journee porte-ouverte du cedesurk 02 juillet 2007 a l`occasion de la

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journee porte-ouverte du cedesurk 02 juillet 2007 a l`occasion de la
JOURNEE PORTE-OUVERTE DU CEDESURK
02 JUILLET 2007
A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES COOPERATIVES
ORGANISATEUR : CEDESURK ET FEC
THEME :
‘‘ DEVELOPPEMENT DE L’ENTREPRENEURIAT DANS LES ENTITES
ADMINISTRATIVES DECENTRALISEES : POLITIQUE DE COOPERATIVES OU DE
RESEAUX ? ’’
PAR
JEAN DENIS MIALA NDOMBELE
MASTER ET EXPERT EN ENTREPRENEURIAT
UNIVERSITE DE KINSHASA
E-mail : [email protected]
Mobile : 00243998202247
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
En République Démocratique du Congo, l’un des débats qui ont défrayé la chronique il y a de cela 3
semaines est la concertation entre le gouvernement central et ceux de provinces sur la rétrocession aux
derniers des 40% des recettes par leurs entités générées. Cela a constitué un vrai casus pour les
protagonistes compte tenu des impératifs nationaux et des poids économiques des différentes
provinces. Tenez pour rappel, sur les 660 milliards de francs congolais prévisionnelles générées par les
provinces, les poids lourds - nous citons Kinshasa (38%) ; Bas-Congo (33%) et Katanga (19.6%) - ont
été obligés d’accepter le rééquilibrage à travers la grille élaborée par le Ministre du Budget et reposant
sur un forfait de 47 milliards de francs congolais. (ALIMASI KAPAYO G., 2007)
Ce pactole serait à repartir selon la clé suivante : Kinshasa (6%), Katanga (11%), Bas-Congo (11%),
Kasaï oriental (10,3%), Kasaï Occidental (9,9%), Bandundu (10%), Equateur (10%), Province
Orientale (10%), Maniema (6,48%) et Nord-Kivu (7.60%). Pour y parvenir le Ministre du budget a
argumenté qu’il y a des richesses d’autres provinces qui sont fiscalisées à Kinshasa, au Bas-congo et
au Katanga avant de marteler que toutes les entreprises sont installées à Kinshasa si pas leurs sièges et
que les poids économiques desdites provinces étaient apparents. (MABANDU R., Forum des AS, 2007)
Contents ou pas, les délégués de province, tout en décidant de prendre en charge le personnel de
l’administration publique ainsi qu’en prônant la solidarité entre provinces concernant par exemple
l’impôt, ont cependant préconisé la déconcentration de la Direction Générale des impôts (DGI).
(MABANDU R., Idem)
Mais au dernier jour les participants à ces assises se sont contentés du communiqué final ci-après :
Communiqué final sanctionnant la concertation entre le gouvernement central et les
institutions provinciales
A l‘invitation de son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement, il
s’est tenu à Kinshasa du 04 au 06 juin 2007, une réunion de concertation entre les
membres du gouvernement central conduits par son Excellence Monsieur le Ministre
d’Etat chargé de l’Intérieur , décentralisation et Sécurité, les Présidents des Assemblées
provinciales et les Gouverneurs de province (tous ), pour avoir une lecture idoine de la
1
retenue à la source de 40% des recettes à caractère national réalisées en Provinces
prévue par l’article 175 alinéa 2 de la constitution.
A l’issue de ces concertations, les parties ont convenu de :
1°) créer une commission paritaire de concertation dans les 15 jours pour définir les
modalités pratiques de retenue à la source de 40%, de manière à être appliquée à partir
du 1er septembre 2007 ;
2°) Convoquer une réunion de concertation mi-parcours (fin juillet- début Août 2007) en
vue de valider les travaux de la commission paritaire avant leur transmission au
Parlement.
Les participants dont la liste en annexe expriment leur gratitude à leurs excellences
Messieurs le Président de la République Joseph Kabila et le Premier Ministre Antoine
Gizenga pour les facilités offertes en vue de la tenue de ces assises.
Aussi, saisissent – ils l’opportunité pour présenter à son Excellence Monsieur le Premier
Ministre, Chef du Gouvernement, leurs condoléances à la suite de la mort qui a frappé
lourdement sa famille.
Les travaux se sont déroulés dans un climat de parfaite cordialité emprunt de franchise et
de compréhension mutuelle. Fait à Kinshasa le 06 juin 2007. (Le palmarès/ACP cité
par CONGOVISION, 2007)
A en croire ce communiqué, les participants à cette concertation sont rentrés bredouilles à leurs
entités administratives respectives et devront patienter jusqu’au 1er septembre 2007.
Ce qui explique les propos de Monsieur Tony VERHIJEN, Spécialiste en gestion Publique,
réforme du secteur public et renforcement des capacités de la Banque Mondiale pour la région
Afrique, en séjour à Kinshasa pendant la période des assises susévoquées. En effet, A l’issue d’une
séance de travail avec le Ministre d’état en charge de l’Intérieur, de la décentralisation et sécurité,
Denis KALUME NUMBI, le Ministre du Budget Adolphe MUZITO et une délégation de la
Banque Mondiale, cet expert a préconisé des mesures transitoires de gestion des provinces en
attendant le cadre juridique approprié. S’agissant des 40% à rétrocéder aux provinces, la délégation
de la Banque Mondiale a fait des suggestions pour gérer le processus de la décentralisation en
alignement avec les principes internationaux de bonne gouvernance. Cela exige une période
transitoire pour permettre de remonter de 10 à 40%, et faciliter le transfert des compétences d’ici 3
ans, au terme desquels la RDC aura 26 provinces. Le palmarès/ACP cité par CONGOVISION,
2007)
Mesdames et messieurs,
Distingués invités,
Si nous avons commencé sur ce point chaud de l’actualité , c’est pour vous mettre dans le bain de
toute la complexité mais aussi de l’intérêt de cette communication à l’occasion de la journée porteouverte dédiée par le CEDESURK et la FEC à la journée internationale des coopératives.
Ainsi apparaissent les problèmes et difficultés auxquels sont confrontés tant le gouvernement
central que les provinces et qui ont des conséquences directes sur le processus de développement du
pays. Il est donc clair que l’économique a été au centre desdites concertations. Mais aussi l’ennui
est autant visible que « le gâteau est si petit ». Et pourtant les recettes au centre du débat
proviennent de la fiscalité et de la parafiscalité. Dans une économie dominée par la cueillette, il est
plus que nécessaire de créer des organisations aptes à générer des surplus considérables au niveau
des entités administratives décentralisées. Ce qui alimentera positivement le fisc et aussi le pouvoir
régional. Il n’est donc pas normal que sur les 11 provinces seules quelques unes puissent prétendre
à une autonomie, toutes proportions gardées.
2
Même pour la France, une vieille démocratie, l’essentiel du financement de ses collectivités locales
provient de la fiscalité. Ainsi par exemple, en 2004 les impôts et taxes représentaient les ressources
des collectivités les plus importantes. Soient 68,79 milliards d’euros équivalents à 45,6% des
recettes totales. Pour 2006, leur part a été de 48,27%.1
Il n’est donc un secret pour personne que la plupart des pays développés ou émergents basent leur
stratégie de développement sur l’entrepreneuriat au regard des considérations culturelles, politiques
et institutionnelles.
L’économie congolaise doit donc quitter l’étape de la cueillette pour se lancer sur celle de
l’industrie manufacturière. Et dans ce contexte, il sied de se demander :
™ Comment développer l’entrepreneuriat dans les entités administratives décentralisées ?
™ Faut-il stratégiquement choisir entre une politique de coopérative et celle de réseaux ?
Pour mieux répondre à ces préoccupations, nous analyserons en premier lieu les concepts clés du
thème. Viendra ensuite le tour de mettre à jour les mécanismes du processus de développement de
l’entrepreneuriat ainsi que les différentes politiques s’y adaptant. Nous irons pour ce faire dans
certains pays du monde qui ont expérimenté le mouvement coopératif et celui des réseaux
sociaux. N’oublions pas que la RDC a sa propre expérience en la matière et que nous y reviendrons
pour faire le bilan et tracer les voies à suivre pour une intensification du mouvement coopératif ou
de réseau. Des suggestions seront faites en conclusion.
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
D’entrée de jeu nous nous intéressons au concept « décentralisation » qui est pratiquement le
nœud de notre thème. Pour BEKE (2001) cité par YAMBA YAMBA2, le concept de
décentralisation est fort imprécis. Tous les auteurs s’accordent au moins pour le considérer comme
un mode d’organisation de l’Etat. A ce titre, il entre en concurrence avec les autres formes
d’organisation de l’Etat. La notion est très souvent définie ou caractérisée par rapport à celle de la
centralisation ou de déconcentration. Parmi ces auteurs figure De LAUBADERE A. (cité par
BEKE, 2001). Pour lui, « la décentralisation s’oppose à la centralisation. Cette opposition n’est
absolue que dans la terminologie et la théorie ; en pratique, ces notions ne sont que relatives : Un
Etat n’est jamais pleinement centralisé, ni totalement décentralisé. Comme la décentralisation, la
centralisation est rarement définie. Certains auteurs, par exemple, abordent l’étude de la
décentralisation en partant de la centralisation mais sans étudier cette dernière.
Il est en effet inimaginable de voir un Etat totalement centralisé. C’est alors qu’est née l’idée de la
déconcentration. Celle – ci consiste selon VEDEL (cité par BEKE (2001) puis YAMBA
YAMBA) à transférer des attributions, des pouvoirs de décision, à des agents du pouvoir central
placés à la tête des diverses circonscriptions administratives (ou divers services). Ces agents restent
cependant de simples représentants du gouvernement central. Ils agissent pour son compte et en
son nom et restent soumis au pouvoir hiérarchique du supérieur, càd du gouvenrment. Le pouvoir
de décision matériel appartient toujours à ce dernier. La déconcentration se présente sous forme de
structures administratives et politiques qui visent à préserver les intérêts des mandataires centraux
dans les régions éloignées de la capitale. Elle peut aussi se présenter sous forme d’unités locales
1
Financement des collectivités locales
,http://www.boursilex.com/VIE%20DES%20AFFAIRES/financement_des_collectivites_locales.htm, Consulté
le 28/06/2007
2
YAMBA YAMBA S. N. , Les dynamiques de la décentralisation en RDC,
http://www.atol.be/port/rdc/documents/Yambayambalesdynamiquesdeladecentralisation.pdf, consulté le
26/06/2007
3
d’administration mais au sein desquelles les décisions sont prises par des fonctionnaires nommés
par le pouvoir central.
Cette forme d’organisation est curieusement la plus prisée dans les pays du Tiers Monde ou les
responsables de province ne sont que des simples courroies de transmission.
Ainsi YAMBA YAMBA3 insiste que la décentralisation doit être distinguée de la déconcentration.
Alors que celle – ci ne constitue finalement qu’un aménagement de la centralisation, celle-la
suppose non seulement un transfert de pouvoir de décision, mais aussi la reconnaissance d’une
certaine indépendance du bénéficiaire de ces pouvoirs vis-à-vis du gouvernement central (WALINE
cité par BEKE, 2001).
Contrairement à la déconcentration, la décentralisation implique la dissolution du lien de
subordination hiérarchique (WALINE Idem). Elle implique l’abandon par l’autorité centrale (les
mandataires) d’une partie du pouvoir politique à d’autres groupes.
YAMBA YAMBA, au terme de sa revue de littérature, concocta la définition ci-après : « La
décentralisation suppose l’acquisition par une unité administrative subalterne d’une personnalité
juridique qui lui permet d’avoir les capacités de poser des actes de sa volonté, de jouir de son
autonomie financière, d’avoir son propre budget et de s’organiser suivant ses moyens locaux à
promouvoir, son développement local par la participation de tous les acteurs à la fois du secteur
public et du secteur privé à la gestion des affaires locales »4.
Comme vous vous en apercevez, cette définition se marie mieux avec le thème sous analyse. Nous
y reviendrons. En attendant cherchons à comprendre le concept entrepreneruriat.
Selon l’encyclopédie libre Wikipedia5, l’entrepreneuriat est l’action de constituer une nouvelle
organisation et en particulier la création d’entreprise. Il est une activité difficile et bon nombre de
créations se soldent par un échec. Les formes d’entrepreneuriat sont variées selon le type
d’organisation mis en place. L’entrepreneuriat crée de nombreux emplois. Dans la même
encyclopédie on peut facilement lire que beaucoup de créations d’entreprises « à haut potentiel »
recourent au capital risque ou à des business angels pour développer leur activité. De nombreuses
structures existent aujourd’hui pour aider les entrepreneurs potentiels telles des agences
gouvernementales, des incubateurs, des pépinières d’entreprises et certaines organisations non
gouvernementales.
Quand à l’entrepreneur, le dictionnaire universel du commerce publié à Paris en 1723 le qualifie
comme étant celui qui entreprend un ouvrage. Cependant QUANG-TRI TRUONG O. (2005)
précise que durant le Moyen-Âge, « être entrepreneur » désignait simplement celui qui entreprend
une tâche (BOUTILLIER et DIMITRI, 1999) , la définition d’entrepreneur évolue au fils des
siècles, XVI et XVII pour aboutir à la définition d’Alembert et de Diderot qui le définissent
comme « celui qui se charge d’un ouvrage » , cette définition a peu varié comme le montre la
définition du Petit Robert (Edition, 1992), l’entrepreneur est celui « qui entreprend quelque
chose » ; une personne qui « se charge de l’exécution d’un travail ». Mais sous sa forme actuelle la
notion d’entrepreneur a deux précurseurs. Il s’agit de Jean Baptiste SAY et de SCHUMPETER.
Pour le premier, l’entrepreneur est avant tout animé par une idéologie individualiste créant son
affaire créant son affaire dans un souci d’indépendance et quelque soit le secteur d’activité . Le
second a introduit la notion d’innovation, il s’agit d’un entrepreneur héroïque qui place sa
démarche au cœur de l’innovation. Il crée un nouveau produit non connu du consommateur, et
introduit une « méthode de production nouvelle » (SCHUMPETER, 1935, p319).
3
YAMBA YAMBA, op.cit., p.1
YAMBA YAMBA, op.cit, p.5
5
Wikipédia, entrepreneuriat
4
4
En jetant un nouveau regard sur l’encyclopédie libre Wikipedia6, on aperçoit que pour
SCHUMPETER (1950), l’entrepreneuriat conduit à une « destruction créatrice » dans les marchés
et les secteurs de l’économie parce que des nouveaux produits et des business models arrivent et
remplacent les anciens. Ainsi la destruction créatrice est à l’origine du dynamisme industriel et de
la croissance économique à LT. Cependant SCHUMPETER et SAY J.-B. ne sont pas les seuls à
nous livrer la forme la mieux élaborée et actuelle du concept entrepreneuriat. KINGHT K. (1967)
et DRUCKER P. (1970) ont quant à eux insisté sur la prise de risque dans l’entrepreneuriat.
TIMMONS J., lui, y a amené le concept d’opportunités. PINCHOT (1985) a mis en place le terme
intrapreneuriat, pour désigner les activités entrepreneuriales au sein même d’une grande
organisation et STEVENSON H. de l’Université de Harvard a défini l’entrepreneuriat comme la
poursuite d’une opportunité quelque soient les ressources contrôlées actuellement. Verstraete T. et
Fayolle A. (2005) y sont allés par paradigmes et ils en ont dénombré quatre : la création d’une
organisation, la détection-contruction-exploitation d’une opportunité d’affaires, la création de
valeur et l’innovation. Ces paradigmes sont combinables et non opposables. Pour eux, la création
d’une organisation est le paradigme le plus caractéristique de l’entrepreneuriat et ne peut se penser
sans les trois autres. Cependant le paradigme de l’innovation est contestable puisque certains
phénomènes entrepreneuriaux ne sont pas innovants.
L’entrepreneuriat englobe toutes les formes d’entreprises notamment les micro-entreprises, les
petites, les moyennes, et les grandes entreprises mais la recherche à ce sujet s’intéresse surtout aux
petites et moyennes entreprises puisque expliquant et occasionnant au mieux un processus de
création vue la multiplicité de contraintes qu’affronte le créateur (moyens limités, environnement).
Plusieurs grandes entreprises, surtout les sociétés à capitaux ne nécessitent pas autant de créativité
que ne le font les PME-PMI. Les entités administratives décentralisées apparaissent comme le lien
de prédilection ou éclosent les petites entreprises. Cependant pour que ces dernières survivent, elles
sont parfois obligées de s’organiser en coopératives.
D’où la nécessité de décortiquer le concept « coopératives ».
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Selon le Ministère du développement économique de l’innovation et de l’exploitation du Canada7,
une coopérative est :
™ Une association de personnes qui assument collectivement leurs responsabilités
d’entrepreneurs ;
™ Une entreprise contrôlée par ses usagers ;
™ Une entreprise dont la finalité consiste à maximiser les divers avantages que les membres
retirent à la fois comme entrepreneur, usagers, citoyens d’un milieu ;
™ Une entreprise qui utilise le capital sans qu’il ne constitue la mesure du pouvoir des
membres ;
™ Une entreprise dont les règles garantissent aux membres l’égalité dans l‘exercice du
pouvoir de l’équité dans la répartition des contributions et le partage des résultats ;
™ Une entreprise qui fait de l’éducation un de ses mécanismes de fonctionnement essentiels,
notamment par le partage de la connaissance et de l’information.
Cette définition prouve à suffisance que la coopérative est une entreprise à la double vocation
économique et sociale. L’encyclopédie wikipédia8 vient renforcer cette acception lorsqu’elle
définie la coopérative comme une forme de société fondée sur le principe de la coopération. Son
6
Wikipedia, entrepreneuriat, op.cit.
Ministère du développement économique, de l’innovation et de l’exportation, l’option coopérative, Québec.
8
Wikipedia, coopératives, http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9rative 7
5
objectif est de servir au mieux les intérêts économiques de ses participants (sociétaires ou
adhérents). Elle se distingue en cela de l’association dont le but est moins lié aux activités
économiques. La prise de décision y est démocratique (une personne = une voix). Les salariés ou
usagers sont égaux en droit.
L’alliance coopérative internationale définit une coopérative comme une association autonome de
personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques sociaux
et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et le pouvoir est
exercé démocratiquement.9
On distingue plusieurs sortes de coopératives :
- les coopératives d’activités et d’emplois,
- les coopératives agricoles, englobant les coopératives forestières,
- les coopératives de production,
- les coopératives de crédit et de microcrédit,
- les coopératives d’habitation,
- les coopératives de commerçants.
En France les différentes structures coopératives se regroupent dans le groupement national de la
coopération (GNC).
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Après la décentralisation, l’entrepreneuriat et la coopérative, il ne nous reste qu’à donner un sens au
concept réseaux (network en anglais)
En effet, l’encyclopédie libre wikipedia10 définit un réseau social (ou réseau humain) comme un
ensemble de relations entre des individus. L’analyse des réseaux sociaux (parfois appelée théorie
des réseaux) est l’approche scientifique en sciences sociales pour étudier les réseaux sociaux.. Ces
derniers sont aussi simplement considérés comme étant la mise en relation de gens pour des fins
amicales ou professionnelles.
Toujours selon l’encyclopédie libre wikipedia11, un réseau social peut représenter simplement le fait
que les gens sont liés entre eux et que cette réalité observable tend à s’organiser, à former une
structure. Les relations sociales forment cette structure : comme par exemple deux personnes qui
s’unissent en couple ou encore une classe d’étudiants ensemble pendant un cours; plus précisément
un réseau social représente une structure sociale dynamique faite des nœuds ou de pôles désignant
généralement des gens et/ou des organisations, reliées entre elles par des canaux, des relations
sociales. Il indique les façons dont les gens et ou les organisations, sont reliées entre elles par des
diverses connaissances sociales: que ce soient des connaissances occasionnelles ou des membres de
la famille proche.
Ainsi nous pouvons par exemple classer dans ce groupe :
™ les associations des anciens élèves ou étudiants : ASSANEF, ANETU, TAS, FORECO,…
™ Les associations scientifiques : Réseau entrepreneuriat, académie de l’entrepreneuriat, …
™ Les associations tribales ou ethniques : Associations des anamongos, Alliance des bangala
(Alliba), Association des Nandes, associations de Bahemba, association de bamileke, …
™ Les associations professionnelles : mutuelles DIPERS/ UNIKIN, …
™ Les confrèries: Rotary, Rotaract, Lions club…
Le concept réseau peut également concerner un groupe d’entreprise, de régions ou de pays
partageant un même objectif. C’est ainsi que l’Europe s’était une fois décider de mettre en place
une politique nationale des pôles de compétitivité entrant dans un cadre plus général de soutien à la
9
Wikipédia, coopératives, op . cit.
Wikipedia, réseau social, , http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9seau_social, consulté le 28/06/2007
11
Wikipédia, réseau social, Idem 10
6
compétitivité. A Lisbonne, en 2000, les chefs d’états et de gouvernement européens avaient fixé
l’objectif de faire de l’Europe la première région du monde pour sa compétitivité d’ici 2010 en
consacrant 3% du PIB à la recherche. Malheureusement le pari n’a pas été tenu car 5 ans après
seules la Finlande et la Suède ont respecté la consigne. C’est pourquoi en 2004, l’ancien Chef du
gouvernement néerlandais a voulu relancer l’initiative en mettant en réseau à l’échelle européenne
des initiatives nationales afin d’atteindre une masse critique de recherche et développement
suffisante.12
On distingue aussi en Europe les réseaux d’entreprises ou clusters en ayant comme modèle les
districts italiens. A présent ce sont les modèles danois, allemands et espagnols qui se sont imposés
après l’exemple emblématique de la Sillicon Valley. Même les pays émergeants, tels que la Chine,
le Brésil ou l’Inde connaissent également des logiques de développement économique semblable. Il
existe 4 familles de réseaux d’entreprises en Europe : les grappes de PME, systèmes organisés
autour d’une ou plusieurs grandes firmes, pôles technologies et systèmes agroalimentaires, selon
une typologie établie dans son rapport de la DATAR sur la politique industrielle de la France.
Contrairement aux premiers clusters nord-américains développés spontanément, la formation des
bio-clusters européens a été induite par des grandes impulsions publiques. En effet, l’intervention
publique s’est faite au niveau national et local. L’état s’est chargé de financer les infrastructures
scientifiques à la base de tout cluster.13
Enfin, le terme réseau provient de John A. BARNES en 1954. Selon le nombre de DUNBAR qui
représente le nombre d’amis avec lesquels une personne peut entretenir une relation stable à un
moment donné de sa vie, la taille maximum de ce type de réseau social tend à se trouver près de
150 et la moyenne se situerait autour de 125. L’étude scientifique des réseaux sociaux fait référence
à la théorie des réseaux et trouve son application en analyse des réseaux sociaux.14
En faisant une rapide comparaison entre coopérative et réseau nous constatons vite que les deux
concepts apparaissent comme des vrais jumeaux. La différence interviendrait au niveau du but
lucratif ou économique des coopératives. Cependant leurs morphologie et « physiologie » sont
semblables. C’est pourquoi certains analystes le mettent souvent dans la même catégorie. C’est le
cas de DELVETERE P. qui a intitulé son ouvrage « économie sociale et développement ; Les
coopératives, mutuelles et associations dans les pays en développement ».Et d’ailleurs en France,
il existe une loi qui consacre la mutation d’une association à une coopérative.
Après l’analyse conceptuelle, voyons ensemble le cas du Canada qui a beaucoup réussi en matière
des coopératives avec des noms emblématiques comme les coopératives Desjardins. Ces dernières
ont tellement réussi qu’elles accordent même des bourses d’études aux étudiants canadiens.
Le Canada a un système fédéral (proche du fortement décentralisé). Ses états fédéraux
fonctionnement pratiquement comme des pays à part entière. La preuve est pour qu’un étranger
étudie au Québec, il lui faut avoir un permis d’étudiant (pour l’entrée au CANADA) et un
certificat d’acceptation du Québec (CAQ pour l’entrée au Québec).
Depuis plus d’un siècle, les coopératives occupent une place de choix dans l’économie du Québec.
Important agent de développement sur le territoire, elles sont présentes dans des nombreux secteurs
d’activités économiques. Certaines sont devenues des entreprises de grande envergure. Toutes
jouent un rôle significatif dans la collectivité. Selon le Ministère du Développement économique,
de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), le mouvement coopératif québécois est composé de :
™ 3200 coopératives et 39 mutuelles
™ 7,7 millions de membres
12
Révue Parlementaire, promouvoir une politique de réseau au niveau européen,
http://www.larevueparlementaire.fr/pages/DS_juill05/DSpole_reseau.htm, consulté le 27/06/2007
13
Idem
14
Wikipedia, réseau social, op.cit. 7
™ 81000 emplois
™ 20 milliards de dollars canadiens de chiffre d’affaires.
™ 130 milliards de dollars canadiens d’actifs.
De ces 3200 coopératives, plus de 2500 oeuvrent dans des secteurs d’activités autre que financier.
Propriété d’environ un million de membres, ces entreprises procurent de l’emploi à plus de 37000
personnes, génèrent des revenus supérieurs à 8,7 milliards de dollars canadiens et ont un actif total
de plus de 4 milliards $. Le gouvernement du Québec affirme aussi que les coopératives sont à
l’image de la réalité québécoise : elles savent s’adapter aux besoins de leurs membres et de leur
milieu. Ces entreprises possèdent une efficacité et une durabilité reconnues. Le taux de survie des
coopératives atteint le double de celui de l‘ensemble des entreprises du secteur privé.15
Toujours selon le Ministère du Développement Economique, de l’Innovation et de l’Exportation
(MDEIE), le mouvement coopératif québécois constitue un réseau bien structuré. Ces coopératives
ont depuis longtemps établi des liens importants entre elles et avec leurs partenaires. Cette
coopération entre les coopératives, ou ce réseautage, se manifeste particulièrement par l’adhésion
des coopératives à des organisations sectorielles et ou régionales. Les mutuelles et les coopératives
de tous les secteurs et de toutes les régions du Québec s’unissent au sein du conseil québécois de la
coopération et de la mutualité pour favoriser le plein épanouissement du mouvement coopératif au
Québécois.16
La direction de coopération du Ministère du Développement Economique, de l’Innovation et de
l’Exportation a pour mission de favoriser l’émergence et la croissance des coopératives. A l’image
de ce qui se passe au Québec, en Israël existe le Kibboutz qui a toutes les caractéristiques d’une
coopérative idéologique, culturelle et quelquefois réfractaire aux lois nationales. D’aucuns le
qualifient de réseau social. Il apparaît comme une coopérative doublée d’Entité Administrative
Décentralisée. A ce sujet l’encyclopédie libre Wikipedia17 nous renseigne que : Les kibboutzim
(hébreu : kibboutz ; pluriel : kibboutzim: assemblée ou ensemble) sont des communautés (villages)
collectivistes localisées dans tout Israël, et crées en 1909 pour le premier d’entre eux, degania, par
le mouvement sioniste sous l’influence des idées du socialisme associatif. Il s’agit à l’origine de
communautés rurales, mais des activités industrielles ont commencé à y être développées dès les
années 1940-50. Historiquement les membres des kibboutzim ont été perçus comme une élite,
particulièrement militante et engagée. Ainsi dans les années 1980, les officiers issus des kibboutzim
représentaient près de 25% du corps des officiers, pour à peine 3% de la population. Les
kibboutzim sont regroupés en fédérations :
™ Pour défendre leurs intérêts devant des institutions étatiques ;
™ Pour mettre en œuvre des services bénéficiant à tous (aide juridique, financement)
Ces regroupements se sont faits sur une base idéologique. On distingue :
™ Le mouvement kibboutznik unifié,
™ Le Kibboutz Artzi,
™ Le kibboutz DATI (kibboutz religieux)
™ Les kibboutzim ultra-orthodoxes
™ Les kibboutzim ont des origines agricoles.
En 2005, près de120500 personnes (1,8 % de la population israélienne) vivaient dans les 269
kibboutzim d’Israël disséminés depuis le plateau du Golan au Nord jusqu’à la mer rouge au sud.
Leur effectif varie de moins de 100 membres à plus de 1000 pour certains, la majorité recensant une
population de quelques centaines de membres.
A près les kibboutzim en Israël, les Haciendas au Mexique peuvent être considérées comme tels
mais surtout empruntes d’histoire et de tradition. 18
15
Ministère du développement économique, de l’innovation et de l’exportation, op.cit.
Idem
17
Wikipédia, kibboutz, htttp://fr.wikipédia.org/wiki/kibboutz
18
Idem 16
8
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Si nous avons tous effectué ce voyage, c’est plus pour faire ressortir l’impact du mouvement
coopératif dans la vie et le fonctionnement des entités administratives décentralisées à travers le
monde. Il en ressort une très forte compénétration entre le pouvoir, l’état et les coopératives et
réseaux.
Qu’en est-il de la République Démocratique du Congo ?
La République Démocratique du Congo est à présent administrativement organisée en 11 provinces
dont la ville province de Kinshasa, 20 villes, 25 districts, 73 communes, 145 territoires, 472
secteurs, 261 chefferies, 5434 groupements et + ou – 50. 000 villages.19
Et dans cette configuration seule la province, la ville, le territoire, la commune pour la ville de
Kinshasa sont des entités administratives décentralisées et possèdent donc une personnalité
juridique et peuvent fonctionner selon la définition de Yamba Yamba susévoquée. Tandis que le
district, la commune autre que celle de la ville de Kinshasa, la cité, le secteur et la chefferie, le
quartier, le groupement et le village ne sont pas considérés comme des entités administratives
décentralisées. Ils sont de ce fait des entités dépourvues de personnalité juridique. Ainsi seuls les
entités administratives décentralisées disposent d’une autonomie de gestion.
Dans un système centralisé, il n’est pas aisé de booster l’économie sur toute l’étendue du territoire
surtout lorsque le pays est vaste comme la RDC. En responsabilisant les entités, le pouvoir central
accorde une certaine opérationnalité au pouvoir de proximité. Cependant le développement des
entités administratives décentralisées par l’entrepreneuriat impose certains impératifs notamment
une stratégie adaptée et un système de financement adéquat. A ce titre la politique de coopératives
apparaît adaptée.
Toutefois la RDC a une certaine histoire en la matière que nous étalerons dans les lignes qui
suivent.
Depuis la colonisation, des initiatives ont été prises pour combler la sous-bancarisation de la RDC.
Dès cette période, des coopératives ont été créées pour soutenir les entreprises et la population toute
entière. De toutes les coopératives, ce sont plus les coopératives financières qui ont eu une bonne
prise. Toutefois il y cœxistait les coopératives d’épargne et de crédit, les coopératives agricoles, les
organisations non-gouvernementales, les mutuelles et les associations.
Norbert Kikata PUBU20 structure l’histoire du système des financement décentralisés en RD
Congo autour de 3 vagues successives ayant chacune ses caractéristiques propres :
1° la première vague : de la colonisation au décret du 24/03/1956
Selon lui, cette première phase de l’histoire de financement de proximité regroupe les différents
paysannats et coopératives agricoles crées par la colonisation pour accroître la production des
matières destinées à l’industrie de la métropole. Il s’agit notamment des coopératives et
paysannats autour de certains produits notamment le coton, le palmier à huile, l’hévéa etc.
Les coopératives de cette vague recevaient le financement de sept organismes financiers agrées
selon le décret du 24 mars 1956 pour accorder des prêts aux coopératives indigènes. Il s’agit de :
Banque du Congo Belge, Société Congolaise de Banque, Banque Belge d’Afrique, Kredietbank
19
DSRP, Organisation administrative de la RDC, http://www.dsrp-rdc.org/organisation_administrative.htm,
consulté le 29/06/2007
20
PUBU K. N., L’état actuel de la microfinance en RDC, Cabinet d’Assistance et d’encadrement de structures
du système de financement décentralisés en RDC, 16 p. ,
http://www.lamicrofinance.org/files/17879_file_L_tat_actuel_de_la_microfinance_en_RD_Congo.doc, consulté
le 28/06/2007
9
Congo, Banque Nationale pour le Commerce et l’Industrie, Fédération Nationale des Coopératives
Chrétiennes de Belgique. , Caisse d’Epargne. Pour éviter le désordre, chaque institution agréée
avait ses limites territoriales d’intervention dans la distribution de prêt. Cette répartition territoriale
en faveur des institutions financières a eu pour avantage de mieux repartir les interventions et de
mieux distribuer les crédits. On notera qu’aucune coopérative financière n’a été créée pendant cette
période par les indigènes congolais.
2° La deuxième vague : de l’indépendance (1960) à 1990
C’est au courant de cette deuxième vague que les indigènes congolais ont pu créer les premières
coopératives purement financières. Malgré l’inexpérience des grandes institutions financières de
proximité ont été crées. C’est le cas notamment de la caisse populaire de crédit Luymas /CBCO,
coopérative d’épargne et de crédit. De la communauté évangélique du Congo (COOCEC CEC),
coopérative d’épargne et de crédit de BASANKUSU, Coopec TUJENGE, Coopec NYAMWERA,
etc. Deux grands foyers ont constitué la base du développement de la République Démocratique du
Congo. Il s’agit du foyer de Kinshasa et de celui du Kivu, Sud-Kivu, maniema, Katanga et de la
province orientale.
3°) La troisième vague : 1990 à nos jours
Avec la démocratisation du pays vers les années 1990, on a assisté à une libéralisation de
l’économie d’une part et du secteur financier de l’autre. En outre, le sommet mondial de
microfinance de 1997 à New York a vu naître un type particulier de financement de proximité,
celui de microfinance. Ainsi, à côté des coopératives d’épargne et de crédit, ayant une histoire
propre et ancienne bien fournie se développe les institutions de microfinance, elles aussi avec leurs
propres particularités : la proximité de l’activité, l’accès des pauvres au services financiers et la
libéralisation du taux d’intérêt (le taux directeur de la Banque Centrale restant le taux de référence
par excellence).
Mesdames et Messieurs,
Distingués invités,
Je viens de vous rappeler que la République Démocratique du Congo est sous-bancarisée. Ainsi
des distorsions existent dans l’implantation provinciale des guichets des banques commerciales et
des autres institutions financières. La faillite des banques commerciales principalement celles
contrôlées par l’Etat et l’essoufflement de celles à capitaux privés s’expliquent par une situation
héritée de plusieurs décennies. En effet, dans sa note de présentation de la situation économique du
pays, la Banque Centrale du Congo révélait déjà en octobre 2003 qu’entre 1995 et 2000, le PNB a
connue une baisse de 40% et le pays a vécu sous un régime d’hyperinflation avec un rythme
annuel de 62% de la dépréciation monétaire. Cette situation a conduit à la réduction significative
des activités des institutions financières non-bancaires et le ralentissement voire la disparition de
l’activité des structures de proximité en matière de collecte de l’épargne et de la distribution de
crédit.
Ces constats ont rendu prioritaire la nécessité de promouvoir des structures alternatives de
financement capable :
™ d’assurer la mobilisation de la petite épargne et d’octroyer du crédit en milieu rural et
urbain défavorisés,
™ de créer des conditions d’une insertion progressive de secteur informel dans l’économie
nationale moderne.
Pour atteindre ces objectifs, l’effort du gouvernement s’est plus appuyé sur une relative stabilité
politico – économique par la maîtrise de l’inflation, le respect de procédure d’engagement des
dépenses et la libéralisation des taux d’intérêt. Ces mesures ont eu pour bénéfice :
10
™ La surveillance et la réduction de l’inflation qui est passé de 511% en 200 à 57% en
2003,
™ Une appréciation de la monnaie nationale par rapport aux principales devises estimées à
12%, et
™ Une croissance économique évaluée à 3, 4 du PIB en 2003.
Ces différents indicateurs ont favorisé l’émergence du secteur de la microfinance capable de
soutenir efficacement la croissance économique et la création des nouveaux emplois dans les entités
administratives décentralisées.
Au 31 décembre 2005, la banque centrale a autorisé le fonctionnement de :
™ 10 banques commerciales dont 2 de microfinance,
™ 31 structures de proximité dont :
¾ 26 coopératives d’épargne et de crédit,
¾ 5 institutions de microfinance
Cependant contrairement aux banques commerciales qui présentent une stabilité dans les activités,
les instituions financières de proximité se caractérisent par :
™ Un manque de professionnalisme
™ Une offre limitée et inadaptée
™ Une insuffisance des ressources financières. 21
Au regard du tableau ci-haut brossé de la RDC, on s’aperçoit que la RDC a du chemin à faire
comparée au Québec et aux autres pays épinglés précédemment. Il apparaît également que le
mouvement coopératif a connu un coût d’arrêt dû à la conjoncture économique. Maintenant que les
paramètres macroéconomiques semblent maîtrisées une politique de relance devra être mis en
place.
Mes dames et Messieurs,
Distingués invités,
Quant au choix à opérer entre la politique de coopératives et de réseaux, permettez-moi de vous dire
qu’il n’y a pas de contradiction entre les deux politiques. Elles doivent être encouragées dans la
mesure où les réseaux peuvent facilement opérer une mutation vers les coopératives.
D’ailleurs vous le savez bien qu’au plus dur de la crise économique, les coopératives n’ont pas
réellement disparu. Nombreuses d’entre elles étaient devenues des organisations non
gouvernementales afin de profiter de la manne financière venant de l’Occident. Maintenant que les
vannes se font rarement ouvertes, un mouvement en sens inverse est entrain de s’opérer et d’ailleurs
il faut l’encourager.
Prenons par ailleurs l’exemple de la mutuelle DIPERS de l’Université de Kinshasa. De la caisse de
solidarité, elle est aujourd’hui suffisamment aguerrie pour devenir une coopérative ou une
institution de microfinance bien qu’elle cherche encore la formule à adopter.
A l’image de ce qui se passe au Québec, nous suggérons donc aux gouvernements tant central que
provinciaux de mettre en place des structures d’encadrement des coopératives et mutuelles afin que
ces dernières remplissent correctement leur rôle économique et social. Aussi nous encourageons
les entreprises surtout de même secteur et opérant dans les entités administratives décentralisées à
se mettre ensemble afin de faire face aux défis d’approvisionnement, de la production, de la
distribution et de la mondialisation
J’ai dit et je vous remercie.
21
PUBU K. N ., op.cit.
11
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages
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Zaïre, Presses Universitaires de Louvain (UCL), Bruxelles, 1981, 243p.
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associations dans les pays en développement, Editions de Boeck, Bruxelles, 1998, 157p
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10. PUBU K. N., L’état actuel de la microfinance en RDC, Cabinet d’Assistance et
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