Sommaire : - Cfa Roosevelt Fr

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Sommaire : - Cfa Roosevelt Fr
Légendes Végétales
Saisons 04/05 et 05/06
Textes des ateliers
Légendes Végétales
Animés par
Stéphanie Tesson
Auteur
Classe de CAP Vente
Classe de Bac Pro Commerce
page 2
SOMMAIRE
Racines
page 5
Racine (1)
Racine (2)
Racine (3)
Intermède : dictionnaire fou
Fleurs mythologiques
Légendes
page 6
page 6
page 6
Double je
Timidement flaque
E…
Tendres Épines
Portraits
page 9
Esclidia
La pureté d’une Fleur
Énigme
Poussiera
Electra
Intermède : dictionnaire fou
Dialogues
page 11
page 12
Botanique Attitude
Petite de taille et grande de bouche
Mauvaise foi
Tableau de mésentente
Révolution naturelle
La révolte des végétaux
Le coquelicot et le roseau
La rose et la tulipe
Rouge et juteux
Rouge d’amour
Dans la forêt du pays des rêves
Intermède : dictionnaire fou
page 22
page 3
Poèmes et chansons
page 23
Liberté d’aimer
Pissenlits
L’Automne
Promenade
Ballade sous la pluie
Paysage
Petits grains
Les Fraises
Le réveil du gratte-cul
Pom ” Pom ”
Terrible Jungle
Intermède : dictionnaire fou
Utopies
page 31
page 32
Utopie (1)
Utopie (2)
Utopie (3)
Coco Ilande
Intermède : dictionnaire fou
3020
page 35
page 36
3020 (1)
3020 (2)
Nouvelle Nature
Avertissement
La terre devient Nature
La charte naturelle
Article de presse
page 40
page 4
Racines
Racine (1)
La racine est vraiment un symbole assez étrange, car on peut l’observer. La racine appartient à
tout ce qui est vital ou végétal. Presque tout le monde est jugé ou apprécié grâce ou à cause de
ses racines. Mais si l’un ou l’autre d’une même espèce et surtout de même racine essaie de
régner sur les autres, il gagne le prix d’avoir des ennuis. Chaque racine a sa propre existence,
elle se crée un chemin, comme elle peut. Même si on essaie de ne pas réagir à son passage
dans notre vie, la racine nous poursuit jusqu’au moment où on arrive à l’accepter et là,
normalement, on est comme une plante, on commence à éclore et à vivre.
Aurélien SCHLATTER
Racine (2)
- Bonjour
- Bonjour madame
- Moi j'ai un ami qui s'appelle Paul, il est très gentil, très marrant, il a toujours quelque chose à
me raconter, il sait me réconforter quand je fais des choses pas trop bien, il est toujours là pour
me remettre dans le droit chemin, mais je trouve qu'il ressemble beaucoup à quelqu'un, ou
plutôt à quelque chose !
Il ressemble beaucoup à un arbre, appelé " Immobile" parce que comme lui, il a beaucoup de
qualités. Comme je vous l'ai dit cet arbre est fleuri toute l'année, et lui, il sourit toute l'année.
J'ai toujours beaucoup de plaisir à regarder Paul, l'immobile, mais il y a un gros gros problème
docteur!!
Ha oui j'oubliais " immobile" est un arbre qui une fois planté est impossible à déterrer à part
avec l'aide de bûcherons!
Mais bon comment dire... et ben...Paul c'est pareil ça fait six mois qu'il est chez moi ! Il part
plus ! Il s'est installé ! Vous voyez comme l'immobile, il a pris racine docteur !!! Mais de grosses,
grosses racines, moi je vous le dis docteur ! Qu'est ce que je dois- faire ???!??
- Hummm la séance est terminée, revenez dans trois jours....
Anaïs RAGONA
page 5
Racine (3)
Notre vie est faite comme celle de la nature et des plantes.
On arrive au monde tel ou tel jour, mais on ne sait pas d’où on vient.
On naît mais le reste, on le saura seulement si on veut le savoir.
On est comme les plantes.
Au début, ce sont des graines, puis, au fur et à mesure, elles poussent.
Elles grandissent. Elles - mêmes ne savent pas d’où elles viennent.
Pour le savoir, il suffit de regarder en arrière et de retrouver ses racines.
J’ai des racines, de qui ou de quoi, je ne sais pas.
Mes racines, peuvent venir de très loin :
Suis-je de l’est ou de l’ouest, du nord ou du sud ?
Je ne sais pas.
Ilhem TRABELSI
Intermède :
Le dictionnaire fou
(Il s’agit de donner la définition imaginaire d’un mot fictif)
Extasir :
Guadenouse :
Kezouz :
Floquezon :
air se développant la nuit dans la forêt.
sorte d’arbre qui donne de la sève pour faire de la pâtisserie.
petite plante de la famille des fougères qui pousse dans
les sous-bois allemands.
érosion du nénuphar.
page 6
Fleurs mythologiques
Légendes
Double je
Il était une fois, une personne dotée d'une double personnalité, que - nous ne le savons peut-être
pas tous - chaque individu contient.
Certaines sont plus développées que d'autres, comme cette personne appelée Ortissia.
Elle était douce, elle avait un grand coeur, une immense générosité qui combattait son
agressivité et sa violence. Mais en général, c'était la mauvaise partie qui prenait le dessus. Elle
abîmait toutes les personnes qui la côtoyaient. C'est comme ça qu'Ortissia devenait désagréable
et repoussante à l'égard de ses proches.
Elle a toujours eu ce bon et ce mauvais côté. Elle faisait sa vie, malgré sa personnalité si
complexe à maîtriser.
Arrivée à la fin de son souffle, elle se métamorphosa en une ortie parmi d'autres. Mais elle
poussa au milieu d’autres, pires qu'elle.
Par conséquent, on trouvera toujours plus "fort" que nous dans ce monde.
Jessica ALBIGER
Timidement flaque
Dans un petit village vivait un enfant très timide. Un matin, après une nuit pluvieuse et glaciale, il
décida de se cacher dans une forêt pour ne plus subir les regards des villageois qui le mettaient
toujours mal à l’aise. Il courut en direction de la forêt à toute vitesse. Le soleil matinal fort et
intense éblouissait l’enfant. Il trébucha sur une branche et tomba entièrement dans la boue qui
l’absorba à l’intérieur du sol. Avec les rayons du soleil brûlant, la boue sécha et devint de la terre
très rapidement et le garda emprisonné. Depuis ce jour, une herbe verte et pure à l’image de la
silhouette de l’enfant pousse à cet endroit. Le soir, une fleur unique et inconnue s’ouvre et
l’illumine.
Alexandre HARTER
page 7
E…
Il était une fois, une charmante jeune fille qui se nommait KENZA, elle habitait dans un petit
village très loin de la ville.
Elle avait un bon cœur et aimait rendre service à ses amis, et à sa famille quand elle le pouvait.
Elle était blanche, pâle et aimait rester seule chez elle ; elle pouvait s’isoler des semaines quand
on ne venait pas l’appeler.
Il y avait néanmoins une chose qu’elle détestait, c’était le fait qu’on la touche. Elle changeait
brusquement de physique même si cela venait de quelqu’un de sa famille.
Plus les jours passaient, plus Kenza vieillissait avec une peur au ventre.
Elle ne voulait pas mourir, car elle avait une joie de vivre que personne ne pouvait avoir.
Un jour qu’elle voulait voir le monde de très haut, elle partit à la montagne pour quelques
heures.
Le soir arriva et elle ne revenait toujours pas.
Elle disait qu’elle se plaisait mieux seule au milieu de la nature, où tout est blanc.
Elle passait ses journées à voir le monde mais sa plus grande préoccupation était de prier matin
et soir, car elle ne voulait pas mourir et disait qu’elle pouvait tout subir mais ne pouvait pas
penser à la mort.
Elle était partie pour passer une journée seule en ne disant rien à personne, pour avoir un peu
d’intimité, et que personne ne vienne la chercher si elle venait à s’attarder.
Deux mois après sa disparition, l’hiver passa, le vent, la glace ainsi que la neige la pénétraient,
mais comme par magie, elle ne sentait rien, elle n’avait aucun frissonnement et se plaisait de
mieux en mieux dans ce mode de vie.
Elle avait trouvé un coin, et ne voulait plus en bouger. Elle disait que c’était son nouveau chez
elle.
Tout le monde, dans son village se demandait ce qu’elle avait pu devenir.
En restant immobiles, ses doigt de pieds devenaient tout fins et s’éparpillaient jusqu’à donner un
aspect de racines.
Petit à petit son corps devenait différent. Après les racines, il vint une tige verte et au-dessus, des
pétales blancs recouverts d’un duvet blanc et laineux.
En fait elle devint L’EDELWEISS que l’on surnomme également « l’immortelle des neiges ».
Ilhem TRABELSI
page 8
Tendres épines
Il y a bien longtemps, quand les végétaux, marchaient et parlaient entre eux, un petit cactus
commençait sa jeunesse dans un monde d’amour et de méchanceté.
Malgré sa petite taille, il n’était pas toujours accepté, c’était un peu le souffre douleur des autres
végétaux.
Au tout début, il était lisse comme une pomme, mais par la suite, il apprit à se forger, c’est là,
que ses petites épines sont sorties.
Depuis ce jour, petit cactus a été accepté, et aucun végétal ne l’a jamais plus embêté.
Élodie GERUM
Portraits
Esclidia
Je suis d'origine africaine, ce sont les esclaves du Niger à Agadez il y a de longues années, qui
ont été les premiers à me contempler, après avoir été torturés pendant des heures.
Le soir ils me chantaient, ils me pleuraient, m'arrachaient et m'enterraient, quand l'un d'eux les
quittaient.
On disait aussi qu'en me regardant on ressentait la beauté, l'attirance, la douceur mais aussi
l'agressivité et l'inaccessibilité, car pour cette population j'étais la seule chose de couleur vive dans
cette étendue de désert qui pouvait se contenter de rien, juste de soleil, d'amour et d'un peu
d'attention.
Ce sont d' ailleurs les esclaves qui m’ont baptisée " Esclidia" après l'abolition de l'esclavage puis
ce sont eux qui m'ont déterrée puis réimplantée sur la plus haute des falaises, à Marrachott, pour
que le peuple africain ainsi que leurs prochains n'oublient jamais la fleur qui donnait un peu de
joie et d'espoir aux coeurs et aux yeux de leurs ancêtres.
Anaïs RAGONA
page 9
La pureté d’une fleur
Je suis une fleur blanche, mes pétales ont la forme d’un cœur. Au centre je dispose d'un noyau
afin d'éclairer ceux qui viennent me chercher quand ils ont besoin de moi.
Je pousse au bord des cascades d'eau dans les forêts amazonienne.
Mon nom est Jaya.
Je retiens en moi les âmes perdues ainsi que celles des personnes les plus téméraires qui ont eu
le courage de combattre pour les autres jusqu'à la fin de leur souffle.
On ne me déracine pas car ma qualité est de guérir le mal des autres.
Quand on m'arrache un pétale, un autre repousse.
Je ne meurs jamais.
Cela fait deux siècles que je suis là à espérer pouvoir aider quelqu'un…
Jennifer DOCHER
Énigme
Je suis de couleur verte
A la bonne saison
Vivant sur un arbre
Mon espérance de vie est courte
Mais c’est comme ça
Malheureusement en automne
Je tombe de la branche
Où j’ai été suspendue
Pendant quelques mois
En touchant le sol
Le vent m’accompagne
Avec une dose de mélancolie
Arnaud DELACOTE
page 10
Poussiera
Je suis de couleur violette très convoitée et adorée des femmes. J’ai été conçue dans une serre
par monsieur Propre.
Mes pétales ressemblent à des tentacules, et mon cœur est très attirant par sa luminosité. Je ne
suis pas très gourmande, un verre d’eau par semaine me suffit. Il suffit de me placer au milieu
d’une pièce et je me mets à travailler. Fini plumeau, adieu chiffon, au revoir Swiffer ! Je suis belle
et je sens bon.
En latin, mon nom est poussierus propritus attirus ou tout simplement Poussièra, car j’attrape la
poussière.
Audrey IDOUX
Electra
Je ne suis pas très grande. Mes feuilles sont recouvertes de diamants.
Et de mes petites fleurs rouges et jaunes en forme de fusible, jaillit du courant électrique qui
foudroie mes prédateurs. On m’appelle Electra.
Caroline MARTINEZ
page 11
Intermède :Le dictionnaire fou
Wech :
Terma :
Arbitocle :
Pelouzerette :
Dvek :
Floquezon :
Chtitux :
Gadenouze :
mouvement de la fleur caressant l’herbe
papillon qui ne vole pas
arbre avec de grandes branches mais un tout petit tronc
pelouse pour zèbres
plante indésireuse en milieu aquatique
flocon de neige d’été
petite nature
exprime une couleur d’un brun particulier
Nature :
idée illusoire
Cerise :
la sexualité de deux personnes qui s’aiment
page 12
Dialogues
Botanique attitude
Dans un jardin botanique, deux fleurs échangent leur vision de la vie.
- Ophelia : Hum, j’ai bien dormi cette nuit, quelle belle journée se présente à nous !
- Zora : Oui, c’est ça, comme d’habitude ! Tu as vu ce soleil resplendissant ? Il me tue les
pétales ! Et je vois déjà les promeneurs nous maltraiter !
- Ophelia : Mais non, arrête ! C’est le paradis ici ! Les gens viennent nous admirer, nous sentir !
Quoi de mieux pour se sentir belle ?
- Zora : Qu’ils viennent seulement, ouais ! Je les piquerai et les ferai saigner avec mes épines.
- Ophelia : Mais pourquoi vois-tu la vie si négative ? Elle nous offre tellement de belles choses !
On est bichonné par ces gentils horticulteurs !
- Zora : Ouais ! Ben, on serait bien mieux dehors et libre de faire ce que l’on veut !
- Ophelia : Quoi ? Tu préfères te faire piétiner, déraciner ? Ne te rends-tu pas compte de la
chance qu’on a ?
- Zora : Ailleurs, on aurait peut-être plus d’amies !
- Ophelia : Regarde autour de toi ! Je suis là moi et puis, la vie est si dure dehors.
- Zora : C’est vrai, au fond tu as raison. On prend quand même bien soin de nous ici…
Joanne WACHBAR
Elodie GERUM
Petite de taille mais grande de bouche.
Un bonzaï appelé Minusse et un edelweiss appelé Princesse sont dans une serre en Hollande.
- Minusse : et voilà, ça y est, ils arrivent ! On va comme d’habitude me couper les pointes,
m’arracher les feuilles ! J’en ai marre, j’en ai marre, j’en ai …….
- Princesse : Chut, Minusse, qu’est-ce qu’il t’arrive encore ? Il est 8 h00 du matin et tu te plains
déjà !
- Minusse : Je me plains, je me plains, c’est normal ! Je ne ressemble à rien, je suis petit, mon
nom c’est Minusse, histoire d’en rajouter un peu et je vis dans une serre où ma vie est une
routine !
- Princesse : Mais prends les choses du bon côté ! On te coupe les pointes gratuitement et c’est
toi le plus petit du monde donc tu es unique ! Sois content et profite des rayons du soleil !
page 13
- Minusse : Ouais, bon, toi l’edelweiss, surnommée Princesse, c’est sûr que tu peux apprécier la
vie surtout que madame est belle et immortelle ! Alors, pouët, pouêt !
- Princesse : Pouët ! Pouêt ! Arrête, c’est la pleine lune ce soir ? Tu sais, tout ce qui est petit est
mignon, quoi que tu dises, on est quand même chouchouté, on s’occupe de nous, il n’y a pas
de mauvaise herbe qui nous envahit et nos environnements sont tempérés.
- Minusse : Je veux plus qu’on s’occupe de moi !! Laissez-moi grandir dans le chaud, le froid, la
nuit, le jour ! Je m’en fous ! Tout ce que je veux c’est qu’on me laisse ! Et toi, la belle sans
problème ! Tais-toi !
- Princesse : Bon, déjà, d’une j’ai aussi mes problèmes, je suis immortelle donc je vois mourir
tous mes amis, et ma famille ! Et de deux, je suis ici depuis un an et pourtant je suis contente
d’être dans un endroit où je suis sûre d’être respectée ! Tu sais, ailleurs, tu ne seras sûrement
pas mieux qu’ici !
- Minusse : Et bien pour l’instant je n’ai pas vu ailleurs et je veux voir !
- Princesse : Bon, on continuera cette discussion plus tard, on va m’arroser …… Et prière de ne
pas regarder !
Anaïs RAGONA
Ilhem TRABELSI
Mauvaise foi
- Ursula la mauvaise herbe et Bob l’arbre sont en banlieue par un temps pluvieux
- Ursula : Ca y est, il pleut ! Il ne pouvait rien m’arriver de pire.
- Bob : Mais qu’est ce que t’as encore à ronchonner ?
- Ursula: J’en ai marre ! La pluie fait plier mes feuilles !
- Bob : Ce n’est pas grave, la pluie ne dure qu’un laps de temps. Et puis après tes feuilles se
redresseront et tu n’auras plus soif.
- Ursula: Oui c’est vrai. Mais après il fera beau et les gens sortiront pour me marcher dessus.
- Bob : Et alors, à moi aussi il m’arrive plein de malheur et je ne me plains pas.
- Ursula : On voit bien que ce n’est pas toi qui respire la fumée des pots d’échappements !
- Bob : Oui, mais il n’y pas non plus mort de plantes.
- Ursula: Non, j’en ai marre. Je m’en vais. Allez maintenant je me déracine. Adieu !
- Bob : Mais non reviens, ça va s’arranger…
- Ursula s’en va, une voiture passe et l’écrase.
Christelle HAMM
Arnaud GROFF
page 14
Tableau de mésentente
- A : J’ai chaud, et je commence à avoir des crampes !
- C : Si c’est encore long on va finir par pourrir ici, et si j’ai une seule tache de moisissure c’est
fini pour ma carrière de mannequin.
- A : Parce que c’est la seule chose qui t’inquiète toi ?
- C : Qu’est-ce que tu crois ? C’est ma carrière qui est en jeu…
- A : Ouais ben moi ça m’intéresse pas de faire le top model. Moi, je veux finir en bouteille, je
veux qu’on dépense tout son argent pour m’avoir.
- C : Ben pour l’instant t’as pas trop le choix, faut garder la pose ! J’espère qu’on verra bien ma
peau lisse et qu’il m’offrira son plus beau rouge.
- A : Tant qu’à faire il a intérêt à me faire de beaux grains.
Caroline MARTINEZ
Aurélien SCHLATTER
Révolution naturelle
- Dans le jardin d’une maison, rencontre entre Maria la tulipe et Révolution le liseron. Révolution
arrive, en bousculant Maria.
- Révolution : Ca peut plus continuer, faut que ça change !
- Maria : Qu’est-ce que c’est que ce remue-ménage ? On ne peut plus profiter de la nature en
paix ?
- Révolution : Quelle nature ? Tu trouves qu’il reste encore de la nature ? Les humains nous
piétinent, nous maltraitent, il faut que ça cesse !
- Maria : Pourtant moi, on me respecte. On m’arrose régulièrement, on me parle, on me cajole.
Et regarde comme je suis belle.
- Révolution : Ben moi, c’est l’inverse, on me délaisse. On m’arrache, personne ne m’arrose, il
faut que j’attende la pluie pour boire mais pour vengeance, je m’accroche à leur maison, et je
les étouffe !
- Maria : Calme-toi et viens t’installer à mes côtés. Emplis tes branches d’air pur ! Regarde le
soleil briller, absorbe sa chaleur et tu verras, tu te sentiras plus serein.
Caroline MARTINEZ
Anaïs RAGONA
page 15
La révolte des végétaux
Une carotte et une tomate, dans le potager de Mr Durant, en plein mois de mai.
- T : Hep, hep, hep !
- C : Oh, mais qu’est ce qui t’arrives la Naine.
- T : Oh là la, j’ai envie de bouger de ma grappe ! Toutes ces tomates c’est trop pour moi. La
terre française ça me gave ! Oh là la, faut que je parte de là.
- C : Mais pourquoi ? D’ailleurs tu veux partir où et comment ?
- T : Je sais pas ! Regarde ça ! La terre, elle est même pas bonne. Tu pousses pas bien, y a trop
de pluie ou pas assez. Une fois y a du soleil, le lendemain de la neige. Ce n’est pas pour moi.
- C : Mais arrête de râler. Regarde le bon côté des choses. Mr Durant s’occupe bien de nous.
- T : Houais tu parles Minux. Tu sais où tu vas finir ? Moi oui ! Dans le congélateur ou dans le
fond d’un estomac ! Tu trouves ça cool ???
- C : Non, mais tu as une meilleure idée ? Toi qui sais toujours tout mieux que les autres.
- T : Ecoute… attends je réfléchis… je te propose …
- C : Réfléchis pas trop longtemps, tu risques d’éclater rouge !!!
- T : Hein ? c’est même pas drôle ! Tu sors de la terre, je m’arrache de ma grappe et on se fait
la malle au soleil. Demain matin, le camion d’Hubert et de Chantal vient, on monte dedans, et
destination les vacances !!
- C : Quel plan foireux, ça ne m’étonne pas de toi ! Encore un coup à finir en salade !
- T : T’es pas contente !!?? Je me casse toute seule. Je vais quand même pas attendre une
carotte indécise qui n’a pas de …
- C : Tu veux que je te les montre ?
- T : Non, non c’est bon ! Alors tu me suis ? Moi je pars demain à 6h33, pas une seconde de
plus, pas une de moins. Tu viens découvrir avec moi le soleil des îles, les bons cocktails. Y aura
aussi de belles plantes !!
- C : Comme d’habitude, tu veux toujours tout organiser, et une fois de plus je te suis.
- T : Cool, c’est parti ma carotte ! Rendez-vous demain matin même endroit sans faute.
Emmanuelle EHRY
Myriam MAILLOT
Le coquelicot et le roseau
page 16
Dans un champ, près d’une petite rivière.
- Coquelicot : Salut voisin roseau !
- Roseau : Salut coquelicot, quel bon vent t’amène ?
- Coquelicot : Il y a eu un orage, une terrible tempête, ma famille a été arrachée par le vent,
mais moi, je me suis agrippé à un arbre.
- Roseau : Excuse-moi, je ne le savais pas !
- Coquelicot : Ce n’est pas grave, tu ne pouvais pas le savoir !
- Roseau : Tu peux rentrer chez moi, je t’offre un verre d’eau de rivière.
Le coquelicot entre chez les roseaux.
- Roseau : Je te présente ma famille.
Les roseaux veulent lui serrer les feuilles.
- Coquelicot : Je ne peux pas leur serrer les feuilles.
- Roseau : Pourquoi ?
Le coquelicot rougit encore plus.
- Roseau : Tu es timide ? Ma famille n’est pas sympa ?
Le coquelicot fait signe de la tête. Il se met à pleurer.
- Roseau : Pourquoi pleures-tu ? Tu as de la peine ?
Des larmes rouges tombent des yeux du coquelicot.
- Roseau : Mais tu saignes ?
- Coquelicot : Non, mais je déteins sur tout ce qui me touche.
Le roseau lui met la feuille autour de sa feuille.
- Roseau : Qu’est-ce qui m’arrive ? Je suis tout rouge !
- Coquelicot : Tu vois, je t’avais prévenu. C’était pas une blague.
- Coquelicot : J’ai une idée, viens avec moi à la rivière pour te laver.
- Roseau : OK. Allez, on va se baigner.
Ils sautent tous les deux dans l’eau.
Smidja GUEMBOUR
Sébastien AUBRY
La rose et la tulipe
- La Rose : Salut ! T’es nouvelle ?
- La Tulipe : Oui je suis nouvelle, j’ai pas d’amis et je connais personne.
page 17
- La Rose : Si tu veux je pourrais être ton amie ?
- La Tulipe : Pourquoi pas ? On pourrait être amie.
- La Rose : Dis-moi comment fais-tu pour être si droite ?
- La Tulipe : C’est parce que mes parents mont appris à me tenir droite et que je cherche à
toucher le soleil avec ma corolle. Et toi, dis-moi, c’est quoi les pics que tu as sur ta tige ?
- La Rose : C’est des épines ! Ne touche pas ! Ca pique, tu vas te faire mal.
- La Tulipe : Bien d’accord, je ne te toucherai pas.
- La Rose : Regarde là-bas : il y a des gens qui se baladent.
- La Tulipe : Oui, mais, il faut faire attention qu’ils ne nous voient pas sinon, ils vont vouloir nous
cueillir.
- La Rose : Vite, cachons-nous ! Ils s’approchent.
- La Tulipe : Trop tard ! Ils nous ont vues ! Ils vont nous attraper pour nous cueillir.
- La Rose : Non, pas moi, je vais les piquer avec mes épines.
- La Tulipe : Ils vont me cueillir… Trop tard, ils m’ont prise ! Aide-moi, je t’en supplie !
Soudain, la rose se met à piquer les personnes.
- Un Homme : Aïe ! Ca fait mal !
Il lâche la tulipe et part.
- La Tulipe : Au secours, je tombe !
- La Rose : Ne t’en fais pas, je te rattrape au vol. Je vais enlever mes épines pour toi, pour
pouvoir te rattraper.
La rose enlève ses épines et devient comme la tulipe.
- La Tulipe : Merci d’avoir fait cela pour moi. Je ne veux plus qu’on se quitte.
- La Rose : Maintenant, on peut aller se promener et bavarder.
- La Tulipe : Oui, si tu veux.
- La Rose : A partir de maintenant, on ne se quitte plus.
- La Tulipe : Tu me le promets ?
- La Rose : Oui.
Elles ne se quittèrent plus jamais.
Isabelle BOHRER
Rouge et juteux
Rencontre entre la tomate appelée la Naine, et la fraise appelée Joe dans le bac à légumes du
réfrigérateur du fermier.
- Tomate : Snif, snif, snif.
- Fraise : Sasasalut petite tomate, pourquoi tu pleures ?
page 18
- Tomate : Heu, et ben, heu, parce que j’ai quitté ma grappe et mes sœurs les tomates. Et toi t’es
pas triste ?
- Fraise : Oui je suis triste. Mes parents et ma sœur me manquent, mais j’ai retrouvé ma copine
Minux la carotte dans le bac. Au fait, comment tu t’appelles ?
- Tomate : La Naine, et toi petite fraise, c’est comment ton nom ?
- Fraise : Moi c’est Joe ! Pourquoi tu t’appelles la Naine ?
- Tomate : Parce que je suis la plus petite de toutes les tomates, et que tous mes amis sont
toujours plus grands que moi.
- Fraise : Oh c’est mignon ça !
- Tomate : Tu trouves ?
- Fraise : Ben oui.
- Tomate : Dis moi, c’est quoi ces petits points sur toi ?
- Fraise : Je ne sais pas, j’ai toujours été comme ça, je crois bien que c’est dans mes racines.
- Tomate : T’as une drôle de couleur ! Pourquoi t’es comme ça ?
- Fraise : Apparemment, j’ai pas fini de grandir ! On m’a cueillie trop tôt
- Tomate : C’est bizarre ça ! Tu n’as pas assez pris le soleil, hi hi hi !!!!!!
- Fraise : Te moques pas de moi, maintenant j’ai froid.
- Tomate : C’est bien vrai, le soleil me manque et l’air pur aussi. On était mieux dehors. Hein ?
- Fraise : Oui, le fermier aurait pu nous oublier !
- Tomate : Ben s’il nous avait oubliées, on ne se serait pas rencontré.
- Fraise : Attention !
Le fermier ouvre la porte du réfrigérateur et plonge sa main dans le bac à légumes.
- Tomate : Non, non, non, pas nous, pas nous !!!
- Fraise : Oh secours !!
- Les deux : Ouf !
- Tomate : Heureusement c’est Minux la carotte qui est partie, et pas toi.
- Fraise : La pauvre quand même, ma copine, snif, snif. Minux ! Mais heureusement il ne t’a pas
prise.
- Tomate : Toi non plus.
Joe se rapproche de la Naine.
- Fraise : Au fait, je t’aime, bien tu sais !
- Tomate : Moi… moi aussi.
- Fraise : Mais faut pas rougir.
- Tomate : Mais je ne rougis pas, c’est ma couleur ! et toi, ne te caches pas sous ton pédoncule.
- Fraise : Je ne me cache pas, je réajuste ma collerette, ça va m’éviter d’attraper froid.
- Tomate : Aaaaaatchoummmmmmmmm !
- Fraise : Je crois que tu viens d’attraper froid, viens te réchauffer près de moi.
- Tomate : Tu veux bien être mon amoureuse ?
- Fraise : Heu… oui !
Il fait nuit, les deux amoureux dorment profondément l’un contre l’autre. Et au petit matin, le
réfrigérateur s’ouvre et d’un seul coup Joe se fait attraper.
page 19
- Fraise : Non, non !!! Ma petite Naine sauve moi !!
- Tomate : Joe, Joe, reviens !
La Naine sautille pour sortir du bac à légumes, la porte se referme sur elle. Sploutch !
Une histoire d’amour finit parfois en jus de tomate
Christelle HAMM
Myriam MAILLOT
Rouge d’amour
- La Framboise : Bonjour, comment t’appelles-tu ?
- La Rose : Bonjour, je m’appelle Rose et toi ?
- La Framboise : Moi, Framboise.
- La Rose : Tu es très belle.
- La Framboise : Merci toi aussi.
- La Rose : Mais tu viens d’où ? Je ne t’ai jamais vue !
- La Framboise : Je suis tombée de mon framboisier et j’ai roulé jusque- là !
- La Rose : Tu ne t’es pas fait mal au moins, tu saignes ?
- La Framboise : Non ça va, c’est rien, c’est que du jus !
- La Rose : Oh là la ! Tu vois l’homme ?
- La Framboise : Oui, il est bizarre, tu ne trouves pas ?
- La Rose : Il s’approche de nous.
- La Framboise : Non, il s’approche de moi. Il veut me ramasser pour me manger.
- La Rose : Ne t’en fais pas, je te défendrai.
L’homme s’approche de la framboise et se baisse pour la ramasser.
- La Framboise : Rose, aide-moi !
La rose se met à piquer l’homme.
- L’Homme : Aïe ! Aïe ! Sale rose ! Tu me le paieras !Il part en courant.
framboise et la cache dans ses pétales blancs.
La rose prend la
- La Framboise : Merci rose.
- La Rose : Maintenant, je te protègerai toujours.
- La Rose : Mais, que m’arrive-t-il ? Je rougis.
- La Framboise : C’est normal, je déteins sur toi.
- La Rose : Mais comment se fait-il ?
- La Framboise : Je ne sais pas, je crois que je suis en train de changer de couleur.
page 20
- La Rose : C’est sûrement à cause de la saison.
- La Framboise : Oui c’est ça ?
- La Rose : Mais non, ce n’est pas normal, tu saignes.
- La Framboise : Je vais perdre tout mon sang, je vais mourir !
- La Rose : Non, tu ne vas pas mourir, je vais te sauver.
- La Framboise : Mais comment ? On n’a rien pour me soigner !
- La Rose : Mais si, regarde, il y a une femme dans son jardin. Viens, je t’emmène !
La rose emmène la framboise.
- La Rose : Bonjour madame, pouvez-vous soigner mon amie la framboise ?
- La Femme : Pauvre framboise, je vais te soigner avec un pétale de rose pour t’en faire un
pansement.
- La Framboise : Merci madame, on va vous laisser, on vous a assez dérangée.
- La Femme : Non, restez là !
La rose et la framboise tremblent de peur.
- La Rose, en tremblant : Pourquoi voulez-vous qu’on reste ?
- La Femme : Il ne faut pas avoir peur, je veux devenir votre amie. On pourrait vivre ensemble
dans ma maison.
- La Rose : Oui, avec plaisir, merci.
- La Framboise : Oui merci !
Elles ne se séparèrent plus jamais.
Carole PEQUIGNOT
Dans la forêt du pays des rêves
- Le Chêne : Tu es resplendissante aujourd’hui.
- La Fraise : Mais je le savais déjà. Je suis la plus belle. C’est pas le cas de tout le monde !
- Le Chêne : Pourquoi tu dis ça ?
- La Fraise : Ce que tu m’ennuies !
- Le Chêne : Pourtant je suis gentil avec toi. Tu ne comprends pas que je t’aime ?
- La Fraise : Moi je ne t’aime pas et je ne t’aimerai jamais. Tu es horrible, grand et moche !Je
suis belle, je mérite mieux !
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- Le Chêne : Pourtant tu rougis quand je te dis ça.
- La Fraise : Tu m’énerves. Laisse- moi tranquille !
Tout à coup, une petite fille arrive.
- La Petite Fille : Oh, je vois une belle fraise. J’ai envie de la manger.
- La Fraise : Au secours ! Ne me touche pas ! Sale gamine, au secours !
- Le Chêne : Alors, t’as envie que je t’aide ? T’as peur ?
- La Fraise : Je t’en supplie, aide-moi ! J’ai peur.
- Le Chêne : Je vais te soulever, n’aie pas peur.
Le chêne la soulève au bout de ses branches.
- La Fraise : Quoi ! T’es fou ! Ah ! Laisse-moi par terre !
La petite fille s’en va.
- Le Chêne : En fait, je vais te laisser pendre à ma branche. Peut-être qu’un jour tu vas m’aimer.
Un corbeau survole la forêt et voit le chêne.
- Le Corbeau : J’ai faim, il faut que je me trouve à manger. Je n’en peux plus ! Ah ! Que voisje ? Une fraise suspendue à un arbre !
- La Fraise : Le Chêne ! Regarde, il y a un corbeau qui fonce droit sur nous. Mais fais quelque
chose !
- Le Chêne : Va-t-en ! Ne la touche pas ! Tiens, prends ça !
- Le Corbeau : Aie ! C’est pas toi que je veux ! C’est la fraise, j’ai faim.
Le chêne la prend contre lui.
- Le Chêne : Alors, tu m’aimes ?
- La Fraise : Non, je ne t’aime toujours pas !
Tout à coup, un bûcheron arrive.
- Le Bucheron : Bon, je vais couper ce chêne. Tiens, pourquoi ce chêne tient-il une fraise ? Il est
fou ! Je le laisse tomber !
- Le Chêne : Tu m’aimes ! Tu m’as sauvé la vie !
La fraise ne répond pas tout de suite.
- La Fraise : Toi aussi, tu m’as sauvé la vie.
Deux cents ans plus tard, la fraise est presque pourrie, elle va tomber.
- La Fraise : Je dois vous avouer que je vais mourir, je ne vous l’ai jamais dit, le Chêne, je vous
aime !
FIN
Smidja GUEMBOUR
Intermède :
Le dictionnaire fou
Plobica :
barrage de feuilles
Veuch :
plante à trois couleurs de pétales
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Floquezon :
Forêtin :
Courniasse :
Monké :
Pokoumia :
Pelouserette :
Gezouse :
tempête de flocons
petite forêt avec que des saules pleureurs
fleurs ne poussant que sur des maisons abandonnées
personnage mythique du 20è siècle, protégeant soit disant la nature
chant récital de la nature
pelouse située à l’intérieur d’une habitation
plante grimpant vers le sol
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POEMES ET CHANSONS
Liberté d’aimer
Quelle est la plus belle liberté ?
Celle de penser
Comme les branches d’un arbre
S’agitant comme elles veulent
Ou bercées par le vent
Le vent emporte les feuilles
Elles voleront jusqu’où ?
Un peu partout
Ces endroits leur appartiennent
Dans sa grande toile, une araignée
Veut emprisonner
De petits insectes emmêlés (enchevêtrés)
Comme si elle les possédait
Ça ressemble à l’amour
On veut être libre
Et posséder
L’être aimé
Quelle est la plus belle liberté ?
Celle d’aimer
Aimer la nature
Ses odeurs si pures
Elles sont libres de s’envoler
Jusqu’à un nez
Et de s’y déposer
Sentir l’air naturel
Rend la forêt plus belle
Une abeille, volant à tire-d’aile
Vient pour son miel
Sur un acacia en fleurs
Butinant de tout son cœur
L’odeur l’a subjuguée
Elle ne veut plus la quitter
Ça ressemble à l’amour
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On veut être libre
Et posséder
L’être aimé
Joanne WACHBAR
Pissenlits
Au fond d’un jardin, au début du printemps
Là où l’herbe est verte.
Des pousses de pissenlit
Vivent heureux, là rassemblés.
Grandissant les uns avec les autres.
Ils s’enrichissent des minéraux du jardin.
Et s’épanouissent tranquillement.
A force de grandir, ils mûrissent.
Les mères porte leurs enfants
Puis, un jour, quand vient le temps de partir ils partent sans se justifier.
Pourquoi suis-je parti au loin ?
Ma vie parmi vous a disparu à ce moment là
Je comptais prendre sur moi mais je n’y arrive pas !
(Bats toi ! bats toi !) Je dois prendre mon envol sans toi !
Tu me diras que tu n’aimais pas ces moments là ?
Si, pour mille raisons !
Alors pourquoi veux tu t’enfuir vers là bas !
Tu ne m’aimes pas ?
Plus que mille, dix mille ou cent mille fois !
Je ne comprends pas !
Tu es et tu resteras toujours avec moi !
Aide - moi à ne plus croire que je te perdrai
Apporte - moi cette satisfaction là !
T’aimer est aussi clair pour moi, qu’il me faut t’aimer sans quoi je pleurerais à jamais en pensant
à toi !
Je ne peux te retenir car je t’aime ! T’arrêter t’étoufferait et je ne peux pas supporter çà !
Je pars enfin battant toutes mes peurs. Libère - moi de tes mains douces, maman au grand
cœur.
Adieu mon fils reviens - moi parmi mes souvenirs.
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De cette douce entente, un autre amour est né.
Arnaud GROFF
L’automne
A cette époque, l'automne apparaît
Si différente des saisons
Elle dénude la nature
Cache ses joies
Oublie de nous dévoiler
La vie déjà installée.
Ouvrez vos paupières
La vie est éphémère
Chaque être a le même destin :
Arrivé à la fin
La mort
Est inévitable.
Jessica ALBIGER
Promenade
Maisons anciennes
Une oie se prend
Pour une surveillante
Raisins morts
Cabanes en bois
Des vieux messieurs sortent de chez eux
D’autres sont bien dans leur maison
Certains ressemblent à des paysans
Pour tout résumer
Oie, vieux messieurs
Cabanes en bois
Maisons carrées
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Du fourbi partout
Dans les jardins
Mes camarades et moi
Rentrons au CFA
Il pleut
Monsieur Fritsch nous a prêté
Bonnets et écharpes
Mais on est tout mouillés !
Jonathan FOND
Balade sous la pluie
Par temps de pluie glacée
Dans des petites ruelles
A tous les coins de rue
Des arbres, des animaux
De beaux jardins décorés
Des bananiers et des palmiers
Sébastien AUBRY
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Paysage
Un petit coin de jardin, un carré de pelouse entouré d’arbres en fleurs, c’est le printemps. Un
grand saule pleureur, une brise légère qui fait chanter ses branches et ses feuilles, et caresse
l’herbe légèrement humide sous la rosée. L’arbre s’approche, ses branches s’ouvrent comme un
rideau et laissent découvrir un banc en bois très vieux. Le banc est lisse grâce à la mousse qui s’y
est installée.
Il est gris, verdâtre, le temps l’a fragilisé ; l’accoudoir droit est vermoulu, et les deux pattes de
gauche cassées. Il est penché, prêt à s’écrouler.
Audrey IDOUX
Petits grains
Petits grains, vous qui avez de la place entre vous, vous êtes voisins.
Voisins lointains mais quand même proches
Pour le minuscule vous semblez loin,
Pour le majuscule vous semblez proche.
Ca dépend d’où on se poste.
Boules vertes, si rapprochées vous me semblez parfaitement alliées.
L’étendue de votre accolade est limitée
On peut vous dépareiller
Oh dame ! Que vous êtes polissons quand vous roulez.
Roulicotte mon cher ami.
Tu te déplaces comme un frêle lapin.
Lui aussi part dans tous les sens
D’un coté à l’autre il avance.
Tu t’investis dans la direction qui te semble bonne,
Seul tu t’éprends de l’amour de liberté.
Sans grappe tu peux t’amuser
Mais c’est bien mieux en communauté.
Arnaud GROFF
Les fraises
Maman hier après-midi,
Est partie les cueillir
Elle a strictement interdit
A mon ventre de s’en remplir
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Enfermées dans une armoire
Dans une passoire, je ne peux les voir
Sous clef dans cet endroit noir
Je les délivrerai avant ce soir.
Maman est montée au grenier
Je vais me laisser tenter
Je tourne la clef pour les rassurer
Ces pauvres-là doivent s’ennuyer !
Servies avec de la chantilly
C’est moi qui les apprécie
Avec en plus du coulis
Mon ventre me remercie
Maman arrive, je l’entends
Du grenier elle redescend
Je m’en vais me cacher
Léchant le bout de mes doigts sucrés.
Audrey IDOUX
Le réveil du gratte-cul
Le printemps est de retour, il était temps ! Ce froid, j’en avais ras le bol. Je vais enfin pouvoir
profiter de ce radoucissement. Mon petit corps rouge va pouvoir passer à la casserole pour
devenir une excellente confiture de gratte-cul, comme je l’appelle chez ma grand-mère.
Arnaud DELACOTE
Pomm pomm
Les branches de l’énorme pommier
Sont pleines de grosses pommes.
L’air croquantes et bien juteuses
Elles éclatent et scintillent comme
D’énormes pépites d’or éparpillées
Entre les branches du pommier.
Ces couleurs qui nous étonnent
Devant ces pommes, bonnes à croquer
J’ai envie de les attraper,
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Les dévorer…
Au pied de l’arbre fruitier
Ces pommes tombées
L’air dénaturé
Visité et décomposé
Toutes ces pommes gâchées
Gisent autour des feuilles décolorées.
Attention aux pommes avec leur air fruité
Elles peuvent être avariées.
Voilà l’énorme pommier
De plus en plus peuplé
De fruits prêts à croquer
Tous accrochés
Et leur peau très lisse
Nous donne envie de les manger…
Ils sont tout fripés
On est vraiment désenchanté
De voir de si beaux fruits tombés
Attention aux pommes avec leur air fruité
Elles peuvent être avariées.
Voilà toutes ces pommes qui me donnent
Envie de rimer
Comme quelqu’un d’époustouflé
Devant de nombreux pommiers
Aurélien SCHLATTER
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Terrible jungle (Chanson)
Dans une jungle
Terrible jungle
Ou s’entrelacent beaucoup de lianes.
Un immense rocher
Au-dessus du rocher, Un Lion la gueule ouverte.
Ahh oui ouiiiiii la gueule ouverte !!!!!
Il se trouve qu’il y a d’autres animaux
Juste en dessous du rocher.
Trois cafards et un léopard
Un serpent et un petit éléphant.
Ahh oui ouiiii un petit éléphant !!!!!
Dans une jungle
Terrible jungle
Ou s’entrelacent beaucoup de lianes.
L’incomparable le redoutable
Le squelette observe ce qu’il se passe
Le squelette derrière le rocher regarde
Va être emporté !
Ahhh oui ouiiiiii va être emporté.
La mort emporte le squelette
Le roi de la jungle, le Lion
S’empare de la vie de tous les vivants
En dévorant l’éternelle vie de la nature.
Ahhhh oui ouiiiii de la nature…
Quelle terrible jungle !!!!
Fabien OSWALD
Intermède :
Le dictionnaire fou
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Arbitocle :
Pelouserette :
Wech :
maisonnette servant à mettre à l’abri du froid hivernal
certaines plantes susceptibles
machine servant à tondre la pelouse
hurlement du ver de terre
Champ’s :
plante utilisée pour faire le champagne
Gloupille :
un poisson de couleur sombre
Sarssouins :
fruit de notre imagination
Tulipe :
le fait de tuer quelqu’un
Terma :
mot utilisé pour exprimer la température du sol
Plobica :
Arbicole :
fruit poussant dans la glace
toque qui protège certains végétaux du mauvais temps
Stéphanie Tesson
page 32
UTOPIES
Utopie (1)
Cela fait un mois que je t’ai quitté
J’ai dormi pendant tout le voyage
J’ai pensé que je retrouverais ce que j’ai laissé.
Quand j’ai ouvert mes paupières
J’ai eu l’impression d’être au Paradis.
Tout est beau ici
Si coloré…
Les arbres sont énormes
Il y pousse les fruits dont tu as envie
Il suffit juste de les demander
Et pouc !
Ils te tombent tout épluchés dans les mains.
Leur goût est fruité,
Ils sont toujours sans pépins ni noyau.
L’herbe est comme du coton,
Tu as l’impression de marcher sur un nuage.
Les fleurs sont si éclatantes,
Si pures,
Elles ont une odeur de chocolat.
Bien sûr on les mange.
Leur espèce ne s’éteint jamais.
Jour et nuit tu entends le bruit des vagues
Cognées sur les rochers.
Il n’y a jamais de vent,
Jamais de neige,
Quelques pluies fines
Mais essentiellement du soleil.
Les nuits sont toujours étoilées.
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Etant donné qu’il n’y a pas de neige
Ce sont des Raphaëlos qui flottent dans l’air
Comme des flocons.
Je te laisse
En espérant que tu puisses
Partager le bonheur que je vis.
Il suffit d’y penser très fort
Et de fermer les yeux…
Jennifer DOCHER
Utopie (2)
Je suis chez moi, comme d’habitude, tout est comme un jour habituel.
Malgré le fait que je sois La Nouvelle Déesse de La Planète, il m’en a fallu du temps pour réussir
à changer les choses.
Je suis arrivée un beau matin dans ce paysage qui ne ressemblait à rien.
J’en ai conclu alors qu’il fallait que je fasse bouger ce monde qui n’évoluait plus.
Alors, il m’est venu une idée qui n’avait jamais été réalisée auparavant.
Je prends les choses en mains, me voilà partie avec un petit seau de poudre rose pour
saupoudrer les arbres, afin qu’ils prennent la couleur de la poudre.
Ensuite, je prends un produit qui me permet de transformer en fleurs toutes ces choses nuisibles.
Tout d’un coup, le bruit d’un camion me réveille, en effet, c’était bel et bien un rêve.
Tous ces rêves de petite fille, que j’aimerais un jour voir devenir réalités…
Emilie FARCY
Utopie (3)
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Tu devrais voir où je suis, c’est magnifique. J’ai découvert un monde où tout est tellement
différent de l’endroit où tu vis. Ici les voitures n’existent pas et la nature est omniprésente. Le
paysage, lui, est tellement beau que je pourrais rester des heures à l’observer. Tu n’imagines
même pas ! Les arbres ne sont pas verts: leurs troncs sont violets et leurs feuilles sont roses. En
automne c’est superbe lorsqu’elles tombent sur l’herbe bleu ciel.
Ici, je me sens très bien. Je n’ai que de bonnes choses qui m’arrivent. D’ailleurs, hier on m’a
offert des fleurs. Tu devrais voir ça ! Ce sont des boules de couleurs pastel qui flottent dans le
ciel. Il faut pour les attraper, comme tu dirais dans ton univers « un filet à papillons ». Elles
flottent dans ce ciel orangé, qui lui fait contraste au sol violet clair. Ici pas besoin de chaussures,
d’ailleurs je n’en ai plus. Le sol est tellement doux que tu croirais marcher sur du velours.
En ce moment précis où je t’écris avec ma plume bleue turquoise, un papillon aux ailes
triangulaires me tourne autour. Puis je le vois retourner vers les fleurs de la rivière rouge, qui elle,
est remplie de poissons carrés montant souvent à la surface.
Voilà j’arrête ici de te raconter mon monde. Si tu veux en savoir plus, il te faudra me rejoindre
ici. Pour cela, il te suffit de t’endormir dans l’herbe de ton jardin par un temps ensoleillé. Surtout
en t’endormant n’oublie pas de penser à moi. Lorsque tu te réveilleras, tu seras chez moi.
Je t’embrasse.
Marjory MARTIN
Coco Ilande
Coco Ilande
Une île
Où les vagues
Déposent sur le sable
Des coquillages
Elles ramènent avec elles
Des grains dorés
Le soleil rayonne
Il fait chaud
Un peu de vent
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Apaise cette forte chaleur.
Des palmiers
Recouvrent l’île
L’un d’eux
Plus beau, plus grand
Touche le ciel bleu pastel
Sous ses immenses feuilles
Se cachent des noix de coco
Une odeur agréable s’en échappe
A ses racines, un coin d’ombre,
Une noix est tombée,
Elle n’est pas cassée.
Joanne WACHBAR
Intermède :
Plobica :
Arbitocle :
Forêtin :
Wech :
Terma :
Baporême :
Topinambours :
Le dictionnaire fou
médicament à base de plantes servant à guérir les maladies contagieuses
maladie des arbres qui n’ont plus de feuilles ni de branches
petite forêt avec peu d’arbres
arbre dont les racines poussent vers le ciel
plante qui procure du bain moussant
une vaporette ronde pour nettoyer
un tambour pour faire de la musique
Arbitocle :
paire de lunettes dont l’armature est en bois
Couniass :
hurlement primaire du renard
page 36
3020
3020 (1)
Nous sommes en 3020, la nature est morte, les autoroutes se sont vues pousser comme des
mauvaises herbes.
L’air pur n’existe plus, nous sommes les seuls à avoir le dernier, le véritable brin d’herbe protégé
par verre hermétique et incassable car, si par erreur, il venait à respirer un peu de notre
atmosphère, il mourrait instantanément.
Vous allez me dire pourtant que cette ville est très fleurie, mais ici tout est artificiel, comme la
plupart des choses qui nous entourent…..
On ne peut pas stopper l’évolution de l’homme.
A quoi bon changer le monde, si ce n’est en créant moins de pollution et en produisant moins de
misère ?
La nature évoluera en fonction des choix de l’homme.
Alexandre HARTER
3020 (2)
Nous voici en 3020 à l’heure où les machines règnent sur le monde. Les hommes sont devenus
totalement inutiles et il n’y a plus une seule plante. A l’heure actuelle lors d’un anniversaire, on
n’offre plus de bouquet de fleurs mais plutôt un chien mécanique ou un robot de ménage. Le
soir les gens prient sans oser le dire. Ils prient pour faire revenir le passé au présent. A l’époque
où il n’y avait que le strict minimum au niveau des machines et où la nature était magnifique.
Oser révéler que l’on regrette le passé en 3020 est une véritable honte !
Hélas il y a 63 ans, en 2057, les machines ont effectué une invasion. Elles vivent maintenant en
tant que supérieures des humains, ayant détruit au complet la nature.
Ce que les machines ne savent pas, c’est qu’à des milliers de kilomètres s’est réfugiée une toute
petite colonie végétale. Elle vit sur une île dont personne n’a jamais connu l’existence.
Malheureusement ces quelques plantes doivent y vivre terrées de peur d’être vues par une
machine et d’être, par la même occasion, brûlées.
Au fur et à mesure des générations, la nature pense de plus en plus à se rebeller, à reprendre
ses droits! Elle cogite, réfléchit à une manière d’anéantir ceux qui l’ont humiliée, tout en se
noyant de tristesse, de colère sur cette île.
Un jour, la nature trouvera une idée pour revenir bannir ces maudites machines.
Marjory MARTIN
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Nouvelle nature
On est en 3020 : je suis une plante. J’ai été créée il y a plus de 500 ans par les hommes. Je suis
constituée de produits chimiques. Mon invention a été obligatoire pour pouvoir créer une nature
popre, tant les hommes avaient pollué la leur.
On m’a plantée partout à cause de ce grand manque de verdure. Tout comme les hommes, j’ai
mes défauts. Mon défaut majeur est que je pousse très vite ! Mon second défaut est que je suis
une plante envahissante, je m’accroche et m’installe partout. Le pire est que pour vivre et
grandir, je n’ai aucun besoin d’eau. Je vole l’espace vital des hommes, en m’accrochant contre
le mur, les sols, je vis dans les moindres recoins. Bientôt les hommes n’auront plus de place
pour vivre…
Aurélien SCHLATTER
Avertissement
Nous sommes en 3020, la nature est pratiquement oubliée ; elle ressemble à une déchèterie.
Plus personne, ne la respecte, pourquoi tant de haine, alors qu’elle nous procure toutes les
choses essentielles à notre vie ?
L’oxygène, la joie de vivre ainsi que les végétaux que nous avons l’habitude de consommer.
Que deviendrons-nous sans toutes ces choses essentielles ?
N’oublions pas de protéger notre nature.
Il faut absolument faire quelque chose pour que la race humaine ne se retrouve pas en voie
d’extinction.
Certaines personnes réalisent que notre nature, est en réel danger alors que d’autres la
maltraitent.
Emilie FARCY
La terre devient nature
page 38
Tant de guerres se déchaînent
L’homme veut quitter ses chaînes
Les arbres s’entrelacent
En une jungle infinie !
La terre devient nature
Le sang qui coule devient sève
La terre devient nature
Grâce au courage et à la haine
L’homme aujourd’hui protège les graines
Les fleurs, les arbres, les fruits
De ces chimiques de guerre.
Grâce à la vie la Terre redevient nature !
La terre devient nature
Le sang qui coule devient sève
La terre devient nature
Grâce au courage et à la haine
Guerre ne veut pas toujours dire mort
Mais le courage de faire vivre une nouvelle Terre !
Terre redevient nature……….
Fabien OSWALD
La charte naturelle
La nature était invisible
Sur la surface de la Terre
Fier d’être à cet endroit
En dehors des grandes villes
L’être humain se concerta
Sur le respect de son intégrité
Et contribua à sa progression
Protégeons les milieux naturels
Ne chassons plus les animaux
N’abattons plus les arbres
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Ne laissons plus traîner nos déchets
Partout sur notre Planète
A cette date précise, on découvre
Une nature beaucoup plus radieuse
Sensible, jubilant d’harmonie
C’est un plaisir pour nous
De respirer face à ce paysage
De nos jours, la nature se perfectionne
Et je crois que dans quelques années
Elle représentera un monument érigé
Pour le bien de tous
Arnaud DELACOTE
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La fibre de l'écriture
Des élèves du Centre de formation des apprentis Roosevelt ont participé à des ateliers d'écriture initiés
par la Filature, avec la metteure en scène Stéphanie Tesson.
Deux classes du CFA (Centre de formation des apprentis) Roosevelt, l'une de CAP et l'autre de bac pro
ont mené à bien un projet sur le thème « Légendes végétales », initié par la Filature, en s'associant pour
des ateliers d'écriture. Une lecture publique a permis à l'auditoire de mesurer le travail accompli par les
élèves en dix-huit mois avec Stéphanie Tesson, metteur en scène, les professeurs qui se sont lancés
dans cette aventure, et une intervenante mise à disposition pour l'animation. Non seulement les textes
étaient très variés, débordants d'imagination, mais encore ont-ils été dits de manière originale, soignée,
avec des bruitages en fond sonore. On sentait un investissement important de la part des jeunes qui s'est
traduit par une belle présence sur scène, par un respect mutuel des créations de chacun. Les uns étaient
à l'écoute des autres.
“ C'est très dur au départ de parler devant les autres”
Cela s'est traduit par des jeux de mots, des évocations, des devinettes, des saynètes, faisant la part belle
à l'humour, à la météo des sentiments et tempéraments, à l'écologie, au surréalisme et à la sciencefiction. La satisfaction de M. Rabouin, proviseur-adjoint, était légitime. Pourtant, ça n'était pas joué
d'avance. « Au début on faisait de la résistance, on refusait toutes les propositions de Stéphanie.
Heureusement elle a tenu bon. Quand l'un d'entre nous a essayé et qu'on a vu que ça lui plaisait, on a
tous suivi », confie Ilhem. « C'est très dur au départ de parler devant les autres, puis petit à petit on se
lâche et la confiance s'installe. Mais on a besoin d'être poussés », renchérit Arnaud. Stéphanie Tesson a
été très sensible à ce travail de transformation, très enrichissant pour elle-même également. Initiatrice et
observatrice de l'éclosion de la parole, elle rend hommage aux enseignants dont elle admire le
permanent et patient travail d'éducation. « Il est dommage, dit-elle, que les gens n'aient pas plus souvent
l'occasion d'être les témoins de cette grande générosité. » Selon elle, amener un individu à se révéler audelà des carcans, l'aider à sortir des prisons des connaissances toutes faites est vital, le théâtre devrait
occuper une place de choix dans toute formation. Jennifer déclare : « On a découvert nos talents. Cela
nous a donné une impression d'ouverture, comme si on respirait mieux. » En quelques mots, elle a
résumé l'impact de ce projet.
Cathy Ruff
Un final en musique sur l'air de « Dans l'immense jungle » a rassemblé des élèves sur scène, toutes feuilles éparses.
L’Alsace
Edition du dimanche 19 mars 2006
page 41