Livre en mode texte
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RITUEL
DU DIOCEZE
PAR MONSEIGNEUR L’ILLU ST RIS S IME
ET REVERENDISSIME MESSIRE
F r a n ç o i s
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F A U R E
Q-amie*^/
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Efpjiblie dans son DiocexS
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son (tutonte.
AAMIENS,
Chez. laVeuve deRoBERT HuBAULT,Imprimeur de Monseigneur
1’Eveque d^mienSjrueduBeau-puis, procbeS. Martin.
M. DC. L X X X V I I .
A VE C P R IVI legs du R qui n'ait T.
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F RANCO IS F AURE
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PAR la MISERICORDE DE DIEU
ET PAR l a grace DU S A I N T S I E G E
A POSTOLI QJJ E EVESQUE D'A M IEN S.
Aux Cure\y Vicaires, & autres Pretres de nutre Diocezg,
Salut
et
Benedxction.
’UN des principaux foins des prelats que Dieu a etablis pour gouverner son Eglise , doit etre de
prendre garde que les trefors celeftes qui lont entre les mains des
Passeurs 6c des Pretres , soient dispensez fidelement, &: que toutes les fondtions du ministere
facerdotal soient faintement exercees. pour
Nous acquitter entierement de ce devoir, mes
chers freres , Nous avons cru qu'apres vous
avoir donne un Breviaire &£ un Mifiel, dont le
premier enseigne la maniere de bien prier , &:
1’autre apprend a celebrer comme il faut la saintte Messe, nous etions indispensablement obligez
de vous donner au/si un Rituel , ou toutes les
regles & les inftrudtions necessaires pour 1’adminiftration des Sacremens, &C pour les autres son< 5tions Pastorales sustent contenues &C marquees
exadtement. II Nous a semble que ce seroit un
grand avantage pour les Curez les autres
a ij
Pretres, qui sont emploiez Sous notre autorite
a la conduite des ames , de trouver en abrege
dans un feul volume, presque toutes les choles
qui concernent le devoir de leur charge, le
veritable moien de prevenir les vaines excuses de ceux , qui pour couvrir leur negligence,
&; quelquefois leur ignorance , prennent pretexte qu'ils n’ont pas de quoi acheter les livres
necessaires a leur profession. Nous avons aussi
ete excitez a entreprendre ce travail , par le
desir de retablir dans notre Dioceze 1’uniformite des fondtions du ministere Sacre. Car
encore qu'il soit vrai , comme a fort bien dit
E p i s t . grand Pape Saint Gregoire 3 que la diverfite
Leand. des ceremonies qui paroit en differens lieux,
bien loin de prejudicier a 1’unite de 1’Eglise, ne
sert qu'a relever 1’eclat la beaute de cette
epouse celefte de J e s u s - C h r i s t j Nous avons
toutefois estime qu’il etoit du bon ordre, que
du moins dans toutes les Paroifles d’un même
Dioceze, gouverne par la même loi, par le
même Eveque, on y obfervat les memes regles,
& que les fondtions Ecclesiastiques s’y filent
de la même maniere. Or Nous avons souvent
remarque dans le cours de nos visites , qu’ii
s’est introduit a cet egard dans vos ParoifTes
des usages & des pratiques fort differentes, par
la diverfite des Rituels etrangers dont plusieurs
d’entre vous ont ete contraints de se servir,
a cause de la difficulte que l’on avoit de trou
ver des Exemplaires de celui qui a ete publie
cn lannee 1586. Et Nous n’avons pas cru pouvoir autrement remedier a ce desordre , que
par une Edition nouvelle &£ exadte du Rituel
particulier de ce Dioceze. Outre que tout ce
qui est en langue vulgaire dans 1’ancien , com
me le Prone, les exhortations, autres choses
semblables, est exprime dans un langage si eloigne de la maniere dont on parle maintenant,,
a cause du changement continuel de notre lan
gue , qu’on a de la peine a 1’entendre &C a le
concevoir. Cefontces confiderations, mes chers
freres, qui Nous ont engage aprester avoir consulte notreChapitre, dont les sentimens se sont
trouvtz conformes aux notres , a vous donner
cc Rituel que vous attcndcz & demandez depuis
si long-temps, II vous paroitra nouveau } parce
qu’il est augmente de plusieurs choses qui ont
ete omifes dans Tancien, auquel toutefois on
s’est presque entierement conforme pour les
prieres , &£ pour les ceremonies ; Et vous le
trouverez rempli de toutes les inftru&ions neccfTaires pour faire dans refprit de Dieu &C de
1’Eglise vos plusfaintes son<5tions^’est pourquoi
Nous vcus ordonnons de vous^fen servir inceffamment &C Nous vous defendons Fufage de
tout autre Rituel , trois mois aprester la publiction de notre presente Ordonnance. D o n n e' a
Amiens en notre Palais Episcopal, le premier jour
d’Avrilmil six cens quatre-vingt-sept.
FR.AN501S E. dAmiens.
Par Monfeigneur3 P i C a r d .
a iij
EJTTRAIT du P RIVI l e g s B V ROr.
R a n ^ o i s par la Mi/ericorde de Dieu , &. par
la grace du Saint Siege Apoftoliquc Evequed’Amiens • Nous avons permis 6t permettons par ces
PrefentesalaVeuve de R o b e r t H u b a u l t
Marchand Libraire demeurant en cet ce Ville
d’Amiens, d’imprimer ou faire imprimer , vendreSc debiter
le Rituel du Dioceze d’Amiens, nouvellcment augmente 5c
corrige , & ce par 1’espace de vingt ans , a cornmencer du
jour qu’il sera acheve d’imprimer , conformementaux Lettres
Patentes d u R o y , en datte du premier jour dejuillet 1677. que
Nous avons obtenues : Et dcfenfes sont faites a tous autres
Imprimeur St Libraire , d’imprimer ou faire imprimer, vendre
ou debiter ledit Rituel, /ans le consentement expres de ladite
Veuve Hubault, a laquelle Nous avons transfere le Privilege; & ce Sous les peines portees par ledit privilege. D o n n e '
a Amiens dans notre Palais Episcopal, le vingt-septieme
jour de Mars nui six cens quatre-vingt- trois.
♦.
Fran^ois E.
d’Amiens.
Par Commandcrncnt de Monfei^neur l’iRujlriffims
& Reverendi (fime Eveque d''Amiens,
P I C A R P.
I
)
E X P L I C A T I O N
DU CALENDRIER.
E mot de Calen- D E L ’ A N N E ' E E T
drier vient de cede ses parties.
Jui de Calenda s
dont les Romains
Solaire a douze
/e fervoient pour
mois 3 cinquante deux lemarquer Je premier jour de maines & un jour ; trois cent
chaque mois.
soixante cinq jours & six
On met dans le Calendrier, heures moins quelques minupremierement les Epa&es re- tes. C’est le temps que leSoleil
formeesj ensuite les lettres Do. met a parcourir les douze /Iminicales St celles qui mar- gnes du Zodiaque. Et parce
quent les Feries: puis le nom. que quatre fois six heures sont
bre des Calendes , des Nones un jour en quatre ans , on
& des Ides: enfin les jours de ajoute tous les quatre ans un
chaque mois avec les Fetes, & jour , & cette annee s’appelle
Biflextile a cause que l’on con
autres saintes Inftitutions de
te
deux fois le sixeime des Ca1’ E g l i s e .
lendes de Mars: mais d'autant
que Pannee n’a pas justement
l'annee
ij
Explic
365 jours & six heures, St qu’il
s’en faut dix minutes quarante
quatre fecondes, le Pape gre.
goire X I I I . reformant le Ca
lendrier en Pannee 1582. ordonna qu'en 400. ans on paf
serois trois annees centiemes
/ans les faire Biflextiles.
II n’y a aucune annee 'Bif/extile,que celles qui se peuvent
mefurer par quatre ^ par exemple,les annees 1700.1800.1900.
ne seront point Biflextiles: mais
les annees 1000. 1400. 1800.
le /eront.
des CALENDES
d e s Nones fg) des Ides.
les
,
anciens Romains avoient trois termes pour
marquer tous les jours de cha
que mois , les Calendes , les
Nones St les Ides. Et on s’en
sert encore aujourd'’huy dans
le Calendrier Ecclésiastique.
les Calendes sont le premier
jour de chaque mois. les Nones
/ont le septieme dans les mois
de Mars , de May , de Juillet
& d^&obre , &. le cinquieme
dans les autres mois. Et les
Ides sont le quinzieme dans
les quatre mois qui ont /ix
Nones , & le treizieme dans
ses autres qui n’en ont que
- quatre , parce que dans tous
les mois , il y a toujours huit
jours qui appartiennent aux
ATION
Ides, comme il y en a toujours
quatre ou six qui appartiennent
aux Nones. Comme on le peut
aisement observer dans la troificme colomne du Calendrier.
des CT C les.
E Cycle est une revolution de certains efpaces
de temps qu’on recommence
quand on est a la fin. il y en a
trois dont on se sert dans le Ca
lendrier , le Cycle lunaire ou
nombre d’or, le Cycle folaire
ou des lettres Dominicales, &
celqi des Epades.
L
du C r C L E L V N A 1 R E .
E Cycle lunaire ou nom
bre d’or est une revolution
de dix-neuf ans, inventee pour
accorder Pannee lunaire avec
celle du Soleil. On ne s’en sert
plus depuis la reformation du
Calendrier que pour trouver
les Epa&es courantes. On trouvera dans la Table des Fetes
mobiles la Correspondance du
nombre d’or avec les Epactes
pour soixante annees.
L
du C T C L E S O L A J R E .
E Cycle folaire ou des let
tres Dominicales , est une
revolution de vingt-huit ans,
au bout defquels les memes
lettres Dominicales reviennent
toujours dans le même ordre.
ces
L
d u C a l e n d r i e r .
iij
Ccs Lettres sont au nombre d’onze jours. ces onze jours
de sept, fcjavoir , A, B , C,
s’ajoutent tous les ans jusqu’a
D , E, F , G. Elles repondent trente $ & quand iis pallent
aux sept jours de la femaine,
trente , le nombre qui reste
&: s’appellent Dominicales , pardeflus trente est celui de
parce qu’a leur tour elles mar- l’Epade.
quent le Dimanche.
est a noter que quand l’ESi 1’annee n’avoit au juste pacte telle qu’elle soit correC
qu’un certain nombre de se- pond au dernier nombre d’or
maines, ces lettres seroient fixes dix-neuf, on doit. ajouter douze
pour marquer chaque jour de
au lieu d’onze ; & deplus , si.
la femaine, & la lettre Domi- 1’Epafte qui correfpond au
nicale ne changeroit point j!nombre d’or dix-neuf est l’Emais parce que 1’annee a cin-jpacte dix-huit, la fuivante qui
quante deux semaines & un est trente se marque par cette
jour, il arrive qu’elle finit par petite etoile *, a cause que
un même jour de la femaine dans la verite pas une Epadte
qu’elle avoit commence , & ne peut etre trente.
On se sert des Epa&es pour
qu’ainsi 1’annee fuivante retrouver
l’age de la Lune en
commence non plus par l e m e
me jour, mais par le fuivant. ajoutant a TEpacte courante le
Dans les annees Biflextiles nombre du jour du mois ou
il y a deux lettres Dominica, l’on est, & celui des mois pafl
les, dont Eunc sert depuis le fez , commendant a compter
premier de Janvier jusqu’au un par Mars : si le nombre
vingt-cinq de Fevrier, l’au- trouve est moindre que trente
tre depuis ce jour-la jusqu’a il donnera le jour de la Lune •
la fin de 1’annee.
& s’il passe trente , ce qui sera
pardefTus trente sera le jour
de la Lune •, que si en faisant
DE L'E P A C T E.
votre addition vous trouvez
E Cycle des Epa&es a ete trente tout juste , ce jour la
invente pour egaler dans sera celui de la non velle Lune.
1’d'usage civil le cours du Soleil Un autre moien tres-facile
qui comprend ordinairement
pour apprendre l’age de la
365. jours avec celui de la Lune i Lune par TEpacte , c’est de
qui n’en comprend que 354. S: remarquer en quel jour du
qui par confequcnt a moins mois est mise 1’Epafte couran-
L
i v
E x p l i c
te dans le Calendrier h car le
jour de chaque mois auquel
elle correfpond est durant toute cette annee la le premier
jour de laLune: il ne faut pas
oublier de remarquer, que selon la premiere maniere de
trouver 1’age de la Lune , on
ne doit commencer a conter
1’Epade courante qu’en Mars:
au lieu que felon la seconde on
la doit conter des Janvier.
des F EST ES.
L y a deux fortes de Fetes ;
les unes sont fixees a un jour
certain marque dans le Calen
drier ordinaire 5 les autres sont
mobiles , dont 1’echeance est
sujette a changer 5 celles-ci sont
marquees dans deux Tables
r
Dedant Taques.
A
T
I
apris Taqucs.
les Rogation*
37, jours
la Quadrageftmc 4$.
L’Afcenfion
40.
les Cendres 47.
la Pentecote
5°-
la Quinquagefime jo.
la Trinite
J 7-
la Scxagefime 57.
la Fete de Dieu 61.
les Rameaux 8. jours
la Septuagesime 64.
O
N
dont l’une est a perpetui te, &C
Tautre pour soixante annees
seulement.
Comme la Fete de Paques
se doit celebrer le Dimanche
aprester la pleine Lune qui fiiit
1’Equinoxe , elle change de
jour tous les ans ; &c toutes
les Fetes qui doivent preceder
ou suivre Paques d’un certain
nombre de jours , doivent
changer aussi. Telles sont la
Septuagesime, le jour des Cendres , 1’Afcenfion , la Pentec6te , &c. On verra dans la
Table fuivante le nombre re
gie des jours d’entre la Fete
de P&que, & les autres Fetes
ou jours mobiles qui la precedent, ou qui la fuivent en eoa.
tant les jours inclusivement.
les Quatre-Temps.
1. la femaine f>’aprc$ le Di
manche dela Quadragcfime.
t. Cclle d’aprester la Pentecote.
j. Cclle d’apr£s la S"? Croix.
4 Celle d’apiesla St* Luce.
L’Avent commcncc le Di
manche plus prochain de S.
Andre , & ce jour la même
quand il y cchct.
il ne faut scavoir que deux
choses, la lettreDominicale
1’Epade courante ; car par la
Correspondance de ces deux
bien entendre la Ta
ble fuivante intitulee: Ta Cycles , on trouve facilement
ble Pafcale nouvelle reformee, 6c infailliblement dans cette
EX P L J C A T J O N
de U Table Pafcale.
pour
E) U C A L
Table les Fetes mobiles a per.
petuite. Par exemple, vous fcjavez que la lettre Dominicale
de 1’annee 1689. est B. & que
1’Epacte courante pour cette
annee la est V I I I . chercliez
dans la Table Pafcale nouvelle reformee , une cellule ou
ces deux choses se rencontrent:
vous les trouverez dans la si
xieme , dans laquelle l’Epa<5te
V I I I . est en la troisieme li.
gne; ce qui vous apprendra que
1’annee 1689. la Septuagesime
sera le sixeime Fevrier : les
Cendres , le vingt - troisieme
Fevrier ; Paques , Je dixieme
d’Avril : 1’Afcenfion , le dixneufieme de May : la Pentecote , le vingt- neufieme de
May : le Saint Sacrement , le
neufieme de Juin: qu’il y aura
vingt-cinq Dimanches entre
Ja Pentecote St 1’Avent 5 &
que le premier Dimanche de
1’Avent sera le vingt-septieme
Novembre. Mais il faut bien
remarquer que quand dans les
annees Biflextiles on trouve
la Septuagesime ou le jour des
Cendres au mois de Janvier
ou de Fevrier: il faut y ajouter un jour plus que la Table
ne marque , St ne les mettre
que le lendemain du jour auquel elles devoient arriver :
contant cependant les autres
Fetes felon la rcgle generale.
E N D R I E R.
V
Par exemple, vous f^avez que
la lettre Dominicale pour l’annee 1691. est E St que l’Epa<5te est X 1 1 . vous les trouvez
dans la seconde cellule ou
1’Epacte X I I . est en la troi
fieme ligne ce qui par confrequent vous devroit faire
marquer la Septuagesime au
deuxieme Fevrier, 6c les Cen
dres au dix-neufieme Fevrier ;
mais parce que 1’annee 1691.
est Biflextile, ii faut remettre
la Septuagesime au troisieme
Fevrier , St les Cendres au
vingtieme, laissant neanmoins
les autres Fetes aux jours ou
elles sont marquees dans la
Table 5 fqavoir , Paques , le
sixeime Avril -y 1’Afcenfion , le
quinzieme May , St ainsi des
autres.
Unefautpas omettre de dire
a quoi sert 1’Epade noire 25.
marquee en plusieurs enoroits
dans la Table fuivante St dans
le Calendrier. C’est que lors
qu’elle concourt avec les nombrenard d’or qui sont au dessous de
12. comme 11. 1 0 . 9 . 8 . 7 . 6 . 5 - 4 .
3. 2.1. il faut se servir dans le
Calendrier de l’Epa£te X X V.
rouge- mais lorsque cette même
Epacte 25. noire concourt avec
les nombres d’or qui excedent
11. fcjavoir 12.13. 14. 15. 16. 17.
18.19. il s’en faut servir au lieu
de 1’Epade X X V . rouge.
c ij '
T A B L E
Lettres
Domi
ni cales.
P A S C A L E
Dipribution des Epacfes.
-
SeptlldgeJtme.
Jour des
Cendres.
i», u. io. 19. 18 17 16.
ij. 14. i). 11 u. 10 9 .
8. 7. 6. 5 . 4. J - 1.
1 . * 29 ’.8.2 7 2 6 . z j . i j . 1 4 .
18. Janvier. 4. Fevrier.
2 j . J a n v i e r . 11. F e v r i e r .
1. Fevrier. 18 Fevrier.
8. F e v r i e r . 2 5 . F e v r i e r .
4. Mars,.
ij. Fevrier.
E
i). 11.
1 1 . 10. 1 9 . 18. 1 7 - 1 6 . * ; •
1 4 . I J . U r U. I O . 9. 8 .
7. 6. j. 4* }* i*
* 19 18. 17.16 2j. if- 14.
19. Janvier. j. Fevrier.
16. J a n v i e r . 1 2 . F e v r i e r .
2. Fevrier. 19. Fevrier.
9. Fevrier. 26. Fevrier.
j. Mars.
16 Fevrier.
F
i). 11. 11.
1 0 . 1 9 . ( 8 . 1 7 . t £ . ij. 1 4 .
i}, n. 11. 10. 9. 8, 7.
4. j . 4 . J. Z . I «
* 19. l8. 17. 1*. 2 J . IJ-
20. Janvier, 6. Fevrier.
27. janvier. 13. Fevrier.
3. Fevrier. 20, Fevrier.
10. Fevrier. 27. Fcvrrer.
1 7 . F e v r i e r . 6. M a r s .
D
7. Fevrier.
14. Fevrier.
21. Fevrier.
15. Fevrier.
7. Mars.
1 9 . 1 8 . 1 7 . J6 I j . 1 4 - i j .
1 1 i i . 1 0 . 9. 8 . 7 - 6.
f. 4 . } . 1 . I . * *9 1 8 1 7 . 16. z j . i j . » 4- *
2r. Janvier.
28. janvier.
4. Fevrier.
11 Fevrier.
18. Fevrier.
A
23. zi. zi. 10- >91 8 * 1 7 . 1 6 . ij. 1 4 . i j «
11. io. 9. 8. 7* 6* f*
4. j. x. 1. * 19»7.16- ij- zj. Z4-
22. Janvier. 8. Feviier.
19. Janvier. ij. Fevrier.
j. Fevrier. 2i. Fevrier.
12. Fevrier. 1. Mars.
8. Mars.
19. Fevrier.
B
zj. 11. 11 10. iy. 18.
1 7 . 1 6 . ij. 14 i j . n * * * •
1 0 . 9. 8 . 7 . <• 5- 4*
j. 1. 1 # 19 18 17.
ltf. 25. ij. 14.
2 3 . J a n v i e r . <j. F e v r i e r .
30. Janvier. 16. Fevrier.
6. F e v r i e r . 23. F e v i i e r .
2. Mars.
13. Fcvrief.
20. Fevrier. 9. Mars,
C
z j . * t . i i . z o . 1 9 1 8 - ‘ 7*
16. i j . 14 i j . 1 1 . u* IO*
9 . 8 . 76. j . 4- *•
z . 1 . * 19.1 8 . z 7 * a j *
ij. 14.
24. Janvier.
31. Janvier.
7, Fevrier.
14. Fevrier.
11. Fevrier^
1) . 11. 11. I O .
G
10. Fevrier. 1
17. Fevrier. |
24. Fevrier. j
3. Mars.
10. Mars.
N O UVE L LE REFORME'E. vij
Tdgues.
AJcen/ion. Tentecote.
Saint
Sacrement.
22. Mars
29. Mars
f. A v r i l
12. Avril
19. Avril
30. Avtil
7. May
14. May
zr. May
28. May
10. May
17. May
24. May
31. May
7. Juin
i 1. May
28' May
4. Juin
11. Juin
«S. Juin
18.
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23. Mars
30. Mars
6. A v r i l
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1. May
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22. May
29. May
11. May
18. May
2j. May
1. Juin
8. Juin
22. May
29. May
j. Juin
12. Juin
19 Juin
28.
£4.Mars
2. May
31. Mars 9 May
7. Avril 16. May
14. Avril 13. May
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14. May
21. May
28. May
4. Juin
11 Juin
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8. Juin
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3. Avril 12. May
10. Avril 19. May
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24. Avril 2. Juin
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22. May
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12 Juin
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2 Juin
9. Juin
16. Juin
13. Juin
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du Sei- Domi bre Ep acies Septuagejime
gneur ni cales d'or
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1694
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1696
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1697
1698
1699
1700
1701
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1708
1709
1710
1711
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16
des
Cendres
Paques
XVI
XXVII
VIII
XIX
I
26. Jan. 12. Fev.
15» Fev. 3. Mars
6. Fev. 23. Fev.
8. Fev.
^i.Jan.
ir. F^v. 28. Fev.
30. Mars
18. Avril
10. Avril
16. Mars
I5- Avril
XII
XXIII
IV
XV
XXVI
3- Fev. 20. Fev.
4. Fev.
i8.Jan.
24.
Fev.
7- Fev.
30. Jan. 16. Fev.
*9- Fev. 7. Mars
6. Avril
11. Mars
11. Avril
3- Avril
22. Avril
VII
XVIII
XXIX
IX
XX
3. Fev. 20. Fev.
7* Avril
Jan. 12. Fev.
ij. Fev. 4. Mars
7- Fev. 24. Fev.
23-J an . x9- Fev.
30.Mars
19- Avril
11. Avril
27. Mars
I
12. Fev. 1. Mars
XII
4. Fev. 2i. Fev.
6. Fev.
X X I I I 20. Jan.
IV
8. Fev. 25. -Fev.
31. Jan. 17. Fev.
XV
16. Avril
8. Avril
23. Mars
12. Avril
4- Avril
1
XXVI
VII
XVIII
*
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XI
24. Avril
8. Avril
31. Mars
20. Avril
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20. Fev. 9. Mars
j. Fev. 22. Fev.
27.Jan. 13. Fev.
16. Fev. 5. Mars
1. Fev. 18. Fev.
24.Jan.
12. Fev.
28. Jan.
17. Fev,
9 Fev.
10. Fev.
1. Mars
14. Fev.
6. Mars
16. Fev.
7 Mars
1
16. Avril
1. Avril
21. Avril
12. Avril
FESTES MOBILES.
Ans
Afccndu Sei.
Jion
gneur
Pente.
cofle
Saint
Sacrement
18. May 29. May
1687 8. May
1688 27. May
6. Juin 17. Juin
1689 19. May 4 29. May
9. Juin
l 1690 4. May 14. May 25. May
1691 24. May
3. Juin 14. Juin
1692
169 3
1694
1695
1696
15. May
30. Avril
20. May
n. May
31. May
15. May
J. Juin
10. May 21. May
30. May 10. Juin
22. May
2. Juin
10. Juin 21. Juin
1697 16. May
1698 8. May
1699 28. May
1700 10. May
1701
f. May
16. May
6. Juin
18. May 29. May
7. juin
18. Juin
30. May 10. Juin
15. May 26. May
1702
1703
1704
1705
1706
4. Juin
27. May
11. May
31. May
23. May
25. May
17. May
i. May
21. May
13. May
1707
2. Juin
1708 17. May
1709 9. May
17x0 29. May
1711 14. May
15. Juin
7. Juin
22. May
11. Juin
3. Juin
12. Juin 23. Juin
27. May 7. Juin
19. May 30. May
8. Juin 19. Juin
24. May 4. Juin
171-1 5. May 15. May 16. May
1713 25. May 4. Juin 15. J uin
1714 xo. May 20. May 31. May
9. Juin 20. Juin
17/5 30. May
1716 21. May 31. May 11.Juin
ix
Dimacbes Premier T) iaprester la manche de
Pentecbte l'Avent
27
24
IJ
28
30. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb,
3 Decemb.
2. Decemb.
16
18
30. Novemb.
29. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb.
2. Decemb.
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30. Novemb.
29. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb.
3. Decemb.
2. Decemb.
30. Novemb.
29. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb.
2. Decemb.
1. Decemb.
30. Novemb.
29. Novemb.
27. Novemb.
3. Dccemb.
2. Decemb.
#
1. Decemb.
29. Novemb. j
T A B L E
Ans Lettres Nom
du Seu Domi bre
gneur nicales d'or
d e s
Epaffes Septuagejime
IotOS
des
Cendres
Paques
1717
1718
1719
1710
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XXVIII
IX
XX
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24. Jan. 10. Fev.
2. Mars
13. Fev.
5. Fev. 22. Fev.
28. Jan. 14. Fev.
26.Fev.
9. Fev.
28. Mars
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24-Jan.
18. Fer.
10. Fev.
13- Fev. 1. Mars
28. Jan. 14. Fev,
6. Mars
17. Fev.
28. Mars
16. Avril
1. Avril
ZI. Avril
VII
9. Fev. 26. Fev.
X V I I I 25. Jan. 11. FeV.
*
2. Mars
13. Fev.
5- Fev. 22. Fev.
XI
X X I I 21. Jan. 7. Fev.
3- Avril
28. Mars
17. Avril
9- Avril
25- Mars
III
XIV
XXV
VI
XVII
XXVIII
IX
XX
I
XII
1. Fev.
10. Fev.
1. Fev.
21. Fev.
6. Fev.
29. Jan.
27. Fev. J3- Avril
18. Fev.
f- Avril
10. Mars iS- Avril
23. Fev. io. Avril
1. Avril
15. Fev.
1 17. Fev. 6. Mars
I 2. Fev.
19. Fev.
25. Jan.
14. Fev.
29. Jan.
J
11. Fev.
2. Mars
15. Fev.
X X I I I 21. Jan. 7. Fev.
IV
'10. Fev. 27. Fev.
XV
2. Fev. 19. Fev.
X X V I 14. Fev. 3. Mars
VII
23. Fev.
6. Fev.
2T. Avril
6. Avrii
29. Mars
17. Avril
2. Avril
5- Mars
2
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18. Avril
10. Avril
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se S T E S MOBILES.
Ans
Afccndu Sei- Jion
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18. May
9. May
22. May
16. May 27. May
5- Juin 16. Juin
28. May 8 Juin
19. May 30. May
1. Juin 12. Juin
1722
1723
1724
1725
1726
14. May
6. May
25. May
10. May
30. May
24. May 4.Juin
16. May 27. Ma)
4. Juin 15. Juin
20. Mav 31. May
9. Juin 20. Juin
x 2
22. May
6. May
16. May
18. May
3. May
1. Juin 12. Juin
16. May j.-). May
5. Juin 16. Juin
28. May 8 J uin
13. May 24 May
22. May
14.
May
1733
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1734
1735 19. May
1736 10. May
12.Juin
1. Juin
24. May 4. Juin
13. Juin 24. Jum
29. May 9. J uin
20. May 31. May
1737 30. May
77
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1729
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1741
15. May
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11. May
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25. May 5 Jum
17. May 28. May
5. Juin 16. Ju.n
21. May 1. Juin
1742
3. May
23. May
14. May
27. May
19. May
13. May 24. May
2. Juin 13. Juin
24. May 4. Juin
6 Juin 17. Juin
29. May 9. Juin
1743
1744
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Dimachcs Premier Diaprester lamanche de
Pentecbte L'Avent
27
24
26
27
25
2.6
2-7
2-7
24
25
27
24
26
28
25
26
23
25
• 27
24
26
27
24
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28
25
26
24
25
i
28. Novemb.
27. Novembi
3 Decemb.
2. Decemb.
30. Novemb.
29. Novemb.
28. Novemb.
3. Decemb.
2. Decemb.
1. Decemb.
30. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb.
3. Decemb.
z. Decemb.
30. Novemb.
29. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb.
i. Decemb.
i- Decemb.
30. Novemb.
29. Novemb.
27. Novemb.
3. Decemb.
2. Decemb.
1. Decemb.
29. Novemb.
28. Novemb.
27. Novemb.
1
J A
JEpad. Lettr. J o u r s d u
iDom. mois
*
A Cal. i
2
xxix b
iv
xxviij
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d 5rid.
e Sion.
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4
5
6
7
N
V
I
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R .
la Circoncifion de N S. doub. de i. clafT
L’Odave de Saint Estienne. double avec
mcmoire des Odaves*
L’Od.des.Jean,doub.avec mem. deTOd.
des SS. innocent, & de S" Genevieve,
L’Odave des Saints innocent , double.
la Vigile de 1’Epiphanie sans jeune.
L’f:piplianie , double de z. clafle.
Odave. f
Odave. | L e D i m a n c h e c f a n * l * O A a v e d e
9 Odave. j 1’ E p i p h a n i e , b F e t e d u B a p t e m e d e
Odave. * N o t i e S e i g n e u r , d o u b l e , a v e c m e m .
IO
Odave.
| Dimanche & de l’qui n'ait&ave.
ii
Odave. i.
12
L’Invention
du corps des. Firmin, double
13
de i. clafT, avec mem. de l’Od. de 1’Epip.
S. Hilaire Eveque & Conf. femid. avec
r4
mem. de Saint Felix Pr^tre & Martyr.
S. PaulHermite, mem. des. Maur Abbe.
C Le i. Dimanche aptes P-Epipb. la Fclic du
16
d e | e h i s , d o u b l e , m e m . d u Dim.
17 S. Antoine Abbe, avec mem. de S.Sulpice
[ Ev. St Conf.
18
8
19
S. Fabien & S. Sebaftien Mart. double21 Sainte AgnesVierg. & Mart. femidouble.
g
A
S. Vincent Martyr,
22
XJ
x
23 Sainte Emerentiane Vierge & Mart,
b
S. Timothee Eveque & Martyr.
c
ix
24
la Conversion de S. Paul Apotre,double.
d
viij
vij
2 6 S. Polycarpe Eveque & Martyr.
e
S. Jean ChryfoftomeFveq. & Conf. d o u b .
f
vj
17
avec mem. de S. Julien Ev. & Conf
Sainte
Agnes pour laSeconde fois.
v
28
g
A
S. Fran^ois de Sales Eveq. & Conf.femid.
29
iv
b
30
“j
c «JPrid. 1 31 Sainte Ulphe Vierge, double.
20
R I E R .
FEV
Epacles Lettr. Jours du
mois
Dom.
xxix
'
Calj
'd
1 S. Ignace Eveque & Martyr.
xxviij
e iv 2 la Purification de la Sainte Vierge,doub.
de z. clafle.
xxvij
S.
Blaife Eveque 8t Martyr.
f
3
r”j
ij. x x v j g Pnd. 4
X X V . X X I V A Non 5 Sainte Agate Vierge & Mart. femid.
xxiij
b
viij
6
XXlj
c Vlj 7
xxj
d
8
vj
XX
e
V
9
xix
f
iv 1 0
C les j e unes des Quatre - Temps, aprester
xviij
1
1
g
“j
l Le i. Dimanche de Careme.
xvij
A Pnd. 1 2
xvj
b tdrb
XV
c xvj H
xiv
d
XV
if
xiij
e xiv 16 S. Honefte Pretre & Martyr, femid.
xij
xiij 17
f
xij
18
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g
X
A xj
19
ix
20
b
X
viij
ix
X
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d viij 2 2 la Chaire de S. Pierre a Antioche jdouble.
VJ
23
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v'j
V
2
f
vj
4 Saint Mathias Apotre, double.
iv
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j
V
A
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iv
\z6
b
i]j
g
1c
z7
Prid. 128
Dans les annees Bilftxtiles , Fevrier a 29. jours. la Fete de
Saint Mathias est le 25. St la lettre Dominicale qui a montre
le Dimanche, depuis le commencement de Janvier jusqu’a cet
endroit se change en celle quilaprecede *. comme si en Janvier
A etoit la lettre Dominicale, elle se doit ici changer en G. qui
est la prccedente felon 1’ordre des sept lettres Feriales.
I Jj
M
Epad. Lettr. Jours du
Dom, mois
!»
d Cal.
1
e
xxix
1
vj
xx viij f
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3
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xxvij g
4
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xxvj
5
25, XXV b Prid. 6
xxiv c Non. 7 S -
A
R
S
.
* — ------- — * - ------ — --- -
des Saintes Perpetui & Felicite Martyres.
xxiij
XXlj
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XXJ
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A
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8
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12 S
l*£glise > double.
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13
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d Idib.
e xvij 16
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26
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29
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■ ^ 3°
f [Prid. 1 31
d
de seconde clafle.
{ Le lendemain du Dimanche de Qtiafimodo,
• s s e f a i t l a F e t e d e l a D e c o l l a t i o n d e S a i n t Jcan
C. B n p t . d o u b l e de s e c o n d e c l a f l e .
AV
R I L.
Epa&es Lettr. Jours du
>
Dom. mois
xxix
S. Jacques Apotre , double , avec mem. de
g f Cal.
Saint Valery Abbe.
iv
A
z
S.
Franqois
de Paule Confeflewr , femid.
xx viij
Xxvij b «j
3 I
2.J. xxvj c Pnd. 4 S. Ambroife Eveque , Confeffeur & Docteur
de l’Eglise, double.
xxv.xxiv d Non. 5
e viij 6
xxiij
xxij
f vij 7
xxj
8
g vj
v
XX
A
9
xix
b iv
ro
xviij c iij
I I S. Leon Pape & Confefleur.
xvij
d Prid. iz
xvj
e Idib. »3 Saints Tiburce, Valerien &: Maxime', Mart.
xv
f xviij '4
(T xvij
xiv
5
xiij
A xvj 1 6
b xv 17
xij
c xiv 18
*j
X
d xiij 19
ix
e xij 10
viij •
f xj 21
vij
X
22
ix 23 S. George Martyr, femidouble.
vj
v
viij *4
iv
c vij 25 S. Mare Evangeliste,, double.
Grandes Litanies,
abfi::ience.
d vj 16 S. Ciete Pape Martyr.
v
i e
ij
*7
iv
|
f
S. Vital Martyr.
28
i*
ijj
29 j S. Pierre Pretre & Martyr.
ig
xxix I A Prid^o 1
i?
M A Y .
Epa&cs Lettr. Jours du
f L e r . D i m . * p r £ » ! * s C a l e n d t f * de M a y > ( i
\ f a i t ! a F e t e d e 1’ l n v , d e l a S a i n t e C t o i x c f o u b .
Dom. mois
xx viij b Cal. t S. Pliilippes & S.Jaeques Apotres,double.
c vj
t S. Athanafe EvSq. & Conf. femid. mem. de
xxvij
S. Germain Mart.
SS.
Alexandre , Evence, Theodule Mart. &
v
d
xxvj
3
1
juvenat Ev6q. & Confefleur.
SS
Ache & Achoeul, Mart. femid. avec mem.
tj.xxv. e iv
4
de Sainte Monique veuve.
,
f
xxiv
S
“j
S. Jean Porte Latine, double.
Prid.
xxiij
g
61
A Non. 7
xxij
*«*
b
8
viij
xxj
c vij 9 la Tranfl. de S. NicoIasEv. & Conf femid.
XX
fem
avec
d vj
10 S.GregoiredeNazianze,Ev.&.Conf.
XIX
mem. des SS. Gordien &. Epimaque, Mart.
e
v
11
Xviij
f iv
11 SS. Neree, Achilee&DomitilleV. &Pancraxvij
ceMartyrs, femid.
<T ij
^ l e s 3 . j o n r s a v a n t 1’ A f c e n f . s o n t l e s R o g a t .
x*j .
j. 13
avec abftinence.
A Prid. H
XV
( L e S a m e d i a p r e s t e r 1’ A f c e n f . f e f a i t l ’ O f f i c e d e *
b
Idib. 15
xiv
joyes de la Sainte Vierge, avrcmem de l’Odt.
c xvij 16
xiij
la Fete de S. Honore Ev & Conf. (e fait
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D
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m
anche dans l’C&Jve de 1 Afc double de
xvj
xij
17
c
l
a
f
l
e
,
a
vec mrrr> du Dimanche seulement.
e X V 18
*j
f xiv *9 S. Pierre Celeftin Pape, &. Conf. 6c mem,de
x
1!
S. Ives Pictre &. Conf.
ix
g xnj 20
les jcunes des Quatre-Temp 3 la femaine
A xij 21
viij
b xj 22
vij
1' aprester la Pentecbte.
c
X
vj
*3
d
ix
v
e viij l5 S. Urbain Pape &; Mart.
iv
f
vij 26
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*7
g vj
A V
28
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b
iv
xxix
xxviij
c
d
*9
30
Pnd 3 »
J
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I
N
.
Epa&es Lettr. Jours du
Dom. mois
xxvij
e Cal. 1
15. xxvj f iv
1 SS. Marcellin,Pierre, &Erafme Maft;
xxv.xxiv g «j
3
xxiij
A Prid. 4
Xxijb Non. 5
viij
xxj
c
6 S. Claude Eveque & Conf. double.
XX
d vij
7
'xix
e vj
8 S. Medard Eveque 5c Confefleur.
xviij
f v
9 SS. Prime & Felician Martyrs.
xvij
g iv 1 0
xvj
A iij
11 S. Barnabe Apotre, double.
J
XV
b ri d. n SS. Bafilide, Cirin, Nabor & Nazare Mart.
xiv
c l dib.
13 SS. Valere & Rufin Martyrs.
xiij
d
xviij
S. Baflle Eveque & Confefleur, 'cmidouble.
H
i ..
Xij
e xvij
SS. Vite,Modeffce & Crefcence Martyrs.
XJ
f xvj 16 SS. Cyre & Julitte Martyrs.
X
g XV J7
ix
AI xiv 18 SS. Mare St Marcellin Martyrs.
viij
b xiij l9 SS. Gervais & Protais Martyrs, femid.
vij
c xij 10
VJ
d xj 11
v
X
11 S. Paulin Eveque & Confeffeur.
e
iv
f ix... 23 Veille & jeune.
ij j
g VIIJ 24 la N^tivite de Saint Jean Baptiste, double
de i. clafle.
A| vij 25 De 1’Octave de la Nativite de S. Jean.
U
b vj 16 De 1 O&aveavec m»rmoire des SS. Jean &
J
Paul freres Martyrs.
*
c
27 L’Invention des SS. Fulcien & ces Compag.
V
Mart.doubie , avec mem. de J’qui n'ait£tave.
Xxix
d iv 28 De TOclave, & Veille avec jeune.
Xxviij
S. Pierre & S. Paul Apotrcs, doub. dei. cl.
e “j 29
Xx vij
Commemoration de S. Paul Ap6t.(jolible,
f Prid. 30
avec mcmoire <le 1’Ocfcave de S.Jean,
J U I L L E T.
Epactes Lettr.
Dom.
xxvj g Cal.
2 j. XXV A VJ
xxiv
xxiij
xxij
xxj
XX
xix
xviij
xvij
xvj
XV
xiv
xiij
xij
xj
X
ix
viij
vij
vj
V
3
b V
c iv
4
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e Pnd. 6
f Non 7
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viij 8
A vij 9
b vj
IO
c v
ii
d iv (2
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13
f Prid. '4
cr [dlb.
a
A xvij 16
b xvj *7
C
XV
18
d xiv *9
e xiij 20
f xij 21
iv
g
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jij
b
'j
j*
c
xxix
xxviij
xx vij
ij.xxv
Jours du
mois
,i,
Oftave de S. Jean Baptiste, double.
1
LaVifaation de la Sainte Vierge, doub. &
i
mem. des SS. Proceffe &. Martinien Martyrs.
d
e
f
g
A
b
22
X
23
translation de S. Martin Ev. & Conf. femid.
S. Thibaut Conf. 5c Hermite.
r Le z. Dirrnnche de Jui!!et, se fait la Dedicaee de
*< toutes les Eglifcs du Diocezcd’Amicns, double
C
de i. clafle.
les sept freres Martyrs.
S. Norbert Eveque & Confefleur.
SS. Nabor & Felix Martyrs.
S. Bonaventure Eveque & ConfefT femidS. Vaft Eveque & Confeffeur.
S. Alexis Confeffeur.
Sainte Marguerite Vierge & Martyre.
Sainte Praxede Vierge.
Sainte Marie Magdelcine, double de i. elafle.
S. Apollinaire Eveque & Martyr.
ix 24
viij . 25 S. Chriftophe Martyr.
vij 2 6
Sainte Anne Mere de la Sainte Vierge, femid
2
vj
7
28
V
iv 29 Sainte Marthe Vierge, femidouble.
»j 30 Saints Abdon Sennen Martyrs.
Pnd. 3i S. Ignace ConfefT femid. fic mem. de Saint
Germain Eveque & Confefleur.
Epaitcs
A O U S T.
J£p*cieS Lettf. Jours du Lc i. Dimanche d’Ao«ft , Ce ftfr t* Fete de !a
Dom, mois /Transfiguratio» de N.S. double, meor, du Dim.’
c
xxv.xxiv
S. Pierrc aux Iiens, femid. ti memoire des SS.
Cal. 1 I
| Machabees Martyrs.
iv
Jcxiij
z S. Estienne Pape & Martyr,
xxij
e ]1J
3 jlnvention de S. Estienne i. Martyr, femiJ.
xxj
f Prid. 4 S. Dominique Confefleur, femidouble.
xx
g Non J
viij 6
SS. Sixte , Felicillime St Agapite Martyrs.
xix
b vij 7 S. Donate Ev£que St Martyr.
xviij
c vj
xvij !
S. Cyriace & ses Compag. Martyrs.
8
d v
S.
Romain
Martyr.
xvj
9
e iv
xv |
10 S. Laurent Martyr, double.
f
xiv 1
S. Tiburce St Sainte Suzanne Martyrs.
5rid. IZ Sainte Claire Vierge.
xiij
S
a! tdib.j 13 SS. Hippolite St Caifien Martyrs.
Xij
b xix J4 Veille St jeune, mem,, de. Eufebe Conf.
c xviij
x
L’AfTbmption dc la Sainte Vierge, double
Solennel.
ix
xvij 16 De J OAavede 1’AlIbmption , & memoire de
Saint Rodi.
e xvj 7 De 1’Octave.
iriij
f
vij
18 De 1’Octave, & memoire: «de S. AgapitMart.
xiv 19 De 1’Octave.
Vj
xiij zo
.V
iv
xij ZI De 1’Odave.
c
zz
L’Oct. dePAfTompt. dc IaSte Vierge, double
& mem. des SS. Tymothee, Hyppolyte St
x
[ Symphorien Mart.
e ix
S. Barthelemy Apotre, double.
*
viij
S. Loiiis Roi de france Conf, double.
Hxix
vij
z<?
g
xxviij A vj 27
Xx vij b
v z8
S. Augustin Eveq. St Conf. StDoct. de 1JEglise, doub. St mem. de S. Hermete Mart.
c iv *9
xxvj
15. X X V
“j 30 SS. Felix St Adaucte Martyrs.
e Pria.
xxiv
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si
11
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1
XV
b
xj
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23
j
24
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25
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3i
S E P T E M B R E .
Epades Lettr. Jours du
y
Dom, mois
I
xxiij
S. Gilles Abbe,fit mem. de S. Leu Eveq. &
f Cal. i
cr
xxij
u [ Conf.
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f
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i
t la t-ete
xxj
3
< de S. Firmin Rveque d’Amiens & Confeffeur ,
XX
b Prid. 4
(. double. de i, claffe.
C Non> 5
XIX
xviij
d
viij 6
xvij
e vij 7 S. Adrien Martyr.
tc
xvj
f
vj 8 la Nativite de la S Vierge. doub. de i. cl.
XV
g V 9 De 1’Odave, & mem. de S. Gorgon Martyr.
xiv
A iv IO DePOdave/rfZfw.des.Nicolas deTol. Conf,
xiij
b “j ii De 1’Odave ,$c memoire des SS. Prothe &
Hyacinthe Martyrs.
xij .
c Prid. 12 Del Ocl. r Le 3. D i m . d e S e p t . on f a i t l a F e t e
d Idib. 13 De rOct. -s de 1' E x a I t a t i o n d e l a S a i n t e C i o i x ,
*j
x.
e xviij ‘4 DeTOd. ^ d o u b . & m e m . d u D i m . & d e T O f S t .
5
les jeunes de: Quatre - Temps aprester le
4 troijicme Dimanche de Septembre.
ix
xvij
f
L’Odave de la Nativite dc la Sainte Vierge,
doub. & mem. de S. Nicomede Martyr.
viij
xvj
16
SS.
Corneille & Ciprien Ev. & Mart. femid.
S
& mem. des SS. Euphemie, Lucie & GemiA XV 17 S. Lambert Eveque & Mart. [ nien Mart.
Vij
b xiv 18
*j
t
v
c xiij '9 SS. Janvier Eveq. & ses Compagnons Mart.
iv
d
xij 10 Veille & jeune , mem. de S. Eustache &
ses Compagnons Martyrs.
21
e
S.
Mathieu Apotre St Evangeliste, double..
xj
“j
X
22
f
S. Maurice fit ses Compag..Mart,femid.
'j
ix
2
SainteThecleV.
& Mart.& mem. des. Lin
j*
3
S
A viij 24 Veille & jeune.
J Pape & Martyr.
xxix
b
vij
la Decolation de S. Firmin Mart. & premier
.
Eveq. d’Amiens, double Solennel.
e v j 2 6 De 1’Odave de S. Firmin.
xxviij
d
xx vij
v *7 De 1’Odave }& memoire de S. Cofme & S.
2J. xxvj e iv iS De 1’Odave.
[ Damien Mart.
f
Dedicacede
S.
Michel
Archange,
double.
xxv.xxiv
“j
sxiij
g ? r id. 30 S. Hierome Conf. 5c.Dod.doub. & mem.
de ma.
O C
Epa&es Lettr. Jours du
T
O
B
R
E
Dom. mois
xxij
xxj
A
b
Cal
vj
S. Remy Eveque & Confefleur, double.
Octave de S. Firmin Eveque 6c Mart. doub.
& memoire de S. leger Eveq. Mart.
i
2
c
V
3
d iv
S. Franqois Confefleur, double.
xix
4
e iij
xviij
5
f Prid. 6
xvij
S• Bruno Confefleur.
cr Non.
xvj
S.
Mare Pape Conf. & mem. des SS. Serge,
&
7
Bacche, MarceI & Apule'e Martyrs.
XV
A viij 8
b vij 9 SS. Denis, Ruftic & Eleuthere Mart. femid.
xiv
&. mem. de S. Riquier Abbe.
c vj
xiij
L’Entree de S. Firmin Martyr en la Ville
ro
d’Amiens.
v
d
ii
xij
e
iv 1 2
xj
X
f iij
i3
cr Prid.
ix
S. Callifte Pape & Martyr.
14
viij
S. Vvlfran Eveque & Confefleur, femid.
A Idib. J5
vij
la remise des Reliques de S. Firmin Mart.
b xvij 16
dans la chaste d’or & mem. de S. Lucien &
c xvj *7
SainteTherefe Vierge, femid [fesCompag,
vj
d XV 18
S. Luc Evangeliste, double.
v
c xiv T9
iv
f xiij 20
j,'j
cr
S. Hilarion Abbe & mem. de Sainte Urfule
t> xij 21
[ & ses Compag.
a
xj 22
j
*
b
S. Domice Conf. & Chan. d’Amiens, Jouble.
X
23
S. Romain Eveque & Confefleur.
ix 24
xxix c
d viij 25
SS. CrepinSc Crepinien Martyrs, femids
xxviij
e
vij
xxvij
26
f
Veille St jedne.
XXVJ
vj 27
V
XXV g
28
S. Sirnon & S. Jude Apotres, double.
xxiv A
S. Salve Eveque & Confefleur, femid.
iv 29
[ & jeune.
xxijj b
iij 30
. c Prid. 31
Xxij
S. Quentin Mart. femid. le même jour Veille
XX
-
o ij
NOV
Jpactes Lettr. Jours du
D.;m. mois
E M B R E.
d | Cal ' | i la F£te de tous les Saints, doub. Solenrtel.
• ' XX
iv z la Commemoration des Mem, double.
e
xix
f , ij i. 3 De lvOdave de tous les Saints..
xviij
g jPrid 4 S. Charle-s Eveque & ConfefT double*
& mem. de 1’Odave.
iNon •5 De 1’OAave.
xvij
lab
XVJ
viij 6 De 1’Odave, & mem. de S. Leonard Conf.
XV
c
V1 j
7 De 1’Odave.
d
xiv
8 L’Ottave de tous les Saints doub. gc mem»
vj
des quatre Couronnez Martyrs.
e
xiij
v
9 S. GeofFroy Eveque d’Amiens & Conf.
femid. & mem. de S. Theodore Mart.
f
IO
iv
* ,; i
g
»j ir S. Martin Eveque & ConfeflT.double, &
mem.de ST. Mein Martyr.
' A (Prid ii S. Martin Pape & Martyr.
3C
b ^dib
S. Brice Eveque & Confeffeur.
ix
c
viij
i xviij 14
d
xvij r f
vij
e
xvj 1 6
V
f
XV
v
17 S. Gregoire Taumaturge Eveq. & Conf.
xiv
18
iv
g.
Sainte Elizabeth Veuve.
«j
«A« xiij 19
b
SS.Vvarlus
& Luxor Confefleurs, femid,,
xij
20,
y
c
21 la Prefentation de la Sainte Vierge >) doub.
xj
j
*
d
x 22 Sainte Cecile Vierge & Martyre , femid*
ix 13 S. ClementPape & Mart. femid. & mem*
xxix e
de Sainte Felicite Martyre.
viij 24 S. Chryfogon Martyr.
xxviij f
xxvij g. vij 25 Sainte Catherine Vierge & Martyre,, doub*'
16
2J-;. x x v j *A« vj
27
xxv.vxi r b
V
iv
x> iij c
28
d
Veille & jeune > &
XXlj
iij
» mem.de S. Saturnin
Mart..
29
e 1 Prid 301'
xxj
xxj
DEC E M B R E.
Epades Lettr. Jours du
mois
Doni
iCal i S. Eloy Eveque & Confefleur, femid.
XX |
iv
xix
2
xvi i
ijj
3 S. Franqois Xavier Confefleurfemid,
|Prid 4 Sainte Barbe Vierge & Mart. double.
Xvij
(Non J
xvj
viij 6 S. Nicolas Eveque & ConfefT. double,
XV
vij
xiv
7
xiij
vj
8 la Conceprion de la Sainte Vierge, double
XI)
v
[ de 1. clafTe.
9
iv
10
xj
f L e j . D i m a t t c h e d e 1’ A v e n t , Ce f a i t l a s e t «
ac
b
< des SS. Fufcien, Vi&oric & Gentieu Manyrs,
iij. 11
ix
c Prid I X
C double de t. claire.
viij d 'Idib J3 Sainte Luce Vierge S: Martyre femid.
vij
e xix J4 S. NicaifeSc ses Compagnotis Mart." femid.
f
5 Zes jeiines des Qrtcitre-Temps , aprester
xviij '5
V
v
\le
f. Dimanche de l'Avent.
xvij 16
g
}
iv
xvj
17 la reception duChefde S.Jean Bapt- doub..
b'
X
V
iS
iij
c
xiv
ij
*9
d
xiij 20
J*
e xij
11 S. Thomas Apdtre ,double.
xxix f
11
xj
x x v i i j cr
23
x
£3
xxvij
J ix
24 Veille avec jeune.
xxvj
b
viij 25 \ LaNativice deN. Seigneur^oub. Solennel.
ZJ. ■ XX' C
26 ' S. Estienne premier MartJouble, &■ mem,
vij
j de lrOdave de la Nativite.
S.Jean Apotre & Evangeliste, double,,
xxiv
27
vj
memoire des Odaves.
xxiij
28 LesSS. innocent Martyrs,» doub. avec ftieafc.
des Odaves.
Xiij
29
S. Thomas Archeveque de Cantorbie &
iv
Martyr, femid. avec mem. des Odaves.
Dimanche dans l’Od. de la Nativite ,»iemid.
xvj
30
g »j
de 1’Odave ,, avec mem. des Odaves.
U
Pric
xx
De
1’Odave,, avec mem des Odav. & de S.
31
' 9*
Sylveftre Pape & Conf.
6 iij
Fetes qui sont chomees dans la Ville g} Diocese
d' Amiens,
T O U S les Dimanches de 1’Annce.
EN J A N V I E R ,
la Circoncifion de Notre Seigneur.
L’Epiphanie.
L’Invention du corps de Saint Firmin Martyr.
EN F e v r i e r .
la Purification de la Sainte Vierge.
EN M A R S .
Saint Joseph Confefleur.
L’Annonciation de la Sainte Vierge.
EN A V R I L . .
Saint Jacques Apotre.
la Decolation de Saint Jean Baptiste, se fait le lendemain du
Dimanche de Quafimodo.
EN M A Y .
Saint Philippes & Saint Jacques Apocres.
EN J U I N .
la naissance de Saint Jean Baptiste.
Saint Pierre & Saint Paul Apotres.
EN J U I L L E T .
LaDedicace de 1’Eglise d’Amiens, & de toutes celles du Dioccfe, se fait le deuxieme Dimanche de Juillet.
Sainte Marie Magdeleine,
EN A O U S T.
Saint Laurent Diacre &: Martyr.
L’Assomption de la Sainte Vierge, Saint Barthelemy Apotre.
EN S E P T E M B R E .
la Fete Saint Firmin Eveque d’Amiens & Confefleur', se fait
le premier Dimanche de Septembre.
la naissance de la Sainte Vierge.
Saint Mathieu Apotre & Evangeliste.
la Decolation de Saint Firmin Martyr Eveque d’Amiens.
Saint Michel Archange.
EN O C T O B R E .
Saint Simon Saint Jude Apotres.
EN N O V E M B R E .
la Fete de tous les Saints.
la Commemoration des Morts, jusques aprester la Mefle.
Saint Martin Eveque Confefleur.
Saint Andre Apotre.
EN d e c e m b r e .
la Conception de la Sainte Vierge.
la Fece des «Saints Fufcien , Gentien & Vi&oric Martyrs,
se fait le troisieme Dimanche de 1’Avent. '
Saint Thomas Apotre.
la naissance de Notre Seigneur J e s u s - C h r i s T .
Saint Estienne Diacre, & premier Martyr.
Saint Jean Apotre 6c Evangeliste.
Fetes Mobiles
Le Vendredy Saint jusques aprester 1’Office.
les jours de Paques & deux suivans.
L’Alccnfion de Notre Seigneur.
Le jour de la Pentecote & le lendemain.
Le jour du Saint Sacrement.
la Fete du Patron dc chaque Paroisse.
Jcuncs (e*r Abflinences commande es en la Ville Diocefe d’Amiens.
I e Careme.
I cs Quatre -Temps.
LesVigiles des Apotres SaintPierreSc Saint Paul,S. Mathieu,
S. Simon & S. Jude, & S. Andre.
LesVigiles de Saint Jean Baptiste , de 1’Assomption deNotreDame, de S. Firmin Martyr, de Tous les Saints, & de la
Nativite de Notre Seigneur.
Abftinence le jour de Saint Mare, & les trois jours des Rogations.
Tabula,
i
Tabulx annualis Ecclesia Ambianenfis pro anno Domini
M. DC. LXXXVII.
E N E D I C T U S est hic cereus in honorem & lau
de M. Domini noftri Jesus Christi , qui cum Patre , &
Spiritu sando , vivit & regnat Deus in fsccula fseculorum.
Amen.
B
5670.
Annus ab Incarnatione Domini.
1687.
Annus a Paflione ejufdem Domini Jesus Christi. 1634..
Annus a Martyrio gloriofiflimi Patris noftri San<fti Firmini
Ambianorum Patroni.
1384.
Annus ab Inventione corporel ejufdem San£ti Firmini per
beatum Salvium Epifcopum.
1088,
Annus a partitione Chlamydis beat Martini adhuc Cate
chumeni ad portam hujus Urbis.
i}jo.
Annus a Rcceptione Faciei San£ti Joannis Baptiftje. 48r.
Annus ab incepta extructione hujus Templi per Evrardum
Epifcopum.
465-.
Annus a Dedicatione hujus Ecclefise.
183.
Annus a Combuftione Campanilis i£tu fulminis.
158.
Annus Pontificatus fan&iffimi D. D. N. Papx Innocentij XI.
rr.
Annus Epifcopatus Illuftriflimi & ReverendifTimi Patris &
Domini Francifci Faure in Ecclesia Ambianenfi.
33.
Annus ChriftianifTimi Regis noftri Ludovici X I V . a Dcodate.
48.
Annus ab incepto ipfius regno.
44.
Littera Domimcalis est
E.
Aureus numerus est
16.
Annus Calendarii Gregoriani reformati est
105.
Epacta prsefentis anni est
16.
Dies Pafchar anni prxfentis undeMyfteria nunc celebran
tur occurrit nobis i i j . Calendas Aprilis , & anni fequentis
x i v . Calendas Maii.
Annus a creatione mundi.
Dominica prima Adventus celebratur pridie Calendas
Decembris.
Dominica Septuagesime anni futur 1688. V I I I . idus
Februarii.
/ • • ✓ 1 1
Dominica prima Quadragefurae anni futur 1688. celebra
tur Nonis Martii.
>
INSTRUCTION
INSTRUCTI ON generale
SDK. L’A DM I N I S T R. AT I O N
d e s SACREMENS.
nies
Eglise
O
m mque
e illn’y
a veut qu’on obrien dans 1’Egli- fervc en les adminiftrant, qu’ils
se de Dieu de ispirent aux affiftans du refplus Saint , de pect y & de la devotion envers
plus utile, & de ces Saints Mysteres.
plus divin, que Et d*autant que les Pretres,
les Sacremens que notre Sei & particulierement les Pagneur J e s u s - C h r i s t a inftitues fteurs des ames, doivent estre
pour la sanctification des homme-a tous momens en etat de dis.
mes,& pour leur communiquer penser les Sacremens a leurs
sa grace,qui est le fruit precieux Paroissiens., & d’exercer un mide sa Paflion & de sa Mort , niftere qui demande de fifainles Pretres qui en sont lesMi- tes dispositions , rls sont au{R
niftres & les dispensateurs, les plus etroitement obliges defe
doivent traiter avec une gran conserver purs devanc Dieu,&
de purete de coeur, & avec une de mener une vie qui reponde
grande reverence • & faire pa~ a la faintete de leurs son£hons,
roitre tant de gravite, & tant ar une application continueldc modeftie fasis les ceremo- £e a la piete & a la venu. Car
f
:
De sSa
c
bien-que 1’effet des Sacremens
ne puisse estre empeche par la
mauvaifc disposition des Miniftres • neanmoins s’i]s les dispenfent en etat de peche mortel, iis se rendent encore pJus
criminels, & fecondamnent a
la more eternelle.
UnCuredonc, ou un autre
Pretre qui est appelle pour ad
ministrer quelque Sacrement ,
doit premieremenc s’examiner
avec grand soin, pour voir s’il
est coupable de quelque peche
mortel, ( que tout Pretre doit
eviter avec toutes les precautions possibles.) que s’il se
trouve criminel, il doit avant
que de 1’administrer, se purger
de son peche par la Confelfion5
ou s’il ne peut trouver pour
lors un Confefleur , & qu’il
soit presse d’administrer un Sacrement, il doit au moins faire
tout son possible afin d’effacer
son peche par une contrition
veritable, qui enferme en soi
un ferme propos dc s’en confefler, lors qu’il en aura la commodite.
A quelque heure que les
Cures ou les Vicaires soient
appelles pour administrer les
Sacremens, loit de jour ou de
nuit, iis doivent le faire avec
beaucoup de diligence, ( lors
principalement que la neceffite est pressante ) avec une
R E M E N S
egale charite , sans aucune diftmetion des pauvres , ou des
riches. Et qu’iis fqachent que
Dieu leur demandera compte
des ames qu’ils auront neglige
d’assister , puis(qu’il est certain
qu’ils seront coupables de leur
perte.
Iis sont même obliges,afin
que leurs peuples s’adreflcnt
plus volontiers a eux dans
toutes leurs neceffites fpirituelJes, de les avertir dans les
Prones & les instructions samilieres,que lorsqu’ils auront
besoin de leur afliftance , iis
doivent les appeller au plutor,
les afTurant que ni la rigueur
du temps, ni la longueur la
difficulte du chemin ne les empecheront jamais de leur rendre tout le secours & tout le
fer vice qui leur sera necessaire.
Iis ne temoigneront jamais par
aucune parole, ni par aucun signe, que c’est avec peine qu’ils
s’emploient a leur ministere :
mais plutot iis tacheront de
faire voir qu’ils
sont portes
par une charite , & une tendresse paternelle a travailler
au falut de la personne qui les
a fait appeller.
pour administrer les Sacre
mens du Bapteme , de l’F.uchariftie,de 1’extreme-Onclion
& du Mariage , iis seront revetus d’un Surplis & d’une
EN G E
N E r a l.
3
ctole de la couleur convena- ! que fait 1’Eglise. Et cette inten
ble a chaque Sacrement : &c tio n est si necefTaire dans celui
pour celui de laPenitence, iis qui adminiftre les Sacremens
ne 1’adminiftreront jamais dans ( comme 1’Eglise l’a declare ) Concile
1’Eglise sans Surplis. On ne qu’on ne la peut omettre sans dcScfl'. Trcncc
7.
parle point ici de la confier- exposer celui qui les recoit a Can, 11,
mation, ni de POrdre , dc on un tres-grand danger ; sans
ne met point dans ce Rituel abuser des choses Saintes , dc
les ceremonies de ces deux Sa sans se rendre coupable devant
cremens j d’autant qu’ils ne 1Dieu.
peuvent etre conferes que par Iis doivent observer fort e'xales Eveques.
ctement toutes les ceremonies
Iis se seront aflifter d’un, ou qui sont prefcrites dans ce Ri
de deux Cieres , felon que la tuel pour l’administration de
qualite du Lieu dc le Sacrement chaque Sacrement, puisqu'’elles
le requerront: dc les Cieres se sont etablies par la tradition
ront en habit decent , dc re- de 1’Eglise , par les Conciles,
dc par les decret des Souvevetus de leur Surplis.
Iis doivent avoir un soin par- rains Pontifes 5 dc ce seroit une
ticulier que toutes les choses grande temerite , s’ils les ne~
gligeoient, ou s’ils y ajoutoient
exterieures qui fervent a l'administraionminiftration des Sacremens , quelque chose de leur propre
comme les Ornemens, les Lin mouvement , comme il a ete
ges , sur tout les Corporaux dc expressement determino par le
les Purificatoires , les Calices Concile de Trente, en ces ter
&: les autres Vaifleaux Sacres mes. Si quclquun dit, que les SefT. 7.
soient entiers , nets , dc tenus Afinifires des Sacremens peuvent
dans une grande proprete.
sans commettre aucunpeche, melorsqu’ils vont pour admi prifer ou omettre entierement se
niftrer quelque Sacrement, iis lon leur volonte les ceremonies de
doivent donner toute l’appli_ l'Eglise Catholique, relues, apcation possible a 1’action qu’ils prouvees & ufitees dans l''admivont faire, dc s’abftenir pour niflration folsnnelle & publique
lors de parier dc choses qui ne des Sacremens 3 ou que le Pafleur
la regardent point: & en I’ad- particulier de chaque E^life les
miniftrant , iis doivent avoir peut changer & en faire de nou1’intention actuelle , ou vir- ve/les, qu'il soit anathbne.
tuelle , de faire au moins ce
pour observer toutes ces
Aij
Can. 1 5 ,
C R E m E n s
4
DE S SA
choses avec plus d’exactitude, rendent dignes de recevoir utiiis liront mot a mot dans ce lementles Sacremens, fbit par
Rituel , qu’ils tiendront eux_ la maniere sainte & edifiante
memes , ou qu’ils seront tenir dont il les leur doivent admi
par un de leurs Cieres , tout niftrer, fo.it par les inltru&ions,
ce qu’il ordonne de reciter, §c dont iis les doivent aider , &
sur tout ce qui appartient a la par tous les autres moiens
forme des Sacremens, sans se qu’une sainte & Pastorale in.
fier a leur memoire, de peur de duftrie leur peut infpirer.
se meprendre j & iis prononIis doivent auffifaire cnforte
ceront devotement, distincte- que ceux qui sont presens lors
ment, pofement, & d’une voix qu’on les adminiftre, n’y assiintelligible tout ce qu’ils reci- ftent qu’avec beaucoup de reC
teront.
ped & de modeftie,empechant
les Passeurs & les autres Mi- qu’il ne s’y dise aucuneparole,
niftres de l Eglise doivent evi & ne s’y faffe aucune action
ter avec beaucoup de soin la qui soit indigne de la faintete
moindre apparence d’avarice du Lieu , & de la purete des
& de fimonie. C’est pourquoi Mysteres.
iis prendront garde de ne faire
Mais afin que les Peuples
aucun pacte, ni d’exiger, ou de aient plus de respect pour les
demander aucune chose, Sous Sacremens, & qu’ils les reqoiquelque pretexte que ce soit, vent avec plus de devotion &
pour 1’administration des Sa de fruic; les Cures auront soin,
en adminiftreront
cremens 5 mais aprester les avoir lorsqu’ils
adminiftres , iis pourront re_ quelqifun , d’en expliquer en
>eu de mots, la vertu, 1’utilite,
cevoir ce qui leur sera librement offert par les fideles,felon es effets , la fignification des
l’usage & les lotiables coutu- ceremonies, & principalement
mes des lieux: etant bien juste les graces qu’ils operent dans
que ceux qui fervent a 1’Autel, 1’amede ceux qui les re^oivent
vivent de 1’Autel , & que les avec les dispositions requises ■
Peuples contribuent par leur s’attachant exactement a la
pieuse liberalite a la fubfiftan- Doctrine des Saints Peres &
du Catecbifme Romain. Et
ce de leurs Passeurs.
Iis sont obliges de faire tous pour le faire avec plus de saleurs efforts, a ce que les Fide cilire , iis se ferviront des inles qui leur sont commis, se
ftructions qu’ils trouveront
f
N E R A L.
i
dans ce Rituel , ausquelles la Sommc dc Saint Thoma's ,
iis pourront felon leur erudi Eftiu-s sur les Scntences & sur
tum & leur capacite, ajouter Saint Paul, l'Imitation dc J e ce qu’ils jugeront a propos.
s u s-C h r i s T, le dernier Con
T
Iis n adminiftreront point les ci le de Reims, les Statuts SynoSacremens a ceux d’une autre daux de ce JDiocefe, les Ocuvrci
Paroisse , si ce n’est en cas de dc Grcnade, le Atanucl dc NaH
neceflite, ou par la permission varre , la Sommc du Cardinal
Tolet.
des Cures ou de l'Ordinaire.
les Cures doivent avoir les
avant que d’administrer auiivres neceflaires a leurs son_ qu'un Sacrement, iis en prevoi&ions Curiales. Iis auront aussi ront 1’ordre & les ceremonies,
un registre pour y ecrire les si le temps le leur permet t &:
A<5tes des Baptemes, des Ma- pour entrer dans les sentimens
riages & des enterrement.
&. les intentions de J e s u s Et afin que les Passeurs de C h r i s t dont iis sont les Minotre Diocese ne puifent les niflres, il est bon avant que de
instructions qu’ils seront aux commencer une adtion si Sain
fideles , que dans des fources te, qu’xlsfe mettenta genoux,
pures, & capables de leur four- & qu’aprester avoir dit 1’ Antienne
nir une bonne & faine doftri- Veni S anile Spiritus , fkc. &
ne, nous avons juge a propos considere pendant un peu de
de leur marquer les Iivres , temps la Saintete du Sacredont nous leur confeillons de ment qu’ils vont conferer,ils
se servir plus ordinairement 5 demandent a Dieu la grace
ftjavoir , la Bible , qu’ils doi de se bien acquitter de leurs
vent avoir continuellement de- fonctions. Et aprester 1’avoiradvant leurs yeux , principale- Ministre , iis se mettront enment le nouveau testament j & core a genoux pour le remerdans le nouveau Teftament, la cier des graces qu’il a faites
Epitres dc Saint Paul: les Epi- dans cette A£tion , lui demain
tres de Saint Icromc, les Livres der pardon des fautes qu’ils y
du Sacerdoce de Saint Jean Chry- auront commifes , &c lui re~
fofiome, le Pastoral dc Saint gre~ commander le fruit de leur
coire , les Confcfjions de Saint ministere. A cet effet iis pourAwzufiin, le Concilc de Trente, ront se servir des Oraifons
le Catcchifmc du même Concile 3 suivantes.
en g e
A iij
des
Sacremens en general.
Triere avant Vadmniflration des Sacremens.
Defto Domine fupplicationibus noftris, &C
me, qui primus gratia tua indigeo, clemen
ter exaudi: cui non eledtione meriti, fed dono
gratiae tuae hujus operis minifterium contulifti,
da fiduciam muneris exequendi , atque ipfe in
noftro minifterio quod tuae pietatis est , opera
re. Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
A
Triere aprester 1'adminifiration des Sacremens*
&: misericors Deus , qui mihi
OMnipotens
indigno famulo tuo adefle dignatus es ad
Sacrum iftud minifterium peragendum : ne refpicias peccata mea , fed fidem Ecclefiae tuae ,
&C praefta , ut in famulis tuis gratia tua illud intus
operetur, quod exteriore opere a nobis exerce
tur : &C quos hac in re fragilitas noftra defe
ctus ad mifit, tua benignus mifericordia fupplere
digneris. Per Chriftum Dominum noftrum.
Amen.
DU SACREMENT
D E
BAPTESME.
E
Sacrement
de Bapteme qui
est celui par lequel nous fom_
mes faits Chre_
riens, a ete in_
ftitue de J e s u s - C h r i s t pour
effacer le peche originel , &
m ê m e toutes fortes de peches
a&uels , quand on le reqoit
aprester en avoir commis. C’est
par le Bapteme que les homme_
mes sont regeneres a la grace
& retablis dans l’innocence
qu’ils ont perduc par le peche
du premier homine. C ’ e s t l’en-
tree &: la seule porte par laquelle iis peuvent recevoir les
autres Sacremens de la Loi
Evangelique. C’est aussi par ce
même Sacrement dc Bapteme
qu’ils deviennent membres de
1’Eglise & qu’ils sont incorpo
res a J e s u s-C h r i s t qui en
est le chef.
la neceifite de ce Sacrement
est 11 grande, quaucun homme
ne peut avoir part a la vie eternelle, s’il n’a ete regenere dans
les caux salutaires du Bapt£me. Cequiparoit evident par
ce que Notre Seigneur dit en
t
ch,P.Saint
D u S A cr.
e m e n t
jean ije vous dis en verite admirables , & Dieu nous don
que si un homnie ne renuit de ne dans ce Sacrement des preu1'cau & du Saint esprit, il ne ves tout - a - fait singulieres de <
feut entrer dans le Royaume dc 1’excez de sa bonte, II nous y
Dieu. Et Saint Ambroife expli- accorde une pleine 8t entiere
remiffion de tous nos pechez
VAbrnh. quant ces paroles, dit que Nod
rre
niet? “ Seigneur J e s u s-C h r i s t ( quelques grands qu’ils puifi.
n’en excepte aucun , non pas sent etre) nonfeulement quant
même un enfant, ni celui qui a la coulpe, mais aussi quant a
elt dans 1’impuiflance de rece- la peine^il verfe dans nos coeur*
la grace fanctifiante avec tou
voir le Bapteme.
II faut neanmoins scavoir tes les vertus il nous commuque quand un adulte ; c’est a mque une nouvelle vie} il nous
dire,une personne qui a 1’d'usage adopte &: nous reqoit au nom
de raison , n’aiant pas re^u le bre de ses enfant & de (es heSacrement de Bapteme,& ne ritiers, en nous aflociant a son
pouvant le recevoir a Parti cie Fils unique en la poiTcflion des
de la mort , vient a deceder biens eternels. enfin par le
dans un veritable desir de le re Bapteme Dieu imprime dans
cevoir , ou quand elle donne notre ame un cara&ere divin,
volontairement son sang & sa qui ne pouvant jamais etre
vie pour la soi ? elle ne laisse efface, fait que ce Sacrement
pas d’estre fauvee. C’est pour- ne peut, ne doit jamais 6tre
quoi , bien - qu’a proprement reitere. Et toutes ces graces
parier il n’y ait qu’un Bapteme qui nous sont donnees par la
A.ixipi- £ ( comme dit 1’Apotre) ae me_ vertu du Bapteme , sont uni,
cilJp' 4' me qu il n’y a qu’une soi , on quement fondees sur les meri
peut neanmoins distinguer trois tes de la Mort & Paflion de
fortes de Baptemes , celui de notre Seigneur J e s u s - C h r i s T j
l’eau , celui du sang , & celui fuivant ces paroles de l’Apo!
de 1’esprit ou du desir : mais il tre r JVV fcavez - votis pas que £ip'"
r■r
n’y a que le Bapteme de 1’eau nous tous qui avons ete baptijez^ chat,
qui soit un veritable Sacre en J e s u s - C h r i s t , notis avons
ment , & les deux autres ont ete baptifez^ en sa Mort ? car
la vertu de fuppleer dans le cas nous avons ete ensevelis avec lui
de neceffite par une mifericor- par le Bapteme.
Maisdautant que pour con,de de Dieu toute particuliere.
les eflfets du Bapteme sont
ferer ce Sacrement, il y a des
•' * . ^
f
choses
aux
RomJ
DE B A P T E S M E.
choses qui de droit divin sont
absolument necessaires , com
me la maticre , Ja forme , le
Ministre ■ d’autres qui n’en regardent que 1’administration
iolennelle & publique, comme
les ceremonies , que 1’Eglise
observe, £c qu’elle a relues de
la Tradition des Apotres, les.
quelles on ne doit pas omet
tre sans neceflite; il faut donner ici quelques avertissemens
sur toutes ces choses , afin
qu’une fonction si sainte soit
exercee faintement , & com
me elle le doit estre.
D S la M A T I e r e
du Bapteme.
la
matiere de ce Sacre
ment est Peau naturelle }
ainsi on ne doit point se servir
d’eau artificielle,telle que 1’eaurofe, &£ autres semblables, ni
d’aucune autre liqueur.
On eftoblige, autant qu’on
peut, de se servir en baptifant
de Peau baptifmale, bemte le
Samedi Saint de la même an
nee r ou le Samedi de la Pentecote , & en conserver /oigneufement dans un vafe bien
net, enferme dans le Baptistere, pour ne s’en servir qu’a cet
tifage. Et lorfqifon en veut be~
nir de nouvelle , il faut ver/er
la vieille dans la pifcine qui doit
9
etre proclie des Fons baptifl
maux.
que s’il arrive que Peau, qui
aura ete benite pour servir au
Bapteme, soit tellement diminuee pendant 1’annee, que 1’on
juge qu’il n’y en aura pas susfilamment jusqu’a la veille de
Paque , ou de la Pentecote ,
on en pourra meler d’autre non
benite, pourvu que ce soit en
moindre quantite que celle qui
reste.
S’il ne s’en trouve plus du
tout dans les Fons , ou si elle
est entierement corrompue, le
Cure aprester avoir bien nettoie
le vaifleau des Fons, y verfera
de Peau pure, nette & recente,
& Ja benira fuivant la forme
estprescrite en ce Rituel: ou bien
il ira querir dans un vafe ner
de Peau qui aura ete benite
dans l Eglise Cathcdrale , s’if
demeure a la Ville5 ou dans la
plus proche Paroisse , s’il de- *
meure a la campagne , & la
portera secretement a son
Eglise ParoifTiale, ou il la ver
sera au plutot dans le vaifTeair
des Fons baptismaux : & s’il
n’en a pas fufnfamment,il pour
ra y meler d’autre eau non
benite, mais en moindre quand
tite.
que si Teau servant au Ba
pteme se trouve gelee, il faut
la faire degeler afin d’en pou-
&
Du Sa
R. E M E N T
voir baptiser 1’enfant. que si ecs paroles : Ego te baptizo in
IO
nomine Patris, & Filij, & Spi
ritu# Sancti, Amen. Et il est neceflaire de les prononcer tou
tes sans en omettre ni chan
ger aucune j & celui qui baptife
les doit prononcer avec beau
coup d’attention, de devotion
& de modeftie, en même temps
q u ' i l verfe Peau sur la teste de
celui qu il veut baptiser.
Quoique le Bapteme soit va
lide en quelque langue que
ces paroles soient prononcees, neanmoins les Curez &
les autres ministres qui baptifent folennellement , sont
obligez de les prononcer en
latin.
Et d’autant que ce Sacre
ment ne doit jamais estre rei'tere, le Cure s’informera soigneufement de ceux qui lui
prefentent un enfant pour estre
baptife , s’il ne sa point ete
auparavant. Et s’il apprend
par le temoignage de deux personnes pour le moins aufquelles il doive ajouter soi , que
1’enfant ait ete baptife , &
qu’on n’a rien omis en la
matiere & en la forme susdite,
il se contentera de fuppleer les
E la F O R M E
ceremonies accoutumees de
ce Sacrement-, le tout en la madu Bapteme.
niere qui est marquee en ce
A forme du Sacrement Rituel.
Si l’on a sujet de douter de la
de Bapteme consiste en
elle n’elt gelee qu*en partie, ou
qu’elle soit trop froide , on
pourra faire chaufFer un peu
4’aucre eau qui ne foie pas oemte , en meler avec celle des
Fons dans le petit vaiffeau defline pour la verser , &. etant
tiede s’en servir pour ne point
nuire a la santé de 1’enfant.
Le Bapteme doit etre adminiftre par infufion, c’est a dire,
en verfant quelque quantite
d’eau sur la teste de 1’enfant
qu’on baptife, enforte qu’elle
en soit arrofee par trois fois en
forme de Croix. Le Bapteme
ne laisseroit pourtant pas d’etre valide , quand on le donneroit par immerfion ou par
afperfion • mais on doit suivre
la pratique de l’Egl se d’a present , qui est de baptiser par
infufion.
il faut prendre garde que
Peau que J’on verfe sur latefte
de la personne que son baptife,
ne tombe point dans le vaifleau
ou est Peau baptifmale , ni a
terre ^ mais dans la pifeine ou
dans un baflin, d’ou on la ver
sera ensuite dans la pifeine.
rP
L
D E
B
a
P T E S M E .
II
validite de son Bapteme, soit n’a rien ornis en la matiere ou
a cause de la precipitation qui en la forme du Sacrement. Et
a accompagne cette action, ou a 1’egard des ceremonies du
pour d’autres raisons j comme Bapteme que les heretiques de
s’il avoit ete baptife par une notre temps fuppriment par
personne qui ne put pas se fou- mepris , il les faut fuppleer ,
venir des paroles dont elle se a moins que pour de bonnes dc
seroit servie en baptifant^ ou G importantes raisons on ne fut
une autre femme que la Sage- oblige dKen ufer autrement :
femme 1’avoit baptife sans qu’il dc dans ces cas il faudraen cony eut aucun temoin j ou bien fulter l’Eveque.
Le Pretre doit agir en ce rens’il avoit ete baptife par un
homme fort groflier & tout a contre avec beaucoup de revefait ignorant $ ou si 1’enfant rence, d’honneftete dc de ciravoit ete expose , sans qu’on confjpe£tion , particulierement
put connoitre par aucun s in a l'egard des adultes , dc des
dices certains s’il a ete baptife femines lorsqu’il leur met lefel
ou non 5 ou enfin s’il y avoit dans la bouche , dc qu’il leur
uelqu’autre sujet raisonnable applique de lafaliveaux oreiJles dc au nez, dc qu’il les revete
e douter, si pensant auroitou
n’auroit point ete baptife , de Ja robe blanche j de peur que
on le doit baptiser Sous con_ s’il n’agifloit avec toutes ces
audition en cette maniere : Si precautions , il n’offendat les
non es bapt iratus 3 ego te ba fimplespar l’applicationde ces
ptizo in nomine Patris , & choses, qu’il n’est pas permis de
Fili/ , & Spiritus Santii 3 negliger pour de legeres confiderations humaines ^ parce que
Amen.
Et pour ceitx qui ont ete ba- J’£glise ne les a jamais omifes
ptifez par les derniers Hercti- dans le Bapteme des adultes.
qui rentrent
rentrent dans
dans lele fct
Et quoique
quoique 1’exorcifme
l exorcnme
ait ait
que, & qui
sein de 1’Eglise Catholique, soit ete inftitue pour arreter les
qu'ils aient l’age de difeerne- efforts du demon , qui s’opment,ou que ce soient des en- pose au Bapteme de ceux qui
sans qui soient presentez par, se prefentent a 1’Eglise, dc que
leurs Parens , on ne les doit ses efforts aient ete ruinez
pas même baptiser Sous condi- par la vertu du Bapteme ,
tion, pourvu que celui a qui on qui a ete adminiftre sans les
les presente, loit affure qu’on ceremonies 3 ceJa ne doit
B aj
I
U
D U S A c
^ E m E n T
pas cmpeclier qu’on ne s’en mais qui ont ete privez du frult
ierve lorsqu’on fupplee les Ce dc de PefFet du Bapteme ; car
remonies 3 parce qu’en ce cas quoique ce Sacrement puisse
il a un autre effet considera- etre donne hors l Eglise, il ne
ble , qui consiste a reprimer peut toutefois aucunement fer
les nouveaux efforts, avec les- vir aux adultes qui Pont reqvL
qucls le demon attaque celui hors l Eglise sJils ne rentrent
qui a ete baptife : Et d’ail- dans son sein.
leurs cela est necessaire pour
garder Puniformite que PE- du M J N J S T R S
du IStipteme.
glise a toujours recommandee
dans Padniiniftration des Sa
E Ministre legitime du Sa
cremens.
crement de Bapteme est
il ne faut pas non plus chan
1
’Eveque & aprester lui le Cure,
ger ni supprimer les paroles de
PExorcifme , &: du Catechisme leVicaire outout autre Pretre
qui semblent s’adresser seule- commis par 1’Eveque. Mais en
ment a celui qui doit estre ba cas de neceflite toutes fortes de
ptife : Vt efficiatur idoneus ac personnes, même les femmes,
cederer ad gratiam baptifmi tui ses heretiques les infideles
percepta medicina 5 & perduc eumpeuvent baptiser, pourvu que
ad nova regenerationis lava ceux quiadminiftrent le Bapte
crum , 8cc. avitres sembla- me aient intention de faire ce
bles: d’autant que ces paroles, que l Eglise veut q u ' i l soit fait,
qui ont un rapport au Sacre &c qu'ils prononcent les paroles
ment , a Peffet du Sacre Sacramentelles en verfant de
ment , pour ceux qui ne l’ont Peau furia teste de celui qu’ils
pas encore requ , s’entendent entendent baptiser.
auffid’unegraceplus
abondanil faut neanmoins observer,
te a legard de ceux qui Pont qu’un Pretre doit estre prefere
recju sans les ceremonies ac- a un Diacre^ comme un Diacre
le doit estre a un Soufdiacre;
coutumees.
Ce qui se doit particuliere- un Ecclesiastique aunLaique j
ment entendre des adultesqui un Catholique a un Heretique,
ont ete volontairement bapti- ou a un infidele , un Homme
fcz paries heretiques hors PE- a une Femme: Si ce n’est que
glise, lesquels ont requ a la ve par ses Loix de la bienseance
£c dePhonnetete en certaines
rite la vertu du Sacrement ^
L
e
Baptisme.
'cifconftances, & pour des rai
fons considerables, il fut plus
a propos qu’une femme baptifat un enfanc dans le moment
de sa naissance, ou quelle f^ut
mieux la forme,St la maniere de
baptiser.
C’est pourquoi les Curez doi
vent avoir grand soin d’apprendre a leurs Paroissiens , &c sur
rout auxSage-femmes,de quelle
maniere ii faut baptiser en cas
de neceflite. Et afin que personne n’en puisse pretendre
cause d’ignorance, il est neceffaire que de temps en temps
dans leurs inftru&ions iis prononcent distin&ement St en
langue vulgaire,les paroles qu’il
faut dire en baptifant ^ qu'ils
enseignent la maniere de verser
l’eau , Si qu’ils avertiffent les
Jacques , que toutes les fois
qu’ils baptiferont , iis doivent
appeller s’il est possible , quelque personnes qui puissent
rendre au Cure un temoignage affure de ce qui se sera paffe,
& comment aura fait la perfonne qui aura baptife.
les peres St les meres ne doi
vent pas baptiser leurs enfant,
si ce n’cft qu’il y eut danger
de mort, & qu’il ne se trouvat
personne qui fcjut baptiser. Et
en ce cas iis ne contractent
aucune affinite qui empeche
Tufasie
O du Mariage.
15
des P E R S O N N E S
qui sont cap abies de receyoir le Sacrement de Bap
teme.
Out homme qui n’a pas
encore rec;u le Bapteme,
en est capable , sans aucune
distinction d’age ni de sexe.
ainsi des qu’un enfant est
forti du sein de sa mere , il
est capable de recevoir ce Sa
crement.
que les Curez donc avertif
sent souvent les Peres St les
Meres de jprefenter leurs en
sans pour etre baptifez incontinent aprester leur naissance ;
pour ne les pas laisser exposez
au danger de leur falut. Ce
qui arrive souvent , Sous pretexte d’une civilite mondaine,
ou par quelque interet temporel , en attendant des Parreins St Marreines de confideration , ou de la parente. Et
si queque’uns different trop
long-temps a les presenter a
1’Eglise , le dernier Concile de
Reims ordonne aux Curez de
les reprendre, & d’en avertir
leur Eveque. les enfant qui
ont ete baptifez a la majfon
dans une neceffite urgente ,
doivent aussi etre portez a PE
glise auffitot qu'ils se trouvent
mieux, pour fuppleer les Cere
monies qui ont ete omifes.
B iij
T
les
Sratut*
de t 6 6 t»
le
defen
dent
fou£
peine
d'Excom«
munication.
C R £ M E N T
Du Sa
Si l Eglise est fort eloignee, te: mais s’il venoit au monde
il faut que ceux qui apportent plein de vie, il faudroit reiterer
1’enfant pour etre baptife , le Bapteme Sous condition en
aient soin de porter avec eux cette maniere : Si tu non es
de Peau pure dans une ^guiere baptizatus , ego te baptizo in
ou autre vaifTeau , afin qu’ils nomine Patris , & Fili) 3
puissent le baptiser en chemin, Spiritu Sanfh 3 Amen.
s’il y avoit danger qu’il ne
Si la mere meurt avant que
mourut avant qu’il fut arrive d'etre delivr^J , il faut faire
a l Eglise.
tirer Pcnfant le plus prompil ne faut point depoiiiller en- tement qu’il est possible, si on
tierement un cnfant dans PE croit qu’U ait vie : &: s’il se
glise pour le baptiser,& lui faire trouve vivant, ou que 1’on en
les Onctions^ ii suffit de lui de- doute , le baptiser. Si aprds
couvrir la teste , les epaules & avoir fait ouvrir la mere on
la poitrine, qui sont les seules trouve que pensant est mort
parties du corps qui doivent il faut le laiflcr dans son sein
ecre touchees.
& Penterrer avec elle , parce
On ne doit point baptiser qu’il en fait partie. Mais si Pen
un enfant lorfquil est encore sans aiant &te tire,vient a mou*
enferme dans le ventre de sa rir sans avoir pu etre baptife ,
mere : mais si la teste paroif- il ne doit pas etre mis en ter
soit, & qu’il y eut danger de re sainte avec sa mere 5 mais
mort , il faudroit le baptiser en quelque autre lieu honnete.
Qjaand il s’agira de baptiser
• sur cette partie , sans qu’il fut
besoin de reiterer le Bapteme, un monstre , il faudra y ap
au cas qu’il vint a sortir entie- porter une grande precaution,
rement. que s’il paroiflbit feiu <k. consulter PEveque , si le
lement un pied, ou une main, temps le permet, ou au moins
ou quelque autre partie du prendre confeil de quelque
corps, pourvu qu’on y apper- personne f^avante , pourvu
^ut quelque mouvement de qu’il n’y ait point de perii de
vie, & qu’il y eut sujet d’ap- mort: car en ces cas , les re
prehender la mort de 1’enfant, cles suivantes pourront servir
on pourroit le baptiser sur cet pour former un avis.
Un monstre qui n’a point de
te partie j & si aiant 6re ainsi
baptife , il naifToit mort , il forme , ni de figure humaine
deuroit ecre mis en terre saint- ne doit jamais etre baptife }
14
DE BA P
T
E
S
M
E .
15 *
mais s’il y a lieu de douter que & lorsqu’on n’a pas le temps
ce /oie un homme, on le bap- de les baptiser feparement.
que si pont doute qu’il y ait
tifera Sous cette condition: S i
t u e s homo 3 ego te baptizo in nodeux personnes, comme quand
mine Patris 3 & Filij } & Spiri
les deux teftes, ou les deux poitus Santti 3 Amen.
trines ne sont pas bien distinlorsqu’on doute 11 dans un Ctes, il faut alors en baptiser
monstre ily a une ou plusieurs Pune absolument & sans condi
erfonnes, il ne faut point le tion, & ensuite baptiser Pautre
apti fer jusqu'a ce que cela soit Sous condition, difant: Si non
connu. Or on peut le reconnoi- es baptiz^tus, ego te baptizo in
tre par le nombre des teftes, nomine Patris, & Filij & Spi
ou des poitrines • car il y a au- ritus Sancti 3 Amen.
tant de coeurs & d’ames raiil
est bon de ne baptiser les
raisonnables, & par consequent monstres qu’en secret.
de personnes diftinctes qu'il y
des P A RK E J N S
a de teftes , oude poitrines. Et
(g) des Marreines.
en ce cas il faut les baptiser se~
'Eglise veut qu’il y ait des
parement, verfant de Peau sur
Parreins & des Marreines
chacune d’elles, & y difant ces
paroles: Ego te baptizo in no qui prefentent pensant au Bap
mine Patris 3 & Filij & Spiri teme ,afinquils confefTent la
soi pour lui, & qu’ils repontus Sancti Amen.
Mais s’il y avoit danger de dent & promettent en son nom
mort, & qu’il n’y eut pas assez qu’il s’aquitera fidelement des
de temps pour les baptiser se- promeftes de son Bapteme, &
parement, & Pune aprester 1’au qu’ils aient un soin particulicr
tre , on pourroit les baptiser de son inftruction.
il
ne faut point de Parreins,
toutes ensemble , verfant de
ni
de
Marreines
lorsqu’on bap
Peau sur la teste de chacune,
St difant a même temps ces tife un enfant en la maison par
paroles : Ego vos baptizo in no neceflite : mais bien lorfqifon
mine Patris 3 & Filij & Spiri le baptife folennellement dans
tus Sancli 3 Amen. Et il est a l Eglise.
avant que de commencer les
observer qu’il n’est pas permis
de baptiser plusieurs perfon ceremonies du Bapteme , les
nes ensemble,si ce n’est dans les Curez doivent s’enquerir diligemment, qui 011 a choisi pour
cas de perii eminent de mort,
_
,
Du Sa c
ME N T
tenir 1’enfant sur les Fons, & iis n’est point a propos qu’ils tienn'admettront jamais pour Par nent des enfant sur les Fons,
reins St Marreines des perfon particulierement dans le lien
nes qui fontindignes ou inc.a- de leur Benefice , ou de leur ,
/■•i
c'
f
D® * an*
pables de cette fonction.
residence , conrormement a u n s 3 .
il
ne doivent point recevoir Concile de Reims.
pour Parreins & Marreines les
Us ne recevront fuivant la
infideles, les heretiques y les disposition du même Concile
Excommuniez ou les Interdits qu’un Parrein St une Marreidenoncez j ceux qui sont recon- ne j enforte toutefois que l’un
nus pour pccheurs publics, ou ou 1’autre pourroit suffire fui
pour infames, comme lesfem- vant le Concile de Trente. James debauchees, les Concubi- mafs le Pere St la Mere ne doi
naires,les Ufuriers ,.lesMagi- vent servir de Parrein St de
ciens, les Comediens * ceux qui Marreine a leur enfant, quand
au mepris de l’ordre de 1’Eglise même il seroit en danger de
nefe sont pas confefTez durant mort.
les Parreins doivent avoir
Pannee, St n’ont point fait leur
ans, St les Marreines
Co mm u n io n P afe hale ^ C om mquatorze
e
aussi ceux qui ontle jugement douze. Si toutefois il s’en pretrouble , ou le sens egare ou sentoit au dessous de cet age,oir
imbecille, ou ceux qu'ils recon- pourroit les admettre, quand
noitront etre si groffiers, qu’ils même iis n’auroient que sept
ne flavent pas le Symbole des ou huit ans, pourvu (si c’est le
Apotres , 1’Oraifon Domini Parrein) qu’il fc^ache bien recale, les principaux Points de pondre au Catechisme a ces
la Doctrine Chretienne, St les age , & que la Marreine ait au
Commandemens de Dieu & de moins douze ans: & si c’est la
l’£glise} car etant obligez dans Marreine, qu’elle f^ache bien
la suite cPinftruire leurs Filleuls aussi son Catechisme , St que
de toutes ces choses , comment le Parrein ait quatorze ans y
a moins de quoi il ne faut pasle seront-ils , s’ilsles ignorent?
les admettre. il est tres-connue.
Iis
ne
doivent
point
aussi
y
Cin
nable qu’ils aient recju le Sa
admettre lest t aReligieux 8t Reli
de la Conrr
fecr. dut. gieules , cela leur etant defen- crement de Confirmation.
On doit choisir pour Parreinsdu par les Saints Canons. A
Pegard des Ecclesiastiques qui j St Marreines les plus gens de
sont dans les Ordres Sacrez, il > i bien que l’on peut , naianc
point;
j6
r e
DE B A P t £ S M
point tant d’egard a la noblefle, aux richefles, a 1’amitie, ni
a aucun autre interet tcmporel, qu’aux bonnes qualite qui
pe uvent rendre une personne
recommandable devant Dieu.
les Curez avcrtiront les Par
reins & les Marreines , qu'ils
contractent une alliance SpirituelJe avec 1’enfant, & ses pere
& mere, qui est un empechement qui rcnd le Mariage nui:
En/orte que le Parrein ne peut
le marier avec sa filleule , ni
avec la mere de sa filleule $ &
la Marreine pareillement ne
peut prendre son f i l l e u l , ni le
pere de son filleul pour mari.
Si 1’enfant a ete ondoie a la
maison,ilsavertiront ceux qui
lui fervent de Parrein St de
Marreine a 1’Eglise, lorsqu’on
fupplee les ceremonies, qu’ils
ne contractent aucune alliance
spirituelle. Ce qui est vrai auC
si,lorsqu’on baptife un enfant
Sous condition.
les Parreins, autant que faire
se pourra, impoferont le nom
aux garqons, & les Marreines
aux filles. Mais que les Curez
ne permettent pas qu’on donne des noms profanes ou ridicules a 1’enfant, mais seulement
le nom d’un Saint , ou d’une
Sainte, felon son sexe $ afin qu’il
en puisse imiter les vertus, &
reflentir les effets de sa prote^
E.
17
etions auprcs de Dieu.
Qu’ils empechent aussi la
multiplicite des noms, & qu’ils
n’en recjoivent que deux au
plus.
DVT E M P S E T
du lieu ou Von doit admi
niftrer le Bapteme.
E Bapteme peut etre confere en tout temps, même
pendant l’interdit, St la ceflation,qu’on appelle a Divinis
principalement si la neceffite
est preflante. Toutefois afin de
garder,autant qu’il est possible,
la coutume ancienne de 1’Egli
se , si aux approches du Samedi
de Paques ou du Samedi de la
Pentecote, il y a quelques Catechumenes a baptiser, dont on
puisse sans aucun danger differer le Bapteme , on les baptisera folennellement ces jours-la
aprester la Benedi<5tion des Fons.
les Curez ne doivent point
administrer le Bapteme folen
nellement durant la nuit, si
ce n’est en cas de neceffite ni
même de jour pendant la gran
de Mefle, 1’OfficeDivin ou la
Predication , de peur que cela
n’apporte quelque trouble, &
que les Pretres ne soient detournes de leurs Fonctions a
contre-temps.
Et quoique’on puisse. baptiser
C
L
,
* LC5
Statuts
de
1(61.
le defen
dent Sous
peine de
Sufpen-
ioa,
18
DuSac
en tout lieu > en cas de neceffi: neanmoins l Eglise, ou sont
les Fons baptismaux, est le lieu
particulierement deftine pour
administrer le Bapteme. C’est
pourquoi les Curez ou autres
Pretres ne doivent point,Sous
quelque pretexte que ce soit ,
baptiser dans les maisons ou
Chapelles particulieres r si non
en cas de neceflite , comme de
danger probable de mort ; &
quiconque le fait, peche griefsvement, & merite une punition severe. *
il
doit y avoir dans chaque
Eglise Paroissiale , &c dans les
Annexes deftinees pour PadmiJiiftration des Sacremens , des
Fons baptismaux , d’une ma
tiere solide , comme de j)ierre
dure, ou de marbre, perce dans
lemilieu, afin que Peau qu’on
verfe sur la teste de pensant se
puisse ecouler par ce trou dans
la pifeine. il faut qu’il y ait sur
les Fons un couvercle bien propre , & bien joint, toujours
fermant a clef, qui doit etre
soigneusement gardee par les
Curez, ou leurs Vicaires. il est
de la decence que sur ces Fons
il y ait un tapis, ou un grand
voile de toile blanche qui les
couvre de tous cotez.
On ne doit laisser dans les
Fons que le vaifleau ou est
Peau baptifmale. Ce vaifleau
REMENT
doit etre de plomb o a d’etaint
avec un couvercle de même
matiere, fermant bien juste. S*il
est de cuivre ou d’airain , on
le sera etamer par dedans, de
peur que Peau ne soit infe&ee
par la roiiille.
les Fons doivent etreplacez
a Pentree de l Eglise, du cote
de 1’Evangile y si la disposition
du lieu le permet; un peu elle apposevez de terre, &c entourez, s’il
se pe ut, d*un baluftre.
des S A 1 N T E S
Huiles (&r autres choses
necessaires aux Ceremo
nies du Bapteme
E Saint Chreme & 1’Huile
des Catechumenes , dont
on se sert dans l’administration
du Bapteme, doivent avoir ete
benits par PEveque le jour du
Jeudi Saint de Pannee couran*.
te, & il n’est pas permis de se
servir des Saintes Huiles de Pan,
nee precedente, si ce n’est dans
la neceffite.
C^ft pourquoi les Curez
doivent avoir soin de les retirer le plutot qu’ils pourront,
&c s’il en reste de Pannee pre
cedente , les faire confumer
dans la lampe qui est allumee
devant le Tres-Saint Sacre
ment j bruler le coton ou les
etoupes qui ont servi pour
L
DE B A
cfTuier les Onctions & les vaiffeaux5 en jetter les cendres dans
Ja pifeine, ou les enterrer en un
lieu Saint 3 ilsprendront garde
aussi de ne rien brtiler de ces
choses hors de 1’Eglise.
Si les Saintes Huiles venoient
amanquer, & qu'on n’en pdt
point avoir ailleurs,on pourroit
y meler un peu d’autre huile
d’olives non benite,enfbrte que
1’huile commune fut en moin
dre quantite que 1’Huile Sa
cret qui reste.
les Curez doivent conserver
le Saint Chreme & les Saintes
Huiles dans trois petits vaif.faux d’argent , ou du moins
d’etain, bien bouchez, separez
Pun de l’autre , &c diftinguez
chacun par sa propre infeription gravee en Caracteres
gros, & bien lifibles sur le bord
du petit vaifleau qui contient
les Saintes Huiles , afin de ne
s’y point tromper en prenant
l’un pour Pautre. On mettra
sur celui du Chreme Santium
Chrifma : sur celui de 1’Huile
des Catechumenes Oleum Ca
techumenorum : & sur celui des
Infirmes Oleum Infirmorum.
Et si ces vafes etoient si pe
tits & si ferrez qu’on ne put
mettre sur chacun ces deux
mots entiers , on mettra sur
le vafe du Chreme un grand
C sur celui de PHuile des Ca-
IJ
P T E S M E.
techumenes, qu’on appelle autrement PHuile de Salut, une
grande S. &c sur celui de PHui
le des Infirmes un grand I.
ces vaifleaux doivent etre
mis dans une petite armoire
faite exprez d cote du grand
Autel ou proche du Baptiste re»
& jamais dans le Tabernacle.
Cette armoire doit etre pro
pre & fermee a la clef, qui sera
gardee par les Curez ou leurs
Vicaires, pour eviter toute for
te de prophanation.
Iis ne doivent point permettre qu’aucun Laique porte les
Saintes Huiles 5 mais iis les doi
vent porter eux-memes , ou
ses faire porter par quelque Ecclefiaftique qui soit dans les
Ordres Sacrez. Us ne doivent
aussi donnerdes SaintesHuiles
a personne pour quelque pretexte & occasion que ce soit.
II
faut que le fel qu’on doit
mettre dans la bouche de Pensans en lui adminiftrant le Bap
teme, soit beni d’une Benedidion particuliere qui est marquee dans ce Rituel ; Ce fel
doit etre premierement pile,
secret & net ^ & etant beni, il n’en
faut donner a personne, ni rendre ce qui est reste' a ceux qui
Pont apporte; mais le conserver
pour s’en servir une autrefois a
l’usage du Bapteme , ou bien
le jetter dans le Sacraire.
C ij
2 0
DU SA
C
Quand on doit administrer
le Bapteme,il faut que toutes
ces choses soient pretes..
les vaifleaux du Saint Chre_
wie & de PHuile des Catechumenes.
Du fel beni ou a benir dans
un autre vaifleau.
la cueilliere ou autre petit
vaifleau d’argent, ou de quel
que autre metail, pour verler
Peau Baptifmale sur la teste de
celui qu’on doit baptiser , qui
ne serve qu’£ cet d'usage.
Un baflin pour recevoir Peau
qui coule de la teste du bapti
se , si ce n’fcft qu^lle tombe
diredtement dans la pifeine du
baptiftere.
Du coton , de 1’etoupe , du
linge , ovi quelque autre chose
iemblable pour eflluer les en<lroits oh se sont les Onctions.
Un chremeau , ou aubette
jjour mettre sur la teste de
1’enfant*.
Deux etoles , Pune violette
&c Pautre blanche, ou une /eule qui soit blanche d’un cote,
& violette de Pautre, pour en
changer, comme il est marque
dans Pordre de 1’administration du Bapteme.
Un cierge qui doit etre mis
etant allume cntxe les mains
du baptife.
enfin ce Rituel , avec le regiftre des Baptemes,
FE M E N T
Dans Pordre du Bapteme r
quand cette lettre N. se ren_
conti-e r le Pretre doit exprimer le nom de pensant qu’il
baptife dans le genre &. le cas.
convenable ; sans obliger le
Parrein & la Marreine de le
nommer autant de fois. Aux
endroits marquez d’ une Croix„
il doit former le signe de la
Croix sur lui. Toutes les fois
a u s s i qu’il prononce le noni
dejEsus,
U doit faire unc
inclination de la teste , & s’il
est couvert il doit oter sont:
bonnet.,
Le Bapteme etant acheve
le Cure, ou son Vicaire en sera
un Acte , qu’il ecrira lui-m£me dans le registre des Baptemes , felon la forme qui est
prescrite en ce Rituel. il le
doit signer ensuite , & faire
signer le pere de pensant, s’il
est present, & le Parrein &
la Marreine, s’ils flavent ecrire r si non il faudra faire mention qu’ils ne fcavent signer.
Ce registre des Baptemes
doit etre soigneusement con.
serve, dans un endroit de PE
glise ferme a la clef r & les
Curez ne doivent point le laif.
fer entre les mains des Jacques,
ni permectre qu’il soit porte
de hors a cause des incortveniens qui en peuvent arxxver,
C J E
BAPTESME.
X I
1‘ORDRE E T l e s c e r e m o n i e s
qu'on doit observer en ladminiflration du
Bapteme d’un gars^on.
T
Outcs choses etant difpofees pour Va.dminiflra.tion du
Sacrement de Bapteme , le Cure s etant lave les
mains, (efr revetu de son habit d?Eghfe felon le temps *
(d? d'une etole de couleur violette. s’avancera en ceis
Stat vers la porte de 1’Eglise, ou ceux qui ont appone
Venfant doivent l'attendre j (&ry etant arrive\ aiant la
teste couverte 3 il interroger a cclle qui porte l'enfant, (&/*
ceux qui l' accompagnent 3 en cette maniere.
D. Quel enfant presentez-vous a 1’Eglise ?.
C’est un gars^on..
D. que demande-til r
B*. Le Bapteme.
D. Qui elt le Parrein ?.
Le Parrein repond : c’elt moL
D. Et la Marreine?
la Marreine repond: c’est moi.
Le Pretre ne trouvant en eux aucun des empechemens
tnarque^dans Cmflruclion precedente , il leur demander a:
D. Voulez-vous vivre & mourir en la soi de 1’Eglise
Catholique, Apoltolique & Romaine?
Oiii, moiennant la grace de Dieu.
Le Pretre sera alium er le cierge, avertira la Sage*
femme de temr. f enfant. sur le bras droit y (djr puk it
dira :■
D. Quel nom: voulez-vous donner a cet enfant?
Le Parrein rcpmdra ; Pierre , ou Jean y ou un autre
nom,
C iij
Du S a c r e m e n t .
Le "Pretre donnera a<vis au Parrein @r a la Marreine
de repondre au nom de 1’enfant lorsqu*ils seront interroge\} fg) il sera Vexhortation fuivante.
E Sacrement de Bapteme que nous allons donner a cet enfant , e s t l e premier dans 1’ordre des
Sacremens de 1’Eglise, & le plus necessaire aufalut,sans
lequel personne ne peut entrer au Roiaume des Cieux.
C’est une verite constante , &c le fbndement essentiel
de notre Religion , que nous naiflons tous foiiillez
du peche originel, enfant de colere , comme parle
1’Apotre , & esclaves du demon , a cause de la defobeiftance de notre premier Pere. Mais le Bapteme par
une vertu divine , que Je Sang de J e s u s-C h r i s t
lui communique, efface le peche, nous delivre de l’est
clavage de fatan , nous fait enfant de Dieu , & nous
rend participans de tous les biens, que cet adorable Sauveur nous a merite z par ses souffrances & par sa morr.
Vous etes donc obligez pour honorer une a<5tion si
Sainte d’y afTifter avec beaucoup de refpecH: & de devotion. Vous devez aussi remercier Dieu de la grace qu’il
va faire a cet enfant, & le prier qu'il le conserve dans
1’innocence qu'il lui rend par la vertu de ce Sacrement.
Vous pouvez aussi faire un peu de reflexion sur vous me
me , & voir si vous n’avez point perdu la grace de
votre Bapteme car si cela est , il faut en concevoir une grande douleur ; demander a Dieu qu'il la
reflufcite en vous, par les ceuvres d’une veritable penitence , & prendre une ferme resolution daccomplir a
lavenir , avec une fidelite inviolable toutes les promefles qui ont ete faires en votre nom , lorsque vous
avcz e'te baptifez.
n
L
D E
B A P T E S M E .
Z j
Le "Pretre etant touvert, ft) tourne <vers VOccident >
le Parrein etant a Ja droitte, ft) la Marreine a fagauche,
foufjlera, trois fois doucement contre le wifage de l'enfant,
(&7“ commencera tout haut cet exorcifrne.
Exi ab eo fatan , & da honorem Deo vivo & vero j
da honorem Jesus Chrifto fils elus , & Spiritui San
cio j & recede ab eo , in nomine Patris > & Filij , dc
Spiritus San6ti.
*
Le Pretre faisant une Croix sur le front de Venfant
avec le pouce de la main droite (ce qu'il doit observer
toutes les fois qu'il faut faire unjtgne de Croix sur l'en
sans , dira :
Signum fancftx ^ crucis Domini noftri Jesus Christi
in frontem tuam pono.
Et faisant un autre J,igne de croix sur la poitrine de
Venfant sans la decouvrir> le pouvant faire sur les lan-*
ges , il dira :
Signum Salvatoris Domini noftri Jesus Christi la
pedhis tuum pono.
puis le Pretre etant decouvert 3 s'il a 1'habit di est e
(on ne se decouvre pas quand on k Vhabit d*hiver) met
tra la main droitte sur la teste de l'enfanty en la touchant
leverement, (e$r dira :
f. Dominus vobifcum.
Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
Mmpotens fempiterne Deus, Pater Domini notri Jesus Christi y refpicere dignare super hunc sa
mulum tuum N. que M. ad rudimenta fidel vocare di
gnatus es; omnem coecititem cordis ab eo epelle : diC.
rumpe omnes laqueos fatana? > quibus fuerat alligatus;
O
1 4
D
u
S a c r e m e n t
aperi ei Domine januam pietatis tux, ut figno fapientiae
tuae imbutus omnium cupiditatum fotoribus caVeat, &
ad iiiavem odorem praeceptorum tuorum lastus tibi in
Ecclesia tua deferviat , & proficiat de die in diem j ut
idoneus efficiatur accedere ad gratiam , Baptffmi tui
percepta medicina. Per eumdem Chriftum Dominum
noftrum. yz. Amen,
Le Pretre difant tOraifon fiivante , sera, un signe de
croix sur le front de L'enfant, en pronon^ant les paro
les qui sont marquees d'une croix.
Oremus.
Reces noftras , quseiumus Domine , clementer
exaudi , & hunc eledum tuum N. crucis domi
nica; , cujus impreftione eum fignai^mus , virtute cuftodi ■, ut magnitudinis tuas rudimenta servant, per cuftodiam mandatorum tuorum ad regenerationis gra
tiam pervenire mereatur. Per eumdem Chriftum Do
minum noftrum. Amen.
Oremus.
Eus, qui humani generis ita es conditor , ut fis
etiam reformator, propitiare populis adoptivis,
dc novo Teftamento fobolem nova? prolis adferibe ; ut
Filii promiftionis , quod non potuerunt aflequi per na
turam , gaudeant le recepifte per gratiam. Per Chriftum
Dominum noftrum. Amen.
Le Pretre etant encore decouycrt benira le fel, si ce
n 'est qu ii en ait qui ent ete beny auparavant j (d^
sans dire Oremus , parce qu avant les exorcifmes on
ne doit point dire Dominus vobifcum , ni Oremus ,
il comwencera f exorcifrne du fel.
^
Exorcizo
P
D
DE B A P T E S M E.
E
2j
Xorcizo te , Creatura falis, in nomine Dei Pa
tris ^omnipotentis, & in charitate Domini noftri
Jeiu Christi , & in virtute Spiritus ^ Sandri. Exor
cizo te per D e u m v i v u m , per Deum^verum , per
Deum ^fandum , per Deum , qui te ad tutelam hu
mani generis procreavit, & populo venienti ad crcdulitatem,per fervos duos confecrari prascepit: ut in nomine
fan&az Trinitatis efficiaris falutare Sacramentum ad ef
fugandum inimicum. proindre rogamus te , Domine
Deus nofter , ut hanc creaturam falis fandificando
fandi ^fices , & benedicendo bene dicas ; ut fiat
omnibus accipientibus perfeda medicina permanens
in vifceribus forum, in nomine ejufHemDomini noftri
Jesus Christi, qui venturus est judicare vivos & mortuos,
& faeculum per ignem. Amen.
Le Pretre diant jette de £ e au benite sur le fel s en
mettra un peu dans la bouche de pensant, Vappellant
par son nom, qu il exprimera toujours en Latin.
N. Accipe fal fapientias _, ut propitius fit tibi Domi
nus in vitam asternam. Amen.
Le Pretre mettant la main droite sur la teste de F en
sans , en la touchant leger emetit dira :
f. Dominus vobifcum.
%t. Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
Eus patrum noftrorum , Deus univerfie condi
tor creatura?, te suplices exoramus , ut famu-^
Ium tuum N. refpicere digneris propitius , & hoc pris
mum pabulum falis ^uftantem non diutius efiirire peri,
mittas , quominus cibo repleatur ccclefti; quatenus fit
femper Spiritu fervens, fpe gaudens, tuo femper nomini
D
D
z6
du
Sacrement
ferviens. Perduc eum ad nova? regenerationis lavacrum,
ut cum fidelibus tuis promiffionum tuarum asterna prae
mia confequi mereatur. Per Dominum noftrum Jefum
Chriftum Filium tuum qui tecum vivit , & regnat in
unitate Spiritus Sandi Deus. Per omnia faecula foculo
rum. p. Amen.
Oremus,
DEus Abraham, Deus Ifaac , & Deus Jacob , &
Deus qui Moysi famulo tub in monte Sinai apparuifti, & filios Ifrael de terra >£gypti eduxifti , de
putans eis Angelum pietatis tuae, qui cuftodiret eos die
ac node , te quaefumus, Domine, ut mittere digneris
fandum Angelum tuum , ut fimfliter cuftodiat fk hunc
famulum tuum N. & perducat eum ad gratiam BaptiC
mi tui. Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
Le Pretre se couvrira, , ft) dira, Vexorcifine fumant >
sa.ifa.nt du pouce de U main droite un /igne de croix sur
le front de L* enfant au lieu marque d'une croix, ce qu'il
obfer<vera aux autres endroits qui sont pareillement
marque
E
Rgo maledide diabole , recognofce fententiam
tuam , & da honorem Deo vivo & vero • da ho
norem Jesus Chrifto fils elus , . & Spiritui Sando : &
recede ab hoc famulo Dei N. qliia iftum fibi Deus &
Dominus nofter Jesus Chriftus ad fuam fandam gra
tiam & benedidionem , fontemque Baptifmatis dono
Spiritus Sandi vocare dignatus est. Et hoc fignum fan
da? crucis quod nos f r o n t i e j u s damus, tu maledide
diabole nunquam audeas violare. Per eum qui ventuturus est judicare vivos & mortuos , & foculum per
ignem. Amen.
' D E
I?
B A P T E S M E .
Le Pretre s'etant decouvert dira, VOraifon fuivante.
Oremus.
Eus , immortale praedium omnium poftulantium, liberatio fupplicum, pax rogantium, vita
credentium 9 refurredio mortuorum ; te invoco super
hunc famulum tuum N. qui Baptifmi tui donum petens,
aeternam confequi gratiam fpiritali regeneratione dellderat. Accipe eum , Domine , & quia dignatus es di
cere- petite, & accipietis ; quaerite, & invenietis; pulfate , & aperietur vobis : petenti itaque manum porri
ge , & januam pande pullanti ; ut aeternam codeftis la
vacri benedidionem confecutus, promifla tui muneris
regna percipiat. Per Chriftum Dominum noftrum.
yt. Amen.
D
Le Pretre se couvrira, <gjr dira:
A
Udi maledide fatana, adjuratus per nomen aeter
ni D e i , & Salvatoris noftri Filii elus ; cum tua
vidus invidia tremens , gemenfque difcede ; nihil tibi
fit commune cum fervo Dei jam cceleftia cogitante ,
renuntiaturo tibi ac fasculo tuo, ac beatae immortalitati
viduro. Da igitur honorem advenienti Spiritui Sando,
qui ex fumma cockffti arce defcendens , perturbatis
fraudibus tuis , divino fonte purgatum pedus ; id est ,
fandificatum Deo templum , & habitaculum perficiat;
ut ab omnibus penitus noxiis praeteritorum criminum
liberatus fervus Dei , gratias perenni Deo referat fem
per , & benedicat nomen elus fandum in faecula faeculorum. Amen.
Le Pretre continuer a lexorcifme en faisant trois fignes
de croix furi'enfant, lors qu'il prononcer a les trois per~
sonnes de la sainte Trinite.
Dij
i8
Du
S
a c r e m e n t
E
Xorcizo te immunde fpiritus , in nomine Pai^
tris , & Fii^Jii , & Spiritus ^ Sandi ; ut exeas,
& recedas ab hoc famulo Dei N. Ipfe enim tibi impe
rat , maledide damnate , qui pedibus super mare am
bulavit, &c Petro mergenti dexteram porrexit.
Ergo maledide diabole recognofce fententiam tuam,
& da honorem Deo vivo & vero •, da honorem Jesus
Chrifto fils elus, & Spiritui Sando : & recede ab hoc
famulo Dei N. quia iftum fibi Deus & Dominus nofter
Jesus Chriftus ad fuam fandam gratiam &c benedidio
nem , fbntemque Baptifmatis dono fua? gratia; vocare
dignatus est ; & hoc fignum fanda; crucis , quod nos
fronti ^ elus damus , tu maledide diabole , nunquam
audeas violare. Per eumdem Chriftum Dominum no
ftrum. Amen.
. Le
Pretre se decouvrira , ft) dira tOraifon fuivante,
___
Oremus.
/1 ^ Ternam ac juftiflimam pietatem tuam de'preV' 1 ' j cor > Domine Sande , Pater omnipotens ,
icteVne Deus , audor luminis & veritatis , super hunc
famulum tuum N. ut digneris eum illuminare lumine
intelligentia; tua; : munda eum , & fandifica : da ei
fcidntiam veram , ut dignus efficiatur accedere ad gra
tiam Baptifmi tui j teneat firmam fpem , confilium
redum, dodrinam fand:am, ut aptus fit ad percipien
dam gratiam Baptifmi tui. Per Dominum noftrum Jelum Chriftum Filium tuum , qui tecum vivit & regnat
in unitate Spiritus Sandi Deus, Per omnia fecula sa;,
culorum, Amen.
Le Pretre aiant mti son bonnet , ft) t enant la main
droite elevee etendue sur la, teste de pensant. dira;
d e
B
.
a p t e s m e
2.9
te lateat fatana , imminent tibi poenas , im
minere tibi tormenta , imminent tibi diem ju
dicii, diem (upplicii sterni, diem qui venturus est velut clibanus ardens, in quo tibi, atque omnibus Ange
lis tuis astemus veniet interitus : proindre damnate , at
que damnande , da honorem Deo vivo & vero , da
honorem Jesus Chrifto fils elus, & Spiritui Sando : in
cujus nomine atque virtute prscipio tibi , quicunque
es, fpiritus immunde, ut exeas , & recedas ab hoc sa
mulo Dei N. que M. hodie Deus atque Dominus nofter
Jesus Chriftus ad fuam fancftam gratiam & benedi<5honem , fbntemque Baptifmatis vocare dignatus est ; ut
fiat elus templum per aquam regenerationis in remifl
fionem peccatorum , in nomine ejufdem Domini no
ftri Jesus Christi, qui venturus est judicare vivos Emor
tuos , & foculum per ignem. Amen.
Ec
N
Le Pretre deme urant couvert
3
prendra avec le pouce
,
de la, main droite un peu de falive de sa bouche
en touchera les oreilles de l'enfant
, en difant:
,
ft)il
premierement la,
droite ftj ensuite la gauche
Ephpheta , quod e s t , adaperire.
, dira :
il touchera les narines sans toucher les levres
In odorem fuavitatis. Tu autem eflftigare diabole -y
appropinquabit enim judicium Dei.
Cela fut y le Pretre touchant le corps de T enfant de
, Vintroduira dans 1'Eglise , en difant:
la main droite
Ingredere in templum Dei, ut habeas vitam sternam,
dc vivas in faecula fasculorum. yt. Amen.
Le Pretre commandera qu'on porte l*enfant aux Pons
, fg) dira :
baptismaux
Parrein & Marreine dites pour cet enfant: Pater
D iij
Du Sacrement
nofter s Ave Maria s Credo in Deum s (g) Credo in Spiri
tum S antium.
Pendant que la Sage-femme decouvrira tenfant} pour
le mettre en etat de recevoir les OnSiions (efr le Ba
pteme , le Pretre prSparera VHuile des Catechumenes,
(djr le saint Chreme, (&r l’'enfant luy aiant ete presente,
il dira etant couvert:
Parrein & Marreine nommez 1’enfant.
Le Parrein ft) la Marreine.
Pierre , ou autrement.
Le Pretre dira ensuite en Latin, ou en Franqois:
N. Abrenuntias fatanae? ou, N. Renonce z-vous a fatan?
Le Parrein fg) la Marreine repondront:
Abrenuntio, ou , J’y renonce.
Le Pretre.
Et omnibus operibus elus ? ou, Et a toutes ses ceuvres.
Le Parrein & la Marreine.
Abrenuntio, ou , J 'y renonce.
Le Pretre.
Et omnibus pompis elus ? ou, Et a toutes ses pompet ?
Le Parrein fg) la Marreine.
Abrenuntio, ou , J’y renonce.
Le Pretre otera son bonnet, gj prendra de l'Huile des
Catechumenes avec la petite haguette qui est dans le vaif
feaudalites , ft) en oindra l'enfant en forme de croix , premie
rement i la poitrine, difant:
Ego linio te oleo ^ falutis.
puis entre les epaules, en difant:
In Chriflo Jesus ^ Domino nollro j ut habeas vitam
aeternam. Amen.
Le Pretre effm'era avec du coton ou des etoupes les
30
i
D E B A P T E S M E.
jr
endroits qui ont ete oints s ll quittera Vetole violette,
en prendra une blanche 3 mettra son bonnet 3 fg) dira:
Nommez 1’enfant.
Le Parrein (djr la Marreine:
N.
Le Pretre appellant t enfant par son nom 3 l'interrogera en Latin , ou en Franqois 3 difant:
N. Credis in Deum Patrem omnipotentem , creato
rem coeli &c terrae ?
Ou , N. Croiez-vous en Dieu le Pere tout - puissant ,
Createur du Ciel & de la terre >
Le Parrein q) la Marreine repondront:
Credo, ou y JTy crois.
Le Pretre'.
Credis & in Jefum Chriftum Filium elus unicum >
Dominum noftrum , natum , & pafliim ?
Ou , Croiez-vous aussi en Jesus-Christ son Fils unique
notre Seigneur , qui est ne, &a souffert l
Ze Parrein ft) la Marreine z
Credo, ou i Ty crois.
Ze Pretre.
Credis & in Spiritum Sandum , Sandam Ecclefiam.
Catholicam y Saniorum communionem, remiflionem
peccatorum , carnis reiurredionem , vitam aeternam ?
Ou j Croiez-vous aussi au Saint esprit, la Sainte Eglise
Catholique 3 la communion des Saints a la remiflion des
peche's, la refurredion de la chair, la vie eternelle *
Ze Parrein (&?■ la Marreine:
Credo, ou y J’y crois.
Ze Pretre»
Nommez lenfant.
3 i
Du S a c r e m e n t
Ze Parrein ftj la, Marreine.
N.
Le Pretre.
N. Vis baptizari? ou, N. Voulez-vous e'trebaptife>
Ze Parrein la Marreine:
Volo, ou , Je le veux.
Alors le Pretre sinformera exaEiement si f enfant na
point ete baptife 3 ft) demander a a tous ceux qui sont
presens :
Cet enfant na-t-il point ete baptife , & na-t-on fait
aucune chose pour le baptiser?
Et si on repond qu'il ne l''a point ete 3 (dfr qu on na
fait aucune chose pour le baptiser, le Pretre avertira
le Parrein fg) la Marreine de tenir pensant 3 il otera,
son bonnet, prendra avec une cuillere ou autre vafe
propre de V eau du baptiftere 3 (e>~ en ver fer a par trois
fois sur la teste de lenfant en forme de croix , chaque
fois au moment qu'il nommera les personnes de la saint
te Trinite : fg) dira en même temps diflinclement, (&/avec attention :
N. Ego te baptizo in nomine Patjuris , & si^Jii,
& Spiritus^San&i. Amen.
Si le Vretre apprend par le temoignage de ceux qu'il
a interrogez^, que pensant a ete baptife i (djr si par leurs
reponfes il a sujet de douter de la validite du Bapteme,
il le baptiser a Sous condition , en verfant de Peau sur
lui en la maniere prescrite ci-dessus 3 & ufant de cette
forme :
N. Si non es baptizatus , ego te baptizo in nomine
Pa►Juris, & si^lii, & Spiritus►JiSandH. Amen.
Si on ajfure le Vretre que pensant a ete baptife s
sil
D E
B a p t e s m e .
3 3
s'il est confiunt qu'on na, rien omis de ce qui est de
1'ejfcnce du Sacrement s il ne le baptiser a, point s mais il
continuer a les ceremonies du Bapteme en la maniere
fuivante.
11 prendra du Saint Chreme avec la petite baguette
qui est dans le vaiffeau , oindra le sommet de la teste
de Venfant en forme de croix , sans descendre jusqu'au
front 3 en prononqant les paroles marquees d*une croix
de VOraifon fuivante :
omnipotens , Pater Domini noftri Jesus
Christi , qui te regeneravit ex aqua &c Spiritu
Sando , quique dedit tibi remiffionem omnium pec
catorum tuorum , ipfe te liniat Chrifmate falutis in
eodem Chrifto Jeiii Domino noftro, in vitam sternam.
yt. Amen.
Eus
D
Le Pretre ejfuiera Vendroit qui aura ete oint} prenant 1’aubette il la mettra sur la teste de l'enfant , en
difant:
N. Accipe vellem candidam , quam immaculatam
perferas ante tribunal Domini noftri Jesus Christi, ut
habeas vitam sternam , &c vivas in faecula fsculorum.
9«. Amen.
,
.
ir. Pax tecum.
%t. Et cum Spiritu tuo.
L’enfant aiant ete recouyert , le Pretre lui prefentera au cote droit un cierge allume , que le Par
rein {f) la Marreine tiendront de la main droite , ft)
il dira:
N. Accipe lampadem ardentem , & irreprehenfibilis cuftodi. Baptilmum tuum ; ut cum venerit Dominus
ad nuptias p offis ei occurrere cum fplendore codefti,
E
54
Du ' S a c r e m e n t
habeafque vitam sternam, & vivas in faecula foculo
rum. Amen.
Le Pretre mettra, les extremite7^ de son etole en forme
dc croix sur la te fle de l’enfant 3 (@jr recitera lEvangile
de Saint Jean, difant:
f. Dominus vobifcum.
92. Et cum Spiritu tuo.
f. Initium fandi Evangelii fecundum Joanneim
yt. Gloria tibi Domine.
N principio erat verbum , & verbum erat apud
Deum a & Deus erat verbum. Hoc erat in prince
pio apud Deum. Omnia per ipfum fada funt : & fine
ipfo fadum est nihil, quod fadum est. In ipfo vita erat,
ic vita erat lux hominum : & lux in tenebris l u c e t , &
tenebrs eam non comprehenderunt. Fuit homo miflus
a Deo, cui nomen erat Joannes : Hic venit in teftimonium , ut testimonium perhiberet de lumine , ut om
nes crederent per illum. Non erat ille lux , fed ut te
ftimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera , qus
illuminat omnem hominem venientem in hunc mun
dum. In mundo erat, & mundus per ipfum fadus est,
& mundus eum non cognovit. In propria venit, &
fui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt
eum , dedit eis poteftatem filios Dei fieri, his qui cre
dunt in nomine elus : Qui non ex fangumibus , neque
ex voluntate carnis , neque ex voluntate viri, fed ex
Deo nati funt. ET V E R B U M CARO FACTUM
EST , f il fait ici une inclination de teste ) & ha
bitavit in nobis , & vidimus gloriam elus , gloriam
quafi unigeniti a Patre , plenum gratis fk veritatis.
yt. Deo gratias.
I
D E B
a
P T E S M E .
Le Pretre.
Per Evangelica dida deleantur noftra delida.
ir. Sit nomen Domini benedfdum.
91. Ex hoc nunc dc ufque in faeculum.
Oremus.
Rotedor in te fperantium Deus , fine quo nihil
est validum , nihil fandum , multiplica super nos
mifericordiam tuam : ut te re<ftore , te duce, fic tranfeamus per bona temporalia, ut non amittamus aeterna.
Per Chriftum Dominum noftrum. yt. Amen.
P
Le Pretre sera, bai/er l etole a L''enfant 5 fg) jettera
de Leau benite sur lui, ft) jure tous les afjiflans. 11 don~
nera ensuite au parrein ft) a la. Marreine les avertif
/emens juivans.
J
Ai quelques avis importants a vous donner de la
part de 1’Eglise , touchant les obligations que vous
avez contradees en qualite de Parrein dc de Marreine
de cet enfant.
Premierement, il est de votre devoir de prendre soin
qu'il soit bien instruit dans la soi dc la Religion Catholique. C est pourquoi vous devez avertir le pere dc la
mere, quauflitot qu'il sera capable d’instruction, iis lui
faflent apprendre les principaux articles de la doctrine
Chretienne , 1’Oraifon Dominicale , la Salutation Anangelique, le Symbole des Apotres,les Commandemens
de Dieu dc de 1’Eglise. Vous les avertirez aussi de
veiller sur ses mocurs; de lui donner bon exemple ; de
le corriger charitablement, s il commet quelque faute,
& sur tout de ne pas confier sa nouriture, ou son education a des heretiques , ou a des personnes fufpede'es
d’erreurs.
Ei)
$6
D u
S a c r e m e n t
Secondement , vous devez recornmander a ceux
qui ont la charge de cet enfant , de prendre des foins
particuliers pour sa vie & pour sa santé ; de le garentir
pendant sept ans de tous les dangers qu'ils peuvent &
doivent prevoir • a la mere & a la nourice de ne le
point coucher au lit avec elles avant l’an & jour y a
cause du danger qu'il y auroit qu’il ne fut etouffe. que
si les parens venoient a mourir, ou qu'ils ne s’aquitaf
ientpas de ces devoirs,vous feriea obligez de fuppleer
a leurs defauts, ou a leur negligence.
- Vous vous fouviendrez aussi que vous avez contracte
une alliance spirituelle tant avec cet enfant , qu avec
son pere &c sa mere , enforte que vous ne pouvez ja
mais vous marier avec cet enfant, ni avec son pere
& sa mere.
aprester ces avertiffemens le Pretre se couvrira , ecrira
le Bapteme dans le regifire , laver a feul ses mains , (d<r
ensuite le Parrein g) la Marreine laveront les leurs.
Le Pretre fermera le baptiftere, reporter a les f abites
Huiles en leur place.
•
L’ORDRE ET les c e r e m o n i e s
qu’on doit observer en l adminiflration du
Bapteme d’une fille.
L
'Enfant etant a la porte de lEgltfe , {t) toutes chases etant difyofees de la maniere que nous avons ob~
serve pour les ceremonies du Bapteme d’un garqon , le
Pretre etant couvert, tnterrogera cclle qui porte l'enfant,
ft) ceux qui taccompagnent.
D. Quel enfant presentez-vous a 1’EgI.ife ?
DE
BAPT
E S M E.
37
C’est une fille.
D. que demande-t-elle >
Le Bapteme.
D. Qui est le Parrein ?
Le Parrein repond : c’est moi.
D. Et la Marreine ?
la Marreine repond: C’est moi.
D. Voulez - vous vivre &c mourir en la soi de 1’Eglise
Catholique, Apostolique & Romaine?
Le Parrein (&jr la Marreine repondront:
Oiii, moiennant la grace de Dieu.
Le Pretre sera allumer le cierge, <t) awertira la Sagefemme de tenir pensant sur le bras gauche , puis il
dira :
Quel nom voulez-vous donner a cet enfant?
la Marreine repond:
Marie , ou Jeanne , ou autrement.
Le Pretre aiant fait P exhortation marquee en la ceremonie du Bapteme d’un garqon 3 page iz. etant
tourne <vers t Occident, le Parrein etant a sa droite , (&/•
la. Marreine a, sa gauche , il foujflera trois fois doucement contre le <vifage de f enfant, fg) commencera tout
haut cet exorcifme.
Exi ab ea fatan , & da honorem Deo vivo & vero;
da honorem Jeiii Chrifto fils elus , & Spiritui San6bo & recede ab ea , in nomine Patris , Filij , &:
Spiritus Sandri. Amen.
Le Pretre faisant avec le pouce de la main droite
une croix sur le front de pensant , dira:
Signum lances cnicis Domini noftri Je(u Christi
in frontem tuam pono.
E iij
3 8
D u
S a c r e m e n t
Et faisant pareiUement une croix sur la. poitrinc de
1'enfant , sans la decouvrir , il dira:
Signum Salvatoris ^ Domini noftri Jesus Christi in
pedlus tuum pono.
Pjfis le Pretre aiant ofte son bonnet , mettra la
main droite sur la teste de l enfant, en la touchant
legerement, (djr dira :
f. Dominus vobifcum.
v>t. Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
Mnipotens fempiterne Deus, Pater Domini no,
ftri Jesus Christi, refpicere dignare super hanc sa
mulam tuam N. quam ad rudimenta fidel vocare di
gnatus es -y omnem caecitatem cordis ab ea epelle: disrumpe omnes laqueos fatans, quibus fuerat alligata :
aperi ei Domine januam pietatis tus, ut figno fapientis
tus imbuta, omnium cupiditatum faetoribus careat, &c
ad fiiavem odorem prsceptorum tuorum Ista tibi in
Ecclesia tua deferviat , & proficiat de die in diem ; ut
idonea efficiatur accedere ad gratiam , Baptifmi tui
percepta medicina. Per eumdem Chriftum Dominum
noftrum. Amen.
Le Pretre sera avec le pouce de la main droite un
signe de croix sur le front de L'enfant, en prononqant
les paroles marquees d'une croix en 1’Oraifbn fuivante.
Oremus.
Reces noftras , qusfumus Domine , clementer
exaudi, & hanc elle appose&am tuam N. crucis dominics , cujus impreflione eam figna ^ mus , virtute
cuftodi : ut magnitudinis <rloris tus rudimenta ferff/
vans, per cuftodiam mandatorum tuorum ad rege.
O
P
d e
B a p t e s m e .
39
nerationis gratiam pervenire mereatur. Per Chriftum
Dominum noftrum. 92. Amen.
Oremus.
Eus, qui humani generis ita es conditor , ut fis
etiam reformator, propitiare populis adoptivis,
& novo Teftamento fobolem novae prolis adferibe ; ut
Filii promiftlonis , quod non potuerunt aflequi per na
turam , gaudeant le recepi fle per gratiam. Per Chriftum
Dominum noftrum. yt. Amen.
Le Pretre etant encore decouvert benira le fel, sil
si en a, pas qui ait ete beni, difant:
Xorcizo te , crea'tura (alis , in nomine Dei Pa
tris omnipotentis , & in charitate Domini
noftri Jesus. ^ Christi, & in virtute Spiritus ^ Sandi.
Exorcizo te per Deum ^ vivum , per Deum ^ ve
rum , per Deum ^ fandum , per Deum , qui te ad
tutelam humani generis procreavit , & populo venien
ti ad credulitatem per fervos fiios confecrari praecepit 1
ut in nomine fanda? Trinitatis efficiaris falutare Sacra
mentum ad effugandum inimicum. proindre rogamus
te, Domine Deus n o f t e r , ut hanc creaturam falis fandificando fandi*J<fices , & benedicendo b e n e d i
cas ; ut fiat omnibus accipientibus perfeda medicina
permanens in vifceribus forum , in nomine ejufdem
Domini noftri Jesus Christi, qui venturus est judicare
vivos mortuos, & fsculum per ignem. 92. Amen.
Le Pretre atant fette de Ce au benite sur le fel , en
mettra. un peu dans la bouche de fenfint , Vappellant
par son nom, qu'il expritnera toujours en Latin.
N. Accipe fal fapientix , ut propitius fit tibi Domi
nus in vitam sternam, au. Amen.
D
E
Du Sacrement
Le Pretre mettant la main droite etendwe sur la te fle
de 1’enfant, en la touchant leger ement 5 dira :
f. Dominus vobifcum.
92. Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
Eus patrum noftrorum , Deus univerfe condi
tor creatura: , te fuppliccs exoramus , ut hanc
famulam tuam N. refpicere digneris propitius, & hoc
primum pabulum falis cruftantem non diutius efurire
/
r
-I
1 /
1 rn■
permittas
, quominus
cibo
repleatur
codelti
j quate
nus fit femper , Spiritu fervens, fpe gaudens , tuo no
mini ferviens. Perduc eam ad novas regenerationis la
vacrum , ut cum fidelibus tuis promiflionum tuarum
aeterna praemia confequi mereatur. Per Chriltum Do
minum noftrum. 92. Amen.
Oremus.
Eus ccdi , Deus terras , Deus Angelorum ,
Deus Archangelorum , Deus Prophetarum ,
Deus Apoftolorum , Deus Martyrum , Deus Con
fertorum , 1Deus Virginum
, Deus
omnium bene vivenD
’
tium , Deus , cui omnis lingua confitetur , & omne
genu fleditur cccleftium , terreftrium
&c infernorum :
J)
^
J
te invoco , Domine , fiiper hanc famulam tuam N. ut
perducere eam digneris ad gratiam Baptifmi tui. Per
Chriftum Dominum noftum. 92. Amen.
Le Pretre se couvrira 3 ft) dira, texorclfme fuivant;
fuifant avec le pouce de la main droite un Jigne de croix
sur le front de F enfant , au lieu marque dune croix,
ce qu'il observer a aux autres endroits qui fmt pareillement marque%
40
D
D
d e
B a p t e s m e .
4 1
ERgo
maledide diabole , recognofce fententiam
tuam , &c da honorem Deo vivo & vero; da ho
norem Jesus Chrifto fils elus , &c Spiritui Sando : &
recede ab hac famula Dei N; quia illam fibi Deus &
Dominus no lier Jeius Chriftus ad luam fandam gra
tiam & benedidionem , fontemque Baptifmatis dono'
Spiritus Sandi vocare dignatus elt. Et hoc fignum fands^crucis quod nos fionti elus damus, tu maledide
diabole nunquam audeas violare.
Le Pretre otera fun bonnet , ft) dira,:
Oremus.
Eus , immortale prasfidium omnium pollulantium, liberatio fupplicum, pax rogantium, vita
credentium , refiirrcdio mortuorum ; te invoco super
hanc famulam tuam N. quas Baptifmi tui donum petens,
sternam confequi gratiam fpiritali regeneratione defiderat. Accipe eam , Domine , & quia dignatus es di
cere : petite, & accipietis : qusrite, &c invenietis; pul
tate , & aperietur vobis j petenti itaque manum porri
ge , &c januam pande pulfanti ; ut sternam ccrJeftis la
vacri benedidionem confecuta, promi/la tui muneris
regna percipiat. Per Chriftum Dominum noftrum.
Amen.
D
Le Pretre mettra, son bonnet, ft) continuero, il exorcifme.
A
Udi maledidefatana,adjuratus per nomen ster
ni Dei , & Salvatoris noftri Filii elus • cum tua
vidus invidia tremens , gemenfque difcede : nihil tibi
fit commune cum fimula Dei jam cceteflia cogitante,
renuntiatura tibi ac fsculo tuo , & beats immortalitati
vidura. Da igitur honorem advenienti Spiritui Sando,
qui ex fumma coelefti arce defce'ndens 3 perturbatis
F
4 i
d u
S a c r e m e n t
fraudibus tuis , divino fonte purgatum pedus ; id est,
fandificatum Deo templum , & habitaculum perficiat
ut ab omnibus penitus noxiis praeteritorum criminum
liberata famula D e i , gratias perenni Deo referat fem
per , & benedicat nomen elus fandum in faecula fo
culorum. 9*. Amen.
Le Pretre otera son bonnet , dira :
Oremus.
Eus Abraham, Deus Ifaac, Deus Jacob , Deus
qui tribus Ifrael de yEgyptfaca fervitute liberafti , & per Moyfen famulum tuum de cuftodia
mandatorum tuorum in deferto monuifti j & Sufannam de falfo incrimine liberafti; te fupplex deprecor ,
Domine , ut liberes hanc famulam tuam N. & per
ducere eam digneris ad gratiam Baptifmi tui. Per
Chriftum Dominum noftrum. Amen.
Le Pretre remettra son bonnet ft) continuera l'exorci/me :
Rgo maledide diabole , recognofce fententiam
tuam , & da honorem Deo vivo &. vero , da
honorem Jesus Chrifto fils elus, & Spiritui Sando: &
recede ab hac famula Dei N. quia iftam fibi Deus
& Dominus nofter Jesus Chriftus ad fiiam fandam
gratiam & benedidionem , fontemque Baptifinatis
dono fua? gratiae vocare dignatus est. Et hoc fignum
fanda: crucis , quod nos fronti elus damus, tu ma
ledide diabole, nunquam audeas violare.
D
E
Le Pretre sera trois fignes de croix sur pensant, lors
qu'il prononcera les noms des trois personnes de la
sainte Trinite dans texorcifme fuiyant.
D E
B A
P
T
E
S
M
E .
4 j
E
Xorcizo te immunde fpiritus , per Pa ►Jurem, &
& Fitjtlium , & Spiritum Sandunij ut exeas,
& rece'das ab hac famula Dei N. Ipfe enim tibi impe
rat , maledide damnate,qui cocco nato oculos aperuit,
& quatriduanum Lazarum de monumento fufcitavit.
Ergo maledide diabole, recognofce fententiam tuam,
&c aa honorem Deo vivo & vero ; da honorem Jesus
Chrifto fils elus, &c Spiritui Sandto : & recede ab hac
famula Dei N. quia iflam fibi Deus & Dominus nofter
Jesus Chriftus ad fuam fandram gratiam &c benedidio
nem , fontemque Baptifinatis dono fuse gratia? vocare
dignatus est. Et hoc fignum fan<ds crucis, quod nos
fronti elus damus , tu maledide diabole , nunquam
audeas violare. Per eumdem Chriftum Dominum no
ftrum. Amen.
Le Pretre se decouvrira, q) dira, 1'Oraifon fuivante.
___
Oremus.
yi 7* Ternam ac juftiflimam pietatem tuam deprey I j cor , Domine Sande , Pater omnipotens ,
sterne Deus , au<dor luminis & veritatis , super hanc
famulam tuam N. ut digneris eam illuminare lumine
intelligentis tus : munda eam , & fandifica : da ei
fcientiam veram , ut digna efficiatur acce'dere ad gra
tiam Baptifmi tui ; teneat firmam fpem , confilium
redum , dodnnam fand:am , ut apta fit ad percipien
dam gratiam Baptifmi tui. Per Chriftum Dominum
noftrum. qt. Amen.
Le Pretre aiant mis son bonnet , ft} tenxnt Ja main
droite etendue sur la teste de f enfant 3 dira :
N
E c t e lateat fatana , imminent tibi poenas , im
minere tibi tormenta , imminent tibi diem ju-
F ij
44
Du S a c r e m e n t
ciicii, diem fupplicii aeterni, diem qui venturus est veluti clibanus ardens, in quo tibi, atque univerfis ange
lis tuis aeternus fuperveniet interitus ; proindre damnate
atque damnande , da honorem Deo vivo &: vero , da
honorem Jesus Chrifto fils elus, &c Spiritui Sando : in
cujus nomine at^ue virtute praecipio tibi , quicunque
es , fpiritus immunde, ut exeas , & recedas ab hac sa
mula Dei N. quam hodie Deus & Dominus nofter Je
fus Chriftus ad fuam fandam gratiam & benedidio
nem , fontemque Baptifinatis dono Sandi Spiritus vo
care dignatus est • ut fiat elus templum per aquam re
generationis in remiflionem omnium peccatorum, in
nomine ejufdem Domini noftri Jesus Christi, qui ven
turus est judicare vivos & mortuos , tk. faeculum per
ignem. Amen.
Le Pretre demeurant cou z ert 3 prendra avec le pouce
de la main droite un peu de falive de Ja bouche, il
en touchera les oreilles de pensant , premierement la
droite , ensuite la gauche, en difant:
Ephpheta , quod est , adaperire.
Jl touchera ensuite les narines sans toucher les levres3
ft) dira :
In odorem fuavitatis. Tu autem effugare diabole :
appropinquabit enim judicium Dei.
Le Pretre touchant le corps de pensant, P introduira
dans l Eglise , en difant:
Ingredere in templum Dei, ut habeas vitam aeternam,
& vivas in fecula foculorum. yt. Amen.
Le Pretre commandera qu’on porte P enfant aux Fons,
{g) dira :
Parrein & Marreine dites pour cet enfant : F.ater
D E
B
A
P
T
E
S
M
E .
45
nofter i Ave Maria ; Credo in Deum s g) Credo in Spiri
tum Sanctum.
L?enfant etant porte aux Fons, le Pretre dira z
Parrein &c Marreine nommez 1’enfant.
Le Parrein ft) la Marreine.
Marie , ou autrement.
Le Pretre dira ensuite en Latin, ou en Franqois *
N. Abrenuntias latanae? ou, N. Renoncez-vous a fatan?
Le Parrein la Marreine repondront z
Abrenuntio, ou , J’y renonce.
Le Pretre.
Et omnibus operibus elus ? ou, Et a toutes (es ceuvres?
Le Parrein (djr la Marreine.
Abrenuntio, ou , J’y renonce.
Le Pretre.
Et omnibus pompis elus? ou3 Et a toutes ses pompes>
Le Parrein fg) la Marreine.
Abrenuntio, ou 3 J’y renonce.
Le Pretre otera son bonnet, ft)prendra de VHuile des
Catechumenes avec la petite baguette qui est dans le vaif
feaudalites 3 fg) en oindra l enfant en forme de croix 3 premierement a la poitrine , difant z
Ego linio te oleo ^ lalutis.
puis entre les epaules, en difant:
In Chrifto Jesus ^ Domino noftro ^ ut habeas viram
asternam, yt. Amen.
Le Pretre effuiera avec du coton ou des ctoupes les
endroits qui ont ete oints s ll quittera Vetole violette,
en prendra une blanche 3 mettra son bonnet 3 ft) dira z
Nommez-la.
Le Parrein (djr la Marreine.
F iij
Du S a c r e m e n t
Marie , ou autrement.
Le Pretre appellant 1’enfant par son nom , t interrogera en Latin , ou en Franqois , difant:
N. Credis in Deum Patrem omnipotentem , creato
rem coeli & terras ?
Ou , N. Croiez-vous en Dieu le Pere tout-puissant,
Createur du Ciel & de la terre ?
Le Parrein la Marreine :
Credo, ou , Jy crois.
Le PrStre.
Credis &c in Jefiim Chriftum Filium elus unicum,
Dominum noftrum , natum , & paflum ?
Ou y Croiez-vous aussi en Jesus-Christ son Fils umque
notre Seigneur , qui est ne , & a (bufFert ?
Ze Parrein ft) la Marreine:
Credo, ou 3 J 'y crois.
Le Pretre.
Credis & in Spiritum San<5tum , Sandam Ecclefiam
Catholicam , Sandtorum communionem, remiflionem
peccatorum , carnis refurredlionem , vitam sternam ?
Ou, Croiez-vous aussi au Saint esprit, la Sainte Eglise
Catholique, la communion des Saints, la remilfion des
pechez, la refurredlion de la chair, la vie eternelle ?
Le Parrein (d?- la Marreine.
Credo, ou 3 J'y crois.
Le Pretre.
Nommez-la.
Le Parrein la Marreine.
Marie , ou autrement.
Le Pretre.
N. Vis baptizari? my N. Voulez-vous etre baptifee?
D E
B a p t e s m e .
4 7
Ze Parrein ft) la Marreine:
Volo, ou j Je le veux.
Alors le Pretre s informer a diligemment si V enfant na,
point ete baptife 3 demandera a tous ceux qui sont
presens :
Cette fille n’a-t-elle point e'te baptifee, &na-t-on jfaic
aucune chose pour la baptiser ?
Si on repond qu elle ne Pa point ete , (&jr qu on na
fait aucune chose pour la baptiser, le Pretre avertito,
le Parrein ft) la Marreine de tenir pensant; ensuite il
otera son bonnet, prendra avec une cuillere , ou autre
vafe propre de Peau du baptiftere 3 (d~ en verfera par
trois fois sur la teste de pensant en forme de croix, cha
que fois au moment qu'il nommera les personnes de la
sainte Trinite : fg) dira en même temps diflinSlement %
& avec attention : '
N. Ego te baptizo in nomine Pa ►Juris , & si>Jtlii,
& Spiritus ►Jt Sandi. Amen.
Si pont doute quelle ait ete baptifee , le Pretre la
baptifera Sous condition 3 se servant de cette forme :
N. Si non es baptizata , ego te baptizo in nomine
Pa ►Jltris, & si*Jdii, & Spiritus ^ San&i. Amen.
Si on ajfure le Pretre que la fille a ete baptifee ; (dr sil
est conflant qu on ria rien ornis de ce qui est de Pejfence
du Sacrement , il ne la baptifera point ,• il continuero
les ceremonies du Bapteme en la maniere fuivante.
11 prendra du Saint chreme avec la petite baguette
qui est dans le vaisseau 3 oindra le sommet de la teste
de l enfant en forme de croix , sans descendre jusqu'au
front , en prononqant les paroles marquees d une croix
en POraifon fuivante.
4 8
D u
S a c r e m e n t
omnipotens , Pater Domini noftri Jesus
Christi , qui te regeneravit ex aqua & Spiritu
Sandiro , quique dedit tibi remiflionem omnium pec
catorum tuorum , ipfe te liniat Chrifmate falutis
in eodem Chrifto Jelu Domino noftro,in vitam acer
nam. 1^. Amen.
Le Pretre cjfuicra Fcndroit qui aura, ete oint , (e$r
frenant Faubette il la mettra jure la te fle de Fenfant,
en difant :
N. Accipe veftem candidam quam immaculatam
perferas ante tribunal Domini noftri Jesus C h r i s t i , &c
habeas vitam aeternam , & vivas in ficula sa culorum.
yt. Amen.
$. Pax tecum.
i*?. Et cum Spiritu tuo.
L*enfant aiant ete recouvert , le Pretre prefentera
au cote droit de F enfant un cierge alium e, que le Parre in & la Marreine tiendront de la main droite , (gr
dira :
N. Accipe lampadem ardentem , & irreprehenfibilis cuftodi Baptilmum tuum ; ut cum venerit Domi
nus ad nuptias, poftis ei occurrere cum fplendore coclefti } habeafque vitam aeternam , & vivas in faecula
faeculorum. $t. Amen.
Le Pretre mettra les ex tremite^ de son etole en for
me de croix sur la zete de F enfant, g) recitera FEvangile de saint Jean j il dira aussi, ft) sera tout ce qui est
marque ensuite dans les ceremonies du Bapteme d'un
garqon } page 34. (efr les suivantes.
DEus
*
.Vi
, y,
f
LA
idee
B
a p t e s m e
.
49
la M A N I E R E D E B A P T I S E R
plusieurs enfant ensemble.
ton doit baptiser plusieurs enfant ensemble
g}
SIqu'ils
soient de differentfexe ilfaut mettre les garqons
y
y
d la, droite du Pretre, (d?- les filles d la gauche s (gf on
dira les prieres les exorcifmes en commun & au pluriely
gardant le genre d'un chacun 3 comme, hos famulos, 6c
has famulas -y & ainsi des autres y hormis les Oraifons (&r
les Exorcifmes qui sont propres aux garqons, qu'on dira,
sur les garqons seulement y ftj les Oraifons & Exorcifmes
qui sont particuliers aux filles y qu'on dirafur elles seule
ment. Mais il faut faire les aSlions principales d chacun
en particulier ; il les faut interroger Pun aprester t autre au
commencement y foufflcr y & faire le signe de la Croix sur
le front ft) jure la poitrine de chacun j leur mettre de la
falive aux oreilles (&r aux narines s demander d chacun
sil renonce au Diable y d ses oeuvres (ed ses pompes y {%)
sil croit en Dieu , &c. s*il croit en J e s u s-C h r i s t , &c.
sil croit au S. esprit j faire d Pun aprester Pautre les onciions
de P Huile des Catechumenes (d^ du saint chreme j ver fer
Peau du Bapteme en difant les paroles facramentelles sur
chacun en particulier j comme aussi mettre t Aubette sur la
tete de chacun y leur donner d chacun le cierge alium e,
commenqant les ceremonies par lesgarqons tpuis les faisant
aux filles.
S'il riy a qu'un garqon (efr une fille d baptiser ensem
ble , on dira y hunc famulum tuum , &: hanc famulam
tuam.
S*il ny a que des garqons, ou des filles seulement d bapG
;6
D u Sacrement
tifer t on observer a Pordre q) les ceremonies du Bapteme
d un garqon ou d'une fille y (d/* dans toutes les Oraifons
& les Exorcifmes yau lieu du fingulieryon mettra le pluriely
ft) on sera les autres ceremonies comme on vient de dire 3
d chacun l'un aprester t autre.
On ecrira aussi P acte de leur Bapteme fepar ement.
les Pretres qui ne sont pas assez. verfe\pour dire les
Oraifons & les Exorcifmes au pluriel, ne doivent pas entreprtndre de baptiser plusieurs personnes ensemble, g/
regulierement on ne le doit faire que quand ily a necejfite
d'en ufer ainsi.
la M A N I E R E D E B A P T I S E R
un enfant dans le cas de neceffite.
I un enfant qui doit etre baptife 3Je trouve si mal3
qu'il soit en grand danger de mourir, (e^r que pont
apprehende qu'il n'expire avant que Von puisse lui ad
ministrer le Bapteme avec toutes les ceremonies ; le pre
tre qui est oblige d'ajfurer le falut de cet enfant, doit
en ce cas omettre les Oraifons, les Exorcifmes , (§? les
autres ceremonies qui precedent Pablutton. il demandent
seulement au Parrein (djr d la Marreine quel nom iis
lui veulent donner, ff) prenant de te au du Baptifterey
ou s’il na pas acte^ de temps pour aller aux Fons
les ouvrir , il prendra dans cette extreme necejfite' de
Peau benite ou de t e au commune, ft) la verfant sur la
teste de pensant , il dira:
S
N. Ego te Baptizo in nomine Pa►Juris, & si^lii,
& Spiritus ►J* Sandi. Amen.
Si pensant refj/ire encore aprester avoir ete baptife} le
DE B A P T E S M E.
ft
Pretre pr enant du Saint Chreme} lui en oindra le haut
de la tcHe > difant:
omnipotens , Pater Domini noftri Jesus
Christi, qui te regeneravit ex aqua & Spiritu
Santto , quique dedit tibi remiflionem omnium pec
catorum tuorum , ipfe te liniat ^ Chrifinate falutis ,
in vitam sternam. Amen.
y. Pax tecum.
Et cum Spiritu tuo.
Eus
D
ensuite le Pretre lui mettra Vauhette sur la teste
(djr dira :
,
N. Accipe veftem candidam & immaculatam, quam
perferas ante tribunal Domini noltri Jesus Chrilti} ut
habeas vitam sternam. 9». Amen.
Puls il lui mettra le cierge dllume d la main droite, qui
sera soutenu par le Parrein par la Marreine^ ildira :
N. Accipe lampadem ardentem , irreprehenfibilis
cuflodi Baptifmum tuum : ut cum Dominus ad nu
ptias venerit, poflis ei occurrere cum omnibus San<5tis elus in aula cceleili, & vivas in fscula fsculorum.
Amen.
Enftn il reciter a sur 1'enfant V Evangile felon S. Jean,
les autres Prteres , comme il est marque ci-dessus
dans VOrdre du Bapteme d’un garqon, pages 34. (&*r3j.
Si cependant 1'enfant vient d mourir , le Pretre ne
pajfera pas plus avant; parce que tout ce qui se fait
se dit dans le Bapteme rieft inftitue que pour les turpans ,
ft) ne peut servir de rien aux morts.
Mais s’il furwit, on fuppleera. lei ceremonies qui au
ront ete omifes.
Sil arrive qu'a cause di une necejjite prejfinte, comme
G ij
Du
S
a c r e m e n t
de perii minent de mort, il faille baptiser un enfant en
particulier, sans les ceremonies solennelles, a la maison,
ou ailleurs; celui qui baptifera , lui perfera de l'eau naturelle & elemcntaire sur la tete ; ft) sil ne la peut pas
perfer sur la tete , il la verfera sur la poitrine ou les
cpaules , ou du moins sur la partie qui paroitra, (egr dira
en même -temps : Ego te baptizo in nomine Patris, &
Filii, & Spiritus fandi. Amen. Ou, s'il ne fcait point
le Latin, Je te baptife au nom du Pere, & du Fils, &
du Saint esprit. ainsi soit - il.
la M A N I E R E D E S U P P L E'E R l e s
ceremonies qui ont ete omifes lors q u ' o n a
baptife un enfant.
LOrs
qu'un enfant, dans un perii de morty ou dans quelqu autre prejfante neceffite, a ete baptife sans les
prieres & les ceremonies ordinaires, on le doit apporter
k la Paroijfe au(si-tot quilfeporter a mieux, (dfr quiifera
hors de danger 3 pour fuppleer tout ce qui aura ete omis
en son Bapteme. Et voici l'ordre qtiily faut observer.
Le Pretre aiant lave ses mains, s’etant rcvetu
de son habit d'Eglise, (e^ d une Etole violette , viendra
trouver l’enfant a la porte de L Eglise, (gf* interroger a
ceux qui tont apporte en ces termes.
D. Quel enfant presentez-vous a I'Eglise?
j^. C’est un gars^on. ou , C’est une fille.
D. que demande-tJil ? ou, Elle ?
les ceremonies du Bapteme.
D. la-t5on baptife avant que de 1’apporter a 1’Eglise?
9*. Oiii.
d e B a p t e s m e .
13
*Alors le Pretre s informer a, soigneusement par qui y
en pre fenee de qui, (&/* commentila ete b aptis e 3 entendans sur cela deux ou trois temoins ,* & sil est conflant
que l'enfant ait requ le Bapteme3 £5? qu'on nait rien
ornis de ce qui appartient a teffence de ce Sacrement, le
‘Pretre en ce cas sera toutes les choses, prononcer a
toutes les paroles qui sont contenues en ce Rituel, dans
tordre du Bapteme folennel d’un enfant, garqon ou fille ±
a la reserve de ces paroles : Vis baptizari f qu'il ne pro
noncer a pas , etant inutile de demander a un enfant, ou
cl ceux qui le prefentent
3 s'il <veut etre b aptis e 3 lors
) / ! » / / 1
qu'il L a, ete.
il sabftiendra aussi de ver fer de f eau sur la tete de
Venfant y dc prononcer ces paroles : Ego te baptizo
in nomine Patris, & Filii , & Spiritus {ancfli. Amen.
€n quo i confifle toute Fejfence du Sacrement j mais il
fuppleera toutes les ceremonies en la maniere accoutuinee, & il avertira le Parrein (dp~ la Marreine 3 qu'ils
nont contraSle aucune alliance fpintueUe.
Si le Pretre ne peut etre ajfure par aucun temoignage certain de la v ali dit c du Bapteme receupar l3enfant s
il ndmettra rien de tout ce qui est contenu en la maniere
d’administrer le Bapteme folennellement , mais seule
ment a cause du doute legitime 011 il est de la <validite
ou invalidite de ce Sacrement, il prononcer a U forme
du Bapteme en cette maniere : Si tu non es baptizatus,
( baptizata), ego te baptizo in nomine Patris 3 Filii x
& Spiritus landti. Amen.
G iij
D u
54
S a c r e m e n t
la M A N I E R E D E S U P P L E ’ E R
Ics ceremonies du Bapteme a un Aduke.
S
I celui qui se presente pour recevoir les ceremonies
du Bapteme, est un Adulte, qui etant ne dans the
re(te a. ete baptife par un heretique a le Cure prendra,
soin de Vinftruire des principaux Point s de la soi de
l Eglise Catholique , ft) principalement de ceux qui ont
servi de pretexte a la separation de ceux de leur fecie:
ll tinftruira aussi des ceremonies du Bapteme de leur
Anti quite (d/- de leur utilite s ft) aprester que l’ Adulte aura,
etefufftfamment instruit, ft-J qu'on aura reconnu en lui un
veritable desir de fentrer dans lefein de /’ Eglifej.1 doit f aireprofeffion de la, soi Catholique, Apostolique q) Romaine
entre les mains de l’Eveque , ou de quelque autre Pretre
exprejjement par lui delegue pour cela, (etr se faire abfoudre de Vherefie ft) de t Excommunication qu il a encourue j suppose qu ii ait demeure dans 1'herefie avec connoijfance, ff) de propos dc liber e 3 jufqii a un age meur y
q) capable de malice dont nous laijfons le jugement i
la prudence du Cure.
Cela etant j-ait (B^r toutes choses etant preparees 3 com
me il a ete dit en pariant de la maniere de Juppleer
les ceremonies a un enfant ,• le Pretre s’avaneant a la.
porte de l Eglise , interrogera, les ajfiftans en cette ma
niere :
D. Qui est le Parrein ?
C’est moi.
D. Et la Marreine ?
ifc. C’est moi.
D. Voulez-vous vivre & mourir en la soi de l Eglise O
D E
BAPTESME.
Catholique , Apoffcolique & Romaine ?
yt. Oiii , moiennant la grace de Dieu.
D. Comment s’appelle celui que vous prefente2 ?
N.
Si le Pretre trouve a propos de changer le nom de
celui qui se presente, ou parce que C’est un nom ridicule,
ou qu'il est un de ces noms que les heretiques imposent
ordinairement a ceux qui sont baptife^dans leurs fettes,
qui ne sont pas en d'usage parmi les Catholiques } ( g) en
ce cas il fiudra faire mention dans le registre des Baptfi
me s de ce changement de nom. J ll demander a au Parrein
(&r a. la Marreine:
Quel nom voulez-vous lui donner J
N.
ensuite le Pretre interrogera l'Adulte , qui repondra
lui - même a toutes les demandes s etant necejfaire que
celui qui a a.ffe\ d'age, reponde lui-même, si rien ne t'empeche j ft ce ncft lors que le Pretre demandera le nom j
car C’est au Parrein a le dire:
Le Pretre.
N. que demandez-vous ?
L'Adulte repondra :
les ceremonies du Bapteme.
Le Pretre.
avez-vous ete' baptife au nom du Pere , & du Fils,
& du Saint esprit? ..
V Adulte.
Je le croi pour 1’avoir oiii dire a des personnes di
gnes de soi.
Le Parrein (g) la Marreine le temoigneront aussi, s iis
le fqavent pour l'avoir vu, ou 1'avoir entendu dire.
jDu S a c r e m e n t
Le pretre.
vous avez ete baptife au nom du Pere,
du Fils, & du Saint esprit, vous ne pouvez pas
etre baptife une seconde fois j car le Bapteme est un
Sacrement qui par la raison de sa neceffite peut etre
adminiftre par toutes fortes de personnes, tant dedans
que dehors 1’Eglise , & qu elle defend de reiterer ;
Nous navons donc qu'a fuppleer les ceremonies du
Bapteme, que vous navez point relues , & que l’Eglise Catholique , Apostolique & Romaine a toujours
emploiees dans le Bapteme de ceux qu elle admet
dans sa Communion.
aprester cet avertijfement , le Pretre etant cou<vert,
foujjlera trois fois doucement fg) avec modefiie , contre
le vifage de P Adulte , difant, Exi ab eo Satan 5 (efrc.
ft) continuem toutes les autres prieres (dfr ceremonies qui
sont marquees dans Pordre du Bapteme d’un garqon 9
page 23. ou d'une fille , page $7. felon le sexe de l' Adulte>
excepte qu'il ne dira pas 3 Vis baptizari ? qu'il ne ver sera
point d'eau furfa tete ; ne prononcer a point ces paroles y
Ego te baptizo, &c. fg) qu aprester l%avoir introduit dans
P Eglise y il sera un petit discours sur Putilite & la, sisignification de ces ceremonies.
S’tl se trouvoit des Adulte s (ce qucL Dieu ne plaise J
lesquels aiant ete baptife^ en particulier par des Catho
liques t neuffent pas requ les cerfponies du Bapteme
par negligence , ou par quelque autre accident , on les
fiippleera de la même maniere qu'on les fupplee aux
enfant 5 si ce riefi que P Adulte doit repondre aux interrogations 3 commendant par celle -ci : que demandezvous ?
EX HORTA-
puisque
d e B a p t e s m e .
17
EXHORTATIO N DONT L E PRESTRE
pourra se servir lors qu'il Juppleera,
les ceremonies du Bapteme.
Hretiens, encore que toutes les prieres, les On.»
cftions, les Exorcifmes, & les autres ceremonies
que nous obfervons en adminiftrant folennellement
le Bapteme , ne soient pas de 1’essence de ce Sacre
ment ; elles sont toutefois si saintes, & si utiles a celui
qui les re^oit, que la pratique de 1’Eglise Catholique
a toujours ete de les adminiftreraceux,ou qui avoient
ete baptifez par les heretiques sans les recevoir , ou
qui avoient re$u le Sacrement etant en perii de mort,
lors que la neceffite ne permettoit pas de les faire. Et
quoi quelle soit perfuadee que ces saintes ceremonies
ne sont pas neceflaires au falut * elle juge toutefois
qu'il est important de ne les point omettre 3 soit pour
garder 1’unifbrmite dans l’administration du Bapteme ;
soit pour ne pas priver ceux qui le re^oivent des benedicflions & des graces que 1’esprit de Dieu repand sur
eux par la vertu de ce Sacrement , & par la faintete
de toutes ces ceremonies Apostoliques. L Eglise emploie
aussi lesexorcifmes a legard de ceux qui ont ete' bapti
fez ; car encore qu'ils aient ete' delivrez de la puissantce du demon par la grace du Sacrement qu’ils ont re§ue; il reste toutefois assez de fbree a cet ennemicommun de notre f a l u t , pour les tourmenter exterieurement, jusqu'a ce que par la force des exorcifmes, l’Eglise ait ote a cet esprit superbe le pouvoir de nuire a
les enfant. Elle donne aussi a ceux qui ont ete bapti
fez, ou qui le doivent etre ,le nom d un Saint ou d’une
Sainte; afin qu iis imitent les vertus de leurs Saints PaH
C
j 8
Du S a c r e m e n t
trons , & qu'ils obtiennent par leurs prieres la grace
de ne point corrompre la faintete de leur Bapteme.
Elle met du fel dans leur bouche, afin de leur apprendre que leur ame doit etre aflaifonnee par le fel de la sagefle, & qu elle doit etre prefervee de la corruption du pe^
che. Elle imprime le signe de la croix sur leur front &
sur leur poitrine; pour leur faire connoitre que c est
par la vertu de la Mort & PafTion de notre Seigneur
J e s u s-C h r i s t , qui a ete accomplie dans la croix ,
qu'ils ont ete delivrez de la servitude du peche , &
qu'ils doivent se servir de ce signe , comme d u n e
arme victorieuse de la malice du demon. les attouchemins myfterieux , & les saintes ondions qu elle
applique sur plusieurs parties du corps de celui qui a
ete baptife , nous montrent que ce corps aiant perdu
par le peche originel la force & la vertu necessaire
pour servir a la justice & a la faintete , re9oit par les
divines on<£tions sa premiere vigueur , pour etre emploie a 1’avenir au service de Dieu. la robbe blanche
dont elle couvre ses enfant, represente la purete & l innocence dont iis sont revetus par ce Sacrement, qu’elle
leur commande de gardertoute leur vie, &delareprcsentir sans tache au Tribunal de J e s u s - C h r i s t .
Et afin qu'ils marchent toujours dans la lumiere des
Saints , &c qu ils ne s’ecartent point de leur chcmin
dans les tenebres du fiecle -y elle leur met un cierge allume a la main , pour les avertir qu'ils doivent
joindre a la soi, qui eclaire leur esprit, la lumiere des
bonnes oeuvres & des bons exemples, &: qu'ils doivent
luire aux yeux des hommes par une vie toute Chretienne , &c une sainte converfation.
D
E
B
A
P
T
E
S
M
E.
5*9
Le Pretre s’ adrejfant a VAdulte , s il a ete dans l'he~
vejie , continuero, l''inflruEtion en cette maniere.
N. C’est a vous maintenant de reconnoitre combien
vous e'tes oblige a la bonte de Dieu, qui vous a inspire
le dessein de rentrer dans 1’unite de 1’Eglise Catholique,
qui vous accorde avec joie ce qui manquoit a 1 integrite de votre Bapteme : mais pour profiter de cette
grace, vous devez accomplir fidelement toutes les promefles que vous y avez faites, & eviter soigneusement
toute fausse dodtrine condamnee d’here(le , de crainte
qu'une nouvelle rechute ne rendit votre dernier etat
plus funeste que le premier. Dieu vous en preferve par
sa lainte grace. ainsi soit-il.
DU B A P T E S M E d e s A D U L T E S .
SI
un Adulte se presente pour etre baptife , le Cure
doit prendre un temps Juffifant pour linflruire pleL
n ement des principaux myfler es, g) des maxime s de la.
Rehgion Chretienne , (efr- lui faire pratiquer de bonnes
ceuvres pour le disposer a recevoir la grace du Bapteme.
il doit aussi s'informer soigneusement de Vetat (Sfr de la;
condition de celui qui se presente , de crainte quaiant deja requ le Bapteme, il ne le demande une seconde fois
par ignorance, ou par erreur, par impiet e, ou par quel~
que <vue d interet temporel.
Si dans le temps qu'on Pinftruit, tl tombe en danger
de mort, {g) qu'il temoigne un veritable desir d’ etre b ap
tife, on pourra awancer le temps de son Bapteme: mais
hors du cas de neceffite, on ne le doit pas baptiser qu'il
ne soit bien instruit.
H ij
6o
D u
S a c r e m e n t
On doit deferer a L'Eveque le Bapteme des Adulte s ,
afin que s*il le veut administrer lui - même , PaEiion en
soit plus solennelle j si non le Cure le baptifera avec sa permission. Ce doit etre la veille de Taque , ou de Tentecote 3 felon l’ancienne coutume de lEglife , si rien riempeche que cela ne se f ajfe ces jours-la.
L' Adulte etant instruit (&r dispose comme il faut, sera
baptife dans VEglife j ilfera assiste d’un Tarrein di une
Marreine, qui lui impoferont le nom, (e$r qui repondront
toutes les fois qu'on le leur demandera ; mais a toutes les
autres demandes que sera celui qui administrer a le Bap
teme 5 L3 Adulte doit repondre lui-même j si ce neft qu'il
fut fourd ou muet , ou qu'il n entendit point la langue
du pais ; car pour lors il s expliquera par fignes , ou pav
un truchement, ou par le Tarrein fg) la Marreine. On
sera toutes les autres choses comme il est dit dans Pordre
du Bapteme des enfant , felon la diverfite du fixe.
On ne doit point bapttfer les furieux (efr les infenfe
si ce neft qu'ils fussent en cet etat depuis leur naijfance z
que s'ils ont de bons intervalles s il faudra prendre ce
temps - Ik pour les baptiser , en cas qu'ils temoignent la
fbubaiter. que si avant que de tomber dans l egarement
d esprit y iis ont demande le Bapteme, (§? qu'ils se trou*vent en danger de mort s on le leur doit administrer y
encore qualors iis soient prive\ de leur bon sens. 11 en
faut dire autant de ceux qui Jont tombe\ en phrenefie >
ou en letharoie.
O
les Adulies a Tegar d defquels , tout bien considere y
ily a lieu de douter, siis ont ete baptife\ validem en t,
seront baptife^ Sous condition 3 s il ny a point d'autre
empechemcnt.
D
E
BAPTESME.
6l
les c e r e m o n i e s Q U I D O I V E N T
ecre oblervees lors que 1’Eveque adminiftre
le Sacrement de Bapteme.
S
I VSveque veut baptiser quelque Enfant, ou qutlque Adulte , il fzut pre parer toutes les choses qui
sont necessaires , (djr observer toutes les ceremonies qui
sont marquees ci-dessus pour le Bapteme des enfant ,
ou celui des Adultes. pour faire cette aSlion avec plus de
decence (grdefolennite, il est a. propos que l’ Eveque soit
affifle de plusieurs Ecclesiastiques revetus de leurs Surplis.
L'6 v eque etant revetu di un AmiEl 3 di une Aube 3 d'une
Ceinture, di une Etole fg) diun Pluvial violets 3 avec la
Mitre simple s s\vancera avec ses Officiers au lieu ou il
doit faire le Bapteme.
liSveque demeure a fis au fauteuil avec la Mitre lors
qu ii fait les premieres demandes a celui qui doit etre
baptife* ll se leve retenant toujours la Mitre quand il
souffler des contre fonvifage, difant 3 Exi ab eo Sacan , ft)c.
ll s' afflet enfiiite pour faire le signe de la Croix sur le
front ft) sur la. poitrine de celui qui est presente au Bapte
me 3 difant3 Signum landta? Crucis, ft)c. On lui ote
la Mitre, puis il se leve, (djr dit debout ft) decouvert
les Oraifons qui prece dent, qui fui veni labenediction
du Sei; il benit le Sei de même :puis il s'afflet 3 (gf on
lui met la Mitre. ll prend ensuite nn peu dc Sei beni,
qu'il met dans la bouche de celui qui doit etre baptife. ll
est debout, mais avec la Mitre , lors qu'il lit les €xor~
cifmes ; comme aussi lors qu ii met de lafalive aux oreilles, (§jr aux narines du Catechumvne, difant, Ephpheca,
quod est: adaperire, (dfre. fty lors qu'il le fait entrer dans
tEglife.
H iij
r
61
D u
S a c r e m e n t
L1 Eveque est affls avec la Mitre lors qu ii demande
le nom, & qu'il Pinterroge, N. Abrenuntias {atana?, fg)c.
qu ii fait les onSlions a, la poitrine, (djr entre les epaules.
aprester quoi on Ini met une Etole ftj un Pluvial blancs j
etant affis avec sa Mitre 5 il acheve toutes les autres
ceremonies du Bapteme, excepte F E v angi le de SaintJean,
qu'il dit debout g} sans Mitre..
que si PSveque vouloit seulement baptiser , aiant
fait faire par un Pretre les autres ceremonies prece den
tes i il faudroit le revetir d'abord de l'Etole (djr Pluvial
blancs s Csf etant aux Pons, il s’aJfeieroit, & demanderoit
le nom de celui qui doit etre baptif e : puis faisant les au
tres interrogations, N. Credis in Deum ? &c. il pourfuivroit le reste jusqu a la fin ; (djr le Cure du lieu ou PEve
que fait cette ceremonie} en chargera son registre.
BENEDICTION DE L’EAU BAPTISMALE
hors du Samedi de Paque & de la Pentecote.
D
' Autant qu'il peut arriver que le Pretre n aura
point d'Sau Baptifmale , soit parce qu'il est trop
eloigne de t Sglife ou sont les Pons; soit qu elle ait ete
toute confumee , ou quelle se soit ecoulee f ce que le pre
tre doit eviter par de grandes precautions, J nous avons
juge a propos de mettre ici la formule fuivante , dont
le Pretre se servira pour benir Peau hors les temps accoutume%
Le Pretre aiant mis dans un vaisseau de Peau naturelle ft) bien nette , en la quantite qu'il jugera necejfaire, dira sur cette eau POraifon fuivante.
DE
BAPTESME.
fy
ir. Dominus vobifcum.
9*. Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
Xaudi nos omnipotens Deus , & in hujus aqua?
(ubftantiam , tuam mifce virtutem , ut abluendus
vel abluenda per eam, & fanitatem simule &c vitam me
reatur sternam. Per Chriftum Dominum noftrum.
Amen.
E X O R C I S M E .
Xorcizo te, creatura aqua? , in nomine Dei Pa
tris omnipotentis, & in charitate Jefii Chri—
ftiFilii elus, & in virtute, Spiritus^ San&i : Exorcizo
te, omnis virtus adverfarii , omnis incurfio (atans, &
omne-phantafma : eradicare, & effugare, ab hac crea
tura aqua? , ut fiat fons laliens in vitam sternam; &
quifquis ex ea baptizatus fuerit, fiat templum Dei vivi;
& Spiritus Sandtus habitet in eo, in remiffionem om
nium peccatorum.
Si le Pretre a le Chreme ft) iHuile des Catechumenes s
il en verfera un peu dans Veau, ft) dira :
Foecunde'tur & fandlificetur ifte fons oleo faluris, &
ialutifero Chrifmate, in nomine Pa>J< tris, &:si>J<lii,
& Spiritus ^ Sancfti. f/. Amen.
Si le Pretre n'a, point de saintes Huiles , qu ii
ait seulement un cierge beni, il le sera alium cr , fg}
faisant dijliUer quelques goutes de cire fondue en forme^
de Croix, il dira :
Foccundetur & {an&ificetur fons ifte , in nomine
Pa ^ tris, & Ff >J< lii, & Spiritus Sancli. Amen.
Si le Pretre na point de Cierge beni , cela nempechera pas qu'il ne dise la Prierefuivante, en 'faisant trois
E
E
64
D u S a c r e m e n t
fgnes de Croix lors qu'il prononccra les trois personnes
de la Sainte Trini te, en cette muniere:
Foecundetur & fancftificetur fons ifte , in nomine
Pa^ tris, & si^lii, & Spiritus >J<San&:i. yt. Amen.
DU C H O I X d e s S A G E - F E M M E S .
D
* Autant que la ine des femme s (dfr de leurs enfant ,
ftj même le falut de ceux-ci, depend souvent des
Sage ~ femme s , a cause qu elles se trouvent quelque fois
en necejfite de les baptiser, (&?■ qu'on doit porter jugement
de la v ali dite de ce Sacrement sur leur temoignage ; il
importe extremement au public , que celles qui seront
admifes a cette fonclion, aient toute la probite ftj la sus
fifance necejfaire pour s'en bien aequiter.
c'est pourquoi Lors qu'il sagira de faire choix d’une
Sage-femme, le Cure aura soin de faire ajjembler les plus
honnetes, & les plus vertueufes femmes de la Paroijje ,
ftf les avertira de se depouiller de tout sentiment de haine 3 diamour, ou de faveur , afin d* e Ure pour Sage-fem
me , ce Ile qu elles croiront en confcience la plus fidele,
la plus propre a cette charge; mais particulierement qui
n'ait jamais ete foupqonnee d’herefie , ou de fortilege :
lors quelle aura ete chose % il lui enseignera la veri-table forme du Bapteme, en cas qu elle ne la fqache pas.
11 L'avertira aussi dene baptijer aucun enfant que dans
la neceffite , (&?- en pre fenee de deux personnes pour le
moins , & particulierement de la mere de L'enfant (si cela,
se peut : J (djr si l'enfant, qu elle aura baptif e, se trouve
hors de danger, quelle ait soin de le porter au p Iit tot H
iEglife, afin dy fuppleer les ceremonies les onclions
facrecs
D E
B
a
P T E S M E :
6 ;
facrees du Bapteme, en certifiant le Cure que Venfant a.
ete ondoie a la matfon s il lui defendra aussi de porter
des enfant aux Preches des heretiques poury etre baptifez.
aprester que la Sage-femme aura promis toutes ces cho
ses , il lui sera faire le fermentfur les saints Evangiles
felon la formule fuivante.
F O R M E
D U
S E R M E N T .
V
Ous promettez a Dieu le Createur, en presence
des saints Evangiles, de vivre & de mourir en la
soi Catholique , Apostolique & Romaine , de vous
aequiter avec le plus de fidelite & de diligence qu il vous
sera possible, de la charge que vous entreprenez d’a£
siffler les femmes dans leurs couches, & de ne permettre
jamais que ni la mere, ni 1’enfant encourent aucun mal
par votre faute *, & ou vous verrez quelque perii emi
nent , d u f e r d e confeil, & de 1’aide des Medecins &
Chirurgiens, & des autres femmes que vous connoitrez
entendues & experimentees en cette fbntflion. Vous
promettez aussi de ne point reveler les secrets des samilles, ni des personnes que vous affiflerez, & de n’ufer d aucun moien illicite , Sous quelque couleur ou
pretexte que ce soit, par vengeance ou mauvaife acted:ion •, & n omettre rien de ce qui sera de votre devoir
a 1’endroit de qui que ce soit-, mais de procurer de touc
votre pouvoir le falut corporei & spirituel , tant de la
mere que de 1’enfint. Vous promettez encore de ne
baptiser aucun enfant 5 si ce n est en cas de neceffite,
& de perii de mort.
I
66
Du S
a c r e m e n t
L e Cure lui dema.nd.era,:
Vous le jurez & promettez ainsi >
Elle repondra :
Oiii Monsieur, je le jure & promets.
ensuite elle touchera le li<vre des Evangiles f ou Ve~
Vannle de Saint Jean 3 qui est ci-dessus page 34. difant:
ainsi Dieu me (oit en aide, & les Saints Evangiles.
Le Cure en sera un azie y qu ii ecrira a la fin du re-,
gifire des Baptemes 3 felon la for mule qui se trouvera,
en ce Rituel.
DE la BEN ED I C T J O N d e s
aprester leurs couches.
il
n’y a point de Loi qui
obJige une femme de s’abftenir de 1’entree de 1’Eglise un
certain nombre de jours aprester
ses couches, ni de s’y venir purifier j parce que pour avoir mis
un enfant au monde, elle n’a
commis aucune faute, ni con
trade aucune foiiillure qui ait
be/oin d'etre expiee.
C’est toutefois une lotiable
Coutume que 1’Eglise approuve, & qui doit ^tre oblervee,
que les femmes nouvellement
xelev^es de leuj> couches,viennent a l*Eghfe pour y remercier Dieu de 1’heureux succes
de leur accouchement i lui
presenter a l’exemple de la
Sainte Vierge le fruit qu’il lui
a plu de leur donner -} pour
1
FEMMES
demander aussi la benedicHon
du Pretre -y faire offrir le
facrifice delaMefle pour elles.
Cette ceremonie se doit faire
par le Cure , ou autre Pretre
avec sa permission , dans l’E_
;Iife Paroissiale , & non pas a
a maison,quand même la fem
me y seroit retenue par quelque
infirmite facheufe, ni dans les
Chapelles particulieres , ou les
Eglises des Reguliers par les
Reguliers.
Le Cure ne doit point faire
d’autres prieres ni d’autres ce
remonies , que celles qui sont
ici prescrites , & il prendra
^arde que les femmes n’ufent
de quelque fuperftition , par
ticulierement dans le choix
des jours, (y en aiant plusieurs
f
DE
BAPTESML.
67
lefqueJles etant mariees , on
le
Vendredi
est
un
jour
mal- f<jait publiquement avoir conheureux.)
<ju par un mauvais commerce.
On ne doit point admettre 3°. les femmes dont les en
a cette benedidtion. i\ les sans n’ont pas encore ete ba
femmes non mariees. 20. Celles ptifez.
qui
par
erreur
s’imaginent
que
L’ORDRE QU' O N D O I T OBSERVER
en cette ceremonie.
la
femme qui uiendra a t Eglise pour y recevoir la
bcnediciion du Cure aprester ses couches , y entendra
la Messe 3fi faire se peut, (gr y sera quelque offrande,
comme des cierges, du pain commun, du vin , ou autres
choses felon ses faculte^ , (&*r les toutumes des Eglises.
aprester / Agnus Dei, on lui portera la paix a baifer.
Si cette femme communiquer e a la Messe , elle na pas
hefoin d'autre benediclion 3 mais si elle ne communie pas,
la Messe etant achevee , le Pretre aiant encore le Chafuble, ou si on na point dit la Messe, le Surplis (d*r lE~
tole par dessus , mettra les extremite7^ de son Etole far
la teste de la femme , qui sera a genoux devant l Autel t
(&jr reciter a l' Ev angi le fui<vant 3 difant;
f. Dominus vobflcum.
9?. Et cum Spiritu tuo.
f. Sequentia landi Evangelii fecundum Lucam.
%t. Gloria tibi Domine.
N illo tempore : postquam impleti funt dies purga
tionis Maris fecundum legem Moysi : tulerunt Jefum in Jerufalem , ut fifterent eum Domino , (sicut
fcriptum est in legs Domini : quia omne mafculmum
adaperiens vulvam, fandum Domino vocabitur.) Et ut v
darent hoftiam fecundum quod didum est in legs Do-
I
I ij
6 8
d u
S a c r e m e n t
mini, par turturum aut duos pullos columbarum. Et ecce
homo erat in Jerufalem, cui nomen Sfmeon •, & homo
ifte juftus & timoratus, expedans confolationem Ifrael:
&c Spiritus fandus erat in eo. Et refponfum acce'perat
a Spiritu sando, non vifurum se mortem , nifi prius vi
deret Chriftum Domini, & venit in fpiritu in templum.
Et cum inducerent puerum Jefum pare'ntes elus, ut sa
cerent fecundum confuetiidinem legis pro eo : & ipfe
accepit eum in ulnas fuas , & benedixit Deum, & dixit.
Nunc dimittis fervum tuum, Domine, fecundum ver
bum tuum in pace. Quia viderunt oculi mei {alutare
tuum. Quod paraftiante faciem omnium populorum t
lumen ad revelationem gentium, & gloriam plebis tua:
Ifracl. Deo gratias.
Le Pretre donner a. le bas de l’ Etole a baifer a la fem
me : puis etant tourne vers l' Antei, il dira .*■
■f. Salvam fac ancillam tuam, Domine.
t$l. Deus meus fperantem in te.
Mitte ei, Domine, auxilium de sando,.
9*. Et de Sion tuere eam.
f. Nihil proficiat inimicus in ea.
yt. Et fils iniquitatis non apponat nocere ei»
■f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
■j^. Dominus vobifcum.
j^. Et cum Spiritu tuo.
Oremus,
Mnipotens fempiterne Deus, qui per Beata? Ma
ris Virginis partum , fidelium parientium do
lores in gaudium vertifti : refpice propitius super hanc
famulam tuam, ad Templum fandum tuum pro gratia-
O
DE
B
A
P
T
E
S
M
E.
69
rum a&ione Istam accedentem, &: prsfta; ut pofthanc
vitam ejufdem Beatae Maris meritis & interceffione, ad
sterns beatitudinis gaudia cum prole fua pervenire me
reatur. Per Chriftum Dominum noftrum. 9». Amen.
Mais si pensant est decede sans Bapteme, aulicu.de
tOraifon precedente, on dira la fuivante.
Oremus.
ietate tua, Domine, hanc famulam tuam corpore
pariter & mente purifica : ut noxias carnis illece
bras, & mundi blandime'nta, ac diabolica contagia fic
devincat j ut gratiam tuam in hoc fsculo x & gloriam in
futur mereatur obtinere. Per Chriftum Dominum
noftrum. 92. Amen.
ensuite le Pretre benira au cote de P Epitre le paim
que la femme aura apporte , en difant:
f. * Adjutorium noftrum in nomine Domini*
92. Qui fecit Cslum & Terram.
f. Sit nomen Domini benedidhim.
r. Ex hoc nunc &c ufque in fsculum.
f. Domine exaudi orationem meam,,
%i. Et clamor meus ad te veniat,
tf. Dominus vobifcum.
152. Et cum Spiritu tuo..
Oremus.
Enedic , Domine, hanc creaturam panis, qui
benedixffti quinque'" panes in deferto: ut mandu
cans ex ea famula tua purgata a vitiis y falutem consequatur mentis & corporel. In nomine Patris, & si ^lii*
Spiritus fandi. 92. Amen.
Le Pretre jettera de Peau benite sur le pain , que h
Clere partagera, & en donner a me portion a lafemme *
P
B
Du Sacrement
a nui le Pretre donner a. la benedittion en cette sorte :
Enedfdio Dei omnipotentis Patris , & si >si lii,
& Spiritus fandi defcendat super te & maneat
B
femper. p
. Amen.
Le Pretre donnera de l eau benite a Id jemme 3 ensuite
il tavertira de ne pas mettre 1’enfant en même Iit avec
elle y ni avec d autres personnes, qu'il nait un an posse,
de crainte qu il ne soit etouffe. enfin 3 la femme ira baifer
l' Autely s en retournera cbe\ elle en paix.
7t
DU SACREMENT
O m m e il n*appartient
qu’aux
Eveques de don
ner la Confirmation > il est in
utile de mettre en ce Rituel
les ceremonies qu*on doit ob
ferveur en l’administration de
ce Sacrement. II suffit de don
ner aux Curez queque*idee de
ce qu’ils doivent dire aux Peuples qui sont commis a leur
conduite pour les instruire de
Ja faintete de ce Sacrement 5
leur apprendre 1’obligation ou
iis sont de sven approcher ^ leur
faire connoitre les fruits qu*ils
en pcuvent recevoir > St les di£
positions qu'ils y doivent ap
porter.
Premierement , iis leur apprendront que la Confirmation
est un Sacrement inflitue de
N otre Seigneur J esus-Christ,
pour nous communiquer le
Saint E/prit avec la plenitude
de ses graces de les dons,
& nous rendre par ce moien
parfaits Chretiens •, d’autant
qu’encore que dans le Bapte
me le Saint esprit nous donne
la plenitude de la grace pour
recouvrer Tinnocence , toute
fois ce Sacrement ne nous mettant que dans 1’enfance de la
vie spirituelle, nous avons be-
yt
D U S A CR E M E N T
soin de nouveaux secours pour qu’il Confirme: le Chreme est
nous fortifier, & nous metere compose d’Huile d’olive & de
en 6ca.t d’aquerir la perfection Baume ; 1’Huile represente la
plenitude & la force du Saint
de la J uftice.
En iecond lieu , iis leur se esprit , dont iis sont revetus
ro nt connoitre, que 1’effet pro- par ce Sacrement ; Et le Bau
pre & particulier de ce Sacre me , la bonne odeur de J esusment , est de pex-fectionner la C h r i s t , qu’ils doivent regrace baptifmale , & de nous pandre par 1’exemple d’une vie
donner des forces pour fou- sainte & edifiante.
tenir la soi de Jesus-Christ,
Cette onclion s’applique avec
contre toutes les tentations de le signe de la Croix sur le front,
la chair , du monde , & du qui est le fiege de la honte, &
diable, & principalement con de la pudeur , pour leur fait
tre les ennemis declarez de la re entendre qu’ils ne doivent
soi , même au perii de notre point rougir de la Croix de
vie : comme il paroit par l’ex- J b s u s-C h r i s t & de /on
emple des Apotres , qui etant Evangile , & que rien ne doit
encore faiblesse & imparfaits etre capable de les empecber
avant la descente du Saint Ef de rendre temoignage de la
prit , ne 1’eurent pas plutot soi qu’ils profeflent.
Le foufflet que 1’Eveque donre^u le jour de la Pentecote,
u’ils furent remplis & forti- ne dans la Confirmation , est
ez d’une vertu divine, qui leur un signe qui leur fait conoitre
inipira le courage de confer aussi , qu’etant enrellez dans
rer sans crainte la soi de J e- la nulice chretienne par ce
s u s-C h r i s t , & de publier Sacrement , iis doivent etre
la Doctrine de son Evangile , dans la disposition de souffrir
jusqu’a donner leur vie, & re- f.vec joie tous les affrons , &
pandre leur sang pour la de- les plus grands tourmens ,
fente de l’un & de 1’autre.
pour les interets de J e s u sC’est aussi ce qui est tres-bien C h r i s T.
/signifie par les ceremonies que
En troisieme lieu , iis leur
apprendront qu’encore que ce
1’Eglise obierve dans l'administration_
niftration de ce Sacrement, & Sacrement ne soit pas ab/oluparticulierement par 1’onclion ment necessaire pour etre faiu
du Saint Chreme , que TEve- ve, il est toutefois d’une telle
utilite , que celui qui par mequs fait sur le front de ceux
pris
d e
C o n f
pris ne le reqoit pas, lors qu’il
peut le recevoir commodement , commet un grand pe
che 5 & que celui , qui même
sans mepris neglige de le re
cevoir , lors que 1’occasion s’en
presente , n’est point exempt
de faute: d’autant qu’il se pris
ve volontairement des graces
abondantes qui sont attachees
a ce Sacrement , que Dieu a
erabli pour la sanctification de
tout le monde.
les Curez sont aussi obligez
de faire scavoir a leurs Peuples, que les parens qui n’ont
pas soin de faire Confirmer
leurs enfant , lors qu’ils ont
atteint I’age convenabJe pour
recevoir ce Sacrement , sont
coupables de negligence: & en
même temps iis leur declareront qu'ils ne doivent pas presentir a Ja Confirmation des
enfant , qu’ils n’aient sept ans
accomplis ; car encore qu’on
puisse recevoir ce Sacrement a
tout age , il est: toutefois plus
a propos de le differer aux
enfant jusqu’a ce qu'ils aient
1’d'usage de raison: afin qu’aiant
quelque connoissance, iis puisse
sent le recevoir avec plus de
devotion, & de fruit; & se fouvenir dans la suite du temps
dei’avoir re^u.
Et d’autant que ce Sacre
ment ne peut etre recu utile-
I R M A T I O N .
7 5
ment , que par ceux qui sont
en etat de grace , les Curez
avertiront ceux qui s’en doi
vent approcher, de se confesser
auparavant ; iis exhorteront
aussi les personnes qui sont un
peu avancees en age , de s’y
preparer par le jeune, 1’aumo*
ne, s’ils en ont le moien, & par
d’autres pratiques de piete ,
particulierement par des prie
res frequentes a 1’imitation des
Apotres , qui perseveroient
dans le jeune & 1’oraifbn, lors
qu’ils attendoient le Saint Ef
prit.
enfin,ils
leur apprendront,
que Ja Confirmation est un Sa
crement, qui imprime dans J’ame de celui qui le re^oit, un
cara<5tere spirituel & ineftaqable, qui est: la marque desSoldats dej esu s-Christ , com
me celui du Bapteme est; la
marque des enfant de Dieu •
ce qui fait que ce Sacrement
ne peut etre reitere , & que si
une personne 1’aiant deja re<ju,
se presentoit une seconde fois
pour le recevoir, elle commet.
troit un facrilegeD
, &J ofFenferoit Dieu mortellement.
les Curez informeront leurs
Paroissiens de toutes ces cho
ses , principalement les Dimanches avant les Quatre-temps,
& lors que Monseigneur 1’E
veque leur aura fait fqavoir,
k*
7 4
D u
Sacrement de Confirmation.
qu’il donnera le Sacrement de
Confirmation , afin qu’ils se
rendent avec respect &c modeftie aux lieux qu’il aura mar_
quez dans ses Mandemens.
Et parce que ceux qui ont
dessein de le recevoir, doivent
etre inftruits des principaux
Mysteres de notre soi , dont
la croiance est necessaire pour
le falut, les Curez prendront
soin de les en instruire quel
que temps auparavant „ fait
sans des inftrudlions publiques
& des Catechifmes , ausquels
iis exhorteront tous ceux qui
si’ont pas ete confirmez de se
trouver
N
Us les avertiront encore de
recevoir ce Sacrement A jeun,
s’ils le peuvent commodemenr,
& si on 1’adminiftre le matin‘j
de porter avec eux, lors qu iis
se presenteront a la Confirma
tion , un bandeau de toile, qui
leur sera applique sur le front
pour le respect du au Saint
Chreme ; & qu’aprester 1’avoir
>orte jusqu’au lendemain ( si
'Eveque n’en dispense ) iis se le
faflent 6ter par unPr£tre, qui
efluira le front, & brulera le
bandeau , n’etant point permis de faire servir a des usages
profanes ce qui a touche les
choses saintes.
{
D U SA CREMENT
DE
LE UCHARISTIEO u s les Sacrem
mens de 1’Eglise
doivent sans dou
te etre traitez
avec beaucoup de
piete , St de Religion , mais
principalement celui de la tresSainte Eucharistie, puisque ce
Sacrement est le don le plus
excellent que Dieu ait fait aux
hommes, dans lequel il a ren_
ferme toutes les richefles de
son amour & de sa grace, &
qu’il contient J e s u s - C h r i s t
l’aureur-mcme St la source de
toutes les graces.
Notre Seigneur l*a inftitue
pour continuer dans son Egli-
se le facrifice qu’il a offert pour
nous sur la Croix, St pour communiquer aux fideles de le fruit
de ce même facrifice , en se
donnant a eux par la sainte
Communion.
il faut se servir du pain de
froment fait sans levain pour
la conlecration du corps de
J e s u s-C h r i s t j & du vin
naturel & ordinaire pour la
confecration de son Sang^ &
emploier les memes paroles de
Notre Seigneur, comme elles
lont rapportees dans le Canon
de la Melie.
Le Pretre feul a le pouvoir
de consacrer le corps de J eK i,
7(j
' j*
Du
S
a c r e m e n t
u S-C H R. i s T : il est aussi le
feul qui le peut administrer
aux fideles de saint & malades,
fuivant la discipline qui est en
vigueur dans l Eglise.
CeDivin Sacrement produic
des effets admirables dans Pame & le corps de ceux qui s’en
approchent avec les dispositions neceflaires ^ il nourrit &
fanctifie Pame ; il repare /es
foiblefles il lui donne une
nouvelle force & une nouvelle
vigueur pour s’avancer dans
les vertus chretiennes, pour
combattre les ennemis de no
tre falut 3 & pour surmonter
toutes les tentations ; il appaife souvent aussi, & modere
les mouvemens dereglez de la
concupifcence, & felon la Do~
(ftrine des Saints Peres, il laisse
dans le corps une vertu secrette , qui sera le principe de la
Refurredion, & le germe de
Pimmortalite.
les Curez doivent faire paroitre une devotion singuliere,
& une reverence extraordinaire envers le Sacrement de PAu_
tel,& exhorter les peuples a lui
rendre le plus d*honneur & de
re/pecl qu’ils peuvent, comme
a le venir souvent viflter &
adorer dans l Eglise , en leur
en donnant eux-memes Pexemple.
Iis doivent se souvenir sur
S
toutes choses,qu’etant obligez
par office de consacrer , de
recevoir, & d’administrer pref.
que tous les jours cet auguste
Sacrement , iis doivent vivre
de telle maniere ( comme die
Saint Ambroife) qu’ils puissent
se rendre dignes de le rece
voir chaque jour , c’est a dire,
mener vine vie si pure & si
sainte , qu'ils soient toujours
en etat d’approcher des Autels, & de manger ce pain des
Anges.
que si par malheur iis venoient a tomber dans quelque
peche mortel , iis ne doivent
pas se contenter de s’eprouver
par la contrition & les ocuvres
de la Penitence, avant que de
sapprocher de PAutel mais
iis doivent fuivant la Do&rine du saint Concile de Trente,
s’en confesser , s’ils peuvent
avoir un Confefleur: si cela ne
se peut, & qu ils soient obligez
de celebrer , iis doivent s’cn
confesser auplutor»
les Curez peuvent aussi temoigner leur refpcct envers le
tres-saint Sacrement,aiant soin
que les Eglises ou il repose,5c
ou pont ofFre le laint Sacrifice,,
soient bien reparees, & tenues
en bon etat, &. même ornees
autant que leurs commoditez,
& la condition des lieux le peu
vent permettre >de contribuer
scir. ijt
«h,ip. 7,
D E j/E U C H A R I S T I E.
dc leurs foins, St même de leur
bourse 5 s’ils le peuvent, pour
avoir un Calice St un Ciboire
d’argent dore dans la coupe ,
St un petit Soleil d’argent pour
exposer le corps adorable de
Jesus-Chiust > St de faire ensorte que tous les linges St les
ornemens qui fervent a cet
auguste mystere , soient bien
propres St entiers.
Iis doivent pourvoir a ce qu’)]
y ait toujours des Hofties suffi.
famment pour la Communion
des malades, St c elle des autres
fideles de , St qu’il en reste tou
jours quelques unes dans le
Ciboire, pour etre Pobjet de
leur adoration. Ce Ciboire
doit etre garde dans leTabernacle, qui sera orne par dedans
St par dehors , autant que la
bien-seance le demande, garni
d’une bonne ferrure, St bien
ferme a la clef, qui sera gardee
parle Cure ou fonVicaire.
On ne doit rien ferrer dans
Je Tabernacle que la Sainte
Eucharistie, devant laquelleil
doit y avoir toujours , s’il est
possible , une lampe allumee
tant de nuit que de jour.
Iis auront soin de renouveller les Hofties consacrees , du
moins tous les quinze jours ,
principalement dans les lieux
humides, St dans les temps
pluvieux: St prendront garde,
77
que celles qu’ils confacreront,
soient nouvellement faites St
quand iis les auront confa
crees, iis diftribueront les vieilles, ou les prendront a la Mefle
avec tous les Fragmens £t particules , dont iis purifieront
bien le Ciboire „ avant que d’y
mettre les nouvelles hofties.
On ne gardera point d’ho~
fties consacrees, que dans les
Eglises Cathedrales, Collegiates, Paroiffiales, St Conventuelles , St non pas dans les
Oratoires, ou Chapelles particulieres St Domestiques.
En quelque lieu que repose le
saint Ciboire ou il y a des ho
fties consacrees, on doit met
tre un Corporal par deflbus.
Si on dit la Mefle dans un
lieu ou il n’y a point de Taber
nacle pour conserver la sainte
Eucharistie , le Pretre doit
prendre garde de ne consacrer
pas plus , ou moins d’hosties
qu’il y a de communiant 5 si
toutefois il en reste quelques
unes, le Pretre les confumera >
si la Communion se fait durant
la Mefle, comme il est a pro.
pos qu’elle s’y fasse, avant que
de prendre lapurification^mais
si la Communion se fait aprester
la Mefle , on pourra donner
deux , ou trois hofties a une
même personne, enforte qu’eL
les soient toutes relues.
K iij
D u S a c
Mais s*ilarrive qu’il se trouve
moins d’hosties que de Com.
munians, & qu’il y ait quelque
neceffite de donner la Com
munion a ceux qui restent,on
pourra diviser quelques ho
fties en deux, trois, ou quatre
parties tout au plus, afin que
tous communient; & quand il
le faudra faire, ce doit etre a
1’Autel, & hors de la vue du
peuple. Mais on ne doit jamais
xompre aucune particule de la
grande hoftie dont le Pretre
se sert au Sacrifice, pour don
ner la Communion , si ce n’est
ue queque’un se trouvat en
anger de mort , & qu’on ne
ut trouver ailleurs aucune
oftie pour lui donner le saint
Viatique.
S’il arrive qu’en donnant la
Communion , ou par quelqu’autre accident, une hoftie
confacree ou quelque particu
le vienne a tomber a terre, le
Pretre la ramaflera avec reverence,&. nettoiera 1’endroit
•u elle est tombee, dc le raclera tant soit peu, & en jettera
la pouffiere & les raclures dans
le facraire ou la pifeine; ou les
enterrera en terre sainte.
les Curez doivent s’appliquer soigneusement A instruire
lespeuples des dispositions re_
qui ses pour s*approcher dignement de la sainte Eucha-
R
s e
M
E
N
T
riftie, & les faire souvenir de
ces paroles etonnantes de l’Apotre saint Paul, qui dit, que
celui qui mange & boit indignement le corps & le Sang
du Seigneur, mange & boit sa
propre condamnation ; & qui
ordonne aux fideles de de s’eprouver soigneusement, & de
considerer s’ils menent une vie
assez pure pour etre dignes de
manger cette viande celefte,
qui aonne la vie aux bons, &
qui cause la mort aux mechans.
C’est sur ces paroles de Saint
Paul que 1’Eglise s’est fondee
pour defendre aux fideles de de
se presenter a la table du Sei
gneur pour recevoir son pre,
cieux corps, lors qu’ils
ont
commis quelque peche mortel,
ou qu’ils croient en avoir com
mis , jusqu a ce qu’ils aient ete
purifiez & reconcihez par le
Sacrement de Penitence.
Iis les inftruiront aussi des
dispositions exterieures qu’ils
doivent apporter a ce Sacre
ment, qui consistent a le re
cevoir a jeun, c’est a dire, sans
avoir mange, ni bu , ou avale
aucune chose pendant le jour
qui commence a minuit ^ a etre
habillez proprement^ a demeurer dans une posture modefte
& chretienne, qui fasse connoitre quelle estime iis ont de
la faintete du Sacrement. les
DE
l
’E
u
(
liommes doivent etre avertis
de n’y point porter d’epees, ni
d’autres armes} St les femmes
de n’avoir d’autre partie du
corps decouverte que Je vifage
& les mains, ni aucuns ornemens qui reffentent la pompe
& la vanite du fiecle.
Us les avertiront aussi, qu’ils
ne doivent pas sortir de l Eglise
auffitot qu’ils auront commu
nii j mais qu’ils doivent s’y
arreter quelque temps pour
rendre graces a Dieu d’un
bienfait si singulier qu’ils ont
re^d j & qu’ils doivent confer
ver la grace de ce Sacrement,
en passant tout le jour de la
communion en des a&ions de
piete , & en evitant tous les
divertifTemens profanes con
traires a sa faintete.
Dans les Eglises ou la coutume est introduite de presenter du vin a ceux qui ont com_
munie, 011 ne le doit pas mettre
dans un Calice consacre , depeur qu’ils ne croient que ce
vin est le Sang de J e s u s C hrist j mais on le doit presentir dans une coupe ou dans
un verre qui ne serve qu’a cet
d'usage.
Iis exhorteront les fideles de
de s’approcher le plus souvent
qu’ils pourront de cet adorable Sacrement, qui est inftitue
pour etre la force & la nourri-
H A R I S T I E.
79
ture spirituelle de notre ame5Sc
de le recevoir principalement a
Noel, Paques , Pentecote &
aux autres grandes folcnnitez
de 1’annee j & iis leur seront
connoitre que quand l Eglise a
ordonne que tous les fideles de
comtnuniroient au moins' une
fois Pan,elle n’apats pretendu
limiter les communions a une
seule fois Pannee; mais seule
ment mettre des bornes a la
negligence de plusieurs fideles de
qui meprifent leur falut, & de
les obliger de communier au
moins une fois par an.
Tous les fideles de doivent etre
admis a la sainte Eucharistie ,
exceptez ceux e|u’on si^ait publiquement en etre indignes,
comme ceux qui sont nommement excommuniez ou interdits , ceux qui sont notoirement engagez dans le crime,
comme les femmes de mauvaife
vie, les concubinaires, les comediens, les uiuriers publies,
les magiciens , les sorciers, les
blafphemateurs, les duelliftes,
& generalement tous ceux qui
sont reconnus pour pecheur9
publies & scandaleux j jusqu’a
ce qu’ils se soient corrigez ,
qu’ils aient fait penitence, &
repare le scandale quJils auront
cause.
Si ces fortes de personnes /e
prefentent a la sainte table
86
Du
S
a c r e m e n t
avec les autres fideles de, pour y la devotion en cet erat, pcurrecevoir le corps adorable de vii toutefois qu’il n’y ait aucun
J e s u s-C h r i s t , le Cure les perii d’irreverence.
paflera , & s’ils sont quelque
On ne doit donner la Com
mftance pour le recevoir , il munion aux enfant, que quand
leur declarera publiquement iis ont Page de discetion &
qu'il ne peut leur donner la qu’ils sont suffisamment inCommunion ,jusqu’a ce qu’ils ftruits , ce qu'on laisse a juger
aient quitte le cnme dans le- a la prudence des Curez & des
quel iis vivent , & repare le Vicaires ; neanmoins quand iis
scandale qu iis ont Cause a PE- sont en perii de mort, on se
glise.
peut contenter d’une moindre
pour ceux dont le peche n’est connoissance , sur tout quand
pas connu publiquement, on iis temoignent quelque piete ,
ne doit pas leur refuser la sainte & un desir de le rccevoirjdtant
Communion ^ lors qu’ils se pre- bon de ne les laifTer point mou
sentent en public pour la re rir sans le saint Viatique.
Stafut! it
cevoir, parce qu’on ne pour
On ne doit point exposer le i6£i.chat<
roit le faire sans scandale : tres-Saint Sacrement , sans la io.arc. »
mais on les doit avertir en permission de PEveque , hors
secret de ne s’y pas presenter, le temps que l Eglise Pordonne.
& du crime qu'ils commettroient, s’ils recevoient la saint DE la M A N I E R E
te Eucharistie en Petat ou iis
d’administrer la sainte Eu/ont.
chariftie attx fideles de qui
S’ils se prefentoicnt en parla reqoivent dans L' Eglise.
ticulier pour communier , ensorte qu’il n’y eut aucuns teCommunion se donne,
moins, lors que leur indignite
ou par le Pretre qui ce
est connue, & qu'on eftafiure
qu’ils ne se sont pas corrigez , lebre la Mefle, & avant qu’elon leur doit refuser la Com- le soit achevee , ou hors le
temps du Sacrifice: & comme
munion.
II n’est pas permis de donneril y a quelques ceremonies dis
la sainte Eucharistie aux phre- ferentes dans ces deux manienetiques & aux infenfez, si ce res de donner la Communion ,
n*est qu’ils aient de bons inter nous parlerons de Pune & de
valles , St qu’ils temoignent de Pautre feparement.
la
DE
D E
L’EUCH
8l
A R I S T I E .
D E L A MANIERE DE DONNER
la Communion aux fideles de durant ou aprester
la Mefle.
E Pretre peut consacrer des hofties en difant la, Mejfe
pour donner la Communion aux fideles de qui se presentent a la sainte Table , (dj* il les peut aussi communier
avec celles qui ont ete consacrees auparavant3 qui sont
dans le Ciboire, qui est enferme dans le Tabernacle.
Sil v eut consacrer des hofties en difant la Messe, il faut
que ceux, qui ont dessein de communier 3 s addreffent a lui
avant qu'il la commence 3afin qu'il prepare autant d hofties 3
quily a de personnes qui veulent communier.
ll
faut mettre ces hofties dans un Ciboire s Calice3 ou
boete, (djr les placer sur VAutel au commencement de la
Messe 3 ou au moins avant tOffertoire ,• (djr dans les Eglises
ou il riy a que le Calice qui sert au Sacrifice 3 (djr le Ciboire
qui est dans le Tabernacle , il faut poser les hofties sur le
Corporal proche le Calice3 du cote de /’Evangile, ou sur la
Tatene, sily avoit peu d'hofties.
Si ce vaiffeau oiifont les hofties eftcouvert, le celebrant
le decouvrira avant que de prononcer ces paroles3 Sufcipe
fande Pater 3 &zc. ftj) il porter a son intentionfur les hofties
qu'il doit consacrer j ensuite il couvrira le vaiffeau, (djr
avant que de dire: Qui pridie quam pateretur, &c. il le
decouvrira {g) consacrer a les hofties avec la grande hoftie
qui sert pour le Sacrifice, ft) recouvrira le vaiffeau.
aprester que le Pretre aura pris le precieux Sang,
avant quiiprenne la purification , aiant mis le Calice un
peu a la gauche sur le Corporal 5 (djr Vaiant couvert de la.
palle 3ilfait une genuflexion}(djr il met les hofties consacrees
L
L
8 1
D u
S a c r e m e n t
dim le Ciboire ou dans Ix boete, si ce neft qu C'les y eufsent ete mifes des le commencement s ou s il y en a peu,
il les met sur la, Patene.
Cepend mt, le Clere aiant etendu devant les Communi ans une nappe blanche, se mettra a genoux du cote de
l' Epitre 3 & reciter a le Confiteor: aprester quoi le Pretre
sera encore une genuflexion , ft) aiant les mains jointcs
devant la poitrme se tournera du cute de T Evangile vers
ceux qui doivent communier, sans tourner le dos au Saint
Sacrement , £5* dira:
Mifereatur veftri omnipotens Deus,& dimiffis pecca
tis veftris, perducat vos ad vitam sternam. 9». Amen.
puis en faisant le signe de la, croix sur eux avec la.
main droite , il dira :
Indulgentiam , abfolutionem , ►£< & remiflionem
peccatorum veftroram tribuat vobis omnipotens, &
mifericors Dominus. $*. Amen.
Le Pretre se tournera ensuite vers V Aut el, (& aiant
fait une genuflexion , il prendra de la main gauche le
Ciboire, ou la Patene} ft) de la main droite une hoftie con~
facree, la tenant avec le pouce gf l indice, un peu elcvee
jure le Ciboire, ou la Patene ,il se tournera vers le peuple
au milieu de l’Autel} & dira d’une voix intelligible.
Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi.
ll
dira ensuite par trois fois 1
Domine non lum dignus3 ut intres fub te&um meum.ied tantum dic verbo, & fanabitur anima mea..
aprester la troisieme foisjil s avancera pour donner la Comtnunion, commendant par ceux qui sont du cote de l’Epitt e; (eir auparavant que de leur mettre la sainte hoftie
dans la. bouche, ilfera le signe de la croix avec thoftie fut
DE
i
/EUCHARISTIe.
85
la personne qu'il doit communier: (djr prendra garde que le
signe de la, croix n excede point Vetendue du Ciboire, ou
de la Patene,depeur qu'il ne tombe quelqueparticule ci
terre. Le Pretre faisant le signe dc la croix, dira :
Corpus Domini ^ noftri Jesus Christi cufl odiat ani
mam tuam, in vitam sternam. Amen.
ll
mettra ensuite C hoftie sur la langue de ceux qui
communienti (djr il ne doit point retirerfa main que l'hoftie
ne soit entierement dans la bouche du communiant, ll doit
prendre garde de n approcher pas trop pres de la bouche
des communiant le Ciboire ou la Patenefur laquelle sont
les saintes hofties, de peur qu en refpirant trop fort, iis
ne fassent tomber quelque hoftie.
aprester que le Pretre a communie de suite ceux qui sont
rangee^ au baluftre, g^ qui tiennent la nappe, s’ily en
a d'autres que ceux-la, qui veulent communier, il attendra
que les premier s se'soient retire\, g^ les autres aiant pris
leur place, il les communiera de la même maniere , recommenqant toujours du cote de 1'Epitre. Et s*il y a des
Pretres ou d’autres personnes du Cierge a communier, il
commencera par eux , g^ iis seront en sur piis} a genoux
sur les degre de V Autel, pour recevoir la sainte Commu
nion , les Pretres avec t Etole.
aprester que tous les fideles de auront communie, le Pretre
retournera a VAutel tenant le pouce fg) Vindice de la main
droite sur le Ciboire ou la Patene 3fans rien dire (§7- sans
donner la beneditiion 3 parce qu'il la doit donner H la fin
de la Messe. il y a quelques particules sur le Corporal,
ou qui soient attachees d ses doits, il les ramajfera sur la
la Patene, prendra du vin dans le Cdlice difiint tout bds:
Quod ore fumpfimus Domine, <kc.sera tomber les partiL ij
8 4
D u
S
a c r e m e n t
cules de dans prendra. la. purification (djr achevera la Messe. ■
Sil reste quelques hofties consacrees , le Pretre etant
retourne a T Autel fait une genuflexion. Si ces hofties sont
dans un Ciboire * il le couvre ^le remet dans le Taberna
de , fait une genuflexion, q) le ferme. Si ces hofties qui
reflent sont sur la Patene ou sur le Corporal, (djr peu
vent etre refervees , le Pretre les mettra dans le Ciboire i
si non, il les prendra avant la purification.
Si on na point consacre d'hofties a la Messe pour la Com
munion du peuple, le Pretre aiant pris le predeux Sang
de Notre Seigneur, ft) mi* la polle sur le Calice, ouvre le
Tabernacle ffait une genuflexion 3 prend le Ciboire , le
met sur le Corporal, g^ laiant decouvert , il fait une
autre genuflexion , il donne ensuite la Communion en la,
maniere que nous l'avons marque ci-dessus: (dj- quand il
a donne la Communion, il remet le Ciboire dans le Ta
bernacle , faisant les genuftexions ordinaires , acheve
la Messe.
S'il y a quelquun a communier aprester que la Messe
est achevee fle Pretre aiant dit le dernier Evangile. sans
quitter le chafuble , met son Calice cL cote de l'Evangile
hors du Corporal , ouvre le Tabernacle , & aiant fait
une genuflexion au Saint Sacrement, prend le Ciboire,
le place au milieu de l' Autel sur le Corporal etendu, le
decouvre } fait la genuflexion (ejr continue le reste comme
il a ete dit.
Tous aiant communie , il retourne k t Autel , remet
le Ciboire sur le Corporal, fait la genuflexion , s'il y
a quelque particule attachee a ses doits , il la fait
tomber dans le Ciboire , fg) t aiant refferre dans le Ta
bernacle , comme il a, ete dit , il se tuurne du cote de
d e
i
/ E u c h a r i s t i e .
ceux qui ont communie, (ejr etendant la main droite, il
leur donne la beneditfion , en difant : Benedidio Dei
omnipotentis, Patris, Filii,& Spiritus fandi,defcendat super vos, & maneat femper. Amen.
ensuite il lave ses doits avec lesquels il a, touche le
Saint Sacrement , (gr les effuie avec le purificatoiye (d?*
jette Peau, dont il a lave les doits , dans le facraire ou
pifeine.
Quand le Pretre donne la Communion avant que de
commencer la Messe, il donne la benediSlion immediatement aprester la Communion.
les ceremonies qu'on doit observer quand on donne
la Communion a la grande Messe chantee avec Diacre
Soudiacre, se trouvent dans le Meffel part. 3. chat. 10, de
la Messe folenneUe nomb. p. 10. q) les suivans.
ORDRE que DOIT GARDER LE PRESTRE
quand il donne la Communion hors le temps
de la Mefle.
L
E Pretre qui doit donner la Communion hors le temps
de la MefJe, doitfaire allumer deux cierge s, ft) etendre
une nappe sur le balujlre de C Autel , ou sur un banc 3 q}
sil riy a point de Clere, il prepare ces choses lui-même.
ensuite il lave ses mains ,se revete d'un furphs, met une
etole par dessus , de la couleur convenable a f Office du
jour 3 si ce nefile jour de la Commemoration des Defuntsy
qu'on se servir a de rouge, prend une bourse avec un Cor
poral , ff) etant precede d’un Clere, ou de queque autre
Ministre vfi ce'a se peut, il va a L’ Autel avec modeBie . y
etant arrive, i lfait une genuflexion sur le dermer digre,
il monte ensuite a l3Autel 3 il etend le Corporal, ouvre
L iij
I
86
Du
S
a c r e m e n t
le Tabernacle, fait une genuflexion, tire le Ciboire qu'il
pose sur le Corporal , le decouvre (efr fait une se conde
genuflexion ; il se tourne aprester vers les fideles de qui se prejentent pour communier, & les avertit de dire tout bas •
le Confiteor Deo, &c. sil y a un Clere 3 c est lui qui le
doit dire d un ton un peu eleve.
aprester que le Confiteor est acheve , le Pretre fait
une genuflexion , gj se tournant vers le peuple , du
cote de l' Evangile} pour ne pas tourner le dos au saint
Sacrement, il dit :
Mifereitur veftri, &c.
Indulgentiam , 8cc.
comme nous Vavons marque cU
devant.
Le Pretre se tourne ensuite vers tAutel, aprester avoir
fait une genuflexion, il prend le Ciboire de la main gauche,
& tenant l’hoftie de la main droite elevee sur le Ciboire i
il se tourne vers le peuple , @7- dit d’un ton eleve:
Ecce Agnus Dei, &c.
Domine non fum dignus, &c.
Et donne la Communion aux fideles de de la maniere que
nous t avons dit ci-dessus.
Le Pretre aiant communie tous ceux qui se prefentent,
il retourne a i' Autel, il pose le Ciboire sur le Corporal,
ft)paffe furle bord du ciboire les deux doits avec lesquels
tl a touche lafainte hoftie,pour en faire tomber les si agmens
qui pouroienty etre refle\, il fait ensuite une genuflexion,
ftj couvre U Ciboire , le remet dans le Tabernacle ,fait
encore une genuflexion ,ferme le Tabernacle, & aiant lave
les doits qui ont touche le corps de J e s u s-C h r i s t ,
les aiant cjfme\ a un purificatoire, il retourne au miheu
de l'Autel,y fait une inclinatton} @rfe tournant du cdte
de l
’Euch ahistie. 87
de r Evangile vers ceux qui ont communie, il leur donnera,
la, benediBion , cn difant: BenedifUo Dei, Scc.
• Le Pretre aiant remis le Corporal dans la bourse 9
sa.it une genuflexion au picd de l'Autel, & retourne a la.
Sacnflie de la maniere qu il en est venu.
Si le Tabernacle dans lequel le saint Sacrement est en^
ferme, est derriere l'Autel y ou au deffa, que pour l'en
tirer, il faille prendre un tour, ou faire quelque chemin,
le Pretre revetu comme nous l avons dit ci-devant, g/
precede d'un Clere portant un cierge allume 3 ou une t orche,
l’ira prendre avec reverence : aiant ouvert la porte du
Tabernacle, il sera une genuflexion , prendra le Ciboire ,
ft) le tenant des deux mains , eleve devant son vifage, le
porter a cL t Autel, (djr avant que de le poser sur le Cor
poral , il benira le peuple faisant un signe de croix avec
le Ciboire: il le mettra ensuite sur le Corporal yfira une
genuflexion, (g) les autres choses qui ont ete dites. aprester la.
Communion il remettra le Ciboire sur le Corporal , sera,
une genuflexion , donnera la benediclion au peuple , en
difant: BenedicfHo Dei, 8cc.il reportera le Ciboire dans:
le Tabernacle avec la même decence qu'il C en avoit tirey
il laver a ses doits (t) les effuira_
DE la CO MMV N 1 0 N PASCHA LE.
E s Curez ne doivent pas
manquer de lire a leurs
Paroissiens dans le temps de
Careme, & de publier au Pro
ne en langue vulgaire le Canon
Qmnis utnufque sexus, du Con
ci le de Latran, qui obligetous
fideles de qui ont atteint 1’age de
diferetian, de se confesser uue
L
fois Pan y & de recevoir avec
respect le saint Sacrement de
PEuchariflie , pour le moins a
Paques^ de leur faire bien comprendre a quoi il les oblige r
& Sous quelles peines • & que
c’est dans leur EgJife Paroissiale
qu’ils sont tenus de s’aquiter
de cette obligation,.
88
D u
S
a c r e m e n t
decret du CONCILE GENERAL
de la.tran tcnu Sous lnnocent III.
Chapitrc ii.
U e tout fidelle dc Fun & de Fautre sexe , qui
a atteint 1 age de discretion , confesse feul tous
ses peche z fidelement & exadlement a son propre
Pasteur , au moins une fois Fan * & qu'il fasse son
possible daccomplir felon ses forces la penitence qui
lui aura ete enjointe. QluI recoive aussi avec refpecfb
le saint Sacrement de lEuchariftie, pour le moins a
Paques , si ce neft que par Fordre & Favis de son
propre Pasteur , il fut juge plus a propos de differer a
un autre temps la Communion, pour quelque cause
juste & raisonnable. que s’il vient a manquer a ces
obligations, il soit interdit de Fentree de 1’Eglise pen
dans sa vie , & s’il meurt en cet e'tat , qu ii soit prive
de la sepulture Ecclésiastique. C’est pourquoi il est
necessaire que ce decret salutaire soit souvent publie
dans les Eglises , afin que personne ne le puisse igno
rer , & se servir de cette ignorance pour excuse. que
si quelque personne aiant un juste fiijet de ne se pas
confesser a son propre Pasteur , desiroit de se confefl
fer a un autre, ii doit en demander la permission a son
propre Pasteur, &Fobtenir, puisqu' autrement un autre
Pretre ne pourroit ni le lier ni le delier validement.
Q
Et afin que ce saint & falutlutaire decret soit inviolablement garde, les Curez auront
soin de faire pendant le Careme a certains jour de la femai
ne des Catechifmes , & des
instructions familieres pour
leurs ParoifTiens , & particuJierement pour les jeunes en
sans , & les serviteurs, & les
servantes , afin de leur apprendre ce qu’ils doivent scavoir
de
D E
L E U C
de la verite du Sacrement de
l'Eucharistie , &. des difpolitions neceflaires pour s’en approcher faintement.
Et d’autant que la premiere
Communion est presque tou
jours la regie des autres , les
Curez fic les Vicaires redoubleront leurs foins pour y preparer dignement les enfant qui
en seront capables.
Iis prendront garde si tous
leurs Paroilfiens communient
dans le temps prescrit par PE
glise ^ c’est a dire, depuis le Di
manche des Rameauxjufqu’au
Dimanche de 1’Octave de Pa
que inclusivement. Et afin
qu’ils puissent remarquer plus
aisement ceux qui se seront
acquitez de ce devoir,ils donneront eux-memes la Communion Pafchale , autant qu’ils
pourront.
la quinzaine etant passee ,
s’il s’en trouvoit quelques-uns
sutu» n’eulTcnt pas satisfait a leur
«e
usi. obligation,
iis les admoneftecaap. j®,
o
'
ront par trois fois,avec des delais competans , en pariant a
leurs personnes, d'y satisfaire,
& ce Sous les peines portees par
le Canon : &. s’ils demeurent
endurcis, iis en envoiront leur
proces verbal au Promoteur,
qui les sera declarer excommuniez.
Et pour oter aux Faroifliens
HARISTIE.
89
toute occasion de courir a d’autres Eglises & d’y communier,
les Curez leur seront scavoir
au Prone, qu’il est defendu i p«ieR<,
tous Pretres,tant Seculicrs que f’Affemb&
Reguliers,d’administrer lafain- f*1"®4
te Eucharistie au temps de Pa
que a aucunes personnes, Sous
quelque pretexte que ce soit,
lans la permission du Cure, ou
de l'Ordinaire; etant juste que
les Oiiailles recoivent du moins
une fois 1’annee la sainte Com
munion par les mains de leurs
propres Passeurs.
les Curez ne doivent pas re
cevoir a la Communion Paf.
chale, les fideles de qui ne sont
point de leurs ParoifTes , s’ils
n’en ont obtenu la permission
de leur Cure, ou s’ils ne sont en
voiage que si queque un com
munie hors de la Paroisse avec
permission, il raportera lecertificat de sa Communion , dans
le mois aprester son retour :
autrement il doit etre cenfe
comme s’il n’avoit point fatis
fait au precepte de 1 Eglise.
les Curez donneront la
Communion a leurs ParoiC
siens malades dans la quinzai
ne de Paques , encore qu’ils
l’aient deja requeauparavant,
pourvu qu’ils soient en etat de
communier j si ce n’est qu’ils
jugeafTent d propos d’en ufer
autrement.
M
-
9®
les
D u
S a c r e m e n t
DE la C0 MMVK1
des MALADES.
Curez auront soin de Sacrement plus d’une fois com
faire confefTer St commu me Viatique en une même ma
nier de bonne heure les rnala- ladie , si non lors quelle est
des de leurs ParoifTes, encore longue , St aprester un temps
qu’ils ne soient point en dan considerable.
ger de mort , afin que leur
Le Cure ne portera point le
maladie leur soit meritoire 5 St saint Sacrement au malade,
iis les y difpoferont avec dou- s’il n’a auparavant confefTe
ceur en les allant viliter St ses pechez , si ce n’cft dans le
sur tout les exhorteront de cas d’extreme neceffite , dans
recevoir le tres-saint Sacre Iequel,il pourra le confefTer, St
ment dans leur maladie , s’il lui administrer toutd'un temps
se rencontre quelque Fete fo- le saint Sacrement.
lennelle , St qu’ils ne soient
Si le malade qui a confefTe
pas en etat d’aller a 1’Eglise.
ses pechez avant qu’on lui pour
Iis doivent veiller foigneu te le saint Sacrement, croit
sement 3 que les malades ne avoir besoin de reconciliation,
soient pas privez du saint Via- le Cure le reconciliera aupara
tique. Or le temps d*admini_ vant que de lui donner le saint
ftrer le tres-saint Sacrement Viatique.
par forme de Viatique , c’est
II prendra garde de ne
lors que le malade est en quel ]?oint porter le saint Viatique
que danger de mort. On le a des personnes qui, sont indidoit recevoir a jeun , s’il se gnes de le recevoir , comme
peut sans incommoder le ma sont tous les pecheurs publies
lade ; si non, on lui peut don qui ne veulent point confeflcr
ner encore qu’il ait pris quel leurs pechez , & reparer au
que chose. pour toutes les au tant qu'il est en eux le fcan.
tres Communions que les ma dale qu’ils ont cause 5 ceux qui
lades delirent de faire pendant nouriflent des inimitiez publieleur maladie, il est requis qu’ils que, St qui ne veulent point
soient a jeun , St qu’ils n’aient se reconcilier 3 ou qui etang
rien pris depuis minuit, ni par denoncez excommtiniez , ou
forme de nouriture, ni de me interdits, ne veulent point sadi cament.
tisfaire a 1’Eglise.
On ne donnera pas le saint
il ne le portera point aussi
Statuts de
166 i . c h a t ,
10.
D E
L
*
E U C H A R I S T i e9r .
aux frenetiques qui n’ont au
qu'un momenc cie bon lens, ni
a ceux qui sont incommodez
d’une toux continuelle, ou qui
vomiflent 6c crachent sans difl
continuation , ni a ceux qui ne
pourroienc point avaler la saintte hoftie. 11 confolera les ma
lades qu ii trouvera en cet etat,
leur faisant connoitre que na
tant pas privez de la sainte
Communion par leur faute,
ou nes,ligence , Dieu aiant
egard a leur devotion pourra
fuppleer par sa misericorde les
effets que le saint Viatique
produiroit en eux s’ils etoient
en etat de le recevoir, 6c que
s*ils sont delivrez pour un peu
de temps de ces incommoditez , il leurapportera & leur
donnera le precieux corps de
J e s u s-C H R i ST.
On ne doit jamais porter le
saint Sacrement chez un ma
lade lors qu’il ne peut point
communier , seulement pour
Je lui faire voir dc adorer , &
©n lui doit apprendre la ma
niere de 1’adorer en esprit, en
demeurant couche dans son
lid.
que si le malade ne peur
avaler 1’hoftie entiere, on lui
en peut donner une partie, &
ensuite lui faire prendre l’ablu_
tion j mais il faut bien se gars_
der de faire tremper 1’hoftie
dans quelque liqueur, Sous pretexte de la lui faire prendre
avec plus de facilite.
S’il arrive que le malade
aiant communie vomifle ou
crache les especes, dc qu’elles
paroissent entieres , le Cure
les feparera , & les aiant mifes
dans un vafe honete, autre que
le Ciboire , il les portera a 1’E
glise pour y etre confervees
dans un lieu decent dc ferme,
jusqu’ace qu’elles soient entierement corrompues ^ & a lors
il les jettera dans la pifeine ou
facraire. que si l’on ne djftingue pas les especes , il faudra
efTuier ce que le malade a vo
mi avec des etoupes ou autres
choses semblables, puis les bruler & mettre les cendres dans
le facraire.
Si le malade en communiant,
ou immediatement aprester la
Communion , meurt auparavant que d’avaler la sainte ho
ftie , le Pretre tirera de la bou
che du mort les especes qui paroifTent,&: les mettant dans un
linge blanc, ou dans un vai/1
feaudalites les rapportera a 1’Eglise t
dc les gardera comme celles
qui auront ete feparees duvomiflement.
II ne faut porter le saint Via
tique aux malades que pendant
le jour , fl ce n’est en cas de
neceffite pressante.
M ij
9*
D u
S a c r e m e n t
Le Cure doit avertir ou
faire avertir ceux qui sont aupres du malade, de nettoier le
lieu ou il est,& tous les endroits
de la maison par ou le tres-saint
Sacrement doitpafler-, depreparer une table couverte d’un
linge blanc, sur laquelle il doit
poler le saint Ciboire j de mettre deux chandeliers dessus
avec deux cierges allumez ,
une croi£ , de Peau benite j de
l’eau nette dans un verre ou
autre vafe pour purifier (es
doits aprester qu’il aura donne
la Communion , & d’etendre
un linge blanc sur le malade.
S’il arrive que le Cure soit
oblige «i cause de la longueur
& de la difficulte des cliemins,
de porter le saint Sacrement a
cheval, il mettra le Ciboire
ou la boete qui contient les
saintes hofties, dans une bourse , ou dans vin fac bien pro
pre , garni au dedans d’une
toile fine ou d*une etoffe precieufe, il pendra le fac a son
col au devant de 1’estomach,
& l’attachera autour de son
corps , le ferrant le plus qu’d
pourra avec deux cordons ,
qui seront attachez aux deux
cotez du fac , en sorte qu’il
ne puisse point tomber, & que
le saint Sacrement ne soit pas
trop secoiie de 1’agitation du
cheval sur lequel il montera j
il sera revetu d’une soutane ,
d’un surplis , & d’une etole, &
sera precede d’un Clere,avec
la lanterne, & les autres cho
ses necessaires que nous marquerons ci-aprester; & sile temps
est fort incommode, il pourra
se couvrir.
Quand le Cure portera PEuchariftie aux malades,il met
tra plusieurs hofties consacrees
dans la boete, afin qu’il y en
ait toujours queque’une au retour qui puisse etre adoree :
neanmoins au cas qu'il la pour
te a cheval , ou que le chemin soit fort long , il pourra
n’en porter qu'une , & alors
il reviendra en partievilier &
sans ceremonies.
Dans le temps de peste, les
Curez ou autres Pretres qui
ont soin d’admmiftrer les Sa
cremens aux pestiferez ,ne pourteront d’hosties qu*autant qu’il
en faudra pour les communier,
sans en relerver povir raporter
ensuite a l Eglise. Et quoique’if
fut a delirer que darys cette
funeste maladie , on put garsder les memes ceremonies que
dans les autres, pour Padminiftration du fainc Viatique, &
que pont mit la sainte hoftie
avec les doits dans la bouche
du malade, commeS. Charle3
le pratiqua lui-même, & pourdonna aux. Curez de sa Pro-
D E
l
‘ E u C H A
vince •, neanmoins comme l’Eglise peut en cette occasion
pour 1’utilite publique difpenler d’une partie des ceremonies
ordinaires, voici la maniere la
plus approuvee pour donner la
Communion aux pestiferez.
Le Pretre enrermera une
lioftie confacree tres - petite
dans une plus grande qui n’est
pas confacree,envelopera l’une
& Pautre dans un papier blanc,
la mettra en un lieu assez proche de la cabane du malade
sur un fiege ,ou même sur la
terre , que l’on couvrira d’un
linge blanc avec une pierre
par deflits , de peur que le
vent ne 1’emporte^ puis s’etant
retire assez loin , le malade
R
I
S
T
I
E .
9 5
viendra lui - même la pren
dre , ou s’il ne le peut, celui
qui le lert la lui portera j cependans le Pretre prendra garde
si le malade prend 1’hofbe, &
il sera devant & aprester la Com
munion les prieres prelcrit^s
pour 1’adminiflration du saint
Viatique.
les malades n’auront point
recours a d’autres personnes
qu’a leurs propres Passeurs ,
pour recevoir la sainte Eucha
riftie : car c’est de l Eglise Paroiffiale qu’on la doit prendre,
&: les Reguliers & autres pre
tres se doivent bien garde*4
de la porter aux malades fujets aux Curez , sans leur per-.
miffidn.
ORDRE DE CE QU’il FAUT FAIRE
pour donner la Communion aux malades.
E Cure etant sur le point de porter le saint Sacre~
L
ment au malide
, sera sonner la cloche pour avertir
; il se revetira au moins dun surplis q) d’une
etole rouge , (djr s'etant mis a genoux pour adorer notre
Seigneur J e s u s-C h r i s t dans l3Euchariftie, \djr penser
le peuple
un peu de temps a la faintete de l’a[million qu'il <va faire j les
Clercs qm le doivent accompa^ner etant revetus de surplis,
■g) aiant prepcCre toutes les choses necessaires , a fqawoir, un
Rituel3 une bourse garnie d un corporal fg) d'unpurificatoire, une ou deux torches allumees, ou une chandele de cire
dans une lanterne felon la connnodite des heux , {g) une clochettej il montera a l' Autel> ouvrira le Tabernacle^ aiant
M iij
Du S
94
fuit une genuflexion
y
a c r e m e n t
il tirera le saint Ciboire dans lequel
ily a des hofties consacrees,(djr il lepoferaJur le Corporal.
S’ily a dans l'Eghfe deux Ciboires
, il laijfera dans
tun des deux quelques hofties consacrees ? g) sil ny en a
qiiun, il laifjera toujours du moins une hoftie jure un
Corporal dans le Tabernacle.
Aiant pris le Ciboire, il se tournera vers le peuple3 &
lui aiant donne la benediciion, il marcherci precede des
Clercs qui porteront les torches (efr la clochette, & se mettra Sous le Dais, sily en a un , qui doit etre porte par deux
Clercs ,ou a leur de faut par deux Jacques.
ll doit reciter le long du chemin altcrnativement a<vec
les Clercs} le Pseaume, Miferere mei Deus: (ejr si ce Pfeaume ne JuJfit pas, il pourra en ajoiiter d'autres: (g) si les
Clercs qui Vaccompagnent, ne lui peu<vent repondre
3
il le
reciter a fieul.
Le Cure entrant dans le lieu, ou est le malade 3 dira
k haute rvoix :
Pax huic domui.
Le Clere repondra :
Et omnibus habitantibus in ed.
Le Pretre.
,
,
,
Ore'mus.
lfita
quaefumus Domine
habitationem iftam
& omnes infidias inimici ab ea longe repelle :
adfint Angeli tui fandi, qui me mimftrum tuum ajout
vent , & hunc infirmum famulum tuum ( hanc infir
mam famulam tuam ) in vera fide cuftodiant : Qui
vivis & regnas Deus , per omnia faecula &culorum.
9*. Amen.
V
Le Cure etendra le Corporal jure la table qui aura ete
D E
t ’ E
U
C
H
A
R
I
S
T
I
E .
9 /
prepurce, @jr pofera, le fiint Ciboire dcjfa: il sera, ensuite
une genuflexion , (d~ jetter a, de l*e au benite sur le malade
(djr jure les afftflans ,en difant:
aqua benedidba fit tibi falus & vita.Le Pretre sera ensuite une petite exhortation au ma
lade en ces termes,ou autres semblables.
....... Voici le Sauveur du monde y qui
vient lui-même vous chercher , pour sauver
votre ame : C’est J e s u s - C h r i s t vrai Dieu & vrai
homme , qui vient (e donner a vous , afin que vous
vous donniez a lui : cet adorable Sauveur ne se con
tente pas de toutes lesgraces qu’il vous a faites jusqu'a
maintenant, il veut les consommer par la plus grande
de toutes , en se communiquant tout entier a vous ,
pour vous nourrir & vous fortifier dans le temps ou
vous en avez plus de besoin. C’est ce qui doit presentement exciter en vous des sentimens d’amour & de reconnoissance parfaite : mais louvenez - vous que pour
profiter de cette grace, il faut que vous receviez le corps
adorable de Notre Seigneur avec toutes les dispositions
qu'il desire dans votre coeur;c’Esta dire, avec une huxnilite profonde, ladorant comme votre Dieu & votre
Createur- avec une soi ferme, par laquelle vous devez
croire que C’est le même J e s u s - C h r i s t Dieu &
homme , qui a pris un corps & une ame dans le sein
de la glorieuse Vierge Marie , & qui a donne' sa vie
pour vous sur la croix ; avec une vive esperance que
par sa misericorde infinie il vous accordera le pardon
de vos pechez , si vous en avez une veritable douleur,
& qu ii vous donnera la vie eternelle ; avec un grand
amour pour J e s u s-C h r i s t que vous devez aimer
Du S a c r e m e n t
9 6
de tout votre cocur jusqu’au dernier moment de votre
vie. il faut aussi pardonner a vos ennemis comme
Jesus-Christ a par donne a ceux qui le crucifioient,
& comme vous defirez que Dieu vous par donne. Tachez de recevoir Jesus-Christ dans toutes ces saintes
dispositions &: dans ces sentimens : ne le defirez-vous
pas ainsi ?
Le malade doit repondre : Oiii, Monsieur : ou faire
quelque signe qui marque son desir,
Enfmie le Cure pourra
, sil le juge necejfaire inter
roger le malade a peu pres en ces termes :
Ne defirez-vous pas donc maintenant recevoir le
precieux corps de Notre Seigneur J e s u s-C h r i s t ,
comme tout fidelle Chretien eit tenu de le recevoir en
letat ou vous etes ?
Oiii, Monsieur, par la grace de Dieu.
Le Pretre. Vous etes-vous bien dispose , & votre
confcience ne vous reproche-telle rien qui vous puisse'
empecher de le recevoir dignement?
9*. Je me suis dispose le mieux que jai pu, & si j’ai
commis quelque peche, dont je ne me suis pas fouvenu en ma confession , j’en demande pardon a Dieu.
Le Pretre. Croiez-vous fcrmement tout ce que Dieu
nous a revele par J e s u s-C h r i s t son Fils, & que la
sainte Eglise Catholique nous propose a croire ?
Oiii, Monsieur, je le croi.
Le Pretre. Croiez-vous fermement que Notre Sei
gneur J e s u s - C h r i s t a inffcitue le Sacrement de son
corps & de son Sang Sous les apparenccs du pain &
du vin, & qu il elt ici present ?
%t, O u i , Monsieur, je le croi.
't
Le
DE t’ElICH aristie.
97
Ne mettez-vous pas toute votre confiance en Dieu, & en J e s u s-C h r i s t son Fils , qui
est mort pour la remiflion de nos pechez >
Oiii,Monsieur, toute mon esperance est en lui.
Le Pretre. Ne voulez-vous pas aimer Dieu de tout
votre cceur, & mourir plutot que de 1’ofFenIer a l'avenir ?
y.. Oiii, Monsieur, avec le secours de sa grace.
Le Pretre. Ne demandez-vous pas pardon a tous
ceux que vous avez offenfez , & fcandalifez en quel
que maniere que ce soit > &c ne pardonnez-vous pas a
ceux qui vous ont fait, ou procure, ou souhaite diu mal?
yt. Oiii, Monsieur.
Le Pretre. Ne demandez-vous pas pardon a Dieu de
tous les pechez que vous avez commis pendant tout
le cours de votre vie , & navez-vous pas un veritable
regret de les avoir commis >
$£. Oiii, Monsieur.
Le
Pretre.
Si le malade etoit prejl de mourir, que par le retardement on t exposcit au danger de ne point recevoir le
saint Viatique
, le Cure fupprimera Vexhortation (& les
interrogations, (tfr ilfe contentera de lui faire connoitre en
peu de mots Texcellence du Sacrement de f Eucharistie,
les dispositions avec lefquelles il le doit recevoir.
Le Cure avertir a le malade de dire le
Confiteor
, s’il le peut , (ejr les Clercs le reciteront
aussi a haute <voix ,• @r le Confiteor etant acheve , le
tout
entier
Pretre dira:
Mifereatur tui omnipotens Deus, Scc. Amen.
Indulgentiam, abfolutionem, & remiftionem pec
catorum tuorum , &c. v/.. Amen.
N
98
Du S a c r e m e n t
Le Cure aiant fait une genuflexion devant le Ciboire
il Couvrira ensuite, le prendra de la main gauche, q) tenant la sainte Eucharistie de la main droite Slevee dejpa,
il /'e tournera <vers le malade, dira:
Voici le Vrai Agneau de Dieu qui eftace les pechez
du monde, voici votre Sauveur & Redempreur J e s u s C h r i s t , vrai Dieu & vrai homme, qui a re'pandu son
Sang pour v6tre f a l u t , le croiez-vous ainsi ?
Le malade aiant repondu qu'il le croit ainsi, le Cure
lui dira:
Adorez-le donc humblement & recevez-le devotement, difant avec le Centenier :
Domine non fum dignus , &c.
Le Cure le dira trois fois a haute <voix , (djr faisant
un signe de croix sur le malade avec la sainte hoftie3 illa
lui mettra dans la bouche, difant:
Corpus Domini noftri Jesus Christi cuftodiat te , &
perducat ad vitam sternam. Amen.
Le Cure aiant pose le Ciboire sur le Corporal, {%) fait
une genuflexion 3 le couvrira yfera une autre genuflexion 3
lavera les deux doits avec lesquels il aura touche la saint
te Eucharistie s &les aiant ejfuie\ avec le purificcitoire 3 il
donnera a, botre au malade de la liqueur avec laqueUe il
aura purifie se* doits , ftj il jettera Le reste dans le feu.
ensuite il s'approchera du malade (djr etant debout 3
il lui dira:
Vous venez de recevoir le corps ado
M. . . . .
rable de J e s u s-C h r i s t votre Sauveur , remerciez-le de ce qu'il veut bien demeurer avec vous,
& demandez-lui la grace qu'il ne s’en fepare jamais.
Comme il s’est donne a vous sans aucune reserve 3
D E
i / E U C H A R I S T l E .
abandonnez-vous aussi avec une parfaite reflgnation a
sa conduite & a sa volonte. Offrez-lui vos foiblefTes &
vos douleurs en reconnoissance de celles qu il a fouE.
certes pour vous sur le Calvaire , & dont il renouvelle
tous les jours la memoire dans 1’auguste mystere de
lEuchariftie. enfin, demandez-lui avec une profbnde
humilite & une parfaite consiance , toutes les gracej
& tous les secours dont vous avez befbin * il ne s’est
donne a vous dans ce Sacrement, que pour vous les
communiquer avec plus d abondancej si vous mettez
en lui votre esperance , il sera votre fbrce contre vos
ennemis , votre consolation dans vos peines , votre
soulagement dans vos maux •, il sera dans votre ame
le gage & le germe de la vie eternelle, a laquelle vous
devez porter toutes vos penfees , & tous vos desirs.
Dieu vous en fasse la grace : Au nom du Pere, du Fils,
& du Saint esprit.
puis il reciter a. t Evangile de saint Jean , difant:
ir. Dominus vobifcum.
yt. Et cum Spiritu tuo.
f. Initium fandi Evangelii fecundum Joannem.
fy. Gloria tibi Domine.
N principio erat verbum , & verbum erat apud
Deum , & Deus erat verbum. Hoc erat in prince
pio apud Deum. Omnia per ipfum fada f u n t : & fine
ipfo radum est nihil, quod fadum est. In ipfo vita
erat, & vita erat lux hominum: &lux in tenebris lucet,
& tenebras eam non comprehenderunt. Fuit homo
mifTus a Deo , cui nomen erat Joannes : Hic venit in
testimonium , ut testimonium perhiberet de lumine,
ut omnes crederent per illum. Non erat ille l u x , f e d
N ij
I
*oo
Du S a c r e m e n t
ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera ,
qus illuminat omnem hominem venientem in hunc
mundum. In mundo erat, dc mundus per ipfum fadus
est , & mundus eum non cognovit. In propria venit,
dc fui eum non receperunt. Quotquot autem recepe
runt e u m , dedit eis poteftatem filios Dei fieri, his qui
credunt in nomine elus : Qui non ex fanguinibus, ne
que ex voluntate carnis, neque ex voluntate viri , fed
ex Deo nari funt. ET VERBUM CARO FACTUM
E S T, habitavit in nobis, dc vidimus gloriam elus,
gloriam quafi unigeniti a Patre, plenum gratis dc ve
ritatis. i)t. Deo gratias.
Le Pretre. Per evangelica ditia deleantur noftra
delfda. yt. Amen.
Le Pretre. Sit nomen Domini benedidum.
Le Clere. Ex hoc nunc dc ufque in facculum.
Oremus.
Roteftor in te fperantium Deus
fine quo nihil
est validum, nihil fan£him ^ multiplica super nos
milericordiam tuam, ut te redore, te duce fic tranfeamus per bona temporalia, ut non amittamus sterna.
Xaudi nos omnipotens dc mifericors Deus
dc
mittere digneris fandum Angelum tuum de coe
lis, qui cuftodiat, foveat, protegat, vifitet, atque de
fendat hunc infirmum (hanc infirmam} dc omnes ha
bitantes in hoc habitaculo. Per Chriftum Dominum
noftrum. yt. Amen.
Le Pretre sera, une genuflexion devant le saint Ciboire,
puis le prenant des deux mains, sera le signe de la croix
sur le malade, (e$r sur tous ceux qui sont presens, difant:
A fubitanea dc improvisa morte , dc a damnatione
P
E
,
,
D E
l ’ E
U
C
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A
R
I
S
T
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E .
X O I
perpetua liberet te, & nos omnes Pater, ►J* & fils,
& Spiritus fan&us. Amen.
Et s*il na porte qu une hoftie, en difant cette même
pnere, il sera la, benediSiion avec la main.
Le Cure s'adrejfant au malade , dira tout haut :
Dieu demeure avec vous.
Et il retournera a VEglife au même ordre qu'il en
etoit <venu , recitant le Pjeaume Laudate Dominum de
caelis, avec les deux suivans , ajoutant d'autres Pfeaumes (&?• des Hymnes , comme le Te Deum laudamus ,
ou autres, si la longueur du chemin le requiert.
Le Cure etant arrive k l’Eglise , il pofera le Ciboire
jure VAutel, ft) aiant fait une genuflexion, il le re pren
dra. (g) donnera la benediclion au peuple, en difant d une
woix mediocre.
Benedictio Dei omnipotentis Patris, ^ & Filii, &
Spiritus fandi defcendat super vos &c maneat femper.
9*. Amen.
Si le Cure avoit laifie une hoftie jure le Corporal dans
le Tabernacle, il la remettra dans le Ciboire avant que de
Penfermer , ftj il sera les genuflexions ordinaires.
DE la M A N I E R E D ’ A D M I N I S T R E R
rEuchariftie a un Pretre malade.
LE
,
Pretre a qui Von porte le saint Viatique
doit etre
revetu d'un Jurplis q) avoir par deJJus une etole.
On observe au commencement les memes ceremonies
qu en la Communion des Jacques : mais aprester que le
Cure a dit VOraJon, Exaudi nos, &c. qu'il a fait la
premier e exhortation , qu'il accomode k la personne du ma
lade 3 il exige de lui la profession de soi 3 mees termes :
N iij
D E L A V I S I fE
Reverende Pater , oportet primum in testimonium
fideliflimi tui animi, Catholicam fidem, quam femper
profeflus fuifti, nunc e'tiam facram Euchariftiam (umpturus , profitearis : dices igitur : Credo in Deum Pa
trem omnipotentem , &c.
Le malade recite, sil le peut, le Symbol e des Apotres,
puis le Confiteor, ll demande aussi pardon H tous ceux
qu'il pourroit avoir offenfe^ou fcandalife\, & proteste
quiipardonne volontiers il tous ceux qui sont offenfe.
ensuite le Cure dit Mifereatur, &c. Indulgentiam, &c.
(^r il recite alternativ ement avec les Clercs C Hymne ,
Te Deum laudamus , jusqu au Verfet, In te Domine
fperavi , que le malade dit feul.
puis le malade dit par trois fois.
Domine non fum dignus, &c.
ensuite le Cure lui donne le saint Viatique , (g) observe les autres choses qui sont marquees ci-dessus ,
pour la Communion des Jacques.
pour les autres Ecclesiastiques , iis sont seulement re
vetus dunfurplis; mais dans tout le reste on fait les me
mes choses que dans la Communion des Jacques.
10
Z
DE la V I S I T E E T d u S0 1 N
des malades.
des principales obli- «Skions qu’on leur fait. C’est
gations des Curez, est de pourquoi quand iis apprenviliter leurs Paroissiens dans dront la maladie de queque’un,
leurs maladies ; car c’est le iis 1’iront voir promptement
temps qu’ils ont plus de besoin pour 1’aider fpirituellement &
d’afliftance& de consolation, corporellement en tout ce
tc c|u’ils sont même plus dis- qu’ils pourront, Sl iis doivent
posez a proficer des inftru- faire scavoir au Prone qu'on
5Une
L
des
M A L A D E S.
ait a les avertir quand il y
aura quelque malade, St qu’ils
seront toujours prets a les af.
iifter avec charite.
En vi si tant les malades , il
est a propos de les aborder
avec un vifage qui temoigne
qu’ils sont ces visites de bon
cocur, de leur demander comjnent iis se portent , depuis
quand iis sont malades , quel
est leur mal, de quel remede
iis ufent , qui les aflifte , s’ils
ont besoin de quelque foulagement qui soit en leur pouvoir , leur temoigner qu’on y
contribuera avec joie. Mais iis
doivent sur tout prendre garde
de faire paroitre tant de mo_
deftie St de retenue, qu’ils edifient tous ceux qui les voient.
Iis exhorteront les malades a
faire un bon d'usage de leur maJadie , leur faisant concevoir
■que Dieu Ja leur envoie pour
leur plus grand bien St pour
leur falut , St. les avertiflant
de l’en remercier comme d’un
temoignage qu*il leur donne de
Pamour qu’il a pour eux ; d’offrir de temps en temps toutes
leurs peines St leurs douleurs a
notre-Seigneur J esus-Christ,
dans 1’union des tourmens qu’il
a foufFerts pour nous sur la
Croix, St de demander souvent
Ja patience,afin defupporter
leur mal pour son amour.
1 0 5
il est bon aussi de leur dire
que toute maladie etant un
avant - coureur de la mort ,
que Dieu envoie aux hommes
pour levir decouvrir la vanite
des choses du monde, St pour
leur apprendre qu’il est le feul
en qui iis doivent mettre leur
esperance, il faut qu’ils entrent
dans une sainte disposition de
renoncer a toutes les choses
du flecle, St de se jetter entre
les bras de Dieu pour lui deu
mander la remiflion de tous
leurs pechez , St de se confort,
mer entierement aux ordres
de sa sainte Providence. que
Jesus-Christ
etant venu au
monde comme un Medecin
charitabJe pour guerir les pecheurs , iis doivent s’adrefler
a lui avec contiance y St lui dire
avec humilite r Seigneur %uc~
rilf ’eK. mon ame qui a ete blefiee
par le pecheyque jyui commis eoa.
tre 'vous.
Qu’ils doivent se fo u veni r
qu’il nry a rien de plvTS terrible,
que de tomber entre les mains
duDieu vivant, & que le feul
moien de se garentir de la rigueur de ses jugemenSjeft d’entrer en communication des
merites & des souffrances de
Notre-Seigneur par la parti»
cipation des Sacremens.
que 1’Eglise connoissant de
quelle importance il est au*r
104
De l a
malades, de donner leurs premiers foins a laguerifon de leur
ame , & de courir aux remedes
spirituels avanc qu’on leur ap_
plique les corporeis, ordonne
dans le Concile de Larran aux
Medecins, quand iis jugeront
que la maladie pour laquelle
on les aura appellez est dangereufe, d’avertir leurs mala
des des la premiere visite , de
se confefTer : & leur defend
Sous peine d’excommunication
de les vifiter plus de trois fois,
qu’ils ne 1’aient fait. Et c’est
principalement aux Medecins,
Chirurgiens , & Apoticaires ,
que les Curez doivent faire
scavoir cette Ordonnance de
l’Eglise,afin qu’ils s’aquitent de
Tobligation qu’elle leur impose.
Le Cure doit exhorter en
suite le malade a se confesser,
& il le confeflera auffitot si la
maladie est prefTante, si non,
il lui donnera quelque temps
pour s’y preparer, & conviendra avec lui du temps , & de
1’heure qu’il le confefTera. il
est bon même dc porter a faire
une confession generale des pe
chez de toute leur vie, ceux
qu’on juge en avoir besoin, &
etre en etat de la faire.
Si la maladie s’augmente &
devient dangereuse , le Cure
doit redoubler ses foins & son
afliftance aupres du malade, le
VISITE.
vifiter plus souvent ^ le disposer
a recevoir le saint Viatique , &
T£xtreme-On£tion
pendant
qu’il a encore l’esprit & le jugement libres, lui faisant voir
qu’il ne doit pas mettre sa confiance dans les Medecins , ni
s’arreter aux vaines efperances qu’ils donnent pour disferer a se disposer a cette derniere heure que plusieurs per
sonnes trompees par ces elperances se sont privees elles-memes
delamifericordedeDieu,
& des secours de 1’Eglise.
il est a propos aussi de porter
les malades a faire leur Tefta
ment tandis qu’ils ont le jugement saint , & de leur Conseiller
de disposer de leurs biens avec
tantd’equite & de justice, que
leur testament lVapporte au
qu'un trouble dans la famille,
mais qu’il y laisse la paix; & sur
tout d’ordonner la restitution
de ce qu'ils pourroient avoir
du bien d’autrui. On peut aussi
leur infpirer de leguer quelque
partie de leurs biens aux Pauvres & a 1’Eglise ^ mais le Cure
doit bien prendre garde de ne
fuggerer aucune article du Teftament qui tende a son profir,
Sous pretexte même de prieres,
& de Mefles a l’intention des
malades ; car il pourroit fcandalifer le monde par une conduite intereflee.
L’ORDRE
d e s
Malades.
i o
;
L’ORDRE pour la VISITE
des Malades.
E Pritre etant entre dans la chambre du malade se
decouvrira & dira: Pax huic domui. Et omnibus
habitantibus in ea. ll jetter a ensuite de l*eau benite sur
le malade, sur son lici (g} dans la chambre, difant C Antienne, A (perges me, Domine, &c. puis il saprochera du
malade, & aprester t'avoir falue, il le confolera, & lexborter a de s' abandonner entierement a la volonte de Dieu} g)
de se confier en sa bontes il le fortifiera enfes tentations, il
Pencouragera par C exemple de Notre-Seigneur, de la sainte
Vierge, & des Saints, principalement des Martyrs, fg) par
te fler ance du bonheur eternel. ll lui sera reciter quelques
prieres vocales, s il le peut faire ,sur tout le Pater, /’Ave,
le Credo, oit les reciter a lui-même avec le malade. ll lui
sera faire des Acies de soi, d* est er ance 3 d'Amour de Dieu,
de Resignation a sa sainte <volonte, (e$r des autres ver tus ,
choififjant ceux qu'il jugera plus utiles au malade, les faitsans devant lui, afin de lui en donner plus de facilite.
ll
pourra. aussi avant que dc sortir de la maison reciter
jure le malade qu'un des quatre premiers Pseaumes Penitentiaux ou le Pseaume 90. Qui habitat in adjutorio, avec
le Gloria Patri, a la fin.
ensuite il dira Kyrie eleifon : Chrifle eleifon •, Kyrie
elle appose'ifon. Pater nofter. tout bas. f. Et ne nos inducas in
tentationem. 1«. Sed libera nos a malo.
f. Salvum (falvam)fac fervumtuum, (ancillam tuam.)
yt. Deus meus fperantem in te.
f. Mitte ei, Domine, auxilium de Sancflo.
Et de Sion tuere eum ( eam. )
f. Nihil proficiat inimicus in eo ( e a . )
L
O
4
De la visite des Malades,
fy. Et fils iniquitatis non apponat nocere ei.
V'. Efto ei, Domine, turris fortitudinis.
yt. A facie inimici.
f. Dominus opem ferat illi.
Super ledum doloris elus.
f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meiis ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
Eus, cui proprium est mifereri femper & parcere,
fufcipe deprecationem noftram, ut nos, & hunc
famulum tuum (hanc famulam t u a m ) quos delidrorum
catena conftrfngit, miferatio tus pietatis clementer abfolvat.
Deus infirmitatis humans fingulare prssidium , au
xilii tui super infirmum famulum tuum ( infirmam sa
mulam tuam ) oftende virtutem , ut ope mifericordis
tus adjutus ( adjuta ) Ecclefis tus fands incolumis
reprefentari mereatur.
Concede hunc famulum tuum (hanc famulam tuam)
quaclumus Domine Deus perpe'tua mentis & corporel
fanitate gaudere, & gloriosa B. Maris femper Virginis
interceflione a prssenti liberari triftitia, & sterna perfrui
Istitia. Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
Benedidio Dei omnipotentis, Patris, ^ <& Filii, &
Spiritus Sandi defeendat super te & maneat iemper.
fy. Amen.
• ensuite il jettera de Veciu benite sur le malade.
S’ily avoit plusieurs malades dans une même chambre,
ou dans un même lieu , il faudroit dire les prieres precedentes au nombre pluner.
to6
D
V
DU SACREMENT
DE
P E N I T E N C E .
) E tous les Sacre- Dieu,lors qu’il l’a offenfe.C’est
j
mens
q u e j E s u s - pour cela que nous avons crd
C h r i s t a infti- £tre oblige de traiter cette ma
tuez, il n’y en a dere plus exa&ement, & plus
point dont lacon- au long que toutes les autres
noiflance loit plus necessaire contenues dans notre Rituel #
au Pretre, & au reste des fide & pour le faire avec plus de
les , que celle du Sacrement de methode & de nettete -t Nous
Penitence. Le Pretre doit etre reduifons cette inftruclion a.
parfaitement instruit d’un Sa trois choses , c*est A f<avoir i
crement,dans Tadminiflration, i°' A ce que tout fidele est obJiduquel il ne peut pecher par j ge de croire de ce Sacrement,
ignorance, qu’il nehazardelon 2°* A ce qu’il doit faire pour
ame & celle de son Penitent; 1’d'usage de ce Sacrement • Et
&lePenitent ne peut etre ex- 3°' A ce que doit faire le pre
cufe , s*il ignore ce qu’il doit tre dans l*administration de cc
aveir p®ur se reconcilier avec i Sacrement.
O ii
108
Du
S
a c r e m e n t
i°* que la Penitence a totlCE QVE TOVT FIDELE
est oblige de croire du Sa jours ete necessaire en touc
temps,pour obtenir la grace,
crement de Pcnitence.
& la justice , generalement k
u r.
POinstruit
ecre parfaitement
de ce qu’i.1 favit
croire & fcjavoir du Sacrement
de Penitence , le fidele n’a
que faire de consulter les Thcologiens pour demeler les divers sentimens des auteurs
sur cette matiere , ni pour
combattre & detruire les erreurs, dont les heretiques ont
tache de Tobfcurcir , & de
1’embroiiiller, afin de detruire
un Sacrement si necessaire.
Le Sacre Concile de Trente
u»a*T*ca tellement develope cette
Syriis matiere . 7& l'a traite avec
Chrijtitimx , 1 ,
.
,
tmnibns tant de clarte , que la verite
Catholique y paroit dans toute
,rconc' Ton evidence • & y est expofee
T'if f'ff- a tous les Chretiens , com~
lojo, me la DoFlrine & la regie qu'ds
doivent fiiivre perpetuellement,
& ainsi le veritable Chretien
qui veut etre hors de perii de
tomber dans 1’erreur , & af
fare de marcher dans la voie
de la verite , n’a avitre chose
a faire, qu5a se soumettre aux
decifions de la soi, qui sont
faites dans ce Sacre Concile,
& de se conduire par la difeipline qui y est prescrite.
Or felon ce Sacre Concile il
faut croire.
tous les hommes, qui’etoienc
foiiillez par quelque peche
mortel, &: même a ceux qui
demandoient d'etre 1 avez par
Je Sacrement du Bapteme. En
tout temps, donc, il a ete ne
ceflaire que le pecheur renon-.
ejat a sa malice & s’en corrigeat j qu’il deteftat 1’ofFenfe
qu’il avoit commise contre
Dieu, & qu’a cette deteftation
fut jointe la douleur de son
cceur & la haine de son peche.
Convertiffez^. vous & faites Pe- E«ch.ij
nitence de toutes vos iniquitex^ s
dit le prophete Ezechiel , &
votre tniquitene vous sera point
perir. Et notre Seigneur disoit
en Saint Luc , si vous ne faites
Penitence vous perirez^ tous femblableynent. Et Saint Pierre le
Prince des Apotres recornmande la Penitence aux pecheurs qui doivent recevoir le
Bapteme, faites Penitencc, dit- aa. >.
il & que chacun de vous soit
baptizf.
2°. IJ faut croire qu’au pasravant la venue de J e s u s.
C h r i s t , la Penitence n’etoit
point un Sacrement ^ & que
depuis sa venuc , elle a ete
elevee a la dignite de Sacre
ment , & que ce Sacrement
D E
P
E
N
I T
E
N
C
E .
1 0 9
n*est mflitu<£ que pour ceux combatre Pinftitution de ce
qui aiant re^u le Bapteme , Sacrement, detournent dc appliquent faussement ces paro
sont tombez en quelque peche.
3°. il faut croire que le S a, les a la puillancedePrecher Ja
crcment dc Penitence a ete parole de Dieu, dc d’annoncer
inftitue par Notre Seigneur PEvangile de Jesus-Christ.
40. II faut croire qu’encore
J e s u s-C h r i s t , principalement lors qu’etant refufcite, que la Penitence soit fort raiil fouffla sur ses Disciples, leur ionnablement appellee par les
difant, recevez^le Saint esprit j Saints Peres un Bapteme labo_
a tous ceux ausquels vous remet~ neux & penible ; la Penitence
trez^les pechez^, iis leurs sont re- neanmoins n’est pas un veri
mis : & a quiconque vous les table Bapteme. Ce sont deux
retiendrez^, iis sont retentis. Par Sacremens differens r dc quant
cette action si remarquable , a la matiere, & quanta la for
dc ccs paroles si claires , tous me , dc quant a Peffetj quant
les Peres d’un consentement ala matiere Peau naturelle est
unanime ont toujours enten. la matiere du Bapteme , dc
du que lapuiffance de remet- les pechez dc les ades du petre , dc de retenir les pechez cheur sont la matiere de Ja
avoit ete communiquee aux Penitence. Quant a la forme,
Apotres dc a leurs legitimes Ja forme du Bapteme est , je
Succefleurs , pour reconcilier te baptize, dcc. dc la forme de
les Fideles tombez en peche I la Penitence est , je t'absous
depuis Je Bapteme. D’ou vient dcc. ces deux Sacremens sont
que 1’Eglise Catholique avec encore differens quant aux
beaucoup de raison , a con- fonctions du Ministre. LeMidamne autrefois , dc rejette niftre du Bapteme n’est qu’un
comme heretiques les Nova- simple Ministre dc non pas un
tiens , qui nioient opiniatre- Juge, puis qu’il n’a aucune Jument cette puiflance de re- rifdicStion sur la personne qu’il
mettre les pechez. C’eftpour. baptize, dc que celui quin’est
quoi le Saint Concile approu- pas baptize, est cenfe hors de
vant, dc recevant pour tres- l Eglise , dc l Eglise n’exerce
veritable le sens de ces paro- aucune juridiction sur perles de Notre Seigneur , con- sonne qui ne soit entre predamne les interpretations ima- mierement dans son sein par
ginaires de ceux , qui pour la porte du Bapteme -} car
3
O iij
n o
D
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S
a
c R:
E
M
E
N
T
, pourquoi*, dit 1’Apotre, cntrc- Dieu exige de nous} qui est la
frendrois - je de juger ceux qui raison pour laquelle les Saints
sont hors dc 1’EgliJc l mais le Peres ont appelle la Peniten
Ministre de la Penitence fait ce un Bapteme pcnible & lala fonction dc Juge, & exerce boneux.
un acte de J urildidion lur le
j°. De cette Doctrine du
Penitentj car quand celui qui Concile , il reluite trois choses
a regule Bapteme s’est loiiille egalement certaines. la prede quelque crime,Notre Sei miere , que dans la nouvelle
gneur veut, non pas qu’il soit Loi la Penitence est un Sacre
lave de nouveau par une re- ment necessaire a falut, pour
petition du Bapteme ; mais ceux qui sont tombez dans le
qu’il comparoifle, 6c qu’il sac peche depuis le Bapteme, com
cule comme un coupable de me le Bapteme l’est a ceux
vant le tribunal de la Peni qui ne sont pas encore regetence, afin que par laSenten- nerez. la seconde , que c’est
ce du Pretre il puisse etre de- un Sacrement par lequel le
livre, non seulement une fois, bienfait de la mort de Notre
mais toutes les fois que se re- Seigneur J e s u s-C h r i s t ,
pentant de son peche, il aura est applique a ceux qui depuis
le Bapteme sont tombez dans
xecours a lui.
ces deux Sacremens sont le peche, St engagez Sous la
encore differens quant a l’ef- servitude du demon. la troi
set j car autre est 1’effet du fieme , que la Penitence quant
Bapteme , autre est celui de au fond & a l'effet du Sacre
la Penitence. Quand nous ment , en ce qui regarde sa
fbmmes revetus de J e s u s - vertu & son efficace , consiste
Christ
par le Bapteme, en la reconciliation avec Dieu,
nous devenons entierement en laquelle assez souvent dans les
lui une nouvelle creature, ob- personnes pieuses,& qui reqoitenant une pleine & totale ventee Sacrement avec devoremiffion de nos pechez * mais tion, a coutume d'etre suivie
par le Sacrement de Peniten d’une grande paix & tranquilce , nous ne f^aurions parvenir lite de confcience , avec une
consolation
d’est
a ce renouvellement total &c abondante
entier, si ce n’est par de grands prit.
enfin, le pecheur qui se difl
gemiflemens, & par de grands
tpofe a recevoir le Sacrement
travaux , que la J uftice de t
d e
P e n i t e n c e .
de Penitence , doit etre perfuade aussi-bien que le Con
fefleur , que de quelque nature
ou qualite que soient ses pe
chez , il n’y en a point d’irremiffibles , dc qui ne puissent
etre effacez par le Sacrement
de Penitence parce que quel
que puisse etre le peche , soit
veniel, soit mortel, grand ou
petk , il n’y en a pas qui ne
puisse etre foumis aux clefs,
& a la puiflance de 1’Eglise,
& dont le Pretre ne puisse abioudre , en vertu du pouvoir
qui lui en a ete donne, & qui
par ce moien ne puisse devenir matiere eloignee de ce Sa
crement. Si le peche est mor.
tel , il est matiere necessaire;
car il ne peut etre remis, si le
pecheur ne reqoit ce Sacre
ment , in re aut in voto , en
effet,ou s’iJ n’a une veritable
refblution de le recevoir, lors
qu'il pourra avoir un ConfeS
seur. Et si le peche est veniel, il
est matiere suffisante & volontaire, parce qu’il peut etre re
mis par une autre voie que par
celle du Sacrement , & qu’il
depend du pecheur de le joumettre , ou de ne le pas fou_
mettre aux clefs de 1’Eglise, &
qu’il n’est pas necessaire de le
confesser pour en avoir la re_
miflion ^ mais des-lors qu’il l’a
confesse, le Pretre a droit d’en
m
prononcer l’absolution.
Or, le peche soit mortel ou
veniel, qui de soi-même n’est
que la matiere eloignee du
Sacrement de Penitence , ne
peut etre dans la di/position
prochaine d'etre remis au pe
cheur , que lors que le pecheur
penitent le detefte par une
veritable contrition , le fodmet actuellement au jugemenc
du Pretre par la ConfeSfion, & 1’expie efte&vivement
par la satisfaction. C’est pour
quoi les Conciles de Florence
& de Trente declarent , que
ces trois ades du penitent ,
la Contrition , la ConfcJJion &
la Satisfafhon , sont comme
la matiere du Sacrement de
Penitence ; ce qui ne se peuc
entendre que de Ja matiere
>rochaine , ainsi que parient
es Theologiens; parce que ces
actes sont la derniere disposition , ou doit etre le pecheur
ienitent, pour recevoir I’abfo_
ution, qui est la forme & la
perfection du Sacrement de
Penitence.
f
f
CE que DOIT F A I R E
le penitent pour se met
tre en etat de recevoir le
Sacrement de Penitence.
L
E Sacre Concile a defini
que le Fidele ; qui a pe
che aprester avoir ete lave par
Ex Dcctito Eugen.
Ponrif. la
concil.
Florcn.
concil.
Trid.
SeflV
> 4'
b
uz
D u
S a i
les eaux Sacrees du Bapteme,
doit faire trois choses. la premiere, se repenrir d avoir pe
che ; la seconde ,Vaccufer d’a_
voir peche, & la troisieme, satisfaire a la justice de Dieu
pour son peche. Ce sont les
trois ades du Penitent, dont
le premier est appelle par le
Concile , la Contrition , le se.
cond , la Confcffion, & le troi
fieme j la Satisfaciion. Telle.
ment que felon cette Sainte
doctrine , les pechez sont la
matiere eloignee du Sacre
ment de Penitence,& ces trois
ades de Contrition , de Con_
felfion , & de Satisfattian, sont
comme la matiere prochaine
du Sacrement.
pour donner donc une idee
au Penitent de ce qu’il doit
faire }& de la maniere dont il
le doit faire, xl faut expliquer
nettement & fuccindement.
i\ Ce qu’il doit faire avant que
se presenter au Sacrement de
Penitence.!qui n'ait. ce qu'il doit fait.
re dans le moment qu’il s’y
presente. 30. Ce qu’ildoit faire
aprester qu’xl a re^u le Sacre
ment.
Afin done que le pecheur
puisse expier les pechez qu’il a
commis, & en recevoir 1’abfolution , il faut, i°. que dans
l*xntention de satisfaire a la
justice de Dieu qu’il a offen-
:
R
E
M
E
N
T
se , il examine soigneusement
sa confcience & qu’xl rappelle dans sa memoire tous les
pechez qu’il a commis , pour
les faire sortir de son coeur,
par une Confefiion sincere &
veritable. z°. que pour y reiifl
fir , il demande a Notre Sei
gneur le focours de la grace,
sans laquelle il ne fqauroxt connoxtre ni la malignite , ni la
qualxte , ni le nombre ou la
quantite , ni les circonstances
de ses pechez, ni les detefter,
ni les ConfefTer , ni satisfaire
comme il faut pour parvenir „
a une parfaite x-econciliation
avec Dieu , qui est la fin &
1’effet de ce Sacrement. 30. II
faut qu’il detefte veritablement tous ses pechez en general, & chacun d’eux en particulier, & que cette deteftation & cette douleur de ses
pechez soit veritable. Obfervez que je ne dis pas qu’elle
soit sensible^ car Dieu ne don
ne pas a tout pccheur ce vif
sentiment de la nature, qui le
fait fondre en larmcs dans la
vue de Thorreur de ses pechezj
mais je dis qu’il faut qu’elle
soit veritable & non feinte,
& qu’elle refide particuliere
ment dans la partie fuperieure de 1’ame. 40. enfin, il faut
que cette veritable douleur de
ses pechez soit accompagnee
d’une
d e
P e n i t e n c e .
d’une sincere rcfolution de ne venir: Et c’est ce que les saintsles plus commettre , de s’en Peres & les Conciles appellent
une veritable contrition.
corriger t & de les expier a Pa~
la
D E L A
,
C O N T R I T I O N ,
JWsofatf
Contrition
qui felon teftation du peche. Ce mouveqmrvis tem
le sacre Concile de Tren ment de Contrition a ete necefi. pore ad tmte , tient le premier lieu entre faire dc tout temps, pour impe yetrandam
•ven a pec
catorum hic
les aHes du Penitent , est une trer le pardon des pechez^ > & cty/tritiond
douleur interi eure & une detefta-dans l'homme tombe depuis le motu* ne
ce ff ari u s
tion du peche que l'on a commiss Bapteme t il prcpare ainsi en- in homine
pofl Baptifavec rcfolution dc ne le plus comfin a la remijjion des pechez^,
mum Upfi,
mettre a 1’avenir. Le saint Con 1pourvu qu'il soit joint a la con- fitar f j idemum
Trat xi
ro«
scir. i+.ci le declare que cette contre fiance dc la misericorde de Dieuj remijjlonem
peccatorum,
tion ne comprend pas seule- & au desir de faire les autres si cum fidu
C. 4divin4t
ment la cessation de pecher; \ choses qui sont rcqui ses , pour cia
mi fricor
&voto pr§mais aussi la haine de la vie rccevoir comme il faut ce Sacre ftandi
reli•
ment.
qu'a
conjunpassee , fuivant cette parole
6lm fit qtut
Eijcih. iS.
Sur quoi il faut observer que ad rite fufl
d’Ezechiel 5 Rejettez^ toin de
cipiendum
vous vos iniquites, far lesquel- la definition qui vient d'etre hoc
Sacrales vous avez^ viole la Loi de rapportee convient a la Con- mentum rem
qniruHtur*
Dieuj&faites-votis un cceurnou- tridon , soit qu’on la prenne
veau & un nouvelefprit. Et ces pour un acte de la vertu de
tes qui confiderera ces trans- Penitence, soit qu’on la regarKil, J*.ports desSaints./Wpeche contre de comme une partie du Sa
vous feuly &j'ai ose commettre crement de Penitence. Car
»r*i. t. le mal en votre pre fenee. le me comme acte de la vertu de
suis travaille dans mes gemifi Penitence , Ja Contrition a
sement continucls , &j*.ii baigne ete, est, & lera toujours une
toutes les nuits mon lici de mes douleur du peche commis §
p f * i . larmes.
>».
le repafferai dans mon accompagnee du ferme pro
e fpritpour l’amour de vous toutespos de ne le plus commettre;
les annees de ma vie dans l'amer_& comme partie du Sacre
tume de mon cceur- & autres fem-ment de Penitence, cette d ou.
blables expressions, compren- leur d’avoir peche, & ce ferme
dra facilement qu’elles procc. propos de ne plus pecher k
doientd'une violente haine de ravenir, qui fait toute 1’eflenLi vie passee, & d’une sorte de- ce de la Contrition, renferme
fiutritio j
qu< pris
mum lo um
inrcr dici os
V^nitentis
acini habet,
animi do
lor ac detefl.xr o cjt de
peccato 10miffo cuKt
jtropofito
koh , eccandi dc cate-
ii
4
Du
S
a c r e m e n t
la rcfolution de confesser son buer cette reconciliation a la
peche , de satisfaire a Iajuftice Contrition seule, independam- includitur
de Dieu pour son peche, & de ment de la volonte de rece4,
faire les choses qui sont requi- voir le Sacrement ; car cette J
ses pour recevoir comme il faut reconciliation ne se peut faire
sans la volonte de recevoir
ce Sacrement.
Or ce même Concile enfei- le Sacrement, laquelle est tou
gne dc declare qu’il y a deux jours renfermee dans Pacte de
fortes de Contrition ; Pune la Contrition -parfaite , au lieu
qu’il appelle Contrition parfai que la Contrition imparfaite ,
te , dc Pautre Contrition impar- que le Concile appelle Attri
faite , qu’il appelle Attrition. tion , ne peut pas lans le Sacre
Cette Contrition parfaite par ment de Penitence justifier le
la charite, est une douleur que pecheur •, mais pourvu quelle
conqoit le pecheur d’avoir of- excltie la volonte de pecher, dc
fente Dieu, parce que le peche qu’elle soit avec Pefperance
lui deplait, dc que Dieu etant d'en obtenir le pardon , elle
infiniment bon, il doit etre ai- dispose a impetrer la grace de
Dieu , c’est a dire,la parfaite r>,mmDlS
,,, . me par rdessus toutes choses. Et
Illam vero
contntio- Y Attrition ou Contrition im~ justification par le Sacrement,
/ / 1-1 y **
dit le ai
flalTJrL parfaite, est celle qui nait or_ Car c'eftun don de Dieu
u"ur.“°dl' dinairement , ou de la confi- Concile , & une impulfion du adhuc tjui.
deration de la honte dc de la Saint esprit qui ifefi pas encore dh
laideur du peche,ou de la craint veritablement habitant en_lyhom- ledmoventis,
te du chatiment & des peines. me Penitent j mais qui seulement 7»»
Or la difference qu’il y a Le meut, & a l'aide duqucl il ZlvUmfi.
entre la Contrition parfaite dc se prepare la voie a la justice.
De cette Doctrine duCon- lb,de,Ui
L'imparfaite, est que la contre
tiori parfaite peut reconcilier ci le.il refultc.
Phomme avec Dieu , aupara-j i°. que de quelque motifque
vant qu’il ait rec^u le Sacre- viennela Contrition ; ou de
ment de Penitence , en sorte celui de Pamour , ou de celui
que si le pecheur venoit a mou- de la crainte , de la maniere
rir avant que d’avoir reqxi lejqu’il vient d'etre explique, elle
n*m*ini Sacrement, il ne laisseroit pas est toujours un mouvement ced'etre rcconcilieavec Dieu. rIli
lefte & divin , une
impulfion
con-iLi.rtio *
i
i-> r» .
«
«em iffi ne faudroit pas neanmoins se- j du Saint esprit qui touche le
lon l'esprit du Concile, attri- cceur le tourne vers Dieu.
j
f
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d e
P e n i[
2°. que cette Contrition ,
par quelque motif qu’elle soit
excitee , est un mouvement,
qui se forme dans le coeur du
pecheur, qui le met en etat dc
dans la diipofition de recevoir
1’effet du Sacrement, qui est
la grace dc la justification, dc
-cela reconciliation avec Dieu.
3°. Qu’encore que le motif
de 1’amour de Dieu , qui fait
mitre cette douleur dans le
coeur, soit le plus noble dc le
plus parfait s le motif de la
crainte ne laisse pas d'etre bon
dc suffisant, comme il a ete dit
ci - dessus.
4°. que tant s’en faut que
cette Contrition memeimparfaite, dc qui nait du motif de
la crainte de la peine ou de
1’horreur du peche , rende
1'homme hypocrite dc plus criminel, comme ont d-tles heretiques, qu’au contraire, c’est un
veritable don de Dieu, & une
voie a la J ufticc-, c’est a dire, qui
dispose dc prepare le pecheur a
etre justifie , dc qui, joint a 1’efperance du pardon, exclud en
lui la volonte de pecher.
5°. que c’est a tort dc faussement que certaines gens acculent les Auteurs Catholiques,
qui admettent cette Attrition
ou Cor.trition imparfaite, com
me s’ils croioient que le Sacre
ment de Penitence confere Ja
T
E
N
C
E .
i i j
grace sans aucun bon mouve
ment de la part de ceux qui
le re<^oivent j ce que l Eglise
de Dieu n’a jamais cru ni enfeigne. Mais 1’Eglise croit dc
enleigne qu’un pecheur est
veritablement dc suffisamment
dispose a recevoir la grace du
Sacrement, quand il a une ve
ritable douleur d’avoir offenfe
Dieu , faisant abftra&ion de
quel motif elle procede, ou de
celui de 1’amour , ou de celui
de la crainte , pourvu que ce
motif soit sur naturel •, car queL
le que soit cette douleur par
faite ou imparfaite , il suffit
qu’elle soit sincere dc verita
ble , accompagnee d’une ve
ritable resolution de ne le
plus offenfer. Et cette contre
tion ou douleur interieure est
tellement necessaire dc eflentielle a la Penitence, qu’elle ne
peut etre fuppleee par aucune
autre action du Penitent. Le
pecheur pourroit bien recevoir
la grace sans s’etre confefTe
acluellement, comme par ex
emple , s’il navoit pas l’d'usage
de la parole , ni des fignes pour
se faire entendre. II pourroit
bien Ja recevoir encore sans
avoir accompli Ja Penitence
imposee pour la fatisfacbion de
son peche, comme si,par exem~
ple, les forces, le temps, ou les
moiens d’y satisfaire lui man.
*i6
D u S a c R E M E N T
quoient • mais il ne peut pas la est l*effet du Sacrement, pour
xccevoir sans la douleur inte- la perfedion duquel on ne deDerv
xieure , & sans la Contrition mande que deux choses j com Tn
EuScn- 4
parfaite ou imparfaite, qui en me semble 1’avoir marque & Cor.lu
con ritio *
nui cas ne peut etre fuppleee.
insinue le Concile de Floren- ad quani
pcrnner ut
6°. enfin , on peut inserer ce, la premiere, que le pecheur doleac
do
peccaro
dc la Doctrine du Concile , se repente du peche passe, Ja com m‘fla
que la douleur qui vient de seconde,qu’il s’en repente dans cum prop« fico non
la crainte qu’a le pccheur des la resolution de ne le plus com. peccandi
jugemens de Dieu,peut etre ! mettre •, deux conditions qui 4e czccro,
confideree hors du Sacrement i se trouvent dans 1’une 8>c dans
&c dans le Sacrement ; que . 1’autre Contrition dans l'impar
hors du Sacrcment y cette dou faite } comme dans la parfaitei
leur, quoique bonne & capa & cette Attrition ou Contrition
ble de porter 1’homme a la imparfaite 3 jointe au Sacre,
Penitence , & de le mettre ment y est un moien plus faciley
en etat de flechir la mifericor & même plus a si it re pour le Pe
Epik
de de Dieu, comme firent les nitent , disoit le Saint Martyr RoiFe&
Ninivites a IaPredication, & Fifcher, que celui de la parfai Epist. x.
ait.j.
aux menaces de J onas j elle ne te Contrition 3 que personne sans
suffit pas neanmoins pour ju- prefomption ne peut s'afliirer
Itifier le pecheur • mais que le d’avoir.
Sacrement etant joint a cette
aprester cela il est aifc de voir-,
Contrition imparfaite 3 produit i*‘ que nous ne suivons pas lJo_
la grace de la justification qui pinionde ceux qui voudroienc
cn est l*effet. C*est a dire , admettre pour disposition pro
que cette crainte qui hors du chaine & suffisante au Sacre
Sacrement est une disposition ment y une sorte di Attrition ex
eloignee , devient une dispo- citee par le feul motif de la
fit on prochaine & suffisante laideur du peche , ou par la
avec le Sacrement; & qu*en- crainte de la peine qui lui est
core qu*elle ne puisse pas par due exclusive de tout amour
elle-m8me > & lans le Sacre de Dieujcar quoique la craintc
ment conduire le pecheur juC des peines & des jugemens de
qu’a la justification, elle le diC Dieu puisse etre utile au falut -y
pose toutefois prochainement, il est vrai toutefois que cette
& fuffiramment a recevoir /a Attrition dont le Concile parle,
reconciliation avec Dieu, qui comme d’une disposition pour
D
E
P EN
I T E N C E.
117
impetrer la grace dans le Sa rions avec tous les Saints Peres
crement, doit exclure la volon de l Eglise, que tous les P eni
te de pecher, doit etre accom- tens sustent animez d’unepar..
pagnee de Pefperance du par- faite Contrition > qui est sans
aon, 8t de la resolution de ne ; contredit la meilleure la plus
plus pecher^St qu’avec ces con- excellente •, mais nous admetauditions , qui ne peuvent etre tons de bonne soi cette Con
sans quelque etincelle de Pa- trition imparfaite y nous la
mour de Dieu , elle doit etre recevons Sous le nom & Attri
regardee comme un don qui tion , comme une disposition
vient de lui & un mouvement pour impetrer la grace dans
du Saint esprit, qui aide le Pe ce Sacrement, ainsi que le Con
nitent , & qui lui prcpare la ci le le declare en des termes
qui marquent assez , qu’il envoie de la grace.
que nous ne pouvons pas tend parier d’une disposition
nous accommoder de la dehea- prochaine St suffisante avec le
teste de ceux , qui pour rejetter Sacrement; &: ce qui nous afabsolument la Contrition im~ | fermit davantage dans lapenparfaite, que le Concile recon- 1 fee de ne nous en pas ecarter,
noit si manifeftement & ap- c’est que nous voions que tout
prouve si authentiquement , Je cinquieme Canon de laPenine peuvent pas seulement fouf- tence n’est fait que pour aufrir le mot d * Attrition 3 bien thorifer cette Attrition ou Con
que ce soit une parole em_ trition imparfaite, que l Eglise
ployee & canOnilee par les reconnoit, non pas comme la
Peres du Concile, & par con- plus parfaite, mais comme la
frequent confacree par POracle plus ordinaire.
Si quclqtfun dit que la Con- siquU di.
du Saint esprit. Mais dans ces
..
\r
n
. Xcnc eam
tnt.on a Laquelle an parvient c o n t r i t o te matiere nous ne connoifTons
>oint d’autre Doftrine que ces- par la difcu.fjzon y le denombre- p^tuqrLpe»
e du Concile; & nous faisons ment & la detefiaton de ses pe- ^u^‘.
profession de nous attacher au chez , quand rcpafTant dans son <*onem &
• j r ■ J dereftatiotant qu*il nous est possible a ses ejprtt les annees de sa vie dans nem «.
cxprefllons. Nous declarons I'amertume de son cceur, on vient ‘‘'j'™,
ouvertement que nous rece_ a pezgr la grandeur, la multi tude3 ''nlo§
vons tout ce que le Concile
CS la difformite dc ses pechez , & in amaricu.
/ /,
, r,
dineanim
approuve , St rejettons tout ce avec cela L
engagement ou l on a fu* pondequ'il rejette Nous souhaiteete , de perdre le bon-heur iter- ««.urT'
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forum ncl & d'encourir la damnatiori parier comme le sacre Concile
de Trente.
fJmmuhi- eternelle, avec resolution de mcncr
unc
fzdiutTm,
mcillcure vie i qu'une amiiiio. tene Contrition doncri est pas une
DE la C O N F E S S J O N .
nem ster**
naebeatitu- dotllcUT VCTltublc & Utile 3 & ?1C
Ce que cloit faire le P eni
dum 6c x\j
ttm? dam- prcpare pas a. la grace 3 mais
iticurfum, qu'elle rend l’homme hypocrite tent quand il vient se propXoPwc- &pl™ grand pecheur, enfin, que fierner aux pieds de son
l*°n5cffe*’ c'si unc douleur forcee & non
3
Confeffeur.
verum & pas libre ni volontaire. Qu*il
E pecheur anime de la ve
utilem do- /* . j »
lorcra , nec soit AnatbcTHe.
ritable dc sincere douleur
prarparaic ad gratiam, fed facerr hominem hypocritam & magis
peccatorem , demum illam elle dolorem coadtum 6c non li
dont
nous venons de parier,
berum ac voluntarium. Anathema fit.
Je laisse au Lecteur a juger
dc aprester s’etre examine soi
de quelle contrition parle le gneufement , sur les CommandeDieuScdeTEglife;
Concile dans ce Canon , ce deinens
n’est pas de la Contrition par_ lur les devoirs particuliers de
faite qui vient du feul motif de sa condition ^ sur tous les pe
1’amour , car il n’en dit pas un chez dans lesquels il est tom
mot. il ne parle donc uni- be , par penfees , par deflrs,
quement que de la Contrition par paroles , par ceuvres , par
imparfaite , de 1’Attrition , dc omiflion , par commission ou
de la douleur qui nait dans le par participation , doit se procoeur du pecheur , par la con fterner aux pieds de son Con
fiderat ion dc Phorreur de ses fefleur, non comme aux pieds
crimes , ou de la perte du falut, d’un homme mortel dc pe
ou des peines de l’Enfer, com cheur comme lui, mais comme
me etant un mouvement veri aux pieds de l Homme - Dieu,
table & utile, & qui prepare dc de J e s u s - C h r i s t luia lagracc. Et si le Concile ap. même , dont le Pretre n’est
prouve dc canonife cette Con que le Ministre. il doit expotrition imparfaite , anathema fer l’etat de toutes les mala tize dc condamne ceux qui la dies de/bn ame , comme a son
rejettent, nous ne croions pas medecin charitable, lui decla
nous pouvoir difpenfer de la rer tous ses pechez, dc s’en acreconnoitre &: de l’approuver3 cufer comme devant son Juge,
mais nous eflimons etre ob dc en attendre la correction,
ligez de croire, de penser dc de
la censure dc le jugemenr, com
me d’un Ministre rcmpli de la
A
L
J
i
DE
P
E
N I T E N C E.
119
puiflance Divine , & autorise queque’uns volontairement nc
pour exercer sur lui sa puissant- prefentenc rien a la bonte de
Dieu , qui puisse estre remis
ce, sa justice & sa misericorde.
par
le Pretre , & par con- '
Dans cette pensée, & dans
Je desir de rompre les chaines frequent rendent leur ConfeSde son peche, & dans la refo_ fion nulle, car si le malade a
lution de satisfaire ala justice honte de decouvrir sa playe au
de Dieu , felon les ordres de medecin , l’art du medecin ne
ion Confefleur, il se doit pro- pourra pas guerir ce qu’il ne
fterner a ses pieds en habit de connoitra pas.
30. II faut expliquer aussi dans
cent & modefte , a deux ge
noux , & les mains jointes, la la confession les circonstances
reste nue, fic’eftun homme, qui changent 1’espece du pe
& aiant quitte l’epee, s’il est che , parce que. dit le Concile, r<J«ra Con.
rVt1 /
ce la les pecbez^ne z'sont pas de condition a la porter y & Jans
entierement expofet^pax les Pedans cette posture de criminel
>enitent, aprester avoir demandenitens, ni Juffifamment conniis au
a Benediction au Pretre, & luge, pour faire une juste ejlima1’avoir recjue, & avoir dit le tion de la grievete des crinies 3 &
poure?i imposer aux P enitens une
Confiteor, il doit faire,
i\ SaConfeffion de tous les peine convenablc.
40. pour les pechez veniels,
pechez mortels dontil se sent
coupable, encore que ses pe par lesquels nous ne sommes
chez fuflent tres - cachez & pas exclus de la grace de
commis seulement contre les Dieu,. & dans lesquels nous 'fj'1" Co°deux derniers p receptes du De- ! tombons plus frequemment}
quoi qu’on fasse fort bien , &
calogue. ces fortes de pechez, ■
concil.
qu’il
soit
utile & hors de toute
dit
le
sacre
Concile,
et
ans
queL
Tiid. Seff.
i*, cap j.
quefois plus dangereux, & blef- ■
prefomption de s’en confesser,
sans 1’ame plus morteUement que comme 1’d'usage des genspieux
ccux qui se commettent k la viie & devots le fait voir, iis peu
du monde.
vent neanmoins etre ornis sans
2*.il doit les confefTer tous , offenfe, & etre expiez par plu
même ceux de pensée, & les sieurs autres remedes.
5 . Si le Penitent, aprester une
exposer a la misericorde de
Dieu, comme pour les recon- exacte & diligente recherche, ^era c0n.
noitre ; & ceux qui sont autre- oublie queque’uns de ses pe- ’
Mero code'
-eil, ’ ment , & qui en retiennent
chez, ou de leurs circonstann
f
cil
izo
, D u S
a
c
R
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M
E
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ces, ces pechez ainsi oubliez ment de 1’homme entier ; sans
& omis lont cenfez etre com- quoi elles deviennent infrupris en gcneral dans la même drueufes.
6Q. Encore qu’on puisse pour ldtm0;ill<
Confellion, dc c’est pour eux
que nous dilons confiaemment sa propre confusion, dc pour
pf»i. i*, avec le prophete , Nettoiez^- se pumr soi même de ses pe
moi Seigneur de mes pechez^ ca- chez , les confefTer publique
che^j mais si ccs pechez oubliez ment , soit par le motif de don
reviennent ou le representent ner bon exemple aux autres,
a la memoire , il ne faut pas soit a dessein d’edifier TEglife
fnanquer de s’en confesser. Or qui a ete offenfee , dc que
parce qu’il peut arriver quel- J E S U s - C H R i s T n e T a i t p a s
quefois qu’il y a des ConfeS- defendu: Toutesfois il est ces
fions qui lont nulles, soit parce tain qu’il ne l’a commande par
que le pecheur ne s’est pas bien aucun preccpte Divin, dc il ne
examine, ou a Cause qu*il aura seroit pas a propos d’ordonner
omis de confesser quelque pe non plus par aucune Loi huche , ou par crainte , ou par maine, que les pechez , partihonte , ou par quelque autre culierement ceux qui sont semauvais motif, soit pour ne crets, fuflent decouverts par
s’etre pas veritablement re une confession publique.
7*. Par la, dc plus encore, par Uimc»
penti de les avoir commis, loit
enfin , pour s’etre confefTe a le consentement general dcal'
un Pretre qui n’avoit pas le unanime de tous les Saints Pe
pouvoir de 1’absoudre, dc que res les plus anciens qui ont
dans tous ces cas il faudroit toujours autorize la ConfeS
se confesser de nouveau , fion facramentelle secrete ,
Tu fage de faire de temps en dont la sainte Esiifea
o use des
le
commencement
, dc dont
temps des Confeffions genera
les , a ete tres-fagement dc elle use encore aujourd'’huy,on
tres-faintement introduit dans voit combien est faintement dc
l4Eglife j il doit etre souvent solidement autorizee 1’institut.
recommande par ceux qui ont tion de la conse.ffion , que l’on
le soin des ames, dc iis doivent appelle auriculairc , dc com
les exhorter de les faire dans me est manifeftement refutee
l*esprit de Penitence, dc de les la vaine calomnie dc ceux qui
accompagner des ccuvres qui ont la temerite de publier, que
ce n’est qu’une invention hupuissent operer le renouvellemaine,
D E
P
e K
ma:ne, eloignee du Commandement de Dieu , & qu’elle
n’a priscommencement quau
Concile de Latran, par l’avis
des Peres qui y etoient aflemblez. Car dans ce Concile, I’EglifeiVa point etabli 1’obligation que les Fideles ont de se
confesser, fqachant bien qu’el_
le etoit deja toute etablie &C
necessaire de droit divin ;
mais elle a seulement ordonne' que tous & chacun des si
de les , quand iis seroient arrivez a l’age de discetion, satisferoient au precepte de la
Confellion au moins une fois
Pan. D’ou vient que dans tou
te 1’Eglise cette coutume faluttaire s’observe avec un grand
Fruict pour les ames Fideles, de
se confesser particulierement
dans le saint & favorable temps
de Careme. Et le saint Concile
approuvant extremement cet
d'usage, le rec;oit & 1’embrasse,
comme rempli de piete & di
gne d'etre re<^u.
8°. Bien que la Confcffion,
Idtm
Cuncil.
par la difficulte qui s’y rencontre , & sur tout par cette
honte qu’il y a de decouvrir
ses pechez , puisse paroitre un
joug assez pefant , s’il n’etoit
rendu leger par tant de confolations & tant d’avantages
que re<joivent indubitablement, par 1’absolution 3 tous
I T E H C E ,
nt
ceiix qui s’approchent dignement de ce Sacrement j c’est
une grande impiete de dire,
comme l’ont dit les heretiques,
que la Confellion auriculaire
telle quelle est commandee,
est une chose purement humaine -t qu’elle est impofTible
dans la pratique qu’elle est
eloignee de raison , & inventeepar des hommes qui manquoient d’autres occupations^
& c*est un blafpheme de l’appeller comme iis ont fait, la
gene & la torture des ames &
des consciences.
DE la SATJSFACTJON,
ou de l'etat auquel doit
etre le Penitent aprester
avoir confefe ses peche%
dans le Tribunal
de la Penitence , le pecheur doit etre dans la dispo
fition defubir le Jugement de
son Juge, & d'executer les ordonnances de son Mcdecin.
i°. II doit accomplir exa«ftement la Penitence qui lui
sera imposee par son ConfeS
seur. Et c’est cette Penitence
que l’on fait par l’ordre du
Pretre pour rexpiacion de ses
pechez , & pour satisfaire a la
justice de Dieu , que l’on ap
pelle Ja Satisfaction.
2°. Le Penitent doit accepter
Omme
C
D u
Idem
concil.
S a c r e m e n t
humblement la Penitence qui Peres , Dieu qui nous remee
Jui est don-nee , & Pexecuter souvent la couipe du peche,
ou immediatement aprester , ou sans nous en remettre la pe idans le temps qui lui sera pre- ne , par un excez de sa bonte
ecrit y ii pourra neanmoins pro- & de sa. clemence, change la
j^Oser avec humilite a son Con. peine eternelle qui est due au
fefleur , les difficultez qu’ii peche, en des peines temporel*
pourroit avoir sur la Peniten les,paria vertu de la contre
ce qui lui sera enjointe , /oie tiori , & de Pabfolution facrapour la nature de la Peniten mentelle, & il veut bien que
ce , soit pour le temps, ou pour nous puissions expier ces pei
la maniere de Pexecuter j & nes , par des satisfactions conpourvu que ce soit dans la dis dignes,& par des ceuvres peposition de suivre le jugement nibles , ou de Penitence , qui
de son Confefleur, il sera un jointes aux merites de J e s u sActe de Penitence tneritoire, C h r i s t , detournent les e£.
fets de la juste colere de Dieu,
& d*humilite chr8tienne.
Or le Penitent ne doit pas retiennent les pecheurs, com
ignorer, ce que le saint Concile me par une maniere de frein ,
declare de plus, que la bonte & les empechent de retom& la liberalite de Di u est si ber, en les obligeant d'etre a
grande, qu’il peut satisfaire a Pavenirplus vigilans, plus preDieu le Pere, par Je moien de cautionnez & plus sur leurs
J e s u s-C h r i s t , non seule gardes, fervent de remede a ce
ment par les peines qu’il em. qui peut rester du peche , St
f>raflera lui-même,pour chatier detruifent par Ja pratique des
en lui son peche , ou par les vertus contraires , les mauvaises habitudes contra&ees par
peines qui lui sont impofees
>ar le jugement du Pretre, se- une vie dereglee.
n
3°. il faut observer qu’il n*y a
on la mesure de ses fautes;mais
aussi en souffrant patiemment pas de voie plus aflxzree pour
les affh&ions temporelles que detourner les chatimens, dont
Dieu lui envoie , qui est une jDieu menaee continuellemenc
vraie marque de son amour. i les hommes, que de s'appliquer
Parce que felon la Doclrine du aux ceuvres de Penitence, avec
sacre Concile, qui est confort une veritable douleur de coeur;
me a la parole de Dieu , & a que par ces ceuvres nous de1’ancienne Tradition des Saints venons conformes a J i s u s-
f
D E
P E N I T E N C E.
Christ , qui a satisfait lui-meme pour nos pechez } & que
par la nous avons un gage tresaffure, qu’aiantpart a ses fouffrances, nous aurons part a sa
gloire.
4_\ il faut observer , que
cette Satisfa&ion par laquelle
nous payons pour nos pechez,
n*est pas tellement notre ,
qu’elle ne se fasse & ne s’accomplifle par Jesus- Christ :
car nous-memes, qui de nous,
en tant que de nous , ne poui. cor.}. vons rien , nous pouvons tout
phiiipp. 4. avec le secours de celui qui
1.
cor, 1. nous fortifie. ainsi rhomme
n’a pas de quoi /e glorifier;
1. Cor, lo
mais
tout le sujet de notre
Gil. 6
gloire est en J e s u s-Ci-ieust:
Muth.j. en qui nous vivons , en qui
& nous meritons, & en qui nous
fatisfaifons , faisant de vrais
fruits de Penitence, qui tiennent de lui leur force & leur
merite, qui sont offerts par lui
au Pere, & qui par son entremise sont re^us & agreez du
Pere.
1 2 5
crement , il est a propos de
marquer qu’elles en doivent
etre les qualite & les dispo
fitions : il n’y en a que de deux
fortes, les unes qui regardent
sa personne , & les autres Ja
puiflance dont il est revetu,
i°. les dispositions qui re
gardent sa personne, sont, la
probite , la capacite, la prudence : car encore que quel
que coupable qu’il soit, il puis
se absoudre validement^ tou
tefois, parce que dans le Tribu
nal de la Penitence, le ConfeS.
seur doit exercer Toffice de mediateur des hommes aupres de
Dieu, & menager leur reconciliation, il faut qu’il sJefforce
d'etre d’une vie pure, sainte &
irreprochable: car s’il est coupable , comment reufTira-t’iJ
a reconcilier les criminels, &
sJil n’est pas saint lui-même,
comrrtent pourra-t’il travailler
efficacement a la fanchfication
des autres? PuifqueDieua etar
bli le Confefleur pour Juge ,
& pour Ministre de sa justice
& de sa misericorde , il faut
du M J N J S T R E du qu’il ait de la capacite & de
Sacrement de Penitence, Ja science , afin de discerner
(e$~ de ce qu ii doit faire entre la le pre & la le pre 5 Et
pour le bien administrer. puis qu’il exerce 1’officc de me
decin , ne faut-il pas qu’il conque d’exposer ce noifle les maladies des ames ?
que le Pretre doit faire peut-il ignorer , les remedes
qui leur sont propres ? ne fautdans 1’administration de ce Sa-
avant
QJj
N
1 X 4
D
U
S
A
C E
RM E N T
il pas qu’il ait connoissance
des Canons Penitentiaux , des
Cen fures Ecclesiastiques, de la
nature des pechez, des Statuts,
& des Reglemens du Diocese ?
Et pour iatisfaire a ce triple
devoir de mediateur, de Juge
St de medecin, ne faut-il pas
qu’il ait de la fage fle St de la
prudence, pour agir a propos
aupres de Dieu , qu’il veut
appaiser ? aupres de 1’homme,
qu ii veut reconcilier ? aupres
du pecheur infirme St mala
de , quand il veut, ou prevenir
les maladies avant qu’elles arrivent, ou les guerir quand elles sont arrivees , ou fortifier
St preserver le malade quand il
1'aura gueri ? St n’est-ce pas
jour cela principalement que
es Saints Peres ont appelle la
conduite St le gouvernement
des ames , l’art des arts , St
la science des fciences > C’est a
quoi le Confefleur ne pourra
jamais parvenir 3 que par l’etude de la Sainte Ecnture St
des Conciles ; St entre tous St
sur tous du Saint Concile de
Trente, St du Catechisme qui
a ^te dresse par 1’ordre de ce
même Concile, par la lecture
desbons
auteurs,parlesConferences avec les plus habiles
de sa profession , St qui ont
acquis le plus d’experience. Et
pour le dire en moins de pa
{
roles,par Tafliduitea 1’Etude,
a la Meditation 8t a la prieres.
2°. les autres dispositions re.
qui ses dans le Confefleur, regardent la puiflance qu’il doit
exercer. C’est un Article de
soi defini dans le Concile de
Trente, qu’il n’y a que le pre
tre qui soit Ministre du Sacre
ment de Penitence ; qui ait
la puiflance de lier St de d£lier,
d’absoudre les pechez , ou de
les retenir. Cette puiflance qui
est donnee a tous les Pretres
dans leur Ordination , St que
l’on appelle la puiflance de
1’Ordre , ne suffit pas ; il faut
encore avoir la puiflance de
J urifdi&ion : St cette J urifdietions est si necessaire, que sans
elle, l’absolution qu’il donneroit feroitnulle: car la puissant
ce que le Pretre reqoit dans
son Ordination ne lui donne
pas cette J urifdi£tion } on ne
>eut en douter, aprester ce que
e Concile de Trente nous en
apprend.
3°. Cette puiflance de Jurifdi&ion est ordinaire ou deleguee. Le Pape a cette puissance ordinaire dans toute l’Eglise , les Ev eques dans leurs
Dioceses , St les Curez dans
toute l'etendue de leurs Paroifles. les autres Pretres
n’ont 1’autorite d’absoudre les
pechez, que par la commission
{
D E
P E N I T E N C E.
qu’ils reqoivent, ou du Pape,
ou des Eveques. Ceux qui l’ont
obtenue immediatement du
Pape, ne s’en peuvent servir
qu’aprester 1’avoir communiquee
aux Eveques , & avoir re<^u
d’eux la permission de 1’exerces dans leurs Dioceses.
Nui Pretre donc , soit Seculier, soit Regulier, ne peut
ouir les Confeffions des Seculiers, ni les absoudre, s’il n’est
approuve de 1’Eveque : parce
que le Pretre faisant la sonftion de J uge en ce Sacrement,
ne peut ouir les Confeffions, ni
absoudre ceux qui ne sont pas
folimis a sa ] urifdi&ion. 11 faut
que 1’Eveque lui afTigne un
Troupeau,ou qu’il lui donne
le pouvoir d’administrer le Sa
crement de Penitence , pour
1’aide & le soulagement des
Curez. Et cette regie se doit
observer , tant a 1’egard des
Ecclesiastiques , que des Lai
que ^ car ni 1’Ecclésiastique ni
le Laique ne peuvent se con_
feffer qu’aux Pretres qui sont
approuvez de 1’Eveque.
4°. il faut encore observer,
que quand les Eveques don_
nent des Approbations limitees ,pour le temps, pour les
lieux, pour les cas, ou pour les
personnes , comme iis le peu
vent faire ^ les Pretres , tanr
Seculiers que Reguliers , ne
izf
peuvent passer les limites qui
leur sont prefcrites par l’Ap.
probation ; s’il le sont, les
absolutions qu’ils donnent ,
sont nuljes.
j°. il faut observer, que nui
des Reguliers, soit qu’ils soient
exempts, ou non exempts, ne
peut entendre les Confeffions
des Seculiers , même dans les
lieux de leur exemption , s’ils
n’en ont obtenu le pouvoir de
1'Eveque , fuivant la Bulle
d’Urbain VIII. qui commence,
Cum Jicut accepimus , donnee
le 12. Septembre 1628. qui sera
imprimee a la fin du Rituel.
6°. il faut observer ce qui
a toujours ete observe dans
IEglife, que tous PrBtres , me
me non approuvez , peuvent
absoudre toute sorte de peni,
tens, de toute sorte de pechez,
& de toutes censures, a Tartide de la mort , lors qu’il ne
se peut pas trouver d’autres
Pretres approuvez. Mais il faut
avertir le malade, s*il revient
en santé , que s’il a ete ainsi
absous par un Pretre non ap
prouve , ou qui n’avoit pas le
pouvoir d’absoudre des Cas
reservez, ou des censures , il
doit incontinent aprester sa guerifon , se presenter a son Superieur, pour lui faire connoicrequ’il est pret de recevoir la
Penitence que merite le peche,
QJij
ji6
D u S
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R
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M
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T
pour lequel il etoit tombe dans la conduite, la ferme resolution
la Ceniure $ autrement il re- de vivre 11 faintement , qu’il
tombe dans la Ceniure , de enleigne les Penitens a pratiquer les Exercices Chretiens,
laquelle il avoit ete absous.
7". il faut oblerver, que les non leulement par ses paroles,
Pretres, soit Seculiers, ou Re mais beaucoup plus par les
reguliers , quoi quapprouvez exemples. pour s exciter dadans le Diocese , ne peuvent vantage a vivre faintement ,
confesser les religieuses ou il doit faire souvent reflexion
Moniales, s’ils n’en ont obtenu sur soi-mfime, sur la perilleufe
une permission particuliere , place qu’il tient dans l Eglise,
laquelle n’a lieu que pour le luria faintete des fonctionsde
temps & pour les lieux, & les ce ministere redoutable , &
personnes pour lefquelles elle qu’il juge de soi-même avec
tant d humilite , qu’il estime
aura ete donnee.
8°. Le Confefleur ne doit ja beaucoup meilleurs que lui
mais s’approcher du Tribunal ceux dont il entend les Con
de la Penitence, ni par le mo feffions.
9°. Si le Confefleur est Cure,
tif du luere, ni par celui de la
curiofite, ni par vaine gloire, il exhortera ses Paroissiens
ni par aucune autre confide- de s’approcher du Sacrement
ration humaine j mais avec la de Penitence , non leulement
seule dc pure intention de ga- quand iis y sont obligez par le
gner des ames aj esus -C hrist . Commandement de 1’Eglise ^
11 doit prendre garde sur tout mais encore les jours des
de ne pas se percer soi-m&me grandes Fetes,& le plus foudes traits malheureux du pe vent qu’ils pourront. il pourra
che , lors qu’il s’applique a même commencer d’entendre
guerir les bleflures du pecheur. leurs Confeffions des les preC’est pourquoi s’il le trouve mieres semaines du Careme ,
foiiille de quelque peche mor- afin qu’ils soient mieux prepa,
tel, ou enveloppe de quelque rez a la Communion Pafchale.
il leur remontrera souvent,
censure Ecclésiastique, ou de
quelque empechement Cano, que si les racines de la Peninique, il aura soin de s’en faire nitence sont ameres, les fruits
absoudre, s*il est possible,avant ne laissent pas d’en etre tresque feprelenter au Confeffio- j doux, & que rien ne peut etre
nal, & prendre pour regie 4e ! deiire plus paffionnement par
D E
P E N
les veritables Fideles, que d’etre remis en la grace deDieu;
que de voir leur ame foulagee,
aprester avoir ete opprimee par
le poid de leurs crimes que de
recouvrer la paix, & la tranquillite de leur confcience ,
qui est 1’effet ordinaire d’une
iincere , veritable , & bonne
Penitence.
Dans 1’adminiflration du
Sacrement de Penitence , les
Confeileurs observeront ces
regles.ils Tadminiflreront avec
beaucoup de decence & de
modeftie ; c’est pourquoi iis
doivent detourner leurs yeux
des Femmes & des Filles , pretant seulement l’oreille al’accufation qu’elles sont de leurs
pechez. Et lors qu’ils seront
obligez de les confesser dans
Ja maison en cas de maladie,
iis laiflcront Ja porte de Ja
chambre ouverte.
Hors le cas de maladie, ou
de queque’autre neceffite , iis
n^ntendront pas les ConfeS
fions ailleurs que dans 1’Eglise,
& iis doivent se placer dans un
Confessional, fitue en un lieu
eclaire, & expose a la vue du
monde , pour oter tout foupqon 5 & entre Je fiege du
Confefleur , & les places des
Penitens , les petites fenetres
seront fermees d’un treillis, ou
avec des plaques de fer blanc
:
T
E
N
C
E .
jzy
suffisamment pencees.
Le Confefleur doit interro
ger les Penitens , lors qu’il le
jugera necessaire , pour connoitre Tetat de leur conscien
ce j & sMs ne fcavent pas la
maniere d’accuser leurs pe
chez , il les aidera en les interrogeant > sur tous les Commandemens de Dieu & de
1'Eglise , sur les sept pechez
Capitaux, & leurs circonflances T & sur les pechez qui
sont propres a 1’etat, & a Ja
condition d’un chacun. JVlais
il n’est pas a propos que le
Confefleur interroge le Pen>tent , quelque groffier qu’il
soit , qu’aprester qu’il aura de
lui-même, &c a sa maniere de
clare , ce qu’il a sur sa con
science , & qui lui viendra
dans la memoire.
IJ se comportera dans tout
cet examen avec beaucovip de
prudence, s^bftenant de tou
tes demandes curieuses ou fuperflues y aiant egard a 1’age ,
au sexe, & a la condition des
personnes , afin qu*il ne leur
apprenne pas des crimes , qui
leur auront ete jusqu’a lors
inconnus , & prenant garde
de ne pas exprimer par des
termes groffiers & indecens,
les pechez honteux de la
chair.
Lors que le Penitent s’ac~
iZg
D u S
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cufera d’un peche mortel de coutume,de presenter aux pre
quelque nature qu’il soit, le tres les enfant , même au des.
Confefleur s’abftiendra de te- Sous de sept ans , a Paques &
moigner par aucun mouve- aux grandes Fetes de 1’Eglise,
ment ou soupir , qu ii est non pas pour etre absous, s’ils
erau de 1’enormite de ce cri- n’en sont pas capables , mais
me j de peur que la honte ou pour recevoir la benediction
la crainte , qu’en recevroit le du Pretre , il est bon de la
conserver, afin de les accoutuPenitent, ne le detournat Abbecourtcufer le reste de ses pechez. mer peu a peu a la connoisMais aprester que le Penitent au sance , & a l’ufae;e de ce Sa
ra acheve sa confession , le crement. les Pretres les reConfefleur repaflera sur les cevront avec douceur a l’expechez qu’il aura entendus, en emple de Notre-Seigneur, &
sera voir l’enormite au Peni iis ne les entendront jamais
tent , pour luy en donner de en troupe , mais l’un aprester
1’horreur, & le corriger avec 1’autre.
Et quoi que le Bapteme & la
la douceur d*tin Ministre de
Penitence,
aient cela de com.
Jesus-Christ.
mun,qu’ils
remettent entiereSi le Confefleur reconnoit
que son Penitent ignore les ment les pechez, St nous re
principaux articles de la soi, concilient parfaitement avec
qu’il est oblige de fcjavoir Dieu 5 toutefois la Penitence
pour etre fauve , il l’en in_ ne le fait que par les larmes,
ftruira en peu de mots , s’il les travaux, St les humiliations
en a le temps j le reprendra du Penitent. C’est pourquoi seft. m.
de son ignorance, & 1’avertira le Concile de Trente ordon-chip **
de s’en faire mieux instruire. ne aux Confefleurs d’imposer
S’il n’en a point le temps,il le des satisfactions convenables
renvoiera jusqu’a ce qu’il soit & lalutaires , felon la qualite
suffisamment instruit 5 & les des crimes, & le pouvoir des
Curez avertiront souvent, que Penitens. Iis doivent nean
ceux qui s’approchent du Sa moins agir en cela avec beau
crement de Penitence avec coup de circonfpe&ion , & ne
une telle ignorance , ne sont pas imposer de si legeres Pepas en etat de recevoir i’ab- nitences pour de grands pe
chez , que la puiflance des
solution.
clefs soit expofee au mepris;
Comme c’est une loiiable
d e
P e n i TENC
ni de si grandes , & de si
longues , que les Penitens ne
ses puissent accomplir. Iis au
ront principalement egard a
la contrition du Penitent, a la
disposition interieure , A son
age, a Ion sexe, & a sa con
audition j & tiendront toujours
le milieu, entre une trop gran
de leverite , qui le pourroit
jetter dans le decouragement,
&L une trop grande indulgence
qui le pourroit faire tomber
dans le libertinage.
Le Confefleur prendra gars.
de de n’imposer pas des Penitences trop difficiles a prariquer, &qui pourroient faire
naitre dans Telprit de ceux
avec qui le Penitent demcu
re, des loup^ons de la nature
de Con peche ni des Peniten.
ces melees , & embarraflees
de plusieurs lortes de prieres,
ou d’ac3;ions : d’ou il arrive
souvent qu’il en oublie une
parcie i ce qui lui donne du
Icrupule.
Et d*autant que la satisfa<Stion n’est pas seulement pour
punir les pechez commis, mais
encore pour servir de remede
& de precaution au pecheur,
>our s’en garentir a l’avenir;
e Confefleur doit ordonner,
autant qu’il pourra , la pratique des vertus contraires aux
vices dont le Penitent s’est ac-
}
129
E .
cufe , comme aux avares, de
faire 1’aumome i aux impudique & aux sensuels , de jeuner & de mortifier leur corps
par d’autres peines sensibles -y
aux negligens de leur falut,
quelque pratique de piete fou
vent reiteree ; & il doit gars_
der cette methode a l'egard
des autres pechez.
pour ce qui est de ceux qui
le confeflent rarement, & qui
retombent louvent dans les
memes pechez , il sera tresutile, que le Confefleur leur
conleille de le confesser fou
vent , comme une fois le mois,
& aux grandes folennitez de
1’Eglise.
les ocuvres par lefquelles
on peut satisfaire a Dieu, &
que les Confefleurs imposeront ordinairement pour Pe
nitence , seront la prieres , le
jeune, 1’aumone, & autres exercices de la vie Ipirituelle: &
cela le doit faire avec difcretion ^ car les jeunes & les aumones, sont pour ceux qui ont
assez de forces & de biens. Et
pour ce qui est des pauvres ,
outre la prieres a laquelle on
ses doit obliger*,*il faut leur
recommander <l’o!mr a Dieu
leurs travaux & leurs louffrances.
A 1’egard de ceux qui lont
dangereufement malades , les
R
tjo
D u S a
Confefleurs ne leur impose- 1
ront pas de Penicences diffi- i
ciles , si ce neft pour ]es aceomplir aprester que leur (ante
sera letablie ; & pour I’etat
present ou iis sont, iis se contenteront de leur ordonner
quelques prieres,ou quelques
autres satisfactions legeres ,.
les exhortant de souffrir leurs
maux avec patience, & de les
ofFrir a Dieu par Notre-Sei
gneur Jesus-Christ : &c ifs
leur donneront l’absolution ,.
s’ils les trouvent dans les dis
positions neceflaires.
Le
Confefleur
n’imposera
jamais aucune Penitence publique pour des pechez ca_
chez j & quand il sera necef.
faire d’en imposer pour les pe
chez publies , afin d’en repa
rer le scandale , il ne le sera
jamais que par 1 ’Ordre de 1 ’E
veque ou des grands Vicaires..
Le Confefleur ne doit ja
mais s’appliquer les satisfa£tions pecuniaires qu’il aura
impofees a son Penitent ,. ni
recevoir la retribution des
Mefles , qu’il lui auroit ordonne de faire dire en fatisfection de ses pechez pour les
dire lui-même j ni d’exiger ou
de demander quelque chose
pour 1’administration de ce
Sacrement ^ de peur d’avilir
son ministere par une condui-
R
E
M
E
N
T
te intereflee , & d’affbiblir
1’autorite qu’il doit avoir sur
son Penitent dans les choses
neceflaires a son falut.
les Confefleurs ne doivent
pas croire que dans les temps
deJubile,ou lors que 1 ’Eglise
accorde des Indulgences Plenieres y iis soient dispensez
d’imposer a leurs Penitens des
satisfactions convenables, Sous
pretexte que 1’lndulgence y
fitpplee - car encore que l’Indulgence soit une relaxation
des peines du£s au peche par
1’application des merites dejEs u s-C h r i s t &c des Saints}
elle n’est pourtant pas donnee pour assoiblir la Penitcnce, ni pour exempter perfonne de la faire felon son pou
voir j lJintention de 1 ’E^life,
felon les Saints Peres , etant
de ne faire cette grace, qu’A
ceux qui travaillent a expier
leurs pechez par les ceuvres
de la Penitence. Mais parce
que souvent on n’a pas assez
de temps , ni assez de forces
pour en faire une proportionnee aux crimes qu’on a connu
mis, 1 ’Eglise fait grace a ceux
qu’elle voit dans les larmes v
& dans 1 ’humiliation d’un
coeur contrit & vraiment Pe
nitent ,, confiderant leur bonne volonte ,. & compatiflanr
a leur faiblesse. D’ou il ne s’£n-
d e
P e n i
fuit pas que les Indulgences j
soient inutiles j car comm^toutes lesPenitences que nous
faisons , sont fort au dessous
de ce que nous devons faire,
Plndulgence nous est toujours
d’un grand secours, quelques
efforts que nous faflions pour
satisfaire a Dieu.
les regles que les ConfeS
leurs doivent suivre, pour don
ner, refuser ou suspendre Pabsolution aux Penitens , sont
marquees au tiltre fuivant.
T
E
N
C
E .
1 3 1
que les Confefleurs en puissent
faire un bon d'usage } qu’ils ne
delient que ceux qui doivent
etre deliez, & qu’ils fc^achent
quelles sont les principales oc~
cafions, dans lefquelles iis doi
vent donner 1’absolution , la
differer , même la refuser ;
voici les regles qu'ils doivent
suivre.
la regie generale que pont
peut donner a ceux qui adminiftrent ce Sacrement, est de
ne refuser jamais Pabfoiution
a ceux qu’ils jugent etre ve
DE L'ABS0LVT10N.
ritablement touchez de la dou
-cone.
leur de leurs pechez , &c finTrid.
&(T. 14. j j du Pretre n estJpas
un (im~
cerement refolus de ne les
cap. 6. &C -*—» .
r
J
o». 5. pLe mmiftere 3 ou unejimple com- plus commettre a Pavenir $
mission d‘annoncer i Evangile, car quelques grands que soient
ou de declarer k celui qui s’est les pechez, il seroit perilleux
confesse , que ses pechez^ lui sontde refuser ou de differer le
remis , pourvu seulement quyil secours du Sacrement a ce
troie qu'il est ab Sous, encore que lui que pont verroit etre dis
le Pretre ne tabfolve pas serieux_ pose d’en recevoir la grace.
[ement , mais par maniere de Et cette regie est la plus con
jeu j Mais c*est un acte judi forme a la Doctrine de PE
ci aire , par lequel le Pretre, glise &; a 1’exemple de J e s u scomme luge , prononce la Sen C H r 1 ST.
te n ce d'absolution des pechez^ Mais voici des regles paniculieres, sur lefquelles le Con
dont le Penitent s'est confefse.
les Pr6tres aiant requ de fefleur peut se fonder pour
Dieu le pouvoir de remettre refuser, ou differer d’absoudre
& de retenir les pechez , il est le pecheur.
la premiere, de refuser Pabcertain qu’ils peuvent &c doi
vent ufer de cette double puisse solution. i°. Quand il ne voit
(ance, qui ne leur a pas ete en lui aucune marque de ve
accordee mutilement. Et afin
ritable douleur, ni aucune re-
ijt
D u S
a c R E M E N T
solution sincere de quitter son acelui, qui aiant croupi longpeche, & de changer de vie. temps dans 1’habituae d’un
2°. Quand il ne veut pas peche , a souvent promis de
pardonner a son ennemi, ni le quitter , ne la pas fait,
le reconcilier avec lui.
jusqu’a ce qu’il soit dispose
- 3°. Quand il ne veut pas a entrer dans les voies d’une
• reftituer le bien d’autrui, s’il vraie & sincere Penitence ■, si
en a le pouvoir , ni retablir ce n’est qu’il le vit touche
autanc qu’il le peut , la repu- d’une veritable Contrition j
tation qu’il a otee a son pro- car a lors il pourroit y avoir
chain , par ses medifances , & du peni de la differer.
par ses calomnies : ou s’il ne
la troisieme, il ne faut pas
promet sincerement d’y fatis- donner Pabfolution a ceux qui
sont une profession qui est il
faire, quand xl le pourra.
4°.Si le Penitent est dans une licite > 6c qu’on ne peut ex_
occasion prochaine de peche ercer sans peche ■, jusqu’a ce
aient renonce a cette
mortel , & qu’il soit en son qu’ils
pouvoir de la quitter , il ne profession : comme sont les
doic pas etre absous, jusqu^i ce magiciens & sorciers , &c ceux
qu’il l’ait quittee ■ & s’il n*est qui fervent a des plaisirs in
pas en son pouvoir de la quit fames.
ter , ou doit suspendre PabfoiuII en faut ufer de même a
tion, jusqu’a ce qu*on ait des l'egard de ceux qui etant enmarques de son amendement. gagez dans une profession
On appelle occasion prochai bonne
licite
d’elle-me
ne, celle qui porte d’elle-me- me , ne flavent neanmoins
me au peche , ou qui a cause pas s’en aequiter , ou ne le
de la disposition particuliere peuvent faire sans peche.
la quatrieme, le Confefleur
du Penitent , l’y fait tomber
ordinairement, comme, la de- ne doit pas absoudre , ni oiiir
meure ou la converfation avec les Confeffions des personnes,,
des personnes debauchees, les des pechez desquelles il a ete
habits lafcifs , les peintures participant ou complice.
la cinquieme regie , si le
deshonnetes , les livres qui
portent a 1’impurete ou a l’im- Confefleur est oblige de resu^.
fer ou differer 1‘absolution aa
piete , &c.
la seconde , le ConfeS. Penitent, il lui sera connoitre
seur doic differer l’absolution que le zele feul de son salut
L
concil
dc
Latran.
On. Om
nis utriufque fixus :
Ec plu sieurs au.
tres Sainrs
Ctnons,
P E N I T E N C E.
133
1’oblige d’en ufer anifi ; lui soient depofez , St enfermez
prefcrira des moiens pour evi dans un Monastere pour y fdi.
ter le peche , & se conduira re Penitence le reste de leurs
avec tant de prudence , que jours, s’ils contreviennent en
ce refus ou ce delai n’apporte aucune maniere, a une si sainte
aucun fcandal au Penitent: & Ordonnance : iis pourroient
afin que personne ne s’en ap„ aussi etre livrez au bras secret,uper^oive * il recitera sur lui lier, s’ils manquoient a ce decette prieres , Mi ferentur 3 & voir, qui est fonde sur le droit
Indulgentium 3 &c. Et lui don naturel, divin & humain, auquel iis sont obligez de se con
nera la Benediction.
former , aux depens même de
leur vie.
du S C E A V D E l a
L’obligation de garder le
confession.
secret ne regarde pas seule
E Sceau de la Confcffion ment les Pretres, mais encore
n’est autre chose que Je tous ceux qui ont oiii quel
secret que les Pretres doivent que chose de la confession,
garder pour tout ce que ses pendant que le Penitent se
Fideles leur ont declare en confefloit, ou par queque’auconfeflant leurs pechez. Cette tre voie qui ait rapport a la
obligation est si indispensable, confession facramentelle , &
qu’ils ne doivent en aucune elle s’etend non seulement
sur les pechez, mais sur tout
occasion, & pour quelque con
ii deration que ce soit , faire ce qui a ete dit & fait dans
connoitre directement, ou in- la confession.
Et pourempecher qu’aucuns
dire&ement, par paroles, par
fignes, & par telle autre ma de ceux qui sont presens n’enniere que ce puisse etre , ce tendent les pechez des Peni
qu’ils ont entendu en ConfeS. tens qui se confeflent, le Con
fion, même aprester la mort du fefleur aura soin de faire tenir
le peuple qui est autour de lui
Penitent.
L’Eglise qui a prdvu com. dans une distance raisonnable,
bien le defaut de secret ren- & davertir les Penitens de ne
droit la confession odieuse , a parier pas si haut, qu'on les
oblige tous les Confefleurs de puisse entendre.
le garder inviolablement en
les Confefleurs ne doivent
toutes choses h voulant qu'ils jamais s’entretenir avec les EcK Hj
D E
134
D
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eclesiastiques, bien moins avec d e s C A S R E S E R V E Z .
les Laics de ce qu'ils onc otii
dans la confession. Et si quelE Concile de Trente en s«r.
dit trois choses. la pre- “p *
que fois pour s’instruire de leur
miere. qu'une absolution doit
devoir, &. pour prendre confeil
de ce qu’ils ont a faire en quel- etre nulle 3 qui est prononcee par
que rencontre particuliere, iis un Pretre sur unc personne, sur
iont obligez d’expliquer un laquelle il n'a point de Juri fdipeche dont iis ont eu connois- Ehon ordinaire ou fubdeleguee.
la seconde. que nos anci em
lance par la confession Sacramentelle , iis ne doivent s’a- Percs ont toujours estime d'une
■dresser qu’a des personnes tres-tres.grande importance, pour Li
prudentes & tres-eclairees ^ & bonne discipline du peuple Chrene proposer les difficultez que tien, que les Souverains Ponti ses,
Sous des noms generaux & in_ fuivant la souveraine puissance
connus • enforte qu’on ne puis. qui leur a ete donnee sur l*Ese en aucune maniere soup- gltfe universelle , aient pii re^onner la personne qui se sera ferveur a leur jujement particu
confeflee. que s’ils ne le pou- lier la connoiffancc de certaim
voient faire lans donner occa crimes des pliis atroces , & le
fion de faire naitre quelque Concile ajoute, que l'on ne doit
foupcjon de la personne, iis ne non plus revoquer en doute, que
pourroient s’en expliquer a tous les Eveques, chacun dans
cfui que ce soit , a moins que leurs Dioceses 3 n’aient la memg
le Penitent ne leur en donnat liberte.
la permission , ce qu’il peut
la troisieme. otfil est con~
faire dans une vue d’assurer venable a l*autorite divine que
son falut.
cette reserve des pechez^ ait lieuy
Et quoique le Confefleur non seulement pour lapolice ex,
put du consentement du pe terieure y mais ait effet menis
nitent reveler les pechez qu’il devant Dieu.
lui auroit decouverts par la
On appelle cas reservez ces-r
confession facramentelle, il ne tains pechez considerables ou
doit pourtant pas ufer de ce en eux-memes 3 ou a raison du
pouvoir 7 si ce n’est dans le cas scandale qu’ils causent, dont le
particulier que nous venons Pape ouPEveque se reservent
d’expliquer ou pour des rai- Pabfolution , ou a leurs Peniions importantes.
tenciers, avec defenses aux au*
L
D E
P
E
N
tres Pretres d’en absoudre • &
eela afin que les Fideles con^oivent plus d’horreur de ces
pechez, &C que par la difticulte d’en etre absous, iis soient
detournez de les commettre.
Le même Concile de Trente
ajoute que q’a toujours ete
Tufage qu’il n’y eut aucun
cas reserve a 1’article de la
mort , & partant qu’en cette
rencontre , tous les Pretres
peuvent absoudre toute sorte
de Penitens de quelque pe
che &; censure que ce soit}
mais qu’en toute autre occa_
fion, tout Pretre soit Seculier,
soit Regulier, n’a pas le pou
voir d’absoudre des cas refer
vez, soit au Pape, soit a 1’Eve
que , s’il n’en a re<^u une permiflion expresse de celui a qui
iis sont reservez r ce qui est
encore confirme par la dementine Religioji, qui est dans
le corps du Droit Canon.
Et quoique dans certaines
ere<5tions de Confreries , pont
ait, cefemble, quelque Privilege d’absoudre des eas reservez,
pont ne peut neanmoins en abfoudre,comme Ta declare dement VIII. en cette Bulle qui
contient un Reglement pour
les Confreries ,. St qui com
mence par ces mots > Quacum
que <1 fede A-poflolica , donnee
en r 6 o 4. C’est pourquoi les
:
T
E
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C
E . .
t $j
Pretres qui n’ont pas le pou
voir d’absoudre des cas refer
vez doivent tacher de perfuader aux Penitens d’aller
trouver les Juges Superieurs &
legitimes -pour cn obtenir l'ab.
[olution, ou demander Permis
fion de les absoudre.
il faut observer <^u’un peche
n’est point reserve , quand il
n’est point mortel , quand ii
est commis seulement dans la
pensée T ou quand il est com
mis par des garqons au des.
Sous de quatorze ans, ou des.filles au defTous de douze.
CAS R E S E R V E Z
a Notre S. Pere le Pape.
i. T E crime de la fimonie
I
,/reelle. soit pour les Or*
dres , soit pour les Benefices^
comme aussi le crime de la
confidence reelle St publique
que commet celui qui re^oit
ou retient un Benefice, a con
audition de le conserver , St de
le remettre a une autre per
sonne.
2. Le crime de celui qui brule , brife ou pille volontairement, une Eglise, ou Monafte
re, ou un autre lieu de piete,
aprester toutefois qu’il aura ete
denonce publiquement -, car
tant que le fait demeurera ca~
che, tk que Pautheur du crime'
Du
S a c r e m e n t
n’aura pas ete denonce , le
cas est; seulement reserve a TEveque. >
3. Tout incendiaire qui met
volontairement le feu a quel
que lieu que ce soit, sacre ou
non sacre} s’il est excommunie
& denonce publiquement , il
ne peut 6tre absous que par
Notre Saint Pere le Pape.
4. Le crime que commet ce
lui qui falsisie ses Lettres Apostoïques, Bulles , Brefs > Provifions & qui en Abuse volon
tairement.
y. Lors que que le^u’un frappe
de propos delibere, & grievement son pere ou sa mere :
que s’il le frappoit legerement,
Je crime seroit seulement re
serve a 1’Eveque.
6. Lors que queque’un maltraite ou fait maltraitter cru_
ellement un Clere: s’il meurt
des coups qu’il a requs, qu’il
soit estropie ou mutile, ou qu’il
repande beaucoup de sang par
une plaie qu’on lui aura faite;
suppose que le Clere ne soit
point agresseur, le cas est refer
ve a Notre Saint Pere le Pape.
7. Lors qu’un homme a Abuse
d’une Religieuse , ou qu’une
femme a peche avec un Religieux dans un lieu sacre , &
que le fait est connu : car si
Je fait demeure cache, ou que
1’adion se soit passee dans
un lieu qui ne soit pas consacre au service de Dieu , le
cas est reserve seulement a
1’Eveque.
8. Toute irregularite ou fufl
pense encouruc pour un crime
public, ou porte a la connoissance du Tribunal contentieux j 1’irregularite aussi encourue pour un homicide volontaire est reservee a Notre
Saint Pere le Pape.
On n’a pas juge a propos de
rapporter tous les cas reservez
au Pape ^ mais seulement ceux
qui peuvent §tre commis plus
ordinairement en ce Diocese.
CAS R E S E R V E Z
< 1 Monfeigncur VEveque.
1. T 'Herefie, lors qu’on fait
JL^profession publique d’une erreur contraire a la soi,
& qu’on la soutient avec opiniatrete contre l’Eglise.
2. L’Apostasie , quand quelqu’un quitte la soi Catholique,
Apoftolique & Romaine , ou
abandonne son Ordre sacre ,
ou sa profession Religieuse ,
dans le dessein de ne plus retourner.
3. L’abus avec profanation
& impiete des choses confa
crees , comme de la tres-Sainte
j Eucharistie, du Saint Chreme,
& des Saintes Huiles.
4. la
D E
P E N
4. la magie. En ce cas, l’on
comprend tous magiciens, for.
ciers, devins, noueurs d’eguillettes, autres personnes qui
exercent des malefices.
5. Le faux ferment fait en
presence du J uge.
6. Le crime de ceux qui bri_
sent ou pillent des Egliles, ou
quelquautre lieu de piete.
Comme aussi le crime de ceux
qui mettent a dessein le feu i
quelque lieu que ce soit, (acre
ou nonfacre. que si les auteurs
ecoient publiquement denonces, le cas seroit reserve au
Pape.
7. la fimonie, la confidence occulte.
8. Le crime de celui qui frappe a deflem son pere ou sa me
re • un Clere,ou un Religieux
>romu aux Ordres sacrez . S’il
es frappoit cruellement, pour
lors le cas seroit reserve au
Saint Siege.
9. L’homicide volontaire ,
quand de volonte deliberee
on tue une personne.
10. Le crime de ceux qui
procurent Pavortement, soit
que le fruit soit anime soit
qu'il ne le soit pas.
11. Lors que dans un lieu sa.
cre & beni, comme les Eglises,
ou cimetieres,on fait une nota_
ble effusion de sang, par quel
que violence voie de fait.
{
I
T
E
N
C
E .
r j 7
11.
Lors qu’on derobe une
chose facree en quelque lieu
que ce soit, ou qu’on derobe
une chose profane dans un
lieu sacre.
13. la falfification des Lettres
publiques ou particulieres, loit
en matiere Ecclésiastique ou
Civile. A 1’egard du crime que
l’on commet en falsifiant des
Lettres Apostoliques , princepalement si 1’autcur en est
connu, c’est un cas reserve a
Notre Saint Pere le Pape.
14. L’ufure publique.
15. la fornication commise
dans l’Eglise.
16. L’adultere £>c le concubinage public, c’est a dire, prouve en justice , ou si notoire a
tout le voisinage, qu’il ne peut
etre cele.
17.
L’incefte jusqu'au second degre de confanguinite
ou d’affinite inclusivement.
18. Le crime de celui qui
Abuse d’une R.eligieu(e.
19. Le rapt , quand on eHleve une fille ou une femme
d’honneur de sa maison , par
force & malgre elle, ou contre le gre des personnes, en la
puiflance de qui elle est.
20. la fodomie, &c tout autre
peche contre nature , encore
plus enorme.
•
11.
la promotion aux Or
dres per faltum , c’est a dire,
S
r$8
DE sCe
lors qu*on rcqoit un Ordre
Super leur , sans avoir re<ju
l’Ordre inferieur , comme le
Diaconat avant le Soudiaconat, ou la Pretrife avant le
Diaconat: comme aussi pren
dre la tonsure ou quelque
Ordre que ce soit, d’un autre
Eveque, que du sien, sans avoir
obtenu ses Lettres dimifloires.
22. L’Eveque peut abfbudre de tous les pechez re
fervez a Notre Saint Pere le
Pape, qui ont ete commis en
secret y & qui ne sont pas devenus publies. il peut aussi difl
penser de toutes les irregularitez occultes, excepte de celle
que l’on encourt par un homicide volontaire, laquelle est
reservee au Pape.
23.
Le duel est reserve
a la personne de Monseigneur
1’Eveque. En ce cas , sont
compris ceux qui se battent
T ?
S
U
R
E
S
en duel, ceux qui afliftent au
combat pour le favorifer , &
ceux qui portent l*appel avec
connoissance , si le combat
s’en est ensuivi.
24. Comme aussi le blafph£me enorme & public contre
Dieu & les Saints, aitquel ii y
a une excommunication attachee, qu*on encourt ipfo fatto.
25. enfin la Sufpenfe qifencourent lesEcclefiaftiques conftituez dans les Ordres sacrez ,
qui vont boire au cabaret sans
neceffite,&
qui
s’enyvrenten
quelque lieu que ce soit.
Tous les pechez reservez a
Notre Saint Pere le Pape , qui
sont commis par des perfon
nes , que le droit exempte d’aller a Rome , sont aussi reservez
a 1’Eveque ; tels sont les Religieux , les femmes & les fil
les, les vieillards , les valetudinaires , St les pauvres.
des C E N S U R E S E C C L E S I A S T I Q U E S .
la
censure est une peine
Ecclésiastique, par laquel
le les Chretiens, pour quelque
peche notable & scandaleux ,
ou pour cause de defobeiflance, sont privez des biens fpirituels , que 1’Eglise communique aux autres Fideles.
ces biens spirituels sont, Je
pouvoir d’administrer ou dc
recevoir les Sacremens , d’afl
/ifter aux divins Offices , de
participer aux prieres des si
de les , d*entrer dans l Eglise ,
d'etre enterre en un lieu beni,
& autres semblables
il n’appartient qu'a ceux
qui ont Jurifdi&ion au for
exterieur de porter des Cen
fures , comme au Pape , aux
Ec
C
L
T I'QJ1 E s;
T59
du crime par lequel il avoic
encouru les censures de l’Eglise j & si par ce crime il avoit
cauf<£ quelque notable prejudice a son prochain, il l’obligera de le reparer, avant que
de lui donner 1’absolution, s’il
le peut , ou il l’en avertira
dans la suite. que si aprester
avoir recouvert sa santé , il
meprifoit de satisfaire a l’un
& a 1’autre de ces devoirs , il
retomberoit dans les memes
censures desquelles il auroic
ete delie.
On divise ordinairement les
censures. 1. En celles qu’on
appelle £ jure , par le droit }
& ab homine, par la personne.
la censure a jure , est celle
qui est ordonnee par un Ca
non , ou quelquautre Loi Ecclefiaftique ; &: on Pencourt
tant que la Loi est en vigueur.
la censure ab homine 3 est ces
le qui est portee par le Supe
rieur , par forme de Sentence
& de jugement , avec quel
que circonstance particuliere
de temps, de lieu, a’acbion, ou
de personne j & elle n’a de
force que pour cette a<£bion,
& dans ces circonstances.
2. On divise les censures en
celle qu’on appelle lata fententia , de Sentence prononcee, ou I on tombe ipfo fatto,
c’est a dire , auffitot qu'on
S ij
E S I i .
EvSques, &c. les Gurez n’ont
pas le pouvoir de porter des
censures : iis peuvent bien
publier celles qui sont decer.
n^es par l’Ordinaire j mais iJs
n’en peuvent pas porter : iis
ne doivent pas même denonces nommement une perfonne, qui a encouru quelque Cen
sure, j>ar exemple un excommunie , sans un Mandement
special du Superieur.
Tout Pretre approuve peut
absoudre des censures que
l’on appelle a jure, c’est a dire,
ordonnees par les Canons ,
pourvu quelles ne soient pas
refervees 5 si elles sont refer
vees , cela n’appartient qu’au
Superieur. Mais a 1’egard de
la censure que l’on appelle
ab homine, il n*y a que le Juge
qui l’a portee , celui a qui il
en a donne le pouvoir, ou son
Succefleur, qui en puisse abfoudre ; si ce neft en perii
evident de mort ^ car pour
lors tout Pretre peut abfoudre de toutes censures. Et en
ce cas le Confefleur sera pro_
mettre au malade , s’il est en
etat de le faire , ou 1’avertira
lors qu’il y sera, que des que
la santé le lui pourra permettre , il se prefentera au Supe
rieur , pour recevoir la Penitence qu’il jugera a propos de
lui imposer , pour reparation
S
140
'
d e s
C
ENSURES'
a commis Paction defendue,
(ans qu’il soit besoin d’autre
jugement. Et celle qu'on appelle ferenda -fententisc, de Sentence qui doit etre prononcee,
ou comminatoire, qui ne con
fient qu’une menaee de porter
des censures ^ mais que le Superieur a droit d’imposer enluite sans autre monition.
On divise encore les Cenfu
res en trois especes, qui sont
PExcommunication, la Sufpense, & Plnterdit.
DE V E X C O M M V niCAtion.
^xcommunicationeft
une
censure Ecclésiastique, qui
retranche les Fideles du corps
de l Eglise , & les pnve du
droit qu’ils avoient aux biens
communs de tout le corps de
l Eglise, avant qu’ils en fuflent
separez.
il y a deux fortes d’Excom.
munication. i. la Majeure. 2.
la Mineure.
L'Excommunication Mineu
re prive de la reception des
Sacremens , laissant toutefois
Je pouvoir cPaffifter au service
divin.
L’Excommunication
Majeu
re prive les Fideles de tous les
biens spirituels , ausquels on
participe dans le corps de 1*Eglise.
L
1. lis sont privez du droit
d’administrer , & de recevoir
les Sacremens.
2. Iis sont privez des prie
res publiques & des Suffrages
communs de l Eglise -y car en
core que les autres Fideles
puissent par des prieres particulieres demander a Dieu leur
Conversion , iis ne le peuvent
pas toutefois par des prieres
publiques j comme en offrant
le Sacrifice pour eux , ou en
difant quelque Collecte a leur
intention. L’Eglise ne prie pour
eux que le jour du Vendredi
Saint.
3. Iis sont privez du droit
d’affifteraux Offices divins,que
le Pretre doit interrompre >
lors qu’il f^ait qu’il y a un excommunie denonce dans son
Eglise, & ne les continuer que
lors qu’il en (era forti; autre
ment il s’expose a la peine de
1’Interdit. C’est pourquoi (1
Je Pretre aiant commence la
Mefle , apperc^oit ou apprend
q u i l y a quelque excommunie
dans l Eglise, ii 1’avertira aussitot de sortir ; St s’il refuse d’obeir , St qu’il y ait sujet de
craindre qu’il n’use de violence, il ceflera entierement, &
quittera les habits Sacerdotaux j si ce n’est qu’il eut com
mence le Canon de la Mefle
car en cc cas il continuera
E
la Communion incluvivement , & puis se retirera
a la Sacriftie pour achever la
Mefle.
4. Iis sont privez de toute
communication avec les autres
Fideles , si ce n’est en cas de
neceifite, & pour leur converfion , oupour le bien de Petat.
5. Iis sont privez aprester leur
mort de la sepulture Ecclesiaftique : c’est a dire, qu’ils ne
peuvent etre enterrez en au_
qu'un lieu Saint, ni dans PEglise, ni dans le cimetiere • &
si on l'avoit fait, 1’Eglise veut
qu’on les de Terre , si leurs
corps peuvent etre diftinguez,
& que le lieu demeure pollu,
&c profane , jusqu’a ce qu’il
ait ete purge 6c reconcilie par
une reconciliation solennelle.
6. Us sont privez du droit
d’elire &c d'etre eius aux Benefices & dignite Ecclesiaftiques.
Et enfin, iis sont privez de
Pexercice de lajurifdiction fpi_
rituelle , & du pouvoir d’ag r
en J uftice.
Quand dans une Ordonnance pont defend , ou pont
commande quelquechofe Sous
peine
dExcommunication ,
sans autre expression, on entend toujours PExcommunication Majeure.
Lors qu'on publie des Mojusqu'a
.
141
nitoires decernez par POrdinaire, afinde revelation,6c que
pont ordonne a ceux qui ont
connoissance de ce qui y est
contenu, de le reveler Sous pei
ne d’Excommunication , c’est
une censure comminatoire.
Mais lors qu’aprester les trois
Monitions on prononce & on
fulmine
PExcommunication
par Sentence de l'Ordinaire ,
alors ceux qui n’obeifTent pas,
& qui sont dans la coutumace,
encourent une censure de Sen
tence prononcee.
ces Monitoires contiennent
un Commandement Ecclesiaftique , par lequel on enjoint
Sous pcine d’Excommunication
aux Fideles qui retiennent le
bien d’autrui, de le reftituer a
la partie qui se plaint, & de sa.
tisfiire audommage qu’ils ont
cause ^ a ceux qui ont connoifTance d’une chose cachee,
de la reveler a 1’EgIiie dans
un certain temps.
C’est pourquoi en vertu de
ces Lettres Monitoires , ceux?;
qui retiennent le bien d’autrui
sont obligez de le rendre , &
de reparer le tort qu’ils ont
cause 5 & ceux qui ont connoiftance des choses qui y sont
contenues, doivent declarer ce
qu’ils en flavent au Juge Ecclefiaftique, ou a la personne
par lui defignee, dans le temps
S iij
c c l e s i a s t i
q j i
e
s
142
des Ce
prescrit. Et s’ils refusent cTobeir a 1’ordre de 1'Eglise, iis
commettent un peche notatable de defobemance ■, &c s’ils
y perfeverent jusqu’a ce que
la Sentence d’Excommunication soit fulminee, iis encourent 1’Excommunication qu'on
appelle lata sentencia; de la
quelle iis ne peuvent etre ab
Sous que par le Superieur, qui
a decerne la Sentence d’Excommunication , ou le Mandement d'excommunier.
il
y a pourtant des perfonnes qui sont exemptes de I’obligation de reveler sur les
Monitoires. 1. Tous ceux qui
ne le peuvent faire sans craintdre raisonnablement de s’attirer un dommage considerable, soit en leurs personnes,
soit en leurs biens. 2. les
Clercs , lors que leur revelation peut contnbuer a la mort
ou a la mutilation de quelqu’un. 3. les parens jusqu'au 2'.
degre inclusivement, & même
jusqu'au 4'. s’il s’agit de mort
ou d’infamie nocable. enfin,
tous ceux a qui la chose dont
on veut avoir revelation , a
ete communiquee Sous fobligation du secret naturel, soit
pour leur demander confeil ,
ou afliftance , ou autrement j
comme les Medecins, les Avo
cats,!es Sage-femmes, &c au-
NsUReS
tres personnes, que l’on consulte a cause de leur capacite
ou de leur emploi.
Si toutefois il s’agissoit de
crimes qui duflent porter un
prejudice tres-notable a la Religion ou a PEtat^par exemple,
du crime d’herefie, ou de lezeMajefte , personne ne seroit
exempt de 1’obligation de re
veler ce qu’il f<jauroit , parce
que le bien public doit etre
prefere au bien particulier.
il
n’y a que 1’Eveque ou son
Official qui puissent decerner
des Monitoires s & ce ne doit
etre que pour une cause legi
time , &c non commune, com
me dit le Concile de Trente,
sur la requilition d’une partie
qui se plaint , pourvu que ce
ne soit ni un Heretique , ni
un Schifmatique , ni un Ex
communie.
Quand les Curez auront re^u 1’Ordre de 1’Eveque ou de
1’Official, de publier un Monitoire, iis le publieront au Pro
ne de la Meile Paroilliale, par
trois Dimanches confecunfs,
felon la forme qui sera marquee ci-aprester ’• iis fulmineront
aussi TExcommunication, sans
attendre d’autre Mandement
ouOrdonnance des Superieurs,
si ce n’est en cas d’opposition.
Et lors qu’ils seront ces fortes
de publications, iis seront con-
E
CCL
ES1
ISTI QJU E S.
34J
Office , &c Benefice Ecclesia
ftique , en tout, ou en partie,
pour un cercain temps , ou
pour toujours,
On divise la Sufpenfe en
deux especes,
la premiere est la Sufpenfe
des Saints Ordres, ab Ordine.
la Seconde est la Sufpenfe
de 1’Office , & du Benefice j
ab O fficio , 6c Beneficio.
la Sufpenfe des Saints Qrdres prive un Ecclésiastique de
1’exercice des fonctions de ses
Ordres. Et il faut remarquer
que si la censure le prive des
son<5tions de tous ses Ordres,
il n’en peut exercer aucune
/ans tomber dans l’irregularite.
que si etant portee contre un Pretre , elle le prive
des son£tions de la Pretrife,
il peut exercer les fonctions
des Ordres inferieurs a la pre
trife , sans encourir aucune
peine.
la Sufpenfe de 1’Office &
duBenehceeft celle qui prive
de 1’Office &c de laJurifdi£tion
Ecclésiastique, quiapparcient «i
une personne a cause d’un Be
nefice ou d’une Dignite Eccle
DE la SV SP E N S E . fatigue , comme de nommer
Sufpenfe est une Cen & de presenter a un benefice,
sure, par laquelle une per & de toute autre juridiction
sonne Ecclésiastique est privet au for exterieur.
Une même personne peuc
de Pexercice de son Ordre ,
noitre au peuple , combien
ses censures de 1’Eglise sont a
craindre, quel raal c’est d'etre
fepare de la Communion des
Fideles •, d’6tre livre a Satan,
& avec quelle peine 5t quelle
douleur rEgliie se voit obligee d’emploier ces remedes
extremes , pour punir la re_
bellion, & la defobeiflance de
ses enfant.
Si un Cure, a quelque raison
importante qui l'em peche de
publier un Monitoire , ii s’adreflera a Monseigneur TEveque, ou a son Official, pour
apprendre d’eux ce qu’il doit
faire.
Celui qui n’aura pas revele
ce qu'il fc^ait , avant que la
Sentence
dExcommunication
ait ete fulminee , n’est pas
pour cela exempt de le decla
rer : il y est oblige tant que
sa declaration peut servir} sinon il doit reparer le dom_
mage qu’il acaufe, faute d’avoir revele , &: outre cela se
faire absoudre par le Supe
rieur , de PExcommunication
qu’il a encouruc par sa. contumace, & sa defobeiflance.
la
H4
d e s
C e n s u
£tre frappee en même temps
de ces deux fortes de Sufpenses , ou d’une seulement. Et
quand dans une Ordonnance
l’Eveque commande ou defend quelque chose Sous peine
de Sufpenfe sans aucune reftri£tion j cette Sufpenfe s’entend
des Ordres, de POffice &c du
Benefice ^ St celui qui l*a encourue est prive de toutes les
fonctions Ecclesiastiques , &
de tous les droits qui en .de
pendent.
il
y a plusieurs cas ou les
Ecclesiastiques tombent dans
la Sufpenfe portee par les Canons, dont voici quelques ex
emples.
i. Lors qu5ils rec;oivent les
Saints Ordres, n’aiant pas encore atteint l’age regie par les
Canons pour les recevoir • soit
qu’ils supposent un faux extrait Baptistaire, ou qu’ils imposent verbalement a leur Eveque j & ceux qui obtiennent
une dispense d’age sur un faux
expose.
i
Lors qu'ils recoivent les
Ordres d'un autreEveque que
de celui de leur Diocese, sans
avoir auparavant obtenu de
lui des Lettres dimifToires.
3.
Lors qu ils recoivent un
Ordre Superieur sans avoir
rc^u 1’inferieur; par exemple,
la Pretrife avant le Diaconat.
r e s
4. Lors que sans dispense 1 Is
recoivent les Ordres hors les
temps destinez pour l’ordination.
5. Lors qu’ils recoivent en
un jour plusieurs Ordres sacrez , sans en avoir obtenu
dispense.
6. Lors qu’ils
ont donne
de 1’argent pour recevoir les
Saints Ordres.
7. Lors qu’au mepris des
Regles de l’Eglise, iis donnent
la Sepulture Ecclésiastique a
ceux qui en doivent etre pris
vez par 1’ordre de TEgli/e ,
quand iis meurent sans avoir
fait penxtence , & sans avoir
ete reconciliez a Dieu & a l’Eglise.
les Ecclesiastiques qui vio
lent la Sufpenfe portee contr’eux , en difant la Messe, ou
en faisant queque’autre sonclion Ecclésiastique , tombent
dans 1’irregularite , de laquelle
iis ne peuvent etre relevez que
par le Pape,si leur contravention etoit publique , ou si elle
a ete portee au for contentieux.
Quand la Sufpenfe n’est que
pour un temps limite , celui
contre qui elle a ete prononcee en est delivre , lors que
ce temps est expire, & qu’il a
subi la peine , qui lui etoit impofee par son Superieur pour
rcparation
E c c l e s i a s t i
reparation de son crime : si
elle est pour toujours & sans
limitation , il u’en peut etre
delivre que par 1’absolution de
son Superieur.
DE L' 1N T E R D I T .
'Inter dit est une censure
Ecclésiastique, par laquel
le lEglife defend l’d'usage des
Sacremens, les divins Offices,
& c la sepulture Ecclésiastique.
On divise 1’Interdit , en
Interdit local , personnel &;
mixte.
L’Interdit local est celui qui
tombe sur les lieux; comme,
lors que 1’Eveque defend de
celebrer les saints Mysteres &
1’Office divin , & d’enterrer
dans certaines Eglises, ou Cimetieres , a cause de l’indecen_
ce ou profanation.
Llnterdit personnel est lors
que 1’Eglise, pour quelque cri
me & defobeifTance notable
& scandaleufe, prive certaines
personnes de 1’d'usage des Sa
cremens , de 1’alfiftance a l’Office divin, & de la sepulture
Ecclésiastique.
Llnterdit mixte comprend
l'un & l’autre , & tombe sur
ses personnes & sur les lieux.
On divise encore llnterdit,
en Interdit general , par lequel tout un lieu, comme une
L
q j i
e
s
.
J
4;
ville toute entiere, ou un village, ou tous les Habitant de
ce'lieu sont interdits ; & en
Interdit special & particulier
par lequel quelques endroits
d’un lieu , comme quelques
Eglises d’une ville , ou quel
que personnes dc ce lieu sont
interdites.
Si llnterdit n’est que pour
un temps , & que ce temps
soit determine , lors qu’il est
pafTe , llnterdit celle sans
qu*il soit besoin d’aucun juge
ment des Superieurs pour le
lever : si le temps n’est pas
determine , & qu’il depende
de quelque condition , 1’In
terdit cesse aussi-tot que Ja
condition qui etoit mise est
accomplie : par exemple, lors
que 1’Eveque interdit une Eglise jusqu’a ce qu’on ait fait
certaines reparations •, ou un
cimetiere, jusqu’a ce qu’il soit
ferme 5 ou une personne qui
n’a pas fait ses Paques , jufqu'a ce qu’elle ait satisfait a
1’Eglise & c a son devoir • lin
ter dit dure tant qu’on n’a pas
fait ces choses, & il cesse lors
que les reparations sont faites,
que le cimetiere est ferme,
& que la personne a satisfait
au precepte de l Eglise.
Et d’autant qu’il y a des Sa
cremens qui sont absolument
necessaires pour le falut ^ com-
T
146
des Ce
me le Bapteme, & la Peniten
ce ^ 1’Eglise j qui ne veut pas
que personne perifle, permet
qu’on baptife les enfant dans
le temps de 1’Interditj qu’on
reconcilie les pecheurs qui ont
recours a la Penitence, pourvu
qu’ils ne soient pas excommuniez , & qu’ils n’aient pas ete
denoncez Interdits : car en
ce cas on ne les doit point re
cevoir au Sacrement de Peni
tence, qu’a l’article de la mort,
& qu’ils n’aient satisfait a PE
glise. Et elle permet aussi de
donner 1’Eucharistie pour via
tique aux moribons reconciliez a Dieu & a l Eglise ; pour
vu qu’on fasse tovites ces cho
ses sans bruit StSolennite, en
gardant toutefois la decence,
qui doit accompagner la saint
tete de ces a&ions.
il
est permis aussi dans un
Interdit
general
d’aflembler
une fois le mois , ou une fois
la femaine le peuple qui est interdir,dans une Eglise qui n’est
point interdite , pour lui an_
noncer la parole de Dieu, &
Pexciter au regret & a la re
paration du mal pour Iequel
il a encouru cette peine.
L’Eglise souffre aussi que
dans 1’Interdit general les pre
tres qui ne sont point foiimis
a cette peine , celebrent la
Melfe une fois la femaine dans
NSURES
les Eglises Paroiffiales interdites , pour consacrer le corps
de J e s u s-C H K . I S T , & renouveller les hofties qu’on doit
garder pour le secours des ma
lades , pourvd que cela se fasse
a huis clos , sans bruit , sans
sonner les cloches , & qu'on
nJy laisse entrer ceux qui sont
foumis a Plnterdit.
Lors qu’une Eglise est inter
dite, les Pretres feculiers ou re
reguliers n’y doivent pas dire
la Mefle , ni celebrer 1’Office
divin , si ce n’est dans le cas
& en la maniere qu'on l’a observe ci-devant : & lors qu’ils
en ufent autrement , iis tombent dans Pirregularite , de
laquelle iis ne peuvent etre
relevez que par le Pape , si
elle est notoire , ou par PEveque , si leur contravention
est secrette. Iis tombent dans
la même peine, s*ils enterrent
dans une Eglise, ou un Cime
tiere interdit • ou si etans in
terdits eux-memes , iis ont la
temerite d5exercer leurs sondions.
les Jacques qui ont ere
declarez interdits, ne peuvent
assister au Service divin j & si
au mepris des Ordres de PE
glise iis entreprennent d’y assi
fter , iis meritent qu’il soit
procede contre eux par 1’excommunicacion,
E
c c l e s i a s t i
Si le Pretre apperqoit, ou est
averti , qu*il y a dans 1’Eglise
une , ou plusieurs personnes
interdites publiquement , il
doit les avertir de sortir ,
s’ils refusent de le faire, il ne
doitpoint celebrer 1’Office divin en leur presence, & il le
doit interrompre s’il eftcom.
mence : ce qui se doit aussi entendre du Sacrifice de la Mef.
se} si ce n’est qu’il eut com.
mence le Canon : car en ce cas
il doit continuer jusqu’a la
Commumoninclufivement,
&
ensuite le retirer a la Sacriftie,
ouderriere l’Autelpour achever la Mefle.
Si les Pretres feculiers ou
reguliers , exempts ou non
exempts , celebroient volontairement 1’Office divin en
presence des personnes inter
dites , ou leur administroient
les Sacremens publiquement,
iis tomberoient dans Pinterdit de 1’entree de 1’Eglise la
ta fcntentia , duquel iis ne
q j i
e s
.
H7
pourroient etre ajbfous, qu’ils
n’eu{Ient satisfait a PEglile
lelon le jugement du Supe
rieur Ecclésiastique , dont
iis auroient meprise la Cen
sure.
de l'jkkegvlakite\
’Irregularite est un em.
pechement Canonique ,
qui rend les Fideles inhabiles,
ou a recevoir les saints Or
dres , ou a les exercer , lors
qu’ils les ont re^us.
Cet empechement vient de
quelque crime ou defaut: ces
dcfauts sont exprimez dans
les saints Canons.
Et d’autant que Pirregularite est plutost un empeche
ment a recevoir & faire les
son&ions des Ordres, qu’une
censure Ecclésiastique 5 on a
juge a propos de mettredans
le Sacrement de POrdre ce
que pont doit expliquer de Pirregularite.
L
CE QJJE LE CONFESSEUR D O I T
faire, pour se preparer a entendre
les Confeflions.
E
L
Confeffeur
avant
que
(Valler
pour entendre les Confejjions
au
Confejfional,
, doit se recueillir un
peu de temps pour conjiderer L importance de L’ aElion qu ii
ya faire 3 fg) demander inflamment a Dieu la %race d'ad-
Tij
Du Sacrement
rniniflrey ce Sacrement pour sa, gloire : a cet ejfet il
pourra dire le.s prieres fulvantes.
-f. Deus in adjutorium meum intende.
Domine ad adjuvandum me feftina.
f. Cor mundum crea in me Deus.
Et Spiritum redtum innova in vifceribus meis.
ir. Domine exaudi orationem meam.
9*. Ec clamor meus ad te veniat.
Oremus.
Omine Jesus Chrifte
qui fandtum hoc & faluttare Sacramentum , purificandis animabus mifericorditer inftituifli, refpice preces humilitatis mex,
meque qui primus gratia tua indigeo y ab omni peccati contagione purffica & conserva , ut Sacramen
tum hoc digne & cum fvud:u valeam miniftrare. SuC
cipe etiam Domine humilem orationem quam fundo
pro famulis & famulabus tuis qui ad Poenitentiam ac
cedunt , ut des illis ipiritum verae compunctionis , in
tegritatem fincerae Confeffionis, & ftudium dignae satis£i<5li6nis. Qui vivis & regnas in faecula feculorum,.
Amen.
1 4 &
D
,
L ’ O RDRE ET la MANIERE D ’ A D MIniftrer le Sacrement de Penitence.
E "Pretre etant affis dans le Confefional
revetu
d‘un surplis , (djr aiant la tete converte j le Peni
tent se proflernera a deux genoux a, ses pieds 3 sans couf
fins ou autres choses semblables, les mains nues joinstes ^ la tete decouverte (g) sans epee si c est un homme s
g) il sera le signe de la Croix , en difant:
In nomine Patris} ^ & Filii & Spiritus fanfti. Anien.
L
,
de P e n i t e n c e :
1 4 9
Ou bien en Frangois :
Au Nom du Pere, & du Fils , & du Saint esprit,
ensuite , il dira:
Benedic mihi Pacer , quia peccavi.
Ou bien en Franqois.
Mon Pere , donnez-moi la Benediction ; car jai
•
Le Pretre aiant ote son bonnet, dira,: Dominus fit
in corde tuo & in labiis tuis , ut vere & integre con
fitearis peccata tua ; in nomine Patris , ►p &: Filii , &
Spiritus fandti. Amen. En faisant le signe de la croix sur
le Penitent.
Le Pretre s etant couvert (djr $'etant mis dans une
poflure decente , preflera toreille pour ecouter avec at~
tention tom les pechez^ que le Penitent lui declarera.
Le Penitent dira d'abord Confiteor Deo , jusqu 2
mea culpa : ou en Franqois , je me coniefle a Dieu,
jusqu a ces paroles, j en dis ma coulpe. il dira ensuite
au Confeffeur, combien il y a de temps qu'il na confefe
ses peche^, & s'il a accompli la penitence qu'on lui
avoit imposee dans sa derniere confession , g) il sera
une confession enti ere claire ft) difiincle de tous ses pe~
che\3 de leur nombre ft) de leur effece >fansy rien meler
de superflu , sans nommer les personnes avec lesquelles il pourroit avoir peche 3 ni declarer les pechez. d?autrui; ce que le Confeffeur ne doit pas souffrir.
aprester que le Penitent aura explique en sa maniere
tous les peche^ dont il se croit coupable , le Pretre L'in
terroger a y s il le juge a propos. ensuite le Penitent
rentrera un peu en lui-nieme pour concevoir produit parre un ^veritable regret d'avoir offenfe Dieu 3 (&?* dira:
T nj
Du Sacrement
Mon pere , je rnaccufe generalemcnt de tous les
pechez que je pourrois avoir commis , & defquels il
ne me souvient pas ; j’en demande pardon a Dieu ,
& m’en repens veritablement , & je propose de ne
1’ofFenfer plus , moiennant le secours de sa grace.
Le Penitent achevera le Confiteor , (dj- dira, en fra-i
pant trois fois sa poitrine : mea culpa , mea culpa ,
mea maxima culpa , &c.
Ou bien il le continuero, en Tranqois y s il V& com
mence en cette langue.
Cependant le Pretre sera quelques reflexions , fut
le nombre (ejr la qualite des peche^ du Penitent , ftj lui
aiant donne les avis necessaires pour sa Conversion, il lui
imposera la penitence , £$* aiant ote son bonnet, dira:
Mifereatur tui omnipotens Deus 3 &c dimiflis pec
catis tuis perducat te ad vitam aeternam.
puis t enant la main droite eleve e (e$r etendue sur le
Penitent, il ajoutera :
Indulgentiam , abfolutionem , & remiffionem
peccatorum tuorum tribuat tibi omnipotens & miiericors Dominus. Amen.
Si le Pretre juge a propos de refuser ou de differer
1''absolution : il donnera seulement ici une fmple benediffion au Penitent , aprester L3en avoir averti; (dfr il la
donnera la tete couverte, de peur qu'on ne s3 apperqoive
que le penitent ria pas requ l’absolution.
Si le Pretre donne labfolution il dira, t enant tou
jours la main elevee vers le Penitent.
Dominus nolter Jesus Chriftus , qui est fummus
Pontifex , te abfolvat , ( puis s etant couvert j & ego
autoritate mihi ab eo concefla , ablolvo te primum
*S°
d e
P e n i t e n c e .
i f i
ab omr>i vinculo excommunication , fufpenfionis &
interdit&i , in quantum poflum, & indiges : deinde,
ego te ablolvo a peccatis tuis, in nomine Patris, ^ &
Filii , & Spiritus fan£ti. Amen.
Si le Penitent est un Laique3on omct le »/qui n'ait£,fufpenfi6nis.
Le Pretre utera son bonnet (&r ajoutera la, prtere
fuivante.
Pallio Domini noftri Jesus Christi , merita beatre
Maria; Virginis , & omnium San&orum , & quidquid
boni feceris , & mali fiiftinueris , fint tibi in remiflionem peccatorum , augmentum gratias , & praemium
vita; aeterna;. Amen.
Dans les Confejfions des personnes qui se confejfent
fouvcnt y (efr dont les Confejfions Jont courtes , on peut
omcttre Mifereatur, Scc. (e$r il suffira de dire Dominus
nofter Jesus Chriftus, Scc. jusqu a Pallio Domini, Scc.
Si le Penitent etoit sur le point de mourir , qu'il
riy eut pas ajfcz^de temps pour reciter labfolution entiere 3 comme elle est conte nue ci-dessus ; le Pretre se
contentera en ce cas de fabfoudre , en cette maniere :
Ego te ablolvo ab omnibus cenfuris & peccatis, in
nomine Patris , & Filii, & Spiritus fan£H. Amen.
Aux enfant qui sont incapables d'absolution , il faut
seulement leur donner la benediSlion , en difant: mise
reaturtui ,.-&c. (e>r Indulgentiam, &c. On pourra aussi
se fefuir de l'oraifon Juivante pour les benir 3 soit lors
qu'ils sont malades , ou qu'ils sont en santé.
Omine Jelii Chrille
qui dixifti
finite parvu
los venire ad me , talium enim est regnum cae
lorum j super hunc parvulum ( hos parvulos ) tua; be
nedictionis gratiam mfunde , ut gratia 3 state & la-
D
,
:
152.
D u
S a c r e m e n t
jnentia apud Deum &c homines proficiens (proficientes)
lalutem confequatur ( conlequantur ) aeternam. In no
mine Patris , ^ & Filii , & Spiritus lanati. Amen.
Si le Penitent en se confeffant, ou même avant que
£ avoir commence a se confejfer , vient cL perdre la pa
role } le Pretre tachera de connoitre ses peche\ en les
lui faisant exprimer par fignes ou autrement i les
aiant connu comme il pourra , quand ce ne seroit qu'en
general , ou le Penitent aiant seulement temoigne , soit
en presence du Pretre ou de quelques temoins dignes de
soi 3 le desir de se confejfer 3 il lui donnera r absolution.
L ’ O R D R E E T l a M A N I E R E
dabfoudre un excommunie au for exterieur.
L
Ors qu'un Pretre aura requ de son Superteur le pou
voir d’absoudre quelquun d‘une Sentence d Excommunication , ft) que dans la Commifjion qui lui ejl adres
fee , on lui prejcrit une forme particuliere , il la doit
suivre ponSluellement: que Jl eUe porte d'absoudre felon
la forme accoutumee de L'Eglise 3 voici ce qu ii faut obPremierement, le Pretre sera enforte que l'excommunie
avant toutes choses Jatisfaffe, sil le peut, a. la perjonne
qu'il a offenfee par le crime pour lequel il a encouru
T Excommumcation: que sil ne le peut, alors il C obliger a
de donner caution suffisante , ou du moins lui sera promettre par ferment de satisfaire au plutot.
Secondement , si le crime pour lequel il a encouru
l'Excommunication, est enorme, il lui sera faire ferment
dfobeir a ce qui lui sera ordonne de la part de l'Eglise
sur
d e
i#
P e n i t e n c e .
ftr cela : ft) principdement de ne plus contrevenir au
Canon ou decret qu'il a <viole.
Troifiemement, il lui imposera, une penitence proportionnee a son peche, si ce n'est qu'on lui en eut impose
une aupxra.va.nt, fg) qu'il leut accomplie.
Ghiatriemement, si lexcommunication a. ete publique ,
il le doit absoudre publiquement en la, maniere qui va.
etre dite : mais si f ex commumcation est secrette , il faut
fciilement prononcer la, forme ordinaire de tabfblution ,
en commendant par ces mots , Dominus nofter Jefiis
Chriftus , &c. comme 'a la, page Juivante.
Voici la, ceremonie qu'on doit observer pour absoudre
publiquement.
Le Pretre aiant une etole <violette sur son surplis ,
s etant a [fis (djr couvert, sera, reciter 2 genoux au Peni
tent le Pseaume Mifercre mei Deus , &c. tout entier
avec le Gloria Patri , &c.
ensuite, le Pretre se lever a, (dfr etant decouvert3 dira:
Kyrie eleilon. Chrifte eleifon.
Kyrie eleifon. Pater nofter, tout bas jusqu au f. Et ne
nos inducas in tentationem.
Ri. Sed libera nos a malo.
f. Salvum fac fervum tuum ( ancillam tuam. )
iji. Deus meus fperantem in te.
f. Nihil proficiat inimicus in eo ( ea. )
Et fils iniquitatis non apponat nocere ei.
f. Efto ei Domine turris fortitudinis.
jp. A facie inimici.
i/. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. Et cum Spiritu tuo.
V
i
;4
D u
S a c r e m e n t
’
Oremus.
Eus , cui proprium est mifereri femper &c par
cere , fufcipe deprecationem noltram , ut hunc
famulum tuum que M. ( hanc famulam tuam quam )
excommunication sentencia conftringit , miferatio
tux pietatis clementer abfolvat. Per Chriftum Domi
num noftrum. Amen.
Le Pretre s etant affis } dira:
Dominus nofter Jesus Chriftus , qui est fummus
Pontifex, te abfolvat (puis s etant couvert) & ego aucto
ritate ipsius , & fandHflimi Domini noftri Papse , ( ou
Illuftriflimi Episcope N. ou talis Superioris) mihi commifla, abfolvo te a vinculo excommunication quam
incurrifti, ou incurrifte declaratus (declarata) es propter
tale fadtum, ou caufam ( il faut exprimer la cause ) &c
reftituo te Communioni & unitati Fidelium , & fandtis
Sacramentis Ecclesia? , in nomine Patris , & Filii 3
& Spiritus fan£H. Amen.
Si la Commijjion ne prescrit aucune forme particuliere,
fgjne porte pas même d3abfoudre, in forma Ecclesia? confueta, il ne laiffera pas neanmoins , si le cas est enorme,
de se servir des prieres de la ceremonie qui viennent
d'etre marquees : mais si le peche neft pas si gtief, il
pouvra Vabfoudre , en difant:
Dominus nofter Jesus Chriftus , qui est fummus
Pontifex , te abfolvat, & ego , &c. comme ci-dessus.
Mais au for interieur le Confeffeur 5 qui a le pouvoir
d?absoudre un excommunie , lui donnera i absolution se
lon la forme commune estprescrite en l* absolution f aeramenteli* j page ijo. iji.
D
d e
P e
n
i t e r
c
e
:
i
/ ;
la M A N I E R E . D ' A B S O U D R E
un excommunie aprester la mort.
S
I un excommunie en mourant a donne quelque mar~
que de contrition j afin qu'il ne soit pas prive de la,
sepulture Ecclésiastique, (dy- qu'il soit aide des Suffrages
de 1'Eglise , on le peut absoudre en cette manter e.
Si le corps n est point encore mis en terre , on lui don
nera 1'absolution comme il est dit ci-aprester on le mettra en terre sainte.
S3il a ete enterre dans un lieu profane} on Ven otera3
si cela si peut commodement , ig) aprester Vavoir absous %
on le mettra dans un lieu saint. S’il ne peut etre de Terre\
le Pretre lui donnera l absolution.
que s’il a ete enterre dans un lieu saint, on ne l en
tirera point; mais le Pretre dira, sur la sepulture l'Antienne , Secundum, ensuite le Pseaume, Miferere mei
Deus , Scc. tout entier. Puti il repetera , Secundum
magnam mifericordiam tuam Domine miferere mei ,
& exultabunt ofla humiliata.
Et s’etant couvertil lui donnera /’absolution>en difant:
Auctoritate mihi concefla, ego te abfolvo a vinculo
excommunication , quam incurrifti , ou incurrffle
declaratus ( declarata ) es propter tale fadtum, &c. &
refKtuo te Communioni Fidelium, in nomine Patris ,
* & Filii, & Spiritus fandti. Amen.
Et ensuite s3etant decouvert il dira le Pseaume Deprofiindis , a la fin Requiem sternam dona ei Domine.
%t. Et lux perpetua luceat ei.
Kyrie eleilon. Chrifte eleifon.
Kyrie eleifon. Pater noller , tout bos.
Vij
D u
i$6
S a c r e m e n t
f. Et ne nos inducas in tentationem.
yt. Sed libera nos a malo.
f. A porta inferi.
yt. Erue Domine animam elus.
f. Requiefcat in pace. 92. Amen.
f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. Et cum Spiritu tuo.
Oremus.
A quaefumus Domine animas famuli tui que M.
(famulae tuas quam) excommunication fenten
tia conftrinxerat, refrigerii fedem, quietis beatitudinem, &c fuperni luminis claritatem. Per Chriftum Do
minum noftrum. yt. Amen. .
D
,
,
Jl jettera. de l*eau-benite sur le corps.
DE
la
MANIERE
DABSOUDRE
DE
la
Sufpenfe ou de 1’Interdit, & de difpenfer de 1’irregularite , soit au Tribunal ou hors du Tribunal de
la Penitence.
I un "Pretre a requ la CommiJJion d'absoudre quelqu'un de la Sufpenfe ou de 1'Interdityquoi qu ii riy Ait
Aucune Pormule determinee, il pourra se servir de celle-ci.
Le Penitent etAnt a genoux dira Confiteor, fkc.le pre
tre Mifereatur, &c. Indulgentiam, dcc. puis et Ant couvert.
AuCloritate mihi a N. tradita ego abfolvo te a vincula
fufpenfionis , quam , ou interdicfti , quod , propter
tale sa<5him, ou caufam ( en exprimAnt la cause) incurrffti, ou incurrifle declaratus ( declarata ) es. In no
mine Patris, ^ & Filii , 8t Spiritus fan£ti. Amen.
Si le Pretre a requ aussi le pouvoir de difpenfer de
S
d e
P e n i t e n c e .
i j
7
Virregularite, aprester lui avoir donne l'absolution de ses
peche^, il dira tout de Juite.
Et eadem au&oritate difpenfo tecum super irregularitate, ou irregularitatibus (sil y en a plujieurs,) quam,
ou quas, ob talem , ou tales causas ( en exprimant les
caujes) in curri fli: &c habilem reddo, & reftituo te executioni ordinum &: officiorum tuorum, in nomine Patris , ^ & Filii, &c Spiritus fandi. Amen.
que si le Penitent n avoit aucun Ordre , le Pretre
dira : Habilem reddo te ad omnes Ordines fufcipidndos , ou ad alia, felon qu'il ejlporte dans la Commijfion.
que si la Commijfion porte pouvoir de remettre le
Penitent en la legitime jouissance de ses Bene fice s , (ejr
de lui accorder les fruits qu'il en a mal re$us, le Pretre
ajoutera :
Et reftituo tibi titulum , ou titulos, beneficii, ou be
neficiorum , & condono tibi frudhis male perceptos,
in nomine Patris, ►J* & Filii, «& Spiritus famfti. Amen.
ll faut que le Pretre prenne soigneusement garde
dans ces absolutions (dj* dans ces diffenfes , de n exceder
en rien le pouvoir qui lui aura ete donne.
L’ORDRE DA B S O U D R E DE L’HERESIE.
VEveque donne a un Pretre le pouvoir d'absoudre
SIquelquun
de 'herefie , le Pretre prendra soin de
1
rinfiruire des principaux points de la soi de r Eglise
Catholique, (drj principalement de ceux qui ont servi de
pretexte a la separation de ceux de leur fette : il lui
demandera plusieurs fois , s'il veut quitter 1'herefie q)
rentrer dans le sein de VEglife 3 par une picine (g) entiere
V iij
ij8 • D u S a c r e m e n t
njolonte dc menager son falut , g) de faire profession de
la soi Catholique ; aprester qu'il l’aura, fuffijamment
instruit, & qu ii aura, reconnu en lui un weritable desir
dc rcntrer dans Vunite de l'Eglise j le jour a(signe etant
venu, le Pretre re<vetu de Jurplis (djr d’' etole } q) le
Penitent etant a genoux, il Vinflruira encore en public
de tout ce qu'un <veritable Catholique doit f avoir 3 ft)
lui sera l'exhortation Juivante.
D
Icu qui vous inspire le dessein de vous unir a
son Eglise, dont 1’esprit de Schisme vous avoit
jusqu a present eloigne, vous fait une grace tres-confiderable • puifquil vous donne aujourd'’hui la vie fpirituelle, qu'il vous decouvre les veritez de la Religion,
& vous delivre de 1’esprit d’erreur & de mensonge. L'Eglise qui est 1’epouse de Jesus-Christ vous re^oit aussi
dans son sein , pour vous servir comme d un port salutaire , ou 1’esprit de charite & d union rendra effi
caces toutes les choses, qui ne vous ferviroient de rien
pour votre falut , durant le temps que vous en feriez
iepare j les Sacremens , les aumones , & le martyre
même etant inutiles hors de 1’Eglise Catholique.
Mais comme cette même Eglise contient le de'poft
de la Dodlrine que Jesus-Christ lui a confie, elle
oblige tous ses enfant d’embrafTer avec une parfaite
foumiflion toutes les veritez quelle leur propose ; &
on ne doit pas craindre de se tromper en s’y soumettant j puisqu'’elle enseigne les veritez quelle a puifees
dans les Ecritures , ou quelle a regues par la Tradition , & qui sont les memes que Jesus-Christ a
revelees a ses Apotres , sans qu'on y ait fait aucun
changement.
d e
P
e n i t e n c e
.
i
; 9
les explications dont elle a ete obligee de temps en
temps de confirmer la soi de ses enfant , ne contiennent pas des verite z nouvelles , ce sont les memes
dogmes, dont elle a pris la defenfe pour conrondre
la nouveaute & 1’opiniatrete des heretiques.
Renonce z donc a 1’esprit de nouveaute : quiftez cet
esprit d’erreur & de division , & fbuvenez-vous que
vous ne pouvez avoir Dieu pour pere, si vous ne reconnoiflez 1’Eglise Catholique , Apoflolique & Romaine
pour votre mere •, & que comme le deluge enveloppa
dans ses abimes, tous ceux qui ne furent pas assez heureux pour etre enfermez dans lArche de Noe , de
même ceux qui ne se trouveront pas dans sa Commu
nion, n’auront point de part a cette Eglise triomphante,
que J e s u s - C h r i s t a e'tablie par sa PafTion & par
sa Mort.
*
Et vous Chretiens, remerciez Dieu de ce que par
sa bonte il vous a fait elever dans 1’Eglise Catholique ,
que vous y avez ete inftruits dans ses veritez, & nourris de ses Sacremens y & priez-le de tout votre coeur,
qu’il vous fasse la grace de mourir dans son sein, d’obeir exa&ement a ses Loix , & d’y demeurer inviolablement attachez , puisque hors de sa Communion il
ne peut y avoir ni veritable piete, ni aucune esperance
de falut.
Lexhortation finie , le Pretre sera au Penitent les
interogations suivantes.
D. est-ce librement & sans contrainte que vous defirez maintenant abjurer votre herefie, & embrassser
la soi Catholique, Apoftolique & Romaine?
Otii, Monsieur.
1
6o
D u
S a c r e m e n t
D. Ne croiez-vous pas tous les articles de soi contenues dans le Symbole des Apotres?
yt. Oiii.
D. Ne croiez-vous pas aussi toutes les veritez que l’Eglise Catholique a decidees dans ses Conciles,
& specialement dans le Concile de Trente , contre
les nouveautez de Luther & de Calvin ?
yt. Oiii.
D. Ne voulez-vous pas embrassser toutes les veritez
qui sont contenues dans la Profefhon de soi, dont
1’Eglise Catholique (e sert , &c dont vous allez faire
ou entendre la lecture ?
Oiii.
puis le Penitent i
genoux lira la Profej?ion de soi
fuivante
:
Jlinciement
(efr
par
s'il
ne
un
son coeur (d?-son attention,
J
fait
autre
pas
,
lire
en
,
on
la
sera
1’avertijfant
,
d'y
lire
di-
joindre
E N. croi & confesse par une ferme soi tous & un
chacun les articles contenus au Symbole de la soi,
dont use la Sainte Eglise Romaine. A fgavoir : Je croi
en Dieu le Pere Tout-puissant, qui a fait le Ciel & la
Terre , & les choses vifibles & invifibles : & en un
feul Seigneur J e s u s-C h r i s t Fils unique de Dieu ,
& ne' du Pere avant tous les Siecles : Dieu de Dieu ,
lumiere de lumiere , vrai Dieu du vrai Dieu ; qui n’a
pas ete' fait, mais engendre ; qui na qu'une même
fubfhmce que le Pere , & par qui toutes choses ont
ete faites; qui est defeendu des Cieux pour nous hommemes , & pour notre falut , & aiant pris chair de la
Vierge Marie par 1’opcration du Saint esprit, a ete fait
homme -y qui a ete aussi Crucifie pour nous , Sous
Ponce
'de P e n i t e n c e :
i6i
Ponce Pilate *, qui a souffert , & a ete mis dans le
tombeau ^ qui est reflufcite le troisieme jour felon les
Ecritures j qui est monte au Ciel; qui est aflis a la
droite du Pere; qui viendra de nouveau plein de gloire
pour juger les vivans & les morts , & dont le regne
n aura jamais de fin. Je croi au Saint esprit , qui est
aussi Seigneur, dc qui donne la vie ; qui procede du
Pere & du Fils; qui est adore & glorifie conjointemenc
avec le Pere & le Fils -y qui a parle par les Prophetes.
Je croi 1’Eglise , qui est une , Sainte , Catholique &
Apoftolique. Je confesse un Bapteme pour la remiflion
des pechez : & jattens la RefiirreCtion des Morts , &c
la vie du Siecle a venir. Cela est ainsi.
Je re^ois & embrasse tres-fermement les Traditions
Apostoliques & Ecclesiastiques, & les autres constituetions & Qbfervances de la même Eglise. Je re9ois la
Sainte Ecriture,felon le sens qu'a tenu & tient la Mere
Sainte Eglise, a qui appartient de juger du vrai sens &
de Tinterpretation de 1’Ecriture Sainte. Et je ne l’emploirai, ni interpreterai jamais, que fuivant le consentement unanime des Peres de 1’Eglise.
Je confesse aussi qu'il y a vraiment & proprement
sept Sacremens de la Loi nouvelle , inftituez par No^
tre-Seigneur J e s u s-C hrist, & neceflaires au falut
des hommes , quoique tous ne le soient pas a un cha~
qu'un deux: ces Sacremens sont, le Bapteme,la confier
mation, l'Eucharistie, la Penitence, TExtreme-ondion,
l’Ordre &c le Mariage.
Je croi que ces Sacremens conferent la grace , &
que le Bapteme , la Confirmation &c 1’Ordre, ne peu
vent etre reiterez sans facrilege.
X
1
6i
D u
S a c r e m e n t
Je re^ois & admets les ceremonies que 1’Eglise Ca
tholique approuve, & quelle pratique dans ladminiftration solennelle de tous les Sacremens.
Je re^ois tout ce qui a ete decidee dans le Saint
Concile de Trente touchant le peche' originel, & la
justification.
Je confesse qu’en la Sainte Mefle on ofFre a Dieu,
un vrai, propre & propitiatoire Sacrifice, pour les vivans , & pour les morts.
que le corps &c le Sang, avec 1’ame & la Divinite
de J e su s-C h r i s t sont vraiment, reellement dc fubftantiellement contenus au tres-Saint Sacrement de
1’Euchariftiej & qu’il s’y fait un changement de toute
la fubllance du pain au corps, dc de toute la fubftance du vin au Sang; ce que 1’Eglise Catholique appelle
Tranfubftantiation. Je confesse, que Sous chacune des
deux especes, on re^oit tout entier Jesus-Christ,
& le vrai Sacrement.
Je tiens constamment qu il y a un Purgatoire , dc
que les ames qui y sont detenues , sont aidees par les
Suffrages & les prieres des Fideles.
Je croi semblablement que les Saints qui regnent
avec J e s u s - C h r i s t , sont a honorer, dc a invoquer;
qu'ils intercedent pour nous aupres de Dieu y dc que
I on doit porter respect: a leurs Reliques.
qu'on doit avoir &c retenir les Images de JesusC h r i s t , de la Vierge Mere de Dieu, dc des autres
Saints, & qu'il leur faut rendre 1’honneur dc la veneration qui leur est due.
• Je tiens aussi que la puiflance de conferer les Indulgences, a ete accordee par J e s u s-C h r i s t a 1’Eglise,
d e
P e n i t e n c e .
16}
& que 1’d'usage en est tres-salutaire au peuple Chretien.
Je reconnois la Sainte Eglise Catholique & Apofto
lique Romaine , Mere & Maitrefle de toutes les Egli
ses j & je promets 6c jure vraie obeiflance au Pontife
Romain , Vicaire de J e s u s-C h r i s t , fuccefleur de
Saint Pierre Prince des Apotres.
Je re^ois & professe toutes les autres choses , qui
ont ete enfeignees, decidee'es, & declarees par les sacre z
Canons , & par les Conciles cecumeniques , & parti
culierement par le Concile de Trente: & je condamne,
je rejette & janathematife toutes les choses qui leur
sont contraires, & toutes les herefies , que 1’ Eglise a.
condamnees , rejettees & anathematifees.
E N. promets voue & jure que moiennant la grace
de Dieu, je tiendrai fermement jusqu’au dernier foupir de ma vie cette vraie soi Catholique , dont presentement je fais profefTion sans aucune contrainte, &
que je procurerai felon mon pouvoir, que tous ceux qui
dependent de moi, & qui sont Sous ma charge , tiendront, enfeigneront & precheront cette même croian*
ce : hors de laquelle il n y a point de falut.
Celui qui fuit profession de soi , mettra, la main droite
dessus les saints Evangile s , (djr dira:
ainsi je le jure sur les saints Evangiles.
A lors le Pretre etant a genoux avec le Penitent (t)
les autres afiiflans , recitera le Pseaume Miferere mei
Deus, Scc. (djr <1 la fin. Kyrie eleifon. Chrifte eleifon.
Kyrie eleifon. Pater nofter.
* f. Et ne nos inducas in tentationem.
* w*
Sed libera nos a malo.
iiaut cr
y. Salvum fac (ervum tuum (ancillam tuam.)
Xij
, ,
J
n
i i n
\
t
*****
164 D u S a c r e m e n t d e P e n i t e n c e ;
9*. Deus meus fperantem in te.
f. Nihil proficiat inimicus in eo (ea. )
Et fils iniquitatis non apponat nocere ei,
Elio ei Domine turris fortitudinis.
A facie inimici.
f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te ve'niat.
f. Dominus vobifcum. Et cum fpiritu tuo.'
Oremus.
Eus
cui proprium est mifereri femper &c par
cere , fufcipe deprecationem nortram, ut hunc
famulum tuum que M. ( hanc famulam tuam quam )
delidtorum catena conftringit, miieratio tuae pietatis
clementer abfolvat. Per Chriftum Dominum noflrunx
j)t. Amen.
puis le Pretre etant ajsis (dfr couvert , tiendra la,
ma,in droite elevee sur la. tete du Penitent, qui doit
etre 2 genoux , (dfr H dira :
Audloritate Dei omnipotentis, & beatorum Apoflolorum Petri &c Pauli, ac Ecclesia; fanda;, mihi concefla ,
abfolvo te a vinculo excommunication, quam incurrffti propter harrefim : refKtuo te communioni Fide
lium , participationi Sacramentorum , & plane redu
co te in gremium fandae Matris Ecclefiae. In nomine
Patris , & Filii & Spiritus fandi. Amen.
A la, fin on drejfera un Acie de la, profession de soi ,
(gf- de Vabfolution, qui sera, signe par le nouveau Con
verti y par le pretre, Cs’ quelques temoitis, ft) cet Acte
sera, mk & garde au Secretariat.
D
,
DU SACREMENT
DE
LEXTREME-ONCTION.
Ostre
Seigneur
J e s us-Christ
etant 1’auteur de
tous les Sacre
mens , a inftitue
celui de l’Extr6me - On&ion
aussi bien que les autres , &c
Saint Jacques nous en a de
dar^ l’etabliflement , & recommande en même temps
1’d'usage en son Epitre canonique, en ces termes: queque'un
parmi vous est-il malaXe ? qu'il
appelle les Pretres de l’ Eglise, &
quJils prient sur lui y L3oignant
d'huile au nom du Seigneur: d"
la prieres de la soi fauvcra le md-
lade , le Seigneur le foitlagera j
& s'il a commis des pechez^ iis
lui seront remis.
Saint Jacques par ces paro
les nous a marque la matiere,
la forme, le Ministre , les effets de ce Sacrement , & les
sujets qui en sont capables.
la matiere de 1’Extrcmeon&ion c’est 1’huile d’olive
benite par 1’Eveque , & qu’on
appelle vulgairement l’huile
des Infirmes. Rien n’etoit plus
propre pour fignifier l’oncfcion
du Saint esprit, qui en se re
pandant par ce Sacrement
dans Tame da malade , lui
X iij
i66
DuSa c
adoucit ses peines, nourrit son
esperance , 6c augmente ses
forces contre les insultes de
la mort 5c du demon.
les Curez doivent confer,
ver soigneusement cette huile^
& la tenir enfermee dans un
lieu propre, 8t fepare duTa.
bernacle , ou repose le Saint
Sacrement ^ la renouveller tous
les ans , &. bruler celle qui
reste de Pannee precedente ;
si dans le cours de Pannee
elle diminuoit trop , enforte
qu’il y eut sujet d’apprehended^r qu’il n’y en eut pas assez
pour attendre la nouvelle, on
pourroit y meler de l’huile
d’olive qui ne seroit pas benite , mais en moindre quandtite, & en cas seulement qu’on
n’en put pas recouvrer d’autre.
Le vaifleau de Fhuile des
infirmes sera fepare de celui
du saint Chreme & de Fhuile
des Catechumenes , pour empecher qu’une matiere determinee a un d'usage, ne soit prisse pour un autre.
la forme du Sacremcnt de
l’extreme-onftion, ce sont les
prieres & les paroles que le
Pretre dic en faisant les on<£tions sur les parties du corps
du malade: Per ijlam fanttam
unchinem & fuam piiffimam
mifericordiam} indulqeat tibi Do
minus quidquid peccafti per > &t.
R E M E N T
les on&ions se sont aux
yeux , aux oreilles, aux narines, a la bouche, aux mains,
a la poitrine, & aux pieds: par
ce que toutes ces parties sont
les fources & les principaux
inflrumens du peche. Si le ma
lade manquoit de queque’une
de ces parties, il faudroit faire
Ponckion a celle qui en est la
plus proche , comme au poi.
gnet s’il nJavoit point de main.
Quand pont&ion se fait sur
deux parties semblables , ou
qui fervent d’organe a un me
me sens , il ne favit prononcer
les paroles de la forme qu’une
fois en oignant les deux par
ties.
Si le malade etoit si prette,
qu’on n’eut pas le temps de
faire toutes ks onctions, & de
prononcer la forme qui est
particuliere a c ha que onction,
le Pretre pourroit en ce cas,
faire au plutot 1’onction sur
un ceil, une oreille , une narine, une levre, une main ^ en
difant en même temps St une
fois seulement: Per ijta7n fun
ctam unctionem , & fuam piifi
Jimam mifericordiam 3indulgeat
tibi Dominiis quidquid peccajii
( aux yeux ) per vifum: ( aux
oreilles) per auditum: faux narines ) per odoratum: ( a la bou
che ) per piftum & locutionem:
( a la main) per tacium.
L extreme-ON e t i o n s .
167
Si la neceffite etoit extre achever en prononqant la for
me , qu’on ne put pas me avec cette condition : si
même oindre les cinq sens, vivis j per ifiam fanetam un~
comme il arrive souvent en B tonem , &c,
temps de peste , ou dans un
Le Ministre de PExtremeperii eminent de mort , pour onction est le Pretre, felon ccA
lors on oindra seulement la paroles de Saint Jacques j In
partie du corps qui se rencon- ducat Prefbyteros Ecclesia } &c.
trera la premiere, par exemple que le Concile de Trente a
la joiie, se servant de cette for expliquees des Eveques &des
me : Per ifiam fanttam unctio Pretres: encore n’appartient_
nem y & fuam piifjimam mi feri- il pas a toute sorte de Pretres
cirdiam, indulqeat tibi Dominus indifferemment
d’administrer
quidquid peccafii per talium & le Sacrement de TExtr&neexteros fenfus,
on&ion ; mais seulement au
Mais on doit bien prendre Cure du malade ou autre pre
garde de n’ufer pas de ces tre de sa part 5 si ce n’est dans
formes , &. de ces manieres ses cieux ou il y a un Pretre
don&ions , que dans la der- etabli pour administrer ce Sa
crement dans les Paroifles ,
niere neceffite.
Ordinairement on doit re par ceux qui ont droit de com
citer les prieres accoutumees mettre a cette fonction.
Ce Sacrement a plusieurs efavant que de faire les onctions.toutefois lors que le malade fets , qui sont expliquez dans
est presse, & qu’on craint qu’il les paroles de Saint Jacques,
ne meure avant qu'on puisse que nous avons citees. II efface
avoir acheve les on£tions, on les pechez qui restent a expier j
omettra les prieres on com- il foulage Pame du malade &c
mencera par les onctions, en la fortifie ^ lui donne la force
difant: Per ifiam fanftam un. pour souffrir avec plus de sattionem 3 &C- & s*il furvit , on cilite les peines & les incomdira les prieres par aprester. Et moditez de sa maladie 3 pour
si le malade expiroit avant resister aux tentations du de
qu’on eut acheue toutes les mon , & aux embuches quJil
on&ions, il faudroit les cefler: nous dresse sur la fin de la:
on peut neanmoins, quand on vie : il lui rend même queldoute que le malade ait en quefois la santé du corps ,
core quelque reste de vie, les lors que cela est expedient
DE
i68
DuSa <
pour le falut de son ame.
ainsi les Fideles doivenc. regarder le Sacremcnt de PExtrSme - onction , comme un
remede salutaire que J e s u s Christ
par une bontc finreguliere leur a prepare , pour
leur servir dans un temps ou
iis sont le plus abandonnez
des secours humains , & de
leurs propres forces j de maniere qu’on ne peut negliger
ou mepriser l’usage de ce Sa
crement , sans faire injure a
Pauteur de la grace , & sans
se faire un grand prejudice,
en se privant d’un secours si
important.
les sujets capables de rece
voir FExtreme - ondtion sont
les personnes dangereufement
malades 3 c’est a dire, qui sont
en danger de mort par maladie , ou par une vieillefle ex
treme, dont les foiblefles peu
vent bien passer pour une ma.
ladie dangereuse. Si donc une
personne se trouve en danger
de mort hors le cas de maladie, comme celui qui est prest
a faire naufrage , un soi dat
qui va monter a PafTaut d’une
Place , ou tui criminel qu’on
mene au supplice ; il ne faut
pas lui donner 1’extreme-onftion.
les enfant malades qui n’ont
pas atteint l’usage de raison,
R E M E N T
ne sont pas capables de rece
voir ce Sacrement -, mais on ne
doit pas le refuser a ceux qui
ont assez de difcernement pour
commettre quelque peche }
quoique’ils n’aient jamais communie. On ne doit pas 1’adminiftrer a des malades furieux ,
alienez , ou frenetiques perpetuels , ou quand il y a danger
d’irreverence.
II ne faut pas attendre a
1’extremite, & differer a don
ner le Sacrement de 1’Extreme-onction, jusqu’a ce que le
malade ait perdu toute connoiflance , & ne soit plus capable d’aucun mouvement de
devotion. Et ainfx les Curez
vigilans n’attendront pas qu’on
les appelle $ mais iis previendront charitablement les ma
lades , que la douleur empeche souvent de penser a leur
falut. Si neanmoins un malade avoit demande 1’extremeondion , & qu’il vint a perdre 1’d'usage de la parole & de
la raison, avant que le Pretre
fut arrive , il ne faudroit pas
laisser de la lui administrer.
On doit refuser PExtremeon&ion aux impenitens, & a
ceux qui meurent dans quel
que peche public & fcandaleux : aux excommuniez, & d
toutes les personnes qui n’onr
point ete baptifees.
de lExtr eme-O nc tion.
O11 ne peut pas reiterer ce
Sacrement dans une même
maladie, a moins qu’elle n’ait
ete fort longue & qu’il n’y
ait eu des rechutes.
il sera du soin des Curez de
disposer ceux qui defirent re
cevoir l’extreme-on£tion , en
les excitant a la douleur & au
regret de leurs pechez , & si
l’etat des malades le permet,
il faut fuivant la loiiable cou
tume de l Eglise les confefTer,
& leur donner le Saint viati
169
que, avant que de leur admi
niftrer ce dcrnier Sacrement.
S’il arrive qu’un malade aprester
s’etre confefTe , se trouve fort
presse , le Pretre lui portera
en même temps 1’huile des in
firmes avec le saint viatique. Si
toutefois on peut trouver un
autre Pretre ou un Diacre, il
sera plus a propos , qu’etant
revetu de surplis il porte Phuu
le sainte , marchant aprester le
Pretre qui portera la sainte
Eucharistie.
MANIERE D’ADMINISTRER le
Sacrement de TExtreme-oniflion.
and un Cure sera, prie cCaller administrer le Sa
crement de / Ex treme-onoiion a, quelque malade , il
donnera ordre qu'on prepare les choses necessaires dans
la chambre du malade ; C’est a dire, quily ait une table
couverte d’une nappe blanche pour y repofer les saintes
huiles i que ceux qui fmt aupres du malade aient soin
de laver (ejr tenir propres les parties du corps, ou on doit
faire les onciions i ft) qu ily ait dans un bajfin, ou dans
quclqu autre <vafefept pelotons d'etoupe, ou de quelque
matiere semblable pour ejfuier les parties aprester chaque
onttion.
ensuite aiant fait avertir le peuple par un certain son
de cloche, il se revetira de surplis avec t etole violette,
& prenant avec decence les huiles des infirmes, il se sera\
preceder c£un ou de plusieurs Clercs qui porteront une croix
sans baton} de l'eau-benite, g)une torche ouflambeau felon
Y
que
D a S A C * E M E N T
la coutume deslicux.que sil falloitfaire un long-cbemm„
ou aller k cheval, ou qu'il y eut danger de repandre les
saint es huiles , le Pretre mettra le vaiffeau dans une
bourse qu'il pendra a son col, ou le porter a de la, mantere
la plus sure, (dfc la, plus commode qu'il sera, pojfible.
Etant arrive a la maifbn, (gf entrant en la chambre
du malade , il dira.:
Pax huic domui, & omnibus habitantibus in ea.
11 mettra les huiles sur la table qu'on aura, preparee,
prendra de Veau-benite , en jettera sur le malade ffur les
affiflans, (efr par la chambre , en difant:
aqua benedida fit nobis falus & vita. Amen.
Ou bien:
Afperges me , Domine , hyflopo , & mundabor:
lavabis me , & super nivem dealbabor.
puis il ajoutera :
ir. Benedic Domine , domum iftam :
jj*. Et omnes habitantes in ea.
'f. Quia tu Domine , dixifti : Pax huic Domui.
Benedic, Domine, timentes te, pufillos cum ma
joribus.
ir. Benedi&i vos a Domino.
Qui fecit coelum & terram.
ir. Dominus vobifcum. yt. Et cum fpiritu tuo,
Oremus.
Xaudi nos Domine fande
Pater omnipotens
sterne Deus , & mittere digneris fandum An
gelum tuum de coelis, qui cuftodiat, foveat , prote
gat , vifitet, & defendat hunc infirmum ( hanc infir
mam ) & omnes habitantes in hoc habitaculo. Per
Chriftum Dominum noflrum. Amen.
f70
E
,
,
de lExtreme-Onction; iyt
Si le malade a, encore tu fage de la raison , (& sil &
acte\ de connoissance pour comprendre les choses qu'on lui
dit s le Pretre pourra le Consoler, l'exhorter en peu
de mots, en lui difant par exemple :
Je viens vous donner le Sacrement de I’Extre•
me-on<n:ion,que Jesus-Christ a inftitue com
me un remede salutaire dc pour le corps dc pour 1’ame,
en faveur des Fideles dangereufement malades. Cette
Onftion (aeree adoucira vos douleurs , vous les sera
fiipporter avec patience, dc vous rendra même la santé
corporelle si vous avez une soi vive, dc si la providence divine l'a ainsi ordonne pour votre falut : mais il
faut vous soumettre entierement aux ordres de cette
providence , dc sans vous foucier beaucoup de cette
vie mortelle , qu un Chretien doit abandonner plutot
avec mepris qu'avec regret , puis qu’elle neft remplie
que de miferes dc de pechez, vous ne devez envisager
en ce moment que leternite, dc la santé de votre ame:
vous devez 1’esperer de la misericorde de Dieu , dc de
la vertu de ce Sacrement j puis que felon la promesse
de J e s u s-C h r i s T-même, qui nous a ete' declaree par
1’Apotre Saint Jacques , les prieres que nous allons
faire pour vous seront fiiivies de la remiffion de vos
pechez , dc que les on<5lions que nous ferons sur les
parties de votre corps , ne seront que les fignes de
lon&ion du Saint esprit, qui se repandra en même
temps dans les faculte de votre ame. Relevez-donc
des a prefentvos efperancesj uniflez vos prieres acelles
que nous ferons au nom de 1’Eglise, dc comme le Sa
crement de rExtreme-ondlion est la consommation de
la penitence , tachez de concevoir un repentir sincere
Y ij
M
D u Sacrement
de vos pechez , & demandez-en pardon a Dieu avec
humilite & avec consiance.
Le Pretre demandera au malade s il na pas quelque
peche jure sa confcience , dont il <veuille se confejjer : (e$r
s*il dit quoiii , il entendra sa confession s cependant
les affiftans se retireront un peu : si le malade repond
que non, il ne laijfera pas de lui faire dire, s il le peut„
le Confiteor Deo omnipotenti, Scc, aprester quoi le pre
tre dira : Mifereatur tui omnipotens Deus , &c.
Indulgentiam , abfolutionem , Scc.
11 sera aussi reciter au malade le Symbole 3 si V e tat
de la maladie le permet s si non il le reciter a lui-même
'pour le malade s puis il i interroger a ainsi en Pranqois :
N. Ne croiez-vous pas fermement tous les articles
de la soi , & generalement tout ce que croit notre
mere sainte Eglise ?
9*. Oiii Monsieur.
Le Pretre. Ne croiez-vous pas fermement que notre-Seigneur J e s u s-C h r i s t est mort pour vous, &
que vous ne pouvez etre fauve que par le merite de
sa paflion ?
Oiii Monsieur.
Le Pretre. Ne remerciez - vous pas Dieu de tous
les biens que vous avez re^us de lui , & particulie*ement de la grace qu'il vous fait de mourir dans la
profe/million de la soi Catholique , & dans 1’obe'iflance
de la sainte Eglise ?
yt. Oiii Monsieur.
Le Pretre. Navez-vous pas regret d’avoir offcnie
Dieu, parce qu ii est infiniment bon ? ne lui demaindez - vous point pardon de tous les pechez que vous
* 72
de
l
Extrem
e
-O
n
c
t
i
o
n
.
17$
avez commis contre sa divine Majefte , & ne faites
vous pas resolution de vivre plus faintement & plus
chr&iennement a lavetur, moiennant sa grace, s il lui
plait de prolonger vos jours ?
yt. Oiii Monsieur.
Le Pretre. Ne pardonnez-vous de tout votre cccur
a ce'ux qui vous ont offenfe j & ne demandez-vous pas
aussi pardon a ceux que vous avez offenfez ?
yt. Oiii Monsieur.
Le Pretre. Noffrez-vous pas de bon coeur a Dieu
vos douleurs, 8z la mort même, s’il lui plait de vous
l envoier , pour 1’expiation de vos pechez ?
gi. Oiii Monsieur.
aprester cela, on allumer-a un cierge, <gr si Vetat du ma
lade le permet, le Pretre dira les sept Pseaumes penitentiaux, les Litantes ft) les Oraifons qui sont ensuite :
il commencera par le signe de la croix , en difant:
Eus in adjutorium meum intende , * Domine
ad adjuvandum me fefKna.
Gloria Patri , & fils, * & Spiritui sando.
Sicut erat in principio , & nunc , & femper, * &
in fecula faecu!6rum. Amen.
Antienne. Ne reminifcaris.
P s e a u m e 6.
Omine ne in furore tuo arguas me , * neque
in ira tua corripias me.
Miferiere mei Domine , quoniam infirmus fiim : *
fana me Domine, quoniam conturbata funt ofla mea.
Et anima mea turbata est valde ; * fed tu Domine
ufquequo}
Convertere Domine , & eripe animam meam : *
Y iij
D
D
174
DuS a c r e m e n t
faluum me fac propter mifericordiam tuam.
Quoniam non est in morte, qui memor fit tui : *
in inferno autem qui confitebitur tibi?
Laboravi in gemitu meo, lavabo per Ungulas no-;
des ledum meum : * lacrymis meis ftratum meum
rigabo.
Turbatus est a furore oculus meus : * inveteravi in
ter omnes inimicos meos.
Difcedite a me omnes qui operamini iniquitatem: *
quoniam exaudivit Dominus vocem fletus mei.
Exaudivit Dominus deprecationem meam , * Do
minus orationem meam succeptible.
Erubefcant 6c conturbentur vehementer omnes ini
mici mei, * convertantur & erubefcant valde velociter.
Gloria Patri, Scc.
P s e a u m e 31.
quorum r emi fla; funt iniquitates, * & quo
rum teda funt peccata.
Beatus vir , cui non imputavit Dominus pecca
tum , * nec est in fpiritu elus dolus.
Quoniam tacui, inveteraverunt ofla mea , * dum
clamarem tota die.
Quoniam die ac node gravata est super me ma
nus tua: * converfus fum in aerumna mea , dum con
figitur fpina.
Delfdum meum cognitum tibi feci , * & injuftiriam meam non abfcondi.
Dixi , confitebor adverfum me injuftitiam meam
Domino; * & tu remisifti impietatem peccati mei.
Pro hac orabit ad te omnis fandus , * in tempore
opportuno.
beat
d s i l E x t r e m e - O n c t i o n . rft
Verumtamen in diluvio aquarum multarum , * ad
eum non approximabunt.
Tu es refugium meum a tribulatione qu'a; circum
dedit me : * exultatio mea erue me a circumdantibus
me.
Intelle<5hrm tibi dabo, & mftruam te in via hac qu'a
gradieris: * firmabo super te oculos meos.
Nolite fieri sicut equus & mulus , * quibus non
est intelle'<5his.
In camo & frasno maxillas forum conftringe , *
qui non approximant ad te.
Multa flagella peccatoris •, * fperantem autem in
Domino mifericordia circumdabit.
Letamini in Domino, & exultate justice j * & gloria
mini omnes re&i corde.
Gloria Patri, Scc.
P s e a u m e 37.
Omine, ne in furore tuo arguas me , * neque
in ira tua corripias me.
Quoniam fagfttae tuas infixas funt mihi * * & confirmafti super me manum tuam.
Non est fanitas in carne mea a facie irae tuas: * non
est pax oflibus meis a facie peccatorum meorum.
Quoniam iniquitates meas fiipergreflas funt caput
meum , * & sicut onus grave gravatas funt super me.
Putruerunt & corruptas funt cicatrices meas , * a
facie infipientias meas.
Mifer fadius fum , & curvatus fum ufque in si
nem : * tota die contriftatus ingrediebar.
Quoniam iumbi mei impleti funt illufionibus > * &
non est fanitas in carne mea,
D
Du Sacrement
Afflidus fum, & humiliatus lum nimis : * rugiebam
a gemitu cordis mei.
D6mine , ante te omne defiderium meum: * &
gemitus meus a te non est abfconditus.
Cor meum conturbatum est,dereliquit me virtus mea,*
& lumen oculorum meorum, & ipfurn non est mecum.
Anpici mei & proximi mei * adverfum me appro
pinquaverunt , & fteterunt.
Et qui juxta me errant, de longe fteterunt j * &
vim faciebant qui quaerebant animam meam.
Et qui inquirebant mala mihi , locuti funt vanita
tes j * & dolos tota die meditabantur.
Ego autem tanquam furdus non audiebam , * &
sicut mutus non aperiens os fuum.
Et fadtus fum sicut homo non audiens , * & non
habens in ore duo redargutiones.
Quoniam in te Domine iperavi , * tu exaudies me
Domine Deus meus.
Quia dixi , ne quando fupergaudeant mihi inimici
rnei ; * & dum commoventur pedes mei, super me
magna locuti funt.
Quoniam ego in flagella paratus fum , * & douleurs
meus in confpedtu meo femper.
Quoniam iniquitatem meam annuntiabo , * & co
gitabo pro peccato meo.
Inimici autem mei vivunt , & confirmati funt fuper me, * & multiplicati funt qui oderunt me inique.
Qui retribuunt mala pro bonis, detrahebant mihi, *
quoniam fequebar bonitatem.
Ne derelinquas me Domine Deus meus; * ne di£
cefleris a me.
Intende
iy&
b E
lExtreme O ncti o n-
lyy
Intende in adjutorium meum, * Domine Deus
fallitis meae.
Gloria Patri , &c.
P s e a u m e jo.
lferere mei Deus
* fecundum magnam mifericordiam tuam.
Et fecundum multitudinem miserationum tuarum: *
de le iniquitatem meam.
Amplius lava me ab iniquitate mea , * & a pec
cato meo munda me.
Quoniam iniquitatem meam ego cognolco 3 * &£
peccatum meum contra me est femper.
Tibi foli peccavi , & malum coram te feci , * ut
juflificeris in fermonibus tuis , dc vincas cum judi
caris.
Ecce enim in iniquitatibus conceptus fum, * dc in
peccatis concepit me mater mea.
Ecce enim veritatem dilexifli: * incerta, dc occulta
fapientiar tua: manifeftafli mihi.
Afperges me hyflopo, dc mundabor: * lavabis me,
dc super nivem dealbabor.
Auditui meo dabis gaudium &c laetitiam, * &: exuitabunt ofla humiliata.
Averte faciem tuam a peccatis meis , * dc omnes
iniquitates meas de le.
Cor mundum crea in me Deus , * & fpiritum re-:
<5lum innova in vifceribus meis.
Ne projicias me a facie tua, * dc Spiritum (andlum
tuum ne auferas a me.
Redde mihi laetitiam falutaris tui, * & fpiritu prin
cipali confirma me.
Z
M
,
i78
Du S a c r e m e n t
Docebo iniquos vias tuas, * & impii ad te conver
tentur.
Libera me de fanguinibus Deus, Deus falutis meas •, *
& exultabit lingua mea juflitiam tuam.
Domine labia mea aperies,* & os meum annuntia
bit laudem tuam.
Quoniam si voluifles sacrifice , dediflem uti
que j * holocauftis non delecflaberis.
Sacrificium Deo fpiritus contribulatus : * cor con
tritum & humiliatum Deus, non defpicies.
Benigne fac Domine, in bona voluntate tua Sion j,*
ut aedificentur muri Jerufalem.
Tunc acceptabis sacrifice justifa; 3 oblationes
&: holocaufla y * tunc imponent super altare tuum
vitulos.
Gloria Patri , 8cc.
P s e a u m E 101*
Omine exaudi orationem meam, * &: clamor
meus ad te veniat.
Non avertas faciem tuam a me : * in quacumque
die tribulor, inclina ad me aurem tuam.
In quacumque die invocavero te , * velociter ex
audi me.
Quia defecerunt sicut fiimus dies mei % * & ofla
mea sicut cremium aruerunt.
Percuflus fum ut foenum , & aruit cor meum j *
quia oblitus fum nourriture panem meum.
A voce gemitus mei , * adhaefit os meum cami
mea;.
Similis fadhis fum pellicano folitiidinis : * sa&us
fum sicut ni&fcorax in domicilio.
D
b E
l
Extreme-Onction. 179
Vigilavi, * & sa&us fum sicut passer folitarius in
te£to.
Tota die exprobrabant mihi inimici mei j * & qui
laudabant me, adverfum me jurabant.
Quia cinerem tanquam panem manducabam, * &
potum meum cum fletu mifcebam.
A facie iras } & indignationis tuas ; * quia elevans
allififti me.
Dies mei sicut umbra declinaverunt, * & ego sicut
fanum arui.
Tu autem Domine , in asternum permanes , *
& memoriale tuum in generationem & generatio
nem.
Tw exurgens mifereberis Sion; * quia tempus miserendi elus, quia venit tempus.
Quoniam placuerunt servis tuis lapides elus , * &
terras elus miferebuntur.
Et timebunt gentes nomen tuum Domine , * &
omnes reges terras gloriam tuam.
Quia asdificavit Dominus Sion ; * & videbitur in
gloria fua.
Refpexit in orationem humilium , * & non fprevit precem forum.
Scribantur hasc in generatione altera , * & popu
lus qui creabitur , laudabit Dominum.
Quia profpexit de excello fandlo duo ; * Dominus
de ccelo in terram afpexit.
Ut audiret gemitus compeditorum , * ut folveret
filios interemptorum.
Ut annuntient in Sion nomen Domini, * & lau
de M. elus in Jerufalem,
Z
ii
1S0
Du
Sacrement
In conveniendo populos in unum , * & reges ut
ferviant Domino.
respondit ei in via virtutis fux : * paucitatem die
rum meorum nuntia mihi.
Ne revoces me in dimidio d ieram meorum , * in
generationem & generationem anni tui.
initie tu Domine terram fundafti, * & opera ma
nuum tuarum funt coeli.
Ipfi peribunt 3 tu autem permanes , * & omnes si
cut veftimentum veterafcent.
Et sicut opertorium mutabis eos > & mutabun
tur : * tu autem idem ipfe es , & anni tui non defi
cient.
Filii fervorum tuorum habitabunt, * & femen eo
rum in fieculum dirigetur.
Gloria Patri , Scc.
P s e a u m e 119.
E profundis clamavi ad te Domine y * Domi
ne exaudi vocem meam.
Fiant aures tua; intendentes , * in vocem depreca
tionis mea;.
Si iniquitices obfervaveris Domine , * Domine qui
fuftinebit ?
Quia apud te propitiatio est ; * & propter legem
tuam fuftinui te Domine.
Suftinuit anima mea in verbo elus , * fperavit ani
ma mea in Domino.
A cuftodia matutina ufque ad nodem , * fperet
■ Ifrael in Domino.
Quia apud Dominum mifericordia s, * & copiofa
apud eum redemptio.
D
de l
Extreme-O
nction
.
i
8j
Et ipfe redimet Ifrael, * ex omnibus iniquitatibus
elus.
Gloria Patri, &c.
P s e a u M e 141.
Omine exaudi orationem meam
auribus per
cipe obfecrationem meam in veritate tua : *
exaudi me in tua justifa.
Et non intres in judicium cum fervo tuo j * quia
non juftificabitur in confpe<£tu tuo omnis vivens.
Quia perfecutus est inimicus animam meam j * hu
miliavit in terra vitam meam.
Collocavit me in obfcuris sicut mortuos faeculi ^ *
&z anxiatus est super me fpiritus meus „ in me turba
tum est cor meum.
Memor fui dierum antiquorum , meditatus fum in
omnibus ope'ribus tuis j * in sa&is manuum tuarum
meditabar.
Expandi manus meas ad te : * anima mea sicut ter
ra fine aqua tibi.
Velociter exaudi me Domine y * defecit fpiritus
meus.
Non avertas faciem tuam a me &c ffmilis ero deicende'ntibus in lacum.
Auditam fac mihi mane mifericordiam tuam ■> *
quia in te fperavi.
Notam fac mihi viam 5 in qu'a ambulem 5. * quia ad
ce levavi animam meam.
Eripe me de inimicis meis Domine , ad te consu
gi : * doce me facere voluntatem tuam ; quia Deus
meus es tu.
Spiritus tuus bonus deducet me in terram redam
,
D
Z iij '
\
xSi
D u S
a c r e m e n t
propter nomen tuum Domine vivificabis me, in aequi
tate tua.
Educes de tribulatione animam meam, * & in mifericordia tua difperdes inimicos meos.
Et perdes omnes qui tribulant animam meam *
quoniam ego fervus tuus fum.
Gloria Patri, &:c.
Antienne.
Ne
reminifcaris
Domine
,
delida
famuli tui , (famula; tua;) neque vindidam fumas de
peccatis illius • parce Domine , parce fervo tuo ( an
cilla; tua;) que M. ( quam ) redemilti pretiofo fanguine
tuo, ne in aeternum irafcaris ei.
les L J T A N J E S.
K
Yrie eleifon. Chrifte elle appose'ifon.
Kyrie eleifon. Chrifte audi nos.
Chnlte exaudi nos.
Miferere ei.
Pater de coelis Deus,
Miferere ei.
Fili redemptor mundi Deus y
Miferere ei.
Spiritus fande Deus,
Miferere ei.
Sanda Trinitas unus Deus,
Sanda Maria,
Ora pro eo ( ea.)
Sanda Dei genitrix ,
ora
Sanda Virgo Virginum ,
ora
Sande Mfchael,
ora
Sande Gabriel,
ora
Sande Raphael ,
ora
Omnes Sandi Angeli k&
orate
D Archancreli , o y
Omnes fandi beatorum fpirituum ordines,
orate
Sande Joannes Baptifla,
ora
U Paroisse Omnes Sandi Patriarchae, & Prophetae,
orate
m
irdrJ Sande Petre ,
ora
de l E x t r e m e - O n c t i o n .
ora
San&e Paule ,
ora
San&e Andrea,
ora
SanCte Jacobe,
ora
SanCle Joannes,
ora
SanCle Thoma,
ora
San&e Jacobe,
ora
Sandte Philippe,
Sandle Bartholomace,
ora
SanCle Matthaee,
ora
ora
SanCte Simon,
ora
SanCte Thadaee,
ora
Sanfte Matthia,
• ora
San&e Barnaba,
ora
Sandie Luca,
ora
Sandre Marce,
Omnes San&i Apoftoli & Evangeliftae, orate pro eo (ea.)
orate
Omnes San6ti Diicipuli Domini,
Omnes Sandli Innocentes,
orate
SanCle Stephane,
ora
ora
Sancfte Cypriane ,
ora
San&e Laurenti,
ora
Sandte Vincenti,
ora
SanCte Firmme,
orate pro eo (ea.)
Sandli Fabiane & Sebaftiane,
orate
San<5ti Joannes & Paule,
orate
San&i Cofma & Damiane,
orate
Sandri Gervafi & Protafi ,
orate
Sandti Achi & Acheole,
ora
SanCte Quintme,
ora
Sandle Honefte,
cr$
Sanfte Dionyfi cum (ocijs tuis,
184
D u
S a c r e m e n t
Sandre Mauriti cum focijs tuis,
ora
Sandre Fufciane cum focijs tuis,
ora
Omnes Sandri Martyres,
orate pro eo ( ea. )
Sande Silvefler,
ora
Sandre Gregori ,
ora
Sandre Ambrofi,
ora
Sande Auguftfne,
ora
Sandre Hieronyme,
ora
Sandre Martine,
ora
Sandre Nicolae,
ora
San<de Firmine , ^
ora
Sande Honorate,
ora
Santfte Salvi,
ora
Sandre Geofride,
• ora
Sandre RemisiD, y
ora
Sandre Lupe,
ora
Sandre Sulpiti,
ora
Omnes Sandri Pontifices &c ConfelTores ,
orate
Omnes Sandri Dodores,
orate pro eo (ea.)
Sandre Antoni,
ora
Sandre Benedfdre t
ora
Sancfte Bernarde .
ora
Sande Dominice ,
ora
Sandre Francffce ,
ora
Sandre Domiti,
ora
Omnes Sandri Sacerdotes & Levita?, orate pro eo (ea.)
Omnes Sandri Monachi & Eremitae ,
orate
Sandra Maria Magdalena,
ora
Sandra Anna ,
ora
Sandra Agatha ,
ora
Sandra Lucia , .J . /
ora
.*
*»
Sandra
DE i’extreme-Onction. 18;
Sanda Agnes ,
ora
Sanda Barbara,
ora
Sanda Caecilia ,
ora
Sanda Cathanna
ora
Sanda Margareta ,
ora
Sanda Genovefa ,
ora
Sanda Ulphia,
ora
Omnes Sanda: Virgines & Viduas, orate pro eo (ea.)
Omnes Sandi & Sanda; Dei , orate pro eo ( ea.)
Propitius efto,
libera eum (eam ) Domine.
Ab omni malo ,
libera eum ( eam ) Domine.
Ab infidiis diaboli,
libera eum ( eam ) Domine.
A morte perpetua,
libera eum (eam ) Domine.
A vinculis diaboli,
libera eum (eam ) Domine.
Per myfterium fandae incarnationis tuae,
libera
Per nativitatem tuam ,
Jibera
Per paflionem , crucem & mortem tuam, libera
Per gloriofam refurredionem tuam ,
libera
Per admirabilem afcenfionem tuam ,
libera
Per gratiam Sandi Spiritus paracleti,
libera
In die judicieux,
libera eum (eam) Domine.
Peccatores,
te rogamus, audi nos.
Ut infirmum iftum (infirmam illam ) vifitare & con
fortare digneris ,
te rogamus.
Ut ei vitam &: fanitatem donare digneris, te rogamus.
Ut gratiam Sandi Spiritus ei conceder digneris, te
rogamus , audi nos.
Ut iracundis tua; flagella ab eo ( ea) amoveas, te ro
gamus , audi nos.
Ut fidem , fpem , & charitatem illi augeas, te roga
mus , audi nos.
Aa
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D
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S-
a
e r
e
m-
e
n
t
Ut fontem lacrymarum ei dones,
te rogamus.
Ut fpatium poenitentia ei dones,
te rogamus.
Ut ad gaudia xterna eum (eam) perducas, te rogamus.
Ut nos exaudire digneris, te rogamus , audi nos..
Fili Dei,
te rogamus , audi nos. trois fois.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, Exaudi nos, Do
mine.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi , Parce ei Do
mine.
Agnus Dei , qui tollis peccata mundi , Miferere ei
Domine.
Chrifte audi nos. Chrifte exaudi nos.
Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , &c. tout bos.
ir. Et ne nos inducas in tentationem.
Ei. Sed libera nos a malo.
f. Salvum fac fervum tuum , ou falvam fac ancillam
tuam.
Deus meus , fperantem in te.
ir. Dominus confervet & vivificet eum ( eam. )
Et beatum (beatam ) faciat eum. ( eam ) in terra, &
non tradat eum (eam) in manus inimicorum elus.
i. Dominus opem ferat illi super leClum doloris elus.
9*. Univerfum ftratum elus verfafti in infirmitate elus.
ir. Dominus cuftodiat eum ( eam ) ab omni malo.
Cuftodiat animam fuam Dominus.
f. Nihil proficiat inimicus in eo ( ea. )
fy. Et fils iniquitatis non apponat nocere ei,
f. Mitte ei Domine, auxilium de fandlo.
Et de Sion tuere eum ( eam. )
f. Efto ei Domine , turris fortitudinis.
de lExtkeme-Onction.
187
yt. A facie inimici.
f. Exurge Domine, adjuva eum (eam.)
yt. Et libera eum (eam) propter nomen fandum tuum,
f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobiTcum. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Efpice Domine, propitius famulum tuum ( sa
mulam tuam ) in infirmitate fui corporel labo
rantem , & animam refove quam creafti : ut caliga
tionibus emendatus ( emendata ) continuo se fentiat
tua medicina falvatum (falvatam :) Per Chriftum Do
minum noftrum. Amen.
Oremus.
Xaudi Domine , preces noftras , & conHccncis
tibi parce peccatis: ut que M. ( quam ) conscientia; reatus Accusat 5 indulgente tua; miferationis abfoL
vat: Per Chriftum Dominum nollrum. Amen.
Oremus.
Rae veniat hunc famulum tuum ( hanc famulam
tuam) quaefiimus Domine , mifericordia tua j &
omnes iniquitates elus celeri indulgente deleantur :
Per Chriftum Dominum noftrum. yt. Amen.
Oremus.
Eus qui famulo tuo Ezechia; ter-quinos annds
ad vitam donafti • ita & hunc famulum tuum
i( hanc famulam tuam) a ledo aegritudinis tua poten
tia erigat ad falutem ; Per Chriftum Dominum no
ftrum. ^.Amen. Oremus.
Eus qui fadura; tus pio femper dominaris
afFedu , inclina aurem tuam fupplicationibus
A a ij
R
E
P
D
D
1 8 8
D u
S a c r e m e n t
noftris, & famulum tuum ( famulam tuam ) ex adversa valetudine corporel fui laborantem placatus refpice , & vifita in falutari tuo 3 ac casleftis ei gratiae praefta medicinam. Per Chriflum Dominum noftrum.
Amen.
Oremus.
Eus qui per beatum Apoftolum tuum Jacobum
dixffti : infirmatur qui in vobis ? inducat prefbyteros Ecclesia; , ut orent super eum , ungentes eum
oleo sando, in nomine Domini ^ &c oratio fidel falvaLit infirmum , &c alleviabit eum Dominus, & si in pec
catis fit , dimittentur ei : te fuppliciter exoramus > ut
digneris per manus noftras hunc infirmum ( hanc in
firmam ) oleo ifto fandificato ungere & bene ^dice
re : &c quod exterius fidelite poftulantes ampledimur,
hoc interius fpiritualiter divine tua virtus invifibiliter
operetur. Per Dominum noftrum Jefum Chriftum Fir
lium tuum, qui tecum vivit & regnat in unitate Spiritus
fandi Deus, per omnia fecula foculorum. ^t. Amen.
Le Pretre prendra la petite baguette trempee dans
thuile des infirmes, {tf en oindra les parties du cnps du
malade , en forme de croix , felon l'ordre qui <za etre
marque , en prononqant en même temps les paroles qui
repondent ti chaque onUion : (§r oignant deux parties
fkmblables 3 il commencera toujours par la droitte.
Aux y eux.
Per iftam fandam ►J* undionem 3 & fuam piiflimam mifericordiam , indulgeat tibi Dominus quid
quid peccafti per vifiim. yt. Amen.
Le Pretre ou le Clere qui 1' accompagnera, sil est dans
les Ordres facrc%^ , effuira aprester chaque onclion , les
D
DE L EXTREM E - O
N C T I O N.
I&9
endroits qui auront ete oints , avec un peloton d’etoupe 3 ou de qtielqu autre chose Jemblable, (djr U remettra
tous les pelotons dans un vaisseau bien net , les rapportera a t Eglise, enveloppe^ dans un papier blanc y
(e$r les aiant brule\ , il en jettera les cendres dans U
pifcine.
Aux oreilles.
Per illam fandam ^ undionem , & fuam piiffimam mifericordiam , indulgeat tibi Dominus quid
quid peccafti per auditum. Amen.
Aux narines.
En faisant une onciion seulement sur V extr emite du ne%
Per iftam fandam ^ undionem , St fuam pifffimam mifericordiam , indulgeat tibi Dominus quid
quid peccafti per odoratum, j^. Amen.
A la bouche.
Sur la levre cten bas.
Per iftam fandam ►si undionem , & fuam piifTimam mifericordiam , indulgeat tibi Dominus quid
quid peccafti per guftum & locutionem. 9*. Amen.
Aux mains.
Par le dedans j ou par le dehors si le malade ejl un
Pretre, parce que dans l’ Ordination elles ont ete ointes
par le dedans.
Per iftam fandam ^ undionem , & fuam pifflimam mifericordiam , indulgeat tibi Dominus quid
quid peccafti per tadum. Amen.
A la poitrine.
Per iftam fandam ^ undionem , & fuam pi/{li
mam mifericordiam , indulgeat ribi Dominus quid
quid peccafti per cogitatum, Amen.
A a ii j
* 9°
D u
S a c r e m e n t
Aux pieds. Par dejjus.
Per illam fandam 4* undionem , & fuam piiffimam mifericordiam , indulgeat tibi Dominus quid
quid peccafti per incefliis pedum. Amen.
ensuite le Pretre laver a les doitgs, avec lesquels il aura
touche la petite baguette (djr les ejfuira , sera jetter
Vablution dans le feu j puis il dira les Oraifons qui fuivent} avec les benediciions comme elles Jont marquees.
In nomine Patris, & Filii, & Spiritus ►J* fandi;
Amen. Sit tibi hxc undio olei fandificati ad pu
rificationem mentis & corporel , & ad munimen &
defenfionem contra jacula immundorum fpirftuum.
Amen.
Oremus.
Ropitie'tur Dominus eundis iniquitatibus tuis
& fanet omnes languores tuos , redimatque de
intentu vitam tuam , & fatiet in bonis omnibus defiderium tuum, qui folus in Trinitate perfeda vivit &
regnat Deus , per omnia lafcula foculorum, yt. Amen.
Oremus.
Ominus Je s u s - C h r i s t u s apud te fit , ut
te defendat : Amen. Intra te fit, ut te reficiat;
Amen. Circa te fit, ut te confervet : Amen. Ante te
fit, ut te deducat : Amen. Poli te fit , ut te juftificet:
Amen. Super te fit, ut te benedicat: Amen. Qui cum
Patre & Spiritu sando vivit & regnat Deus, per omnia
faecula foculorum, bz. Amen.
P rem iere Bencdiciion.
EnedivJ<cat te Deus Pater : Amen. Sanet te
Dei fils : Amen. Illuminet te Spiritus fandus:
Amen. Animam tuam falvec : Amen. Corpus tuum
P
D
B
,
d e
lExtreme-O nction.
191
cuflodiat : Amen. Cor tuum irradiet : Amen. Senium
tuum dirigat : Amen. Et ad fupernam vitam te perdu
cat : Amen. Ibique te fecum conregnare faciat , per
aeterna faecula faeculorum. Amen;
Seconde Benedibfion.
Enedfcat te Deus Pater , qui in principio
eunda creavit : Amen. Benedicat te Dei *
fils, qui de fupernis fedibus pro nobis Salvator descendit : Amen. Benedicat te Spiritus ^ fandus , qui
in fimilitudine columbs in flumine Jordanis requievit
in Chrillo : Amen. Ipfe te in Trinitate fandificet ,
que M. omnes gentes venturum expedant ad judicium,
qui cum eodem Patre in unitate ejufdem Spiritus
fandi vivit &c regnat Deus, per omnia laecula focu
lorum. Amen.
Troijieme Benediction.
Ene dicat te Deus Pater omnipotens ; Amen.
Cuflodiat te Jesus Chriflus : Amen. Illuminet te
Spiritus Sandus omnibus die'bus vits tus: Amen. Con
firmet te virtus Chrifli r Amen. Indulgeat tibi Domi
nus Jesus Chriflus univerfa delida tua , per s terna fae
cula fsculorum. Amen.
Le Pretre reciter a, ensuite t Evangile de saint Jean^
(djr dira z
f. Dominus vobifeum.
Et cum fpiritu tuo.
Initium fandi Evangelii fecundum Joannem,
yt. Gloria tibi Domine.
In principio erat Verbum , &c. avec les Oraifons
Protedor in te fperantium Deus, &c.
Exaudi nos omnipotens, 6cc. pages 99. & 100.
B
B
19^
D u
S a c r e m e n t
Tout etant ainsi acheve,si le malade a encore acte^de
connoissance, le Pretre prendra la croix > & la tcnant en Ja.
main, il 1’exhortera confolera doucement , en lui di
sans , par exemple:
Vous avez grand sujet de vous Consoler
en J e s u s-C h r i s t , & de Je remercier de
la grace qu ii vous a faite , de recevoir avec connoifl
sance le Sacrement de l’extreme-on<SHon : fuppliez-le
avec humilite d’cn conserver la grace & la fbrce dans
votre cocur, & de vous defendre par sa vertu , contre
les attaques & les surprises des ennemis de votre falut.
Quittez prefentement tous les foins de la terre, & ne
fongez plus quauCiel &c alapaflion de Jesus-Christ,
qui vous en doit ouvrir les portes. Voici 1’image de ce
Sauveur crucifie' que je presente a vos yeux : regardez
ce Dieu fouftrant , qui s’est fait viCbime pour vos pe
chez , & qui vous doit servir de modelle dans letat
ou il a plu a la providence de vous reduire : je vous
laisse cet inftrument de notre falut , comme un gage
de son amour : baifez-le avec refpedl, & priezardemment ce divin Sauveur d’ef£icer vos pechez par les
merites de son fdng j mettez en lui toute votre confiance ; ofFrez-lui vos douleurs , & foiez affare que si
vous souffrez prefentement pour 1’amour de lui , vous
recmerez
aussi avec lui dans 1’eternite.
O
En signifiant le Pretre sera baifer la croix au malade,
(djr ensuite il la placera en un lieu un peu eleve, afin qu'il
la puisse voir sans s*incommoder.
ll jetter a enfin de leau-b enite sur le malade (djr sur les '
affiflans , (ej~ dira en se retirant: Dieu demeure avec
vous.
En
M
de
l
Ex
trem
E-ONCTION.
193
En temps de pe fle on peut adminiflrer le Sacrement
de L'extreme-onHion aux peflifere\,en cette mamere. Le
Pretre attachera au bout dune longue baguette un peu de
coton ou dUetoupe, qtiil trempera dans les saint es huiles,^)
en oindra le malade d la porte de sa cabane sur la partie
du corps qui paroitra le plus , en difant : Per iftam
fandam undionem, & fuam piiflimam mifericordiam,
indulgeat tibi Dominus quidquid peccafti per tadum
& casteros (enfus. j^. Amen.
ensuite il mettra 1'etoupe (efr le bout de la baguette,
dans le feu qui aura ete prepare d cet ejfet, (§7- s etant
retire un peu plus loin , il recitera les prieres accoutumees, ou une partie d sa discetion.
MANIERE DASSISTER les MOURANS.
Vand un malade aura re$u /’extreme-onElion
le
Cure aura soin d3avertir ceux qui sont aupres de
lui , de ne le plus entretenir que des choses saintes (efr sa~
lutaires, ft) sur tout d'eloigner de ses yeux les objets humains , qui peuvent lattendrir & le troubler; comme une
femme, par exemple , des yeux de son mari i les enfant,
des yeux de leur pere j quand le Pretre le jugera necejfaL
re pour le repos le falut du malade: mais il ne faut pas
que le Cure lui-même cesse de <viflter le malade en cet etat,
ft) de lui rendre les oflices de piete ft) les autres affiflan~
ces necejfaires: car c est particulier ement en cette occasion,
ou il doit faire paroitre son 'zele fg) sa charite p a flor ale.
Premierement, sily a quelque s Indulgences accordees
par l'Eglise qu on lui puisse faire gagner 3il lui enseignera
ce qu ii doit faire pour cela.
Bb
Q
,
194
D
e
l’
A
s s i s t a n c e
Enfitite il le portera, pendant qu il a encore quelque li
berte d’ejfrit, a produire des acies de soi, defperance, d’amour de Dieu3 d' adoration, d'humilite, de patience , de
contrition, de Resignation (dfr d’abandonnement a Dieu : fg)
afin dc faciliter ces acies au malade 3 il les formera q) pro
noncer a lui-mcme, en favertijfant d’exciter dans son coeur
des sentimens conformes aux paroles qu'il entendra pro
noncer ; ou bien, si le malade etoit trop faible , il les lui
proposera en forme d’interrogations 3 en lui demandant,
par exemple :
N. Ne croiez-vous pas fermement , &c avec foumifl
fion tout ce que 1’eglise catholique enseigne ?
Ne mettez-vous pas toute votre consiance en Dieu,
& n’efperez-vous pas qu ii vous sera misericorde par
les merites de J e s u s-C m r i s t son Fils 3 qui a fou£sert & qui est mort pour vous ?
N aimez-vous pas Dieu de tout votre cocur , parce
qu’il est mfiniment bon ?
N aimez-vous pas même vos ennemis , & ne leur
pardonnez-vous pas volontiers pour 1’amour de lui?
N adorez-vous pas Dieu de tout votre coeur , & ne
reconnoiflez-vous pas votre neant en presence de cet
te majefte auguste & immuable?
Ne remerciez-vous pas Dieu avec humilite de tous
les bien-faits que vous avez re^us de sa bonte pendant
votre vie?
Nacceptez-vous pas volontiers les douleurs de vo
tre maladie, & la mort même, si Dieu 1’ordonne ainsi,
£>our satisfaire a vos pechez ?
Ne vous repentez-vous pas de tout votre cceur d’avoir tant de fois offenfe Dieu?
M O U R A N S.
19^
Ne lui demandez-vous pas humblement pardon, &
ne proposez-vous pas fermement de vivre & mourir
dans son amour &c dans son service moiennant sa sainte
grace ?
Ne lui dites-vous pas fmcerement , & du fond du
cocur : mon Dieu je me sousmets entierement a votre
sainte volonte : mon Dieu je remets mon ame entre
vos mains : ne permettez pas quelle soit feparee de
vous.
Jl est d propos de recommander au ma.la.de d!avoir
grande consiance aux prieres de Notre-Dame , qui est le
refuge des pecheurs , lui faisant dire, (efr repeter ces pa
roles : Sainte Marie mere de Dieu priez pour nous pauvres pecheurs a Theure de notre mort.
11 le faut aufft porter d avoir recours, (dfr d se recommander aux prieres de son Ange gardien 3 de son saint
Patron, (&r de tous les Saints.
Pendant tout le temps qu'on demeurera aupres du ma
lade j il faut prendre garde de ne le pas etourdir en
criant trop haut, ni le trop presser, en lui faisant faire ces
a [les s mais il faut les insinuer devotement ft) doucement
dans son efyrit l’un aprester iautre , fafant quelque petite
pose entre-deux ,* gJ lui Conseiller de s'y entretenir> (d*r de
les produire de coeur, sans s efforcer de les prononcer de
bouche , s*il a peine d parier.
11 est de la prudence de celui qui afftfte le malade en
cette occasion, de choisir entre ces ades ceux qui lui sont
les plus propres, felon ses difyofitions particulieres.
Si le malade entend le Latin „ on peut Vexhorter a
faire les prieres suivantes , au moins de cceur , s'il ne
peut les faire de bouche, fg) les reciter devant lui diune
Bb ij
des
i96 De lAssistance des Mourans.
<voix mediocre, (efr pw intervalles j & sil n'entend pas
le latin , il faut les lui expliquer en franqois.
Miferere mei Deus , fecundum magnam mifericor
diam tuam.
In te Domine fperavi, non confundar in aeternum.
In manus tuas Domine commendo fpfritum meum;
redemifti me Domine Deus veritatis.
Deus in adjutorium meum intende : Domine ad
adjuvandum me fellina.
Efto mihi Domine in Deum protedorem.
Deus propitius efto mihi peccatori.
Dulcfffime Domine Jesus Chrifte, per virtutem fandfflimae paflionis tux re'cipe me in numerum eledorum tuorum.
Domine Jesus Chrifte , fufcipe fpfritum meum.
Marfa mater gratiae, mater mifericordiae, tu nos ab
hofte protege, & hora mortis fufcipe.
Sande Angele Dei mihi cuftos aflifte.
Omnes fandi Angeli, & omnes Sandi, intercedite
pro me , & mihi fuccurrite.
ll
en pourra encore ajouter d'autres en latin , ou en
franqois , felon la devotion q) la capacite du malade,
prenant garde sur tout de ne le point incommoder.
Si le malade neft plus capable de ces choses , on prononcera du moins devant lui avec devotion le Saint nom
de J esus , & celui de la Sainte Vierge j on recitera quel
que courtes prieres , on lui sera b ai/er la croix de
temps en temps. que Jile malade ne voit & nentendplus,
le Pretre avec les afftftans priera Dieu pour lui avec la
plus grande devotion qu'il pourra.
RECOMMAND ATI ON DE tAME. 197
R E C O M M A N D A T I O N D E I/ame.
I le malade est a fagonie, ft) qu'il soit prefl d’expircr,
le Cure aiunt fait allumer un cierge beni, se mettra
i genoux avec tous les afjiflans , dira les prieres Jui<vantes :
Oremus.
Roficifcere anima chriftiana de boc mundo in no
mine Dei Patris omnipotentis , qui te creavit : in
nomine Jesus Christi Filii Dei vivi, qui j&ro te paflus est:
in nomine Spiritus fandi , qui in te effufus est. Adfit
tibi mater Domini noftri Jesus Christi gloriola virgo
Maria : Adfint Angeli & Archangeli Dei cum omnibus
Sandis. Fugiant a te omnes immundi fpiritus •> &c fine'
obftaculo reda coelum petas. Hodie fit in pace locus
tuus, & habitatio tua in fanda Sion. Per eumdem Chri
ftum Dominum noftrum. Amen.
Oremus.
Eus mifericors
Deus clemens Deus qui fecun
dum multitudinem miferationum tuarum, pec
cata poenitendum de les , & praeteritorum criminum
culpas venia remiflionis evacuas : refpice propitius fu
per hunc famulum tuum ( hanc famulam tuam) 3c remiflionem fibi omnium peccatorum filorum tota cor
dis confeflione pofcentem, deprecatus exaudi. Renova
in eo ( ea ) piiffime Pater , quidquid terrena fragilitate
corruptum, vel quidquid diabolica fraude violatum est,
& unitati corporel Ecclesi# membrum redemptionis
annede. Miferere Domine, gemituum j miferere lacrymirum elus , & non habentem fiduciam , nifi in mifcricordia tua , ad tua; Sacramentum reconciliationis
admitte. Per Chriftum Dominum noftrum. 1^. Amen.
Bb iij
S
P
D
,
,
R
C
e c o m m a n d a t i o n
,
Ommendo te omnipotenti Deo
charifljme fra
ter ( chariHima foror,).& ei, cujus es creatura,
committo ; ut cum humanite debitum morte interveniente perfolveris, ad audorem tuum, qui te de limo
terra: formaverat, revertaris. Egredienti itaque anuns
tus de corpore fplendidus Angelorum coetus occurrat:
Judex Apoltolorum tibi fenatus adveniat : candidato
rum tibi Martyrum triumphator exercitus obviet: liliata rutilantium te Confertorum turma circumdet : ju
bilantium te virginum chorus excipiat j & beatas quie
tis in finu Patriarcharum te complexus aflringat.
Mitis atque feftivus Christi Jesus tibi afpedus appareat,
qui te inter affiflentes fibi jugiter intereile decernar.
Ignores omne quod horret in tenebris , quod ftridet
in flammis , quod cruciat in tormentis. Cedat tibi teter^
rimus fatanas cum fatelliribus suis -y in adventu tuo te
comitantibus Angelis contremifcat , atque in sternas
nodis chaos immane diffugiat. Exurgat Deus, & diflipentur inimici elus, & fugiant qui oderunt eum , a facie
elus : sicut deficit fumus , deficiant : sicut fluit cera a
facie ignis , fic pereant peccatores a facie Dei. Con
fundantur igitur & erubefcant omnes tartares legionesj
& mimflri fatans iter tuum impedire non audeant.
Liberet te a cruciatu Chriflus, qui pro te crucifixus est:
liberet te ab sterna morte Chriflus, qui pro te mori di
gnatus est : conflftuat te Chriflus fils Dei vivi inter
paradifi fui femper amoena virentia, & inter oves fuas te
verus ille paftor agnofcat. Ille ab omnibus peccatis tuis
te abfolvat, atque ad dexteram fuam ineiedorum duorum te sorte conflituat. Redemptorem tuum facie ad
faciem videas , & prsfens femper afsiflens manifelli£
DE LAME.
199
{imam beatis oculis afpfcias Veritatem. Conftitutus igi
tur inter agmina Beatorum , contemplationis divinae
dulcedine potiaris , in fscula fsculorum. yt. Amen.
Oremus.
Ufcipe Domine (ervum tuum ( ancillam tuam )
in locum fperands fibi lalvationis a milericordia
tua. y. Amen.
Libera Domine animam (ervi tui , ( ancilla; tua? , )
ex omnibus periculis inferni , dc de laqueis poenarum,
dc ex omnibus tribulationibus. g*. Amen.
Libera Domine animam servi tui , ( ancilla; tua; , )
sicut liberafti Enoch dc Eliam de communiquer morte
mundi. yt: Amen.
Libera Domine animam servi tui , ( ancilis tua;,)
sicut liberafti Noe de diluvio. Amen.
Libera Domine animam (ervi tui, (ancillae tus,) sicut
liberafti Abraham de Ur Chaldaeorum. Amen.
Libera Domine animam servi tui , ( ancilla tua;, )
sicut liberafti Job de paffionibus suis. g*. Amen.
Libera Domine animam servi tui, (ancilis tus,) sicut
liberafti Loth de Sodomis dc de flamma ignis, g*. Amen.
Libera Domine animam servi tui, ( ancilis tus, )
sicut liberafti Ilaac de hoftia , dc de manu patris lui
Abrahs. yt. Amen.
Libera Domine animam servi tui , ( ancilis tus , )
sicut liberafti Moylen de manu Pharaonis regis
y€gyptiorum. g2. Amen.
Libera Domine animam servi tui, ( ancilis tus, )
sicut liberafti Danielem de lacu leonum. 1^. Amen.
Libera Domine animam servi tui , ( ancilis tus,)
sicut liberafti tres pueros de camino ignis ardentis, dc
S
zoo
Recommandation
de manu regis iniqui, m. Amen.
Libera Domine animam servi tui, ( ancilis tus,)
sicut liberafti Sufannam de falfo incrimine. 9». Amen.
Libera Domine animam servi tui, ( ancilis tus ,)
sicut liberafti David de manu Regis Saiil, & de manu
Golfs. yt. Amen.
Libera Domine animam servi tui, (ancilis tus,) sicut
liberafti Petrum & Paulum de carceribus. Amen.
Et sicut beatiflimam Theclam Virginem ac Marty
rem tuam de tribus atrociflimis tormentis liberafti y
fic liberare digneris animam hujus famuli tui, (famulae
tus,) & tecum facias in bonis congaudere csleftibus.
Amen.
Oremus.
Ommendamus tibi
Domine
animam famuli
tui, ( famuls tus , ) teque precamur Domine
Jelu Chrifte falvator mundi, ut propter quam ad ter
ram mifericorditer defcendifti, Patriarcharum tuorum
finibus inferre non renuas. Agnofce, Domine, creatu
ram tuam non a diis alienis creatam , fed a te folo
Deo vivo & vero ; quia non est alius Deus prster te,
& non est fecundum opera tua. Lstifica , Domine ,
animam elus in confj)ed:u tuo -y & ne memineris ini
quitatum elus antiquarum , & ebrietatum , quas fufeitavit furor mali defiderii: licet enim peccaverit, tamen
te non negavit j fed figno fidel infigmtus (infigmta,) te
qui omnia , & ipfum (ipfam ) inter omnia fecifti, si,
deliter adoravit Qui vivis & regnas Deus, per omnia
fscula fsculorum. Amen.
Oremus.
&a juventutis & ignorantias elus qusiiimus,
ne memineris Domine, fed fecundum magnam
mifericordiam
C
delit
,
,
,
,
DE la M E.
20t
mifericordiam tuam memor efto illius in gloria clarita
tis tuae : aperiantur ei cceli; collaetentur illi Angeli: in
regnum tuum, Domine, fervum tuum (ancillam tuam)
fulcipe. Sufcipiat eum (eam) fandius Michael Archangelus Dei , & perducat in civitatem calellem Jerufalem. Sufcipiat eum ( eam ) beatus Petrus Apoftolus ,
cui a Deo claves regni coclellis traditae funt. Adjuvet
eum (eam ) fandus Paulus Apoftolus , qui dignus fuit
efle vas eledionis. Interce'dat pro eo (ea) fandus Joannes diledus Domino Apoftolus , cui revelata funt secreta coslellia. Orent pro eo ( ea) omnes fandi Apoftoli, quibus a Domino data est poteftas ligandi atque soivendi. Intercedant pro eo (ea) omnes Sandi Dei, qui
pro Christi nomini? tormenta in hoc faeculo fuftinuerunt; & vinculis carnis exutus ( exuta) pervenire me
reatur ad gloriam regni caleftis , prsflante Domino
noftro Jesus Chrifto , qui cum Patre & Spiritu sando
vivit & regnat Deus in faecula fsculorum. Amen.
Si aprester les prieres le malade continue dans Vagoniey
on dira le Pseaume,
Confitemini Domino,quoniam bonus, @rle Pfeau
me , beat immaculati in via, de la maniere qu'il est
dtftribue dans les petites heures.
G)uand le malade aura ex pire, le Pretre dira le repons
/un ant :
Subvenite Sandi Dei,occurrite Angeli Domini, *
Sufcipientes animam elus , * Offerentes eam in con/pedu Altiflimi.
Ver fit. Sufcipiat te Chriftus qui vocavit te , & in
finum Abrahae Angeli deducant te. Sufcipientes ani
mam elus.
Cc
tOt R e C O M M A N D A T I O N D E L A M E .
ir. Requiem sternam dona ei, Domine : &c lux per
petua luceat ei. Offerentes eam in confpe&u AluC.
fimi.
Kyrie eIe'million. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter, &c. tout bas.
f. Et ne nos inducas in tentationem.
bt. Sed libera nos a malo.
ir. Requiem sternam dona ei Domine.
9*. Et lux perpetua luceat ei.
f. A porta inferi.
S*. Erue Domine animam elus.
f. Requiefcat in pace.
52. Amen.
f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifeum.
y. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
rrf Ibi j Domine , commendamus animam famu1 li tui, (famuls tus,) ut defun£his ( defunda)
{sculo tibi vivat ; & qus per fragilitatem humans
converfationis peccata commifit, tu venia mifericordiflims pietatis abfterge. Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
ensuite le Pretre jette de l'eau-benite jure le corps, en
di funt:
Requiefcat in pace. Amen.
Vuis il Je retire aprester avoir fait faire aux affflans
quelque reflexion sur le ffettacle qu'ils ont devant les
yeux, ft) sur la condition de cette wie mortelle.
DU SACREMENT
D E L O R D R EUOIQUE
les
Curez ne soient
point les MiniItres du Sacre
ment de 1’Ordre,
il est neanmoins de leur devoir d*en parier a leurs peu
ples quand 1’occasion s’en pre
fente, principalement les Dimanches qui precedent les
Quatre-temps , &c de les inftruire de 1’excellence , de la
dignite & des obligations du
Sacerdoce St des autres Or_
dres: ce qui servira beaucoup,
soit pour ^allumer en euxm£mes la grace qu’ils ont recue dans leur ordination; soit
pour apprendre aux autres E c.
eclesiastiques de leurs Paroifles
ce qui regarde leur ministere,
& les exciter a la pratique des
vertus propres a la dignite de
leur etat} soit enfin pour don
ner a tous les fideles de une
grande id^e des minifteres Ececlesiastiques,St principalement
du Sacerdoce, St leur infpirer
du refpe& pour ceux qui en
/ont honorez.
Iis leur apprendront que
1’Ordre est un Sacrement inftitue de Notre-Seigneur J e s u s-C h r i s t j que les pre
tres St les autres ministres de
1’Eglise sont les interpretes de
la parole St des volontez de
Dieu 5 les depoCitaires des
C c ij
104
D u S aR cE M E N T
threfors de J e s u s -C hrist ; dangereuse, que celle qui vient
les dispensateurs de ses graces de la source même.
& de les merites, &c que tout
il faut aussi qu’ils inftruifent
ce qu’il y a de saint & de Reli- ceux qui afpirent a la clerigieux dans l Eglise depend de cature, de la fin , des motifs
leur ministere.
& de 1’intention que pont doit
Iis leur marqueront aussi avoir en se donnant a 1’Eglise*
1’obligation qu’ils ont de reC qui ne doit pas etre d’en depe&er ceux que Dieu a elle appose-venir plus riche , d‘etablir sa
vez a cette digni te sublime} fortune, de soulager sa famille,
dont on ne peut pas dou_ de s*elever en dignite, d’avoir
ter apre's Je temoignage ex- un benefice, ou de mener une
prez de J e s u s - C h r i s t , vie plus aifee &. plus comment
qui veut qu’on traite & qu’on de j mais seulement de rendre
ecoute ses ministres comme service a Dieu dans 1’etat Ec
lui-même, & qui proteste que clefiaftique , & d’obeir a Sa.
quiconque les meprise, le me. vocation. Et il est important
d’avertir les parens, que quand
Prise lui-même.
Iis leur seront connoitre sur iis prefentent leurs enfant a la
toutes choses la neceflite ab_ tonsure, iis ne le doivent faire
folue qu’U y a d ecre appelle que dans ce dessein-la & pour
a 1’etat Ecclésiastique pour s’y cette même fin j & qu^ls se
pouvoir sauver ; quelle teme- rendent coupables dxun grand
rite c’est de s’y engager de peche devant Dieu , lors que
/oi-même j les maux qui en ar- par des motifs humains , &
rivent, non seulement a ceux sans etudier leurs inclinationSj
qui s’y engagent de la /orte j iis les deftinent a 1’Eglise, dc
mais encore a tous ceux qui les chargent de Benefices.
y contribuent , & même a
Et parce qu ii n’y a rien qui
toute l Eglise. que cette vo contribue d’avantage a Paccarion n’est pas seulement ne- croiflement de la Religio», dc
ceflaire pour le Sacerdoce & au falut des peuples,que quand
pour les autres Ordres ; mais 1’Eglise est pourvue de bons
aussi pour la tonsure } parce ministres; les Curez doiven?
qu’etant comme le premier avant le temps de POrdination
pas 6i Pentree dans l’e tat Ec exhorter les fideles de de faire
clefiaftique , il n’y a point de des prieres particulieres pour
Comiption plus grande m plus Monseigneur PEveque , afin
io s
que Dieu lui donne les lumie- certaines marques qui en peu
res pour faire un bon choix vent donner quelque aflurandes personnes qu’il doit elever ce j par exemple, si on remaraux minifteres Ecclesiastiques ■) que dans une personne une
& pour ceux qui se disposent a grande docilit^ d’esprit , une
recevoir les Ordres, afin que douceur de temperament &
Dieu leur fasse la grace d’en de moeurs , les semences des
connoitre 1’excellence , & de ver tus qui sont plus propres
mener une vie qui reponde a aux Ecclesiastiques ^ comme de
la modeftie, de la pudeur, de
la faintete de leur etat,
II faut audi qu’ils s’appli- la parience, du respect pour les
quent particulierement a l’e_ choses saintes , du zele pour
ducation & a 1’inftruction des le service & les ceremonies de
jeunes gens qui se disposent 1’Eglise • mais sur tout si cela
d’eux-memes, ou bien que les est accompagne d’une grande
parens deftinent a l’£tat Ec_ purete d’intention.
Si les Curez ont dans leurs
clefiaftiqu; , & qu’ils travailParoifles
des Clercs ou daulent a les conserver dans l’in_
nocence , en les eloignant de tres Ecclesiastiques qui sont
la compagnie des personnes deja engagez dans les Ordres,
vitieufes , en les portant a la il est de leur devoir d’en pren
piete, & faisant enforte qu’ils dre un soin particulier, comme
n avancent pas moins dans de la plus noble portion de
1’etude des bonnes lettres , leur troupeau 5 de veiller sur
que dans la voie de la per- leur conduite , & d’observer
fection. Iis doivent sur tout s’ils s*aquitent de leurs obligabien examiner les marques de tions j quelles et udes iis sont,
leur vocation, & tacher de pe quelles compagnies iis fre
netrer les motifs qui les pour- quentent- s’ils portent l’habit
renr a se donner a 1’Eglise.
& la tonsure Ecclésiastique ;
Et qi:oiqu’il soit difficile de s’ils affiftent aux divins Omces
penetrer parfairement la vo les Fetes & Dimanches 5 s’ils
cation d’un enfant T ou de exercent les son&ions de leur
quelqn’autre personne aPdtat ordre, & fpedalement des Or
Ecclésiastique , n’y aiant pas dres inferieurs a la Pretrife
de regie' tout-a-fait infaillible, afin qu’ils puissent en rendre
qui puisse la faire connoitre compte a 1’Eveque , & don-’
aux Eojnmes j il y a neanmoins ner dans les. Occasions des teC c iij
de
" t ’ O
r d r e
.
ZC>6
D
il
S
A CR E M E N T
moignages de leurs vie &
moeurs.
S’il y en a qui afpirent aux
Ordres Sacrez , les Curez le
declareront au prone, & a la
Mefle de Paroisse felon la formule qui est marquee au rang
des formules dans la fin du
prone, & iis seront cette denonciation par trois Dimanches , ou trois jours de Festes
chommees, qui ne se fuivront
pas neanmoins immediatement
l’un l’autre ^ & enforte que la
publication du dernier ban soit
faite quelques jours avant l’or_
dination } afin que si le peupleconnoifloit quelque defaut
considerable dans ceux qui se
prefentent aux Ordres Sacrez,
il put en donner avis.
Et parce que chacun ne f^ait
pas quels sont les defauts, &
les empecliemens canoniques,
qui rendent les personnes in
habiles a recevoir les Ordres
(ce qui s’appelle dans le Droit
du nom d*irregularite ) il faut
les expliquer aupeuple, & lui
faire entendre que les loix ec
eclesiastiques ne permettent pas
qu’on admette aux Ordres Sa
crez , & aufervice des Autels.
Ceux qui n’ont pas 1’d'usage
de 1’esprit libre j comme sont
les infenfez ^ les energumenes ,
ou possedez du malin esprit;
les mnatiques 3 ceux qui sont
atteints de mal caduc •, les im
becilles , & ceux qui (ont touta-fait ignorant.
Ceux qui ont quelque de
faut , ou quelque dittormite
corporelle quidonne de l’horreur & du mepris, ou qui empeche qu’ils ne puissent faire
les fonctions des Ordres sans
scandale , ou sans indecencei
comme si queque’un etoit extraordinairement boiteux, ou
avoit perdu 1’ceil gauche, si on
lui avoit coupe le nez , ou 1’in
dice de Pune des mains.
Ceux qui sont nez hors le le
gitime mariage , ou qui sont
nez esclaves, qui n’ont point
ete affranchis.
les infames ; c’est a dire,
ceux qui par leur mauvaife vie
se sont decriez , & qui ont
exerce quelque metier infamei
comme les comediens , 8t les
farceurs : 1’Eglise met aussi en
ce nombre ceux qui ont fait
une penitence publique &. fo.
lennelle.
Ceux qui n’ont pas Tage ordonne par les Canons i c’est a
dire, vingt-deux ans commences , pour le Soudiaconat i
vingt-trois pour le Diaconat ;
& vingt-cinq pour la Pretrife.
On rapporte encore a ce de
faut les Neophites; c’est a dire,
ceux qui sont nouvellement
baptifei, ou convertis, & qui
DE
i/O
R D R E.
ne sont pas encore bien confirmez dans la vie spirituelle.
Ceux qui se trouvent engagez dans certaines obligations
civiles i comme ceux qui ont
eii l’administration de quel
que bien public ou particulier dont iis n’ont point rendu
compte , St dont iis ne sont
pas entierement dechargez.
les Bigames j c'est a dire,
ceux qui ont ete mariez deux
fois , ou qui ont epouse une
femme veuve.
Ceux qui par les charges ,
ou les emplois ou iis ont ete
engagez ont fait quelque cho
se de contraire A la douceur
qui convient a 1’Eglise i com
me ceux qui ont contribue
directement, ou indiredement
a la mort, ou £ la mutilation
de quelque personne , quoi_
qu'avec justice 5 comme dans
un jugement criminel, ou dans
une guerre juste.
Ceux a plus sorte raison ,
qui ont injustement coopere a
la mort, ou a la mutilation de
quelque personne ■, car outre
les empechemens * qui viennent des defauts que nous avons marquez, il y en a enco
re d’autres , qui fontr caufez
par des crimes j & ces crimes
sont particulierement.
L’homicide , St la mutila
tion volontaire & même ca-
207
fuelle, quand on 11’a pas use
d’assez de precaution & de
diligence pour eviter le perii.
l'heresie profeflee publiequementj de maniere que ceux
même qui Pont abjuree ne
peuvent etre admis aux Ordres sans dispense particuliere.
Le violement des censures j
comme si un Soudiacre etant
excommunie ne laifloit pas
d’exercer les fonctions de son
Ordre.
la reception des Ordres per
[altum, j c'est ai dire, quand on
re<£oit un Ordre majeur avant
le moindre * comme si quelqu’un recevoit 1’ Ordre de Pr@trife avant que d'etre Diacre.
L’exercice illicite des Or
dres 3 comme si un homme sans
etre Diacre, ou bien aiant dte
fait Diacre sans le dimifToire
& la permission de son Eveque,
ne laifToit pas d’exercer les
fonctions de la Pr6trife.
la profanation du Sacre
ment de Bapt&me , en le recevant volontairement plus
d’une fois.
enfin tous les crimes qui rendent infames, ou par le droit f
ou par le fait , les per/onnes
ui les commettent : par le
roit 5 comme Je facrilege, le
parjure, Pufure , Pimpudicit^
ou Je concubinage public , la
fimonie , la confidence , Py.
2.oB
Du Sacrement de l’ O r d r e.
vroraerie , le duel, & autres
Quand les Curez auront fait
semblables specifiez dans les toutes les denonciations ne_.
Canons,qui eloignent aussi des ceflaires , si personne ne reOrdres sacrez ceux qui ont ete clame, & s’ils n’ont rien eux-.
condamnez pour quelque cri memes a dire contre les mocurs
me considerable : par le fait 5 & la conduite de ceux qui se
comme sont tous les crimes prefentent aux Ordres , iis
enormes de quelque qualite pourront alors donner leurs
qu’ils puissent etre, quand iis atteftations , felon les formu
les qui sont aussi marquees a
sont de notoriete publique.
On pourroit encore dire que la fin du Rituel.
ceux-la se sont rendus indignes
les Curez se garderont bien
d'etre promus a des Ordres fu- de donner de l’emploi dans
perieurs , qui en recevant le leurs Paroifles a des Ecclesia
Soudiaconat ont suppose de ftiques qui possedent des beFaux titres, ou qui ont impot- nences qui obligent a la refise a leurs Ev eques sur la va- dence; au contraire quand iis
leur , ou la qualite des titres auront dans 1’etendue de leurs
qu’i)s leur ont produits.
Paroifles quelques beneficieurs
Et pour remedier a cet in- de cette qualite qui ne refideconvenient, il est ordonne aux ront point, iis en avertiront
Curez quand il y aura des fu_ l’Eveque ou ses Officiers.
Iis n’admettront aussi aujets de leurs Paroifles , qui
voudront etre faits Soudiacres qu'un Pretre dans leurs Paroifl statut*
a la faveur d’un benefice, ou ses pour y celebrer la sainte chat. de
cf’un titre patrimonial , d’en Mefle , sans la permission de l’o^dte•
faire la denonciation en me 1’Eveque ou de ses grands Vime temps qu’ils publieront les caires, si non pour quelquefois
bans , & d’avertir le peuple en paflant, en reprefentant
felon la for mule qui est ci- par eux leurs Lettres d’Ordre,
aprester estprescrite dans Pordre s*ils sont du Clerge , & l’odes autres a la fin du prone, bedience de leurs Superieurs
sont Reguliers & non
que s’il y a queque’un qui con- s’ils
noifle quelque fraude, ou quel autrement,a moins que dailque defaut dans ce titre , il leurs , iis ne leur soient fufHfamment connus.
ait a le declarer.
DU
/
DU SACREMENT
D E M A
E Mariage que
Dieu a e'tabli
des le commencement du mon
de
entre 1’homme
,m_ M
& la femme , comme un lien
d’amour & de societe pour la
multiplication du genre humain ,a ete eleve par Notre
Seigneur
Jesus-Christ
d la dignite de Sacrement ,
afin de le rendre pur & honorable en toutes choses, & de
donner aux personnes qui se
marient , la grace d’en ufer
faintement,& de s’aquitter des
obligations qu’il leur impose.
il est donc important que les
Curez inflruifent les peuples
i
RIAGE
de la dignite de ce Sacre
ment , & quJils leur apprennent quelle doit etre 1’intention de ceux qui s’engagent
dans le Mariage , en quel ef
prit iis y doivent entrer , &
ce qu’ils doivent faire pour y
vivre chretiennement.
Iis doivent aussi s’instruire
parfaitement eux-memes de
toutes les loix , & de toutes
les Ordonnances Ecclesiasti
que , qui regardent le Maria
ge, & avoir soin qu’il soit tou
jours contracte avec les folennitez requises par les Canons,
& avec les ceremonies qui
peuvent attirer la benedi&ion
de Dieu.
D d
Du
d e s
S
a c r e m e n t
P E R S O N N E S C A P A B L E S
d e contrcL&er Mariage.
personne
douter de la capacite de
ne peutde
entrer
dans le Mariage avant l’a- ceux qui defirent se marier, les
ge de puberte j c’est a dire , Curez les interrogeront sur les
avant l’age de quatorze ans principaux Mysteres de la soi
pour les hommes, & de douze chretienne ^ S>i en cas qu’ils ne
les f^achent , iis les en inans pour les femmes.
les Curez ne doivent pas ftruiront avant que de passer
admettre a la Benediction outre.
les heretiques ne doivent
Nuptiale, les enfant de famil.
Je au dessous de vingt-cinq pas aussi etre admis a ce Sa
ans , sans le consentement ex- crement •, parce qu’ils n’ont
pres de leurs peres , meres, point les dispositions neceflaituteurs ou curateurs^ Iis n’y res tant qu’ils sont dans l’herecevront pas même ceux qui refie, & que de plus on doit
auront vingt-cinq ans accom- apprehender d’un tel Mariage
plis , s’ils ne rapportent un la fubverfion de la partie Ca
Acte en bonne forme, qui faf- tholique, & une education malvoir , qu^ls ont du moins Heureuse pour les enfant qui
demande Favis , & requis le en naifTent : c*est pourquoi
consentement de leurs peres les Curez ne marier ont auqu'un heretique,. qu’il n’ait ab& meres.
jure
son herefle r &. qu’il ne
il faut que eeux qui se presentent pour etre mariez, f<ja- rapporte un certificat en bon
chent du moins les elemens ne forme de son abjuration &.
du Chriftianifme, & les prin- de son absolution.
principaux Mysteres denotre soi} il est encore necessaire pour
car sans cela iis ne doivent pouvoir eontra&er Mariage,,
pas £tre admis 5 parce qu’ils de n'avoir aucun des em^ene pourroient point satisfaire chemins que 1’Eglise a etadans le tempsa 1’obligation blis sur ce sujet , & dont la.
qui engage les peres & les me connoissance pour cette rai
res de les enseigner a leurs en son doit etre fort presente
sans. ainsi quand il y aura lieu aux Curez ^
d e
M
a r i a g e
.
211
des E M P E ' c h e m i n s d u M A R I A G E .
il
y a deux fortes d’empechemins au Mariage: les uns
le rendent nui & invalide * &
les autres le rendent seule
ment illicite.
les empechemens qui ren
dent le Mariage nui, & qu’on
appelle vulgairement empe
chemins dirimans , sont au
nombre de quatorze. On les a
compris pour aider la memoi
re dans ces vers latins.
Error, conditio, votum, cogna
tio , crime 3
Cultus difparitas, vis ^ Ordo ,
ligamen , honejtas,
Affinis, raptor,si clandeftinus,
& impos :
Mac facienda vetant conn/ibia, fatta retractant.
Error: Le premier de ces empechemem qu’on appelle erreur, est lors qu’on est trompe
en la personne - m£me : par
exemple , (1 Pierre pensant
epoufer Marie , on substitue
Catherine en la place de Ma
rie, le Mariage est nui.
Conditio : L’empcchement
qui vient de la condition est
lors que 1’une des parties est
trompe'e touchant l’6tat de
Pautre: par exemple, si Pierre
epouse Marie, pensant qu’elle
est d^une condition libre , &
qu’elle soit esclave , il n’y a
point de Mariage. Cet empechement n’a plus de lieu en
France; parce que la servitude
introduite par les loix ou par
les cotitumes, est entierement
abolie.
Votum: Le vaeu folennel de
chaftete fait dans une religion
approuv^e par 1’Eglise j com
me aussi le voeu simple de re
ligion, qui se fait danslacompagnie dejESu$ aprester les deux
ans de novitiat, felon la Bulle
de Gregoire XIII. qui com
mence, Afcendente.
Cognatio : il y a trois fortes
de parente , la naturelle , la
spirituelle, & la legale.
la parente naturelle, qu’on
appelle confanguinite , peut
etre confideree en ligne direde , ou en ligne collaterale.
En ligne directe , elle rend
toujours le Mariage nui: ainsi
le pere, la fille, la petite fille
ne peuvent jamais contrader
Mariage , quelque eloignez
qu’ils soient. la confanguinite
en ligne collaterale , rend le
Mariage nui jusqu’au quatrieme degre inclusivement.
les degre de parente en
ligne collaterale, fecomptent
par rapport a la tige commune;
Dd ij
zii
D
US Ac
& supposent toujours deux
personnes : enforte qu'il y a
autant de degre, qu’il y a de
>erfonnes qui se fuivent dans
a ligne , excepte la premiere , qui etant la tige commu
ne d’oules autres defcendent,
ne doit pas etre com^tee: ainsi
Le frere & la foeur sont
parens au premier degre:
Le cousin germain , & la
couflne germaine , au second
degre :
les enfant du cousin ger
main , & ceux de Ja cousine
germaine, au troisieme:
Et les enfant de ces derniers,
au quatrieme:
Selon cette fupputation,
L’oncle & la niece sont au
second degre:
L’oncle &: sa petite niece,
au troisieme r
L’oncle & la fille de sa pe
tite niece , au quatrieme :
il faut observer que si Ja
>arente est de divers degre *
e degre le plus eloigne attire Pautre : par exemple ,
Pierre est au troisieme degre,
& Catherine est au cinquieme j Pierre Catherine se
peuvent marier ensemble sans
dispense * parce qu’ils sont
eenfez l’un & 1’autre netre
parens qu’au cinquieme de
gre , qui ne fait plus d*empechement.
I
1
REMENT
la parente spirituelle se con
tracte par le moien du Sacre
ment de Bapteme, & se rencontre. i°. Entre celui ou ces
le qui baptife , & la personne
baptifee. i°. Entre celui ou
celle qui baptife, & le pere &
la mere du baptife. 30. Entre
les parrein marreine, les
pere & mere du baptife. 40.
Entre les parrein & marreine,
& le baptife. On ne parle pas
ici de celle qui se contracte
par le moien du Sacrement de
Confirmation -, parce que ce
n’est plus l’usage dans ceDiocefe , d’avoir des parreins &
des marreines , quand on re^oit ce Sacrement.
la parente legale se con
trade par le moien de 1’adoption : elle empeche & annulle le Mariage. i°. Entre ce
lui qui adopte & celle qui est
adoptee , & les filles qui deC
cendent d’elle en ligne diredte , jusqu’au quatrieme de
gre : & cet empechement fubfifte même aprester Femancipation. 20. Entre les enfant naturels & les adoptifs , lors que
les uns & les autres sont encore Sous la puiflance d’un me
me pere. 30. Entre celui qui
a adopte , & la veuve du fils
adoptif, de même qu’entre le
fils adoptif & la veuve de ce
lui qui a adopte.
de
M a r i a g e .
crime : Par le crime , 011 ce de culte de religion, qui
entend 1’homicide ou 1’adul- rend le Mariage nui, est lors
tere, qui rend le Mariage nui qu’une des parties est bapti.
fee & chretienne, & que l’auen trois cas.
i. Lors que le mari, par ex tfe ne Peft pa,s: car si les deux
emple , confpire la mort de /a parties sont baptifees , quoi
propre femme avec une autre que l’une soit heretique , le
femme ou fille, afin de /e ma- Mariage sera bien illicitemais
rier ensemble: s*ils executent non pas invalide..
V~is: Lors que par une craint
leur mauvais dessein , quoi
qu’ils n’aient pas commis l’a- te grieve capable d7ebranler
dultere, iis ne peuvent pas s’e- un homme constant, on obli
ge une des parties de consentir
poufer l’un 1’autre.
au
Mariage 5 car le Mariage
i.
Lors que le mari , par
exemple , aiant commis adul- etant un contract libre, la viotere avec une autre femme ou lence & la contrainte le rend
fille, fait mourir sa propre fem nui : c’est pourquoi le saint scaio*
me , afin de pouvoir epoufer Concile de Trente prononce leforraacette autre, qui n’a cependant anatheme contre les Seigneurs M°nrildg“.
point eu depart aufecond cri temporels, Magistrats, & au- chat- *
tres personnes d’autorite, qui
me j c’est a dire, a 1’homicide.
3. Lors, par exemple , que forcent dire&ement ou indiPierre etant marie avec Ca reclement leurs sujets a se ma
therine , il commet adultere rier contre leur volonte.
Ordo : L’engagement aux
avec Jeanne, & lui promet de
1’epoufer aprester la mort de Ca- Ordres sacrez est aussi unemtherine sa femme ( si sa pro- pechement dirimant y c’est 2
mefle est; acceptee^) ou même dire , qu’un Pretre , un Dia
s’il 1’epouse actuellement du cre , & un Soudiacre ne pevrvivant de sa femme, f^achant vent contra&er Mariage.
Ligamen: C’est a dire,qu’une
tous deux que Catherine n’est
pas morte^Pierre aprester la mortpersonne deja mariee ne peut
de Catherine sa femme legi pas du vivant de sa partie
time , ne peut pas se marier contra&er Mariage avec une
avec Jeanne , quoique Pierre autre.
& Jeanne n’aient en rien con
ainsi les Curez ne doivent
tribue a La mort de Catherine. jamais admettre a la BeneCultui diffcmtas: la differendi&ion Nuptiale en fecondes
D d
i i j
x *4
Noces une
D
U
S
femme , par exemple, dont le mari sera absent
depuis long-temps , dc qu’on
prefumera etre mort , si ejle
n’a des preuvcs certaines de
la mort de son mari, par des
certificats en bonne forme,
signez dc fcellez du sceau d’une
personne conftitueeen dignite
Ecclésiastique,
oudesOfficiers
royaux des lieux, qui marquent
dc le temps de la mort, dc le
lieu de la sepulture} sans s’areter aux certificats des foldats y ou d’autres personnes
particulieres.
Et afin d’empecher par tou
te sorte de precaution , que
1’Eglise ne soit surprise dans
une matiere si importantej lors
qu’il y aura le moindre sujet
de douter de la validite de ces
certificats , les Curez les envoieront a 1’Eveque, ses grands
Vicaires, ou son Official, pour
ses reconnoitre dc pour en ju
ger. Iis ne doivent pas aussi
marier aisement les soldats dc
les vagabonds , qui peuvent
etre deja mariez ailleurs.
Honefia* : L’empechement
qu’on appelle d’honneftete pub lique, peut venir des Fian^aiL
les validement contradees ,
ou d’un Mariage qui n’a pas
cte consomme. Si 1’empechement vient des Fian<^ailles, il
ne passe pas le premier degre,
R EA
M E NC
T
par exemple , Pierre etant
fiance avec Marie , si Marie
vient a mourir ou i se faire
Religieuse , Pierre ne peut
epoufer ni la mere ni la fceur
de Marie; parce que la pudeur
dc 1’honnellete publique serois
bleflee par ce Mariage } mais
il peut epoufer les autres pa
rentes de Marie. que si l’empechement de 1’honneftete pu
blique provient d’un Maria
ge veritable ,mais qui ensuite
n’a pas ete consomme a cause
de 1’entree en Religion, ou de
la mort d’une des parties , il
s’ctend jusqu’au quatrieme de
gre inclusivement, fuivant Ja
BulJe du Pape Pie V. de 1568.
qui commence, Ad. Romanum
fpeciat.
Affinis : L’alliance se fait
par la consommation du Ma
riage , dc se rencontre entre
le mari dc ses parens de sa fem
me , dc entre la femme dc les
parens de son mari: dc a cau
se de cette alliance le mari ne
peut epoufer les parentes de
sa femme, ni la femme les pa
rens de son mari, jusqu’au qu'a
trieme degre inclusivement.
II
y a encore une affinite
qui vient ex copula illicite, d’un
commerce criminel • & cet
te affinite empeche le Maria
ge jusqu’au second degre in
clufivement : ainsi Pierre, par
DE M A RIAGE,
exemple, aiant malverfe avec
Catherine , ne peut epoufer
ni la foeur, ni la cousine germaine de Catherine.
Or pour connoitre plus aisement en quel degre un homme
me marie est allie aux parens
de sa femme , il ne faut que
conliderer quel degre de con
fanguinite il y a entre cette
femme & ses parens 5 par ex
emple , le mari de Catheri
ne est allie au premier degre
avec la foeur de Catherine ,
parce que Catherine & sa
foeur sont parentes au pre
mier degre j le mari de Ca
therine est allie au second de
gre avec la niece, & la couline germaine de Catherine ,
parce que Catherine est pa
rente au second degre a /a
niece, & a sa cousine germai
ne, & ainsi des autres. il faut
dire la même chose de la fem
me a Pegard du mari.
Mais quoique le mari St la
femme soient alliez aux pa
rens Pun de Pautre , toutefois
les parens du mari ne con
tradent point d’affinite avee
lies parens de la femme, en
quelque degre qu’ils
soient
parens: dela vient que si Pier
re a ejroufe Catherine , rien
n’empeche que le fils. de Pier
re d’un premier Mariage y
n.Tepoufe la fille de Catherine
t lf
qui est aussi d’un premier Ma
riage. Rien n’emp^che aussi
que le frere de Pierre n’epouse la foeur de Catherine.
Uaffinit^ n’est un empechement dirimant au Maria
ge , qu’en cas seulement que Ja
connoissance charnelle qui en
est le principe, ait precede le
Mariage : car si elle furvienc
aprester le Mariage T elle ne le
rend pas nui , mais elle en
empeche seulement l’usage. Et
si un homme marie venoit a
malverfer avec les parentes de
sa femme r au premier ou second degre y il seroit oblige
de recourir a 1’Eveque pour
lever cet empechement t &
cependant il ne pourroit de
mander le devoir du Mariage
a sa femme, mais seulement lerendre quand elle le demanderoir. il faut direla même cho
se de la femme qui pecheroic
avec un parent de son mari,,
qui seroit au m@me degre.
j Raptor : Le rapt est un em
pechement au Mariage tandis
que la fille ou la femme ravie
est en la puiflance du raviC
seur j mais si aiant ete miseen liberti , elle consent volontairement d’epoufer celui qui
Pavoit ravie, alors il n’y a plus
d3empechemenr.
Si clandeftinus : Le Mariane
clandeftin est nnl ,.c’est a dire„
ii6
D ii S a c REMENT
celui qui se fait hors la presence du propre Cure , ou de
queque’autre Pretre commis
de sa part , ou de 1’autorite
de 1’Ordinaire j 8t de deux ou
trois temoins. Mais on parlera
encore de cet empechement
lors qu’on traitera des folennitez du Mariage.
Et impos: Si 1’une des parties
ne peut consommer 1’action
du Mariage avec 1’autre ( ce
qu’on appelle impuiflance) il
n’y a point de Mariage entre
elles: mais il faut que cette im.
puissance ait precede le Ma
riage, & qu’elle soit perpetuelle : car si 1’impuiflance etoit
furvenue depuis le Mariage,
ou qu’elle ne fut jpas pour toujours, pouvant etre otee, ou
par des remedes naturels , ou
par les prieres de 1’Eglise, elle
ne rendroit par le Mariage
nui j mais seulement elle en
interdiroit 1’d'usage j suppose
qu’elle fut reconnue fuffifam ment, soit par l’evidence, soit
par les formes juridiques.
Lors qifapres la celebration
tc la consommation du Ma
riage , le Cure vient a recon
noitre que les parties sont dans
queque’un des empechemens
qui rendent le Mariage nui,
il faut ufer de beaucoup de
prudence , & comme la ma
dere est difficile , il sera bien
de recourir a 1’Eveque , ou a
ses grands Vicaires , & de se
regler felon les lumieres qu'on
lui donnera.
Si 1'empechement est secret;
ou il n’est connu que d’une
des parties , & en ce cas le
Cure lui ordonnera de s’abftenir de 1’d'usage du Mariage,
& de tacher de faire agreer
son refus a sa partie, sans neanmoins lui en dire la cause; ou
il est connu de toutes les deux
parties , & alors il defendra a
1’une &. a 1’autre d’ufer du Ma
riage , & cependant il consultera 1’Eveque la-dessus.
Quand on aura eu dispense
de 1’empechement , le Cure
exigera un nouveau consente
ment des parties , même en
face d’Eglise , si l’empechement etoit public ; mais si
1’empechement etoit /secret ,
il suffira qu’elles donnent un
nouveau consentement en particulier , St sans ceremonie.
que si 1’empechement etoit
tel qu’on n’en put obtenir
dispense , comme s’il venoit
d’impuiflance, il faudroit obli
ger les parties a se separer 1’u
ne de 1’autre pour toujours.
Mais en tout ceci , les Curez
ne doivent rien faire /ans la
participation des Superieurs
Ecclesiastiques , ausquels iis
doivent rapporter les doutes,
&c
DE M A
& les difficultez qui peuvent
se rencontrer sur la matiere
du Mariage.
Outre les empechemens dirimans, & qui rendent le Ma
riage nui , il y en a encore
d‘autres , comme il a ete dit,
qui le rendent seulement illi
cite : en voici les trois prinprincipaux.
j. la defenfe de l Eglise de
celebrer le Mariage, depuis le
premier Dimanche de PAvent, jusqu’aprester la F£te des
Roisj & depuis le jour des Cen-
les
RIAGE.
217
dres, jusqu’aprester le Dimanche
de Quafi-modo. Le même em.
pechement a lieu , lors que le
Juge Ecclésiastique pour dejuftes causes defend de passer
outre a la celebration du Ma
riage , jufcjiPa ce qu’autrement
en ait ete ordonne.
2. Le voeu simple de chaftete , dentrer en religion , ou
de ne se point marier.
3. les Fian^ailles contracbees avec une autre personne,
& qui n’ont point ete refolues
par une autorite legitime.
D E S F I A 1 TCAILLES.
Fian^ailles sont des
promesses solennelles, que
des personnes de different sexe
se sont Pune a Pautre de le
prendre dans un certain temps,
pour. mari & pour femme.
personne de quelque qualite & condition qu’il soit , ne
doit etre admis a contra&er
Mariage , que les Fiancjailles
r»'aient ete faites auparavant.
On les doit faire en presence du propre Cure de Pune
ou Pautre des parties: on garsdera toutefois la coutume qui
est , que lors quelles sont de
differentes Paroifles, les Fiancailles aussi bien que le Ma.
riage se faflent en presence du
Cure de la fille.
C’est dans l Eglise qu’il faut
i
celebrer les Fianqailles,a moins
que 1’Ordinaire pour quelque
raison importante n’accorde
une permission fpeciale de les
faire ailleurs: & en quelque
lieu qu’on les fasse , il est du
devoir des Curez d’en bannir
toute sorte d’insolence & debouffonnerie.
A Pegard du temps, on ne
celebrera pas les Fiancjailles
avant le soleil leve, ni aprester
le soleil couche.
il
faut que ceux qui se veu
lent fiancer aient l’usage de
raison, afin qu’ils soient capables de donner un consentement libre & volontaire: ainsi
on n’y doit recevoir personne
qui n’ait atteint du moins lage de sept ans : & les Curez
Ee
n8
D u S
a
c
prendront garde que les par
ties dans les Fiamjailles aussi
bien que dans le Mariage, s’expliquent nettement,£t en des
termes si clairs qu'on ne puis£
se point douter de la fincerite
de leurs promefTes.
II est important que les Cu
rez avant les Fianqailles, aient
interroge les parties en particulier , tant pour voir si elles
sont instruites des Mysteres de
la soi, que pour decouvrir s’il
n’y a pas a leur egard quelqu’un des empechemens dont
on vient de parier.
Iis doivent empecher que
les fiancez ne demeurent ensemble dans une même mai_
son , & leur recommander de
converfer avec beaucoup de
retenue , evitant toute sorte
dc privautez. Iis doivent aussi
JIEMENT
procurer que le Mariage se
fasse au plutot , & ne soit
pas difFere plus de quarante
jours aprester les Fian^ailles ,
si ce n’est pour quelque cause
importante.
On ne peut manquer aux
promeflfes qui se sont aux Fian^ailles lans commettre un pe
che 3 si toutefois il y a quelque
empechement legitime , ou
queque’une des raisons pour leC
quelles le droit dispense dJaccomplir les promesses de Ma
riage , il faut se pourvoir pardevant rOfficial,,& faire pro
noncer sur la di {solution des
Fian^ailles ^ & jusqu’a ce qu’ii
ait prononce , les Curez ne
permettront pas que les par
ties ou 1’une de celles, s’enga~
gent en d’autres promesses
contradent Mariage ailleurs.
D E l a P V B L I C A T 10 N d e s B A N S .
publication des bans ainsi en face dTglife , on est
est une folennite qui doit plus certain du confentemcnc
preceder le Mariage , afin de libre & mutuel des parties.
decouvrir les empechemens la publication se doit faire
qui pourroient lui faire ob- pendant la grande Mefle dans
ftacle , & reconnoitre si les l Eglise Paroissiale du lieu ou
personnes qui pretendent le chacune des parties habite
contra&er , le peuvent faire a&uellement. Et pour obvier
validement & licitement.
aux difficultez que les Curez
On observera l’usage du peuvent avoir sur cela,ondeDiocese de publier les bans clare conformement aux Sta- ScaruM
d« 16 6t *
aprester les Fian^ailles } parce Ituts du Diocese , que pour chat.
da
qu’aprester des promefTes faites|avoir acquis domicile, &. etre Mari^:*
la
DE M A
R I A G E.
cenfc paroiffien a 1’effet de
pour cette même raison, l e s
contrader Mariage dans un Curez s’informeront des par
lieu , il faut y avoir demeure ties , si elles ont obtenu , ou
six mois entiers de bonne soi: si elles ont dessein d’obtenir
& en cas que le temps de six dispense de quelque ban } en
mois ne soit pas complet $ que ce cas , iis en avertiront le
le domicile n’ait point ete bien peuple a la derniere publicarrete , ou enfin qu'il y ait tion qu'ils seront. Et iis ne
lieu de douter de la Paroisse, doivent jamais celebrer le Ma
les bans seront aussi publiez riage le jour même que l’on
dans les autres Paroifles o h a fait le dernier ban.
l e s personnes refidoient au pas- Si queque’un forme oppofiravant.
tion a la celebration du Ma
Mais a I’egard des perfon riage dont on publie les bans,
nes inconnues, quelque temps le Cure demandera 1’oppofiqu’elles aient demeure dans tion par ecrit , & la sera si
une Paroisse, les Curez ne les gner j & en cas que 1’opporecevront point au Mariage, lant ne fqache pas signer , il
sans un orare de Monseigneur en sera mention dans son Acte,
1’Eveque- de même que les per qu’il signe ra avec deux tesonnes vagabondes qui n’ont moins , & renvoiera les par.
point de retraite fixe & re- des pardevant 1’Eveque , ou
son Official, pour y faire vuiglee.
Si queque’un a dans deux der l’opposition sans delai. Et
Paroifles deux differens domi- si 1’opposant qui fcait signer
ciles, ou il habite egalement, ne Je veut pas faire, ou que
les bans seront publiez en l’une ne Je fijachant pas , il resuse de consentir que son Acte
& en l’autre.
On doit publier les bans d’opposition soit figfte par
par trois Dimanches ou se deux temoins en sa presentes chommees • enforte nean ce , le Cure ne deferera pas
moins qu’il y ait un jour d’in- A son opposition & paflera
tervalle entre chaque publie- outre.
Mais si queque’un venoit
cation , afin de ne pas surprendre ceux qui auroient seulement decouvrir un em
quelque opposition a faire , ou pechement , sans former d’opquelque empechement a de- position au Mariage; alors l e
Cure redigera cet avis par
couvrir.
Ee ij
D U S A CR E M E I T T
perit , s’informera de Ja veri rier , de se confesser & corrri
te de Fempechement , & s’il munier, quelques jours avant*
trouve qu'il y ait du fbnde- que de se presenter a la be
ment a ce qu’on Jui aura dit, nedidion nuptiale 1 6c lors
iJ avertira ses parties de sus- qu’ils donneront leur certifipendre leur Mariage x & ce- cat de la publication. des bans„
pendant il confultera 1’Ordi- iis y seront mention si elles.
naire, & ne palTera pas outre, se sont confeffees ou nonj afin
jusqu’a ce qu’il ait re$u ses que le Cure qui doit celebrer
le Mariage ait soin qu’elles Je
ordres.
les Curez avertiront les fallent auparavant, si elles ne
sont point fait.
personnes qui se veulent ma22*qui n'ait
DE la SQL EN N 1 TE' ET du L J E N
du Mi riage..
E Mariage ne peut etre
contracte qufen la preience da propre Cure, ou d’un
autre Pretre avec sa permission
ou celle de 1’Ordinaire j &. de
deux ou trois temoins.. Cette
folennite est si necessaire, que
sans cela le Mariage est nui
clandeftin, felon le decret
du Concile de Trente , qui
sera rapporte ci-aprester.
Par Je propre Cure , on
n’entend point le Cure du
lieu ou le Mariage se fait •
mais celui qui est le propre
Cure de Fune ou de Fautre
des parties.
Si un Cure juge a propos
de permettre a quelque pre
tre , de donner la Benediction
nuptiale a queque’un de ses
paroi Aiens, dans une autre Parcifle j il donnera sa Permis-
L
Seff. 14.
de la re
formatio»
du Maria
ge chat. 1.
(Ion par ecrit , dont on sera
mention dans le registre de
Ja Paroisse ou le Mariage aura
ete celebre.
les Curez prendront garde
de ne point marier une perfbnne qui sera d’une autre Pa
roifle que de la leur, qu’aprester
avoir vu 1’attestation du Cure
de son domieile qui porte
que les bans ont ete publiez*
St qu’ii ne s*y est trouve aucun
empechement. Et si la perfoiv.
ne etoit d’une Paroisse hors
dii Diocese , il faut que Fatteftation du Cure soit cerctw
fiee en forme authentique par
FEveque du lieu ou ses grands
Vicaires , autrement on n’y
aura point d’egard ce qui
toutefois ne sera pas neceflak
re , lors que le Cure sera si
proche Voisin que son ecriture
DE M /
R I A G E,
221
& sa signature seront parfaite- que le lien du Mariage etant
ment connues.
indifloluble , tant a cause de
Iis doivent (e souvenir que sa qualite de Sacrement,qu'a
l Eglise defend de celebrer le cause de Pordre expres de Je
Mariage , depuis le premier sus -C hrist , qui defend aux
Dimanche de 1’Avent jusqu^au hommes de separer ce que
jour des Rois ; & depuis le Dieu a conjoint y le Mariage
jour des Cendres }ufqu’a 1’O qui est une fois consomme ne
peut plus etre diflous: on ajoudave de Paquesinclufivernent.
S’il arrive que pour quelque te ( qui est une fois confom
neceffite ou pour quelque rai- me ) car si aprester la celebrason importante on dispense de tion du Mariage , & avant la
cette loi, il faut que le Maria consommation , Pune des par
ge se fasse sans eclat sans ties entre en Religion, Pautre
appareil , &c qu'on bannifle partie qui reste dans le fiecle
des Noces toutes les vaines est libre peut se marier.
lejoiiiflances.
Quoique le Mariage soit inles Curez ne doivent pas difloluble,, neanmoins les par
celebrer le Mariage, le même ties peuvent quel quefois etre
jour que lesFiancjailles auront feparees de lit 5l d’habitationj
ete faites , sans une dispense comme si Pune des parties
expresse de 1'Ordinaire.
avoit attente sur la vie de
Et parce que plusieurs se Pautre, ou si Pune ou Pautre
veulent marier a des heures etoit rombee en adultere t
contraires a 1’orde de 1’Eglise, mais il faut que ces crimes
ses Curez sont avertis de ne soient bien averez , & que la
recevoir a la Benediction nu separation se fasse par un ju
ptiale aucune personne avant gement public de l Eglise.
Si donc des parties se se1’aurore, ni aprester midi..
II
faut que le Mariage se >arent quelquefois Pune de
fasse a la Paroisse proche la ’autre par aversion ou par
porte de l Eglise , ou dans la mauvaife humeur sans que
nef vis-a-vis le Crucifix 5 aprester 1’autorite dePEglife soit interquoi les nouveaux mariez s’ap- venue a cette separation , jfc
prochent de l’Autel: pour en- faut que les Curez les exhortc
tendre la Mefle &c recevoir la puissament a se reconcilier „
fcenedidion.
'& a retourner ensemble , en
' les. Curez doivent scavoir ,leur remontrant qu’elles ne
Ee iij
f
in
D u S a c r
peuvent demeurer en cet etat
sans un tres-grand peche j &
si elles demeurent opiniatres,
& refusent d’obei'r, il ne faut
e m e n t
pas les recevoif a la sainte
Communion j même il est
a propos d'avertir le Superieur
de ce desordre.
des R E G I S T R E S D U M A R I A G E .
Ous les Curez sont obli
gez d’avoir un registre
pour y inscrire les Mariages
qui se celebrent dans leurs ParoifTes, avec les noms des mariez &c de leurs peres & meres,
& les dattes de Pannee , du
mois , & du jour de la celebration.
T
Si Pune des parties est d’une autre Paroisse , s’il y a eu
dispense de quelques bans, ou
de quelques empechemens i
ou enfin s’il y a eu quelque
permission particuliere , il en
faut faire mention sur le Re
giftre , felon les formules qui
sont dans ce Rituel.
decret du CONCILE DE TRENTE
Sejf. 2+. de la. reformation du Mariage chat. /.
E
N c o r e qu'il n’y aic pas lieu de douter que les
Mariages clandeftins qui le sont du commun
consentement des parties , ne soient de parfaits &
veritables Mariages , tandis que 1’Eglise ne les a pas
rendus & declare z nuis ; &c quainfi on peut justement condamner ( comme en effet le saint Concile
condamne avec anatheme ) ceux qui nient que les
Mariages clandeftins soient de veritables Mariages ,
& qui assurent faussement que les Mariages des en
sans de famille , qui se marient sans le consentement de leurs peres tk. meres , sont nuis , & qu il
est au pouvoir des peres & meres de les faire fiibfifter , ou de les rendre invalides : neanmoins la sainte
Eglise de Dieu pour des causes tres-juftes a toujours
M A R tA G E.
11$
detefle & defendu ces {brtes de Mariages j mais le
saint Concile aiant remarque que la defobeiflance des
hommes rendoit les defenses de 1’Eglise inutiles ; &
faisant reflexion sur les pechez horribles qui naiflent
de ces Mariages, & particulierement de ceux qui perfeverent dans un etat de damnation , lors quabandonnant la premiere femme , qu'ils avoient ^poufee en secret, iis se marient publiquement avec une
autre & vivent avec elle dans un adultere perpetuel:
& voiant enfin que 1’Eglise qui ne juge pas des cho
ses occultes , ne peut guerir un si grand m a l , qu'en
emploiant quelque remede extraordinaire ; le saint
Concile en fuivant les traces du facrd Concile de latran , tenu Sous Innocent troisieme , ordonne qu a
lavenir avant la celebration du Mariage le propre
Cure des parties denoncera publiquemant par trois
fois , en trois jours de Fetes confecutifs , a 1’Eglise
& pendant la grande Mefle , que telles personnes
doivent contradet Mariage : & li aprester ces denon
ciations on n’oppose aucun empechement , on procedera a la celebration du Mariage en face d’Eglise,
ou le Cure' aprester avoir interroge 1’homme & la fem
me , & connoissant clairement que tous deux consentent, il dira ces paroles : Ego vos m matrimonium
conjungoin nomine Patris, ft) Filii, &) Spiritus San£li. Ou bien il en emploiera d'autres felon Tufage qui
eil re911 de chaque Province. que s’il y avoit apparence que malicieufement on dut empechCr le Maria
ge , en faisant les trois denonciations , on pourra se
contenter d’une seule ; 011 bien on celebrera le Maria
ge sans bruit, en presence neanmoins du Cure & de
D E
zi4
DuS a c r e m e n t
deux ou trois temoins, & ensuite avant la confommai
tion du Mariage, on sera les denonciations a 1’Eglise,
afin que s’il y avoit quelques empechemens , on puisse plus aisement les decouvrir ; si ce n e f t que 1’Ordinaire juge plus expedient de difpenfer de ces denon
ciations : ce que le saint Concile remet a son jugement & a sa prudence. A legard de ceux qui entreprennent de se marier autrement qu'en la presence
de leur Cure , ou d’un Pretre qui aura sa permission ,
ou celle de 1’Ordinaire , &c de deux ou trois temoins,
le saint Concile les rend tout-a-fait inhabiles a contra&er de cette maniere , & declare les contrats qui
se seront ainsi , vains & de nui effet ; comme des a
present par ce decret il les cafle & annulle. Deplus
il est ordonne que le Cure ou le Pretre qui aura aflifte
a ces fortes de contrats sans y etre accompagne de
deux ou de trois temoins ; & de même , que les te
moins qui y auront aflifte en 1’absence du Cure, ou
d un autre Pretre , soient punis grieVement a la discretion de 1’Ordinaire , aussi bien que les parties
contra&antes. Le même Concile exhorte encore les
fiancez de ne point habiter dans une même maison
avant la Benediction nuptiale , & veut que cette benedidtion se fasse par le propre Cure': de maniere que
personne , excepte le Cure , & 1’Ordinaire , ne puisse
donner la permission de la faire a un autre Pretre ;
nonobltant toute coutume contraire, quoiquimmemoriale , qui seroit plutot un abus •, & nonobstant
tout privilege. Et s’il arrive q u ' u n Cure ou queque’autre Pretre , soit regulier, ou seculier , ait la temerite
de marier ou de benir des epoux d’une autre Paroisse
d e
M
a r i a g e
.
/ans la permission de leur propre Cure ; encore qu'il
pretendre avoir cette licence par privilege , ou en
vertu d’un d'usage immemorial y il demeurera suspend
de Droit, tant qu’il ne sera pas absous par 1’Ordinaire du Cure qui devoit aflifter au Mariage , ou qui en
devoit faire la benedi&ion. il faut que le Cure ait
un livre ou il ecrive les noms des nouveaux mariez
& des temoins, le jour & le lieu ou le Mariage aura
ete celebre , & qu’il le garde soigneusement chez
lui. enfin le saint Concile exhorte les epoux de con
fefler leurs pechez avec soin , & de recevoir avec
devotion le saint Sacrement de 1’Eucharistie avant
que de contradter , ou du moins trois jours avant la
consommation de leur mariage. que s’il y a des Provinces qui aient en cette matiere d’autres coutumes,
ou d’autres ceremonies loiiables outre celles qu’on
vient de marquer , le saint Concile desire ardemment qu’on les retienne : & afin que personne n’ipnore ces reglemens si salutaires, le Concile enjoint
a tous les Ordinaires de faire publier , & de faire
expliquer ce decret au peuple le plutot qu’il leur
sera possible , dans toutes les Paroifles de leurs Dioce'ses j & que cette publication se reitere plusieurs fois
la premiere annee , &c dans la fiiite toutes les fois
qu'ils le jugeront a propos : & de plus il veut que ce
decret commence d'etre execute felon sa force dans
toutes les Paroifles trente jours aprester qu'il y aura ete
publie pour la premiere fois.
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S a c r e m e k t
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QRDRE l J O U R l a CELEBRATION
des Fiangailles.
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Vanet celui (dfr celle qui <viennent pour se fiancer
Ceront arrive\ d VEgltfe devant le Crucifix, le Cure
r 'y rendra revetu de surplis (efy- dune etole blanche, ac~
compagne d’un Clere , qui portera l'ajj>erfoir @r de1'eau-benite, (efr en presence de deux ou trois temoins y
aprester avoir recommande aux ajpftans , sil en est be~
soin , d'etre mode fles , (gr avoir fait placer thomme d
sa main gauche ft) la femme d sa main droite , il commencera la ceremonie, en demandant aux parties leurs
noms simplement 3 sans leur donner aucun titre d hon~
neur , en cette maniere
Comment vous appellez-vous ?
lis diront tous deux l un aprester L'autre leur nom (efr
leur surnom.
ensuite le Cure pariant d tous deux > leur dira r
Vous N. & vous N. jurez & promettez a Dieu dedire la verite lur les articles fiir lelquels je vai vous;
interroger}
lis repondront Vun f%) iautre : Otii, Monsieur , je
le jure & promets.
Le Cure pariant d Vhomme feni, fg) r appellant par
son nom 9 il lui demandera :
N. Navez-vous point faitvoeu deReligion, de chaflete j de continence 5 ou de ne vous point marier ?
U repondra.
Le Cure. N. Navez-vous point promis ou contracte
Mariage avec queque’autre personne ? il repondra.
iiy
t) e Mariage.
Et de même en pariant k la femme , (& T appellant
par son nom.
N. Navez-vous point fait vccu deReligion, dechaftete', de continence, ou de ne vous point marier ?
Elle repondra.
Le CureN. N’avez-vous point promis ou contracte
Mariage avec quelquautre personne >
Elle repondra.
puis le Cure pariant a tous deux.
Navez-vous point ete contraints par fbrce, crainte,
ou autorite de quelque personne , ou autrement con
tre votre volonte , de consentir a la promesse de Ma
riage pour laquelle vous vous presente z ici?
lis repondront tous deux.
Le Cure. Eli:-ce du consentement de vos parens
que vous k pretendez faire ?
lis repondront tous deux.
Le Cure. Sont - iis ici presens ?
lis repondront tous deux.
aprester les demandes & reponfes, s'il ne paroit d'aiUeurs
aucun empechement, le Cure sera mettre la main droite
de l’homme en celle de la femme 3 en pariant a l'homme
me V appellant par son nom . il lui dira :
N. Vous jurez &c promettez a Dieu & a la lainte
Eglise, que vous prendre z pour votre femme &epoule N. ( il exprimer a le nom fg) le surnom de la femme)
qui est ici presente , dans quarante jours , s’il ne sy
trouve aucun empechement legitime ?
g*. Oiii, Monsieur.
Et de même en pariant a la femme, (§r l appellmt par
fan nom :
Ff ij
2-i^
Du S a c r e m e n t
N. Vous jurez & promettez aussi par la soi que vous
devez a Dieu, que vous prendrez pour mari & epoux
N. ( il exprimer a. ici le nom ft) le surnom de f homme)
qui est: ici present, dans quarante jours , sil ne s’y
trouve aucun empechement legitime?
yt. Oiii , Monsieur.
Dans les deux interrogations precedentes , il faudra,
omettre ces trois mots ( dans quarante jours ) si L'un ou
Vautre des fiance\ na pas encore atteint tage de puberte.
puis le Cure faisant le signe de la croix sur l'epoux
ft) 1'epouse , dira :
Et ego haec fponfalia , & hanc veftram mutuam
promimonem , audoritate qu'a fungor, confirmo , in
nomine Patris , & Filii , ^ & Spiritus fandi. Amen.
Le Cure jettera de teau-benite jure tous les deux.
ensuite il leur sera une petite exhortation a peu pres
en cette maniere.
la
E
x h o r t a t i o n
.
promesse mutuelle que vous venez de faire
devant Dieu & en la face de sa sainte Eglise y
est un Acte de religion , qui ne vous engage pas feu-.
lement daccomplir inviolablement ce que vous vous
etes promis lun a lautre,mais qui vous oblige encore
de vous preparer soigneusement a recevoir la grace
du mariage : car le mariage des Chretiens etant un
Sacrement que J e s u s-C h r i s t a inftitue dans son
Eglise, pour communiquer a ceux qui s’engagent dans
cet etat, les graces qui leur sont necessaires, les Fidel
les ne doivent s’en approcher qu'avec une grande purete de ca:ur, dc des intentions conformes a sa faintete:
DE M A R I A G E.1
119
ainsi vous devez regarder 1’intervalle de vos fian£ail~
ses comme un temps consacre' a la prieres, & aux ceuxvres de piete , par lefquelles vous devez tacher dattirer plus abondamment dans vos ames les graces qui
peuvent fandifier letat & la condition que vous choixfiflez. Sur tout donnez-vous bien de garde pendant
tout ce temps de commettre aucune a£tion contraire
a la pudeur & a la modeftie chretienne ; & afin d’en
eviter les Occasions , je vous defend de la part de
1’Eglise de demeurer ensemble dans une même maison , durant le temps de vos fian^ailles , & je vous
ordonne par la même autorite , de vous confeflcr &
communier en vos Paroifles ,* deux ou trois jours avant
la celebration de votre mariage. Soiez persuadez que
des dispositions' que vous apporterez pour approcher
de ce Sacrement , depend non seulement le bon-heur
que vous devez esperer sur la terre dans votre samille , mais encore la felicite eternelle, que je vous
souhaite par la misericorde de J e s u s-C h r i s t.
ORDRE p o u r l a CELEBRATION
du Mariage.
E Cure qui doit celebrer le mariage
etant pleinement informe de t age de ceux qui veulent contraHer j de leur et at 3 de leur religion, & des autres qualite
necejfaires ,■ ft) que les bans aiant ete p u b l i e i l ne s y
est trouve aucun empechement , ni aucune opposition , y
pracedera en la maniere qu'on <va prescrire.
L!epoux ft) 1'epouse etant arrive\ cl l'Eglise, s'avant~
ceront jusqu d la porte du choeur , le Pretre qui sera
revetu d'un surplis avec l etole de couleur blanche „ ou 9
L
,
Ff
iij
zjo
Du
S a c r e m e n t
sil doit dire la Messe, de l'aube qJ de l'amici avec letole mise en croix 3 Je rendra aussi au même lieu , accompagne d'un Clere qui portera 1'afyerfoir g) de t eaubenite, & la, en prejence des parens , (efr des temoins ,
qui seront au nombre de deux ou trois au moins „ il dira :
Au nom du Pere , & du Fils , &c du Saint esprit.
Nous sommes assemblez pour soi enni/er le mariage
entre N. &N. ici prefenstles bans en ont ete' publiez
par trois divers jours de Dimanche ( ou Fete ) en cette
Eglise, & en 1’Eglise de N. ( siis sont de differente Paroijfe ) sans qu’il se soit trouve aucune opposition ni
empechement. Le mariage etant sur le point d'etre
contracte , Nous vous le denon^ons pour la derniere
foisj & de 1’autorite deTEglife, Nous vous ordonnons
a tous Sous peine d’excommunication , de declarer
maintenant, si vous avez connoissance de quelque
empechement, pour lequel le mariage ne se puisse
legitimement accomplir : mais Nous defendons aussi
en même temps , & Sous même peine , d’y apporter
aucun obllacle par malice , &c sans cause.
S*ily avoit eu dispense de quelques bans , il faudroit
en avertir ft) le declarer i & si aprester cette derniere denonciation personne ne reclame , rien n empechera le Cure
de pajfer outre : mais auparavant il sera une exhortation i t epoux (efr & l'epouse 5 ou bien il pourra se servir
de celle qui Juit.
E x
N .
,
E Mariage que vous defirez contra&er
est la
plus sainte & la plus etroitte de toutes les alliances de la terre , principalement depuis que J e s u sr i s t dans la loi nouvelle l a eleve a la qualite de
L
Ch
H O R T A T I O
D E
M
A R I A G E.
z$i
Sacrement , pour communiquer la grace a ceux qui
s’en approchent avec les dispositions neceflaires. il
suffit de dire, que le mariage est un Sacrement pour
faire entendre a des Chretiens qu’ils doivent y apporter
une grande religion, & que cette fbciete etant 1’image
de 1’union qui est entre J e s u s-C h r l s t & 1‘Eglise ,
le mari & la femme le doivent regarder comme ] es u s - C h r i s t & 1’Eglise se regardent ■, C’est a, dire,,
qu’il faut que le mari ait les memes sentimens & la.
même charite pour son e p o u f e q u e J e s u s - C h r i s t
a eiie pour son Eglise j. & que la femme ait pour
son mari la même tendrefle y & la même soumission
que l'eglise£e a pour J e s u s-C h r i s t quelle ho
nore comme (on clief. Mais pour le mettre en etat'
de vivre chretiennement dans le mariage , il faut le
contradler avec la crainte du Seigneur , comme parle
1’Ecriture & avec des intentions pures >( comme c:
celles de ce saint homme de fancien testament , qui it
disoit y pariant a Dieu , q u ' i l s’etoit marie pour faire *
benir son nom par sa pofterite. Eloignez-donc de vos
cccurs toutes les penfees & les affedhons contraires a.
la faintete de ce Sacrement, & ne vous portez au ma
riage y, que par les motifs & pour les fins , pour leC
quelles Dieu & 1’Eglise vous le permettent. Le mariage
est inftitue parmi les Chretiens pour donner des enf&ns a Dieu & a 1’Eglise r pour se secourir mumellemenr,,
& pour servir de regie & de remede a la concupifcence de la chair. Voila les fins que vous devez uniquement vous proposer. Mais en même temps il faut envifager lies obligations qui y sont attachees. Si Dieu
vous donne des enfant x votre premier soin doit etre
Du
S a c r e m e n t
de les lui consacrer par le Bapteme, &c de leur procurer
une education toute chretienne. Vous devez vous entraider lun 1’autre , & fiipporter reciproquement vos
defauts,vos imperfedtions & vos infirmitez: souvenezvous sur tout, que vous vous devez un amour chafte,
& que vous etes obligez de vous garder inviolablement
la soi que vous allez vous donner lun a 1’autre a la
face du ciel & de la terre. Si vous en ufez a i n s i , je£
pere que Dieu comblera votre mariage de toute sorte
de benedi&ions : C’est: ce que nous lui allons demain
der par les merites de J e s u s-C h r i s t .
Benediction
L
de lAnneau.
E Cure demandem V annexu, ft) les trei^e pieces d.'argent qu'on aura, mi/es dans un bajjln, ou da.ns quelqu autre vafe que tiendra le Clere , ft) sera, la bene di6lion de l1'anneau, en difant les prieres qui /urvent,
f. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
9*. Qui fecit coelum & terram.
f. Sit nomen Domini benedfdlum.
gi. Ex hoc nunc & ufque in foculum.
f. Domine exaudi orationem meam.
gf. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Enedic Domine , hunc annulum , que M. in
tuo nomine benedicimus ; ut quscumque eum
portaverit , in tua pace confiftat, & in tua voluntate
>ermaneat , & in tuo amore vivat, & multiplicetur in
ongitudinem dierum. Per Chriftum Dominum no
ftrum. Amen.
Oremus.
B
f
¥
p e
Mariage;
Oremus.
Reator & confervator humani generis
dator
gratiae fpiritualis , largitor xternx (alutis : tu ,
Domine 3 dignare emittere bene^di&ionem tuam
super hunc annulum j ut qux illum geftaverit , fit ar
mata virtute caleftis defenfionis , &c proficiat illi ad
aeternam falutem. Per Chriftum Dominum noftrum.
%t. Amen.
Jl1’afy er se ensuite d'eau benite en forme de croix..
aprester quoi le Pretre appellant t cpoux par son nom
propre , 1'interrogera en cette maniere.
N. Voulez-vous avoir N. qui est ici presente, pour
femme & epouse ?
9». Oiii, Monsieur.
Et de même en pariant a. Vepoufe.
N. Voulez-vous avoir N. qui est ici present 3 pour
mari & e'poux ?
Oiii , Monsieur.
C’est en cet endroit ou il faut que le Cure prenne bien
garde si les deux parties ( (efr- particulicrement l'epouse si
elle est encore fort jeune ) s expliquent nettement 5 (djr ne
laissent aucun sujet de douter de leur consentement libre
(d-r volontaire : car s'ily avoit la moindre apparence que
tune ou I’autre des parties ne consentit pas pleinement,
il faudroit tout suspendre, ft) leur remontrer que le ma
riage ne consiste, que dans un consentement libre (djr en~
tier, qui fait Vunion (djr le lien du mariage. Et sil ne
voit aucun lieu de douter du consentement des deux par
ties , alors il leur sera, donner la main droitte qu'un <1
lautre , & dira a tepoux en t appellant par son nom.
N. Dites apre's moi :
,
C
Gg
C
*
*
2 J 4
D u
S a c r e m e n t
N. ( Le nom de V epouse ) je vous prens pour ma
femme & mon epouse , & je vous jure par la soi
que je dois a Dieu , & sur ma part de Paradis , que
je vous ferai fidelle mari , que je vous garderai loiaute' de mon corps & de mes biens , & que de mon
pouvoir je vous affillerai en toutes vos neceflitcz, tant
qu'il plaira a Dieu nous laisser ensemble j ainsi que
lui-même le commande , & que notre mere sainte
Eglise 1’ordonne.
puis en pariant a la femme :
N. Dites aprester moi:
N. ( Le nom de l’epoux) jc vous prens pour mon
mari & mon epoux , & je vous jure par la soi que je
dois a Dieu , & sur ma part de Paradis 3 que je vous
ferai fidelle epouse , que je vons garderai loiaute' de
mon corps & de mes biens , & que de mon pou
voir je vous afliflerai en toutes vos necefTitez , tant
qu’il plaira a Dieu nous laisser ensemble ^ ainsi que
lui-même le commande 3 & que notre mere sainte
Eglise 1’ordonne,
L epoux aprester cela prendra V anneau,-^) le Pretre lui
conduisant la main, il le mettra au quatrieme doigt de
la main droitte de son epouse, (djr dira aprester le Pretre:
N. De cet anneau je vous epouse.
ll
prendra ensuite trois des pieces d’argent ( laissant
les dix autres pour le Cure ) .ft) les mettra dans la.
main droitte de son epouse, en ajoutant ces mots :
Et de mes biens je vous doue.
Et a t'inflant le Pretre dira :
•*—
.
j
./
r
Et ego in matrimonium conjungo vos , in nomi
ne Patris 3 & Filii, & Spiritus fandti. Amen,
a
de
M
a r i a g e
.
aprester avoir jettc de l'eau benite sur l'cpoux (efrtepouse, il montera k t Aut el pour dire ln Messe, & L' cpoux prenant son epouse par la, main, la conduira a Pendroit qui
sera prepare felon la coutume (djr l'd'usage particulier des
Eghfe s.
Qwoiqu ily ait une Messe propre pour les epoufaillesy
neanmoins si le mariage se fait un jour de Dimanche ou
de Fete, en une Paroife ou on ne puisse avoir qu'une Mefie 3 parce que, peut
faudra dire la Mejfe du Dimanche ou de la Fete, fg) faire
seulement commemoration des epoufailles.
Le Pater nofter etant dit, le Pretre qui celebre, avant
que deprendre la patene, (djr de dire Amen. Libera nos,
quae fumus , Domine , sera avancer t cpoux lepoufe
proche de V Autel, s il ny sont deja ,sera une genufiexion,
C53 se retirera un peu <vers le cote de l’ Epitre , tournant
la face <vers les marie\qui sont a genoux , Sous <un poel
ou <voile blanc, qui sera tenu par deux personnes ^prendra
son Manuel, ou se le sera tenir ouvert par un Clere ,
& aiant la main droitte etendu'e sur les marie^ , dira
Voraifon fuivante:
Oremus.
Ropitiare , Domine , fupplicationibus noftris ,
inftitutis tuis , quibus propagationem humani
generis ordinafti, benignus aflifte j ut quod te a
re jungitur , te auxiliante serve'tur : Per Dominum
noftrum Jefum Chriftum Filium tuum , qui tecum
vivit & regnat in unitate Spiritus fanefr Deus. Per
omnia
focula
foculorum.
Amen.
f. Dominus vobifeum. Et cum fpiritu tuo.
y. Surfum corda. y.. Habemus ad Dominum.
Gg ‘i
P
t
%$6
Du S a c r e m e n t
f. gratias agamus Domino Deo noftro.
yt. Dignum & juftum est.
Ere dignum &c juftum est , aequum & falutare ,
nos tibi femper & ubique gratias agere : Do
mine fande , Pater omnipotens , sterne Deus , qui
poteftate virtutis tus de nihilo eunda fecifti j qui dis.
politis univerfitatis exordiis, homini ad imaginem Dei
fado, ideo infeparabile mulieris adjutorium eondidifti,
ut foemineo corpori de virili dares carne principium :
docens quod ex uno placuiflet inftitui , nunquam
licere disjungi. Deus qui tam excellenti myfterio con
jugalem copulam confecrafti , ut Christi & Ecclefis
facramentum prsfignares in foedere nuptiarum. Deus
per que M. mulier jungitur viro, & foefetas principaliter
ordinata ea benedidione donatur , qus lola nec per
originalis peccati poenam, nec per diluvii ablata est fen
tentiam. Deus, in cujus foliusmanu est cordis poteftas,
quique tua providentia eunda fcis & regis, quo jungenrenemo difToIvet, quo benedicente nullus adverfabitur:
horum, qusfumus, tuorum conjugum junge mentes,
fincerum affedum illorum cordibus ingerendo • ut sicut
tu unus, verus, & folus es omnipotens, ita &illi in te
unum fint. * Refpice propitius super hanc famulam tuam,
qus maritali jungenda confortio , tua se expetit protedione muniri. Sit in ea jugum diledionis &c pacis: si
delis &c cafta nubat in Chrifto • imitatrixque fandarum
permaneat feminarum. Sit amabilis viro , ut F^achel;
lapiens, ut Rebecca • longsva & fidele, ut Sara. Nihil
in ea exadibus suis ille audor prsvaricationis ufurpet:
nexa f i d e l , mandatifque permaneat : uni toro junda,
contadus illicitos fugiat: muniat infirmitatem fuam ro-
V
%
d e
M
a r i a g e
. .
237
bore difciplmae: fit verecundia gravis, pudore venera
bilis , doctrinis cadeftibus erudita : fit faecunda in foboJe, fit probata & innocent: & ad beatorum requiem,
atque ad caeleftia regna perveniat: & videat filios fils
rum forum , ufque in tertiam & quartam generatio
nem , & ad optatam perveniat fenedutem. Per eum
de M. Dominum noftrum Jefum Chriftum, Scc.
s’ily avoit plusieurs epoufesjlfaudroit depuis ces mots,
* Refpice propitius ; parier en pluriel comme il senfuit:
Refpice propitius super has famulas tuas qus mari
tali jungenda; confortio , tua se e'xpetunt protedione
muniri. Sit in eis jugum diledionis & pacis j fideles &
caftae nubant in Chrifto j imitatriceTque fandarum per
maneant foeminarum. Sint amabiles ut Rachel, viris
suis j fapientes ut Rebecca j longaeva: & fideles ut Sara.
Nihil in eis ex adibus suis ille audor praevaricationis
ufurpet: nexs fidel , mandatifque permaneant: uni toro
jundae , contadus illicitos fugiant j muniant infirmi
tatem fuam robore difciplfnae : fint verecundia graves,
pudore venerabiles , dodrinifque caeleftibus eruditae:
fint fcECundae in fobole ; fint probatae & innocentes,
& ad beatorum requiem, atque ad caeleftia regna per
veniant ; & videant filios filiorum forum , ufque in
tertiam & quartam generationem, & ad optatam per
veniant fenedutem. Per eumdem Dominum, Scc.
Si t homme (djr la femme qu'on marie ont eii des en
sans ensemble avant leur mariage , f pourvu que ce ne
soit pas dun adultere , ) on peut aussi les mettre Sous le
poel 3 ff) les benir avec leurs pere (g) mere j d’autant que
par la vertu du mariage fuhfequent, iis sont cenfe^ (drj ra»,T
repute\ legitimes , felon le Pape Alexandre 111. * fint ih>»?
Gg ii;
D u
S a c r e m e n t
St la femme qu'on marie avoit deja cte mariee , ou
si elle etoit tombee dans quelque faute publique y avec un
autre homme que celui quelle epouse ,■ de maniere quelle
ne fut plus reconnu'e pour wierge, ilfiudroit omettre cette benediction (&*r la ceremonie du poel.
Cette benediSlion etant fait e , Vepoux (&jr l'epouse se
retirent a l'endroit ou iis a<voient d abord ete placesj.
Le Pretre se tourne du cute de 1’Autel, fait une genuflexion , (&/- dit Amen. Libera nos , Scc. (dfr continue
jusqu a la fin de l’O raison Domine Jesus Chrifte , qui
dixifli, Scc. aprester laquelle le Clere presente au Pretre
la paix a baifer, Cs* la porte ensuite a l'epoux & a 1'epouse.
Le Pretre aiant dit Benedicamus Domino , ou Ice
mi fla
avant que de donner la benediSlion au peuple,
se tourne du cute de t epoux ff) de fepoufe, dit:
Eus Abraham , Deus Ifaac , & Deus Jacob fit
vobilcum : & ipfe adimpleat bene^didlionem
fuam in vobis : ut videatis filios filiorum veltrorum ufique ad tertiam & quartam generationem : & poftea
vitam a:ternam habeatis fine fine , adjuvante Domino
noltro Jesus Chrillo: qui cum Patre & Spiritu sando vivit
& regnat Deus. Per omnia faecula foculorum. Amen.
puis il jettera de Peau benite sur iepoux (&jr t epouse,
■qui baifer ont ensuite- avec respect le milieu de V Autel.
enfin , le Cure drejfera t acie dans le Regi (ire , felon
la formule marquee, (&jr le sera signer par les personnes
mariees , ft) par les temoins qui auront ajfifie.
On exhorte les curer^de garder beaucoup de gravite
dans toutes les ceremonies qui regardent le mariage, de
contenir ceux qui y affijient , dans les termes de la mo
de si le , ft) d’ empecher sur tout dans C Eglise , qu'il ne s y
D
M A R I A G E.
commett6 rien de profane, & de contraire a la faintete
du lieu , du Sacrement de ma.ria.ge ; comme par ex
emple , qtion riy faffe les pre sens (d~ ctraines aux nou
veaux marie\ ; qu on riy introduife des baladins , violons , ou semblables gens Sous pretexte de musique (e$*
de rejouiffance.
D E
BENEDICTION DU LIT NUPTIAL.
dii
E dernier Concile de Reims ordonne de faire la Jbe- chat.
Mariage >
nediclion du lit nuptial, dans les lieux ou cette ce- Alt. 4i*
remonie est en d'usage j (dfr il defend en même temps de
la differer jusqu au fbir. ainsi pour exeeuter le decret
de ce Concile 3 on la, sera aussi-tot aprester la benedictioni
nuptiale y (&r toujours avant diner , en cette maniere.
Le Cure viendra en la m ai son des nouveaux marie\y
revetu d'un surplis avec t etole blanche, accompavne d’un
Clere aussi en surplis , qui portera lyeau benite & 1’encensoir; ft) etant entre dans la chambre, il approchera. du lity
aupres duquel les nouveaux marie\ seront debout, sera,
sur eux & sur le lit une afferfion d'eau benite , & les
encensera pareillement, (&j* dira, t
lfita quaefumus Domine habitationem illam
&c omnes inlidias inimici ab ea longe repelle :
& Angeli tui fandi habitent in ea , qui vos in pace
cuftodiant, & benedidio Domini fit super vos femper,
Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
ensuite il reciter a le Pseaume q) les prieres fuivantesB
P s E A u M E 117.
Ean omnes qui timent Dominum, * qui ambu
lant in viis elus.
Labores manuum tuarum quia manducabis v * bea-
L
V
B
,
,
,
,
'z4°
D u
S a c r e m e n t
cus es , dc bene tibi erit.
Uxor tua sicut vitis abundans * in lateribus do
mus tua;.
Filii tui sicut novella; olivarum , * in circuitu menfo tu x.
Ecce fic benedicetur homo , * qui timet Domi
num.
Benedicat tibi Dominus ex Sion : * dc videas bo-.
na Jerufalem omnibus diebus vita; tua;.
Et videas filios filiorum tuorum ^ * pacem super
Ifiael.
Gloria Patri, & fils, * dc Spiritui sando.
Sicut erat in principio , & nunc , dc femper , * dc
in fecula foculorum. Amen.
Kyrie eleifon. Chrifte eleilon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , dcc. tout bos.
f. Et ne nos inducas in tentationem.
R2. Sed libera nos a malo.
ir. Salvum fac fervum tuum dc ancillam tuam:
Deus meus , fperantes in te.
ir. Efto illis turris fortitudinis.
A facie inimici.
ir. Mitte eis , Domine, auxilium de sando.
yt. Et de Sion tuere eos.
f. Domine exaudi orationem meam.
yt. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. t$l. Et cum fpfritu tuo.
Oremus.
Enedic Domine , hunc thalamum , dc habitintes in eo ; ut in tua pace confiftant , dc in
tua voluntate permaneant , dc in amore tuo vivant
B
dc
de
Mariage. '
241
& fenefcant, & multiplicentur in longitudinem die
rum. Per Chriftum Dominum noftrum. yt. Amen.
Oremus.
Xaudi nos
Domine fande
Pater omnipo
tens , sterne Deus ; & mittere dignare fandum
Angelum tuum de cslis , qui cuftodiat, vffitet, 6c
defendat hunc famulum tuum, & hanc famulam tuam,
& omnes habitantes in hoc habitaculo. Per Chriftum
Dominum noftrum. 1^. Amen.
Le Pretre levant les mains jure t epoux (§7* l'epouse,
ajoutera les oraifons suivantes:
Oremus.
Ominus Deus omnipotens
qui vos conjunxit,
impleat benedidionem fuam in vobis, ut videa
tis filios filiorum veftrorum ufque in tertiam & quar
tam generationem j & ad optatam perveniatis fenedu
tem. Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
ir. Benedicat vos omnipotens Deus oris fui eloquio, &
cor veftrum finceri amoris copulet nexu perpetuo.
i}i. Amen.
f. Floreatis rerum prsfentium copiis, frudificetis de
center in filiis , gaudeatis perenniter cum fidelibus
amicis. Amen.
i. Quod vobis prsftire digne , cui est honor 6C
imperium in faecula feculorum. Amen.
Et prenant 1'ajperfoir , il jettera de l’eau benite sur
le lit (djr sur les nouveaux marie%.
puis il benira le pain (§r le vin, en difant.
ir. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
92. Qui fecit cslum & terram.
f. Sit nomen Domini benedfdum.
Hh
E
D
,
,
,
Du
S a c r e m e n t
9*. Ex hoc nunc & ufque in faeculum.
tf. Dominus vobifcum. yt. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Enedic Domine , creaturas iftas panis & vini,
qui benedixifti quinque panes in deferto, & fex
hydrias in Cana Galilaeae , vinumque ex aqua fecifti;
ut omnes ex eis guftantes tam corporel quam anima;
recipiant fanitatem. Qui vivis regnas Deus , per
omnia faecula foculorum, y.. Amen.
ensuite il jettera de Veau benite sur lepaing) le vin;
en donnera, aux nouveaux marie\ , @r leur sera un
petit discours sur le fu; et de la ceremonie, (e%r de tufage
que les Chretiens sont oblige\ de faire du mariage. 3 en
leur difant, par exemple :
Benediction du lit nuptial a ete inftituee pour
servir d’un puissant remede contre la malice de
fatan , qui emploie tous ses artifices pour troubler
la paix & le repos des hommes , & faire triompher
la concupifcence dans leurs a&ions , &c leurs deportemens. il faut joindre vos prieres a celles de 1’E
glise , afin d attirer la grace & la prote&ion de Dieu
contre un ennemi si redoutable, a f exemple du jeune
I.ivre de
Tobic ,
Tobie, lequel exhorta Sara son epouse de paller plusieurs
Chip. 8.
nuits en prieres avant que de penser a Tufage du maria
ge. Nous sommes, disoit-il, enfant des Saints 9 & nous ne
devons point nous comporter comme les Gentils , qui
n’ont pas la connoissance de Dieu : &: en effet s etant
mis Tun & Tautre en prieres , iis meriterent la protedion du CieI- & Tobie echappa ainsi a la rage du de
mon Afmodec, qui avoit fufFoque sept maris qu avoit eu
cette sainte & vertueufe fillei a cause qu'ils ne s etoient
B
la
d e
Mariage,
243
marie z que pour contenter leurs paffions, & satisfaire
leur concupifcence. Vous etes enfant des Saints auili
bien que Tobie,& vous l’6tes même a plus juste titre,
puisque vous appartenez a J e s u s - C h r i s t , & que
vous avez ete regenerez de son Sang dans le Bapte
me. Vous ne devez donc pas avoir des sentimens
moins religieux que ce Patriarche , ni traiter votre
mariage avec moins de faintete. Faites reflexion que
c’est un Sacrement, qui est honorable en toutes choses, comme dit Saint Paulj & quainfi vous en devez J/ulL
ufer avec toute la retenue & fhonneftete possible ; clup'
refpe&ant en vos personnes la grandeur & la dignite
de ce Sacrement. Si vous le faites , ce sera le moien
de vivre heureux , tant qu il plaira a Dieu de vous
laisser ensemble sur la terre , & de vous voir quelque
jour reiinis dans le Ciel. ainsi soit-il.
des S E C O N D E S N O C E S .
il ny a rien de particulier dans les fecondes noces, si
non que quand c est la, femme qui se marie pour unefeconde fois , on ne benit pas les nouveaux marie\ avant
la Communion ,• on ne les met point non plus Sous le poel i
mais seulement quand la. Messe est dite, le Pretre peut les
faire approcher de f Autel, ft)se tournant vers eux dire
les prieres suivantes.
P S E A U M E 117.
omnes qui timent Dominum, * qui ambu
lant in viis elus.
Labores manuum tuarum quia manducabis •, * bea
tus es, & bene tibi erit.
*
'Hh ij
beat
Z44
DuS a c r e m e n t
Uxor tua sicut vitis abundans , * in lateribus do
mus tua?.
Filii tui sicut novella; olivarum , * in circuitu menfx tux.
Ecce fic benedicetur homo, * qui timet Dominum.
Benedicat tibi Dominus ex Sion : * & videas bona
Jerufalem omnibus diebus vitas tux.
Et videas filios fili6rum tuorum ; * pacem super
IfraeJ.
Gloria Patri, Scc. Sicut erat, Scc.
Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , Scc. tout bas.
. Et ne nos inducas in tentationem.
9*. Sed libera nos a malo.
$. Manda Deus virtuti tua?.
i^. Confirma hoc Deus quod operatus es in eis.
f. Salvum fac fervum tuum , & ancillam tuam.
9*. Deus meus , fperantes in te.
f. Mitte eis, Domine, auxilium de sando.
jjj. Et de Sion tuere eos.
tf. Domine exaudi orationem meam.
9*. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. yt. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Ra?te'nde, quae fumus Domine, fidelibus tuis dex
teram caelellis auxilii ; ut te toto corde perqui
rant , & quae digne poftulant , aflequi mereantur. Per
Chriftum Dominum noftrum. Amen.
aprester ces prieres le mari se levero., €5* ira baifer
r Autel, & la femme en sera de même 3 & puis tous dens
se retireront.
P
d e
M
a r i a g e
.
p r i e r e s
pour les personnes mariees qui sont empechees par
fortilege, ou par malefice, dufer du Mariage.
il arrive quelque fois par un juste jugement de Dieu ;
soit pour pumr l'infide lite (gj le libertinage des homme
ines ; soit pour exercer leur soi ftj leur patiencc, que des
personnes mariees sont empechees par malefice ou fortilege
de consommer le mariage : ft) en ces Occasions les Cure\
doivent les Consoler charitablement, ft) leur Conseiller de
se contenir pour quelque temps, pendant lequel elles vaqueront i la prieres 3fe confejfer ont même ,& communier ont,
si on le juge a propos i afin qu'il plaise a Dieu de rompre
ce malefice : (kfr en cas qu ii continue s il faudra consulter
lOrdinaire : ft} sil juge qu'on doive emploier les exorcifines, ft) les prieres de l' Eglise , le Cure dira une Messe
du Saint esprit, a laquelle ajfifteront les personnes frappees de malefice, (djr ala. finde la Messe il quittera la chafuble le manipule, & dira les prieres fuivant es, etant
de bout fg) tourne vers elles.
ir. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
5*. Qui fecit cselum & terram.
f. Salvum fac fervum tuum, & ancillam tuam.
B*. Deus meus, fperantes in te.
f. Mitte eis, Domine, auxilium de sando.
9*. Et de Sion tuere eos.
ir. Nihil proficiat inimicus in eis.
9*. Et fils iniquitatis non apponat nocere eis.
ir. Efto eis , Domine, turris fortitudinis.
yt. A facie inimici.
f. Dominus vobifcum. Et cum fpiritu tuo.
Hh iij
H6
Du Sacrement
Oremus.
,
Omine Jesus Chrifte Fili Dei,& beata; Virginis
Maria; unigenite, qui in paradifo terreftri Matri
monium inftitutum in officium , poftmodum etiam
in Sacramentum erexffti, ipfum tua praefentia ac mira
culorum tuorum primitiis dignanter illuftrans; tu per
merita & preces ipfius beatiflimae Virginis Maria; matris
tua; , beat Vincentii Confefforis tui , & omnium Sandorum & Sandarum tuarum, digneris hunc famulum
tuum, & hanc famulam tuam , quos sando Matrimo
nio conjunxifti , bene dicere , ac plene liberare ab
omni ligamento , fafcinamento , & maleficio fatana;;
& dare eis fcecunditatem , & gratiam , ut libere uti
poflint Matrimonio duo ad generandum , concipien
dum , geftandum , pariendum , & fovendum prolem
gratam Deo & hominibus : in nomine Pa^tris , &
F/^Iii , & Spiritus ►J* fandi. 92. Amen.
il dira, ensuite :
Jesus Maris fils , mundi falus , & Dominus fit
vobis clemens & propitius, y. Amen.
puis il reciter a. les trois Pseaume s (e$r les prieres
suivantes.
D
P s E A U M E
D
3.
Omine quid multiplicati funt qui tribulant
me ? * multi infurgunt adverlum me.
Multi dicunt animae mea; : * non est filus ipfi in
Deo elus.
Tu autem Domine fufceptor meus es , * gloria
mea , & exaltans caput meum.
Voce mea ad Dominum clamavi : * & exaudivit
me de monte sando duo.
d e
Mariage.
»47
Ego dormivi , & foporatus fum j * & exurrexi,
quia Dominus succeptible me.
Non timebo millia populi circumdantis me : *
exurge Domine, falvum me fac Deus meus.
Quoniam tu percuffifti omnes adverfantes mihi
line Causa : * dentes peccatorum contrivffti.
Domini est falus : * & super populum tuum benedidlio tua.
Gloria Patri , &c. Sicut erat , &c.
P s e a u m e 90.
Ui habitat in adjutorio AlrffTimi , * in prote
ctione Dei cx\i commorabitur.
Q
Dicet Domino : lufceptor meus es tu , & refugium
meum: * Deus meus, fperabo in eum.
Quoniam ipfe liberavit me de laqueo venantium, *
& a verbo afpero.
Scapulis suis obumbrabit tibi : * & fizb pennis elus
fperabis.
Scuto circumdabit te veritas elus : * non timebis a
timore nocturno.
A fagitta volante in die, a negotio perambulante in
tenebris : * ab incurfu & dasmonio meridiano.
Cadent a latere tuo mille, & decem millia a dextris
tuis : * ad te autem non appropinquabit.
Verumtamen oculis tuis conhderabis -y * &c retribu
tionem peccatorum videbis.
Quoniam tu es, Domine , fpes mea -y * altfflimum
pofuifti refugium tuum.
Non accedet ad te malum ; * & flagellum non ap
propinquabit tabernaculo tuo.
Quoniam Angelis suis mandavit de te •, * ut cufto-
1 4
8
D u
S a c r e m e n t
diant te in omnibus viis tuis.
In manibus portabunt te : * ne sorte offendas ad
lapidem pedem tuum.
Super afpidem & bafilffcum ambulabis, * & con
culcabis leonem & draconem.
Quoniam in me fperavit, liberabo eum : * prote
gam eum, quoniam cognovit nomen meum.
Clamabit ad me, & ego exaudiam eum : cum ipfo
fum in tribulatione: * eripiam eum, & glorificabo eum.
Longitudine dierum replebo eum ; * & oftendam
illi falutare meum.
Gloria Patri, &c. Sicut erat, & c.
P s e a u m e 12.7.
omnes, qui timent Dominum, * qui ambu
lant in viis elus.
Labores manuum tuarum quia manducabis : * bea
tus es, & bene tibi erit.
Uxor tua sicut vitis abundans ; * in lateribus do
mus tus.
Filii tui sicut novella; olivarum , * in circuitu menfs tus.
Ecce fic benedicetur homo , * qui timet Domi
num.
Benedicat tibi Dominus ex Sion ; * &c videas bo
na Jerufalem omnibus* diebus vits tus.
Et videas filios filiorum tuorum , * pacem super
Ifrael.
Gloria Patri , &c. Sicut erat , &c.
Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , &c. tout bas.
Et ne nos inducas in tentationem.
9*. Sed
beat
d e
Mariage.
249
rt. Sed libera nos a malo.
f. Salvum fac fervum t u u m , & ancillam tuam.
Deus meus, fperantes in te.
f. Mitte eis , Domine, auxilium de sando,
gi. Et de Sion tuere eos.
f. Nihil proficiat inimicus in eis.
fy.. Et fils iniquitatis non apponat noce're eis.
f. Efto eis , Domine , turris fortitudinis,
gi. A facie inimici.
f. Domine exaudi orationem meam.
yt. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum.
gt. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Omine Jesus Chrifte
Fili Dei vivi
qui ute
rum beata: Virginis Maria; mirabiliter focundafti, ut de Spiritu sando conciperet , portaret , pa
reret , ac nutriret te verum Deum & hominem , Sal
vatorem noftrum ; imploramus clementiam tuam , ut
his famulis tuis , fublato omni daemonis impedimento
& maleficio, fecunditatem donare digneris , ut gene
rare , concipere , portare, parere , ac nutrire prolem
tibi valeant in vitam aeternam : In nomine Patris, ►J*
& Filii, & Spiritus fandi, yt. Amen.
puis il dira, cncove le Pseaume fuivant.
,
D
P
B
s e a u m e
,
i
.
Eatus vir, qui non abiit in confilio impiorum,
& in via peccatorum non ftetit : * & in cathe
dra peftilentia: non fedit.
Sed in legs Domini voluntas elus : * & in legs elus
meditabitur die ac node.
Ii
zjo Du Sacrement de Mariage.
Et erit tanquam lignum quod plantatum elle fecus
decurfus aquarum , * quod frudum fuum dabit in
tempore luo.
Et folium elus non deluet : * &c omnia quacum
que faciet , profperabuntur.
Gloria Patri, 6c fils, * &c Spiritui sando.
Sicut erat in principio , &: nunc , & lemper , * &
in faecula foculorum. Amen.
11 mettra ensuite les deux mains, premierement sur la,
tete du mari , (djr puti sur la tete de la femme , fg) les
tenant sur la tete de la femme , un Clere lui prefentant
le Rituel ouvert , il dira :
Elus Mance fils , mundi falus & Dominus , qui
beatiffimas Virgini Maris matri lux faelicem par
tum tribuit , iple tibi concedat y ut poflis in utero
portare , fovere , parere , & faliciter nutrire prolem
Deo & hominibus gratam : In nomine Patris , ^ &
Filii, & Spiritus fandi. Amen.
On recommande ici aux Cure\, quand ily aura qnelque personnes qui se plaindront a eux d'etre empeche^
par malefice , dc leur garder un grand secret, q) de Its
traitter avec autant de charite , que de pruder.ee: mais
sur tout qu'ils leur defendant bien de recourir a l mi t cur
du malefice, pour en etre delivrez , ft) qu'ils s'opposent
aussi fortement a un abus injuportabie , qu'une ignorance craffe, ou plutdt la malice du demon a introduit en
quelques endroits} oii on dit que les parties, qui croient
etre empechees par malefice de consommer leur mariage ,
xenonqent u leur premier consentement , (efr contra cicnt
de nouveau un second Mariage.
J
P R O N E
pour les DIMANCHE SLe Cure aiant cbante la Messe jufcjua 1'Offertoire
inclusivement , ft) Coffrande etant /aite , il quittera la
chafuble ft) le manipule , sera une genuflexion sur le
dernier degre de /’Autel, montera en chaire , qJ y etant
debout,sera le signe de la Croix sur soi , en difant:
In nomine Patris, ^ & Filii, & Spiritus fandi. Amen.
E U P L E Chretien , le saint jour du
Dimanche etant particulierement deftine
pour rendre a Dieu Phonneur & le culte
_________ souverain qui lui elt du , 1’Eglise nous a£
emble ici, pour nous acquitter de nos devoirs envers
sa divine Majefte , & pour lui offrir par les mains des
Passeurs & des Pretres , le saint Sacrifice du corps &
du Sano;
de Notre Seigneur
J e s u s - C h r i s t son Fils, w
o
O
Sous les especes du pain & du vin ; afin que par ce
Ii ii
152-
L E P R o N E.
divin Sacrifice nous lui rendions hommage comme a
noere Createur &c notre souverain Seigneur. C’est aussi
pour le remercier de tous les biens que nous avons
re^us de sa. liberalite ; pour lui demander avec un
cccur contrit &c humilie le pardon de nos pechez , &c
Je fiipplier de nous donner les graces & les secours
dont nous avons besoin pour ne le plus ofFenfer, &
pour obeir avec fidelite a ses saints Commandemens.
Et afin que nous puissions obtenir plus facilement
de la bonte de Dieu toutes les choses que nous
devons lui demander, nous ferons avec toute 1’Eglise
les prieres accoutumees.
Premierement. Nous prierons Dieu de tout notre
coeur , qu'il lui plaise par sa misericorde infinie nous
pardonner nos fautes passées, nous accorder les vertus
qui nous sont neceflaires , & elever nos coeurs &c nos
elprits a lui , en sorte quaujourd h u i , &c dans tout le
cours de notre vie nous puissions lui rendre un service
agreable.
Nous prierons aussi pour Iapaix& I union de la saint
te Eglise , pour 1’augmentation de la soi Catholique ,
Apoltolique & Romaine j pour 1’extirpation des herefies, pour la Conversion des Infidelles , des Heretique, des Schifmatiques, & de tous ceux qui en sont
separez ; afin que Dieu soit reconnu , servi &c adore
en tous lieux.
Nous prierons pour tous les Prelats de 1’Eglise ,
particulierement pour notre saint Pere le Pape , &
pour Monseigneur 1’Eveque d Amiens notre Prelat ,
pour tous Passeurs aiant charge d ames , 6c generalement pour toutes personnes Ecclesiastiques ; qiul
Le Prone.'
2^
plaise a Dieu leur faire la grace de sacquitter si saintemenc de leur ministere, qu'ils puissent se conduire eux
&c les Peuples qui leur sont commis , dans le chemin
du falut, pour parvenir enfin a la vie eternelle.
Nous prierons pour 1’union des Princes Chretiens;
pour la paix & la tranquillite de ce Roiaume ; pour
le Roi notre Sire , ( s i l y a, une Reine } une Reine re
gente , une Reine mere , un Dauphin , il sa.ud.ra, ici les
nommer ) pour tous les Princes &c Princeffes du Sang
RoiaI, &pour le Confeil de sa Majefte; afin que Dieu
par sa misericorde leur donne les lumieres neceflaires
pour gouverner le Roiaume , en lorte que nous puiC
fions vivre en paix Sous leur autorite , a la gloire de
Dieu, au falut de leurs ames , & des notres.
Nous prierons pareillement pour toutes fortes d’etats j pour la Noblefle , ( on nommera ici le Seigneur
ou la. Da,me du lieu ) pour les Magistrats , les Marchands , les Laboureurs , & les Artisans ; qu'il plaise a
Dieu leur faire a tous la grace de si bien vivre en leur
profeftion, qu'ils puissent enfin meriter par leurs bonnes ot-uvres la recompenfe eternelle.
Nous prierons pour tous les bienfaidreurs de cet
te Eglise , particulierement pour ceux qui ont donne
,de leurs biens pour lorner & 1’entretenir , & pour
ceux qui offrent aujourd'’hui le pain beni ; que Dieu
par sa bonte les veiiille recompenfer en ce monde &
en 1’autre.
Nous prierons pour les veuves, &les orphelins, pour
les malades, pour les prisonniers, & pour toute sorte de
personnes affligees; afin qu’il plaise a Dieu les Consoler
& les delivrer de leurs afflidtions , ou leur donner la
Ii iij
2.J4
LeP r o n e .
patience necessaire pour les supporter chreciennement.
Nous prierons pour les femmes enceintes, afin que
Dieu les veiiille conserver, & que leurs enfant puissent
recevoir la grace du Bapteme.
Nous prierons aussi pour tous nos parens & amis,
pour tous ceux de cette Paroisse , &c principalement
pour ceux qui sont en voiage , qu ii plaise a Dieu les
preserver de toute sorte de dangers , & les ramener
dans leurs maisons en joie & en santé.
Nous prierons Dieu qu'il lui plaise aussi de nous
donner le temps propre pour la santé de nos corps,
& pour la coniervation des fruits de la terre -y afin que
les aiant receiiillis dans la faison , nous en puissions
uler pour son honneur , & en aider les pauvres dans
leurs necessitez.
enfin, nous prierons pour Ics fideles de Trefpaflez,
specialement pour les ames des Fondateurs, & des bienfaidleurs de cette Egli/e j pour nos peres, meres, freres,
& faurs, parens, amis, & bienfaidteurs decedez; & pour
tous ceux & celles dont les corps reposent dans lEglise, & le cimetiere de cette ParoiflTe j & generalement
pour toutes les ames qui sont en Purgatoire ; afin que
Dieu par sa bonte & misericorde les veiiille delivrer de
leurs peines, & leur donner son saint Paradis.
pour toutes ces choies , & generalement pour tou
tes celles, pour lefquelles notre mere Sainte Eglise a accoutume de prier,vous direz Pater no(ier. Ave Maria,:
& nous dirons les oraifons accoutumees.
Le Pretre se toumant vers l' Autel , se tenant
debout , dira, le Pseaume fuivant alternativement avec
les afffians , a <voix mediocre.
Le Prone.
P S E A u M E 12.2,.
D te levavi oculos meos , * qui habitas in
cslis.
Ecce sicut oculi fervorum : * in manibus domino
rum forum.
Sicut oculi ancilis in manibus domins fus : * ita
oculi noftri ad Dominum Deum noftrum , donner mifereatur noftri.
Miferere noftri Domine, miferere noftri ; * quia
multum repleti fumus defpe&ione.
Quia multum repleta est a'nima noftra : * oppro*
brium abundantibus , & defpe&io fiiperbis.
Gloria Patri , &c. Sicut erat , &c.
Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , &c. tout bas.
f. Et ne nos inducas in tentationem.
Sed libera nos a malo.
f. Salvos fac fervos tuos , & ancillas tuas.
Deus meus , fperantes in te. .
f. Efto nobis , Domine , turris fortitudinis»
fy. A facie inimici.
"f, Fiat pax in virtute tua.
Et abundantia in turribus tuis.
f. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum.
Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Cclefis tus y qusfumus Domine , preces pla
catus admitte ; ut deflrudis adverfitatibus ,
erroribus univerfis , secura tibi ferviat libertate.
A
E
x$6
. L E P R o N E.
a quo fanda defideria , reda consilia, &c
jufla funt opera , da servis tuis illam , quam
mundus dare non potell , pacem ; ut & corda noftra
mandatis tuis dedita , & hollium fiiblata formidine ,
tempora fint tua protedione tranquilla. Per Chriltum
Dominum noftrum. Amen.
P s e a u m e 119.
T^V E profundis clamavi ad te Domine , * Domi1 3 ne exaudi vocem meam.
Fiant aures tua; intendentes * in vocem depreca
tionis mes.
Si iniquitates obfervaveris Domine , * Domine
qui fuftine'bit?
Quia apud te propitiatio e s t , * 5c propter legem
tuam fuftinui te Domine.
Suflinuit anima mea in verbo elus *, * fperavit ani
ma mea in Domino.
A cuftodia matutina ufque ad nodem * fperet
Ifrael in Domino.
Quia apud Dominum mifericordia , * 6c copiofa
apud eum redemptio.
Et ipfe re'dimet Ifrael * ex omnibus iniquitatibus
elus.
f. Requiem sternam dona eis Domine.
Et lux perpetua luceat eis.
f. Requiefcant in pace.
9*. Amen.
ir. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
ir. Dominus vobifeum.
fy. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Eus
D
LE
P il o N
£.
xyj
Oremus.
Eus ve'nis largitor , & humanae falutis amator,
quas fumus immenfam clementiam tuam , ut
noilrs congregationi Frates, forores, parentes, ami
cos , &c benefactores noftros, qui ex hoc fajculo tranfierunt , beata Maria femper virgine intercedente ,
cum omnibus Sandtis ad perpetuae beatitudinis confortium pervenire concedas.
idelium Deus omnium conditor , & redemptor,
animabus famulorum famularumque tuarum, remiffionem cundtorum tribue peccatorum ; ut indul
gentiam quam femper optaverunt , piis fupplicationibus confequantur : Qui vivis &c regnas Deus , per
omnia fecula feculorum. Amen.
f. RequieTcant in pace. Amen.
ensuite le Cure Je tournera. <vers le peuple, (& dira,:
Ous dcnon^ons pour excommuniez tous here
tiques ; tous Simoniaques , qui vendent ou
achetent benefices ; tous conndentiers , qui pretent
leurs noms , ou empruntent les noms d autrui pour tenir des benefices contre tout droit divin &c humain;
tous sorciers &c forcieres , devins &c devinerefles , ufuriers & ufurieres , larrons &c larronefles ; tous ceux
qui vendent a faux poids &c a fausse me sure ; & tous
ceux qui refusent de paier les dismes a Dieu felon
lancienne coutume ; tous ceux qui ufurpent les biens
& droits de 1’Eglise , &: qui s’opposent a ses privileges
& libertez ; tous ceux qui mettent malicieulement la
main violente sur un Pretre , ou sur un Clere ; tous
ceux qui durant le service divin affiftent aux jeux
dc fpecftacles publies , dc ceux qui par ligatures dc
D
F
N
Kk
Prone.
fortileges empechent 1’d'usage & la consommation du
mariage.
Et d’autant que les excommuniez (ont indignes de
participer aux saints Mysteres & aux prieres publiques,
s’il y en a quelques-uns en cette Eglise, Nous leur
commandons d’en sortir prefentement, jusqu'a ce que
le service divin soit fait & accompli.
le
ensuite il ajoutera.
L’on vous avertit de la part de Monseigneur notre
Eveque , que felon le saint Concile de Trente tous les
Paroissiens , qui n ont point d’excuse legitime , sont
obligez daflifter a la Mefle de Paroisse , au Prone ,
& aux inftru&ions qui se sont en leur Paroisse les Dimanches , & les Fetes de coramandement.
S'il se rencontre quelque s Fetes dans la, femaine , le
Cure les annoncera, en cette maniere.
Nous avons en cette femaine la Fete de S. N. qui
sera N. prochain , ( il faut nommer le jour, ) que l’Eglise nous commande de garder & folennifer comme
le saint Dimanche , nous abftenant de toute ocuvre
servile, entendant la sainte Mefle , afliftant au service
divin , & aux inftru&ions qui s’y seront , & passant
la journe'e en des oeuvres de piete.
Si la Fete a une vigile qui soit jeunee , il ajoutera.
N. ( en nommant le jour ) sera la vigile de la Fete
de N. tous ceux qui ont 1’age , & n’ont point de le
gitime empechement sont tenus de jeuner.
S
il riy a en la femaine aucune Fete de commandement, il dira :
il
n’y a en cette femaine aucune Fete commandee
qui vous empeche de vaquer a vos aftaires temporelles;
LE PR ONE.
Zft
je vous exhorce neanmoins de venir a 1’Eglise pour y
faire votre prieres , ou pour entendre la sainte Mefle,
afin que Dieu vous donne sa grace, & benifle vos
travaux.
S*ily a des letes qui soient d devotion seulement >
il dira :
N. Nous celebrerons la Fete de S. N. quoi quelle
ne loit pas de command ement , nous vous exhortons neanmoins daflifler ce jour-la au service & a la
Mefle.
S’il y a quelque Obit en la, femaine , ou quelque
Messe de fondation , il dira :
N. Nous chanterons l’Obit & ferons le Service (ou
nous celebrerons la Mefle) pour defunt N. que je recommande a vos prieres.
S
il faut annoncer quelques Jndulgences j publier une
Ordonnance ou un Mandement de Monseigneur l'Eve
que , ou faire f avoir au peuple queque'autre chose qui
regarde la discipline de L Eglise 3 C’est ici l'endroit de te
faire.
Mais on ne doit pas publier dans les Eglises, durant Le! StatuM
la Mejfe , ni en autre temps aucuns Mandemens concer- chat. 5.’
nans les affaires temporelles , pour ne pas meler les
choses profanes aux facrees. Et sil y a quelque publu
cation de cette nature a faire les jours de Dimanches ft)
de Fetes 3 elle doit etre faite hors la porte de VEglife,
aprester la Messe ou autres Offices, par des Jacques.
ensuite le Cure publiera les bans d&s mariages} ou de
ceux qui doivent etre re^us aux Ordres.
Kk ij
26o
L e Prone.
Publication de bans pour un Mariage.
Au nom du Pere, & du Fils, & du Saint esprit.
N
Ous proclamons le premier , ou second ;
ou troisieme ban de mariage entre N. N.
( difant le nom } le surnom , (gr la paroifie du fiance )
d u n e part : & N. N. ( difant au/si le nom , le surnom
(djr la paroiffe de la fiancee) dautre part : afin que s’ii
y a queque un qui y ait interet, ou qui y f^ache
quelque empechement legitime, pourquoi ce mariage
ne se doive accomplir , il ait a nous le declarer sur
peine d’excommunication.
Quand les parties voudront obtenir dispense de quelque bans , les Curez^se ferviront de la formule suivant
te afin d’en avertir le peuple 5 si ce nejl que pour des
TaiJons importantes 3 on ne doive pas le faire fqavoir.
Au nom du Pere , du Fils, & du Saint esprit.
,
Ous proclamons le premier
ou second ban
de mariage entre N. N. ( difant le nom , le
surnom , q) la paroiffe du fiance J d une part ; & N. N.
( difant aussi le nom , le surnom , ft) la paroiffe de la.
fiancee) d autre part. Nous vous avertifions que C ’ e s t
audi le dernicr ban j parce que les parties sont dans
le dessein de supplier Monseigneur 1’Eveque ou MonSieur son grand Vicaire , de leur Vouloir accorder difl
pense de 1 autre ban ( ou des deux autres bans ) afin
que sil y a quelquun qui y ait interet } ou qui y f$ache quelque empechement legitime pourquoi ce ma
riage ne se doive accomplir , il ait a nous le dcclarer
sur peine dexcommumcation.
N
L
e
P r o n e .
Publication de bans pour un Soudiacre.
M
Aitre N. N. fils de N. & de N. se dispose a
recevoir 1’Ordre de Soudiacre > nous vous en
avertilTons , afin que si queque un f$ait qu'il soit obli
ge' par promesse de mariage , ou connoit de notables
defauts en sa personne, en sa vie tk. en ses mocurs, qui
le doivent eloigner dune si sainte profession , il nous
en donne avis: mais il faut qu il le fasse pour la gloire
de Dieu, & pour Thonneur de son Eglise, sans haine,
&c sans malice.
S
tl doit etre ordonne Sous un titre de benefice, U
Cure ajoutera.
Ledit Maitre N. a dessein de se faire ordonner Sous
le titre d’un ( t e l ) benefice , si quelquun ffait qu’il
ne possede ce benefice que par collusion, il doit nous
en donner avis.
S’il doit etre ordonne Sous un titre de patrimoine, il dira:
Ledit Maitre N. pretend aussi faire appro^ver pour
son titre Ecclésiastique une donation a lui faite ( ou
un acte de partage de ses biens patrimoniaux , ou une
acquisition, ou un contrat: de Constitution de rente)
dont vous entendrez la lecture.
Le Cure lira Vatie, & ensuite il dira.
Je vous avertis que s’il y a queque un qui ait connoiflance , que les rentes , ou les heritages ici contenus nappartiennent pas audit Maitre N. ou a ceux qui
lui en sont la donation, ou que ces rentes , ou heritages soient hypothequez , ou chargez de dettes, ensorte qu ils ne puissent pas produire chaque annee ,
.toutes charges acquittees, la fbmme de cent Iivres ,
Kk iij
LeP r o n e .
il est oblige en conscience de nous en donner avis.
C’est pour la premiere , ou seconde , ou troisieme
publication.
Le Cure pourra \ sil le juge a. propos , lire ici les
empechemens qui rendent une personne inhabile a, rece
voir les Ordres : iis sont marque^ ci-dessus au titre du
Sacrement de tOrdre ,pag. 2.06. (§^207.
aprester cela, le Cure dira, clairement (&y* diflinciement
ce qui fuit.
Et d'autant que 1’Eglise aflemble les fideles de , non
seulement pour loiier Dieu & faire leurs prieres en
commun , mais encore afin qu'ils soient inftruits des
choses neceflaires a leur falut, nous dirons en Fran^ois,
premierement le Symbole des Apotres 3 ou sont contenus les principaux articles de la soi, qu'il faut croire
pour etre fauve'.
Le Symbole des Apotres'.
E croi en Dieu le Pere Tout-puifTant Createur du
CieI & de la terre : &c en J e s u s - C h r i s t son Fils
unique notre Seigneur : qui a ete con^u du Saint Ef
prit : qui est ne' de la Vierge Marie: qui a souffert Sous
Ponce Pilate , a ete crucine , est mort , & a ete enfeveli: est defcendu aux enfers: est reflufcite des morts
le troisieme jour : est monte aux Cieux : est aliis a
la droite de Dieu le Pere Tout-puissant: de la il viendra juger les vivans &, les morts. Je croi au Saint Efprit : la sainte Eglise Catholique , la communion des
Saints , la remiflion des pechez , la refurredtion de la
chair , la vie eternelle. ainsi soit-il.
il
ne suffit pas de connoitre Dieu par la soi, il faut
aussi l’adorer,le glorifier, mettre en lui notre elperan-
J
,
LeP r o n e ;
ce, & lui demander tout ce que nous devons desirer;
nous ferons toutes ces choses felon la forme que
J e s u s - C h r i s t nous a enfeignee lui-même en
1’Oraifon Dominicale , que nous allons reciter.
lfOrxifon Dominicale.
Pere qui etes dans les Cieux; que votre
Nom soit fandtifie : que votre regne vienne:
que votre volonte soit faite en la terre comme au
Ciel : donnez-nous aujourd'’hui notre pain quotidien:
& nous pardonnez nos ofFenfes, comme nous pardonnons a ceux qui nous ont offenfez : & ne permettez
point que nous foions tente z , mais delivrez nous du
maL ainsi soit - il.
Nous reciterons aussi la Salutation Angelique, que
la sainte Eglise ajoute ordinairement aprester 1’Oraifon
Dominicale , tant pour nous faire refouvenir du myftere de 1’Incarnation, que pour nous apprendre a ho
norer la tres-Sainte Vierge Marie mere de Dieu , &
avoir recours a son interceffion.
la Salutation Angelique.
E vous falue Marie , pleine de grace : le Seigneur
efi: avec vous : vous etes benite entre toutes les
femmes ; & Jesus le fruit de votre ventre est beni.
Sainte Marie, Mere de Dieu, priez pour nous pauvres
pecheurs , maintenant, & a 1’heure de notre mort.
ainsi soit - il.
Tout Chretien etant oblige daimer Dieu sur toutes
choses, &c ne le pouvant aimer sil n observe ses Com,
mandemens, nous en ferons la lecture, afin que chacun
les apprenne, & qu'avec le secours de la grace, il les
accompliffe fidelement.
nostre
J
LeP r o n e .
les Commandemens de Dieu,
i. T"TN feul Dieu tu adoreras,
U Et aimeras parfaitement.
i. Dieu en vain tu ne jureras ,
Ni autre chose pareillement.
3. les Dimanches tu garderas,
En servant Dieu devotement. J
4. Pere & mere honoreras,
Afin que vives longuement.
j. Homicide tu ne feras ,
De fait ni volontairement.
6. Luxurieux point ne feras
De corps ni de consentement.
'7. Le bien d’autrui tu ne prendras ±
Ni retiendras a ton efcient.
8. Faux temoignage ne diras , ,
Ni mentiras aucunement.
9. L^uvre de chair ne defireras ,
Qu’en mariage seulement.
10. Biens d’autrui ne convoiteras ,
pour les avoir injustement.
Non seulement Dieu veut etre obei, mais il veut aussi
qu'on obeiflea sa sainte Eglise:ecoutez donc ses Com
mandemens , afin de les apprendre, de les observer.
les Commandemens de L'Eglise.
1. T Es Fetes tu fandifieras ,
I j Qui te sont de Commandement.
z. Dimanches & Fetes Mefle oiras ,
En servant Dieu devotement.
3. Quatre-temps , Vigiles jeuneras 5
Et le Careme entierement.
4. Vendredi
1^4
Lb P r o n e .
16$
4. Vendredi chair ne mangeras,
Ni le Samedi memement.
j. Tous tes pechez confefferas ;
A tout le moins une fois l a n ,
i. Et ton Createur recevras ,
Au moins a Paques humblement.
Vous devez aussi l^avoir que Notre Seigneur JesusChrist a inftitue sept Sacremens en son Eglise , pour
communiquer ses graces aux fideles de.
les sept Sacremens de l'Eglise.
E Bapteme
dont la vertu est deffacer le peche
originel , & même les pechez adtuels , si quel
qu'un en avoit commis avant que d'etre baptife * com
me aussi de nous faire les enfant de Dieu & de l’Eglise, & de nous rendre capables de recevoir les autres
Sacremens.
la Confirmation, qui nous donne la fbree de con
fefler librement & sans honte la soi de Jesus-Christ
devant les hommes.
l'Eucharistie , qui contient reellement le corps &
le Sang de Notre Seigneur J e s u s - C h r i s t , pour
servir de nouriture spirituelle a nos ames, & nous unir
a cet adorable Sauveur.
la Penitence , inftituee pour remettre les pechez
commis aprester le Bapteme.
L’extreme-On<5hon, pour nous soulager dans la ma
ladie ; nous fortifier a la fin de notre vie contre les a £
saut du demon , & remettre les reftes du peche.
LOrdre , pour donner le pouvoir dofmr a Dieu
dans la sainte Eglise le facrifice de la Messe , & de
faire les autres fonctions Ecclesiastiques.
Ll
L
,
166
L E P R 6 N E.
Le Mariage, pour elever des enfant & leur donner
une education Chretienne.
Le Cure pourraJe difpenfer de reciter lui-même le
Symbole , lOraifon Dominicale , les Commandemens de
Dieu (djr les S aer emens , pourvu qu'il les fajfe reciter
par un Clere qui les puise prononcer diftinElement.
aprester que les Cure\ auront acheve le Prone en la
maniere qui Vient d!etre prejerite, iis seront une infiruetions fami lier e a leurs peuples^par rapport i la connois
sance qu ils ont de leurs besoins, alant egard a la portee
de ceux qu'ils infiruifent, a leur maniere de vivre & ct leur
condition s afin qu ils se proportionnent i tous en tomes
choses y pour les gagner tous i J e s u s-C h r i s t .
la matiere ordinaire de leurs instructions doit etre
de la do [Irine Chretienne qui se reduit (L quatre chefs
ftavoir au Symbole des Apotres , i l'Oraifon Domini
cale , au Decalogue 3 aux Sacremens j g) lors qu'ils
voudront traiter de tEvangile 3 ou de 1'Epitre du joury
iis en prendront occasion , si le Jujet le peut permettre,
de leur en expliquer quelque chose , felon la methode du
Catechisme du Concile de Trente , qu'ils doivent toujours avoir entre les mains , comme un Ihre cCou iis
tireront des maximes certaines (efr afurees pour instruire
(efr edifier les fideles de.
les Cure\ prendront garde de n etre pas a charge au
peuple par des inftruttions di une longueur excejfive.
4 -Q_________________________ -
ON' P O V R R A S E S E R V J R d u P R O N E
fuivant, quand il y aura quelque empechement
extraordinaire, amme dans les grandes Fetes,
(e$r jafnais autrement.
Le P r o n e . '
267
In nomine Patris , ^ & Filii, & Spiritus fandi. Amen.
,
Euple Chretien
1’Eglise nous ordonnant de nous
aflembler ici ce Saint jour de Dimanche , pour
ofFrir le facrifice adorable du corps & du Sang de
Notre Seigneur J e s u s-C h r i s t , Sous les especes du
pain & du vin, & pour faire nos prieres en commun:
nous eleverons nos coeurs a Dieu , & nous le prierons
pour toutes les choses pour lefquelles nous avons accoutume de le prier.
ensuite le Cure recitem les Pseaumes les prieres
murquees ci-devant en la formule entiere du Erone page
itf. Et s i l y a des Fetes , des jeunes ou autres choses ct
annoncer } il les annoncera.
P
les D 1M A N C H E S
QV1 pre'CEDENT
les grandes Fetes , comme celles de Noel, de Pentecote,
de UAffomption de la sainte Vierge (efr autres semblables y le Cure expliquera en peu de mots quelque chose
du mystere ou de la folennite, £sf exhortera le peuple <i
sapprocher des Sacremens , (dfr a pratiquer d'autres
ceuvres de piete.
les Dimanches avant les Quatre-temps , il dira : ,
Ercredi, Vendredi, & Samedi prochain , est
le jeune des Quatre-temps : tous ceux qui ont
atteint lage necessaire, & nont point d’empechement
legitime sont tenus de jeuner: & parce que C’est en ce
saint temps que 1’on ordonne les Pretres , les Diacres
& les autres ministres de 1’Eglise, nous vous exhortons
de prier pour tous les Eveques , & particulierement
M
268
L e Prone.
pour Monseigneur 1’Eveque cTAmiens a afin que Dieu
leur donne les lumieres necessaires , pour choisir &
ordonner des personnes qui aient les qualite & les
vertus que demande une si sainte profession , & qui
saquittent fidelement de leur ministere. C’est la plus
importante prieres que vous puifliez faire a Dieu j c’est
aussi la plus utile pour toute 1’Eglise , & particuliere
ment pour ce Diocese ; puisque le falut des peuples
depend beaucoup de la faintete & des bons exemples
des Ecclesiastiques qui travaillent a leur conduite.
Le Dimanche de la, Quinquage/tme y il dira :
C
’est Mercredi prochain le jour des Cendres. il
est ainsi appelle, parce qu on met des cendres
benites sur la tete des fideles de , en les fefant refouvenir qu'ils ne sont que cendres & que poufliere ,
qu'ils en ont ete' tirez , & qu'ils y doivent retourner
un jour. Ceux qui pourront , viendront a 1’Eglise le
matin pour ses recevoir , & pour aflifter au Service.
C est aussi le premier jour de la Sainte quarantaine,
pendant laquelle tous les fideles de sont obligez de s’abftenir de chair , d’ceufs & de semblables viandes defendues par 1’Eglise. Tous ceux aussi qui ont lage de
vingt & un ans sont tenus de jeuner} s’ils nont quel
que empechement legitime qui les en dispense ; com
me les vieillards qui sont faiblesse & caduques , les
nourices, les femmes enceintes, les infirmes, ceux qui
sont de longs & penibles voiages , ou qui ne peuvent
sans alterer leur santé s’aquitter de leurs devoirs & de
leurs emplois. Si vous avez sur cela quelques difEcultez,
L E P R O N E.
169
vous pouvez prendre confeil de Nous , afin de ne
vous point flater , & de ne vous point tromper en vo
tre propre jugement. les malades qui auront besoin
dufer de chair ou d’ceufs dans ce temps , s’addrefleront a Monseigneur 1’Eveque, ou a ses grands-Vicaires,
ou a Nous pour en obtenir la permission , en apport
tant un certificat d’un Medecin Catholique.
Ceux qui ont des enfant, ou des serviteurs, & des
servantes , auront soin de nous les envoier de bonneheure pour etre catechifez j particulierement ceux &
celles qui ont lage de pouvoir communier a Paques,
afin que nous les inftruifions de ce qu'ils doivent f$avoir avant leur premiere communion.
Nous vous avertiflons aussi de vous disposer de
bonne-heure a la confession Pafcale • & afin que les
Confefleurs puissent vous donner tout le temps donc
vous avez besoin, & que vous ne foiez pas exposez a
la confiifion detre renvoiez , si vous attendez au
temps de la quinzaine. Nous vous exhortons de prevenir ce temps-la, & de vous mettre en etat d’y fatis,
faire le plutot que vous le pourrez.
Le Cure pourra, dire ici quelque chose de Vutilite @7*
de Vavantage qu'ily a de se confejfer des le commencement du Car eme, felon la pratique ancienne de i Eglise;
£<? de lobligation quont les FideUes de joindre au jeitnc
& a l'abjlinence du Careme le jcdne spirituel qui confijle a s'abjlenir du peche 3 ft) a mortifer ses pafjtons :
car comme dit le Pape saint Leon , Non in fola abftinentia cibi flat noftri fumma jejunii, aut fru&uose
corpori efca fubtrahitur , nifi mens ab iniquitate re
vocetur.
Ll iij
Le
Pr
one
.
Le Dimanche de la PaJJion 3 il dira :
Fiii que chacun de vous f^ache 1’obligation
quont tous les fideles de de le confesser au moins
une fois l’an a leur propre Pasteur , & de communier
en leur Paroisse dans la quinzaine de Paques qui com
mence le Dimanche des Rameaux , & finit le Di
manche de I’Od:ave de Paques que l’on nomme ordinairement Quafi-modo, nous ferons lecture du Canon
du Concile general de Latran, sur lequel cette obligation est fondee : en voici les termes.
que tout Fidelle de l’un 6c 1’autre sexe, &c. 'voie\
page 88.
A
Le Dimanche des Rameaux 3 il dira :
CHretienne
afliftance, nous sommes enfin arrivez
par la misericorde de Dieu a la derniere femaine
deCareme, qu'on appelle ordinairement la grande se
maine , ou la femaine sainte; parce que les plus grands
Mysteres de notre Religion y ont ete accomplis. Le
Fils de Dieu la commenda par son entree triomphante
en Jerufalem , il la continua par Imftitution du saint
Sacrement de TEucharillie , & il Ta confommee en
s’exposant a tous les suplices les plus cruels , & a la
mort la plus infame qu ii pouvoit endurer, en expirant
sur une Croix , pour satisfaire a la justice de son Pere ,
& pour nous delivrer de la tirannie du demon.
C’est ce que le Sauveur du monde a opere pour no
tre falut durant le cours de cette femaine. L’Eglise en
rafraichit tous les ans la memoire aux fideles de par
les saintes ceremonies , qui doivent renouveller en
L
e
P
rone
.
271
eux les sentimens dune veritable devotion.
pour entrer dans 1’esprit de 1’Eglise , nous vous exhortons d augmenter durant ce saint temps , que l’on
peut appeller plus particulierement les jours de falut,
vos mortifications & les exercices de votre penitence:
ou si votre santé ne le permet pas i nous vous prions
du moins de renouveller votre zele & votre piete 9
pour correfpondre au zele du Fils de Dieu , qui s’est
foumis a des suplices si extraordinaires pour detruire
le peche'.
Nous vous exhortons aussi dafllfter avec afliduite' a
1’ofKce de 1’Eglise durant ces saints jours, & particulie
rement Mercredi , Jeudi, Vendredi , Samedi, & Di
manche. Vous devez principalement vous appliquer a
penetrer votre ame d’une veritable douleur le jour du
Vendredi Saint , atiquel J e s u s-C hrist a repandu
son Sang & donne sa vie pour notre falut, & vous viendrez adorer la sainte Croix avec refpecfl & humilite.
Samedi , qui est la veille de Paques , vous vous
preparerez a celebrer cette Fete des Fetes , par le
jeune , par la prieres , & par d autres bonnes oeuvres ;
& sur tout vous vous dilpoferez par une sainte epreuve
a la Communion du lendemain.
Le Dimanche est le grand jour de Paques , la premiere & la plus grande Fete des Chretiens , inftituee
en memoire de la glorieuse & triomphante Refurredion de notre Redempteur : vous recevrez, s’il se
peut, la sainte Eucharistie ce jour-la, & vous tacherez
de le passer aussi bien que les deux suivans, avec d’autant plus de devotion & de faintete que la folennite
est grande , & que vous aurez re§u reellement & ve-
i-jt
L e Prone.
ritablement en vous-memes le corps dc le Sang de
Notre Seigneur J e s u s - C h r i s t , qui est la source de
toute {aintete.
Le jour de Paques 5 il dira :
EupIe Chretien
1’Eglise folennife aujourd'’hui la
Fete de Paques, ce grand jour que le Seigneur a
fait y' comme parle le prophete , &: qui a ete fandifie
par la Refurredhon glorieuse & triomphante du Fils
de Dieu.
Tous les fideles de qui ont Tage de discetion , sont
obligez de recevoir dans la quinzaine de Paques, &
particulierement aujourd' hui, le tres-auguste & tresadorable Sacrement de 1’Autel, qui contient en effet,
& en verite , le corps dc le Sang de Notre Seigneur
Jesus-Christ avec son ame dc (a divinite ; mais
en saquitant de ce devoir , il leur importe extremement de le faire dignement dc laintement ; car vous
f^avez bien que 1’Apotre dit en termes expres , que
celui qui re^oit indignement le corps & le Sang de
ce divin Sauveur , mange dc boit son jugement. Or
pour e'tre dans la disposition que demande cet auguste
Sacrement, il faut s’etre eprouve soi - même auparavant avec beaucoup dexaditude. il faut avoir pleure
ses pechez, dc en avoir fait une bonne dc entiere consession.
C’est pourquoi de la part de Dieu Tout-puissant y
& de 1’autorite de la sainte Eglifo , nous defendons a
tous ceux qui sont excommuniez de se presenter a la
table de Notre Seigneur, si auparavant, iis ne sont juridiquement absous par TEglifo.
P
,
L E P R 6 N E.
Z73
Nous defendons aussi a tous ceux qui se trouvenc
en etat de peche' mortel de recevoir cet adorable Sa
crement, s’ils nont re^u auparavant 1’absolution facramentelle; & au cas qu'ils soient mal avec le prochain,
s’ils ne sont reconciliez avec lui, ou s’ils nont une
volonte sincere de se reconcilier.
Nous de'fendons pareillement a tous ceux qui sont
de cette Paroisse de faire leur Communion de Paques,
s’ils ne se sont confeflez a Nous,ou a quelquautre
Pretre avec notre permission * & même de la faire
ailleurs qu'en cette Eglise , s’ils n en ont obtenu la
permission de Nous, conformement aux Statuts Synodauxde ceDiocefe.
Nous defendons a toute personne de recevoir le
Saint Sacrement de 1’Autel, sil n’est a jeun , & s’il na
oui la Mefle auparavant, a moins qu'il ne soit empe
che par maladie , ou autre Cause legitime.
enfin, Nous defendons aux Peres & aux Meres,
aux Maitres & aux Maitrefles , de permettre a leurs
enfant , & a leurs serviteurs ou ferrantes, de se presentir a la table facree , s’il nc sont fiiflifamment
inftruits des Mysteres de la soi , & particulierement dc celui de la Sainte Eucharistie : & leur enjoignons de les envoier , ou de les amener eux-memes en cette Eglise pour y recevoir les instructions
neceflaires.
aprester que vous aurez re5u la Sainte Communion,
vous demeurerez dans le receiiillement & la devotion,
& tacherez de conserver une grande purete de cceur
pour le respect que vous devez au Sacrement, & a la
Maje fle' de Dieu, qui veut bien demeurer en vous, &
Mm
2.74
L R Prone.
vous fandtifier par sa presence , &c par 1’abondance de
ses graces.
Je vous exhorte en ce saint jour de Paques de faire
des prieres pour Ja paix & 1’union de 1’Eglise Catholi
que , pour le Roi & toute la maison Roiale , pour la
paix de ce Roiaume , & de toute la Chretiente.
Je vous recommande aussi les pauvres , particuliere
ment rHotel-Dieu,& 1’Hopital de cette Ville, ( sily en
a un , si non il dira.) les pauvres de cette Paroisse; & de
donner quelque chose a 1’Oeuvre & Fabrique de Ceans,
Le Dimanche avant la Fete de Saint Mare , ou des
Rogations , il dira :
Ous avons en cette femaine la Fete de Saint
Mare , qui sera N. cette Fete neft pas com
mandee , & ne vous empeche pas de vactjuer a vos
afFaircs temporelles : mais il y a ce jour-la abftinence
de viande commandee par 1’Eglise j il y a aussi procession solennelle, (si C’est pour les Rogations : Nous
avons demain , Mardi, & Mercredi les jours des Ro
gations , il y a chacun de ces jours-la abftinence de
viande commandee par 1’Eglise i il y a aussi proceflion
solennelle , ) qui est inftituee pour demander a Dieu
qu ii lui plaise nous preserver des fleaux publies , & con
ferveur les biens de la terre, afin que nous en puiffions
ufer pour sa gloire avec loiianges & a&ions de graces.
Le Cure pourra ajouter ici quelque chose de l'inJlitution des prieres fg) des procefftons qui se sont les
jours de Saint Mare , (efr des Rogations 3 fg) de 1 'esprit
d'humilite (djr de penitence , avec lequel il faut afftfter
a ces procefftons.
N
Le Prone.
Le Dimanche de U tres-Sainte Trinite, le Cure apprendra.
au peuple la maniere d' administrer le Sacrement de
Bapteme en cas de necejjite , en ces termes:
Omme chacun peut & doit administrer le Sa
crement de Bapteme dans le cas de necefljte',
lors qu un enfant est dans un danger evident de mourir sans recevoir ce Sacrement , & qu'il ne se trouve
point de Pretre pour le baptiser: Nous jugeons a propos de vous enseigner la forme du Bapteme , & la
fu$:on de ladminillrer dans cette occasion.
il faut que la personne qui veut baptiser prenne
de 1’eau naturelle & commune , & la verfe sur la
tete de 1’enfant, ou sur quelque partie considerable
de son corps , comme la poitrine ou les epaules :
ou au moins , si cela ne se peut autrement , sur
quelquautre partie , enforte que leau touche la
chair de 1’enfant j & prononce en même temps ces
paroles une fois seulement : Je te baptife au nom du
Pere y (efr du. Fils , (e$~ du Saint esprit : Mais en fait
sans cela il faut avoir intention de baptiser, & de faire
ce que 1’Eglise a desteint de faire quand elle baptife
par les mains des Pretres. Je le repete encore une fois,
& je dis qu’en repandant de leau naturelle sur 1’enfant
enforte quelle le touche , il faut dire une fois seule
ment : se te baptife au nom du Pere} q) du Fils 3 q)
du Saint esprit.
Ceux qui seront obligez de baptiser de la sorte, se
ront tout leur possible davoir deux ou trois personnes
prefentes, qui puissent rendre temoignage de leur adion,
& de la maniere qu'ils auront adminiftre le Bapteme.
Mm ij
C
P u B L t C
la F O R M E
A T I O N
D E P U B L I E R
un Monitoire.
I t Eveque ou son Ojficial ordonne de fiire des monitions Sous peine d'excommunication , pour quelque
excc\ commis , dont on ne connoit point l’ auteur , afin
que par ce moien on le puisse decouvrir , ft) que la.
partie qui se plaint puise etre fatisfaite, le Cure se fer
vir a de la formule fuivante.
Ous avons re§u un Mandement de Monfeigneur notre Eveque ( ou de Monsieur 1’Official) dont vous entendrez la lecture.
Le Cure lira mot a mot le Monitoire , puis il dira : ^
En execution de ce Mandement , & de 1’autorite de
Monseigneur 1’Eveque Nous avertiflons pour la pre
miere (ou seconde, ou troisieme) fois tous ceux 5 c celles
qui se sentent coupables des choses contenues audit
Mandement, d’y satisfaire dans cinq jours, & ceux 5 c
celles qui en ont. quelque connoissance, de venir a revelation &c de nous declarer ce qu'ils en flavent dans
le même temps , Sous peine d’excommunication.
On sera la. /econde ft) la troisieme publication de la
même maniere les deux Dimanches Juivans ; a moins
que le Superieur ne mande de surseoir , ou qu ii ny ait
opposition du'ement faite a la publication du Monitoire,
auquel ccis le Cure furfeoira , jusqu'a ce que l opposition
soit 'vuidee.
Si les trois monitions nont point eii dfeffet, le Cure
fulminera Vexcommunication , en la forme qui fuit.
Voici un Mandement de Monseigneur 1’Eveque (ot*
de Monsieur 1’Official) qu'on a deja publie par trois fois,
S
N
d
’ u n
M o n i t o i r e .
± 7 7
& dont nous allons dabondant vous faire la lecture.
ensuite il lira le Mandement mot i mot, q) ajoutera,:
Nous avons ci-devant averti & admonefte par trois
diverses fois tous ceux &c celles qui /e fentiroient coupables des choses contenues au Mandcment, dont
nous venons de faire ledlure , d’y satisfaire Sous peine
d5excommunication j & ceux ou celles qui en auroient
quelque connoissance , de venir a revelation &c de
nous declarer les coupables, ou ce qu'ils en f^auroient,
Sous la même peine : mais ces monitions &c ces avertiflemens aiant ete meprifez des uns &: des autres ,
nous sommes obligez d’y emploierle dernier remede,
& de les denoncer pour excommuniez ^ mais avant
que de le faire, nous eftimons qu'il est a propos de
vous expliquer ce que c’est que l excommumcation, &c
qu’elle est la grandeur de cette peine , que 1’Eglise
nemploie qu'avec regret & avec beaucoup de douleur.
11 dira ici quelque chose de la ver tu (dfr des ejfets
de lexcommumcation felon la formule Juivante ou autre
femhlahle.
1N
STRV etions QJU E les CVREZ
pourront lire au peuple avant que de fulminer
V' excommunicat ion.
’Excommunication, Chretiens , est un juste chatiment que 1’Eglise est obligee d emploier quelqucfois pourpunir la rebelion,le scandale,& rendurcissement de ses enfant ; lors qu'ils lui dc(obci(Tenc
avec obftination, qu’ils meprifent ses salutaires remontrances, & qiTiIs sopiniatrent dans leur iniquite: mais
comme C’est la plus grande peine quelle puisse lmpoMna iij
L
* 7
En Saint
Marhieu
chat. 18.
premiere
Epitre aux
Connth*
chat. f.
8
F u l m i n a t i o
n
{er, elle ne s’en sert jamais qu'avec un extreme regret,
qu'apres avoir emploie ses monitions3fes prieres, &c
ses menaces pour les porter a rentrer dans leur devoir.
Cette peine ne prive pas seulement les Chretiens de
1’d'usage des Sacremens, & de la participation des prieres
& des Suffrages de 1’Eglise, mais auili de la Commu
nion , de la societe , & de la compagnie même des
fideles de, dont iis sont retranchez comme des membres
gatez &: corrompus, qui pourroient attirer 1’indignation
de Dieu sur toute 1’Eglise, si on les fouffroit plus longtemps : enforte qu'apres cette separation , les fideles de
sont obligez d’abhorrer un excommunie comme un
ennemi declare', & un profanateur public de la gloire
& du Nom de notre Seigneur J e s u s-C hrist. C est
lui-même qui nous prescrit cette rigueur , & qui nous
commande dans 1’Evangile de tenir comme des Paiens
& des Publicains, ceux qui refiflent opiniatrement aux
ordres & a la voix de son Eglise. Saint Paul ufa de cette feverite envers ce pecheur incestueux qu ii livra a
Satan, &c qu ii retrancha de 1’Eglise de Corinthe j nous
engageant par cet exemple a traiter de la même ma
niere les pecheurs rebelles scandaleux.
Dans cet abandonnement epouventable , qui est
felon Saint Augustin celui de tous les maux qu'on
doit le plus redouter en cette vie j de Chretiens les
excommuniez sont reduits tout d’un coup a la condi
tion des Infidelles j d'enfants de lumiere , iis sont faits
enfant de tenebres, &c de membres de Jesus-Christ ,
iis deviennent les membres du demon : leurs corps
sont exposez a toutes ses perfecutions , & leurs ames
afliijetties a la damnation eternelle : c’est en vain que
d
’un MONITOIRE.
i
7
9
dans cet etat iis reclament notre Pere qui est dans les
Cieux j puis qu'ils ne peuvent avoir Dieu pour leur Pere,
quand 1’Eglise ceste d etre leur Mere, & ne les reconnoit plus pour ses enfant.
Le son lugubre de la cloche que l’on cinte quand
on declare une personne excommuniee, & l’extin<5hon
de la chandelle que l’on ecrafe & que I on foule aux
pieds dans cette funeste ceremonie , sont des marques
exterieures &c sensibles de ce dernier malheur. Cette
cloche avoit ete fonnee en signe de joie lors de son
Bapteme , mais quand 1’Eglise le deiavoiie pour son
enfant, on ne tire de cette cloche que des fons triftes
& languiflans, qui nous apprennent que la joie de son
Bapteme est effacee. Le cierge ardent & lumineux qui
tient lieu de celui qu'un Chretien re^oit dans le Ba
pteme , & par lequel 1’Eglise represente les qualitc^z surnaturelles, dont la grace de ce Sacrement l avoit revetu,
est eteint & foule aux pieds dans cette ceremonie ;
pour faire voir que non seulement la grace de Dieu
neclaire plus une ame, mais même qu’il n’y reste plus
la moindre disposition pour l'y rallumer & pour l’y
retablir, tant qu'un excommunie demeure dans l’etat
deplorable ou ses pechez sont jette'.
Cette explication , Chretiens , doit vous faire assez
connoitre dans quel abime se precipitent ceux qui se
laissent excommunier par un excez d’opiniatrete * soit
pour demeurer obstinez dans leur malice j soit pour
refuser a la verite le temoignage qu’ils lui doivent , &
que 1’Eglise demande d eux ; soit pour un petit interet
& si peu digne dun Chretien, a qui il importe peu de
gagner tout le monde, s’il perd son ame pour lesemjte.
z 8 o
Fulminat ion idun Monitoire.
ifinftruBion etant finie , le Cure tenant un cierge al
ium e pendant qu'on tinte la cloche d'un ton lugubre ( ou
une clochette , si C’est la coutume ) prononcer a ainsi i ex
communication.
vous avoir fait connoitre ce que C’est q
1’excommunication, & combicn ce mal est a
craindre, Nous fbmmes obligez de passer outre a l’execaution du Mandement que nous avons re^u de nos
Superieurs, & de proceder a 1’excommunication.
C’est pourquoi de 1’autorite de Monseigneur 1’Eve
que , Nous denon§ons pour excommunie z tous ceux &
celles qui se fentans coupables des choses contenues
au Mandement dont nous avons fait lecture , n’y ont
point satisfait * comme aussi ceux & celles qui en aiant
connoissance , ne sont point venus a revelation des
coupables, ou de ce qu'ils en f^avoient: & en cas que
les uns & les autres demeurent pendant 1’espace de
cinq jours dans cette excommunication, Nous les declarons aggravez j & s’ils demeurent encore cinq autres
jours dans la même obftination , Nous les declarons
excommuniez , aggravez , & reaggravez , degradez
du nom ou titre de Chretien \ chaflez , bannis & retranchez du nombre & de la compagnie des fideles de,
privez de 1’d'usage des Sacremens , des prieres & des
Suffrages de 1’Eglise , & abandonnez a la puiflance du
diable , jusqu'a ce qu'ils se soient humiliez & foumis
a notre Mere Sainte Eglise j & qu'ils se soient fait abfoudre de cette excommunication.
En difant cela, le Cure eteindra le cierge , le jettera
par terre , mettra le pied dessus.
aprester
L A
D e n o n c i a t i o n d’un Excommunie'.
181
la F O R M E D E d e n o n c e r
nommement un excommunie.
Ors que le Cure aura requ un Mandement de denonces quelquun excommunie3 par nom (&jr surnom, il
tachera de le porter pur des remontrances piiternellcs
qu ii lui sera, en particulier, cL obeir aux ordres de l’Eglise } ft) s'il ne peut rien gagner sur lui, il le denonccra
publiquement & nommement excommunie au Prdne 3 en
cette maniere.
Ous avons re^u ordre de Monseigneur J’Eve1 que ( ou de Monsieur 1’Official) de denoncer
publiquement pour excommunie N. ( on exprimera ici
le nom , le surnom 3 (efr le lieu de la demeure de celui
qui doit etre excommunie ) &c cela pour avoir commis
N. ( Von dira ici le crime,) &quoique nous 1’aions plu~
sieurs fois averti, & même exhorte d’obe'ir, il est toujours demeure obstine dans sa malice , & dans sa defobeiflance , & y demeure encore a present ; c’est
pourquoi nous sommes contraints de passer outre , &c
de mettre a exeeution le Mandement de notre Supe
rieur , quoique ce soit avec un grand regret & beaucoup de douleur.
11 pourra 3 sil le juge a propos , parier ici de la,
<vertu (etr des ejfets de V excommunication 3 ou lire
I' Jnflruclion marquee en la page 2.77. (dfr ensuite tenant un cierge allume 3 pendant qu'on tinte la cloche3
il dira:
Partant de 1’autorite de mondit Seigneur Eveque,
Nous denon^ons ledit N. pour excommunie 3 retranche &c fepare de 1’Eglise, prive de la participation des
Nn
L
2. 8 z D e n o n c i a t i o n
d’un
E
xcommunie
'.
Sacremens, & des Suffrages des fideles de , & abandonne a la puiflance du diable.
Et de la même autorite Nous defendons Sous peine
d’excommunication a toutes personnes de lui parier &
de converfer avec lui, en quelque maniere & en quel
que lieu que ce (oit ; hormis dans les cas porte z par
le droit, comme sont ceux de charite & de necellite,
jusqu'a ce qu’il ait reconnu sa faute , & qu’aiant fait
penitence ii ait obtenu lablblution de 1’eglise.
ensuite le Cure eteindra le cierge , le jettera par
terra,, (e$~ marchera dessus.
la F O R M E D E P U B L I E R l a
reconciliation de 1’excommunie.
y a quelque temps que par 1’ordre de Monieigneur 1’Eveque, Nous avons denonce pour excom
munie, N. ('o;; exprimer a ici le nom ft) le surnom de l'ex
communie ,) Dieu par sa grace lui aiant touche le coeur,
il s’est loumis a 1’Eglise , en a regu labfolution , & a
ete retabli dans la participation des Sacremens , &
dans la Communion des fideles de , nous vous le declarons publiquement , afin que vous remerciez Dieu de
la milericorde qu’il lui a faite , <5c que vous l^achiez
qu’il est permis a tous les fideles de de commumquer
avec lui. Et nous pnons Dieu en même temps, que
ce soit pour sa plus grande gloire , pour le ialut de
celui dont nous parlons , 5c pour la joie & la confolauon de tout le peuple Chretien.
il
des BENEDICTIONS
qu'on
FAIT ORDINAIRE MENT
D A N S
L E
Es Benedictions
que pont a coutu
me de faire dans
l Eglise, sont des
Invocations pujliques du Nom de Dieu , par
lefquelles on le prie de repandre sa vertu &: ses dons sur une
personne ou sur queque’autre
creature , afin dc la rendre
plus capable & plus propre
pour servir a quelque nn na
turelle ou furnaturelle , a la~
quelle on la deftine } d’en
chafTer la malignite du demon,
& la delivrer de la corruption
qu’il pourroit y avoir laiffee.
G
L I
S
E
Dans cette defcription , on
dit, que ce sont des Invocations
publiques , pour les distinguer
des benedictions particulieres,
& pour faire voir que pont
n’entend parier ici que dc ces
les qui se sont par les Pretres
& les autres ministres de PEglise, felon l’usage Pordre
qu’elle a etabli.
On dit de plus, pour servir k
une fin naturelle ou furnaturelle ,
pour montrer que ces fortes de
Benedictions ou d’Invocations
se sont par l Eglise, non seule
ment afin de tirer les creatures d’un ufa2;e profane &c orN n ij
Z84
des
B
e n e
dinaire , pour les appliquer
aux usages de la Religion ,
comme l’on fait dans la benedidion des temples , des
cloches, des vaifleaux sacrez ,
des habits facerdotaux , des
religieuses , &c. mais aussi
pour les faire servir plus utiiement &. sans aucun obfta^
cie , a un d'usage commun
& ordinaire. C’est pour cela
que son a coutume de benir
les grains, les fruits, les maifons, les navires, les medicamens autres choses femblables.
On ajoute aussi, d'en chajjer
la malignite du demon,&c. pour
donner a connoitre que FefFet
de cette Benediction, n’est pas
seulement de communiquer a
la chose que son benit , une
vertu plus abondante & plus
parfaite ; mais encore de la
delivrer de la puiflance & de
la malignite du demon 5 car
par le peche de notre premier
Pere, non seulement Fhomme,
mais aussi toutes les autres
creatures sont tombees dans
la puiflfance des demons, qui
corrompent
quelquefois
la
bonte St la vertu qu’elles ont
re^ue dans leur creation , St
en abufent souvent, soit con
tre Dieu, soit contre Fhomme
même , pour le service & Fu/age duquel elles avoient ete
D 1 C T I O N S
faites & elles ne peuvent etre
delivrees d’un si grand mal,
que par la vertu de Notre
Seigneur J e s u s - C h r i s t ,
& Flnvocation de son Nom.
Et c’est pour cette fin , que
les Apotres se sont servi de
Benedidions ou d’Invocations
du Nom de Dieu , sur quelque creatures. De la vient que
Saint Paul pariant des vian- i. Epiwe
des , dit que les fideles de n’ont ch»™4,‘
rien a craindre de tout ce qui
se mange avec adion de graces, parce que toutes les cho
ses que Dieu a creees /ont
bonnes, Seque si elles'avoient
contracte quelque corruption
paria malice du demon,elles
sont fandifiees par la parole
de Dieu & par Foraifon, c’est
a dire , par les prieres 8t ks
Invocations que les fideles de
ont accoutume de faire sur
elles.
Et quoique toutes les Bene
didions qui se sont presentement dans Eglise , n’aient
point toujours ete en d'usage;
ii
est du moins certain que les
benedidions en general , &
même un grand nombre de benedidions particulieres, com
me celles, de 1’eau Baptifmale,
de Fhuile des Cathecumenes,
du Saint Chreme pour la Confirmation , de Fhuile Sainte
pour les Infirmes , & même
E N
G E N E R A L .
2 8 ;
celles des viandes sont fondees fecrations.
De plus , il y a des Benesur une Tradition perpetuelle.
Et si dans la suite des temps, di&ions refervees dPEveque,
il s’en est introduit quelques & d’autres qui ne le sont pas.
autres felon les differens be- De celles qui sont refervees a
foins des fideles de, elles sont ap- 1’Eveque , les unes lui sont
puiees sur Pexemple des pre- tellement propres , qu’il ne
miers Siecles 3 & Pautorite des peut pas même donner aux
Apotres , qui ont appris d autres Pretres la commiflion
l Eglise quelle pouvoit & de de les faire , comme les convoit benir certaines choses , fecrations des Eglises, des Aupour les fins que nous avons tels, des calices, Scc. les au
tres peuvent etre faites par
dites.
Or , il y a deux fortes de des Pretres , avec un pouvoir
Benedictions j les unes ne con- special de 1’Eveque , par ex
tiennent que des prieres , ses emple , la simple benediction
autres sont accompagnees de des Eglises, des habits facerconjurations & d^xorcifmes; dotaux, Scc. les Benedictions
Cette premiere espece se di non refervees, sont celles que
vife encore en deux. i°. En les Pretres & les autres Micelles qui se sont sans On- niftres de l Eglise ont coutu
dions , & qui s5appellent du me de faire. On mettra ici
nom special de Benedictions. celles qui sont plus en d'usage,
a°. En celles qui se sont avec aprester que pont aura marque
des Onctions , & que l’on les regles qui sont communes
appelle ordinairement Con- a toutes les Benedictions.
REGLES generales pour
Ics Bencdidions.
T
Ous les Cure\, même tous les Pretres doivent
f^avolr quelles funt les BenediElions qu'ils peuvent
faire , (e$r celles qui sont refervees 'a Monseigneur l'Eveque s pour ne se pas expo/er a entreprendre des choses
qui sont au dessus de leur pouvoir.
N n iij
2.86 d e s
B e n e d i c t i o n s
lis doivent savoir aussi qu ii ne leur est pas permis
dfufer d autres BenediElions que de celles qui sont prefcntes dans ce Rituel, ou dans le Miffel s ni d’y ajuuter
aucunes ceremonies ou prieres Sous quelque pretexte que
ce soit.
lis se donneront de garde de benir aucune chose ,
sans savoir 1’d'usage auquel on la veut emploier ,
quelles sont les personnes qui demandent ces benediSlions.
lis prendront garde aussi qu'on ne mette rien d'inde
cent sur l' Autel pour le benir, comme des fruits, des ceufs9
g) autres choses propres a manger i mais iis les seront
mettre sur une petite table converte d*une serviette blanche , qui aura ete mise du cute de t Epitre, si la Bene
dicit on se fait a l' Autel, on bien un Clere les donnera a
benir dans un <vaisseau bien propre ou un linge blanc.
Lors qu'ils voudront benir quelque chose hors la
Messe 3 iis prendront un surplis ft) une etole de la
couleur convenable a t Office du jour , si ce neft qu'il
soit marque autrement dans le Miffel ou dans le Rituel.
avant que de commencer a benir quelque chose , iis
auront soin pour plus grand respect de faire alium er un
ou deux cierges , (ejr d'avoir , sil se peut , un Clere en
surplis , qui portera le vaisseau de leau benite , (d^~
lafyerfoir avec le Rituel ou le Miffel.
En difant les Exorcifmes iis auront la main droite
etendue & elevee, de maniere que le dedans de la main
soit tourne vers la chose qu'ils venient exorci^r : (d~
aux Oraifons iis auront les mains jointes devant la poitrine 3ft cela se peut commodement.
lis seront toutes les Benedictions etant debout & la
tete decouverte.
E N G E N E R A L.
187
Au commencement de chaque BenediCiion iis seront le
signe de la croix sur eux , (& diront les quatre verfets
suivans, s il nefi marque autrement.
f. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
yt. Qui fecic cslum & terram.
'f. Sit nomen Domini benedf&um.
Ex hoc nunc & ufque in faeculum.
f. Domine exaudi orationem meam.
1^. Et clamor meus ad te ve'niat.
f. Dominus vobifcum.
Et cum fpiritu tuo.
puis inclinant la tete iis diront : Oremus , en
suite une ou plusieurs Oraifons ,felon qu'il sera marque;
faisant a chaque croix qu'ils trouveront dans ce Rituel,
le signe de la croix sur ce qu ils beniront.
les prieres etant achevees, iis prendront l'afyerfoir3
(dfr jetter ont de l'eau benite sur ce qu'ils auront benit s
ft) quand il sera marque qu'ils devront encenfer , aprester
a<voir benit tencens , iis encenferont par trois fois ln
chose qu'ils auront benite.
O R D R E D E la BENEDICTION DE L E A U
pour les Dimanches.
les
Dimanches matin, fg) toutes les fois qu'on aura
besoin de au benite il faudra preparer dans V Eglise
ou dans la Sacrijlie, de l'eau nette dans un vafe, autant
qu'il en sera necessaire 3 (t) du fel qui ne soit point mouille,dans un petit <vafe 3 ou dans une coquille bien propre.
Le Cure doit bemr l'eau tous les Dimanches 3 excepte
les Saints Jours de Paques & de Pentecote } parce que
D e
l’e
a
u
b e n i t e .
les veilles de ces Fetes on peut reserver de Veau des fons,
avant que dy mettre l’huile sacre e , autant qu'il en faut
le jour fuivant, pour faire I’ afperfion ordinaire des Autels
(Bfr du peuple.
Tous les autres Dimanches un peu devant qu'on faffe
la procefflon ,fion la doit faire, ou un peu avant la gran
de Mejfe , cette BenediStion se sera, en la maniere fui
vante.
Le celebrant etant revitu cCun amit, d'une aube avec
la ceinture, (&/- di une etole, ou au moins d’unfurplis ft)
d’une etole, commencera d*une voix bajfe ces deux verfets.
f. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
$2. Qui fecit cadum & terram.
f. Sit nomen Domini benedidum.
i)t. Ex hoc nunc & ufque in feculum.
L’ Exorcifme du fel, comme tout autre Exorcifme , se
fait abfolumenti C’est a dire, sans Dominus vobifcum ,
sans Oremus. Et lors que le Pretre fait cet Exorcif
me , il doit avoir la main droite etendue (gf elevee sur
le fel, comme il a ete dit ci-dessus pag. z86.
Xorcfzo te creatura (alis , per Deum ^ vi
vum , per Deum ^ verum , per Deum ►J*
fandum : per Deum , qui te per Elifieum Prophetam
in aquam mitti juflit , ut fanaretur fterilitas aqua?;
ut efficiaris fal exorcizatum in falutem credentium , &
fis omnibus te fumentibus fanitas animae & corporel,
& effugiat atque difce'dat a loco , in quo afperfum
fueris , omnis phantafia & nequitia, vel verfiitia dia
bolica? fraudis , ommfque fpiritus immundus adjura
tus , per eum qui venturus est judicare vivos & mor
tuos , & faeculum per ignem. &. Amen.
E
Benediction
De i/eau benite.
J
e n e d i c t i o n
289
Sel.
d u
Oremus.
Mmenfam clementiam tuam , omnipotens sterne
Deus , humilite imploramus j ut hanc dreaturam
lalis , quam in ufum generis humani tribuffti , be
ne dicere & fandivjificare tua pietate digneris ; ut
fit omnibus fumentibus falus mentis & corporel , &
quidquid ex eo tadum vel refperfum fuerit , careat
omni* immunditia , omni que impugnatione fpiritalis
nequitis. Per Dominum noftrum Jefum Chriftum si
lium tuum , qui tecum vivit & regnat in unitate Spiri
tus fandi Deus, per omnia fscula fsculorum. qt. Amen.
I
E
x o r c i s m e
d e
l e a u
,
.
Xorcfzo te creatura aqus
in nomine Dei Pa
tris omnipotentis, & in nomine Jesus Chrifti ^ Filii elus Domini noftri , & in virtute Spiri
tus ❖ fandi , ut fias aqua exorcizata ad effugandam
omnem poteftatem inimici, & ipfiim inimicum era
dicare & explantare valeas cum angelis, suis apoftaticis : per virtutem ejufdem Domini noftri Jesus Chrifti , qui venturus est judicare vivos & mortuos , &
fsculum per ignem. 92. Amen.
Be n e d i c t i o n de leau.
E u s
qui ad falutem humani generis maxima
qusque Sacramenta in aquarum fubftantia
condidifti , adefto propitius invocationibus noltris ,
& elemento huic multimodis purificationibus prsparato , virtutem tus benedidionis infunde •, ut
creatura tua myfteriis tuis ferviens ad abigendos
daemones , morbofque pellendos , divfns gratis
fumat effedum j ut quidquid in domibus , vel in loOo
E
D
* 9 °
D
e
l
‘
e a u
b e n i t e
.
cis fidelium hsc unda refperferit , careat omni im
munditia , liberetur4,a noxa : non illic reffdeat fpiritus peftilens , non aura corrumpens : difcedant om
nes infidis latentis inimici ^ & si quid e s t , quod aut
incolumitati habitantium invidet , aut quieti , afperfione hujus aqus effugiat j ut falubritas per invoca
tionem fandi tui nominis expetita , ab omnibus f.t
impugnationibus defenfa. Per Dominum noftrum Je
fum Chriftum Filium t u u m , qui tecum vivit & regnat
in unitate Spiritus fandi Deus, per omnia faecula fs
culorum. y>. Amen.
Jci le Pretre mettra le fel beni dans Fc au
trois croix , (djr difant une fois a voix ba/se:
C
a
enfaifant
Ommixtio falis & aqus pariter fiat in nomi
ne Pa^tris , & si^lii 5 & Spiritus ►£« fandi.
yt. Amen.
f. Dominus vobiTcum. b>. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
E u s
invids virtutis audor
& infuperibilis
imperii Rex , ac femper magnificus triumpha
tor , qui adverfs dominationis vires reprimis • qui
inimici rugientis fsvftiam fiiperas •, qui hoftiles nequi
tias potenter expugnas : te , Domine , trementes &
fiipplices deprecamur , ac petimus , ut hanc creatu
ram falis & aqus dignanter afpfcias , benignus illuftres , pietatis tus rore landifices ^ ut ubicumque
fuerit alperfa , per invocationem fandi nominis tui,
omnis infeftatio immundi fpiritus abigatur , terrorque
venenofi ferpentis procure pellatur , prsfentia fandi
Spiritus nobis mifericordiam tuam pofcentibus , ubi
que adeffe digne. Per Dominum noftrum Jefum
D
,
D e
l
’
eau
b e n i t
e
.
2 9 I
Chriftum Filium tuum , qui tecum vivit & regnat in
unitate ejufHem Spiritus fan£ti Deus, per omnia fae
cula. fascul6rum. Amen.
Cette O raison finie, le Pretre prendra, 1'afperfoir de la,
main droite, (djr l'aiant trempe dans l'eau benite, il ira,
au milicu du grand Autel 3 ou etant X genoux , il jetter a,
de Veau benite au milieu, au cote de l' Evangile, (dr au
tote' de V Bpitre , * en commencant l’Anticnne Afpero-es *D»nsi«
T7-1la
.O lieux ou 1«
me, ou1Vidi aquam , aul temps de Paques
: puis il coutume
c^mie a
*
i
I
baifera l Autel, g) aiant fait une genuflexion sur le
dernier degre, il ira faire l'aflerfion de 1'cau benite a la «,nt^T;n
grande Croix . qui est entre le cheeur (djr lo Nef, @5sur les autres Autels , s ily en a dans 1‘Eglise : ensuite
il s' en donnera a lui-même, (djr en jetter a jure le Cierge,
c est a dire 3 sur les Ecclesiastiques {g) sur ceux qui etant
revetus de Chappcs ou Jurphs fervent a l'Office , sur le
Seigneur & la Dame de la Paroiffe, & sur tout le peuples
observant de ne presenter 1'afferfoir ala main a personne
sans exception, si ce rieZl a Monseigneur t Eveque.
Pendant que le Pretre sera toutes les afperfions , les
f
J
t
Chantres (d^ le Cheeur continueront l'Anticnne commencee s & quand il aura acheve djafyerfer le peuple 3 il
rendra l'a(perfoir, (djr reviendra au lieu ou il aura fait
la benediffiion de l eau, ou au grand Autel felon la cou~
tume des lieux, (djr l' Antienne achevee
, il dira:
f. Ofte'nde nobis, Domine, mifericordiam tuam.
9*. Et falutare tuum da nobis.
Au temps de P liques on ajoutera, Alleluia.
ir. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobilcum. Et cum fpiritu tuo.
C) o ij
2- 9^
Benediction dupain.
Oremus.
Xaudi nos Domine fande
Pater omnipotens,
sterne Deus •, & mittere digneris fandum An
gelum tuum de cslis , qui cuflodiat , foveat , prote
gat , v i f i t e t , &c defendat omnes habitantes in hoc
habitaculo. Per Chriftum Dominum noftrum.
yt. Amen.
ensuite les fideles de pourront emporter de cette eau be
nite dans des petits vafes ou benitiers , pour en ajperfer
les tnalades 3 les maisons, les champs , les wignes, (§£- au
tres choses semblables, ft) pour en confer ver che^ eux {?)
en pouvoir prendre plusieurs fois chaque jour.
,
E
B E N E D I C T I O N D U PAIN.
■$. Adjutorium noftrum in nomine Domini*
£!. Qui fecit cslum & terram.
f. Sit nomen Domini benedidum.
Ex hoc nunc & ufque in fsculum.
ir. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
ir. Dominus vobffcum. yt. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Omine Jesus Chrifte Panis Angelorum Panis
vivus sterns vits , bene dicere dignare pa
nem iftum, sicut benedixffti quinque panes in defer
to : ut omnes ex eo gullantes, inde corporel & anima:
percipiant fanitatem. Qui vivis &c regnas in faecula fsculorum. Amen.
Le Pretre prendra Vaffcerfbir jettera, de leau
benite sur le pain.
D
,
,
,
A bsolution generale du jeudi S aint . 2.93
ON NE MET PAS EN CE R1 T V E L
la Benediction des Cierges qui se fait le jour de la.
Purification , celle des Cenclrcs, m celle des Rame aux,
d'autant que ces trois Benediclions se sont d l* Autel
ft) quelle* sont dans le Miffel.
ABSOLUTION OU BENEDICTION
generale qui (e fait le Jeudi Saint.
E Jeudi de la Semaine Sainte au matin
lepeuple
Stant afemble en l'Eglise d theure oydinaire , le
Pretre revetu d'aube , de manipule (&fr d'etole de couleur violette , accompagne d’un Diacre {g) dun Soudiacre , s ily en a , recitera a genoux dewant le grand Au
tel les Sept Pseaumes Penitentiaux , qui sont d la
page 173. sans dire Gloria Patri d la fin de chaque
Pseaume ; ft} quand iis seront acheve\ y il dira l' An~
tienne ft) les prieres suivantes.
Ne reminifearis Domine , delida noftra , vel pa
rentum noftrorum ; neque vindidam fumas de pec
catis noftris. Parce , Domine , parce populo tuo ,
que M. redemifti pretiofo fanguine tuo • ne in sternuo*
irafearis nobis.
Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , &c. tout bas.
ir. Et ne nos inducas in tentationem.
y. Sed libera nos a malo.
ir. Salvos fac fervos tuos.
Deus meus , fperantes in te.
y. Mitte eis, Domine, auxilium de sando.
y. Et de Sion tuere eos.
L
,
Oo iij
2.94 A
b s o l u t i o n
g e n e r a l e
ir. Peccavimus, Domine , cum patribus noftris.
91. injuste egimus, iniquitatem fecimus.
ir. Domine , non fecundum peccata noflra facias
nobis.
92. Neque fecundum iniquitates noftras retribuas no
bis.
ir. Ne memineris iniquitatum noftrarum antiquarum.
92. cita anticipent nos mifericordis tuar, quia paupe
res sa&i fumus nimis.
ir. Adjuva nos , Deus falutaris nofter.
92. Et propter gloriam nominis mi , Domine , libera
nos , (k propitius efto peccatis noftris propter no
men tuum.
i. Ab occultis noftris munda nos, Domine.
B2. Et ab alienis parce servis mis.
f. Oftende nobis , Domine , mifericordiam tuam.
92. Et falutare tuum da nobis.
ir. Efto nobis , Domine , turris fortitudinis.
92. A facie inimici.
ir. Exurge , Chrille , adjuva nos.
32. Et libera nos propter nomen tuum.
ir. Domine exaudi orationem meam.
$2. Et clamor meus ad te veniat.
ir. Dominus vobifcum.
ij2. Et cum fpfritu tuo.
Oremus.
Defto , Domine , fupplicationibus noftris ; &
me qui etiam mifericordia tua primus indigeo,
clementer exaudi j mihique , que M. non elecftione
meriti, fed dono gratis tus conftituiffci opens hujus
mimftrum , da fiduciam tui muneris gratiam exe-
A
d u
J e u d Y Saint.
29J
quendi : & ipfc in noftro minifterio , quod tus pie
tatis est operare. Per Chriftum Dominum noftrum.
92. Amen.
Oremus.
Xaudi, quae (iimus Domine, fupplicum preces, &
confitentium tibi parce peccatis : ut quos confcientis reatus Accusat , indulgente tus miferationis
abfolvat. Per Chriftum Dominum noftrum. yt. Amen.
Oremus.
Rsfta quslumus Domine
his famulis tuis di
gnum Poenitentis frudum : ut Ecclefis tus fands reconciliati , a cujus integrite deviarunt peccan
do , admiflorum reddantur innoxii , veniam consequendo. Per Chriftum Dominum noftrum. Amen.
Oremus.
Eus
humani generis benigniflime Conditor
& mifericordmime reformator, qui hominem
invidia diaboli ab sternitate dejedum , unici Filii tui
fanguine redemffti : vivifica hos fimulos tuos , quos
tibi nullatenus mori defideras. Et qui non derelinquis
devios , afliime corredos. Moveant pietatem tuam ,
quslumus Domine, horum famulorum tuorum lacrymofa fufpiria : tu forum medere vulneVibus j tu ja
centibus manum porrige falutarem : ne Ecclesia tua
aliqua fui corporel portione vaftctur ; ne grex tuus
detrimentum fuftmeat ^ ne de familis tus damno ini
micus exiiltet ^ ne renatos lavacro falutari mois se
cunda poflideat. Tibi ergo Domine , suplices , tibi
fletum cordis effundimus : tu parce confitentibus 5 ut
fic in hac mortalitate peccata fua , te adjuvante de
fleant , quatenus in tremendi judicieux die 3 fententiam
E
P
D
,
,
,
,
29
6
A b s o l u t i o n
g e n e r a l e
damnationis xtcrnz evadant , & nefciant quod terret
in tenebris , quod ftridet in flammis atque ab erro
ris via ad iter reverfi juftitis , nequaquam vulneribus
ultra faucientur: fed integrum fit eis atque perpetuum
& quod gratia tua contulit, & quod mifericordia re
formavit. Per eumdem Chriftum Dominum. Amen.
Oremus.
Omine ,.Deus nofter
qui ofFenfione noftra
non vinceris , fed fatis factio ne placaris : r e'f
pice , qusefumus , ad hos famulos tuos , & famulas
tuas, qui se tibi graviter peccafle confitentur. Tuum
est enim Abfolutionem criminum dare , & veniam
prsltare peccantibus , qui dixifti te malle Poenitentiam peccatorum, quam mortem. Concede ergo,Do
mine quslumus •, ut tibi poenitentia; excubias cele
brent , & corre&is adibus luis , conserri a te fempiterna gaudia gratulentur. Per Dominum noftrum Je
fum , Scc. Amen.
D
,
ces prieres etant achevees le Pretre montera en Chaire
ou clu Jube , pour donner au peuple une absolution ge
nerale en forme deprecatoire : mais il sera auparavant
•une petite Exhortation d peu pres en cette maniere.
EXHORTATION A VA NT C ABSOLUTION
generale.
C
'etoit autre fois la coii tume de 1’Eglise, lors que
la penitence publique y etoit encore en vigueur,
de donner publiquement en ce jour 1’absolution a un
tres-grand nombre de penitens , pour les reconcilier
& les mettre en etat de s’approcher de la tres-Sainte
Eucharistie par la Communion Pafchale , aprester qu'ils
avoient
u J e u d Y Saint.
2.97
accomplis Ics longues penitences, & les grandes mortifications qui leur etoient enjointes.
Et quoique 1’Eglise par une charitable condefcendance pour les pecheurs , ait beaucoup relache' de la
premiere feverite , & que les penitences publiques ne
ioient presque plus en d'usage on en a pourtant retenu
quelques vestiges par cette absolution generale , que
l’on donne en ce jour aux fideles de.
Mais il est necessaire de scavoir quencore que cette
absolution ou beneduftion n a i t point la vertu de re
mettre les pechez mortels, dont on nere§oit 1’absolution qu’au Sacrement de penitence •, on ne peut nean
moins douter , que si 011 la re£oit avec devotion &
dans les sentimens de lhumilite chretienne , elle n’attire la Benediction de Dieu & les dispositions nece£
faires pour recevoir une plus grande grace dans le Sa
crement de penitence , si l’on ne s’est pas encore
confesse; ou un pardon general des memes fautes, &
d'autres encore, comme des pechez cachez , de tous
les veniels , & de ceux dont nous sommes coupables
devant Dieu sans le connoitre.
On ne peut douter aussi que ce ne soit même pour
les personnes qui sont deja fandlifiees par la peniten
ce , une disposition avantageufe pour s’approcher du
Sacrement de l'Eucharistie , & pour faire les Paques
avec une p\is grande purete'.
Uniflez donc votre esprit a celui de 1’Eglise, humiliez -vous devant Dieu , & lui demandez pardon de
tous vos pechez, en formant un ferme propos de vous
en confesser , si vous ne 1’avez deja fait, & de ni plus
retomber a lavenir.
Pp
d
298 A b s o l u t i o n
g e n e r a l e
.
L'Exhortation etant achevee 3 le Pretre dira, au
peuple.
Dites votre Confiteor.
aprester que le peuple aura dit le Confiteor tout en~
tier , le Pretre recitera les prieres suivantes.
Er meritum Paflionis & Refurredionis Domini
noftri Jesus Christi, per interceflionem Beata: Ma
ris femper virginis y & omnium Sandorum , mifereatur veftri omnipotens Deus , & dimittat vobis omnia,
peccata veftra a & perducat vos ad vitam sternam.
Amen.
Ndulgentiam Abfolutionem & remiffionem pec
catorum veftrorum , cor contritum & vere posnitens , gratiam & confolationem fandi Spiritus tribuar,
vobis omnipotens , plus, & mifericors Dominus.
Amen.
puis tenant la main droite etendue sur le peuple 3 il
ajoutera.
Ominus Jesus Chriftus
Dei hominumque me
diator , qui in Cruce moriens pro omnibus 9
Latroni peccata condonavit, & refurgens a mortuis 5
mortuos ad vitam revocavit*. quique non folum Beato
Petro, fed etiam alijs Apoftolis, forum que fuccefforibus regimen Pastorale tenentibus , poteftatem ligandi
atque folvendi tribuere dignatus elle y ut quscumque
super terram ligarent a in cslis ligarentur; & quscum
que ab eis folverentur in terris y foluta femper rema
nerent in cslis. Ipfe fua ineffabili pietate, vos luo lotos
fanguine digne abfolvere ab omnium maculis pec
catorum y quscumque corde , lingua , & opere perpetraftis : ut in hac vita omnium remiffionem pecca-.
P
I
D
,
,
„
A b L U T I O N
d e s
A u t e l
S .
2 9 9
torum, & in futur vitam sternam cum San&is omni
bus poflidere valeatis. Qui vivit & regnat cum Deo
Patre in unitate Spiritus lan&i Deus , per omnia fae
cula fsculorum. Amen.
B
e n e d i c t i o
n
.
Enedidio Dei omnipotentis Patris , & Ff ►Jdij,
& Spiritus fancfti defcendat super vos, & maneac
iemper. Amen.
Lors que Monseigneur C Eveque sera, lui-même la ceremonie de L' Abfoute dans l'Eglise cathedrale, les Curez
de la Ville ne la seront point dans leurs Paroijfes, par
respect pour la dignite Epifcopale.
B
A B L U T I O N d e s A U T E L S , QJJ ’ O N
fait le Jeudi Saint.
,
A
Vffitot que la Messe du Jeudi Saint sera achevee
on utera toutes les nappes (&fr autres ornemens de
dessus les Autels, ft) (s il en est besoin) on les nettoiera
bien en haut (d?* en bas, par dedans par dehors : (&
ensuite le Pretre revetu d.'aube ou de surplis (djr d'etole,
ira au grand Autel, fg) pendant qu'un Clere, ou Marguillier ver fer a de l''eau dessus, il en arroufera (dfr laver x
soigneusement la JuperJicie avec un rameau de bilis, ou
queque autre brancheJemblable: il verfera ensuite un peu
de vin en cinq endroits ^fqavoir au milieu fg) aux quatre
coins de la pierre d Autel , ou ily a ordinairement des
croix gravees ; ft) aprester (dans les lieux ou cette coucume
est en d'usage y) il jettera par dessus 3 un peu de poudre de
•
En commendant de laver le grand Autel, il commenppij
3©o
B e n e d i c t i o n
d u
t e u
n o u v e a u .
cera, te repons Circumdederunt me viri mendaces, que
le Choeur continuero. avec le verfet Quoniam tribula
tio, ainsi qu'il est note dans le Proceffionel. aprester quoi
on chantera l%Antienne, le verfet {g) tOraifon du Patron,
en l'honneur duque.lt Eglise est dediee. On sera, la même
chose d tous les Autels^si ce rieft qu aiant acheve de laver
le premier, en allant d un autre on chantera le même Re
pons Circumdederunt , mais sans verfet Quoniam tri
bulatio y. au lieu duquel on ajoutera l'Antienne, le Verset q) tOraifon du Saint ou de la Sainte en mcmoiredefquels V Autel qu'on laver a a. ete bati .
BENEDICTION DU FEU NOUVEAU
q u ' o n fait le Samedi Saint.
ve ille de Paques sur les ncuf heures du matin *
laavant
que de commencer l'Office, on sera dans la Sa~
c r i f t i e o u dans queque autre lieu plus commode, du feu
nouveau avec une pierre d fusil y ou en mettant dans un
recbaux des charbons apportcrz^ de dehors s puis le Pretre
revetu des habits fdcrez^ (comme pour celebrer la Messe )
excepte de la chafuble 3 le benir a vers la porte deVEghse ou d Tentree du Chceur , en cette sorte :
ir. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
9*. Qui fecit cadum &c terram.
f. Sit nomen Domini benedicftum.
Ex hoc nunc & ufque in faeculum.
f. Domine exaudi orationem meam.
9*. Et clamor meus ad te veniat.
ir. Dominus vobifcum.
$£. Et cum fpiritu tuo.
Benediction de i/encens. 301
,
Oremus.
E u s qui per Filium tuum
angularem fcflicet
lapidem, claritatis tuae ignem fidelibus contulffti ; produdum e filice , noftris profuturum ufibus ,
novum hunc ignem fandi ►J* fica ^ &z conce'de nobis ,
ita per hsc felta Pafchalia cslc'ftibus defideriis inflam
mari i ut ad perpetua? claritatis, puris mentibus, valea
mus fella pertingere. Per eumdem Chriftum Dominum
noltrum. Amen.
Le Pretre asper fer a, deau benite le son nonveau: puis
il benira les cinq grains d’encens qu'on doit mettre an.
cierge pafchal, en difant absolument:
D
B
V
e n e d i c t i o n
,
d e
,
l
’
e n c e n s
.
,
Eniat qusfumus
omnrpotens Deus
super
hoc incenfum larga tus bene didionis infiifio : & hunc nodurnum fplendorem inviiibilis rege
nerator accende •, ut non folum sacrifice , quod
hac node litatum e s t , arcana luminis tui admixtione
refulgeat: fed in quocumque loco ex hujus landificationis myflerio liquide fuerit deportatum , expulsa
diabolica? fraudis nequitia , virtus tus Majeftatis affiflat. Per Chriftum Dominum noftrum Amenpuis il jettera de V eau benite sur t encens.
Cependant on eteindra tous les cierges , la lampe ft)
tout le feu ancien qui se trouvera dans /’Eglise ou dans
la Sacriftie, (djr on alium era un cierge avec le feu nou~
veau.
ensuite le Diacre ou un Clere portera aupres de l' Au
tel , au bout d une baguette ou d un baton , le cierge allume du feu nouveau j (djr le Diacre aprester avoir recti la
benediction du Pretre , ou le Pretre-même revetu de
Pp iij
$oz
B e n e d i c t i o n
dalmatique, etant d un pupitre fepare , au cute droit de
t Autel, la face tournee <vers le Septentrion , commencera absolument, (fr fam Dominus vobifcum , la benediffion du cierge pa/chal, en la maniere quelle est notee
dans le Mijfel page 133 .
Le Cierge benit doit demeurer allume tout ce jour 3 la
nuit fuivante (etr le jour de Paques jusqu d la fin des
Vepres :il doitauffi bruler pendant qu'on chante en l E~
glise les Mejfes Paroiffialts , qJ les Vepres , tous les
Dimanches (e$r jours de Petes 3 jusqu a la fin de L*Ev&ngile du jour de VAfcenfion ; (&r ensuite on ne l'allumera plus jusqu'a la benediElion des fons qui se fait la.
<veille de la Pentecote : (§r d lors il doit etre allume y
comme on vient de dire 3 dans tout le refle du temps
pafchal.
Cette benediction du cierge achcvee , un Clere com
me mera sans titre 3 la premiere leqon j In principio crea
vit , Scc. comme il est marque dans le Miffel.
BENEDICTION
des
FONS.
aprester que toutes les Oraifons seront achevees 5 le
celebrant aiant quitte la chafuble , prendra une
chape , (djr etant debout devant l' Autel, ou deux Cieres
au milieu du Choeur3 chanteront les Litantes suivantes ,
en difant une fois seulement chaque verfet 3 (efr le Cboeur
repondra.
il
est d remarquer qud l egard des Litanies , dc la,
maniere de les chanter , de la benediction des fons 3 (djr
de beaucoup d'autres choses , /’Eglise cathedrale a ses
usages particulier
D E S F O N S.
P R E M J E R E S
les Clercs
ou
le celebrant.
Le Choeur :
les Clercs :
Le Choeur :
les Clercs :
Le Choeur t
L
30}
1
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A
U
J
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S .
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Y ri e
K y ri e
Chrifte
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Kyrie
Kyrie
e le i son.
e le i son.
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e le' i son.
e le i son.
e le i son.
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les Clercs t
Le Choeur t
les Clercs
Le Choeur
"k* u
S-7—— —
-■t
Chrifte au-di nos.
Chrifte au-di nos.
Sanda Maria. Ora pro nobis.
Sanda Maria. Ora pro nobis..
M-
m
H
mq
.M
Sande Michael. Ora pro nobis.
Et ainsi des autres en suivant.
Remarquez^ que le nom du Patron en quelques Lita
ntes qu'il se trouve, se doit repet er trois fois, tant par
ceux qui commencent, que par le Choeur qui repond.
Sande Joannes Baptifta,
Ora pro nobis.
Sande Petre „
Ora pro nobis.
i
304
Benedict ION
Ora pro nobis.
Sande Paule,
ora pro nobis.
Sande Andrea,
ora pro nobis.
Sande Jacobe,
ora pro nobis.
Sande Joannes,
Sande Luca,
ora pro nobis.
Sande Stephane,
ora pro nobis.
Sande Firmme,
ora pro nobis.
Sande Line,
ora pro nobis.
ora pro nobis.
Sande Ciete,
ora pro nobis.
Sande Fufeiane,
ora pro nobis.
Sande Sylvefter,
ora pro nobis.
Sande Firmme,
ora pro nobis.
Sande Martin e,
ora pro nobis.
Sande Jofoph,
ora pro nobis.
Sande Domiti,
Sande Ludovice,
ora pro nobis.
ora pro nobis.
Sanda Maria Magdalena,
Sanda Catharina,
ora pro nobis.
Sanda Felicitas,
ora pro nobis.
ora pro nobis.
Sanda Perpetua,
ora pro nobis.
Sanda Ulphia,
orate pro nobis.
Omnes Sandi,
Cespremieres Litantes etant achevees dans le Choeur }on
commencera auffitut les fecondez; {g) lors que le* Cieres au
ront dit.-Sanda Dei genitrix, & que le Choeur aura repondut
on marchera proce(Jionnellement pour aller benir les fons.
S E C O N D E S L I T A N 1 E S.
les Cieres ou
Yrie eleifon,
le celebrant.
Kyrie eleifon,
Le Choeur.
les Cieres.
Chriile eleifon,
Le
K
des F o n s .
Le Choeur. Chrifte eleifon.
les Clercs. Kyrie elle appose'ifon.
Le Choeur. Kyrie eleifon.
les Clercs. Chrifte audi nos.
Le Cheeur. Chrifte audi nos.
les Clercs. Sanda Dei genitrix,
Le Choeur. Sanda Dei genitrix,
Et ainsi des autres.
Sande Gabriel,
Sande Joannes Baptifta,
Sande Jacobe,
Sande Philippe,
Sande Bartholomase,
Sande Matthsce,
Sande Clemens,
Sande Firmme,
Sande Dionyfi,
Sande Laurenti,
Sande Vidorice,
Sande Quintine,
Sande Honefte,
Sande Gregori,
Sande Ambrofi,
Sande Honorate,
Sande Hilari,
Sande Nicolae,
Sande Eligi,
Sande Antoni,
Sande Benedide,
Sande Bernarde,
Sanda Anna,
Ora pro nobis.
Ora pro nobis.
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis,
ora pro nobis.
Q.q
3 0 6
B e n e d i c t i o n
Sanda Agatha,
ora pro nobis,
Sanda Agncs,
ora pro nobis,
Sanda Caecilia,
ora pro nobis,
Sanda Lucia,
ora pro nobis,
Omnes Sandi,
orate pro nobis.
ces Lit ani es etant chantees on sera, la benediciion des
Fons : le Celebant drejfera son intention tant pour benir
les eaux qui seront preparees dans les curves pour le peuple,
que pour celles d&s fons, (d^ aiant la face tournee <vers
1’Orient, il dira d'une <voix mediocre:
ir. Dominus vobifcum. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Mmpotens fempiterne Deus
adefto magna?
pietatis tua? myfte'riis , adello {aeramentis : &
ad recreandos novos populos , quos tibi Fons Baptilmatis parturit, Spiritum adoptionis emitte : ut quod
no lira? humilitatis gerendum est minillerio > virtutis
tua? impleatur effedu. Per Dominum noftrum Jeliim
Chriftum Filium tuum ; Qui tecum vivit & regnat in
unitate ejufdem Spiritus fandi Deus.
ll
elever a ici sa <voix , fg) chantera en maniere de
preface.
,
O
J§-A- M- wy M M
Er omnia faecula feculorum. Amen.
H
ftIBL m
BB
Pm
w
tf* Dominus vobifcum. y. Et cum fpiritu tu-o.
il-
b e s Fons.
307
'f. Sur-sum cor-da. Habemus ad Dominum.
^
:
ZLiSzcri
f. Gra-ti-as a-gi-mus Domino De-o noftro.
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y. Dignum & juftum est.
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Vere dignum & ju-ftum est , «e-quum &
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sa-Iu-tare , nos tibi femper & ubique gratis-as
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a-Gerard j Domine fandte, Pater omnipotens zter-r
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ne De-us. Qui in-vi-si-bili potentia SacramentoQH1)
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e n e d i c t i o n
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rum tu-o-rum, mirabi-li - ter o-pe-ra-ris effe-
dum. Et licet nos tantis myftd-riis exequendis
fimus in-digni: tu tamen gratis-ee tu-ac dona
DE
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non deferent, e-ti-am ad noftras preces, aures
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tu-ae pi-e-ta-tis inclf-nas. Deus, cujus Spiritus
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super aquas in-ter ip-sa mundi primordi-a
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se-rc-ba-tur : ut jam tunc vir-tutem fandifica-ri-
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des
F
ons
:
309
onis aquarum na-tu-ra conciperet. Deus, qui
nocentis mundi crimina per aquas abluens, rege-
ne-ra-ti-onis fpeciem , in ip-sa di-lii-vi-i ef-fu-
=5
si-o-ne si-gna-fti : ut unf-us ejufHemque elemen
ti my-fte-ri-o , & finis eflet vi-ti-is,&
o-rf-go virtu-tibus. Refpi-ce, Domine, in
sa-ci-em Ec-clefi-ae tu-ae, & multiplica in
Qg iij
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e-a regenerati-o-nes tu-as : qui gratis-s tuae
affluentis impetu ls-tf si-cas civitatem tu-am :
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Fontemque BaptiTmatis a-peris toto orbe
R B I Wj M
terrarum, Gentibus innovandis: ut tu-ae MajeftagOTE
SZWl
tis im - pe - rio fu-mat U-ni-ge-ni-ti tu-i
gra-ti-am de Spi-ri-tu fan-do.
» •
Le celebrant dbifera de la main droite, Teatt en form/le de croix (sans en jetter hors le <vaisseau,) puis aiant
ejfuie sa main d’nn linge blanc 3 il continuer a :
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d b s
F
ons
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3«
iS
Qui hanc aquam regenerandis hominibus praepa
ratam ar-ca-na fu-i nu-mi-nis ad-mixtione
foecundet : ut fandifi-ca-tione concepta ab
immaculato di-vi-ni Fontis u-te-ro } in novam
nm:sA.
renata cre-a-turam progenies cae-lc-ftis emer------ 1---- u
ET*
gat. Et quos aut (e-xus in corpore, aut astas
1
difcernit in tempo-re , omnes in unam pariat
s i
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e n e d i c t i o n
----*- — H I »
Hta-ritf-V
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M i-"------------gra-ti-a ma -ter in-f an-ti-am. procure hinc ergo>
|h&DC
■ -»-*—
*
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jubente ce , Dom ine, omnis fpiritus immunduj
t-|
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XfcLJtH^JLJ
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abfcedat : procureto-ta n<;qufti-a d i-a-bo-Iicas
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fraudis a b-ffftat.
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Ni-hil hi< : Io-ci
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ha-be-at
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contrariae virtutis ad-mix-tio : non infidiando
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circumvolet j non latendo fiib-re-patj non in(=13
4I_ Jl touchera, Veau
A<vec U main.
si - ci - en - do corrumpat.
Sit
des
&
ons
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Sit h xc fanda & i 'nnocens c ;reatura, li :>era ab
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omni im pugnatoris incurfii
, & totius nequi tix
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purga-ta difce flii. Sit fons ^ vivu.s > aqua *
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regenerans , unda ^ purf-ficans. Ut omnes
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hoc lavacro sa-lu-tifero di-Iu-endi, operante in
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eis Spi-ri-tu sando , perfeds purgationis"; gratiam
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confequantur. Unde benedico te, creatura aquse*
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pio verbqui n'ait feparavit ab-da
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tus fuper te se-re-bi-tur.
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fons , premierement
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Qui 'te de paradifi son.te manare se-cit : : & in
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qu'a-tu-or flux-mmibus to-tam terram ri-ga-
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Fons.
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re praecepit. Qui te in deferto amaram:
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vi-ta-te m-di-ta , fecit efle po-ta-bi-lem, &c si"♦h
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tienti populo de pe-tra produxit. Bene ^ dico
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te per Jefum Chriftum Filium elus u-ni-cum
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Dominum noftrum: qui te 'in Cana Galilis figno
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admirabi li , fua potentia conver-tit in vinum
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Qui pedibus super te am-bu-la-vit , & a Joan-’
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ne in Jordane in te bap-ti-za-tus est. Qui te
una cum fanguine de la-te-re duo produxit, &
Difcipulis suis juffit, ut credentes baptizarentur
in te, dicens : Ite , do ce te omnes Gentes, ba
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M
1
ptizantes eos in nomine Pa-tris , & Fx- Ii -j >
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& Spi-ri-tus fandi.
On ne reponi pas Amen ; maus le Pretre cb ange ant
de <voix dira intelligiblement comme en lisant 3 Jans
chanter :
D E S
FO
N S.
H
JEc nobis praecepta fervantibus, Tu Deus om
nipotens , clemens adeito 3 Tu benignus af.
pira.
Ceci dit, ilfouflera comme en afpirant trois fois sur
teau en forme de croix. puis il ajoutera, en lisant:
U has fimplices aquas tuo ore benedicito ; ut
prster naturalem emundationem, quam lavan
dis poflunt adhibere corporibus , fint etiam purifican
dis mentibus efficaces,
ensuite il plongera tant soit peu dans Ve au des fons le
bas du cierge allume, (d^ reprenant le ton de la preface,
il chantera (Vune <voix plus bajfe ce qui fuit:
T
Defcendat in hanc plenitudinem Fontis virtus Spiri-
t
ss
tus fandi.
puis aiant tire le cierge de Veau, il
le plongera plus avant, elevant un peu
sa <voix 3 & repetant 3 Defcendat, &c.
J
Aiant encore retire le cierge de teau des fons , il le
plongera pour la troisieme fois jusqu au fond, (&jr ihantera d une voix plus elevee, Defcendat, &c. Et tenant
le cierge en cet etat a il foufiera trois fois sur t eau j puis
il continuera.
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-W >. , M il
»'wj L» ■ 1
Totamque hu-jus aqus fubftan-tiam regeneKr iij
.V
B e n e d i c t i o n ’
ll
tirera le cierge Je
y tectu , & continuero,
de chanter:
-randi faecundet ef-se-dtu.
Hic omnium peccatorum maculae de-le-an-tur.
Hic natura ad imaginem tuam condita , & ad
S — s a — o a _n a ■ » » B
(i ■ " *
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, honorem fui reformata prince pi - i, cundhs vetufla-
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tis fqualoribus emunde-tur. Ut omnis "homo Sa
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cramentum lioc regenera-ti-onis ingrefliis, "in veh—t
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tz innocentiae novam infantiam re-nafca-tut.
d e s
Fons.
319
Jl continu'era d'une voix b u f f e :
Per Dominum noftrum Jefum Chriftum Filium tuum,
qui venturus est judicare vivos , &c mortuos , & Ixcu
culum per ignem. yt. Amen.
puis il sera, diftiller dans t eau en firme de croix, queU
que gouttes de la cire du cierge, /ans rien dire.
avant que de ver fer Fhuile des Catechumenes (e$r le
chreme dans teau des fons , il cn puifera un peu avec
une coquille ou quelque autre vaifieau , (dfr la mettra,
dans un benitier s (§r en la puifant il aura soin d'uter
toutes les gouttes de cire qui paroitront dessus teau. On
gardera de cette eau pour t a fperfion du Jour de Paques
(ou de la Pentecote;) on en verfera aujp dans les cuves oh
ily a de teau deftinee pour tufage des fideles de.
aprester cela, le celebrant etant accompagne d'un Clere
qui portera le benitier ,sera une afperfiun avec teau qui
aura, ete tiree des fons , ft) cn jettera premierement d la
Croix de la Procession, ensuite il s'en donnera d lui-même y
puis d tout le Cierge (dfr au peuple.
ensuite il prendra de thuile des Catechumenes avec
la petite baguette qui est dans le vaifeau, ft) la mettra
dans teau des fons en forme de croix dijant intelligiblem e n t , sans chanter :
Sandificetur & fcccunde'tur Fons ifte Oleo falutis
*
renafcentibus ex eo in vitam sternam. 92. Amen.
aprester il prendra du saint chreme avec la petite ba
guette du vaiffeau , (d*r le mettra dans t eau des fons
en forme de croix , en difant:
Infuho Chnfmatis Domini noftri Jesus Christi y &c
Spiritus fandi Paracleti r ^ fiat in nomine fands
Trinitatis. 92. Amen.
... .
$ i o
B e n e d i c t i o n
Le Pretre prendra les deux baguettes trempees, 1 'une
dans Vhuile sainte , l'autre dans le chreme , (e$r les
mettra tout ensemble dans teau des fons par trois fois
en forme de croix , difant:
Commixtio Chriftnatis fandificationis , & Olei
undionis, &c aquas Baptifinatis pariter fiat, in nomine
Pakjttris, & si^lii, & Spiritus ►J* fandi. yt. Amen.
Aiant remis les baguettes dans les <vaijfeaux , il melem
de la main droite 1’huile sainte ft) le chreme avec Veau
des fons , (gr les difperfera, de cote & d’autre. ensuite
il laver a ses mains avec de Veau commune , qu'on jettera dans la pifeine , (efr les ejjuira.
puis aiunt remis les saintes huiles en leur place. on
aura soin de bien couvnr les fons 3 de les fermer.
Aujfitot aprester on commencera les troifiemes Litanies ,
ft) le Cierge s en retournera au Choeur.
T K O J S J E M E S L 1 T A N J E S.
les Clercs
OU
le celebrant.
Yrie eleifon.
Le Choeur : Kyrie eleifon.
les Clercs : Chrifte eleifon.
Le Choeur : Chrifte eleifon.
les Clercs : Kyrie eleifon.
Le Choeur : Kyrie eleifon.
les Clercs : Chrifte audi nos.
Le Choeur : Chrifte audi nos.
Ee ainsi des autres enfurvant.
Pater de cadis Deus,
Fili Redemptor mundi Deus ,
Spiritus fande Deus,
Miferere nobis.
Miferere nobis.*
Miferere nobis.
Sanda
d e s
F o n s .
Sanda Trinitas unus Deus,
Sanda Virgo virginum,
Sande Raphael,
Sande Chorus Angelorum ,
Sande Joannes Baptifta,
Sande Simon,
Sande Thadse,
Sande Matthia,
Sande Barnaba,
Sande Marce,
Sande Chorus Apoftolorum,
Sande Firmme,
Sande Xyfte.
Sande Vincenti,
Sande Gentiane,
Sande Sebaftiane,
Sande Chorus Martyrum,
Sande Remigi,
Sande Salvi,
Sande Geofride,
Sande Auguftme,
Sande Hieronyme,
Sande Carole ,
Sande Francifce,
Sande Dominice,
Sande Roche ,
Sande Chorus Confeflorum,
Sanda Martha,
Sanda Mana yEgypuaca,
Sanda Barbara,
Sanda Margareta,
Miferere
Ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
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ora pro
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ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
ora pro
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511
nobis.
nobis,
nobis,
nobis,
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nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
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nobis,
nobis,
nobis,
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nobis,
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nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis,
nobis.
$iz .
B
e n e d i c t i o n
Sandla Genovefa,
Sandta Elfzabeth,
Sandle Chorus Virginum,
Omnes SandH & San&ae Dei,
■P----
ora pro nobis.
ora pro nobis.
ora pro nobis.
orate pro nobis.
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—1i-------------- -
Propitius efto. Parce nobis, Domine.
Propitius efto. Libera nos , Domine
Ab omni malo,
libera nos , Domine.
Ab omni peccato ,
libera nos , Domine.
Ab ira tua,
libera nos , Domine.
Ab infidiis diaboli,
libera nos , Domine.
A fubitanea & improvisa morte , libera nos , Domine.
A periculis incendii,
libera nos , Domine.
A fulgure & tempeftate,
libera nos , Domine.
A morte perpe'tua,
libera nos , Domine.
Per myfterium iandts Incarnationis tus,libera nos Dne.
Per Nativitatem tuam,
libera nos , Domine.
Per Paflionem & Crucem tuam, libera nos , Domine.
Per gloriolam Reiurredionem tuam , libera nos, Dne.
Per admirabilem Alcenfionem tuam , libera nos , Dne.
Per adventum Spiritus landti Paracleti, libera nos , Dne.
In die judicieux,
libera nos, Domine.
I “Liu"
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“B-------■------------ --------------- H—
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Peccatores. Te rogimus, audi nos.
Ut Ecclefiam tuam protegere , & defeniare digneris,
Te rogamus, audi nos.
Ut Domnum Apoftolicum, & omnes Ecclefiallicos or-
D E S
FO
N S.
325
dines in fanda religione confervare digneris , Te
rogamus, audi nos.
Ut EpiTcopum noftrum N. cum omni grege (ibi commiflo in tuo fervftio confervare digneris , Te roga
mus , audi nos.
Ut Regem noftrum N. in perpetua profperitate confer
vare digneris ,
Te rogamus, audi nos.
Ut renatos fonte Baptifmatis Spiritus fandi gratia llluftrare digneris,
Te rogamus, audi nos.
Ut eundum populum Chriftianum pretiofo fanguine
. tuo rede'mptum confervare digneris , Te rogamus,
audi nos.
Ut indulgentiam peccatorum noftrorum nobis dones,
Te rogamus, audi nos.
Ut mifericordia & pietas tua nos cuflodiat , Te ro
gamus', audi nos.
Ut pacem & fanitatem nobis dones , Te rogamus,
audi nos.
Ut aeris temperiem nobis dones, Te rogamus,audi nos.
Ut peftilentiam & mortalitatem a nobis avertas , Te
rogamus
audi
O
* nos.
Ut grandinem & tempeftatem a nobis auferas, Te ro
gamus , audi nos.
Ut frudus terra; dare 6c confervare digneris , Te ro
gamus , audi nos.
Ut Gentibus Paganis
O refiftere digneris , Te rogamus,
O*&9
audi nos.
Ut nos exaudire digneris,
Te rogamus, audi nos.
Fili Dei,
Te rogamus, audi nos.
Fili Dei,
Te rogamus, audi nos.
Fili Dei,
Te rogamus, audi nos.
S 1 ij
3*4
D
i v e r s e s
Agnus De-i, qui tollis peccata mundi: trois fois.
i. Parce nobis Domine,
z. Exaudi nos , Domine.
3. Miferere nobis.
B-*—*—
pLzLrl
Chrifte audi nos. Chrifte exaudi nos.
Jmmediatement aprester on chantera la Mejfe comme
elle est dans le Mijfel.
B E N E D I C T I O N d e s P O M M E S
nouvelles , au jour de saint Christophe.
ir. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
fy. Qui fecit cslum & terram.
ir. Sit nomen Domini benedictum.
Ex hoc nunc & ufque in fsculum.
tf. Domine exaudi orationem meam.
Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. r;. Et cum fpintu tuo.
Oremus.
Ene^J<dic , Domine , hos novos £ru<5his Pomo
rum , & prarfta, ut qui ex eis in tuo fancto no
mine vcfcenrur , corporel Sz ammx faJiite potiantur.
Per Chriftum Dominum noftrum. h:. Amen.
B
BE
N E D I C T I O N S.
jif
ensuite le Pretre jettera de l eau benite sur les pom.
rnes} puis on les dijlnbuera felon la coutume.
R E N E D 1C T 10 N D * u n e G R A P P E
de raijin no wv eUe , au jour de la Transfiguration
de Notre - Seigneur.
ir. Adjutorium noftrum , Scc. comme ci-dessus.
Oremus.
Enedic Domine , hos novos fru&us vines,
quos tu rore cadi dc abundantia pluviarum , &
ferenitate temporum ad maturitatem perducere digna
tus es : & dedifti eos ad ufus noftros cum gratiarum
aftione accipere, in nomine Domini noftri Jesus Chrifti. Qui tecum vivit & regnat in faecula feculorum.
y. Amen.
Le Pretre prendra l'afperfoir , ft) jettera de teau
benite sur les raijins en forme de croix.
B
B E N E D I C T I O N d u B L E D q u e 'qui n'ait N
doit Jenter.
ir. Adjutorium noftrum , Scc. comme ci-dejfusm
Oremus.
Mmenfam clementiam tuam
omnipotens sterne
Deus , humilite imploramus * ut hsc Tritici femi
na bene dicere tua pietate digneris •, qus humi seminata, conclufa, mortificata, cslefti rore irrorentur,
foveantur, virefcant, a veneno immundi fpiritus con
ferventur, maturefeant, colligantur , in horreis recon
dantur ; ut populus tuus fidele & devotus nutriatur &
fatietur , ffcut populum tuum Ifraeliticum manna , &
hominum quinque millia quinque panibus & duobus
I
,
S f iij
3
i
6
D
I V E R S E S
piicibus, admirabili tua potentia fatiafti. Per Chriftum
Dominum noftrum. yt. Amen.
Le Pretre jetter a, de l’eau benite dessus.
B E N E D J C T / O N C O M M V N E POVR
les champs enfemence\, (e$~ pour les vignes.
ir. Adjutorium noftrum, Scc. comme ci-devant.
Oremus.
Ramus pietatem tuam , omnipotens Deus , ut
has primitias creaturas tus , quas aeris, & pluvis
temperamento nutrire dignatus es , bene >J< dictionis
tus imbre perfundas j & fructus terrs tus ufque ad
maturitatem perducas : tribuas quoique populo tuo de
tuis muneribus tibi femper gratias agere , ut a fertili
tate terrs efurientium animas bonis affluentibus repleas,
St egenus «& pauper laudent nomen gloris tus. Per
Chriftum Dominum noftrum. Amen.
puis aiant pris l'afperfoir , il jettera de Venu benite
jure les champs , ou sur les v ignes.
O
B E N E D I C T I O N d e s FR V 1 TS
nouveaux.
ir. Adjutorium noftrum , Scc. comme ci-dessus.
Oremus.
Defto Domine
lupplicationibus noftris
& fit,
quslumus, luper hos recentes terrs fructus be
nedictio ^ tua : ut ad fanchihmi nominis tui laudem
collecti., milericorditer simule & ialiibriter diipenlentur. Per Chriftum Dominum noftrum. rz. Amen.
Le Pretre jcttera de l'eau benite jure les fruits.
A
,
,
B
BE N E D
e n e d i c t i o n
s .
3*7
1C
T I O N C O M M V N E POVR
tout ce qui se peut manger.
f. Adjutorium noftrum, &c. comme ci-devant.
Oremus.
Ene^dic , Domine , creaturam iftam N. ut fit
remedium lalutare generi humano , &: prsfta
per invocationem fandi nominis tui j ut quicumque
ex ea (ump(erint, corporel lanitatem &: anima: tutelam
percipiant. Per Chriftum Dominum noftrum. y.. Amen.
ensuite il jettera, de l’eau benite defjus.
B
la Benediction de t eau ba.ptifma.le hors du Samedi de
Paques & de la Pentecote , & celle des femmes aprester
leurs couches ,sont au titre du Bapteme page 6z. fg)page
66. la benediction du lit nuptial est au titre du Mariage
page 139.
B E N E D I C T I O N d e s C I E R G E S
hors le jour de la Purification de la Sainte Vierge.
Adjutorium noftrum, &c. comme ci-devantpag. 32.4..
S'il riy a qu'un cierge a. benir, on dira l'Oraifon fum an
te au singulier i sily en d plufteurs , on la dira au plurier.
Oremus.
Omine
Jesus Chrifte Fili Dei vivi be^nedic
cereum iftum [ cereos iftos ] {iipplicationibus noftris : infunde ei [ eis ] Domine , per virtu
tem fanda; Cru^cis benedidionem cceleftem , qui
eum [ eos ] ad repellendas tenebras humano generi
tribuifti : talemque benedidionem fignaculo land«e
Cru^cis accipiat [ exipiant , ] ut quibufeumque
D
,
,
,
■3^8
Diverses
locis accenfus five pofitus fuerit [ accenfi five pofiti furent ] difcedant principes tenebrarum , & contremifcant , St fugiant pavidi cum omnibus mimftris
suis ab habitationibus illis j nec pra?fumant amplius in
quietare aut moleftare fervientes tibi omnipotenti Deo.
Qui vivis & regnas in fecula feculorum. Amen.
ensuite il prendra, V af}> erfoir ftj jettera de leau be
nite dessus les cierges.
B E N E D JCTJON D'V N E BAN N J ere
f . Adjutorium noftrum, Stc. ci-dessus pag. 31+.
Oremus.
Omine Jesus Chrifte
cujus Ecclesia est veluti
caltrorum acies ordinata , be'ne^dic hoc ve
xillum , ut omnes (ub eo tibi Domine Deo exercituum
militantes , per interceftionem beat N. Patroni , ini
micos luos vifibiles & invilibiles in hoc lsculo fuperare, & poft vi&oriam in casiis triumphare mereantur.
Per te Jelu Chrifte, qui vivis & regnas cum Deo Patre,
& Spiritu lan<fto in fecula feculorum. Amen.
puis il jettera de t eau benite dessus.
D
,
,
B E N E D 1 C T J O N D'V N L J E V ,
Dont le Pretre pourra se servir principalement pour
benir un Oratoire particuher , dans lequel on ne dit pas
U Aleffe.
ir. Adjutorium noftrum , Scc. comme ci-devant.
Oremus.
Ene^dic, Domine Deus omnipotens , locum
illum •, ut fit in eo ianitas , caftitas , victoria,
viitus, humilitas , bonitas , & manluetudo, plenitudo
leg“.
B
B E N E D I C T I O N S.
5*9
legis, dc gratiarum adio Deo Patri , & fils , dc Spi
ritui sando: & haec benedidio maneat super hunc lo
cum , dc super habitantes in eo, nunc dc in omnia fae
cula fsculorum. yt. Amen.
* Le Pretre affer sera, d'eau benite le lieu'.
, BENEDICTION D'une MA1SON NEVVE.
f. Adjutorium noftrum, dcc. comme ci-dessus.
Oremus.
E Deum Patrem omnipotentem fuppliciter exo
ramus pro hac domo, & pro habitatoribus elus,
ac rebus : ut eam bene dicere , & fandi si care,
ac bonis omnibus ampliare digneris : tribue eis, Do
mine , de rore caeli abundantiam , dc de pingue'dine
terra; vita; fubftantiam , dc defideria voti forum ad effedum tuae miferatioms perducas. Ad introitum ergo
noftrum bene^ dicere dc fandi »J*ficare digneris hanc
domum , sicut benedicere dignatus es domum Abra/
ham , Ifaac , dc Jacob : dc intra parietes domus
iftius , Angeli tus lucis inhabitent, eam que , dc elus
habitatores cuftodiant. Per Chriftum Dominum noftrum. §>. Amen.
ensuite le Pretre ajferfera dUeau benite les principaux
lieux de la, maison.
T
B E N E D 1 CT I O N D'un NA V I R E N E V F .
f. Adjutorium noftrum, dcc. comme ci-devant.
Oremus.
Ropitiare , Domine , fupplicationibus noftris, dc
bene ^ dic navim iftam dextera tua fanda , dc
omnes qui in ea vehentur, sicut dignatus es benedice-
P
T t
330
D
i v e
r s e s
re arcam Noe ambulantem in diluvio: porrige eis, Do
mine , dexteram tuam , sicut porrexffti beato Petro
ambulanti supra mare : & mitte fandum Angelum
tuum de cshs , qui liberet & cuftodiat eam femper a
periculis univerfis , cum omnibus qus in ea erunt : &
famulos tuos repulfis adverfitatibus, portu femper op
tabili y curfuque tranquillo tuearis , tranfadifque , ac
rede' perfodis negotiis omnibus , iterato tempore ad
propria cum omni gaudio revocare digneris. Qui vivis
&z regnas Deus. Amen.
puis il jettera. de l’eau benite jure le navire.
BENEDICTION C O M M V N E
toute sorte de choses.
PQVR
-f. Adjutorium noftrum 111 nomine Domini.
Qui fecit cslum & terram.
f. Sit nomen Domini benedfdum.
Ex lioc nunc & ufque in fsculum.
y. Domine exaudi orationem meam.
9*. Et clamor meus ad te veniat,
y. Dominus vobifcum. 1*2. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
DEus , cujus verbo fandificantur omnia y qus
vel facimus t vel percipimus : effunde quslumus
benedidionem tuam super nos, &: super hanc tuam
creaturam * ut per invocationem fandi tui nominis,
quscumque prsfentis vits neceflitas pie poftulat, milericorditer cum gratiarum adione aflequamur. Per
Chriftum Dominum noftrum. 92. Amen.
Le Pretre aiant pris tafperjoir y jettera, un peu d'eau
benite jure la chose qu'il benit.
Benediction s.
ORDRE pour la BENEDICTION
dune Cloche.
S
I la Cloche qu'on veut benir se fond dans un lieu qui
ne soit pas trop eloigne de l Eglise , ou elle doit Jervir, il sera bondy aller faire les prieres suivi antes, pour
implorer la grace du Saint esprit, ft) demander d Dieu
qu'il lui plaise benir 1'ouvrage du fondeur, (dr lui faire
la grace de Cachever Heureusement.
pour
Benediction
du
Metail.
faire cette ceremonie 9 le Pretre revetu d'un surpiis ft) d'une etole, etant precede dfun Clere portant
le vaisseau de leau benite avec l*afperfoir, dfun Soudiacre ou d'un Clere portant la croix, de deux Ceroferaires
avec leur chandeliers (g) cierges a l l u m e d e quelques
autres Ecclesiastiques tous en surplis , marchant deux d
deux , ira au lieu ou se fond le metail dont la cloche
doit etre faite, (§r Id etant decouvert comme tout le re fle
du Cierge, il afperjera d'eau benite le fourneau , (efr entonnera t hymne Veni creator Spiritus, &ic. que le Choeur
continu‘era de chanter alternativement.
,
Eni creator Spiritus
Mentes tuorum vfhta,
Imple fuperna gratia
Qus tu creafti pedora.
Qui Paracletus diceris
Donum Dei altiffimi,
Fons vivus, ignis, charitas,
Et fpintalis un&io.
V
Tt i)
33r
B
e n e d i c t i o n
Tu feptiformis munere ,
Dextra: Dei Tu digitus ,
Tu rite promifliim Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen fenfibus ,
Infunde amorem cordibus
Infirma noftri corporel
Virtute firmans perpetim.
Hoftem repellas longius,
Pacemque dones protinus j
Dudore fic te prsvio ,
Vitemus omne noxium.
Per te fciamus da Patrem,
Nofcamus atque Filium;
Te utriufque ipiritum
Credamus omni tempore.
Sit laus Patri cum fils,
Sando simule paracleto:
Nobifque mittat fils
Chanlma fandi Spiritus. Amen.
L'hymne fini , le Pretre dira.:
y. Exurge Chrifte adjuva nos.
Ut auditas faciamus laudes & potentias tuas.
Oremus.
Dfit, quaeiumus Domine fupplicatiombus no
ftris virtus Spiritus fandi, qus adiones noftras
alpirando prsvemat, & adjuvando profequaturi ut ad
laudem tui nominis jufta populi tui defideria complean
tur. Per Chriftum Dominum noftrum. r *. Amen.
A
,
aprester que le meta.il fondu aura, ete-verfe dans le mrjule avec heureux succes , le Pretre officiant commentar*
DUNE C t O C H E.
355
T hymne, Te Deum, que le Choeur continuer a de chanter
alternativ ement jusqu u la, fin; puis le Pretre dira:
f. Exaltare super cados , Deus.
Et super omnem terram gloria tua.
Ore'mus.
Enedic, quaefumus Domine, fufum hoc ad ufiim
Ecclefiae tus metallum:ut ad ea quae reda funt,
ilKus campanae pulfii populus tuus promoveatur , &c
falutis fiiae optatum confequatur effedum. Per Chriftum
Dominum noftrum. 91. Amen.
B
aprester cela tous retourneront 'a la Sacriftie dans le même
ordre qu'ils en seront venus.
BENEDICTION DE la CLOCHE.
,
Ors qu'on a,ura porte la, Cloche d l’ Eglise auparavant
que de la monter au clocher, on la, benir a en la, maniere fuivante.
il faut fkffendre la, cloche 3 (gr la diffofer en sorte
qu'on puisse aller tout au tour, la toucher dedans @7- dehors 3 la laver , g) lui faire les onctions. il faut mettre
aupres de la cloche une chaire pour le Pretre qui doit fait
re cette benediSlion ; ft) des fieges de cote (&fr d'autre
pour le re fle des Ecclesiastiques , qui doivent avoir prevu
& marque dans leurs Diurnaux, Breviaires 3 ou Rituels 5
les Pseaumes qu'on doit chanter.
On doit preparer du cote de 1'Spitre une credence, ou
une table couverte d'une nappe blanche 3fur laquelle on
mettra un <vai[feaudalites ajfe^grand , plein d‘eau nette pour
etre benite 5 (&r un ou deux grands afperfoirs faits de
fauge ou de buys , ou d’autre chose semblable y pour fcr~
L
Tt iij
5 3 4
B
e n e d i c t i o n
,
vir a laver la cloche 3 un petit vafe dans lequel ily ait
du fel; des ferviettes blanche s , le vafe de 1'huile des Ca
techumenes fg) celui du Saint Chreme s de la pastlle i
briller 3 de fencens, (efr de la myrrhe yfi on en peut avoir i
un encensoir & du feu j un Rituel ,• du cotton ou de la
filafje pour effuier les onciions s de la mie de pain j un
baffin, fg) un vafe, avec de l'eau dedans.
Toutes choses etant ainsi difpofees y l’ Officiant reve
tu d' amit , daube , de ceinture , di une etole , fg) d’une
chappe blanche y etant precede de son Cierge en surplis,
viendra au lieu ou se doit faire la benediclion j ou les
deux Ceroferaires aiant mis leurs chandeliers (dfr cierges
allume^fiir la credence ydemeureront aupres avec le Thu
riferaire ; ceux du Choeur se rangeront de cote g) d'autre,
proche de leurs bancs : l'Officiant ira a sa chaire y ou il
expliquera au peuple , que les clochcs etant en quelque
maniere deflinees au service de Dieu puifqueUes avertifjent du temps, (&fr de l heure a laquelle on doit ajfifter
aux prieres publiques ; elles doivent etre consacrees par
des prieres particulieres : qu'il ne faut pas s'imaginer
que la benediSiion qu'il en va faire , soit un Baptemey
fg) qu'on ne choisit des personnes pour leur donner un nom3
que pour les diflinguer les unes des autres, pour con
ferveur a la pofterite la memoire de ceux qui les ont donnees.
ensuite il se lever a avec le Choeur, (djr s etant decouvert il benira le fel , difant les verfets:
ir. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
yt. Qui fecit coelum & terram.
ir. Sit nomen Domini benedictum.
%i. Ex hoc nunc & ufque in faeculum.
d
’ u
n e
Cloche.
35;
Tuis l'Exorcifme (&r lOraifon marquee ci - devant
pour la benediElion qui s’en fait les Dimanches pages 288.
^ 289.
puis avant que de mettre le fel dans l'eau} t enant la,
main droite etendue sur le vaisseau , il ajoutera V O raison
fuivante, qu'il dira au plurier, lors qutl benir a plujieurs
cloches ensemble , observant la même chose dans le re fle
de cette ceremonie.
Enedic, Domine, hanc aquam benedidione
ccelefti, & afsiftat super eam virtus Spiritus fan
di : ut cum hoc vafculum ad invitandos filios Ecclefiae praeparatum , in ea fuerit tindum , ubicumque
fonuerit elus tintinnabulum , longe recedat virtus ini
micorum , umbra phantafmatum , inciirfio turbinum 3
percuflio fulminum , laefio tonitruum , calamitas tempeftatum ommfque fpfritus procellarum r & cum
clangorem illius audierint filii Chriftianorum ,. fiat
in eis devotionis augme'ntum ; ut ad piae matris Ec~
clefiae gremium feftinantes y cantent humilite & de
vote canticum novum in Ecclesia Sandorum ,, defe
rentes in fono tubae praeconium , modulationem per
pfalterium , exultationem per organum , fuavitatem
per tympanum , & jucunditatem per cymbalum : qu'a
tenus invitare valeant in templo sando tuo suis obfequ'ils & precibus exercitus Angelorum. Per Dominum
noftrum Jefum Chriftum Filium tuum , qui tecum vi.
vit & regnat in unitate ejufdem Spiritus fandi Deus,
per omnia faecula foculorum. 92. Amen.
Cette Oraifon finie s il mettra le fel q) un peu de Fhuile
sainte des Catechumenes dans Ve au , en forme de croix,
difant d <voix bajfe
B
3 3 6
B e n e d i c t i o n
Omrmxtio falis & aquas pariter cum oleo fiat,
in nomine Pa^tris , & Fif^Iii , & Spiritus
(andi. g*. Amen.
C
aprester on ch ant er a, ou on lira, les Pseaumes fumans ,
avec Gloria Patri , Scc. i la fin de chacun.
Lauda anima mea Dominum. /. ton.
Laudate Dominum, quoniam bonus est pfalmus. /. ton.
Lauda Jerufalem Dominum, i. ton.
Laudate Dominum de ccclis. /. ton.
Cantate Domino canticum novum, i. ton.
Laudate Dominum in San&is elus. i. ton.
les trois premier s de ces Pseaumes se trouvent de fuite dans le Breviaire ou Diurnal, aux Vepres du Samedi,
ff) les trois autres aux Laudes du Dimanche , ou ci-aprester
aux Laudes de l'Office des morts , d)ou il faut retrancher
ft) ohmettre ici le verfet Requiem sternam, qui est i
la fin 3 au lieu duquel il faut dire le Gloria Patri, Scc.
Sicut erat, Scc. comme dans les precedent.
On pourra ne dire que le dernier de ces Pseaumes,
si lOfficiant le trouve ainsi a propos.
Pendant qu'on reciter a ces Pseaumes, le Pretre Offi
ciant prendra un afperfotr, l'aiant trempe dans l'eau
qu'il vient de benir, il en laver a la cloche dedans (dfr dehors. S*ily en a plusieurs, il les laver a toutes fune aprester
tautre : aprester quoi, (d*r les Pseaumes etant acheve^3 il
dira decouvert l'Oraifon fuivante.
Oremus.
Eus
qui per beatum Moyfen legiferum tubas
argenteas fieri prscepifti , quas dum Levits
tempore iacrificii clangerent , ionitu dulcedinis popu
lus monitus ad orandum te, fieret praeparatus : quarum
clangore
D
,
,
d
’ u
n
e
C l o c h e .
337
clangore hortatus ad bellum , tela profterneret adverfantium ; prsfta ut hoc vafculum tus Ecclesia; praepa
ratum fandifice'tur a Spiritu sando; ut per illius tadum
fideles invitentur ad praemium j & cum melodia illius
auribus infonuerit populorum , crefcat in eis devotio
fidel, procure pellantur omnes insidis inimici , fragor
grandinum, procella turbinum, impetus tempeftatum;
temperentur infefta tonitrua , ventorum flabra fiant
falubriter ac moderate fufpenfa * proflernat aerias tempeftates dextera tus virtutis • ut hoc audientes tintinna
bulum , tremffcant & fugiant ante fands crucis vexil
lum. Per Dominum noftrum Jefum Chriftum Filium
tuum, qui tecum vivit & regnat in unitate ejufdem Spiri
tus fandi Deus, per omnia fscula fsculorum. yt. Amen.
ensuite L'officiant aiant remis son bonnet, efiuicra U
cloche avec un linge blanc.
puis il commenccra /’Antienne , (efr le Chorijle le
Pseaume, Afferte.
i
----- -JB_I
Ant. Vox Do-mini. E u o u a e. 8. ton.
P s e a u m e 28.
Fferte Domino filii Dei : * afferte Domino ff/ lios arietum.
Afferte Domino gloriam & honorem , afferte Do
mino gloriam nomini elus : * adorate Dominum in
atrio sando elus.
Vox Domini super aquas, Deus majeflatis intonuit j *
Dominus super aquas multas.
Vu
A
338
B e n e d i c t i o n
Vox Domini in virtute , * vox Domini in magni
ficentia.
Vox Domini confringentis cedros -y * confringet
Dominus cedros Libani.
Et comminuet eas tanquam vitulum Libani y * &:
diledus quemadmodum fils unicornium..
Vox Domini intercide'ntis flammam ignis : * Vox
Domini concutientis defertum y &c commovebit Domi
nus defertum Cades..
Vox Domini prarparantis cervos , & revelabit condenfa j *■ & in templo elus omnes dicent gloriam.
Dominus diluvium inhabiter facile j * & fedebit Do
minus rex in aeternum.
Dominus virtutem populo duo dabit^j * Dominus,
benedicet populo duo in pace.
Gloria Patri, &c. Sicut erat in principio,_ &c..
*
MJL
Ant. Vox Domini super aquas multas,
Deus majeflatis in-to - nu-it: Dominus super.
a quas multas.
ensuite l* Officiant trempera leboutdu pouce de sa, main
droite dans le Saint chreme, ou en prendra avec la. petite
d
*u N
e
C
l o c h e
.
baguette , dont il sera on%e croix, premierement sept au
dehors de la cloche i fjavoir en trois endroits vers le haut,
Csf en quatre vers le bas, qui ejl plus large j puis il cn sera
quatre en pareille diflance au dedans , vers le bas de la
cloche ; (dr a chacune des croix ou onElions, il dira:
Onfecrare & benedicere digneris Domine Deus,
,
C
ad laudem tui nominis campanam ifiam , per
hanc undionem, & noflram benedidionem, in nomi
ne Pa kjn tris , & si' ^ lii , & Spiritus ►J* fandi. Amen.
aprester il dira COraifon fuivante:
,
Oremus.
Mmpotens fempiterne Deus
qui ante arcam
fosderis , per clangorem tubarum muros lapi
deos , quibus adverfantium cingebatur exercitus , ca
dere fecifti y tu hoc tintinnabulum calefli bcne^pdidione perfunde ; ut ad fonitum illius longius effu
gentur ignita jacula inimici , percuftio fulminum, im
petus lapidum , lasfio tempeftatum : ut cum prafens
vafculum , sicut reliqua altaris vafa , Sacro Chrifmate
tangitur , & ungitur oleo Sando , quicumque ad
fonitum elus convenerint , ab omnibus tentationibus liberi , femper fidel catholique: documenta fede'ntur. Per Dominum noftrum Jefum Chriftum Filium
tuum , qui tecum vivit & regnat in unitate Spiritus
fandi Deus , per omnia fecula feculorum. Amen.
O
Cette Oraifon etant achevce le Pretre s’est servi de
son pouce pour faire les ontlions, il le frottera avec un
peu de mie de pain, £«f le laver a avec de L’eau que ton
jettera dans la pifeine.
ensuite le Thuriferaire s3etant approche de l'Officiant
avec tencenfoir garm de feu . (efr a vec la nxveite ou il
V u ij
3 4 0
B e n e d i c t i o n
y aura, de l'encens , de la myrrbe , (dr de la paslille,
ou au moins une de ces trois choses , si on ne peut les
avoir toutes , t Officiant mettra dans lencensoir de 1'en
cens ou de la pastlle , et) encensera tout au tour de la
cloche i puis il mettra Vencensoir dessous, afin quelle en
soit parfumee par dedans.
Pendant que l officiant fait cette ceremonie , le
Choeur chantera VAntienne (&r le Pseaume fuivant.
—.
g: _
r. ...
■ ■■
Ant
m
m
M
M
H*
r
MM,M.
--------------- “
_
...
. Deus in sando.
E u o u a e.
s, ton.
P S E A u VI E 76.
iderunt te aqus Deus, viderunt te aqus : * &
timuerunt, & turbats lunt a b y f f i .
Multitudo fonitus aquarum; * vocem dederunt nubes.
Etenim fagitts tus transeunt * vox tonitrui tui in
rota.
Illuxerunt coruscationes tus orbi terrs ; * commota
est, & contremuit terra.
In mari via tua, & semitae tuae in acquis multis j * &
veftigia tua non cognoscentur.
Deduxisti sicut oves populum tuum , * in manu
Moysi & Aaron.
Gloria Patri, Scc. Sicut erat, Scc.
V
-h
■ -si 1—u j. ■
---------------
------------------- -ii
M
m*
M
Ant. De us m sando vi - a tua ; qui
1
JLJL. H
34.1
d * u n e Cloche.
----------------------
k—p-*"*"
■■--j
-------------------------
-W-
'M N
Deus magnus , sicut De us noller ?
ensuite l' Officiant dira :
,
Oremus.
Mnipotens dominator Chrifte
quo fecundum
afliimptionem carnis dormiente in navi , dum
oborta tempeflas maria concitaffet, protinus excitato
& imperante difsiluit j tu neceflitatibus populi tui succurre benignus ; tu hoc tintinnabulum fandi Spi
ritus rore perfunde : ut ante lonitum illius femper fu
giat inimicus , invitetur ad fidem & devotionem po
pulus chriftianus , holhlis terreatur exercitus , confort
temur in Domino per eum populus evocatus, sicut per
davidicam cytharam deledatus : Et defuper defce'ndat Spiritus ^ fandus : atque ut Samuele agnum
madante in holocauftum tibi Rex aeterni imperii s
fragor aurarum turbam repulit adversantem * ita dum
hujus vafculi fonitus transierit per nubila , Ecclefiae
tux conventum manus fervet angelica; & fruges terrae
ad tuum fervidum, & populi fuflcntationem multipli
cet , credentiumque mentes &c corpora confervet protedio fempite'rna : Qui vivis & regnas cum Deo Pa
tre in unitate ejufdem Spiritus fandi Deus, per omnia
faecula faeculorum. yt. Amen.
O
aprester cette Oraifon le Pretre touchant la cloche de la
main droite ,sera la demande fuivante au parrein cL la,
marreine.
Quel nom vous plait-il donner a cette cloche ?
Jis rcpondront :
V u
i i j
541
DIVERsES
Marie ou Charlotte, ou queque autre nom semblable.
Et V Officiant en aiant pris le battant, sonner a doucement la cloche par trois fois j puis le Parrein ft) la Mar
reine seront la même chose: aprester quot le même Parrein,
ou la Marreine presenteront au Pretre un linge blanc 3
qu'il mettra dessus la cloche 3 g-J duquel elle demeurera
converte fufqua ce qu'on la mette au clocher y a cause du
reste EI qu'on doit au Saint Chreme , dont elle vient d'etre
confacree. S’ils ont la devotion de donner queque autre
<voile plus riche (t) plus precieux , comme d une etojfe de
foie , ou quelque chose semblable ,pour etre aprester emploie
a faire un ornement a l' Eglise 3 on pourra F accepter.
BENEDICTION des PELERINS
qui vont vifiter les lieux saints.
fideles de qui ont devotion de faire quelques pelerinages ft) de vifiter les saints lieux , doivent communiquer leur dessein a L’Eveque ou a leur Cure pour
prendre leur avis g) pour fqavoir d'eux , aprester qu'ils
auront considere toutes choses, s'il est k propos qu ils entreprennent ce voiage. que s il le trouvent bon ,ils nc se
mettront point en chenun , qu'ils n aient obtenu d.' eux,
fuivant /5ancienne discipline de J Eglise , des lettres de
recommandation qui portent temoignage de leur soi, (djr
de leurs bonnes mceurs. Si ces lettres sont obtenues du
Cure feuiement, il faut quelles soient veues & approuyees de /’ Eveque fg) fcelices de son sceau. ll est aussi i
propos avant que de partir qu'ils se confejfent, (djr qu'ils
communient, afin de se disposer a faire chretiennement
leur pelerinage: & si ce sont des personnes mariees, qu'ils
les
B e n e d i c t i o n
s .
^
mettent ordre d leurs affaires , (§r qu'ils pourvoient au
gouvernement (&jr d lafubfi'(lance de leur famille.
Le jour de leur depart iis entendront devotement la
Sainte MeJJe, dans laquelle on dira t Oraifon, Pro peregrinantibus. la Messe etant achevee^ils viendrontfe mettre d genoux au baluflre de C Autel; ft) le Pretre etant
revetu cCaube fg) d' etole j ou on ne dit pas la Meffe3 de
surplis (d?- d'etole , dira etant debout (d-r dccouvert le
Pseaume, Qui habitat, qui est d la page Z47. puis il
ajoutera les prieres suivantes.
, Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater nofter , &c. tout bas.
ir. Et ne nos inducas in tentationem..
92. Sed libera nos a malo.
ir.. Greflus veftros dirigat Dominus fecundum eloquium.
fuum.
$2. Ut non dominetur vobis omnis injuftitia..
ir. Ucinam dirigantur vise veftra?.
yt. Ad cuftodiendas juftificationes Domini.
ir. Perficiat Dominus greflus veftros in femitis suis,.
92. Ut non moveantur veftigia veftra.
■$. Angelus Domini comitetur vobifcum$2. Et bene difponat itinera veftra 3 &c a&us veftros
ut iterum revenimini ad propria.
Nihil proficiat inimicus in vobis..
$2. Et fils iniquitatis non apponat nocere vobis,
f. Sit vobis Dominus turris fortitudinis.
92. A facie inimici.
f. Mittat, vobis auxilium de fan&o»
92. Et de Sion tueatur vos.
f,. Domine exaudi orationem meam».
344
D
i v e r s e s
yt. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. 92. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
E u s
qui confidentes in te paterna prote&iohe
cuftodis , quasfumus , ut his famulis tuis a no
bis egredientibus Angeli tribuas comitatum : ut auxilio
tuo prote&i nullius mali concutiantur formidine,nullo
comprimantur adverfitatis languore , nullis irrue'ntis
inimici moleftentur insidiis ; fed {patiis neceffarii itine
ris peradhs , propriifque locis rellitiiti recipiantur in
columes , ac debitas nomini tuo gratias Isti exolvant,
Per Chriftum Dominum noftrum. 92. Amen.
D
ensuite pre nant l’ afferfoir des mains du Clere, il leur
jettera, de Veau benite.
que si celui qui entrepreni ce voiage est feul, il faut
dire les prieres au nombre singulier.
Si le Pretre qui dit la, Messe etoit du nombre des
pelerins, il diroit ces prieres en la premiere personne du
nombre plurier.
BENEDICTION des PELERINS
aprester leur retour.
pelerins etant de retour de leur pelerinage, seront
voir a leur Cure les certificats fg) atteflatwns qui
leur ont ete donnees aux lieux qu'ils ont visite\, & lui
demanderotit sa benedittion , qu'il leur donnera, en la,
maniere fuivante.
}l dira sur eux le Pseaume beat omnes qui ti
ment Dominum comme il est a la page 248. puis il
ajoutera :
les
Kyrie eleifon. Chrifte eleifon. Kyrie eleifon.
Pater
B
e n e d i c t i o n s
.
Pater nofter , Scc. tout bas.
f. Et ne nos inducas in tentationem.
52. Sed libera nos a malo.
f. Benedidi qui veniunt in nomine Domini.
92. Benedidi vos a Domino qui fecit cadum & terram.
f. Refpice Domine in fervos tuos, & in opera tua.
92. Et dirige eos in viam mandatorum tuorum.
"f. Domine exaudi orationem meam.
92. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. 92. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Mnipotens fempiterne Deus
noftrorum tem
porum vitaeque difpofitor , famulis tuis continus tranquillitatis largire fiibsidium ; ut quos incolu
mes propriis laboribus reddidffti, tua facias protedione fecuros. Per Chriftum Dominum noftrum. 92. Amen.
O
,
ensuite le Pretre leur jettera, de Venu benite en for
me de croix , en d i f i i n t :
Pax , & Benedidio Dei omnipotentis , Patris ,
& Filii , & Spiritus fandi, defeendat super vos , &
maneat femper. 92. Amen.
BENEDICTIONS QUI NE SE PEUVENT FAIRE
que par Monseigneur 1’Eveque , ou par les Pretres
qui en ont de lui une permiftion particuliere.
B E N E D I C T I O N d e s H A B 1T S P O N T I F 1C A V X
Et Sacerdotaux en venerat.
o
E Pretre qui a permission de faire cette Benediction
ou queque une des suivantes, etant au moins revetu
d un surplis, £s> d’une etole de couleur convenable a Vofi
L
Xx
J4<S
*
D i v e r s e s
fice du jour t s'il n est autrement marque; aprester avoir fait
allumer un cierge, dira de bout dccouvert, en faisant
sur soi le signe de la croix.
ir. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
$2. Qui fecit cadum & terram.
f. Sit nomen Domini benedi&um.
32. Ex hoc nunc & ufque in fsculum.
■jh Domine exaudi orationem meam.
$•. Et clamor meus ad te veniat.
f. Dominus vobifcum. 92. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
Mnipotens fempiteme Deus
qui per Moyfen
famulum tuum, Pontificalia & Sacerdotalia feu
levitica veftimenta ad explendum in confpeChi tuo
minifterium forum , ad honorem & decorem nomi
nis tui fieri decrevifti j adefto propitius invocationibus
noftris, &c hxc indumenta facerdotalia deiuper irrigante gratia tua , ingenti benedi&ionc per noftrae humiliritis fervitium puri^ficare , bene ►j* dicere , & conse^crare digneris ■, ut divinis cultibus , & lacris mvfteriis apta & benedicta existant •, his quoique sacres
veftibus Pontifices & Sacerdotes , leu Levits tui in
duti , ab omnibus impulfionibus, feu tentationibus ma
lignorum Ipirituum muniti & defenfi efle mereantur y
tuilque myfteriis apte & condigne servi re 5c inhaerere,
atque in his tibi placite' & devote perfevcrare tribue.
Per Chriftum Dominum noftrum. 9». Amen.
Oremus.
Eus invi<fte virtutis triumphator , & omnium
rerum Creator ac Sanclificator, intende propi
tius ad preces nollras , ha*c indumenta Levitica*,
O
D
,
B e n e d i c t i o n s .
Sacerdotalis,
da
&
tuo
Pontificalis
ore
conse
proprio
operare
myfteriis
fervientes,
ftrum
&
gratos
Jefum
&
regnat
gloris
bene
digneris
aptos,
dicere
;
tibi
in
in
eis
tuis
,
^ficare
fandi
eis
Spiritus
ac
Per
tuum
,
&c
tuis
laudabiliter
Dominum
no
tecum
'vivit
qui
fandi
fruen-
utentes
devote
digneris.
Filium
unitate
mimftris
omnefque
efficere
Chriftum
3 4 7
Deus
,.per
omnia
fscula fsculorum. yt. Amen.
ensuite il prendra. f affierfoir , (djr jettera de Teati
benite sur les habits sa.cerdota.ux.
B E N E D I C T I O N PARTJCVLJEKE
pour cha.que habit fkcerdotal.
ir. Adjutorium noftrum, &c. comme ci-dessus.
Oremus.
D
dionis
ou
Eus
omnipotens
omnium
ces
rogamus,
infundas,
&
tunicellam,
prsparatam
virtute
^ficare,
ou
eo
myfterii
fandi
&
,
ou
&
Jefum
regnat
ou
ftolam,
ou
digneris
atque
mifericordis
Chriftum
in
bene
tus
Filium
unitate
^
gratiam
;
amfdum,
*
manipulum,
ou
divino
cultui
dicere
,
omnibus
in
confpedu
irreprehensibiles
acquirant.
ejufdem
benedi-
fandificationis
ut
tuum
fiipplitus
&c
j
,
&
ou
planetam
Spiritus
concede
immaculati
auxilium
fandalia.
^
utentibus
benignus
opem
&
crare
eis
noftris
ou
dator,
infufor,
calidas
dalmaticam,
fandi
virtutum
largus
manibus
cin^lum,
ConfeS
tui
&
Jioftrum
vit
&
ut
has
*
ou
ou
di
bonarum
benedidionum
te
albam,
,
Spiritus
per omnia licula fsculorum. 92. Amen.
puis il a.fperfera 1'ha.bit d’eau benite
Xx ij
ea,
facri
tuo
appareant,
Per
qui
fan
Dominum
tecum
fandi
vi
Deusf
D
i v e r s e s
B E N E D I C T I O N d e s NAPPES9
(d*r autres linges > qui fervent d L' Autel.
f. Adjutorium noftrum, &c. comme ci-devant.
Oremus*
E
Xaudi
Domine,
mina
&:
preces
(acri
iandi
Altans
plicare
noftras
ufui
,
&
praeparata
digneris.
Per
haec
bene
Chriftum
lintea
^
dicere,
Dominum
no
ftrum. Amen.
Oremus.
D
Omine
Deus
linteamina
quadraginta
&
fecit
in
ufum
ne
^
dicere
>
hax
omnipotens
facere
dies
,
Moyfen
docuifti
minifterii
ad
&
glariosiilimi
Eilii
tui
qui
tecum
&z
regnat
etiam
conse
,
Domini
in
&
tuum
tabernaculi
tegendum
re
vivit
qus
&c
y
ornamenta
famulum
,
fandificare,
linteamina
qui
per
Maria
fcederis
^
texuit,
•
be
crare
digneris
involvendumque
Alta
noftri
unitate
Jesus
Spiritus
Christi,
landi
Deus,
per omnia fscula faeculorum. 92. Amen.
aprester il jettera. de teau benite dessus.
BENEDICTION D*V N CORPORAL,
q) di une Palle,
y. Adjutorium noftrum , &c. comme ci-devant.
Oremus.
C
Lementiflime
virtus
y
lebrantur
,
propitiationis
fecrandum
Domini
,
Domine
cujus
tribue
myfteria
quaeiumus
bene^didione
super
noftri
Jesus
illud
cujus
Christi
Filii
est
mirabilibus
ce
arcanis
,
ut
hoc
ianchficetur
corpus
inenarrabilis
linteamen
,
ad
&:
languinem
tui
,
qui
tus
con-
Dei
tecum
&
vivit
B e n e d i c t i o n s .
&
regnat
in
unitate
Spiritus
$ 4 9
fandi
Deus
,
per
,
bene
omnia
ficula foculorum. 92. Amen.
Oremus.
Mnipotens
O
fandi
>J<ficare
teamen
&
illud
fanguinem
tecum
fempiterne
,
ad
Domini
&c
vivit
Deus
&
ConfeS
tegendum
noftri
regnat
,
Jesus
in
crare
dicere
digneris
lin
involvendumque
Christi
unitate
Filii
corpus
tui
Spiritus
,
,
fandi
qui
Deus,
per omnia faecula fsculorum. 92. Amen.
Mnipotens
O
benedidionis
rium,
f^didionem
ac
(anguinis
Spiritus
minum
cum
vivit
&
,
hoc
fandi
noftrum
manibus
infunde
ne
poris
,
Deus
Oremus.
Jefum
regnat
ut
linteamen
in
per
efficiatur.
unitate
,
be
&
cor
novum
Per
Filium
tus
noftram
noftri
Chriftum
opem
fandificetur
Redemptoris
gratia
noftris
fuda-
eumdem
tuum,
ejufdem
Do
qui
te
Spiritus
fandi
Deus, per omnia fscula fsculorum. 92. Amen.
puis il jettera. de l3eau benite
dessus.
S'ily a plujieurs corporaux ou palles a bcnir , il faut
dire au plurier ce qui ejl ici au Jingulier.
B E N E D I C T I O N D*un TABERNACLE
dun Ciboire , ou d*une boete pour conserver
la Sevinte Euchariflie.
f . Adjutorium noftrum, Scc. comme ci-dessus»
Oremus.
Mnipotens
O
fuppfices
corpore
fempiterne
deprecamur
Filii
tui
Domini
,
Deus
,
ut
noftri
majeftatem
vafculum
Jesus
Christi
condendo fabricatum , bcne^didionis tus gratia
Xx iij
tuam
hoc
,
pn>
in
eo
D
dicare
digneris.
fum
Per
Chriftum
in
unitate
i v e r s e s
eumdem
Filium
Spiritus
tuum,
fan£ti
Dominum
qui
noftrum
tecum
Deus,
vivit
per
Je-
&
omnia
regnat
fascula
fo
culorum. $2. Amen.
ensuite il jettera, de leau benite dessus.
B E N E D I C T I O N d e s V A 1S S E A V X
pour mettre les Saintes Huiles.
Adjutorium noftrum , Scc.
E
Xaudi
,
Domine
noftras
ufui
comme ci-de/fus.
,
&
praeparata
Oremus.
Pater
hxc
purificanda
bene*J<
,
clementiftime
vafo
&c
dicere,
,
preces
Eccleffo
fan&ificare
tuas
digneris.
Per Chriftum Dominum noftrum. 92. Amen.
Oremus.
Mnipotens
O
munda
relcunt
ut
ab
fpiritus
tuam
cleffo
fempiterne
his
purgantur,
,
vafis
&
,
in
a
omnia
omnipote'ntiam
,
tibi
quae
confufus
bene^di&ionem
ad
fan<ftificata
quo
quo
suplices
immundus
tua;
Deus
tuam
ofFerunt
famuli
longe
difcedat
ufum
&
permaneant.
Per
omnia
im
purgata
cla-
invocamus
tui
,
,
&
,
omnis
per
minifterium
Ec-
Chriftum
Do
minum noftrum. 92. Amen.
puis il jettera de teau benite dessus.
BENEDICTION D'une CROIX NOVVELLE.
ir. Adjutorium noftrum , Scc. comme ci-dessus.
R
Ogamus
te
,
Oremus.
Domine
fan&e
tens , arterne Deus , ut digneris benedicere *
,
Pater
omnipo
B e n e d i c t i o n s
hoc lignum crucis ; ut fit remedium la lutare generi
humano , fit ioliditas fidel , profectus bonorum ope
rum , redemptio animarum * fit folamen & prote'cHo,
ac tutela contra feva jacula inimicorum. Per Chriftum
Dominum noftrum. 52. Amen.
Autre Oraifon.
Enedic, ^ Domine , hanc crucem tuam , per
quam eripuifti mundum a daemonum poteftate, & liiperafti paftione tua luggeftorem peccati, qui
gaude'bat in praevaricatione primi hominis per ligni
veliti lumptionem.
B
Ici le Pretre afyerfera la croix deau benite, (d?r aiant
rendu 1'afperfoir , il ajoutera en faisant trois signe s de
croix vers la croix qu ii benit : Sandificetur hoc si-
gnum crucis in nomine Pa^tris , & si^lii, & Spi
ritus fandi ; ut orantes , inclinantelque le propter
Dominum ante iftam crucem , inveniant corporel &
animae lanitatem. Per Chriftum Dominum noftrum.
92. Amen.
ensuite le Pretre se mettra a genoux devant la croix,
pour t adorer devotement ; puis il la baifera j (?) aprester
lui, tous les ajfifians seront la même chose.
B E N E D I C T I O N des IMAGES
ou Tablcaux de Notre-Seigneur J esus -C hrist ,
de la Sainte Vierge y &c des autres Saints.
E Concile de Trente defend de mettre dans les EglU
ses , même exemptes , aucune image inufitee & extraordinaire yfans lapprobation de t Eveque. Et C’est fuu
vant L esprit de ce Concile, que pour obvier aux abus qui
L
3J 1
D
i v e r s e s
Je pourroient glijjer en cela , Nous defendons que dans
tout notre Dioceje on n a i t d mettre dans les Eglijes ,
même exemptes , aucune nouvelle croix ou irnage de J si
su s-C h r i s t , de la Vierge , ou des autres Saints ,
qui nait ete auparavant approuvee par Notis , ou par
quelquun qui ait de Nous le pouvoir de l'Approuuer,
(& de la benir s ce q u ' i l sera en cette maniere.
i. Adjutorium nollrum in nomine Domini.
Qui fecit coclum & terram.
ir. Sit nomen Domini benedictum.
Ex hoc nunc & ulque in feculum.
ir. Domine exaudi orationem meam.
r». Et clamor meus ad te veniat.
. ir. Dominus vobiicum. i^. Et cum fpiritu tuo.
Oremus.
OMnipotens fempiterne Deus , qui Sandi orum
tuorum imagines leu effigies , fculpi , aut pin
gi non reprobas * ut quoties illas oculis corporeis in
tuemur , toties forum a<5tus &c iandtitatem ad imitan
dum memoria: oculis meditemur * hanc , qusfomus ,
imaginem, feu iculpturam in honorem &c memoriam
unigeniti Filii tui Domini noftri Jelu Chriiti, ou, Bcatillims Virginis Maris matris Domini noftri JeiuChrifti ou j beat
ou
Beats
N. ( nommant le nom du
Saint ou de la Sainte dont on benit l imxge ) Apoftoli
tui , ou , ou Martyris , ou , Confefsoris , ou , Ponti
ficis , ou, Virginis adaptatam benedicere ^ &: fandtificare digneris : prsfta , ut quicumque coram
illa , unigenitum Filium tuum, ou , Beatiilimam Vir
ginem , ou , gloriofiim Ap6ftolum , ou , Martyrem ,
ou, Confeisorem, ou , Virginem fuppliciter colere , &c
honorare
,
, ,
,
B e n e d i c t i o n s .
honorare ftuduerint , illius meritis & obtentu a te
Cjratiam in prslenti , & sternam gloriam obtineat in
luturum. Per eumdem Chriftum Dominum noftrum.
yt. Amen.
Si c est 1'image de la Sainte Vierge , ou d'un Saint >
il faut dire flmplement: Per Chriftum Dominum no
ftrum. Amen.
ensuite le Pretre prendra l'afferfoir
teau benite sur 1'image.
}
ft) jettera de
BENEDICTION D’UNE premiere
il
pierre d’eglise.
neft pas permis felon les Saints Canons de batir
aucune Eglise ou Chapelle , qu avec la permission , (d?r
par 1'ordre de l'Eveque , a qui il appartient d'en defigner le lieu (djr tentree, (e$r de determiner le fond qu'on
doit etablir tant pour le luminaire , pour les ornemens,
(^ pour l'entretien general de L' Eglise, que pour la fubf fiance des Ministres qui la doivent servir.
la veille du jour auquel cette bcnediElion se doit fait
re , celui qui en a la permission, ou un autre Pretre re
vetu d'une etole blanche par deffks le surplis 3 (ejr accompagnc au moins d'un Clere aussi en surplis s doit planter
en terre une croix de bois d’une grandeur considerable ,
au lieu ou doit etre le grand Autel j (djr le lendemain la
pierre qui doit la premiere servir de fondement k l' Eglise,
(d^ qui doit etre fblide , quarree, {g) angulaire, sera be
nite en la maniere fuivante.
Le Pretre qui a permission de faire cette ceremonie,
etant revetu d’un amit, de l aube s dc la ceinture 5 d une
etole fg) d'une chappe blanches, fg) marchant Procession-
yy
B e n e d i c t i o n
554
ne 11 ement; c est a dire avec le Cierge en surplis 9 precede
d'un Soudiacre ou d’un autre Ecclésiastique qui portera
la croix entre deux Ceroferaires avec des cierges ou {lam
be aux allume^, ira au lieu oii se doit faire la benediftion ; (dfr etant arrive devant la croix qui aura ete plantce le jour prece dent, ily sera FExorcifme dufel y (djr la
benediction de F eau cn la maniere ordinaire marquee cidevant pages 287. f%) 288. 11 pourra neanmoins Je Jervir
d'eau qui aura ete benite auparavant : il en afyerfera
le lieu ou est pofee la croix, pendant que le Choeur dira
FAntienne (d?* le Pseaume fui v a n t , tous les Ecclcfiaftique etant debout gj decouverts.
-------------
Ant. Si - gnum. E u o u a c. 1. ton.
Pse
Q
Uam
dile&a
tum
!
*
a u m e 85.
tabernacula
tua
concupifcit,
&
,
Domine
deficit
anima
virtu
mea
in
atria Domini.
Cor meum & caro mea *exultaverunt in Deum vivum.
Etenim
passer
invenit
fibi
domum
&
*
3
turtur
ni
dum fibi , ubi ponat pullos duos.
Altaria
tua
,
Domine
virtutum
,
domo
tua,
*
Rex
,
meus
&
Deus meus.
beat
qui
fuabitant
in
Domine
*
in
fae
cula fsculorum laudabunt te.
Beatus
in
corde
que M. pofuit.
vir
duo
cujus
est
difpofuit
auxilium
,
in
valle
abs
te
:
lacrymarum
*
afcenfiones
?
in
loco
d
’
u n e
p r e m i e r e
P
i e r r e
.
Etenim benedidionem dabit Legiflator , ibunt de
virtute in virtutem : * videbitur Deus Deorum in Sion.
Domine Deus virtutum exaudi orationem meam: *
auribus percipe Deus Jacob.
Protedor nofter afpiceDeus, * & refpice in faciem
Christi tui.
Quia melior est dies una in atriis tuis * super millia.
Elegi abjedus efle in domo Dei mei, * magis quam
habitare in tabernaculis peccatorum.
Quia mifericordiam & veritatem diligit Deus -y * gra
tiam & floriam dabit Dominus.
Non privabit bonis eos qui ambulant in innocentia: *
Domine virtutum , beatus homo qui fperat in te.
Gloria Patri, Scc. Sicut erat, Scc.
*
1
Antienne. Si-gnum sa-Iu-tis po-ne Domine
M
M
s■
, Je-fu
Chrifte
-M
H
MM
■m
in
Io - co
ifto ,
per mit tas in tro - 1 _ re Angelum per - cu-
&
N
non
B e n e d i c t i o n
aprester qu'on aura, chante le Vfeaume (efr t Antiennc,
(&r que t Officiant aura afyerfe d'eau benite le lieu ou
la croix eZl pofee , il se tournera <vers la croix ,
dira :
Oremus.
Omine Deus , qui licet coelo & terra non ca
piaris , domum tamen dignaris habe're in terris,
ubi nomen tuum jugiter invocetur * locum hunc, qusfumus , Beatae Maris femper Virginis, B. N. (il faut
D
ici nommer le Saint ou la Sainte , en Vhonneur de qui
l*Eglise doit etre batie ) omniumque Sandorum inter
cedentibus meritis , fereno pietatis tus intuitu vifita ,
& per infufionem gratis tus ab omni inquinamento
purifica , purificatum que conserva * & qui diledi tui
David devotionem in filii fui Salomonis opere complevifti, in hoc opere defideria noftra perficere digne
ris ; effugiantque omnes hinc nequitis fpirituales. Per
Dominum noftrum Jefum Chriftum Filium tuum, qui
tecum vivit & regnat in unitate Spiritus fandi Deus,
per omnia faecula fsculorum. 92. Amen.
ensuite etant toujours debout & decouvert il benir a
la premiere pierre , en difant:
f. Adjutorium noftrum in nomine Domini.
92. Qui fecit coelum & terram.
ir. Sit nomen Domini benedidum.
92. Ex hoc nunc &: ufque in fsculum.
i. Lapidem que M. reprobaverunt sdificantes.
J^2. Hic fadus est in caput anguli.
ir. Tu es Petrus.
92. Et super hanc petram sdificabo Ecclefiam meam.
ir. Gloria Patri , & fils, & Spiritui sando.
’
d
U
n
e
P
p r e m i e r e
.
i e r r e
92. Sicut erat in principio, & nunc , & femper , & in
fs cula fsculorum : Amen.
Oremus.
D
Omine
rus
ni
monte
Jesus
omnipotens
Patris
tum
;
&
Tu,
cipio
Deus
mus
,
ipsius
operis
nominis
vita
Fili
,
collocandum
qui
principium
es
ab
principium
,
inchoari:
qui
abfcfflus,
initie
&
quod
Qui
cum
&
es
in
&
Iapis
tuo
laudem
&
&
ster
de
fundamen
nomine
con
quo
prin
creavit,
&
ve
angularis
in
,
Patre
es
imago
finis,
eunda
ad
qui
immutabile
incrementum
debet
,
vivi
fplendor
lapidem
Pater
Dei
,
sterna
manibus
hunc
firma-,
Deus
&c
,
fine
,
Chrifte
Spiritu
fis,
qusfu-
confummatio
gloriam
iando
tui
vivis
& regnas Deus, per omnia fscula fsculorum. 92. Amen.
puis il jettera de feaudalites benite sur la pierre avec Vafperfoir s & Vaiant rendu, il recevera d’un Clere un coute au ou un poinqon , avec lequel il graver a une croix de
chaque cote de la pierre, enjorte qu ii faffe six croix , en
difant: In nomine Patris , ^ & Filii , & Spiri
tus fandi, yt. Amen.
Et aiant rendu le couteau ou poinqon, il dira:
Oremus.
B
te
Enedic
^
prslla
per
quicumque
auxilium
medelam
Domine,
creaturam
invocationem
ad
dederint
percipiant.
hanc
,
Per
fandi
Ecclefiam
corporel
illam
lapidis
tui
nominis
sdificandam
fanitatem
Chriftum
,
dc
,
,
ut
pura
men
dc
anims
Dominum
noftrum.
j92. Amen.
ensuite tout le monde s etant mis a, genoux, fg) tour
ne vers la croix , deux Chantres commenceront les Litanies fuivant es 3 le Choeur repandant sans les doubler.
Y y iij
LITANJES.
Yrie eleifon , Chrifte eleifon.
K
Kyrie eleifon, Chrifte audi nos.
Chrifte exaudi nos.
Pater de cslis Deus ,
Miferere nobis.
Fili redemptor mundi Deus,
Miferere nobis.
Spiritus Sande Deus,
Miferere nobis.
Sanda Trinitas unus Deus,
Miferere nobis.
Sanda Maria,
Ora pro nobis.
Sanda Dei genitrix ,
ora.
Sanda Virgo Virginum,
ora.
Sande Mfchael,
ora.
Sande Gabriel,
ora.
Sande Raphael,
ora.
Omnes fandi Angeli & Archangeli,
Orate pro nobis.
Omnes fandi beatorum fpirituum ordines, orate.
Sande Joannes Bapnfta,
ora.
Omnes fandi Patriarcha:, & Prophe'ts, orate.
Sande Petre,
ora.
Sande Paule,
ora.
Sande Andrea,
ora.
Sande Jacobe,
ora.
Sande Joannes ,
ora.
Sande*Thoma,
ora.
Sande Jacobe,
ora.
Sande Philippe,
ora.
Sande Bartholomaee,
ora.
Sande Matthaee,
ora.
Sande Simon,
ora.
Sande Thadse,
ora.
Sande Matthia,
ora.
d
’
u n e
p r e m i e r e
P
i e r r e
.
559
Sande Barnaba,
ora.
Sande Luca,
ora.
Sande Marce,
ora.
Omnes fandi Apoftoli & Evangeliste,
orate.
Omnes fandi Difcfpuli Domini,
orate.
Omnes fandi Innocentes,
orate.
Sande Stephane,
ora.
Sande Cypriane,
ora.
Sande Laurenti,
ora.
Sande Vincenti,
ora.
Sande Firmine,
ora.
Sandi Fabiane & SebafHane,
Sandi Joannes & Paule,
orate.
&
orate.
Sandi Cofina & Damiane y
orare.
Sandi Gervafi &c Protafi,
orate.
Sande Quintine,
ora.
Sande Honefte,.
ora.
Sande Dionyfi cum fociis tuis,
ora.
Sande Mauriti cum fociis tuis,
ora.
Sande Fufciane cum fociis. tuis,,
ora.
Omnes fandi Martyres,
orate.
Sande Silvester,
ora.
Sande Gregori,
ora.
Sande Ambrofi,
ora.
Sande Auguftine,
ora.
Sande Hieronyme ,
ora.
Sande Martine,
ora.
Sande Nicolae ,
ora.
Sande Firmine,
ora.
Sande Honorate >
ora.
Sande Salvi,
ora.
3
6
o .
B e n e d i c t i o n
Sande Geofride,
ora.
Sande Remfgi,
ora.
Sande Lupe,
ora.
Sande Sulpiti,
ora.
Omnes fandi Pontifices & Con&flores,
orate.
Omnes fandi Dodores,
orate.
Sande Antoni,
ora.
Sande Benedide,
ora.
Sande Bernarde,
ora.
Sande Dominice,
ora.
Sande FranciTce,
ora.
Sande Domiti,
ora.
Omnes fandi Sacerdotes & Levitas,
orate.
Omnes fandi Monachi Eremitas,
orate.
Sanda Mana Magdalena,
ora.
Sanda Anna,