Nancy Tourisme N°1

Transcription

Nancy Tourisme N°1
PORTRAIT
Nancy par Philippe Claudel
PATRIMOINE
Notre-Dame-de-Bonsecours :
l’éclat retrouvé
GASTRONOMIE
Visite du Nancy gourmand
NANCY À GRANDE VITESSE
Le quartier gare se redessine
L’ART ET LA MATIÈRE
Daum, rencontre avec le designer J.B. Sibertin-Blanc
IDÉE TOURISME
Nancy sous toutes ses facettes
�����������
Éditorial
ENTRETIEN AVEC ANDRÉ ROSSINOT
L’avenir se dessine autour de projets d’envergure
Nancy Tourisme : L’attractivité de Nancy en matière
de tourisme est sans cesse croissante, comment
expliquez-vous cette montée en puissance ?
André Rossinot : Tout d’abord, je voudrais, avec MariePierre Schaller, saluer ce numéro liminaire de “Nancy
tourisme”, l’ensemble des partenaires mobilisés et les
équipes engagées.
Tout en développant des infrastructures adaptées en
matière d’accueil, de qualité de vie et de déplacements,
nous avons mis en œuvre et réussi de grands événements qui ont permis à Nancy de marquer les esprits.
Parmi les moments charnière et à fort rayonnement
prolongé : 1999, lorsque nous avons célébré l’Année de
l’École de Nancy, tout en pensant à l’avenir qui se présente désormais sous les traits du grand projet universitaire Artem (Art, Technologies, Management). Je pense
également à 2005, lorsque nous avons rénové la Place
Stanislas tout en fêtant ses 250 ans. Enfin, l’arrivée du
TGV Est fut un important vecteur touristique qui a
permis à Nancy de s’affirmer comme une destination
de premier ordre.
NT : Sur quels axes et quelles perspectives avezvous souhaité plus particulièrement travailler pour
parvenir à ce résultat ?
AR : À l’évidence, au fil des ans, et c’est un peu ce que
montrent subtilement ces pages, le travail de fond entrepris sur notre patrimoine et sur notre histoire comme
dans différents domaines : la santé, le sport, la culture,
l’entreprise, l’université, les solidarités, l’économie, le
tourisme… s’est avéré payant.
Nous pouvons en être collectivement fiers. Grâce au
talent conjugué avec la passion de femmes et d’hommes remarquables, le Grand Nancy est ainsi devenu une
agglomération clairement identifiée comme attrayante
et attractive, particulièrement agréable.
oyster perpetual lady-datejust
La Rolex Lady-Datejust incarne l’élégance et la grâce depuis 1954. Première montre femme à afficher la date, elle est disponible
en de nombreuses versions, pour mieux souligner chaque personnalité. Grâce au légendaire boîtier étanche Oyster, à sa lunette
raffinée et à la loupe Cyclope, la Lady-Datejust reste intemporelle saison après saison, génération après génération. ROLEX.COM
14, RUE SAINT-GEORGES, 54000 NANCY
03 83 30 83 00
NT : Dans la lignée des “250 ans de la Place Stanislas”
ou de “l’Année de l’École de Nancy”, d’autres grands
projets destinés à renforcer l’aura nancéienne sontils envisagés ?
AR : Le prochain grand rendez-vous se déroulera en
2012. Il concernera le patrimoine «Renaissance» nancéien et lorrain, avec une ouverture nationale, européenne et internationale. Comme en 1999 et comme en
2005, les festivités pluridisciplinaires prévues en 2012
seront naturellement élaborées sur la base d’un “effet
miroir” patrimoine et modernité, indispensable pour
donner du sens à ces manifestations.
NT : Selon vous, entre tourisme
d’agrément et tourisme d’affaires, aux
yeux de quel public Nancy apparaîtelle plus séduisante ?
AR : Les deux domaines sont intrinsèquement liés. Nancy possède une
grande tradition de tourisme d’affaire portée par les
nombreux colloques et rencontres professionnelles
qu’elle accueille régulièrement. Cette activité, qui permet d’ailleurs de faire découvrir la Ville à des publics
pouvant revenir ensuite à titre individuel, s’intensifiera
dans le futur avec la construction d’un nouveau Centre
des Congrès.
NT : Afin d’enrichir l’offre touristique, de nouvelles
structures d’accueil sont-elles prévues ?
AR : Bien sûr, mais, sans en faire étalage, je voudrais juste
indiquer que le quartier Gare, pour lequel un ambitieux
projet sur 10 ans est en cours de réalisation, constitue
l’un des points d’orgue du développement touristique futur. Outre le nouveau Centre des Congrès où la
ville pourra faire la preuve de sa vitalité et de son goût
pour l’innovation, Nancy se dote d’un espace “Grand
Cœur” destiné à devenir un important pôle d’attractivité desservi par la gare TGV attenante. Il accueillera un
nouveau complexe hôtelier et un ensemble commercial
situés à quelques minutes, à pied, à vélo, ou en transport en commun, des principaux lieux culturels et de
vie de la Ville.
NT : À titre personnel, si vous découvriez Nancy
pour la première fois, quels seraient les lieux que
vous souhaiteriez absolument visiter ?
AR : Comme beaucoup de personnes, je me rendrais
“Place Stanislas”. Non pas comme le début et la fin d’un
parcours, mais parce que, outre la beauté et la convivialité du lieu, il y a la proximité immédiate avec l’Office
de Tourisme de Nancy, espace d’accueil moderne dans
lequel chacun est sûr de trouver des équipes chaleureuses, des informations précises et diversifiées sur les
“trésors” de notre ville et de notre région, à savourer et
à partager grâce au partenariat actif avec le réseau des
professionnels du tourisme à Nancy.
André Rossinot
Maire de Nancy
Président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy
Ancien Ministre
3
N a n c y Itinéraire
SOMMAIRE
NOVEMBRE 2008
PORTRAIT
© Musée Lorrain
Nancy par Philippe Claudel
PATRIMOINE
Notre-Dame-de-Bonsecours :
l’éclat retrouvé
Visite du Nancy gourmand
NANCY À GRANDE VITESSE
Le quartier gare se redessine
L’ART ET LA MATIÈRE
Daum, rencontre avec le designer J.B. Sibertin-Blanc
IDÉE TOURISME
�����������
���
��
���
���
������
������������
C / PORTE DE LA CRAFFE
Détail d’une ferronnerie de Jean Lamour (1698 -1771).
Ferronnier d’art du roi Stanislas, il fut chargé de la
réalisation des grilles des places Royales de Nancy.
Ces chef-d’œuvres en fer forgé, dorés à la feuille,
sont connus sous le nom de «portes d’or».
�
�
������
�
���
�
���
����
���
������
���
��
���
���
�
�
���
���
���
���
���
���
�������
��������������� �
����
��
���
���
ISSN : en cours
Dépôt légal : à parution
���
Rédacteur en chef : Anthony Humbertclaude
[email protected]
�
���
�
���
A / OFFICE DE TOURISME
���
���
��
����
���
���
���
���
��
���
Responsable publicité : Sophie Gaulier
[email protected]
Conception et création graphique :
SG Organisation - 46 rue Stanislas - 54 000 Nancy
Tél. 03 83 28 58 05 - Fax 03 83 28 08 08
[email protected]
��
���
���
��
�
Exécution graphique
Sur les toits
[email protected]
��
��
���
����
�
© Ville de Nancy
© Ville de nancy
�
D / MUSÉE DE L'ÉCOLE DE NANCY
E / ÉGLISE DE NOTRE
DAME-DE-BONSECOURS
4
Rédacteurs : Pauline Carré, Élise Descamps, Élise Frisoni,
Gaëlle Girard-Marchandise, Anthony Humbertclaude, Julie
Seniura
Crédits photos : Gaëlle Girard-Marchandise, Ludovic
Jacquemin, Sophie Langjahr, ville de Nancy
��
��
��
����
���
���
���
Secrétaires de rédaction : Sophie Gaulier, Élise Frisoni
Traductions : Elaine Baldi, Sabine Leupold
��
��
�
��
����
��
���
���
��
���
�
���
��
���
��
��
��
��
��
��
��
���
���
���
��
���
��
��
���
Directeur de la publication : Geneviève Fontaine
���
��
��
����
���
�
��
����
��
���
���
�
���
��
���
���
�
�
�
���
���
���
���
��
��
��
��
��
����
����
���
�
Magazine édité par l’Office de Tourisme de Nancy
N°1 - Novembre 2008 - Parution annuelle
BP 810 - 54011 Nancy Cedex
Tél. 03 83 35 22 41 - Fax 03 83 35 90 10
[email protected] - www. ot-nancy.fr
���
��
�
��
��
��
����
71 L’ART ET LA MATIÈRE
Tour d’horizon de l’actualité touristique
nancéienne.
Le bonheur est dans le parc, promenade
au cœur des parcs et jardins.
Impression
Est Imprimerie - ZA Tournebride - BP 20009
57161 Moulins-lès-Metz Cedex
Réseau Art Nouveau Network : du neuf
pour l’Art Nouveau.
14 IL ÉTAIT UNE FOIS NANCY
Rencontre avec Jean-Baptiste Sibertin-Blanc,
designer de la maison Daum.
La place Stanislas… Royale et populaire.
80 ESPRIT D'INITIATIVE
Du côté de Bonsecours : le temps retrouvé.
30 DÉLICES ET SAVEURS
Nancy gourmande : les bonnes adresses
d’un gourmet.
Histoires de sucre en territoire lorrain.
��
���
��
���
������
����
����
8 CLINS D'ŒIL
Passés conjugués, le Musée Lorrain à l’heure
des grands travaux.
����
���������������
�
66 NANCY VILLE VERTE
Entretien avec l’auteur nancéien Philippe
Claudel.
GASTRONOMIE
Nancy sous toutes ses facettes
B / PALAIS DUCAL - MUSÉE LORRAIN
6 NANCY MA VILLE
Ecologgia, des maisons à la pointe de
l’environnement.
83 NANCY AU FIL DES PAGES
Des livres pour découvrir Nancy
et ses richesses.
40 MILLE ET UNE NUITS
86 IDÉES TOURISME
Nancy la belle hôtesse.
Des circuits touristiques pour tous les goûts.
45 SAISONS CULTURELLES
91 TENDANCES
L’Autre Canal, pépinière des musiques
actuelles.
Le Livre sur la Place, premier salon de
la saison littéraire.
Saint-Nicolas : un patron de légende.
Le festival des Nancyphonies, un classique
de l’été.
56 NANCY À GRANDE VITESSE
Balade dans “Nancy Grand Cœur”, le futur
quartier gare.
Une sélection de boutiques
et créateurs nancéiens.
94 AGENDA
Théâtre, concerts, expositions... L’agenda
culturel de la saison 2008-2009.
96 CARACTÈRE INSOLITE
La Rue des Écuries, quand le temps
suspend son vol…
INFORMATIONS PRATIQUES
61 AU CŒUR DES UNIVERSITÉS 98
Toutes les coordonnées des lieux présentés
Industrie et Art pour tous, la création
du campus Artem.
dans le magazine.
Nancy, terre d’archives : la mission du
Conservatoire Régional de l’Image.
Cent ans de géologie à Nancy.
Remerciements
Nancy Tourisme et l’Office de Tourisme de Nancy tiennent à remercier les personnes suivantes pour leur soutien et leur collaboration : Alain Barbillon,
Conseiller technique à la Ville de Nancy ; Michel Bataillard ; Rémi Bechaux, Directeur Général Adjoint du Pôle Grand Projet Communautaire ; Pierre-Yves
Caillot, Architecte en Chef des Monuments Historiques ; Isabelle Chaigne, Directrice de l’Autre Canal ; Frédéric Chastanier, urbaniste du projet Nancy Grand
Cœur ; Philippe Claudel ; Pierre Didierjean, Directeur des Parcs et Jardins de la Ville de Nancy ; Lorraine François, chargée de communication du festival
Nancyphonies ; Thomas Froelicher, Délégué Général d’ARTEM ; Philippe Girard, Président des hôteliers de Meurthe-et-Moselle ; Laurence Hirsch, Directrice
de la communication de la Communauté Urbaine du Grand Nancy ; Michèle Maubeuge, chargée de mission au Livre sur la Place ; Sophie Maurand, Directrice
de la communication de la Mairie de Nancy ; Éric Moinet, Conservateur en Chef du Musée Lorrain ; Véronique Noël, Directrice des Affaires Culturelles de
la Ville de Nancy ; Nicolas Regrigny, Directeur de la promotion immobilière d’Ecologgia, et Érick Thomas, Directeur de la communication ; Jean-Baptiste
Sibertin-Blanc ; Valérie Thomas, Conservateur du Musée de l’École de Nancy, ainsi que tous les annonceurs du magazine.
5
nancy ma ville
E n t r etien avec Philippe CLAUD E L
IL Y A LONGTEMPS QU'IL L'AIME
Pourquoi avoir décidé de tourner
à Nancy ?
J’éprouvais le désir profond de tourner à
Nancy. Le fait que le tournage s’y passe
presque intégralement était pour moi
essentiel. De plus, l’histoire du film ne
pouvait se dérouler qu’en province,
dans une ville à taille humaine.
Quel rôle joue la ville dans votre
film ?
J’ai tourné dans des lieux que je connaissais bien, qui avaient des valeurs
symboliques fortes. Il était important
pour moi d’éviter le côté carte postale,
où je n’aurais filmé que des endroits
touristiques comme la place Stanislas
ou la place de la Carrière... Je souhaitais
faire sentir la présence forte de la ville,
suggérer plutôt que de montrer.
Comment avez-vous choisi les lieux
de tournage ?
Certains lieux ont été choisis pour leur
symbolique même, par exemple la très
belle piscine ronde de Nancy Thermal :
sa rondeur, son cercle parfait, l’élément
liquide... Tous ces symboles rappellent
le ventre maternel, à un moment du
film où les deux sœurs se rapprochent
l’une de l’autre. Autre exemple : la place
6
d’Alliance, dont l’implantation des rideaux d’arbres peut faire penser à des
barreaux. Un des thèmes du film étant
l’enfermement (Juliette, interprétée par
Kristin Scott Thomas, sort de prison
après y avoir purgé une lourde peine,
NDLR), il était important pour moi de
faire comprendre au spectateur ce que
pouvaient ressentir mes personnages.
Nous avons tourné au Musée des
Beaux-Arts car c’est un lieu que j’aime
beaucoup, où je vais régulièrement
pour me relaxer. On y trouve à mon
sens une grande sérénité. Juliette s’y
rend à un moment du scénario où elle
se sent mieux. Le lieu dégage un grand
sentiment de paix et de lumière.
Il y a également de nombreuses scènes
dans différents cafés nancéiens, comme
l’Excelsior, l’Institut, le Café Parisien, et
le Foy. J’apprécie ce dernier pour son
côté très théâtral. J’aime ses fauteuils
rouges, sa vue sur la place Stanislas…
C’est un café qui a beaucoup d’allure.
Il y a longtemps que je t’aime raconte
l’histoire de deux sœurs, Juliette (Kristin
Scott Thomas) et Léa (Elsa Zilberstein),
que la vie a jadis violemment séparées.
Après avoir passé quinze années en prison, Juliette est recueillie chez sa jeune
sœur Léa, à Nancy, auprès de son mari
Luc et de leurs deux fillettes. Mais connaît-on vraiment ceux qui nous ont été
proches ? Les liens du sang compensentils toutes les séparations ?
Il y a longtemps que je t’aime est un
film sur la force des femmes, leur capacité
à rayonner, à se reconstruire.
Il y a longtemps que je t’aime est
sorti en DVD, chez UGC.
Elsa Zilberstein, Kristin Scott Thomas et Philippe
Claudel en plein travail, parc de la Pépinière.
x
Que retenez-vous de ce tournage à
Nancy ?
C’est un immense plaisir que de tourner dans sa ville. J’aime Nancy profondément, pour sa beauté, pour le cadre
de vie qu’elle offre. C’est un lieu vierge
pour le cinéma car peu de films y ont
été tournés. Si je le pouvais, je tournerais mon prochain film ici.
Quelles sont les réactions des
spectateurs qui découvrent Nancy
pour la première fois à travers
votre film ?
Énormément de personnes qui ont vu
le film ont maintenant très envie de visiter la ville, qu’ils ont trouvée très belle
à l’écran. À eux de la découvrir en trois
dimensions.
© Thierry Valletoux
C
onsidéré comme l’un des
auteurs les plus talentueux de sa
génération, l’écrivain nancéien
Philippe Claudel enchaîne depuis son
premier roman, Meuse l’oubli, les succès
et les prix littéraires prestigieux. Très
attaché à la Lorraine, l’auteur des Âmes
grises (prix Renaudot 2003) a choisi
pour son premier passage derrière la
caméra de situer l’action de son film Il y
a longtemps que je t’aime dans sa ville de
cœur. Nancy y est tellement présente sur
la pellicule qu’on se demande si le titre
du film ne lui est pas dédié. Tentative de
réponse avec l’auteur…
y
Kristin Scott Thomas, Laurent Grévill et
Philippe Claudel au Musée des Beaux-Arts.
Élise Frisoni
7
Clins d’œil
Rubrique réalisée par élise Frisoni
Un amour de slogan Lancée par le Grand Nancy en
juin 2007 à l’occasion de l’arrivée du TGV Est, la campagne
de communication I love Nancy a été conçue par l’agence
parisienne Saatchi & Saatchi. Clin d’œil au célèbre logo
new-yorkais I love NY, un cœur rouge jouxtant un N et un
Y majuscules, le visuel a eu un impact fort sur le public. À
tel point que l’Office de Tourisme a décidé de l’intégrer à sa
communication et d'estampiller tous les supports qu’il édite.
Nombreux sont désormais les Nancéiens - ou les touristes
comblés - arborant un tee-shirt I love Nancy. Le succès est
tel que pléthore de nouveaux produits affichent le populaire
logo : porte-clés, parapluies, mugs… Une manière percutante
de transmettre le message d’une ville fière de sa qualité de vie,
ses loyers abordables, son effervescence festive…
Everybody loves Nancy !
Succès d’office Celui ou celle qui visite
Tourisme équitable La qualité d’un hôte
implique une capacité à s’adapter à la personnalité de son invité. Nancy peut se
targuer d’appliquer cette règle essentielle,
particulièrement lorsqu’il s’agit d’accueillir
des personnes handicapées. L’Office de
Tourisme est d’ailleurs titulaire du label Tourisme et Handicap, alloué par le Ministère
du Tourisme.
Nancy pour la première fois en repart
rarement les mains vides. On peut invoquer
de multiples raisons à cet heureux constat,
du rayonnement de l’École de Nancy à la
richesse du terroir, en passant par la qualité
de l’artisanat local.
Une statistique notable illustre ce succès : la
font logiquement le succès de cette boutique
Il met ainsi à disposition divers équipements et supports : accès de plain-pied,
comptoir d’accueil spécifique, plan tactile
d’informations, fauteuils roulants... Les plus
importants sites touristiques disposent de
moyens d’accès adaptés à tous les publics.
De plus, afin d’aider les personnes handicapées à organiser au mieux leur séjour, la
brochure Passeport du touriste handicapé
permet de bien choisir son hébergement, et
d’avoir toutes les informations concernant
l’accès aux sites touristiques.
où shopping rime avec culture.
Plus d’infos sur www.ot-nancy.fr
boutique de l’Office de Tourisme de Nancy
est celle qui fait le plus gros chiffre d’affaires
en France (hors Paris), comparée à ses cousines des autres villes.
Idéalement située à l’angle de la place Stanislas et de la rue des Dominicains, elle
propose une sélection d’articles de qualité
qui mettent en valeur les artisans et artisans d’art locaux. Au rayon des meilleures
ventes, les bijoux d’inspiration Art Nouveau
HOME COLLECTION
8
BOUTIQUE BACCARAT : 2 RUE DES DOMINICAINS - 3 RUE GAMBETTA - NANCY - WWW.BACCARAT.COM
© Ville de Nancy
Clins d’œil
Nancy la belle bleue Depuis 2005, le port de plaisance de Nancy Saint-Georges bénéficie de l’appellation
Pavillon Bleu. Synonyme de dynamisme et gage d’une
très bonne qualité environnementale, cet éco-label
récompense les ports menant une politique en faveur
du développement durable.
Chaque année, le port accueille plus de 1 500 bateaux
de toutes les nationalités. Situé au cœur de la ville, à 5
minutes à pied de la place Stanislas ou du Musée des
Beaux-Arts, il est également proche des restaurants et
© Ville de Nancy
salles de spectacles. Ses espaces verts et pistes cyclables,
ainsi que la proximité du parc de la Pépinière et des
Jardins d’eau, en font un site particulièrement agréable,
propice au sport et au farniente.
Un service clé en main Conçu par
l’Office de Tourisme, le service aux
entreprises propose une prestation
“sur mesure” permettant aux différents acteurs économiques (entrepreneurs, universitaires…) de recevoir
leurs clients ou partenaires dans les
meilleures conditions possibles.
Interlocuteur gérant la totalité d’une
demande, il organise l’accueil des
personnes invitées à séjourner à
Nancy dans le cadre d’un séminaire,
colloque, événement d’entreprise. Il
prend en charge l’hébergement, la
réservation de salles ou de restaurants, la visite privée des musées de la
ville en dehors des heures d’ouverture,
ou encore l’organisation de rallyes
“incentive”… Le service aux entreprises propose également un large
choix de cadeaux originaux et de
qualité, de la spécialité locale à l’objet
d’art, représentatifs de Nancy et siglés
au nom du congrès, de l’entreprise...
Vous l’aurez compris, tout est mis en
place pour allier travail et plaisir.
Plus d’infos sur www.ot-nancy.fr
11
COMMUNIQUÉ
COMMUNIQUÉ
Place Stan
by night…
and day
à la table de la rue
des Maréchaux
L’Os à moëlle
22 rue des Maréchaux
54000 Nancy
Tél. : 03 83 35 10 59
Square des maréchaux
3 place Lafayette
54000 Nancy
Tél. : 03 83 35 66 47
Le Régent
1 Place Vaudemont
54000 Nancy
Tél. : 03 83 32 96 79
L’Epicerie
33 rue des Maréchaux.
54000 Nancy
Tél. : 03 83 36 67 53
12
Quatre adresses s’imposent rue des Maréchaux (connue également sous le nom de
la rue gourmande), petite artère piétonne
bien nommée, puisque essentiellement pavée
d’établissements de bouche. Quatre tables
différentes tant par les saveurs que les tarifs
proposés.
Assurément, la plus prestigieuse de toutes
est Le Régent qui borde sa frontière côté
Vaudémont. L’établissement, à l’emplacement unique, a tout pour séduire : déco sobre et chic, mets raffinés, service impeccable.
Quelques mètres plus haut se trouve l’Epicerie, restau qui fait la part belle aux échoppes du siècle dernier. Ici, entre caisses de bois
et étagères chargées de victuailles, on sert des
plats simples, inspirés de la cuisine du terroir,
sans chichi aucun. Et à tout petit prix.
Presqu’en face, une institution, le premier
restaurant de la rue, l’Os à Moëlle. Comme
son nom le laisse supposer, la spécialité de
ce lieu à l’histoire chargée est la viande. Des
pièces de premier choix, s’il vous plaît,
ainsi que des plats familiaux. Et les fameux
os à moëlle… évidemment, servis avec du
gros sel.
Le dernier coup de fourchette sera donné
Square des Maréchaux. Un établissement
qui possède un atout de taille : sa terrasse
immense s’étirant face à la statue de Jeanne
d’Arc. A l’extérieur donc, comme à l’intérieur de cette brasserie plutôt classique, les
amateurs de cuisine lorraine et alsacienne se
régaleront. Que la fête des papilles commence !
Vissé sur son socle, le Duc de Lorraine
semble pointer du doigt le côté Nord de la
place à la symétrie royale. Carré magique où
le plus lève-tôt des insomniaques comme
le noctambule le plus affûté peut trouver
établissement à son pied.
Tout d’abord, il y a la terrasse du Jean
Lamour. La plus ensoleillée de celle qu’on
qualifie volontiers de plus belle place du
monde. Plus qu’une brasserie, le Jean Lam’
est une institution pour tout bon Nancéien
qui se respecte. On vient y déguster le matin,
à l’italienne, son petit noir sur le zinc au prix
imbattable de 1 euro, on y déjeune et on y
dîne jusqu’à minuit des plats traditionnels
revisités.
A l’extrémité de ce même pâté de maison :
le 5. Dans ce bar à apéro branché, aux
couleurs acidulées, on sirote notamment
de délicieux mojitos tout en refaisant le
monde.
La nuit tombée sur les pavés de Croatie,
il est temps de filer à l’Arquebuse,
“l’Arq” pour les habitués. Magnifique
“after dinner” qui, de son premier étage,
offre une vue imprenable sur la place au
classicisme flamboyant. Même panorama
somptueux de La Place, “la” boîte de ce
centre névralgique de Nancy, où l’on danse
jusqu’au bout de la nuit. Et pas seulement
au rythme des shakers…
Plus classique, Les Caves du Roy. Une
institution là encore. Vraisemblablement
une des plus anciennes discothèques de
Nancy. Qui a vu des générations d’étudiants
se dégourdir les neurones et accessoirement
les jambes…
Le 5
5 place Stanislas
54000 Nancy
Tél. : 03 83 32 91 12
Jean Lamour
7 place Stanislas
54000 Nancy
Tél. : 03 83 32 53 53
Les Caves du Roy
9 place Stanislas
54000 Nancy
Tél. : 03 83 35 24 14
La Place
7 place Stanislas
54000 Nancy
Tél. : 03 83 35 62 63
L’Arquebuse
13 rue Héré
54000 Nancy
Tél. : 03 83 32 11 99
13
il était une fois nancy
PASSÉS CONJUGUÉS,
LE MUSÉE LORRAIN À L'HEURE
DES GRANDS TRAVAUX
Le Musée Lorrain est un établissement dont la spécificité en fait l’un des
gardiens de la culture lorraine. Fondé vers 1848 par la Société d’Histoire
de la Lorraine, l’établissement est devenu une véritable institution
patrimoniale attirant chercheurs, historiens et grand public souhaitant
découvrir ou étudier les quelques 70 000 œuvres que le lieu abrite.
Galerie médiévale
14
© Ville de Nancy
L'église des Cordeliers
et le Palais Ducal
Un projet en deux phases
Porterie du Palais ducal
1- Les Gobbi. Le Joueur de violon
Jacques Callot / Gravure à l’eau-forte
rehaussée de burin, 1622
2- Salle 17ème
© Musée Lorrain, Nancy
1
2
16
V
ictime de son succès et de sa renommée avec près de 70 000 visiteurs par
an, mais aussi du poids des années, le Musée Lorrain ne disposait plus des
infrastructures lui permettant de mettre en valeur ses collections dans des
conditions optimales. Manque de salles de conférence et de salles d’exposition,
réserves trop exiguës… il était devenu indispensable de donner à l’un des plus importants
musées de l’Est de la France une dimension nouvelle correspondant à son envergure1.
C’est dans cette perspective qu’un vaste projet de rénovation a débuté en 2005. Il se
décompose en deux phases distinctes. La première, planifiée sur la période 2005-2011, est
consacrée à la restauration des façades des deux bâtiments qui composent actuellement
le musée : le Palais Ducal (datant du 16ème siècle) et l’Église des Cordeliers (tombeau
des ducs de Lorraine bâti entre le 16ème et le 18ème siècle). Ces deux structures, qui sont
aussi les premières collections de l’établissement, seront complétées dans l’avenir par
une extension incluant le Palais du Gouverneur situé place de la Carrière. La seconde
phase de travaux, qui devrait se terminer à l’horizon 2017, accordera une attention toute
particulière aux salles d’exposition.
En parallèle, une importante campagne de restauration des collections a également été
lancée avec transfert des réserves sur un site extérieur afin de libérer de la place et d’offrir
aux œuvres non exposées les meilleures conditions de conservation possibles. Au niveau
de l’inventaire, il est également prévu la mise en place d’un programme de numérisation
et d’indexation informatisée alimentant un pôle de recherche axé sur l’Histoire de la
Lorraine. La centralisation et le référencement systématique de ces données constitueront
pour les chercheurs et le public une plateforme d’étude et d’information des plus riches.
Le Musée Lorrain a en effet la particularité de posséder des collections associant
plusieurs grandes disciplines artistiques. Il abrite ainsi des ensembles remarquables
tant en matière de sculptures médiévales et de la Renaissance que d’Arts et Traditions
Populaires ou d’Art Décoratif. Il possède également plusieurs œuvres majeures d’artistes
comme Jacques Callot ou Georges de la Tour. Il était donc important de développer de
nouveaux outils de recherche pour une meilleure exploitation des savoirs.
The Musée Lorrain, known as Nancy’s cultural
guardian, is one of the biggest museums in the East
of France. Founded in 1848, the museum hosts a
collection of 70,000 paintings. The museum has
undergone major renovations poised to finish in
2017. While cultural, political, and scientific, this
renovation project is twofold; it aims at restoring
façades and exhibition rooms. Researchers, historians
and the general public come from far to visit the
Museum. If you happen to be passing through Nancy,
a visit to the Musée Lorrain is a must!
Das Musée Lorrain besteht seit 1948 und zieht
jedes Jahr 70 000 Besucher an. Es ist Zeuge des
kulturellen Erbes von Lothringen. Eine Renovierung
der Ausstellungs- und Konferenzräume sowie
eine Erweiterung des Gebäudes wird bis 2017
abgeschlossen sein. Kunstwerke werden restauriert
und teilweise zur besseren Erhaltung ausgelagert. Eine
digitale Datenbank lothringischer Geschichte wird in
naher Zukunft zur Verfügung stehen.
17
1
De la préhistoire à nos jours
Initiée depuis 2000, la rénovation du musée réunit dans une volonté
commune autour de la Ville de Nancy, le Conseil Régional de Lorraine,
la Société d’Histoire de la Lorraine et l’État. Tous ces acteurs œuvrent
vers un même but : celui de tisser à travers la modernisation du lieu une
trame établissant le lien entre les différentes périodes de l’histoire de la
Lorraine, de la préhistoire à nos jours. Cette vaste chronologie servira
ainsi de fil conducteur pour établir le futur parcours des expositions
permanentes avec une fenêtre élargie sur le 19ème et le 20ème siècle et
l’histoire industrielle.
© Musée Lorrain, Nancy
2
À la croisée de l’Histoire, de l’Art et des Traditions, le musée fédérera
les différents passés de la Lorraine, devenant le point de convergence
du patrimoine régional. Il proposera non seulement de découvrir les
richesses nancéiennes mais aussi celles d’autres hauts lieux culturellement
incontournables comme Baccarat ou Lunéville.
Pendant la durée des travaux, l’établissement reste ouvert et une série
d’expositions temporaires est également développée autour de thèmes
comme “Les familles juives lorraines”, ou “Le règne du Duc Léopold de
Lorraine” en 2009. Alors si vous êtes de passage à Nancy, n’hésitez pas à
venir admirer les trésors qu’il vous réserve avec peut-être une mention
toute particulière pour La Femme à la Puce, une œuvre incontournable
qui est au Musée Lorrain ce que La Joconde est au Louvre !
Anthony Humbertclaude
1- Salle médiévale
2- Vue d’une salle d’archéologie
1- Le Musée Lorrain est classé à la 85ème place sur 1000 des musées français dans la classification établie par Le Journal des Arts. Il monte à la 17ème place quant à son dynamisme. A
noter que les trois musées d’art de Nancy se placent dans les 100 premiers établissements de
ce classement.
© Musée Lorrain, Nancy
La femme à la puce Georges de La Tour,
Huile sur toile, 1638
18
Musée Lorrain
64 Grande Rue - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 18 74
Ouvert tous les jours de 10h00 à 12h30
et de 14h00 à 18h00 sauf le lundi.
Fermé le 1er janvier, le 1er mai, le 14
juillet, le 1er novembre et le 25 décembre.

Ouverture exceptionnelle les lundis de
Pâques et de Pentecôte.
Tarifs :
• Palais Ducal : 4,00 € / réduit : 2,50 €
• Eglise des Cordeliers seule : 1,50 € /
réduit : 1,00 €
• Eglise et Couvent des Cordeliers : 3,50 € /
réduit : 2,00 €
• Billet global (Palais Ducal et ensemble
Cordeliers) : 5,50 € / réduit : 3,50 €
Tarifs réduits : Etudiants, 12 à 25 ans, plus de 60
ans, familles nombreuses, demandeurs d’emplois
et bénéficiaires du RMI, ambassadeurs de Lorraine ou groupes de plus de 10 personnes.
il était une fois nancy
LA PLACE STANISLAS...
ROYALE & POPULAIRE
A
sseyez-vous sur les marches au pied de la statue
de Stanislas ou à la terrasse d’un café, et observez.
Vous verrez un homme qui, comme chaque matin,
laisse son café refroidir car trop absorbé dans la
lecture de son journal. Vous croiserez un groupe d’étudiants
flânant un peu avant d’aller en cours ou à un concert.
Vous remarquerez un jeune homme faisant les cent pas en
attendant son rendez-vous amoureux. Vous verrez aussi
quelques touristes écouter religieusement les explications de
leur guide. Jamais la place Stanislas - la place Stan, comme
disent les Nancéiens - n’aura été autant le joyau de Nancy.
Surtout, elle a réussi ce pari incroyable : être à la fois royale,
prestigieuse, mais aussi simple et populaire.
Classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, la place Stanislas, qui a fêté en
2005 ses 250 ans, demeure l’un des joyaux de Nancy, le centre vers lequel convergent tous
les regards. Récemment rénovée et entièrement piétonne, elle est le site incontournable
de toute visite touristique mais aussi un lieu unique qui fait la fierté des Nancéiens.
De Stanislas à Louis XV
©ville de nancy
Elle n’a pourtant pas toujours eu ces deux visages. En
mars 1752, quand est posée la première pierre, Stanislas,
ancien Roi de Pologne et Duc de Lorraine, veut honorer
son gendre, Louis XV, Roi de France. Il demande donc à son
architecte et ami, Emmanuel Héré, de transformer cette aire
marécageuse en place royale, la première de France, avec la
statue du Roi trônant en son centre ; elle est officiellement
inaugurée trois ans plus tard.
La Renommée, surplombant l’arche
central de l’Arc de Triomphe
The place Stanislas is one of the most beautiful,
majestic locations in Europe; a gem of 18th century
architecture on the list of UNESCO World Heritage
sites. It is both a noble and prestigious place yet simple
and modest. People from Nancy take particular
pride in their square. Recently renovated and
pedestrianized, it is a must for tourists to see. During
the summer months, the square becomes the scene of
amazing sound and light effects that tells the artistic
story of Nancy.
20
der Stanislaus – Platz : für König und Volk
Der Stanilaus – Platz war ehemals als “ Königsplatz ”,
zu Ehren Ludwig des XV erbaut worden.
Der geniale Architekt Emmanuel Héré und der
begabte Kunstschmied Jean Lamour schufen ein
Schmuckstück klassischer, französischer Architektur.
1983 wurde der “ place stan ”, wie ihn die Bewohner
liebevoll nennen, ins Weltkulturerbe der UNESCO
aufgenommen. 2005, wurde er, anläßlich seines 250
– jährigen Bestehens, vollständig restauriert. Ein
Licht- und Tonspektakel erzählt jeden Sommerabend
die Geschichte der Künstler von Nancy.
Place royale, mais pas seulement. Elle relie les deux
villes de Nancy : la Ville-Vieille, au nord, et la Ville-Neuve,
plus au sud. Emmanuel Héré construit autour de la place
une série de pavillons tous semblables (sauf ceux côté nord,
à un seul étage, pour permettre le tir de boulets de canon
en cas d’attaque militaire). Ils abritent alors le Collège de
Médecine, les bureaux de l’Intendance, et les appartements
de Stanislas, aujourd’hui devenus l’Hôtel de Ville.
Pour donner à la place son écrin, Jean Lamour érige
des grilles feuilletées d’or, unissant les bâtiments les uns aux
autres. Les fontaines de Neptune et d’Amphitrite sont signées Barthélemy Guibal. Des trottoirs surélevés, le long des
bâtiments, sont alors réservés aux notables et surplombent
le reste de la place, où circulent les petites gens…
Mais la place ne restera pas royale très longtemps. Au
cours de la Révolution Française, le portrait de Louis XV
est remplacé par un personnage ailé, synonyme de liberté
du peuple. En 1831, les Nancéiens choisissent finalement
de restituer à Stanislas son œuvre ; une statue à son effigie
est érigée au centre de la place… Son doigt est tendu vers
le médaillon représentant Louis XV ornant l'Arc Héré. La
boucle est bouclée, et le lieu devient alors la place Stanislas.
21
L'Hôtel de ville
y
y
La fontaine Amphitrite,
à l’entrée du parc de la Pépinière
Une personnalité architecturale
Résultat aujourd’hui : la place ne désemplit pas et les
touristes viennent parfois de loin pour simplement y boire
un verre. Les Nancéiens se sont complètement réappropriés
l’espace et avec l’éloignement des voitures, la place est plus
calme, moins polluée. Anne-Véronique, employée à la
librairie du Musée des Beaux-Arts, peut l’admirer à loisir.
“Je ne m’en lasse pas. C’est un plaisir immense chaque jour.
La place est toujours belle, il s’y passe toujours quelque
chose. C’est une véritable métamorphose. Avant, c’était
un bel endroit ; aujourd’hui, c’est un lieu tout simplement
unique.”
Pour une splendeur retrouvée
©ville de nancy
22
Les Nancéiens sont tellement attachés à leur place qu’ils
sont nombreux à en avoir récupéré les anciens pavés, cédés
au prix d’un euro pièce, en 2005. Lors de la vente, des queues
interminables se sont formées et certains sont même venus
munis de brouettes parce qu’ils voulaient refaire leur terrasse
avec ces pierres ! La Mairie a reçu des demandes de toute
la France : amoureux de Nancy, ou anciens résidents. Un
Américain était même prêt à assumer les frais d’expédition
pour acquérir quelques pavés ! C’est peut-être la meilleure
preuve de l’attachement des Nancéiens, des Lorrains, des
citoyens du monde, à leur célèbre place Stanislas.
Julie Seniura
© Ville de Nancy
L’architecte en chef des Monuments Historiques, PierreYves Caillault, replonge dans les archives du 18ème siècle :
l’objectif est de retrouver l’essence même de la place, tout
en s’adaptant aux besoins contemporains. Ainsi, comme
le précisent les dessins de Héré, la place se couvre de pavés
blancs, venus de Croatie, avec deux diagonales de pierres
noires issues du Hainaut belge, qui recentrent la perspective
sur la statue de Stanislas. La technique de pose des pavés
est celle de l’époque. Le sol retrouve son aspect légèrement
bombé, les architectes ayant remarqué la différence de
hauteur entre le socle de la statue centrale et les fondations
des pavillons. Il a fallu aussi penser aux aménagements
indispensables de nos jours, comme des plans inclinés pour
permettre l’accès de la place aux personnes à mobilité réduite.
Toute la restauration est réalisée dans le respect de l’Histoire,
du style des bâtiments classés Monuments historiques, mais
aussi dans un souci d’esthétique et de confort.
© Ville de Nancy
En 1983, l’ensemble Stanislas formé par les places
Stanislas, de la Carrière et d’Alliance est classé au patrimoine
mondial de l’humanité par l’UNESCO. Mais au fil du
temps, la place Stanislas perd quelque peu de son aura.
Les pierres sont noircies, l’endroit est moins rayonnant et
ouvert au trafic... La place royale est devenue un important
lieu de circulation. En prévision de son 250ème anniversaire,
la municipalité veut lui redonner son éclat ; les travaux
commencent en 2003. C’est un chantier révolutionnaire,
et ambitieux : la place Stanislas sera restaurée à l’identique
des dessins de Héré, et redeviendra piétonne, bouleversant
définitivement les habitudes des automobilistes.
23
©ville de nancy
Les Rendez-vous
place Stanislas,
tous les soirs durant
les trois mois de l’été
Grand Café Foy - 1, Place Stanislas - 54000 NANCY
Téléphone : 03 83 32 15 97 - Fax : 03 83 37 89 90
email: [email protected] web: www.grandcafefoy.com
Des lumières plein les yeux
Pendant les trois mois de l’été, chaque soir à la
tombée de la nuit, la place Stanislas devient le théâtre d’un
impressionnant spectacle : “Un voyage impressionniste
en son et images”. Durant vingt minutes, la façade de
l’Hôtel de Ville raconte l’histoire artistique de Nancy :
Callot, de La Tour, Stanislas, Émile Friand et sa passion
pour l’aérostatique… Pas besoin de connaître sur le bout
des doigts ces différents personnages pour apprécier
le spectacle : la musique est en accord avec les images,
il suffit de s’asseoir et de savourer. Certains spectateurs
viennent même avec leur petit siège dépliable, pour
être confortablement installés… Le spectacle réunit
plusieurs milliers de personnes chaque soir, tous âges
et toutes origines confondus. Il est né d’une réflexion
des professionnels du tourisme et des services de la
Ville de Nancy qui souhaitaient initier un spectacle de
mise en lumière à la fois inédit et novateur. Pari gagné :
le spectacle n’est pas qu’esthétique, il fait de la place un
salon urbain, où l’on se retrouve comme chez soi, seul ou
entre amis.
JS
P
roche de la place Stanislas, au cœur d’un ancien palais épiscopal,
l’Hôtel des Prélats vous accueille dans un lieu calme et paisible.
Situées dans d’anciennes alcôves, nos chambres ornées de vitraux et de lits
à baldaquins vous séduiront par leur ambiance incomparable.
A quelques pas de l’hôtel, commerces, restaurants et lieux culturels vous
attendent pour agrémenter votre séjour.
24
©ville de nancy
L’Hôtel des Prélats, un lieu à vivre et à voir absolument !
Hôtel des Prélats
56 place Monseigneur Ruch - 54000 NANCY
Tél. +(33) 3 83 30 20 20 - Fax +(33) 3 83 30 20 21
www.hoteldesprelats.com - email : [email protected]
il était une fois nancy
DU CÔTÉ DE BONSECOURS :
LE TEMPS RETROUVÉ
C’est un véritable petit bijou qui vient de retrouver la lumière, après
plusieurs décennies de pâleur… Les deux phases de restauration
de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours sont désormais achevées ;
les visites du public ont repris, le culte des paroissiens également.
Et c’est toute l’histoire de la Lorraine qui renaît. Construite au 15ème siècle, Notre-Damede-Bonsecours était au départ une chapelle érigée par le Duc René II, en remerciement de la
victoire des Lorrains contre les Bourguignons lors de la bataille de Nancy. La chapelle devient
rapidement un sanctuaire connu, et conserva son aura à mesure que la Lorraine est convoitée,
envahie, défendue, mais aussi frappée d’épidémies de peste ou de famine.
© ville de nancy
Un mausolée sur mesure
Notre-Dame-de-Bonsecours,
l’un des plus beaux
témoignages de l’art rococo
religieux
26
Trois siècles plus tard, à son accession au
duché de Lorraine, Stanislas Leszczynski voit en
Notre-Dame-de-Bonsecours son futur mausolée.
Il entreprend alors de démolir la chapelle pour
construire une église dans le plus pur style polonais,
où les intérieurs sont particulièrement riches et
somptueux.
C’est le jeune architecte Emmanuel Héré qui est
chargé par le Roi de concevoir sa dernière demeure.
Il bâtit un monument assez étroit mais très haut (18
mètres de hauteur pour la nef), avec les effigies de
Sainte-Catherine et Saint-Stanislas, Saints-Patrons
de la Pologne, sur la façade. L’extérieur, très sobre,
contraste fortement avec l’intérieur, luxueusement
décoré. Marbres, stucs colorés aux formes
géométriques, statues polychromes, dorures… Les
fresques murales et de la voûte sont d’influences
française et italienne, et témoignent de la diversité
culturelle de l’époque des Lumières. Monument au
décor exceptionnel, Notre-Dame-de-Bonsecours
reste encore aujourd’hui l’un des plus beaux
témoignages de l’art rococo religieux.
Notre-Dame-de-Bonsecours is one of the most
beautiful religious rococo-style artistic churches
ever. King Stanislas lies at rest in a mausoleum,
next to his wife and the heart of their daughter
Queen Marie Leszczynska, wife of King Louis
the XV. This little gem was entirely renovated
in 2008 for a total of �5 million. End result: a
stunning church with rich, magnificent decor.
Tourists must not miss this heritage attraction.
Die Kirche Bonsecours blickt auf eine lange
Geschichte zurück : 1477 besiegt René II.,
Herzog von Lothringen, den Burgunderherzog
Karl den Kühnen. Sieben Jahre später wird an
der Stelle eines Massengrabes aus Dankbarkeit
zur Jungfrau Maria eine Kapelle errichtet. Die
bemerkenswerte “ Schutzmantelmandonna ”
wird 1737 vom Architekten Emmanuel
Héré in die neue Grabkirche der Familie
Stanislaus übernommen. Der architektonische
Stil ist reiner, polnischer Barock. Die
Restaurierungsarbeiten wurden Juni 2008
abgeschlossen.
27
Les tombeaux : joyaux de l’église
Le tombeau de Catherine
Opalinska
28
Notre - Dame - de - Bonsecours abrite
quatre tombeaux, trésors de cet écrin de
pierre : celui de Catherine Opalinska et
de son époux Stanislas sont conçus dans
le même style, avec des effigies des deux
disparus, entourés de superbes sculptures allégoriques représentant la Lorraine éplorée par la disparition de ses
bienfaiteurs.
La Reine de France Marie Leszczynska,
épouse de Louis XV et fille de Stanislas, avait
souhaité que son cœur repose auprès de
ses parents ; vœu qui fut exaucé quelques
mois après sa mort. Il se trouve dans un
médaillon de marbre blanc, sur lequel
a été gravé le profil de la Reine. Enfin
François Maximilien Ossolinski, Grand
Trésorier de la Couronne de Pologne et
fidèle de Stanislas, repose lui aussi dans
cette église.
Un lieu magnifié
Notre-Dame-de-Bonsecours a beaucoup souffert au cours de la Révolution :
caveaux profanés, matériaux pillés…
Mais elle échappe à la destruction et sera
rénovée tout au long du 19ème siècle.
Dans les années 1980 et 1990, un grand
plan de restauration de l’église est lancé
par la municipalité. Les façades, la toiture
et le chauffage sont refaits en priorité.
Puis la partie la plus longue, la plus minutieuse et la plus coûteuse est entamée
en 2003 : l’intérieur.
© ville de nancy
© ville de nancy
Un lieu de culte retrouvé
Les fresques sont méticuleusement
nettoyées et sondées, parcelle par parcelle,
pour reconstituer les motifs, résorber
toutes sortes de décollements et d’altérations des couleurs. Sont également
rétablies les menuiseries, notamment celles de la chaire, les marbres du sol et
des murs, les mausolées de la famille
Leszczynski, ainsi que le système électrique.
Le chantier s’est achevé au mois
de juin 2008, et aura coûté près de 5
millions d’euros. Le résultat est époustouflant : il révèle enfin toute la beauté
de l’édifice entièrement peint. Le jeu
subtil entre les décors et les matières
donne l’étonnante impression d’un décor
de théâtre dans le goût baroque du 18ème
siècle.
Décor luxuriant et joyeux, mais également lieu de culte retrouvé, l’église
magnifiée brille d’un nouvel éclat pour
se révéler une pièce incontournable
du patrimoine. On y viendra pour se
recueillir devant le tombeau de Stanislas,
ancien Roi de Pologne et bienfaiteur
de la Lorraine, ou bien seulement pour
admirer cet édifice unique.
Julie Seniura
Église de Notre-Dame-de-Bonsecours
256 place du Général de Castelnau
54000 Nancy
Visites guidées :
Office de Tourisme au 03 83 35 22 41
29
délices & saveurs
NANCY GOURMANDE :
LES BONNES ADRESSES D'UN GOURMET
La cité des Ducs peut s’enorgueillir d'une grande richesse gourmande : au cœur du vieux
Nancy, Le Grenier à Sel, Le Capucin Gourmand et L’Excelsior s’offrent au regard comme aux
papilles des gourmets avertis. Trois restaurants incontournables qui aiment surprendre
par une cuisine inventive et des ambiances très contrastées. Michel Bataillard, auteur de
l’ouvrage Nancy Gourmande, nous livre ses commentaires pour chacun de ces trois lieux.
Un chef d’orchestre au Grenier
Quand on interroge Patrick Fréchin sur sa
vocation de cuisinier, le Chef répond qu’il ne
saurait rien faire d’autre. Une modestie affichée
pour cette toque qui offrit à Nancy l’étoile qui lui
manquait. Quant à l’implantation du Grenier à
Sel au cœur de la cité ducale, le choix coulait
de source. Le retour aux origines familiales s’est
concrétisé par la reprise du plus vieil hôtel de
Nancy converti en restaurant gastronomique,
une évidence qui s’imposait à Patrick Fréchin,
après plusieurs années d’expatriation passées
loin de sa Lorraine natale… le temps de
peaufiner techniques et sens de la création.
Le Chef quadragénaire ne renie pas des
influences qu’il juge flatteuses tout en gardant
ses distances : sa cuisine est personnelle, griffée.
Les Veyrat, Bras et Gagnaire l’ont guidé, certes,
et lui ont ouvert voies et perspectives. Mais sa
cuisine s’est affranchie de celles de ses pairs en
trouvant sa juste expression au Grenier à Sel.
La reconnaissance ne s’est pas fait attendre :
intronisé dans le Guide Rouge avec deux
Fourchettes en 2000, il est élu Grand Demain par
Gault-Millaut trois ans plus tard, puis Trophée
Champérard du meilleur jeune Chef régional
dans la foulée, pour être, au final, consacré par
l’Étoile, en 2006. Une progression qu’encensent
les critiques. Lui garde la tête froide et le sens
des réalités : seul le travail compte et mérite
30
distinction. Juste retour des choses pour ce
Chef qui trouve difficile de parler de soi et
préfère évoquer sa cuisine, qu’il qualifie de
“fraîche, respectueuse des saisons, instinctive
et attachée au regard.” Ce qui l’anime ? L’envie
de faire partager le bonheur des papilles au gré
de moments exceptionnels pendant lesquels la
conscience s’abîme dans l’oubli. Pari gagné !
Son plat fétiche :
Pigeon poché en tournedos, artichaut poivrade et morilles, cerise de Fougerolles, jus
de cuisson réduit au vieux balsamique.
Le commentaire
de Michel Bataillard :
Patrick Fréchin allie l’esthétique du plat à
la création : il est très branché composition
et mise en assiette. Couleurs et supports
sont assortis, tout est accommodé, comme
une composition florale. Il associe recherche
fine et plats déclinés de façon “minimaliste”.
Que du beau dans l'assiette ! Que du bon
pour les papilles !
Le Grenier à Sel
28 rue Gustave Simon - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 31 98
Fax 03 83 35 32 88
www.legrenierasel.eu
31
Le Capucin Gourmand
La déclinaison de foie gras
et son chutney de fraises
au vinaigre balsamique
du Capucin Gourmand
Les gourmandises d’un Capucin en goguette
Après le succès du V Four, son premier établissement
ouvert à Nancy, Hervé Fourrière s’illustre depuis dix ans aux
commandes d’un piano prénommé “Capu”. Rebaptisée et
modernisée, cette institution nancéienne aime à surprendre
ses fidèles, histoire de se démarquer d’une image surannée
datant de l’époque où Le Capucin Gourmand régalait une
clientèle quelque peu huppée. Depuis qu’ils se sont laissés
convaincre d’investir les lieux où le Chef fit ses premières
armes, les époux Fourrière tiennent à apposer leur
marque de fabrique en se réappropriant leur “Capu” et en
renouvelant son image. Pour ce Chef qui aime savoir ce qu’il
mange, l'évolution se devait d’être autant d’ordre décoratif
que gustatif. La cuisine de Fourrière n’aime pas l’enclave
des dénominations. Parlons donc d’une cuisine classique
avec une note au goût du jour ; une cuisine qui loin de
chercher l’exploit, résiste aux modes par sa délicatesse, son
raffinement, sa simplicité et sa douceur. Autant dire que
vous ne trouverez pas les espumas d’un Ferràn Adrià chez
Fourrière, mais une carte aux valeurs sûres, comme ce duo
d’asperges blanches et violettes servies tièdes, garniture
ravigote, ou ce croustillant de boudin noir, piment
d’Espelette et pommes fruits, sauce acidulée sucrée aux
cerneaux de noix. Avec un brin de Provence dans la façon, le
Chef pratique l’art culinaire de s’échapper vers le soleil…
Son plat fétiche :
La déclinaison de foie gras et son chutney de fraises au
vinaigre balsamique.
Le commentaire de Michel
Bataillard :
“Le Capu” est un établissement très traditionnel dans le
bon sens du terme : le Chef est un authentique laborieux,
et constamment en recherche. Il n'hésite pas à “mettre
le prix” dans sa cuisine pour des conditions de travail
optimales. Le résultat est là !
Le Capucin Gourmand
31 Rue Gambetta - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 26 98
Fax : 03 83 35 99 29
www.lecapu.com
Patrick Fréchin, le Chef du Grenier à Sel
32
33
PRINTEMPS.COM
L’Excelsior
Jacques Hildenbrand,
Chef de l’Excelsior depuis 20 ans
THE FINEST
NAMES IN
FASHION
AVENUE FOCH
NANCY
Son plat fétiche :
Le plateau de fruits de mer !
Le commentaire de
Michel Bataillard :
L’ambiance typiquement “brasserie” de
L’Excelsior est un argument de visite en soi.
Avec ses 400 couverts, c'est de l'artillerie
lourde : le Chef est un costaud qui mène ses
troupes de main de maître. Le plateau de
fruits de mer est fabuleux et le cadre typique
École de Nancy est à voir.
L’Excelsior
50 rue Henri Poincaré - 54000 Nancy
Tel. 03 83 35 24 57
Fax : 03 83 35 18 48
www.brasserie-excelsior.com
34
Qui veut s’initier aux arcanes de l’Art Nouveau se doit de déjeuner à
L’Excelsior. Vitrine de l’École de Nancy, cette brasserie fondée en 1911 par les
brasseurs de Vézelise concentre l’essentiel de l’héritage de ces folles années
dédiées au mouvement : l’architecture est signée Weissenburger et Mienville,
les verrières de Jacques Gruber, mobilier et lustres sont de Louis Majorelle,
mosaïques et descente d’escalier de Jean Prouvé… Quant aux lampes en pâte
de verre, elles ne pouvaient provenir que de la manufacture Daum. Classée
monument historique, la brasserie vaut autant le détour pour son cadre
exceptionnel que pour sa carte, pilotée de mains de maître depuis plus de
vingt ans par Jacques Hildenbrand. Originaire de Saint-Dié-des-Vosges, ce
Chef amoureux du gibier tient le goût de la cuisine de sa grand-mère, raison
suffisante pour adapter un style personnel aux exigences d’un établissement
comptant quatre cents couverts. Les recettes du Chef sont d’incontournables
classiques de la tradition bistrotière lorraine : jarret braisé à la bière de pays
sur lit de choucroute, cuisse de lapin façon Champvallon, kouglof poêlé
façon pain perdu et caramel laitier, entremet glacé le “Tout Nancy” aux
macarons des Sœurs et coulis de mirabelles. Le midi, il faut voir le ballet des
tabliers blancs glissant dans ce décor unique : entre les joyeuses tablées, dans
la rumeur du service, on se croirait revenu au début du siècle dernier.
Gaëlle Girard-Marchandise
Les plus grandes marques de la mode.
Excellent Excelsior
OUVERT DU LUNDI AU SAMEDI - DE 9H30 À 19H
35
OPEN FROM MONDAY TO SATURDAY - FROM 9.30AM TO 7PM
délices & saveurs
Pâtisserie Saint-Epvre
Comment quitter Nancy sans avoir dégusté un
Saint-Epvre ? Fabrication exclusive depuis 1895 de
la pâtisserie éponyme, ce gâteau est un monument
perpétué par six générations. François-Anatole
L’Huillier l’aurait créé en 1882 quand il rebaptisa la
pâtisserie en l’honneur de la place Saint-Epvre, au
sortir de la consécration de la basilique du même nom.
Jean-François Adam, dernier dépositaire en date de la
recette authentique s’inscrit dans cette tradition : le
confiseur a repris il y a 25 ans l’établissement centenaire
pour redonner ses lettres de noblesse au gâteau tombé
en désuétude. Pari gagné, il en vend près de 15 000 à
l’année. Composé de deux disques de macarons aux
amandes et garni d’une crème au beurre à la vanille
et à la nougatine pilée, le Saint-Epvre est affiné en
chambre froide deux à trois jours pour obtenir la
symbiose entre ces différentes textures. Jean-François
Adam en a puisé la recette originelle dans un carnet
confidentiel du début du siècle. Remise au goût du
jour, elle porte la griffe personnelle du pâtissier, ce qui
n’est pas sans déplaire à la mémoire gastronomique
nancéienne. À goûter impérativement.
HISTOIRE DE SUCRE
EN TERRITOIRE LORRAIN
Rubrique réalisée par Gaëlle Girard-Marchandise et Pauline Carré
“ Qui prétend que sucre
n’a point d’histoire n’est
pas gourmet”. L’adage pourrait
figurer dans le Cannaméliste Français,
la bible des apprentis gourmands que
l’on doit à Gilliers, Chef pâtissier du Roi
Stanislas. L’ouvrage répertorie produits
et techniques d’époque, fait la part belle
à la Cannamelle* et glorifie les délices
du palais : on y puise quelques perles
généalogiques sucrées propres aux
Lumières. Des temps éclairés où naquit
le baba : Stanislas qui trouva un jour
son kouglof trop sec, l’agrémenta de vin
de Malaga épicé de safran ; la pâtisserie
devint célèbre et prit nom des Mille et
une nuits, lecture favorite du souverain.
Et si Gilliers fit la toute première
mention de l’essence de bergamote,
l’emblème gourmand de la cité ducale
n’apparut qu’au milieu du 19ème siècle.
Quant au macaron de Nancy, il vient
d’horizons plus lointains : arrivé avec
Catherine de Médicis et ses pâtissiers
italiens, il doit sa popularité aux Sœurs
Macarons, deux bénédictines qui
conservèrent jalousement un secret de
fabrication transmis entre initiés depuis
deux siècles et demi. La douceur aux
amandes est devenue la référence de la
pâtisserie nancéienne. Quand histoire et
gastronomie se conjuguent au passé et
au présent…
*ancien nom de la canne à sucre
3 place Saint-Epvre - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 04 69 - Fax : 03 83 32 58 61
Email : [email protected]
www.patisseriestepvre.com
Hulot Bonus
Chez Monsieur Hulot, pas de clin d’œil à Jacques Tati
mais un entremet unique, le Petit Bonus. La création
date du grand-père, à l’époque où la pâtisserie se
travaillait façon confiserie, sans congélation ni
conservateur pour un produit s’inscrivant dans la
durée. Base macaron, intérieur pur praliné, enrobage
chocolat : le petit bonus a tout du grand, à l’image de
la bien-nommée fleur de nougat, délicieux entremet
à la crème de nougat et aux framboises fraîches. Chez
Hulot Bonus, on valorise un patrimoine tout en
innovant. Didier Hulot a repris l’affaire familiale pour
la moderniser en développant un espace restauration
jouxtant le salon de thé : tonalités acidulées, mobilier
design, le concept a tout pour séduire. Cet ancien
élève des Lallemant, Brunstein et Michel (trois MOF*
reconnus) et précurseur de la mode du snacking avec
ses “Toques Chaudes”, fête cette année les 75 ans de
son établissement. Pour le reste, la carte des pâtisseries
décline des gammes saisonnières, un point d’honneur
pour ce pâtissier attaché à une logique de l’étal qui
nourrit sa fantaisie créatrice.
*MOF : meilleur ouvrier de France, distinction internationale
et diplôme d’état
20-22 place Henri Mengin - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 97 76 - Fax : 03 83 32 37 96
Email : [email protected]
www.achat-nancy.com/hulotbonus
36
Nathalie Lalonde
Nathalie Lalonde, descendante de trois générations de
pâtissiers-confiseurs à Nancy, perpétue la fabrication
des grands classiques qui font la réputation de la
maison Lalonde : le Suprême (meringue vanille, crème
au beurre vanille et croquante), les bergamotes de
Nancy fabriquées à la main, les Charlestines (praliné,
meringue et noisettes enrobés de glace royale), les
Florentins (écorce d’orange, amandes et miel) et les
mirabelles en pâte d’amandes alcoolisées.
Parmi ces chocolats traditionnels, une spécialité
maison au goût unique apporte sa fraîcheur : la
Cristalline. Ce cœur de praliné, mêlé de pulpe de fruits
et finement enrobé de pâte d’amandes, fût imaginé
durant la canicule estivale de 2003. Nathalie Lalonde
cherchait alors à créer une friandise qui ne fondait pas.
Sa couleur, sa texture et son appellation constituent
un hommage direct au cristal de Baccarat ainsi qu’à
la pâte de verre de Daum. La Cristalline séduit donc
par son authenticité, sa saveur fruitée, ses couleurs
appétissantes et sa texture commode à toutes situations
de dégustation.
Depuis peu, Nathalie Lalonde s’illustre dans de
nouvelles activités : la préparation de plats à emporter
et l’organisation de cocktails. Elle s’est également
tournée vers des spécialités salées tout aussi raffinées
comme la tourte aux morilles ou aux cèpes qu’il est
possible de déguster en terrasse, face à la majestueuse
place Stanislas où se situe désormais la nouvelle
enseigne Lalonde.
3 rue Stanislas - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 60 27
www.nathalie-lalonde.com
37
Les véritables
Macarons de Nancy
ont leur secret !
Confiserie Jean Lalonde
Lalonde, une maison de renom qui
maintient le cap à travers les âges et
s’affiche comme un repère du patrimoine
nancéien. Cette pâtisserie incontournable
pérennise des recettes historiques, assure
un standard de goût et garantit une
fabrication maison sur l’intégralité de ses
produits. Ce savoir-faire, le patron JeanLuc Guillevic le décline autant par le geste
que la parole. Il est intarissable lorsqu’il
s’agit d’évoquer l’histoire du Lorrain, de la
Visitandine ou des Chardons de Lorraine.
Le premier est un pain de Gênes parfumé
au kirsch mis au point par la maison en
1936. La Visitandine, petit gâteau portant
le nom des religieuses de l’ordre des Filles
de la Visitation, rappelle qu’au 17ème siècle
la consommation de viande était interdite
au sein des couvents. Il est fabriqué à
base d’amande et de blancs d’œufs afin
de pallier les carences alimentaires des
recluses. Quant aux Chardons de Lorraine,
ils sont issus d’une recette de cristallisation
du sucre suivant l’ancienne technique à
l’amidon où l’alcool est emprisonné dans
un noyau de sucre enrobé de chocolat.
Des douceurs à ne manquer sous aucun
prétexte.
59 rue Saint Dizier - 54000 Nancy
Tél. : 03 83 35 31 57 - Fax : 03 83 32 51 83
Email : [email protected]
www.lalonde.fr
Pâtisserie Recouvreur
La pâtisserie des frères Recouvreur
est entre de bonnes mains : voilà une
maison datant de 1927 qui garde son
lustre, sous l’égide de Christian Bédard,
digne représentant de la quatrième
génération de chocolatiers-confiseurs. Et
pour lui succéder, nul autre que son fils
écrivant une nouvelle page de l'histoire
familiale. Chez Recouvreur, pas de Lorrain
mais un Irlandais qu’il faut goûter : ce
gâteau de forme parallélépipédique est
réalisé à partir d’un mélange de farine,
d’œufs, de beurre, de sucre et de vanille.
38
Gâteau de ménage me direz-vous ? Que
nenni ! Gâteau de voyage à l’étymologie
incertaine, dont le mœlleux reste un secret
exclusif. La recette déposée sous clé est
bien gardée, pour une génoise serrée mais
néanmoins aérienne. Autres délicatesses :
les macarons de saison framboise,
myrtille, brimbelle, mirabelle, bergamote
et le Caprice de Camille, nougat au miel
de Lorraine et fruits confits aux agrumes :
un délice.
11 rue de la Faïencerie - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 49 12 - Fax : 03 83 32 60 62
Email : [email protected]
www.recouvreur.fr
Alain Batt Chocolats
Originaire des Vosges et installée à Nancy
depuis 1974, la famille Batt a essaimé sur
tout le territoire hexagonal comme sur
d’autres continents : à Dinard, Langres,
Beaune, Strasbourg, Dubaï et Abu Dhabi.
Les chocolats Batt marient finesse et qualité
pour faire la réputation de cette maison
purement lorraine. Le terroir qui s’exporte
est un terroir vivant, en témoigne cette
institution nancéienne qui multiplie les
démonstrations à l’étranger pour valoriser
ses produits. Pour la petite histoire,
même si le chocolat attire la majorité de
la clientèle de l’établissement, la vraie
spécialité du lieu reste le baba de Stanislas :
un baba plus petit et imbibé d’un sirop que
rehausse une eau de vie de mirabelle…
un délice qui remporte tous les suffrages.
Après plusieurs tentatives faisant la part
belle à la recette du Roi Stanislas, il est
apparu que l’alcool de mirabelle donnait à
la pâtisserie toute l’ampleur de ses arômes.
Quant aux confiseries, les nougats confits
à la framboise et aux cerises noires feront
les délices des gourmets.
Les véritables
Bergamotes de Nancy
Maison des Sœurs Macarons
Maison spécialisée dans la confiserie lorraine
pour particuliers et cadeaux d’entreprises
Confiserie Génot - 21, rue Gambetta - 54000 NANCY - à 100 mètres de la Place Stanislas
www.macaron-de-nancy.com - Tél. 03 83 32 24 25 - Fax 03 83 32 07 36
Maison des Sœurs Macarons
Le fameux biscuit rond de la maison,
tout aussi craquant que fondant, cache bien son âge. Sa recette originale remonte au temps des pâtissiers
florentins de Catherine de Médicis.
Les Nancéiens y goûtèrent pour la
première fois en 1793 grâce à deux
Sœurs bénédictines nommées Marguerite Gaillot et Marie-Élisabeth
Morlot. Face à l’interdiction de consommer de la viande dans leur couvent, elles reprirent la recette du précieux macaron à base d’amandes de
Provence, de sucre et de blanc d’œuf.
Cette brillante initiative donna lieu
ensuite à l’ouverture d’une boutique
qui fit la notoriété de celles que les
Nancéiens surnommaient les “Sœurs
Macarons”.
Depuis ce temps, le secret de cette
recette traditionnelle au goût si particulier est soigneusement gardé.
De nos jours, le macaron des Sœurs
apparaît d’autant plus unique qu’il
demeure sans artifice et fidèle aux
seuls ingrédients de l’époque où il
fut inventé. Son goût d’amandes
grillées, sa forme craquelée et sa
conservation entièrement naturelle
ont su donner toute sa légitimité à
ce secret transmis de génération en
génération, comme en témoigne Ni-
colas Génot, propriétaire actuel de la
Maison des Sœurs Macarons.
Dans la vitrine du magasin, d’autres
spécialités lorraines entourent le
Roi des macarons : bergamote,
Berg’amours, perles de Lorraine,
Chardons Lorrains, babas ou Florentine. Mais, aux yeux des gourmands, le macaron des Sœurs reste
inégalable et ce pour la plus grande
fierté de Nancy.
21 rue Gambetta - 54000 Nancy
Tél. : 03 83 32 24 25 - Fax : 03 83 32 07 36
www.macaron-de-nancy.com
40 rue Saint-Georges - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 70 00 - Fax : 03 83 35 19 74
Email : [email protected]
www.alainbatt.com
39
mille et une nuits
Nancy
La belle hôtesse
Offrez le TGV à Nancy, elle vous le rendra bien ! Fière de sa vitalité renouvelée, la cité des Ducs valorise
ses courts séjours culturels. Art Nouveau, Place Stanislas, les Vosges ou Verdun : la ville se visite en un
week-end et sert de base arrière pour rayonner dans les environs. Étape sur la route de la neige et du
soleil, Nancy possède une carte à jouer au niveau français comme européen. Dans ce but, elle décline toute
une gamme d'hébergement représentée notamment dans la catégorie haut de gamme par les trois hôtels
les prélats, Haussonville, Suitehotel et la maison d'hôte de Myon, symboles de l'hospitalité nancéienne.
Un palais épiscopal
Pour résider à Nancy, l’hébergement de patrimoine présente nombre d’avantages. À proximité du centre
historique, ces établissements de cachet offrent un profil très séduisant.
Prenez l’Hôtel des Prélats : à deux
pas de la place Stanislas, cet ancien
palais épiscopal datant de 1609 est
situé entre la cathédrale et le couvent
des Sœurs de l’Alliance. La bâtisse
est un vestige intact de la grandeur
nancéienne. Rénové entièrement, cet
hôtel de charme propose des chambres-alcôves avec lits à baldaquin,
vitraux et salle de bain ouverte.
Le plus : partir à la découverte des
angelots et gargouilles d’époque cachés
dans chaque recoin du bâti. L’hôtel répond au désir de non standardisation
tout en offrant l’ensemble des services
attendus d’un établissement classé :
wi-fi, parking, chambre pour personne
à mobilité réduite, climatisation / air
conditionné et service traiteur.
Dans un esprit Renaissance
L’Hôtel d’Haussonville est l’incontournable quatre étoiles du quartier
Saint-Epvre. Cet hôtel particulier du
16ème siècle ravira les amateurs d’hostellerie médiévale : fenêtre à meneaux,
tour carrée, large escalier tournant,
porte monumentale et fontaine en
perspective au centre de la cour parent
ce bâtiment classé. Pour la petite histoire, cette demeure seigneuriale construite entre 1545 et 1551 a changé près
de dix fois de mains depuis l’époque
de son bâtisseur, Jean d’Haussonville
puissant baron de Lorraine. Le lieu
chargé d’histoire se visite comme un
musée. Allez voir l’épitaphe de Balthazar
II gravée sur une plaque de cuivre :
quelques vers en lettres gothiques témoignent de 450 ans de vicissitudes
historiques.
Hôtel des Prélats
Hôtel d’Haussonville
9 rue Monseigneur Trouillet - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 85 84
www.hotel-haussonville.fr
56 Place Monseigneur Ruch - 54000 Nancy
Tél. 03 83 30 20 20
www.hoteldesprelats.com
Suite de l’hôtel des Prélats
40
41
Suitehotel
Du côté des chambres d’hôtes
Pour les inconditionnels de la chambre d’hôtes,
impossible de passer outre la Maison de Myon. Cette
ancienne maison de chanoine de 1722 a été entièrement redécorée par sa propriétaire, Martine Quénot qui a fait de
son établissement un petit bijou d’art contemporain. Niché
derrière la rue du Cloître, l’hôtel particulier de 650 mètres
carrés séduit par ses volumes redessinés. Cinq chambres,
trois salons, une grange convertie en salle de séminaire et
d’anciennes écuries conservées sous forme de bibliothèque :
le lieu est unique. Pour parfaire le tout, Martine propose
table d’hôtes et atelier de cuisine pour de petits groupes déjà
constitués. L’intérêt du cours réside dans la matinée passée
au marché avant d’officier au piano. À pratiquer avec votre
hôtesse dont la spécialité, l’atelier “Cuisines d’Asie”, vous
invite à flâner au gré de vos papilles du côté de Bali, Hong
Kong ou Phnom Penh !
Une décoration
très tendance
1
2
3
4
5
6
7 rue Mably - 54000 Nancy
Tél. 03 83 46 56 56
www.maisondemyon.fr
Pour un séjour tendance
Reste à évoquer un concept incontournable de
l’hôtellerie standardisée : Suitehotel, une franchise du
groupe Accor. Le produit a tout pour séduire durablement :
une chambre de 30m² ultra lumineuse avec salle de
bain double (bain et douche), lit king size et banquette
d’appoint, un coin cuisine-bar avec frigo, micro-ondes
et point d’eau, le tout dans une décoration très tendance.
L’hôtel a également développé la “Suite Box” qui propose
dans la chambre une connexion Internet filaire et des appels
téléphoniques illimités en France, 150 films en visionnage
gratuit et plusieurs centaines de fichiers musicaux MP3 mis
à disposition sur un seul écran plat de télévision. Parmi les
autres services disponibles : le massage offert le jeudi soir,
le prêt d’une smart pour un séjour de quatre jours et la
location de vélos. Situé au cœur du nouveau quartier Rives
de Meurthe, au bout des jardins d’eau, le lieu a tout pour
plaire.
2 allée du chanoine Drioton - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 88 80
www.suite-hotel.com
Gaëlle Girard-Marchandise
Hôtel d’Haussonville
La Maison de Myon
1 - Hôtel des Prélats
2 / 3 / 4 / 5 - La Maison de Myon
6 - Suitehotel
42
43
Pour nous, votre patrimoine,
c’est beaucoup plus que de l’argent.
SAISONS CULTURELLES
*0,12 € TTC/mn - Banque Populaire Lorraine Champagne - SIREN 356 801 571 RCS METZ
BANQUE POPULAIRE
GESTION PRIVÉE
DES CONSEILLERS
EN GESTION
DE PATRIMOINE
POUR DES SOLUTIONS
PERSONNALISÉES
0 820 33 70 00* - www.bplc.fr
17/06/2008 09:24:17
Bijoux / Pièces uniques / Création sur mesure / Réparation / Transformation
© Ville de Nancy
gestionPrive_235x150.indd 1
L’AUTRE CANAL,
L’atelier de Lune
pépinière des musiques actuelles
La nouvelle salle de concerts de Nancy offre des prestations “de pointe” dans
l’accompagnement des groupes dont bénéficient en priorité les musiciens de la région.
E
lle est rouge, cubique, et donne envie d’y entrer. Au 45 boulevard d’Austrasie, à deux pas
du quartier Rives de Meurthe, et un petit quart d’heure de marche de la place Stanislas, la
salle de concerts qui a ouvert il y a un an et demi se présente comme un lieu hors normes.
Ce statut particulier n’est pas le fruit de sa forte activité et de sa programmation riche :
160 soirées rock, hip-hop, musique électronique, jazz, chanson et musiques du monde s’y sont
déroulées depuis son ouverture (soit 350 groupes et 100 000 spectateurs). Il n’est pas non plus dû
à son excellente acoustique ou à la visibilité optimale de ses deux salles de 300 et 1 200 places, ni
même à la personnalité pétillante de sa directrice.
45
22 rue Gambetta - 54000 NANCY - 03 83 30 47 75 - [email protected] - http://sylvie.quintois.free.fr
Un tremplin unique
La véritable originalité de L’Autre Canal,
ce sont ses coulisses, ce qui se passe à l’étage,
dans les studios d’enregistrement, de répétition
ou à la médiathèque. Toutes ces structures en
font bien plus qu’un simple lieu de diffusion et
la salle s’affiche comme un véritable laboratoire
d’idées et un tremplin unique pour les groupes
régionaux.
Isabelle Chaigne, directrice
de l’Autre Canal
Le musicien Freyssac
46
Justement, cet après-midi là, un groupe
travaille sur scène. Dans la fosse, un professionnel
lui prodigue des conseils par des gestes amples.
Dans les gradins, d’autres musiciens suivent
les échanges pour apprendre eux aussi. Ils
sont quatre groupes en tout, tous lorrains et
sélectionnés par L’Autre Canal pour suivre un
programme d’accompagnement du “COACH”,
une structure parisienne dirigée par Philippe
Alberet, l’organisateur des chantiers des
Francofolies. Ils travaillent sur la technique,
l’artistique et le projet du groupe (démarches
pour aller vers la professionnalisation, rôle de
chacun de ses membres, etc.). Ces ateliers sont
une véritable aubaine pour des formations
amateurs ou professionnelles auxquelles il ne
manque presque rien pour faire véritablement
fructifier leur talent. “Il y a parfois des petits
trucs simples pour permettre à un groupe de
se développer. On les aide à aller où ils veulent,
mais on ne fait jamais les choses à leur place”,
explique Isabelle Chaigne, la directrice de L’Autre
Canal.
Damien, musicien professionnel menant
une carrière solo sous le nom Roberdam et bénéficiaire d’une de ces formations, le confirme :
“Ils nous font travailler sur notre personnalité,
nous apprennent à voir tous les possibles. C’est
une chance, car j’ai besoin de travailler un spectacle qui donne envie du début à la fin.”
Des conditions de travail idéales
Depuis Paris, on reconnaît que L’Autre
Canal n’est pas une salle comme les autres. “Les
conditions de travail sont exceptionnelles,
les groupes ont un vrai plateau à disposition.
À Paris ils travaillent généralement dans des
studios, mais la scène, c’est l’idéal !” explique
Wendy, du COACH. Selon elle, il n’existe pas
plus de dix salles en France investissant autant
sur l’accompagnement des groupes et cela grâce
à un financement fort de la Ville, de l’État et de
la Région.
En plus de ces formations
ponctuelles faisant appel à des intervenants extérieurs, L’Autre Canal
possède sa propre équipe permanente
d’accompagnement des groupes et
de gestion des studios de répétition
et d’enregistrement (plus de 200
en ont bénéficié jusqu'à présent).
Louées à des prix modiques, ces
structures proposent les dernières
technologies disponibles en matière
de son et lumière. “Nous avons des
projecteurs automatiques, une console numérique et peu de salles en
France disposent de ce type d’équipements”, indique Isabelle Chaigne,
qui se réjouit de pouvoir “travailler
avec des professionnels très connus
et en faire bénéficier des groupes du
secteur”.
de spectacle associe danse, vidéo
et musique. La vidéo est d’ailleurs
de manière générale très prise au
sérieux par la directrice qui sait
“qu’avec le disque qui diminue,
pour se faire connaître sur Internet,
il est important d’avoir des captations”. L’Autre Canal propose également un service de réalisation de
clips, cette fois-ci à titre commercial
et non subventionné.
Son ambition est d’aider les
artistes les plus novateurs comme
actuellement cette jeune chorégraphe, Aurélie Gandit, dont le projet
L’Autre Canal
45 boulevard d’Austrasie - 54000 Nancy
Tel. 03 83 38 44 88
www.lautrecanal.fr
Depuis peu, L’Autre Canal se lance
aussi dans la formation des techniciens musique de la région et aimerait
devenir pépinière d’entreprises de
musiques actuelles.
Elise Descamps

The new concert hall in Nancy, L’autre
Canal provides an out of this world
experience offering spectators 160 nights of
fun-filled rock and roll, hip-hop, electronic
music, jazz, world music and songs since
it opened, i.e. 350 groups and 100 000
spectators. L’Autre Canal is much more
than a mere auditorium; it also boasts
recording and rehearsal studios and a
multimedia library. With the different
facilities, the hall offers an ideal setting
for brainstorming ideas and is a one-off
stepping stone for regional music groups.
Am Boulevard d’Austrasie n°45, nur eine
Viertelstunde Fußweg vom Stanislausplatz
entfernt, liegt das Autre Canal. Hinter
seinen Mauern entdeckt der Besucher zwei
Konzertsäle mit ausgezeichneter Akustik.
Seit seiner Gründung 2006 fanden hier 160
Rock- und andere Konzerte statt.
Im ersten Stock verfügen Solomusiker
und Musikgruppen über hochmoderne,
technische Ausrüstungen und persönliches
coaching um Profis zu werden. Der Staat,
die Region und die Stadt fördern diese
Einrichtung finanziell.
47
Saisons Culturelles
Le chapiteau du Livre sur la place,
place de la Carrière
© Ville de Nancy
© Ville de Nancy
© Ville de Nancy
Bernard Pivot et Jean-Bernard Doumène,
Président des libraires de Nancy
En mémoire des frères Goncourt
Richard Bohringer en dédicace
PLACE À LA LITTÉRATURE
Quand arrive septembre, l’effervescence monte place de la Carrière… Sous le chapiteau,
des dizaines de milliers de livres s’apprêtent à transiter de main en main, à être feuilletés,
retournés, chouchoutés, signés, paraphés… La rentrée littéraire peut commencer : le livre sur
la place, le premier salon de la saison ouvre ses portes, les mots sont rois pendant quatre jours.
P
lus qu’un grand rendez-vous littéraire, Le Livre sur la Place est aussi un
événement fédérateur laissant de côté l’élitisme au profit d’une richesse
culturelle et bibliographique. Il rassemble, autour d’une même passion,
intellectuels et romanciers populaires, auteurs jeunesse et illustrateurs de bande
dessinée, sans oublier les maisons d’édition et écrivains régionaux.
Amoureuse de littérature, c’est Françoise Rossinot, épouse d’André Rossinot,
Maire de Nancy depuis 1983, qui a développé, enrichi et fait vivre ce rendez-vous
créé en 1979 par Mia Romano, la Ville de Nancy, l’Est Républicain et les libraires
regroupés dans l’association “Lire à Nancy”.
48
Dès sa première édition, la manifestation a reçu le soutien d’un parrain prestigieux : l’Académie Goncourt
dont les fondateurs, les frères Jules et
Edmond, étaient très attachés à Nancy.
L’aîné, Edmond, est d’ailleurs né dans
la cité ducale en 1822. C’est donc
logiquement que la célèbre institution a
souhaité soutenir le salon.
Chaque année, elle fait ainsi l’honneur au Livre sur la Place d’annoncer
la sélection des ouvrages retenus pour
concourir dans le cadre du prix Goncourt. De nombreux Académiciens sont
également présents afin de remettre la
Bourse Goncourt de la biographie.
Enfin, les Archives Goncourt, documents
appartenant aux célèbres frères et retraçant la vie de l’Académie, ont été remises
à la Ville de Nancy en 1988 en signe de
soutien à la cité des Ducs et à sa manifestation littéraire.
Le Livre sur la Place mène également un travail de terrain et collabore
avec des auteurs qui vont à la rencontre
du public. Les écrivains se rendent dans
les écoles, collèges, lycées, hôpitaux,
maisons de retraite, prisons afin de faire
partager leur passion de la lecture à tous
et de lutter contre l’analphabétisme. Les
mots sont aussi à la fête dans la ville,
avec des animations dans tous les quartiers.
En 1994, Françoise Rossinot a créé
Les Rencontres du Livre sur la Place qui
constituent tout au long de l’année une
déclinaison originale de l’événement,
réservée aux femmes. Ce moment
privilégié permet aux lectrices de se
rassembler autour d’un écrivain et
c’est chaque année plus d’un millier
d’entre elles qui sont invitées à débattre
et échanger dans le cadre prestigieux
de l’Opéra National de Lorraine, place
Stanislas. Ces rencontres sont l’occasion
de discuter de l’actualité littéraire,
mais aussi de mener une réflexion, de
manière générale, sur le livre, la place
de l’écrivain dans la société… et bien
d’autres thèmes.
Le livre sur la Place (Book festival), held
in September each year, is the first event in
France’s new literary calendar. Some 130, 000
visitors come to meet 400 authors in place de
la Carrière for the four-day federative event.
Elitism is left to one side for a rich cultural and
bibliographic experience, uniting intellectuals,
popular novelists, young authors, cartoon
illustrators, publishing houses and regional
authors all sharing the same passion for books.
Buch-Festival
Im September geht es auf dem Place de la
Carrière zu wie im Bienstock : Vier Tage lang
präsentieren 400 Schriftsteller ihre Werke:
regionale Literatur, Romane, Jugendliteratur
und Comics. Öffentliche Einrichtungen
bekommen Besuch von Dichtern und Denkern.
Die Gattin des Bürgermeisters, Françoise
Rossinot, versammelt jedes Jahr über 1000
Frauen zu einem Gedankenaustausch
mit einem berühmten Dichter. Der besten
Biographie wird die “ bourse Goncourt ”
verliehen.
49
all seasons Nancy Centre Gare
SUITEHOTEL
NANCY CENTRE
Rives de Meurthe
ALL SEASONS, L’HÔTEL TOUT COMPRIS.
CHAMBRE, PETIT-DEJEUNER ET WIFI INCLUS
ACTIVITÉS À PROXIMITÉ DE L’HÔTEL
Salon aux multiples visages, le Livre sur la Place
est un rendez-vous à l’aura grandissante. Portée par
la réputation que les visiteurs lui construisent et par
la renommée des auteurs qu’il accueille, il s’est peu à
peu fait “sa” place. Pendant quatre jours, ce sont plus
de 400 auteurs et 130 000 visiteurs venus de toute la
France, mais aussi du Luxembourg, de Belgique ou
de Suisse, qui font le déplacement.
À l’heure d’Internet, du multimédia, de l’accès
universel à une multitude d’informations et de données, tous les bibliophiles du Livre sur la Place
conservent et cultivent leur amour des belles lettres.
Les nombreuses dédicaces que les auteurs invités
couchent sur le papier des ouvrages qu’ils signent en
sont la preuve… noir sur blanc.
Julie Seniura

Le Livre sur la Place - 31ème édition
Du jeudi 17 au dimanche 20 septembre 2009
Place de la Carrière - Nancy
www.lelivresurlaplace.fr
L’hôtel est situé dans le centre ville de Nancy à 50 m de la gare (sortie
St Léon), à 800 m de la célèbre place Stanislas et à 10 mn à pied du
Palais des Congrès.
ORGANISEZ VOS RÉUNIONS
*renseignez-vous auprès de notre équipe
L’amour des belles lettres
Lumière
du jour
Une capacité de 50 m2 de salon équipé pouvant
accueillir vos réunions, séminaires, expositions.
inclus
L’OFFRE FAMILLE
C’est tout ce qu’il faut pour faire plaisir aux enfants, quel que soit
leur âge. La « Suite Famille » est conçue pour que toute la famille
reste ensemble et puisse accueillir deux adultes et deux enfants
jusqu’à 16 ans.
Dès leur arrivée, en cadeau de bienvenue, les enfants recevront un sac
de jeux. Dans leur chambre, les enfants auront accès à Disney Channel,
et dans l’hôtel, ils trouveront de quoi s’occuper avec de la presse pour
enfants, des jeux de société ou des consoles de jeux V-Tech.
• Ouvert 24h/24
• 68 suites climatisées en centre ville
• Suite de 1 à 4 personnes
• Garage privé payant
• Place Stanislas à 800 m
• Restaurants à proximité
• Smart et vélos à votre disposition*
Forfaits 4 et 7 nuits, Forfait Grand Week end, Forfait Grand séjour*
85
2
inclus
LES SERVICES DE SUITEHOTEL
inclus
Jardin
intérieur
2-50
extérieur
50 m
35 km
PETIT DÉJEUNER Imaginé par une cuisinière et une nutritionniste, il conjugue avec
bonheur plaisir et équilibre
« LA BOUTIQUE GOURMANDE »
Snacking haut de gamme, en libre service, 24h/24
L’ESPACE BAR Ouvert de 6h à 1h du matin
L’ESPACE AFFAIRES Internet haut débit gratuit, fax et imprimante, accessible
24h/24 au E-Corner
L’ESPACE FORME Salle de remise en forme en accès libre 24H/24
MASSAGE RELAXANT Offert les jeudis soirs de 19h30 à 21h30
DÉPLACEZ-VOUS AVEC SUITEHOTEL
Nous vous prêtons une Smart1 pour vos sorties : resto, ciné, shopping...
LA SUITE BOX
Avec la Suite box, vous naviguez sur Internet, vous téléphonez sans restriction2, vous
disposez de vidéos et de musiques à la demande3, de jeux, d’un large choix de
chaînes TV (dont la Suite TV)...
Grâce à l’espace “Vos Médias”, vous pouvez chater, écouter votre musique, regarder
vos vidéos, accéder aux outils Open Office...
Tous ces services sont offerts en accès illimité !
© Ville de Nancy
1 Sous réserve de certaines conditions.
2 Téléphone illimité en national, sur tous les fixes.
3 parmi une sélection de 72 films et 1 500 titres.
50
3, rue de l’Armée Patton - 54000 NANCY
Tél. : 03 83 40 31 24 - Fax : 03 83 28 47 78
@ : [email protected] - www.all-seasons-hotels.com
Jardins d’Eau - 2, allée du Chanoine Drioton - 54000 NANCY
51
Tél. : 03 83 32 28 80 - Fax : 03 83 32 29 36
mail : [email protected] - www.suitehotel.com
Si la fête de la Saint-Nicolas est célébrée dans toute
la région, c’est à Nancy qu’ont lieu les festivités les plus
importantes, avec près de 100 000 personnes dans les
rues. Les réjouissances se déroulent sur deux jours. Le
samedi, des animations musicales en déambulation dans
les rues du centre ville sont organisées et, à partir de 20
heures, un superbe spectacle pyrotechnique de près de
30 minutes enflamme la place Stanislas. Le dimanche,
Saint-Nicolas, vêtu de son costume d’évêque et flanqué
de son terrible compagnon le Père Fouettard, distribue
des friandises et des pains d’épices aux enfants. Le
traditionnel défilé part de la place Carnot, traverse la Ville
Vieille et la place Stanislas pour rejoindre le Palais du
Gouvernement place de la Carrière, où Saint-Nicolas est
accueilli par le Maire de la ville, qui lui remet les clés de
la cité. Le Patron des enfants prononce alors un discours
avant que le palais ne s’éclaire au gré des artifices qui
embrasent sa façade.
SAINT-NICOLAS :
un patron de légende
Les petits Lorrains ont bien de la chance : trois semaines
avant que le Père Noël ne passe par leur cheminée, c’est
Saint-Nicolas qui leur distribue des cadeaux ! Saint-Patron
de la Lorraine, celui-ci est dignement célébré dans Nancy.
Chaque premier week-end de décembre, la ville s’illumine de
mille feux en son honneur, tandis qu’il offre des friandises
aux enfants sages, et que les plus turbulents doivent
faire face à son compagnon, le terrible Père Fouettard…
Lors de cette fête populaire et mémorable, c’est une
page de l’Histoire de la Lorraine qui se lit, où la tradition
fait la part belle aux légendes…
Élise Frisoni
É
Der heilige Nikolaus ist der Schutzpatron Lothringens dank einer Reliquie, die in Saint Nicolas de Port aufbewahrt wird. In dieser nur 20 km
von Nancy entfernten Stadt finden zu seinen Ehren ein Weihnachtsmarkt, ein Umzug und eine Fackel – Prozession bis zur gothischen
Basilika statt. In Nancy verteilt er am ersten Dezemberwochenende
Süssigkeiten an die Kinder. Vorsicht: Knecht Rupprecht begleitet ihn!
Eine pyrotechnischen Show, ein Umzug und die Aushändigung der
Schlüssel der Stadt beenden die Festlichkeiten.
Forfait Saint-Nicolas
Afin de profiter pleinement des
festivités organisées pour la SaintNicolas, ainsi que du marché de Noël,
l’Office de Tourisme de Nancy propose
un forfait particulièrement avantageux.
Celui-ci comprend une nuitée (petitdéjeuner inclus), un “City-Pass Nancy
Culture”, un déjeuner lorrain, une
pochette d’accueil et un Saint-Nicolas
en pain d’épices. À partir de 65 euros
par personne.
Plus d’infos sur www.ot-nancy.fr
52
Le défilé de la Saint-Nicolas et son feu
d'artifice, à Nancy
fèves de l’artiste Fabienne Martin,
qui mettent à l’honneur la fête
de la Saint-Nicolas
© Ville de Nancy
Jean-Paul MARCHAL - Imagerie d’Epinal ©
Une légende qui passe par la Lorraine…
© Ville de Nancy
Since the Middle Ages, Saint Nicholas’s Day has been celebrated all
over Lorraine on 6 December. The pilgrimage to Saint-Nicolas-de-Port
in homage to the Patron Saint of Lorraine draws thousands of faithful
followers. In Nancy, more than 100,000 people throng the streets to enjoy the procession in honour of the Patron Saint, Protector of Children.
During this unforgettable and popular event, a page in the history of
Lorraine unfolds, favouring tradition above all in legends.
vêque de Myrrhe en Asie Mineure (actuelle Turquie) au
troisième siècle après Jésus-Christ, Saint-Nicolas fut de son
vivant le défenseur des enfants, des veuves et des plus faibles.
Célèbre pour sa grande générosité, auteur de nombreux miracles, il
devint au Moyen Âge le saint protecteur des écoliers. La légende veut
qu’il ait ressuscité trois petits enfants découpés en morceaux par un
boucher.
Impossible d’évoquer Saint-Nicolas sans mentionner la commune
de Saint-Nicolas-de-Port, située à une quinzaine de kilomètres de
Nancy. Celle-ci abrite en effet depuis l’an 1090 une relique appartenant
au célebre évêque : sa “dextre bénissante”, autrement dit son doigt.
La ville fut durant plusieurs
siècles un important centre de
pèlerinage, les fidèles venant
solliciter la protection du SaintHomme. Aujourd’hui, le samedi
le plus proche du 6 décembre
- date anniversaire de sa mort la tradition est perpétuée par
de nombreuses festivités : un
marché, un défilé de chars et une
procession aux flambeaux en la
superbe basilique gothique de la
ville.
© Ville de Nancy
Saisons Culturelles
Fèves à collectionner
La célèbre pâtisserie Hulot entend
bien marquer par un joli souvenir les
festivités organisées à Nancy pour la
Saint-Nicolas. Ainsi, elle a demandé
à l’artiste lorraine Fabienne Martin
de créer des fèves sur ce thème. Une
figurine de 5 cm à l’effigie du personnage
est vendue à l’occasion de la fête de
la Saint-Nicolas, puis, au moment de
l’Épiphanie (un mois plus tard, début
janvier), sont commercialisées cinq
fèves représentant chacune un épisode
de la légende. La grande figurine et les
cinq fèves constituent une collection
complète. Chacune est en porcelaine,
peinte à la main et rehaussée d’or. La
tradition voulant que l’on déguste du
pain d’épices lors de la fête de la SaintNicolas, les fèves peuvent être glissées à
rieur de la confiserie et offertes en
l’intérieur
guise de présent.
En vente chez Hulot
et à l’Office de
Tourisme de Nancy.

53
Événement incontournable de l’été nancéien, les Nancyphonies sont un rendez-vous écrit en caractères
gras dans l’agenda des amoureux de la musique classique. Ce festival présente avec originalité les
perles du répertoire au plus grand nombre, tout en évitant l’écueil de l’académisme. Un mois durant,
Nancy résonne au son des Nancyphonies, avec une quarantaine de concerts aux quatre coins de la ville.
C
haque été, de début juillet à début août, les rues de Nancy sont peuplées,
un peu plus qu’à l’accoutumée, de silhouettes armées d’instruments en
tous genres.
Le festival Nancyphonies est devenu un rendez-vous musical à l’échelle
internationale, déployant une riche proposition de concerts en une multitude
de lieux nancéiens (les grands salons de l’Hôtel de Ville, l’auditorium du
Musée des Beaux-Arts, la place Saint-Epvre…).
Depuis sa création en 1991, et sous l’impulsion du pianiste Hugues
Leclère, le festival offre au piano une tribune privilégiée, et convie chaque
été une impressionnante palette d’artistes de renom. Leur notoriété dépasse
souvent le cadre du milieu classique, lorsque l’affiche associe un acteur et un
musicien, particularité de la manifestation. Ce fut le cas par exemple avec le
duo formé par la comédienne Brigitte Fossey et le pianiste Yves Henry, ou
encore par le comédien Daniel Mesguich et la pianiste Sylvie Carbonel.
54
© Ville de Nancy
LES NANCYPHONIES,
UN CLASSIQUE DE L'ÉTÉ
Concert de clôture des
Nancyphonies 2006
© Ville de Nancy
La soprano Françoise
Semellaz et le pianiste
Christophe Simonet
© Ville de Nancy
Saisons Culturelles
Le Streinquintet de la Philharmonie
de Berlin
Pour dépoussiérer le classique…
Affichant la réelle volonté de “dépoussiérer” le classique,
le festival sait être innovant. Pour preuve, on peut citer la “Rave
du classique”, organisée dans un lieu insolite tenu secret (le plus
souvent en pleine campagne) jusqu’à la veille du concert. Lors de
l’édition 2008, l’actrice Marie-Christine Barrault parrainait cet
événement convivial, qui combine concerts, poésie, jeu de piste
musical pour les petits et un parcours du goût avec déjeuner
champêtre et ateliers œnologiques.
Ouvert sur les autres arts, le festival propose également chaque
année une visite privilégiée des expositions temporaires du Musée
des Beaux-Arts en avant concert. Mais la démarche est loin d’être
élitiste. D’ailleurs, depuis l’édition 2008, le public peut apprécier
les Musicales de Stanislas, cycle gratuit qui associe la présentation
d’un artisan d’art lorrain, d’un acteur brillant de la gastronomie et
d’un concert de haute tenue.
Grâce aux Nancyphonies, le classique n’est plus l’affaire d’un
cercle fermé mais, au contraire, sort des amphithéâtres et des opéras pour aller à la rencontre du public, dans un esprit de fête et de
convivialité.
Élise Frisoni
www.nancyphonies.net
The classical music festival,
Nancyphonies, in Nancy invites
an amazing variety of renowned
artists and is a must summer event.
Starting in July until the beginning
of August, this month-long
festival hosts around 40 concerts
in the fours corners of the city.
This music celebration has given
classical music a much greater
outreach; instead of performing
in amphitheatres and opera,
Nancyphonies gœs out to meet the
public in a welcoming and festive
way.
Von Anfang Juli bis Anfang
August finden in Nancy
an unterschiedlichen
Aufführungsstätten
klassische Konzerte statt: die
“ Nancyphonies ”. Virtuosen
von internationalem Ruf bieten
Klavierkonzerte dar oder ein
Zusammenspiel von Musikern und
Schauspielern.
Gaumenfreuden, Augen- und
Ohrenschmaus werden anlässlich
der “ Musicales de Stanislas ”
vereint. Der Eintritt ist kostenlos.
Die “ Rave du classique ”
lädt Gro� und Klein zu einem
Überraschungstag ein.
55
Nancy à grande vitesse
Balade dans
Nancy Grand Cœur
Avec l’arrivée du TGV Est, ce sont désormais plus de 7 millions de voyageurs qui transitent
annuellement par Nancy. Cette nouvelle donne nécessitait de repenser le quartier Gare
dans son intégralité et le cœur de la ville bat désormais au rythme d’un projet de
rénovation des plus ambitieux. Axes redessinés, nouveaux espaces publics, zones vertes
gagnées sur les emprises ferroviaires : de rue en rue, découvrons Nancy Grand Cœur…
N
otre voyage débute au pied d’une
lanterne en bois implantée sur l’espace
Thiers le temps des travaux. Cette
petite architecture provisoire se veut le lieu
central de concertation sur le projet urbain
et l’aménagement de la place, invitant les
Nancéiens à s’exprimer sur ces projets. Des
réunions s’y déroulent régulièrement. Elle
est également un centre d’information dans
lequel des expositions intercalaires sont mises
en place. Le public peut alors se faire une idée
du projet initié par la Communauté Urbaine
du Grand Nancy et dont la maîtrise d’œuvre a
été confiée à Jean-Marie Duthilleul, Président
de AREP, ingénieur et architecte urbaniste. Ces
présentations sont composées de panneaux,
cartes, textes historiques et projections en trois
dimensions.
56
Concordance des temps
Partant du Moyen Âge et des anciennes
fortifications de la ville, le panorama du
projet Nancy Grand Cœur présenté dans la
lanterne nous fait traverser les époques. Il
montre la richesse et la diversité des ensembles
architecturaux composant le quartier Gare et
épousant la géométrie de la Ville-Neuve de
Charles III. Face à cette composition, JeanMarie Duthilleul a fait jouer la concordance
des temps en associant harmonieusement les
quartiers bordant la voie ferrée et en intégrant
de manière pertinente le patrimoine ancien et
contemporain (notamment issu des années
1960-70). Il a structuré ses idées autour du
développement d’un ensemble moderne apaisé
au niveau des trafics et disposant de larges
espaces verts.
57
I n t e rv i e w
Nancy Tourisme : La recomposition du quartier
Gare, que l’on appelle Nancy Grand Cœur, tientelle avant tout de l’arrivée du TGV ?
Etienne Tricaud : Pas seulement. Depuis une vingtaine
d’années, on observe une réhabilitation des quartiers de la
gare dans les villes. Zones auparavant délaissées, consacrées
aux activités intermédiaires, on prend conscience que ce
sont des lieux extrêmement fréquentés, qu’ils sont un élément moteur dans le développement économique et que,
de fait, le quartier de la gare devient le ferment de la ville.
Le TGV accentue bien sûr ce phénomène, en réhabilitant le
train par sa modernité. On choisit désormais de densifier
ces zones situées près des dessertes des transports, transports international et national avec le TGV, mais également
régional et local avec le bus et le tram : la place de la République est d’ores et déjà une véritable interface.
© Marc BARANI Architecte
De l’autre côté de la place, nous découvrons le centre
de tri postal, un édifice que l’architecte Marc Barani a
choisi de conserver et de réintégrer à son projet de nouveau
Centre des Congrès (15 000 m²). L’ensemble ainsi formé
comprendra deux auditoriums (de 900 et 300 places), une
vaste salle d’exposition (3 000 m²), un foyer, deux espaces
de restauration, plusieurs salles de séminaires et un parking
public souterrain de 850 places. Les façades du nouveau
Centre des Congrès seront transparentes, tout en baies
vitrées et offriront une totale visibilité depuis la place. À cet
équipement viendra s’adjoindre, à proximité immédiate, un
nouvel hôtel, des immeubles de bureau et de services, un
bassin d’eau et une passerelle enjambant la voie ferrée, pour
les piétons et cyclistes.
Places et squares plutôt que boulevard
Côté boulevard Joffre, le quartier sera organisé à partir
de nouvelles rues et places publiques s’inscrivant dans les
perspectives historiques du secteur et permettant de renforcer son homogénéité avec la ville tout en diminuant la
présence automobile. Deux nouvelles places garnies de
terrasses verront ainsi le jour. Elles mettront en valeur la
synagogue (plus ancien bâtiment du secteur) mais aussi le
lycée Cyfflé. La caserne des pompiers sera quant à elle déplacée au sud du quartier, à proximité de la future place
Alexandre 1er attenante au pont des Fusillés.
58
le nouveau Centre de Congrès de Nancy
vu de la place de la République
The Nancy Grand Coeur project is treating
the train station district in Nancy to a major
makeover. The two parts of the city separated
by train tracks will be reunited and the city’s
60’s and 70’s heritage sites will be better
incorporated into a newer, more modern city
with less traffic. The near future for Nancy
holds an environmentally friendly district where
modernism, heritage and transportation all go
hand in hand.
Spaziergang im Herzen der Stadt
Das Stadtviertel um den Bahnhof mit einer
Grösse von 15 ha wird in den nächsten Jahren
grundlegende Veränderungen erleben.
Wie der Besucher den informativen Aushängen
im Holzpavillon auf dem Place Thiers
entnehmen kann, werden die historische
Vergangenheit und die notwendige Moderne
architektonisch vereint. Viele veraltete Gebäude
werden in Vororten neu aufgebaut.
Der überlastete Boulevard Joffre wird durch eine
Umgangsstrasse ersetzt. Parkanlagen werden
nicht fehlen, es entsteht eine grüne Lunge für
TGV – Reisende, Anwohner und Geschäftsleute.
© AREP Architecte
Poursuivons notre visite le long de la construction de
verre et d’acier qui se dresse place de la République. Cet
immeuble contemporain, au pied du TGV, est situé au
carrefour des réseaux de transports déposant les usagers
à quelques pas des bureaux, commerces, services liés aux
voyages et espaces publics d’information que le bâtiment
abrite.
© AREP Architecte
Etienne Tricaud, architecte urbaniste, Directeur Général du cabinet
AREP, maître d’œuvre urbain du
projet d’aménagement du quartier
Gare
future place de la Synagogue, première hypothèse d’aménagement
Un grand parc linéaire public sera également aménagé sous forme de “quai vert” le long des lignes de chemin de fer. Il s’intégrera entre la place de la République
et le pont du Général Leclerc en lieu et place des espaces
anciennement utilisés par la SNCF. La maison d’arrêt
Charles III, très vétuste, sera démolie et remplacée par
un nouvel établissement sur le plateau de Haye.
Nous arrivons désormais au terme de notre balade
entre présent et futur, à la rencontre du Nancy Grand
Cœur qui, sur près de 15 hectares, constitue le plus
ambitieux chantier de ces dix prochaines années mené
par la Communauté Urbaine du Grand Nancy. Il est le
symbole d’une métropole en mouvement dont le centre
bat au rythme d’un projet alliant patrimoine historique,
modernité, dynamisme économique et développement
durable.
Anthony Humbertclaude
Pour en savoir plus, rendez-vous à la Lanterne (Espace
Thiers) ou sur www.nancygrandcoeur.fr
NT : Pourquoi cette recomposition s’impose-t-elle
à Nancy ?
ET : Le quartier Gare est une mosaïque d’entités différentes : les installations industrielles liées au chemin de fer, les
bâtiments des années 1970 en rupture avec la ville de Charles III, la place Thiers qui forme un ensemble à elle seule…
il s’agit de rassembler ce qui a été créé à ces différentes époques pour réaliser un tissu urbain harmonieux. Nous allons
faire un quartier complètement contemporain, mais dans
la continuité de l’Histoire et de ses traces. Si nous voulons
prolonger le tracé orthogonal des rues de la ville de Charles
III, ce n’est pas qu’un exercice de géométrie. Il s’agit de redonner de la profondeur aux perspectives, dessin spécifique
à la ville de Nancy avec ces longues rues qui se terminent sur
des coteaux boisés.
NT : Quelle est l’identité urbaine de Nancy, d’après
vous ?
ET : C’est une ville qui s’est construite au fil du temps avec
une continuité entre les quartiers, démarche que nous cherchons à conserver. L’originalité ici ce sont ces rues droites,
minérales, pas très larges, avec des monuments qui se découvrent de manière latérale et non en bout de grands axes.
Il règne, dans cette ville de Nancy, un raffinement dans la
simplicité.
Propos recueillis par Elise Descamps
59
Caisse d’Épargne
Lorraine Champagne-Ardenne,
la banque du développement régional
Au cœur des universités
Une banque différente au coeur de la région, au service
des hommes, des entreprises et des territoires.
d’Épargne, une
grande banque
universelle
Au coeur des régions,
la Caisse d’Épargne est
un partenaire majeur
du développement
économique et social.
Le Groupe Caisse
d’Épargne, l’un des
tout premiers groupes
bancaires français,
propose aux acteurs
de l’économie locale
une offre complète de
produits et de services,
en combinant fort
ancrage régional et
expertise d’un grand
groupe bancaire.
À cette expertise, fort
de son statut coopératif,
s’ajoute un engagement
quotidien dans le cadre
de ses missions d’intérêt
général.
Confiance . Engagement . Ambition . Ouverture . sont
les valeurs permanentes de l’entreprise qui animent
les relations entre les 2400 collaborateurs de la Caisse
d’Épargne Lorraine Champagne-Ardenne, les lorrains et
les champardennais.
Savoir vous écouter, tisser une réelle relation de
confiance et de partenariat, et s’engager à vos côtés en
osant partager vos ambitions : voilà autant de principes
fondamentaux qui caractérisent l’esprit de notre région.
Un nouveau regard sur les projets
des acteurs de l’économie régionale
Leviers du développement en région, vous avez besoin d’un
partenaire bancaire audacieux, réactif et professionnel.
La Caisse d’Épargne Lorraine Champagne-Ardenne, s’appuyant
sur la force de son Groupe vous propose une approche différente
et structure désormais son offre par la création de Centres
d’Affaires.
Elle affiche ainsi son ambition dans le cadre du développement
des régions Lorraine Champagne-Ardenne.
© ArteFactory
Le Groupe Caisse
Le projet ARTEM : un ensemble
architectural tout en verre et acier.
D’autres
horizons
pour votre
banque...
> Cinq pôles de compétences au service du financement de
votre développement
les entreprises – les professionnels de l’immobilier
le secteur public territorial – l’économie sociale
le logement social
> Une connaissance du contexte régional
> Des décisions prises en région, gage de réactivité
> Des chargés d’affaires, véritables experts
> Une proximité permettant la couverture de l’ensemble du
territoire Lorrain et Champardennais
>Un investissement important dans la vie locale par le
financement de Projets d’Économie Locale et Sociale (PELS)
60
Centre d’Affaires de Nancy
49, rue Stanislas,
54000 Nancy
Tél. : 03.83.17.80.80
Grâce à la richesse de ses formations, mais aussi – et surtout – par son dynamisme, Nancy est
l’une des plus grandes villes universitaires de France. La meilleure preuve en est la création
du campus ARTEM, en lieu et place des anciennes casernes militaires Molitor et Manutention.
A
RTEM ? Comme Art, Technologie et Management. Il s’agit en fait de la réunion, sur un
même site de dix hectares en plein cœur de Nancy, de trois grandes écoles nancéiennes :
l’École des Mines, le groupe ICN (École de Management) et l’École Nationale Supérieure
d’Arts. C’est toute la philosophie de l’Art Nouveau, dont Nancy est la capitale européenne, qui
est retranscrite dans ce projet : allier l’art et l’industrie.
Une nouvelle façon d’enseigner
Mais ARTEM va beaucoup plus loin : le projet a pour ambition de décloisonner les
disciplines professionnelles (l’art, les sciences, le management) pour créer une nouvelle
manière d’enseigner et de former les têtes pensantes de demain. Depuis 2000, environ six
cents étudiants des trois écoles ont des enseignements communs. Désormais, les ingénieurs
en sciences et techniques intègrent le design et les stratégies de négociation et de valorisation
dans la conception de leurs produits, et réciproquement. Parmi les thématiques abordées : le
développement durable, les médias interactifs, la conception et le design, le tout lié au monde
économique.
D’autres entités d’enseignement supérieur nancéiennes ont, elles aussi, rejoint le projet
ARTEM : l’Institut Jean Lamour (spécialisé en nanotechnologies), l’Institut d’Administration
des Entreprises (marketing, ressources humaines, finances à destination des organisations
publiques et privées), ainsi que l’Université des Métiers et de l’Artisanat (centre d’apprentissage).
Elles sont épaulées dans leur démarche par ARTEM entreprises, une association de plus de
trente entreprises régionales, nationales et internationales qui participent à la formation des
étudiants.
Nos équipes sont à votre disposition:
Centre d’Affaires de Metz
Immeuble ATRIA,
2, rue Chaptal,
57000 Metz Queuleu
Tél. : 03.87.21.31.71
INDUSTRIE & ART POUR TOUS
�� � � � � � � � � � � � � ��� � � � � � � � � � � � �
61
© Léopold Poiré-CRI-Nancy-Lorraine
Au cœur des universités
© ArteFactory
Le campus ARTEM réunira trois
grandes écoles nancéiennes :
l’École des Mines, l’ICN et l’École
Nationale Supérieure d’Arts.
Un campus dans le quartier
ARTEM est non seulement un projet universitaire, mais
également urbain. L’Agence Nicolas Michelin et Associés, qui a
remporté le concours d’urbanisme organisé en 2005, a ainsi conçu
le futur campus : un ensemble architectural en verre et en acier, aux
formes d’inspiration végétale rendant honneur à l’École de Nancy.
Ces bâtiments aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale)
possèderont des panneaux solaires et des systèmes de récupération
des eaux de pluie. Ils seront bordés d’arbres, d’espaces verts et
d’un théâtre de verdure qui pourra accueillir des conférences, des
spectacles et des projections de films en plein air.
Une nouvelle page d’histoire s’ouvre donc pour le quartier
Blandan - Haussonville, déjà riche de lieux de culture et de loisirs.
Les habitants ont été pleinement intégrés dans la conception du
projet, en sollicitant leurs avis, questions et suggestions au cours
de débats publics. Le campus sera très ouvert sur le quartier :
une galerie, par exemple, prendra place au cœur de l’ensemble,
favorisant les échanges entre étudiants et résidants. La première
pierre sera posée courant 2009, avec une livraison attendue pour
2012.
Julie Seniura
62
Émile Friant prépare son envol en montgolfière,
place Stanislas, le 14 juillet 1896.
Nancy is one of the biggest university
cities in all of France with both high
quality training programmes and a
dynamic atmosphere. The ARTEM
campus project is a prime example.
Located in the heart of Nancy, it
houses three prestigious schools : the
École des Mines, one of the French
generalist engineering schools, ICN
Business School, and the national
school of Arts. This university
project aims at creating professional
discipline divisions such as Art,
Sciences, and Business to promote a
new teaching method. Construction
begins in 2009 and doors will open
in 2012.
Nancy ist eine der größten
Universitätsstädte Frankreichs.
Ein Beispiel seiner Dynamik stellt
die fachübergreifende Hochschule
ARTEM dar: eine Zusammenarbeit
der nationalen KunstfachhochManagement– und Ingenieurschule
(art – technologie – management).
Ganz im Sinne der Philosophie
des Jugendstils, gilt es, Kunst und
Industrie zu verbinden.
Andere Hochschulen, sowie über
dreißig internationale, nationale und
regionale Unternehmen schließen
sich diesem Projekt an, das hohe
Umweltstandards respektiert.
Nancy, terre d’archives
Il n’y a pas qu’Épinal qui cultive son goût de l’image. Nancy possède l’unique centre d’archives audiovisuelles du
Grand Est de la France. Rattaché à Nancy-Université, il bénéficie d’un important soutien de la Communauté Urbaine
du Grand Nancy, mais aussi de l'appui du Conseil Régional de Lorraine, du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle
et de la DRAC.
L
e Conservatoire Régional de l’Image est né en 1994 de la réunion de trois entités, au
départ fondées par des passionnés de cinéma et d’audiovisuel : la Cinémathèque
de Lorraine, la Photothèque régionale, et la Vidéothèque régionale de Lorraine. Sa
mission est de collecter toutes sortes de documents, de les restaurer, avant de les valoriser
par des prêts, des manifestations, des publications ou des expositions thématiques.
Les rayons commencent à être bien petits, à mesure que le Conservatoire enrichit
ses fonds… Rendez-vous compte : plus de deux millions de documents ont trouvé
refuge ici. Photos de toutes sortes et de toutes époques, copies de films, revues, pressbooks (dossiers de présentation de films) plus originaux les uns que les autres… Des
documents issus de nombreux dons, achats, échanges de collections particulières très
complètes, et venues parfois du monde entier. A noter par exemple, le fonds Krafft, du
nom du couple de vulcanologues mondialement connus, disparus au Japon en 1991,
et qui ont collecté pas moins de 800 heures de films et 350 000 clichés des volcans de
toute la planète. Les fonds abordent des thèmes aussi variés que la psychiatrie, l’art du
portrait, la vie des champs, le Tibet, et bien sûr la Lorraine sous toutes ses formes… Le
Conservatoire possède également un fonds très important de films amateurs. Toutes
ces données sont autant de précieuses informations à vocation historique, sociologique,
scientifique, technique que le Conservatoire Régional de l’Image se doit de conserver et
rendre accessible au public d’aujourd’hui et de demain.
Julie Seniura
www.imagesdelorraine.org et www.imagesdevolcans.org.
Conservatoire Régional de l’Image - 9, Rue Michel Ney - 54000 Nancy
63
Au cœur des universités
L’École Nationale Supérieure
de Géologie de Nancy
Cent ans de
géologie à Nancy
On le sait trop peu… Nancy est l’hôte de l’École Nationale Supérieure de Géologie, la
seule grande école française spécialisée dans le domaine très pointu des géosciences,
à savoir les sciences portant sur l’étude de la Terre et de ses transformations.
L
Antelope Canyon
Arizona. Bassin de la
rivière du Colorado.
Roches sédimentaires
64
oin d’être négligeable, ce secteur est
de plus en plus porteur, comme le
prouve les sept tonnes de minéraux
qu’un Français consomme chaque
année ! Mais ces minéraux, il faut les
localiser, les extraire, les transporter, les
transformer, les valoriser, les recycler quand
cela est possible… et c’est à l’ENSG que
revient la tâche de former les ingénieurs
qui superviseront ces activités au niveau
industriel. Les enjeux liés aux géosciences
sont d’autant plus capitaux que le pétrole
devient rare et cher, même si les domaines
d’application ne se limitent pas à ce seul
horizon.
Liée à la Lorraine par son histoire
sidérurgique, l’ENSG forme chaque année
une centaine d’étudiants. En juin 2007, les
deux tiers étaient déjà embauchés le jour
même de la remise des diplômes… et ce sur
les cinq continents, souvent dans de grandes
multinationales.
Le centenaire que l’ENSG célèbre en
2008 coïncide avec l’Année internationale
de la Planète Terre décrétée par l’UNESCO,
événement auquel l’école participe d’ailleurs
activement. Pour l’occasion, plusieurs temps
forts. La sortie d’un livre écrit par d’anciens
élèves aujourd’hui ingénieurs ou enseignants (Les géosciences au service de l’homme
- Editions HIRLE) ; un grand salon nommé
Géologia 2008, qui restera comme le premier
village des métiers des géosciences organisé
en France (du 25 au 27 septembre 2008,
place Carnot), ainsi que trois expositions,
à l’automne 2008, sur les applications de la
géologie au quotidien, avec des thématiques
aussi concrètes que les météorites, l’argile
ou le sel.
Julie Seniura

65
Nancy ville verte

Le bonheur
est dans le parc
Avec 240 hectares d’espaces verts, soit 1/5ème de sa superficie, Nancy cultive
l’héritage botanique légué par son passé. Les 18 parcs et jardins, sans
oublier les 17 squares de la ville, avec leur grande diversité de plantes et
d’ambiances, offrent aux Nancéiens une qualité de vie rare en milieu urbain.
U
ne promenade dans Nancy prouve à quel point l’histoire de la ville est associée à ses
espaces verts. Chacun, de par son passé, sa situation, la manière dont il est agencé, fait
référence à une période de l’Histoire.
Nancy en quelques parcs…
À la Pépinière, c’est le règne de Stanislas qui renaît. Constitué de 16 carrés de cultures,
le parc était à l’origine une véritable pépinière, voulue par le Roi de Pologne. Les arbres qui
y étaient plantés étaient destinés à aller verdir les routes de toute la Lorraine. Au 19ème siècle,
la pépinière est convertie en jardin public. Certains de ses carrés sont alors transformés en
pelouse géométrique entourée de grands arbres, et la partie haute du site devient un jardin
anglais, constitué de lignes courbes et d’allées sinueuses.
Le jardin de la Citadelle est quant à lui de composition médiévale mais sous influence
de la Renaissance. Adossé à la Porte de la Citadelle, édifiée au 16ème siècle par Charles III sur
les remparts de la Ville Vieille, ce petit jardin donne au site une atmosphère unique, et offre
au promeneur les divines senteurs des plantes aromatiques et médicinales : chèvrefeuille,
rose ancienne, camomille…
66
L’aquarium de Lucien Weissenburger,
jardin du musée de l’École de Nancy
67
1- Monument funéraire de Mme Nathan,
jardin du musée de l’École de Nancy
2- Le Jardin d’Eau, sur les rives de Meurthe
1
Témoin du développement urbain du début du 20ème siècle,
le parc Sainte-Marie, apprécié pour son tracé tout en courbes et
la beauté de ses arbres, a été paysagé par le célèbre horticulteur
nancéien Victor Lemoine. À deux pas de là, le jardin du Musée
de l’École de Nancy vous plonge dans la période Art Nouveau. Ce
petit Éden, planté de berces du Caucase et des collections de plantes
des grands obtenteurs nancéiens, abrite le superbe aquarium de
Weissenburger et les portes des anciens ateliers d’Émile Gallé,
œuvres emblématiques de l’École de Nancy.
Chaque parc possède également sa propre thématique.
Promenez-vous dans le jardin du Belvédère, et l’eau vous monte
à la bouche, à la découverte de tous ces arbres fruitiers. Pénétrez
dans le parc Charles III et vous vous retrouverez dans une
immense aire de jeux. Quelle que soit votre humeur du jour,
quoi que vous cherchiez, vous le trouverez forcément dans l’un
des espaces verts de Nancy.
Nancy se met au vert
Vittel
c’est d’abord un cadre exceptionnel : tout le
charme d’une architecture raffinée, tout le
calme d’une nature préservée.
Depuis 1991, la Ville s’est dotée d’un Plan Vert, qui a permis
de dépasser la moyenne de 10m² d’espaces verts par habitant.
Cultiver l’identité propre à chacun de ces lieux nécessite
beaucoup de travail et un savoir-faire tant au niveau des
techniques d’entretien, de la variété des essences d’arbres, que
du renouvellement des fleurs et plantes à chaque saison. Sensible
aux questions environnementales, la Direction des Parcs et
Jardins mise sur le développement durable : récupération des
eaux de pluie, système d’arrosage informatisé et relié à Météo
France pour économiser l’eau, recours aux auxiliaires naturels
(comme les coccinelles) pour lutter contre les parasites et les
pucerons… Les jardiniers et pépiniéristes utilisent même les
“débroussailleuses naturelles” que sont les moutons noirs
d’Ouessant, une espèce en voie de disparition qui a été introduite
dans le parc de Gentilly.
2
Héritage d’un fastueux passé et fruit d’une restauration
réussie, le patrimoine architectural de Vittel est l’une des
principales richesses de la cité : charme des façades Belle
Epoque, confort et luxe des grands hôtels aux salons et aux
chambres de style Art Déco.
Dans un cadre magnifique de verdure, d’eau et d’air pur,
Vittel est le lieu propice pour :
- s’adonner à une activité physique : golf, tennis, natation, tir
à l’arc, marche nordique, VTT, équitation, ball-trap…
- s’amuser au Parc Aventures,
- découvrir les Jardins de la Terre pour sentir, toucher, goûter
et observer,
- vivre des moments de sensations pures au Casino ou à
l’hippodrome.
Grâce à son Plan Vert, Nancy est fière d’arborer depuis
1998 les quatre fleurs du label “Ville fleurie”. La consécration est
arrivée en 2007 lorsque la cité ducale a reçu la Médaille d’Or
au Concours Européen de l’Entente Florale. Une récompense
prestigieuse, venant couronner pour Nancy ses qualités de ville
d’art et d’histoire, son patrimoine architectural et artistique,
l’originalité des mises en scène de ses parcs et jardins et son
exceptionnel savoir-faire en matière de fleurissement.
Aux Thermes de Vittel, vous apprécierez les soins de remise en
forme et de beauté dans une ambiance douce et reposante,
totalement dédiée au bien-être et à la détente, avec des
salles de repos largement ouvertes sur le parc verdoyant de
650 ha.
Julie Seniura
Plus d’infos sur http://www.nancy.fr/environnement/espace_vert
68
© Ville de Nancy
Office de Tourisme
Place de la Marne
BP 11 - 88801 Vittel
03.29.08.08.88
www.vitteltourisme.com
Le cinéma, la médiathèque, la Maison du patrimoine ainsi
que les nombreuses animations culturelles, commerciales
et artisanales organisées par la ville tout au long de l’année
viennent agrémenter un séjour ressourçant.
l'art et la matière
Musée de l’École de Nancy
Vitrail de Jacques Gruber
Réseau Art Nouveau Network :
du neuf pour l’Art Nouveau
Grâce à l’École de Nancy, la cité ducale peut se flatter de posséder l’un des plus
beaux patrimoines Art Nouveau d’Europe. Verrerie, mobilier, architecture ou
encore céramique portent témoignage de l’immense talent des artistes nancéiens.
Mais la ville d’Émile Gallé, Victor Prouvé et consorts n’est pas la seule à
avoir connu l’effervescence de ce mouvement. Dans un but de promotion et de
préservation de leur patrimoine Art Nouveau, Nancy et 13 villes d’Europe se sont
réunies en 1999 et ont créé le réseau Art Nouveau Network. Explication du rôle
de ce réseau avec Valérie Thomas, conservateur du Musée de l’École de Nancy.
Vitraux de Jacques Gruber,
Musée de l’École de Nancy
70
71
Thanks to the École de Nancy movement, the former capital
of the Dukes of Lorraine has one of the most beautiful
selections of Art Nouveau heritage sites in Europe. However,
Nancy is not the only one to have experienced this lively
movement. Nancy and 13 other European cities met in
1999 and created the Art Nouveau network to promote and
preserve their heritage sites. The ambitious programme aims
to study, protect and promote Art Nouveau.
Nancy Tourisme : Pouvez-vous situer la place
de Nancy dans le mouvement Art Nouveau ?
Valérie Thomas : Nancy fait partie des villes
européennes à avoir développé un Art Nouveau
assez précoce, grâce à la figure emblématique
de l’École de Nancy : Émile Gallé. C’est lui qui a
impulsé la formation d’un groupe d’artistes qui
s’est constitué en association sous le nom d’École
de Nancy en 1901. On y retrouve les noms de Victor
Prouvé1, Jacques Gruber de la manufacture Daum,
Louis Majorelle2 et beaucoup d’autres artistes qui
gravitent autour de ce mouvement.
NT : Quelles sont les spécificités de l’École
de Nancy ?
V.T. : D’un point de vue esthétique, sa première
caractéristique est l’inspiration naturelle : le végétal,
la flore. L’École de Nancy est le mouvement Art
Nouveau le plus tourné vers la nature. On trouve
d’ailleurs à l’époque énormément d’horticulteurs
à Nancy : la végétation est partout dans la ville.
D’un point de vue social, ce que l’École de Nancy
et les autres mouvements Art Nouveau partagent,
c’est la volonté de renouveler le cadre de vie. Avoir
des objets fonctionnels, pratiques, utiles, qui ont
pu, par la suite, être déclinés dans une production
de série.
De haut en bas :
Salle du rez-de-chaussée
du Musée de l’École de Nancy
Gare ferroviaire d’Helsinki
Glasgow School of Arts
72
© Réseau Art Nouveau Network, photo Serge Brison
NT : Quelles sont les principales missions de
ce réseau ?
V.T. : La première mission du réseau est le partage
des expériences dans le domaine de la protection et
de la conservation du patrimoine Art Nouveau. La
deuxième, très importante, est de faire comprendre
aux habitants, citoyens, élus des villes partenaires
que ce patrimoine a des racines communes, et
de redonner ainsi au mouvement son caractère
éminemment européen. Nous menons également
beaucoup d’actions éducatives auprès du grand
public et des enfants, avec des publications, des
livrets d’activités, un site Internet, afin de leur
permettre de découvrir le patrimoine de leur ville, et
celui d’autres villes d’Europe. Nous avons organisé
ensemble l’exposition L’Art Nouveau en Projet, qui a
été présentée dans toutes les villes partenaires.
© Réseau Art Nouveau Network, photo Serge Brison
NT : Comment est née l’idée d’un réseau Art
Nouveau ?
V.T. : On doit cette initiative à la Région Bruxelles
Capitale. Celle-ci a fait en 1998 une étude pour
savoir si d’autres villes européennes seraient
intéressées par l’idée de se constituer en réseau,
afin de protéger, mettre en valeur et faire découvrir
au grand public leur patrimoine Art Nouveau.
Il faut savoir que ce mouvement a fait l’objet
d’un véritable rejet durant une grande période,
allant approximativement de la première guerre
mondiale aux années 70. Beaucoup d’œuvres et
de monuments ont été détruits. Il est très fréquent
qu’un courant connaisse un déclin après la période
faste qui a marqué son apparition. La fin du 20ème
siècle a été pour l’Art Nouveau une période de
renaissance : l’idée du réseau s’est concrétisée
en 1999, lorsque Bruxelles a proposé à plusieurs
villes de se regrouper et de faire une demande de
subvention à la Communauté Européenne.
Dank der 1901 gegründeten Jugendstilbewegung kann sich
Nancy an einem der schönsten Kunsterbes Europas erfreuen.
Glaskunst, Mobiliar, Architektur und Keramik zeugen von
dem immensen Talent seiner Künstler. Vorbild war die
Natur. Kunstwerke wurden industrialisiert und so für alle
zugänglich gemacht. Dies mit dem Ziel, das Erbe seines
Gründers, Emile Gallé, zu bewahren, und den Jugendstil bei
einem breiten Puklikum bekannt zu machen. 1999 gründete
die Stadt Nancy mit14 anderen europäischen Städten das
“ ArtNouveau Networkl.
Villa Majorelle
Musée de l’École de Nancy
NT : Combien de villes en font aujourd’hui
partie ?
V.T. : Actuellement il y a 21 partenaires : 16 villes et
5 régions dont Bruxelles Capitale et la Lombardie.
Certains pays sont représentés par plusieurs
partenaires. Par exemple la région Bruxelles Capitale
s’est alliée au Musée Horta, le musée Art Nouveau de
Bruxelles, pour caution et aide scientifique.
NT : Quels sont les critères de sélection pour
qu’une ville devienne partenaire ?
V.T. : Au départ il n’y a pas eu de sélection. Depuis
peu, une procédure particulière a été mise au point
pour les villes qui souhaiteraient rejoindre le réseau.
Les dernières en date à nous avoir rejoint, Aveiro
au Portugal et Darmstadt en Allemagne, ont dû
toutes deux remplir certains critères : demande
d’information sur leur patrimoine, références
bibliographiques... Le réseau commence à s’agrandir
et on ne veut pas l’étendre à maxima, car nous voulons
garder un travail de collaboration de qualité.
73
La route européenne de l’Art Nouveau
Le réseau Art Nouveau Network n’est pas la seule organisation destinée
à promouvoir et protéger le patrimoine Art Nouveau dont Nancy fait
partie. Il existe également la Route Européenne de l’Art Nouveau. À
l’origine du concept, Barcelone et son Institut du Paysage Urbain,
en juin 2000, ont eu l’idée de tracer une route de l’Art Nouveau se
concrétisant sous la forme d’un itinéraire touristique. Aujourd’hui,
cette organisation fédère 47 gouvernements et 30 institutions ayant
en commun ce mouvement sous ses différents aspects. Outre un site
Internet, la Route Européenne diffuse une revue biannuelle, Coup de
Fouet, affichant l’objectif d’échanger nouvelles et expériences autour
de l’Art Nouveau.
www.rutadelmodernisme.com
NT : Toutes les villes du réseau ont-elles un musée consacré à
l’Art Nouveau ?
V.T. : Non, c’est aussi ce qui fait la particularité de ce réseau : tous les
partenaires ne sont pas représentés par des musées. Par exemple à
Barcelone c’est un Institut de l’Urbanisme du Paysage Urbain, donc une
administration. C’est intéressant car ils ont d’autres priorités, ça nous
permet d’avoir des idées auxquelles nous n’aurions pas pensé tout seuls.
Les partenaires n’ont pas toujours les mêmes objectifs, mais toutes les
actions sont menées en commun.
NT : Dix années se sont écoulées depuis la création du réseau :
quel bilan en tirez-vous ?
V.T. : Un bilan très positif. Nous avons été subventionnés trois fois par la
Communauté Européenne, ce qui prouve que notre action correspond
tout à fait à ses attentes dans le domaine de la culture. Le réseau a permis
pour chacune des villes partenaires de renforcer la dimension européenne
de l’Art Nouveau : on ne travaille plus de manière isolée mais en groupe.
Nous partageons nos expériences dans les domaines de la conservation,
restauration, publication... c’est un groupe dont les membres travaillent
ensemble, où tout le monde est traité sur un pied d’égalité.
Élise Frisoni
Villa Les Roches, parc de Saurupt
© Réseau Art Nouveau Network, photo Serge Brison
Reus, Espagne
74
1- Pour le 150ème anniversaire de la naissance de Victor Prouvé, le Musée de l’École de Nancy s’est associé
au Musée des Beaux-Arts et au Musée Lorrain pour concevoir une grande exposition consacrée à la période
Art Nouveau de l’artiste. Victor Prouvé : Les années École de Nancy.
2- La première rétrospective consacrée à Louis Majorelle et à sa manufacture entre 1880 et 1940, Majorelle,
un art de vivre moderne est présentée aux galeries Poirel à Nancy, du 3 mai au 30 août 2009.
Site Internet du réseau Art Nouveau network : www.artnouveau-net.eu
Musée de l’École de Nancy
36-38 rue du Sergent Blandan
54000 Nancy
Tel : 03 83 40 14 86
Ouvert du mercredi au dimanche de
10h à 18h
Fermeture le lundi et mardi toute
la journée, le 1er janvier, 1er mai, 14
juillet, 1er novembre et le 25 décembre.
Tarifs :
Tarif normal : 6 €
Tarif réduit : 4 €
Pass 3 musées : 8 €
Billet jumelé avec le musée des BeauxArts : 7,50 €
Gratuité : le premier dimanche du
mois pour tous et les moins de 18 ans
Villa les Roches,
parc de Saurupt
75
L'art & la matière
E n t r e t i e n à b âto n s
r o m p u s av e c J B S B
Une formation d’ébéniste de l’école Boule, un diplôme de l’ENSCI, des collaborations avec Christofle,
Cristal Saint-Louis, Hermès, Saint-Gobain et Tarkett Sommer : Jean-Baptiste Sibertin-Blanc est
un créateur éclectique que le goût prononcé pour les matières a mené aux quatre coins du globe.
Enlacer l’espace
Daum, collection Texier
76
Le designer a rejoint la maison Daum il y a huit ans pour faire de la cristallerie
d’art nancéienne un bastion du luxe contemporain. Un défi de taille pour celui qu’on
surnomme JBSB : l’Histoire de Daum se confond depuis sa création en 1878 avec les plus
grands courants artistiques et les noms incontournables de Dali, César et Arman. S’y ajoutent aujourd’hui ceux de Braque, Texier, Ghion et Keiichi Tahara, sous l’impulsion de cet
infatigable créateur-voyageur.
77
Constellation du taureau
Daum, collection Texier
Nancy Tourisme : Vous avez intégré la maison Daum en tant que
directeur de la création : en quoi
consiste votre travail ?
J.B S.B : J’ai en charge d’amener chaque
nouveau modèle, environ quatre-vingt
par an, à épouser les richesses du processus de la pâte de cristal, qu’ils soient
issus d’une création interne à Daum ou
réalisés en partenariat avec un artiste.
Une façon d’explorer tous les champs
possibles du matériau. En tant que
directeur de la création mon travail
s’échelonne sur tous les plans.
À court terme, je fais en sorte que
les modeleurs de l’atelier travaillent en
harmonie avec les artistes et l’esprit
de la marque. Au centre de recherche,
78
NT : Que vous apporte Daum dans votre
métier de designer ?
J.B S.B : L’aventure Daum ne s’est pas présentée par hasard et je me suis pris au jeu. Daum
m’apportait la possibilité de travailler une matière exceptionnelle tout en relevant le défi de
faire entrer la création artistique au cœur du
métier traditionnel de la pâte de cristal. Daum
est la seule marque au monde mettant à disposition de l’art une matière “vivante” aux
couleurs et textures multiples, offrant transparence et luminosité, ainsi qu’un processus
souple au sein d’une structure artisanale. Dans
notre monde globalisé, cette maison offre
ouverture et éclectisme dans ses réalisations
par le choix des artistes et les thèmes abordés,
même si la tendance majeure reste la “nature”.
Aujourd’hui, Daum compte quinze pièces actives - qui se vendent très bien - auprès d’un public constitué de collectionneurs et d’amateurs
d’art. Nous tendons à multiplier ces pièces de
référence, par le choix des artistes sollicités et
par les thématiques que nous déclinons, comme la collection “Love”, renouvelée cette année
et qui fait appel à des artistes aussi divers que
Ben ou Myriam Franck, c'est une façon de regrouper des écritures différentes, et de faire
cœxister les univers très opposés d’artistes
sous une aura commune. C’est mon travail
de structuration d’une collection. Collaborer
avec un artiste comme Texier, c’est donner une
écriture forte sur une collection ambitieuse
pour enrichir le discours de la marque. C’est
aussi écrire une partie de son œuvre avec lui.
quinze personnes ont en charge de
développer de nouveaux produits : ils
modèlent et finalisent les maquettes, je
corrige et l’artiste valide. Si la première
esquisse d’une pièce est réalisée manuellement en fil de fer et en pâte à modeler, les phases de modélisation sont
aujourd’hui effectuées sur écran.
À moyen terme, je suis le chef
d’orchestre d’une partition écrite entre artistes et équipe. En terme de production, 50 % des pièces sont créées en
interne quand l’autre moitié est issue
d’une collaboration avec des artistes
du monde entier. Pour les associer à ce
processus, il faut aller à leur rencontre
et les convaincre de participer à l’aventure. C’est un aspect passionnant de
mon travail. Par exemple, pour réaliser
la collection Afric’Art, il m’a fallu huit
mois de “filature”. Je suis tout d’abord
entré en contact avec les artistes africains qui ont collaboré à la Biennale de
Venise pour suivre l’exposition Africa
Remix, la première grande exposition
d’art africain contemporain. J’ai ensuite
rencontré la Présidente de la première
fondation d’art africain qui vit au Bénin : c’est elle qui m’a mis en relation
avec ces artistes. Un véritable travail de
fond. À long terme, mon objectif est de
faire évoluer la marque dans la modernité. On ne peut pas piloter une marque de luxe sans une vision donnant du
sens à nos œuvres.
La collection Afric’Art
Une convention de mécénat avec
le Musée du Quai Branly a permis la
réalisation de sept re-créations signées
Daum, coulées sur les modèles de pièces
choisies au gré des vitrines du Musée des
Arts Premiers. Le choix a porté sur des
pièces emblématiques parlant au plus
grand nombre. Un an de travail a suivi
le démarrage de cette collection qui a
été présentée le 3 septembre 2008 au
Musée du Quai Branly et le 4 au Salon
Maison et Objets.
www.quaibranly.fr
Queen Shilouk - Daum et Cathy Specht,
collection Afric’Art
Blue Oil Head - Daum et Romuald Hazoumé
NT : Le choix des couleurs et des formes ?
J.B S.B : Nous disposons de quarante couleurs dans la palette. Le choix s’opère avec les
artistes. C’est un travail de recherche qu’on
fait calmement avec de la documentation,
suivi d’essais et d’une présentation en comité
de création restreint. On choisit le tirage en
fonction de la technicité de la pièce, de son
potentiel commercial et de la notoriété de l’artiste. Aujourd’hui, notre clientèle vient acheter l’œuvre d’un artiste signée Daum : c’est un
phénomène de reconnaissance de la marque
que l’on veut conforter. Nos pièces qui marchent le mieux : les bestiaires, qui traduisent
un goût contemporain pour l’hyperréalisme.
Gaëlle Girard-Marchandise
79
Esprit d'initiative
© Ecologgia
La société propose également
des bureaux d’entreprises
100 % verts
Des maisons à la pointe de
l’environnement
La toute jeune société Ecologgia, à Villers-lès-Nancy, propose des maisons et
bureaux d’entreprise 100% verts, et modernise l’usage du bois dans la construction.
Construire des maisons équipées de
panneaux solaires, de pompes à chaleur
ou d’éoliennes domestiques : l’idée est
plaisante, mais ne surprend plus beaucoup.
La véritable innovation, dans le domaine de
l’environnement, c’est d’envisager la chose
de façon globale. Il ne suffit pas seulement
de se doter de sources d’énergies “vertes”
mais également de concevoir sa maison
intégralement en fonction du critère
environnemental : conception des murs, de
la dalle et orientation du bâtiment.
80
L’avenir est dans le bois
Sur ce créneau, peu de sociétés en France
proposent pour l’instant une offre qui allie
innovations technologiques, design moderne
et coût raisonnable. Sur les hauteurs de
Nancy, au technopôle de Villers-lès-Nancy,
la société Ecologgia, spécialisée dans la
maison en structure bois fait partie de cette
élite. Toute jeune, elle est née en décembre
2007 du rachat par François Pélissier,
chef d’entreprise dynamique, de la société
vosgienne La Vieille Montagne. Aujourd’hui
70 collaborateurs, répartis dans plusieurs
bureaux d’étude et une agence de promotion
immobilière, s’attèlent à la construction de
maisons bio, en bois. L’objectif : concevoir et
construire des maisons pour des particuliers,
des locaux de bureaux et être promoteur
d’éco-quartiers.
Erick Thomas, directeur de la
communication, et Nicolas Regrigny,
directeur de la promotion immobilière
“Le bois que nous utilisons provient
de forêts gérées d’Europe occidentale,
où les arbres sont cultivés sans pesticide
ni engrais, et sont découpés sur place.
Nous n’utilisons pas de colle ni de vernis
toxiques, mais des systèmes de collage
et de vernis naturels. C’est possible,
car aujourd’hui pour chaque produit
manufacturé il existe des produits
naturels”, explique Nicolas Regrigny,
Directeur de la branche Promotion. Si
Ecologgia utilise du bois, ce n’est pas
par romantisme ! “Ce n’est pas le chalet
de Heidi !” précise le responsable d’un
air amusé en indiquant bien que si la
structure est la plupart du temps en bois,
elle peut être recouverte de plâtre ou
de ciment pour un effet très moderne.
“Le bois a de nombreux atouts. Il est
plus résistant au feu que le béton et la
chaleur intérieure de la maison varie
beaucoup moins. Les dalles en bois sont
aussi plus isolantes des températures du
sol que les dalles en béton” explique-til. La société fait appel à des procédés
innovants comme celui du panneau
KLH qui remplace la brique monomur
ou la terre. Mis au point en Autriche
et assez peu répandu en France, celuici est constitué d'une structure de bois
contenant l'isolant et assemblé avec
des colles naturelles. La société explore
aussi les portes et fenêtres high-tech,
les maisons sans garage fermé ou avec
ventilation mécanique. Du bon sens, lié
à une solide connaissance technique et
architecturale.
The start-up Ecologgia, in Villers-lès-Nancy sells
eco-friendly houses and company offices while
modernising the use of wood in construction.
A total of 70 colleagues in several research
departments coupled with a motivated real
estate agency tackle the construction of organic
wooden houses. The aim of the game is to design
and build houses for individuals, office buildings
and to promote environmentally-friendly
neighbourhoods. At the moment, Ecologgia builds
20 houses per year but demand is on the rise.
Das Unternehmen ECOLOGGIA baut nicht
nur umweltfreundliche Häuser mit Solarzellen,
Windrädern und Wärmepumpen, sondern
konzipiert ihre Bauweise im Hinblick auf die
direkte Umgebung des Gebäudes.
Natürliche Baustoffe wie Holz und
Naturklebstoff verstehen sich von selbst.
81
Nancy Au Fil Des Pages
Démocratiser la construction écologique
Pour le moment, avec l’expérience de La Vieille Montagne, Ecologgia
suit un rythme de 20 maisons construites à l’année. Les demandes affluent,
notamment de la part des collectivités, pour construire des éco-quartiers
(Ecologgia réalise actuellement un lotissement écologique à proximité de
Nancy, avec 20 maisons à basse consommation).
Est-ce plus cher ? Selon Nicolas Regrigny, “Il faut compter un
surcoût de 20 %, mais les charges baissent de 80 % et le surcoût est
amorti en sept ans”. Bien que toute récente, la société ambitionne
déjà d’industrialiser le système. “Aujourd’hui la plupart des maisons
écologiques sont artisanales, et par conséquent réservées à une petite
frange de la population. Il faut sortir de cet élitisme et favoriser la mixité
sociale, même dans la construction écologique”, explique-t-il, annonçant
des tarifs entre 150 000 et 200 000 euros la maison. Pourtant, c’est sur
l’immobilier de bureaux qu’Ecologgia pense le plus se développer. “Nous
n’avons dans ce domaine quasiment aucun concurrent, or d’un point
de vue économique, législatif comme marketing, toutes les conditions
sont là pour que le marché explose”, poursuit-il. Ecologgia est en train
de lancer à Nancy un projet de technopole dont elle sera le promoteur.
Il couvrira 15 hectares et les automobilistes seront invités à laisser leur
voiture à l’entrée avant d’y pénétrer.
Élise Descamps
www.ecologgia.fr
82
© ECOLOGGIA
© Guy Schneider
© Mathieu Colau
Les maisons 100 % vertes d’Ecologgia
Un secteur de pointe...
L’agglomération de Nancy compte
d’autres entreprises innovantes dans
le secteur du développement durable. À Nancy, Lorrainergie, créée cet
été, va récolter les huiles alimentaires
usagées des restaurateurs et collectivités principalement, pour les recycler
en biocombustible de substitution au
fioul domestique. Un de ses premiers
clients devrait être la Communauté
Urbaine du Grand Nancy qui utilisera
ce procédé pour alimenter ses chaudières collectives.
Le groupe TVD, à Chaligny, est un bureau d’étude spécialisé dans la gestion et la valorisation des déchets et
des effluents des collectivités et des
entreprises. Il possède une cellule
Recherche et Développement qui travaille notamment sur des procédés
innovants de dépollution et de reconstruction de sols.
www.groupetvd.com
L’agence de communication et
d’événementiel 3D Territoires accompagne les entreprises et les
collectivités dans leurs démarches
de développement durable. Elle a
réalisé un outil logiciel, le PODD
(Programme d’Observation du Développement Durable) pour caractériser
ce qui est, ou pas, du développement
durable.
www.3dterritoires.org
Catalogue Victor Prouvé (1858-1943)
Publié à l’occasion de l’exposition que consacrent les trois musées de la
Ville de Nancy à Victor Prouvé, ce catalogue est le premier ouvrage de fond
paru sur l’artiste depuis une cinquantaine d’années. Figure emblématique
de l’École de Nancy, Victor Prouvé fut à la fois peintre, sculpteur et
dessinateur prolixe. L’ouvrage aborde l’ensemble des domaines dans
lesquels ce touche à tout à la créativité foisonnante s’est exprimé jusqu’à
la première guerre mondiale.
Environ 300 œuvres, pour certaines inédites, forment un corpus
exceptionnel qui révèle un grand artiste de l’aube du 20ème siècle.
• Auteurs : Jérôme Perrin, Philippe Thiébaut, Bertrand Tillier, Emanuelle
Héran. Éditions Gallimard. 39 €
L’Excelsior - Un siècle d’art de vivre à Nancy
Symbole de l’art de vivre et de l’Art Nouveau, classé monument historique,
L’Excelsior allie convivialité et savoir-faire gastronomique, dans la tradition
des grandes brasseries parisiennes.
Fondé en 1911, L’Excelsior a été le témoin de toute l’histoire du siècle
dernier, depuis les deux guerres mondiales jusqu’aux bouleversements de
l’urbanisme.
Il n’est pas étonnant qu’un tel lieu ait inspiré le nouvelliste, romancier,
critique littéraire et ancien Rédacteur en Chef adjoint de L’Est Républicain,
Michel Caffier. A travers L’Excelsior un siècle d’art de vivre à Nancy, l’auteur
conte plusieurs histoires ; celle du lieu bien sûr, mais également celle de
l’art et des plaisirs de la table.
• Auteur : Michel Caffier. Éditions Stanislas. 128 pages. 29 €
Nancy d’antan : Nancy à travers
la carte postale ancienne
Ville partagée entre l’ancien et le moderne, Nancy possède une forte
identité, dont le destin s’est en partie joué à la Belle Époque. La ville
abrite alors une population bigarrée,
bourgeoise, ouvrière et étudiante, qui se
détend dans les cures d’air et les parcs.
Ville éclectique, à la fois industrielle,
friande de technologies, moderne et
créative, Nancy connaît son heure de
gloire lors des grandes expositions
universelles.
Regroupant près de 500 cartes postales
du début du 20ème siècle, Nancy d’antan
est un voyage dans le temps qui invite à
découvrir la ville à la Belle Époque.
• Auteur : Christophe Belser. HC éditions.
108 pages. 28 €
Nancy Gourmande
À travers les 400 restaurants que compte
la ville, Nancy peut se flatter d’offrir aux
gourmets un éventail sans cesse renouvelé
de saveurs, arômes et lieux conviviaux.
Pour son ouvrage, le photographe Michel
Bataillard a eu l’idée de sélectionner 50
établissements de la cité ducale, selon
leur originalité, leur décoration, la finesse
de leurs plats et, bien entendu, ses goûts
personnels. Il a ensuite demandé aux 50
Chefs des restaurants choisis de lui livrer
une recette phare de leur carte.
Spécialités lorraines, italiennes, ou encore
guyanaises... Autant de diversité à même
de satisfaire votre curiosité gourmande !
• Auteur : Michel Bataillard. 110 pages.
20 € - Lieux de vente : L'Autre Rive La Sorbonne - Le Hall du Livre - Fnac
- Office de Tourisme - Imprimerie des
Nations.
83
Aviasux amateurs
Nancy Au Fil Des Pages
de sensations
Fortes !
Émile Gallé et l’École de Nancy
Artiste aux multiples visages (maître verrier, céramiste, ébéniste) et
industriel d’art, Émile Gallé évoque à lui seul toute la modernité de l’Art
Nouveau. Fondateur et chef de file du mouvement de l’École de Nancy, il
trouve son inspiration dans l’amour de la nature. Sur la porte de son usine
il avait d’ailleurs fait graver la devise “Ma racine est au fond des bois”.
Dans cet ouvrage, l’historien d’art Christian Debize restitue le contexte
dans lequel Émile Gallé travaillait, et présente les grandes caractéristiques
des œuvres et des sources d’inspiration de l’artiste nancéien.
• Auteur : Christian Debize. Éditions Serpenoise. 120 pages. 27 €
Nancy, du Moyen Âge au 21ème siècle
Nancy, du Moyen Âge au 21ème siècle retrace les différents styles architecturaux de la cité ducale, du Moyen Âge à nos jours.
Ce texte écrit à plusieurs mains, dirigé par les historiens Philippe Martin
et François Pupil, est une promenade dans le temps et l’espace qui
propose quelques arrêts sur image de monuments ou de personnages. Il
est une invitation à lever le regard vers des détails qui traduisent le poids
de l’histoire, à envisager les attentes des générations qui façonnèrent leur
espace, mais également à rêver des prolongements futurs d’une métropole
qui vit.
• Auteurs : Philippe Martin et François Pupil (sous la direction).
Éditions Serpenoise. 120 pages. 27 €
Place Stanislas - Nancy :
trois siècles d’art et d’histoire
Dans ce livre luxueusement illustré, Michel Caffier retrace trois siècles
d’Histoire à Nancy à travers la place Stanislas, centre de la vie urbaine,
cœur du pouvoir, et lieu de toutes les rencontres. Au fil des siècles, le projet
urbanistique de Stanislas a vu défiler la Révolution, trois guerres, des fêtes,
des rassemblements populaires et sportifs, des manifestations sociales,
culturelles... Autant de petits et grands événements décrits par l’auteur et
illustrés par des artistes, photographes, chroniqueurs...
Citations, témoignages, documents d’archives, photographies anciennes
et actuelles attestent en permanence de la séduction de la place et de
ses monuments sur les voyageurs et les habitants. Classé aujourd’hui
au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, ce cœur de ville
nous rappelle les qualités de visionnaire d’un Roi de Pologne émigré en
Lorraine.
• Auteur : Michel Caffier. Éditions la Nuée Bleue. 183 pages. 38 €
EF
84
Vous rêvez de piloter des voitures de prestige ?
Nous vous donnons rendez-vous sur le circuit de
Chenevières...
Un large choix de véhicules
Porsche, Mitsubishi, Ferrari, Corvette, Lamborghini...
Des formules sur mesure
Baptêmes et stages de pilotage (Terre, Asphalte et
Rallye) de l’initiation au perfectionnement.
Pour faire plaisir
ou vous faire plaisir !
9 ou sur
3 72 39 2
8
3
0
u
a
ts
n
e
m
e
n
ig
se
n
Re
r
.f
e
in
a
r
r
o
-l
s
e
u
iq
n
a
c
e
m
www.sports
85
Idées Tourisme
Des circuits
pour tous
les goûts
Nancy en une heure
La Grande Rue, en Ville Vieille
La porte de la Craffe, côté ville
86
Pour découvrir la cité ducale en une courte balade, partez de la place Stanislas
classée parmi les plus belles places royales d’Europe : ce chef d’œuvre du classicisme français est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
Quittez la ensuite pour découvrir son pendant plus intime, la place d’Alliance
et sa remarquable fontaine inspirée de celle du Bernin, place Navone à Rome.
Derrière, se cache le jardin Godron et sa collection de plantes ornementales
dont l’arbre aux quarante écus et le micocoulier : des variétés qu’on a rarement
l’occasion de découvrir. Repartez ensuite vers l’Arc de Triomphe : inspiré par
celui de Septime Sévère à Rome, son ornementation porte Louis XV au pinacle.
En arrivant place de la Carrière, imaginez les tournois et joutes médiévales qui
se tenaient à l’époque de son édification, au 16ème siècle, à l’endroit où siègent
désormais deux hôtels particuliers. En remontant vers la place Saint-Epvre,
contemplez la basilique : ses verrières et ses boiseries valent le détour. Empruntez ensuite l’artère médiévale de Nancy : la Grande Rue. La plupart des bâtisses
y ont gardé leur façade d’origine. La voie vous guidera droit au Palais Ducal,
résidence des Ducs de Lorraine devenu Musée Lorrain au 19ème siècle. Jouxtant
cet édifice, ne manquez pas l’Église et le Couvent des Cordeliers : il faut voir la
chapelle, coiffée d’un magistral octogone inspiré du style Médicis florentin. Et
pour finir cette escapade au cœur du Nancy historique, passez voir la porte de la
Craffe. Cette fortification édifiée au 14ème siècle qui servit de geôle reste un des
éléments architecturaux les plus anciens de Nancy.
Villa les Glycines
La rue Félix Faure et ses maisons aux
décors floraux, dans la pure tradition
École de Nancy
Autour de 1900, Nancy acquit une notoriété mondiale grâce à l’Art Nouveau. Cette mouvance alliant
art et industrie réinventa, sous l’impulsion d’Émile
Gallé, le décor de la ville. Verreries, céramiques, mobiliers, ferronneries, sculptures et vitraux illuminant
de nombreux bâtiments témoignent de la richesse de
ce courant. Ce circuit qui traverse Nancy permet d’en
contempler les éléments les plus représentatifs. Partez
de la Villa Majorelle : la plus célèbre des maisons Art
Nouveau dont l’architecture est d’Henri Sauvage, les
vitraux de Jacques Gruber, et les ferronneries de Majorelle. Ne manquez pas le pittoresque quartier du parc
Sainte-Marie, au départ du Musée de l’École de Nancy.
L’ancienne maison du mécène Eugène Corbin accueille
aujourd’hui l’une des plus belles collections d’Art Nouveau au monde. Enfin, flânez rue Félix Faure où vous
pourrez admirer maisons familiales et petits jardins : le
décor floral s’y exprime dans la plus pure tradition artistique d’époque. Continuez avenue Foch et arrêtez-vous
au n° 41 : la maison du Docteur Jacques, bâtie en 1905,
abrite entre autres des sculptures de Léopold Wolf. Remontez jusqu’à la place Maginot : le centre économique
de la ville offre les plus belles pièces architecturales de
l’École de Nancy avec la brasserie Excelsior, la Chambre
de Commerce et d’Industrie (signée Emile Toussaint
et Louis Marchal), la Graineterie Genin (actuel CCF)
et le Casino des Familles (réalisé par l’architecte Louis
Lanternier). Place Stanislas, faites un tour dans la boutique Daum : la célèbre cristallerie est associée depuis
sa création à l’Art Nouveau et aux plus grands noms du
design, sa visite vaut le détour.
Art Nouveau
87
Neptune accompagné d’un serpent
de mer et d’un cheval marin, Hôtel
Ferraris, rue du Haut- Bourgeois
Les deux tritons de la maison dite
“des Deux Sirènes”, rue St Michel
L’animal dans la ville
La place de la Carrière
Une époque : le 18ème siècle et son Roi, Stanislas
L’hémicycle du Palais du Gouverneur
88
Pour découvrir le 18ème siècle, époque
faste de Nancy, concentrez tout d'abord
votre visite sur l’ensemble architectural
édifié sous Stanislas. Les places Stanislas,
d'Alliance et de la Carrière en délimitent
le périmètre. Poursuivez par la rue des
Dominicains avec la Maison des Adam.
Construite en 1720, cette demeure de sculpteurs est ornée de bas-reliefs originaux représentant les quatre continents connus
à l’époque : éléphant, cheval, chameau et
crocodile y figurent une géographie propre
aux Lumières. Continuez par la visite de la
cathédrale : sa première pierre fut posée
en 1703 mais l’édifice ne fut achevé que
39 ans plus tard par Germain Boffrand.
Elevée au titre de cathédrale en 1777, elle
abrite encore quelques trésors dont un
tableau du Sacré Cœur de Jean Girardet
et une remarquable coupole de Jacquart
figurant une gloire céleste. Au cœur de
l’Église Saint-Sébastien, vous trouverez
le tombeau de Girardet, premier peintre
du Roi Stanislas. L’édifice vaut le détour
pour la rareté de ses plans construits sur
le type halle. Avenue de Lattre de Tassigny,
voyez l’Hôtel des Missions Royales : ce
bâtiment signé Héré abritait des jésuites et
Stanislas y avait un appartement. Terminez
votre périple par l’Église Notre-Dame-de
Bonsecours : située sur l’emplacement du
cimetière des Bourguignons où furent
inhumés les soldats de Charles le Téméraire, l’église fut commandée à Emmanuel
Héré comme mausolée pour Stanislas.
D’inspiration baroque, le bâti se compose
d’une nef unique et d’une voûte couverte
de fresques de l’artiste Joseph Gilles dit
le Provençal. Le chœur abrite les monuments funéraires de Stanislas, de son
épouse Catherine Opalinska et le cœur
de leur fille Marie Leszczynska, épouse du
roi Louis XV.
Voici un circuit à faire en famille : partez à
la découverte des animaux fantastiques cachés
dans les recoins des monuments nancéiens.
Point de départ : la place Stanislas et sa magistrale fontaine qui laisse la part belle à Neptune,
dieu des mers et des océans, entouré d’un dauphin, de chevaux et de monstres marins. Son
épouse Amphitrite y figure aussi, flanquée de
sirènes. Du côté de l’Arc de Triomphe, repérez
le dragon qui gronde du haut de son bas-relief,
sur les portes latérales. Place de la Carrière, ce
sont les fontaines qui abritent cette faune mythique : tritons, dragons et tortues sculptés y
côtoient un bestiaire plus ordinaire fait d’oies,
de serpents et d’aigles. Arrêtez-vous un instant au 64 de la Grande Rue : outre le cheval
du Duc d’Aquitaine, quelques trognes de gargouilles veillent à protéger le lieu des démons
et autres esprits malins. En remontant la rue
Saint-Michel, vous trouverez la maison dite
“des Deux Sirènes”. Cette riche demeure bourgeoise typique de la Renaissance doit son nom
de façon erronée à sa pierre d’angle, qui représente des tritons. Au 91 de la Grande Rue, empruntez le passage à gauche et découvrez une
fontaine ornée d’un singe coiffé d’un casque
de bélier et portant un foulard autour du cou !
Et pour finir en beauté cette balade animalière,
ne manquez pas l’Hôtel Ferraris. Sur sa façade,
deux chiens de Fô inspirés de l’art chinois se
font face. Au fond de la cour trône Neptune
accompagné d’un serpent de mer et d’un cheval
marin. Enfin, du côté de l’escalier, un décor en
trompe-l’œil peuplé d’oiseaux exotiques parachève cette sortie inattendue.
Gaëlle Girard-Marchandise
89
Te n da n c e s
Le temps s’arrête...
Le cœur de la cité ducale, là où bat le rythme de l’activité urbaine, recèle un îlot de détente insoupçonné.
A quelques pas de la gare, des grands hôtels ou de la place Stanislas existe un havre de paix et de
relaxation unique à Nancy.
Spa Suite 23 est un centre de soins esthétiques qui a trouvé la formule magique du bien-être :
ampleur - 280 m² répartis sur trois étages - qualité des services et subtilité de la décoration
font de ce lieu un espace privilégié où l'on peut s’abandonner complètement.
Un véritable Spa urbain
Un retour sensuel sur soi
Ce paradis balnéo esthétique réunit les
meilleures conditions pour passer un agréable
moment avec soi-même. Ici, chaque visiteur est
accueilli comme un être unique, et sera d’emblée séduit par l’esprit “lounge” qui émane du
lieu, les teintes apaisantes du mobilier et les
fragrances envoûtantes qui s’offrent à lui.
Partager les soins et les massages esthétiques
avec la personne de son choix est désormais
possible. Jean-Philippe Jitten, le créateur de
ce temple de la détente, a imaginé une cabine
duo, spécialement conçue pour accueillir deux
personnes.
Un authentique hammam en mosaïque, une
baignoire d’hydrothérapie ainsi qu’une douche
à affusion font de Spa Suite 23 le seul véritable
spa nancéien, où les bienfaits de l’eau sont
exploités de manière exhaustive.
Une équipe affûtée est là pour proposer
toute une gamme de soins et de massages
esthétiques englobant l’ensemble des
techniques éprouvées : thaï, balinais, ayurvédique, oriental... Les huiles essentielles
utilisées proviennent de la gamme Decléor,
des produits 100% naturels, et de la ligne de
soins Thémaé. Celle-ci célèbre les bienfaits du
thé et les restitue au cœur de chaque formule
dans le prestigieux complexe des quatre thés
qui mêle thé vert, blanc, rouge et noir, associé
à une eau de source.
90
Et pour prolonger cette parenthèse enchanteresse, une salle de repos au ciel étoilé et un
espace bar tisanerie sont à la disposition de
ceux qui veulent faire durer le plaisir… et faire
s’arrêter le temps encore un peu.
Lundi : 14h - 21h
Mardi : 10h - 19h
Du mercredi au vendredi : 10h - 21h
Samedi : 10h - 18h
Spa Suite 23... le temps s’arrête
23, rue Gambetta - 54000 Nancy
Tél. : 03 83 30 77 68
www.suite23.fr
[email protected]
Coup de griffe Créée en 1987 par la styliste
nancéienne Lily Barreth, la marque Lilith est
aujourd’hui distribuée dans plus de 30 pays à travers
le monde. On trouve des boutiques Lilith à Nancy,
Paris, Lyon, Anvers, New-York, San Francisco ou
encore Tokyo... Reconnaissable entre toutes, la griffe
Lilith est un mélange de matières et de couleurs
affranchi des contraintes des modes et tendances du
moment. Lily Barreth décrit la femme Lilith comme
“une femme libre, pour qui style rime avec art”.
Très inspirée par le Japon depuis un voyage au pays
du soleil levant en 1985, la créatrice rejoint en cela
les artistes de l’École de Nancy connus pour avoir été
influencés par l’art asiatique.
Bijoux Art nouveau Jacky Schwartz est passionné par
l’Art Nouveau depuis longtemps. Mais ce n’est qu’avec
le centenaire de l’École de Nancy, en 1999, que ce style si
particulier est redevenu populaire. Alors, les créations qu’il
réalisait pour sa famille et ses amis ont commencé à être
présentées dans les rayons de son magasin, avec succès.
Comme Émile Gallé, Jacky Schwartz observe sans se lasser
la nature (il possède un beau jardin d’un hectare où il peut
croquer à loisir les modèles de ses futurs bijoux). La pâte
de verre, l’argent, le vermeil se métamorphosent alors en
violettes, feuilles de ginkgo, fleurs de cerisier… Avec un
talent certain : deux de ses broches sont d’ailleurs exposées
au Metropolitan Museum de New York.
JS
Jacky Schwartz joaillier
54360 Blainville-sur-l’Eau - Tél. 09 50 34 72 70
Bijoux disponibles à la boutique de l’Office de Tourisme de
Nancy
EF
Lilith Nancy
46 rue Stanislas - 54000 Nancy
Tél. 03 83 36 50 25
Le Pavé de Nancy Lors de la
restauration de la place Stanislas et
du retrait de ses pavés, Abdelrhani
Azzab, fromager de formation, a une
drôle d’idée : fabriquer des savons
en forme de pavé. Après plusieurs
essais concluants, il s’associe avec
Anne Pélissier, séduite par son projet.
Celle-ci lui apporte le financement
pour produire ses pavés en plus
grande quantité. La fabrication reste
artisanale : les savons sont moulés
à l’aide d’une petite machine, puis
tamponnés et emballés à la main.
Les Pavés de Nancy fleurent bon la
bergamote, évidemment ! Ce fruit
possède de nombreuses vertus : il
nourrit les peaux sèches, combat
l’acné, mais soigne également
l’irritabilité. Les Pavés de Nancy sont
disponibles à l’Office de Tourisme et
dans plusieurs magasins nancéiens,
au prix de 12 euros le savon de
250 grammes.
JS
www.lepavedenancy.com
91
Marcotullio Traiteur
signe ses collections
Te n dances
La boutique rue Saint-Georges
nous invite au cœur des maisons de création de bijoux de
luxe et de montres de prestige : Dior, Fred, Pomellato,
Rolex, Baume & Mercier. Au
sommet de son art, la joaillerie développe également à
l’attention de ses clients des
pièces uniques directement
issues de son atelier de création, et dispose d’un atelier
horlogerie agréé grandes
marques.
Alors laissez-vous guider
dans le monde du luxe et profitez de l’accueil personnalisé
que Nora vous réserve... toujours à votre écoute lorsqu’il
s’agit de vous faire partager
son amour du beau.
AH
Joaillerie Nora
14 rue Saint-Georges
54000 Nancy
Tél. 03 83 30 83 00
haute gouture
[ MARCOTULLIO TRAITEUR DE FRANCE - ORGANISATEUR DE RÉCEPTIONS ]
LES GRANDES RÉCEPTIONS
Nancy : Rue Eugène Vallin -BP 49 - 54320 Maxeville
Tél. : 03 83 35 01 10 - Fax : 03 83 35 01 19
Metz : 26 avenue Foch - Villa Grégoire - 57000 Metz
Tél. : 03 87 18 81 81 - Fax : 03 87 76 27 73
www.marcotullio.fr
www.rlcom.info - 04 90 14 90 29 - Photos Escapade & P. Mignot - Nancy
Si Nancy m’était conté C’est à l’occasion du
dixième anniversaire de la boutique nancéienne
Betjeman and Barton que l’idée de créer un thé en
l’honneur de la cité ducale est née. Afin de rendre
un véritable hommage à la ville, les propriétaires
de la boutique ont sélectionné pour sa réalisation
plusieurs ingrédients symbolisant au mieux
Nancy : bergamote, mirabelle, macaron et huile
essentielle de coquelicot (cette dernière touche
évoque les fleurs de nos campagnes). Les créateurs
ont opté pour une base de thé vert Sencha car il
rappelle l’esprit de l’École de Nancy, qui s’inspirait
largement de l’art nippon. C'est également un clin
d’œil à la ville japonaise de Kanazawa à laquelle
Nancy est jumelée. Le thé Si Nancy m’était conté
est vendu aux quatre coins du monde, dans toutes
les boutiques et comptoirs Betjeman and Barton.
Peu de villes connaissent la fierté de se voir créer
un thé en leur honneur par la fameuse maison. À
Nancy, c’est évidemment un grand succès.
Au sommet de son art
Produits haut de gamme,
qualité, conseil… la joaillerie
Nora décline ses compétences avec talent et simplicité.
Héritière d’une tradition née
en 1872, l’enseigne met un
point d’honneur à proposer
des lignes de bijoux placées
sous le signe de l’esthétisme
et de l’art tout en apportant
à ses clients une entière satisfaction.
Portée par une passion dont
l’intensité est restée intacte
depuis le premier jour, Danièle Derossi nous ouvre les
portes d’un univers étincelant de magie où chaque création est aussi une part de rêve
réalisé. C’est avec bonheur
qu’elle accueille désormais
son fils Damien à ses côtés.
Sa présence illustre la destinée d’une famille d’horlogers
bijoutiers dont les savoirs ont
traversé six générations.
Diplômé en haute goûture Créée en
1966, l’entreprise Marcotullio s’est imposée
comme une des références régionales
en matière de création gastronomique.
Diplômé en “haute goûture”, le traiteur
nancéien assure notamment les prestations
VIP des clubs de football de Nancy et Metz.
Il a également repris les concessions de
deux hauts lieux culturels et touristiques
de la région : l’Abbaye des Prémontrés à
Pont-à-Mousson et le château d’Art-surMeurthe.
Grand artisan des saveurs, son PDG Alain
Marcotullio est signataire de la Charte de
Qualité des Traiteurs de France. Pour ses
créations, il allie les techniques de fabrication les plus modernes à un grand savoirfaire traditionnel. Récemment, l’enseigne
a lancé un nouveau concept de “boutique”
traiteur : Le Casier aux Saveurs. Élaboré
comme une agence de voyage, ce magasin
situé à deux pas de la place Stanislas met
à disposition des clients des catalogues de
réalisations pour des dîners à deux, entre
amis, en famille ou au bureau.
EF
Le Casier aux Saveurs
15 rue Stanislas - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 52 27
www.marcotullio-traiteur.com
CHÂTEAU D’ART-SUR-MEURTHE
1 rue des Frères Marianistes - 54510 Art-sur-Meurthe
Tél. : 03 83 35 01 10 - Fax : 03 83 35 01 19
www.chateau-artsurmeurthe.com
EF
Betjeman and Barton
11, rue d’Amerval - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 01 24
92
TRAITEURS de FRANCE
93
Agenda
> SAMEDI 6 ET DIMANCHE 7
DÉCEMBRE 2008 : NANCY FÊTE
SAINT-NICOLAS (Article p. 52)
Depuis le moyen âge, on célèbre dans
toute la Lorraine la fête de la Saint-Nicolas. À Nancy, c’est dans une atmosphère de rêve que la ville illuminée
propose à ses nombreux visiteurs des
animations, un défilé et un superbe
spectacle pyrotechnique.
www.ot-nancy.fr/sortir/saint-nicolas.php
> 30 JANVIER 2009, 1ER, 3, 5 ET 7
FÉVRIER 2009 : LES NEVEUX DU
CAPITAINE GRANT DE MANUEL
FERNÀNDEZ CABALLERO
Opéra comique en quatre actes. Livret
de Miguel Ramos Carrión, d’après Jules Verne.
Direction musicale : Tito Muñoz. Mise
en scène : Carlos Wagner
Jeune couple d’amoureux madrilènes, Soledad et Escolastico feront partie de l’équipage du Scotland qui, sur
la foi d’un message trouvé dans une
bouteille à demi rongé par l’eau de la
mer, part à la recherche du Capitaine
Grant. Ils visiteront 18 pays exotiques,
échapperont plusieurs fois à la mort,
berneront les autochtones et finiront
par rentrer en Espagne après une série
d’aventures abracadabrantes...
Opéra National de Lorraine
94
> DU 3 MAI AU 30 AOÛT 2009 :
MAJORELLE, UN ART DE VIVRE MODERNE
Première exposition monographique consacrée à Louis
Majorelle (ébéniste, ferronnier, décorateur, industriel
d’art et vice-président de l’École de Nancy), celle-ci a
pour ambition de faire découvrir l’œuvre de cet artiste
qui su s’imposer sur la scène internationale de 1880 jusqu’à la fin des années 1940.
Galeries Poirel - 3 rue Victor Poirel - 54000 Nancy
03 83 32 31 25
> DU 7 MARS 2009 AU
3 JANVIER 2010 :
"HOMME-FEMME "
Cette exposition se concentre sur les
différences homme / femme au sein de
l’espèce humaine, d’un point de vue
physiologique et anatomique, mais
également sociologique et culturel.
Musée Aquarium de Nancy
34 rue Sainte Catherine
54000 Nancy
03 83 32 99 97
> DE FIN AVRIL À FIN AOÛT 2009 :
HISTOIRE DE LA COMMUNAUTÉ
JUIVE DE LORRAINE
Le Musée Lorrain possède l’une des
plus remarquables collections juives de
France, riche de plus de 900 œuvres.
Cette exposition dresse un premier bilan sur la longue histoire du judaïsme
lorrain et sur l’important patrimoine
culturel subsistant des communautés
juives de Lorraine.
Musée Lorrain
Galerie des Cerfs
64 Grande Rue - 54000 Nancy
03 83 32 18 74
> DU 27 AVRIL AU 16 AOÛT 2009 :
RÉTROSPECTIVE FRANCIS GRUBER
(1912-1948)
Fils de Jacques, célèbre protagoniste de
l’Art Nouveau et de l’École de Nancy,
Francis Gruber occupe une place de
premier plan sur la scène artistique
des années d’avant-guerre. Pour cette
rétrospective, le Musée des Beaux-Arts
de Nancy présente près d’une centaine
d’œuvres du peintre et de son entourage immédiat.
Musée des Beaux-Arts - 3 place Stanislas
54000 Nancy - 03 83 85 30 72
2, 3, 5, 6, 7, 8, 9 MAI 2009 :
LE TRIBUN DE MAURICE KAGEL
Direction musicale : Olivier Dejours.
Mise en scène : Charles Tordjman
Quelle est la différence entre un chef
et un tyran ? Quels sont les ressorts du
despotisme éclairé ? Mauricio Kagel
démonte les mécanismes de l’oppression avec cette pièce de théâtre musical, éclatante bombe à fragmentation.
Un tour de force rhétorique et musical
écrit en 1978, où grincent les échos des
dictatures sud-américaines.
Théâtre de la Manufacture
> DU 12 AU 23 MAI 2009 :
11ÈME ÉDITION FESTIVAL PASSAGES
Manifestation exemplaire de référence et de découverte artistique en Europe, le festival Passages convie des "théâtres à l’est de l’Europe et d’ailleurs" à
créer ou à venir présenter leur spectacle à Nancy,
en Lorraine et à Luxembourg.
www.theatre-manufacture.fr
> SAMEDI 19 MAI 2009 :
LA NUIT DES MUSÉES
À l’occasion de cette manifestation conviviale et
gratuite, les musées de Nancy ouvrent leurs portes pour une exploration noctambule de leurs plus
beaux trésors. Des programmations conçues spécialement pour l’événement dialoguent, le temps
d’une nuit, avec les collections permanentes.
http://nuitdesmusees.culture.fr
> DU 20 MAI AU 24 MAI 2009 :
NANCY VOIX DU MONDE :
15ÈME FESTIVAL INTERNATIONAL DE
CHANT CHORAL
Depuis la création du festival en 1979, 254 chœurs,
en provenance de 57 pays, sont venus participer à
cette fête du chant choral à Nancy. Durant 4 jours,
40 concerts gratuits sont donnés jusqu’à la grande
soirée de clôture du samedi soir, place Stanislas.
www.chantchoral.org
> DE MI-JUIN À MI-SEPTEMBRE 2009 :
RENDEZ-VOUS PLACE STANISLAS
(Article p. 20)
Avec la métamorphose de la place Stanislas, la Ville
de Nancy a souhaité se doter d’un spectacle à la
hauteur de cet écrin exceptionnel. Très différent
d’un son et lumière classique, ce rendez-vous estival est une création contemporaine qui bénéficie
des techniques les plus modernes.
Chaque soir de l’été - place Stanislas
> JUILLET/AOÛT 2009 :
FESTIVAL NANCYPHONIES (Article p. 54)
Un mois durant, Nancy résonne au son du festival
des Nancyphonies, avec une quarantaine de concerts aux quatre coins de la ville. Du classique aux
musiques du monde, partez pour un monde de
passion et d’émotion.
www.nancyphonies.net
> DU 17 AU 20 SEPTEMBRE 2009 :
LE LIVRE SUR LA PLACE (Article p. 48)
Chaque année au mois de septembre, le Livre sur
la Place constitue le premier salon littéraire en
France. Il accueille sur la place de la Carrière 400
auteurs et 120 000 visiteurs.
Place de la Carrière
www.lelivresurlaplace.fr
Modèle dans l’atelier - Francis Gruber
© musée Roger Quilliot, Clermont-Ferrand, Paris ADAGP 2008
> DU 21 NOVEMBRE AU 27
DÉCEMBRE 2008 :
VILLAGE DE NOËL
Durant un mois complet, environ 80
chalets de bois animent le centre ville
entre la gare et le quartier commerçant
Saint-Sébastien. Les petites échoppes
proposent cadeaux, décoration de Noël,
bijoux, artisanat d’art et bien entendu,
bonbons, pains d’épices, gourmandises
et vin chaud…
Les dimanches et lundis de 11 h à 19 h.
De 10 h à 19 h les autres jours
Centre Ville
95
Caractère Insolite
La rue des Écuries, quand
le temps suspend son vol…
C
’est en flânant place de la Carrière que le visiteur peut, au détour d’une arche bordant le grand hémicycle, découvrir un des lieux les plus pittoresques de la ville : la rue des Écuries. Cette venelle fait partie
intégrante du patrimoine historique médiéval caractérisant le quartier de la Ville-Vieille, une zone
délimitée par un ensemble d’artères centrées autour du Palais Ducal et de l’Église des Cordeliers. Le secteur est
sans doute moins connu du grand public que les ensembles Stanislas ou Art Nouveau, et pourtant il présente
lui aussi un intérêt patrimonial majeur.
La rue des écuries, où les
anciennes écuries ducales sont
toujours visibles.
Les escaliers en fer forgé
surplombant la rue des
Écuries.
Au cœur de la Ville-Vieille
Au fil des passages tortueux, aux noms chargés
d'histoire, la Ville-Vieille abrite de nombreux trésors
témoins d’une époque où de grandes familles
seigneuriales résidaient au sein d’hôtels particuliers
de toute beauté. À l’image de la rue du Maure-quiTrompe ou de la rue du Cheval Blanc, la rue des
Écuries renvoie à cette période où Nancy était une
bourgade ceinte de murailles, arc boutée autour de
son château seigneurial et cherchant à se protéger
de la convoitise des Ducs de Bourgogne.
Ancienne ruelle, qui était peut-être à l’origine
une basse-fosse, la rue des Écuries date de 1571.
Elle se dessina au moment où les fortifications
furent reculées dans un souci de modernisation
et d’extension de la ville vers l’est. Alors que de
nouveaux remparts étaient érigés, l’étroite ruelle
se plia aux caprices de l’architecture militaire d’un
côté, et à l’implantation des maisons de la place
de la Carrière de l’autre. Bordée de chaque côté
par de hautes constructions, elle adopta un tracé
fortement encaissé paré d’une enfilade de portes
caractéristiques de sa fonction : accueillir les écuries
ducales.
Un lieu hors du temps
Lors de sa construction, cette rue donnait au
nord sur une des façades du Palais des Ducs de Lorraine et au sud sur une terrasse qui accueillera au
18ème siècle la Pépinière Royale. Ses deux entrées
étaient closes par de splendides grilles signées Jean
Lamour qui furent transférées place de la Carrière
en 1759. Elles étaient en effet devenues inutiles car
la rue des Écuries avait vu se dresser de nouvelles
constructions à chacune de ses extrémités : les prisons de la Conciergerie (devenues en 1870 le Tribunal de Grande Instance) d’une part, et l’hémicycle
jouxtant le Palais de l’Intendance d’autre part.
De nos jours, les écuries ducales sont devenues des garages mais, au-delà de leur usage passé,
elles ont conservé une architecture visuellement très
proche de celle existante voici plus de quatre siècles
et les boxes qui accueillaient autrefois les destriers
sont toujours visibles. Il se dégage d’ailleurs de l’endroit une aura particulièrement intimidante renforcée par la hauteur des murs et la présence d’escaliers
en fer forgé surplombant l’ensemble. Mais le plus
étrange est sans doute qu’en ce lieu, vous vous retrouvez littéralement coupé de tout brouhaha citadin alors que vous êtes seulement à quelques mètres
d’une des places les plus fréquentées de Nancy…
comme si le temps avait suspendu son vol.
Anthony Humbertclaude
96
97
INFORMATIONS PRATIQUES
OFFICE DE TOURISME DE NANCY
Place Stanislas - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 22 41
Du 1er avril au 31 octobre :
Ouvert tous les jours du lundi au
samedi, de 9h00 à 19h00. Dimanche et
jours fériés, de 10h00 à 17h00.
Du 1er novembre au 31 mars :
Ouvert tous les jours du lundi au
samedi, de 9h00 à 18h00. Dimanche et
jours fériés, de 10h00 à 13h00.
Toutes les offres de l’Office sur
www.ot-nancy.fr
MUSÉE DE L’ÉCOLE DE NANCY
36-38 rue du Sergent Blandan
54000 Nancy
Tél. 03 83 40 14 86
Ouvert de 10h à 18h, du mercredi
au dimanche. Fermeture les lundi et
mardi toute la journée, le 1er janvier,
1er mai, 14 juillet, 1er novembre et 25
décembre.
Entrée au musée : 6 € et 4 € en tarif
réduit. Pass 3 musées : 8 €
Billet jumelé avec le musée des BeauxArts : 7,50 €
Le musée est gratuit le premier
dimanche du mois pour tous et pour les
moins de 18 ans.
MUSÉE LORRAIN
64 Grande Rue - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 18 74
Ouvert de 10h à 12h30 et de 14h à 18h,
tous les jours sauf le lundi.
Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 14
juillet, 1er novembre, 25 décembre.
Ouverture exceptionnelle les lundis de
Pâques et de Pentecôte.
Entrée au Palais ducal : normal 4 €,
réduit 2,50 €.
Eglise des Cordeliers seule : 1,50 €,
réduit 1 €
Église et couvent des Cordeliers :
normal 3,50 €, réduit 2 €.
Palais ducal et Cordeliers jumelés :
normal 5,50 €, réduit 3,50 €
Le musée est gratuit pour tous le 1er
dimanche du mois et pour les étudiants
le mercredi.
98
ÉGLISE NOTRE-DAMEDE-BONSECOURS
256 place du Général de Castelnau
54000 Nancy
Visites guidées : Office de Tourisme au
03 83 35 22 41
L’AUTRE CANAL
45 bd d’Austrasie - 54000 Nancy
Tél. 03 83 38 44 88
www.lautrecanal.fr
Hôtels
HÔTEL D’HAUSSONVILLE
9 rue Monseigneur Trouillet
54000 Nancy
Tél. 03 83 35 85 84
www.hotel-haussonville.fr
HÔTEL DES PRÉLATS
56 place Monseigneur Ruch
54000 Nancy
Tél. 03 83 30 20 20
www.hoteldesprelats.com
SUITEHOTEL NANCY
2 allée du Chanoine Drioton
54000 Nancy
Tél. 03 83 32 28 80
www.suite-hotel.com
MAISON D’HÔTE DE MYON
7 rue Mably - 54000 Nancy
Tél. 03 83 46 56 56
www.maisondemyon.com
Restaurants
LE CAPUCIN GOURMAND
31 Rue Gambetta - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 26 98 - Fax 03 83 35 99 29
www.lecapu.com
L’EXCELSIOR
50 rue Henri Poincaré - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 24 57
Fax 03 83 35 18 48
www.brasserie-excelsior.com
LE GRENIER À SEL
28 rue Gustave Simon - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 31.98 - Fax 03 83 35 32 88
www.legrenierasel.eu
Confiseurs
ALAIN BATT CHOCOLATS
40 rue Saint-Georges - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 70 00 - Fax 03 83 35 19 74
Email : [email protected]
www.alainbatt.com
HULOT BONUS
20-22 place Henri Mengin - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 97 76 - Fax 03 83 32 37 96
Email : [email protected]
www.achat-nancy.com/hulotbonus
NATHALIE LALONDE
242, avenue Général Leclerc - 54000 Nancy
Tél. 03 83 51 67 08
www.nathalie-lalonde.com
CONFISERIE JEAN LALONDE
59 rue Saint Dizier - 54000 Nancy
Tél. : 03 83 35 31 57 - Fax 03 83 32 51 83
Email : [email protected]
www.lalonde.fr
MAISON DES SŒURS MACARONS
21, rue Gambetta - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 24 25
www.macaron-de-nancy.com
PÂTISSERIE RECOUVREUR
11 rue de la Faïencerie - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 49 12 - Fax 03 83 32 60 62
Email : [email protected]
www.recouvreur.fr
PÂTISSERIE SAINT-EPVRE
3 place Saint-Epvre - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 04 69 - Fax 03 83 32 58 61
Email : [email protected]
www.patisseriestepvre.com
Boutiques
BETJEMAN AND BARTON
11, rue d’Amerval, - 54000 Nancy
Tél. 03 83 32 01 24
www.betjemanandbarton.com
LE CASIER AUX SAVEURS
15 rue Stanislas - 54000 Nancy
Tél. 03 83 35 52 27
www.marcotullio-traiteur.com
LILITH NANCY
46 rue Stanislas - 54000 Nancy
Tél. 03 83 36 50 25
www.lilith.fr
JOAILLERIE NORA
14 rue Saint-Georges - 54000 Nancy
Tél. 03 83 30 83 00
JACKY SCHWARTZ JOAILLIER
54360 Blainville-sur-l’Eau
Tél. 09 50 34 72 70
99
100