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Cap sur le C.A.P. Comment obtenir le Certificat d’Aptitude Professionnelle des Métiers de la Blanchisserie par la voie de la Validation des Acquis de l’Expérience ? ESAT / EA D’ALBERT (80) C’est aussi la Rentrée pour les candidats au CAP « Métiers de la Blanchisserie » de l’atelier d’ALBERT Seize Travailleurs Handicapés Agents de Blanchisserie expérimentés, plus motivés que jamais, s’apprêtent à réviser le programme du CAP en vue de se présenter devant le jury de l’Education Nationale qui validera les acquis issus de leur expérience. C’est une première en France : tout le personnel d’une blanchisserie certifiée ISO 9001 et qualifiée RABC est engagé, simultanément, dans la VAE. Avec des financements provenant de l’Etat et du Fonds Social Européen. AUDITEXTYL et son partenaire ISOCEL QUALITE sont les cabinets retenus par l’ESAT / EA pour la conception de ce programme innovant, la formation des candidats et de leurs accompagnateurs. Ces cabinets ont mis au point des outils pédagogiques en totale correspondance avec le référentiel du CAP Métiers de la Blanchisserie. Nous avons détaillé dans cette newsletter, depuis le mois d’octobre 2012, les 5 activités décrites dans le référentiel. A Albert, l’action est en cours de réalisation depuis mars 2012. Les sessions reprennent après quelques semaines de congés. D’ores et déjà, l’opération est une pleine réussite. L’enthousiasme et la fierté se lisent sur tous les visages. Quelle motivation le Directeur, Eric DHEILLY, entretient-il ? « Que notre expérience puisse servir de modèle à de nombreux autres établissements comme le nôtre, afin de démontrer le professionnalisme de nos Travailleurs Blanchisseurs ». C’est cela, la vraie différence ! S.C. La newsletter des blanchisseries dont le suivi RABC est (ou sera) assuré par Thème : Activité 2 : SECHAGE (selon le référentiel du C.A.P. Blanchisserie) Thème : Activité 2 : LAVAGE (selon le référentiel du C.A.P. Blanchisserie) Le métier de blanchissage devient une profession de plus en plus qualifiée et qualifiante ! Les cabinets AUDITEXTYL et ISOCEL QUALITE accompagnent depuis le début de l’année 2012 seize travailleurs handicapés d’une même blanchisserie jusqu’à l’obtention du C.A.P. par la voie de la V.A.E. (Validation des acquis et de l’expérience). Comment les candidats sont-ils accompagnés ? Et que leur demande-t-on ? Les formateurs spécialisés en blanchisserie ont réalisé un accompagnement complet du métier, sur site. Pédagogie alternée : en production et en salle, afin de revoir et consolider les bases. Concernant notre thème du mois : LE LAVAGE Il est rappelé aux candidats, par de courtes sessions en groupe, les 4 paramètres pris en compte au moment du cycle de lavage, plus connu sous le nom de : cercle de SINNER. Vous souvenez-vous de ces 4 éléments ? 1 : l’action mécanique 2 : l’action chimique 3 : la température et … un petit effort de mémoire… 4 : la durée. Pour étayer ces différents rappels des connaissances acquises, chaque candidat bénéficie de supports pédagogiques adaptés. Des entretiens, personnalisés à chaque candidat, sont organisés avec le formateur et le tuteur. Cette pédagogie individualisée, destinée à préparer le passage devant le jury de l’académie évite la pression du groupe et autres tensions. Chaque candidat doit être en mesure d’expliquer lors de cette activité 2 LAVAGE, comment il fait et pourquoi il fait ainsi. Sont incluses dans cette activité les tâches professionnelles suivantes, que tout laveur se doit de connaître : - Gestion du stock de produits lessiviels au poste - Approvisionnement des produits lessiviels - Chargement du linge - Sélection du programme de lavage approprié et - Suivi et contrôle du programme de lavage. Et vous ? Sauriez-vous répondre aux questions du jury ? « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément » ! Dans notre prochain numéro, nous détaillerons l’activité n°3 : la finition. Les produits lessiviels répondent à une réglementation précise concernant le stockage (JO 3 Mars 1998). Faites attention aux points suivants que tous blanchisseurs, préparant le C.A.P. ou non, doivent connaître : - éviter l’assouplissant dans les fibres hydrophobes, - préférer du peroxyde d’hydrogène au chlore,qui doit être neutralisé par du bisulfite. - et, si possible, se doter d’un produit rémanent ,qui permet de garder le linge humide en blanchisserie 48H après lavage. Après le lavage, place au séchage ! Les candidats au CAP devront présenter les actions menées (« Comment ? ») et savoir expliquer quels en sont les tenants et les aboutissants (« Pourquoi ? »). Par exemple, les chariots contenant les articles textiles propres sortis de machines à laver vont être ordonnancés selon la règle du PEPS (Premier Entré Premier Sorti) plus connue sous la dénomination anglaise (First In First Out). De cette façon la chronologie de séchage est respectée et le délai normatif aussi (selon le RABC : stockage du linge humide propre 1H+1H). Ces règles d’organisation permettent d’éviter les mélanges et de préserver la qualité microbiologique du linge traité. Les candidats sont donc en mesure d’expliquer au jury : - la programmation selon les familles textiles (temps et températures selon les articles séchés) - et, en sortie de séchage l’orientation vers les postes de finition (pliage direct en sortie de séchoir rotatif ou finition par écrasement : le repassage). Toujours suivi dans la démarche, chaque candidat bénéficie d’un accompagnement personnalisé pour maîtriser dans les termes (ses propres mots) et dans les gestes (mise en situations) l’activité présentée au jury. A souligner : le travail du référent qui, entre les sessions, suit les progrès et oriente les efforts du candidat. C’est un point essentiel vers la réussite. … Mais qu’en est-il des autres activités du métier de la blanchisserie ? Combien d’activités doivent être présentées au jury ? Autant de questions auxquelles nous répondrons dans notre prochain numéro. Clément TRUFFA La newsletter des blanchisseries dont le suivi RABC est (ou sera) assuré par Thème : Activité 4 : MAINTENANCE (selon le référentiel du C.A.P. Blanchisserie) Thème : Activité 3: FINITION (selon le référentiel du C.A.P. Blanchisserie) Alors que certains viennent de franchir le célébrissime CAP HORN, nous reprenons notre aventure « C.A.P. blanchisserie » en mettant le cap sur l’activité 3 du référentiel : la finition (séchage, pliage, empilage, empaquetage). Cette activité du C.A.P. pourra faire partie des 2 à 3 activités que les candidats présenteront lors du passage devant jury. En quoi consiste cette activité et comment la présenter? Sous ce thème, les sous-activités renvoient à la partie la plus connue et aux gestes professionnels les plus courants. Les candidats devront expliquer le « pilotage et réglage des matériels », « l’engagement du linge plat » et encore « la mise sur cintre du linge en forme ». Nous rappelons que ces sous-activités auront été vues avec le référent sur le terrain et couchées par écrit jusqu’à maitrise de celles-ci. Le candidat doit pouvoir expliquer comment il fait et surtout pourquoi il fait ainsi. Si le candidat choisit d’étayer cette activité pour le C.A.P., il devra aussi considérer le contrôle qualité, la gestion de la réforme ainsi que le pliage (manuel ou automatique). Le pré conditionnement (empilage, cerclage, mise sous plastique) et le stockage intermédiaire seront aussi des tâches professionnelles travaillées en accompagnement avec les consultants AUDITEXTYL et chaque référent. La V.A.E. (Validation des Acquis et de l’Expérience) devient pour le métier de la blanchisserie une « Voile Adaptée vers un Emploi » qualifié pour les opérateurs. Le métier de la blanchisserie demande des compétences particulières que seule l’expérience de terrain peut amener. C’est le cas dans certaines tâches que pourront présenter les candidats au C.A.P. blanchisserie. Sous le thème « Activité 4 : Maintenance », les domaines présentés seront la maintenance préventive et la vérification en cours de fonctionnement des équipements. Il est question de la maintenance de premier niveau et du contrôle des équipements. Les candidats dont les acquis et l’expérience sont assez poussés dans ce domaine pourront présenter, par le biais de supports photographiques ou de schémas explicatifs, à quel niveau ils interviennent et leur rôle. Sur cet aspect très technique, il n’est pas requis une connaissance parfaite de chaque matériel, car le métier de technicien en blanchisserie reste une fonction définie. Ce qui sera attendu de la part des candidats au C.A.P. sera d’expliquer en leurs propres termes les dysfonctionnements et les opérations de maintenance réalisées par leurs soins (si elles sont de premier niveau, nous le rappelons). Le candidat sait-il, par exemple, ôter l’oxycellulose du filtre du séchoir ? Quelles précautions prend-il ? Est-il capable de détecter un bruit anormal et transmet-il rapidement l’information à ses responsables ? Participe-t-il, sous la surveillance du personnel d’encadrement, au remplacement des fûts vides de produits lessiviels ? Connaît-il les consignes particulières de sécurité ? Quels sont les critères pour se présenter par le biais de la V.A.E. au C.A.P. blanchisserie ? Avant tout, il est attendu que le candidat ait un niveau suffisant pour s’insérer dans cette voie dont la finalité est l’obtention d’un diplôme reconnu au niveau national. Le pré requis temporel est le suivant : justifier d’une expérience d’au moins 3 ans dans le métier de la blanchisserie. Mais combien d’activités reste-t-il à connaître ? Nous aborderons le mois prochain la cinquième et dernière activité pour C.A.P. en blanchisserie. Continuer à s’Améliorer Professionnellement… en blanchisserie ! What else ? Nous aborderons justement dans notre prochain numéro les prérequis de cette voie diplômante et la prochaine activité du C.A.P. blanchisserie. La newsletter des blanchisseries dont le suivi RABC est (ou sera) assuré par Activité 5 : EXPEDITION (selon le référentiel du C.A.P. Blanchisserie) Nous avions parlé de 5 activités présentables au C.A.P. par la V.A.E. Après avoir été réceptionné, le linge a été lavé, séché et passé par l’étape finition. Nous avons vu qu’en blanchisserie, il est nécessaire de vérifier et de maintenir le matériel en fonctionnement, c’était le point « Maintenance (activité 4)» de notre dernier article « Cap sur le C.A.P. ». Nous vous proposons de considérer ce mois-ci les tâches professionnelles de l’activité 5 : Expédition. Avant d’être envoyé aux porteurs (et/ou clients), le linge passera par l’étape du contrôle qualitatif et quantitatif. De cette façon les produits finis sont envoyés : - aux bons destinataires (éviter les erreurs de livraisons) - et en bon état (forme du pliage, tâches résiduelles, etc.). Une fois les articles vérifiés, les documents de suivi sont rédigés et contrôlés : éviter les erreurs de date, adresse ou autres. Lors du passage devant jury, les candidats expliqueront donc comment et pourquoi ils suivent ces étapes. Viendra ensuite la préparation des livraisons et l’entreposage avant chargement : par destination et par date, qui demande une organisation dynamique réclamée par le bon sens et la norme RABC, à savoir : un délai de stockage du linge propre sans film de 96H et le respect des FIFO. __ C’est ainsi que nous faisons escale après vous avoir présenté l’itinéraire de l’aventure C.A.P. au moyen de la V.A.E. Êtes-vous prêts à embarquer, avec votre équipage ? Mais une fois que ce « cap C.A.P. » sera fixé, que restera-t-il à faire pour l’atteindre ? Et jusqu’où peut-on aller ? CT LE JURY DE LA VAE : COMMENT CA MARCHE ? Nous vous proposons une série de trois articles pour faire le point sur cette question. Voici le premier : Qui sont les membres du jury, comment sont-ils sélectionnés, qu’est il attendu d’eux Dans un dispositif de VAE (Validation des Acquis de l’’Expérience), trois acteurs sont en place : • le candidat, • son accompagnateur afin de le guider dans son travail de rédaction du Livret 2 qui retrace ses expériences et permet de repérer ses compétences • et enfin le jury. Le nombre des membres du jury est variable, allant de 3 à 5. Ces jurés sont choisis par le DAVA (Dispositif Académique de Validation des Acquis). Ce sont des professionnels du métier, des enseignants ou des formateurs métiers. Les formateurs ou enseignants impliqués dans la formation préalable des candidats ou dans leur accompagnement à la rédaction des Livrets 2 ne peuvent pas faire partie du jury pour des raisons évidentes. Ce qui est attendu d’eux est l’oubli de ce que fut pour eux , le cas échéant , la participation à un jury de grand oral de CAP qui a pour objectif de mesurer l’acquisition des savoirs d’un candidat. Dans le cadre d’un jury VAE, les attentes sont les suivantes : 1°) avoir parcouru et s’être familiarisé avec les Livrets 2 du candidat. 2°) vérifier en 30 minutes environ, la pertinence des activités du candidat et la réalité de compétences acquises. La question primordiale que pose un membre d’un jury d’examen est « que savez-vous sur le lavage d’un article en coton ? » Par contre, la question primordiale que pose un membre de jury de VAE est « comment faites-vous pour laver un article en coton ? Le questionnement des membres des jurys de VAE porte sur la validation de compétences opérationnelles. Voici deux définitions opérationnelles de la compétence : - « mise en œuvre, en situation professionnelle, de capacités qui permettent d’exercer convenablement une fonction ou activité. » (Afnor X 50-750) - « savoir-faire opérationnel validé » (Usinor) Les deux questions auxquelles doit pouvoir répondre un jury VAE sont précisément celles-ci : Le candidat exerce-t-il convenablement ses activités en situation professionnelle ? En l’état, pouvons-nous valider son savoir-faire opérationnel ? Antoine BONELL La newsletter des blanchisseries dont le suivi RABC est (ou sera) assuré par La newsletter des blanchisseries dont le suivi est assuré par Quelles sont les modalités de passage devant jury ? Qu'est ce que les jurés attendent des candidats ? Le mois dernier, nous avons abordé les aspects liés aux membres du jury de VAE et leur rôle. Ce mois-ci, nous vous proposons d’aborder les pré requis en lien avec le passage des candidats devant le jury. Les candidats doivent impérativement avoir travaillé 3 années à plein temps dans le métier ou l’activité qu’ils veulent valider par la 4ème voie d’accès au diplôme que constitue la VAE. Ces 3 années de pratique du métier à plein temps peuvent échoir à la date de passage devant le jury VAE. Pour démontrer la faisabilité du projet d’un candidat, il faut que les renseignements portés sur le Livret 1, qui constitue le Dossier de demande de recevabilité de la demande d‘obtention d’un diplôme par la VAE, permettent de vérifier que les 3 années seront révolues au moment du passage devant le jury. Qu’est-ce que les jurés attendent des candidats ? Les 3 membres du jury, composé de deux professionnels et d’un formateur, attendent de voir le lien et la réalité entre : - la description faite dans le Livret 2 de leurs activités et compétences - et les réponses du candidat à la question « COMMENT faites-vous pour…? » Le « comment » induira forcément la réponse au « POURQUOI », ce qui permettra au jury de vérifier si le résultat est un écart entre des compétences requises et des compétences réelles. Le savoir agir et le savoir réagir du candidat face à des dysfonctionnements dans l’exercice de ses activités sont des facteurs déterminants mais qui ne posent aucun problème à un candidat compétent, possédant les acquis de l’expérience. Celui-ci va tout simplement faire…valider ses acquis de l’expérience, par un jury de professionnels lui-même compétent. CT Comment les épreuves se déroulent-elles ? Comment les candidats sont-ils préparés ? Pour ce dernier article consacré à l’organisation de la VAE , abordons les aspects liés au déroulement des épreuves et la préparation des candidats à la phase sans doute la plus « redoutée » des candidats ; le passage devant le jury. Le passage devant le jury dure 20 à 30 minutes. Le jury veut surtout faire un état des lieux des compétences du candidat et vérifier que le discours de celui-ci correspond bien à son verbatim rédigé dans le Livret 2, que les membres du jury ont examiné au préalable. Les faits indiquent que les primo-candidats obtiennent plus facilement leur CAP si 3 phases ont été organisées. 1° phase : La formation. En milieu ordinaire, les faits démontrent que les primo-candidats qui valident un diplôme ont, dans les années précédentes, plaqué une théorie sur une pratique par la formation continue. A fortiori, la formation constitue un élément essentiel pour des TH qui s’engagent dans le parcours. Nous sommes ainsi dans l’esprit et la lettre de la loi basée sur l’accord national interprofessionnel sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, signé par les partenaires sociaux le 7 janvier 2009, qui oriente les financements vers les publics les plus fragilisés. La loi du 25 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle pose « la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels ». 2° phase : L’accompagnement. En milieu ordinaire, rappelons que l’accompagnement des candidats se déroule sur une durée totale de 24 heures. Pour des TH, cet accompagnement doit être renforcé pour tendre vers une durée d’environ 75 heures. Cet accompagnement doit aborder la mise en mots dans le Livret 2 mais aussi l’argumentation en réponse à la question « comment » qui constitue un entrainement. Comme le disait un entraîneur américain de base ball : « mes gars doivent pouvoir reproduire au cours du match ce qu’ils exécutent à l’entraînement, s’ils n’y arrivent pas à l’entrainement, ils n’y arriveront pas plus au cours du match ! » 3° phase : La constitution de jurys blancs. A l’approche du jour J, la constitution de jurys blancs dans l’entreprise permet de se placer dans une situation au plus près de ce que vivra le candidat, même si les membres des jurys blancs sont constitués de visages amis et familiers. Les consultants formateurs d’IsocelQualité et d’Auditextyl proposent de faire partie de ces jurys blancs. Voilà les atouts fondamentaux pour la réussite d’un projet de VAE. AB Daniel LOCHE, Directeur. Salvatore CARANNANTE, Département Evaluation et Qualification 04 75 02 16 54