Favoriser l`achat local en restauration collective Diagnostic et
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Favoriser l`achat local en restauration collective Diagnostic et
Colloque régional de la restauration collective Favoriser l’achat local en restauration collective Diagnostic et expériences locales, actions et moyens à mettre en œuvre SOMMAIRE Introduction des travaux : René Souchon, Président du Conseil Régional d’Auvergne Michel Fuzeau, Préfet d’Auvergne • Présentation des principes du Code des Marchés Publics appliqués à la restauration collective • Table ronde n°1 : Diagnostic et expériences locales • Echanges avec la salle • Table ronde n°2 : Moyens et actions à mettre en œuvre • Echanges avec la salle Conclusions et perspectives Clermont-Ferrand le 19 février 2015. www.auvergne.fr Marc-Alexis Roquejoffre, journaliste animateur de ce colloque : Bonjour, favoriser l’achat local en restauration collective est donc notre thématique pour ce colloque. L’idée est de réaliser un diagnostic de la restauration collective publique en Auvergne en répondant aux questions suivantes : quels volumes, quels coûts, quels approvisionnements, quelles méthodes de travail, quelles bonnes pratiques (existantes et à venir). Je laisse la parole à Monsieur René Souchon, Président du Conseil Régional. Introduction des travaux : Monsieur René Souchon Président du Conseil Régional : Ce colloque est co-organisé par l’Etat et la Région, nos sommes conscients que la période choisie n’est pas idéale, mais la réserve va s’imposer rapidement pour monsieur le Préfet et son administration avec la proximité des élections départementales. Nous sommes régulièrement interpelés par des représentants de la profession agricole qui s’interrogent sur la provenance des denrées alimentaires servies en restauration collective et notamment dans les lycées. Ce colloque souhaite faire le point sur la situation actuelle : origine des matières premières, volumes, prix, place donnée aux produits de qualité… Les consommateurs veulent connaître l’origine des produits, l’alimentation est porteuse de sens, le patrimoine culinaire garde toute son importance aux yeux des français. L’agriculture est le support naturel de la richesse de ce patrimoine. Nous devons défendre et promouvoir ses spécificités. Alors que les échanges sur les marchés mondiaux sont concernés par seulement 11% de la production agricole, ils dictent néanmoins les prix pour tous les agriculteurs de la planète… Il faut revenir à une gestion plus sage, plus locale. De nombreux efforts sont faits pour encourager l’achat local, la prise en compte de.la qualité génère quelques surcoûts qui peuvent être limités par d’autres facteurs, la diminution du gaspillage en est un. Nous pouvons faire mieux, cela passe, entre autres, par la formation des acteurs que sont les gestionnaires (personnel de l’Etat) et les cuisiniers de nos lycées. Je les salue ici pour l’important travail réalisé, il va toujours dans le sens de l’amélioration du service rendu. La règlementation qui encadre les achats n’a pas la rigidité que l’on veut bien lui prêter. Monsieur Salvat va nous expliquer cela dans quelques instants ; La qualité est un axe fort de la politique de la Région, c’est l’une des quatre priorités de nos programmes pour l’agriculture en cohérence avec ceux de la restauration collective. Un guide « pour une restauration collective de qualité et une alimentation durable » a été édité par la Région, c’est une boîte à outils évolutive, concrète qui servira à nos personnels et à d’autres responsables de la restauration collective. Je remercie au passage tous les agents de la Région qui ont contribué à son élaboration. L’Auvergne est riche de 40 produits sous signes de qualité, le sujet qui nous intéresse aujourd’hui reste l’approvisionnement local dans son ensemble. En France les préoccupations sont identiques, le Grenelle de l’environnement en 2012 fixait un objectif de 20% de produits bio, aujourd’hui le Président de la République souhaite 40% de produits locaux en 2017… Sur la Bio il faut aller plus loin, ce qui n’est pas facile : encourager les conversions et structurer la filière font partie de mes préoccupations. Un programme « bio et local dans mon assiette » vient d’être lancé. www.auvergne.fr La Région Rhône-Alpes a les mêmes engagements que nous, ce qui permettra de conforter dans l’avenir tous les dispositifs existants. Après nos travaux je vous invite à partager un goûter local, bio où vous pourrez déguster des chocolats fabriqués par les élèves du lycée François Rabelais de Brassac les mines. Je passe la parole à Monsieur Michel Fuzeau, Préfet de la Région Auvergne : Ce colloque est issu d’un travail commun entre les services de l’Etat et ceux de la Région. C’est l’occasion de rappeler une ambition forte du Président de la République : atteindre 40% de produits de proximité dans la restauration collective avant 2017. Programme ambitieux : oui, irréalisable : non ! Par exemple, la production Bio française vient de passer devant l’Allemagne ! Ce qui prouve bien qu’une mobilisation organisée et réaliste permet d’atteindre des résultats espérés. La loi d’Avenir pour l’Alimentation, l’Agriculture et la Forêt promulguée en octobre 2014 définit quatre axes d’actions prioritaires, l’un d’eux est l’ancrage territorial, c’est-à-dire que les citoyens étant conscients de la haute sécurité sanitaire de nos chaînes de fabrication alimentaires, il faut recréer un lien plus direct entre les consommateurs et les producteurs. La finalité première de l’agriculture est l’alimentation, la restauration collective représentant 10 millions de repas par jour, c’est un objectif majeur pour l’avenir de l’agriculture française que de renforcer la présence des produits locaux. Beaucoup d’expériences sont menées par les collectivités territoriales, les services de l’Etat se sont mobilisés, on peut citer le travail de la DIRECCTE avec une charte d’engagement pour un meilleur accès des entreprises à la commande publique, ou les actions de la DRAAF qui cofinance des expérimentations dans le cadre de la déclinaison régionale de la politique publique de l’alimentation. Des outils ont été développés, les lycées agricoles se sont particulièrement illustrés ainsi que les restaurants inter administratifs. Il faut aller plus loin et surmonter ce qui est vécu comme un problème : le Code des Marchés Publics, qui n’a pas pour vocation de systématiser le produit mondialisé et insipide. La profession doit s’organiser pour répondre à ce marché local, c’est une chance pour monter en valeur ajoutée pour notre élevage par exemple en constituant des filières. Les consommateurs souhaitent manger mieux et manger local si possible. Présentation par monsieur Hubert Salvat, Inspecteur expert « commande publique » de la DIRECCTE Auvergne, des principes du Code des Marchés Publics en restauration collective. « Le code est un chemin de libertés et d’initiatives qui permet de satisfaire deux ambitions apparemment contradictoires : favoriser l’achat local tout en restant conforme au Code des Marchés Publics. » Le PowerPoint et les annotations de chaque diapositive sont joints en annexe au présent compte rendu. Première table ronde : « diagnostic et expériences locales » • Lydie Charderon Région Auvergne : Présentation des dispositifs existants, de leur évolution, de l’achat des denrées jusqu’au tri sélectif des déchets. De nombreux essais ont été réalisés par les lycées (tests comparatifs de rendements et de qualité, nouvelles techniques de cuisson, organisation de la cuisine, de la salle de restaurant, réduction du gaspillage, tri et valorisation des déchets…) ils sont rassemblés dans un guide de la restauration, qui s’étoffera au fil du temps et est présenté aujourd’hui. • Christine Siebert Conseil Général de l’Allier : Présentation d’une agriculture de plaine, de la plateforme Agrilocal pour mettre en relation producteurs et acheteurs, d’un guide des producteurs, du travail de terrain avec les restaurateurs et les chefs de cuisine. La charte des produits d’Allier a été signée avec les collèges du département • Céline Manzuoli Vice-Présidente de l’association Aigos qui gère le restaurant inter administratif de la Préfecture et du Conseil Général du Puy-de-Dôme. Restauration concédée par appel d’offre à une entreprise privée. www.auvergne.fr Difficultés de concilier moyens financiers et exigences de qualité et d’utilisation de produits locaux. • Joël Roche Conseil Général de la Haute-Loire : Importance accordée à l’équilibre alimentaire, les services sont renforcés par une diététicienne. Lutte contre le gaspillage, volonté de réinjecter les marges dégagées dans l’achat local, conventionnement avec les établissements scolaires sur les objectifs à atteindre. • Dominique Viallard producteur laitier, Président de la plateforme Auvergne Bio Distribution : La distribution se heurte à des problèmes de logistique et de coût lorsque les commandes sont peu volumineuses, la réflexion collective de tous les acteurs est indispensable, il souligne l’importance des aides des collectivités qui permettent de limiter certains surcoûts signalés par les gestionnaires. • Jean-Philippe Dalle responsable du groupement d’achat des Dômes, Agent comptable du lycée Lafayette de Clermont-Ferrand : Il est conscient de la nécessité de cahiers des charges, complet, détaillés, utilisant toutes les options qui permettent de favoriser des achats de qualité, de proximité. Les bonnes pratiques tant en matière d’achat que de mise en œuvre des denrées alimentaires doivent être mises en avant, mais il faut les compléter par la communication et la sensibilisation vers tous les acteurs en matière de gaspillage, de tri des déchets. Quelques établissements clermontois, en s’appuyant sur le groupement, vont tenter une expérimentation « bœuf à l’équilibre » (achat sur pieds et viande partagée entre tous les établissements qui adhèrent à l‘opération). Echanges avec la salle: • Thourya Albert IFI 03 : A signé une charte des produits de l’Allier, 300 apprentis dans les métiers de l’alimentation qui sont sensibilisés à l’importance des bonnes pratiques de leur futur métier. Les clients le sont à leur tour lorsqu’ils fréquentent le restaurant pédagogique. • Dominique Viallard Auvergne Bio Distribution : Des lots adaptés aux produits recherchés, à la structure des entreprises du secteur sont indispensables principalement dans le cadre du maraichage. • Joël Roche Conseil Général 43 : Le choix des produits et l’allotissement restent les leviers les plus importants, il est donc nécessaire de réfléchir en amont en instaurant un dialogue entre producteurs, groupements d’achat et collectivités territoriales • Jean-Claude Guillon URIAA : L’Auvergne dispose d’excellents circuits courts industriels. La transformation des produits agricoles locaux est…locale ! La distribution se fait en Région, puis autour ensuite. Les adhérents ont une vraie volonté de fournir la restauration collective. • Jean-Pierre Dayras Conseil Général 03 : Importance du rôle des acheteurs, volonté de politiques coordonnées (Education, Conseil Général, Région). La plateforme Agrilocal n’est pas assez utilisée, même si elle n’est que dans sa première année d’existence. Le Groupement d’achat de l’Allier n’a que 3 lots avec des produits locaux, les autres lots sont attribués pour 2 ou 3 ans ! • Laurent Paulet Mairie de Riom : Cet adjoint au maire est également un producteur de viande. Il y un problème d’éducation qui n’est plus assurée par les familles, les établissements doivent les remplacer. Les entreprises qui sortent de situations difficiles ne paient pas de charges sociales durant un certain temps, et donc ne peuvent remplir le document de déclaration pour répondre à une consultation, www.auvergne.fr c’est donc une double peine ! • Philippe de Francesco Bravo l’Auvergne : Les difficultés de logistique sont évidentes pour de nombreux producteurs, les grossistes sont indispensables. Les produits de qualité ne sont pas forcément des SIQO • Patrice Goutagny GRAB : Une approche locale n’implique pas forcément la qualité, il faut être vigilant. S’il est possible de structurer certaines productions, c’est plus difficile avec le maraichage et les fruits. Plusieurs acteurs doivent se coordonner : le décideur politique, le gestionnaire, le cuisinier… pour réussir l’approvisionnement des structures de restauration. Quelques réponses de la table ronde : • Christine Siebert : Les SIQO, les circuits courts, les mentions valorisantes « produits fermiers » sont des leviers pour l’emploi local ; il faut s’ouvrir vers les autres entreprises de l’agroalimentaire (quelques unes sont déjà référencées par Agrilocal). • Jean-Philippe Dalle : Dans nos procédures de consultation il faut faire évoluer les critères de choix au minimum vers 60% qualité et 40% prix et même 70- 30. Les commissions techniques doivent être conscientes de leur importance tant dans la rédaction des pièces du marché, que lors de la dégustation pour le choix des offres Il faut se donner les moyens d’améliorer nos performances d’achat. • Joël Roche : Le prix de nos restaurants n’est pas élevé en regard de ce que les parents peuvent payer pour envoyer leurs enfants chez Mac Do… L’éducation au goût est de plus en plus absente à la maison. Deuxième table ronde : « Moyens et actions à mettre en œuvre » • Marie-José Chassin Vice-Présidente en charge de l’agriculture Région Auvergne : Il y a un important travail de sensibilisation qui est réalisé auprès des chefs de cuisine et des gestionnaires dans le cadre de différents dispositifs, il sera probablement étendu après le bilan de juin 2015 ; aujourd’hui plus d’opérateurs sont mobilisés, cela reste difficile à mesurer avec exactitude en matière d’impact sur les débouchés des producteurs locaux. • Anabelle Ravni représentant Madame le Recteur d’Académie : La Loi de Refondation de l’Ecole, indique clairement la position politique de l’Etat sur toutes ces questions et principalement l’éducation au Développement Durable dans laquelle la problématique de l’alimentation de qualité a toute sa place. • Nicolas Portas représentant monsieur Jean-Claude Fournier Vice-Président du Conseil Général du Puy-de-Dôme : Les résultats de l’activité de la plateforme Agrilocal 63 commencent à être significatifs (360 000 € pour 70 tonnes de marchandise) en 2014 ; l’animation auprès des acheteurs et des producteurs est indispensable. • Gilbert Guignand Président de la Chambre Régionale d’Agriculture d’Auvergne : Nous sommes face à un problème politique, il est très difficile d’harmoniser les achats d’établissements dans lesquels les besoins sont très différents (cuisines centrales, maisons de retraite, établissements scolaires…) Les marchés doivent être adaptés, il faut être plus performant dans la rédaction des cahiers des charges. On a besoin d’artisans pour transformer et organiser les circuits de distribution www.auvergne.fr • Benoît Jacquemin Directeur Adjoint DRAAF Auvergne : Les freins sont ceux de la complexité de la chaîne de commande, mais aussi de la chaîne de production. Pour les lever et avancer, s’appuyer sur des expériences positives. Trois responsabilités de la DRAAF : « Rectorat vert » : inciter les lycées agricoles à amplifier leur approvisionnement local, notamment grâce au Guide National du Ministère de l’Agriculture « Favoriser l’approvisionnement local et de qualité en restauration collective ». Déclinaison du Programme National pour l’Alimentation : mise en œuvre d’expériences locales pour s’approprier les potentialités des Marchés Publics, la logistique, les projets alimentaires territoriaux (une méthodologie testée en Auvergne par Anis Etoilé est disponible en ligne) Production agricole : accompagnement du développement économique, notamment par le FEADER. Auvergne-Rhône-Alpes sera un grand bassin de consommation. Travailler en Auvergne pour favoriser l’achat local permettra de se préparer à servir la grande région. Réflexions ou interrogations de la salle sur le deuxième sujet : • Luc Mary SICABA distributeur de viande (03) : Ne pas oublier les distributeurs et les gros producteurs, il faut aller plus loin sur les volumes nécessaires et demander des produits locaux dans les CCTP. • Nathalie Grégoris Anis Etoilé association de formation au Développement Durable : Partenaire « éducation à l’alimentation » dans les projets de la Région ; Une méthode de travail a été mise au point sur les projets alimentaires territoriaux et permet aux acteurs d’être efficients plus rapidement. • Conseil général 03 : Les chiffres concernent les Départements, la Région…, il faut attaquer les métropoles qui n’ont pas de terres cultivables ; Sur ce sujet réponse de Marie-José Chassin qui précise que le travail sur les marchés publics et plus particulièrement les groupements de commandes va s’intensifier en collaboration avec le Rectorat. Les lycées représentant à eux seuls 7 millions de repas pour un budget de 14 millions d’euros ! Joël Roche ajoute que le but est d’introduire 20% de bio local à terme dans la consommation de la restauration d’entreprise ; il y aura un colloque en Rhône-Alpes en juin sur le sujet qui pourra être transposé en Auvergne en fonction des conclusions. • Eric Vilmot agent-comptable du lycée Pierre-Joël Bonté à Riom et représentant syndical des gestionnaires : Les gestionnaires ont besoins de formations pour remettre à niveau leurs connaissances en matière d’achat public pour remplir au mieux leur mission, d’où son intérêt pour les questions évoquées et les démarches proposées. • Roger Trussardi DIRECCTE médiateur des Marchés Publics : Il invite les acheteurs publics à s’engager dans un « club d’acheteurs publics » qui permettrait de garder un contact permanent pour bénéficier des compétences des uns et des autres. • Elisabeth Delhermet Administratrice Auvergne Bio distribution : N’oublions pas de prendre en compte les contraintes que le respect des CCTP de l’agriculture biologique impose aux producteurs, dans la rédaction du cahier des charges des acheteurs www.auvergne.fr Conclusions et perspectives : René Souchon Président du Conseil Régional d’Auvergne : De nombreux textes encadrent la problématique de l’alimentation depuis plusieurs années, on ne part pas de zéro ! De nombreux chantiers restent à poursuivre ou à construire : • Dans le cadre des marges de manœuvre offertes par le code des Marchés Publics il faut accentuer l’effort d’information et de formation des acteurs de l’achat public. Il faut organiser des actions de sensibilisation-formation pour tous les gestionnaires. • Il faut diffuser et faire connaitre les guides pratiques qui existent sur le sujet. • Il faut appuyer les Projets Alimentaires Territoriaux prévus par la Loi d’Avenir, sujet à travailler avec les élus locaux. Notre but est bien sûr de faire avancer la qualité alimentaire au bénéfice de tous et particulièrement des plus jeunes. Michel Fuzeau Préfet d’Auvergne : Le sujet est important, c’est non seulement un problème économique mais aussi un problème d’éducation. Il y a une dynamique qui pourrait être mesurée par un tableau de bord, il faut utiliser les outils et former les acteurs. Il faut repérer les freins et les lever ! A partir de toutes les volontés qui se sont manifestées aujourd’hui, il y a une possibilité de faire progresser l’achat local dans la restauration collective. Le lien entre la qualité et la réduction du gaspillage alimentaire est évident. Il faut agir dans ce sens et utiliser toutes les marges de progression. Merci à tous les participants. Pour clore agréablement le colloque, tous les participants se retrouvent autour d’un goûter où les boissons et biscuits (offerts par Auvergne Bio Distribution) côtoient les chocolats préparés par les élèves chocolatiers-confiseurs du lycée François Rabelais de Brassac les mines (des ingrédients bio et, ou locaux comme il se doit !). www.auvergne.fr