Le dernier Viva en PDF

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Le dernier Viva en PDF
N° 292
FÉVRIER 2016
LE MA GAZ INE DE VIL LEU RBA NN E
 Budget 2016 :
ambitieux et créatif
 Le sport s'expose
au Rize
Santé scolaire :
terrain d'égalité
Toute­l’info­sur­Villeurbanne­sur­www.viva-interactif.com
L’essentiel
sommaire
Saint-Jean­:­­Des­habitants­initiés­aux­premiers­secours­......6
l’essentiel
Une­nouvelle­vie­pour­les­déchets­de­la­cuisine­centrale­.....6
iNteRVieW
Xilam­animation­pose­ses­valises­à­Villeurbanne­................... 7
JEAN-PAUL­BRET,­maire­de­villeurbanne
Trois­nouveaux­restaurants­scolaires­
«L'égalité est un point fixe
sur notre ligne d'horizon»
bientôt­en­(self)­service­....................................................................10
Interview­de­Pascal­Boistard,­directeur­de­l'Irstea­.................. 11
En vue
Budget­2016,­la­créativité­dans­la­contrainte­..........................­12
Vu
Médailleur-graveur,­un­métier­rare­............................................ 18
Bons plans
Soo­Cookies­:­la­gourmandise­et­la­qualité­...............................­20
Opinions­.........................................................................................­24
S'associer
Chorales­:­le­Gospel­...........................................................................­26
Histoires vécues
Les­éditions­Golias­:­Une­question­de­conviction­..................­28
Initiative
Cie­La­belle­étoile­:­Sous­le­signe­du­talent­................................­29
Un­nouveau­mensuel,­de­nous­à­toit­........................................­29
Rendez-vous
Coup­de­cœur­:­Quand­l'amour­entre­en­scène­......................­31
Agenda
Raja-Tikva­prône­l'amitié­arabo-juive­....................................... ­32
Ping­Pong­:­des­spectacles­à­foison­pour­les­enfants­........... ­33
Entre nous
Vous­vous­interrogez­sur
Le­paiement­du­stationnement­par­téléphone­............­34
Comment­ça­marche­?­
L'aide­au­déménagement­......................................................­34
2
P.4
en vue
En bonne santé
pour bien réussir
à l'école P.14
témoignage
Luc Rosenzweig :
Une histoire
de famille
P.21
l’Histoire
Premières chorales
Par Alain Belmont, historien
P.22
bouger
Escalade :
Rencontres
au sommet
P.27
rendez-vous
Exposition : Parcours
de santé au Rize
P.30
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
l’essentiel
FIN DE PARCOURS
POUR LE CYCLOPOUSSE
De nombreuses personnes âgées ont eu recours
au Cyclopousse, depuis 2007, date de sa mise
en circulation. Ce service a pris fin en décembre.
Arefo (Association de résidences et foyers),
qui a créé et porté ce mode de transport
de proximité dédié aux seniors, a en effet annoncé
la cessation de cette activité, en raison d’un déficit
financier conséquent. La ville de Villeurbanne, qui
a toujours soutenu le Cyclopousse, notamment
financièrement, a appris avec regret, la décision
prise par l’association et rappelle l’existence
du Filoguide, plateforme téléphonique gérée
par le Centre communal d’action sociale (CCAS),
qui a pour objectif de guider dans leurs
déplacements en ville les personnes âgées,
isolées ou en situation de handicap. elles peuvent
contacter le 04 26 10 60 60 du lundi
au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30
à 17 heures.
AMÉNAGeMeNt
Les travaux de l’avenue
Saint-Exupéry ont commencé
L
e réaménagement de
l’avenue Antoine-de-SaintExupér y a commencé
en janvier. Les travaux seront
terminés en juillet 2017 et,
jusqu’à cette date, l’artère sera
mise en sens unique dans le sens
Marengo/Jean-Jaurès, en fonction
des contraintes du chantier. Le
renouvellement des réseaux
d’assainissement et d’eau potable
se déroule actuellement par
tranches, entre les rues Marengo
et Jean-Jaurès et sera achevé en
juin. Ensuite commenceront les
travaux sur la voirie avec, à la clé,
un meilleur partage de l’espace et
une rue "apaisée" pour les piétons
et les cyclistes. Le projet prévoit
l’aménagement de placettes,
dont une pour le marché forain,
la création de bandes cyclables,
l’élargissement des trottoirs et
la végétalisation de l’avenue,
dont la partie centrale passera en
zone 30. n
AccUeil
La Ville récompensée
Villeurbanne a reçu, pour la deuxième fois, la certification Qualiville.
Elle est la seule commune du Rhône à obtenir ce label, reconnaissant la
qualité de ses services (accueil général, délivrance des cartes d’identité et
passeports, élections et état-civil). Décerné par l’Afnor (organisme officiel
de certification) après une série d’audits, le label prend en compte une
trentaine de critères concernant l’accueil, l’orientation et l’information.
En octobre dernier, une enquête, réalisée auprès d’environ 700 personnes
venues effectuer des démarches, indiquait que 97 % d’entre elles étaient
satisfaites de l’accueil et des réponses apportées. Autre distinction
également décernée par l’Afnor, la mention spéciale « Digital » accordée
au site Internet www.villeurbanne.fr. La Ville avait obtenu la certification
Qualiville pour la première fois en 2012 et c’est à nouveau pour trois ans
qu’elle lui est attribuée. n
Vite vu, vite lu
DISTINGUÉ. Le Sigerly a remis à la Ville le trophée « cadre de vie ». Le Syndicat d’énergies de la région lyonnaise a mis Villeurbanne à l’honneur « pour son action de dissimulation des réseaux visant à améliorer l’esthétique de la commune et la sécurité des usagers ». n LAURÉAT. Michel Vinaver a reçu le
Grand prix de littérature dramatique 2015. Le dramaturge Michel Vinaver est le lauréat du grand prix de littérature dramatique pour Bettencourt boulevard ou une histoire de la France, pièce qu’il a écrite, créée au TNP en novembre dernier. n AVANCÉE. La société Axo science, sur le campus de la Doua, est
spécialisée dans la création et la production de tests de diagnostic. L’entreprise vient de mettre au point un test permettant de déterminer les groupes
sanguins avec une très haute précision. n ENCOURAGÉE. Une équipe composée de huit joueurs de baby-foot, conduite par Noureddine Houcine
au sein du Rhône Sportif, a obtenu, en décembre à Paris, la victoire en Coupe de France des clubs qui réunissait 46 équipes. n FÉMINISÉE. Le club des
Falcons de Bron-Villeurbanne qui pratique le football américain depuis vingt ans se dote d’une section féminine. Le club avait déjà fait une tentative
en 2013. Cette fois, l’équipe est prête ! n NOMMÉ. l’AS Villeurbanne Basket féminin vient de nommer, en plus du président Pierre Coste, Pierre
Grall à la présidence déléguée du club qui compte 240 licenciées. Objectif : faire progresser l’ensemble du club et la prometteuse équipe 1. n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
3
interview
Jean-Paul Bret, anne
maire de Villeurb
«L'égalité est un point fixe s
L’année 2015 a été marquée par les drames
de janvier, avec les attentats de Charlie Hebdo
et de l’Hyper Casher, et ceux
de novembre à Paris. En tant que maire, dans
quel état d’esprit abordez-vous 2016 ?
Jean-Paul Bret : Si les élus que nous sommes
avons choisi l’engagement politique, c’est
parce que nous croyons en une société plus
juste, plus équilibrée, plus solide. Pareille
actualité apporte forcément une nouvelle
dimension à notre implication. Il nous
revient de garantir, de rassurer, de consolider.
Il nous revient d’être, non pas seulement des
porteurs de projets mais les garants et les
porte-voix de la République.
Est-ce pour cela que vous avez choisi
de placer vos vœux sous le triptyque
de la devise républicaine de liberté, d’égalité,
de fraternité ?
J.-P. B. : Ce qui nous rassemble doit
l’emporter sur ce qui nous divise. Et ce qui
nous rassemble, au-delà de nos aspirations
politiques, philosophiques ou religieuses,
c’est la République. Ici, des générations de
femmes et d’hommes ont revendiqué la liberté
d’imaginer et de construire la ville autrement.
Cette liberté a fait de Villeurbanne une cité à
4
part entière. C’est ce qui nous vaut un centreville exceptionnel, une équipe de basket dans
l’élite depuis 60 ans, un Théâtre national
populaire. C’est ce qui nous vaut le pôle Pixel
ou encore le campus de la Doua, deux joyaux
de l’innovation dans leurs domaines.
Inventer la fraternité,
la conjuguer
avec la dignité,
c’est ce qui a guidé
nos prédécesseurs,
c’est ce qui nous guide
aujourd’hui encore.
C’est ce qui vous pousse aujourd’hui
à prendre des positions différentes
sur la Métropole ?
J.-P. B. : Les projets métropolitains, qui
concernent Villeurbanne, doivent être en
cohérence avec notre manière de considérer
la ville. C’est pourquoi nous avons formé un
groupe politique à part entière à la Métropole,
pour faire entendre la voix de Villeurbanne
et exercer complètement notre libre arbitre.
Dans ce débat, nous refusons tout ce qui
pourrait ressembler à un nivellement par
le bas, où le "moins pour tous " deviendrait
la règle dans un souci d’équilibre et
d’uniformité. Ma conception de la Métropole
est qu’elle doit aider les villes à faire mieux
là où, seules, elles seraient plus fragiles. Mais
la Métropole échouera si son action revient
à affadir leurs ambitions. La nôtre n’est pas
de nous opposer, ce qui serait vain. Mais de
choisir l’exigence et la liberté.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Match de l'Asvel à l'Astroballe.
Jean-Paul Bret,
lors de l'hommage
aux victimes
des attentats,
le 8 décembre
2015.
Les Invites,
en 2015
Le quartier
Saint-Jean
Le pôle Pixel
e sur notre ligne d'horizon»
Ma conception
de la Métropole
est qu'elle doit aider
les villes à faire mieux
là où, seules,
elles seraient
plus fragiles.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
L’égalité – article premier de la Déclaration
des droits de l’homme – est aussi
le principe républicain le plus difficile
à atteindre. Comment la Ville en crée-t-elle
les conditions ?
J.-P. B. : L’égalité est un point fixe sur notre
ligne d’horizon. Dans nos dispositifs
municipaux, nous agissons pour réduire les
inégalités qui viennent de l’origine, du sexe,
d’un handicap, de la maladie, du chômage
ou de la pauvreté. Avec notre plan d’actions
pour l’égalité des femmes et des hommes,
nous interviendrons pour battre en brèche
les stéréotypes et les préjugés tenaces. Pour
favoriser l’accès aux soins, nous engagerons
les travaux de la maison pluridisciplinaire
de santé des Buers. Une crèche s’ouvrira
cette année pour les enfants malades et
handicapés, à proximité des hôpitaux.
L’inscription, que j’ai moi-même défendue,
des Buers et de Saint-Jean dans le programme
national de rénovation urbaine permettra
d’agir sur le bâti mais aussi sur le cadre de
vie, la convivialité et la culture dans ces
quartiers. Si ces projets sont différents, s’ils
n’ont pas tous la même ampleur, tous sont
emblématiques de l’action que nous menons
pour plus d’égalité.
Depuis des siècles, la fraternité
fait partie de l’identité de Villeurbanne.
Comment cette valeur reste-t-elle vivante
aujourd’hui ?
J.-P. B. : La fraternité est le ciment de
notre ville. L’accueil est dans sa culture.
Villeurbanne compte aujourd’hui 147 192
habitants. Dans cette population, tous les
continents sont représentés. La fraternité
s’exprime dans de nombreux dispositifs
municipaux notamment en faveur des
jeunes. C’est important de leur ouvrir la
voie dans une société qui marque tant
de résistance à leur égard. À la rentrée
2016, des étudiants seront hébergés à
la résidence de personnes âgées JeanJaurès en contrepartie de petits services
rendus. D’autres pourront bénéficier
d’une colocation dans un logement social
en échange de leur implication dans le
quartier. La fraternité, c’est aussi l’ouverture
prochaine, cours Émile-Zola, d’une épicerie
sociale et solidaire dont nous avons soutenu
la réalisation. Inventer la fraternité, la
conjuguer avec la dignité, c’est ce qui a guidé
nos prédécesseurs, c’est ce qui nous guide
aujourd’hui encore et qui nous place souvent
à l’avant-garde sur nos politiques sociales. ■
5
l’essentiel
RecYclAGe
Une nouvelle vie
pour les déchets
de la cuisine centrale
SAiNt-JeAN
Des habitants initiés
aux premiers secours
Comment protéger une victime?
Alerter les secours? Procéder
à un massage cardiaque?
Trente habitants et professionnels
du quartier Saint-Jean ont bénéficié
d’une initiation aux premiers secours.
A
«
ction ne veut pas dire précipitation ! ».
Voilà une phrase transposée
en actes, au cours des séances
d’initiation aux premiers secours, qui ont eu
lieu en décembre dernier, à Saint-Jean. Dans la
salle de la Maison des services publics, trente
personnes du quartier ont participé à l’une
des trois séances gratuites, organisées par la
Ville. Jeudi 17 décembre, ils étaient douze :
habitants, assistantes maternelles, gardiens
d’immeubles… partageant un même objectif :
pouvoir agir face à une situation d’urgence en
gardant son sang-froid. Face à eux, Mohammed
Hedadji et Stanislas Nivor, en emplois d’avenir
auprès de la direction de la Santé publique
de la ville, accompagnés par une formatrice
bénévole de la Croix-Rouge (1).
Pendant deux heures, les deux jeunes
hommes ont inculqué à leur auditoire les
notions essentielles des gestes qui sauvent :
protéger une victime, alerter les secours, leur
transmettre les bonnes informations, installer
la victime en position latérale de sécurité,
effectuer un massage cardiaque, utiliser un
défibrillateur comme celui disponible dans les
locaux de la MSP… D’autres actions de ce type
sont prévues cette année dans les quartiers de
la ville. Parallèlement, Mohammed et Stanislas
ont commencé leurs interventions dans les
écoles, pendant le temps périscolaire. Les
enfants inscrits bénéficient d’un programme
qui correspond à l’équivalent du diplôme PSC1
(Prévention et secours civiques de niveau 1).
Un apprentissage qui leur permettra peut-être
de sauver des vies et, en tout cas, d’intervenir à
bon escient, en attendant les secours. n
(1) La Ville et la Croix-Rouge ont signé une convention
de partenariat, en novembre dernier, pour mettre en
place des formations aux gestes de premiers secours.
Nouveauté à la cuisine
centrale: les déchets naturels
ne partent plus à la poubelle
mais sont recyclés dans
un composteur.
L
es déchets organiques
produits par la cuisine
centrale ne suivent plus le
traditionnel circuit de la poubelle
et de l’incinération. En janvier,
un composteur a été installé
dans la cour de l’équipement,
où sont préparés les déjeuners
des enfants inscrits dans les
restaurants scolaires et les
crèches, soit environ 6600 repas
par jour. L’équipement, situé dans
le quartier Saint-Jean, reçoit en
moyenne une tonne et demie de
légumes et deux tonnes de fruits
par semaine. Sur ces quantités, 30 à
50 kilos de déchets et d’épluchures
trouvent désormais le chemin du
composteur, dont la capacité est
de 1000 litres. Après une phase de
maturation d’environ huit mois, le
contenu sera tamisé et l’opération
permettra d’obtenir 25 kilos de
terreau. Une transformation
en engrais naturel qui servira à
nourrir les plantes des environs ! n
GRATTE-CIEL CENTRE-VILLE : REPRISE DE LA PARTICIPATION
70 personnes se sont réunies le 12 janvier au Palais du travail pour parler du projet Gratte-Ciel centre-ville.
Si l’heure n’est plus à la concertation sur le projet urbain dont les fondamentaux sont désormais connus et
validés, le dialogue continue autour de trois thématiques : vivre les espaces publics, habiter les Gratte-Ciel,
animer le temps du chantier. Chaque thème a pu être détaillé et débattu par les participants organisés en
groupes de travail. Un "bar à vin", une "librairie", une "radio des Gratte-Ciel", des "matériaux de construction
sains", des "jardins partagés", etc. sont autant d'idées qui ont fusé. n
6
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
©Xilam animation
RelocAliSAtioN
Xilam animation pose ses valises à Villeurbanne
La société française de production de films
d’animation, Xilam, a choisi le pôle Pixel pour ouvrir
un nouveau studio en France dès le mois de mars.
Cette installation – qui devrait entraîner la création
de plus de 100 emplois – s’inscrit dans le cadre d’une
relocalisation de la production dans l’hexagone.
P
our Marc du Pontavice,
fondateur et dirigeant de
Xilam, le rapatriement de la
majeure partie de la production de
Xilam était devenu une évidence.
« Plusieurs facteurs favorables se
sont conjugués. Le rapport qualité/
prix est de moins en moins bon en
Asie. Or dans nos métiers, si l’on
n’est pas au top, on n’y arrive pas.
Par ailleurs, dans le secteur de
l’animation, les nouveaux logiciels
et l’amélioration des organisations
permettent de réaliser de vrais gains
eN cHiffReS
1999 : création de Xilam
1500, c’est le nombre
d’épisodes au catalogue
de Xilam.
350 personnes
employées dont 250
artistes.
3 studios : Paris,
Hô-Chi-Minh Ville
(Vietnam)
et Villeurbanne.
de productivité. Enfin, les mesures
gouvernementales actuelles, entre
réforme du CNC (Centre national
du cinéma) et du crédit d’impôts,
soutiennent cet investissement
de taille. Rapatrier les studios
en France fait sens. » Cette
relocalisation consacre le retour
des productions tricolores dans
l’hexagone : dans ce secteur en
forte croissance où la compétition
fait rage entre studios, le niveau de
créativité et d’exécution doit être
irréprochable. Avec cinq séries en
cours de fabrication, Xilam – à qui
l’on doit notamment Oggy et les
cafards – entend ainsi sécuriser sa
production.
Dans ce contexte, le choix de Xilam
s’est arrêté sur Villeurbanne et
Pixel. « La région dispose d’un vrai
bassin de talents, indispensable
pour créer 80 emplois au
démarrage et 120 en trois ans.
Entre la Doua et l’école Émile-Cohl,
nous avons accès à un écosystème
de formation qui va permettre de
recruter beaucoup de juniors. » Et
la région est attractive pour les
cadres parisiens qui rejoindront
le studio. « Quant à Pixel, c’est le
lieu idéal pour ne pas avoir à tout
créer : on s’insère dans un pôle
dédié à nos métiers des industries
créatives de l’image, avec plus
de cent entreprises du secteur. »
Le futur studio villeurbannais
produira deux premières séries
télévisées : Paprika pour France
Télévisions, destinée aux 3-6 ans,
et Magic pour Gulli, destinée aux
6-11 ans. n
ANNiVeRSAiRe
L’Asul en forme pour ses 80 ans!
L
’
Asul, Association sportive universitaire lyonnaise, qui compte parmi les plus importants
et anciens clubs multisports de l’agglomération, a fêté ses 80 ans. Les Asulistes étaient
nombreux au Carré de Soie, le 4 décembre, pour souffler les bougies autour de la présidente
de l’association, Monique Paulou. Avec 3650 licenciés à Villeurbanne, parmi ses 5502 licenciés,
l’Asul permet la pratique de 16 disciplines sportives, dans quatre communes. Le succès de l’Asul
a conduit à l’indépendance des sections qui possèdent chacune une présidence. L’Asul générale
a développé Asul vacances qui accueille annuellement 1100 enfants, de 3 à 17 ans, pour de l’éveil
sportif par exemple, ou des séjours à thème : course d’orientation, spéléologie, etc. « Quant
à l’Asul sport-loisirs, elle permet de mêler les générations autour d’un même sport, comme la
randonnée familiale, le tennis de table ou la pétanque », précise le directeur Pascal Leonforte.
Basée rue Pierre-Baratin, l’Asul est une octogénaire qui va bien. n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
7
l’essentiel
En prêtant un peu attention lors de
nos balades urbaines dans les parcs
ou sur les berges du Rhône par les
fortes chaleurs estivales, un son se
fait entendre… Oui, cela ressemble
fort aux cigales, mais que font-elles
ici ? Ces insectes, dont le chant
typique produit par les mâles pour
attirer les femelles, et dénommé
"cymbalisation", nous rappellent nos
vacances sur la Côte d’Azur. Doit-on
y voir un effet du dérèglement
climatique ?
À l’instar d’autres espèces, quelques
cigales moins exigeantes en chaleur
remontent la vallée du Rhône
jusque dans notre agglomération,
voire plus au Nord en s’implantant
dans les coins les moins froids
et souvent en restant dans les
vallées. Les îlots de chaleur urbains
profitent aussi à ces espèces
méditerranéennes. Elles sont de
précieux indicateurs pour apprécier
les modifications climatiques. Il suffit
pour cela de suivre leur progression
vers le nord ou en altitude. D’autres
espèces, actuellement limitées à la
basse vallée du Rhône, pourraient
faire leur apparition dans les années
à venir. Ouvrons l’œil…
ans le cadre du projet européen Primes qui
vise le développement d’achats durables
par les collectivités publiques, un groupe de
douze personnes de huit pays européens est venu, le
26 novembre, découvrir la manière dont Villeurbanne
g è re s a f l o t t e d e v é h i c u l e s. De u x i è m e v i l l e d e
l’agglomération, Villeurbanne compte 254 véhicules
dont 31,5 % en énergie propre : électrique, hybride
ou au gaz. La Ville dispose également de 200 vélos de
service pour les trajets les plus courts. n
©Alain Gullemaud
DES CIGALES
CHEZ NOUS ?
C’EST DÉJÀ UN PEU
LE SUD…
D
©LeVellave
z
VU
EN VILLE !
Le parc auto de Villeurbanne
étudié par des pays européens
125
sous-vêtements neufs
C’est le nombre de kilos de
par l’association
ou en très bon état collectés
la rue, pendant le marché
villeurbannaise Les Amis de
seront remis tout au long
de Noël des Gratte-Ciel. Ils
sans domicile fixe soutenues
de l’année aux personnes
re solidaire.
par l’équipe de cette structu
RENCONTRE AVEC
L’ILLUSTRATRICE CLAIRE CANTAIS
Claire Cantais, auteure, illustratrice est l’invitée
d’honneur de la Fête du livre jeunesse qui aura lieu
les 2 et 3 avril. Elle a déjà rencontré les élèves de
l’école primaire Jules-Ferry, dans le cadre d’une
résidence de trois semaines financée par la Ville
et organisée en deux phases. L’auteure a invité les
enfants à travailler sur le portrait, le livre, les jeux et
les couleurs autour de ses albums jeunesse, puis du
thème "Je (u) en construction".
DES ENFANTS DE L’ÉCOLE JEAN-ZAY
INITIÉS À LA GRAVURE
le cHiffRe
147 192
Croquis d’une cigale, juillet 1888,
par Vincent van Gogh.
rubrique réalisée avec la Frapna :
www.frapna.org – 22 rue edouardaynard – tél. : 04 37 47 88 50
8
C’est le nombre d’habitants
de Villeurbanne au 1er janvier 2013.
Source Insee, Institut national
de la statistique et des études économiques.
C’est une exposition pas comme les autres qui s’est
tenue sur les murs de l’Urdla, avant les vacances
de Noël. Les œuvres affichées ont été créées par
une quinzaine d’enfants de l’école Jean-Zay, dans
le cadre du temps périscolaire. Cette exposition
est le fruit du travail qu’ils ont mené avec le centre
d’art contemporain dédié à l’estampe, pendant
douze séances. Entourés d’ateliers d’impression et
de presses anciennes, les enfants ont découvert
les différentes techniques de l’estampe et se sont
initiés à la gravure sur linoléum, guidés par Lucie
Chaumont, artiste éditée par l’Urdla.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Ville DURABle et SoliDAiRe
Les projets urbains des Buers
et Saint-Jean soutenus par l’État
Les projets de requalification urbaine des quartiers Buers et Saint-Jean
bénéficieront d’un financement par le Programme d’investissements
d’avenir "ville durable et solidaire".
L
e Programme d’investissements d’avenir "ville durable et solidaire" permet
d’accompagner des projets innovants – avec une dimension technique et
sociale – qui visent à améliorer le cadre de vie des habitants : rénovation du
bâti, gestion des flux, de l’énergie et de la mobilité.
Les projets de requalification des quartiers Buers et Saint-Jean bénéficieront d’une
participation de l’État à hauteur de 150 000e. Ils visent à améliorer le « reste à vivre »
en réduisant les charges des locataires (réhabilitation énergétique engagée par le
bailleur, actions autour de la valorisation des encombrants…), à développer les
déplacements doux, à améliorer l’environnement et préserver la santé des habitants
(dispositifs de ventilation améliorés dans les logements, étude sur la "capture" des
effets polluants et sonores du périphérique…).
Ces projets mobilisent plusieurs partenaires (collectivités locales, bailleur social,
Observatoire régional de la santé et les acteurs sociaux du territoire). Fin 2016, la Ville
présentera un plan d’actions opérationnelles et signera une convention-cadre avec
l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine). n
BIEN MANGER EN S’AMUSANT
C’est un projet en plusieurs temps avec un même objectif :
apprendre à manger équilibré en éveillant ses papilles ! Le
programme « Mangeons sain, vivons bien » s’est déroulé en partie
pendant les vacances de Noël, où une quinzaine d’enfants, entre
8 et 13 ans, a participé à un atelier goûter (et dégustation), dans
la cuisine du centre social des Buers. Au menu : confection de
verrines de fruits, de pain perdu ou de pop cakes au chocolat.
Ce programme est animé par Céline Leprince, diététicienne, et
financé par l’Agence régionale de santé. Une centaine d’enfants,
inscrits dans les centres sociaux des Buers, de Saint-Jean, de
Charpennes-Tonkin et à la maison sociale de Cyprian-les Brosses,
y participent. D’autres actions suivront : ce mois-ci, tournage de
publicités sur l’alimentation et l’environnement.
cité
é la journée de la laï
L’école Berthelot a fêt
bré
célé
ont
nts
igna
Berthelot et leurs ense
Les 560 élèves du groupe scolaire
la laïcité, mercredi 9 décembre.
avec enthousiasme la journée de
ont chanté
de drapeaux tricolores, les enfants
Dans la cour de l’école, pavoisée
rs d’ateliers…
cou
au
isés
, montré leurs dessins réal
la Marseillaise, récité des poèmes
ités
activ
des
à
icipé
et de l’élémentaire ont part
Les 22 classes de la maternelle
orts
ots f
les m
ont ité s
égalité, fraternité, laïc
correspondant à leur âge. « Liberté, urs vale
, des
nces
ffére
fants, que malgré leurs di
de cette journée. Montrer aux en
ransmettre essentiel et c’est notre devoir de t
araît
us p
communes les unissent, no
entaire
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le
l’éco
Bobichon, directrice de
ces valeurs », a souligné Christilla
ra sur un mur
reste
bre,
d’ar
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la République, en form
depuis deux ans. Une fresque de
e…
cette journée citoyenn
de la cour, souvenir et symbole de
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
9
l’essentiel
tRAVAUX
Trois nouveaux restaurants scolaires
bientôt en (self) service
Trois nouveaux restaurants scolaires seront bientôt prêts à entrer en service
et l’extension de la maternelle Jean-Moulin prend forme. L’année 2016 sera riche
en transformations dans les écoles.
L
es premiers mois de l’année voient
s’accélérer la livraison de bâtiments
scolaires, notamment du côté des
restaurants. Après celui du groupe scolaire
Lakanal en octobre dernier (cf. photo), c’est au
tour de celui de l’école Berthelot d’ouvrir le bal
ce mois-ci. Suivront, en mars, l’ouverture du
restaurant scolaire du groupe scolaire JulesGuesde et, en avril, celui de l’école ErnestRenan nord, qui n’en avait pas jusqu’alors.
Tous différents, ils ont cependant en commun
d’augmenter la capacité et les conditions
d’accueil, avec la généralisation du système de
self pour les enfants d’élémentaire. Partout, les
petits de maternelle disposent d’une salle qui
leur est réservée.
Les architectes de chaque projet privilégient
l’éclairage naturel, le confort acoustique, la
recherche esthétique, la fonctionnalité et les
facilités de déplacements. La performance
énergétique et, bien sûr, la qualité et la
pérennité des matériaux et du mobilier font
également partie des exigences. Parmi les
projets majeurs en cours, la restructuration du
groupe scolaire Jean-Moulin, dans le quartier
des Buers, avance peu à peu. Le restaurant
a ouvert à la rentrée 2015 et c’est au tour
des travaux de l’extension de la maternelle
d’arriver à leur terme. À la rentrée des vacances
d’hiver, quatre salles de classe, deux salles de
repos et une salle des maîtres seront terminées.
Il faudra attendre la rentrée de septembre
pour que tout le chantier de la maternelle soit
achevé, avec ses onze classes regroupées au
sein d’un même bâtiment. Les espaces libérés
vont permettre une meilleure organisation de
l’école élémentaire et l’ensemble de cette vaste
restructuration, commencée en juin 2014,
sera terminée pour la rentrée 2016… Cette
année, 16,75 millions d’euros sont consacrés
à l’éducation, priorité de la Ville, et 75 millions
seront affectés à ce secteur, d’ici à 2020. n
©Alain Guillemaud
ÉcoleS
Dans la classe de Guillaume Ovize,
enseignant en CP-CE1 à l’école
Château-Gaillard.
10
Le vidéoprojecteur interactif
gagne du terrain
Les VPI (vidéoprojecteurs interactifs) ont fait leur entrée en avril
dernier dans les écoles maternelles et élémentaires de la ville. Cet outil
pédagogique permet de projeter toutes sortes de documents, sur un
tableau blanc, sur lequel les élèves peuvent agir : surligner, couper,
déplacer, colorier… Son utilisation s’adapte à toutes les matières
et permet de gagner du temps « et d’en passer davantage à aider les
enfants », souligne Guillaume Ovize, enseignant en CP-CE1 à l’école
Château-Gaillard… Les groupes scolaires Château-Gaillard et AntoninPerrin sont pilotes dans ce domaine et, d’ici à 2020, la Ville équipera les
24 groupes scolaires, à raison de cinq par an. En 2016, ce sera au tour des
écoles Édouard-Herriot, Saint-Exupéry, Louis-Armand, Jean-Moulin
(élémentaire) et de la maternelle Jacques-Prévert d’en bénéficier, pour
un budget annoncé de 270 000 euros. n
eN BRef
DEVENEZ SENTINELLE
DE L’ENVIRONNEMENT !
Le dispositif Sentinelles de
l’environnement, créé en 2009
par la Frapna (Fédération RhôneAlpes de protection de la nature),
se dote d’un nouvel outil : un site
web cartographique et participatif,
permettant de signaler, en envoyant
une photo, toute atteinte à
l’environnement (décharge sauvage,
pollution de cours d’eau…).
www.sentinelleenvironnement.fr
RECENSEMENT
DE LA POPULATION :
C’EST PARTI !
Trente-trois agents recenseurs
investissent actuellement
Villeurbanne pour recenser 8 %
des logements de la ville, soit
environ 6 600 habitants, répartis
dans chaque quartier. Organisé
du 21 janvier au 27 février, le
recensement de la population est
piloté par l’Insee, Institut national
de la statistique et des études
économiques. Il ne concerne plus
l’ensemble de la population depuis
1998. Des échantillons de personnes
servent désormais de base de travail
à l’Insee. Les Villeurbannais recensés
en 2016 ont reçu une lettre du maire
afin de les prévenir de la venue
d’un agent recenseur, muni d’une
carte officielle. En cas de doute lors
d’un démarchage à ce sujet, il est
préférable de se renseigner auprès
de la mairie.
DIRECTION DE
L’ÉDUCATION,
NOUVEAUX HORAIRES
POUR LES FAMILLES
Les horaires d’ouverture du service
Relations aux familles ont changé et,
depuis le 4 janvier, le public
est accueilli le lundi, mardi, jeudi
et vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30
et de 13 h 30 à 17 h, le mercredi
de 13 h 30 à 17 h. Ce service, situé
au rez-de-chaussée de la mairie
annexe, 52 rue Racine, traite
notamment les inscriptions scolaires
et périscolaires (restauration scolaire
et accueil du soir) et le paiement
de ces activités et services.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
iNteRVieW
Canal hydraulique de simulation de l'Irstea.
Pascal Boistard,
directeur régional d’Irstea
Lyon-Villeurbanne
L’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement
et l’agriculture (Irstea) dispose d’un centre de recherche à deux encablures
du campus de la Doua. Certains de ses programmes ont été intégrés à un ouvrage
destiné à soutenir les territoires face aux conséquences du changement climatique.
Éclairage.
L’Irstea a diffusé auprès
des collectivités, un livret(1)
proposant des résultats
de recherche pour s’adapter
au changement climatique.
Comment le centre de LyonVilleurbanne a-t-il contribué
à cet ouvrage ?
Pascal Boistard : Irstea LyonVilleurbanne se consacre à la
thématique de l’eau. Mieux gérer les
ressources, réduire les impacts des
rejets polluants sur les écosystèmes,
diminuer la vulnérabilité aux risques
l’impact du changement climatique
sur les rivières alpines. Autre domaine :
l’observation des rivières intermittentes,
soit la moitié du réseau hydrographique
mondial. Sous l’influence
du changement climatique, la durée
et la fréquence de leur assèchement
augmentent. Irstea coordonne un
projet international pour mieux les
comprendre. En complément, un
programme participatif « 1 000 rivières intermittentes », initié par l’un de nos
chercheurs, mobilise les chercheurs
à travers le monde.
«Le changement climatique questionne
la façon de conduire la recherche»
ZooM SUR
L’IRSTEA
Irstea, Institut national de recherche en
sciences et technologies pour l’environnement
et l’agriculture, est un établissement public à
caractère scientifique et technologique (EPST).
Il est placé sous la double tutelle des ministères
de la Recherche et de l’Agriculture. Ses activités
de recherche et d’expertise, pluridisciplinaires,
sont tournées vers l’action et l’appui aux
politiques publiques dans les domaines de l’eau,
des écotechnologies et des territoires. Irstea
est membre fondateur de l’Alliance nationale
de recherche pour l’environnement (AllEnvi)
et labellisé Institut Carnot depuis 2006. 1 750
personnes travaillent à Irstea, qui dispose d’un
budget de 155 millions d’euros. L’institut s’organise
autour de neuf centres régionaux, dont trois
en région Rhône-Alpes-Auvergne. Le centre
de Lyon-Villeurbanne emploie 230 personnes
environ, dont 120 permanents. n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
(crues, inondations, sécheresse)…
Le changement climatique n’est donc
pas une entrée directe, mais plutôt
un facteur qui éclaire nos projets et
leurs résultats. Nous avons contribué
à l’ouvrage par le biais de certains de
nos programmes dans lesquels
le changement climatique joue un rôle.
De quelles recherches s’agit-il ?
P.B. : Les conséquences du
réchauffement climatique sont réputées
générer plus d’événements extrêmes
comme les tempêtes, les crues
et les inondations. Le centre
de Lyon-Villeurbanne dispose de deux
canaux hydrauliques pour simuler
les écoulements d’eau et les transferts
de solides. Ces travaux permettent
de proposer aux territoires des
méthodes de prévision, d’adaptation
et de lutte contre les phénomènes
extrêmes. Irstea a aussi participé au
projet européen AdaptAlp, qui évalue
Plus largement, comment
les recherches menées au sein
d’Irstea concourent-elles
aux politiques publiques ?
P.B. : Nous étudions les mécanismes
de transfert de pesticides pour
proposer des préconisations
d’organisation des zones tampons
afin de mieux protéger les cours d’eau.
Nous travaillons sur le traitement
des eaux en partenariat avec
le Grand Lyon depuis 35 ans
pour l’aider à optimiser ses solutions.
Un hall d’expérimentation a même
été intégré à la station d’épuration
de la Feyssine. Enfin, l’un de nos
chercheurs est à l’origine d’une
technologie d’épuration avec "filtre
planté de roseaux" qui équipe
aujourd’hui 90 % des petites
stations. n
(1) Changement climatique, changement
global : 55 résultats de recherche au service
des territoires. Irstea.
11
en vue
Budget 2016,
la créativité dans la contrainte
Le budget 2016 a été adopté en conseil municipal le 14 décembre dernier. D’un montant
de 172,4 millions d’euros, il témoigne de choix politiques ambitieux. Compte tenu de la baisse
des dotations de l’État, Villeurbanne a élaboré une stratégie pluriannuelle pour dégager
des économies, sans dégrader la qualité du service public. Traduction concrète de ce travail
de fond : Villeurbanne parvient à maintenir un investissement important
(52 millions d’euros, en hausse de 20 %) sans augmenter la fiscalité.
L
a préparation du budget
2016 a été un travail
d ’ é q u i l i b r i s t e . To u t
en maintenant le cap d’un
investissement de 200 millions
d’euros sur l’ensemble du
mandat, il a fallu composer avec
deux contraintes : la baisse des
dotations de l’État d’abord, qui se
poursuivra jusqu’en 2019. Mais
aussi la contrainte "positive"
de la démographie. « Notre
population croît d’environ 1,4 %
par an, soit le taux le plus élevé
de la région », soulignait le maire,
Jean-Paul Bret, en présentant le
budget. Les politiques publiques
doivent s’adapter à cette donne
particulière : l’éducation et la petite
enfance sont donc en toute logique
les priorités pour 2016. « Les élus et
les services ont fourni un travail
d’excellence afin de rechercher des
économies dans le cadre d’une
stratégie pluriannuelle, souligne
Prosper Kabalo, adjoint aux
Finances. Nous avons été guidés par
la volonté de faire aussi bien, mais
différemment. »
En s’appuyant sur sa bonne
situation financière et un taux
d’endettement très bas, la
Ville a entamé une démarche
de restriction de ses dépenses
de fonctionnement (-1,6 %
par an jusqu’en 2019). Cela
passe par la baisse du coût des
services (économies d’énergie,
groupements d’achats, etc.), la
recherche de nouvelles recettes
(comme la tarification différenciée
des piscines pour les non-
MAISON BERTY-ALBRECHT :
RESTRUCTURATION
ET MISE EN ACCESSIBILITÉ
La Maison Berty-Albrecht met à disposition
des salles de réunion ou d’activités. Le projet
d’aménagement, initialement prévu sur le seul
bâtiment associatif, a été élargi aux locaux libérés
par le déménagement du Relais assistants
maternels Jean-Epstein. La restructuration prévoit la
mise en accessibilité des bâtiments, la création d’un
ascenseur extérieur et une augmentation de l’offre
de salles. L’opération s’élève à 308 000 euros, et les
travaux s’achèveront en novembre 2016.
12
Villeurbannais), les partenariats
extérieurs, ou encore un plan
d’économies dans le domaine de
l’événementiel (suppression du feu
d’artifice du 13 juillet, organisation
une année sur deux des Invites). La
Ville a aussi « entamé un plan de
lutte contre le gaspillage dans les
restaurants scolaires, explique le
maire de la Ville. Il s’agira d’acheter
plus en lien avec la consommation
réelle mais aussi de privilégier des
produits frais et locaux. »
Quant à la masse salariale, sa
progression est très limitée en 2016
(+ 0,94 %), avec néanmoins 22
créations de postes. Cet ensemble
de mesures permet la maîtrise
des dépenses de fonctionnement,
en baisse pour la première fois à
Villeurbanne (- 0,23 %). n
Le budget 2016
prévoit de beaux
projets, comme la
promotion de la
solidarité intergénérationnelle
grâce à
l’hébergement
d’étudiants dans
la résidence pour
personnes âgées
Jean-Jaurès ;
la mise en place
d’un portail
collaboratif pour
les associations, ou
encore la création
d’une maison de
santé aux Buers.
Il verra aussi le
lancement des
aménagements
des projets urbains
du Terrain des
Sœurs, des Zac
Villeurbanne-La
Soie et Gratte-Ciel
centre-ville."
Prosper­Kabalo,­
premier­adjoint­
en­charge­des­Finances.
UNE CRÈCHE
POUR LES ENFANTS MALADES
Les Pep’itous, structure petite enfance accueillant
des enfants handicapés, gérée par l’Adpep 69
(Association départementale des pupilles de
l’enseignement public du Rhône) avec le soutien
de la ville de Villeurbanne, va accueillir aussi des
enfants malades. Sur les 24 places que compte la
crèche, 8 seront réservées aux enfants handicapés
et 8 aux enfants malades. Les Pep’itous sera la
première structure de la région à accueillir des
enfants malades en dehors de l’hôpital.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
1,1 million d’euros
inscrits pour la construction d’un
jardin d’enfants destiné aux 2-4
ans dans la cour de l’école
Louis-Pasteur.
16,75 millions d’euros
dédiés aux équipements, aux travaux
et aux extensions dans les écoles.
Les groupes scolaires Marcellin-Berthelot,
Jules-Guesde et Jean-Moulin seront
complètement restructurés.
5,51 millions d’euros
consacrés à l’aménagement des
équipements sportifs, dont 2 millions
inscrits au budget 2016
pour la poursuite de la
restructuration du centre nautique
Etienne-Gagnaire.
270 000 euros
pour poursuivre l’installation
de vidéoprojecteurs interactifs
dans cinq nouveaux groupes
scolaires.
880 000 euros
400 000 euros
pour les travaux d’aménagement
des 6 400 m2 du jardin du Rectorat.
Ouverture prévue en juin 2016.
pour le traitement thermique
des façades du gymnase
Eugène-Fournière.
Une parcelle de 2 000 m2, mitoyenne du parc Chanteur qui
en compte déjà 4 700, va être aménagée cette année pour un
budget global de 500 000 euros. Cette opération prévoit la mise
en place d’une aire de fitness de plein air de 300 à 400 m2,
dotée d’agrès sportifs. Elle sera installée en vitrine afin de mettre
en scène la pratique sportive et de l’intégrer dans un espace de
promenade au sein du parc. Une nouvelle allée avec une rampe
en pente douce permettra de traverser les différents espaces de
l’extension qui inclura une prairie, l’aire de fitness, une pelouse, des
espaces de discussions, un espace boisé… Un jardin aromatique
longera le parcours. Les travaux débuteront au printemps 2016
pour environ 6 mois.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
©DR
LE JARDIN CHANTEUR ÉTENDU
13
en vue
14
­VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016
En bonne santé
pour bien réussir
à l’école
Une équipe de professionnels veille sur la santé des écoliers
villeurbannais, de la grande section de maternelle au CM2.
Outre les missions traditionnelles de dépistage, les médecins
et infirmières scolaires mènent des actions de prévention,
dont les principaux objectifs sont de lutter contre
les inégalités et favoriser la réussite à l’école.
V
illeurbanne fait partie
de la dizaine de villes
françaises à conserver
un service municipal de santé
scolaire en y consacrant plus
de 700 000 euros par an, là où la
plupart des communes laissent
l’Éducation nationale remplir ce
rôle. La différence ? Une présence
quotidienne de douze infirmières
scolaires dans toutes les écoles et
davantage de moyens affectés aux
écoles des quartiers défavorisés.
« La lutte contre les inégalités
sociales de santé est au cœur de
notre métier et, dans cette optique,
nous pratiquons l’universalisme
proportionné, indique le Dr
Pascale Colom, responsable de
la direction de la Santé publique,
à la ville de Villeurbanne. C’està-dire que notre présence et nos
missions existent dans toutes les
écoles mais sont accrues auprès des
enfants issus de milieux sociaux
et économiques défavorisés,
qui ne bénéficient pas toujours
du suivi nécessaire. » Cela est
particulièrement vrai pour le
dépistage infirmier en grande
section de maternelle : tous les
­VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016
enfants sont concernés (plus
de 1 800 petits Villeurbannais),
mais ceux qui montrent un
retard de langage, des difficultés
d’attention ou des troubles de la
vue sont orientés vers une prise en
charge médicale ou rééducative,
avec un accompagnement des
familles, si besoin. « La maîtrise
de la phonologie, le langage oral
et l’attention visuelle sont des bons
points pour l’apprentissage de la
lecture », résume le Dr Fabienne
Beynel-Mélinand, l’un des trois
médecins scolaires. Plus les
obstacles sont dépistés tôt, plus
les moyens de les réduire peuvent
porter leurs fruits. « La rencontre
avec les parents est un espace
de parole et un temps précieux
pour faire passer des messages,
les conseiller, les encourager à
raconter des histoires, à emmener
leur enfant à la médiathèque, à
jouer avec lui… Nous abordons
les rythmes de vie, le sommeil,
l’alimentation, le comportement…
Je me sens vraiment utile et à ma
place dans cette proximité avec les
parents. »
En C E 2, une co ns ulta tio n,
collectif
« À six ans, on peut
se laver seul ! »
Face à la vingtaine d’élèves de CP de la classe de
Brigitte Ciclet, à l’école Lazare-Goujon, Isabelle
Défossé, infirmière scolaire, expose le sujet du
jour : l’hygiène. « À quoi ça sert de se laver ? ».
Les enfants lèvent le doigt et participent avec
enthousiasme : « Pour tuer les microbes ! Pour
sentir bon ! ». Quelques messages passent : mieux
vaut prendre une douche plutôt qu’un bain, la
bonne manière de bien se laver, à 6 ans on peut
le faire tout seul, les cotons-tiges c’est interdit…
Tout est expliqué simplement, avec des mots et
des gestes que tous comprennent. Cette séance
s’inscrit dans le programme de promotion
de la santé "Je prends soin de moi". Elle est la
troisième de l’année après "Je grandis" et "Les
besoins". Pour Brigitte Ciclet, cette collaboration
est positive : « J’apprécie particulièrement la
séance sur les qualités et l’estime de soi, beaucoup
d’enfants ont besoin d’être rassurés à ce propos… »
À la fin de la séance, les enfants remplissent une
fiche récapitulative qu’ils montreront à leurs
parents. Isabelle Défossé, habituée à animer
ces rencontres, souligne : « À partir de 6 ans,
les enfants peuvent être acteurs de leur santé et
accéder à un début d’autonomie. » n
15
en vue
La prévention des caries
passe aussi par l’école
la prévention
En matière de santé bucco-dentaire,
udes
prend tout son sens et les bonnes habit
ts lourds
men
traite
des
ter
d’évi
ent
souv
t
permetten
bénévoles
et coûteux. Une douzaine de dentistes
les visites
intervient en CM1 dans les écoles où
ques. Outre
chez le dentiste ne sont pas systémati
nel explique
l’examen bucco-dentaire, le profession
pas faire
aux enfants tout ce qu’il faut faire et ne
pour éviter les caries.
effectuée par une infirmière, a
lieu dans une dizaine d’écoles
des quartiers en difficulté. Et,
tout au long de la scolarité, le
médecin peut voir les enfants,
avec leurs parents, à la demande
de l’enseignant. L’objectif idéal
est celui de la santé définie par
l’Organisation mondiale de la
santé (OMS), à savoir : un état de
bien-être complet, comprenant
l’état physique, mental, social…
« Un enfant qui se sent bien dans
son école et à la maison se trouve
dans de bonnes conditions pour
apprendre et, à notre niveau,
nous apportons une pierre à cette
construction », ajoute le Dr BeynelMélinand. Présence forte auprès
des équipes pédagogiques, conseil
technique pour les troubles des
apprentissages, orientation et
soutien en matière de protection
de l’enfance… Pour Christelle de
Saint-Jean, directrice de l’école
Saint-Exupéry, la présence d’une
infirmière, "personne-ressource"
au sein de l’école, est primordiale.
« En tant qu’enseignants, notre
regard sur les enfants manque
parfois de recul et le personnel
médical dispose d’autres outils
d’analyse que les nôtres. Ce regard
extérieur est complémentaire et
offre une approche différente ».
Sylvie Renard, l’une des
16
douze infirmières scolaires, se
félicite, elle aussi, de la bonne
cohésion d’équipe et des liens
tissés avec les enseignants au
sein des établissements. Cette
professionnelle, venue du milieu
hospitalier, partage ses 39 heures
de travail hebdomadaires entre
les groupes scolaires ChâteauGaillard et Saint-Exupéry. Pour
elle, « tout repose sur la confiance
qui s’installe avec les enfants : on
les suit de l’âge de 5 à 10 ans, ils
savent qu’ils peuvent nous parler
La prévention, si elle
intervient tôt, est plus
efficace."
de leurs bobos ou de leurs peurs
et ils viennent me voir facilement.
Je les écoute beaucoup, les rassure
et les apaise et je m’adresse aux
parents si c’est nécessaire. Avec
eux aussi, les liens doivent se
construire, il faut parfois du temps
pour qu’ils franchissent le pas de
se rendre chez un spécialiste ou au
Centre médico-psychologique ».
Autre mission du service de
santé scolaire : la mise en place,
à chaque rentrée, d’un projet
d’accueil individualisé (PAI)
p ou r le s e n fant s s ouff ra nt
d’asthme, d’allergies, de diabète
ou d’autres maladies chroniques.
DÉPISTAGE :
DÉCELER LES FREINS AUX APPRENTISSAGES
Raphaël chausse des lunettes de pirate pour lire à cinq mètres.
Raphaël répète « Le gros dragon traverse la rivière ». Raphaël
s’équipe d’un casque et doit identifier les bruits qu’il entend… Guidé
par Marie-Jo Bravais, infirmière scolaire, le petit garçon de 5 ans,
élève de grande section de maternelle à l’école Descartes, passe
plusieurs tests conçus sous forme de jeu, destinés à évaluer sa
vision, son audition, son niveau de langage, sa compréhension,
son sens de l’équilibre… Comme lui, tous les petits Villeurbannais
inscrits en grande section de maternelle ont droit à cette visite de
dépistage ; le médecin prend ensuite connaissance des résultats
et effectue un bilan approfondi, si nécessaire. « Ce rendez-vous obligatoire précédant l’entrée au CP occupe une place centrale dans le parcours scolaire, constate Marie-Jo Bravais, et se prépare en lien étroit avec l’enseignant qui connaît bien les enfants. Cette approche individuelle permet de déceler très tôt ce qui pourrait freiner l’acquisition des futurs apprentissages, lecture en tête ».
Si besoin, les équipes médicales préconisent des solutions et
orientent les parents vers des spécialistes, orthophoniste ou autre.
La visite médicale proprement dite a lieu également dans l’année,
en présence des parents. n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
cAfÉS DeS PAReNtS
La parole
en toute liberté
Les écoles Château-Gaillard, Albert-Camus,
Léon-Jouhaux, Jean-Moulin, Croix-Luizet ou
Saint-Exupéry ont en commun d’avoir ouvert
un Café des parents, à raison d’environ cinq
rendez-vous par an. À l’école élémentaire SaintExupéry, le premier a eu lieu le 20 novembre, de
8 h 30 à 10 h. La directrice, Christelle de SaintJean, est très satisfaite de l’expérience : « Une
vingtaine de personnes y a participé, de manière
libre et égalitaire. On a parlé de tout en dehors des
problématiques personnelles : collège, orientation,
activités extérieures… C’est une autre relation qui
se construit dans ce lieu qui est vraiment celui des
parents. » Parmi les accueillants, on trouve des
enseignants, des animateurs de centres sociaux
et une infirmière scolaire. « Nous avons un rôle
de facilitateur même si cette initiative revient
aux écoles », précise Alain Ballesta, infirmierpuériculteur, coordinateur à la direction de la
Santé publique. n
Les enfants inscrits à Pass’Sport santé,
dans la cour de l’école Château-Gaillard.
PASS’SPoRt SANtÉ
BoUGer, c’eSt Bon
PoUr la Santé
La lutte contre le surpoids et l’obésité
fait partie des missions du service
municipal de Santé scolaire. La Ville
a ainsi mis en place, en 2009, un
programme destiné aux enfants
en surpoids et qui ne pratiquent
pas d’activité physique. Pass’Sport
santé a pris son essor et plus d’une
cinquantaine d’enfants de CM1 et
CM2, aiguillés par les infirmières
scolaires, y participent gratuitement,
le mercredi après-midi. Encadrés
par un animateur sportif de la
Ville, ils découvrent et pratiquent
plusieurs disciplines : biathlon,
accrosport, ultimate, badminton,
roller… Ces séances sont complétées
par des temps d’échanges avec
une diététicienne, chargée de les
sensibiliser à l’équilibre nutritionnel.
« Les parents sont bien impliqués dans
cette action, souligne Corinne Bernard,
chargée de projets à la direction de la
Santé publique. L’objectif est que leurs
enfants puissent ensuite s’inscrire à
une activité et que les comportements
changent, ce qui est déjà le cas en
matière d’alimentation, où l’on repère
d’autres façons d’acheter, davantage
de fruits et de légumes et moins de
boissons sucrées, par exemple… » n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Nous avons
choisi de mettre
davantage
de moyens
dans les écoles
en difficulté.
L’équité est
de donner plus
à ceux qui ont
moins, afin
de lutter contre
les inégalités
sociales de santé
et, par ricochet,
contre l’échec."
Agnès­Thouvenot,­
adjointe­en­charge­
de­la­Santé.
L’an dernier, ils étaient environ
400 inscrits dans ce dispositif,
établi en lien avec le médecin
traitant, l’équipe éducative et les
enseignants. Depuis la rentrée,
les coordonnateurs périscolaires
sont impliqués et ont été formés
aux gestes de premiers secours.
De même, les équipes sont
impliquées dans l’intégration des
enfants porteurs de handicap
et participent au choix des
aides humaines et matérielles
nécessaires. Outre ces actions
individuelles, le ser vice de
santé scolaire mène des actions
collectives, en partenariat avec les
enseignants. Deux programmes
de promotion de la santé existent
en CP et cours moyen depuis
1999. « Ils visent à apprendre à
l’enfant à mieux se connaître, à
améliorer ses relations à l’autre
et à se donner les moyens d’agir
sur son environnement pour
promouvoir sa santé, dès le plus
jeune âge. La prévention, si elle
intervient tôt, est plus efficace »,
résume le Dr Pascale Colom. Au CP,
cinq séances d’une heure portent
sur les sujets suivants : le sommeil,
l’hygiène, les besoins vitaux, les
qualités et "je grandis" (cf. encadré
page 15). Au cours moyen, le
sujet des conduites addictives ou
celui de la puberté sont abordés.
« Les enfants s’expriment et cela
permet d’apprendre le respect des
différences et des autres », souligne
Marie-Jo Bravais, infirmière dans
les écoles Lakanal, Descartes
et Truffaut. « Tout ce que nous
faisons se fait sans bruit et ne peut
pas toujours se chiffrer. C’est un
travail de fourmi, un parcours
de longue haleine au jour le jour,
pour aujourd’hui et pour demain »,
conclut le Dr Fabienne BeynelMélinand. n
17
vu

n
15/12/2015
Médailleur-graveur,
un métier rare
Encore un artisan villeurbannais
dont l’atelier est bien caché… Nicolas
Salagnac est médailleur. Graveur sur
acier, pour mieux faire comprendre ce
métier atypique et méconnu.
Ce quadragénaire a eu la révélation
à la réputée école Boulle, de Paris.
« Le collège ne m’intéressait pas, mais
un professeur d’arts plastiques m’a
soutenu et j’ai finalement trouvé ma
voie dans ce métier si rare ! », résume
Nicolas Salagnac, entouré de ses outils
en bois et acier, aux noms précis :
onglettes, ciselets, burins, échoppes.
Entre artisanat et art, penché
sur sa table, il dessine et réalise
des médailles pour des institutions,
comme le Sénat ou l’ONU,
pour des lieux emblématiques du
patrimoine français comme
le château de Versailles, ou encore
pour des figures ou des événements
de la gastronomie, parmi lesquels
un certain Monsieur Bocuse. « Avoir
remporté le concours de Meilleur
ouvrier de France en 2000, en tant que
graveur-médailleur, m’a ouvert
des portes, a conforté ma confiance
et m’a permis de découvrir la solidarité
entre artisans d’art », raconte ce petitfils d’ébéniste. Il travaille seul
dans son atelier de la rue Perroncel,
mais a trouvé un écrin parfait
pour exercer son métier, au sein
des vastes locaux de la société Charles
Jouffre, tapissier, dont le savoir-faire
dépasse les frontières locales.
18
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
­VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016
19
bons plans
Les échecs pour tous
L’association les 3D, qui regroupe
des habitants des Brosses, propose
aux Villeurbannais, petits et grands,
de pratiquer les échecs, le jeudi
de 18 h à 19 h 30, au Kfé social
de l’Olivier des sages, 16 rue du
Luxembourg. « Les échecs favorisent la concentration, la réfl exion et le lien entre les générations »,
souligne Gérard Filizetti, membre
de l’association, qui fait de
l’intergénérationnel une priorité. Pour
participer, il suffit de s’acquitter d’une
adhésion familiale de 5 euros et les
séances sont gratuites. Un professeur
d’échecs accueille et encadre les
joueurs, qu’ils soient débutants ou
expérimentés.
06 50 20 77 14 –
associationles3d“gmail.com
PAillASSe SAÔNe
Faire Soi-MÊMe
aVec leS aUtreS
Un petit local de la rue du Luizet,
situé à côté du campus de la Doua,
abrite la Mine (Manufacture des
idées et nouvelles expérimentations)
et les jeunes membres de
l’association la Paillasse Saône,
laboratoire de recherche citoyen
et collaboratif. La mission de ses
membres – les Paillas’Sons – est
d’aider ceux qui ont des projets
scientifiques innovants dans des
domaines tels que la biologie,
l’énergie ou l’agriculture, à condition
que leur orientation soit éthique
et liée au développement durable.
Cet espace regroupe les fonctions de
hacklab (laboratoire communautaire
ouvert), de fablab (laboratoire de
fabrication) et de coworking (travail
partagé en réseau).
Tous les mercredis, de 18 à 22 h,
les Paillas’Sons ouvrent leurs portes
à ceux qui souhaitent découvrir
le fonctionnement et les projets
de l’association.
La Paillasse Saône
1 rue du Luizet.
20
MoelleUX
Soo Cookies: la gourmandise
et la qualité!
Mylène Gonzales et Olivier Mantel ont
mis beaucoup de cœur dans la création
de leur première entreprise. Installée
12 rue Verlaine, leur boutique est une
bonne adresse pour déguster un cookie
personnalisé… précédé d’une soupe
maison, pour l’équilibre !
E
lle était employée dans le domaine
de l’informatique, lui vendait du
matériel médical, avant de décider
de travailler ensemble. « C’est à Toronto
que l’on a découvert le concept des cookies
faits maison, adaptables aux goûts de
la clientèle », explique Olivier Mantel.
Dans la boutique au décor vintage et aux
couleurs gourmandes, la clientèle trouve
une offre large, un accueil agréable et
des prix ajustés. Le chocolat chaud, fait
à l’ancienne avec du chocolat Valrhona,
est vendu trois euros. En matinée, une
formule à 6,50 euros permet de déguster
un fruit pressé, un café et un cookie au
choix. A midi, les amateurs de soupes
faites maison sont servis, pour cinq euros.
À déguster sur place, ou à emporter. Des
salades composées sont vendues au même
prix. Côté cookies, la diversité est au menu.
Ils sont sucrés, aux amandes, noisettes,
chocolat ou morceaux de fruits, ou salés,
au saumon ou au fromage… « La pâte est
faite sur place ! », insiste Mylène qui a aussi
pensé aux anniversaires des enfants. « Sur
commande, on réalise des cookies géants à
emporter, pour une vingtaine d’euros. » n
Soo Cookies – 12, rue Paul-Verlaine –
Tél. : 07 81 80 01 08.
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écrivains Rhône-Alpes/Auvergn
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autour de leurs livres mais
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de textes, débats ou encore des lectures de
pour la librairie :
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les enfants. Au programme
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117, boulevard Stalingrad. Ouverture le jeudi
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­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
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©DR
L öbl, Bertha,
Luc et Thierry
Rosenzweig
sur l'avenue
Henri-Barbusse
au début de
1948.
olf, moniteur
R
de colonie
de vacances
à Villeurbanne
vers 1936.
Luc Rosenzweig
I
l s’ e s t i l l u s t r é p e n d a n t
l’insurrection de Villeurbanne
sous le nom de "lieutenant
Donat". Membre du Comité de
libération, c’est lui qui négocie le
26 août 1944 avec le colonel Von
Fersen. Le lieutenant Donat, de
son vrai nom Rolf Rosenzweig,
obtient du commandant allemand
l’absence de représailles contre la
population civile et le libre retrait
des partisans vers l’est en échange
de prisonniers allemands et du
démontage des barricades. Si Rolf
Rosenzweig parle parfaitement
la langue de Goethe, c’est qu’il
est né à Berlin. Il est issu d’une
famille juive venue de Pologne,
dont l’histoire vient d’être retracée
dans un livre (1) par l’un de ses
descendants, Thierry Rosenzweig,
après des années de recherche
menées avec son frère Luc.
Entre 1931 et 1933, alors que
l’Allemagne vit des tensions
sociales et politiques, Rolf est
exclu de deux lycées : « Il cumulait
deux tares : être Juif et membre des
Jeunesses communistes », raconte
Luc Rosenzweig. En 1933, son
père l’envoie en France. Mais
une fois à Lyon, le jeune homme
de 17 ans se retrouve seul et sans
le sou. Début 1936, ses parents
quittent Berlin à leur tour. Löbl
part pour l’Amérique du sud,
Bertha rejoint son fils unique
à Lyon. Tous deux s’installent
dans les Gratte-Ciel, fraîchement
construits. « Ce nouveau centre
urbain a le grand mérite de
compter une communauté bien
­VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016
Une histoire de famille
Rolf, alias « lieutenant Donat » pendant l’insurrection de Villeurbanne, était le père
de Luc Rosenzweig. L’ancien journaliste du Monde et son frère Thierry se sont lancés
dans une généalogie familiale, dont les origines se perdent en Pologne et dont
l’histoire récente se confond avec l’Histoire avec un grand « H » et rejoint celle
de Villeurbanne.
implantée de Juifs allemands et
d’Europe centrale », écrit Thierry
Rosenzweig. Et Villeurbanne est
dirigée par une municipalité
communiste depuis 1935, ce qui
plaît à Rolf. Le jeune homme noue
de nouvelles relations, comme le
docteur Aimé-Jean Barange, qui
se distinguera dans la Résistance.
Mais, encore étudiant à l’école de
chimie de Lyon, Rolf doit subvenir
à des besoins qui grandissent
avec les nombreuses invitations
lancées par sa mère à ses
nouvelles connaissances. « Bertha
était une grande bourgeoise, et elle
avait gardé des manières de vivre
de sa vie antérieure. Grâce à ses
relations avec la municipalité, Rolf
obtient quelques petits boulots :
le soir il est ouvreur au théâtre de
Villeurbanne ». Situation difficile
que la guerre et l’occupation
vont encore compliquer. « On ne
sait pas grand-chose des débuts
de l’occupation mais à partir de
1942, l’essentiel était de se cacher,
d’avoir de faux papiers. Sans Jean
Barange (2), je ne pense pas que
notre famille aurait pu survivre.
Il nous louait la petite maison de
la rue des Courses– rue du Docteur
Fleury-Papillon aujourd’hui –,
Sans
Jean Barange,
je ne pense pas
que notre famille
aurait pu
survivre."
sous un faux nom, ce qui aurait
pu lui causer d’énormes ennuis »
témoigne Luc Rosenzweig.
Le 26 août 1942, Bertha échappe à
la rafle des Juifs étrangers organisée
en zone libre par le gouvernement
de Vichy. En tant que Juive apatride
ressortissante d’Allemagne, elle est
visée. Mais, « à Lyon, l’information
sur l’opération avait largement
" fuité". »
À la Libération, en septembre 1944,
Rolf est chargé des activités de
police. « Ce qui ne correspondait pas
du tout à sa mentalité et a contribué
à l’éloigner progressivement du
parti communiste. »
Ro l f Ro s e n z w e i g e s t m o r t
brusquement, à 66 ans, en
juillet 1981. Quelques mois après
son père Löbl. Des années après le
décès prématuré, en 1959, d’Irène
Donat-Grosjean qu’il avait épousée
en 1942, et de Bertha en 1953. n
(1) « Les Rosenzweig,1720-1952 », par Thierry Rosenzweig, Jacques André
éditeur. 18e. Signature de l’auteur
à la librairie Fantasio, mercredi 16 mars
de 16 à 19 h, 33 avenue Henri-Barbusse.
Jean Barange, ancien directeur
de l’Institut des sourds-muets de
Villeurbanne, élevé au rang de Juste
parmi les Nations en 2008.
(2)
21
Histoire
ll’’H
Par Alain Belmont, historien
Premières
chorales
Il y a un peu plus de 150 ans, le 1er mai 1865, naissait la première chorale
de Villeurbanne. Un ensemble qui fut vite suivi par d'autres, tant le chant
était populaire au 19e siècle.
À
Villeurbanne, l’on
chantonnait depuis belle
lurette À la claire fontaine
ou Le chat de la mère Michel,
tandis que dans les églises et dans
les monastères, les moines et les
fidèles entonnaient des chants
religieux depuis le Moyen Âge.
Mais le fait de se regrouper entre
chanteurs amateurs et de former
un chœur fut une nouveauté du
19 e siècle, qui naquit en même
temps que d’autres loisirs comme
les sports collectifs ou les fanfares.
Dans notre ville, l’initiative de
la première chorale revient à
un ancien instituteur qui, plus
tard, fut brièvement maire de
Villeurbanne : Michel Gelas.
En février 1865, Gelas réunit
autour de lui 25 jeunes gens de 17
à 30 ans habitant le quartier des
Maisons-Neuves, pour la plupart
artisans ou commerçants. Seuls
trois cultivateurs se joignent au
groupe, alors que les ouvriers en
sont totalement absents, eux qui
représentent pourtant une part
importante des Villeurbannais
– la faute au montant de la
cotisation annuelle, trop élevé
pour leurs revenus. "Le Ménestrel
de Villeurbanne", tel est le nom,
aux résonances médiévales, que
se donne le groupe. D’après ses
statuts, «le but de la Société est de
tirer le meilleur parti possible des
voix et des dispositions musicales
de jeunes gens de la commune
de Villeurbanne, de manière à
développer en eux le sentiment de
l’art. Pour parvenir à ce but, [ils]
seront instruits et exercés dans la
science du chant et exécuteront les
morceaux de musique religieuse ou
profane qui leur seront enseignés».
Tout cela est bel et beau, mais
avant de pouvoir pousser ses
premières vocalises, Le Ménestrel
doit d’abord obtenir la bénédiction
du préfet du Rhône. En cette
époque où règne l’empereur
La chorale interdite
Il fallait parfois montrer patte blanche pour donner de la voix. Les choristes de
la Lyre du lion d'or l'apprirent à leurs dépens. Cette chorale basée au Tonkin
déposa comme les autres une demande d'autorisation au préfet du Rhône, en
1888. S'ensuivit une enquête dont les résultats furent catastrophiques. Le maire
de Villeurbanne déclara au préfet que les membres de la Lyre étaient «tous des ouvriers de divers quartiers de Lyon», et qu'il ne pouvait pour cette raison, garantir
leur honorabilité. Pire, d'après lui cette chorale «deviendrait bientôt le rendezvous de toutes les fi lles de mauvaise vie et de leurs souteneurs». Et d'ajouter :
«Je sais par expérience, que les chants et les danses se termineraient chaque soir par des rixes et des scandales». Ainsi fut tuée dans l'œuf la seule chorale
villeurbannaise créée au 19e siècle par et pour des ouvriers. Un comble, dans
une cité industrielle.
22
Napoléon III, le droit d’association
n’est en effet pas libre, et tout
rassemblement de population
fait craindre une manœuvre
politique. Le préfet ordonne
donc à un commissaire de police
d’enquêter sur les postulants. Sa
mission terminée, le policier rend
un avis favorable : «Les jeunes
gens appartiennent à des parents
connus dans la commune sous
les rapports les plus avantageux.
Leur conduite morale n’a jamais
donné lieu à aucune remarque
défavorable, et aucun d’eux n’a
été signalé comme ayant des
opinions hostiles au gouvernement
de l’Empereur». Le Ménestrel
entame aussitôt ses activités.
Ses membres se réunissent
plusieurs soirs par semaine dans
une salle gracieusement prêtée
par la mairie, où ils répètent les
morceaux du répertoire choisi
par le directeur de la chorale.
Gare à ceux qui arrivent en
retard de quelques minutes ou
qui manquent les répétitions :
les amendes pleuvent sur eux !
Puis vient le grand moment
des premières représentations
publiques. Le Ménestrel donne
de la voix à tout bout de champ,
lors des concerts qu’il organise
lui-même, ceux qu’il offre pour
des œuvres de charité, mais
aussi chaque fois que le curé, ou
le maire, le sollicite pour donner
plus de solennité aux cérémonies
civiles ou religieuses. Enfin, une
fois par an, la chorale participe à
 Repères
1831 : construction de
l’opéra de Lyon
1848-1865 :
Julien Roustan, maire
de Villeurbanne
1852-1870 : règne de
l’empereur Napoléon III
1866 :
Jean-Baptiste Clément
écrit Le temps des cerises, chanson fétiche
de la Commune de Paris
1870-1871 :
Michel Gelas, maire
de Villeurbanne
1873-1921 :
vie d’Enrico Caruso,
l’un des plus grands
chanteurs d’opéra
de l’histoire
1882 :
Waldeck - Rousseau
dépose un projet de
loi en faveur du droit
d’association
1888-1892 :
Jean- François Barnoud,
maire de Villeurbanne
1901 : loi sur la liberté
d’association en France
1934 : inauguration
de la salle de spectacles
du Palais du travail
de Villeurbanne
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
des concours de chant organisés
dans la région : en 1868 à Grenoble,
en 1869 à Annecy, en 1877 à Lyon,
où elle remporte les premier ou
deuxième prix. Le succès frappe
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
donc très vite à sa porte. En 1881,
lors de son concert annuel, Le
Ménestrel réunit plus de 700
spectateurs qui applaudissent La
Traviata, C’était le 2 décembre,
Les voix de l’Océan, et surtout son
morceau fétiche, La sérénade du
Ménestrel.
Pourtant, malgré ces succès, le
Ménestrel périclite. Les jeunes
gens des débuts prennent de l’âge,
se marient, ont des enfants et, ce
faisant, délaissent les répétitions et
les concerts de la société. En 1884,
le groupe ne compte plus que 15
membres actifs. Il est dissous en
1885, après 20 ans d’existence.
Les chorales ne disparaissent
pas pour autant de Villeurbanne.
Dès 1866 un deuxième ensemble,
"L’accord parfait", voit le jour aux
Charpennes. Dirigé par Laurent
Posterie, il recrute la quasi-totalité
de ses membres parmi les ouvriers
et employés de l’usine de bronze
et d’orfèvrerie de M. Désir. Leur
voix d’or se fait entendre tous les
mardis et vendredis pour les cours
de solfège, et tous les dimanches
midi pour les répétitions générales
– autrement dit un programme
bien chargé, qui vient s’ajouter aux
horaires de travail longs comme
un jour sans pain. Cette chorale
charpennaise eut une existence
éphémère. Ce qui ne fut pas le cas
du Cercle choral de Villeurbanne.
Fondé en 1892, lui atteignit
d’emblée 58 membres recrutés
dans pratiquement toute la ville,
et se distingua année après année
par la qualité de ses prestations –
entre autres lors des fêtes francorusses organisées à Lyon en
1894, en marge de l’exposition
universelle. Après avoir pris ses
premiers quartiers dans un café de
la place Grandclément, le Cercle
choral de Villeurbanne connut
son apogée au cours des années
1930, lorsqu’il déménagea pour le
tout nouveau théâtre des GratteCiel, l’actuel TNP. Depuis sa voix
s’est éteinte, mais bien d’autres
groupes perpétuent aujourd’hui
la tradition de cet art populaire.n
Réagissez et partagez :
viva-interactif.com/histoire
Sources : Archives du Rhône, 4 M 583, 585, 588,
589, 4 Msup 9. Archives de Villeurbanne (Le Rize),
Le Journal de Villeurbanne, 1896-1900 ; Bulletins
municipaux de 1930 à 1937, avec nos remerciements
à D. Grard pour son aide.
23
Opinions
La prime d’activité : un soutien
pour les salariés les plus modestes
C’est une réforme ambitieuse et juste qui
entre en application en ce début d’année.
La prime d’activité est une aide en faveur
des salariés modestes qui leur permet de
bénéficier d’un revenu complémentaire.
Tout en luttant contre les inégalités sociales,
ce nouveau dispositif valorise le travail
et modernise le modèle social français.
Cette prime d’activité est une mesure juste
qui concerne les travailleurs précaires ou
modestes qui gagnent "trop" pour bénéficier
des minimas sociaux et qui ne gagnent pas
assez pour être imposables et ainsi bénéficier
des récentes baisses d’impôts. Elle corrige
aussi une des injustices flagrantes du RSA
activité : l’exclusion des moins de 25 ans du
dispositif. Dorénavant, les étudiants et les
apprentis peuvent tirer avantage de cette
mesure.
Ce nouveau dispositif s’inscrit en outre dans
un ensemble de réformes qui vise à réduire
les inégalités et à adapter notre système de
protection sociale aux nouvelles réalités
économiques et salariales. En effet, depuis
de nombreuses années, le développement
du temps partiel subi a nécessité de modifier
nos systèmes d’aides afin de favoriser la
reprise d’activité. En regroupant deux
aides en une seule, on simplifie l’accès aux
droits des bénéficiaires et on favorise une
plus grande égalité réelle. Cette réforme
doit enfin s’entendre dans un mouvement
général qui défend les classes moyennes et
populaires. Entre le plan de lutte contre la
pauvreté – 12 milliards d’euros au cours de ce
quinquennat – et la réforme fiscale qui, cette
année avec la suppression de la première
tranche du barème de l’impôt sur le revenu,
conduira à la non-imposition de plus de
9 millions de ménages, ce sont des actions
cohérentes et articulées entre elles qui sont
engagées au profit des Français qui en ont le
plus besoin.
Loïc Chabrier,
Groupe socialistes et apparentés
Du contrat social
Âge de départ à la retraite, financement de
celle-ci, remise en cause du Code du Travail,
durée légale du travail, travail à temps
partiel, indemnisations chômage, autant de
sujets lourds, mais d’actualité, qui montrent
qu’aujourd’hui, la société française s’interroge
et s’inquiète sur la pérennité de son modèle
social, hésitant entre la préservation de ce
24
qui fut généreusement bâti à la Libération,
et une bascule vers un modèle totalement
débridé pour soi-disant mieux affronter une
concurrence internationale exacerbée.
Et la place de l’Homme dans tout ça ?
Lyon est connue pour ses révoltes populaires
au 19 e siècle (entre 1831 et 1834 et les
insurrections de 1848). Mais sait-on que
c’est par une loi de mars 1806 qu’un premier
tribunal des prud’hommes est instauré à
Lyon ? Certes, on trouvait au Moyen Âge
des instances censées régler par leurs pairs,
les différents entre personnes d’une même
corporation, mais la forme moderne verra
bien le jour en 1806.
Ces juridictions font désormais partie
intégrante de notre culture collective. Ces
tribunaux sont composés de juges élus,
issus du monde du travail professionnel
(les élections prud’homales), pour juger les
différents inhérents au monde du travail.
Pour autant cette institution fait l’objet
de remises en cause, pour des délais de
traitement des affaires jugés prohibitifs, à
"l’amateurisme" potentiel des conseillers,
juges non professionnels au départ, face à
une législation de plus en plus complexe.
Dernièrement, le principe de montants
indemnitaires estimés comme parfois
anormalement élevés, fit l’objet de critiques
et d’un éventuel plafonnement pour une
entreprise contrainte d’indemniser un salarié.
Cependant, n’oublions pas que ces tribunaux
prudhommaux sont composés de collèges
paritaires, toujours soucieux de justice et
d’équité, et que l’étymologie du titre des
conseillers veut bien dire « homme sage ». C’est
donc là une vraie chance pour les individus et
un garde-fou pour notre société !
Chantal Roux,
Groupe communistes et républicains
Et si 2016 était l’année de
l’engagement ?
Nous saluons l’acte II de la priorité jeunesse
du gouvernement. Si l’acte I n’avait pas été
à la hauteur des enjeux, le volontarisme
du gouvernement pour ce nouveau plan
et les premières mesures annoncées nous
permettent d’entrevoir des perspectives
plus ambitieuses. Nous nous en réjouissons
d’autant que la ville n’a pas attendu pour
s’engager en ce domaine.
Tout récemment, Villeurbanne a signé une
convention avec l’institut de l’engagement
pour promouvoir le service civique et valoriser
les jeunes qui s’engagent dans la vie de leur
cité au nom de l’intérêt général. Cela fait
écho à d’autres dispositifs de la ville tels que
les chantiers jeunes ou les fonds d’initiative.
L’objectif est d’encourager les comportements
vertueux et de mettre en avant les jeunes qui
concourent positivement à la vie de la cité.
Plutôt que de les stigmatiser, soulignons
leur capacité à vivifier le tissu associatif et à
s’impliquer pour le bien commun.
Dans le même sens, l’extension de la journée
de défense citoyenne sur plusieurs jours
doit redonner corps à la communauté
républicaine. C’est bien dans cet esprit
que nous ferons évoluer la cérémonie de la
citoyenneté au niveau municipal.
Si tous les jeunes pouvaient se voir proposer
une mission d’intérêt général et ainsi jouer un
rôle dans la société, ce serait le plus sur moyen
pour eux d’y trouver leur place, du sens et
de la fierté. C’est pourquoi, notre ambition
en termes d’insertion doit d’abord être celle
d’une citoyenneté active.
Cette culture de l’engagement permet de
favoriser la mixité sociale et la cohésion
nationale. Et si c’était la meilleure réponse ?
Jonathan Bocquet,
Groupe radicaux, génération écologie et citoyens
Hollande :
son plan pour garder son emploi
L’homme de l’Élysée a beau multiplier les
accords, les pactes et les plans, sa lecture de
l’économie et sa lutte pour l’emploi reste
catastrophique et en fait un des plus mauvais
élèves européens. Les Français, qui ont quand
même de la mémoire savent que, président
du Conseil Général de Corrèze, il "gérait"
le département le plus endetté de France.
L’avertissement était donc clair ! F. Hollande
est désormais aux abois et s’il excelle
dans la multiplicité des commémorations
qui affichent son empathie, la réalité
économique est le vrai marqueur qui montre
son incompétence. Comparativement aux
bons élèves de l’Europe la France continue
à s’enfoncer dans son chômage et sa perte
de compétitivité. Pour ses vœux aux acteurs
de l’Entreprise et de l’Emploi, F. Hollande a
présenté son nouveau plan d’urgence pour
l’emploi ; On rajoute une prime à l’embauche
de 2 000 euros pour les PME en complément
de l’allégement des charges sociales dont le
CICE : multiplier les allégements de charges
ne sert à rien si le carnet de commandes ne se
remplit pas. L’embauche se détermine d’abord
par les besoins humains de l’Entreprise et non
par les aides financières. D’après le locataire
précaire de l’Élysée on ne touche pas aux 35
h, mais on assouplit le temps de travail via les
­VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016
accords d’entreprises. Il y a longtemps que
les Français, entreprises et salariés, se sont
adaptés car le temps de travail en France, hors
fonction publique, est de 39 h 30. Les contrats
en alternance passeraient de 8 000 à 50 000
mais avec quel argent ? Quelles entreprises ?
Il suffit de s’intéresser à la question pour
comprendre la galère des jeunes pour trouver
des entreprises formatrices. Enfin 2 milliards
d’euros seraient consacrés à la formation de
500 000 chômeurs en mettant à contribution
les Régions « sans creuser le déficit public ni
augmenter les impôts ». Dans toute magie il y
a un "truc". Le "truc" sera la fiscalité locale.
En bricolant les chiffres l’emploi va frémir et
mettre Hollande en position de se représenter
et d’espérer sauver son emploi. Chirac incitait
les Français à manger des pommes, Hollande
nous prend pour des pommes… courage, plus
que 15 mois.
Richard Morales,
Groupe des élus centristes UDI
Le travail du dimanche :
hyperconsommation
et régression sociale
Dans le cadre de la nouvelle loi Macron, les
maires peuvent, s’ils le souhaitent, donner
la possibilité aux commerces d’accéder à
douze ouvertures dominicales. Le risque, à
terme, est bien une généralisation du travail
le dimanche. Nous refusons la mise en œuvre
de cette régression sociétale pour différentes
raisons.
Tout d’abord, le travail du dimanche concerne
essentiellement les femmes, dans des secteurs
tels que le commerce ou la restauration. C’est
le royaume des petites paies et des situations
précaires, souvent à temps partiel et qui ne
peuvent dire « non ». C’est aussi un jour de
plus sans les enfants, parfois laissés tout
seuls à la maison, un jour de plus levée tôt et
couchée tard.
Par ailleurs, les évaluations économiques dans
les pays tels que les États-Unis ou l’Italie qui
se sont lancés dans ce projet, ne démontrent
aucune création d’emploi significative.
L’ouverture des grandes enseignes le
dimanche mettra même en danger les
commerces de proximité indépendants qui
animent la vie de nos quartiers.
La loi prévoyait déjà de très nombreuses
exceptions au repos dominical : en 2010,
selon l’INSEE, 6,4 millions de personnes
travaillaient le dimanche, soit plus du quart
de la population active. C’est déjà trop !
Le repos dominical, c’est un droit fondamental
du travail et un choix de société. Bien vivre,
­VIVA MAGAZINE • N°292 • février 2016
c’est avoir le temps d’être en famille ou entre
amis, d’avoir du temps de loisir autre que celui
d’être obligé de faire ses courses le dimanche.
La course effrénée à la consommation,
avec le gaspillage et la dégradation de
l’environnement qui l’accompagne, ne peut
plus être érigée en modèle de société. Et notre
société n’est pas un supermarché ouvert
24 heures sur 24 où le travail est au rayon
central ! Le « bien vivre » ne peut pas s’exprimer
dans une surenchère à la consommation.
Une meilleure qualité de vie au quotidien se
construit en ayant du temps aussi en dehors
du travail. Si des personnes éprouvent le
besoin de travailler le dimanche, c’est d’abord
parce que leur salaire est insuffisant.
de nouveaux !
- pas à améliorer la réussite scolaire, les écoles
sont de plus en plus saccagées, vandalisées.
Le suivi pédagogique est impuissant. Les
conseillers d’orientation étant encore plus
haïs que les policiers par certains jeunes !
La Nation ne découle pas de la simple addition
de ceux qui occupent son territoire mais se
définit par sa dimension temporelle, par sa
continuité culturelle. Elle est un produit et
non une addition. Allez faire comprendre ça
à nos adversaires !
Olivier Glück,
tribune du groupe Les Républicains ne nous est pas
Groupe Rassemblement citoyen, EELV-FDG
parvenue.
Michèle Morel,
Villeurbanne Bleu Marine
À l'heure où nous bouclons ce numéro de Viva, la
La crise de la cinquantaine
de la machine sans compteur
Notre constance à dénoncer ce qu’on appelle
"la politique de la ville", c’est-à-dire tout ce
qui doit être fait, parait-il, pour ramener la
paix sociale dans nos quartiers "en difficulté";
nous amène aujourd’hui à ce constat funeste
= 100 milliards engloutis depuis les années 70
dans ce que J.-L. Borloo appelait lui-même « le
plus grand chantier de notre Histoire ».
Nous avons, une nouvelle fois, refusé de voter
le programme social de la municipalité pour
les 5 ans à venir car depuis des lustres, il nous
est promis que les millions d’euros engloutis
chaque année par la ville nous conduira au
fameux "bien-vivre ensemble" ; ajoutez-y
l’énorme carnet de chèques du ministère de
la Ville, la Métropole, la Région… et même
l’Europe !
À chaque fois, ce sont des torrents de
subventions (qui jouent un rôle de survie)
et de bons sentiments qui se déversent dans
ces quartiers mais cette politique n’a de cesse
d’encourager l’enfermement communautaire
en finançant pléthore d’associations (plus de
15 000) à la posture victimaire. Ça s’appelle
aussi l’achat de voix et l’illusion d’une paix
sociale à coups d’aides publiques (votre argent
en l’occurrence).
Alors à quoi à servi tous ces milliards d’euros ?
- pas à réduire l’insécurité puisque maintenant
les différends se règlent à coup de fusil
d’assaut,
- pas à améliorer l’emploi – le plan Borloo a
distribué 40 milliards pour réduire "la fracture
sociale" – échec total,
- pas à améliorer l’habitat = la plupart des
bâtiments construits dans les années 60 sont
bons pour la destruction… et la reconstruction
note de la rédaction
Ces textes sont des tribunes libres, ­émanant
des groupes politiques et ­publiées sous leur
­responsabilité. Nous les publions dans Viva,
in extenso, sous ­réserve de propos
­diffamatoires, ­discriminatoires ou insultants
qu’ils ­pourraient contenir.
25
s'associer
Chant joyeux et festif, le
gospel rassemble
de plus en plus d’adeptes.
À Villeurbanne, deux
chorales, Gospel Joy
et Gospel Colors réunissent
les amoureux du genre.
i
cHoRAleS
L’engouement du gospel
gagne Villeurbanne
HISTOIRE
Le gospel est un chant
d’inspiration religieuse
chrétienne où l’amour
et l’espoir demeurent.
Le mot gospel est formé
du mot God (Dieu) et
spell (parole). Il succède
aux Negro Spirituals,
chants empreints d’espoir
nés chez les esclaves
noirs des États-Unis au
17e siècle. Le gospel se
développe d’abord chez
les communautés noires
américaines, avant de
conquérir le reste de
l’Amérique et le monde.
Les gospels hymns,
hymnes traditionnels,
sont une première étape
vers les gospels songs,
chants religieux dérivés
de l’Évangile. Le gospel
est symbole de liberté
et d’espoir, portant les
valeurs universelles de
respect et de tolérance.
P
ortée par un petit groupe
de passionnés de chant,
l’association Gospel
Joy est née à Villeurbanne, en
septembre 2002. Dirigé par Pascal
Horecka, pianiste trompettiste
reconnu dans le monde de la
musique, le chœur se divise en
quatre pupitres : seize sopranes,
seize alti, dix tenors et deux
basses. « Notre chef de chœur est
très compétent. Grâce à lui, on a
fait d’énormes progrès », confie
Michèle Vidal, secrétaire de
l’association. Le chœur apprend
toujours de nouveaux chants.
« Nous cherchons à étoffer notre
répertoire », précise Michèle
Vidal. L’atelier Gospel Joy travaille
essentiellement en anglais. Les
choristes, en toge bleue et or,
participent à des concerts, dans
des églises ou des chapelles,
principalement dans la région.
L’ a s s o c i a t i o n A n k a l i t h a ï s ,
re n om m é e r é ce mme nt The
Groove Concept, a aussi sa chorale
de gospel, plus connue sous le
nom Gospel Colors. Le chœur
existe depuis novembre 2007.
« Nous sommes dix choristes »,
précise Ando Ratovelomanana,
présidente de l’association et
chef de chœur, à l’initiative de
ce projet. Porteur de paroles
spirituelles, le chœur interprète
des chants de gospel traditionnels
et contemporains, africains,
américains et français. « Nous nous
produisons pour des associations
caritatives », ajoute la présidente
de l’association.n
Pour connaître les dates de concerts :
www.gospel-joy.com/fr
myspace.com/gospelcolors
ou sur Facebook :GospelColorsOfficiel
RECTIFICATIF
Dans la liste des clubs de judo cités dans Viva de
décembre-janvier, il manquait le Judo club SaintJean, qui compte une quarantaine de licenciés,
essentiellement des enfants, dont certains
participent à des championnats interrégionaux. Le
club est situé petite rue du Roulet et les cours ont
lieu au complexe sportif des Peupliers.
Tél. : 06 75 20 71 30.
eN PRAtiQUe
L’atelier Gospel Joy ne
recrute plus pour cette
saison 2015/2016.
En revanche, le groupe
Gospel Colors s’ouvre à de
nouveaux choristes. « Je fais passer une audition. Deux critères sont essentiels : l’engagement spirituel de la personne et le niveau de technique vocale », précise Ando
Ratovelomanana, chef
de chœur. L’association
demande 30€ pour
l’adhésion et 90€
pour les cours annuels
(répétitions, séances de
théologie et cours de
technique vocale avec un
professeur agréé).
Les personnes qui
souhaitent rejoindre
l’atelier Gospel Joy en
2016, peuvent être
inscrites sur liste d’attente.
L’inscription à l’année est
de 195€.
Les deux chœurs de
gospel répètent le jeudi
soir, à Villeurbanne.
Gospel Colors répète de
19 h à 21 h 30 au Centre
culturel œcuménique
(CCO) et Gospel Joy de
20 h à 22 h, au centre
social de Cusset.
Infos adhésions : [email protected]
26
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
eN PRAtiQUe
bouger
QUEL TARIF ?
Une centaine d’euros
pour l’année. Ainsi, à
l’Alap, les moins de 18
ans verseront 95 euros,
pour les autres 110
euros. À l’Asvel, on peut
trouver, outre la licence
basique, un forfait club
saisonnier pour pratiquer
en salle, de 20
à 40 euros.
QUEL MATÉRIEL ?
Chaussons, baudrier,
corde, descendeur,
dégaine, vache, casque,
sac à magnésie.
La tenue varie en salle
ou en extérieur et selon
la période.
eScAlADe
Rencontres au sommet
Une évidence: c’est une
discipline à sensations.
Pour se faire une idée de
l’engouement pour l’escalade –
et de plus en plus chez
les jeunes – il suffit d’interroger
Michel Chamberland,
responsable de l’Amicale
laïque Antonin-Perrin.
L
«
es jeunes forment
l’essentiel de notre effectif
(plus de 80 %) et ce sont
souvent les parents qui nous les
envoient en nous disant : "Ils
grimpent partout, autant qu’ils
le fassent dans des structures
adaptées". » On l’aura compris,
l’escalade est un domaine où
l’enfant est roi, et peut-être que
les adultes passionnés par cette
discipline sont restés de grands
enfants. Ce qui n’empêche ni le
sérieux, ni la rigueur, car l’escalade,
version salle ou montagne, en
structure artificielle d’escalade
(SAE) ou en bloc, est un sport
collectif et se pratique le plus
souvent en groupe pour des raisons
de sécurité. « C’est une discipline
des plus complètes, assure Michel
Chamberland, elle fait travailler
tout le corps, des bras aux
jambes. Elle crée une convivialité
insoupçonnable entre licenciés, et
surtout, entre compétiteurs de tous
clubs lors d’épreuves officielles : on
s’entraide, s’encourage, se conseille. »
Que demander de plus à une
discipline spectaculaire ? Signe
que la grimpe – autre vocable
utilisé pour désigner ce sport – se
popularise : ce sont les enfants
qui amènent leurs copains à la
découvrir. Et quand on sait que le
bloc (escalade qui se pratique sur
des murs, sans assistance, sans
cordes, avec un matelas de 40 cm
qui entoure la structure et permet
des chutes sans risques) est de plus
en plus prisé par les plus jeunes, on
se dit que cette discipline n’a pas
fini de prendre de la hauteur.n
OÙ PRATIQUER ?
amicale laïque
antonin-Perrin
au 04 78 03 20 31
amicale sportive et
laïque des Gratte-ciel
au 04 78 85 73 14
asvel escalade
au 04 78 03 84
Gaul, permanences le
jeudi de 19 à 20 heures
à l’Office des sports de
Villeurbanne (OSV),
70 rue Docteur-Rollet.
MROC 2 : LA NOUVELLE SALLE D’ESCALADE
MRoc 2, vaste salle d’escalade de bloc, a ouvert au public en octobre
dernier. Cette salle de plus de 1 000 m2 permet aux enfants et aux
adultes de pratiquer l’escalade sans corde, en prenant appui sur
des blocs, dont les couleurs annoncent le degré de difficulté. La
hauteur de plafond et la lumière, vestiges de l’ancienne usine textile,
rendent l’espace agréable. Dans l’esprit sport-détente, un bar et un
restaurant fonctionnent midi et soir. L’entrée, à 14,50 euros, donne
droit à un accès journée, sans limite de temps. Un abonnement
mensuel à 42 euros permet, quant à lui, de s’entraîner autant de fois
que l’on souhaite !
MRoc 2 – 52 rue Alexis-Perroncel – tél. : 04 37 47 80 01.
et c’est ce qui,
doit résoudre
« Pour les spécialistes, l’escalade est un jeu d’énigmes que rlelecorps
bon endroit où placer les mains.»
entre autres, le rend si attractif. Il faut aller plus haut, trouve
à l’UCPA.
Pierre Jézéquel,responsable des activités montagne, alpinisme et escalade
Amicale laïque Antonin-Perrin 04 78 03 20 31
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27
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u
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v
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r
i
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his
Les éditions Golias
Une question de conviction
Leur credo ? L’investigation et l’analyse.
Leur sujet de prédilection ? La religion catholique
et son ancrage dans la société. Créées en 1985
à Villeurbanne, les éditions Golias se revendiquent
« empêcheurs de croire en rond ».
Et leurs publications, à la croisée du religieux et
du politique, sont devenues de véritables références.
T
out a commencé en 1985
avec la revue Golias, dont le
premier numéro n’a été tiré
qu’à 117 exemplaires. « Je voulais
combler l’absence de journal
alliant investigation et réflexion
dans le champ religieux, explique
Christian Terras, fondateur et
rédacteur en chef de Golias. Il
n’existait rien de tel, comme si
la religion était taboue pour le
décryptage. Nous voulions aussi
proposer une lecture critique du
pontificat de Jean-Paul II. » La
revue emprunte son nom à un
évêque frondeur du Moyen-Âge.
« Cela marque notre filiation »,
souligne Christian Terras, qui
définit volontiers les équipes de
28
Bio eXPReSS
1951 : Naissance
le 28 août à Aubenas
en Ardèche
1977 : Licence
de théologie à l’Institut
catholique de Lyon,
après des études
de droit à Montpellier
1985 : Création
de Golias, revue
trimestrielle
1994 : Création
des éditions Golias
Golias comme des « anarchistes
chrétiens, des insoumis » attachés
coûte que coûte à leur « liberté
totale de parole ». Peu à peu la
revue trouve son lectorat. En
1990, le bimestriel est tiré à 2000
exemplaires. C’est alors que
Golias lance son Trombinoscope
des évêques, qui s’écoule à 12 000
exemplaires ! « Nous avons ensuite
assis notre légitimité grâce à nos
enquêtes de fond. »
Des dossiers fouillés sur « l’extrême
droite de Dieu » ou sur l’implication
de l’église catholique dans le
génocide rwandais assurent à la
revue une base de 8 000 abonnés.
Golias décide alors de voir plus
grand en créant une maison
d’édition en 1994. Le catalogue
compte plus de 400 ouvrages,
qui prolongent la réflexion
« pour repenser le christianisme
autrement ». Golias Hebdo est
ensuite lancé en 2008. « Il élargit la
ligne éditoriale en explorant plus
franchement le champ politique
et l’actualité internationale. »
Dernière née, Les Z’indignés,
« revue des alternatives » est dirigée
par le politologue et militant de la
décroissance, Paul Ariès.
Aujourd’hui, Golias tour ne
grâce à une petite équipe de 15
collaborateurs. Trente ans après,
la ligne est toujours la même. « La
question centrale reste celle de la foi
et de la modernité. Les combats à
mener sont nombreux : la défense de
la laïcité, la réflexion sur la place des
femmes dans l’église, celle du célibat
des prêtres, mais aussi le dialogue
œcuménique et interreligieux. »
De quoi alimenter longtemps les
colonnes de ces publications « poil à
gratter », régulièrement conspuées
par l’institution catholique. Quant à
Villeurbanne, ce n’est pas un hasard
si Golias y a posé ses valises. « C’est
une ville que j’aime beaucoup par
son caractère convivial, associatif et
modeste dans le bon sens du terme.
Elle mérite d’être mise en valeur »,
conclut Christian Terras. n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Initiatives
Compagnie La belle étoile
Sous le signe du talent
Chant, musique, mime, théâtre, lecture…
Au sein de leur compagnie La Belle étoile,
Elise Moussion et Blandine Griot jouent
sur tous les tableaux du spectacle vivant.
L
’
©photos Compagnie Belle étoile
une chante, l’autre aussi. Elise Moussion
et Blandine Griot se sont rencontrées
en 2010 et n’ont mis guère de temps
pour créer leur compagnie : en 2012, La Belle
étoile voyait le jour sous le ciel villeurbannais.
La première est comédienne, formée au
conservatoire d’art dramatique d’Orléans. Elle
est également danseuse, chanteuse et diplômée
de lettres, ce qui lui donne un goût certain pour
la littérature et la poésie. La seconde a étudié
le piano à l’École nationale de musique, puis
appris le chant lyrique et la direction de chœur.
« Dans toutes nos créations, il y a une recherche
théâtrale et musicale », souligne Elise Moussion.
Les deux jeunes femmes, Villeurbannaises
d’adoption, ont cinq spectacles à leur actif,
destinés aux enfants et aux adultes et se
produisent régulièrement dans les petites salles
de la région. « Ce sont des formes qui nécessitent
peu de technique, et nous jouons parfois chez des
particuliers, par goût pour cette proximité avec le
public ». Qu’elles évoquent l’univers des bistros,
qu’elles racontent des récits issus de la tradition
russe ou fassent vivre Cendrillon sous forme
de conte musical, Elise et Blandine, parfois
accompagnées d’autres artistes, mettent en
scène les textes et les situations avec fantaisie,
poésie et tendresse, trois mots parmi d’autres
pour qualifier cette jeune et belle étoile aux
talents multiples. n
www.cielabelleetoile.com
Un nouveau mensuel, de nous à toit
Journaliste depuis quinze ans, Fabien Fournier lance son premier magazine
en kiosque et sur le net. Nouveau Lyon parlera urbanisme et immobilier.
Le point avec ce Villeurbannais entreprenant.
À
39 ans, il se lance dans une
aventure aussi risquée que
passionnante : la création
d’un nouveau magazine destiné
au grand public. Fort d’une solide
expérience dans le domaine du
journalisme, via le Progrès, la
Croix, l’Express et Lyon Capitale,
Fabien Four nier passe aux
commandes. Son mensuel sortira
en kiosque début mars, au prix
d’1,90 euro. Au fil des 52 pages : des
informations sur les grands projets
urbains de l’agglomération, un
dossier sur une construction
majeure en cours, des interviews
d’élus et de personnalités, des
cartographies, une rubrique
réservée aux transports, un volet
historique sur l’urbanisation,
des zooms sur les villes de la
métropole. Mais aussi des analyses
du marché immobilier, des
29
Un magazine
local, fait
par des locaux…
En immobilier
et en urbanisme,
il faut faire partie
du cru ! "
Presse magazine
indicateurs de prix, ou encore des
infos sur les aides à l’acquisition.
Fabien Fournier entend relier
dans un même magazine deux
univers généralement séparés :
l’urbanisme et l’immobilier. « Le
bâti, l’urbain, sont au cœur de ces
deux volets qui intéressent tout
un chacun », résume le rédacteur
en chef qui a trouvé des locaux
dans le quartier des Charpennes.
Nouveau Lyon sera également en
ligne. La petite équipe, de cinq
personnes au départ, sera donc
sur tous les fronts. « Les recettes
publicitaires nous permettront de
parvenir à l’équilibre financier. Le
magazine n’appartient pas à un
groupe, il se fonde sur un capital
personnel », précise ce journaliste
confiant dans « la curiosité des
citadins ». n
www.nouveaulyon.fr
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
rendez-vous
AGeNDA
MUSIQUE
de la porte de Brandebourg
à la porte de Kiev.
Concert symphonique de l’ENM
Ecole nationale de musique
Gratuit sur réservation :
04 78 68 98 27.
Mercredi 10 et jeudi 11 février à 20 h
THÉÂTRE
le retour au désert, de Koltès,
mis en scène par arnaud Meunier.
Une décentralisation du TNP
Théâtre des Célestins.
Tél. : 04 78 03 30 00.
Du 3 au 11 février
eXPoSitioN
Parcours de santé au Rize
L’année 2016 débute sous le signe du sport, thème de la grande exposition du Rize
qui commence ce mois-ci. 3,2,1, Bouge, c’est parti !
C
’
est à un parcours de santé que nous
convie le Rize avec Bouge !, exposition
thématique sur le sport, sujet
populaire et rassembleur, étudié ici dans toutes
ses dimensions, historiques, urbaines, sociales
et culturelles… « Ce thème permet d’aborder
de multiples problématiques : le sport comme
vecteur d’identité locale, les pratiques sportives
et la culture populaire, le développement des
politiques municipales dans ce domaine, la
place qu’occupe le sport dans la vie quotidienne,
son rôle dans la cohésion sociale, etc. », souligne
Delphine Guedra, responsable des expositions.
Des témoignages, des images et des archives
inédites retracent l’aventure, depuis les
années 1900 jusqu’à aujourd’hui, et mettent
en scène toutes les pratiques de loisirs ou de
compétition portées par les municipalités,
les clubs et les associations. Découpée en
plusieurs parties, l’exposition évoquera les
grands moments de l’histoire du sport : sa
valeur éducative, la période du socialisme
hygiéniste et celle des premières piscines, les
clubs qui ont fait la notoriété de la ville, avec,
en tête, la saga de l’Asvel, et bien d’autres,
comme Jeune France, club de gymnastique
créé en 1888… Tout cela présenté de manière
vivante et humaine, animé par de nombreux
témoignages d’athlètes, de supporters, de
bénévoles… Rien ne manque dans ce tour
d’horizon des petits et grands moments du
sport à Villeurbanne ! n
TNP : UN AVARE…
D’ICI ET MAINTENANT !
Le TNP propose L’avare, de Molière,
dans une mise en scène résolument
contemporaine, signée Ludovic
Lagarde, du 17 au 21 février. L’action
se passe aujourd’hui, dans un entrepôt
où Harpagon empile ses biens,
engrange et stocke. Autour de l’argent,
une obsession mortifère se développe,
et les relations deviennent tyranniques…
Le spectacle est ici joué sur une
partition tonique. L’ennui n’est pas
de mise. À bien regarder, il y a dans cet
avare-là, excessif, crispé et de mauvaise
foi, un personnage universel, presque
familier où chacun peut s’amuser
d’un défaut bien répandu…
Tél. : 04 78 03 30 30.
Bouge ! – galerie du Rize – du 4 février au 18 septembre.
feStiVAl
It’s time ! Time for ? Ciné O’clock !
I
ncontournable rendez-vous du cinéma britannique et irlandais,
le festival Ciné O’clock se déroule du 6 au 14 février au cinéma le
Zola ! Avant-premières, séances thématiques, grands classiques,
rencontres linguistiques, concerts, ou encore séances jeune public
en VOSTFR (lisez version originale sous-titrée français), sont au
programme de cette 21e édition. Cette année, la carte blanche est
laissée aux cinéphiles de l’Association pour le cinéma qui vont présenter
leur film coup de cœur. La projection sera suivie d’un quiz ludique et
pédagogique sur l’évolution de la condition féminine en Angleterre.
Plusieurs avant-premières, inédites en France, sont programmées cette
année dont le touchant biopic The lady in the van. n
Retrouvez le programme sur le site www.cineoclock.com. Jeu concours sur viva-interactif.com
30
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
© Blaise Adilon
iAc
©DR
La collection s’expose
coUPS De cŒUR
Quand l’amour entre en scène
La compagnie Anda Jaleo présente son spectacle Et on s’est embrassé,
au Théâtre de l’Iris, du 9 au 14 février. Un rendez-vous pour réchauffer
les cœurs… Et pour la Saint-Valentin !
S
ur scène, pendant plus d’une heure, un homme âgé se souvient de ses amours,
dont un amour de jeunesse, entre réalité passée et souvenir sublimé. Trois
comédiens de la compagnie Anda Jaleo interviennent dans ce spectacle :
Mathilde Ménager, Solène Angeloni et Jean Lacroix. « La pièce a été entièrement
conçue et écrite par notre compagnie, inspirée par des témoignages de Villeurbannais »,
résume Mathilde Ménager. Cette moisson sentimentale, ainsi qu’un important travail
d’écriture, ont pu être réalisés dans le cadre d’une résidence d’artistes, organisée
de septembre 2014 à septembre 2015, au Rize. Appelée Villeurbanne mon amour,
cette résidence, soutenue par la ville de Villeurbanne et la Drac (Direction régionale
des affaires culturelles) Auvergne Rhône-Alpes, a consisté à recueillir les récits
d’habitants, à propos de leurs histoires d’amour, anciennes, actuelles, évanouies
ou naissantes… Une vingtaine de témoignages a servi de socle à la création de
cette pièce originale qui met en scène une large gamme de sentiments amoureux,
joignant le personnel à l’universel. Ce spectacle exigeant, interprété deux fois au
Rize, en septembre 2015, devrait connaître un beau parcours en 2016. « Ce n’est pas
une pièce très bavarde. Des récits ont donné lieu à des situations jouées. Nous sommes
toujours au plus près des gens, mais c’est un travail différent des pièces précédentes où
il arrivait que nous lisions des lettres, des témoignages. Là, c’est une histoire nourrie,
transformée », explique une comédienne. n
Du 9 au 14 février au Théâtre de l’Iris. 331 rue Francis-de-Pressensé. Tél. : 04 78 68 86 49.
L’exposition qui se déroule actuellement à l’Institut
d’art contemporain permet de découvrir des
acquisitions récentes de la collection, parmi les
1 700 œuvres rassemblées, témoignage du soutien
de l’Institut à la création française et internationale.
Intitulée Demain dans la bataille pense à moi, cette
exposition associe différentes générations d’artistes
et « se construit dans un collage d’idées, d’œuvres et d’émotions en écho au roman éponyme de l’écrivain espagnol Javier Marias ». n
Demain dans la bataille pense à moi – jusqu’au
14 février – Institut d’art contemporain
de Villeurbanne – 11 rue Docteur-Dolard –
tél. : 04 78 03 47 00 – www.i-ac.eu
Bruno Persat, Trying to make a work of art thinking of babylon..., 2011
Julien Crépieux, Sans titre, 2011
Maria Loboda, Formal garden in the early morning hours (1,2,3,5), 2013
À L’ASTRÉE, LA PAROLE
À CEUX QUE L’ON ENTEND PEU
Le théâtre Astrée a choisi de faire son temps fort
de ce début d’année sur « ceux que l’on voit peu ou que l’on connaît mal, les recalés de l’existence, les perdants perdus de l’économie ». Les Laissés
pour Contes a consacré six soirées à ce thème,
il en reste trois : Les sept jours de Simon Labrosse,
le 4 février ; Les princes de fatras, de l’or dans les .
poubelles, le 8 février ; Les yeux ouverts le 10 février
!)
es
(précis
19
h
19
à
lieu
ont
Tous les spectacles
et sont gratuits pour les collégiens, lycéens
et étudiants.
theatre-astree.univ-lyon1.fr
MUSiQUe
Des paysages sonores venus d’ailleurs
L
a Semaine des patrimoines vivants, proposée pour la troisième fois par
le CMTRA (Centre des musiques traditionnelles Rhône-Alpes), emmène
le public à la découverte des cultures de tradition orale présentes à
Villeurbanne. Musiques, films, contes mettent à l’honneur les artistes, les
associations et les habitants qui font vivre ces patrimoines "immatériels". Neuf
structures de la ville y participent et accueilleront plusieurs événements, entre
le 5 et le 13 février. Quelques rendez-vous parmi un programme riche : le trio
Plank à Bubble art, concert suivi de danses ; une soirée musique de l’est au
CCO, mardi 9 février à partir de 18 h, ou encore deux concerts, Paprika Paradiz
(répertoire tzigane) et Böreck (« rock à la turque »), à Toï Toï le zinc, vendredi
12 février à 20 h 30. n
www.cmtra.org
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
31
AGeNDA
agenda
Mardi 2 février
Atelier d’éducation canine organisé
avec les Conseils de quartier,
à 18 h.
Parc chanteur, entrée rue colin
Samedi 6 février
16e salon de la poursuite
d’Études et Masters et 4e salon
Sup’Alternance,
de 9 h 30 à 17 h 30.
double Mixte,
19 avenue Gaston-Berger
ASSociAtioN
Raja-Tikva prône l’amitié arabo-juive
L’association laïque Raja-Tikva, basée au CCO,
organise des conférences et des rencontres
pour favoriser le dialogue et l’entente
entre les cultures juives et arabes. Des temps
gratuits et ouverts à tous.
L
’
©Photo - Renaud Araud. Marionnettes - Laurence Belet
association a choisi le
mot espoir, en arabe et en
hébreu, pour se définir :
Raja-Tikva. Créée en 2002 à
Villeurbanne, elle a pour but
de développer l’amitié arabojuive, en prenant appui sur des
conférences et des séminaires
animés par des universitaires.
Depuis 2013, l’association a
augmenté ses activités et s’est
structurée autour d’une double
présidence : Wafa Dahman et
Denis Marx. « Chaque fois, les
deux cultures sont présentes et
représentées. Nous y tenons. Elles
ont tant à échanger ! », explique
la secrétaire de l’association,
Francine Kahn. Une trentaine
de bénévoles, actifs et retraités,
s’ e m p l o i e à o r g a n i s e r d e s
conférences qui remportent le
succès. En 2015, l’association
a rassemblé une centaine de
personnes au Rize, lors de sa
soirée Arts, littérature et mémoire,
et tout autant à la mosquée
Othmane sur Deux religions
du Livre. L’association a de
nombreux projets pour inviter à la
compréhension des différences :
un concert de musique araboandalouse, un colloque sur la
laïcité et la religion, une action
avec des lycéens, un débat à
partir d’une projection de films…
En attendant, Raja-Tikva propose
des conférences au TNP, en lien
avec l’Université populaire. À
noter, celle du jeudi 10 mars,
intitulée Judaïsme et Islam :
représentations au féminin.
« Nous voulons développer nos
partenariats afin de nous adresser
à un public encore plus large…
Les cloisonnements ne nous
paraissent jamais satisfaisants ! »,
ajoute Francine Kahn. n
Jeudi 11 février
Projection-débat « mémoires de la guerre d’indépendance algérienne », à 19 h.
39 rue Georges-courteline
Samedi 13 et dimanche 14 février
19e salon du tatouage.
double Mixte,
19 avenue Gaston-Berger
LES ACTUALITÉS DE LA VILLE WWW.VIVA-INTERACTIF.COM
RANDONNÉE ET
ORIENTATION
Le Grand parc Miribel Jonage et le club
des sports de montagne de Rillieux
organisent la 8e édition de la Rand’O
Givrée, alliant randonnée et orientation,
dimanche 7 février à partir de 9 h 30.
Les participants auront le choix entre
quatre parcours, entre 6 et 14 km.
www.grand-parc.fr
LE SHOW DES ÉTUDIANTS
Le bureau des arts de l’école
d’ingénieurs Polytech Lyon organise
chaque année un grand spectacle où
les étudiants montrent leurs talents,
mêlant danse, chant, cirque et théâtre.
Cette année, la soirée aura lieu vendredi
19 février de 19 h 30 à 22 h, au Centre
culturel et de la vie associative, 234
cours Émile-Zola. Entrée payante.
www.weezevent.com/
polytechtalent
RÉFLEXION ET MUSIQUE
Les Têtes de bois font de la résistance
QUAND ?
L
e théâtre de marionnettes revient avec le festival Têtes de bois,
créé il y a 19 ans par Véronique Desroches. À l’Espace Tonkin, les
spectacles ont pris place jusqu’au 13 février. Enfants et adultes y
OÙ ?
trouveront leurs contes ! Avec Les petits pains, spectacle proposé par la
Espace Tonkin,
avenue Savador-Allende compagnie Rouges les anges. Ou avec la compagnie Racagnac, qui leur
donne rendez-vous avec Le prince heureux, dans un charmant décor de
CONTACT
bric et de broc. n
04 78 93 11 38
jusqu'au 13 février
32
L’Association fondation étudiante pour
la ville (Afev) organise un temps de
rencontres festif pour les jeunes, à partir
de 16 ans, sur le thème « Pas de quartier
pour les inégalités », samedi 6 février
dès 16 heures, à Toï-Toï le Zinc, 17 rue
Marcel-Dutartre. L’entrée est libre et
gratuite, sur invitation à retirer auprès de
l’Afev, 46 bd du 11-Novembre
04 7817 29 46.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Ping Pong : des spectacles
à foison pour les enfants
QUAND ?
samedi 6 février
OÙ ?
MJC Villeurbanne,
46, cours Damidot
RÉSERVATIONS
Contes d’ailleurs, berceuses, lectures ou spectacles pour
jeune public : les familles auront le choix, samedi 6 février,
à la MJC de Villeurbanne, 46 cours Damidot. Le festival Ping
Pong, organisé par les MJC de la métropole, propose des
rendez-vous, de 10 h 30 à 17 h 30, pour les enfants et les toutpetits. Aux séances gratuites qui jalonnent cette journée
festive, s’ajoutent des spectacles à cinq euros par personne :
une fable musicale, pour les 1 à 4 ans, avec la compagnie
Gueules d’amour production, à 10 h 30, ou des chansons du
monde, avec Hervé Lapalud et Jonathan Mathis, à 16 h 30,
pour les enfants, dès 6 ans. À noter aussi : du théâtre et du
cinéma d’animation pour les enfants dès 7 ans, à 14 h 30
des contes en musique, avec la compagnie L’air à conteur,
à 17 h 30. Si la salle de spectacles de la MJC est grande, les
inscriptions sont tout de même conseillées ! n
Tél. : 04 78 84 84 83.
www.mjc-villeurbanne.org
L’ASSOCIATION HABITAT
ET HUMANISME RECHERCHE
DES BÉNÉVOLES
L’Association lyonnaise Habitat et
Humanisme, mobilisée dans le logement
et l’accompagnement des personnes en
situation de précarité, lance une campagne
de recrutement de bénévoles, pour apporter
de l’aide aux familles démunies,
les accompagner à s’installer dans un
logement décent et à trouver des repères
dans leur nouvelle vie. Les bénévoles peuvent
également participer au développement
de l’association, via des missions ponctuelles
ou régulières.
www.habitat-humanisme.org/rhone/
besoins-urgents-de-benevolat
Prêt pour le « 5 kilomètres »
des Foulées !
Pour courir sur une distance de 5 kilomètres pas besoin d’être
un champion. L’OSV (Office du sport de Villeurbanne) propose
un entraînement gratuit, le samedi de 10 h à 11 h, à ceux qui
souhaitent participer à cette course des Foulées, dimanche
20 mars. Les séances de préparation ont commencé en
janvier mais il est encore temps de s’inscrire, la dernière étant
programmée le 12 mars. « Il s’agit d’une initiation à la course,
accompagnée de conseils, précise José Sanchez, coach sportif et
directeur du centre de remise en forme NPA Center, partenaire
de l’OSV. Tous ceux qui ne pratiquent pas d’activité physique ou
souhaitent s’y remettre en douceur sont les bienvenus, avec cet
objectif des 5 kilomètres ». Les séances se déroulent aux parcs
de la Tête-d’or, de la Feyssine et sur le campus de la Doua. Il
suffit de s’inscrire sur le site et de se retrouver le samedi à 10 h,
devant NPA Center, 6 cours André-Philip, en tenue de sport ! n
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
DÉFILEZ POUR
VILLEURBANNE !
Le défilé de la biennale de la danse
aura lieu dimanche 18 septembre
dans les rues de Lyon.
Le groupe villeurbannais est
coordonné (cette année) par les
ateliers Frappaz et la chorégraphie
créée par Seifeddine Manaï (de la
compagnie Brotha from Another
Motha Company), découvert aux
Invites 2015, avec la participation
des marionnettes géantes de la
compagnie les Grandes personnes
d’Aubervilliers. Les Villeurbannais
sont invités à s’impliquer dans
l’aventure et à s’inscrire à des ateliers
de danse, couture ou bricolage.
www.ateliers-frappaz.com
tél. : 04 72 68 9011.
JOUER AVEC LES MOTS
Le centre social des Buers organise
une nouvelle activité pour les enfants
de 5 à 7 ans, l’Atelier des mots. Les
enfants enrichissent leur vocabulaire,
inventent des histoires, les racontent
aux autres, deviennent écrivains
et acteurs. Séances le vendredi de
16 h15 à 17 h15.
Centre social des Buers,
17 rue Pierre-Joseph-Proudhon,
tél. : 04 78 84 28 33.
LES APÉROS NATURE
DE LA FRAPNA
QUAND ?
Les samedis de 10 h à 11h.
OÙ ?
Parcs de la Tête-d'Or et de la
Feyssine, campus de la Doua
CONTACT
www.lesfouleesdevilleurbanne.fr
tél. : 04 78 68 92 44.
La Frapna (Fédération Rhône-Alpes
de protection de la nature) a mis
en place un cycle de rencontres sur
des sujets liés à l’environnement.
L’objectif des apéros nature du mardi :
partager des connaissances et des
savoir-faire. Le prochain aura lieu
mardi 9 février à 18 h 30 dans les
locaux de l’association, sur le thème
"Parents, grands-parents, que faire
avec les enfants dans la nature ?"
Ces rencontres sont gratuites et sur
inscription : communication-rhone“
frapna.org ou tél. : 04 37 47 88 57.
www.frapna.org.
33
entre nous
VOUS VOUS INTERROGEZ SUR…
Vous vous interrogez, vous souhaitez savoir
comment ça marche ? Écrivez-nous !
Viva Magazine, Hôtel de ville,
place Lazare-Goujon,
69100 Villeurbanne
ou par courriel :
Le paiement du stationnement
par téléphone
le système Paybyphone permet
 Depuis le mois de novembre,
téléphone.
de payer son stationnement directement par
L
’
extension du stationnement
payant sur les secteurs
Charpennes/Tonkin et
Tolstoï nord à Villeurbanne s’est
accompagnée d’une innovation
de taille ! Désormais, comme les
riverains de 140 autres communes
en France, les Villeurbannais
peuvent régler leur ticket de
s t a t i o n n e m e n t à d i s t a n c e,
directement par téléphone ou
internet.
Pour cela, c’est très simple, il
suffit de télécharger l’application
paybyphone sur son smartphone,
de se connecter au site
paybyphone.fr ou d’appeler un
numéro non surtaxé. Lors de la
première connexion, l’utilisateur
doit renseigner son identité
et enregistrer ses numéros de
plaque d’immatriculation et de
carte bancaire. Reste ensuite
à indiquer le code tarif inscrit
sur l’horodateur le plus proche :
on choisit sa durée et on règle
directement.
Il s’agit d’un ser vice
supplémentaire proposé aux
usagers : le bon vieil horodateur
reste évidemment en fonction !
Mais le nouveau système présente
34
un certain nombre d’avantages :
l’instantanéité d’abord. Plus
besoin de faire l’aller-retour entre
son véhicule et l’horodateur.
Avec ce système, l’achat du
ticket de parking électronique se
fait instantanément. Fini aussi
le casse-tête de la monnaie.
Paybyphone permet également
de prolonger son temps de
stationnement sans repasser par
la case voiture. L’application alerte
par SMS de la fin du ticket. Enfin,
lorsque l’automobiliste quitte sa
place plus tôt que prévu, il peut
suspendre son ticket pour ne payer
que le temps de stationnement
effectif.
Et les agents de surveillance
de la voie publique chargés
du contrôle ? Ils sont équipés
de terminaux permettant
d’interroger la base de données
des tickets virtuels. Ce nouveau
système sera expérimenté
pendant un an à Villeurbanne.
Il accompagnera la nouvelle
extension du stationnement
payant, ce trimestre, sur le secteur
Charmettes (900 places) et Cusset
(100 places). n
www.paybyphone.fr
©G. Duris
[email protected]
coMMeNt cA MARcHe ?
L’aide
au déménagement
Le CCAS, Centre communal d’action
sociale de Villeurbanne et Ailoj,
association d’aide au logement des
jeunes, ont mis en place depuis le mois
de novembre 2015, à titre expérimental,
une aide pour les personnes quittant
un logement insalubre, ou inadapté à
leurs besoins ou à leur budget. Cette
aide publique a pour vocation de limiter
les situations d’impayés liées à un loyer
trop élevé et de réduire le mal-logement
pouvant être à la source de dégradations
de santé.
Pour en bénéficier, des critères ont été
établis : il faut être Villeurbannais,
sans enfant mineur à charge,
le nouveau logement doit être situé
à Villeurbanne ou dans une commune
de la métropole. Enfin,
le déménagement doit être effectué
par Dem’Ailoj, service d’insertion qui
propose des déménagements à tarif
social. Côté ressources, le nouveau
loyer doit représenter moins de 30 %
du budget. L’aide, de 500 euros ou de
250 euros, est accordée, sous réserve
d’acceptation du dossier par le CCAS,
en fonction du reste à vivre.
Accueil du CCAS :
04 78 03 69 00.
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Se PASSe À l’eSPAce iNfo
ÇA
LE PLEIN D’INFOS !
L’Espace Info est ouvert
3, avenue Aristide-Briand
du lundi au vendredi de 9 h 45 à 13 h
et de 14 à 18 h.
©DR
Du 1er au 10 février : Exposition
photographique "Les laissés pour contes"
en partenariat avec le Théâtre Astrée.
iNfoRMAtioNS PRAtiQUeS
Bibliobus
Pharmacies
LES BROSSES
Pour connaître la pharmacie de
garde, composez le 3237 sur votre
téléphone (0,34 cts la minute
depuis un poste fixe) ou consultez
www.3237.fr. Le pharmacien de
garde est également indiqué sur la
porte des pharmacies.
école Jules-Guesde :
bibliobus jeunesse tous les jeudis,
de 16 h15 à 17 h, sauf les 18
et 25 février (vacances scolaires).
Place de la Paix :
bibliobus jeunesse tous les mercredis
de 15 h15 à 16 h15 ; bibliodiscobus
adultes vendredis 12 et 26 février
de 17 h 30 à 18 h 30.
Médecins de garde :
la Poudrette
(square Germaine-tillion)
bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse samedis 6 et février
de 10 h à 11 h.
Pour connaître le médecin de garde
proche de votre domicile, le centre de
réception et de régulation des appels
du SAMU est à votre service,
en composant le 15 sur votre
téléphone.
résidence Saint-andré
(allée des cèdres)
bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse, tous les samedis
de 11 h15 à 12 h15.
déchèteries
Horaires du 1er novembre au 31 mars :
LES BUERS
Du lundi au vendredi : 9h-12h
et 14h-17h.
Du 11 au 26 février : Exposition
photographique "Irepscènes Théâtre
30 ans d’impro"
Du 29 février au 20 mars : Exposition
photographique "Le geste sportif instantané"
dans le cadre de "Il va y avoir du sport" au Rize
en partenariat avec l’OSV et la compagnie
Zéotrope. Animation mercredi 2 mars
de 16 à 18 heures en partenariat
avec Tonic Radio.
RENSEIGNEMENTS AU 04 72 65 80 90
la prochaine séance publique
du conseil municipal aura lieu
lundi 8 février 2016 à 16 heures dans
e
les salons de l’hôtel de ville, 2 étage.
Horaires de l’hôtel de ville :
Du lundi au vendredi
de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h.
Accueil : 04 78 03 67 67
Horaires de l’état civil :
(élections, CNI, passeports,
attestations d’accueil et état civil) :
• Lundi, mardi jeudi et vendredi
de 9 h à 17 h.
• mercredi de 10 h 30 à 19 h.
Le service est fermé le samedi matin.
viva.magazine¸mairievilleurbanne.fr
www.viva-interactif.com
Directeur de la publication :
Jean-Paul Bret.
Rédactrice en chef :
Marie Caballero.
Rédactrice en chef adjointe :
Marianne Gastaldi.
Rédaction :
Marianne Gastaldi,
Laurence Salignat, Bastien Sirou.
Ont collaboré à ce numéro :
Delphine Barbot, Djamel Brooks,
Marie-Hélène Towhill.
Photographies : Gilles Michallet
(sauf mention).
Dessin : Franz Gauvinière.
Montage : Marjolaine Parize.
Conception graphique :
miz’enpage.www.miz’enpage.com.
Impression : FOT.
Imprimé sur papier 100 %
recyclé. Tirage : 73 500 exemplaires.
Toute reproduction interdite. N°
ISSN : 0994-7124
­VIVA­MAGAZINE­•­N°292­•­février­2016
Fermeture jours fériés.
La déchèterie de Villeurbanne Nord
et les 4 recycleries sont fermées le
dimanche matin.
CROIX-LUIZET
POUR VILLEURBANNE NORD
Place croix-luizet,
bibliodiscobus adultes,
tous les mardis de 16 h à 17 h15.
50 rue Alfred-Brinon
Tél. : 04 78 84 56 09
Fermée le dimanche
CUSSET
POUR VILLEURBANNE SUD
100/110 avenue Paul-Krüger
cité Jacques-Monod
(22 rue Victor-Basch)
bibliobus jeunesse, mercredis
10 et 24 février de 14 h à 15 h,
bibliodiscobus adultes, vendredis 5
et 19 février de 17 h 30 à 18 h 30.
Tél. 04 78 54 78 59
Marchés
Jeudi, samedi et dimanche matin
COP-SARL, 1 rue du Canal
Tél. : 04 72 04 65 65.
Square Pellet
mercredi après-midi.
GRATTE-CIEL/CHARMETTES
avenue aristide-Briand
(devant la mairie)
bibliodiscobus adultes,
tous les vendredis de 15 h à 17 h.
SAINT-JEAN
centre commercial
(rue Saint-Jean)
bibliobus jeunesse tous les jeudis
de 17 h 30 à 18 h 30.
Attention ! De 15 h à 16 h les 18
et 28 février (vacances scolaires)
et bibliodiscobus adultes et bibliobus
jeunesse, samedis 13 et 27 février
de 10 h à 11h.
Marché aux puces
Tou
s les
mois
52 rue Racine, Tél. : 04 78 85 42 40
Point d’accès au droit : tous les jours sur
rendez-vous
Permanence d’avocat, notaire, huissier,
défenseur des droits, conciliateur…
Permanences décentralisées
Les Maisons des services publics de
Saint-Jean et de Cyprian/les-Brosses
accueillent des permanences de la
Maison de justice et du droit pour
faciliter l’accès au droit pour tous,
écouter, informer, orienter et régler à
l’amiable les petits litiges dans tous les
domaines.
Espace 30 – 30 rue Saint Jean
Les 2e et 4e jeudis de chaque mois
(14h-17h)
Sur rendez-vous : 04 78 80 29 82.
Angle 9 – 9 place de la Paix
Les 1er et 3e jeudis de chaque mois
(9h-12h)
Sur rendez-vous : 04 78 26 66 87.
Police municipale
40 rue Michel-Servet
04 78 03 68 68
LES BOULANGERIES
OÙ TROUVER VIVA
Boulangerie Pacard
263 cours Émile-Zola
Place de croix-luizet
jeudi, samedi matin.
Place Victor-Balland
mercredi, samedi matin.
Place Grandclément
mardi, jeudi et dimanche matin.
avenue Saint-exupéry
mercredi, samedi matin.
Place Wilson
mercredi, vendredi et dimanche matin
de 8 heures à 13 heures.
avenue rossellini
lundi de 15 heures à 19 h 30
Place chanoine-Boursier
mardi, jeudi et samedi matin.
rue Pierre-Joseph-Proudhon
vendredi matin.
Place de la Paix
vendredi matin.
retrouv
Viva Magazine
place Lazare-Goujon,
69 100 Villeurbanne
Tél. : 04 78 03 67 33
Le samedi : 9h-17h.
Le dimanche : 9h-12h.
rue du 8-mai-1945
(au niveau du n°37)
bibliodiscobus adultes,
tous les mardis de 17 h 30 à 18 h 30,
et bibliobus jeunesse tous les
mercredis de 16 h 30 à 17 h 45.
Permanences
Maison de justice et du droit
Boulangerie liaudet
25 rue Pierre-Baratin
Maison Bettant
2 avenue Salvador-Allende
Boulangerie Plantier
la maison de la Bugne
40 rue Michel-Servet
Boulangerie Perrin
62 cours Émile-Zola
Boulangerie Bedhiafi
47 rue Fontanières
Boulangerie dias
55 cours Émile-Zola
Boulangerie Foray
39 rue Octavie
Boulangerie Barbier-dubois
99 rue Léon-Blum
TNT 30 ble 96
ca
Numeri 70
x3
Neufbo
x
Freebo
box 220
et Alice
x
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Darty
ge 254
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6 minutes
de reportages,
portraits et actualités
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s
is
pu
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PROCHAINE ÉMISSION,
MERCREDI 17 FÉVRIER À 18 H ET 21 H
JEUDI 18 – 12 H 50 ET 16 H
VENDREDI 19 – 12 H 30 ET 20 H 15
SAMEDI 20 – 8 H 07, 17 H 52 ET 23 H 52
DIMANCHE 21 – 18 H 53 ET 21 H 45
LUNDI 22
35– 12 H 10
35