Étude exploratoire du profil de consommation des

Transcription

Étude exploratoire du profil de consommation des
Étude exploratoire du profil de consommation des ménages
montréalais en matière d’activités culturelles de loisir
2e volet : le journal d’activités
Par
JoAnne Labrecque, Ph.D.
Professeure agrégée, École des Hautes Études Commerciales
Mylène Boucher, M.Sc.
École des Hautes Études Commerciales
François Colbert, MBA, M.Sc.
Professeur titulaire, Chaire de gestion des arts
École des Hautes Études Commerciales
GA00-02
(Octobre 2000)
TABLE DES MATIÈRES
1.0 INTRODUCTION ...........................................................................................................................................................1
2.0 UN SURVOL DE LA LITTÉRATURE.........................................................................................................................2
2.1 LES PROFILS DES CLIENTÈLES QUÉBÉCOISES AUX ACTIVITÉS CULTURELLES DE LOISIR ...................2
2.1.1 Fréquence de pratique des différentes activités ....................................................................................................2
2.1.2 Motivations et freins associés à la pratique d'activités de loisir...........................................................................6
2.1.3 Profil sociodémographique des différentes clientèles...........................................................................................6
2.1.4 Limites des études de profils de clientèle ..............................................................................................................7
3.0 CORPUS D’ACTIVITÉS ET VARIABLES DU PROCESSUS ORGANISATIONNEL ANALYSÉES.................9
4.0 RÉSULTATS .................................................................................................................................................................10
4.1 LES FRÉQUENTATIONS ET LES PROFILS DE CLIENTÈLES AUX DIFFÉRENTES ACTIVITÉS ...................10
4.1.1 Les fréquentations aux différentes activités ........................................................................................................10
4.1.2 Les profils de clientèles.......................................................................................................................................12
4.2 VARIABLES DU PROCESSUS ORGANISATIONNEL ..........................................................................................17
4.2.1 Le concert de musique classique.........................................................................................................................15
4.1.2 L'opéra ................................................................................................................................................................17
4.2.3 Spectacle de danse ..............................................................................................................................................18
4.2.4 Le théâtre ............................................................................................................................................................20
4.2.5 Le concert rock,jazz ou de musique populaire ....................................................................................................22
4.2.6 Le spectacle d'humour.........................................................................................................................................24
4.2.7 Le cinéma ............................................................................................................................................................26
4.2.8 La location de films vidéo ...................................................................................................................................28
4.2.9 La bibliothèque/librairie .....................................................................................................................................30
4.2.10 La conférence....................................................................................................................................................32
4.2.11 L'exposition/musée/lieu historique....................................................................................................................34
4.2.12 Le match ou compétition sportive de professionnels.........................................................................................39
4.2.13 Le match ou compétition sportive d'amateurs...................................................................................................38
5.0 DESCRIPTION SOCIODÉMOGRAPHIQUE DES RÉPONDANTS......................................................................41
6.0 DISCUSSION ET CONCLUSION ..............................................................................................................................42
ANNEXE 1
LA MÉTHODOLOGIE.........................................................................................................................45
BIBLIOGRAPHIE ..............................................................................................................................................................45
1.0 INTRODUCTION
Une grande partie des études élaborées au cours des quinze dernières années ayant trait aux
comportements des consommateurs en matière d'activités culturelles de loisir visaient à cerner les
préférences en termes d'activités de même qu'à établir des profils sociodémographiques (Pronovost,
1989; Les Consultants Cultur'inc et Decima Research, 1992; Le ministère des Affaires municipales et
Infras, 1995) et psychodémographiques (Steinberg, Miaoulis et Lloyd, 1982; Les Consultants
Cultur'inc et Decima Research, 1992) de clientèles spécifiques. Peu d'entre elles, cependant, se sont
intéressées à l’étude du processus que les ménages utilisent pour organiser les activités de loisir
auxquelles les membres du ménage assistent ou pratiquent.
La plupart des recherches dans le domaine du loisir ont étudié le processus de décision des clientèles
d’activités culturelles de loisir à partir du point de vue des participants à ces activités. L'étude que
nous présentons ici se différencie des recherches antérieures en ce qu'elle examine certains aspects du
processus organisationnel des ménages en matière d'activités culturelles de loisir en considérant
comme point de référence le ménage plutôt que l’individu. Les résultats présentés dans ce cahier de
recherche se rapportent au deuxième volet d’une recherche effectuée par des chercheurs de la Chaire
de gestion des arts grâce à une subvention du FCAR et du ministère de la Culture et des
Communications du Québec. Le premier volet de cette étude visait à identifier le processus
organisationnel des ménages relatif à l’organisation des activités de loisir en général. Pour atteindre
cet objectif, nous avons interrogé les personnes responsables de l’organisation des activités de loisir
au sein de 321 ménages montréalais sur l’assistance et la pratique d’activités de loisir – culturelles et
autres – par les membres du ménage au cours de la dernière année précédant la période d’enquête. Les
résultats de ce premier volet de notre recherche sont présentés et discutés dans le Cahier GA97-03
publié par la Chaire de gestion des arts en juin 1997.
Le deuxième volet de notre étude porte sur les activités de loisir effectuées par l’ensemble des
membres des ménages sélectionnés pour l’enquête au cours d’une période de trois semaines
consécutives. Puisque ce volet d’étude consistait à identifier et à comparer le processus décisionnel
utilisé par les ménages pour l’organisation de différentes activités de loisir effectuées par l’ensemble
des membres du ménage, la méthode de collecte des données devait éviter de trop faire appel à la
mémoire du répondant. Nous avons donc demandé aux répondants de remplir un journal d’activités
pour une période de trois semaines consécutives. À la fin de chacune des trois semaines considérées,
les répondants devaient remplir le journal et fournir les informations se rapportant à l’assistance ou à
la pratique des activités de loisir effectuées par tous les membres du ménage au cours de la semaine.
L’annexe 1 décrit plus en détail la méthodologie utilisée pour la réalisation de cette enquête. Ce cahier
de recherche expose les résultats que nous pouvons dégager à partir des données recueillies par le
journal d’activités.
Avant d'aborder les résultats du deuxième volet de notre recherche, nous croyons approprié d'effectuer
un bref survol des études antérieures qui ont décrit les profils des clientèles québécoises aux activités
culturelles de loisir.
1
2.0 UN SURVOL DE LA LITTÉRATURE
2.1
LES PROFILS DES CLIENTÈLES QUÉBÉCOISES AUX ACTIVITÉS
CULTURELLES DE LOISIR
Cette section décrit les résultats des principales recherches effectuées depuis la fin des années 70 qui
décrivent les profils des clientèles québécoises aux activités culturelles de loisir. Nous résumons les
résultats de ces études relatifs à la fréquence et aux motifs de participation ainsi qu’aux profils
sociodémographiques des clientèles d'activités de loisir culturelles et sportives. Bien que les résultats
de ces différentes études ne soient pas parfaitement comparables, il est intéressant de présenter un
tableau synthèse de leurs résultats. Le tableau 1, présenté à la page 6, rapporte les taux de
fréquentation des établissements culturels ainsi qu’aux spectacles et événements sportifs ou culturels
tels que décrits dans ces études.
2.1.1 Fréquence de pratique des différentes activités
En 1979, Delude-Clift réalisait un sondage auprès d'un échantillon représentatif des québécois pour
connaître leurs comportements en termes d'activités de loisir1. Il est à noter que les répondants à cette
enquête n’ont pas été interrogés sur toutes les activités culturelles de loisir. Quelques activités,
notamment le cinéma, l’opéra, les concerts rock, de jazz et de western ont été omises. En plus
d’interroger les répondants sur leurs activités culturelles de loisir, on leur demandait dans cette
enquête d’identifier leurs trois activités de loisir préférées. Ainsi, en 1979, les événements sportifs
correspondaient à l’activité ayant le plus attiré les Québécois, avec près de quatre personnes
interrogées sur 10 ayant (37 %) ayant assisté à un événement sportif. Suivaient ensuite la lecture (16
%) , les activités de plein air (12 %) et l'écoute de la télévision, la radio et les disques (10 %), les
activités culturelles n'arrivant qu'au 8e rang.
Bien que les activités culturelles ne figuraient pas parmi les activités les plus estimées des québécois,
bon nombre d'entre eux avaient fréquenté un établissement culturel2 au cours des douze mois
précédant l'enquête. En effet, 52 % avaient visité une boutique d'artisanat et 50 % une librairie.
Venaient ensuite les disquaires (49 %), les expositions d'art ou d'artisanat (44 %), le jardin botanique,
planétarium et aquarium (41 %), les sites ou monuments historiques (30 %). Les musées d'art et la
bibliothèque arrivaient ex aequo au 7e rang. Notons que dans le sondage, les spectacles formaient une
catégorie à part, non incluse dans les activités culturelles. La section sur l'assistance aux différents
spectacles comprenait des questions précises sur quelques types de spectacles et le cinéma n'était pas
inclus dans ces questions. Le spectacle le plus fréquenté était l'événement sportif (comprenant parties
de hockey, de baseball et courses diverses) avec 39 % des répondants y ayant assisté au moins une
fois au cours des 12 mois précédant l'enquête. Suivaient ensuite les spectacles de musique populaire,
le théâtre, les concerts et récitals, la danse.
Quatre ans plus tard, l'enquête était reprise afin d'examiner l'évolution des tendances
comportementales des Québécois en matière de loisir (Delude, 1983). Cette fois, des questions
1
La liste des activités à l'étude apparaît au tableau 1.
2
La liste des établissements culturels étudiés par Delude-Clift apparaît au tableau 1.
2
vérifiaient la fréquentation des répondants des cinémas et les taux de possession et d'utilisation de
magnétoscopes.
En ce qui a trait aux activités préférées des Québécois, l'ordre de préférence est demeuré le même
avec le sport comme activité privilégiée. La fréquentation aux activités culturelles est également
restée sensiblement la même, à la différence près que le taux de fréquentation des bibliothèques
publiques est devenu supérieur (32 %) à celui des sites et monuments historiques (295). La visite
d'exposition ou salon du livre a également augmenté considérablement en passant de 13 % à 21 %.
L'ajout du cinéma à la section spectacles a permis d’identifier que cette activité le plus grand nombre
de participants avec 58 % des répondants y étant allés au moins une fois au cours des 12 derniers
mois. L'ordre de fréquentation des autres spectacles est demeuré le même, bien que le théâtre ait
connu une hausse de 5 points de pourcentage (35 %), partiellement redevable au théâtre d'été.
En 1983, seulement 6 % des répondants affirmaient posséder un magnétoscope dans leur foyer (ceci
étant relié à la nouveauté de la technologie à ce moment). La plupart de ces répondants (45 %)
disaient surtout se servir du magnétoscope pour enregistrer des émissions de télévision, alors que
seulement 6 % l'utilisaient pour visionner des cassettes louées, achetées ou échangées.
Pronovost (1989) s'est également intéressé à l’étude des comportements des Québécois en matière de
loisirs. Sa recherche fait suite à celles de Delude et reprend l'essence du questionnaire utilisé pour la
dernière étude de Delude (1983), permettant ainsi la comparaison des résultats. Six ans plus tard, les
activités de loisir préférées des Québécois sont toujours les sports et les activités physiques. On
observe même une augmentation dans les taux d’assistance à des événements sportifs (1989 : 41,8 %;
1983 : 39 %). En y ajoutant les activités de plein air, c'est la majorité de la population qui déclare
préférer les activités de nature physique. Quant aux autres activités, l'ordre est resté sensiblement le
même, mais les activités reliées à la maison (rénovation, décoration) se sont ajoutées au lot et arrivent
même devant les activités culturelles. L'art et l'artisanat, quant à eux, semblent être des activités
moins valorisées qu'en 1983.
Les établissements culturels les plus fréquentés en 1989 étaient les librairies (59,5 %), suivis des
bibliothèques publiques (45,9 %), des lieux historiques et des salons de métiers d'art ou d'artisanat
(24,85). Il est à noter que, contrairement aux autres établissements culturels, les sites d’expositions
d’art ou d’artisanat et de salons du livre étaient moins fréquentés en 1989 qu’en 1983. Le type de
spectacle le plus fréquenté demeure le cinéma avec 51 % des répondants y étant allés en moyenne 10
fois au cours de l'année précédant l'enquête. Les événements sportifs attiraient une plus forte
proportion de répondants en 1989 avec un taux de fréquentation de 41,8 % comparativement à 39 %
en 1983. L'étude de Pronovost inclut les taux de participation aux différents festivals, notamment
festivals de musique, théâtre, film, danse et autres festivals populaires (ex : festival de la fraise). Les
festivals de musique ont été fréquentés par près de 17 % des répondants et la deuxième (théâtre), par
12,3 %. Pronovost a également fractionné la catégorie «concerts, récitals» permettant un coup d'oeil
plus approfondi à ce type de spectacle. L'étude de Pronovost nous apprend finalement que le taux de
pénétration des magnétoscopes dans les ménages québécois s'est accru à un rythme accéléré depuis
1983 : de 6 % qu'il était en 1983, il est passé à 65,7 % en 1989. Toutefois, l'étude ne nous renseigne
pas sur l'utilisation que les répondants font de leur magnétoscope, mais elle révèle que les
propriétaires de magnétoscope vont un peu plus souvent au cinéma que les autres. Nous pouvons
nous interroger à savoir si cette observation pourrait prévaloir encore aujourd'hui où l'industrie du film
vidéo s'est développée au point d'offrir un très vaste choix de films et de rendre disponibles des
nouveautés aussi vite que deux à trois mois après leur parution à l'écran.
3
Une dernière étude s'est intéressée aux comportements des Québécois en matière de loisir, mais en
approfondissant davantage les loisirs culturels et scientifiques pratiqués (ministère des Affaires
municipales et Infras inc., 1995). On y retrouve malgré tout certaines indications intéressantes en ce
qui a trait à la fréquentation de diverses activités. Il en ressort, entre autres, que 64 % des répondants
étaient allés au cinéma au moins une fois au cours des douze mois précédant l'enquête, que 38,6 % des
répondants étaient allés au moins une fois au théâtre et que 38,1 % avaient assisté à un spectacle
sportif. Les concerts de musique populaire et les concerts de musique classique ou d'opéra suivent,
dans l'ordre. En ce qui concerne la visite d'établissements culturels, 49,6 % avaient fréquenté une
bibliothèque publique et 44,1 % des répondants avaient visité des musées, des lieux historiques ou
patrimoniaux.
Le tableau 1 reprend les résultats de chacune des quatre études examinées et en permet l'observation
plus détaillée. Notons que les différentes activités n'ont pas nécessairement été étudiées dans chaque
recherche, ce qui rend parfois les comparaisons plus difficiles. De plus, les auteurs donnent parfois
des significations différentes à une même activité ou regroupent plusieurs activités sous un même
titre. Les résultats se doivent donc d'être comparés avec discernement. Nous pouvons, malgré tout,
dégager des tendances intéressantes quant à l'évolution de la fréquentation aux diverses activités de
loisir comparables à travers les études.
4
Tableau 1
Fréquentation des Québécois aux activités de loisir de 1979 à 1995 ( %)
1979
Delude-Clift
1983
Delude
1989
Pronovost
1995
MAm/Infras
ÉTABLISSEMENTS CULTURELS:
Boutique d'artisanat
Librairie
Disquaire
Exposition d'art ou d'artisanat
Jardin botanique, planétarium, aquarium
Site ou monument historique
Bibliothèque publique
Musée d'art
Antiquaire
Galerie d'art
Musée autre que musée d'art
Exposition ou salon du livre
Centre d'archives, de documentation
52
50
49
44
41
30
23
23
18
18
18
13
ND
52
52
50
46
42
29
32
23
20
20
17
21
ND
ND
59.5
ND
24.8
ND
37.6
45.9
28.1
ND
23
24.4
14.2
8.5
ND
ND
ND
ND
ND
44.1*
49.6
*
ND
ND
*
ND
ND
SPECTACLES OU ÉVÉNEMENTS:
Cinéma
Événement sportif
Concerts, récitals (classique)
Opéra, opérette
Musique populaire, chanteurs, etc.
Concert rock
Concert New wave, Heavy metal
Concert de jazz ou blues
Concert western, country
Concert auteur-compositeur-interprète
Concert chansonnier
Autres concerts chanteurs, groupes populaires
Théâtre
Danse classique ou ballet
Danse moderne ou jazz
Danse folklorique
Festival musique, théâtre, film, danse
Autre festival populaire
ND
39
14
ND
38
ND
ND
ND
ND
ND
ND
ND
30
7
8
6
ND
ND
58
39
14
ND
35
ND
ND
ND
ND
ND
ND
ND
35
7
10
5
ND
ND
51
41.8
13.8
5.7
ND
13.9
3.2
12.1
5
16.7
14
17.5
38.5
8.9
8.8
7
16.8
12.3
64
38.1
16.5**
**
33.6
ND
ND
ND
ND
ND
ND
ND
38.6
ND
ND
ND
38***
***
* Musées et lieux historiques ou patrimoniaux (44,1 %)
*** Fêtes et festivals (38 %)
ND:Non disponible
** Concerts de musique classique et d'opéra (16,5 %)
Parmi les activités qu'il nous est possible de comparer, remarquons que la fréquentation de librairies et
de bibliothèques publiques a connu une hausse soutenue. Les expositions d'art et d'artisanat,
cependant, ont subi une chute de fréquentations importante de 1983 à 1989. Les années 80 semblent
avoir été bénéfiques aux musées et sites historiques qui, de 1983 à 1989 ont enregistré des
fréquentations à la hausse. Les expositions ou salons du livre, quant à eux, ont connu une baisse sur la
même période.
5
En 1989, le cinéma semblait attirer moins d'adeptes qu'en 1983, mais la situation s'est franchement
rétablie en 1995 avec une hausse des fréquentations de 13 %. L'assistance aux événements sportifs
qui présentait une hausse constante depuis 1983 a, quant à elle, diminué de près de 4 % en 1995. La
fréquentation de spectacles de musique et de chanteurs populaire a également baissé de plus de 4 %
depuis 1979. Inversement, le théâtre n'a cessé d'attirer la nouvelle clientèle depuis 1979 et démontre
une hausse d'assistance de près de 9 % en 1995.
À travers les années, le cinéma est une activité qui a toujours attiré un large pourcentage de la
population, de même que la bibliothèque publique et la librairie. Les événements sportifs et les
musées de tous genres sont également assez populaires. Finalement, le théâtre semble, depuis
quelques années, vouloir prendre une plus grande place dans l'espace loisir de la population.
2.1.2 Motivations et freins associés à la pratique d'activités de loisir
À notre connaissance, l'étude québécoise la plus complète et la plus récente ayant examiné les motifs
incitant à pratiquer ou non une activité de loisir est celle de Pronovost (1989). Toutefois, le chercheur
ne s'est attardé qu'aux spectacles, laissant de côté les motivations expliquant la visite d'établissements
culturels.
La raison la plus souvent évoquée pour assister à un spectacle est le renom des créateurs, de la troupe
ou de la compagnie artistique du spectacle en question (24,2 %). La deuxième raison la plus
importante a trait au fait d'aimer la musique (14,2 %). Viennent ensuite la détente (11,5 %), la
publicité sur le spectacle (10,4 %), les conseils de parents et amis (10,4 %) et la critique (9,8 %). Le
fait d'assister à des spectacles pour sortir avec parents et amis représente une autre réponse
mentionnée par 7,1 % des répondants.
Quant aux freins à la pratique de telles activités, le plus important est sans contredit le manque de
temps pour les répondants démontrant un intérêt pour les spectacles (55 %). Si non, le manque
d'intérêt est la raison principale pour leur non-participation (50,7 %). Le prix des billets (28,9 %) et le
coût des sorties (15,8 %) représentent également des raisons importantes limitant la pratique de ce
genre d'activité. Le fait de n'avoir personne avec qui partager l'activité freine la participation de 4,1 %
des répondants démontrant un intérêt pour les spectacles.
2.1.3 Profil sociodémographique des différentes clientèles
De façon générale, la fréquentation d'activités culturelles de loisir diminue avec l'âge et augmente
avec la scolarité et le revenu. Les études québécoises examinées (Delude-Clift, 1979; Delude, 1983;
Pronovost, 1989, MAm et Infras, 1995) confirment cette observation pour la plupart des activités.
Cependant, quelques nuances doivent être apportées dans certains cas. Par exemple, l'opéra et la
musique classique sont des milieux où la clientèle est souvent plus âgée. En termes de revenus, il est
intéressant de noter qu'une bonne part de la clientèle de concerts rock, jazz et pop gagnaient entre
10 000 $ et 19 999 $ en 1995 et ce, parce que ce sont surtout des jeunes entre 15 et 35 ans. Le même
phénomène s'observe pour la clientèle de bibliothèques.
6
On a longtemps cru que les activités culturelles étaient surtout l'affaire des femmes. Cette tendance
s'exprime encore dans la fréquentation d'expositions, de musées et lieux historiques, de même que
dans les visites à la bibliothèque, ou l'assistance à un concert de musique classique ou d'opéra. Cette
prédominance de femmes pourrait s'expliquer par l'expérience accrue qu'ont celles-ci avec les activités
culturelles depuis leur enfance, de même que par certains traits de personnalité propres aux femmes
s'exprimant à travers de telles activités (Gainer, 1993).
La différence entre la fréquentation féminine et masculine au théâtre, aux concerts rock, jazz et pop, et
au cinéma est cependant très mince et favorise parfois même les hommes (concert rock, jazz et pop, et
cinéma). Quant aux matchs sportifs, leur clientèle se compose du double d'hommes par rapport aux
femmes (Pronovost, 1989).
La composition du ménage (ou type de famille) représente une dernière variable sociodémographique
nous paraissant intéressante (Delude-Clift, 1979; Delude, 1983; Pronovost, 1989, MAm et Infras,
1995). Le théâtre, l'opéra, les concerts de musique classique et les expositions, musées et lieux
historiques sont des activités effectuées surtout par des personnes faisant partie d'un ménage formé
d'un couple sans enfant. À l'inverse, la visite à la bibliothèque et l'assistance à des matchs sportifs
sont surtout l'affaire des ménages composés d'un couple avec enfant(s). Puisque les matchs sportifs
peuvent aussi être des matchs amateurs, la présence d'une telle clientèle est plus compréhensible. Les
personnes vivant encore chez leurs parents font également partie des catégories fréquentant le plus ce
genre d'activité. Outre les matchs sportifs, elles fréquentent beaucoup le cinéma et, dans une moindre
mesure, le théâtre. Les personnes seules, quant à elles, sont surtout attirées vers le cinéma, les
concerts rock, jazz ou pop ainsi que l'opéra et les concerts de musique classique.
2.1.4 Limites des études de profils de clientèle
Une première limite, dont nous avons déjà discuté brièvement, concerne la disparité des définitions de
chacune des activités à travers les différentes études. Les regroupements d'activités sous des thèmes
divers rend également les comparaisons difficiles et l'analyse des résultats de telles études doit être
entreprise avec circonspection, en tenant compte de ces différences.
Deuxièmement, toutes les études répertoriées demandaient aux répondants de se souvenir des activités
de loisir qu'ils avaient effectuées six mois ou un an auparavant. Le biais de mémoire risque donc
d'être assez élevé et les résultats doivent, encore une fois, être interprétés avec prudence.
Une dernière limite majeure des études répertoriées consiste en ce qu'elles n'abordent pas l'aspect de
l'organisation des activités de loisir au sein du ménage. En effet, nous connaissons désormais quelles
sont les activités les plus fréquentées, quels types de clients les fréquentent davantage et quels sont les
motifs de ceux-ci pour effectuer ou non de telles activités. Pronovost (1989) glisse rapidement, en
une phrase, que 15,2 % des répondants ont affirmé assister à des spectacles de musique, de danse et de
théâtre pour accompagner leurs enfants. Mais nous ne savons rien de plus du mode de pratique des
activités culturelles de loisir au sein des ménages québécois : avec qui les répondants pratiquent-ils
généralement leurs activités? Qui a proposé la sortie? Qui l'activité intéresse davantage? Voilà que
quelques exemples de questions pertinentes. En fait, la majorité des études se concentrent sur le
comportement isolé d'un individu, comme si ses décisions de loisirs se prenaient dans un vase clos,
sans interaction avec ses amis ou les membres du ménage duquel il fait partie.
7
Bien que peu de recherches sur les activités de loisir n'aient traité du processus décisionnel à l'intérieur
des ménages, les chercheurs en prise de décision familiale, quant à eux, ont très tôt reconnu l'influence
que les époux pouvaient exercer l'un sur l'autre dans la prise de décision familiale. Quelques années
plus tard, l'influence des enfants a, à son tour, été prise en compte. La section suivante traitera donc
des études antérieures en prise de décision familiale.
8
3.0
CORPUS D’ACTIVITÉS ET VARIABLES DU PROCESSUS ORGANISATIONNEL
ANALYSÉES
Les activités culturelles de loisir examinées dans le contexte de notre étude se limitent aux activités
passives, c'est-à-dire aux activités auxquelles on assiste, par opposition à celles qu'on pratique. Le
corpus d'activités culturelles de loisir sur lequel s'appuie ce cahier comprend donc les activités
suivantes :
Tableau 2
Liste des activités culturelles considérées
Concert de musique classique
Opéra
Spectacle de danse
Pièce de théâtre
Concert rock, jazz ou musique populaire
Spectacle d'humour
Cinéma
Location de films vidéo
Bibliothèque, librairie
Conférence
Exposition, musée, lieu historique
Match ou compétition sportive de professionnels
Match ou compétition sportive d'amateurs
Les variables du processus organisationnel entourant la sélection des activités auxquelles nous
référons ici, comprennent le profil de participation (fréquence, jour, personnes qui accompagnent), le
degré de planification (temps de planification, personne qui a initié le processus et les sources
d’information consultées, budget préétabli) et finalement les motifs de la non fréquentation. Les deux
sous-sections qui suivent décrivent les résultats. Nous commençons par discuter les taux de
fréquentation aux différentes activités. En deuxième lieu, nous rapportons les résultats relatifs aux
différentes variables du processus organisationnel sur lesquelles nous avons interrogé les ménages.
La présentation des résultats se fait suivant l’ordre selon lequel les répondants devaient remplir le
questionnaire. Puisque aucune étude préalable n’a été effectuée sur l’organisation des activités
culturelles de loisir effectuées par tous les membres des ménages, nous présentons les résultats bruts
pour chacune des activités de notre corpus d’activités. Cela permettra au lecteur de se faire une vue
d’ensemble du processus d’organisation des ménages.
Il faut rappeler que cette étude se veut exploratoire et qu’elle vise principalement à reconnaître si le
processus d’organisation diffère d’une activité à l’autre, si oui, en quoi. Cette étude permet de
soulever des hypothèses de recherche qui pourront être validées dans des études ultérieures. Il est à
noter que pour plusieurs activités, le nombre de répondants est faible. Les résultats doivent donc être
considérés avec précaution.
9
4.0 RÉSULTATS
Nous débutons la section portant sur les résultats par la présentation des taux de fréquentation et des
profils de clientèles pour chacune des activités. Par la suite, nous décrivons les résultats détaillés sur
les variables du processus organisationnel relatif à chacune des activités considérées.
4.1
LES FRÉQUENTATIONS ET LES PROFILS DE CLIENTÈLES AUX DIFFÉRENTES
ACTIVITÉS
4.1.1 Les fréquentations aux différentes activités
Le tableau 3 fait état des proportions de répondants ayant mentionné avoir pratiqué chacune des
activités culturelles de loisir à l’étude au moins une fois au cours des trois semaines d’enquête. Si on
considère les taux de fréquentation, nous pouvons tenter de regrouper les activités selon cinq niveaux
de participation. Dans un premier temps, les activités plus courantes pour lesquelles les taux de
fréquentation sont supérieurs à 40 % regroupent la location de films vidéo (58,8 %), le cinéma (46,4
%) et la visite à la bibliothèque ou à la librairie (45,8 %). Viennent ensuite les activités pour lesquelles
nous retrouvons chez nos répondants des taux de participation variant autour de 20 % : les pièces de
théâtre (21,8 %), les visites d’une exposition, d’un musée ou d’un lieu historique (20,2 %) et les
conférences (16,8 %). Nous retrouvons ensuite les activités dont le taux de fréquentation tourne autour
de 10 %, notamment les matchs ou compétitions sportives d’amateurs (11,5 %), les concerts rock, jazz
ou de musique populaire (10 %) et les spectacles d’humour (9,7 %). Les activités les moins pratiquées
comprennent d’une part les spectacles de danse (6,5 %) les concerts de musique classique (5,9 %) et
d’autre part, les matchs ou compétitions sportives de professionnels (4,0 %) et l'opéra (1,9 %).
Bien que la méthodologie utilisée dans cette étude rende difficile la comparaison de nos résultats avec
ceux des études de Delude (1979 et 1983), Pronovost (1989) ou du MAM (1995), il est néanmoins
intéressant de comparer l’importance relative des taux de fréquentation ou de participation aux
différentes activités obtenus dans les différentes recherches. Pour effectuer cette comparaison, nous
nous référons à l’étude de Pronovost (1989). Cette dernière nous permet d’établir le plus de liens vu
l’ensemble des activités étudiées davantage comparable à celui auquel nous nous sommes référés.
10
Tableau 3
Les fréquentations aux 13 activités culturelles de loisir au cours des 3 semaines (ordre décroissant)
Activité
Location de films vidéo
Cinéma
Bibliothèque,
Libraire
Pièce de théâtre
Exposition,
Musée,
Lieu historique
Conférence
Match ou compétition sportive
Amateurs
Concert rock
Jazz
ou musique populaire
Spectacle d'humour
Spectacle de danse
59,8
46,4
45,8
70
21,8
65
20,2
54
37
16,8
11,5
32
10,0
31
21
9,7
6,5
19
13
5,9
4,0
13,9
12,1
33,6
ND
8,9
8,8
13,8
ND
6
1,9
5,7
Concert de musique classique
Match ou compétition sportive de
Professionnels
Opéra
%
Étude Pronovost
%
Nombre de répondants
(n = 321)
192
149
147
ND
51
45,9
59,5
38,6
24,8
28,1
ND
41,8*
Si nous classons les activités selon les taux de fréquentation, mis à part les activités sportives, nous
observons sensiblement la même importance relative dans les taux de fréquentation. Ainsi, dans les
deux cas, les activités les plus courantes englobent le cinéma, la visite à la bibliothèque ou la librairie.
Viennent ensuite le groupe d’activité théâtre, et la visite des musées, lieux historiques et expositions.
Quant aux activités les moins fréquentées qu'il nous est possible de comparer avec celles des autres
études, la danse, les concerts classiques et l'opéra semblent les moins populaires dans tous les cas.
Par contre, nous pouvons remarquer que les événements sportifs amateurs et professionnels semblent
être moins favorisés par nos répondants que par ceux des études antérieures. Cela peut dépendre du
critère de sélection que nous avons utilisé pour choisir nos répondants, à savoir qu’ils devaient avoir
assisté à au moins une activité culturelle de loisir, incluant le cinéma, au cours des six mois précédant
l’enquête. Cela peut également s’expliquer par le fait que nos résultats couvrent une période de trois
semaines seulement.
11
4.1.2 Les profils de clientèles
Afin d'obtenir le profil des clientèles à chacune des activités étudiées au cours des trois semaines
d'enquête, nous avons d'abord analysé la distribution des taux de fréquentation aux activités selon
quelques variables démographiques; notamment l’âge du répondant, sa scolarité, le revenu de son
ménage, son sexe, son occupation, le type de ménage, la présence et l’âge des enfants. Pour simplifier
la présentation de ces résultats, nous avons choisi de décrire ici que les croisements s'étant avérés
significatifs suite aux tests du Khi-carré. Dans les lignes qui suivent, nous décrirons donc les résultats
pour chacune des activités présentant des résultats significatifs.
Concert de musique classique
Parmi les répondants qui ont déclaré avoir assisté à un concert au cours des trois semaines d'enquête,
nous retrouvons proportionnellement plus de personnes âgées de 45 ans et plus dans (63 %, p= 0.028).
L'observation des proportions nous porte à croire que la fréquentation aux concerts classiques
augmente avec l'âge des répondants. Ces résultats confirment ceux des recherches précédentes
voulant que la clientèle des concerts de musique classique soit généralement plus âgée. Le reste des
variables sociodémographiques testées dans la présente étude ne démontraient aucun lien significatif
avec cette activité.
Opéra
Nous n’avons pas effectué d’analyse de Khi-carré pour l’activité Opéra, vu le faible nombre de
répondants y ayant assisté au cours de la période d’enquête.
Danse
Les répondants ayant assisté au moins une fois à un spectacle de danse au cours des trois semaines
sont plus fortement représentés au sein de la catégorie d’âge 25 et 54 ans (61 %, p= 0.014), parmi les
ménages sans enfant (90 %, p=0.023) et composés d’une seule personne (45 %, p=0.036).
Théâtre
La scolarité est la seule variable démographique significative liée à cette activité. Notons que 90 %
des gens qui ont mentionné avoir assisté à au moins une pièce de théâtre lors des trois semaines
détiennent un degré de scolarité collégial ou universitaire; dont 57 % des répondants ayant complété
un diplôme universitaire (p=0.036). Ceci confirme les résultats relevés dans la littérature indiquant
que l’assistance à des pièces de théâtre augmente avec la scolarité.
Cinéma
La fréquentation des salles de cinéma semble diminuer avec l'âge. En effet, 72 % des gens affirmant
avoir fréquenté un cinéma au cours des trois semaines d’enquête se retrouvaient parmi la catégorie
d’âge18 et 44 (p= 0.023).Les amateurs de cinéma seraient également plus scolarisés avec 82,3 % de
ceux-ci possédant une scolarité collégiale ou universitaire (p= 0.068). Finalement, les femmes
12
semblent fréquenter les cinémas un peu plus que les hommes à raison de 58,5 % de la clientèle (p=
0.150).
Location de films vidéo
Nous remarquons que la location de films vidéo semble décroître avec l'âge. Même si la location de
films vidéo demeure populaire pour les répondants de toutes les tranches d’âge, les 18-44 ans
constituent 82 % de la clientèle totale (p=0.000). Par ailleurs, 48 % des répondants ayant loué des
vidéocassettes sont des étudiants à temps plein (p= 0.003) et 39 % d’entre eux sont issus de ménages
avec enfants (p= 0.002).
Bibliothèque, librairie
Près de 70 % des répondants ayant fréquenté une bibliothèque ou une librairie sont âgés entre 18 et 44
ans, mais leur fréquentation diminue avec l'âge (p= 0.100). Ces répondants possèdent un niveau de
scolarité collégial ou universitaire dans 85,7 % des cas. Ainsi, le taux de fréquentation des
bibliothèques et librairies augmente avec la scolarité (p= 0.005). Par ailleurs, la grande majorité de
cette clientèle est composée de femmes (70 %, p= 0.012). Les ménages formés de deux adultes avec
enfant(s) seraient davantage représentés au sein de cette clientèle (39 %, p= 0.095). Ces résultats
viennent corroborer ceux des études précédentes où la clientèle à ce type d'activités était aussi
composée d'une majorité de femmes faisant surtout partie de ménages avec enfants.
Conférence
Près de 7 répondants sur 10 (68,5 %, p= 0.026) ayant participé à au moins une conférence au cours
des trois semaines possèdent une scolarité universitaire. La fréquentation à ce type d'activité semble
croître avec le degré de scolarité.
Exposition, musée, lieu historique
La visite à ce genre d'activité semble aussi croître avec le degré de scolarité. En effet, une forte
proportion de visiteurs (78,5 %) détient un diplôme collégial ou universitaire. À eux seuls, les
diplômés universitaires représentent 52,3 % des répondants qui ont déclaré avoir pratiqué cette
activité (p= 0.092). Il semble que la fréquentation augmente aussi avec le revenu :18,3 % des
répondants ayant un revenu familial total de moins de 20 000 $, 18,3 % pour les 40 000 $ à 49 999 $
et 25 % des répondants avec des revenus de 80 000 $ et plus (p= 0.067). Selon les personnes
interrogées, les visiteurs seraient autant des hommes (50 %) que des femmes (50 %, p= 0.026). Ceci
est étonnant, puisque la littérature sur les profils de clientèles aux expositions/musées/lieux historiques
recense généralement plus de femmes que d'hommes pratiquant cette activité : 42 % d'entre eux sont
des retraités tandis que 26,3 % étudient à temps plein (p= 0.112).
Match ou compétition sportive de professionnels
Ce type d'activité, comme les autres activités à caractère plus sportif, attirent une clientèle avec un
profil qui diffère de celui des activités culturelles précédentes. D’abord, nous retrouvons parmi nos
répondants une très forte proportion d’hommes qui affirment avoir pratiqué cette activité (85 % p=
0.000). Cela constitue une proportion beaucoup plus élevée que dans la plupart des études antérieures,
où la clientèle était généralement composée du double d'hommes par rapport aux femmes. Ensuite, le
13
taux de fréquentation semble diminuer avec la scolarisation. En effet, 84,6 % de nos répondants qui
ont pratiqué cette activité détiennent un diplôme d’études secondaires ou collégialles (p= 0.046) et,
54,5 % occupent un travail semi-spécialisé (p= 0.046). Les ménages composés d'adultes sans enfant
seraient également plus représentés au sein de cette clientèle (p= 0.108).
Match ou compétition sportive d'amateurs
Le seul lien significatif associé à ce type d'activité concerne le type de ménage. Ainsi, nous
retrouvons proportionnellement plus de ménages composés de deux adultes avec enfant(s) (55,5 %, p=
0.001). Selon la littérature, les ménages avec enfants sont les plus nombreux à assister à des matchs
sportifs en général. Nous avions alors émis la possibilité que cette situation soit due au fait que les
matchs sportifs incluent les matchs amateurs où les enfants sont généralement plus présents. Nos
résultats semblent confirmer cette situation, puisque les matchs d'amateurs sont plus fréquentés par
des ménages avec enfants à l'opposé des matchs de professionnels.
En somme, plusieurs de nos résultats décrivant les profils des clientèles des activités culturelles de
loisir vont dans la même direction que ceux des études dont nous avons fait la synthèse (Delude-Clift,
1979; Delude, 1983; Pronovost, 1989; MAm et Infras, 1995). La participation aux activités
culturelles semble effectivement diminuer avec l'âge et augmenter avec le degré de scolarité et le
revenu. Quelques exceptions échappent à cette règle. Dans notre étude comme dans les précédentes,
nous observons que les personnes qui assistent aux concerts de musique classique sont généralement
plus âgées, alors que la clientèle de matchs sportifs professionnels est proportionnellement moins
scolarisée. La prédominance des femmes au sein des clientèles d’activités culturelles de loisir ne
ressort clairement qu'en ce qui concerne la visite à des bibliothèques ou librairies, alors que celle des
hommes n’apparaît que dans le cas des matchs sportifs de professionnels.
4.2 VARIABLES DU PROCESSUS ORGANISATIONNEL
Dans cette section, nous rapportons les résultats détaillés pour chaque activité culturelle de loisir à
l’étude. Cela permettra au lecteur d’obtenir un aperçu du processus que les ménages interrogés ont
utilisé pour choisir et organiser leurs activités culturelles de loisir. Cela permettra également de
formuler des hypothèses sur le caractère des activités culturelles de loisir à savoir si elles s’associent
davantage à des activités familiales, sociales ou individuelles.
Nous avons choisi de présenter les résultats cumulatifs pour les trois semaines consécutives. La
principale raison réside dans le faible nombre de répondants qui ont assisté à chacune des activités au
cours de chaque semaine respective. Cela implique que dans certains cas, les membres d’un même
ménage aient pratiqué ou assisté plus d’une fois à la même activité.
Pour chaque activité, les résultats sont présentés suivant l’ordre des questions présentées aux
répondants lors de l’enquête.
14
4.2.1 Le concert de musique classique
Comme les résultats du tableau 4 l’indiquent, 6 % des responsables de l’organisation des activités de
loisir du ménage interrogés ont assisté à un concert de musique durant les trois semaines d’enquête, et
une très faible proportion (2 %) y ont assisté plus d’une fois.
Fait intéressant, cette activité a été pratiquée le dimanche dans près de 30 % des cas. Le mercredi
(23 %), le lundi (18 %) et le vendredi 15 % correspondent aux jours de semaines au cours desquels les
répondants ont surtout assisté à des concerts.
Selon nos résultats, une proportion relativement faible des répondants (16 %) planifient cette activité à
long terme – six mois et plus. Nous pouvons penser qu’il s’agit ici de la proportion des répondants
qui ont abonnement à une série de concerts. Près de 4 répondants sur 10 (36 %) affirment avoir
planifié cette activité environ un mois précédant le concert. En contrepartie, près d’une personne sur 4
(24 %) qui ont assisté à un concert de musique classique ont planifié cette activité soit une heure ou
une semaine à l’avance. Si nous retranchons au nombre de personnes qui affirment ne pas avoir
consulté de sources d’information (61 %) le nombre de personnes qui auraient un abonnement à une
série de concerts (16 %), nous constatons qu’il y a encore une proportion assez forte de gens (45 %)
qui ont fait leur choix sans se baser sur une source d’information quelconque.
Dans la plupart des cas, c’est le répondant (47 %) qui a proposé d’aller au concert de musique
classique ou un ami (30 %). Il est intéressant de noter que dans 7 % des cas, c’est l’enfant qui a
proposé l’activité. Nous pouvons observer la même tendance pour ce qui est du principal intéressé qui
serait le répondant dans 55 % des cas et un ami dans 24 % des cas. Ces résultats peuvent s’expliquer
en partie par le fait que nous avons demandé aux personnes principalement responsables de
l’organisation des activités de loisir au sein du ménage. Néanmoins, cela nous amène à constater qu’il
y a effectivement au sein du ménage une personne qui aurait davantage d’influence sur le processus
de décision d’aller à des activités culturelles de loisir.
Le fait que peu de répondants (13 %) disent ne pas avoir payé les dépenses relatives à la pratique de
cette activité à partir d’un budget préétabli, renforce l’idée que l’organisation de cette activité revêt un
certain aspect de spontanéité.
Nous avons également demandé aux répondants n'ayant pas pratiqué l'activité d'une part, s'ils auraient
souhaité le faire au moins une fois au cours des trois semaines à l'étude et quelles raisons les ont
empêchés. Près de 2 répondants sur 10 (18 %) ont indiqué qu’ils auraient aimé pratiquer cette
activité. La raison majeure pour ne pas avoir effectué l'activité réside dans le manque de temps (60
%). La deuxième raison la plus invoquée par les répondants ayant fourni une deuxième mention
correspond au fait que l’activité coûtait trop cher (55 %).
Les deux dernières questions s'intéressaient aux activités effectuées par le conjoint du répondant, sans
le répondant. La première cherchait à savoir quelle proportion de conjoints effectuaient certaines
activités sans le répondant. Parmi les ménages composés d’au moins deux adultes : dans 4 % des cas,
le conjoint a assisté à un concert de musique classique sans son conjoint, soit en solitaire ou en
compagnie d’un enfant.
15
Tableau 4
Le concert de musique classique
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec enfant
(+6ans)
avec parent/ami
3. Activité surtout effectuée
Une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5a. Consultation de sources d'information
ami
collègue
journal
publicité
5b. Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
manque de temps
trop cher
obligations fam.
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
16
6
2
94
(n=321)
18
6
23
3
15
6
29
(n=34)
27
19
4
50
(n=26)
24
24
36
16
(n=25)
39
61
(n=28)
25
8
42
25
(n=12)
47
13
7
30
3
(n=30)
55
14
5
24
2
(n=42)
13
87
(n=23)
18
82
(n=321)
60
27
1
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
obligations prof.
autres
4
8
(n=98)
trop cher
activités des enf.
obligations fam.
obligations prof.
obligations soc.
autres
55
3
10
21
3
7
(n=29)
4
96
(n=155)
40
40
20
(n=5)
Oui
non
seul
avec enfant
avec collègue
12. Le conjoint a effectué cette activité
4.2.2 L'opéra
Peu de répondants (2 %) ont assisté à un opéra au cours de la période d’étude. Vu le faible nombre de
répondants pour cette activité, nous avons choisi de ne pas commenter les résultats afin de ne pas tirer
de conclusions qui comporteraient une grande marge d’erreur. Nous présentons toutefois au tableau 5
les résultats que nous avons obtenus à titre indicatif.
Tableau 5
L'opéra
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
jeudi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec parent/ami
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
17
2
98
(n=321)
25
8
17
42
8
(n=12)
56
11
33
(n=9)
22
22
34
22
(n=9)
22
78
ami
publicité
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
enfant
ami
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
enfant
ami
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
manque de temps
trop cher
autres
10a. Première raison citée ayant empêché l'activité
(n=9)
50
50
(n=2)
68
10
22
(n=9)
75
8
17
(n=12)
17
83
(n=6)
10
90
(n=321)
40
52
8
(n=48)
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
trop cher
obligations fam.
obligations prof.
autres
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
12. Le conjoint a effectué cette activité
seul
70
10
10
10
(n=10)
1
99
(n=155)
100
(n=1)
4.2.3 Spectacle de danse
Un peu moins d’un répondant sur 10 (7 ) ont assisté à un spectacle de danse au cours des trois
semaines à l’étude dont 2 % ont assisté à au moins deux spectacles.
Cette activité a surtout été pratiquée la fin de semaine, avec 36 % des répondants y ayant assisté un
vendredi et 21 % le samedi. Dans la grande majorité des cas (61 %), les personnes qui ont participé à
un spectacle de danse l’ont fait en compagnie d’un parent et/ou d’un ami. Ainsi, le spectacle de danse
revêtirait davantage un caractère social que familial. Cette activité serait également une activité
organisée d’une façon un peu moins spontanée que dans le cas du concert de musique classique. Dans
42 % des cas, l’activité était planifiée depuis environ un mois et dans 35 des cas, elle l’a été depuis
environ une semaine.
La plupart des fréquentations ont été effectuées en compagnie d'un parent ou ami, en première
mention. Le collègue est l'accompagnateur le plus mentionné en deuxième lieu. Dans 42 % des cas,
l'activité avait été planifiée environ un mois à l'avance et des sources d'information ont été consultées
pour faire le choix. Les amis et le journal représentent les sources d’information les plus utilisées.
18
L'activité a surtout été proposée par le répondant et ce dernier était aussi le principal intéressé dans la
majorité des cas. Nous remarquons cependant que les amis initient le processus en proposant l’activité
dans 32 % des cas en plus d’être les principaux accompagnateurs du répondant, tel que nous l’avons
souligné précédemment. Les dépenses associées à cette activité font partie d'un budget préétabli dans
50 % des fréquentations.
Près d’un répondant sur 10 (12 %) a mentionné qu'il aurait aimé assister à un spectacle de danse au
moins une fois au cours des trois semaines. Les raisons les plus fréquentes pour ne pas avoir effectué
l'activité sont le manque de temps et le coût trop élevé de l'activité. Finalement, seulement 1 % des
conjoints ont effectué l'activité sans le répondant, soit un seul conjoint. Celui-ci a alors assisté au
spectacle seul.
Tableau 6
Spectacle de danse
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec parent/ami
avec collègue
3. Activité surtout effectuée
Une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5a. Consultation de sources d'information
ami
conjoint
journal
publicité
émission radio/tv
5b. Si oui, quelles sources
le répondant
conjoint
enfant
ami
autre
6. Activité proposée par
19
6
1
93
(n=321)
14
7
11
7
36
21
4
(n=28)
10
18
62
10
(n=28)
19
35
42
4
(n=26)
42
58
(n=26)
22
6
22
33
17
(n=18)
39
10
6
32
13
(n=31)
le répondant
conjoint
ami
7. Principal intéressé à l'activité
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
10a. Première raison citée ayant empêché l'activité
manque de temps
trop cher
activités enfants
obligations fam.
autres
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
trop cher
obligations fam.
obligations prof.
obligations soc.
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
60
10
30
(n=39)
50
50
(n=22)
12
88
(n=321)
54
38
2
3
3
(n=60)
56
25
13
6
(n=16)
1
99
(n=155)
4.2.4 Le théâtre
Un peu plus de 2 répondants sur 10 (22 %) ont assisté à au moins une pièce de théâtre au cours des
trois semaines de l'enquête, dont 4 % y ont assisté à au moins deux reprises.
Cette activité a davantage été pratiquée par les répondants entre le mercredi et le samedi, avait été
planifiée depuis environ une semaine (44 %) et un peu plus de la moitié des sorties ont été effectuées
après avoir consulté un source d'information, notamment le journal (36 %), un ami (24 %) ou une
publicité (22 %).
Dans la plupart des cas, la visite au théâtre a été effectuée en compagnie de parent et ami (45 %) ou
du conjoint (30 %). C’est le répondant lui-même qui a proposé le plus souvent l'activité (41 %) suivi
d’un ami (29 %) et du conjoint (17 %). Nous observons des résultats semblables pour ce qui est du
principal intéressé.
La dépense engagée pour l’activité faisait partie d'un budget préétabli que dans 24 % des cas. Le
théâtre constitue une activité que les répondants auraient aimé pratiquer en l'absence de certaines
contraintes dans 35 % des cas. La raison la plus souvent invoquée pour ne pas avoir assisté à une
pièce de théâtre est le manque de temps (48 %) et, le coût trop élevé de l'activité (40 %).
20
Tableau 7
Le théâtre
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec enfant (-6ans)
avec enfant(+6ans)
avec parent/ami
avec collègue
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5a. Consultation de sources d'information
ami
collègue
journal
publicité
émission radio/tv
5b. Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
Le répondant
conjoint
enfant
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
Le répondant
conjoint
enfant
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
Manque de temps
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
21
22
4
78
(n=321)
2
8
16
25
19
23
7
(n=86)
6
30
2
4
45
13
(n=96)
2
44
33
21
(n=82)
51
49
(n=83)
24
5
36
22
13
(n=59)
41
17
3
29
10
(n=99)
49
18
5
27
1
(n=132)
24
76
(n=67)
35
65
(n=321)
48
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
trop cher
activités enfants
obligations fam.
Obligations prof.
autres
40
1
2
2
7
(n=170)
trop cher
activités enfants
obligations fam.
Obligations prof.
autres
57
6
13
20
4
(n=46)
3
97
(n=155)
67
33
(n=3)
oui
non
seul
avec collègue
12. Le conjoint a effectué cette activité
4.2.5 Le concert rock, jazz ou de musique populaire
Dix pour-cent des répondants de l'échantillon ont assisté à un concert rock/jazz ou de musique
populaire au cours des trois semaines d’enquête. Les principaux jours d’assistance incluent le samedi
(30 %) et le vendredi (23 %).
Les répondants qui ont indiqué avoir assisté à ce type de concert étaient dans la plupart des cas
accompagnés de parent/ami (46 %) ou de leur conjoint (28 %). Deux répondants sur 10 (20 %) y ont
assisté seuls. Cette activité revêtirait don un caractère plutôt social. Le degré de planification rattaché
à l’organisation de cette activité varie : 38 % des répondants ont planifié l’activité environ un mois à
l’avance, 35 % environ une semaine à l’avance et 24 % environ une heure à l’avance. Moins de la
moitié des répondants (41 %) disent avoir consulté une source d'information avant d'arrêter leur
décision. Dans la plupart des cas il s’agissait du journal (42 %).
Le plus souvent, l'activité a été proposée par le répondant lui-même (52 %) et trois fois sur 10 (29 %)
par un ami. Nous observons des proportions semblables pour ce qui est de la personne identifiée
comme étant la plus intéressée par l’activité. Seulement 35 % des répondants affirment que la dépense
allouée à l’activité faisait partie d'un budget préétabli.
Deux répondants sur 10 (19 %) indiquent qu’ils auraient aimé assister à un concert rock/jazz/ au cours
des trois semaines d’enquête. Les raisons ayant limités leur sortie à ce type de concert sont le manque
de temps (47 %) et le coût trop élevé (44 %). Quatre pour-cent des conjoints ont pratiqué l'activité
sans le répondant.
22
Tableau 8
Le concert rock/jazz ou musique populaire
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec enfant (+6ans)
avec parent/ami
avec collègue
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5a. Consultation de sources d'information
ami
journal
publicité
émission radio/tv
5b. Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfant
ami
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
manque de temps
trop cher
activités enfants
autres
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
23
10
1.2
90
(n=321)
4
16
13
14
23
30
(n=44)
20
28
4
46
2
(n=46)
24
35
38
3
(n=37)
41
59
(n=37)
21
42
21
16
(n=19)
52
17
29
2
(n=42)
53
15
1
31
(n=59)
35
65
(n=34)
19
81
(n=321)
47
44
1
8
(n=98)
trop cher
obligation fam.
obligation prof.
obligations soc.
autres
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
ami
seul
enfant
parent
12. Le conjoint a effectué cette activité
65
10
16
3
6
(n=31)
4
96
(n=155)
49
17
17
17
(n=6)
4.2.6 Le spectacle d'humour
Le nombre de répondants ayant fréquenté les spectacles d'humour est semblable à celui des concerts
rock/jazz/pop, soit 10 %. On semble surtout pratiquer cette activité le jeudi (29 %) le samedi (18 %)
ou le dimanche (16 %).
Dans 38 % des cas, les répondants qui ont assisté à ce type de spectacle étaient accompagnés de leur
conjoint ou de parents ou amis (38 %). L’activité a été planifiée environ un mois à l’avance dans
33 % des cas, environ une semaine à l’avance dans 27 % des cas, et seulement une heure à l'avance
dans 23 % des cas. La moitié des répondants (50 %) ont consulté une source d'information dans leur
processus d’organisation, notamment le journal (35 %) ou une publicité (35 %).
C’est le répondant qui a proposé cette activité dans la majorité des cas (64 %), tout comme il s’est dit
le principal intéressé une fois sur deux (51 %). Seulement 30 % des répondants ont indiqué que les
dépenses entourant cette activité faisaient partie d'un budget préétabli.
Près de 3 répondants sur 10 (28 %) auraient voulu assister à ce genre de spectacle au cours des trois
semaines d'enquête même s’ils n’ont pu le faire. Les contraintes invoquées sont les mêmes que celles
observées pour les autres activités (trop cher : 46 %; manque de temps : 44 %). Deux pour-cent des
conjoints ont effectué cette activité sans le répondant et ce, en compagnie d’un ami.
24
Tableau 9
Spectacle d'humour
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
conjoint
enfant (-6ans)
enfant (+6ans)
parent/ami
collègue
3. Activité surtout effectuée avec
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
journal
publicité
émission radio/tv
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfant
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
trop cher
manque de temps
activités enfants
obligations fam.
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
25
10
1.2
90
(n=321)
13
13
29
11
18
16
(n=38)
12
38
3
3
38
6
(n=30)
23
27
33
17
(n=30)
50
50
(n=32)
4
35
35
26
(n=23)
64
12
15
9
(n=33)
51
23
4
13
9
(n=47)
30
70
(n=27)
28
72
(n=321)
46
44
2
2
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
obligations prof.
autres
2
4
(n=141)
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
autres
53
6
16
19
6
(n=32)
2
98
(n=155)
100
(n=4)
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
12. Le conjoint a effectué cette activité avec
ami
4.2.7 Le cinéma
Le cinéma représente la deuxième activité la plus pratiquée par les répondants de notre échantillon.
Près de 5 répondants sur 10 (46 %) ont visionné au moins un film au cinéma au cours des trois
semaines d’enquête et 17 % ont fréquenté des salles de cinéma à au moins deux reprises au cours de la
même période. Cette activité se pratiquerait donc à une fréquence plus forte que les autres activités
culturelles discutées jusqu’ici. Les journées de plus fort achalandage incluent le mardi (26 %) et le
samedi (23 %). Ceci peut s’expliquer par les tarifs réduits du mardi dans les salles de cinéma. Bien
qu'on accorde les mêmes réductions le mercredi dans la plupart des cinémas, nous ne remarquons pas
de fréquentations exceptionnelles cette journée là. Les sorties au cinéma ont été planifiées
principalement environ une heure à l'avance (63 %) ou une semaine à l’avance (33 %) chez les
répondants. Ceux-ci ont consulté soit le journal (54 %) ou une publicité (29 %) pour déterminer leur
choix.
Cette activité a été effectuée en compagnie d'un parent ou ami dans 36 % des cas, en compagnie du
conjoint dans 30 % des cas et seul, dans 20 % des cas. Le plus souvent l'activité a été proposée par le
répondant (63 %) qui se disait être le principal intéressé dans 54 % des cas. Notons ici que l'enfant
accompagne le répondant au cinéma dans 10 % des cas et que ce dernier est considéré comme étant le
principal intéressé dans 8 % des cas. Près de un répondant sur (24 %) déclarent que les dépenses liées
à cette activité faisaient partie d'un budget préétabli.
Plus de 4 répondants sur 10 (44 %) auraient aimé aller au cinéma au cours des trois semaines
d’enquête même s’ils n’ont pu s’y rendre. Le motif le plus souvent mentionné pour ne pas être allés
au cinéma est le manque de temps (68 %). Dans le cas des couples mariés ou vivant en union libre,
8 % des conjoints sont allés au cinéma sans le répondant et ce, en compagnie d’un ami ou seul.
26
Tableau 10
Le cinéma
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec enfant (-6ans)
avec enfant (+6ans)
avec parent/ami
avec collègue
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
conjoint
enfant
collègue
journal
publicité
émission radio/tv
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
27
46
17
54
(n=321)
6
26
13
6
15
23
11
(n=244)
20
30
3
7
36
4
(n=243)
63
33
1
3
(n=213)
66
34
(n=220)
8
1
1
1
54
29
6
(n=186)
63
17
4
15
1
(n=255)
54
19
8
18
1
(n=347)
24
76
(n=67)
44
non
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
manque de temps
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
obligations soc.
autres
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
autres
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
seul
avec enfants
avec parents
avec ami
12. Le conjoint a effectué cette activité
56
(n=321)
68
12
2
7
3
1
7
(n=242)
33
6
19
27
15
(n=48)
8
92
(n=155)
31
8
7
54
(n=13)
4.2.8 La location de films vidéo
La location de films vidéo est l'activité la plus souvent pratiquée par les répondants de notre
échantillon. Effectivement, 60 % des répondants ont loué une vidéocassette au moins une fois durant
les trois semaines d'étude et 34 % l'ont fait plus d’une fois.
On semble surtout fréquenter les clubs vidéo le samedi (34 %) et le vendredi (22 %). Par ailleurs le
film serait visionné soit en compagnie du conjoint (36 %), des enfants (23 %) de parents et amis
(19 %). On pourrait donc attribué à la location de films vidéo un caractère davantage familial que
social.
La période de planification est courte avec près de 9 répondants sur 10 (88 %) qui ont planifié
l’activité environ une heure à l’avance et ce, sans avoir préalablement cherché de l'information sur les
films. En général, l'activité a été proposée par le répondant (52 %) ou le conjoint (21 %) qui sont
également les principaux intéressés. Il est intéressant de noter que les enfants ont proposé l’activité
dans 15 % des cas. Les dépenses associées à l'activité faisaient partie d'un budget préétabli dans 20 %
des cas.
Quelques répondants (19 %) n'ont pu louer de vidéocassette, mais auraient aimé le faire. Les raisons
invoquées pour ne pas l'avoir fait sont d'abord le manque de temps (77 %) et, en deuxième mention, le
coût trop élevé (31 %) et les obligations professionnelles (31 %). Finalement, 13 % des conjoints ont
loué une vidéocassette sans le répondant et ont visionné le film en compagnie d’enfants (43 %) ou
seuls (29 %).
28
Tableau 11
Location de films vidéo
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition de la location de film suivant le jour
seul
avec conjoint
avec enfant (-6ans)
avec enfant
(+6ans)
avec parent/ami
avec collègue
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
3. Activité surtout effectuée
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
conjoint
enfant
journal
publicité
émission radio/tv
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
29
60
34
40
(n=321)
6
10
7
8
22
34
13
(n=454)
22
36
6
17
19
(n=424)
88
11
1
(n=324)
10
90
(n=336)
13
15
9
15
33
15
(n=46)
52
21
15
10
2
(n=423)
47
24
16
11
2
(n=555)
21
79
(n=306)
19
81
(n=321)
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
manque de temps
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
autres
77
5
1
4
4
9
(n=76)
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
obligations soc.
Autres
31
16
8
31
7
7
(n=13)
13
87
(n=155)
29
43
4
24
(n=21)
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
seul
avec enfant
avec parents
avec amis
12. Le conjoint a effectué cette activité
4.2.9 La bibliothèque/librairie
Près de 5 personnes sur 10 (46 %) ont fréquenté une bibliothèque/librairie au cours des trois semaines
d'enquête. Cette proportion en fait la troisième activité la plus populaire auprès des répondants de
notre échantillon. Elle est aussi une activité assez répétitive avec 25 % des répondants ayant visité
une bibliothèque/librairie au moins deux fois durant la période. D’après nos résultats, l’achalandage
est assez bien réparti dur les jours de semaine, avec un fréquentation un peu moins élevée le
dimanche.
Près de 7 répondants sur 10 (69 %) se sont rendus à la bibliothèque/librairie seuls. Lorsqu’ils sont
accompagnées, ce sont des enfants (15 %). Le processus de planification de cette activité est plutôt
court. Près de 3 répondants sur 4 (73 %) ont planifié cette activité environ une heure à l’avance, et
seulement 12 % ont effectué une recherche d’information. Lorsque c'était le cas, le journal était la
source principale (32 %). C’est le répondant lui-même qui a proposé l'activité le plus souvent (87 %)
et qui se dit avoir été le plus intéressé par l’activité. Parmi ceux ayant déboursé un montant pour
effectuer cette activité, 24 % avaient prévu la dépense dans leur budget préalablement. Par ailleurs,
parmi les répondants qui n’ont pas effectué cette activité, 10 % auraient aimé le faire. La raison la plus
souvent mentionnée pour ne pas être allés à la bibliothèque/ librairie est le manque de temps (58 %).
Finalement, 14 % des conjoints ont effectué cette activité sans le répondant et dans 81 % des visites,
ils étaient seuls.
30
Tableau 12
Bibliothèque/librairie
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des visites suivant le jour
seul
avec conjoint
avec enfant (6ans)
avec enfant
(+6ans)
avec parent/ami
avec collègue
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
3. Activité surtout effectuée
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
conjoint
enfant
collègue
journal
publicité
émission radio/tv
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
31
46
25
54
(n=321)
15
20
17
16
12
12
8
(n=388)
69
9
5
10
6
1
(n=275)
73
23
3
1
(n=249)
12
88
(n=268)
21
5
2
12
32
19
9
(n=43)
87
6
9
3
0,4
(n=270)
74
8
8
5
1
(n=249)
24
76
(n=108)
10
non
Manque de
temps
trop cher
obligations fam.
obligations prof.
autres
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
autres
oui
non
seul
avec enfants
avec amis
12. Le conjoint a effectué cette activité
90
(n=321)
58
25
4
2
11
(n=45)
40
20
10
10
20
(n=10)
14
86
(n=155)
81
9
9
(n=32)
4.2.10 La conférence
Parmi les répondants de l'échantillon, 17 % ont assisté à une conférence au moins une fois au cours
des trois semaines d'enquête. Les journées sélectionnées par les répondants pour assister à une
conférence incluent principalement les mardi (17 %) mercredi (19 %) et jeudi (21 %).
Contrairement aux autres activités discutées, les répondants ont surtout assisté à des conférences avec
des collègues (40 %), ou encore seuls (30 %), ou avec des parents ou amis (20 %). Cette activité
comporte donc un caractère plus social, voire professionnel. La participation à la conférence a été
planifiée dans 57 % des cas une semaine à l’avance et dans 29 % des cas environ un mois à l’avance.
Plus d’un tiers des répondants (35 %) ont consulté une source d’information pour faire leur chois,
notamment un collègue (59 %). L’activité a été proposée le plus souvent par le répondant (51 %) qui
s’est aussi dit être le principal intéressé. Les dépenses liées à l'activité faisaient partie d'un budget
préétabli dans 31 % des cas.
Parmi les répondants qui ont déclaré ne pas avoir pratiqué l'activité, 9 % ont indiqué qu’ils auraient
souhaité le faire au moins une fois au cours des trois semaines. Encore une fois, le manque de temps
(70 %) constitue le principal motif de la non-participation. Finalement, 8 % des conjoints ont participé
à une conférence au moins une fois sans le répondant et ce, en compagnie d’un ami (35 %), seuls
(30 %) ou avec un collègue (29 %).
32
Tableau 13
La conférence
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition de l’assistance selon le jour
seul
avec conjoint
enfant(+6)
avec parent/ami
avec collègue
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
collègue
journal
publicité
émission radio/tv
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
manque de temps
trop cher
obligations fam.
obligations prof.
10a. Première raison citée ayant empêché l’activité.
33
17
4
83
(n=321)
14
17
19
21
12
13
4
(n=93)
30
9
1
20
40
(n=79)
8
57
29
6
(n=65)
35
65
(n=72)
18
59
17
3
3
(n=29)
51
2
12
35
(n=65)
72
6
11
11
(n=81)
31
69
(n=39)
9
91
(n=321)
70
2
5
8
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l’activité.
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
autres
15
(n=40)
trop cher
activités enfant
obligations fam.
obligations prof.
obligations soc.
autres
31
8
8
39
7
7
(n=13)
8
92
(n=155)
30
6
35
29
(n=17)
oui
non
seul
avec enfants
avec ami
avec collègue
12. Le conjoint a effectué cette activité
4.2.11 L'exposition/musée/lieu historique
La visite exposition/musée/lieu historique a été effectuée par 20 % des répondants pendant les trois
semaines à l’étude. Seulement 4 % des répondants ont fait plus d’une visite. Le dimanche (31 %), le
samedi (20 %) et le mercredi (21 %) constituent les jours les plus sélectionnées pour effectuer ce type
de visite. L’achalandage du mercredi peut s’expliquer par les rabais en vigueur au sein de plusieurs
musées cette journée.
Cette activité a tantôt été pratiquée individuellement (28 %), tantôt en compagnie du conjoint (28 %)
ou encore avec un parent ou un ami (29 %). Par ailleurs, plus d’une visite sur 10 (11 %) a été réalisée
en compagnie d’enfants. De façon générale, l'activité avait été planifiée dans un délai d'environ une
semaine dans 52 % des cas, et environ une heure à l’avance dans 38 % des cas. Une fois sur 2 (52 %)
ont consulté une source d'information soit le journal (34 %) ou une publicité (30 %).
Le répondant représente la personne ayant proposé le plus souvent l'activité (65 %) et le principal
intéressé(63 %). Dans 26 % des cas, les dépenses associées à cette activité faisaient partie d'un budget
préétabli.
Au cours des trois semaines à l’étude, 19 % des répondants n'ont pas visité ce type d'activité et
auraient aimé le faire au moins une fois. Le principale raison invoquée pour ne pas être allés à
l'exposition/ musée/ lieu historique réside dans le manque de temps (74 %). Finalement, près de un
conjoint sur 10 (8 %) ont effectué cette activité sans le répondant.
34
Tableau 14
Exposition/musée/lieu historique
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des visiteurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec enfant (-6ans)
avec enfant (+6ans)
avec parent/ami
avec collègue
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
conjoint
enfant
collègue
journal
publicité
émission radio/tv
5a) Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
35
20
4
80
(n=321)
11
21
7
11
20
31
(n=86)
28
28
6
5
29
4
(n=94)
38
52
7
4
(n=77)
52
48
(n=81)
9
2
4
4
34
30
14
(n=56)
65
17
2
8
7
(n=86)
63
19
5
13
10
(n=112)
26
74
(n=57)
19
non
10a. Première raison ayant empêché l'activité.
manque de temps
trop cher
obligations fam.
autres
10b. Deuxième raison ayant empêché l'activité.
trop cher
activités enfants
obligations fam.
obligations prof.
obligations soc.
autres
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
seul
avec enfants
avec parents
avec amis
avec collègues
12. Le conjoint a effectué cette activité
81
(n=321)
74
5
6
16
(n=89)
48
4
12
24
4
8
(n=25)
8
92
(n=155)
33
8
8
25
25
(n=12)
4.2.12 Le match ou compétition sportive de professionnels
(Il faut faire attention à l’interprétation des résultats relatifs à cette activité, vu le faible nombre de
répondants.)
Seulement 4 % des répondants ont assisté à un match sportif au cours de trois semaines à l'étude. La
journée la plus courante pour cette activité est le samedi (43 %). L’assistance à un match sportif de
professionnels comporte différents profils : 31 % des répondants y sont allés avec des parents ou amis,
25 % en compagnie de leur conjoint, et 25 % avec leurs enfants.
Cette activité semble être planifiée une semaine ou un mois à l'avance et ce, dans quelques cas en
consultant une source d’information. La suggestion d’assister à ce type de match semble provenir de
différentes personnes. Par contre le répondant se dit être le principal intéressé. Une fois sur 3 (33 %),
les dépenses liées à l'activité faisaient partie d'un budget préétabli.
36
Tableau 15
Match ou compétition sportive de professionnels
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
conjoint
enfant (-6ans)
enfant (+6ans)
parent/ami
collègue
3. Activité surtout effectuée avec
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
ami
collègue
journal
5a. Si oui, quelles sources
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfants
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfants
ami
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
10a. Première raison citée ayant empêché l'activité.
trop cher
manque de temps
obligations fam.
autres
10b. Deuxième raison citée ayant empêché l'activité.
trop cher
37
4
0
96
(n=321)
14
21
7
43
14
(n=14)
25
6
19
31
19
(n=16)
0
46
46
8
(n=13)
31
69
(n=13)
50
25
25
(n=4)
29
24
12
24
12
(n=17)
45
14
18
23
(n=22)
33
67
(n=12)
8
92
(n=321)
51
39
3
8
(n=39)
70
obligation prof.
autres
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
ami
enfants
parents
12. Le conjoint a effectué cette activité avec
10
20
(n=10)
5
95
(n=155)
70
20
10
(n=10)
4.2.13 Le match ou compétition sportive d'amateurs
Cette activité a été pratiquée par 12 % des répondants au moins une fois au cours des trois semaines à
l’étude, et 4 % y sont assistés plus d’une fois. On a surtout assisté à ce genre de match durant les fins
de semaine (samedi : 27 %; dimanche : 23 %). Contrairement à plusieurs autres activités, l’assistance
à ce type de match se fit en compagnie des enfants (42 %) ou du conjoint (27 %). Il s’agirait donc
d’une activité plutôt familiale.
En général, cette sortie a été planifiée environ une semaine à l'avance (52 %) et une fois sur 4 (26 %)
des sources d'information ont été consultées au préalable. Il est intéressant de noter les enfants (59 %)
représentent la principale source d'information consultée. L'activité a généralement été proposée soit
par l’enfant (35 %) ou par le répondant (32 %). Le répondant (38 %) et l’enfant (33 %) représentent
les principaux intéressés à cette activité. L’influence des enfants dans la décision de pratiquer cette
activité pourrait s'expliquer par leur pratique, en tant que joueurs, de ce type d’activité. Trois fois sur
10 (31 %) les dépenses engagées pour cette activité faisaient partie d'un budget préétabli.
Seulement 3 % des répondants n'ont pas pratiqué l'activité tout en désirant le faire au moins une fois.
Dans 69 % des cas, la raison principale pour ne pas avoir assisté à un match d'amateurs a été le
manque de temps. Pour ce qui est du nombre de conjoints ayant effectué l'activité sans le répondant,
on en compte 5 % qui y sont allés en compagnie d'un ami dans 67 % des cas.
38
Tableau 16
Match ou compétition sportive d'amateurs
Observations au cours des 3 semaines de l’enquête
1a. Personnes ayant effectué l'activité au moins une fois
1b. Personnes ayant effectué l’activité plus d’une fois
1c. Personnes n’ayant jamais effectué l’activité
Fréquence %
lundi
mardi
mercredi
jeudi
vendredi
samedi
dimanche
2. Répartition des spectateurs selon le jour
seul
avec conjoint
avec enfants (-6ans)
avec enfants (+6ans)
avec parents/amis
collègue
3. Activité surtout effectuée
une heure
une semaine
un mois
six mois et +
4. Activité planifiée depuis environ
oui
non
5. Consultation de sources d'information
5a. Si oui, quelles sources
ami
enfant
journal
publicité
6. Activité proposée par
le répondant
conjoint
enfant
ami
autre
7. Principal intéressé à l'activité
le répondant
conjoint
enfant
ami
autre
8. Dépense faisant partie d'un budget préétabli
oui
non
9. Activité non pratiquée mais qu'on aurait voulu faire au moins une fois
oui
non
manque de temps
trop cher
10. Raisons ayant empêché l'activité.
39
12
4
89
(n=321)
5
10
5
7
16
27
23
(n=82)
10
27
9
33
18
4
(n=82)
15
52
19
14
(n=52)
26
74
(n=54)
12
59
12
18
(n=17)
32
13
35
10
10
(n=60)
38
15
33
7
8
(n=89)
31
69
(n=35)
3
97
(n=321)
69
8
obligations prof.
autres
11. Activité effectuée au moins une fois par le conjoint sans le répondant
oui
non
enfants
parents
ami
12. Le conjoint a effectué cette activité avec
40
8
15
(n=13)
5
95
(n=155)
8
25
67
(n=12)
5.0 DESCRIPTION SOCIODÉMOGRAPHIQUE DES RÉPONDANTS
Le tableau qui suit décrit le profil de répondants :
Tableau 17
Profil sociodémographique des répondants ( %)
Scolarité des répondants
Cours élémentaire
Cours secondaire
École technique
Cégep, collège
Études universitaires
Total:
Revenu familial brut
Moins de 20 000$
20 000$-29 999$
30 000$-39 999$
40 000$-49 999$
50 000$-59 999$
60 000$-69 999$
70 000$-79 999$
80 000$ et plus
Total:
%
1
17
6
26
50
100
Sexe des répondants
Féminin 63
Masculin
Total:
%
37
100
Groupes d’âge%
18-24 ans
25-34 ans
35-44 ans
45-54 ans
55-64 ans
65 ans et plus
Total:
14
29
25
15
12
5
100
%
16
14
17
13
7
10
5
18
100
Nous pouvons constater que la grande majorité des répondants ont fait des études post-secondaires
(76 %) dont environ 50 % ont complété des études universitaires. Les femmes constituent la plus
grande proportion des répondants s’étant définis comme les principaux responsables de l’organisation
des loisirs du ménage (63 %). Quant au revenu familial brut, 53 % des répondants ont déclaré un
revenu familial brut de 40 000 $ ou plus. Finalement, la majorité des répondants (69 %) étaient âgés
entre 25 et 44 ans.
41
6.0 DISCUSSION ET CONCLUSION
À la lumière des résultats précédents, nous pouvons désormais amorcer une discussion quant aux
implications pratiques de cette étude. La première hypothèse que nous permet l'analyse des résultats
est la suivante: le répondant n'effectuerait pas ses choix d'activités culturelles de loisir de façon isolée,
son entourage interviendrait toujours à un moment ou l'autre de la prise de décision. Si cette
hypothèse était ultérieurement vérifiée auprès d'un échantillon plus important, cela pourrait signifier
que les stratégies marketing employées par les offreurs de ces divers types d'activités devraient
s'orienter vers toutes les personnes influentes dans la prise de décision. Lorsque les entreprises
cherchent à connaître le profil de leur clientèle par le biais de sondages in situ dans le but de mieux
diriger leurs activités promotionnelles, elles devraient aussi interroger leurs interlocuteurs sur les
personnes susceptibles de les influencer dans leur décision.
En ce qui concerne les arts de la scène3, nous avons pu remarquer que le répondant assistait
généralement à ces activités en compagnie de parents ou amis. La conférence, sans faire partie des
arts de la scène, présente un caractère semblable où les collègues jouent un rôle important, en faisant
également une activité plutôt sociale. Dans tous les cas (sauf l'opéra), le répondant représente la
principale personne qui propose et se dit le principal intéressé à l'activité. N'eût été du critère de
sélection affectant les deux réponses «proposé» et «intéressé», les amis auraient possiblement occupé
une place encore plus importante. Nous pouvons donc croire que les arts de la scène, en majorité (et
la conférence), revêtent un certain caractère social où l'avis des amis viendrait souvent influencer les
décisions des répondants. Dans ce cas, les concepteurs publicitaires pourraient mettre l'emphase sur
l'amitié, les rapports sociaux, bref, le plaisir de sortir entre amis. Les publicités et brochures
promotionnelles pourraient être distribuées dans des endroits fréquentés entre amis et collègues
comme les restaurants, les bars, les universités et lieux de travail.
Quant à l'activité faisant partie des arts visuels (exposition/musée/lieu historique), il semble que le
répondant effectue cette activité tantôt seul, tantôt en compagnie de la famille, ou encore avec des
amis. Cependant, on remarque que le conjoint semble influencer davantage le répondant lorsque vient
le temps de prendre la décision (puisqu'il est celui qui propose le plus souvent et qui est le plus
intéressé, après le répondant lui-même). Les efforts promotionnels devraient ici tenir compte de la
clientèle variée à ce type d'activité.
Pour ce qui est des activités à caractère plus sportif, nous remarquons que le match sportif de
professionnel semble surtout fréquenté avec le conjoint ou un ami. Les matchs sportifs d'amateurs,
quant à eux, semblent plutôt une activité familiale où les enfants paraissent avoir beaucoup
d'influence. Cette influence des enfants semble confirmer, a priori, les thèses de Ward et Wackman
(1972), Mehrotra et Torges (1977) et Atkin (1978) selon lesquelles les enfants auraient plus
d'influence sur l'achat de produits leur étant destinés, à l'exception près qu'il s'agit ici d'une activité et
non d'un produit, et que celle-ci est souvent pratiquée par les enfants plutôt que consommée par eux.
À cet égard, Swinyard et Sim (1987) ont indiqué que les enfants influencent aussi diverses décisions
affectant les sorties de la famille, y compris les activités de loisir. Notre étude fait donc le pont entre
ces deux types de théories, en avançant que les enfants influenceraient certaines décisions concernant
3
Dans les arts de la scène nous considérons les concerts de musique classique, l'opéra, la danse, le théâtre, les concerts
rock/jazz/pop, les spectacles d'humour et le cinéma.
42
les activités de loisir du ménage et leur influence se ferait surtout sentir pour des activités où ils sont
impliqués d'une façon ou d'une autre.
La location de films vidéo est une autre activité où les enfants exercent une certaine influence sur la
prise de décision. Ils accompagnent fréquemment un ou les parent(s) au club vidéo, et sont parfois
considérés comme une source d'information par les parents (nous reviendrons plus loin sur les sources
d'information consultées). Par ailleurs, on remarque que le conjoint est le principal intéressé et celui
qui propose l'activité le plus souvent après le répondant lui-même, ce qui laisse croire que les
conjoints ont une influence importante sur la sélection de cette activité. Ceci peut être expliqué par
deux éléments : le grand nombre de couples sans enfant qui louent aussi des vidéocassettes et le fait
que les parents supervisent le temps que les enfants passent à regarder la télévision (ou des
vidéocassettes), de même que le type d'émission ou de film regardé. Bref, la location de
vidéocassettes serait une activité familiale où les conjoints semblent s'influencer mutuellement dans
cette décision et où les enfants auraient aussi un rôle à jouer.
La bibliothèque/librairie semble être une activité essentiellement individuelle qui se pratique de façon
spontanée.
Notre étude nous permet également de soulever une autre hypothèse selon laquelle le degré de
planification des activités varierait en fonction de l'activité. Nous avons effectivement remarqué que
les sorties aux arts de la scène sont surtout planifiées dans un délai d'environ un mois, sauf pour le
théâtre dont la planification est d'environ une semaine, et le cinéma qui n'est généralement prévu
qu'une heure à l'avance. La location de films vidéo et la bibliothèque/librairie sont les deux autres
activités que l'on ne planifie qu'une heure à l'avance. Les conférences, les arts visuels et les matchs
sportifs sont, quant à eux, surtout planifiés une semaine à l'avance.
Des explications possibles à ces délais de planification pourraient être le montant d'argent à débourser
pour chaque activité ou encore l'obligation de réserver à l'avance pour effectuer l'activité. Nous
pourrions effectivement croire que plus une activité coûte cher, plus on la planifie tôt dans son budget.
Mais nos résultats à la question sur le budget préétabli voulant que, peu importe l'activité, les dépenses
ne faisaient généralement pas partie d'un budget préétabli, nous laissent croire que la deuxième
explication pourrait être la meilleure. Le fait qu'il faille réserver tôt pour assister à une certaine
activité semble donc plus révélateur. La plupart des activités des arts de la scène exigent
effectivement des réservations hâtives et les délais de planification y sont également les plus longs.
Les activités où l'on peut arriver à toute heure de représentation sans réservation comme le cinéma et
où on peut circuler comme dans un magasin et «acheter» lorsque bon nous semble, comme dans les
clubs vidéo, sont celles dont le délai de planification est le moins long.
Les media les plus consultés lorsque la clientèle recherche de l'information avant de prendre une
décision sont d'abord les journaux et ensuite la publicité. Pour toutes les activités formant les arts de
la scène, le journal est la source première d'information, la deuxième étant la publicité en général
(ailleurs que dans les journaux). En ce qui concerne les autres activités, nous retrouvons surtout les
deux mêmes sources, en alternance. Il serait intéressant de chercher à vérifier cette information sur un
échantillon de plus grande taille et, par le fait même, il serait aussi profitable d'obtenir plus de détails à
savoir quels éléments des journaux sont consultés (les articles, les publi-reportages, les annonces...) de
même que le type de publicité qui est surtout considéré (télé, radio, magazines, journaux...).
43
Le dernier élément intéressant qui nous permet de formuler une autre hypothèse concerne les raisons
empêchant les non-participants d'effectuer certaines activités. Nous croyons effectivement qu'il
pourrait être intéressant d'étudier plus en profondeur cette clientèle potentielle afin de l’inciter à
pratiquer ces activités. Les deux principales raisons de non-participation résident dans le manque de
temps et le coût trop élevé des activités. À cet effet, nous remarquons la ressemblance avec les
résultats de Pronovost (1989) qui trouvait aussi le manque de temps comme raison première.
Toutefois, le manque d'intérêt arrivait en deuxième lieu et le prix des billets en troisième. Dans notre
cas, les choix de réponses étaient suggérés aux répondants et le manque d'intérêt n'en faisait pas partie.
Il demeure que le coût ou le prix des billets semble aussi être une raison importante de nonparticipation.
L'opéra, les spectacles d'humour et les matchs sportifs de professionnels semblent être les trois
activités que les répondants perçoivent comme les plus onéreuses. Les responsables du marketing
pour de telles activités devraient donc offrir des tarifs promotionnels à quelques reprises pour susciter
davantage l’intérêt ou générer une meilleure connaissance de ces activités. En ce qui a trait au manque
de temps, les efforts marketing pourraient tenter de convaincre le public cible de prendre le temps
d'effectuer l'activité en question, de prendre le temps de s'écouter et de se faire plaisir de temps à
autre. Ils pourraient aussi mettre l'emphase sur le fait que la pratique de certaines activités ne requiert
pas une si longue période de temps, contrairement à ce que l'on pourrait parfois croire.
Les résultats de notre étude, bien qu'exploratoires, ont permis de nous rendre compte que certaines
activités culturelles de loisir présentent des caractères différents et sont pratiquées selon des modes
différents. À la lumière de ces résultats, de futures recherches pourront tenter de vérifier les diverses
hypothèses soulevées précédemment. Ces recherches devraient, autant que possible, répéter la même
enquête mais auprès d'un plus grand échantillon afin d'obtenir des résultats représentatifs de la
population montréalaise, ou encore québécoise. Idéalement, cette étude devrait être reproduite à
différentes périodes de l'année afin d'éliminer (ou du moins de diminuer) l'aspect saisonnier associé
aux résultats de notre étude.
Une autre avenue intéressante consisterait à étudier plus en profondeur l'influence des enfants sur la
décision des parents d'effectuer ou non une activité de loisir. Pour ce faire, les chercheurs pourraient
ne sélectionner que des ménages avec enfants et sonder les parents plus profondément sur cet aspect
particulier. Il pourrait aussi être intéressant de comparer les degrés d'influence des enfants dans des
familles biparentales, monoparentales ou recomposées au sujet des activités de loisir.
44
Annexe 1
LA MÉTHODOLOGIE
La présente étude exploratoire s'appuie sur une banque de données recueillie au printemps 1995.
L'enquête comprenait deux volets, soit un volet téléphonique et un volet postal. Le premier visait
surtout à identifier des répondants susceptibles de répondre au volet postal. Le volet postal, quant à
lui, représentait le sondage incluant toutes les questions nécessaires à la réalisation de notre recherche.
Les ménages interrogés provenaient de la région métropolitaine de Montréal, parlaient français et
avaient pratiqué une activité culturelle de loisir (sur un choix de huit) au cours des trois mois
précédant l'enquête. Le répondant devait également être la personne généralement responsable de
l’organisation des activités de loisir du ménage.
Le questionnaire postal était composé de deux segments. Un premier interrogeant les répondants sur
leurs pratiques de loisirs au cours des douze mois précédant l'enquête, et un deuxième sous forme de
journal de bord s'étendant sur trois semaines consécutives. Ce deuxième segment nous permet de
suivre le comportement des ménages en matière de loisirs jour après jour, sur une période de trois
semaines et élimine presque totalement les risques de biais de mémoire du répondant. C'est d'ailleurs
sur ce segment que se concentre la présente étude.
Au total, 321 répondants ont répondu à la section du journal de bord. Ces répondants pouvaient avoir
effectué certaines activités plus d'une fois au cours des trois semaines et le processus organisationnel
pouvait varier d'une fois à l'autre, ce qui nous a poussés à examiner la plupart des résultats surtout en
termes de nombre de fréquentations, plutôt qu'en termes de nombre de répondants. Quelques
éléments méthodologiques sont ici volontairement négligés par économie d'espace mais l'article de
Labrecque, Piché et Colbert (1995) paru dans les actes de l'AIMAC de 19954 utilisait la même
méthodologie et en faisait une description plus détaillée.
4
Labrecque, Jo Anne, Maurice Piché et François Colbert (1995), Une Analyse du Profil de Consommation des Ménages
Montréalais en Matière d'Activités Culturelles: Résultats Préliminaires, Troisième Conférence Internationale sur le
Management des Arts et de la Culture.
45
BIBLIOGRAPHIE
Atkin, Charles K. (1978), «Observation et Parent-Child Interaction in Supermarket DecisionMaking», Journal of Marketing, Vol. 42, p. 41–45.
Delude-Clift, Camille (1979), Le comportement des Québécois en matière d’activités culturelles de
loisir, CROP.
Delude, Camille (1983), Le comportement des Québécois en matière d’activités culturelles de loisir
au temps 2, CROP.
Mehrotra, Sunil et Sandra Torges (1977), «Determinants of Children’s Influence on Mothers’ Buying
Behavior», Advances in Consumer Research, Vol. 4, p. 56–60.
Ministère des Affaires municipales du Québec (Mam) et Infras inc. (1995), La pratique des activités
de loisir culturel et scientifique des Québécois, Bibliothèque nationale du Québec, mai.
Pronovost Gilles (1989), Les comportements des Québécois en matière d’activités culturelles de
loisir, Québec, Les Publications du Québec.
Swinyard, William R. et Cheng Peng Sim (1987), «Perception of Children’s Influences on Family
Decision Processes», The Journal of Consumer Marketing, Vol. 4, p. 25–38.
Ward, Scott et Daniel B. Wackman (1972), «Children’s Purchase Influence Attempts and Parental
Yielding», Journal of Marketing Research, Vol. 9, p. 316–319.
46