fiche pays Kazakhstan - Ile de france international
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FICHE PAYS Source : «GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre » Kazakhstan Données générales Superficie : 2 724 900 km2 : 5 fois la France Capitale : Astana Monnaie : Tengue (KZT) Langues : Kazakh et Russe Population : 16,6 millions (au 01/01/2011) Source : «GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre Démographie : Répartition selon l’origine ethnique : 63,1% de Kazakhs, 23,7% de Russes, 2,9% d’Ouzbeks, 2,1% d’Ukrainiens, 1,4% d’Ouïghours, 1,3% de Tatars et 1,1% d’Allemands. Densité : 5,9 habitants/km² Croissance démographique annuelle : 0,39 % (2009) Taux de fécondité(2009) : 2,6 enfants/femme Espérance de vie(2009) : 68,6 ans (63,6 ans pour les hommes et 73,5 ans pour les femmes) Taux d’alphabétisation : 99,5 % Religion (déclarée au recensement 2009) : islam sunnite (de rite hanafite) (70,2 %), orthodoxie (26%), minorité catholique, minorité protestante Part des moins de 15 ans : 1,8 % Indice de développement humain: 68ème sur 185 (classement ONU 2011) Pourcentage de la population en deçà du seuil de pauvreté (2011) : 5 % Population active (2011) : 8,9 millions Infrastructures Aéroportuaire: Le Kazakhstan dispose de 20 aéroports dont 15 sont de stature internationale et 5 sont régionaux. Le trafic aérien est établi avec plus de 20 pays étrangers comprenant 40 itinéraires au total. Il est planifié d’ouvrir encore 15 routes aériennes d’ici 2015. 53 compagnies aériennes exercent leur activité sur le territoire du Kazakhstan dont 2 sont les compagnies aériennes kazazkhstanaises– Air Astana et SCAT. Le registre d’Etat des avions compte 655 unités. Ferroviaire : En 2011, 277,1 M de tonnes de marchandises (+4,3 % en glissement annuel) et 19,9 M de passagers ont été transportés par voie ferroviaire (+4,2 % en glissement annuel). La position géographique du Kazakhstan, bien qu’assez enclavée, reste cependant centrale ce qui mène au développement des infrastructures de transport pour diversifier les voies d’exportation. -1- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS Le transport urbain et ferroviaire constitue une des priorités du gouvernement kazakhstanais qui permettrait à ce secteur de contribuer à hauteur de 9,7% du PIB en 2015. 1400 kms de lignes de chemin de fer devraient être construites, permettant ainsi de doubler la capacité du réseau ferroviaire. Le plan stratégique de développement prévoit l’électrification de 1700 kms de lignes de chemin de fer. Le Programme gouvernemental de développement de l’infrastructure de transport pour 2010- 2014 prévoit la réalisation de 63 projets dont le coût provisoire est estimé à 19 Mds USD. Routes : Le réseau du Kazakhstan comprend 96 000 kms de routes dont 85,9 sont asphaltées, parmi lesquelles 23 500 sont de niveau national et 70 000 sont de niveau régional. La longueur des 6 corridors de transit principaux est de 8 290 kms. En 2011 le Kazakhstan a démarré le plus grand projet du secteur- la construction du corridor routier international « Nouvelle route de la soie », d’une longueur de 8 445 km, qui reliera l’Europe de l’Ouest à la Chine de l’Ouest et concernera 3 pays : Russie (2 233 kms), Kazakhstan (2 787 kms), Chine (3 425 kms). De 2010 à 2014, le Kazakhstan planifie de reconstruire et de rénover 21 000 kms d’ autoroutes y compris 11 000 kms de réseau national et 10 000 de réseau régional. Données politiques Type de régime Présidentiel ; parlement bicaméral (Sénat et Majilis). Ayant accédé à l’indépendance en 1991, le Kazakhstan a pris son essor économique au milieu des années 1990. Il affiche comme objectif de rejoindre à l’horizon 2030 le club des 50 pays les plus concurrentiels. Dans cette perspective, le Président Nazarbaev, qui a mis en place un système présidentiel fort, mène une politique de modernisation économique et d’ouverture internationale. Divisions administratives : 14 régions administratives (en kazakh oblys, en russe oblast) et 3 villes à statut spécial (l’ancienne capitale Almaty, la capitale actuelle, Astana, ainsi que le site spatial de Baïkonour). Institutions Pouvoir exécutif Elu au suffrage universel le 1er décembre 1991 avec 98% des voix, Noursoultan Nazarbaev (dernier secrétaire général du Parti communiste local) a été réélu en janvier 1999 avec 79% des suffrages lors d’élections présidentielles anticipées. En décembre 2005, N. Nazarbaev a été réélu une troisième fois avec 91% des voix. En 2007, une réforme constitutionnelle a réduit le mandat présidentiel à 5 ans et autorise N. Nazarbaev, en sa qualité de « premier président du Kazakhstan », à se représenter sans limitation de mandat. En juin 2010, le parlement a adopté une loi lui attribuant le statut de « Leader de la Nation » qui lui offre, ainsi qu’à ses proches, une immunité à vie et un droit de regard sur certaines des décisions politiques que prendront ses successeurs. Des initiatives populaires et parlementaires ont été lancées en décembre 2010, proposant au Président Nazarbaev de prolonger son mandat par référendum jusqu’en 2020. Le Président Nazarbaev a suivi l’avis négatif émis par le Conseil constitutionnel, qu’il avait saisi. Il a convoqué une élection présidentielle anticipée qui s’est tenue le 3 avril 2011 et a été réélu avec 95,55% des voix. L’opposition avait appelé au boycott du scrutin. Pouvoir législatif et partis politiques Le Parlement kazakhstanais est bicaméral avec d’une part, une chambre basse (le Majilis) composée de 107 députés dont 98 sont élus au suffrage universel à la proportionnelle, et d’autre part, une chambre haute (le Sénat), composée de 47 sénateurs dont 15 sont nommés par le Président de la République. L’Assemblée des peuples, institution consultative créée en 1995 pour représenter la diversité ethnique du Kazakhstan, nomme 9 députés et 32 sénateurs. Les amendements constitutionnels de 2007 ont renforcé les pouvoirs du Parlement (approbation du Premier ministre, de la Commission électorale) et autorisé le cumul des fonctions de chef de l’Etat et de chef de parti politique. La présence, de 2007 à 2012, d’un seul parti au Parlement a toutefois limité ce rééquilibrage des pouvoirs. -2- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS Les dernières et prochaines élections Les élections législatives du 18 août 2007 avaient en effet vu la victoire avec 88,4 % des voix, du parti présidentiel « Nour Otan » (patrie radieuse), seul parti à atteindre le seuil nécessaire de 7%. Dans la perspective de la présidence de l’OSCE qu’il a exercée en 2010, le Kazakhstan s’était engagé lors de la conférence ministérielle de Madrid en 2007 à adopter une série de réformes. Début 2009, il a rempli partiellement ses engagements en adoptant une nouvelle loi sur les partis politiques ainsi qu’un mécanisme garantissant la présence d’au moins deux partis au Parlement. Parmi les dix partis politiques enregistrés, on compte notamment le parti présidentiel « Nour Otan ». Des élections législatives anticipées ont eu lieu le 15 janvier 2012. Le parti présidentiel « Nour Otan » a largement remporté le scrutin avec 80,99% des suffrages, suivi du parti « Ak Jol » avec 7,47% des suffrages, puis du KNPK (Parti Communiste Populaire du Kazakhstan) avec 7,19% des voix. Ces deux partis sont tous deux liés au pouvoir. Les quatre autres partis en lice, dont l’OSDP, seul vrai parti d’opposition ayant été autorisé à se présenter, ont obtenu moins de 7% des suffrages et n’auront pas de sièges. Prochaines échéances électorales : élection présidentielle prévue au printemps 2016 Les principaux dirigeants : Président de la République : Noursoultan NAZARBAEV Premier ministre : Serik AKHMETOV (depuis septembre 2012) Après 5 ans et demi au poste de Premier ministre, Karim Massimov, prend la tête de l’administration présidentielle. Il remplace à ce poste Aslan Mussin, qui est nommé à la Cour des comptes. Le Président Nazarbayev a chargé Karim Massimov de mettre l’accent sur les régions et de resserrer le contrôle sur les agences gouvernementales. Ministre des Affaires étrangères : Erlan IDRISSOV, ancien Ambassadeur aux Etats-Unis et au Brésil, originaire de la région de Karaganda. (Depuis septembre 2012). Vice-Premier ministre Krymbek KUSHERBAYEV : en charge des politiques régionales, de l’agriculture, et de l’environnement (les questions relatives à la gestion de l’eau), de l’utilisation des ressources naturelles, de la modernisation des infrastructures communales, des transports et logistique. Vice-Premier ministre et Ministre de l’industrie et des nouvelles technologies : Asset Issekeshev ISSEKESHEV Ministre du développement économique et du commerce : Erbolat DOSSAYEV Données économiques en 2011 Principaux indicateurs économiques au Kazakhstan Indicateurs PIB Déficit public en % du PIB Dette publique en % du PIB PIB par habitant ppa (USD) Taux de croissance Taux d’inflation Taux de chômage Kazakhstan Russie Ukraine France 180 Mds USD 1885 Mds USD 162Mds USD 1804,5 Mds EUR +2,9% +0,8% -2,7% 5,5% 12,9% 9,0% 36,0% 85,8% 10693 19240 6721 - 7,5% 7,4% 5,4% 4,5% 6,1% 6,0% 5,2% 5,0% 7,8% 1,7% 2,3% 9,8% Sources : Commission Européenne, INSEE. -3- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS Situation économique Disposant d’un territoire cinq fois plus grand que celui de la France, avec une population de 16 millions d’habitants, le Kazakhstan est économiquement le pays le plus important d’Asie centrale et représente les 2/3 du PIB de la région (avec un PIB de 180 Mds USD en 2011). Première économie d’Asie centrale, le Kazakhstan entend mettre à profit sa situation centrale entre l’Europe, la Russie et la Chine pour développer son commerce extérieur et devenir un hub de transit régional. Son économie renoue avec un taux de croissance soutenu (7,5% sur la période 2010-2011), qui devrait se maintenir à ce niveau jusqu’en 2015. Les ménages bénéficient d’une hausse de revenus et l’émergence d’une classe moyenne se confirme. Le PIB par habitant est passé de 8000 USD en 2009 à 11000 USD en 2011, un des plus élevés de la zone CEI. Dès son indépendance, le Kazakhstan a adopté la voie des réformes afin de favoriser la libéralisation du pays et le rendre accessible aux investisseurs étrangers. De 1997 à 2007, le PIB a été multiplié par 3,5. La croissance de l’économie du Kazakhstan, qui repose sur la rente pétro-gazière (35 % du PIB, 60% des exportations, 40% des revenus budgétaires), a bénéficié de la hausse du cours des hydrocarbures. Aujourd’hui, le Kazakhstan cherche à diversifier son tissu industriel et technologique, notamment à travers des partenariats avec des entreprises étrangères. Une économie centrée sur le secteur pétrolier Le Kazakhstan détient 75% des réserves d’hydrocarbures de la mer Caspienne (3% des réserves mondiales de pétrole, 1,7% de gaz) et pourrait devenir d’ici à 2020 le 7ème producteur mondial de pétrole, une fois le gisement géant de Kashagan (40% des réserves prouvées du pays) entré en activité. Le Kazakhstan possède en outre les 2èmes réserves mondiales d’uranium (1er producteur). La compagnie KazMunaïGaz (KMG), créée en 2002, dont les actifs sont détenus par la holding d’Etat Samruk-Kazyna, assure 80% du transport du pétrole et du gaz dans le pays et dispose d’une filiale en charge de l’exploration-production. La mise en exploitation du champ pétrolier géant de Kashagan, réalisée par le consortium North Caspian Operating Company, réunissant KMG, Eni, Total, Exxon Mobil, Shell (16,81% chacun), Inpex (7,56%) et ConocoPhillips (8,40%) a été reportée du fait de contraintes techniques. Les estimations officielles évaluent à 160 milliard USD les investissements à réaliser dans les dix prochaines années sur ce gisement. Volonté de diversifier l’économie Sous l’impulsion d’un Etat dirigiste et omniprésent dans les questions économiques, un programme de diversification de l’économie kazakhstanaise a été mis en place, orienté sur l’industrialisation, l’innovation et les technologies nouvelles. A ce stade, 234 projets industriels d’un montant total de 6 Mds USD ont été lancés, dont 82 en 2011, financés par le budget de l’Etat et des bailleurs de fonds multilatéraux. Le développement accéléré de l’économie kazakhstanaise risque toutefois d’être confronté à ses propres limites et contradictions. L’intégration régionale risque d’accentuer sa dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs, tandis qu’elle pourrait ralentir le développement d’une industrie domestique. Le manque de cohérence des stratégies de diversification, malgré la volonté affichée du gouvernement, peut compromettre leur réalisation. Enfin, le regain de nationalisme économique est perceptible notamment dans la gestion des ressources humaines (réduction à 10 % du quota de personnels expatriés à partir de janvier 2012) avec un fort accent sur le contenu local et le transfert de technologies. Situation financière Une reprise en 2010 après des mesures de stabilisation pour répondre à la crise financière Après plus de huit années de croissance continue à un rythme moyen de 10 %, le Kazakhstan a ressenti dès l’été 2007 les effets de la crise hypothécaire américaine et a connu un fort ralentissement de sa croissance en 2009 (1,2%) tout en évitant la récession. Le secteur bancaire a été fragilisé par la part importante des gages sur le secteur immobilier (36% en 2008) et son exposition aux financements extérieurs. -4- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS Face à la crise financière, le gouvernement a adopté un ensemble de mesures. Les autorités kazakhstanaises ont mené à bien la restructuration de deux des principales banques du pays, BTA et Alliance, nationalisées début 2009, et engagé un plan anticrise en mobilisant les ressources du fonds pétrolier doté de 25 milliards de dollars avant la crise (mi-2008). Les autorités ont soutenu l’activité par un allègement de la fiscalité et un soutien direct aux secteurs financier, immobilier, des PME, de l’agriculture et de l’industrie. La mise en place de ce plan s’est accompagnée d’une restructuration de l’action de l’Etat par la fusion de Samruk, holding des actifs publics, et de Kazyna, fonds d’investissement. Néanmoins, si la crise financière a durement mis à l’épreuve l’économie du pays, le Kazakhstan s’en est assez bien sorti, en comparaison avec la Russie, bien que la corrélation entre les cycles économiques des deux pays soit forte. En effet, l’économie kazakhstanaise a affiché de bons résultats en 2010 avec une croissance du PIB à 7 % en glissement annuel. De plus, la production industrielle a connu une progression de 10%, l’agriculture de 11,7%. Politiques fiscale et économique Le principe de créer une Union douanière entre plusieurs pays de la CEI a été adopté en aout 2006 par le Kazakhstan, la Russie et la Biélorusse. Le 27 novembre 2009, les Présidents de ces trois pays ont annoncé le lancement dès le 1er janvier er 2010 d’un tarif douanier unifié. L’Union douanière est entrée en vigueur le 1 janvier 2012 ouvrant un espace économique unique caractérisé par une coordination des politiques économiques, la libre circulation des services, du travail et du capital sur le modèle européen. Pour le Kazakhstan, cette union douanière doit favoriser sa croissance économique à l’horizon 2015. Les difficultés administratives et techniques demeurent nombreuses et son impact réel encore incertain en raison de la hausse des droits de douanes (extension du régime douanier russe, moins libéral que celui du Kazakhstan). Accords politiques, juridiques et multilatéraux Aujourd’hui, le Kazakhstan a établi des relations diplomatiques avec 140 pays et est devenu membre de 64 organisations internationales économiques et politiques. Le Kazakhstan est devenu membre des Nations Unies le 2 mars 1992 et, depuis, a trouvé sa place au sein de la communauté internationale. De plus, depuis son indépendance, le Kazakhstan a mis en place une structure légale pour ses relations avec les autres pays : plus de 1300 contrats et accords intergouvernementaux ont été signés par le Kazakhstan, qui a établi une coopération active avec la grande majorité des pays d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie, mais aussi avec les principales organisations régionales. Le Kazakhstan ambitionne de devenir une tête de pont entre l’Asie et l’Europe et se positionne comme l’Etat eurasien par excellence. En quête de reconnaissance sur la scène mondiale, il participe activement aux réunions des organisations internationales et entend mener une politique étrangère multivectorielle qui ne peut toutefois ignorer sa situation géopolitique. Sur la scène internationale, Astana se pose en promoteur du désarmement et de la non-prolifération (le Kazakhstan a renoncé à l’arsenal nucléaire hérité de l’URSS) et en facilitateur du dialogue entre les civilisations et les religions (Congrès sur les religions mondiales et traditionnelles d’Astana en 2003 et 2007, Conférence d’Astana du 17 octobre 2008). Le Kazakhstan exerce en 2011 la présidence de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Russie : la Russie reste pour le Kazakhstan un partenaire incontournable (frontière commune de 7 500 km, minorité russe représentant près de 30 % de la population, dépendance pour l’évacuation des hydrocarbures et pour les questions de sécurité, premier partenaire économique). Ces dernières années, le Kazakhstan a secondé les initiatives russes en matière de sécurité (Organisation du Traité de Sécurité Collective) et de coopération économique régionale (EURASEC) mais a su conserver des positions indépendantes notamment dans la crise russo-géorgienne (refus de la reconnaissance des indépendances ossète et abkhaze). -5- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS Chine : ses dernières années sont caractérisées par un essor spectaculaire des relations bilatérales, faisant de la Chine le deuxième partenaire du Kazakhstan après la Russie. Les échanges économiques ont été multipliés par 17 entre 2000 et 2008. Les deux tiers des échanges commerciaux ont lieu avec le Xinjiang où vivent 1,5 million de Kazakhs. Cette dynamique a d’abord été portée par un rapprochement politique, sur les questions de sécurité en particulier au sein de l’Organisation de Coopération de Shanghai dont le Kazakhstan assurera la Présidence en 2010-2011. Aujourd’hui, ce sont principalement les enjeux économiques et énergétiques qui structurent une relation dense entre Pékin et Astana, malgré l’asymétrie des deux partenaires et les craintes que le Kazakhstan peut éprouver à l’égard de ce déséquilibre. Union européenne: l’accord de partenariat et de coopération (APC) constitue le cadre juridique des relations entre l’UE et le Kazakhstan depuis 1999, pour dix ans et renouvelable tacitement. En novembre2006, l’UE et le Kazakhstan ont signé un protocole d’accord relatif à la coopération dans le domaine de l’énergie. En plus de l’aide dont il bénéficie au titre de l’instrument de financement de la coopération au développement (44 millions d’euros pour 2007-2010), le Kazakhstan participe à plusieurs programmes régionaux. La relation entre l’UE et le Kazakhstan se développe dans le cadre de la Stratégie de l’UE pour l’Asie centrale, adoptée en 2007 et qui est entrée dans sa phase de mise en œuvre sous Présidence Française de l’Union européenne en 2008 (Forum UE-Asie centrale sur les enjeux de sécurité, lancement de l’initiative Etat de Droit). Le Kazakhstan a lancé en 2008 un programme « La voie vers l’Europe » qui doit se traduire par un rapprochement des normes et standards européens et permettre, dans une logique bilatérale, de renforcer les relations avec les principaux pays membres. Dans cette perspective, le Kazakhstan a obtenu la négociation d’un nouvel accord avec l’UE ; il s’agira d’un APC renforcé, et non d’un accord d’association comme le souhaitait le Kazakhstan, dont les négociations ont débuté le 12 octobre 2011. Coopération régionale : en dépit des différentes enceintes de coopération régionale (Organisation de Coopération de Shanghai, Organisation du traité de sécurité collective, Eurasec), les relations entre les cinq Etats centrasiatiques demeurent tendues du fait de la concurrence pour le leadership régional, de l’existence de contentieux (minorités, tracé des frontières, gestion des ressources en eau) et de l’absence de réelle complémentarité entre les économies des pays de la région. Le Président Nazarbaev, qui souhaite faire de son pays le leader régional, a été à l’origine de la Conférence pour l’interaction et les mesures de Confiance en Asie (CIMCA) dont un premier sommet de Chefs d’Etat s’est tenu les 3 et 4 juin 2002 à Almaty. Commerce extérieur Importations en année : 2011: 15,4 Mds EUR 2010 : 18,22 Mds EUR 2009: 20,3 Mds EUR 2008 : 25,8 Mds EUR Exportations en année : 2011 : 57,5 Mds EUR 2010 : 43,3 Mds EUR 2009 : 30,7Mds EUR 2008 : 48,3 Mds EUR Echanges bilatéraux entre la France et le Kazakhstan Le commerce extérieur du Kazkahstan est très dynamique, tiré par la forte croissance des échanges avec la Chine, premier partenaire commercial du pays. Le volume des échanges bilatéraux avec la France a également connu une très forte hausse en 2011 et s’élève à 5,4 Mds EUR, soit une progression de 56% en un an. En 2010, le volume des échanges bilatéraux s’était élevé à 3,5 Mds EUR, en hausse de 19,2% par rapport à 2009. -6- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS La facture énergétique alourdit de manière considérable le déficit de la balance commerciale qui s’est ainsi fortement creusé en 2011 pour s’établir à -4,9 Mds EUR en 2011. Exportations : les exportations en 2011 ont diminué de 2,1% par rapport à l’année passée pour s’élever à 262 M EUR. La France est un fournisseur secondaire du Kazakhstan, 8ème avec une part de marché de 1,6%, derrière la Russie, la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Italie. Nos importations ont bondi de 60,8% par rapport à 2010 pour atteindre 5,1 Mds EUR. Reflétant la faible diversité de l’économie kazakhstanaise, la structure des importations en provenance du Kazakhstan fait apparaître une forte prédominance des hydrocarbures : en 2011, les hydrocarbures naturels et autres produits des industries extractives représentent plus de 90% des importations en provenance du Kazakhstan et connaissent une forte hausse (+62%). La e France est le 4 client du Kazakhstan. Si les chiffres du commerce entre la France et le Kazakhstan ne reflètent pas encore le dynamisme de la relation bilatérale, la réalisation des grands contrats signés à cette occasion permet d’attendre des retombées en matière commerciale au cours des prochaines années. Les secteurs porteurs et la présence française Les exportations françaises portent principalement sur les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (38,8% des exportations françaises en 2010), les produits chimiques, parfums et cosmétiques (14%), les produits pharmaceutiques (13%) et le matériel de transport (9,1%). Les secteurs porteurs sont : Agriculture, Mine, Pétrole, Infrastructures de transport, Luxe, cosmétique, biens de consommation, vins et spiritueux. Les investissements Les importants flux d’IDE entrants enregistrés récemment concernent majoritairement le secteur des hydrocarbures, en particulier dans le cadre du développement du champ pétrolier géant de Kashagan, qui représente 40% des réserves prouvées du pays et constitue le plus grand champ pétrolier découvert dans le monde depuis 1980. Le Kazakhstan détient en effet 75% des réserves d’hydrocarbures de la mer Caspienne (2,9% des réserves mondiales de pétrole, 1% de celles de gaz) et pourrait devenir d’ici 2020 le 7ème producteur mondial de pétrole après la mise en exploitation du champ pétrolier géant offshore de Kashagan. Au 31 décembre 2010 : 80 milliards USD Au 31 décembre 2009 : 63,63 milliards USD Au 31 décembre 2008 : 55,63 milliards USD Le Kazakhstan a attiré 118 Mds USD d’investissements depuis 1993. Selon Doing Business 2011, il se place au 47e rang des pays pour la facilité à y faire des affaires quand La Russie et l’Ukraine se placent respectivement aux 123e et 145e rangs. Comparé à d’autres pays de la région, le climat est propice à l’attraction d’investissements étrangers massifs (création de zones économiques franches, facilitation des procédures administratives, stabilité politique, lutte contre la corruption), contribuant aux réformes structurelles et à la valorisation d’importantes ressources naturelles (9ème réserve mondiale de pétrole et 2ème d’uranium). Investissements français au Kazakhstan La France est le 4ème pays investisseur au Kazakhstan avec 7,4 Mds USD d’actifs, derrière les Pays-Bas, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Principaux investisseurs : Total, Areva, Alstom, EADS, Thalès, Lactalis, Soufflet. -7- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS Environnement des affaires et conseils pratiques Les grands groupes sont peu accessibles. Se faire accompagner pour être sûr d’avoir les bons rendez-vous.( Un RDV peut se prendre sans garantie). Il faut être persévérant et attentif au suivi. Le premier abord intéressé et sympathique des Kazakhstanais (russes, kazakh) ne signifie pas accord sur une affaire. Les négociations prennent plus de temps qu’en Europe. Les autorités locales ou les partenaires industriels demanderont très souvent – en raison des contraintes du « contenu local», que la société s’implante, produise sur place. Mutualiser vos forces entre sociétés françaises est un atout : si vos sociétés viennent à plusieurs proposer des solutions complémentaires, les offres peuvent retenir l’attention des groupes locaux. Rentabiliser le déplacement en groupant les missions vers la Russie, l’Ukraine ou la Turquie. Le coût d’approche est élevé. Les produits ou équipements exportés vers le Kazakhstan doivent être certifiés aux normes locales. Depuis l’entrée en vigueur de l’Union douanière, le certificat d’un pays membre est valable sur toute la zone : une économie de temps et d’argent pour nos exportateurs -8- © 2012 – UBIFRANCE FICHE PAYS UBIFRANCE vous propose quatre gammes complètes de produits et services d’accompagnement pour vous aider à identifier les opportunités des marchés et à concrétiser vos projets de développement international. • Gamme Conseil : pour obtenir la bonne information sur les marchés étrangers et bénéficier de l’expertise des spécialistes d’UBIFRANCE. • Gamme Contact : pour identifier vos contacts d’affaires et vous faire bénéficier de centaines d’actions de promotion à travers le monde. • Gamme Communication : pour communiquer à l’étranger sur votre entreprise, vos produits et votre actualité. • Volontariat International en Entreprise (VIE) : pour optimiser votre budget ressources humaines à l’international Retrouver le détail de nos produits sur : www.ubifrance.fr © 2012 – Ubifrance Toute reproduction, représentation ou diffusion, intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, sur quelque support que ce soit, papier ou électronique, effectuée sans l’autorisation écrite expresse d’Ubifrance, est interdite et constitue un délit de contrefaçon sanctionné par les articles L.335-2 et L.335-3 du code de la propriété intellectuelle. 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