Nancy Tourisme N°1
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Nancy Tourisme N°1
PORTRAIT Nancy par Philippe Claudel PATRIMOINE Notre-Dame-de-Bonsecours : l’éclat retrouvé GASTRONOMIE Visite du Nancy gourmand NANCY À GRANDE VITESSE Le quartier gare se redessine L’ART ET LA MATIÈRE Daum, rencontre avec le designer J.B. Sibertin-Blanc IDÉE TOURISME Nancy sous toutes ses facettes ����������� Éditorial ENTRETIEN AVEC ANDRÉ ROSSINOT L’avenir se dessine autour de projets d’envergure Nancy Tourisme : L’attractivité de Nancy en matière de tourisme est sans cesse croissante, comment expliquez-vous cette montée en puissance ? André Rossinot : Tout d’abord, je voudrais, avec MariePierre Schaller, saluer ce numéro liminaire de “Nancy tourisme”, l’ensemble des partenaires mobilisés et les équipes engagées. Tout en développant des infrastructures adaptées en matière d’accueil, de qualité de vie et de déplacements, nous avons mis en œuvre et réussi de grands événements qui ont permis à Nancy de marquer les esprits. Parmi les moments charnière et à fort rayonnement prolongé : 1999, lorsque nous avons célébré l’Année de l’École de Nancy, tout en pensant à l’avenir qui se présente désormais sous les traits du grand projet universitaire Artem (Art, Technologies, Management). Je pense également à 2005, lorsque nous avons rénové la Place Stanislas tout en fêtant ses 250 ans. Enfin, l’arrivée du TGV Est fut un important vecteur touristique qui a permis à Nancy de s’affirmer comme une destination de premier ordre. NT : Sur quels axes et quelles perspectives avezvous souhaité plus particulièrement travailler pour parvenir à ce résultat ? AR : À l’évidence, au fil des ans, et c’est un peu ce que montrent subtilement ces pages, le travail de fond entrepris sur notre patrimoine et sur notre histoire comme dans différents domaines : la santé, le sport, la culture, l’entreprise, l’université, les solidarités, l’économie, le tourisme… s’est avéré payant. Nous pouvons en être collectivement fiers. Grâce au talent conjugué avec la passion de femmes et d’hommes remarquables, le Grand Nancy est ainsi devenu une agglomération clairement identifiée comme attrayante et attractive, particulièrement agréable. oyster perpetual lady-datejust La Rolex Lady-Datejust incarne l’élégance et la grâce depuis 1954. Première montre femme à afficher la date, elle est disponible en de nombreuses versions, pour mieux souligner chaque personnalité. Grâce au légendaire boîtier étanche Oyster, à sa lunette raffinée et à la loupe Cyclope, la Lady-Datejust reste intemporelle saison après saison, génération après génération. ROLEX.COM 14, RUE SAINT-GEORGES, 54000 NANCY 03 83 30 83 00 NT : Dans la lignée des “250 ans de la Place Stanislas” ou de “l’Année de l’École de Nancy”, d’autres grands projets destinés à renforcer l’aura nancéienne sontils envisagés ? AR : Le prochain grand rendez-vous se déroulera en 2012. Il concernera le patrimoine «Renaissance» nancéien et lorrain, avec une ouverture nationale, européenne et internationale. Comme en 1999 et comme en 2005, les festivités pluridisciplinaires prévues en 2012 seront naturellement élaborées sur la base d’un “effet miroir” patrimoine et modernité, indispensable pour donner du sens à ces manifestations. NT : Selon vous, entre tourisme d’agrément et tourisme d’affaires, aux yeux de quel public Nancy apparaîtelle plus séduisante ? AR : Les deux domaines sont intrinsèquement liés. Nancy possède une grande tradition de tourisme d’affaire portée par les nombreux colloques et rencontres professionnelles qu’elle accueille régulièrement. Cette activité, qui permet d’ailleurs de faire découvrir la Ville à des publics pouvant revenir ensuite à titre individuel, s’intensifiera dans le futur avec la construction d’un nouveau Centre des Congrès. NT : Afin d’enrichir l’offre touristique, de nouvelles structures d’accueil sont-elles prévues ? AR : Bien sûr, mais, sans en faire étalage, je voudrais juste indiquer que le quartier Gare, pour lequel un ambitieux projet sur 10 ans est en cours de réalisation, constitue l’un des points d’orgue du développement touristique futur. Outre le nouveau Centre des Congrès où la ville pourra faire la preuve de sa vitalité et de son goût pour l’innovation, Nancy se dote d’un espace “Grand Cœur” destiné à devenir un important pôle d’attractivité desservi par la gare TGV attenante. Il accueillera un nouveau complexe hôtelier et un ensemble commercial situés à quelques minutes, à pied, à vélo, ou en transport en commun, des principaux lieux culturels et de vie de la Ville. NT : À titre personnel, si vous découvriez Nancy pour la première fois, quels seraient les lieux que vous souhaiteriez absolument visiter ? AR : Comme beaucoup de personnes, je me rendrais “Place Stanislas”. Non pas comme le début et la fin d’un parcours, mais parce que, outre la beauté et la convivialité du lieu, il y a la proximité immédiate avec l’Office de Tourisme de Nancy, espace d’accueil moderne dans lequel chacun est sûr de trouver des équipes chaleureuses, des informations précises et diversifiées sur les “trésors” de notre ville et de notre région, à savourer et à partager grâce au partenariat actif avec le réseau des professionnels du tourisme à Nancy. André Rossinot Maire de Nancy Président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy Ancien Ministre 3 N a n c y Itinéraire SOMMAIRE NOVEMBRE 2008 PORTRAIT © Musée Lorrain Nancy par Philippe Claudel PATRIMOINE Notre-Dame-de-Bonsecours : l’éclat retrouvé Visite du Nancy gourmand NANCY À GRANDE VITESSE Le quartier gare se redessine L’ART ET LA MATIÈRE Daum, rencontre avec le designer J.B. Sibertin-Blanc IDÉE TOURISME ����������� ��� �� ��� ��� ������ ������������ C / PORTE DE LA CRAFFE Détail d’une ferronnerie de Jean Lamour (1698 -1771). Ferronnier d’art du roi Stanislas, il fut chargé de la réalisation des grilles des places Royales de Nancy. Ces chef-d’œuvres en fer forgé, dorés à la feuille, sont connus sous le nom de «portes d’or». � � ������ � ��� � ��� ���� ��� ������ ��� �� ��� ��� � � ��� ��� ��� ��� ��� ��� ������� ��������������� � ���� �� ��� ��� ISSN : en cours Dépôt légal : à parution ��� Rédacteur en chef : Anthony Humbertclaude [email protected] � ��� � ��� A / OFFICE DE TOURISME ��� ��� �� ���� ��� ��� ��� ��� �� ��� Responsable publicité : Sophie Gaulier [email protected] Conception et création graphique : SG Organisation - 46 rue Stanislas - 54 000 Nancy Tél. 03 83 28 58 05 - Fax 03 83 28 08 08 [email protected] �� ��� ��� �� � Exécution graphique Sur les toits [email protected] �� �� ��� ���� � © Ville de Nancy © Ville de nancy � D / MUSÉE DE L'ÉCOLE DE NANCY E / ÉGLISE DE NOTRE DAME-DE-BONSECOURS 4 Rédacteurs : Pauline Carré, Élise Descamps, Élise Frisoni, Gaëlle Girard-Marchandise, Anthony Humbertclaude, Julie Seniura Crédits photos : Gaëlle Girard-Marchandise, Ludovic Jacquemin, Sophie Langjahr, ville de Nancy �� �� �� ���� ��� ��� ��� Secrétaires de rédaction : Sophie Gaulier, Élise Frisoni Traductions : Elaine Baldi, Sabine Leupold �� �� � �� ���� �� ��� ��� �� ��� � ��� �� ��� �� �� �� �� �� �� �� ��� ��� ��� �� ��� �� �� ��� Directeur de la publication : Geneviève Fontaine ��� �� �� ���� ��� � �� ���� �� ��� ��� � ��� �� ��� ��� � � � ��� ��� ��� ��� �� �� �� �� �� ���� ���� ��� � Magazine édité par l’Office de Tourisme de Nancy N°1 - Novembre 2008 - Parution annuelle BP 810 - 54011 Nancy Cedex Tél. 03 83 35 22 41 - Fax 03 83 35 90 10 [email protected] - www. ot-nancy.fr ��� �� � �� �� �� ���� 71 L’ART ET LA MATIÈRE Tour d’horizon de l’actualité touristique nancéienne. Le bonheur est dans le parc, promenade au cœur des parcs et jardins. Impression Est Imprimerie - ZA Tournebride - BP 20009 57161 Moulins-lès-Metz Cedex Réseau Art Nouveau Network : du neuf pour l’Art Nouveau. 14 IL ÉTAIT UNE FOIS NANCY Rencontre avec Jean-Baptiste Sibertin-Blanc, designer de la maison Daum. La place Stanislas… Royale et populaire. 80 ESPRIT D'INITIATIVE Du côté de Bonsecours : le temps retrouvé. 30 DÉLICES ET SAVEURS Nancy gourmande : les bonnes adresses d’un gourmet. Histoires de sucre en territoire lorrain. �� ��� �� ��� ������ ���� ���� 8 CLINS D'ŒIL Passés conjugués, le Musée Lorrain à l’heure des grands travaux. ���� ��������������� � 66 NANCY VILLE VERTE Entretien avec l’auteur nancéien Philippe Claudel. GASTRONOMIE Nancy sous toutes ses facettes B / PALAIS DUCAL - MUSÉE LORRAIN 6 NANCY MA VILLE Ecologgia, des maisons à la pointe de l’environnement. 83 NANCY AU FIL DES PAGES Des livres pour découvrir Nancy et ses richesses. 40 MILLE ET UNE NUITS 86 IDÉES TOURISME Nancy la belle hôtesse. Des circuits touristiques pour tous les goûts. 45 SAISONS CULTURELLES 91 TENDANCES L’Autre Canal, pépinière des musiques actuelles. Le Livre sur la Place, premier salon de la saison littéraire. Saint-Nicolas : un patron de légende. Le festival des Nancyphonies, un classique de l’été. 56 NANCY À GRANDE VITESSE Balade dans “Nancy Grand Cœur”, le futur quartier gare. Une sélection de boutiques et créateurs nancéiens. 94 AGENDA Théâtre, concerts, expositions... L’agenda culturel de la saison 2008-2009. 96 CARACTÈRE INSOLITE La Rue des Écuries, quand le temps suspend son vol… INFORMATIONS PRATIQUES 61 AU CŒUR DES UNIVERSITÉS 98 Toutes les coordonnées des lieux présentés Industrie et Art pour tous, la création du campus Artem. dans le magazine. Nancy, terre d’archives : la mission du Conservatoire Régional de l’Image. Cent ans de géologie à Nancy. Remerciements Nancy Tourisme et l’Office de Tourisme de Nancy tiennent à remercier les personnes suivantes pour leur soutien et leur collaboration : Alain Barbillon, Conseiller technique à la Ville de Nancy ; Michel Bataillard ; Rémi Bechaux, Directeur Général Adjoint du Pôle Grand Projet Communautaire ; Pierre-Yves Caillot, Architecte en Chef des Monuments Historiques ; Isabelle Chaigne, Directrice de l’Autre Canal ; Frédéric Chastanier, urbaniste du projet Nancy Grand Cœur ; Philippe Claudel ; Pierre Didierjean, Directeur des Parcs et Jardins de la Ville de Nancy ; Lorraine François, chargée de communication du festival Nancyphonies ; Thomas Froelicher, Délégué Général d’ARTEM ; Philippe Girard, Président des hôteliers de Meurthe-et-Moselle ; Laurence Hirsch, Directrice de la communication de la Communauté Urbaine du Grand Nancy ; Michèle Maubeuge, chargée de mission au Livre sur la Place ; Sophie Maurand, Directrice de la communication de la Mairie de Nancy ; Éric Moinet, Conservateur en Chef du Musée Lorrain ; Véronique Noël, Directrice des Affaires Culturelles de la Ville de Nancy ; Nicolas Regrigny, Directeur de la promotion immobilière d’Ecologgia, et Érick Thomas, Directeur de la communication ; Jean-Baptiste Sibertin-Blanc ; Valérie Thomas, Conservateur du Musée de l’École de Nancy, ainsi que tous les annonceurs du magazine. 5 nancy ma ville E n t r etien avec Philippe CLAUD E L IL Y A LONGTEMPS QU'IL L'AIME Pourquoi avoir décidé de tourner à Nancy ? J’éprouvais le désir profond de tourner à Nancy. Le fait que le tournage s’y passe presque intégralement était pour moi essentiel. De plus, l’histoire du film ne pouvait se dérouler qu’en province, dans une ville à taille humaine. Quel rôle joue la ville dans votre film ? J’ai tourné dans des lieux que je connaissais bien, qui avaient des valeurs symboliques fortes. Il était important pour moi d’éviter le côté carte postale, où je n’aurais filmé que des endroits touristiques comme la place Stanislas ou la place de la Carrière... Je souhaitais faire sentir la présence forte de la ville, suggérer plutôt que de montrer. Comment avez-vous choisi les lieux de tournage ? Certains lieux ont été choisis pour leur symbolique même, par exemple la très belle piscine ronde de Nancy Thermal : sa rondeur, son cercle parfait, l’élément liquide... Tous ces symboles rappellent le ventre maternel, à un moment du film où les deux sœurs se rapprochent l’une de l’autre. Autre exemple : la place 6 d’Alliance, dont l’implantation des rideaux d’arbres peut faire penser à des barreaux. Un des thèmes du film étant l’enfermement (Juliette, interprétée par Kristin Scott Thomas, sort de prison après y avoir purgé une lourde peine, NDLR), il était important pour moi de faire comprendre au spectateur ce que pouvaient ressentir mes personnages. Nous avons tourné au Musée des Beaux-Arts car c’est un lieu que j’aime beaucoup, où je vais régulièrement pour me relaxer. On y trouve à mon sens une grande sérénité. Juliette s’y rend à un moment du scénario où elle se sent mieux. Le lieu dégage un grand sentiment de paix et de lumière. Il y a également de nombreuses scènes dans différents cafés nancéiens, comme l’Excelsior, l’Institut, le Café Parisien, et le Foy. J’apprécie ce dernier pour son côté très théâtral. J’aime ses fauteuils rouges, sa vue sur la place Stanislas… C’est un café qui a beaucoup d’allure. Il y a longtemps que je t’aime raconte l’histoire de deux sœurs, Juliette (Kristin Scott Thomas) et Léa (Elsa Zilberstein), que la vie a jadis violemment séparées. Après avoir passé quinze années en prison, Juliette est recueillie chez sa jeune sœur Léa, à Nancy, auprès de son mari Luc et de leurs deux fillettes. Mais connaît-on vraiment ceux qui nous ont été proches ? Les liens du sang compensentils toutes les séparations ? Il y a longtemps que je t’aime est un film sur la force des femmes, leur capacité à rayonner, à se reconstruire. Il y a longtemps que je t’aime est sorti en DVD, chez UGC. Elsa Zilberstein, Kristin Scott Thomas et Philippe Claudel en plein travail, parc de la Pépinière. x Que retenez-vous de ce tournage à Nancy ? C’est un immense plaisir que de tourner dans sa ville. J’aime Nancy profondément, pour sa beauté, pour le cadre de vie qu’elle offre. C’est un lieu vierge pour le cinéma car peu de films y ont été tournés. Si je le pouvais, je tournerais mon prochain film ici. Quelles sont les réactions des spectateurs qui découvrent Nancy pour la première fois à travers votre film ? Énormément de personnes qui ont vu le film ont maintenant très envie de visiter la ville, qu’ils ont trouvée très belle à l’écran. À eux de la découvrir en trois dimensions. © Thierry Valletoux C onsidéré comme l’un des auteurs les plus talentueux de sa génération, l’écrivain nancéien Philippe Claudel enchaîne depuis son premier roman, Meuse l’oubli, les succès et les prix littéraires prestigieux. Très attaché à la Lorraine, l’auteur des Âmes grises (prix Renaudot 2003) a choisi pour son premier passage derrière la caméra de situer l’action de son film Il y a longtemps que je t’aime dans sa ville de cœur. Nancy y est tellement présente sur la pellicule qu’on se demande si le titre du film ne lui est pas dédié. Tentative de réponse avec l’auteur… y Kristin Scott Thomas, Laurent Grévill et Philippe Claudel au Musée des Beaux-Arts. Élise Frisoni 7 Clins d’œil Rubrique réalisée par élise Frisoni Un amour de slogan Lancée par le Grand Nancy en juin 2007 à l’occasion de l’arrivée du TGV Est, la campagne de communication I love Nancy a été conçue par l’agence parisienne Saatchi & Saatchi. Clin d’œil au célèbre logo new-yorkais I love NY, un cœur rouge jouxtant un N et un Y majuscules, le visuel a eu un impact fort sur le public. À tel point que l’Office de Tourisme a décidé de l’intégrer à sa communication et d'estampiller tous les supports qu’il édite. Nombreux sont désormais les Nancéiens - ou les touristes comblés - arborant un tee-shirt I love Nancy. Le succès est tel que pléthore de nouveaux produits affichent le populaire logo : porte-clés, parapluies, mugs… Une manière percutante de transmettre le message d’une ville fière de sa qualité de vie, ses loyers abordables, son effervescence festive… Everybody loves Nancy ! Succès d’office Celui ou celle qui visite Tourisme équitable La qualité d’un hôte implique une capacité à s’adapter à la personnalité de son invité. Nancy peut se targuer d’appliquer cette règle essentielle, particulièrement lorsqu’il s’agit d’accueillir des personnes handicapées. L’Office de Tourisme est d’ailleurs titulaire du label Tourisme et Handicap, alloué par le Ministère du Tourisme. Nancy pour la première fois en repart rarement les mains vides. On peut invoquer de multiples raisons à cet heureux constat, du rayonnement de l’École de Nancy à la richesse du terroir, en passant par la qualité de l’artisanat local. Une statistique notable illustre ce succès : la font logiquement le succès de cette boutique Il met ainsi à disposition divers équipements et supports : accès de plain-pied, comptoir d’accueil spécifique, plan tactile d’informations, fauteuils roulants... Les plus importants sites touristiques disposent de moyens d’accès adaptés à tous les publics. De plus, afin d’aider les personnes handicapées à organiser au mieux leur séjour, la brochure Passeport du touriste handicapé permet de bien choisir son hébergement, et d’avoir toutes les informations concernant l’accès aux sites touristiques. où shopping rime avec culture. Plus d’infos sur www.ot-nancy.fr boutique de l’Office de Tourisme de Nancy est celle qui fait le plus gros chiffre d’affaires en France (hors Paris), comparée à ses cousines des autres villes. Idéalement située à l’angle de la place Stanislas et de la rue des Dominicains, elle propose une sélection d’articles de qualité qui mettent en valeur les artisans et artisans d’art locaux. Au rayon des meilleures ventes, les bijoux d’inspiration Art Nouveau HOME COLLECTION 8 BOUTIQUE BACCARAT : 2 RUE DES DOMINICAINS - 3 RUE GAMBETTA - NANCY - WWW.BACCARAT.COM © Ville de Nancy Clins d’œil Nancy la belle bleue Depuis 2005, le port de plaisance de Nancy Saint-Georges bénéficie de l’appellation Pavillon Bleu. Synonyme de dynamisme et gage d’une très bonne qualité environnementale, cet éco-label récompense les ports menant une politique en faveur du développement durable. Chaque année, le port accueille plus de 1 500 bateaux de toutes les nationalités. Situé au cœur de la ville, à 5 minutes à pied de la place Stanislas ou du Musée des Beaux-Arts, il est également proche des restaurants et © Ville de Nancy salles de spectacles. Ses espaces verts et pistes cyclables, ainsi que la proximité du parc de la Pépinière et des Jardins d’eau, en font un site particulièrement agréable, propice au sport et au farniente. Un service clé en main Conçu par l’Office de Tourisme, le service aux entreprises propose une prestation “sur mesure” permettant aux différents acteurs économiques (entrepreneurs, universitaires…) de recevoir leurs clients ou partenaires dans les meilleures conditions possibles. Interlocuteur gérant la totalité d’une demande, il organise l’accueil des personnes invitées à séjourner à Nancy dans le cadre d’un séminaire, colloque, événement d’entreprise. Il prend en charge l’hébergement, la réservation de salles ou de restaurants, la visite privée des musées de la ville en dehors des heures d’ouverture, ou encore l’organisation de rallyes “incentive”… Le service aux entreprises propose également un large choix de cadeaux originaux et de qualité, de la spécialité locale à l’objet d’art, représentatifs de Nancy et siglés au nom du congrès, de l’entreprise... Vous l’aurez compris, tout est mis en place pour allier travail et plaisir. Plus d’infos sur www.ot-nancy.fr 11 COMMUNIQUÉ COMMUNIQUÉ Place Stan by night… and day à la table de la rue des Maréchaux L’Os à moëlle 22 rue des Maréchaux 54000 Nancy Tél. : 03 83 35 10 59 Square des maréchaux 3 place Lafayette 54000 Nancy Tél. : 03 83 35 66 47 Le Régent 1 Place Vaudemont 54000 Nancy Tél. : 03 83 32 96 79 L’Epicerie 33 rue des Maréchaux. 54000 Nancy Tél. : 03 83 36 67 53 12 Quatre adresses s’imposent rue des Maréchaux (connue également sous le nom de la rue gourmande), petite artère piétonne bien nommée, puisque essentiellement pavée d’établissements de bouche. Quatre tables différentes tant par les saveurs que les tarifs proposés. Assurément, la plus prestigieuse de toutes est Le Régent qui borde sa frontière côté Vaudémont. L’établissement, à l’emplacement unique, a tout pour séduire : déco sobre et chic, mets raffinés, service impeccable. Quelques mètres plus haut se trouve l’Epicerie, restau qui fait la part belle aux échoppes du siècle dernier. Ici, entre caisses de bois et étagères chargées de victuailles, on sert des plats simples, inspirés de la cuisine du terroir, sans chichi aucun. Et à tout petit prix. Presqu’en face, une institution, le premier restaurant de la rue, l’Os à Moëlle. Comme son nom le laisse supposer, la spécialité de ce lieu à l’histoire chargée est la viande. Des pièces de premier choix, s’il vous plaît, ainsi que des plats familiaux. Et les fameux os à moëlle… évidemment, servis avec du gros sel. Le dernier coup de fourchette sera donné Square des Maréchaux. Un établissement qui possède un atout de taille : sa terrasse immense s’étirant face à la statue de Jeanne d’Arc. A l’extérieur donc, comme à l’intérieur de cette brasserie plutôt classique, les amateurs de cuisine lorraine et alsacienne se régaleront. Que la fête des papilles commence ! Vissé sur son socle, le Duc de Lorraine semble pointer du doigt le côté Nord de la place à la symétrie royale. Carré magique où le plus lève-tôt des insomniaques comme le noctambule le plus affûté peut trouver établissement à son pied. Tout d’abord, il y a la terrasse du Jean Lamour. La plus ensoleillée de celle qu’on qualifie volontiers de plus belle place du monde. Plus qu’une brasserie, le Jean Lam’ est une institution pour tout bon Nancéien qui se respecte. On vient y déguster le matin, à l’italienne, son petit noir sur le zinc au prix imbattable de 1 euro, on y déjeune et on y dîne jusqu’à minuit des plats traditionnels revisités. A l’extrémité de ce même pâté de maison : le 5. Dans ce bar à apéro branché, aux couleurs acidulées, on sirote notamment de délicieux mojitos tout en refaisant le monde. La nuit tombée sur les pavés de Croatie, il est temps de filer à l’Arquebuse, “l’Arq” pour les habitués. Magnifique “after dinner” qui, de son premier étage, offre une vue imprenable sur la place au classicisme flamboyant. Même panorama somptueux de La Place, “la” boîte de ce centre névralgique de Nancy, où l’on danse jusqu’au bout de la nuit. Et pas seulement au rythme des shakers… Plus classique, Les Caves du Roy. Une institution là encore. Vraisemblablement une des plus anciennes discothèques de Nancy. Qui a vu des générations d’étudiants se dégourdir les neurones et accessoirement les jambes… Le 5 5 place Stanislas 54000 Nancy Tél. : 03 83 32 91 12 Jean Lamour 7 place Stanislas 54000 Nancy Tél. : 03 83 32 53 53 Les Caves du Roy 9 place Stanislas 54000 Nancy Tél. : 03 83 35 24 14 La Place 7 place Stanislas 54000 Nancy Tél. : 03 83 35 62 63 L’Arquebuse 13 rue Héré 54000 Nancy Tél. : 03 83 32 11 99 13 il était une fois nancy PASSÉS CONJUGUÉS, LE MUSÉE LORRAIN À L'HEURE DES GRANDS TRAVAUX Le Musée Lorrain est un établissement dont la spécificité en fait l’un des gardiens de la culture lorraine. Fondé vers 1848 par la Société d’Histoire de la Lorraine, l’établissement est devenu une véritable institution patrimoniale attirant chercheurs, historiens et grand public souhaitant découvrir ou étudier les quelques 70 000 œuvres que le lieu abrite. Galerie médiévale 14 © Ville de Nancy L'église des Cordeliers et le Palais Ducal Un projet en deux phases Porterie du Palais ducal 1- Les Gobbi. Le Joueur de violon Jacques Callot / Gravure à l’eau-forte rehaussée de burin, 1622 2- Salle 17ème © Musée Lorrain, Nancy 1 2 16 V ictime de son succès et de sa renommée avec près de 70 000 visiteurs par an, mais aussi du poids des années, le Musée Lorrain ne disposait plus des infrastructures lui permettant de mettre en valeur ses collections dans des conditions optimales. Manque de salles de conférence et de salles d’exposition, réserves trop exiguës… il était devenu indispensable de donner à l’un des plus importants musées de l’Est de la France une dimension nouvelle correspondant à son envergure1. C’est dans cette perspective qu’un vaste projet de rénovation a débuté en 2005. Il se décompose en deux phases distinctes. La première, planifiée sur la période 2005-2011, est consacrée à la restauration des façades des deux bâtiments qui composent actuellement le musée : le Palais Ducal (datant du 16ème siècle) et l’Église des Cordeliers (tombeau des ducs de Lorraine bâti entre le 16ème et le 18ème siècle). Ces deux structures, qui sont aussi les premières collections de l’établissement, seront complétées dans l’avenir par une extension incluant le Palais du Gouverneur situé place de la Carrière. La seconde phase de travaux, qui devrait se terminer à l’horizon 2017, accordera une attention toute particulière aux salles d’exposition. En parallèle, une importante campagne de restauration des collections a également été lancée avec transfert des réserves sur un site extérieur afin de libérer de la place et d’offrir aux œuvres non exposées les meilleures conditions de conservation possibles. Au niveau de l’inventaire, il est également prévu la mise en place d’un programme de numérisation et d’indexation informatisée alimentant un pôle de recherche axé sur l’Histoire de la Lorraine. La centralisation et le référencement systématique de ces données constitueront pour les chercheurs et le public une plateforme d’étude et d’information des plus riches. Le Musée Lorrain a en effet la particularité de posséder des collections associant plusieurs grandes disciplines artistiques. Il abrite ainsi des ensembles remarquables tant en matière de sculptures médiévales et de la Renaissance que d’Arts et Traditions Populaires ou d’Art Décoratif. Il possède également plusieurs œuvres majeures d’artistes comme Jacques Callot ou Georges de la Tour. Il était donc important de développer de nouveaux outils de recherche pour une meilleure exploitation des savoirs. The Musée Lorrain, known as Nancy’s cultural guardian, is one of the biggest museums in the East of France. Founded in 1848, the museum hosts a collection of 70,000 paintings. The museum has undergone major renovations poised to finish in 2017. While cultural, political, and scientific, this renovation project is twofold; it aims at restoring façades and exhibition rooms. Researchers, historians and the general public come from far to visit the Museum. If you happen to be passing through Nancy, a visit to the Musée Lorrain is a must! Das Musée Lorrain besteht seit 1948 und zieht jedes Jahr 70 000 Besucher an. Es ist Zeuge des kulturellen Erbes von Lothringen. Eine Renovierung der Ausstellungs- und Konferenzräume sowie eine Erweiterung des Gebäudes wird bis 2017 abgeschlossen sein. Kunstwerke werden restauriert und teilweise zur besseren Erhaltung ausgelagert. Eine digitale Datenbank lothringischer Geschichte wird in naher Zukunft zur Verfügung stehen. 17 1 De la préhistoire à nos jours Initiée depuis 2000, la rénovation du musée réunit dans une volonté commune autour de la Ville de Nancy, le Conseil Régional de Lorraine, la Société d’Histoire de la Lorraine et l’État. Tous ces acteurs œuvrent vers un même but : celui de tisser à travers la modernisation du lieu une trame établissant le lien entre les différentes périodes de l’histoire de la Lorraine, de la préhistoire à nos jours. Cette vaste chronologie servira ainsi de fil conducteur pour établir le futur parcours des expositions permanentes avec une fenêtre élargie sur le 19ème et le 20ème siècle et l’histoire industrielle. © Musée Lorrain, Nancy 2 À la croisée de l’Histoire, de l’Art et des Traditions, le musée fédérera les différents passés de la Lorraine, devenant le point de convergence du patrimoine régional. Il proposera non seulement de découvrir les richesses nancéiennes mais aussi celles d’autres hauts lieux culturellement incontournables comme Baccarat ou Lunéville. Pendant la durée des travaux, l’établissement reste ouvert et une série d’expositions temporaires est également développée autour de thèmes comme “Les familles juives lorraines”, ou “Le règne du Duc Léopold de Lorraine” en 2009. Alors si vous êtes de passage à Nancy, n’hésitez pas à venir admirer les trésors qu’il vous réserve avec peut-être une mention toute particulière pour La Femme à la Puce, une œuvre incontournable qui est au Musée Lorrain ce que La Joconde est au Louvre ! Anthony Humbertclaude 1- Salle médiévale 2- Vue d’une salle d’archéologie 1- Le Musée Lorrain est classé à la 85ème place sur 1000 des musées français dans la classification établie par Le Journal des Arts. Il monte à la 17ème place quant à son dynamisme. A noter que les trois musées d’art de Nancy se placent dans les 100 premiers établissements de ce classement. © Musée Lorrain, Nancy La femme à la puce Georges de La Tour, Huile sur toile, 1638 18 Musée Lorrain 64 Grande Rue - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 18 74 Ouvert tous les jours de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00 sauf le lundi. Fermé le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet, le 1er novembre et le 25 décembre. Ouverture exceptionnelle les lundis de Pâques et de Pentecôte. Tarifs : • Palais Ducal : 4,00 € / réduit : 2,50 € • Eglise des Cordeliers seule : 1,50 € / réduit : 1,00 € • Eglise et Couvent des Cordeliers : 3,50 € / réduit : 2,00 € • Billet global (Palais Ducal et ensemble Cordeliers) : 5,50 € / réduit : 3,50 € Tarifs réduits : Etudiants, 12 à 25 ans, plus de 60 ans, familles nombreuses, demandeurs d’emplois et bénéficiaires du RMI, ambassadeurs de Lorraine ou groupes de plus de 10 personnes. il était une fois nancy LA PLACE STANISLAS... ROYALE & POPULAIRE A sseyez-vous sur les marches au pied de la statue de Stanislas ou à la terrasse d’un café, et observez. Vous verrez un homme qui, comme chaque matin, laisse son café refroidir car trop absorbé dans la lecture de son journal. Vous croiserez un groupe d’étudiants flânant un peu avant d’aller en cours ou à un concert. Vous remarquerez un jeune homme faisant les cent pas en attendant son rendez-vous amoureux. Vous verrez aussi quelques touristes écouter religieusement les explications de leur guide. Jamais la place Stanislas - la place Stan, comme disent les Nancéiens - n’aura été autant le joyau de Nancy. Surtout, elle a réussi ce pari incroyable : être à la fois royale, prestigieuse, mais aussi simple et populaire. Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, la place Stanislas, qui a fêté en 2005 ses 250 ans, demeure l’un des joyaux de Nancy, le centre vers lequel convergent tous les regards. Récemment rénovée et entièrement piétonne, elle est le site incontournable de toute visite touristique mais aussi un lieu unique qui fait la fierté des Nancéiens. De Stanislas à Louis XV ©ville de nancy Elle n’a pourtant pas toujours eu ces deux visages. En mars 1752, quand est posée la première pierre, Stanislas, ancien Roi de Pologne et Duc de Lorraine, veut honorer son gendre, Louis XV, Roi de France. Il demande donc à son architecte et ami, Emmanuel Héré, de transformer cette aire marécageuse en place royale, la première de France, avec la statue du Roi trônant en son centre ; elle est officiellement inaugurée trois ans plus tard. La Renommée, surplombant l’arche central de l’Arc de Triomphe The place Stanislas is one of the most beautiful, majestic locations in Europe; a gem of 18th century architecture on the list of UNESCO World Heritage sites. It is both a noble and prestigious place yet simple and modest. People from Nancy take particular pride in their square. Recently renovated and pedestrianized, it is a must for tourists to see. During the summer months, the square becomes the scene of amazing sound and light effects that tells the artistic story of Nancy. 20 der Stanislaus – Platz : für König und Volk Der Stanilaus – Platz war ehemals als “ Königsplatz ”, zu Ehren Ludwig des XV erbaut worden. Der geniale Architekt Emmanuel Héré und der begabte Kunstschmied Jean Lamour schufen ein Schmuckstück klassischer, französischer Architektur. 1983 wurde der “ place stan ”, wie ihn die Bewohner liebevoll nennen, ins Weltkulturerbe der UNESCO aufgenommen. 2005, wurde er, anläßlich seines 250 – jährigen Bestehens, vollständig restauriert. Ein Licht- und Tonspektakel erzählt jeden Sommerabend die Geschichte der Künstler von Nancy. Place royale, mais pas seulement. Elle relie les deux villes de Nancy : la Ville-Vieille, au nord, et la Ville-Neuve, plus au sud. Emmanuel Héré construit autour de la place une série de pavillons tous semblables (sauf ceux côté nord, à un seul étage, pour permettre le tir de boulets de canon en cas d’attaque militaire). Ils abritent alors le Collège de Médecine, les bureaux de l’Intendance, et les appartements de Stanislas, aujourd’hui devenus l’Hôtel de Ville. Pour donner à la place son écrin, Jean Lamour érige des grilles feuilletées d’or, unissant les bâtiments les uns aux autres. Les fontaines de Neptune et d’Amphitrite sont signées Barthélemy Guibal. Des trottoirs surélevés, le long des bâtiments, sont alors réservés aux notables et surplombent le reste de la place, où circulent les petites gens… Mais la place ne restera pas royale très longtemps. Au cours de la Révolution Française, le portrait de Louis XV est remplacé par un personnage ailé, synonyme de liberté du peuple. En 1831, les Nancéiens choisissent finalement de restituer à Stanislas son œuvre ; une statue à son effigie est érigée au centre de la place… Son doigt est tendu vers le médaillon représentant Louis XV ornant l'Arc Héré. La boucle est bouclée, et le lieu devient alors la place Stanislas. 21 L'Hôtel de ville y y La fontaine Amphitrite, à l’entrée du parc de la Pépinière Une personnalité architecturale Résultat aujourd’hui : la place ne désemplit pas et les touristes viennent parfois de loin pour simplement y boire un verre. Les Nancéiens se sont complètement réappropriés l’espace et avec l’éloignement des voitures, la place est plus calme, moins polluée. Anne-Véronique, employée à la librairie du Musée des Beaux-Arts, peut l’admirer à loisir. “Je ne m’en lasse pas. C’est un plaisir immense chaque jour. La place est toujours belle, il s’y passe toujours quelque chose. C’est une véritable métamorphose. Avant, c’était un bel endroit ; aujourd’hui, c’est un lieu tout simplement unique.” Pour une splendeur retrouvée ©ville de nancy 22 Les Nancéiens sont tellement attachés à leur place qu’ils sont nombreux à en avoir récupéré les anciens pavés, cédés au prix d’un euro pièce, en 2005. Lors de la vente, des queues interminables se sont formées et certains sont même venus munis de brouettes parce qu’ils voulaient refaire leur terrasse avec ces pierres ! La Mairie a reçu des demandes de toute la France : amoureux de Nancy, ou anciens résidents. Un Américain était même prêt à assumer les frais d’expédition pour acquérir quelques pavés ! C’est peut-être la meilleure preuve de l’attachement des Nancéiens, des Lorrains, des citoyens du monde, à leur célèbre place Stanislas. Julie Seniura © Ville de Nancy L’architecte en chef des Monuments Historiques, PierreYves Caillault, replonge dans les archives du 18ème siècle : l’objectif est de retrouver l’essence même de la place, tout en s’adaptant aux besoins contemporains. Ainsi, comme le précisent les dessins de Héré, la place se couvre de pavés blancs, venus de Croatie, avec deux diagonales de pierres noires issues du Hainaut belge, qui recentrent la perspective sur la statue de Stanislas. La technique de pose des pavés est celle de l’époque. Le sol retrouve son aspect légèrement bombé, les architectes ayant remarqué la différence de hauteur entre le socle de la statue centrale et les fondations des pavillons. Il a fallu aussi penser aux aménagements indispensables de nos jours, comme des plans inclinés pour permettre l’accès de la place aux personnes à mobilité réduite. Toute la restauration est réalisée dans le respect de l’Histoire, du style des bâtiments classés Monuments historiques, mais aussi dans un souci d’esthétique et de confort. © Ville de Nancy En 1983, l’ensemble Stanislas formé par les places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance est classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Mais au fil du temps, la place Stanislas perd quelque peu de son aura. Les pierres sont noircies, l’endroit est moins rayonnant et ouvert au trafic... La place royale est devenue un important lieu de circulation. En prévision de son 250ème anniversaire, la municipalité veut lui redonner son éclat ; les travaux commencent en 2003. C’est un chantier révolutionnaire, et ambitieux : la place Stanislas sera restaurée à l’identique des dessins de Héré, et redeviendra piétonne, bouleversant définitivement les habitudes des automobilistes. 23 ©ville de nancy Les Rendez-vous place Stanislas, tous les soirs durant les trois mois de l’été Grand Café Foy - 1, Place Stanislas - 54000 NANCY Téléphone : 03 83 32 15 97 - Fax : 03 83 37 89 90 email: [email protected] web: www.grandcafefoy.com Des lumières plein les yeux Pendant les trois mois de l’été, chaque soir à la tombée de la nuit, la place Stanislas devient le théâtre d’un impressionnant spectacle : “Un voyage impressionniste en son et images”. Durant vingt minutes, la façade de l’Hôtel de Ville raconte l’histoire artistique de Nancy : Callot, de La Tour, Stanislas, Émile Friand et sa passion pour l’aérostatique… Pas besoin de connaître sur le bout des doigts ces différents personnages pour apprécier le spectacle : la musique est en accord avec les images, il suffit de s’asseoir et de savourer. Certains spectateurs viennent même avec leur petit siège dépliable, pour être confortablement installés… Le spectacle réunit plusieurs milliers de personnes chaque soir, tous âges et toutes origines confondus. Il est né d’une réflexion des professionnels du tourisme et des services de la Ville de Nancy qui souhaitaient initier un spectacle de mise en lumière à la fois inédit et novateur. Pari gagné : le spectacle n’est pas qu’esthétique, il fait de la place un salon urbain, où l’on se retrouve comme chez soi, seul ou entre amis. JS P roche de la place Stanislas, au cœur d’un ancien palais épiscopal, l’Hôtel des Prélats vous accueille dans un lieu calme et paisible. Situées dans d’anciennes alcôves, nos chambres ornées de vitraux et de lits à baldaquins vous séduiront par leur ambiance incomparable. A quelques pas de l’hôtel, commerces, restaurants et lieux culturels vous attendent pour agrémenter votre séjour. 24 ©ville de nancy L’Hôtel des Prélats, un lieu à vivre et à voir absolument ! Hôtel des Prélats 56 place Monseigneur Ruch - 54000 NANCY Tél. +(33) 3 83 30 20 20 - Fax +(33) 3 83 30 20 21 www.hoteldesprelats.com - email : [email protected] il était une fois nancy DU CÔTÉ DE BONSECOURS : LE TEMPS RETROUVÉ C’est un véritable petit bijou qui vient de retrouver la lumière, après plusieurs décennies de pâleur… Les deux phases de restauration de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours sont désormais achevées ; les visites du public ont repris, le culte des paroissiens également. Et c’est toute l’histoire de la Lorraine qui renaît. Construite au 15ème siècle, Notre-Damede-Bonsecours était au départ une chapelle érigée par le Duc René II, en remerciement de la victoire des Lorrains contre les Bourguignons lors de la bataille de Nancy. La chapelle devient rapidement un sanctuaire connu, et conserva son aura à mesure que la Lorraine est convoitée, envahie, défendue, mais aussi frappée d’épidémies de peste ou de famine. © ville de nancy Un mausolée sur mesure Notre-Dame-de-Bonsecours, l’un des plus beaux témoignages de l’art rococo religieux 26 Trois siècles plus tard, à son accession au duché de Lorraine, Stanislas Leszczynski voit en Notre-Dame-de-Bonsecours son futur mausolée. Il entreprend alors de démolir la chapelle pour construire une église dans le plus pur style polonais, où les intérieurs sont particulièrement riches et somptueux. C’est le jeune architecte Emmanuel Héré qui est chargé par le Roi de concevoir sa dernière demeure. Il bâtit un monument assez étroit mais très haut (18 mètres de hauteur pour la nef), avec les effigies de Sainte-Catherine et Saint-Stanislas, Saints-Patrons de la Pologne, sur la façade. L’extérieur, très sobre, contraste fortement avec l’intérieur, luxueusement décoré. Marbres, stucs colorés aux formes géométriques, statues polychromes, dorures… Les fresques murales et de la voûte sont d’influences française et italienne, et témoignent de la diversité culturelle de l’époque des Lumières. Monument au décor exceptionnel, Notre-Dame-de-Bonsecours reste encore aujourd’hui l’un des plus beaux témoignages de l’art rococo religieux. Notre-Dame-de-Bonsecours is one of the most beautiful religious rococo-style artistic churches ever. King Stanislas lies at rest in a mausoleum, next to his wife and the heart of their daughter Queen Marie Leszczynska, wife of King Louis the XV. This little gem was entirely renovated in 2008 for a total of �5 million. End result: a stunning church with rich, magnificent decor. Tourists must not miss this heritage attraction. Die Kirche Bonsecours blickt auf eine lange Geschichte zurück : 1477 besiegt René II., Herzog von Lothringen, den Burgunderherzog Karl den Kühnen. Sieben Jahre später wird an der Stelle eines Massengrabes aus Dankbarkeit zur Jungfrau Maria eine Kapelle errichtet. Die bemerkenswerte “ Schutzmantelmandonna ” wird 1737 vom Architekten Emmanuel Héré in die neue Grabkirche der Familie Stanislaus übernommen. Der architektonische Stil ist reiner, polnischer Barock. Die Restaurierungsarbeiten wurden Juni 2008 abgeschlossen. 27 Les tombeaux : joyaux de l’église Le tombeau de Catherine Opalinska 28 Notre - Dame - de - Bonsecours abrite quatre tombeaux, trésors de cet écrin de pierre : celui de Catherine Opalinska et de son époux Stanislas sont conçus dans le même style, avec des effigies des deux disparus, entourés de superbes sculptures allégoriques représentant la Lorraine éplorée par la disparition de ses bienfaiteurs. La Reine de France Marie Leszczynska, épouse de Louis XV et fille de Stanislas, avait souhaité que son cœur repose auprès de ses parents ; vœu qui fut exaucé quelques mois après sa mort. Il se trouve dans un médaillon de marbre blanc, sur lequel a été gravé le profil de la Reine. Enfin François Maximilien Ossolinski, Grand Trésorier de la Couronne de Pologne et fidèle de Stanislas, repose lui aussi dans cette église. Un lieu magnifié Notre-Dame-de-Bonsecours a beaucoup souffert au cours de la Révolution : caveaux profanés, matériaux pillés… Mais elle échappe à la destruction et sera rénovée tout au long du 19ème siècle. Dans les années 1980 et 1990, un grand plan de restauration de l’église est lancé par la municipalité. Les façades, la toiture et le chauffage sont refaits en priorité. Puis la partie la plus longue, la plus minutieuse et la plus coûteuse est entamée en 2003 : l’intérieur. © ville de nancy © ville de nancy Un lieu de culte retrouvé Les fresques sont méticuleusement nettoyées et sondées, parcelle par parcelle, pour reconstituer les motifs, résorber toutes sortes de décollements et d’altérations des couleurs. Sont également rétablies les menuiseries, notamment celles de la chaire, les marbres du sol et des murs, les mausolées de la famille Leszczynski, ainsi que le système électrique. Le chantier s’est achevé au mois de juin 2008, et aura coûté près de 5 millions d’euros. Le résultat est époustouflant : il révèle enfin toute la beauté de l’édifice entièrement peint. Le jeu subtil entre les décors et les matières donne l’étonnante impression d’un décor de théâtre dans le goût baroque du 18ème siècle. Décor luxuriant et joyeux, mais également lieu de culte retrouvé, l’église magnifiée brille d’un nouvel éclat pour se révéler une pièce incontournable du patrimoine. On y viendra pour se recueillir devant le tombeau de Stanislas, ancien Roi de Pologne et bienfaiteur de la Lorraine, ou bien seulement pour admirer cet édifice unique. Julie Seniura Église de Notre-Dame-de-Bonsecours 256 place du Général de Castelnau 54000 Nancy Visites guidées : Office de Tourisme au 03 83 35 22 41 29 délices & saveurs NANCY GOURMANDE : LES BONNES ADRESSES D'UN GOURMET La cité des Ducs peut s’enorgueillir d'une grande richesse gourmande : au cœur du vieux Nancy, Le Grenier à Sel, Le Capucin Gourmand et L’Excelsior s’offrent au regard comme aux papilles des gourmets avertis. Trois restaurants incontournables qui aiment surprendre par une cuisine inventive et des ambiances très contrastées. Michel Bataillard, auteur de l’ouvrage Nancy Gourmande, nous livre ses commentaires pour chacun de ces trois lieux. Un chef d’orchestre au Grenier Quand on interroge Patrick Fréchin sur sa vocation de cuisinier, le Chef répond qu’il ne saurait rien faire d’autre. Une modestie affichée pour cette toque qui offrit à Nancy l’étoile qui lui manquait. Quant à l’implantation du Grenier à Sel au cœur de la cité ducale, le choix coulait de source. Le retour aux origines familiales s’est concrétisé par la reprise du plus vieil hôtel de Nancy converti en restaurant gastronomique, une évidence qui s’imposait à Patrick Fréchin, après plusieurs années d’expatriation passées loin de sa Lorraine natale… le temps de peaufiner techniques et sens de la création. Le Chef quadragénaire ne renie pas des influences qu’il juge flatteuses tout en gardant ses distances : sa cuisine est personnelle, griffée. Les Veyrat, Bras et Gagnaire l’ont guidé, certes, et lui ont ouvert voies et perspectives. Mais sa cuisine s’est affranchie de celles de ses pairs en trouvant sa juste expression au Grenier à Sel. La reconnaissance ne s’est pas fait attendre : intronisé dans le Guide Rouge avec deux Fourchettes en 2000, il est élu Grand Demain par Gault-Millaut trois ans plus tard, puis Trophée Champérard du meilleur jeune Chef régional dans la foulée, pour être, au final, consacré par l’Étoile, en 2006. Une progression qu’encensent les critiques. Lui garde la tête froide et le sens des réalités : seul le travail compte et mérite 30 distinction. Juste retour des choses pour ce Chef qui trouve difficile de parler de soi et préfère évoquer sa cuisine, qu’il qualifie de “fraîche, respectueuse des saisons, instinctive et attachée au regard.” Ce qui l’anime ? L’envie de faire partager le bonheur des papilles au gré de moments exceptionnels pendant lesquels la conscience s’abîme dans l’oubli. Pari gagné ! Son plat fétiche : Pigeon poché en tournedos, artichaut poivrade et morilles, cerise de Fougerolles, jus de cuisson réduit au vieux balsamique. Le commentaire de Michel Bataillard : Patrick Fréchin allie l’esthétique du plat à la création : il est très branché composition et mise en assiette. Couleurs et supports sont assortis, tout est accommodé, comme une composition florale. Il associe recherche fine et plats déclinés de façon “minimaliste”. Que du beau dans l'assiette ! Que du bon pour les papilles ! Le Grenier à Sel 28 rue Gustave Simon - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 31 98 Fax 03 83 35 32 88 www.legrenierasel.eu 31 Le Capucin Gourmand La déclinaison de foie gras et son chutney de fraises au vinaigre balsamique du Capucin Gourmand Les gourmandises d’un Capucin en goguette Après le succès du V Four, son premier établissement ouvert à Nancy, Hervé Fourrière s’illustre depuis dix ans aux commandes d’un piano prénommé “Capu”. Rebaptisée et modernisée, cette institution nancéienne aime à surprendre ses fidèles, histoire de se démarquer d’une image surannée datant de l’époque où Le Capucin Gourmand régalait une clientèle quelque peu huppée. Depuis qu’ils se sont laissés convaincre d’investir les lieux où le Chef fit ses premières armes, les époux Fourrière tiennent à apposer leur marque de fabrique en se réappropriant leur “Capu” et en renouvelant son image. Pour ce Chef qui aime savoir ce qu’il mange, l'évolution se devait d’être autant d’ordre décoratif que gustatif. La cuisine de Fourrière n’aime pas l’enclave des dénominations. Parlons donc d’une cuisine classique avec une note au goût du jour ; une cuisine qui loin de chercher l’exploit, résiste aux modes par sa délicatesse, son raffinement, sa simplicité et sa douceur. Autant dire que vous ne trouverez pas les espumas d’un Ferràn Adrià chez Fourrière, mais une carte aux valeurs sûres, comme ce duo d’asperges blanches et violettes servies tièdes, garniture ravigote, ou ce croustillant de boudin noir, piment d’Espelette et pommes fruits, sauce acidulée sucrée aux cerneaux de noix. Avec un brin de Provence dans la façon, le Chef pratique l’art culinaire de s’échapper vers le soleil… Son plat fétiche : La déclinaison de foie gras et son chutney de fraises au vinaigre balsamique. Le commentaire de Michel Bataillard : “Le Capu” est un établissement très traditionnel dans le bon sens du terme : le Chef est un authentique laborieux, et constamment en recherche. Il n'hésite pas à “mettre le prix” dans sa cuisine pour des conditions de travail optimales. Le résultat est là ! Le Capucin Gourmand 31 Rue Gambetta - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 26 98 Fax : 03 83 35 99 29 www.lecapu.com Patrick Fréchin, le Chef du Grenier à Sel 32 33 PRINTEMPS.COM L’Excelsior Jacques Hildenbrand, Chef de l’Excelsior depuis 20 ans THE FINEST NAMES IN FASHION AVENUE FOCH NANCY Son plat fétiche : Le plateau de fruits de mer ! Le commentaire de Michel Bataillard : L’ambiance typiquement “brasserie” de L’Excelsior est un argument de visite en soi. Avec ses 400 couverts, c'est de l'artillerie lourde : le Chef est un costaud qui mène ses troupes de main de maître. Le plateau de fruits de mer est fabuleux et le cadre typique École de Nancy est à voir. L’Excelsior 50 rue Henri Poincaré - 54000 Nancy Tel. 03 83 35 24 57 Fax : 03 83 35 18 48 www.brasserie-excelsior.com 34 Qui veut s’initier aux arcanes de l’Art Nouveau se doit de déjeuner à L’Excelsior. Vitrine de l’École de Nancy, cette brasserie fondée en 1911 par les brasseurs de Vézelise concentre l’essentiel de l’héritage de ces folles années dédiées au mouvement : l’architecture est signée Weissenburger et Mienville, les verrières de Jacques Gruber, mobilier et lustres sont de Louis Majorelle, mosaïques et descente d’escalier de Jean Prouvé… Quant aux lampes en pâte de verre, elles ne pouvaient provenir que de la manufacture Daum. Classée monument historique, la brasserie vaut autant le détour pour son cadre exceptionnel que pour sa carte, pilotée de mains de maître depuis plus de vingt ans par Jacques Hildenbrand. Originaire de Saint-Dié-des-Vosges, ce Chef amoureux du gibier tient le goût de la cuisine de sa grand-mère, raison suffisante pour adapter un style personnel aux exigences d’un établissement comptant quatre cents couverts. Les recettes du Chef sont d’incontournables classiques de la tradition bistrotière lorraine : jarret braisé à la bière de pays sur lit de choucroute, cuisse de lapin façon Champvallon, kouglof poêlé façon pain perdu et caramel laitier, entremet glacé le “Tout Nancy” aux macarons des Sœurs et coulis de mirabelles. Le midi, il faut voir le ballet des tabliers blancs glissant dans ce décor unique : entre les joyeuses tablées, dans la rumeur du service, on se croirait revenu au début du siècle dernier. Gaëlle Girard-Marchandise Les plus grandes marques de la mode. Excellent Excelsior OUVERT DU LUNDI AU SAMEDI - DE 9H30 À 19H 35 OPEN FROM MONDAY TO SATURDAY - FROM 9.30AM TO 7PM délices & saveurs Pâtisserie Saint-Epvre Comment quitter Nancy sans avoir dégusté un Saint-Epvre ? Fabrication exclusive depuis 1895 de la pâtisserie éponyme, ce gâteau est un monument perpétué par six générations. François-Anatole L’Huillier l’aurait créé en 1882 quand il rebaptisa la pâtisserie en l’honneur de la place Saint-Epvre, au sortir de la consécration de la basilique du même nom. Jean-François Adam, dernier dépositaire en date de la recette authentique s’inscrit dans cette tradition : le confiseur a repris il y a 25 ans l’établissement centenaire pour redonner ses lettres de noblesse au gâteau tombé en désuétude. Pari gagné, il en vend près de 15 000 à l’année. Composé de deux disques de macarons aux amandes et garni d’une crème au beurre à la vanille et à la nougatine pilée, le Saint-Epvre est affiné en chambre froide deux à trois jours pour obtenir la symbiose entre ces différentes textures. Jean-François Adam en a puisé la recette originelle dans un carnet confidentiel du début du siècle. Remise au goût du jour, elle porte la griffe personnelle du pâtissier, ce qui n’est pas sans déplaire à la mémoire gastronomique nancéienne. À goûter impérativement. HISTOIRE DE SUCRE EN TERRITOIRE LORRAIN Rubrique réalisée par Gaëlle Girard-Marchandise et Pauline Carré “ Qui prétend que sucre n’a point d’histoire n’est pas gourmet”. L’adage pourrait figurer dans le Cannaméliste Français, la bible des apprentis gourmands que l’on doit à Gilliers, Chef pâtissier du Roi Stanislas. L’ouvrage répertorie produits et techniques d’époque, fait la part belle à la Cannamelle* et glorifie les délices du palais : on y puise quelques perles généalogiques sucrées propres aux Lumières. Des temps éclairés où naquit le baba : Stanislas qui trouva un jour son kouglof trop sec, l’agrémenta de vin de Malaga épicé de safran ; la pâtisserie devint célèbre et prit nom des Mille et une nuits, lecture favorite du souverain. Et si Gilliers fit la toute première mention de l’essence de bergamote, l’emblème gourmand de la cité ducale n’apparut qu’au milieu du 19ème siècle. Quant au macaron de Nancy, il vient d’horizons plus lointains : arrivé avec Catherine de Médicis et ses pâtissiers italiens, il doit sa popularité aux Sœurs Macarons, deux bénédictines qui conservèrent jalousement un secret de fabrication transmis entre initiés depuis deux siècles et demi. La douceur aux amandes est devenue la référence de la pâtisserie nancéienne. Quand histoire et gastronomie se conjuguent au passé et au présent… *ancien nom de la canne à sucre 3 place Saint-Epvre - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 04 69 - Fax : 03 83 32 58 61 Email : [email protected] www.patisseriestepvre.com Hulot Bonus Chez Monsieur Hulot, pas de clin d’œil à Jacques Tati mais un entremet unique, le Petit Bonus. La création date du grand-père, à l’époque où la pâtisserie se travaillait façon confiserie, sans congélation ni conservateur pour un produit s’inscrivant dans la durée. Base macaron, intérieur pur praliné, enrobage chocolat : le petit bonus a tout du grand, à l’image de la bien-nommée fleur de nougat, délicieux entremet à la crème de nougat et aux framboises fraîches. Chez Hulot Bonus, on valorise un patrimoine tout en innovant. Didier Hulot a repris l’affaire familiale pour la moderniser en développant un espace restauration jouxtant le salon de thé : tonalités acidulées, mobilier design, le concept a tout pour séduire. Cet ancien élève des Lallemant, Brunstein et Michel (trois MOF* reconnus) et précurseur de la mode du snacking avec ses “Toques Chaudes”, fête cette année les 75 ans de son établissement. Pour le reste, la carte des pâtisseries décline des gammes saisonnières, un point d’honneur pour ce pâtissier attaché à une logique de l’étal qui nourrit sa fantaisie créatrice. *MOF : meilleur ouvrier de France, distinction internationale et diplôme d’état 20-22 place Henri Mengin - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 97 76 - Fax : 03 83 32 37 96 Email : [email protected] www.achat-nancy.com/hulotbonus 36 Nathalie Lalonde Nathalie Lalonde, descendante de trois générations de pâtissiers-confiseurs à Nancy, perpétue la fabrication des grands classiques qui font la réputation de la maison Lalonde : le Suprême (meringue vanille, crème au beurre vanille et croquante), les bergamotes de Nancy fabriquées à la main, les Charlestines (praliné, meringue et noisettes enrobés de glace royale), les Florentins (écorce d’orange, amandes et miel) et les mirabelles en pâte d’amandes alcoolisées. Parmi ces chocolats traditionnels, une spécialité maison au goût unique apporte sa fraîcheur : la Cristalline. Ce cœur de praliné, mêlé de pulpe de fruits et finement enrobé de pâte d’amandes, fût imaginé durant la canicule estivale de 2003. Nathalie Lalonde cherchait alors à créer une friandise qui ne fondait pas. Sa couleur, sa texture et son appellation constituent un hommage direct au cristal de Baccarat ainsi qu’à la pâte de verre de Daum. La Cristalline séduit donc par son authenticité, sa saveur fruitée, ses couleurs appétissantes et sa texture commode à toutes situations de dégustation. Depuis peu, Nathalie Lalonde s’illustre dans de nouvelles activités : la préparation de plats à emporter et l’organisation de cocktails. Elle s’est également tournée vers des spécialités salées tout aussi raffinées comme la tourte aux morilles ou aux cèpes qu’il est possible de déguster en terrasse, face à la majestueuse place Stanislas où se situe désormais la nouvelle enseigne Lalonde. 3 rue Stanislas - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 60 27 www.nathalie-lalonde.com 37 Les véritables Macarons de Nancy ont leur secret ! Confiserie Jean Lalonde Lalonde, une maison de renom qui maintient le cap à travers les âges et s’affiche comme un repère du patrimoine nancéien. Cette pâtisserie incontournable pérennise des recettes historiques, assure un standard de goût et garantit une fabrication maison sur l’intégralité de ses produits. Ce savoir-faire, le patron JeanLuc Guillevic le décline autant par le geste que la parole. Il est intarissable lorsqu’il s’agit d’évoquer l’histoire du Lorrain, de la Visitandine ou des Chardons de Lorraine. Le premier est un pain de Gênes parfumé au kirsch mis au point par la maison en 1936. La Visitandine, petit gâteau portant le nom des religieuses de l’ordre des Filles de la Visitation, rappelle qu’au 17ème siècle la consommation de viande était interdite au sein des couvents. Il est fabriqué à base d’amande et de blancs d’œufs afin de pallier les carences alimentaires des recluses. Quant aux Chardons de Lorraine, ils sont issus d’une recette de cristallisation du sucre suivant l’ancienne technique à l’amidon où l’alcool est emprisonné dans un noyau de sucre enrobé de chocolat. Des douceurs à ne manquer sous aucun prétexte. 59 rue Saint Dizier - 54000 Nancy Tél. : 03 83 35 31 57 - Fax : 03 83 32 51 83 Email : [email protected] www.lalonde.fr Pâtisserie Recouvreur La pâtisserie des frères Recouvreur est entre de bonnes mains : voilà une maison datant de 1927 qui garde son lustre, sous l’égide de Christian Bédard, digne représentant de la quatrième génération de chocolatiers-confiseurs. Et pour lui succéder, nul autre que son fils écrivant une nouvelle page de l'histoire familiale. Chez Recouvreur, pas de Lorrain mais un Irlandais qu’il faut goûter : ce gâteau de forme parallélépipédique est réalisé à partir d’un mélange de farine, d’œufs, de beurre, de sucre et de vanille. 38 Gâteau de ménage me direz-vous ? Que nenni ! Gâteau de voyage à l’étymologie incertaine, dont le mœlleux reste un secret exclusif. La recette déposée sous clé est bien gardée, pour une génoise serrée mais néanmoins aérienne. Autres délicatesses : les macarons de saison framboise, myrtille, brimbelle, mirabelle, bergamote et le Caprice de Camille, nougat au miel de Lorraine et fruits confits aux agrumes : un délice. 11 rue de la Faïencerie - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 49 12 - Fax : 03 83 32 60 62 Email : [email protected] www.recouvreur.fr Alain Batt Chocolats Originaire des Vosges et installée à Nancy depuis 1974, la famille Batt a essaimé sur tout le territoire hexagonal comme sur d’autres continents : à Dinard, Langres, Beaune, Strasbourg, Dubaï et Abu Dhabi. Les chocolats Batt marient finesse et qualité pour faire la réputation de cette maison purement lorraine. Le terroir qui s’exporte est un terroir vivant, en témoigne cette institution nancéienne qui multiplie les démonstrations à l’étranger pour valoriser ses produits. Pour la petite histoire, même si le chocolat attire la majorité de la clientèle de l’établissement, la vraie spécialité du lieu reste le baba de Stanislas : un baba plus petit et imbibé d’un sirop que rehausse une eau de vie de mirabelle… un délice qui remporte tous les suffrages. Après plusieurs tentatives faisant la part belle à la recette du Roi Stanislas, il est apparu que l’alcool de mirabelle donnait à la pâtisserie toute l’ampleur de ses arômes. Quant aux confiseries, les nougats confits à la framboise et aux cerises noires feront les délices des gourmets. Les véritables Bergamotes de Nancy Maison des Sœurs Macarons Maison spécialisée dans la confiserie lorraine pour particuliers et cadeaux d’entreprises Confiserie Génot - 21, rue Gambetta - 54000 NANCY - à 100 mètres de la Place Stanislas www.macaron-de-nancy.com - Tél. 03 83 32 24 25 - Fax 03 83 32 07 36 Maison des Sœurs Macarons Le fameux biscuit rond de la maison, tout aussi craquant que fondant, cache bien son âge. Sa recette originale remonte au temps des pâtissiers florentins de Catherine de Médicis. Les Nancéiens y goûtèrent pour la première fois en 1793 grâce à deux Sœurs bénédictines nommées Marguerite Gaillot et Marie-Élisabeth Morlot. Face à l’interdiction de consommer de la viande dans leur couvent, elles reprirent la recette du précieux macaron à base d’amandes de Provence, de sucre et de blanc d’œuf. Cette brillante initiative donna lieu ensuite à l’ouverture d’une boutique qui fit la notoriété de celles que les Nancéiens surnommaient les “Sœurs Macarons”. Depuis ce temps, le secret de cette recette traditionnelle au goût si particulier est soigneusement gardé. De nos jours, le macaron des Sœurs apparaît d’autant plus unique qu’il demeure sans artifice et fidèle aux seuls ingrédients de l’époque où il fut inventé. Son goût d’amandes grillées, sa forme craquelée et sa conservation entièrement naturelle ont su donner toute sa légitimité à ce secret transmis de génération en génération, comme en témoigne Ni- colas Génot, propriétaire actuel de la Maison des Sœurs Macarons. Dans la vitrine du magasin, d’autres spécialités lorraines entourent le Roi des macarons : bergamote, Berg’amours, perles de Lorraine, Chardons Lorrains, babas ou Florentine. Mais, aux yeux des gourmands, le macaron des Sœurs reste inégalable et ce pour la plus grande fierté de Nancy. 21 rue Gambetta - 54000 Nancy Tél. : 03 83 32 24 25 - Fax : 03 83 32 07 36 www.macaron-de-nancy.com 40 rue Saint-Georges - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 70 00 - Fax : 03 83 35 19 74 Email : [email protected] www.alainbatt.com 39 mille et une nuits Nancy La belle hôtesse Offrez le TGV à Nancy, elle vous le rendra bien ! Fière de sa vitalité renouvelée, la cité des Ducs valorise ses courts séjours culturels. Art Nouveau, Place Stanislas, les Vosges ou Verdun : la ville se visite en un week-end et sert de base arrière pour rayonner dans les environs. Étape sur la route de la neige et du soleil, Nancy possède une carte à jouer au niveau français comme européen. Dans ce but, elle décline toute une gamme d'hébergement représentée notamment dans la catégorie haut de gamme par les trois hôtels les prélats, Haussonville, Suitehotel et la maison d'hôte de Myon, symboles de l'hospitalité nancéienne. Un palais épiscopal Pour résider à Nancy, l’hébergement de patrimoine présente nombre d’avantages. À proximité du centre historique, ces établissements de cachet offrent un profil très séduisant. Prenez l’Hôtel des Prélats : à deux pas de la place Stanislas, cet ancien palais épiscopal datant de 1609 est situé entre la cathédrale et le couvent des Sœurs de l’Alliance. La bâtisse est un vestige intact de la grandeur nancéienne. Rénové entièrement, cet hôtel de charme propose des chambres-alcôves avec lits à baldaquin, vitraux et salle de bain ouverte. Le plus : partir à la découverte des angelots et gargouilles d’époque cachés dans chaque recoin du bâti. L’hôtel répond au désir de non standardisation tout en offrant l’ensemble des services attendus d’un établissement classé : wi-fi, parking, chambre pour personne à mobilité réduite, climatisation / air conditionné et service traiteur. Dans un esprit Renaissance L’Hôtel d’Haussonville est l’incontournable quatre étoiles du quartier Saint-Epvre. Cet hôtel particulier du 16ème siècle ravira les amateurs d’hostellerie médiévale : fenêtre à meneaux, tour carrée, large escalier tournant, porte monumentale et fontaine en perspective au centre de la cour parent ce bâtiment classé. Pour la petite histoire, cette demeure seigneuriale construite entre 1545 et 1551 a changé près de dix fois de mains depuis l’époque de son bâtisseur, Jean d’Haussonville puissant baron de Lorraine. Le lieu chargé d’histoire se visite comme un musée. Allez voir l’épitaphe de Balthazar II gravée sur une plaque de cuivre : quelques vers en lettres gothiques témoignent de 450 ans de vicissitudes historiques. Hôtel des Prélats Hôtel d’Haussonville 9 rue Monseigneur Trouillet - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 85 84 www.hotel-haussonville.fr 56 Place Monseigneur Ruch - 54000 Nancy Tél. 03 83 30 20 20 www.hoteldesprelats.com Suite de l’hôtel des Prélats 40 41 Suitehotel Du côté des chambres d’hôtes Pour les inconditionnels de la chambre d’hôtes, impossible de passer outre la Maison de Myon. Cette ancienne maison de chanoine de 1722 a été entièrement redécorée par sa propriétaire, Martine Quénot qui a fait de son établissement un petit bijou d’art contemporain. Niché derrière la rue du Cloître, l’hôtel particulier de 650 mètres carrés séduit par ses volumes redessinés. Cinq chambres, trois salons, une grange convertie en salle de séminaire et d’anciennes écuries conservées sous forme de bibliothèque : le lieu est unique. Pour parfaire le tout, Martine propose table d’hôtes et atelier de cuisine pour de petits groupes déjà constitués. L’intérêt du cours réside dans la matinée passée au marché avant d’officier au piano. À pratiquer avec votre hôtesse dont la spécialité, l’atelier “Cuisines d’Asie”, vous invite à flâner au gré de vos papilles du côté de Bali, Hong Kong ou Phnom Penh ! Une décoration très tendance 1 2 3 4 5 6 7 rue Mably - 54000 Nancy Tél. 03 83 46 56 56 www.maisondemyon.fr Pour un séjour tendance Reste à évoquer un concept incontournable de l’hôtellerie standardisée : Suitehotel, une franchise du groupe Accor. Le produit a tout pour séduire durablement : une chambre de 30m² ultra lumineuse avec salle de bain double (bain et douche), lit king size et banquette d’appoint, un coin cuisine-bar avec frigo, micro-ondes et point d’eau, le tout dans une décoration très tendance. L’hôtel a également développé la “Suite Box” qui propose dans la chambre une connexion Internet filaire et des appels téléphoniques illimités en France, 150 films en visionnage gratuit et plusieurs centaines de fichiers musicaux MP3 mis à disposition sur un seul écran plat de télévision. Parmi les autres services disponibles : le massage offert le jeudi soir, le prêt d’une smart pour un séjour de quatre jours et la location de vélos. Situé au cœur du nouveau quartier Rives de Meurthe, au bout des jardins d’eau, le lieu a tout pour plaire. 2 allée du chanoine Drioton - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 88 80 www.suite-hotel.com Gaëlle Girard-Marchandise Hôtel d’Haussonville La Maison de Myon 1 - Hôtel des Prélats 2 / 3 / 4 / 5 - La Maison de Myon 6 - Suitehotel 42 43 Pour nous, votre patrimoine, c’est beaucoup plus que de l’argent. SAISONS CULTURELLES *0,12 € TTC/mn - Banque Populaire Lorraine Champagne - SIREN 356 801 571 RCS METZ BANQUE POPULAIRE GESTION PRIVÉE DES CONSEILLERS EN GESTION DE PATRIMOINE POUR DES SOLUTIONS PERSONNALISÉES 0 820 33 70 00* - www.bplc.fr 17/06/2008 09:24:17 Bijoux / Pièces uniques / Création sur mesure / Réparation / Transformation © Ville de Nancy gestionPrive_235x150.indd 1 L’AUTRE CANAL, L’atelier de Lune pépinière des musiques actuelles La nouvelle salle de concerts de Nancy offre des prestations “de pointe” dans l’accompagnement des groupes dont bénéficient en priorité les musiciens de la région. E lle est rouge, cubique, et donne envie d’y entrer. Au 45 boulevard d’Austrasie, à deux pas du quartier Rives de Meurthe, et un petit quart d’heure de marche de la place Stanislas, la salle de concerts qui a ouvert il y a un an et demi se présente comme un lieu hors normes. Ce statut particulier n’est pas le fruit de sa forte activité et de sa programmation riche : 160 soirées rock, hip-hop, musique électronique, jazz, chanson et musiques du monde s’y sont déroulées depuis son ouverture (soit 350 groupes et 100 000 spectateurs). Il n’est pas non plus dû à son excellente acoustique ou à la visibilité optimale de ses deux salles de 300 et 1 200 places, ni même à la personnalité pétillante de sa directrice. 45 22 rue Gambetta - 54000 NANCY - 03 83 30 47 75 - [email protected] - http://sylvie.quintois.free.fr Un tremplin unique La véritable originalité de L’Autre Canal, ce sont ses coulisses, ce qui se passe à l’étage, dans les studios d’enregistrement, de répétition ou à la médiathèque. Toutes ces structures en font bien plus qu’un simple lieu de diffusion et la salle s’affiche comme un véritable laboratoire d’idées et un tremplin unique pour les groupes régionaux. Isabelle Chaigne, directrice de l’Autre Canal Le musicien Freyssac 46 Justement, cet après-midi là, un groupe travaille sur scène. Dans la fosse, un professionnel lui prodigue des conseils par des gestes amples. Dans les gradins, d’autres musiciens suivent les échanges pour apprendre eux aussi. Ils sont quatre groupes en tout, tous lorrains et sélectionnés par L’Autre Canal pour suivre un programme d’accompagnement du “COACH”, une structure parisienne dirigée par Philippe Alberet, l’organisateur des chantiers des Francofolies. Ils travaillent sur la technique, l’artistique et le projet du groupe (démarches pour aller vers la professionnalisation, rôle de chacun de ses membres, etc.). Ces ateliers sont une véritable aubaine pour des formations amateurs ou professionnelles auxquelles il ne manque presque rien pour faire véritablement fructifier leur talent. “Il y a parfois des petits trucs simples pour permettre à un groupe de se développer. On les aide à aller où ils veulent, mais on ne fait jamais les choses à leur place”, explique Isabelle Chaigne, la directrice de L’Autre Canal. Damien, musicien professionnel menant une carrière solo sous le nom Roberdam et bénéficiaire d’une de ces formations, le confirme : “Ils nous font travailler sur notre personnalité, nous apprennent à voir tous les possibles. C’est une chance, car j’ai besoin de travailler un spectacle qui donne envie du début à la fin.” Des conditions de travail idéales Depuis Paris, on reconnaît que L’Autre Canal n’est pas une salle comme les autres. “Les conditions de travail sont exceptionnelles, les groupes ont un vrai plateau à disposition. À Paris ils travaillent généralement dans des studios, mais la scène, c’est l’idéal !” explique Wendy, du COACH. Selon elle, il n’existe pas plus de dix salles en France investissant autant sur l’accompagnement des groupes et cela grâce à un financement fort de la Ville, de l’État et de la Région. En plus de ces formations ponctuelles faisant appel à des intervenants extérieurs, L’Autre Canal possède sa propre équipe permanente d’accompagnement des groupes et de gestion des studios de répétition et d’enregistrement (plus de 200 en ont bénéficié jusqu'à présent). Louées à des prix modiques, ces structures proposent les dernières technologies disponibles en matière de son et lumière. “Nous avons des projecteurs automatiques, une console numérique et peu de salles en France disposent de ce type d’équipements”, indique Isabelle Chaigne, qui se réjouit de pouvoir “travailler avec des professionnels très connus et en faire bénéficier des groupes du secteur”. de spectacle associe danse, vidéo et musique. La vidéo est d’ailleurs de manière générale très prise au sérieux par la directrice qui sait “qu’avec le disque qui diminue, pour se faire connaître sur Internet, il est important d’avoir des captations”. L’Autre Canal propose également un service de réalisation de clips, cette fois-ci à titre commercial et non subventionné. Son ambition est d’aider les artistes les plus novateurs comme actuellement cette jeune chorégraphe, Aurélie Gandit, dont le projet L’Autre Canal 45 boulevard d’Austrasie - 54000 Nancy Tel. 03 83 38 44 88 www.lautrecanal.fr Depuis peu, L’Autre Canal se lance aussi dans la formation des techniciens musique de la région et aimerait devenir pépinière d’entreprises de musiques actuelles. Elise Descamps The new concert hall in Nancy, L’autre Canal provides an out of this world experience offering spectators 160 nights of fun-filled rock and roll, hip-hop, electronic music, jazz, world music and songs since it opened, i.e. 350 groups and 100 000 spectators. L’Autre Canal is much more than a mere auditorium; it also boasts recording and rehearsal studios and a multimedia library. With the different facilities, the hall offers an ideal setting for brainstorming ideas and is a one-off stepping stone for regional music groups. Am Boulevard d’Austrasie n°45, nur eine Viertelstunde Fußweg vom Stanislausplatz entfernt, liegt das Autre Canal. Hinter seinen Mauern entdeckt der Besucher zwei Konzertsäle mit ausgezeichneter Akustik. Seit seiner Gründung 2006 fanden hier 160 Rock- und andere Konzerte statt. Im ersten Stock verfügen Solomusiker und Musikgruppen über hochmoderne, technische Ausrüstungen und persönliches coaching um Profis zu werden. Der Staat, die Region und die Stadt fördern diese Einrichtung finanziell. 47 Saisons Culturelles Le chapiteau du Livre sur la place, place de la Carrière © Ville de Nancy © Ville de Nancy © Ville de Nancy Bernard Pivot et Jean-Bernard Doumène, Président des libraires de Nancy En mémoire des frères Goncourt Richard Bohringer en dédicace PLACE À LA LITTÉRATURE Quand arrive septembre, l’effervescence monte place de la Carrière… Sous le chapiteau, des dizaines de milliers de livres s’apprêtent à transiter de main en main, à être feuilletés, retournés, chouchoutés, signés, paraphés… La rentrée littéraire peut commencer : le livre sur la place, le premier salon de la saison ouvre ses portes, les mots sont rois pendant quatre jours. P lus qu’un grand rendez-vous littéraire, Le Livre sur la Place est aussi un événement fédérateur laissant de côté l’élitisme au profit d’une richesse culturelle et bibliographique. Il rassemble, autour d’une même passion, intellectuels et romanciers populaires, auteurs jeunesse et illustrateurs de bande dessinée, sans oublier les maisons d’édition et écrivains régionaux. Amoureuse de littérature, c’est Françoise Rossinot, épouse d’André Rossinot, Maire de Nancy depuis 1983, qui a développé, enrichi et fait vivre ce rendez-vous créé en 1979 par Mia Romano, la Ville de Nancy, l’Est Républicain et les libraires regroupés dans l’association “Lire à Nancy”. 48 Dès sa première édition, la manifestation a reçu le soutien d’un parrain prestigieux : l’Académie Goncourt dont les fondateurs, les frères Jules et Edmond, étaient très attachés à Nancy. L’aîné, Edmond, est d’ailleurs né dans la cité ducale en 1822. C’est donc logiquement que la célèbre institution a souhaité soutenir le salon. Chaque année, elle fait ainsi l’honneur au Livre sur la Place d’annoncer la sélection des ouvrages retenus pour concourir dans le cadre du prix Goncourt. De nombreux Académiciens sont également présents afin de remettre la Bourse Goncourt de la biographie. Enfin, les Archives Goncourt, documents appartenant aux célèbres frères et retraçant la vie de l’Académie, ont été remises à la Ville de Nancy en 1988 en signe de soutien à la cité des Ducs et à sa manifestation littéraire. Le Livre sur la Place mène également un travail de terrain et collabore avec des auteurs qui vont à la rencontre du public. Les écrivains se rendent dans les écoles, collèges, lycées, hôpitaux, maisons de retraite, prisons afin de faire partager leur passion de la lecture à tous et de lutter contre l’analphabétisme. Les mots sont aussi à la fête dans la ville, avec des animations dans tous les quartiers. En 1994, Françoise Rossinot a créé Les Rencontres du Livre sur la Place qui constituent tout au long de l’année une déclinaison originale de l’événement, réservée aux femmes. Ce moment privilégié permet aux lectrices de se rassembler autour d’un écrivain et c’est chaque année plus d’un millier d’entre elles qui sont invitées à débattre et échanger dans le cadre prestigieux de l’Opéra National de Lorraine, place Stanislas. Ces rencontres sont l’occasion de discuter de l’actualité littéraire, mais aussi de mener une réflexion, de manière générale, sur le livre, la place de l’écrivain dans la société… et bien d’autres thèmes. Le livre sur la Place (Book festival), held in September each year, is the first event in France’s new literary calendar. Some 130, 000 visitors come to meet 400 authors in place de la Carrière for the four-day federative event. Elitism is left to one side for a rich cultural and bibliographic experience, uniting intellectuals, popular novelists, young authors, cartoon illustrators, publishing houses and regional authors all sharing the same passion for books. Buch-Festival Im September geht es auf dem Place de la Carrière zu wie im Bienstock : Vier Tage lang präsentieren 400 Schriftsteller ihre Werke: regionale Literatur, Romane, Jugendliteratur und Comics. Öffentliche Einrichtungen bekommen Besuch von Dichtern und Denkern. Die Gattin des Bürgermeisters, Françoise Rossinot, versammelt jedes Jahr über 1000 Frauen zu einem Gedankenaustausch mit einem berühmten Dichter. Der besten Biographie wird die “ bourse Goncourt ” verliehen. 49 all seasons Nancy Centre Gare SUITEHOTEL NANCY CENTRE Rives de Meurthe ALL SEASONS, L’HÔTEL TOUT COMPRIS. CHAMBRE, PETIT-DEJEUNER ET WIFI INCLUS ACTIVITÉS À PROXIMITÉ DE L’HÔTEL Salon aux multiples visages, le Livre sur la Place est un rendez-vous à l’aura grandissante. Portée par la réputation que les visiteurs lui construisent et par la renommée des auteurs qu’il accueille, il s’est peu à peu fait “sa” place. Pendant quatre jours, ce sont plus de 400 auteurs et 130 000 visiteurs venus de toute la France, mais aussi du Luxembourg, de Belgique ou de Suisse, qui font le déplacement. À l’heure d’Internet, du multimédia, de l’accès universel à une multitude d’informations et de données, tous les bibliophiles du Livre sur la Place conservent et cultivent leur amour des belles lettres. Les nombreuses dédicaces que les auteurs invités couchent sur le papier des ouvrages qu’ils signent en sont la preuve… noir sur blanc. Julie Seniura Le Livre sur la Place - 31ème édition Du jeudi 17 au dimanche 20 septembre 2009 Place de la Carrière - Nancy www.lelivresurlaplace.fr L’hôtel est situé dans le centre ville de Nancy à 50 m de la gare (sortie St Léon), à 800 m de la célèbre place Stanislas et à 10 mn à pied du Palais des Congrès. ORGANISEZ VOS RÉUNIONS *renseignez-vous auprès de notre équipe L’amour des belles lettres Lumière du jour Une capacité de 50 m2 de salon équipé pouvant accueillir vos réunions, séminaires, expositions. inclus L’OFFRE FAMILLE C’est tout ce qu’il faut pour faire plaisir aux enfants, quel que soit leur âge. La « Suite Famille » est conçue pour que toute la famille reste ensemble et puisse accueillir deux adultes et deux enfants jusqu’à 16 ans. Dès leur arrivée, en cadeau de bienvenue, les enfants recevront un sac de jeux. Dans leur chambre, les enfants auront accès à Disney Channel, et dans l’hôtel, ils trouveront de quoi s’occuper avec de la presse pour enfants, des jeux de société ou des consoles de jeux V-Tech. • Ouvert 24h/24 • 68 suites climatisées en centre ville • Suite de 1 à 4 personnes • Garage privé payant • Place Stanislas à 800 m • Restaurants à proximité • Smart et vélos à votre disposition* Forfaits 4 et 7 nuits, Forfait Grand Week end, Forfait Grand séjour* 85 2 inclus LES SERVICES DE SUITEHOTEL inclus Jardin intérieur 2-50 extérieur 50 m 35 km PETIT DÉJEUNER Imaginé par une cuisinière et une nutritionniste, il conjugue avec bonheur plaisir et équilibre « LA BOUTIQUE GOURMANDE » Snacking haut de gamme, en libre service, 24h/24 L’ESPACE BAR Ouvert de 6h à 1h du matin L’ESPACE AFFAIRES Internet haut débit gratuit, fax et imprimante, accessible 24h/24 au E-Corner L’ESPACE FORME Salle de remise en forme en accès libre 24H/24 MASSAGE RELAXANT Offert les jeudis soirs de 19h30 à 21h30 DÉPLACEZ-VOUS AVEC SUITEHOTEL Nous vous prêtons une Smart1 pour vos sorties : resto, ciné, shopping... LA SUITE BOX Avec la Suite box, vous naviguez sur Internet, vous téléphonez sans restriction2, vous disposez de vidéos et de musiques à la demande3, de jeux, d’un large choix de chaînes TV (dont la Suite TV)... Grâce à l’espace “Vos Médias”, vous pouvez chater, écouter votre musique, regarder vos vidéos, accéder aux outils Open Office... Tous ces services sont offerts en accès illimité ! © Ville de Nancy 1 Sous réserve de certaines conditions. 2 Téléphone illimité en national, sur tous les fixes. 3 parmi une sélection de 72 films et 1 500 titres. 50 3, rue de l’Armée Patton - 54000 NANCY Tél. : 03 83 40 31 24 - Fax : 03 83 28 47 78 @ : [email protected] - www.all-seasons-hotels.com Jardins d’Eau - 2, allée du Chanoine Drioton - 54000 NANCY 51 Tél. : 03 83 32 28 80 - Fax : 03 83 32 29 36 mail : [email protected] - www.suitehotel.com Si la fête de la Saint-Nicolas est célébrée dans toute la région, c’est à Nancy qu’ont lieu les festivités les plus importantes, avec près de 100 000 personnes dans les rues. Les réjouissances se déroulent sur deux jours. Le samedi, des animations musicales en déambulation dans les rues du centre ville sont organisées et, à partir de 20 heures, un superbe spectacle pyrotechnique de près de 30 minutes enflamme la place Stanislas. Le dimanche, Saint-Nicolas, vêtu de son costume d’évêque et flanqué de son terrible compagnon le Père Fouettard, distribue des friandises et des pains d’épices aux enfants. Le traditionnel défilé part de la place Carnot, traverse la Ville Vieille et la place Stanislas pour rejoindre le Palais du Gouvernement place de la Carrière, où Saint-Nicolas est accueilli par le Maire de la ville, qui lui remet les clés de la cité. Le Patron des enfants prononce alors un discours avant que le palais ne s’éclaire au gré des artifices qui embrasent sa façade. SAINT-NICOLAS : un patron de légende Les petits Lorrains ont bien de la chance : trois semaines avant que le Père Noël ne passe par leur cheminée, c’est Saint-Nicolas qui leur distribue des cadeaux ! Saint-Patron de la Lorraine, celui-ci est dignement célébré dans Nancy. Chaque premier week-end de décembre, la ville s’illumine de mille feux en son honneur, tandis qu’il offre des friandises aux enfants sages, et que les plus turbulents doivent faire face à son compagnon, le terrible Père Fouettard… Lors de cette fête populaire et mémorable, c’est une page de l’Histoire de la Lorraine qui se lit, où la tradition fait la part belle aux légendes… Élise Frisoni É Der heilige Nikolaus ist der Schutzpatron Lothringens dank einer Reliquie, die in Saint Nicolas de Port aufbewahrt wird. In dieser nur 20 km von Nancy entfernten Stadt finden zu seinen Ehren ein Weihnachtsmarkt, ein Umzug und eine Fackel – Prozession bis zur gothischen Basilika statt. In Nancy verteilt er am ersten Dezemberwochenende Süssigkeiten an die Kinder. Vorsicht: Knecht Rupprecht begleitet ihn! Eine pyrotechnischen Show, ein Umzug und die Aushändigung der Schlüssel der Stadt beenden die Festlichkeiten. Forfait Saint-Nicolas Afin de profiter pleinement des festivités organisées pour la SaintNicolas, ainsi que du marché de Noël, l’Office de Tourisme de Nancy propose un forfait particulièrement avantageux. Celui-ci comprend une nuitée (petitdéjeuner inclus), un “City-Pass Nancy Culture”, un déjeuner lorrain, une pochette d’accueil et un Saint-Nicolas en pain d’épices. À partir de 65 euros par personne. Plus d’infos sur www.ot-nancy.fr 52 Le défilé de la Saint-Nicolas et son feu d'artifice, à Nancy fèves de l’artiste Fabienne Martin, qui mettent à l’honneur la fête de la Saint-Nicolas © Ville de Nancy Jean-Paul MARCHAL - Imagerie d’Epinal © Une légende qui passe par la Lorraine… © Ville de Nancy Since the Middle Ages, Saint Nicholas’s Day has been celebrated all over Lorraine on 6 December. The pilgrimage to Saint-Nicolas-de-Port in homage to the Patron Saint of Lorraine draws thousands of faithful followers. In Nancy, more than 100,000 people throng the streets to enjoy the procession in honour of the Patron Saint, Protector of Children. During this unforgettable and popular event, a page in the history of Lorraine unfolds, favouring tradition above all in legends. vêque de Myrrhe en Asie Mineure (actuelle Turquie) au troisième siècle après Jésus-Christ, Saint-Nicolas fut de son vivant le défenseur des enfants, des veuves et des plus faibles. Célèbre pour sa grande générosité, auteur de nombreux miracles, il devint au Moyen Âge le saint protecteur des écoliers. La légende veut qu’il ait ressuscité trois petits enfants découpés en morceaux par un boucher. Impossible d’évoquer Saint-Nicolas sans mentionner la commune de Saint-Nicolas-de-Port, située à une quinzaine de kilomètres de Nancy. Celle-ci abrite en effet depuis l’an 1090 une relique appartenant au célebre évêque : sa “dextre bénissante”, autrement dit son doigt. La ville fut durant plusieurs siècles un important centre de pèlerinage, les fidèles venant solliciter la protection du SaintHomme. Aujourd’hui, le samedi le plus proche du 6 décembre - date anniversaire de sa mort la tradition est perpétuée par de nombreuses festivités : un marché, un défilé de chars et une procession aux flambeaux en la superbe basilique gothique de la ville. © Ville de Nancy Saisons Culturelles Fèves à collectionner La célèbre pâtisserie Hulot entend bien marquer par un joli souvenir les festivités organisées à Nancy pour la Saint-Nicolas. Ainsi, elle a demandé à l’artiste lorraine Fabienne Martin de créer des fèves sur ce thème. Une figurine de 5 cm à l’effigie du personnage est vendue à l’occasion de la fête de la Saint-Nicolas, puis, au moment de l’Épiphanie (un mois plus tard, début janvier), sont commercialisées cinq fèves représentant chacune un épisode de la légende. La grande figurine et les cinq fèves constituent une collection complète. Chacune est en porcelaine, peinte à la main et rehaussée d’or. La tradition voulant que l’on déguste du pain d’épices lors de la fête de la SaintNicolas, les fèves peuvent être glissées à rieur de la confiserie et offertes en l’intérieur guise de présent. En vente chez Hulot et à l’Office de Tourisme de Nancy. 53 Événement incontournable de l’été nancéien, les Nancyphonies sont un rendez-vous écrit en caractères gras dans l’agenda des amoureux de la musique classique. Ce festival présente avec originalité les perles du répertoire au plus grand nombre, tout en évitant l’écueil de l’académisme. Un mois durant, Nancy résonne au son des Nancyphonies, avec une quarantaine de concerts aux quatre coins de la ville. C haque été, de début juillet à début août, les rues de Nancy sont peuplées, un peu plus qu’à l’accoutumée, de silhouettes armées d’instruments en tous genres. Le festival Nancyphonies est devenu un rendez-vous musical à l’échelle internationale, déployant une riche proposition de concerts en une multitude de lieux nancéiens (les grands salons de l’Hôtel de Ville, l’auditorium du Musée des Beaux-Arts, la place Saint-Epvre…). Depuis sa création en 1991, et sous l’impulsion du pianiste Hugues Leclère, le festival offre au piano une tribune privilégiée, et convie chaque été une impressionnante palette d’artistes de renom. Leur notoriété dépasse souvent le cadre du milieu classique, lorsque l’affiche associe un acteur et un musicien, particularité de la manifestation. Ce fut le cas par exemple avec le duo formé par la comédienne Brigitte Fossey et le pianiste Yves Henry, ou encore par le comédien Daniel Mesguich et la pianiste Sylvie Carbonel. 54 © Ville de Nancy LES NANCYPHONIES, UN CLASSIQUE DE L'ÉTÉ Concert de clôture des Nancyphonies 2006 © Ville de Nancy La soprano Françoise Semellaz et le pianiste Christophe Simonet © Ville de Nancy Saisons Culturelles Le Streinquintet de la Philharmonie de Berlin Pour dépoussiérer le classique… Affichant la réelle volonté de “dépoussiérer” le classique, le festival sait être innovant. Pour preuve, on peut citer la “Rave du classique”, organisée dans un lieu insolite tenu secret (le plus souvent en pleine campagne) jusqu’à la veille du concert. Lors de l’édition 2008, l’actrice Marie-Christine Barrault parrainait cet événement convivial, qui combine concerts, poésie, jeu de piste musical pour les petits et un parcours du goût avec déjeuner champêtre et ateliers œnologiques. Ouvert sur les autres arts, le festival propose également chaque année une visite privilégiée des expositions temporaires du Musée des Beaux-Arts en avant concert. Mais la démarche est loin d’être élitiste. D’ailleurs, depuis l’édition 2008, le public peut apprécier les Musicales de Stanislas, cycle gratuit qui associe la présentation d’un artisan d’art lorrain, d’un acteur brillant de la gastronomie et d’un concert de haute tenue. Grâce aux Nancyphonies, le classique n’est plus l’affaire d’un cercle fermé mais, au contraire, sort des amphithéâtres et des opéras pour aller à la rencontre du public, dans un esprit de fête et de convivialité. Élise Frisoni www.nancyphonies.net The classical music festival, Nancyphonies, in Nancy invites an amazing variety of renowned artists and is a must summer event. Starting in July until the beginning of August, this month-long festival hosts around 40 concerts in the fours corners of the city. This music celebration has given classical music a much greater outreach; instead of performing in amphitheatres and opera, Nancyphonies gœs out to meet the public in a welcoming and festive way. Von Anfang Juli bis Anfang August finden in Nancy an unterschiedlichen Aufführungsstätten klassische Konzerte statt: die “ Nancyphonies ”. Virtuosen von internationalem Ruf bieten Klavierkonzerte dar oder ein Zusammenspiel von Musikern und Schauspielern. Gaumenfreuden, Augen- und Ohrenschmaus werden anlässlich der “ Musicales de Stanislas ” vereint. Der Eintritt ist kostenlos. Die “ Rave du classique ” lädt Gro� und Klein zu einem Überraschungstag ein. 55 Nancy à grande vitesse Balade dans Nancy Grand Cœur Avec l’arrivée du TGV Est, ce sont désormais plus de 7 millions de voyageurs qui transitent annuellement par Nancy. Cette nouvelle donne nécessitait de repenser le quartier Gare dans son intégralité et le cœur de la ville bat désormais au rythme d’un projet de rénovation des plus ambitieux. Axes redessinés, nouveaux espaces publics, zones vertes gagnées sur les emprises ferroviaires : de rue en rue, découvrons Nancy Grand Cœur… N otre voyage débute au pied d’une lanterne en bois implantée sur l’espace Thiers le temps des travaux. Cette petite architecture provisoire se veut le lieu central de concertation sur le projet urbain et l’aménagement de la place, invitant les Nancéiens à s’exprimer sur ces projets. Des réunions s’y déroulent régulièrement. Elle est également un centre d’information dans lequel des expositions intercalaires sont mises en place. Le public peut alors se faire une idée du projet initié par la Communauté Urbaine du Grand Nancy et dont la maîtrise d’œuvre a été confiée à Jean-Marie Duthilleul, Président de AREP, ingénieur et architecte urbaniste. Ces présentations sont composées de panneaux, cartes, textes historiques et projections en trois dimensions. 56 Concordance des temps Partant du Moyen Âge et des anciennes fortifications de la ville, le panorama du projet Nancy Grand Cœur présenté dans la lanterne nous fait traverser les époques. Il montre la richesse et la diversité des ensembles architecturaux composant le quartier Gare et épousant la géométrie de la Ville-Neuve de Charles III. Face à cette composition, JeanMarie Duthilleul a fait jouer la concordance des temps en associant harmonieusement les quartiers bordant la voie ferrée et en intégrant de manière pertinente le patrimoine ancien et contemporain (notamment issu des années 1960-70). Il a structuré ses idées autour du développement d’un ensemble moderne apaisé au niveau des trafics et disposant de larges espaces verts. 57 I n t e rv i e w Nancy Tourisme : La recomposition du quartier Gare, que l’on appelle Nancy Grand Cœur, tientelle avant tout de l’arrivée du TGV ? Etienne Tricaud : Pas seulement. Depuis une vingtaine d’années, on observe une réhabilitation des quartiers de la gare dans les villes. Zones auparavant délaissées, consacrées aux activités intermédiaires, on prend conscience que ce sont des lieux extrêmement fréquentés, qu’ils sont un élément moteur dans le développement économique et que, de fait, le quartier de la gare devient le ferment de la ville. Le TGV accentue bien sûr ce phénomène, en réhabilitant le train par sa modernité. On choisit désormais de densifier ces zones situées près des dessertes des transports, transports international et national avec le TGV, mais également régional et local avec le bus et le tram : la place de la République est d’ores et déjà une véritable interface. © Marc BARANI Architecte De l’autre côté de la place, nous découvrons le centre de tri postal, un édifice que l’architecte Marc Barani a choisi de conserver et de réintégrer à son projet de nouveau Centre des Congrès (15 000 m²). L’ensemble ainsi formé comprendra deux auditoriums (de 900 et 300 places), une vaste salle d’exposition (3 000 m²), un foyer, deux espaces de restauration, plusieurs salles de séminaires et un parking public souterrain de 850 places. Les façades du nouveau Centre des Congrès seront transparentes, tout en baies vitrées et offriront une totale visibilité depuis la place. À cet équipement viendra s’adjoindre, à proximité immédiate, un nouvel hôtel, des immeubles de bureau et de services, un bassin d’eau et une passerelle enjambant la voie ferrée, pour les piétons et cyclistes. Places et squares plutôt que boulevard Côté boulevard Joffre, le quartier sera organisé à partir de nouvelles rues et places publiques s’inscrivant dans les perspectives historiques du secteur et permettant de renforcer son homogénéité avec la ville tout en diminuant la présence automobile. Deux nouvelles places garnies de terrasses verront ainsi le jour. Elles mettront en valeur la synagogue (plus ancien bâtiment du secteur) mais aussi le lycée Cyfflé. La caserne des pompiers sera quant à elle déplacée au sud du quartier, à proximité de la future place Alexandre 1er attenante au pont des Fusillés. 58 le nouveau Centre de Congrès de Nancy vu de la place de la République The Nancy Grand Coeur project is treating the train station district in Nancy to a major makeover. The two parts of the city separated by train tracks will be reunited and the city’s 60’s and 70’s heritage sites will be better incorporated into a newer, more modern city with less traffic. The near future for Nancy holds an environmentally friendly district where modernism, heritage and transportation all go hand in hand. Spaziergang im Herzen der Stadt Das Stadtviertel um den Bahnhof mit einer Grösse von 15 ha wird in den nächsten Jahren grundlegende Veränderungen erleben. Wie der Besucher den informativen Aushängen im Holzpavillon auf dem Place Thiers entnehmen kann, werden die historische Vergangenheit und die notwendige Moderne architektonisch vereint. Viele veraltete Gebäude werden in Vororten neu aufgebaut. Der überlastete Boulevard Joffre wird durch eine Umgangsstrasse ersetzt. Parkanlagen werden nicht fehlen, es entsteht eine grüne Lunge für TGV – Reisende, Anwohner und Geschäftsleute. © AREP Architecte Poursuivons notre visite le long de la construction de verre et d’acier qui se dresse place de la République. Cet immeuble contemporain, au pied du TGV, est situé au carrefour des réseaux de transports déposant les usagers à quelques pas des bureaux, commerces, services liés aux voyages et espaces publics d’information que le bâtiment abrite. © AREP Architecte Etienne Tricaud, architecte urbaniste, Directeur Général du cabinet AREP, maître d’œuvre urbain du projet d’aménagement du quartier Gare future place de la Synagogue, première hypothèse d’aménagement Un grand parc linéaire public sera également aménagé sous forme de “quai vert” le long des lignes de chemin de fer. Il s’intégrera entre la place de la République et le pont du Général Leclerc en lieu et place des espaces anciennement utilisés par la SNCF. La maison d’arrêt Charles III, très vétuste, sera démolie et remplacée par un nouvel établissement sur le plateau de Haye. Nous arrivons désormais au terme de notre balade entre présent et futur, à la rencontre du Nancy Grand Cœur qui, sur près de 15 hectares, constitue le plus ambitieux chantier de ces dix prochaines années mené par la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Il est le symbole d’une métropole en mouvement dont le centre bat au rythme d’un projet alliant patrimoine historique, modernité, dynamisme économique et développement durable. Anthony Humbertclaude Pour en savoir plus, rendez-vous à la Lanterne (Espace Thiers) ou sur www.nancygrandcoeur.fr NT : Pourquoi cette recomposition s’impose-t-elle à Nancy ? ET : Le quartier Gare est une mosaïque d’entités différentes : les installations industrielles liées au chemin de fer, les bâtiments des années 1970 en rupture avec la ville de Charles III, la place Thiers qui forme un ensemble à elle seule… il s’agit de rassembler ce qui a été créé à ces différentes époques pour réaliser un tissu urbain harmonieux. Nous allons faire un quartier complètement contemporain, mais dans la continuité de l’Histoire et de ses traces. Si nous voulons prolonger le tracé orthogonal des rues de la ville de Charles III, ce n’est pas qu’un exercice de géométrie. Il s’agit de redonner de la profondeur aux perspectives, dessin spécifique à la ville de Nancy avec ces longues rues qui se terminent sur des coteaux boisés. NT : Quelle est l’identité urbaine de Nancy, d’après vous ? ET : C’est une ville qui s’est construite au fil du temps avec une continuité entre les quartiers, démarche que nous cherchons à conserver. L’originalité ici ce sont ces rues droites, minérales, pas très larges, avec des monuments qui se découvrent de manière latérale et non en bout de grands axes. Il règne, dans cette ville de Nancy, un raffinement dans la simplicité. Propos recueillis par Elise Descamps 59 Caisse d’Épargne Lorraine Champagne-Ardenne, la banque du développement régional Au cœur des universités Une banque différente au coeur de la région, au service des hommes, des entreprises et des territoires. d’Épargne, une grande banque universelle Au coeur des régions, la Caisse d’Épargne est un partenaire majeur du développement économique et social. Le Groupe Caisse d’Épargne, l’un des tout premiers groupes bancaires français, propose aux acteurs de l’économie locale une offre complète de produits et de services, en combinant fort ancrage régional et expertise d’un grand groupe bancaire. À cette expertise, fort de son statut coopératif, s’ajoute un engagement quotidien dans le cadre de ses missions d’intérêt général. Confiance . Engagement . Ambition . Ouverture . sont les valeurs permanentes de l’entreprise qui animent les relations entre les 2400 collaborateurs de la Caisse d’Épargne Lorraine Champagne-Ardenne, les lorrains et les champardennais. Savoir vous écouter, tisser une réelle relation de confiance et de partenariat, et s’engager à vos côtés en osant partager vos ambitions : voilà autant de principes fondamentaux qui caractérisent l’esprit de notre région. Un nouveau regard sur les projets des acteurs de l’économie régionale Leviers du développement en région, vous avez besoin d’un partenaire bancaire audacieux, réactif et professionnel. La Caisse d’Épargne Lorraine Champagne-Ardenne, s’appuyant sur la force de son Groupe vous propose une approche différente et structure désormais son offre par la création de Centres d’Affaires. Elle affiche ainsi son ambition dans le cadre du développement des régions Lorraine Champagne-Ardenne. © ArteFactory Le Groupe Caisse Le projet ARTEM : un ensemble architectural tout en verre et acier. D’autres horizons pour votre banque... > Cinq pôles de compétences au service du financement de votre développement les entreprises – les professionnels de l’immobilier le secteur public territorial – l’économie sociale le logement social > Une connaissance du contexte régional > Des décisions prises en région, gage de réactivité > Des chargés d’affaires, véritables experts > Une proximité permettant la couverture de l’ensemble du territoire Lorrain et Champardennais >Un investissement important dans la vie locale par le financement de Projets d’Économie Locale et Sociale (PELS) 60 Centre d’Affaires de Nancy 49, rue Stanislas, 54000 Nancy Tél. : 03.83.17.80.80 Grâce à la richesse de ses formations, mais aussi – et surtout – par son dynamisme, Nancy est l’une des plus grandes villes universitaires de France. La meilleure preuve en est la création du campus ARTEM, en lieu et place des anciennes casernes militaires Molitor et Manutention. A RTEM ? Comme Art, Technologie et Management. Il s’agit en fait de la réunion, sur un même site de dix hectares en plein cœur de Nancy, de trois grandes écoles nancéiennes : l’École des Mines, le groupe ICN (École de Management) et l’École Nationale Supérieure d’Arts. C’est toute la philosophie de l’Art Nouveau, dont Nancy est la capitale européenne, qui est retranscrite dans ce projet : allier l’art et l’industrie. Une nouvelle façon d’enseigner Mais ARTEM va beaucoup plus loin : le projet a pour ambition de décloisonner les disciplines professionnelles (l’art, les sciences, le management) pour créer une nouvelle manière d’enseigner et de former les têtes pensantes de demain. Depuis 2000, environ six cents étudiants des trois écoles ont des enseignements communs. Désormais, les ingénieurs en sciences et techniques intègrent le design et les stratégies de négociation et de valorisation dans la conception de leurs produits, et réciproquement. Parmi les thématiques abordées : le développement durable, les médias interactifs, la conception et le design, le tout lié au monde économique. D’autres entités d’enseignement supérieur nancéiennes ont, elles aussi, rejoint le projet ARTEM : l’Institut Jean Lamour (spécialisé en nanotechnologies), l’Institut d’Administration des Entreprises (marketing, ressources humaines, finances à destination des organisations publiques et privées), ainsi que l’Université des Métiers et de l’Artisanat (centre d’apprentissage). Elles sont épaulées dans leur démarche par ARTEM entreprises, une association de plus de trente entreprises régionales, nationales et internationales qui participent à la formation des étudiants. Nos équipes sont à votre disposition: Centre d’Affaires de Metz Immeuble ATRIA, 2, rue Chaptal, 57000 Metz Queuleu Tél. : 03.87.21.31.71 INDUSTRIE & ART POUR TOUS �� � � � � � � � � � � � � ��� � � � � � � � � � � � � 61 © Léopold Poiré-CRI-Nancy-Lorraine Au cœur des universités © ArteFactory Le campus ARTEM réunira trois grandes écoles nancéiennes : l’École des Mines, l’ICN et l’École Nationale Supérieure d’Arts. Un campus dans le quartier ARTEM est non seulement un projet universitaire, mais également urbain. L’Agence Nicolas Michelin et Associés, qui a remporté le concours d’urbanisme organisé en 2005, a ainsi conçu le futur campus : un ensemble architectural en verre et en acier, aux formes d’inspiration végétale rendant honneur à l’École de Nancy. Ces bâtiments aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale) possèderont des panneaux solaires et des systèmes de récupération des eaux de pluie. Ils seront bordés d’arbres, d’espaces verts et d’un théâtre de verdure qui pourra accueillir des conférences, des spectacles et des projections de films en plein air. Une nouvelle page d’histoire s’ouvre donc pour le quartier Blandan - Haussonville, déjà riche de lieux de culture et de loisirs. Les habitants ont été pleinement intégrés dans la conception du projet, en sollicitant leurs avis, questions et suggestions au cours de débats publics. Le campus sera très ouvert sur le quartier : une galerie, par exemple, prendra place au cœur de l’ensemble, favorisant les échanges entre étudiants et résidants. La première pierre sera posée courant 2009, avec une livraison attendue pour 2012. Julie Seniura 62 Émile Friant prépare son envol en montgolfière, place Stanislas, le 14 juillet 1896. Nancy is one of the biggest university cities in all of France with both high quality training programmes and a dynamic atmosphere. The ARTEM campus project is a prime example. Located in the heart of Nancy, it houses three prestigious schools : the École des Mines, one of the French generalist engineering schools, ICN Business School, and the national school of Arts. This university project aims at creating professional discipline divisions such as Art, Sciences, and Business to promote a new teaching method. Construction begins in 2009 and doors will open in 2012. Nancy ist eine der größten Universitätsstädte Frankreichs. Ein Beispiel seiner Dynamik stellt die fachübergreifende Hochschule ARTEM dar: eine Zusammenarbeit der nationalen KunstfachhochManagement– und Ingenieurschule (art – technologie – management). Ganz im Sinne der Philosophie des Jugendstils, gilt es, Kunst und Industrie zu verbinden. Andere Hochschulen, sowie über dreißig internationale, nationale und regionale Unternehmen schließen sich diesem Projekt an, das hohe Umweltstandards respektiert. Nancy, terre d’archives Il n’y a pas qu’Épinal qui cultive son goût de l’image. Nancy possède l’unique centre d’archives audiovisuelles du Grand Est de la France. Rattaché à Nancy-Université, il bénéficie d’un important soutien de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, mais aussi de l'appui du Conseil Régional de Lorraine, du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle et de la DRAC. L e Conservatoire Régional de l’Image est né en 1994 de la réunion de trois entités, au départ fondées par des passionnés de cinéma et d’audiovisuel : la Cinémathèque de Lorraine, la Photothèque régionale, et la Vidéothèque régionale de Lorraine. Sa mission est de collecter toutes sortes de documents, de les restaurer, avant de les valoriser par des prêts, des manifestations, des publications ou des expositions thématiques. Les rayons commencent à être bien petits, à mesure que le Conservatoire enrichit ses fonds… Rendez-vous compte : plus de deux millions de documents ont trouvé refuge ici. Photos de toutes sortes et de toutes époques, copies de films, revues, pressbooks (dossiers de présentation de films) plus originaux les uns que les autres… Des documents issus de nombreux dons, achats, échanges de collections particulières très complètes, et venues parfois du monde entier. A noter par exemple, le fonds Krafft, du nom du couple de vulcanologues mondialement connus, disparus au Japon en 1991, et qui ont collecté pas moins de 800 heures de films et 350 000 clichés des volcans de toute la planète. Les fonds abordent des thèmes aussi variés que la psychiatrie, l’art du portrait, la vie des champs, le Tibet, et bien sûr la Lorraine sous toutes ses formes… Le Conservatoire possède également un fonds très important de films amateurs. Toutes ces données sont autant de précieuses informations à vocation historique, sociologique, scientifique, technique que le Conservatoire Régional de l’Image se doit de conserver et rendre accessible au public d’aujourd’hui et de demain. Julie Seniura www.imagesdelorraine.org et www.imagesdevolcans.org. Conservatoire Régional de l’Image - 9, Rue Michel Ney - 54000 Nancy 63 Au cœur des universités L’École Nationale Supérieure de Géologie de Nancy Cent ans de géologie à Nancy On le sait trop peu… Nancy est l’hôte de l’École Nationale Supérieure de Géologie, la seule grande école française spécialisée dans le domaine très pointu des géosciences, à savoir les sciences portant sur l’étude de la Terre et de ses transformations. L Antelope Canyon Arizona. Bassin de la rivière du Colorado. Roches sédimentaires 64 oin d’être négligeable, ce secteur est de plus en plus porteur, comme le prouve les sept tonnes de minéraux qu’un Français consomme chaque année ! Mais ces minéraux, il faut les localiser, les extraire, les transporter, les transformer, les valoriser, les recycler quand cela est possible… et c’est à l’ENSG que revient la tâche de former les ingénieurs qui superviseront ces activités au niveau industriel. Les enjeux liés aux géosciences sont d’autant plus capitaux que le pétrole devient rare et cher, même si les domaines d’application ne se limitent pas à ce seul horizon. Liée à la Lorraine par son histoire sidérurgique, l’ENSG forme chaque année une centaine d’étudiants. En juin 2007, les deux tiers étaient déjà embauchés le jour même de la remise des diplômes… et ce sur les cinq continents, souvent dans de grandes multinationales. Le centenaire que l’ENSG célèbre en 2008 coïncide avec l’Année internationale de la Planète Terre décrétée par l’UNESCO, événement auquel l’école participe d’ailleurs activement. Pour l’occasion, plusieurs temps forts. La sortie d’un livre écrit par d’anciens élèves aujourd’hui ingénieurs ou enseignants (Les géosciences au service de l’homme - Editions HIRLE) ; un grand salon nommé Géologia 2008, qui restera comme le premier village des métiers des géosciences organisé en France (du 25 au 27 septembre 2008, place Carnot), ainsi que trois expositions, à l’automne 2008, sur les applications de la géologie au quotidien, avec des thématiques aussi concrètes que les météorites, l’argile ou le sel. Julie Seniura 65 Nancy ville verte Le bonheur est dans le parc Avec 240 hectares d’espaces verts, soit 1/5ème de sa superficie, Nancy cultive l’héritage botanique légué par son passé. Les 18 parcs et jardins, sans oublier les 17 squares de la ville, avec leur grande diversité de plantes et d’ambiances, offrent aux Nancéiens une qualité de vie rare en milieu urbain. U ne promenade dans Nancy prouve à quel point l’histoire de la ville est associée à ses espaces verts. Chacun, de par son passé, sa situation, la manière dont il est agencé, fait référence à une période de l’Histoire. Nancy en quelques parcs… À la Pépinière, c’est le règne de Stanislas qui renaît. Constitué de 16 carrés de cultures, le parc était à l’origine une véritable pépinière, voulue par le Roi de Pologne. Les arbres qui y étaient plantés étaient destinés à aller verdir les routes de toute la Lorraine. Au 19ème siècle, la pépinière est convertie en jardin public. Certains de ses carrés sont alors transformés en pelouse géométrique entourée de grands arbres, et la partie haute du site devient un jardin anglais, constitué de lignes courbes et d’allées sinueuses. Le jardin de la Citadelle est quant à lui de composition médiévale mais sous influence de la Renaissance. Adossé à la Porte de la Citadelle, édifiée au 16ème siècle par Charles III sur les remparts de la Ville Vieille, ce petit jardin donne au site une atmosphère unique, et offre au promeneur les divines senteurs des plantes aromatiques et médicinales : chèvrefeuille, rose ancienne, camomille… 66 L’aquarium de Lucien Weissenburger, jardin du musée de l’École de Nancy 67 1- Monument funéraire de Mme Nathan, jardin du musée de l’École de Nancy 2- Le Jardin d’Eau, sur les rives de Meurthe 1 Témoin du développement urbain du début du 20ème siècle, le parc Sainte-Marie, apprécié pour son tracé tout en courbes et la beauté de ses arbres, a été paysagé par le célèbre horticulteur nancéien Victor Lemoine. À deux pas de là, le jardin du Musée de l’École de Nancy vous plonge dans la période Art Nouveau. Ce petit Éden, planté de berces du Caucase et des collections de plantes des grands obtenteurs nancéiens, abrite le superbe aquarium de Weissenburger et les portes des anciens ateliers d’Émile Gallé, œuvres emblématiques de l’École de Nancy. Chaque parc possède également sa propre thématique. Promenez-vous dans le jardin du Belvédère, et l’eau vous monte à la bouche, à la découverte de tous ces arbres fruitiers. Pénétrez dans le parc Charles III et vous vous retrouverez dans une immense aire de jeux. Quelle que soit votre humeur du jour, quoi que vous cherchiez, vous le trouverez forcément dans l’un des espaces verts de Nancy. Nancy se met au vert Vittel c’est d’abord un cadre exceptionnel : tout le charme d’une architecture raffinée, tout le calme d’une nature préservée. Depuis 1991, la Ville s’est dotée d’un Plan Vert, qui a permis de dépasser la moyenne de 10m² d’espaces verts par habitant. Cultiver l’identité propre à chacun de ces lieux nécessite beaucoup de travail et un savoir-faire tant au niveau des techniques d’entretien, de la variété des essences d’arbres, que du renouvellement des fleurs et plantes à chaque saison. Sensible aux questions environnementales, la Direction des Parcs et Jardins mise sur le développement durable : récupération des eaux de pluie, système d’arrosage informatisé et relié à Météo France pour économiser l’eau, recours aux auxiliaires naturels (comme les coccinelles) pour lutter contre les parasites et les pucerons… Les jardiniers et pépiniéristes utilisent même les “débroussailleuses naturelles” que sont les moutons noirs d’Ouessant, une espèce en voie de disparition qui a été introduite dans le parc de Gentilly. 2 Héritage d’un fastueux passé et fruit d’une restauration réussie, le patrimoine architectural de Vittel est l’une des principales richesses de la cité : charme des façades Belle Epoque, confort et luxe des grands hôtels aux salons et aux chambres de style Art Déco. Dans un cadre magnifique de verdure, d’eau et d’air pur, Vittel est le lieu propice pour : - s’adonner à une activité physique : golf, tennis, natation, tir à l’arc, marche nordique, VTT, équitation, ball-trap… - s’amuser au Parc Aventures, - découvrir les Jardins de la Terre pour sentir, toucher, goûter et observer, - vivre des moments de sensations pures au Casino ou à l’hippodrome. Grâce à son Plan Vert, Nancy est fière d’arborer depuis 1998 les quatre fleurs du label “Ville fleurie”. La consécration est arrivée en 2007 lorsque la cité ducale a reçu la Médaille d’Or au Concours Européen de l’Entente Florale. Une récompense prestigieuse, venant couronner pour Nancy ses qualités de ville d’art et d’histoire, son patrimoine architectural et artistique, l’originalité des mises en scène de ses parcs et jardins et son exceptionnel savoir-faire en matière de fleurissement. Aux Thermes de Vittel, vous apprécierez les soins de remise en forme et de beauté dans une ambiance douce et reposante, totalement dédiée au bien-être et à la détente, avec des salles de repos largement ouvertes sur le parc verdoyant de 650 ha. Julie Seniura Plus d’infos sur http://www.nancy.fr/environnement/espace_vert 68 © Ville de Nancy Office de Tourisme Place de la Marne BP 11 - 88801 Vittel 03.29.08.08.88 www.vitteltourisme.com Le cinéma, la médiathèque, la Maison du patrimoine ainsi que les nombreuses animations culturelles, commerciales et artisanales organisées par la ville tout au long de l’année viennent agrémenter un séjour ressourçant. l'art et la matière Musée de l’École de Nancy Vitrail de Jacques Gruber Réseau Art Nouveau Network : du neuf pour l’Art Nouveau Grâce à l’École de Nancy, la cité ducale peut se flatter de posséder l’un des plus beaux patrimoines Art Nouveau d’Europe. Verrerie, mobilier, architecture ou encore céramique portent témoignage de l’immense talent des artistes nancéiens. Mais la ville d’Émile Gallé, Victor Prouvé et consorts n’est pas la seule à avoir connu l’effervescence de ce mouvement. Dans un but de promotion et de préservation de leur patrimoine Art Nouveau, Nancy et 13 villes d’Europe se sont réunies en 1999 et ont créé le réseau Art Nouveau Network. Explication du rôle de ce réseau avec Valérie Thomas, conservateur du Musée de l’École de Nancy. Vitraux de Jacques Gruber, Musée de l’École de Nancy 70 71 Thanks to the École de Nancy movement, the former capital of the Dukes of Lorraine has one of the most beautiful selections of Art Nouveau heritage sites in Europe. However, Nancy is not the only one to have experienced this lively movement. Nancy and 13 other European cities met in 1999 and created the Art Nouveau network to promote and preserve their heritage sites. The ambitious programme aims to study, protect and promote Art Nouveau. Nancy Tourisme : Pouvez-vous situer la place de Nancy dans le mouvement Art Nouveau ? Valérie Thomas : Nancy fait partie des villes européennes à avoir développé un Art Nouveau assez précoce, grâce à la figure emblématique de l’École de Nancy : Émile Gallé. C’est lui qui a impulsé la formation d’un groupe d’artistes qui s’est constitué en association sous le nom d’École de Nancy en 1901. On y retrouve les noms de Victor Prouvé1, Jacques Gruber de la manufacture Daum, Louis Majorelle2 et beaucoup d’autres artistes qui gravitent autour de ce mouvement. NT : Quelles sont les spécificités de l’École de Nancy ? V.T. : D’un point de vue esthétique, sa première caractéristique est l’inspiration naturelle : le végétal, la flore. L’École de Nancy est le mouvement Art Nouveau le plus tourné vers la nature. On trouve d’ailleurs à l’époque énormément d’horticulteurs à Nancy : la végétation est partout dans la ville. D’un point de vue social, ce que l’École de Nancy et les autres mouvements Art Nouveau partagent, c’est la volonté de renouveler le cadre de vie. Avoir des objets fonctionnels, pratiques, utiles, qui ont pu, par la suite, être déclinés dans une production de série. De haut en bas : Salle du rez-de-chaussée du Musée de l’École de Nancy Gare ferroviaire d’Helsinki Glasgow School of Arts 72 © Réseau Art Nouveau Network, photo Serge Brison NT : Quelles sont les principales missions de ce réseau ? V.T. : La première mission du réseau est le partage des expériences dans le domaine de la protection et de la conservation du patrimoine Art Nouveau. La deuxième, très importante, est de faire comprendre aux habitants, citoyens, élus des villes partenaires que ce patrimoine a des racines communes, et de redonner ainsi au mouvement son caractère éminemment européen. Nous menons également beaucoup d’actions éducatives auprès du grand public et des enfants, avec des publications, des livrets d’activités, un site Internet, afin de leur permettre de découvrir le patrimoine de leur ville, et celui d’autres villes d’Europe. Nous avons organisé ensemble l’exposition L’Art Nouveau en Projet, qui a été présentée dans toutes les villes partenaires. © Réseau Art Nouveau Network, photo Serge Brison NT : Comment est née l’idée d’un réseau Art Nouveau ? V.T. : On doit cette initiative à la Région Bruxelles Capitale. Celle-ci a fait en 1998 une étude pour savoir si d’autres villes européennes seraient intéressées par l’idée de se constituer en réseau, afin de protéger, mettre en valeur et faire découvrir au grand public leur patrimoine Art Nouveau. Il faut savoir que ce mouvement a fait l’objet d’un véritable rejet durant une grande période, allant approximativement de la première guerre mondiale aux années 70. Beaucoup d’œuvres et de monuments ont été détruits. Il est très fréquent qu’un courant connaisse un déclin après la période faste qui a marqué son apparition. La fin du 20ème siècle a été pour l’Art Nouveau une période de renaissance : l’idée du réseau s’est concrétisée en 1999, lorsque Bruxelles a proposé à plusieurs villes de se regrouper et de faire une demande de subvention à la Communauté Européenne. Dank der 1901 gegründeten Jugendstilbewegung kann sich Nancy an einem der schönsten Kunsterbes Europas erfreuen. Glaskunst, Mobiliar, Architektur und Keramik zeugen von dem immensen Talent seiner Künstler. Vorbild war die Natur. Kunstwerke wurden industrialisiert und so für alle zugänglich gemacht. Dies mit dem Ziel, das Erbe seines Gründers, Emile Gallé, zu bewahren, und den Jugendstil bei einem breiten Puklikum bekannt zu machen. 1999 gründete die Stadt Nancy mit14 anderen europäischen Städten das “ ArtNouveau Networkl. Villa Majorelle Musée de l’École de Nancy NT : Combien de villes en font aujourd’hui partie ? V.T. : Actuellement il y a 21 partenaires : 16 villes et 5 régions dont Bruxelles Capitale et la Lombardie. Certains pays sont représentés par plusieurs partenaires. Par exemple la région Bruxelles Capitale s’est alliée au Musée Horta, le musée Art Nouveau de Bruxelles, pour caution et aide scientifique. NT : Quels sont les critères de sélection pour qu’une ville devienne partenaire ? V.T. : Au départ il n’y a pas eu de sélection. Depuis peu, une procédure particulière a été mise au point pour les villes qui souhaiteraient rejoindre le réseau. Les dernières en date à nous avoir rejoint, Aveiro au Portugal et Darmstadt en Allemagne, ont dû toutes deux remplir certains critères : demande d’information sur leur patrimoine, références bibliographiques... Le réseau commence à s’agrandir et on ne veut pas l’étendre à maxima, car nous voulons garder un travail de collaboration de qualité. 73 La route européenne de l’Art Nouveau Le réseau Art Nouveau Network n’est pas la seule organisation destinée à promouvoir et protéger le patrimoine Art Nouveau dont Nancy fait partie. Il existe également la Route Européenne de l’Art Nouveau. À l’origine du concept, Barcelone et son Institut du Paysage Urbain, en juin 2000, ont eu l’idée de tracer une route de l’Art Nouveau se concrétisant sous la forme d’un itinéraire touristique. Aujourd’hui, cette organisation fédère 47 gouvernements et 30 institutions ayant en commun ce mouvement sous ses différents aspects. Outre un site Internet, la Route Européenne diffuse une revue biannuelle, Coup de Fouet, affichant l’objectif d’échanger nouvelles et expériences autour de l’Art Nouveau. www.rutadelmodernisme.com NT : Toutes les villes du réseau ont-elles un musée consacré à l’Art Nouveau ? V.T. : Non, c’est aussi ce qui fait la particularité de ce réseau : tous les partenaires ne sont pas représentés par des musées. Par exemple à Barcelone c’est un Institut de l’Urbanisme du Paysage Urbain, donc une administration. C’est intéressant car ils ont d’autres priorités, ça nous permet d’avoir des idées auxquelles nous n’aurions pas pensé tout seuls. Les partenaires n’ont pas toujours les mêmes objectifs, mais toutes les actions sont menées en commun. NT : Dix années se sont écoulées depuis la création du réseau : quel bilan en tirez-vous ? V.T. : Un bilan très positif. Nous avons été subventionnés trois fois par la Communauté Européenne, ce qui prouve que notre action correspond tout à fait à ses attentes dans le domaine de la culture. Le réseau a permis pour chacune des villes partenaires de renforcer la dimension européenne de l’Art Nouveau : on ne travaille plus de manière isolée mais en groupe. Nous partageons nos expériences dans les domaines de la conservation, restauration, publication... c’est un groupe dont les membres travaillent ensemble, où tout le monde est traité sur un pied d’égalité. Élise Frisoni Villa Les Roches, parc de Saurupt © Réseau Art Nouveau Network, photo Serge Brison Reus, Espagne 74 1- Pour le 150ème anniversaire de la naissance de Victor Prouvé, le Musée de l’École de Nancy s’est associé au Musée des Beaux-Arts et au Musée Lorrain pour concevoir une grande exposition consacrée à la période Art Nouveau de l’artiste. Victor Prouvé : Les années École de Nancy. 2- La première rétrospective consacrée à Louis Majorelle et à sa manufacture entre 1880 et 1940, Majorelle, un art de vivre moderne est présentée aux galeries Poirel à Nancy, du 3 mai au 30 août 2009. Site Internet du réseau Art Nouveau network : www.artnouveau-net.eu Musée de l’École de Nancy 36-38 rue du Sergent Blandan 54000 Nancy Tel : 03 83 40 14 86 Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h Fermeture le lundi et mardi toute la journée, le 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er novembre et le 25 décembre. Tarifs : Tarif normal : 6 € Tarif réduit : 4 € Pass 3 musées : 8 € Billet jumelé avec le musée des BeauxArts : 7,50 € Gratuité : le premier dimanche du mois pour tous et les moins de 18 ans Villa les Roches, parc de Saurupt 75 L'art & la matière E n t r e t i e n à b âto n s r o m p u s av e c J B S B Une formation d’ébéniste de l’école Boule, un diplôme de l’ENSCI, des collaborations avec Christofle, Cristal Saint-Louis, Hermès, Saint-Gobain et Tarkett Sommer : Jean-Baptiste Sibertin-Blanc est un créateur éclectique que le goût prononcé pour les matières a mené aux quatre coins du globe. Enlacer l’espace Daum, collection Texier 76 Le designer a rejoint la maison Daum il y a huit ans pour faire de la cristallerie d’art nancéienne un bastion du luxe contemporain. Un défi de taille pour celui qu’on surnomme JBSB : l’Histoire de Daum se confond depuis sa création en 1878 avec les plus grands courants artistiques et les noms incontournables de Dali, César et Arman. S’y ajoutent aujourd’hui ceux de Braque, Texier, Ghion et Keiichi Tahara, sous l’impulsion de cet infatigable créateur-voyageur. 77 Constellation du taureau Daum, collection Texier Nancy Tourisme : Vous avez intégré la maison Daum en tant que directeur de la création : en quoi consiste votre travail ? J.B S.B : J’ai en charge d’amener chaque nouveau modèle, environ quatre-vingt par an, à épouser les richesses du processus de la pâte de cristal, qu’ils soient issus d’une création interne à Daum ou réalisés en partenariat avec un artiste. Une façon d’explorer tous les champs possibles du matériau. En tant que directeur de la création mon travail s’échelonne sur tous les plans. À court terme, je fais en sorte que les modeleurs de l’atelier travaillent en harmonie avec les artistes et l’esprit de la marque. Au centre de recherche, 78 NT : Que vous apporte Daum dans votre métier de designer ? J.B S.B : L’aventure Daum ne s’est pas présentée par hasard et je me suis pris au jeu. Daum m’apportait la possibilité de travailler une matière exceptionnelle tout en relevant le défi de faire entrer la création artistique au cœur du métier traditionnel de la pâte de cristal. Daum est la seule marque au monde mettant à disposition de l’art une matière “vivante” aux couleurs et textures multiples, offrant transparence et luminosité, ainsi qu’un processus souple au sein d’une structure artisanale. Dans notre monde globalisé, cette maison offre ouverture et éclectisme dans ses réalisations par le choix des artistes et les thèmes abordés, même si la tendance majeure reste la “nature”. Aujourd’hui, Daum compte quinze pièces actives - qui se vendent très bien - auprès d’un public constitué de collectionneurs et d’amateurs d’art. Nous tendons à multiplier ces pièces de référence, par le choix des artistes sollicités et par les thématiques que nous déclinons, comme la collection “Love”, renouvelée cette année et qui fait appel à des artistes aussi divers que Ben ou Myriam Franck, c'est une façon de regrouper des écritures différentes, et de faire cœxister les univers très opposés d’artistes sous une aura commune. C’est mon travail de structuration d’une collection. Collaborer avec un artiste comme Texier, c’est donner une écriture forte sur une collection ambitieuse pour enrichir le discours de la marque. C’est aussi écrire une partie de son œuvre avec lui. quinze personnes ont en charge de développer de nouveaux produits : ils modèlent et finalisent les maquettes, je corrige et l’artiste valide. Si la première esquisse d’une pièce est réalisée manuellement en fil de fer et en pâte à modeler, les phases de modélisation sont aujourd’hui effectuées sur écran. À moyen terme, je suis le chef d’orchestre d’une partition écrite entre artistes et équipe. En terme de production, 50 % des pièces sont créées en interne quand l’autre moitié est issue d’une collaboration avec des artistes du monde entier. Pour les associer à ce processus, il faut aller à leur rencontre et les convaincre de participer à l’aventure. C’est un aspect passionnant de mon travail. Par exemple, pour réaliser la collection Afric’Art, il m’a fallu huit mois de “filature”. Je suis tout d’abord entré en contact avec les artistes africains qui ont collaboré à la Biennale de Venise pour suivre l’exposition Africa Remix, la première grande exposition d’art africain contemporain. J’ai ensuite rencontré la Présidente de la première fondation d’art africain qui vit au Bénin : c’est elle qui m’a mis en relation avec ces artistes. Un véritable travail de fond. À long terme, mon objectif est de faire évoluer la marque dans la modernité. On ne peut pas piloter une marque de luxe sans une vision donnant du sens à nos œuvres. La collection Afric’Art Une convention de mécénat avec le Musée du Quai Branly a permis la réalisation de sept re-créations signées Daum, coulées sur les modèles de pièces choisies au gré des vitrines du Musée des Arts Premiers. Le choix a porté sur des pièces emblématiques parlant au plus grand nombre. Un an de travail a suivi le démarrage de cette collection qui a été présentée le 3 septembre 2008 au Musée du Quai Branly et le 4 au Salon Maison et Objets. www.quaibranly.fr Queen Shilouk - Daum et Cathy Specht, collection Afric’Art Blue Oil Head - Daum et Romuald Hazoumé NT : Le choix des couleurs et des formes ? J.B S.B : Nous disposons de quarante couleurs dans la palette. Le choix s’opère avec les artistes. C’est un travail de recherche qu’on fait calmement avec de la documentation, suivi d’essais et d’une présentation en comité de création restreint. On choisit le tirage en fonction de la technicité de la pièce, de son potentiel commercial et de la notoriété de l’artiste. Aujourd’hui, notre clientèle vient acheter l’œuvre d’un artiste signée Daum : c’est un phénomène de reconnaissance de la marque que l’on veut conforter. Nos pièces qui marchent le mieux : les bestiaires, qui traduisent un goût contemporain pour l’hyperréalisme. Gaëlle Girard-Marchandise 79 Esprit d'initiative © Ecologgia La société propose également des bureaux d’entreprises 100 % verts Des maisons à la pointe de l’environnement La toute jeune société Ecologgia, à Villers-lès-Nancy, propose des maisons et bureaux d’entreprise 100% verts, et modernise l’usage du bois dans la construction. Construire des maisons équipées de panneaux solaires, de pompes à chaleur ou d’éoliennes domestiques : l’idée est plaisante, mais ne surprend plus beaucoup. La véritable innovation, dans le domaine de l’environnement, c’est d’envisager la chose de façon globale. Il ne suffit pas seulement de se doter de sources d’énergies “vertes” mais également de concevoir sa maison intégralement en fonction du critère environnemental : conception des murs, de la dalle et orientation du bâtiment. 80 L’avenir est dans le bois Sur ce créneau, peu de sociétés en France proposent pour l’instant une offre qui allie innovations technologiques, design moderne et coût raisonnable. Sur les hauteurs de Nancy, au technopôle de Villers-lès-Nancy, la société Ecologgia, spécialisée dans la maison en structure bois fait partie de cette élite. Toute jeune, elle est née en décembre 2007 du rachat par François Pélissier, chef d’entreprise dynamique, de la société vosgienne La Vieille Montagne. Aujourd’hui 70 collaborateurs, répartis dans plusieurs bureaux d’étude et une agence de promotion immobilière, s’attèlent à la construction de maisons bio, en bois. L’objectif : concevoir et construire des maisons pour des particuliers, des locaux de bureaux et être promoteur d’éco-quartiers. Erick Thomas, directeur de la communication, et Nicolas Regrigny, directeur de la promotion immobilière “Le bois que nous utilisons provient de forêts gérées d’Europe occidentale, où les arbres sont cultivés sans pesticide ni engrais, et sont découpés sur place. Nous n’utilisons pas de colle ni de vernis toxiques, mais des systèmes de collage et de vernis naturels. C’est possible, car aujourd’hui pour chaque produit manufacturé il existe des produits naturels”, explique Nicolas Regrigny, Directeur de la branche Promotion. Si Ecologgia utilise du bois, ce n’est pas par romantisme ! “Ce n’est pas le chalet de Heidi !” précise le responsable d’un air amusé en indiquant bien que si la structure est la plupart du temps en bois, elle peut être recouverte de plâtre ou de ciment pour un effet très moderne. “Le bois a de nombreux atouts. Il est plus résistant au feu que le béton et la chaleur intérieure de la maison varie beaucoup moins. Les dalles en bois sont aussi plus isolantes des températures du sol que les dalles en béton” explique-til. La société fait appel à des procédés innovants comme celui du panneau KLH qui remplace la brique monomur ou la terre. Mis au point en Autriche et assez peu répandu en France, celuici est constitué d'une structure de bois contenant l'isolant et assemblé avec des colles naturelles. La société explore aussi les portes et fenêtres high-tech, les maisons sans garage fermé ou avec ventilation mécanique. Du bon sens, lié à une solide connaissance technique et architecturale. The start-up Ecologgia, in Villers-lès-Nancy sells eco-friendly houses and company offices while modernising the use of wood in construction. A total of 70 colleagues in several research departments coupled with a motivated real estate agency tackle the construction of organic wooden houses. The aim of the game is to design and build houses for individuals, office buildings and to promote environmentally-friendly neighbourhoods. At the moment, Ecologgia builds 20 houses per year but demand is on the rise. Das Unternehmen ECOLOGGIA baut nicht nur umweltfreundliche Häuser mit Solarzellen, Windrädern und Wärmepumpen, sondern konzipiert ihre Bauweise im Hinblick auf die direkte Umgebung des Gebäudes. Natürliche Baustoffe wie Holz und Naturklebstoff verstehen sich von selbst. 81 Nancy Au Fil Des Pages Démocratiser la construction écologique Pour le moment, avec l’expérience de La Vieille Montagne, Ecologgia suit un rythme de 20 maisons construites à l’année. Les demandes affluent, notamment de la part des collectivités, pour construire des éco-quartiers (Ecologgia réalise actuellement un lotissement écologique à proximité de Nancy, avec 20 maisons à basse consommation). Est-ce plus cher ? Selon Nicolas Regrigny, “Il faut compter un surcoût de 20 %, mais les charges baissent de 80 % et le surcoût est amorti en sept ans”. Bien que toute récente, la société ambitionne déjà d’industrialiser le système. “Aujourd’hui la plupart des maisons écologiques sont artisanales, et par conséquent réservées à une petite frange de la population. Il faut sortir de cet élitisme et favoriser la mixité sociale, même dans la construction écologique”, explique-t-il, annonçant des tarifs entre 150 000 et 200 000 euros la maison. Pourtant, c’est sur l’immobilier de bureaux qu’Ecologgia pense le plus se développer. “Nous n’avons dans ce domaine quasiment aucun concurrent, or d’un point de vue économique, législatif comme marketing, toutes les conditions sont là pour que le marché explose”, poursuit-il. Ecologgia est en train de lancer à Nancy un projet de technopole dont elle sera le promoteur. Il couvrira 15 hectares et les automobilistes seront invités à laisser leur voiture à l’entrée avant d’y pénétrer. Élise Descamps www.ecologgia.fr 82 © ECOLOGGIA © Guy Schneider © Mathieu Colau Les maisons 100 % vertes d’Ecologgia Un secteur de pointe... L’agglomération de Nancy compte d’autres entreprises innovantes dans le secteur du développement durable. À Nancy, Lorrainergie, créée cet été, va récolter les huiles alimentaires usagées des restaurateurs et collectivités principalement, pour les recycler en biocombustible de substitution au fioul domestique. Un de ses premiers clients devrait être la Communauté Urbaine du Grand Nancy qui utilisera ce procédé pour alimenter ses chaudières collectives. Le groupe TVD, à Chaligny, est un bureau d’étude spécialisé dans la gestion et la valorisation des déchets et des effluents des collectivités et des entreprises. Il possède une cellule Recherche et Développement qui travaille notamment sur des procédés innovants de dépollution et de reconstruction de sols. www.groupetvd.com L’agence de communication et d’événementiel 3D Territoires accompagne les entreprises et les collectivités dans leurs démarches de développement durable. Elle a réalisé un outil logiciel, le PODD (Programme d’Observation du Développement Durable) pour caractériser ce qui est, ou pas, du développement durable. www.3dterritoires.org Catalogue Victor Prouvé (1858-1943) Publié à l’occasion de l’exposition que consacrent les trois musées de la Ville de Nancy à Victor Prouvé, ce catalogue est le premier ouvrage de fond paru sur l’artiste depuis une cinquantaine d’années. Figure emblématique de l’École de Nancy, Victor Prouvé fut à la fois peintre, sculpteur et dessinateur prolixe. L’ouvrage aborde l’ensemble des domaines dans lesquels ce touche à tout à la créativité foisonnante s’est exprimé jusqu’à la première guerre mondiale. Environ 300 œuvres, pour certaines inédites, forment un corpus exceptionnel qui révèle un grand artiste de l’aube du 20ème siècle. • Auteurs : Jérôme Perrin, Philippe Thiébaut, Bertrand Tillier, Emanuelle Héran. Éditions Gallimard. 39 € L’Excelsior - Un siècle d’art de vivre à Nancy Symbole de l’art de vivre et de l’Art Nouveau, classé monument historique, L’Excelsior allie convivialité et savoir-faire gastronomique, dans la tradition des grandes brasseries parisiennes. Fondé en 1911, L’Excelsior a été le témoin de toute l’histoire du siècle dernier, depuis les deux guerres mondiales jusqu’aux bouleversements de l’urbanisme. Il n’est pas étonnant qu’un tel lieu ait inspiré le nouvelliste, romancier, critique littéraire et ancien Rédacteur en Chef adjoint de L’Est Républicain, Michel Caffier. A travers L’Excelsior un siècle d’art de vivre à Nancy, l’auteur conte plusieurs histoires ; celle du lieu bien sûr, mais également celle de l’art et des plaisirs de la table. • Auteur : Michel Caffier. Éditions Stanislas. 128 pages. 29 € Nancy d’antan : Nancy à travers la carte postale ancienne Ville partagée entre l’ancien et le moderne, Nancy possède une forte identité, dont le destin s’est en partie joué à la Belle Époque. La ville abrite alors une population bigarrée, bourgeoise, ouvrière et étudiante, qui se détend dans les cures d’air et les parcs. Ville éclectique, à la fois industrielle, friande de technologies, moderne et créative, Nancy connaît son heure de gloire lors des grandes expositions universelles. Regroupant près de 500 cartes postales du début du 20ème siècle, Nancy d’antan est un voyage dans le temps qui invite à découvrir la ville à la Belle Époque. • Auteur : Christophe Belser. HC éditions. 108 pages. 28 € Nancy Gourmande À travers les 400 restaurants que compte la ville, Nancy peut se flatter d’offrir aux gourmets un éventail sans cesse renouvelé de saveurs, arômes et lieux conviviaux. Pour son ouvrage, le photographe Michel Bataillard a eu l’idée de sélectionner 50 établissements de la cité ducale, selon leur originalité, leur décoration, la finesse de leurs plats et, bien entendu, ses goûts personnels. Il a ensuite demandé aux 50 Chefs des restaurants choisis de lui livrer une recette phare de leur carte. Spécialités lorraines, italiennes, ou encore guyanaises... Autant de diversité à même de satisfaire votre curiosité gourmande ! • Auteur : Michel Bataillard. 110 pages. 20 € - Lieux de vente : L'Autre Rive La Sorbonne - Le Hall du Livre - Fnac - Office de Tourisme - Imprimerie des Nations. 83 Aviasux amateurs Nancy Au Fil Des Pages de sensations Fortes ! Émile Gallé et l’École de Nancy Artiste aux multiples visages (maître verrier, céramiste, ébéniste) et industriel d’art, Émile Gallé évoque à lui seul toute la modernité de l’Art Nouveau. Fondateur et chef de file du mouvement de l’École de Nancy, il trouve son inspiration dans l’amour de la nature. Sur la porte de son usine il avait d’ailleurs fait graver la devise “Ma racine est au fond des bois”. Dans cet ouvrage, l’historien d’art Christian Debize restitue le contexte dans lequel Émile Gallé travaillait, et présente les grandes caractéristiques des œuvres et des sources d’inspiration de l’artiste nancéien. • Auteur : Christian Debize. Éditions Serpenoise. 120 pages. 27 € Nancy, du Moyen Âge au 21ème siècle Nancy, du Moyen Âge au 21ème siècle retrace les différents styles architecturaux de la cité ducale, du Moyen Âge à nos jours. Ce texte écrit à plusieurs mains, dirigé par les historiens Philippe Martin et François Pupil, est une promenade dans le temps et l’espace qui propose quelques arrêts sur image de monuments ou de personnages. Il est une invitation à lever le regard vers des détails qui traduisent le poids de l’histoire, à envisager les attentes des générations qui façonnèrent leur espace, mais également à rêver des prolongements futurs d’une métropole qui vit. • Auteurs : Philippe Martin et François Pupil (sous la direction). Éditions Serpenoise. 120 pages. 27 € Place Stanislas - Nancy : trois siècles d’art et d’histoire Dans ce livre luxueusement illustré, Michel Caffier retrace trois siècles d’Histoire à Nancy à travers la place Stanislas, centre de la vie urbaine, cœur du pouvoir, et lieu de toutes les rencontres. Au fil des siècles, le projet urbanistique de Stanislas a vu défiler la Révolution, trois guerres, des fêtes, des rassemblements populaires et sportifs, des manifestations sociales, culturelles... Autant de petits et grands événements décrits par l’auteur et illustrés par des artistes, photographes, chroniqueurs... Citations, témoignages, documents d’archives, photographies anciennes et actuelles attestent en permanence de la séduction de la place et de ses monuments sur les voyageurs et les habitants. Classé aujourd’hui au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, ce cœur de ville nous rappelle les qualités de visionnaire d’un Roi de Pologne émigré en Lorraine. • Auteur : Michel Caffier. Éditions la Nuée Bleue. 183 pages. 38 € EF 84 Vous rêvez de piloter des voitures de prestige ? Nous vous donnons rendez-vous sur le circuit de Chenevières... Un large choix de véhicules Porsche, Mitsubishi, Ferrari, Corvette, Lamborghini... Des formules sur mesure Baptêmes et stages de pilotage (Terre, Asphalte et Rallye) de l’initiation au perfectionnement. Pour faire plaisir ou vous faire plaisir ! 9 ou sur 3 72 39 2 8 3 0 u a ts n e m e n ig se n Re r .f e in a r r o -l s e u iq n a c e m www.sports 85 Idées Tourisme Des circuits pour tous les goûts Nancy en une heure La Grande Rue, en Ville Vieille La porte de la Craffe, côté ville 86 Pour découvrir la cité ducale en une courte balade, partez de la place Stanislas classée parmi les plus belles places royales d’Europe : ce chef d’œuvre du classicisme français est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Quittez la ensuite pour découvrir son pendant plus intime, la place d’Alliance et sa remarquable fontaine inspirée de celle du Bernin, place Navone à Rome. Derrière, se cache le jardin Godron et sa collection de plantes ornementales dont l’arbre aux quarante écus et le micocoulier : des variétés qu’on a rarement l’occasion de découvrir. Repartez ensuite vers l’Arc de Triomphe : inspiré par celui de Septime Sévère à Rome, son ornementation porte Louis XV au pinacle. En arrivant place de la Carrière, imaginez les tournois et joutes médiévales qui se tenaient à l’époque de son édification, au 16ème siècle, à l’endroit où siègent désormais deux hôtels particuliers. En remontant vers la place Saint-Epvre, contemplez la basilique : ses verrières et ses boiseries valent le détour. Empruntez ensuite l’artère médiévale de Nancy : la Grande Rue. La plupart des bâtisses y ont gardé leur façade d’origine. La voie vous guidera droit au Palais Ducal, résidence des Ducs de Lorraine devenu Musée Lorrain au 19ème siècle. Jouxtant cet édifice, ne manquez pas l’Église et le Couvent des Cordeliers : il faut voir la chapelle, coiffée d’un magistral octogone inspiré du style Médicis florentin. Et pour finir cette escapade au cœur du Nancy historique, passez voir la porte de la Craffe. Cette fortification édifiée au 14ème siècle qui servit de geôle reste un des éléments architecturaux les plus anciens de Nancy. Villa les Glycines La rue Félix Faure et ses maisons aux décors floraux, dans la pure tradition École de Nancy Autour de 1900, Nancy acquit une notoriété mondiale grâce à l’Art Nouveau. Cette mouvance alliant art et industrie réinventa, sous l’impulsion d’Émile Gallé, le décor de la ville. Verreries, céramiques, mobiliers, ferronneries, sculptures et vitraux illuminant de nombreux bâtiments témoignent de la richesse de ce courant. Ce circuit qui traverse Nancy permet d’en contempler les éléments les plus représentatifs. Partez de la Villa Majorelle : la plus célèbre des maisons Art Nouveau dont l’architecture est d’Henri Sauvage, les vitraux de Jacques Gruber, et les ferronneries de Majorelle. Ne manquez pas le pittoresque quartier du parc Sainte-Marie, au départ du Musée de l’École de Nancy. L’ancienne maison du mécène Eugène Corbin accueille aujourd’hui l’une des plus belles collections d’Art Nouveau au monde. Enfin, flânez rue Félix Faure où vous pourrez admirer maisons familiales et petits jardins : le décor floral s’y exprime dans la plus pure tradition artistique d’époque. Continuez avenue Foch et arrêtez-vous au n° 41 : la maison du Docteur Jacques, bâtie en 1905, abrite entre autres des sculptures de Léopold Wolf. Remontez jusqu’à la place Maginot : le centre économique de la ville offre les plus belles pièces architecturales de l’École de Nancy avec la brasserie Excelsior, la Chambre de Commerce et d’Industrie (signée Emile Toussaint et Louis Marchal), la Graineterie Genin (actuel CCF) et le Casino des Familles (réalisé par l’architecte Louis Lanternier). Place Stanislas, faites un tour dans la boutique Daum : la célèbre cristallerie est associée depuis sa création à l’Art Nouveau et aux plus grands noms du design, sa visite vaut le détour. Art Nouveau 87 Neptune accompagné d’un serpent de mer et d’un cheval marin, Hôtel Ferraris, rue du Haut- Bourgeois Les deux tritons de la maison dite “des Deux Sirènes”, rue St Michel L’animal dans la ville La place de la Carrière Une époque : le 18ème siècle et son Roi, Stanislas L’hémicycle du Palais du Gouverneur 88 Pour découvrir le 18ème siècle, époque faste de Nancy, concentrez tout d'abord votre visite sur l’ensemble architectural édifié sous Stanislas. Les places Stanislas, d'Alliance et de la Carrière en délimitent le périmètre. Poursuivez par la rue des Dominicains avec la Maison des Adam. Construite en 1720, cette demeure de sculpteurs est ornée de bas-reliefs originaux représentant les quatre continents connus à l’époque : éléphant, cheval, chameau et crocodile y figurent une géographie propre aux Lumières. Continuez par la visite de la cathédrale : sa première pierre fut posée en 1703 mais l’édifice ne fut achevé que 39 ans plus tard par Germain Boffrand. Elevée au titre de cathédrale en 1777, elle abrite encore quelques trésors dont un tableau du Sacré Cœur de Jean Girardet et une remarquable coupole de Jacquart figurant une gloire céleste. Au cœur de l’Église Saint-Sébastien, vous trouverez le tombeau de Girardet, premier peintre du Roi Stanislas. L’édifice vaut le détour pour la rareté de ses plans construits sur le type halle. Avenue de Lattre de Tassigny, voyez l’Hôtel des Missions Royales : ce bâtiment signé Héré abritait des jésuites et Stanislas y avait un appartement. Terminez votre périple par l’Église Notre-Dame-de Bonsecours : située sur l’emplacement du cimetière des Bourguignons où furent inhumés les soldats de Charles le Téméraire, l’église fut commandée à Emmanuel Héré comme mausolée pour Stanislas. D’inspiration baroque, le bâti se compose d’une nef unique et d’une voûte couverte de fresques de l’artiste Joseph Gilles dit le Provençal. Le chœur abrite les monuments funéraires de Stanislas, de son épouse Catherine Opalinska et le cœur de leur fille Marie Leszczynska, épouse du roi Louis XV. Voici un circuit à faire en famille : partez à la découverte des animaux fantastiques cachés dans les recoins des monuments nancéiens. Point de départ : la place Stanislas et sa magistrale fontaine qui laisse la part belle à Neptune, dieu des mers et des océans, entouré d’un dauphin, de chevaux et de monstres marins. Son épouse Amphitrite y figure aussi, flanquée de sirènes. Du côté de l’Arc de Triomphe, repérez le dragon qui gronde du haut de son bas-relief, sur les portes latérales. Place de la Carrière, ce sont les fontaines qui abritent cette faune mythique : tritons, dragons et tortues sculptés y côtoient un bestiaire plus ordinaire fait d’oies, de serpents et d’aigles. Arrêtez-vous un instant au 64 de la Grande Rue : outre le cheval du Duc d’Aquitaine, quelques trognes de gargouilles veillent à protéger le lieu des démons et autres esprits malins. En remontant la rue Saint-Michel, vous trouverez la maison dite “des Deux Sirènes”. Cette riche demeure bourgeoise typique de la Renaissance doit son nom de façon erronée à sa pierre d’angle, qui représente des tritons. Au 91 de la Grande Rue, empruntez le passage à gauche et découvrez une fontaine ornée d’un singe coiffé d’un casque de bélier et portant un foulard autour du cou ! Et pour finir en beauté cette balade animalière, ne manquez pas l’Hôtel Ferraris. Sur sa façade, deux chiens de Fô inspirés de l’art chinois se font face. Au fond de la cour trône Neptune accompagné d’un serpent de mer et d’un cheval marin. Enfin, du côté de l’escalier, un décor en trompe-l’œil peuplé d’oiseaux exotiques parachève cette sortie inattendue. Gaëlle Girard-Marchandise 89 Te n da n c e s Le temps s’arrête... Le cœur de la cité ducale, là où bat le rythme de l’activité urbaine, recèle un îlot de détente insoupçonné. A quelques pas de la gare, des grands hôtels ou de la place Stanislas existe un havre de paix et de relaxation unique à Nancy. Spa Suite 23 est un centre de soins esthétiques qui a trouvé la formule magique du bien-être : ampleur - 280 m² répartis sur trois étages - qualité des services et subtilité de la décoration font de ce lieu un espace privilégié où l'on peut s’abandonner complètement. Un véritable Spa urbain Un retour sensuel sur soi Ce paradis balnéo esthétique réunit les meilleures conditions pour passer un agréable moment avec soi-même. Ici, chaque visiteur est accueilli comme un être unique, et sera d’emblée séduit par l’esprit “lounge” qui émane du lieu, les teintes apaisantes du mobilier et les fragrances envoûtantes qui s’offrent à lui. Partager les soins et les massages esthétiques avec la personne de son choix est désormais possible. Jean-Philippe Jitten, le créateur de ce temple de la détente, a imaginé une cabine duo, spécialement conçue pour accueillir deux personnes. Un authentique hammam en mosaïque, une baignoire d’hydrothérapie ainsi qu’une douche à affusion font de Spa Suite 23 le seul véritable spa nancéien, où les bienfaits de l’eau sont exploités de manière exhaustive. Une équipe affûtée est là pour proposer toute une gamme de soins et de massages esthétiques englobant l’ensemble des techniques éprouvées : thaï, balinais, ayurvédique, oriental... Les huiles essentielles utilisées proviennent de la gamme Decléor, des produits 100% naturels, et de la ligne de soins Thémaé. Celle-ci célèbre les bienfaits du thé et les restitue au cœur de chaque formule dans le prestigieux complexe des quatre thés qui mêle thé vert, blanc, rouge et noir, associé à une eau de source. 90 Et pour prolonger cette parenthèse enchanteresse, une salle de repos au ciel étoilé et un espace bar tisanerie sont à la disposition de ceux qui veulent faire durer le plaisir… et faire s’arrêter le temps encore un peu. Lundi : 14h - 21h Mardi : 10h - 19h Du mercredi au vendredi : 10h - 21h Samedi : 10h - 18h Spa Suite 23... le temps s’arrête 23, rue Gambetta - 54000 Nancy Tél. : 03 83 30 77 68 www.suite23.fr [email protected] Coup de griffe Créée en 1987 par la styliste nancéienne Lily Barreth, la marque Lilith est aujourd’hui distribuée dans plus de 30 pays à travers le monde. On trouve des boutiques Lilith à Nancy, Paris, Lyon, Anvers, New-York, San Francisco ou encore Tokyo... Reconnaissable entre toutes, la griffe Lilith est un mélange de matières et de couleurs affranchi des contraintes des modes et tendances du moment. Lily Barreth décrit la femme Lilith comme “une femme libre, pour qui style rime avec art”. Très inspirée par le Japon depuis un voyage au pays du soleil levant en 1985, la créatrice rejoint en cela les artistes de l’École de Nancy connus pour avoir été influencés par l’art asiatique. Bijoux Art nouveau Jacky Schwartz est passionné par l’Art Nouveau depuis longtemps. Mais ce n’est qu’avec le centenaire de l’École de Nancy, en 1999, que ce style si particulier est redevenu populaire. Alors, les créations qu’il réalisait pour sa famille et ses amis ont commencé à être présentées dans les rayons de son magasin, avec succès. Comme Émile Gallé, Jacky Schwartz observe sans se lasser la nature (il possède un beau jardin d’un hectare où il peut croquer à loisir les modèles de ses futurs bijoux). La pâte de verre, l’argent, le vermeil se métamorphosent alors en violettes, feuilles de ginkgo, fleurs de cerisier… Avec un talent certain : deux de ses broches sont d’ailleurs exposées au Metropolitan Museum de New York. JS Jacky Schwartz joaillier 54360 Blainville-sur-l’Eau - Tél. 09 50 34 72 70 Bijoux disponibles à la boutique de l’Office de Tourisme de Nancy EF Lilith Nancy 46 rue Stanislas - 54000 Nancy Tél. 03 83 36 50 25 Le Pavé de Nancy Lors de la restauration de la place Stanislas et du retrait de ses pavés, Abdelrhani Azzab, fromager de formation, a une drôle d’idée : fabriquer des savons en forme de pavé. Après plusieurs essais concluants, il s’associe avec Anne Pélissier, séduite par son projet. Celle-ci lui apporte le financement pour produire ses pavés en plus grande quantité. La fabrication reste artisanale : les savons sont moulés à l’aide d’une petite machine, puis tamponnés et emballés à la main. Les Pavés de Nancy fleurent bon la bergamote, évidemment ! Ce fruit possède de nombreuses vertus : il nourrit les peaux sèches, combat l’acné, mais soigne également l’irritabilité. Les Pavés de Nancy sont disponibles à l’Office de Tourisme et dans plusieurs magasins nancéiens, au prix de 12 euros le savon de 250 grammes. JS www.lepavedenancy.com 91 Marcotullio Traiteur signe ses collections Te n dances La boutique rue Saint-Georges nous invite au cœur des maisons de création de bijoux de luxe et de montres de prestige : Dior, Fred, Pomellato, Rolex, Baume & Mercier. Au sommet de son art, la joaillerie développe également à l’attention de ses clients des pièces uniques directement issues de son atelier de création, et dispose d’un atelier horlogerie agréé grandes marques. Alors laissez-vous guider dans le monde du luxe et profitez de l’accueil personnalisé que Nora vous réserve... toujours à votre écoute lorsqu’il s’agit de vous faire partager son amour du beau. AH Joaillerie Nora 14 rue Saint-Georges 54000 Nancy Tél. 03 83 30 83 00 haute gouture [ MARCOTULLIO TRAITEUR DE FRANCE - ORGANISATEUR DE RÉCEPTIONS ] LES GRANDES RÉCEPTIONS Nancy : Rue Eugène Vallin -BP 49 - 54320 Maxeville Tél. : 03 83 35 01 10 - Fax : 03 83 35 01 19 Metz : 26 avenue Foch - Villa Grégoire - 57000 Metz Tél. : 03 87 18 81 81 - Fax : 03 87 76 27 73 www.marcotullio.fr www.rlcom.info - 04 90 14 90 29 - Photos Escapade & P. Mignot - Nancy Si Nancy m’était conté C’est à l’occasion du dixième anniversaire de la boutique nancéienne Betjeman and Barton que l’idée de créer un thé en l’honneur de la cité ducale est née. Afin de rendre un véritable hommage à la ville, les propriétaires de la boutique ont sélectionné pour sa réalisation plusieurs ingrédients symbolisant au mieux Nancy : bergamote, mirabelle, macaron et huile essentielle de coquelicot (cette dernière touche évoque les fleurs de nos campagnes). Les créateurs ont opté pour une base de thé vert Sencha car il rappelle l’esprit de l’École de Nancy, qui s’inspirait largement de l’art nippon. C'est également un clin d’œil à la ville japonaise de Kanazawa à laquelle Nancy est jumelée. Le thé Si Nancy m’était conté est vendu aux quatre coins du monde, dans toutes les boutiques et comptoirs Betjeman and Barton. Peu de villes connaissent la fierté de se voir créer un thé en leur honneur par la fameuse maison. À Nancy, c’est évidemment un grand succès. Au sommet de son art Produits haut de gamme, qualité, conseil… la joaillerie Nora décline ses compétences avec talent et simplicité. Héritière d’une tradition née en 1872, l’enseigne met un point d’honneur à proposer des lignes de bijoux placées sous le signe de l’esthétisme et de l’art tout en apportant à ses clients une entière satisfaction. Portée par une passion dont l’intensité est restée intacte depuis le premier jour, Danièle Derossi nous ouvre les portes d’un univers étincelant de magie où chaque création est aussi une part de rêve réalisé. C’est avec bonheur qu’elle accueille désormais son fils Damien à ses côtés. Sa présence illustre la destinée d’une famille d’horlogers bijoutiers dont les savoirs ont traversé six générations. Diplômé en haute goûture Créée en 1966, l’entreprise Marcotullio s’est imposée comme une des références régionales en matière de création gastronomique. Diplômé en “haute goûture”, le traiteur nancéien assure notamment les prestations VIP des clubs de football de Nancy et Metz. Il a également repris les concessions de deux hauts lieux culturels et touristiques de la région : l’Abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson et le château d’Art-surMeurthe. Grand artisan des saveurs, son PDG Alain Marcotullio est signataire de la Charte de Qualité des Traiteurs de France. Pour ses créations, il allie les techniques de fabrication les plus modernes à un grand savoirfaire traditionnel. Récemment, l’enseigne a lancé un nouveau concept de “boutique” traiteur : Le Casier aux Saveurs. Élaboré comme une agence de voyage, ce magasin situé à deux pas de la place Stanislas met à disposition des clients des catalogues de réalisations pour des dîners à deux, entre amis, en famille ou au bureau. EF Le Casier aux Saveurs 15 rue Stanislas - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 52 27 www.marcotullio-traiteur.com CHÂTEAU D’ART-SUR-MEURTHE 1 rue des Frères Marianistes - 54510 Art-sur-Meurthe Tél. : 03 83 35 01 10 - Fax : 03 83 35 01 19 www.chateau-artsurmeurthe.com EF Betjeman and Barton 11, rue d’Amerval - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 01 24 92 TRAITEURS de FRANCE 93 Agenda > SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7 DÉCEMBRE 2008 : NANCY FÊTE SAINT-NICOLAS (Article p. 52) Depuis le moyen âge, on célèbre dans toute la Lorraine la fête de la Saint-Nicolas. À Nancy, c’est dans une atmosphère de rêve que la ville illuminée propose à ses nombreux visiteurs des animations, un défilé et un superbe spectacle pyrotechnique. www.ot-nancy.fr/sortir/saint-nicolas.php > 30 JANVIER 2009, 1ER, 3, 5 ET 7 FÉVRIER 2009 : LES NEVEUX DU CAPITAINE GRANT DE MANUEL FERNÀNDEZ CABALLERO Opéra comique en quatre actes. Livret de Miguel Ramos Carrión, d’après Jules Verne. Direction musicale : Tito Muñoz. Mise en scène : Carlos Wagner Jeune couple d’amoureux madrilènes, Soledad et Escolastico feront partie de l’équipage du Scotland qui, sur la foi d’un message trouvé dans une bouteille à demi rongé par l’eau de la mer, part à la recherche du Capitaine Grant. Ils visiteront 18 pays exotiques, échapperont plusieurs fois à la mort, berneront les autochtones et finiront par rentrer en Espagne après une série d’aventures abracadabrantes... Opéra National de Lorraine 94 > DU 3 MAI AU 30 AOÛT 2009 : MAJORELLE, UN ART DE VIVRE MODERNE Première exposition monographique consacrée à Louis Majorelle (ébéniste, ferronnier, décorateur, industriel d’art et vice-président de l’École de Nancy), celle-ci a pour ambition de faire découvrir l’œuvre de cet artiste qui su s’imposer sur la scène internationale de 1880 jusqu’à la fin des années 1940. Galeries Poirel - 3 rue Victor Poirel - 54000 Nancy 03 83 32 31 25 > DU 7 MARS 2009 AU 3 JANVIER 2010 : "HOMME-FEMME " Cette exposition se concentre sur les différences homme / femme au sein de l’espèce humaine, d’un point de vue physiologique et anatomique, mais également sociologique et culturel. Musée Aquarium de Nancy 34 rue Sainte Catherine 54000 Nancy 03 83 32 99 97 > DE FIN AVRIL À FIN AOÛT 2009 : HISTOIRE DE LA COMMUNAUTÉ JUIVE DE LORRAINE Le Musée Lorrain possède l’une des plus remarquables collections juives de France, riche de plus de 900 œuvres. Cette exposition dresse un premier bilan sur la longue histoire du judaïsme lorrain et sur l’important patrimoine culturel subsistant des communautés juives de Lorraine. Musée Lorrain Galerie des Cerfs 64 Grande Rue - 54000 Nancy 03 83 32 18 74 > DU 27 AVRIL AU 16 AOÛT 2009 : RÉTROSPECTIVE FRANCIS GRUBER (1912-1948) Fils de Jacques, célèbre protagoniste de l’Art Nouveau et de l’École de Nancy, Francis Gruber occupe une place de premier plan sur la scène artistique des années d’avant-guerre. Pour cette rétrospective, le Musée des Beaux-Arts de Nancy présente près d’une centaine d’œuvres du peintre et de son entourage immédiat. Musée des Beaux-Arts - 3 place Stanislas 54000 Nancy - 03 83 85 30 72 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9 MAI 2009 : LE TRIBUN DE MAURICE KAGEL Direction musicale : Olivier Dejours. Mise en scène : Charles Tordjman Quelle est la différence entre un chef et un tyran ? Quels sont les ressorts du despotisme éclairé ? Mauricio Kagel démonte les mécanismes de l’oppression avec cette pièce de théâtre musical, éclatante bombe à fragmentation. Un tour de force rhétorique et musical écrit en 1978, où grincent les échos des dictatures sud-américaines. Théâtre de la Manufacture > DU 12 AU 23 MAI 2009 : 11ÈME ÉDITION FESTIVAL PASSAGES Manifestation exemplaire de référence et de découverte artistique en Europe, le festival Passages convie des "théâtres à l’est de l’Europe et d’ailleurs" à créer ou à venir présenter leur spectacle à Nancy, en Lorraine et à Luxembourg. www.theatre-manufacture.fr > SAMEDI 19 MAI 2009 : LA NUIT DES MUSÉES À l’occasion de cette manifestation conviviale et gratuite, les musées de Nancy ouvrent leurs portes pour une exploration noctambule de leurs plus beaux trésors. Des programmations conçues spécialement pour l’événement dialoguent, le temps d’une nuit, avec les collections permanentes. http://nuitdesmusees.culture.fr > DU 20 MAI AU 24 MAI 2009 : NANCY VOIX DU MONDE : 15ÈME FESTIVAL INTERNATIONAL DE CHANT CHORAL Depuis la création du festival en 1979, 254 chœurs, en provenance de 57 pays, sont venus participer à cette fête du chant choral à Nancy. Durant 4 jours, 40 concerts gratuits sont donnés jusqu’à la grande soirée de clôture du samedi soir, place Stanislas. www.chantchoral.org > DE MI-JUIN À MI-SEPTEMBRE 2009 : RENDEZ-VOUS PLACE STANISLAS (Article p. 20) Avec la métamorphose de la place Stanislas, la Ville de Nancy a souhaité se doter d’un spectacle à la hauteur de cet écrin exceptionnel. Très différent d’un son et lumière classique, ce rendez-vous estival est une création contemporaine qui bénéficie des techniques les plus modernes. Chaque soir de l’été - place Stanislas > JUILLET/AOÛT 2009 : FESTIVAL NANCYPHONIES (Article p. 54) Un mois durant, Nancy résonne au son du festival des Nancyphonies, avec une quarantaine de concerts aux quatre coins de la ville. Du classique aux musiques du monde, partez pour un monde de passion et d’émotion. www.nancyphonies.net > DU 17 AU 20 SEPTEMBRE 2009 : LE LIVRE SUR LA PLACE (Article p. 48) Chaque année au mois de septembre, le Livre sur la Place constitue le premier salon littéraire en France. Il accueille sur la place de la Carrière 400 auteurs et 120 000 visiteurs. Place de la Carrière www.lelivresurlaplace.fr Modèle dans l’atelier - Francis Gruber © musée Roger Quilliot, Clermont-Ferrand, Paris ADAGP 2008 > DU 21 NOVEMBRE AU 27 DÉCEMBRE 2008 : VILLAGE DE NOËL Durant un mois complet, environ 80 chalets de bois animent le centre ville entre la gare et le quartier commerçant Saint-Sébastien. Les petites échoppes proposent cadeaux, décoration de Noël, bijoux, artisanat d’art et bien entendu, bonbons, pains d’épices, gourmandises et vin chaud… Les dimanches et lundis de 11 h à 19 h. De 10 h à 19 h les autres jours Centre Ville 95 Caractère Insolite La rue des Écuries, quand le temps suspend son vol… C ’est en flânant place de la Carrière que le visiteur peut, au détour d’une arche bordant le grand hémicycle, découvrir un des lieux les plus pittoresques de la ville : la rue des Écuries. Cette venelle fait partie intégrante du patrimoine historique médiéval caractérisant le quartier de la Ville-Vieille, une zone délimitée par un ensemble d’artères centrées autour du Palais Ducal et de l’Église des Cordeliers. Le secteur est sans doute moins connu du grand public que les ensembles Stanislas ou Art Nouveau, et pourtant il présente lui aussi un intérêt patrimonial majeur. La rue des écuries, où les anciennes écuries ducales sont toujours visibles. Les escaliers en fer forgé surplombant la rue des Écuries. Au cœur de la Ville-Vieille Au fil des passages tortueux, aux noms chargés d'histoire, la Ville-Vieille abrite de nombreux trésors témoins d’une époque où de grandes familles seigneuriales résidaient au sein d’hôtels particuliers de toute beauté. À l’image de la rue du Maure-quiTrompe ou de la rue du Cheval Blanc, la rue des Écuries renvoie à cette période où Nancy était une bourgade ceinte de murailles, arc boutée autour de son château seigneurial et cherchant à se protéger de la convoitise des Ducs de Bourgogne. Ancienne ruelle, qui était peut-être à l’origine une basse-fosse, la rue des Écuries date de 1571. Elle se dessina au moment où les fortifications furent reculées dans un souci de modernisation et d’extension de la ville vers l’est. Alors que de nouveaux remparts étaient érigés, l’étroite ruelle se plia aux caprices de l’architecture militaire d’un côté, et à l’implantation des maisons de la place de la Carrière de l’autre. Bordée de chaque côté par de hautes constructions, elle adopta un tracé fortement encaissé paré d’une enfilade de portes caractéristiques de sa fonction : accueillir les écuries ducales. Un lieu hors du temps Lors de sa construction, cette rue donnait au nord sur une des façades du Palais des Ducs de Lorraine et au sud sur une terrasse qui accueillera au 18ème siècle la Pépinière Royale. Ses deux entrées étaient closes par de splendides grilles signées Jean Lamour qui furent transférées place de la Carrière en 1759. Elles étaient en effet devenues inutiles car la rue des Écuries avait vu se dresser de nouvelles constructions à chacune de ses extrémités : les prisons de la Conciergerie (devenues en 1870 le Tribunal de Grande Instance) d’une part, et l’hémicycle jouxtant le Palais de l’Intendance d’autre part. De nos jours, les écuries ducales sont devenues des garages mais, au-delà de leur usage passé, elles ont conservé une architecture visuellement très proche de celle existante voici plus de quatre siècles et les boxes qui accueillaient autrefois les destriers sont toujours visibles. Il se dégage d’ailleurs de l’endroit une aura particulièrement intimidante renforcée par la hauteur des murs et la présence d’escaliers en fer forgé surplombant l’ensemble. Mais le plus étrange est sans doute qu’en ce lieu, vous vous retrouvez littéralement coupé de tout brouhaha citadin alors que vous êtes seulement à quelques mètres d’une des places les plus fréquentées de Nancy… comme si le temps avait suspendu son vol. Anthony Humbertclaude 96 97 INFORMATIONS PRATIQUES OFFICE DE TOURISME DE NANCY Place Stanislas - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 22 41 Du 1er avril au 31 octobre : Ouvert tous les jours du lundi au samedi, de 9h00 à 19h00. Dimanche et jours fériés, de 10h00 à 17h00. Du 1er novembre au 31 mars : Ouvert tous les jours du lundi au samedi, de 9h00 à 18h00. Dimanche et jours fériés, de 10h00 à 13h00. Toutes les offres de l’Office sur www.ot-nancy.fr MUSÉE DE L’ÉCOLE DE NANCY 36-38 rue du Sergent Blandan 54000 Nancy Tél. 03 83 40 14 86 Ouvert de 10h à 18h, du mercredi au dimanche. Fermeture les lundi et mardi toute la journée, le 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er novembre et 25 décembre. Entrée au musée : 6 € et 4 € en tarif réduit. Pass 3 musées : 8 € Billet jumelé avec le musée des BeauxArts : 7,50 € Le musée est gratuit le premier dimanche du mois pour tous et pour les moins de 18 ans. MUSÉE LORRAIN 64 Grande Rue - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 18 74 Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, tous les jours sauf le lundi. Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er novembre, 25 décembre. Ouverture exceptionnelle les lundis de Pâques et de Pentecôte. Entrée au Palais ducal : normal 4 €, réduit 2,50 €. Eglise des Cordeliers seule : 1,50 €, réduit 1 € Église et couvent des Cordeliers : normal 3,50 €, réduit 2 €. Palais ducal et Cordeliers jumelés : normal 5,50 €, réduit 3,50 € Le musée est gratuit pour tous le 1er dimanche du mois et pour les étudiants le mercredi. 98 ÉGLISE NOTRE-DAMEDE-BONSECOURS 256 place du Général de Castelnau 54000 Nancy Visites guidées : Office de Tourisme au 03 83 35 22 41 L’AUTRE CANAL 45 bd d’Austrasie - 54000 Nancy Tél. 03 83 38 44 88 www.lautrecanal.fr Hôtels HÔTEL D’HAUSSONVILLE 9 rue Monseigneur Trouillet 54000 Nancy Tél. 03 83 35 85 84 www.hotel-haussonville.fr HÔTEL DES PRÉLATS 56 place Monseigneur Ruch 54000 Nancy Tél. 03 83 30 20 20 www.hoteldesprelats.com SUITEHOTEL NANCY 2 allée du Chanoine Drioton 54000 Nancy Tél. 03 83 32 28 80 www.suite-hotel.com MAISON D’HÔTE DE MYON 7 rue Mably - 54000 Nancy Tél. 03 83 46 56 56 www.maisondemyon.com Restaurants LE CAPUCIN GOURMAND 31 Rue Gambetta - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 26 98 - Fax 03 83 35 99 29 www.lecapu.com L’EXCELSIOR 50 rue Henri Poincaré - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 24 57 Fax 03 83 35 18 48 www.brasserie-excelsior.com LE GRENIER À SEL 28 rue Gustave Simon - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 31.98 - Fax 03 83 35 32 88 www.legrenierasel.eu Confiseurs ALAIN BATT CHOCOLATS 40 rue Saint-Georges - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 70 00 - Fax 03 83 35 19 74 Email : [email protected] www.alainbatt.com HULOT BONUS 20-22 place Henri Mengin - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 97 76 - Fax 03 83 32 37 96 Email : [email protected] www.achat-nancy.com/hulotbonus NATHALIE LALONDE 242, avenue Général Leclerc - 54000 Nancy Tél. 03 83 51 67 08 www.nathalie-lalonde.com CONFISERIE JEAN LALONDE 59 rue Saint Dizier - 54000 Nancy Tél. : 03 83 35 31 57 - Fax 03 83 32 51 83 Email : [email protected] www.lalonde.fr MAISON DES SŒURS MACARONS 21, rue Gambetta - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 24 25 www.macaron-de-nancy.com PÂTISSERIE RECOUVREUR 11 rue de la Faïencerie - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 49 12 - Fax 03 83 32 60 62 Email : [email protected] www.recouvreur.fr PÂTISSERIE SAINT-EPVRE 3 place Saint-Epvre - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 04 69 - Fax 03 83 32 58 61 Email : [email protected] www.patisseriestepvre.com Boutiques BETJEMAN AND BARTON 11, rue d’Amerval, - 54000 Nancy Tél. 03 83 32 01 24 www.betjemanandbarton.com LE CASIER AUX SAVEURS 15 rue Stanislas - 54000 Nancy Tél. 03 83 35 52 27 www.marcotullio-traiteur.com LILITH NANCY 46 rue Stanislas - 54000 Nancy Tél. 03 83 36 50 25 www.lilith.fr JOAILLERIE NORA 14 rue Saint-Georges - 54000 Nancy Tél. 03 83 30 83 00 JACKY SCHWARTZ JOAILLIER 54360 Blainville-sur-l’Eau Tél. 09 50 34 72 70 99 100