Pose d`Essure
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tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page273 Pose d’Essure ® S. JOST, A. LE TOHIC, P. PANEL * (Le Chesnay) Résumé La stérilisation tubaire par hystéroscopie utilisant le système Essure ® est une méthode de contraception définitive utilisée en France depuis 2002. La France est actuellement le deuxième pays au monde après les États-Unis en nombre absolu de pose d’implants Essure ® et le premier pays où cette méthode devance la ligature tubaire chirurgicale. Cette technique nécessite une bonne maîtrise de l’hystéroscopie et un respect strict de la procédure de pose et de contrôle de bon positionnement des implants. Ce contrôle à 3 mois est indispensable et nécessite le maintien d’une contraception efficace durant cet intervalle de temps. Cet article permet de faire le point sur la méthode Essure ® et la technique de pose des implants. Mots clés : stérilisation tubaire, Essure ®, hystéroscopie, contraception Centre hospitalier de Versailles - 177 rue de Versailles - 78150 Le Chesnay * Correspondance : [email protected] 273 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page274 PANEL & COLL. Déclaration publique d’intérêt Pierre Panel déclare être consultant pour la société Conceptus France. Toutefois, aucune rémunération n’a été perçue pour la rédaction de cet article dont le contenu n’a pas été soumis à la société. INTRODUCTION La stérilisation volontaire, qu’elle soit masculine ou féminine, est la méthode contraceptive la plus répandue dans le monde. Elle concerne près d’un quart des couples dans le monde, soit plus de 250 millions [1]. Depuis 2001, cette pratique est légale en France. La ligature tubaire a d’abord été réalisée par voie laparotomique, puis laparoscopique et enfin depuis 2002 par voie hystéroscopique grâce au dispositif de pose Essure®. Plus de 100 000 procédures ont été réalisées en France à ce jour par plus de 1 200 chirurgiens dans plus de 500 centres publics et privés (données Conceptus). La technique de pose des implants tubaires Essure® nécessite un respect rigoureux de la procédure lors de la pose mais également après la pose avec réalisation d’un contrôle de bon positionnement des implants à 3 mois [2]. Durant ce délai de 3 mois, la patiente doit bénéficier d’un autre mode de contraception. Une information claire, loyale et complète de la patiente est indispensable. I. MÉCANISME D’ACTION DE L’IMPLANT ESSURE® La procédure Essure ® permet une occlusion proximale des trompes de Fallope par des implants. L’implant Essure® est composé d’un alliage nickel-titane appelé nitinol. Ces micro-implants contiennent des fibres actives de polyéthylène de téréphtalate (fibres PET) qui vont progressivement permettre une occlusion complète de la trompe par 274 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page275 POSE D’ESSURE ® fibrose (Figure 1). Le délai d’occlusion est d’environ 3 mois, raison pour laquelle le contrôle est effectué après. L’implant déployé mesure 4 cm pour un diamètre de 1,8 mm, avec 24 spires (Figure 2). Figure 1 - Dispositif Essure® Figure 2 - Détail de l’implant Essure® 275 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page276 PANEL & COLL. II. TECHNIQUE DE POSE La procédure de pose des implants Essure® suit les consignes de pose du fabricant ConceptusTM : en première partie de cycle, en l’absence de saignement, chez une patiente sous contraception (orale ou dispositif intra-utérin). Il est conseillé de réaliser un test de grossesse au moindre doute. Les modalités d’hospitalisation et de lieu de pose diffèrent selon l’organisation et la logistique propres à chaque établissement, et le choix et les habitudes de travail du chirurgien. Un des intérêts de cette méthode est d’être facilement réalisable en ambulatoire et sans anesthésie [3]. En absence d’anesthésie, une prémédication associant paracétamol et AINS est conseillée, on peut lui adjoindre une benzodiazépine en cas de patiente particulièrement anxieuse [4]. Un bloc para-cervical peut être réalisé mais il n’a pas démontré de supériorité versus une prémédication orale [5]. Il existe désormais un consensus en faveur de la technique de Betocchi qui fait appel à la vaginoscopie, c’est-à-dire l’introduction de l’hystéroscope sans spéculum et sans pince de préhension cervicale [6]. La patiente est installée en position gynécologique. L’hystéroscope est introduit directement dans le vagin sans spéculum, arrivée d’eau ouverte, permettant de distendre progressivement les parois. Le col est repéré et cathétérisé par l’hystéroscope qui remonte dans la cavité utérine. Le premier temps consiste en une hystéroscopie diagnostique confirmant la faisabilité de la pose avec visualisation des deux ostia. Les implants sont ensuite introduits dans les trompes un par un et largués pour ne laisser apparaître dans la cavité qu’entre 3 et 8 spires. Sur un plan technique, il est important de bien veiller à visualiser la marque noire au niveau de l’ostium avant le largage de l’implant. La bague dorée apparaissant après rétraction de la gaine doit être à une distance d’environ 5 mm de l’ostium. La durée moyenne de pose est d’environ 10 minutes [7] mais passe à 6 minutes dans les équipes entraînées. Toute pose supérieure à 15 minutes impose une hystérosalpingographie de contrôle. Dans la littérature, le taux de succès de pose des implants est de 95 % [7]. Il convient d’avoir à l’esprit qu’on parle ici de succès de pose et non pas du succès de la procédure. En effet, la procédure ne peut être considérée pleinement satisfaisante qu’après le contrôle à 3 mois attestant du bon positionnement des implants. Dans le cas particulier des patientes porteuses d’un dispositif intrautérin, ce dernier est laissé en place lors de la procédure et ne gêne pas le geste technique [8-10]. De plus, il garantit la contraception jusqu’aux 276 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page277 POSE D’ESSURE ® 3 mois du contrôle. Par contre, en dépit de ces expériences cliniques positives, la recommandation actuelle est de retirer le dispositif intrautérin avant le geste. L’argument avancé est que le dispositif pourrait gêner la visualisation des ostia et ainsi diminuer les chances de succès de pose. Une façon de trancher est de réaliser un premier temps exploratoire de la cavité utérine, et de laisser le dispositif intra-utérin en place s’il ne gêne pas l’opérateur. De même, un geste associé à la pose d’implants Essure® est envisageable, même si non recommandé à ce jour par le fabricant. La réalisation d’une endométrectomie ou d’une résection de myome est possible lors de la pose d’implants Essure®, de même que la thermodestruction endométriale par Thermachoice® ou NovaSure® [11, 12]. III. CONTRÔLE À 3 MOIS La réalisation d’un contrôle à 3 mois est indispensable et fait partie de la procédure de pose des implants Essure®. La patiente doit en être informée. Ce délai de 3 mois correspond au temps nécessaire pour obtenir une fibrose réactionnelle en regard des fibres PET. La FDA (Food and Drug Administration) recommande de réaliser une hystérosalpingographie pour attester de l’occlusion tubaire. L’inconvénient de cet examen est d’être onéreux et potentiellement douloureux, ce qui conduit à une observance médiocre. Les études sur l’observance à l’examen de contrôle retrouvent des taux variant de 12,7 à 81% [13, 14]. Du fait d’une bonne corrélation entre la bonne position des implants et l’occlusion tubaire, la plupart des pays européens recommandent le contrôle à 3 mois par radiographie du bassin de face debout ou par échographie. L’interprétation du bon positionnement des implants sur la radiographie (Figure 3) répond à des critères stricts (courbe harmonieuse de l’implant, symétrie des 2 implants, alignement des 4 marqueurs, distance entre les extrémités proximales des implants inférieure à 4 cm), mais cette interprétation est difficile et sujette à caution [15]. Pour cette raison il est nécessaire que le contrôle soit effectué par le praticien qui a fait la pose et interprété en fonction des données du compte rendu opératoire. Le contrôle peut également se faire par échographie 2D ou 3D par voie endo-vaginale qui semble aussi pertinente que la radiographie 277 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page278 PANEL & COLL. pour confirmer le bon positionnement des implants [16, 17]. L’échographie doit montrer la présence des implants en position interstitielle. Au moindre doute sur le positionnement des implants, il ne faut pas hésiter à le confirmer par une hystérosalpingographie qui reste l’examen de référence. Les autres indications de l’hystérosalpingo graphie sont une durée de pose de plus de 15 minutes, une malformation utérine ou un antécédent de salpingectomie. Figure 3 - Critères d’interprétation du positionnement des implants Essure® sur ASP IV. COMPLICATIONS ET ÉCHECS DE LA MÉTHODE Les complications sont rares au décours de cette procédure : migration ou perforation par l’implant, rares cas de grossesses, rares cas de douleurs chroniques. La principale complication de la pose d’implants Essure® est la migration secondaire ou la perforation tubaire. La sensation doulou reuse n’est pas systématique et c’est le contrôle à 3 mois qui met en évidence la mauvaise position de l’implant (situation intra-abdominale, courbe non harmonieuse de l’implant…). La migration secondaire de 278 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page279 POSE D’ESSURE ® l’implant peut être liée à un implant poussé trop loin dans la trompe lors de la pose. Une étude française retrouve un taux de perforation et de migration secondaire de 1 % [7]. Dans ces cas, il est recommandé de procéder à une ablation de l’implant. Aucun cas de grossesse n’avait été rapporté dans l’étude pilote de 2001 [18, 19]. Par contre des cas de grossesses sporadiques ont été rapportés dans la littérature. Lors d’une communication en congrès, Lévy rapportait 748 grossesses colligées au niveau mondial par la société Conceptus, rapportées aux 497 305 implants vendus dans le monde, soit 1,5/1 000 [20]. En France, un travail sur les grossesses sous Essure® retrouvait un taux de 0,11 % de grossesses [21]. Les principales causes d’échecs, et donc de grossesse, étaient la mauvaise observance de la patiente (non-réalisation du contrôle à 3 mois, absence de contraception durant les 3 mois post-procédure), la mauvaise interprétation de l’examen de contrôle à 3 mois et le non-respect du protocole par le praticien. Des cas de douleurs chroniques ont été décrits [22]. Les principales causes étaient des malpositions ou migrations passées inaperçues au contrôle à 3 mois. V. CONTRE-INDICATIONS Les contre-indications à la pose d’implants Essure® sont rares : naissances ou interruptions de grossesse de moins de 6 semaines, l’incertitude quant au souhait d’interrompre sa fertilité, une grossesse en cours ou suspectée (pose en 2e moitié de cycle), les cervicites aiguës non traitées, les saignements anormaux non explorés, les traitements immunosuppresseurs (faute de données démontrant une fibrose tubaire effective dans ces cas). L’allergie au nickel n’est une contre-indication dans les recommandations de l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé remplacée depuis 2012 par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)) que si un test allergique est positif (excluant ainsi les eczémas de contact). L’équipe de Zurawin a analysé la réalité de l’hypersensibilité au nickel chez 273 000 patientes ayant eu une pose d’Essure® [23]. Seuls 12 cas potentiellement associés au nickel ont été rapportés, ce qui met donc l’incidence d’une réaction à 0,04 pour mille. 279 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page280 PANEL & COLL. L’implant Essure® est parfaitement compatible avec les IRM standard (jusqu’à 3 Tesla). À noter que l’image obtenue sera brouillée sur la région des implants (artefacts). VI. ASPECTS RÉGLEMENTAIRES Toutes les méthodes de stérilisation volontaire à visée contraceptive sont encadrées par la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001, art. L. 2123-1. Elle stipule que cette procédure ne peut être réalisée que sur une personne majeure ayant eu une information claire, loyale et appropriée sur le déroulement de la procédure et ses conséquences. Une information écrite est remise à la patiente ; un dossier du ministère de la santé est disponible et téléchargeable sur internet [24]. Un délai légal de réflexion de 4 mois est exigé entre la demande de stérilisation tubaire et la réalisation du geste. Un consentement écrit est signé par la patiente. L’avis de la HAS (Haute Autorité de santé) rendu le 31 octobre 2007 stipule que la méthode Essure® peut être proposée comme technique de stérilisation en première intention chez les femmes autour et après 40 ans, et que cette technique présente un intérêt pour la santé publique dans la prévention des grossesses non désirées. La stérilisation tubaire par pose d’implants Essure® est un acte chirurgical répondant à la codification CCAM JJPE001 (classification commune des actes médicaux). Cet acte ne peut être pratiqué qu’en établissement de santé public ou privé. Un arrêté de l’UNCAM (Union nationale des caisses d’assurance maladie) de 2010 déremboursait ce geste chez les patientes de moins de 40 ans, hormis contre-indication majeure aux dispositifs intrautérins, aux contraceptions hormonales ou à la grossesse. Le paradoxe de ce décret était de dérembourser uniquement cette méthode hystéroscopique pourtant plus rapide en termes de technique, d’hospitalisation et donc moins coûteuse que la classique stérilisation tubaire laparo scopique qui restait remboursée. Le 31 octobre 2012, un nouvel arrêté paru au Journal officiel rendait à nouveau possible la prise en charge de la stérilisation tubaire par méthode Essure® pour toute femme en âge de procréer [25]. Cet arrêté stipule également que les implants de stérilisation tubaire Essure® doivent être posés par un gynécologue-obstétricien expérimenté (> 5 femmes) justifiant d’au moins 5 procédures par an. 280 tc_11_Panel_bat3_jm_cngof09 12/11/13 11:24 Page281 POSE D’ESSURE ® CONCLUSION La stérilisation tubaire par mise en place d’implants Essure® est une méthode fiable et simplement réalisable sans anesthésie pour un praticien maîtrisant la pratique de l’hystéroscopie diagnostique et opératoire. Elle nécessite un respect du protocole de pose avec réalisation obligatoire d’un contrôle à 3 mois et une collaboration étroite avec la patiente qui doit être correctement informée du déroulement de la procédure. Bibliographie [1] United Nations department of economics and social affairs population division. World contraceptive use 2007. http://www.un.org/esa/ population/publications/contraceptive2007/contracepti ve_2007_table [2] Essure Permanent Birth Control Instructions for Use. 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