Eugène Onéguine - Angers Nantes Opéra

Transcription

Eugène Onéguine - Angers Nantes Opéra
Eugène Onéguine
de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
Scènes lyriques en trois actes et sept tableaux.
Livret de Piotr Ilitch Tchaïkovski et Constantin Chilovski
d’après Eugène Onéguine, roman en vers de Alexandre
Pouchkine.
Créé au Théâtre Maly de Moscou, le 29 mars 1879.
Production de l’Opéra de Nancy et de Lorraine,
créée à Nancy le 19 avril 1997.
[Opéra en russe avec surtitres en français]
REPRESENTATIONS
NANTES THÉÂTRE GRASLIN
mardi 19, jeudi 21, dimanche 24, mardi 26, jeudi 28 mai
2015
ANGERS LE QUAI
dimanche 14, mardi 16 juin 2015
en semaine à 20h, le dimanche à 14h30
68
n°
saison 2014 | 2015
La distribution
Direction musicale Mise en scène Décor
Costumes
Lumière
Chorégraphie
Łukasz Borowicz
Alain Garichot
Elsa Pavanel
Claude Masson
Marc Delamézière
Cooky Chiapalone
Etudes Musicales Inna Petcheniouk
Julien Dupré et Hélène Peyrat
Régie générale François Bagur
Régie de scéne Elsa Ragon
Chefs de chant
Avec
Eugène Onéguine Tatiana Lenski Le Prince Grémine Madame Larina Filipievna Monsieur Triquet Le Capitaine et Zaretski Olga
Charles Rice
Gelena Gaskarova
Claudia Huckle
Suren Maksutov
Oleg Tsibulko
Diana Montague
Stefania Toczyska
Éric Vignau
Éric Vrain
Figurants Elèves
de la Maîtrise de la Perverie Direction Gilles Gérard
Mona Bescond, Noé David, Gaylor Hafid—Lehuede,
François Joubert, Bertille Legrand, Etienne Lorgeoux,
Cordelia Moons, Martin Viant
Chœur d’Angers Nantes Opéra
Xavier Ribes
ténor solo Mikaël Weill
Direction
Orchestre National des Pays de la Loire
premier violon Ji Yoon Park
Reprise des décors et costumes par les ateliers d’Angers Nantes Opéra.
eugène oneguine
2
Les musiciens de l’Orchestre
National des Pays de la Loire
Violons 1
Violons 2
Ji Yoon Park
Annie Batalla
Thierry Ramez
Sophie Bollich
Miwa Kamiya
Pascale Villette
Caroline Ponthou
Vladimir Athanassov
Claire Merand
Tatiana Mesniankine
Chantal Dury
CONTREBASSES Marie-Noëlle Gleizes
John Dahlstrand
Eric Costa
Alain Liman
Flûtes Rémi Vignet
Mélanie Panel
Nicolas N’haux
Hautbois Bernard Bonnet
Jean-François Louis
Daniel Ispas
Sébastien Christmann
Paul Hieu
Sylviane Pillot
Marie-Pascale Veloppe
Virginie Jacquin
Jean-Pierre Martin
Lysiane Metry
Isolde Ferenbach
Gaëlle Christmann
Clarinettes Jean-Daniel Bugaj
Maguy Giraud
Bassons Ignacio Echepare
Antoine Blot
Cors
Altos
Grégoire
Lefebvre
Catherine Fevai
Julien Kunian
Sophie Briere
Gwenola Morin
Josiane Parisot
Patricia Rocamora
Pierre-Yves Bens
Grégory Fourmeau
Kostia Bourreau
Florian Reffay
Trompettes Jean-Marie Cousinie
Jean Ponthou
Trombones Jacques Barbez
Marc Merlin
Marc Salmon
Serban
Jean-Philippe Audin
François Gosset
Anne Roturier
Anne Rejiba
Ulysse Aragau
Timbales
Arnaud Oster
Violoncelles Ruxandra
Harpe
Marianne
eugène oneguine
3
Lecler
Le Chœur d’Angers Nantes Opéra
Direction Xavier Ribes
Soprani Isabelle Ardant
Elizabeth Baz
Florence Dauriach
Laurence Dury
Yeon Ja Jung
Hélène Lecourt
Sonia Menen
Natacha Piletta
Fabienne Rispal-Eumont
Cécile Van Wetter
Ténors
Joseph
Darmo
Franck Estrade
Erwan Gallacier
Sung Joo Han
Bo Sung Kim
Pascal Marin
Jean-Pierre Payrat
Stéphane Rabot
Mikaël Weill
Barytons
Nicolas
Alti Rhym-Aïda Amich
Antonine Bon
Sarah Breton
Anne-Claire Couchourel
Rosalind Elliman
Nathalie Guillard
Yaël Pachet
Claire Penisson
Yael Raanan Vandor
Catherine Zimmer
Brisson
Jean-Philippe Elleouet
Guy-Etienne Giot
Agustin Perez Escalante
Eric Vrain
Basses
Florent
eugène oneguine
4
Huchet
Jean-François Laroussarie
Peter Longauer
Denis Puiroux
Yann-Armel Quemener
L’histoire
Eugène Onéguine
de Piotr Ilitch Tchaïkovski
Acte I
Tableau 1
Dans le jardin de la maison des Larine, à la campagne
Les voix de Tatiana et Olga résonnent dans la maison tandis que leur mère, Madame Larina, et
leur nourrice, Philippievna, se rappellent le temps passé en faisant des confitures. Les paysans
viennent rendre hommage à Madame Larina. Leurs chants et leurs danses font rêver Tatiana, qui
passe ses journées à lire des romans. Olga, quant à elle, n’est pas de nature aussi mélancolique.
Lenski, le fiancé d’Olga, arrive alors avec un de ses amis de Saint-Pétersbourg qui a pour nom
Eugène Onéguine.
Lenski fait sa cour à Olga pendant qu’Onéguine converse avec Tatiana, visiblement émue par le
nouveau venu. Le soir tombant, ils rentrent dans la maison.
Tableau 2
Dans la chambre de Tatiana
La jeune fille n’a pas envie de dormir.
Elle demande à sa nourrice de lui raconter ses amours de jeunesse. Prête à fondre en larmes,
Tatiana congédie Philippievna et lui demande de quoi écrire. Puis elle rédige, non sans hésitation et emportements, une lettre enflammée à Onéguine, lui déclarant son amour avec passion.
Mais l’aube déjà se lève. Philippievna vient réveiller Tatiana, qui lui confie la lettre destinée à
Onéguine.
Tableau 3
Devant le jardin des Larine
Les servantes chantent en cueillant des baies quand Tatiana fait irruption, avec nervosité, car
Onéguine vient la trouver. Elle l’écoute en baissant la tête. D’un ton hautain, le jeune dandy lui
assure qu’il n’est pas fait pour le mariage et il lui recommande de mieux contrôler ses émotions.
Il lui offre ensuite son bras. Humiliée, elle le suit.
eugène oneguine
5
l'histoire
Acte II
Tableau 1
Dans le salon des Larine
On donne un bal au cours duquel la vieille génération observe les jeunes danser une valse, non
sans commérages. Onéguine surprend des ragots. Excédé, il décide de faire la cour à Olga pour
punir Lenski de l’avoir amené à ce bal.
Lenski est blessé par l’attitude d’Olga, à qui il fait d’amers reproches, avant d’être interrompu par
l’arrivée de Monsieur Triquet, le professeur de français venu chanter un compliment à Tatiana.
On danse ensuite une mazurka. Mais Lenski n’a pas le cœur à la fête. Une dispute éclate entre
les deux amis. On s’arrête de danser, le ton monte, jusqu’à ce que Lenski, emporté par la colère
provoque Onéguine en duel. Larmes et émoi. On crie au scandale.
Tableau 2
Au petit matin, dans un champ
Lenski attend l’heure du duel en compagnie de son second, Tsaretski. Il se remémore tristement
les jours de sa jeunesse. Onéguine arrive alors avec son domestique, Monsieur Guillot. Pendant
que les deux seconds discutent des modalités du duel, Lenski et Onéguine pensent à leur amitié
passée, mais refusent de se parler. Puis ils prennent place et tirent. Lenski s’effondre, mortellement blessé.
Acte III
Tableau 1
Dans le salon d’une riche demeure de Saint-Pétersbourg
Plusieurs années se sont écoulées. De retour d’un long voyage, Onéguine s’ennuie et se sent
incapable de se dévouer à une tâche quelconque. Soudain, il aperçoit le vieux Prince Grémine et
sa femme, en qui il reconnaît Tatiana. Grémine s’approche d’Onéguine et lui raconte comment
Tatiana, qu’il a épousée deux ans auparavant, est venue éclairer ses jours de militaire en retraite.
Onéguine salue Tatiana, qui garde ses distances et s’en va. La regardant partir, il sent l’amour
s’emparer de son cœur.
Tableau 2
Dans le palais du Prince Grémine
Tatiana a reçu une lettre d’Onéguine et se prépare, non sans angoisse, à le recevoir. Il paraît
alors. Elle l’accueille avec froideur, mais peine à contenir ses larmes. Onéguine tombe à genoux
et la supplie de se donner à lui. Elle avoue l’aimer encore. Mais il est trop tard.
Elle lui dit adieu et le quitte.
Remerciements au Grand Théâtre de Genève pour la reproduction de l’argument.
eugène oneguine
6
Lettres de Piotr Ilitch Tchaïkovski
Choisies par Alain Garichot
Lettre de Piotr Ilitch Tchaïkovski à Modeste Tchaïkovski, datée du 9 juin 1877
« […] Peu importe que mon opéra soit peu scénique et manque d’action. Je suis amoureux de
l’image de Tatiana, je suis émerveillé par les vers de Pouchkine, et je les mets en musique parce
que j’en éprouve l’attrait. Je suis entièrement plongé dans la composition de l’opéra. Il est vrai
qu’on ne peut imaginer des conditions plus favorables à la composition que celles dont je jouis
ici. J’ai à ma disposition une maison entière, parfaitement meublée, et lorsque je travaille je ne
vois personne, excepté Aliocha. […] J’ai déjà écrit le deuxième tableau du premier acte (Tatiana
avec la nourrice) et j’en suis fort satisfait. L’essentiel du premier tableau est également prêt. »
Lettre de Piotr Ilitch Tchaïkovski à Karl Albrecht, datée du 15 mai 1877
[…]
« Voici ce qu’il me faut pour Onéguine :
1- Des chanteurs de moyenne force, mais bien préparés et sûrs d’eux-mêmes.
2- Des chanteurs qui sachent jouer simplement tout en jouant bien.
3- Il me faut une mise en scène sans luxe, mais qui corresponde rigoureusement à l’époque.
Les costumes doivent obligatoirement être de l’époque où se passe l’action (c’est-à-dire les
années 1820).
4- Les chœurs ne doivent pas être un troupeau de brebis comme sur la scène impériale, mais des
humains qui prennent part à l’action de l’opéra.
5- Le Kapellmeister ne doit pas être une machine, ni même un musicien à la Napravnik, dont le
seul souci est qu’on joue bien do et non do dièse.
[…] Pour rien au monde je ne donnerai Onéguine à la direction de Saint-Pétersbourg, ni à celle
de Moscou.
Et s’il se fait qu’on ne peut pas le jouer au conservatoire, alors qu’on ne le joue nulle part. »
Extrait de Tchaïkovsky, Piotr Illitch, Correpondance,
traduction André Lischke, Paris, 1996
eugène oneguine
7
Portraits d’artistes
Łukasz Borowicz
direction musicale
Né à Varsovie en 1977, Łukasz Borowicz étudie, avec Bogusław Madey,
à l'Académie de Musique Frédéric Chopin de sa ville natale où il obtient un doctorat de direction sous la férule d'Antoni Wit. Il fera
ensuite ses armes en tant qu'assistant d'Iván Fischer au Budapest
Festival Orchestra, d’Antoni Wit à la Philharmonie de Varsovie, puis
de Kazimierz Kord et de Marc Minkowski au Grand Théâtre-Opéra
national de Varsovie. Depuis 2006, Łukasz Borowicz occupe le poste
du premier chef invité de l'Orchestre philharmonique de Poznań,
avant de devenir, en 2007, directeur artistique de l'Orchestre de la
Radio Polonaise de Varsovie. Lauréat de plusieurs concours de direction d'orchestre (Trento 1999, Athènes 2000, Porto 2002 et Bamberg
2004), il a par ailleurs travaillé aux côtés de Krzysztof Penderecki.
Au cours de sa carrière, Łukasz Borowicz a été invité par de nombreux
orchestres, tels que le Konzerthaus Orchester Berlin, le Royal Philharmonic Orchestra de Londres, l'Orchestre Symphonique de Düsseldorf, le MDR-Sinfonie Orchester de
Leipzig, le NDR-Radio Philharmonie de Hanovre, l'Orchestre symphonique de Prague, l’Orchestre Philharmonique National de Russie, le BBC Scottish Symphony Orchestra et l’Orchestre National Philharmonique de Varsovie, le Radio-Sinfonie Orchester de Stuttgart, le Philharmonie Zuidnederland, le Komische Oper de Berlin, le NDR Radiophilharmonie de Hanovre, l’Orchestre Symphonique de Hambourg,
le Wiener Volksoper, l’Orchestra della Svizzera Italiana, l'Orchestre symphonique de Lucerne ainsi que
par les plus grands orchestres symphoniques polonais.
Łukasz Borowicz s’est produit au Festival Rossini de Pesaro avec l’Orchestre Haydn et Ewa Podles, puis au
Schleswig-Holstein Music Festival où il a dirigé Halka (Moniuszko) avec le NDR Radiophilarmonie de Hanovre. Il débute à l’opéra avec Don Giovanni (Mozart) à l’Opéra National de Varsovie, avant d'y diriger des productions telles qu'Orphée et Eurydice (Gluck), Le Songe d’une nuit d’été (Mendelssohn / Ligeti) et Le Sacre du
printemps (Stravinsky).
Parmi ses autres productions lyriques, citons Eugène Onéguine (Tchaïkovski) et Halka (Moniuszko) à Cracovie, La Flûte enchantée (Mozart), Rusalka (Dvorák), Le Château de Barbe-Bleue (Bartók) et Didon et Enée (Purcell)
au Grand Théâtre de Łódź et Le Roi Roger (Szymanowski) à Bilbao.
En 2012, Łukasz Borowicz a enregistré, pour Deutsche Grammophon, un récital de Piotr Beczala consacré
à la mémoire de Richard Tauber, avec le Royal Philharmonic Orchestra, Anna Netrebko et Daniela Fally. Pendant ses huit années à l'Orchestre de la Radio Polonaise, il a dirigé et enregistré dix-sept opéras,
dont plusieurs inédits du répertoire polonais : Maria (Statkowski), Monbar (Dobrzynski), Legenda Baltyku (Nowowiejski), Zemsta (Noskowski), ainsi que Falstaff (Verdi), Lodoiska (Cherubini), Euryanthe (Weber)
avec Mélanie Diener, Maria Padilla (Donizetti) avec Nelly Miricioiu, L’Amour des trois rois (Montezuma),
Simon Boccanegra (Verdi) et Iphigénie en Tauride (Gluck).
En 2015, au Festival Beethoven de Varsovie, il a dirigé et enregistré Le Tour d’écrou (Britten).
Łukasz Borowicz est directeur musical d'une intégrale de l'œuvre symphonique du compositeur anglopolonais Andrzej Panufnik (CPO), avec le Konzerthaus Orchester de Berlin et l'Orchestre de la Radio
Polonaise, projet pour lequel il s'est vu décerner, en 2015, le Prix Spécial ICMA. Plusieurs de ses enregistrements ont été honorés par des récompenses telles que le Diapason d'Or 2010, une nomination
au Midem Classical Award en 2008, le prix des critiques allemands de disques en 2009.
^
eugène oneguine
8
portraits d’artistes
Alain Garichot
mise en scène
Une double formation théâtrale et musicale et douze années passées
à la Comédie Française sous l'administration de Pierre Dux ont permis à Alain Garichot de parfaire, dans les meilleurs conditions, ses
connaissances de direction d’acteurs.
Nommé professeur d'interprétation et de scène à l'Ecole d'Art Lyrique
de l'Opéra national de Paris de 1982 à 1995, il y réalise les mises en
scène de La Chute de la Maison Usher (Debussy), L'Enfant et les Sortilèges
et L'Heure Espagnole (Ravel) à la Salle Favart, Goldoni et ses musiciens à
l'Amphithéâtre de l'Opéra national de Paris Bastille et Dialogues des
Carmélites (Poulenc) à l’Opéra Garnier en 1994.
A la demande de nombreux théâtres d’opéras français et étrangers,
à Paris comme à Genève, Lausanne, Bilbao, Osaka, Rennes, Nancy,
Metz, Tours, Saint-Etienne, Caen, Rouen, Reims, Nantes, Avignon,
Alain Garichot met en scène un grand nombre d’œuvres lyriques dont Eugène Onéguine (Tchaïkovski), Falstaff (Verdi), Tosca et Madame Butterfly (Puccini), Mireille (Gounod), Manon (Massenet), Le Barbier de Séville
(Rossini), Adrienne Lecouvreur (Cilea), La Clémence de Titus et Idomenée (Mozart), Pénélope (Fauré), Gwendoline
(Chabrier), La Voix humaine (Poulenc), Véronique (Messager), Pelléas et Mélisande (Debussy), Marie Stuart
(Donizetti), Le Vaisseau Fantôme (Wagner). Citons également Le Pays (Ropartz) et Bérénice (Magnard) à
l’Opéra de Tours, productions récompensées par le Prix Claude Rostand du Syndicat de la Critique en
2010 et en avril 2014.
Par ailleurs, Alain Garichot anime des séminaires d'interprétation dramatique dans les conservatoires de
Lyon (ainsi qu’au Centre de la Voix), Lausanne, Genève, Neuchâtel et au Kansaï Institut à Kyoto (Japon).
Il est également mandaté, depuis 2007, Stage Director à la Chapelle Musicale de la Reine Elizabeth de
Belgique, sous la direction de José Van Dam.
à Nantes, Alain Garichot a mis en scène Idoménée (Mozart) en 1998.
eugène oneguine
9
portraits d’artistes
Elsa Pavanel
décors
Née en 1969, Elsa Pavanel fait des études de scénographie à l’ENSATT.
Elle commence à travailler pour la scène en 1992, avec les décors et
costumes de Louise (Charpentier) puis des Puritains (Bellini) au Grand
Théâtre de Genève et les costumes de Jeanne au bûcher (Honegger) au
Festival SaïtoKinen de Matsumoto.
Elle signe les décors d’Eugène Onéguine (Tchaïkovski) en 1997 et de
Tosca (Puccini) en 1998 à l’Opéra de Nancy dans des mises en scéne
d’Alain Garichot. Citons également les décors et les costumes de La
Symphonie fantastique (Berlioz) en 1997 ainsi que les costumes de La
Chauve-Souris (Strauss) en 2000, Les Hauts de Hurlevent (Brontë) en
2002, Le Barbier de Séville (Rossini) en 2002, Manon (Massenet) en
2012 à l’Opéra national de Paris.
Dans le domaine de la danse, elle crée les costumes du ballet de
Kader Belarbi, Les Saltimbanques (1998), ceux de Allo de Farid Berki
(1999), les décors et costumes de Baker Fix, chorégraphie de Marion Lévy (2000), ainsi que ceux des
ballets de Jiri Bubenicek tels que Unereichbareörte (2005), L’Histoire du soldat (2014) et The Piano (2015).
Pour le théâtre, Elsa Pavanel réalise les costumes de Léonce et Léna (Büchner) et ceux du Conte d’hiver (Shakespeare) en 2008 (mises en scènes de Jacques Osinski), ceux de Mangeront-ils ? (Hugo / Vernet) mis en scène
par Benno Besson qui lui vaut une nomination aux Molières 2003 pour le Meilleur créateur de costumes,
Ondine (Giraudoux), mise en scène de Jacques Weber, L’Ecole des femmes (Molière) en 2006, mis en scène par
Coline Serreau, Bérénice (Racine), Fin de partie et En attendant Godot (Beckett), L’Echange (Claudel), Le Neveu de
Wittgenstein (Bernhard), Didon et Enée (Purcell) dans des mises en scène de Bernard Levy.
Elsa Pavanel travaille également dans le domaine du cirque et conçoit les costumes de Sang et or avec le
cirque Zanzibar, Hipenvolée hop et Cirkipop en 2010, mis en piste par Coline Serreau.
Elle travaille par ailleurs avec Godefroy Segal (décors et costumes) pour la plupart des spectacles de la
compagnie In Cauda de 1992 à 2014
eugène oneguine
10
portraits d’artistes
Claude Masson
costumes
Claude Masson a travaillé tout d’abord à la restauration de costumes
d’époque. En 1977, elle devient décoratrice pour diverses productions
de spectacle (théâtre, opéra, télévision, cinéma). En 1984, elle ouvre
un atelier de costumes où elle dirige la conception et la réalisation
de ses créations. Elle participe à de nombreuses productions d’opéra.
Au cours de sa carrière, elle a signé, entre autres, les costumes de The
Rakes Progress (Stravinsky), Don Giovanni et Les Noces de Figaro (Mozart)
à Metz dans des mises en scène de Christian Gangneron, La Clémence de Titus (Mozart), Marie Stuart (Donizetti) et Manon (Massenet)
à Genève ainsi que Così fan tutte (Mozart), Pia de’ Tolomei (Donizetti) et
Anacreon (Rameau) au Teatro de la Fenice de Venise dans des mises en
scène de Alain Garichot, Lucia di Lammermoor (Donizetti) et La Traviata
(Verdi) avec Robert Fortune et Idomenée (Mozart) avec Jean-Claude
Auvray.
Citons par ailleurs des créations contemporaines avec Roland Topor en Avignon.
A Nantes, Claude Masson a signé les costumes de Pénélope (Fauré), Armida (Rossini), Ariane à Naxos (Strauss)
et du Turc en Italie (Rossini) avec Christian Gangneron ainsi que ceux d'Idomenée (Mozart) avec Alain
Garichot.
eugène oneguine
11
portraits d’artistes
Cooky Chiapalone
chorégraphie
Après dix ans de formation classique au Conservatoire de Nice puis à
Paris, notamment avec Alexandre Kalioujny, professeur du Ballet de
l’Opéra national de Paris, Cooky Chiapalone choisit la danse contemporaine à l’Ecole du Ballet Théâtre Joseph Russillo.
Engagée par la Compagnie Théâtre du Silence (chorégraphies de
Jacques Garnier, Brigitte Lefèvre, Merce Cunningham, Andy de Groat,
Maurice Béjart), elle travaille aussi avec Jean-Marc Torres, Robert
Kovich, Wilfride Piollet et Jean Guizerix.
Elle aborde la danse baroque avec François Raffinot dans Caprices
puis avec la Compagnie Ris et Danceries de Francine Lancelot dans
Le Malade imaginaire au Théâtre du Châtelet. Elle danse par ailleurs à
l’Opéra national de Paris dans La Chauve-Souris (Strauss), La Vera Storia
(Berio), La Traviata (Verdi), Les Noces de Figaro (Mozart), La Dame de Pique
(Tchaïkovski) et Idoménée (Mozart), ainsi qu’au Théâtre des Champs-Elysées dans Orphée et Eurydice (Gluck).
Elle se produit également dans un film de Jean Rouch, Dionysos.
Par ailleurs, Cooky Chiapalone est assistante à la mise en scène de Luis Masson sur Barbe-Bleue (Offenbach) à l’Opéra de Metz et de Christian Gangneron sur Nouvelles Histoires sacrées au Théâtre de Caen. Elle
reprend également la chorégraphie de L’Italienne à Alger (Rossini) dans la mise en scène d’Andrei Serban
et celle de Manon Lescaut (Puccini) dans la mise en scène de Robert Carsen à l’Opéra national de Paris.
Cooky Chiapalone a chorégraphié Les Noces de Figaro (Mozart), mis en scène par Jean-Louis Martinoty
au Théâtre des Champs-Elysées et à l’Opéra de Marseille, L’Africaine (Meyerbeer), mise en scène JeanClaude Auvray à l’Opéra national du Rhin, Eugène Onéguine (Tchaïkovski) au New Israeli Opera, Un Bal
masqué (Verdi) à l’Opéra de Rennes, en Avignon, à Marseille et à Nice, ainsi que Manon Lescaut (Puccini) et
Eugène Onéguine (Tchaïkovski) au New Israeli Opera, Un Bal masqué (Verdi) à l'Opéra de Rennes, en Avignon,
à Marseille et à Nice ainsi que La Traviata (Verdi) à Marseille, productions sur lesquelles elle a également
été assistante a la mise en scène aux côtés de Jean-Claude Auvray. Avec Alain Garichot, elle a réalisé la chorégraphie de Carmen (Bizet) à l’Opéra national de Lorraine, puis
elle a été chorégraphe et assistante à la mise en scène sur Eugène Onéguine (Tchaïkovski) à Nancy, Rennes,
Avignon, Tours, Saint-Etienne et Genève, Véronique (Messager) à Lausanne, Rennes, Nancy, Saint-Etienne
et Rouen et enfin assistante sur Pénélope (Fauré) à Rennes, Madame Butterfly (Puccini) à Rennes, Tours et
Saint-Etienne et Pelléas et Mélisande (Debussy) à Rennes, Nancy et Rouen.
Cooky Chiapalone est professeur de danse contemporaine diplômée d’état.
eugène oneguine
12
portraits d’artistes
Marc Delamézière
lumière
Eclairagiste indépendant, Marc Delamézière travaille an Allemagne,
au Canada, en Chine, France, Grèce, Italie, Russie et en Suisse. Au
Théâtre, il accompagne des metteurs en scène comme Jean-Marie
Patte (Festival d’Avignon, Théâtre de La Colline, Théâtre Hebbel de
Berlin) et Armand Gatti pour ses spectacles de 72 heures à Marseille,
Sarcelles ou encore Strasbourg.
Dernièrement, il a éclairé Carnet vénitien au Théâtre Saint-Gervais de
Genève, Ecrire I Roma (Duras) pour l’Odéon Théâtre de l’Europe, Carmen (Bizet) au Théâtre de Shangaï, La Walkyrie (Wagner) à l’Opéra de
Marseille, Gorki l’exilé de Capri au Théâtre Cosmos de Moscou. Pour le
Centre Georges Pompidou, il a conçu les éclairages des expositions
Roland Barthes et Samuel Beckett.
A l’Opéra, il a éclairé de nombreuses productions telles que Boris Go(Moussorgski) à l’Opéra national de Lyon, Tosca (Puccini) à l’Opéra national de Lorraine, Les Noces
de Figaro (Mozart) à l’Opéra de Vichy, Così fan tutte (Mozart) à l’Opéra d’Avignon, Madame Butterfly (Puccini)
au Théâtre de Caen, Pelléas et Mélisande (Debussy) à l’Opéra de Rennes, Jeanne d’Arc (Verdi) à l’Opéra de
Reims, Li Zite n’Galera (Vinci) à l’Opéra de Ferrare, Elektra (Strauss) à l’Opéra de Marseille Adrienne Lecouvreur (Ciléa) à l’Opéra de Lausanne, Rodelinda (Haendel) au Festival de Halle, Les Noces de Figaro (Mozart),
Don Pasquale (Donizetti), La Veuve Joyeuse (Lehár), Le Pays (Ropartz) ou encore Le Barbier de Séville (Rossini) et
La Chauve-Souris (Strauss) à l’Opéra de Tours et Pia de Tomolei (Donizetti) au Teatro de la Fenice de Venise.
dounov
Parmi ses plus récents engagements, citons Norma (Bellini) en Avignon, Manon (Massenet) à Nice, La
Clémence de Titus (Mozart) à Rouen, Le Trouvère (Verdi) à l’Opéra de Tartu (Estonie), Carmen (Bizet) aux
Chorégies d’Orange, le Requiem (Verdi) à l’Amphithéâtre de l’Opéra national de Paris Bastille ainsi que
la nouvelle création théâtrale de Gilles Bouillon, Dom Juan (Molière) et dernièrement L’Heure espagnole
(Ravel) et La Voix humaine (Poulenc) à l’Opéra de Tours.
Ses projets comprennent Le Vaisseau fantôme (Wagner) à l’Opéra de Marseille et Don Carlo (Verdi) à l’Opéra
national de Bordeaux.
à Nantes, il a travaillé sur Le Turc en Italie (Rossini), mis en scène par Christian Gangneron et sur Idoménée
(Mozart), mis en scène par Alain Garichot.
eugène oneguine
13
portraits d’artistes
Charles Rice
baryton
Eugène Onéguine
De nationalité franco-anglaise, Charles Rice a fait ses études à la
Royal Academy of Music et au National Opera Studio de Londres. Il a
été finaliste du concours Les Azuriales en 2009 avant de remporter le
Prix Garsington la même année.
Au cours de sa carrière, il a eu l’occasion d’interpréter Sid (Albert
Herring / Britten) à l’English Touring Opera, Ned Keene (Peter Grimes /
Britten) à l’Adeburgh Festival, Le Comte Robinson (Le Mariage secret /
Cimarosa) au Festival de Sédières, Morales (Carmen / Bizet) au Royal
Albert Hall, Angelotti (Tosca / Puccini) pour Grange Park Opera, Guglielmo (Così fan tutte / Mozart) sous la direction de Jane Glover dans
une mise en scène de John Cox et Mr Gedge (Albert Herring / Britten)
dans la mise en scène de John Copley au Covent Garden de Londres.
Plus récemment, il s’est produit dans Mr Redburn (Billy Budd / Britten)
au Festival de Glyndebourne, le Chat (Renard / Stravinsky) pour le Glyndebourne Jerwood Young Artist
Program.
Il a également été doublure pour le rôle du Cavalier de Ripafratta (Mirandolina / Martinu° ) au Garsington
Opera avant de chanter James (Les Pirates de Penzance / Sullivan), Zaretski (Eugène Onéguine / Tchaïkovski)
au Iford Arts et Falke (La Chauve-Souris / Strauss) pour Alternative Opera.
Charles Rice se produit également en concert, notamment dans Carmina Burana (Orff) avec le Philharmonia Chorus, Le Messie (Haendel) au Royal Festival Hall, Les Saisons (Haydn) avec le Dulwich Choral Society
ou encore les Requiem de Brahms, Fauré, Duruflé et Mozart, La Petite Messe solennelle (Rossini) ou encore
la Messe des enfants (Rutter).
Parmi ses récents engagements, citons Escamillo (Carmen / Bizet) à Bregenz, Arlequin et le Maître de
musique (Ariane à Naxos / Strauss) à l’Opéra de Toulon, Candide (Bernstein) à l’Opéra national de Lorraine,
Bello (La Fanciulla del west / Puccini) à l’English National Opera ou encore le Gloria (Gruber) lors d’une
tournée avec le Mahogany Opera Group.
Parmi ses projets, Charles Rice est invité à chanter Escamillo (Carmen / Bizet) au Stadttheater de Klagenfurt et Demetrius (Le Songe d’une nuit d’été / Britten) au HyogoPerforming Arts Center, Japon.
eugène oneguine
14
soprano
Tatiana
Gelena Gaskarova est diplômée du Conservatoire Rimski-Korsakov
de Saint-Pétersbourg, dont elle est originaire. Elle intègre dès 2001,
en qualité de soliste, l’Académie des jeunes chanteurs du Théâtre
Mariinsky, où elle fait ses débuts en 2005 dans le rôle de Maria (West
side story / Bernstein).
Elle est par ailleurs lauréate de nombreux concours internationaux.
Elle remporte le Premier prix du Concours International Lisitsian
(Vladikavkaz 2004), le Second prix du Concours International Rimski-Korsakov (2008), et est primée à l’occasion du Concours de St.
Monushko (Varsovie, 2010).
Gelena Gaskarova est membre de la troupe du Théâtre Mariinsky
depuis 2008. On a pu l’entendre dans les rôles de Lauretta (Gianni
Schicchi / Puccini), Oxana (La Nuit de Noël / Rimski-Korsakov), Tatiana
(Eugène Onéguine/ Tchaïkovski), Micaëla (Carmen / Bizet), Fiordiligi (Così Fan Tutte / Mozart) et Volchova
(Sadko / Rimski-Korsakov) mais aussi dans les rôles-titres de Rusalka (Dvorák) et de Iolanta (Tchaïkovski)
sous la direction de Valery Gergiev. Elle mène par ailleurs une carrière internationale. Elle participe au
Festival de Rotterdam sous la direction de Valery Gergiev en 2009 et chante le rôle de Tatiana (Eugène
Onéguine / Tchaïkovski) en version de concert sous la baguette de Tugan Sokhiev à la Halle aux Grains
de Toulouse, rôle qu’elle reprend en 2010 à la Salle Pleyel à Paris puis, en 2011, à l’Opéra national de
Lettonie. Citons également le rôle-titre de Iolanta (Tchaïkovski) au Théâtre du Capitole de Toulouse, un
concert au Teatro de la Fenice de Venise aux côtés de Larisa Gergieva, Antonia (Les Contes d’Hoffmann /
Offenbach) au Théâtre Mariinsky et Eliza Doolittle (My Fair Lady / Loewe) en janvier et février 2012, dans
une première version en langue russe dans une mise en scène de Robert Carsen (en coproduction avec
le Théâtre du Châtelet) et sous la direction de Valery Gergiev.
^
Gelena Gaskarova a été finaliste du concours Operalia 2013.
Ses plus récents engagements comprennent Maria (Mazeppa / Tchaïkovski) au Concertgebouw d’Amsterdam ainsi que Zemfira (Aleko / Tchaïkovski) et le rôle-titre de Francesca da Rimini (Tchaïkovski) à l’Opéra
national de Lorraine.
eugène oneguine
15
portraits d’artistes
Gelena Gaskarova
portraits d’artistes
Claudia Huckle
contralto
Olga
De nationalité britannique, Claudia Huckle a étudié au Royal College
of Music à Londres, au New England Conservatory et au Curtis Intistute of Music. En 2004, elle remporte le Metropolitan Opera National
Council Auditions et elle est diplômée du Domingo-Cafritz Young
Artist Program de l’Opéra national de Washington. En 2013, Claudia Huckle remporte le prix Birgit Nilsson Remembrance au Concours
Placido Domingo Operalia de Vérone.
Au cours de sa carrière, elle a eu l’occasion d’interpréter Lucrèce (Le
Viol de Lucrèce / Britten), en tournée avec le Festival de Glyndebourne,
Marfa (La Kovantchina / Moussorgski) dans une mise en scène de
Graham Vick à Birmingham, Hansel (Hansel et Gretel / Humperdinck)
au Garsington Opera, Smeton (Anna Bolena / Donizetti) à Washington, La Femme du garde-chasse (La Petite Renarde rusée / Janácek) à la
Deutche Oper de Berlin, La Troisième Dame (La Flûte enchantée / Mozart) au Festival d’Aix-en-Provence et
au Semperoper de Dresde, Le Page (Salomé / Strauss) à Santa Fe et Anna (Les Troyens / Berlioz) en concert
avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Valery Gergiev.
En juillet 2013, Claudia Huckle a rejoint la troupe de l’Opéra de Leipzig où elle a interprété Olga (Eugène
Onéguine / Tchaïkovski), Hansel (Hansel et Gretel / Humperdinck), La Troisième Dame (La Flûte enchantée
/ Mozart), Clarice et Linetta (L’Amour des trois oranges / Prokofiev), Une Fille fleur (Parsifal / Wagner),
Flosshilde (L’Or du Rhin / Wagner), la Première Servante (Elektra / Strauss), Schwertleite (La Walkyrie /
Wagner) ou encore Venus (One Touch of Venus / Weill).
Par ailleurs, Claudia Huckle se produit en concert, notamment dans La Messe Glagolitique (Janácek), Marie-Madeleine (Les Apôtres / Elgar), les Rückert Lieder (Mahler) avec le Britten Sinfonia et le Royal Scottish
National Orchestra, le Magnificat (Bach) avec l’Ensemble Orchestral de Paris sous la direction de John
Nelson, la Neuvième Symphonie (Beethoven), la Nelson Messe (Haydn) et la Missa Solemnis (Beethoven) avec
Sir Roger Norrington.
Parmi ses plus récents engagements, citons Hippolyte (Le Songe d’une
Glyndebourne.
nuit d’été
/ Britten) au Festival de
Dernièrement, Claudia Huckle a fait ses débuts au Covent Garden de Londres avec La Troisième Dame (La
Flûte enchantée / Mozart) et Mérope (Œdipe / Enesco). Citons également des concerts tels que la Deuxième
Symphonie (Mahler) avec le Malaysian Philharmonic Orchestra, Le Messie (Haendel) avec le Ulster Orchestra et le Scottish Chamber Orchestra ainsi que Lieder eines fahrenden Gesellen et Kindertotenlieder (Mahler)
au cours d’une tournée en Espagne.
eugène oneguine
16
ténor
Lenski
Né en 1980 à Tashkent (Ouzbékistan) Suren Maksutov a tout d’abord
fait des études dans la marine avant de se tourner vers le chant. Il
étudie alors à l’Académie Tchaïkovski avec Gennady Kabka à Kiev
d’où il sort diplômé en 2010.
Il est tout d’abord soliste à l’Opéra national de Kiev et au National
Phlharmonic Orchestra. Son répertoire comprend Lenski (Eugène Onéguine / Tchaïkovski), Vakula (Cherevicki / Tchaïkovski), Rinuccio (Gianni
Schicchi / Puccini), Alfredo (La Traviata / Verdi) et Rodolpho (La Bohème
/ Puccini), rôle qu’il interprète en 2011 au Danemark.
Il est par ailleurs demi-finaliste du Concours Operalia de Moscou en
2011.
En 2012, il rejoint la Mikhailovsky Opera Company, où il chante Alfredo (La Traviata / Verdi), Le Comte Vaudémont (Iolanta / Tchaïkovski),
rôle qu’il interprète également au Théâtre du Bolchoï. Citons également la partie de ténor solo dans Les
Cloches (Rachmaninov) au Mai Musical Florentin sous la direction de Thomas Netopil.
Au cours de sa carrière, Suren Maksutov a eu l’occasion de travailler sous la direction de chefs tels que
Vladimir Spivakov, Vladimir Jurowski, Nicholay Dyadyura, et avec des metteurs en scène tels que Jürgen
Flimm sur Manon Lescaut (Puccini) et Willy Decker sur Billy Budd (Britten).
Ses plus récents engagements comprennent Aleko et Francesca da Rimini (Rachmaninov) à l’Opéra national
de Lorraine.
Parmi ses projets, citons Alfredo (La Traviata / Verdi) au Théâtre du Bolchoï.
eugène oneguine
17
portraits d’artistes
Suren Maksutov
portraits d’artistes
Oleg Tsibulko
basse
Le Prince Grémine
De nationalité moldave, Oleg Tsibulko a tout d'abord suivi des
études de piano et est diplômé de la Chisinau Academy of Music de
Moldavie.
Il se tourne par la suite vers le chant et remporte, en 2011, le troisième prix du Concours International Glinka à Moscou, puis, en 2013,
le Neue Stimmen Competition.
Membre de la troupe du Théâtre du Bolchoï, Oleg Tsibulko se distingue au Young Artists Program et fait ses débuts sur scène en 2011
dans le rôle de Sarastro (La Flûte enchantée / Mozart) avant d’interpréter Colline (La Bohème / Puccini), Angelotti (Tosca / Puccini), le Comte
Rodoflo (La Somnambule / Bellini) et Don Alfonso (Così fan tutte / Mozart) sous la direction de Stefano Montanari.
En 2012, Oleg Tsibulko interprète Sparafucile (Rigoletto / Verdi) en
concert à Moscou. Citons également Salieri (Mozart et Salieri / Rimksi-Korsakov) et Gremine (Eugène
Onéguine / Tchaïkovski) à l’Opéra national de Moldavie.
Ses projets comprennent La Petite Messe solennelle (Rossini) en concert à Limoges sous la direction de
Jacques Maresch, Melisso (Alcina / Haendel) à Moscou avec le Russian National Orchestra et la Nelson
Messe (Haydn) sous la direction de Mikhail Pletnev.
eugène oneguine
18
portraits d’artistes
Diana Montague
mezzo-soprano
Madame Larina
© Walter Van Dike
De nationalité britannique, Diana Montague s’est produite notamment au Royal Opera House et au Covent Garden de Londres, au
Metropolitan Opera de New-York, au Théâtre Royal de la Monnaie
de Bruxelles, à l’Opéra national de Paris ou encore aux Festivals de
Bayreuth et de Salzbourg.
Parmi ses plus récents engagements, citons Benvenuto Cellini (Bellini)
à Rome, Iphigénie en Tauride (Gluck) à Madrid et au Welsh national
Opera, Albert Herring (Britten), Les Noces de Figaro (Mozart), Ermione
et Ludmilla (Rossini), La Fiancée vendue (Smetana) à Glyndebourne, Le
Comte Ory (Rossini) à Lausanne, Rome et Glyndebourne, Orfeo et Le
Retour d’Ulysse dans sa patrie (Monteverdi) au Nederlandse Opera, Sesto
(La Clémence de Titus / Mozart) à Madrid et Athènes ou encore Marguerite (La Damnation de Faust / Berlioz) à Genève.
Citons également Ariane à Naxos (Strauss) au Scottish Opera et à Lisbonne, le rôle-titre de Susanna (Haendel) sous la direction de Andrew Davis, Meg Page (Falstaff / Verdi), La Fiancée vendue (Smetana) et Les
Maîtres chanteurs (Wagner) à Londres, Octavian (Le Chevalier à la rose / Strauss) à Bilbao et Madrid, Marguerite (Faust / Gounod) à Vienne, Idoménée (Mozart) à Bilbao et Les Noces de Figaro (Mozart) à Bruxelles
et à l’Opéra national du Rhin.
Diana Montague s’est également produite en concert, notamment dans des œuvres telles que la Messe en
ut mineur (Mozart), la Neuvième Symphonie (Beethoven), Shéhérazade (Ravel) et Sea Pictures (Elgar), sous la direction de chefs tels que Sir Georg Solti, James Levine, Riccardo Muti, John Eliot Gardiner et Seiji Ozawa.
Parmi ses enregistrements, citons Les Capulets et les Montaigus (Bellini) avec Bruno Campanella, Norma
(Bellini) et Lucia di Lammermoor (Donizetti) avec Richard Bonynge, Les Béatitudes (Franck) avec Helmut
Rilling ou encore Iphigénie en Tauride (Gluck) et Le Comte Ory (Rossini) avec John Eliot Gardiner.
Dernièrement, Diana Montague a interprété Marcelline (Les Noces de Figaro / Mozart) à Londres,
à Glyndebourne et Zurich, Miss Prism (L’Importance d’être constant / Barry) en création mondiale à
l’Opéra national de Lorraine, Madame Larina (Eugène Onéguine / Tchaïkovski), Gertrude (Roméo et Juliette /
Gounod) à Londres, Vénus (Le Couronnement de Poppée / Monteverdi), Ericlea (Le Retour d’Ulysse dans sa patrie /
Monteverdi) et Marthe (Faust / Gounod) à Londres, Carmela (Gioielli della Madonna / Wolf-Ferrari) et
Mrs Grose (Le Tour d’écrou / Britten) pour Opera Holland Park, Damira (La Verita in cimento / Vivaldi) au
Garsington Opera et Gertrude (Hansel et Gretel / Humperdinck) au Théâtre du Capitole de Toulouse.
Parmi ses projets citons Gertrude (Hansel et Gretel / Humperdinck) à Madrid, Marcelline (Les Noces
Figaro / Mozart) à Dallas et Marta (Iolanta / Tchaïkovski) au Festival d’Aix-en-Provence.
eugène oneguine
19
de
portraits d’artistes
Stefania Toczyska
mezzo-soprano
Filipievna
Née à Gdansk, Stefania Toczyska fait ses études musicales au conservatoire de sa ville natale, dans la classe de Barbara Iglikovska. Lauréate à Toulouse en 1972, ainsi qu’au Pays-Bas en 1973, elle fait ses
débuts sur scène à l’Opéra de Gdansk pendant la saison 1973-74
dans Carmen (Bizet). Elle devient très rapidement première mezzo-soprano dans ce théâtre, où elle chante, entre autres, Le Trouvère (Verdi),
La Favorite (Donizetti) et Samson et Dalila (Saint-Saëns). Elle débute sur les scènes occidentales en 1977-1978 dans le cadre
d’une nouvelle production de Aïda (Verdi) à l’Opéra de Bâle et au
Staatsoper de Vienne, dont elle devient invitée permanente et où
elle interprète Azucena (Le Trouvère / Verdi), Eboli (Don Carlo / Verdi)
le rôle-titre de Carmen (Bizet) et Preziosilla (La Force du destin / Verdi).
Elle fait ses débuts aux Etats-Unis en 1979, à San Francisco, dans
Laura (La Gioconda / Ponchielli) avant de chanter dans Aïda (Verdi) aux côtés de Luciano Pavarotti et
Margaret Price en 1981 et dans Don Carlo (Verdi) en 1985.
Depuis 1980, année pendant laquelle elle enregistre Le Trouvère (Verdi) aux cotés de Katia Riciarelli et
José Carreras, Stefania Toczyska s’est produite sur les plus grandes scènes internationales, parmi lesquelles le Wiener Staatsoper, le Covent Garden de Londres, Paris, Lyon, la Deutsche Oper et le Staatsoper
de Berlin, Hambourg, Munich, Zurich, Vérone, Rome, Florence, le Metropolitan Opera de New York,
Chicago, le Teatro Colón à Buenos Aires, le Teatro del Liceu à Barcelone, le Théâtre du Capitole de Toulouse, l’Opéra de Monte-Carlo, les Chorégies d’Orange et le Teatro Real de Madrid.
Dernièrement, Stefania Toczyska s’est consacrée au répertoire de mezzo-soprano de caractère, avec des
apparitions importantes à la Deutsche Oper de Berlin et au Teatro alla Scala de Milan sous la direction
de Daniel Barenboïm, ainsi qu’à l’Opéra national de Paris sous la direction de Daniel Oren et au Festival
de Salzbourg sous la direction de Christian Thielemann.
eugène oneguine
20
ténor
portraits d’artistes
Eric Vignau
Monsieur Triquet
Au Studio Versailles Opéra, Eric Vignau acquiert une solide formation
baroque tout en participant de 1990 à 1994 à de nombreuses productions de l’ensemble Les Arts Florissants. Très rapidement, Les Musiciens du Louvre, A Sei Voci, la Simphonie du Marais et l'Ensemble
Baroque de Limoges font appel à lui.
Il s'oriente par la suite vers le répertoire de ténor de caractère ; il
est depuis plus d'une vingtaine d’années régulièrement engagé par
la compagnie Opéra Eclaté et le Festival de Saint-Céré dirigés par
Olivier Desbordes. Il y interprète un grand nombre de rôles dans des
œuvres d’Offenbach tels que Ménélas (La Belle Hélène), Gardefeu (La
Vie parisienne), Fritz et le Prince Paul (La Grande Duchesse de Gerolstein), Fridolin (Le Roi Carotte) ainsi que les Quatre Valets (Les Contes
d'Hoffmann), mais également Basilio (Les Noces de Figaro / Mozart),
Pedrillo (L’Enlèvement au sérail / Mozart), Monostatos (La Flûte enchantée / Mozart), Guillot de Morfontaine
(Manon / Massenet), Caius (Falstaff / Verdi), Don José dans une adaptation arabo-andalouse de Carmen
(Bizet) ainsi que diverses œuvres plus rares de Kurt Weill, Robert Kurka, Mischa Spoliansky et Adolphe
Adam.
A l’Opéra de Dijon, il interprète l'Aumônier (Dialogues des Carmélites / Poulenc) ainsi que L'Aubergiste (Les
Caprices de Marianne / Sauguet) dans des mises en scène d'Eric Perez, Monsieur Triquet (Eugène Onéguine /
Tchaikovski) et Goro (Madame Butterfly / Puccini) dans des mises en scène de Michel Fau, ou encore Pluton
(Orphée aux Enfers / Offenbach) mis en scène par Régis Santon.
Citons également, Lafiloche (Lundi monsieur vous serez riche / Duhamel et Forlani) à l'Opéra de Metz, Goro
(Madame Butterfly / Puccini) en 2012 et Microscope (Le Voyage dans la lune / Offenbach) en 2014 à l’Opéra
de Fribourg, Schmidt (Werther / Massenet) à Saint-Étienne, Caius (Falstaff / Verdi) à Tours, Arturo (Lucia
di Lammermoor / Donizetti) au Festival de Saint-Céré et le Journaliste (Les Mamelles de Tirésias / Poulenc) à
l’Opéra national de Lorraine.
Parmi ses récentes productions, citons Don Pedro (La Périchole / Offenbach) au Festival d'O à Montpelier,
ainsi que Les Chansons populaires Hébraïques (Chostakovitch), Caius (Falstaff / Verdi) en version française au
Festival Saint-Céré et l'Attaché Militaire Français (L'Aiglon / Ibert et Honegger) à l'Opéra de Marseille.
eugène oneguine
21
portraits d’artistes
Rôles tenus par les choristes d’Angers Nantes Opéra
Éric Vrain
baryton
Le Capitaine et Zaretski
Mikaël Weill
tenor
eugène oneguine
22
Angers Nantes Opéra est un syndicat mixte
Président David Martineau
Vice-président Alain Fouquet
Directeur-général Jean-Paul Davois
Angers Nantes Opéra est financé par
Nantes Métropole et la Ville d’Angers,
L’Etat – Préfet de la région des Pays de la Loire - Direction Régionale des Affaires Culturelles,
Le Conseil Régional des Pays de la Loire,
Le département de Loire-Atlantique
et reçoit l’aide du département de Maine-et-Loire
Monochrome Noir
LOGOTYPE 2015
Le logotype Nantes Métropole est une entité immuable, dont les transformations envisageables sont définies
dans la charte graphique. Toutes autres interprétations graphiques de l’identité visuelle sont interdites.
Pour tout complément d’information, contactez le Service Communication externe de Nantes Métropole.
Opéra dans la cité
Les partenaires d’Angers Nantes Opéra pour l’action culturelle autour d’Eugène Onéguine
Les villes de Nantes/Carte blanche et d’Angers/Charte culture et solidarité et Maison de l’environnement
L’Etat – Préfet de la région des Pays de la Loire - Direction Régionale des Affaires Culturelles,
Maison de quartier les Hauts de Saint-Aubin (Angers)
Le Quai
Accoord, centres socioculturels du grand quartier Nantes Nord
Angers Nantes Opéra a présenté le programme d’action culturelle autour d’Eugène Onéguine
avec la complicité du Quatuor Liger
et le soutien du Club Graslin Opéra
Les médias partenaires
Ouest France
Fip
Réalisation programme :
Noir Métropole
Noir 100 %
Les prochains rendez-vous
d’Angers Nantes Opéra
A Nantes – Théâtre Graslin
Lundi 1er juin 2015 à 19h
A Angers – Grand Théâtre
Mardi 2 juin 2015 à 19h
A Nantes
Fête de la musique 2015
Et si on chantait ensemble
9e édition de ce grand rassemblement
populaire pour fêter la chanson.
par la ville de Nantes et Angers Nantes
Opéra
Sous la direction de Xavier Ribes, le chœur
d’Angers Nantes Opéra accompagné des
maîtrises de la Perverie et de la Cathédrale
entraîneront avec eux la foule de Nantais
qui se retrouvent chaque année pour chanter ensemble.
Samedi 21 juin sur la place Graslin.
au Théâtre Graslin de Nantes
Concert de l’Ensemble
Da Camera
« Paysages d’extrême-orient - Autour
du Pansori coréen » concert dédié
à cet art coréen majeur du récit chanté.
Avec Joo Seon Cho, chanteuse
et E' Joung Ju, gomungo, interprètes invités et l’Ensemble Da Camera : Georges
Lambert, flûte ; Hugues Borsarello
et Miwa Kamiya, violons ;
Julien Kunian, alto ; Yanik Lefort,
violoncelle ; Jung Wha Lee, harpe.
Mardi 27 mai, 20h,
Tarifs : Plein 15 € / Réduit 10 € / Très réduit 5 €
Chansons Utopik (II)
Chanteuse : Françoise Kubler
Les chansons choisies par les compositeurs :
Lionel Bord :
Borderline (Philippe Katerine) ;
Jérôme Combier :
American Folk Songs (Bob Dylan).
Philippe Hurel :
Utopik Valentin (standard de jazz) ;
Alexandros Markéas :
Dirty Money (Pink Floyd) ;
Thierry Pécou :
Adieu Madras (Antilles, XVIIIe siècle).
Vendredi 29 mai, 20h, au Théâtre Graslin Tarifs : Plein 15 € / Réduit 10 € / Très réduit 5 €
Concert du
Quatuor Liger
Le Quatuor Liger fête ses 20 ans !
Pour ses 20 ans, le Quatuor Liger propose
un programme festif !
avec les musiciens du Quatuor Liger :
Patrick Févai et Pascale Villette,
violons ; Gwenola Morin, alto ;
Cédric Forré, violoncelle.
Kevin Volans (1949) ;
Franz Schubert (1797 – 1828 ) ;
Ludwig van Beethoven (1770 – 1827)
Maurice Ravel (1875 – 1937) ;
Anton Webern (1883 – 1945) ;
Belà Bartok (1881 – 1945) ;
Anton Dvor ák (1841 – 1904)
Mercredi 3 juin, 20h,
au Théâtre Graslin
^
Présentation de la
saison 2015/2016
Tarifs : Plein 15 € / Réduit 10 € / Très réduit 5 €
Renseignements/Billetterie
Nantes Théâtre Graslin : le mardi
de 14h à 18h et du mercredi au samedi
de 12h à 18h – Tél. 02 40 69 77 18
www.angers-nantes-opera.com