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FOOTBALL 1 Bleu Rouge Noir Jaune L 1 : A STRASBOURG, PARIS PREND UN POINT En match en retard de la 24e journée, le PSG a ramené son premier point à l’extérieur sous l’ère Lacombe (1-1), grâce à un but de Pauleta (ici à gauche devant Devaux), et remonte à la cinquième place du classement. (Page 8) THIRIEZ : « 2006, ANNÉE DE LA FRANCE » COUPE DE LA LIGUE (Page 6) (Page 7) UNE FINALE NANCY-NICE (Photo Stéphane Mantey) T 00106 - 209 - F: 0,80 E Jeudi 9 février 2006 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE * 60e ANNÉE - No 18 855 - 0,80 / 3:HIKKLA=[UU]U^:?a@c@k@j@k; France métropolitaine CHERCHEURS D’OR À la veille de la cérémonie d’ouverture des JO de Turin, les biathlètes Raphaël Poirée et Sandrine Bailly, le fondeur Vincent Vittoz et la snowboardeuse Karine Ruby partagent le même rêve. Dans leur sillage, 85 sélectionnés français que « L’Équipe » vous présente. (Pages 2 à 4, et notre éditorial) europe1.fr Europe1Vidéo Podcast La radio comme vous ne l’avez jamais vue Découvrez les coulisses d’Europe 1 en vidéo sur la nouvelle chaîne Podcast. Parlons-nous Téléchargez gratuitement les chaînes Podcast d’Europe 1 sur europe1.fr L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2 / ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 / ; AUTRICHE, 2 / ; BELGIQUE, 1,5 / ; ESPAGNE, 1,75 / ; GRÈCE, 1,95 / ; ITALIE, 1,7 / ; LUXEMBOURG, 1,5 / ; PAYS-BAS, 2 / ; PORTUGAL CONT., 1,8 /. Bleu Rouge Noir Jaune Rouge KARINE RUBY, vingt-huit ans, médaillée d’or à Nagano en géant en 1998, et d’argent à Salt Lake City en 2002 en géant parallèle, aimerait conclure sur un titre en snowboard-cross. (Photo UMA Press/zoom) Bleu Rouge VINCENT VITTOZ, trente ans, premier Français champion du monde en ski nordique, à Oberstdorf (Allemagne) l’an passé, vise le titre olympique en poursuite. (Photo Jean-Marc Pochat) Jaune Bleu Jaune SANDRINE BAILLY, vingt-six ans, vainqueur de la Coupe du monde 2005 de biathlon, retrouve la forme au bon moment et aura cinq occasions de conquérir l’or. (Photo Jérôme Prévost) Noir Noir RAPHAËL POIRÉE, trente et un ans, quadruple vainqueur de la Coupe du monde de biathlon, actuel leader de l’édition 2006, sera au départ de cinq épreuves, dont quatre individuelles. (Photo Jean-Marc Pochat) 2 Bleu Rouge Noir Jaune JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 (demain) LE DESSIN Joubert peaufine Sur la route de Turin, où il arrivera samedi, le médaillé de bronze européen s’est arrêté à Grenoble, pour mettre la touche finale à sa préparation. GRENOBLE – de notre envoyé spécial L’ÉDITO FAITES VOS JEUX, TOUT EST PERMIS C Le CIO et l’AMA devront amplifier à Turin l’élan enregistré lors des Jeux d’été à Athènes, en 2004. TURIN – de notre envoyé spécial LE TRÈS NET CHANGEMENT de tonalité enregistré à Athènes lors de l’été 2004 a imprimé clairement le paysage de l’antidopage, en dépit de quelques ombres. Pour autant, et alors que le processus d’harmonisation suit son cours, on peut légitimement attendre des autorités sportives qu’elles confirment à Turin ce nouveau pragmatisme. Dans cette optique, les points positifs relatifs à la stratégie déployée à Athènes ont été globalement reconduits dans le Piémont par le CIO et le TOROC (comité d’organisation), en collaboration avec les Fédérations internationales et, bien entendu, l’AMA (agence mondiale antidopage), qui a dépêché sur place une équipe d’observateurs indépendants. « Création d’une task-force composées de membres émanant des trois structures précitées, concertation et définition d’une politique de contrôles intelligente, augmentation de la période olympique durant laquelle le Test Distribution Plan (TDP) s’exerce (de l’ouverture du village olympique à la fermeture officielle des Jeux) », bref, on retrouve là, tel que le détaille le docteur Patrick Schamasch, directeur de la commission médicale du CIO, l’essentiel du dispositif grec ayant abouti à la détection de vingthuit cas positifs. De plus, sur la base d’une 5 3 3 3 avec Le Havre avrre re 6 4 6 3 Brest st Maarcooussis R nnes Re Ren 2 2 3 1 Biarritz 7 2 ClermontFer d Ferrand 8 6 6 2 Toulouse 3 1 1 -1 D Dijon 3 0 Limoges Bordeaux Belfort 2 0 Tours 7 4 1 0 Auxerre Nanttes t Laa Rochelle Strassbourg sb 4 RRugby, entra t aîîînnementt 2 équipe de Frannce 4 3 Metz Pariss 2 0 9 3 Montpe M pellier Ciel nuageux ageux du sud Foot (L 2), reç eçoit ço Valenciennes iennes de la Garonne à l’Auvergne et Rhône-Alpes jusqu’au nord de la Seine 10 Perpignan et au Nord-Est. Sur un grand quart nord-ouest, 4 les éclaircies prédominent. Journée lumineuse sur les régions méditerranéennes. Mistral et tramontane soufflent de 80 à 90 km/h en rafales. Lyon 2 0 2 -1 Gren Grenoble Cyclisme, Cy Cyclism y me, To Tour Tour M Mééditerran dditeerran errannéen en 2e étape tap Berre-L’É L’ tang - Mont Faronn 10 5 La Gardee - La Garde 3e étape pe Ajaccio 14 8 LA QUESTION D’HIER La FIFA a-t-elle été assez sévère avec la Turquie ? OUI ............................................................................................. 22 % NON ........................................................................................... 78 % (nombre de votants : 70 122) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. répartition classique des contrôles – sites olympiques dévolus au TOROC, reste du monde attribué à l’AMA et gestion des résultats assurée par le CIO avec droit d’appel pour l’AMA –, un très net effort a été porté sur le volume des contrôles lors de ces Jeux d’hiver. Mille deux cents sont prévus, soit, comme le souligne Jacques Rogge, « 72 % de plus qu’à Salt Lake City ». Prélèvements urinaires et sanguins systématiques pour les cinq premiers Des prélèvements urinaires et sanguins systématiques seront effectués pour les athlètes concernés, le sang étant voué à la détection de l’hormone de croissance et des homotransfusions. Quelque deux cents tests urinaires EPO sont de surcroît programmés, essentiellement en précompétition, pour lutter contre la prise de microdoses. Les cinq premiers de chaque épreuve, ainsi qu’un athlète tiré au hasard, seront contrôlés. Pourquoi cinq ? Au nom, tout simplement, d’une possible rétroactivité des analyses et des sanctions et d’un déclassement potentiel des médaillés. Rappelons que les échantillons seront conservés huit ans. Cette fois-ci, dans des conditions strictement établies par les standards des laboratoires édictés par l’AMA… On touche là l’un des points sensibles de l’héri- tage athénien. Patrick Schamasch, comme Olivier Rabin, directeur scientifique de l’AMA, assurent de concert que les leçons des Jeux d’été 2004 ont été retenus. Le principal couac, très douloureux, concernait évidemment le dossier du cycliste américain Tyler Hamilton, médaillé d’or en Grèce, dont l’échantillon sanguin A fut contrôlé positif (homotransfusion) avant que le B, mal conservé, soit déclaré illisible. Si le coureur de Phonak fut ensuite contrôlé positif pour cette même manipulation lors de la Vuelta (2004) – cette fois-ci dans les règles – et en attendant le verdict du TAS consécutif à son recours contestant la méthode de détection, cet incident fut extrêmement préjudiciable. Et démontre qu’en matière de détection, il est très dangereux de privilégier l’événementiel au détriment de la rigueur scientifique. Selon le docteur Schamasch, « aucun nouveau test ne sera effectué à Turin sous la pression de l’événement, et l’unicité totale du laboratoire devrait assurer un maximum de rigueur aux analyses ». Le laboratoire de Turin – en réalité, il s’agit du laboratoire de Rome transféré dans de nouveaux locaux dans le Piémont – sera totalement autonome. Dirigé par Francesco Botre, composé d’au moins quatre-vingt-cinq personnes, il enregistrera notamment la contribution des spécialistes du laboratoire de Lausanne, le docteur Martial Saugy en tête, en charge de la détection des homotransfusions (*), et de la présence d’autres directeurs de laboratoire accrédités (les professeurs Catlin de l’UCLA et Segura de Barcelone, entre autres). En ce qui concerne la détection directe des hormones de croissance, dont la mise en pratique s’était interrompue après Athènes, faute d’une production suffisante d’anticorps nécessaire à sa banalisation, elle sera de nouveau effectuée à Turin. Mais avec une fenêtre de détection limitée à quarante-huit heures, on doute qu’elle aboutisse à la découverte d’un premier cas… Reste dans l’équation finale l’inconnue que constitue le positionnement de l’État italien, farouchement cramponné à sa législation, mais qui « n’embastillera » aucun athlète contrôlé positif durant les Jeux même s’il pénalisera la consommation. En dépit d’un accord intervenu la semaine dernière, après des semaines de gesticulation, et quand bien même Mario Pescante, sous-secrétaire d’État aux Sports, promettait hier « qu’aucune descente des NAS (brigade anti-stupéfiants) n’interviendrait dans les villages olympiques », on imaginerait bien Raffaelle Guariniello, procureur politiquement incorrect, tapi dans son bureau du palais de justice de Turin, un doigt sur le bouton. DAMIEN RESSIOT (*) Les autotransfusions, réalisées avec le propre sang du sujet, restent indétectables. I GATTUSO POSITIF. – Sébastien Gattuso, pousseur du bob monégasque, a été déclaré positif au finastéride, un produit contre la chute des cheveux considéré par l’AMA comme un produit masquant. C’est le comité olympique monégasque lui-même qui a fait un contrôle lors de la compétition de Lillehammer, en octobre. Suspendu deux ans par sa fédération, sa peine a été réduite à six mois en décembre. « Je suis triste, a précisé le prince Albert, car Sébastien a été mon pousseur. Mais nous devons être stricts avec le dopage. Je pense néanmoins que notre athlète a utilisé ce médicament plus par méconnaissance de la liste des produits interdits que par véritable envie de tricher. Mais la loi est la loi, elle doit être respectée. » – A. L. I L’AFFAIRE LUND AU TAS. – C’est aujourd’hui que la chambre ad hoc du TAS, qui siège à Turin durant les Jeux, examinera l’appel de l’AMA dans le cadre du dossier Zach Lund. Membre de l’équipe américaine de skeleton, Lund, contrôlé positif en novembre dernier au finastéride, n’a pas été suspendu par l’USADA et souhaitait donc disputer les Jeux avant que l’AMA, comme le Code mondial lui en confère le droit, ne fasse appel devant le TAS de cette non-suspension. La décision de la cour arbitrale devrait être rendue dans les 24 heures. – D. R. 118e SESSION DU CIO Faut-il croire au dopage génétique à Turin ? LA THÉRAPIE GÉNIQUE consiste à utiliser les gènes comme médicament et, pour cela, à les introduire dans les cellules des patients afin de produire des protéines thérapeutiques spécifiques, nécessaires pour combattre les maladies visées. Le détournement de la thérapie génique à des fins de dopage semble inéluctable : il est tentant, dans la recherche continuelle de l’amélioration de la performance, de recourir à une méthode qui permet de transformer vos muscles en une glande et leur faire fabriquer, par exemple, de l’hormone de croissance ou de l’IGF-1 (facteur de croissance) pour accroître la puissance musculaire, ou bien de l’EPO pour augmenter le transport de l’oxygène par le sang. De nombreuses expériences ont été réalisées avec succès sur des souris ou des singes. L’obtention de souris à la musculature exacerbée par le professeur américain Lee Sweeney, ou de « souris marathoniennes » par l’équipe du du professeur Ronald Evans, a confirmé l’intérêt de la thérapie génique quant à sa possibilité d’augmenter la performance physique. Mais le passage à l’homme s’avère plus difficile. Cependant, les révélations du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung laissent entendre que l’ex-entraîneur allemand d’athlétisme, Thomas Springtstein – jugé depuis le 9 janvier devant le tribunal de Magdebourg pour avoir administré des produits dopants à des mineurs –, se serait procuré du Repoxygen, un médicament permettant d’introduire le gène de l’EPO dans les cellules musculaires, pour leur faire produire cette hormone et augmenter ainsi la production de globules rouges. Sommes-nous entrés dans l’ère du dopage génétique ? L’utilisation du Repoxygen dans le sport paraît surprenante. D’une part, la fabrication de ce produit, expérimenté seulement chez la souris, a été arrêtée en 2002 au stade des essais précliniques. Il faudrait donc que la production ait été reprise par un laboratoire clandestin. D’autre part, ce médicament était conçu pour augmenter l’hématocrite en cas d’anémie seulement : il a été expérimentalement démontré que, s’il s’avérait efficace chez l’animal anémié, injecté à des souris saines, il ne produisait aucune augmentation de l’hématocrite ! Rappelons enfin que l’EPO produite par thérapie génique, in vivo chez le singe, ou ex vivo à partir de cellules humaines, est détectable, ce qui devrait dissuader les tricheurs et les renvoyer vers la traditionnelle autotransfusion sanguine, moins risquée, tellement plus simple à utiliser et toujours indétectable ! Michel Audran est professeur à la faculté de pharmacie de Montpellier 1, directeur du département de biophysique et de bioanalyses et membre du Science and industry against blood doping (SIAB), qui regroupe des scientifiques et des laboratoires pharmaceutiques collaborant dans la lutte contre le dopage sanguin. PROFESSEUR AUDRAN PAGE 2 Copenhague désignée La capitale danoise a devancé Le Caire et accueillera le Congrès olympique 2009. TURIN – de notre envoyé spécial LE SPORT A-T-IL TRIOMPHÉ de la politique ou l’Europe s’est-elle, pour une fois, montrée unie ? Chacun retiendra la solution qu’il veut. Il reste qu’il aura fallu pas moins de six tours de scrutin pour que, finalement, Copenhague s’impose avec 59 voix, contre 40 au Caire, et soit désignée ville hôte du Congrès olympique en 2009. L’affaire des caricatures de Mahomet a-t-elle pesé lourd dans la décision ? Sans doute, car il est assez surprenant que la ville du Caire parvienne en finale alors que d’autres prétendants présentaient sans doute autant d’avantages. Pourtant, ce problème extérieur au sport a cristallisé toutes les attentions. Chacun restant sur ses positions. Si le vote avait eu lieu il y a quinze jours, Copenhague l’aurait sans doute emporté bien plus vite mais la peur de représailles lors des premiers jours des Jeux a sans doute freiné quelques ardeurs. Les Coréens de Pusan s’activaient fort, comme à l’habitude, mais LE VOTE er e Au 1 tour : Athènes est éliminée avec 1 voix ; 2 tour : Riga est éliminée avec 2 voix ; 3e tour : Singapour est éliminée avec 6 voix ; 4e tour : Taipei est éliminée avec 7 voix ; 5e tour : Pusan est éliminée avec 24 voix ; finale : Copenhague bat Le Caire 59 à 40 voix. I TRACTATIONS AVEC L’USOC. – Lors de la session, le président du CIO a révélé que le CIO et le Comité olympique américain (USOC) étaient en pleines tractations pour ce qui concerne les pourcentages que les Américains reçoivent sur les droits TV et sur le TOP programme. Nous révélions la semaine dernière (voir L’Équipe du 3 février) que l’USOC recevrait 448 millions de dollars de retombées olympiques pour la période 2009-2012. leur gourmandise à vouloir tout organiser agace quelque peu. Surtout qu’en dehors du Congrès, 2009 sera également le théâtre de l’élection de la ville hôte des Jeux d’été de 2016, et décidera aussi d’un nouveau terme de quatre ans pour le président Jacques Rogge. Le Caire avait-elle les épaules assez solides pour accueillir ces réunions ? Certains des promoteurs de la candidature égyptienne semblaient souffler un ouf de soulagement à l’annonce des résultats. ALAIN LUNZENFICHTER I PARK CONDAMNÉ. – La saga sud-coréenne se poursuit. Après la démission de Kim Un-yong l’an dernier, un deuxième membre du CIO natif du pays du Matin calme, Park Yong-sung, est dans la tourmente. Hier, en effet, à Séoul, il a été condamné à trois ans de prison avec sursis, cinq ans de mise à l’épreuve et surtout 8 millions de dollars d’amende. Le président de la Fédération internationale de judo, patron du Doosan Group, avait été accusé d’avoir détourné 280 millions de dollars et d’en avoir manipulé 28,6 autres. Cette condamnation va entraîner une réaction en chaîne au niveau du CIO, même si Park va certainement faire appel auprès de la court suprême coréenne. La Commission d’éthique ne va pas manquer de proposer à la commission exécutive du CIO une suspension provisoire, qui fera perdre au patron du judo mondial toutes ses prérogatives olympiques. Il ne restera plus qu’à régler le cas de Lee, patron de Samsung. JEUDI 9 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge Accentuer la pression Bleu Bleu Jaune Cherbouurg Lille GRENOBLE. – Déçu par son relatif échec aux Championnats d’Europe, Brian Joubert chamboule ses habitudes pour réussir ses Jeux. Au programme : des entraînements « nouvelle formule », plus courts mais plus intenses. (Photo Marc Francotte) DOPAGE LA MÉTÉO 4 2 JEAN-BAPTISTE RENET Jaune Noir E sont les heures les plus longues. Avant les premières compétitions du week-end, il reste le temps de placer quelques courtes séances d’entraînement, plus sûrement de longues plages de réflexion. Ce n’est pas encore le moment de refaire la course, le match ou la finale. Mais on peut les imaginer. Difficile d’être raisonnable quand on rêve de podium olympique. Quand il s’agit d’évoquer la course d’un jour après, parfois, quatre années de patience et d’endurance. Ces moments échappent à toute logique et les champions des Jeux sont définitivement hors normes. Le rendez-vous a sacré les plus grands, révélé les plus téméraires. Il justifie toutes les audaces. Plus question de Championnat, de Coupe du monde. On ne remet pas en jeu la victoire et son crédit la semaine suivante. On demeure toute sa vie champion ou championne olympique. Cette foi pousse à voir plus grand. Jean-François Lamour, le ministre des Sports, a évoqué un objectif de quinze médailles. Quatre de plus qu’à Salt Lake City, où la France avait déjà réalisé son « score » le plus élevé de l’histoire des Jeux d’hiver. Banco. Le chiffre est-il trompeur ? La France ne compte pas au rang des plus grandes nations hivernales qui, comme l’Allemagne, la Norvège, la Russie et même l’Autriche, pèsent lourd quand il s’agit de compter les prises dans leurs chasses gardées. Tradition oblige. Notre nation a trouvé une autre voie pour se faire entendre. « De 1992 à 2002, il y a eu des hauts et des bas mais toujours des champions », résumait Michel Vion, l’ancien DTN du ski alpin, hier dans nos colonnes, en évoquant le mal dont souffrent actuellement les skieurs tricolores. L’analyse peut s’appliquer à l’ensemble du sport français qui, s’il n’arrive pas toujours à être constant dans la performance, possède une propension à faire émerger de fortes personnalités capables d’assumer les enjeux. En 1992, à Albertville, Fabrice Guy et Sylvain Guillaume avaient soulevé une immense émotion avec un inédit doublé en combiné nordique. Après plus de dix années d’éclipse, le jeune Jason Lamy-Chappuis pointe sans appréhension ses spatules à Turin dans la même discipline. « Raisonnablement », il ne figure pas dans les « médaillables » recensés (voir page 3) mais on parierait volontiers sur un coup d’éclat de sa part. Aux Jeux, tout est permis. Et surtout d’être un champion. La lettre du président Pour retrouver l’entière maîtrise de son quadruple, l’arme vitale pour batailler aux Jeux, Joubert a changé sa courbe d’élan. Ou plutôt ressorti une ancienne recette de 2004. Le voici donc qui renoue avec une courbe qui dessine comme un point d’interrogation. À cinq jours du programme court, tout est bon pour entretenir une confiance qui, dit-il, ne l’a jamais quitté. La pression, elle, est à zéro, résumait-il hier, avant d’expliquer qu’il s’épargnerait la conférence de presse de l’équipe de France aujourd’hui et la cérémonie d’ouverture demain, pour des questions de fatigue et de commodité d’entraînement. Deux sessions par jour sont donc au menu jusqu’à demain, avant le départ pour Turin samedi. De l’autre côté des Alpes, Brian Joubert gardera dans un coin de sa tête ce courrier reçu à son domicile, juste après les Championnats d’Europe. Une lettre de félicitations pour sa médaille de bronze et, ajoutés à la main, quelques mots d’encouragement pour l’échéance olympique. Signé : « Le président de la République ». Noir BYE BYE POITIERS et sa glaciale patinoire aux allures de hangar. Voilà Grenoble et sa rutilante enceinte de « P ôle S ud » . « E n t r e z d a n s l’arène », proclame à l’entrée une affiche de promotion pour les matches des Brûleurs de Loup, actuellement 4es de la Ligue Magnus. Une invitation à laquelle Brian Joubert, bastonneur dans l’âme, ne pouvait que donner suite. Le médaillé de bronze européen a, depuis dimanche, élu domicile dans la ville hôte des Jeux de 1968. Pour humer le parfum olympique avant de passer la frontière. Et pour prendre ses repères sur une glace aux dimensions officielles (60 m x 30 m au lieu de 56 m x 26 m à Poitiers). Une bonne occasion, aussi, de reconstituer le « team » Joubert : accompagné de son entraîneur Andreï Berezintsev (et hier de son conseiller Didier Gailhaguet), il a retrouvé son chorégraphe russe, Nikolaï Morozov, qui a emmené en Isère une partie de son écurie, à commencer par la Japonaise Shizuka Arakawa. Hier, pour l’entraînement du matin programmé à 10 h 30, Joubert partageait d’ailleurs la glace avec la championne du monde 2004. Le changement de décor est brutal avec les fillettes du club de Poitiers que le garçon a l’habitude de croiser ! « Ça fait du bien, c’est stimulant de la voir se battre même quand elle est fatiguée », appréciait un Brian Joubert détendu et souriant. Concentré, aussi, pour ses entraînements « nouvelle formule » : plus courts (une heure) mais plus intenses, comme il l’avait annoncé dans la foulée de son relatif échec aux Championnats d’Europe de Lyon (3e), où il avait jugé ses entames de programmes mollassonnes. Hier matin, ce n’était pas encore du grand Joubert. Sous les yeux d’une trentaine de curieux, il pestait sur un triple axel transformé en double : « Je ne dois pas faire ces conneries-là ! » « C’est juste un peu mou-mou », rassurait Gailhaguet. « L’entraînement du matin reste toujours difficile mais ma technique ne part pas en vrille », détaillait le jeune homme, beaucoup plus à l’aise avec un déjeuner dans le ventre. La veille au soir, il avait fourni « une séance très, très physique avec une quinzaine de quadruples et autant de triples axels, en commettant seulement deux erreurs ». Hier encore, il laissa une bien meilleure impression l’après-midi en empilant les « quads ». Mieux vaut cela que l’inverse : à Turin, la compétition ne démarrera pas avant 19 heures. 3 Bleu Rouge Noir Jaune JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 (demain) Onze, record à battre Aux JO de Turin, qui s’ouvrent demain, la France espère faire mieux qu’à Salt Lake City en 2002. Après les huit médailles gagnées à Nagano en 1998 et les onze récoltées à Salt Lake City en 2002, la délégation française s’est fixé, en venant à Turin, un objectif proche des quinze breloques. Les équipes de France de biathlon et de snowboard s’annoncent comme les grands pourvoyeurs de podiums. Le ski de fond (Vittoz), le patinage artistique (Joubert) et le ski alpin (Vidal) peuvent aussi faire grimper la cagnotte. SESTRIÈRES – (ITA) de notre envoyé spécial LE 12 FÉVRIER 2002, une date anniversaire qui ne peut pas s’oublier, Carole Montillet, quinzième au classement général de la Coupe du monde et treizième à celui de la descente, causait la surprise sur la piste de Snowbasin en remportant la descente olympique des JO de Salt Lake City. Quelques jours plus tard, le 23 février, Jean-Pierre Vidal (troisième de la Coupe du monde slalom) et Sébastien Amiez (seizième rang mondial de la même discipline) déjouaient les pronostics en réussissant un doublé historique dans le slalom olympique. En revanche, le grand espoir annoncé de médailles s’appelait Frédéric Covili, numéro 1 mondial du géant. Las, il s’égara à une décevante quinzième place. Des exemples comme ceux-là, les rendez-vous olympiques en font remonter à la surface régulièrement. En termes de résultats et de champions, le sport de haut niveau n’est pas encore une loterie mais on aime volontiers y brasser les statistiques et les résultats pour fabriquer des pronostics. Une prime à la surprise et surtout une dose de bon sens en regard des performances, il faut les deux pour dessiner, avant l’heure, le potentiel de l’équipe de France aux Jeux de Turin. En avançant un objectif atteignant la dizaine de médailles individuelles et même davantage, qui sait, avec les relais en biathlon, fond et combiné nordique, il y a forcément de l’inflation dans l’air. La France ne sera pas présente dans toutes les épreuves mais elle possède une forte concentration de talents dans deux disciplines (biathlon et snowboard) qui explique cet optimisme raisonnable. En biathlon, Raphaël Poirée, engagé dans quatre épreuves individuelles et une par équipes, vise l’or à chaque départ. Comment le leader de la Coupe du monde pourrait-il louper sa depuis l’entrée de cette discipline aux JO. Passée au boardercross, la Chamoniarde, remise d’une fracture d’une vertèbre dorsale au printemps dernier, est candidate à un nouveau titre. Un objectif qui serait très largement dans les cordes de Xavier De Le Rue, leader de la Coupe du monde, si le Pyrénéen ne souffrait d’un trait de fracture à la cheville gauche depuis quelques semaines. Il ne retrouvera la piste que le 13 février, trois jours avant la compétition. En janvier 2005, victime d’une fracture de la clavicule, il avait dû renoncer aux Championnats du monde. Tout juste rétabli, il avait ensuite affronté les meilleurs riders aux X-Games, une compétition au moins aussi forte que les Mondiaux. Et il avait gagné. Que peut-il offrir la semaine prochaine ? De l’or ou du plomb ? Le cas De Le Rue fait débat. Julie Pomagalski (snowboardcross et géant parallèle), Matthieu Crépel et Doriane Vidal (half-pipe) ou Isabelle Blanc (géant parallèle) ont également cible ? Le Norvégien Ole-Einar Björndalen a peut-être la réponse. Quadruple champion olympique en 2002, il revient en forme au bon moment. Le duel entre les deux hommes va animer la quinzaine. Sandrine Bailly connaît le même ascendant que… le Scandinave. Là voilà de retour à temps. Elle va se lancer aussi sur cinq courses comme Poirée et l’ambition d’un titre olympique au bout. Le biathlon français est sur la bonne trace. Le cas De Le Rue fait débat L’abondance de biens est une qualité partagée par les équipes de France de snowboard. Snowboardcross (pour la première fois au programme olympique), géant parallèle ou half-pipe, les chances tricolores sont inscrites sur toutes les listes d’engagés. Karine Ruby, médaillée d’or en 1998 en géant et d’argent en 2002 en géant parallèle, symbolise la constance des Français à truster les podiums olympiques un profil de « médaillables ». Les deux dernières citées ont été respectivement gagner l’argent et l’or à Salt Lake City. Et depuis, elles n’ont pas disparu des classements mondiaux. Même les blessures ou méformes ne les ont jamais éloignées longtemps des meilleures. Le snowboard (deux titres et deux argent en deux sessions des JO), enrichi du boardercross cette année, constitue cette réserve de médailles où la délégation française songe à puiser sans retenue pour faire gonfler le magot. Cette réussite sur les pentes du site de Bardonecchia, sur le seul plan comptable, pourrait être décisive pour atteindre l’objectif ambitieux, et réalisable. Le snowboard est en effet appelé à « compenser » une prévisible baisse de performances en ski alpin. La discipline-reine des Jeux a particulièrement gâté les Français en 2002. Quatre médailles dont deux titres olympiques, les skieurs avaient trouvé l’eldorado dans les montagnes de l’Utah. Depuis, redescendus de leur piédestal, ils traversent… le désert. Aucun Français n’apparaît dans les quinze premiers du classement général de la Coupe du monde avant ces Jeux. Le mieux classé s’appelle JeanPierre Vidal, au cinquième rang cette saison en slalom, seul vainqueur d’une course de Coupe du monde. Énorme. C’était le 22 janvier dernier à Kitzbühel. Le slalomeur savoyard a rappelé ainsi sa capacité à se mobiliser d’un coup pour un très grand événement. Comme à Salt Lake City. Il vient donc rôder à nouveau parmi les prétendants au podium le 25 février. Tout comme Laure Pequegnot, privée de l’or des Jeux par Kostelic pour sept centièmes il y a quatre ans. L’ancienne numéro 1 mondiale du slalom n’est plus aussi rayonnante, mais, comme Carole Montillet, elle possède le vécu des grands rendez-vous. Il y a de la place pour créer la surprise derrière les intouchables Kostelic ou Paerson, véritables ogresses quand il s’agit d’évoquer leur appétit de victoires. Vincent Vittoz et Brian Joubert n’ont pas moins d’ambition. Le fondeur, révélé au plus haut niveau depuis deux ans, et le patineur, habitué des podiums internationaux, sont des candidats crédibles pour la médaille. Vittoz a même étoffé son registre avec une étonnante troisième place à Davos, le week-end dernier, en… classique, le style qu’il affectionne le moins. C’est dire s’il paraît encore plus complet pour envisager le sacre de la double poursuite dimanche, lui le champion du monde en titre. Joubert, lui, déçoit, quand il est… troisième. C’est dire le niveau d’excellence qu’il vise. Dans un duel européen à trois avec le Russe Plushenko et le Suisse Lambiel, l’enjeu le transcendera-t-il ? Il y a gros à parier. C’est tellement agréable de se livrer au jeu des pronostics… ÉTIENNE BONAMY Les paris de Karine RUBY (ssnowboard) Son programme : • Snowboardcross (vendredi 17 février) Ses podiums p cette saison en CCoupe du monde : e • 2 à Whistler (CAN) • 2e à Kronplatz (ITA) Raphaël POIRÉE (bbiathlon) Son programme : • Individuel (samedi 11 février) • Sprint (mardi 14) • Poursuite (samedi 18) • Relais (mardi 21) • Départ en ligne (samedi 25) Ses podiums cette saison en Coupe du monde : • 1err en individuel à Hochfilzen (AUT) • 2e en sprint à Östersund (SUE) • 2e en poursuite à Ruhpolding (ALL) • 2e en départ en ligne à Anterselva (ITA) • 3e en départ en ligne à Oberhof (ALL) 6 mé médailles d’ d argent g 3 mé médailles de bronze Jean-Pierre VIDAL (ski alpin, slalom) Brian JOUBERT (patinage artistique) Doriane VIDAL (snowboard, half-pipe) Laure PEQUEGNOT (ski alpin, slalom) Mathieu CRÉPEL (snowboard, half-pipe) RELAIS SKI DE FOND hommes Julie POMAGALSKI (snowboard, cross et slalom géant parallèle) RELAIS BIATHLON hommes et femmes Infographie L’Équipe (Renaud Didierjean) Photos Alain de Martignac, Bernard Papon, Jean-Marc Pochat et Giuseppe Cacace/Getty Images ses aux Jeux Olympiques d’hiver Total : 22 22 28 = 72 0 0 1 0 0 Saaint-Mo Morritzz (1)) (SUI) U 1 (100e rang moondiaal) 0 0 0 0 1 2 1 2 d (1)) Garmis a sch-Part Pa tennkirrchen r n (1)) Saint-M t-Moorittz t (55) (ALLL) (SUI) SU 0 0 1 Oslo s o (1) (N O R)) 0 0 0 1 0 2 Cortina d’Ampe Co m ezzo (0)) Sqquaw w Valle Va ey (33) (ITA) TA (USA) S 3 4 0 4 3 2 0 1 2 0 0 1 0 0 1 0 1 2 1 0 1 3 5 1 0 1 4 Innsbbruck uck (7) (AUT) UT G noble Gren b (9) Sapppoorro (3) (JAP) A Innnsbbruucckk (1) (AUT) UT Laake Placidd (1) (USA) SA Sarrajeevvo (3) (YOU) OU Calgaaryy (2) ( (CAN) AN Albertv r villlee (9)) Lilllehaamm mmeer (55) (NOR) OR Nag ( Saltt Lake CCitty (111) (USSA) 1928 1936 1948 199 52 1956 1960 19 64 1968 19972 19976 19 80 199 84 199 88 199 92 199 94 1 2002 (55e) (100e) (55e) (12e) (nonn cla c asssé) (111e) (55e) (3e) (16e) ((166e) (188e) (13e) ((111e) (77e) (177e) ( (6e) SKI ALPIN Du vent à l’entraînement LE PREMIER des trois entraînements avant la descente, dimanche, est programmé aujourd’hui à midi. L’occasion pour tout le monde de redécouvrir une piste, la Kandahar Banchetta, peu visitée durant l’hiver en Coupe du monde et qui a été légèrement modifiée depuis leur dernier passage, lors des finales en mars 2004. Seule inquiétude, le vent fort qui est annoncé jusque dans l’aprèsmidi et qui pourrait perturber le premier jour d’alpin de ces Jeux Olympiques. À noter qu’ils sont quatre-vingt dix sur la liste de départ de cet entraînement que le Français Yannick Bertrand ouvrira avec son dossard 1. I COUP DE FROID POUR MAIER. – Hermann Maier n’était pas lundi à Vienne avec le reste de l’équipe olympique d’Autriche pour quelques sollicitations officielles, dont la remise des tenues et une visite à la présidence de la République. Motif de cette absence à ce rassemblement que l’ogre de Flachau ne goûte guère : un gros rhume qui le clouait au lit. Mais pas de soucis pour les Jeux. L’homme aux cinquante-trois victoires est en effet arrivé hier au village olympique à Sestrières et il sera, ce matin, au départ du premier entraînement de descente. Antoine Dénériaz, Pierre-Emmanuel Dalcin, Pierrick Bourgeat, et JeanBaptiste Grange suivront, ces deux derniers ne participant qu’au combiné. Quant à Jean-Pierre Vidal, inscrit puisqu’il était un temps question qu’il fasse le combiné avant de finalement renoncer, ne prendra pas le départ. I PETITE DOULEUR AU GENOU POUR PAERSON. – Après deux jours de repos à Megève dans la foulée de ses trois courses d’Ofterschwang, Anja Paerson avait prévu une grosse journée d’entraînement hier en Haute-Savoie. Mais ayant ressenti une petite douleur au genou gauche, la Suédoise a préféré faire light. Après quelques passages de super-G, elle a ainsi renoncé à effectuer des manches de slalom. Candidate à cinq médailles aux Jeux, en quête d’un or, surtout, puisque c’est le seul titre qui lui manque, Paerson arrivera aux Jeux pour la cérémonie d’ouverture. HOCKEY SUR GLACE PATINAGE ARTISTIQUE BOBSLEIGH I FORSBERG, L’OMBRE DU DOUTE. – Viendra, viendra pas… L’encadrement de l’équipe suédoise de hockey a fait savoir hier qu’elle était très inquiète quant à la participation au tournoi olympique de sa mégastar Peter Forsberg. L’attaquant des Flyers de Philadelphie, qui souffre du dos depuis plusieurs jours et soigne aussi en ce moment un rhume, a effectué un test aux États-Unis qui l’a guère rassuré. « Ce n’était pas ça, la douleur est toujours très sensible, a expliqué l’auteur du tir au but victorieux en finale olympique en 1994. Je ne veux pas croire que les Jeux sont foutus pour moi, je veux y croire encore même si ça paraît mal embarqué. » Le premier match de la Suède à Turin est prévu mercredi prochain contre le Kazakhstan. Saint Peter sera-t-il là ? I KWAN DERNIÈRE ARRIVÉE, PREMIÈRE SERVIE ? – Qualifiée sur tapis vert pour les Jeux Olympiques après avoir « séché » son championnat national pour cause de blessure, l’Américaine Michelle Kwan qui fut parmi les dernières inscrites pour ces Jeux par le Comité olympique américain pourrait être désignée comme porte drapeau de la délégation US. La décision sera annoncée ce matin à Turin. La quintuple championne du monde est attendue aujourd’hui dans la capitale du Piémont et devrait s’entraîner dès demain. I LA FRANCE A CHOISI SES POUSSEURS. – Comme prévu, Patrick Faure, le boss de l’équipe de France de bobsleigh, a tranché hier sur la formation des équipages pour les épreuves olympiques. À l’issue des tests d’aérodynamisme et de poussée effectués dimanche à La Plagne, il a été décidé que le bob à quatre sera composé de Bruno Mingeon, le pilote et le porte-drapeau de la délégation française, et des pousseurs Alexandre Van Houtte, Christophe Fouquet et Pierre-Alain Menneron. Par ailleurs, Bruno Mingeon et Stéphane Galbert seront affectés au bob biplace. « Tout cela est bien entendu soumis aux entraînements que nous ferons sur place. S’il n’y a pas de pépins, on restera dans ce schéma. » Question pépins justement, Alexandre Van Houtte et Pierre-Alain Menneron se remettent à peine d’une intoxication alimentaire. LA QUESTION DU JOUR Aux Jeux Olympiques de Turin, la France battra-t-elle son record de onze médailles ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS entre 6 heures et 22 heures (0,34 euro + coût d’un SMS). JEUDI 9 FÉVRIER 2006 I QUATRE JUGES FRANÇAIS. – Un(e) juge tricolore officiera dans les quatre catégories à Turin puisque, comme les États-Unis et le Canada (soit trois pays sur vingt-cinq), la France a été tirée au sort partout. Il s’agit de Philippe Mériguet pour les hommes, Élisabeth Louesdon pour les femmes, Pierre De Lacroix pour les couples et Christine Hurth pour la danse sur glace. I DE LA VALSE POUR DELOBEL-SCHOENFELDER. – Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder entameront le 17 février la compétition avec la valse Ravensburger, la danse qui a été tirée au sort pour l’imposée. Ce ne sera donc pas le Tango Romantica qui leur avait coûté une chute aux Championnats d’Europe de Lyon en janvier mais le duo n’accorde pas une importance démesurée à ce tirage : « Ça nous est un peu égal, je pense juste que c’est un peu moins intéressant à regarder », commentait Delobel, arrivée à Turin hier avec son partenaire. Delobel-Schoenfelder prendront part aujourd’hui à la conférence de presse de l’équipe de France avant de regagner Lyon, où ils resteront jusqu’à mardi. PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge (biathlon) Son programme : • Individuel (lundi 13 février) • Sprint (jeudi 16) • Poursuite (samedi 18) • Relais (jeudi 23) • Départ en ligne (samedi 25) Ses podiums cette saison en Coupe du monde : • 1re en sprint à Ruhpolding (ALL) • 2e en sprint et en poursuite à Anterselva (ITA) Son programme : • Poursuite (dimanche 12 février) • 15 km classique (vendredi 17) • 50 km départ en ligne (dimanche 26) Ses podiums cette saison en Coupe du monde : • 1err en 15 km libre à Nove Mesto (RTC) • 2e en 15 km libre à Kuusamo (FIN) • 2e en 15 km libre à Canmore (CAN) • 3e en 15 km classique à Davos (SUI) Bleu Sandrine BAILLY ((ski de fond) Jaune Rouge Jaune Vincent VITTOZ Noir Bleu Noir 4 or 6 argent 3 bronze 4 Bleu Rouge Noir Jaune JEUX OLYMPIQUES TURIN 2006 (demain) Les 89 Bleus en piste Des biathlètes aux skieurs en passant par les bobeurs, revue d’effectif de la délégation française. BIATHLON Alexandre AUBERT Relais. 26 ans 1,71 m ; 65 kg Club : Douanes Saint-Gervais JO : aucune participation. Ferréol CANNARD Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 27 ans 1,84 m ; 80 kg Club : Douanes Pontarlier JO : 77e (individuel, 2002). CM : 3e (relais, 2004). Samedi 11 au samedi 25 février Raphaël POIRÉE Simon FOURCADE Individuel, Relais. poursuite, départ en ligne, 21 ans sprint, relais. 1,74 m ; 65 kg 31 ans Club : EMHM 1,74 m ; 72 kg Villard-de-Lans Club : EMHM Vercors JO : aucune participation. JO : 2e (poursuite, 2002) ; 3e (relais, 2002) ; 7e (relais, 1998) ; 9e (sprint, 2002) ; 10e (individuel, 2002) ; 22e (individuel, 1998). CM : 1er (individuel, sprint, départ en ligne, 2004 ; départ en ligne, 2000, 2001, 2002 ; relais, 2001) ; 2e (poursuite, 2004, 2001) ; 3e (relais, 2004 ; départ en ligne, 2003 et 2005 ; poursuite, 2000 et 1998). Coupe du monde : vainqueur 2000, 2001, 2002, 2004. Florence BAVEREL Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 31 ans 1,67 m ; 60 kg Club : EMHM Montbenoît JO : 5e (sprint, 2002) ; 8e (relais, 1998) ; 9e (relais, 2002) ; 11e (individuel, 2002). CM : 2e (relais, 1996 et 1995) ; 3e (poursuite, 2000 ; relais, 1999 ; par équipes, 1996). SHORT-TRACK Sylvie BECAERT Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 30 ans 1,66 m ; 54 kg Club : Douanes Grand-Bornand JO : 16e (individuel, 2002) CM : 1re (sprint, 2003). Maxime CHATAIGNIER Julien ROBERT Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 31 ans 1,86 m ; 78 kg Club : Douanes Montbenoît JO : 3e (relais, 2002) ; 35e (sprint, 2002) ; 39e (poursuite, 2002) ; 40e (individuel, 1998). CM : 1er (relais, 2001) ; 3e (relais, 2004). Christelle GROS Relais. 30 ans 1,80 m ; 68 kg Club : EMHM Cormaranche-en-Bugey JO : 8e (relais, 1998) ; 59e (individuel, 1998). CM : 3e (relais, 1999). COMBINÉ NORDIQUE 17 ans 1,65 m ; 62 kg Club : Dijon JO : aucune participation. Raphaël BURTIN Delphine PERETTO Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 24 ans 1,70 m ; 56 kg Club : EMHM Beaufort JO : aucune participation. Nicolas BAL 25 ans 1,75 m ; 87 kg Club : Châtel JO : aucune participation. Joël CHENAL Géant. 32 ans 1,77 m ; 78 kg Club : Douanes La Rosière JO : 8e (slalom, 1998) ; 21e (géant, 2002) ; disqualifié (géant, 1998). 29 ans 1,75 m ; 75 kg Club : Douanes Val-Cenis JO : aucune participation. Pierre-Emmanuel DALCIN Descente, super-G. Gauthier DE TESSIÈRES Géant, super-G. 28 ans 1,84 m ; 95 kg Club : Douanes Val-Cenis JO : 11e (descente, 2002). 24 ans 1,76 m ; 79 kg Club : Douanes l’Alpe-d’Huez JO : aucune participation. Jean-Baptiste GRANGE Thomas FANARA Slalom, combiné. Géant. Antoine DÉNÉRIAZ Descente, super-G. 29 ans 1,89 m ; 97 kg Club : Morillon JO : 12e (descente, 2002) ; 21e (combiné, 2002). Stéphane TISSOT Slalom. 26 ans 1,90 m ; 90 kg Club : Douanes Megève JO : aucune participation. SBX (snowboardcross). 21 ans 1,74 m ; 80 kg Club : Saint-Lary-Soulan. JO : aucune participation. Nicolas HUET PGS (slalom géant parallèle). 29 ans 1,84 m ; 85 kg Club : Tignes JO : 4e (PGS, 2002) CM : 1er (slalom parallèle, 1999 et 2001) ; 2e (slalom parallèle, 2005) ; 3e (PGS, 2003 et 2005). Cécile ALZINA HP (half-pipe). 24 ans 1,60 m ; 50 kg Club : Lou-Nissart JO : aucune participation. Stéphanie BOUVIER Rouge Jaune 500 m, 1 000 m, 1 500 m, relais. 24 ans 1,63 m ; 58 kg Club : Dijon JO : 11e (1 500 m, 2002) ; 12e (1 000 m, 2002) ; 18e (500 m, 2002). CM : 3e (relais, 2005). François BRAUD Par équipes. 19 ans 1,77 m ; 65 kg Club : Les Houches JO : aucune participation. Par équipes. Anne-Sophie BARTHET Slalom. 20 ans 1,74 m ; 62 kg Club : Gérardmer JO : aucune participation. Géant, slalom, combiné. 28 ans 1,75 m ; 80 kg Club : EMHM La Toussuire JO : 1er (slalom, 2002) CM : 3e (par équipes, 2005). 17 ans 1,70 m ; 71 kg Club : Courchevel JO : aucune participation. Florine DE LEYMARIE Slalom. 24 ans 1,76 m ; 65 kg Club : Douanes Pralognan. JO : aucune participation. Marie LAISSUS SBX (snowboardcross). 28 ans 1,73 m ; 64 kg Club : Méribel JO : aucune participation. Remplaçante (SBX) : Morgane Fleury Myrtille GOLLIN 1 500 m, relais. 21 ans 1,68 m ; 57 kg Club : Échirolles JO : aucune participation. MIN Kyung Choi 1 000 m, relais. 23 ans 1,62 m ; 60 kg Club : Meudon JO : 1re (relais, avec l’équipe de Corée du Sud, 2002). CM : 3e (relais, 2005). Céline LECOMPÈRE Relais. 22 ans 1,64 m ; 54 kg Club : Échirolles JO : aucune participation. Véronique PIERRON Jason LAMY-CHAPPUIS Individuel, par équipes, sprint. 19 ans 1,78 m ; 65 kg Club : Bois-d’Amont JO : aucune participation. SKELETON Ludovic ROUX Par équipes. 26 ans 1,81 m ; 63 kg Club : Douanes Les Contamines-Montjoie JO : 3e (par équipes, 1998) ; 10e (sprint, 2002). Philippe CAVORET Individuel. Relais Marie MARCHAND-ARVIER Descente, super-G, géant, combiné. 27 ans 1,76 m ; 68 kg Club : EMHM Val-d’Isère. JO : 22e (descente, 2002) ; 23e (Super-G, 2002). Descente, super-G, combiné. 20 ans 1,64 m ; 65 kg Club : Les Contamines-Montjoie. JO : aucune participation. Laure PEQUEGNOT Christel PASCAL Slalom. Slalom. 38 ans 1,80 m ; 93 kg Club : Mâcot-la-Plagne JO : 17e (2002). 16 ans 1,72 m ; 59 kg Club : Reims JO : aucune participation. Ingrid JACQUEMOD 30 ans 1,68 m ; 63 kg Club : Douanes L’Alpe-d’Huez. JO : 2e (slalom, 2002) ; 33e (géant, 2002) ; abandon (slalom, 1998). 32 ans 1,69 m ; 62 kg Club : Douanes Pra-Loup. JO : 25e (géant, 2002) ; abandon (slalom, 2002). CM : 2e (slalom, 2001). Carole MONTILLET Descente, super-G. 32 ans 1,64 m ; 73 kg Club : Villard-de-Lans JO : 1re (descente, 2002) ; 7e (super-G, 2002) ; 14e (descente et super-G, 1998) ; 18e (géant, 2002). Vanessa VIDAL Roddy DARRAGON Sprint. 22 ans 1,81 m ; 73 kg Club : Chasseurs alpins Le Grand-Bornand JO : aucune participation. Dimanche 12 au dimanche 26 février Christophe PERRILLAT 15 km C, 50 km L, poursuite, relais, sprint par équipes. 27 ans 1,85 m ; 80 kg Club : Douanes Le Grand-Bornand JO : 8e (relais, 2002) ; 56e (poursuite, 2002). Karine PHILIPPOT 30 km L, poursuite, relais, sprint par équipes. 31 ans 1,67 m ; 56 kg Club : EMHM Markstein-Ranspach JO : 8e (15 km L départ en ligne, 2002) et 18e (poursuite, 2002). Sylvain DUCLOS SBX (snowboardcross). SBX (snowboardcross). 26 ans 1,76 m ; 85 kg Club : Saint-Lary-Soulan JO : aucune participation CM : 1er (SBX, 2003) Coupe du monde : 1er (SBX, 2003, 2004 et 2005). 27 ans 1,82 m ; 80 kg Club : Les Carroz JO : aucune participation Coupe du monde : 1er (SBX, 1999). Gary ZEBROWSKI Pierre VAULTIER HP (half-pipe). SBX (snowboardcross). 21 ans 1,79 m ; 76 kg Club : Les Deux-Alpes JO : aucune participation. 18 ans 1,85 m ; 70 kg Club : Les Écrins. JO : aucune participation. Remplaçant (SBX) : Vincent Valéry Déborah ANTONIOZ Isabelle BLANC SBX (snowboardcross). PGS (slalom géant parallèle). 27 ans 1,65 m ; 53 kg Club : Les Gets JO : aucune participation. 30 ans 1,72 m ; 77 kg Club : l’Alpe-d’Huez JO : 1re (PGS, 2002) CM : 1re (PGS, 1999), 1re (PGS, 2003) Coupe du monde : 1re (parallèle, 2000 ; PGS, 2002). Alexandre ROUSSELET 15 km C, 50 km L, poursuite, relais. 29 ans 1,86 m ; 78 kg Club : EMHM Métabief JO : 8e (relais, 2002) ; 35e (poursuite, 2002) ; 47e (30 km libre, départ en ligne, 2002). Aurélie PERRILLAT 10 km C poursuite, relais, sprint, sprint par équipes. 25 ans 1,78 m ; 58 kg Club : Douanes Megève JO : 17e (10 km C, 2002) ; 31e (poursuite, 2002). Jean-Marc GAILLARD 15 km C, 50 km L, poursuite, relais, sprint, sprint par équipes. 25 ans 1,79 m ; 70 kg Club : Pays Rochois JO : aucune participation. Vincent VITTOZ 15 km C, 50 km L, poursuite, relais. 30 ans 1,80 m ; 72 kg Club : EMHM La Clusaz JO : 8e (relais, 2002) ; 11e (30 km libre départ en ligne, 2002) ; 13e (poursuite, 2002). CM : 1er (poursuite, 2005). Cécile STORTI Relais. 22 ans 1,65 m ; 50 kg Club : Douanes Megève JO : aucune participation. Julie POMAGALSKI Karine RUBY en patinage de vitesse, en curling, en luge, en hockey sur glace, en bob femmes, en saut à skis. Outre les performances aux précédents JO, ne figurent dans les palmarès que les podiums aux Champ. du monde (CM) et d’Europe (CE) et les victoires finales en Coupe du monde. En ski alpin, ski de fond et biathlon, les épreuves dans lesquelles les athlètes vont s’engager ne sont pas arrêtées. SBX (snowboardcross). SKI FREESTYLE Sophie RODRIGUEZ SBX, PGS (snowboardcross, slalom géant paral.). 25 ans 1,60 m ; 60 kg Club : Méribel JO : 6e (PGS, 2002) CM : 1re (SBX, 1999), 2e (PGS, 2003). Coupe du monde général: 1re (2004). Remplaçante (PGS) : Florine Valdenaire Pas de sélectionnés français 17 ans 1,68 m ; 58 kg Club : Les Sept-Laux JO : aucune participation. Coupe du monde : 1 victoire (HP). HP (half-pipe). 28 ans 1,65 m ; 61 kg Club : Chamonix JO : 1re (slalom géant, 1998), 2e (PGS, 2002). CM : 1re (slalom géant, 1996 et 2001),1re (SBX, 1997, 2001 et 2003),1re (PGS, 2001), 2e (slalom parallèle 2003), 2e (SBX, 2005). Coupe du monde : 1re (1996, 1997, 1998, 2001, 2002, 2003). Guilbaut COLAS 29 ans 1,68 m ; 56 kg Club : CBCM Canet-en-Roussillon JO : 2e (HP, 2002) ; 12e (HP, 1998). CM : 1re (HP, 2001, 2003 et 2005). Coupe du monde : 1re (HP, 1998). Aurélien LOHRER Saut. 22 ans 1,76 m ; 72 kg Club : Grenoble Université Club JO : aucune participation. 31 ans 1,67 m ; 63 kg Club : La Toussuire. JO : 7e (slalom, 2002). HP (half-pipe). Doriane VIDAL Bosses. Slalom. 24 ans 1,70 m ; 66 kg Club : Megève JO : aucune participation. Samedi 11 au jeudi 23 février Jeudi 16 et vendredi 17 février SKI DE FOND Xavier DE LE RUE Emmanuel JONNIER PATINAGE ARTISTIQUE 50 km L, poursuite, relais, sprint par équipes. 30 ans 1,75 m ; 66 kg Club : EMHM Saint-Claude JO : 8e (relais, 2002) ; 10e (30 km libre, 2002). Frédéric DAMBIER Hommes. 28 ans 1,63 m ; 58 kg Club : Tours JO : 11e (2002). Samedi 11 au jeudi 23 février Élodie BOURGEOIS-PIN 10 km C, relais, sprint. 23 ans 1,63 m ; 56 kg Club : EMHM Mont-Noir JO : aucune participation. Yannick BONHEUR Fabian BOURZAT Couple, avec M. Pla (associés depuis 2002). 23 ans 1,83 m ; 83 kg Club : Français Volants (Paris) JO : aucune participation. Danse, avec N. Péchelat (associés depuis 1998). 25 ans 1,82 m ; 76 kg Club : Lyon JO : aucune participation. Brian JOUBERT Hommes. 21 ans 1,79 m ; 77 kg Club : aucun JO : 14e (2002) CM : 2e (2004) CE : 1er (2004) ; 2e (2003, 2005) ; 3e (2002, 2006). Olivier SCHOENFELDER Pierre OCHS Bosses. 21 ans 1,71 m ; 74 kg Club : Châtel JO : aucune participation. BOBSLEIGH Danse, avec I. Delobel (associés depuis 1990). 28 ans 1,83 m ; 75 kg Club : Lyon JO : 16e (2002) CE : 3e (2005). Silvan PALAZOT Sandra LAOURA Bosses. Bosses. 25 ans 1,78 m ; 72 kg Club : La Plagne JO : aucune participation. 25 ans 1,67 m ; 60 kg Club : La Plagne JO : 8e (bosses simples, 2002). Christophe FOUQUET Stéphane GALBERT À quatre, (pousseur). À deux, à quatre, (pousseur). 31 ans 1,80 m ; 99 kg Club : Mâcot-la-Plagne JO : 5e (bob à quatre, 2002). 31 ans 1,80 m ; 97 kg Club : La Plagne JO : aucune participation. Samedi 18 au mardi 21, vendredi 24 et samedi 25 Émilie VINA Nathalie PÉCHALAT Marylin PLA Relais, sprint, sprint par équipes. 23 ans 1,61 m ; 53 kg Club : EMHM Taninges JO : aucune participation. Couple, avec Y. Bonheur (associés depuis 2002). 21 ans 1,54 m ; 46 kg Club : Français Volants (Paris) JO : aucune participation. C : style classique L : style libre PAGE 4 Danse, avec F. Bourzat (associés depuis 1998). 22 ans 1,63 m ; 50 kg Club : Lyon JO : aucune participation. Isabelle DELOBEL Danse, avec O. Schoenfelder (associés depuis 1990). 27 ans 1,63 m ; 48 kg Club : Lyon JO : 16e (2002) CE : 3e (2005). Pierre-Alain MENNERON À quatre, (pousseur). 30 ans 1,85 m ; 95 kg Club : Briançon JO : aucune participation. Bruno MINGEON Alexandre VANHOUTTE À deux, à quatre, (pilote). À quatre, (pousseur). 38 ans 1,80 m ; 90 kg Club : Mâcot-la-Plagne. JO : 3e (bob à quatre, 1998) ; 5e (bob à quatre, 2002) ; 9e (bob à deux, 1998) ; 16e (bob à quatre, 1994) ; 18e (bob à quatre, 1992) ; 13e (bob à deux, 2002). CM : 1er (bob à quatre, 1999) ; 3e (bob à deux, 1999). 31 ans 1,80 m ; 93 kg Club : Valenciennes JO : aucune participation. Remplaçants : Loïc Rubio et David Rolet JEUDI 9 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Jean-Pierre VIDAL 30 ans 1,70 m ; 74 kg Club : Douanes Les Menuires JO : 15e (géant, 2002) CM : 3e (géant, 2001). Paul-Henri DE LE RUE 21 ans 1,70 m ; 62 kg Club : La Mongie JO : aucune participation. Coupe du monde : 1er (HP, 2005). 32 ans 1,85 m ; 88 kg Club : Val-d’Isère JO : 5e (slalom géant, 1998), 6e (PGS, 2002) CM : 2e (slalom parallèle, 2003) Coupe du monde (parallèle) : 1er (1999, 2000, 01, 02 et 03). Bleu Maxime LAHEURTE 21 ans 1,80 m ; 74 kg Club : Valloire JO : aucune participation. Géant. HP (half-pipe). PGS (slalom géant parallèle). 30 ans 1,84 m ; 89 kg Club : Chamrousse JO : 10e (slalom, 1998) ; abandon (slalom, 2002). Frédéric COVILI Mathieu CRÉPEL Mathieu BOZZETTO Jaune 24 ans 1,70 m ; 58 kg Club : Praz-sur-Arly JO : aucune participation. SNOWBOARD Slalom, combiné. Dimanche 12 au jeudi 23 février Géant. 27 ans 1,80 m ; 73 kg Club : Douanes Autrans JO : 3e (par équipes, 1998) ; 7e (individuel, 1998) ; 10e (individuel, 2002). Pierrick BOURGEAT Noir Bleu Noir 23 ans 1,78 m ; 80 kg Club : Reims JO : aucune participation. Sandrine BAILLY Descente, super-G. Dimanche 11, mercredi 15 et mardi 21 février Dim. 12, mercredi 15, sam. 18, mercredi 22 et samedi 25 1 000 m, 1 500 m. Dimanche 12 au samedi 25 février Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 26 ans 1,73 m ; 58 kg Club : EMHM Valromey-Retord JO : 7e (sprint, 2002) ; 9e (relais, 2002) ; 17e (poursuite, 2002). CM : 1re (poursuite, 2003) ; 3e (départ en ligne, 2004 et 2003). Coupe du monde : vainqueur 2005. Yannick BERTRAND SKI ALPIN Individuel, poursuite, départ en ligne, sprint, relais. 28 ans 1,74 m ; 63 kg Club : EMHM Pontarlier JO : 3e (relais, 2002) ; 18e (poursuite, 2002) ; 21e (sprint, 2002) ; 37e (individuel, 2002). CM : 1er (relais, 2001) ; 3e (relais, 2004). Individuel, par équipes, sprint. 1 000 m, 1 500 m. Jean-Charles MATTEI Vincent DEFRASNE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Pour la Saint Valentin, Offrez-lui une fleur éternelle… Du 11 au 28 février 2006 …et communiquez sans limite avec le forfait Orange Classique 1h Appels illimités (3) (2) 24h/24h, 7J/7 vers 3 N° Orange En vente chez Darty JEUDI 9 FÉVRIER 2006 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Offre valable en France métropolitaine pour toute souscription d'un forfait Orange Classique 1 h d'une durée de 24 mois minimum. Offre également disponible avec un abonnement de 12 mois minimum pour 4.5€ supplémentaires par mois. Forfait de communications en France métropolitaine vers mobiles et fixes (hors n° spéciaux). (1) Prix de vente conseillé au 10 février 2006 dans les magasins Darty participant à l’opération sous réserve de la souscription à un forfait Orange classique 1H, d’une durée de 12 mois minimum. Pour le détail des prix et des forfaits, consultez la fiche tarifaire en vigueur. (2) Appels voix en France métropolitaine vers 3 n° de mobiles Orange (hors n° spéciaux, n° courts, n° accès wap et web, appels émis depuis des boîtiers et appels vers plates-formes téléphoniques). Appels directs entre personnes physiques et pour un usage personnel non lucratif direct. Orange France SA au capital de 2 096 517 960€ - RCS Nanterre 428 706 Bleu Rouge > Écran 262144 couleurs > Appareil photo VGA > Mains libres Jaune Bleu Jaune Siemens CL75 poppy Noir Noir 1€ (1) 6 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL « La France relève la tête » FRÉDÉRIC THIRIEZ, le président de la LFP, est optimiste sur l’avenir du football français, même si les chantiers restent nombreux. Si la Coupe du monde sera le grand rendez-vous de l’année 2006 pour le football français, celui-ci va également être confronté, dans les mois et les années qui viennent, à d’autres défis importants : la modernisation des stades, le retour à l’équilibre financier, l’amélioration du spectacle en Ligue 1, la possibilité pour les clubs d’entrer en Bourse. Sur tous ces dossiers, et sur d’autres sujets d’actualité, Frédéric Thiriez, le patron de la Ligue de football professionnel, livre son analyse. '' '' C’est génial d’aller au stade le dimanche après- midi. Personnellement, je suis pour. Mais cela représenterait un gros changement culturel Amateur d’alpinisme, Frédéric Thiriez se dit « à mi-paroi, avec trois ans de mandat derrière moi et trois devant moi ». Et se montre bien plus confiant en l’avenir que son homologue de la FFF, Jean-Pierre Escalettes. (Photo Bertrand Desprez/L’Équipe) football passe par la résolution des problèmes de l’arbitrage. Il y a trois choses à faire : soutenir les arbitres sur les plans moral, matériel et technique. Il faut arrêter les contestations, les regroupements de joueurs auprès de l’arbitre, les déclarations d’après-match. En discipline, tous les auteurs de déclarations de ce type sont maintenant sanctionnés. Deuxième point, il existe une précarité matérielle des arbitres dont le métier n’est pas reconnu. Il faut leur reconnaître un statut professionnel. C’est le travail que nous avons fait avec le ministère, lequel a annoncé que le texte passerait à l’Assemblée au mois d’avril. On pourra alors offrir aux arbitres des rémunérations dignes (*), avec une part fixe et une part variable. Pour l’instant, ils sont sous-payés par rapport à leurs homologues européens. Enfin, sur l’aspect technique, on n’a pas le droit aujourd’hui de ne pas donner aux arbitres les moyens qui sont à notre disposition. – Vous voulez parler de la vidéo dont Joseph Blatter, le président de la FIFA, ne veut pas… – Il ne s’agit pas, à ce st a de, de sa voir si l’on est pour ou contre la vidéo. Mais ne faut-il pas faire un essai afin de savoir si la vidéo est bonne ou mauvaise ? La question a été posée officiellement l’année dernière à la FIFA, à mon initiative, par la voie de la FFF. La réponse est que cette proposition de test sera soumise à l’International Board, le '' 4 mars. J’ai confiance en Blatter qui est ouvert, intelligent, fin politique. Il a montré sa volonté de faire évoluer les choses avec le ballon à puce, même si ce fut, au bout du compte, un échec. Je serais fier que la France, première dans le domaine de l ’a rbitrage assisté par oreillette, soit la première dans le domaine de l’arbitrage assisté par la vidéo. Une bataille n’est jamais perdue tant qu’elle n’est pas livrée. – Quel est votre programme pour les trois ans à venir de votre mandat ? Il est anormal qu’aucun stade de Ligue 1 ne puisse accueillir une finale de Ligue des champions. J’ai honte ! '' – Poursuivre la modernisation de notre football en agissant sur la compétitivité et la qualité du spectacle. En matière de compétitivité, la France possédait trois handicaps : les droits audiovisuels, la législation et les stades. Le premier est comblé et le deuxième en voie de l’être. Restent les stades. Leur modernisation doit permettre à notre football d’augmenter ses recettes aux guichets et d’être moins dépendant des télés. Seulement, nous avons un retard considérable par rapport à nos voisins. Nous sommes exactement à la moitié des Anglais en termes de capacité et de fréquentation. Par ailleurs, qu’on le veuille ou non, l’avenir est aux pelouses synthétiques. Dans deux ou trois ans, on y viendra. En attendant, on peut trouver des solutions pour garder des terrains praticables grâce au chauffage et aux bâches. Mais c’est du bricolage. OFFRE PRIVILÉGIÉE (*) À l’heure actuelle, les arbitres gagnent, hors frais, 2 288 / par match en L 1 et la moitié en L 2. FRÉDÉRIC THIRIEZ a cinquante-trois ans. Il est né le 1er juillet 1952, il est marié et père de quatre enfants. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1972), licencié en droit (1973) et ancien élève de l’École nationale d’administration (1977). Auditeur au Conseil d’État entre 1977 (service contentieux) et 1981 (service de l’intérieur). Conseiller technique au cabinet de Gaston Defferre, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et, en 1982, directeur de cabinet de Joseph Franceschi, secrétaire d’État chargé de la Sécurité publique. Maître des requêtes au Conseil d’État (1983). Directeur de cabinet du ministre d’État chargé du Plan et de l’Aménagement du territoire de 1984 à 1986. Secrétaire général du cabinet de Michel Rocard (1986). De 1988 à 1990, directeur des affaires politiques, administratives et financières de l’outre-mer au ministère des DOM-TOM, avant de devenir avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Associé de la SCP Lyon-Caen, Fabiani, Thiriez. Membre de la commission d’appel de la FFF en 1990 à la demande de Fournet-Fayard. Plaide avec succès le dossier de la rétrogradation de Bordeaux devant le Conseil d’État en 1991. Élu au conseil fédéral en 1992 (jusqu’en 1995). Juriste alors de la FFF. En 1995, il devient administrateur, secrétaire général puis trésorier de la Ligue, dont il deviendra le président le 28 mai 2002, succédant ainsi à mi-mandat à Gérard Bourgoin. Réélu pour quatre ans en octobre 2004. Il est aujourd’hui également vice-président de la FFF et membre de la commission du football professionnel de l’UEFA. Chevalier de l’ordre national du Mérite (1990) et chevalier de la Légion d’honneur (2004), ce passionné d’alpinisme participa avec Pierre Mazeaud à l’expédition Hidden Park dans l’Himalaya et fut membre de l’expédition franco-allemande dans l’Antarctique (1989). Musicien et passionné d’art lyrique. BULLETIN D’ABONNEMENT D’ABONNEMENT FRANCE FOOTBALL (MARDI + VENDREDI) 13 SEMAINES SOIT 26 NUMÉROS MARC CHEVRIER et RÉMY LACOMBE OUI, je m'abonne à FRANCE FOOTBALL pour 13 semaines (mardi + vendredi) au tarif de 27 €. Je joins mon règlement par chèque ou mandat à l'ordre de FRANCE FOOTBALL. NOM.................................................................................... PRÉNOM............................................ PLUS DE 41% POUR VOUS 27 € DE REMIS E ADRESSE........................................................................................................................................ CODE POSTAL VILLE...................................................................... TÉL.................................................................. E-MAIL................................................................... Glissez ce bulletin et votre règlement dans une enveloppe non affranchie adressée à : FRANCE FOOTBALL - Libre Réponse 9650 - 75482 PARIS cedex 10. CETTE OFFRE EST VALABLE UNIQUEMENT POUR LES NOUVEAUX ABONNÉS, EN FRANCE MÉTROPOLITAINE, JUSQU’AU 28 AVRIL 2006. SEULEMENT Conformément à la législation en vigueur, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification pour toute information vous concernant. *Prix de vente au numéro. ANEQ PAGE 6 RCS Nanterre B 332 978 485 JEUDI 9 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge Jaune '' '' Bleu J’ai travaillé dix ans avec Claude Simonet. C’est un parfait honnête homme. J’aimerais que cela soit dit et reconnu par la justice PRIX TOTAL DES NOS 46,40 €* fusion était inéluctable. Si elle a lieu aujourd’hui, c’est que la télévision payante voit l’émergence d’une concurrence extrêmement forte des opérateurs télécoms et des fournisseurs d’accès à Internet. Les chaînes se regroupent pour mieux se défendre. En 2008, la vraie bataille ne va plus opposer Canal + et TPS mais la télévision payante aux opérateurs. Le football devra tirer, au mieux, son épingle du jeu. – La situation économique des clubs de Ligue 1 est-elle encore préoccupante ? – Je viens d’apprendre que la D 1 italienne affiche 400 M/ de pertes au 30 juin 2005, Chelsea à lui tout seul, 204 M/. En face de cela, la France présente un peu moins de 30 M/ de pertes pour la Ligue 1. Je demande que l’on médite ces chiffres et qu’on arrête de me “gonfler” avec le déficit des clubs français, d’autant qu’au 30 juin 2006, la L 1 sera à l’équilibre. Nous n’avons pas pu l’être plus tôt car les recettes de la Ligue des champions ont été trè s infér ie ur es à cel les de 2003-2004. Je suis fier de la situation financière des clubs français. La masse salariale n’a pas dérapé, les tra nsferts ont été mesurés et les présidents gè r en t leurs clubs comme des e n t r e p r eneurs. Nous sommes le modèle européen, c’est pour cela que nous voulons exporter notre DNCG. – Une DNCG européenne vous semble-t-elle aussi inéluctable que la vidéo ? – Oui, sinon le football européen, sauf la France, va déposer le bilan. L’Italie et l’Espagne ne peuvent pas continuer comme ça. Les Anglais, pourtant libéraux, commencent à venir sur cette position. – Que faudrait-il pour que les matches de Ligue 1 puissent être disputés l’après-midi en hiver ? – J’ai confié à Guy Roux une mission de réflexion et de propositions sur ce sujet. Il doit rendre son rapport au conseil d’administration dans les six semaines qui viennent. Mais, dans ce pays, tout le monde est pour, sauf quand il faut passer à l’acte. Au lieu de passer en force, il faut d’abord faire une expérience. Des clubs comme Nancy ou Toulouse sont demandeurs. Jouer le dimanche à 15 heures sans toucher aux matches décalés, personnellement, je suis pour. C’est génial d’aller au stade le dimanche après-midi. Mais cela représenterait un gros changement culturel. » Jaune Bleu Noir – Vous pensez que des stades modernes entraîneraient, de façon mécanique, une hausse de la fréquentation? – C’est comme ça que le cinéma français s’est sauvé. Il s’effondrait avant d’investir dans des complexes multisalles. On me dit toujours : pourquoi imposer un stade de 12 000 places à Ajaccio ? Si vous avez un cinéma de quartier vétuste, vous n’aurez que 10 personnes dans la salle. Si vous avez une belle salle avec des fauteuils rouges confortables et des esquimaux, vous aurez 200 personnes. Je suis allé récemment au Philips Stadion, à Eindhoven. J’ai eu l’impression d’entrer à l’Opéra. Il est anormal qu’aucun stade de Ligue 1 ne puisse accueillir une finale de Ligue des champions. J’ai honte. Les collectivités locales ne veulent plus investir dans les stades. Il faut donc trouver des financements privés. – Le ministre des Sports, JeanFrançois Lamour, a levé, la semaine dernière, l’interdiction pour les clubs d’entrer en Bourse. Qu’est-ce que cela va changer ? – L’entrée en Bourse va permettre aux clubs de lever des fonds pour investir dans leurs infrastructures, c’està-dire leur stade, leur centre de formation et leur c e n t r e d’entraînement. La France est le seul pays de l’Union européenne où les clubs n’ont pas le droit de faire appel à l’épargne publique. C’est une anomalie. Ceux qui pensent que la Bourse, c’est sale, commettent un contresens fondamental puisqu’elle apporte la transparence la plus complète. Pour aller en Bourse, il faut le visa de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et, pour l’obtenir, il faut avoir des règles de transparence, des finances saines et de solides garanties. Arrêtons de diaboliser la Bourse. – Certains ont relevé un “paradoxe” dans la condition posée par Jean-François Lamour pour qu’un club soit propriétaire de son stade, avant même d’obtenir les moyens de le construire. Quelle est votre opinion ? – Le ministre a déjà beaucoup assoupli sa position et le dossier évolue. Sa proposition va être soumise à Bruxelles (le 13 février). Attendons que Bruxelles donne sa réponse puis de connaître le projet définitif. J’ai toujours dit qu’il y aurait sur cette question un rapprochement. – Avec la fusion Canal + - TPS, le paysage audiovisuel risque d’avoir bien changé lors du prochain appel d’offres sur les droits du Championnat en 2008. Cela vous inquiète-t-il ? – Chaque appel d’offres comporte une part de risques énorme. La Noir « À L’AUBE de cette année 2006, comment jugez-vous la santé sportive du football français ? – 2006, c’est l’année du football français qui porte de grandes ambitions. On peut gagner la Ligue des champions pour la première fois depuis 1993. On peut aller très loin en Coupe du monde. Les Espoirs vont peut-être remporter l’Euro au Portugal. Les 17 ans jouent le Championnat d’Europe au Luxembourg, les 19 ans vont, je l’espère, se qualifier pour le Championnat du monde des 20 ans au Canada en 2007. L’équipe de France féminine peut, elle aussi, se qualifier pour la Coupe du monde 2007. Notre Championnat marche extraordinairement bien. Bref, la France relève la tête et elle le fait en gardant ses vertus propres : la rigueur financière, la solidarité entre les clubs pros et amateurs et la formation à la française. – Vous ne pouvez pas nier qu’en termes de revenus financiers, le football professionnel est prospère et que la Fédération est affaiblie. – Le football amateur ne peut pas être une activité é c o n omique rentable. Les s e u l e s recettes de la FFF sont l’équipe de France et la Coupe de France, qui ne permettent pas de couvrir l’ensemble des dépenses des 2,8 millions de licenciés. Elle a donc besoin du football professionnel. C’est une solidarité naturelle et acceptée. Depuis la grave crise de l’hiver 2002 et, en tout cas, depuis que je suis président, on ne parle plus de querelles entre les pros et les amateurs. Avec Claude Simonet (ancien président de la FFF), on a réglé le problème grâce à un effort énorme de solidarité qui a été renouvelé avec Jean-Pierre Escalettes (l’actuel président), l’été dernier. Un seul chiffre à propos du FAI, le Fonds d’aide à l’investissement : depuis trois ans, la Ligue a donné au football amateur 30 M/ qui ont généré 300 M/ d’investissement dans les clubs amateurs. C’est extraordinaire ! – Votre discours résolument optimiste tranche singulièrement avec celui du président de la Fédération, Jean-Pierre Escalettes, lequel a expliqué qu’il n’avait rien pu faire de ce qu’il voulait en 2005 (L’Équipe du 13 janvier). D’où vient cette différence de points de vue ? – C’est une question de tempérament. Moi, je suis un alpiniste amateur. Ma technique consiste à atteindre mon objectif, relais après relais, sans jamais me décourager. Avec trois ans de mandat derrière moi et trois devant moi, je suis à miparoi. Je vois à peu près où est “la sortie”, comme disent les grimpeurs, et j’ai encore pas mal de longueurs de corde à faire. Mais j’ai pleinement confiance. – Jean-Pierre Escalettes se plaint souvent de l’héritage. Vous sentez-vous concerné dans la mesure où vous avez travaillé avec Claude Simonet ? – J’ai effectivement travaillé dix ans avec Claude Simonet. Il y a une chose que je sais : c’est un parfait honnête homme. J’aimerais que cela soit dit et reconnu par la justice. Je ne veux pas en dire plus. J’aimerais que la famille du football soit solidaire. – Sans parler de justice, il existe ces dossiers que dit découvrir Jean-Pierre Escalettes et les mauvais comptes de la FFF. – Lorsqu’on est président d’une entreprise comme la Fédération, on peut se retrouver seul dans des circonstances difficiles. Ce fut le cas pour Claude Simonet. Par rapport notamment à son bilan sportif, il faut avoir du respect pour lui. Quant aux réelles difficultés de la FFF, la Ligue y a pris toute sa part en apportant des secours financiers importants. – Vous dites que le Championnat marche extraordinairement bien, mais on y marque moins de deux buts par match et le titre semble déjà joué. – Je respecte les opinions d’experts mais je tiens compte, comme dans le spectacle, d’un autre critère : le public. Et le public a voté. Notre Championnat remporte de plus en plus de succès. Comment expliquezvous que l’on ait historiquement la meilleure affluence dans les stades pour vingt clubs ? Avec 21 896 entrées de moyenne, on est presque arrivé au record absolu (23 659 lors de la saison 2000-2001, avec un Championnat à dix-huit clubs). Les audiences télé sont également en progression. Quant aux faiblesses, Lyon domine l’épreuve, mais c’est une situation que l’on retrouve dans les pays voisins avec le Bayern, Chelsea, Barcelone et la Juventus. Il ne faut pas prendre pour une faiblesse française une situation normale dans les grands Championnats européens. Je note aussi qu’entre le deuxième et le dixième, les écarts sont très serrés et que le suspense demeure entier. Mais c’est vra i qu’ i l manque deux ou trois clubs pour rivaliser avec Lyon. – Et sur le peu de buts marqués ? – Je su i s d’accord, c’est insuffisant. Michel Hidalgo travaille sur une mission d’étude que je lui ai confiée. Le 1er mars, nous débattrons, en séminaire des clubs, des moyens de rendre le jeu plus offensif. On ne peut pas changer les lois du jeu. Mais on peut intervenir sur la formule du Championnat et le nombre de points : le bonus, la suppression des matches nuls… tout est envisageable. Michel Hidalgo fera d’ailleurs plusieurs propositions. – Ce peu de buts marqués ne relève-t-il pas d’un problème plus profond lié à l’état d’esprit des entraîneurs ? – Il existe évidemment plusieurs causes. À commencer par l’exode de nos meilleurs buteurs. Quand on perd un Cissé ou un Drogba, on marque moins de buts. Une action économique a été lancée pour lutter contre cela. L’été dernier, pas un seul buteur n’est parti et un seul joueur majeur a quitté le Championnat : Essien. Deuxième cause : les stratégies des entraîneurs soucieux de ne pas prendre de buts. C’est un peu l’école française. Là, Michel Hidalgo peut, grâce à ses propositions, contribuer à changer les mentalités. Troisième cause : la valse des entraîneurs qui les encourage dans cette stratégie défensive. Dans ce domaine, nous avons progressé avec seulement deux entraîneurs remerciés (Fournier du PSG et Courbis de l’AC Ajaccio, Deschamps ayant démissionné de Monaco) contre dix l’an passé. Enfin, il est possible que l’arbitrage joue aussi un rôle. Nous menons une réflexion avec la Direction nationale de l’arbitrage (DNA) car il existe peut-être, chez les arbitres, comme chez les entraîneurs, une certaine frilosité qui fait qu’on lève le drapeau un peu vite. À chaque cause, son remède. – Quel regard portez-vous sur les problèmes de l’arbitrage ? – C’est un problème de fond lié à la difficulté d’arbitrer, aujourd’hui. Joseph Blatter (président de la FIFA) a raison quand il dit que l’avenir du 7 FOOTBALL COUPE DE LA LIGUE (demi-finale) Bleu Rouge Noir Jaune NANCY - LE MANS : 2-0 Nancy s’offre un remake Vainqueurs logiques du Mans, les Nancéiens rejoignent Nice en finale. Comme en Coupe de France, en 1978. NANCY – MARDI de notre correspondant permanent QUAND IL EST ARRIVÉ à Nancy, il y a deux ans et demi, Emmanuel Duchemin avait été frappé par la nostalgie ambiante. Quand il ira se promener en ville, dans les prochains jours, l’ancien Amiénois entendra peut-être encore parler de la finale de la Coupe de France 1978, que Platini et ses acolytes étaient allés arracher aux Niçois (1-0). Face aux Aiglons, le 22 avril, au Stade de France, les Nancéiens espéreront faire aussi bien que leurs aînés. Pour y parvenir, ils auront peut-être besoin de puiser un peu plus dans leurs réserves qu’hier après-midi. L’ASNL n’a pas eu besoin de se surpasser pour atteindre l’objectif fixé par le président Rousselot six mois plus tôt. L’équipe de Correa a joué ce match comme elle l’avait préparé : avec application, sérénité et envie. Cela a largement suffi pour écarter une formation mancelle méconnaissable. Hantz a trouvé ses joueurs inhibés ou fatigués. Ils n’ont en tout cas jamais donné l’impression de disputer le match de leur carrière. Il n’est pas dit qu’ils reverront un jour passer les plats. « Le plus rageant, plus que le résultat sec, c’est la manière, concéda Laurent Bonnart. On n’a pas joué avec nos valeurs, on ne s’est pas assez engagés, on n’a pas pris assez de risques. On avait la tête dans le sac. Le stress, c’est toujours bon, mais il faut savoir s’en servir, ce qui n’a pas été notre cas. Avec un 0-1 à la mi-temps, on s’en tirait déjà bien. » Juste avant la pause, Brison avait en effet profité d’un décalage parfait de Kroupi pour concrétiser la très nette supériorité nancéienne, d’un tir croisé parfait (45e). L’attaquant ivoirien s’était racheté de son faceà-face perdu avec Pelé (24e). Avant lui, Puygrenier (2e), Kroupi (5e) et Lécluse (10e), tous de la tête, avaient affiché les intentions nancéiennes. NANCY - Le Mans .......................................................... 2-0 En capitales, les clubs qualifiés. La finale, Nice-Nancy, aura lieu samedi 22 avril à Saint-Denis, au Stade de France. NANCY - LE MANS : 2-0 (1-0) ###$$$ Temps doux. Pelouse en bon état. 19 612 spectateurs. Arbitre : M. Lannoy. Biancalani 6 Brison 6 Puygrenier 5,55 B. Gavanon 6 Sorin Lécluse So Kroupi caap., p., 6 6 5,5 Berenguer 6 Da Costa 8 Duchemin 7 Chrétien 5,5 Remplacements. – 70e : Kroupi par SARKISIAN ; 82e : Brison par RUDOLF. Non utlisés : Bracigliano (g.), Sapina, Camerling. Entraîneur : P. Correa. Remplacements. – 55e : De Melo par DOUILLARD ; 58e : Périatambée par FANCHONE ; 78e : Grafite par FAURÉ. Non utilisés : Roche (g.), Pinault. Entraîneur : F. Hantz. LES CARTONS 4 AVERTISSEMENTS. – Nancy : B. Gavanon (65e, antijeu), Chrétien (69e, tacle dangereux sur Bonnart) ; Le Mans : Fischer (35e, charge irrégulière sur Kroupi), F. Thomas (39e, geste d’humeur). NANCY. – Malgré Poulard, le Nancéien Brison (à gauche) trompe Pelé d’un tir croisé de l’intérieur du gauche et donne l’avantage à son équipe juste avant la pause. (Photo Didier Fèvre) RAPHAËL RAYMOND suis dit : “C’est pas possible ! J’ai marqué du pied alors que jusque-là, je n’avais inscrit que des buts de la tête.” Après, tout le monde est venu et m’a couché par terre. C’est à ce moment-là que je me suis senti le plus fatigué du match. – Avez-vous alors compris que votre but envoyait l’ASNL en finale pour la première fois depuis 1978 ? – Non. J’ai toujours du mal à y croire. Je n’ai pas vécu cette finale avec Platini. Je n’étais même pas né. Petit, je jouais pour jouer et réussir dans le G Pablo CORREA (entraîneur de Nancy) : « L’ASNL a fait un match plein, elle a montré plus de volonté, je pense ne pas exagérer en disant que ce soir, elle a été supérieure dans tous les domaines. On fait ce métier pour vivre de tels moments ; nous ne sommes pas passés à côté de l’occasion qui se présentait. Je pense que l’on récolte aujourd’hui ce que nous semons depuis plusieurs saisons. Il est intéressant de noter qu’aujourd’hui, nous nous sommes qualifiés avec beaucoup de jeunes joueurs formés à l’ASNL. Je souligne que le public s’est associé à notre succès et qu’il méritait cette finale. » football. C’était vraiment mon but. C’est pour ça que je donne à chaque fois le maximum de moi-même. – Avez-vous l’impression d’avoir marqué un grand coup dans votre carrière naissante face au Mans ? – J’ai profité des blessures et des départs à la CAN d’autres défenseurs pour montrer ma valeur. Les entraîneurs la connaissaient déjà. Je n’attendais qu’un truc de ce match : la victoire. Je hais la défaite. Même un nul me rend mécontent. – Vous irez donc au Stade de France pour gagner cette Coupe de la Ligue ? – Oui, même si Nice a quand même battu Monaco (1-0). Et mérite donc autant que nous de la disputer. J’espère que ce sera un match exceptionnel. Avec des Nancéiens heureux à la fin. » – B. Li. G Frédéric HANTZ (entraîneur du Mans) : « Je suis forcément déçu mais surtout par la manière de jouer. On ne s’est jamais libérés dans cette partie. On a fait un départ catastrophique, on se reprenait bien en deuxième mi-temps mais le deuxième but est venu au plus mauvais moment. Nancy a pris le match par le bon bout, mieux que nous. L’enjeu nous a peut-être inhibés, il y avait sans doute aussi plus de fraîcheur à Nancy qui n’avait pas joué depuis onze jours. Enfin, le fait de recevoir est aussi capital. » – M. V. Les hommes de Frédéric Hantz sont totalement passés à côté de leur match. NANCY – de notre envoyé spécial NANCY SORIN (6) : après une première période paisible, il a effectué les arrêts qu’il fallait en seconde. Serein. CHRÉTIEN (5,5) : n’a pas connu de problèmes dans son couloir. DA COSTA (8) : a fait apprécier son sens du jeu long et son placement. Il a aussi réussi un but plein de culot et des gestes de grande classe. Une révélation qui confirme. LÉCLUSE (6) : a fait parler son expérience. PUYGRENIER (5,5) : a compensé ses lacunes dans la relance par son marquage. Un dur. BIANCALANI (6) : a de nouveau convaincu. DUCHEMIN (7) : après avoir lancé Kroupi au but (24e), il s’est retrouvé à l’origine de l’avant-dernière passe sur le premier but. Il aurait également dû bénéficier d’un penalty après avoir enrhumé Poulard (55e). Un match plein. BERENGUER (6) : solide dans les duels et à la récupération. Précieux. B. GAVANON (6) : jusqu’à l’entrée de Sarkisian, il s’est retrouvé préposé aux coups de pieds arrêtés. Et il s’en est bien tiré. BRISON (6) : a eu le grand mérite d’ouvrir le score. KROUPI (5,5) : a perdu son duel avec Pelé en loupant le cadre (24e). Mais il s’est bien rattrapé en servant Brison sur l’ouverture du score. Remplacé par SARKISIAN (69e), auteur d’une rentrée canon à l’image de son tir sur la barre (79e). LE MANS Y. PELÉ (5) : a évité une correction aux siens. C’est tout dire. O. THOMAS (5) : ne paye pas de mine, mais il y va. C’est déjà ça. FISCHER (3) : s’est d’entrée mis à la faute et a souffert face à Kroupi, qui s’est joué de lui sur le premier but. POULARD (4) : après une première mi-temps correcte, il s’est effondré en seconde. Sa lenteur l’a handicapé. Cela s’est vu sur le second but. BONNART (3) : était censé prendre son couloir sur les phases offensives. Il n’y est guère parvenu. Il a surtout perdu le ballon sur les deux buts. HAUTCŒUR (4) : a renoué avec ses premiers amours en glissant à droite. Ce fut une mauvaise idée. Du mieux quand il est repassé dans l’axe avant l’heure de jeu. PÉRIATAMBÉE (3,5) : n’a pas su imposer son physique dans l’entrejeu. Or, c’est là que son équipe a perdu le match. Remplacé par FANCHONE (58e), qui a vainement essayé d’animer, enfin, le côté droit. F. THOMAS (3,5) : replacé seul dans l’axe en phase offensive, il n’est, à l’image de son geste d’énervement qui lui a valu un carton (35e), jamais entré dans son match. Il n’est pas le seul. CHIUMIENTO (4) : s’il a su repiquer dans l’axe pour libérer son couloir gauche à Bonnart, ce surdoué techniquement a perdu trop de ballons d’attaque et, excepté à la 15e minute pour Grafite, n’a jamais su trouver ses attaquants. Même revenu dans l’axe en seconde mi-temps, il est resté décevant. GRAFITE (3) : après avoir trop poussé sa balle (15e), il a multiplié les gestes de dépits. Hors sujet et remplacé par FAURÉ (78e). DE MELO (3) : guère mieux que son compatriote et sorti pour le volontaire DOUILLARD (55e), qui a de suite offert une balle l’égalisation à Grafite (59e). BERNARD LIONS Nice aux anges Neuf ans après leur victoire en Coupe de France, les Niçois veulent conquérir la Coupe de la Ligue pour mieux grandir. NICE – de notre envoyé spécial FRÉDÉRIC ANTONETTI a déjà joué une finale de Coupe de la Ligue (avec Bastia contre le Paris-SG, 0-2 en 1995). Le 22 avril, face à Nancy, il vivra pourtant une première puisqu’il n’a jamais mis les pieds au Stade de France. « J’ai déjà eu la possibilité d’y aller, mais je me suis toujours promis de ne le faire qu’à la tête d’une équipe finaliste, explique l’entraîneur niçois. L’an passé, j’avais failli me laisser tenter pour des matches de rugby, mais, finalement, j’avais tenu le coup. » Mardi soir, en battant Monaco sur son terrain (1-0), les Niçois ont offert le voyage à Antonetti. À eux aussi, car rares sont ceux qui ont déjà joué dans l’enceinte de Saint-Denis : Rool, Abardonado, Grenet, Camara et Roudet. Même Sammy Traoré, trente ans, ou Olivier Echouafni, trentetrois ans, n’en avaient jamais eu l’occasion. « Tout ce que Nice a subi ces dernières années, je l’ai également subi, dit le premier. Alors, je savoure. C’est une énorme satisfaction. Mais ça ne servirait à rien d’avoir fait tout ça pour aller en finale et la perdre. On veut le trophée. » Echouafni commençait même à s’impatienter : « J’attendais ça depuis si longtemps. J’avais perdu trois demi-finales et je me disais que le temps pressait pour me faire un palmarès. Certes, on n’a rien gagné, mais on ne compte pas s’arrêter là. » Vaincre au Stade de France, se qualifier pour la Coupe de l’UEFA et booster un club qui s’est donné trois ans – jusqu’à la livraison de son nouveau stade de 32 000 places – pour construire quelque chose de solide et tutoyer les sommets. Voilà l’objectif de tous les héros de la soirée monégasque, même les plus jeunes. À commencer par Hugo Lloris, dix-neuf ans, le gardien auteur d’un sansfaute face à Vieri. « C’est une sensation rare de jouer contre ce genre d’attaquant, raconte-t-il. Quand il a mis sa volée sur la barre, j’étais sûr que rien ne pouvait nous arriver. » Le Brésilien Ederson, âgé de vingt ans et auteur du but décisif, s’est construit, lui aussi, de beaux souvenirs : « Quand j’ai vu que c’était Maicon au marquage de Roudet, je me suis positionné pour placer ma tête et tout a bien marché. Depuis mon arri- vée, j’ai marqué trois buts avec Nice, dont deux contre Monaco. L’ASM me réussit. » Comme elle réussit très bien à une équipe niçoise qui conserve son invincibilité au stade Louis-II depuis son retour en L 1 en 2002, à grands coups de détermination et de solidarité, mais aussi en faisant preuve d’un prometteur talent collectif. « Ça ne date pas d’aujourd’hui, assure Cyril Rool. Pendant la première partie de la saison, on a souvent livré de bons matches sans que le résultat soit au bout. Là, ça nous sourit avec cette série de victoires (Bordeaux en Coupe de la Ligue 2-1 a.p., PSG 1-0 et Lille 2-0 en Championnat, puis Monaco mardi soir). On a la récompense de nos efforts. » Antonetti : « Une qualification européenne nous ferait gagner du temps » Pour ne pas perdre ces bonnes habitudes, Antonetti avait convoqué tous les joueurs hier, pour une séance d’entraînement allégée. « Il faut continuer le boulot, lâche l’entraîneur, dont l’équipe est 11e de L 1. Mais on est très fatigués. Mardi, dans le vestiaire, il y avait un grand bonheur, mais aussi beaucoup de silence parce qu’on avait besoin de récupération ou parce qu’on avait du mal à réaliser. On n’est pas Lyon. On n’a pas l’habitude d’être à pareille fête. » D’ici au 22 avril, les Niçois auront le temps de se persuader de ce qu’ils ont fait et d’aborder le rendez-vous en pleine possession de leurs moyens. « On a envie de marquer le club, d’ajouter une ligne au palmarès », insiste Echouafni. « Et puis, une victoire, une qualification européenne nous ferait gagner du temps, ajoute Antonetti. On aurait plus de moyens, plus de partenaires, ça irait plus vite pour le stade et on pourrait avoir un ou deux joueurs importants. Mais ne me faites pas dire qu’on est favoris sous prétexte qu’on affrontera un promu. » Dans le remake de la finale de la Coupe de France 1978 (victoire 1-0 de Nancy, but de Platini), Nice espère retrouver les joies de sa victoire en Coupe de France en 1997 face à Guingamp (1-1 a.p., 4-3 aux t.a.b.). JEAN-PIERRE RIVAIS I MENDOZA : RETOUR À DONETSK. – L’attaquant péruvien Andrés Mendoza, qui était prêté par le Metalurg Donetsk à l’Olympique de Marseille, retourne en Ukraine. « Nous avons trouvé un accord avec Donetsk pour un retour de prêt. Et le Metalurg pourrait à son tour le transférer, au Dynamo ou au Lokomotiv Moscou », a indiqué Pape Diouf. Depuis son arrivée à l’intersaison, « El Condor » n’était jamais parvenu à s’imposer à l’OM. I OL : CONTRÔLE ANTIDOPAGE INOPINÉ. – Dix joueurs de l’Olympique Lyonnais ont subi hier matin, avant l’entraînement, un contrôle antidopage « surprise ». Désignés par tirage au sort, Anthony Réveillère, Patrick Müller, Sylvain Monsoreau, Hatem Ben Arfa, Fred, Juninho, Govou, Tiago Mendes, Sylvain Wiltord et Rémi Vercoutre se sont soumis à ce contrôle diligenté par l’UEFA. Photo prise à l’étranger La ¬kodaOctavia Combi 4X4, il n’y a rien à faire, elle ne veut pas glisser (Michel M. spécialiste du curling) Consommations l/100 km (normes CE 99/100) : en ville 7,7 ; sur route 4,9 ; mixte 5,9 Emissions CO2 (g/km) : 162. Renseignements : 0 805 05 06 07 (appel gratuit) - www.skoda.fr 969_Combi4x4_356x50.indd 1 JEUDI 9 FÉVRIER 2006 PAGE 7 3/02/06 16:02:15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge presque. Picot put rugir de bonheur de bonne heure. « À dix minutes de la fin, on a compris qu’il ne pouvait plus rien nous arriver, témoigne Benjamin Gavanon. Il suffisait de regarder un coéquipier pour savoir ce qu’il pensait. Il nous est même arrivé d’être mort de rire sur le terrain. » Entré en jeu à vingt minutes de la fin, Sarkisian manquera à trois reprises de corser un peu plus l’addition. À la réception d’un cadeau de Poulard, il trouva d’abord la barre de Pelé (79e). Puis il obligea le gardien sarthois à se coucher (80e) avant de rater le cadre d’un rien (81e). Mais Nancy n’en espérait pas tant. Pour tracer son chemin jusqu’au Stade de France et devenir le quatrième promu à disputer une finale de la Coupe de la Ligue, l’équipe de Correa avait jusque-là gagné 1-0 à trois reprises. À chaque fois, elle eut l’avantage du terrain. Et surtout, une détermination beaucoup plus prononcée. N’est-ce pas, Le Mans ? Les fantômes du Mans Bleu période, quand Hantz tenta de ranimer ses couloirs en lançant Douillard à gauche et Fanchone à droite, le MUC ne contesta jamais l’histoire que les Lorrains avaient choisi d’écrire. « Nous avons fait un bon match, nous avons répondu présent, mais Le Mans est vraiment une équipe à deux visages », analysera plus tard Frédéric Biancalani, qui enleva quand même un ballon brûlant, dans les pieds de Frédéric Thomas, dans les six mètres (62e). Le deuxième but résume à lui seul la passivité mancelle et la plus grande volonté nancéienne. Bonnart s’était lancé dans un rush hasardeux quand Da Costa surgit pour récupérer le ballon dans l’entrejeu, effacer Poulard d’un grand pont au milieu et aller tranquillement ajuster Pelé (64e). L’action du jeune défenseur nancéien était superbe de culot et de maîtrise, mais elle avait aussi été grandement facilitée par l’inertie des Manceaux. Dès lors, il n’y eut plus de match ou Il s’appelle Manuel Trindade Da Costa. Il est né à Nancy, de parents portugais. Il a tout juste vingt ans. Il ne possède qu’un contrat Élite, mais il joue déjà comme un vieux pro. Car il lui en a fallu du culot pour s’en aller tout seul sceller définitivement le sort de cette partie. Luimême n’en revient d’ailleurs toujours pas d’avoir inscrit son premier but en professionnel. « POUVEZ-VOUS NOUS raconter votre but ? – J’ai réussi un exploit à la suite d’un travail collectif. C’est magique, un truc de fou qui m’est arrivé. J’ai vu deux Manceaux devant moi. J’ai poussé le ballon et j’ai foncé pour tirer, sans même regarder où se trouvait la cage. Je ne pensais pas à marquer mais à cadrer. Car, d’habitude, je frappe toujours à côté. Mais là, j’ai cadré et c’est rentré. J’étais le premier surpris. Je me Bonnart cap., 3 1-0 : BRISON (45e, passe de Kroupi). – Côté droit, Duchemin récupère un ballon perdu par Bonnart, puis le transmet à Kroupi qui élimine Fischer avant de décaler à gauche Brison. Lancé dans la surface, le Nancéien bat Pelé d’un tir croisé de l’intérieur du gauche. 2-0 : DA COSTA (64e). – À la ligne médiane, Da Costa récupère le ballon dans les pieds de Bonnart. Le jeune défenseur accélère, efface Poulard grâce à un grand pont et place une frappe de l’intérieur du droit à ras de terre qui trompe Pelé. MANUEL DA COSTA, le défenseur nancéien (20 ans), n’en revient pas d’avoir marqué le deuxième but qui l’envoie au Stade de France. de notre envoyé spécial Chiumiento 4 LES BUTS « Un truc de fou » NANCY – O. Thomas Hautcœur 5 4 Périatambée Fi Fischer 3,5 De Melo 3 3 Y.. Pelé 5 Grafite Poulard F. Thomas 3 4 3,5 L’équipe de France Espoirs sera opposée au Portugal, pays organisateur, mais aussi à la Serbie-Monténégro, finaliste de la dernière édition, et à l’Allemagne au 1er tour de l’Euro 2006 (23 mai - 4 juin) dont le tirage au sort a été effectué hier à Porto. L’Italie, tenante du titre et victorieuse de cinq des sept dernières éditions de l’Euro (1992, 1994, 1996, 2000 et 2004), rencontrera pour sa part le Danemark, l’Ukraine et les Pays-Bas dans le groupe B. « Avec le Portugal en match d’ouverture, nous serons dans le vif du sujet d’entrée, ce qui n’est pas une mauvaise chose », a commenté René Girard. « C’est le groupe le plus difficile quand on voit les forces en présence. Nous sommes outsiders, on ne risque rien », a ajouté le sélectionneur des Espoirs. La rencontre face au Portugal marquera les retrouvailles entre deux nations dont la dernière confrontation, le 18 novembre 2003 en 8e de finale retour de l’Euro 2004, avait été particulièrement tendue. À son issue, Djibril Cissé avait été suspendu quatre matches après avoir été exclu en cours de match et n’avait pu disputer l’Euro 2004 avec l’équipe de France A, alors que les joueurs portugais avaient mis à sac leur vestiaire après le match. I TURQUIE-SUISSE : LA TURQUIE VA FAIRE APPEL… – Afin d’obtenir une révision de la sanction que lui a infligée la FIFA après les incidents du match Turquie-Suisse du 16 novembre, la Turquie s’apprête à une « bataille juridique », a déclaré le président de la Fédération turque. Mardi, la Turquie a été condamnée par la FIFA à jouer ses six prochains matches officiels à domicile à huis clos et à au moins 500 kilomètres des frontières turques. La Turquie fera appel de la décision auprès de la commission de recours de la FIFA. I … ET LA PRESSE TURQUE S’INDIGNE. – La presse turque dénonçait, hier, la sanction infligée la veille par la FIFA, estimant qu’elle était beaucoup trop sévère. « Pendez-nous tant que vous y êtes », titrait Hürriyet, qualifiant la sanction d’« inhumaine ». « La FIFA a carrément dit à la Turquie : “Nous ne voulons pas de vous” », écrit le quotidien. I BELGIQUE : LA JUSTICE INVITE LES JOUEURS À PARLER. – La justice belge appelle les joueurs concernés par des trucages présumés de matches à se confier à elle. Des témoignages et indices faisant état de soupçons de corruption dans le football belge se multiplient dans la presse depuis la diffusion, dimanche soir, d’une enquête de la télévision publique flamande VRT. L’un des principaux témoins, Éric Thomas, disant « craindre pour sa sécurité », s’est rendu mardi chez la juge d’instruction bruxelloise en charge du dossier, espérant que sa déposition aidera la justice « à rendre le foot plus propre ». I AJACCIO : PORATO OUT TROIS SEMAINES. – Le gardien de but d’Ajaccio sera indisponible au moins trois semaines en raison d’une entorse au genou gauche. Stéphane Porato avait été victime d’un choc avec Lionel Mathis lors du match de samedi contre Auxerre (1-0) et remplacé à la mi-temps par Stéphane Trévisan. I RENNES : FREI FORFAIT. – Après un essai matinal infructueux, Frei, gêné à la hanche, est resté aux soins hier après-midi. Son forfait apparaît fort probable contre Bordeaux samedi. Monterrubio, lui, a repris normalement. – J.-D. C. I AFFAIRE GLOCHON : AUDIENCE AUX PRUD’HOMMES AUJOURD’HUI. – S’estimant lésé par une chute de ses revenus liée à sa rétrogradation, Franck Glochon, ancien arbitre en L 1 (1997-2002), a attaqué la FFF aux prud’hommes. L’audience se tiendra cet après-midi à Nantes. L’arbitre demande que le « lien de subordination » avec la Fédération soit reconnu et que son activité soit requalifiée en contrat à durée indéterminée. Il estime donc que l’arrêt de sa carrière s’apparente à une rupture de CDI donnant droit à des dommages et intérêts. – R. R et J.-D. C. Jaune Rouge Jaune La physionomie de cette demi-finale avait très vite donné raison aux techniciens, qui rappellent la primauté de l’animation sur le schéma tactique. Pour chatouiller le 5-4-1 de Correa dans ses recoins, Hantz avait réservé une surprise de dernière minute en alignant deux attaquants. Il ne se doutait pas forcément que Grafite et De Melo adopteraient des allures de fantômes. Il serait réducteur de résumer le non-match des Sarthois au désolant rendement de ses pointes, et notamment de Grafite, qui se distingua de son compère par un contrôle de corpo alors qu’il fonçait seul face à Sorin (15e) et par un enchaînement suffisamment lent pour permettre à Chrétien, puis Sorin, de venir sauver les meubles (59e). Les Nancéiens avaient rapidement gagné la bataille du milieu et celle des couloirs. À part pendant le premier quart d’heure de la deuxième HIER La France avec le Portugal et l’Allemagne Noir Bleu Noir Gavanon : « Mort de rire sur le terrain » Monaco - NICE .............................................................. 0-1 CHAMPIONNAT D’EUROPE ESPOIRS 2006 8 FOOTBALL LIGUE 1 (24e journée, match en retard) Bleu Rouge Noir Jaune STRASBOURG - PARIS-SG : 1-1 Le PSG se fragilise Incapables de battre Strasbourg, les Parisiens sont à 7 points de la deuxième place avant de défier Lille, dimanche. STRASBOURG – de notre envoyé spécial POUR NE PAS AVOIR remporté ce match en retard, c’est sur son objectif majeur de la saison, la deuxième place du Championnat, que le PSG se trouve en retard après 25 rencontres de L1. Car Paris a beau récupérer la cinquième place grâce à une meilleure différence de buts que l’OM, sa prestation, hier soir, à la Meinau, est venue affermir ce sentiment que cette équipe n’a pas l’envergure, ni technique, ni tactique, ni mentale, pour revenir en Ligue des champions la saison prochaine. Ce matin, sept points la séparent de Bordeaux, occupant coriace du fauteuil de dauphin. Rien ne laisse entendre, ni son jeu et encore moins ses résultats, que le PSG se trouve à l’aube d’un dernier tiers de Championnat irrésistible. Hier, Pauleta parlait de « frustration » après ce nul, Lacombe de « déception ». De Strasbourg, le nouvel entraîneur du PSG aura ramené son premier point en trois déplacements, mais sa moyenne de points par match (1,33) depuis qu’il a pris l’équipe en main est inquiétante. Paris n’a pris que deux points sur neuf possibles lors des trois dernières journées, dont ce point, hier, dans un stade d’où six équipes sont reparties avec trois cette saison… Le seizième de Pauleta Les plus optimistes se diront sans doute que le PSG peut encore croire, mathématiquement, à la C1. Et que, des deux équipes qui étaient opposées hier soir, celle dont les illusions ressortent le plus abîmées, c’est Strasbourg, engagé dans une course au maintien de plus en plus improbable. Mais au bout d’une deuxième période qui aura vu Paris tirer cinq fois au but, soit cinq fois plus que le Racing, le constat s’impose, encore, d’un Paris qui n’a pas l’impact pour gagner. « C’est un match qu’on devait gagner et c’est que j’ai dit aux joueurs à la mitemps, soulignait Lacombe. Mais il aurait fallu plus d’allant, plus de volonté d’aller vers le but adverse… Mes joueurs manquent de confiance. Ils sont traumatisés par leurs défaites à l’extérieur. A la mi-temps, Pedro (Pauleta) leur disait : " Les gars ! On ne perd pas !" »… C’est dommage. Strasbourg était bon à prendre car Strasbourg avait peur. » Il n’est pas certain, néanmoins, que la peur n’habitait pas un peu Paris lorsque les Alsaciens ouvrirent le score après 13 minutes, sur un but de Diané à l’entrée des six mètres. Un peu plus tôt, Alonzo avait déjà dû détendre son bras droit pour aller dévier un tir puissant de Nemeth (4e). Et en fin de mi-temps, ce fut Diané, encore lui, qui imposa au PSG une nouvelle frayeur sur une longue percée axiale qui faillit s’achever par un but de l’extérieur du droit (45 e+ 1)… Hier, Paris n’a pourtant pas accompli sa plus mauvaise entame de match de l’année mais il s’est souvent empêtré dans une certaine précipitation face à la densité et la vivacité du milieu strasbourgeois. Le PSG, ainsi, ne s’est pas créé de réelle occasion jusqu’à son égalisation. La surprise ne fut pas que celle-ci résulte d’un but de Pauleta, son seizième en L1. Mais plutôt de sa forme : c’était la première fois, hier, que le PSG scorait sur un coup franc direct cette saison (1-1, 31e). Le Portugais faillit récidiver plus tard (51e), manquant cette fois le cadre de peu, avant que Pancrate ne tente à trois reprises de trouver la faille (60e, 61e, 68e). En seconde période, le PSG a joué sans ses Uruguayens pendant la dernière demi-heure. Bueno est sorti à la mitemps car il posait « un problème d’équilibre » (Lacombe). Le PSG joua plus haut après la pause mais il aura été insuffisant dans ses frappes, donc, mais aussi dans ses contrôles (Mendy, Pancrate, notamment) ou ses passes vers l’avant (Dhorasoo) pour espérer mieux. « On aurait dû plus poser le jeu, analysait Lacombe. On a mal négocié les seconds ballons et mal joué certains contres. » Même dominé, Strasbourg n’a jamais paru au bord de la rupture, mais cela ne suffit pas à lui faire entrevoir un autre horizon que la zone rouge. Quant au PSG, s’il gagne à Lille, dimanche, il aura sauvé sa semaine. Dans le cas contraire, ses ambitions ne devraient plus guère osciller qu’entre l’UEFA et l’Intertoto. JÉRÔME TOUBOUL I LE PENEMMENÉ À L’HÔPITAL.– Ulrich Le Pen a reçu le ballonau visage sur un coup franc de Rodriguez (18e). Évacué sur civière, le milieu de terrain strasbourgeois, qui avait perdu connaissance, a été conduit à l’hôpital. Il n’y a apparemment pas de lésion, mais il restera en observation pendant 24 heures. STRASBOURG - PARIS SG : 1-1 (1-1) Temps froid. Pelouse correcte. 17 803 spectateurs. Arbitre : M. Auriac. né 5,5 Le Pen non noté A. Farnerud 5 É. Cissé Rozehnal e 5,5 5,5 Puuydebois y ydeb ydebo Loué Nemeth Pauleta Dhorasoo cap., 5,5 4,5 5 4,5 4 Devaux v Abdessadki M’Bami cap., 5,5 5,5 5,5 Deroff 5,5 Diané 6,5 Remplacements. – 19e : Le Pen par GMAMDIA (note : 4,5) ; 68e : Nemeth par VERGEROLLE ; 73e : Loué par HAGGUI. Non utilisés : Gurtner (g.), Carlier. Entraîneur : J. Duguépéroux. Rodriguez 6 c. — 15 12 25 19 25 27 21 19 19 22 19 28 19 38 24 25 30 29 33 39 Diff. — +24 +10 +7 +15 +6 -1 +11 +6 +5 +1 0 -3 +5 -13 0 -7 -9 -15 -17 -25 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février, 17 h 15 : Lens-Lyon (Canal +). 20 heures : Auxerre-Metz ; Bordeaux-Rennes ; Le Mans-Nice ; Monaco-Troyes ; Nancy - SaintÉtienne ; Nantes-Sochaux ; StrasbourgAC Ajaccio. (Ces sept matches sur Foot +.) Dimanche 12 février, 18 heures : Marseille-Toulouse (Canal + Sport). 21 heures : Lille Paris-SG (Canal +). Pichot 5 Bueno 5 Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 55 24 16 7 1 39 2. Bordeaux 46 25 12 10 3 22 3. Auxerre 42 25 13 3 9 32 4. Lille 40 25 11 7 7 34 5. Paris-SG 39 25 11 6 8 31 6. Marseille 39 25 11 6 8 26 7. Lens 37 25 8 13 4 32 8. Monaco 36 24 10 6 8 25 9. Le Mans 36 25 10 6 9 24 10. Saint-Étienne 34 24 8 10 6 23 11. Nice 33 24 8 9 7 19 12. Toulouse 33 25 9 6 10 25 13. Nancy 32 24 9 5 10 24 14. Rennes 32 25 10 2 13 25 15. Nantes 30 24 8 6 10 24 16. Sochaux 27 25 6 9 10 18 17. Troyes 25 24 6 7 11 21 18. AC Ajaccio 20 25 4 8 13 14 19. Strasbourg 16 25 2 10 13 16 20. Metz 14 24 2 8 14 14 BUTEURS. – 1. Pauleta (+ 1) (ParisSG), 16 buts ; 2. Luyindula (Auxerre) ; Cousin (Lens), 9 buts ; 4. Pieroni (Auxerre) ; Wiltord (Lyon), 8 buts ; 6. De Melo (Le Mans), 7 buts. ###$$$ Abou 6 HIER Strasbourg - Paris-SG ...... 1-1 Alonzoo 5 5,5 Yepes 6 Armand 4 MATCHES EN RETARD. – Mardi 14 février, 20 heures (24e journée) : Saint-Étienne - Nice (Foot +) ; NantesTroyes (Foot +). Restent à fixer : Monaco-Lyon (24e journée) et MetzNancy (25e journée). Remplacements. – 46e : Bueno par PANCRATE (note : 5,5) ; 62e : Rodriguez par B. MENDY. Non utilisés : Letizi (g.), Landrin, Paulo Cesar. Entraîneur : G. Lacombe. LES BUTS Diané, le provocateur Tous les jeudis, à 19h00... STRASBOURG PUYDEBOIS (4,5) : masqué par son mur, il est parti trop tard sur le coup franc de Pauleta. Un peu court aussi et chanceux dans sa sortie face à Bueno (45e + 1). DEROFF (5,5) : un peu de mal au début avant de prendre ses marques peu à peu, rendant une copie très propre après le repos. J.-C. DEVAUX (5,5) : quelques hésitations pour commencer. Puis il a trouvé le bon tempo et imposé sa puissance. KANTÉ (5,5) : une grande application dans ses tacles, ferme sur chaque intervention. ABOU (6) : l’Égyptien a du jus, il aime porter le ballon vers l’avant et le fait avec brio. Des promesses. LOUÉ (5) : remis de sa gastro, il a finalement débuté. Plutôt bien avant de souffrir physiquement. Remplacé par HAGGUI (73e). DIANÉ (6,5) : un but qui n’a pas suffi et un beau solo qui a vu mourir le ballon au ras du poteau (45e + 1). Les Parisiens ont souffert devant ses provocations. ABDESSADKI (5,5) : dans un rôle de milieu axial qu’il affectionne, il s’est montré accrocheur et précieux dans l’orientation du jeu. PARIS-SG ALONZO (5,5) : attendu après sa bourde face à SaintÉtienne, il a bien réagi. Bons réflexes, bonnes prises de balle, bon timing et pas de fioritures. PICHOT (5) : une première période décevante. C’est lui, notamment, qui était au duel avec Farnerud, passeur décisif pour Diane (13e). Plus solide en deuxième mi-temps. ROZEHNAL (5,5) : un match inégal, marqué par un mauvais placement sur l’action du but du Racing, mais aussi par des interventions autoritaires et de bonnes anticipations. Le point de non-retour ? La Page Rugby. Pour Strasbourg, battre le PSG était impératif. C’est raté, malgré une belle débauche d’énergie. Philippe Fleys et la Rédaction passent en revue les grands événements rugby du week-end à venir. STRASBOURG – de notre envoyé spécial ILS EN VOULAIENT SIX. Ils en auront quatre si tout va bien. En concédant le nul au PSG, le sixième à domicile cette saison, les Strasbourgeois ont échoué dans leur projet de faire le plein cette semaine. « J’y croirai moins si nous n’empochons pas six points contre Paris et Ajaccio », avait dit Jacky Duguépéroux avant le match. Faut-il en conclure, déjà, que le point pris par le Racing hier soir est le point de nonretour ? Une faible lueur vacille encore, certes, mais chaque match qui passe en diminue l’éclat. Il y a pourtant peu à redire de l’envie manifestée par les Alsaciens. Ils se sont vraiment comportés en équipe luttant pour le maintien, accrocheurs, ne renonçant jamais, mais butant pour finir sur une défense parisienne qui ne s’est relâchée qu’une fois : pour permettre à Diané d’ouvrir le score. Le plus dur n’était pas fait. En laissant Paris revenir à la vie, Strasbourg s’est encore compliqué la tâche. Les efforts de Kanté, Abou ou Diané, qui manqua le doublé au bout d’un solo époustouflant (45e + 1) n’ont pas suffi. Les experts de l’info sportive sont sur L’ÉQUIPE TV. Abdessadki : « Ça fait peur » Disponible sur A. FARNERUD (5) : une remise intelligente sur l’ouverture du score. Une agressivité peu coutumière. Bien en seconde période, sauf dans la finition. LE PEN (non noté) : touché aux cervicales sur un coup franc de Rodriguez. Remplacé à la 19e par GMAMDIA (4,5), qui s’est retrouvé dans une position inhabituelle sur le flanc gauche. Pas trop à l’aise, il s’est quand même battu. NEMETH (4,5) : à l’origine du but alsacien, il a cherché l’espace, privilégiant un rôle de pivot. Un peu juste physiquement. Une frappe qui a inquiété Alonzo (4e). Remplacé par VERGEROLLE (68e). – J.–M. B. « Je n’ai rien à reprocher à mes joueurs, ils peuvent se regarder dans les yeux, dira Duguépéroux après coup. On a vu un beau match entre deux équipes qui voulaient les trois points. Mais c’est nous qui faisons la mauvaise opération. Bien sûr, ça devient de plus en plus difficile. En plus, on perd encore un joueur avec Le , le Câble, par ADSL et sur www.lequipe.fr PAGE 8 Pen, notre homme en forme du moment. Il faut terminer la saison en gagnant le plus de matches possibles pour ne rien avoir à regretter. » Les joueurs sont allés dormir à l’hôtel. Ils préparent la venue d’Ajaccio, samedi, comme un dernier espoir de plus quand celui-ci s’amenuise au rythme du calendrier. « Ça fait peur, reconnaissait Abdessadki. Ce point est insuffisant dans notre situation. C’est très frustrant. Il y avait un coup à jouer, mais, une fois encore, nous n’avons pas été capables de conserver notre avance. Nous avons montré une vraie envie de produire du jeu, mais ça n’a pas suffi. » Au compteur, il reste treize journées, et Troyes, le premier non relégable, garde une confortable avance de neuf points et un match de plus à jouer (à Nantes). Sans compter que, quoi qu’il arrive samedi face à l’AC Ajaccio, les Corses seront eux aussi toujours devant Strasbourg. « Le sort s’acharne, notait Yves Deroff. On subit un nouveau coup d’arrêt. Mais on ne doit pas lâcher, il ne faut pas baisser les bras. Dans d’autres circonstances, on se serait dit qu’on a fait un bon match contre un bon adversaire. » Mais les circonstances se sont aggravées malgré le soutien du public et d’un kop qui proclamait pourtant sa lassitude sur une banderole très distinguée : « On en a plein le cul. » À quoi peut donc bien servir ce point ? « Peut-être à nous rendre un peu de confiance », osait Deroff. On s’encourage comme on peut. JEAN-MARC BUTTERLIN YEPES (6) : très tranchant en un contre un, il a rarement été mis en danger. ARMAND (4) : l’action du but est venue de son côté. D’une façon générale, il a peiné à s’imposer et il s’est montré trop brouillon en phase offensive. É. CISSÉ (5,5) : du déchet dans son jeu, mais il a eu le mérite de chercher à jouer vers l’avant. Globalement, il a manqué d’impact dans les duels. M’BAMI (5,5) : très disponible, il a beaucoup couru, ne s’est pas caché mais il n’a pas rayonné. Une qualité de passes mitigée. BUENO (5) : accrocheur, il a placé une bonne tête (43e) mais n’a pas suffisamment apporté en défense. Remplacé à la mi-temps par PANCRATE (5,5), auteur de trois tirs (60e, 61e, 68e). DHORASOO (4) : très actif en début de match, il a ensuite eu un rendement terne, entre passes ratées et incapacité à peser physiquement. RODRIGUEZ (6) : menaçant par son jeu tout en provocations et accélérations, il a aussi beaucoup travaillé en phase défensive. Remplacé par B. MENDY (62e), à la technique encore incertaine. PAULETA (5,5) : auteur d’un coup franc lumineux sur l’égalisation parisienne, il n’a pas eu beaucoup d’occasions de s’illustrer sur action de jeu. – J. T. MARSEILLE La mésothérapie pique Tapie Les spécialistes de cette pratique reconnue se défendent face aux insinuations de l’ancien patron de l’OM. A PLUSIEURS REPRISES, dans L’Équipe samedi et dans le Parisien hier, il a été question de mésothérapie dans les suspicions de dopage concernant l’OM à l’époque de Bernard Tapie. Ces développements faisaient suite aux accusations de l’ancien joueur, JeanJacques Eydelie, dont le livre Je ne joue plus doit être diffusé la semaine prochaine. Samedi, en réaction aux confirmations apportées par Tony Cascarino, l’ex-avant-centre de l’OM, Henri Stambouli, son entraîneur à partir de 1994, a évoqué des pratiques de « mésothérapie, qui pouvait ressembler à une piqûre (…)comme une sorte de seringueà plusieurs têtes, un genre de stimulant ». (…) « C’était une chose qui permet d’activer les glandes. » Le docteur Denis Laurens, président de la Société française de mésothérapie, docteur du PSG pendant cinq ans lors de la présidence de Francis Borelli (1978-91), s’insurge devant cette définition : « J’oppose un démenti formel, il ne s’agit pas là de mésothérapie. Cette pratique était peut-être le fait de charlatan, il y a tant de gourous qui traînent partout. » Son avis demeure tout aussi tranché après l’explication de Bernard Tapie, opposant aux soupçons de dopage la mésothérapie : « Il s’agit, a déclaré l’ancien dirigeant, de micropiqûres d’un millimètre et demi de longueur, qui injectent des produits de type oligo-éléments ou d’homéopathie. Cette technique consiste à stimuler les points d’acupuncture. » Le docteur Denis Laurens, qui travaille aussi avec des athlètes (Marc Raquil) répond : « Il n’y a pas de stimulation par la mésothérapie, qui est un traitement local superficiel de la douleur à la suite par exemple d’une tendinite ou d’une déchirure. L’aiguille fait quatre millimètres de longueur, rien à voir avec une piqûre intramusculaire dont font état Eydelie et Cascarino, où l’aiguille est dix fois plus longue. Il ne faut pas tout mélanger. Les produits injectés, une vingtaine, tels que des substances drainantes, anti-inflammatoires ou cicatrisantes, sont les mêmes que ceux que l’on trouve en comprimés. Là, on agit directement sur le mal de façon plus efficace. Que monsieur Tapie cherche à se sortir d’un mauvais pas, ça le regarde, mais pas en jetant l’opprobre sur la mésothérapie, pratique sanctionnée par un diplôme universitaire. Les médecins de l’OM n’ont jamais été mésothérapeutes, surtout pas il y a treize ans. La mésothérapie est une méthode reconnue par le Conseil de l’Ordre et la Sécurité sociale, et qui se développe partout dans le monde. En France, tous les clubs de football font appel à un médecin mésothérapeute. Monsieur Bernard Tapie devrait savoir de quoi il parle puisque, quand il souffrait de douleurs lombaires, il avait été soigné par mésothérapie. » « Deux cas ont été rapportés dans la presse concernant des sportifs qui auraient subi un contrôle positif lié à la mésothérapie, précise le docteur Jacques Le Coz, lui aussi ancien médecin du PSG. C’est impossible si la technique a été utilisée par un médecin mésothérapeute compétent, car les produits ne sont jamais des produits interdits. » MARC CHEVRIER JEUDI 9 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 4 AVERTISSEMENTS. – Strasbourg : Loué (50e, accrochage sur Rodriguez), Deroff (82e, tacle en retard sur Armand), Abdessadki (90e + 2, contestation) ; Paris-SG : M’Bami (60e, croc-enjambe sur Nemeth). Bleu LES CARTONS Jaune Jaune Rouge STRASBOURG. – Les accélérations du Parisien Rodriguez (à droite) ont secoué Strasbourg et Yves Deroff, mais le PSG n’est pas reparti de Strasbourg avec sa première victoire à l’extérieur de l’ère Lacombe. (Photo Stéphane Mantey) Noir Bleu Noir 1-0 : DIANE (13e, passe d’A. Farnerud). – Débordement côté droit d’Abdessadki, qui passe à Nemeth, à l’angle de la surface. Ce dernier centre devant Rozehnal pour la tête d’A. Farnerud, qui dévie vers Diane. L’attaquant strasbourgeois, libre de marquage, frappe en force du droit. Son tir, dévié par le tacle de Yepes, bat Alonzo. 1-1 : PAULETA (31e). – Coup franc pour Paris, aux 25 mètres, légèrement excentré sur la droite. Pauleta enroule sa frappe de l’intérieur du droit et bat Puydebois, masqué par son mur, sur sa gauche. 9 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS L’Egypte punit Mido Suspendu par sa Fédération, l’attaquant des Pharaons ne jouera pas la finale de la CAN. LE CAIRE – de notre envoyé spécial LA RUMEUR COURAIT depuis le milieu de la matinée. Elle fut confirmée par la Fédération égyptienne en début d’après-midi : Ahmed Hossam, dit Mido, ne participera pas à la finale de la Coupe d’Afrique des nations, demain, face à la Côte d’Ivoire. Après l’altercation qui avait opposé la veille au soir l’attaquant vedette des Pharaons à Hassan Shehata, son entraîneur, ses dirigeants ont frappé vite et fort, tout au moins symboliquement. Suspendu six mois et privé de toutes ses primes de match depuis le début de la compétition, l’ancien Marseillais ne manquera en fait qu’une seule rencontre importante avec son équipe nationale. Mais ce sera celle de demain, celle que toute une nation attend, un moment dont Mido rêvait depuis des années : une finale de Coupe d’Afrique au stade international du Caire. Emporté par un tempérament qui lui avait déjà valu des tracas à Marseille (*), le buteur de Tottenham a commis l’erreur de trop. On jouait la 81e minute, mardi soir, entre le Séné- gal et l’Égypte lorsque Hassan Shehata lui demanda de céder sa place. Surpris, comme d’autres, puis furieux, Mido interpella son entraîneur et lui demanda pourquoi il lui faisait quitter le terrain. Le ton monta entre les deux hommes et, selon un témoin, l’ancien Marseillais traita son coach d’« âne », ce qu’il dément (voir par ailleurs). Hué par la foule, qui lui ordonnait de sortir, il finit par s’exécuter, voulut rentrer au vestiaire, se ravisa, écarta du bras Hossam Hassan, venu le calmer, et colla durant quelques secondes son front contre celui de son coach. Scène surréaliste qui dura jusqu’à ce que Hossam Hassan parvienne à raisonner son jeune coéquipier. Pour Mido, les événements allaient définitivement basculer du mauvais côté lorsque, deux minutes plus tard, Zaki, son successeur, inscrivit le deuxième but de l’Égypte (2-1) et la propulsait en finale. Malgré l’humiliation, l’ancien joueur de l’OM courut vers ses coéquipiers pour les féliciter. Certains semblèrent le repousser. Marqué, Mido sembla alors mesurer la portée de son geste. Dans un show télévisé de fin de soirée, il tenta de se faire pardonner. Ami de Hossam Hassan, le pré- sentateur fit d’abord intervenir le capitaine des Pharaons, qui se lança dans un plaidoyer pour son jeune coéquipier : « Il a commis une erreur. Mais c’est la pression qui l’a poussé à faire ça. Il aime tellement l’équipe nationale, il voulait tellement l’aider… Nous souhaitons qu’il reste avec nous. D’ailleurs, il veut s’excuser. Je vous le passe. » Mido prit le téléphone en main : « Je m’excuse auprès de Hassan Shehata, du public, de tout le monde, dit-il. J’aime tellement l’Égypte... Je veux gagner la Coupe avec l’équipe. » Ses coéquipiers le soutiennent Sa tentative sera vaine. Malgré la perte que représente son absence pour la finale, la Fédération égyptienne n’a pas hésité à sanctionner un joueur qui n’en est pas à son premier dérapage. À l’automne 2004, quelques mois après avoir été sévèrement critiqué par la presse pour ses performances durant la CAN, en Tunisie, Mido avait déjà été écarté par le sélectionneur de l’époque, Marco Tardelli. En septembre, le joueur avait prétexté une blessure pour refuser une convocation avant une rencontre cruciale face au Cameroun (3-2) en éliminatoires de la Coupe du monde mais disputa un match amical avec l’AS Rome la veille de ce match. En février 2005, Mido se rendit spécialement au Caire pour se repentir. « Je suis venu m’excuser pour toutes les erreurs que j’ai pu commettre, dit-il au cours d’une conférence de presse. Je n’ai pas le droit de décider quand je veux jouer et quand je ne le veux pas. » Il fut aussitôt rappelé par le successeur de Tardelli, Hassan Shehata. C’est semble-t-il ce dernier, cette fois, qui a refusé tout compromis. Une décision cohérente, mais regrettée par les joueurs. Hier après-midi, dans le hall de l’hôtel de la délégation égyptienne, tous ceux qui ont accepté de s’exprimer sur le sujet regrettaient plus ou moins ouvertement la mise à l’écart de leur coéquipier : « Il faut respecter le coach, expliqua par exemple Mohamed Barakat, le joueur d’Al-Ahly. Mido n’avait pas à faire cela. Mais c’est un joueur capital. Il aurait fallu attendre la finale avant de régler ce problème. Tout le monde est triste. Son absence n’est pas bonne pour notre équipe. Nous avions besoin de lui. » Hossam Hassan était même fâché : « Mido a un grand cœur. Il n’aurait pas dû faire ce geste. Mais ce genre de choses arrive parfois avec les grands joueurs. C’est une perte énorme pour la finale. C’est un problème pour moi et c’est un problème pour mon équipe. Cela me rend en colère. Nous avions besoin de lui. » À deux jours d’une finale de Coupe d’Afrique, les Pharaons se seraient bien passés de ce coup d’éclat. SÉBASTIEN TARRAGO (avec F. Ma.) (*) Selon José Anigo, qui était alors son entraîneur, il avait refusé de prendre place sur le banc de touche avant un match face à Strasbourg (4-0), en mars 2004. Recoba (84e) 5-0 TRÉVISE AS ROME 4-3 Perrotta (25e) De Rossi (35e) Totti (79e s.p., 90e + 1 s.p.) 20 h 30 Bastia - Laval Brest - Créteil Caen - Sète Châteauroux - Amiens Dijon - Istres Grenoble - Sedan Gueugnon - Guingamp Le Havre - Reims Lorient - Clermont ASCOLI 0-0 CHIEVO VÉRONE 1-1 Scurto (61e) PALERME Diff. — +13 +16 +15 +10 +4 +12 -2 -3 +4 +1 +1 +6 -7 -1 -3 -10 -2 -13 -22 -19 BUTEURS. – 1. Lesage (Le Havre), 12 buts ; 2. M’Bodji (Créteil) ; K. Traoré (Le Havre), 11 buts ; 4. Savidan (Valenciennes), 10 buts. 5. Heitzmann (Reims), 9 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 17 février, 20 h 30 : Amiens-Brest ; Guingamp-Créteil ; Istres-Grenoble ; Laval-Le Havre ; Lorient-Dijon ; ReimsMontpellier ; Sedan-Caen ; Sète-Gueugnon ; Clermont-Bastia ; ValenciennesChâteauroux. MATCH EN RETARD (24e journée). – Reste à fixer : Reims-Bastia. I CFA (groupe A, 19e journée, match avancé). – HIER, Metz B Strasbourg B : 0-2. À l’issue de ce match, Metz B est 13e avec 40 points et Strasbourg B 6e avec 44 points. LIVOURNE SAMPDORIA Kutuzov (30e) 3-1 M. Gonzalez (12e) Tedesco (56e) Caracciolo (65e) c. — 20 17 16 21 23 20 25 26 25 29 28 14 23 25 26 32 19 33 40 38 CAGLIARI Suazo (15e) Langella (19e) D. Conti (55e) LAZIO ROME Belleri (84e) MESSINE 0-0 SIENNE UDINESE 1-2 REGGINA Iaquinta (15e) LECCE Ledesma (80e s.p.) Amoruso (40e, 61e) 1-2 EMPOLI Almiron (2e) Tavano (41e s.p.) J JUVENTUS TURIN - PARME : 1-1 (1-1) Buts. – JUVENTUS TURIN : Ibrahimovic (45e) ; PARME : Dessena (39e). Avertissements. – Parme : Corradi (82e), Bonera (90e + 3). JUVENTUS TURIN : Buffon – Zambrotta (Blasi, 50e), Thuram, F. Cannavaro, Balzaretti – Mutu (Camoranesi, 81e), Emerson, Vieira, Nedved – Ibrahimovic (Trezeguet , 46 e ), Del Piero (cap .) . Entraîneur : F. Capello. J AC MILAN - TRÉVISE : 5-0 (1-0) Buts : Kakà (14e), Chevtchenko (53e, 65e), Gilardino (62e), F. Inzaghi (73e). Avertissements.– Trévise : A. Filippini (38e), Giuliatto (79e). AC MILAN : Dida – Simic (Jankulovski, 75e), Nesta (cap., Costacurta, 46e), Stam, Serginho – Gattuso, Vogel, Seedorf – Kakà – Chevtchenko (F. Inzaghi, 66e), Gilardino. Entraîneur : C. Ancelotti. 2 3 Sénégal 1 Égypte Au Caire, stade de l’Académie militaire : 1 11-12 Cameroun CÔTE D’IVOIRE 1 aux t.a.b À Alexandrie, stade H. El-Hedood : CÔTE D’IVOIRE 1 Nigeria 0 Côte d’Ivoire À Port-Saïd : NIGERIA Tunisie 1 6-5 1 aux t.a.b 3e place p (aujourd’hui, au Caire, stade de l’Académie militaire, 17 heures, Eurosport) Sénégal - Nigeria N. B. : programme en heure franç nçaise. ça Pour l’heure ’h locale, ajouter une heure. BUTEURS. – 1. Eto’o (*) (Cameroun) ; Ahmed Hassan (Égypte) ; Feindouno (Guinée), Santos (Tunisie), 4 buts, etc. (*) Pour la Confédération africaine de football (CAF), Eto’o totalise 5 buts car elle lui accorde le but marqué contre la RD Congo. Mais le ballon avait percuté le poteau avant d’entrer grâce à la tête du gardien. Le tir d’Eto’o n’était pas cadré donc, selon les critères de L’Équipe, il s’agit d’un but contre son camp. MARDI 14 FÉVRIER MARDI KAISERLSAUTERN BOR. DORTMUND FC COLOGNE 2-2 Sanogo (42e s.p.) Schönheim (76e) Streller (37e, 74e) 2-0 DUISBOURG HERTHA BERLIN 0-0 BAYERN MUNICH MAYENCE 1-1 Brzenska (67e) Rosicky (87e s.p.) BIELEFELD Zidan (50e s.p.) Boakye (57e) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. - - - - - - - 1. Juventus Turin . 63 24 20 3 1 49 14 +35 2. Inter Milan ....... 54 24 17 3 4 47 18 +29 3. AC Milan ........... 51 24 16 3 5 53 23 +30 4. Fiorentina ......... 50 24 15 5 4 41 23 +18 5. AS Rome ........... 45 24 13 6 5 46 25 +21 6. Livourne ............ 39 24 10 9 5 26 25 +1 7. Chievo ............... 35 24 9 8 7 31 27 +4 8. Sampdoria ........ 34 24 9 7 8 37 31 +6 9. Lazio Rome ...... 34 24 8 10 6 30 29 +1 10. Palerme ............ 30 24 7 9 8 35 38 -3 11. Sienne ............... 26 24 6 8 10 29 38 -9 12. Udinese ............. 26 24 7 5 12 24 35 -11 13. Reggina ............. 26 24 7 5 12 25 39 -14 14. Ascoli ................. 25 24 5 10 9 24 30 -6 15. Messine ............. 23 24 4 11 9 21 31 -10 16. Cagliari .............. 22 24 5 7 12 27 39 -12 17. Parme ................ 22 24 5 7 12 27 43 -16 18. Empoli ............... 22 24 6 4 14 27 44 -17 19. Trévise ............... 14 24 2 8 14 14 36 -22 20. Lecce ................. 13 24 3 4 17 16 41 -25 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février : Trévise - Chievo Vérone, Lazio Rome - Udinese. Dimanche 12 février : Cagliari-Lecce, EmpoliPalerme, Livourne-Fiorentina, ParmeAscoli, Reggina - AC Milan, SampdoriaMessine, Sienne - AS Rome, Inter Milan - Juventus Turin. PAYS-BAS (23e journée) MARDI Sparta Rotterdam- Groningue ........... 1-0 Roosendaal- AZ Alkmaar.................... 0-5 HIER ADO La Haye - NAC Breda.................... 0-3 HéraclèsAlmelo - Heerenveen ............ 1-1 RodaJC - Waalwijk ............................. 1-0 Utrecht- PSV Eindhoven...................... 1-2 Vitesse Arnhem- Twente .................... 1-2 Ajax Amsterdam- Willem II ................ 1-0 NEC Nimègue- Feyenoord ................. 1-2 Classement : 1. PSV Eindhoven, 57 points ; 2. Feyenoord, 54 ; 3. AZ Alkmaar, 52 ; 4. NEC Nimègue, 38 ; 5. Heerenveen, 37 ; 6. Ajax Amsterdam, 37 ; 7. Groningue, 37 ; 8. Utrecht, 36 ; 9. Vitesse Arnhem, 33 ; 10. Waalwijk, 31 ; 11. Roda JC, 29 ; 12. Twente, 28 ; 13. Héraclès Almelo, 27 ; 14. Sparta Rotterdam, 24 ; 15. NAC Breda, 24 ; 16. ADO La Haye, 18 ; 17. Willem II, 14 ; 18. RBC Roosendaal, 5. I BELGIQUE (Coupe, quarts de finale retour).– HIER, Beveren - MOUSCRON : 0-2 (aller : 0-0) ; Westerlo - WAREGEM : 3-1 a.p. (aller : 0-3) ; CHARLEROI - Saint-Trond : 2-0 (aller : 0-0). Standard Liège - La Gantoise (aller : 1-2) aura lieu mercredi 8 mars. I PORTUGAL (Coupe, huitièmes de finale). – HIER, Lixa (D 3) - V. SETUBAL : 0-2 ; MARITIMO FUNCHAL - Vila Mea (D 4) : 3-0 ; Desportivo Aves (D 2) - ACADEMICA COIMBRA : 1-2 ; Estrela Amadora - BOAVISTA : 0-1 ; SPORTING PORTUGAL - Paredes (D 3) : 2-1 ; GUIMARAES - Oliveirense (D 3) : 2-0 ; Benfica - Nacional Funchal : n.p. Exempt : FC Porto. I ANGLETERRE (Cup, 16es de finale, matches à rejouer). – HIER, MIDDLESBROUGH - Coventry (D 2) : 1-0 ; CHELSEA-Everton : 4-1. Buts. - CHELSEA : Robben (22e), Lampard (36e s.p.), Crespo (39e), Terry (74e) ; EVERTON : Arteta (72e s.p.). M'GLADBACH 0-0 HANOVRE 2-1 SCHALKE 04 HAMBOURG Zuraw (48e) Hashemian (72e) LEVERKUSEN Barbarez (81e) 4-0 WOLFSBURG VfB STUTTGART 0-0 WERDER BRÊME NUREMBERG 0-1 EINTR. FRANCFORT Amanatidis (43e) Berbatov (44e) Barnetta (55e) B. Schneider (71e) Madouni (75e) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Bayern Munich . 51 20 16 3 1 39 13 +26 Werder Brême . 43 20 13 4 3 51 23 +28 Hambourg ......... 41 20 12 5 3 32 14 +18 Schalke 04 ....... 36 20 9 9 2 22 12 +10 Hertha Berlin .... 29 20 7 8 5 29 26 +3 Borussia Dortmund . 28 20 7 7 6 28 26 +2 VfB Stuttgart 27 20 5 12 3 21 18 +3 Hanovre .......... 26 20 5 11 4 30 26 +4 M'Gladbach ... 26 20 6 8 6 25 26 -1 Leverkusen .... 25 20 6 7 7 30 28 +2 Eintracht Francfort 25 20 7 4 9 27 30 -3 Bielefeld ......... 21 20 5 6 9 23 29 -6 Wolfsburg ...... 21 20 5 6 9 21 36 -15 Mayence ........ 20 20 5 5 10 31 33 -2 Nuremberg .... 18 20 4 6 10 21 33 -12 Duisburg ........ 16 20 3 7 10 18 35 -17 FC Cologne ... 14 20 3 5 12 28 45 -17 Kaiserslautern .. 14 20 3 5 12 27 50 -23 PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février : Schalke 04 - Leverkusen, Duisburg - M’Gladbach, Wolfsburg Hertha Berlin, Werder Brême - Kaiserslautern, Bielefeld - VfB Stuttgart, Hambourg-Mayence, Eintracht Fr a n c f o r t - H an o v r e . D i ma n c h e 12 février : FC Cologne - Borussia Dortmund, Bayern Munich - Nuremberg. ÉCOSSE (25e journée) MARDI DundeeU. - Heart of Midlothian ........ 1-1 HIER Aberdeen - Glasgow Rangers ............ 2-0 Celtic Glasgow - Falkirk...................... 2-1 Dunfermline - Inverness..................... 2-2 Hibernian - Livingston........................ 7-0 Kilmarnock - Motherwell ................... 2-0 Classement : 1. Celtic Glasgow, 61 pts ; 2. Heart of Midlothian, 51 ; 3. Hibernian, 44 ; 4. Glasgow Rangers, 43 ; 5. Kilmarnock, 40 ; 6. Inverness, 35 ; 7. Aberdeen, 32 ; 8. Motherwell, 30 ; 9. Dundee United, 27 ; 10. Falkirk, 20 ; 11. Dunfermline, 15 ; 12. Livingston, 12. I ANGLETERRE (3e journée, match en retard). – HIER, Charlton-Liverpool : 2-0. Buts : D. Bent (42e s.p.), L. Young (45e+ 2). À l’issue de ce match, Charlton est 11e avec 33 points et Liverpool 3e avec 45 points. JEUDI 9 FÉVRIER 2006 I LIGUE 1 (26e journée, matches décalés) Voir page 8. I COUPE DE FRANCE (huitièmes de finale, tirage au sort) 11 H 30 Dans l’émission Téléfoot (TF 1). Matches les mardi 21 et mercredi 22 mars. I LIGUE 1 (24e journée, matches en retard) Voir page 8. I COUPE DE FRANCE (16es de finale, match en retard) 20 HEURES Châteauroux (L 2) - Sochaux MERCREDI 15 FÉVRIER I COUPE DE L’UEFA (16es de finale aller) 16 H 30 (15 H 30, HEURE FRANÇAISE) Litex Lovetch (BUL) - Strasbourg (TPS Star) 18 HEURES FC Bâle (SUI) - Monaco (TMC) 19 HEURES Lille - Chakhtior Donetsk (UKR) (Sport +) 19 H 45 (20 h 45, HEURE FRANÇAISE) Bolton (ANG) - Marseille (M 6) 20 H 45 Udinese (ITA) - Lens (Sport +) DOPAGE Deux ans pour Heras L’AVOCAT DU COUREUR espagnol Roberto Heras, contrôlé positif à l’EPO lors de la dernière Vuelta, a fait savoir hier soir qu’il avait reçu une notification officielle de la Fédération espagnole de cyclisme (REFC) selon laquelle son client était suspendu deux ans, comme le stipule le règlement. Néanmoins, l’annonce publique sera faite demain, à l’issue de la réunion de la commission disciplinaire de la REFC. Le vainqueur du Tour d’Espagne 2005 (mais il perdra le bénéfice de cette victoire au profit du Russe Denis Men- chov) avait été contrôlé positif à l’EPO lors du dernier contre-la-montre de l’épreuve et la contre-expertise effectuée dans le laboratoire de la capitale madrilène le 25 novembre avait confirmé la première analyse. La défense du coureur espagnol de trente et un ans, leader de la formation Liberty Seguros, mettait en avant « le vice de forme et les failles de la méthode de détection de l’EPO ». L’avocat de Heras, José Maria Buxeda, a d’ores et déjà indiqué qu’il ferait appel de la décision et se tournerait vers le Tribunal arbitral du sport (TAS) ou encore vers la justice civile de son pays. Deux autres affaires sont en cours d’instruction par la Fédération espagnole, celles des coureurs de la formation basque Euskaltel, Aitor Gonzalez, vainqueur du Tour de Suisse et contrôlé positif aux anabolisants lors de la 13e étape de la dernière Vuelta, et Iñigo Landaluze, contrôlé positif à la testostérone en juin 2005, lors du Dauphiné Libéré, épreuve qu’il avait remportée. – M. M. L’annonce publique de la suspension de Roberto Heras aura lieu demain. (Photo Jean-Christian Biville) TOUR MÉDITERRANÉEN Un joli coup pour rien Repris sous la flamme rouge, Sandy Casar et Cédric Vasseur ont laissé la victoire au véloce Danilo Napolitano. Aujourd’hui, Faron et « chrono » par équipes au menu. MARIGNANE – de notre envoyé spécial PAS BESOIN D’AVOIR AVALÉ une boule de cristal pour deviner que les hommes de la Française des Jeux n’ont pas débarqué dans ce Tour Méditerranéen pour prendre le soleil ou, comme bon nombre de leurs congénères, pour, refrain lancinant, « emmagasiner des kilomètres en vue d’objectifs plus importants au printemps ». Sur ce point, Marc Madiot était on ne peut plus clair hier matin sur le parking du Stade-Vélodrome : « Bien sûr qu’on est là pour faire la course, comme à chaque fois qu’on est au départ. Il faut prendre tout ce qui se présente. » À peine trois heures plus tard, le Mayennais avait gardé le même entrain malgré les morsures du vent. Ce vent qui venait de condamner l’initiative d’un de ses gars, Sandy Casar, repris sous la flamme rouge après un peu plus de quatre-vingts kilomètres d’échappée en compagnie de Cédric Vasseur, un habitué lui aussi des grands espaces. « Ça n’est pas grave, on a essayé, on essaiera encore. On laisse venir », glissait Madiot. Secoué de petits hoquets, les doigts engourdis, Casar semblait nourrir plus de regrets que son patron : « Au départ, je n’avais pas prévu d’attaquer mais j’avais vraiment de bonnes jambes et comme on n’est pas là pour regarder la course, j’ai essayé dans la descente du petit col. On a bien collaboré mais il y avait trop de vent tourbillonnant dans le final pour espérer aller au bout. Ça fait chier, quand même. » Malgré une avance maximale de 6’35’’, les deux aventuriers du jour n’ont rien pu faire quand les équipes de sprinteurs (Milram, Lampre, Caisse d’Épargne) ont lié leurs forces pour les condamner. Ce dont convenait Vas- seur : « Dans ces cas-là, c’est toujours le peloton qui décide. Et là, cent mecs contre deux avec le vent de face, le match était déséquilibré. Sandy est, comme moi, quelqu’un qui ne regarde pas à la dépense, et on a tout donné. Mais cela fait partie du jeu. L’essentiel, c’est que la jambe aille bien. Maintenant, rendez-vous au Faron ! » Car, aujourd’hui, le Tour Méd’ va vivre une journée qui s’annonce spectaculaire. Seule certitude : Danilo Napolitano, finalement le plus véloce hier à l’ombre des platanes de Marignane, avec un bon vélo d’avance sur Erik Zabel (cinquième place de deuxième depuis le début de la saison pour l’Allemand !), ne portera plus ce soir le « paletot » jaune de leader. On voit mal en effet le bouledogue sicilien, passé à l’intersaison du Team LPR à la Lampre, résister au mont Faron puis au contre-la-montre par équipes autour de La Garde. La Française des Jeux bien armée Lucien Aimar, l’âme de ce Tour Méd’, a en effet concocté un programme quelque peu étouffant, a fortiori à cette période de la saison. Ce dont il se défendait : « Le matin, c’est une course de côte avec juste le Faron et encore par son côté le moins long (5 km) et le moins pentu. Et l’après-midi, c’est court (18 km), tout plat et les hôtels sont tous à proximité. Il n’y aura donc aucun problème de récupération. Ce sera spectaculaire, j’en suis sûr. » Difficile toutefois de citer des noms susceptibles de succéder, ce soir, à Napolitano. Des hommes comme Celestino, Nuyens, Vasseur, Botcharov, Caucchioli, Dessel ou encore Portal ont les moyens de dompter l’éperon toulonnais. Mais personne ne semble, comme la Française des Jeux, aligner un groupe taillé pour l’effort collectif. Avec McGee, Ladagnous, Vaugrenard, Lövkvist et Larsson, Madiot peut compter sur cinq bonnes bêtes à rouler, auxquelles il convient d’ajouter Casar, Di Gregorio et Gilbert : « Bien sûr que je regarde le relief des étapes avant de décider qui va courir, expliquait Madiot. Et là, j’ai pensé à tout. » Les hommes au trèfle ont également profité de leur dernier stage en janvier dans le coin pour venir voir le parcours et retrouver quelques automatismes sur leur vélo de « chrono ». « On n’a pas vraiment fait de boulot spécifique, tempérait Thierry Bricaud, l’un des adjoints de Madiot. On a juste travaillé la cohésion. De toute façon, il y a beaucoup de virages et de relances. On n’a pas vraiment l’occasion de mettre le collectif en route. » L’occasion est toutefois idéale pour des garçons comme Lövkvist, McGee ou Gilbert de prendre position et ce même si le Belge avouait son aversion pour l’exercice : « C’est un truc que je déteste et je trouve assez ridicule de le mettre au programme d’une course à ce moment de la saison. Mais bon ! on le fera à fond. » Ça, personne n’en doutait. JEAN-PIERRE BIDET RÉSULTATS TOUR MÉDITERRANÉEN (2.1, 8-12 février). – 1re étape, Marseille-Marignane : 1. Napolitano (ITA, Lampre), les 103 km en 2 h 35’33’’ ; 2. Zabel (ALL, Milram) ; 3. Renshaw (AUS, Crédit Agricole) ; 4. Aug (EST, Acqua & Sapone) ; 5. Santambrogio (ITA, Lam) ; … 15. Ladagnous (Française des Jeux) et tout le peloton dans le même temps, dont 57. Casar (Fdj) ; 58. Vasseur (Quick Step) ; 109. Perget (Caisse d’Épargne - Îles Baléares), à 38’’. – 118 classés. Non partant : Calzati (AG2R Prévoyance). Abandon : Gabriel (Unibet.com). Classement général : 1. Napolitano, en 2 h 35’23’’ ; 2. Zabel, à 4’’ ; 3. Renshaw, à 6’’ ; 4. Aug ; 5. Santambrogio, à 10’’. AUJOURD’HUI. – 2e étape : Berre-l’Étang - mont Faron (112 km), départ à 9 heures, arrivée vers 12 heures ; 3e étape : La Garde - La Garde (18 km c.l.m. par équipes), premier départ à 15 h 15. I TOUR DE LANGKAWI (2.HC, MYS, 3-12 février). – 6e étape, Shah Alam-Tampin : 1. Mangel (AG2R Prévoyance), les 187, 7 km en 4 h 16’53’’; 2. Bates (AUS, LPR) ; 3. Le Boulanger (Bouygues Telecom), t.m.t… ; 13. Hinault (Crédit Agricole), à 11’’ ; 44. George (AFS, équipe nationale), à 16’’. Classement général : 1. George (AFS, équipe nationale), en 20 h 27’42’’ ; 2. Missaglia (ITA, Selle Italia), à 1’57’’ ; 3. Bellotti (ITA, Crédit Agricole), à 2’19’’ ; 4. Pedraza (COL, Clm), m.t ; 5. Grajales (COL, Navigators Insurrance), à 2’20’’ ; … 9. Lefèvre (Bouygues Telecom), à 4’54’’ ; 10. Poilvet (Crédit Agricole), à 5’42’’ ; 74. Mangel (AG2R Prévoyance), à 45’59’’. AUJOURD’HUI. – 7e étape : Muar - Kota Tinggi (188,2 km). À vingt-quatre ans, Laurent Mangel a remporté hier sa première grande victoire dans les rangs professionnels. Passé pro à la fin de la saison 2004, le coureur de Vesoul, au terme des 178 kilomètres, est parvenu à bout de ses compagnons d’échappés : l’Australien Bates et, surtout, son compatriote Yohann Le Boulanger, nouvelle recrue de Bouygues Telecom. I CHALLENGE DE MAJORQUE – TROPHÉE SOLLER (1.1, ESP, 8 février). – 1. Bettini (ITA, Quick Step-Innergetic), en 3 h 47’10’’ ; 2. Colom (ESP, Caisse d’Épargne - Îles Baléares) ; 3. Bernabeu (ESP, Communauté de Valence), t.m.t. ; 4. Valverde (ESP, Ibc), à 25’’ ; 5. F. Schleck (LUX, CSC), m.t. ; … 47. Dumoulin (AG2R Prévoyance), à 3’22’’. AUJOURD’HUI. – Trophée Magalluf (148,3 km). PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge INTER MILAN Guinée SÉNÉGAL Bleu 2-1 2 Jaune Rouge Jaune Dessena (39e) Brocchi (10e) Jiménez (60e) CYCLISME ALLEMAGNE (20e journée) HIER Kaka (14e) Chevtchenko (53e, 65e) Gilardino (62e) F. Inzaghi (73e) 20 h 30 Montpellier - Valenciennes (Eurosport) DEMAIN 1. Sedan 2. Bastia 3. Lorient 4. Valenciennes 5. Dijon 6. Créteil 7. Grenoble 8. Montpellier 9. Caen 10. Châteauroux 11. Le Havre 12. Reims 13. Gueugnon 14. Amiens 15. Brest 16. Istres 17. Guingamp 18. Laval 19. Clermont 20. Sète FIORENTINA AC MILAN AUJOURD’HUI Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 45 24 12 9 3 33 43 23 12 7 4 33 42 24 11 9 4 31 41 24 11 8 5 31 36 24 9 9 6 27 34 24 8 10 6 32 32 24 8 8 8 23 32 24 8 8 8 23 31 24 7 10 7 29 31 24 7 10 7 30 31 24 7 10 7 29 30 23 6 12 5 20 30 24 6 12 6 16 29 24 6 11 7 24 29 24 7 8 9 23 27 24 6 9 9 22 26 24 5 11 8 17 22 24 6 4 14 20 22 24 5 7 12 18 14 24 2 8 14 19 Ibrahimovic (45e) ÉGYPTE À Alexandrie,, stade H. El-Hedood : Noir Bleu Noir LE CAIRE. – Hossam Hassan essaie de calmer son coéquipier et ami Mido mais celui-ci ne peut contrôler sa rage envers le sélectionneur égyptien, Hassan Chehata (à droite). Un coup de sang qui lui coûte la finale. (Photo Karim Jaafar/AFP) ITALIE (24e journée) PARME Au Caire, stade International : I LIGUE 1 (26e journée) Voir page 8. I NATIONAL (23e journée, suite) I COUPE DE FRANCE (16es de finale, matches en retard) 15 HEURES Sainte-Geneviève (CFA) - Calais (CFA) 18 HEURES AS Vitré (CFA) - Longuenesse (PH) DIMANCHE 12 FÉVRIER SARAGOSSE - REAL MADRID : 6-1 (3-1) Buts. – SARAGOSSE : D. Milito (15e, 22e, 35e, 56e), Everthon (60e, 73e) ; Real Madrid : Baptista (38e). Avertissements. – Saragosse : G. Milito (44e), Alvaro (54e) ; Real Madrid : Sergio Ramos (54e), Guti (72e). REAL MADRID : Casillas – Salgado, Sergio Ramos, Helguera (Pavon, 22e), Roberto Carlos – Gravesen (Zidane, 65e) – Beckham, Guti (cap.), Baptista (Cassano, 67e), Robinho – Ronaldo. Entraîneur : J. R. Lopez Caro. AUJOURD’HUI, Espanyol Barcelone - La Corogne. Les matches retour auront lieu mardi 14 et mercredi 15 février. 1-1 4 1 DEMAIN Le Real Madrid ridiculisé JUVENTUS TURIN Au Caire, stade International : ÉGYPTE RD Congo I LIGUE 2 (25e journée, suite) Voir ci-dessus. I NATIONAL (23e journée, matches avancés) SAMEDI 11 FÉVRIER ESPAGNE (Coupe, demi-finales aller) HIER (demain, au Caire, stade International, 17 heures, TF11) AGENDA LIGUE 2 (25e journée) AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE DE LA MOSSON (Eurosport) MONTPELLIER : Pionnier – Chakouri, F. Mendy, Ngambi, Colombo – Carotti (cap.), Taouil, Delaye, Atik ou Darbion – Lafourcade, Bugnet. Remplaçants: Jourdren (g.), Montaño, Ab. Cissé, Michalowski, Yachir. Entraîneur : J.-F. Domergue. VALENCIENNES: Klein – Mater,Flachez, Liron ou Chelle, Silvestri – Dossevi ou Bourgeois, Burle (cap.), Saez, Doumeng – Savidan, Bogaczyk. Remplaçants : W. Grondin (g.), Chelle ou Liron, Rippert, Bourgeois ou Dossevi, Heitzmann. Entraîneur : A. Kombouaré. Arbitre : M. Falcone. Finale (mardi 7 février) AUJOURD’HUI, 18 HEURES (17 HEURES, HEURE FRANÇAISE), AU CAIRE, STADE DE L’ACADÉMIE MILITAIRE (Eurosport) SÉNÉGAL : Sylva – Diatta (cap.), Diakhaté, So. Diawara,N’Daw – Is. Ba, Diagne-Faye, Bouba Diop, Barry – So. Camara, Niang ou H. Camara. Remplaçants : P. M. Diouf (g.), C.N’Diaye(g.), Dramé,Djiba, Diouf,F.Mendy,Coly,Daf,D. Kamara,A.Faye,H.Camara ou Niang. Suspendu : Beye. Entraîneurs : A. Sarr et A. Traoré. NIGERIA:Enyeama–Nwaneri,Yobo(cap.),Enakarhire,Taiwo– Utaka,ObiMikelou Lawal,Obodo–Okocha–Martins,AghahowaouKanu.Remplaçants: Ejide(g.),Aiyenugba (g.), Ikechukwu, Oruma, Obinna, Kaita, Makinwa, Odemwingie, Odiah, Yussuf, Lawal ou Obi Mikel, Kanu ou Aghahowa. Entraîneur : A. Eguavoen. Drogba : « C’est dommage » MONTPELLIER VALENCIENNES Demi-finales (vendredi 3 et samedi 4 février) SÉNÉGAL - NIGERIA Mido est revenu hier soir sur sa suspension au micro d’Eurosport : « J’ai été remplacé et j’ai demandé pourquoi. J’étais en colère mais je n’ai pas mal parlé, ni insulté personne. J’ai simplement demandé pourquoi je sortais. Même après le match, je ne suis pas allé lui parler. (…) C’est une décision incroyable, qui me dépasse. Je suis le dindon de la farce. Si l’Égypte gagne, on dira que c’est grâce à cette sanction. Et si on perd, ce sera à cause de moi. C’est incroyable, mais c’est comme ça que les choses se passent dans ce pays. (…) Je regarderai la finale à la télé. J’espère qu’on va gagner, pour les joueurs et pour tout le peuple égyptien. » explique le buteur de Chelsea. Encore une fois, ce garçon a tellement envie de bien faire, tellement envie de montrer qu’il est là, qu’il est décisif… Il l’a fait maladroitement. Je pense que son coach l’aime beaucoup : c’est pour ça qu’il a mal réagi quand il a vu la réaction de Mido. Quelqu’un qui ne t’aime pas, il ne te regarde pas. Je répète : c’est dommage pour lui et pour le coach car je trouve que c’est un très bon coach. Je ne dirai pas “ Tant mieux pour nous sur le plan du foot ” mais bon… » Comme le glissait Marc Zoro, le latéral gauche des Éléphants : « Il faut un peu de discipline, on ne peut pas laisser tout passer non plus. » – H. P. Quarts de finale FINALE POUR LA 3e PLACE Mido : « Je suis le dindon de la farce » La suspension de Mido a fait parler dans le camp des Ivoiriens. Personne ne s’attendait à une telle sanction. « Ça m’embête de juger car je ne connais pas le fond du problème mais si on accepte de telles choses, c’est fini. C’est une question de principe. Enfin, il faut bien voir aussi qu’il n’y aura plus de match après la finale de la CAN en Afrique pendant six mois, donc c’est quasiment un seul match de suspension », explique Henri Michel, l’entraîneur des Eléphants. Les joueurs ont appris la nouvelle en rentrant de l’entraînement, en fin de matinée. Didier Drogba est un ami de Mido, il l’apprécie et tente de comprendre la situation. « C’est dommage. Il faisait une super CAN, Le tableau final 10 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS LES LOULOUS DE « LOULOU » REPORTAGE Dans le sillage d’un père monumental, Olivier et Laurent Nicollin ont pris en charge le rugby biterrois et le foot montpelliérain. À Montpellier, l’écho de Louis Nicollin résonne depuis plus de trente ans. Avec lui, sports ou affaires, c’est toujours une histoire de famille. « Loulou » a eu deux fils, Olivier et Laurent, qui marchent droit dans ses pas. Avec deux casquettes : directeur au sein de l’entreprise de nettoiement et gestionnaire de club de haut niveau ; Olivier s’est lancé dans le rugby à Béziers en 1999 (1), Laurent s’échine au foot à Montpellier depuis 2000 (2). MONTPELLIER – de notre correspondant TÉLÉVISION '' dodues et des paris (Loulou qui se frise les cheveux quand la Paillade plante les Verts chez eux en Coupe de France, en 1981). Victime d’un insidieux laisser-aller et de l’altération de ses ressources financières, il a plié devant les canons du foot-business des années Bosman. Durant cette période creuse (plongeons en L 2 en 2000 et en 2004), Laurent s’est situé entre le champ sportif et son président de père, touchant tour à tour à l’administratif et au recrutement, le talon d’Achille de Montpellier. Il en est venu à remplacer son père aux réunions de la Ligue et de l’UCPF, à se constituer un carnet d’adresses dans le milieu et à '' On ne sera pas trop de deux, et s’il avait pu faire un troisième frangin, on l’aurait accueilli avec plaisir… (Olivier Nicollin) '' piquer une première colère de vestiaire en janvier 2004 (élimination de la Coupe de France à Auxerre, 2-0). Son émergence raisonnable a aussi coïncidé avec la « disparition » assez brutale des « frères » du père, Michel Mézy et Robert Nouzaret, écartés en 2002 et en 2004. « Michel n’avait pas pris positivement mon arrivée. Il m’a plus vu comme un élément perturbateur », regrette Laurent. Nouzaret, lui, avait été appelé à remplacer Gérard Bernardet, très proche de Laurent, après une gifle au Parc en février 2004 (6-1). Loulou n’avait pas du tout tenu compte de l’avis de ses fils, favorables à un sursis. Et ils se rangent toujours à l’autorité du boss, sans broncher. Comme si, même pris en tenaille, il préférait garder le ballon plutôt que de le passer à ses fils, en soutien et démarqués. « Loulou a pris du recul, mais il prend toujours autant de place », perçoit un ancien de la maison, Jean-Louis Gasset. Avec Nouzaret, Montpellier est donc retombé lourdement en L 2 en mai 2004. C’est Laurent, bien épaulé (5), qui lui avait d’ailleurs signifié son renvoi trois mois plus tard, dans la douleur. Il s’accorde mieux avec Jean-François Domergue, qui a survécu à une invivable vingtième place de L 2, le 7 octobre dernier. Depuis trois mois, Montpellier tend à gommer un départ désastreux, mais les spots de la L 1 sont encore bien loin. Olivier, lui, est plus indépendant à Béziers, où il était arrivé en touriste : « Je n’avais pas de passion particulière pour le rugby, et j’y connaissais à peu près que dalle. Je ne m’étais pas assez impliqué les deux premières années et l’entraîneur, Alain Hyardet, en avait profité pour faire gober des vessies et des lanternes à mon père. J’ai arrêté de faire le demibouffon, et maintenant, ça va, je sais où je vais et comment. Mais bon, je ne marquerai pas l’histoire, et puis je m’en fous, je ne me vois pas la passion nécessaire pour durer vingt ans. » Difficile de savoir de quel bois se chauffe une relève toujours sous contrôle, et comment elle conjuguera au futur son dévouement à une cause soulevée par l’aura du rusé Monsieur Propre à l’esprit gaullien, à la mémoire d’éléphant et à la gouaille débraillée. « En tout cas, assure Olivier, on ne sera pas trop de deux, et s’il avait pu faire un troisième frangin, on l’aurait accueilli avec plaisir… » JOHAN RIGAUD (1) Le club héraultais est actuellement troisième de D 2, derrière Montauban et Albi. (2) Montpellier, après un début de Championnat difficile, pointe à la huitième place de L 2. (3) Baptiste, fils de Laurent. (4) Il est officiellement président de l’association et directeur administratif. (5) Par le vice-président et avocat Pierre-Marie Grappin. Déjà les joutes… ON JOUTAIT DÉJÀ DANS LA GRÈCE ANTIQUE, mais la Fédération française de joutes et de sauvetage nautique fut lancée à Paris, elle, en 1964, et reçut un agrément officiel en 1971. À bord de son comité directeur figurait Marcel Nicollin, le père de Louis, qui était déjà membre du Comité des joutes du Lyonnais. Il devint ensuite le président de la FFJSN de 1972 à 1977, l’année de sa disparition. « C’est sous son ère que toutes les joutes ont été réunies », souligne Louis Nicollin. Les défenseurs des joutes languedocienne et provençale se sont en effet ralliés à la Fédération au début des années 70, sachant que l’on joute différemment selon les régions et que l’on distingue principalement les méthodes lyonnaise et givordine, parisienne, provençale, languedocienne et alsacienne. Les lances, les positions, le sens de croisement des barques, les protections, etc., ne sont pas identiques. Loulou a directement succédé à son père, et sa mère Paulette a été nommée présidente d’honneur de la FFJSN. « J’assiste tous les ans aux finales des Championnats de France, et la plus sportive, c’est la lyonnaise », précise-t-il. C’est lui qui préface le site Internet de la Fédération, en soufflant notamment : « J’aime cette atmosphère unique qui enflamme nos tournois ! Que notre sport continue de préserver son folklore avec amour et fierté. Loin de l’argent et des illusions. » Ses fils, eux, ne se battront pas, a priori, pour être élus à la présidence. « Je la laisse à mon frère, je n’en veux absolument pas », annonce Laurent, sourire aux lèvres. « Il ne le sait pas encore, mais avec mon père, on a arrangé ça il y a deux ou trois ans, et celui qui assurera la continuité de la présidence des joutes, c’est Laurent », rétorque, amusé, Olivier. – J. Ri. LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » SKI FREESTYLE FOOTBALL Rediff. demain à 12 h Eurosport 135 min FOOTBALL 10.30 20.30 Copa Libertadores. 2 e phase. Groupe 6. Nacional Montevideo (URU) - Pumas Unam (MEX). Eurosport 60 min FOOTBALL 11.30 « Golf européen » 20.15 Ligue 2. 25 e journée. Montpellier-Valenciennes. Eurosport 30 min Coupe d’Afrique des nations. Demi-finale. Côte d’Ivoire - Nigeria. MAGAZINE FOOTBALL 09.00 Coupe du monde FIS. Aux Contamines. Canal + Sport 100 min Chelsea-Everton. GOLF Circuit européen. Open de Perth (USA). 1 er jour. TENNIS FOOTBALL Rediff. à 17 h MAGAZINE MAGAZINE BASKET DOCUMENTAIRE TOUT LE SPORT MAGAZINE « Étoiles des glaces. Dérapages surprises », de Maria Hemmleb. 23.15 « Le magazine olympique » Au sommaire : « Saut à skis : toute l’histoire olympique de la discipline ». L’Équipe TV 26 min WTA Tour. Open Gaz de France. 8 es de finale. À Paris. Voir article. TENNIS Canal + Sport 65 min Rediff. à 1 h 20.00 ESPN Classic Sport 60 min À voir. PARIS PREMIÈRE. 13 h 30. Tennis. Open Gaz de France. 215’. 02.00 NBA. Dallas Mavericks - Miami Heat. Sport + 105 min NBA + 120 min Rediff. demain à 7 h 30 ZAP Intéressant. 20.10 20.15 Arte 25 min À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Ce soir 19: 00 MAGAZINE > LA PAGE RUGBY Portrait de Brian O’Driscoll par Philippe Fleys > RUGBY trois heures de direct (*). Une montée en puissance par rapport à l’an dernier où le prestigieux tournoi avait eu droit à quatre heures sur Canal + Sport. « Quand on décide de s’investir, on y va à fond, explique Douillet. On n’est pas là pour faire des coups, mais du long terme. » Le double champion olympique réfute cependant l’existence d’une « patte Douillet », rendant hommage à son compère Thierry Rey et au travail de la chaîne depuis les Jeux Olympiques de 1992 à Barcelone. Quant au fait que des compétitions majeures comme les der- Eurosport 45 min France 3 30 min BASKET 19.45 « LE TOURNOI de Paris, c’est l’un des plus grands tournois au monde, si ce n’est le plus grand. Il y a parfois des combats incroyables, avec des jeunes qui battent des types qui sont sur des podiums mondiaux. C’est la beauté de ce tournoi. » Avec David Douillet, consultant à Canal + depuis 2004, le judo français a trouvé un VRP de premier choix, qui commentera ce week-end, au côté de Thierry Rey, la prestigieuse compétition. Canal + Sport et Canal + offrent à celle-ci une exposition majeure, avec respectivement dix et Paris Première pleins gaz 01.10 « En route pour Turin » CANAL + SPORT et CANAL +. Samedi et dimanche. Judo. Tournoi de Paris. Eurosport 15 min 23.30 MAGAZINE France 3 8 min DOCUMENTAIRE Eurosport 30 min Sport + 30 min 19.40 « ESPN Big Fights. Marcel Cerdan » 22.30 Rediff. à 20 h Eurosport 2 19.00 Euroligue H. 1 re phase. 14 e et dernière journée. Groupe A. Vitoria (ESP) - Strasbourg. TPS Foot 60 min « Total rugby » Eurosport 135 min 18.45 « Jour de sport » 22.15 MAGAZINE 16.45 « La Page rugby » Sport + 105 min Championnat d’Angleterre. 25 e journée. Chelsea-Liverpool. Paris Première 215 min « ATP Tennis » MAGAZINE FOOTBALL 13.30 Coupe d’Afrique des nations. Match pour la 3 e place. Sénégal-Nigeria. Au Caire (ÉGY). 21.30 Coupe d’Espagne. Demi-finale. Match aller. Espanyol Barcelone - Deportivo La Corogne. Sport + 105 min WTA Tour.Open Gaz de France. 8 es de finale. À Paris. Voir article. Rediff. demain à 17 h 55 FOOTBALL 12.00 Rediff. demain à 16 h 45 20.45 Coupe d’Angleterre. 4 e tour. Match à rejouer. Sport + 30 min TPS Foot 105 min Le judo en grand QU’EST CE QUI POUSSE une chaîne généraliste, d’ordinaire plutôt avare en événements sportifs, à diffuser pour la treizième année d’affilée un tournoi de tennis ? D’abord, « l’histoire forte qui existe entre Paris Première et l’Open Gaz de France, selon Jérôme de Verdière, commentateur sportif de la chaîne. Nous avons toujours été fidèles à l’événement, et les organisateurs ont toujours été satisfaits de notre travail. » Ensuite et surtout, l’impact grandissant du tennis féminin auprès des téléspectateurs. « Les femmes suscitent souvent plus d’intérêt que les hommes, note le journaliste. En 2003, la finale entre Amélie Mauresmo et Serena Williams nous avait permis d’atteindre une audience record de plus de dix points, alors que la chaîne tourne en moyenne à 0,9. » Autant dire que tout le monde rêve d’une finale opposant Amélie Mauresmo à Mary Pierce, dimanche après-midi (14 h 30). Malgré la concurrence durant le week-end du premier tour de Coupe Davis Allemagne-France (sur France Télévisions et Sport +), Paris Première reste donc plus que jamais fidèle à ses habitudes. En cas d’empêchement, Eurosport et Eurosport 2 proposent en soirée une séance de rattrapage. Autant dire qu’en cette fin de semaine, il sera difficile de ne pas zapper sur du tennis. ARTHUR PRALON PAGE 10 niers Championnats du monde, au Caire, se retrouvent sur une chaîne à péage plutôt que sur le service public ?... Douillet, membre du comité directeur de la Fédération française de judo, n’a pas d’états d’âme : « Ce qui me gêne, c’est quand une compétition n’est pas retransmise du tout. » FRANÇOIS-GUILLAUME LEMOUTON (*) Samedi : 9 heures (Canal + Sport) ; 15 heures (Canal +). Dimanche : 9 heures, 11 h 25 et 15 h 35 (Canal + Sport) ; 15 h 10 (Canal +). L’ÉQUIPE TV 6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 11. Un Jour Avec… (rediff. à 14. et 16.). 18.30 La Grande Édition (rediff. toutes les heures, jusqu’à 21.30). 19. La Page Rugby (rediff. toutes les heures, jusqu’à 22.). 22.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 6. La Matinale Sport. 10. Le Journal en continu. 18. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS Toute la journée. France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 6.40 et 7.40 France Inter. 6.45 RTL. Le Journal des sports. 7.40 Europe 1. Sports. 14. RTL. On refait la télé. Invité : Philippe Candeloro. 16. RMC. DKP (rediff. à 21.). 18. RMC. Luis Attaque. 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Global Sport. 20.Europe 1. Europe Sport (avec à 20.10 Le Club Pires) 20. RTL. RTL Foot. 20. RMC. Coach Courbis. JEUDI 9 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge tir de ça, glisse Olivier. Moi, je n’ai jamais vraiment eu de rêves étant jeune. Et je ne me suis jamais trop entendu avec des fils de médecin ou d’avocat. Chez nous, il y a le travail et les passions dérivées, imbriqués. On avait quand même plus de chances de moins bien naître. » « J’ai choisi la facilité, entre guillemets, précise Laurent. Mais je ne me considère absolument pas comme un fils à papa. » Laurent, qui avait obtenu 14 en histoire à son troisième échec au bac (sa meilleure note), rappelle, incollable sur ses origines, que Nicollin descend en premier lieu de HauteSavoie. « C’était Nicollin dit Barnabite, au Moyen Âge, poursuit-il. Nos ancêtres devaient être agriculteurs ou fermiers, jusqu’à ce que mon arrière-grand-père migre à Lyon. » Lyon, où démarre la saga des poubelles en 1949, grâce à leur grandpère paternel, Marcel Nicollin, conducteur d’autorail devenu entre- un particularisme. « Ça le fait rire, mon père, quand je lui dis que bien s’occuper d’un club, ça prend un temps fou, mais moi pas, peste Olivier, également président de l’équipe de foot corpo depuis treize ans. Il y a plus souvent des moments où je fais tout à moitié, et c’est pénible. » Laurent le rejoint : « C’est clair, je ne peux pas tout faire à fond. » Au sujet de leur cooptation au foot et au rugby, ses fils font d’abord dans le décalage. Laurent : « J’aurais mieux fait de me casser une jambe, ce jourlà. » Olivier : « De la boucler le jour où ça s’est décidé. En passant dans son bureau, j’ai soufflé à mon père : “Tu ne vas pas t’embêter à faire des allers-retours à Béz iers, je suis jeune, si tu veux, j’irai.” » Et en route pour un rodéo. Béziers, où six entraîneurs se sont succédé depuis 1999, est revenu à la case départ cette saison (D 2). Il n’est pas certain que le groupe Nicollin y fasse de vieux os, même si la présence du technicien Olivier Saïsset, premier choix indisponible en 1999, arrivé l’été dernier, griffe l’espoir d’une progression rapide. Pour sa part, Montpellier s’est un peu trop abrité derrière le bouclier de ses valeurs, héritées de l’époque formidable des copains, des coups de cœur et d’éclat, des subventions Bleu Rouge Jaune Il (Louis) ne partira jamais à la retraite, il travaillera jusqu’au jour où il va mourir, du moins jusqu’à ce qu’il ait toujours sa tête (Olivier Nicollin) faire de Montpellier un meilleur club. » Au Parc des Princes, le 2 juin 1990, Montpellier décroche quand même sa Coupe de France, le seul morceau de gloire de l’ère Nicollin. Les frangins s’étreignent. Ils sont aujourd’hui plus complices et soudés que par le passé. Cela dit, Laurent doit quand même à son aîné sa première cuite (à la chartreuse verte) et Olivier passa pour une idole lorsqu’il se retrouva accusé un beau dimanche matin (à tort finalement) d’avoir franchi un barrage de police avec l’ancienne R 25 du meneur de jeu colombien Carlos Valderrama. De l’avis général, l’aîné épouse davantage le versant bouillant et déconcertant du père. « J’aurais plus tendance à être réservé et cassant, Olivier à exploser et à t’embrasser cinq minutes après. J’ai parfois eu un peu de mal avec ça », confie Laurent. Lequel aurait, selon Olivier, le même petit défaut que Loulou : « Un côté trop gentil, trop sympa. Mon père a toujours eu autour de lui trop de gens qui ont essayer de le b…, et il ne sait pas assez dire non. » Toujours est-il qu’ils sont entrés en file indienne dans l’entreprise en 1993. Olivier chapeaute le centre Nicollin de La Grande-Motte, Laurent codirige celui de Montpellier. En plus, parallèlement, Olivier préside l’AS Béziers depuis son rachat en 1999 et Laurent est devenu un président bis (4) du Montpellier Hérault depuis 2000, bénévolement. Une lourde double responsabilité et Jaune '' MONTPELLIER. – Derrière « Loulou », l’indéboulonnable mentor du sport héraultais, Olivier (à gauche) et Laurent, les deux fils Nicollin, sont au soutien. (Photo Laurent Argueyrolles/L’Équipe) Noir Bleu Noir ÉTRANGEMENT, Louis Nicollin n’a jamais rêvé d’avoir un fils footballeur pro : « J’aurais plutôt bien aimé avoir un fils avocat, qui aurait fait de la politique, ça oui, ou un pharmacien, mais les pharmaciens sont quand même moins bons que les avocats en politique », étale l’increvable souverain du Montpellier Hérault, soixante-deux ans. « Footballeur ? Pourquoi pas le petit-fils ? (3). On verra, m’enfin, j’ai pas vu qu’il avait un pied droit et un pied gauche bien bons. Mais il n’a que six ans, c’est difficile de savoir. » En tout cas, « Loulou » a obtenu deux garçons de sa bien-aimée, Colette, et c’était heureux ainsi : « Si je regrette de ne pas avoir eu de fille ? Ah non, j’aurais eu mal à la tête. Accepter un gendre, hou là ! » Pas de fille, mais un club de foot, Montpellier Hérault, ex-la Paillade, poupon né dès 1974 en Division d’Honneur, qu’il a considérée comme telle. Avec Olivier, Louis Nicollin devient papa à vingt-sept ans. Nous sommes en 1970, il est marié depuis un an, installé dans un quartier-village au nord de Montpellier, appelé le Plan des Quatre-Seigneurs. Laurent s’ajoute à la lignée en janvier 1973. Chez les Nicollin, l’attachement aux racines et à l’honneur de la famille, on le sait, c’est une religion. « Je suis assez fier de mes fils, ils épousent bien la cause », dit Loulou, comme s’il avait été dans l’ordre des choses qu’ils trempent leurs lèvres dans le grand bol de « Papa Ours ». « Quand on a baigné dans les poubelles et le foot, c’est difficile de sor- preneur après avoir perdu un œil dans un accident. Lyon, où s’allume la passion intarissable de Loulou pour le sport, le ballon rond en particulier : « Marcel, lui, n’était pas très sport. Il ne se désintéressait pas des résultats de l’OL, mais il n’était pas enragé comme moi. » Marcel s’éteint en 1977. Loulou, parachuté à Montpellier en 1967 pour le compte de la boîte, se promet de réussir dans les poubelles et le foot. « Pour mon père, ce qui comptait, c’était le travail, point, brode le patron. Il ne voulait pas que je sois fainéant. Oh, j’aurais pu faire ingénieur si j’avais voulu, mais j’ai préféré faire les poubelles. » Olivier et Laurent, élevés par une maman dont les parents, d’obédience communiste, se cassaient le dos dans les vignes, ont mûri dans un cadre plutôt rigide. Ados, durant les vacances, ils ont vidé les ordures ou balayé les rues à Lyon, comme Loulou. « Je n’avais pas trop le temps de m’en occuper, avoue le chef d’entreprise. » Père absent, qui gâte ses marmots pour compenser, mais pas trop. « Si j’avais été pourri gâté, je pense que je serais beaucoup plus c… et hautain, et puis je ferais autre chose que de me casser le c… à faire ce que je fais », signale Laurent, sans ambages, comme papa. Olivier fut plus doué dans les études. Mais le seul Nicollin à avoir eu le bac (B, avec un an d’avance) bâcla les devoirs d’étudiant. « J’étais plein de sang et plein de vie, sourit-il. Après, bosser, plutôt que d’étudier, ça prend plus vite quand on a un père qui ne jure que par ça. D’ailleurs, il ne partira jamais à la retraite, il travaillera jusqu’au jour où il va mourir, du moins jusqu’à ce qu’il ait toujours sa tête. » Les fils Nicollin sont évidemment largement imprégnés de la culture « Paillade ». Ils ont respiré à pleins poumons et avec assiduité les atmos phères de vestiaire et de banquets d’aprèsmatch, ou sauté l’école, pour cause de défaite à se rendre malades ou de déplacement en semaine à Manchester pour un match de Coupe d’Europe. « Dès qu’on a été en âge de tenir un couteau, on a tartiné des sandwiches pâté à la buvette du stade », relate Olivier, que son père avait aussi amené au drame de Séville, un certain 8 juillet 1982. Les deux ont taquiné le cuir au club de papa. « On bouchait les trous en défense », synthétise Laurent, ancien camarade de jeu des Candela, Carotti, Serge Blanc ou Lefèvre, meilleur que son aîné et qui avait très mal accepté, en juniors, de savoir qu’il n’irait pas plus haut. « À travers la Paillade, poursuit Olivier, on a profité pleinement de cette grande période où le foot était authentique, sans pression financière. Avec Cantona, Paille et autres Julio César, on avait une équipe extra pour jouer le titre. C’est là qu’on loupe un peu un virage pour 11 RUGBY Bleu Rouge Noir Jaune ÉQUIPE DE FRANCE C’est l’heure de changer La composition de l’équipe de France sera connue ce matin. Les retours de Magne, de Marty et de Rougerie sont attendus. LE TEMPS CHANGE, comme les joueurs. L’entraînement d’hier après-midi à Marcoussis, commencé sous un beau soleil, s’est conclu sous une pluie glaciale enrobée d’un bel arc-en-ciel, la couleur des champions du monde chez les « pompes à roulettes », expression cycliste très utilisée chez nos rugbymen pour décrire leur performance en Écosse. Tout va très vite en effet, vers le haut comme vers le bas. Voir Dimitri Szarzewski, en baskets et survêtement, participer sans grande implication à l’entraînement n’indiquait pas seulement sa probable non-sélection pour le match de samedi face à l’Irlande. Elle exprimait la rapidité avec laquelle on déboulonne les statues. Le talonneur du Stade Français n’était-il pas il y a une semaine encore la « bombe » installée pour longtemps au centre de la première ligne française ? Une douche écossaise plus tard, sans que Pierre, Paul ou Dimitri soit plus responsable qu’un autre, le voilà discuté. Bernard Laporte avait prévenu, dimanche soir à Édimbourg, après la défaite : « S’il y a des changements, ils ne seront certainement pas punitifs. » Szarzewski, pas plus que Pieter De Villiers, Ludovic Valbon, Rémy Martin ou Nicolas Brusque, n’aura donc été « puni » en apprenant la composition de l’équipe appelée à démarrer la rencontre face aux Irlandais. Ni surpris d’ailleurs car, dès hier matin, l’annonce des quinze titulaires avait été pratiquement faite avec la distribution des rôles sur le terrain, pour une opposition aussi musclée et engagée que la veille, face à France « A ». Cette formation, à nouveau alignée l’après-midi pour une séance de lancements de jeu, avait la composition suivante : Dominici arrière, Heymans et Rougerie aux ailes, Marty et Fritz au centre, Michalak et Élissalde en demis, Bonnaire, Magne et Nyanga en troisième ligne, Pelous et Thion en deuxième, Marconnet, Bruno et Milloud en première. Si elle était confirmée ce matin, cela donnerait cinq changements de nom par rapport aux quinze titulaires d’Édimbourg et sept changements de poste (Marconnet passant de pilier gauche à pilier droit et Dominici d’ailier à arrière). Elle ferait de trois absents du groupe des vingt-deux, la semaine passée, des titulaires : Magne, Rougerie et Marty. Et elle traduirait combien la mauvaise surprise écossaise a bouleversé début février ce qui semblait acquis fin novembre. C’était avant que l’orteil de Yannick Jauzion ne pousse la poutre centrale de l’attaque à se retirer vendredi ; avant la déroute en Écosse. De vingtdeux, Laporte décidait de passer à vingt-neuf et de ne livrer le groupe, comme la formation de départ, que ce jeudi matin à neuf heures. Du jamais-vu, surtout dans la saison où le staff de l’équipe de France avait décidé d’avancer au lundi soir son annonce d’équipe, « afin d’avoir des joueurs plus concentrés pendant la semaine ». À situation d’urgence, mesure d’urgence. Ambiance « commando », séances de « branques » (de fous), comme les décrit Raphaël Ibanez, visiblement heureux de s’y engager (voir par ailleurs). L’ancien capitaine de l’équipe de France a probablement conquis une place sur le banc. Olivier Magne, son beaufrère, a sûrement fait mieux en revenant aux côtés de Yannick Nyanga et de Julien Bonnaire pour reformer la troisième ligne du premier test estival en Afrique du Sud (30-30, à Durban). Blessé au mollet droit face aux Écossais, Thomas Lièvremont n’a pu s’entraîner depuis, ni postuler à une place décidément très convoitée : son compère de Biarritz, Serge Bet- sen, est également candidat. La poursuite de la chaise musicale entre les trois piliers relève plus de l’anecdote ou de la forme du moment. Pieter De Villiers, touché à l’épaule droite et qui ne reprendra l’entraînement qu’aujourd’hui, sera naturellement remplaçant, comme Olivier Milloud l’était à Édimbourg et Sylvain Marconnet face aux Sud-Africains. Le remplacement de Valbon par David Marty, au centre, répondrait autant à la logique d’un « raté » du 16 Piliers : Marconnet (Stade Français, 29 ans/59 sélections), De Villiers (Stade Français, 33/51), Milloud (Bourgoin, 30/31). Talonneurs : Szarzewski (Stade Français, 23/6), Bruno (Sale, ANG, 31/15), Ibanez (Wasps, ANG, 32/74). Deuxième-ligne : Pelous (Toulouse, 32/103), Thion (Biarritz, 28/22), Nallett (Castres, 29/13), Papé (Bourgoin, 25/12). Troisième-ligne : Bonnaire (Bourgoin, 27/15), Nyanga (Toulouse, 22/15), Martin (Stade Français, 26/10), Th. Lièvremont (Biarritz, 32/32), Magne (London Irish, ANG, 32/83), Betsen (Biarritz, 31/48). 13 Demis de mêlée : Élissalde (Toulouse, 28/15), Yachvili (Biarritz, 25/24). Demis d’ouverture : Michalak (Toulouse, 23/38), Boyet (Bourgoin, 26/0). Centres : Traille (Biarritz, 26/41), Fritz (Toulouse, 22/4), Boussès (Bourgoin, 24/1), Marty (Perpignan, 23/2), Valbon (Brive, 29/3). Ailiers : Dominici (Stade Français, 33/48), Heymans (Toulouse, 27/20), Rougerie (Clermont, 25/38). Arrière : Brusque (Biarritz, 29/27). COUPE DU MONDE 2007 Dominici plaide pour plus de rassemblements Entre l’abnégation du Munster et le flair du Leinster, son cœur balance… Le quinze d’Irlande cherche toujours une troisième voie entre les styles de ses deux provinces phares. DUBLIN – de notre envoyé spécial « DÉFAITE MORALE », titrait l’Irish Times en début de semaine, après la petite victoire du quinze d’Irlande sur l’Italie (26-16). Après un automne poussif (deux déculottées à domicile contre la NouvelleZélande, 7-45, et l’Australie, 14-30), les très bons résultats du Munster et du Leinster, qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe, avaient pourtant réveillé l’intérêt des Irlandais. Il y a trois semaines, le Leinster était allé donner une leçon de rugby offensif à Bath et le Munster avait surclassé Sale dans le combat. Chacun à sa façon, dans des styles très différents. En associant les joueurs de ces deux équipes, la sélection nationale pouvait prétendre à l’excellence. Alors, la déception du public samedi dernier n’en a été que plus grande. Souvent promis à la victoire finale dans le Tournoi ces dernières saisons, le quinze irlandais n’a pas toujours été au rendez-vous. Une Triple Couronne et une victoire sur l’Afrique du Sud en 2004, mais une CHRISTOPHE DOMINICI a pris part hier au grand débat sur la mise à disposition des internationaux avant et pendant la Coupe du monde 2007. Rappelons que les représentants de la Ligue (LNR), de la Fédération (FFR) et du syndicat des joueurs (Provale) ont entamé en août des négociations qui n’ont pas encore abouti. Hier, donc, l’ailier du Stade Français (48 sélections depuis 1998) s’est positionné de manière claire, comme aucun international en activité n’a encore osé le faire. Dominici a notamment plaidé pour la multiplication des rassemblements afin de parfaire la préparation du quinze de France dans la perspective de la Coupe du monde (7 septembre-20 octobre) : « Quinze ou vingt joueurs, pas toujours les mêmes, pourraient se retrouver à Marcoussis du lundi au jeudi ou au vendredi avant de regagner leur club pour le match du week-end, a-t-il avancé. Cela pourrait se faire tout au long de l’année. Bien sûr, les joueurs dont les clubs auraient des matches importants en fin de semaine ne monteraient pas. Pour que tout cela se réalise, il faudrait trouver un terrain d’entente. Il y a une Coupe du monde en France dans dix-huit mois et on n’en parle pas. Cette Coupe du monde, elle peut être magique ou désastreuse. Mais les plus malheureux en cas d’échec, ce seront les joueurs », a-t-il conclu. – (avec AFP) I SUPER 14 : LES BLUES OUVRENT. – Coup d’envoi du Super 14, ex-Super 12, demain matin à 7 h 35, heure française, à Auckland entre les Blues de Mealamu, qui ont laissé partir Muliaina aux Chiefs, et les Hurricanes d’Umaga. Ce même jour débuteront les deux nouvelles équipes : la Western Force de Perth, entraînée par l’ancien coach des All Blacks, John Mitchell, et renforcée par Sharpe, Cannon, Fava et Welborn, rencontrera les Brumbies de Gregan et Larkham ; en Afrique du Sud, les Cheetahs de Du Randt et Smith seront opposés aux Bulls de Matfield et Habana. Les Crusaders de McCaw et Carter, cinq fois vainqueurs (en 1998, 1999, 2000, 2002 et 2005), qui ont perdu Mehrtens, Marshall et Maxwell entre autres, joueront samedi contre les Highlanders. Nouveauté cette saison, il y aura une montée et une descente entre les équipes sud-africaines. I LE QUINZE DE GALLES RECONDUIT. – Mike Ruddock, l’entraîneur du Pays de Galles, a reconduit mercredi l’équipe battue en Angleterre (13-47) pour affronter l’Écosse, dimanche au Millennium Stadium de Cardiff. L’équipe de Galles : G. Thomas (cap.) – M. Jones, Luscombe, Watkins, S. Williams – (o) S. Jones, (m) Peel – M. Williams, Owen, Charvis – Sidoli, Gough – A.R. Jones, R. Thomas, D. Jones. Remplaçants : Davies, Jenkins, Delve, A.M. Jones, Phillips, Robinson, Byrne. année 2005 décevante : troisième d’un Tournoi où l’Irlande fut l’équipe qui fit le moins de passes et utilisa le plus le jeu au pied. Contepomi s’invite dans le débat Associer le pack du Munster et les trois-quarts du Leinster ressemble pourtant à une équation idéale. « Mais dans les faits ce n’est pas aussi simple, affirme Geordan Murphy, l’arrière de Leicester. Sinon, on aurait l’équipe parfaite. Le Munster a toujours joué avec beaucoup de cœur et le Leinster avec du flair. Ce sont deux approches différentes du rugby. Le Munster, c’est d’abord le combat, le jeu d’avants, l’occupation du terrain et une grosse défense. Le Leinster, c’est un jeu plus aéré, plus offensif, très axé sur le mouvement. L’idéal serait que l’Irlande trouve sa propre identité, c’est ce qu’on recherche. » Mais l’Italie a mis l’accent samedi dernier sur certaines failles et, curieusement, il n’a jamais autant été question de Felipe Contepomi cette semaine dans les discussions. L’ouvreur argentin est le maître à jouer du Leinster, celui sans lequel L’ÉQUIPE D’IRLANDE : Murphy – Sh. Horgan, O’Driscoll (cap.), D’Arcy, Bowe – (o) O’Gara, (m) Stringer – Wallace, Leamy, S. Easterby – O’Kelly, O’Connell – Hayes, Flannery, Horan. Remplaçants : R. Best, S. Best, O’Callaghan, O’Connor, Reddan, Humphreys, Trimble. I TOURNOI DES SIX NATIONS. – Annonce de la composition de l’équipe de France à 9 heures à Marcoussis. DEMAIN I ANGLETERRE (14e journée). – Gloucester - Leicester, Leeds - Bristol. I SUPER 14 (1re journée). – AucklandBlues (NZL) - Wellington Hurricanes (NZL) (7 h 35, en direct sur Canal + Sport) ; Western Force (AUS) - ACT Brumbies (AUS) ; Free State Cheetahs (AUS) Northern Bulls (AFS). SAMEDI 11 FÉVRIER I TOURNOI DES SIX NATIONS. – France - Irlande (14 h 30, en direct sur France 2) ; Italie - Angleterre (17 heures). JULIEN SCHRAMM I LEAMY BLANCHI. – Cité à comparaître pour avoir piétiné le demi de mêlée italien, Paul Griffen, samedi dernier, le troisième-ligne centre Denis Leamy a été innocenté hier par la commission de discipline du Tournoi. Leamy pourra donc jouer samedi contre la France. I ÉCOSSE : UN SEUL CHANGEMENT. – Un seul changement dans l’équipe d’Écosse qui affrontera le pays de Galles, dimanche à Cardiff : le talonneur Dougie Hall est remplacé par Scott Lawson. L’équipe d’Écosse : Southwell – Paterson, Di Rollo, Henderson, Lamont – (o) Parks, (m) Blair – Hogg, Taylor, White (cap.) – Murray, Kellock – Douglas, Lawson, Kerr. Remplaçants : Ford, Smith, MacLeod, Petrie, Cusiter, Ross, Webster AGENDA AUJOURD’HUI ni le duo D’Arcy-O’Driscoll ni le solide ailier Shane Horgan ne s’exprimeraient à ce niveau avec l’équipe de Dublin. Une critique à peine voilée en direction de numéro 10 du Munster, Ronan O’Gara, plus connu pour la qualité de son jeu au pied que pour sa capacité à attaquer la ligne adverse. « Notre paire de demis est très classique, elle rend donc notre jeu très prévisible, disait ainsi Neil Francis, l’ancien deuxième-ligne international. Ni Stringer ni O’Gara ne sont capables de faire la différence seuls. Ils ne sont pas dangereux pour les défenses adverses. Et cela met beaucoup de pression sur nos centres. C’est pourquoi la défense inversée des Italiens nous a fait très mal. » Samedi, au Stade de France, Eddie O’Sullivan sera pour la 51e fois à la tête de l’équipe d’Irlande, mais il n’a toujours pas réussi à imposer son empreinte à un collectif partagé entre deux courants symbolisés par deux joueurs d’exception : le deuxième-ligne du Munster, Paul O’Connell et le trois-quarts centre du Leinster, Brian O’Driscoll. I TOP 14 (15e journée, match en retard). – Brive - Agen (18 h 30). I ANGLETERRE (14e journée). – Worcester - Sale. I SUPER 14 (1re journée, suite). – Canterbury Crusaders (NZL) - Otago Highlanders (NZL) ; Queensland Reds (AUS) - New South Wales Waratahs (AUS) ; Golden Cats (AFS) - Western Stormers (AFS) ; Coastal Sharks (AFS) - Waikato Chiefs (NZL). DIMANCHE 12 FÉVRIER I TOURNOI DES SIX NATIONS. – Pays de Galles - Écosse (16 heures, en direct sur France 2). I ANGLETERRE (14e journée). – London Irish - Newcastle, Wasps - Northampton, Saracens - Bath. I PRO D 2 (18e journée, matches en retard). – Béziers Pays d’Aix (15 heures). Auch - Albi (15 h 30). JEUDI 9 FÉVRIER 2006 I TOP 14 : BOURGOIN À SAINT-ÉTIENNE ET À LYON. – C’est officiel, Bourgoin recevra Perpignan au stade Geoffroy-Guichard (36 600 places) de Saint-Étienne le 25 mars (20e journée de Top 14), puis Toulouse au stade de Gerland (42 000 places) de Lyon le 27 mai (26e et dernière journée de Top 14). Une semaine après Bourgoin-Toulouse, l’une des demi-finales du Top 14 se disputera également à Gerland, le 2 juin. I ANGLETERRE : EDDIE JONES EN PIGE AUX SARACENS. – Steve Diamond, le directeur sportif des Saracens (dixièmes du Championnat), a démissionné de ses fonctions. L’ancien entraîneur de l’Australie, Eddie Jones, occupera la saison prochaine un poste temporaire de consultant au sein du club londonien, avant de prendre ensuite ses fonctions d’entraîneur des Queensland Reds (Super 14). La médaillée de bronze mondiale s’attaquera demain au record national du 1 500 m indoor de Djaté (4’6’’16 en 1997). DEMAIN, à Eaubonne, le nom de Patricia Djaté-Taillard pourrait s’effacer un peu plus des tablettes. La responsable du demi-fond français avait été dépossédée de son record national du 1 500 m en plein air, l’été dernier, par Bouchra Ghezielle (4’1’’90), avant que Hind Dehiba ne le lui chipe deux mois plus tard (4’0’’49). La saison hivernale venue, c’est son record en salle de 4’6’’16, établi en 1997, qui est désormais menacé. Samedi dernier, Dehiba s’y est attaquée à Stuttgart, échouant à plus de deux secondes (4’8’’53). Demain, ce sera au tour de Ghezielle de tenter sa chance. « Que ce soit Bouchra ou quelqu’un d’autre, j’espère que ce record va tomber, commente Djaté-Taillard, présente dans le Val-d’Oise pour l’événement. Au vu de ses performances de l’an dernier, Bouchra peut le battre. » D’autant que les conditions semblent réunies. « Je suis très motivée pour ce meeting, car je vais courir devant mon public », déclare Ghezielle, sociétaire de l’EA Franconville, à quelques kilomètres d’Eaubonne. Surtout, la médaillée de bronze mondiale du 1 500 m, à Helsinki l’été dernier, bénéficiera d’une course taillée sur mesure, avec comme lièvre de luxe sa partenaire d’entraînement, Maria Martins. « Maria doit emmener Bouchra jusqu’aux 1 000 m en 2’42’’ », explique Alain Lignier, l’entraîneur des deux jeunes femmes. Cette course a aussi été fermée à Dehiba, grande rivale de Ghezielle. « C’est une course pour battre un record, pas pour battre une adversaire, réagit Lignier. C’est important d’avoir tout de son côté. » Pour Patricia Djaté-Taillard, « ce n’est pas très sport, mais ce sont des choses qui se font. Ça serait intéressant que les deux meilleures puissent courir ensemble. Mais elles ne s’entendent pas spécialement et ça peut se comprendre. » Record ou pas, après ce 1 500 m, Ghezielle devrait retrouver le 3 000 m, distance qu’elle a choisie pour les Mondiaux indoor (à Moscou, 10-12 mars) et sur laquelle elle a fait sa rentrée samedi à Stuttgart (3e en 8’50’’63). « À moins qu’elle fasse un 1 500 m extraordinaire, cette tentative de record, c’est juste un bon petit test », précise Lignier. « Depuis Helsinki, je suis libérée, j’ai confiance en moi », raconte l’ancienne Marocaine, longtemps privée de compétition internationale avant sa naturalisation il y a un an. « Son travail de ces dernières années est en train de payer », juge son entraîneur. Confirmation possible demain, lors d’une tentative de record sans travail spécifique, notamment de vitesse, préalable. – C. B. Jones-Conte, procès évité On ne saura donc peut-être jamais lequel des deux mentait. Selon Associated Press, qui cite l’avocat de Victor Conte, James Wagstaffe, Marion Jones et Victor Conte ont trouvé un accord amiable mettant un terme à la plainte pour diffamation déposée par l’athlète à l’encontre du patron du tristement célèbre laboratoire BALCO. Les termes de l’accord sont restés confidentiels. Le 15 décembre 2004, Jones avait réclamé 25 millions de dollars (18,6 millions d’euros) à Conte pour l’avoir publiquement accusée, deux semaines plus tôt, au cours de l’émission 20/20 sur ABC, de s’être dopée en 2000 et en 2001, moult détails à l’appui. Elle n’avait, en revanche, pas poursuivi la pourtant plus solvable chaîne de télévision. Ni son ex-mari C.J. Hunter, qui l’avait accusée des mêmes maux en juin 2004. Jones parlait de « déclarations fausses », « malicieuses » et « trom- peuses », visant à « porter atteinte à (sa) personne et à (sa) réputation », et justifiait la somme exigée à Conte par « un préjudice financier potentiel ». Conte disait attendre « les procédures judiciaires en toute confiance » : « Je dis la vérité et Marion ment. » La vérité ne surgira donc pas d’un procès public. Alors que le coach Steve Riddick évoquait le mois dernier le retour prochain de la championne à son meilleur niveau, il semble évident que Jones a plus à gagner à éviter ce grand déballage que Conte. Après avoir lui-même évité un procès grâce à un accord amiable, celui-ci purge depuis décembre une peine de prison de quatre mois pour trafic de produit dopant. Il voulait mettre à profit ce temps pour écrire un livre sulfureux. Le sera-t-il vraiment et verra-t-il seulement le jour ? – N. H. À l’occasion des 60 ans de L’Équipe, testez vos connaissances sur l’histoire du journal. Jouez et gagnez jusqu’au 28 février 2006 sur www.lequipe.fr PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge I IBANEZ SURMOTIVÉ. – Interrogé sur ses espoirs d’intégration dans le groupe des vingt-deux, voire de titularisation, Raphaël Ibanez n’a pas caché à quel point il espérait être de l’aventure samedi au stade de France. « Je fais partie des sept joueurs appelés en supplément, mais je ne considère pas être là en plus, juste pour regarder manger les autres. L’idée générale de ce match, c’est qu’il faudra se mettre en colère. À un moment, il faut bien se dire que le rugby est un sport de “branques” pratiqué par des “branques”. » – H. I. Un fauteuil pour deux Ghezielle défie le temps Bleu contracture au mollet gauche en fin de match à Murrayfield et ressent toujours un petit point douloureux. Hier, les Bleus ont commencé leur journée en travaillant la transformation du jeu et sa continuité. Histoire de gommer les imperfections dans le soutien et la transmission observées en Écosse. L’après-midi, les passes dans la défense et le contre en touche ont constitué les principaux axes de travail pendant plus d’une heure. Ce matin, après l’annonce de l’équipe (9 heures), retour sur le terrain. – G. N. HENRI BRU Jaune Rouge Jaune De Villiers ménagé nomment Damien Traille (convalescent) et Brian Liebenberg (blessé). On comprend donc le casse-tête que provoque la nécessité de remplacer le Toulousain. Dimanche dernier, en Écosse, les responsables se sont aperçus après coup que la paire ValbonFritz n’était pas totalement complémentaire, au moins pour l’heure. David Marty, qui tient la corde pour être associé à Florian Fritz, est un excellent centre « classique », mais n’est pas la copie conforme de Yannick Jauzion. Quel que soit le duo sélectionné ce matin, l’équipe de France va devoir s’adapter. C’est ainsi qu’on a pu voir, lors des entraînements, Cédric Heymans venir de son aile pour se positionner au centre afin d’utiliser la puissance de son pied gauche, notamment lorsque l’équipe se trouve dans une position proche de sa ligne de but. Elle va devoir aussi trouver les éléments capables de rester debout au cœur de la défense pour faire jouer derrière eux sans passer par le sol. La tâche peut être là partagée, notamment avec le renfort des ailiers venus intervenir au ras de l’ouvreur. Car, et notamment samedi face à la paire D’Arcy-O’Driscoll, la bataille du milieu de terrain promet d’être chaude. L’an dernier, Jauzion, associé au débutant Benoît Baby, lui aussi blessé et qui espère reprendre fin avril, l’avaient emporté haut la main face à Maggs-O’Driscoll. Le défi est beau à relever. ATHLÉTISME IRLANDE LA JOURNÉE DES BLEUS QUE CE SOIT le matin, avec France A en opposition, ou l’après-midi, on a senti une grande application chez les Bleus, hier. Seuls manquaient sur le terrain Pieter De Villiers et Thomas Lièvremont. Le pilier droit parisien a trottiné sans participer aux exercices avec contacts, afin de ménager son épaule droite, contusionnée. Il reprendra sa place dans le groupe dès ce matin. En revanche, le pronostic médical est plus réservé pour Thomas Lièvremont, exempté des deux séances du jour. Le numéro 8 biarrot s’est donné une MARCOUSSIS. – Appelé en renfort comme vingt-neuvième homme lundi soir, David Marty, qui sert ici Florian Fritz (de dos), devant Benjamin Boyet (à gauche, bonnet sur la tête) et Ludovic Valbon, devrait être titularisé au centre de l’attaque française contre l’Irlande. (Photo Alain de Martignac) COMME UNE ÉLECTION, un match de rugby peut se gagner ou se perdre au centre. Le triangle composé par le demi d’ouverture et les porteurs du 12 et du 13 est toujours difficile à constituer, parce qu’il nécessite une complémentarité et un équilibre pas toujours facile à atteindre. Depuis plusieurs saisons, l’équipe de France a adopté le système traditionnel du rugby anglo-saxon, avec un joueur placé systématiquement en premier centre sur les phases de conquête directe, l’autre jouant systématiquement deuxième centre. « Idéalement, explique Bernard Vivies, l’entraîneur adjoint en charge des lignes arrière, le premier centre doit pouvoir seconder l’ouvreur dans le jeu au pied. Si l’un est droitier et l’autre gaucher, c’est encore mieux. » Il doit aussi idéalement aider le demi d’ouverture dans les prises de décision, être un créateur d’incertitude chez l’adversaire. Ces dernières saisons, Damien Traille puis Yannick Jauzion ont ainsi rempli ce rôle. Flatley puis Giteau chez les Australiens, Mauger chez les Blacks, Catt puis Barkley chez les Anglais sont aussi des joueurs de pied habiles, qui ont, à un moment ou un autre de leur carrière, joué à l’ouverture. Par ailleurs, il est utile d’avoir un centre capable de par son gabarit et ses qualités mentales de porter le ballon au cœur de la défense adverse pour mobiliser les plaqueurs. C’est aussi un registre dans lequel Jauzion excelle, et où ses plus proches concurrents se Noir Bleu Noir LE TOURNOI 2006 DES BLEUS Dimanche 5 février : Écosse- France, 20-16. Samedi 11 février : France-Irlande, à 14 h 30 au Stade de France. Samedi 25 février : France-Italie, à 15 heures au Stade de France. Dimanche 12 mars : France-Angleterre, à 16 heures au Stade de France. Samedi 18 mars : Galles-France, à 16 h 30 au Millennium Stadium. I L’ÉQUIPE PROBABLE : Dominici – Rougerie, Marty, Fritz, Heymans – (o) Michalak, (m) Élissalde – Magne, Bonnaire, Nyanga – Thion, Pelous (cap.) – Marconnet, Bruno, Milloud. TECHNIQUE. – Les absences de Jauzion, Traille, Liebenberg et Baby modifient les équilibres au centre de l’attaque tricolore. Samedi, à Saint-Denis, Stade de France, 14 h 30, France 2. Les arri arrièères CHRISTIAN JAURENA . I L E S V I N G T - D E U X P R OBABLES : Milloud, Bruno, Marconnet, De Villiers, Ibanez, Nallet, Pelous, Thion, Bonnaire, Magne, Nyanga, Martin (ou Betsen), Élissalde, Yachvili, Michalak, Boyet, Rougerie, Heymans, Marty, Fritz, Valbon, Dominici. Centres d’intérêt Les 29 pour France - Irlande Les avants premier que d’un retour après blessure (le Perpignanais aurait sans doute remplacé Jauzion la semaine passée s’il n’avait souffert d’une lombalgie). De son côté, Guillaume Boussès, entré en fin de match à Murrayfield et pressenti pour remplacer Valbon, a été finalement laissé à la disposition de France A. Quant au placement de Christophe Dominici à l’arrière, il ne ferait que souligner la contre-performance de Brusque samedi en Écosse. 12 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS COUPE DAVIS (premier tour) – ALLEMAGNE - FRANCE Faire simple… et double Guy Forget devrait opter pour une formation « classique » : Gasquet et Grosjean en simple, Llodra-Clément en double. HALLE – (ALL) de nos envoyés spéciaux C’EST AUJOURD’HUI, à midi, dans le stade de Halle, qu’a lieu le tirage au sort de la rencontre AllemagneFrance. Pour avoir organisé un stage de préparation à cinq joueurs (Gasquet, Grosjean, Mathieu, Llodra, Clément), Guy Forget devra éliminer un nom avant d’annoncer au juge-arbitre ses élus pour les simples et le double. Analyse d’un puzzle sans doute moins éclaté qu’il n’y paraît. matches, la paire Waske-Haas ne représente pas le point fort de l’équipe allemande. A fortiori si Patrick Kuhnen décide d’aligner finalement Florian Mayer pour laisser Haas se concentrer sur ses deux simples. « De tous les points en jeu, le double est celui qui semble le plus à notre portée, estimait hier Forget. On a plus de “métier”, on maîtrise mieux les combinaisons. J’ai confiance en mes joueurs. Ce double, il serait logique qu’on le gagne. » Depuis l’arrivée en Allemagne, Forget n’a fait travailler que deux combinaisons : Llodra-Clément et GasquetGrosjean. S’il s’en tient à ses principes (1. un « percutant » + un « régulier » ; 2. pas de paire constituée par deux gabarits moyens), et s’il décide de préserver Gasquet et Grosjean pour les simples, on voit mal pourquoi il se priverait samedi de son double « classique ». Éliminés au deuxième tour à l’Open d’Australie, après avoir été battus au deuxième tour de Sydney par… Santoro-Zimonjic, Llodra et Clément ne représentent pas aujourd’hui une garantie tout risque. Mais leur bilan 2005 en Coupe Davis (deux matches, deux victoires) prouve qu’ils savent répondre « présent » le jour J. L’INCONNUE DU DIMANCHE S’il décide d’aligner un quatuor Gasquet-Grosjean-Llodra-Clément, Forget assure à ses joueurs de simple un jour de repos le samedi. Dimanche, on devrait donc assister successivement GROSJEAN LA BALISE Sébastien Grosjean n’a rien perdu en changeant d’hémisphère. Le meilleur Français de l’Open d’Australie campe dans la posture d’un titulaire indiscutable, régnant en chef sur les sets d’entraînement. Avec son physique remodelé durant la trêve, il gère son plan de jeu avec sérénité, oublieux d’un temps où les pépins musculaires l’accablaient avec régularité. « Seb a beaucoup de confiance depuis Melbourne, notait hier Guy Forget avec enchantement. Il claque ses coups sans se poser de questions. » S’il n’est pas LE leader d’équipe type, tout au moins diffuse-t-il cette semaine cette indispensable sérénité d’une balise potentiellement capable de rapporter deux points. Face à Kiefer, il essaiera de passer outre le souvenir frustrant du marathon inabouti de Melbourne en quart de finale (4 h 48), face au « lanceur de raquette » allemand. « Mais il n’y aura pas de contentieux. Sur ce coup, j’en voulais seulement à l’arbitre dont la décision m’avait énervé. » Absent ou transparent ces deux dernières saisons en Coupe Davis, l’ex-numéro 1 français devrait être en vue cette fois. HALLE – de notre envoyé spécial Sa personnalité simple et discrète en fait un coéquipier facile à vivre. Guy Forget rappelait hier comment, par exemple, Richard Gasquet se sentait à l’aise à ses côtés. Et son tennis en fait un candidat indiscutable, pour peu évidemment qu’il ait décidé de jouer. Ne manquaient plus que des résultats pour lui ouvrir à nouveau les portes de l’équipe nationale. Après deux loupés de suite (défaite au premier tour à Doha et à Sydney), il décolla à Melbourne, se hissant en quart de finale. Le tour était joué. On imagine le soulagement de Guy Forget, qui avait vu par ailleurs Gaël Monfils se mettre hors jeu par un match bâclé d’entrée à Melbourne. Sébastien Grosjean est désormais si présent qu’on se demande si ce n’est pas lui le vrai leader de cette équipe, à défaut d’en être le mieux classé. À cette suggestion, il répond par une boutade : « On se demandait si je jouais encore au tennis ? » Non, on se demandait comment il avait fait pour renverser aussi vite la vapeur. « C’est vrai que Melbourne m’a bien remis en selle, explique-t-il. Et, comme j’ai une certaine expérience en Coupe Davis, il semble logique que je sois là. » Ça paraît simple, en effet. Il aurait quand même intérêt à briller face à l’Allemagne. Car si ses coéquipiers l’ont accueilli à nouveau à bras ouverts, tous les fans ne lui ont peutêtre pas pardonné son impasse moscovite. Le cadre est idéal pour une rédemption totale. PASCAL COVILLE OPEN GAZ DE FRANCE (WTA Tour, indoor) Du neuf pour Dechy Mauresmo superstar Sa victoire à l’Open d’Australie a encore renforcé la popularité de la Française. Sa première victoire de la saison, sur Marion Bartoli (6-0, 6-2), coïncide avec l’arrivée de son nouveau coach. À REGARDER NATHALIE Dechy s’imposer avec une belle autorité face à Marion Bartoli (6-0, 6-2), on avait l’impression de voir la joueuse qui s’était hissée l’an dernier en demifinale de l’Open d’Australie plutôt que celle qui n’avait pas encore remporté un match de la saison 2006. Expéditive, Dechy profita pleinement d’une certaine apathie de son adversaire au premier set puis, lorsque Bartoli commença à réagir, elle réussit à garder le contrôle du match en passant un maximum de premiers services et en variant bien les balles très longues et les courtes croisées. Surprise l’année dernière dans le même tournoi par la fougue de Bartoli, Dechy était sur ses gardes et, cette fois, c’est elle qui dicta le rythme des échanges. Dans son box, à côté de son mari, se trouvait son nouvel entraîneur, Éric Brémond, avec Dotation : 499 251 / Premier tour : Dechy b. Bartoli, 6-0, 6-2. Deuxième tour : Dementieva (RUS) b. Arvidsson (SUE), 6-2, 6-2 ; Loit b. Foretz, 6-0, 6-3 ; Safina (RUS) b. Razzano, 6-4, 6-3 ; Pierce b. Medina Garrigues (ESP), 6-2, 6-4. lequel elle a décidé, il y a trois jours, de faire un bout de chemin. « J’ai appris à connaître Éric (le mari de Séverine Beltrame) lors du stage de l’Alpe-d’Huez en décembre. Nous avons parlé de la manière dont nous pouvions nous organiser et n’avons pas tardé à aboutir à quelque chose de concret. » Jusqu’ici, Éric Brémond entraînait Camille Pin et sa femme, dont les classements ne permettent pas d’entrer dans les mêmes tournois que Nathalie Dechy. Mais, apparemment, les problèmes que cette situation pouvait poser ont été résolus. C’est donc une Nathalie Dechy en net regain de forme qui s’apprête à rattraper le temps perdu en Australie. « Il faut dire que je suis arrivée là-bas sans avoir pu taper dans une balle sérieusement depuis plusieurs semaines (elle s’était fait mal au genou durant le stage en montagne). J’ai joué et perdu un match à Melbourne et un à Tokyo, mais je savais qu’avec la préparation physique que j’avais faite, je ne tarderais pas à retrouver le rythme. Déjà au Japon (battue par Martina Hingis 4-6, 7-5, 6-2), il y avait plein de bonnes choses dans mon jeu. Et cette première TRÈS COURT. – Deux sets ont suffi à Mary PIERCE pour battre Anabel Medina Garrigues (6-2, 6-4). Si le match a donné lieu à quelques échanges spectaculaires, la Française reste pour l’instant loin de son niveau de la fin de la saison 2005. Le fonds de jeu est approximatif et sa concentration lui joue quelques tours. En fait, c’est le manque de compétition qui se fait sentir. Programmée en premier match hier, Elena DEMENTIEVA était contente de ne pas avoir à traîner jusqu’au soir : « Je suis arrivée lundi soir du Japon (elle vient de gagner à Tokyo), j’ai juste tapé quelques balles avant mon match mais je préférais jouer de bonne heure car à 17 heures je m’endors à cause du décalage horaire. » Après avoir perdu les deux premiers jeux, Dementieva n’a laissé aucune chance à la Suédoise Sofia Arvidsson (6-2, 6-2)… Pas facile d’affronter une copine, cama- victoire confirme ce que je pensais. » Au deuxième tour, Dechy affrontera cet après-midi Elena Dementieva, qui a gagné dimanche à Tokyo en battant Hingis en finale. « Je la connais bien, car nous nous sommes rencontrées des dizaines de fois (neuf exactement avec deux victoires pour la Française) et il y a eu beaucoup de matches accrochés. Elena est très puissante, mais peutêtre qu’elle sera un peu émoussée par ses efforts de la semaine dernière. En tous les cas, je pense que ce sera une rude bataille. » ALAIN DEFLASSIEUX rade de club qui plus est. Cela n’a pas empêché Émilie LOIT de faire forte impression pour écraser Stéphanie Foretz, 6-0, 6-3… Dinara Safina, tenante du titre, s’est montrée trop puissante pour Virginie RAZZANO, battue en deux sets 6-4, 6-3. C’est surtout au service que la Russe a fait la différence. Qualifiée pour les quarts de finale, Safina pourrait retrouver Amélie Mauresmo vendredi pour une revanche de la finale 2005. – A. D. AUJOURD’HUI À partir de midi : Schnyder (SUI)-Pironkova(BUL) ; Petrova (RUS)-Smashnova (ISR) ; Dementieva (RUS)-Dechy ; Mauresmo-Douchevina (RUS). Pas avant 19 heures : Golovin-Mirza (IND). GUIDE SAISON 2006 HIER, À L’HEURE du déjeuner, les tribunes de l’Open Gaz de France étaient loin d’être pleines. Non pas que le match Loit-Foretz, qui s’affrontaient alors sur le central, déplaise au public parisien mais un événement autrement plus important se tenait au même moment à quelques mètres de là, dans les couloirs du stade Pierre de Coubertin. Sur le stand d’un sponsor, une séance de dédicaces d’Amélie Mauresmo avait été organisée. L’effervescence engendrée par l’arrivée de la Française aurait pu faire croire à la présence d’un ancien lauréat de la « Star Ac », mais c’est bien autour d’une récente gagnante de Grand Chelem que les dizaines d’enfants présents s’étaient regroupés, le stylo dans une main et le portable dans l’autre afin de photographier leur idole. « C’est un peu le tournoi de Mauresmo, soulignait Régis Brunet, le directeur du tournoi. D’ailleurs, c’est déjà elle qui avait véritablement lancé l’Open Gaz de France, en 1999, en battant Martina Hingis juste après sa finale à Melbourne. Cette année, les circonstances nous sont favorables. Le succès est garanti, surtout avec cette petite salle (4 500 places) qui génère toujours une grosse ambiance. » Près de 80 % des places écoulées avant le début du tournoi, les trois derniers jours déjà pratiquement complets : l’effet Mauresmo joue à plein. Lundi, lors de la conférence de presse d’avant-tournoi donnée par la Française, la salle de presse était remplie comme jamais. « Plus que le succès RÉSULTATS I PATTAYA (THA, WTA Tour, dur, 170 000 $, 5-12 février). – Deuxième tour : Llagostera Vives (ESP) b. Wozniak (CAN), 7-5, 6-2 ; Peer (ISR) b. Sanchez Lorenzo (ESP), 7-6 (7-4), 6-3 ; Castaño (COL) b. Sun Tiantian (CHN), 6-3, 6-2 ; Dominguez Lino (ESP) b. Nakamura (JAP), 6-2, 6-0. I WROCLAW (POL, ATP Challenger, indoor, 106 250 /, 6-12 février). – Premier tour : Mahut b. Vanek (RTC), 6-4, 6-4 ; Ascione b. Dupuis, 7-6 (10-8), 7-6 (7-4) ; Simon b. Lisnard (MON), 2-6, 6-3, 6-1. I BERGAME (ITA, ATP Challenger, indoor, 42 500 /, 6-12 février). – Deuxième tour : Carraz b. Cipolla (ITA), 6-0, 2-6, 6-3 ; Péquery b. Vico (ITA), 6-4, 1-6, 6-3. populaire, qui était déjà au rendezvous les années précédentes, c’est surtout la couverture médiatique qui a évolué, note Régis Brunet. Les médias accordent beaucoup plus d’importance à Mauresmo, et donc au tournoi. » « Depuis son retour d’Australie, le téléphone sonne beaucoup, beaucoup, beaucoup, confirme Alexia Dechaume, l’agent de Mauresmo. Certains se manifestent auprès de nous pour la première fois. Hier (mardi), elle a fait le 20 Heures de TF 1 parce que c’est vraiment le top et qu’elle ne l’avait jamais fait. Mais c’est sa seule télé pour l’instant, car elle n’a vraiment pas beaucoup de temps. » On ne verra donc pas, pour l’instant, la numéro 2 mondiale sur les plateaux des talkshows nationaux. Au grand dam des téléspectateurs. « Les gens la trouvent sympa, jolie, sincère et l’apprécient car ce n’est pas une “killeuse” ni quelqu’un d’arrogant, explique Marc Brincourt, chef du service photo à Paris Match. Elle joue sur le feeling, la gentillesse, un peu comme Yannick Noah. » À quand Amélie Mauresmo personnage préféré des Français ? – A. Pr. I UN NOUVEL ARGENTIN SUSPENDU. – La fédération internationale (FIT) a annoncé hier la suspension pour un an de Mariano Hood, 33e joueur mondial en double. Cette sanction intervient après le contrôle positif du joueur au finastéride (produit interdit, qui aide notamment à lutter contre la calvitie), effectué le 31 mai 2005 pendant Roland-Garros. Après Chela, Coria, Cañas Rodriguez et Puerta, il est le sixième Argentin suspendu pour dopage depuis cinq ans. I RODDICK AVEC RODDICK. – Andy Roddick change d’entraîneur. Le numéro 3 mondial a embauché son grand frère John (29 ans) après avoir remercié Dean Goldfine, son coach depuis décembre 2004. Mais le joueur ne coupe pas les ponts avec Goldfine, qui appartient toujours au team et officiera davantage comme consultant sédentaire (il habite tout près de Boca Raton, où réside le joueur). John Roddick, qui travaillait comme professeur de tennis dans une académie de San Antonio, a été un bon joueur universitaire vers la fin des années 1990. 44 PAGES DE SUPPLÉMENTS DÉTACHABLES LE GUIDE DES ÉQUIPES 2006 : toutes les équipes, les coureurs, les maillots, les objectifs… + LE CALENDRIER COMPLET de toutes les compétitions Pro Tour et classiques. VÉLO MAGAZINE ACTUELLEMENT. 124 PAGES. 4,5 € PAGE 12 JEUDI 9 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge I KIEFER VOTE CLÉMENT. – Nicolas Kiefer a la sensation qu’Arnaud Clément va jouer en simple. Pressé de justifier cette hypothèse hardie, le plus français des joueurs allemands dévoila alors un argumentaire un peu étriqué : « Je n’ai pas d’explication. Je le sens, c’est tout. » HALLE. – Sébastien Grosjean (à gauche) n’a plus apporté un point à l’équipe de France depuis trois ans, mais Guy Forget (de dos), le préparateur physique Paul Quétin et Richard Gasquet vont beaucoup compter sur lui ce week-end. (Photo Michel Deschamps) I KÜHNEN IMPATIENT. – Après deux années en division inférieure, Patrick Kühnen apprécie de se retrouver dans le Groupe mondial avec son formidable duo Haas-Kiefer : « J’ai hâte que ça commence, confie-t-il. Avec ces joueurs-là, on va pouvoir aller chercher un certain nombre d’équipes. » Et de conclure : « Nous assumons notre statut de favoris. Même si nous connaissons bien la valeur du tennis français. » I BECKER-LECONTE DE RETOUR ? – À la veille de la rencontre, Boris Becker et Henri Leconte, deux vieilles gloires des nations concernées, envisageraient de revenir sur le circuit. « Ce n’est pas une blague. Nous y pensons depuis longtemps et voulons réaliser ce projet cette année », a affirmé le Français, sur le site Internet de la radio-télévision publique allemande ARD. Sans donner plus de précision, il semblerait, selon le média allemand, que cette tentative de come-back ait lieu en double, éventuellement à Wimbledon. Un coéquipier facile à vivre Bleu Rouge I SCHÜTTLER OU MAYER ? – Lors de la conférence de présentation de l’équipe allemande, seul Rainer Schüttler n’arborait pas le survêtement officiel. De là à en déduire que c’est son nom qui manquera aujourd’hui à l’appel il y a un pas facile à franchir. Attention toutefois. L’ancien finaliste de l’Open d’Australie était déjà l’an passé dans la peau de l’éliminé probable, lors de la rencontre de play-off contre la République tchèque. C’est pourtant lui que Patrick Kühnen préféra à un Florian Mayer plus en forme. « Pour avoir un joueur polyvalent, simple et double », avait déclaré le capitaine allemand. SOUVENEZ-VOUS : Sébastien Grosjean n’a joué qu’une des cinq dernières rencontres de l’équipe de France. Sa seule apparition, en mars dernier à Strasbourg, s’est soldée par deux défaites contre les deux Suédois, Thomas et Joachim Johansson. Il avait eu l’occasion d’effacer ce double échec mais il préféra faire l’impasse sur le quart de finale contre les Russes à Moscou. On sait ce qu’il advint de l’équipe de France, passée en tête après le double mais balayée ensuite le dimanche. Paul-Henri Mathieu et Richard Gasquet n’avaient qu’un seul match dans le réservoir. La présence de Grosjean aurait sans doute changé la donne. « Ça, on ne saura jamais, plaidait-il avant-hier. Au moment où j’avais pris cette décision, c’était le meilleur choix. L’expérience de Strasbourg m’a servi. Là-bas, j’avais joué alors que je n’étais pas prêt. J’avais très envie, mais ça n’avait pas suffi. » Quatre mois plus tard, il était prêt mais n’avait plus envie : « J’avais enchaîné dix semaines de compétition (onze tournois en trois mois et demi pour être exact), explique-t-il. J’avais beaucoup donné physiquement et mentalement pour revenir à un bon niveau. J’étais vidé. J’avais besoin de me reposer et de me retrouver en famille. » Dommage, car le Floridien d’adoption s’était révélé à la fois le meilleur Français sur terre battue (la surface de Moscou) à Roland-Garros et le plus constant sur la tournée américaine de l’été. Son impasse fit donc débat. Au moins dans nos colonnes où les intervenants maison ou extérieurs (Arnaud Boetsch et Bernard Laporte) s’étonnèrent de cette défection. On imagina même que ses coéquipiers et son capitaine pourraient lui en tenir rigueur. Après cette longue éclipse de deux saisons, il aurait pu voir son purgatoire se prolonger. Il n’en a rien été. Contrairement à Fabrice Santoro, le Marseillais a toujours eu la cote dans l’équipe de France. Jaune Bleu Jaune Malgré ses trois victoires en autant de VINCENT COGNET (avec F. Ra. et P. Co.) Noir Noir UN DOUBLE CLASSIQUE du forfait de Santoro, blessé, l’Aixois s’était montré inexistant face à Nadal. Même si son tennis semble plus en place qu’alors, on l’imagine difficilement sauver la patrie face à Kiefer ou à Haas. À moins que son tempérament de battant et l’amour sans faille qu’il porte à la Coupe Davis parviennent à le transcender… Nul doute, pourtant, que Forget préférerait ne pas envoyer son plus fidèle troufion au feu d’un quatrième (ou d’un cinquième) match décisif. Grosjean revient de loin QUI POUR L’ÉPAULER ? « Je dirai que j’ai deux leaders », avoua hier Guy Forget à l’ultime point presse avant l’annonce aujourd’hui de la sélection. Difficile d’être plus clair à mots couverts sur le duo qui sera aligné en simples vendredi. Du coup, l’hypothèse d’un retour aux affaires de Paul-Henri Mathieu semble quasi nulle. D’autant que le Strasbourgeois a souffert d’un petit bobo au dos qui lui a fait perdre un peu de préparation. Ce contretemps n’aidera pas à lui enlever l’étiquette de « remplaçant ». À l’opposé, la situation de Gasquet n’a cessé de se clarifier. « Je suis très satisfait du niveau de Richard, racontait hier Forget. Je sais qu’il n’a gagné qu’un match cette saison, mais sa dernière défaite ne m’inquiète pas. À Zagreb, il a perdu contre Henman qui, sur une surface aussi rapide, vaut le top 10 mondial. Il avait perdu principalement sur des petits problèmes de réglages au service. Depuis, on a bien travaillé dans ce domaine. » Reste le problème du dimanche. Le cadet de l’équipe, dépassé le dernier jour à Moscou en juillet dernier, peut-il voyager loin après avoir tardé à retrouver tout son potentiel à cause de son coude blessé ? aux chocs Gasquet-Kiefer et GrosjeanHaas. Mais que se passera-t-il si l’un des deux Français se blesse vendredi ou s’il fait preuve d’une méforme trop pénalisante pour l’équipe ? Mystère et boule de gomme, tant les deux spécialistes du double sont loin de leur meilleur niveau en simple. Malgré les progrès étalés en 2004 (mais passés aux oubliettes en 2005), Llodra n’a jamais eu les faveurs de Forget, son jeu à hauts risques manquant encore cruellement de stabilité. Clément, lui, reste sur une expérience traumatisante à Alicante, en 2004. Parachuté de dernière minute à la suite 13 Bleu Rouge Noir Jaune VOLLEY-BALL LIGUE DES CHAMPIONS HOMMES (play-offs premier tour aller) BASKET EUROLIGUE HOMMES (1er tour, 14e journée) ROESELARE - TOURS : 3-2 PAU-ORTHEZ - MALAGA : 53-68 Tours en sursis Jusqu’à la lie Battu au tie-break, le champion d’Europe devra s’imposer le plus largement possible chez lui, jeudi prochain. ROESELARE – (BEL) de notre envoyée spéciale TOURS N’A PAS le choix. Pour espérer défendre sa couronne fin mars à Rome, le champion d’Europe, battu au tie-break hier soir en Belgique devra dominer Roeselare, jeudi prochain, en touraine. Un succès en trois ou quatre sets enverrait à coup sûr la formation de Roberto Serniotti au tour suivant, probablement face au Dynamo Moscou du libéro français Hubert Henno. Une victoire en cinq manches obligerait à départager les deux équipes au ratio de points, et là, le TVB a pris hier un avantage grâce à deux manches gagnées largement. En revanche, un succès belge condamnerait le tenant du titre. Mais on est encore loin de ce scénario catastrophe et Tours est globalement en ballottage favorable. Le volley-ball français peut donc encore espérer voir ses deux représentants au deuxième tour de play-off, après la belle victoire de Cannes mardi soir face aux Italiens de Pérouse. Les deux équipes de l’hexagone se retrouveront d’ailleurs samedi en championnat sur la Côte d’Azur. Qu’a-t-il donc manqué au TVB pour se mettre un peu plus à l’abri hier soir ? Avant tout plus de présence au service réception et de stabilité offensive. Il est vrai que, côté français, l’attaquant prioritaire, Vladimir Nikolov, était diminué par une élongation à la cuisse droite. Malgré un corps médical réticent, l’International bulgare fut aligné d’entrée. Avec réussite. D’ailleurs, sa sortie à l’entame du quatrième set après deux manches parfaitement maîtrisées par le TVB, désorganisa grandement le système offensif français. Le passage de Nourredine Hfaiedh en pointe et l’entrée d’Hichem Guemmadi en réception ne furent pas convaincants, conduisant Roberto Serniotti à remettre Nikolov (qui devrait être ménagé samedi à Cannes) sur le terrain à 14-9 pour Roeselare. En outre, lorsque les bouts de filet étaient en peine, Tours ne trouva jamais vraiment le bon timing au centre. Deux sets impeccables La seule vraie satisfaction, côté français, est donc venue des 2e et 3e set. Efficaces au service, que ce soit sur mise en jeu smashée ou flottante, les Tourangeaux purent poser leur contre et museler les attaquants adverses, fort bien servis pendant la première manche par Frank Depestele, récompensé avant la rencontre du Trophée de meilleur passeur de la première phase. Stables en réception, les Français trouvaient aussi pendant deux sets beaucoup plus de solutions offensives. Malmené au tie-break, Tours s’accrocha jusqu’à 11-11 grâce notamment à un Loïc de Kergret percutant au service et au block. Mais les Belges, portés un temps par l’efficacité au centre de Sergiu Stancu, creusèrent un écart décisif grâce à leur réceptionneur-attaquant australien Bel Hardy (venu au relais d’un Ivan Contreras sur sollicité : 55 ballons à négocier) et grâce aussi à deux fautes de Slobodan Boskan, apparu fatigué en fin de match. Il est vrai que la nuit précédente n’avait pas été de tout repos pour le Serbo Monténégrin, qui avait suivi à distance depuis la Belgique la naissance de son fils Vuk. MANUELA ECHILLEY ROESELARE - TOURS : 3-2 (28-26 ; 17-25 ; 18-25 ; 25-21 ; 15-13) 2 400 spectateursenviron. Arbitre : MM. Saltalippi (ITA), Barnstorf (ALL). Points marqués : 213 (103 + 110). Durée : 2H03 (1er set : 31’ ; 2e : 23’ ; 3e : 24’ ; 4e : 29’ ; 5e : 16’). ROESELARE : 1 ace (Depestele) ; 9contres gagnants (Stancu, 4) ; 63 attaques gagnantes (Contreras 18/55) ; 33 fautes directes (dont 18 au service). Six de départ : Depestele (3) puis Van der Ougstraete puis Dewes ; Stancu 16 ; Contreras (cap, 19) puis Van Kerckhov ; Hoho (8) puis Dewes puis Rubacek (1) ; Marquez (12) ; Hardi (14) ; libero : Callebert. Entraîneur : D. Baeyens. TOURS: 8 aces (Sloboda, Haldane, De Kergret, 2) ; 13 contres gagnants (Boskan,4) ; 56 attaques gagnantes (Nikolov, 15/35) ; 30 fautes directes (dont 17 au service). Six de départ : de Kergret (cap, 7) ; Sloboda (8) ; Boskan (17) ; Haldane (8) puis HardyDessources ; Nikolov (17) puisHfaiedh (12) ; Hfaiedh puisGuemmadi (8) ; libero : Mijic. Entraîneur : R. Serniotti. Deuxième tour Aller : 28 février au 2 mars ; retour : 7 au 9 mars Din. Moscou (RUS) Rotterdam (HOL) 3 0 Roeselare (BEL) Tours 3 2 Belgorod (RUS) Friedrichshafen (ALL) 3 0 Cannes Pérouse (ITA) 3 1 I. Salonique (GRE) Vienne (AUT) 3 0 VITORIA :4 Scola (2,07 m, ARG) ; 5 Prigioni (1,93m, ARG) ; 6 Hansen (1,98m, USA) ; 9 Vidal (2,02 m) ; 10 Ukic (1,96 m, CRO) ; 11 Erdogan (1,90 m, TUR) ; 14 P. Drobnjak (2,13 m, SEM) ; 15 J. Grimau (1,99 m) ; 16 O. Garcia (2,03 m) ; 18 David (2,08 m, HON) ; 21 Splitter (2,12 m, BRE) ; 23 Jacobsen (1,98 m). Entraîneur : V. Perasovic. STRASBOURG : 4 Wesson (2 m, USA) ; 6 Yaici (1,85 m) ; 7 R. Greer (1,95 m, DOM) ; 8 J. Greer (1,95 m, DOM) ; 9 Jeanneau (1,85 m) ; 11 Mendy (2 m ; SEN) ; 12 McCord (2,01 m, GBR) ; 14 Palmer (2,07 m) ; 23. S. Jackson (1,91 m) ; 31 Giffa (1,98 m) ; 33 Starosta (2,15 m, RTC). Entraîneur : É. Girard. Trévise (ITA) Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20 Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 /. Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Philippe AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 /. Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-lesMoulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 / ; Andorre, 1 / ; Antilles, la Réunion, 1,30 / ; Autriche, 2 / ; Belgique, 1,50 / ; Canada, 2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 400 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 1,75 / ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 / ; Italie, 1,70 / ; Luxembourg, 1,50 / ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 / ; Portugal, 1,8 / ; Sénégal, 1 400 CFA ; Suisse, 2,30 FS ; Tunisie, 1,40 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 / ; 1 an : 309 /. Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 / ; 1 an : 358,20 /. ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. SE Tirage du mercredi 8 février 2006 : 428 599 exemplaires Pas de GP de Belgique en 2006 La FIA a rayé l’épreuve belge du calendrier. Les travaux exigés ne pouvaient pas être effectués dans les temps. CE DEVAIT être la seizième manche du Championnat du monde, l’une des plus belles du calendrier. Elle aurait dû se courir le dimanche 17 septembre sur le circuit de Spa-Francorchamps. Mais elle n’aura pas lieu. Le Grand Prix de Belgique a officiellement été annulé hier après que le Royal Automobile Club de Belgique l’eut officiellement notifié à la FIA. Selon le communiqué officiel, ce retrait doit « permettre la fin des travaux d’extension » du circuit ardennais exigés par la FIA afin de modifier le paddock, la ligne droite des stands et l’épingle de la Source, d’agrandir les boxes et créer une nouvelle tour de chronométrage. Beaucoup de travaux en bien peu de temps. Trop peu même. Il y a de cela un mois Elio Di Rupo, le ministre président de la région wallonne, s’inquiétait déjà du retard pris par les tra- vaux. « Ce que j’entends des experts, c’est que ce sera difficile, voire impossible, déclarait-il alors au quotidien belge Le Soir. M. Ecclestone a fait savoir que, pour lui, sans ces investissements, il n’était pas possible d’organiser un Grand Prix. » Hier soir, on apprenait que Bernie Ecclestone et sa société (Formula One Administration) seraient les promoteurs à partir de 2007. Reste à savoir si le pouvoir sportif se contentera désormais d’un calendrier réduit à dix-huit Grands Prix ou si un autre circuit prendra la place de la piste ardennaise afin de conserver dixneuf courses. BOXE Le Raidillon de Spa-Francorchamps, ne verra pas Fernando Alonso défendre son titre mondial au volant de sa Renault cette saison. (Photo Stéphane Mantey) RÉSULTATS I ESSAIS F 1. – Jerez (ESP, 7-10 février) : Alonso (Esp, Renault), 1’16’’956 (90 tours) ; Button (GBR, Honda), 1’17’’114 (58) ; Montoya (COL, McLaren-Mercedes), 1’17’’273 (53) ; de la Rosa (ESP, McLaren-Mercedes), 1’17’’425 (109) ; Barrichello (BRE, Honda), 1’17’’492 (60) ; Heidfeld (ALL, BMW-Sauber), 1’17’’588 (116) ; Villeneuve (CAN, BMW-Sauber), 1’18’’069 (91) ; Webber (AUS, Williams-Cosworth), 1’18’’281 (86) ; Kovalainen (FIN, Renault), 1’18’’938 (77) ; Trulli (ITA, Toyota) 1’19’’430 (103) ; R. Schumacher (ALL, Toyota), 1’19’’681 (84) ; Rosberg (ALL, Williams-Cosworth), 1’19’’965 (29) ; Monteiro (POR, Midland-Toyota), 1’21’’911 (29). Fiorano (ITA, 6-8 février) : M. Schumacher (ALL, Ferrari), 57’’647 (76). Silverstone (GBR, 7-8 février) : Klien (AUt, Red Bull-Ferrari), 1’26’’15 (30). En italique, les voitures 2005. I RENTRÉE D’INOM. – Battu par le champion WBO des mouche, l’Argent in Omar Narvaez, le 5 décembre à Paris-Bercy, Bernard Inom remontera sur un ring le 17 mars à Nice et le 24 avril à Ajaccio. Ghosn dévoile son plan pour Renault ENFIN LE SUSPENSE qui entoure l’avenir de Renault depuis l’arrivée de Carlos Ghosn à la tête de l’entreprise le 29 avril dernier prend fin. C’est ce matin, en effet, au siège du losange à Boulogne-Billancourt que le très médiatique patron du groupe français présente son plan d’action devant un parterre de quelque 450 journalistes impatients de connaître le futur de la marque pour les trois années à venir. Lors des premiers neuf mois de sa présidence, le patron globe-trotter a voyagé, consulté et écouté nombre de ses quelque 130 000 employés disséminés dans 36 pays à travers le monde. De Sandouville à Cléon, il a aussi nourri les interrogations de ses salariés – qui n’ont pas oublié que Carlos Ghosn est à l’origine de la fermeture du site belge de Vilvoorde en 1997 – et suscité leurs inquiétudes. Car c’est sur fond de ralentissement de l’activité et de recul des bénéfices que le nouvel homme fort de Renault dévoile sa stratégie. En 2005, le losange a ainsi vu le groupe VAG lui ravir sa place de numéro 1 européen. Et cette année Renault n’aura aucun nouveau modèle à proposer pour redynamiser des ventes qui ont diminué de 4,5 % l’an dernier. Dans ce contexte, que va donc annoncer Carlos Ghosn ? De l’enrichissement de la gamme sur tous les créneaux à un renouvellement plus rapide des modèles, de la priorité donnée aux clients à la réduction des coûts – un retrait de la F 1 semblant exclu à très court terme –, l’homme a déjà laissé entrevoir plusieurs pistes. Mais ce n’est qu’aujourd’hui que ce grand amateur de bridge va enfin jouer cartes sur table. – P. W. TENNIS DE TABLE GYMNASTIQUE I PRO A HOMMES. – Mardi, en match avancé de la 11e journée, programmée mardi prochain, Hennebont s’est facilement imposé face à Istres. Une étape de plus vers un deuxième titre de suite pour les Bretons, vainqueurs de toutes leurs rencontres depuis le début de la saison. 11e journée : Hennebont-Istres, 4-0 (Bai Feng Tian-Meng Sun, 3-2 ; Kreanga-Martinez, 3-1 ; Gorak-Legoût, 3-2 ; Kreanga-Meng Sun, 3-0). MARDI 14 : Levallois-Angers ; Cestas-Argentan ; La Romagne - Saint-Denis ; Metz - Pontoise-Cergy. Classement : 1. Hennebont, 33 points ; 2. Istres, 23 ; 3. Levallois et Pontoise-Cergy, 22 ; 5. Angers et Metz, 20 ; 7. Cestas, 19 ; 8. Saint-Denis, 17 ; 9. La Romagne, 16 ; 10. Argentan, 12. I COMANECI BIENTÔT MAMAN. – Nadia Comaneci, quarante-quatreans, attend un petit garçon pour le mois de juillet, a annoncé hier son mari, l’Américain Bart Conner, sur le site Internet du magazine Sports Illustrated. La naissance est prévue vers le 18 juillet, précise Conner, soit trente ans après que la championne roumaine a obtenu, pour la première fois de l’histoire, un 10 aux JO de Montréal en 1976. Le couple de gymnastes, marié depuis 1996, vit depuis 1989 aux États-Unis, où Nadia Comaneci avait obtenu le statut de réfugié après avoir fui la dictature de Ceausescu. Ensemble, Comaneci (JO 1976 et 1980) et Conner (JO 1984) ont remporté onze médailles olympiques. HOCKEY SUR GLACE I NHL (saison régulière). – MARDI : Washington-Florida, 0-5 ; New JerseyTampa Bay, 7-4 ; Montréal-Buffalo, 2-3 (a.p) ; Toronto-Atlanta, 4-1 ; MinnesotaLos Angeles, 5-1 ; Phoenix-Chicago, 1-3 ; Colorado-Edmonton, 5-2. I TOCCHET DANS LA TOURMENTE. – Rick Tocchet, entraîneur-adjoint de Phoenix, est accusé d’être au centre d’un vaste réseau de paris clandestins. Exvedette de la ligue et ami personnel de Wayne Gretzky, Tocchet, quarante et un ans, a été inculpé de promotion de paris, de blanchiment d’argent et de complot. Il est attendu prochainement dans le New Jersey afin de répondre de ces accusations. Les paris illégaux concernaient surtout des matches professionnels et universitaires de football et de base-ball. I HUET S’EST INCLINÉ. – Cristobal Huet aura finalement préservé sa cage pendant 173 minutes et 19 secondes, avant de s’incliner devant Afinogenov alors que Buffalo était en supériorité numérique. Le gardien français de Montréal a toutefoisréalisé une très solide partie malgré la défaite en prolongation,avec 31 arrêts. I STAMM ET GOLDING REPARTENT AUTOUR DU MONDE. – Bernard Stamm, sur Cheminées-Poujoulat, et Mike Golding, sur Ecover, seront au départ de la Velux 5 Oceans le 22 octobre prochain à Bilbao. ExBOC Challenge, ex-Around Alone, ce tour du monde en solitaire avec escales sur monos 50 et 60 pieds est disputé tous les quatre ans depuis 1982. Stamm a gagné la dernière édition en 2002-2003. La prochaine course ne comportera que trois étapes au lieu de cinq entre Bilbao, Fremantle (Australie), un port de Floride à désigner et Bilbao, où l’arrivée devrait être jugée fin avril 2007. Les Britanniques Alex Thomson et Conrad Humphreys sont également engagés. JUDO I DELSALLE À CHAMPIGNY. – Première Corse sacrée championne de France, Delphine Delsalle, montée sur la plus haute marche du podium national des – 52 kg, mi-janvier, à Amiens, rejoindra, au mois de juin, les rangs du RSC Champigny, club présidé par Philippe Sudre et coaché par Corinne Devy-Frémont. Jusqu’à présent licenciée au DC Bastelicaccia (près d’Ajaccio), la jeune (20 ans) et très prometteuse athlète envisage, pour l’heure, un podium au Tournoi de Paris (elle avait terminé deuxième l’an passé), ce week-end, à Bercy, avant une très possible sélection aux Championnats JEUDI 9 FÉVRIER 2006 d’Europe (en mai, à Tampere, en Finlande), le grand objectif de sa saison. « Quitter la Corse n’est pas chose facile, résume Delsalle, mais je pense que c’est indispensable pour avancer. Je pouvais difficilement me passer plus longtemps d’un entraîneur en région parisienne pour progresser… » I TEST-MATCHES FRANCO-JAPONAIS. – Après les femmes, hier, c’est au tour des juniors et des jeunes seniors hommes de se frotter, cet après-midi, en une série de test-matches, aux juniors japonais arrivés en début de semaine à Paris. I REVANCHE BYRDKLITSCHKO. – Le 22 avril à Mannheim (Allemagne), l’Américain Chris Byrd défendra son titre IBF des lourds face à l’Ukrainien Vladimir Klitschko. En octobre 2000, à Cologne, Klitschko l’avait surclassé aux points en Championnat WBO. I HEARNS S’OBSTINE. – Vainqueur de son compatriote Shannon Landberg (40 ans) par arrêt de l’arbitre au dixième round, samedi à Detroit, l’Américain Thomas Hearns (47 ans), ex-champion mondial des welters aux mi-lourds, remontera sur un ring en avril. AIR I FOSSETT A L’ASSAUT DE SON RECORD. – Il était 13 h 22, heure française, hier quand Steve Fossett a fait décoller son immense Virgin-AtlanticGlobalFlyer de près de 35 mètres d’envergure de la base de Cap Canaveral en Floride. À bord de son avion ultra-léger en matériaux composites, celui-là même qu’il avait utilisé pour son tour du monde historique en solitaire en 2005, le milliardaire américain va tenter de boucler un périple circum planétaire de 41 978 kilomètres, en 80 heures, soit 1 126 kilomètres de plus que son record absolu de distance de vol ininterrompu. Steve Fossett avait effectué, en mars 2005, son premier tour de la Terre en 67 h 2’38’’, décollant et se posant à Salina (Kansas) et parcourant 36 898 kilomètres. Cette fois-ci, après avoir effectué un tour complet du globe, il devrait survoler Cap Canaveral en venant de l’ouest, avant d’entreprendre une seconde traversée de l’Atlantique pour aller se poser à l’aéroport international de Kent près de Londres. I COUPE ULEB : HUITIÈMES DE FINALE RETOUR. – HAPOËL JÉRUSALEM (ISR)-Bree, 81-75 (BEL) (69-68). Quarts de finale, les 28 février et 7 mars (match retour chez le deuxième nommé) : ASVEL-Aris Salonique ; Vrsac-Reggio Emilia ; ER Belgrade-Dynamo Moscou ; RomeHapoël Jérusalem. I COUPE DE FRANCE HOMMES (32e de finale, match avancé) FEURS (N 1)-PARIS : 53-91 (13-24, 12-25, 14-18, 14-24) FEURS : Dumoulin (4), L. Rhandour (2), Stipanovic (21), Lupot, Viviès (12) ; puis Gourde (14), M. Diawara. Entraîneur : C. Servajean. PARIS : Linehan (11), Samnick (16), Volcic (7), A. Jackson (4), Lema (14) ; puis Corosine (6), Edi (4), Pecherov (21), Rothbart (8). Entraîneur : G. Herbert. I EUROLIGUE FEMMES (8e de finale, match d’appui). – HIER : Pécs (HON)-Gdynia (POL), 71-47 (aller : 85-55, retour : 66-79). QUARTS DE FINALE (21 et 24 février, 1er mars) : Valenciennes-Sopron (HON) ; Bourges-Brno (RTC) ; Pécs (HON)-Vilnius (LIT) ; Samara (RUS)Dynamo Moscou (RUS) I EUROCOUPE FEMMES (quarts de finale retour). – AUJOURD’HUI : Nadezhda (RUS) - Aixen-Provence (19 heures, heure locale, 15 heures, heure française) (aller : 57-73). I DIJON RETROUVE VATO ET ACCUEILLE BROWN. – L’arrière américain Tony Brown, à l’essai depuis lundi à Dijon et auteur de 11 points lors d’un match amical qui a rempli le Colisée mardi à Chalon (79-76), a été engagé par la JDA jusqu’à la fin de saison avec une option pour l’exercice 2006-2007. Brown (1,91 m ; 26 ans), issu d’Arkansas State, évoluait jusque-là à Pully, en Suisse, où il était le meilleur marqueur du Championnat à 28,6 points. Il pourrait effectuer ses débuts en Pro A samedi face au Mans. Dijon retrouve par ailleurs l’intérieur géorgien Vakthang Natsvlishivili (30 ans, 2,06 m), qui a satisfait aux tests médicaux d’évaluation des séquelles du pneumothorax qui l’avait écarté des parquets en avril 2004. « Vato » a signé jusqu’à la fin de la saison prochaine. – B. Gr. I TIRAS WADE AU HAVRE. – Saint-Thomas Le Havre a accueilli hier le jocker médical de Tony Stanley. Il s’agit d’un jeune ailier US de vingt-quatre ans, Tiras Jamaal Wade (1,95 m), sorti en 2005 de Louisiana Lafayette. Wade opérait en A 2 italienne, à Monferrato, où il a livré 19 matches à 17,3 points, 5,9 rebonds et 1 passe en vingt-huit minutes de moyenne. I JEMEIL RICH À ROANNE. – Le remplaçant de Tony Akins est arrivé hier à Roanne. Jemeil Rich (1,76 m ; 31 ans), qui a évolué dans différentes Ligues mineures ainsi qu’en Italie, Lituanie, Suisse, Venezuela…, a joué 9 matches avec l’ASVEL en 2003-04 (5,7 points de moyenne). NBA EXPRESS Le monde à l’envers LES RÉSULTATS Atlanta-Detroit, 99-98 ; New York - LA Clippers, 82-85 ; Dallas - LA Lakers, 102-87 ; Sacramento-Memphis, 104-96. LE FAIT DU JOUR Cela pourrait n’être qu’un dérapage malheureux dans une longue saison de six mois. À ceci près que la victoire d’Atlanta (16 v-32 d) sur Detroit (39 v-9 d), aussi surprenante soit-elle, avait eu des signes avant-coureurs, tels ces trois succès en quatre matches des Hawks et les deux défaites en quatre sorties des Pistons, qui n’en avaient concédé que six en quarante et une rencontres. Sur le fil depuis le début de la saison et même la précédente, Atlanta et son coach éjectable, Mike Woodson, font de la résistance. Invincibles depuis le début du Championnat, lancés sur les talons de l’année record des Bulls à 72 victoires, les Pistons, eux, souffrent d’un coup de fatigue à l’approche de la trêve du All-Star Game. Mardi, le temps d’un soir, leurs destinées se sont inversées. Joe Johnson a crucifié les terreurs de l’Est avec 29 points (à 12/17 aux tirs), dont un lay-up à sept secondes de la fin au cœur de la redoutable défense de Detroit. Cette action, une sorte d’absurdité, en dit long sur le trouble actuel de Detroit. « Ils ont su conclure, pas nous, résumait Flip Saunders, l’entraîneur. Comme je l’ai dit aux gars, nous n’avons pas été très bons depuis une semaine. Nous avons laissé les adversaires dans les matches. Je ne sais pas si mes joueurs sont fatigués, mais nous ne jouons pas avec notre faim habituelle, avec cette urgence qui fait la différence. » LES FRANÇAIS Après une ultime journée à patienter à Toronto pour obtenir son permis de travail, Ronny TURIAF a fait l’impasse à Dallas et rejoint directement son équipe à Houston, où les Lakers affrontaient les Rockets la nuit dernière. Dans l’attente d’une possible première sélection au All-Star Game, Tony PARKER et les Spurs jouaient à Toronto, Golden State et Mickaël PIETRUS à Washington, les Sonics de Johan PETRO à Oklahoma City et les Suns de Boris DIAW recevaient Memphis. PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Classement : 1. Metz, 37 points ; 2. Le Havre, 33 ; 3. Mérignac, 32 ; 4. Dijon, 29 ; 5. Fleury-les-Aubrais, 27 ; 6. Besançon, 25 ; 7. Nîmes, 25 ; 8. Bègles, 25 ; 9. Mios, 24 ; 10. Yutz, 24 ; 11. Toulon, 20 ; 12. Angoulême, 19. BATEAUX FORMULE 1 Bleu DIVISION 1 FEMMES (14e journée). – MARDI : Dijon-Mérignac, 26-22. HIER : Metz-Mios, 37-26. SAMEDI : Toulon-Nîmes ; Fleuryles-Aubrais - Besançon (20 h 30) ; Bègles-Angoulême (20 h 45). DIMANCHE : Le Havre-Yutz (16 heures). AUTOMOBILE Jaune Rouge Jaune HANDBALL L’Algérien Hiche Guemmadi et les Tourangeaux, qui menaient pourtant 2 sets à 1, ont flanché en fin de match et devront l’emporter à domicile dans une semaine. (Photo Stéphane Mantey) POUR SES ADIEUX à la scène européenne, Strasbourg entend faire bonne figure ce soir à Vitoria. « On va essayer de livrer un vrai match de basket avec les valeurs dont on a fait preuve depuis le début, indique Éric Girard. On a compris que dans cette compétition, lorsqu’on ne jouait pas un match pour le gagner, on prenait aussitôt un éclat. » Allusion à la seule prestation complètement ratée de son équipe lors de cette campagne d’Euroligue, à Bologne (71-47) le 26 janvier. À défaut de pouvoir s’entraîner de manière satisfaisante ces temps-ci, la SIG compte aussi mettre à profit ce déplacement pour disputer « un vrai match de préparation » avant de se rendre à Rouen dimanche. Victime d’une entorse à la cheville gauche à Dijon il y a dix jours, Crawford Palmer retrouve ses coéquipiers. « Il pourra se remettre dans le rythme en vue de la Semaine des As », dit son coach. Auteur de débuts européens encourageants face à Kaunas, Boudji Yaici complétera l’effectif strasbourgeois, toujours en attente d’un renfort pour pallier le départ d’Alvin Young. À l’aller, le champion de France avait signé l’un des trois succès de sa campagne continentale. Dans le sillage d’un étincelant Ricardo Greer (19 pts, à 100 %), la SIG avait piégé le TAU de Luis Scola (84-76) au terme d’une partie admirablement maîtrisée. « Les Basques ont en mémoire qu’ils avaient laissé des plumes chez nous. D’ailleurs, ils ont fixé notre créneau d’entraînement ce jeudi à 12 h 30. Preuve qu’ils ne cherchent pas à nous mettre dans les meilleures conditions », observe encore Éric Girard. – R. Sch. Noir Bleu Noir 3 1 N.B. : directement qualifié pour le Final Four, Trévise rencontrera l’équipe issue du haut de tableau. I ROSSI CONCLUT AU QATAR. – Le champion du monde a clos hier son programme de trois jours d’essais sur le circuit de Losail. Pour cette dernière journée, l’écurie officielle Yamaha était seule en piste, les équipes Tech 3, Suzuki, Kawasaki et Ducati ayant conclu leurs tests dès la veille. Sur une piste moins performante, notamment en raison du vent, Rossi a bouclé son meilleur tour en 1’56’’78, contre 1’57’’07 pour son équipier Colin Edwards. Satisfait de cette séance, la star italienne espérait toutefois résoudre les problèmes de vibrations qui se sont fait jour au Qatar. « C’est notre priorité, a-t-il conclu. J’espère que nous serons en mesure de les résoudre à Sepang (du 14 au 16 février).» Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd 12 6 2/4 0/2 2/4 0-1 2 10 2 0/2 0/1 2/2 - 7 0 0/2 0/1 - 0-1 1 28 8 4/9 0/2 - 2-3 7 4 2/3 - - - 29 2 1/9 0/5 - 1-4 2 22 4 2/5 - - 3-3 12 4 1/6 0/2 2/2 2-1 24 4 2/7 0/1 - 2-3 1 22 9 2/5 - 5/8 3-5 18 2 1/3 - - 0-2 9 8 2/6 1/2 3/3 0-1 200 53 19/61 1/16 14/19 14-25 6 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd B. Rodriguez 23 12 5/9 2/5 - 0-2 2 Risacher 20 8 1/6 0/2 6/6 1-5 1 Lazaro 12 2 1/1 - - 0-1 2 Nicevic 28 15 6/6 - 3/4 4-7 1 Cabezas 26 7 2/5 0/3 3/4 1-1 3 F. Pietrus 28 2 1/3 - - 1-6 Herrmann 20 12 4/10 2/6 2/2 1-0 Garbajosa 23 3 1/9 0/3 1/1 0-8 3 M. Brown 20 7 1/7 1/3 4/6 0-2 2 TOTAL 200 68 22/56 5/22 19/23 10-34 14 53-68 (15-12, 18-17, 6-16, 14-23) Écarts.- PAU : + 7 (12e, 15e) ; MAL : +15 (score final). Spect. : 7500. Arb. : Lamonica (ITA), Mastraftsis (GRE), Sabetta (ITA). Fauthoux D’Almeida Foirest Drozdov S. Cissé Cooper Rupert T. Gadou Sales Lux Varem Sims TOTAL AUJOURD’HUI, 19 H 45, À LA BUESA ARENA DE VITORIA (Sport +) Belchatow (POL) Maaseik (BEL) MOTO 53 68 Faire bonne figure Final Four À Rome (ITA), les 25 et 26 mars FORMULE. – En cas d’égalité de victoires entre deux équipes, elles sont départagées d’abord au ratio sets gagnés-perdus, puis au ratio points marqués-encaissés. MATCHES RETOUR. – Cannes jouera son match retour à Pérouse le mercredi 15 février (20 h 30) ; Tours disputera le sien le jeudi 16 face à Roeselare (20 h 30). PAU-ORTHEZ MALAGA VITORIA - STRASBOURG Le tableau des play-offs hommes Premier tour Aller : mardi et hier ; retour : 14 au 16 février « LE PUBLIC et moi-même nous attendions à autre chose que ça. J’aurais voulu voir une équipe concernée, cela n’a pas été le cas. » Les mots de Didier Gadou étaient très durs à l’issue de la nouvelle défaite de Pau en Euroligue, la 10e cette saison (5 à domicile). Les Palois avaient pourtant entamé le match par le bon bout grâce à une bonne défense (33-29 à la pause) face à une formation privée de Sanchez et Santiago. Mais un troisième quart catastrophique (6-16), un grand Nicevic (15 pts, 11 rbds) et une réussite à 3 points indigne (1/16) allaient leur mettre définitivement la tête sous l’eau malgré un dernier sursaut dans le 4e quart (47-51, 34e). Malaga, qui a signé là sa quatrième victoire en quatre matches face à l’Elan, termine premier du groupe C et est toujours invaincu en 2006 (11 victoires). – G. Cay 14 BASKET EUROLIGUE HOMMES (1 er Bleu Rouge Noir Jaune tour, 14e journée) Jeudi 9 février 2006 La France qui boite GROUPE A AUJOURD’HUI. – Ljubljana (SLV) Trévise (ITA) ; AEK Athènes (GRE) Bamberg (ALL) ; Vitoria (ESP) Strasbourg(19 h 45, Sport +) ; Kaunas (LIT) - F. Bologne (ITA). Classement : 1. VITORIA, 23 pts ; 2. F. BOLOGNE et Z. KAUNAS, 22 ; 4. TRÉVISE, 21 ; 5. BAMBERG, 19 ; 6. Ljubljana, 17 ; 7. Strasbourg et AEK Athènes, 16. Une fois de plus, les clubs français ont échoué. Et les solutions ne sont pas légion… Avec sept victoires sur vingt-sept matches joués, le bilan des Strasbourgeois et Palois en Europe est très décevant. Si le réalisme obligeait à ne pas les imaginer parmi les cadors, l’habitude prise de la médiocrité devient inquiétante, d’autant que les moyens d’inverser la tendance ne semblent pas nombreux. L’EUROLIGUE LAISSE ENCORE la France à la porte. Avec huit victoires (si Strasbourg s’impose ce soir), les deux représentants français ont encore connu un parcours difficile, à peine supérieur à l’an dernier (cinq succès en vingt-huit matches pour Pau et l’ASVEL). Depuis 2001, date du coup d’envoi de l’Euroligue moderne, les équipes françaises n’ont franchi – anecdotiquement – la première phase qu’à deux reprises (ASVEL 2003 et Pau 2004). Ces résultats médiocres révèlent, année après année, l’incapacité du basket français à jouer le moindre rôle parmi l’élite continentale, qui va pourtant réunir dans les semaines à venir huit à dix des treize nations engagées. Comme le déplore Claude Bergeaud, l’entraîneur de l’équipe de France et de l’ASVEL, « ce n’est malheureusement plus un hasard ». LES MALHEURS DE STRASBOURG GROUPE B AUJOURD’HUI. – M.Tel-Aviv (ISR) Barcelone (ESP) ; Milan (ITA) - Olympiakos (GRE) ; C. Zagreb (CRO) - EP Istanbul (TUR) ; Sopot (POL) - LR Vilnius (LIT). Classement : 1. EP ISTANBUL, 22 pts ; 2. LR VILNIUS et M. TEL-AVIV, 21 ; 4. BARCELONE, 20 ; 5. Olympiakos, 19 ; 6. Milan et C. Zagreb, 18 ; 8. Sopot, 17. Le pourtant solide pivot strasbourgeois K’Zell Wesson à terre sous le regard de son coéquipier Jeff Greer contre la Fortitudo Bologne, image symbole d’une Euroligue où les clubs français n’ont pas eu la partie belle. (Photo Mao) PAU N’Y ARRIVE PLUS Traditionnel porte-drapeau dans l’épreuve depuis la disparition de Limoges et le déclin de l’ASVEL, PauOrthez a achevé sa troisième année « garantie » par une nouvelle désillusion. Le premier budget français (5,5 millions d’euros) n’est plus en mesure de rivaliser avec les meilleurs. L’Élan Béarnais a touché ses limites dès les matches aller, avant de brûler ses derniers espoirs à la suite de la blessure de son arrière US, CC Harrison… lors du coup d’éclat réussi dans la salle du Real Madrid. « On n’est pourtant pas si loin que ça dans une poule très relevée. Et on a lutté pour la qualification avec Sienne et Ülker Istanbul, qui sont leaders de leur Championnat », plaide Pierre Seillant, le directeur exécutif de PauOrthez, qui n’entrevoit pas d’éclaircie dans le futur, sauf hausse substantielle des moyens financiers. Mais les moyens supérieurs garantissentils des erreurs de recrutement ? HIER. – P. Belgrade (SEM) - CSKA Moscou, (RUS), 79-92 ; U. Istanbul (TUR) - Sienne (ITA), 74-71 ; Real Madrid (ESP) - Panathinaïkos (GRE), 73-90 ; Pau-Orthez - Malaga (ESP), 53-68. Classement : 1. MALAGA (2v.), 26 pts ; 2. PANATHINAÏKOS (2d.), 26 ; 3. CSKA MOSCOU, 24 ; 4. REAL MADRID, 21 ; 5. Ü. ISTANBUL, 19 ; 6. Sienne (+1), 18 ; 7.Pau-Orthez (- 1), 18 ; P. Belgrade, 16. Les cinq premiers de chaque poule et le meilleur sixième qualifiés pour le top 16 ; Les équipes déjà qualifiées en capitales. P. BELGRADE - CSKA MOSCOU : 79-92 (23-22 ; 20-21 ; 21-25 ; 15-24) P. BELGRADE : Tripkovic (15), Bogdanovic (17), Perovic (15), Suput (20), Stefanovic, Velickovic (2), Pekovic (2), Bozic (3), G. Brown, Cummings (3), Smiljanic (2). Entraîneur : D. Vujosevic. CSKA MOSCOU : Papaloukas (14), Zavourev (3), Smodis (11), Vanterpool (14), Holden (13), Diatchok (1), Savrasenko (9), Kashirov, Kurbanov (8), Langdon (19). Entraîneur : E. Messina. Ü. ISTANBUL - SIENNE : 74-71 (24-19 ; 15-10 ; 18-21 ; 17-21) Ü. ISTANBUL : Stefanov (5), Turkçan (5), Onan (6), Kutluay (8), Erden (3), Trepagnier (11), Haislip (25), Gulyas (11). Entraîneur : E. Ataman. SIENNE : M. Zukauskas (5), Boisa (3), Eze (5), Pecile, J. Hamilton (14), Kaukenas (19), Chiacig (6), Woodward (2), Stonerook (9), Thomas (8). Entraîneur : C. Recalcati. UNE FATALITÉ ? Bleu Rouge Noir Jaune quelques cadres, en espérant en recueillir les vertus collectives : « J’entends dire que tous les internationaux s’en vont mais, à force de ne plus accorder de place aux Français, il n’y aura même plus de futurs internationaux dans nos équipes… Travaillons plutôt sur huit, dix ans afin de se construire une identité. Et puis, de toute façon, on ne pourra pas faire plus mal », dit l’entraîneur de la sélection et de l’ASVEL. Grâce aux droits télévisés versés à l’épreuve par Canal +, le basket français engagera encore deux représen- tants la saison prochaine. Ne pourrait-il pas utiliser le temps libre dont il disposera au printemps pour méditer sur ses malheurs ? ARNAUD LECOMTE (*) Établi sur trois saisons nationales via les résultats en Championnat et en Coupe de France, ce classement offrira en juin à son vainqueur un billet garanti pour trois années d’Euroligue, le deuxième billet (pour une saison) revenant au champion de France ou au premier (ou deuxième) de la saison régulière. REAL MADRID - PANATHINAÏKOS : 73-90 (23-27 ; 17-22 ; 8-23 ; 25-18) REAL MADRID : V. Hamilton (2), Sonko (3), Rakocevic (22), F. Reyes (8), H. Garcia (3), Fisher, Gelabale (16), Hernandez-Sonseca (4), Hervelle (7), Tomas (8). Entraîneur : B. Maljkovic. PANATHINAÏKOS : Alvertis (5), Kalaitzis (3), Papanikolaou (4), Lakovic (9), Batiste (13), Fermerling (7), Hatzivrettas (4), Spanoulis (13), Tsartsaris (5), Diamantidis (8), Scepanovic (2), Sakota (17). Entraîneur : Z. Obradovic. Rouge que les effectifs seront complètement décapités, cela sera difficile », constate Grégor Beugnot, coach de Chalon et dernier entraîneur d’un club français à avoir disputé le Final Four, avec l’ASVEL en 1997. Claude Bergeaud suggère de sacrifier la recherche de résultats immédiats afin de bâtir des effectifs avec des jeunes joueurs français autour de Bleu Rouge (Bamberg), peuvent peu ou prou faire valoir les mêmes arguments. En revanche, ils évoluent dans des Championnats moins exigeants. « Pour combattre le fatalisme, il y a deux solutions : ne pas avoir peur et tenter de travailler dans la continuité avec un effectif et un joueur leader. C’est l’un des rares moyens pour compenser nos problèmes. Mais tant Jaune Bleu Jaune Les arguments avancés pour expliquer ces fiascos successifs sont nombreux : moyens financiers insuffisants pour attirer des joueurs de haut calibre, recrutement parfois hasardeux, exode prononcé des meilleurs Français, effectifs multinationaux et multiculturels qui nuisent à la continuité du travail collectif, effets pervers d’un Championnat national plus homogène et exigeant que par le passé, mise en place du ranking national (*) devenu prioritaire pour certains… Néanmoins, trois au minimum des seize clubs qualifiés, les lituaniens (Kaunas, Vilnius) et l’allemand GROUPE C Noir Noir Le champion de France Strasbourg a effectué des débuts honorables mais a payé le prix de son inexpérience par des revers malheureux, lors des premiers matches. On peut lui en donner crédit, d’autant que, alors que la qualification était encore envisageable, il a aussi disputé l’essentiel de la phase retour sans une pièce majeure de son échiquier, après le départ de l’arrière US Alvin Young, non remplacé. « Le début nous a coûté très cher mais notre parcours reste une satisfaction car on a été (présents) dans tous les matches, à deux exceptions près (à Bologne et à Ljubljana). Avec un peu plus de chance et d’expérience, on se qualifiait. On a tous beaucoup appris et il faut arrêter de complexer », scande l’entraîneur, Éric Girard, qui veut « sortir du catastrophisme ». Pour autant, il admet que la SIG aurait eu du mal à assumer de concert Top 16 et Championnat.