L`architecture sedanaise

Transcription

L`architecture sedanaise
Au début
du XIXe siècle
S
edan se développe dans ses fortifications et autour de son château, dès le XVe siècle. Les manufactures de draps et les garnisons
envahissent l’ancienne principauté protestante au XVIIIe siècle.
Militaires et ouvriers fréquentent alors bars et estaminets.
La rue
du Ménil
La Halle, place de la Halle
En bois au Moyen Age, elle est remplacée en 1835, sur le plan de l’architecte
Hanrot, de Toul. Le bâtiment elliptique en pierre est abattu en 1913.
Les rues du Ménil, de la
Tour d’Auvergne, de la
Rochefoucauld
sont
aménagées dans l’esprit de la fin du siècle
précédent, avec des
façades néoclassiques.
Le tribunal,
place Turenne
Les tribunaux s’installent le
18 juin 1825, dans le Palais
de Justice, construit sur le
même modèle architectural
que l’hôtel de ville ou le
théâtre, avec colonnes et
entablements.
L’hôtel de ville,
place Turenne
Il est édifié par Avrilet-Grange,
en 1822, dans un style néoclassique. La façade principale est
décorée en pierre de taille et
cache l’arrière du bâtiment, en
moellons. Sur le fronton, on
trouve le blason de la ville, un
sanglier devant un chêne,
armes données par HenriRobert de Lamarck.
Le théâtre, place Goulden En 1811, le théâtre est aménagé par AvriletGrange, place du Rivage. Il brûle en 1922.
La Place Turenne
La fabrique Lemoine-Desmares
L’Hôtel de la Croix d’or, place Turenne
La Fabrique Lemoine-Desmares, gendre de Poupart et l’hôtel de la Croix d’or,
complètent cette place Turenne qui se veut homogène, comme la place royale de Reims ou la place Ducale de Charleville-Mézières.
Pour aménager la place, en 1822, les terrains militaires ont été déclassés.
La statue de Turenne,
place Turenne (1822)
Edmée Gois (1765-1836),
sculpteur parisien, est
l’auteur de la statue, alors
ornement principal de la
ville. Les bas-reliefs symbolisent le blason de la
ville (un sanglier devant le
chêne), Turenne enfant
endormi sur un canon, la
ville de Sedan assise sur
des canons.
Les cartes postales proviennent de la Médiathèque Municipale - Photographies contemporaines Ville de Sedan
L’architecture avant 1870 :
L’industrie
La maison Rozoy
Plusieurs demeures témoignent de l’industrie de
la bière : rue de Bayle, place Cappel ou avenue des
martyrs de la Résistance, la brasserie Philippoteaux
ornée de deux tonneaux en pierre. La maison
Rozoy, 11 et 13 rue Sainte-Barbe, de 1872 est une
maison de vin et de spiritueux, notable pour son
décor de grappes de raisins.
Depuis le rattachement de la ville à la France, les manufactures de draps se multiplient.
La manufacture de draps fins,
rampe des Capucins
A l’époque de Louis Ternaux, (1763-1833), grand
manufacturier, né à Sedan, les affaires prospères.
La Manufacture de draps fins, 1 rampe des
Capucins, fut dotée par Ternaux, au milieu du
XIXe siècle, d’une machine à vapeur.
Hercule terrassant le lion de Némée
Les fabriques Francourt et Lecluse,
rue de la Rochefoucauld
La Teinturerie Villette-Gridaine 3 rue Berchet, a fait partie, de l’importante manufacture du Gros Chien. Les
bâtiments datent de 1828. Devenu ministre du
Commerce et de l’Agriculture de 1840 à 1848, Laurent
Cunin Gridaine fait reconstruire richement la façade de
sa maison (n°8) plaquée devant plusieurs maisons
anciennes. On peut y admirer une grille représentant
« Hercule terrassant le Lion de Némée ». Les mêmes portes en fonte moulée se trouvent à Metz, 22 en Nexirue.
La fabrique Francourt et l’ancienne fabrique
Lecluse, bénéficient de cours, comme la plupart des
maisons de cet îlot et présentent une autre façade
sur la rue du Rivage. La fabrique Lécluse conserve
une grande lucarne à toit débordant, caractéristique
des fabriques et deux importants treuils encastrés
dans un mur.
8 rue de la Tour d’Auvergne
La rue de la Tour d’Auvergne est nommée ainsi en
en 1871. La plupart des maisons sont du XIXe siècle,
comme le n°1, propriété d’Edmond Gollnisch,
maire à Sedan en 1870 et la très belle demeure du
n°8, ornée d’un portail à pilastres, et sa fontaine sur
cour.
L’architecture
militaire
La caserne Macdonald
La caserne Macdonald (1767) avec ses manèges et ses
magasins. Les importants bâtiments furent détruits vers
1980. Alexandre Macdonald, né à Sedan (1765-1840)
détermina la victoire de Wagram et fut nommé Maréchal
d’Empire.
La caserne Asfeld
La caserne Asfeld est aménagée
entre 1846 et 1848. Claude
François Bidal, marquis d’Asfeld
(1667-1743) était continuateur de
Vauban.
L’architecture avant 1870 :
Torcy
Notre Dame Saint Léger de Torcy,
rue Jean Jaurès
Elle est commencée en 1866, dans ce quartier rattaché
nouvellement à la ville et inaugurée le 2 mai 1869.
Jean RACINE, son auteur, était architecte diocésain, il
est l’auteur de Notre Dame - Saint Remi de Charleville
(1860-1863) et de l’ossuaire de Bazeilles, après la
guerre de 1870.
Saint Léger est d’architecture néo-gothique, accompagnée du presbytère et d’une école. Le clocher, le maître-autel et la chaire à prêcher sont tous dessinés sur
le même modèle…
Fresques de l’église
Le culte Marial se développe, une chapelle est aménagée à Saint Charles. Les fresques représentent les
apparitions mariales de la Salette et de Lourdes. La
chapelle de l’Hôpital est redécorée sur le thème de
l’apparition de la rue du Bac.
Photographie : Mme WAUTHOZ
Saint Etienne du Fond de Givonne, rue du fond de Givonne
De nombreuses églises sont édifiées ou reconstruites dans les Ardennes au milieu du XIXe siècle. A
Sedan, Saint Etienne du Fond de Givonne est bâtie en 1845 par l’architecte REIMBEAU, ainsi que
l’école qui lui fait face. L’église est reconstruite en 1925.
La Sorille
La Sous-préfecture,
avenue de Lamarck
La sous-préfecture est aménagée en 1865, par REIMBEAU,
dans un style inspiré du début
du XVIIe siècle. A la mort de
celui-ci, elle est achevée par JB
COUTY, son commis. Les sculptures de la façade sont de LALLEMENT. Napoléon III logea
dans ce bâtiment et coucha les
nuits des 30,31 août et 1er septembre 1870. Sa chambre était
au 1er étage à droite en angle
au-dessus de la Meuse.
Le couvent des sœurs de l’Assomption
Edifié entre 1850 et 1863, par Reimbeau, Le couvent des sœurs de l’Assomption,
actuel cours Mabillon, rue des Martyrs de la Résistance, est d’architecture éclectique et néo-médiévale construit pour la même congrégation par le diocésain
d’Amiens et de Beauvais, Pierre-Aymar Verdier (1819-1880). Selon P. Congar, ce
style des collèges et châteaux des campagnes anglaises vient du goût de la première supérieure qui venait de Grande Bretagne…
Le quartier de la Sorille est aménagé entièrement au
XIXe siècle entre Torcy et la place Turenne. La rue Thiers,
est le grand axe de la ville, avec ses commerces, ses façades
bourgeoises, ses cafés en face de la caserne Macdonald.
L’usine Lecomte
A la place de l’actuelle tour de la Sorille, il y avait
une usine à étage dont la première partie est
construite en 1865, pour Victor Lecomte.
L’ensemble de l’usine occupait tout le pâté de maisons formé par les rues Colbert, Jeannon,
Macdonald et de Navières. Un incendie détruit
l'importante usine, en quelques heures, le vendredi 29 août 1930 à 18h45. Les 500 ouvriers furent
réintégrés dans d’autres usines sedanaises.
La place d’Alsace Lorraine :
un nouveau centre ville
En 1875, la suppression du bastion Bourbon permet la création de la place d’Alsace
Lorraine, nouveau centre ville. Elle prend le nom des régions perdues dans la
Débâcle, juste retour des choses dans la ville de la défaite. Elle reçoit les bâtiments
symboles de la République : le lycée, le musée, le temple protestant, la Caisse
d’Épargne.
Le Lycée Turenne
Le Lycée Turenne, lycée de garçon, est aménagé, 13 place
Crussy, en 1883, toujours par E. Depaquit, dans la continuité du collège des Jésuites. Lycée Turenne et Musée
forment un ensemble harmonieux sur une moitié de la
place d’Alsace Lorraine. Comme pour la nouvelle sous
préfecture, le style architectural reprend l’architecture
XVIIe, du Palais des Princes et de l’hôtel de ville, rue de
l’Horloge. Le gymnase municipal est construit grâce au
don de Leclerc Adam en 1881.
Le Musée,
une école et une crèche
Vers 1880, grâce aux dons de Ferdinand
et Victor CRUSSY, un Musée, une école
et une crèche sont inaugurés. Un
concours pour la construction du
Musée est organisé vers 1881. Edouard
Depaquit, ingénieur de la ville est
auteur de cet ensemble à pavillon central.
Le sculpteur ornemaniste est Lallement,
qui avait travaillé pour la sous-préfecture.
L’Hôtel des postes
Une nouvelle place est alors créée, la place verte, avec l’Hôtel des postes et télégraphes,
construit en 1884, par E. Depaquit.
Turenne dormant sur l’affût d’un canon
Gustave DELOYE, sculpte le bas-relief représentant Turenne dormant sur l’affût
d’un canon (1884) et le travail et la science, 1882-1884, qui ornent le cadran du
lycée. Il est auteur de la statue de Garibaldi à Nice, inaugurée en 1891. C’est le
cousin d’Edouard Depaquit.
Le temple protestant
La Caisse d’Épargne
La Caisse d’Épargne date de
1881. Elle est l’œuvre d’un
architecte parisien, E. LEMAIRE
qui répond à un concours,
auquel participent 35 architectes. Sur sa façade, au Rez-dechaussée, des colonnes doriques encadrent trois grandes
baies à refends. Le premier
étage s’inspire du style corinthien. Le salon à l’intérieur
possède une remarquable cheminée monumentale néorenaissance, en chêne sculpté.
Le nouveau centre ville de Sedan qui ne s’est
pas doté d’une église catholique est finalement enrichi d’un temple protestant bâti en
1893, sur les plans de l’architecte LH COUTY,
dans un style romano-byzantin, très répandu
en cette fin de XIXe siècle. Le pasteur GOULDEN voulut créer un ensemble cohérent avec
presbytère et une école, sur le principe de
l’église de Torcy.
Paul et Virginie
au jardin botanique
Une statue de Paul et Virginie en
bronze de Visseau, sculpteur à
Carignan, ornait le bassin. Un dispositif permet au parapluie de laisser un
perpétuel ruissellement.
Le plan du jardin botanique, est établi
en 1880 par René RICHER, architecte
paysagiste qui rentre au service de la
ville en 1888, pour aménager la
deuxième partie du jardin. Des
maçonneries arborescentes, œuvre
du cimentier Bourdet de Sedan,
ornent le petit kiosque, le parapet du
pont et le transformateur.
La fin du XIXe siècle, marque l’expansion de la
construction d’édifices religieux à Sedan : le temple,
la synagogue et un projet d’église catholique. Ce
mouvement participe à la ferveur nationale : le
Sacré-cœur à Paris, l’église Sainte Clotilde à Reims.
Après les traumatismes de 1870 et la séparation de
l’église et de l’Etat, les projets d’édifices religieux
sont finalement condamnés. Goulden, rachète le
temple à l’Etat, pour la communauté protestante.
Entre souvenir et revanche
A
u centre de la place d’Alsace
Lorraine, le monument aux morts est
inauguré en 1897. Aristide Croisy est
préféré à Gustave Deloye qui aurait
aimé être le seul sculpteur présent sur cette
place.
Le monument aux morts
Le monument aux morts est composé d’un socle en granit, édifié sur le dessin
d’un architecte Ulysse Gravigny et réalisé par un entrepreneur. Le grand groupe
"pro Patria" se compose d’une Gloire couronnant de laurier un soldat mourant et
deux bas-reliefs, la Défense du pont de Bazeilles et la Charge des chasseurs
d'Afrique (combat de Floing). Enfin sur le socle, la France burine l'inscription :
"Impavidus numero victus" (Sans peur, il a été vaincu par le nombre), une palme
est à ses pieds. Pour finir une inscription rappelle "Monument élevé par souscription nationale, Honneur et Reconnaissance à qui meurt en défendant sa patrie." Le
canon est tourné vers l’Est.
Le Chêne brisé
Le Chêne brisé des frères Duch, Monument sur la route de Floing (dans le prolongement de l’avenue Margueritte) symbolise la France. Ce monument, élevé
sur un monticule en forme de rocher est surmonté d’un chêne brisé vigoureux
qui représente la France. Deux bouts de branches, l’une coupée, emblème de
l’Alsace, l’autre brisée, emblème des défenseurs de la patrie, porte une couronne à la mémoire de ceux qui sont tombés pour elle. Du tronc de l’arbre un rejeton puissant repousse, indice des nouvelles générations. Au pied se trouvent la
Civilisation et la Paix représentées par une femme couronnée d’oliviers. Sa main
droite armée d’un marteau brise un canon, engin infernal qui ne sert qu’à la destruction et à l’abaissement des peuples. Sur l’arrière se trouvent abandonnés un
manteau, un sceptre, deux couronnes. A droite sont les attributs de la science
et des arts, résultats de la paix qui, seule, peut nous procurer ces bienfaits. A
gauche, un Christ et un Evangile sur lequel se trouvent gravées ces paroles :
Aimez-vous les uns les autres, vous ne tuerez point.
Un autre chêne brisé
de Duch
Dans le cimetière Saint Charles une
autre sculpture de Duch, chêne
brisé, évoque la catastrophe industrielle du 15 mai 1893, la chaudière
de l’usine Robert, rue des fours,
explose en détruisant l’immeuble
et en faisant neuf victimes parmi le
personnel.
Le blason de Sedan
Comme de nombreuses villes au XIXe siècle, à Sedan, le
blason (le sanglier devant le chêne), symbole de renaissance et de fierté, est sculpté sur les lycées, sur le jardin
botanique, sur le musée détruit en 1940, sur un vitrail de
l’église Saint Charles, pour fêter le baptême de Clovis et
même encore en 1913, sur les bains douches, corne de
Soissons.
L’Avenue Philippoteaux
L’Avenue du Ménil relie la gare au
Ménil. Elle ne prend le nom de son
fondateur, Auguste Philippoteaux
qu’après la mort de celui-ci.
L’avenue est composée de bâtiments résidentiels, bourgeois et
ouvriers, mêlés aux bâtiments
industriels. L’avenue est divisée en
deux après la première guerre mondiale : avenue Verdun et avenue
Philippoteaux. En 1880, JB Couty
crée l’école des Frères des écoles
chrétiennes (fondée par Saint Jean
Baptiste de la Salle) JB Couty est
aussi à cette époque l’auteur de
nombreuses églises dans les villages
aux à l’entour de Sedan.
Plusieurs numéros dans l’avenue, sont caractéristiques de la richesse sedanaise et du désir d’expansion. Souvent ces riches hôtels
particuliers présentent des arrières plus communs.
- Au n°11 avec ces 3 corps de bâtiments séparés, et la propriété du Pasteur Goulden.
- Au n° 23, on trouve « la belle flamande »,
- Au n°33, un hôtel de style Renaissance.
- Jean Stackler, riche industriel et maire de Sedan en 1896, se fait aménager un palais à l’italienne, en face de son usine l’UMT.
- Au n°30, la maison Froissard est de style composite.
- Bourdet, le cimentier du jardin botanique, possède une maison Art Nouveau, au bout de l’avenue aux numéros 68-70.
- un pavillon néo-renaissance, boulevard de Lattre de Tassigny.
La synagogue
Dès 1878, on commence à construire une synagogue dans la toute nouvelle avenue. La communauté israélite est devenue particulièrement
importante après la guerre de 1870. Cette synagogue est édifiée sur les plans de l’architecte
MAZUEL ; les dépenses engagées pour sa
construction sont payées par l’Etat et par la
ville de Sedan. D’architecture sobre à l’intérieur, elle est peu ornementée.
Le jardin de la gare
La gare
Il est dessiné par la Maison Durand où travaille Edouard Redont, auteur par la suite à
Reims du Parc Pommery ou de la banlieue-jardin du Petit Groslay.
En décembre 1858, la gare de Donchery est le terminus d’une ligne qui ne se poursuit pas jusqu’à Sedan. Sedan, place
de guerre, se ferme au train. Il faut attendre le déclassement de la place en 1875 pour relancer le dossier d’une gare
à Sedan… La gare est dessinée par l’architecte HENON en 1879. Alors que Langlais est architecte de la gare de Reims
et de Charleville. Elle n’est inaugurée qu’en 1884.
Cette ville sans gare a donné beaucoup de sedanais aux chemins de fer : Victor Crussy ancien entrepreneur des premiers chemins de fer français et étrangers, Jules Talabot, gendre de Laurent Cunin Gridaine, François-Clément
Sauvage, né en 1814, directeur des chemins de fer de l’Est.
La place Nassau
Le collège Nassau
La création du Collège Nassau est l’œuvre d’Henri Couty,
lauréat d’un concours. Il s’agit bien d’un collège, selon le
décret paru au Journal officiel le 7 août 1894, le lycée de
jeunes filles devant être installé à Charleville.
On retrouve la facture d’Henri Couty dans les choix de
construction : l’alternance briques et pierres, les coussinets
qui encadrent les fenêtres (partie saillante soutenant le linteau), le fronton orné de trois vases et datés de 1894, année
de début des cours, le blason de la ville de Sedan.
Le collège est séparé par un mur de l’école primaire dû à un
legs Crussy. Le collège prend tardivement le nom de la
seconde épouse d’Henri de la Tour d’Auvergne, en 1961,
l’établissement devient alors lycée pour une très courte
période.
7 place Nassau
Sur la place, en face, une
maison a les mêmes
caractéristiques architecturales que le collège,
l’architecte est-il aussi H.
Couty ?
Dans Sedan
Le monument aux morts
de 1914-1918
Le monument aux morts de
1914-1918 est dû à un professeur de dessin du collège
Nassau, Mr Théâtre. Le soldat
victorieux, main élevée vers le
ciel, répond au soldat vaincu
et mourant de 1870. Il est
entouré des sangliers ardennais et du coq gaulois. La première pierre est posée par
Pétain en 1922 et il est inauguré en 1924 en présence du
président Poincaré.
Les Bains-Douches, corne de Soissons
Un dernier bâtiment, quoique tardif, est notable. Il s’agit des Bains-Douches,
sur la corne de Soissons. En 1913, la Caisse d’Epargne a pris en charge cet
établissement avec l’aide de l’Etat.
Sur la place Turenne
Une maison en centre ville
tranche avec la sobriété
architecturale du centre
ancien. Elle est construite
en 1880 par l’architecte
Thomas, à la place de la
maison Gollnisch, manufacture. C’est une banque
commerciale,
puis
la
Kommandatur pendant la
première guerre mondiale.
Sa tour d’angle est démolie
en 1940, lors de l’explosion du pont de Meuse.
Son décor luxuriant présente de la végétation,
deux Atlantes….
Biographies
Architectes
Edouard Depaquit (1839-1898)
Cousin de Gustave Deloye, son fils Jules Depaquit est ami
de Delaw, dessinateur humoriste.
Ingénieur des Ponts et Chaussées, architecte, Edouard
Depaquit dessine les plans de la ville nouvelle. Sa mission
(1876-1889) lui est confiée à la suite d’un concours public
pour le plan d’agrandissement où il obtient le premier
prix. Il se fait construire la tour Depaquit sur le fort de la
Rochette.
Il devient conservateur de Musée de 1884 à 1886.
Eugène Lemaire
Né à Sedan en 1841, il est sculpteur et architecte, sociétaire perpétuel de la société des artistes peintres. Il réalise de
nombreux travaux d’architecture militaires et civils.
Auguste Reimbeau (1820-1865)
« L’hôtel de la sous-préfecture est l’œuvre d’un architecte
d’un goût remarquable, M. Reimbeau, élève de Visconti.
Cet artiste, qui avait été distingué et apprécié par le vicomte Foy, ancien préfet des Ardennes, était venu se fixer à
Sedan. Malheureusement la mort enleva prématurément
M. Reimbeau, au moment où son talent brillait d’un vif
éclat. A coté des constructions dont il est l’auteur, combien
n’a t-il pas laissé de riches compositions et de croquis originaux dans ses cartons. C’est à M Reimbeau qu’on doit
cette fantaisie originale, l’église de Balan, construite en brique, d’un riche appareil, hardiment supportée par des
colonnes en fonte d’un effet surprenant. » Commentaire
de E. Depaquit dans le Catalogue du Musée Municipal,
Sedan, 1886, à propos de la sous-préfecture.
Sculpteurs
Aristide Onésime Croisy (1840-1899)
Né à Fagnon et mort à Paris. Il fut élève de Toussaint puis
de Dumont et Gumery à l’école des Beaux Arts. 2e prix de
Rome en 1863, il est l’auteur des tombeaux des
Charitonenko à Sumy (Ukraine), Ange portant un bébé
(1891) et Calvaire (1894). Ses œuvres sont conservées
dans les Musées de Charleville-Mézières et Sedan.
Henri COUTY
Gustave Deloye (1838-1899)
Né à Sedan, élève à l’école des Beaux-arts, auteur des
reliefs du collège Turenne, il est présent au Musée de
Grasse et au Musée d’Orsay. Auteur de la statue de
Garibaldi à Nice, commandée en 1877 et inaugurée en
1891. La ville de Nice a donné le nom de ce sedanais à
l’une de ses rues.
François Willème (1830-1905)
peintre et sculpteur né à Givonne, mort à Roubaix.
Élève de l’école des Beaux-arts de Paris, inventeur de la
photosculpture breveté en 1860. Quand son entreprise
ferme en 1867, il rentre à Sedan où il devient professeur
de dessin au collège Turenne. Auteur de la Ville de Sedan
(sculpture), et de la Chapelle Saint Louis (tableau).
Couty, Depaquit et Willème sont membres de la
commission administrative du Musée en 1889.
Couty, Croisy et Deloye sont membres correspondants du Musée en 1889.
Musée Sedan
Donateurs
Ferdinand Crussy (1819-1878)
Victor Crussy (1821-1898)
Entrepreneur des premiers chemins de fer français et étrangers, une école porte son nom près du collège Nassau. Il est
aussi le donateur pour l’asile Crussy et le Musée, école…Les
architectes Couty sont les auteurs du monument de la famille Crussy, au cimetière saint Charles. Leurs bustes au Musée
sont de E Chrétien. Ils ont à Sedan une place et une rue.
Leclerc Adam
Il est le donateur pour un gymnase en 1881 et une école à
Torcy, en prévision de l’augmentation de la population vers
1883. Il a sa rue à Sedan.
On trouve d’autres donateurs parmi les noms des
rues sedanaises :
Le square Monard, drapier sedanais, donateur pour
un orphelinat et au Musée en 1889
La rue Vuidet Bizot, donateur sedanais, en 1867
La rue Hue Tanton, donateur sedanais, en 1870
Musée Sedan
Musée Sedan - Photographie Amandine
1900 - 1920
Au début du XXe siècle, Sedan est une ville
transformée par un plan d’urbanisme, voulu
par son maire, A. Philippoteaux et par un ingénieur E Depaquit. Quelques bâtiments Art
Nouveau sont construits à Sedan, comme la
maison Bourdet, 68-70 avenue Philippoteaux.
Musée Sedan
La Villa dessinée par l’architecte MA Julien.
L’asile Crussy
Au bout de l’avenue Philippoteaux, rue de
Phalsbourg, la maison construite pour le Dr
Lapierre, est datée 1902. Ce pavillon en briques
rouges et pierres jaunes possède des fenêtres sur
large verrière et des toits originaux à grandes mansardes sculptées
Daté de 1907 et dessiné par
Henri Couty, forme un lien entre
XIXe et XXe siècle. Situé 1 avenue
W Churchill, il est composé d’un
corps central, couronné d’un beffroi, on remarque le décor en briques du collège Nassau, les coussinets et les consoles des fenêtres, les éléments en ferronnerie,
la galerie et ses chapiteaux, une
plaque en marbre annonce « maison de retraite legs Crussy ».
L’école du Sacré-cœur
Quelques constructions marquent les premières années du
XXe siècle, comme l’école du
Sacré-cœur, construite à la
demande de l’abbé Delozanne en
1910, après la séparation de
l’Eglise et de l’Etat.
Le monument allemand de 1914
Seul vestige des années de guerre, dans le cimetière
Saint Charles, le monument allemand de 1914, à la
gloire des soldats allemands morts pour leur patrie,
annonce étonnamment l’architecture des années
1930. Une inscription rappelle en allemand « Nous
avons combattu pour le Kaiser et pour la patrie, et
Dieu nous a pris le soleil terrestre. Maintenant que
nous sommes libérés des choses terrestres, sa lumière éternelle rayonne sur nous. Sacré soit ce lieu
arrosé de votre sang, trois fois béni soit-il par le
sacrifice du remerciement.» Souvenir précieux, un
baraquement de la Croix Rouge à l’est du Château,
est survenu jusqu’à nous.
La Fondation Homer GAGE
La ville n’a pas été endommagée
mais profite d’un don pour créer
la Fondation Homer GAGE, pour
la Croix Rouge fondée en 1918, 7
rue Jean Jaurès à Torcy. En 1920 en
effet, Madame des Forts vice-présidente de l’association, invite la
duchesse de Vendôme, sœur du
roi des Belges, à venir à Sedan. La
mère d'un jeune soldat américain,
Homer GAGE, tué devant cette
ville en 1918, offre un don pour la
construction d'un immeuble, afin
de commémorer sa mémoire et
d'aider les Sedanais.
Un jeune architecte sedanais, issu d’une famille de
manufacturiers va marquer considérablement
cette période par son architecture :
Jean BRINCOURT.
L’Ecole textile
du Nord-Est
Elle est fondée
entre 1929 et
1931. Il s’agit
d’une école municipale de Tissage,
où les cours sont
gratuits.
Cette
architecture massive peut-être rapprochée du Palais
de Chaillot à Paris,
construit en 1937.
1920-1950
Une architecture « art déco » se propage dans
Sedan, par exemple, une maison entre l’avenue de Verdun et la place Nassau ou une autre
sur le promenoir des prêtres.
Remplaçant le théâtre incendié en 1922, la banque
SNVB se fait construire un immeuble art déco, à l’angle des rues du Moulin et de la Comédie.
Une cité ouvrière est aménagée avenue de la
Marne, la cité des forges (Aciéries de Longwy)
entre 1923 et 1930.
La ville épargnée pendant la première guerre mondiale, perd
un quartier entier lors de bombardements en 1940. Comme au
Havre, en 1950, une reconstruction de la ville est amorcée par
des cabinets architecturaux parisiens et sedanais. Entre respects architecturaux et modernité, une partie du centre ville
est réimaginée. Les nouveaux immeubles sont à l’échelle de
ceux du centre ancien ; en pierre et ardoise, avec des matériaux récupérés dans les ruines. Rue Gambetta, les portes et les
rampes d’escaliers sont dessinées. Les fenêtres sont encadrées
par des bords en béton armé. Devant les magasins, sont aménagées des colonnades pour protéger les clients qui déambulent devant les vitrines, comme rue Carnot ou avenue Leclerc.
Celle-ci est tracée ex-nihilo de la place d’Alsace Lorraine à la
place Turenne, qui est complétée en partie.
Jean de Mailly, prix de Rome, est
l’architecte dessinateur de ce nouveau quartier, responsable de ces
peignes, immeubles en épi, entre
Meuse et avenue Leclerc. Jean
Brincourt, avant de décéder participe à leur élaboration. Sur la place
d’Alsace Lorraine, une sculpture de
J de Mailly sur l’ISAI, immeuble
sans
affectation
individuelle,
“Sedan renaissant de ses cendres
après les combats de 1940”, complète cette avenue, symbole d’espérance répondant au monument aux
morts de 1870. Jean de Mailly aménage le CNIT et la tour Nobel, à la
Défense à Paris dans les années 60.
Sa maison, avenue Margueritte est sa première
œuvre, datée de 1928-1930. Des décors floraux art
déco, sur des fers forgés et des céramiques et sa
plaque d’architecte marque son œuvre. Une passerelle permet d’accéder aux fortifications.
Artiste accompli, il est céramiste et dessine des
vitraux, il construit pour Jean Lecaillon, une maison sur le promenoir des prêtres, 1 rue Jules
Rousseau. La rue a en effet était ouverte permettant l’ouverture de la place d’Armes sur le promenoir. De l’extérieur, on remarque sur les vitres de
l’escalier, le dessin du Château.
Il est aussi le créateur des maisons pour Messieurs
Durand et Dauchez, sur les hauteurs et de devantures des magasins Bernardini, magasin de chaussures, A Moreau et cie, Au coin de Rue, la
Boucherie chevaline Bonhomme, rue Carnot, et le
magasin Clavel-Lanceraux, magasin rue Carnot,
maroquinerie, détruit en 1940. On retrouve son
œuvre, en dehors de Sedan à Balan, Carignan…
On peut admirer le jeu des
lignes concaves et convexes,
place Goulden ou rues de
Thionville et Michelet.
A la place de l’hôtel particulier
Lemoine Desmares et l’hôtel de
la Croix d’or démolis, sont élevés l’actuel Trésor public et la
poste.
Place d’Alsace Lorraine, la Tour Marcillet, la Salle et le
marché couvert sont édifiés à l’époque où André
Malraux met en place les secteurs sauvegardés. Les
centres anciens vétustes doivent être protégés et réhabilités.
1950- 1980
Héritage de l’architecture des cités ouvrières, les
cités jardins, petites maisons en pierres jaunes, sont
construites pour Usinor et la SNCF dans les années
1950. Il s’agit de 150 foyers, rues Lavoisier et
Eugène Roy.
Drôle d’époque architecturale que ces années
d’après guerres où il faut reloger rapidement puis
accueillir la population de l’exode rural. Que penser
des architectes, qui comme Le Corbusier ou
Wogenscky, son disciple et auteur de EDF GDF à
Charleville Mézières, ont travaillé à cette époque.
Après des artistes admirés comme Guimard, créateur des sorties de métro en 1900 et avant des artistes de la fin du XXe siècle, comme de Portzamparc ?
L'architecture moderne se caractérise par un esprit
d’innovation et de recherches :
- par la rupture avec le passé, néo-classicisme et
éclectisme du 19e siècle
- par l'utilisation des matériaux nouveaux, béton et
acier, qui permettent la conquête de la hauteur, par
l'aménagement de plateaux libres, espace intérieur
libre de tout cloisonnement
- par l'utilisation d'un nouveau vocabulaire architectural que Le Corbusier a exprimé par 5 principes :
toit-terrasse, pilotis qui libèrent le sol pour la circulation et la végétation, fenêtres en longueur ou "en
bandeau", façade-rideau et plateaux libres
- par ses liens étroits avec l'industrie, qui fournit des
éléments préfabriqués, standardisés
- par son idéal de pureté, sa volonté de créer uniquement des volumes et des formes : d'où son rejet
de l'ornement, l'utilisation de matériaux bruts, sans
revêtement.
Les préoccupations des architectes modernes s'élargissent rapidement à la ville tout entière. En 1933, le
congrès d'Athènes est consacré à la "ville fonctionnelle" et définit des principes d'organisation universels. L'espace urbain est découpé en quatre fonctions majeures (habiter, travailler, circuler, se délasser) qui doivent être séparées dans la ville (zonage).
La vieille ville doit s'adapter à la circulation automobile prédominante par la destruction des quartiers
anciens ; pour faire disparaître les rues étroites et
malodorantes, les nouveaux immeubles doivent être
géométriquement ordonnés, construits en hauteur
au dessus d'espaces verts, pour obtenir l'air, la
lumière et la nature, garants d’hygiénisme. Le logement est standardisé et uniformisé en raison des
"besoins identiques entre tous les hommes". Le
patrimoine historique est jugé comme un mal
nécessaire, dont il ne faut garder que les bâtiments
les plus importants.
Dans les années 1960-1970, cette uniformisation est
remise en question, ce qui conduit à l'abandon de
certains projets à Paris.
A Sedan, des tours sont édifiées, proche du centre
ville ou en plein cœur, comme la Sorille en 1958,
après déblaiement des ruines de l’usine Lecomte.
Cette tour de dix étages et l’immeuble bas doivent
reloger les personnes dont les appartements ont
été détruits pendant la guerre.
Les constructions ou aménagements récents, ont
bénéficié de la politique des 1%. En 1960 le lycée du
château, avec un totem de Marcel Bodart et en 1967,
le lycée Jean Baptiste Clément reçoit une sculpture en
cuivre de Marcel Bodart, l’Espace. (ci-dessus)
En Mai 1968, est inaugurée la MJC Calonne, construite à la place de l’ancienne poste, par Poirier.
Le couvent des capucins, devenu hôpital militaire est détruit sur les hauteurs pour laisser la place à la
Résidence Ardennes (composée de 5 tours) aménagée en 1965, avec son école. Il ne reste du couvent que le
tombeau Fabert dont l’entrée est construite par Jean Rocard architecte DPLG et Pierre Gabella en 1967.
Les ZUP
Torcy-Cités
Dans les années 1960, le plus gros de la
Reconstruction a été achevé : les ponts sur la
Meuse, le centre ville. De nouveaux quartiers sont
imaginés sur la prairie, à l’arrière de l’avenue
Philippoteaux. C’est la naissance des quartiers de
Torcy et du Lac, zones d’urbanisation prioritaire.
Le quartier de Torcy-cité, entre les villages de
Torcy et de Frénois, en face des cités ouvrières, a
été construit entre 1963 à 1970. En 1956, sont
fondées les écoles Bellevue et la Marfée (rouge
pour les filles, bleues pour les garçons). Un 1%
culturel, la décore : un bas relief sur ardoise daté
1961 et signé Bodart–Scherrer Architecte. Trois
tours aux noms évocateurs Espace, Horizon,
Altitude, trouvent leur place dans des rues sous le
patronage des musiciens Gounod, Berlioz, Lalo,
Ravel, Méhul. Le Programme Social de
Relogement apporte 524 appartements dotés de
salle de bain, de chauffage, d’eau courante. Le
quartier est aujourd’hui lentement en restructuration. Son emblème, les trois tours sont tombées
en 2005.
Le quartier du Lac
Les premières études du quartier du Lac datent de
1959 et l’étalement des travaux se fait jusqu’en
1969, la Zone d’Urbanisation Prioritaire doit fournir à la ville, 1641 logements supplémentaires,
gagnés sur la prairie marécageuse. Le plan-masse
établi par M Scherrer est approuvé par le Conseil
d’Architecture et d’Urbanisme le 17 juillet 1962.
Le nouveau quartier est conçu en dehors de la
ville et pourtant si proche, avec des infrastructures
qui le rendent à peu près indépendant du centre.
Les travaux sont suivis par l’architecte Maurice
Scherrer et la Société d’Equipement et
d’Aménagement des Ardennes (SEAA). Les gammas, dans le square Dunant, sont des barres préfabriquées, montées dans le cadre de la reconstruction. Le quartier est aménagé de 1960 à 1975,
avec la création de groupes scolaires, de terrains
de sport et d’un gymnase, du centre social, de
l’hôtel des impôts et du lac artificiel. Une deuxième partie de la ZUP est aménagée en 1980.
Les structures en métal, béton et verre, matériaux
contemporains, en créant des murs rideaux, éloigne de l’architecture traditionnelle mais ces
immeubles du quartier du Lac, offrent un confort
en eau, gaz et sanitaire par rapport aux immeubles
du centre ancien. Des passages, les traversantes,
permettent la circulation entre les immeubles et
les formes de vagues grecques créent des cours,
espace de rencontres et de jeux. Paradoxalement,
ces bâtiments aux noms de pierres précieuses
moins décorées que l’avenue Philippoteaux sont
plus homogènes. En effet, faire le tour d’un hôtel
particulier de l’avenue équivaut souvent à découvrir une « façade pauvre » coté cour. Les tours et
barres doivent être visibles de tout côté.
1980 à nos jours
Différentes places ont été aménagées : la place
de la Halle, le promenoir des prêtres ou la
place de la gare avec une sculpture en béton
de Favaudon, de 1982, sur le thème « Il n'y a
pas d'avenir sans imagination, pas d'imagination sans mémoire ». La Cité Administrative
ancienne Banque de France a été dotée d’une
sculpture en 1991, Les Danaïdes de Vitaloni.
Le Centre Culturel
La Maison des Syndicats
Ces vingt dernières années, réhabilitation du
centre ancien et création se côtoient harmonieusement. Le cabinet Halleux Gottardi a
beaucoup travaillé dans Sedan et l’architecture
contemporaine leur doit une belle contribution :
- Les immeubles qui font place à la caserne Mac
Donald, rue Thiers.
- Les Voyards, quartier insalubre, abattu en
1982, les immeubles profitent de l’espace de la
place Saint Laurent. Les pentes des toits rappellent celles de la rue du Ménil. Les immeubles neufs voisins, rue de la paix et avenue de
Verdun, s’adaptent aussi à leur environnement.
- Le Centre culturel : médiathèque de 1983 et
amphithéâtre Mendès France.
- La Maison des syndicats, corne de Soissons.
- La demi-pension du collège Turenne.
- L’extension du lycée JB Clément et celle du
lycée du château.
L’îlot “La Régence”
L’Ilot « La Régence » est aménagé, en 19841985, à l’emplacement de l’ancienne usine
Stakler (UMT), avenue Philippoteaux et quai
de la Régente. Le cabinet Ausia recruté pour
réaliser cette belle œuvre, utilise une brique
rose, des formes neuves et pourtant empruntées au vocabulaire architectural classique : frises, chaînages, occuli, frontons…Le mobilier
urbain, kiosque et espace vert invitent au cheminement et à la rencontre.
Les aménagements de l’hôpital, son hall d’entrée ou de la maison de retraite voisine, La
petite Venise, sont aussi des réussites architecturales qui s’intègrent dans l’espace.
Deux réalisations voisines et contemporaines :
Le centre de documentation du collège du lac,
dessiné en 1996 par J Martin et D Valst, architectes de Charleville
Le stade Dugauguez, ces mille tonnes de charpente, d’aciers et de béton pour 23000 places
et une aire de jeu de 105 m sur 68 m.
L’Hôpital
Le Stade
La Petite Venise
Les Danaïdes