Etude sur la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine de la
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Etude sur la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine de la
Etude sur la Sauvegarde et la Valorisation du Patrimoine de la Région du Grand Casablanca -Synthèse des termes de référenceDans le cadre de la mise en œuvre les options du nouveau Schéma Directeur du Grand Casablanca, l’Agence Urbaine de Casablanca a lancé une étude pour la mise en place d’un Plan de Sauvegarde et de Valorisation du patrimoine de la métropole. cette étude vise à : • faire la reconnaissance et la catégorisation des principales composantes du patrimoine de la Région de Casablanca ; • définir les actions prioritaires et les moyens de leur mise en œuvre ; • éditer un atlas du patrimoine bâti; • procéder au classement national de ce patrimoine en fonction des résultats des études spécifiques ; • pouvoir institutionnaliser des actions pérennes sur les parties classées du tissu de l’agglomération. I.CONTEXTE DE L’ETUDE Le Grand Casablanca s’enorgueillie de la richesse et de la diversité de son patrimoine historique et architectural. Pourtant, en feuilletant certains écrits et prospectus, on peut avoir l’impression que cette ville jeune est «sans histoire» ou presque et qu’elle ne peut en rien rivaliser avec des villes impériales en terme patrimonial. Or, le patrimoine architectural casablancais est remarquable, même si, aujourd’hui, il n’est pas mis en valeur. Il est composé de différents héritages liés aux grands courants architecturaux: arabo-musulman, Art Déco, post moderne, international…. En témoignent les architectures dont foisonne l’ancienne Médina, les kasbah de Médiouna et de Mohammedia comme les édifices réalisés du temps de la colonisation dans un style Art-Déco ainsi qu’après l’indépendance avec l’édification de la grande Mosquée Hassan II et d’immeubles emblématiques. Mal connu, ce patrimoine, croupit sous la menace d’une réelle déperdition, de la pesanteur de l’âge des bâtiments, du manque d’entretien et d’effondrement ou de démolition et ne peut dans ces conditions remplir pas sa fonction urbaine, ni participer à la valorisation de l’image de la ville appelée à opérer un repositionnement sur le plan international en faisant valoir tous ses atouts. Un soin particulier doit être ainsi porté au patrimoine bâti de présentant un intérêt architectural et patrimonial particulier. Le renouvellement global de la ville et l’ambition architecturale passerait nécessairement par la mise en valeur de bâtiments emblématiques, mais sans pour autant négliger les formes traditionnelles qui doivent être respectées, ni exclure la créativité et repousser les expressions architecturales banales qui altèrent le paysage urbain. La pression urbaine qui continuera à s’exercer dans le Grand Casablanca, notamment sur le centre des villes principales, Casablanca et Mohammedia, et l’on devra prendre des mesures de préservation pour éviter que cette pression ne mette en cause le patrimoine historique remarquable de ces villes. Il est important de souligner que, au-delà de l’inventaire des édifices et de la sauvegarde dans son acception juridique, il y a lieu de définir une approche de mise ou valeur des édifices sur le plan fonctionnel (fonctions des édifices concernés) et leur dynamique dans leur contexte. Cette dynamique se fait sur le plan spatial, physique, économique et social, à travers : • La reconversion lorsqu’elle a lieu d’être, pour les édifices auxquels de nouvelle fonction de justifiaient : fonctions susceptibles de rendre vie à ces édifices et les intégrer dans leur contexte. • L’intégration architecturale et spatiale dans l’environnement immédiat (ordonnancement, gobons des bâtiments,…), sur le plan spatial. • Certains secteurs peuvent être destinés à des activités commerciales, ou à des vocations spécifiques, leur donnant une identité spécifique. Et cela dans le cadre d’une approche globale des secteurs. • L’incidence sociale sur cette dynamique est irrévocable que ce soit à travers la dynamique économique générée dans les secteurs mis en valeur, ou la vie sociale créée dans les espaces publics revalorisés par la vivacité des édifices patrimoniaux. Tout cela dicte une nouvelle façon de faire susceptible de rompre avec l’approche muséologique du patrimoine, approche qui se limite au bâti en tant que tel sans penser à ses fonctions, ses occupants, son âme. II. AIRE DE L’ETUDE L’étude portera sur des héritages successifs de l’agglomération casablancaise : 1) un espace de l’architecture d’avant le 20ème siècle qui comprend: ¾ L’ancienne Médina: qui représente un patrimoine inestimable pour la métropole. une procédure de classement de l’Ancienne Medina intra muros en tant que patrimoine culturel est très avancée dans le cadre du projet de réhabilitation et de mise à niveau de l’Ancienne Medina, lancé par Sa Majesté le Roi Mohamed VI que Dieu L’assiste le 27 août 2010. En outre, un plan d’aménagement et de sauvegarde de ce site est également engagé dans le cadre du même programme. ¾ Le marabout de Sidi Abderrahmane, petit promontoire rocheux peint de blanc, abrite le tombeau d’un saint vénéré. ¾ Les casbahs de Mohammedia et de Mediouna 2) un espace d’architecture du 20ème siècle: Le centre-ville de Casablanca ressemble à un « musée à ciel ouvert » qui requiert un intérêt soutenu devant aboutir à terme à la réhabilitation et la réanimation d’axes historiques prestigieux comme le Boulevard Mohamed V, le Boulevard des FAR, le Boulevard Hassan II ou les places Mohamed V et Nations Unies. ¾ L’architecture des années 20-30 Une des spécificités de Casablanca est son architecture héritée des années 1910-1950. Casablanca est à cette époque un laboratoire d’urbanisme et d’architecture essentiellement à travers le plan Prost et ses allées plantées et grâce aux nombreux architectes, urbanistes et paysagistes de renom (Henri Prost, Albert Laprade, Marius Boyer, Jean-Claude-Nicolas Forestier…) qui construisent le centre-ville « européen », dans une architecture néo-mauresque, art déco et très tôt tournée vers le modernisme. ¾ L’architecture des années 40-50 Casablanca a également été sous l’influence de l’architecture moderne des années 45 et 50, traduite dans : • les grands immeubles (tel que l’immeuble Liberté, 1949), • les clubs, piscines et restaurants de la Corniche d’Ain Diab • les bâtiments industriels (Foire-exposition) Et les nombreuses villas, notamment sur la colline d’Anfa, l’Oasis et Polo (souvent sur de grands terrains clos et abondamment plantés. ¾ L’architecture récente Le 20ème siècle est également marqué par des œuvres architecturales de valeur, remarquables par l’ampleur et la verticalité des bâtiments • La Grande Mosquée Hassan II et ses annexes. • Les « Twins » • Des édifices ponctuels : parmi les constructions récentes, certaines s’inscrivent par leur style architectural dans le courant moderne des années 50-60; plus généralement, l’utilisation de la couleur blanche, emblématique de Casablanca, assure une unité du paysage urbain. III.UN PATRIMOINE MENACE 1. Des pressions persistantes • Un manque de reconnaissance du patrimoine architectural du XXe siècle, • Bâti et équipements parfois devenus inadaptés, • Une spéculation foncière très forte, 2. Un état des lieux préoccupant • De nombreuses destructions de villas et bâtiments publics • Un patrimoine à l’abandon, mais que l’on peut encore sauver IV.ENJEUX La diversité du patrimoine architectural incite à : • Une prise en compte des ensembles et non seulement des édifices; • Une reconnaissance du caractère exceptionnel de l’architecture Art Déco. Pistes d’actions pour préserver le patrimoine identitaire de Casablanca Pour préserver le patrimoine bâti, trois grands enjeux apparaissent : 1. Reconnaître et protéger les ensembles : • Architecture arabo-islamique • Quartier art-déco • Quartier années 50 • Architecture sous l’indépendance 2. Restaurer, mettre en valeur, 3. Faire connaître le patrimoine casablancais localement et internationalement VI.RESULTATS ATTENDUS Les résultats escomptés peuvent être résumés comme suit : ¬ Réaliser un inventaire des éléments constitutifs du patrimoine de la ville : ¬ Etablir un plan de sauvegarde et de valorisation ¬ Prévoir les moyens de mise en œuvre d’ordre juridique, foncier, financier et institutionnel ou autres. ¬ Apporter une assistance technique à l’administration dans l’établissement d’un dossier de classement des immeubles ou sites patrimoniaux prioritaires.