ODM 32725-M ORDRE COM - Conseil Départemental de l`Ordre
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ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 1 N ° 10 / N ove m b re 2007 TRANSPARENCE Plusieurs articles de presse professionnelle ou grand public ont évoqué les r é mu n ér a t i o n s des conseillers ordinaux de la Ville de Paris. Une enquête IGAS a été diligentée dont, à ce jour, les conclusions n’ont pas été rendues. Paris n’est pas la France et le Conseil de la Ville de Paris, comme chaque Conseil Départemental, assume la responsabilité de ses choix, notamment en matière d’indemnisations. La fonction ordinale, à notre époque, ne peut s’exercer dans le bénévolat. Il est fondamental que les conseillers départementaux soient majoritairement des femmes et des hommes de terrain. Les missions ordinales, mal connues mais très présentes au quotidien, demandent du temps et imposent, le plus souvent, d’être disponibles aux moments où s’exerce notre activité médicale. 90% des conseillers départ e m e nt a u x f r a n ç a i s s o n t e n a c t i v i t é . C’est une force d’avoir une parfaite connaissance de la réalité du terrain. Sauf à vouloir faire machine arrière et rendre les actifs minoritaires, il faut indemniser O r d re d e s M é d e c i n s d u R h ô n e 94, rue Servient - 69003 LYON Tél. : 04 72 84 95 60 Fax : 04 72 84 85 55 E-mail : [email protected] w w w. c o n s e i l - d e p a r t e m e n t a l - 6 9 . m e d e c i n . f r ce temps passé au service de la profession. Les choix du Conseil du Rhône sont clairs : il n’y a p a s d e s a l a r i a t , p a s d ’ i n- Patrick ROMESTAING d e m n i t é d e fo n c t i o n , p a s d e p r i m e d e d é p a rt . Seul est pris en compte le temps réel passé pour assumer les missions officiellement déléguées par le Conseil. L’indemnisation est versée sous forme d’honoraires à hauteur de 3C l’heure, ce qui correspond à la somme attribuée, selon les textes officiels, aux médecins investis d’une mission de service public. Par ailleurs, il me revient, dans ce souhait de transparence, de vous informer de la décision prise en séance plénière le 13 septembre par le Conseil départ e m e n t a l d u R h ô n e qui a pris connaissance des rap p o rts d’audit commandités par le nouve a u C o n s e i l R é g i o n a l R h ô n e - A l p e s sur la gestion de l’équipe précédente. Le Conseil départemental a considéré que les irrégularités constatées, leur nature et leur répétition, n’étaient pas acceptables de la part de conseillers en charge du respect de la déontologie. L e C o n s e i l D é p a rt e m e n t a l a d é c i d é d e t r a d u i re d evant la juridiction discip l i n a i re le Président et le Trésorier de l’ancien Conseil Régional et de saisir le Conseil National. ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 2 Publication de l'Ordre des Médecins du Rhône Ta c t e t m e s u re d a n s l a f i x a t i o n d e s h o n o r a i re s Récemment, la P re s s e s’est faite l’écho du rapport de l’II G A S concernant les dépassements d’honoraires avec un m a n q u e c e r t a i n d ’ o b j e c t i v i t é, en ne citant trop souvent que des cas exceptionnels d i s c r é d i t a n t notre profession. Il est à noter que, d a n s l ’ i mmense majorité des cas, le tact e t l a m e s u re s o n t re s p e c t é s . Le caractère f l o u de certains articles de la convention avec l’Assurance Maladie tend à une interprétation subjective et partisane laissant planer un doute sur certaines pratiques. Une clarification devrait intervenir. Les discussions actuelles semblent malheureusement déboucher sur des relations conflictuelles et non sur un véritable consensus. Ta c t e t m e s u re O r d re d e s Il appartient donc à l’O M é d e c i n s d’apporter au patient une i n fo r m a t i o n c l a i re sur ce sujet. La complexité des modes de fixation des honoraires tient au système conventionnel et a été accrue par la mise en place du médecin traitant et du parcours de soins. Elle n’a d’équivalent dans aucune autre profession libérale, y compris du secteur de la santé. 2 Michel EVREUX - les médecins conventionnés à honoraires opposables (secteur 1) sont tenus à respecter des tarifs fixés, mais peuvent s’en affranchir en cas de circonstances exceptionnelles de temps ou de lieu dues à une exigence particulière du patient non liée à un motif médical ( D E ) et en cas de soins non coordonnés au sens de la Convention ( DA ). Ces praticiens conservent la faculté de fixer librement leurs honoraires pour les actes non remboursés par l’Assurance Maladie obligatoire et qui n’ont pas été tarifés par les organismes payeurs. - Les médecins conventionnés autorisés à pratiquer des honoraires différents (secteur 2) doivent mesurer et justifier le niveau des honoraires demandés qui sont fonction de 4 éléments : notoriété du praticien, temps passé et complexité de l’acte, service rendu et possibilité financière du patient. Ces praticiens sont tenus au respect des tarifs opposables pour leurs patients bénéficiaires de la CMU. - Les médecins non conventionnés (secteur 3) représentent moins de 1% des médecins libéraux. ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 3 Quelle que soit la situation du médecin au regard de la Convention, l’exigence déontologique du respect du tact et de la mesure va s’appliquer à lui, mais la complexité des modes de fixation des honoraires désoriente le patient. Le d ev o i r d ’ i n fo r m a t i o n du praticien sur ses honoraires a pour corollaire le devoir d’information des Caisses sur les modalités de remboursement. Les h o n o r a i re s p r a t i q u é s ou une fourchette d’honoraires des prestations les plus couramment utilisées font l’obligation d’un affichage dans la s a l l e d ’ a t t e n t e et de leur situation conventionnelle sur leur p l a q u e. Il y a donc lieu de noter que l’information doit être écrite et orale et donnée a priori comme à posteriori. Le défaut d’information est une source abondante de malentendus et de contentieux dont le respect scrupuleux doit conduire à une forte diminution des réclamations. La j u r i s p r u d e n c e souligne que l’appréciation du respect du tact et de la mesure n’est pas mathématique mais repose sur le comportement d’un médecin vis-à-vis d’un patient à un moment donné. Par ailleurs, le seul fait qu’un patient bénéficie d’une m u t u e l l e qui couvrirait entièrement les honoraires demandés ne saurait justifier leur montant. Si le Comité Médical Paritaire Local de l’Assurance Maladie est compétent pour connaître des éventuels a b u s d’usage de ces droits à dépassement, la mission du Conseil Départemental face à la demande du patient est essentielle. Il doit identifier auprès du patient et du praticien le cadre dans lequel les honoraires ont été réclamés et rappeler la r é g l e m e n t a t i o n ap p l i c a bl e . Si ces explications ne sont pas suffisantes, une c o n c i l i a t i o n doit avoir lieu entre le patient et le praticien, animée par le Conseil Départemental. Si aucun accord n’est trouvé, il conviendra au patient de formaliser ou de confirmer une p l a i n t e à laquelle le Conseil Départemental s’associera ou non, compte tenu des éléments recueillis. En conclusion, même si les chiffres disponibles en matière de fixation des honoraires permettent d’affirmer que les abus sont exceptionnels, il appartient aux C o n s e i l s D é p a r t e m e n t a u x, dans le cadre de leur mission, d’assurer un rôle d’information, de conciliation, et, en cas d’échec et si besoin, de déclencher les poursuites disciplinaires. 3 Ta c t e t m e s u re ODM 32725-M ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 4 Publication de l'Ordre des Médecins du Rhône Qualification en médecine générale Qualification en médecine générale Vincent LIBOUREL P O U R Q U O I ? Pour mettre en conformité l’exercice de la Médecine Générale sur le territoire français au regard des différents textes législatifs existants : Q U I ? Tout Médecin qui en fait la demande au CDOM et apporte la preuve d’un exercice effectif en Médecine Générale, dans toute structure, depuis plus d’un an, sur le territoire français et inscrit au Tableau de l’Ordre. Cet exercice est apprécié selon les critères définis par le CNOM : - S t r u c t u re d ’ exe rc i c e de la Médecine générale publique, privée, libérale, salariée. - M o d e d ’ exe rc i c e : plein temps, remplaçant, retraité remplaçant, collaborateur libéral ou salarié. - N o m b re d e p a t i e n t s ay a n t d é s i g n é c e m é d e c i n g é n é r al i s t e c o m m e m é d e c i n t r a it a n t (document délivré par les CPAM). - Participation volontaire à la P D S d e M G o u c e n t re d e r é g u l ation. F - o r m a t i o n m é d i c a l e c o n t in u e e f fe c t i ve , (FMC, FPC, ou autres formes existantes) - Adhésion à un processus d’EPP. - Participation à des r é s e a u x d e soins en MG. 4 - F o n c t i o n d ’ e n s e i g n a n t en Médecine Générale - Etude du p ro f i l d ’ a c t i v i t é pour les salariés, TSAP ou SNIR pour les libéraux. L e s j u s t i f i c a t i f s d o i ve n t i m p ér a t i ve m e n t a c c o m p a g n e r l a d e m a n d e p o u r p e r m e t t re u n e j u s t e ap p r é c i a t i o n d e l ’ ex e r cice de la Médecine Générale dans toutes ses composantes. PA R Q U I ? Par délégation du CNOM, la commission de qualification de 1ère instance en médecine générale, étudie les demandes. A l’occasion d’une séance plénière, elle présente les dossiers au Conseil Départemental qui statue. A C E J O U R , 435 dossiers ont été adressés aux praticiens qui en avaient fait la demande, 249 nous ont été retournés 81 dossiers ont été validés et la qualification prononcée, 123 courriers ont été adressés pour informations complémentaires, 45 dossiers restent à étudier. Composition de la commission : Membres titulaires : Régis BADEL, Frédérique GRAIN, Georges GRANET, Vincent LIBOUREL et Jean-Marie THOULON Membres suppléants : Anne BLANCHARD, Patrick HIVERT, Marc JALON, Bernard LOUIS et Jean Pierre MICOLLE. ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 5 L e re m p l a c e m e n t Aude BONNARD Q u i p e u t s e f a i re re m p l a c e r : Tout médecin exerçant à titre libéral Q u i p e u t re m p l a c e r : - L’étudiant en médecine titulaire d’une licence de remplacement en cours de validité délivrée par un CDOM ; - Un médecin inscrit auprès d’un CDOM ; - Un P.H temps partiel ; - Un assistant des hôpitaux avec l’autorisation de son chef de service à condition d’être mis en congé sans rémunération (dans la limite de 30 jours par an pendant sa première année de fonction et au-delà dans la limite de 45 jours par an) ; - Un attaché partiel des hôpitaux ; - Un praticien contractuel temps partiel après information à sa direction ; - Un médecin retraité, inscrit auprès d’un CDOM, sous réserve que son revenu net ne dépasse pas le montant annuel du plafond de la sécurité sociale. O bl i g a t i o n s - Le médecin remplacé doit cesser toute activité médicale pen- dant la durée de son remplacement. - Un contrat doit être conclu entre le remplacé et son remplaçant. Il doit être transmis au CDOM avant le remplacement, pour autorisation qui peut être accordée pour une durée maximale de 3 mois, éventuellement renouvelable. Pour celui de courte durée (par journée entière et non par demi-journée) une demande écrite doit être motivée. Responsabilité - Pénale du remplaçant pour les infractions commises pendant le remplacement (violation du secret professionnel, faux certificat…). - Le remplaçant a l’obligation (loi du 04/03/2002) de souscrire une assurance RCP. Il est fréquent que certains contrats d’assurance (du remplacé) prévoient le transfert de la garantie en faveur du remplaçant sous condition d’information de l’assurance (nom du remplaçant, durée et autorisation du remplacement). C o n s e i l : Souscription par le remplaçant d’une assurance accidents et maladies. 5 L e re m p l a c e m e n t ODM 32725-M ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 6 Publication de l'Ordre des Médecins du Rhône E L E C T I O N S A U C O N S E I L N AT I O N A L A l’occasion du renouvellement par tiers du Conseil National de l’Ordre des Médecins, les Conseillers des 8 départements de Rhône-Alpes ont élu Conseiller National, le D o c t e u r Pa t r i c k RO M E S TA I N G, le chargeant de les représenter au niveau national. Il rejoint ainsi les 41 autres Conseillers Nationaux, et partage avec le Docteur Jean-François KNOPF (Haute-Savoie) la représentation de la Région Rhône-Alpes. Il succède au Docteur Boris CHATIN qui ne se représentait pas pour un second mandat. Au Conseil National, il siège en tant que V i c e - P r é s i d e n t à l a S e c t i o n S a n t é P u bl i q u e e t D é m og r ap h i e e t p r é s i d e l a C o m m i s s i o n N a t i o n a l e d ’ a p p e l e n m a t i è re d e q u a l i f i c a t i o n . C O L L A B O R AT I O N L I B É R A L E = L I B E RT É D ’ I N S TA L L AT I O N La loi du 2 août 2005 a créé un nouveau mode d’exercice de la médecine : la collaboration libérale. Le législateur a voulu grâce à ce nouveau statut faciliter l’installation ultérieure de médecins. Le collaborateur libéral a pour vocation à s’associer ou à succéder au médecin auprès duquel il a exercé en qualité de collaborateur libéral.A défaut, il pourra s’installer à proximité. Il conserve donc, à l’issue de l’application du contrat, s a p l e i n e l i b e rt é d ’ i n s t a l l a t i o n . Cette disposition peut freiner certains médecins qui vont hésiter à s’adjoindre un collaborateur craignant de voir, à la fin du contrat, s’installer celui-ci à proximité de leur cabinet après avoir créé leur propre clientèle pendant la période de collaboration libérale mais telle a été la volonté du législateur. A p ro p o s d e . . . C O N V E N T I O N S D ’ H O S P I TA L I T É E T D ’ É T U D E S D E S M É D E C I N S AV E C L’ I N D U S T R I E B I O M É D I C A L E Depuis le 29 juin 2007, l’Ordre des Médecins compétent (Conseil National ou Conseil Départemental) a u n d é l a i d e d e u x m o i s à compter de la r é c e p t i o n d u d o s s i e r c o m p l e t pour donner son avis sur les conventions d’études. Ce délai est réduit à u n m o i s pour les conventions d’hospitalité.A défaut de réponse donné dans ces délais, l’avis de l’Ordre des Médecins est réputé favorable. Le dossier complet doit être soumis à l’Ordre des Médecins u n m o i s au moins avant la date effective de la manifestation ou du début de l’étude. 6 ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 7 Association Ville Hôpital Hépatite C : L a M a i s o n D u Pa t i e n t L ’ h é p a t i t e C, touche 1% de la population dans notre inter-région et cette prévalence augmente dans les situations de précarité sociale et au sein des populations migrantes où elle peut atteindre 4%. Sa gravité est liée au risque d’évolution vers la c i rr h o s e puis vers le c a rc i n o m e h é p a t o c e l l u l a i re . Les traitements antiviraux actuels permettent d’obtenir une é r a d i c a t i o n v i r a l e c h e z 6 0 % des malades mais s’associent souvent à des effets secondaires invalidants et parfois sévères. Actuellement, un grand nombre de malades ne sont pas encore dépistés et certains n’accèdent pas aux traitements ou ne parviennent pas au terme de ces traitements dont la tolérance est médiocre et l’impact psycho-social souvent important. L a M a i s o n D u Pa t i e n t qui propose : - a u x m a l a d e s des consultations d’éducation thérapeutique réalisées par des infirmières spécialisées, un soutien psychologique avec un psychologue clinicien, des permanences d’associations de malades. - a u x p ro f e s s i o n n e l s d e s a n t é des contacts pluridisciplinaires (professionnels de La Maison Du Patient, médecins libéraux et hospitaliers...), un lieu ressource en cas de difficulté dans la prise en charge d’un malade porteur d’hépatite, un suivi infirmier du malade durant son traitement en lien avec le médecin généraliste et l’hépatologue, une permanence téléphonique du lundi au vendredi, des sessions de formations. L’Association Ville Hôpital Hépatite C ( AV H E C ), présidée par le P r C . Tr é p o réunit des professionnels de santé et des associations de malades et a pour objectif d’améliorer et de faciliter la prise en charge des malades atteints d’hépatite C. Dans ce but, elle a ouvert en février 2007, grâce à un financement de l’URCAM une structure de prise en charge appelée F r a n ç o i s B a i l ly Contact : L a M a i s o n D u Pa t i e n t d e l ’ a s s o c i a t i o n AV H E C 5 cours Charlemagne 69002 LYON Métro Perrache, tramway T2 Email : [email protected] Fax : 04 78 42 92 51 7 Association Ville Hôpital Hépatite C ODM 32725-M ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 8 Publication de l'Ordre des Médecins du Rhône R h ô n A L M A, A l l ô M a l t r a i t a n c e d e s Adultes A g é s , Rhône L’ a n t e n n e R h ô n A L M A a é t é c r é é e e n 2 0 0 1 s u r l ’ i n i t i a t i ve d u D r C h ap u y. Qu’est-ce que la maltraitance ? En 1987, Le conseil de l’Europe donne de la violence la définition suivante : «La violence se caractérise par tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière.» La maltraitance est la répétition et l'inscription dans le temps d'actes violents. I l ex i s t e d e u x g r a n d s t y p e s d e maltraitances : RhonALMA 1 L e s m a l t r a i t a n c e s p a r a c t i o n, qui peuvent être de nature physique, psychologique, financière, médicamenteuse, civique… 2 L e s m a l t r a i t a n c e s p a r o m i ss i o n qui sont des négligences, et se traduisent par un manque d’aide dans la vie quotidienne. Elles sont le plus souvent non intentionnelles, mais l’on distingue cependant les négligences actives (privation des aides indispensables à la vie quotidienne avec "intention de 8 nuire") des négligences passives ( oubli, abandon, sans "intention de nuire"). La maltraitance est un comportement. Elle marque la dérive de la relation entre la personne vulnérable et la personne devenue maltraitante. Dans ces situations, on observe une perte de réciprocité, un déséquilibre dans la relation entre ces deux personnes. La personne victime n’est plus un sujet, mais un objet, un objet de soins, de pouvoir… Ainsi la maltraitance s’inscrit dans un rapport de pouvoir pris sur l’autre et dans l’ambivalence : les victimes sont des personnes vulnérables et ont donc besoin de l’autre. Ces situations restent souvent tues. Nous pouvons tous être confrontés à des situations de maltraitance. Il est important pour tous d’être informé de ses droits et de ses devoirs, de connaître et de reconnaître ce phénomène afin d’être vigilant. R h ô n A L M A-A l l ô M a l t r a i t a n c e des A d u l t e s A g é s Ecoute. Soutien. Conseil. Prévention 04.72.61.87.12 [email protected] www.rhonalma.chez-alice.fr ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 9 L’ o p i n i o n p h a r m a c e u t i q u e p o u r o p t i m i s e r l a p r i s e e n c h a r ge d e n o s p a t i e n t s . I l s ’ ag i t d ’ u n e c o m mu n i c a t i o n é c r i t e d u p h a r m a c i e n a u m é d ec i n , c o n c e r n a n t l a p h a r m a c ot h é r ap i e d u p a t i e n t e t f a i s a n t p a r t d e l ’ i n t e r v e n t i o n p h a r m ac e u t i q u e r é a l i s é e. E n Fr a n c e, c e r t a i n s p h a r m a c i e n s c o mmencent à utiliser ce mode de c o rre s p o n d a n c e. Le pharmacien est un acteur de santé de proximité ayant un contact répété et fidèle avec les patients. De plus, avec la mise en place du d o ss i e r p h a r m a c e u t i q u e via la carte vitale, il va pouvoir recenser l’ensemble des traitements reçus par le patient, qu’ils soient prescrits ou non et que la personne soit connue ou non de la pharmacie. Ces informations nourrissent l’analyse pharmacologique du pharmacien qui peut mettre ses compétences au service du médecin pour compléter la prise en charge du patient. En effet, l’opinion pharmaceutique est une façon de mettre en avant la c o m p l é m e n t a r i t é qui existe entre les médecins et les pharmaciens auprès de leurs patients. Dans les cas urgents, le pharmacien téléphone bien sûr au prescripteur : interaction médicamenteuse ou avec une pathologie, suspicion d’allergie ou d’effet indésirable, dose sous ou suprathérapeutique. L’opinion pharmaceutique sous forme papier peut alors reprendre ces éléments ou bien informer le médecin sans le déranger en consultation, pour les cas non urgents : suspicion d’inobservance, de surconsommation, d’inefficacité du traitement, prévention d’un effet indésirable. L’opinion pharmaceutique représente donc l ’ a n a ly s e p h a r m a c ol og i q u e des traitements reçus par un patient et elle est un outil permettant d’enrichir l’analyse médicale. Elle rencontre un franc succès au Québec où les médecins sont demandeurs de cet échange de compétences entre médecins et pharmaciens. Sophie A M B I S 9 L’ o p i n i o n p h a r m a c e u t i q u e L’ o p i n i o n p h a r m a c e u t i q u e e s t u n o u t i l q u i s ’ e s t d é ve l o p p é e t q u i e s t re c o n n u a u Q u é b e c pour optimiser la prise en c h a r ge d e s p a t i e n t s . ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 10 Publication de l'Ordre des Médecins du Rhône L a p re s t a t i o n d e s e r m e n t a u r a l i e u l e J e u d i 2 9 n ov e m b re à 1 9 h 3 0 d a n s l e g r a n d r é f e c t o i re d e l ’ H ô t e l D i e u Quel que soit le mode d’exercice, libéral ou salarié, la profession médicale se fédère dans une pratique dont les principes essentiels sont inscrits dans le serment d’Hippocrate. Clore le cursus universitaire et marquer l’entrée dans la vie professionnelle par une cérémonie, à l’instar d’autres formations, nous semble essentiel. E . GRANDJEAN Le succès de la réunion du printemps dernier concernant les RETRAITES nous incite à vous en proposer d’autres. Merci de nous suggérer les sujets que vous souhaiteriez voir traiter par l’Ordre ou les Tutelles. M. EVREUX A t t e n t i o n à l ’ i n t ox i c a t i o n a u m o n ox y d e d e c a r b o n e ! Le Monoxyde de Carbone est un gaz incolore, inodore, mais qui peut être mortel. Il se forme au cours de mauvaises combustions provenant de chauffages d’appoint, chaudières, chauffe-eau, cheminées, groupes électrogènes, etc.. Une intoxication par le monoxyde de carbone peut être aiguë entraînant maux de tête, nausées, vertiges et perte de conscience, ou insidieuse avec des maux de tête, une fatigue inexpliquée et des nausées. Chaque année en France, il y a environ 6 000 personnes hospitalisées et 300 morts suite à une intoxication par ce gaz. P e n s e z - y d ev a n t d e t e l s s y m p t ô m e s ! I n fo s Communiqué de la DDASS du Rhône : 04 72 61 39 75 • D i re c t e u r d e l a p u b l i c a t i o n : Patrick ROMESTAING • R é d a c t e u r e n c h e f : Michel EVREUX • T i r ag e : (9000 exemplaires) • Conception et réalisation : REY Communication 6 rue du Perigord - 69330 MEYZIEU • P u bl i c i t é : Christine BENITAH - 04 37 44 30 00 10 ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 11 ILS NOUS ONT QUITTÉS • Docteur AJACQUES Jeanne 15 juin 1927 • Docteur ARTIGE Henri 7 juin 1943 • Docteur BACCARA Jean Pierre 12 juillet 1942 • Docteur CHAPELON Christel 25 juin 1958 • Docteur COLAS Pascal 14 mars 1960 • Docteur CROS Pierre 19 octobre 1932 • Docteur DEVORS Pierre 3 juin 1917 • Docteur FOURNERET Eric 3 novembre 1961 • Docteur FUNFROCK Jacques 3 février 1929 • Docteur GARCIA GIANNOLI Hélène 30 août 1964 • Docteur GARDE Alexandre 8 janvier 1919 • Docteur GUYOT Philippe 9 août 1952 • Docteur LUCCHINI Gérard 25 avril 1937 • Docteur NIEL André 24 avril 1921 • Docteur OUDOT Jacques 15 juillet 1938 • Docteur PACHOUD Denise 8 septembre 1921 • Docteur PRUNIER Patrice 18 mars 1952 • Docteur ROCH Marie Thérèse 24 mars 1940 • Docteur ROCHE François 10 décembre 1954 • Docteur SCHMITT Roger 5 janvier 1929 • Docteur TOURNEBISE Jean 17 avril 1923 • Docteur VEDRINE André 20 juin 1914 I n fo r m a t i o n U R M L en partenariat avec la D R A S S et le C R A E S, met à L’U disposition de tous les professionnels de santé un site internet sur lequel ils peuvent trouver les informations nécessaires à la prise en charge des personnes fragiles ou en situation de précarité. w w w. s a n t é s o c i a l - r a . o r g 11 ODM 32725-M ORDRE COM 12/11/07 11:36 Page 12 Solution Solution Pro Santé Pro Santé