e_Achats_Infos_n°38_Fevrier_2010

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e_Achats_Infos_n°38_Fevrier_2010
e-ACHATS INFOS n°38 – FEVRIER 2010 - nouvelle série, 8ème année
AU SOMMAIRE ET EN BREF :
* ACTUALITE, NOMINATIONS, PARTENARIATS
* NOUVEAUX PRODUITS & SERVICES MARQUANTS
* ACHATS RESPONSABLES ET DEVELOPPEMENT DURABLE
* DOSSIER : ENCHERES EN LIGNE : LES LECONS DE 10 ANS DE PRATIQUE
* 3 QUESTIONS A… HUGUES TRANCHANT (DGAC)
* CHIFFRES : 87,88 MILLIONS D’ACHETEURS EN LIGNE… EN CHINE !
* ZOOM SUR… CORPORATE LINX
* PROJETS D’ENTREPRISE : BOSS, CAMPENON BERNARD MANAGEMENT,
CASINO, DIRECTION DE L’INFORMATION LEGALE ET ADMINISTRATIVE, GFE,
MEDIA SATURN, RATP, ST GOBAIN VITRAGE …
* E-TRAVEL MANAGEMENT
* EN EXERGUE : VOTRE INVITATION GRATUITE A DEBATTRE LE 16 FEVRIER
PROCHAIN A L’IMA
* AGENDA, FORMATION, PUBLICATIONS, SITE
* PROCHAIN DOSSIER A PARAITRE : RELOCALISATION DES ACHATS : MYTHE OU
REALITE ?
ACTUALITE
Le 1er janvier 2010 marque une nouvelle étape dans la dématérialisation des marchés
publics. A compter de cette date, le Code des marchés publics impose l’usage d’un profil
d’acheteur pour tous les achats de plus de 90 000 € HT. Ce « profil » est le site internet
que le pouvoir adjudicateur ou l’entité adjudicatrice dédie à ses achats publics. Le dépôt
des candidatures et des offres donnera lieu à la remise d’un accusé de réception
horodaté (arrêté du 14 décembre 2009).
www.legifrance.gouv.fr
Organiser l’interopérabilité de la facture dématérialisée est l’une des missions de GS1.
Aussi, au cours des mois d’octobre et novembre 2009, huit prestataires de services
(@GP, Agena 3000, Cegedim, Deskom, Edicot, Generix Group, Prologue et TX2 Concept)
ont pris part aux tests concernant la création de factures au format 289-V,
conformément au guide des recommandations, publié en juillet par GS1 France. Le
standard a ainsi pu être ajusté et finalisé. Ces tests formeront également la base de la
qualification que GS1 France mettra en place début 2010 pour valider les solutions des
prestataires de services. Ce standard permettra ainsi aux petites entreprises d’accéder
simplement au processus de dématérialisation de leurs factures au cours de l’année 2010
en toute interopérabilité et en toute transparence.
www.gs1.fr
Gérard Huot, Président de la Chambre de Commerce de l’Essonne (91) a remis à David
Khuat-Duy, Président d’Ivalua, le prix de l’innovation internationale 2009 lors de la
cérémonie de remise des Trophées de l’International en Essonne, le 10 décembre
dernier. Les critères de sélection du lauréat étaient les suivants : originalité de l’action de
l’entreprise, stratégie export et résultats obtenus. Le jury, composé de spécialistes de
l’export et des Etats-Unis, a récompensé la dynamique de développement à
l’international d’Ivalua, et en particulier l’ambition et la stratégie mise en oeuvre dans
son implantation aux Etats-Unis.
www.ivalua.com
Organisés chaque année par l’Arseg (association des directeurs et responsables des
services généraux), les Trophées récompensent les initiatives des professionnels les plus
innovants classés en 7 catégories. Parmi celles-ci, la catégorie « Services généraux et
optimisation des coûts » récompense les DRSG qui ont su trouver des solutions pour
maîtriser les dépenses et éliminer le gaspillage (e-procurement, e-sourcing, lean…). Pour
les Trophées 2009, remis en décembre, le lauréat est ADIE en collaboration avec Cristal
Décision, cabinet de conseil en achats de frais de fonctionnement. Cette collaboration a
permis de développer des partenariats avec des fournisseurs et d’obtenir des conditions
avantageuses, entraînant une réduction des coûts de 120 000 €, somme réallouée au
financement et à l’accompagnement de 67 chômeurs créateurs d’entreprise.
www.arseg.asso.fr
L’Observatoire des Achats vient de publier sa 5e édition, sous-titrée « Les Achats, la fin
d’un cycle ? ». Selon cette étude menée par BearingPoint, l’Essec, Microsoft France et
Novamétrie, l’effet « crise » est nettement visible dans la baisse des budgets de
fonctionnement. Alors que 54% du panel déclaraient en 2008 une baisse ou une
stagnation du budget de fonctionnement, 75 % des entreprises consultées déclarent être
dans cette situation en 2009. Pourtant, la couverture des dépenses supportées par les
Achats fait un bon quantitatif : 78 % des Directions Achats couvrent plus de 60% des
dépenses, contre 64% en 2008. Manifestement, le degré d’urgence dans la recherche
d’économies a fait « sauter des verrous » donnant l’opportunité à la fonction Achats
d’étendre son périmètre d’actions.
www.bearingpoint.fr ; www.essec.fr ; www.microsoft.com/france ; www.novametrie.com
NOMINATIONS
Ineum Consulting, société de conseil en stratégie, organisation, et management de
systèmes d’information, annonce la nomination de Bernard Desprez au poste de
Directeur Général d’Ineum Consulting France. Depuis 2008, il occupait le poste de
Directeur des Opérations France. Avant d’intégrer Ineum Consulting en 2003, dont il est
l’un des associés fondateurs, Bernard Desprez a passé 13 ans chez Deloitte et Touche
Conseil, où il a développé les offres à destination du secteur public pendant 9 ans, puis,
en tant qu’associé depuis 1999, géré les activités de conseil à destination des
professionnels de l’immobilier et de la protection sociale ainsi que le bureau de Lyon
durant 4 ans.
Par ailleurs Chiheb Mahjoub, diplômé de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées et de
l’Ensimag, également ancien de Deloitte Consulting et co-fondateur d’Ineum Consulting,
est nommé Président-Directeur Général.
www.ineumconsulting.fr
PARTENARIATS
Achats et Performances, plate-forme en ligne de mise en relation financière et
commerciale directe entre client et fournisseur, et l’Echangeur PME, un service aux
entreprises de la CCIP, signent un accord de partenariat. Celui-ci a pour but de
référencer et présenter le-service-achat.fr au sein de l’Echangeur PME. Ce dernier a la
vocation d’accompagner les PME/PMI dans l’utilisation des nouvelles technologies afin
d’augmenter leur productivité.
www.le-service-achat.fr ; www.echangeur-pme.ccip.fr
b-process, opérateur européen de la facturation électronique, et Viseo, gold partenaire
SAP et Microsoft et distributeur/intégrateur de solutions d’automatisation du document
entrant ReadSoft, ont signé un partenariat pour renforcer leur offre d’intégration des
factures entrantes et sortantes.
www.b-process.com ; www.viseo.net
Amadeus et Concur annoncent avoir conclu un partenariat à long terme. Avec
l’ambition d’enrichir leurs offres respectives, les deux partenaires vont regrouper leurs
technologies-clés dans une solution unifiée de gestion des déplacements et des frais
professionnels.
Cette démarche stratégique passe par l'intégration de la solution de réservation Amadeus
eTravel Management (AeTM) à Concur Expense. Réciproquement, la technologie de
distribution d’Amadeus sera intégrée à Concur Cliqbook Travel. Cette nouvelle offre sera
disponible courant 2010.
Les clients des deux partenaires auront ainsi les moyens de gérer les dépenses de leurs
collaborateurs en sélectionnant la solution intégrée de gestion des voyages et des notes
de frais la plus adaptée à leurs besoins. « En France, les équipes Concur et Amadeus
pourront bénéficier de l’excellente collaboration et de l’historique des relations entre
Etape-On-line et Amadeus. L’intégration de nos solutions respectives sur des projets
majeurs et innovants a démontré les bénéfices significatifs pour les clients » ajoute
Pierre-Emmanuel Tetaz, Directeur Régional, Concur France.
www.concur.fr ; www.amadeus.com/corporations
DDS Freight, le progiciel de transit international de DDS Logistics, est interfacé à la
plate-forme d’e-commerce Inttra de TMT, dédiée au transport maritime. Cette interface
permet au commissionnaire de transport TMT de réaliser des économies sur les éditions
de B/L (bill of lading – bon de chargement) et d’importants gains de productivité.
www.ddslogistics.com ; www.tmt.fr
ReadSoft renforce sa coopération avec SAP au travers d’un nouvel accord support. Ce
nouveau service permet aux clients des solutions ReadSoft de poser des questions et
obtenir de l’assistance via le portail support SAP, la plate-forme de support en ligne de
SAP.
ReadSoft participe également à l’EcoHub SAP, une place de marché en ligne qui permet
de découvrir, de tester et d’acheter des solutions de l’écosystème SAP. ReadSoft y est
référencé à cette adresse :
http://ecohub.sdn.sap.com/irj/ecohub/solutions/invoicecockpitsuite
www.readsoft.fr ; www.sap.com
PRODUITS ET SERVICES MARQUANTS
Agysoft, spécialiste des solutions informatisées de gestion de l’achat public depuis 1989,
édite la gamme de progiciels Marco (Dacs, Dev, Redac, Proc, Demat, Stf, Operations). La
solution Marco-Demat s'adresse aux services marchés des établissements publics qui
ont en charge le suivi des marchés. Elle répond aux objectifs de dématérialisation des
procédures de passation des marchés publics prévus au 1er janvier 2005. Agysoft propose
en outre un accompagnement personnalisé à la mise en œuvre du profil d’acheteur
public.
www.agysoft.fr
Le groupe Faceo, spécialiste du Facility Management, crée BuyPro, une filiale spécialisée
dans les services support aux achats non stratégiques. Cette offre va de la simple
prestation d’approvisionnement à la gestion du portefeuille achats non stratégiques.
www.faceo.com
HotGrinds, entreprise américaine créée par le Français Claude Vogel, expert de la
catégorisation sémantique, arrive en France. La société propose, avec le soutien de LNA
(distributeur de solutions informatiques), son service en ligne d’analyse automatique
d’image, proposé en mode SaaS. www.hotgrinds.com
L’UGAP, la centrale d’achat public, lance une offre de Fleet Management avec ALD
Automotive. Cette solution est destinée aux flottes de véhicules légers de l’Etat et des
collectivités locales pour un volume estimé à 60 000 véhicules. Prenant en charge
l'ensemble des relations avec les fournisseurs et utilisateurs du parc automobile, elle
comprend la gestion administrative et la maintenance du parc de véhicules, et
l’optimisation des dépenses de maintenance, avec un contrôle systématique des devis et
factures des garages, des outils de reporting et de pilotage pour une gestion optimisée
du parc, le tout en deux factures mensuelles (honoraires de gestion et refacturation des
prestations de l’acte).
www.ugap.fr ; www.aldautomotive.fr
ACHATS RESPONSABLES & DEVELOPPEMENT DURABLE
Le Baromètre 2009 des achats de conseil en management (Syntec Conseil en
Management) ne fait pas apparaître clairement le développement durable parmi les
préoccupations principales des acheteurs, ni des consultants. « Le poids du DD dans un
référencement est de l’ordre de 5% », selon un acheteur. Pourtant les deux parties
s’accordent sur le fait que des discussions seront nécessaires pour anticiper et gérer
efficacement les règlementations à venir. « Nous avons un devoir de veille sur ce thème,
pour éviter les exclusions des plus petits cabinets », indique un autre acheteur.
www.syntec-management.com
EcoVadis, spécialiste de la gestion développement durable des fournisseurs, s'est vu
remettre en décembre 2009, par l'IE-Club et ses partenaires Ubifrance et l’Afic, le
trophée « Leader de la ITech-Economie : Réussir à l'International ». Ce prix lui a été
remis pour la qualité de son développement à l'international, le choix de sa stratégie
internationale et l'innovation que ses technologies et services apportent au marché
mondial. (L'IE-Club est un groupement associatif créé en 2000 qui réunit autour des PME
Innovantes de la « ITech-Economie » ; Le réseau UBIFRANCE et des Missions
Économiques forment le dispositif public de soutien des entreprises françaises dans leurs
démarches à l’export).
www.ecovadis.com
Ivalua, éditeur de solutions e-achats, a été désigné comme l’un des lauréats 2009 du
Green Supply Chain Awards par le magazine Supply & Demand Chain Executive,
publication américaine de référence sur ce secteur. Cette récompense vise les entreprises
qui offrent des solutions innovantes mettant en exergue le rôle de la chaîne
d’approvisionnement en tant qu’élément-clé de la durabilité.
www.ivalua.com
DOSSIER : ENCHERES EN LIGNE,
LECONS DE 10 ANS DE (BONNES ET MOINS BONNES) PRATIQUES
Introduites dans les années 1990, les enchères en ligne semblent aujourd’hui
être stabilisées. Cette technique est globalement acceptée pour les achats,
puisqu’elle est pratiquée dans de nombreuses grandes entreprises. Toutefois,
elle ne couvre jamais la totalité des achats d’une entreprise, mais environ de 10
à 20% de ces volumes.
Le déploiement des enchères inversées en ligne s’est fait sous l’impulsion des directions
achats : afin de faciliter l’internationalisation des achats, tout en apportant un gain de
temps et en évitant les déplacements, les entreprises ont poussé à l’utilisation de ces
outils modernes. Pour utiliser ceux-ci, elles ont adopté différentes pratiques : certaines,
comme PSA, ont mis en place une cellule consacrée entièrement à l’assistance aux
enchères, au sein de la direction achat ; d’autres, à l’instar de Renault, ont délégué cette
fonction à une place de marché. A l’époque, un certain nombre de places de marché,
dont la plupart ont disparu (par exemple, Covisint pour l’automobile), proposaient un
outil d’enchères inversées.
Différents types d’enchères peuvent être pratiqués, les plus courantes étant l’enchère
inversée, l’enchère de rang (le fournisseur voit uniquement son rang par rapport à ses
concurrents) et, à un degré moindre, l’enchère hollandaise (le prix croît à partir d’un
minimum fixé par l’acheteur, et le marché est attribué au premier fournisseur qui se
manifeste). « Contrairement aux idées reçues, la plupart des produits ou services
négociables par des méthodes traditionnelles, c’est-à-dire pour lesquelles il existe un
marché concurrentiel, peuvent également l’être par l’utilisation de méthodes et outils
d’enchères », estime Bertrand Gabriel, directeur associé Acxias.
La pratique…
Partant de zéro à la fin des années 1990, la pratique des enchères en ligne a connu une
progression rapide dès les premières années. Au départ, les acheteurs avaient tendance
à les réserver pour les montants importants. Progressivement, on a assisté à une
démocratisation et une appropriation de l’outil auprès des acheteurs, qui l’ont utilisé pour
des achats moins importants en valeur, et systématisé pour certaines catégories
d’achats. En particulier les documents papier et l’imprimerie, avec mise régulière en
concurrence. « Avec l’expérience, quelques acheteurs ont compris que certaines familles
d’achat pouvaient être intégralement négociées par enchère. Cela est particulièrement
vrai pour les prototypes dont une des caractéristiques est la rapidité d’exécution du
processus achat. Pour autant, l’utilisation de l’enchère doit répondre à des règles de
gestion strictes, notamment en fixant une limite de prix en dessous duquel on ne fait pas
d’enchère », explique Gilles Chambon senior expert consultant chez Synertrade et
précédemment expert en enchères inversées chez PSA. Brice Graillot pratique les
enchères depuis une dizaine d’années à la Société Générale, où il occupe la fonction de
Sourcing methods & information systems Manager. Les enchères y ont été introduites
depuis environ 18 mois : « La pratique est devenue très régulière en 2009, pour tous
types d’achats, depuis le mobilier jusqu’aux prestations de service, en passant par
l’informatique, les travaux, l’imprimerie, la formation. »
Une dizaine d’années après le début des enchères en ligne, l’heure est venue d’évaluer
les points positifs et d’améliorer les points négatifs de ces outils. « Tout comme il y a dix
ans, le besoin de communiquer sur l’utilisation de ce nouvel outil de négociation est
toujours présent », rappelle Gilles Chambon. « A l’époque, il y avait peu de compétences
et les experts étaient rares. Aujourd’hui les compétences existent et rendent crédible la
communication vers les fournisseurs et les acheteurs. »
… et la théorie
La pratique des enchères tient de plus en plus compte des travaux académiques, qu’il
s’agisse de théorie ou de travaux empiriques réalisés à partir d’expériences réelles sur
l’efficacité des procédures d’enchères.
En effet, parallèlement à ces 10 ans de pratiques, la théorie des enchères électroniques
continue à être développée. « Elle consiste, par exemple, à comprendre à travers les
processus des enchères quel va être le comportement des différents acteurs impliqués, le
jeu entre acheteurs et opérateurs qui répondent aux enchères », détaille Karine Brisset,
Maître de conférences de sciences économiques, université de Franche-Comté, et
responsable pédagogique du Master e-achats, IAE de Besançon. « Les cours d’économie,
et notamment la théorie des jeux, servent à comprendre ce qui va se passer, et ces
études sont analysées sur des modes empiriques. »
Parmi les travaux en cours de développement, citons les enchères combinatoires,
consistant à attribuer le marché au fournisseur ayant le meilleur score sur un ensemble
de critères (par exemple le couple qualité-prix), les différents critères pouvant évoluer en
même temps. Le gagnant n’est pas le moins-disant, mais le mieux-disant. De telles
enchères reposent sur la résolution de problème d’optimisation sous contraintes. « Il y a
très peu d’enchères combinatoires en pratique, d’une part en raison de la complexité de
mise en œuvre, et d’autre part pour un problème de maturité des fournisseurs : il est
déjà difficile de leur faire répondre à des enchères simples », ajoute Karine Brisset.
Le résultat des études théoriques est déjà sensible aux Etats-Unis, et se traduit par une
amélioration en pratique de l’usage des enchères électroniques, tandis que la France
reste un peu en retrait, en raison de la réticence liée à l’image douteuse accolée à cette
procédure dans l’Hexagone.
Les enchères inversées en ligne : une image à améliorer
Les enchères en ligne ont encore une image sulfureuse, tant auprès des acheteurs
qu’auprès des fournisseurs. Elles le qu’elles doivent aux premières années de pratique :
« Les enchères étaient mal utilisées par des personnes qui n’étaient pas formées et en
attendaient un gain immédiat, lié à une négociation uniquement du prix, sans se soucier
des fournisseurs », remarque Christian Rey, formateur. Pour les acheteurs, l’enchère
évoque une négociation dégradée. « Les acheteurs peuvent avoir l’impression que l’outil
d’enchères en ligne leur retire une phase de leur travail extrêmement valorisante »,
indique Gilles Chambon. Pour les fournisseurs, il est synonyme d’étranglement par les
prix – en raison d’abus, dans la grande distribution notamment – et peut être vu par eux
comme un accélérateur de dégâts en temps de crise.
Au contraire, bien utilisées, les enchères sont un outil permettant d’apporter la
transparence dans la négociation. A condition de beaucoup communiquer tant auprès des
acheteurs que des fournisseurs, et que ces derniers soient formés et informés du
processus. « Si les paramètres sont bien fixés au départ et si les règles sont respectées
en cours de passation, l’enchère n’est pas une bête noire », insiste Karine Brisset.
Aujourd’hui, les entreprises semblent mieux connaître les écueils à éviter, notamment le
risque de dépendance d’un fournisseur au client. Il ne faut pas mettre dans la même
enchère des entreprises qui diffèrent trop par leurs pratiques ou leur culture, par
exemple des entreprises locales et des roumaines ; des entreprises européennes et des
chinoises, indiennes ou coréennes…
L’enchère est un outil qui doit être utilisé en fonction de l’opportunité ; tous les marchés
ne se prêtent pas aux enchères. S’il y a le moindre doute, il vaut mieux y renoncer.
Les bénéfices des enchères en ligne
« La valeur ajoutée des enchères en ligne est d’abord la création d’équilibre entre offre et
demande », souligne Alain Alleaume, gérant d’Altaris. Les enchères suppriment toute
technique de marchandage. C’est un moyen d’objectiver les choix. En principe tous les
fournisseurs ont les mêmes chances de remporter l’enchère. Ainsi, lorsque des petits et
des gros fournisseurs sont invités à une enchère, les petits ont autant de chances que les
gros, ce qui est rarement le cas dans une négociation traditionnelle.
Les principaux avantages mis en avant sont le gain de temps (la négociation dure
généralement moins d’une heure) et le gain sur les prix d’achat. Toutefois, les baisses de
prix couramment observées, de l’ordre de 15 à 20% ne sont généralement pas
imputables aux enchères : « C’est la préparation des dossiers et la remise en
concurrence qui permettent surtout de réaliser des gains », estime Alain Alleaume.
Autres bénéfices indirects signalés par Brice Graillot : « Une méthodologie très
rigoureuse de négociation et d’attribution, et une bonne vision du marché. »
Les fournisseurs ont appris à calculer leurs prix au plus juste. En effet, au début de la
pratique des enchères, ils donnaient parfois des prix aberrants, ce qui permettait
d’obtenir des gains de l’ordre de 30-40% à l’issue d’une enchère. Aujourd’hui, les
fournisseurs ont compris qu’il faut annoncer un prix réaliste à l’appel d’offres, et les gains
obtenus par l’enchère proprement dite ont tendance à se réduire à moins de 10%.
La possibilité de créer des négociations complexes grâce à une utilisation optimale des
outils est une évolution importante. « L’expérience aidant, il est assez rapidement apparu
que l’enchère inversée ouvrait la possibilité de négocier des marchés très complexes »,
indique Gilles Chambon. « Notamment,
grâce à la possibilité d’intégrer plusieurs
centaines (voire milliers) de lignes d’articles au sein d’un même marché, et de regrouper
ces articles en lots suffisamment attractifs pour intéresser des fournisseurs de taille
mondiale. Par les méthodes traditionnelles de négociation, ces marchés sont
excessivement complexes à structurer, et les acheteurs ont les plus grandes difficultés à
créer une véritable concurrence entre les fournisseurs potentiels. »
Pour les acheteurs, les enchères électroniques sont « un outil de professionnalisation des
achats », résume Bruno Pillon, directeur général de BravoSolution. « Par le cadre qu’elle
implique et la nécessité de détailler avant l’événement le cahier des charges et les
modalités contractuelles, l’enchère, si elle bien pratiquée, permet un cercle vertueux
améliorant la qualité de l’ensemble du processus d’achat », ajoute Franck Mitouart,
directeur de projets e-achats chez Acxias.
Les bonnes pratiques : éthique, transparence, honnêteté
Si la négociation proprement dite, au travers de l’enchère, est généralement de très
courte durée (30 minutes, par exemple), la préparation de l’enchère doit être menée
rigoureusement, ce qui représente un travail considérable. L’acheteur doit pouvoir fixer
un prix réaliste au départ, et qui ne descende pas trop bas (prix de réserve). Il peut
sélectionner les fournisseurs avant l’enchère, en fonction d’un objectif : si par exemple
celui-ci est de valoriser le tissu industriel local, il sélectionne les fournisseurs locaux.
L’enchère doit répondre à des critères et l’acheteur doit savoir l’utiliser avec
professionnalisme, éthique et transparence. Des caractéristiques sur lesquelles insistent
tous les spécialistes interrogés.
Brice Graillot détaille les trois points essentiels à prendre en compte avant l’enchère :
« Beaucoup de rigueur dans la préparation du dossier et la définition des règles ; la
transparence, c’est-à-dire la communication des règles de l’enchère aux fournisseurs une
semaine (5 jours ouvrés) avant l’événement pour leur laisser le temps de se préparer
pour le jour de l’enchère, de poser des questions, et d’être formé par le help-desk. »
« En amont de l’événement d’enchères, la spécification et la formalisation précises du
cahier des charges ainsi que la transparence et le respect des règles d’attribution vis-àvis des fournisseurs constituent des facteurs-clés de succès de l’opération », renchérit
Franck Mitouart. « Toute négociation se prépare en amont, mais la préparation d’une
enchère inversée engage l’acheteur à sélectionner avec une extrême rigueur les
fournisseurs qui participeront à l’enchère. Le travail en amont de la négociation est
probablement plus important pour l’acheteur que dans une négociation traditionnelle,
mais cela est compensé par le gain de temps, la qualité et l’efficacité de l’enchère,
notamment par la transparence des informations communiquées », ajoute Gilles
Chambon. Dans cette préparation délicate, il est important d’accompagner les acheteurs,
ce que fait notamment BravoSolution : « Nous accompagnons les acheteurs dans la mise
en œuvre des enchères depuis une phase amont », indique Bruno Pillon.
Pour ce qui concerne la transparence, il faut afficher très clairement ce qui va se passer
pendant l’enchère, les prix et les pondérations, par exemple dans une enchère
multicritère ou combinatoire. « Il y a un important travail de paramétrage, en particulier
pour les négociations combinatoires. Dans les industries très matures, on fait des
enchères combinatoires, où entrent en compte différents critères, et pas seulement le
prix, et l’on attribue des lots en fonction de critères multiples », explique Alain Alleaume.
Par ailleurs, si l’on tient compte d’autres paramètres que le prix, tout en mettant les
fournisseurs en concurrence sur le prix, les fournisseurs doivent être prévenus que le
gagnant de l’enchère ne sera pas nécessairement retenu. En particulier, si l’avantage
peut être donné au fournisseur historique avec un prix de réserve, l’ensemble des
participants doivent être au courant. En revanche, souligne Franck Mitouart, « il est
indispensable de décliner toute proposition de fournisseur de re-discussion et renégociation à l’issue de l’enchère. »
Enfin, l’accent doit être mis sur l’éthique. C’était l’objet de la loi Jacob de 2005, ou loi sur
les PME, conçue pour rééquilibrer les relations client-fournisseur dans la grande
distribution. L’article 33 de cette règle vise à encadrer les enchères inversées. Cet article
stipule que l’organisateur des enchères doit s’assurer « de la réalité des offres
présentées », c’est-à-dire ne pas faire d’enchères pour tester le marché, ne pas inviter
les fournisseurs qui n’ont pas vocation à être retenus, etc., et faire en sorte que, « à
l’issue de la période d’enchères, l’identité du candidat retenu est révélée à l’ensemble des
autres candidats. »
L’importance de la communication et de la formation
Tout cela requiert une préparation et une mise à niveau des acheteurs, et surtout une
bonne formation et information des fournisseurs. Ce sont des conditions nécessaires pour
que les enchères soient ressenties comme un succès de part et d’autre. A la Société
Générale, c’est la cellule d’e-sourcing qui aide les acheteurs dans la démarche
d’enchères. « Le travail avec les acheteurs se fait en deux étapes », explique Brice
Graillot. « Avant l’appel d’offres, nous aidons les acheteurs à identifier les achats qui
peuvent faire l’objet d’enchères : une check-list permet de voir si un type d’achat peut se
prêter ou pas à enchères. La possibilité d’enchère est mentionnée dans le règlement de
consultation. Après clôture de l’appel d’offres, la décision est prise de passer aux
enchères ou non, avec la possibilité de faire un tour de négociation avant ou bien d’aller
directement aux enchères. Mon équipe travaille en binôme avec les acheteurs pour
proposer des stratégies d’enchères et paramétrer l’enchère. »
Côté fournisseur, l’accompagnement se fait en deux temps : avant et pendant l’enchère.
Un accompagnement qui est souvent fait par le prestataires d’enchères (BravoSolution,
par exemple) ou par un help-desk externe, comme à la Société Générale. Celui-ci prend
contact avec les fournisseurs pour les former avant l’enchère et les aider pendant
l’événement. Il surveille l’enchère et peut gérer différentes situations en cours
d’événement, par exemple si un fournisseur se trompe pendant l’enchère ou s’il perd sa
connexion. « Nous prenons systématiquement rendez-vous avec les fournisseurs pour
leur faire une formation personnalisée consistant dans la répétition de l’enchère avec le
paramétrage de l’outil », indique Bruno Pillon. « La formation des fournisseurs
préalablement à l’enchère est une étape importante que l’acheteur ne doit pas sousestimer », insiste Gilles Chambon. « Il faut former les gens à démystifier ce qui est
derrière le terme d’enchères », recommande Alain Alleaume. « On doit faire comprendre
aux fournisseurs que l’enchère est un moyen de communication avec l’acheteur », ajoute
Karine Brisset. Pendant l’événement, chaque fournisseur invité à l’enchère doit être
assuré d’avoir les mêmes chances que les autres. Ainsi, lorsque le temps de réponse est
important, le fournisseur ne doit pas être pénalisé par des temps de vitesse de connexion
plus lents.
En guise de conclusion provisoire…
Brice Graillot se félicite du fait qu’ « il n’y a pas eu de litige suite aux enchères ; elles
n’ont pas nuit à la relation acheteur fournisseur. » Selon lui, les principaux bénéfices tirés
des négociations par enchères inversées sont : « l’obtention de prix compétitifs proposés
par des fournisseurs « short-listés », sur un marché donné et dans le contexte spécifique
de l’appel d’offres ; des gains de temps, notamment pour les cas de négociations avec de
nombreux lots (attributions par segments, zones géographiques, …) ou lors de
négociations récurrentes (plusieurs par an), où nous pouvons industrialiser le processus
de négociations ; la connaissance immédiate du ou des vainqueurs en vue de
l’attribution. »
« Il y a encore beaucoup à faire, du fait du manque de maturité et d’expérience de
certains acheteurs, qui pensent que les enchères sont très simples à utiliser, qui parfois
n’ont pas connaissance de la loi » estime Bruno Pillon. « La principale difficulté concerne
le secteur public, où les contraintes légales rendent l’application des enchères encore
plus difficile que dans le privé : on est obligé de tout définir par écrit : les pondérations,
les décréments, la durée, etc., ce qui nécessite de décider du paramétrage de l’enchère
au stade de l’appel d’offre. » Toutefois, Christian Rey constate une meilleure acceptation
des enchères, « liée à une habitude croissante des fournisseurs et à une meilleure
pratique du côté des acheteurs. »
« L’expérience de ces années m’amène à dire qu’il faut être très clair et très simple dans
la présentation de l’enchère aux fournisseurs. La compréhension du mécanisme de
l’enchère par les fournisseurs dont être totale », recommande Gilles Chambon. D’où le
fait que les enchères combinatoires sont encore extrêmement rares. En effet, les
fournisseurs sont souvent très stressés par l’enchère. Pour ne pas augmenter ce stress,
l’enchère doit être absolument limpide pour la compréhension des fournisseurs. Ils
doivent être rassurés.
PRATIQUE : UN SERVICE EN LIGNE !
3 QUESTIONS A…
Hugues Tranchant, sous-directeur des affaires financières et du contrôle de gestion à la
Direction générale de l’aviation civile (DGAC)
e-Achats Infos : Comment sont organisés les achats à la DGAC ?
Hugues Tranchant : La sous-direction des affaires financières et du contrôle de gestion
a une vision générale sur tous les achats (hors achats métiers, ayant une composante
technique très forte). Les achats sont en cours de réorganisation avec mutualisation sur
les services généraux, la cible à moyen terme étant de constituer un pôle achat, en vue
d’optimisation : passer de plusieurs marchés au niveau local à un seul marché au niveau
mondial. Nous avons commencé par les achats de voyages, qui représentent le premier
poste de dépenses de fonctionnement courant, se montant à 15 M€. En effet, la DGAC se
déplace énormément pour ses contrôles.
e-Achats Infos : Comment avez-vous mis en place cette organisation ?
Hugues Tranchant : Jusqu’en 2006 nous n’avions pas de politique voyage, pas d’achat
mutualisé, pas de pratiques homogènes, plusieurs agences de voyages, et pas
d’optimisation de l’achat. En 2007, nous avons mis en place une politique voyages, arrêté
une cible, construit un projet informatique pour les ordres de mission et les notes de
frais, et mis en place un site intranet dédié, ainsi qu’un outil d’automatisation et de
gestion des notes de frais. Les acheteurs sont reliés par un réseau informatique qui leur
permet d’échanger sur les bonnes pratiques. Il existe aussi des échanges par notes de
service sur la politique achat à mener pour les années à venir. Nous avons mis en place
des relais concernant la politique voyages et l’achat de voyages pour recueillir les
demandes, les améliorations attendues, par exemple sur le portail de réservation en
ligne.
e-Achats Infos : Quel est le gain obtenu ou attendu de ce projet, et quelle suite
envisagez-vous ?
Hugues Tranchant : Le retour sur investissement a été obtenu en un peu plus d’un an,
et nous avons gagné 8 points en 2009 par rapport à 2008, notamment du fait des
négociations globales portant sur les dépenses d’achats de voyages. L’utilisation de l’outil
est ressentie comme plutôt positive par les agents qui trouvent, pour la plupart, qu’il leur
apporte beaucoup en matière de souplesse et de gain de temps ; par les services et les
patrons qui disposent désormais d’une vision consolidée ; par les fournisseurs auxquels
la mutualisation donne une vision claire. Toutefois, on observe une réticence de la part
de certains utilisateurs qui ont dû renoncer à leurs petites habitudes, par exemple
bénéficier dans certaines agences de tarifs liés aux contingences locales.
Cette expérience d’e-achat de voyages intéresse d’autres administrations de l’Etat,
notamment les ministères. En ce qui concerne la DGAC, l’achat de voyage était un des
projets d’achat les plus compliqués, en particulier parce qu’il touche de très près les
personnels. Il y a beaucoup à gagner avec un tel projet, mais il nécessite un
accompagnement fort des agents.
CHIFFRES
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¾
¾
Les dépenses IT devraient connaître une croissance de +4,6% en 2010 par
rapport à 2009, pour retrouver le niveau d’investissement de 2008, à 3 400
milliards de dollars. (source : Gartner)
2010 devrait être propice aux investissements informatiques : les dépenses
pourraient dépasser les 1 600 milliards de dollars, soit une hausse de
+8,1% par rapport à 2009. (source : Forrester)
La progression des abonnements Internet haut et très haut débit a été de
+11% en 2009 en France chez les particuliers et les professionnels. Au 30
septembre 2009, notre pays comptait 19,145 millions d'abonnés, soit 1,86
million de nouveaux abonnés, dont 446 000 pour le dernier trimestre.
(source : Arcep)
La Chine comptait, en juin 2009, 87,88 millions d’acheteurs en ligne, en
augmentation de +38,9% par rapport à 2008. (source : Atelier Asie – BNP
Paribas)
ZOOM SUR… CORPORATE LINX
•
Activité : éditeur de solution de gestion dématérialisée et collaborative des
transactions du cycle achat-règlement (portail Corporate Linx eXchange) en mode
SaaS ; étude et accompagnement des entreprises dans la mise en œuvre de tels
programmes
• Création : août 2008
• Chiffre d'affaires : n.c. (1er exercice comptable publié en mars 2010)
• Nombre de collaborateurs : 10
• Principaux dirigeants : Fabien Jacquot, fondateur et président ; Dean Randle,
directeur technique ; Eric Peyrard, directeur marketing et stratégie
• Quelques clients : grands groupes dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie,
de la distribution
• Credo : aider les grandes entreprises à améliorer les performances
opérationnelles et financières de leur Supply Chain et aider les fournisseurs en
situation financière délicate
• Objectif à moyen terme : devenir le leader européen de la dématérialisation des
transactions entre donneurs d’ordres et fournisseurs, et du financement durable
Site : www.corporatelinx.com
PROJETS D’ENTREPRISE
Boss, DoubleTrade
Boss, société de conseil en externalisation, spécialisée dans la comptabilité, gestion,
finance, a adopté DTS, la plate-forme collaborative sur Internet développée par
DoubleTrade, spécialiste de la gestion d’appels d’offres et projets. DTS permet à Boss
d’échanger des fichiers avec ses clients PME et TPE et les stocker sur une plate-forme
accessible et sécurisée.
www.scan-compta.com ; www.doubletrade.com
Campenon Bernard Management, Ivalua
La Direction déléguée Rhône Alpes Sud, Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté de VINCI
Construction France (incluant la société Campenon Bernard Management) a retenu la
solution Ivalua Buyer pour se doter d’un outil d’e-procurement. L’objectif est d’équiper
les chantiers d’un outil performant de gestion des demandes d’achat, des commandes et
des réceptions, à partir de catalogues électroniques de produits référencés. A ces
modules s’ajoutent la gestion du référentiel fournisseurs, la contrathèque ainsi qu’un
tableau de bord achats. Déployé dès le premier trimestre 2010 auprès de 300 utilisateurs
(à terme 700) il sera utilisé par les chefs de chantiers, les conducteurs de travaux, les
études de prix ainsi que les acheteurs centraux.
www.ivalua.com
Casino, Generix
Dans le cadre d’un vaste programme de réduction des coûts de traitement de ses
factures fournisseurs, Casino a retenu la plate-forme Invoice Manager de Generix pour la
dématérialisation fiscale de ses factures fournisseurs. Ce dispositif complète l’usage de la
facture par EDI déjà très développé par le distributeur.
www.generixgroup.com
Direction de l’information légale et administrative, b-pack
La Direction de l’information légale et administrative (DILA), résultant de la fusion de la
Direction des Journaux Officiels (DJO) et de la Documentation française (DF), entrée en
vigueur en janvier 2010, a retenu la suite logicielle b-pack Secteur Public. Outre la
gestion et le traitement transversal de la chaîne d’engagement de la commande
publique, cette solution d’e-procurement gèrera aussi l’ensemble des stocks de
l’organisation. L’application b-pack sera interfacée avec le PGI Oracle. Plusieurs centaines
de personnes l’utiliseront.
www.dila.premier-ministre.gouv.fr ; www.b-pack.fr
GFE, Esker
La société d’expertise comptable et de commissariat aux comptes Gestion France
Entreprises (GFE) a choisi Esker on Demand (mode SaaS) pour dématérialiser et
automatiser le traitement des factures fournisseurs de ses clients. Les données validées
par les collaborateurs sont ensuite intégrées automatiquement dans Cegid Expert et
associées à l’image de la facture numérisée qui est archivée au sein du portail clients de
GFE.
www.gfe06.com ; www.esker.fr
Media Saturn, Everial
Numéro un européen de la distribution de produits électroniques et électroménagers,
Media Saturn compte 32 magasins en France et réalise un chiffre d’affaires de plus de
500 M€. Une activité d’achat et de vente qui génère d’importants flux documentaires.
L’harmonisation des systèmes d’information et des processus comptables, décidé par la
direction du groupe, a imposé à la société, en France, de repenser le processus de
traitement des factures fournisseurs. Pour cela, Media Saturn a fait appel à Everial pour
la numérisation et l’archivage de ces factures, ce qui a apporté un gain de productivité
considérable en supprimant les tâches manuelles, et a permis d’absorber facilement la
hausse d’activité des magasins tout en respectant les délais de paiement en 5 jours.
www.everial.com
Ratp, Deskom
La RATP traite actuellement environ 250 000 factures fournisseurs par an, que ce soit
des factures avec commande, des factures sans commande gérées via carte d’achat
AMEX ou en direct. Afin de simplifier et d’optimiser le traitement d’intégration de ses
factures fournisseurs et dans le contexte de la montée de version de son ERP, la régie de
transport parisienne a décidé de mettre en oeuvre la dématérialisation fiscale des
factures en retenant la société Deskom.
«La dématérialisation fiscale de nos factures s’inscrit dans notre démarche d’optimisation
des processus pour laquelle nous avons préféré faire appel à un spécialiste» explique
Pierre Albin, chef de projet à la RATP. Concrètement, Deskom reçoit les factures
électroniques des fournisseurs et procède à la dématérialisation fiscale (contrôle des
mentions obligatoires, archivage légal, …), à l’enrichissement des données et à la
transmission à la RATP pour intégration dans son ERP.
www.deskom.fr
Saint-Gobain Vitrage, Itesoft, SAP
Saint-Gobain Vitrage, spécialiste mondial de l’industrie du verre a décidé au début de
2006 de dématérialiser les factures de ses principaux fournisseurs au niveau européen.
Une approche originale est alors retenue : les factures provenant des fournisseurs
majeurs (12% du flux) sont reçues en EDI, tandis que les autres (88% du flux) sont
scannées et saisies par un prestataire externe en Irlande. L’ensemble des flux de factures
dématérialisées est déversé dans l’outil d’Itesoft pour SAP, afin d’en automatiser le
contrôle, la validation et l’intégration comptable dans le mySAP ERP. Pour l’heure, la
solution permet de traiter automatiquement les 250 000 factures annuelles de la division
Sekurit et les 200 000 factures annuelles de la division Glass. A terme, un déploiement
dans 11 pays européens doit être mis en place.
www.saint-gobain.com ; www.itesoft.fr
E-TRAVEL MANAGEMENT
Pour la cinquième année consécutive, l’association professionnelle ACTE (Association of
Corporate Travel Executive’s) s’associe à KDS, éditeur de logiciels de gestion des
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déplacements et des frais professionnels, pour réaliser un sondage sur les grandes
tendances du voyage d’affaires et en particulier sur l’impact du développement durable
sur cette industrie. L’enquête ACTE – KDS mesurera notamment les effets sur le secteur
de la crise économique mondiale, les tendances en matière de dépenses des entreprises
et la portée de leurs initiatives développement durable en matière de déplacements
professionnels. Les résultats seront analysés et publiés lors du « Business Travel and
Meetings Show » (BTMS) à Londres, les 9 et 10 février 2010.
www.acte.org ; www.kds.com
Dans le cadre de sa nouvelle organisation mondiale, American Express Voyages d’Affaires
confie à Eric Audoin la direction générale France. Il a intégré la société en 2006, en tant
que vice-président direction commerciale.
www.americanexpress.fr/voyagesdaffaires
Carlson Wagonlit Travel France (CWT), spécialiste des voyages d'affaires en France et
dans le monde, a fait le choix d'Accelya, éditeur de la solution de dématérialisation des
factures Clear’Invoice, pour mettre en place et déployer le projet de dématérialisation
fiscale des factures envoyées aux entreprises de toutes tailles.
Les grandes entreprises clientes de CWT France se voient proposer deux types de
solutions selon leur maturité en termes de facturation électronique : soit l'interopérabilité
avec une plate-forme de dématérialisation de factures déjà en place, soit un package
complet pour les entreprises non-équipées. Cette dernière solution s’adapte au format de
données, intègre l’archivage à valeur probante des factures pendant 10 ans et l’accès aux
originaux de factures depuis le portail Clear'Invoice. Ces factures sont dématérialisées
fiscalement en un format structuré, selon l'article 289 bis du Code Général des Impôts.
Nouvelle étape en 2009 : CWT France souhaite aller vers le « zéro papier » pour tous ses
clients. Accelya lui propose le service « déploiement massif » avec la dématérialisation
fiscale des factures en PDF signé - selon l'article 289 V du Code Général des Impôts -,
l'archivage à valeur probante pendant 10 ans, l'envoi des factures par e-mail, l'accès aux
originaux depuis le portail, mais aussi et surtout un travail commun avec Accelya pour la
qualification des clients, ainsi qu'un ensemble d'outils marketing et de formation pour le
déploiement du service.
www.carlsonwagonlit.fr ; www.accelya.fr
AGENDA
15-18 février : Mobile World Congress, Barcelone (Espagne)
www.mobileworldcongress.com
16 février : Petit-déjeuner débat « SRM, Achats Responsables, Gestion du changement
…Quelles attentes des donneurs d’ordres et propositions des acteurs du marché ? »
Retour sur l’étude annuelle de l’offre et de la demande en solutions de e-Achats. Pôle
Universitaire Léonard de Vinci de Paris-La-Défense (9h00-10h30).
Plusieurs grands témoins, grandes entreprises utilisatrices et éditeurs de solutions
débattront autour des résultats de l’étude e-Achats 360°.
Denis Bogeat : Chef de projets SI Achats du Groupe L’Oreal
Michel Dupart : Directeur des Achats Indirects du Groupe Neopost
Daniel Amzallag : Directeur Marketing et Communication de Ivalua
Patrick Chabannes : Directeur Général délégué de Synertrade
Vous trouverez plus de détails sur l’organisation de ce débat en téléchargeant l'invitation
gratuite à cette adresse.
Inscription gratuite (dans la limite des places disponibles) à [email protected]
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18 février : Forum des télécommunications,
www.forumdestelecommunications.fr
Paris
Porte
de
Versailles
9-11 mars : Solutions Ressources Humaines, e-Learning Expo – Paris Porte de Versailles
www.solutions-ressources-humaines.com
11 mars : Colloque « Code des marchés publics : actualité juridique, techniques d’achat,
politiques publiques et développement durable », UGAP, en partenariat avec la DILA et le
Forum pour la gestion des villes – Les Espaces Antipolis à Sophia Antipolis – Nice
www.ugap.fr
16-18 mars : Solutions Linux Open Source, Paris Porte de Versailles
www.solutionslinux.fr
18 mars : Conférence « Les risques aux achats », CDAF Nord Pas-de-Calais Picardie,
Lesquin
www.cdaf.fr
FORMATION
Améliorer la qualité des achats : les enchères au service de la fonction achats - Acxias 2 sessions : 18 mars et 15 avril, Paris
Les sessions d’une demi-journée mettront en évidence les facteurs-clés de succès de
l’utilisation des méthodes et outils d’enchères, préciseront leur contribution à
l’amélioration de la qualité au sein des services achats, et permettront aux participants
de pratiquer par eux-mêmes plusieurs événements d’enchères réalistes. En complément
de la formation, chaque entreprise participante bénéficiera d’un support du conseil Acxias
pour l’organisation d’un événement e-sourcing (RFx – enchères) en situation réelle au
sein de son entreprise.
www.acxias.com
Prise de parole en public, éloquence et conviction » (3e édition) – 17 & 18 mars 2010
(Hôtel St-James & Albany – Paris 1er) - Comment bien faire passer ses messages-clés et
convaincre ses interlocuteurs ? Deux journées de formation pour maîtriser la prise de
parole en public (en présentation clientèle, dans les salons professionnels, en
communication interne, sur les WebTV, en visioconférences...). Basée sur des exercices,
des jeux, des mises en situation filmées puis rejouées, cette formation prépare l'orateur
sur le fond (comment bien préparer son texte ? Que faire des slides ?) comme sur la
forme (performance physique, survivre aux 3 premières minutes, gérer le temps qui
passe, affronter la salle et ses questions, etc.). A noter : deux autres sessions sont
prévues pour cette même formation : 7 & 8 juillet ; 16 & 17 novembre 2010
www.groupesolutions.fr/documents/plaquette_parole_2010.pdf
PUBLICATIONS
Guide de la facture électronique, publication de la Fédération nationale des tiers de
confiance – www.fntc.org
Baromètre 2009 des achats de conseil en management, publication de Syntec Conseil en
Management. « Le baromètre 2009 pointe des divergences persistantes entre acheteurs
et consultants. En ligne de mire : la crise qui amplifie les tensions entre les deux parties.
Nous sommes loin du baromètre 2007, alors porteur d’optimisme… », a déclaré Jean-Luc
Placet, président de Syntec Conseil en Management.
www.syntec-management.com
14
SITE
www.cleep.org : le Comité de liaison pour les échanges électroniques professionnels est
une association qui a pour vocation de rassembler les acteurs autour des outils,
méthodes et processus d’échanges électroniques professionnels et de dématérialisation
dans le cadre de l’économie numérique.
Les domaines concernés de ce pôle d'expertise sont multiples : échanges commerciaux
au plan national et international, échanges liés aux achats publics, échanges entre
services publics, citoyens et entreprises, facilitation des audits et expertise des solutions
apportées
PROCHAINS DOSSIERS A PARAÎTRE DANS E-ACHATS INFOS
Mars 2010 : Relocalisation des achats : mythe ou réalité ?
Avril 2010 : Spécial « Formation aux métiers des e-achats »
Mai 2010 : Construire, exploiter et faire évoluer un SI Achat
Vous souhaitez témoigner dans ces dossiers, attirer notre attention sur une expérience,
une offre, un service ou autre ? Utilisez l’adresse mail de la rédaction :
[email protected]
¾
VOUS SOUHAITEZ ABONNER GRATUITEMENT UN COLLEGUE, CLIENT OU
FOURNISSEUR A CETTE LETTRE : [email protected] (Dans la zone
« objet », tapez : NEWSLETTER + son adresse e-mail)
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VOUS SOUHAITEZ DIFFUSER GRATUITEMENT CETTE NEWSLETTER SUR
VOTRE INTRANET OU VIA VOTRE PORTAIL ACHAT : demande d’autorisation
légale à [email protected] (Dans la zone « objet », tapez :
DIFFUSION + vos coordonnées pour contact direct)
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VOUS SOUHAITEZ PUBLIER UNE ANNONCE D’OFFRE OU DE RECHERCHE
D’EMPLOI DANS LE DOMAINE DES ACHATS, DES SERVICES ET
TECHNOLOGIES ASSOCIEES : rédiger votre texte directement sur le site www.eachats.fr, rubrique « Talents e-Achats »
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VOUS SOUHAITEZ VOUS DESABONNER : [email protected] (Dans
la zone « objet », tapez : DESAB+ votre adresse e-mail)
© 1ER TRIMESTRE 2010
Directeur de la publication : Sylvain ARQUIE
Rédacteur en chef : Philippe GRANGE (Faits & Chiffres)
Rédaction : Claire REMY, Ph. GRANGE
e-Achats Infos est une publication de la société INFOPROMOTIONS, 97 rue du
Cherche-Midi, 75006 Paris
Tous droits réservés.
Nos coordonnées (pour nous transmettre vos informations, commentaires ou
questions) : [email protected]
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