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N° 292 FÉVRIER 2016 LE MA GAZ INE DE VIL LEU RBA NN E Budget 2016 : ambitieux et créatif Le sport s'expose au Rize Santé scolaire : terrain d'égalité Toutel’infosurVilleurbannesurwww.viva-interactif.com L’essentiel sommaire Saint-Jean:Deshabitantsinitiésauxpremierssecours......6 l’essentiel Unenouvelleviepourlesdéchetsdelacuisinecentrale.....6 iNteRVieW XilamanimationposesesvalisesàVilleurbanne................... 7 JEAN-PAULBRET,mairedevilleurbanne Troisnouveauxrestaurantsscolaires «L'égalité est un point fixe sur notre ligne d'horizon» bientôten(self)service....................................................................10 InterviewdePascalBoistard,directeurdel'Irstea.................. 11 En vue Budget2016,lacréativitédanslacontrainte..........................12 Vu Médailleur-graveur,unmétierrare............................................ 18 Bons plans SooCookies:lagourmandiseetlaqualité...............................20 Opinions.........................................................................................24 S'associer Chorales:leGospel...........................................................................26 Histoires vécues LeséditionsGolias:Unequestiondeconviction..................28 Initiative CieLabelleétoile:Souslesignedutalent................................29 Unnouveaumensuel,denousàtoit........................................29 Rendez-vous Coupdecœur:Quandl'amourentreenscène......................31 Agenda Raja-Tikvaprônel'amitiéarabo-juive....................................... 32 PingPong:desspectaclesàfoisonpourlesenfants........... 33 Entre nous Vousvousinterrogezsur Lepaiementdustationnementpartéléphone............34 Commentçamarche? L'aideaudéménagement......................................................34 2 P.4 en vue En bonne santé pour bien réussir à l'école P.14 témoignage Luc Rosenzweig : Une histoire de famille P.21 l’Histoire Premières chorales Par Alain Belmont, historien P.22 bouger Escalade : Rencontres au sommet P.27 rendez-vous Exposition : Parcours de santé au Rize P.30 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 l’essentiel FIN DE PARCOURS POUR LE CYCLOPOUSSE De nombreuses personnes âgées ont eu recours au Cyclopousse, depuis 2007, date de sa mise en circulation. Ce service a pris fin en décembre. Arefo (Association de résidences et foyers), qui a créé et porté ce mode de transport de proximité dédié aux seniors, a en effet annoncé la cessation de cette activité, en raison d’un déficit financier conséquent. La ville de Villeurbanne, qui a toujours soutenu le Cyclopousse, notamment financièrement, a appris avec regret, la décision prise par l’association et rappelle l’existence du Filoguide, plateforme téléphonique gérée par le Centre communal d’action sociale (CCAS), qui a pour objectif de guider dans leurs déplacements en ville les personnes âgées, isolées ou en situation de handicap. elles peuvent contacter le 04 26 10 60 60 du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures. AMÉNAGeMeNt Les travaux de l’avenue Saint-Exupéry ont commencé L e réaménagement de l’avenue Antoine-de-SaintExupér y a commencé en janvier. Les travaux seront terminés en juillet 2017 et, jusqu’à cette date, l’artère sera mise en sens unique dans le sens Marengo/Jean-Jaurès, en fonction des contraintes du chantier. Le renouvellement des réseaux d’assainissement et d’eau potable se déroule actuellement par tranches, entre les rues Marengo et Jean-Jaurès et sera achevé en juin. Ensuite commenceront les travaux sur la voirie avec, à la clé, un meilleur partage de l’espace et une rue "apaisée" pour les piétons et les cyclistes. Le projet prévoit l’aménagement de placettes, dont une pour le marché forain, la création de bandes cyclables, l’élargissement des trottoirs et la végétalisation de l’avenue, dont la partie centrale passera en zone 30. n AccUeil La Ville récompensée Villeurbanne a reçu, pour la deuxième fois, la certification Qualiville. Elle est la seule commune du Rhône à obtenir ce label, reconnaissant la qualité de ses services (accueil général, délivrance des cartes d’identité et passeports, élections et état-civil). Décerné par l’Afnor (organisme officiel de certification) après une série d’audits, le label prend en compte une trentaine de critères concernant l’accueil, l’orientation et l’information. En octobre dernier, une enquête, réalisée auprès d’environ 700 personnes venues effectuer des démarches, indiquait que 97 % d’entre elles étaient satisfaites de l’accueil et des réponses apportées. Autre distinction également décernée par l’Afnor, la mention spéciale « Digital » accordée au site Internet www.villeurbanne.fr. La Ville avait obtenu la certification Qualiville pour la première fois en 2012 et c’est à nouveau pour trois ans qu’elle lui est attribuée. n Vite vu, vite lu DISTINGUÉ. Le Sigerly a remis à la Ville le trophée « cadre de vie ». Le Syndicat d’énergies de la région lyonnaise a mis Villeurbanne à l’honneur « pour son action de dissimulation des réseaux visant à améliorer l’esthétique de la commune et la sécurité des usagers ». n LAURÉAT. Michel Vinaver a reçu le Grand prix de littérature dramatique 2015. Le dramaturge Michel Vinaver est le lauréat du grand prix de littérature dramatique pour Bettencourt boulevard ou une histoire de la France, pièce qu’il a écrite, créée au TNP en novembre dernier. n AVANCÉE. La société Axo science, sur le campus de la Doua, est spécialisée dans la création et la production de tests de diagnostic. L’entreprise vient de mettre au point un test permettant de déterminer les groupes sanguins avec une très haute précision. n ENCOURAGÉE. Une équipe composée de huit joueurs de baby-foot, conduite par Noureddine Houcine au sein du Rhône Sportif, a obtenu, en décembre à Paris, la victoire en Coupe de France des clubs qui réunissait 46 équipes. n FÉMINISÉE. Le club des Falcons de Bron-Villeurbanne qui pratique le football américain depuis vingt ans se dote d’une section féminine. Le club avait déjà fait une tentative en 2013. Cette fois, l’équipe est prête ! n NOMMÉ. l’AS Villeurbanne Basket féminin vient de nommer, en plus du président Pierre Coste, Pierre Grall à la présidence déléguée du club qui compte 240 licenciées. Objectif : faire progresser l’ensemble du club et la prometteuse équipe 1. n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 3 interview Jean-Paul Bret, anne maire de Villeurb «L'égalité est un point fixe s L’année 2015 a été marquée par les drames de janvier, avec les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher, et ceux de novembre à Paris. En tant que maire, dans quel état d’esprit abordez-vous 2016 ? Jean-Paul Bret : Si les élus que nous sommes avons choisi l’engagement politique, c’est parce que nous croyons en une société plus juste, plus équilibrée, plus solide. Pareille actualité apporte forcément une nouvelle dimension à notre implication. Il nous revient de garantir, de rassurer, de consolider. Il nous revient d’être, non pas seulement des porteurs de projets mais les garants et les porte-voix de la République. Est-ce pour cela que vous avez choisi de placer vos vœux sous le triptyque de la devise républicaine de liberté, d’égalité, de fraternité ? J.-P. B. : Ce qui nous rassemble doit l’emporter sur ce qui nous divise. Et ce qui nous rassemble, au-delà de nos aspirations politiques, philosophiques ou religieuses, c’est la République. Ici, des générations de femmes et d’hommes ont revendiqué la liberté d’imaginer et de construire la ville autrement. Cette liberté a fait de Villeurbanne une cité à 4 part entière. C’est ce qui nous vaut un centreville exceptionnel, une équipe de basket dans l’élite depuis 60 ans, un Théâtre national populaire. C’est ce qui nous vaut le pôle Pixel ou encore le campus de la Doua, deux joyaux de l’innovation dans leurs domaines. Inventer la fraternité, la conjuguer avec la dignité, c’est ce qui a guidé nos prédécesseurs, c’est ce qui nous guide aujourd’hui encore. C’est ce qui vous pousse aujourd’hui à prendre des positions différentes sur la Métropole ? J.-P. B. : Les projets métropolitains, qui concernent Villeurbanne, doivent être en cohérence avec notre manière de considérer la ville. C’est pourquoi nous avons formé un groupe politique à part entière à la Métropole, pour faire entendre la voix de Villeurbanne et exercer complètement notre libre arbitre. Dans ce débat, nous refusons tout ce qui pourrait ressembler à un nivellement par le bas, où le "moins pour tous " deviendrait la règle dans un souci d’équilibre et d’uniformité. Ma conception de la Métropole est qu’elle doit aider les villes à faire mieux là où, seules, elles seraient plus fragiles. Mais la Métropole échouera si son action revient à affadir leurs ambitions. La nôtre n’est pas de nous opposer, ce qui serait vain. Mais de choisir l’exigence et la liberté. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Match de l'Asvel à l'Astroballe. Jean-Paul Bret, lors de l'hommage aux victimes des attentats, le 8 décembre 2015. Les Invites, en 2015 Le quartier Saint-Jean Le pôle Pixel e sur notre ligne d'horizon» Ma conception de la Métropole est qu'elle doit aider les villes à faire mieux là où, seules, elles seraient plus fragiles. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 L’égalité – article premier de la Déclaration des droits de l’homme – est aussi le principe républicain le plus difficile à atteindre. Comment la Ville en crée-t-elle les conditions ? J.-P. B. : L’égalité est un point fixe sur notre ligne d’horizon. Dans nos dispositifs municipaux, nous agissons pour réduire les inégalités qui viennent de l’origine, du sexe, d’un handicap, de la maladie, du chômage ou de la pauvreté. Avec notre plan d’actions pour l’égalité des femmes et des hommes, nous interviendrons pour battre en brèche les stéréotypes et les préjugés tenaces. Pour favoriser l’accès aux soins, nous engagerons les travaux de la maison pluridisciplinaire de santé des Buers. Une crèche s’ouvrira cette année pour les enfants malades et handicapés, à proximité des hôpitaux. L’inscription, que j’ai moi-même défendue, des Buers et de Saint-Jean dans le programme national de rénovation urbaine permettra d’agir sur le bâti mais aussi sur le cadre de vie, la convivialité et la culture dans ces quartiers. Si ces projets sont différents, s’ils n’ont pas tous la même ampleur, tous sont emblématiques de l’action que nous menons pour plus d’égalité. Depuis des siècles, la fraternité fait partie de l’identité de Villeurbanne. Comment cette valeur reste-t-elle vivante aujourd’hui ? J.-P. B. : La fraternité est le ciment de notre ville. L’accueil est dans sa culture. Villeurbanne compte aujourd’hui 147 192 habitants. Dans cette population, tous les continents sont représentés. La fraternité s’exprime dans de nombreux dispositifs municipaux notamment en faveur des jeunes. C’est important de leur ouvrir la voie dans une société qui marque tant de résistance à leur égard. À la rentrée 2016, des étudiants seront hébergés à la résidence de personnes âgées JeanJaurès en contrepartie de petits services rendus. D’autres pourront bénéficier d’une colocation dans un logement social en échange de leur implication dans le quartier. La fraternité, c’est aussi l’ouverture prochaine, cours Émile-Zola, d’une épicerie sociale et solidaire dont nous avons soutenu la réalisation. Inventer la fraternité, la conjuguer avec la dignité, c’est ce qui a guidé nos prédécesseurs, c’est ce qui nous guide aujourd’hui encore et qui nous place souvent à l’avant-garde sur nos politiques sociales. ■ 5 l’essentiel RecYclAGe Une nouvelle vie pour les déchets de la cuisine centrale SAiNt-JeAN Des habitants initiés aux premiers secours Comment protéger une victime? Alerter les secours? Procéder à un massage cardiaque? Trente habitants et professionnels du quartier Saint-Jean ont bénéficié d’une initiation aux premiers secours. A « ction ne veut pas dire précipitation ! ». Voilà une phrase transposée en actes, au cours des séances d’initiation aux premiers secours, qui ont eu lieu en décembre dernier, à Saint-Jean. Dans la salle de la Maison des services publics, trente personnes du quartier ont participé à l’une des trois séances gratuites, organisées par la Ville. Jeudi 17 décembre, ils étaient douze : habitants, assistantes maternelles, gardiens d’immeubles… partageant un même objectif : pouvoir agir face à une situation d’urgence en gardant son sang-froid. Face à eux, Mohammed Hedadji et Stanislas Nivor, en emplois d’avenir auprès de la direction de la Santé publique de la ville, accompagnés par une formatrice bénévole de la Croix-Rouge (1). Pendant deux heures, les deux jeunes hommes ont inculqué à leur auditoire les notions essentielles des gestes qui sauvent : protéger une victime, alerter les secours, leur transmettre les bonnes informations, installer la victime en position latérale de sécurité, effectuer un massage cardiaque, utiliser un défibrillateur comme celui disponible dans les locaux de la MSP… D’autres actions de ce type sont prévues cette année dans les quartiers de la ville. Parallèlement, Mohammed et Stanislas ont commencé leurs interventions dans les écoles, pendant le temps périscolaire. Les enfants inscrits bénéficient d’un programme qui correspond à l’équivalent du diplôme PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau 1). Un apprentissage qui leur permettra peut-être de sauver des vies et, en tout cas, d’intervenir à bon escient, en attendant les secours. n (1) La Ville et la Croix-Rouge ont signé une convention de partenariat, en novembre dernier, pour mettre en place des formations aux gestes de premiers secours. Nouveauté à la cuisine centrale: les déchets naturels ne partent plus à la poubelle mais sont recyclés dans un composteur. L es déchets organiques produits par la cuisine centrale ne suivent plus le traditionnel circuit de la poubelle et de l’incinération. En janvier, un composteur a été installé dans la cour de l’équipement, où sont préparés les déjeuners des enfants inscrits dans les restaurants scolaires et les crèches, soit environ 6600 repas par jour. L’équipement, situé dans le quartier Saint-Jean, reçoit en moyenne une tonne et demie de légumes et deux tonnes de fruits par semaine. Sur ces quantités, 30 à 50 kilos de déchets et d’épluchures trouvent désormais le chemin du composteur, dont la capacité est de 1000 litres. Après une phase de maturation d’environ huit mois, le contenu sera tamisé et l’opération permettra d’obtenir 25 kilos de terreau. Une transformation en engrais naturel qui servira à nourrir les plantes des environs ! n GRATTE-CIEL CENTRE-VILLE : REPRISE DE LA PARTICIPATION 70 personnes se sont réunies le 12 janvier au Palais du travail pour parler du projet Gratte-Ciel centre-ville. Si l’heure n’est plus à la concertation sur le projet urbain dont les fondamentaux sont désormais connus et validés, le dialogue continue autour de trois thématiques : vivre les espaces publics, habiter les Gratte-Ciel, animer le temps du chantier. Chaque thème a pu être détaillé et débattu par les participants organisés en groupes de travail. Un "bar à vin", une "librairie", une "radio des Gratte-Ciel", des "matériaux de construction sains", des "jardins partagés", etc. sont autant d'idées qui ont fusé. n 6 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 ©Xilam animation RelocAliSAtioN Xilam animation pose ses valises à Villeurbanne La société française de production de films d’animation, Xilam, a choisi le pôle Pixel pour ouvrir un nouveau studio en France dès le mois de mars. Cette installation – qui devrait entraîner la création de plus de 100 emplois – s’inscrit dans le cadre d’une relocalisation de la production dans l’hexagone. P our Marc du Pontavice, fondateur et dirigeant de Xilam, le rapatriement de la majeure partie de la production de Xilam était devenu une évidence. « Plusieurs facteurs favorables se sont conjugués. Le rapport qualité/ prix est de moins en moins bon en Asie. Or dans nos métiers, si l’on n’est pas au top, on n’y arrive pas. Par ailleurs, dans le secteur de l’animation, les nouveaux logiciels et l’amélioration des organisations permettent de réaliser de vrais gains eN cHiffReS 1999 : création de Xilam 1500, c’est le nombre d’épisodes au catalogue de Xilam. 350 personnes employées dont 250 artistes. 3 studios : Paris, Hô-Chi-Minh Ville (Vietnam) et Villeurbanne. de productivité. Enfin, les mesures gouvernementales actuelles, entre réforme du CNC (Centre national du cinéma) et du crédit d’impôts, soutiennent cet investissement de taille. Rapatrier les studios en France fait sens. » Cette relocalisation consacre le retour des productions tricolores dans l’hexagone : dans ce secteur en forte croissance où la compétition fait rage entre studios, le niveau de créativité et d’exécution doit être irréprochable. Avec cinq séries en cours de fabrication, Xilam – à qui l’on doit notamment Oggy et les cafards – entend ainsi sécuriser sa production. Dans ce contexte, le choix de Xilam s’est arrêté sur Villeurbanne et Pixel. « La région dispose d’un vrai bassin de talents, indispensable pour créer 80 emplois au démarrage et 120 en trois ans. Entre la Doua et l’école Émile-Cohl, nous avons accès à un écosystème de formation qui va permettre de recruter beaucoup de juniors. » Et la région est attractive pour les cadres parisiens qui rejoindront le studio. « Quant à Pixel, c’est le lieu idéal pour ne pas avoir à tout créer : on s’insère dans un pôle dédié à nos métiers des industries créatives de l’image, avec plus de cent entreprises du secteur. » Le futur studio villeurbannais produira deux premières séries télévisées : Paprika pour France Télévisions, destinée aux 3-6 ans, et Magic pour Gulli, destinée aux 6-11 ans. n ANNiVeRSAiRe L’Asul en forme pour ses 80 ans! L ’ Asul, Association sportive universitaire lyonnaise, qui compte parmi les plus importants et anciens clubs multisports de l’agglomération, a fêté ses 80 ans. Les Asulistes étaient nombreux au Carré de Soie, le 4 décembre, pour souffler les bougies autour de la présidente de l’association, Monique Paulou. Avec 3650 licenciés à Villeurbanne, parmi ses 5502 licenciés, l’Asul permet la pratique de 16 disciplines sportives, dans quatre communes. Le succès de l’Asul a conduit à l’indépendance des sections qui possèdent chacune une présidence. L’Asul générale a développé Asul vacances qui accueille annuellement 1100 enfants, de 3 à 17 ans, pour de l’éveil sportif par exemple, ou des séjours à thème : course d’orientation, spéléologie, etc. « Quant à l’Asul sport-loisirs, elle permet de mêler les générations autour d’un même sport, comme la randonnée familiale, le tennis de table ou la pétanque », précise le directeur Pascal Leonforte. Basée rue Pierre-Baratin, l’Asul est une octogénaire qui va bien. n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 7 l’essentiel En prêtant un peu attention lors de nos balades urbaines dans les parcs ou sur les berges du Rhône par les fortes chaleurs estivales, un son se fait entendre… Oui, cela ressemble fort aux cigales, mais que font-elles ici ? Ces insectes, dont le chant typique produit par les mâles pour attirer les femelles, et dénommé "cymbalisation", nous rappellent nos vacances sur la Côte d’Azur. Doit-on y voir un effet du dérèglement climatique ? À l’instar d’autres espèces, quelques cigales moins exigeantes en chaleur remontent la vallée du Rhône jusque dans notre agglomération, voire plus au Nord en s’implantant dans les coins les moins froids et souvent en restant dans les vallées. Les îlots de chaleur urbains profitent aussi à ces espèces méditerranéennes. Elles sont de précieux indicateurs pour apprécier les modifications climatiques. Il suffit pour cela de suivre leur progression vers le nord ou en altitude. D’autres espèces, actuellement limitées à la basse vallée du Rhône, pourraient faire leur apparition dans les années à venir. Ouvrons l’œil… ans le cadre du projet européen Primes qui vise le développement d’achats durables par les collectivités publiques, un groupe de douze personnes de huit pays européens est venu, le 26 novembre, découvrir la manière dont Villeurbanne g è re s a f l o t t e d e v é h i c u l e s. De u x i è m e v i l l e d e l’agglomération, Villeurbanne compte 254 véhicules dont 31,5 % en énergie propre : électrique, hybride ou au gaz. La Ville dispose également de 200 vélos de service pour les trajets les plus courts. n ©Alain Gullemaud DES CIGALES CHEZ NOUS ? C’EST DÉJÀ UN PEU LE SUD… D ©LeVellave z VU EN VILLE ! Le parc auto de Villeurbanne étudié par des pays européens 125 sous-vêtements neufs C’est le nombre de kilos de par l’association ou en très bon état collectés la rue, pendant le marché villeurbannaise Les Amis de seront remis tout au long de Noël des Gratte-Ciel. Ils sans domicile fixe soutenues de l’année aux personnes re solidaire. par l’équipe de cette structu RENCONTRE AVEC L’ILLUSTRATRICE CLAIRE CANTAIS Claire Cantais, auteure, illustratrice est l’invitée d’honneur de la Fête du livre jeunesse qui aura lieu les 2 et 3 avril. Elle a déjà rencontré les élèves de l’école primaire Jules-Ferry, dans le cadre d’une résidence de trois semaines financée par la Ville et organisée en deux phases. L’auteure a invité les enfants à travailler sur le portrait, le livre, les jeux et les couleurs autour de ses albums jeunesse, puis du thème "Je (u) en construction". DES ENFANTS DE L’ÉCOLE JEAN-ZAY INITIÉS À LA GRAVURE le cHiffRe 147 192 Croquis d’une cigale, juillet 1888, par Vincent van Gogh. rubrique réalisée avec la Frapna : www.frapna.org – 22 rue edouardaynard – tél. : 04 37 47 88 50 8 C’est le nombre d’habitants de Villeurbanne au 1er janvier 2013. Source Insee, Institut national de la statistique et des études économiques. C’est une exposition pas comme les autres qui s’est tenue sur les murs de l’Urdla, avant les vacances de Noël. Les œuvres affichées ont été créées par une quinzaine d’enfants de l’école Jean-Zay, dans le cadre du temps périscolaire. Cette exposition est le fruit du travail qu’ils ont mené avec le centre d’art contemporain dédié à l’estampe, pendant douze séances. Entourés d’ateliers d’impression et de presses anciennes, les enfants ont découvert les différentes techniques de l’estampe et se sont initiés à la gravure sur linoléum, guidés par Lucie Chaumont, artiste éditée par l’Urdla. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Ville DURABle et SoliDAiRe Les projets urbains des Buers et Saint-Jean soutenus par l’État Les projets de requalification urbaine des quartiers Buers et Saint-Jean bénéficieront d’un financement par le Programme d’investissements d’avenir "ville durable et solidaire". L e Programme d’investissements d’avenir "ville durable et solidaire" permet d’accompagner des projets innovants – avec une dimension technique et sociale – qui visent à améliorer le cadre de vie des habitants : rénovation du bâti, gestion des flux, de l’énergie et de la mobilité. Les projets de requalification des quartiers Buers et Saint-Jean bénéficieront d’une participation de l’État à hauteur de 150 000e. Ils visent à améliorer le « reste à vivre » en réduisant les charges des locataires (réhabilitation énergétique engagée par le bailleur, actions autour de la valorisation des encombrants…), à développer les déplacements doux, à améliorer l’environnement et préserver la santé des habitants (dispositifs de ventilation améliorés dans les logements, étude sur la "capture" des effets polluants et sonores du périphérique…). Ces projets mobilisent plusieurs partenaires (collectivités locales, bailleur social, Observatoire régional de la santé et les acteurs sociaux du territoire). Fin 2016, la Ville présentera un plan d’actions opérationnelles et signera une convention-cadre avec l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine). n BIEN MANGER EN S’AMUSANT C’est un projet en plusieurs temps avec un même objectif : apprendre à manger équilibré en éveillant ses papilles ! Le programme « Mangeons sain, vivons bien » s’est déroulé en partie pendant les vacances de Noël, où une quinzaine d’enfants, entre 8 et 13 ans, a participé à un atelier goûter (et dégustation), dans la cuisine du centre social des Buers. Au menu : confection de verrines de fruits, de pain perdu ou de pop cakes au chocolat. Ce programme est animé par Céline Leprince, diététicienne, et financé par l’Agence régionale de santé. Une centaine d’enfants, inscrits dans les centres sociaux des Buers, de Saint-Jean, de Charpennes-Tonkin et à la maison sociale de Cyprian-les Brosses, y participent. D’autres actions suivront : ce mois-ci, tournage de publicités sur l’alimentation et l’environnement. cité é la journée de la laï L’école Berthelot a fêt bré célé ont nts igna Berthelot et leurs ense Les 560 élèves du groupe scolaire la laïcité, mercredi 9 décembre. avec enthousiasme la journée de ont chanté de drapeaux tricolores, les enfants Dans la cour de l’école, pavoisée rs d’ateliers… cou au isés , montré leurs dessins réal la Marseillaise, récité des poèmes ités activ des à icipé et de l’élémentaire ont part Les 22 classes de la maternelle orts ots f les m ont ité s égalité, fraternité, laïc correspondant à leur âge. « Liberté, urs vale , des nces ffére fants, que malgré leurs di de cette journée. Montrer aux en ransmettre essentiel et c’est notre devoir de t araît us p communes les unissent, no entaire élém le l’éco Bobichon, directrice de ces valeurs », a souligné Christilla ra sur un mur reste bre, d’ar e la République, en form depuis deux ans. Une fresque de e… cette journée citoyenn de la cour, souvenir et symbole de VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 9 l’essentiel tRAVAUX Trois nouveaux restaurants scolaires bientôt en (self) service Trois nouveaux restaurants scolaires seront bientôt prêts à entrer en service et l’extension de la maternelle Jean-Moulin prend forme. L’année 2016 sera riche en transformations dans les écoles. L es premiers mois de l’année voient s’accélérer la livraison de bâtiments scolaires, notamment du côté des restaurants. Après celui du groupe scolaire Lakanal en octobre dernier (cf. photo), c’est au tour de celui de l’école Berthelot d’ouvrir le bal ce mois-ci. Suivront, en mars, l’ouverture du restaurant scolaire du groupe scolaire JulesGuesde et, en avril, celui de l’école ErnestRenan nord, qui n’en avait pas jusqu’alors. Tous différents, ils ont cependant en commun d’augmenter la capacité et les conditions d’accueil, avec la généralisation du système de self pour les enfants d’élémentaire. Partout, les petits de maternelle disposent d’une salle qui leur est réservée. Les architectes de chaque projet privilégient l’éclairage naturel, le confort acoustique, la recherche esthétique, la fonctionnalité et les facilités de déplacements. La performance énergétique et, bien sûr, la qualité et la pérennité des matériaux et du mobilier font également partie des exigences. Parmi les projets majeurs en cours, la restructuration du groupe scolaire Jean-Moulin, dans le quartier des Buers, avance peu à peu. Le restaurant a ouvert à la rentrée 2015 et c’est au tour des travaux de l’extension de la maternelle d’arriver à leur terme. À la rentrée des vacances d’hiver, quatre salles de classe, deux salles de repos et une salle des maîtres seront terminées. Il faudra attendre la rentrée de septembre pour que tout le chantier de la maternelle soit achevé, avec ses onze classes regroupées au sein d’un même bâtiment. Les espaces libérés vont permettre une meilleure organisation de l’école élémentaire et l’ensemble de cette vaste restructuration, commencée en juin 2014, sera terminée pour la rentrée 2016… Cette année, 16,75 millions d’euros sont consacrés à l’éducation, priorité de la Ville, et 75 millions seront affectés à ce secteur, d’ici à 2020. n ©Alain Guillemaud ÉcoleS Dans la classe de Guillaume Ovize, enseignant en CP-CE1 à l’école Château-Gaillard. 10 Le vidéoprojecteur interactif gagne du terrain Les VPI (vidéoprojecteurs interactifs) ont fait leur entrée en avril dernier dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville. Cet outil pédagogique permet de projeter toutes sortes de documents, sur un tableau blanc, sur lequel les élèves peuvent agir : surligner, couper, déplacer, colorier… Son utilisation s’adapte à toutes les matières et permet de gagner du temps « et d’en passer davantage à aider les enfants », souligne Guillaume Ovize, enseignant en CP-CE1 à l’école Château-Gaillard… Les groupes scolaires Château-Gaillard et AntoninPerrin sont pilotes dans ce domaine et, d’ici à 2020, la Ville équipera les 24 groupes scolaires, à raison de cinq par an. En 2016, ce sera au tour des écoles Édouard-Herriot, Saint-Exupéry, Louis-Armand, Jean-Moulin (élémentaire) et de la maternelle Jacques-Prévert d’en bénéficier, pour un budget annoncé de 270 000 euros. n eN BRef DEVENEZ SENTINELLE DE L’ENVIRONNEMENT ! Le dispositif Sentinelles de l’environnement, créé en 2009 par la Frapna (Fédération RhôneAlpes de protection de la nature), se dote d’un nouvel outil : un site web cartographique et participatif, permettant de signaler, en envoyant une photo, toute atteinte à l’environnement (décharge sauvage, pollution de cours d’eau…). www.sentinelleenvironnement.fr RECENSEMENT DE LA POPULATION : C’EST PARTI ! Trente-trois agents recenseurs investissent actuellement Villeurbanne pour recenser 8 % des logements de la ville, soit environ 6 600 habitants, répartis dans chaque quartier. Organisé du 21 janvier au 27 février, le recensement de la population est piloté par l’Insee, Institut national de la statistique et des études économiques. Il ne concerne plus l’ensemble de la population depuis 1998. Des échantillons de personnes servent désormais de base de travail à l’Insee. Les Villeurbannais recensés en 2016 ont reçu une lettre du maire afin de les prévenir de la venue d’un agent recenseur, muni d’une carte officielle. En cas de doute lors d’un démarchage à ce sujet, il est préférable de se renseigner auprès de la mairie. DIRECTION DE L’ÉDUCATION, NOUVEAUX HORAIRES POUR LES FAMILLES Les horaires d’ouverture du service Relations aux familles ont changé et, depuis le 4 janvier, le public est accueilli le lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h, le mercredi de 13 h 30 à 17 h. Ce service, situé au rez-de-chaussée de la mairie annexe, 52 rue Racine, traite notamment les inscriptions scolaires et périscolaires (restauration scolaire et accueil du soir) et le paiement de ces activités et services. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 iNteRVieW Canal hydraulique de simulation de l'Irstea. Pascal Boistard, directeur régional d’Irstea Lyon-Villeurbanne L’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) dispose d’un centre de recherche à deux encablures du campus de la Doua. Certains de ses programmes ont été intégrés à un ouvrage destiné à soutenir les territoires face aux conséquences du changement climatique. Éclairage. L’Irstea a diffusé auprès des collectivités, un livret(1) proposant des résultats de recherche pour s’adapter au changement climatique. Comment le centre de LyonVilleurbanne a-t-il contribué à cet ouvrage ? Pascal Boistard : Irstea LyonVilleurbanne se consacre à la thématique de l’eau. Mieux gérer les ressources, réduire les impacts des rejets polluants sur les écosystèmes, diminuer la vulnérabilité aux risques l’impact du changement climatique sur les rivières alpines. Autre domaine : l’observation des rivières intermittentes, soit la moitié du réseau hydrographique mondial. Sous l’influence du changement climatique, la durée et la fréquence de leur assèchement augmentent. Irstea coordonne un projet international pour mieux les comprendre. En complément, un programme participatif « 1 000 rivières intermittentes », initié par l’un de nos chercheurs, mobilise les chercheurs à travers le monde. «Le changement climatique questionne la façon de conduire la recherche» ZooM SUR L’IRSTEA Irstea, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, est un établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST). Il est placé sous la double tutelle des ministères de la Recherche et de l’Agriculture. Ses activités de recherche et d’expertise, pluridisciplinaires, sont tournées vers l’action et l’appui aux politiques publiques dans les domaines de l’eau, des écotechnologies et des territoires. Irstea est membre fondateur de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement (AllEnvi) et labellisé Institut Carnot depuis 2006. 1 750 personnes travaillent à Irstea, qui dispose d’un budget de 155 millions d’euros. L’institut s’organise autour de neuf centres régionaux, dont trois en région Rhône-Alpes-Auvergne. Le centre de Lyon-Villeurbanne emploie 230 personnes environ, dont 120 permanents. n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 (crues, inondations, sécheresse)… Le changement climatique n’est donc pas une entrée directe, mais plutôt un facteur qui éclaire nos projets et leurs résultats. Nous avons contribué à l’ouvrage par le biais de certains de nos programmes dans lesquels le changement climatique joue un rôle. De quelles recherches s’agit-il ? P.B. : Les conséquences du réchauffement climatique sont réputées générer plus d’événements extrêmes comme les tempêtes, les crues et les inondations. Le centre de Lyon-Villeurbanne dispose de deux canaux hydrauliques pour simuler les écoulements d’eau et les transferts de solides. Ces travaux permettent de proposer aux territoires des méthodes de prévision, d’adaptation et de lutte contre les phénomènes extrêmes. Irstea a aussi participé au projet européen AdaptAlp, qui évalue Plus largement, comment les recherches menées au sein d’Irstea concourent-elles aux politiques publiques ? P.B. : Nous étudions les mécanismes de transfert de pesticides pour proposer des préconisations d’organisation des zones tampons afin de mieux protéger les cours d’eau. Nous travaillons sur le traitement des eaux en partenariat avec le Grand Lyon depuis 35 ans pour l’aider à optimiser ses solutions. Un hall d’expérimentation a même été intégré à la station d’épuration de la Feyssine. Enfin, l’un de nos chercheurs est à l’origine d’une technologie d’épuration avec "filtre planté de roseaux" qui équipe aujourd’hui 90 % des petites stations. n (1) Changement climatique, changement global : 55 résultats de recherche au service des territoires. Irstea. 11 en vue Budget 2016, la créativité dans la contrainte Le budget 2016 a été adopté en conseil municipal le 14 décembre dernier. D’un montant de 172,4 millions d’euros, il témoigne de choix politiques ambitieux. Compte tenu de la baisse des dotations de l’État, Villeurbanne a élaboré une stratégie pluriannuelle pour dégager des économies, sans dégrader la qualité du service public. Traduction concrète de ce travail de fond : Villeurbanne parvient à maintenir un investissement important (52 millions d’euros, en hausse de 20 %) sans augmenter la fiscalité. L a préparation du budget 2016 a été un travail d ’ é q u i l i b r i s t e . To u t en maintenant le cap d’un investissement de 200 millions d’euros sur l’ensemble du mandat, il a fallu composer avec deux contraintes : la baisse des dotations de l’État d’abord, qui se poursuivra jusqu’en 2019. Mais aussi la contrainte "positive" de la démographie. « Notre population croît d’environ 1,4 % par an, soit le taux le plus élevé de la région », soulignait le maire, Jean-Paul Bret, en présentant le budget. Les politiques publiques doivent s’adapter à cette donne particulière : l’éducation et la petite enfance sont donc en toute logique les priorités pour 2016. « Les élus et les services ont fourni un travail d’excellence afin de rechercher des économies dans le cadre d’une stratégie pluriannuelle, souligne Prosper Kabalo, adjoint aux Finances. Nous avons été guidés par la volonté de faire aussi bien, mais différemment. » En s’appuyant sur sa bonne situation financière et un taux d’endettement très bas, la Ville a entamé une démarche de restriction de ses dépenses de fonctionnement (-1,6 % par an jusqu’en 2019). Cela passe par la baisse du coût des services (économies d’énergie, groupements d’achats, etc.), la recherche de nouvelles recettes (comme la tarification différenciée des piscines pour les non- MAISON BERTY-ALBRECHT : RESTRUCTURATION ET MISE EN ACCESSIBILITÉ La Maison Berty-Albrecht met à disposition des salles de réunion ou d’activités. Le projet d’aménagement, initialement prévu sur le seul bâtiment associatif, a été élargi aux locaux libérés par le déménagement du Relais assistants maternels Jean-Epstein. La restructuration prévoit la mise en accessibilité des bâtiments, la création d’un ascenseur extérieur et une augmentation de l’offre de salles. L’opération s’élève à 308 000 euros, et les travaux s’achèveront en novembre 2016. 12 Villeurbannais), les partenariats extérieurs, ou encore un plan d’économies dans le domaine de l’événementiel (suppression du feu d’artifice du 13 juillet, organisation une année sur deux des Invites). La Ville a aussi « entamé un plan de lutte contre le gaspillage dans les restaurants scolaires, explique le maire de la Ville. Il s’agira d’acheter plus en lien avec la consommation réelle mais aussi de privilégier des produits frais et locaux. » Quant à la masse salariale, sa progression est très limitée en 2016 (+ 0,94 %), avec néanmoins 22 créations de postes. Cet ensemble de mesures permet la maîtrise des dépenses de fonctionnement, en baisse pour la première fois à Villeurbanne (- 0,23 %). n Le budget 2016 prévoit de beaux projets, comme la promotion de la solidarité intergénérationnelle grâce à l’hébergement d’étudiants dans la résidence pour personnes âgées Jean-Jaurès ; la mise en place d’un portail collaboratif pour les associations, ou encore la création d’une maison de santé aux Buers. Il verra aussi le lancement des aménagements des projets urbains du Terrain des Sœurs, des Zac Villeurbanne-La Soie et Gratte-Ciel centre-ville." ProsperKabalo, premieradjoint enchargedesFinances. UNE CRÈCHE POUR LES ENFANTS MALADES Les Pep’itous, structure petite enfance accueillant des enfants handicapés, gérée par l’Adpep 69 (Association départementale des pupilles de l’enseignement public du Rhône) avec le soutien de la ville de Villeurbanne, va accueillir aussi des enfants malades. Sur les 24 places que compte la crèche, 8 seront réservées aux enfants handicapés et 8 aux enfants malades. Les Pep’itous sera la première structure de la région à accueillir des enfants malades en dehors de l’hôpital. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 1,1 million d’euros inscrits pour la construction d’un jardin d’enfants destiné aux 2-4 ans dans la cour de l’école Louis-Pasteur. 16,75 millions d’euros dédiés aux équipements, aux travaux et aux extensions dans les écoles. Les groupes scolaires Marcellin-Berthelot, Jules-Guesde et Jean-Moulin seront complètement restructurés. 5,51 millions d’euros consacrés à l’aménagement des équipements sportifs, dont 2 millions inscrits au budget 2016 pour la poursuite de la restructuration du centre nautique Etienne-Gagnaire. 270 000 euros pour poursuivre l’installation de vidéoprojecteurs interactifs dans cinq nouveaux groupes scolaires. 880 000 euros 400 000 euros pour les travaux d’aménagement des 6 400 m2 du jardin du Rectorat. Ouverture prévue en juin 2016. pour le traitement thermique des façades du gymnase Eugène-Fournière. Une parcelle de 2 000 m2, mitoyenne du parc Chanteur qui en compte déjà 4 700, va être aménagée cette année pour un budget global de 500 000 euros. Cette opération prévoit la mise en place d’une aire de fitness de plein air de 300 à 400 m2, dotée d’agrès sportifs. Elle sera installée en vitrine afin de mettre en scène la pratique sportive et de l’intégrer dans un espace de promenade au sein du parc. Une nouvelle allée avec une rampe en pente douce permettra de traverser les différents espaces de l’extension qui inclura une prairie, l’aire de fitness, une pelouse, des espaces de discussions, un espace boisé… Un jardin aromatique longera le parcours. Les travaux débuteront au printemps 2016 pour environ 6 mois. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 ©DR LE JARDIN CHANTEUR ÉTENDU 13 en vue 14 VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016 En bonne santé pour bien réussir à l’école Une équipe de professionnels veille sur la santé des écoliers villeurbannais, de la grande section de maternelle au CM2. Outre les missions traditionnelles de dépistage, les médecins et infirmières scolaires mènent des actions de prévention, dont les principaux objectifs sont de lutter contre les inégalités et favoriser la réussite à l’école. V illeurbanne fait partie de la dizaine de villes françaises à conserver un service municipal de santé scolaire en y consacrant plus de 700 000 euros par an, là où la plupart des communes laissent l’Éducation nationale remplir ce rôle. La différence ? Une présence quotidienne de douze infirmières scolaires dans toutes les écoles et davantage de moyens affectés aux écoles des quartiers défavorisés. « La lutte contre les inégalités sociales de santé est au cœur de notre métier et, dans cette optique, nous pratiquons l’universalisme proportionné, indique le Dr Pascale Colom, responsable de la direction de la Santé publique, à la ville de Villeurbanne. C’està-dire que notre présence et nos missions existent dans toutes les écoles mais sont accrues auprès des enfants issus de milieux sociaux et économiques défavorisés, qui ne bénéficient pas toujours du suivi nécessaire. » Cela est particulièrement vrai pour le dépistage infirmier en grande section de maternelle : tous les VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016 enfants sont concernés (plus de 1 800 petits Villeurbannais), mais ceux qui montrent un retard de langage, des difficultés d’attention ou des troubles de la vue sont orientés vers une prise en charge médicale ou rééducative, avec un accompagnement des familles, si besoin. « La maîtrise de la phonologie, le langage oral et l’attention visuelle sont des bons points pour l’apprentissage de la lecture », résume le Dr Fabienne Beynel-Mélinand, l’un des trois médecins scolaires. Plus les obstacles sont dépistés tôt, plus les moyens de les réduire peuvent porter leurs fruits. « La rencontre avec les parents est un espace de parole et un temps précieux pour faire passer des messages, les conseiller, les encourager à raconter des histoires, à emmener leur enfant à la médiathèque, à jouer avec lui… Nous abordons les rythmes de vie, le sommeil, l’alimentation, le comportement… Je me sens vraiment utile et à ma place dans cette proximité avec les parents. » En C E 2, une co ns ulta tio n, collectif « À six ans, on peut se laver seul ! » Face à la vingtaine d’élèves de CP de la classe de Brigitte Ciclet, à l’école Lazare-Goujon, Isabelle Défossé, infirmière scolaire, expose le sujet du jour : l’hygiène. « À quoi ça sert de se laver ? ». Les enfants lèvent le doigt et participent avec enthousiasme : « Pour tuer les microbes ! Pour sentir bon ! ». Quelques messages passent : mieux vaut prendre une douche plutôt qu’un bain, la bonne manière de bien se laver, à 6 ans on peut le faire tout seul, les cotons-tiges c’est interdit… Tout est expliqué simplement, avec des mots et des gestes que tous comprennent. Cette séance s’inscrit dans le programme de promotion de la santé "Je prends soin de moi". Elle est la troisième de l’année après "Je grandis" et "Les besoins". Pour Brigitte Ciclet, cette collaboration est positive : « J’apprécie particulièrement la séance sur les qualités et l’estime de soi, beaucoup d’enfants ont besoin d’être rassurés à ce propos… » À la fin de la séance, les enfants remplissent une fiche récapitulative qu’ils montreront à leurs parents. Isabelle Défossé, habituée à animer ces rencontres, souligne : « À partir de 6 ans, les enfants peuvent être acteurs de leur santé et accéder à un début d’autonomie. » n 15 en vue La prévention des caries passe aussi par l’école la prévention En matière de santé bucco-dentaire, udes prend tout son sens et les bonnes habit ts lourds men traite des ter d’évi ent souv t permetten bénévoles et coûteux. Une douzaine de dentistes les visites intervient en CM1 dans les écoles où ques. Outre chez le dentiste ne sont pas systémati nel explique l’examen bucco-dentaire, le profession pas faire aux enfants tout ce qu’il faut faire et ne pour éviter les caries. effectuée par une infirmière, a lieu dans une dizaine d’écoles des quartiers en difficulté. Et, tout au long de la scolarité, le médecin peut voir les enfants, avec leurs parents, à la demande de l’enseignant. L’objectif idéal est celui de la santé définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir : un état de bien-être complet, comprenant l’état physique, mental, social… « Un enfant qui se sent bien dans son école et à la maison se trouve dans de bonnes conditions pour apprendre et, à notre niveau, nous apportons une pierre à cette construction », ajoute le Dr BeynelMélinand. Présence forte auprès des équipes pédagogiques, conseil technique pour les troubles des apprentissages, orientation et soutien en matière de protection de l’enfance… Pour Christelle de Saint-Jean, directrice de l’école Saint-Exupéry, la présence d’une infirmière, "personne-ressource" au sein de l’école, est primordiale. « En tant qu’enseignants, notre regard sur les enfants manque parfois de recul et le personnel médical dispose d’autres outils d’analyse que les nôtres. Ce regard extérieur est complémentaire et offre une approche différente ». Sylvie Renard, l’une des 16 douze infirmières scolaires, se félicite, elle aussi, de la bonne cohésion d’équipe et des liens tissés avec les enseignants au sein des établissements. Cette professionnelle, venue du milieu hospitalier, partage ses 39 heures de travail hebdomadaires entre les groupes scolaires ChâteauGaillard et Saint-Exupéry. Pour elle, « tout repose sur la confiance qui s’installe avec les enfants : on les suit de l’âge de 5 à 10 ans, ils savent qu’ils peuvent nous parler La prévention, si elle intervient tôt, est plus efficace." de leurs bobos ou de leurs peurs et ils viennent me voir facilement. Je les écoute beaucoup, les rassure et les apaise et je m’adresse aux parents si c’est nécessaire. Avec eux aussi, les liens doivent se construire, il faut parfois du temps pour qu’ils franchissent le pas de se rendre chez un spécialiste ou au Centre médico-psychologique ». Autre mission du service de santé scolaire : la mise en place, à chaque rentrée, d’un projet d’accueil individualisé (PAI) p ou r le s e n fant s s ouff ra nt d’asthme, d’allergies, de diabète ou d’autres maladies chroniques. DÉPISTAGE : DÉCELER LES FREINS AUX APPRENTISSAGES Raphaël chausse des lunettes de pirate pour lire à cinq mètres. Raphaël répète « Le gros dragon traverse la rivière ». Raphaël s’équipe d’un casque et doit identifier les bruits qu’il entend… Guidé par Marie-Jo Bravais, infirmière scolaire, le petit garçon de 5 ans, élève de grande section de maternelle à l’école Descartes, passe plusieurs tests conçus sous forme de jeu, destinés à évaluer sa vision, son audition, son niveau de langage, sa compréhension, son sens de l’équilibre… Comme lui, tous les petits Villeurbannais inscrits en grande section de maternelle ont droit à cette visite de dépistage ; le médecin prend ensuite connaissance des résultats et effectue un bilan approfondi, si nécessaire. « Ce rendez-vous obligatoire précédant l’entrée au CP occupe une place centrale dans le parcours scolaire, constate Marie-Jo Bravais, et se prépare en lien étroit avec l’enseignant qui connaît bien les enfants. Cette approche individuelle permet de déceler très tôt ce qui pourrait freiner l’acquisition des futurs apprentissages, lecture en tête ». Si besoin, les équipes médicales préconisent des solutions et orientent les parents vers des spécialistes, orthophoniste ou autre. La visite médicale proprement dite a lieu également dans l’année, en présence des parents. n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 cAfÉS DeS PAReNtS La parole en toute liberté Les écoles Château-Gaillard, Albert-Camus, Léon-Jouhaux, Jean-Moulin, Croix-Luizet ou Saint-Exupéry ont en commun d’avoir ouvert un Café des parents, à raison d’environ cinq rendez-vous par an. À l’école élémentaire SaintExupéry, le premier a eu lieu le 20 novembre, de 8 h 30 à 10 h. La directrice, Christelle de SaintJean, est très satisfaite de l’expérience : « Une vingtaine de personnes y a participé, de manière libre et égalitaire. On a parlé de tout en dehors des problématiques personnelles : collège, orientation, activités extérieures… C’est une autre relation qui se construit dans ce lieu qui est vraiment celui des parents. » Parmi les accueillants, on trouve des enseignants, des animateurs de centres sociaux et une infirmière scolaire. « Nous avons un rôle de facilitateur même si cette initiative revient aux écoles », précise Alain Ballesta, infirmierpuériculteur, coordinateur à la direction de la Santé publique. n Les enfants inscrits à Pass’Sport santé, dans la cour de l’école Château-Gaillard. PASS’SPoRt SANtÉ BoUGer, c’eSt Bon PoUr la Santé La lutte contre le surpoids et l’obésité fait partie des missions du service municipal de Santé scolaire. La Ville a ainsi mis en place, en 2009, un programme destiné aux enfants en surpoids et qui ne pratiquent pas d’activité physique. Pass’Sport santé a pris son essor et plus d’une cinquantaine d’enfants de CM1 et CM2, aiguillés par les infirmières scolaires, y participent gratuitement, le mercredi après-midi. Encadrés par un animateur sportif de la Ville, ils découvrent et pratiquent plusieurs disciplines : biathlon, accrosport, ultimate, badminton, roller… Ces séances sont complétées par des temps d’échanges avec une diététicienne, chargée de les sensibiliser à l’équilibre nutritionnel. « Les parents sont bien impliqués dans cette action, souligne Corinne Bernard, chargée de projets à la direction de la Santé publique. L’objectif est que leurs enfants puissent ensuite s’inscrire à une activité et que les comportements changent, ce qui est déjà le cas en matière d’alimentation, où l’on repère d’autres façons d’acheter, davantage de fruits et de légumes et moins de boissons sucrées, par exemple… » n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Nous avons choisi de mettre davantage de moyens dans les écoles en difficulté. L’équité est de donner plus à ceux qui ont moins, afin de lutter contre les inégalités sociales de santé et, par ricochet, contre l’échec." AgnèsThouvenot, adjointeencharge delaSanté. L’an dernier, ils étaient environ 400 inscrits dans ce dispositif, établi en lien avec le médecin traitant, l’équipe éducative et les enseignants. Depuis la rentrée, les coordonnateurs périscolaires sont impliqués et ont été formés aux gestes de premiers secours. De même, les équipes sont impliquées dans l’intégration des enfants porteurs de handicap et participent au choix des aides humaines et matérielles nécessaires. Outre ces actions individuelles, le ser vice de santé scolaire mène des actions collectives, en partenariat avec les enseignants. Deux programmes de promotion de la santé existent en CP et cours moyen depuis 1999. « Ils visent à apprendre à l’enfant à mieux se connaître, à améliorer ses relations à l’autre et à se donner les moyens d’agir sur son environnement pour promouvoir sa santé, dès le plus jeune âge. La prévention, si elle intervient tôt, est plus efficace », résume le Dr Pascale Colom. Au CP, cinq séances d’une heure portent sur les sujets suivants : le sommeil, l’hygiène, les besoins vitaux, les qualités et "je grandis" (cf. encadré page 15). Au cours moyen, le sujet des conduites addictives ou celui de la puberté sont abordés. « Les enfants s’expriment et cela permet d’apprendre le respect des différences et des autres », souligne Marie-Jo Bravais, infirmière dans les écoles Lakanal, Descartes et Truffaut. « Tout ce que nous faisons se fait sans bruit et ne peut pas toujours se chiffrer. C’est un travail de fourmi, un parcours de longue haleine au jour le jour, pour aujourd’hui et pour demain », conclut le Dr Fabienne BeynelMélinand. n 17 vu n 15/12/2015 Médailleur-graveur, un métier rare Encore un artisan villeurbannais dont l’atelier est bien caché… Nicolas Salagnac est médailleur. Graveur sur acier, pour mieux faire comprendre ce métier atypique et méconnu. Ce quadragénaire a eu la révélation à la réputée école Boulle, de Paris. « Le collège ne m’intéressait pas, mais un professeur d’arts plastiques m’a soutenu et j’ai finalement trouvé ma voie dans ce métier si rare ! », résume Nicolas Salagnac, entouré de ses outils en bois et acier, aux noms précis : onglettes, ciselets, burins, échoppes. Entre artisanat et art, penché sur sa table, il dessine et réalise des médailles pour des institutions, comme le Sénat ou l’ONU, pour des lieux emblématiques du patrimoine français comme le château de Versailles, ou encore pour des figures ou des événements de la gastronomie, parmi lesquels un certain Monsieur Bocuse. « Avoir remporté le concours de Meilleur ouvrier de France en 2000, en tant que graveur-médailleur, m’a ouvert des portes, a conforté ma confiance et m’a permis de découvrir la solidarité entre artisans d’art », raconte ce petitfils d’ébéniste. Il travaille seul dans son atelier de la rue Perroncel, mais a trouvé un écrin parfait pour exercer son métier, au sein des vastes locaux de la société Charles Jouffre, tapissier, dont le savoir-faire dépasse les frontières locales. 18 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016 19 bons plans Les échecs pour tous L’association les 3D, qui regroupe des habitants des Brosses, propose aux Villeurbannais, petits et grands, de pratiquer les échecs, le jeudi de 18 h à 19 h 30, au Kfé social de l’Olivier des sages, 16 rue du Luxembourg. « Les échecs favorisent la concentration, la réfl exion et le lien entre les générations », souligne Gérard Filizetti, membre de l’association, qui fait de l’intergénérationnel une priorité. Pour participer, il suffit de s’acquitter d’une adhésion familiale de 5 euros et les séances sont gratuites. Un professeur d’échecs accueille et encadre les joueurs, qu’ils soient débutants ou expérimentés. 06 50 20 77 14 – associationles3dgmail.com PAillASSe SAÔNe Faire Soi-MÊMe aVec leS aUtreS Un petit local de la rue du Luizet, situé à côté du campus de la Doua, abrite la Mine (Manufacture des idées et nouvelles expérimentations) et les jeunes membres de l’association la Paillasse Saône, laboratoire de recherche citoyen et collaboratif. La mission de ses membres – les Paillas’Sons – est d’aider ceux qui ont des projets scientifiques innovants dans des domaines tels que la biologie, l’énergie ou l’agriculture, à condition que leur orientation soit éthique et liée au développement durable. Cet espace regroupe les fonctions de hacklab (laboratoire communautaire ouvert), de fablab (laboratoire de fabrication) et de coworking (travail partagé en réseau). Tous les mercredis, de 18 à 22 h, les Paillas’Sons ouvrent leurs portes à ceux qui souhaitent découvrir le fonctionnement et les projets de l’association. La Paillasse Saône 1 rue du Luizet. 20 MoelleUX Soo Cookies: la gourmandise et la qualité! Mylène Gonzales et Olivier Mantel ont mis beaucoup de cœur dans la création de leur première entreprise. Installée 12 rue Verlaine, leur boutique est une bonne adresse pour déguster un cookie personnalisé… précédé d’une soupe maison, pour l’équilibre ! E lle était employée dans le domaine de l’informatique, lui vendait du matériel médical, avant de décider de travailler ensemble. « C’est à Toronto que l’on a découvert le concept des cookies faits maison, adaptables aux goûts de la clientèle », explique Olivier Mantel. Dans la boutique au décor vintage et aux couleurs gourmandes, la clientèle trouve une offre large, un accueil agréable et des prix ajustés. Le chocolat chaud, fait à l’ancienne avec du chocolat Valrhona, est vendu trois euros. En matinée, une formule à 6,50 euros permet de déguster un fruit pressé, un café et un cookie au choix. A midi, les amateurs de soupes faites maison sont servis, pour cinq euros. À déguster sur place, ou à emporter. Des salades composées sont vendues au même prix. Côté cookies, la diversité est au menu. Ils sont sucrés, aux amandes, noisettes, chocolat ou morceaux de fruits, ou salés, au saumon ou au fromage… « La pâte est faite sur place ! », insiste Mylène qui a aussi pensé aux anniversaires des enfants. « Sur commande, on réalise des cookies géants à emporter, pour une vingtaine d’euros. » n Soo Cookies – 12, rue Paul-Verlaine – Tél. : 07 81 80 01 08. cUltURe s Détente et lecture à la librairie des écrivain ie attendent à la librair Plus de 700 ouvrages et 300 auteurs vous ie associative, ce lieu librair e simpl e des écrivains ! Bien plus qu’un dans un cadre trouve se elles cultur de partage et de rencontres a inspiré lieux des it l’espr dont atypique : la cité des Antiquaires n des (Unio l’Uera de rs auteu les la décoration. Ponctuellement s z-vou rende des sent propo e) écrivains Rhône-Alpes/Auvergn es lectur aces, dédic des ment égale autour de leurs livres mais contes pour de textes, débats ou encore des lectures de pour la librairie : 2016 année cette de les enfants. Au programme lecture, de ode méth Cette ok. le développement de l’e-bo prendre ite souha que ant tourn un sur tablette ou liseuse, est . la librairie et proposer au public et samedi 117, boulevard Stalingrad. Ouverture le jeudi .uera.fr www ée. journ la toute de 14 h à 18 h et le dimanche VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 e g a n g i o m té ©DR L öbl, Bertha, Luc et Thierry Rosenzweig sur l'avenue Henri-Barbusse au début de 1948. olf, moniteur R de colonie de vacances à Villeurbanne vers 1936. Luc Rosenzweig I l s’ e s t i l l u s t r é p e n d a n t l’insurrection de Villeurbanne sous le nom de "lieutenant Donat". Membre du Comité de libération, c’est lui qui négocie le 26 août 1944 avec le colonel Von Fersen. Le lieutenant Donat, de son vrai nom Rolf Rosenzweig, obtient du commandant allemand l’absence de représailles contre la population civile et le libre retrait des partisans vers l’est en échange de prisonniers allemands et du démontage des barricades. Si Rolf Rosenzweig parle parfaitement la langue de Goethe, c’est qu’il est né à Berlin. Il est issu d’une famille juive venue de Pologne, dont l’histoire vient d’être retracée dans un livre (1) par l’un de ses descendants, Thierry Rosenzweig, après des années de recherche menées avec son frère Luc. Entre 1931 et 1933, alors que l’Allemagne vit des tensions sociales et politiques, Rolf est exclu de deux lycées : « Il cumulait deux tares : être Juif et membre des Jeunesses communistes », raconte Luc Rosenzweig. En 1933, son père l’envoie en France. Mais une fois à Lyon, le jeune homme de 17 ans se retrouve seul et sans le sou. Début 1936, ses parents quittent Berlin à leur tour. Löbl part pour l’Amérique du sud, Bertha rejoint son fils unique à Lyon. Tous deux s’installent dans les Gratte-Ciel, fraîchement construits. « Ce nouveau centre urbain a le grand mérite de compter une communauté bien VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016 Une histoire de famille Rolf, alias « lieutenant Donat » pendant l’insurrection de Villeurbanne, était le père de Luc Rosenzweig. L’ancien journaliste du Monde et son frère Thierry se sont lancés dans une généalogie familiale, dont les origines se perdent en Pologne et dont l’histoire récente se confond avec l’Histoire avec un grand « H » et rejoint celle de Villeurbanne. implantée de Juifs allemands et d’Europe centrale », écrit Thierry Rosenzweig. Et Villeurbanne est dirigée par une municipalité communiste depuis 1935, ce qui plaît à Rolf. Le jeune homme noue de nouvelles relations, comme le docteur Aimé-Jean Barange, qui se distinguera dans la Résistance. Mais, encore étudiant à l’école de chimie de Lyon, Rolf doit subvenir à des besoins qui grandissent avec les nombreuses invitations lancées par sa mère à ses nouvelles connaissances. « Bertha était une grande bourgeoise, et elle avait gardé des manières de vivre de sa vie antérieure. Grâce à ses relations avec la municipalité, Rolf obtient quelques petits boulots : le soir il est ouvreur au théâtre de Villeurbanne ». Situation difficile que la guerre et l’occupation vont encore compliquer. « On ne sait pas grand-chose des débuts de l’occupation mais à partir de 1942, l’essentiel était de se cacher, d’avoir de faux papiers. Sans Jean Barange (2), je ne pense pas que notre famille aurait pu survivre. Il nous louait la petite maison de la rue des Courses– rue du Docteur Fleury-Papillon aujourd’hui –, Sans Jean Barange, je ne pense pas que notre famille aurait pu survivre." sous un faux nom, ce qui aurait pu lui causer d’énormes ennuis » témoigne Luc Rosenzweig. Le 26 août 1942, Bertha échappe à la rafle des Juifs étrangers organisée en zone libre par le gouvernement de Vichy. En tant que Juive apatride ressortissante d’Allemagne, elle est visée. Mais, « à Lyon, l’information sur l’opération avait largement " fuité". » À la Libération, en septembre 1944, Rolf est chargé des activités de police. « Ce qui ne correspondait pas du tout à sa mentalité et a contribué à l’éloigner progressivement du parti communiste. » Ro l f Ro s e n z w e i g e s t m o r t brusquement, à 66 ans, en juillet 1981. Quelques mois après son père Löbl. Des années après le décès prématuré, en 1959, d’Irène Donat-Grosjean qu’il avait épousée en 1942, et de Bertha en 1953. n (1) « Les Rosenzweig,1720-1952 », par Thierry Rosenzweig, Jacques André éditeur. 18e. Signature de l’auteur à la librairie Fantasio, mercredi 16 mars de 16 à 19 h, 33 avenue Henri-Barbusse. Jean Barange, ancien directeur de l’Institut des sourds-muets de Villeurbanne, élevé au rang de Juste parmi les Nations en 2008. (2) 21 Histoire ll’’H Par Alain Belmont, historien Premières chorales Il y a un peu plus de 150 ans, le 1er mai 1865, naissait la première chorale de Villeurbanne. Un ensemble qui fut vite suivi par d'autres, tant le chant était populaire au 19e siècle. À Villeurbanne, l’on chantonnait depuis belle lurette À la claire fontaine ou Le chat de la mère Michel, tandis que dans les églises et dans les monastères, les moines et les fidèles entonnaient des chants religieux depuis le Moyen Âge. Mais le fait de se regrouper entre chanteurs amateurs et de former un chœur fut une nouveauté du 19 e siècle, qui naquit en même temps que d’autres loisirs comme les sports collectifs ou les fanfares. Dans notre ville, l’initiative de la première chorale revient à un ancien instituteur qui, plus tard, fut brièvement maire de Villeurbanne : Michel Gelas. En février 1865, Gelas réunit autour de lui 25 jeunes gens de 17 à 30 ans habitant le quartier des Maisons-Neuves, pour la plupart artisans ou commerçants. Seuls trois cultivateurs se joignent au groupe, alors que les ouvriers en sont totalement absents, eux qui représentent pourtant une part importante des Villeurbannais – la faute au montant de la cotisation annuelle, trop élevé pour leurs revenus. "Le Ménestrel de Villeurbanne", tel est le nom, aux résonances médiévales, que se donne le groupe. D’après ses statuts, «le but de la Société est de tirer le meilleur parti possible des voix et des dispositions musicales de jeunes gens de la commune de Villeurbanne, de manière à développer en eux le sentiment de l’art. Pour parvenir à ce but, [ils] seront instruits et exercés dans la science du chant et exécuteront les morceaux de musique religieuse ou profane qui leur seront enseignés». Tout cela est bel et beau, mais avant de pouvoir pousser ses premières vocalises, Le Ménestrel doit d’abord obtenir la bénédiction du préfet du Rhône. En cette époque où règne l’empereur La chorale interdite Il fallait parfois montrer patte blanche pour donner de la voix. Les choristes de la Lyre du lion d'or l'apprirent à leurs dépens. Cette chorale basée au Tonkin déposa comme les autres une demande d'autorisation au préfet du Rhône, en 1888. S'ensuivit une enquête dont les résultats furent catastrophiques. Le maire de Villeurbanne déclara au préfet que les membres de la Lyre étaient «tous des ouvriers de divers quartiers de Lyon», et qu'il ne pouvait pour cette raison, garantir leur honorabilité. Pire, d'après lui cette chorale «deviendrait bientôt le rendezvous de toutes les fi lles de mauvaise vie et de leurs souteneurs». Et d'ajouter : «Je sais par expérience, que les chants et les danses se termineraient chaque soir par des rixes et des scandales». Ainsi fut tuée dans l'œuf la seule chorale villeurbannaise créée au 19e siècle par et pour des ouvriers. Un comble, dans une cité industrielle. 22 Napoléon III, le droit d’association n’est en effet pas libre, et tout rassemblement de population fait craindre une manœuvre politique. Le préfet ordonne donc à un commissaire de police d’enquêter sur les postulants. Sa mission terminée, le policier rend un avis favorable : «Les jeunes gens appartiennent à des parents connus dans la commune sous les rapports les plus avantageux. Leur conduite morale n’a jamais donné lieu à aucune remarque défavorable, et aucun d’eux n’a été signalé comme ayant des opinions hostiles au gouvernement de l’Empereur». Le Ménestrel entame aussitôt ses activités. Ses membres se réunissent plusieurs soirs par semaine dans une salle gracieusement prêtée par la mairie, où ils répètent les morceaux du répertoire choisi par le directeur de la chorale. Gare à ceux qui arrivent en retard de quelques minutes ou qui manquent les répétitions : les amendes pleuvent sur eux ! Puis vient le grand moment des premières représentations publiques. Le Ménestrel donne de la voix à tout bout de champ, lors des concerts qu’il organise lui-même, ceux qu’il offre pour des œuvres de charité, mais aussi chaque fois que le curé, ou le maire, le sollicite pour donner plus de solennité aux cérémonies civiles ou religieuses. Enfin, une fois par an, la chorale participe à Repères 1831 : construction de l’opéra de Lyon 1848-1865 : Julien Roustan, maire de Villeurbanne 1852-1870 : règne de l’empereur Napoléon III 1866 : Jean-Baptiste Clément écrit Le temps des cerises, chanson fétiche de la Commune de Paris 1870-1871 : Michel Gelas, maire de Villeurbanne 1873-1921 : vie d’Enrico Caruso, l’un des plus grands chanteurs d’opéra de l’histoire 1882 : Waldeck - Rousseau dépose un projet de loi en faveur du droit d’association 1888-1892 : Jean- François Barnoud, maire de Villeurbanne 1901 : loi sur la liberté d’association en France 1934 : inauguration de la salle de spectacles du Palais du travail de Villeurbanne VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 des concours de chant organisés dans la région : en 1868 à Grenoble, en 1869 à Annecy, en 1877 à Lyon, où elle remporte les premier ou deuxième prix. Le succès frappe VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 donc très vite à sa porte. En 1881, lors de son concert annuel, Le Ménestrel réunit plus de 700 spectateurs qui applaudissent La Traviata, C’était le 2 décembre, Les voix de l’Océan, et surtout son morceau fétiche, La sérénade du Ménestrel. Pourtant, malgré ces succès, le Ménestrel périclite. Les jeunes gens des débuts prennent de l’âge, se marient, ont des enfants et, ce faisant, délaissent les répétitions et les concerts de la société. En 1884, le groupe ne compte plus que 15 membres actifs. Il est dissous en 1885, après 20 ans d’existence. Les chorales ne disparaissent pas pour autant de Villeurbanne. Dès 1866 un deuxième ensemble, "L’accord parfait", voit le jour aux Charpennes. Dirigé par Laurent Posterie, il recrute la quasi-totalité de ses membres parmi les ouvriers et employés de l’usine de bronze et d’orfèvrerie de M. Désir. Leur voix d’or se fait entendre tous les mardis et vendredis pour les cours de solfège, et tous les dimanches midi pour les répétitions générales – autrement dit un programme bien chargé, qui vient s’ajouter aux horaires de travail longs comme un jour sans pain. Cette chorale charpennaise eut une existence éphémère. Ce qui ne fut pas le cas du Cercle choral de Villeurbanne. Fondé en 1892, lui atteignit d’emblée 58 membres recrutés dans pratiquement toute la ville, et se distingua année après année par la qualité de ses prestations – entre autres lors des fêtes francorusses organisées à Lyon en 1894, en marge de l’exposition universelle. Après avoir pris ses premiers quartiers dans un café de la place Grandclément, le Cercle choral de Villeurbanne connut son apogée au cours des années 1930, lorsqu’il déménagea pour le tout nouveau théâtre des GratteCiel, l’actuel TNP. Depuis sa voix s’est éteinte, mais bien d’autres groupes perpétuent aujourd’hui la tradition de cet art populaire.n Réagissez et partagez : viva-interactif.com/histoire Sources : Archives du Rhône, 4 M 583, 585, 588, 589, 4 Msup 9. Archives de Villeurbanne (Le Rize), Le Journal de Villeurbanne, 1896-1900 ; Bulletins municipaux de 1930 à 1937, avec nos remerciements à D. Grard pour son aide. 23 Opinions La prime d’activité : un soutien pour les salariés les plus modestes C’est une réforme ambitieuse et juste qui entre en application en ce début d’année. La prime d’activité est une aide en faveur des salariés modestes qui leur permet de bénéficier d’un revenu complémentaire. Tout en luttant contre les inégalités sociales, ce nouveau dispositif valorise le travail et modernise le modèle social français. Cette prime d’activité est une mesure juste qui concerne les travailleurs précaires ou modestes qui gagnent "trop" pour bénéficier des minimas sociaux et qui ne gagnent pas assez pour être imposables et ainsi bénéficier des récentes baisses d’impôts. Elle corrige aussi une des injustices flagrantes du RSA activité : l’exclusion des moins de 25 ans du dispositif. Dorénavant, les étudiants et les apprentis peuvent tirer avantage de cette mesure. Ce nouveau dispositif s’inscrit en outre dans un ensemble de réformes qui vise à réduire les inégalités et à adapter notre système de protection sociale aux nouvelles réalités économiques et salariales. En effet, depuis de nombreuses années, le développement du temps partiel subi a nécessité de modifier nos systèmes d’aides afin de favoriser la reprise d’activité. En regroupant deux aides en une seule, on simplifie l’accès aux droits des bénéficiaires et on favorise une plus grande égalité réelle. Cette réforme doit enfin s’entendre dans un mouvement général qui défend les classes moyennes et populaires. Entre le plan de lutte contre la pauvreté – 12 milliards d’euros au cours de ce quinquennat – et la réforme fiscale qui, cette année avec la suppression de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu, conduira à la non-imposition de plus de 9 millions de ménages, ce sont des actions cohérentes et articulées entre elles qui sont engagées au profit des Français qui en ont le plus besoin. Loïc Chabrier, Groupe socialistes et apparentés Du contrat social Âge de départ à la retraite, financement de celle-ci, remise en cause du Code du Travail, durée légale du travail, travail à temps partiel, indemnisations chômage, autant de sujets lourds, mais d’actualité, qui montrent qu’aujourd’hui, la société française s’interroge et s’inquiète sur la pérennité de son modèle social, hésitant entre la préservation de ce 24 qui fut généreusement bâti à la Libération, et une bascule vers un modèle totalement débridé pour soi-disant mieux affronter une concurrence internationale exacerbée. Et la place de l’Homme dans tout ça ? Lyon est connue pour ses révoltes populaires au 19 e siècle (entre 1831 et 1834 et les insurrections de 1848). Mais sait-on que c’est par une loi de mars 1806 qu’un premier tribunal des prud’hommes est instauré à Lyon ? Certes, on trouvait au Moyen Âge des instances censées régler par leurs pairs, les différents entre personnes d’une même corporation, mais la forme moderne verra bien le jour en 1806. Ces juridictions font désormais partie intégrante de notre culture collective. Ces tribunaux sont composés de juges élus, issus du monde du travail professionnel (les élections prud’homales), pour juger les différents inhérents au monde du travail. Pour autant cette institution fait l’objet de remises en cause, pour des délais de traitement des affaires jugés prohibitifs, à "l’amateurisme" potentiel des conseillers, juges non professionnels au départ, face à une législation de plus en plus complexe. Dernièrement, le principe de montants indemnitaires estimés comme parfois anormalement élevés, fit l’objet de critiques et d’un éventuel plafonnement pour une entreprise contrainte d’indemniser un salarié. Cependant, n’oublions pas que ces tribunaux prudhommaux sont composés de collèges paritaires, toujours soucieux de justice et d’équité, et que l’étymologie du titre des conseillers veut bien dire « homme sage ». C’est donc là une vraie chance pour les individus et un garde-fou pour notre société ! Chantal Roux, Groupe communistes et républicains Et si 2016 était l’année de l’engagement ? Nous saluons l’acte II de la priorité jeunesse du gouvernement. Si l’acte I n’avait pas été à la hauteur des enjeux, le volontarisme du gouvernement pour ce nouveau plan et les premières mesures annoncées nous permettent d’entrevoir des perspectives plus ambitieuses. Nous nous en réjouissons d’autant que la ville n’a pas attendu pour s’engager en ce domaine. Tout récemment, Villeurbanne a signé une convention avec l’institut de l’engagement pour promouvoir le service civique et valoriser les jeunes qui s’engagent dans la vie de leur cité au nom de l’intérêt général. Cela fait écho à d’autres dispositifs de la ville tels que les chantiers jeunes ou les fonds d’initiative. L’objectif est d’encourager les comportements vertueux et de mettre en avant les jeunes qui concourent positivement à la vie de la cité. Plutôt que de les stigmatiser, soulignons leur capacité à vivifier le tissu associatif et à s’impliquer pour le bien commun. Dans le même sens, l’extension de la journée de défense citoyenne sur plusieurs jours doit redonner corps à la communauté républicaine. C’est bien dans cet esprit que nous ferons évoluer la cérémonie de la citoyenneté au niveau municipal. Si tous les jeunes pouvaient se voir proposer une mission d’intérêt général et ainsi jouer un rôle dans la société, ce serait le plus sur moyen pour eux d’y trouver leur place, du sens et de la fierté. C’est pourquoi, notre ambition en termes d’insertion doit d’abord être celle d’une citoyenneté active. Cette culture de l’engagement permet de favoriser la mixité sociale et la cohésion nationale. Et si c’était la meilleure réponse ? Jonathan Bocquet, Groupe radicaux, génération écologie et citoyens Hollande : son plan pour garder son emploi L’homme de l’Élysée a beau multiplier les accords, les pactes et les plans, sa lecture de l’économie et sa lutte pour l’emploi reste catastrophique et en fait un des plus mauvais élèves européens. Les Français, qui ont quand même de la mémoire savent que, président du Conseil Général de Corrèze, il "gérait" le département le plus endetté de France. L’avertissement était donc clair ! F. Hollande est désormais aux abois et s’il excelle dans la multiplicité des commémorations qui affichent son empathie, la réalité économique est le vrai marqueur qui montre son incompétence. Comparativement aux bons élèves de l’Europe la France continue à s’enfoncer dans son chômage et sa perte de compétitivité. Pour ses vœux aux acteurs de l’Entreprise et de l’Emploi, F. Hollande a présenté son nouveau plan d’urgence pour l’emploi ; On rajoute une prime à l’embauche de 2 000 euros pour les PME en complément de l’allégement des charges sociales dont le CICE : multiplier les allégements de charges ne sert à rien si le carnet de commandes ne se remplit pas. L’embauche se détermine d’abord par les besoins humains de l’Entreprise et non par les aides financières. D’après le locataire précaire de l’Élysée on ne touche pas aux 35 h, mais on assouplit le temps de travail via les VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016 accords d’entreprises. Il y a longtemps que les Français, entreprises et salariés, se sont adaptés car le temps de travail en France, hors fonction publique, est de 39 h 30. Les contrats en alternance passeraient de 8 000 à 50 000 mais avec quel argent ? Quelles entreprises ? Il suffit de s’intéresser à la question pour comprendre la galère des jeunes pour trouver des entreprises formatrices. Enfin 2 milliards d’euros seraient consacrés à la formation de 500 000 chômeurs en mettant à contribution les Régions « sans creuser le déficit public ni augmenter les impôts ». Dans toute magie il y a un "truc". Le "truc" sera la fiscalité locale. En bricolant les chiffres l’emploi va frémir et mettre Hollande en position de se représenter et d’espérer sauver son emploi. Chirac incitait les Français à manger des pommes, Hollande nous prend pour des pommes… courage, plus que 15 mois. Richard Morales, Groupe des élus centristes UDI Le travail du dimanche : hyperconsommation et régression sociale Dans le cadre de la nouvelle loi Macron, les maires peuvent, s’ils le souhaitent, donner la possibilité aux commerces d’accéder à douze ouvertures dominicales. Le risque, à terme, est bien une généralisation du travail le dimanche. Nous refusons la mise en œuvre de cette régression sociétale pour différentes raisons. Tout d’abord, le travail du dimanche concerne essentiellement les femmes, dans des secteurs tels que le commerce ou la restauration. C’est le royaume des petites paies et des situations précaires, souvent à temps partiel et qui ne peuvent dire « non ». C’est aussi un jour de plus sans les enfants, parfois laissés tout seuls à la maison, un jour de plus levée tôt et couchée tard. Par ailleurs, les évaluations économiques dans les pays tels que les États-Unis ou l’Italie qui se sont lancés dans ce projet, ne démontrent aucune création d’emploi significative. L’ouverture des grandes enseignes le dimanche mettra même en danger les commerces de proximité indépendants qui animent la vie de nos quartiers. La loi prévoyait déjà de très nombreuses exceptions au repos dominical : en 2010, selon l’INSEE, 6,4 millions de personnes travaillaient le dimanche, soit plus du quart de la population active. C’est déjà trop ! Le repos dominical, c’est un droit fondamental du travail et un choix de société. Bien vivre, VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016 c’est avoir le temps d’être en famille ou entre amis, d’avoir du temps de loisir autre que celui d’être obligé de faire ses courses le dimanche. La course effrénée à la consommation, avec le gaspillage et la dégradation de l’environnement qui l’accompagne, ne peut plus être érigée en modèle de société. Et notre société n’est pas un supermarché ouvert 24 heures sur 24 où le travail est au rayon central ! Le « bien vivre » ne peut pas s’exprimer dans une surenchère à la consommation. Une meilleure qualité de vie au quotidien se construit en ayant du temps aussi en dehors du travail. Si des personnes éprouvent le besoin de travailler le dimanche, c’est d’abord parce que leur salaire est insuffisant. de nouveaux ! - pas à améliorer la réussite scolaire, les écoles sont de plus en plus saccagées, vandalisées. Le suivi pédagogique est impuissant. Les conseillers d’orientation étant encore plus haïs que les policiers par certains jeunes ! La Nation ne découle pas de la simple addition de ceux qui occupent son territoire mais se définit par sa dimension temporelle, par sa continuité culturelle. Elle est un produit et non une addition. Allez faire comprendre ça à nos adversaires ! Olivier Glück, tribune du groupe Les Républicains ne nous est pas Groupe Rassemblement citoyen, EELV-FDG parvenue. Michèle Morel, Villeurbanne Bleu Marine À l'heure où nous bouclons ce numéro de Viva, la La crise de la cinquantaine de la machine sans compteur Notre constance à dénoncer ce qu’on appelle "la politique de la ville", c’est-à-dire tout ce qui doit être fait, parait-il, pour ramener la paix sociale dans nos quartiers "en difficulté"; nous amène aujourd’hui à ce constat funeste = 100 milliards engloutis depuis les années 70 dans ce que J.-L. Borloo appelait lui-même « le plus grand chantier de notre Histoire ». Nous avons, une nouvelle fois, refusé de voter le programme social de la municipalité pour les 5 ans à venir car depuis des lustres, il nous est promis que les millions d’euros engloutis chaque année par la ville nous conduira au fameux "bien-vivre ensemble" ; ajoutez-y l’énorme carnet de chèques du ministère de la Ville, la Métropole, la Région… et même l’Europe ! À chaque fois, ce sont des torrents de subventions (qui jouent un rôle de survie) et de bons sentiments qui se déversent dans ces quartiers mais cette politique n’a de cesse d’encourager l’enfermement communautaire en finançant pléthore d’associations (plus de 15 000) à la posture victimaire. Ça s’appelle aussi l’achat de voix et l’illusion d’une paix sociale à coups d’aides publiques (votre argent en l’occurrence). Alors à quoi à servi tous ces milliards d’euros ? - pas à réduire l’insécurité puisque maintenant les différends se règlent à coup de fusil d’assaut, - pas à améliorer l’emploi – le plan Borloo a distribué 40 milliards pour réduire "la fracture sociale" – échec total, - pas à améliorer l’habitat = la plupart des bâtiments construits dans les années 60 sont bons pour la destruction… et la reconstruction note de la rédaction Ces textes sont des tribunes libres, émanant des groupes politiques et publiées sous leur responsabilité. Nous les publions dans Viva, in extenso, sous réserve de propos diffamatoires, discriminatoires ou insultants qu’ils pourraient contenir. 25 s'associer Chant joyeux et festif, le gospel rassemble de plus en plus d’adeptes. À Villeurbanne, deux chorales, Gospel Joy et Gospel Colors réunissent les amoureux du genre. i cHoRAleS L’engouement du gospel gagne Villeurbanne HISTOIRE Le gospel est un chant d’inspiration religieuse chrétienne où l’amour et l’espoir demeurent. Le mot gospel est formé du mot God (Dieu) et spell (parole). Il succède aux Negro Spirituals, chants empreints d’espoir nés chez les esclaves noirs des États-Unis au 17e siècle. Le gospel se développe d’abord chez les communautés noires américaines, avant de conquérir le reste de l’Amérique et le monde. Les gospels hymns, hymnes traditionnels, sont une première étape vers les gospels songs, chants religieux dérivés de l’Évangile. Le gospel est symbole de liberté et d’espoir, portant les valeurs universelles de respect et de tolérance. P ortée par un petit groupe de passionnés de chant, l’association Gospel Joy est née à Villeurbanne, en septembre 2002. Dirigé par Pascal Horecka, pianiste trompettiste reconnu dans le monde de la musique, le chœur se divise en quatre pupitres : seize sopranes, seize alti, dix tenors et deux basses. « Notre chef de chœur est très compétent. Grâce à lui, on a fait d’énormes progrès », confie Michèle Vidal, secrétaire de l’association. Le chœur apprend toujours de nouveaux chants. « Nous cherchons à étoffer notre répertoire », précise Michèle Vidal. L’atelier Gospel Joy travaille essentiellement en anglais. Les choristes, en toge bleue et or, participent à des concerts, dans des églises ou des chapelles, principalement dans la région. L’ a s s o c i a t i o n A n k a l i t h a ï s , re n om m é e r é ce mme nt The Groove Concept, a aussi sa chorale de gospel, plus connue sous le nom Gospel Colors. Le chœur existe depuis novembre 2007. « Nous sommes dix choristes », précise Ando Ratovelomanana, présidente de l’association et chef de chœur, à l’initiative de ce projet. Porteur de paroles spirituelles, le chœur interprète des chants de gospel traditionnels et contemporains, africains, américains et français. « Nous nous produisons pour des associations caritatives », ajoute la présidente de l’association.n Pour connaître les dates de concerts : www.gospel-joy.com/fr myspace.com/gospelcolors ou sur Facebook :GospelColorsOfficiel RECTIFICATIF Dans la liste des clubs de judo cités dans Viva de décembre-janvier, il manquait le Judo club SaintJean, qui compte une quarantaine de licenciés, essentiellement des enfants, dont certains participent à des championnats interrégionaux. Le club est situé petite rue du Roulet et les cours ont lieu au complexe sportif des Peupliers. Tél. : 06 75 20 71 30. eN PRAtiQUe L’atelier Gospel Joy ne recrute plus pour cette saison 2015/2016. En revanche, le groupe Gospel Colors s’ouvre à de nouveaux choristes. « Je fais passer une audition. Deux critères sont essentiels : l’engagement spirituel de la personne et le niveau de technique vocale », précise Ando Ratovelomanana, chef de chœur. L’association demande 30€ pour l’adhésion et 90€ pour les cours annuels (répétitions, séances de théologie et cours de technique vocale avec un professeur agréé). Les personnes qui souhaitent rejoindre l’atelier Gospel Joy en 2016, peuvent être inscrites sur liste d’attente. L’inscription à l’année est de 195€. Les deux chœurs de gospel répètent le jeudi soir, à Villeurbanne. Gospel Colors répète de 19 h à 21 h 30 au Centre culturel œcuménique (CCO) et Gospel Joy de 20 h à 22 h, au centre social de Cusset. Infos adhésions : [email protected] 26 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 eN PRAtiQUe bouger QUEL TARIF ? Une centaine d’euros pour l’année. Ainsi, à l’Alap, les moins de 18 ans verseront 95 euros, pour les autres 110 euros. À l’Asvel, on peut trouver, outre la licence basique, un forfait club saisonnier pour pratiquer en salle, de 20 à 40 euros. QUEL MATÉRIEL ? Chaussons, baudrier, corde, descendeur, dégaine, vache, casque, sac à magnésie. La tenue varie en salle ou en extérieur et selon la période. eScAlADe Rencontres au sommet Une évidence: c’est une discipline à sensations. Pour se faire une idée de l’engouement pour l’escalade – et de plus en plus chez les jeunes – il suffit d’interroger Michel Chamberland, responsable de l’Amicale laïque Antonin-Perrin. L « es jeunes forment l’essentiel de notre effectif (plus de 80 %) et ce sont souvent les parents qui nous les envoient en nous disant : "Ils grimpent partout, autant qu’ils le fassent dans des structures adaptées". » On l’aura compris, l’escalade est un domaine où l’enfant est roi, et peut-être que les adultes passionnés par cette discipline sont restés de grands enfants. Ce qui n’empêche ni le sérieux, ni la rigueur, car l’escalade, version salle ou montagne, en structure artificielle d’escalade (SAE) ou en bloc, est un sport collectif et se pratique le plus souvent en groupe pour des raisons de sécurité. « C’est une discipline des plus complètes, assure Michel Chamberland, elle fait travailler tout le corps, des bras aux jambes. Elle crée une convivialité insoupçonnable entre licenciés, et surtout, entre compétiteurs de tous clubs lors d’épreuves officielles : on s’entraide, s’encourage, se conseille. » Que demander de plus à une discipline spectaculaire ? Signe que la grimpe – autre vocable utilisé pour désigner ce sport – se popularise : ce sont les enfants qui amènent leurs copains à la découvrir. Et quand on sait que le bloc (escalade qui se pratique sur des murs, sans assistance, sans cordes, avec un matelas de 40 cm qui entoure la structure et permet des chutes sans risques) est de plus en plus prisé par les plus jeunes, on se dit que cette discipline n’a pas fini de prendre de la hauteur.n OÙ PRATIQUER ? amicale laïque antonin-Perrin au 04 78 03 20 31 amicale sportive et laïque des Gratte-ciel au 04 78 85 73 14 asvel escalade au 04 78 03 84 Gaul, permanences le jeudi de 19 à 20 heures à l’Office des sports de Villeurbanne (OSV), 70 rue Docteur-Rollet. MROC 2 : LA NOUVELLE SALLE D’ESCALADE MRoc 2, vaste salle d’escalade de bloc, a ouvert au public en octobre dernier. Cette salle de plus de 1 000 m2 permet aux enfants et aux adultes de pratiquer l’escalade sans corde, en prenant appui sur des blocs, dont les couleurs annoncent le degré de difficulté. La hauteur de plafond et la lumière, vestiges de l’ancienne usine textile, rendent l’espace agréable. Dans l’esprit sport-détente, un bar et un restaurant fonctionnent midi et soir. L’entrée, à 14,50 euros, donne droit à un accès journée, sans limite de temps. Un abonnement mensuel à 42 euros permet, quant à lui, de s’entraîner autant de fois que l’on souhaite ! MRoc 2 – 52 rue Alexis-Perroncel – tél. : 04 37 47 80 01. et c’est ce qui, doit résoudre « Pour les spécialistes, l’escalade est un jeu d’énigmes que rlelecorps bon endroit où placer les mains.» entre autres, le rend si attractif. Il faut aller plus haut, trouve à l’UCPA. Pierre Jézéquel,responsable des activités montagne, alpinisme et escalade Amicale laïque Antonin-Perrin 04 78 03 20 31 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 27 s e u c é v s e r i o t his Les éditions Golias Une question de conviction Leur credo ? L’investigation et l’analyse. Leur sujet de prédilection ? La religion catholique et son ancrage dans la société. Créées en 1985 à Villeurbanne, les éditions Golias se revendiquent « empêcheurs de croire en rond ». Et leurs publications, à la croisée du religieux et du politique, sont devenues de véritables références. T out a commencé en 1985 avec la revue Golias, dont le premier numéro n’a été tiré qu’à 117 exemplaires. « Je voulais combler l’absence de journal alliant investigation et réflexion dans le champ religieux, explique Christian Terras, fondateur et rédacteur en chef de Golias. Il n’existait rien de tel, comme si la religion était taboue pour le décryptage. Nous voulions aussi proposer une lecture critique du pontificat de Jean-Paul II. » La revue emprunte son nom à un évêque frondeur du Moyen-Âge. « Cela marque notre filiation », souligne Christian Terras, qui définit volontiers les équipes de 28 Bio eXPReSS 1951 : Naissance le 28 août à Aubenas en Ardèche 1977 : Licence de théologie à l’Institut catholique de Lyon, après des études de droit à Montpellier 1985 : Création de Golias, revue trimestrielle 1994 : Création des éditions Golias Golias comme des « anarchistes chrétiens, des insoumis » attachés coûte que coûte à leur « liberté totale de parole ». Peu à peu la revue trouve son lectorat. En 1990, le bimestriel est tiré à 2000 exemplaires. C’est alors que Golias lance son Trombinoscope des évêques, qui s’écoule à 12 000 exemplaires ! « Nous avons ensuite assis notre légitimité grâce à nos enquêtes de fond. » Des dossiers fouillés sur « l’extrême droite de Dieu » ou sur l’implication de l’église catholique dans le génocide rwandais assurent à la revue une base de 8 000 abonnés. Golias décide alors de voir plus grand en créant une maison d’édition en 1994. Le catalogue compte plus de 400 ouvrages, qui prolongent la réflexion « pour repenser le christianisme autrement ». Golias Hebdo est ensuite lancé en 2008. « Il élargit la ligne éditoriale en explorant plus franchement le champ politique et l’actualité internationale. » Dernière née, Les Z’indignés, « revue des alternatives » est dirigée par le politologue et militant de la décroissance, Paul Ariès. Aujourd’hui, Golias tour ne grâce à une petite équipe de 15 collaborateurs. Trente ans après, la ligne est toujours la même. « La question centrale reste celle de la foi et de la modernité. Les combats à mener sont nombreux : la défense de la laïcité, la réflexion sur la place des femmes dans l’église, celle du célibat des prêtres, mais aussi le dialogue œcuménique et interreligieux. » De quoi alimenter longtemps les colonnes de ces publications « poil à gratter », régulièrement conspuées par l’institution catholique. Quant à Villeurbanne, ce n’est pas un hasard si Golias y a posé ses valises. « C’est une ville que j’aime beaucoup par son caractère convivial, associatif et modeste dans le bon sens du terme. Elle mérite d’être mise en valeur », conclut Christian Terras. n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Initiatives Compagnie La belle étoile Sous le signe du talent Chant, musique, mime, théâtre, lecture… Au sein de leur compagnie La Belle étoile, Elise Moussion et Blandine Griot jouent sur tous les tableaux du spectacle vivant. L ’ ©photos Compagnie Belle étoile une chante, l’autre aussi. Elise Moussion et Blandine Griot se sont rencontrées en 2010 et n’ont mis guère de temps pour créer leur compagnie : en 2012, La Belle étoile voyait le jour sous le ciel villeurbannais. La première est comédienne, formée au conservatoire d’art dramatique d’Orléans. Elle est également danseuse, chanteuse et diplômée de lettres, ce qui lui donne un goût certain pour la littérature et la poésie. La seconde a étudié le piano à l’École nationale de musique, puis appris le chant lyrique et la direction de chœur. « Dans toutes nos créations, il y a une recherche théâtrale et musicale », souligne Elise Moussion. Les deux jeunes femmes, Villeurbannaises d’adoption, ont cinq spectacles à leur actif, destinés aux enfants et aux adultes et se produisent régulièrement dans les petites salles de la région. « Ce sont des formes qui nécessitent peu de technique, et nous jouons parfois chez des particuliers, par goût pour cette proximité avec le public ». Qu’elles évoquent l’univers des bistros, qu’elles racontent des récits issus de la tradition russe ou fassent vivre Cendrillon sous forme de conte musical, Elise et Blandine, parfois accompagnées d’autres artistes, mettent en scène les textes et les situations avec fantaisie, poésie et tendresse, trois mots parmi d’autres pour qualifier cette jeune et belle étoile aux talents multiples. n www.cielabelleetoile.com Un nouveau mensuel, de nous à toit Journaliste depuis quinze ans, Fabien Fournier lance son premier magazine en kiosque et sur le net. Nouveau Lyon parlera urbanisme et immobilier. Le point avec ce Villeurbannais entreprenant. À 39 ans, il se lance dans une aventure aussi risquée que passionnante : la création d’un nouveau magazine destiné au grand public. Fort d’une solide expérience dans le domaine du journalisme, via le Progrès, la Croix, l’Express et Lyon Capitale, Fabien Four nier passe aux commandes. Son mensuel sortira en kiosque début mars, au prix d’1,90 euro. Au fil des 52 pages : des informations sur les grands projets urbains de l’agglomération, un dossier sur une construction majeure en cours, des interviews d’élus et de personnalités, des cartographies, une rubrique réservée aux transports, un volet historique sur l’urbanisation, des zooms sur les villes de la métropole. Mais aussi des analyses du marché immobilier, des 29 Un magazine local, fait par des locaux… En immobilier et en urbanisme, il faut faire partie du cru ! " Presse magazine indicateurs de prix, ou encore des infos sur les aides à l’acquisition. Fabien Fournier entend relier dans un même magazine deux univers généralement séparés : l’urbanisme et l’immobilier. « Le bâti, l’urbain, sont au cœur de ces deux volets qui intéressent tout un chacun », résume le rédacteur en chef qui a trouvé des locaux dans le quartier des Charpennes. Nouveau Lyon sera également en ligne. La petite équipe, de cinq personnes au départ, sera donc sur tous les fronts. « Les recettes publicitaires nous permettront de parvenir à l’équilibre financier. Le magazine n’appartient pas à un groupe, il se fonde sur un capital personnel », précise ce journaliste confiant dans « la curiosité des citadins ». n www.nouveaulyon.fr VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 rendez-vous AGeNDA MUSIQUE de la porte de Brandebourg à la porte de Kiev. Concert symphonique de l’ENM Ecole nationale de musique Gratuit sur réservation : 04 78 68 98 27. Mercredi 10 et jeudi 11 février à 20 h THÉÂTRE le retour au désert, de Koltès, mis en scène par arnaud Meunier. Une décentralisation du TNP Théâtre des Célestins. Tél. : 04 78 03 30 00. Du 3 au 11 février eXPoSitioN Parcours de santé au Rize L’année 2016 débute sous le signe du sport, thème de la grande exposition du Rize qui commence ce mois-ci. 3,2,1, Bouge, c’est parti ! C ’ est à un parcours de santé que nous convie le Rize avec Bouge !, exposition thématique sur le sport, sujet populaire et rassembleur, étudié ici dans toutes ses dimensions, historiques, urbaines, sociales et culturelles… « Ce thème permet d’aborder de multiples problématiques : le sport comme vecteur d’identité locale, les pratiques sportives et la culture populaire, le développement des politiques municipales dans ce domaine, la place qu’occupe le sport dans la vie quotidienne, son rôle dans la cohésion sociale, etc. », souligne Delphine Guedra, responsable des expositions. Des témoignages, des images et des archives inédites retracent l’aventure, depuis les années 1900 jusqu’à aujourd’hui, et mettent en scène toutes les pratiques de loisirs ou de compétition portées par les municipalités, les clubs et les associations. Découpée en plusieurs parties, l’exposition évoquera les grands moments de l’histoire du sport : sa valeur éducative, la période du socialisme hygiéniste et celle des premières piscines, les clubs qui ont fait la notoriété de la ville, avec, en tête, la saga de l’Asvel, et bien d’autres, comme Jeune France, club de gymnastique créé en 1888… Tout cela présenté de manière vivante et humaine, animé par de nombreux témoignages d’athlètes, de supporters, de bénévoles… Rien ne manque dans ce tour d’horizon des petits et grands moments du sport à Villeurbanne ! n TNP : UN AVARE… D’ICI ET MAINTENANT ! Le TNP propose L’avare, de Molière, dans une mise en scène résolument contemporaine, signée Ludovic Lagarde, du 17 au 21 février. L’action se passe aujourd’hui, dans un entrepôt où Harpagon empile ses biens, engrange et stocke. Autour de l’argent, une obsession mortifère se développe, et les relations deviennent tyranniques… Le spectacle est ici joué sur une partition tonique. L’ennui n’est pas de mise. À bien regarder, il y a dans cet avare-là, excessif, crispé et de mauvaise foi, un personnage universel, presque familier où chacun peut s’amuser d’un défaut bien répandu… Tél. : 04 78 03 30 30. Bouge ! – galerie du Rize – du 4 février au 18 septembre. feStiVAl It’s time ! Time for ? Ciné O’clock ! I ncontournable rendez-vous du cinéma britannique et irlandais, le festival Ciné O’clock se déroule du 6 au 14 février au cinéma le Zola ! Avant-premières, séances thématiques, grands classiques, rencontres linguistiques, concerts, ou encore séances jeune public en VOSTFR (lisez version originale sous-titrée français), sont au programme de cette 21e édition. Cette année, la carte blanche est laissée aux cinéphiles de l’Association pour le cinéma qui vont présenter leur film coup de cœur. La projection sera suivie d’un quiz ludique et pédagogique sur l’évolution de la condition féminine en Angleterre. Plusieurs avant-premières, inédites en France, sont programmées cette année dont le touchant biopic The lady in the van. n Retrouvez le programme sur le site www.cineoclock.com. Jeu concours sur viva-interactif.com 30 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 © Blaise Adilon iAc ©DR La collection s’expose coUPS De cŒUR Quand l’amour entre en scène La compagnie Anda Jaleo présente son spectacle Et on s’est embrassé, au Théâtre de l’Iris, du 9 au 14 février. Un rendez-vous pour réchauffer les cœurs… Et pour la Saint-Valentin ! S ur scène, pendant plus d’une heure, un homme âgé se souvient de ses amours, dont un amour de jeunesse, entre réalité passée et souvenir sublimé. Trois comédiens de la compagnie Anda Jaleo interviennent dans ce spectacle : Mathilde Ménager, Solène Angeloni et Jean Lacroix. « La pièce a été entièrement conçue et écrite par notre compagnie, inspirée par des témoignages de Villeurbannais », résume Mathilde Ménager. Cette moisson sentimentale, ainsi qu’un important travail d’écriture, ont pu être réalisés dans le cadre d’une résidence d’artistes, organisée de septembre 2014 à septembre 2015, au Rize. Appelée Villeurbanne mon amour, cette résidence, soutenue par la ville de Villeurbanne et la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) Auvergne Rhône-Alpes, a consisté à recueillir les récits d’habitants, à propos de leurs histoires d’amour, anciennes, actuelles, évanouies ou naissantes… Une vingtaine de témoignages a servi de socle à la création de cette pièce originale qui met en scène une large gamme de sentiments amoureux, joignant le personnel à l’universel. Ce spectacle exigeant, interprété deux fois au Rize, en septembre 2015, devrait connaître un beau parcours en 2016. « Ce n’est pas une pièce très bavarde. Des récits ont donné lieu à des situations jouées. Nous sommes toujours au plus près des gens, mais c’est un travail différent des pièces précédentes où il arrivait que nous lisions des lettres, des témoignages. Là, c’est une histoire nourrie, transformée », explique une comédienne. n Du 9 au 14 février au Théâtre de l’Iris. 331 rue Francis-de-Pressensé. Tél. : 04 78 68 86 49. L’exposition qui se déroule actuellement à l’Institut d’art contemporain permet de découvrir des acquisitions récentes de la collection, parmi les 1 700 œuvres rassemblées, témoignage du soutien de l’Institut à la création française et internationale. Intitulée Demain dans la bataille pense à moi, cette exposition associe différentes générations d’artistes et « se construit dans un collage d’idées, d’œuvres et d’émotions en écho au roman éponyme de l’écrivain espagnol Javier Marias ». n Demain dans la bataille pense à moi – jusqu’au 14 février – Institut d’art contemporain de Villeurbanne – 11 rue Docteur-Dolard – tél. : 04 78 03 47 00 – www.i-ac.eu Bruno Persat, Trying to make a work of art thinking of babylon..., 2011 Julien Crépieux, Sans titre, 2011 Maria Loboda, Formal garden in the early morning hours (1,2,3,5), 2013 À L’ASTRÉE, LA PAROLE À CEUX QUE L’ON ENTEND PEU Le théâtre Astrée a choisi de faire son temps fort de ce début d’année sur « ceux que l’on voit peu ou que l’on connaît mal, les recalés de l’existence, les perdants perdus de l’économie ». Les Laissés pour Contes a consacré six soirées à ce thème, il en reste trois : Les sept jours de Simon Labrosse, le 4 février ; Les princes de fatras, de l’or dans les . poubelles, le 8 février ; Les yeux ouverts le 10 février !) es (précis 19 h 19 à lieu ont Tous les spectacles et sont gratuits pour les collégiens, lycéens et étudiants. theatre-astree.univ-lyon1.fr MUSiQUe Des paysages sonores venus d’ailleurs L a Semaine des patrimoines vivants, proposée pour la troisième fois par le CMTRA (Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes), emmène le public à la découverte des cultures de tradition orale présentes à Villeurbanne. Musiques, films, contes mettent à l’honneur les artistes, les associations et les habitants qui font vivre ces patrimoines "immatériels". Neuf structures de la ville y participent et accueilleront plusieurs événements, entre le 5 et le 13 février. Quelques rendez-vous parmi un programme riche : le trio Plank à Bubble art, concert suivi de danses ; une soirée musique de l’est au CCO, mardi 9 février à partir de 18 h, ou encore deux concerts, Paprika Paradiz (répertoire tzigane) et Böreck (« rock à la turque »), à Toï Toï le zinc, vendredi 12 février à 20 h 30. n www.cmtra.org VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 31 AGeNDA agenda Mardi 2 février Atelier d’éducation canine organisé avec les Conseils de quartier, à 18 h. Parc chanteur, entrée rue colin Samedi 6 février 16e salon de la poursuite d’Études et Masters et 4e salon Sup’Alternance, de 9 h 30 à 17 h 30. double Mixte, 19 avenue Gaston-Berger ASSociAtioN Raja-Tikva prône l’amitié arabo-juive L’association laïque Raja-Tikva, basée au CCO, organise des conférences et des rencontres pour favoriser le dialogue et l’entente entre les cultures juives et arabes. Des temps gratuits et ouverts à tous. L ’ ©Photo - Renaud Araud. Marionnettes - Laurence Belet association a choisi le mot espoir, en arabe et en hébreu, pour se définir : Raja-Tikva. Créée en 2002 à Villeurbanne, elle a pour but de développer l’amitié arabojuive, en prenant appui sur des conférences et des séminaires animés par des universitaires. Depuis 2013, l’association a augmenté ses activités et s’est structurée autour d’une double présidence : Wafa Dahman et Denis Marx. « Chaque fois, les deux cultures sont présentes et représentées. Nous y tenons. Elles ont tant à échanger ! », explique la secrétaire de l’association, Francine Kahn. Une trentaine de bénévoles, actifs et retraités, s’ e m p l o i e à o r g a n i s e r d e s conférences qui remportent le succès. En 2015, l’association a rassemblé une centaine de personnes au Rize, lors de sa soirée Arts, littérature et mémoire, et tout autant à la mosquée Othmane sur Deux religions du Livre. L’association a de nombreux projets pour inviter à la compréhension des différences : un concert de musique araboandalouse, un colloque sur la laïcité et la religion, une action avec des lycéens, un débat à partir d’une projection de films… En attendant, Raja-Tikva propose des conférences au TNP, en lien avec l’Université populaire. À noter, celle du jeudi 10 mars, intitulée Judaïsme et Islam : représentations au féminin. « Nous voulons développer nos partenariats afin de nous adresser à un public encore plus large… Les cloisonnements ne nous paraissent jamais satisfaisants ! », ajoute Francine Kahn. n Jeudi 11 février Projection-débat « mémoires de la guerre d’indépendance algérienne », à 19 h. 39 rue Georges-courteline Samedi 13 et dimanche 14 février 19e salon du tatouage. double Mixte, 19 avenue Gaston-Berger LES ACTUALITÉS DE LA VILLE WWW.VIVA-INTERACTIF.COM RANDONNÉE ET ORIENTATION Le Grand parc Miribel Jonage et le club des sports de montagne de Rillieux organisent la 8e édition de la Rand’O Givrée, alliant randonnée et orientation, dimanche 7 février à partir de 9 h 30. Les participants auront le choix entre quatre parcours, entre 6 et 14 km. www.grand-parc.fr LE SHOW DES ÉTUDIANTS Le bureau des arts de l’école d’ingénieurs Polytech Lyon organise chaque année un grand spectacle où les étudiants montrent leurs talents, mêlant danse, chant, cirque et théâtre. Cette année, la soirée aura lieu vendredi 19 février de 19 h 30 à 22 h, au Centre culturel et de la vie associative, 234 cours Émile-Zola. Entrée payante. www.weezevent.com/ polytechtalent RÉFLEXION ET MUSIQUE Les Têtes de bois font de la résistance QUAND ? L e théâtre de marionnettes revient avec le festival Têtes de bois, créé il y a 19 ans par Véronique Desroches. À l’Espace Tonkin, les spectacles ont pris place jusqu’au 13 février. Enfants et adultes y OÙ ? trouveront leurs contes ! Avec Les petits pains, spectacle proposé par la Espace Tonkin, avenue Savador-Allende compagnie Rouges les anges. Ou avec la compagnie Racagnac, qui leur donne rendez-vous avec Le prince heureux, dans un charmant décor de CONTACT bric et de broc. n 04 78 93 11 38 jusqu'au 13 février 32 L’Association fondation étudiante pour la ville (Afev) organise un temps de rencontres festif pour les jeunes, à partir de 16 ans, sur le thème « Pas de quartier pour les inégalités », samedi 6 février dès 16 heures, à Toï-Toï le Zinc, 17 rue Marcel-Dutartre. L’entrée est libre et gratuite, sur invitation à retirer auprès de l’Afev, 46 bd du 11-Novembre 04 7817 29 46. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Ping Pong : des spectacles à foison pour les enfants QUAND ? samedi 6 février OÙ ? MJC Villeurbanne, 46, cours Damidot RÉSERVATIONS Contes d’ailleurs, berceuses, lectures ou spectacles pour jeune public : les familles auront le choix, samedi 6 février, à la MJC de Villeurbanne, 46 cours Damidot. Le festival Ping Pong, organisé par les MJC de la métropole, propose des rendez-vous, de 10 h 30 à 17 h 30, pour les enfants et les toutpetits. Aux séances gratuites qui jalonnent cette journée festive, s’ajoutent des spectacles à cinq euros par personne : une fable musicale, pour les 1 à 4 ans, avec la compagnie Gueules d’amour production, à 10 h 30, ou des chansons du monde, avec Hervé Lapalud et Jonathan Mathis, à 16 h 30, pour les enfants, dès 6 ans. À noter aussi : du théâtre et du cinéma d’animation pour les enfants dès 7 ans, à 14 h 30 des contes en musique, avec la compagnie L’air à conteur, à 17 h 30. Si la salle de spectacles de la MJC est grande, les inscriptions sont tout de même conseillées ! n Tél. : 04 78 84 84 83. www.mjc-villeurbanne.org L’ASSOCIATION HABITAT ET HUMANISME RECHERCHE DES BÉNÉVOLES L’Association lyonnaise Habitat et Humanisme, mobilisée dans le logement et l’accompagnement des personnes en situation de précarité, lance une campagne de recrutement de bénévoles, pour apporter de l’aide aux familles démunies, les accompagner à s’installer dans un logement décent et à trouver des repères dans leur nouvelle vie. Les bénévoles peuvent également participer au développement de l’association, via des missions ponctuelles ou régulières. www.habitat-humanisme.org/rhone/ besoins-urgents-de-benevolat Prêt pour le « 5 kilomètres » des Foulées ! Pour courir sur une distance de 5 kilomètres pas besoin d’être un champion. L’OSV (Office du sport de Villeurbanne) propose un entraînement gratuit, le samedi de 10 h à 11 h, à ceux qui souhaitent participer à cette course des Foulées, dimanche 20 mars. Les séances de préparation ont commencé en janvier mais il est encore temps de s’inscrire, la dernière étant programmée le 12 mars. « Il s’agit d’une initiation à la course, accompagnée de conseils, précise José Sanchez, coach sportif et directeur du centre de remise en forme NPA Center, partenaire de l’OSV. Tous ceux qui ne pratiquent pas d’activité physique ou souhaitent s’y remettre en douceur sont les bienvenus, avec cet objectif des 5 kilomètres ». Les séances se déroulent aux parcs de la Tête-d’or, de la Feyssine et sur le campus de la Doua. Il suffit de s’inscrire sur le site et de se retrouver le samedi à 10 h, devant NPA Center, 6 cours André-Philip, en tenue de sport ! n VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 DÉFILEZ POUR VILLEURBANNE ! Le défilé de la biennale de la danse aura lieu dimanche 18 septembre dans les rues de Lyon. Le groupe villeurbannais est coordonné (cette année) par les ateliers Frappaz et la chorégraphie créée par Seifeddine Manaï (de la compagnie Brotha from Another Motha Company), découvert aux Invites 2015, avec la participation des marionnettes géantes de la compagnie les Grandes personnes d’Aubervilliers. Les Villeurbannais sont invités à s’impliquer dans l’aventure et à s’inscrire à des ateliers de danse, couture ou bricolage. www.ateliers-frappaz.com tél. : 04 72 68 9011. JOUER AVEC LES MOTS Le centre social des Buers organise une nouvelle activité pour les enfants de 5 à 7 ans, l’Atelier des mots. Les enfants enrichissent leur vocabulaire, inventent des histoires, les racontent aux autres, deviennent écrivains et acteurs. Séances le vendredi de 16 h15 à 17 h15. Centre social des Buers, 17 rue Pierre-Joseph-Proudhon, tél. : 04 78 84 28 33. LES APÉROS NATURE DE LA FRAPNA QUAND ? Les samedis de 10 h à 11h. OÙ ? Parcs de la Tête-d'Or et de la Feyssine, campus de la Doua CONTACT www.lesfouleesdevilleurbanne.fr tél. : 04 78 68 92 44. La Frapna (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature) a mis en place un cycle de rencontres sur des sujets liés à l’environnement. L’objectif des apéros nature du mardi : partager des connaissances et des savoir-faire. Le prochain aura lieu mardi 9 février à 18 h 30 dans les locaux de l’association, sur le thème "Parents, grands-parents, que faire avec les enfants dans la nature ?" Ces rencontres sont gratuites et sur inscription : communication-rhone frapna.org ou tél. : 04 37 47 88 57. www.frapna.org. 33 entre nous VOUS VOUS INTERROGEZ SUR… Vous vous interrogez, vous souhaitez savoir comment ça marche ? Écrivez-nous ! Viva Magazine, Hôtel de ville, place Lazare-Goujon, 69100 Villeurbanne ou par courriel : Le paiement du stationnement par téléphone le système Paybyphone permet Depuis le mois de novembre, téléphone. de payer son stationnement directement par L ’ extension du stationnement payant sur les secteurs Charpennes/Tonkin et Tolstoï nord à Villeurbanne s’est accompagnée d’une innovation de taille ! Désormais, comme les riverains de 140 autres communes en France, les Villeurbannais peuvent régler leur ticket de s t a t i o n n e m e n t à d i s t a n c e, directement par téléphone ou internet. Pour cela, c’est très simple, il suffit de télécharger l’application paybyphone sur son smartphone, de se connecter au site paybyphone.fr ou d’appeler un numéro non surtaxé. Lors de la première connexion, l’utilisateur doit renseigner son identité et enregistrer ses numéros de plaque d’immatriculation et de carte bancaire. Reste ensuite à indiquer le code tarif inscrit sur l’horodateur le plus proche : on choisit sa durée et on règle directement. Il s’agit d’un ser vice supplémentaire proposé aux usagers : le bon vieil horodateur reste évidemment en fonction ! Mais le nouveau système présente 34 un certain nombre d’avantages : l’instantanéité d’abord. Plus besoin de faire l’aller-retour entre son véhicule et l’horodateur. Avec ce système, l’achat du ticket de parking électronique se fait instantanément. Fini aussi le casse-tête de la monnaie. Paybyphone permet également de prolonger son temps de stationnement sans repasser par la case voiture. L’application alerte par SMS de la fin du ticket. Enfin, lorsque l’automobiliste quitte sa place plus tôt que prévu, il peut suspendre son ticket pour ne payer que le temps de stationnement effectif. Et les agents de surveillance de la voie publique chargés du contrôle ? Ils sont équipés de terminaux permettant d’interroger la base de données des tickets virtuels. Ce nouveau système sera expérimenté pendant un an à Villeurbanne. Il accompagnera la nouvelle extension du stationnement payant, ce trimestre, sur le secteur Charmettes (900 places) et Cusset (100 places). n www.paybyphone.fr ©G. Duris [email protected] coMMeNt cA MARcHe ? L’aide au déménagement Le CCAS, Centre communal d’action sociale de Villeurbanne et Ailoj, association d’aide au logement des jeunes, ont mis en place depuis le mois de novembre 2015, à titre expérimental, une aide pour les personnes quittant un logement insalubre, ou inadapté à leurs besoins ou à leur budget. Cette aide publique a pour vocation de limiter les situations d’impayés liées à un loyer trop élevé et de réduire le mal-logement pouvant être à la source de dégradations de santé. Pour en bénéficier, des critères ont été établis : il faut être Villeurbannais, sans enfant mineur à charge, le nouveau logement doit être situé à Villeurbanne ou dans une commune de la métropole. Enfin, le déménagement doit être effectué par Dem’Ailoj, service d’insertion qui propose des déménagements à tarif social. Côté ressources, le nouveau loyer doit représenter moins de 30 % du budget. L’aide, de 500 euros ou de 250 euros, est accordée, sous réserve d’acceptation du dossier par le CCAS, en fonction du reste à vivre. Accueil du CCAS : 04 78 03 69 00. VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Se PASSe À l’eSPAce iNfo ÇA LE PLEIN D’INFOS ! L’Espace Info est ouvert 3, avenue Aristide-Briand du lundi au vendredi de 9 h 45 à 13 h et de 14 à 18 h. ©DR Du 1er au 10 février : Exposition photographique "Les laissés pour contes" en partenariat avec le Théâtre Astrée. iNfoRMAtioNS PRAtiQUeS Bibliobus Pharmacies LES BROSSES Pour connaître la pharmacie de garde, composez le 3237 sur votre téléphone (0,34 cts la minute depuis un poste fixe) ou consultez www.3237.fr. Le pharmacien de garde est également indiqué sur la porte des pharmacies. école Jules-Guesde : bibliobus jeunesse tous les jeudis, de 16 h15 à 17 h, sauf les 18 et 25 février (vacances scolaires). Place de la Paix : bibliobus jeunesse tous les mercredis de 15 h15 à 16 h15 ; bibliodiscobus adultes vendredis 12 et 26 février de 17 h 30 à 18 h 30. Médecins de garde : la Poudrette (square Germaine-tillion) bibliodiscobus adultes et bibliobus jeunesse samedis 6 et février de 10 h à 11 h. Pour connaître le médecin de garde proche de votre domicile, le centre de réception et de régulation des appels du SAMU est à votre service, en composant le 15 sur votre téléphone. résidence Saint-andré (allée des cèdres) bibliodiscobus adultes et bibliobus jeunesse, tous les samedis de 11 h15 à 12 h15. déchèteries Horaires du 1er novembre au 31 mars : LES BUERS Du lundi au vendredi : 9h-12h et 14h-17h. Du 11 au 26 février : Exposition photographique "Irepscènes Théâtre 30 ans d’impro" Du 29 février au 20 mars : Exposition photographique "Le geste sportif instantané" dans le cadre de "Il va y avoir du sport" au Rize en partenariat avec l’OSV et la compagnie Zéotrope. Animation mercredi 2 mars de 16 à 18 heures en partenariat avec Tonic Radio. RENSEIGNEMENTS AU 04 72 65 80 90 la prochaine séance publique du conseil municipal aura lieu lundi 8 février 2016 à 16 heures dans e les salons de l’hôtel de ville, 2 étage. Horaires de l’hôtel de ville : Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h. Accueil : 04 78 03 67 67 Horaires de l’état civil : (élections, CNI, passeports, attestations d’accueil et état civil) : • Lundi, mardi jeudi et vendredi de 9 h à 17 h. • mercredi de 10 h 30 à 19 h. Le service est fermé le samedi matin. viva.magazine¸mairievilleurbanne.fr www.viva-interactif.com Directeur de la publication : Jean-Paul Bret. Rédactrice en chef : Marie Caballero. Rédactrice en chef adjointe : Marianne Gastaldi. Rédaction : Marianne Gastaldi, Laurence Salignat, Bastien Sirou. Ont collaboré à ce numéro : Delphine Barbot, Djamel Brooks, Marie-Hélène Towhill. Photographies : Gilles Michallet (sauf mention). Dessin : Franz Gauvinière. Montage : Marjolaine Parize. Conception graphique : miz’enpage.www.miz’enpage.com. Impression : FOT. Imprimé sur papier 100 % recyclé. Tirage : 73 500 exemplaires. Toute reproduction interdite. N° ISSN : 0994-7124 VIVAMAGAZINE•N°292•février2016 Fermeture jours fériés. La déchèterie de Villeurbanne Nord et les 4 recycleries sont fermées le dimanche matin. CROIX-LUIZET POUR VILLEURBANNE NORD Place croix-luizet, bibliodiscobus adultes, tous les mardis de 16 h à 17 h15. 50 rue Alfred-Brinon Tél. : 04 78 84 56 09 Fermée le dimanche CUSSET POUR VILLEURBANNE SUD 100/110 avenue Paul-Krüger cité Jacques-Monod (22 rue Victor-Basch) bibliobus jeunesse, mercredis 10 et 24 février de 14 h à 15 h, bibliodiscobus adultes, vendredis 5 et 19 février de 17 h 30 à 18 h 30. Tél. 04 78 54 78 59 Marchés Jeudi, samedi et dimanche matin COP-SARL, 1 rue du Canal Tél. : 04 72 04 65 65. Square Pellet mercredi après-midi. GRATTE-CIEL/CHARMETTES avenue aristide-Briand (devant la mairie) bibliodiscobus adultes, tous les vendredis de 15 h à 17 h. SAINT-JEAN centre commercial (rue Saint-Jean) bibliobus jeunesse tous les jeudis de 17 h 30 à 18 h 30. Attention ! De 15 h à 16 h les 18 et 28 février (vacances scolaires) et bibliodiscobus adultes et bibliobus jeunesse, samedis 13 et 27 février de 10 h à 11h. Marché aux puces Tou s les mois 52 rue Racine, Tél. : 04 78 85 42 40 Point d’accès au droit : tous les jours sur rendez-vous Permanence d’avocat, notaire, huissier, défenseur des droits, conciliateur… Permanences décentralisées Les Maisons des services publics de Saint-Jean et de Cyprian/les-Brosses accueillent des permanences de la Maison de justice et du droit pour faciliter l’accès au droit pour tous, écouter, informer, orienter et régler à l’amiable les petits litiges dans tous les domaines. Espace 30 – 30 rue Saint Jean Les 2e et 4e jeudis de chaque mois (14h-17h) Sur rendez-vous : 04 78 80 29 82. Angle 9 – 9 place de la Paix Les 1er et 3e jeudis de chaque mois (9h-12h) Sur rendez-vous : 04 78 26 66 87. Police municipale 40 rue Michel-Servet 04 78 03 68 68 LES BOULANGERIES OÙ TROUVER VIVA Boulangerie Pacard 263 cours Émile-Zola Place de croix-luizet jeudi, samedi matin. Place Victor-Balland mercredi, samedi matin. Place Grandclément mardi, jeudi et dimanche matin. avenue Saint-exupéry mercredi, samedi matin. Place Wilson mercredi, vendredi et dimanche matin de 8 heures à 13 heures. avenue rossellini lundi de 15 heures à 19 h 30 Place chanoine-Boursier mardi, jeudi et samedi matin. rue Pierre-Joseph-Proudhon vendredi matin. Place de la Paix vendredi matin. retrouv Viva Magazine place Lazare-Goujon, 69 100 Villeurbanne Tél. : 04 78 03 67 33 Le samedi : 9h-17h. Le dimanche : 9h-12h. rue du 8-mai-1945 (au niveau du n°37) bibliodiscobus adultes, tous les mardis de 17 h 30 à 18 h 30, et bibliobus jeunesse tous les mercredis de 16 h 30 à 17 h 45. Permanences Maison de justice et du droit Boulangerie liaudet 25 rue Pierre-Baratin Maison Bettant 2 avenue Salvador-Allende Boulangerie Plantier la maison de la Bugne 40 rue Michel-Servet Boulangerie Perrin 62 cours Émile-Zola Boulangerie Bedhiafi 47 rue Fontanières Boulangerie dias 55 cours Émile-Zola Boulangerie Foray 39 rue Octavie Boulangerie Barbier-dubois 99 rue Léon-Blum TNT 30 ble 96 ca Numeri 70 x3 Neufbo x Freebo box 220 et Alice x o b Darty ge 254 et Oran 38. 4 Bbox ez le m agazin e de T LM 6 minutes de reportages, portraits et actualités maine ndant une se diffusés pe ) de la TNT al 20 24 n a (c M L sur T .com/tlm ctif iva.intera v r u s is pu Tout images PROCHAINE ÉMISSION, MERCREDI 17 FÉVRIER À 18 H ET 21 H JEUDI 18 – 12 H 50 ET 16 H VENDREDI 19 – 12 H 30 ET 20 H 15 SAMEDI 20 – 8 H 07, 17 H 52 ET 23 H 52 DIMANCHE 21 – 18 H 53 ET 21 H 45 LUNDI 22 35– 12 H 10 35