Module 14 :
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Module 14 : Mise sur pied d’une clinique ou d’un cabinet médical Finances Pratique Mieux-être md.amc.ca Services aux médecins MD tient à souligner la contribution importante de l’auteur de ce document de même que les efforts de l’équipe de Services aux médecins MD. Services aux médecins MD et l’auteur invitent toutefois les lecteurs à évaluer de manière critique le contenu du document et des ressources citées afin d’être en mesure d’adapter leurs décisions en fonction de leurs aspirations personnelles et professionnelles. Nous vous recommandons de consulter des conseillers professionnels pour vous assurer que tous vos besoins particuliers sont comblés. Les renseignements donnés et les opinions exprimées dans le présent document le sont à titre d’indication générale, à des fins éducatives seulement. Même si tout a été fait pour fournir des renseignements précis et courants, Services aux médecins MD ne fait aucune représentation, garantie ni condition (exprimée ou implicite), concernant l’exactitude ou la fiabilité de l’information contenue dans le présent document. Tom Faloon, MD, CCMF, FCMF Professeur adjoint, médecine familiale, Université d’Ottawa Médecin-conférencier, Services aux médecins MD Programme d’études en gestion médicale, AMC Octobre 2012 © Services aux médecins MD inc., 2012.Tous droits réservés. Il est interdit de reproduire ou de transmettre le présent document sous quelque forme que ce soit ou par quelque moyen que ce soit, ou de le stocker dans une base de données ou un système de recherche documentaire sans le consentement préalable écrit du détenteur du droit d’auteur, sauf à des fins personnelles et non commerciales conformes aux dispositions de la Loi sur le droit d’auteur. Veuillez demander l’autorisation à : Directrice du programme, Éducation en gestion médicale Services aux médecins MD 1870, promenade Alta Vista Ottawa (Ontario) K1G 6R7 1-800 361 9151 Points clés à l’étude INTRODUCTION ÑÑ Évaluation des besoins pour aménager une clinique ou un cabinet médical de façon optimale Les médecins en formation nous disent souvent qu’ils préféreraient confier la conception de leur cabinet ou clinique, son aménagement et son administration à d’autres parce qu’ils considèrent que ces tâches sont fastidieuses. Pourtant, l’aménagement du lieu de travail est une étape importante dans la carrière d’un médecin qui, vraisemblablement, y passera pendant sa vie active plus de temps qu’à la maison. Un milieu de travail bien pensé et confortable accroît l’efficacité du médecin dans la prestation des soins, réduit le stress vécu par ses employés et lui, rehausse la satisfaction professionnelle et augmente les revenus. ÑÑ Zones d’accueil du public et salle d’attente ÑÑ Réception et locaux administratifs ÑÑ Salles d’examen et d’exécution des actes médicaux ÑÑ Aires réservées aux médecins et aux employés ÑÑ Choix du matériel de bureau, des fournitures et des fournisseurs ÑÑ Planification des technologies de communication ÑÑ Utilisation de l’informatique en milieu médical Les besoins de chaque médecin en ce domaine varient grandement d’une spécialité à l’autre. Le cabinet d’un médecin de famille communautaire, d’un pédiatre ou d’un interniste exigera une organisation beaucoup plus serrée que celui d’un anesthésiste qui passe la plus grande partie de son temps dans un hôpital universitaire. Toutefois, peu importe votre spécialité, que vous travailliez seul, en groupe ou que vous soyez travailleur autonome ou employé, il importe de vous assurer que votre « deuxième chez-soi » est confortable, tant sur le plan personnel que professionnel, et qu’il est géré avec efficacité. Que vous vous joigniez à un cabinet déjà établi ou que vous décidiez d’accepter un poste de salarié dans un établissement de santé où un bureau vous est fourni, négociez afin d’obtenir des locaux qui répondent à tous vos critères personnels et professionnels. Le présent module aidera le médecin qui désire ouvrir son propre cabinet en lui fournissant des listes de questions à poser et d’enjeux à régler. Votre cabinet : le lieu physique où vous travaillez La plupart des nouveaux médecins préfèrent se joindre à un groupe de médecins travaillant dans une clinique existante plutôt que d’ouvrir un tout nouveau cabinet qu’ils devront bâtir et aménager de toutes pièces. Avant d’intégrer un cabinet existant, vous devez cependant l’évaluer en vous efforçant de répondre aux mêmes questions que celles que vous vous poseriez si vous étiez en train de négocier l’achat de votre résidence personnelle : confort, fonctionnalité, personnalité, accessibilité et apparence extérieure. Pour évaluer si les locaux où vous travaillerez satisfont bien à vos besoins personnels et professionnels, étudiez les exemples auxquels vous êtes actuellement exposé. Essayez d’évaluer chaque cabinet ou clinique où vous travaillerez d’ici la fin de votre résidence. Dressez le portrait de votre « cabinet idéal », en prenant des notes et en esquissant des schémas (à l’échelle) de l’aménagement des salles d’examen, des salles de classement des dossiers médicaux et des bureaux personnels des médecins. Notez les locaux que vous trouvez les plus confortables et où vous jugez que vous pourriez travailler plus efficacement. Évaluez les caractéristiques ergonomiques de ces locaux et leur sécurité pour les médecins, les employés et les patients. Demandez aux médecins et aux employés ce qu’ils apprécient et ce qu’ils aimeraient améliorer ou changer. Surtout, notez tout ce que vous souhaitez éviter. Demandez-vous aussi si l’aménagement retenu permettra dans l’avenir d’installer du nouvel équipement et un système de dossiers médicaux électroniques. Lorsque vous évaluez l’aménagement d’une clinique, il est préférable de le faire zone par zone : 3 ÑÑ zones d’accès à la clinique par le public : stationnement, rampes d’accès pour les fauteuils roulants, ascenseurs, corridors, toilettes, services de diagnostic et services de santé connexes offerts sur place; ÑÑ services pharmaceutiques et de préparation des médicaments; ÑÑ zones accessibles aux patients, comme la salle d’attente et les toilettes publiques; ÑÑ réception, locaux administratifs et aires communes; ÑÑ salles d’examen et salles réservées aux actes médicaux; ÑÑ aires réservées aux médecins et aux employés. Utilisez la liste de questions suivante afin de procéder à une évaluation de base de chacune des zones de la clinique ou du cabinet. Liste de contrôle – Zone d’accès par le public ÑÑ L’immeuble où se trouve votre clinique est-il facilement accessible en automobile et par le réseau de transport en commun? ÑÑ Y a-t-il suffisamment de places de stationnement sur place ou à proximité pour les patients, les employés et les médecins? ÑÑ Les patients aux prises avec des difficultés physiques peuvent-ils facilement descendre de la voiture devant la porte principale? ÑÑ Les personnes se déplaçant en fauteuil roulant peuvent-elles accéder facilement à l’immeuble, aux ascenseurs, aux corridors publics, aux toilettes et à vos locaux? ÑÑ Les ascenseurs, les locaux et toutes les zones publiques sont-ils suffisamment spacieux pour permettre la circulation d’une civière en cas d’urgence? ÑÑ L’immeuble est-il propre et bien entretenu? ÑÑ Quels sont les services de santé complémentaires offerts sur place? La présence à proximité d’une pharmacie, d’un laboratoire pour les analyses sanguines et d’une clinique d’électrocardiographie ainsi que de services de radiologie, d’échographie et de physiothérapie permet aux patients de trouver tous les services sous un même toit et peut accélérer l’obtention des résultats des tests diagnostiques. ÑÑ Y a-t-il un café-restaurant sur place? La possibilité de s’éloigner quelques instants pour prendre une pause bien méritée peut être précieuse pour vous et pour vos employés. La salle d’attente Combien de fois au cours de votre formation avez-vous pénétré dans une clinique ou un cabinet de médecin par la salle d’attente? La plupart des médecins disposent d’une entrée réservée et n’ont souvent aucune idée de l’état de la salle d’attente. Comme les patients attendent souvent pendant de longues périodes avant de rencontrer le médecin, tous les efforts déployés afin de rendre leur séjour plus confortable sera à l’avantage de tous. Liste de contrôle – Salle d’attente ÑÑ Combien de patients et d’accompagnateurs la salle d’attente peutelle accueillir? ÑÑ La porte d’entrée s’ouvre-t-elle sans risquer de blesser les personnes qui sont en train de suspendre leurs manteaux ou d’enlever leurs chaussures? ÑÑ Le vestiaire est-il suffisamment grand? ÑÑ Du désinfectant pour les mains et des masques (le cas échéant) sont-ils mis à la disposition des patients à leur arrivée? ÑÑ La salle d’attente compte-t-elle un nombre suffisant de fauteuils confortables assez espacés pour que l’espace personnel de chaque patient soit respecté et que personne n’ait à attendre debout? 4 ÑÑ Un espace a-t-il été réservé aux patients qui se déplacent en fauteuil roulant ou qui doivent s’aider d’un ambulateur (marchette)? ÑÑ Une voie libre de toute entrave a-t-elle été aménagée de l’entrée jusqu’à la réception? ÑÑ La salle d’attente est-elle peinte et décorée dans des teintes apaisantes? (Ce facteur est particulièrement important si les médecins sont régulièrement en retard sur leur horaire.) ÑÑ La salle d’attente est-elle pourvue d’une chaîne stéréo pour faire jouer de la musique et créer un « voile sonore » afin que les conversations des employés ne soient pas entendues dans la salle d’attente? ÑÑ Y aurait-il lieu d’installer un téléviseur dans la salle d’attente, tout en réservant le choix de la chaîne et le contrôle du volume à vos employés? ÑÑ La réception est-elle placée à l’écart de telle sorte que la confidentialité des conversations puisse être assurée lorsqu’un patient s’inscrit? ÑÑ Vos employés peuvent-ils fermer la fenêtre du guichet de la réception afin d’assurer le caractère privé de leurs conversations, des conversations téléphoniques et de leur travail? ÑÑ Des revues récentes sont-elles mises à la disposition des patients? ÑÑ Devriez-vous aménager une zone de jeux pour les enfants? ÑÑ Des toilettes sont-elles mises à la disposition des patients? Réception et locaux administratifs L’analyse des nombreuses tâches exécutées dans un cabinet, du premier appel d’un patient jusqu’à ce que l’évaluation de son cas, les investigations et le traitement aient été effectués, révèle que la majorité d’entre elles est accomplie par les employés polyvalents du cabinet. Dans un cabinet bien géré, les médecins peuvent consacrer tout leur temps aux services cliniques et déléguer la plupart, voire la totalité, des autres tâches à leurs employés. Une réception et des locaux administratifs efficaces et ergonomiques présentent de nombreux avantages pour le personnel administratif et porteront leurs fruits pour le médecin. Pourtant, pendant leur résidence, la plupart des médecins ne sont que très peu exposés aux activités qui se déroulent à l’extérieur des salles d’examen. Si vous voulez vraiment savoir comment mettre sur pied et administrer un cabinet, ne demandez pas aux médecins, adressez-vous plutôt aux employés. Imaginez toutes les connaissances que vous pourriez acquérir si une journée donnée, vous agissiez comme réceptionniste de la clinique où vous recevez votre formation. Vous auriez une bien meilleure compréhension du degré de concentration dont ces employés doivent faire preuve pour répondre au téléphone, accueillir et inscrire les patients, préparer les salles d’examen, poser certains actes médicaux, mettre à jour et préparer les dossiers médicaux, classer les dossiers et les documents, rappeler les patients, prendre les rendez-vous pour les tests diagnostiques et les consultations de spécialistes et toutes les autres tâches que les médecins confient constamment à leur personnel. La protection des renseignements personnels est une préoccupation constante, car il incombe à chaque clinique et cabinet médical de satisfaire aux exigences en la matière. Les employés de l’accueil doivent être en mesure de faire des appels téléphoniques, de s’entretenir avec les médecins ou avec d’autres employés et de manière générale, d’accomplir leur travail, sans que leurs propos soient entendus et sans être constamment épiés par les personnes présentes dans la salle d’attente. Une fenêtre de style guichet en verre partiellement givré constitue un écran efficace. 5 D’ici la fin de votre résidence, prenez le temps de parler aux employés des cliniques où vous travaillerez. Demandez-leur ce qu’ils apprécient le plus de leur milieu de travail et quelles sont les améliorations qu’ils aimeraient y apporter s’ils avaient la chance de le faire. Ensuite, lorsque vous évaluez un cabinet où vous envisagez de travailler, retenez les services d’un conseiller de Services aux médecins MD (voir la section Ressources à la fin du présent document). Liste de contrôle – Réception ÑÑ La réception est-elle accueillante? ÑÑ La réception est-elle suffisamment spacieuse pour permettre aux employés d’accueillir les patients et leur donner leur congé? ÑÑ La confidentialité des renseignements personnels est-elle protégée lorsque les patients s’inscrivent, posent des questions ou paient des services non assurés? ÑÑ Les employés de la réception peuvent-ils travailler sans crainte d’être entendus par les patients dans la salle d’attente? ÑÑ Y a-t-il suffisamment d’espace pour permettre aux employés de se lever et de se déplacer sans se nuire les uns aux autres? ÑÑ Les bureaux et les postes de travail sont-ils de conception ergonomique et permettent-ils de maximiser le rendement des employés et de minimiser les blessures imputables aux microtraumatismes répétés? ÑÑ Avez-vous fourni à vos employés des fauteuils ergonomiques réglables? ÑÑ Les systèmes téléphonique et informatique et les systèmes de communication sont-ils conçus de manière à maximiser leur utilisation et à minimiser les blessures attribuables aux microtraumatismes répétés? ÑÑ Les télécopieurs et photocopieurs sont-ils placés à un endroit qui permet de les utiliser efficacement sans perte de temps? ÑÑ La réception est-elle bien éclairée? ÑÑ La salle d’attente est-elle pourvue d’une chaîne stéréo pour faire jouer de la musique et créer un « voile sonore » qui empêche que les conversations des employés soient entendues dans la salle d’attente? Locaux administratifs ÑÑ Y a-t-il des zones spécialement désignées à l’écart de la réception où les employés peuvent s’acquitter de leurs tâches administratives? ÑÑ Si la clinique a adopté un aménagement « à aires ouvertes », est-il néanmoins possible d’assurer la protection des renseignements personnels? ÑÑ L’aménagement des locaux de classement des dossiers et les protocoles d’extraction des dossiers répondent-ils aux normes de respect de la vie privée? ÑÑ Si le cabinet utilise des dossiers médicaux sur support papier, sont-ils à portée de la main afin d’épargner du temps au moment de les extraire ou de les reclasser? Les employés ont-ils accès aux dossiers rapidement et d’une manière sûre sur le plan ergonomique? (Consultez le Module 6 : Dossiers médicaux) ÑÑ Serait-il possible d’installer à la réception et dans les locaux administratifs un système de dossiers médicaux électroniques (DME) sans avoir à effectuer des rénovations majeures? ÑÑ La clinique dispose-t-elle de locaux accessibles et suffisants pour entreposer les fournitures de bureau sans qu’il y ait encombrement? ÑÑ Durant la transition aux dossiers électroniques, y aura-t-il suffisamment d’espace pour l’archivage des dossiers papier? Aires communes ÑÑ Les corridors à l’intérieur de la clinique ou du cabinet sont-ils suffisamment larges pour permettre la circulation des fauteuils roulants? 6 SALLES D’EXAMEN ET D’EXÉCUTION DES ACTES MÉDICAUX Pendant votre résidence, il vous est probablement déjà arrivé de travailler dans une salle d’examen minuscule et fade où l’éclairage était insuffisant et l’équipement désuet, ce qui créait un environnement peu confortable pour vous et le patient. La réalité est qu’au cours des prochaines années, vous passerez probablement davantage de temps dans des salles d’examen que dans votre propre cuisine ou salle familiale. Il vaut donc la peine d’investir pour rendre votre milieu de travail aussi fonctionnel et confortable que possible. Autrefois, le médecin interrogeait d’abord le patient dans une salle de consultation avant de passer à la salle d’examen. Cette méthode, coûteuse en temps et en argent, n’est plus que rarement utilisée. La salle d’examen est devenue dans les faits le lieu où sont effectués les investigations, les examens et où sont posés les actes médicaux. Comme la pièce est utilisée à des fins multiples, elle doit être suffisamment spacieuse pour qu’on puisse y installer des fauteuils, une table d’examen, un poste de travail avec ordinateur pour noter les observations dans le dossier, un lavabo, de l’équipement et des fournitures, ainsi que pour accueillir plusieurs personnes. Une salle d’examen encombrée est inconfortable tant pour le médecin que pour le patient. Les salles d’examen des médecins de famille, pédiatres et internistes devraient mesurer 2,3 mètres (8 pi) sur 3,3 mètres (11 pi). Une pièce de cette dimension répondra à la plupart des besoins sans qu’il y ait de perte d’espace. Les chirurgiens spécialisés auront probablement besoin de salles plus grandes pour loger l’équipement nécessaire aux actes médicaux posés. Les associations nationales et provinciales de médecins spécialistes offrent souvent à leurs membres des ressources pour les aider à concevoir et à équiper leurs salles d’examen et les salles où ils posent des actes médicaux. D’ici la fin de votre résidence, vous seriez bien avisé de prendre des notes détaillées sur les salles d’exécution des actes médicaux que vous avez préférées. Au moment d’établir votre liste de critères pour la salle d’examen et d’exécution des actes médicaux idéale, vous devriez prendre en considération les éléments qui suivent. Recommandations pour l’aménagement des salles d’examen et d’exécution des actes médicaux ÑÑ La salle doit être suffisamment grande pour accueillir confortablement le patient et au moins un accompagnateur, ainsi que les employés, techniciens et médecins qui pourraient s’y trouver simultanément. Tenez aussi compte de l’espace requis pour la table d’examen, le lavabo, le bureau, l’équipement, les fournitures et tous les autres objets dont vous pourriez avoir besoin ou que vous pourriez souhaiter avoir sous la main lorsque vous recevez un patient. ÑÑ Toutes les salles de la clinique devraient être polyvalentes de telle sorte que ni vous ni le patient n’ayez à attendre qu’une salle particulière se libère. ÑÑ Prévoyez suffisamment de fauteuils dans chaque salle d’examen pour que le patient et la personne qui l’accompagne ainsi que le médecin puissent s’asseoir. Les patients se sentent davantage à l’aise lorsqu’ils sont assis dans un fauteuil que lorsqu’ils sont assis sur la table d’examen vêtus d’une jaquette ou d’un drap léger. ÑÑ Assurez-vous que les patients puissent se dévêtir en privé. Offrez aux patients des jaquettes confortables et chaudes et un endroit pour suspendre leurs vêtements. 7 ÑÑ Assurez-vous que les couvre-fenêtres installés procurent suffisamment d’intimité. Certaines pellicules réfléchissantes appliquées sur les fenêtres empêchent les personnes à l’extérieur de voir à l’intérieur des salles pendant les journées ensoleillées, mais ces pellicules sont inutiles lorsqu’il fait sombre dehors. Il est donc essentiel d’installer des stores ou des rideaux efficaces. ÑÑ La porte de la salle d’examen doit être installée et s’ouvrir de telle sorte que l’intimité du patient soit préservée si vous devez sortir et ouvrir la porte. En effet, les patients n’apprécient pas d’être exposés à la vue des personnes qui se trouvent dans la salle d’attente ou dans le corridor lorsque le médecin entre dans la salle ou en sort. ÑÑ Assurez-vous que la salle d’examen est bien aérée grâce à un système de climatisation. ÑÑ La salle d’examen doit être insonorisée. Il est facile d’insonoriser les murs. En revanche, les entrepreneurs et les médecins négligent souvent d’isoler les plafonds, ce qui contribue à la propagation des sons. ÑÑ Dans la mesure du possible, exploitez au maximum l’éclairage naturel. Les médecins, tout comme les patients, ne sont pas immunisés contre les troubles affectifs saisonniers et la possibilité de jeter de temps à autre un coup d’œil à l’extérieur constitue une saine distraction. Réservez les salles sans fenêtre aux examens radiologiques ou ophtalmologiques qui exigent de l’obscurité. Vous profiterez ainsi au maximum de la lumière naturelle dans les autres pièces. Installez un système d’éclairage vertical d’excellente qualité qui crée le moins d’ombre possible. Les lampes servant à l’éclairage lorsque vous posez des actes médicaux devraient être articulées (et portatives, le cas échéant) et placées de manière que vous bénéficiez d’un éclairage maximal. ÑÑ Assurez-vous que les systèmes d’alimentation en électricité et en eau répondent à vos besoins techniques actuels et futurs. ÑÑ Disposez les tables et les fauteuils d’examen ou réservés aux actes médicaux de telle sorte que le patient et le médecin puissent y avoir accès aisément. On enseigne à la plupart des médecins d’examiner leur patient depuis leur côté droit et par conséquent, de faire en sorte que le côté gauche de la table d’examen longe un mur. Si vous posez des actes médicaux qui exigent que vous ayez accès au patient des deux côtés de la table, vous devriez envisager d’installer sur vos tables d’examen des roues pivotantes verrouillables. Ne risquez pas de vous blesser au dos en poussant une table d’examen. ÑÑ Tout l’équipement devrait être facilement accessible sans que vous ayez à vous étirer le bras par-dessus ou autour du patient ou à violer son espace personnel. ÑÑ Assurez-vous que les contenants à déchets et les contenants pour objets pointus et tranchants souillés sont facilement accessibles tout en étant hors de la portée des enfants. ÑÑ Le lavabo devrait être placé à un endroit pratique de la salle d’examen afin que le médecin y ait accès facilement. ÑÑ Pour votre sécurité personnelle, il faut éviter de placer la zone de travail du médecin dans le coin le plus éloigné de la porte. ÑÑ Le fauteuil du médecin devrait être placé de telle sorte qu’il puisse pivoter facilement de la zone d’examen au lavabo, au contenant à déchets médicaux, à l’aire utilisée pour noter les observations dans le dossier, à l’écran de l’ordinateur, au téléphone ou à l’interphone et aux documents à remettre au patient. ÑÑ Assurez-vous que la pièce est suffisamment grande pour qu’on puisse y installer un poste informatique dans l’éventualité où le cabinet informatiserait un jour son système de dossiers médicaux. ÑÑ En réduisant au minimum le nombre de pas et de mouvements nécessaires pour vous acquitter de toutes vos tâches, vous épargnerez du temps et réduirez les possibilités de blessure imputable à des microtraumatismes répétés. 8 Aires privées Anciennement, le bureau personnel du médecin était plus spacieux que la plupart des salles d’examen; de nos jours, un tel espace est souvent superflu puisque la majorité des médecins n’y rencontrent pas les patients. Ils utilisent cette pièce uniquement pour noter des observations dans les dossiers et rédiger des rapports. S’il est important pour vous d’avoir un espace personnel exclusif, alors les coûts additionnels engendrés pour ce faire valent probablement le coup. Dans le cas contraire, en vous privant d’un bureau personnel, vous pouvez économiser sur le loyer ou consacrer davantage d’espace aux salles d’examen et aux aires communes. Liste de contrôle – Aires privées réservées aux médecins et aux employés ÑÑ Y a-t-il une cuisine ou un salon réservé aux employés, à l’écart des aires accessibles aux patients où ils peuvent manger et se reposer? ÑÑ Y a-t-il un comptoir et des lavabos réservés au nettoyage et à la stérilisation de l’équipement? Ceux-ci devraient être différents de ceux utilisés par les employés pour préparer leurs aliments. ÑÑ Y a-t-il des toilettes réservées aux employés? ÑÑ Y a-t-il un endroit sûr où les employés peuvent ranger leur manteau et leurs effets personnels? ÑÑ Chaque médecin a-t-il besoin d’un bureau personnel ou les médecins sont-ils disposés à partager un espace où ils auront leur poste de travail personnel? MATÉRIEL DE BUREAU, FOURNITURES ET FOURNISSEURS Même si les spécialistes ont des besoins particuliers, toutes les cliniques médicales ont besoin de mobilier, d’équipement médical et de fournitures pour exercer leurs activités. Voici un bref aperçu des besoins généraux associés à la création d’un cabinet ou d’une clinique. Mobilier Message clé La mise sur pied de votre cabinet exige beaucoup de planification et une grande minutie. Une clinique confortable, bien conçue, bien équipée et bien meublée permet non seulement d’administrer des soins de meilleure qualité aux patients, mais conduit aussi à une plus grande satisfaction professionnelle. La présentation d’une liste détaillée de l’équipement médical et des fournitures médicales ou de bureau particulières à chaque spécialité déborde du cadre du présent module. Nous vous encourageons à demander aux administrateurs de la clinique où vous travaillez actuellement de vous faire part de leur liste d’équipement ou de fournitures courantes ainsi que du nom de leurs fournisseurs. Les associations provinciales et nationales de spécialistes disposent souvent de ressources pour aider les nouveaux médecins à aménager leur cabinet ou leur clinique. Équipement médical La présentation d’une liste détaillée de l’équipement médical et des fournitures médicales ou de bureau particulières à chaque spécialité déborde du cadre du présent module. Nous vous encourageons à demander aux administrateurs de la clinique où vous travaillez actuellement de vous faire part de leur liste d’équipement ou de fournitures courantes ainsi que du nom de leurs fournisseurs. Les associations provinciales et nationales de spécialistes disposent souvent de ressources pour aider les nouveaux médecins à aménager leur cabinet ou leur clinique. Quant aux médecins de famille, nous les invitons à se reporter à l’annexe 1, Mise sur pied de votre cabinet : Contenu, équipement et fournitures. Les frais de démarrage d’un cabinet où un seul médecin travaille, ainsi que les frais d’exploitation de la première année sont présentés à titre d’exemple. Le lecteur qui comprend bien tous les coûts du travail en solo dans un cabinet, sera davantage en mesure de bien comprendre les économies qui seront réalisées s’il se joint à un cabinet de groupe. 9 LES TECHNOLOGIES DES COMMUNICATIONS DANS UN CABINET DE MÉDECIN Le monde des communications personnelles et professionnelles évolue sans cesse.La technicité des systèmes de communications de votre clinique dépendra de vos besoins, de la disponibilité des systèmes voulus et des coûts. Dans la présente section, nous nous intéressons à certaines questions fondamentales. Systèmes téléphoniques Le téléphone constitue le lien vital entre votre cabinet et le monde extérieur. Avant d’évaluer les systèmes téléphoniques, vous devriez comprendre la logistique qui mènera à la mise en place de ce système comme si vous conceviez un tout nouveau cabinet. En plus de consulter des utilisateurs de systèmes téléphoniques – notamment, les réceptionnistes avec qui vous travaillez actuellement – vous devriez consulter des spécialistes des communications. Dressez une liste de vos besoins avant d’appeler quelque fournisseur que ce soit. Commencez par planifier l’architecture de votre système : le nombre de lignes, ainsi que le nombre de postes et leur emplacement. Estimez le nombre de lignes dont vous aurez besoin pour pouvoir prendre tous les appels entrants de vos patients ainsi que le nombre de lignes que vous réserverez aux appels sortants, aux bureaux privés, à la connexion Internet, au modem et au télécopieur qui serviront à expédier les factures au régime provincial d’assurance maladie par transfert électronique de données. Ensuite, assurez-vous que le système possède la capacité de gérer des lignes additionnelles dans l’éventualité où votre cabinet prendrait de l’expansion. Présence de téléphones dans les salles d’examen Il existe deux écoles de pensée sur l’installation de téléphones dans les salles d’examen. Certains médecins estiment qu’ils ne devraient jamais être interrompus lorsqu’ils se trouvent avec un patient et que la protection de la vie privée de leur patient pourrait être compromise si les employés ou les patients utilisaient ces téléphones. D’autres sont d’avis qu’il est utile et plus efficace d’avoir accès au téléphone dans toutes les aires de travail. Par exemple, les employés de la réception et de l’administration peuvent reconduire les patients aux salles prévues sans avoir à s’éloigner du téléphone, ce qui leur permet de prendre les appels auxquels personne n’aurait autrement répondu ou qui auraient abouti dans le système de messagerie vocale. Parfois, les médecins doivent ainsi interrompre une consultation avec un patient pour prendre un appel, mais il est relativement simple d’uniformiser les protocoles de telle sorte que les employés sauront à quel moment il est approprié d’interrompre une consultation et à quel moment il est préférable de ne pas le faire. Répondre aux appels au fur et à mesure élimine la frustration que suscite le temps gaspillé à retourner des appels et joindre... la boîte vocale. En disposant d’un système d’interphone mains libres, le médecin pourra répondre aux appelants de l’extérieur ou aux employés sans avoir à quitter son patient. Il est aussi important et facile d’intégrer au système téléphonique des fonctions qui empêchent les patients d’effectuer des appels interurbains ou d’épier d’autres conversations. Utilisation intelligente du téléphone Le rôle principal du téléphone dans un cabinet de médecin consiste à offrir le meilleur service possible aux patients. Il importe de répondre aux appels rapidement et poliment, et vos employés devraient recevoir une formation sur les méthodes qui permettent d’abréger au maximum chaque appel. Le téléphone 10 interrompt aussi les employés dans leurs autres tâches. Assurez-vous que vos employés disposent à certains moments de la journée de périodes où ils n’ont pas à répondre au téléphone. Par exemple pour ce faire, vous pouvez diriger tous les appels vers le système de messagerie vocale, un répondeur ou un service de réponse téléphonique entre 11 h 30 et 13 h 30, puis de nouveau 30 minutes avant la fin de la journée, ce qui permettra à vos employés de s’acquitter d’autres tâches sans être interrompus. Le moyen le plus couramment utilisé pour gérer les appels en dehors des heures d’ouverture consiste à s’abonner à un système de messagerie vocale ou à installer un répondeur téléphonique. Il importe de changer le message d’accueil tous les jours afin d’informer les personnes qui appellent de l’heure à laquelle le cabinet ou la clinique rouvrira et comment elles peuvent obtenir des soins médicaux d’urgence après les heures d’ouverture. Même si la plupart des systèmes de messagerie vocale peuvent prendre les messages, il est plus efficace (et conforme aux exigences médico-légales) de fournir l’information nécessaire et de demander à la personne de rappeler le lendemain. En effet, l’écoute des messages vocaux prend beaucoup de temps et dans la plupart des cas, le patient devra rappeler de toute manière. Par conséquent, il est recommandé de réserver la messagerie vocale à l’annulation des rendez-vous. Le cas échéant, il faut indiquer aux patients qu’ils doivent communiquer toute autre demande par téléphone durant les heures d’ouverture du cabinet ou de la clinique. Certains médecins choisissent de s’abonner à un service de réponse téléphonique, mais il importe de savoir que la plupart de ces services facturent au nombre d’appels reçus, un facteur sur lequel vous n’exercez aucun contrôle. Fonctions spéciales Réfléchissez à la manière dont votre cabinet fonctionnera lorsque vous évaluez l’efficacité éventuelle de certaines fonctions spéciales comme le regroupement de lignes et le réacheminement d’appels, les systèmes de composition rapide, les systèmes d’interphone mains libres et les casques d’écoute, le tri automatique des appels par un système de messagerie vocale, les transferts d’appels et les conférences téléphoniques et la possibilité de jumeler sous un même numéro de téléphone votre cabinet et votre cellulaire. Il existe de nombreuses autres fonctions parmi lesquelles vous pouvez choisir, mais voici quelques-unes des fonctions les plus couramment utilisées dans les cabinets et les cliniques médicales. Le regroupement des lignes permet à de multiples lignes téléphoniques de fonctionner sous un seul numéro de téléphone; par exemple, cinq médecins de famille disposeront pour un même numéro réservé aux appels entrants de cinq lignes distinctes. Compte tenu de la commodité que cette fonction offre aux patients et aux autres appelants, elle vaut bien les frais mensuels minimes qu’elle coûte. Les options de réacheminement permettent à un appel entrant d’être redirigé automatiquement vers une autre ligne qui n’est pas utilisée, ce qui diminue le nombre d’appelants qui se heurtent à une ligne occupée. La fonction de composition rapide permet d’épargner du temps lorsque vous devez composer un même numéro fréquemment comme celui de certains collègues, des hôpitaux, des laboratoires et des pharmacies. Un système d’interphone et de transfert des appels vers les salles d’examen peut aussi faire gagner beaucoup de temps dans la mesure où les protocoles relatifs au respect de la vie privée sont strictement observés. 11 Les casques d’écoute mains libres accroissent en général l’efficacité des employés qui doivent s’acquitter de plusieurs tâches, particulièrement dans les cabinets où la personne qui répond au téléphone a aussi besoin de ses deux mains pour faire fonctionner un poste informatique et diriger les patients vers les salles d’examen. Les casques d’écoute réduisent aussi les cas de blessures au cou imputables à des microtraumatismes répétés. Nous avons tous déjà eu affaire à un système automatisé de tri des appels en appelant des sociétés de services publics ou des grandes entreprises. Dans un cabinet de médecin, le tri des appels entrants au moyen d’un système de messagerie vocale est très efficace, même pour un médecin qui travaille seul. Les appelants entendent un menu qui leur offre différentes options : prise de rendezvous, annulation d’un rendez-vous, modalités de prise des rendez-vous, renseignements généraux sur le cabinet ou renseignements sur les services offerts après les heures normales ou les services d’urgence, ainsi de suite. L’utilisation de la fonction de tri des appels qui permet aux patients d’annuler leur rendez-vous après les heures d’ouverture ou lorsque toutes les lignes sont occupées est particulièrement intéressante. Toutefois, vous devriez aussi préciser dans votre message qu’il incombe au patient de rappeler pendant les heures d’ouverture pour fixer un autre rendez-vous. Pour des raisons médico-légales, il est recommandé d’indiquer clairement que votre cabinet ne répondra à aucune demande de renseignements ni à aucun message laissé par un patient sur le système. On peut aisément imaginer les conséquences si un patient appelle un vendredi après-midi pour obtenir de toute urgence un avis médical et que son message n’est pris que le lundi suivant. Les spécialistes qui offrent des services de diagnostic comme des services de radiologie et d’échographie sont bien servis par une fonction de tri par système de messagerie vocale qui permet aux appelants de faire part de leurs demandes de résultats de test et de laisser leurs coordonnées à l’intention des employés. Le transfert d’appels est utile pour assurer le service après les heures normales d’ouverture et lorsque le médecin est de garde. La fonction de conférence téléphonique est généralement peu utile dans un cabinet de médecin, mais elle peut tout de même l’être pour les équipes multidisciplinaires et pour des conférences téléphoniques avec des membres de la famille de l’extérieur de la ville. Dans le cas des médecins qui sont souvent à l’extérieur de leur cabinet, mais qui doivent rester en contact étroit avec leurs employés, un service intégré qui permet de regrouper sous le même numéro le système téléphonique du cabinet et leur téléphone cellulaire peut être très utile. Comme il importe de répondre à tous les appels dirigés vers votre cabinet, vous trouverez probablement que l’afficheur et le système d’identification des appelants ne sont pas des fonctions très utiles. Vous devriez également prendre en compte le type de soutien technique offert et les prix au moment de choisir votre système de communication. Télécopieurs, photocopieurs et numérisateurs Utilisés pour des tâches courantes comme les demandes de consultation, la prise des rendez-vous pour des tests diagnostiques, la transmission ou la réception de résultats de tests et les communications avec des pharmacies, les télécopieurs sont un ajout qui vous fera économiser temps et argent. 12 Dans la mesure du possible, votre cabinet devrait utiliser le télécopieur plutôt que le téléphone chaque fois que cela est possible. Non seulement disposerez-vous ainsi d’une preuve écrite de la communication, mais tant vous que le destinataire du message pourrez vous en occuper au moment qui convient le mieux. Puisque le télécopieur sera utilisé fréquemment, vous devriez lui réserver une ligne spéciale. La fonction de composition rapide est essentielle et la recomposition automatique, la programmation de transmissions différées et le sélecteur automatique de format sont des fonctions utiles. Le photocopieur est aussi devenu un outil essentiel dans un cabinet. On l’utilise couramment pour copier et transférer des dossiers médicaux. Des photocopies de bonne qualité peuvent réduire la nécessité de recourir à des services extérieurs d’impression même si les services commerciaux d’impression sont habituellement meilleur marché en ce qui concerne les formulaires, les brochures et les feuillets d’information distribués quotidiennement aux patients. Le télécopieur et le photocopieur devraient être situés à la réception, car c’est là qu’on en tirera le meilleur parti. Même si les appareils qui peuvent servir à la fois de télécopieur, de photocopieur et de numériseur deviennent de moins en moins coûteux et de plus en plus courants, la plupart des cabinets de médecin ont des besoins trop importants pour qu’une machine multifonctions comme celle-là soit vraiment pratique. Sauf si vous voyez un faible volume de patients dans votre cabinet (par exemple, un cabinet en psychiatrie), une machine multifonctions n’est probablement pas un bon choix à long terme. Les numériseurs sont essentiels pour les cabinets qui sont dotés d’un système de dossiers médicaux électroniques. De nombreux centres de diagnostic et laboratoires, pharmacies, hôpitaux et cabinets de médecin n’ont en effet pas la capacité de faire parvenir toutes leurs communications par des moyens électroniques et ces rapports devront être convertis sous forme électronique pour le système de DME. Utilisation de l’informatique en milieu médical À notre époque, l’informatique est présente dans pratiquement tous les cabinets de médecin. Comme la plupart des entreprises, un cabinet de médecin ne peut que tirer des avantages des logiciels de traitement de texte et de comptabilité. Toutes les provinces disposent de programmes informatiques qui réduisent de manière significative le fardeau consistant à présenter la facturation et à procéder au rapprochement des factures émises et des paiements reçus. Dans les provinces qui émettent une carte d’assurance maladie avec bande magnétique, le maintien d’une base de données démographiques s’en trouve grandement simplifié. Il suffit de glisser la carte de chaque patient dans le lecteur à chacune de ses visites. La plupart des cabinets utilisent aussi un logiciel de programmation des rendezvous. Même si la qualité de ces logiciels varie, un bon système de programmation des rendez-vous peut être très efficace et offrir plusieurs avantages. Un de ces avantages consiste à pouvoir établir des liens entre le carnet de rendez-vous et le logiciel de facturation et ainsi s’assurer que chaque consultation a vraiment été facturée. En outre, il est facile de consulter le carnet des rendez-vous à venir pour s’assurer du moment auquel la prochaine consultation avec un patient donné est prévue, le cas échéant. Comme l’information nécessaire à la prise des rendez-vous peut être extraite de la base de données des patients, les employés peuvent aisément et rapidement programmer les nouveaux rendez-vous. Maintenant que l’informatique est bien implantée en milieu médical, on trouve sans cesse de nouvelles applications. Voici quelques exemples : 13 Applications de l’informatique en milieu médical Applications éprouvées Applications de plus en plus courantes ÑÑ Traitement de texte ÑÑ Communication ÑÑ Comptabilité ÑÑ Recherche ÑÑ Facturation ÑÑ Reconnaissance vocale ÑÑ Bases de données démographiques ÑÑ Notes sur les consultations ÑÑ Programmation des rendez-vous ÑÑ Suivi et vérification de la prestation des services et des objectifs ÑÑ Dossiers médicaux ÑÑ Dossiers médicaux électroniques ÑÑ Tenue des dossiers cliniques Rares sont les médecins qui, aujourd’hui, n’ont pas accès à un compte de courriel à la maison et de plus en plus de cabinets de médecin sont reliés à Internet. Cependant, compte tenu des lignes directrices médico-légales et des problèmes possibles de sécurité et de rémunération, il est recommandé d’exercer une certaine prudence lorsqu’on envisage des communications directes par courriel entre médecin et patients. La possibilité d’être relié à l’hôpital, à son cabinet et à son domicile par Internet permet en revanche la prestation à distance de services de santé. Par exemple, les radiologistes de garde peuvent examiner des échographies, des tomographies par ordinateur et les résultats de tests d’IRM sur leur ordinateur portatif à la maison après que ces images leur ont été transmises par l’hôpital. Les avantages potentiels de ces moyens de communications électroniques ou services de « télésanté » commencent à peine à être exploités. L’accès à Internet permet aussi aux médecins d’effectuer leurs recherches ou de poursuivre leur formation médicale permanente de leur domicile ou de leur bureau, selon le temps à leur disposition. L’utilisation des logiciels de reconnaissance vocale est en croissance rapide, surtout chez les spécialistes. Les médecins qui exploitent avec succès ces logiciels sont ceux qui ont pris le temps nécessaire pour bien se familiariser avec eux, même si la plupart demandent à leurs employés de réviser et de corriger les textes dictés. Il peut être avantageux de consulter des médecins établis qui utilisent cette technologie afin d’en apprendre davantage sur son utilisation concrète. Les systèmes qui offrent des liens électroniques ainsi qu’une capacité de suivi et de vérification entre les médecins et tous les professionnels de la santé qui participent à la prestation de soins aux patients sont essentiels pour les médecins qui sont rémunérés dans le cadre d’un régime de rémunération non conventionnel (RRNC). En effet, même lorsqu’on participe à un tel régime, une facturation pro forma est habituellement obligatoire, et nombre des primes de soins globaux proposées dans les initiatives de réforme des soins primaires exigent un suivi précis des services fournis non seulement par les médecins, mais aussi par leurs employés, y compris un suivi des communications téléphoniques avec les patients. Le suivi des tâches non cliniques comme les tâches d’enseignement et les tâches administratives ou de recherche est aussi important. Les médecins qui participent à un RRNC doivent avoir la capacité de saisir les données nécessaires à une facturation pro forma de tous les services cliniques offerts ou délégués à d’autres afin de fournir des justifications quant à leur charge de travail et étayer leur cause dans le cadre des négociations contractuelles à venir. 14 Dossiers médicaux électroniques La clinique ou le cabinet entièrement informatisé et les dossiers médicaux électroniques (DME) représentent l’avenir de la pratique médicale. Des améliorations majeures ont été apportées aux systèmes de DME et aujourd’hui, plus de 30 % des médecins canadiens utilisent une version ou une autre d’un système de DME. La mise en œuvre de ces systèmes devient de plus en plus abordable et, dans certaines provinces, une aide financière est offerte aux médecins qui sont disposés à passer des dossiers sur support papier à un système informatisé. Message clé Les médecins dépendent de leur équipement de communications, de leurs ordinateurs et de plusieurs autres technologies. Il existe de nombreuses ressources à votre disposition pour vous aider à établir quels sont vos besoins actuels et à venir. Malheureusement, l’appui des autorités publiques provinciales et les ressources en matière de DME et de prestation électronique des services de santé varient énormément d’une région à l’autre du pays. C’est sans compter le manque de normalisation et d’uniformisation du formatage entre les provinces. Par exemple, un système parfaitement conforme aux normes ontariennes pourrait nécessiter des modifications considérables pour satisfaire aux exigences albertaines. Par conséquent, peu de fournisseurs de systèmes de DME offrent un service national complet. Il s’agit, pour nombre d’entre eux, de petites entreprises régionales avides d’obtenir votre clientèle (voir la section Ressources à la fin du présent document). Il est aussi difficile de convaincre les médecins déjà établis d’investir dans des systèmes de DME. Ils hésitent, et c’est fort compréhensible, à effectuer les investissements considérables en temps et en argent qu’exige un système de DME qui ne répondra peut-être pas à leurs besoins futurs. Toutefois, la volonté des nouveaux médecins d’adopter la technologie des DME est porteuse de changements. Il sera très important pour vous de vous assurer que le groupe auquel vous vous joindrez est disposé à envisager la mise en œuvre d’un système de DME le plus tôt possible. Au moment où vous vous préparez à pénétrer de plain pied dans le monde de la médecine, vous devriez déployer tous les efforts nécessaires pour vous renseigner sur les systèmes disponibles et comment ils sont utilisés. Il serait aussi à votre avantage de mettre à l’essai le plus grand nombre de systèmes de DME possible pendant votre résidence. L’achat et la mise en œuvre d’un système DME fait l’objet du Module 7, Dossiers médicaux électroniques. Cabinet de groupe et économies d’échelle L’exercice de la médecine en groupe génère des économies d’échelle. Ces économies découlent de plusieurs facteurs, notamment : ÑÑ ÑÑ ÑÑ ÑÑ réduction du ratio employés-médecin; diminution des frais généraux par médecin; possibilités de négocier de meilleurs prix pour les fournitures; partage des ressources à coût fixe comme les systèmes de bureautique, l’équipement médical et les outils de communications; ÑÑ équipement médical de meilleure qualité; ÑÑ possibilité d’envisager un RRNC. Dans la plupart des cabinets de médecin, les coûts liés à la main-d’œuvre représentent la majeure partie des frais généraux. Habituellement, un médecin exerçant seul aura besoin de l’équivalent d’au moins un employé à temps plein simplement pour avoir quelqu’un qui répond aux demandes de renseignements téléphoniques pendant les heures normales d’ouverture et pour lui offrir une aide sur le plan administratif en plus de servir de « chaperon ». Grâce aux gains d’efficacité imputables à l’exercice en groupe, les médecins peuvent s’adjoindre les 15 services d’employés aux compétences variées et les rémunérer selon une échelle salariale adaptée. D’autres économies sont aussi possibles. Lorsqu’un médecin est à l’extérieur du cabinet, les coûts de main-d’œuvre sont partagés avec les autres. L’exercice de la médecine en groupe réduit également le coût par médecin des fournitures et des immobilisations. Par ailleurs, comme il consomme de plus grandes quantités de fournitures, le groupe est habituellement en mesure d’obtenir de meilleurs prix. Les dépenses sont également réduites grâce au partage des ressources à coût fixe comme les systèmes de bureautique, l’équipement médical et le matériel de communications. Le partage des dépenses en immobilisations réduit non seulement le coût par médecin, mais offre en plus la possibilité d’acheter des outils de meilleure qualité. À cause de ces économies et de bien d’autres, il n’est pas étonnant que la plupart des régimes de rémunération non conventionnels offerts par les autorités provinciales exigent que les médecins adoptent cette formule. En travaillant en groupe, il vous sera plus facile d’envisager ces options. PLAN D’ACTION ÑÑ Évaluez les cabinets et les cliniques où vous travaillez actuellement afin de vous en inspirer. ÑÑ Demandez aux médecins et aux employés de ces cliniques ce qu’ils apprécient de leur lieu de travail et ce qu’ils aimeraient améliorer ou changer. ÑÑ Prenez des notes et faites des esquisses des aménagements que vous aimez. ÑÑ Utilisez les nombreuses ressources que vous offre le site amc.ca 16 Ressources Les ressources qui suivent sont disponibles sur le site amc.ca. ÑÑ Ligne de renseignements : 1-800 361 9151 −− Les membres de l’AMC ont droit à une consultation téléphonique gratuite de 60 minutes auprès d’un expert en gestion médicale. Dites-nous dans quel domaine vous avez besoin d’aide et, après avoir analysé votre situation, un de nos conseillers vous rappellera dans un délai de deux jours ouvrables pour vous proposer des solutions. Nous acceptons les demandes de renseignements sur un large éventail de questions comme les contrats, l’achat ou la vente d’un cabinet, les baux, la gestion des ressources humaines, le fonctionnement d’un cabinet et la technologie. ÑÑ Contrôle des infections dans le cabinet −− Un document sur cette question a été publié par l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario. Vous pouvez vous en procurer un exemplaire (en anglais seulement) à la section Publications du site à l’adresse www.cpso.on.ca. 17