Evaluation conjointe de la coopération avec le Niger: Annexes
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Evaluation conjointe de la coopération avec le Niger: Annexes
see EVALUATION CONJOINTE DE LA COOPERATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE, DE LA BELGIQUE, DU DANEMARK, DE LA FRANCE ET DU LUXEMBOURG AVEC LE NIGER 2000-2008 Rapport final Volume 2 - Annexes Rapport commandité par le Service de l’Evaluation Spéciale du S.P.F. Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement du Royaume de Belgique pour le groupe des bailleurs formé par la Belgique, le Danemark, la France, le Luxembourg et la Commission Européenne. Luxembourg, 6 mai 2010 Consortium conduit par see Société d’Etudes et d’Evaluation sarl 241 Route de Longwy L1941 Luxembourg www.see-policies.eu ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières ANNEXE 1. TERMES DE RÉFÉRENCE ........................................................................................................... 4 ANNEXE 2. METHODOLOGIE ET CONCEPTS...............................................................................................14 ANNEXE 3. LOGIQUES D’INTERVENTION .................................................................................................. 47 ANNEXE 4. LES ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DU NIGER ......................................................................... 49 ANNEXE 5. ENGAGEMENTS FINANCIERS DES DPE AU NIGER : ANALYSE SECTORIELLE ET REGIONALE... 82 ANNEXE 6. AUTRES COOPERATIONS SIGNIFICATIVES AU NIGER ............................................................ 102 ANNEXE 7. RAPPORTS SECTORIELS ........................................................................................................ 110 ANNEXE 8. REPONSE AUX QUESTIONS D’EVALUATION ...........................................................................112 ANNEXE 9. FOCUS GROUPS ORGANISES DANS LE CADRE DE LA MISSION DE TERRAIN ......................... 192 ANNEXE 10. BIBLIOGRAPHIE ..................................................................................................................... 197 ANNEXE 11. MEMBRE DE L’EQUIPE DE CONSULTANTS ET DU COMITE DE GESTION................................277 Rapport final – Annexes 3 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 1. Rapport final – Annexe 1 TERMES DE RÉFÉRENCE 4 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 CAHIER SPÉCIAL DES CHARGES n°S4/2008/06 APPEL D’OFFRE GENERAL POUR L’EVALUATION CONJOINTE DE LA COOPERATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE, DE LA BELGIQUE, DU DANEMARK, DE LA FRANCE ET DU LUXEMBOURG AVEC LE NIGER 2000-2008 PRESCRIPTIONS TECHNIQUES 1. Introduction : cadre et objectifs de l’évaluation conjointe Depuis quelques années tant les gouvernements et agences de développement que leurs pays partenaires sont soumis à de nouvelles pressions en termes de reddition de comptes sur leurs résultats. L’opinion publique et les Parlements attendent désormais d’être informés de l’impact des politiques et programmes de développement sur la réduction et l’éradication de la pauvreté et l’amélioration du bien être des populations. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) constituent une tentative ambitieuse d’orienter les stratégies pour la réduction de la pauvreté vers l’atteinte de résultats. Les 8 OMD adoptés en 2000 par 189 Etats membres des Nations Unies, ont été conçus comme des objectifs ciblés dans le temps (2015) et définis par des indicateurs de mesure. Ils répondent à la nouvelle conception du développement qui insiste sur la nécessité de produire des résultats tout en renforçant le partenariat, la coordination et la responsabilité de rendre des comptes. Ainsi, dans les pays en développement, les Plans nationaux de Lutte contre la pauvreté (DRSP/PRSP), sont également conçus sur base d’objectifs et de résultats planifiés, suivis et évalués régulièrement. Depuis la Conférence internationale de Monterrey (2002) sur le financement du développement, la nécessité est apparue d’axer d’avantage la gestion sur les résultats ; c’est-à-dire d’utiliser l’information disponible pour prendre des décisions plus éclairées et fonder les processus de développement mis en œuvre par les pays eux-mêmes sur des objectifs et des résultats clairement définis. La Déclaration de Paris, entérinée en 2005, est un accord international auquel une centaine de ministres et de responsables d’organismes d’aide ont adhéré et par lequel ils ont engagé leurs pays et organismes respectifs à intensifier les efforts d’harmonisation, d’alignement et de gestion axée sur les résultats avec des actions et indicateurs à suivre. La Déclaration de Paris définit un plan d’action concret visant à améliorer la qualité de l’aide et son impact sur le développement. Dans ce cadre, les évaluations d’impact prennent toute leur importance. Les 56 engagements de partenariat énoncés dans la Déclaration s’articulent autour de cinq grands principes: appropriation, alignement, harmonisation, gestion axée sur les résultats, et responsabilité mutuelle. Au niveau international, la Déclaration de Paris constitue un instrument dans le cadre duquel les donneurs et les bénéficiaires de l’aide sont tenus pour mutuellement responsables, le respect des engagements pris devant faire l’objet d’un suivi public. Le «consensus européen» (2005) définit le cadre de principes communs dans lequel l'Union européenne (UE) et ses États membres mettront en œuvre leurs politiques de développement dans un esprit de complémentarité. Le Consensus précise, entre autres, les objectifs et les principes à l'égard desquels les États membres et la Communauté s'engagent autour d'une vision commune. L'objectif primordial étant la réduction de la pauvreté dans le monde dans le contexte du développement durable, l'UE vise à réaliser d'ici à 2015 les objectifs du Millénaire pour le développement. La qualité de l'aide est primordiale pour l'UE, qui veillera au suivi de ses engagements en faveur de l'efficacité de l'aide, notamment par la fixation d'objectifs concrets pour 2010. L'appropriation nationale, la coordination et l'harmonisation des donateurs, l'alignement sur les systèmes des pays bénéficiaires et l'orientation vers les résultats en sont les principes de base. Des mécanismes d'aide plus prévisibles seront renforcés pour permettre une planification efficace aux pays partenaires. Rapport final – Annexe 1 5 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Afin d'améliorer la performance de la politique de coopération de l'Union européenne (UE), la Commission propose également un Code de conduite volontaire pour une meilleure répartition des tâches entre les donateurs de l'UE dans les pays en développement. Le code est basé sur onze principes visant à réduire les formalités administratives, utiliser les fonds là où ils sont les plus nécessaires, mettre l'aide en commun et répartir les tâches pour fournir une aide plus importante, plus efficace et plus rapide. Le code de conduite définit les principes opérationnels de la complémentarité en matière de coopération au développement comme étant la division optimale du travail entre divers acteurs en vue de réaliser la meilleure utilisation des ressources humaines et financières (chaque acteur concentrant sa coopération dans les domaines où il peut apporter le plus de valeur ajoutée, par rapport à ce que font les autres). La Déclaration de Paris comme le Consensus européen et le Code de conduite encouragent les donneurs et les pays partenaires à évaluer conjointement en faisant le meilleur usage des dispositifs locaux existants. Les évaluations conjointes permettent en effet d’apprécier ensemble la pertinence, l’efficience, l’efficacité, la viabilité et les résultats d’efforts conjugués. La mise en commun des efforts d’évaluation encourage un partage des enseignements. Les évaluations conjointes offrent ainsi des possibilités mutuelles de développement des capacités et d’apprentissage, de même qu’elles permettent de renforcer la participation et l’appropriation, de répartir la charge de travail et d’asseoir la légitimité des conclusions. Elles réduisent, en outre, les coûts de transaction pour le pays partenaire. L’évaluation conjointe de la coopération avec le Niger analysera les enchaînements de cause à effet jusqu’à l’appréciation de l’impact global des stratégies mises en œuvre par la Belgique, la Commission européenne, le Danemark, la France et le Luxembourg, nommés Donneurs parties à l’évaluation ou DPE dans la suite du texte ; en ceci l’évaluation examinera quels impacts peuvent être établis au-delà des résultats obtenus par un seul de ces donneurs. En couvrant une masse critique de l'APD apportée au Niger, l’évaluation examinera les résultats et l'impact de cette aide sur la réduction de la pauvreté. 2. Objectifs de l’évaluation Les DPE décident d’évaluer conjointement, et en partenariat avec les autorités nigériennes, leurs coopérations avec le Niger dans 7 secteurs1 et 4 thèmes transversaux2. L’évaluation examinera dans quelle mesure leurs interventions dans ces secteurs sont coordonnées, complémentaires et si des synergies se sont produites. Elle appréciera les bénéfices pour le Niger de l’existence ou de l’absence de coordination entre les DPE. Elle examinera dans quelle mesure les bailleurs mettent en œuvre le Code de conduite européen et avec quels résultats. Elle appréciera dans quelle mesure les interventions sont alignées avec les priorités et procédures du Niger. L’évaluation examinera dans quelle mesure le Niger et les DPE se sont engagés dans le renforcement de la responsabilité mutuelle et la transparence concernant l’utilisation qui est faite des ressources affectées au développement, conformément à la Déclaration de Paris Par cette évaluation, les bailleurs visent d’une part, à rendre compte à leurs responsables politiques et à leurs décideurs des effets et de l’impact des stratégies sectorielles retenues et d’autre part, à améliorer l’efficacité dans la mise en œuvre de celles-ci. Ils rendront compte également des constats de l’évaluation relatifs à la coordination et la complémentarité entre les bailleurs. Les recommandations porteront notamment sur les améliorations souhaitables de la coopération dans les secteurs de l’évaluation. 1 Eau et assainissement ; transport ; développement rural et sécurité alimentaire; santé; éducation, formation et culture; artisanat, appui macro-économique. 2 Genre, environnement, développement régional et démographie et jeunesse. Rapport final – Annexe 1 6 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 En couvrant sept secteurs d’intervention et quatre thèmes transversaux, en recourant à une masse suffisante d’études de cas dans chacun des secteurs et en tirant des ces études de cas des enseignements aux niveaux stratégique et politique, l’évaluation contribuera à une meilleure adéquation entre les efforts de coopération et les besoins du pays et de sa population. Tenant compte du contexte politique, économique, social et environnemental du Niger, l’évaluation analysera l'impact global des efforts de coopération des DPE dans les secteurs retenus sur la réduction de la pauvreté. Sur cette base, elle proposera des recommandations conçues pour aider les responsables politiques et les décideurs à mieux définir leurs stratégies de coopération et à améliorer l’efficacité de leur mise en œuvre afin de progresser dans la lutte contre la pauvreté au Niger. L’évaluation traitera également des questions relatives aux modalités de l’aide et à leur efficacité. Sur base d’une analyse de la bonne adaptation des outils et modalités d’intervention des donneurs au regard notamment de critères de pertinence, de cohérence, d’efficacité, d’efficience et de viabilité, elle fournira des recommandations en vue d’améliorer l’efficacité des coopérations De plus, l’évaluation sera participative et associera les autorités nigériennes et les acteurs locaux tout au long de l’exercice. Elle permettra aux autorités nigériennes d’être davantage informées sur les effets potentiels d’un alignement accru de leurs partenaires techniques et financiers sur les priorités et procédures du pays et des avantages potentiels d’une harmonisation entre ces partenaires. Elle devrait, dans ce sens, aider les bailleurs et les autorités nigériennes à améliorer leur relation de partenariat dans les secteurs évalués. 3. Objet de l’évaluation L’évaluation porte sur les résultats, les effets et l’impact sur la réduction de la pauvreté au Niger de la mise en œuvre des stratégies de coopération des DPE dans les 7 secteurs d’intervention et les 4 thèmes transversaux mentionnés ci-dessous. 4. Champ d'application de l'évaluation L'évaluation couvrira 7 secteurs d'intervention appuyés par les DPE3 : Eau et assainissement ; Transport ; Développement rural et sécurité alimentaire; Santé ; Éducation, formation et culture Artisanat Appui macro-économique; L’évaluation appréciera également dans quelle mesure les DPE ont pris en compte les 4 thèmes transversaux suivants : genre, environnement, développement régional (en lien avec le transport et éventuellement la sécurité alimentaire) et démographie et jeunesse. L'évaluation devra couvrir les domaines suivants : • les stratégies de coopération et les modalités d’intervention des DPE au Niger et leur mise en œuvre, au cours de la période 2000-2008, qui a vu le Niger développer un processus démocratique. Pour ce faire, les évaluateurs utiliseront les cinq critères définis par le Comité d’aide au développement de l’OCDE: la pertinence, l’efficacité, l’efficience 3 Les secteurs sélectionnés répondent à des catégories d’interventions auprès de DPE. Certains secteurs, notamment le développement rural sont en réalité plurisectoriels et recouvrent l’appui agricole ou pastoral, l’eau, le maraîchage, les pistes de désenclavement, la santé et l’hygiène, l’éducation. Les évaluateurs veilleront à bien distinguer les interventions spécifiques pour chaque secteur y compris celui du développement rural. Rapport final – Annexe 1 7 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 (tant pour les bailleurs de fonds que pour les institutions nigériennes), l’impact et la durabilité en examinant la chaîne des résultats ; • la coordination et la complémentarité entre les coopérations des DPE avec le Niger, en général et dans les secteurs et thèmes transversaux soumis à l’évaluation ; l’examen de la coordination portera sur la coordination interne à un même DPE et entre DPE • le cas échéant, la cohérence des autres politiques des DPE au Niger avec leurs politiques de coopération ; • la cohérence des interventions des DPE avec les priorités du Niger dans ces secteurs et pour ces thématiques ; les synergies éventuellement dégagées entre les DPE et les autres donneurs présents au Niger (y compris les bailleurs non concernés par l’évaluation) ; L’évaluation examinera le bénéfice de la coordination, de la complémentarité et des synergies entre partenaires au développement (DPE versus tous bailleurs) ou le coût de leur absence ; • le partenariat développé dans les secteurs retenus entre les autorités nigériennes et les DPE. L'analyse devra prendre en compte dans quelle mesure les DPE ont intégré les efforts de décentralisation du Niger dans la mise en œuvre de leurs interventions, l’équité dans la distribution de l’aide et la mise en œuvre du Code de Conduite européen ; l’'analyse portera sur les effets induits des interventions tant au niveau sectoriel que sur le renforcement des capacités institutionnelles du Niger • le renforcement de la responsabilité mutuelle et la transparence concernant l’utilisation qui est faite des ressources affectées au développement, conformément à la Déclaration de Paris. L’évaluation portera sur l’ensemble des instruments financiers et des modalités d'intervention mises en œuvre par les coopérations des DPE avec le Niger, tant par les acteurs étatiques que non -étatiques. Elle établira dans quelle mesure les coopérations sont alignées avec le Niger sur le plan budgétaire et au niveau des procédures. En ce qui concerne les inputs, l’évaluation analysera les coûts de transaction, tant pour le Niger que pour les partenaires, générés par la mise en œuvre des programmes dans les secteurs retenus. D'autres donneurs intéressés pourront demander à rejoindre les DPE comme partenaires silencieux. Les modalités des partenariats silencieux seront discutées au cas par cas avec le Comité de gestion. 5.2. Gestion de l’évaluation L’étude fera l’objet d’un appel général à propositions conformément à la réglementation belge sur les marchés publics. Le Service de l’Evaluation spéciale sera responsable de la gestion administrative du contrat. 5.2.1. Financement L’évaluation sera financée conjointement par les DPE. Le Service de l’Evaluation spéciale ouvrira à cet effet un compte spécifique auprès de la Banque de la Poste belge. 5.2.2. Fonctionnement du Comité de Gestion Afin de procéder aux décisions par consensus, le CG se réunira aux moments clé de l'évaluation, à savoir4 : 4 Voir calendrier indicatif ci-dessous pt.10 Rapport final – Annexe 1 8 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 1. une première réunion examinera les offres techniques et financières du/des bureaux d’études conformes au Cahier Spécial des Charges (antérieure à la contractualisation) ; 2. après la signature du contrat, une deuxième réunion (Kick Off meeting) permettra une rencontre entre les DPE et l’équipe d’évaluateurs en vue de préciser, sur base des spécifications techniques (termes de référence) et de l’offre technique, les orientations et l’approche de l’évaluation ; 3. une troisième réunion examinera la Note méthodologique présentée par l’équipe d’évaluateurs ; 4. une quatrième réunion portera sur la version provisoire du Rapport de la phase documentaire ; 5. une cinquième réunion aura pour objet la présentation par l'équipe d'évaluateurs du Rapport de leur mission de terrain ; 6. une sixième réunion portera sur la phase de synthèse et le Rapport provisoire ; 7. une septième réunion portera sur le projet de Rapport final. Des réunions supplémentaires du CG (3 maximum) pourront être requises par un ou plusieurs DPE et décidées de manière consensuelle le cas échéant. 6. La méthodologie et l’approche de base de l’évaluation 6.1. Approche de base L’évaluation sera à la fois sommative et formative. En outre, sa portée dépassera l’évaluation de processus et/ou de procédures. Elle visera à établir dans quelle mesure les objectifs poursuivis par les interventions ont été atteints au niveau du secteur concerné. Il ne s’agit pas d’évaluer les effets produits par chaque intervention mais bien d’apprécier dans quelle mesure ceux-ci contribuent à l’atteinte des objectifs de développement du secteur. L’évaluation devra apprécier l’impact des stratégies sectorielles (ensemble et prises séparément) sur la réduction de la pauvreté au Niger. L’évaluation devra bien situer à quel niveau de la chaîne de résultats elle se place. En fonction des secteurs, les liens de cause à effets seront peut-être relativement faciles ou difficiles à établir. Les autorités nigériennes et parties prenantes concernées seront étroitement associées à tout le processus de l’évaluation. 6.2. Etapes méthodologiques Pour l’analyse du contexte nigérien, l’équipe d’évaluateurs auront recours aux analyses existantes, élaborées par les différents bailleurs et procéderont à une analyse "SWOT" à partir de celles-ci. L'évaluation s'articule sur un ensemble de questions clés. Après la signature du contrat, l’équipe d’évaluateurs proposera des questions évaluatives (QE). Pour chaque QE, au moins trois (3) critères de jugement devront être identifiés, et pour chacun de ces critères, des indicateurs objectivement vérifiables. Le choix des QE détermine les phases ultérieures d'information et de collecte de données, les méthodes d'analyse ainsi que les jugements finaux qui en découlent. Ce choix fera donc l'objet d'une discussion approfondie avec le CG. Rapport final – Annexe 1 9 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 6.3 Expertise locale Des experts locaux seront impliqués dans l’évaluation dès l’analyse SWOT. 7. Les phases de l'évaluation Le lancement de l’évaluation sera précédé par une mission préalable des DPE auprès des autorités nigériennes qui aura pour objectif : • • d’expliciter auprès des autorités nigériennes la démarche conjointe et ses modalités; de recueillir les réactions de ces dernières au projet de Termes de référence que leur auront soumis les représentants des DPE au niveau local. 7.1. Examen des offres techniques et financières Cinquante deux jours (52) après la publication de l’appel d’offres au Bulletin (belge) des adjudications et au Supplément du Journal Officiel des Communautés européennes, les offres techniques et financières seront réceptionnés par le Service de l’Evaluation spéciale auprès du SPF AE (Belgique). Elles seront ouvertes en séance publique au lieu et date mentionnés dans le cahier de charges, puis examinées par le Comité de Gestion. 7.2. Phase de lancement Après la signature du contrat entre le bureau d’étude sélectionné et le Service de l’Evaluation spéciale, le Comité de Gestion se réunira afin de prendre contact avec l’équipe d’évaluateurs et de s’accorder sur l’orientation et l’approche à donner à l’évaluation tenant compte des termes de référence et de l’offre technique et financière. 7.3. Phase de démarrage Quatre (4) semaines après la réunion de lancement, le bureau d’étude remettra une Note méthodologique qui contiendra un exposé détaillé de l’approche méthodologique de l’évaluation, comprenant notamment : • la méthode et le plan de travail pour la collecte des données documentaires ; • une stratégie d'analyse ; une mise en carte des interventions (mapping) des DPE comprenant au moins les lieux d’interventions et les secteurs ainsi que les opérateurs des interventions : Etat ou collectivités locales (bilatérale), acteurs nongouvernementaux et acteurs multilatéraux (bi-multi) (voir document joint au cahier de charges) • les volumes financiers des interventions et l’affectation des fonds • la reconstruction des logiques d'intervention à partir des documents de programmation des DPE ; • une proposition de questions évaluatives (QE) qui couvriront l'ensemble du champ de l'évaluation (voir point 6.2). La Note méthodologique sera discutée dans les différents groupes de référence et validée par le CG puis annexée aux termes de référence. 7.4. Phase documentaire Après approbation de la Note méthodologique l'équipe d'évaluateurs procédera à la phase documentaire composée de trois parties: Contexte du pays: analyse de la documentation disponible sur le Niger et la sous région (liste non exhaustive en annexe 1) ; Analyse "SWOT" et intégration des résultats ; Commencement de réponse aux QE sur base des documents existants (notamment bases de données informatiques de projets, rapports de monitoring et d'évaluation, revues de stratégie de coopération…) et d’interviews d’orientation d'informateurs gouvernementaux et nongouvernementaux auprès des DPE ; Sur base de cette étude et de cette analyse, et en fonction des QE (éventuellement complétées), proposition de la méthodologie qui sera utilisée lors de la mission de terrain. L’analyse de contexte se fera en accordant une attention particulière à la perception de la pauvreté au Niger ainsi qu’à la perception de l'aide et du partenariat entre le Niger et les des DPE, tant du point de vue des représentants de l’Etat nigérien que des groupes défavorisés de la population. Rapport final – Annexe 1 10 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 En ce qui concerne le point de vue de l’Etat nigérien, l’équipe d’évaluateurs sera attentive aux points suivants: Mise en œuvre de la Déclaration de Paris et évolution des APD des DPE, Enjeux de la responsabilité mutuelle, Expériences des autres bailleurs et leçons possibles. En ce qui concerne le point de vue des groupes défavorisés, l’équipe d’évaluateurs sera attentive notamment aux changements perçus par ceux-ci dans les secteurs et les thèmes transversaux visés par l’évaluation ainsi que dans le comportement des autorités à leur égard. L'ensemble de ces documents constitue le Rapport de phase documentaire. Le Rapport de phase documentaire sera remis au Service de l’Evaluation spéciale seize (16) semaines après la réunion de lancement ; Les membres du CG feront circuler ce rapport, le cas échéant, auprès de leurs GR et présenteront leurs commentaires lors de la réunion prévue avec l'équipe d'évaluateurs pour la présentation du rapport. Cette réunion aura lieu deux semaines (2) après la réception du rapport de phase documentaire. 7.5. Phase de terrain Après l’approbation formelle du Rapport de phase documentaire, l’équipe d’évaluateurs procédera à la mission de terrain au Niger. Les travaux sur le terrain -d’une durée de six (6) semaines-, seront conduits selon la démarche présentée dans la Note méthodologique et dans le Rapport de phase documentaire. Si des modifications significatives relatives à la méthodologie ou au programme d’analyse convenus sont jugées nécessaires, celles-ci devront être expliquées au CG et validées par celui-ci. Au terme de l’étude de terrain, l’équipe d’évaluateurs présentera au CG les résultats provisoires ainsi que les recommandations et produira un Rapport de mission. Les Rapports de visite seront joints en annexe au Rapport de mission. Le CG donnera son avis sur ces premiers résultats ; après approbation du rapport par le CG, l’équipe d’évaluateurs pourra procéder à la préparation du Rapport final provisoire. 7.6. Phase de préparation du Rapport final Les évaluateurs soumettront aux membres du CG un Rapport provisoire 1 mois après la présentation du Rapport de mission en tenant compte des commentaires reçus. Le Rapport provisoire devra comprendre, outre la couverture de chacun des éléments de l’évaluation, une section synthétisant les principales conclusions. Chaque bailleur fera circuler, le cas échéant, le Rapport provisoire auprès de son GR. Les évaluateurs recueilleront les commentaires du CG et produiront le Projet de Rapport final quatre (4) semaines après la réunion du CG. Si le CG considère le Projet de Rapport final d’une qualité suffisante (sur la base de la grille présentée dans l’annexe 3) il sera discuté en présence de l’équipe d’évaluateurs. Les évaluateurs recueilleront les commentaires du CG et indiqueront pour chaque commentaire leur réponse et comment ils l’ont intégré dans le rapport. Si certains commentaires ne sont pas pris en compte par l’équipe d’évaluateurs, ceux-ci devront dûment expliciter et justifier leur choix. (Un modèle de tableau est joint en annexe 5). Sur cette base, l’équipe d’évaluateurs produira une version révisée du Projet de Rapport final qui fera l’objet d’une présentation lors d'un séminaire au Niger trois (3) semaines plus tard. Le but du séminaire est de présenter les résultats, les conclusions et les recommandations provisoires de l’évaluation. En vue de ce séminaire, l'équipe d'évaluateurs préparera un document de présentation (Power Point). Cette présentation sera considérée comme un produit de l'évaluation, au même titre que les notes et les rapports. Sur la base des commentaires exprimés lors du séminaire, les évaluateurs établiront le Rapport final, au plus tard quatre (4) semaines après le séminaire. Le rapport final devra être conforme aux exigences de la grille d’évaluation (annexe3). Les résultats, l'analyse, les conclusions et les recommandations devront être bien étayés. Ils devront refléter une approche méthodique faisant apparaître clairement les séquences du Rapport final – Annexe 1 11 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 raisonnement. Les conclusions devront faire référence aux passages du rapport (numéros des paragraphes) sur lesquelles elles s'appuient. Les recommandations devront répondre aux conclusions et être présentées par ordre de priorité (de préférence par groupes ou thèmes) Elles seront accompagnées d’une présentation des différentes options envisageables et des risques et limites liés à chaque option. Les évaluateurs indiqueront également les destinataires de leurs recommandations. Le Rapport final ainsi que la synthèse seront approuvés par le CG à partir de la version française. Ils seront traduits en anglais par les soins du bureau d’études qui s’assurera que la traduction aura fait l’objet d’une supervision. La traduction devra être approuvée par le CG. Il sera remis en 200 exemplaires en français et autant en anglais au Service de l’Evaluation spéciale en assurera la diffusion aux DPE. Le rapport de synthèse, y compris les annexes, 5 constituera le volume 1 . 6 Les outils divers constitueront le volume 2 qui sera joint au volume 1 sur support électronique. 8. L’équipe d’évaluateurs. L’équipe devra démontrer une très bonne connaissance du Niger et de l’évaluation. Elle comprendra des membres du Nord et de la région Afrique de l’Ouest. Elle comprendra des hommes et des femmes. Le chef d'équipe comptera au moins dix ans d'expérience dans le domaine de l'évaluation de la coopération au développement ou des politiques publiques et aura réalisé au moins une mission relative à l'aide au développement au Niger ; L'équipe comprendra au moins un expert sectoriel pour chaque secteur évalué. Sur le terrain, les experts travailleront en binôme ; L'équipe sera composée de telle sorte que les thèmes transversaux soient couverts par de l'expertise spécifique ; L’équipe aura une connaissance approfondie du contexte international de la coopération au développement (notamment Déclaration de Paris, Consensus européen,..). Dans son offre technique, le bureau d’études présentera la répartition des tâches entre les membres de l’équipe d’évaluateurs et précisera s’il s’agit d’experts séniors ou juniors, internationaux ou locaux. Le bureau d’études précisera également comment il compte répartir le temps sur les différentes phases de l’évaluation et joindra à cet effet un calendrier de travail. Annexe 4 : Principes d’identification des questions évaluatives L’évaluation portera principalement sur les résultats et les impacts des coopérations communautaire, belge et française au Niger. Elle sera basée sur un nombre limité de questions (10 au maximum), qui concerneront les domaines suivants : Pertinence de la stratégie/du programme d’intervention : cela comprend la pertinence par rapport aux objectifs généraux des DPE ainsi que la pertinence par rapport aux besoins et aux priorités du pays (notamment dans le choix de la (des) populations cible(s)). On s’intéressera également à l’appropriation par le Niger de la stratégie définie dans les documents de programmation bilatéraux et communautaire, ainsi qu’à la correspondance entre la stratégie retenue et le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté du Niger. Conception de la stratégie/du programme d’intervention : il s’agira principalement d’analyser l’adéquation entre les objectifs retenus dans les documents de programmation et les ressources prévues pour les atteindre. On se demandera également dans quelle mesure les modalités d’intervention (instruments, canaux de financements, etc.) retenues sont adaptées aux objectifs poursuivis. Adéquation entre la mise en œuvre et la stratégie : on vérifiera dans quelle mesure le calendrier et l’exécution des programmes d’intervention (types d’interventions, répartition géographique et sectorielle de l’aide, instruments et canaux de financements, etc.) correspondent à la stratégie retenue. Il conviendra en particulier de mettre en évidence les 5 6 Voir annexe 2 Voir annexe 2 Rapport final – Annexe 1 12 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 véritables bénéficiaires, directs ou indirects, de l’intervention et de les comparer avec la (les) population(s) cible(s) retenue(s) dans les documents de programmation. Degré d’atteinte des objectifs principaux : Les consultants devront identifier tous les résultats et impacts enregistrés, y compris les impacts inattendus, et les comparer avec les résultats et les impacts attendus. Les consultants identifieront également les changements produits dans les secteurs sur lesquels les programmes des DPE étaient supposés produire un impact. Ils feront le point notamment sur les actions en matière de renforcement des capacités. Efficience de la mise en œuvre : pour les actions qui se seraient révélées efficaces, il conviendra de se demander dans quelle mesure les ressources financières, humaines, réglementaires, ou administratives ont favorisé ou au contraire entravé la production des résultats et des impacts. Les consultants analyseront l’adéquation des ressources et moyens apportés par les DPE aux capacités d’absorption du Niger. Durabilité des effets : il s’agit d’analyser dans quelle mesure les bénéfices des actions de coopération sont susceptibles de se maintenir après la fin des interventions des DPE. Priorités transversales : par exemple, le genre, l’environnement, les droits de l'homme, le VIH/SIDA, le renforcement des capacités institutionnelles, etc. Il conviendra de vérifier d’une part, dans quelle mesure ces questions ont été prises en compte dans les documents de programmation ; d’autre part, de quelle manière cette prise en compte s’observe tant dans les modalités de mise en œuvre que dans les effets produits par l’intervention. Les « 3C » (coordination, complémentarité et cohérence) : coordination et complémentarité avec les autres Etats membres de l’UE et les autres donateurs ; cohérence avec les politiques de l'UE (y inclus les politiques propres à chacun des Etats Membres) Rapport final – Annexe 1 13 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 2. Rapport final – Annexe 2 METHODOLOGIE ET CONCEPTS 14 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières Après avoir restitué l’approche méthodologique adoptée par les évaluateurs (section A2.1) et l’organisation interne de l’équipe (section A2.2), cette annexe retrace les principales forces et limites liées à la réalisation d’une évaluation conjointe de cette envergure (sections A2.3 et A2.4). Elle rappelle enfin les concepts et terminologies utilisés dans le cadre de cette évaluation (section A2.5). A2.1. Etapes et produits de l’évaluation .................................................................................................... 17 A2.1.1. A2.1.2. A2.1.3. A2.1.4. A2.2. Organisation générale de l’équipe d’évaluation.............................................................................. 25 A2.2.1. A2.2.2. A2.2.3. A2.3. Deux cadres d’analyse pertinents pour répondre aux Termes de Référence .............................. 29 Une bonne connaissance du contexte nigérien ............................................................................... 29 Une large équipe multidisciplinaire et une coordination forte ....................................................... 30 Une bonne représentativité des études de cas ................................................................................ 30 Triangulation des données .................................................................................................................. 32 Une analyse des thèmes transversaux .............................................................................................. 33 Des appréciations convergentes entre équipes sectorielles .......................................................... 34 Une bonne interaction avec le LASDEL.............................................................................................. 34 Limites de l’évaluation..................................................................................................................... 34 A2.4.1. A2.4.2. A2.4.3. A2.4.4. A2.4.5. A2.4.6. A2.4.7. A2.4.8. A2.4.9. A2.4.10. A2.4.11. A2.5. Un contrôle qualité à trois niveaux .................................................................................................... 25 Modalités d’implication des équipes sectorielles ............................................................................. 26 SteekR, notre outil internet de partage des données ..................................................................... 27 Points forts de l’évaluation.............................................................................................................. 29 A2.3.1. A2.3.2. A2.3.3. A2.3.4. A2.3.5. A2.3.6. A2.3.7. A2.3.8. A2.4. Phase de structuration .......................................................................................................................... 17 Phase documentaire............................................................................................................................. 20 Phase de terrain .................................................................................................................................... 23 Phase de synthèse ................................................................................................................................ 25 Un champ d’évaluation mal défini : des attentes extrêmement larges au regard des moyens mobilisés ................................................................................................................................ 34 Un choix difficile entre les approches : une pression à la survalorisation des études de cas (donc des visites de terrain) dans l’analyse .............................................................................. 35 Pas d’évaluation spécifique de l’aide indirecte (instruments d’aide non programmable, indirecte ou décentralisée) ................................................................................................................ 35 Une sous-évaluation du coût de collecte de données secondaires ............................................... 36 Problème de disponibilité et de fiabilité des données issues des institutions nigériennes .......................................................................................................................................... 37 Problème de collaboration avec le Ministère des Finances nigérien ............................................. 37 Données transmises par les DPE : des données fiables mais parfois difficiles à obtenir ............. 37 Une difficulté à apprécier les effets sectoriels de l’Appui Budgétaire Général ............................ 38 Une difficulté à apprécier l’impact, malgré le poids de l’APD étudiée........................................... 38 Une forte marge d’appréciation, faute de définition précise des ambitions des interventions ....................................................................................................................................... 39 Des recommandations sectorielles demandées très tard dans le processus ............................... 39 Concepts et terminologies............................................................................................................... 40 A2.5.1. A2.5.2. A2.5.3. A2.5.4. Rapport final – Annexe 2 Typologie des approches de l’aide .....................................................................................................40 Typologie des aides budgétaire et extrabudgétaire ........................................................................40 Les cinq critères d’évaluation définis par le Comité d’aide au développement de l’OCDE ....................................................................................................................................................41 Les cinq Principes de la Déclaration de Paris .................................................................................... 43 15 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’évaluation s’est déroulée en quatre phases successives, dont le contenu est synthétisé cidessous. Une partie des éléments développés durant les premières étapes de l’évaluation est restituée dans le présent rapport (voir colonne de droite). Tableau A2.1 : Les 4 phases de l’évaluation Phases de l’évaluation Produit Eléments restitués dans le présent rapport 1/ Phase de structuration Reconstruction des logiques d’intervention A3 Définition des questions d’évaluation Identification des sources d’information Introduction à l’A8 Note méthodologique Définition des outils de collecte des informations A10 (bibliographie), A7 (personnes rencontrées), A2.4.5 & A2.4.6 (disponibilité et fiabilité) A2.1 (approche), A2.3 (points forts méthodologiques), A2.4 (limites de l’approche) 2/ Phase documentaire Interviews aux sièges des DPE A11 Collecte de données documentaires Etude du contexte nigérien en vue d’une analyse SWOT Analyse et cartographie du portefeuille d’intervention des DPE au Niger A10 (bibliographie), A2.2.3 (outil de partage) Rapport de phase documentaire Section 3 et A4 Section 4.2 et A5 Sélection d’études de cas A2.1.2 (sélection), A2.3.3 (représentativité) 3/ Phase de terrain Exploitation des études de cas A7 & A8 Exploitation des données secondaires A7 & A8 Entretiens Visites de projets Rapport de mission Focus groups A7 & A8 A7 A9 Interaction avec le LASDEL Section 5 et A.2.3.7 4/ Phase de synthèse Analyses sectorielles A7 Réponse aux questions d’évaluation Rapport provisoire Analyse croisée => Projet de Rapport final Section 5 Conclusions et recommandations => Rapport final Section 6 Rapport final – Annexe 2 A8 16 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A2.1. Etapes et produits de l’évaluation A2.1.1. Phase de structuration Cette première étape, restituée dans une Note méthodologique, a essentiellement consisté à reconstruire les stratégies générales et sectorielles des 5 DPE au Niger sur la période 2000-2008 et à définir une approche permettant d’apporter une réponse crédible aux questions posées par cette évaluation. Reconstruction des logiques d’intervention L’évaluation de la pertinence et de l’efficacité de l’aide supposait que l’on puisse reconstituer un système d’objectifs propres au Niger et aux DPE, reconnu par toutes les parties comme la référence sur base de laquelle conduire l’évaluation. La période sous évaluation est caractérisée par une série d’évolutions quant à l’approche de l’aide, que ce soit à l’échelle internationale (Déclaration de Paris, Code de Conduite Européen), nigérienne (SRP puis SDRP) ou en termes de modalités d’intervention des DPE (certains DPE ont accéléré la déconcentration des décisions et/ou ont séparé les fonctions de conception stratégique et de dialogue sur les politiques d’une part, et la gestion des interventions d’autre part). L’évaluation doit intégrer cette évolution sur toute la période. A ce titre, la reconstruction des logiques d’intervention des DPE et du Niger joue un rôle important. En effet, la confrontation entre les logiques d’interventions des cinq DPE a notamment permis : De stabiliser la compréhension de leurs cadres d’intervention en début et fin de période, à travers une validation des travaux par le Comité de Gestion. D’identifier les possibles zones de synergies et de complémentarité entre les interventions des cinq DPE. En outre, la confrontation des stratégies propres à chaque DPE en début et fin de période a notamment permis : D’analyser l’évolution de leurs discours sur la période. D’apprécier la cohérence d’ensemble de ce discours : confrontation entre ambitions et moyens disponibles. D’apprécier la cohérence interne de la stratégie : complémentarités et synergies prévisibles dans le cadre du portefeuille d’activités. Enfin, la confrontation des logiques d’interventions des DPE avec celles du Niger sur la période (SRP et SDRP) a permis : De synthétiser la stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, telle que développée dans ses SRP et SDRP. D’identifier également les priorités sectorielles nigériennes couvertes par les cinq DPE, par d’autres bailleurs, ainsi que celles non prises en charge par l’APD fournie au pays. Les logiques d’intervention ainsi que l’approche adoptée pour les reconstruire sont précisées en annexe 3. La reconstruction des logiques d’intervention propres à chaque DPE se base sur les documents stratégiques et documents de projets suivants: Belgique : Programme indicatif de coopération 2004-2008 et 2009 – 2012 et Présentation de la CTB au Niger (annexe A3.1a et A3.1b) Rapport final – Annexe 2 17 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Commission européenne : Cadre de coopération entre la république du Niger et la CE, Programme indicatif 1995 – 2000 (annexe A3.2.a.) et Stratégie de coopération et programme indicatif 2001 – 2007 (annexe A3.2.b) Danemark : note sur la coopération danoise avec le Niger 2006 – 2010 et Présentation des projets (site internet), (annexe A3.3) France : Document Stratégie Pays – 2002 (annexe A3.4a) et Document Cadre de Partenariat (2006-2010) et Cadre d’Intervention Pays 2008 – 2010 (annexe A3.4b) Luxembourg : Programme Indicatif de coopération 2003 – 2007 et Présentation des projets (site internet), (annexe A3.5) Lorsque des documents couvraient deux périodes distinctes, l’équipe a reconstruit une logique d’intervention pour chaque période. Le même travail a été réalisé pour le Niger sur base de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté rédigée en 2002 ainsi que sur la version mise à jour en 2007 référent à la période 2008 – 2012 (annexe A3.6a et A3.6b). Ces éléments ont été repris tel quel dans les schémas de synthèse de l’alignement des DPE. Pour chacun de cinq DPE, l’annexe 3 montre la contribution des appuis sectoriels aux impacts globaux attendus de la coopération avec le Niger. La reconstruction des logiques d’intervention a été réalisée sur la base des stratégies de programmation valables durant la période de référence (2000-2008). Dans les cas où un tel document stratégique n’était pas disponible pour les premières années de la période, les sources les plus récentes ont été exploitées, afin de mettre en avant la dimension formative de cette évaluation7. Définition du canevas d’analyse Le canevas d’analyse a constitué la feuille de route pour le travail des experts. La reconstruction des logiques d’intervention a permis de spécifier les attentes des DPE quant à leur stratégie de coopération au Niger. En référence à ces attentes, le canevas constitué par les questions évaluatives, critères de jugements et indicateurs a spécifié les éléments constitutifs du jugement évaluatif. Ce canevas est reproduit en introduction à l’annexe 8. Identification des sources d’information Cette étape a consisté à identifier les sources d’information pertinentes pour chacun des indicateurs définis dans le canevas d’analyse (indicateurs quantitatifs ou descripteurs qualitatifs). 7 Le choix du type de regard porté par l’évaluateur sur l’action publique a des implications méthodologiques importantes. On comprendra par exemple que pour porter un regard à caractère strictement « récapitulatif » sur une action publique, l’évaluateur aura le souci de replacer cette action dans le cadre institutionnel et politique du moment où elle a été conçue. C’est par rapport à ce cadre qu’il en jugera notamment la pertinence et l’efficacité. Toute autre approche serait considérée comme inéquitable. Au niveau de la conduite de l’évaluation, une démarche à caractère sommatif implique une protection plus scrupuleuse de l’indépendance de l’évaluateur, ce qui peut conduire à limiter les contacts entre l’évaluateur et l’institution qui fait l’objet de cette évaluation. Les conclusions d’une telle évaluation auront un caractère normatif important (bien ou moins bien) mais les recommandations ne seront pas nécessairement adaptées au cadre institutionnel et politique contemporain de cette évaluation et leur utilité pour l’avenir en souffrira. Une évaluation à caractère strictement « formatif » va au contraire se référer au cadre politique et institutionnel le plus récent, analyser la pertinence et l’efficacité de l’action par rapport à ce cadre afin que les recommandations qui en découlent soient les plus pertinentes et utiles possible. L’indépendance de l’évaluateur reste importante mais sa capacité de communiquer avec l’institution objet de l’évaluation sera appréciée. On insiste moins sur le jugement normatif que sur les leçons à tirer collectivement pour améliorer les décisions futures La présente évaluation se veut à la fois récapitulative et formative. Néanmoins, lorsque ces deux types de démarches imposeront des choix différents, l’équipe proposera au Comité de gestion de privilégier la dimension formative qui permet de maximiser l’utilité des recommandations. Rapport final – Annexe 2 18 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le mode de sélection des sources d’information a également appliqué les critères suivants: Critère de pertinence de la source d’information au regard de sa capacité à renseigner l’indicateur concerné (voir ci-dessous) ; Critère de fiabilité de l’information : son origine a permis d’apprécier son degré de crédibilité. Critère temporel de l’information : elle a permis une analyse sur la période concernée par l’évaluation. Critère de diversité des sources : la capacité de plusieurs sources à permettre une triangulation sera valorisée. La pertinence des données à collecter a été modulée selon leur nature et leur champ : Nature des sources d’information : - Sources primaires : entre 20 et 50 acteurs ont été interviewés par les évaluateurs pour chacun des huit secteurs ou thèmes étudiés, soit plus de 200 personnes (fonctionnaires au siège du DPE, fonctionnaires du DPE sur le terrain, fonctionnaires nigériens, autres bailleurs ou IFI, opérateurs, bénéficiaires, etc). La liste des acteurs rencontrés est disponible dans les rapports sectoriels (annexe 7). Les entretiens ont permis de faciliter l’interprétation des documents, de compléter l’information et d’avoir accès aux perceptions exprimées par les différentes parties prenantes. - Sources secondaires : plus de 1600 documents ont été mis à disposition des évaluateurs et stockés sur la plateforme interne. L’intégralité des documents de stratégie générale et sectorielle du Niger et des DPE ont été consultés. L’ensemble des documents relatifs aux études de cas a également été revu (éléments de représentativité des études de cas en section A2.1.3 de la présente annexe) ; Champ d’analyse couvert par les informations : Rapport final – Annexe 2 - Politique générale de coopération du DPE : stratégies sectorielles générales lorsqu’elles existent, guides méthodologiques stratégiques ou sectoriels lorsqu’ils existent. - Contexte de la coopération au Niger : documents disponibles auprès des instituts et centres de recherche tels que l’IRD et le LASDEL, rapports pays réalisés par les institutions financières internationales (Banque mondiale, FMI) et par les agences des Nations Unies (PNUD, PNUE, UNICEF, OMS, etc.), sources émanant d’acteurs de la société civile (ONG, associations), etc. - Stratégie générale et sectorielle de chaque DPE au Niger : documents exploités dans le cadre de la reconstruction des logiques d’intervention. - Stratégie de réduction de la pauvreté du Niger sur la période et documents de suivi associés (études réalisées par l’Institut National de la Statistique, les différentes entités sectorielles des Ministères…). - Stratégies sectorielles du Niger sur la période : plans stratégiques associés aux sept secteurs d’analyse lorsqu’ils existent, CDMT, rapports de suivi de ces stratégies. - Intervention du DPE ou du Niger à l’échelle des sept secteurs de l’analyse, des quatre thèmes transversaux et des trois secteurs analysés de façon plus approfondie : documents d’indentification et de formulation des interventions, conventions de financement, rapports de suivi, d’audit et d’évaluation notamment. 19 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 - Documents associés à la Déclaration de Paris, aux 3C et au Code de Conduite : mémorandums et accords de partenariat entre bailleurs s’ils existent, rapports de suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris au Niger, mandat des groupes de concertation éventuels entre bailleurs et associant bailleurs et autorités nigériennes. Définition des outils de collecte des informations L’analyse croisée des questions posées (canevas d’analyse) et des sources d’information permettant d’y répondre a permis de définir des outils de collecte d’information, exploités durant la phase documentaire et la mission de terrain (voir ci-dessous). A2.1.2. Phase documentaire Sur la base de contacts et de documents collectés aux sièges des DPE, les experts ont proposé un renseignement préliminaire du canevas d’analyse. Cette première analyse a permis d’affiner l’identification des éléments à collecter durant la mission de terrain, phase suivante de l’évaluation. Un Rapport de phase documentaire restitue cette analyse. Interviews aux sièges des DPE Durant la phase documentaire, des rencontres ont été organisées entre l’équipe de coordination et les représentants des DPE au siège, notamment auprès des coordinateurs géographiques et sectoriels (pour les secteurs focaux pertinents). Ces rencontres ont permis de fournir les premiers éléments de renseignement des indicateurs associés à la stratégie des DPE au Niger. Elles ont également été l’occasion d’identifier des acteurs-clés sur le terrain. Collecte de données documentaires Dans un premier temps, la collecte a été conduite auprès des sièges des DPE (services stratégiques et opérationnels). La collecte a été la plus exhaustive possible. Elle a porté sur les documents suivants : politique générale de coopération du DPE, contexte de la coopération au Niger, stratégie de réduction de la pauvreté du Niger, stratégies sectorielles du Niger, intervention du DPE ou du Niger à l’échelle des sept secteurs de l’analyse et des quatre thèmes transversaux, documents associés à la Déclaration de Paris, aux 3C et au Code de Conduite Cette collecte a été complétée durant la mission de terrain. Etude du contexte nigérien en vue d’une analyse SWOT L’analyse approfondie du contexte nigérien et de son évolution sur la période 2000-2008 a été modulée sous différentes composantes : dimension politique, économique, sociale, démographique, géographique, sectorielle et thématique. Cette analyse est synthétisée dans le rapport principal, complétée par l’annexe 4. Elle a permis d’identifier l’influence du contexte sur la pertinence et l’efficacité des interventions des DPE. On y insiste en particulier sur les facteurs favorables ou limitatifs à la mise en œuvre des principes de la Déclaration de Paris (appropriation, alignement, harmonisation, gestion axée sur les résultats et redevabilité mutuelle). Analyse et cartographie du portefeuille d’intervention des DPE au Niger Le recensement financier des interventions des DPE au Niger est décomposé par secteur, ainsi que par région administrative nigérienne. L’analyse est suivie d’une représentation cartographique de l’évolution des conditions de vie entre 1998 et 2008, à l’échelle de chaque région. Ces éléments sont restitués en annexe 5 du présent rapport. Les sources des données financières sont les suivantes : Rapport final – Annexe 2 20 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Belgique : les données financières ont été transmises par le Bureau de l’Evaluation Spéciale du S.P.F. Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement. Commission Européenne : le tableau financier des activités de la CE au Niger est issu des External Assistance Management Reports (EAMR) produits par la Commission à janvier 2006 (rapport le plus ancien) et à juillet 2008 (données incluant une prévision de situation financière au 31 décembre 2008). Danemark : les données sont issues du recensement des activités de Danida au Niger pour la période 2000-2008 (source : Danida). France : deux types d’intervention sont recensées ici, à savoir les projets AFD achevés et en cours sur la période 2000-2006, ainsi que les projets FSP pilotés par le Ministère des Affaires Etrangères sur la même période. Luxembourg : les données financières de l’intervention luxembourgeoise au Niger sont extraites de la Revue Pays-Niger de Juillet 2007. Sélection d’études de cas L’analyse sectorielle est affinée sur base d’un échantillon d’interventions mises en œuvre à l’échelle des secteurs focaux de l’analyse. Ces études de cas sont destinées à illustrer l’analyse sectorielle ; les consultants n’ont pas évalué ces projets individuellement mais en tirent des éléments illustratifs de leur jugement. L’échantillon de projets a été établi non par sélection de projets mais par élimination progressive, en 8 étapes à partir d’une population de plus de 350 interventions identifiées par les DPE dans les secteurs concernés. Au final, un échantillon de 77 interventions a été identifié. Ces 8 étapes d’élimination visaient à ne garder que les projets les plus représentatifs par rapport à 8 critères. 1. Le secteur L’inventaire recense la totalité des interventions menées par les bailleurs dans les sept secteurs traités par l’évaluation, sur la base du recensement financier des interventions. 2. Les thématiques sous-sectorielles (diversité du développement rural, types d’hydraulique, etc.) L’activité est resituée dans la logique d’intervention du DPE concerné, afin de l’associer aux objectifs auxquels elle était initialement destinée à contribuer. L’analyse des documents associés à l’intervention (identification, formulation, mise en œuvre, suivi-évaluation) précise la nature de l’activité. 3. La zone géographique L’analyse des documents associés à l’intervention précise la zone géographique dans laquelle elle est mise en œuvre. 4. L’importance financière Sont exclues de l’échantillon les interventions pour lesquelles aucun budget n’est renseigné. Néanmoins, lorsque certaines interventions bien que non renseignée financièrement, apparaissent comme importantes dans les logiques d’intervention des DPE, celles-ci font l’objet d’un complément d’information. Les interventions dont les montants apparaissent peu significatifs (quelques milliers d’euros) sont supprimées de l’échantillon. Néanmoins, afin de garantir la représentativité des interventions au niveau sectoriel, un rapprochement avec les logiques d’intervention est de nouveau opéré afin de prendre en considération un critère de représentativité des activités dans les stratégies des DPE. Rapport final – Annexe 2 21 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 5. Le taux de mise en œuvre Concernant la Commission Européenne dont l’engagement est décliné en plusieurs phases (engagement primaire et secondaire), sont exclues les interventions dont l’engagement secondaire est inférieur à 50% de l’engagement primaire. 6. La période de mise en œuvre (répartition sur la période 2000-2008) Ce critère est uniquement appliqué aux secteurs dont le nombre et la diversité des interventions identifiées sont importants. Sont exclues les interventions démarrées aux années 2007 et 2008 ainsi que celles dont les dates ne sont pas renseignées. Sont également supprimés tous les projets dont l’échéance correspond aux années 2000, 2001 et 2002 ainsi qu’au-delà de 2012. 7. La représentation globale équilibrée des DPE Cette étape permet d’exclure les interventions non représentatives des activités développées par les DPE (sous-secteurs d’intervention). Elle est tout d’abord réalisée en collaboration avec le DPE, puis poursuivie avec les experts sectoriels. Cette approche permet le cas échéant de compléter l’échantillon par des interventions importantes selon le critère géographique et/ou d’autres critères jugés pertinents par les DPE ou l’expert sectoriel concerné (ex : outils et modalités de financement, transfert de compétence entre deux opérateurs). Néanmoins, dans une optique d’évaluation conjointe – regard croisé sur les interventions plutôt qu’addition d’évaluations de cinq stratégies – la sélection des cas a privilégié la représentativité sous-sectorielle (prise en compte de l’hydraulique rurale, urbaine, de l’assainissement pour le secteur Eau & Assainissement ; prise en compte de l’élevage, du foncier, etc. pour l’analyse du développement rural) plutôt qu’une représentativité du portefeuille individuel de chaque DPE. Ainsi, les études de cas sélectionnées pour un secteur donné ont pu se focaliser sur les projets d’un même DPE en début de période d’évaluation, et concerner uniquement ceux d’un autre DPE en fin de période, pour autant que toutes les thématiques sectorielles aient été couvertes. 8. La disponibilité de l’information L’information disponible ou l’accessibilité aux données est prise en considération, dans un souci d’optimisation du temps disponible (voir ajustements ultimes réalisés par les experts sectoriels explicités en annexe 7). Autant que possible les croisements suivants ont été contrôlés : Le croisement période x secteur (anciens et nouveaux projets dans chaque secteur). Le croisement région x secteur, là où c’était pertinent. Le croisement DPE x secteur (les principaux DPE acteurs dans un secteur devaient y être représentés). Par contre nous n’avons pas tenté de croiser trois variables telles que : DPE x montant x secteur qui aurait permis de représenter les DPE en fonction des montants investis dans le secteur tel que suggéré ci-dessus pour la première fois, ou ; DPE x période x secteur qui aurait permis de rencontrer la critique danoise reprochant aux évaluateurs de n’avoir retenu que des projets danois récents dans le secteur de l’hydraulique alors que le Danemark intervient dans ce secteur depuis longtemps. Les projets anciens retenus en hydraulique sont en effet plutôt financés par la France. Le fait de n’avoir pas réalisé ces équilibrages à trois variables ne constitue une limite pour l’évaluation que dans la mesure où un DPE souhaite utiliser cette évaluation pour apprécier ses propres performances dans un secteur donné. La technique d’échantillonnage ne permet effectivement pas de rencontrer une telle attente qui n’était d’ailleurs pas l’objet de l’évaluation comme le rappelle la note d’information du 9/09/2008 : « il s’agit d’une véritable évaluation conjointe et non pas de la somme de 5 évaluations individuelles ». Rapport final – Annexe 2 22 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’analyse documentaire et les premiers entretiens ont servi de base à un Rapport documentaire, incluant une première analyse du contexte nigérien, l’analyse des stratégies des DPE, une présentation de la répartition sectorielle et géographique de l’aide, ainsi que des constats préliminaires en réponse aux questions d’évaluation. Ces constats on permis de définir pour chacune des 11 questions évaluatives les travaux complémentaires nécessaires et ainsi de préciser les termes de référence de la mission au Niger8. A2.1.3. Phase de terrain La mission de terrain a été conçue de façon à compléter les informations collectées durant la phase documentaire. Un Rapport de mission a été produit ; il doit donc être lu comme un complément au rapport documentaire dont il ne reprend pas les éléments. La mission a permis à chaque équipe sectorielle de compléter l’information collectée en phase documentaire, au moyen d’entretiens, observations sur place et analyses documentaires complémentaires. Cette démarche est restituée en deux étapes : Durant les derniers jours de présence au Niger, chaque équipe sectorielle a produit un Aide-mémoire de fin de mission. Il s’agit d’une note interne destinée à contribuer au débriefing auprès du Comité Local (4 juin 2009). Elle identifie les principaux contacts pris durant la mission, ainsi que les principaux constats des experts, structurés suivant le canevas d’analyse sectoriel propre à chaque équipe. Chaque équipe a ensuite produit un Rapport de mission sectoriel/thématique annexé au présent Rapport de mission. La mission a été préparée par l’équipe de coordination en interaction avec les équipes sectorielles. Ce rôle de coordination a notamment permis : L’harmonisation des calendriers de visites, afin de favoriser les échanges d’expériences sur les zones visitées et d’identifier les acteurs susceptibles d’être interrogés sur des thématiques complémentaires. Dans ce cadre, l’équipe de coordination a planifié les rencontres avec les cinq DPE à Niamey, concernant leurs stratégies globale et sectorielles dans le pays. Les experts sectoriels ont pris les rendez-vous auprès des ministères nigériens concernés, autres bailleurs de fonds, et acteurs non gouvernementaux dans le cadre de leurs visites de terrain. Le suivi des travaux des experts, afin de s’assurer de leur bonne compréhension de la démarche d’évaluation (qui ne consiste pas en une addition d’évaluation de projets ni en évaluations sectorielles, mais plutôt en une appréciation globale de la stratégie des cinq DPE au Niger, à l’appui de leurs pratiques sur sept secteurs focaux et quatre thématiques transversales). La revue des aide-mémoires produits par les experts avant la fin de leur mission. L’orientation des experts dans la production de leurs rapports de mission sectoriels, afin que chaque contribution sectorielle puisse nourrir une réflexion générale. Exploitation des études de cas Pour rappel, les études de cas n’avaient pas vocation à être appréciées individuellement. Elles devaient plutôt appuyer un jugement global sur la stratégie sectorielle/thématique des cinq DPE au Niger. Durant la mission, les experts n’ont pas réalisé d’évaluation individuelle des 8 Rapport de phase documentaire transmis au Comite de Gestion le 8 mai 2009 Rapport final – Annexe 2 23 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 interventions sélectionnées ; ils se sont plutôt concentrés sur certaines de leurs caractéristiques utiles pour l’analyse sectorielle et globale. Entretiens Des entretiens ont été organisés auprès des très nombreuses personnes impliquées dans la conception, la négociation et la mise en œuvre des programmes des cinq DPE et de l’administration nigérienne. Autant que possible, des rencontres ont également été organisées auprès des bénéficiaires d’études de cas. La liste des rencontres organisées durant la mission est présentée dans chacun des rapports de mission sectoriels et thématiques (annexe 7). Les entretiens ont été menés sur base de questions déduites des canevas d’analyse. Quatre défis devaient être surmontés : l’identification des contacts pertinents ; la chronologie des entretiens sous contrainte de délais extrêmement stricts et compte tenu du temps nécessaire au préalable pour rassembler, faire l’inventaire, répartir et consulter les documents ; la répartition rationnelle des entretiens afin que tous les interlocuteurs pertinents soient consultés, en évitant qu’une personne ne reçoive trop d’experts différents ; la restitution et la circulation du produit de ces entretiens. Organisation de focus groups En comparaison de rencontres en face à face, ces réunions permettent d’échanger des perceptions et informations sous contrôle réciproque des participants. Deux focus groups ont été organisés durant la mission. Le focus group réunissant les représentants des DPE à Niamey a permis un échange de vues sur les leçons à tirer des choix d’instruments de coopération utilisés par chaque DPE. Il a également permis de débattre transversalement sur les leçons à tirer du recours à trois grands types d’instruments au Niger : l’aide budgétaire, les instruments d’aide directe et les instruments d’aide indirecte. Le focus group réunissant des acteurs non gouvernementaux du développement rural a permis d’aborder les thèmes suivants : - Diagnostic de l’évolution du monde rural entre 2000 et 2008, - Bilan des effets de l’aide apportée par les DPE sur la période, - Adéquation des modalités de l’aide des DPE, - Appréciation de la capacité de la politique du gouvernement soutenue par les DPE à répondre aux défis du développement rural. Le contenu détaillé de ces deux focus groups est présenté en annexe 9. Visites de projets Compte tenu de la multiplicité des sources et des divergences éventuelles de perception, les experts ont mené quelques visites sur le terrain par observation directe et dialogue avec les bénéficiaires. Les visites, listées par chaque binôme sectoriel en annexe 7, portaient sur les conditions de mise en œuvre, réalisations, résultats et impacts et durabilité des interventions. Néanmoins, dans un souci d’efficience de la collecte, les experts ont privilégié la collecte de données documentaires à des visites de terrain. Dans le cadre d’un budget limité, il est en effet peu productif de consacrer des jours d’expertise à visiter des projets dont la représentativité sera toujours contestable, plutôt que de consacrer ce temps à l’analyse de documents de synthèse où à l’entretien avec des témoins privilégiés capables de donner une vision d’ensemble. Rapport final – Annexe 2 24 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le travail en binôme (expert international / expert national) s’est révélé fructueux tant dans les contacts avec les répondants que dans l’interprétation des données. Une enquête de perception conduite parallèlement par le LASDEL Parallèlement à la présente démarche, le Comité de Gestion de l’évaluation a demandé au LASDEL (Laboratoire d’études et recherches sur les dynamiques sociales et le développement local) de conduire une enquête sur la perception de l’aide au développement par un certain nombre de décideurs et d’observateurs nigériens. Cette enquête couvre un champ plus large que celui de l’évaluation : la perception de l’aide par les « utilisateurs de l’aide ». Elle apporte un éclairage complémentaire à celui de l’évaluation, notamment sur les questions de pertinence des interventions et instruments, de la perception des impacts (souhaités ou non), des attentes des différentes parties prenantes, du fonctionnement effectif de différentes formes de partenariat et plus généralement de l’image des bailleurs de fonds et des acteurs de l’aide. Durant la mission, trois moments d’échange ont été organisés avec le LASDEL : au démarrage, en cours et en fin de mission. Ces échanges ainsi que la réception du rapport LASDEL9 ont permis un premier rapprochement des éléments collectés dans le cadre des deux processus. A2.1.4. Phase de synthèse Le matériau collecté en phase documentaire et durant la mission a permis une validation finale des critères de jugement pertinents pour chaque secteur/thème concerné, puis une contribution des équipes sectorielles aux analyses transversales réalisées par l’équipe de coordination. Ces éléments ont été restitués dans un Rapport provisoire, suivi après discussion en comité de pilotage du présent Projet de rapport final. Dans le cadre de cette évaluation conjointe, les spécificités de l’analyse sont précisées en section A2.3 ci-dessous. A2.2. Organisation générale de l’équipe d’évaluation A2.2.1. Un contrôle qualité à trois niveaux Suivi interne par l’équipe de coordination L’équipe d’évaluateurs, constituée de 20 experts, est composée d’une cellule de coordination et de 8 équipes thématiques ou sectorielles comportant dans chaque cas un ou deux experts internationaux et un expert nigérien10. Cette organisation tire notamment les leçons de l’expérience d’évaluation conjointe Commission Européenne-France-Mali, pour laquelle le pilotage avait constitué un défi majeur. L’équipe de coordination a piloté l’ensemble de l’exercice, de la définition de la méthodologie d’évaluation jusqu’à la finalisation des recommandations. Elle avait pour mission d’assurer 9 LASDEL - Laboratoire d’études et recherches sur les dynamiques sociales et le développement local, « A cheval donné, on ne regarde pas les dents - Les mécanismes de l’aide vus par les acteurs nigériens », Ph.Lavigne Delville, Aghali Abdelkader (Octobre 2009). 10 Huit équipes évaluent les sept secteurs et quatre thèmes transversaux identifiés par les Donneurs Parties à l’évaluation (DPE) : eau et assainissement (2 experts) ; transport (2) ; développement rural, environnement, sécurité alimentaire (3) ; santé (2), éducation et formation (2) ; artisanat et culture (2) ; appui macro-économique (3); Genre, démographie, jeunesse,(1) et coordination (3). Rapport final – Annexe 2 25 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 l’interaction avec le Comité de gestion de l’évaluation, ainsi que l’organisation, le suivi longitudinal et la synthèse des travaux. L’équipe de coordination s’est appuyée sur les travaux des experts sectoriels et a coordonné leurs contributions aux phases critiques de l’évaluation, notamment par la production de « notes internes de coordination »11. L’équipe de coordination a veillé tout au long du processus à ce que l’ensemble de l’équipe mette en pratique les principes de crédibilité, d’utilité et de transparence. Durant la mission de terrain, elle a notamment organisé deux ateliers de travail permettant l’interaction entre équipes sectorielles. Supervision par le comité de direction du consortium Le comité de direction du consortium est composé des directeurs des quatre sociétés membres, Alain Lafontaine (Baastel), Jérôme Coste (Iram), Hans Genefke Jørgensen (Dnet Consult) et Luc Lefebvre (SEE), qui en assure la présidence. Le comité a pour mandat de superviser l’ensemble des travaux, en particulier ceux de l’équipe de coordination. Cette structure assure également la solidarité entre les membres du consortium. Le comité est consulté par voie électronique et conférence téléphonique à toutes les étapes du processus. Contrôle des produits de l’évaluation par un expert dédié La société Dnet Consult a mobilisé un expert senior (Hans Genefke Jørgensen) exclusivement dédié au contrôle des produits de l’évaluation. Les documents suivants font l’objet d’un contrôle particulier: note méthodologique, rapport documentaire, rapport de mission, rapport provisoire et rapport final. Le contrôle de qualité porte : sur le fond : réponse aux attentes du client et respect des engagements de crédibilité, d’utilité et de transparence. sur la forme : taille, structure, format, qualité d’expression, esprit de synthèse des documents produits. Ni le contrôleur qualité ni la société qui l’emploie n’ont été impliqués dans l’exécution de l’évaluation, ce qui a assuré l’indépendance de cette démarche. A2.2.2. Modalités d’implication des équipes sectorielles L’équipe de coordination pilote l’ensemble de l’exercice, de la définition de la méthodologie d’évaluation jusqu’à la finalisation des recommandations. Elle s’appuie sur les travaux des experts sectoriels à trois phases de l’évaluation : Phase documentaire : Les experts sectoriels partent d’une grille d’analyse spécifique à leur secteur, proposée par l’équipe de coordination à partir de la grille générale de 11 questions évaluatives. Ils ajustent ce canevas d’analyse, procèdent à un renseignement préliminaire de ce canevas sur base des documents disponibles et de contacts aux sièges 11 Note de coordination n°1 : lancement les travaux des experts pour la phase documentaire. Note n°2 : l’état des lieux des contributions des experts sectoriels à la phase documentaire et, sur cette base, préparation de la mission de terrain. Note n°3 : cadrage en vue de la production de l’Aide-mémoire de fin de mission et des rapports de mission sectoriel. Note n°4 : modalités de prise en compte des commentaires reçus par le Comité de Gestion quant au rapport provisoire et à ses annexes sectorielles. Rapport final – Annexe 2 26 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 des DPE et produisent une note argumentée de préparation de leur mission (document interne). Au titre de la phase documentaire, l’équipe de coordination a adressé une « Note de coordination n°1 » à chaque équipe sectorielle. Cette note interne était destinée à lancer les travaux des experts pour la phase documentaire. Elle rappelait donc le rôle de l’équipe de coordination et de chaque expert sectoriel dans le processus, donnait un aperçu des différentes contributions demandées aux experts sectoriels durant l’évaluation, et précisait les modalités d’accès à la documentation. Une « Note de coordination n°2 », document interne diffusé dans la semaine suivant la remise du rapport documentaire, a établit un lien entre la phase documentaire et la phase de terrain : - Elle faisait l’état des lieux des contributions des experts sectoriels à la phase documentaire. - Elle définissait un canevas pour la production de leurs « termes de références de mission », canevas qu’il leur était demandé de compléter. Phase de terrain : au cours de la mission, chaque expert a complété l’information recherchée grâce aux entretiens, constats de terrain et analyses documentaires complémentaires. Cette démarche est restituée dans un aide mémoire de fin de mission produit sur place (document interne) et dans un rapport de mission qui résume les travaux et présente le renseignement final des indicateurs ; chacun des aide-mémoires a été exploité en vue de contribuer au débriefing de mission auprès du Comité Local (4 juin 2009). L’ensemble des rapports sectoriels est présenté en annexe 7. Durant la mission, une « Note de coordination n°3 » a été présentée aux experts sectoriels. Elle leur proposait un cadrage en vue de la production de l’Aide-mémoire de fin de mission et de leur Rapport de mission sectoriel. Cette note a été présentée aux experts sectoriels dans le cadre d’une réunion interne de travail, en cours de mission. Cette réunion a également été l’occasion d’une première analyse SWOT du Niger, dont le but était de croiser les regards des experts nationaux et étrangers sur les forces et faiblesses du Niger. Ces éléments ont constitué une base de réflexion pour la production de la section 3.1 du rapport principal. Phase de synthèse : le matériau collecté a permis une validation finale des critères de jugement pertinents pour le secteur/thème concerné, puis une contribution de l’expert aux questions évaluatives qui constitue la base des analyses réalisées par l’équipe de coordination (éléments restitués dans le présent rapport). Une « Note de coordination n°4 » a présenté aux experts sectoriels une synthèse des commentaires reçus par le Comité de Gestion quant au rapport provisoire et à ses annexes sectorielles. Chaque équipe sectorielle s’y est vue préciser les modifications attendues par l’équipe de coordination. A2.2.3. SteekR, notre outil internet de partage des données L’ensemble des documents collectés durant l’évaluation est accessible à partir du site Internet SteekR, site de stockage en ligne nécessitant un code d’accès. Ce site présente l’avantage d’un accès en ligne et de modalités d’utilisation similaires à celles de l’explorateur Windows. Les clauses de confidentialité auxquelles se sont conformés les experts en participant à la présente étude s’appliquent aux documents mis à leur disposition sur ce site. L’usage de ces documents est exclusivement restreint à la présente évaluation. La base sera détruite à la fin de l’étude, après que SEE en ait constitué une copie à la disposition du comité de pilotage. Rapport final – Annexe 2 27 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’arborescence des dossiers est la suivante : Bailleur (Belgique, France, Commission Européenne, Danemark ou Luxembourg) Stratégie générale en matière de coopération au développement Documents stratégiques sectoriels ou thématique (ex : approche genre, stratégie en matière d’eau et d’assainissement, méthodologie de suivi de l’appui budgétaire, etc.) Stratégie dans le pays Documents stratégiques généraux Secteurs d’intervention dans le pays Secteur donné (transport, éducation, etc.). Interventions sectorielles Documents associés à une intervention sectorielle déterminée (design, mise en œuvre, suivi-évaluation) Stratégie sectorielle dans le pays (si elle existe) Niger Secteur d’intervention donné (finances publiques, éducation, etc.). Tout document associé au secteur concerné (stratégie, étude réalisée par le pays, etc.). Stratégie de réduction de la pauvreté (SRP & DSRP) Tout document associé à la stratégie et à son suivi. TdR-rapports-meetings Termes de référence de l’évaluation, rapports soumis au client, PowerPoints présentés au comité de gestion. Decla Paris-3Cs-CCE Documents associés à la coordination de l’aide : Déclaration de Paris, concept des 3Cs, Code de Conduite Européen, harmonisation de l’aide au Niger. Malgré l’importance du volume de documents accumulés, l’accès à l’information est relativement aisé. Chaque équipe sectorielle trouve regroupée l’information correspondant à ses compétences ainsi que l’information d’intérêt général. Cette base est alimentée en permanence par l’équipe de coordination sur proposition des experts sectoriels. Elle permet l’accès permanent à l’information à partir de l’Europe et de Niamey. Tout au long de l’évaluation, l’équipe de coordination s’est assurée de disposer en permanence d’une copie actualisée de cette base sur un disque externe. Cette plateforme constitue la base de la bibliographie produite à la fin de l’évaluation et renseignée en annexe 10. Rapport final – Annexe 2 28 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A2.3. A2.3.1. Points forts de l’évaluation Deux cadres d’analyse pertinents pour répondre aux Termes de Référence Les termes de référence de l’évaluation12 précisent : « L’évaluation conjointe de la coopération avec le Niger analysera les enchaînements de cause à effet jusqu’à l’appréciation de l’impact global des stratégies mises en œuvre par la Belgique, la Commission européenne, le Danemark, la France et le Luxembourg, nommés Donneurs parties à l’évaluation ou DPE dans la suite du texte ; en ceci l’évaluation examinera quels impacts peuvent être établis au-delà des résultats obtenus par un seul de ces donneurs. En couvrant une masse critique de l'APD apportée au Niger, l’évaluation examinera les résultats et l'impact de cette aide sur la réduction de la pauvreté. » Cette évaluation présente donc un mandat original, dans la mesure où elle n’a pas cherché à juger la performance individuelle de chacun des cinq DPE. Elle a plutôt tenté d’apprécier « dans quelles mesures leurs interventions dans [les] secteurs sont coordonnées, complémentaires et si des synergies se sont produites. Elle appréciera les bénéfices pour le Niger de l’existence ou de l’absence de coordination entre les DPE » (Termes de Référence, 2- Objectifs de l’évaluation). A ce titre, cette évaluation s’inscrit notamment dans un questionnement axé sur les principes soutenus par la Déclaration de Paris13, le Code de Conduite Européen14 et les 3C15. Les réponses apportées aux questions évaluatives permettent d’analyser l’action des DPE au Niger selon deux cadres complémentaires, les critères du CAD et la mise en œuvre de la Déclaration de Paris : l’analyse de la mise en œuvre des principes de la Déclaration de Paris aborde le processus de coopération et en particulier la relation entre les partenaires de l’aide : les bailleurs et le Gouvernement d’une part, les bailleurs entre eux d’autre part. L’analyse de la mise en œuvre des la Déclaration de Paris peut donc être considérée comme alimentant la réflexion sur le critère d’efficience du CAD. les critères du CAD permettent d’apprécier les performances de l’aide à travers l’analyse de ses objectifs, de ses ressources, de ses réalisations, de ses résultats et de ses impacts. Ces deux cadres d’analyse sont développés dans le rapport principal, en section 5.2. A2.3.2. Une bonne connaissance du contexte nigérien L’équipe d’évaluateurs, constituée de 20 experts, est composée d’une cellule de coordination et de 8 équipes thématiques ou sectorielles comportant dans chaque cas un ou deux experts internationaux et un expert nigérien16. La composition de l’équipe par « binôme » (expertise 12 S.P.F. Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement - Service de l’Evaluation Spéciale, Cahier Spécial des Charges n°S4/2008/06 - Appel d’offre général pour l’Evaluation conjointe de la coopération de la Commission Européenne, de la Belgique, du Danemark, de la France et du Luxembourg avec le Niger 2000-2008 (Août 2008). 13 Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide, entérinée le 2 mars 2005. 14 Code de Conduite Européen adopté le 15 mai 2007 par le Conseil "Affaires générales et relations extérieures" et les représentants des gouvernements des États membres réunis en Conseil. 15 Principes de Coordination, Complémentarité et Cohérence promus par le Traité de Maastricht pour la coopération au développement de l’Union Européenne. 16 Huit équipes évaluent les sept secteurs et quatre thèmes transversaux identifiés par les Donneurs Parties à l’évaluation (DPE) : eau et assainissement (2 experts) ; transport (2) ; développement rural, environnement, sécurité alimentaire (3) ; Rapport final – Annexe 2 29 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 internationale + nigérienne) a permis de croiser compétences techniques, réseaux d’information locaux et connaissance du contexte nigérien. Certains experts et sociétés partenaires du consortium on en outre alimenté la réflexion sur base de leur connaissance du Niger et de leur présence de longue date dans ce pays, ce qui leur a permis une mise en perspective des constats réalisés. A2.3.3. Une large équipe multidisciplinaire et une coordination forte L’équipe d’évaluateurs, constituée de 20 experts, est composée d’une cellule de coordination et de 8 équipes thématiques ou sectorielles17. Dans ce cadre, l’équipe interne de coordination a joué un rôle clé dans la mise en cohérence et dans le pilotage des différentes contributions sectorielles. Une telle tâche n’aurait pu être réalisée par un chef d’équipe seul. A2.3.4. Une bonne représentativité des études de cas Le processus de sélection des études de cas, très itératif, a permis d’identifier 77 interventions illustratives de la diversité des approches et thématiques appuyées par les DPE. Les études de cas représentent 66% du portefeuille d’interventions de la Belgique au Niger entre 2000 et 2008, 60% du portefeuille de la CE, 49% de celui de la France, 40% de celui du Luxembourg et 36% de celui du Danemark. Notons que le dénominateur est constitué de l’ensemble du portefeuille des DPE ; la représentativité serait encore améliorée si ce dénominateur ne comprenait que les 7 secteurs focaux de l’évaluation. Le tableau suivant restitue le poids relatif des études de cas dans le portefeuille global des DPE au Niger sur la période 2000-2008. La représentativité relativement élevée de l’échantillon pour la CE correspond à la prise en compte de l’intégralité de son appui budgétaire général, qui représente plus du tiers de ses interventions au Niger sur la période. Dans le cas belge, l’intégralité des interventions en matière d’appui macroéconomique, de santé et de développement rural a été étudiée ; chaque intervention disposait généralement d’un budget important, ce qui explique la couverture importante du portefeuille par les études de cas. En revanche, l’intervention moyenne du Danemark et du Luxembourg est de taille plus limitée ; pour un même nombre d’études de cas, la représentativité financière des interventions danoises et luxembourgeoises est donc inférieure à celle des études de cas belges. santé (2), éducation et formation (2) ; artisanat et culture (2) ; appui macro-économique (3); Genre, démographie, jeunesse,(1) et coordination (3). 17 Huit équipes évaluent les sept secteurs et quatre thèmes transversaux identifiés par les DPE : eau et assainissement (2 experts) ; transport (2) ; développement rural, environnement, sécurité alimentaire (3) ; santé (2), éducation et formation (2) ; artisanat et culture (2) ; appui macro-économique (3); Genre, démographie et jeunesse (1) et coordination (3). Rapport final – Annexe 2 30 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Tableau A2.2 : Poids relatif des études de cas dans le portefeuille de la CE CE (millions EUR) Aide d'urgence Appui macroéconomique (engagements primaires) Autres Décentralisation Développement rural, sécurité alimentaire Eau & Assainissement Education, Formation Infrastructures Institutionnel Santé Secteur Privé* TOTAL * incl. Artisanat Engagement secondaire Dont études de cas 6,2 hors champ (hc) hc 166,5 166, 100% 8,0 11,2 hc hc hc hc 83,7 58,3 70% 3,8 15,3 135,6 24,3 3,0 26,5 484,0 3,8 13,0 41,9 hc 2,9 1,8 288,2 100% 85% 31% hc 97% 7% 60% Tableau A2.3 : Poids relatif des études de cas dans le portefeuille du Danemark DK (millions EUR) Engagement (1 EUR = 7,45 DKK) 4,7 3,1 18,5 Dont études de cas Aide d'urgence hc Appui macroéconomique 3,1 Autres hc Gouvernance, genre, droits de 8,9 0,6 l'homme, démocratie, etc. Développement rural, sécurité 32,9 17,0 alimentaire Eau & Assainissement* 40,1 18,8 Education & Formation 1,1 hc Infrastructures 4,9 hc Institutionnel hc Santé 3,1 2,8 TOTAL 117,2 42,4 * incl. Projet de Promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire hc 100% hc 7% 52% 47% hc hc hc 91% 36% Tableau A2.4 : Poids relatif des études de cas dans le portefeuille de la Belgique BE (millions EUR) Aide d'urgence Appui macroéconomique Autres Développement rural, sécurité alimentaire Eau & Assainissement Education, Formation Santé Secteur Privé TOTAL Rapport final – Annexe 2 Engagements Dont études de cas 6,2 13,8 34,6 hc 13,8 10,8 hc 100% 31% 13,2 6,7 51% 11,4 9,1 20,7 0,7 109,7 11,3 9,1 20,7 hc 72,4 99% 100% 100% hc 66% 31 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Tableau A2.5 : Poids relatif des études de cas dans le portefeuille de la France FR (millions EUR) Engagements Appui macroéconomique Autres* Décentralisation Développement rural, sécurité alimentaire Eau & Assainissement Education, Formation Infrastructures Institutionnel Santé TOTAL * Incl. Culture Dont études de cas 74,2 12,2 18,6 74,2 4,2 hc 100% 34% hc 65,2 6,0 9% 48,5 38,7 25,5 18,4 21,2 322,6 20,9 22,4 12,2 hc 16,8 156,7 43% 58% 48% hc 79% 49% Tableau A2.6 : Poids relatif des études de cas dans le portefeuille du Luxembourg LU (millions EUR) Engagements Développement rural, sécurité alimentaire Eau et assainissement Education, Formation Genre Institutionnel Santé Secteur Privé TOTAL A2.3.5. Dont études de cas 9,1 0,8 9% 3,3 15,2 0,1 0,0 5,6 5,0 38,3 3,3 5,8 hc hc 3,5 2,1 15,5 100% 38% hc hc 64% 41% 40% Triangulation des données Le canevas d’analyse a constitué la feuille de route pour le travail des consultants. Chaque indicateur est renseigné par une ou plusieurs sources d’information. La rigueur de la collecte et du traitement de ces sources est un gage de crédibilité de l’évaluation. Cette rigueur passe par la définition d’outils de collecte permettant une triangulation d’informations explicitement identifiée (notion de fil conducteur illustrée ci-dessous). Exploitation des outils de collecte d’information Exemple pour la Question Évaluative 1 Indicateur a Critère de jugement 1.1 Indicateur b Critère de jugement 1.2 Outil de collecte A Outil de collecte B Outil de collecte C Indicateur c Critère de jugement 1.3 Indicateur … Critère de jugement … Exploitation Validation Question Évaluative 1 Outil de collecte … Information Réponse Fil Conducteur Rapport final – Annexe 2 32 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Concrètement, ce fil conducteur permettant de retracer le lien entre outils de collecte, réponses aux questions évaluatives puis analyse, conclusions et recommandations, est présenté comme suit: L’annexe 3 présente les logiques d’intervention des stratégies de réduction de la pauvreté du gouvernement nigérien et des DPE. La section 4 décrit l’articulation entre les stratégies nationales et celles des DPE. L’annexe 4 présente les enjeux et tendances qui caractérisent le développement socioéconomique du Niger. L’annexe 7 présente les analyses sectorielles structurées suivant un canevas commun : chaque équipe sectorielle propose une réponse aux questions évaluatives. La réponse à chaque question s’appuie sur des critères de jugement adaptés aux secteurs concernés. Chaque critère de jugement est argumenté sur la base d’indicateurs pour lesquels les sources sont systématiquement identifiées. L’annexe 8 présente une réponse agrégée aux questions évaluatives, à partir d’une lecture croisée des rapports sectoriels. Les renvois aux arguments développés par les experts sectoriels y sont effectués aussi souvent que nécessaire. La section 3 du rapport rappelle les enjeux économiques du Niger et s’appuie sur l’annexe 4. La section 5 du rapport principal présente une analyse structurée selon deux cadres de lecture : les critères du CAD et les principes de la Déclaration de Paris. Cette analyse s’appuie sur les éléments développés dans les sections 3 et 4 ainsi que dans les annexes du rapport (notamment l’annexe 8 et les rapports sectoriels de l’annexe 7 si nécessaire). La section 5 renvoie systémiquement aux sources d’information utiles dans le reste du rapport, ou présente en note de bas de page des sources d’informations ou justifications nécessaires. Les conclusions et recommandations du rapport principal s’appuient sur la section 5. Ici également, l’identification des éléments permettant de justifier les conclusions et recommandations est réalisée au moyen de notes de bas de page. A2.3.6. Une analyse des thèmes transversaux L’analyse portait sur sept secteurs focaux (eau et assainissement, transport, développement rural et sécurité alimentaire, santé, éducation, formation et culture, artisanat, appui macroéconomique) et quatre thèmes transversaux (genre, environnement, développement régional, démographie et jeunesse). L’approche choisie pour aborder ces thèmes transversaux a été la suivante : Une équipe a été spécifiquement dédiée aux thèmes transversaux du genre, de la démographie et de la jeunesse. Pour les autres secteurs concernés par des thématiques transversales, la sélection des experts a mis en avant le croisement des expertises sectorielle et thématique. En particulier : - La thématique régionale a été traitée par les équipes « transport » et « développement rural et sécurité alimentaire ». Cette dernière a également traité la thématique liée à « l’environnement » qui est clairement identifiée comme un enjeu majeur, transversal à toute l’évaluation. Cette décomposition explique qu’une analyse thématique spécifique à la dimension genredémographie-jeunesse ait été menée durant les phases documentaire et de terrain (analyse Rapport final – Annexe 2 33 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 restituée en annexe 7). Les autres thématiques ont été traitées de façon croisée ; leur analyse est restituée dans une annexe dédiée : annexe 4. Durant la phase de synthèse, l’ensemble des thèmes transversaux a été traité de façon croisée. Cette approche a permis de mettre un accent particulier dans les conclusions et recommandations sur les thématiques (i) de la fragilité environnementale en milieu rural et (ii) de l’intégration régionale du Niger avec ses pays voisins, dont le Nigéria. A2.3.7. Des appréciations convergentes entre équipes sectorielles L’équipe de coordination a constaté peu de dissonances entre équipes sectorielles/thématiques quant à leurs constats principaux (efficacité, durabilité, éléments d’efficience, qualité du suivi des résultats et des impacts, etc.). Le choix de se concentrer sur un nombre limité de conclusions était motivé par le souci d’éviter les conclusions fondées sur une base d’information trop étroite. A2.3.8. Une bonne interaction avec le LASDEL Parallèlement, à cette évaluation, le Comité de Gestion de l’évaluation a demandé au LASDEL (Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local) de conduire une enquête sur la perception de l’aide au développement par un certain nombre de décideurs et d’observateurs nigériens et étrangers résidant au Niger. Cette enquête couvre un champ plus large que celui de l’évaluation : la perception de l’aide par les « utilisateurs de l’aide » ne se limite pas à l’action des DPE. Elle apporte un éclairage complémentaire à celui de l’évaluation, notamment sur les questions de pertinence des interventions et instruments, de la perception des impacts (souhaités ou non), des attentes de différentes parties prenantes, du fonctionnement effectif de différentes formes de partenariat et plus généralement de l’image des bailleurs de fonds et des acteurs de l’aide. Durant la mission, trois moments d’échange ont été organisés avec le LASDEL : au démarrage, en cours et en fin de mission. Ces échanges ainsi que la réception du rapport LASDEL ont permis un premier rapprochement des éléments collectés dans le cadre des deux processus. Le LASDEL a également commenté les versions provisoires du présent rapport. L’évaluation s’appuie également sur les travaux du LASDEL. Plusieurs éléments de cette étude sont exploités dans l’analyse (section 5 du rapport principal). A2.4. A2.4.1. Limites de l’évaluation Un champ d’évaluation mal défini : des attentes extrêmement larges au regard des moyens mobilisés Le Comité de Gestion de l’évaluation n’a pas arbitré, ni au niveau des Termes de Référence, ni au niveau du compte-rendu de la réunion du 9/9/08, ni lors de la conduite du processus, entre : une « évaluation générale » de l’aide des 5 DPE au Niger, en se concentrant sur ce que pouvait apporter le caractère conjoint de cette évaluation ; et des attentes plus susceptibles d’être rencontrées par des évaluations-pays ou de programmes sectoriels propres à chaque DPE. Les évaluateurs n’ont pas suivi la piste suggérée par les Termes de Référence et par la réunion du 9/9/08 qui semblaient orienter les consultants vers une approche plus concentrée sur un nombre Rapport final – Annexe 2 34 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 limité d’observations de terrain (2 ou 3 études de cas basées sur une approche locale), concentrées sur 3 secteurs… par rapport à une approche plus transversale basée sur une analyse des stratégies, des portefeuilles de projets d’un échantillon relativement important d’intervention. En pratique les Termes de Référence demandaient les deux, ce qui était clairement incompatible avec le budget. A2.4.2. Un choix difficile entre les approches : une pression à la survalorisation des études de cas (donc des visites de terrain) dans l’analyse Tant les Termes de Référence que la note du 9/09/08 semblent hésiter entre : une démarche analytique d’ensemble basée sur une analyse générale des enjeux, stratégies et interventions des DPE sur les 9 ans couverts par l’étude ; et une analyse basée sur une observation approfondie d’un nombre limité d’interventions réalisées dans un espace géographique limité. Dans la pratique, les attentes du Comité de Gestion ont porté à la fois sur une analyse approfondie de certaines interventions et sur une analyse d’ensemble des stratégies et interventions des DPE. Cette attente s’est avérée extrêmement difficile – voire impossible – à rencontrer par les évaluateurs, compte-tenu du budget disponible pour cette évaluation. Le travail de sélection de l’échantillon a été long. Le souci d’équilibrer entre les secteurs, entre le début et la fin de la période, entre les DPE (mais pas, bien entendu entre les DPE à l’intérieur de chaque secteur et pour toutes la période, malgré les pressions dans ce sens) a débouché sur la sélection d’un échantillon composé d’un trop grand nombre de projets (77 projets), facteur de dispersion des efforts. La taille trop élevée de l’échantillon et l’importance accordée par les DPE aux études de cas ont notamment exercé une pression sur l’affectation des ressources durant la mission de terrain. Les évaluateurs sont consacré plus de ressources que demandé à la mission de terrain. Or une évaluation de ce type devrait essentiellement s’appuyer sur des données secondaires (données de suivi et évaluations de projets existantes) et consacrer ses missions non pas à quelques constats de terrain difficilement extrapolables pour couvrir un champ temporel, spatial et sectoriel aussi large, mais à la discussion de leurs constats, hypothèses et conclusions préliminaires avec les autorités, les bailleurs et les « témoins privilégiés » de la société civile. Par contre, la contrainte de ressources n’a pas permis de prendre tous les contacts nécessaires au niveau des sièges des DPE, ce qui a nuit à la qualité du dialogue et à l’acceptation des premières versions des rapports . Face à cette dispersion des moyens mobilisés, une approche plus focalisée aurait elle été acceptable ? Rappelons l’incitation du Comité de gestion à accroître cette dispersion (visites à Diffa, représentation des projets danois dans l’échantillon eau et assainissement), ainsi que les demandes supplémentaires en termes d’information (régionalisation des données, approfondissement du diagnostic sur le Niger, recommandations sectorielles). A2.4.3. Pas d’évaluation spécifique de l’aide indirecte (instruments d’aide non programmable, indirecte ou décentralisée) Les études de cas comprenaient des projets conduits par les DPE, via un prestataire, par l’administration et par des ONG, mais l’échantillon n’a pas été dimensionné pour permettre une analyse spécifique de l’action de « l’aide indirecte » ou non gouvernementale. Une telle sélection aurait été possible mais aurait demandé des démarches supplémentaires et aurait surtout accru le nombre de projets à analyser et donc réduit le temps moyen à consacrer à chacun d’eux. Chaque DPE a une relation spécifique avec un réseau d’acteurs décentralisés ou non gouvernementaux qui Rapport final – Annexe 2 35 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 a ses propres spécificités. La dispersion des acteurs pour ce type d’instruments est telle que le nombre de contacts nécessaires aurait été nettement plus important. L’évaluation rencontre ici une limite incontestable. Il faut toutefois admettre qu’ajouter une analyse exhaustive des instruments et acteurs opérant pour 5 bailleurs durant 9 ans dans des secteurs aussi complexes que le développement rural, la santé ou même l’hydraulique, aurait consommé une grande partie des ressources déjà limitées pour couvrir les autres missions de l’étude. In fine, les engagements financiers comptabilisés en annexe 5 et présentés en section 4 du rapport principal couvrent exclusivement l’aide directe des cinq DPE. Sont dès lors exclues du comptage : La coopération multilatérale. Les DPE contribuent financièrement aux activités des institutions internationales ; ce canal d’intervention sort du champ d’évaluation. La coopération décentralisée18. Les collectivités locales françaises sont particulièrement présentes au Niger ; le niveau cumulé de leur engagement financier au Niger ne fait pas l’objet de recensement. Un tel recensement n’aurait pu être réalisé dans le budget disponible pour la présente évaluation. La coopération bilatérale indirecte, à travers des ONG ou d’autres acteurs. Les données financières transmises par la Belgique permettent néanmoins de prendre en compte ce canal d’intervention. Notons également que le financement d’ONG est comptabilisé lorsque l’entité est opératrice du programme d’intervention du DPE (exemples : le Danemark a recours à des ONG pour la réalisation de sa stratégie d’appui au genre ; le FSP français finance également des ONG opératrices des activités lancées par le Ministère des Affaires Etrangères français). Les lignes budgétaires financées par le budget général de l’Union Européenne. Ces enveloppes hors FED sortent également du champ d’évaluation. A2.4.4. Une sous-évaluation du coût de collecte de données secondaires La collecte et l’analyse des informations ont constitué un challenge, notamment en raison de l’étendue du champ temporel, géographique, du nombre considérable des sources secondaires à consulter, de la taille de l’équipe et des approches administratives propres à chaque DPE. Plus de 1600 documents ont été mis à disposition des évaluateurs et stockés sur une plateforme informatique accessible en permanence aux membres de l’équipe. Le rôle de l’équipe de coordination a été essentiel pour éviter les pertes de temps dues à de multiples lectures d’un même document et les omissions éventuelles de documents importants. Il a fallu éviter les cloisonnements sans pour autant noyer chaque expert sous des informations non indispensables. L’intégralité des documents de stratégie générale et sectorielle du Niger et des DPE a été consultée. L’ensemble des documents relatifs aux études de cas a également été revu. Concernant les interventions non-sélectionnées en tant qu’études de cas, l’analyse s’est focalisée sur les conventions de financement et/ou de suivi-évaluation. 18 Une définition de la coopération décentralisée a été adoptée par la Commission « coopération décentralisée » de CGLU (Cités et Gouvernements Locaux Unis) : "La coopération décentralisée est un partenariat solidaire entre collectivités locales étrangères. […] La coopération décentralisée rentre dans le champ de l’aide publique au développement. Elle est définie par la législation des Etats. Les actions recoupent les champs de compétence des pouvoirs locaux : développement urbain ; eau et assainissement ; état civil ; espaces verts ; gestion des services. Elle est mise en œuvre de différentes manières selon les pays : à travers une aide financière et/ou un échange d’expertise ; directement par la collectivité territoriale et/ou un opérateur extérieur ; en forme bilatérale et/ou à travers des réseaux de collectivités." Rapport final – Annexe 2 36 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le coût d’accès à ces données a été sous-estimé. L’accès a été relativement aisé pour le Luxembourg et la Belgique. Il a été plus difficile et plus tardif pour les autres DPE et pour les données issues des institutions nigériennes. A2.4.5. Problème de disponibilité et de fiabilité des données issues des institutions nigériennes Étendue du champ: certains secteurs étudiés couvrent un champ d’analyse extrêmement vaste, regroupant plusieurs ministères, d’où une difficulté à identifier les personnes ressources auprès des institutions nigériennes. Le rôle des évaluateurs nigériens a été déterminant par leur connaissance des institutions et acteurs nationaux. Disponibilité et fiabilité des informations : cela a constitué un problème majeur. Les indicateurs démographiques sont ceux pour lesquels l’absence de données récentes et fiables est la plus problématique et pose un risque de fiabilité. Les tendances démographiques générales affichées au niveau national ne permettent pas d’analyser les différentiels de croissance démographique internes entre les régions, probablement très influencés par les migrations imposées par les événements climatiques et politiques durant la période sous revue. Difficulté à comparer la situation de départ avec des indicateurs de résultats ou d’impact en fin de période, par manque de données. Parfois, absence d’organe centralisé chargé de l’archivage et/ou du suivi des interventions relatives au secteur (transport par exemple). A2.4.6. Problème de collaboration avec le Ministère des Finances nigérien Pour des raisons propres au contexte politique nigérien du début 2009, le Comité de Gestion de l’évaluation n’a pas pu obtenir la collaboration du Ministre des Finances, par ailleurs ordonnateur national du FED. Les évaluateurs ne pouvaient pas modifier cet état des choses et ont dû faire face à une difficulté d’accès aux informations au Ministère des Finances. Ceci a notamment pénalisé le déroulement de la mission des experts macro-économistes qui n’ont pu accéder à l’information que grâce à des contacts personnels établis au cours de missions précédentes. Cette situation a également pour conséquence que le point de vue du Ministère des Finances n’a pu qu’être imparfaitement entendu par les évaluateurs. A2.4.7. Données transmises par les DPE : des données fiables mais parfois difficiles à obtenir Pour l’ensemble des DPE, l’information portant sur les interventions du début de la période d’évaluation est généralement parcellaire et parfois difficile à obtenir, faute de mémoire institutionnelle. Les témoins, tant du côté des DPE, ONG, que de la partie nigérienne ne sont plus en place ou ont changé de position. A cela il convient d’ajouter la tendance naturelle des interlocuteurs rencontrés à relater la coopération des années les plus récentes ou leurs préoccupations actuelles. Les modalités de mise à disposition des informations ont été très variables d’un DPE à l’autre : L’essentiel des informations concernant la Commission Européenne a été collecté par les évaluateurs eux-mêmes à partir de la base de données CRIS. Ce recensement ayant été mené au tout début de l’évaluation, c'est-à-dire avant la sélection d’études de cas, il a Rapport final – Annexe 2 37 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 concerné l’intégralité des interventions mises en œuvre par la CE au Niger sur la période. Tous les documents de programmation et de suivi disponibles sur la base de données CRIS à la fin 2008 ont donc été collectés. La disponibilité est généralement satisfaisante pour les interventions récentes, plus limitée pour les interventions anciennes. L’essentiel des données belges et luxembourgeoises a été transmis sur CD-Rom en tout début d’évaluation, ce qui a facilité la préparation de la mission de terrain. La disponibilité des données pour ces bailleurs s’est avérée excellente. Les données concernant le Danemark ont été transmises tout au long du processus d’évaluation, notamment au cours de la mission de terrain. Ceci a pesé sur la capacité à préparer les rencontres au Niger. En outre, certaines informations étaient exclusivement disponibles à Niamey, d’autres exclusivement au Danemark. Enfin, les données stabilisées concernant les engagements financiers du Danemark au Niger n’ont pu être transmise qu’à l’issue de la mission de terrain, alors que l’analyse des engagements financiers aurait due être finalisée en phase documentaire. L’accès aux informations concernant la France a été difficile, pour plusieurs raisons : de nombreux documents étaient uniquement disponibles sous format papier ; les interlocuteurs en charge de projets achevés ont été identifiés avec difficulté (rotation du personnel) ; de nombreux documents relatifs au cycle de vie des interventions n’ont pu être collectés, faute d’archivage systématique ; de nombreuses données ont été transmises durant la mission, ce qui a obligé à sacrifier une partie du temps de rencontre pour assurer la revue des informations reçues. Des rencontres complémentaires aux sièges des DPE ont eu lieu après la mission. Ces rencontres ont notamment permis de corriger certaines erreurs factuelles, de combler certaines lacunes de données et de faciliter l’interprétation des constats. A2.4.8. Une difficulté à apprécier les effets sectoriels de l’Appui Budgétaire Général L’intervention de la CE à travers l’appui budgétaire général s’appuie notamment sur l’évolution d’indicateurs sociaux (santé et éducation). Il était donc attendu de l’évaluation une appréciation de l’effet de cette approche sur la performance des secteurs sociaux. Face à ce besoin d’analyse croisée entre appui aux finances publiques et effet sur les secteurs sociaux, l’interaction entre équipes sectorielles a été difficile à conduire, d’autant plus que le lien causal entre aide budgétaire (et dans certains cas fonds extrabudgétaires) et performances sectorielles est difficile à établir. En outre, le Comité de Gestion attendait une appréciation de l’impact de l’aide budgétaire générale sur l’évolution des secteurs sociaux. Cette attente s’est avérée impossible à rencontrer, en raison de la difficulté à attribuer ou à corréler l’aide budgétaire avec les évolutions des indicateurs sociaux retenus par la CE. A2.4.9. Une difficulté à apprécier l’impact, malgré le poids de l’APD étudiée A priori, cette évaluation devait constituer une opportunité unique d’apprécier la contribution de l’aide publique au développement à la réduction de la pauvreté au Niger. En effet, les termes de référence précisent que l’aide apportée par les cinq DPE constituait près de 55% de l’APD reçue par le Niger entre 2000 et 2006. La confrontation des objectifs des DPE avec les performances globales du Niger a toutefois permis de formuler un message très clair auquel une démarche évaluative commune à cinq bailleurs réunissant près de la moitié de l’aide au pays donne une force particulière. Rapport final – Annexe 2 38 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A2.4.10. Une forte marge d’appréciation, faute de définition précise des ambitions des interventions A l’échelle des interventions individuelles, l’équipe d’évaluation a souvent constaté que les cadres logiques accompagnant la planification étaient basés sur des concepts non harmonisés entre les DPE. En ce qui concerne les programmes et projets financés par la Commission Européenne, ces cadres logiques, quand ils existent, sont souvent de mauvaise qualité. Rares sont ceux, parmi les interlocuteurs rencontrés, qui sont conscients de cette situation et de son impact sur la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation. En outre, de nombre d’intervention ne comprennent pas d’IOV quantifiés et/ou ne possèdent pas de situation de référence afin de juger l’efficacité et l’impact. Les évaluations finales ne donnent dans la plupart des rapports que des appréciations qualitatives de l’impact des interventions. Ceci est souvent expliqué par le manque de recul temporel ou par la multitude de facteurs pouvant intervenir directement ou indirectement dans ce domaine (problème d’attribution des effets). De ce fait, la marge d’appréciation des évaluateurs est donc très large. Le jugement des évaluateurs repose essentiellement sur des appréciations qualitatives (normes définies par les évaluateurs eux-mêmes) et/ou parcellaires (jugements appuyés sur quelques études de cas, faute de renseignement systématique par le système de suivi). A défaut de données fiables et complètes, les conclusions de l’analyse doivent rester prudentes et limitées à des conclusions générales intersectorielles dont la solidité s’appuie essentiellement sur les éléments récurrents des constats des équipes sectorielles et thématiques. Les évaluateurs ont en particulier choisi de ne pas porter de jugement sur l’impact lorsqu’ils ne disposaient pas de données suffisamment exhaustives. A2.4.11. Des recommandations sectorielles demandées très tard dans le processus Chaque équipe sectorielle devaient répondre aux 11 questions évaluatives (annexe 7) traitées ensuite de façon croisée (annexe 8). Les experts sectoriels n’avaient pas pour mandat de conclure et encore moins de produire des recommandations au niveau sectoriel ; les études sectorielles avaient pour but d’alimenter une réflexion générale. L’insistance du Comité de gestion pour obtenir des recommandations sectorielles a imposé aux consultants de s’écarter de cette discipline. Rapport final – Annexe 2 39 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A2.5. A2.5.1. Concepts et terminologies Typologie des approches de l’aide19 En comparaison d’une approche projet traditionnelle, l’approche programme constitue un cadre de relations entre les bailleurs de fonds et les bénéficiaires reposant sur les quatre principes directeurs suivants : une conduite assurée par l’organisation ou le pays bénéficiaire ; un cadre budgétaire et programmatique unique et détaillé ; l’existence d’un processus formalisé pour la coordination entre donneurs et l’harmonisation des procédures des donneurs en matière de notification, de budget, de gestion financière et de passation de marchés ; des efforts pour développer l’utilisation des systèmes locaux dans la conception et la mise en oeuvre des programmes, la gestion financière, le suivi et l’évaluation. Une approche sectorielle (Sector Wide Approach – SWAP) est une approche-programme centrée sur un secteur. Elle vise à formuler, programmer, exécuter et suivre un plan de développement sectoriel englobant tous les aspects du secteur et toutes les sources de financement. L’approche sectorielle est une méthode travail et un cadre de relation entre les parties prenantes ; il ne s’agit pas d’un instrument de financement. A2.5.2. Typologie des aides budgétaire et extrabudgétaire20 L’Aide Budgétaire Globale (ABG) a pour finalité de soutenir la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, la stabilisation du cadre macroéconomique et l’amélioration de la qualité de la gestion des finances publiques, en soutenant de manière globale les politiques publiques menées par l’Etat bénéficiaire. L’ABG peut être ciblée ou non ciblée ; elle peut être annuelle ou pluriannuelle. L’Aide Budgétaire Sectorielle (ABS) peut prendre deux formes distinctes : l’Aide Budgétaire Sectorielle Non Ciblée (ABS-NC) est directement versée sur le compte courant du Trésor public. Les ressources allouées au secteur considéré sont totalement fongibles avec les autres ressources budgétaires. Le suivi de ce type d’aide se fait à travers le niveau d’exécution du budget de l’Etat et les résultats de développement et non à travers la vérification comptable de l’abondement de certaines lignes du budget Elle constitue la forme ultime de financement harmonisé d’une politique sectorielle, car parfaitement alignée sur les procédures nationales. l’Aide Budgétaire Sectorielle Ciblée (ABS-C) est consacrée directement au financement de dépenses d’un secteur. Le ciblage permet d’assurer une affectation des ressources au secteur considéré et une traçabilité de l’utilisation des ressources du partenaire technique et financier. Elle emprunte le canal budgétaire et utilise les procédures nationales en matière de finances publiques. Deux manières permettent de conférer un caractère « ciblé » : le financement de dépenses identifiées de lignes de la loi de finances se 19 Source : AFD, Pratique de l’aide sectorielle - Enseignements et perspectives pour l’AFD, réflexions conduites a partir d’études de cas - Rapport final (version du 18/06/2009) par Lionel CAFFERINI (RCH / EVA) et Hugo PIERREL (PSP / APR). Le document s’appuie notamment sur : Lignes directrices et ouvrages de référence du CAD – Harmoniser l’aide pour renforcer son efficacité – Volume 2, 2006. 20 Ibid. Rapport final – Annexe 2 40 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 rapportant au secteur concerné, ou une contribution à un Compte d’Affectation Spéciale du Trésor dédié au financement du secteur. L’Aide Sectorielle extrabudgétaire (AS-NB) : les partenaires décident de mutualiser leurs financements par la mise en place d’un fonds commun extrabudgétaire ad hoc ou en recourant à une structure intermédiaire dont les comptes sont logés dans une banque commerciale. Les ressources et dépenses de ce fonds peuvent être inscrites au budget de l’Etat, mais elles sont exécutées en dehors des procédures budgétaires et des règles de comptabilité publique du pays. Les procédures financières et de passation de marchés sont généralement définies spécifiquement pour le fonds en question. Elles peuvent être adossées aux procédures d’un des partenaires concernés ou à celle d’une structure dédiée à la gestion des ressources mutualisées. Par rapport à l’aide budgétaire sectorielle, les partenaires jouent un rôle accru dans la planification, l’affectation et l’utilisation des ressources au profit des politiques sectorielles. Les raisons qui amènent les partenaires à utiliser ce mécanisme sont en général un risque fiduciaire élevé, un budget irréaliste ou souffrant d’un manque de cohérence entre objectifs et ressources, ou encore le manque de capacité de planification, de programmation budgétaire et/ou de gestion de la part du bénéficiaire. A2.5.3. Les cinq critères d’évaluation définis par le Comité d’aide au développement de l’OCDE Pertinence Définition des termes de référence Pertinence de la stratégie/du programme d’intervention : cela comprend la pertinence par rapport aux objectifs généraux des DPE ainsi que la pertinence par rapport aux besoins et aux priorités du pays (notamment dans le choix de la (des) populations cible(s)). On s’intéressera également à l’appropriation par le Niger de la stratégie définie dans les documents de programmation bilatéraux et communautaire, ainsi qu’à la correspondance entre la stratégie retenue et le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté du Niger. Traduction en questions évaluatives Deux questions permettent d’aborder plus ou moins directement le critère de pertinence des stratégies ou des modes d’intervention des DPE par rapport aux problèmes auxquels les Nigériens doivent faire face : la question Q1 qui traite des efforts d’analyse consentis par les DPE pour orienter leurs stratégies, et la Q2 qui traite de l’alignement des interventions des DPE sur les politiques nationales. Enfin, la Q5 aborde spécifiquement la pertinence de l’aide budgétaire au Niger. Q1. Dans quelle mesure les stratégies des DPE s’appuient-elles sur l’analyse des besoins des populations, compte tenu des interventions déjà réalisées ou en cours? Q2. Dans quelle mesure les priorités politiques définies au sein des documents stratégiques des DPE sont-elles alignées sur les priorités politiques du Niger ? Q5. Pertinence de l’aide budgétaire Cohérence Définition des termes de référence Conception de la stratégie/du programme d’intervention : il s’agira principalement d’analyser l’adéquation entre les objectifs retenus dans les documents de programmation et les ressources prévues pour les atteindre. On se demandera également dans quelle mesure les modalités Rapport final – Annexe 2 41 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 d’intervention (instruments, canaux de financements, etc.) retenues sont adaptées aux objectifs poursuivis. Traduction en questions évaluatives Trois questions permettent d’analyser la cohérence de ces approches par rapport aux stratégies gouvernementales (Q2) ou aux stratégies que chaque DPE s’est définies pour intervenir dans différents secteurs (Q3). L’analyse de Q2 requiert la reconstruction des logiques d’intervention qui sous-tendent les documents stratégiques nationaux et les stratégies d’intervention des DPE, ainsi que l’analyse de l’articulation entre ces logiques. La cohérence des stratégies des DPE entre elles est également testée (harmonisation des stratégies, Q4). Q2. Dans quelle mesure les priorités politiques définies au sein des documents stratégiques des DPE sont-elles alignées sur les priorités politiques du Niger ? Q3. Dans quelle mesure les stratégies des DPE au Niger sont-elles cohérentes avec leurs propres stratégies générales dans les secteurs concernés ? Q4. Dans quelle mesure les priorités politiques des DPE sont-elles harmonisées entre elles? Efficacité Définition des termes de référence Adéquation entre la mise en œuvre et la stratégie : on vérifiera dans quelle mesure le calendrier et l’exécution des programmes d’intervention (types d’interventions, répartition géographique et sectorielle de l’aide, instruments et canaux de financements, etc.) correspondent à la stratégie retenue. Il conviendra en particulier de mettre en évidence les véritables bénéficiaires, directs ou indirects, de l’intervention et de les comparer avec la (les) population(s) cible(s) retenue(s) dans les documents de programmation. Traduction en questions évaluatives L’efficacité des actions financées par les DPE est analysée à travers la question Q6. Cette question, apparemment unique, en recouvre plusieurs car l’appréciation de l’efficacité est complexe et doit faire l’objet de démarches différenciées pour chaque secteur de coopération. Q6. Dans quelle mesure les résultats attendus ont-ils été atteints au niveau sectoriel ? Impact Définition des termes de référence Degré d’atteinte des objectifs principaux : Les consultants devront identifier tous les résultats et impacts enregistrés, y compris les impacts inattendus, et les comparer avec les résultats et les impacts attendus. Les consultants identifieront également les changements produits dans les secteurs sur lesquels les programmes des DPE étaient supposés produire un impact. Ils feront le point notamment sur les actions en matière de renforcement des capacités. Traduction en questions évaluatives Les impacts des actions de coopération financées par les DPE seront abordés au niveau des principaux secteurs étudiés (Q7 et Q8) mais également et surtout au niveau de l’impact global de l’APD au Niger, financée pour moitié par les DPE. Rapport final – Annexe 2 42 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Q7. Dans quelle mesure les résultats atteints par les interventions ont ils contribué aux objectifs de la politique sectorielle (ces derniers pouvant être considérés comme les objectifs généraux auxquels les interventions doivent contribuer) ? Q8. Dans quelle mesure les effets induits attendus de l’Aide budgétaire ontils été atteints ? Efficience Définition des termes de référence Efficience de la mise en œuvre : pour les actions qui se seraient révélées efficaces, il conviendra de se demander dans quelle mesure les ressources financières, humaines, réglementaires, ou administratives ont favorisé ou au contraire entravé la production des résultats et des impacts. Les consultants analyseront l’adéquation des ressources et moyens apportés par les DPE aux capacités d’absorption du Niger. Traduction en questions évaluatives Les facteurs d’efficience sont analysés à partir de la Q9. Le débat sur le choix des instruments sera notamment abordé (Q9 et Q5). L’analyse de l’efficience s’appuiera également sur l’analyse du cycle de coopération décrit ci-dessus. Durabilité Définition des termes de référence Durabilité des effets : il s’agit d’analyser dans quelle mesure les bénéfices des actions de coopération sont susceptibles de se maintenir après la fin des interventions des DPE. Traduction en questions évaluatives La question Q10 apprécie la mesure dans laquelle les effets des interventions sont durables. Q10. Dans quelle mesure les effets des interventions sont susceptibles d’être durables ? A2.5.4. Les cinq Principes de la Déclaration de Paris21 Appropriation Les pays en développement exercent une réelle maîtrise sur leurs politiques et stratégies de développement et assurent la coordination de l’action à l’appui du développement. Il incombe aux donneurs de soutenir et de favoriser l’appropriation par les pays en développement en respectant leurs politiques et en les aidant à renforcer leur capacité de les mettre en œuvre. Objectif associé : 1 - Les partenaires ont des stratégies de développement opérationnelles 21 Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide, entérinée le 2 mars 2005. Rapport final – Annexe 2 43 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Alignement Les donneurs font reposer l’ensemble de leur soutien sur les stratégies nationales de développement, les institutions et les procédures des pays partenaires. Les donneurs tirent autant que possible leurs conditionnalités des stratégies nationales de développement des pays partenaires au lieu d’imposer de multiples conditions découlant d’autres programmes d’action. Objectifs associés : 2 - Des systèmes nationaux fiables 3 - Les apports d’aide sont alignés sur les priorités nationales 4 - Renforcer le développement des capacités par un soutien coordonné 5a - Utilisation des systèmes nationaux de gestion des finances publiques 5b - Utilisation des systèmes nationaux de passation des marchés 6 - Renforcer les capacités en évitant les structures de mise en œuvre parallèles 7 - L’aide est davantage prévisible 8 - L’aide est non liée Harmonisation Les donneurs s’emploient à mieux harmoniser leurs actions, à leur conférer une plus grande efficacité collective et à les rendre moins lourdes à gérer, notamment pour les pays dont les capacités administratives sont faibles, tels que les États fragiles. Ils mettent notamment en place, dans les pays partenaires, des dispositifs communs pour la planification, le financement et la mise en œuvre des programmes de développement. Objectifs associés : 9 - Utilisation de procédures ou dispositifs communs 10 - Encourager les analyses conjointes Gestion axée sur les résultats Tant les bailleurs que les pays partenaires gèrent les ressources et améliorent le processus de décision en vue de l’obtention de résultats. Les donneurs se doivent de soutenir pleinement les efforts déployés par les pays en développement pour mettre en place des cadres d’évaluation des performances permettant de mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des principaux volets des stratégies nationales de développement. Objectif associé : 11 - Cadres orientés vers les résultats Redevabilité mutuelle Les bailleurs et les pays en développement se tiennent mutuellement responsables des résultats obtenus en matière de développement. Objectif associé : 12 - Redevabilité mutuelle Traduction des cinq principes en questions évaluatives Du point de vue des DPE, la Déclaration de Paris comporte quatre principes (l’alignement, l’harmonisation, la gestion axée sur les résultats et la redevabilité mutuelle) et une Rapport final – Annexe 2 44 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 hypothèse (l’appropriation par les pouvoirs publics nationaux des politiques et pratiques de gouvernance encouragées par les bailleurs). L’enjeu de l’appropriation est au cœur des préoccupations de l’Agenda d’Accra22. Pour pouvoir aborder ce cadre il est nécessaire de clarifier deux concepts, développés plus en détail en section 5.2 du rapport principal : a) la notion de domaine de coopération ; b) la notion de cycle de coopération. a) La notion de domaine de coopération : le processus de coopération au développement se joue entre acteurs qui poursuivent chacun leurs objectifs propres. Seule une fraction de ces objectifs est commune aux différentes parties et constitue ce que l’on peut appeler le domaine de coopération. L’analyse de l’application de ce concept au cas de la coopération entre les DPE et le Niger s’appuie sur les réponses aux questions portant sur l’appropriation (questions Q2 et Q10) sur l’alignement et sur l’harmonisation des politiques et procédures (questions Q2, Q4, Q9 et Q10). b) la notion de cycle de coopération permet d’identifier les étapes du processus de coopération en s’appuyant sur les réponses aux questions suivantes : La formulation par les DPE de leurs politiques est abordée par la question Q3. La question Q1 permettra d’aborder les efforts consentis pour améliorer la compréhension mutuelle entre les partenaires. La manière dont le domaine de coopération est défini est analysée sur base des réponses à la question Q2. Les modalités de mise en œuvre des interventions sont traitées par la question Q9. La question Q11 permet d’analyser les pratiques de suivi et d’évaluation et la capacité de chaque partenaire de tirer les leçons de l’expérience acquise. Ces deux notions permettront d’aborder l’analyse de la mise en œuvre des 5 principes de la Déclaration de Paris, à savoir : 22 Le niveau d’appropriation par le Niger des politiques et des procédures financées par les DPE qui constitue une condition vitale de durabilité des résultats de l’aide. L’alignement des interventions des bailleurs sur les politiques nationales et sur les procédures nationales est couvert par les questions Q2 et Q9. La question Q5 sera utilisée ici pour introduire le rôle de l’aide budgétaire comme instrument facilitant l’alignement. L’harmonisation est analysée tant au niveau des politiques (question Q4) qu’à celui des procédures (question Q9). La question Q11 est entièrement consacrée aux deux derniers principes de la Déclaration de Paris : la gestion axée sur les résultats et la redevabilité mutuelle. http://siteresources.worldbank.org/ACCRAEXT/Resources/4700790-1217425866038/FINAL-AAA-in-French.pdf Rapport final – Annexe 2 45 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le tableau suivant résume la prise en compte de ces dimensions par les questions évaluatives. Tableau A2.7 : Cadres d’analyse et questions d’évaluation Cadres conceptuels Q1 Q2 Q3 Q4 Q5 Q6 Q7 Q8 Q9 Q10 Q11 Déclaration de Paris Harmonisation X Alignement Appropriation X X X X X X Redevabilité mutuelle et gestion axée sur les résultats X a. Domaine de coopération Appropriation X Alignement et harmonisation des politiques et procédures X X X X X b. Cycle de coopération Formulation Compréhension mutuelle Contour du domaine de coopération Modalités de mise en œuvre Suivi et évaluation Rapport final – Annexe 2 X X X X X 46 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 3. Rapport final – Annexe 3 LOGIQUES D’INTERVENTION 47 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Voir document séparé Rapport final – Annexe 3 48 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 4. Rapport final – Annexe 4 LES ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DU NIGER 49 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières A4.1. Situation géographique et climatique .............................................................................................. 51 A4.1.1. A4.1.2. Un pays enclavé soumis à un régime climatique difficile................................................................ 51 La dégradation du cadre de vie rural.................................................................................................. 51 A4.2. Les richesses minières, un atout encore peu valorisé...................................................................... 53 A4.3. Population et pauvreté .................................................................................................................... 55 A4.3.1. A4.3.2. A4.3.3. A4.3.4. A4.4. L’Etat nigérien ................................................................................................................................. 67 A4.4.1. A4.4.2. A4.4.3. A4.4.4. A4.5. Une insécurité alimentaire chronique............................................................................................... 55 Des conditions de vie qui se détériorent .......................................................................................... 59 La difficile maîtrise de la croissance démographique .................................................................... 63 L’accroissement des inégalités entre les genres et la précarisation des jeunes ........................ 66 Le budget de l’Etat dépendant de l’aide extérieure ....................................................................... 67 Une situation politique qui se dégrade ............................................................................................. 68 Un processus de décentralisation encore à ses débuts et peu effectif........................................ 69 La Stratégie de Réduction de la Pauvreté : la formalisation de la stratégie de développement nigérienne .............................................................................................................. 70 L’intégration régionale du Niger ..................................................................................................... 72 A4.5.1. A4.5.2. A4.5.3. A4.5.4. A4.5.5. Rapport final – Annexe 4 La libéralisation des échanges commerciaux .................................................................................. 72 Une économie qui repose sur le secteur primaire et qui dépend des pays de la sous région ................................................................................................................................................... 74 Le développement des transports est essentiel à l’intégration régionale du Niger.................. 79 L’intégration régionale du secteur de la santé .................................................................................81 L’intégration régionale du secteur de la culture ..............................................................................81 50 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.1. Situation géographique et climatique A4.1.1. Un pays enclavé soumis à un régime climatique difficile Le Niger, vaste pays d’une superficie de 1,3 millions de km², est privé d’accès maritime. L’environnement naturel est marqué par un régime climatique difficile du fait d’une pluviométrie faible et fortement variable selon l’espace régional considéré, et de températures élevées accentuant son aridité. Les deux tiers de la superficie du Niger sont désertiques et seules 11% des terres sont aptes à l’agriculture. Les sols sont dans l’ensemble pauvres et se dégradent au fil du temps du fait de l’érosion hydrique et éolienne, de la pression humaine et animale, de la progression rapide de la désertification (75% du territoire) et de l’aridité climatique qui caractérise 89% du territoire national. Le potentiel irrigable nigérien est largement sous exploité : seul un tiers de terres irrigables est annuellement mis en valeur. A4.1.2. La dégradation du cadre de vie rural La raréfaction de la ressource en eau et la dégradation de l’environnement Sur le plan environnemental, des sécheresses récurrentes, la poussée démographique et l’urbanisation accentuent la vulnérabilité du cadre de vie, l’exposition aux maladies et la déperdition des ressources animales et végétales. La désertification est notamment matérialisée par la formation des ravines et des glacis, l’érosion hydrique, l’ensablement des terres fertiles (cuvettes, agglomération, routes). L’autre indice marquant de désertification est le recul du couvert végétal à un rythme estimé entre 80 000 et 100 000 ha par an alors même que le rythme de reboisement se situe autour de 5 000 ha par an. L’équilibre entre l’homme et son milieu est rompu sur l’ensemble du territoire national. En dépit de tous ces constats alarmants, le Niger dispose d’atouts. Le pays possède encore des ressources naturelles relativement importantes (eau, terres, végétation, faune). Ainsi, le potentiel hydrique est estimé à 32 milliards de m3 d’eau de surface et à 2,5 milliards de m3 d’eau d’écoulement souterrain et quelques 2 000 milliards de m3 d’eau fossile; les terres cultivables sont estimées à plus de 18 millions ha dont plus de 219 000 ha irrigables; les ressources forestières sont estimées à 5,7 millions d’hectares; les ressources fauniques restent relativement riches avec 150 espèces de mammifères et 312 espèces d’oiseaux, alors que le potentiel halieutique est estimé à quelques 10 000 tonnes de poisson par an. Conjointement et de façon non contradictoire, on constate un reverdissement, par exemple, dans les régions suivantes23 : Dans la Région de Tahoua où le processus est lié aux plantations d’arbres dans le cadre des projets de réhabilitation de terres dégradées, mais aussi à la protection de la régénération par les paysans sur leurs champs et par les éleveurs dans leurs terroirs ; Dans la Région de Maradi où la protection de la régénération a été promue par différents projets dans les années 80 et récemment par un projet financé par le FIDA dans le département d’Aguié; Dans la Région de Zinder où la protection et la gestion de la régénération naturelle par les paysans a pris une ampleur exceptionnelle. L’échelle de cette régénération est évaluée à 5 millions d’hectares24. Il s’agit de la plus grande transformation de l’environnement au Sahel, sinon en Afrique. 23 Etude de la Régénération naturelle assistée dans la région de Zinder, USAID, Juillet 2006. Rapport final – Annexe 4 51 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Les eaux de pluie constituent les principales sources d’approvisionnement en eau. Les précipitations sont caractérisées par une variabilité spatiale et temporelle très marquée. La plus grande partie des écoulements provient du fleuve Niger (90% des disponibilités en eau de surface) et de ses affluents de la rive droite. Dans le reste du pays, ils sont très faibles et extrêmement variables d’une année à l’autre. Un nombre important de mares permanentes ou temporaires, parsèment le territoire national. Ces mares constituent une ressource en eau exploitable à des fins d’abreuvement du bétail, de petite irrigation et de pisciculture. Les écoulements souterrains renouvelables représentent un volume annuel de quelques 2,5 milliards de m3. Ils constituent la principale source d’approvisionnement en eau potable des populations. Les paradoxes du Niger Malgré la baisse des précipitations, les ruissellements et écoulements ont augmenté et une végétation plus verte apparaît. Ces étendues d’eau constituent une importante ressource dans le Sahel pastoral et une des principales zones de recharge des nappes phréatiques25. Par ailleurs, malgré l’impact négatif de l’homme sur la végétation localement, les dynamiques de végétation à plus grande échelle montrent une tendance globale au reverdissement. Ces résultats sont parfois contraires à l’idée qu'on se fait de l'évolution de l'environnement au Niger. Bien que les données soient assez qualitatives, les tendances sont claires : il y a une inversion à une échelle significative des processus de dégradation de l’environnement, en l’occurrence là où les populations ont pris l’initiative de protéger et gérer les arbres dans leurs terroirs et là où des interventions vigoureuses ont été conduites avec l’adhésion des populations. Quoi qu’il en soit, le Sahel est un écosystème fortement anthropisé et, même s’il est difficile d’attribuer des poids précis aux facteurs humains et climatiques, il est également clair que ce reverdissement est aussi lié aux actions entreprises par l’Homme pour s’adapter aux conditions démographiques, économiques et climatiques auxquelles il a dû faire face à partir des années 70. La raréfaction des terres arables La forte croissance démographique, la pauvreté des populations et les conditions climatiques défavorables ont entraîné entre autres contraintes, la raréfaction des terres arables et la pression accrue sur celles-ci. Le graphique ci-dessous met en évidence la réduction des terres arables disponibles par actif agricole. Le ratio terres arables / actif agricole est passé de 11,8 en 1980 à 5,1 en 2005. Graph A4.1 : Evolution des superficies cultivables disponibles par actif agricole 24 Source : Edwige Botoni (CILSS/Secrétariat Exécutif), « La transformation silencieuse de l'environnement et des systèmes » 2009. 25 L’observatoire AMMA-CATCH/IRD. Rapport final – Annexe 4 52 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Si la croissance démographique actuelle et les modes d’exploitation des sols se poursuivent sur le long terme, les réserves des terres exploitables à des fins agricoles s’épuiseront dans peu de temps et les terres atteindront un niveau irréversible de dégradation. Le phénomène actuel d’extension des champs au détriment des superficies forestières entraîne des pertes annuelles en forêts et en terres forestières à hauteur de 80 000 - 100 000 hectares. De plus, la consommation en bois-énergie croît au même rythme que la population (3,3%). Si cette tendance se maintient, la demande en bois sera trois fois plus importante que l’offre, alors que les superficies forestières continueront à se rétrécir. Le développement durable: un enjeu régional Le partage des ressources en eau entre ses divers usages, leur gestion et leur mise en valeur nécessite de prendre en compte les objectifs de développement durable. Le Niger est particulièrement concerné par le partage de la ressource eau : le fleuve Niger, le troisième par sa longueur conditionne la subsistance de près de 110 millions de personnes établies dans neuf pays. Les Etats membres de l’ABN reconnaissent que chacun d’entre eux doit pouvoir jouir d’une part raisonnable et équitable des ressources en eau afin de contribuer à la réduction de la pauvreté, à la sécurité alimentaire et à la protection de l'environnement. Le développement des infrastructures hydrauliques régionales, la gestion durable des écosystèmes dégradés et la remise en état de petites infrastructures hydrauliques constituent une dimension de l’intégration régionale. Au Niger, le taux de couverture nationale en eau potable n'est que de 51%. Constitué des sous secteurs de l'hydraulique rurale et urbaine, le secteur souffre de nombreux problèmes de maintenance. A4.2. Les richesses minières, un atout encore peu valorisé L’exploitation minière Le Niger est le troisième pays producteur et exportateur d’uranium, après le Canada et l’Australie26.Le sol nigérien renferme d’importantes ressources minières autres que l’uranium (or, pétrole, charbon et phosphate). Depuis l’adoption au Niger de la loi minière de 2006, on assiste à la distribution d’une pléthore de permis de recherche et d’exploitation minière. Dans le cadre de l’application de la loi de 2006, qui prévoit la rétrocession de 15% des revenus miniers aux régions et aux populations des zones d’extractions minières, le gouvernement nigérien a décidé d’octroyer27 2,3 millions EUR aux communes de la région d’Agadez, zone d’extraction de l’uranium. L’exploitation minière en transformation : l’exemple des mines d’or de Liptako 1. Une commission d’enquête parlementaire, dont les résultats ont été rendus publics en mars 2009, a souligné la mauvaise gestion de la Société canadienne des mines du Liptako (SML). 2. La commission a recommandé le remplacement de l’administrateur délégué de la société et a demandé la révision de la convention minière qui lie l’État du Niger à la SML. 3. Selon le rapport, la société canadienne n’aurait, depuis 2004, versé que 7,6 millions EUR pour une production estimée à 8,33 t d’or dont la valeur est estimée à 102 millions EUR. 4. La disproportion entre les quantités extraites et les retombées pour les populations a poussé les organisations de la société civile à se structurer afin de contrôler les retombées liées à l’exploitation minière. 26 27 Etude d’impact des Accords de Partenariat Economique (APE) sur l’économie du Niger. IRAM, Décembre 2004. Le 15 mars 2008. Rapport final – Annexe 4 53 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Récemment, le Niger a mis fin à 40 ans de quasi-monopole du groupe français Areva sur la prospection, l’exploitation et la vente de son minerai. A la faveur de la remontée des cours, le gouvernement a renégocié en août 2007 avec cette société le prix du kilo d’uranium, qui est passé de 50 à 61 €. Par ailleurs, la société française a obtenu, en 2007, le permis d’exploitation du site d’Imouraren dans cette même région d’Agadez. Un gisement estimé à 200.000 t d’uranium: le plus grand chantier industriel jamais réalisé au Niger. Cependant, l’exploitation minière engendre au Niger une multitude d’impacts sur la faune, la flore, les milieux naturels, aquatiques et terrestres. Conscient des conséquences néfastes de ces activités sur la diversité biologique, le Niger a adopté l’ordonnance n° 97-001 du 10 janvier 1997, consacrant les études d’impacts environnementaux pour tout projet susceptible de provoquer des impacts négatifs sur l’environnement, notamment ceux relatifs à l’ouverture de carrières, à l’exploitation minière, à la réalisation des routes et autres infrastructures. Cette mesure a été complétée par la loi minière de 2006. Le Niger a également adhéré, en mars 2006, à l’Initiative sur la transparence dans les industries extractives (ITIE), initiative lancée en 2002 à Johannesburg par le Premier ministre britannique de l’époque, Tony Blair. Un cadre de concertation composé de représentants de l’État, de la société civile et des industries extractives a donc été créé. L’ITIE a donné à la société civile nigérienne à la fois une légitimité et une impulsion. Depuis 2007, plusieurs réseaux se sont créés afin d’assurer un contrôle citoyen sur les industries extractives du Niger. Des caravanes de sensibilisation ont sillonné les zones minières pour informer et former populations et élus locaux à ces problématiques. Le barrage de Kandadji : un enjeu régional Le programme Kandadji de régénération des écosystèmes, de mise en valeur de la vallée du Niger et de production d’énergie hydroélectrique doit être perçu tel un élément de l’intégration régionale du Niger. Le programme Kandadji 1. Le financement de la première phase du programme a été chiffré à 161,7 millions EUR. 2. En mai 2008, la Banque islamique de développement (BID), chef de file pour la communauté de bailleurs, a débloqué 37,5 millions EUR. 3. Depuis juin 2008, le gouvernement a entrepris la mise en œuvre du volet socioéconomique et environnemental avec notamment le plan de réinstallation des populations à déplacer et le plan de développement local. 4. Le projet prévoit la création d’une centrale hydroélectrique de 130 mégawatts pour une production annuelle de 620 mégawatts/heure. 5. L’ouvrage permettra de stocker 1,6 milliards de mètres cubes d’eau et d’exploiter quelque 222 000 ha pour une production vivrière de près de 320 000 tonnes. 6. La consommation actuelle nigérienne en énergie électrique est importée à 85% du Nigeria. Une fois le barrage réalisé (2013), non seulement l’électricité produite à Kandadji couvrira les besoins nationaux, mais l’excédent sera redistribué vers d’autres pays de la sous région. 7. Evalué à 450 millions EUR, le barrage permettra une retenue d’eau de 1,6 milliard de mètres cubes et fournira une puissance énergétique annuelle estimée à 37,5 millions EUR d’électricité. Outre ses objectifs énergétiques pour lesquels la demande solvable reste à confirmer, le barrage est supposé contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau. Néanmoins, ce programme comporte un réel risque de générer de graves nuisances sur les populations et les écosystèmes, ainsi que l’assèchement périodique du fleuve Niger en aval du barrage. Rapport final – Annexe 4 54 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le bassin du fleuve Niger L’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) est une administration publique entièrement dédiée à la sauvegarde du fleuve Niger. Elle a été créée en 2002, mais ses activités n’ont réellement démarré qu’en 2004. Elle est dirigée par une direction générale, chapeautée par un conseil d’administration présidé par le Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement. La mission principale de l’ABFN est de veiller à la sauvegarde du fleuve Niger en tant qu’entité vitale du pays, de protéger ses berges et bassins versants contre l’érosion et l’ensablement et de préserver les écosystèmes terrestres et aquatiques. Dans la pratique il s’agit de: renforcer les capacités des divers utilisateurs dans la gestion des ressources du fleuve, de ses affluents et de leurs bassins versants; promouvoir une gestion rationnelle des ressources en eau pour les différents usages; contribuer à la prévention contre les risques naturels (inondations, érosion, sécheresse), à la lutte contre les pollutions et nuisances et au maintien de la navigabilité du fleuve et échanger et coopérer avec les organismes techniques similaires des pays riverains concernés; L’Agence intervient dans les quatre grands sous-ensembles du fleuve Niger : le Niger supérieur, le delta intérieur, la boucle du Niger et l’affluent Bani. La France a signé en octobre 2005 une convention de Financement pour la mise en place d’un observatoire de l’Environnement du bassin du fleuve Niger auprès de l’ABN pour un montant de 1,2 million EUR (apporté pour le compte du Fonds Français pour l’Environnement Mondial, via l’Agence Française de Développement). Cette attribution complète une première subvention de 6,1 millions EUR accordée dès avril 2004 dans la suite immédiate de la réunion de Paris des Chefs d’Etats des pays du bassin du Niger et des pays partenaires, qui finance « l’appui à la Gestion Intégrée des Ressources en Eau du Bassin du Niger » destiné à promouvoir une vision concertée de l’aménagement du fleuve et de l’utilisation des ressources en eau de son bassin. Ce nouveau versement s’intègre dans l’enveloppe de 10 millions EUR que la France a décidé d’accorder aux actions de l’ABN (depuis avril 2004). A4.3. Population et pauvreté A4.3.1. Une insécurité alimentaire chronique Un déficit céréalier chronique La production agricole nigérienne se caractérise par un déficit céréalier chronique (les déficits céréaliers les plus importants et donnant lieu à des crises alimentaires ont été enregistrés en 1984, 1987, 1989, 1990, 1993, 1997, 2000 et 2005). Les rendements des principales cultures sont faibles et décroissants sur le long terme : si la tendance démographique actuelle se maintient, la zone cultivable par habitant passera de 1,2 hectare en 2005 à 0,87 en 2015. L’augmentation de la production provient principalement d’une hausse des surfaces cultivées et non de l’amélioration de la productivité et des rendements. De plus, l’augmentation des surfaces cultivées repose de moins en moins sur l’exploitation des terres agricoles, mais de plus en plus sur le défrichement des zones sylvo-pastorales et forestières. La forte croissance démographique et la faiblesse des investissements de modernisation dans le secteur agricole contribuent à l’accélération de ce phénomène. Les changements climatiques ont également contribué à modifier les conditions de culture (descente des isohyètes de 100 à 150 km entre 1960 et 1990). Les facteurs clés de l’insécurité alimentaire L’insécurité alimentaire est fortement accentuée par la pression démographique nigérienne qui exerce ainsi une pression de plus en plus grande sur les ressources naturelles disponibles. Comme Rapport final – Annexe 4 55 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 le souligne la carte ci-dessous, les trois quarts des 1,2 million de kilomètres carrés du territoire nigérien sont considérés comme désertiques, et les zones les plus densément peuplées se trouvent dans le sud du pays, une région semi-aride concentrant l’essentiel des terres arables. Dans ce contexte, la sécurité alimentaire du Niger est étroitement liée à la maîtrise de la fécondité. Les terres cultivables au Niger ne représentent que 11 % de la superficie totale du pays et les cultures n'occupent que 40 % environ du potentiel. La concentration des terres cultivables correspond à la bande soudanaise. Source : CRDI et Enda Diapol, (2007). Les dynamiques transfrontalières en Afrique de l’Ouest, Editions Karthala. Outre la pression démographique, l’affaiblissement de la fertilité des terres arables est aussi en partie responsable de la problématique de l’insécurité: chacun des quelques 15 millions d’hectares de terre cultivable du Niger produit 350 kg de mil en 2006, contre 430 kg en 1950. Les régions sont soumises à des déficits céréaliers de plus en plus importants: les régions de Diffa et Agadez sont ainsi structurellement déficitaires. L’enclavement des villages, les fortes variations des prix, les facteurs démographiques, le niveau d’éducation, les biens possédés, le bétail, les chocs subis sont des facteurs qui conditionnent la sécurité alimentaire des ménages. L’insécurité alimentaire au Niger est aussi fortement liée aux conditions climato-édaphiques. La complexité des interactions entre facteurs est une réalité mais il semble que certains facteurs pèsent plus que d’autres sur le niveau de sécurité alimentaire d’un ménage. Les résultats des enquêtes de terrain28 ont décelé plusieurs facteurs déterminant le niveau de sécurité alimentaire des ménages: 1. La couverture en centre fonctionnel d’alphabétisation est assez faible (15% des communautés villageoises. 2. L’enclavement frappe presque la moitié des communautés villageoises enquêtées. Seuls 14% des communautés villageoises ont un accès direct à une route bitumée et la distance moyenne entre le village et le poste téléphonique le plus proche est de 32 km. 3. Les marchés revêtent une importance capitale pour la sécurité alimentaire au Niger. Durant la période de soudure (avril/mai) en 2005, on estime que 86% de la population ont eu recours au marché pour acheter le mil, aliment de base au Niger. Or les analyses des prix ont montré que ceux-ci ont flambé depuis la récolte d’octobre 200429, obligeant les populations à consacrer une portion plus importante de leurs budgets à l’achat de céréales afin de satisfaire leurs besoins. 28 Les politiques de prévention et gestion des crises alimentaires. Enseignements de la crise au Niger de 2005. DGCID/IRAM. Juin 2007. 29 Au plus fort de la crise de l’année 2005, le taux d’inflation du prix de la mesure de mil a atteint dans certaines localités de la région de Zinder, près de 400% par rapport au prix d’achat pratiqué à la fin octobre de l’année précédente (période de récolte). Les prix, généralement de près de 15,30 € le sac de mil de 100 kg, ont amorcé dès juin 2005 une hausse importante, portant la valeur du sac de 100 kg de mil à 35,17 € à Zinder. Le phénomène s’est rapidement étendu à la région de l’Aïr, bien que la hausse des prix ait été moins importante. En août 2005, le prix de la mesure de mil dans le village de Goufat (Aïr) a atteint 1,74 € au lieu des 0,9 € habituels à cette période. Source : de Perthuis de Laillevault François-Xavier, Zinder, illustration de la crise alimentaire au Niger en 2005 - Partie II., Le Panoptique, Janvier 2008. http://ancien.lepanoptique.com/page-article.php?id=325&theme=societe#r3 Rapport final – Annexe 4 56 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 4. On note une corrélation assez forte entre le niveau d’éducation du chef de ménage et le niveau d’insécurité alimentaire des ménages. 5. La principale source de revenu des ménages est l’agriculture qui fournit plus de 40% des revenus. L’analyse des sources de revenu montre que plus les activités primaires (agriculture et élevage) sont importantes, moins le ménage est exposé à l’insécurité alimentaire. Cependant, la diversification des sources de revenu est aussi un facteur important afin de palier l’insécurité alimentaire. L’insécurité alimentaire comme facteur de dégradation de l’environnement et d’appauvrissement des populations rurales Dans ce contexte, l’extension des superficies cultivées et l’augmentation de la production n’ont pas permis d’inverser le déséquilibre vivrier permettant de limiter l’insécurité alimentaire sur le moyen et le long terme : la production agricole reste structurellement inférieure à la demande nationale30. Pire, l’exploitation agricole des terres sylvo-pastorales et des zones forestières a contribué à fragiliser le cheptel et à limiter les ressources alimentaires en réduisant les pâturages disponibles et le gibier sauvage. Les populations agro-pastorales sont très fragilisées pendant la période de soudure et la raréfaction des pâturages contribue au phénomène de dépréciation du cheptel. En effet, le prix de vente des animaux chute considérablement à la suite d’une diminution de leur poids résultant de la raréfaction des pâturages. Les animaux sont affaiblis et les éleveurs doivent vendre leurs bêtes à perte. S’ensuit un phénomène de décapitalisation du cheptel. En 2004, au moment de la récolte (la meilleure période pour vendre les animaux), la valeur d’échange d’un mouton correspond à un sac de 100 kg de mil. Au plus fort de la période de soudure de l’année 2005, cinq moutons étaient nécessaires pour obtenir ce même sac31. De profondes transformations des systèmes de production agricole et pastorale ont abouti à une augmentation de la production globale mais à une diminution de la disponibilité par tête, une pression accrue sur les ressources naturelles amenant à leur progressive dégradation et des conflits plus fréquents entre usagers, une monétarisation croissante du foncier, un déficit vivrier pour de nombreux ménages entraînant une dépendance plus forte au marché. Par ailleurs, le prix de vente de la production céréalière nationale et le prix d’achat de la production étrangère font l’objet d’importantes fluctuations fragilisant l’économie nigérienne. Les fluctuations des prix contribuent à accentuer la précarité des populations pauvres. Outre l’observation d’un phénomène de malnutrition chronique dans certaines régions rurales, la crise de 2004/05 a dévoilé la fragilité des conditions de vie des populations les plus pauvres et leur vulnérabilité aux chocs exogènes. Le déficit céréalier est comblé par les importations, qui ont représenté jusqu’à 40% des besoins nationaux pour l’année 2005. Les importations proviennent principalement du Nigeria, des pays de l’UEMOA et, depuis les années 90, du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso. L’appui au Dispositif National de Prévention et de Gestion des crises Alimentaires (DNPGCA) L’appui des DPE au DNPGCA est effectué à travers deux fonds extrabudgétaires : le Fonds de Sécurité Alimentaire (FSA) et le Fonds Commun des Donateurs (FCD). Le FSA est un stock commun financier, constitué par les contributions des donateurs et de l'Etat, dont le montant équivaut à 40 000 tonnes de céréales. Sa finalité est de permettre en période de crise l’achat de céréales afin de constituer le Stock National de Sécurité (SNS), qui est un stock physique. Le FSA et le SNS permettent à eux deux de constituer le Stock National de Réserve (SNR - qui est mobilisable en cas de crise 30 CILSS/CSAO, Profil sécurité alimentaire : Niger, Gret-Iram-ICI, avril 2008 Source : de Perthuis de Laillevault François-Xavier, Zinder, illustration de la crise alimentaire au Niger en 2005 - Partie II., Le Panoptique, Janvier 2008. http://www.lepanoptique.com/sections/societe/zinder-illustration-de-la-crise-alimentaire-au-niger-en-2005-partie-ii/ 31 Rapport final – Annexe 4 57 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 alimentaire grave).Il est géré32 par la Commission Mixte de Concertation (CMC). Il est l'outil financier du dispositif qui remplit deux fonctions essentielles : permettre en année de crise alimentaire grave à l'échelle nationale ou régionale, de procéder aux premières importations commerciales de céréales et d'assurer en complément du Fonds d'Intervention le financement des distributions gratuites indispensables. Le FCD est la première composante du Fonds d’intervention, destiné à financer les actions d’atténuation des crises en cas de crise localisée. La seconde composante du Fonds d’intervention est le Fonds de contrepartie de l’aide alimentaire sous gestion bilatérale. Le FCD est ouvert à tous les donateurs publics qui souhaitent y participer et géré33 sous le contrôle de la Commission Mixte. Il permet de financer dans leur totalité les actions d'atténuation des crises telles que les distributions gratuites (depuis l'achat des vivres jusqu'à leur distribution). Structure du Dispositif national de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires Volet 1 du Programme pluriannuel de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires Cabinet du Premier Ministre Cellule Crises Alimentaires (CCA) Commission Mixte de Concertation (CMC) Etat - donateurs (Comité restreint de concertation) Fonction : Coordonne le dispositif Bailleurs de fonds Stock national de réserve Objectif: répondre à une crise majeure d’ampleur nationale Stock national de sécurité (physique) 40 000 tonnes de céréales Fonds de sécurité alimentaire (financier) Valeur équivalente à 40 000 t REPUBLIQUE DU NIGER Fonds d’intervention Objectif: Atténuer les crises alimentaires localisées Fonds commun des donateurs Géré par la CMC sous supervision du CCA Géré par la CMC selon les directives de l’Office de gestion du SNS Ces deux fonds constituent le premier volet du dispositif de prévention et gestion des crises alimentaires (qui est composé du FSA, FCD, CCA et de la structure de gestion SNS). L’objectif spécifique poursuivi par ce volet est de contribuer à ce que les outils du dispositif national réagissent rapidement et efficacement face aux difficultés alimentaires conjoncturelles d’une certaine ampleur (d’où mon ouverture sur le SAP). 32 C’est l’Office de gestion du SNS qui assure la maintenance du SNS ainsi que les prestations de services liées à la mise en œuvre des aides alimentaires bilatérales et multilatérales. C’est donc l’Office de gestion du SNS qui est chargée du suivi spécifique de l’achat des stocks de céréales financées par le FSA. 33 C’est la Cellule Crises Alimentaires (CCA) : placée au cabinet du Premier Ministre, qui assure le secrétariat de la CMC. La CCA est spécifiquement chargée de la mise en œuvre et du suivi des actions décidées par la CMC et financées par le FCD. Rapport final – Annexe 4 58 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.3.2. Des conditions de vie qui se détériorent Évolution de la pauvreté au Niger : stabilité des indicateurs jusqu’en 2005 puis accroissement du nombre de pauvres de 2005 à 200834 Malgré l’évolution favorable de la croissance économique constatée entre les années 1990 et 2005, l’incidence de la pauvreté est restée stable à près de 63% en 200535. Avec un produit intérieur brut par habitant estimé à près de 210 € en 2006, le Niger appartient au groupe des pays les moins avancés (PMA) et occupe le 174ème rang sur 177 dans le classement IDH du PNUD pour 2007/200836. En 2009, la position du Niger chute pour occuper le 182e et dernier rang du classement (juste derrière l’Afghanistan). Entre 2005 et 2008, l’incidence de pauvreté est en légère diminution avec un taux de 59,5%37. Néanmoins le nombre de personnes pauvres s’est accru du fait de la croissance démographique (7,8 millions en 2005 pour atteindre 8 millions en 200838). 62% des nigériens sont pauvres et 34% extrêmement pauvres. La vulnérabilité touche particulièrement le milieu rural et toutes les régions du Niger à des degrés divers. Au cours de dernières années, ce sont les zones dites de production qui comportent le plus grand nombre de populations vulnérables. Outre une malnutrition structurelle alarmante, la crise de 2005 a dévoilé la dégradation lente et continue des conditions de vie, aboutissant à une paupérisation des ménages ruraux vulnérables. Elle a aussi révélé l’affaiblissement des systèmes de vie dans leur capacité à absorber les chocs extérieurs. En matière sanitaire, les taux de mortalité infantile39 et de mortalité infanto-juvénile accusent une forte diminution mais restes élevés (respectivement 123,1 et 273,8 pour mille en 1998, 81 et 198 pour mille40 en 2006). Le niveau de malnutrition est en réduction mais reste plus élevé en milieu rural qu’en milieu urbain. Le taux brut de scolarisation est en progression (42%41 en 2002, 57%42 en 2007 et 62%43 en 2008) mais les niveaux restent faibles et la qualité de l’enseignement a fortement déclinée sur la période de l’évaluation du fait, notamment, de la réduction du nombre d’enseignants. Le Niger demeure l’un des pays les moins scolarisés d’’Afrique et détient l’un des taux d’analphabétisme les plus élevés au monde (74,9%44). Les déterminants de la pauvreté au Niger Le niveau de pauvreté au Niger est notamment corrélé aux déterminants suivants : Milieu de résidence : le milieu rural regroupe 63,9% de familles pauvres contre 36,7% pour le milieu urbain. D’un point de vue régional, le milieu urbain d’Agadez, la Communauté 34 Sources : Rapport National sur les Progrès vers l’atteinte des OMD, Niger 2007. Source : Rapport National sur les Progrès vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, Institut National de la Statistique, Niamey, 2007. 36 Source : Rapport Mondial sur le Développement Humain de 2007/2008. 37 La IIIème Enquête Nationale sur le Budget et la Consommation des Ménages a été menée par la Direction des Enquêtes et Recensements de l’Institut National de la Statistique sur une période de douze mois (du 23 avril 2007 au 27 avril 2008) et dont, un peu moins d’un milliard de francs CFA a été investi dans la collecte des données. 38 La totalité des chiffres cités ont pour source le Rapport National sur les Progrès vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, Institut National de la Statistique, Niamey, 2007. 39 Le taux de mortalité infantile est la probabilité de décès avant le 1er anniversaire. 40 Source : Rapport National sur les Progrès vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, Institut National de la Statistique, Niamey, 2007. 41 Source : Tendances, profil et déterminants de la pauvreté au Niger 2005-2008, INS, Niger 42 Ibid. 43 Source : INS Niger. 44 Source CIA World Face Book, version du 1er janvier 2008. 35 Rapport final – Annexe 4 59 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Urbaine de Niamey et la région de Diffa demeurent les zones où l’incidence est la plus faible. Maradi, Tillabéri et Dosso sont les régions où l’incidence de la pauvreté reste la plus élevée. Enfin, les conditions de vie des ménages se sont fortement détériorées dans les régions de Tahoua et Tillabéri45. Niveau d’instruction du chef de ménage : les chefs de ménages ne disposant d’aucune instruction (primaire et secondaire) ou seulement d’un enseignement coranique constituent la grande majorité des ménages pauvres. Taille des ménages : les ménages les plus exposés à la pauvreté sont composés de 6 personnes et plus. Secteur d’activité du chef de ménage : le taux de pauvreté est plus élevé auprès des indépendants agricoles (63,8%) et non agricoles (58%). Genre : le degré de vulnérabilité est plus accentué chez les jeunes femmes qui n’ont ni le temps ni de liberté sociale pour développer des stratégies d’adaptation à une condition de pauvreté ou de survie (condition d’extrême pauvreté). Ces femmes exclues de la dynamique de développement s’attellent essentiellement à produire et reproduire les facteurs socioculturels de la vulnérabilité à laquelle elles sont sujettes. Les différences hommes-femmes traitées au moment du diagnostic communautaire dans la région de Maradi46 sont développées sous l’analyse sectorielle genre-démographie-jeunesse (annexe 7). Les migrations urbaines et internationales sont une des réponses au phénomène de pauvreté et de vulnérabilité en milieu rural. Ces migrations correspondent à un éclatement temporaire de la cellule familiale, mais constituent aussi une dynamique structurelle permettant de diversifier les sources de revenus. Le phénomène migratoire comme stratégie d’adaptation des populations au contexte de pauvreté nigérien Les flux migratoires internes restent fortement concentrés dans les régions Sud du pays. Les principaux pôles d'attraction sont Niamey, Maradi, Zinder et Agadez. Les flux migratoires restent fortement motivés par l’insécurité alimentaire, l’instabilité politique et les conflits dans la sousrégion. Les pratiques migratoires tiennent compte à la fois d’un critère temporel et spatial et sont fortement liées à l’état de la production agricole et son corolaire : la durée de la période de soudure. Les flux migratoires comportent une caractéristique temporelle : Les migrations saisonnières. La suspension des travaux des champs favorise d’importants flux migratoires saisonniers d’une partie de la force de travail, plus spécialement des jeunes ruraux. Ces mouvements sont nécessaires afin d’assurer les dépenses des membres de la famille. Les migrations saisonnières se manifestent par l’absence de bras valides pendant la totalité ou partie de la saison sèche (également dénommée « saison des migrations »). Outre les revenus qu’elle procure aux familles, la pratique de la migration saisonnière rythme la participation aux travaux agricoles : selon ce schéma classique, les acteurs partent à la fin des travaux agricoles pour ne revenir qu’avant ou pendant ceux de la campagne agricole suivante. La frontière entre migration saisonnière et migration définitive dépend notamment des résultats des campagnes agricoles. Le déficit de production amènent certains migrants à prolonger leur séjour en zones urbaines jusqu’à s’y installer de façon définitive. 45 Sources : INS Niger. Source : étude de base préalable à la mise en place d’un projet Equité entre les genres dans la région de Maradi, en 2000, NORAD 46 Rapport final – Annexe 4 60 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Les migrations de longues durées ou permanentes. Elles correspondent à des stratégies de survie et sont motivées à la fois par l’incapacité des acteurs à atteindre les objectifs fixés dans le cadre des pratiques migratoires saisonnières et par le déficit chronique de la production agricole. Les migrations saisonnières deviennent permanentes lorsque le manque de ressources des migrants empêche ces derniers de retourner en zone rurale. Les migrations annuelles se manifestent en zone rurale par un déficit de main d’œuvre pour les travaux agricoles (préparation des champs, semailles, cerclages,…). Ce type de migration ne traduit cependant pas exclusivement des flux migratoires internes au Niger dans la mesure où nombre de migrants séjournent également dans les pays étrangers. De même, ce type de migration est également vérifié entre zone urbaines-urbaines (chef lieux à ville secondaires ou principales) et entre zones rurales-rurales (à des niveaux moindres, cependant). Les flux migratoires comportent également une caractéristique spatiale : Les migrations de courtes distances. L’expression, « migrations de courtes distances » est relative. Elle traduit des migrations des villages environnants vers les centres urbains situés à proximité. Ces migrations sont temporaires et ne constituent pas une rupture avec l’espace rurale. Lors de déficit de production céréalier, la proximité des centres urbains permet d’envoyer rapidement des vivres au village. La pratique de ce type de migration permet d’avoir régulièrement des nouvelles de la famille et de pouvoir effectuer de brefs séjours au village à l’occasion d’événements familiaux. L’intégration du milieu urbain constitue une composante de l’économie rurale. Les revenus migratoires et les ressources disponibles au niveau local (dans le village d’origine) s’inscrivent dans le cadre de stratégies économiques qui accordent une large place à l’activité migratoire en tant que source de revenus (complémentaires ou principales). Dans un contexte d’insécurité alimentaire permanente et d’extrême pauvreté, ce rôle de complémentarité dévolu aux revenus migratoires constitue une stratégie de survie. La migration est ainsi devenue une stratégie de gestion du caractère aléatoire des ressources en milieu rural. L’organisation de la migration en fonction du calendrier agricole et de la force de travail entre dans cette logique. Ce type de migration n’est pas circonscrit à l’espace national et se vérifie également un sein de l’espace urbain (à travers la pratique de migrations de type urbain-urbain). Les pratiques migratoires répondent à deux logiques principales. La première consiste à maintenir l’unité familiale dans le territoire local (rural ou urbain). En cherchant constamment à l’extérieur du territoire local les solutions à la survie, les populations sont dépendantes des ressources migratoires. La stratégie vise également à alléger la période de soudure en préservant la production agricole familiale à travers l’apport de revenus complémentaires. Le départ de migrant et l’apport de revenus complémentaires soulagent momentanément l’unité familiale du point de vue de l’autoconsommation vivrière. La deuxième logique consiste à adopter la migration dans une perspective d’abandon du territoire local. Cette attitude s’observe de façon épisodique lors de crises alimentaires sévères et conduit fréquemment à une marginalisation des individus en milieu urbain et à un éclatement de la cellule familial. En fonction de son ampleur, ce type de migration47 contribue à la régression démographique au niveau local et à accentuer un déséquilibre de la répartition de la population sur le territoire. 47 Il est question ici, de migrations de longue durée et/ou permanentes. Rapport final – Annexe 4 61 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le phénomène d’urbanisation au Niger et dans les pays de la sous région est très inégal. La population urbaine est concentrée sur un axe horizontal (correspondant à la bande soudanaise au Niger) partant de la capitale Dakar jusqu’à Ndjamena. Source : Dahou K., Coopération transfrontalière : vers un dialogue euro-africain, coll. «WABI », Éd. CSAO/Enda Diapol, mars 2004. Au niveau des flux migratoires, la région de Zinder accueille en premier lieux les flux de migrants en provenance des régions d'Agadez et de Diffa, alors que les migrants originaires de Dosso et de Tillabéri s'acheminent généralement vers Niamey. La région de Tahoua est la principale destination des flux migratoires (incluant les migrations de transit), suivie des régions de Tillabéri, Dosso, et Zinder. Le plus faible niveau d’absorption des flux migratoires est observé au niveau de Diffa. Des pratiques migratoires qui s’insèrent dans l’espace sous régional Source : Brachet, J. (2008). Géographie du mouvement, géographie en mouvement. La mobilité comme dimension du terrain dans l’étude des migrations. Agadez étant devenu un point de transit pour l’immigration à destination de l’Europe, le Niger est désormais intégré dans l’espace géographique des flux d’immigrations internationaux à destination de l’Europe. Les pratiques migratoires contribuent à caractériser l’intégration régionale du Niger et à façonner la conception de l’espace rural et urbain nigérien. En effet, l’importance du phénomène et son caractère international souligne l’interaction étroite entre espace urbain et rural dans un contexte géographique transnational. Dans ce contexte, les migrations nationales et internationales ont longtemps joué un rôle d’ajustement et de régulation vital pour le Niger. Les phénomènes migratoires internationaux constituent un instrument de régulation du marché de l’emploi par le biais de deux mécanismes. Premièrement, les migrations ont un impact immédiat sur le marché du travail car elles permettent l’absorption par les pays d’accueil d’une partie de la population active qui n’aurait pas trouvé d’emploi dans son pays d’origine. Le second impact, plus indirect, provient des retombées des phénomènes migratoires en termes de flux financiers et de transferts de compétences. Les effets directs et indirects attendus des migrations intra et extra régionales dépendent en grande Rapport final – Annexe 4 62 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 partie des causes de la migration (migration de désespérance, de travail, mouvement de réfugiés, etc.), du type de mobilité (migrations définitives, temporaires, circulaires), mais également des politiques migratoires dans les pays de destination et d’origine. Globalement et au delà des préjudices causés par certaines migrations très spécifiques (dépendances, désinvestissements, creusement d’inégalités), ces mobilités contribuent efficacement à la réduction de la pauvreté. Elles libèrent des opportunités de remplacement de ceux qui sont partis et peuvent même stimuler les échanges commerciaux entre pays de départ et de destination via les réseaux diasporiques. La migration a aussi un effet sur l’indice de fécondité des ménages. Ces derniers tendent à adopter le comportement des pays où le mari travaille. Les femmes africaines dont le mari réside dans un pays de l’OCDE ont ainsi moins d’enfants que les autres48. A4.3.3. La difficile maîtrise de la croissance démographique Un accroissement démographique des plus élevé au monde Du début à la fin du 20ème siècle, la population du Niger est passée d’environ 1 million à 10 millions d’habitants. Cette croissance s’est accélérée dans la seconde moitié du siècle par le cumul de la réduction de la mortalité infantile et d’un taux de fécondité très élevé établi à près de 8 enfants par femme. La croissance démographique nigérienne est en moyenne supérieure à celle de la richesse nationale sur la période 1990-200849. Elle exerce une pression constante sur les ressources alimentaires, sur l’offre de services sociaux, sur les ressources énergétiques et sur l’environnement. Les autorités nigériennes ont adopté en 2007 une déclaration sur la politique démographique (DGPP) qui définit les efforts à déployer pour favoriser le ralentissement de la population. En effet, la maîtrise de la croissance démographique constitue un enjeu du développement au Niger. Constats et projections démographiques: 1. Sur la base du taux d’accroissement démographique actuel (3,3%), la population nigérienne pourrait atteindre 56 millions en 2050. 2. Dans l’hypothèse où des mesures seraient prises traduisant un changement significatif des comportements en matière de contraception et de natalité, la population nigérienne devrait atteindre 33 millions en 2050. La croissance démographique du Niger, un enjeu de long terme Si au niveau national l’enjeu majeur résultant de la croissance démographique est la sécurité alimentaire, au niveau régional, il se caractérise par le développement économique des régions. L’accroissement démographique exerce une pression sur la « capacité d'absorption » des communes en termes d’offre de services et de gestion des ressources. Cependant, la maîtrise de l’accroissement démographique est confrontée à la faible aptitude technique, administrative et financière des autorités décentralisées de l’Etat nigérien. Au niveau de la sécurité alimentaire, les différents modes d'occupation des terres varient en fonction des flux de population. L’accroissement démographique, qu’il résulte de l’accroissement naturel et/ou des mouvements migratoires, peut contribuer à l’émergence de conflits et à des dégradations environnementales 48 Ozden, C. et M. Schiff (dir.) (2007), International Migration, Economic Development and Policy, Banque mondiale. Putnam R. (2001), « Mesures et conséquences du capital social », ISUMA, Revue canadienne de recherche sur les politiques, volume 2, n°1. 49 Le taux d’accroissement naturel moyen annuel des dernières années s’est stabilisé à un niveau élevé (3,3%) par rapport à 1988, d’après les recensements généraux de la population et de l’habitat (RGPH) de 1988 et 2001 et les estimations de 2006. Rapport final – Annexe 4 63 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 au niveau régional. Le développement régional économique, social et durable est donc directement dépendant de la maîtrise de l’accroissement démographique. Les moyens développés par les autorités nigériennes pour maîtriser la croissance démographique : La maîtrise de la croissance démographique : une priorité du discours politique, mais peu d’action efficace 1. C’est à partir de 1992 que le Niger a pris en considération la problématique de l’accroissement démographique comme facteur contribuant à l’augmentation de la pauvreté et constituant un frein au développement. 2. Déjà, en 1992, l’objectif de la politique nationale de population (PNP) était « la maîtrise de la croissance démographique et des flux migratoires afin d’assurer la croissance économique ». 3. En 2007, aucune avancée n’étant constatée : le gouvernement adopte la Déclaration de Politique de Population pour la période 2007-2015. La Déclaration de Politique de Population pour la période 2007-2015 repose sur : La maîtrise de la fécondité. Selon la dernière enquête démographique et de santé EDSN/MICS III (2006), le taux de fertilité est de 7,1%, un chiffre resté relativement constant depuis 1960 tandis que l’expression du désir de parenté est de 9 enfants pour les femmes et de 11 à 12 pour les hommes. Seulement 11.2% des femmes utilisent une méthode de planification familiale (dont 5% utilisent des moyens modernes de contraception, 6.2% utilisent une méthode traditionnelle). La pratique du sevrage précoce partiel est très répandue au Niger. L’allaitement maternel exclusif médian n’est que de 0.5 mois et le nombre médian de mois d’allaitement maternel prédominant est de 5.3 mois (la norme OMS est 6 mois d’allaitement maternel exclusif). Seul 14% des enfants sont nourris exclusivement au lait maternel à l’âge de 6 mois et 11,5% reçoivent une alimentation complémentaire sous forme de céréales avant l’âge de 6 mois. La maîtrise de la fécondité nécessite une utilisation massive des méthodes contraceptives modernes afin de permettre l’espacement des naissances, le relèvement de l’âge du premier mariage et le développement de la pratique d’allaitement maternel prolongé. Ces éléments sont confrontés à un contexte peu adéquat. Depuis 1998, la suspension des financements de certains partenaires techniques et financiers intervenant sur ce volet, la multiplication des arriérés de salaires des cadres de l’administration, l’islamisation croissante de la société nigérienne et l’importance des cultes et pratiques traditionnels en zones rurales constituent autant de frein à la maîtrise de la fécondité et au changement des mentalités. Par ailleurs, certaines valeurs culturelles sont toujours associées à la fécondité et à la pratique des mariages précoces (50% des filles sont mariées dans leur quinzième année et dans certaines régions, 85.5% des femmes ont eu au moins une naissance vivante avant l’âge de 20 ans50) ce qui constitue un obstacle supplémentaire au changement des mentalités dans ce domaine. L’un des moyens identifiés reste la scolarisation des femmes. Dans ce contexte, la promotion du « genre » constitue un volet transversal à la maîtrise de la fécondité au Niger. 50 Projet de Promotion des Initiatives en faveur de la Nutrition et de la Démographie (PPIND) FOOD/2006/132000-(NER 081) Care Maradi. Enquête de base octobre-novembre 2007. Rapport final – Annexe 4 64 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Selon la DPP, La maîtrise de la fécondité implique de: 1. Renforcer les capacités techniques et institutionnelles des acteurs impliqués. 2. Promouvoir la scolarité des filles 3. Mobiliser les ressources financières. 4. Sensibiliser suffisamment les comportements afin de susciter des changements, intégrer les approches et expériences positives en matière de nutrition et de démographie (particulièrement les approches communautaires). 5. Développer des programmes comportant une composante importante de recherche opérationnelle avec un système efficace de suivi/évaluation. Selon les données disponibles, la croissance démographique reste extrêmement élevée, au-delà de 3,3%, ce qui suggère que l’intervention directe sur la variable démographique s’est révélée très peu efficace jusqu’à présent. La promotion de l’accessibilité des services en santé de la reproduction. Cet axe stratégique pâti de la faible accessibilité pour l’utilisation des services de santé de la reproduction. La faible offre dans ce domaine résulte du déficit de moyens matériels et financiers, du déficit de personnel médical, d’une mobilité excessive des personnels de santé et du déficit chronique de motivation de ces personnels. Ce déficit est quantitatif et qualitatif. Selon la DPP, l’accessibilité des services en santé de la reproduction nécessite de: 1. Accroître l’offre de service en Santé de la Reproduction dans tous les domaines (humains, financiers et matériels). 2. Mettre ces moyens à disposition de la population parfois établie dans des zones reculées. 3. Développer les approches reposant sur la combinaison des stratégies fixes (centres de santé intégrés), mobiles légères (visites foraines) et communautaires. La promotion des femmes en tant qu’acteur économique et acteur de décision en matière de procréation tout en travaillant à la mise en place de groupements communautaires modèles pour les hommes tels que ceux créés pour les femmes (Projet Mata Masu Dubara – MMD - ou “femmes ingénieuses”). La promotion de la femme en tant qu’acteur économique permet de renforcer sa reconnaissance en tant qu’autorité, de développer son indépendance économique et donc sociale. Cependant le Niger reste caractérisé, de façon globale mais non exclusive, par un modèle de société patriarcale dont la manifestation se traduit par une limite de l’expression de l’autorité et des droits des femmes au sein des foyers. Selon la DPP, les conditions de la promotion de la femme: 1. Augmenter le taux de scolarisation des femmes. 2. Renforcer les droits des femmes. 3. Développer les opportunités économiques des femmes. 4. Promouvoir l’égalité des genres en donnant une plus grande place aux femmes dans la décision économique et une responsabilisation accrue des hommes dans les décisions de nutrition et d’éducation des enfants La mise en place d’un dispositif de coordination, de suivi et d’évaluation dans le cadre de la mise en œuvre de la DPP. Le dispositif de coordination, de suivi et d’évaluation de la DPP est confronté aux contraintes rencontrées dans le cadre du suivi-évaluation de la DSRP. Rapport final – Annexe 4 65 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.3.4. L’accroissement des inégalités entre les genres et la précarisation des jeunes Un processus de précarisation des femmes et des jeunes Les contraintes liées aux questions de genre et de jeunesse pèsent lourdement sur la situation des différents secteurs considérés par l’évaluation et notamment sur le secteur rurale, celui de l’éducation et de la santé. En milieu rural, la croissance démographique résulte d’un des plus forts taux de fécondité au monde. La hausse de la pression foncière a entraîné un allongement des durées de mise en culture, sans changement des modes de gestion de la fertilité des terres, avec une baisse de productivité à l’origine de la crise agraire que connaît le Niger. Le déficit vivrier structurel qui s’en suit pénalise les ménages pauvres et tout particulièrement les femmes et les jeunes. Du fait de la pression démographique, le morcellement des terres atteint un point de non retour, les exploitations n’étant plus viables. Certains actifs agricoles se trouvent progressivement évincés de la production dans les familles : les femmes sont exclues des travaux aux champs et de tout contrôle de la production et les jeunes sont également exclus de l’accès à la terre avec comme seul recours la migration au Nigéria. Renforçant cette tendance, la monétarisation croissante du foncier génère des disparités sociales et conduit à une «prolétarisation» d’une partie de la population rurale. Dans le domaine de l’éducation, l’augmentation de la couverture globale du système éducatif nigérien n’est que de 1,7% dans le primaire et de 2,2 % dans le secondaire, soit très en deçà de la croissance démographique estimée à 3,3%. En termes d’équité, il existe une forte disparité selon le genre, en 2000 le taux de scolarisation des filles est de 27% pour une moyenne nationale de 34%. Dans le domaine de la santé, l’évolution démographique apparaît être un facteur fondamental de l’évaluation des possibilités de développement. Le PDS 2005-2009 a donc mis l’accent sur l’accessibilité des populations à des services et à des soins de qualité, sur le renforcement des activités de la santé de la reproduction, au niveau de la santé féminine et infantile, au niveau des composantes nutrition, planification familiale et lutte contre les IST/SIDA. Les stratégies en matière de genre, de population et de jeunesse Depuis presque deux décennies, le gouvernement est composé d’un Ministère chargé de la Promotion de la Femme, mais également de l’égalité et de l’équité dans les relations de genre. De 2004 à 2007, le MPF/PE a mené, avec l’appui de l’UNFPA et d’autres partenaires (OXFAM QUEBEC et l’ANDDH) les actions visant notamment : l’intégration de la dimension genre dans le Document d’orientation du pays pour la lutte contre la pauvreté (SDRP), mais également l’élaboration de la Politique Nationale Genre au Niger (PNG, Avril 2007) adoptée par le Gouvernement en Juillet 2008. La Stratégie de développement accéléré et de réduction de la pauvreté 2008-2012 vise à corriger les inégalités de Genre dans l'accès aux ressources, mais les axes stratégiques n'intègrent pas cette dimension transversale. Par exemple dans le domaine de l'agriculture, aucune stratégie n'est définie pour réduire les inégalités de genre. De 1992 à 2004, une première politique de population a été tentée sans succès faute de ressources, d’engagement de l’Etat et d’implication de la société civile dans ce domaine. A partir de 2004 une réflexion a été conduite dans un domaine particulièrement sensible au Niger. Depuis février 2007 le Gouvernement du Niger a formulé une Déclaration en matière de Politique de population. La stratégie consiste, d’une part, à mettre en œuvre une politique de population transversalement aux autres secteurs, et d’autre part, à s’appuyer sur les organisations de la société civile. La thématique jeunesse, à la différence de la thématique genre et population, n’est pas prise en compte spécifiquement dans la SRP. Une évolution peut toutefois être constatée dans le secteur de l’artisanat qui est intégré dans l’axe amélioration des revenus dans la SRP révisée (2007-2011) et comporte un programme de promotion de la création de GIE pour les jeunes diplômés. Rapport final – Annexe 4 66 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.4. L’Etat nigérien A4.4.1. Le budget de l’Etat dépendant de l’aide extérieure Un budget structurellement déficitaire Le Niger est structurellement déficitaire vis-à-vis de l’extérieur : les exportations agricoles ne couvrent pas entièrement les importations alimentaires, tous les autres besoins d’importation doivent être compensés par des exportations non agricoles, réduites à l’uranium et à la plus value des activités de transit. Le cadre macro-économique au Niger constitue un des enjeux capitaux pour le développement du pays. Les enjeux macro-économiques 1. La stabilité du cadre macro-économique est une condition à la mise en œuvre de la DSRP et donc du développement. 2. L’amélioration de la gestion des finances publiques selon le principe de gestion axée sur les résultats est indispensable au développement du Niger. 3. La promotion de la bonne gouvernance et l’’amélioration du niveau de transparence est nécessaire pour la poursuite de l’appui budgétaire A partir de 2000, la gestion financière prudente du nouveau gouvernement et l’appui des bailleurs a permis le paiement régulier des salaires mais le budget n’a pu être exécuté normalement. Cela a engendré d’importants arriérés de paiements au niveau de la solde dont une partie a été apurée par la remise de parcelles de terrain. L’année 2000 a été marquée par la reprise de l’aide budgétaire par certains bailleurs tels que la France. Le Niger a mis en place un cadre de concertation avec les bailleurs en mars 2008, afin de faciliter la mise en œuvre et le suivi du plan de réformes des finances publiques. Trois autres constats préalables peuvent être fait (à partir des données du TOFE, qui traduisent l’aide effectivement décaissée au Niger): L’aide projet progresse, l’aide budgétaire stagne et se réduit en valeur absolue. La part de l’aide dans les ressources publiques de l’Etat nigérien s’est considérablement réduite, du fait de l’accroissement des ressources propres. Comme le montre le tableau ci-dessous, le Niger reçoit des montants d’aide par habitant significativement inférieurs à ceux que reçoit le Burkina Faso (notamment en matière d’aide budgétaire). Source : MEF, TOFE et MEF Burkina Faso, TOFE Rapport final – Annexe 4 67 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’amélioration progressive du cadre macro-économique général Depuis 1999, le gouvernement du Niger a conduit une politique économique marquée par le retour à une plus grande orthodoxie budgétaire, le paiement régulier des salaires des fonctionnaires et l’apurement des arriérés. Ces efforts de redressement économique et financier ont été soutenus par des appuis budgétaires conséquents de plusieurs bailleurs, en particulier du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale (BM) et de la Commission Européenne (CE). La Belgique a aussi contribué à cet effort en accordant des appuis de l’ordre de 12,5 millions EUR pour le paiement d’arriérés de salaires. Le Niger a conclu avec le FMI deux programmes de redressement économique et financier pour les périodes 2000-2003 et 2005-2007. A ce titre, il a obtenu plusieurs crédits avec la BM, le FMI, la Banque Africaine de Développement (BAD) et d’autres partenaires. Le Niger a également bénéficié de l’initiative PPTE à partir de la fin 2001 (point de décision), et a atteint le point d’achèvement en avril 2004 (la durée intérimaire de 3,3 ans est assez longue comparée aux autres pays) et du service de la réduction de la dette au titre de l’IADM. L’allègement de la dette a ainsi contribué à l’amélioration du cadre macro-économique : le ratio dette/exportation a fortement baissé, les dépenses publiques ont augmenté, le déficit de base réduit, les recettes fiscales doublées. Les performances relatives aux recettes ont pour origine l’enregistrement des recettes importantes provenant de transactions conclues dans le domaine minier. L’APD fournie au Niger Du fait de l’accroissement des ressources propres de l’Etat nigérien, la part de l’aide dans les ressources publiques s’est considérablement réduite au cours de la période, passant de plus de 100% en 2000 à près de 40% en 2008 (hors PPTE ; données détaillée en annexe 7). Il faut toutefois noter que l’année 2008 n’est sans doute pas représentative en raison du montant des recettes non fiscales exceptionnelles constituées en grande partie d'un paiement d'une prime exceptionnelle à la signature du contrat de partage de la production de pétrole avec la Société nationale chinoise d’exploration et de développement pétrolier et gazier (CNODC), filiale de la Société nationale chinoise des pétroles (CNPC). En 2007, les rentrées non fiscales ont également été bonnes, en particulier en raison de la cession d’une licence de télécommunications. L’aide projet progresse, l’aide budgétaire stagne et se réduit en valeur absolue. Ce constat doit être nuancé par le fait que l’on a inclus dans l’aide budgétaire les montants de l’assistance PPTE. Or avant 2006, les montants PPTE (atteignant environ 27,4 millions EUR en 2005) apparaissent au TOFE parce que le point d’achèvement n’a pas été atteint. A4.4.2. Une situation politique qui se dégrade Au niveau national Indépendant depuis 1960, le Niger a connu une instabilité politique assez marquée tout au long de la décennie 1990-1999. Par ailleurs, la période a vu l’émergence de deux rebellions armées (Touareg et Toubou) dans l’Aïr, l’Azawak, le Kawar et le Manga. La mise en place d’une Constitution de type semi-présidentiel et les élections présidentielles et législatives tenues en 1999 suggèrent la stabilisation du processus démocratique nigérien. Les élections de 2004 consacrent la démocratie, la stabilité institutionnelle et le processus de décentralisation avec la mise en place des communes et la première élection des conseils municipaux. Cependant, le contexte électoral de 2009 et la question du renouvellement du mandat présidentiel créent une forte incertitude sur la situation politique des prochains mois. Cette incertitude pèse bien évidemment sur la qualité de la coopération entre les DPE et le Niger. Le Rapport final – Annexe 4 68 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 climat politique nigérien est fortement instable. Le plan visant à permettre une prolongation du mandat du Président Mamadou Tandja, qui expire officiellement fin 2009, est l’objet de vives contestations de la part de l’opposition : le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) accuse le Président de vouloir "suspendre la Constitution" nigérienne51. Ces contestations ont donné lieu à des manifestations dans la capitale. Le coup d’Etat du 18 février 2010 crée une situation nouvelle dont les conséquences sur la relation avec les bailleurs ne sont pas encore connues. Les conflits en tant qu’enjeux transnationaux Les conflits armés sur territoire national à travers la reprise de la rébellion touarègues et la manifestation d’acte de banditismes dans ses zones frontalières (avec le Mali, l’Algérie la Libye et le Tchad) constituent des enjeux transnationaux. Par ailleurs, la recrudescence des violences au Nord et Nord-est du Nigeria (Bauchi, Borno, Kano et Yobe) et l’enlisement du conflit soudanais constituent également des préoccupations pour le Niger (radicalisation de la religion islamique et terrorisme). La CEDEAO a mis en place un protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité dont l'ECOMOG constitue l’outil militaire et humanitaire. Depuis 2007, la démocratie est fragilisée par les conflits armés liés à la reprise de la rébellion touarègue dans le Nord52, les violences et la radicalisation de l’islam dans les provinces du Nord et Nord-est du Nigeria, les tensions au sein du parti présidentiel et les atteintes portées à la liberté d’expression (notamment de la presse). Malgré les récentes tentatives de règlement du conflit touareg53, la crise semble s’enliser dans une impasse. A4.4.3. Un processus de décentralisation encore à ses débuts et peu effectif Une réalité récente La décentralisation est une réalité récente au Niger. Si les réformes institutionnelles ont commencé depuis 1990, les premières élections municipales du pays datent du 24 Juillet 2004. Dans ses fondements, la décentralisation au Niger va de pair avec la déconcentration. La décentralisation au Niger, repose sur trois niveaux: Le niveau régional (7 régions) qui constitue une entité territoriale et une circonscription déconcentrée de l’Etat. Le niveau départemental (36 départements) est également une collectivité territoriale et une circonscription déconcentrée de l’Etat. Le niveau communal. Les communes (265, dont 213 communes sont rurales et 52 urbaines) sont constituées sur la base des entités coutumières (cantons et groupements). Les dispositions les plus pertinentes à l’égard du processus de décentralisation au Niger sont la libre administration des collectivités territoriales, le couplage décentralisation-déconcentration, la communalisation, le choix de l’élection comme mode de désignation des organes dirigeants des collectivités territoriales, le principe du contrôle à posteriori par l’Etat, le principe de l’autonomie et de l’identité propre de chaque niveau de collectivité, la compétence générale reconnue aux 51 Dépêche AFP NIAMEY du 12-04-09. La réprise de la rebellion est avérée depuis février 2007 avec l’attaque de la caserne militaire d’Iferouane, à l’ouest de l’Aïr. 53 Le 6 Avril 2009 a eu lieu une rencontre en Libye entre le gouvernement du Niger et le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ). Cette rencontre, qui fut un échec, avait pour objectif de trouver un terrain de médiation entre les deux parties. 52 Rapport final – Annexe 4 69 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 collectivités territoriales, l’inclusion de la chefferie traditionnelle et des femmes dans le dispositif institutionnel de gestion des nouvelles collectivités. Confrontée à de nombreux obstacles Le processus de décentralisation nigérien est confronté aux obstacles suivants : Le déficit d’information de l’administré de la part de l’administration. Un certain nombre d’informations nécessaires et stratégiques pour la mise en place de la décentralisation ne sont pas actuellement disponibles. Il s’agit des mesures législatives et réglementaires qui restent à prendre, ainsi que l’organisation des transferts financiers qui ne sont pas encore disponibles. Les difficultés liées à l’analphabétisme. La complexité du contexte des communes qui combine décentralisation, déconcentration et entités traditionnelles. Cette complexité est un facteur aggravant de la difficulté liée à l’analphabétisme. A4.4.4. La Stratégie de Réduction de la Pauvreté : la formalisation de la stratégie de développement nigérienne Des objectifs ciblés En janvier 2002, le Niger s’est doté d’une Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) pour la période 2002-2015, orientée sur « la conviction que la réduction de la pauvreté passe par une croissance soutenue créatrice d’emplois et de revenus, notamment dans la sphère des pauvres ». La SRP traduit cet objectif en quatre axes stratégiques : Favoriser la croissance en assurant la stabilité économique et financière ; Développer les secteurs productifs, essentiellement à travers le secteur rural et le secteur privé en général ; Prendre des mesures directes de lutte contre la pauvreté à travers l’accès des pauvres aux services sociaux de base ; Garantir une bonne gestion du développement à travers « la promotion de la bonne gouvernance, le renforcement des capacités humaines et institutionnelles et la décentralisation. En 2007, les objectifs affichés par la SRP apparaissaient hors d’atteinte. Cette situation était notamment expliquée par l’insuffisance de la croissance économique, l’impact de la forte croissance démographique sur les actions menées, le niveau initial particulièrement bas de nombreux indicateurs, l’insuffisance des infrastructures et des investissements lourds capables de stimuler la croissance, la faible interaction entre les différents secteurs, ainsi que la faiblesse des capacités humaines de l’Administration dans la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques de développement54. Des objectifs qui reposent sur la mise en œuvre de sept axes stratégiques Dès lors, la SRP était mise à jour pour la période 2008-2012 dans le cadre d’une Stratégie de Développement Accélérée et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) destinée à amorcer une croissance économique forte, favorable aux pauvres et au développement humain durable. Plus encore que la SRP 2002, la SDRP 2007 met l’accent sur les leviers de croissance économique, afin « d’amorcer, de manière franche, la construction d’une Nouvelle Economie pour le Niger, et de 54 Source : SDRP 2007, p.13. Rapport final – Annexe 4 70 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 promouvoir une croissance forte (7% au moins, en moyenne annuelle) […] fondamentale pour atteindre l’objectif de réduction de la pauvreté ; le rythme et les modalités de cette croissance fourniront des opportunités et des aptitudes suffisantes aux pauvres pour participer à l’activité économique et en tirer avantage » 55. La SDRP définit sept axes stratégiques destinés à l’atteinte des OMD à l’horizon 2015 et des critères de convergence retenus au niveau continental (Union africaine et NEPAD) et régional (CEDEAO, CENSAD, UEMOA). Les sept axes stratégiques de la SDRP 1. La recherche d’une croissance forte, diversifiée, durable et créatrice d’emplois. 2. L’accès équitable aux services sociaux de qualité. 3. La maîtrise de la croissance démographique. 4. La réduction des inégalités et le renforcement de la protection sociale des groupes vulnérables. 5. Le développement des infrastructures. 6. La promotion d’une gouvernance de qualité. 7. La mise en œuvre efficace de la SDRP. L’atteinte des objectifs de la SDRP repose sur des taux de croissance ambitieux, et notamment une croissance économique de 7% en moyenne sur la période 2008-2012, des croissances moyennes annuelles de la production agriculture de 8,7%, de 4,2 %dans le secteur élevage, de 4,5 % dans le secteur forêt et pêche, de 8,9% dans le secteur minier moderne, de 6,8% en commerce et hôtellerie et de 6,9 % pour l’industrie manufacturière. Le cadrage macroéconomique et budgétaire estime les besoins financiers pour la mise en œuvre de la SDRP sur la période 2008_2012 à un montant global de 11,6 milliards EUR56. Ces besoins seront financés à près de 28% par les ressources internes et 72% par les ressources extérieures57. Ces besoins sont très importants et dépassent la capacité de mobilisation des ressources de l’Etat nigérien sur la durée58. Le décret n° 2005-255/PM59 du 4 octobre 2005 met en place un dispositif comprenant un comité national de concertation et de dialogue, un comité Gouvernement/PTF ainsi que des comités de concertation et de dialogue régionaux et sous-régionaux. Le dispositif technique de suiviévaluation de la SDRP est coordonné par le Secrétariat Permanent de la SRP (SP/SRP). Ce processus de suivi-évaluation souffre de difficultés importantes60 qui pèsent sur la disponibilité, la qualité, l’accès et le partage de l’information avec les DPE. 55 Source : SDRP 2007, p.81. Soit 7 601,5 milliards FCFA (l’euro étant lié au FCFA par une parité fixe de 655,957 FCFA). 57 Source : SDRP 2007. 58 Il faudrait que la croissance du secteur agricole soit en moyenne de 8 % par an et que l'aide progresse très sensiblement pour passer de son niveau actuel (12 % du PIB) à environ 39 %, en prenant la forme de dons et de prêts fortement concessionnels pour ne pas compromettre la viabilité de la dette. Le scénario suppose aussi un effort fiscal encore plus ambitieux, puisqu’il devrait porter le ratio recettes budgétaires/PIB à 17 % en 2012 (source : Niger : Note consultative conjointe des services du FMI et de la Banque mondiale afférente au deuxième document de stratégie de réduction de la pauvreté, mai 2008). 59 DECRET N° 2005-255/PM du 4 octobre 2005 mettant en place un dispositif institutionnel de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP). 60 Difficultés du dispositif de suivi et évaluation de la SDRP identifiées lors de son élaboration : Absence d’un cadre législatif favorable permettant de définir les missions et attributions des acteurs impliqués au niveau de l’élaboration de statistiques sectorielles. Déficiences quantitatives et qualitatives de ressources humaines. Insuffisance de ressources matérielles et financières. 56 Rapport final – Annexe 4 71 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.5. L’intégration régionale du Niger A4.5.1. La libéralisation des échanges commerciaux Le processus de libéralisation commerciale du Niger Au delà du processus multilatéral impulsé par l’OMC et auquel participe le Niger, le pays est engagé dans des négociations commerciales qui structurent la libéralisation du commerce à trois niveaux interdépendants : Les 3 niveaux interdépendants de la libéralisation commerciale du Niger: 1. Le cadre de la mise en œuvre de l’Union douanière au sein de l’espace UEMOA. 2. Le cadre de la création au sein de la CEDEAO, de la zone de libre échange prévue fin 2004 et de l’Union douanière à l’horizon fin 2007. 3. Le cadre de la réforme du régime commercial ACP-UE et de la préparation de l’Accord de Partenariat Economique (APE). Ces trois « espaces de libéralisation commerciale » modifient en profondeur l’environnement économique et commercial de l’économie nigérienne car ils correspondent aux principales origines et destinations des flux de marchandises importées ou exportées par le Niger. Un processus d’intégration économique initié à travers le cadre de coopération régionale de la CE et les Accords de Partenariat Economique A partir du 7ème FED, l'aide européenne s'est progressivement réorienté des domaines de l'environnement ou des ressources humaines vers un appui à l'intégration régionale principalement via l'UEMOA, à travers le secteur des transports et communication et l'appui au secteur privé. Dans le cadre du 8ème FED, l’appui aux institutions régionales représente 64 millions EUR, aux transports et infrastructures 73 millions alors qu’il ne représente que 2,3 millions pour la prévention des conflits. La stratégie de Coopération Régionale de la CE61 d’un montant total de 235 millions EUR, 50% (118 millions EUR) de l’allocation du PIR 2002/07 (programmation du 9ème FED) a été essentiellement affectée au secteur de concentration : l’appui à l’intégration économique et au commerce. Outre cet élément, le second élément fondamental est l’appui à la définition et à la mise en œuvre de politiques sectorielles régionales selon un esprit de complémentarité et de subsidiarité avec les programmes nationaux. Au niveau du renforcement des politiques sectorielles, le secteur de concentration du transport est largement favorisé car il se voit attribué 35% des ressources (82 millions EUR). Le rôle de la région et particulièrement de la CEDEAO sur le plan politique en matière de prévention des conflits est un autre axe important de cette stratégie et des allocations dans ce sens sont prévues dans les secteurs « hors concentration ». Enfin, un appui sera maintenu (hors concentration) à des actions importantes devant être consolidées dans les domaines entre autres, de la pêche, de la santé ou de la culture. Dans le cadre du PIR 2008/13 d’un montant de 597 millions EUR (programmation 10ème FED), le programme met l’accent sur l’approfondissement de l’intégration régionale ; l’amélioration de la compétitivité et APE, secteur de concentration auquel est alloué 70% de l’enveloppe soit 418millions EUR. Le second secteur de concentration : la bonne gouvernance et la promotion de la Faiblesses de la coordination et de l’harmonisation des méthodologies utilisées. Difficultés de collecte, de traitement et d’analyse des données. Absence de techniques harmonisées en matière de projection et d’estimation des données statistiques. Retards dans la publication des rapports et annuaires. 61 Programme Indicatif Régional de la CE. Rapport final – Annexe 4 72 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 paix se voit attribué 119 millions EUR (20%) de l’enveloppe. Les orientations économiques et politiques de la Stratégie Régionale se résument en quatre axes prioritaires : Les quatre axes prioritaires de la Stratégie Régionale: 1. La gestion des conflits, la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. 2. L'intégration approfondie de l'espace économique régional. 3. La sécurité alimentaire, politiques sectorielles et développement/interconnexion des infrastructures en support à l'intégration de l'espace économique. 4. Le renforcement du capital humain et la facilitation de la mobilité régionale des personnes. Depuis le 8éme FED, le programme indicatif régional de la CE a concentré ses objectifs sur l’intégration économique des pays de l’Afrique de l’Ouest en appuyant le cadre institutionnel (UEMOA, CEDEAO et APE), l’appui au secteur des transports et des communications et la prévention des conflits. L’APE62 constitue un instrument d’engagement conjoint : la CE offre à la région de l'Afrique de l'Ouest un accès au marché des marchandises totalement libre de droits et de contingent dès l’entrée en vigueur de l’APE avec des périodes de transitions pour le riz (jusqu'à 2010) et le sucre (jusqu'à 2015) avec en retour une ouverture commerciale des Etats bénéficiaires avec les pays européens à travers un accord commercial global. Au niveau de l’Afrique de l’Ouest, cela se traduit par la simplification des règles d'origine dans les secteurs textile, de la pêche et agricoles. Conformément au Accords du GATT, la CE attend de la sous-région une offre d’accès au marché correspondant à la libéralisation d’au moins 80% des exportations de l’UE sur une période de transition maximale de 15 ans. La signature de l'APE entre l'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne n'interviendra pas avant 2010. Les négociateurs en chef des deux régions réunis le 17 juin 2009 à Bruxelles avaient projeté la conclusion de l'accord au 31 octobre 2009. Mais, de sources concordantes, il ressort de la dernière réunion de négociation de Bruxelles qu'il n'y aura pas de signature d'APE à cette date. Les divergences entre l'Afrique de l'Ouest et l'UE portent notamment sur le degré d'ouverture, la durée de la période de transition, la prise en compte ou non des prélèvements communautaires dans le démantèlement tarifaire, la prise en compte ou non de la clause de la Nation la plus favorisée dans le texte de l'accord et le financement des mesures d'accompagnement. La région fait face à l'urgence de nombreuses questions très sensibles pour les Etats tels que le tarif extérieur commun de la CEDEAO, l'offre d'accès au marché, le contenu du texte d'accord, les règles d'origine et les mesures d'accompagnement dont le programme APE pour le développement (PAPED). Les APE resteront centrés sur les objectifs définis dans le cadre de l'Accord de Cotonou, à savoir le développement durable et l'éradication de la pauvreté. Cependant, dans le cadre du processus de libéralisation commerciale du Niger, l’APE UE-Niger reste controversé. 62 L’Accord de Partenariat Economique avec le Niger couvre la période 2008-2020. Il vise à renforcer l’intégration régionale au sein de l’espace CEDEAO, avec la création d’une Union douanière et à libéraliser les échanges avec l’Union européenne, sur la base du principe de réciprocité, à la différence du régime commercial antérieur fondé sur la non-réciprocité des concessions commerciales accordées par l’Union européenne. Rapport final – Annexe 4 73 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Les enjeux controversés de l’APE pour le Niger 63: 1. La baisse des recettes douanières est une problématique cruciale pour le Niger. La libéralisation du commerce réduit les recettes douanières et peut dégrader les finances publiques. Mais cette baisse peut aussi favoriser le développement de l’économie et permettre, à terme, d’augmenter les recettes de l’Etat. 2. L’accès au marché européen est une dimension assez peu déterminante pour le Niger en raison de la nature de ses exportations : l’uranium dont le prix d’achat par les entreprises européennes n’est pas une résultante de la confrontation entre l’offre et la demande mais le résultat d’une négociation de gré à gré. L’accès au marché européen de l’uranium ne devrait pas s’améliorer du fait des APE. 3. La libéralisation du commerce pourrait entraîner une réduction des coûts de production et donc, contribuer à l’amélioration de la productivité et de la croissance économique. 4. Les produits importés de l’UE sont concurrents sur le marché national (produits agricoles et alimentaires). L‘entrée en franchise de droits pourrait mettre en danger les filières locales. 5. La concurrence des importations européennes exercée vis-à-vis des produits nigériens sur le marché régional constitue un risque important. Une grande partie des exportations nigériennes reposent sur les produits agricoles vendus au Nigeria et sur les pays côtiers (Ghana, Côte d’Ivoire notamment). Il s’agit principalement de l’oignon et du bétail qui sont des produits stratégiques pour l’économie agropastorale du Niger. Ces produits risquent d’être concurrencés par les importations européennes. L’insertion du Niger dans l’espace sous-régional s’inscrit également dans le cadre institutionnel de la CEDEAO, l’UEMOA et l’ABN Le Niger est membre de diverses organisations sous-régionales dont les plus importantes sont l'UEMOA et la CEDEAO. La CEDEAO est en charge de la mise en œuvre des programmes et projets du NEPAD en Afrique de l'Ouest, notamment dans les domaines de l'énergie, des transports, des technologies de l'information et de communication (TIC) et de l'eau. Le traité de l'UEMOA institue la politique d'aménagement du territoire régional dont l'objectif de renforcer la complémentarité entre les économies des Etats membres. Elle possède un outil financier : le Fonds d'Aide à l'Intégration Régionale (FAIR). La problématique de l’intégration régionale du Niger s’insère également dans le cadre des principes adoptés par l’Autorité du Bassin du Niger, principes référents à la mise en œuvre de la Vision Partagée pour le développement du bassin du Niger. La Déclaration de Niamey du 12 septembre 2003 relative au processus d’élaboration d’une Vision partagée pour le développement du Bassin du Niger repose sur la recherche de synergies avec les organisations sous-régionales et régionales dont le but est d’assurer la cohérence de l’ensemble des stratégies d’intégration économique mises en œuvre par les Etats membres. A4.5.2. Une économie qui repose sur le secteur primaire et qui dépend des pays de la sous région Une économie vulnérable car peu diversifiée et soumise aux facteurs exogènes Malgré un taux de croissance économique moyen de 2,9% sur la période 1990-200564, l’évolution de la croissance reste non linéaire car fortement corrélée au niveau de la production agricole, luimême dépendant des aléas climatiques. L’agriculture et l’élevage sont considérés comme les principaux moteurs de l’économie. Le secteur minier constitue le second contributeur au PIB : l’uranium représente près de 30 % des exportations totales en 2006. Malgré la persistance de facteurs conjoncturels résultant de conditions climatologiques difficiles, de la crise alimentaire survenue en 2005 et plus récemment de la hausse du prix des 63 Etude d’impact des Accords de Partenariat Economique (APE) sur l’économie du Niger. IRAM, Décembre 2004. Source : Rapport National sur les Progrès vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, Institut National de la Statistique, Niamey, 2007. 64 Rapport final – Annexe 4 74 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 hydrocarbures (en fin de période de l’évaluation), la croissance nigérienne a atteint 5,8% en 2006. Depuis elle a fortement décliné dans l’ensemble des secteurs, principalement à cause de la chute de la production agricole en 2007 par rapport à l’année 2006 (croissance de 3,8% en 2007 contre 12,3% en 200665 pour le secteur agricole). Le niveau de sécurité alimentaire dépend des importations céréalières Fin 2005, la production céréalière disponible au Niger a été évaluée à 2 317 600 tonnes, le déficit céréalier hors importations commerciales étant estimé à 600 000, soit 20 % des besoins nécessaires à la consommation humaine66. L'intégration des marchés contribue à assurer la sécurité alimentaire de la population nigérienne : la sécurité alimentaire du Niger dépend en partie des céréales importées du Nigeria. Les restrictions commerciales importantes entre les deux pays mais également la dépendance alimentaire du Niger vis-à-vis d’autres pays de la sous région constituent des éléments déterminant son intégration régionale. Les pays de la sous région : un débouché pour les exportations de produits alimentaires Les produits de l’élevage se placent au premier rang des exportations du secteur agro-pastoral. Les denrées agricoles, constituées essentiellement de produits bruts, représentent 16% des exportations totales. Tous ces produits sont majoritairement vendus au Nigeria. Néanmoins la balance commerciale des produits agricoles et alimentaires reste lourdement déficitaire. Le déficit est comblé par les importations qui ont représenté jusqu’à 40% des besoins nationaux. Le pastoralisme en tant que système de production animale pratiqué dans les zones arides et semi arides du Niger se trouve confronté à de nombreux défis. Il représente substantiellement l’une des principales sources constitutives des Produits Intérieurs Bruts (PIB), oscillant selon les sources entre 10 et 20% et le revenu de l’élevage fournit 57% de la nourriture aux ménages. En cela, il constitue surtout un réservoir d’opportunités pour tous les acteurs, en premier lieu les communautés pastorales ainsi que les acteurs public autant que privé. Il est en outre mieux structuré que celui des produits vivriers du fait de sa spécificité. En dépit de quelques évolutions conjoncturelles, les circuits suivent les mêmes trajectoires et les flux ne s’inversent pas, contrairement à la situation que connaît le marché des produits vivriers, des céréales notamment. Les échanges de bétail obéissent à une complémentarité des zones agro écologiques en Afrique de l’Ouest et du Centre qui rendent immuables les orientations des principaux circuits commerciaux transfrontaliers. L’abondante littérature sur le fonctionnement du marché du bétail en Afrique de l’Ouest67 permet de distinguer sur les cinq principaux circuits de commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest et du Centre, le circuit central oriental qui relie les zones d’élevage du Sud du Niger, aux marchés du Nord du Nigeria, notamment ceux de Kano, Sokoto, Maïduguri, Katsina, Zaria et Kaduna. Il se prolonge vers les principaux centres urbains du Sud Nigeria (Lagos et ses 15.000.000 hab., Ibadan, Port Harcourt, Onisha, Enugu, Calabar etc.). Ce circuit, qui a plusieurs ramifications, débouche sur des marchés relais nigérians d’Illela, de Magama et Jybia qui drainent d’importantes quantités de bétail sur pied. Le trafic transfrontalier des animaux sur pied occupe sans nul doute le premier poste des transactions régionales des produits du cru (hors brut pétrolier), tant de par la permanence que de l’importance des flux. Longtemps cantonné au trafic des animaux sur pied, il s’est étendu au cours des dernières années aux sous-produits animaux, lait et œufs. Il s’est même développé des réexportations de produits carnés importés du marché international, expression de l’existence d’une demande régionale qui n’est pas entièrement satisfaite par la production domestique. Le marché régional est donc en pleine expansion. Selon Williams et al (2004), la valeur des transactions commerciales régionales 65 Ibid. Les politiques de prévention et gestion des crises alimentaires. Enseignements de la crise au Niger de 2005. DGCID/IRAM. Juin 2007. 67 Etude régionale sur les contextes de la commercialisation du bétail/accès aux marchés et défis d’amélioration des conditions de vie des communautés pastorales, Iram Avril 2009. 66 Rapport final – Annexe 4 75 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 de bétail sur pied est passée de quelques 9 millions EUR en 1970 à 103 millions EUR en 2000. La demande régionale globale est tirée par celle de cinq pays : le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bénin et le Togo. Elle semble loin d’être satisfaite par la production régionale de viande estimée à environ 919.500 tonnes pour la viande bovine, (3,2kg/hab.), à 269.000 tonnes pour les ovins et 351.000 pour les caprins. La même étude souligne que la croissance annelle de la demande en viande, estimée en 2005 à 4% par an, est appelée à croître en Afrique de l’Ouest de plus de 250% à l’horizon 2020. L’importance économique du Nigéria Les enjeux cruciaux de l’articulation de l’économie nigérienne avec celle du Nigéria sont peu explorés par le Niger et par les DPE. L’intégration régionale, qui ne progresse que lentement, constitue un enjeu capital pour des pays enclavés tels que le Niger. La population nigérienne, à 80% rurale, se concentre essentiellement au sud, le long de la frontière avec le Nigeria. Chaque année, en période de soudure, le marché céréalier nigérien est réapprovisionné en céréales en provenance du Nigeria, achetées par ce dernier aux producteurs nigériens en période de basse conjoncture (période de récolte68). Malgré une diversification des sources d’approvisionnement du Niger depuis le milieu des années 1990, le Nigeria demeure son principal partenaire. Le Niger s’approvisionne en céréales sèches (mil, maïs, sorgho) issues du Nigeria pour combler une grande partie de son déficit structurel de production. Dans le sens inverse, la quasi-totalité des exportations nigériennes de bétail est dirigée vers le Nigeria. De même, des produits de rente (mil, niébé, souchet, sésame) sont majoritairement exportés vers le Nigeria. L’intégration des marchés entre les deux pays met en évidence le fait que la sécurité alimentaire au Niger dépend fortement des échanges transfrontaliers avec le Nigeria. En effet, le déficit de production au Nord Nigeria a entraîné un afflux de céréales du Niger, avec des conséquences importantes lors de la crise alimentaire en 2005. Le niveau du stock céréalier nigérian joue donc un rôle clé dans la formation des prix céréaliers sur les marchés nigériens. La dépendance nigérienne vis-à-vis de ce pays n’est pas seulement alimentaire, la consommation du Niger en énergie électrique est actuellement importée à 85% du Nigeria. Le Nigeria est le plus important débouché régional de produits animaux de l’Afrique de l’Ouest. Outre la taille du pays (plus de 60% des consommateurs de la région), son fort taux d’urbanisation (60% des nigérians sont des citadins), c’est l’amélioration du pouvoir d’achat des consommateurs de la Fédération qui explique cette poussée de la demande en protéines animales. La relative bonne tenue des cours mondiaux des produits pétroliers, la stabilité de la monnaie locale, la Naira, ont largement contribué ces dernières années à stimuler la demande intérieure nigériane en produits animaux. L’apparition des fast food, servant prioritairement des mets locaux incluant de la viande de volaille et bovine, contribue à structurer des habitudes alimentaires émergences des populations urbaines de ce pays. Les nouvelles habitudes alimentaires (fast food) accompagnent donc l’émergence d’une classe moyenne. Les populations pauvres se tournent, elles, vers les volailles importés ou bien encore le poisson. L’Afrique de l’Ouest a engagé un ensemble de reformes de politiques sectorielles dont la mise en œuvre effective des orientations stratégiques permettra de créer un environnement institutionnel et réglementaire favorable au développement du secteur agricole en général et de celui de l’élevage en particulier. Cette préoccupation transparaît également au niveau continental avec la redéfinition des axes d’intervention du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture 68 Le processus de vente de la récolte à bas prix par les producteurs nigériens est détaillé dans l’article de de Perthuis de Laillevault François-Xavier, Zinder, illustration de la crise alimentaire au Niger en 2005 - Partie I., Le Panoptique, Janvier 2008. http://www.lepanoptique.com/sections/politique-economie/zinder-illustration-de-la-crise-alimentaire-au-niger-en-2005partie-i/ Rapport final – Annexe 4 76 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Africaine (PDDAA), volet agricole du NEPAD, dont l’exécution est confiée aux Communautés Economiques Régionales de la CEDEAO en Afrique de l’Ouest. Aux quatre piliers traditionnels définissant le cadre de mise en œuvre du PDDAA, a été ajouté depuis peu un cinquième portant sur le développement du sous secteur de l’élevage. La difficulté de la politique du Niger et de la région dans ce domaine est de ne pas se limiter aux mesures protectrices vis-à-vis des produits d’importation mais doit également être incitatrice vis-àvis de la production intérieure. Afin de maintenir, voire reconquérir des parts de marché perdus dans le commerce régional, la production intérieure doit devenir plus performante, aussi bien en termes de qualité des produits commercialisés, qu’en termes de réactivité et de flexibilité de l’offre. À ce titre, les conditions cadres pour la production et la commercialisation du bétail doivent être favorables : accès aux ressources pastorales, conditions de circulation des troupeaux, disponibilité/accessibilité des aliments de bétail, fluidité des transactions et des opérations administratives, etc. Les dynamiques commerciales transfrontalières contribuent à l’intégration du Niger au sein de la sous-région et constituent une opportunité de développement La région d'Agadez assure le drainage des relations d'échanges entre le Niger et l'Afrique du Nord (Algérie - Libye), à travers les axes Agadez - Assamaka et Agadez - Bilma - Madama. L'aérodrome international d'Agadez contribue à la consolidation des échanges. Outre le Nigeria, les échanges avec le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire sont également très actifs. Par ailleurs, l’Accord de Cotonou qui prévoit à partir de 2008, la mise en place d’une zone de libre-échange entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest devrait constituer un cadre d’échange commercial avec les pays de la sousrégion. Rapport final – Annexe 4 77 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Les régions frontalières avec le Nigeria (Tahoua, Maradi, Zinder et Diffa) vivent au rythme quotidien des échanges avec les villes nigérianes. Source : CRDI et Enda Diapol, (2007). Les dynamiques transfrontalières en Afrique de l’Ouest, Editions Karthala. La mobilité des échanges s'opère entre chefs-lieux de régions mais également à l'intérieur des régions, avec des intensités très variables. Elle est généralement orientée vers le Sud Ouest et le Sud du pays. Au niveau des flux de marchandises, la circulation marchande informelle d'une part avec le Nigeria, d'autre part avec la Libye et l'Algérie surpasse en valeur les flux contrôlés : la carte ci-dessous associe le Niger à un immense espace de transit entre le Golfe de Guinée et le Nord du Sahara. La géographie des revenus et surtout les dynamismes urbains sont ainsi dépendants de ces réseaux transnationaux. Rapport final – Annexe 4 78 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.5.3. Le développement des transports est essentiel à l’intégration régionale du Niger Une condition pour la promotion des échanges extérieurs Pour la promotion de ses échanges extérieurs, compte tenu de son enclavement, le Niger dépend des pays de la sous région disposant d’un accès maritime. L’approvisionnement du pays, via l’accès à la mer, se fait depuis 200269 par le port de Lomé. Le trafic du Niger au niveau de ce port était de 174 986 tonnes en 2003 et 151 278 tonnes en 2006, loin derrière celui du Burkina Faso. En 2006, le flux du fret destiné au Niger ayant transité par Abidjan n'était que de 102 tonnes. Le Niger est handicapé par l’absence d’un accès à la mer : Il est également exclu du réseau ferré reliant les pays de la sous-région : 69 En raison de la crise de 2002, qui avait coupé la Côte d'Ivoire en deux, les opérateurs du Niger, du Burkina et du Mali, trois Etats voisins, avaient suspendu l'essentiel de leurs activités avec le port d'Abidjan, le plus grand port francophone d'Afrique de l'ouest. Cependant, la situation actuelle pourrait fortement évoluer : pour le cas du Niger, les responsables du Port autonome d’Abidjan veulent récupérer, depuis 2008, une partie des 1 300 000 tonnes de fret maritime annuel qui transit part le Port de Lomé dont une partie est à destination de Niamey. Rapport final – Annexe 4 79 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Son réseau routier reste insuffisant. L’enclavement du Niger rend ce dernier fortement dépendant de l’infrastructure routière. Au Niger, 90% des transports internes et externes de personnes et de marchandises sont assurés par le réseau routier. En raison du vieillissement des tronçons et de l'insuffisance d'entretien, le réseau subit un phénomène de dégradation plus ou moins avancé. De plus le réseau routier est mal connecté aux principaux pays voisins, excepté le Bénin70. La qualité et l’existence de routes praticables, la durée d’attente, les normes de restriction aux barrages douaniers et le désenclavement régional sont autant d’éléments déterminants de l’intégration régionale du Niger suite à la prédominance du transport routier. Les routes en terre représentent 75% du réseau, contre 25% pour les routes bitumées parfois hors d'usage. Le plus long tronçon est constitué par la route nationale, appelée « route de l'unité », reliant Tillabéri (chef-lieu de la Région Ouest) à Diffa (chef-lieu de la Région Est), en passant par la capitale Niamey. Deux autres liaisons importantes assurent la mise en relation de la bande Sud avec les zones du Nord. Il s'agit de la liaison Tahoua - Agadez - Arlit, qui a une vocation économique d'acheminement de l'uranium, et de la route Zinder Agadez. Le réseau aéroportuaire est fortement insuffisant. Il est constitué de 3 aérodromes internationaux localisés à Niamey, Agadez et Zinder et de 3 aérodromes secondaires implantés à Tahoua, Maradi et Diffa. Exception faite de l'aérodrome de Niamey, les activités aéroportuaires dans les autres points du réseau nigérien connaissent un niveau très faible, voire nul. Le Niger reste en marge de l’intégration dans l’espace aérien de la sous-région. 70 La connexion se fait par le pont de Malanville. Rapport final – Annexe 4 80 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A4.5.4. L’intégration régionale du secteur de la santé Sur le plan régional, la CEDEAO a créé une institution spécialisée : l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) qui regroupe toutes les organisations intergouvernementales du secteur. Elle a été créée en 1987 quand les Chefs d'État et de Gouvernement des quinze pays de la CEDEAO ont adopté le Protocole portant création de l'Organisation. En octobre 1998, les Chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO ont établi le siège de l'OOAS à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) et nommé un Directeur Général et un Directeur Général Adjoint. Les activités ont débuté en mars 2000 à Bobo-Dioulasso servant les pays membres de la CEDEAO71. L'OOAS est un instrument d'intégration régionale de la santé qui permet des interventions et des programmes à grand impact et à faible coût. Les axes d’intervention de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé 1. Le renforcement des capacités. 2. La collecte, l'évaluation et la dissémination de l’information. 3. La promotion de la coopération et de la coordination. 4. L’exploitation des technologies d'information et de communication. 5. Le maintien de partenariats. A4.5.5. L’intégration régionale du secteur de la culture Le Niger, tel que l’ensemble des pays de la sous-région, est engagé dans la lutte pour la promotion et le respect des droits d’auteur et contre le piratage des œuvres culturelles. A cela s’ajoute des moyens humains et financiers très limités, qui sont à l’origine de la vétusté du patrimoine culturel. La faiblesse des moyens limite considérablement la création culturelle nigérienne (pas de personnel, pas d’infrastructures adéquate, pas de circuit de distribution). L’un des cadres actuels les plus dynamiques de production culturelle au niveau de la sous-région est le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il se déroule tous les deux ans dans la capitale du Burkina Faso. Les dernières distinctions d’un artiste nigérien remontent à 1972 avec le prix Étalon de Yennenga pour l’œuvre : Le Wazzou polygame de Oumarou Ganda et à 1976 avec le prix de la Mention spéciale pour Saïtane de Oumarou Ganda. 71 Les pays membres sont le Benin, le Burkina Faso, le Cap vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo. Rapport final – Annexe 4 81 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 5. Rapport final – Annexe 5 ENGAGEMENTS FINANCIERS DES DPE AU NIGER : ANALYSE SECTORIELLE ET REGIONALE 82 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières A5.1. Enveloppes budgétaires mobilisées par les DPE sur la période 2000-2008 ....................................... 83 A5.2. Répartition géographique et sectorielle de l’aide des DPE au Niger ................................................. 89 A5.3. Tendances régionales de l’évolution des conditions de vie au Niger entre 1998 et 2008.................. 96 Rapport final – Annexe 5 83 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A5.1. Engagements mobilisés par les DPE sur la période 2000-2008 Les sources des données financières exploitées ici sont les suivantes : Belgique : les données financières ont été transmises par le Bureau de l’Evaluation Spéciale du S.P.F. Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement. Commission Européenne : le tableau financier des activités de la CE au Niger est issu des External Assistance Management Reports (EAMR) produits par la Commission à janvier 2006 (rapport le plus ancien) et à juillet 2008 (données incluant une prévision de situation financière au 31 décembre 2008). Danemark : les données sont issues du recensement des activités de Danida au Niger pour la période 2000-2008 (source : Danida). France : deux types d’intervention sont recensées ici, à savoir les projets AFD achevés et en cours sur la période 2000-2006, ainsi que les projets FSP pilotés par le Ministère des Affaires Etrangères sur la même période. Luxembourg : les données financières de l’intervention luxembourgeoise au Niger sont extraites de la Revue Pays-Niger de Juillet 2007. Sur la période d’évaluation, les engagements financiers des cinq DPE au Niger étaient les suivantes : CE : l’engagement primaire prévu au titre du 9ème FED (2002-2007) atteignait 402millions EUR. Après une dotation initiale de 212 millions EUR pour l'enveloppe A et de 128,8 millions EUR pour l'enveloppe B (SYSMIN et autres dépenses imprévues), le montant est passé à respectivement 343,8 millions EUR et 76, 2 millions EUR suite à la Revue à mi-parcours (par l'intégration des FED antérieurs, une réallocation entre les enveloppes et une augmentation de l'enveloppe globale). Des réajustements également ont eu lieu en fin de 9ème FED, les montants effectivement engagés s'élevant à respectivement 354 millions EUR et 20,1 millions EUR. Le 10ème FED (2008-2013) est quant à lui doté de 458 millions EUR. France : sur la période 2000-2008 les engagements de la coopération française ont porté sur 322,6 millions EUR. Luxembourg : 20 millions EUR ont été engagés au titre du PIC 2003-2007. Les engagements prévisionnels du PIC 2008-2012 s’élèvent à 60 millions EUR. Belgique : le PIC 2004-2008 présentait un engagement de 42,3 millions EUR, dont 7,8 devaient être consacrés aux programmes en cours et 34,5 à la nouvelle programmation. Le PIC 2009-2012 est quant à lui doté de 52 millions EUR. Danemark : le Niger a été retenu pour un programme pays en 1994. L’appui a été suspendu entre 1996-2000, puis renouvelé depuis 2000. L’engagement financier danois durant la période 2001-2006 était de 30 à 50 millions DKK par an (soit 4 à 6,7 millions EUR72). Pour la période 2006-2011, l’engagement s’est porté à 450 millions DKK soit environ 9,4 millions EUR par an. Les tableaux de la page suivante présentent l’affectation sectorielle et régionale de l’appui des DPE sur la période. 72 Lorsque les interventions décidées ont été affectées directement au budget national, elles ont été comptabilisées sous la rubrique « National ». Parité moyenne: 1 EUR = 7,45 DKK. Rapport final – Annexe 5 84 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Lorsque les interventions ont été affectées à plus d’une région sans qu’il soit possible de distribuer les montants correspondants entre les régions concernées, les enveloppes ont été affectées à la rubrique « Multi-régional ». Rapport final – Annexe 5 85 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Tableau A5.1: Distribution sectorielle de l’aide fournie par la Commission Européenne et le Danemark au Niger (2000-2008) Commission Européenne (millions EUR) Engagement secondaire Aide d'urgence Appui macroéconomique* National Multi-régional Agadez Dosso Diffa Maradi Niamey Tahoua Tillaberi Zinder 6.2 6.2 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 166.5 165.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.8 0.0 0.0 0.0 Autres 8.0 0.0 2.9 4.3 0.0 0.0 0.0 0.7 0.0 0.0 0.0 Décentralisation 11.2 1.7 6.7 2.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Developpement rural, sécurité alimentaire Eau & Assainissement 83.7 10.3 63.4 0.0 0.0 0.0 0.0 10.0 0.0 0.0 0.0 3.8 0.0 3.8 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Education, Formation 15.3 0.0 7.3 0.0 0.0 0.0 0.0 8.0 0.0 0.0 0.0 135.6 4.9 104.1 10.6 0.0 0.0 0.0 0.4 0.0 15.6 0.0 24.3 6.9 9.0 0.0 0.0 0.0 0.0 8.5 0.0 0.0 0.0 3.0 2.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.3 0.0 0.0 0.0 26.5 1.8 23.8 0.0 0.0 0.0 0.0 1.0 0.0 0.0 0.0 TOTAL 484.0 Part des engagements reçus 100% par la région * Appui macroéconomique: engagement primaire Danemark (millions EUR, 1 Engagements EUR = 7.45 DKK) Aide d'urgence 4.7 Appui macroéconomique 3.1 200.2 221.0 17.7 0.0 0.0 0.0 29.6 0.0 15.6 0.0 Infrastructures Institutionnel Santé Secteur Privé 41% 46% 4% 0% 0% 0% 6% 0% 3% 0% National Multi-régional Agadez Dosso Diffa Maradi Niamey Tahoua Tillaberi Zinder 4.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 3.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Autres 24.6 23.5 0.4 0.0 0.0 0.2 0.0 0.5 0.0 0.0 0.0 Eau & Assainissement 40.1 11.1 29.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Education, Formation 1.1 1.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Infrastructures 4.9 4.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Institutionnel 2.7 1.3 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 1.0 0.0 0.0 0.4 0.0 Santé 4.6 4.1 0.0 0.0 0.0 0.4 0.0 0.0 0.0 0.0 Secteur Privé 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 117.2 65.1 46.2 3.5 0.0 0.5 0.0 1.5 0.0 0.0 0.4 TOTAL Part des engagements reçus par la région 100% 56% 39% 3% 0% 0% 0% 1% 0% 0% 0% National : APD non affectée régionalement, Multi-régional : APD affectée à plus d’une région Avec plus de 160 millions EUR engagés sur la période, l’appui macro-économique constitue plus d’un tiers du portefeuille de la CE au Niger. L’appui aux infrastructures (secteur routier) pèse plus d’un quart des engagements. Vient ensuite l’appui au développement rural (17%). La coopération danoise intervient principalement dans le secteur de l’eau et assainissement (34% de l’enveloppe sur la période), suivi par le développement durable (28%). Ses appuis régionaux sont essentiellement concentrés dans les deux régions de Diffa et Zinder (appuis généralement communs aux deux régions, comptabilisés ici sous la rubrique « multi-régional » dans la mesure où ils n’ont pu être distribués pour chacune des régions). Rapport final – Annexe 5 86 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Tableau A5.2: Distribution sectorielle de l’aide fournie par la Belgique et la France au Niger (2000-2008) Belgique (millions EUR) Engagements Aide d'urgence National Multi-régional Agadez Dosso Diffa Maradi Niamey Tahoua Tillaberi Zinder 6,2 5,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,1 0,0 0,0 Appui macroéconomique 13,8 0,0 13,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Autres 34,6 1,1 4,8 0,0 10,8 2,0 13,1 0,2 0,0 0,0 2,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Décentralisation Developpement rural, sécurité alimentaire Eau & Assainissement 0,5 13,2 0,0 5,2 0,0 0,0 0,0 1,5 0,0 0,0 4,0 2,5 11,4 0,1 0,0 0,0 11,3 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Education, Formation 9,1 0,0 9,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Infrastructures 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Institutionnel 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 20,7 0,0 11,1 0,0 6,8 0,0 0,0 2,8 0,0 0,0 0,0 0,7 0,7 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 109,7 7,5 43,9 0,0 29,0 2,0 14,7 3,0 0,0 4,0 5,7 Santé Secteur Privé TOTAL Part des engagements reçus par la région France (millions EUR) 100% 7% 40% 0% 26% 2% 13% 3% 0% 4% 5% Montant total National Multi-régional Agadez Dosso Diffa Maradi Niamey Tahoua Tillaberi Zinder Aide d'urgence 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Appui macroéconomique 74,2 74,2 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Autres 12,2 7,7 1,5 0,0 0,0 0,0 0,0 3,0 0,0 0,0 0,0 Décentralisation 18,6 9,9 8,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Developpement rural, sécurité alimentaire Eau & Assainissement 65,2 3,6 19,4 0,0 0,0 12,8 0,0 5,6 12,0 4,6 7,0 48,5 0,5 28,5 0,0 0,0 0,0 7,3 7,5 0,0 4,6 0,0 Education, Formation 38,7 24,6 14,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 Infrastructures 25,5 0,0 2,8 0,0 0,0 0,0 0,0 17,3 0,0 5,5 0,0 Institutionnel 18,4 9,9 7,8 0,0 0,0 0,0 0,0 0,8 0,0 0,0 0,0 Santé 21,2 19,0 1,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,7 0,0 Secteur Privé TOTAL Part des engagements reçus par la région 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 322,6 149,4 84,3 0,0 0,0 12,8 7,3 34,2 12,0 15,4 7,0 100% 46% 26% 0% 0% 4% 2% 11% 4% 5% 2% National : APD non affectée régionalement ; Multi-régional : APD affectée à plus d’une région Le principale poste d’intervention de la coopération belge est la santé (19% des engagements), suivi du soutien budgétaire et de l’appui au développement rural (12%) et de l’appui et à l’eau et l’assainissement (10%) puis l’éducation (8%). Le principale poste d’intervention de la coopération française est l’appui macro-économique (23%) suivi par le développement rural (20%) et l’eau et l’assainissement (15%). Viennent ensuite l’éducation (12%) et les infrastructures (8%). Rapport final – Annexe 5 87 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Tableau A5.3: Distribution sectorielle de l’aide fournie par le Luxembourg au Niger (2000-2008) Luxembourg (millions EUR) Engagement National Non spécifié Agadez Dosso Diffa Maradi Niamey Tahoua Tillaberi Zinder Aide d'urgence 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Appui macroéconomique 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Autres 0.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.1 0.0 Décentralisation 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Developpement rural, sécurité alimentaire Total Eau et assainissement 9.1 2.6 0.1 0.0 6.3 0.0 0.0 0.0 0.0 0.1 0.0 3.3 0.0 0.0 0.0 3.3 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 15.2 0.0 0.0 0.0 15.1 0.0 0.0 0.0 0.0 0.1 0.0 Education, Formation 0.0 Infrastructures 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Institutionnel 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Santé 5.6 5.5 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Secteur Privé 5.0 2.1 2.9 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 TOTAL 38.3 Part des engagements reçus 100% par la région National : APD non affectée régionalement Multi-régional : APD affectée à plus d’une région 10.2 3.1 0.0 24.7 0.0 0.0 0.0 0.0 0.3 0.0 27% 8% 0% 64% 0% 0% 0% 0% 1% 0% Les principaux postes d’intervention de la coopération luxembourgeoise sont l’éducation (40%) et le développement rural (24%). Viennent ensuite la santé (15%) et le secteur privé (13%). Rapport final – Annexe 5 88 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A5.2. Répartition géographique et sectorielle de l’aide des DPE au Niger Les représentations cartographiques présentées aux pages suivantes s’appuient sur les données financières fournies par les DPE et présentées dans les tableaux ci-dessus. Le premier groupe de cartes (cartes A5.1) présente l’affectation de l’APD fournie au Niger par chaque DPE entre 2000 et 2008 (part du portefeuille affectée à chaque région). Ces cartes mettent notamment en relief une relative complémentarité des appuis géographiques fournis, avec une distribution moyenne des appuis fournis par les 5 DPE relativement équilibrée entre chaque région. La tendance générale va néanmoins à un appui plutôt orienté vers le niveau national, sans affectation régionale de l’aide. Cette distribution moyenne de l’aide cache des approches assez contrastées entre DPE : La France, le Danemark ou la Commission Européenne privilégient l’appui national ou multirégional (c'est-à-dire des interventions dédiées à plus d’une région). La Belgique et le Luxembourg privilégient une focalisation régionale de leur aide. Dans les deux cas, Dosso est la région d’appui privilégiée. L’appui luxembourgeois est particulièrement concentré sur cette zone (64% des engagements du Grand Duché sur la période). L’appui belge s’oriente également vers les régions voisines de Dosso. Il faut noter que cette approche évolue : dans le cadre de son nouveau PIC 2009-2012, la Belgique a choisi de réduire la concentration géographique de son aide. Ce choix est justifié par le constat d’un risque de trop forte substitution de l’intervention belge à l’intervention nigérienne dans cette région, néfaste à l’appropriation des interventions par les autorités nationales. Rapport final – Annexe 5 89 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Cartes A5.1 - Aide des DPE par région (2000-2008) Distribution moyenne de l’aide des 5 DPE par région Pas d’appui spécifique à la région <20% du portefeuille 20 à 40% 40 à 60% 60 à 80% >80% France Luxembourg Danemark Belgique Commission Européenne Rapport final – Annexe 5 90 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le groupe de cartes 2 illustre le poids de l’APD reçue par chaque habitant du Niger. Les données relatives au recensement sont issues de l’INS du Niger (enquête RGPH 2001 ; absence de données exhaustives plus récentes). Carte A5.2 - Répartition de la population du Niger par région (Recensement général de la population 2001) Tableau A5.4: Population du Niger Population du Niger (enquête RGPH 2001) Millions d'habitants Poids relatif Maradi 2,24 M hab. 20% Zinder 2,08 M hab. 19% Tahoua 1,97 M hab. 18% Tillaberi 1,89 M hab. 17% Dosso 1,51 M hab. 14% Niamey 0,71 M hab. 6% Diffa 0,35 M hab. 3% Agadez 0,32 M hab. 3% Total Niger 11,06 M hab. 100% Au total, près des 100EUR par nigérien ont été engagés par les cinq DPE entre 2000 et 2008. Outre l’appui fourni au niveau national ou multirégional, la région de Niamey constitue la région la plus aidée par habitant. Tableau A5.5 : Volume d’aide des DPE par habitant sur la période 2000-2008 Niger Agadez Dosso Diffa Maradi Niamey Tahoua Tillaberi Zinder Belgique 10 0 19 6 7 4 0 2 3 Commission Européenne 44 55 0 0 0 42 0 8 0 Danemark 11 11 0 1 0 2 0 0 0 France 29 0 0 37 3 48 6 8 3 Luxembourg 3 0 16 0 0 0 0 0 0 Total par habitant 97 66 36 44 10 96 6 19 6 Moyenne pondérée 5 DPE* 31 48 18 32 5 43 6 7 3 Population en millions hab. 11.1 0.3 1.5 0.3 2.2 0.7 2.0 1.9 2.1 Aide par habitant (EUR) Sources : enquête RGPH 2001 et données financières DPE * EUR par habitant pour chaque DPE pondéré par son volume d’aide respectif régional (national) relatif à l’aide totale DPE régionale (au Niger). La distribution régionale de cette aide par habitant (cartes 3) valorise également la région d’Agadez, peu densément peuplée ; cette valorisation est expliquée par le poids important de la Commission Européenne dans le portefeuille des 5 DPE et par l’effort important fourni par la Commission à destination de cette région (microréalisations, pistes rurales dans l’Aïr, décentralisation de la région). Certaines régions sont en retrait : Tahoua et Zinder ne reçoivent en Rapport final – Annexe 5 91 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 moyenne pondérée que 6 et 3 EUR par habitant (aide reçue au titre d’interventions nationales ou multirégionales non incluse). Cartes A5.3 - Aide des DPE par habitant (2000-2008) Distribution totale de l’aide des 5 DPE par habitant (APD/nb habitants dans la zone) Pas d'appui spécifique à la région <10 €/hab 10 à 20 €/hab 20 à 30 €/hab 30 à 40 €/hab 40 à 60 €/hab >60 €/hab Population : source INS - Niger enquête RGPH 2001. France Luxembourg Danemark Belgique Commission Européenne Rapport final – Annexe 5 92 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 La carte A5.4 illustre le poids de chaque DPE dans l’appui fourni aux régions, ainsi que la distribution de cette aide en valeur réelle. La Commission Européenne, la France et le Danemark privilégient l’appui non affecté régionalement et l’intervention multi-régionale. Pour la Belgique et le Luxembourg, l’intervention régionale est préférée à l’appui national. L’approche évolue néanmoins pour ces deux pays, avec un renforcement progressif de l’appui institutionnel au niveau central. Le Luxembourg présente une originalité parmi les 5 DPE, dans la mesure où il affecte l’essentiel de ses engagements à la seule région de Dosso. En comparaison, la Belgique présente une plus grande distribution géographique de l’aide (poids des interventions multirégionales notamment). Enfin, la carte A5.5 présente une distribution sectorielle de l’aide des DPE par région. Cette carte illustre notamment: L’approche géographique inévitablement différente selon le type d’intervention (appui macroéconomique associé à l’intervention nationale ; appui infrastructurel plus directement lié à des démarches régionales). Une évolution sous-entendue vers l’approche programme concernant les secteurs sociaux (santé et éducation), avec une distribution quasi similaire des aides affectées au niveau régional (interventions directes) et au niveau national (appui institutionnel aux ministères, SWAP). Le poids des interventions en matière de développement rural, qu’elles soient multirégionales ou spécifiquement associées à une région. Rapport final – Annexe 5 93 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Carte A5.4 : Poids de l’aide des DPE à l’échelle des régions nigériennes (2000-2008) 500.000.000 € 450.000.000 € LU BE 400.000.000 € LU FR BE 350.000.000 € CE Agadez 300.000.000 € 250.000.000 € FR DK DK 200.000.000 € BE FR DK FR BE 150.000.000 € FR LU BE FR Tahoua BE FR DK Zinder CE CE 100.000.000 € CE DK CE Tillaberi BE FRDK Maradi Niamey 50.000.000 € Luxembourg LU Belgique France BE Danemark DK Commission Européenne Dosso 0€ National Multi-régional Multi-régional : APD affectée à plus d’une région Rapport final – Annexe 5 Diffa 94 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Carte A5.5 - Distribution sectorielle de l’aide des DPE à l’échelle des régions nigériennes (2000-2008) 500.000.000 € 450.000.000 € 400.000.000 € Appui macro 350.000.000 € Infrastruct. Appui macro Dvpt rural & alim. Autres Agadez 300.000.000 € 250.000.000 € Infrastruct. Dvpt rural & alim. Autres Dvpt rural & alim. 200.000.000 € Dvpt rural & alim. Dvpt rural & alim. Dvpt rural & alim. 150.000.000 € Autres Autres Eau & Asst. Dvpt rural & alim. Tahoua Infrastruct. Zinder Eau & Asst. Tillaberi Autres Dvpt rural & alim. Eau & Asst. Autres Educ & Format. Dvpt rural & alim. Santé Eau & Asst. Niamey Eau & Asst. 50.000.000 € Dvpt rural & alim. Autres Dvpt rural & alim. Infrastruct. Infrastruct. 100.000.000 € Diffa Dvpt rural & alim. Appui macroéconomique Dvpt rural & alim. Autres Eau & Asst. Santé Developpement rural, sécurité alimentaire Infrastructures Maradi Eau & Assainissement Educ & Format. Santé Educ & Format. Educ & Format. Education, Formation Dosso Santé Santé 0€ National Rapport final – Annexe 5 Autres Santé Multirégional 95 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A5.3. Tendances régionales de l’évolution des conditions de vie au Niger entre 1998 et 2008 Les cartes représentées aux pages suivantes montrent quelques tendances régionales en termes d’évolution des conditions de vie au Niger entre 1998 et 2008. Les données exploitées sont extraites des Rapports Nationaux sur le Développement Humain réalisés par le PNUD en 2000 et 2009. Ces rapports s’appuient sur les données statistiques fournies par l’INS nigérien. Une limite importante à la validité des données présentées doit être signalée : la mesure de l’évolution de la population en 2008 constitue une estimation réalisée par l’INS à l’échelle nationale (taux de croissance annuel de 3,3% appliqué sur la période). Les ratios 2008 appuyés sur des données démographiques (revenu moyen par habitant, taux d’alphabétisation, taux de couverture en infrastructures hydrauliques en milieu rural) présentent donc un risque en termes de fiabilité, dans la mesure où ils appliquent un même taux de croissance de la population à l’ensemble des régions entre 1998 et 2008, et ignorent de ce fait les évolutions démographiques propres à chaque région. On peut en effet faire l’hypothèse d’une évolution réelle beaucoup plus contrastée de la population au sein de chaque région, sans qu’il soit possible à ce stade d’en cerner les tendances. --Le groupe de cartes A5.6 présente l’évolution du revenu moyen par habitant en parité de Pouvoir d’Achat (PPA). Cette donnée intègre les revenus issus de l’économie informelle et peut être décomposée à l’échelle régionale, ce qu’une appréciation du PIB par habitant n’autorise pas. Cette donnée constitue donc un proxi intéressant de la perception des conditions de vie des populations, comme en atteste son mode de calcul : La première étape de la détermination du revenu a consisté à calculer cette composante à partir de l’indicateur de bien-être des ménages qui représente leur agrégat de consommation. Cette approche a été utilisée car les dépenses de consommation représentent une variable approximative de mesure du revenu du ménage mais bien plus fiable que le revenu lui-même car les réponses des ménages concernant leur revenu sont souvent biaisées. Pour chacune des huit régions du pays ainsi qu’au niveau national, le revenu a ainsi été déterminé par habitant et par sexe. La deuxième étape a consisté à une correction des revenus par tête par un calage sur le PNB par tête fourni par la comptabilité nationale. Les montants calculés à partir des données de l’enquête sont calés sur les comptes nationaux en les multipliant par un facteur correctif représentant le rapport entre le revenu national issu des comptes nationaux et le revenu national déterminé à partir des données de l’enquête. La troisième et dernière étape de détermination du revenu par habitant a consisté à déflater les revenus corrigés par l’IHPC 2007 et à convertir le montant obtenu en PPA USD. Le revenu par tête en PPA USD est une valeur approchée obtenue par extrapolation linéaire entre les revenus nationaux 2005 et 2007 issus des comptes nationaux et le revenu par habitant PPA USD de 2005 publié dans le RMDH 2007/2008. L’évolution du revenu moyen par habitant montre deux informations principales : Un écart régional important de la richesse réelle par habitant, entre deux bornes extrêmes pour les régions de Zinder (541 USD/hab. en 1998) et de Niamey (1785 USD/hab. en 1998). En 1998, un habitant de Niamey dispose d’un revenu moyen plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale. Une évolution extrêmement contrastée du revenu moyen entre 1998 et 2008. La région de Tillabéri connait la chute la plus importante (-44,6% ; impact de la crise de 2005 notamment), tandis que la région de Zinder connait un « essor » important : 63 % partant du revenu régional moyen le plus faible en 1998. En 10 ans, le taux de croissance national du revenu moyen par habitant a été inférieur à 1% par an. Rapport final – Annexe 5 96 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le groupe de cartes A5.7 restitue l’évolution du taux d’alphabétisation entre 1998 et 2008. Le taux d’alphabétisation a connu une hausse remarquable de 1990 à nos jours, suite à l’exécution des projets ayant concerné ce domaine. En 1990, selon les données du Ministère de l’Education Nationale (Estimations et Projections UNESCO, février 2000), le taux d’alphabétisation au niveau national était seulement de 11%, dont 18% des hommes et 5% des femmes. En 1996, toujours selon les données du Ministère de l’Education Nationale, ces taux sont passés à 17% au niveau national, dont 22% pour les hommes et 12% pour les femmes. Les résultats de l’enquête QUIBB, estiment la proportion des personnes alphabétisées en 2005 à 28,7% et révèlent une disparité entre les milieux de résidence (milieu urbain 48,2 % contre 23,4% en milieu rural) et entre les régions (57,3% à Niamey, 43,1% à Agadez et seulement 22,4% à Tillabéry). Les disparités entre milieu de résidence sont toujours maintenues en 2008, mais les régions de Dosso et Tahoua connaissent les améliorations les plus marquées. Le groupe de cartes A5.8 illustre l’évolution de l’espérance de vie à la naissance entre 1998 et 2008. Sur le plan alimentaire, les régions caractérisées par des crises alimentaires fréquentes regroupent les populations les plus exposées à un mauvais état nutritionnel et comptant parmi les plus pauvres du pays. A ce sujet, les régions de Maradi et de Zinder, présentaient une situation défavorable en termes d’indicateurs relatifs à l’insuffisance pondérale des enfants en 2006. Par rapport à la sous-nutrition aigüe, il faudra ajouter à ces deux régions, les régions de Diffa et d’Agadez comme celles ayant les taux les plus élevés en 2007, selon l’enquête sur la nutrition et la survie de l’enfant réalisée par l’INS. Ces disparités régionales sur le plan sanitaire et des conditions de vie, expliquent les différences observées par rapport à l’indicateur d’espérance de vie. Si de manière générale, l’espérance de vie s’est améliorée au plan national, la tendance est contrastée selon les régions du pays. En effet, si en 2008 dans la Communauté Urbaine de Niamey et à Agadez, l’espérance de vie atteint des valeurs respectives de 61 ans et 60 ans, elle n’est que de 50 ans à Tillabéry, Zinder et Maradi. Partant d’une situation très difficile en 1998 (espérance de vie de 44 ans), Dosso connait l’amélioration la plus remarquable, avec un accroissement de l’espérance de vie de 10 ans entre 1998 et 2008. Enfin, le groupe de cartes A5.9 présente la couverture en infrastructures hydrauliques en milieu rural (la Communauté Urbaine de Niamey n’est pas concernée). Le problème essentiel des ressources en eau au Niger demeure leur mobilisation dont les conditions d'exploitation ne permettent pas de satisfaire, dans les conditions optimales, les besoins des populations pour les diverses utilisations. En effet, seul 1% des ressources en eau de surface et 20% de l’écoulement souterrain sont utilisés pour les consommations domestiques, du cheptel, de l’irrigation et de l’industrie. Au niveau des centres urbains, la Société d’Exploitation des Eaux du Niger (SEEN) et la Société des Patrimoines des Eaux du Niger (SPEN) gèrent plus d’une cinquantaine de centres qui desservent la population. Les disparités entre les régions rurales sont importantes : la région d’Agadez se caractérise par une importante couverture (98% en 2009) suivie des régions de Diffa et de Dosso. Les régions de Maradi et Zinder possèdent des taux de couverture avoisinant la moyenne nationale de 54% en 1998 et 62% en 2008. Les régions de Tillabéry et surtout de Tahoua détiennent les plus faibles taux en 1998, comme en 2008. Les conditions d’accès à l’eau de ces régions se sont relativement moins améliorées, par rapport au reste du pays. Malgré les réformes engagées dans le secteur, l’accessibilité à l’eau potable reste encore en deçà des besoins réels au niveau national. De fortes disparités sont observées entre le milieu urbain (93%) et le milieu rural (30,8%). Par ailleurs, la majorité des ménages nigériens s’approvisionnent aux puits (76% au niveau national) dont 90% en zone rurale contre 7% en zone urbaine en 2006. En milieu rural, le puits est de loin la première source d’approvisionnement (90%), alors qu’en milieu urbain, neuf (9) ménages sur dix (90%) utilisent l'eau provenant des robinets73. 73 Source : PNUD (2009). Rapport National sur le Développement Humain - La sécurité alimentaire dans un pays sahélien. Rapport final – Annexe 5 97 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Cartes A5.6 - Revenu moyen par habitant en USD (PPA sur l'année considérée)74 1998 2250 USD 2000 USD 1750 USD 1500 USD 1250 USD 2008 1000 USD 750 USD 500 USD Tableau A5.6: Revenu moyen par habitant en USD Revenu moyen par habitant en USD (PPA sur l'année considérée) 1998 Agadez 1259 1715 +36,2% Diffa 948 1232 +30,0% Dosso 814 744 -8,6% 2008 Variation 2008/1998 Maradi 594 668 +12,5% Niamey 1785 2208 +23,7% Tahoua 662 838 +26,6% Tillabéri 1241 688 -44,6% Zinder 541 882 +63,0% National 824 894 +8,5% 74 Source : PNUD (2009). Rapport National sur le Développement Humain - La sécurité alimentaire dans un pays sahélien. Rapport final – Annexe 5 98 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Cartes A5.7 - Taux d'alphabétisation75 1998 100% 90% 80% 70% 60% 50% 2008 40% 30% 20% 10% 0% Tableau A5.7: Taux d’alphabétisation Taux d'alphabétisation 1999 2008 Variation 2008/1998 Agadez 46% 47% +1 pt Diffa 20% 37% +17 pt Dosso 16% 21% +6 pt Maradi 18% 19% +1 pt Niamey 59% 71% +12 pt Tahoua 12% 30% +19 pt Tillabéri 16% 25% +9 pt Zinder 20% 25% +5 pt National 20% 29% +9 pt 75 Source : PNUD (2009). Rapport National sur le Développement Humain - La sécurité alimentaire dans un pays sahélien. Rapport final – Annexe 5 99 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Cartes A5.8 - Espérance de vie à la naissance (en années)76 1998 65 ans 60 ans 55 ans 2008 50 ans 45 ans 40 ans Tableau A5.8: Espérance de vie à la naissance Espérance de vie à la naissance 2000 2008 Agadez 59 60 +1 an Diffa 44 54 +10 ans Dosso 46 51 +5 ans Maradi 44 50 +6 ans Niamey 55 61 +6 ans Tahoua 47 52 +5 ans Tillabéri 50 50 0 Zinder 49 50 +1 an National 48 54 +6 ans 76 Variation 2008/1998 Source : PNUD (2009). Rapport National sur le Développement Humain - La sécurité alimentaire dans un pays sahélien. 100 Rapport final – Annexe 5 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Cartes A5. 9 - Taux de couverture en infrastructures hydrauliques en milieu rural77 1998 100% 90% 80% 70% 60% 2008 50% 40% 30% 20% 10% 0% Tableau A5.9: Taux de couverture en infrastructures hydrauliques en milieu rural Taux de couverture en infrastructures hydrauliques en milieu rural 2001 Tahoua 46% 51% +5 pts Maradi 50% 61% +11 pts Variation 2008/1998 Tillabéri 52% 59% +7 pts Zinder 58% 64% +6 pts Diffa 60% 71% +11 pts Dosso 63% 73% +10 pts Agadez 77% 98% +21 pts Niamey National 77 2008 non pertinent (hydraulique rurale) 54% 62% +8 pts Source : PNUD (2009). Rapport National sur le Développement Humain - La sécurité alimentaire dans un pays sahélien. 101 Rapport final – Annexe 5 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 6. Rapport final – Annexe 6 AUTRES COOPERATIONS SIGNIFICATIVES AU NIGER 102 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières A6.1. LA SUISSE ....................................................................................................................................... 103 A6.2. L’AGENCE CANADIENNE DE DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL ...................................................104 A6.3. LA COOPERATION ALLEMANDE ...................................................................................................... 105 A6.4. LA COOPERATION KOWEÏTIENNE ................................................................................................... 106 A6.5. LE PLAN CADRE DES NATIONS UNIES POUR L'AIDE AU DEVELOPPEMENT (UNDAF) ..................... 106 A6.6. LA BANQUE MONDIALE ..................................................................................................................108 A6.7. LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT ................................................................................ 109 Rapport final – Annexe 6 103 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A6.1. La Suisse Le Niger est un pays prioritaire de la coopération suisse. Celle-ci concentre ses activités dans trois régions: la région de Gaya, la région de Maradi et la région de Tillabéri. L’objectif général est l’amélioration du niveau et de la qualité de vie de la population. La stratégie de coopération de la Suisse au Niger sur la période 2004 – 2008 a pour objectif général l'amélioration du niveau et de la qualité de vie de la population du Niger à travers : La réduction de la pauvreté L'appui à l'émergence d'un Etat de droit Les activités mises en œuvre reposent sur deux axes stratégiques. Axe 1: favoriser la maîtrise d'ouvrage locale impliquant la société civile, les collectivités décentralisées, l'Etat et ses services déconcentrés. Axe 2: contribuer à l'exploitation et à la gestion soutenue, durable et équitable des ressources naturelles. Ces deux axes stratégiques abordent deux thèmes transversaux. Genre: réduire les inégalités dans les rapports entre hommes et femmes au Niger en renforçant leur détermination, leur capacité et leur légitimité et favoriser la participation des femmes aux processus de décision dans les ménages ainsi qu’au sein des communautés et des organes politiques. Les enjeux touchant au genre sont intégrés dans tous les programmes de la Coopération au Niger à travers la promotion de l'égalité des chances et des intérêts stratégiques des femmes. Gouvernance: promouvoir des modes de gouvernance reposant sur la concertation et l’arbitrage entre les organes étatiques, la société civile et la population. Les actions visent également à promouvoir une répartition équitable des ressources disponibles à travers la transparence, la redevabilité, la participation, l’efficacité et la primauté du droit. La culture comme vecteur de développement et la sensibilisation pour la prévention du VIH/SIDA sont des thèmes supplémentaires. Le montant total de l’engagement de la Confédération Helvétique au Niger pour l’année 2008 est de 11,45 millions de francs suisses pour les trois régions. Dans le cadre du développement rural, la Suisse est la chef de file pour l’hydraulique villageoise A6.2. L’Agence canadienne de Développement International Les interventions de la coopération canadienne se concentrent principalement dans le domaine de l’accès à l'éducation. Les interventions retenues pour le financement contribuent aux grands objectifs stratégiques et résultats visés par le PDDE, à savoir : développer les capacités institutionnelles du ministère de l’Éducation de base; développer un partenariat actif et diversifié en faveur de l’éducation de base; accélérer la scolarisation et réduire les disparités entre régions, entre zones urbaines et rurales et entre garçons et filles; promouvoir l’éducation non formelle; développer la formation professionnelle et technique; Rapport final – Annexe 6 104 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 mettre à jour les programmes scolaires. L'appui du Canada donne la priorité au développement de la qualité de l’enseignement, tout en maintenant un appui à la scolarisation pour tous. Les problématiques transversales telles la gouvernance, la scolarisation des filles, la protection de l’environnement et la lutte contre le VIH/sida seront également prises en compte. Le Canada couvre une partie des secteurs non couverts par les DPE dans le domaine du genre : il apporte un appui à la scolarisation des filles, à l’entreprenariat féminin et à la coordination de l’éducation de base et à travers l’ACDI un appui au MPF/PE, notamment pour la mise en place de cellules « genre » dans 4 ministères. A6.3. La Coopération Allemande A l'instar des autres composantes de la coopération allemande (la KfW et la GTZ), les programmes du DED s'articulent autour de trois champs d'interventions : Le développement rural / gestion et valorisation des ressources naturelles ; le renforcement de la société civile / appui aux institutions locales issues de la décentralisation ; la promotion de la paix / la gestion des conflits. Le DED s'engage également dans des thèmes transversaux comme la lutte contre le VIH/SIDA et l'approche genre. L’Allemagne avec le Royaume-Uni et l’Espagne envisagent également un cofinancement du FC (fonds commun extrabudgétaire). Les activités développées par le DED sont réparties géographiquement sur les axes TillabéryZinder-Diffa et Tahoua-Agadez. Les trois programmes d’intervention au Niger sont : Le programme Lutte contre la pauvreté en milieu rural (LUCOP), prévu sur la période 2004 à 2015 financé par le BMZ - le Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement. Le LUCOP constitue une "action combinée" des instruments de la coopération allemande - la coopération technique (GTZ), la coopération financière (KFW) et la coopération personnelle (DED). Il est intégré dans les stratégies nationales du Niger (SRP et SDR) et intervient dans 40 communes et 8 départements dans les régions de Tillabéri, Tahoua et Agadez. Les activités principales du programme sont l’élaboration et la mise en œuvre de plans de développement ; la création et réhabilitation des infrastructures socio-économiques ; l’appui à la décentralisation et au Développement communal et la gestion des ressources naturelles. Le Programme de promotion des organisations locales (PPOL) mis en œuvre depuis 1999 a pour finalité de promouvoir les organisations de la société civile et les initiatives de base (groupements, coopératives). Le programme inclut également l’appui à des thèmes transversaux par des actions de sensibilisation sur le VIH /SIDA. Le programme « Service Civil Pour la Paix» (ZFD) débuté en mars 2003 constitue un appui à la promotion des mécanismes de prévention et de gestion des conflits dans la région de Diffa ainsi qu’à l’intégration des éleveurs transhumants dans les prises de décisions au niveau des collectivités locales décentralisées. Les régions concernées sont Diffa, Zinder, Maradi et Tahoua. En décembre 2008, le gouvernement allemand a décidé de porter son aide budgétaire à 69,5 millions EUR pour le programme 2008-2010, contre 33 millions alloués précédemment. Une enveloppe de 11 millions EUR d’engagements complémentaires sera ajoutée à ce montant, pour le financement de projets d’irrigation de proximité, dans le cadre de l’Autorité du bassin du Niger (ABN). L’enveloppe globale atteint ainsi 80,5 millions EUR et sera décaissée en trois tranches. L’aide porte sur des programmes de décentralisation, de bonne gouvernance et de promotion de la sécurité alimentaire et d’une agriculture durable. Rapport final – Annexe 6 105 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’Allemagne soutient également le développement des systèmes hydrauliques et de l’artisanat. Le DED intervient auprès de la fédération des Artisans du Niger – FNAN et contribue financièrement à la réalisation d’études A6.4. La Coopération Koweïtienne Le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe a accordé une enveloppe de 14 787 555 EUR 78 pour le financement de la première phase du barrage de Kandadji, dont les travaux ont été lancés en août 2008 sur le fleuve Niger. Cette intervention s’inscrit dans le cadre du Programme Kandadji dont l'objectif global est de contribuer à réduire la pauvreté à travers la régénération naturelle, l'amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en énergie. A ce montant s’ajoute au prêt de 236 millions USD de la Banque islamique de développement accordé au Niger en 2008. Le barrage de Kandadji fait parti du programme d’investissement prioritaire (2008-2012) de l’Autorité du bassin du Niger et s’inscrit dans un schéma de gestion concertée des ressources du fleuve Niger. A6.5. Le Plan Cadre des Nations Unies pour l'Aide au Développement (UNDAF) Le Plan Cadre des Nations Unies pour l'Aide au Développement (UNDAF) est la réponse collective, coordonnée, intégrée et cohérente du SNU à la Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP). Le cycle actuel de l'UNDAF résulte de l'harmonisation des cycles de programmation des agences (FNUAP, PAM, PNUD et UNICEF) et s'aligne sur celui de la SRP. La Stratégie UNDAF 2004 – 2007/0879 définit trois axes prioritaires : Contribuer à assurer la sécurité alimentaire (141 millions USD). Contribuer à assurer l'accès universel aux services sociaux de base (191 millions USD). Contribuer à assurer une bonne gouvernance et une croissance durable mieux répartie (201 millions USD). Elle soutient également les thématiques transversales suivantes : Environnement VIH/SIDA Emploi Genre80 Renforcement des capacités et la communication Sécurité alimentaire Le SNU contribue à assurer la sécurité alimentaire par le renforcement des capacités nationales, la promotion d'une nutrition équilibrée, l'augmentation de la production agricole, la prévention, la gestion des crises alimentaires et la diversification des sources de revenu dans le monde rural. Dans le cadre de l'accès aux services sociaux de base, le SNU aide le pays à garantir l'accès à l'éducation, aux soins de santé essentiels et à l'eau potable aux personnes les plus démunies., Afin 78 Soit 9,7 milliards FCFA (On rappelle que l’euro est lié au FCFA par une parité fixe 1 EUR = 655,957 FCFA) La période a été prolongée jusqu’à 2008. 80 L'accent est mis sur l'éducation des filles et l'alphabétisation des femmes. 79 Rapport final – Annexe 6 106 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 de contribuer à promouvoir un cadre favorable à la bonne gouvernance et à une croissance économique durable mieux repartie, le SNU aide le Gouvernement à mettre l'accent sur l'amélioration du processus de gestion budgétaire et du développement, la mise en place d'un cadre propice à la création d'emplois décents, la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit, la prévention des conflits, la consolidation de la paix, la mise en œuvre du processus de décentralisation, le renforcement des capacités institutionnelles dans le domaine de l'environnement et la promotion des droits de la femme et de l'enfant. Le Programme du PNUD au Niger s'insère dans trois domaines de coopération tels que définis par l'UNDAF et reflétés dans le Programme de Pays (PP) à savoir : La Sécurité Alimentaire L'Accès Universel aux Services Sociaux de Base La Bonne Gouvernance et la Croissance mieux repartie Au cours de la période 1999 – 2001, le PNUD apporte un appui à quatre programmes nationaux : éradication de la pauvreté (15 M), environnement et développement durable (7 M) ; promotion du secteur privé (3 M) et appui à la gestion de l’économie et à la promotion de la bonne gouvernance (6 M). Un programme pour établir 160 radios communautaires est en cours de préparation. L’UNICEF exécute un programme national sur l’exercice des droits des enfants et des femmes (9 M en 2000). A6.6. Le FIDA Depuis 1980, le FIDA a financé huit projets et programmes au Niger pour un total de financement mobilisé de 235,6 millions USD. Trois projets sont actuellement en cours d’exécution. En 2006, le FIDA a révisé sa stratégie d’intervention. Elle s’articule désormais autour de trois principes directeurs: La concentration géographique; La concentration thématique (sécurité alimentaire, productivité agricole et amélioration des revenus des ménages ruraux) ; Le renforcement du partenariat financier et technique avec les autres agences du système des Nations Unies et bailleurs de fonds (accroissement de l’efficacité de l’aide dans l’esprit de la Déclaration de Paris et de la réforme en cours du système des Nations Unies). Le FIDA concentre désormais ses activités dans la région de Maradi, représentant 3% du territoire, regroupant 20% de la population nationale et caractérisée par un fort potentiel agro-sylvo-pastoral et commercial (frontière Nigéria). De plus, cette région a été celle la plus touchée par la crise alimentaire de 2005. Elle a été retenue comme prioritaire par le gouvernement du Niger et le FIDA pour les prochaines années. La nouvelle stratégie du FIDA met par ailleurs un accent particulier sur un meilleur ciblage et sur la mise en place d’une approche participative renforcée de suivi et évaluation. Le Conseil d’Administration du FIDA a accordé en décembre 2006 au Niger un prêt assorti d’un don, pour le financement de l’Initiative de réhabilitation et de développement agricole et rural (IRDAR). Ce projet a démarré ses activités au cours de l’année 2007. Actuellement, l’intervention du FIDA au Niger regroupe 8 projets pour un montant total de 235,6 millions USD. Un prêt est également octroyé au Niger par le FIDA pour un montant de 110,8 million USD. Rapport final – Annexe 6 107 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A6.7. La FAO Un projet FAO du Programme de Coopération Technique (PCT) doté d'un budget de 322 000 USD a été lancé en 2003 pour les préparatifs du Recensement général de la composante élevage. À la clôture de ce projet, en 2004, les documents techniques pour la conduite du recensement du cheptel avaient été préparés et un recensement pilote avait été exécuté. Ce projet de la FAO a permis l'approbation et la mise en œuvre d'un projet de 8 millions de USD financé par la CE pour la conduite du Recensement général de l'agriculture et de l'élevage. Des ressources additionnelles ont été fournies par le Gouvernement du Niger. Le passage en temps utile de la phase de préparation à celle de l'exécution a permis d'intégrer ce projet à l'action menée par d'autres partenaires (CE, Banque Mondiale) dans le domaine des statistiques agricoles dans le pays. Aujourd'hui, le gouvernement a renforcé son appui aux statistiques agricoles du pays et s'emploie avec ses partenaires à poursuivre les travaux entrepris dans le cadre du projet du PCT. A6.8. La Banque mondiale En mars 2007, le portefeuille de la Banque mondiale au Niger comprenait neuf projets en cours d’exécution, représentant un engagement global de 285,32 millions USD. Au 20 septembre 2008, la Banque mondiale avait approuvé 72 projets en faveur du Niger, pour un montant total de l’ordre de 1,5 milliard de dollars. Les onze projets en cours représentent un engagement d’environ 307,6 millions USD, le solde non décaissé s’élevant à quelque 163,9 millions USD. La stratégie d’aide-pays (CAS) établie sur la période 2003 - 2005 par la Banque mondiale définissait les enjeux majeurs du développement économique et social du Niger et dressait un bilan des résultats obtenus au titre de la précédente stratégie (établie en 1997). Le programme de prêt de la CAS 2003 - 2005 comprenait un à deux projets par an, ainsi que des prêts d’ajustement à l’appui du DSRP du Niger. Dans un cas de figure moins favorable (insuffisances au niveau des politiques suivies ou des résultats obtenus) le programme envisageait de mettre l’accent sur les services sociaux avec des engagements ne dépassant pas les 100 millions USD. Dans un cas de figure favorable, résultant d’un niveau de performance supérieur aux prévisions, le montant des engagements irait jusqu’à 260 millions USD. Le portefeuille actuel des projets de la Banque mondial en cours au Niger recouvre les secteurs suivants : infrastructures hydrauliques ; développement rural, promotion des exportations de produits agricoles et irrigation ; lutte contre le VIH/SIDA ; programme national d’action communautaire destiné à soutenir l’élaboration de programmes de développement de proximité ; éducation, en vue d’améliorer l’accès à l’éducation de base et la qualité de cet enseignement ; réforme et restructuration du secteur financier ; renforcement du secteur de la santé et des institutions ; gestion des catastrophes naturelles ; un projet d’urgence d’appui à la sécurité alimentaire pour atténuer l’impact des hausses de prix des produits alimentaires. En plus d’un «crédit pour le redressement des finances publiques» de 32 M accordé en septembre 2000, la Banque Mondiale finance actuellement 9 projets représentant un montant total de 205 M dans les domaines suivants : privatisation et à la réforme réglementaire, réhabilitation des Rapport final – Annexe 6 108 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 infrastructures de transport et urbaines, appui à la politique de la santé, à l’enseignement de base, à la gestion des ressources naturelles, la promotion de l’irrigation privée et la promotion des exportations de produits agro-pastoraux. La nouvelle Stratégie d’aide-pays (CAS) pour les exercices 2006-2009 est en cours de préparation. Elle a pour objectif de promouvoir la collaboration et la coordination entre les partenaires du développement. Elle est élaborée dans un esprit participatif la Banque encourageant les différentes perspectives des différents acteurs locaux sur les priorités, les défis et les options qui définiront ses activités. Cette stratégie mettra en avant trois objectifs principaux : Réduire les risques de vulnérabilité et répondre rapidement aux chocs; Préserver et améliorer le développement humain; Fournir les conditions nécessaires à la croissance et au développement économique dans les zones rurales et urbaines. A6.9. La Banque Africaine de Développement Le Groupe de la Banque Africaine de Développement au Niger fait mention de 15 opérations en cours et mobilise des engagements cumulés de 124,3 millions USD. Les interventions portent sur développement du secteur rural à travers l’accès à l’agriculture irriguée, l’approvisionnement en eau potable des populations rurales et l’assainissement. Par ailleurs, la BAfD intervient dans le secteur de l’appui à la décentralisation et le renforcement des infrastructures de transports. Rapport final – Annexe 6 109 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 7. Rapport final – Annexe 7 RAPPORTS SECTORIELS 110 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Voir document séparé Rapport final – Annexe 7 111 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 8. Rapport final – Annexe 8 REPONSE AUX QUESTIONS D’EVALUATION 112 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières A8.1. BASES ANALYTIQUES DES STRATEGIES DES DPE ............................................................................ 116 A8.2. ALIGNEMENT SUR LES STRATÉGIES NIGÉRIENNES ..........................................................................121 A8.3. COHERENCE AVEC LES STRATEGIES GENERALES DEFINIES PAR LES SIEGES DES DPE .................... 127 A8.4. HARMONISATION DES STRATÉGIES ENTRE DPE ............................................................................. 135 A8.5. PERTINENCE DE L’AIDE BUDGETAIRE ............................................................................................. 141 A8.6. EFFICACITE DE L’AIDE DES DPE ....................................................................................................... 146 A8.7. EFFETS INDUITS DE L’AIDE BUDGETAIRE ........................................................................................ 156 A8.8. IMPACT DES INTERVENTIONS ......................................................................................................... 159 A8.9. EFFICIENCE, COORDINATION, ALIGNEMENT................................................................................... 167 A8.10. DURABILITE DES EFFETS ................................................................................................................. 181 A8.11. PRINCIPES DE GESTION AXEE SUR LES RESULTATS ET DE REDEVABILITE MUTUELLE.................... 187 Rapport final – Annexe 8 113 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Le canevas d’analyse a constitué la feuille de route pour le travail des experts. Un canevas générique de questions évaluatives et critères de jugements a été élaboré au stade de la structuration de l’étude. Il est reproduit dans le tableau ci-dessous. Il a permis de traduire les attentes des termes de références en question opérationnelles. Ce canevas générique a été approfondi par chaque équipe sectorielle. Chaque canevas sectoriel est composé des questions d’évaluation (QE), critères de jugement (CJ) et indicateurs (I) pertinents pour le secteur. Chaque canevas sectoriel intègre l’ensemble des éléments pour lesquels les experts ont dû collecter l’information et, in fine, porter un jugement. Cette annexe présente une réponse agrégée aux questions évaluatives. La démarche a été menée en quatre temps : 1. Chaque équipe sectorielle a défini son propre canevas sectoriel d’analyse, en s’appuyant sur le canevas générique. La structure du canevas est importante, car la constance de la démarche entre secteurs conditionne l’analyse transversale (intersectorielle). Ainsi, les canevas sectoriels ont été validés par l’équipe de coordination avant de lancer la phase de collecte d’informations. 2. Chaque équipe a ensuite collecté l’information associée aux indicateurs. La collecte s’est d’abord appuyée sur les documents disponibles aux sièges des coopérations (études, documents de projets, etc.) et a été complétée au cours de la mission de terrain (entretiens et analyses documentaires complémentaires). 3. Les éléments collectés ont permis aux équipes sectorielles de valider/invalider les critères de jugement puis de répondre aux questions évaluatives à l’échelle de chaque secteur étudié. Les rapports sectoriels (annexe 7) restituent ces éléments. 4. L’analyse croisée de ces rapports sectoriels permet une réponse agrégée aux questions évaluatives ainsi qu’une validation agrégée des critères de jugement associés. Ces éléments sont restitués dans la présente annexe. Canevas des questions évaluatives (Q) et critères de jugement (J) associés Pertinence et cohérence Q1. Dans quelle mesure les stratégies des DPE s’appuient-elles sur l’analyse des besoins des populations, compte tenu des interventions déjà réalisées ou en cours? J1.1. Les stratégies des DPE contiennent une analyse des enjeux de la pauvreté J1.2. Les stratégies font référence explicite à des analyses réalisées par d’autres acteurs nationaux ou internationaux et justifient leur stratégie sur base de ces analyses J1.3. Les DPE ont organisé ou participé à des études thématiques ou générales sur la pauvreté et / ou sur leur secteur de concentration J1.4. Dans le cadre de l’élaboration de ces stratégies les DPE ont organisé / participé à des démarches de consultation de la population pour mieux comprendre leurs besoins ou leurs perceptions des interventions en cours J1.5. Les DPE ont évalué leurs interventions passées, ont discuté des conclusions de ces évaluations avec leurs partenaires nigériens et ont ajusté leur stratégie sur base des leçons tirées de ces évaluations. Q2. Dans quelle mesure les priorités politiques définies au sein des documents stratégiques des DPE sont-elles alignées sur les priorités politiques du Niger ? J2.1. Les logiques d’intervention tirées des stratégies des bailleurs convergent avec celles tirées des SRP J2.2. D’autres bailleurs contribuent aux secteurs non couverts par les DPE Q3. Dans quelle mesure les stratégies des DPE au Niger sont-elles cohérentes avec leurs propres stratégies générales dans les secteurs concernés ? J3.1. Les stratégies des DPE au Niger font référence aux stratégies nationales en la matière J3.2. Les LI des stratégies des DPE traduisent des objectifs conformes aux stratégies nationales et / ou régionales en la matière Q4. Dans quelle mesure les priorités politiques des DPE sont-elles harmonisées entre elles? J4.1. La part de l’aide coordonnée est en hausse J4.2. La combinaison des interventions des DPE constitue une valeur ajoutée dans le secteur Rapport final – Annexe 8 114 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 J4.3. Les interventions des DPE par secteurs ne sont pas contradictoires Q5. Pertinence de l’aide budgétaire J5.1. Le Niger est doté d’une stratégie de réduction de la pauvreté validée par les bailleurs, qui encadre sa politique économique et les stratégies sectorielles correspondantes J5.2. Les ressources financières identifiées sont insuffisantes pour permettre la mise en œuvre de la SRP et de la SDRP J5.3. Le système de gestion des finances publiques est fiable et transparent Efficacité Q6. Dans quelle mesure les résultats attendus ont-ils été atteints au niveau sectoriel ? J6.X. (Critères d’efficacité propres au secteur) Impact Q7. Dans quelle mesure les résultats atteints par les interventions ont ils contribué aux objectifs de la politique sectorielle (ces derniers pouvant être considérés comme les objectifs généraux auxquels les interventions doivent contribuer) ? J7.X. (Eléments d’appréciation de l’impact propres au secteur) Q8. Dans quelle mesure les effets induits attendus de l’Aide budgétaire ont-ils été atteints ? J8.1: L’aide budgétaire a réorienté la dépense publique vers les secteurs prioritaires de la SRP J8.2 : L’aide budgétaire a contribué à l’évolution positive des indicateurs de la SDRP en direction des objectifs fixés pour 2012 J8.1. L’aide budgétaire a contribué au maintien des équilibres macroéconomiques fondamentaux J8.2. La gouvernance financière s’est améliorée (objectifs de la convention de financement) J8.4. La performance des services sociaux s’est accrue Efficience Q9. Dans quelles mesures les ressources sont-elles bien utilisées pour atteindre les résultats ? J9.1. Le circuit de financement (information, décision et décaissement) est efficient J9.2. La gestion des ressources humaines est adaptée (uniquement pour les trois secteurs) J9.3. Les choix d’instruments des différents DPE sont efficients (approche budgétaire, approche programme, approche projet, basket funds) et adaptés aux priorités de la SRP ainsi qu’au contexte du Niger J9.4. Les interventions des DPE sont coordonnées puis harmonisées J9.5. Les interventions des DPE et du Niger se renforcent mutuellement Durabilité Q10. Dans quelle mesure les effets des interventions sont susceptibles d’être durables ? J10.1. Les stratégies de sortie (fin d’intervention du DPE) sont définies et réalistes J10.2. Les partenaires nigériens se sont approprié l’intervention J10.3. Les ressources humaines sont adaptées J10.4. Les institutions nationales et locales sont fonctionnelles et pérennes J10.5. Dans les cas où la rentabilité financière est recherchée, la rentabilité financière des projets est atteinte au moment de la sortie Principes de la Déclaration de Paris Q11. Dans quelle mesure les pratiques au niveau des stratégies et des interventions intègrent les principes de gestion axée sur les résultats et de redevabilité mutuelle ? J11.1. Conception : les différentes parties ont collaboré à l’analyse des besoins et à la conception des stratégies et des interventions, à la définition des objectifs et donc des résultats attendus J11.2. Formulation des interventions : les contributions de chacun sont claires J11.3. Exécution : information transparente sur ce que chacun apporte effectivement (indicateurs clairs et suivis) J11.4. Analyse : le suivi des résultats et leur analyse est réalisé conjointement/ L’information collectée est correctement analysée et partagée J11.5. Analyse : cette analyse entraîne des ajustements validés par toutes les parties / l’information collectée est insérée dans un processus de décision Rapport final – Annexe 8 115 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.1. Q1. BASES ANALYTIQUES DES STRATEGIES DES DPE Dans quelle mesure les stratégies des DPE s’appuient-elles sur l’analyse des besoins des populations, compte tenu des interventions déjà réalisées et/ou en cours ? 81 Les stratégies des cinq DPE affichent une réponse très générale aux enjeux de réduction de la pauvreté au Niger. L’analyse sectorielle est généralement plus développée. Sur la période 2000-2008, les DPE ont fait l’hypothèse d’une croissance continue et d’une certaine stabilité du pays. Cette hypothèse ne s’est pas vérifiée, alors qu’elle a grandement conditionné les choix stratégiques des DPE ainsi que leurs stratégies de sortie. Les DPE ne justifient pas l’impact escompté de leurs choix stratégiques sur la situation du Niger. Peu ou pas d’éléments démontrent un souci d’optimisation de l’allocation des ressources. A l’exception des secteurs du transport et de l’eau-assainissement, la consultation directe des populations est une démarche plutôt rare. A l’échelle sectorielle, des signes d’apprentissage sont visibles, sous l’influence de l’évolution des approches nationales (santé, décentralisation), des pratiques de suivi-évaluation ou de travaux analytiques (genre, foncier). A8.1.1. L’analyse des enjeux de la pauvreté contenue dans les stratégies des DPE reste d’un niveau très général (J1.1) La prise en compte explicite des besoins des populations pour la rédaction des stratégies des DPE varie fortement d’un bailleur à l’autre. Certains se limitent à une présentation succincte des objectifs du gouvernement nigérien en matière de réduction de la pauvreté, d’autres présentent une analyse globale et sectorielle plus approfondie. A l’exception des stratégies de coopération belges et du 8ème FED, la référence à la SRP est accompagnée d’une présentation du contexte, très générale dans le cas du Danemark et du DCP français, plus approfondie dans le cas du DSP français de 2002 et du 9ème FED. Le premier présente un diagnostic des enjeux de développement du Niger sur base de constats principaux (atouts faiblesses), le second accompagne sa présentation de l’évolution de la situation politique, économique et sociale d’une analyse de la viabilité des politiques et des défis à moyen terme, aux niveaux global et sectoriel. Néanmoins, à l’exception du DCP82, aucune de ces présentations ne cite d’études particulières sur les enjeux de la pauvreté au Niger. En outre le DSP français de 2002 complète l’analyse des stratégies nationales par une référence directe à la déclaration de politique générale du premier ministre et aux priorités nationales du Président (définies par la synthèse de ses discours de politiques). 81 L’équipe ne traitera pas la cohérence interne à chaque DPE considérant que la question ne fait pas partie du mandat et ne pourrait être réalisée dans le temps imparti. 82 Référence à une étude de la Banque Mondiale sur la croissance économique sans en préciser le titre ni l’année de publication. Rapport final – Annexe 8 116 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’analyse sectorielle est plus développée. Les stratégies et objectifs sectoriels du gouvernement sont systématiquement présentés. Le Danemark réalise en particulier de nombreuses études afin de mieux comprendre le contexte de ses interventions et de capitaliser sur les expériences menées. La Belgique complète son analyse des besoins par des revues des plans de développement et des indicateurs; elle met également à disposition un fonds d’études et d’expertise pour les secteurs prioritaires de la coopération. A8.1.2. Les stratégies font peu de référence explicite aux analyses réalisées par d’autres acteurs nationaux ou internationaux, à l’exception de celles réalisées par le Niger (J1.2 et J1.3) Les stratégies des DPE ne font référence à l’organisation ou la participation à des études thématiques ce qui n’empêche pas qu’ils aient participé à des démarches de ce type et que les références soient implicites. Que ce soit pour définir leur stratégie globale ou sectorielle, les DPE se référent aux stratégies nigériennes. Ceci peut être considéré comme une référence indirecte aux études menées par le Niger pour l’élaboration de ces différents documents. Ceci est d’autant plus vrai que pour les stratégies des DPE relatives au développement rural, à l’éducation, à la santé et au transport, un travail analytique a été mené pour la rédaction des stratégies sectorielles, cadre d’intervention reconnu par les bailleurs. Dans le cas du secteur rural, la rédaction de la SDR a permis l’incorporation des résultats d’études multiples. Dans le secteur de la santé, les DPE mentionnent quatre cadres principaux de référence pour leurs interventions : la SRP, la SDRP, les OMD et le plan de développement sanitaire. Dans le secteur de l’éducation, les stratégies des DPE reposent principalement sur la SRP, la SRDP et le PDE dont la conception intègre les expériences antérieures des DPE. Le cadrage macroéconomique pour la définition de la SRP et de la SDRP a surtout été appuyé par les Institutions de Bretton Woods (IBW). On notera cependant l’appui logistique fourni pour la rédaction de la SDRP, ainsi que la participation de la France et de la CE aux revues et évaluations PEMFAR I et II ainsi qu’au PEFA. Au niveau sectoriel, l’implication analytique des DPE était plus poussée : Le temps de rédaction de la SDR a permis d’incorporer les résultats d’études multiples menées par les DPE. On notera aussi le travail d’analyse mené par le Danemark sur le traitement des conflits financiers et les questions de genre. Les DPE ont été actifs dans la formulation du PDS notamment dans la définition de stratégies spécifiques et dans le développement d’outils de programmation budgétaire. La stratégie nationale du secteur transport de 2004 a également été appuyée par les DPE. En parallèle, les DPE actifs dans le secteur ont participé à la définition de la lettre de politique sectorielle en matière d’entretien routier et de transport et au document de révision de la SRP du groupe thématique infrastructures. L’AFD a notamment réalisé un document d’intervention sectorielle 2003-2005 qui a cadré ses investissements. Dans le secteur de l’artisanat, le projet DANI présente une analyse des contraintes et justifie son intervention sur cette base. Dans le secteur de l’éducation, l’essentiel des études auxquelles ont participé les DPE se sont déroulées dans le cadre général de l’élaboration de la stratégie nationale d’éducation ou dans le cadre spécifique de l’identification et de l’instruction de leurs propres projets d’interventions. Rapport final – Annexe 8 117 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Dans le secteur de l’eau, tous les projets des DPE font référence à la SRP, la SDRP ou la SDR, spécifiquement à la stratégie Eau et Assainissement préconisée pour traiter les problèmes liés à la pauvreté. Plus récemment, les DPE se sont intégrés au PNAEPA et à la Feuille de route associée, encore que certains d’entre eux (p. ex., le Danemark) expriment des réserves quant aux limites du programme. Le PNAEPA définit les stratégies du secteur, en particulier le passage de « l’approche projet » vers « l’approche programme ». Avec les réunions de concertation organisées tous les deux mois depuis juillet 2007, les stratégies des DPE s’adaptent à la stratégie nationale. Néanmoins la qualité de ces études, principalement dans le secteur rural, peut être réduite par la fragilité des données chiffrées sur lesquelles elles sont basées. La connaissance des enjeux de pauvreté ne se base pas uniquement sur des études formalisées. Dans le cas du Niger, cette connaissance provient aussi de l’accumulation d’expérience antérieure. En effet, les stratégies des DPE s’inscrivent dans la continuité en privilégiant les sous-secteurs de leurs programmations précédentes et les concentrations géographiques à long-terme. Par exemple la CE intervient dans l’hydraulique et l’élevage sur les 3 FED successifs et accorde un appui régulier depuis 20 ans à la prévention et à la gestion des crises alimentaires. La Belgique concentre ses interventions sur l’élevage. La même logique prévaut en matière de concentration géographique. Le Danemark, la Belgique et le Luxembourg concentrent historiquement leurs appuis en développement rural dans des régions spécifiques du Niger. Etant donné la fragilité du contexte nigérien, la continuité des interventions peut être perçue positivement. Selon plusieurs interlocuteurs, cette continuité permet d’accumuler plus ou moins formellement une connaissance des enjeux qui risquerait d’être perdue en cas de réorientation des ressources vers d’autres secteurs. A ce titre, la suppression de l’appui belge au secteur de l’éducation prévue par le PIC 2009-2012 est considérée par plusieurs interlocuteurs comme une erreur, tant au siège que sur le terrain. On reproche au Plan belge d’Harmonisation une trop grande rigueur quant à la concentration de l’aide sur deux secteurs focaux, contre trois sous le PIC précédent. A8.1.3. La consultation directe des populations est une démarche plutôt rare dont on retrouve peu d’influence sur les interventions (J1.3) Les démarches de consultations explicites ne sont pas systématiques dans la définition des stratégies. La France et le Danemark n’en font pas état et se limitent aux échanges avec le gouvernement. De même, dans leurs documents de projets, les DPE font peu référence à des démarches de consultation de la population. Ceci a d’ailleurs donné lieu à plusieurs critiques de la partie nigérienne, souhaitant que les projets soient mieux adaptés à leurs besoins réels et moins en marge du système national. Les secteurs de l’eau-assainissement et du transport font figure d’exception : Transport : organisation régulière de tables rondes auxquelles participent les représentants de la population. De plus, la France et la CE ont organisé des audiences publiques pour que les populations s’expriment sur les projets routiers. Eau-Assainissement : la CTB a discuté avec les populations et les autorités locales lors de l’identification du PHVP. Lux-Development a préparé la proposition pour le financement Rapport final – Annexe 8 118 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 du SICEAS par la Facilité d’eau conjointement avec les dix communes concernées83, avec l’apport des associations des parents d’élèves et associations des mères éducatrices des écoles concernées. A8.1.4. L’évaluation des politiques et des projets est une pratique de plus en plus fréquente dont l’influence est probablement croissante (J1.4) Les stratégies des DPE font référence à des processus formalisés d’évaluation. Le PIC du Luxembourg précise que ces échanges se sont basés sur les options définies par le gouvernement, sur les principes et stratégies de la coopération luxembourgeoise au Niger et les expériences antérieures, sans qu’il ne soit fait référence à un processus formel d’évaluation conjointe. De la même façon, les stratégies de coopération belges, danoises et communautaires (pour le 9ème FED uniquement) laissent entendre que la sélection des secteurs d’interventions s’est basée sur un diagnostic des interventions passées. La France a réalisé une évaluation de sa coopération sur la période 1990-2001 avant formulation du DSP de 2002. Le DCP 2006-2008 de la France prévoit une évaluation conjointe à mi-parcours, qui n’a pas encore eu lieu. La Belgique dit intervenir dans les secteurs où elle possède un avantage comparatif reconnu par le partenaire et les bailleurs. La Belgique pratique le suivi et l’évaluation conjointe de ses interventions depuis de nombreuses années en s’appuyant sur la Structure Mixte de Concertation Locale. Le Danemark définit son action dans la continuité de ses interventions et la CE présente les leçons de son expérience de coopération au Niger. Le Niger ne fait toutefois pas partie des nombreux pays pour lesquels la CE a réalisé une « évaluation de programme pays » (country evaluation). L’essentiel des interventions des DPE s’inscrit dans la continuité de leurs interventions antérieures. Des évaluations de projet ont été systématiquement réalisées et ont servi de base à l’élaboration des nouvelles interventions. Toutefois, il semble que ni les stratégies ni les approches n’aient été fondamentalement modifiées, donnant l’impression de « faire plus de la même chose » et, le plus souvent, dans le même environnement. Dans le secteur de l’éducation, la formulation de la programmation et la décision d’intervenir dans l’éducation provient d’études rétrospectives des activités menées dans le secteur. Au niveau macro-économique, la définition du programme PEMFAR II a utilisé les résultats du PEMFAR I et du PEFA. La pratique de l’évaluation conjointe se développe dans le secteur de la santé à travers les revues annuelles du PDS. Deux évaluations à mi-parcours du PDS ont été conduites, l’une interne aux services du MSP, l’autre externe avec l’appui de la CE. Ce double processus a été voulu par le MSP en vue de tirer un maximum d’enseignements destinés à la préparation de la 2ème phase du PDS. Les évaluations des interventions n’ont pas été systématiques. Cependant, les acquis de certaines interventions passées ont été utilisés et valorisés dans la définition de sous-stratégies sectorielles. Dans le secteur des transports des évaluations existent mais se limitent essentiellement au monitoring des interventions en cours ; peu de projets font l’objet d’une évaluation ex-post. 83 Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement. Projet SICEAS/ACP-UE, Soutien aux initiatives communales d’eau et d’assainissement scolaire dans le département de Boboye au Niger, Document de projet, 2007. Rapport final – Annexe 8 119 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.1.5. Les DPE ont modifié leurs interventions sur base de l’évolution du contexte (J1.5) L’influence de ces études et de l’expérience antérieure sur la définition des actions nouvelles est peu explicite. Les documents de projets ou propositions de financement font allusion à des études mais d’autres considérations interviennent dans la conception des initiatives, qui affaiblissent le lien entre analyse et conception. Néanmoins certaines évolutions peuvent être notées : Des avancées remarquables sont à mettre à l’actif du Danemark concernant ses interventions sur le traitement des conflits fonciers et les questions de genre, guidées par un travail analytique original et de qualité. La crise de 2004/2005 a imposé une remise en cause des approches adoptées. Elle a notamment attiré une fois de plus l’attention sur l’impact des variations de la situation économique du Nigéria sur l’économie nigérienne. Cela s’est traduit par une modification de l’approche des DPE qui ont dans un premier temps apporté des financements supplémentaires pour répondre à l’urgence, puis orienté ces financements vers la réhabilitation. Néanmoins il ne semble pas que l’impact de l’économie du Nigéria sur celle du Niger ait été intégré dans les nouvelles stratégies. Le processus de décentralisation a également constitué un facteur de réorientation de l’aide des bailleurs. Ils se sont généralement inscrits dans cette démarche que certains d’entre eux encourageaient vivement. Des programmes d’appui aux municipalités ont été mis en place et certains rencontrent un réel succès même si leur durabilité est parfois mise en question. L’évolution de la stratégie nigérienne dans le secteur de la santé a entrainé une transformation des interventions qui sont passées d’un focus sur une problématique sanitaire dans une sélection de zones géographiques à une programmation d’interventions au niveau national centrées sur les priorités définies par le gouvernement. Rapport final – Annexe 8 120 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.2. Q2. ALIGNEMENT SUR LES STRATÉGIES NIGÉRIENNES Dans quelle mesure les priorités politiques définies au sein des documents stratégiques des DPE sont-elles alignées sur les priorités politiques du Niger ? Le souci d’inscription dans la SRP puis la SDRP est un élément fort de justification des choix stratégiques. Or cette stratégie nationale définit une très vaste gamme d’activités non priorisées ; il est donc aisé de s’y inscrire. Les DPE justifient donc la pertinence de leurs interventions en montrant qu’elles sont alignées sur les stratégies du gouvernement. Dans certains cas, les DPE ont contribué à la formulation de ces politiques. Comme du côté Nigérien, on constate une absence de priorités ou de souci d’optimisation des moyens disponibles. Les discours des cinq DPE affichent clairement leur volonté d’assurer la complémentarité de leurs interventions et de mettre en place une division du travail conforme à la Déclaration de Paris et au Code de Conduite Européen. Or cette division du travail entre DPE reste à ce jour plus théorique que pratique. L’histoire et/ou les budgets mobilisés expliquent que la France et la CE soient présents sur de nombreux secteurs d’activités. Le Luxembourg, le Danemark et la Belgique présentent une plus grande focalisation sectorielle et géographique. Au cours de la période, plusieurs secteurs ont vu la mise en place d’instances de coordination autour de stratégies partagées (DNPCGA, PDS, PDE, Hydraulique). Le dialogue autour de la SDRP est moins mobilisateur. A8.2.1. Les stratégies d’intervention des DPE convergent avec celles des SRP (J2.1) D’une manière générale, les stratégies des DPE sont formellement alignées sur la SRP et la SDRP. Le fait que les IBW aient fortement influencé la rédaction des documents stratégiques du Niger (SRP, SDRP, PEMFAR) et probablement initié la démarche, implique que la participation des DPE répond à un esprit d’harmonisation des politiques indéniable. En contribuant à la formulation de ces politiques (notamment dans les secteurs du développement rural et, au moins en début de période de l’évaluation, de l’éducation), les DPE ont nettement progressé dans ce sens. S’agit-il également d’un alignement sur les priorités réelles du gouvernement ? La réponse à la question est fonction du niveau réel d’appropriation par le gouvernement des stratégies affichées. Certains éléments, tels que le large exercice de consultation préalable à la production de la SDRP plaident en faveur de cette hypothèse. D’autres, telles que la difficulté à prendre certaines décisions et l’attitude peu critique vis-à-vis de l’aide, récemment documentée par le LASDEL84, suggèrent que l’hypothèse d’appropriation des politiques sur lesquelles les DPE s’alignent reste une question ouverte. 84 LASDEL, A cheval donné on ne regarde pas les dents, Niamey (juin 2009). Rapport final – Annexe 8 121 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 La stratégie de réduction de la pauvreté du Niger rédigée en janvier 2002 a pour finalité l’amélioration du niveau de vie des populations via : i) une croissance économique durable et soutenue, ii) le développement des secteurs productifs, iii) l’accès garanti des pauvres aux services sociaux de base et, iv) la bonne gouvernance et le renforcement des capacités. Ces objectifs sont explicitement repris par les cinq DPE qui définissent leurs stratégies sur base de la SRP. Néanmoins, si tous les impacts intermédiaires85 recherchés par le gouvernement nigérien sont couverts par les DPE, la même analyse au niveau des résultats révèle que cette couverture n’est que partielle. La prise en compte des stratégies des bailleurs ne participant pas à l’évaluation permet de constater que ces derniers rencontrent la grande majorité des « résultats attendus » (objectifs de la SRP) non couverts par les DPE86. Par ailleurs, cette analyse permet de relever qu’un nombre limité d’objectifs poursuivis par les DPE ne se retrouvent pas dans la SRP87 : Accès des populations aux possibilités économiques, sociales et techniques dans le secteur rural (Danemark et CE). Adaptation du système éducatif aux attentes de la population et aux besoins du pays (France). Prévention (Luxembourg) et développement des partenariats (Belgique) dans le secteur de la santé. Mobilisation des citoyens en termes d’hygiène environnementale (Danemark). Emergence d’un pôle culturel régional (France). Au niveau sectoriel, le bon niveau d’alignement des DPE se vérifie également, en tout cas pour deux des trois principaux instruments qu’ils utilisent : l’aide budgétaire (par définition) et l’aide directe. Les instruments d’aide indirecte88, procédant par appels à proposition, financent des opérations alignées sur les politiques nationales dans la mesure où les opérateurs (ONG, communautés locales) font le choix de s’inscrire dans ces politiques. Les DPE n’ont pas toujours les moyens d’assurer cet alignement. En effet, dans le cas où les interventions sont basées sur le recours à des appels à proposition d’ONG ou d’institutions locales, les soumissionnaires sont les seuls responsables des études préalables destinées à assurer la pertinence des interventions. Les DPE apprécient généralement ce critère sur base d’information et d’analyses assez fragiles avant d’autoriser le financement. Développement rural Dans sa politique de développement du secteur rural, la SRP inclut trois objectifs généraux : Garantir la sécurité alimentaire ; 85 Les diagrammes d’impacts destinés à représenter les logiques d’interventions de la stratégie gouvernementale et de celles des bailleurs sont inévitablement complexes. A partir d’une intervention soutenue par un DPE, plusieurs niveaux d’effets attendus sont identifiés : le « résultat bailleur 1 » résultat direct de l’intervention tel que prévu par le bailleur ; le « résultat bailleur de niveau x » résultat auquel le bailleur souhaite contribuer par son intervention selon sa stratégie ; les « résultats » attendus correspondants tels que définis dans la SRP l’impact intermédiaire recherché selon la SRP l’impact global recherché, toujours selon la SRP. 86 Analyse basée sur : i) la stratégie de la coopération suisse au Niger 2004-2008 et son site web, ii) la stratégie d’assistance pays de la Banque Mondiale à la République du Niger de 2003, iii) l’énoncé de programmation 2003-2007 du l’Agence Canadienne de Développement international et son site web de l’ACDI, iv) le site web de la GTZ « GTZ in Niger », v) le site web du Ministère des Affaires Extérieures italien « cooperazione italiana allo Sviluppo », fiches pays, vi) les stratégies de coopération au Niger des cinq DPE. 87 Dans l’annexe 3 ces interventions sont représentées dans un cadre violet. 88 Facilités budgétaires européennes, FSD français, lignes ONG, etc. Rapport final – Annexe 8 122 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Protéger et restaurer les ressources naturelles ; Réduire les fluctuations et accroître les revenus des populations. Comme le montrent les logiques d’intervention en annexe 3, les DPE interviennent à différents niveaux dans ce secteur : appui à l’élevage (Belgique), filières semencières, marchés, organisation du monde rural et désenclavement (CE), appui aux pouvoirs décentralisés (Luxembourg) et aux organisations paysannes (Danemark), gestion des ressources naturelles (DK et CE). Les groupements de femmes bénéficient également de supports (Danemark et Belgique). Les interventions des DPE incluent aussi des objectifs additionnels à ceux de la stratégie nigérienne, tels que l’accès des populations aux opportunités économiques et technologiques (CE et Danemark). L’Allemagne, le Japon, le Canada, la Suisse, l’Italie, la FAO, le PNUD et la Banque Mondiale renforcent le nombre d’acteurs au niveau de chaque résultat attendu par la SRP. La Suisse, l’Allemagne, l’Italie, le Canada et la Banque Mondiale interviennent aussi pour la restauration et la protection des ressources naturelles de manière intégrée. La forte concentration des bailleurs dans ce secteur s’explique par l’importance économique et stratégique donnée au développement rural par le partenaire, mais aussi par l’organisation du secteur autour d’une stratégie sectorielle. Ainsi, la concentration sur ce secteur ne signifie pas l’absence de division du travail. Les responsabilités des bailleurs sont définies par région et par sous-secteur d’intervention. Les stratégies des DPE sont alignées sur la politique du Niger en matière de développement rural, telle que définie dans la SDR 2003. Les DPE ont été associés au processus de formulation voire y ont contribué, facilitant d’autant leur alignement. La participation a un prix : disposant d’organes de pilotage, de suivi de sa mise en œuvre, de concertation ainsi que d’un plan d’actions, la mise en œuvre de la SDR connaît un démarrage lent. En conséquence, malgré l’inscription des DPE dans les priorités des divers programmes de la SDR, ceux-ci déterminent leur zone d’intervention et les mécanismes d’attribution de leur financement selon leurs propres considérations : La Belgique poursuit un financement géré en cogestion. Le Luxembourg doit définir prochainement les modalités mais elles ne devraient évoluer qu’à la condition d’une amélioration des institutions et des capacités de gestion nigériennes et avoir une composante régionale du circuit financier forte. Le Danemark a le plus avancé vers une véritable aide budgétaire ciblée (les autres DPE ayant appliqué durant la période sous évaluation une aide sectorielle extrabudgétaire). Le programme danois a démarré début 2009. La CE doit prochainement formuler un appui qui passerait par des devis-programme pour les appuis institutionnels. Elle semble hésiter à pratiquer l’aide budgétaire en matière d’investissements. En matière de sécurité alimentaire, le DNPGCA constitue également un cadre d’alignement de longue date des DPE sur les priorités du gouvernement. Le Danemark n’en est toutefois pas membre ; considérant que le fonds dispose de suffisamment de ressources, il se dit prêt à participer au mécanisme en cas de besoin. Par ailleurs, il finance des interventions par le canal multilatéral PAM ou par des ONG pour intervenir sur la malnutrition. Un accord-cadre entre le gouvernement et les PTF précise le mode de fonctionnement du dispositif, définit les cadres de concertation, décrit les instruments de financement commun et désigne les structures chargées du suivi de l’insécurité alimentaire et de la gestion de la réponse opérationnelle. Toutefois, depuis la crise 2005, l’OPVN a créé une réserve stratégique qui n’est que partiellement coordonnée avec les plans d’urgence annuels du DNPGCA. Des initiatives récentes d’autres institutions risquent de se télescoper avec le mandat du DNPGCA. Citons par exemple : Rapport final – Annexe 8 123 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 la stratégie de gestion des catastrophes PNUD-Ministère de l’Intérieur ; la stratégie de l’action humanitaire par le Ministère des Affaires Religieuses et de l’Action Humanitaire. Certains DPE ne passent pas nécessairement par les fonds communs extrabudgétaires du Dispositif pour intervenir. Il existe également des accords/programmes cadre entre les sièges et les institutions multilatérales et ONG qui ne s’inscrivent pas nécessairement dans la SDR ou dans le DNPGCA (Appui à la FAO/PAM et aux ONG par ECHO sur des questions de réhabilitation et de nutrition ; accord cadre avec Caritas et Care pour le Danemark, Karkara subventionnée par l’AFD pour des actions anticrise, financement par la Belgique d’opérations de la FAO). Les représentations des DPE à Niamey ne sont pas toujours informées des actions menées par ces intervenants. Développement du secteur privé, du tourisme et de l’artisanat La SRP définit quatre objectifs propres au développement du secteur privé : i) la mise en place d’un environnement institutionnel incitatif, ii) la valorisation des ressources locales, iii) le développement de la privatisation et, iv) le développement du tourisme et de l’artisanat. L’ensemble de ces résultats attendus est couvert par deux DPE : la CE et le Luxembourg, le second n’intervenant qu’au niveau de l’artisanat, où l’Allemagne et l’OIT sont aussi actifs. Les interventions de la CE dans le domaine peuvent être étendues à celles de la BEI qui agit dans le sens de la promotion du secteur privé via la facilitation de l’investissement privé et le financement d’infrastructures commercialement viables. La Politique Nationale de Développement de l’Artisanat (PNDA) fixe un cadre stratégique sur lequel les interventions DANI et SYRENE se sont alignées et qu’elles ont contribué à renforcer. La PNDA ne dispose pas de structure de coordination. Or en parallèle, le PNUD a appuyé un Programme Cadre du Secteur Privé, hébergé au Ministère du Commerce. Les interlocuteurs rencontrés au sein du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat estiment que ce Programme Cadre n’offre pas l’interface attendue entre Ministères concernés, ni entre le Niger et les PTF sur les enjeux transversaux de la PNDA (fiscalité, barrières commerciales…). Croissance économique Les objectifs relatifs à la croissance économique sont principalement soutenus par la CE et la France. Ces deux DPE répondent aux objectifs de stabilisation du cadre macro-économique et de bonne politique de gestion de la dépense publique. Le PEMFAR par exemple a permis l'identification des réformes de la gestion des finances publiques (DFP) et la définition des appuis des PTF aux finances publiques. Ces appuis sont par ailleurs complétés par ceux des IBW et du PNUD (appui au PEMFAR, au PEFA et à la définition d’un CDMT). Par ailleurs, la CE et la France soutiennent la participation du Niger aux instances régionales telles que l’Autorité du Bassin du Niger, l’UEMOA, la CEDAO, la Communauté du Bassin du Tchad. Notons qu’aucune de ces interventions ne prévoit de coopération spécifique avec le Nigéria. Enfin, les objectifs relatifs à la croissance durable de la production rurale et de promotion du secteur privé sont couverts par les DPE, qui ont définis des stratégies d’intervention alignées sur celle du Niger. Infrastructures, mines et énergie Les stratégies des DPE dans le secteur du transport sont basées sur les conclusions de la table ronde des bailleurs de fonds des 29 et 30 juin 2005. Les résultats relatifs à la programmation et l’exécution, la promotion des transports intermédiaires et la libéralisation du secteur présentés dans la stratégie nigérienne ne font pas partie de leurs objectifs. Ces résultats ne font pas non plus partie des stratégies des principaux autres bailleurs au Niger, à l’exception de la libéralisation du secteur, reprise dans la stratégie de la Banque Mondiale. Rapport final – Annexe 8 124 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Les domaines des mines et de l’énergie ne sont traités que par deux DPE (le Luxembourg et la CE). Culture Il n’existe pas de stratégie nigérienne en matière de culture, dans le sens où à ce jour, le pays n’a pas fixé les priorités sectorielles et moyens qui permettraient la mise en pratique de ses déclarations générales. Néanmoins, une politique culturelle nigérienne a peu à peu émergé au cours de la période, avec un atelier national de réflexion sur le sujet - aboutissement d’une démarche commencée en 2002 avec les « Etats généraux de la culture » - ce qui a conduit à valider la première politique culturelle du pays (adoptée par le Gouvernement en 2008) assortie d'une proposition de loi d'orientation et d'un plan décennal de financement (votés par le Parlement en mai 2009). Secteurs sociaux L’accès aux services sociaux est largement couvert par les DPE. Ceux-ci interviennent pour l’ensemble des résultats attendus en matière de santé, nutrition, eau et assainissement. En matière de santé, depuis 2005, les DPE s’inscrivent de façon croissante dans le cadre du PDS (soutien à la conception et à l’exécution). La Belgique en est chef de file ; elle s’y inscrit avec la France dans une approche sectorielle. Cette dernière cofinance le Fonds Commun extrabudgétaire avec la Banque Mondiale ; elle est également un important bailleur du Fonds Mondial (sida, tuberculose, paludisme). La Commission Européenne finance le secteur par appui budgétaire global89 notamment conditionné par des indicateurs santé. Le Luxembourg et le Danemark interviennent dans le cadre de projets. En outre, la volonté de leadership du Ministère de la Santé pour conduire la politique convenue est incontestable et reconnue par tous les partenaires. On notera toutefois que si les DPE sont bien alignés sur le PDS, ils utilisent les instruments financiers les plus divers pour apporter cette contribution90. Les objectifs de prévention (Luxembourg) et de développement des partenariats (Belgique) ne sont pas explicitement définis par la SRP. Dans le secteur éducation, la convergence des discours des bailleurs et de l’État est remarquable, surtout dans le cadre de la première SRP et de la première phase du PDDE auxquelles on a reproché d’être trop influencées par les bailleurs de fonds, afin d’attirer les financements extérieurs. En début de la période couverte par la présente évaluation, le PDDE constituait la stratégie sectorielle la plus achevée du Niger. Elle laissait par ailleurs une large marge de manœuvre à chaque bailleur pour mettre en place sa propre stratégie sans se positionner en porte-à-faux avec la stratégie globale. Certaines interventions, sans être contradictoires, n’étaient pas directement en ligne avec le PDDE. Le programme de bourses de la coopération française touche par exemple l’enseignement supérieur qui n’est pas couvert par le PDDE et comble ainsi un vide. La mise en place d’une aide sectorielle budgétaire ciblée (fonds commun d’ABS ciblée), qui devait favoriser l’harmonisation des interventions de l’aide internationale, a constitué un pas vers une plus grande convergence des stratégies des bailleurs. On assiste toutefois, au cours de la période 2000-2008, à une juxtaposition de stratégies individuelles plutôt qu’à une réelle stratégie commune. Trois composantes de la stratégie nigérienne en matière d’éducation ne sont pas directement prises en charge par les DPE : 89 90 La définition d’une approche spécifique pour la scolarisation des filles, élément fondamental des inégalités du système éducatif nigérien; L’éducation non formelle; Définition des instruments de l’aide sectorielle et globale en section 9.1 de l’annexe 8. Ce point est abordé plus loin. Rapport final – Annexe 8 125 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’enseignement scientifique et technologique qui n’est qu’indirectement traité via les programmes de bourses. De plus, ces deux sous-secteurs sont partiellement couverts par le Canada (appui à l’AUF et à l’Université Senghor, programme informatique de l’université de Laval) et l’Allemagne (appui à l’éducation non formelle) Par ailleurs, les interventions financées hors ABS répondent à une logique de concentration géographique. Ainsi, il ne s’agit donc pas tant de secteurs non couverts que de régions ou de départements non couverts ou ne bénéficiant pas de l’ensemble de la couverture sectorielle offerte par les DPE. En matière d’eau et d’assainissement, le Programme National d’Approvisionnement en eau et assainissement (PN-AEPA 2008-2015) suit d’autres documents de politiques élaborés depuis 1993 dans lesquels les actions des DPE sont généralement bien inscrites. En outre le Niger participe à plusieurs programmes régionaux de gestion des bassins versants dont l’Aménagement du Bassin du Niger qui bénéficie de l’appui de l’AFD. Par ailleurs, le Danemark a ajouté aux objectifs nigériens celui de la mobilisation des citoyens en termes d’hygiène environnementale. Bonne gouvernance Tous les résultats attendus sont couverts par les DPE, exception faite du développement des TIC. Ce sous-secteur est néanmoins traité par le PNUD et le Canada. La France y a aussi introduit l’émergence d’un pôle culturel régional pour atteindre le renforcement du potentiel national de développement et le renforcement de l’unité nationale, objectif qui ne fait pas explicitement partie des résultats attendus par le Niger. A8.2.2. Cet alignement est accompagné d’une division du travail plus théorique que pratique (J2.2) L’analyse de l’alignement des DPE sur la SRP permet de mettre en avant le niveau de division du travail au Niger. Les discours des cinq DPE affichent clairement leur volonté d’assurer la complémentarité de leurs interventions et de mettre en place une division du travail conforme à la Déclaration de Paris et au Code de Conduite Européen. La stratégie danoise stipule que le Danemark souhaite s’inscrire dans une division du travail, d’où la concentration des efforts sur l’eau, l’hygiène et l’assainissement, l’agriculture et la gestion des ressources naturelles. Dans le 9ème FED, la CE précise que les choix des secteurs d’intervention doivent se faire dans le sens de la complémentarité, d’où notamment ses interventions dans les secteurs où les besoins de financement sont élevés (infrastructures notamment). La Belgique dit intervenir dans les secteurs où elle possède un avantage comparatif et la France associe à sa stratégie les secteurs d’intervention des autres bailleurs. Dans la pratique, cette division du travail au niveau national est moins évidente. Trois des dix secteurs définis dans la SRP de 2002 font l’objet d’une forte concentration : les cinq DPE sont présents dans le secteur rural. Quatre secteurs sont couverts en moyenne par deux DPE : infrastructures, secteur privé, stabilité macro-économique et gouvernance. La CE couvrant quasiment l’ensemble de la SRP. Cette répartition du nombre de DPE selon les objectifs de la SRP se retrouve dans le DSRP de 2008, bien qu’un plus grand nombre d’objectifs soient couverts par plus de trois DPE. Ceci s’explique principalement par le fait que la définition des objectifs en termes de gouvernance, secteur où peu de DPE étaient présents, est moins précise et permet de regrouper un ensemble plus important d’interventions. Rapport final – Annexe 8 126 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.3. Q3. COHERENCE AVEC LES STRATEGIES GENERALES DEFINIES PAR LES SIEGES DES DPE Dans quelle mesure les stratégies des DPE au Niger sont-elles cohérentes avec leurs propres stratégies générales dans les secteurs concernés ? A l’exception du Luxembourg, tous les DPE font référence à des documents de politique sectorielle valables pour l’ensemble de leur coopération. Le Danemark présente la formalisation la plus avancée des stratégies relatives aux thèmes transversaux (genre, jeunesse, environnement, sécurité, commerce, mondialisation). Ces stratégies « générales » ont pour la plupart été définies au cours de la période sous évaluation. Les stratégies consécutives de coopération avec le Niger leur sont cohérentes. Une exception notable doit être signalée concernant l’aide budgétaire générale fournie au Niger par la CE : celle-ci fonde l’éligibilité à cet instrument sur certaines caractéristiques en matière de gestion macroéconomique et budgétaire. Malgré les faiblesses sérieuses la CE a considéré que le programme d’amélioration était assez crédible pour que cet instrument puisse être considéré comme approprié au Niger. A8.3.1. Belgique La Belgique s’appuie sur la Loi belge sur la Coopération Internationale de mai 1999 et la Note de politique générale du Ministre de la Coopération au Développement d’octobre 2004 qui définissent cinq secteurs de spécialisation. En outre, des documents intitulés « note politique » et « note stratégique » décrivent les grandes lignes d’intervention de la Coopération belge dans les domaines de l’éducation, de la santé, du genre et de la sécurité alimentaire. Ces notes sont réalisées par la DGCD mais restent peu utilisées dans le cadre de l’élaboration des PIC – comme le confirment les deux PIC successifs signés avec le Niger – et sont mal connues par les services en charge de l’élaboration des politiques au Niger. Néanmoins, concernant le genre, on note que l’approche définie par la Belgique au sein du PIC converge avec la SRP. Rapport final – Annexe 8 127 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.3.2. Danemark Le Danemark dispose de deux stratégies sectorielles (environnement91 et santé92), cinq stratégies thématiques (genre93, jeunesse94, environnement95, sécurité96, commerce97 et mondialisation98) et de stratégies globales de l’aide au développement99 et de coopération en Afrique100. Secteur rural Au Niger, le Danemark cherchait à atteindre trois résultats pour le secteur rural: i) l’accès des populations aux possibilités économiques grâce à l’augmentation de la production, ii) la sécurité alimentaire et la gestion durable des ressources et iii) le renforcement des capacités des institutions publiques et des organisations agricoles en y incluant une dimension genre. L’intégration des dimensions « genre et environnement » aux objectifs de développement rural répond à la Stratégie pour l’Afrique de 2007 et aux stratégies thématiques commerce et mondialisation, le secteur rural étant identifié comme un des secteurs potentiels de croissance économique et de développement des échanges. Les interventions spécifiques à l’environnement sont en ligne directe avec la stratégie propre à ce secteur. Comme il est mentionné dans la stratégie, elles visent en dernier recours la réduction de la pauvreté et travaillent à l’implication de la société civile et au renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles. Par ailleurs ce volet sera renforcé dans la nouvelle stratégie développement rural au Niger qui, suivant le principe de l’approche programme, intègrera la gestion des ressources naturelles et le renforcement de la participation des femmes aux activités du programme. Néanmoins la dimension plus commerciale développée par les deux stratégies thématiques ne se retrouve pas dans la stratégie de coopération danoise au Niger. En effet, cette dernière n’inclut pas d’objectif de constitution de PME, d’accès à la micro-finance, ni de promotion de l’entreprenariat. Seule la question de droit de propriété via le traitement des conflits fonciers est prise en compte sur le terrain. La stratégie nationale du Danemark pour le développement rural est actuellement en cours de redéfinition. Eau et assainissement Ce secteur est présenté comme un secteur clé dans les priorités danoises pour la période de l’évaluation. Le document de projet du PASEHA, principal programme danois dans ce secteur, ne fait pas référence à une stratégie danoise dans ce domaine. Gouvernance Le troisième et dernier axe de coopération du Danemark au Niger est la promotion de la bonne gouvernance et du renforcement des capacités, conformément aux priorités définies dans la stratégie de coopération avec le continent africain. Cette stratégie précise que la gouvernance regroupe les droits de l’Homme, la démocratie et la prévention des conflits. La stratégie de 91 Danida, Strategy for Denmark’s environmental assistance to developing countries 2004-2008. Danida, The promotion of sexual and reproductive Health and Rights, 2006. 93 Danida, Egalité entre les Sexes dans la Coopération Danoise au Développement, 2004. 94 Danida, Children and Young People in Danish Development Cooperation, 2005. 95 Danida, Environmental Strategy, 2004. 96 Danida, Security, Growth – Development, 2004. 97 Danida, Trade, Growth and developement, 2005. 98 Danida, Globalisation – Progress through partnership, Août 2005. 99 A world of difference – The governement’s vision for new priorities in Danish Development Assistance 2004-2008, Juin 2003. 100 Africa strategy: Denmark in Africa – a continent on its way, Août 2007. 92 Rapport final – Annexe 8 128 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 coopération au Niger, quant à elle, recherche, depuis 2007, la participation des communes, le renforcement des institutions locales et la prévention des conflits. Les deux premières dimensions s’inscrivent plutôt dans les orientations données par la stratégie danoise pour l’environnement. Genre La coopération danoise signale dans ses considérations transversales que la dimension d’égalité entre les sexes doit constituer une composante de ses interventions, conformément aux principes de bonne gouvernance inscrits dans la SRP. A8.3.3. Commission Européenne Gouvernance L’approche de la CE en termes de gouvernance englobe les dimensions politique, économique, environnementale et sociale. Elle comprend des aspects liés à la santé, à l'éducation et à la justice, au pluralisme des médias, au fonctionnement des parlements, à la gouvernance financière et à la gestion des ressources naturelles. A l’exception du pluralisme des médias et de la gestion des ressources naturelles, toutes ces dimensions sont reprises dans la stratégie de coopération au Niger. Les résultats de niveau 2 identifiés dans les 8ème et 9ème FED sont alignés sur les priorités d’actions dans le domaine de la gouvernance c'est-à-dire : le renforcement de la gouvernance démocratique, la participation des citoyens et l'accès à la justice (dont la traduction au Niger est le renforcement de la société civile, de la justice et de la décentralisation); le renforcement de la transparence, de la responsabilisation et de l'efficacité des institutions publiques (qui se traduit par le travail au niveau des finances publiques, l’amélioration du fonctionnement des services publics et de la justice et le renforcement des capacités institutionnelles); l'amélioration de la capacité de la société civile à participer aux processus et débats conduisant à l'élaboration des politiques. De plus les objectifs définis dans les deux FED correspondent aux orientations prises par la révision de l’accord de Cotonou en 2005 qui met en avant l’importance de l’Etat de droit et de la bonne gestion des affaires publiques. La CE, comme la France, fonde l’éligibilité à l’aide budgétaire sur certaines caractéristiques en matière de gestion macroéconomique et budgétaire : Une stabilité macroéconomique généralement considérée comme acquise lorsque le pays exécute correctement les programmes signés avec le FMI Une gestion des finances publiques ayant fait l’objet d’une évaluation de type PEFA et l’existence et la mise en œuvre d’un plan de réforme crédible (CE). Or au Niger, la notation PEFA fait ressortir de sérieuses faiblesses (voir annexe 7, analyse macroéconomique). Le maintien de l’aide budgétaire table sur la poursuite de la dynamique déclenchée dans la mise en application des réformes de la gestion des finances publiques, mais cette dynamique peut être appréciée de diverses façons. En effet, même si des améliorations peuvent être constatées, les réformes sont très lentes à mettre en œuvre. Il semble donc que la CE fasse preuve de souplesse en considérant que l’aide budgétaire est un instrument approprié au Niger (même si les conditions formelles sont respectées). Education L’alignement des 8 et 9èmes FED sur la stratégie européenne en matière d’éducation est complet. Tous les résultats attendus répondent aux trois priorités définies par la CE: Rapport final – Annexe 8 129 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Education et formation dans le contexte de la lutte contre la pauvreté : les FED successifs appuient l’éducation de base et la formation des professeurs ; Accès et adaptation du système éducatif et de formation : la CE intervient au niveau de la formation professionnelle ; Education supérieure surtout dans le domaine régional (même si ce point n’est pas repris dans le 9ème FED). Les modalités d’intervention sont conformes aux lignes directrices de la CE : dialogue, appuimacroéconomique et appui au développement institutionnel. Néanmoins, la dimension genre n’est pas directement prise en compte dans le secteur éducation au Niger, comme le stipule la stratégie générale, la scolarisation des filles ne faisant pas l’objet d’une approche particulière. Santé La stratégie santé au Niger correspond aux objectifs définis dans la communication de 2002 intitulée « La santé et la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement »101. Elle est en ligne avec le « Programme d’action visant à faire face à la pénurie grave de professionnels de la santé dans les pays en développement » de 2006102. Elle reprend en effet les questions d’accès aux systèmes de santé, y compris les plus pauvres, d’appropriation et de mise en place des politiques coordonnées par son appui budgétaire et institutionnel pour la réforme du secteur notamment, d’environnement sain par ses actions pour l’accès à l’eau. Par ailleurs, l’appui aux centres sanitaires décentralisés répond aux objectifs d’accès équitable aux soins et de renforcement des communautés locales présentés dans le programme de ressources humaines. Eau et assainissement Comme proposé dans la Communication « La gestion de l’eau dans les pays en développement » de 2002, les interventions dans ce secteur sont traitées de façon transversale dans les deux FED successifs : elles s’inscrivent dans les secteurs du développement rural et du développement des services sociaux pour une réduction de la pauvreté. Dans le cas des secteurs sociaux, la stratégie de coopération au Niger répond aux exigences de promotion de l’hygiène et d’accès aux services d’assainissement. L’appui aux cadres de gestion répond à l’objectif de renforcement des capacités institutionnelles, y compris locales. De même, l’optimisation de l’usage des ressources en eau dans le secteur agricole peut être associée à l’objectif de gestion durable des ressources. Enfin l’appui à l’accès à l’eau et à l’assainissement s’inscrit dans la stratégie infrastructures en Afrique. Développement rural Si tous les axes définis dans la communication « Lutte contre la pauvreté rurale » de 2002 ne sont pas repris par les interventions dans le secteur rural au Niger (foncier et financement rural), tous les résultats attendus au Niger s’inscrivent dans cette stratégie. Il en est de même pour l’alignement entre la stratégie de sécurité alimentaire et la communication « Lutte contre la Faim ». Pour le secteur rural, l’alignement des stratégies peut être visualisé dans le tableau suivant. Ce tableau permet d’identifier dans quel axe de la communication la stratégie s’inscrit, cela ne signifie pas que la stratégie répond à l’ensemble des points définis dans la stratégie. 101 Communication de la Commission du 22 mars 2002 au Conseil et au Parlement Européen. La santé et la lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. COM(2002) 129 final, Bruxelles. 102 Communication de la Commission du 21 décembre 2006 au Conseil et au Parlement Européen. Programme européen d'action visant à faire face à la pénurie grave de professionnels de la santé dans les pays en développement (2007–2013). COM(2006) 870 final, Bruxelles. Rapport final – Annexe 8 130 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Stratégie au Niger 103 Communication104 Croissance économique durable, augmentation de la production et diversification des revenus Encourager une croissance reposant sur une large assise économique rurale Amélioration de l’environnement social, technique, économique et institutionnel, efficacité des filières et des marchés, projets d’infrastructures rurales Assurer un accès plus équitable aux moyens de production, aux marchés et aux services (comme les terres, le financement rural et les infrastructures rurales) Amélioration de l’environnement social, technique, économique et institutionnel Soutenir le développement social et humain en investissant dans les ressources humaines en particulier dans des domaines sociaux divers comme l'éducation et la santé Gestion intégrée des ressources naturelles, accès à l’eau; Garantir une gestion durable des ressources naturelles Prévention et atténuation des crises alimentaires Réduire la vulnérabilité aux risques Organisation du monde rural Traiter l'exclusion politique et sociale en établissant des institutions plus efficaces, plus responsables, décentralisées et participatives La stratégie de sécurité alimentaire répond aux trois niveaux d’interventions définis dans la communication « Lutte contre la faim » de 2006105 : accès à la nourriture en cas d’urgence, effort sur la qualité de la nutrition et prévention. Enfin les modalités d’intervention sont alignées sur les suggestions énoncées dans les communications : politiques macroéconomiques, appui aux politiques sectorielles y compris d’élevage, accès au marché, soutien au groupement de producteurs, renforcement de services qui soutiennent la production et la recherche. Energie La stratégie d’intervention dans l’énergie et le secteur minier reprend les objectifs présentés dans la communication « Coopération énergétique avec les pays en développement » de 2002106 qui sont la définition et l’appui à un cadre législatif et réglementaire, la régulation et la participation du secteur privé. Enfin, l’appui aux infrastructures au Niger reprend les priorités définies dans le partenariat euroafricain c'est-à-dire agir en termes de transport, d’eau et de réseau sanitaire selon une approche intégrée et sectorielle (d’où des objectifs de désenclavement régional et de réduction de la vulnérabilité). Genre Dans le PIN 2001-2007, la CE fait directement référence à la dimension genre telle que définie dans la SRP. 103 PIN, 8ème et 9ème FED Communication de la Commission du 25 juillet 2002 au Conseil et au Parlement Européen. Lutte contre la pauvreté rurale. Politique et approche de la Communauté européenne à l'égard du développement rural et de la gestion durable des ressources naturelles dans les pays en développement. COM(2002) 429 final. 105 Communication de la Commission du 25 janvier 2006 au Conseil et au Parlement Européen. Une stratégie thématique en faveur de la sécurité alimentaire: Faire progresser le programme de sécurité alimentaire pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. COM(2006) 21 final. 106 Communication de la Commission du 17 juillet 2002 au Conseil et au Parlement européen. La coopération énergétique avec les pays en développement. COM(2002) 408 final. 104 Rapport final – Annexe 8 131 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.3.4. France Education La stratégie d’appui au secteur de l’éducation au Niger s’insère dans les quatre axes d’intervention définis dans la Stratégie sectorielle française pour l’éducation de mai 2005 : Faciliter l’accès à l’éducation de base via la construction d’infrastructures, le recrutement d’enseignants, la formation et la répartition des moyens ; les résultats attendus au Niger dans ce cadre sont la réforme du dispositif organisationnel et l’investissement scolaire. Renforcer la qualité de l’enseignement grâce à la formation, la dotation en manuels, la réforme des curricula, l’enseignement en langues nationales, le renforcement de l’apprentissage du français et la gestion des établissements ; les interventions relatives à l’adaptation du contenu de l’enseignement aux attentes, la réforme du dispositif organisationnel, l’investissement scolaire, la promotion de l’enseignement du français et le renforcement des capacités des services éducatifs concentrés répondent à cet axe. Appuyer l’élaboration et le pilotage sectoriel ; au Niger, cela passe par le renforcement des capacités des services éducatifs concentrés et l’appui au PDDE. Appuyer la gestion participative. Pour ce faire, la coopération française au Niger appuie la collaboration avec la société civile et le renforcement des capacités des services éducatifs concentrés. Par ailleurs, la stratégie française au Niger répond à la demande d’intégration de l’ensemble des niveaux d’éducation et de définition d’une approche sectorielle avec l’appui à la formation et à l’enseignement supérieur, tout en se concentrant principalement sur l’éducation de base. Santé L’alignement de la stratégie d’appui au secteur de la santé au Niger sur la stratégie française correspondante est également bon. L’appui à la santé reproductive et les efforts pour améliorer l’accès à la santé s’alignent sur les objectifs de réduction de la mortalité maternelle. Les interventions dans le fonds de vaccination de l’OMS correspondent à l’objectif relatif à la mortalité des enfants et la prévention par la vaccination. Les interventions pour la santé communautaire et le renforcement des capacités de pilotage s’inscrivent dans l’objectif de renforcement des systèmes de santé (existence d’une politique et de planification sectorielle, existence de mécanismes de participation effectifs). Les efforts de lutte contre le VIH/sida répondent à la troisième finalité définie dans la stratégie : stopper la propagation du VIH/Sida, maitriser le paludisme et les autres grandes maladies. Enfin, le résultat attendu de maitrise démographique au Niger ne fait pas partie de la stratégie santé mais correspond à un enjeu important au Niger. Eau et assainissement L’appui au secteur de l’eau et de l’assainissement au Niger est aligné sur les stratégies sectorielles eau et assainissement et infrastructures. Les interventions relatives à l’accès à l’eau à Niamey et dans les villes secondaires s’intègrent dans les objectifs de développement urbain et d’appui aux collectivités de la stratégie infrastructures. L’appui au traitement des eaux de Niamey s’inscrit dans l’objectif d’effort d’infrastructures en assainissement des stratégies eau et assainissement. L’aide octroyée à la gestion du fleuve Niger s’inscrit dans la stratégie d’accès à l’eau. Enfin les actions relatives à la décentralisation et à la réforme institutionnelle dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, correspondent à l’importance accordée dans les trois stratégies au soutien à la réforme institutionnelle et au renforcement des acteurs locaux. Rapport final – Annexe 8 132 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Infrastructures La stratégie sectorielle « les infrastructures en Afrique sub-saharienne pour un investissement durable contre la pauvreté »107 n’est pas très développée ; il est donc difficile de juger de l’alignement de la stratégie dans ce secteur au Niger sur base de ce document. Néanmoins, le type d’actions menées au Niger répond aux grandes orientations sectorielles : les infrastructures urbaines à vocation marchande pour les infrastructures d’eau et d’assainissement, le désenclavement et le développement économique pour les pistes rurales et la pérennité des services pour le mécanisme de financement de l’entretien routier. Seule l’amélioration de l’accès aérien ne fait pas partie de la stratégie sectorielle. Développement rural L’appui à l’agriculture et à la sécurité alimentaire au Niger s’inscrit totalement dans le premier objectif intermédiaire de la stratégie de ce secteur : la réduction de la précarité et de l’exclusion. Les objectifs intermédiaires définis pour atteindre cet objectif au Niger sont identiques à ceux définis dans la stratégie de prévention et gestion des crises, amélioration des conditions de vie en milieu rural (pistes rurales et développement des services de base), appui aux organisations de producteurs et d’éleveurs. Le second objectif de la stratégie - amélioration des performances des agricultures paysannes - n’est pas couvert. Environnement Les actions relatives à l’environnement s’inscrivent dans l’objectif de conservation de la diversité et d’utilisation durable des ressources définies dans la stratégie de ce secteur. Cependant, certains points considérés comme focaux (ressources halieutiques, valorisation économique des produits non ligneux) ne sont pas repris au Niger. Gouvernance La stratégie d’appui à la Gouvernance au Niger est totalement alignée sur la stratégie définie par le CICID et reprend l’ensemble des résultats attendus. Le renforcement des capacités de l’Etat dans le domaine de la sécurité et de la justice correspond à l’axe prioritaire « refonder l’Etat par le développement d’une culture démocratique, la promotion de l’Etat de droit et la défense des libertés » (modernisation de la justice, sécurité intérieure, droit de l’Homme). Les mesures en termes de décentralisation s’inscrivent dans l’objectif de favorisation de la recomposition territoriale et de l’émergence des acteurs locaux en fournissant des moyens aux institutions (gouvernance locale et décentralisation). Elles reprennent la volonté de travailler avec de nouveaux partenaires. S’y inscrivent aussi les interventions relatives à l’intégration régionale. Les interventions relatives à la stabilité économique et financière reprennent le 3ème axe : appui à une action publique efficace et transparente (stabilité du cadre macro-économique, gestion transparente des finances publiques, lutte contre la corruption). Les moyens utilisés correspondent à la stratégie : le renforcement des capacités est présent à chaque niveau d’action. Culture Il n’existe pas d’incohérence entre l’intervention française au Niger et ses autres engagements en matière culturelle. Au contraire, cette intervention s’inscrit dans les principes de la Charte de la Francophonie, et plus largement dans le cadre d’une politique d’influence explicitement définie par le DSP France-Niger de février 2002. Les autres DPE ne sont pas concernés par cette question. Genre Les interventions relatives au genre sont cohérentes avec le document stratégique Genre adopté par le MAEE en 2007. Néanmoins, la stratégie reste limitée dans le DCP Niger aux secteurs de 107 CICID du 20 juillet 2004. Note sectorielle - Infrastructures en Afrique sub-saharienne. Rapport final – Annexe 8 133 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 l’éducation de base et à la santé et ne s’est pas encore traduite de manière plus transversale aux différents niveaux d’intervention du DCP. A8.3.5. Luxembourg Les documents luxembourgeois font référence à des principes généraux de coopération mais ne se réfèrent pas à des documents de politique sectorielle nationaux. Néanmoins, comme pour la Belgique, les références à la dimension genre dans le PIC convergent avec l’approche nigérienne. Rapport final – Annexe 8 134 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.4. Q4. HARMONISATION ENTRE DPE DES STRATÉGIES Dans quelle mesure les stratégies des DPE sont-elles harmonisées entre elles ? 108 Les DPE démontrent une volonté croissante d’harmonisation de leurs stratégies (objectifs généraux partagés), sous l’influence des engagements internationaux (Déclaration de Paris, Code de Conduite Européen). Cette démarche est largement associée à la recherche d’alignement sur les stratégies nigériennes, en particulier sur la SRP/SDRP. L’enquête de suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris montre qu’entre 2005 et 2007 les DPE ont fortement accru la coopération technique mise en œuvre dans le cadre de programmes coordonnés conformes aux stratégies nationales de développement, de même que leurs missions conjointes sur le terrain. La mise en œuvre d’interventions par approche s’est maintenue pour les DPE, alors qu’elle a fortement augmentée pour les autres bailleurs au Niger. Enfin, les travaux analytiques conjoints à plusieurs DPE ont été réduits entre 2005 et 2007. La mission n’a pas relevé de signes de contradiction entre les interventions des DPE, à l’exception de la décision d’octroyer ou non un appui sous forme d’aide budgétaire. L’harmonisation des stratégies ne conduit pas nécessairement à l’harmonisation des procédures. Les difficiles négociations en matière de santé (modalités de transformation du Fonds Commun extrabudgétaire en ABS) et les approches divergentes face à l’ABG illustrent des approches encore très individualisées quand aux modalités de l’aide. A8.4.1. La part de l’aide coordonnée est relativement stable (J4.1) L’analyse ci-dessous se base sur les enquêtes 2006 et 2008 de suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris. L’évolution des indicateurs de cette enquête montre une certaine stabilité du degré d’harmonisation des DPE sur la période 2005-2007 et une modification du type d’harmonisation : développement de l’assistance technique coordonnée avec les programmes nationaux et de la coordination des missions, au détriment des analyses coordonnées. En outre, l’alignement observé sur les stratégies nationales ne se retrouve pas au niveau des procédures. Les indicateurs suggèrent d’ailleurs une certaine dégradation de la situation à ce niveau entre 2000 et 2005. Stabilité de l’indicateur 2A (les pays partenaires sont dotés d’un système de gestion des finances publiques – GPF - fiables). L’indicateur 2A évalue la qualité de la gestion du budget et des finances publiques sur une échelle de 1 à 6, où 6 représente une très bonne qualité de gestion. Il correspond à l’indicateur 13 du système d’Evaluation de la Politique et des Institutions Nationales (EPIN ou CPIA) de la Banque Mondiale. L’objectif de la Déclaration de Paris concernant cet indicateur est que la moitié des pays partenaires progressent d’au moins un demi point d’ici 2010. En 2005 et 2007, le Niger a obtenu une note de 3.5, caractérisant un « système modérément fort » et légèrement supérieur à la moyenne (3.2) des pays emprunteurs auprès de l’Agence Internationale de Développement (ou IDA) de la Banque Mondiale. Le rapport de l’OCDE explique 108 La question de l’harmonisation des procédures est traitée dans la Q6 Rapport final – Annexe 8 135 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 que de nombreuses réformes ont été engagées en 2008 afin d’améliorer la GFP : un cadre de concertation a été mis en œuvre afin de faciliter la mise en œuvre du PEMFAR et il est prévu de rendre la Cour des Comptes opérationnelle afin de renforcer le contrôle financier109. On note cependant un « absence de renforcement institutionnel » GFP reportée dans l’annexe sectorielle macro-économique de ce rapport. En effet, il est constaté que l’appui institutionnel à l’aide budgétaire est largement en-deçà des actions programmées dans le PEMFAR. Ceci est illustré dans le récent rapport PEFA (non encore validé par le gouvernement) qui montre de grandes faiblesses dans la gestion des finances publiques que le PEMFAR a justement pour tâche de corriger. La Cour des Comptes, de son côté, n’est toujours pas opérationnelle. Première (bonne) notation pour l’indicateur 2B en 2007 (les pays partenaires améliorent leurs systèmes de passation des marchés). L’objectif de la Déclaration de Paris concernant cet indicateur est qu’un tiers des pays partenaires progressent d’au moins un degré (de la note D à C par exemple) sur l’échelle de performance à quatre degrés (A à D) selon la méthodologie OCDE/DAC110. En 2005, il était impossible d’attribuer une note au Niger pour cet indicateur. En 2007, le Niger s’est vu classé à la catégorie B de l’échelle de notation suite aux réformes introduites par l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) depuis 2006. Cette relative bonne note est à contraster avec l’usage effectif du système par les DPE (indicateur 5B). Hausse substantielle de l’indicateur 3 (les apports d’aide notifiés par les bailleurs sont comptabilisés dans le budget national). L’indicateur 3 est un indicateur de visibilité de l’aide. Il indique le pourcentage de versements d’aide au secteur public notifié par les donneurs qui est pris en compte dans les prévisions budgétaires pour le même exercice111. L’objectif de la Déclaration de Paris est de réduire de moitié, d’ici 2010, la part de versements d’aide au secteur public qui n’est pas comptabilisée dans le budget (un pourcentage d’au moins 85% d’aide comptabilisée dans le budget des pays partenaires). En 2005 et 2007, le Niger a largement dépassé l’objectif de 85% défini dans la Déclaration de Paris puisque, au total, 99% et 91% de l’aide prévue dans le budget du Niger a été effectivement versée. Cette bonne performance globale cache des performances inégales pour chaque bailleur pris séparément. En moyenne, les DPE s’en tirent mieux que la moyenne tout bailleur confondu (moyenne DPE : 57% en 2005 et 74% en 2007 ; moyenne tous bailleurs : 55% en 2005 et 57% en 2007). L’augmentation de la moyenne DPE est largement due à l’amélioration de la performance de la Belgique dans ses notifications faites au Niger. Tableau A8 .1 : Ratio des estimations budgétaires des apports d’aide établies par les autorités sur l’aide notifiée par les donneurs au secteur public au cours de la même période (en%)112 Année 2005 2007 Belgique 29 96 CE 73 73 Danemark 50 53 France 76 75 DPE 57 74 Bailleurs 55 57 Forte hausse de l’indicateur 4 (objectif de 50 % des apports de coopération technique mis en œuvre dans le cadre de programmes coordonnés conformes aux stratégies nationales de développement)113. Le pourcentage de la coopération technique coordonnée avec des programmes nationaux a fortement évolué, passant pour l’ensemble des bailleurs de 15 à 50%. Le 109 Source: OCDE op. cit. p. 5. Source : OCDE op. cit. p. 5. 111 Source : OCDE op. cit. p. 6. 112 Source : OCDE op. cit. tableau 1. 113 Source : Enquête 2008 tableau 40.2 110 Rapport final – Annexe 8 136 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 bilan pour les DPE est plus limité : en 2005, seule la France a un pourcentage non nul mais encore relativement faible : 21% alors qu’en 2007 100% de la coopération technique belge et 14% de la coopération technique danoise sont coordonnées sur les programmes nationaux, la part de la France retombant à zéro. Cette évolution est parallèle à celle de la part de l’assistance technique coordonnée de l’ensemble des bailleurs qui est passée de 15 à 50% entre les deux enquêtes. Forte baisse des indicateurs 5A et 5B (recours aux systèmes nationaux de GFP et de passation de marchés). L’indicateur 5A mesure l’utilisation faite par les donneurs des trois composantes du système national de GFP, à savoir : le système d’exécution du budget, le système de reddition des comptes et le contrôle financier. L’indicateur 5B mesure l’utilisation du système de passation des marchés par les donneurs114. Par rapport à 2005, les bailleurs au Niger n’ont pas plus utilisé le système national de GFP en 2007 (moyenne inchangée de 26%). La tendance se renverse même en ce qui concerne la passation des marchés (chute de 49 à 37% en moyenne). Au niveau des DPE, ce revirement de tendance est encore plus prononcé, l’affaire MEBA ayant renforcé le manque de confiance entre le gouvernement Nigérien et les bailleurs. Tableau A8.2 : Pourcentage de l’aide allouée au secteur public passant par le système de GFP (en%)115 Année 2005 2007 Belgique 12 0 CE 21 22 Danemark 1 0 France 32 0 DPE 17 6 Bailleurs 27 26 Tableau A8.3 : Utilisation du système de passation des marchés (en%)116 Année 2005 2007 Belgique 46 47 CE 62 22 Danemark 100 31 France 82 52 DPE 73 38 Bailleurs 49 37 Stabilité de l’indicateur 6 (réduction du nombre d’unités parallèles de mise en œuvre des projets en dehors des structures existant dans un pays). L’indicateur 6 recense le nombre d’unités de mise en œuvre parallèles, le terme « parallèle » renvoyant à toute unité créée en dehors des structures institutionnelles nationales existantes chargée de la gestion quotidienne et de la mise en œuvre des projets et programmes financés par l’aide. L’objectif de la Déclaration de Paris est de réduire de deux tiers, d’ici 2010, le nombre d’unités parallèles (1832 à 611 unités). Pour le Niger, l’objectif est de réduire ce nombre à 17117. On constate une relative stabilité du nombre d’unité de gestion parallèles depuis 2005. Le nombre d’unités de gestion utilisées par les DPE reflètent leur tendance à avoir recours (ou pas) à des systèmes de GFP plus ou moins intégrés. Tableau A8.4 : Nombre d’unités de gestion parallèles de mise en œuvre de projets en dehors des structures existant au Niger (unité)118 Année Belgique CE Danemark France DPE Bailleurs 2005 5 13 2 4 24 52 2007 nd119 0 13 7 nd 47 Première (bonne) notation complète DPE pour l’indicateur 7 en 2007 (prévisibilité de l’aide). Cet indicateur de résultat reporte le rapport des versements enregistrés par l’administration d’un pays 114 Source : OCDE op. cit. p. 8. Source : OCDE op. cit. tableau 3. 116 Source : OCDE op. cit. tableau 3. 117 Source : OCDE op. cit. p. 9. 118 Source : OCDE op. cit. tableau 3. 119 Pas d’information quant au nombre d’unités de gestion pour la Belgique (cela ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas). 115 Rapport final – Annexe 8 137 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 partenaire sur les versements programmés par les donneurs dans ce pays partenaire. L’objectif de la Déclaration de Paris est de réduire de moitié d’ici 2010 la part de l’aide dont le versement n’est pas effectué au cours de l’exercice budgétaire prévu. Pour le Niger, l’objectif est placé à 87%120. Stabilité de l’indicateur 8 (poursuivre le progrès en matière d’aide non liée). L’objectif de la Déclaration de Paris est de poursuivre le progrès sur le déliement de l’aide publique au développement des pays les moins avancés. En 2007 comme en 2005, 84% de l’aide au Niger est non liée. Selon le rapport de l’OCDE, L’objectif est de recenser les partenaires qui pratiquent encore l’aide liée au Niger et de négocier avec eux un déliement progressif de l’aide121. Stabilité de l’indicateur 9 (objectif de 66% de l’aide fournie dans le cadre d’approches fondées sur des programmes)122. Contrairement à la dynamique générale d’augmentation de la part de l’aide versée dans le cadre d’approche programme123, (le ratio est passé de 31% en 2005 à 49% en 2007 pour l’ensemble des bailleurs partie à l’exercice), celle des DPE est restée quasi constante (20% en 2005, 21% en 2007). Cette constance est due à la forte augmentation du volume de l’aide communautaire versée dans le cadre d’approche programme, compensée par une réduction du montant du soutien budgétaire octroyé par la Belgique et par la France qui ont tous deux supprimés ce type d’appui, et par le fait que les montants de l’aide programme hors aide budgétaire octroyés par la Belgique ont été divisés par deux (6 millions USD en 2005 contre 3 en 2007). Tableau A8.5 : Part de l’aide versée dans le cadre d’approche programme (en%)124 Année 2005 2007 Belgique 51 13 CE 6 25 Danemark 4 0 France 31 20 DPE125 20 21 Bailleurs 31 49 Faible hausse de l’indicateur 10.a (objectif de 40 % des missions des donneurs sur le terrain effectuées conjointement)126. La part des missions des DPE coordonnées avec l’ensemble des bailleurs a augmenté entre 2005 et 2007, passant de 11% à 15,5% alors la tendance générale était à la diminution (21% de missions coordonnées pour l’ensemble des bailleurs en 2005, 18% en 2007). Néanmoins seule la France a vu sa part de missions coordonnées augmenter (3% en 2005, 20% en 2007) du fait de la réduction du nombre total de missions effectuées (29 en 2005, 10 en 2007). La part des missions coordonnées des trois autres DPE a elle diminué de plus de moitié. Tableau A8.6 : Part de missions coordonnées (en%) Année 2005 2007 Belgique 100 25 CE 15 8 Danemark 33 10 France 3 20 DPE127 11 15,5 Bailleurs 21 18 Forte baisse de l’indicateur 10.b (objectif de 66% des travaux analytiques par pays effectués conjointement). Enfin, de même que pour l’ensemble des bailleurs, la part d’analyses coordonnées a fortement diminué, passant de 100% à 44% entre 2005 et 2007. La Belgique et le Danemark ont augmenté le nombre total de travaux d’analyses sans augmenter le nombre de travaux coordonnés. Cet indicateur porte toutefois sur un nombre assez limité d’études. 120 Source : OCDE op. cit. p. 10. Source: OCDE op. cit. p. 11. 122 Id. tableau 40-6 123 L’enquête de suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris y inclut l’aide budgétaire 124 Source : OCDE op. cit. tableau 40.6 125 Sauf Luxembourg 126 Source : OCDE op.cit tableau 40.7 127 Sauf Luxembourg 121 Rapport final – Annexe 8 138 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Sur le terrain, on observe : Que la complémentarité des interventions n’est pas un critère déterminant dans la sélection des interventions. Une augmentation du nombre d’instances de coordination sectorielles autour des cadres stratégiques définis par le gouvernement nigérien. On pensera notamment aux PDS, PDE, DNPGA et au cadre de concertation mis en place par le Ministère de l’Hydraulique. Deux exceptions toutefois sont à relever : l’absence de cadre de coordination dans les secteurs de l’artisanat et de la culture. Mais un degré d’harmonisation réelle encore faible, principalement en ce qui concerne le choix des instruments mobilisés et les canaux d’attribution de l’aide (voir QE 9). Harmonisation dans les secteurs focaux Développement rural La période 2000-2008 a vu se renforcer la coordination des interventions des DPE, particulièrement au sein du DNPGCA dont sont membres quatre DPE et qui constitue un modèle d’harmonisation et de coordination déjà ancien. La logique d’harmonisation dans le cadre de la SDR n’est pas aussi avancée ; chaque DPE conserve son autonomie dans le choix des instruments mobilisés et des canaux d’acheminement de l’aide. Santé Après 2004, la mise en place du PDS a facilité l’alignement des politiques. En ce qui concerne l’harmonisation des instruments, celle-ci n’est qu’en demi-teinte, trois modalités d’interventions différentes étant choisies par les cinq DPE128. De plus les interventions des Nations-Unies ne s’alignent pas sur le PDS. Eau et assainissement L’ensemble des DPE se coordonne autour du cadre de concertation établi entre le Ministère de l’Hydraulique et les PTF. Néanmoins, si les quatre DPE bilatéraux ont tendance à se rapprocher des procédures nationales, la CE conserve ses propres procédures d’intervention. A8.4.2. La combinaison des interventions des DPE ne semble pas apporter de valeur ajoutée visible (J4.2) L’expérience des interventions des DPE passée en revue montre que si les interventions des DPE ne sont pas conçues au départ dans une optique de complémentarité, leur effet combiné peut être une source d’incohérences plutôt que de synergies. La région de Dosso en fournit une illustration dans le cas des constructions scolaires effectuées selon des normes différentes selon le partenaire impliqué et où parmi les PTF présents sur le terrain, seul le PRADEB établissait des liens soutenus avec les autorités régionales pour le choix et la supervision des travaux à réaliser. Les projets EBN, PRADEB et Soutéba ont coexisté, mais sans créer de synergie. Dans le cas de l’ABS ciblée en éducation, les dissensions entre les partenaires quant au règlement de l’affaire MEBA montrent aussi que l’action combinée des PTF peut être source de lourdeurs supplémentaires, et que les différentes procédures des PTF face au versement des fonds, qui se superposent aux normes nationales, constituent une source supplémentaire d’incohérences face aux défis du secteur. A8.4.3. Les interventions des DPE par secteur ne sont pas contradictoires (J4.3) 128 La France et la Belgique ont opté pour un appui sectoriel, la CE pour l’appui budgétaire et le Danemark et le Luxembourg via les organes des Nations-Unies. Rapport final – Annexe 8 139 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 La mission n’a pas relevé de signes de contradiction majeurs entre les interventions des DPE à l’exception de la décision d’octroyer ou non un appui sous forme d’aide budgétaire. En effet, en ce qui concerne l’aide budgétaire globale (ABG), les DPE utilisent les mêmes critères d’éligibilité mais n’en tirent pas les mêmes conclusions. La CE a accepté de financer de l’ABG alors que les autres DPE ont refusé en raison des conditions actuelles de gouvernance financière. Dans les autres secteurs on peut, dans certains cas particuliers, parler d’approches indépendantes et différentes, comme dans le secteur transport où la CE s’appuie sur la CAFER, l’AFD sur les comités locaux d’entretien et le Luxembourg sur une combinaison des deux approches pour l’entretien des pistes rurales. Néanmoins, l’approche projet développée dans le secteur de l’éducation, surtout quand elle se traduit par des interventions de différents DPE dans une même zone géographique, est porteuse de contradictions potentielles. Rapport final – Annexe 8 140 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.5. Q5. PERTINENCE DE L’AIDE BUDGETAIRE Durant la période sous revue, dans quelle mesure le contexte du Niger a-t-il justifié une intervention sous forme d’aide budgétaire ? La remise de dette et la politique macro-économique du Niger ont permis d’améliorer sa stabilité macro-économique. Néanmoins, les ressources budgétaires du pays restent insuffisantes pour financer la mise en œuvre de la SRP et de la SDRP. Les DPE appliquent les mêmes critères d’évaluation de l’opportunité d’une Aide Budgétaire Générale au Niger. Mais les conséquences qu’ils en tirent sont très différentes : seule la CE estime que l’engagement du Niger pour accroître la fiabilité et la transparence de la gestion des finances publiques permettent la mise en œuvre d’une aide budgétaire générale. Les autres DPE lui préfèrent des instruments d’aide budgétaire sectorielle ou d’aide projet. A8.5.1. La politique macro-économique du Niger a permis d’instaurer un cadre macro-économique stable mais n'a pas créé les bases d'une croissance forte et pérenne (J5.1 et J5.2) Le maintien d’une relation suivie avec le FMI témoigne de la stabilité macro-économique du Niger dans la période 2000-2008 (ce maintien a toutefois nécessité une extension de la durée du programme 2000-2003 à 2000-2004). Les améliorations constatées dans ce domaine résultent : De l’amélioration du risque d’insoutenabilité de la dette129. De l’absence d’accumulation d’arriérés depuis 2000130. De la progression des dépenses d’investissement malgré le fait qu’elle reste faible131. De la maîtrise de la masse salariale sur la période 2000-2008132 bien que la forte croissance des transferts en 2006 et 2008 peut faire craindre un reclassement de certaines dépenses de personnel. De l’amélioration de la pression fiscale à compter de 2006133 bien que cette dernière reste faible. Les trois premiers facteurs résultent au moins partiellement d’appuis budgétaires consentis par différents PTF dont la CE. L’appui budgétaire a probablement contribué à l’amélioration de la 129 L’évaluation de la soutenabilité de la dette menée par le FMI fin 2007 montre que le risque d’insoutenabilité (tel que défini par cette institution) est modéré. 130 D’après le TOFE, le Niger n’accumule pas d’arriérés depuis 2000, mais réduit au contraire progressivement son stock d’arriérés. Depuis que le Niger bénéficie de la réduction de dette au titre de l’IADM, l’endettement extérieur ne constitue plus la priorité de la politique économique. 131 La part des dépenses d’investissement financées par ressources propres sur le budget national était très faible en 2000 : 7,9%. Elle a sensiblement progressé depuis, et dépasse 20% pour les années 2005 à 2007, avant d'atteindre 38,3% en 2008. 132 Telle qu’elle apparaît au TOFE, la masse salariale a été relativement bien maîtrisée. Elle est passée de 78,9 millions EUR en 2000 à 96 millions EUR en 2005, 103,6 en 2006, 109,7 en 2007 et 128 en 2008. En pourcentage des recettes, la réduction est très sensible (la masse salariale représentait 47% des recettes fiscales en 2000, et seulement 19% en 2008). 133 Elle a progressé sensiblement en 2006 (13%), en 2007 (15,2%) et en 2008 (18,4%). Rapport final – Annexe 8 141 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 gestion macro-économique du Niger en fournissant une incitation supplémentaire à respecter les conditions des programmes passés avec le FMI tant au titre de la FRPC que dans le cadre des réductions de dette. Pourtant, en 2008, la Commission de l’UEMOA a demandé au gouvernement du Niger de revoir son programme pluriannuel de convergence de manière à mieux en respecter les critères. L'impact sur la croissance (et par conséquence sur la réduction de la pauvreté) reste toutefois fragile. Une conjoncture internationale défavorable aux exportations ainsi qu’un changement du caractère concessionnel du financement de la dette pourraient remettre en cause la soutenabilité de la dette. L'économie nationale reste dominée par le secteur agricole fortement dépendant des conditions climatiques. Le secteur minier n'exerce pas d’effet d'entraînement susceptible de relever les taux de croissance nécessaires pour améliorer les conditions de vie, compte tenu du taux d'accroissement élevé de la population. L’appréciation de la pertinence de l’aide budgétaire serait incomplète si elle ne faisait pas directement référence au contexte économique de développement du Niger. En effet, l’amélioration du cadre macro-économique nigérien prend place dans un contexte économique favorable. Sur la période 2001-2005, la croissance économique atteint à 4,5%. La baisse de la croissance confirmée en 2007 est trop récente pour peser sur le cadre macro-économique pendant la période d’évaluation. La hausse de la pression fiscale résulte également de la conjoncture favorable avec l’accroissement du prix de l’uranium, la renégociation avec AREVA et le paiement anticipé des droits de prospection pétrolier. Il faut toutefois noter que l’année 2008 n’est sans doute pas représentative, en raison du montant des recettes non fiscales exceptionnelles, constituées en grande partie d'un paiement d'une prime exceptionnelle à la signature du contrat de partage de la production (CPP) de pétrole avec la Société nationale chinoise d’exploration et de développement pétrolier et gazier (CNODC). En 2007, les rentrées non fiscales ont été bonnes, en particulier en raison de la cession d’une licence de télécommunications. D’un point de vue général, la croissance économique nigérienne reste très instable, en raison de l’importance du secteur rural dont la croissance est dépendante des conditions climatiques. Par ailleurs, l’amélioration de la capacité d’autofinancement du Niger constatée en fin de période repose essentiellement sur une conjoncture favorable à l’exploitation des ressources naturelles. L’analyse montre une amélioration du cadre macro-économique. L’appui budgétaire a certes contribué à cette amélioration, mais elle reste fortement imputable à une conjoncture favorable. Malgré cette amélioration, le cadre macro-économique du Niger reste fragile. A8.5.2. Les ressources financières identifiées sont insuffisantes pour permettre la mise en œuvre de la SRP et de la SDRP (J5.3) La SDRP 2008-2012 a été validée par les bailleurs lors de la Conférence des bailleurs de fonds qui s'est tenue du 25 au 26 octobre 2007 à Bruxelles. Cette validation a pour conséquence de reconnaitre la SDRP comme l’unique cadre de référence des interventions menées par la coopération internationale (à la fois bilatérale et multilatérale) au Niger. La SDRP décline la politique économique en stratégies sectorielles, dotées d’actions concrètes, d’objectifs et d’indicateurs de suivi. L’outil qui devrait permettre la mise en œuvre des stratégies sectorielles identifiées dans la SDRP est le Programme d’actions prioritaire (PAP). La SDRP constitue une stratégie ambitieuse de développement. Sa mise en œuvre est fortement handicapée par l’instabilité du cadre macro-économique. En termes de gestion des finances Rapport final – Annexe 8 142 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 publiques, le taux de pression fiscale est faible tandis que le recouvrement des recettes reste aléatoire. L’amélioration observée de la pression fiscale à compter de 2006 résulte essentiellement d’une conjoncture internationale favorable134. De plus, l’allègement de la dette multilatérale au titre de l’IADM contribue à l’amélioration du cadre macro-économique global. Par ailleurs, selon les calculs des auteurs de la SDRP, l’atteinte des objectifs de la SRP nécessite des taux de croissance ambitieux : Taux de croissances nécessaires à l’atteinte des objectifs de la SDRP 2007135 1. Croissance économique de 7% en moyenne sur la période 2008-2012. 2. Croissance de la production dans le secteur agriculture de 8,7% en moyenne annuelle. 3. Croissance de la production dans le secteur élevage de 4,2 % en moyenne annuelle. 4. Croissance de la production dans le secteur forêt et pêche de 4,5 % en moyenne annuelle. 5. Croissance du secteur minier moderne de 8,9% par an. 6. Croissance du secteur commerce et hôtellerie de 6,8% par an. 7. Croissance de l’industrie manufacturière moderne de 6,9 % par an. Ces taux parfois dépassés sur de courtes périodes, sont difficiles à tenir en moyenne sur 5 années consécutives, en raison de la grande instabilité de l’économie Conformément aux taux de croissance annoncés dans la SDRP, le cadrage macroéconomique et budgétaire estime les besoins financiers pour la mise en œuvre de la SDRP sur la période 20082012 à un montant global de 11,6 milliards EUR. Ces besoins seront financés à hauteur de 27,9% par les ressources internes et 72,1%136 par les ressources extérieures. Ces besoins sont très importants et dépassent largement la capacité de mobilisation des ressources de l’Etat nigérien. Tableau A8.7 : Recettes de l’Etat du Niger sur la période 2000-2008 en millions EUR (TOFE) 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 provisoire Moyenne période 167,7 202,6 245,1 238,7 264,8 287,9 376,9 470,8 662,3 324 En 2007, tel que recensé dans le TOFE, le montant total des recettes de l’Etat s’élève à 470 millions EUR. Dans l’hypothèse d’une projection optimiste de l’accroissement des recettes de l’Etat sur la période 2008 – 2012 reposant sur le montant estimé en 2008, le budget de l’Etat nigérien reste fortement insuffisant pour combler les besoins. A titre illustratif, le tableau suivant présente les informations137 sur l'aide budgétaire en 2000 et 2008. 134 Elle a progressé sensiblement en 2006 (13 %), en 2007 (15,2 %) et en 2008 (18,4%). Cette hausse résulte en partie de l’accroissement du prix de l’uranium, de la renégociation avec AREVA, et du paiement anticipé des droits de prospection pétrolier. Il faut toutefois noter que l’année 2008 n’est sans doute pas représentative, en raison du montant des recettes non fiscales exceptionnelles, constituées en grande partie d'un paiement d'une prime exceptionnelle à la signature du contrat de partage de la production (CPP) de pétrole avec la Société nationale chinoise d’exploration et de développement pétrolier et gazier (CNODC), filiale de la Société nationale chinoise des pétroles (CNPC). En 2007, les rentrées non fiscales ont été bonnes en particulier en raison de la cession d’une licence de télécommunications. 135 Tous les chiffres cités ici ont pour source le document de la SDRP 2007. 136 Source : Document de la SDRP 2007. 137 Enregistrées dans les différents documents communiqués aux consultants au cours de la mission d’évaluation. Rapport final – Annexe 8 143 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Tableau A8.8 : Aides budgétaires recensées par PTF 2000 - 2008 Montants en millions EUR Aide budgétaire par PTF (y compris FMI) Aide budgétaire par PTF 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 provisoire 84,6 97,5 122,3 108,8 77,4 95,2 65,5 86,1 67,8 72,8 85,5 98,7 88,2 67,2 81,2 58,7 77,4 50,4 Prêts 40,1 46,3 67,3 50 26,8 22,5 30,2 35,3 0,0 Banque Mondiale BAD Autres : OPEP Fund, BOAD Subventions France Belgique Autres bilatéraux Banque Mondiale Union Européenne 40,1 46,3 41,4 8,2 34,4 15,4 22,2 4,6 22,5 0,0 20,1 10,1 20 10,7 0,0 0,0 4,7 0,0 59,4 10,5 2 2 19,7 25,3 8,4 FMI 17,5 32,8 15,2 11,1 1,7 39,2 12,2 0,0 31,4 9,1 6,2 38,2 10,1 2,4 4,7 26,8 16,1 25,7 11,9 12 23,5 20,6 40,4 7 0,0 5 38,5 11,4 28,5 2,4 28,3 6,7 9,4 31,1 1,3 0,0 24,7 42 8,5 0,0 0,0 18,4 15,1 10,2 14 6,9 8,7 Source : Estimations de la mission à partir de divers rapports du FMI et du Secrétariat Permanent de la SRP, des renseignements obtenus auprès des PTF, ainsi que de la base de données du groupe OCDE/DAC. Les totaux des AB de ce tableau ne correspondent pas toujours aux montants inscrits dans le TOFE, illustrant le problème de circulation des informations entre les PTF et le gouvernement. A8.5.3. Le système de gestion des finances publiques comporte des faiblesses en termes de fiabilité et de transparence (J5.4) Les données statistiques remises tant par le MEF que par les DPE concernent essentiellement les dernières années. L’évaluation a permis de mettre en évidence les éléments suivants : Ces données sont pour la plupart incohérentes avec les données globales disponibles sur les flux d'aide extérieure. Ce constat permet de souligner que l’aide budgétaire n’est pas gérée de façon coordonnée par les PTF. Ce facteur contribue à émettre des doutes sur l’existence d’un climat de confiance. Ce constat est établi à partir des échanges menés entre les PTF et les experts sectoriels du secteur macro-économique dans le cadre de la mission de terrain au Niger. Ce constat est également étayé à travers l'impact qu'a eu l'affaire MEBA auprès des partenaires financiers au Niger. En effet, la principale conséquence de l’Affaire MEBA réside dans le fait que, depuis qu’elle a eu lieu, le PDDE n’a jamais réussi à fonctionner normalement. Les détournements des fonds du PDDE révélés en 2006 par l’affaire MEBA a contribué à renforcer le manque de confiance entre le gouvernement et les partenaires. Ce sentiment est renforcé par l’évaluation des finances publiques du Niger réalisée en 2008 selon la méthodologie PEFA, qui démontre d’importantes faiblesses dans la gestion (quoique cette évaluation ne soit pas significativement plus mauvaise que celle des pays comparables de la région)138. Une faible note est attribuée au critère de « Transparence des relations budgétaires intergouvernementales » ainsi qu’aux systèmes de contrôle interne et externe et de suivi des finances publiques de l’Etat nigérien. Les bailleurs attendent également beaucoup du gouvernement sur le plan de la réforme des finances publiques. Les bailleurs ont tendance à estimer que les résultats attendus ne se sont pas encore concrétisés, tant sur le plan des réformes du secteur public que sur celui de la réduction de la pauvreté. 138 La comparaison des évaluations PEFA fait apparaître trois groupes : le Mali et le Burkina Faso se détachent nettement. Un groupe moyen comprend le Niger, le Bénin et le Sénégal. La Gestion des finances publiques de la Côte d’Ivoire apparaît problématique, mais plusieurs éléments n’ont pu être notés. Rapport final – Annexe 8 144 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 En refusant de valider le PEFA, la partie nigérienne a montré un manque préoccupant de volonté de faire avancer le dossier de l’amélioration de la gestion des finances publiques. Ces éléments nous permettent d’affirmer, en dépit des efforts réalisés dans le domaine de la gouvernance, que le système de gestion des finances publiques comporte des faiblesses importantes en termes de fiabilité et de transparence. Cependant, un dialogue politique avec le partenaire est possible. De fait, l’aide budgétaire constitue un risque réel pour les DPE et confirme que l’enjeu de la gouvernance financière constitue la contrainte principale, s’opposant au développement de ce type d’approche. Malgré le déficit budgétaire important, la plupart des DPE renoncent donc à pratiquer l’ABG au profit de certaines opérations d’aide ciblée (France), de la contribution à des fonds communs sectoriels extrabudgétaire (France, Belgique) ou au financement de projets. Rapport final – Annexe 8 145 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.6. Q6. EFFICACITE DE L’AIDE DES DPE Dans quelle mesure les résultats attendus ont-ils été atteints au niveau sectoriel ? La mesure de l’efficacité de l’aide affichée par la Déclaration de Paris est peu opérationnalisée : que ce soit en début ou fin de période, le suivi reste très largement orienté sur les moyens plutôt que sur les résultats. Peu d’informations permettent de juger des effets des interventions auprès des populations. Les principaux résultats observés relèvent du renforcement institutionnel, avec une structuration progressive de la concertation Niger-bailleurs autour de stratégies communes (développement rural, santé, hydraulique) et l’appui à la définition de telles stratégies (artisanat, culture). Néanmoins, les faibles capacités locales constituent toujours une limite à ces avancées. Les résultats apparaissent beaucoup plus mitigés concernant la fourniture de services auprès des populations cibles. La fragilité chronique du pays n’explique pas toutes les difficultés. Les secteurs sociaux mettent l’accent sur la quantité au détriment de la qualité des services (les indicateurs OMD influencent notamment cette tendance dans l’éducation). Les secteurs infrastructurels éprouvent des difficultés à financer la maintenance des équipements. D’autres secteurs présentent des ambitions élevées sans moyens associés (artisanat, jeunesse). L’efficacité des interventions réalisées sur une longue période dans un pays exposé aux crises est difficile à apprécier. Elle varie d’une intervention à l’autre et d’un secteur à l’autre. Une perception d’ensemble est résumée ci-dessous. Les annexes fournissent une réponse nuancée à cette question. A8.6.1. Une évolution contrastée du suivi des moyens vers le suivi des résultats La rareté des études de base (situation de départ) ainsi que la faible disponibilité des données de suivi et d’évaluation en début de période traduisent le fait que la mesure d’efficacité de l’aide (analyse des résultats et pas seulement des réalisations) est une préoccupation récente. Alors que l’éclairage par les résultats est progressivement rentré dans le discours des bailleurs et du gouvernement nigérien, notamment sous l’influence de la Déclaration de Paris (2005), sa traduction opérationnelle dans les systèmes de suivi des interventions est observée en fin de période. Cette tendance générale n’a pas la même intensité selon les secteurs. Ainsi, en matière de développement rural, l’essentiel des projets connaissent des difficultés à mettre en place un dispositif opérationnel de suivi-évaluation ; leurs cadres logiques ne comprennent pas d’IOV quantifiés ou/et ne renseignent pas la situation de référence permettant d’apprécier l’efficacité et l’impact. Les évaluations finales ne donnent généralement que des appréciations qualitatives des effets des interventions. L’analyse des études de cas montre également que pour la plupart des interventions lancées au début des années 2000, l’information est parcellaire et parfois difficile à obtenir, faute de mémoire corporative. Les témoins, tant du Rapport final – Annexe 8 146 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 côté des DPE, ONGs que de la partie nigérienne, ne sont plus en place ou ont changé de position139. Dans le cadre de la SDR, l’équipe d’évaluation a constaté à quel point les informations étaient incomplètes, peu fiables, parfois même fausses ou non stabilisées. Dans l’idéal, un suivi des indicateurs de résultats définis dans la SRP aurait permis d’établir une passerelle entre le passé (période 2001 à 2006) et les dépenses programmées à moyen terme dans le cadre de la Stratégie de Développement Rural. Or c’est pour le moment impossible, le suivi de la stratégie étant au stade du démarrage. De plus, ce suivi est rendu complexe du fait que le contour des programmes et des sous-programmes ne correspond que très rarement au contenu des conventions de financement passées pour la période étudiée avec les bailleurs de fonds. L’actualisation et l’enrichissement de la base informationnelle de la stratégie de développement rural devrait constituer une priorité pour avancer vers une approche axée sur la gestion des résultats140. Le système de suivi des effets des interventions des DPE en matière sanitaire montre une évolution positive en fin de période. Les évaluations se structurent progressivement selon un canevas pertinence-efficacité-efficience-durabilité, parfois assorti d’une évaluation des aspects transversaux. En outre, le PDS dispose d’un système de suivi-évaluation validé par l’ensemble des PTF impliqués dans le programme141. Néanmoins, le jugement quant à l’efficacité de ces interventions reste limité par plusieurs facteurs : La conception parfois trop dense des cadres logiques des interventions, qui peuvent intégrer un nombre pléthorique d’indicateurs dont les objectifs sont souvent non quantifiés (à l’exception du projet VIH/SIDA exécuté par CARE sur financement danois) et trop orientés sur les réalisations ou processus au détriment des effets. La faiblesse des systèmes de suivi-évaluation mis en place au sein de la plupart des interventions durant leur exécution (les projets belges et luxembourgeois font exception). De plus, la complétude des tableaux de bord de suivi des indicateurs du PDS souffre des insuffisances d’un système national d’information sanitaire lourd et peu opérationnel, ainsi que du manque de fiabilité des données démographiques. Cependant, le MSP fourni un effort important pour collecter et publier les données relatives aux indicateurs retenus dans le système de suivi-évaluation. Le nombre relativement limité d’évaluations externes à mi-parcours ou finales des interventions, limitant considérablement l’information quant à l’évolution des indicateurs sanitaires et a fortiori quant à l’atteinte des objectifs142. Dans le cas des services sociaux de santé et d’éducation, le suivi des résultats est entravé par un débat relatif à la valeur du dénominateur portant sur l’évolution démographique. Dans le secteur de l’éducation, les mécanismes de suivi du PDDE permettent la mise à jour des informations de gestion et l’élaboration de plans d’action annuels sur la base des informations relevées par une revue annuelle conjointe. Toutefois, dans le cas de l’ABS ciblée, ce processus a été de peu d’utilité puisque ce fonds a été non fonctionnel entre 2005 et 2008. A l’échelle des 139 De plus, les interlocuteurs rencontrés présentent une tendance naturelle à relater la coopération des années les plus récentes ou leurs préoccupations actuelles, tendance renforcée par le turn-over du personnel de coopération qui n’a connu que la toute dernière partie de la période évaluée. 140 Ces éléments sont développés sous la question d’évaluation 11 (principes de gestion axée sur les résultats et de redevabilité mutuelle). 141 La tendance générale des PTF impliqués dans le secteur de la santé tend vers l’adoption du système de suivi-évaluation du PDS, en tant que système de référence d’appréciation de l’évolution des performances du système national de santé et des résultats en matière d’amélioration de la santé des populations. 142 Au sein des études de cas étudiées, le recensement des évaluations de projets achevés est le suivant : France 1 évaluation sur 7 interventions, Belgique 3 sur 4, Luxembourg 1 sur 1, CE 0 sur 2 (1 rapport de monitoring), Danemark 0 sur 4. Seules 2 interventions (Belgique, Luxembourg) ont donné lieu à une évaluation externe finale, et 3 interventions ont donné lieu à des évaluations externes à mi-parcours. La CE pratique le monitoring externe. Rapport final – Annexe 8 147 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 projets étudiés, le recours quasi systématique aux avenants semblerait valider une adaptation des interventions sur base de l’information reçue en cours de mise en œuvre. Toutefois, ces avenants ont essentiellement visé une révision du montage institutionnel du projet ou de sa durée, c'est-àdire des décisions portant sur des questions d’efficience et très peu liées aux questions d’efficacité, c’est-à-dire de résultats. En matière de transport, les indicateurs associés au niveau d’atteinte des résultats attendus, des objectifs spécifiques et des objectifs globaux sont rarement définis avec précision. Ceci affaiblit leur rôle de guide pour l’action des opérateurs et d’appui au pilotage par les résultats. Quand bien même ces indicateurs seraient clairement définis, l’absence de données rend leur évaluation difficile143. A8.6.2. Des résultats contrastés mais majoritairement positifs en matière institutionnelle Développement rural : des avancées dans la structuration du secteur (SDR, commissions foncières, DNPGCA), partiellement compensées par la faiblesse des capacités locales Les appuis institutionnels au développement rural ont favorisé l’élaboration de stratégies liées au développement rural et la dynamisation de cadres de concertation (SDR) et de coordination (DNPGCA). Cette dynamique est toutefois partiellement compensée par le faible développement des capacités au sein des services appuyés. L’appui institutionnel correspond aux cinq lignes d'intervention prioritaires reprises dans la SDR : renforcement des OP, accès des acteurs ruraux à l'information et à la formation, renforcement des systèmes d'information sur le secteur rural, renforcement de la participation et de la coordination institutionnelle entre tous les acteurs, amélioration des capacités des administrations impliquées. L’efficacité de ces activités est assez variable : limitée dans le secteur rizicole144, meilleure dans d’autres domaines. Ainsi, en appuyant la politique nationale à travers le code rural et les structures décentralisées (commissions foncières), les DPE ont participé à la prévention des conflits entre usagers. Le Niger doit en effet gérer une pression foncière croissante, ce qui augmente la fréquence et la gravité des conflits entre cultivateurs et éleveurs : la baisse de la pluviométrie pousse les éleveurs toujours plus au sud et la forte croissance démographique pousse les cultivateurs à coloniser les terres de parcours. Les espaces naturels et les jachères se sont considérablement réduits. Dans ce contexte, les DPE ont contribué dans leurs zones d’intervention à réduire cette pression et à restaurer des terres pour les productions agro-sylvo-pastorales. Le DNPGCA, conçu pour anticiper et répondre à des crises alimentaires endogènes et localisées, a été critiqué pour sa gestion de la crise alimentaire et nutritionnelle de 2004/05. L’ampleur de cette crise a été largement conditionnée par des effets de marché induits par la situation économique au Nigéria. Cette remise en question a été bénéfique au vu de l’élan donné au renforcement des 143 Ce constat est confirmé par la lecture du Document de Stratégie Pays & Programme Indicatif National (2008 – 2013), de la Commission Européenne, qui mentionne : « Il est actuellement trop tôt pour évaluer l’impact de la Stratégie Nationale des Transports Routiers ». 144 Le secteur rizicole nigérien connaît des faiblesses structurelles qui ne permettent pas à la production nationale (42 000 t de riz par an) de concurrencer les importations commerciales (203 000 t en 2002, 150 000 t en 2003 et 2004,300 000 t en 2005 et 162 500 t en 2006). L’objectif du programme PAFRIZ était d’accroître la rentabilité de la production rizicole et assurer la pérennité des aménagements en testant sur le terrain de nouveaux modes d’appui et de gestion des périmètres. Après cinq ans de mise en œuvre, les impacts durables du PAFRIZ sont toujours peu visibles La faible performance du secteur privé (opérateurs transformateurs de riz, structures financières décentralisées) devant soutenir la filière a été un facteur limitant la viabilité de la filière. Le PAFRIZ n’a pas réussi à s’imposer comme un partenaire incontournable de la filière riz. Rapport final – Annexe 8 148 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 systèmes d’information (tant national que régional) et de gestion des crises (augmentation des moyens d’intervention, de la capacité de pilotage et de suivi) et à la coordination entre tous les acteurs (définition d’un plan de contingence, accroissement du nombre de partenaires de l’accord-cadre, régularité des rencontres de concertation). Le DNPGCA est considéré comme un des plus fonctionnels de la sous-région et a rallié nombre de partenaires depuis 2005. Il a renforcé ses moyens d’action, sa capacité de pilotage et de mise en œuvre. Cependant, on constate une multiplication d’intervenants (parfois avec des procédures ou des méthodologies spécifiques), d’initiatives stratégiques ou de fonds impliqués qui constituent autant de facteurs risquant d’affaiblir l’efficacité du DNPGCA. Le professionnalisme des Institutions de Micro-Finance est encore insuffisant145 : outils de gestion et d'information insuffisants, qualification du personnel technique insuffisant, organes statutaires n'assurant pas leur rôle en terme de gestion, de contrôle-inspection et de prise de décision, capacité de financement limitée par le faible niveau de mobilisation de l'épargne, mauvaise politique de développement telle que la tendance à l'extension des activités, plutôt qu'à la consolidation des structures existantes. Un examen rétrospectif montre que le PDSFR a évolué dans un contexte particulièrement difficile ayant joué négativement sur son efficacité et particulièrement sur sa composante « Consolidation, professionnalisation et développement des SFD ». On note néanmoins de nets progrès au niveau institutionnel, cadre de concertation, stratégie nationale et diagnostics146. Eau et assainissement : un appui au processus de décentralisation et une évolution vers l’approche programme Le Ministère de l’Hydraulique et les PTF se réunissent régulièrement à l’échelon national. Les DPE s’intègrent dans la stratégie nationale et tendent à se diriger vers l’approche programme. Au niveau des régions, les projets examinés appuient tous la décentralisation. Sauf en hydraulique urbaine, les projets comptent, parmi leurs objectifs, le renforcement des capacités et compétences des cadres nationaux, régionaux et communaux, voire au niveau des communautés. À cet égard, les projets ont donné lieu à de nombreuses activités de formation et de renforcement des capacités. Les efforts en ce sens devront soutenir les efforts déployés pour assurer la réfection des points d’eau déjà existants, compte tenu du défi que pose le nombre élevé d’installations défectueuses ou inopérantes. Culture et médias Le FSP Jeux de la Francophonie a directement contribué à la mise à niveau des infrastructures et des équipements accueillant les 5èmes Jeux. Il a également permis un transfert de technologie et d’expertise (formation) dans les secteurs des sports de la jeunesse et de la culture. L’effet de consolidation des entreprises culturelles nigériennes reste limité. L’assistance apportée dans le cadre de l’appui à l’IFTIC a effectivement permis la formation directe de professionnels nigériens et l’appui aux capacités de l’IFTIC. Il n’est pas possible de confronter ces résultats aux objectifs initiaux de l’intervention, faute de cibles quantitatives fixées à son lancement. 145 Il n’existe toujours pas un dispositif global de contrôle du secteur qui reposerait sur un contrôle interne, un audit externe et la supervision de la CSSFD. La création de l’agence de régulation prévue à cet effet, tarde à se concrétiser. 146 Certains projets ont atteint leurs objectifs : L’ADDR (projets MMD, PPFME et PASFR) : les groupements féminins d'épargne et de crédits MMD, inspiré de la tontine traditionnelle sont opérationnels et performants. Le PASFR a réalisé tous ses objectifs opérationnels et atteint les résultats attendus pour sa période de mise en œuvre (juillet 2003 à juin 2006). Un Fonds de dotation pour le PPFME a permis d’atteindre très rapidement les résultats attendus dès la première année de mise en œuvre et de créer les conditions de viabilité institutionnelle, viabilité économique et financière et de viabilité sociale. Rapport final – Annexe 8 149 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Artisanat : un appui à la structuration de la politique nationale, sans visibilité quant aux moyens disponibles pour sa mise en œuvre LuxDev (projet DANI), la CE (projet SYRENE) et l’Allemagne (intervention de DED auprès de la fédération des Artisans du Niger - FNAN) ont contribué financièrement à la réalisation d’études portant sur les forces et faiblesses et la structuration du secteur. L’appui soutenu de DANI a en particulier permis une certaine visibilité du métier, jusque là dévalorisé au Niger. De manière plus directe, DANI a appuyé la formation des cadres de la Direction de la Promotion de l’Artisanat (DPA) en gestion du personnel et planification. La DPA travaille actuellement à un Programme de développement de la micro et petite entreprise artisanale, destiné à mobiliser les financements des PTF147. En complément de l’appui financier à la réalisation d’activités par le Ministère de l’Artisanat, l’appui de SYRENE s’appuyait sur le RESEDA. Outre ce GIE, aucune autre structure privée de mise en réseau des artisans utilitaires nigériens n'a vu le jour ; il s’agit d’un échec majeur du projet SYRENE, qui n’a pas réussi à développer le recours aux technologies développées par les structures de la micro entreprise d'artisanat utilitaire pour l'exécution de leurs activités. Santé : une structuration de la concertation, mais une capacité de pilotage du MSP limitée par l’absence de consensus autour des modalités du Fonds Commun extrabudgétaire Le rassemblement des PTF en général et des DPE en particulier autour du PDS présente un potentiel non négligeable de renforcement de la capacité centrale du MSP à piloter la mise en œuvre des stratégies sectorielles. La mise en œuvre du PDS s’appuie sur des espaces de concertation tels que le Cadre de Partenariat du PDS148. Tous les PTF y participent emmenés par le chef de file (Belgique). La Cellule d’Appui Institutionnel au MSP constitue un relais important entre le chef de file et le MSP. Le dialogue se concentre sur des questions de gestion plutôt que sur un dialogue autour des stratégies sectorielles, ce que désireraient la plupart des PTF. En outre, des cadres de partenariat régionaux se mettent progressivement en place, avec une intensité variable selon les régions. Enfin, les DPE ont contribué à aider le MSP dans l’élaboration des politiques sous-sectorielles (par exemple, cadre de contractualisation, stratégie nationale de sante de la reproduction, stratégie de renforcement du système de santé en cours d’élaboration). Mais il s’agit d’un processus en cours de développement qui n’a pas encore atteint tout son potentiel et se heurte principalement aux logiques internes des PTF. C’est le cas par exemple des agences des Nations Unies, dont le MSP déplore le non alignement des appuis à l’instrument de financement du PDS, le Fonds Commun extrabudgétaire. Ce facteur limite de manière considérable la capacité de pilotage du MSP. Le MSP juge la cohérence meilleure dans le volet bilatéral que dans le volet multilatéral (en référence entre autres avec la frilosité des agences des Nations Unies à rejoindre le financement du PDS) et affiche une volonté ferme de conserver le leadership du dialogue sectoriel freinant la mise en place de processus formels de concertation technique entre PTF. Education : sous-financement de la composante Développement Institutionnel du PDDE Les revues annuelles du PDDE de 2003 à 2008 ne font état d’aucun indicateur de suivi de son volet « Développement institutionnel » et éludent systématiquement cette composante des rapports. Le Rapport du MEN quant à l’exécution de la première phase du PDDE (2003-2007; rapport de juin 2007) souligne que « l’analyse des dépenses effectives du programme sur la période 2004-2006 fait apparaître un sur-financement de la composante Accès (85,3%) au détriment des composantes 147 Ce programme vise à faciliter la mutation de la micro et petite entreprise artisanale actuelle vers une entreprise formelle à travers les différentes composantes de la PNDA : fiscalité ; formation et technologie ; financement ; approvisionnement et commercialisation ; mécanismes institutionnels. 148 Incluant un Comite National de Sante (CNS, structure de décision) et un Comite Technique National de Santé (CTNS, structure technique). Rapport final – Annexe 8 150 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Qualité et Développement Institutionnel qui représentent respectivement 11,7% et 3% des dépenses globales ». Tout comme les interventions en matière de qualité, certaines activités du PDDE liées au Développement institutionnel et conduites par les DPE (gestion globale du système - carte scolaire - et gestion de proximité - appui aux comités de gestion d’école/COGES) ont connu des taux de réalisation faibles. A ce jour, le MEN ne dispose ni de carte scolaire, ni de ressources humaines au niveau central ou des inspections à même d’en assurer la mise en œuvre. A8.6.3. Des résultats beaucoup plus mitigés concernant la fourniture de services auprès des populations cibles A défaut de données fiables et complètes, les observations relatives aux effets sur les bénéficiaires doivent rester prudentes et malheureusement limitées. A partir d’un portefeuille de plusieurs centaines d’interventions cumulées sur la période pour l’ensemble des DPE, l’équipe a choisi de concentrer l’analyse sur un échantillon d’interventions représentatives. Cette méthode s’est avérée la plus réaliste afin d’identifier le lien entre l’intervention des DPE et les effets observés auprès des bénéficiaires. Développement rural : une faible efficacité largement expliquée par le contexte de fragilité du pays Dans le secteur du développement rural, les projets et programmes financés par les DPE interviennent très souvent sur plusieurs thématiques à la fois parmi les sous-secteurs identifiés : appui à la production végétale ou animale, gestion des ressources naturelles, amélioration des revenus par un meilleur accès aux services financiers, prévention et la gestion des crises alimentaires et appui institutionnel. Les taux de réalisations physiques sont variables d’un projet à un autre ou même d’un DPE à un autre. Sur base de l’échantillon sélectionné, les projets financés par la Belgique, le Danemark et le Luxembourg présentent de meilleurs taux de réalisation. Les DPE ont cherché à renforcer les capacités des ménages à affronter des crises par le biais d’ONG ou de Fonds de développement gérés par les communes. Des interventions telles que les chantiers HIMO, les programmes maraîchers, l’appui aux intrants, ont connu une efficacité à court terme. Cependant les modalités de mise en œuvre et la disponibilité tardive de financement ont considérablement réduit l’efficacité de certaines d’entre elles. En conditions sahéliennes, le coût d’opportunité du travail et l’importance de disposer de revenus monétaires varient énormément selon la saison. Les retards de paiement de certaines activités HIMO peuvent par exemple avoir eu des conséquences humaines très lourdes qui anéantissent l’efficacité de telles démarches et peuvent mettre leur pertinence en doute si le risque de tels délais ne peut être parfaitement contrôlé. Dans un contexte de mutation permanente du système agropastoral, le secteur de l’élevage fait l’objet de financements de nombreux PTF. Leurs interventions contribuent à sécuriser les systèmes pastoraux en agissant sur l’accès aux facteurs de production, sur le renforcement des capacités et la structuration des opérateurs, en développant des activités économiques complémentaires et en favorisant l’accessibilité des communautés aux céréales. L’efficacité des interventions est notamment limitée par les aléas conjoncturels d’une production extensive et dans certains cas par les difficultés d’exécution des projets. Selon les évaluations des projets et programmes d’appui aux productions végétales, la majorité d’entre eux permettent d’obtenir des résultats positifs dans l’amélioration de la production végétale pluviale et irriguée. Tous les projets analysés disposent d’une composante de protection et/ou de récupération des sites de production, favorisent l’amélioration de technologies agricoles (maraîchage, semences améliorées, intrants) et appuient la mise en place d’OP et de leur structuration. Les appuis à la commercialisation sont peu fréquents. Les données disponibles se limitent le plus souvent aux réalisations et informent peu les résultats (ex : adoption des technologies agricoles). Les rares indicateurs nationaux disponibles, tels que les rendements, Rapport final – Annexe 8 151 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 restent au mieux stagnants pour les cultures pluviales. L’instabilité des rendements est liée en grande partie aux facteurs externes non maîtrisés par les producteurs (sécheresse, attaques parasitaires de grande envergure, etc..). Pour les cultures irriguées dont principalement le riz, les rendements sont en augmentation, même si des baisses sont observées pour certaines années. La commercialisation des produits agricoles demeure une difficulté majeure rencontrée par les producteurs au Niger. La couverture des organisations de producteurs (OP) ainsi que la quantité et qualité des services rendus aux membres par ces organisations restent insuffisants au regard des besoins. L’accès aux services financiers pour les populations en zones urbaines et dans certaines zones rurales a été amélioré. Cependant dans la plupart des zones rurales, là où vit la majeure partie des Nigériens, les services financiers restent peu disponibles et souvent peu adaptés aux besoins des populations. De graves problèmes de gestion et d’organisation, combinés à des configurations très différentes et dispersées (géographiquement et thématiquement) ont abouti inévitablement à une faible efficacité. Seule une faible partie des objectifs ont pu être atteints. Le secteur de la micro-finance reste encore très cloisonné. Même si l’ANIP MF développe des efforts pour promouvoir la communication entre IMF membres, celles-ci ont peu de relations entre elles. La plupart d’entre elles ont peu de liens avec le secteur bancaire commercial. En termes de prévention et de gestion des crises alimentaires, le FSA et le FCD sont dotés de moyens suffisants pour réagir rapidement. Les organes du dispositif se réunissent très régulièrement pour analyser la situation alimentaire et prendre les décisions d'apports de fonds et/ou d'achats. Cependant, en 2004 et 2005, le Niger a connu une crise de sécurité alimentaire aiguë, mais localisée, dans les régions de Maradi, Tahoua, Tillabéri et Zinder. Elle est souvent citée comme un exemple des défis analytiques des systèmes d’alerte précoce et de l’incapacité qui en résulte à réagir d’une manière opportune et appropriée pour éviter une crise humanitaire. La crise alimentaire, qui a évolué lentement au fil des mois, a été provoquée par une combinaison de facteurs au nombre desquels une interruption précoce et abrupte des pluies de 2004, des dommages infligés aux pâturages par des invasions de criquets, une hausse des prix des denrées alimentaires et une pauvreté chronique. De nombreuses raisons ont contribué à l’absence d’une action anticipée et à la gravité de cette crise. Le fonctionnement du système d’alerte précoce a fait l’objet d’un examen approfondi. La région du Sahel est dans son ensemble bien couverte par les systèmes d’alerte précoce, y compris le Niger au plan national. Entre 2004 et 2005, ces systèmes ont produit pas moins de huit grandes évaluations mettant en évidence les problèmes croissants qui affectaient le Niger, notamment la sécheresse et les menaces qui pesaient sur la production alimentaire du fait des conditions climatiques. Toutefois, dans le cadre de l’analyse, l’impact de la hausse des prix des denrées alimentaires consécutive aux mesures adoptées par le Nigeria voisin en vue d’accroître sa production céréalière a été négligé. Or, les prix des denrées de base ont pratiquement doublé au Niger en 2005, ce qui a imposé de graves privations à l’importante proportion de la population qui vit dans une pauvreté absolue. Bref, la multiplicité des causes s’est traduite par des difficultés à élaborer des réponses appropriées et à déterminer si elles s’inscrivaient dans le cadre des politiques de développement à long terme ou de l’aide d’urgence. Le cas du Niger illustre bien l’interaction très complexe des facteurs susceptibles d’entraîner une insécurité alimentaire aiguë et des défis analytiques auxquels se heurte l’alerte précoce149. Eau et assainissement : une efficacité conditionnée par l’appropriation locale, laquelle n’est pas toujours assurée Plusieurs des projets terminés ont dépassé les objectifs (plus d’infrastructures et de formations). Cependant, le facteur « appropriation des projets par la population locale » est inégalement traité, 149 Les politiques de prévention et gestion des crises alimentaires. Enseignements de la crise au Niger de 2005. DGCID/IRAM. Juin 2007. Rapport final – Annexe 8 152 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 et ce malgré le fait que les ambitions soient explicites sur le sujet. Ce facteur est source de problèmes en matière de durabilité au delà de la fin des programmes. Dans le cas des programmes en cours, les travaux se poursuivent, mais certains projets tardent à terminer les réalisations prévues selon le calendrier établi. En dépit de ces difficultés, les programmes contribuent clairement à renforcer l’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu rural, périurbain et urbain. Ils contribuent également au renforcement institutionnel des intervenants à différents paliers, parfois jusqu’à l’échelon des communes. Le développement des compétences devra être poursuivi, notamment afin de s’attaquer au problème posé par les installations défectueuses que l’on trouve actuellement sur le terrain. Transport : une extension du réseau routier compensée par sa dégradation due à la déficience chronique du financement de l’entretien Durant la période 2000-2008, la longueur du réseau routier du Niger a connu une augmentation de près de 30 %, toutes catégories de routes confondues. Cette augmentation est plus orientée sur les routes en terre avec une hausse de 25 % et sur les pistes rurales avec une hausse de 52 % durant cette période. Sur des prévisions d’environ huit milliards de FCFA considérés comme nécessaires pour l’entretien routier annuel, ce sont en moyenne quatre milliards qui ont été alloués chaque année, représentant ainsi un taux moyen d’allocation budgétaire de près de 52 %. L’effort d’entretien a donc augmenté, mais reste en deçà des besoins. On peut dire que les objectifs globaux de la coopération dans le secteur du transport ne sont que partiellement atteints, notamment en ce qui concerne le désenclavement des zones pauvres et des zones à fortes potentialités agricoles et minières et la mise en place d'un mécanisme de financement pérenne de l'entretien routier. Beaucoup reste à faire concernant la sécurité routière, la mise en place d'un système efficace de programmation et de budgétisation des travaux d'entretien routier, de même que l’amélioration des conditions et des méthodes d'exécution de cet entretien. Artisanat : des ambitions extrêmement larges au regard des moyens mobilisés L'objectif spécifique du projet SYRENE de la CE était mesuré au travers de 3 IOV non quantifiés a priori150. Ces IOV sont pour la plupart atteints mais ils ne traduisent pas l'ambition de SYRENE de structurer les micro-entreprises artisanales utilitaires du pays et de devenir un incubateur d'entreprises artisanales utilitaires du Niger. Aucun IOV ne concerne le développement de l'association RESEDA, qui aurait dû être la clef de voûte du système. Selon l’évaluation finale du projet, RESEDA n'est aujourd'hui qu'un « petit groupe d'entreprises qui survit au travers de petites commandes sporadiques ». Le projet DANI 3 achevait près d’une décennie d’appui luxembourgeois au secteur de l’artisanat. Son objectif spécifique s’inscrivait dans cette stratégie de désengagement, par la recherche d’autonomisation des services d’appui aux artisans. Cet objectif était réparti en quatre résultats à atteindre. A ce jour, la contribution du DANI 3 à l’autonomie des dispositifs de commercialisation est positive à l’échelle de son GIE-DANI, dispositif de commercialisation nationale et d’export151. 150 Les trois IOV affichés par le SYRENE et le niveau de leur atteinte à l’achèvement du projet : Réseau de micro entreprises autonomes et sous traitant des actions avec les projets : quelques contributions dans ce sens avec un groupe de micro-entreprise réunis autour de RESEDA, mais l'objectif n'est pas atteint de manière significative. Amélioration des performances et de l'emploi: même constatation Amélioration de l’impact sur l'environnement: même constatation. Peu ou pas de phénomène de réplication des technologies développées. 151 Le GIE-DANI est désormais appuyé par une ONG canadienne (Centre d'étude et de coopération internationale - CECI), ainsi qu’une école de bijouterie québécoise, 1 formateur à Montréal, et envisage un appui complémentaire de l’ONG américaine America's Development Foundation. Rapport final – Annexe 8 153 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Concernant les boutiques des coopératives régionales, le chiffre d’affaires ne justifie pas le fonds de roulement et l’emploi permanent d’un vendeur. L’autonomie de la gestion des infrastructures et des équipements est réalisée pour la plus grande partie, mais la plupart des coopératives autofinancent leur fonctionnement par un ponctionnement sur leurs recettes de mécanothèques et autres recettes locatives, ce qui les empêche de provisionner de manière significative. Cette défaillance ne peut être reprochée au projet, qui a fourni des appuis en ce sens. L’autonomie du dispositif de crédit est réalisée dans le sens où des institutions de micro-finance existent et financent les artisans de façon individuelle. L’amélioration de la performance des structures d’appui institutionnel et l’identification des structures relais au projet ont été réalisées au mieux considérant les faibles moyens dont les structures relais disposent. Santé : un bon niveau de réalisation des prestations, mais peu d’éléments d’information quand à l’atteinte des résultats Les réalisations d’investissements physiques et de formation atteignent en général un bon taux d’exécution et contribuent de manière appréciable à l’atteinte des objectifs prévus pour les interventions. Ces éléments sont développes dans l’annexe sectorielle ; notons que l’évolution des indicateurs du PDS semble mener à des conclusions positives quant à l’atteinte des objectifs. Cette situation est en partie trompeuse dans la mesure où la fiabilité de certaines données est contestée. Un problème important se situe dans l’évaluation du dénominateur : le MSP utilise ses propres données et non celles de l’Institut National de Statistique (INS). Par exemple, les taux de couverture vaccinale rapportés sont particulièrement problématiques puisque les résultats proposés font état d’une atteinte des objectifs de 2010 dès 2008. De plus, il y aurait lieu de pouvoir désagréger les données au moins au niveau régional. La CE avait envisagé de financer des études devant conduire à l’estimation d’un certain nombre de données de base pour le nouveau programme d’appui budgétaire. Elle a cependant dû y renoncer par manque de budget. Il faut également noter la difficulté d’évaluer le degré d’atteinte des objectifs non physiques car ils sont souvent orientés vers des processus d’amélioration des capacités de gestion du système public, processus qui ont souvent été entravés par les rotations importantes du personnel local, y compris des personnels qui ont bénéficié de formations et qui ont été déplacés au terme de ces formations. La mesure du succès de ces processus est très difficile à déterminer car elle fait partie du processus général de développement. En général, il n’y a pas d’investissement dans l’évaluation détaillée de ces processus, ni en cours d’intervention, ni une fois qu’elles sont terminées. De plus, les déficits de qualité de certains cadres logiques d’interventions, notamment mais pas uniquement au niveau des indicateurs objectivement vérifiables, compliquent encore l’exercice. Education : une augmentation important de l’accès mais une baisse de la qualité Dans la mesure où tous les projets visaient directement à soutenir les objectifs du PDDE, il est possible de juger de leur efficacité globale en fonction des indicateurs de performance du PDDE entre 2002 (données de base) et 2008 (fin de la période de cette évaluation) : En matière d’accès, les nouveaux entrants au primaire ont augmenté de plus de 7 % entre 2002 et 2008, et le taux d’admission en première année a connu une augmentation de près de 9 %. Bien que le primaire ait par ailleurs connu une légère diminution des effectifs et du taux brut de scolarisation (moins de 0,5 %), les capacités d’accueil ont connu une forte progression. Une analyse des projets de l‘échantillon montre d’ailleurs que les composantes infrastructures et constructions scolaires sont celles qui ont le mieux performé. En matière de qualité, les taux d’achèvement du primaire sont passés de 25,6 % en 2002 à 41,7 % en 2008, ce qui montre une bonne augmentation dans la capacité des élèves à satisfaire aux exigences du système en matière de connaissances acquises en fin de cycle. Toutefois, les taux d’achèvement ont connu une chute de plus de 13 % entre 2006 et 2007. Sur la période 2002-2008, le pourcentage des élèves ayant atteint le seuil désiré en français est passé de 42 % à 35 % (dans la zone Soutéba) et de 55 % à 5 % (zone Soutéba) en mathématiques. Ceci se reflète aussi au niveau de l’échantillon où l’effort des DPE en Rapport final – Annexe 8 154 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 matière de qualité est beaucoup plus faible qu’en matière d’accès, où les taux de réalisation des activités sont les plus faibles et où l’essentiel des actions directement ciblées sur les méthodes et programmes d’apprentissage s’est effectué en mode expérimental. Les choix des instruments de l’aide des DPE, autant l’approche projet, l’approche programme ou leur combinaison au sein d’une même intervention (ex. : PADEN et PHAS), tout en respectant le Cadre partenarial signé en 2003 par tous les DPE à l’exception du Luxembourg, n’ont pas permis d’utiliser efficacement l’expertise disponible ni d’assurer un renforcement des capacités individuelles et organisationnelles des intervenants nigériens clés, tant du MEN que de la société civile. Les principales causes en sont : les délais rencontrés régulièrement (de même que les ruptures de financement) dans la mise en œuvre de la presque totalité des projets de l’échantillon ; une approche souvent davantage centrée sur le respect des procédures budgétaires propres aux DPE plutôt que sur la mobilisation des ressources pour réaliser les activités prévues ; le peu de performance (et même leur absence dans le cas de la majorité des interventions de l’approche projet) des structures de dialogue et de concertation entre les PTF et entre les DPE. Genre, démographie, jeunesse Les projets et programmes ayant explicitement une démarche genre inscrite dans les objectifs, résultats et activités et les modalités de suivi ont obtenu des résultats. Pour le Danemark : les interventions d’appui au système MMD, basées sur un travail analytique de qualité, ont constitué un modèle qui a essaimé dans les pays voisins. Pour la CE, le cadre logique du programme ASAPI comporte la prise en compte d’indicateurs sexo-spécifique permettant des indicateurs de performance dans une perspective de genre. Pour la CTB, les indicateurs de performance de l’ARMFD montrent qu’un nombre important de femmes ont été touchées par le projet, organisées et formées. Les femmes ont indiqué lors des évaluations que leurs conditions de vie se sont améliorées. Rapport final – Annexe 8 155 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.7. Q8. EFFETS INDUITS DE L’AIDE BUDGETAIRE Dans quelle mesure les effets induits attendus de l’aide budgétaire ont-ils été atteints ? Les critères de décaissement de l’aide budgétaire n’ont contribué que modestement à réorienter la dépense publique vers les secteurs prioritaires de la SDRP. L’aide budgétaire a contribué à l’amélioration du cadre macro-économique nigérien sans pour autant lui permettre d’assoir une stabilité. Néanmoins, la situation du pays est également conditionnée par des facteurs externes (capacités nationales de gestion des finances publiques, appartenance à la zone franc, conjoncture internationale). Les appuis institutionnels successifs ont permis de renforcer la comptabilité nationale et la qualité des données statistiques. Mais ces améliorations ont été insuffisantes pour renforcer significativement la capacité du MEF. C'est aussi une raison de l’absence d’un CDMT global. L’amélioration de la gouvernance financière ne permet pas encore d’instaurer la confiance des PTF, car seule la CE s’est engagée en faveur d’une aide budgétaire globale sur la période. A8.7.1. L’aide budgétaire n’a contribué que modestement à réorienter les financements vers les secteurs prioritaires de la SDRP (J8.1) En théorie, l’aide budgétaire doit permettre au MEF de réorienter les dépenses publiques conformément aux axes stratégiques identifiés dans la SRP et la SDRP. Les secteurs de l’éducation et de la santé sont considérés comme prioritaires par la SRP. Dans ses PPARP successifs (20032005 et 2006-2008), la CE instaure des indicateurs de suivi en espérant réorienter ainsi les dépenses publiques vers ces secteurs. Cependant, la dépense publique vers ces secteurs prioritaires s’avère être plus conséquente en valeur absolue seulement (à savoir : en FCFA constants). Au cours de la période d’évaluation, la proportion des dépenses allouées aux secteurs de l’éducation et de la santé semble avoir diminué relativement à d’autres secteurs bien que les données à la disposition de l’équipe d’évaluation doivent être prises avec la plus grande prudence. La fragilité des informations à la disposition de l’équipe d’évaluation indique que le système d’information est, pour l’heure, encore trop peu fiable. Il semble cependant que l’aide budgétaire ait contribué à l’évolution positive des indicateurs de la SDRP en direction des objectifs fixés pour 2012. Cette affirmation reste globale étant donné que la contribution de l’aide budgétaire à l’amélioration constatée ne peut être chiffrée. L’aide budgétaire attribuée par la CE au Niger étant en partie conditionnée par des cibles sectorielles (éducation et santé), il est nécessaire d’apprécier l’atteinte des indicateurs relevant de ces deux secteurs : Education : les indicateurs démontrent, bien que n’atteignant pas le niveau des objectifs requis par les OMD, une tendance positive sur la période considérée. Depuis 2005, après une forte stagnation initiée à partir des années 1990, le taux d’achèvement des études primaire s’est nettement amélioré. Par ailleurs, le taux d’alphabétisation des adultes suit une tendance similaire au niveau retenu par l’objectif identifié dans le cadre des OMD. Rapport final – Annexe 8 156 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Santé : les indicateurs sectoriels permettent un jugement mitigé. Tandis que le taux de mortalité infantile a atteint, en 2005, le niveau requis de l’objectif, le taux de mortalité maternelle accuse une baisse qui reste cependant largement inférieure au niveau requis par l’objectif. Il est très difficile de corréler la contribution des interventions des DPE avec l’atteinte des objectifs au niveau sectoriel. Ce jugement nécessite la conduite d’enquêtes spécifiques dans la mesure où l’aide budgétaire ne constitue pas l’unique forme d’aide apportée à ces secteurs. En outre, une telle analyse sera contraire à la philosophie de l'ABG qui exclut l'affectation des financements à des actions spécifiques. A8.7.2. L’aide budgétaire a contribué à l’amélioration de la gestion de finances publiques (J8.1) L’aide budgétaire a permis de solder des arriérés de salaires importants. Indirectement, cela a permis de limiter partiellement les handicaps résultant de la faiblesse de l’Etat nigérien dans le cadre de la mise en œuvre des programmes. De plus, l’aide budgétaire a contribué à l’amélioration des capacités techniques et financières de l’Etat. En effet, les données de la comptabilité nationale (comptes économiques de la Nation à jour, les comptes rapides 2008 publiés en février 2009) et les indicateurs de conjoncture et macroéconomiques sont disponibles au Niger. Ces performances sont notamment obtenues grâce à l'assistance technique de la CE et d'autres PTF qui a permis de mettre en place des outils, et de former et motiver les cadres à l'INS. Toutefois, jusqu'à très récemment, aucun outil macroéconomique n’était opérationnel pour utiliser ces informations et mener des analyses et prévisions pourtant nécessaires à l’élaboration de projections budgétaires et donc à l’élaboration de budgets-programmes et de CDMT. Le MEF ne dispose que de peu de cadres expérimentés dans ces domaines. Les appuis institutionnels au cours des années passées ont été insuffisants et/ou inadaptés pour assurer la formation des cadres nigériens et de renforcer significativement la capacité du MEF dans ce domaine. C'est aussi une raison pour laquelle un CDMT global n’a pas encore été réalisé152. De ce point de vue, l’aide budgétaire a contribué à l’amélioration du cadre macro-économique nigérien et l’exécution correcte des programmes convenus avec le FMI. Cette problématique ne relève pas exclusivement de l’intervention des DPE en termes d’appui budgétaire. En effet, le cadre macro-économique est fortement dépendant des faibles capacités de l’Etat nigérien en termes de gestion des finances publiques, de l’appartenance à la zone franc et de la conjoncture internationale. L’évaluation a également permis de souligner certaines faiblesses de l’aide budgétaire de la CE. En effet, lorsque le Niger ne respecte par les critères de décaissements des tranches variables de l’aide budgétaire, celle-ci n’est pas annulée mais est réallouée ultérieurement et bénéficie directement au MEF. L’évolution apparemment décevante de l’allocation des dépenses en matière d’éducation et de santé (à prendre avec précaution) suggère que le MEF n’est pas suffisamment incité à allouer les dépenses publiques vers les secteurs prioritaires de la SRP. 152 L’absence de CDMT global se traduit par une note de C dans l’enquête de suivi de la mise en œuvre de la Déclaration de Paris : en 2005, le Niger, comme 62% des pays partenaires notés, a obtenu une note de C sur une échelle allant de A à E, où A représente la meilleure note. En 2007, le Niger obtient la même note, tout comme 64% des pays partenaires. Selon le rapport de l’OCDE, la nouvelle Stratégie de Développement accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) met le Niger sur la bonne voie afin d’obtenir une note A ou B en 2010. Mais de telles notes requièrent que la stratégie de croissance accélérée soit définie plus explicitement pour être ensuite articulée dans une approche programme globale sous forme de Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT). Rapport final – Annexe 8 157 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.7.3. L’amélioration de la gouvernance financière ne permet pas encore d’instaurer la confiance des PTF (J8.1) La mise en œuvre de certaines réformes préconisées et appuyées par le PEMFAR I a permis un renforcement des finances publiques, notamment l'accroissement important des recettes fiscales et budgétaires. Cette amélioration reste partielle. La Commission de l’UEMOA a néanmoins demandé en 2008 au Gouvernement du Niger de revoir son programme pluriannuel de convergence. Pour l'établissement des cadrages macro-économiques, indispensables pour assurer l'établissement des projections budgétaires à court et moyen termes, la situation est relativement favorable par rapport aux autres pays de la sous-région en ce qui concerne la disponibilité des données de la comptabilité nationale (comptes économiques de la Nation à jour, les comptes rapides 2008 ont été publiés en février 2009), sur la conjoncture et les indicateurs macroéconomiques. Toutefois, jusqu'à tout récemment aucun outil macro-économique n’était opérationnel pour utiliser ces informations. Trois CDMT sectoriels pour l’éducation, la santé et le développement rural ont été préparés. Ces CDMT quantifient les besoins financiers pour atteindre les objectifs à moyen et long termes, et notamment les objectifs du Millénaire pour le développement liés à la réduction de la pauvreté à l’horizon 2015. Ces CDMT sectoriels ne sont soumis à aucune contrainte budgétaire et ne sont pas alignés sur le budget annuel « classique ». Le CDMT, appelé à jouer un rôle crucial dans la définition des priorités, n'est encore qu'un outil technique servant essentiellement de coordination et de programmation de l'APD à mobiliser. Dans le secteur de la santé, le MSP souffre de difficultés liées à la prévisibilité d’une partie importante des ressources mobilisées dans le secteur. Bien que le CDMT existe, il ne constitue pas dans la réalité la base de référence utilisée par le MSP qui préfère se référer au PDS et au Programme de Travail Quinquennal (PTQ). Il est d’ailleurs prévu qu’a l’avenir le PTQ soit décliné a horizon glissant au moins sur trois ans, de manière a faciliter l’ajustement des prévisions. Les difficultés de prévisibilité sont particulièrement exprimées en rapport avec les interventions des institutions du système des NU et celles des coopérations décentralisées. C’est pourquoi, le MSP milite de manière fervente en faveur de l’accroissement des financements des PTF au Fonds Commun extrabudgétaire, dont certains envisagent par ailleurs d’examiner sa transformation en Fonds Commun budgétaire. A8.7.4. Sur la période de l’évaluation, la capacité des services sociaux s’est accrue (J8.2) Les dotations budgétaires des secteurs de l’éducation, de la santé et du développement rural ont stagné en valeur absolue de 2000 à 2004, puis ont commencé à progresser sensiblement de 2005 à 2008. Ceci semble pouvoir s’expliquer au moins en partie par la mise en œuvre du PEMFAR, de la SRP et de la SDRP. D’après le FMI, les dépenses réductrices de pauvreté ont progressé rapidement, passant de 170 millions USD en 2002 à 376 millions USD en 2007153. L’appui budgétaire a permis d’augmenter la dépense publique vers ces secteurs. 153 IDA, FMI, HIPC and MDRI, Status of Implementation, 12 September 2008. Rapport final – Annexe 8 158 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.8. Q7. IMPACT DES INTERVENTIONS Dans quelle mesure les impacts sectoriels attendus ont-ils été atteints ? Les objectifs généraux des interventions sont rarement quantifiés ex-ante et encore moins mesurés ex-post. L’impact global de l’intervention des DPE (plus de 50% de l’APD au Niger sur la période) peut être apprécié à travers le taux de réalisation des politiques nationales. A ce stade, les ambitions affichées par ces politiques sont loin d’être rencontrées. L’aide des DPE n’a su qu’atténuer une dégradation générale de la situation socio-économique du pays. Ce résultat diffère fondamentalement des ambitions de croissance accélérée et de développement. Du contribuable européen au bénéficiaire nigérien, l’APD fournie par les DPE au Niger implique une série d’acteurs intermédiaires. Ces acteurs jouent un rôle important dans l’économie du pays. Or leur rôle et leur réaction à l’évolution des pratiques d’aide sont sous-renseignés. La notion d’impact est ici définie comme l’appréciation de la contribution des interventions soutenues par les DPE aux objectifs des politiques dans lesquelles elles s’inscrivent. D’autres impacts non initialement envisagés sont également identifiés. A8.8.1. Les objectifs généraux des interventions sont rarement quantifiés et mesurés Les objectifs généraux des interventions sont rarement traduits en indicateurs d’impact objectivement vérifiables. Ce constat, commun à l’ensemble des secteurs étudiés, a plusieurs conséquences : Ex ante, l’indicateur devrait fournir à l’opérateur une feuille de route, un fil conducteur permettant de guider son action. En l’occurrence, les opérateurs interviennent sans disposer d’un cadrage global précis de leur action (quantification des attentes en termes d’impact). Les opérateurs sont avant tout contractés et jugés sur la base de réalisations attendues plutôt que sur leur contribution aux impacts en termes de développement et/ou de croissance. Or le lien entre réalisation et impact n’est pas nécessairement immédiat. Ceci est particulièrement vrai pour les services sociaux, où les acteurs doivent continuellement arbitrer entre quantité et qualité des services fournis : dans un contexte de rareté de ressources, si l’attention est exclusivement portée sur des indicateurs de réalisation (nombre d’élèves inscrits, nombre d’équipements construits ou réhabilités, etc.), la qualité des services est affectée et l’atteinte de l’impact est limitée. Ex post, l’absence d’IOV relatifs à l’impact affecte l’apprentissage : les choix opérationnels ont-ils effectivement amélioré l’atteinte de l’objectif général de l’intervention ? Faute de quantification de l’objectif général et de suivi de son évolution, il est extrêmement difficile de se prononcer sur l’impact réel des interventions et d’en tirer les leçons. La marge d’appréciation des évaluateurs est donc très large ; le jugement repose essentiellement sur des appréciations qualitatives (normes définies par les évaluateurs eux-mêmes) et parcellaires (jugements appuyés sur quelques cas, faute de renseignement systématique par le système de Rapport final – Annexe 8 159 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 suivi). Dans le cadre de la présente évaluation, les évaluateurs ont choisi de ne pas porter de jugement sur l’impact lorsqu’ils ne disposaient pas de données suffisamment exhaustives. A8.8.2. Des impacts très en deçà des ambitions de croissance accélérée et/ou de réduction de la pauvreté Le taux de croissance moyen pour l’économie est de 4,9% pour la période 2000-2008, d’après les données de l'INS. La croissance reste extrêmement instable, avec deux années de croissance négative, et des années de très forte croissance. La croissance est tirée par le secteur agricole informel, alors que la croissance du secteur moderne est assez faible. Mais cette croissance reste très faible si l’on considère les agrégats par habitant (la croissance démographique est estimée à 3,3% par an par l’INS). D’après les données de l’INS, la croissance du PIB par tête d’habitant entre 2000 et 2008 n'a donc atteint que 1,5% par an. Les impacts observés à l’échelle des secteurs montrent une amélioration progressive de la pénétration des services publics d’éducation et de santé, de même qu’une évolution des systèmes de valeurs en matière de genre, hygiène, environnement pour certaines interventions étudiées. L’appui des DPE a également permis la mise en place de réformes institutionnelles et le développement de capacités institutionnelles de certains Ministères (voir ci-dessus). Néanmoins, ces tendances positives restent très en deçà de ce qui serait nécessaire pour inscrire le Niger dans le processus de croissance accélérée annoncé dans la SDRP et/ou de réduction de la pauvreté à un rythme raisonnable. L’analyse a montré des tendances longues négatives en milieu rural, avec une stagnation voir une détérioration des indicateurs nationaux. Si ce constat se confirme, alors l’intervention des DPE n’aura pas favorisé la croissance, mais plutôt contribué à ralentir des dynamiques négatives et leurs effets sur certains groupes. Ceci peut avoir des implications fondamentales sur la stratégie d’aide future au Niger. Ces éléments sont développés dans le rapport principal. Développement rural : une atténuation de la dégradation plutôt qu’une amélioration des conditions de vie Les objectifs généraux auxquels les interventions des DPE déclarent contribuer en développement rural sont l’accroissement des revenus, la réduction de la vulnérabilité des ménages ruraux et l’amélioration de leur sécurité alimentaire. Les dispositifs de suivi-évaluation de ces interventions présentent un faible niveau de renseignement du niveau d’atteinte de ces objectifs (les IOV étant le plus fréquemment non quantifiés, peu mesurables voire peu réalistes). En fin de phase de projet, les évaluations considèrent que les interventions débouchent majoritairement sur un impact positif sur les revenus et sur les conditions de sécurité alimentaire. Ces évaluations s’appuient sur des éléments essentiellement qualitatifs, et peinent à quantifier ces effets. Faute d’études plus précises, il n’existe pas d’informations d’impact par catégorie de bénéficiaire. Il est par exemple difficile d’apprécier dans quelle mesure les groupes les plus vulnérables ont bénéficié, directement ou non, des interventions des DPE. D’autres effets peuvent être portés au crédit des DPE concernant le renforcement des capacités des individus, groupements, ONGs, OPs, IMFs, services communaux et techniques des Ministères par les nombreux appuis en alphabétisation, formation, voyages d’études, organisation des structures, etc. Les tendances positives à l’échelle d’interventions individuelles contrastent avec la dégradation générale observée pour le secteur. L'évolution des indicateurs nationaux du développement rural est au mieux stagnante et le plus souvent en recul : baisse des rendements agricoles, production céréalière par habitant au mieux stagnante, forte volatilité des prix des denrées de base sur les marchés, détérioration des termes de l’échange bétail/céréales, faibles revenus agricoles (et Rapport final – Annexe 8 160 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 totaux) pour plus de 60 % des populations rurales, population en insécurité alimentaire conjoncturelle estimée entre 1,5 et 3 millions chaque année154. Les populations rurales ont été victimes d’au moins une crise alimentaire grave au cours de la période sous revue. Les éleveurs subissent une détérioration des termes de l’échange entre productions animales et végétales155. La compétition entre agriculteurs et pasteurs s’intensifie156. La vulnérabilité des populations par rapport aux crises s’accroît157. Les structures de solidarité sociales se fragilisent158 et la migration constitue une solution et une source de revenus pour le village de plus en plus indispensable. Le déficit alimentaire est comblé par les importations qui ont représenté jusqu’à 40% des besoins nationaux. L’aide alimentaire ne satisfait que 1% des besoins céréaliers. Au cours de dernières années, ce sont les zones dites de production qui comportent le plus grand nombre de populations vulnérables. Ainsi, l’aide des DPE au développement rural du Niger ne s'avèrerait qu'un frein à la dégradation générale du secteur. La présente évaluation ne dispose pas d’éléments concluants pour valider ou infirmer cette hypothèse159. Dans l’éventualité où elle était confirmée, deux questions devraient être posées : 154 Source : IRAM, Denis Michiels et Johny Egg (2007). Les politiques de prévention et gestion des crises alimentaires : Enseignements de la crise du Niger de 2005, pour la Direction générale de la Coopération internationale et du Développement du Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes. 155 Le recensement de l’agriculture et du cheptel (RGA/C) évalue le troupeau à 11,467 millions d’unités de bétail tropical (UBT) pour le Niger en 2005 soit beaucoup plus que les estimations des services statistiques de l’Etat (7,6 millions UBT). Le cheptel reste fragile et vulnérable aux aléas climatiques. Les efforts de modernisation et de maîtrise du cheptel au niveau des privés, sont restés limités et localisés. De plus, la comparaison des évolutions des prix du mil et du bovin sur la période 1990-2008, montre une détérioration des termes de l’échange pour le secteur de l’élevage, à partir de 1995. La dévaluation du FCFA, intervenue en 1994, marque un renversement de la tendance par rapport à la période précédente. 156 L’agriculture nigérienne s’appuie essentiellement sur les productions pluviales. Or, les rendements sont faibles et décroissants sur le long terme, pour les principales cultures (source : Institut National de la Statistique, 2006). L’augmentation de la production provient principalement d’une hausse des surfaces cultivées. Cela ne se fait plus comme par le passé sur les réserves agricoles, mais sur les terres sylvo-pastorales et forestières. La forte croissance démographique et la faiblesse d’investissements de modernisation dans le secteur agricole contribuent à l’accélération de ce phénomène. 157 L’accessibilité aux produits alimentaires est principalement limitée par la faiblesse des revenus des ménages. En effet, 62% des nigériens sont pauvres et 34% sont extrêmement pauvres. La vulnérabilité touche particulièrement le milieu rural et toutes les régions du Niger à des degrés divers. Au cours de dernières années, ce sont les zones dites de production qui comportent le plus grand nombre de populations vulnérables. 158 Pression démographique croissante, libéralisation et monétisation de l’économie agricole et crises climatiques ont engendré de profondes transformations des systèmes de production agricole et pastorale, notamment, une augmentation des superficies cultivées refoulant le pastoralisme aux terres les plus marginales, la montée du front agricole vers des espaces dévolus précédemment aux pâturages, la quasi suppression des jachères et la diminution de la fertilité des sols entrainant une baisse des rendements, l’appropriation exclusive par les propriétaires des champs des résidus de récolte et de la paille désormais exportée vers les villes, l’accaparement de puits pastoraux (anciens puits publics), l’aspiration croissante des éleveurs à disposer de sites de fixation. Ces évolutions ont abouti à une augmentation de la production globale mais à une diminution de la disponibilité par tête, une pression accrue sur les ressources naturelles amenant à une progressive dégradation (dont une déforestation pour alimenter les centres urbains en bois de chauffe) et des conflits plus fréquents entre usagers, une monétarisation croissante du foncier, un déficit vivrier pour de nombreux ménages entraînant une dépendance plus forte au marché ; les crises alimentaires devenant alors des périodes révélatrices d’une « prolétarisation » d’une partie des agriculteurs et des éleveurs et d’une progression des inégalités dans la possession des facteurs de production (terres et animaux). Pour les ménages vulnérables, ces bouleversements se traduisent par une dépendance accrue aux ressources recherchées en dehors de l’exploitation démultipliant les formes de migrations (saisonnière et définitive, essentiellement vers le Nigéria et les autres pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest), une vulnérabilité accrue face au risque de volatilité des prix du marché, des changements dans les habitudes alimentaires (réduction de la quantité et qualité de la diète), phénomènes renforcés par un affaiblissement des mécanismes d’entraide et de redistribution sociale. Bref, les plus vulnérables et, plus particulièrement, les femmes (et les jeunes secondairement) deviennent exclus de leur propre système de production. 159 Il est difficile de confirmer le fait que les interventions des DPE n’aient pu qu’atténuer la dégradation générale du secteur, et ceci pour les raisons suivantes : les observations de la présente évaluation s’appuient sur une série études de cas (voir présente annexe). Malgré la rigueur de modalités de sélection de ces cas, il n’est pas exclu que l’analyse soit biaisée par quelques situations particulières peu représentatives de l’ensemble des interventions dans le secteur. Rapport final – Annexe 8 161 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 1) Pourquoi ces évolutions divergentes entre interventions des DPE et tendances générales du secteur ? 2) Quelles conséquences sur les choix stratégiques sectoriels des DPE ? 1) L’évolution contrastée entre interventions des DPE et tendances générales pourrait être expliquée par plusieurs facteurs : L'intervention sous forme de projets touche une proportion limitée de bénéficiaires ; ses effets sont limités dans le temps et dans l'espace. La durabilité limitée des projets appuyés peut expliquer la dilution des effets de l’aide après leur achèvement. L’érosion des effets de l’aide sous la pression de la croissance démographique et des transformations de l’environnement physique et socio-économique. Il faut également souligner qu’une évolution tendancielle des conditions de vie en milieu rural n’est pas unique. Toutes les catégories de populations ne sont pas également touchées : l'étude de la crise 2005 montrait qu’une partie de la population déjà vulnérable était particulièrement affectée. Combien de ménages concernés, on ne sait pas précisément. 2) Soutenir un processus de croissance par habitant, même lent, ou contribuer à atténuer les effets de tendances négatives sur une fraction de la population, sont deux démarches très différentes qui impliquent probablement des interventions différentes. Admettre que ni le gouvernement, ni l’ensemble des PTF, ni bien entendu les populations concernées ne parviennent à inverser les tendances qui les enfoncent dans la misère, la vulnérabilité et la fragilisation d’un écosystème déjà très instable et peu productif, pose le problème de la durabilité, voire de la pertinence de toute intervention des PTF. Il est donc fondamental que les DPE aient une perception réaliste des tendances longues dans lesquelles leurs actions s’inscrivent et en tirent les conclusions qui s’imposent. Il ne semble pas que les DPE se donnent les moyens d’avoir cette vision d’ensemble, afin d’en apprécier les enjeux pour la pertinence de leurs politiques dans ce secteur. Un approfondissement des connaissances dans ce domaine est essentiel. L’absence de suivi des indicateurs par la SDR constitue à ce titre une faiblesse majeure du système. Eau et assainissement : à de rares exceptions près, pas de mesure des impacts La majorité des infrastructures ont été mises en place mais leur impact sur les conditions de vie et notamment la santé ne semble avoir été que rarement mesuré. Le projet d’hydraulique villageoise de la région de Maradi fait exception, car il a été suivi d’une enquête qui révèle une baisse des maladies d’origine hydrique de 98%. La plupart des projets présentent des indices laissant croire à d’éventuels impacts favorables sur la santé notamment. Concernant l’évolution des accords régionaux sur la gestion du fleuve Niger, l’atteinte des impacts est moins assurée, et d’importants efforts seront encore nécessaires pour parvenir à cette fin. Peu d'informations quantitatives présentées par les rapports d'évaluation disponibles pour les interventions, objectivité des jugements qualitatifs de ces évaluateurs difficile à apprécier. Fiabilité limitée de certaines statistiques au Niger (ex. le recensement du cheptel a abouti à 20 % de bétail supplémentaire par rapport aux estimations précédentes) Manque de connaissances approfondies sur la situation socio-économique du pays et sur ses dynamiques, comme l'a montré la crise alimentaire de 2005. Les constats pessimistes priment généralement, malgré des observations parfois plus positives mais moins diffusées (ex. l'étude du CILSS sur l'impact positif des projets de GRN menés dans les années 1980 en matière de rendement et intensification agricoles, de récupération de surfaces agricoles, etc.). Difficulté à attribuer les évolutions : quel rôle du manque d'investissement en milieu rural depuis les années 90 ? Quel rôle de la libéralisation des services en agriculture ? D’autres facteurs ? Rapport final – Annexe 8 162 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Transport : peu d’informations quant à l’impact des interventions. Des efforts importants sont encore nécessaires pour pérenniser les capacités d’entretien routier L’évaluation de l’impact des interventions en matière de transport est difficile, dans la mesure les concepts et indicateurs de niveau d’atteinte des résultats attendus, objectifs spécifiques et objectifs globaux sont rarement explicités. Quand bien même ces indicateurs seraient clairement définis160, l’absence de données rend leur évaluation difficile. Ce constat est confirmé par le Document de Stratégie Pays & Programme Indicatif National 2008-2013 de la Commission Européenne : « il est actuellement trop tôt pour évaluer l’impact de la Stratégie Nationale des Transports Routiers ». L’évolution des prix pratiqués par tonne de marchandise ou par passager au kilomètre sur différents itinéraires n’est pas connue. L’influence de l’amélioration de l’état des routes se combine à d’autres facteurs d’évolution, notamment le prix des carburants et autres intrants. Les rares données disponibles sont donc peu significatives. Au final, les objectifs globaux du secteur du transport ne sont que partiellement atteints notamment en ce qui concerne le désenclavement des zones pauvres et des zones à fortes potentialités agricoles et minières, et la mise en place d'un mécanisme de financement pérenne de l'entretien routier. Beaucoup reste à faire concernant la sécurité routière, la mise en place d'un système efficace de programmation et de budgétisation des travaux d'entretien routier, de même que l’amélioration des conditions et des méthodes d'exécution de cet entretien. Culture et sports : une politique nationale en construction ; quelques éléments qualitatifs permettant d’apprécier l’impact L’appui français au secteur recherche l’implication et plus encore l’appropriation par les autorités nigérienne d’une politique de développement culturel pour le pays. Le caractère binational du CCFN.JR (Centre Culturel franco-nigérien Jean Rouch) constitue un instrument original en faveur de cette appropriation : contrairement à ce qui prévaut dans d’autres pays, le Niger apportant une contribution financière au CCFN et met à disposition du personnel dédié. Dans le même sens, une politique culturelle nigérienne a peu à peu émergé au cours de la période, avec un atelier national de réflexion sur le sujet - aboutissement d’une démarche commencée en 2002 avec les « Etats généraux de la culture » - ce qui a conduit à valider la première politique culturelle du pays (adoptée par le Gouvernement en 2008) assortie d'une proposition de loi d'orientation et d'un plan décennal de financement (votés par le Parlement en mai 2009). L’impact propre aux activités de professionnalisation des acteurs culturels n’a pu être renseigné, faute de données disponibles. L’impact de l’appui à la lecture publique est éminemment qualitatif ; il ne fait pas l’objet d’un suivi. Les rapports d’évaluation des deux FSP concernés jugent leurs effets indirects limités, pour différentes raisons (faible effet d’apprentissage auprès d’autres acteurs culturels pour l’intervention en appui à la professionnalisation des acteurs culturels ; dépendance quasi-totale au FSP d’appui à la lecture publique pour les structures nigériennes appuyées). La valorisation du secteur sportif et culturel comme facteur de développement était au cœur des 5èmes Jeux Francophonie. L’appui français aux Jeux cherchait « la transformation de l’événement en opportunité de développement durable à partir des transferts de technologie et d’expertise». Cet appui a effectivement permis au Niger d’acquérir une compétitivité internationale dans l’accueil de grands événements (capacités d’accueil sportif, hôtelier ; formation du personnel organisationnel, de sécurité, de réception, etc.). Cette compétitivité s’est matérialisée par l’accueil des premiers Jeux de la CEN-SAD en février 2009. Se pose la question du maintien de cette 160 Le document d’évaluation de projet Banque Mondiale pour le « Projet d’Appui au Programme Sectoriel des Transports », daté du 14 mars 2008, inclut des propositions pour un « Cadre de résultats et suivi des indicateurs de performance ». Ces considérations pourraient constituer un guide pour les futures évaluations des stratégies dans le secteur du transport. Rapport final – Annexe 8 163 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 compétitivité à moyen terme, faute de capacité de maintenance des infrastructures et équipements fournis lors des Jeux de la Francophonie. Artisanat : peu de données d’impact, ce qui pèse sur la capacité de plaidoyer nécessaire au financement de la politique nationale L’impact des interventions en faveur de l’artisanat sur les conditions de vie des artisans n’est pas mesuré. C’est une faiblesse reconnue par le Ministère concerné, qui voit sa capacité de plaidoyer en faveur du financement de la politique nationale (PNDA) réduite. SYRENE présentait un objectif général relativement large, associé à la contribution à la réduction de la pauvreté. Les hypothèses qui sous-tendent cet objectif ne se sont pas réalisées : existence d'un système de crédit rural performant, utilisation des structures par les projets et les programmes ; mesures fiscales incitatives et cadre politique favorable. Cependant, SYRENE a permis de mettre en lumière les obstacles, mais aussi la faisabilité d'une stratégie de développement socio-économique basée sur la promotion de l'artisanat utilitaire. De son côté, l’appui de près de 10 ans du Luxembourg à l’artisanat d’art a contribué à la responsabilisation-autonomisation des artisans appuyés. La collaboration avec les services ministériels a indéniablement permis le renforcement des capacités de ces dernières, et plus généralement la valorisation du statut de l’artisan et de l’artisanat au Niger. Santé : les objectifs du PDS, bien que plus réalistes que ceux de la SDRP et des ODM, ne seront probablement pas atteints Au niveau de la santé, le constat sur la pauvreté des données d’impact est le même : le cadre logique des interventions des DPE inclut très rarement des indicateurs d’impact. Quand ils sont mentionnés, ces indicateurs sont souvent difficiles ou impossibles à mesurer en dehors d’enquêtes couteuses, qui ne sont par ailleurs pas entreprises ou menées à des échéances trop proches de la clôture des interventions. Toutes les interventions sont intégrées d’une manière ou d’une autre dans le système sanitaire national nigérien ; les évaluations de ces interventions incitent toutes à la prudence quant à la portée des impacts effectivement atteints. Les indicateurs d’impact liés à la survie de la mère et de l’enfant sont à retenir, car ils sont au centre du programme sectoriel, des engagements de la SDRP, des DPE et PTF en général. Ces indicateurs sont évalués à travers des enquêtes périodiques, la dernière étant l’enquête démographique et de santé à indicateurs multiples de 2006 et portant sur les 5 années précédentes : La mortalité maternelle n’a pratiquement pas évolué entre la période 1979-1992 et la période 1997-2006 et reste cantonnée autour de 650 pour 100.000 naissances vivantes. Le taux de mortalité infanto-juvénile reste parmi les plus élevés au monde, mais a baissé de manière constante depuis le début des années 1990. L’analyse d’études de cas met également en avant les changements de comportement et de valeurs induits par l’action des DPE. La portée de ces évolutions reste néanmoins limitée161. 161 Source : intervention de la CE : Sexual and Reproductive Health EC/ACP/UNFPA/IPPF Joint Programme (8 ACP TPS 149), Rapport de monitoring de mai 2005, soit environ à mi-parcours de l’intervention. Rapport final – Annexe 8 164 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Education : la focalisation du PDDE sur OMD met au second plan le rôle sociétal de l’éducation promu par la SRP/SDRP Les DPE se répartissent globalement en deux groupes : ceux qui ont explicitement accordé un rôle social à l’éducation (Belgique/PDDE, France/EBN et Bourses, CE/Soutéba, Danemark/PHAS) et ceux qui se sont inscrits plus directement dans le cadrage fourni par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (France/PADEN, CE/Carte scolaire, Luxembourg/PRADEB)162. Bien que le PDDE s’inscrive dans la SRP/SDRP et vise de la sorte des impacts de nature sociétale, les documents de base du PDDE n’y font pas référence. Cette absence d’impacts attendus ramène l’éducation à une fin en soi, alors que la SRP/SDRP reconnait le rôle fondamental de l’éducation pour permettre au pays de sortir de la pauvreté et de s’engager sur la voie de la croissance. L’influence exogène de la communauté internationale est manifeste dans cette forme de dérive : en cherchant à harmoniser les SRP avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), l’État du Niger fait du PDDE sa stratégie pour l’atteinte des OMD et l’instrumentalise plus particulièrement pour atteindre les OMD 2 et 3163. Ce sont donc envers ces OMD que les DPE se sont engagés en supportant le PDDE. Les DPE n’ont pas partagé la même vision de ce que devaient être les impacts du PDDE. Le niveau d’effort effectivement consenti au cours de la période aura certainement contribué à l’évolution positive des indicateurs des OMD mais aura été insuffisant pour que l’éducation puisse remplir la mission sociale qui est sienne. En matière de renforcement institutionnel, le PDDE ne fournit aucun indicateur de suivi. Certaines activités des DPE liées à cette composante du PDDE (gestion globale du système par carte scolaire et gestion de proximité par l’appui aux comités de gestion d’école) ont connu des taux de réalisation faibles. De même, concernant les interventions en matière de qualité, aujourd’hui, le MEN ne dispose ni de carte scolaire, ni de ressources humaines au niveau central. Les inspections ne sont pas à même d’en assurer la mise en œuvre. Genre : des résultats en terme d’empowerment des femmes, plus nuancés en terme d’accroissement des revenus familiaux Certains projets à forte dimension genre (portés par des DPE comme la CE, le Danemark, la Belgique, le Luxembourg, mais également par d’autre DPE comme NORAD, la SNV, la GTZ) poursuivent un objectif général de diminution de la vulnérabilité à travers un objectif spécifique d’augmentation des revenus des femmes et des hommes. Leurs évaluations respectives estiment qu’ils n’ont pas toujours atteint les résultats économiques attendus, dans un contexte défavorable caractérisé par la hausse des prix des denrées de base. Néanmoins, un impact important du projet ARMFD concerne la sécurisation foncière d’un certain nombre de femmes ayant pu obtenir un titre foncier, à Kiota notamment. Ces interventions ont eu un impact positif en termes d’empowerment des femmes à travers leur participation à des groupements et à des processus de décisions au niveau des villages et des communautés164. Néanmoins, ce renforcement de la responsabilisation des femmes a pu 162 Les deux cas extrêmes sont représentés par le Soutéba et le PRADEB qui sont intervenus sur un même territoire : à la redoutable efficacité technique du PRADEB s’est opposée la créativité du Soutéba. L’un a créé, l’autre a construit. Leurs efforts ne se sont pas conjugués, car isolément : les effets positifs du PRADEB sur les OMD en termes de taux brut de scolarisation (notamment par un accès amélioré) n’auront contribué qu’à augmenter le taux d’échec à l’entrée en 6e, faute de maîtres formés et d’enseignements de qualité, ce que le Soutéba pouvait lui offrir; les effets positifs du Soutéba sur le développement de programmes socialement mieux adaptés aux réalités du milieu (notamment l’enseignement bilingue) n’auront contribué que marginalement, sinon pas du tout, à augmenter les taux d’achèvement faute d’une base suffisante d’implantation, ce que le PRADEB pouvait lui offrir. 163 Le niveau mesuré pour les OMD 2 et 3 est présenté en annexe 7. 164 L’ONG Care a joué un rôle pionnier dans la promotion des femmes rurales à travers le Programme MATA MASU DUBARA (MMD). Voir Annexe sectorielle. Rapport final – Annexe 8 165 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 s’accompagner, comme plusieurs études l’ont montré, d’effets négatifs comme l’augmentation de leur charge de travail dans un contexte de migration des hommes. L’évaluation 2007 du programme ASAPI relève des effets positifs sur les revenus des femmes à travers les AGR et sur leur promotion sociale dans les villages. On peut néanmoins s’interroger sur la grande difficulté à mesurer les revenus familiaux et de surcroît féminins. A8.8.3. L’effet de l’aide sur ses acteurs intermédiaires : une dimension sous-renseignée Du contribuable européen au bénéficiaire nigérien, l’APD fournie par les DPE au Niger implique une série d’acteurs intermédiaires. Ces acteurs sont décideurs, prestataires mais également pour certains d’entre eux bénéficiaires directs de l’APD, dans la mesure où leur existence n’aurait plus de sens et ne serait pas possible sans l’aide. Ces acteurs vivent pour et par l’aide. Ils jouent un rôle dans la stabilité du système, la transmission de valeurs et la génération de richesse. Comment identifier et quantifier cette contribution ? A ce stade, l’évaluation ne dispose pas des moyens permettant d’approfondir ce type d’analyse. Les évolutions des modalités de l’aide ont également un impact fort pour ces acteurs. Ainsi en matière de développement rural, la volonté de tendre vers l’approche programme et la fin de plusieurs projets mis en œuvre par des ONG nationales a marqué un reflux du volume d’activités de celles-ci ; des réductions d’effectif ont été observées, ainsi qu’une recherche de repositionnement de ces acteurs. L’impact de ces évolutions sur ces acteurs et sur les activités auxquels ils participent mériterait une étude approfondie. Rapport final – Annexe 8 166 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.9. Q9. EFFICIENCE, COORDINATION, ALIGNEMENT Dans quelle mesure les ressources sont-elles bien utilisées pour atteindre les résultats ? La période sous évaluation est marquée par des réformes internes à certains DPE : séparation des fonctions de conception stratégique et de gestion des interventions, processus de déconcentration vers les agences locales notamment. Les enjeux de ces réformes ont peu été discutés avec le Niger. Le choix des instruments et budgets d’aide est arbitré par les DPE. Le projet a été l’instrument privilégié entre 2000 et 2008. Le recours aux procédures locales et aux instruments communs (fonds budgétaires ou extrabudgétaires) constitue une préoccupation récente encore peu opérationnalisée. Les fonds communs extrabudgétaire ou d’ABS ont connu des succès inégaux (réussite dans le secteur sanitaire, échec en matière d’éducation). Tous les DPE souhaitent s’engager vers les instruments communs mais seule la CE et – avec plus de prudence la France – l’ont concrétisé sur la période. Les risques de gouvernance financière et la faiblesse des capacités administratives sont évoquées comme des limites au développement de la démarche. En réponse, l’harmonisation sur des procédures communes a été privilégiée, sans pour autant s’aligner sur les procédures locales. Le futur fonds commun extrabudgétaire santé tentera de concilier harmonisation et alignement des procédures. Les calendriers de déboursements pluriannuels des DPE sont parfois indicatifs, donc moins prévisibles. Le FED présente la meilleure prévisibilité avec un engagement à 5 ans. Les délais d’exécution sont souvent plus longs que prévu ; de nombreux projets voient leur date d’achèvement reportée. Le partenariat avec les autorités locales a présenté des difficultés, par manque de cadres compétents ou clairement identifiés. La réponse privilégiée a consisté à importer des ressources extérieures (assistance technique et unités de gestion des projets) afin de garantir un niveau de décaissement conforme aux prévisions. A8.9.1. Des choix d’instruments guidés par des réformes internes aux DPE autant que par l’environnement institutionnel nigérien Quatre des cinq DPE ont séparé la fonction de conception stratégique et de dialogue sur les politiques d’une part, et la fonction de gestion des interventions d’autre part : Dans certains cas cette division coupe le cycle de coopération entre une phase politique et une phase de gestion, quelques soient les secteurs concernés (DG DEV/AIDCO pour la CE, DGCD/CTB pour la Belgique, MAE/LuxDev pour le Luxembourg). En France la distinction entre SCAC et AFD est réalisée sur une base sectorielle ou thématique plutôt que dans un souci de division du cycle de l’intervention. Le Danemark n’a pas opéré de division de ce type. Rapport final – Annexe 8 167 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Ces évolutions se sont déroulées au moins partiellement durant la période sous revue ; elles sont souvent motivées par le souci d’améliorer l’efficience des interventions. Durant cette même période, le débat sur la déconcentration des décisions au niveau des représentations locales de certains DPE a pris de l’ampleur. Des ajustements ont donc été nécessaires entre « structure de conception des politiques » (DG DEV, DGCD) et « structure de mise en œuvre » (AIDCO ou CTB) d’une part et entre siège et terrain d’autre part. L’AFD est de ce point de vue une institution relativement centralisée même si des efforts ont notamment été opérés pour améliorer le dialogue siège-terrain par la mise en cohérence des calendriers des comités de pilotage et des missions de supervision du siège. Les autres DPE (y compris le SCAC français) sont généralement plus déconcentrés. La CE dispose d’une équipe relativement importante à Niamey. Les transitions ont parfois été difficiles au niveau interne pour les DPE concernés, et n’ont généralement pas fait l’objet d’une politique de communication très explicite avec les partenaires. Ceci a pu avoir un impact sur la qualité du dialogue. Ces questions ont été peu évoquées par les responsables nigériens (moins que dans d’autres pays). Elles le sont plus du côté des représentants des DPE. Elles ne peuvent être ignorées pour expliquer l’état actuel du dialogue. L’annexe A2.5 précise la typologie des approches de l’aide (projet, programme, sectorielle) et des différentes formes d’aides budgétaire et extrabudgétaire utilisées. Tableau A8.9 : Typologie des approches de l’aide Secteurs concernés par une approche programme Instruments d’aide DPE concernés durant la période 2000-2008 Cumul 2001 à 2009 Belgique : 0,85 million EUR (FCD) Aide sectorielle extrabudgétaire Développement rural 165 Le Fonds de Sécurité Alimentaire et le Fonds Commun extrabudgétaire des Donateurs sont placés sur des comptes à double signature (Directeur de cabinet du Premier Ministre et Chef de file des donateurs soit la DCE) auprès d’une banque commerciale. Luxembourg : 0,65 million EUR(FCD) France : 11,9 millions EUR (FCD) + 5 millions EUR (FSA) CE : 12,2 millions EUR (FCD) + 12,2 millions EUR (FSA) Aide Sectorielle extrabudgétaire Santé Financement d’un Fonds Commun extrabudgétaire via un compte auprès d’une banque commerciale pour les dépenses du plan d’action annuel. Aide budgétaire sectorielle ciblée Education 165 Financement d’un Fonds Commun au Trésor pour (aide budgétaire sectorielle ciblée) des France : AFD :15 millions EUR Belgique (2005-2008) : Via Appui au PDDE 2005 : 2 millions EUR Dec 2008 : 1 million EUR (à valider) Le DNPGCA (Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires) est composé : De structures publiques et parapubliques (SAP, CCA, SIM, OPVN,...) financées principalement par le budget de l'Etat et par des aides ciblées de bailleurs de fonds ; De structures de décision (CRC, CMC) ; D’instruments de financements des interventions : Stock National de Réserve (SNR), composé du Stock National de Sécurité (SNS - stock physique) et du Fonds de Sécurité Alimentaire (FSA - stock financier permettant l'achat de céréales en cas de crise alimentaire grave). Fonds d'Intervention destiné à financer les actions d'atténuation des crises, il est composée d'un Fonds Commun des Donateurs (FCD) et des fonds de contrepartie gérés bilatéralement. Rapport final – Annexe 8 168 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Secteurs concernés par une approche programme Instruments d’aide DPE concernés durant la période 2000-2008 lignes budgétaires du Ministère de l’Education. Danemark (2004-2007) : via volet 2 du PHAS (Appui au PDDE) : aucun décaissement Aide budgétaire globale Appui macro-économique lié à la lutte contre la pauvreté ABG non ciblée pluriannuelle à travers (i) une tranche fixe décaissée si la CE juge satisfaisants le processus de stabilisation macroéconomique, la mise en œuvre de la politique de lutte contre la pauvreté et l’amélioration de la gestion des finances publiques ; et (ii) une tranche variable basée sur l’atteinte de cibles appuyées sur la SRDP et les programmes sectoriels éducation et santé. France : SCAC (2004-2005) : Via PADEN 2,18M€ (répartis entre Aide programme et appui projet mais non ventilé) AFD (2005-2008) : Via PADEN 1,0 million EUR versé en décembre 2008 CE : 9è FED (2001-2007) : 185 millions EUR suite à Revue à mi-parcours 10è FED (2008-2013) 180millions EUR Instruments d’aide de la France au Niger Les instruments de la coopération franco-nigérienne sont extrêmement divers et en évolution constante. Cette diversité est expliquée par : Le contexte de réforme interne à la coopération française (CICID 2005-2006 et RGPP aujourd’hui). Les mandats respectifs de l’AFD et du SCAC évoluent. L’Ambassade maintient une aide projet, tandis que le mandat progressivement élargi de l’AFD conduit au développement de l’aide budgétaire et de l’aide programme. L’assistance technique a été la plus touchée par les réformes successives : celle fournie par l’AFD est aujourd’hui plus modeste que celle fournie par le SCAC. De plus, « l’assistant technique AFD » rend compte au Ministère nigérien, tandis que « l’assistant technique SCAC » était également redevable vis-à-vis de l’Ambassade. L’AT AFD s’inscrit dans une démarche d’assistance à maitrise d’œuvre, tandis que l’AT SCAC participait à une démarche d’influence. Le contexte nigérien et les engagements internationaux sur l’efficacité de l’aide. La capacité du maitre d’ouvrage à piloter des instruments complexes détermine le niveau de sophistication des outils proposés. La volonté de s’aligner sur la Déclaration de Paris est donc conditionnée par l’appréciation du niveau des capacités locales. Dans certains secteurs, les modalités d’appui constituent également une réponse à des événements (affaire MEBA en éducation). Les contraintes de ressources humaines du Niger impactent sur « ce qui est possible ». Face à la complexification croissante des instruments de l’aide, la France insiste sur la nécessité de s’assurer des capacités locales (définition, mise en œuvre, contrôle). L’approche projet mise en œuvre par le SCAC suit les procédures définies par le siège. Les bourses appliquent le principe de cogestion. L’implication des autorités nigériennes est particulièrement mise en avant dans le cadre du Centre Culturel Franco-Nigérien (CCFN), qui présente l’originalité d’un conseil d’administration bipartite et d’une contribution financière de la partie nigérienne. L’AFD présente également une diversité d’instruments : Elle pratique l’approche projet classique, avec la mise en place de comités de pilotage impliquant le Ministère des Finances (pouvoir de signature), le ou les Ministères techniques, et le cas échéant les services déconcentrés et la société civile. L’aide projet mise en œuvre pour l’AFD combine procédures nigériennes et avis de non-objection Rapport final – Annexe 8 169 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 (ANO). L’AFD insiste sur le caractère stratégique de ces comités de pilotage, qui peuvent notamment être l’occasion de débats sur la distribution des rôles entre gouvernement central et autorités locales (« il ne s’agit pas d’une chambre d’enregistrement »). L’AFD insiste sur le contraste entre la teneur stratégique de ces débats et les échanges notamment menés en SMCL (comités de pilotage des interventions belges) ; ces derniers sont essentiellement centrés sur les ressources. Les débats stratégiques ont été fixés, figés avant le lancement des interventions belges, tandis que l’approche projet ou programme appuyée par l’AFD dispose d’une marge d’adaptation en cours de mise en œuvre. L’approche programme est encouragée depuis 2004-2005 concernant 3 secteurs : - Eau et Assainissement : l’AFD souhaite faire émerger une approche programme dans ce secteur (décaissements par tranche, budget sous délégation à la Société des Eaux, décaissement sur base annuelle). - Santé : aide sectorielle extrabudgétaire (fonds commun auprès d’une banque commerciale). L’appréciation initiale de l’AFD quant au cadre des finances en matière de santé était plus sévère, ce qui a conduit à ce type d’instrument. - Education : approche programme sous forme d’aide budgétaire sectorielle ciblée166. Les fonds ont été gelés durant deux ans et demi en raison de l’affaire MEBA. Les financements ont repris avec le décaissement de la première tranche en 2009. Outre le secteur de l’éducation, l’AFD pratique également l’aide budgétaire ciblée en appui à la réduction pauvreté et au secteur financier. Les conditions de mise en œuvre de l’ABG au Niger ne répondent pas aux critères français énoncés dans la Doctrine d’emploi des ABG167. Instruments d’aide de la Belgique au Niger L’aide bilatérale directe fournie par la Belgique privilégie la cogestion (mise en place d’une cellule de coordination sur le terrain appuyée par un assistant technique international et un directeur d’intervention nigérien). La cogestion applique les procédures nigériennes couplée à l’ANO (avis de non-objection). Chaque intervention mise en œuvre dans ce cadre dispose d’un comité technique, chargé des décisions associés à la mise en œuvre et de la fourniture d’information à la cellule mixte de concertation locale (SMICL) ; cette dernière prend les décisions de réaffectation budgétaire. Aux yeux de la Coopération belge, cette pratique de cogestion est appréciée sur le terrain, car elle permet de protéger l’autonomie des structures locales face aux services centraux. C’est également la position de certains Ministères technique par rapport au Ministère des Finances. La cogestion du type de celle pratiquée par la Belgique rencontre également plusieurs limites : Le dialogue se concentre souvent trop sur la gestion des ressources et pas assez sur les questions stratégiques. Ce constat est cohérent avec ce qui a été dit sur la faiblesse du 166 Le concours de l’AFD est versé sur le compte du Fonds Commun, compte d’affectation spéciale sous la double signature du responsable du Trésor et du MEBA. Le compte finance les activités éligibles du PDDE retenues dans les programmes budget annuels et prend en charge des dépenses inscrites à cet effet au budget de l’Etat. Les fonds sont fongibles avec ceux des autres partenaires du Fonds Commun et sont utilisés selon les circuits des fonds publics. Les fonds du concours sont décaissés par tranches successives sur décision collégiale des partenaires du Fonds Commun en fonction de leur appréciation des performances du PDDE, lors des revues périodiques. Cette appréciation se fonde sur l’évolution des indicateurs d’état du sous-secteur, les rapports d’exécution du PDDE, les programmes budgets du PDDE ainsi que sur les conclusions des audits externes qui portent à la fois sur les comptes, les procédures, les réalisations et les statistiques scolaires. Des dérives éventuelles par rapport aux objectifs et aux conditions d’exécution du programme, donneraient lieu à concertation avec les autorités nationales à l'occasion des revues du PDDE, afin de définir les adaptations souhaitables, sans exclure la remise en cause du soutien global des partenaires au programme. 167 Co-secrétariat du CICID, Doctrine d’emploi des aides budgétaires générales dans les Etats étrangers. Paris (13 février 2007) Rapport final – Annexe 8 170 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 flux d’information sur les résultats et impacts. Si les structures de dialogue et de décision se préoccupent essentiellement des ressources, elles ne demandent pas cette information qui n’est donc pas produite. La deuxième limite évoquée est celle de l’appropriation. Les structures de concertation peuvent se substituer plus ou moins explicitement à des structures de décision nationales ou locales. Celles-ci ne prennent pas le relais à la fin de l’intervention extérieure. La concertation prends du temps et mobilise des personnes à haut niveau de compétence et de responsabilité tant du côté des partenaires que du côté des DPE. La Belgique pratique une aide budgétaire sectorielle ciblée en faveur de l’éducation ; il s’agit de son unique appui de ce type au Niger. Dans le cadre du PIC 2009-2012, elle souhaite développer cette pratique dans le secteur de la santé, par une évolution du fonds commun extrabudgétaire vers une aide budgétaire sectorielle. Toutefois, la Belgique conditionne cette évolution à « une meilleure harmonisation entre les bailleurs contributeurs et [à] la perspective de voir alignées les modalités de mobilisation de ce fonds sur les procédures du Niger ». Instruments d’aide du Luxembourg au Niger Les trois canaux de la coopération entre le Grand-Duché et le Niger sont : La coopération bilatérale à travers LuxDev. La coopération multilatérale (15% des ressources du PIC sont réservés à la coopération mise en œuvre par les agences multilatérales – agences des Nations Unies notamment). La coopération indirecte à travers les ONG, hors PIC. Cette modalité est relativement peu développée au Niger, en comparaison d’autres pays (au Burkina elle pèse 30% du PIC en valeur). Le Luxembourg applique une logique de cogestion. Mais à la différence de la CTB et de l’AFD, la responsabilité n’est pas partagée avec les autorités partenaires; elle revient entièrement à LuxDev (régie directe). Le Luxembourg est généralement prudent quant à l’appui budgétaire, en raison de contraintes de taille et de capacités de gestion. Le pays souhaite néanmoins tester l’ABG, éventuellement au Burkina. Les conditions au Niger ne semblent pas totalement remplies, tant au niveau d’une ABG qu’au niveau d’une aide budgétaire sectorielle. Le Luxembourg a récemment été soumis à une peer review du CAD, qui a montré le faible ancrage des interventions sur les stratégies des partenaires. La définition du nouveau PIC nigéroluxembourgeois pour la période 2008-2012 montre une volonté d’évoluer : D’une approche projet déconnectée de la politique locale (lié au peu de ressources disponibles sur le terrain) à l’approche programme. Le Passage à l’approche programme se fera de façon graduelle, avec une délégation progressive des responsabilités dans le cadre du PIC 2008-2012 en vue de l’approche programme dans le PIC suivant. Vers un plus grand alignement avec les stratégies sectorielles. Vers une focalisation sectorielle sur le développement rural, l’enseignement technique et la formation professionnelle, ainsi qu’une focalisation géographique à Dosso (éducation de base, avec une tentative de rapprocher ce projet des objectifs stratégiques du PDDE). Le PIC veut ainsi sortir d’une approche trop localisée, jugée peu équitable. Instruments d’aide de la Commission Européenne au Niger Le FED constitue 90% des ressources communautaires mobilisées au Niger ; le solde provientdes ressources budgétaires de la CE. Les deux enveloppes présentent des principes budgétaires similaires, à une grande exception près : le budget de la CE est annualisé, tandis que le FED court sur 5 ans. Rapport final – Annexe 8 171 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Dans le cadre du FED, la CE met en œuvre trois instruments d’aide au Niger : L’aide budgétaire, toujours non ciblée, qu’elle soit globale ou sectorielle. Comme évoqué lors du focus groupe sur les instruments, le fait de mettre en place une tranche variable liée à l’évolution de certains secteurs (finances publiques, santé, éducation) implique néanmoins une incitation à accroître les moyens mis à disposition de ces secteurs (à moins que ceux-ci soient capables d’améliorer leurs performances sans accroissement de leurs moyens, ce qui serait surprenant dans le contexte nigérien). Les fonds communs extrabudgétaire, qui précèdent généralement l’aide budgétaire lorsque certaines conditions ne sont pas remplies. La pratique est récente, puisqu’elle n’était pas autorisée sous le 9ème FED. Les procédures se rapprochent ici des procédures nationales, avec quelques aménagements en matière d’audit notamment. Les projets classiques, pour lesquels les procédures FED sont appliquées. La mise en cohérence des interventions sur budget et sur FED présente parfois des difficultés. Certaines initiatives financées sur budget CE sont gérées à Bruxelles (exemple : Facilités ACP-UE Eau ou Energie168). Dans ces cas, la Délégation a un rôle d’avis qui n’engage pas le siège. Comme évoqué lors du focus group relative aux instruments d’aide des DPE (annexe 9), ces initiatives du siège peuvent étendre le champ d’intervention sectorielle de la CE au-delà des domaines de concentration définis par le CSP, ce qui peut potentiellement affecter la cohérence de la stratégie communautaire dans le pays. La mise en œuvre des procédures FED passe systématiquement par un Ordonnateur National (le Ministre des Finances), qui a statut de maitre d’ouvrage pour l’ensemble des opérations menées sur ce Fonds. La Délégation de la CE (ordonnateur « subdélégué ») endosse les propositions techniques soumises par l’Ordonnateur National. Des comités de pilotage sont systématiquement mis en place sur les projets et programmes ; bien que ces comités aient mandat à piloter les interventions, la CE et l’Ordonnateur National conservent un droit de véto. La structure interne de la CE distingue d’une part la programmation et le dialogue politique, menés par la Direction Générale Développement (DG DEV) et, d’autre part les autres étapes du cycle de projet pilotées par EuropeAid (qui a également le statut de Direction Générale). Cette distinction peut poser certaines difficultés en termes d’alignement des priorités entre la DG DEV et EuropeAid. Ainsi, la DG DEV présente un discours politique favorable à l’aide budgétaire (objectif politique de 60% d’aide budgétaire sous le 10ème FED), tandis qu’EuropeAid tend à réduire le risque financier dans la mesure où elle est plus directement visée par la Cour des Comptes Europénne, même si c’est la Commission dans son ensemble qui est redevable auprès de la Cour des Comptes Européenne. Instruments d’aide du Danemark au Niger Les interventions danoises sur la période s’inscrivent dans la continuité des expériences acquises par le bailleur durant près de 30 ans de coopération avec le Niger, dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que dans les secteurs de l’agriculture et de la gestion des ressources naturelles. La programmation danoise au Niger pour la période 2007-2011 présente toutefois une évolution importante, avec une volonté de transition progressive de l’approche projet vers l’approche sectorielle (SWAp) dans les secteurs concernés. Cette évolution est guidée par des considérations d’efficacité et d’appropriation. Durant cette période, le Danemark vise à préparer l’Administration à un appui aux secteurs sous forme budgétaire. 168 Plus d’informations sur les Facilités ACP-UE pour http://ec.europa.eu/europeaid/where/acp/regional-cooperation/index_fr.htm Rapport final – Annexe 8 l'Eau et pour l’Energie : 172 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Ainsi, en matière d’agriculture et de gestion des ressources naturelles, le Danemark a participé depuis 1999 au financement du développement dans les zones rurales des régions de Zinder et de Diffa, à l’extrême est du Niger (aide projet). Le Danemark prévoit, à terme, d’inscrire son appui au secteur agricole et celui de la gestion des ressources naturelles dans le cadre de la mise en œuvre de la SDR. En matière d’eau, hygiène et assainissement, le Danemark a pratiqué l’aide projet durant la période 1974-2006. La phase 2007-2009 est une phase de transition dont l’objectif principal est d’assister le Ministère de l’Hydraulique dans la mise en œuvre de l’approche programme. Le Danemark s’était engagé dans le financement du Fonds destiné à l’appui budgétaire sectoriel en éducation (2005). Au-delà des aléas connus par ce Fonds (« affaire MEBA »), le Danemark tire quelques leçons de l’expérience: une participation minoritaire à ce type d’instruments engendre de lourds coûts de gestion, sans les contreparties en terme de pouvoir de négociations. En matière de bonne gouvernance et d’appui à la décentralisation, la programmation 2007-2011 s’inscrit dans un appui canalisé par le biais d’organismes publics, nationaux, régionaux et locaux ou par le biais de la société civile ou d’autres acteurs. L’aide danoise encourage fortement la décentralisation dans ses activités puisqu’elle intègre les municipalités dans la gestion des secteurs pertinents; celles-ci seront aussi intégrées dans les processus de décision. A8.9.2. Une fourniture d’intrants généralement conforme aux prévisions, mais dans des délais étendus (J9.1) Quelques soient les secteurs étudiés, la grande majorité des interventions mises en œuvre sous l’approche projet atteint des taux de décaissement corrects, mais sur une durée supérieure à celle initialement programmée (développement rural, éducation, santé, culture notamment). Les interventions luxembourgeoises connaissent à ce titre les rythmes de réalisation technique et de mobilisation des fonds les plus conformes aux prévisions. Tous les DPE acceptent des phases de prolongation, à l’exception du FED qui limite la phase opérationnelle (depuis le 9ème FED). Ainsi, la durée des projets s’étale entre 2 à 4 ans pour la plupart des interventions de la France et de la CE contre 4 à 6 ans pour les autres DPE. Ces derniers (Belgique, Danemark, Luxembourg) présentent généralement une forte continuité temporelle et géographique des activités soutenues ; celles-ci s’inscrivent in fine dans un horizon temporel supérieur à 10 ans169. Notons qu’en matière d’éducation, les projets d’échantillon ciblant l’enseignement de base sont dotés d’un budget totalisant 52,3 millions EUR. Ce budget est réparti entre l’aide budgétaire ciblée éducation, qui compte pour 16,9 millions EUR ou 32% du budget total, et les projets qui comptent pour 35,4 millions EUR ou 68% des fonds. L’«affaire MEBA » a joué un rôle important sur le décaissement des fonds d’appui budgétaire au secteur. En effet, environ 10% de l’aide ciblée a été déboursé, tandis que pour les projets, le niveau de décaissement varie d’environ 10% pour les projets d’assistance technique liés au programme à près de 100% pour les projets de la coopération luxembourgeoise et de la CE. L’approche projet demeure ainsi largement plus utilisée par les DPE au cours de la période. 169 La continuité temporelle est également valable pour certaines interventions françaises, en matière culturelle notamment (FSP réseau du Livre, appui au CCFN), ainsi que pour certaines interventions communautaires (artisanat, avec le projet SYRENE assurant la suite des interventions PROFORMAR I et II). Mais il s’agit là d’exceptions au regard d’appuis plus généralement réduits à moins de 5 ans. Rapport final – Annexe 8 173 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 La qualité de la formulation des interventions a conduit à des difficultés parfois importantes dans leur exécution. La pratique de révision des cadres logiques au moment du démarrage des interventions n’est pas courante, ce qui conduit à des difficultés de mise en œuvre, particulièrement lorsque les interventions ont été élaborées plusieurs années auparavant et/ou ont été élaborées « trop loin du terrain ». Les procédures administratives (appel d’offre, validation de la planification des activités, délais de remboursement des dépenses, flexibilité de gestion, délais de recrutement de l’assistance technique) apparaissent être plus contraignantes pour l’efficience des interventions des DPE dont les engagements financiers sont plus élevés (France et CE, particulièrement). Elles nécessitent davantage d’investissement de la part du personnel de ces projets. A titre illustratif, les projets de développement rural échantillonnés pour ces deux DPE présentent les taux de décaissement les plus faibles. Néanmoins, l’AFD a réalisé des efforts importants durant les dernières années pour accroitre son taux de décaissement170. Par contraste, la durée et la continuité des financements d’une part, des procédures de gestion plus flexibles d’autre part caractérisent les coopérations belge, luxembourgeoise et danoise. A8.9.3. Un recours privilégié aux unités de gestion, compromis difficile entre fourniture des outputs et recours aux services nationaux (J9.2) Au cours de la période d’évaluation, la très grande majorité des interventions a consisté en des projets appuyés par des unités de gestion mises en place pour la durée de l’intervention, rendant des comptes à un comité de pilotage mixte (administration, opérateurs, DPE). Ces unités, distinctes de l’administration, font appel à de l’assistance technique nationale (cadres détachés de leur administration ou personnel d’ONG) et internationale. La France se démarque par une intégration plus forte de son assistance technique au sein de l’administration (essentiellement dans le cadre de l’assistance technique gérée par le SCAC). Les unités de gestion exécutent directement certaines activités mais le plus souvent délèguent la maîtrise d’œuvre à des partenaires : ONG locales ou nationales, institutions de micro-finance, bureaux d’étude, services techniques, communes171. Ce mode de fonctionnement, caractéristique d’une approche projet, est jugé de façon contrastée par les évaluations des interventions étudiées. L’approche est notamment créditée d’une capacité à transférer progressivement des compétences aux structures nationales et locales172. En contrepartie, les critiques formulées dans ces rapports portent sur : Le coût de l’assistance technique pouvant s’élever jusqu’à 50 % du coût global173 ; La mobilisation de l’AT internationale dans des tâches plus administratives que techniques ; La faible stabilité de personnel et/ou le sous-effectif dans des zones d’intervention reculées ; 170 Source : Agence AFD du Niamey. Ainsi, le projet pilote PAMED (Projet d’appui aux entités décentralisés) appuyé par le Fonds belge de survie, s’est inscrit dés son démarrage en 2006 en appui à la maîtrise d’ouvrage communale, notamment à travers l’affectation du fonds de développement local dans la section investissement du budget communal. Le point de vue des responsables de ce projet est que les financements des autres DPE ou PTF intervenant à Dosso devraient également transiter par le budget communal pour une plus grande transparence et une meilleure coordination. 172 Notons qu’en matière culturelle, la passation d’expérience entre assistants techniques successifs s’est avérée difficile, avec un décalage de 6 mois entre de départ d’une assistante et l’arrivée de son successeur (FSP Lecture publique). 173 Exemple : assistance technique CTB pour le projet PolSecAl d’appui institutionnel au MAE. 171 Rapport final – Annexe 8 174 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 La perte de capitalisation des expériences après la fin du projet lorsque les équipes sont licenciées, etc. Les capacités de gestion financière et technique des unités de gestion et de leurs partenaires sont généralement appréciées positivement mais leurs coûts de fonctionnement peuvent s’avérer élevés au détriment des investissements en faveur des populations bénéficiaires. Ainsi en matière de développement rural, la part des budgets des projets étudiés destinée aux populations cibles (investissements matériels et immatériels) varie entre 20 à 70 % avec une majorité aux alentours de 40 %174. Très souvent, les frais de fonctionnement, d’équipement et de personnel mobilisent plus de la moitié des fonds destinés au développement. Notons également que la nature de l’activité impacte sur le poids relatif de l’assistance technique ; un projet dont le volet d’ingénierie sociale est important présentera une proportion d’assistance technique nettement supérieure aux projets purement infrastructurels (ex : hydraulique urbaine). A8.9.4. L’assistance technique : un appui controversé dans un contexte de ressources humaines rares (J9.2) Il n’y a pas de consensus sur les raisons de l’absence de renforcement institutionnel au MFE, dont les limites en matière de gouvernance contraignent la possibilité de développer les volumes d’aide budgétaire au Niger. Les DPE mettent en avant le peu d’empressement de la partie nigérienne (peu de requêtes, lenteurs). La partie nigérienne met plutôt l’accent sur : les coûts et les faiblesses l’AT traditionnelle, réputée peu performante, sans objectifs précis ni échéances en termes de transmission des savoir-faire ; la synchronisation entre le départ des AT et l’arrêt du financement des projets, ce qui ne permet pas aux cadres nigériens formés de remplacer les AT dans les mêmes conditions que ces derniers à la fin du projet ; la lenteur des recrutements ; l’impossibilité de choisir entre des CVs de personnes que l’on ne peut évaluer. Les délais de mobilisation ou de remplacement des AT sont souvent évoqués comme source de ralentissement ou de perturbation de l’exécution des interventions des DPE. La réflexion sur l’assistance technique doit tenir compte du fait que la contrainte de ressources humaines est particulièrement sévère au Niger, au niveau de l’administration centrale et locale (surtout dans les zones peu accessibles), mais également au niveau des représentations des bailleurs de fonds. Sur les 5 DPE seuls deux, la France et la Commission européenne, ont une représentation diplomatique complète au Niger, les autres (Danemark, Belgique et Luxembourg) dépendent de représentations basées dans les pays voisins. Plusieurs interlocuteurs regrettent le fait que les AT, « la ressource de loin la plus chère du projet », consacrent trop de temps à s’impliquer directement dans des questions qui relèvent du micro-management des opérations. Plusieurs représentants locaux des DPE relèvent la nécessité d’une redéfinition du rôle de l’assistance technique internationale, qui exécute moins et appuie plus à la définition et au suivi des politiques sectorielles. Cette évolution doit accompagner la complexification des instruments de l’aide et le passage progressif à un dialogue sectoriel stratégique. 174 Les projets à vocation purement institutionnelle sont exclus du comptage. Rapport final – Annexe 8 175 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Ainsi, la France réduit rapidement son assistance technique, historiquement très importante. Cette réduction n’est pas toujours négociée ni même expliquée aux autorités du Niger. Elle a plusieurs motivations : Un souci de réduction des coûts ; Une volonté de sortir d’une démarche de substitution (éducation, santé…) et de se concentrer sur le conseil ; Une volonté de concentrer les fonctions de conseil stratégique (influence) sur un nombre limité de postes ; Un transfert de compétences du MAEE vers l’AFD, qui implique une évolution du rôle de l’AT vers des missions plus directement liées à l’exécution de projets. Le poids de l’AT fournie par la CTB dans le budget des projets correspondant a été considéré comme très élevé dans certains cas. La Belgique a commencé à réagir à cette critique en allégeant son dispositif d’AT. A8.9.5. Le niveau de coordination reste variable selon les secteurs (J9.4) L’évolution de l’approche projet vers l’aide budgétaire ou au moins sectorielle accorde une importance croissante au dialogue politique. La concrétisation de cette approche n’a pas la même intensité selon les secteurs. Si la stratégie de référence (SDRP, SDR, PDS, PDDE) définit le cadre général dans lequel s’insèrent les interventions des DPE, leur coordination est globalement faible au niveau central et régional. L’efficacité des dialogues sectoriels est très variable. La santé est un des domaines où ce dialogue est le plus institutionnalisé et constructif. Les fonds communs extrabudgétaires sont considérés par les DPE comme une voie importante à développer pour améliorer la coordination entre bailleurs au niveau d’un secteur. Le Danemark et le Luxembourg, encore peu sinon pas du tout impliqués dans cette approche, annoncent leur intention de « développer l’approche programme » pour leurs prochaines programmations. La coordination autour de fonds communs est encore relativement peu fréquente (santé, sécurité alimentaire) et sa gestion est lourde. Certaines structures de coordination (DNGCA) s’élargissent à un nombre croissant d’acteurs, au risque de voir s’alourdir leur capacité de décision et d’action. Ces structures fonctionnent mieux lorsque les participants disposent de réelles délégations de pouvoirs, autrement dit lorsque les institutions auxquelles ils appartiennent décentralisent le pouvoir de décision à leur niveau. Ce problème se pose tant pour l’administration nigérienne que pour les DPE et d’autres bailleurs. On observe également des partenariats locaux bien coordonnés ; les actions communes de la Belgique et du Luxembourg dans la région de Dosso sont souvent citées en exemple. Par contre, le gouvernement nigérien est peu proactif dans le domaine de la coordination des bailleurs. Ainsi la SDR a défini un cadre général dans lequel s’insèrent les interventions des DPE. Leur coordination175 est globalement faible au niveau central et régional ; l’harmonisation des modalités administratives et financières (voire techniques) très faible. C’est l’absence d’une 175 La coordination est par contre plus marquée lors de la définition des priorités stratégiques de coopération où les DPE s’informent des interventions des autres PTF afin d’éviter des chevauchements thématiques ou géographiques. Rapport final – Annexe 8 176 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 approche programme fonctionnelle de la SDR qui explique cette démarche des DPE176. Ces constats ne favorisent pas une utilisation optimale des ressources mobilisées par les DPE. Parmi les interventions évaluées, la prévention et gestion des crises alimentaires constitue le domaine de la SDR le plus abouti en matière de coordination et d’harmonisation. La coordination des intervenants à l’échelle des régions ou des localités demeurent faibles et rarement harmonisées. On observe le plus souvent des partenariats limités dans le temps et l’espace mis à part quelques exceptions : Lux Dev avec une seule unité de gestion pour plusieurs projets à Dosso et des ONG à forte capacité (Care ou Karkara) qui peuvent créer des synergies et déterminer des procédures harmonisées entre les interventions dont elles sont maîtres d’œuvre. Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, tous les DPE impliqués tendent vers une forme d’approche programme qui doit répondre aux priorités de la SRP177. Cette approche va de pair avec l’acceptation du Programme National d’Approvisionnement en Eau Potable et d’Assainissement (PNAEPA). Dans les transports, les interventions des DPE sont coordonnées mais pas harmonisées ; la CE, la France (AFD) et le Luxembourg présentent ainsi des approches différentes pour l’entretien des pistes rurales. Le secteur culturel ne dispose pas de structure institutionnelle de dialogue entre bailleurs et Niger. La Coopération est basée sur la distribution des tâches très spécifiques à la thématique (la France soutient des institutions pivot telles que le CCFN, l’IFTIC ou le CNRLP), tandis que les autres DPE mènent des interventions ponctuelles parfois appuyés sur ces institutions. Pour le futur, l’Espagne souhaite une implication plus intensive dans le secteur. Il n’existe pas non plus de structure de coordination sectorielle en matière d’artisanat. Dès 1991, une telle structure de coordination était souhaitée afin de mettre en œuvre la PNDA ; elle n’a pas été créée. En parallèle, le PNUD a appuyé un Programme Cadre du Secteur Privé, hébergé au Ministère du Commerce. Les interlocuteurs rencontrés au sein du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat estiment que ce Programme Cadre n’offre pas l’interface attendue entre Ministères concernés, ni entre le Niger et les PTF sur les enjeux transversaux de la PNDA (fiscalité, barrières commerciales…). La coordination des bailleurs en matière d’éducation s’est effectuée principalement à travers les structures de suivi-évaluation mises en place par le PDDE. Au niveau de l’aide budgétaire sectorielle ciblée, les structures de suivi se sont révélées incapables de prévenir la mauvaise utilisation des fonds, ce qui a conduit à l’Interruption de ce mécanisme entre 2006 et 2008. Bien que seuls les projets aient pu continuer à fonctionner durant cette période, aucun cadre de dialogue et de concertation n’a été mis en place afin de favoriser une harmonisation de l’aide et une synergie entre les ressources humaines des projets. Prenant l’exemple des interventions autour du projet ARMFD sur Dosso sur la période considérée, il faut noter que les interventions de trois DPE (Belgique, Danemark et Luxembourg) en appui au genre ont convergé au niveau du cofinancement du projet (entre la Belgique et le Danemark), au niveau technique et des investissements (entre la Belgique et le Luxembourg), et au niveau de la concertation dans le cadre de la SMCL pour apprécier l’état d’avancement du projet, approuver les plans d’activités du projet et les propositions émanant de la direction du projet et pour résoudre 176 A l’exception des financements au DNPGCA et de certains appuis AFD (et PAMED pour le Fonds de Développement Local). 177 Voir notamment la Note sur la Coopération danoise avec le Niger pour la période 2006-2010 : « Pour les cinq ans à venir, l’accent sera particulièrement mis sur la transition de l’approche par projet actuellement en cours vers l’approche sectorielle (SWAp) dans les secteurs [de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement ainsi que dans les secteurs de l’agriculture et de la gestion des ressources humaines]. » Rapport final – Annexe 8 177 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 tout problème de gestion présenté par la direction du projet. Pour la période à venir la Belgique et le Danemark envisagent une approche programme178. Finalement, la situation observée en ce qui concerne l’aide budgétaire est très loin de celle que l’on trouve dans les pays où cet instrument est suivi par les PTF bien coordonnés et dans un climat de confiance. Quand il existe un comité de coordination des bailleurs, il enregistre systématiquement les décaissements. Or au Niger, les PTF et le Gouvernement sont encore loin de l’objectif poursuivi par la Déclaration de Paris de disposer d’une base de données fiable et régulièrement actualisée sur les décaissements réalisés et projetés des aides budgétaires179. L’évolution des champs de compétences des Ministères nigériens complexifie la coordination. A titre illustratif, l’appui de la France aux 5èmes Jeux de la Francophonie s’inscrivait dans une volonté de synergie entre culture, sport, jeunesse et développement des médias. Les appuis fournis dans ce cadre s’appuyaient sur un même ministère180, interlocuteur unique. Les dernières années ont vu un découpage des compétences de ce ministère en au moins 3 structures distinctes (Ministère de la Communication, Ministère de la Jeunesse et des Sports, Ministère de la Culture, des Arts, des Loisirs et de l’entreprenariat Artistique) et peu coordonnées. Ce cloisonnement institutionnel progressif a affecté la capacité à générer les synergies attendues par l’appui français. La mise en place de programmes d’aide budgétaire ciblée et de fonds communs dans les secteurs de l’éducation et de la santé ne signifie pas que ces secteurs connaissent une réelle harmonisation des procédures. En effet, chaque contributeur au PDS conserve ses propres modalités de mobilisation des fonds, et ne reprend donc pas les procédures nigériennes. Pour contribuer à la constitution d’un véritable instrument de financement sectoriel, le Ministère de la Santé Publique estime que les agences internationales des Nations Unies et le Fonds Global devraient rejoindre le panier commun de financement. La faisabilité de cette option reste très incertaine pour de multiples raisons liées aux cycles de programmation budgétaire des agences et aux priorités et politiques internationales établies en dehors du cadre spécifique du Niger. A côté des appuis plus traditionnels de type projet ou programme mis en œuvre dans le cadre de l’aide au système national de santé, se situe celui important fourni par les DPE aux grands programmes mondiaux et initiatives internationales de soutien à l’atteinte des OMD tels que le Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, et GAVI (vaccination). Ces programmes sont exécutés dans un cadre intégré au système national de santé, sauf pour le Fonds Mondial de lutte contre le VIH/SIDA qui est mise en œuvre par une coordination intersectorielle. Les acteurs nationaux ne présentent pas de vision commune quant à l’intégration des financements du Fonds Mondial au fonds commun extrabudgétaire du PDS, particulièrement dans le cadre de la lutte contre les IST/VIH/SIDA (cadre multisectoriel). L’importance des moyens financiers mis à disposition de ces initiatives pourrait avoir des effets pervers tels que par 178 Concernant la Belgique et pour la prochaine phase du projet ARMFD, (2009-2014) il est prévu d’adopter une approche programme en mobilisant les agents de la direction régionale du développement rural en lieu et place d’une équipe projet. L’approche comportera également un volet formation afin d’aider les agents de l’état à jouer leur nouveau rôle dans un cadre décentralisé, ce qui reste un défi majeur. Pour le Danemark, il est prévu un passage rapide à l’approche programme ce qui laisse augurer des difficultés (on s’interroge en particulier de changement de positionnement et de stratégies qu’auront à développer les opérateurs et ONG à travers lesquels Danida mettait en œuvre ses projets). 179 Ce n’est que récemment que le groupe OCDE/DAC a entamé la mise en place d’une base de données/matrice sur les flux d’aide. : la série des données collectées commence en 2006 et recense les financements de l’UE et des autres pays européens (Danemark, Luxembourg, Allemagne, CE, Italie, Espagne, France), ainsi que les financements du système des Nations Unies, des IBW et de quelques autres PTF (Canada, Etats Unis, Japon, Suisse). On constate notamment l’absence d’informations sur les financements par les Banques et Fonds régionaux, les pays arabes et la Chine. Au moment du passage de la mission en juin 2009, l’information sur les décaissements en 2008 restait encore incomplète. Le cadre de concertation des PTF sur la banque de données est présidé par la BM et le PNUD. Le fait que la BM applique une classification différente de la SDRP complique considérablement l’analyse des données dans le cadre du suivi des programmes, notamment les actions retenues dans le PAP. 180 Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. Rapport final – Annexe 8 178 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 exemple, une focalisation excessive des maigres ressources humaines disponibles pour l’exécution de ces initiatives (attraction des meilleurs éléments) et la création de systèmes parallèles au système d’information sanitaire pour le suivi des initiatives, au détriment du système public de routine. Dans le secteur de la santé, ce débat est en partie lié à celui en cours depuis de nombreuses années entre les approches de type vertical (actions visant une endémie particulière) et les approches intégrées de type horizontal et systémique. Les grands programmes mondiaux et les initiatives internationales de soutien à l’atteinte des OMD (Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose; le GAVI en matière de vaccination) ont montré leur potentiel et le montrent encore, particulièrement dans le domaine de la lutte contre le paludisme, mais elles ont également montré leurs limites par le poids qu’elles imposent au système de santé. Les perspectives d’alignement autour du fonds commun extrabudgétaire se situent essentiellement autour des perspectives d’extension de la participation des PTF au Fonds, avec une volonté d’alignement vers les procédures nationales et une gestion devenant totalement locale assortie de procédures de non objection commune aux PTF et appuyée par une cellule de gestion renforcée d’une assistance technique (financement belge). La coopération décentralisée établit des liens directs entre municipalités nigériennes et françaises ou entre organisations non gouvernementales. Ces initiatives sont généralement peu inscrites dans les cadres stratégiques existants, même si l’on observe quelques progrès en la matière au niveau d’acteurs historiques (jumelages Région Cotes d’Armor-Agadez et Ville de Juvisy-Tillabéri). Ce type d’instrument permet de compenser une application stricte des principes de la Déclaration de Paris qui a pour effet de concentrer les moyens et donc le pouvoir au niveau des ministères centraux (Primature, Finances) aux dépends des pouvoirs locaux et des structures non gouvernementales. Toutefois, la mise « hors circuit » des représentations locales des DPE pour ce type d’aide réduit la cohérence, brouillant l’image des DPE concernés. On peut enfin regrouper une série d’instruments tels que les facilités sectorielles de la CE, les financements ONG belges et luxembourgeois, comme des instruments directement contrôlés par les sièges des bailleurs et déboursés sur base d’appels à propositions peu inscrits dans le dialogue stratégique entre le Niger et les représentations de ces mêmes bailleurs. Les financements de certains DPE destinés aux agences des Nations Unies ont, de ce point de vue des caractéristiques comparables. Le FSD français répond également à des propositions mais est géré localement par le SCAC. A8.9.6. Quelques exemples de synergie entre interventions (J9.5) Lors de situations conjoncturelles dégradées, la plupart des projets de développement rural ont la capacité de réorienter au moins en partie leurs activités et leurs financements. Certains disposent de modalités de fonctionnement et de gestion plus souples afin de procéder à ces changements (SMPD-Ner 83, PAMED) ; d’autres (Proxel, Azawak, projets d’appuis au secteur de la microfinance, AGR et des BC) éprouvent des difficultés à s’adapter comme l’a montré la crise de 2005 (perte dans les fonds de roulement, réductions des résultats et impacts escomptés et, accessoirement, remise en question des plannings d’activités). En matière de genre, les trois DPE intervenant sur Dosso de manière complémentaire se sont renforcés mutuellement, même si chaque DPE a conservé sont mode de financement notamment pour le fonds de développement local. Dans le domaine du transport, la synergie des interventions des DPE est matérialisée par des initiatives coordonnées. Par exemple, l’AFD finance la réhabilitation de la route de l’oignon pour permettre à l’Etat nigérien d’investir massivement dans le développement de cette filière, afin d’améliorer les conditions de vie des populations de la zone de Galmi. Rapport final – Annexe 8 179 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’approche programme est recommandée dans le DSRP 2008 - 2012 et les DPE se conforment à cette approche. C’est notamment le cas pour le 10ème FED. Pour la période couverte par la présente évaluation, c’est plutôt l’approche projet qui prévalait. Des effets de synergie sont observés en appui au secteur culturel nigérien. Ainsi, l’Espagne devrait relayer l’appui de la France au Centre de Formation et de Promotion Musicale Elhadj Taya de Niamey. Cet appui français prenait la suite d’un projet de la Commission Européenne. L’appui des USA à l’achat de matériel par l’IFTIC crédibilise une structure lancée et soutenue par la France. Enfin, le CCFN organise de nombreux événements pour le compte d’autres coopérations (Espagne, Allemagne notamment). Plusieurs exemples de synergies sont observés dans le secteur de l’artisanat. Elles concernent notamment le financement d’interventions complémentaires auprès de mêmes acteurs institutionnels (Ministère, FNAN notamment). Elles concernent également l’interaction avec les appuis à la formation professionnelle (ex : projet AFOP fourni la France). Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, le déploiement des activités ne donne lieu à aucun conflit, mais ne permet pas de réaliser des synergies apparentes. Le passage à l’approche programme ambitionne ce type de synergies. Rapport final – Annexe 8 180 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.10. DURABILITE DES EFFETS Q10. Dans quelle mesure les effets des interventions sont-ils susceptibles d’être durables ? Sur la période, les stratégies de sortie des DPE ont généralement été trop optimistes (hypothèses d’appropriation irréalistes) voire inexistantes (pour de nombreux projets). La définition même du terme de durabilité laisse champ à de trop nombreuses interprétations souvent mal explicitées (autofinancement à l’issue de l’appui, poursuite de l’aide par d’autres bailleurs, renouvellement de l’appui ou prise en charge par les autorités sous l’hypothèse d’appropriation). Faire l’hypothèse d’appropriation implique un consensus entre le Niger et les DPE sur les ambitions de réduction de la pauvreté affichées par la SRP/SDRP. Le faible leadership national autour de la réduction de la pauvreté met cette hypothèse en question. Néanmoins, l’échelle de certaines initiatives liées au changement de comportement, des exemples de reproduction spontanée ont été observés. A8.10.1. Une définition variable de la notion de durabilité, source d’interprétations variables quant aux stratégies de sortie (J10.1, J10.3 et J10.5) La définition donnée par les DPE au critère de durabilité présente plusieurs facettes, notamment liées aux caractéristiques des secteurs appuyés : cette définition n’aura pas le même sens selon qu’on parle d’appui aux services sociaux, aux capacités institutionnelles, aux infrastructures ou aux activités génératrices de revenu. Ainsi, certaines activités doivent être capables de s’autofinancer à l’issue de l’appui. L’appui luxembourgeois et communautaire au secteur de l’artisanat répond à cette définition de la durabilité, avec l’ambition d’essor d’une activité destinée à être financièrement rentable. Ainsi, les initiatives du DANI auprès de ses 13 coopératives membres ont permis le développement des filières d’approvisionnement et commercialisation, ainsi que de soutien financier aux acteurs (microcrédit…) ; ces effets présentent des signes tangibles de pérennité, dans le sens d’une autonomisation des acteurs et structures développés. Les comités de gestion se sentent responsables de la bonne gestion des sites, ont le savoir-faire pour gérer les budgets extérieurs et pour des prises de contact directs avec les PTF (source : évaluation finale du DANI 3). La durabilité des acquis de SYRENE est en revanche beaucoup plus limitée, avec un RESEDA n’ayant pas atteint la masse critique lui permettant d’assurer le rôle de catalyseur des initiatives développées dans le cadre du projet. En matière de développement rural, certaines activités poursuivaient également le développement de sources de revenus. Or, si les évaluations des interventions associées au développement rural mettent en évidence une capacité d’appropriation par les bénéficiaires et les structures impliquées dans leur mise en œuvre, leur viabilité économique pose question. Cette viabilité fluctue selon un grand nombre de paramètres : actions à intérêt économique individuel (ex. amélioration de la race Azawak avec une forte demande des éleveurs) ou à intérêt collectif, durée de l’appui reçu, variabilité des résultats et de leur prolongation dans le temps selon la situation socio-économique des Rapport final – Annexe 8 181 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 bénéficiaires, selon les zones pastorale, agropastorale et agricole, selon les traditions des ethnies… En matière sanitaire, l’approche par mutuelles de santé s’intègre dans un objectif d’autofinancement partiel. Or le discours véhiculé sur la gratuité des soins s’oppose avec ce type de démarche, et tend à la décrédibiliser. Certains appuis envisagent la durabilité sous l’angle de la poursuite de l’aide par d’autres bailleurs (rôle de catalyseur de l’intervention pour la mobilisation d’autres acteurs du développement). On peut évoquer dans ce cadre l’appui français au secteur culturel : la France appuie depuis de nombreuses années la structuration institutionnelle et infrastructurelle du secteur. Cet appui a permis le développement d’institutions telles que le Centre Culturel franco-nigérien Jean Rouch (CCFN.JR), le Centre Culturel Oumarou Ganda (CCOG), le Centre de Formation et de Production Musicale (CFPM, initialement appuyé par la CE). Aujourd’hui, des perspectives d’intervention de « nouveaux bailleurs » se matérialisent notamment auprès du CFPM et du CCFN (coopération espagnole). De même, le GIE-DANI créé dans le cadre de l’appui luxembourgeois au secteur de l’artisanat d’art a pu développer de nouveaux réseaux de partenariat auprès de la coopération canadienne et d’ONG nord-américaines. La durabilité des acquis peut également être recherchée par le bailleur à travers une perspective de renouvellement de son propre appui à moyen et long terme (logique de continuité de l’aide). Il s’agit de la compréhension de la notion de durabilité la plus répandue parmi les DPE actifs au Niger. Quelques observations peuvent être émises à ce sujet : Le maintien des acquis en matière de services sociaux nécessite un engagement à long terme des DPE. C’est probablement ce qui explique l’absence de stratégies de désengagement des projets d’éducation et de santé étudiés. Toutefois, le transfert progressif de responsabilités, qui permettrait de garantir à long terme un renforcement des capacités des partenaires nationaux, a également été sous-valorisé. Pour des interventions en matière de développement rural se déroulant en plusieurs phases – telles que celles pratiquées par les coopérations belge, luxembourgeoise et danoise – les stratégies de sortie se matérialisent après la phase initiale. Des transferts viables au bout d’une période de 3 ou 4 ans de projet ne sont guère réalistes d’autant que les financements au monde rural (GRN, appuis en suivi-conseil, entretien des équipements et infrastructures, formation-structuration,…) et dans le cadre de la prévention et gestion des crises alimentaires dépendent de la poursuite de subventions. En matière culturelle, l’appui est notamment mis en œuvre à travers l’instrument FSP. Or l’absence de visibilité quant à la suite qui sera donnée aux FSP (renouvellement ou retrait de la France) nuit à la stratégie de sortie : faut-il dès le lancement du FSP donner le message d’une suite ou bien signaler au gouvernement qu’il devra en assurer la reprise ? avec ce que cela implique en terme de construction de capacités et de mobilisation de moyens associés aux ambitions. La perspective de prise en charge de l’appui par les autorités partenaires fait l’hypothèse d’appropriation de l’intervention par le partenaire, dans la mesure où celui-ci s’engage à y allouer une partie de ses ressources. La pertinence de cette hypothèse peut être mise en doute dans le cas du Niger (voir section 10.4 ci-dessous) ; quelques expériences illustrent sa fragilité : Créée en 1999, la CAFER devait conduire à terme à la mise en place d’un fonds routier de deuxième génération capable de mobiliser et de gérer en toute transparence les ressources nécessaires à l’entretien courant du réseau routier national. Les interventions ne seront durables dans le secteur du transport qu’à condition que l’autonomie de gestion de la CAFER soit garantie et que celle-ci bénéficie de soutiens financiers lui permettant d’atteindre l’autonomie financière (comme prévu dans le 10ème FED). Rapport final – Annexe 8 182 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 L’entretien des infrastructures nécessitera donc un maintien de l’appui extérieur. Pour le réseau routier local, les structures en place sont généralement peu fonctionnelles et l’entretien de la majorité de ces routes locales ne semble pas assuré. En matière culturelle, il faut faire le constat d’une absence récurrente de moyens de fonctionnement pour les structures réhabilitées, offertes ou transférées par la France auprès des Ministères de la Culture (CNRBLP, CCOG), de la Jeunesse (Académie des Arts Martiaux) ou de la Communication (IFTIC). L’engagement des ministères à assurer le maintien de ces équipements à l’issue de l’appui français n’était pas suffisamment explicite181. Par contraste, la mobilisation croissante de la contrepartie financière nigérienne au financement du CCFN constitue un signe encourageant. A8.10.2. Un arbitrage difficile entre efficacité de court terme (à travers des unités de gestion) et transfert des responsabilités aux institutions locales (J10.3) L’approche projet a très majoritairement été appliquée dans le cadre des secteurs étudiés, à travers des unités de gestion en dehors de l’administration ou d’institutions nigériennes permanentes. Cette approche a aboutit à une perte de capitalisation en fin de phase. Les institutions nigériennes disposent de faibles capacités pour prendre le relais des projets dans des rôles d’appui-conseil et de suivi-évaluation, tant au niveau central que régional. Les communes, comme les structures associatives et professionnelles, sont encore fragiles institutionnellement et financièrement (dépendant des subventions extérieures) malgré les efforts engagés par les DPE. Plusieurs projets éducatifs des DPE ont mis la priorité sur la maîtrise des procédures, d’avantage que sur la capacité à offrir un accès ou des services éducatifs de meilleure qualité. La notion d’appropriation est donc faussée. C’est peut-être aussi ce qui explique le faible support politique dont ces projets ont bénéficié. En outre, le partage de compétence entre de nombreux Ministères aux compétences mutuellement dépendantes ne facilite ni la capacité politique d’effectuer les arbitrages nécessaires pour dédier les ressources à la poursuite des activités, ni la formation des capacités techniques nécessaires pour les mettre en œuvre. Un redécoupage de compétences entre Ministères peut se réaliser en cours d’intervention, et casser des dynamiques transversales initialement appuyées sur une seule et unique structure182. Mais le challenge le plus difficilement surmonté par les DPE a consisté à faire face à l'instabilité du personnel dans la fonction. Cette fragilité n’a que très partiellement été compensée par l’appui aux capacités. On doit faire le constat d’une réelle sous-valorisation de l’appui des DPE aux capacités techniques des autorités nigériennes. 181 Les conventions de financement des FSP ne définissaient pas de conditionnalités associées à la prise en charge des frais de fonctionnement par les ministères concernés durant et à l’issue de l’appui français. 182 Comme évoqué en réponse à la question d’évaluation 9, l’appui de la France aux 5èmes Jeux de la Francophonie est illustratif de cette difficulté à faire face aux refontes ministérielles en cours de mise en œuvre. Cet appui s’inscrivait en effet dans une volonté de synergie entre culture, sport, jeunesse et développement des médias. Les appuis fournis dans ce cadre s’appuyaient sur un même ministère, interlocuteur unique. Les dernières années ont vu un découpage des compétences de ce ministère en au moins 3 structures distinctes (Ministère de la Communication, Ministère de la Jeunesse et des Sports, Ministère de la Culture, des Arts, des Loisirs et de l’entreprenariat Artistique) et peu coordonnées. Ce cloisonnement institutionnel progressif a affecté la capacité à générer les synergies attendues par l’appui français. Rapport final – Annexe 8 183 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Les projets des DPE en matière de développement rural définissent généralement dès leur conception leur cadre de collaboration avec les institutions nigériennes. Chargées le plus souvent de piloter les comités de supervision des projets au niveau national ou régional, ces institutions ont beaucoup plus de difficultés à assurer un suivi-évaluation des interventions si elles ne jouent pas elles-mêmes un rôle dans leur exécution. Depuis les années 1980, un effort considérable des DPE a favorisé l’émergence de structures privées en dehors de l’administration. Le tissu associatif (ONG, groupement, association) et professionnel (OP, union, fédération) ainsi que le secteur privé (IMF, bureaux d’étude, coopératives, entreprise privée) sont composés de structures encore jeunes qui se sont construites et structurées au fur et à mesure de la libéralisation économique, de la redéfinition du rôle de l’Etat et des évolutions du droit nigérien. Ils ont également pris de l’importance par l’évolution des modes de coopération (de « faire » au « faire-faire ») par le transfert de responsabilités des unités de gestion des projets vers ces structures. Le maintien du personnel de santé qualifié dans les zones aux fonctions pour lesquelles il est formé constitue un enjeu fondamental, au moins aussi important que la poursuite des financements des structures de soin. La disponibilité en quantité et qualité des personnels de santé et de gestion sanitaire reste un problème majeur au Niger. L’investissement des DPE dans ce domaine a été conséquent mais pas suffisant pour faire une réelle différence. Le développement des ressources humaines est par définition un processus lent. Les DPE ne disposent pas des moyens nécessaires pour que les engagements de stabilité du personnel soient respectés. La question de ressources humaines adaptées se retrouve bien souvent au niveau des hypothèses du cadre logique du projet et plusieurs interventions font état du maintien d’un environnement relativement défavorable qui dure tout au long de l’intervention et en entrave même parfois la bonne marche. En matière d’éducation, si le taux de rotation des emplois des cadres locaux a parfois constitué une contrainte face à la mise en œuvre des interventions des DPE, leur niveau de compétence pose une difficulté plus importante, qui est double. D’une part, au niveau global du MEN, l’absence de mise en œuvre de la réforme institutionnelle fait en sorte que la majorité des cadres ne sont pas en mesure de remplir adéquatement les tâches nécessaires au pilotage du PDDE, ce qui a une incidence directe sur les projets d’appui à l’ABS ou à impact national comme la Carte scolaire. D’autre part, au niveau des projets, le niveau de compétence des cadres nationaux a surtout été évalué en fonction de leur capacité à mettre en application les normes de gestions des DPE, ce qui ne constitue pas une réelle mesure de la capacité de ces ressources à gérer le processus de réforme national. Dans ce contexte, la notion de passation de service, qui suppose par ailleurs une stratégie de désengagement qui n’existe pas, est relativement peu pertinente puisque non ciblée sur les besoins de l’état et qu’elle n’a aucun ancrage dans un référentiel d’attributions et de responsabilités du MEN qui n’a pas encore été redéfini. Le développement du secteur éducation ne peut reposer uniquement sur des actions en matière d’accès et de qualité. C’est ainsi que le PDDE comporte trois composantes dont la mise en œuvre varie fortement d’une composante à l’autre. Tel que le concluait une récente mission en appui à la relance de la composante développement institutionnel183, le « développement institutionnel » n’est pas UN aspect de la gestion, il est LA gestion. Sans une mise en œuvre effective d’un nouveau cadre institutionnel valide184, les structures à tous les niveaux du système, autant central que déconcentré et décentralisé, ne peuvent jouir d’une réelle autonomie et quelle que soit la formation dispensée par les 183 ACDI, Mission d’appui de la Coopération canadienne au développement institutionnel du MEN, juin 2008. Le MEN ne se développera pas si sa gestion n’est pas prise en mains au plus haut niveau, c’est-à-dire par le Secrétariat général. Actuellement, la coordination de la composante développement institutionnel du PDDE a été confiée au directeur de la Législation et du Contentieux (DLC). 184 Rapport final – Annexe 8 184 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 DPE en direction du personnel de ces structures, elles ne pourront parvenir à être pleinement fonctionnelles. Les projets d’eau et assainissement les plus récents présentent un effort pour responsabiliser les communautés pour les systèmes d’eau. Les communautés sont engagées dans les décisions dès le commencement. Les comités, les techniciens, les cadres reçoivent des formations pour les permettre de bien accomplir leur rôle. Cette appropriation par les communautés doit être suivie et appuyée à moyen et long terme, car il est bien connu que, sans une sensibilisation de long terme, les organisations communautaires perdent leur dynamisme. A8.10.3. Des changements de valeurs durables ? Quelques exemples de reproduction spontanée des expériences (J10.2) Peu d’activités sont susceptibles d’être durables dans le contexte de fragilité du Niger. Néanmoins, l’évolution des valeurs que peuvent induire le développement de l’éducation ou certains programmes liés au genre, à la santé, à l’hygiène, aux institutions et modalités de règlement des conflits fonciers, etc. pourraient prendre un caractère cumulatif et permanent. Ces évolutions sont attestées dans l’appui au genre. Les interventions des DPE mais également celles des autres PTF comme le FNUAP, NORAD, la SNV, la Coopération suisse, la GTZ disposant d’une forte composante genre ont contribué dans certaines zones à des changements de représentations, valeurs et comportements dans le domaine des relations de genre (accès au foncier, mariage précoce, claustration…)185. De telles modifications n’ont été possibles qu’à travers la capacité de certains DPE à réinterroger leur stratégie en développant un partenariat avec les leaders d’opinion religieux, qui jouent un rôle décisif auprès des populations villageoises. Dans ce domaine, la qualité de l’analyse préalable a permis d’augmenter la pertinence des interventions et par conséquent, les chances d’appropriation et de soutenabilité de leurs effets. Certaines interventions sanitaires se sont appuyées sur des ONG locales qui ont par ailleurs bénéficié d’une aide à la structuration ; l’appropriation est surtout visible au niveau de ce type d’interventions. Dans les institutions publiques, le taux important de rotation du personnel ne permet pas de juger d’une appropriation à long terme des transferts de compétences qui se sont opérés, notamment grâce à l’assistance technique. Dans le secteur sanitaire plus que dans d’autres, les modifications de comportement, de valeurs et de perception induites par les interventions peuvent être considérés comme des effets durables, mais même ces changements de comportement doivent être entretenus par la présence d’interlocuteurs et de structures adaptés, qui ne pourront être maintenus sans aide extérieure. A8.10.4. L’exigence de prise en charge par les autorités partenaires, synonyme d’appropriation, a-t-elle toujours du sens dans le contexte économique nigérien ? Parmi les différentes acceptions données à la durabilité, celle consistant à attendre du partenaire local une prise en charge de l’appui au retrait du bailleur pose question. Il faut pour cela que le partenaire en ait à la fois la volonté politique et les capacités technique et financière. Ces trois conditions sont-elles réunies au Niger ? 185 Les réseaux MMD se sont étendus spontanément hors de la zone de projet, ce qui constitue un bon indicateur de soutenabilité. En revanche les rapports de suivi d’ASAPI indiquent la faiblesse du potentiel de viabilité du programme, lié à une faible implication de la population et à l’importance des impayés au niveau des IMF. Rapport final – Annexe 8 185 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 La notion de « volonté politique » renvoie à la notion « d’appropriation » de l’action entreprise par le « pouvoir ». Ces deux notions sont complexes : le « pouvoir » ne constitue pas nécessairement un centre de décision homogène qui partage les objectifs politiques poursuivis par les bailleurs de fonds, mais se compose souvent de forces politiques diverses et parfois instables, qui ont de grandes difficultés à s’accorder sur des priorités politiques sur lesquelles concentrer les ressources. D’où le rôle que peuvent jouer les bailleurs pour « faciliter » ce type d’arbitrages. Le transfert par un bailleur du soutien à une mission publique pose donc la question de la volonté, mais également de la capacité politique autant que technique et financière du partenaire à la prendre en charge pour assurer la durabilité de ses effets. Même entendue en termes strictement financiers, la notion de durabilité d’une action publique donnée doit être maniée avec prudence dans un Etat dont les prestations restent largement inférieures aux besoins de la population, malgré une aide publique internationale importante. Les ressources publiques sont fongibles ; tant que les recettes fiscales nationales ne permettront pas au Niger d’assurer les missions de service public de base, il n’y a pas de raison que telle fonction de l’Etat soit « soutenable » plutôt que telle autre. Compte tenu des besoins énormes par rapport aux ressources identifiés pour atteindre les OMD, aucune « stratégie de sortie » générale de l’aide n'est pertinente avant plusieurs décennies, pour autant que la tendance globale en termes de développement économique soit positive pendant cette période. Enfin, même lorsqu’une initiative soutenue par les bailleurs peut devenir autonome techniquement et financièrement et continuer à délivrer ses effets sans appui public, il faut tenir compte de l’extrême instabilité du contexte économique et écologique dans lequel elle va devoir opérer. En matière de développement rural en particulier, la fragilité conjoncturelle remet en question le discours relatif à la durabilité. Les effets des projets peuvent rapidement être réduits à l’épreuve d’une situation conjoncturelle dégradée. Dans ces circonstances, peu de projets disposent d’une réelle flexibilité de réallocation ou de « fonds de secours », malgré une relative capacité d’adaptation. Plus globalement, face à la répétition des crises, à la précarité de l’environnement physique et au défi démographique, la notion de durabilité est-elle pertinente sans réelle mise en place d’une politique cohérente capable à la fois d’amortir les chocs et de fournir les bases d’un développement économique à moyen terme ? Dans ce contexte, les DPE ne mettent-ils pas davantage en œuvre des stratégies de réhabilitation (à renouveler périodiquement) que des politiques de développement ? Rapport final – Annexe 8 186 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.11. Q11. PRINCIPES DE GESTION AXEE SUR LES RESULTATS ET DE REDEVABILITE MUTUELLE Dans quelle mesure les pratiques au niveau des stratégies et des interventions intègrentelles les principes de gestion axée sur les résultats et de responsabilité mutuelle ? Le suivi-évaluation a fait l’objet d’une prise de conscience de la part des DPE au cours de la période, en tant que condition nécessaire à l’appréciation de la performance. Néanmoins, la mesure des résultats reste limitée : la demande d’information des DPE et du Niger se cantonne essentiellement au suivi des moyens et réalisations. La qualité du suivi s’est renforcée dans certains domaines et institutions : INS, santé notamment. À l’échelle des projets menés par les DPE, l’exhaustivité et la fiabilité des données est aléatoire, avec une tendance à l’amélioration. Seuls les bailleurs (dont les 5 DPE) pratiquent l’évaluation. La démarche s’est progressivement renforcée : l’évaluation est plus fréquente et plus intégrée (thématique ou stratégique) mais de gros progrès restent à faire selon le rapport de suivi de l’implémentation de la Déclaration de Paris au Niger. Le suivi-évaluation ne constitue pas la seule source d’apprentissage : la continuité des appuis et la structuration des cadres de concertation renforcent la prise en compte des leçons du passé. Néanmoins, les cadres de concertation sectoriels restent très focalisés sur la gestion des ressources, au détriment des débats à caractère stratégique. A8.11.1. Les capacités de collecte des données et d’analyse par les acteurs nigériens au niveau du suivi des interventions restent faibles (J11.3 à J11.5) Au niveau de l’ensemble des secteurs concernés, la capacité de collecte de données et d’analyse des données par les acteurs nigériens est faible. Ces éléments constituent un obstacle important à la mise en œuvre et au suivi des interventions mais également à la capitalisation des expériences des acteurs. Afin d’affiner le jugement, il est nécessaire de distinguer deux niveaux de données collectées : Les données collectées dans le cadre du suivi des programmes de développement. Ces données se rapportent à l’échelle nationale. Bien que parfois incohérentes et incomplètes, ces données existent. Les données collectées dans le cadre du suivi des activités/interventions au niveau sectoriel (enquêtes sectorielles, régionales, etc.). Ces données font défaut, ce qui rend Rapport final – Annexe 8 187 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 difficile les recoupements entre le suivi des activités et la tendance observée au niveau sectoriel186. Les indicateurs des programmes sectoriels sont similaires, voire identiques à ceux mentionnés dans les cadres de références sectoriels regroupés dans la SDRP187. Les données permettant de renseigner ces indicateurs sont collectées à travers les études nationales188 (enquêtes budget, recensements, rapports de suivi des OMD, etc.). Au niveau des projets, les systèmes de suivi font référence, sur le plan administratif et financier, aux procédures et documents mentionnés dans les conventions de financement établies par les DPE189. Au niveau du suivi des activités, les indicateurs sont mentionnés dans les cadres logiques. Les sources de renseignement des indicateurs sont généralement les données collectées dans le cadre de l’élaboration et du suivi des programmes et projets. Cependant, en présence d’indicateurs spécifiques nécessitant une précision plus sensible, la tâche du renseignement échoit au chargé de projets. Des études régionales ou sectorielles peuvent être commanditées par le bailleur bien que ces dernières semblent rares. Dans de nombreux cas, les données satisfaisant ce degré de précision font défaut. En conséquence, les indicateurs sont généralement renseignés à travers les enquêtes nationales. A8.11.2. La formulation des interventions ne définit pas clairement les contributions de chacun (J11.2) Dans les secteurs évalués, les responsabilités et les contributions des DPE et des partenaires nigériens ne sont pas clairement définies dans la formulation des interventions190. Dans le secteur rural et la santé, des réunions régulières regroupent l’ensemble des PTF intervenant au Niger. Dans le secteur eau & assainissement, une fois le projet défini, l’information sur la contribution de l’Etat nigérien semble ignorée. En témoigne la lecture des rapports de suivi et évaluation et des rapports finaux : ces derniers mettent l’accent sur les contributions des DPE sans mentionner les contributions des intervenants locaux (pour exemple, le SRAP du PHV de Maradi191). Le processus d’alignement des DPE sur les procédures nigériennes est peu soutenu. La raison est l’hésitation de nombreux PTF nourrie par les faiblesses en termes de capacités et de moyens des acteurs nigériens. Il faut toutefois souligner les efforts entrepris par les bailleurs au niveau de la conception des projets où les DPE enregistrent des progrès réels et mesurables dans l’alignement de l’aide sectorielle. Une fois l’intervention démarrée, la définition des rôles de chacun a tendance à s’obscurcir. Le champ d’intervention du partenaire, faute de capacité, se trouve être limité par rapport à ce qui avait été préalablement déterminé. 186 Tendance révélée à travers les enquêtes nationales (lorsqu’elles sont disponibles). Eux-mêmes reprennent ceux établis dans le cadre des OMD. Par exemple, les DPE appuient une standardisation des méthodes de collectes de données sur la base de données de type IRH (Information sur les Ressources Hydraulique) et le taux d’accès des populations l’eau potable à travers l’adoption d’un plan opérationnel d’amélioration du système d’information sur les ressources hydrauliques (IRH) et du calcul du taux d’accès des populations à l’eau potable. 188 Dans le cadre de leur réalisation, ces études bénéficient généralement d’appuis techniques et financiers des partenaires (gouvernements et institutions internationales). 189 Rapports de mission, rapports d’audit, rapports intermédiaires, de clôture et autres documents nécessaires à la justification des financements. A cela il faut ajouter des évaluations commanditées par les acteurs, évaluations qui peuvent être ou non mentionnées dans les documents de projets. 190 Par exemple, dans le secteur rural et la santé, des réunions régulières regroupent l’ensemble des PTF intervenant au Niger. 191 Suivi et Rapport d’Achèvement de Projet -Hydraulique Villageoise Maradi, février 2008. 187 Rapport final – Annexe 8 188 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.11.3. Certains secteurs restent caractérisés par l’absence ou la profusion d’indicateurs (transport et santé notamment) et un système de suivi défaillant (J11.4) En fonction des secteurs d’intervention, l’information est plus ou moins transparente sur les apports effectifs de chacun. L’analyse démontre que l’on ne peut pas encore parler de gestion axée sur les résultats au Niger : Dans le secteur du transport, il existe une multitude d’indicateurs, mais aucune standardisation de ceux-ci entre les divers PTF. Cette absence de standardisation rend malaisées les activités de suivi, de monitoring et d’évaluation. Certaines stratégies de mise en œuvre (telles que la SDR) manquent encore de clarté. Les cadres de concertation et comités de pilotage sous-sectoriels identifiés en tant qu’instances d'orientation, de définition des modalités de mise en œuvre, de mise en cohérence et de coordination des interventions ne sont généralement pas opérationnels. Sur la thématique du genre, l’évaluation a démontré l’existence de comités de concertation192. Les services de l’Etats semblent rencontrer des difficultés à y jouer leur rôle, tant en matière de diffusion de l’information sur leurs activités qu’en matière de définition d’orientations. Pour l’instant, ces cadres de concertations, que ce soit à l’échelle locale ou nationale, ont du mal à se mettre en place et se limitent le plus souvent à l’échange d’information, ce qui constitue cependant une première étape pour aller vers une meilleure coordination. Ces cadres de concertation sont plutôt des lieux d’échange sur ce que fait chaque DPE. Aux échelles déconcentrées, il semble que les services de l’état aient du mal à jouer leur rôle en matière de diffusion de l’information. Les acteurs nigériens restent faiblement impliqués dans le cadre de la réalisation de la gestion des interventions. Ils ne sont pas directement responsables des ressources qui sont allouées et du fait, ne disposent pas d’une autonomie de gestion193. Ce phénomène concerne l’ensemble des secteurs même s’il existe un dialogue « avancé » dans le secteur de la santé. Le Guide de suivi-évaluation de la SDRP publié en 2007 par le Secrétariat Permanent (avec l’appui du PNUD et de la Coopération canadienne) propose de structurer le processus de collecte et de traitement de l’information en vue de disposer d’indicateurs permettant de mesurer les résultats et l’impact des politiques, programmes et projets mis en œuvre dans le cadre de la SDRP. Toutefois, compte tenu du contexte institutionnel et du manque de personnel qualifié et de moyens, l’opérationnalisation des mécanismes de suivi et évaluation proposés risque très difficile à réaliser. 192 Ces cadres de concertations sont présidés par le gouverneur et rassemblent l’ensemble des responsables des projets et programmes, les services déconcentrés, les organisations de la société civile et les représentants de la chefferie traditionnelle. Leur rôle est d’échanger et définir des orientations en matière d’activités économiques. Pour la région de Dosso, il n’y aurait eu qu’une réunion dans l’année qui a consisté en échange d’informations sur les bilans et résultats des programmes. 193 Sur la période de l’évaluation, les gestionnaires du secteur rural ont eu peu d’emprise sur l’exécution financière de leur stratégie et de leur budget, ce qui constitue un handicap à la mise en œuvre d’un processus de gestion axé sur les résultats. Rapport final – Annexe 8 189 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A8.11.4. Le suivi et l’analyse restent l’apanage des DPE ; l’information n’est que faiblement partagée (J11.4 à J11.5) Dans le contexte nigérien, la mise en œuvre de l’approche par programme et de la gestion axée sur les résultats nécessite une redistribution des responsabilités en termes de gestion entre DPE et partenaires nigériens. En effet, le principe de la gestion axée sur les résultats repose sur la responsabilisation des acteurs nigériens en termes de gestion des programmes et interventions. De leur côté, les DPE sont confrontés à des contraintes juridiques et des obligations fiduciaires lourdes et rigides. Ces procédures n’ont que peu évolué sur la période évaluée. Cette lourdeur s’exprime à travers la diversité des procédures de décaissement, les avis de non-objection et la multitude de procédures de passation des marchés. Il en résulte des faiblesses au niveau du partage de l’information et de la reconnaissance de la contribution nigérienne dans le processus de suivi-évaluation. Cela est accentué par le fait que les DPE disposent d’une pratique inégale des évaluations externes. La CE dispose d’un savoir-faire dans ce domaine à travers la pratique du monitoring externe. La Belgique pratique le suivi et l’évaluation conjointe de ses interventions depuis de nombreuses années à travers la Structure Mixte de Concertation Locale. Le DCP 2006-2008 de la France prévoit une évaluation conjointe à mi-parcours qui n’a pas encore eu lieu. Bien que l’analyse du suivi des interventions soit parfois réalisée de façon conjointe, l’activité de suivi (lorsqu’elle a lieu) reste l’apanage des DPE. Les raisons sont d’abord d’ordre technique. Le manque d’indicateurs (ou parfois sa prolifération), d’outils adaptés et le déficit de capacité nigérienne limitent les potentialités des acteurs nigériens dans ce domaine. Par ailleurs, l’information collectée reste la plupart du temps effectuée par les DPE et le partage de l’information reste très limité ce qui contribue à exclure les acteurs nigériens de cette activité. C’est au niveau du suivi des programmes que les acteurs nigériens semblent être un peu plus impliqués. A ce niveau, les mécanismes de suivi-évaluation existent et sont définis à travers les politiques sectorielles (PDDE, SDR, etc.). Certains systèmes de suivi permettent la mise à jour des informations relatives à la gestion et à l’élaboration de plans d’action annuels sur la base des résultats dégagés. Mais sur ce point, il existe de fortes disparités entre la théorie et la pratique. Au niveau des programmes, en théorie, l’activité de suivi implique les ministères nigériens de tutelle. Cela se conçoit dans la mesure où le ministère est le partenaire traditionnel des DPE. Cette implication est formalisée par un cadre juridique édifié par la convention de financement194. La faible implication des acteurs nigériens au sein du processus de suivi (et plus particulièrement au niveau du suivi des projets) ne relève pas exclusivement de la responsabilité des DPE195. L’analyse entraîne des ajustements qui restent globalement à l’initiative des DPE. Lorsqu’elle est disponible, l’information collectée est insérée dans le processus de décision eu niveau du pilotage 194 Par exemple, dans le cadre du suivi du projet EBN, la France a instauré une clause « Supervision et audit » placée sous la responsabilité du MEN qui consiste en deux composantes : l’organisation de deux missions de supervisions annuelles conduites par les directions centrales et régionales concernées, sur la base d’un budget-programme défini par le MEN et dont une des supervisions a été ouverte aux autres PTF ; un audit externe comptable et technique annuel. Dans l’exemple considéré, la responsabilité des activités du suivi financier échoit au bénéficiaire, le MEN. Par ailleurs, le partenaire a également la charge de réaliser certaines études complémentaires. L’implication du bénéficiaire est commune à l’ensemble des DPE. Cependant, en pratique, l’activité de suivi est souvent l’apanage des DPE ou d’opérateurs internationaux à travers la réalisation d’évaluations externes. 195 Par exemple, le système de suivi du PDS est limité par les déficiences du Système National d’Information Sanitaire (SNIS) sur lequel il se base pour la collecte des données. Rapport final – Annexe 8 190 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 des programmes et projets. Au niveau sectoriel, les outils d’ajustement démocratisés sont les comités de pilotage et les réunions de concertations lorsqu’ils existent. Plus spécifiquement : Dans le secteur rural et de la santé, malgré l’existence d’un dialogue actif, le suivi des interventions est quasiment inexistant par les acteurs nigériens. Dans le secteur de l’eau & assainissement, les résultats des interventions sont conjointement analysés à travers la tenue de Comités de Pilotage et de missions conjointes de supervision. Cependant, le partage des informations entre les niveaux reste flou. Au niveau du secteur culturel, certains acteurs nigériens reprochent à la France le manque de concertation, la faible implication du Ministère de la Culture196 sur la conduite et les évaluations du FSP. Dans le domaine de l’artisanat, l’intervention de la CE et du Luxembourg a notamment permis un développement des capacités de pilotage de la PNDA par le Ministère de l’Artisanat197 ; ce qui fait aujourd’hui défaut, c’est la faible capacité à suivre la situation des acteurs de la micro et petite entreprise artisanale. Le Ministère de l’Artisanat souhaite remédier à cette faiblesse, afin de se donner les moyens du plaidoyer en faveur de son secteur. Dans le secteur du transport, l’information est insuffisante pour évaluer correctement l’efficacité et l’impact des interventions. Ces constats semblent être partagés avec l’OCDE et son étude sur le suivi de l’implémentation de la Déclaration de Paris au Niger. Stabilité de l’indicateur 11 (gestion axée sur les résultats). L’indicateur 11 évalue l’existence, dans les pays partenaires de cadres d’évaluation des performances selon trois critères : la qualité de l’information sur le développement, l’accès des parties prenantes à cette information et l’existence d’un dispositif de suivi et d’évaluation coordonné198. L’objectif de la Déclaration de Paris est de réduire d’un tiers la proportion de pays n’ayant pas de tels cadres d’évaluation. En 2007 tout comme en 2005, le Niger a obtenu une note D (A représentant la meilleure note et E la moins bonne). Le cadre d’évaluation nigérien inclut certains éléments de bonnes pratiques, notamment pour les secteurs éducation (décisions portant sur des questions d’efficience principalement199) et santé (encore peu utilisé si ce n’est pour le renforcement des capacités institutionnelles200). En pratique, l’ensemble du système de suivi tous secteurs confondus souffre de difficultés importantes qui pèsent sur le partage de l’information : absence d’un cadre législatif favorable, insuffisance des ressources humaines, matérielles et financières, faible coordination et harmonisation des méthodologies utilisées, difficultés de collecte et d’analyse des données et retards dans la publication des rapports et annuaires. Stabilité de l’indicateur 12 (redevabilité mutuelle). Cet indicateur pose la question de l’existence, dans les pays considérés, d’un mécanisme d’examen mutuel des progrès accomplis dans l’exécution des engagements souscrits sous la Déclaration de Paris ou tout autre accord sur l’amélioration de l’efficacité de l’aide201. Selon l’OCDE, il n’existe pas de tel mécanisme d’examen mutuel au Niger en 2005 et 2007. 196 La DEP ne dispose pas des rapports de suivi des interventions réalisées et son implication se limite aux comités de pilotage du FSP. Cette observation est également constatée à propos des interventions réalisées dans le cadre des cinquièmes jeux de la francophonie. 197 DANI et SYRENE ont ainsi contribué financièrement à la réalisation d’études relatives aux forces et faiblesses du secteur. Ces études constituent un diagnostic riche en information pour l’opérationnalisation de la PNDA. 198 Source: OCDE op. cit. p. 14. 199 Voir rapport sectoriel éducation, annexe 7 p. 393. 200 Voir rapport sectoriel santé, annexe 7 p. 353. 201 Source: OCDE op. cit. p. 15. Rapport final – Annexe 8 191 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 9. Rapport final – Annexe 9 FOCUS GROUPS ORGANISES DANS LE CADRE DE LA MISSION DE TERRAIN 192 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 FOCUS GROUP RELATIF AUX INSTRUMENTS DE FINANCEMENT PROPRES AUX DPE, DANS LE CONTEXTE NIGÉRIEN Date : 1er juin 2009, 14h30 à 17h30. Participants : Représentants au Niger des coopérations française (SCAC & AFD), belge (Ambassade et CTB), luxembourgeoise (Ambassade et LuxDev) et de la Commission Européenne (Délégation). Objectif : Échange de vues sur les leçons à tirer des instruments de coopération utilisés par chacun des DPE au Niger. Agenda : 1. 2. Expérience des instruments pratiqués au Niger : Directives du siège et conventions passées avec le Niger Expérience de mise en œuvre de ces instruments et évolution (2000-2008 autant que possible) Principales leçons. Quels instruments privilégier pour l’avenir ? Débats thématiques sur cette base : Appui budgétaire au Niger : enjeux, pertinence, efficacité, risques fiduciaires, position du gouvernement, position et rôle des autres bailleurs. Autres instruments d’aide directe : procédures alignées + avis de non-objection vs. procédures non alignées : quels enjeux, pertinence, efficacité et faisabilité de l’alignement et de l’harmonisation ? Aide indirecte et décentralisée, Facilités sectorielles, FSD : quelle pertinence et quelles perspectives dans le contexte de la promotion d’un discours stratégique national sur lequel on s’aligne? Liens avec les Déclarations de Paris et d’Accra ? Synthèse des échanges Certains éléments ne sont pas reproduits ici dans la mesure où les participants avaient été informés de la non-diffusion des jugements émis à l’occasion du focus group. EXPÉRIENCE DES INSTRUMENTS d’aide PRATIQUÉS AU NIGER Éléments retranscrits sous l’analyse d’efficience. APPUI BUDGÉTAIRE AU NIGER Les conditions pour l’ABS (sectoriel) et l’ABG (général) ne sont pas les mêmes : - ABG ciblée = arbitrages au sein du budget. - ABS = suivi sur les ressources et dépenses du Ministère, sur base de rapports d’exécution trimestriels. Le problème clé : la définition des indicateurs de performance. Débat quant à la pertinence du recours aux indicateurs liés au processus de réforme, qui impliquent une capacité de définition, suivi, dialogue par le Niger. Rapport final – Annexe 9 193 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Pour l’ABG s’il y a blocage, c’est sur tout le budget, avec un impact politique instantané. Pertinence de l’outil ABG : nécessité d’une palette d’instruments équilibrés couplés à un appui aux capacités de définition, suivi dialogue par le Niger : ne pas avoir d’approche par l’instrument, mais par les besoins. Plus d’AB signifie-t-elle moins d’agences de coopération ? Plutôt un changement du profil de compétences. AUTRES INSTRUMENTS D’AIDE DIRECTE Alignement des procédures : - L’application des procédures nationales couplée aux ANO (avis de nonobjection) permet l’apprentissage de certaines procédures par les acteurs locaux (ex : marchés publics). - Chaque ministère nigérien a développé des équipes spécialisées dans les procédures de chaque bailleur (BM, CE…). - La CTB ne peut jouer ni sur durée, ni sur le montant global, ni sur les objectifs global et spécifique, mais elle a de la flexibilité sur tout le reste. - LuxDev : encore moins de marge de manoeuvre. Mais évolution vers l’adoption des procédures nationales. Harmonisation : dans le cadre du fonds commun extrabudgétaire santé, le recours aux procédures d’un bailleur (harmonisation des procédures) est perçu comme un processus transitoire vers l’alignement AIDE INDIRECTE AU SENS LARGE Coopération décentralisée : - La coopération décentralisée n’est pas structurellement associée à la politique nationale ou du bailleur, qui a peu de prise sur ce canal, en dehors de l’incitation. La coopération décentralisée recrée aussi de la durabilité dans la relation (au sens de jumelage long), et implique un effet de levier auprès de la société civile. Effet aussi sur la sensibilisation du contribuable en Europe. - La coopération décentralisée apporte une certaine complémentarité par rapport à l’aide « classique » ; c’est aussi un substitut à la concentration de l’aide des PTF et au pouvoir des institutions centrales du pays. - Tendance à l’inscription des collectivités locales françaises dans les politiques du pays. Facilités UE : ce type d’aide génère des interventions hors concentration pour la CE, ce qui ne contribue pas à la cohérence globale. Effort de coordination très divergeant entre acteurs bénéficiaires des Facilités. FSP mobilisateurs (France) : ces instruments s’inscrivent dans des politiques de coopération dans les sous-régions. Les postes sont consultés voire associés à rédaction. Certains projets sont plutôt gérés par Paris, mais la concertation est bonne. Rapport final – Annexe 9 194 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 FOCUS GROUP RELATIF À L’EFFICACITE DE L’AIDE AU DEVELOPPEMENT RURAL AU NIGER Date : 29 mai 2009, toute la journée. Participants : 14 personnes: prestataires d’interventions des DPE et/ou représentants des bénéficiaires, ONG nationales et internationales, organisations professionnelles, bureaux d’études, institutions de micro-finance. Objectif : Définir les problèmes rencontrés par les participants dans leur inscription auprès des DPE, identifier des lignes de force et en décrire collectivement le contexte et les enjeux, en s’appuyant sur des éléments de contexte apparus dans la phase documentaire. Recherche de caractérisation : pour chacune des problématiques du développement rural, apprécier les différents ressentis, problèmes rencontrés, les solutions ou changement mis en œuvre et leurs difficultés de mise en application ou leurs éventuelles absences. Agenda : 1. Diagnostic sur l’évolution du monde rural : Les acteurs partagent-ils les constats des évaluateurs ? Au cours de la dernière décennie, les conditions de vie et de sécurité alimentaire des populations rurales se sont-elles améliorées ? Quels sont les facteurs primordiaux pour expliquer cette évolution ? 2. Bilan des effets de l’aide apportée par les DPE au cours de la période 2000-2008 et adéquation des modalités de l’aide des DPE : Par rapport aux constats, quel rôle a joué l’aide des DPE ? 3. Appréciation de la capacité de la politique du gouvernement soutenue par les DPE à répondre aux défis du développement rural : Les acteurs partagent-ils une même vision ? Synthèse des échanges Certains éléments ne sont pas reproduits ici dans la mesure où les participants avaient été informés de la non-diffusion des jugements émis à l’occasion du focus group. 1. CONSTATS NEGATIFS DES PARTICIPANTS SUR LE SECTEUR DU DEVELOPPEMENT Les chiffres publiés sur les conditions de vie des ruraux ne reflètent pas bien souvent la réalité. En effet, ces conditions sont assez souvent en deçà des niveaux donnés par les indicateurs ; La participation des producteurs et des ONG d’appui dans l’élaboration des politiques et stratégies reste très faible ; La SDR n’est pas toujours bien comprise par les acteurs du développement rural qui trouvent ses programmes et sous programmes compliqués et bureaucratiques ; Les OP ont une couverture insuffisante des producteurs et ont d’importants besoins en renforcement de capacités et en moyens matériels et financiers ; Rapport final – Annexe 9 195 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Il n’y a pas souvent des relations directes entre les producteurs et les chercheurs d’où la non adaptation des technologies mises au point ; Une insuffisance de coordination entre bailleurs de fonds et entre projets de développement ; Une des stratégies des ruraux pour lutter contre la pauvreté est la migration (exode saisonnier ou permanent). 2. CONSTATS POSITIFS SUR LE SECTEUR Le financement des AGR notamment pour les groupements féminins assez efficace pour améliorer les revenus des ruraux ; La récupération des terres pour la production permet de valoriser d’importantes superficies de terres abandonnées auparavant ; L’identification des populations vulnérables et les actions appropriées pour réduire leur vulnérabilité ; Le renforcement des capacités est une préoccupation majeure du secteur rural des acteurs pour améliorer de manière significative la durabilité des actions de développement ; La SDR est un bon outil de développement assez complet dont la régionalisation permet d’en améliorer encore l’efficacité. 3. RECOMMANDATIONS Démarrer rapidement la mise en œuvre de la SDR ; Impliquer pleinement tous les acteurs du développement rural à travers divers cadres de concertations. Nécessité d’outils adaptés au contexte et nouveaux enjeux du développement rural au Niger Rapport final – Annexe 9 196 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ANNEXE 10. Rapport final – Annexe 10 BIBLIOGRAPHIE 197 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Table des matières 1. NIGER ................................................................................................................................... 200 1.1. Etudes relatives à la pauvreté au Niger ......................................................................................... 200 1.2. Stratégie de réduction de la pauvreté ............................................................................................ 201 1.3. Secteurs ......................................................................................................................................... 203 2. COMMISSION EUROPEENNE ................................................................................................ 215 2.1. Stratégie au Niger........................................................................................................................... 215 2.2. Secteurs .......................................................................................................................................... 215 3. BELGIQUE ............................................................................................................................ 233 3.1. Stratégie dans le pays.....................................................................................................................233 3.2. Secteurs d’intervention dans le pays ..............................................................................................235 4. DANEMARK.......................................................................................................................... 249 4.1. Stratégies générales – Thèmes transversaux ................................................................................ 249 4.2. Stratégie au Niger.......................................................................................................................... 249 4.3. Secteurs d’intervention au Niger ................................................................................................... 250 5. FRANCE ................................................................................................................................ 258 5.1. Stratégies générales ...................................................................................................................... 258 5.2. Stratégies au Niger ........................................................................................................................ 259 5.3. Secteurs d’intervention ................................................................................................................. 260 6. LUXEMBOURG ..................................................................................................................... 269 6.1. Stratégie au Niger.......................................................................................................................... 269 6.2. Secteurs d’intervention au Niger ................................................................................................... 270 7. DECLARATION DE PARIS, 3CS, CODE DE CONDUITE EUROPEEN ......................................... 273 8. AUTRES ACTEURS DU DEVELOPPEMENT............................................................................. 274 8.1. Allemagne...................................................................................................................................... 274 8.2. Banque Africaine de Developpement ............................................................................................ 274 8.3. Banque Islamique de developpement ........................................................................................... 274 8.4. Banque Mondiale........................................................................................................................... 274 8.5. Canada ............................................................................................................................................275 Rapport final – Annexe 11 198 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 8.6. Fonds Mondial pour l’Environnement (FME).................................................................................275 8.7. Fonds Monetaire International (FMI) .............................................................................................275 8.8. Suisse..............................................................................................................................................275 8.9. Systeme des Nations Unies............................................................................................................ 276 8.10. Autres références .......................................................................................................................... 276 Rapport final – Annexe 11 199 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A10.1. NIGER A10.1.1. Etudes relatives à la pauvreté au Niger OLIVIER DE SARDAN J.-P. (2007). Analyse rétrospective de la crise alimentaire au Niger en 2005. Paris, Agence Française de Développement. PEYRE DE FABREGUES B. 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Analyse des modalités de mise en œuvre du programme d’appui pluriannuel d’appui à la rédaction de la pauvreté de la CE au Niger dans le cadre du 10ème FED. Bruxelles. Artisanat WOILLET J-C (2006). Appui au réseau des entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA). Rapport de la mission d’appui. Bruxelles, Bureau international du travail, Union européenne. RESEDA (sans date). Brochure de présentation. Niamey. RESEDA (sans date). Charrette cameline. Niamey. ASTOURY (sans date). Mise en place d’une stratégie de communication pour Reseda (réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat). Niamey. SCHOUMAKER F., HUMBLET S., GASPARINI M. (SIRRIS) (2007). Rapport d’essais. Mesure du point Vicat. Liège. ISO NORME INTERNATIONALE (2001). Plastiques. Détermination des propriétés en flexion. ISO NORME INTERNATIONALE (2003). Plastiques. Détermination des propriétés en compression. INSTITUT BELGE DE NORMALISATION (2003). Norme belge enregistrée. Pavés en béton. Prescriptions et méthodes d’essai. Bruxelles. SCHOUMAKER F., HUMBLET S. (SIRRIS) (2007). Rapport d’essais. Mesure du point coefficient de dilatation linéaire. Liège. Rapport final – Annexe 11 216 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 SCHOUMAKER F., HUMBLET S. (SIRRIS) (2007). Rapport d’essais. Analyse de matière en compression. Liège. SCHOUMAKER F., HUMBLET S. (SIRRIS) (2007). Rapport d’essais. Analyse de matière en flexion. Liège. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE EN REPUBLIQUE DU NIGER ET MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES DU NIGER (2008). Convention de financement. Rapport sur le contrôle interne des devis-programmes du projet Syrene. Niamey. ROUSSEAU H. (2008). Systèmes ruraux et micro-entreprises d’artisanat utilitaire (Syrene) Background conclusion sheet. COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2003). Convention de financement entre la Commission Européenne et le Gouvernement du Niger. Syrene Systèmes ruraux et micro-entreprises d’artisanat utilitaire. Bruxelles. OFFICE DE COOPERATION COMMISSION EUROPEENNE (2006). Avenant n°1 à la convention de financement. Syrene - Systèmes ruraux et micro-entreprises d’artisanat utilitaire. COMMISSION EUROPEENNE (2005). Rapport de monitoring Syrene - Systèmes ruraux et micro-entreprises d’artisanat utilitaire. Bruxelles. Synthèse du projet Syrene. (sans auteur) (sans date). REPUBLIQUE DU NIGER, COMMISSION EUROPEENNE ET BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL (2007). Rapport final Syrene - Systèmes ruraux et micro-entreprises d’artisanat utilitaire. Niamey. CANNAROZZI N. (2005). Rapport de monitoring. Bruxelles, Commission européenne. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2006). Elaboration de la stratégie nationale opérationnelle de gestion des déchets plastiques. Rapport final Volume I (Diagnostic). Niamey. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2006). Elaboration de la stratégie nationale opérationnelle de gestion des déchets plastiques. Rapport final Volume II (Stratégie et plan d’actions). Niamey. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2007). Évaluation de la conformité des pavés plastiques autobloquants pour les travaux de voire et production de normes de fabrication et de pose. Rapport final. Niamey. Décentralisation DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2006). Programme d’appui à la mise en place de stratégie et d’outils pertinents pour la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation PSOPRD. Rapport d’audit financier sur le devis programme de démarrage et le devis programme n°1. Niamey. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2006). Programme d’appui à la mise en place de stratégie et d’outils pertinents pour la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation PSOPRD. Rapport sur le contrôle interne. Niamey. COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2004). Convention de financement entre la Commission Européenne et le Gouvernement du Niger. Programme d’appui à la mise en place de stratégie et d’outils pertinents pour la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation. Niamey. COLSON F. (2008) Programme d'appui à la décentralisation et au développement local dans la région d'Agadez. Background conclusion sheet. Rapport final – Annexe 11 217 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Synthèse du projet Programme d'appui à la décentralisation et au développement local dans la région d'Agadez. (sans auteur) (sans date). GARBA R. (2008). Template for response sheet ongoing projects. Niamey. COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2007). Convention de financement. Rapport sur le contrôle interne du programme de coopération décentralisé II. Niamey. COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2007). Convention de financement. Rapport sur le contrôle des comptes du programme de coopération décentralisé II. Niamey. Termes de référence de l’audit financier et organisationnel du programme de coopération décentralisé II. (sans auteur) (sans date). COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2007). Convention de financement. Contrôle interne du Programme de coopération décentralisée (PCD) II. Niamey. COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2008). Convention de financement. Contrôle des comptes annuel du Programme de coopération décentralisée (PCD) II. Niamey. Termes de référence de l’audit financier et organisationnel du programme de coopération décentralisé II. (sans auteur) (sans date). COMMISSION EUROPEENNE ET GOUVERNEMENT DU NIGER (2001). Convention de financement. Programme de coopération décentralisée (PCD) II. Niamey. EAU VIVE (2003). Demande de paiement pour contrat de subvention. Programme d’appui au développement local, canton de Kornaka, Niger. Niamey. Chronogramme des actions. (sans auteur) (sans date). Cadre logique d’intervention. (sans auteur) (sans date). CASANOVA J.J. (2006). Rapport de re-monitoring. Programme d'appui au développement local dans le canton de Kornaka. Bruxelles, Commission européenne. BONDO SHIANI A. (2004). Rapport de re-monitoring. Programme d'appui au développement local dans le canton de Kornaka. Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet Programme d'appui au développement local dans le canton de Kornaka. (sans auteur) (sans date). BONDO SHIANI A. (2004). Rapport de monitoring. Programme d'appui au développement local dans le canton de Kornaka. Bruxelles, Commission européenne. SEYDOU I., CASANOVA ARASA J.J., LEROY N. (2007). Partenariat pour la décentralisation et la sécurité alimentaire durable dans le département de Dakoro (PARDESA). Bruxelles, Commission européenne. Développement rural 9 ACP NIR 15 PASEP COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER. (2005). Convention de financement. Projet de sécurisation de l’économie pastorale. Bruxelles. MAGNET D. (2007). Projet d’appui à la sécurisation de l’économie pastorale. Niamey, Ministère des ressources animales. Rapport final – Annexe 11 218 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 9 ACP NIR 29 DNPGCA ETAT DU NIGER ET DONATEURS. Accord cadre entre l’Etat du Niger et les donateurs relatif au renforcement du dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Niamey. (sans date). MAGNET C. (2008). Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Background conclusion sheet. Bruxelles. MAGNET C. (2008). Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Niamey, Dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. 8 ACP NIR 29 PAFRIZ Cadre logique. (sans auteur) (sans date). Calendrier et chronogramme. (sans auteur) (sans date). Carte d’action et organigramme. (sans auteur) (sans date). COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Convention de financement. Programme d’appui à la filière riz. Bruxelles. COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Convention de financement. Programme d’appui à la filière riz. Clauses générales. Bruxelles. COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Programme d’appui à la filière riz. Dispositions techniques et administratives d’exécution. Bruxelles. COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Convention de financement. Programme d’appui à la filière riz. Coûts indicatifs et globaux. Bruxelles. GRANDJEAN L. (2004). Rapport de monitoring. République centrafricaine. Appui institutionnel à l’entretien routier. Bruxelles, Commission européenne. COLSON F. (2005). Rapport de re-monitoring. Niger. Programme d’appui à la filière riz. Bruxelles, Commission européenne. SAGARA D. (2006). Rapport de re-monitoring. Niger. Programme d’appui à la filière riz. Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Rapport de monitoring. Niger. Programme d’appui à la sécurité alimentaire pour la petite irrigation (ASAPI) – Composante Développement. Bruxelles, Commission européenne. DEMANTE M.J. (2003). Rapport de suivi-évaluation IRAM. Synthèse du projet Programme d’appui à la filière riz. (sans auteur) (sans date). 9 ACP NIR 14 Acridien MAGNET C. (2006). Rapport de monitoring. Niger – Lutte antiacridienne dans les pays sahéliens. Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet – Lutte antiacridienne dans les pays sahéliens. (sans auteur) (sans date). 9 ACP NIR 14 Recensement cheptel FAO, COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2005). Avenant n° 1 à la Convention de contribution. Niamey. Cadre logique détaillé. (sans auteur) (sans date). COMMUNAUTE EUROPEENNE ET ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’AGRICULTURE ET L’ALIMENTATION (FAO) (2004). Convention de contribution. Niamey. Rapport final – Annexe 11 219 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 MAGNET C. (2006). Rapport de monitoring. Recensement général de l’agriculture et du cheptel (RGAC). Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention de financement. Recensement de l’Agriculture et du cheptel. Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention de financement. Recensement de l’Agriculture et du cheptel. Annexe 1 : Conditions générales Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention de financement. Recensement de l’Agriculture et du cheptel. Annexe 2 : Dispositions techniques et administratives. Bruxelles. MAGNE D. (2007). Recensement général de l’agriculture et du cheptel (RGAC). Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet - Recensement général de l’agriculture et du cheptel (RGAC). (sans auteur) (sans date). 9 ACP RPR 32 Epizootie Annexe 2. Cadre logique du PACE Extension. (sans auteur) (sans date). COLSON F. et LACHAPELLE A. (2005). Rapport de re-monitoring. Niger. Programme panafricain de contrôle des epizooties (PACE). Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet Programme panafricain de contrôle des epizooties (PACE). (sans auteur) (sans date). PETRE O. (2005). Rapport de monitoring. Niger. Programme d’appui à la sécurité alimentaire pour la petite irrigation (ASAPI) – Composante Développement. Bruxelles, Commission européenne. Conditions vie ménages (2002). Care international au Niger. Projet de sécurité des conditions de vie des ménages de l’arrondissement de Dakoro (SCVM) (phase II). Cadre logique 2002. (sans auteur). MACOR G. (2002). Rapport de monitoring. Niger. Projet de sécurité des conditions de vie des ménages (SCVM) (phase II). Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet Projet de sécurité des conditions de vie des ménages (SCVM) (phase II). (sans auteur) (sans date). Elevage Diffa 2006 DIEZ P. (2008). Projet d’appui à l’élevage dans la région de Diffa (PAERD). Synthèse du projet Projet d’appui à l’élevage dans la région de Diffa (PAERD). (sans auteur) (sans date). DIEZ P. (2008). Projet d’appui à l’élevage dans la région de Diffa (PAERD). Background conclusion sheet. DIEZ P. (2008). Projet d’appui à l’élevage dans la région de Diffa (PAERD). Template for response sheet. Elevage Maïne Soroa COMMISSION EUROPEENNE. (2002). Contrat de subvention – Aides extérieures. Bruxelles. KARKARA (2002). Plan de campagne 2003. COLSON F. (2004). Rapport de monitoring. Niger. Projet de développement de l’élevage dans la région de Maine Soroa. Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet Projet de développement de l’élevage dans la région de Maïne Soroa. (sans auteur) (sans date). Rapport final – Annexe 11 220 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COLSON F. (2004). Projet de développement de l’élevage dans la région de Maine Soroa. Bruxelles, Commission européenne. Epizootie COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET ORGANISATION DE L’UNITE AFRICAINE / BUREAU INTERAFRICAIN DES RESSOURCES ANIMALES. Convention de financement. Programme panafricain de contrôle des epizooties (PACE). Bruxelles. (sans date). Annexe 3 : Cadre logique du projet. (sans auteur) (sans date). MACOR G. (2002). Rapport de monitoring. Programme panafricain de contrôle des epizooties (PACE). Bruxelles, Commission européenne. Programme panafricain de contrôle des epizooties (PACE). (sans auteur) (sans date). Mise en valeur agricole 11 zones DIEZ P. (2005). Rapport de monitoring. Niger. Programme d’appui à la réhabilitation et à la mise en valeur agricole de onze terroirs villageois dans l’ouest et le centre-est du Niger. Bruxelles, Commission européenne. Synthèse du projet Programme d’appui à la réhabilitation et à la mise en valeur agricole de onze terroirs villageois dans l’ouest et le centre-est du Niger. (sans auteur) (sans date). LABEEUW J. Rapport de monitoring. Sexual and reproductive health. Bruxelles, Commission européenne. (sans date). PARDESA 2005 LEROY N. (2007). Partenariat pour la décentralisation et la sécurité alimentaire durable dans le département de Dakoro (PARDESA). Bruxelles, Commission européenne. Sécurisation des systèmes pastoraux Cadre logique d’intervention. (sans auteur) (sans date). (2006). Synthèse du projet Projet sécurisation des systèmes pastoraux de N’Gourti Termit (PSSP). (sans auteur). LACHAPELLE A. (2005). Rapport de monitoring. Niger. Projet sécurisation des systèmes pastoraux de N’Gourti Termit (PSSP). Bruxelles, Commission européenne. RAEYMAEMECKERS M. (2005). Rapport de monitoring. Programme de renforcement et de diversification du secteur minier. Bruxelles, Commission européenne. Eau et assainissement ASAPI PETRE O. (2005). Rapport de re-monitoring. Niger. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Synthèse du projet. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Rapport de monitoring. Niger. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Rapport de re-monitoring. Niger. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Synthèse du projet. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Response sheet. Bruxelles, Commission européenne. Rapport final – Annexe 11 221 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 UGP – ASAPI Zinder. Annexes. (sans auteur) (sans date). Le projet ASAPI. (sans auteur) (sans date). PETRE O. (2005). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI) – Composante développement. Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Rapport de re-monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE (2005). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Niamey. (2005). Présentation du projet de développement ASAPI. Unité de gestion du projet de Madaoua. (sans auteur). (2004). Carte d’identité de l’UGP - ASAPI Zinder. (sans auteur). (2005). Sélection de projets pour une mission de monitoring du 2 au 13 mai 2005. (sans auteur). PETRE O. (2006). Synthèse du projet. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Response sheet. Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Response sheet. Bruxelles, Commission européenne. Suivi des activités avec graphiques. (sans auteur) (sans date). Autres documents Annexes : - Annexe 1.1 : Carte Madaoua. - Annexe 1.1 : Carte Zinder. Annexe 2 : Cadre logique – Avenant décembre 2004. - Annexe 3.1 : Réaffectation budgétaire – Avenant décembre 2004. - Annexe 3.2 : Budget suivant avenant. Annexe 3.3 : Liste des devis-programmes – composante développement. - Annexe 4.1 : Calendrier et nature des appels à proposition. Annexe 4.2 : ASAPI UGP Zinder – Sélection des projets par le comité de sélection. Annexe 4.3 : ASAPI UGP Madaoua – Sélection des projets par le comité de sélection. - Annexe 4.4 : ASAPI UGP Zinder – Caractéristiques des appels à proposition 2004. Annexe 4.5 : ASAPI UGP Zinder – Situation détaillée des micro-subventions accordées. Annexe 4.6 : ASAPI UGP Madaoua – Situation détaillée des micro-subventions accordées. - Rapport final – Annexe 11 - Annexe 4.7 : ASAPI Madaoua et Zinder – Situation détaillée des micro-subventions accordées. - Annexe 5.1 : UGP Madaoua- Immobilisations au 31 mars 2007. - Annexe 5.1 : UGP Madaoua- Ressources humaines mobilisées. Annexe 5.2 : UGP Zinder- Immobilisations au 30 décembre 2006. - Annexe 5.2 : UGP Zinder - Ressources humaines mobilisées. Annexe 6 : Evaluation des opérateurs par les UGP de Zinder et de Madaoua. 222 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 - Annexe 7 : Résumé et conclusions de l’étude thématique (mai-août 2006). - Annexe 8.1 : UGP Madaoua – Coût et mode de financement des activités de l’axe 1. Annexe 8.2 : UGP Zinder – Coût et mode de financement des activités de l’axe 1. Annexe 9.1 : UGP Madaoua – Coût et mode de financement des activités de l’axe 2. - Annexe 9.2 : UGP Zinder – Coût et mode de financement des activités de l’axe 2. Annexe 10.1 : UGP Zinder – Petite irrigation sur les sites de démonstration. - Annexe 10.2 : UGP Zinder – Investissement sur parcelles de démonstration. - Annexe 10.3 : UGP Zinder – Petite irrigation. Appel à proposition. Annexe 10.4 : UGP Zinder – Aménagement global des mares incluant de la petite irrigation. - Annexe 10.5 : UGP Zinder – Petite irrigation autour de puits réservoirs à grand diamètre. - Annexe 10.6 : UGP Zinder – Localisation de l’ensemble des sites pour la petite irrigation. - - Annexe 10.7 : UGP Madaoua – Localisation des puits maraîchers dans la région de Tarka. Annexe 10.8 : UGP Madaoua – Situation des surface aménagées pour la petite irrigation. Annexe 11: Travaux en cours au moment de l’évaluation. - Annexe 12.1 : UGP Madaoua – Localisation de puits ASAPI. Annexe 12.1 : UGP Zinder – Localisation des 37 puits villageois. Annexe 12.2 : UGP Zinder – Localisation de puits ASAPI. - Annexe 12.2 : UGP Madaoua – Hydraulique villageoise. Situation à la date du 31 mars 2007. Annexe 12.3 : UGP Zinder – Villages desservis par les pistes. Annexe 12.4 : UGP Madaoua – Villages desservis par les pistes. - Annexe 13 : UGP Madaoua – Synthèse des travaux des CES / DRS. Annexe 14 : Bibliographie consultée. - Annexe 15 : Personnes rencontrées. Calendrier – itinéraire de la mission. Annexe 16 : FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT (FED) (2006). Termes de référence pour une mission d’évaluation du programme appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (8ème FED). Bruxelles, Commission européenne. - MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET COMMISSION EUROPENNE (2007). Evaluation du Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Rapport définitif. Niamey. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE ET COMMISSION EUROPENNE (sans date). Situation de l’irrigation dans la zone du projet ASAPI Madaoua. Niamey. PMAEPS MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION ET FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT (2007). Programme de mini-adduction d’eau potable par système photovoltaïque. Rapport annuel 2006. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION ET FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT (2008). Programme de mini-adduction d’eau potable par système photovoltaïque. Rapport annuel 2007. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION ET FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT (2009). Programme de mini-adduction d’eau potable par système photovoltaïque. Rapport annuel 2008. Niamey. Rapport final – Annexe 11 223 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE, DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION ET FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT (2009). Programme de mini-adduction d’eau potable par système photovoltaïque. Rapport de la formation des maires et des agents de l’hydraulique sur la gestion déléguée des minis AEP. Niamey. Autres documents relatifs au volet Eau et Assainissement DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2007). Programme de miniadduction d’eau potable par système photovoltaïque (PMAEPS). Rapport d’audit financier du devis programme de démarrage et du devis programme n°1. Période du 1er octobre 2005 au 31 octobre 2007. Niamey. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2007). Programme de miniadduction d’eau potable par système photovoltaïque (PMAEPS). Rapport sur le contrôle interne. Niamey. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2005). Convention de financement Programme de mini-adduction d’eau potable par système photovoltaïque (PMAEPS). Bruxelles. SAGARA D. (2007). Programme de mini-adduction d’eau potable par système photovoltaïque (PMAEPS). Bruxelles, Commission européenne. ALPMAN C.-G. (2007). Monitoring report. ACP EU water facility for grant contracts and contribution agreements under ACP-EU water facility. Brussels, European commission. ALPMAN C.-G. (2006). Project synopsis. ACP EU water facility for grant contracts and contribution agreements under ACP-EU water facility. Brussels, European commission. COMMISSION EUROPENNE (2004). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Avenant n°1 à la convention de financement. Bruxelles. COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Convention de financement. Bruxelles. COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Disposition techniques et administratives d’exécution. Bruxelles. Education DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE EN REPUBLIQUE DU NIGER ET REPUBLIQUE DU NIGER (2007). Rapport sur le contrôle des comptes des devis. Programmes de la tranche ferme du projet Souteba. Niamey. Annexe 1 : Termes de référence. COMMISSION EUROPEENNE (2002). Programme de soutien à l’Education de base. Convention de financement. Avenant n°1. Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2002). Convention de financement Programme de soutien à l’Education de base. Convention de financement. Bruxelles. VARDIKA C. (2005). Rapport de monitoring. Programme de soutien à l’Education de base. Bruxelles, Commission européenne. VARDIKA C. (2005). Programme de soutien à l’Education de base. Synthèse du projet. Bruxelles, Commission européenne. THEMIA H. (2007). Evaluation à mi-parcours du programme Souteba. Rapport final. Bruxelles. VARDIKA C. (2005). Rapport de monitoring. Programme de soutien à l’Education de base. Evaluation du rapport. Bruxelles, Commission européenne. Rapport final – Annexe 11 224 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention de financement Carte scolaire de l’enseignement de base. Convention de financement. Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE (2004). Carte scolaire de l’enseignement de base. Convention de financement. Avenant n°1. Bruxelles. LUSALUSA S. (Cambridge Education Consortium) (2006). Mission d’évaluation finale du projet Carte scolaire de l’enseignement de base au Niger. Cambridge. BAUS GIBERT O. (2006). Projet carte scolaire. Note de dossier. Niamey. Projet carte scolaire. Etude de cas. Fiche d’analyse. (sans auteur) (sans date). COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES (2000). Projet de lutte contre l’exclusion des filles dans l’enseignement secondaire en vue de leur intégration dans la société nigérienne, au collège Mariama à Niamey. Niamey. LEVECQ C. (2002). Rapport de monitoring. Projet de lutte contre l’exclusion des filles dans l’enseignement secondaire en vue de leur intégration dans la société nigérienne, au collège Mariama à Niamey. Bruxelles, Commission européenne. LEVECQ C. (2002). Synthèse du Projet de lutte contre l’exclusion des filles dans l’enseignement secondaire en vue de leur intégration dans la société nigérienne, au collège Mariama à Niamey. Bruxelles, Commission européenne. Environnement COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES, REPUBLIQUE DU BENIN, BURKINA FASO, REPUBLIQUE DU NIGER (1999). Convention de financement. Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). Cadre logique-mère du Programme régional ECOPAS. SCHEPENS M. (2002). Rapport de monitoring. Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence (ECOPAS). Bruxelles, Commission européenne. SCHEPENS M. (2004). Rapport de re-monitoring. Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence (ECOPAS). Bruxelles, Commission européenne. SCHEPENS M. (2006). Rapport de re-monitoring. Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence (ECOPAS). Bruxelles, Commission européenne. SCHEPENS M. (sans date). Synthèse du projet Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence (ECOPAS). Bruxelles, Commission européenne. SCHEPENS M. (2002). Rapport de monitoring Gestionnaire des tâches. Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence (ECOPAS). Bruxelles, Commission européenne. SCHEPENS M. (2004). Rapport de monitoring. Gestionnaire des tâches / Conseiller de délégation. Conservation et utilisation rationnelle des aires protégées contiguës du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, et de leurs zones d’influence (ECOPAS). Bruxelles, Commission européenne. Rapport final – Annexe 11 225 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Formation 8 ACP NIR 11 – NIGETECH 2 COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention de financement. Formation professionnelle et technique NIGETECH II. Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE (2003). Avenant n°1 à la Convention de financement. Formation professionnelle et technique NIGETECH II. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). NIR 21, Chronogramme 2003-2004. (sans auteur) (sans date). Chronogramme relatif à la période couverte par le DP2. (sans auteur) (sans date). Logique d’intervention. (sans auteur) (sans date). Cadre logique Programme Nigetech II. SCHEPENS M. (2002). Rapport de monitoring. Formation professionnelle et technique Nigetech II. Bruxelles, Commission européenne. KANSTRUP-JENSEN A. (2004). Rapport de re-monitoring. Formation professionnelle et technique Nigetech II. Bruxelles, Commission européenne. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet. Programme de formation professionnelle et technique Nigetech II. KANSTRUP-JENSEN A. (2004). Rapport de monitoring. Formation professionnelle et technique Nigetech II. Bruxelles, Commission européenne. 9 ACP NIR 16 – Formation professionnelle continue REPUBLIQUE DU NIGER (2003). Convention de financement. Annexe II. Dispositions techniques et administratives. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER (2003). Convention de financement. Annexe I. Conditions générales. Niamey. COMMISSION EUROPEENNE (2003). Avenant n°1 à la Convention de financement. Formation professionnelle et technique NIGETECH II. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). NIR 21, Chronogramme 2003-2004. (sans auteur) (sans date). Logique d’intervention. KANSTRUP-JENSEN A. (2004). Rapport de re-monitoring. Formation professionnelle et technique Nigetech II. Bruxelles, Commission européenne. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet. Programme de formation professionnelle et technique Nigetech II. KANSTRUP-JENSEN A. (2004). Rapport de monitoring. Formation professionnelle et technique Nigetech II. Bruxelles, Commission européenne. 9 ACP NIR 32 – Formation professionnelle continue phase II COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2007). Convention de financement. Appui à la formation professionnelle continue, phase II. Bruxelles. Institutionnel 8 ACP NIR 26 COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention de financement. Recensement général de la population et de l’habitat. Bruxelles. Annexe 1 : Chronogramme. Rapport final – Annexe 11 226 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 (sans auteur) (sans date). Cadre logique d’intervention. GROJEAN R. (2004). Rapport de monitoring. Recensement général de la population et de l’habitat. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet Renforcement des actions de lutte contre la discrimination de la minorité pygmée Aka en République centrafricaine et valorisation de son identité socio-culturelle. 8 ACP NIR 41 COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Appui institutionnel à l’ordonnateur national pour la programmation et la mise œuvre de la coopération avec l’Union Européenne. Bruxelles. Annexe 1 : Budget estimatif en euros. ROSSI M. (2002). Rapport de monitoring. Appui institutionnel à l’ordonnateur national pour la programmation et la mise œuvre de la coopération avec l’Union Européenne. Bruxelles. (sans auteur) (sante date). Synthèse du projet Appui institutionnel à l’ordonnateur national pour la programmation et la mise œuvre de la coopération avec l’Union Européenne. 9 ACP NIR 11 SCHEPENS M. (2006). Rapport de monitoring. Appui institutionnel à l’ordonnateur national. Bruxelles. LERO N. (2007). Appui à l’ordonnateur national. Niamey. Appui à l’ordonnateur national. (sans auteur) (sans date). 9 ACP NIR 1 FCA Fiduciaire Conseil & Audit (2008). Projet de renforcement des capacités du système statistique national pour le suivi et l’évaluation de la pauvreté au Niger (PRSSN/SEP). Niamey. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention de financement. Renforcement des capacités du système statistique national pour le suivi de la pauvreté au Niger. Bruxelles. FCA Fiduciaire Conseil & Audit (2007). Projet de renforcement des capacités du système statistique national pour le suivi et l’évaluation de la pauvreté au Niger (PRSSN/SEP). Niamey. DIENG M. (2006). Rapport de monitoring. Renforcement des capacités du système statistique national pour le suivi de la pauvreté au Niger. Bruxelles, Commission européenne. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet Renforcement des capacités du système statistique national pour le suivi de la pauvreté au Niger. 9 ACP NIR 26 COLSON F. (2008). Programme d’appui à la justice et à l’Etat de droit (PAJED). Background conclusion sheet. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet Programme d’appui à la justice et à l’Etat de droit (PAJED). COLSON F. (2008). Programme d’appui à la justice et à l’Etat de droit (PAJED). Template for response sheet. Bruxelles. 9 ACP NIR 6 COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention de financement. Programme d’appui aux processus électoraux. Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 227 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 9 ACP NIR 8 BDA Partners (2007). Rapport d’audit du devis-programme 01. Facilité de coopération technique (TCF). Exercice du 1er juin 2006 au 30 avril 2007. Bruxelles. Intégration régionale 8 ACP NIR 12 RAEYMAECKERS M. (2005). Rapport de monitoring. Programme d’appui régional à l’intégration (PARI) UEMOA Phase II. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet Rapport de monitoring. Programme d’appui régional à l’intégration (PARI) UEMOA Phase II. PETRE O. (2005). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI) – Composante Développement. Bruxelles, Commission européenne. 8 ACP NIR 22 COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention de financement. Programme d’appui institutionnel UEMOA au Niger. Bruxelles. (sans auteur) (2002). Programme d’appui institutionnel UEMOA au Niger. Cadre logique. BENNETT J. (2002). Rapport de monitoring. Programme d’appui institutionnel UEMOA au Niger. Bruxelles, Commission européenne. (sans auteur) (sans date). Synthèse du projet Rapport de monitoring. Programme d’appui institutionnel UEMOA au Niger. Minier 8 ACP NIR 54 MAGNET C. (2008). Renforcement et diversification du secteur minier. Background conclusion sheet. Bruxelles, Commission européenne. MAGNET C. (2008). Synthèse de projet. Renforcement et diversification du secteur minier. Bruxelles, Commission européenne. MAGNET C. (2008). Renforcement et diversification du secteur minier. Template for response sheet. Bruxelles, Commission européenne. 8 ACP NIR 54 bis RAEYMAECKERS M. (2005). Rapport de monitoring. Renforcement et diversification du secteur minier. Bruxelles, Commission européenne. RAEYMAECKERS M. (2005). Synthèse de projet. Renforcement et diversification du secteur minier. Bruxelles, Commission européenne. Autres documents COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2003). Convention de financement. Renforcement et diversification du secteur minier. Bruxelles. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2007). Audit financier du devis programme du Programme de Renforcement et diversification du secteur minier. DP n°2 de croisière et avenant – Engagement n°9. Rapport définitif. Niamey. DELEGATION DE LA COMMISSION EUROPEENNE AU NIGER (2007). Audit financier du devis programme du Programme de Renforcement et diversification du secteur minier. DP de démarrage – Engagement n°2. DP n°1 de croisière – Engagement n°4. Rapport définitif. Niamey. Rapport final – Annexe 11 228 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Sécurité alimentaire 9 ACP NIR 29 DNPGCA sécurité alimentaire MAGNET C. (2008). Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Template for response sheet. Bruxelles, Commission européenne. MAGNET C. (2008). Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Background conclusion sheet. Bruxelles, Commission européenne. MAGNET C. (2008). Synthèse du projet Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Bruxelles, Commission européenne. MAGNET C. (2008). Présentation générale de l’Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Bruxelles. Appui prévention crise alimentaire GOTANEGRE A. (2007). Présentation générale de l’Appui au dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Bruxelles. Sécurité alimentaire petite irrigation PETRE O. (2005). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI) – Composante Développement. Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Synthèse du projet. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2005). Rapport de re-monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Rapport de re-monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. PETRE O. (2006). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles, Commission européenne. (sans auteur) (sans date). Cadre logique révisé. COMMISSION EUROPEENNE (2004). Avenant n°1 à la convention de financement. Bruxelles. ROSSI M. (2002). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles. (sans auteur) (sans date). Synthèse de projet Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention de financement. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Avenant n°1 à la Convention de financement. Programme d’appui à la sécurité alimentaire par la petite irrigation (ASAPI). Bruxelles. Santé 9 ACP NIR 19 COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2005). Convention de financement. Projet d’Appui Santé (PAS). Bruxelles. Annexe II : Dispositions techniques et administratives d’exécution (DTA). COMMISSION EUROPEENNE (2008). Avenant n°1 à la Convention de financement. Projet d’Appui Santé (PAS). Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 229 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2005). Convention de financement. Programme pluriannuel d’appui à la réduction de la pauvreté 2006-2008. Bruxelles. SERVICES DU PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Stratégie de réduction de la pauvreté. Deuxième rapport de mise en œuvre. Niamey. 9 ACP NIR 25 CONSEIL SANTE S.A. (2008). Avenant 1 au contrat spécifique n° 2008 / 154482 entre la Délégation de la Commission européenne au Niger et Conseil Santé S.A. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Projet d’appui à la santé. Volet renforcement des capacités institutionnelles du MSP/LCE. Programmation d’activités à mi-parcours. Période concernée : décembre 2008 à mai 2009. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Projet d’appui à la santé. Volet renforcement des capacités institutionnelles du MSP/LCE. Rapport trimestriel d’activité. Période : juin, juillet, août 2008. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Projet d’appui à la santé. Volet renforcement des capacités institutionnelles du MSP/LCE. Rapport trimestriel d’activité. Période : septembre, octobre, novembre 2008. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2009). Projet d’appui à la santé. Volet renforcement des capacités institutionnelles du MSP/LCE. Rapport trimestriel d’activité. Période : décembre 2008, janvier, février 2009. Niamey. AT Ministère Santé CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Programme d’appui à la santé. Rapport d’exécution des activités du deuxième trimestre. Assistant technique au MSP. Période : septembre novembre 2008. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2009). Programme d’appui à la santé. Rapport d’exécution des activités du troisième trimestre. Assistant technique au MSP. Période : décembre 2008 à février 2009. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Programme d’appui à la santé. Programme d’activités à mi-parcours. Assistant technique au MSP. Période : décembre 2008 à mai 2009. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Programme d’appui à la santé. Programme d’activités de l’Assistant technique au MSP. Période : juin 2008 à mai 2009. Niamey. CONSEIL SANTE CONSORTIUM (2008). Programme d’appui à la santé. Programme d’activités à mi-parcours de l’Assistant technique au MSP. Période : décembre 2008 à mai 2009. Niamey. Autres documents relatifs au volet Santé LABEEUW J. (2005). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité transfusionnelle. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE (2002). Synthèse de projet Programme d’appui à la sécurité transfusionnelle. Bruxelles. LABEEUW J. (2005). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la sécurité transfusionnelle. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2002). Convention de financement. Projet d’appui à la sécurité transfusionnelle. Bruxelles. COMMISSION EUROPEENNE (2003). Synthèse de projet Sexual and reproductive health. Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 230 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 LABEEUW J. (2005). Rapport de monitoring. Sexual and reproductive health. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPENNE (2005). Polio eradication. Budget implementation analysis. Bruxelles. EUROPEAN COMMISSION AND 14 ACP STATES (2004). Financing agreement. Polio eradication in 14 ACP countries. Bruxelles. EUROPEAN COMMISSION (2005). Rider n°1 to Financing agreement Polio eradication in 14 ACP countries. Bruxelles. EUROPEAN COMMISSION (2004). Transfer fiche. Polio eradication in 14 ACP countries. Bruxelles. EUROPEAN COMMUNITY. Contribution agreement. Polio eradication in 14 ACP countries. Bruxelles. (sans date). EUROPEAN COMMUNITY. Rider n°1 to Contribution agreement. Polio eradication in 14 ACP countries. Bruxelles. (sans date). FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT ET REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Projet d’appui à la santé (PAS). Devis programme n°1. Rapport d’exécution n°3. Période du 1er avril 2008 au 31 août 2008. Niamey. BALLA A. (2007). Projet de Promotion des initiatives en faveur de la nutrition et de la démographie (PPIND). Enquête de base. Niamey. COENEGRACHTS M. (2004). Rapport de monitoring. SIDA en exode. Bruxelles. COMMISSION EUROPENNE (2002). Synthèse de projet SIDA en exode. Bruxelles. Cadre logique du projet SIDA en exode. (sans auteur) (sans date). Secteur privé NESPOULOUS I. (2008). Promotion et appui à la promotion de micro-entreprises pour jeunes et femmes défavorisés au Niger. Background conclusion sheet. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE (2007). Synthèse de projet Promotion et appui à la promotion de micro-entreprises pour jeunes et femmes défavorisés au Niger. Bruxelles. NESPOULOUS I. (2008). Promotion et appui à la promotion de micro-entreprises pour jeunes et femmes défavorisés au Niger. Template for response sheet. Bruxelles, Commission européenne. Société civile Cliniques juridiques COMMISSION EUROPEENNE (2000). Synthèse de projet Création des cliniques juridiques. Bruxelles. LEVECQ C. (2002). Rapport de monitoring. Création des cliniques juridiques. Bruxelles. Cadre logique du projet. (sans auteur) (sans date). Proposition du plan opérationnel pour les douze prochains mois de mise en œuvre des activités. (sans auteur) (sans date). COMMISSION EUROPEENNE ET ASSOCIATION NIGERIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME (2002). Avenant n°1 au contrat Création des cliniques juridiques. Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 231 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COMMISSION EUROPEENNE ET ASSOCIATION NIGERIENNE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L’HOMME (2000). Contrat de subvention Création des cliniques juridiques. Bruxelles. Renforcement associatif Diffa COLSON F. (2004). Rapport de monitoring. Projet de sécurité alimentaire et de renforcement associatif pastoral dans la région de Diffa. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE (2003). Synthèse de projet Projet de sécurité alimentaire et de renforcement associatif pastoral dans la région de Diffa. Bruxelles. DIEZ P. (2006). Rapport de monitoring. Projet de sécurité alimentaire et de renforcement associatif pastoral dans la région de Diffa. Bruxelles, Commission européenne. Chronogramme. (sans auteur) (sans date). COMMISSION EUROPEENNE ET ASSOCIATION POUR LA REDYNAMISATION DE L’ELEVAGE AU NIGER (2003). Contrat de subvention Projet de sécurité alimentaire et de renforcement associatif pastoral dans la région de Diffa. Bruxelles. Transport 8 ACP NIR 23 Route Niamey Dosso COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention de financement. Réhabilitation de la route Niamey-Dosso. Bruxelles. Annexe : Cadre logique d’intervention. COMMISSION EUROPEENNE (2003). Avenant n°1 à la Convention de financement. Réhabilitation de la route Niamey-Dosso. Bruxelles. BENNETT J. (2002). Rapport de monitoring. Réhabilitation de la route Niamey-Dosso. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE (2000). Synthèse du projet. Réhabilitation de la route NiameyDosso. Bruxelles. BENNETT J. (2002). Rapport de monitoring. Réhabilitation de la route Niamey-Dosso. Bruxelles, Commission européenne. 8 ACP NIR 27 Route Niamey Torodi BALOSSI P. (2004). Rapport de monitoring. Réhabilitation de la route Niamey-TorodiFrontière du Burkina Faso. Bruxelles, Commission européenne. 9 ACP NIR 10 13 Route Ayorou DIENG M. (2006). Rapport de monitoring. Programme d’appui à la mise en place de stratégie et d’outils pertinents pour la mise en place de la réforme de la décentralisation. Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE, REPUBLIQUE DU NIGER ET REPUBLIQUE DU MALI (2004). Convention de financement. Construction de la route bitumée Ayorou-Gao (243 km). Bruxelles. KABRAN R. (2007). Construction de la route bitumée Ayorou-Gao (243 km). Bruxelles, Commission européenne. COMMISSION EUROPEENNE (2004). Synthèse du projet. Programme d’appui à la mise en place de stratégie et d’outils pertinents pour la mise en place de la réforme de la décentralisation. Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 232 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 9 ACP NIR 23 Entretien périodique COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2005). Convention de financement. Entretien périodique des routes bitumées. Bruxelles. 9 ACP NIR 24 Routes de terre Aïr COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Convention de financement. Région de l’Aïr, construction des routes en terre : traitement des points critiques. Bruxelles. 9 ACP NIR 2 Etudes programme routier COMMISSION EUROPEENNE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2003). Convention de financement. Etudes préparatoires pour la réalisation du programme routier inscrit au PIN 9ème FED. Bruxelles. Rapports semestriels Délégation LESTER J. (2005). External Assistance Management Report. Résumé exécutif présenté en janvier 2006. Bruxelles. DARTHENUCQ A. (2006). External Assistance Management Report. Résumé exécutif présenté en juillet 2006. Bruxelles. (2006). External Assistance Management Report. Résumé exécutif présenté en janvier 2007. Bruxelles. (sans auteur). GILLET Y. (2007). External Assistance Management Report. Résumé exécutif présenté en juillet 2007. Bruxelles. SCHADEK H.-P. (2007). External Assistance Management Report. Résumé exécutif présenté en janvier 2008. Bruxelles. (2008). External Assistance Management Report. Résumé exécutif présenté en juillet 2008. Bruxelles (sans auteur). A10.4. BELGIQUE A10.4.1. Stratégie dans le pays Documents stratégiques généraux (1998). Préparation du comité de coopération Niger 1998. Bilan 1993-1997. (sans auteur). DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2008). Aide alimentaire, Sécurité alimentaire. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. COMITÉ DE COOPÉRATION BELGO-NIGÉRIEN (1993). Procès verbal de la première réunion du comité de coopération belgo-nigérien. Niamey. COMITÉ DE COOPÉRATION BELGO-NIGÉRIEN (1995). Procès verbal du premier comité de suivi de la coopération belgo-nigérienne. Niamey. COMITÉ DE COOPÉRATION BELGO-NIGÉRIEN (1998). Procès verbal de la deuxième réunion du comité de coopération belgo-nigérien. Niamey. (1998). Coopération belgo-nigérienne 1993-1997, Note de synthèse. (sans auteur). AGENCE BELGE DE COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2005). Coopération technique belge. Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 233 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2006). La coopération belge au développement (Dépliant de présentation). Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2004). La coopération belge au développement, Rapport d’activité 2003. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2006). Rapport d’activités 2005. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2007). Rapport d’activités 2006. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2008). Rapport annuel 2007. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2002). Note stratégique égalité des droits et des chances entre les femmes et les hommes. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. Note introductive sur les rapports relatifs aux droits de l’homme dans les 18 pays partenaires de la coopération au développement. (sans auteur) (sans date). D0.1 EN COLLABORATION AVEC LE GROUPE DE TRAVAIL SANTÉ ET LA PLATE-FORME BECAUSE HEALTH (2008). Note stratégique égalité des droits et des chances entre les femmes et les hommes. Bruxelles. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2007). Note politique : La coopération belge au développement dans le domaine de la santé et des droits sexuels reproductifs. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2006). Note politique : La contribution belge à la lutte internationale contre le VIH/SIDA.: Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2004). Note programmatique de la coopération multilatérale belge avec la FAO 2004-2007. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2004). Note stratégique FIDA – DGCD. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2004). Note stratégique PNUE - DGCD. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. COMITÉ DE COOPÉRATION BELGO-NIGÉRIEN (2008). Douxième réunion de la Commission mixte entre le Niger et la Belgique. Niamey. COOPERATION BELGE AU NIGER (sans date). Programme indicatif de coopération 20042008. COOPERATION BELGO-NIGERIENNE (2008). Programme indicatif de coopération bilatérale directe 2009-2012. COOPERATION TECHNIQUE BELGE AU NIGER (sans date). Plaquette de présentation. Niamey Rapport final – Annexe 11 234 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2005). Rapport d’activités 2004. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2008). Rapport d’activité 2007. Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE AU NIGER (2008). Atelier d’analyse de la mise en œuvre du PIC Niger 2004-2008. Bruxelles. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2005). Partenariat mondial pour le développement – Objectifs du Millénaire pour le développement 8. Bruxelles : Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. COOPERATION TECHNIQUE BELGE AU NIGER (2008). Appréciation du programme indicatif de coopération bilatérale 2004-2008 entre la Belgique et le Niger. Bruxelles. A10.4.2. Secteurs d’intervention dans le pays Développement rural Augmentation des revenus monétaires des femmes de la région de Dosso DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2007). Notification de l’avenant à la CMO relatif à la coopération budgétaire. Bruxelles, Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. DGCD, DIRECTION GENERALE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (2009). Notification de l’avenant n°2 à la CMO relatif à l’augmentation du budget de 400 000 euros. Bruxelles, Service Public Fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur, et coopération au développement. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION ET AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2003). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Augmentation des revenus monétaires des femmes dans la région de Dosso ». Bruxelles. Convention spécifique et échange de lettres SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION ET AU DEVELOPPEMENT ET AMBASSADE DU NIGER EN BELGIQUE (2002). Convention spécifique entre le Royaume de Belgique et la République du Niger, relative au projet de coopération « Augmentation des revenus monétaires des femmes dans la région de Dosso ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2006). Echange de lettres 1. Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2007). Echange de lettres 2. Bruxelles. AMBASSADE DE BELGIQUE A OUAGADOUGOU (2008). Echange de lettres 3. Ouagadougou. AMBASSADE DE BELGIQUE A OUAGADOUGOU (2008). Echange de lettres 4. Ouagadougou. Procès verbaux de réunion SMCL MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL DE LA POPULATION, DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT DU NIGER ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2003). Procès verbal de la réunion de la SMCL n°2. Dosso. Rapport final – Annexe 11 235 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL DE LA POPULATION, DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT DU NIGER ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2004). Procès verbal de la réunion de la SMCL n°3. Dosso. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL DE LA POPULATION, DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT DU NIGER ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Procès verbal de la réunion de la SMCL n°4. Dosso. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL DE LA POPULATION, DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT DU NIGER ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2008). Procès verbal de la réunion de la SMCL n°11. Dosso. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL DE LA POPULATION, DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT DU NIGER (2009). Compte-rendu de la Réunion de structure mixte de coopération locale (SMCL). Niamey. Protocoles d’accord, fiche projet, cadre logique … Cadre logique ARMFD. (sans auteur) (sans date). MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL DE LA POPULATION ET DE LA PROTECTION DES ENFANTS ET DE LA FEMME DU NIGER (2002). Dossier technique et financier opérationnel ARFMD. Niamey. (sans auteur) (sans date). Fiche descriptive du projet. (sans auteur) (2004). Projet de protocole d’accord pour la mise en œuvre du volet « Organisation Formation Sensibilisation » du Programme ARMFD. Niamey. (sans auteur) (sans date). Tableaux financiers ventilés par poste budgétaire. Rapports et Evaluations BA A. (2007). Mission d’évaluation du processus d’épargne crédit mis en oeuvre dans le cadre du projet augmentation des revenus monétaires des femmes de Dosso (ARMFD). HEYDE G. et MAHAMADOU R. (2005). Rapport évaluation mi-parcours. Bruxelles : Coopération Technique Belge. MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT (2008). Rapport annuel 2007 Projet ARMFD. Niamey. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT SOCIAL, DE LA POPULATION, DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT, MINISTERE DU PLAN ET DES INVESTISSEMENTS, ATOL, AGDG-DGCI (2000). Rapport d’instruction technique et financier, Programme ARMFD. Niamey. MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT (2007). Projet ARMFD Rapport d’exécution n°7. Niamey. MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT (2007). Projet ARMFD Rapport d’exécution n°8. Niamey. (2007) Evaluation des effets des formations du Projet ARMF/D. (sans auteur). MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT (2007). Rapport de suivi-évaluation n°1 du co-financement Danida au bénéfice du projet ARFMD. Niamey. MUNTING M. et BA A. (2007). Mission d’évaluation du projet d’épargne-crédit mis en œuvre dans le cadre du projet. Niamey. MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME ET DE LA PROTECTION DE L’ENFANT (2006). Rapport n°5 de suivi-évaluation 2005 du Projet ARMFD. Niamey. Synthèse du rapport de formulation. (sans auteur) (sans date). Rapport final – Annexe 11 236 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Elevage AZAWAK Le cadre logique de l’intervention. (sans auteur) (sans date). MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2001). Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II. CMO SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2009). Avenant n°2 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2006). Avenant n°1 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION ET AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2002). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2007). Echange de lettres relatif au projet « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. CS et EL SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION ET AU DEVELOPPEMENT ET AMBASSADE DU NIGER A BRUXELLES (2001). Convention spécifique relative au projet de coopération « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2005). Echange de lettres relatif au projet « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2005). Echanges de lettres relatifs au projet « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2007). Echange de lettres relatif au projet « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2009). Echange de lettres prolongeant la convention spécifique et octroyant un budget complémentaire. Bruxelles. AMBASSADE DE BELGIQUE A NIAMEY (2008). Prolongation de la convention spécifique « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Niamey. Rapports Rapport d’Evaluation Finale : des projets NER/01/005 « AZAWAK », NER/02/03P « CHEVRE ROUSSE DE MARADI » et NER/02/002 « Augmentation des Revenus Monétaires des Femmes de Dosso – Niger. (sans auteur) (sans date). MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES. (2004). Mission d’évaluation à mi-parcours « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Niamey. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES. (2001). Rapport de formulation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Niamey. Rapport final – Annexe 11 237 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 AGRIFOR CONSULT (ARMBRUSTER T., RYCKMANS H., NOMAOU A., DIALLO A. S.) (2007). Rapport d’évaluation finale « Azawak », « Chèvre rousse de Maradi » et « Augmentation des revenus monétaires des femmes de Dosso ». Bruxelles, Coopération technique belge. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2007). Rapport de suivi-évaluation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Niamey, Ministère des ressources animales. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2008). Rapport de suivi-évaluation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Niamey, Ministère des ressources animales. Annexe 5 du rapport de suivi-évaluation. (sans auteur) (sans date). SMCL MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2002). Procès verbal de la réunion n°3 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2008). Procès verbal de la réunion n°15 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2002). Procès verbal de la réunion n°4 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2003). Procès verbal de la réunion n°6 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2004). Procès verbal de la réunion n°7 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2004). Procès verbal de la réunion n°8 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2005). Procès verbal de la réunion extraordinaire de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2005). Procès verbal de la réunion n°10 de la Structure mixte de concertation locale (SMCL) de la prestation « Appui à l’élevage de bovins race Azawak, phase II ». Promotion chèvres rousses (2002). Cadre logique de l’intervention. (sans auteur). SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION ET AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2003). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE ET MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2002). Convention spécifique relative au projet de coopération « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Niamey. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2007). « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II » Notification de l’échange de lettres prolongeant et augmentant le budget. Niamey. Rapport final – Annexe 11 238 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2007). « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II » Echange de lettres n°2. Niamey. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2009). « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II » Echange de lettres sur la prolongation de la convention spécifique de 12 mois avec budget complémentaire de 300 000 euros. Niamey. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES (2002). Dossier technique et financier opérationnel « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2007). Rapport de suivi-évaluation « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Niamey, Ministère des ressources animales. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2007). « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II » Rapport annuel 2007. Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2002). Projet « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II » Rapport de formulation, version finale. Bruxelles. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2003). Procès verbal de la première réunion de la Structure mixte de concertation locale du projet (SMCL) « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Maradi. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2004). Procès verbal de la deuxième réunion de la Structure mixte de concertation locale du projet (SMCL) « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Maradi. MINISTERE DES RESSOURCES ANIMALES ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Procès verbal de la troisième réunion de la Structure mixte de concertation locale du projet (SMCL) « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Maradi. MTR NABABA A. et CAUBERGS L. (2005). Rapport évaluation mi-parcours « Appui à la sélection, à la promotion, et à la diffusion de la Chèvre rousse de Maradi, phase II ». Bruxelles, Coopération technique belge. Annexe I (Termes de référence CTB) Annexe II (Organisation et Programme) (Liste des participants) Annexe III (Equipe d’évaluation) Annexe V (Le cadre logique de l’intervention) Annexe VI (Document de référence des politiques du Niger) Annexe VIII (Organigramme). Réseau de santé et de conseil en élevage Proxel VETERINAIRES SANS FRONTIERES (VSF-B) (2007). Rapport de l’évaluation intermédiaire du « Projet de mise en œuvre d’un Réseau de Santé animale et de Conseils de Proximité en Elevage (PROXEL) ». Bruxelles, Fonds belge de survie. Annexes 1 à 15. VSF – DZG Belgium (sans date). Dossier Technique et Financier. Bruxelles, Fonds belge de survie. Rapport final – Annexe 11 239 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 VSF – DZG Belgium (2009). Commentaires sur le Dossier Technique et Financier. Bruxelles, Fonds belge de survie. VSF – DZG Belgium (2009). Dossier Technique et Financier Final SAREL. Bruxelles, Fonds belge de survie. VETERINAIRES SANS FRONTIERES – BELGIQUE ET ONG KARKARA (2004). Etude socioéconomique du fonctionnement des ménages par rapport à l’élevage (PROXEL). Autres documents liés au « Développement rural » COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Cahier spécial des charges (CSC) Marché de services relatif à l’étude « Analyse institutionnelle et organisationnelle de l’élevage au Niger ». Bruxelles. HAUT COMMISSARIAT A LA REFORME ET A LA DECENTRALISATION (2004). Dossier technique et financier « Appui à la mise en place des entités décentralisées dans la Région de Dosso ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE ET REPUBLIQUE DU NIGER (2009). Appui à l’Aménagement pastoral et à la sécurisation des systèmes pastoraux & Appui au renforcement institutionnel du Ministère de l’Elevage et des Industries Animales. Processus de formulation de l’appui belge : « Mission exploratoire d’analyse institutionnelle et organisationnelle ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE ET DIRECTION GENERALE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES DU NIGER (2008). Evaluation à mi-parcours du Programme d’appui à la mise en place des entités décentralisées de la région de Dosso (PAMED). Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Programme d’appui à la mise en place des entités décentralisées de la région de Dosso (PAMED). Rapport annuel 2008. Bruxelles. HAUT COMMISSARIAT A LA MODERNISATION DE L’ETAT. Rapport final sur la mise en place de l’ANFICT (Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales). Niamey. (sans date). Annexe : Observations non prises en compte par le consultant dans le rapport. HEINKELE J. K. F. (2009). Etude sur le renforcement des liens entre décentralisation, sécurité alimentaire et la mise en œuvre du programme expérimental mené par le Programme d’Appuis à la Mise en Place des Entités Décentralisées dans la Région de Dosso (PAMED NIGER). Bruxelles, Coopération technique belge. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Cahier spécial des charges (CSC) Marché de services relatif à une analyse modalités d’exécution et gestion des risques (Assessment organisationnel) dans le cadre de quatre formulations dans le secteur « genre » et « élevage » au Niger. Bruxelles. Eau & Assainissement Adduction eau potable à BIRNI SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2001). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2001). Avenant n°1 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2005). Avenant n°2 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 240 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER ET GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE (2000). Arrangement spécifique entre le Royaume de Belgique et la République du Niger relatif au projet « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Niamey. GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER ET GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE (1997). Proposition d’arrangement particulier entre le Gouvernement de la République du Niger et le Royaume de Belgique relatif au projet « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Dossier technique et fiancier. Niamey. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Echange de lettres relatif au projet « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Rapport final « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Bruxelles. LAMBRECHT I. S. (2003). Evaluation à mi-parcours « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Bruxelles, Coopération technique belge. SOCIETE DE PATRIMOINE DES EAUX DU NIGER (2002). Procès verbal de la 4ème réunion de la SMCL du projet « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Niamey. SOCIETE DE PATRIMOINE DES EAUX DU NIGER (2004). Procès verbal de la 6ème réunion de la SMCL du projet « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Niamey. SOCIETE DE PATRIMOINE DES EAUX DU NIGER (2004). Procès verbal de la 7ème réunion de la SMCL du projet « Adduction d’eau potable de la ville de Birni N’Gaouré ». Niamey. Programme d’hydraulique villageoise Dosso COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Description des postes budgétaires. Bruxelles. Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Cadre logique. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). AGARTHA SPRL (2009). Evaluation à mi-parcours du « Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger ». Bruxelles, Coopération technique belge. AGARTHA SPRL (2009). Présentation de l’évaluation à mi-parcours du « Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger ». Bruxelles, Coopération technique belge. VANDEN BORRE E. et MADOUGOU L. (2009). Réunion de restitution et débriefing de l’évaluation à mi-parcours du « Programme d’Hydraulique Villageoise et Pastorale dans la région de Dosso au Niger ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Dossier technique et financier. Niamey. Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Formulation de projet. Liste des activités études et surveillance des travaux. Bruxelles. (sans auteur) (sans date). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale CMO et avenant SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Hydraulique villageoise et pastorale de Dosso ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2007). Avenant à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Hydraulique villageoise et pastorale de Dosso ». Bruxelles. Rapport final – Annexe 11 241 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 CS et EL SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Convention spécifique relative au projet de coopération dénommé « Hydraulique villageoise et pastorale de Dosso ». Bruxelles. COOPERATION AU DEVELOPPEMENT (AMBASSADE DE BELGIQUE) (2005). Echange de lettres relatif au projet d’ « Appui à la mise en œuvre du Programme Hydraulique et Villageoise de Dosso ». Ouagadougou. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Echange de lettres relatif au projet « Programme Hydraulique Villageoise et Pastorale de Dosso ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Echange de lettres joignant le DTF à la convention spécifique, relatif au projet « Programme Hydraulique Villageoise et Pastorale de Dosso ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2007). Echange de lettres relatif au projet « Programme Hydraulique Villageoise et Pastorale de Dosso ». Bruxelles. DTF COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Dossier technique et financier. Niamey. Rapports COOPERATION TECHNIQUE BELGE ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DU NIGER (2008). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Rapport annuel 2008 et Programmation pour 2009. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DU NIGER (2007). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Rapport annuel 2007 et Plan de travail 2008. Niamey. Autres documents MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE (2005). Arrangement spécifique du projet Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION (2005). Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage d’approbation du DTF du Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Niamey. DIRECTION REGIONALE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REGION DE DOSSO (2009). Compterendu de SMCL du 21 janvier 2009. Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE. Evaluation à mi-parcours du projet Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Bruxelles. (sans date). COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Cahier spécial de charges. Marché de service relatif à l’évaluation à mi-parcours du projet Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso au Niger. Bruxelles. Projet d’adduction d’eau potable Dosso COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2004). Aménagement des Koris Nord et Sud de la ville de Dosso. Rapport final. Niamey. Rapport final – Annexe 11 242 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Projet d’adduction d’eau potable dans la ville de Birni N’Gaoure, Dosso. Mission d’évaluation finale. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Projet d’adduction d’eau potable dans la ville de Birni N’Gaoure, Dosso. Rapport final. Niamey. HYDROCONSEIL (CASTERMANS PH., MAMAN SANDA S., AMADOU M.) (2004). Mission d’évaluation finale du projet « Aménagement des Koris de Dosso ». Niamey. Statistiques hydraulique villageoise Dosso HENQUIN B. (S.A. AGRER) (2008). Mission d’assistance technique court terme au projet d’appui à l’ordonnateur national du FED. Adoption d’un plan opérationnel d’amélioration du système d’information sur les ressources hydrauliques (IRH) et du calcul du taux d’accès des populations à l’eau potable. Niamey. (sans auteur) (2008). Présentation : Problématique du calcul du taux de couverture des besoins en eau potable en milieu rural – Programme d’Hydraulique villageoise et pastorale de Dosso. Niamey. DIRECTION GENERALE DE L’HYDRAULIQUE (2006). Situation d’Hydraulique rurale au 31/12/2005. Niamey. DIRECTION GENERALE DE L’HYDRAULIQUE (2007). Situation d’Hydraulique rurale au 31/12/2006. Niamey. Education Programme décennal Développement de l’éducation de base PDDE Conventions COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2008). Avenant n°2 à la convention de mise en œuvre d’expertise relative à l’assistance technique et au suivi de l’intervention de l’ “Appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education de Base au Niger par le Fonds Commun”. Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE. Plan financier de la prestation “Appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education de Base au Niger par le Fonds Commun”. Bruxelles. (sans date). COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Description des postes budgétaires “Appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education de Base au Niger par le Fonds Commun”. Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Convention de mise en œuvre d’expertise relative à l’assistance technique et au suivi de l’intervention “Appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education de Base au Niger par le Fonds Commun”. Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Convention spécifique relative à l’“Appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education de Base au Niger via le Fonds Commun” (PDDE). Bruxelles. Rapports (sans auteur) (2006). Compte-rendu de la réunion de la Banque Mondiale, des Ambassadeurs et des PTF aide budgétaire Education. Dakar. REPUBLIQUE DU NIGER ET PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS (PTF) (sans date). Protocole d'accord entre le MEBA et les PTF régissant la mise en place d’une période transitoire de fonctionnement des appuis budgétaires au PDDE. Niamey. (sans auteur) (sans date). Positions prises par l’expert CTB vis-à-vis des propositions des PTF pour sortir du blocage avec le MEBA. Niamey. Rapport final – Annexe 11 243 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION (2006). Lettre MEBA adressée au Collectif des soumissionnaires à l’appel d’offres international. Niamey. (sans auteur) (2006). Compte-rendu de la réunion PTF aide budgétaire. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Propositions de l’assistant technique aux PTF. Bruxelles. LEBRUN B. (2006). Appui au PDDE – Education de base. Rapport bimestriel. Bruxelles, Coopération technique belge. - Annexe 1 (Compte-rendu et commentaires sur la réunion avec le Ministre du 6/07/2006) - Annexe 2 (Réponse MEDA aux PTF sur l’audit) - Annexe 3 (Réaction des PTF à la note technique sur l’audit) Annexe 4 (Aide-mémoire) - Annexe 5 (Tableau de bord MEBA) - Annexe 6 (Arrêté notifiant la création d’un Comité Technique de Suivi de la Gestion des Appuis Budgétaires du Programme Décennal de Développement de l’Education (CTSG/PDDE)) Annexe 7 (Prévisions de décaissement des appuis sectoriels) Annexe 8 (Note sur les aides budgétaires au Niger) Annexe 9 (Extrait de l’étude de suivi des dépenses). LEBRUN B. (2008). Appui au PDDE – Education de base. Rapport final. Bruxelles, Coopération technique belge. Annexe 1 (Nouvelle lettre d’entente) Annexe 2 (Avenant à la convention spécifique entre le Niger et la Belgique) Annexe 3 (Situation des comptes du fonds commun) Annexe 4 (Rapport d’exécution de l’An I de la deuxième phase du PDDE) Annexe 5 (Acceptation de la Banque Mondiale de jouer le rôle de chef de file des PTF du secteur de l’Education au Niger) Annexe 6 (Demande de versement de la première tranche 2008 du PDDE). LEBRUN B. (2008). Appui au PDDE – Education de base. Rapport semestriel. Bruxelles, Coopération technique belge. - Annexe 1 (Eléments d’analyse et propositions de l’Agence Française de Développement) - Annexe 2 (Commentaires sur les propositions AFD par l’expert de la Coopération technique belge) Annexe 3 (Eléments de langage pour la rencontre avec le Gouvernement) - Annexe 4 (Situation des paiements sur fonds commun et extrait du compte) - Annexe 5 (Aide-mémoire version finale). Ouverture d’un compte d’affectation spéciale du Trésor « Fonds de soutien au développement de l’éducation de base ». (sans auteur) (sans date). DEPEURE P. (2006). Consultation pour le compte de l’AFD. Consultation sur les modalités de fonctionnement des aides budgétaires au secteur de l’éducation de base au Niger. (2005). Tableau de synthèse sur la justification des dépenses du fonds commun. MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION (2006). Rapport intermédiaire de mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education, 2003-2006. Bilan financier. Niamey. Rapport final – Annexe 11 244 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 DELOITTE BURKINA S.A. (2005). Plan décennal de développement de l’éducation (PDDE). Lettre de contrôle interne. Niamey, Ministère de l’Education et de l’Alphabétisation. MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION (2006). Cadre des dépenses à moyen terme (2007-2009). Projet. Niamey. MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION (2006). Rapport intermédiaire du programme de mise en œuvre du Plan décennal de développement de l’éducation (PDDE) 2003-2006. Niamey. LEBRUN B. (2007). Appui au PDDE – Education de base. Rapport semestriel. Bruxelles, Coopération technique belge. LEBRUN B. (2007). Appui au PDDE – Education de base. Rapport bimestriel. Bruxelles, Coopération technique belge. LEBRUN B. (2008). Appui au PDDE – Education de base. Rapport bimestriel. Bruxelles, Coopération technique belge. LEBRUN B. (2007). Appui au PDDE – Education de base. Rapport semestriel. Bruxelles, Coopération technique belge. (sans auteur) (2006). Commentaires sur les ateliers de restitution des groupes thématiques. Niamey. Rapports Missions d’appui (2007). Appui au conseiller PDDE du CTB au Niger. Niamey. (sans auteur). JENNES G. (2007). Rapport de Mission de la Participation à la Mission Conjointe de Suivi du Programme Décennal de Développement de l’Education (PDDE) au Niger. Niamey, Coopération technique belge. Genre COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Cahier spécial des charges. Marché de services relatif à une analyse modalités d’exécution’ et ‘gestion des risques’ (assessment organisationnel) dans le cadre de quatre formulations dans le secteur ‘genre’ et ‘élevage’ au niger. Bruxelles. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Cahier spécial des charges. Marché de services relatif à l’étude ioca et la formulation des prestations « Appui institutionnel au ministère de la promotion de la femme et de la protection de l’enfant » et « Augmentation des revenus monétaires des femmes dans la région de Dosso – phase 2 ». Bruxelles. Santé Appui district sanitaire urbain commune Niamey III SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2001). Avenant n°1 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui au district sanitaire urbain de la commune III à Niamey ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2000). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui au district sanitaire urbain de la commune III à Niamey ». Bruxelles. GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Arrangement spécifique relatif à un « Appui au district sanitaire urbain de la commune III à Niamey ». Niamey. COOPERATION NIGERO-BELGE ET MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE. « Appui au district sanitaire urbain de la commune III à Niamey » Dossier technique et financier. Niamey. (sans date). Rapport final – Annexe 11 245 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2003). Echanges de lettres concernant les trois secteurs de la santé. Bruxelles. Exécution budgétaire OTHNN. (sans auteur) (sans date). COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2004). Rapport final « Appui au district sanitaire urbain de la commune III à Niamey ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE ET MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (2008). Rapport final « Projet d’appui et de formation en chirurgie orthopédique et traumatologique à l’hôpital national de Niamey (OT-HNN)». Niamey. PORIGNON D. et MAÏGA I. (2003). Rapport de la mission d’évaluation à mi-parcours du « Projet d’appui au district sanitaire urbain de la commune III à Niamey ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2003). Compte-rendu de la réunion de la Structure mixte de concertation locale (SMCL), Appui au district sanitaire de la commune III. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2004). Compte-rendu de la réunion de la Structure mixte de concertation locale (SMCL), Appui au district sanitaire de la commune III. Niamey. Appui districts sanitaires Dosso SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Avenant n°2 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso dans le cadre du programme multisectoriel Dosso ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2001). Avenant n°1 à la convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso dans le cadre du programme multisectoriel Dosso ». Bruxelles. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2001). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso dans le cadre du programme multisectoriel Dosso ». Bruxelles. GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2000). Convention spécifique relative à un « Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso dans le cadre du programme multisectoriel Dosso ». Niamey. COOPERATION NIGERO-BELGE ET MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (1999). « Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso » Dossier d’instruction technique et financier. Niamey. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2003). Echanges de lettres concernant les trois secteurs de la santé. Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2004). Echange de lettres pour la prolongation du projet « Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2005). Echange de lettres relatif à l’« Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso ». Bruxelles. BUREAU DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT DE L’AMBASSADE DE BELGIQUE (2008). Echange de lettres relatif à l’« Appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso ». Niamey. Rapport final – Annexe 11 246 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2002). Rapport de suivi-évaluation 2002 « Projet d’appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso ». Niamey, Ministère de la Santé Publique. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Rapport final « Projet d’appui développement des districts sanitaires du département de Dosso ». Niamey. DE CALUWE P., INROMBE J., SAMBO A. (2003). Mission d’évaluation à mi-parcours « Projet d’appui au développement des districts sanitaires du département de Dosso ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2003). Rapport de suivi-évaluation « Projet d’appui au développement des districts sanitaires de Dosso ». Niamey, Ministère de la Santé Publique. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2001). Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage. Niamey, Ministère de la Santé Publique. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2002). Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage. Niamey, Ministère de la Santé Publique. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2004). Relevé des décisions prises par le comité de pilotage. Niamey, Ministère de la Santé Publique. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Rapport de la réunion de la SMCL. Niamey, Ministère de la Santé Publique. au Lutte MST / SIDA GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (1998). Arrangement particulier relatif au projet « Appui à la lutte contre le SIDA et les MST ». Niamey. SECRETARIAT D’ETAT A LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2000). Convention de reprise de la prestation de coopération en cours dénommée « Appui à la lutte contre le SIDA et les MST ». Bruxelles. Programme d’appui au plan de DEV sanitaire PAPDS MINISTERE DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2005). Convention de mise en œuvre de la prestation de coopération dénommée « Appui pour la mise en œuvre du plan de développement sanitaire (PDS) ». Bruxelles. GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention spécifique relative au programme de coopération « Appui pour la mise en œuvre du plan de développement sanitaire (PDS) ». Niamey. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2005). Echange de lettres relatif à l’« Appui pour la mise en œuvre du plan de développement sanitaire (PDS) ». Bruxelles. SERVICE PUBLIC FÉDÉRAL AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COMMERCE EXTÉRIEUR, ET COOPÉRATION AU DÉVELOPPEMENT (2007). Echange de lettres relatif à l’« Appui pour la mise en œuvre du plan de développement sanitaire (PDS) ». Bruxelles. BUREAU DE LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT DE L’AMBASSADE DE BELGIQUE (2008). Echange de lettres relatif à l’« Appui pour la mise en œuvre du plan de développement sanitaire (PDS) ». Niamey. CEREPS (2006). Appui pour la mise en œuvre du plan de développement sanitaire. Dossier technique et financier. Bruxelles, Coopération technique belge. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2008). Programme d’hydraulique villageoise et pastorale dans la région de Dosso. Rapport annuel 2008 et programmation pour l’année 2009. Niamey. DAVELOOSE P. (2006). Programme d’appui au plan de développement sanitaire au Niger. Rapport de mission. Bruxelles, Coopération technique belge. Rapport final – Annexe 11 247 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2008). Rapport d’évaluation finale du « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire » au Niger. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2008). PAPDS. Rapport annuel 2007. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Rapport de suivi-évaluation « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire » au Niger. Niamey. VAN DORMAEL M., MARTINY P., DENERVILLE E. (2006). Suivi scientifique du « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Rapport de la première mission de suivi scientifique. Antwerpen, Institut de médecine tropicale prince Léopold. VAN DORMAEL M., DENERVILLE E. (2007). Suivi scientifique du « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Rapport de la deuxième mission de terrain. Antwerpen, Institut de médecine tropicale prince Léopold. MARTINY P., DENERVILLE E. (2008). Accompagnement technique et scientifique du « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Rapport de la quatrième mission de suivi scientifique. Antwerpen, Institut de médecine tropicale prince Léopold. MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (2004). Procès verbal de la première réunion de la Structure mixte de concertation locale (SMCL). « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Niamey. MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (2004). Procès verbal de la deuxième réunion de la Structure mixte de concertation locale (SMCL). « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Niamey. MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE (2008). Procès verbal de la sixième réunion de la Structure mixte de concertation locale (SMCL). « Programme d’appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2009). Suivi budgétaire de l’ « appui à la mise en œuvre du plan de développement sanitaire ». Niamey. Autres documents relatifs au volet « Santé » HERA (HEALTH RESEARCH FOR ACTION). Niger Ninari. Centre de santé intégré de Bonkoukou. Rapport de première phase. Reet. (sans date). HERA (HEALTH RESEARCH FOR ACTION), ALTER, ETC. Evaluation du secteur de la santé de la coopération belge. Evaluation thématique. Volume I. Reet, Coopération technique belge. (sans date). HERA (HEALTH RESEARCH FOR ACTION), ALTER, ETC. Evaluation du secteur de la santé de la coopération belge. Evaluation thématique. Volume II. Reet, Coopération technique belge. (sans date). HERA (HEALTH RESEARCH FOR ACTION), ALTER, ETC. Evaluation du secteur de la santé de la coopération belge. Evaluation thématique. Volume III. Reet, Coopération technique belge. (sans date). Autres documents relatifs au volet général « Secteurs » ADE, HIVA (2007). Evaluation à mi-parcours du Fonds belge de survie. Rapport de mission Niger. Louvain-la-Neuve, DGCD. ADE, HIVA (2008). Evaluation à mi-parcours du Fonds belge de survie. Rapport de mission Niger. Louvain-la-Neuve, DGCD. ECORYS, SEE (2008). Evaluation de la qualité des prestations de la Coopération technique belge. Rotterdam / Luxembourg, Service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement - Direction générale de la Coopération au Développement. Rapport final – Annexe 11 248 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 BUREAU DE COOPERATION DE L’AMBASSADE DE BELGIQUE A NIAMEY (2006). Rapport d’activités 2005-2006. Niamey. BUREAU DE COOPERATION DE L’AMBASSADE DE BELGIQUE A NIAMEY (2006). Rapport annuel 2007-2008. Niamey. HERA (HEALTH RESEARCH FOR ACTION), ALTER, ETC. Evaluation du secteur de la santé de la coopération belge. Evaluation thématique. Volume II. Reet, Coopération technique belge. (sans date). A10.5. DANEMARK A10.5.1. Stratégies générales – Thèmes transversaux MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2004). Children and young people in Danish Development Cooperation. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2006). Danida. Environment guide. Environmental assessment for sustainable development. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2008). Danish support for good governance. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2009). Democratisation and Human Rights for the benefit of the people. Strategic Priorities for Danish Support for Good Governance. Copenhagen. ROYAL DANISH MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS (2004). Environmental strategy. Strategy for Denmark’s environmental assistance to developing countries 2004-2008. Copenhagen. AFRICA COMMISSION (2009). Realising the potential of Africa’s youth. Report of the Africa Commission. Copenhagen. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DU DANEMARK (2007). Egalité des sexes dans la coopération danoise au développement. Stratégie. Copenhague. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2004). Globalisation – Progress through partnership. Priorities of the Danish Government for Danish development assistance 20062010. Copenhagen. A10.5.2. Stratégie au Niger ROYAUME DU DANEMARK ET REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Convention de coopération au développement. Niamey. (2006). La coopération entre le Danemark et le Niger. Copenhague. (sans auteur). MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2006). Danida. Environment guide. Environmental assessment for sustainable development. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2008). Danish support for good governance. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2009). Democratisation and Human Rights for the benefit of the people. Strategic Priorities for Danish Support for Good Governance. Copenhagen. Rapport final – Annexe 11 249 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 AFRICA COMMISSION (2009). Realising the potential of Africa’s youth. Report of the Africa Commission. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2004). Globalisation – Progress through partnership. Priorities of the Danish Government for Danish development assistance 20062010. Copenhagen. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2009). Development policy. http://www.um.dk/en/menu/DevelopmentPolicy/ Note sur la coopération danoise avec le Niger 2006-2010. (sans auteur) (sans date). COWI FOR UDENRIGSMINISTERIET (2005). Perspektivanalyse Niger. Copenhagen. ROYAUME DU DANEMARK ET REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Protocole de coopération pour le Programme d’appui au secteur eau, hygiène et assainissement (PASEHA) 20072009. Niamey. A10.5.3. Secteurs d’intervention au Niger Développement rural 104.Niger.15 ROYAUME DU DANEMARK ET REPUBLIQUE DU NIGER (2003). Convention de financement relative au projet « Appui au Développement rural dans les régions de Zinder et de Diffa / Phase II ». Niamey. ONG KARKARA et DANIDA (2002). Proposition de programme et budget pour la période de bridging. Projet d’appui à la mutuelle N’Gada. Niamey. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2003). Appraisal of Projet d’appui danois au Développement rural dans les régions de Zinder et de Diffa. Copenhagen. ROYAUME DU DANEMARK ET ASSOCIATION POUR LA REDYNAMISATION DE L’ELEVAGE AU NIGER – AREN – ZINDER (2001). Convention de coopération concernant le projet de protection et de sécurisation du bétail. Niamey. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2003). Appraisal of Projet d’appui danois au Développement rural dans les régions de Zinder et de Diffa. Phase II 2003-2007. Copenhagen. ROYAUME DU DANEMARK ET SNV NIGER (2000). Convention pour le projet de mise en place d’une cellule d’Appui / Formation et Information aux organisations intermédiaires. Niamey. ROYAUME DU DANEMARK ET ONG INITIATIVES ET ACTIONS (2000). Convention de coopération et dossier de projet concernant le projet « Lutte contre les feux de brousse : mise en place des pare-feux ». Zinder. ROYAUME DU DANEMARK ET ONG INITIATIVES ET ACTIONS (2001). Convention de coopération concernant le projet d’appui aux structures d’approvisionnement en intrants du secteur de l’élevage dans l’arrondissement de Maïné-Soroa. Zinder. ROYAUME DU DANEMARK ET SOS SAHEL INTERNATIONAL GB AU NIGER (2000). Convention pour le projet d’appui à la gestion conjointe de ressources sylvo-pastorales. Zinder. ASSOCIATION FRANCAISE DES VOLONTAIRES DU PROGRES ET ONG KARKARA (2000). Projet gestion des ressources naturelles dans le canton de Maïné-Soroa. Rapport d’activités du 1er semestre 2000. Niamey. Rapport final – Annexe 11 250 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ROYAUME DU DANEMARK ET CARE INTERNATIONAL AU NIGER (2002). Avenant n°1 à la Convention 104.Niger.15.b. pour extension MMD/Diffa. Niamey. ROYAUME DU DANEMARK ET ONG KARKARA (2002). Convention pour une phase intérimaire de trois mois du Projet Appui à la mutuelle N’Gada de Diffa. Niamey. 104.Niger.396.b.1 UDENRIGMINISTERIET DANIDA ET GENVEJ TIL UDVIKLING (1999). Aftale. Niamey. ERNST AND YOUNG (2002). Genpart af revisionsprotokollat, Odense. UDENRIGMINISTERIET KONTORET FOR NGO-OG PERSONELBISTAND Statusrapport Enkelt project Allianceprogram. København. UDVIKLINGSMINISTEREN (2000). Plan for udsfasning ad den danske bistand til Niger. København. (2003). 104.Sahel.8 AGHRYMET BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER ET AGHRYMET (2002). Convention de coopération et document de projet concernant l’appui danois au programme majeur formation du centre régional Agrhymet. Niamey. GOUVERNEMENT DU DANEMARK ET LE COMITE INTER ETATS DE LUTTE CONTRE LA SECHERESSE DANS LE SAHEL (CILCSS) (2002). Convention pour le projet d’appui de la coopération danoise au programme majeur formation du centre régional Agrhymet. Niamey. DANIDA – MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DU DANEMARK (2004). Aide mémoire. Revue annuelle de l’appui danois au secteur de développement rural et de gestion des ressources naturelles au Niger. Appui danois au programme majeur formation du centre régional Agrhymet. Niamey. COMITE PERMANENT INTER-ETATS DE LUTTE CONTRE LA SECHERESSE DANS LE SAHEL (CILSS) – AGRHYMET (2005). Rapport de synthèse du premier semestre 2005. Niamey. Annexes et Budget. CABINET AZIZ DIEYE (2004). Dakar. (sans titre). Documents Experts ADDR – PASFR PAUGET S. ET CHAIBOU MAGAGI I. (2006). Projet d’Appui aux systèmes financiers ruraux. Capitalisation du transfert de compétences du PASFR à la mutuelle N’Gada. Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE (2007). Étude de capitalisation de l'appui danois au secteur agricole (ADDRI et ADDRII) et au secteur hydraulique dans les régions de Zinder et de Diffa. Rapport final. Niamey. PAUGET S. ET CHAIBOU MAGAGI I. (2006). La survie d’une IMF dans un environnement peu favorable. Capitalisation de l’Expérience du PASFR auprès de la CECA de Goudoumaria. Niamey. CECA N’GOR (2009). Caisse d’épargne et de crédit autogérée N’Gor de Goudoumaria. Manuel de procédures. Niamey. CECA N’GOR (2006). Plan d’accompagnement de la CECA 2006-2009. Niamey. MUTUELLE D’EPARGNE ET DE CREDIT DE N’GADA. Plan d’affaires 2005-2007 de la Mutuelle d’Epargne et de crédit de N’Gada. N’Gada. (sans date). BANZHAF M. (2005). Capitalisation de la recherche-action MMD en milieu pastoral. Niamey. CARE – ATOL (2006). Capitalisation et élaboration d’une stratégie d’accompagnement des réseaux de groupements MMD. Projet NER 065 - Zinder/Diffa. Niamey. Rapport final – Annexe 11 251 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ASSOCIATION NIGERIENNE POUR LA DYNAMISATION DES INITIATIVES LOCALES, ONG KARKARA ET SERVICE ALLEMAND DE DEVELOPPEMENT (2009). Projet d’Appui aux systèmes financiers ruraux (PASFR). Rapport de fin du projet du 1er juillet 2003 au 30 juin 2006. Niamey. PAUGET S. ET CHAIBOU MAGAGI I. (2006). La survie d’une IMF dans un environnement peu favorable. Capitalisation de l’Expérience du PASFR auprès de la CECA de Goudoumaria. Rapport final. Niamey. CHAIBOU MAGAGI I. et LEGRAND G. (2004). Rapport sur l’état des lieux des banques villageoises de Goudoumaria. Niamey. MAHAMANE K. et DIARRA M. (2008). Evaluation finale du projet de promotion et de financement de la micro entreprise (PPFME) – 2005 – 2008, Zinder. Synthèse du rapport. Zinder, Asusu Ciigaba, Institution nigérienne de microfinance. Document Expert PADL BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT, REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Projet d’appui au développement local dans la région de Diffa (PADL Diffa). Document de cadrage définissant les actions d’appui aux mutuelles d’épargnes et crédit N’Gada et N’Gor. Niamey. Document Expert PPFME MAHAMANE K., DIARRA M. et MAHAMADOU H. (2008). Rapport de l’évaluation finale du projet de promotion et de financement de la micro entreprise (PPFME) – 2005 – 2008, Zinder. Zinder, Institution nigérienne de microfinance. Autres documents liés au volet « Développement rural » DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES (2003). Projet d’Appui Danois au Développement Rural dans les Régions de Zinder et de Diffa (ADDR, Niger) Phase II (20032007). Niamey. - Volume 1, Document de projet. Volume 2, Annexe 7. Projet Mata Masu Dubara (MMD, de Care International). - Volume 2, Annexe 8. Projet d’Appui à la Gestion des Ressources Naturelles dans le Département de Maïné-Soroa (PAGRN-Maïné, de Karkara-AFVP). Volume 2, Annexe 9 Projet d’Appui aux Systèmes Financiers du Manga (PASFR, de KarkaraDED). - Volume 2, Annexe 10. Projet d’Appui aux Producteurs Agricoles de la Komadougou (PAPAK, de Karkara-DED). WEGNER M. (2005). Projet d’appui aux organisations de la société civile à Zinder dans le cadre de la stratégie du secteur de renforcement de la société civile du DED-Niger. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER (2005). Dossier de projet appui a la sécurisation foncière phase II 2005-2007. Niamey. ONG KARKARA, DANIDA, DED (2002). Proposition de programme et budget pour la période de bridging. Projet d'appui a la mutuelle N'Gada. Niamey. ONG KARKARA, DANIDA, AFVP (2002). Proposition de programme et budget pour la période de bridging. Projet GRN Maïne Soroa. Niamey. SANDA M.S. et MAHAMADOU S. (2008). Evaluation finale du Projet MATA MASU DUBARA (MMD) Zinder/Diffa NER 065. Niamey, Care international au Niger. BANZHAF M., ZABEIROU T., TARNO M. (2006). Projet d’appui à la gestion des ressources naturelles (PAGRN). Evaluation à mi-parcours. Niamey, Danida, Karkara, AFVP. ABDOULAYE I., LAWANE GARBA M. (2006). Projet d’appui aux producteurs agricoles de la Komadougou. Evaluation finale. Niamey, Karkara, DED. Rapport final – Annexe 11 252 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 BOUBACAR G. (2008). Projet d’appui aux producteurs agricoles de la Komadougou. Project completion sheet. Niamey. SOS SAHEL INTERNATIONAL et DANIDA (2004). Projet d’Appui à la Gestion Conjointe des Ressources Sylvo-Pastorales (PAGCRSP). Rapport Final Janvier 2001 – Décembre 2003 (d’activités et financier). Niamey. BOUBACAR G. (2008). Projet d'Appui aux Organisations de la Société Civile à Zinder. Project completion sheet. Niamey. DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES (2007). Rapport d’Achèvement. Projet D’appui Danois Au Développement Rural dans les régions de Zinder et Diffa – Niger : ADDR. Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (2005). Desk-Appraisal. Projet d’Appui à la Sécurisation Foncière de la Commission Foncière de Mirriah » Phase II (ASEFII). Niamey. DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES. Document de projet. Projet de promotion et de financement de la micro-entreprise. Niamey. (sans date). DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES ET MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU NIGER (2003). Aide-mémoire. Revue annuelle des projets du secteur du développement rural et de gestion des ressources naturelles de l’appui danois. Niamey. DANIDA (2000). Projet d’appui au développement rural & projet énergie domestique. Revue annuelle 2000 – Niger. Rapport de mission. Niamey. DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES ET MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU NIGER (2004). Aide-mémoire. Revue annuelle des projets du secteur du développement rural et de gestion des ressources naturelles. Appui danois au développement rural dans les régions de Zinder et Diffa. Niamey. DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES ET MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU NIGER (2005). Aide-mémoire. Revue annuelle des projets du secteur du développement rural et de gestion des ressources naturelles. Appui danois au développement rural dans les régions de Zinder et Diffa (ADDR II). Niamey. DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES ET MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE DU NIGER (2007). Aide-mémoire. Revue. Appui danois au développement rural (ADDR II) dans les régions de Zinder et Diffa. Niamey. DANIDA, MINISTERE DES AFFAIRES ETANGERES (sans date). Assessment of Programme Support. Appui danois au développement rural (ADDR II) dans les régions de Zinder et Diffa. Niamey. DE BOODT K., EKADE A., DAN-KOBO L., ASSOUMANE S. et ALKASSOUM M. (2006). Rapport d’évaluation mi-parcours Projet MMD NER 065. Niamey. DODO B., OUEDRAOGO H. (2003). Projet d’appui à la gestion conjointe des ressources sylvo-pastorales (PAGCRSP). Mission d’évaluation du 12 au 21 mai 2003. Niamey. Eau et assainissement Documents experts MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Audit organisationnel du Ministère de l’Hydraulique. Rapport final Volume 1 : Diagnostic. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Audit organisationnel du Ministère de l’Hydraulique. Rapport final Volume 2 : Manuel d’organisation du Ministère de l’Hydraulique (Organisation, Structure et Mode de fonctionnement proposés pour le Ministère de l’Hydraulique). Niamey. Rapport final – Annexe 11 253 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Aide-mémoire. Première revue conjointe. Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Niamey. DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Programme d’Appui au secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA). Composante 1 : Appui au renforcement des capacités au niveau national. Niamey. DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Programme d’Appui au secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA). Composante 2 : Eau, Hygiène et Assainissement en milieu rural et semi-urbain dans les régions de Zinder et Diffa. Niamey. DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Programme d’Appui au secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA). Document de Programme. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Feuille de route pour l’atteinte des objectifs du Millénaire, juillet 2008-juillet 2011. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Programme d’Appui au secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA). Composante 1. Manuel de procédures administratives, comptables et financières. Niamey. GROUPE CONSEIL BAASTEL SPRL (2008). Appréciation des impacts des changements climatiques sur les programmes de développement de la coopération avec le Niger. Niamey, Danish International Development Assistance (DANIDA). DIRECTION GENERALE DE L’HYDRAULIQUE, REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Plan d’action 2009. Programme d’Appui au secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA). Composante 2 Zinder. Niamey. MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2008). Programme national d’alimentation en eau potable et assainissement (PNAEPA). Niamey. DANIDA (2008). Aide mémoire final de la revue à mi-parcours du PASEHA (Programme d’Appui au Secteur Eau, Hygiène et Assainissement). Niamey. DIRECTION GENERALE DE L’HYDRAULIQUE, REGION DE DIFFA, REPUBLIQUE DU NIGER (2009). Rapport annuel 2008. Niamey. MAHAMANE Y., SALLAH M.C., ZABEIROU Y. (2006). Rapport final de l’atelier de capitalisation des expériences du projet 104 Niger 21. Niamey, Ministère de l’Hydraulique. Projet 104.N.100.b.8 UDENRIGMINISTERIET KONTORET FOR NGO-OG PERSONELBISTAND Afsluttende rapport Enkeltproject Allianceprogram. København. (2004). Projet 104.N.251.b.2 THURIERE J., CHAMPREDONDE L. (CEPEC INTERNATIONAL) (2008). Projet Children of the desert / Ecoles communautaires. Rapport d’évaluation finale. Niamey, Care International au Niger. MINISTRY OF FOREIGN AFFAIRS OF DENMARK (2007). Status report. Copenhagen. UDENRIGSMINISTERIET (2002). Sydgruppen “Ørkenbørn på spring til uddanelse og demokrati” i Niger. København. Projet 104.N.396.b.1 UDENRIGMINISTERIET HUMANITÆR Afsluttende rapport. København. UDENRIGMINISTERIET HUMANITÆR BISTAND OG NGO-SAMARBEJDE. Ansøgningsskema. Udviklingsprojekt over 3 mio. kr. København. (sans date). Rapport final – Annexe 11 BISTAND OG NGO-SAMARBEJDE (2005). 254 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ADMINISTRATIVE RETNINGSLINIER. Projekt Egnsudvikling i Amataltal, fase 3 (EiA3). København. (sans date). Projet 104.Niger.21 BREGNBAEK M. (2004). Aide-mémoire. Revue à mi-parcours du projet hydraulique dans les régions de Diffa et Zinder. Niamey. Annexe 1 : Liste des personnes rencontrées. Annexe : Résumé des recommendations. DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Document de projet. Projet d’Hydraulique dans les régions de Diffa et de Zinder. Niamey. DANIDA (2004). Mission de la Revue à mi-parcours du Projet d’Hydraulique dans les départements de Diffa et Zinder. Observations et recommandations préliminaires à DIFFA. Niamey. GOUVERNEMENT DU DANEMARK ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Convention pour le Projet hydraulique dans le département de Diffa. Niamey. GOUVERNEMENT DU DANEMARK ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2001). Convention pour le Projet hydraulique dans le département de Zinder. Niamey. GOUVERNEMENT DU DANEMARK ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2009). Avenant à la Convention pour le Projet hydraulique dans le département de Zinder. Copenhague. NILSSON T. (2002). Aide mémoire revue de la phase de démarrage du projet hydraulique dans les départements de Diffa et Zinder. Niamey. DANIDA (2004). Mission de la Revue à mi-parcours du Projet d’Hydraulique dans les départements de Diffa et Zinder. Observations et recommandations préliminaires à ZINDER. Niamey. Projet 104.Niger.814 GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU DANEMARK ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Convention de coopération pour le Programme d’Appui au secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA) (2007-2009). Niamey. Projet 46.h.7-7-121 UDENRIGMINISTERIET HUMANITÆR Afsluttende rapport. København. MEDECINS SANS FRONTIERES BELGIQUE (2006). Emergency nutritional program. District of Aguié, Region Maradi, Niger. Final report. Bruxelles. UDENRIGMINISTERIET HUMANITÆR BISTAND Ansøgningsskema Humanitær indsats. København. BISTAND OG OG NGO-SAMARBEJDE NGO-SAMARBEJDE (2007). (2007). Projet 88.c.35.b.1-125 WORLD FOOD PROGRAM (WFP) (2008). Standard project report 2008. Strengthening the means of subsistence of vulnerable populations and targeted assistance for malnourished children. Autres documents relatifs au volet « Eau et assainissement » DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Programme d'Appui au Secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA) Composante 1 : Appui au renforcement des capacités au niveau national. Niamey. DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Programme d'Appui au Secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA) Composante 2 : Rapport final – Annexe 11 255 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Eau, Hygiène et Assainissement en milieu rural et semi urbain dans les régions de Zinder et Diffa 2007 – 2009. Niamey. DANIDA ET MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Programme d'Appui au Secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA). Document de programme. Niamey. GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER ET GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE DANEMARK (2006). Protocole de coopération pour le Programme d'Appui au Secteur Eau, Hygiène et Assainissement (PASEHA) Education Projet 104.Niger.27 DANIDA ET MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION DU NIGER (2003). Rapport d’évaluation. Projet d’éducation à l’hygiène et à l’assainissement. Niamey. GOUVERNEMENT DU DANEMARK ET ONG AIDE ET ACTION (2005). Protocole d’accord de partenariat concernant le sous-projet (3) du projet de « promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire ». Niamey. GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU DANEMARK ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2004). Convention de coopération concernant le Projet de promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire. Niamey. DANIDA ET MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION DU NIGER (2003). Document de projet. Promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire. Niamey. ONG AIDE ET ACTION (2004). Projet de promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire. Mise en œuvre du sous-projet « Promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire, région de Zinder ». Offres techniques et financières proposées par l’ONG Aide et Action – Niger. Niamey. LEHD H. (2005). Aide mémoire de la revue de démarrage pour le projet Promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire. Niamey, Danida. DANIDA (2007). Aide mémoire final. Revue technique. Projet de Promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire (PHAS). Niamey. Projet de Promotion de l’hygiène et de l’assainissement scolaire (PHAS). Etude de cas. Fiche d’analyse. (sans auteur) (sans date). Santé 104.Niger.7-27 GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU DANEMARK ET HELLEN KELLER INTERNATIONAL (2001). Convention pour le Projet Amélioration Durable de la Nutrition, de la Sécurité alimentaire, et de la survie de l’Enfant et de la Femme au Niger. Niamey. DANIDA (1999). Convention pour de coopération le Projet Amélioration Durable de la Nutrition, de la Sécurité alimentaire, et de la survie de l’Enfant et de la Femme au Niger – Département Diffa. Niamey. DANIDA ET HELLEN KELLER INTERNATIONAL (2000). Supplément à la requête du Projet Amélioration Durable de la Nutrition, de la Sécurité alimentaire, et de la survie de l’Enfant et de la Femme au Niger – Département Diffa. Niamey. DANIDA ET HELLEN KELLER INTERNATIONAL (2000). Projet Amélioration Durable de la Nutrition, de la Sécurité alimentaire, et de la survie de l’Enfant et de la Femme au Niger – Demande de prolongation des activités et remaniement budgétaire. Niamey. Rapport final – Annexe 11 256 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 104.Niger.1 (2008). Contribution to Global Polio Eradication Initiative. Project completion sheet. Niamey. (sans auteur). 104.Niger.14 GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU DANEMARK ET ONG GLOBAL 2000 (2000). Convention pour le Projet appui au programme d’éradication du Ver de Guinée au Niger. Niamey. GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU DANEMARK ET ONG GLOBAL 2000 (1999). Convention de coopération et Document de projet concernant le Projet appui au programme d’éradication du Ver de Guinée au Niger. Niamey. MOUSSA S. (1999). Rapport d’activités du premier semestre 1999 du programme national d’éradication du ver de Guinée. Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (1999). Mission de suivi de la coopération danoise au programme « Eradication du ver de Guinée », géré par Global 2000 sur financement danois. Téra. CONSEIL DE RECONCILIATION NATIONALE, MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (1999). Rapport de mission. Revue annuelle des coordinateurs nationaux des programmes nationaux d’éradication du ver de Guinée pour les pays francophones. Dakar. MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (1999). Rapport annuel d’activités 1998. Niamey. CARTER J. (2000). Lettre adressée à Son Excellence Jan Trøborg, Ministre de la Coopération au Développement du Royaume du Danemark. Atlanta. GOUVERNEMENT DU ROYAUME DU DANEMARK ET ONG GLOBAL 2000 (2000). Convention pour le Projet appui au programme d’éradication du Ver de Guinée au Niger. Niamey. 104.Niger.25 COOPERATION DANOISE AU NIGER DANIDA ET CARE INTERNATIONAL AU NIGER (2006). Projet Sida Burdina-a NER 063. Rapport de fin de projet. Niamey. DANIDA (2006). Sida’s Burdina’a. Project completion sheet. Niamey. COOPERATION DANOISE AU NIGER DANIDA ET CARE INTERNATIONAL AU NIGER (2006). Sida Burdina’a. Document de projet. Niamey. 104.Niger.26 BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (2002). Appel de fonds pour les activités de 2003-2004 du Projet « Initiatives pour la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents ». Niamey. DENMARK AND UNFPA (2002). Project obligation form between Denmark and United nations Populations Fund. Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER ET FONDS DES NATIONS UNIES POUR LA POPULATION (FNUAP) (2002). Initiatives pour la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents. Prévention des infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA chez les jeunes et adolescents. Niamey. 104.Niger.29 ROYAUME DU DANEMARK ET COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Accord concernant le Projet Augmentation des revenus monétaires de femmes de Dosso (ARMFD). Niamey. Rapport final – Annexe 11 257 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 ROYAUME DU DANEMARK ET CARE INTERNATIONAL (2006). Accord concernant le Projet Mata Masu Dubara - MMD. Niamey. COOPERATION TECHNIQUE BELGE (2006). Document de projet pour la consolidation du projet Augmentation des Revenus Monétaires des Femmes de Dosso par un partenariat avec DANIDA. Niamey. CARE INTERNATIONAL AU NIGER (2006). Projet de renforcement des capacités de femmes en matière d’alphabétisation. Document de projet. Niamey. 104.Niger.30 WORLD HEALTH ORGANIZATION (2006). Lettre à Ms Ulla Tørnaes, Ministre de la Coopération au Développement, relative à la participation du Danemark à la GPEI (Global Polio Eradication Initiative). Geneva. 104.Niger.7-18 BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (2002). Projet d’Appui à la réinsertion des Filles en difficulté dans la Communauté urbaine de Niamey (PARFD). Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (2000). « Filles en situation difficile ». Projet Amin. Volet III. Niamey. GOUVERNEMENT DU DANEMARK ET CARITAS NIGER (2002). Convention pour le Projet d’Appui à la réinsertion des Filles en difficulté dans la Communauté urbaine de Niamey (PARFD). Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (2000). Projet d’Appui à la réinsertion des Filles en difficulté dans la Communauté urbaine de Niamey (PARFD). Project completion sheet. Niamey. BUREAU DE COOPERATION DANOISE AU NIGER (2000). Projet « Filles en situation difficile ». Standard Project completion sheet. Niamey. Société civile DANISH CENTRE FOR HUMAN RIGHTS (2000). Evaluation du Programme de renforcement des compétences et des capacités nigériennes en matière de droits de l’homme. Niamey. A10.6. FRANCE A10.6.1. Stratégies générales AGENCE FRANÇAISE DE DEVELOPPEMENT. Doctrine d’emploi des aides budgétaires globales dans les Etats étrangers. Paris. (sans date). COMITE INTERMINISTERIEL POUR LA COOPERATION INTERNATIONALE ET LE DEVELOPPEMENT (2005). Stratégie sectorielle Agriculture et Sécurité alimentaire. Paris. COMITE INTERMINISTERIEL DE PILOTAGE DE LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REPUBLIQUE DU NIGER. Concertation Etat / Partenaires techniques et financiers du secteur rural. Niamey. (sans date). COMITE INTERMINISTERIEL DE LA COOPERATION INTERNATIONALE ET DU DEVELOPPEMENT. Les infrastructures en Afrique Sub-Saharienne : « Pour un investissement durable contre la pauvreté ». Paris. (sans date). GROUPE AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2007). Cadre d’intervention sectoriel 2007-2009. Eau. Paris. Rapport final – Annexe 11 258 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 COMITE INTERMINISTERIEL POUR LA COOPERATION INTERNATIONALE ET LE DEVELOPPEMENT (2005). Stratégie sectorielle Eau et Assainissement. Paris. COMITE INTERMINISTERIEL POUR LA COOPERATION INTERNATIONALE ET LE DEVELOPPEMENT, GROUPE DE TRAVAIL INTERMINISTERIEL EDUCATION (2005). Stratégie sectorielle Education. Paris. (sans auteur) (sans date). Note technique sur les mécanismes de financement du PDDE à travers le fonds commun. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT. Participation de l’APD française aux objectifs du Millénaire pour le Développement (OPD). Résumé et recommandations. Paris. (sans date). A10.6.2. Stratégies au Niger CIP-AFD Niger AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2001). Cadrage des interventions pays. Niger. Paris. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2002). Cadrage des interventions par pays 2006-2008. Niger. Paris. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2003). Cadrage des interventions par pays 2003-2005. Niger. Paris. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2005). Cadrage des interventions par pays 2006-2008. Niger. Paris. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2004). Cadrage des interventions par pays 2004-2006. Niger. Paris. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2006). Cadrage des interventions par pays 2007-2009. Niger. Paris. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2007). Cadrage des interventions par pays 2008-2010. Niger. Paris. DCP France-Niger (sans auteur) (2005). Document cadre de partenariat France-Niger (2006-2010). Paris. Annexe 1 : Articulation de la stratégie française avec les stratégies du Niger. Annexe 2 : Articulation des interventions de la France avec celles des autres bailleurs de fonds (2006-2010). AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2002). Document stratégique pays. Niger. Niamey. Autres documents relatifs à la Stratégie de la France au Niger AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2006). Programme Santé au Niger. Paris. CAFFERINI L. et PIERREL H. (2008). Travaux de capitalisation sur la pratique des aides sectorielles par l’AFD. Etude de cas : L’expérience des secteurs Santé et Education au Niger Rapport final. Paris. Rapport final – Annexe 11 259 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A10.6.3. Secteurs d’intervention Appui budgétaire REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2006). Convention de financement. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2007). Convention de financement. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Appui budgétaire à la République du Niger en 2007. Informations générales. Paris. (2008). Suivi de la Convention ABG signée en 2006. (sans auteur). (2008). Suivi de la Convention ABG signée en 2007. (sans auteur). Artisanat AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER. L’appui à la formation professionnelle au Niger (Projet AFOP). Niamey. (sans date). AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2001). L’appui à la formation professionnelle au Niger (Projet AFOP) Comité de pilotage février 2001. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2002). L’appui à la formation professionnelle au Niger (Projet AFOP) Comité de pilotage janvier 2002. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2002). L’appui à la formation professionnelle au Niger (Projet AFOP) Comité de pilotage décembre 2002. Niamey. (2003). Restitution de l’évaluation des projets en matière d’enseignement technique et de formation professionnelle, et quelques enseignements tirés de cette évaluation. Niamey. (sans auteur). GAURON A. (2003). Evaluation à mi-parcours du projet de coopération avec le Niger d’Appui à la formation professionnelle continue (Projet AFOP). Paris, Ministère des Affaires Etrangères. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2004). Echange de lettres concernant le projet AFOP. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (1999). Fiche. La coopération française au Niger. Education – Formation. Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, COOPERATION ET FRANCOPHONIE. Rapport de présentation Appui à la formation professionnelle continue. Niamey. (sans date). (sans auteur) (1999). Communiqué de presse annonçant la signature de 3 conventions entre le Ministre des Affaires Etrangères du Niger et de l’Intégration Africaine et le Directeur du Développement et de la Coopération technique du Ministère français des Affaires Etrangères. Revue HASKE n°166. (sans auteur) (2003). Etat d’avancement du projet. GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (1999). Convention de financement pour l’exécution du projet Appui à la formation professionnelle continue. Niamey. LAMY A. (2002). Rapport d’activité. Période d’octobre 2001 à fin juillet 2002. Niamey, projet d’Appui à la formation professionnelle continue. (2000). Mise en œuvre du Projet d’Appui à la formation professionnelle continue au Niger. Niamey. (sans auteur). Rapport final – Annexe 11 260 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Autres REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2003). Convention de financement relative à la rénovation des pistes de l’aéroport de Niamey. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Renforcement de la sécurité de l’aéroport de Niamey. Informations générales. Notation. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2008). Fiche projet. Programme d’alimentation en eau potable des centres urbains secondaires du Niger et des quartiers périphériques de Niamey. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2003). Document d’intervention sectorielle 2003-2005. Département Infrastructures et Développement urbain. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2000). Convention de financement relative au Programme des pistes rurales dans les départements de Tahoua, Dosso, Zinder et Diffa. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2003). Avenant n°1 à la Convention de financement relative au Programme des pistes rurales dans les départements de Tahoua, Dosso, Zinder et Diffa. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2008). Fiche projet. Projet d’appui au développement urbain et municipal au Niger. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2000). Fiche résumé de rapport d’évaluation. Evaluation du projet « Appui à l’Etat de droit au Niger ». Niamey. FICATIER Y. (2004). Evaluation rétrospective du programme de réhabilitation d’infrastructures dans les principales villes de l’intérieur (Niger). Niamey, Agence française de développement, Direction de la Stratégie. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT. Fonds d’expertises et de renforcement des capacités n°7. Niamey. (sans date). GOHY J. (2008). Evaluation finale externe. Projet FSP 2000-110 "Appui au Centre National de Répression du Trafic Illicite des Drogues". Niger. Paris. Ministère des Affaires Etrangères et Européennes. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2008). Fiche projet. Projet "TAIDA MASU NEMA" de renforcement des capacités locales de lutte contre la pauvreté en milieu urbain. Niamey. Crise alimentaire (sans auteur) (1999). Fiche projet. Niger VI - Damagaram. Niamey. DELPEUCH F. (2005). Evaluation du dispositif de prévention et de gestion des crises alimentaires du Niger : Synthèse concernant les aspects nutritionnels. Niamey, Cabinet du Premier Ministre de la République du Niger. KONE M. et TOURE O. Evaluation du dispositif de la prévention et de la gestion des crises alimentaires du Niger : Restitution des enquêtes dans les régions de Maradi et Zinder. Niamey, Cabinet du Premier Ministre de la République du Niger. (sans date). AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT ET ONG KARKARA (2006). Contrat de prestation de services, en faveur des populations vulnérables aux crises alimentaires. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT ET ONG KARKARA (2009). Projets d’actions anti-crise alimentaire à réaliser par une ONG. Informations générales. Notation. Niamey. Rapport final – Annexe 11 261 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Culture IFTIC INSTITUT DE FORMATION AUX TECHNIQUES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION (2006). Bilan d’activité 2005. L’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication : Une vocation régionale de fait et par ambition. Niamey. PREVOST N. (2007). Bilan d’activité 2006. Niamey, Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication. PREVOST N. (2008). Bilan d’activité 2007. Niamey, Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication. PREVOST N. (2009). Bilan d’activité 2008. Niamey, Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication. PREVOST N. (2007). Fiche projet 2006. Niamey, Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication. (2009). Le paysage des medias au Niger : Des conflits encore vifs entre public et privé mais un brassage nouveau, qui impose la modernité. Une école qui évolue, grandit et rayonne dans la région. La liberté de la presse à l’épreuve du conflit du Nord. Niamey, Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication. (sans auteur). Francophonie AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2002). Rapport de présentation du Projet FSP : Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. Niamey, SCAC / Ministère de la Culture. COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE DE 2005 (2003). Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes des exercices de 2002 et 2003. Paris. DEROIDE J.-L. (2006). Mission d’évaluation intermédiaire du projet FSP « Appui aux 5èmes jeux de la Francophonie ». Niamey, SCAC / Ministère de la Culture. COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE DE 2005 (2005). Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes des exercices de 2004. Paris. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2003). Projet FSP : Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. Comité de pilotage, séance du 22 novembre 2003. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2003). Projet Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. Demande de modification du CEP. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2004). Projet Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. Décision de modification du CEP. Niamey. DIRECTION GENERALE DU COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE DE 2005 (2005). Rapport d’Evaluation des Vèmes jeux de la Francophonie. Niamey. PROJET APPUI A LA PREPARATION DES 5EMES JEUX DE LA FRANCOPHONIE (AP5JF) (2004). Etat d’avancement de la composante 1. Niamey. DECRAENE D. (2005). Fiche de suivi de projet FSP. Rapport de mission d’évaluation à miparcours. Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. Niamey. DIRECTION GENERALE DU COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE (2005). Travaux de réhabilitation et équipement du Centre culturel Oumaro Ganda. Décompte provisoire. Niamey. Rapport final – Annexe 11 262 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 RIMOUX G. (2005). Constructions ou réhabilitations immobilières. Situation au 23 mars 2005. Niamey, Projet Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. COMITE INTERNATIONAL DES JEUX DE LA FRANCOPHONIE (CIJF) (2002). Projet de compte-rendu de la réunion des experts du CIJF. Paris. RIMOUX G. (2003). Note à M. L’Ambassadeur pour intervention auprès du Directeur général de la Coopération et du Développement. Niamey. COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE DE 2005 (2003). Bilan à mi-parcours des activités préparatoires des 5èmes jeux de la Francophonie, Niger 2005. Note de synthèse. Niamey. GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2003). Convention de financement pour l’exécution du projet Appui à la préparation des 5èmes jeux de la Francophonie. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER ET COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE (2004). Convention de subvention. Niamey. COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE ET ASSOCIATION CONTRECHAMPS (2004). Convention de partenariat relative à la production du journal des 5èmes jeux de la Francophonie – Niger 2005. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET SOCIETE COVEC (2005). Convention relative à la réalisation clés en mains de maisons d’habitation du village de la Francophonie à Niamey au Niger. Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES (2003). Notification d’autorisation de programme affectée. Paris. COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE (2004). Communiqué de Presse. Signature de protocole d’entente entre le Gouvernement du Canada et le Gouvernement de la République du Niger relatif à l’appui canadien à l’organisation des 5èmes jeux de la Francophonie. Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION DU NIGER (2003). Courrier au SCAC – Ambassade de France au Niger. Niamey. COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE (2005). Demande de redéploiement de la composante n°1 FSP à l’Ambassadeur de France au Niger. Niamey. FSP APPUI A L’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE. Etat d’avancement du projet. Niamey. (sans date). DIRECTION GENERALE DU COMITE NATIONAL D’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE (2006). Rapport financier. Niamey, Ministère de la jeunesse, des sports, et des jeux de la francophonie. FSP APPUI A L’ORGANISATION DES Vèmes JEUX DE LA FRANCOPHONIE (2004). Financement du FSP. Programmation 2004. Niamey. (sans auteur) (sans date). Récapitulatif général Budget/ Ecarts. Niamey. Lecture publique MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DGCID (2005). Note de lecture FSP : Appui au réseau des bibliothèques de lecture publique et au développement d’une politique du Livre au Niger. Paris. GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2006). Convention de financement pour l’exécution du projet Appui au réseau des bibliothèques de lecture publique et au développement d’une politique du Livre au Niger. Niamey. Rapport final – Annexe 11 263 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DGCID (2005). Rapport de présentation : Appui au réseau des bibliothèques de lecture publique et au développement d’une politique du Livre au Niger. Paris. PEIFFER N. (2003). Fiche de suivi de projet FSP. Rapport de mission d’évaluation à miparcours. Appui Réseau Bibliothèques lecture publique au Niger. Niamey, SCAC / Ministère de la Culture. PEIFFER N. (2003). Projet Lecture publique. Actions engagées depuis début 2003. Niamey. (1999). Bilan des projets FAC Appui à la lecture publique 1991-1999. Niamey. (sans auteur). AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (1998). Projet FAC Appui à la lecture publique. Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 26 juin 1998. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2000). Projet FAC Appui à la lecture publique. Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 14 juin 2000. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2001). Projet FAC Appui à la lecture publique. Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 8 octobre 2001. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2002). Projet FAC Appui à la lecture publique. Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 11 novembre 2002. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2003). Projet FAC Appui à la lecture publique. Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 27 octobre 2003. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2004). Projet FAC Appui à la lecture publique. Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du 4 février 2004. Niamey. Projet Appui à la professionnalisation des acteurs culturels AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER. (2001). Appui à la professionnalisation des acteurs culturels. Fiche résumé. Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES (2002). Rapport d’évaluation à mi-parcours du projet FSP Appui à la professionnalisation des acteurs culturels. Paris. BAÑOS ROBLES B. (2004). Evaluation intermédiaire interne. Professionnalisation des acteurs culturels au Niger. Niamey, SCAC / Ministère de la Culture. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DGCID (2004). Décision de modification du CEP. Paris. CENTRE CULTUREL FRANCO-NIGERIEN DE NIAMEY (2005). Procès-verbal de la réunion du comité de pilotage du FSP « Appui à la professionnalisation des acteurs culturels » du 22 mars 2005. Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DGCID (2004). Fiche de suivi de projet FSP. Rapport de mission d’évaluation à mi-parcours. Appui à la professionnalisation des acteurs culturels au Niger. Paris. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2002). Convention de financement pour l’exécution du projet Appui à la professionnalisation des acteurs culturels au Niger. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER ET CENTRE CULTUREL FRANCO-NIGERIEN (2002). Contrat de subvention. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER (2005). FSP Appui à la professionnalisation des acteurs culturels. Situation en juillet 2005. Niamey. MINISTERE DES SPORTS ET DE LA CULTURE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (2002). Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP) Appui à la professionnalisation des acteurs culturels. Dossiers urgents sélectionnés. Niamey. Rapport final – Annexe 11 264 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Autre document relatif au volet « Culture » BAÑOS ROBLES B. (2004). Evaluation intermédiaire interne. Professionnalisation des acteurs culturels au Niger. Niamey, SCAC / Ministère de la Culture. Décentralisation PADDEN LAYE P. (2007). Mission d’évaluation à mi-parcours du projet FSP n°2003-19 « Programme d’Appui au Démarrage de la Décentralisation au Niger - PADDEN ». Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE (2007). Termes de références Evaluation à mi- parcours du Projet FSP N° 2003 19 au profit du Niger pour un " Programme d’Appui àu Démarrage de la Décentralisation au Niger – PADDEN. Niamey. Développement rural AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Projet Mise en valeur cuvettes oasiennes / Région Goudoumaria – MEVCO III. Informations générales. Notation. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2002). Projet Mise en valeur cuvettes oasiennes / Région Goudoumaria. Suivi et rapport d’achèvement de projet. Niamey. DE NORAY S. et DJARIRI B. (2005). Évaluation externe à mi-parcours du Projet de renforcement des organisations professionnelles agro-pastorales du Niger (PROPAN). Niamey, Ministère du Développement agricole et Coopération française. GALANDRIN J.-C. (2005). Evaluation rétrospective Projet de Développement Local de Torodi PDLT (Phase 1). Niamey, Agence française de développement. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2001). Convention de financement relative au Projet d’appui aux systèmes financiers ruraux (PDSFR). Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2007). Projet d’appui aux systèmes financiers ruraux (PDSFR). Suivi et rapport d’achèvement de projet. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Projet « Pistes rurales ». Suivi et rapport d’achèvement de projet. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2005). Convention de financement relative au Projet de Sécurisation et de l’Agriculture Urbaine (PSEAU). Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Projet de Sécurisation et de l’Agriculture Urbaine (PSEAU). Informations générales. Notation. Niamey. Eau et assainissement AUTORITE DU BASSIN DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2004). Convention de financement relative au projet « Appui à l’ABN pour la gestion intégrée des ressources en eau du bassin du Niger ». Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET CAISSE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (1997). Convention de financement relative au financement de la seconde phase du projet de mise en valeur des cuvettes oasiennes de Goudoumaria. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Réhabilitation et extension d’usines de traitement des eaux potables à Niamey. Informations générales. Notation. Niamey. TAISNE R. (2000). Evaluation externe du projet « Appui aux opérateurs du secteur hydraulique au Niger ». Fiche résumé de rapport d’évaluation. Niamey. Rapport final – Annexe 11 265 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 GONI BOULAMA M. et CHIPKAOU A. Evaluation rétrospective du PHVM. Rapport provisoire. Niamey. (sans date). AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2005). République du Niger. Contribution de l’Agence française de Développement au secteur de l’Hydraulique urbaine. Aide-mémoire. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2000). Convention de financement relative au financement d’un programme d’hydraulique villageoise dans le département de Maradi (Arrondissements d’Aguié, Tessaoua et Mayahi). Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Hydraulique villageoise dans le département de Maradi (Arrondissements d’Aguié, Tessaoua et Mayahi). Informations générales. Notation. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2002). Convention de financement relative au projet de réhabilitation et d’extension des usines d’eau potable de Niamey. Niamey. Documents experts AFD FEAADF4 (2008). Projet Niger-Hycos. Etat d’avancement du projet au 31 décembre 2008. Niamey. (sans auteur). Gestion intégrée des ressources en eau du bassin du Niger. ABN. Cadre logique. Niamey. (sans auteur) (sans date). BANQUE MONDIALE (2006). Conclusions de la Réunion des Bailleurs de Fonds Partenaires de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) – Eléments de langage. Paris. FORNAGE N. (2006). Compte-rendu transmis en vue de la réunion avec le Secrétaire exécutif de l'ABN, M. TUGA. Paris. AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (2008). Projet Niger-Hycos. Compte-rendu de réunion avec les partenaires techniques et financiers du projet. Niamey. Fiche projet. Appui à l'ABN pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau du fleuve Niger. Niamey. (sans auteur) (sans date). AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (2003). Projet d’ Appui à l'ABN pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau du fleuve Niger. Financement Agence française de développement. Niamey. PROJET NIGER-HYCOS. Niger-HYCOS. Document de projet. Niamey. (sans date). - Annexe 1 : Niger HYCOS – Document de projet. Programme d’activités. Annexe 2 : Niger HYCOS – Document de projet. Termes de référence du Centre Régional de Projet (CRP). - Annexe 3 : Niger HYCOS – Document de projet. Budget prévisionnel du projet. Annexe 4 : Niger HYCOS – Document de projet. Spécification et localisation des stations hydrométriques proposées pour le projet Niger-Hycos. - Annexe 5 : Niger HYCOS – Document de projet. Programme de formation. - Annexe 6 : Niger HYCOS – Document de projet. Logiciel de traitement des données hydrologiques. - Annexe 7 : Niger HYCOS – Document de projet. Organisation et contenu du site internet du projet Niger-Hycos. Annexe 8 : Niger HYCOS – Document de projet. Description de poste de l’expert hydrologue et de l’expert base de données. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT. Fiche projet Niger. Présentation du Projet d’Appui à l'ABN pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau. Niamey. (sans date). Rapport final – Annexe 11 266 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (2007). Projet Niger-HYCOS. 3ème réunion du comité de pilotage. Plan de travail et Budget prévisionnel année 2008. Version provisoire. Niamey. AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (2008). Projet Niger-HYCOS. 3ème réunion du comité de pilotage. Plan de travail et Budget prévisionnel année 2008. Version finale. Niamey. AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (2007). Projet Niger-HYCOS. Rapport de la 3ème réunion du comité de pilotage. Niamey. SOGREAH Consultants (2005). Etude préliminaire du modèle mathématique du bassin du fleuve Niger. Rapport d’avancement de l’étude n°1. Niamey, Autorité du Bassin du Niger. AUTORITE DU BASSIN DU NIGER (2005). Projet Niger-HYCOS. 1ère réunion du comité de pilotage. Rapport de synthèse. Niamey. SIGHOMNOU D. (2008). Projet Niger-HYCOS. Rapport d’activités semestriel (octobre 2007 – mars 2008). Niamey. SIGHOMNOU D. (2008). Projet Niger-HYCOS. Rapport d’activités semestriel (avril – septembre 2008). Niamey. PROJET NIGER-HYCOS (2006). Etat de mise en œuvre des activités au 30 juin 2006. Niamey. PROJET NIGER-HYCOS (2006). Résumé du bilan des réalisations au 31 décembre 2008. Niamey. Education AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER ET MINISTERE DE L’EDUCATION DE BASE ET DE L’ALPHABETISATION DU NIGER. (2003). Projet d’appui à la dynamisation de l’Education au Niger. Compte-rendu de la réunion du Comité de pilotage du 22 avril 2003. Niamey. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, COOPERATION ET FRANCOPHONIE (1999). Rapport de présentation du projet Appui à la dynamisation de l’Education au Niger (ADEN). Paris. SCHRAEN P. et TROPIS J.-L. (2003). Evaluation du projet Appui à la dynamisation de l’Education au Niger (ADEN). Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2003). Etude de la programmation financière ADEN 2003. Niamey. AMBASSADE DE FRANCE AU NIGER, SCAC (2002). Projet Education de base. Fiche de présentation de projet à soumettre au conseil de surveillance. Niamey. GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE DU NIGER (1999). Convention de financement pour l’exécution du projet « Appui à la dynamisation de l’Education au Niger ». Niamey. CAFFERINI L. et PIERREL H. (2008). Travaux de capitalisation sur la pratique des aides sectorielles par l’AFD. Etude de cas. L’expérience des secteurs Santé et Education au Niger. Niamey, Agence française de Développement. PONGE F. (2006). Allocution de M. François Ponge, Ambassadeur de France, à l’ouverture de la revue intermédiaire 2006 du secteur de l’Education de base. Programme Décennal de Développement de l’Education. Niamey. SCHRAEN P. et TROPIS J.-L. (2003). Compte-rendu de l’évaluation à mi-parcours du projet Appui à la dynamisation de l’Education au Niger (ADEN). Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2007). Fiche projet EBN : Education de Base au Niger. Niamey. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2003). Convention de financement relative au projet Education de Base au Niger (EBN). Niamey. Rapport final – Annexe 11 267 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 CONSEIL DE SURVEILLANCE DE L’AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2002). Projet Education de Base au Niger. Niamey. BOUBACAR H. et LUCMALLE L. (2008). Projet Education de Base au Niger (EBN). Mission de supervision du 1er octobre au 26 novembre 2007. Rapport de mission. Niamey, Agence française de Développement. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Développement de l’Education de Base au Niger (EBN). Informations générales. Notation. Niamey. BARRIER C. (2006). Compte-rendu de mission au Niger du 1er au 11 avril 2006. Participation à la supervision conjointe du programme sectoriel Education. Points sur les projets CNE 1112 et CNE 3008. Niamey, Agence française de développement. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2005). Convention de financement relative au Programme de soutien en faveur de la procédure accélérée en faveur de l’éducation pour tous au Niger (PADEN). Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Programme de soutien en faveur de la procédure accélérée en faveur de l’éducation pour tous au Niger (PADEN). Informations générales. Notation. Niamey. GAURON A. (2003). Evaluation à mi-parcours du projet de coopération avec le Niger d’appui à la formation professionnelle continue (Projet AFOP). Niamey, Ministère des Affaires Etrangères de la République française. Etudes de cas. Fiche d’analyse. Projet Education de Base au Niger. (sans auteur) (sans date). Etudes de cas. Fiche d’analyse. Programme de soutien en faveur de la procédure accélérée en faveur de l’éducation pour tous au Niger. (sans auteur) (sans date). OUMAROU H. (2000). Education pour tous : Bilan à l’an 2000. Niger. Niamey, Ministère de l’Education Nationale de la République du Niger. VENNES A., LAHAYE L., SAKHO I. Commentaires sur l’Evaluation des projets de la coopération canadienne dans le secteur de l’Education au Niger. Niamey, Ambassade du Canada. (sans date). AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2007). Programme de soutien en faveur de la procédure accélérée en faveur de l’éducation pour tous au Niger (PADEN). Fiche projet. Niamey. Santé FSD Réhabilitation du laboratoire d’analyses médicales et FSD d’appui au redémarrage du CERMES INSTITUT PASTEUR ET CENTRE DE RECHERCHE MEDICALE ET SANITAIRE (CERMES) (2007). Convention de partenariat pour la lutte contre les méningites. Paris. CERMES (2009). Détail des dépenses au 31/12/2008. Niamey. CAO V. (2007). FSP Méningites – Pneumopathies (MENIRA) 2003-2006. Rapport final. Hochiminh ville, Institut Pasteur d’Hochiminh ville (Vietnam). CERMES (2006). Compte-rendu administratif et financier. Niamey, Ministère de la Santé publique et de la lutte contre les endémies du Niger. FSP Paludisme Réseau international des Instituts Pasteur et Instituts associés (RIPIIA). Création d’un réseau international pour la surveillance et l’analyse des résistances des microorganismes aux anti-infectieux. Projet de Coordination des études de chimio-sensibilité du paludisme au sein du RIIPIA. Composante n°2 : Paludisme. Etudes de chimio-sensibilité / Standardisation. (sans date). Rapport final – Annexe 11 268 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Réseau international des Instituts Pasteur et Instituts associés (RIPIIA). Création d’un réseau international pour la surveillance et l’analyse des résistances des microorganismes aux anti-infectieux. Projet de Coordination des études de chimio-sensibilité du paludisme au sein du RIIPIA. Composante n°2 : Paludisme. Alternatives non isotopiques. (sans date). Réseau international des Instituts Pasteur et Instituts associés (RIPIIA). Création d’un réseau international pour la surveillance et l’analyse des résistances des microorganismes aux anti-infectieux. Projet de Coordination des études de chimio-sensibilité du paludisme au sein du RIIPIA. Composante n°2 : Paludisme. Nouvelles molécules et nouvelles cibles thérapeutiques. (sans date). Réseau international des Instituts Pasteur et Instituts associés (RIPIIA). Création d’un réseau international pour la surveillance et l’analyse des résistances des microorganismes aux anti-infectieux. Projet de Coordination des études de chimio-sensibilité du paludisme au sein du RIIPIA. Composante n°2 : Paludisme. Emergence et évolution de la résistance chez les femmes enceintes. (sans date). Autres documents relatifs au volet « Santé » CAFFERINI L. et PIERREL H. (2008). Travaux de capitalisation sur la pratique des aides sectorielles par l’AFD. Etude de cas. L’expérience des secteurs Santé et Education au Niger. Niamey, Agence française de Développement. LE TUAL A. (2007). Fiche qualité relative au rapport Evaluation finale du projet FSP N°2000-114 « Appui à une coopération sud/sud dans le domaine de la santé de la reproduction District sanitaire de Kollo – Niger », rédigé par MESLET B., NACHTIGAL J. et GATAA R. (2005). Niamey. IRIS CONSEIL (2005). Fiche-résumé de rapport d’évaluation finale du projet FSP N°2000114 « Appui à une coopération sud/sud dans le domaine de la santé de la reproduction District sanitaire de Kollo – Niger ». Niamey, Ambassade de France au Niger. REPUBLIQUE DU NIGER ET AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2006). Convention de financement relative au Projet d’appui au secteur de la Santé au Niger. Niamey. CONSEIL DE SURVEILLANCE DE L’AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2005). Concours financier pour le financement du Projet d’appui au secteur de la Santé au Niger. Niamey. AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT (2009). Projet d’appui au secteur de la Santé au Niger. Informations générales. Notation. Niamey. Termes de référence assistance technique AFD. (sans date). HUGUES C., LEFEBVRE-NARE F., POTHIN L., TARI N., YAHAYA A., OUEDRAOGO A.-R., SANI SANDA M. (2002). L’aide française au Niger. Evaluation de la politique française (1990-2001). Paris, Ministère des Affaires Etrangères. A10.7. LUXEMBOURG LUX-DEVELOPMENT (2009). Historique des projets bilatéraux gérés par Lux-Development au Niger. Luxembourg. A10.7.1. Stratégie au Niger ORGANISATION DE COOPERATION ET DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUES (OCDE) (2008). Luxembourg. Comité d’Aide au Développement (CAD). Examen par les pairs. Paris. Rapport final – Annexe 11 269 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 LUX-DEVELOPMENT (2009). Description des Programmes Indicatifs de Coopération : PIC I (2003-2007) et PIC II (2008-2012). Luxembourg. LUX-DEVELOPMENT (2007). Niger. Revue Pays. Luxembourg. GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG ET LA REPUBLIQUE DU NIGER (2007). Programme Indicatif de Coopération n°2 (2008-2010). SCHILTZ J.-L. et BICHLER M. (2008). Perspectives de l’appui budgétaire. Qui a peur de l’appui budgétaire ? Maastricht, European Centre for Development Policy Management (ECDPM). LUX-DEVELOPMENT (2006). Coopération luxembourgeoise au Niger. Présentation du pays, des secteurs d’intervention et des mécanismes de concertation. Luxembourg. LUX-DEVELOPMENT (2008). Niger. Rapport d’avancement 2008. Luxembourg. A10.7.2. Secteurs d’intervention au Niger Aide alimentaire CELLULE CRISES ALIMENTAIRES (2001). Proposition d’utilisation de l’assistance alimentaire fournie par le Luxembourg. Niamey, Cabinet du Premier Ministre de la République du Niger. OUA S. (2001). Rapport final d’exécution du Projet NIG/013 « Aide alimentaire ». Niamey. Artisanat GRAND DUCHE DU LUXEMBOURG, COOPERATION & ACTION HUMANITAIRE (2003). Projet NIG/014. Développement de l’Artisanat au Niger (DANI 3). Luxembourg. FACET (2007). Rapport d’évaluation Projet NIG/014. Développement de l’Artisanat au Niger (DANI 3). Niamey, République du Niger et Lux-Development. ZIZIEN A., TRAORE F. (AZDINEF) (2005). Rapport d’évaluation intermédiaire Projet NIG/014. Développement de l’Artisanat au Niger (DANI 3). Niamey, République du Niger et Lux-Development. PACCOUD T., OUEDRAOGO I., ADAMOU A., MELE N.-E. (CAMIRE) (2002). Appui du Grand-Duché du Luxembourg au secteur de l’Artisanat au Niger. Rapport d’évaluation. Luxembourg. Décentralisation SHER INGENIEURS CONSEIL (2008). Rapport d’évaluation. Projet NIG/015. Projet Dosso Ma Za’ada. Niamey. LUX-DEVELOPMENT (2005). Document de projet. Projet NIG/015. Projet Dosso Ma Za’ada. Appui au développement territorial dans le département de Dosso. Niamey. Développement rural LUX-DEVELOPMENT (2000). Projet NIG/010. Projet de développement rural intégré de l’arrondissement de Dosso. Niamey. LELOUP C. et TANKARI O. (2005). Rapport d’évaluation finale. Projet NIG/010. Projet de développement rural intégré de l’arrondissement de Dosso (PDRI). Luxembourg, Lux Development. LUX-DEVELOPMENT (2000). Rapport final NIG/010. Développement rural Dosso. Niamey. Rapport final – Annexe 11 270 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 LUX-DEVELOPMENT (1999). Projet AFR/014. Appui au renforcement de lutte antiacridienne au Niger pour 1999-2002. Niamey. LUX-DEVELOPMENT (2003). Rapport final NIG/114. Appui au renforcement du potentiel de lutte anti-acridienne au Niger pour 1999-2003. Niamey. Eau et assainissement LUX-DEVELOPMENT (2007). Document de projet NIG/116. Projet SICEAS/ACP-UE. Soutien aux Initiatives communales d’eau et d’assainissement scolaire dans le département de Boboye au Niger. Niamey. Documents experts LUX-DEVELOPMENT (2008). Contrat 9 RPR 101/12. Sources de financement attendues. Niamey. LUX-DEVELOPMENT (2008). Contrat 9 RPR 101/12. Budget prévisionnel et suivi. Niamey. LUX-DEVELOPMENT (2008). Contrat 9 RPR 101/12. Rapport financier intermédiaire (01/01/2008 – 31/12/2008). Niamey. Annexe : Lot d’outillage pour les artisans plongeurs. (sans auteur) (sans date). COMMISSION DES COMMUNAUTES EUROPEENNES ET LUX-DEVELOPMENT (2007). Contrat de subvention en vue de la mise en œuvre de l’action intitulée « Soutien aux Initiatives communales d’eau et d’assainissement scolaire dans le département de Boboye au Niger » (SICEAS). Niamey. Dossier d’appel d’offre. (sans auteur) (sans date). Devis estimatif pour la réalisation d’un forage dans le socle. (sans auteur) (sans date). CEH SIDI (2006). Projet Dosso Ma Za’ada – NIG/015. Audit technique et études techniques de points d’eau modernes dans la région de Dosso. DAO Type aménagement de surface PMH. Version finale. Niamey. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT AGRICOLE DE LA REPUBLIQUE DU NIGER. Projet Dosso Ma Za’ada– NIG/015. Appel d’offre Réalisation d’adduction d’eau potable avec pompage solaire. Cahier des Prescriptions Techniques (C P T). Niamey. (sans date). CEH SIDI. Projet Dosso Ma Za’ada – NIG/015. Appel d’offre Aménagements de surface pour PMH. Cahier des Prescriptions Techniques (C P T). Niamey, Ministère du Développement Agricole de la République du Niger. (sans date). CEH SIDI. Projet Dosso Ma Za’ada – NIG/015. Appel d’offre Réalisation de forages pour AEP. Cahier des Prescriptions Techniques (C P T). Niamey, Ministère du Développement Agricole de la République du Niger. (sans date). CEH SIDI. Projet Dosso Ma Za’ada – NIG/015. Appel d’offre Réalisation de forages pour pompes à motricité humaine. Cahier des Prescriptions Techniques (C P T). Niamey, Ministère du Développement Agricole de la République du Niger. (sans date). CEH SIDI. Projet Dosso Ma Za’ada – NIG/015. Appel d’offre Installation de pompes à motricité humaine. Cahier des Prescriptions Techniques (C P T). Niamey, Ministère du Développement Agricole de la République du Niger. (sans date). CEH SIDI (2006). Projet Dosso Ma Za’ada – NIG/015. Appel d’offre Réalisation des puits cimentés. Cahier des Prescriptions Techniques (C P T). Niamey, Ministère du Développement Agricole de la République du Niger. Fiche essai de pompage. (sans auteur) (sans date). Liste des annexes forages AEP. (sans auteur) (sans date). Liste des annexes forages PMH. (sans auteur) (sans date). Rapport final – Annexe 11 271 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 Liste des annexes forages PC. (sans auteur) (sans date). Bordereau des prix unitaires forage. (sans auteur) (sans date). Modèles de devis estimatifs. (sans auteur) (sans date). Devis estimatif Aménagement de surface PMH. (sans auteur) (sans date). LUX-DEVELOPMENT (2009). Projet NIG/116. SICEAS. Soutien aux Initiatives communales d’eau et d’assainissement scolaire dans le département de Boboye au Niger. Rapport du premier trimestre 2009. Photos. Niamey. LUX-DEVELOPMENT (2009). Tableau de bord quantitatif des indicateurs Projet NIG/116 SICEAS. Niamey. LUX-DEVELOPMENT (2009). Projet NIG/116 SICEAS. 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Présentation des équipes de consultants L’équipe de coordination: Luc Lefebvre Emmanuel Pondard François-Xavier de Perthuis de Laillevault Joëlline Bénéfice L’équipe « Eau & assainissement »: Alan Malina Abdou Ahmed Moulaye L’équipe « transport »: Bruno Van den Branden Omar Daouda L’équipe « artisanat et culture»: Emmanuel Pondard Boubacar Seyni Gagara L’équipe « Développement rural et sécurité alimentaire »: Denis Michiels Yaya Issaka Jean-François Sempéré L’équipe « santé »: Caroline Knepper Oumarou Amadou L’équipe « appui macro-économique » : Marc Raffinot Rolf Meier Boureima Gado L’équipe « éducation et formation » : Luc Gilbert Boubacar Seyni Gagara L’équipe « genre, démographie et jeunesse » : Agnès Lambert Rapport final – Annexe 11 278 ÉVALUATION CONJOINTE DE LA COOPÉRATION AVEC LE NIGER 2000-2008 A11.2. Présentation du Comité de Gestion de l’évaluation conjointe Le Comité de Gestion de l’évaluation a regroupé les personnes suivantes : Dominique de Crombrugghe - Service de l’évaluation spéciale- BELGIQUE Jacqueline Liénard - SPFAE – Ministère belge des affaires étrangères (service d’évaluation interne) - BELGIQUE Catherine Pravin - Unité évaluation - COMMISSION EUROPEENNE Lars Elle - Département Evaluation – Ministère des Affaires Etrangères - DANEMARK Margrethe Holm Andersen – Département Evaluation – Ministère des Affaires Etrangères - DANEMARK Kristina Grosman Due - appui au Département Evaluation – Ministère des Affaires Etrangères - DANEMARK Denis Decraene - Bureau de l’évaluation - Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes – FRANCE Laure Valette - Bureau de l’évaluation - Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes - FRANCE Lionel Cafferini - Evaluation - Agence française de Développement - FRANCE Daniel Feypel – Direction de la Coopération au Développement du Ministère des Affaires étrangères - LUXEMBOURG Georges Ternes - Ministère des affaires étrangères - LUXEMBOURG Rapport final – Annexe 11 279