus à la
présidence. « Je la laisse à mon frère, je n’en veux absolument pas », annonce
Laurent, sourire aux lèvres. « Il ne le sait pas encore, mais avec mon père, on a
arrangé ça il y a deux ou trois ans, et celui qui assurera la continuité de la
présidence des joutes, c’est Laurent », rétorque, amusé, Olivier. – J. Ri.
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
SKI FREESTYLE
FOOTBALL
Rediff. demain à 12 h
Eurosport 135 min
FOOTBALL
10.30
20.30
Copa Libertadores. 2 e phase. Groupe 6.
Nacional Montevideo (URU) - Pumas Unam (MEX).
Eurosport 60 min
FOOTBALL
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« Golf européen »
20.15
Ligue 2. 25 e journée.
Montpellier-Valenciennes.
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Coupe d’Afrique des nations.
Demi-finale. Côte d’Ivoire - Nigeria.
MAGAZINE
FOOTBALL
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Coupe du monde FIS.
Aux Contamines.
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GOLF
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Open de Perth (USA). 1 er jour.
TENNIS
FOOTBALL
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MAGAZINE
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DOCUMENTAIRE
TOUT LE SPORT
MAGAZINE
« Étoiles des glaces. Dérapages surprises »,
de Maria Hemmleb.
23.15
« Le magazine olympique » Au sommaire :
« Saut à skis : toute l’histoire olympique de la discipline ».
L’Équipe TV 26 min
WTA Tour. Open Gaz de France. 8 es de finale.
À Paris. Voir article.
TENNIS
Canal + Sport 65 min
Rediff. à 1 h
20.00
ESPN Classic Sport 60 min
À voir.
PARIS PREMIÈRE. 13 h 30. Tennis. Open Gaz de France. 215’.
02.00
NBA.
Dallas Mavericks - Miami Heat.
Sport + 105 min
NBA + 120 min
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20.10
20.15
Arte 25 min
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Ce soir 19: 00
MAGAZINE
> LA PAGE RUGBY
Portrait de Brian O’Driscoll par Philippe Fleys
> RUGBY
trois heures de direct (*). Une montée en
puissance par rapport à l’an dernier où le
prestigieux tournoi avait eu droit à
quatre heures sur Canal + Sport.
« Quand on décide de s’investir, on y va
à fond, explique Douillet. On n’est pas là
pour faire des coups, mais du long
terme. » Le double champion olympique
réfute cependant l’existence d’une
« patte Douillet », rendant hommage à
son compère Thierry Rey et au travail de
la chaîne depuis les Jeux Olympiques de
1992 à Barcelone. Quant au fait que des
compétitions majeures comme les der-
Eurosport 45 min
France 3 30 min
BASKET
19.45
« LE TOURNOI de Paris, c’est l’un des
plus grands tournois au monde, si ce
n’est le plus grand. Il y a parfois des combats incroyables, avec des jeunes qui
battent des types qui sont sur des
podiums mondiaux. C’est la beauté de
ce tournoi. » Avec David Douillet,
consultant à Canal + depuis 2004, le
judo français a trouvé un VRP de premier
choix, qui commentera ce week-end, au
côté de Thierry Rey, la prestigieuse compétition. Canal + Sport et Canal +
offrent à celle-ci une exposition
majeure, avec respectivement dix et
Paris Première pleins gaz
01.10
« En route pour Turin »
CANAL + SPORT et CANAL +. Samedi et dimanche. Judo. Tournoi de Paris.
Eurosport 15 min
23.30
MAGAZINE
France 3 8 min
DOCUMENTAIRE
Eurosport 30 min
Sport + 30 min
19.40
« ESPN Big Fights. Marcel Cerdan »
22.30
Rediff. à 20 h Eurosport 2
19.00
Euroligue H. 1 re phase. 14 e et dernière journée.
Groupe A. Vitoria (ESP) - Strasbourg.
TPS Foot 60 min
« Total rugby »
Eurosport 135 min
18.45
« Jour de sport »
22.15
MAGAZINE
16.45
« La Page rugby »
Sport + 105 min
Championnat d’Angleterre. 25 e journée.
Chelsea-Liverpool.
Paris Première 215 min
« ATP Tennis »
MAGAZINE
FOOTBALL
13.30
Coupe d’Afrique des nations. Match pour la 3 e place.
Sénégal-Nigeria. Au Caire (ÉGY).
21.30
Coupe d’Espagne. Demi-finale. Match aller.
Espanyol Barcelone - Deportivo La Corogne.
Sport + 105 min
WTA Tour.Open Gaz de France. 8 es de finale.
À Paris. Voir article.
Rediff. demain à 17 h 55
FOOTBALL
12.00
Rediff. demain à 16 h 45
20.45
Coupe d’Angleterre. 4 e tour. Match à rejouer.
Sport + 30 min
TPS Foot 105 min
Le judo en grand
QU’EST CE QUI POUSSE une chaîne généraliste, d’ordinaire plutôt avare en événements sportifs, à diffuser pour la treizième année d’affilée un tournoi de tennis ?
D’abord, « l’histoire forte qui existe entre Paris Première et l’Open Gaz de France,
selon Jérôme de Verdière, commentateur sportif de la chaîne. Nous avons toujours
été fidèles à l’événement, et les organisateurs ont toujours été satisfaits de notre
travail. » Ensuite et surtout, l’impact grandissant du tennis féminin auprès des
téléspectateurs. « Les femmes suscitent souvent plus d’intérêt que les hommes,
note le journaliste. En 2003, la finale entre Amélie Mauresmo et Serena Williams
nous avait permis d’atteindre une audience record de plus de dix points, alors que
la chaîne tourne en moyenne à 0,9. » Autant dire que tout le monde rêve d’une
finale opposant Amélie Mauresmo à Mary Pierce, dimanche après-midi (14 h 30).
Malgré la concurrence durant le week-end du premier tour de Coupe Davis Allemagne-France (sur France Télévisions et Sport +), Paris Première reste donc plus
que jamais fidèle à ses habitudes. En cas d’empêchement, Eurosport et Eurosport 2 proposent en soirée une séance de rattrapage. Autant dire qu’en cette fin de
semaine, il sera difficile de ne pas zapper sur du tennis.
ARTHUR PRALON
PAGE 10
niers Championnats du monde, au
Caire, se retrouvent sur une chaîne à
péage plutôt que sur le service
public ?... Douillet, membre du comité
directeur de la Fédération française de
judo, n’a pas d’états d’âme : « Ce qui me
gêne, c’est quand une compétition n’est
pas retransmise du tout. »
FRANÇOIS-GUILLAUME LEMOUTON
(*) Samedi : 9 heures (Canal + Sport) ;
15 heures (Canal +). Dimanche :
9 heures, 11 h 25 et 15 h 35 (Canal +
Sport) ; 15 h 10 (Canal +).
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 11. Un Jour Avec… (rediff. à 14. et
16.). 18.30 La Grande Édition (rediff.
toutes les heures, jusqu’à 21.30). 19. La
Page Rugby (rediff. toutes les heures, jusqu’à 22.). 22.30 Édition de la nuit.
INFOSPORT
6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en
continu. 18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À .8 et à .38
de chaque heure, chronique sportive.
6.40 et 7.40 France Inter. 6.45 RTL. Le
Journal des sports. 7.40 Europe 1. Sports.
14. RTL. On refait la télé. Invité : Philippe
Candeloro. 16. RMC. DKP (rediff. à 21.).
18. RMC. Luis Attaque. 18. Sud Radio.
Rugby & Compagnie. 18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Global Sport.
20.Europe 1. Europe Sport (avec à 20.10
Le Club Pires) 20. RTL. RTL Foot. 20. RMC.
Coach Courbis.
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
tir de ça, glisse Olivier. Moi, je n’ai
jamais vraiment eu de rêves étant
jeune. Et je ne me suis jamais trop
entendu avec des fils de médecin ou
d’avocat. Chez nous, il y a le travail et
les passions dérivées, imbriqués. On
avait quand même plus de chances
de moins bien naître. » « J’ai choisi
la facilité, entre guillemets, précise
Laurent. Mais je ne me considère
absolument pas comme un fils à
papa. »
Laurent, qui avait obtenu 14 en histoire à son troisième échec au bac (sa
meilleure note), rappelle, incollable
sur ses origines, que Nicollin descend en premier lieu de HauteSavoie. « C’était Nicollin dit Barnabite, au Moyen Âge, poursuit-il. Nos
ancêtres devaient être agriculteurs
ou fermiers, jusqu’à ce que mon
arrière-grand-père migre à Lyon. »
Lyon, où démarre la saga des poubelles en 1949, grâce à leur grandpère paternel, Marcel Nicollin,
conducteur d’autorail devenu entre-
un particularisme. « Ça le fait rire,
mon père, quand je lui dis que bien
s’occuper d’un club, ça prend un
temps fou, mais moi pas, peste Olivier, également président de
l’équipe de foot corpo depuis treize
ans. Il y a plus souvent des moments
où je fais tout à moitié, et c’est
pénible. » Laurent le rejoint : « C’est
clair, je ne peux pas tout faire à
fond. »
Au sujet de leur cooptation au foot et
au rugby, ses fils font d’abord dans le
décalage. Laurent : « J’aurais mieux
fait de me casser une jambe, ce jourlà. » Olivier : « De la boucler le jour
où ça s’est décidé. En passant dans
son bureau, j’ai soufflé à mon père :
“Tu ne vas pas
t’embêter à faire
des allers-retours à
Béz iers, je suis
jeune, si tu veux,
j’irai.” »
Et en route pour un
rodéo. Béziers, où
six entraîneurs se
sont succédé depuis
1999, est revenu à
la case départ cette saison (D 2). Il
n’est pas certain que le groupe Nicollin y fasse de vieux os, même si la présence du technicien Olivier Saïsset,
premier choix indisponible en 1999,
arrivé l’été dernier, griffe l’espoir
d’une progression rapide. Pour sa
part, Montpellier s’est un peu trop
abrité derrière le bouclier de ses
valeurs, héritées de l’époque formidable des copains, des coups de
cœur et d’éclat, des subventions
Bleu
Rouge
Jaune
Il (Louis) ne partira
jamais à la retraite,
il travaillera jusqu’au
jour où il va mourir,
du moins jusqu’à ce
qu’il ait toujours sa tête
(Olivier Nicollin)
faire de Montpellier un meilleur
club. »
Au Parc des Princes, le 2 juin 1990,
Montpellier décroche quand même
sa Coupe de France, le seul morceau
de gloire de l’ère Nicollin. Les frangins s’étreignent. Ils sont
aujourd’hui plus complices et soudés
que par le passé. Cela dit, Laurent
doit quand même à son aîné sa première cuite (à la chartreuse verte) et
Olivier passa pour une idole lorsqu’il
se retrouva accusé un beau
dimanche matin (à tort finalement)
d’avoir franchi un barrage de police
avec l’ancienne R 25 du meneur de
jeu colombien Carlos Valderrama.
De l’avis général, l’aîné épouse
davantage le versant bouillant et
déconcertant du père. « J’aurais plus
tendance à être réservé et cassant,
Olivier à exploser et à t’embrasser
cinq minutes après. J’ai parfois eu un
peu de mal avec ça », confie Laurent.
Lequel aurait, selon Olivier, le même
petit défaut que Loulou : « Un côté
trop gentil, trop sympa. Mon père a
toujours eu autour de lui trop de gens
qui ont essayer de le b…, et il ne sait
pas assez dire non. »
Toujours est-il qu’ils sont entrés en
file indienne dans l’entreprise
en 1993. Olivier chapeaute le centre
Nicollin de La Grande-Motte, Laurent codirige celui de Montpellier. En
plus, parallèlement, Olivier préside
l’AS Béziers depuis son rachat
en 1999 et Laurent est devenu un
président bis (4) du Montpellier
Hérault depuis 2000, bénévolement.
Une lourde double responsabilité et
Jaune
''
MONTPELLIER. – Derrière « Loulou », l’indéboulonnable mentor du sport héraultais, Olivier (à gauche) et Laurent, les deux fils Nicollin, sont au soutien.
(Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe)
Noir
Bleu
Noir
ÉTRANGEMENT, Louis Nicollin n’a
jamais rêvé d’avoir un fils footballeur
pro : « J’aurais plutôt bien aimé avoir
un fils avocat, qui aurait fait de la
politique, ça oui, ou un pharmacien,
mais les pharmaciens sont quand
même moins bons que les avocats en
politique », étale l’increvable souverain du Montpellier Hérault, soixante-deux ans. « Footballeur ?
Pourquoi pas le petit-fils ? (3). On
verra, m’enfin, j’ai pas vu qu’il avait
un pied droit et un pied gauche bien
bons. Mais il n’a que six ans, c’est difficile de savoir. » En tout cas, « Loulou » a obtenu deux garçons de sa
bien-aimée, Colette, et c’était heureux ainsi : « Si je regrette de ne pas
avoir eu de fille ? Ah non, j’aurais eu
mal à la tête. Accepter un gendre,
hou là ! » Pas de fille, mais un club
de foot, Montpellier Hérault,
ex-la Paillade, poupon né dès 1974
en Division d’Honneur, qu’il a considérée comme telle.
Avec Olivier, Louis Nicollin devient
papa à vingt-sept ans. Nous sommes
en 1970, il est marié depuis un an,
installé dans un quartier-village au
nord de Montpellier, appelé le Plan
des Quatre-Seigneurs. Laurent
s’ajoute à la lignée en janvier 1973.
Chez les Nicollin, l’attachement aux
racines et à l’honneur de la famille,
on le sait, c’est une religion. « Je suis
assez fier de mes fils, ils épousent
bien la cause », dit Loulou, comme
s’il avait été dans l’ordre des choses
qu’ils trempent leurs lèvres dans le
grand bol de « Papa Ours ».
« Quand on a baigné dans les poubelles et le foot, c’est difficile de sor-
preneur après avoir perdu un œil
dans un accident. Lyon, où s’allume
la passion intarissable de Loulou
pour le sport, le ballon rond en particulier : « Marcel, lui, n’était pas très
sport. Il ne se désintéressait pas des
résultats de l’OL, mais il n’était pas
enragé comme moi. »
Marcel s’éteint en 1977. Loulou,
parachuté à Montpellier en 1967
pour le compte de la boîte, se promet
de réussir dans les poubelles et le
foot. « Pour mon père, ce qui comptait, c’était le travail, point, brode le
patron. Il ne voulait pas que je sois
fainéant. Oh, j’aurais pu faire ingénieur si j’avais voulu, mais j’ai préféré faire les poubelles. »
Olivier et Laurent, élevés par une
maman dont les parents, d’obédience communiste, se cassaient le
dos dans les vignes, ont mûri dans un
cadre plutôt rigide. Ados, durant les
vacances, ils ont vidé les ordures ou
balayé les rues à Lyon, comme Loulou. « Je n’avais pas trop le temps de
m’en occuper, avoue le chef d’entreprise. » Père absent, qui gâte ses
marmots pour compenser, mais pas
trop. « Si j’avais été pourri gâté, je
pense que je serais beaucoup plus
c… et hautain, et puis je ferais autre
chose que de me casser le c… à faire
ce que je fais », signale Laurent, sans
ambages, comme papa.
Olivier fut plus doué dans les études.
Mais le seul Nicollin à avoir eu le bac
(B, avec un an d’avance) bâcla les
devoirs d’étudiant. « J’étais plein de
sang et plein de vie, sourit-il. Après,
bosser, plutôt que d’étudier, ça
prend plus vite quand on a un père
qui ne jure que par ça. D’ailleurs, il ne
partira jamais à la retraite, il travaillera jusqu’au jour où il va mourir, du
moins jusqu’à ce
qu’il ait toujours sa
tête. »
Les fils Nicollin sont
évidemment largement imprégnés de
la culture « Paillade ». Ils ont respiré à pleins poumons
et avec assiduité les
atmos phères de
vestiaire et de banquets d’aprèsmatch, ou sauté l’école, pour cause
de défaite à se rendre malades ou de
déplacement en semaine à Manchester pour un match de Coupe
d’Europe. « Dès qu’on a été en âge
de tenir un couteau, on a tartiné des
sandwiches pâté à la buvette du
stade », relate Olivier, que son père
avait aussi amené au drame de
Séville, un certain 8 juillet 1982. Les
deux ont taquiné le cuir au club de
papa. « On bouchait les trous en
défense », synthétise Laurent,
ancien camarade de jeu des Candela, Carotti, Serge Blanc ou Lefèvre,
meilleur que son aîné et qui avait très
mal accepté, en juniors, de savoir
qu’il n’irait pas plus haut.
« À travers la Paillade, poursuit Olivier, on a profité pleinement de cette
grande période où le foot était
authentique, sans pression financière. Avec Cantona, Paille et autres
Julio César, on avait une équipe
extra pour jouer le titre. C’est là
qu’on loupe un peu un virage pour
11
RUGBY
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
ÉQUIPE DE FRANCE
C’est l’heure de changer
La composition de l’équipe de France sera connue ce matin. Les retours de Magne, de Marty et de Rougerie sont attendus.
LE TEMPS CHANGE, comme les
joueurs. L’entraînement d’hier
après-midi à Marcoussis, commencé
sous un beau soleil, s’est conclu sous
une pluie glaciale enrobée d’un bel
arc-en-ciel, la couleur des champions du monde chez les « pompes à
roulettes », expression cycliste très
utilisée chez nos rugbymen pour
décrire leur performance en Écosse.
Tout va très vite en effet, vers le haut
comme vers le bas. Voir Dimitri Szarzewski, en baskets et survêtement,
participer sans grande implication à
l’entraînement n’indiquait pas seulement sa probable non-sélection
pour le match de samedi face à
l’Irlande. Elle exprimait la rapidité
avec laquelle on déboulonne les statues.
Le talonneur du Stade Français
n’était-il pas il y a une semaine
encore la « bombe » installée pour
longtemps au centre de la première
ligne française ? Une douche écossaise plus tard, sans que Pierre, Paul
ou Dimitri soit plus responsable
qu’un autre, le voilà discuté. Bernard
Laporte avait prévenu, dimanche
soir à Édimbourg, après la défaite :
« S’il y a des changements, ils ne
seront certainement pas punitifs. »
Szarzewski, pas plus que Pieter
De Villiers, Ludovic Valbon, Rémy
Martin ou Nicolas Brusque, n’aura
donc été « puni » en apprenant la
composition de l’équipe appelée à
démarrer la rencontre face aux Irlandais. Ni surpris d’ailleurs car, dès hier
matin, l’annonce des quinze titulaires avait été pratiquement faite
avec la distribution des rôles sur le
terrain, pour une opposition aussi
musclée et engagée que la veille,
face à France « A ». Cette formation,
à nouveau alignée l’après-midi pour
une séance de lancements de jeu,
avait la composition suivante :
Dominici arrière, Heymans et Rougerie aux ailes, Marty et Fritz au centre,
Michalak et Élissalde en demis,
Bonnaire, Magne et Nyanga en troisième ligne, Pelous et Thion en deuxième, Marconnet, Bruno et Milloud
en première.
Si elle était confirmée ce matin, cela
donnerait cinq changements de nom
par rapport aux quinze titulaires
d’Édimbourg et sept changements
de poste (Marconnet passant de
pilier gauche à pilier droit et Dominici d’ailier à arrière). Elle ferait de trois
absents du groupe des vingt-deux, la
semaine passée, des titulaires :
Magne, Rougerie et Marty. Et elle
traduirait combien la mauvaise surprise écossaise a bouleversé début
février ce qui semblait acquis fin
novembre.
C’était avant que l’orteil de Yannick
Jauzion ne pousse la poutre centrale
de l’attaque à se retirer vendredi ;
avant la déroute en Écosse. De vingtdeux, Laporte décidait de passer à
vingt-neuf et de ne livrer le groupe,
comme la formation de départ, que
ce jeudi matin à neuf heures. Du
jamais-vu, surtout dans la saison où
le staff de l’équipe de France avait
décidé d’avancer au lundi soir son
annonce d’équipe, « afin d’avoir des
joueurs plus concentrés pendant la
semaine ».
À situation d’urgence, mesure
d’urgence. Ambiance « commando », séances de « branques » (de
fous), comme les décrit Raphaël Ibanez, visiblement heureux de s’y
engager (voir par ailleurs). L’ancien
capitaine de l’équipe de France a
probablement conquis une place sur
le banc. Olivier Magne, son beaufrère, a sûrement fait mieux en revenant aux côtés de Yannick Nyanga et
de Julien Bonnaire pour reformer la
troisième ligne du premier test estival en Afrique du Sud (30-30, à Durban). Blessé au mollet droit face aux
Écossais, Thomas Lièvremont n’a pu
s’entraîner depuis, ni postuler à une
place décidément très convoitée :
son compère de Biarritz, Serge Bet-
sen, est également candidat. La
poursuite de la chaise musicale entre
les trois piliers relève plus de l’anecdote ou de la forme du moment. Pieter De Villiers, touché à l’épaule
droite et qui ne reprendra l’entraînement qu’aujourd’hui, sera naturellement remplaçant, comme Olivier
Milloud l’était à Édimbourg et Sylvain Marconnet face aux Sud-Africains.
Le remplacement de Valbon par
David Marty, au centre, répondrait
autant à la logique d’un « raté » du
16
Piliers : Marconnet (Stade Français, 29 ans/59 sélections),
De Villiers (Stade Français, 33/51), Milloud (Bourgoin, 30/31).
Talonneurs : Szarzewski (Stade Français, 23/6),
Bruno (Sale, ANG, 31/15), Ibanez (Wasps, ANG, 32/74).
Deuxième-ligne : Pelous (Toulouse, 32/103), Thion (Biarritz, 28/22),
Nallett (Castres, 29/13), Papé (Bourgoin, 25/12).
Troisième-ligne : Bonnaire (Bourgoin, 27/15), Nyanga (Toulouse, 22/15),
Martin (Stade Français, 26/10), Th. Lièvremont (Biarritz, 32/32),
Magne (London Irish, ANG, 32/83), Betsen (Biarritz, 31/48).
13
Demis de mêlée : Élissalde (Toulouse, 28/15), Yachvili (Biarritz, 25/24).
Demis d’ouverture : Michalak (Toulouse, 23/38), Boyet (Bourgoin, 26/0).
Centres : Traille (Biarritz, 26/41), Fritz (Toulouse, 22/4), Boussès
(Bourgoin, 24/1), Marty (Perpignan, 23/2), Valbon (Brive, 29/3).
Ailiers : Dominici (Stade Français, 33/48), Heymans (Toulouse, 27/20),
Rougerie (Clermont, 25/38).
Arrière : Brusque (Biarritz, 29/27).
COUPE DU MONDE 2007
Dominici plaide pour plus
de rassemblements
Entre l’abnégation du Munster et le flair du Leinster,
son cœur balance… Le quinze d’Irlande cherche toujours
une troisième voie entre les styles de ses deux provinces phares.
DUBLIN –
de notre envoyé spécial
« DÉFAITE MORALE », titrait
l’Irish Times en début de semaine,
après la petite victoire du quinze
d’Irlande sur l’Italie (26-16). Après
un automne poussif (deux déculottées à domicile contre la NouvelleZélande, 7-45, et l’Australie,
14-30), les très bons résultats du
Munster et du Leinster, qualifiés
pour les quarts de finale de la Coupe
d’Europe, avaient pourtant réveillé
l’intérêt des Irlandais. Il y a trois
semaines, le Leinster était allé donner une leçon de rugby offensif à
Bath et le Munster avait surclassé
Sale dans le combat. Chacun à sa
façon, dans des styles très différents. En associant les joueurs de
ces deux équipes, la sélection nationale pouvait prétendre à l’excellence. Alors, la déception du public
samedi dernier n’en a été que plus
grande.
Souvent promis à la victoire finale
dans le Tournoi ces dernières saisons, le quinze irlandais n’a pas toujours été au rendez-vous. Une Triple
Couronne et une victoire sur
l’Afrique du Sud en 2004, mais une
CHRISTOPHE DOMINICI a pris part
hier au grand débat sur la mise à disposition des internationaux avant et pendant la Coupe du monde 2007. Rappelons que les représentants de la Ligue
(LNR), de la Fédération (FFR) et du
syndicat des joueurs (Provale) ont
entamé en août des négociations qui
n’ont pas encore abouti. Hier, donc,
l’ailier du Stade Français (48 sélections
depuis 1998) s’est positionné de
manière claire, comme aucun international en activité n’a encore osé le
faire. Dominici a notamment plaidé
pour la multiplication des rassemblements afin de parfaire la préparation
du quinze de France dans la perspective de la Coupe du monde
(7 septembre-20 octobre) : « Quinze
ou vingt joueurs, pas toujours les
mêmes, pourraient se retrouver à
Marcoussis du lundi au jeudi ou au
vendredi avant de regagner leur club
pour le match du week-end, a-t-il
avancé. Cela pourrait se faire tout au
long de l’année. Bien sûr, les joueurs
dont les clubs auraient des matches
importants en fin de semaine ne monteraient pas. Pour que tout cela se réalise, il faudrait trouver un terrain
d’entente. Il y a une Coupe du monde
en France dans dix-huit mois et on n’en
parle pas. Cette Coupe du monde, elle
peut être magique ou désastreuse.
Mais les plus malheureux en cas
d’échec, ce seront les joueurs », a-t-il
conclu. – (avec AFP)
I SUPER 14 : LES BLUES
OUVRENT. – Coup d’envoi du
Super 14, ex-Super 12, demain matin
à 7 h 35, heure française, à Auckland
entre les Blues de Mealamu,
qui ont laissé partir Muliaina aux
Chiefs, et les Hurricanes d’Umaga.
Ce même jour débuteront les deux
nouvelles équipes : la Western Force
de Perth, entraînée par l’ancien
coach des All Blacks, John Mitchell,
et renforcée par Sharpe, Cannon,
Fava et Welborn, rencontrera
les Brumbies de Gregan et Larkham ;
en Afrique du Sud, les Cheetahs
de Du Randt et Smith seront
opposés aux Bulls de Matfield
et Habana. Les Crusaders
de McCaw et Carter, cinq fois
vainqueurs (en 1998, 1999, 2000,
2002 et 2005), qui ont perdu
Mehrtens, Marshall et Maxwell
entre autres, joueront samedi
contre les Highlanders.
Nouveauté cette saison,
il y aura une montée et une
descente entre les équipes
sud-africaines.
I LE QUINZE DE GALLES RECONDUIT. – Mike Ruddock,
l’entraîneur du Pays de Galles, a reconduit mercredi
l’équipe battue en Angleterre (13-47) pour affronter
l’Écosse, dimanche au Millennium Stadium de Cardiff.
L’équipe de Galles : G. Thomas (cap.) – M. Jones,
Luscombe, Watkins, S. Williams – (o) S. Jones, (m) Peel –
M. Williams, Owen, Charvis – Sidoli, Gough – A.R. Jones,
R. Thomas, D. Jones. Remplaçants : Davies, Jenkins,
Delve, A.M. Jones, Phillips, Robinson, Byrne.
année 2005 décevante : troisième
d’un Tournoi où l’Irlande fut
l’équipe qui fit le moins de passes et
utilisa le plus le jeu au pied.
Contepomi s’invite
dans le débat
Associer le pack du Munster et les
trois-quarts du Leinster ressemble
pourtant à une équation idéale.
« Mais dans les faits ce n’est pas
aussi simple, affirme Geordan Murphy, l’arrière de Leicester. Sinon, on
aurait l’équipe parfaite. Le Munster
a toujours joué avec beaucoup de
cœur et le Leinster avec du flair. Ce
sont deux approches différentes du
rugby. Le Munster, c’est d’abord le
combat, le jeu d’avants, l’occupation du terrain et une grosse
défense. Le Leinster, c’est un jeu
plus aéré, plus offensif, très axé sur
le mouvement. L’idéal serait que
l’Irlande trouve sa propre identité,
c’est ce qu’on recherche. » Mais
l’Italie a mis l’accent samedi dernier
sur certaines failles et, curieusement, il n’a jamais autant été question de Felipe Contepomi cette
semaine dans les discussions.
L’ouvreur argentin est le maître à
jouer du Leinster, celui sans lequel
L’ÉQUIPE D’IRLANDE : Murphy – Sh. Horgan,
O’Driscoll (cap.), D’Arcy, Bowe – (o) O’Gara, (m) Stringer
– Wallace, Leamy, S. Easterby – O’Kelly, O’Connell –
Hayes, Flannery, Horan. Remplaçants : R. Best, S. Best,
O’Callaghan, O’Connor, Reddan, Humphreys, Trimble.
I TOURNOI DES SIX NATIONS. – Annonce de la composition
de l’équipe de France à 9 heures à Marcoussis.
DEMAIN
I ANGLETERRE (14e journée). – Gloucester - Leicester, Leeds
- Bristol.
I SUPER 14 (1re journée). – AucklandBlues (NZL) - Wellington
Hurricanes (NZL) (7 h 35, en direct sur Canal + Sport) ; Western
Force (AUS) - ACT Brumbies (AUS) ; Free State Cheetahs (AUS) Northern Bulls (AFS).
SAMEDI 11 FÉVRIER
I TOURNOI DES SIX NATIONS. – France - Irlande (14 h 30,
en direct sur France 2) ; Italie - Angleterre (17 heures).
JULIEN SCHRAMM
I LEAMY BLANCHI. – Cité à comparaître pour avoir
piétiné le demi de mêlée italien, Paul Griffen, samedi dernier, le troisième-ligne centre Denis Leamy a été innocenté hier par la commission de discipline du Tournoi. Leamy
pourra donc jouer samedi contre la France.
I ÉCOSSE : UN SEUL CHANGEMENT. – Un seul
changement dans l’équipe d’Écosse qui affrontera le pays
de Galles, dimanche à Cardiff : le talonneur Dougie Hall
est remplacé par Scott Lawson.
L’équipe d’Écosse : Southwell – Paterson, Di Rollo,
Henderson, Lamont – (o) Parks, (m) Blair – Hogg, Taylor,
White (cap.) – Murray, Kellock – Douglas, Lawson, Kerr.
Remplaçants : Ford, Smith, MacLeod, Petrie, Cusiter,
Ross, Webster
AGENDA
AUJOURD’HUI
ni le duo D’Arcy-O’Driscoll ni le
solide ailier Shane Horgan ne
s’exprimeraient à ce niveau avec
l’équipe de Dublin. Une critique à
peine voilée en direction de numéro
10 du Munster, Ronan O’Gara, plus
connu pour la qualité de son jeu au
pied que pour sa capacité à attaquer
la ligne adverse. « Notre paire de
demis est très classique, elle rend
donc notre jeu très prévisible, disait
ainsi Neil Francis, l’ancien deuxième-ligne international. Ni Stringer ni O’Gara ne sont capables de
faire la différence seuls. Ils ne sont
pas dangereux pour les défenses
adverses. Et cela met beaucoup de
pression sur nos centres. C’est pourquoi la défense inversée des Italiens
nous a fait très mal. » Samedi, au
Stade de France, Eddie O’Sullivan
sera pour la 51e fois à la tête de
l’équipe d’Irlande, mais il n’a toujours pas réussi à imposer son
empreinte à un collectif partagé
entre deux courants symbolisés par
deux joueurs d’exception : le deuxième-ligne du Munster, Paul
O’Connell et le trois-quarts centre
du Leinster, Brian O’Driscoll.
I TOP 14 (15e journée, match en retard). – Brive - Agen
(18 h 30).
I ANGLETERRE (14e journée). – Worcester - Sale.
I SUPER 14 (1re journée, suite). – Canterbury Crusaders
(NZL) - Otago Highlanders (NZL) ; Queensland Reds (AUS) - New
South Wales Waratahs (AUS) ; Golden Cats (AFS) - Western Stormers (AFS) ; Coastal Sharks (AFS) - Waikato Chiefs (NZL).
DIMANCHE 12 FÉVRIER
I TOURNOI DES SIX NATIONS. – Pays de Galles - Écosse
(16 heures, en direct sur France 2).
I ANGLETERRE (14e journée). – London Irish - Newcastle,
Wasps - Northampton, Saracens - Bath.
I PRO D 2 (18e journée, matches en retard). – Béziers Pays d’Aix (15 heures). Auch - Albi (15 h 30).
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
I TOP 14 : BOURGOIN À
SAINT-ÉTIENNE ET À LYON. – C’est
officiel, Bourgoin recevra Perpignan
au stade Geoffroy-Guichard
(36 600 places) de Saint-Étienne
le 25 mars (20e journée de Top 14),
puis Toulouse au stade de Gerland
(42 000 places) de Lyon le 27 mai
(26e et dernière journée de Top 14).
Une semaine après
Bourgoin-Toulouse, l’une
des demi-finales du Top 14
se disputera également à Gerland,
le 2 juin.
I ANGLETERRE : EDDIE JONES EN
PIGE AUX SARACENS. – Steve
Diamond, le directeur sportif
des Saracens (dixièmes du
Championnat), a démissionné
de ses fonctions. L’ancien entraîneur
de l’Australie, Eddie Jones,
occupera la saison prochaine un
poste temporaire de consultant au
sein du club londonien, avant de
prendre ensuite ses fonctions
d’entraîneur des Queensland Reds
(Super 14).
La médaillée de bronze mondiale s’attaquera demain au record national
du 1 500 m indoor de Djaté (4’6’’16 en 1997).
DEMAIN, à Eaubonne, le nom de
Patricia Djaté-Taillard pourrait s’effacer un peu plus des tablettes. La responsable du demi-fond français avait
été dépossédée de son record national
du 1 500 m en plein air, l’été dernier,
par Bouchra Ghezielle (4’1’’90), avant
que Hind Dehiba ne le lui chipe deux
mois plus tard (4’0’’49). La saison
hivernale venue, c’est son record en
salle de 4’6’’16, établi en 1997, qui est
désormais menacé. Samedi dernier,
Dehiba s’y est attaquée à Stuttgart,
échouant à plus de deux secondes
(4’8’’53). Demain, ce sera au tour de
Ghezielle de tenter sa chance. « Que
ce soit Bouchra ou quelqu’un d’autre,
j’espère que ce record va tomber, commente Djaté-Taillard, présente dans le
Val-d’Oise pour l’événement. Au vu de
ses performances de l’an dernier,
Bouchra peut le battre. »
D’autant que les conditions semblent
réunies. « Je suis très motivée pour ce
meeting, car je vais courir devant mon
public », déclare Ghezielle, sociétaire
de l’EA Franconville, à quelques kilomètres d’Eaubonne. Surtout, la
médaillée de bronze mondiale du
1 500 m, à Helsinki l’été dernier, bénéficiera d’une course taillée sur mesure,
avec comme lièvre de luxe sa partenaire d’entraînement, Maria Martins.
« Maria doit emmener Bouchra jusqu’aux 1 000 m en 2’42’’ », explique
Alain Lignier, l’entraîneur des deux
jeunes femmes.
Cette course a aussi été fermée à Dehiba, grande rivale de Ghezielle. « C’est
une course pour battre un record, pas
pour battre une adversaire, réagit
Lignier. C’est important d’avoir tout de
son côté. » Pour Patricia Djaté-Taillard, « ce n’est pas très sport, mais ce
sont des choses qui se font. Ça serait
intéressant que les deux meilleures
puissent courir ensemble. Mais elles
ne s’entendent pas spécialement et ça
peut se comprendre. » Record ou pas,
après ce 1 500 m, Ghezielle devrait
retrouver le 3 000 m, distance qu’elle a
choisie pour les Mondiaux indoor (à
Moscou, 10-12 mars) et sur laquelle
elle a fait sa rentrée samedi à Stuttgart
(3e en 8’50’’63). « À moins qu’elle
fasse un 1 500 m extraordinaire, cette
tentative de record, c’est juste un bon
petit test », précise Lignier.
« Depuis Helsinki, je suis libérée, j’ai
confiance en moi », raconte l’ancienne
Marocaine, longtemps privée de compétition internationale avant sa naturalisation il y a un an. « Son travail de
ces dernières années est en train de
payer », juge son entraîneur. Confirmation possible demain, lors d’une
tentative de record sans travail spécifique, notamment de vitesse, préalable. – C. B.
Jones-Conte, procès évité
On ne saura donc peut-être jamais lequel des deux mentait.
Selon Associated Press, qui cite l’avocat de Victor Conte,
James Wagstaffe, Marion Jones et Victor Conte ont trouvé
un accord amiable mettant un terme à la plainte pour diffamation déposée par l’athlète à l’encontre du patron du tristement célèbre laboratoire BALCO. Les termes de l’accord
sont restés confidentiels. Le 15 décembre 2004, Jones avait
réclamé 25 millions de dollars (18,6 millions d’euros) à Conte
pour l’avoir publiquement accusée, deux semaines plus tôt,
au cours de l’émission 20/20 sur ABC, de s’être dopée en
2000 et en 2001, moult détails à l’appui.
Elle n’avait, en revanche, pas poursuivi la pourtant plus solvable chaîne de télévision. Ni son ex-mari C.J. Hunter, qui
l’avait accusée des mêmes maux en juin 2004. Jones parlait
de « déclarations fausses », « malicieuses » et « trom-
peuses », visant à « porter atteinte à (sa) personne et à (sa)
réputation », et justifiait la somme exigée à Conte par « un
préjudice financier potentiel ». Conte disait attendre « les
procédures judiciaires en toute confiance » : « Je dis la vérité
et Marion ment. » La vérité ne surgira donc pas d’un procès
public. Alors que le coach Steve Riddick évoquait le mois dernier le retour prochain de la championne à son meilleur
niveau, il semble évident que Jones a plus à gagner à éviter
ce grand déballage que Conte. Après avoir lui-même évité
un procès grâce à un accord amiable, celui-ci purge depuis
décembre une peine de prison de quatre mois pour trafic de
produit dopant. Il voulait mettre à profit ce temps pour écrire
un livre sulfureux. Le sera-t-il vraiment et verra-t-il seulement le jour ? – N. H.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
I IBANEZ SURMOTIVÉ. – Interrogé sur ses espoirs d’intégration dans le groupe
des vingt-deux, voire de titularisation, Raphaël Ibanez n’a pas caché à quel point il
espérait être de l’aventure samedi au stade de France. « Je fais partie des sept
joueurs appelés en supplément, mais je ne considère pas être là en plus, juste pour
regarder manger les autres. L’idée générale de ce match, c’est qu’il faudra se
mettre en colère. À un moment, il faut bien se dire que le rugby est un sport de
“branques” pratiqué par des “branques”. » – H. I.
Un fauteuil pour deux Ghezielle défie le temps
Bleu
contracture au mollet gauche en fin de
match à Murrayfield et ressent toujours un petit point douloureux.
Hier, les Bleus ont commencé leur journée en travaillant la transformation du
jeu et sa continuité. Histoire de gommer les imperfections dans le soutien
et la transmission observées en
Écosse. L’après-midi, les passes dans
la défense et le contre en touche ont
constitué les principaux axes de travail
pendant plus d’une heure. Ce matin,
après l’annonce de l’équipe (9 heures),
retour sur le terrain. – G. N.
HENRI BRU
Jaune
Rouge
Jaune
De Villiers ménagé
nomment Damien Traille (convalescent) et Brian Liebenberg (blessé).
On comprend donc le casse-tête que
provoque la nécessité de remplacer le
Toulousain. Dimanche dernier, en
Écosse, les responsables se sont aperçus après coup que la paire ValbonFritz n’était pas totalement complémentaire, au moins pour l’heure. David
Marty, qui tient la corde pour être
associé à Florian Fritz, est un excellent
centre « classique », mais n’est pas la
copie conforme de Yannick Jauzion.
Quel que soit le duo sélectionné ce
matin, l’équipe de France va devoir
s’adapter. C’est ainsi qu’on a pu voir,
lors des entraînements, Cédric Heymans venir de son aile pour se positionner au centre afin d’utiliser la puissance de son pied gauche, notamment
lorsque l’équipe se trouve dans une
position proche de sa ligne de but.
Elle va devoir aussi trouver les éléments capables de rester debout au
cœur de la défense pour faire jouer
derrière eux sans passer par le sol. La
tâche peut être là partagée, notamment avec le renfort des ailiers venus
intervenir au ras de l’ouvreur.
Car, et notamment samedi face à la
paire D’Arcy-O’Driscoll, la bataille du
milieu de terrain promet d’être
chaude. L’an dernier, Jauzion, associé
au débutant Benoît Baby, lui aussi
blessé et qui espère reprendre fin avril,
l’avaient emporté haut la main face à
Maggs-O’Driscoll. Le défi est beau à
relever.
ATHLÉTISME
IRLANDE
LA JOURNÉE DES BLEUS
QUE CE SOIT le matin, avec France A
en opposition, ou l’après-midi, on a
senti une grande application chez les
Bleus, hier. Seuls manquaient sur le
terrain Pieter De Villiers et Thomas Lièvremont. Le pilier droit parisien a trottiné sans participer aux exercices avec
contacts, afin de ménager son épaule
droite, contusionnée. Il reprendra sa
place dans le groupe dès ce matin. En
revanche, le pronostic médical est plus
réservé pour Thomas Lièvremont,
exempté des deux séances du jour. Le
numéro 8 biarrot s’est donné une
MARCOUSSIS. – Appelé en renfort comme vingt-neuvième homme lundi soir, David Marty, qui sert ici Florian
Fritz (de dos), devant Benjamin Boyet (à gauche, bonnet sur la tête) et Ludovic Valbon, devrait être titularisé
au centre de l’attaque française contre l’Irlande.
(Photo Alain de Martignac)
COMME UNE ÉLECTION, un match
de rugby peut se gagner ou se perdre
au centre. Le triangle composé par le
demi d’ouverture et les porteurs du 12
et du 13 est toujours difficile à constituer, parce qu’il nécessite une complémentarité et un équilibre pas toujours
facile à atteindre.
Depuis plusieurs saisons, l’équipe de
France a adopté le système traditionnel du rugby anglo-saxon, avec un
joueur placé systématiquement en
premier centre sur les phases de
conquête directe, l’autre jouant systématiquement deuxième centre.
« Idéalement, explique Bernard
Vivies, l’entraîneur adjoint en charge
des lignes arrière, le premier centre
doit pouvoir seconder l’ouvreur dans le
jeu au pied. Si l’un est droitier et l’autre
gaucher, c’est encore mieux. » Il doit
aussi idéalement aider le demi
d’ouverture dans les prises de décision, être un créateur d’incertitude
chez l’adversaire.
Ces dernières saisons, Damien Traille
puis Yannick Jauzion ont ainsi rempli
ce rôle. Flatley puis Giteau chez les
Australiens, Mauger chez les Blacks,
Catt puis Barkley chez les Anglais sont
aussi des joueurs de pied habiles, qui
ont, à un moment ou un autre de leur
carrière, joué à l’ouverture.
Par ailleurs, il est utile d’avoir un centre
capable de par son gabarit et ses qualités mentales de porter le ballon au
cœur de la défense adverse pour mobiliser les plaqueurs. C’est aussi un
registre dans lequel Jauzion excelle, et
où ses plus proches concurrents se
Noir
Bleu
Noir
LE TOURNOI 2006 DES BLEUS
Dimanche 5 février : Écosse- France, 20-16.
Samedi 11 février : France-Irlande, à 14 h 30 au Stade de France.
Samedi 25 février : France-Italie, à 15 heures au Stade de France.
Dimanche 12 mars : France-Angleterre, à 16 heures au Stade de France.
Samedi 18 mars : Galles-France, à 16 h 30 au Millennium Stadium.
I L’ÉQUIPE PROBABLE : Dominici – Rougerie, Marty, Fritz, Heymans
– (o) Michalak, (m) Élissalde –
Magne, Bonnaire, Nyanga – Thion,
Pelous (cap.) – Marconnet, Bruno,
Milloud.
TECHNIQUE. – Les absences de Jauzion, Traille,
Liebenberg et Baby modifient les équilibres
au centre de l’attaque tricolore.
Samedi, à Saint-Denis, Stade de France, 14 h 30, France 2.
Les arri
arrièères
CHRISTIAN JAURENA
.
I L E S V I N G T - D E U X P R OBABLES : Milloud, Bruno, Marconnet, De Villiers, Ibanez, Nallet,
Pelous, Thion, Bonnaire, Magne,
Nyanga, Martin (ou Betsen), Élissalde, Yachvili, Michalak, Boyet,
Rougerie, Heymans, Marty, Fritz,
Valbon, Dominici.
Centres d’intérêt
Les 29 pour France - Irlande
Les avants
premier que d’un retour après blessure (le Perpignanais aurait sans
doute remplacé Jauzion la semaine
passée s’il n’avait souffert d’une
lombalgie). De son côté, Guillaume
Boussès, entré en fin de match à
Murrayfield et pressenti pour remplacer Valbon, a été finalement laissé à la disposition de France A.
Quant au placement de Christophe
Dominici à l’arrière, il ne ferait que
souligner la contre-performance de
Brusque samedi en Écosse.
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TENNIS COUPE DAVIS (premier tour) – ALLEMAGNE - FRANCE
Faire simple… et double
Guy Forget devrait opter pour une formation « classique » : Gasquet et Grosjean en simple, Llodra-Clément en double.
HALLE – (ALL)
de nos envoyés spéciaux
C’EST AUJOURD’HUI, à midi, dans le
stade de Halle, qu’a lieu le tirage au
sort de la rencontre AllemagneFrance. Pour avoir organisé un stage
de préparation à cinq joueurs (Gasquet, Grosjean, Mathieu, Llodra, Clément), Guy Forget devra éliminer un
nom avant d’annoncer au juge-arbitre
ses élus pour les simples et le double.
Analyse d’un puzzle sans doute moins
éclaté qu’il n’y paraît.
matches, la paire Waske-Haas ne
représente pas le point fort de l’équipe
allemande. A fortiori si Patrick Kuhnen
décide d’aligner finalement Florian
Mayer pour laisser Haas se concentrer
sur ses deux simples. « De tous les
points en jeu, le double est celui qui
semble le plus à notre portée, estimait
hier Forget. On a plus de “métier”, on
maîtrise mieux les combinaisons. J’ai
confiance en mes joueurs. Ce double,
il serait logique qu’on le gagne. »
Depuis l’arrivée en Allemagne, Forget
n’a fait travailler que deux combinaisons : Llodra-Clément et GasquetGrosjean. S’il s’en tient à ses principes
(1. un « percutant » + un « régulier » ; 2. pas de paire constituée par
deux gabarits moyens), et s’il décide
de préserver Gasquet et Grosjean pour
les simples, on voit mal pourquoi il se
priverait samedi de son double « classique ».
Éliminés au deuxième tour à l’Open
d’Australie, après avoir été battus au
deuxième tour de Sydney par… Santoro-Zimonjic, Llodra et Clément ne
représentent pas aujourd’hui une
garantie tout risque. Mais leur bilan
2005 en Coupe Davis (deux matches,
deux victoires) prouve qu’ils savent
répondre « présent » le jour J.
L’INCONNUE
DU DIMANCHE
S’il décide d’aligner un quatuor Gasquet-Grosjean-Llodra-Clément, Forget assure à ses joueurs de simple un
jour de repos le samedi. Dimanche, on
devrait donc assister successivement
GROSJEAN LA BALISE
Sébastien Grosjean n’a rien perdu en
changeant d’hémisphère. Le meilleur
Français de l’Open d’Australie campe
dans la posture d’un titulaire indiscutable, régnant en chef sur les sets
d’entraînement. Avec son physique
remodelé durant la trêve, il gère son
plan de jeu avec sérénité, oublieux
d’un temps où les pépins musculaires
l’accablaient avec régularité. « Seb a
beaucoup de confiance depuis Melbourne, notait hier Guy Forget avec
enchantement. Il claque ses coups
sans se poser de questions. » S’il n’est
pas LE leader d’équipe type, tout au
moins diffuse-t-il cette semaine cette
indispensable sérénité d’une balise
potentiellement capable de rapporter
deux points.
Face à Kiefer, il essaiera de passer
outre le souvenir frustrant du marathon inabouti de Melbourne en quart
de finale (4 h 48), face au « lanceur de
raquette » allemand. « Mais il n’y aura
pas de contentieux. Sur ce coup, j’en
voulais seulement à l’arbitre dont la
décision m’avait énervé. »
Absent ou transparent ces deux dernières saisons
en Coupe Davis, l’ex-numéro 1 français
devrait être en vue cette fois.
HALLE –
de notre envoyé spécial
Sa personnalité simple et discrète en
fait un coéquipier facile à vivre. Guy
Forget rappelait hier comment, par
exemple, Richard Gasquet se sentait à
l’aise à ses côtés. Et son tennis en fait
un candidat indiscutable, pour peu évidemment qu’il ait décidé de jouer. Ne
manquaient plus que des résultats
pour lui ouvrir à nouveau les portes de
l’équipe nationale. Après deux loupés
de suite (défaite au premier tour à
Doha et à Sydney), il décolla à
Melbourne, se hissant en quart de
finale. Le tour était joué. On imagine le
soulagement de Guy Forget, qui avait
vu par ailleurs Gaël Monfils se mettre
hors jeu par un match bâclé d’entrée à
Melbourne.
Sébastien Grosjean est désormais si
présent qu’on se demande si ce n’est
pas lui le vrai leader de cette équipe, à
défaut d’en être le mieux classé. À
cette suggestion, il répond par une
boutade : « On se demandait si je
jouais encore au tennis ? » Non, on se
demandait comment il avait fait pour
renverser aussi vite la vapeur. « C’est
vrai que Melbourne m’a bien remis en
selle, explique-t-il. Et, comme j’ai une
certaine expérience en Coupe Davis, il
semble logique que je sois là. »
Ça paraît simple, en effet. Il aurait
quand même intérêt à briller face à
l’Allemagne. Car si ses coéquipiers
l’ont accueilli à nouveau à bras
ouverts, tous les fans ne lui ont peutêtre pas pardonné son impasse moscovite. Le cadre est idéal pour une
rédemption totale.
PASCAL COVILLE
OPEN GAZ DE FRANCE (WTA Tour, indoor)
Du neuf pour Dechy
Mauresmo superstar
Sa victoire à l’Open d’Australie a encore renforcé la popularité de la Française.
Sa première victoire de la saison, sur Marion Bartoli (6-0, 6-2), coïncide
avec l’arrivée de son nouveau coach.
À REGARDER NATHALIE Dechy
s’imposer avec une belle autorité face
à Marion Bartoli (6-0, 6-2), on avait
l’impression de voir la joueuse qui
s’était hissée l’an dernier en demifinale de l’Open d’Australie plutôt que
celle qui n’avait pas encore remporté
un match de la saison 2006. Expéditive, Dechy profita pleinement d’une
certaine apathie de son adversaire au
premier set puis, lorsque Bartoli commença à réagir, elle réussit à garder le
contrôle du match en passant un maximum de premiers services et en variant
bien les balles très longues et les
courtes croisées. Surprise l’année dernière dans le même tournoi par la fougue de Bartoli, Dechy était sur ses
gardes et, cette fois, c’est elle qui dicta
le rythme des échanges. Dans son box,
à côté de son mari, se trouvait son nouvel entraîneur, Éric Brémond, avec
Dotation : 499 251 / Premier tour : Dechy
b. Bartoli, 6-0, 6-2. Deuxième tour : Dementieva (RUS) b. Arvidsson (SUE), 6-2, 6-2 ; Loit
b. Foretz, 6-0, 6-3 ; Safina (RUS) b. Razzano, 6-4, 6-3 ; Pierce b. Medina Garrigues
(ESP), 6-2, 6-4.
lequel elle a décidé, il y a trois jours, de
faire un bout de chemin. « J’ai appris à
connaître Éric (le mari de Séverine Beltrame) lors du stage de l’Alpe-d’Huez
en décembre. Nous avons parlé de la
manière dont nous pouvions nous
organiser et n’avons pas tardé à aboutir à quelque chose de concret. » Jusqu’ici, Éric Brémond entraînait Camille
Pin et sa femme, dont les classements
ne permettent pas d’entrer dans les
mêmes tournois que Nathalie Dechy.
Mais, apparemment, les problèmes
que cette situation pouvait poser ont
été résolus.
C’est donc une Nathalie Dechy en net
regain de forme qui s’apprête à rattraper le temps perdu en Australie. « Il
faut dire que je suis arrivée là-bas sans
avoir pu taper dans une balle sérieusement depuis plusieurs semaines (elle
s’était fait mal au genou durant le
stage en montagne). J’ai joué et perdu
un match à Melbourne et un à Tokyo,
mais je savais qu’avec la préparation
physique que j’avais faite, je ne tarderais pas à retrouver le rythme. Déjà au
Japon (battue par Martina Hingis 4-6,
7-5, 6-2), il y avait plein de bonnes
choses dans mon jeu. Et cette première
TRÈS COURT. – Deux sets ont suffi à Mary PIERCE pour
battre Anabel Medina Garrigues (6-2, 6-4). Si le match a donné
lieu à quelques échanges spectaculaires, la Française reste pour
l’instant loin de son niveau de la fin de la saison 2005. Le fonds
de jeu est approximatif et sa concentration lui joue quelques
tours. En fait, c’est le manque de compétition qui se fait sentir.
Programmée en premier match hier, Elena DEMENTIEVA
était contente de ne pas avoir à traîner jusqu’au soir : « Je suis
arrivée lundi soir du Japon (elle vient de gagner à Tokyo), j’ai
juste tapé quelques balles avant mon match mais je préférais
jouer de bonne heure car à 17 heures je m’endors à cause du
décalage horaire. » Après avoir perdu les deux premiers jeux,
Dementieva n’a laissé aucune chance à la Suédoise Sofia
Arvidsson (6-2, 6-2)… Pas facile d’affronter une copine, cama-
victoire confirme ce que je pensais. »
Au deuxième tour, Dechy affrontera
cet après-midi Elena Dementieva, qui a
gagné dimanche à Tokyo en battant
Hingis en finale. « Je la connais bien,
car nous nous sommes rencontrées des
dizaines de fois (neuf exactement avec
deux victoires pour la Française) et il y
a eu beaucoup de matches accrochés.
Elena est très puissante, mais peutêtre qu’elle sera un peu émoussée par
ses efforts de la semaine dernière. En
tous les cas, je pense que ce sera une
rude bataille. »
ALAIN DEFLASSIEUX
rade de club qui plus est. Cela n’a pas empêché Émilie LOIT de
faire forte impression pour écraser Stéphanie Foretz, 6-0, 6-3…
Dinara Safina, tenante du titre, s’est montrée trop puissante
pour Virginie RAZZANO, battue en deux sets 6-4, 6-3. C’est
surtout au service que la Russe a fait la différence. Qualifiée
pour les quarts de finale, Safina pourrait retrouver Amélie Mauresmo vendredi pour une revanche de la finale 2005. – A. D.
AUJOURD’HUI
À partir de midi : Schnyder (SUI)-Pironkova(BUL) ; Petrova
(RUS)-Smashnova (ISR) ; Dementieva (RUS)-Dechy ; Mauresmo-Douchevina (RUS).
Pas avant 19 heures : Golovin-Mirza (IND).
GUIDE SAISON 2006
HIER, À L’HEURE du déjeuner, les tribunes de l’Open Gaz de France étaient
loin d’être pleines. Non pas que le
match Loit-Foretz, qui s’affrontaient
alors sur le central, déplaise au public
parisien mais un événement autrement plus important se tenait au
même moment à quelques mètres de
là, dans les couloirs du stade Pierre de
Coubertin. Sur le stand d’un sponsor,
une séance de dédicaces d’Amélie
Mauresmo avait été organisée. L’effervescence engendrée par l’arrivée de la
Française aurait pu faire croire à la présence d’un ancien lauréat de la « Star
Ac », mais c’est bien autour d’une
récente gagnante de Grand Chelem
que les dizaines d’enfants présents
s’étaient regroupés, le stylo dans une
main et le portable dans l’autre afin de
photographier leur idole. « C’est un
peu le tournoi de Mauresmo, soulignait Régis Brunet, le directeur du
tournoi. D’ailleurs, c’est déjà elle qui
avait véritablement lancé l’Open Gaz
de France, en 1999, en battant Martina
Hingis juste après sa finale à Melbourne. Cette année, les circonstances
nous sont favorables. Le succès est
garanti, surtout avec cette petite salle
(4 500 places) qui génère toujours une
grosse ambiance. »
Près de 80 % des places écoulées
avant le début du tournoi, les trois derniers jours déjà pratiquement complets : l’effet Mauresmo joue à plein.
Lundi, lors de la conférence de presse
d’avant-tournoi donnée par la Française, la salle de presse était remplie
comme jamais. « Plus que le succès
RÉSULTATS
I PATTAYA (THA, WTA Tour, dur, 170 000 $, 5-12 février). – Deuxième tour : Llagostera Vives
(ESP) b. Wozniak (CAN), 7-5, 6-2 ; Peer (ISR) b. Sanchez Lorenzo (ESP), 7-6 (7-4), 6-3 ; Castaño
(COL) b. Sun Tiantian (CHN), 6-3, 6-2 ; Dominguez Lino (ESP) b. Nakamura (JAP), 6-2, 6-0.
I WROCLAW (POL, ATP Challenger, indoor, 106 250 /, 6-12 février). – Premier tour : Mahut
b. Vanek (RTC), 6-4, 6-4 ; Ascione b. Dupuis, 7-6 (10-8), 7-6 (7-4) ; Simon b. Lisnard (MON),
2-6, 6-3, 6-1.
I BERGAME (ITA, ATP Challenger, indoor, 42 500 /, 6-12 février). – Deuxième tour : Carraz
b. Cipolla (ITA), 6-0, 2-6, 6-3 ; Péquery b. Vico (ITA), 6-4, 1-6, 6-3.
populaire, qui était déjà au rendezvous les années précédentes, c’est surtout la couverture médiatique qui a
évolué, note Régis Brunet. Les médias
accordent beaucoup plus d’importance à Mauresmo, et donc au tournoi. »
« Depuis son retour d’Australie, le
téléphone sonne beaucoup, beaucoup, beaucoup, confirme Alexia
Dechaume, l’agent de Mauresmo. Certains se manifestent auprès de nous
pour la première fois. Hier (mardi), elle
a fait le 20 Heures de TF 1 parce que
c’est vraiment le top et qu’elle ne
l’avait jamais fait. Mais c’est sa seule
télé pour l’instant, car elle n’a vraiment
pas beaucoup de temps. » On ne verra
donc pas, pour l’instant, la numéro 2
mondiale sur les plateaux des talkshows nationaux. Au grand dam des
téléspectateurs. « Les gens la trouvent
sympa, jolie, sincère et l’apprécient car
ce n’est pas une “killeuse” ni quelqu’un d’arrogant, explique Marc Brincourt, chef du service photo à Paris
Match. Elle joue sur le feeling, la gentillesse, un peu comme Yannick
Noah. »
À quand Amélie Mauresmo personnage préféré des Français ? – A. Pr.
I UN NOUVEL ARGENTIN SUSPENDU. – La fédération internationale (FIT) a
annoncé hier la suspension pour un an de Mariano Hood, 33e joueur mondial en
double. Cette sanction intervient après le contrôle positif du joueur au finastéride
(produit interdit, qui aide notamment à lutter contre la calvitie), effectué le 31
mai 2005 pendant Roland-Garros. Après Chela, Coria, Cañas Rodriguez et Puerta,
il est le sixième Argentin suspendu pour dopage depuis cinq ans.
I RODDICK AVEC RODDICK. – Andy Roddick change d’entraîneur. Le
numéro 3 mondial a embauché son grand frère John (29 ans) après avoir
remercié Dean Goldfine, son coach depuis décembre 2004. Mais le joueur ne
coupe pas les ponts avec Goldfine, qui appartient toujours au team et
officiera davantage comme consultant sédentaire (il habite tout près de Boca
Raton, où réside le joueur). John Roddick, qui travaillait comme professeur de
tennis dans une académie de San Antonio, a été un bon joueur universitaire
vers la fin des années 1990.
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PAGE 12
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
I KIEFER VOTE CLÉMENT. – Nicolas Kiefer a la sensation qu’Arnaud Clément
va jouer en simple. Pressé de justifier cette hypothèse hardie, le plus français des
joueurs allemands dévoila alors un argumentaire un peu étriqué : « Je n’ai pas
d’explication. Je le sens, c’est tout. »
HALLE. – Sébastien
Grosjean (à gauche) n’a
plus apporté un point
à l’équipe de France
depuis trois ans, mais
Guy Forget (de dos), le
préparateur physique
Paul Quétin et Richard
Gasquet vont beaucoup
compter sur lui
ce week-end.
(Photo Michel Deschamps)
I KÜHNEN IMPATIENT. – Après deux années en division inférieure, Patrick
Kühnen apprécie de se retrouver dans le Groupe mondial avec son formidable duo
Haas-Kiefer : « J’ai hâte que ça commence, confie-t-il. Avec ces joueurs-là, on va
pouvoir aller chercher un certain nombre d’équipes. » Et de conclure : « Nous
assumons notre statut de favoris. Même si nous connaissons bien la valeur du
tennis français. »
I BECKER-LECONTE DE RETOUR ? – À la veille de la rencontre, Boris Becker et
Henri Leconte, deux vieilles gloires des nations concernées, envisageraient de
revenir sur le circuit. « Ce n’est pas une blague. Nous y pensons depuis longtemps
et voulons réaliser ce projet cette année », a affirmé le Français, sur le site Internet
de la radio-télévision publique allemande ARD. Sans donner plus de précision, il
semblerait, selon le média allemand, que cette tentative de come-back ait lieu en
double, éventuellement à Wimbledon.
Un coéquipier
facile à vivre
Bleu
Rouge
I SCHÜTTLER OU MAYER ? – Lors de la conférence de présentation de l’équipe
allemande, seul Rainer Schüttler n’arborait pas le survêtement officiel. De là à en
déduire que c’est son nom qui manquera aujourd’hui à l’appel il y a un pas facile à
franchir. Attention toutefois. L’ancien finaliste de l’Open d’Australie était déjà l’an
passé dans la peau de l’éliminé probable, lors de la rencontre de play-off contre la
République tchèque. C’est pourtant lui que Patrick Kühnen préféra à un Florian
Mayer plus en forme. « Pour avoir un joueur polyvalent, simple et double », avait
déclaré le capitaine allemand.
SOUVENEZ-VOUS : Sébastien Grosjean n’a joué qu’une des cinq dernières
rencontres de l’équipe de France. Sa
seule apparition, en mars dernier à
Strasbourg, s’est soldée par deux
défaites contre les deux Suédois,
Thomas et Joachim Johansson. Il avait
eu l’occasion d’effacer ce double échec
mais il préféra faire l’impasse sur le
quart de finale contre les Russes à
Moscou. On sait ce qu’il advint de
l’équipe de France, passée en tête
après le double mais balayée ensuite le
dimanche. Paul-Henri Mathieu et
Richard Gasquet n’avaient qu’un seul
match dans le réservoir. La présence de
Grosjean aurait sans doute changé la
donne. « Ça, on ne saura jamais, plaidait-il avant-hier. Au moment où
j’avais pris cette décision, c’était le
meilleur choix. L’expérience de Strasbourg m’a servi. Là-bas, j’avais joué
alors que je n’étais pas prêt. J’avais
très envie, mais ça n’avait pas suffi. »
Quatre mois plus tard, il était prêt mais
n’avait plus envie : « J’avais enchaîné
dix semaines de compétition (onze
tournois en trois mois et demi pour être
exact), explique-t-il. J’avais beaucoup
donné physiquement et mentalement
pour revenir à un bon niveau. J’étais
vidé. J’avais besoin de me reposer et de
me retrouver en famille. » Dommage,
car le Floridien d’adoption s’était révélé à la fois le meilleur Français sur terre
battue (la surface de Moscou) à
Roland-Garros et le plus constant sur
la tournée américaine de l’été. Son
impasse fit donc débat. Au moins dans
nos colonnes où les intervenants maison ou extérieurs (Arnaud Boetsch et
Bernard Laporte) s’étonnèrent de cette
défection. On imagina même que ses
coéquipiers et son capitaine pourraient lui en tenir rigueur. Après cette
longue éclipse de deux saisons, il
aurait pu voir son purgatoire se prolonger. Il n’en a rien été. Contrairement à
Fabrice Santoro, le Marseillais a toujours eu la cote dans l’équipe de
France.
Jaune
Bleu
Jaune
Malgré ses trois victoires en autant de
VINCENT COGNET
(avec F. Ra. et P. Co.)
Noir
Noir
UN DOUBLE CLASSIQUE
du forfait de Santoro, blessé, l’Aixois
s’était montré inexistant face à Nadal.
Même si son tennis semble plus en
place qu’alors, on l’imagine difficilement sauver la patrie face à Kiefer ou à
Haas. À moins que son tempérament
de battant et l’amour sans faille qu’il
porte à la Coupe Davis parviennent à le
transcender… Nul doute, pourtant,
que Forget préférerait ne pas envoyer
son plus fidèle troufion au feu d’un
quatrième (ou d’un cinquième) match
décisif.
Grosjean
revient de loin
QUI POUR L’ÉPAULER ?
« Je dirai que j’ai deux leaders »,
avoua hier Guy Forget à l’ultime point
presse avant l’annonce aujourd’hui de
la sélection. Difficile d’être plus clair à
mots couverts sur le duo qui sera aligné en simples vendredi. Du coup,
l’hypothèse d’un retour aux affaires de
Paul-Henri Mathieu semble quasi
nulle. D’autant que le Strasbourgeois a
souffert d’un petit bobo au dos qui lui a
fait perdre un peu de préparation. Ce
contretemps n’aidera pas à lui enlever
l’étiquette de « remplaçant ».
À l’opposé, la situation de Gasquet n’a
cessé de se clarifier. « Je suis très satisfait du niveau de Richard, racontait
hier Forget. Je sais qu’il n’a gagné
qu’un match cette saison, mais sa dernière défaite ne m’inquiète pas.
À Zagreb, il a perdu contre Henman
qui, sur une surface aussi rapide, vaut
le top 10 mondial. Il avait perdu principalement sur des petits problèmes de
réglages au service. Depuis, on a bien
travaillé dans ce domaine. » Reste le
problème du dimanche. Le cadet de
l’équipe, dépassé le dernier jour à
Moscou en juillet dernier, peut-il voyager loin après avoir tardé à retrouver
tout son potentiel à cause de son
coude blessé ?
aux chocs Gasquet-Kiefer et GrosjeanHaas. Mais que se passera-t-il si l’un
des deux Français se blesse vendredi
ou s’il fait preuve d’une méforme trop
pénalisante pour l’équipe ? Mystère et
boule de gomme, tant les deux spécialistes du double sont loin de leur meilleur niveau en simple.
Malgré les progrès étalés en 2004
(mais passés aux oubliettes en 2005),
Llodra n’a jamais eu les faveurs de Forget, son jeu à hauts risques manquant
encore cruellement de stabilité. Clément, lui, reste sur une expérience
traumatisante à Alicante, en 2004.
Parachuté de dernière minute à la suite
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
VOLLEY-BALL LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (play-offs premier tour aller)
BASKET
EUROLIGUE HOMMES (1er tour, 14e journée)
ROESELARE - TOURS : 3-2
PAU-ORTHEZ - MALAGA : 53-68
Tours en sursis
Jusqu’à la lie
Battu au tie-break, le champion d’Europe devra s’imposer le plus largement possible chez lui, jeudi prochain.
ROESELARE – (BEL)
de notre envoyée spéciale
TOURS N’A PAS le choix. Pour
espérer défendre sa couronne fin
mars à Rome, le champion d’Europe,
battu au tie-break hier soir en Belgique devra dominer Roeselare, jeudi prochain, en touraine. Un succès
en trois ou quatre sets enverrait à
coup sûr la formation de Roberto
Serniotti au tour suivant, probablement face au Dynamo Moscou du
libéro français Hubert Henno.
Une victoire en cinq manches obligerait à départager les deux équipes au
ratio de points, et là, le TVB a pris hier
un avantage grâce à deux manches
gagnées largement. En revanche, un
succès belge condamnerait le tenant
du titre.
Mais on est encore loin de ce scénario catastrophe et Tours est globalement en ballottage favorable. Le volley-ball français peut donc encore
espérer voir ses deux représentants
au deuxième tour de play-off, après
la belle victoire de Cannes mardi soir
face aux Italiens de Pérouse. Les
deux équipes de l’hexagone se
retrouveront d’ailleurs samedi en
championnat sur la Côte d’Azur.
Qu’a-t-il donc manqué au TVB pour
se mettre un peu plus à l’abri hier
soir ? Avant tout plus de présence au
service réception et de stabilité
offensive. Il est vrai que, côté français, l’attaquant prioritaire, Vladimir
Nikolov, était diminué par une élongation à la cuisse droite. Malgré un
corps médical réticent, l’International bulgare fut aligné d’entrée. Avec
réussite. D’ailleurs, sa sortie à
l’entame du quatrième set après
deux manches parfaitement maîtrisées par le TVB, désorganisa grandement le système offensif français.
Le passage de Nourredine Hfaiedh
en pointe et l’entrée d’Hichem
Guemmadi en réception ne furent
pas convaincants, conduisant
Roberto Serniotti à remettre Nikolov
(qui devrait être ménagé samedi à
Cannes) sur le terrain à 14-9 pour
Roeselare. En outre, lorsque les
bouts de filet étaient en peine, Tours
ne trouva jamais vraiment le bon
timing au centre.
Deux sets impeccables
La seule vraie satisfaction, côté français, est donc venue des 2e et 3e set.
Efficaces au service, que ce soit sur
mise en jeu smashée ou flottante, les
Tourangeaux purent poser leur
contre et museler les attaquants
adverses, fort bien servis pendant la
première manche par Frank Depestele, récompensé avant la rencontre
du Trophée de meilleur passeur de la
première phase. Stables en réception, les Français trouvaient aussi
pendant deux sets beaucoup plus de
solutions offensives.
Malmené au tie-break, Tours
s’accrocha jusqu’à 11-11 grâce
notamment à un Loïc de Kergret percutant au service et au block. Mais
les Belges, portés un temps par l’efficacité au centre de Sergiu Stancu,
creusèrent un écart décisif grâce à
leur réceptionneur-attaquant australien Bel Hardy (venu au relais d’un
Ivan Contreras sur sollicité : 55 ballons à négocier) et grâce aussi à deux
fautes de Slobodan Boskan, apparu
fatigué en fin de match. Il est vrai que
la nuit précédente n’avait pas été de
tout repos pour le Serbo Monténégrin, qui avait suivi à distance depuis
la Belgique la naissance de son fils
Vuk.
MANUELA ECHILLEY
ROESELARE - TOURS : 3-2
(28-26 ; 17-25 ; 18-25 ; 25-21 ; 15-13)
2 400 spectateursenviron. Arbitre : MM. Saltalippi (ITA), Barnstorf (ALL). Points marqués : 213 (103 + 110). Durée : 2H03 (1er set : 31’ ; 2e : 23’ ; 3e : 24’ ; 4e : 29’ ; 5e : 16’).
ROESELARE : 1 ace (Depestele) ; 9contres gagnants (Stancu, 4) ; 63 attaques
gagnantes (Contreras 18/55) ; 33 fautes directes (dont 18 au service).
Six de départ : Depestele (3) puis Van der Ougstraete puis Dewes ; Stancu 16 ;
Contreras (cap, 19) puis Van Kerckhov ; Hoho (8) puis Dewes puis Rubacek (1) ; Marquez (12) ; Hardi (14) ; libero : Callebert. Entraîneur : D. Baeyens.
TOURS: 8 aces (Sloboda, Haldane, De Kergret, 2) ; 13 contres gagnants (Boskan,4) ;
56 attaques gagnantes (Nikolov, 15/35) ; 30 fautes directes (dont 17 au service).
Six de départ : de Kergret (cap, 7) ; Sloboda (8) ; Boskan (17) ; Haldane (8) puis
HardyDessources ; Nikolov (17) puisHfaiedh (12) ; Hfaiedh puisGuemmadi (8) ; libero : Mijic. Entraîneur : R. Serniotti.
Deuxième tour
Aller : 28 février au 2 mars ;
retour : 7 au 9 mars
Din. Moscou (RUS)
Rotterdam (HOL)
3
0
Roeselare (BEL)
Tours
3
2
Belgorod (RUS)
Friedrichshafen (ALL)
3
0
Cannes
Pérouse (ITA)
3
1
I. Salonique (GRE)
Vienne (AUT)
3
0
VITORIA :4 Scola (2,07 m, ARG) ; 5 Prigioni (1,93m, ARG) ; 6 Hansen (1,98m, USA) ;
9 Vidal (2,02 m) ; 10 Ukic (1,96 m, CRO) ; 11 Erdogan (1,90 m, TUR) ; 14 P. Drobnjak
(2,13 m, SEM) ; 15 J. Grimau (1,99 m) ; 16 O. Garcia (2,03 m) ; 18 David (2,08 m,
HON) ; 21 Splitter (2,12 m, BRE) ; 23 Jacobsen (1,98 m). Entraîneur : V. Perasovic.
STRASBOURG : 4 Wesson (2 m, USA) ; 6 Yaici (1,85 m) ; 7 R. Greer (1,95 m, DOM) ;
8 J. Greer (1,95 m, DOM) ; 9 Jeanneau (1,85 m) ; 11 Mendy (2 m ; SEN) ; 12 McCord
(2,01 m, GBR) ; 14 Palmer (2,07 m) ; 23. S. Jackson (1,91 m) ; 31 Giffa (1,98 m) ;
33 Starosta (2,15 m, RTC). Entraîneur : É. Girard.
Trévise (ITA)
Fondateur : Jacques GODDET
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité
commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9.
Tél. : 01-40-93-20-20
Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C.
S.A. INTRA-PRESSE
Capital : 2.150.620 /. Durée : 99 ans.
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S.N.C. L’EQUIPE
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Allemagne, 2 / ; Andorre, 1 / ; Antilles, la Réunion,
1,30 / ; Autriche, 2 / ; Belgique, 1,50 / ; Canada,
2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark,
15 DKK ; Espagne, 1,75 / ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon,
1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 / ;
Italie, 1,70 / ; Luxembourg, 1,50 / ; Maroc, 10 MAD ;
Pays-Bas, 2 / ; Portugal, 1,8 / ; Sénégal, 1 400 CFA ;
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Commission paritaire
no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SE
Tirage du mercredi 8 février 2006 :
428 599 exemplaires
Pas de GP de Belgique en 2006
La FIA a rayé l’épreuve belge du calendrier. Les travaux exigés ne pouvaient pas être effectués dans les temps.
CE DEVAIT être la seizième manche du
Championnat du monde, l’une des plus
belles du calendrier. Elle aurait dû se courir le dimanche 17 septembre sur le circuit de Spa-Francorchamps. Mais elle
n’aura pas lieu. Le Grand Prix de Belgique a officiellement été annulé hier
après que le Royal Automobile Club de
Belgique l’eut officiellement notifié à la
FIA. Selon le communiqué officiel, ce
retrait doit « permettre la fin des travaux
d’extension » du circuit ardennais exigés
par la FIA afin de modifier le paddock, la
ligne droite des stands et l’épingle de la
Source, d’agrandir les boxes et créer une
nouvelle tour de chronométrage. Beaucoup de travaux en bien peu de temps.
Trop peu même.
Il y a de cela un mois Elio Di Rupo, le
ministre président de la région wallonne,
s’inquiétait déjà du retard pris par les tra-
vaux. « Ce que j’entends des experts,
c’est que ce sera difficile, voire impossible, déclarait-il alors au quotidien
belge Le Soir. M. Ecclestone a fait savoir
que, pour lui, sans ces investissements, il
n’était pas possible d’organiser un Grand
Prix. » Hier soir, on apprenait que Bernie
Ecclestone et sa société (Formula One
Administration) seraient les promoteurs
à partir de 2007. Reste à savoir si le pouvoir sportif se contentera désormais d’un
calendrier réduit à dix-huit Grands Prix
ou si un autre circuit prendra la place de
la piste ardennaise afin de conserver dixneuf courses.
BOXE
Le Raidillon de
Spa-Francorchamps, ne
verra pas Fernando Alonso
défendre son titre mondial
au volant de sa Renault
cette saison.
(Photo Stéphane Mantey)
RÉSULTATS
I ESSAIS F 1. – Jerez (ESP, 7-10 février) :
Alonso (Esp, Renault), 1’16’’956 (90 tours) ;
Button (GBR, Honda), 1’17’’114 (58) ; Montoya
(COL, McLaren-Mercedes), 1’17’’273 (53) ; de
la Rosa (ESP, McLaren-Mercedes), 1’17’’425
(109) ; Barrichello (BRE, Honda), 1’17’’492
(60) ; Heidfeld (ALL, BMW-Sauber), 1’17’’588
(116) ; Villeneuve (CAN, BMW-Sauber),
1’18’’069 (91) ; Webber (AUS, Williams-Cosworth), 1’18’’281 (86) ; Kovalainen (FIN,
Renault), 1’18’’938 (77) ; Trulli (ITA, Toyota)
1’19’’430 (103) ; R. Schumacher (ALL, Toyota),
1’19’’681 (84) ; Rosberg (ALL, Williams-Cosworth), 1’19’’965 (29) ; Monteiro (POR, Midland-Toyota), 1’21’’911 (29). Fiorano (ITA, 6-8
février) : M. Schumacher (ALL, Ferrari), 57’’647
(76). Silverstone (GBR, 7-8 février) : Klien
(AUt, Red Bull-Ferrari), 1’26’’15 (30).
En italique, les voitures 2005.
I RENTRÉE D’INOM. – Battu par
le champion WBO des mouche,
l’Argent in Omar Narvaez, le
5 décembre à Paris-Bercy, Bernard
Inom remontera sur un ring le
17 mars à Nice et le 24 avril à Ajaccio.
Ghosn dévoile son plan pour Renault
ENFIN LE SUSPENSE qui entoure l’avenir de Renault
depuis l’arrivée de Carlos Ghosn à la tête de l’entreprise le
29 avril dernier prend fin. C’est ce matin, en effet, au siège du
losange à Boulogne-Billancourt que le très médiatique
patron du groupe français présente son plan d’action devant
un parterre de quelque 450 journalistes impatients de
connaître le futur de la marque pour les trois années à venir.
Lors des premiers neuf mois de sa présidence, le patron
globe-trotter a voyagé, consulté et écouté nombre de ses
quelque 130 000 employés disséminés dans 36 pays à travers le monde. De Sandouville à Cléon, il a aussi nourri les
interrogations de ses salariés – qui n’ont pas oublié que Carlos Ghosn est à l’origine de la fermeture du site belge de Vilvoorde en 1997 – et suscité leurs inquiétudes. Car c’est sur
fond de ralentissement de l’activité et de recul des bénéfices
que le nouvel homme fort de Renault dévoile sa stratégie. En
2005, le losange a ainsi vu le groupe VAG lui ravir sa place de
numéro 1 européen. Et cette année Renault n’aura aucun
nouveau modèle à proposer pour redynamiser des ventes
qui ont diminué de 4,5 % l’an dernier.
Dans ce contexte, que va donc annoncer Carlos Ghosn ? De
l’enrichissement de la gamme sur tous les créneaux à un
renouvellement plus rapide des modèles, de la priorité donnée aux clients à la réduction des coûts – un retrait de la F 1
semblant exclu à très court terme –, l’homme a déjà laissé
entrevoir plusieurs pistes. Mais ce n’est qu’aujourd’hui que
ce grand amateur de bridge va enfin jouer cartes sur table. –
P. W.
TENNIS DE TABLE
GYMNASTIQUE
I PRO A HOMMES. – Mardi, en match avancé de la 11e journée, programmée mardi
prochain, Hennebont s’est facilement imposé face à Istres. Une étape de plus vers un
deuxième titre de suite pour les Bretons, vainqueurs de toutes leurs rencontres depuis le
début de la saison.
11e journée : Hennebont-Istres, 4-0 (Bai Feng Tian-Meng Sun, 3-2 ; Kreanga-Martinez,
3-1 ; Gorak-Legoût, 3-2 ; Kreanga-Meng Sun, 3-0). MARDI 14 : Levallois-Angers ; Cestas-Argentan ; La Romagne - Saint-Denis ; Metz - Pontoise-Cergy. Classement : 1.
Hennebont, 33 points ; 2. Istres, 23 ; 3. Levallois et Pontoise-Cergy, 22 ; 5. Angers et
Metz, 20 ; 7. Cestas, 19 ; 8. Saint-Denis, 17 ; 9. La Romagne, 16 ; 10. Argentan, 12.
I COMANECI BIENTÔT MAMAN. – Nadia Comaneci, quarante-quatreans, attend un
petit garçon pour le mois de juillet, a annoncé hier son mari, l’Américain Bart Conner, sur
le site Internet du magazine Sports Illustrated. La naissance est prévue vers le 18 juillet,
précise Conner, soit trente ans après que la championne roumaine a obtenu, pour la
première fois de l’histoire, un 10 aux JO de Montréal en 1976. Le couple de gymnastes,
marié depuis 1996, vit depuis 1989 aux États-Unis, où Nadia Comaneci avait obtenu le
statut de réfugié après avoir fui la dictature de Ceausescu. Ensemble, Comaneci (JO 1976
et 1980) et Conner (JO 1984) ont remporté onze médailles olympiques.
HOCKEY SUR GLACE
I NHL (saison régulière). – MARDI :
Washington-Florida, 0-5 ; New JerseyTampa Bay, 7-4 ; Montréal-Buffalo, 2-3
(a.p) ; Toronto-Atlanta, 4-1 ; MinnesotaLos Angeles, 5-1 ; Phoenix-Chicago, 1-3 ;
Colorado-Edmonton, 5-2.
I TOCCHET DANS LA TOURMENTE.
– Rick Tocchet, entraîneur-adjoint de
Phoenix, est accusé d’être au centre d’un
vaste réseau de paris clandestins. Exvedette de la ligue et ami personnel de
Wayne Gretzky, Tocchet, quarante et un
ans, a été inculpé de promotion de paris,
de blanchiment d’argent et de complot. Il
est attendu prochainement dans le New
Jersey afin de répondre de ces accusations. Les paris illégaux concernaient surtout des matches professionnels et universitaires de football et de base-ball.
I HUET S’EST INCLINÉ. – Cristobal
Huet aura finalement préservé sa cage
pendant 173 minutes et 19 secondes,
avant de s’incliner devant Afinogenov
alors que Buffalo était en supériorité
numérique. Le gardien français de Montréal a toutefoisréalisé une très solide partie malgré la défaite en prolongation,avec
31 arrêts.
I STAMM ET GOLDING REPARTENT AUTOUR DU MONDE. – Bernard Stamm, sur Cheminées-Poujoulat, et Mike Golding, sur Ecover,
seront au départ de la Velux 5 Oceans
le 22 octobre prochain à Bilbao. ExBOC Challenge, ex-Around Alone, ce
tour du monde en solitaire avec
escales sur monos 50 et 60 pieds est
disputé tous les quatre ans depuis
1982. Stamm a gagné la dernière édition en 2002-2003. La prochaine
course ne comportera que trois
étapes au lieu de cinq entre Bilbao,
Fremantle (Australie), un port de Floride à désigner et Bilbao, où l’arrivée
devrait être jugée fin avril 2007. Les
Britanniques Alex Thomson et
Conrad Humphreys sont également
engagés.
JUDO
I DELSALLE À CHAMPIGNY. – Première Corse sacrée championne de
France, Delphine Delsalle, montée sur la
plus haute marche du podium national
des – 52 kg, mi-janvier, à Amiens, rejoindra, au mois de juin, les rangs du RSC
Champigny, club présidé par Philippe
Sudre et coaché par Corinne Devy-Frémont. Jusqu’à présent licenciée au
DC Bastelicaccia (près d’Ajaccio), la jeune
(20 ans) et très prometteuse athlète envisage, pour l’heure, un podium au Tournoi
de Paris (elle avait terminé deuxième l’an
passé), ce week-end, à Bercy, avant une
très possible sélection aux Championnats
JEUDI 9 FÉVRIER 2006
d’Europe (en mai, à Tampere, en Finlande), le grand objectif de sa saison.
« Quitter la Corse n’est pas chose facile,
résume Delsalle, mais je pense que c’est
indispensable pour avancer. Je pouvais
difficilement me passer plus longtemps
d’un entraîneur en région parisienne pour
progresser… »
I TEST-MATCHES FRANCO-JAPONAIS. – Après les femmes, hier, c’est au
tour des juniors et des jeunes seniors
hommes de se frotter, cet après-midi, en
une série de test-matches, aux juniors
japonais arrivés en début de semaine à
Paris.
I REVANCHE BYRDKLITSCHKO. – Le 22 avril à Mannheim (Allemagne), l’Américain Chris
Byrd défendra son titre IBF des lourds
face à l’Ukrainien Vladimir Klitschko.
En octobre 2000, à Cologne,
Klitschko l’avait surclassé aux points
en Championnat WBO.
I HEARNS S’OBSTINE. – Vainqueur de son compatriote Shannon
Landberg (40 ans) par arrêt de
l’arbitre au dixième round, samedi à
Detroit, l’Américain Thomas Hearns
(47 ans), ex-champion mondial des
welters aux mi-lourds, remontera sur
un ring en avril.
AIR
I FOSSETT A L’ASSAUT DE SON
RECORD. – Il était 13 h 22, heure française, hier quand Steve Fossett a fait
décoller son immense Virgin-AtlanticGlobalFlyer de près de 35 mètres
d’envergure de la base de Cap Canaveral en Floride. À bord de son avion
ultra-léger en matériaux composites,
celui-là même qu’il avait utilisé pour
son tour du monde historique en solitaire en 2005, le milliardaire américain
va tenter de boucler un périple circum
planétaire de 41 978 kilomètres, en
80 heures, soit 1 126 kilomètres de
plus que son record absolu de distance
de vol ininterrompu. Steve Fossett
avait effectué, en mars 2005, son premier tour de la Terre en 67 h 2’38’’,
décollant et se posant à Salina (Kansas) et parcourant 36 898 kilomètres.
Cette fois-ci, après avoir effectué un
tour complet du globe, il devrait survoler Cap Canaveral en venant de l’ouest,
avant d’entreprendre une seconde traversée de l’Atlantique pour aller se
poser à l’aéroport international de
Kent près de Londres.
I COUPE ULEB : HUITIÈMES DE FINALE RETOUR. – HAPOËL JÉRUSALEM (ISR)-Bree, 81-75
(BEL) (69-68). Quarts de finale, les 28 février et 7 mars (match retour chez le deuxième
nommé) : ASVEL-Aris Salonique ; Vrsac-Reggio Emilia ; ER Belgrade-Dynamo Moscou ; RomeHapoël Jérusalem.
I COUPE DE FRANCE HOMMES (32e de finale, match avancé)
FEURS (N 1)-PARIS : 53-91 (13-24, 12-25, 14-18, 14-24)
FEURS : Dumoulin (4), L. Rhandour (2), Stipanovic (21), Lupot, Viviès (12) ; puis Gourde (14),
M. Diawara. Entraîneur : C. Servajean.
PARIS : Linehan (11), Samnick (16), Volcic (7), A. Jackson (4), Lema (14) ; puis Corosine (6),
Edi (4), Pecherov (21), Rothbart (8). Entraîneur : G. Herbert.
I EUROLIGUE FEMMES (8e de finale, match d’appui). – HIER : Pécs (HON)-Gdynia (POL),
71-47 (aller : 85-55, retour : 66-79). QUARTS DE FINALE (21 et 24 février, 1er mars) :
Valenciennes-Sopron (HON) ; Bourges-Brno (RTC) ; Pécs (HON)-Vilnius (LIT) ; Samara (RUS)Dynamo Moscou (RUS)
I EUROCOUPE FEMMES (quarts de finale retour). – AUJOURD’HUI : Nadezhda (RUS) - Aixen-Provence (19 heures, heure locale, 15 heures, heure française) (aller : 57-73).
I DIJON RETROUVE VATO ET
ACCUEILLE BROWN. – L’arrière
américain Tony Brown, à l’essai
depuis lundi à Dijon et auteur de
11 points lors d’un match amical qui
a rempli le Colisée mardi à Chalon
(79-76), a été engagé par la JDA
jusqu’à la fin de saison avec une
option pour l’exercice 2006-2007.
Brown (1,91 m ; 26 ans), issu
d’Arkansas State, évoluait jusque-là
à Pully, en Suisse, où il était le
meilleur marqueur du Championnat
à 28,6 points. Il pourrait effectuer
ses débuts en Pro A samedi face au
Mans. Dijon retrouve par ailleurs
l’intérieur géorgien Vakthang
Natsvlishivili (30 ans, 2,06 m), qui a
satisfait aux tests médicaux
d’évaluation des séquelles du
pneumothorax qui l’avait écarté des
parquets en avril 2004. « Vato » a
signé jusqu’à la fin de la saison
prochaine. – B. Gr.
I TIRAS WADE AU HAVRE. –
Saint-Thomas Le Havre a accueilli
hier le jocker médical de Tony
Stanley. Il s’agit d’un jeune ailier US
de vingt-quatre ans, Tiras Jamaal
Wade (1,95 m), sorti en 2005 de
Louisiana Lafayette. Wade opérait en
A 2 italienne, à Monferrato, où il a
livré 19 matches à 17,3 points,
5,9 rebonds et 1 passe en vingt-huit
minutes de moyenne.
I JEMEIL RICH À ROANNE. – Le
remplaçant de Tony Akins est arrivé
hier à Roanne. Jemeil Rich (1,76 m ;
31 ans), qui a évolué dans
différentes Ligues mineures ainsi
qu’en Italie, Lituanie, Suisse,
Venezuela…, a joué 9 matches avec
l’ASVEL en 2003-04 (5,7 points
de moyenne).
NBA EXPRESS
Le monde à l’envers
LES RÉSULTATS
Atlanta-Detroit, 99-98 ; New York - LA Clippers,
82-85 ; Dallas - LA Lakers, 102-87 ; Sacramento-Memphis, 104-96.
LE FAIT DU JOUR
Cela pourrait n’être qu’un dérapage malheureux dans une longue
saison de six mois. À ceci près que la victoire d’Atlanta (16 v-32 d)
sur Detroit (39 v-9 d), aussi surprenante soit-elle, avait eu des
signes avant-coureurs, tels ces trois succès en quatre matches des
Hawks et les deux défaites en quatre sorties des Pistons, qui n’en avaient concédé
que six en quarante et une rencontres. Sur le fil depuis le début de la saison et
même la précédente, Atlanta et son coach éjectable, Mike Woodson, font de la
résistance. Invincibles depuis le début du Championnat, lancés sur les talons de
l’année record des Bulls à 72 victoires, les Pistons, eux, souffrent d’un coup de
fatigue à l’approche de la trêve du All-Star Game. Mardi, le temps d’un soir, leurs
destinées se sont inversées. Joe Johnson a crucifié les terreurs de l’Est avec
29 points (à 12/17 aux tirs), dont un lay-up à sept secondes de la fin au cœur de la
redoutable défense de Detroit. Cette action, une sorte d’absurdité, en dit long sur
le trouble actuel de Detroit. « Ils ont su conclure, pas nous, résumait Flip Saunders,
l’entraîneur. Comme je l’ai dit aux gars, nous n’avons pas été très bons depuis une
semaine. Nous avons laissé les adversaires dans les matches. Je ne sais pas si mes
joueurs sont fatigués, mais nous ne jouons pas avec notre faim habituelle, avec
cette urgence qui fait la différence. »
LES FRANÇAIS
Après une ultime journée à patienter à Toronto pour obtenir son
permis de travail, Ronny TURIAF a fait l’impasse à Dallas et
rejoint directement son équipe à Houston, où les Lakers affrontaient les Rockets la nuit dernière. Dans l’attente d’une possible
première sélection au All-Star Game, Tony PARKER et les Spurs jouaient à Toronto, Golden State et Mickaël PIETRUS à Washington, les Sonics de Johan
PETRO à Oklahoma City et les Suns de Boris DIAW recevaient Memphis.
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Classement : 1. Metz, 37 points ;
2. Le Havre, 33 ; 3. Mérignac, 32 ; 4. Dijon,
29 ; 5. Fleury-les-Aubrais, 27 ; 6. Besançon,
25 ; 7. Nîmes, 25 ; 8. Bègles, 25 ; 9. Mios,
24 ; 10. Yutz, 24 ; 11. Toulon, 20 ; 12. Angoulême, 19.
BATEAUX
FORMULE 1
Bleu
DIVISION 1 FEMMES (14e journée). – MARDI : Dijon-Mérignac,
26-22. HIER : Metz-Mios, 37-26.
SAMEDI : Toulon-Nîmes ; Fleuryles-Aubrais - Besançon (20 h 30) ;
Bègles-Angoulême (20 h 45).
DIMANCHE : Le Havre-Yutz
(16 heures).
AUTOMOBILE
Jaune
Rouge
Jaune
HANDBALL
L’Algérien Hiche Guemmadi et les Tourangeaux, qui menaient pourtant 2 sets à 1, ont flanché en fin de match
et devront l’emporter à domicile dans une semaine.
(Photo Stéphane Mantey)
POUR SES ADIEUX à la scène européenne, Strasbourg entend faire bonne figure
ce soir à Vitoria. « On va essayer de livrer un vrai match de basket avec les valeurs
dont on a fait preuve depuis le début, indique Éric Girard. On a compris que dans
cette compétition, lorsqu’on ne jouait pas un match pour le gagner, on prenait
aussitôt un éclat. » Allusion à la seule prestation complètement ratée de son
équipe lors de cette campagne d’Euroligue, à Bologne (71-47) le 26 janvier.
À défaut de pouvoir s’entraîner de manière satisfaisante ces temps-ci, la SIG
compte aussi mettre à profit ce déplacement pour disputer « un vrai match de
préparation » avant de se rendre à Rouen dimanche. Victime d’une entorse à la
cheville gauche à Dijon il y a dix jours, Crawford Palmer retrouve ses coéquipiers.
« Il pourra se remettre dans le rythme en vue de la Semaine des As », dit son coach.
Auteur de débuts européens encourageants face à Kaunas, Boudji Yaici complétera l’effectif strasbourgeois, toujours en attente d’un renfort pour pallier le départ
d’Alvin Young. À l’aller, le champion de France avait signé l’un des trois succès de
sa campagne continentale. Dans le sillage d’un étincelant Ricardo Greer (19 pts, à
100 %), la SIG avait piégé le TAU de Luis Scola (84-76) au terme d’une partie
admirablement maîtrisée. « Les Basques ont en mémoire qu’ils avaient laissé des
plumes chez nous. D’ailleurs, ils ont fixé notre créneau d’entraînement ce jeudi à
12 h 30. Preuve qu’ils ne cherchent pas à nous mettre dans les meilleures conditions », observe encore Éric Girard. – R. Sch.
Noir
Bleu
Noir
3
1
N.B. : directement qualifié pour le Final Four, Trévise rencontrera l’équipe issue du haut de tableau.
I ROSSI CONCLUT AU QATAR. –
Le champion du monde a clos hier
son programme de trois jours
d’essais sur le circuit de Losail. Pour
cette dernière journée, l’écurie officielle Yamaha était seule en piste, les
équipes Tech 3, Suzuki, Kawasaki et
Ducati ayant conclu leurs tests dès la
veille. Sur une piste moins performante, notamment en raison du
vent, Rossi a bouclé son meilleur tour
en 1’56’’78, contre 1’57’’07 pour son
équipier Colin Edwards. Satisfait de
cette séance, la star italienne espérait toutefois résoudre les problèmes
de vibrations qui se sont fait jour au
Qatar. « C’est notre priorité, a-t-il
conclu. J’espère que nous serons en
mesure de les résoudre à Sepang (du
14 au 16 février).»
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
12 6 2/4 0/2 2/4 0-1 2
10 2 0/2 0/1 2/2 - 7 0 0/2 0/1 - 0-1 1
28 8 4/9 0/2 - 2-3 7 4 2/3 - - - 29 2 1/9 0/5 - 1-4 2
22 4 2/5 - - 3-3 12 4 1/6 0/2 2/2 2-1 24 4 2/7 0/1 - 2-3 1
22 9 2/5 - 5/8 3-5 18 2 1/3 - - 0-2 9 8 2/6 1/2 3/3 0-1 200 53 19/61 1/16 14/19 14-25 6
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
B. Rodriguez 23 12 5/9 2/5 - 0-2 2
Risacher
20 8 1/6 0/2 6/6 1-5 1
Lazaro
12 2 1/1 - - 0-1 2
Nicevic
28 15 6/6 - 3/4 4-7 1
Cabezas
26 7 2/5 0/3 3/4 1-1 3
F. Pietrus
28 2 1/3 - - 1-6 Herrmann
20 12 4/10 2/6 2/2 1-0 Garbajosa
23 3 1/9 0/3 1/1 0-8 3
M. Brown
20 7 1/7 1/3 4/6 0-2 2
TOTAL
200 68 22/56 5/22 19/23 10-34 14
53-68 (15-12, 18-17, 6-16, 14-23)
Écarts.- PAU : + 7 (12e, 15e) ; MAL : +15 (score final).
Spect. : 7500. Arb. : Lamonica (ITA), Mastraftsis (GRE),
Sabetta (ITA).
Fauthoux
D’Almeida
Foirest
Drozdov
S. Cissé
Cooper
Rupert
T. Gadou
Sales
Lux
Varem
Sims
TOTAL
AUJOURD’HUI, 19 H 45, À LA BUESA ARENA
DE VITORIA (Sport +)
Belchatow (POL)
Maaseik (BEL)
MOTO
53
68
Faire bonne figure
Final Four
À Rome (ITA),
les 25 et 26 mars
FORMULE. – En cas d’égalité de victoires entre deux équipes, elles sont départagées
d’abord au ratio sets gagnés-perdus, puis au ratio points marqués-encaissés.
MATCHES RETOUR. – Cannes jouera son match retour à Pérouse le mercredi 15 février
(20 h 30) ; Tours disputera le sien le jeudi 16 face à Roeselare (20 h 30).
PAU-ORTHEZ
MALAGA
VITORIA - STRASBOURG
Le tableau des play-offs hommes
Premier tour
Aller : mardi et hier ;
retour : 14 au 16 février
« LE PUBLIC et moi-même nous
attendions à autre chose que ça.
J’aurais voulu voir une équipe
concernée, cela n’a pas été le cas. »
Les mots de Didier Gadou étaient
très durs à l’issue de la nouvelle
défaite de Pau en Euroligue, la 10e
cette saison (5 à domicile). Les Palois
avaient pourtant entamé le match
par le bon bout grâce à une bonne
défense (33-29 à la pause) face à une
formation privée de Sanchez et Santiago. Mais un troisième quart catastrophique (6-16), un grand Nicevic
(15 pts, 11 rbds) et une réussite à 3
points indigne (1/16) allaient leur
mettre définitivement la tête sous
l’eau malgré un dernier sursaut dans
le 4e quart (47-51, 34e). Malaga, qui
a signé là sa quatrième victoire en
quatre matches face à l’Elan, termine premier du groupe C et est toujours invaincu en 2006 (11 victoires).
– G. Cay
14
BASKET EUROLIGUE HOMMES (1
er
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
tour, 14e journée)
Jeudi 9 février 2006
La France qui boite
GROUPE A
AUJOURD’HUI. – Ljubljana (SLV) Trévise (ITA) ; AEK Athènes (GRE) Bamberg (ALL) ; Vitoria (ESP) Strasbourg(19 h 45, Sport +) ; Kaunas (LIT) - F. Bologne (ITA). Classement : 1. VITORIA, 23 pts ; 2. F.
BOLOGNE et Z. KAUNAS, 22 ; 4. TRÉVISE, 21 ; 5. BAMBERG, 19 ; 6. Ljubljana, 17 ; 7. Strasbourg et AEK
Athènes, 16.
Une fois de plus, les clubs français ont échoué. Et les solutions ne sont pas légion…
Avec sept victoires sur
vingt-sept matches joués,
le bilan des
Strasbourgeois et Palois
en Europe est très
décevant. Si le réalisme
obligeait à ne pas
les imaginer parmi les
cadors, l’habitude prise
de la médiocrité devient
inquiétante, d’autant que
les moyens d’inverser
la tendance ne semblent
pas nombreux.
L’EUROLIGUE LAISSE ENCORE la
France à la porte. Avec huit victoires
(si Strasbourg s’impose ce soir), les
deux représentants français ont
encore connu un parcours difficile, à
peine supérieur à l’an dernier (cinq
succès en vingt-huit matches pour
Pau et l’ASVEL). Depuis 2001, date
du coup d’envoi de l’Euroligue
moderne, les équipes françaises
n’ont franchi – anecdotiquement –
la première phase qu’à deux reprises
(ASVEL 2003 et Pau 2004).
Ces résultats médiocres révèlent,
année après année, l’incapacité du
basket français à jouer le moindre
rôle parmi l’élite continentale, qui va
pourtant réunir dans les semaines à
venir huit à dix des treize nations
engagées. Comme le déplore Claude
Bergeaud, l’entraîneur de l’équipe
de France et de l’ASVEL, « ce n’est
malheureusement plus un hasard ».
LES MALHEURS
DE STRASBOURG
GROUPE B
AUJOURD’HUI. – M.Tel-Aviv (ISR) Barcelone (ESP) ; Milan (ITA) - Olympiakos (GRE) ; C. Zagreb (CRO) - EP
Istanbul (TUR) ; Sopot (POL) - LR Vilnius (LIT). Classement : 1. EP
ISTANBUL, 22 pts ; 2. LR VILNIUS et
M. TEL-AVIV, 21 ; 4. BARCELONE,
20 ; 5. Olympiakos, 19 ; 6. Milan et C.
Zagreb, 18 ; 8. Sopot, 17.
Le pourtant
solide pivot
strasbourgeois
K’Zell Wesson
à terre sous le
regard de son
coéquipier Jeff
Greer contre
la Fortitudo
Bologne, image
symbole d’une
Euroligue où
les clubs
français n’ont
pas eu la partie
belle.
(Photo Mao)
PAU N’Y ARRIVE PLUS
Traditionnel porte-drapeau dans
l’épreuve depuis la disparition de
Limoges et le déclin de l’ASVEL, PauOrthez a achevé sa troisième année
« garantie » par une nouvelle désillusion. Le premier budget français
(5,5 millions d’euros) n’est plus en
mesure de rivaliser avec les meilleurs.
L’Élan Béarnais a touché ses limites
dès les matches aller, avant de brûler
ses derniers espoirs à la suite de la
blessure de son arrière US, CC Harrison… lors du coup d’éclat réussi
dans la salle du Real Madrid. « On
n’est pourtant pas si loin que ça dans
une poule très relevée. Et on a lutté
pour la qualification avec Sienne et
Ülker Istanbul, qui sont leaders de
leur Championnat », plaide Pierre
Seillant, le directeur exécutif de PauOrthez, qui n’entrevoit pas d’éclaircie dans le futur, sauf hausse substantielle des moyens financiers. Mais
les moyens supérieurs garantissentils des erreurs de recrutement ?
HIER. – P. Belgrade (SEM) - CSKA
Moscou, (RUS), 79-92 ; U. Istanbul
(TUR) - Sienne (ITA), 74-71 ; Real
Madrid (ESP) - Panathinaïkos (GRE),
73-90 ; Pau-Orthez - Malaga (ESP),
53-68. Classement : 1. MALAGA
(2v.), 26 pts ; 2. PANATHINAÏKOS
(2d.), 26 ; 3. CSKA MOSCOU, 24 ; 4.
REAL MADRID, 21 ; 5. Ü. ISTANBUL,
19 ; 6. Sienne (+1), 18 ;
7.Pau-Orthez (- 1), 18 ; P. Belgrade, 16.
Les cinq premiers de chaque poule et
le meilleur sixième qualifiés pour le
top 16 ; Les équipes déjà qualifiées
en capitales.
P. BELGRADE - CSKA MOSCOU : 79-92
(23-22 ; 20-21 ; 21-25 ; 15-24)
P. BELGRADE : Tripkovic (15), Bogdanovic
(17), Perovic (15), Suput (20), Stefanovic,
Velickovic (2), Pekovic (2), Bozic (3), G.
Brown, Cummings (3), Smiljanic (2). Entraîneur : D. Vujosevic.
CSKA MOSCOU : Papaloukas (14), Zavourev
(3), Smodis (11), Vanterpool (14), Holden
(13), Diatchok (1), Savrasenko (9), Kashirov,
Kurbanov (8), Langdon (19). Entraîneur : E.
Messina.
Ü. ISTANBUL - SIENNE : 74-71
(24-19 ; 15-10 ; 18-21 ; 17-21)
Ü. ISTANBUL : Stefanov (5), Turkçan (5),
Onan (6), Kutluay (8), Erden (3), Trepagnier
(11), Haislip (25), Gulyas (11). Entraîneur : E.
Ataman.
SIENNE : M. Zukauskas (5), Boisa (3), Eze
(5), Pecile, J. Hamilton (14), Kaukenas (19),
Chiacig (6), Woodward (2), Stonerook (9),
Thomas (8). Entraîneur : C. Recalcati.
UNE FATALITÉ ?
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
quelques cadres, en espérant en
recueillir les vertus collectives :
« J’entends dire que tous les internationaux s’en vont mais, à force de ne
plus accorder de place aux Français,
il n’y aura même plus de futurs internationaux dans nos équipes… Travaillons plutôt sur huit, dix ans afin
de se construire une identité. Et puis,
de toute façon, on ne pourra pas
faire plus mal », dit l’entraîneur de la
sélection et de l’ASVEL.
Grâce aux droits télévisés versés à
l’épreuve par Canal +, le basket français engagera encore deux représen-
tants la saison prochaine. Ne pourrait-il pas utiliser le temps libre dont
il disposera au printemps pour méditer sur ses malheurs ?
ARNAUD LECOMTE
(*) Établi sur trois saisons nationales via les résultats en Championnat et en
Coupe de France, ce classement offrira en juin à son vainqueur un billet garanti
pour trois années d’Euroligue, le deuxième billet (pour une saison) revenant au
champion de France ou au premier (ou deuxième) de la saison régulière.
REAL MADRID - PANATHINAÏKOS : 73-90
(23-27 ; 17-22 ; 8-23 ; 25-18)
REAL MADRID : V. Hamilton (2), Sonko (3),
Rakocevic (22), F. Reyes (8), H. Garcia (3),
Fisher, Gelabale (16), Hernandez-Sonseca (4),
Hervelle (7), Tomas (8). Entraîneur : B. Maljkovic.
PANATHINAÏKOS : Alvertis (5), Kalaitzis (3),
Papanikolaou (4), Lakovic (9), Batiste (13),
Fermerling (7), Hatzivrettas (4), Spanoulis
(13), Tsartsaris (5), Diamantidis (8), Scepanovic (2), Sakota (17). Entraîneur : Z. Obradovic.
Rouge
que les effectifs seront complètement décapités, cela sera difficile »,
constate Grégor Beugnot, coach de
Chalon et dernier entraîneur d’un
club français à avoir disputé le Final
Four, avec l’ASVEL en 1997. Claude
Bergeaud suggère de sacrifier la
recherche de résultats immédiats
afin de bâtir des effectifs avec des
jeunes joueurs français autour de
Bleu
Rouge
(Bamberg), peuvent peu ou prou
faire valoir les mêmes arguments. En
revanche, ils évoluent dans des
Championnats moins exigeants.
« Pour combattre le fatalisme, il y a
deux solutions : ne pas avoir peur et
tenter de travailler dans la continuité
avec un effectif et un joueur leader.
C’est l’un des rares moyens pour
compenser nos problèmes. Mais tant
Jaune
Bleu
Jaune
Les arguments avancés pour expliquer ces fiascos successifs sont nombreux : moyens financiers insuffisants pour attirer des joueurs de haut
calibre, recrutement parfois hasardeux, exode prononcé des meilleurs
Français, effectifs multinationaux et
multiculturels qui nuisent à la continuité du travail collectif, effets pervers d’un Championnat national plus
homogène et exigeant que par le
passé, mise en place du ranking
national (*) devenu prioritaire pour
certains…
Néanmoins, trois au minimum des
seize clubs qualifiés, les lituaniens
(Kaunas, Vilnius) et l’allemand
GROUPE C
Noir
Noir
Le champion de France Strasbourg a
effectué des débuts honorables mais
a payé le prix de son inexpérience par
des revers malheureux, lors des premiers matches.
On peut lui en donner crédit,
d’autant que, alors que la qualification était encore envisageable, il a
aussi disputé l’essentiel de la phase
retour sans une pièce majeure de son
échiquier, après le départ de l’arrière
US Alvin Young, non remplacé. « Le
début nous a coûté très cher mais
notre parcours reste une satisfaction
car on a été (présents) dans tous les
matches, à deux exceptions près (à
Bologne et à Ljubljana). Avec un peu
plus de chance et d’expérience, on se
qualifiait. On a tous beaucoup appris
et il faut arrêter de complexer »,
scande l’entraîneur, Éric Girard, qui
veut « sortir du catastrophisme ».
Pour autant, il admet que la SIG
aurait eu du mal à assumer de
concert Top 16 et Championnat.