Cat. Dilettante 2004-2007

Transcription

Cat. Dilettante 2004-2007
LE DILETTANTE
Catalogue
2004-2007
19, rue Racine
Paris 6e
LA PLUPART DES NOTICES SONT RÉDIGÉES PAR FRANÇOIS ANGELIER.

2004
Marc Vilrouge
Reproduction non autorisée
Le désir d’enfant peut-il s’inscrire hors de la sexualité ? Le
narrateur et sa meilleure amie, Christine, veulent y croire.
Lui a la trentaine homosexuelle désabusée, elle la quarantaine célibataire encore féconde. Autant dire qu’ils n’ont
pas le profil de parents modèles. Et pourtant… ils décident
de s’unir pour la plus rocambolesque des procréations artisanales. Petits arrangements entre amis ou association de
malfaiteurs ? Leur seule certitude est que leurs liens sont
assez solides pour souhaiter fonder une famille, certes en
marge de ses codes et de ses lois actuelles. Pas de militantisme ici, ni de discours sur l’homoparentalité, juste l’expérience intime de deux êtres habités d’une saine et douce
subversion. Marc Vilrouge nous raconte avec drôlerie et
justesse les amitiés particulières et les solitudes urbaines,
flux tendu d’instincts et de névroses prompts à sauter pardessus les architectures de la raison.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 50 j .
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13,50 F
Emmanuel Pierrat
L’Industrie du sexe et du poisson pané
Deux, elles sont deux, les sœurs Frossec, Frossec de Tribidec. La Gaëlle et la Gwenaëlle, blondes de crins, l’œil bleu
et la chair lisse. Fruits d’une oisiveté parentale consécutive
au mazoutage des côtes, elles coulent un ennui crispé entre
criée et pelotage, pêche en mer et prêche en chair(e), dépucelage et dégazage. Côté sexe, ça tangue flou, mord mou et
le recours aux ustensiles faits main n’apporte que morosité
et désillusions. L’idée, donc, de gagner Paris où cousin
Yann tient échoppe sexy dans le quartier Montparnasse.
Commence alors un dessalage charnel de haute école, drivé
serré par cousin Yann. Rien n’est oublié : à un, à deux, à
trois ; par-devant, par-derrière ; en le lieu élu ou par l’entrée
des fournisseurs ; avec chien, clous, crottes et fouets ; en
LE DILETTANTE

plein vent ou en sous-sol ; coup d’œil ou coup de reins.
Bilan des courses, nos deux robustes finiront par trioler en
famille avec cousin Yann qui s’en viendra ouvrir un magasin en pays breton. Et Pierrat de nous conter tout ça, avec
des élans bateleurs et des minuties d’érudit. Patron, la
même chose !
120X180 mm. 192 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 58 j .
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14,50 F
Pierre Charras
Francis Bacon, le ring de la douleur
1971! Le Grand Palais accueille en ses entrelacs Francis
Bacon, quelques centaines de toiles. Francis, un autre, le
héros de Pierre Charras, y va, innocent badaud, «puceau de
l’horreur». Surviennent les toiles! Coup au foie, sidération.
La peinture de Bacon fait remonter la bile de la mémoire.
Rien n’a été oublié depuis ce jour et c’est à une «lente radiographie de la stupeur» qu’il se livre, cliché après cliché, au
grand déroulé des souvenirs : la viande pourfendue de la
boucherie familiale, une jeune fille aux cannes comme il y a
des Vierges à l’enfant, croisée dans une librairie, un idiot à
la plage, danseuse en boîte, des cris d’animaux mordus à
mort, des coups portés, le corps mort du père. Les souvenirs pendent comme bêtes aux crocs dans les abattoirs
d’une mémoire enfin rouverte. Le «nuancier des douleurs»
s’offre à nous, éventail de souffrances désormais épanouies.
120X180 mm. 96 pages. Photo de couverture de Francis Giacobetti.
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11,50 F
Anna Gavalda
Ensemble, c’est tout
L’action se déroule à Paris, au pied de la tour Eiffel très
exactement, et couvre une année. Ce livre raconte la rencontre puis les frictions, la tendresse, l’amitié, les coups de
gueule, les réconciliations et tout le reste encore, tout ce qui
se passe entre quatre personnes vivant sous un même toit.
Quatre personnes qui n’avaient rien en commun au départ
LE DILETTANTE

et qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Un aristocrate
bègue, une jeune femme épuisée, une vieille mémé têtue et
un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de
bosses et tous ont un cœur gros comme ça (non, plus gros
encore!)… C’est la théorie des dominos à l’envers. Ces
quatre-là s’appuient les uns sur les autres mais au lieu de se
faire tomber, ils se relèvent. On appelle ça l’amour.
140X205 mm. 608 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 88 j .
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22 F
Michael Bracewell
Saint Rachel
Lui c’est John, un Anglais de Londres, ville reteinte en
gris par toutes les pluies possibles. Anne a quitté John, un
jour de juillet. Depuis ce moment où il s’est enfoncé, seul,
« dans le flou des rues ensoleillées et vides », il remâche
morose sa tristesse, flirte avec la mort. S’ouvre à Sarah sa
cousine, s’échoue mollement à la grève froide de différents bars et sillonne sans trêve la Ville, pris aux rets des
souvenirs : Anne, encore, toujours, dans le champ, en
permanence. Ineffacée. Quand, brusquement : Rachel !
Rachel d’abord entrevue, sitôt oubliée, mais soudain
essentielle. Rachel qui fond sur lui en foudre douce, éclair
suave et lent porteur de tout le bonheur éprouvé depuis
l’enfance. Rachel qui débobine pour lui le fil mordoré de
sa vie. Rachel : « flamme sacrée qui avait métamorphosé
ses quelques ornements en une sorte d’autel, à côté
duquel il ne se sentait jamais totalement seul ». Rachel
qu’il aime « d’un amour absolu ». Prise d’un désir de Sud,
en fuite face à la mort de son amie Jodie, elle partira pour
Paris, via Lourdes et ses béatitudes bleu ciel. Une lente
romance, fervente, malsaine et désabusée, belle comme
une Vierge de Miséricorde sous le crayon d’Andy Warhol.
TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR ROBERT DAVREU.
120X180 mm. 288 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
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LE DILETTANTE
19 F
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Jacques Perret
L’Aventure en bretelles
suivi d’Un Blanc chez les Rouges
Le Blanc, c’est donc lui, Perret Jacques, l’épingleur de
caporal, un mètre quatre-vingt-cinq de baroudeuse
décontraction ; les Rouges ce seront eux, Indiens de la
sylve guyanaise, paisibles et hautement capiteux. L’affiche
est au complet, alors levons le rideau : en 1930, deux
nababs de la chaussure financent une mission d’orpaillage
en Guyane ; le musée de l’Homme bénit l’équipage.
Route ! De cette petite virée tropicale humide résulteront
maints textes que voici : articles de journaux dans Un
Blanc chez les Rouges, et nouvelles avec L’Aventure en bretelles. Tout en macérant dans l’air lourd comme de
l’étoupe des sous-bois guyanais, pagayant furieux sur un
fleuve aux mille bras, Perret croise une faune prévisible de
Blancs obnubilés, chasseurs d’or ou chercheurs de
papillons, est reçu par les seigneurs du lieu, dont l’Indien
Toucoutsi, chasseur d’agouti et s’adonne à des rituels
basiques : suer, cuisiner, se protéger des insectes, se garder des dames et surtout s’engloutir dans les tréfonds du
« carbet » – le sommier local, « hamac » dit-on en Europe.
Et c’est sans doute ce que nous retiendrons : au cœur de
la forêt tropicale, offert, indémodable, autel à la déesse
Sieste : un hamac où renaître.
AVANT-PROPOS DE JEAN-BAPTISTE CHAUMEIL.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
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13,50 F
Hubert Michel
J’ignore ce que me réserve
encore mon passé
Il lui dit « tu ». Tu, c’est cet ami d’enfance, ce complice
des premières glissades érotiques qui a frôlé la mort,
connu l’hôpital et à qui le narrateur s’adresse tout au long
du récit. Entre eux surnagent l’image de Gwladys, présence enfuie, spectre collant et la silhouette de la mère
inquiète, furieuse. Quand survient Flore, revenante attenLE DILETTANTE
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tive qui endosse l’amertume de ce fantôme amer qu’est
devenu ce « tu » à qui il parle. Flore pour qui, passation de
plaisir, le narrateur quittera sa volage de Patricia et se
livrera à quelques dérades érotiques puis continuera, fuite
en avant, seul cette fois. Loin des rais poisseux du chassécroisé érotique. Ce sera à François, son enfant né de Flore
morte peu après la naissance, de relancer les dés, de rouvrir le bal, ce quadrille suicidaire et vertigineux que ne
cessent de danser les figures d’Hubert Michel, toupies frénétiques en quête de petits abîmes intimes.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de Dominique Boll.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 54 j .
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13,50 F
Dominique Périchon
Motus
Lui, c’est lui ; celui qui conte et qui raconte. L’autre, c’est
Machin, Machin jacte, bavasse, « empalé » sur son bras à
lui. Il faut tout lui faire : le porter, l’astiquer, lui écrire ses
mots. C’est une affaire de ventriloque. Notre rat de cabaret s’apprête à embarquer pour une croisière, essentiellement des vieillards. L’arche s’appelle La Belle et il y rencontre la faune pailletée des amuseurs tarifés, des
goualeuses replâtrées et des imitateurs miteux. Route,
donc, sur la Méditerranée, « l’Aqualand de mon imagination malade ». L’imitateur a imité, le magicien magicié,
c’est à lui. Il effectue : succès moyen. Au fil des vagues,
les escales serviront de drain à l’ennui pulvérulent qui
habite chacun. Au point que l’affiche se vide et que, la
scène se désertifiant, le ventriloque reste seul à donner du
ventre. Outre la fugue singulière d’un des « athlètes du
rien » qui meublent les soirées, on retournera au port, sonnant le retour d’une fête flétrie. Machin rentrera dans sa
boîte. On éteint. Y a-t-il un sens à tout cela ? « Motus » et
vogue la galère. Une romance morose et délectable à la
gloire des déconfits de naissance.
120X180 mm. 192 pages. Couverture d’Alice Charbin.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 58 j .
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LE DILETTANTE
14,50 F
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Isabelle Minière
Cette nuit-là
« J’ai peur » : c’est autour de ce peu de mots, de ce petit
amas livide et atroce, tapi tout au centre, que va tourner,
virer et tournoyer le livre d’Isabelle Minière. Sa Lisa est
grosse de sa peur, la porte en elle tel un fruit suave et
horrible. Peur de qui ? De l’autre, de Clément, son mari,
devenu un autre, un « prince violent », un père-la-colère
dont le retour est attendu comme l’éclair par la femme
et l’enfant. « L’heure que papa rentre » dont l’attente
dévide tout le jour l’angoisse, comme un long fil de bave
dans laquelle elle se prend, revisite sa mémoire, récapitule. Violence plus lourde d’être latente. Arrive l’instant
où il, cet « il » tant redouté, évoque le désir d’un nouvel
enfant, désir que sa violence crue tente d’imposer. Lisa
finira par fuir, s’extraire du piège. Clément, seul, tournera la violence contre lui-même. Une violence qui
retournera à Lisa comme une bête fidèle, un remords
tenace. Fallait-il partir plus tôt ? Qui est coupable ? Personne. « C’est comme ça. »
120X180 mm. 128 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 52 j .
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13 F
Ludovic Roubaudi
Le 18
Il est des romans rose bonbon, gris trottoir, noir c’est
noir. Voici un roman rouge, rouge feu, rouge sirène. Un
roman pompier. Grand, le héros casqué, opère entouré
d’autres drilles… l’adjudant-chef Blain, Tirpitz et sa
lance extravagante, Alex, la Gentiane, et puis Malavoie !
Malavoie et ses engins, sa première classe et son musée
des horreurs. Dans son quotidien de tôle froissée et de
corps incarcérés, de sinistres ardents et d’accidents
cocasses, la caserne vit sa vie tranquille et presque
monotone quand l’impensable arrive : il a pour nom
Métrono. Capitaine Nathalie Métrono. Une femme et
une femme capitaine avec ça. D’emblée, ça dérape ferme
avec l’abrupt et sexiste Malavoie. Les choses empirent,
LE DILETTANTE

puis se tassent. La tolérance s’installe, les braises tiédissent… mais le feu couve toujours. Beau comme du
MASH version sapeur, avec buffet à volonté : sang, tripes,
cendres, cris. Tenté ? Faites le 18, demandez Roubaudi,
en urgence !
120X180 mm. 224 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 60 j .
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15 F
Robert Benchley
Psychologie du pingouin
On n’a jamais rendez-vous avec Benchley. C’est lui qui
s’impose, avec cette éloquence imparable du monsieur
courtois qui vous entreprend sur un banc pour vous
déballer le secret de l’univers emballé sur ses genoux,
dans de l’aluminium. Sa chaussure de claquettes se
glisse dans l’embrasure de votre sérieux : pas moyen de
refermer. À coups de chroniques euphorisantes, de
billets gondolants et de paradoxes à triple détente
publiés dans Vanity Fair, Life ou le New Yorker, le docteur Benchley (1889-1945) a dopé à l’absurde l’Amérique de l’entre-deux-guerres, sortant des lapins du toaster, inventant le poil à gratte-ciel ou le gag élastique. Le
trousseau de proses drolatiques que publie Le Dilettante
nous entretient, avec le sérieux urgent du gagman authentique, de la question animale. Sont débattus entre
autres questions nodales : le psychisme du pingouin, la
mouche Tsk-Tsk, la fréquentation des Sargasses par les
anguilles, le hoquet et la vitamine F. Précieux ensemble
que clôt un Le saviez-vous ? d’anthologie où nous sont
révélées moult vérités, entre autres que « les œufs de
poule communs sont obtenus par hypnose ». Benchley for
President !
TRADUIT DE L’ANGLAIS (ÉTATS-UNIS) PAR FRÉDÉRIC BRUMENT.
120X180 mm. 128 pages. Couverture de Lewis Trondheim.
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LE DILETTANTE
13 F

Marc Bernard
À l’attaque !
Marc Bernard, jeune Nîmois, débarque à Paris en 1923
où il travaille à la SNCF. Parallèlement, il poursuit en
autodidacte son éducation littéraire. En 1928, Henri
Barbusse lui confie la critique littéraire du nouvel hebdomadaire de gauche à vocation artistique, scientifique
et sociale, Monde, qu’il vient de fonder. Marc Bernard
s’y fait remarquer en livrant de courts essais, parfois
intimes, souvent saignants : il n’est encore « personne » et
se trouve d’autant plus libre. Monde, qui devient très vite
l’antichambre du Groupe des écrivains prolétariens de
Poulaille dont il est l’un des acteurs majeurs, sera durant
plus de quatre ans le moyen de porter ses convictions
révolutionnaires qui s’écartent rapidement de l’orthodoxie communiste des années trente. Il y attaque les
« écrivains bourgeois » (d’Aragon à Daudet), les « catholiques amers » (Mauriac), les « mièvres » (Jaloux, Thérive),
ceux qui ont « renié leurs origines » (Giono), tout en
exhortant les intellectuels à s’engager plus fermement
(Guéhenno, Berl). Ce sont les débuts « fracassants » de
cet écrivain que nous donnons à lire aujourd’hui.
ÉDITION, PRÉFACE ET NOTES DE STÉPHANE BONNEFOI.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
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13,50 F
LE DILETTANTE

2005
Vincent Wackenheim
Coucou
Mondialisation oblige, l’heure est aux économies, même
pour un fabricant de coucous traditionnels, dont le Responsable Production Qualité va se trouver pris par l’obligation de réduire en un mois les coûts de fabrication des
coucous dont il a la charge. La chasse au gras est donc
ouverte. Le fait que, dans le même temps, il occupe un
emploi occasionnel de concierge dans son propre
immeuble, rue Vaneau, entre Paludes, d’André Gide, et
Pintades, de René Ehni, est le fruit du simple hasard. L’affaire ne pourrait être qu’une farce, mais on ne joue pas
impunément avec le destin, le sien et celui des autres,
même dans le 7e arrondissement. Et si vouloir réduire les
coûts de fabrication du plus noir des volatiles va vite se
révéler une mauvaise quête, on verra notre concierge
devenir un méchant homme. La morale y trouvera son
compte, la lecture du courrier d’autrui et l’espionnage
poussés au rang d’arts majeurs ne pouvant demeurer pratiques impunies. Le piège se referme, ça se termine assez
mal, le sang coulera. Quant au coucou, il vole toujours.
120X180 mm. 96 pages. Couverture de Philippe Roux.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 46 j.
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11,50 F
Dorine Bertrand
La Preuve par neuf
Le premier attend l’anniversaire du milieu de sa vie. La
deuxième a 15 ans et rédige son testament. La troisième
s’interdit de faire l’amour plus d’une fois par semaine.
La quatrième a tellement peur d’accoucher qu’elle perd
les eaux en secret. La cinquième se persuade d’avorter
avant qu’il ne soit trop tard. La sixième négocie ses fréquentations avec sa petite fille intérieure. La septième
s’imagine que son mari la trompe. La huitième se couperait le nez pour ne plus sentir l’odeur putride qui émane
de son chéri. Le neuvième donnerait tout pour faire un
LE DILETTANTE

peu la guerre. Le tout se fourvoie. Que celui qui n’a
jamais poursuivi un but qu’il ignore lève la main.
Angoisses, fantasmes et obsessions se chargent de nous
leurrer. Ils agissent comme des drogues, à haute dose,
on devient son meilleur ennemi. Suspenses intimes,
retournements de situation, révélations tardives et
chutes raides, les certitudes des personnages se délitent
sous la plume de l’auteur, subversive, alerte, grinçante et
drôle. À chaque nouvelle, le lecteur comprendra ce qui
échappe aux héros, des héros à qui l’on donnerait bien à
lire leur propre histoire. Car La preuve par neuf est une
formule magique. Elle marche toujours quand on l’applique, mais on se demande encore pourquoi.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de Stéphanie Roujol.
Un des 13 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 54 j .
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13,50 F
Éric Holder
Les Sentiers délicats
Partir, dit-on, c’est mourir un peu. À suivre Éric Holder,
on aurait l’impression de revivre. Bien plus que la destination, seul le voyage compte. Un voyage à l’intérieur de
huit nouvelles et par tous moyens : à pied, en chemin de
fer, à moto, en voiture, etc. Qu’importe, pourvu qu’on ait
l’ivresse. Celle du jeune narrateur qui par son échappée
belle parachèvera son éducation. Celle de cet écumeur de
rivières qui a pour maison le monde sur un coup de
volant. Le motard n’est pas en reste : pesanteur abolie au
profit de la force centripète, halte impromptue, plaidoyer
pro moto. Se souvenir d’une Alfa Romeo rouge, et Anne
Deux apparaît sur le siège conducteur. Dans le train, la
conversation oiseuse d’un couple anglais se révèle être le
déclencheur d’un cocorico d’anthologie. Et parfois suffit
au bonheur de marcher dans la campagne tout en écoutant le pèlerin, frère Jean. Ne reste plus qu’à s’accommoder du jet lag où le songe peut l’emporter sur la réalité, à
moins que ce ne soit le contraire.
120X180 mm. 224 pages. Couverture d’Alice Charbin.
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 54 j .
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13,50 F
LE DILETTANTE

Bernard Frank
Les Rues de ma vie
Bernard Frank, sa phrase ressemble à un chat, à ses chats,
innombrable, fluide, étirée, émaillée de retour de griffes et
de bonds bien calculés. Une phrase qui longe une vie, la
sienne, comme un chemin de canal ou une route de
corniche ; une vie qui tient en effet, selon les années, du
halage ou du ski nautique. Les Rues de ma vie relève de
l’exercice de mémoire (comme il y en eut d’admiration),
du vide-greniers et de l’herbier. S’y croisent les présences
familiales, chéries et intempérantes, des maîtres queux et
les commodores de l’édition, Sagan et Fellini, quelques
reines de la nuit et un vieillard qui saigne du nez. Des
soixante ans d’une existence passée à flâner, goûter,
écouter, croiser, écrire, il découle ce plan aux pliures
cassantes, cet agenda illisible d’avoir trop macéré dans les
eaux du souvenir, ce carnet d’adresses obsolète. Les rues
y servent de repères, les demeures de balises, les
arrondissements deviennent des îles pour naufragé urbain.
Mais l’on sent vite que l’essentiel, chez cet hébergé
professionnel, ce virtuose de la saveur et ce mélancolique,
est ailleurs : c’est le cœur qui se souvient et la mémoire
qui enregistre. Évoquer, c’est peut-être trahir les faits
pour sauver l’émotion. Ne nous trompons pas d’adresse.
120X180 mm. 224 pages. Couverture d’après une photo de Gérard Rondeau.
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 60 j .
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15 F
Laurent Graff
Voyage, voyages
Patrick pense partir. « Partir ! » pense Patrick. Il ne pense
même qu’à ça, dépense surtout pour ça, cogite, médite.
Mais y aura-t-il une suite ? Patrick en tremble, tout au
bout du plongeoir, piétine dans l’entrée, n’ose pas sauter
dans l’inconnu, se risquer enfin. Il a pourtant tout pour,
Patrick : une valise bien neuve, des tongs, un couteau de
survie façon Rambo et une maîtresse thaïlandaise aux
poils rasés. Croupier dans un casino avec vue sur la
Manche ; otage d’un microstudio où il millimètre avec
délices ses déplacements ; familier d’un voisin, Pascal, qui
LE DILETTANTE

a hérité de la vie comme d’un grand piano sans cordes, il
s’affaire surtout à scruter les dames, à cartographier avec
des luxes de sonde cosmique leur entrejambes. Mais tout
cela nous fait-il un ailleurs ? Un petit traité de
vaticination compulsive et de remise au lendemain signé
Laurent Graff. À part ça, on part quand ?
120X180 mm. 128 pages. Couverture d’après un dessin de Claire Soubranne.
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 52 j .
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13 F
Alexandre Vialatte
Les Amants de Mata Hari
Roman inédit du vivant de l’auteur, ce texte a longtemps
dormi dans un dossier jauni par le temps. Résistant à la
datation au carbone 14 de la littérature, l’on sait juste
qu’il existait déjà en 1936 comme le prouve une correspondance de cette année. Les faits : Lévy-Pantoufle,
Balèze, Potter et le petit Bonheur s’éprennent de Mata
Hari, professeur de danse rythmique, à l’âge où les vers
de Baudelaire et de Musset enflamment l’imagination.
Amour déçu qu’une photo suffit à réveiller. S’ensuivent
les destins tragi-comiques des protagonistes. Avec bonne
humeur et bonhomie, ce roman éclaire la genèse de Vialatte : on y trouve des décors, des personnages et tout un
merveilleux bric-à-brac qui resteront chers à l’écrivain.
AVANT-PROPOS DE PIERRE VIALATTE.
120X180 mm. 224 pages. Couverture d’Alice Charbin.
Un des 33 exemplaires numérotés à la main : 46 J .
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11,50 F
Cyril Montana
Carla on my mind
Carla, sa Carla, c’est tout pour lui. Lui qui raconte d’une
voix haletante, un peu hâbleuse, un peu gênée, les yeux
par terre, tripotant ses clefs. Pour elle, il cisaille des
chaînes, même les grosses, et bourre-pifferait des gros cons
s’ils n’étaient pas si gros… Mais Carla reste hors d’atteinte
et ça mouline dans sa tête. Lui, c’est le héros du dernier
LE DILETTANTE

roman de Cyril Montana. Pour l’heure, il est en coloc avec
une petite rousse boulotte et se déverse sur ses potes Seb
et Claude le Chinois. Il part en excursion dans le monde
cliquant du Net, s’offre un détour avec Ouchika de BourgSaint-Maurice, mais même ces filles-là lui filent sous les
doigts. Il vit dans un perpétuel « à deux doigts », dans
l’imminence du retour hypothétique de sa bien-aimée. Il a
le cœur bien accroché notre « Caliméro du cul ». Plongeur,
faiseur de manche, serveur, bagagiste, d’expérience en
expérience, après un passage aux urgences psychiatriques,
tout cela s’achèvera mystiquement au désert. À la première
personne, en style pulsant, le carnet de bord trashy d’un
ensablé de naissance.
120X180 mm. 128 pages. Couverture d’Alice Charbin
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 52 j .
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13,50 F
Fred Paronuzzi
Comme s’ils étaient beaux
Pour écarter les fantômes de son passé, pour ne plus penser qu’elle a raté sa vie, Rose Hawkins, quadragénaire
nord-américaine, se gave de crackers au paprika devant
son poste de télévision. Entre deux séances de thérapie
culinaire, Jérémie Toussaint, grand dadais de 26 ans,
traîne son mal de vivre à la piscine municipale où il
admire le ventre rond des femmes enceintes. Vingt ans,
quatre mille kilomètres et quelques kilos les séparent…
120X180 mm. 160 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 52 j .
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13,50 F
Laurent Maréchaux
Les Sept Peurs
Adolescent, il se rêvait Lord Jim ou Martin Eden. À
l’heure où plus d’un ambitionne d’être banquier, goldenboy, chirurgien-dentiste ou informaticien, lui se voyait
déjà aventurier avec pour tout bagage sa seule peur. Du
sable froid des arènes espagnoles aux paillasses humides
LE DILETTANTE

des geôles républicaines, des braquages foireux aux combats héroïques des moudjahidin afghans, du monde délétère des affaires aux mystères des mers du Sud, ce premier roman nous entraîne dans les tribulations naïves et
incongrues d’un jeune homme de bonne famille en quête
d’émotions fortes. Être ou ne pas être, devenir un homme
libre à défaut d’être un homme d’honneur, c’est toujours
en avoir ou pas.
140X205 mm. 320 pages. Couverture d’Alice Charbin.
Un des 33 ex. sur vélin marais, numéroté à la main : 52 j .
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20 F
Henri Calet-Raymond Guérin
Correspondance 1938-1955
Auteurs de quelques livres cultes dont deux ou trois chefsd’œuvre, tels Le Tout sur le tout ou Les Poulpes, Henri Calet
(1904-1956) et Raymond Guérin (1905-1955) font partie
de ces écrivains méconnus de leur vivant qui furent redécouverts avec passion au début des années quatre-vingt.
Écrivains réfractaires, sulfureux et farouches, mais aussi
hommes de lettres, plus qu’on ne l’imagine… Leur correspondance, rassemblée par Christiane Martin du Gard en
1961, comporte près de 150 lettres et cartes postales dont
la plupart sont aujourd’hui conservées à la bibliothèque
Jacques-Doucet. De 1938 à 1955, il est d’abord question
des premières œuvres de l’un, du livre en cours de l’autre;
entre Paris et Bordeaux, dans l’ombre de Jean Paulhan, une
amitié se forme, épistolaire; puis tout s’accélère : ce sont
d’abord la guerre d’Espagne, les événements de Munich, la
drôle de guerre qui défilent… Guérin est fait prisonnier (il
restera plus de trois ans en Allemagne), Calet aussi (il parviendra à s’évader). Vient le temps des libérations : Guérin
retrouve sa compagne, Sonia; Calet quitte son exil provincial et démissionne de l’usine dont il était devenu directeur.
Dans le Paris effervescent de l’après-guerre, les deux
hommes se rencontrent de nouveau : vernissage de Jean
Dubuffet, déjeuner avec Albert Camus. Livres, articles,
revues, conférences, projets… Amitié au beau fixe, collaborations diverses, grands livres. Qui dit mieux ? Mais cette
LE DILETTANTE

période laisse bientôt place à une série de drames. Séparations, maladies, deuils. Guérin, profondément marqué par
sa captivité, ne pourra surmonter l’échec des Poulpes, paru
en 1953. Il tombe gravement malade l’été suivant et meurt
le 12 septembre 1955, à Bordeaux. Calet, très malade lui
aussi, meurt à Vence le 14 juillet 1956, d’une crise cardiaque. Leur belle correspondance est terminée.
ÉTABLISSEMENT DES LETTRES, INDEX, NOTES ET PRÉFACE PAR
JEAN-PIERRE BARIL.
140X205 mm. 320 pages. Couverture d’après une photo des deux écrivains
à Bordeaux le 30 août 1945.
Un des 33 ex. sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 100 j .
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25 F
Lynne Tillman
Le Complexe de madame Réalisme
Venez, approchez donc lecteur ! Et penchons-nous pardessus l’épaule de l’écrivain. Le prendre en pleine cuisine
et gestation littéraire amuse toujours. Le petit castelet est
prêt où vont tressauter, en bout de fil, ses personnages.
Il s’agit ici d’une anthologie de nouvelles signée Lynne
Tillman, petits bijoux polis entre 1982 et 2002. Il n’y a
pas qu’une méditation sur l’acte de créer et l’art
d’accommoder les sauces langagières mais une volonté,
également, de lâcher la bride à toute cette marmaille de
figures. L’auteur, avec humour et délicatesse, se retire
parfois sur la pointe des pieds, laissant ses personnages,
les abandonnant sans filet à la mort. Elle les observe
pèleriner sur les plages du Débarquement, songer à la
mémoire, et ne peut s’empêcher de savourer une rencontre impromptue avec Clint Eastwood… sans complexe.
TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR AURÉLIA LENOIR.
120X180 mm. 288 pages. Couverture d’après une photo de Nan Goldin.
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20 F
Christine Avel
Double foyer
Pour être statisticien, je n’en suis pas moins myope, nous
déclare Victor, le héros de Christine Avel. Un myope pasLE DILETTANTE

sionnément myope qu’une infime et brasillante piqûre
laser rendra à la netteté, un jour caniculaire de juillet. Un
monde atroce perçu nettement n’est qu’un monde atrocement net. Après le purgatoire de l’imprécision, un flou
potage de formes et couleurs malgré tout bien sécurisant,
Victor affronte l’enfer de l’acuité. Tout n’est que contour
ciselé, couleurs franches, détails lisibles. Le point se fait
sur les amis, les voisins, la mort d’un chien, une femme
au bord du vide. Mais un coin de paradis, une trouée de
bleu, s’offre également à Victor : la rencontre d’une autre
femme qui succède à Claire, la mère de Léo.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de V.P.C.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 54 J
9:HSMIOC=[XVVU^:
13,50 F
Pierre Charras
Plop !
Comédien et traducteur, Pierre Charras a publié depuis
1982 une dizaine de premiers romans. Ce sont ses
débuts qui reviennent aujourd’hui en librairie. On pourrait croire qu’il se sent un peu rajeuni par cet événement. Mais non ! Plop ! C’est le bruit d’une bouteille
qu’on débouche. Ou celui de la dernière goutte qui s’en
échappe. C’est aussi le bruit d’une vie qui s’arrête. C’est
le sujet du livre : une vie qui s’arrête. Plop ! À l’époque,
l’auteur se forçait à penser qu’il y aurait du possible
après le vin. C’était une période héroïque. Une sober
pride, si on veut. Et puis, petit à petit, écrire est devenu
une façon de rester ivre. Une brume, une gomme, un
bon moyen d’avoir l’impression de ne pas être là. Et il
est vrai qu’un intoxiqué ne renonce pas réellement à son
vice, il change de produit. On a soif d’écrire, bien sûr.
Mais surtout, on a soif. Et puis, on devient écrivain. On
n’écrit plus pour se sauver ou pour remplir son verre, on
écrit. Aujourd’hui, les livres ne sont plus des pansements
pour Pierre Charras, ce sont des livres. Dès lors, on est
en droit de s’interroger et on lui a posé la question :
« Pourquoi écrivez-vous ? » « Pourquoi pas ? » a-t-il répondu.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de V.P.C.
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14,50 F
LE DILETTANTE

Martin Page
On s’habitue aux fins du monde
Élias, c’est son nom, celui du héros de Martin Page. Élias
produit des films, se dévide une vie lisse, cadrée, sillonnée
de Clarisse éthylique et de Zoé folle, existence hantée pourtant de vides, des poches de rien qui le meurtrissent doucement. Un soir de remise de prix, sa vie, cette vitre mince,
s’étoile. Élias craque, jette sa vie, son prix, à la Seine.
Coiffe fougueusement le destin d’Élias la présence épaisse
et douce de Caldeira, cinéaste fameux, ou celle d’Arden
Gaste, son supérieur, qui finissent par le mettre au rancart.
D’autres figures s’en viennent tisser autour de lui un réseau
d’étreintes suicidaires : Margot, Darius, Marie la secrétaire,
Victor et ce détective tout penaud qu’il paye pour enquêter
sur… lui-même. Tout conspire à noyer sa vie dans les replis
d’un marivaudage toxique émaillé de coups, ponctué d’impasses, écrasé de désillusions. Rien ne semble prendre
corps. Peut-être après un ultime passage africain retrouvera-t-il avec Margot autre chose que faux-semblant et
ersatz de rien ? Aurore ou fin du monde ? « La vie est un lent
et merveilleux suicide », déclarait Patricia Highsmith. Dont
acte avec ce dernier Martin Page.
140X205 mm. 288 pages. Couverture de Marine le Breton.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 78 J.
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13,50 F
Isabelle Minière
Un couple ordinaire
Elle : elle confond l’amour et le pouvoir, le couple et la hiérarchie; sa beauté n’y change rien : faire l’amour avec elle
est devenu un supplice… Lui : à force de compromis quotidiens, et toujours à sens unique, il s’est comme vidé de luimême; le seul soleil de sa vie, c’est sa petite fille… la
menace d’en être séparé le maintient muselé, enchaîné. La
grâce d’une lecture lui ouvre enfin les yeux, le guide, le bouleverse : il entre en dissidence. Avec un humour grinçant,
Isabelle Minière dessine le portrait incisif d’un couple bancal, où le pouvoir tient lieu d’amour; elle dépeint le désarroi
d’un homme qui à la moindre rébellion se voit accusé de
LE DILETTANTE

machisme; elle montre comment la lecture d’un livre peut
changer la vie – et, ce faisant, rend hommage à Plutarque.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de V.P.C.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 58 J.
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14,50 F
Marc Vilrouge
La Peau fantôme
Marc songe à Marc, aux formes, à la peau et à la voix de
Marc. Marc Vilrouge déroule le soliloque poignant de qui
fut l’ami de Marc Vilrouge. Mort, Marc, il y a maintes
années, de la tuberculose. Une sèche déploration amoureuse cadencée en saynètes brèves, éventail d’actions
courtes, affûtées, qui disent le manque, le vide froid, mais
un vide sans écho, acide et qui ronge la peau. De l’amant
absent pèse encore et toujours le manque, comme aux
amputés les souffrances fantômes du membre tranché. Et
rien qui puisse conjurer cette lacune ardente, ni la psychanalyse comme une petite messe lasse et tarifée, ni la drague
violente et les heurts de rencontres, ni les retrouvailles qui
disent les tendresses déconfites et le passage du temps.
Rien, pas une image, pas un souffle, pour dissoudre dans
un peu de lumière la marque de Marc. Marc éternellement
là, en creux, vide urgent lové au cœur de la vie.
120X180 mm. 128 pages. Couverture de V. P. C.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 52 J.
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13 F
Germaine Beaumont
Si je devais…
Ne cherchez plus ! C’est bien elle ! Germaine Beaumont,
débitrice agréée, chez Plon, de policier ayant un nom et de
la facture, grande prêtresse de l’onde courte policière,
fomentatrice, avec Pierre Billard, des inoxydables Maîtres
du mystère. Mais il y a une vie hors micro et ce livre nous le
rappelle. Elle fut, avant guerre, une diva du billet preste,
une virtuose tout en replis et griffures de la chronique incisive. Cette amie de Colette et collaboratrice des Nouvelles
LE DILETTANTE

littéraires, eut, d’instinct, les qualités de cet art martial :
sens du médaillon, style précis, dense et aérien, métaphore
à bride courte et bien pesée et surtout un flair exquis pour
débusquer les failles secrètes, les doubles fonds aurifères
et les armoires à squelettes. Observons-la titiller nos
penchants, nous parler décembre ou coquillage, chanter
Dickens ou Zénaïde Fleuriot, évoquer l’ennui et les
vacances. L’air de rien, avec un rythme badaud et comme
en croquant une pomme verte. Flâneuse assidue, elle
invente l’art des menus un rien insondables et du passagèrement décisif. Là où l’on ne voit goutte, elle discerne
des perspectives, débusque des paysages, fait résonner
des hantises. Bien avant Frank et Vialatte, nos modestes
sortilèges mis à scintiller : Germaine Beaumont.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
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14,50 F
Stephen Leacock
Le Plombier kidnappé
Cela s’appelle mettre ses pieds sur la table familiale dignement servie lors de l’anniversaire de l’aïeul, s’épousseter
les chausses avec la nappe d’autel de la messe littéraire ou
pousser Victoria dans les orties. C’est selon. Ce punk
hilare de Leacock jongle, plein d’une roborative malice,
avec ces bijoux de famille que sont « les bonnes vieilles histoires », ces tales inoxydables, codifiées des guêtres au
pince-nez, modèle d’imprévision distinguée et délices du
circuit fléché. Il vous ébouriffe tout cela et taille le caniche
au sécateur, Harpo Marx avec une perruque de juge. C’est
Holmes travesti en chien qui ouvre la marche, lui emboîte
la pipe, une valse décalée de guéridons parapsychiques,
une pochade vernienne à base de naufrage, le mystère de
la chaudière éteinte, une histoire de la guerre de Sécession,
un imputrescible récit de frissons et de manoir en T et
affaires de famille. Beau comme la rencontre prévisible sur
un green de Gladstone et King Kong.
TRADUIT DE L’ANGLAIS (CANADA) PAR THIERRY BEAUCHAMP.
120X180 mm. 160 pages. Couverture d’après un dessin de Glen Baxter.
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LE DILETTANTE
14 F

2006
Théo Stern
Va où ta queue te mène
Pour bien se diriger, suivre les frétillements de sa boussole, se caler sur les vibrations de l’aiguille, surtout celle
que la nature vous a fichée entre les cuisses. Marcher à la
queue, comme d’autres à l’étoile, ou certains au canon,
telle est la méthode de Théo Stern. Il faut néanmoins
le truchement malin d’une étudiante, Jill, et les sièges
« moelleux » d’un bar chic, le Crillon, pour ouvrir les écluses
d’une mémoire libertine bondée de noms, soûlée de
frottements, frôlements, épanchements multiples, postures
et caresses complices. Le coup d’envoi a lieu sur un cône
de sable, de nuit, au cœur d’un chantier, suit Frédérique
pour de l’amour en chambre (de bonne), Clémence tôt
partie, Anne-Laure, Mélanie, Laurence l’infirmière, etc.
Une rafale de petits noms, une parade méticuleuse
d’instants choisis, de jouissances précises ne cesseront de
défiler, spasmes annotés avec humour par des notes d’une
érudition caustique. Entre l’indolence acérée d’un Frank
et les frénésies d’inventaire d’un Bonnand : voilà Théo
Stern, son minutier érotique et ses vaginales annales.
120X180 mm. 224 pages. Couverture d’après une toile d’Anne Toulhoat,
Vénus châtain n°1, 1995, huile, mohair – collection particulière.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 64 J.
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16 F
Anne Lenner
Cahin-caha
Lui, c’est la Tremblote : handicapé moteur majeur, les
moelles en fuite et des gestes à la syntaxe absente. Autour
de lui, outre maman, Chloé la sœur piercée à mort, Lulu
l’ami et Elsa la toubib avec sa thèse manuscrite, un aréopage de corps en souffrance. À l’école, le freak subit assauts,
coups bas, mais tient néanmoins, cramponné à sa souffrance comme à la planche pourrie d’un radeau. Survient le
pire : tabassage en règle dans les gogues du lycée. Son pote
LE DILETTANTE

Lulu lui offre alors la rédemption par le camp d’été. Départ
et désillusion. Lieu morose et atmosphère plutôt rude : le
poney-club a goût de crottin, la virée au centre commercial
une allure d’arnaque. Seul le bain aura saveur et portera
leçon, accompagné d’une petite fugue hors de la routine
estivale. Puis, peu à peu, une sérénité vient, qui gagne, croît
et aplanit cette vie-ornière. La Tremblote se sentira pousser
des jarrets de centaures. Histoire lente d’une reconquête
que rythment les mots lourds du blues, ainsi va la Tremblote d’Anne Lenner, mort de corps, fort de mots.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de Dupuy-Berberian.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 60 J.
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15 F
Marc-Édouard Nabe
Au régal des vermines
Le Dilettante a jugé nécessaire de rééditer à l’identique le
premier livre, depuis longtemps épuisé, d’un auteur dit
« scandaleux »… En effet, en 1985, on assistait à la naissance d’un écrivain de 25 ans qui croyait en son verbe au
point de l’imposer avec force : Marc-Édouard Nabe. Ce
verbe charriait comme un torrent des cailloux qui, à
l’époque, ont pu au passage heurter bien des sensibilités,
mais indéniablement il était, et il reste, à contre-courant
de tant de petits ruisseaux « rigolant » depuis dans le sens
de la pensée tranquille… Vingt ans après, ce livre prophétique à bien des égards est à redécouvrir. Son ton d’incroyable liberté, son humour terrible et ses thèmes fondamentaux abordés sans ménagement parleront à coup sûr à
une nouvelle génération. L’intérêt de cette « renaissance »
sera également dans la lecture d’une copieuse préface à
l’ouvrage intitulée Le Vingt-septième Livre. Nabe y dresse
le bilan de sa situation après 26 livres publiés. Un texte
fort, triste et drôle, qui rend compte de ce qu’est devenu
l’auteur du Régal, et avec lui une certaine idée de la littérature. Il met en parallèle son destin et celui de son ancien
voisin, Michel Houellebecq : comment ce dernier a tout
réussi, alors que lui, Nabe, a tout raté.
140X205 mm. 384 pages. Couverture de V.P.C.
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LE DILETTANTE
25 F

Jacques Perret
Mutinerie à bord
Mutin, Jacques Perret l’est des pieds à l’âme. À la pointe
de toutes les révoltes sacrées : contre l’ordre établi, la pensée aux plis repassés, l’ennui en terrine, les flatulents de
tout poil et les poussifs de la vie. D’où son goût violent
pour la marine et les promenades à voile. D’où, croisement
inévitable, cette Mutinerie à bord que Le Dilettante fait
remonter de la cale, l’œil sec, la joue fraîche et les poings
dans la poche. À l’histoire : nous sommes sous Napoléon le
troisième dont le règne se découvre une « grande pensée »
en la personne de l’expédition du Mexique, louche
magouille impérialo-financière qui devait faire de Maximilien d’Autriche l’empereur des Aztèques. Four retentissant.
Un des aspects les plus sordides de l’opération fut le destin
des zouaves dont les régiments fondirent là-bas comme
beurre sur la poêle. Pour rendre moral aux troupes, on
songe à leur faire porter une cargaison de rouge, du fin, du
choisi. Et c’est toute l’affaire de notre roman. Le Fœderis
Arca, capitaine Richebourg, appareille de Cette avec un
équipage de trognes avides et gueules en pente pour porter,
missionnaire de la grappe, la bonne bouteille aux Joyeux en
souffrance. On prend la mer, plein de sa mission, mais le
naturel s’invite à bord et les bouteilles se vident à cadence
d’éperonnage. Vin bu, tout se finira à l’eau de mer.
PRÉFACE D’ERIK ORSENNA.
120X180 mm. 256 pages. Couverture : Archives nationales de la Marine –
photo © Musée national de la Marine/ P. Dantec.
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17 F
Ludovic Roubaudi
Les Chiens écrasés
Alors voilà, ils sont deux : l’un qui scrute et qui scripte,
l’autre qui cadre et qui cliche (enfin qui, alcool faisant,
tente de ne pas trop tanguer du cadre). Deux « vautours
de la misère », des becqueteurs farouches de faits divers
salacement sordides, des chiffonniers de l’effroi social
mâtinés de spécialistes de la note de frais gonflée à l’héLE DILETTANTE

lium. Deux journalistes à Radar. Le tandem s’importe
dans un infime patelin où, à ce que dit l’histoire, un tyran
de supérette a affamé des SDF en cadenassant ses poubelles. Enquête. Mais c’est alors, attaque en piqué du destin, que s’invite dans le décor une blonde personne,
Mademoiselle, qui trouble hautement l’un des deux
drilles. Nécessité de rester. On dope l’affaire avec une
meute fictive de mâtins sans niche fixe, destinés à relever
l’horreur de l’histoire. Tout roule et l’idylle se noue. Mais,
comme le note l’auteur : « Les emmerdes, leur naturel,
c’est le peloton. L’arrivée en solitaire est un exploit. »
Comme lune rousse sur ville en ruine, se lève sur ce récit
initiatique une couverture du grand Angelo Di Marco, le
Caravage des cœurs fourbus, le Raphaël du geste fatal, le
Michel-Ange des mains courantes. Notre maître à tous.
120X180 mm. 256 pages. Couverture de Di Marco.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 64 J.
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16 F
Maurice Pons
Douce-amère
Onze fois douces et onze fois amères, ces onze nouvelles de
Maurice Pons. Onze petites fioles débouchées d’où monte à
pas lents une fragrance nauséeuse, lourde et entêtante. La
saveur toxique d’une friandise fondante et empoisonnée
qu’on laisserait se dissoudre sous la langue et qui vous expédie sans bruit ni fracas. Tout cela, discret et glaçant comme
un entrefilet poli qui vous avertirait de votre propre mort. Il
y a ce boulanger qui, un beau matin, se perd dans la nature,
dont le fils bute, à date fixe, sur le fantôme et dont on
retrouve peut-être les os dans la boue d’un chantier; il y a
Angeline, bambin asiatique, qui étourdit le passager d’un
avion avant d’être retrouvée, dépecée, dans un sac poubelle;
il y a Sylvie qui, toutes veines ouvertes, appelle d’un lieu
sans téléphone; il y a Muriel Simon, actrice, qu’un tandem
de scénaristes avinés veulent couler dans le béton d’un scénario sanglant et qu’on retrouve charcutée dans un parking;
il y a Nadia, fille de l’air, morte qui ne tient pas en place…
Une silencieuse parade de fantômes insistants, de vivants
fantomatiques, de présences qui ne tolèrent guère que la
rêverie d’un ami, l’agenda du hasard, qui fuit les coups de
LE DILETTANTE

sonde de la logique. Maurice Pons parle sans hausser le ton
de choses affolantes, écrit avec des mots plats et minces
comme une lame de rasoir. Vivre pour lui est un état
second; alors laissons faire…
DEUXIÈME ÉDITION.
120X180 mm. 176 pages. Couverture d’Anne-Marie Adda.
9:HSMIOC=[XUU]^:
15 F
Maurice Pons
Délicieuses frayeurs
Maurice Pons – sortilèges, vertiges et poisons – maison de
méfiance depuis 1951, nous dit l’enseigne. Et les neuf
sœurs, atrocement exquises, qui forment la ronde de ce
recueil, rajouteront une étoile à la réputation de notre as
en chausse-trappe, aiguillage sans issue et lucarne ouverte
sur le grand Rien. Nul besoin, chez Pons, de convoquer
l’horrifique brocante de l’effroi, tout s’y nourrit d’attente
atroce – comme cette fenêtre, là-bas, qui ouvre sur le
monde –, de dépit violent, celui de ce marin seul à fêter
un amer Noël dans une ville en liesse, d’espoirs morts,
propres à ces tribus migrantes, en route vers un supposé
bonheur, de bijoux rampants, de coups d’archet vertigineux, de sonnettes fantômes et de rencontres nocturnes
pour de labyrinthiques terreurs. Et le tout porté par un
lyrisme exact, un verbe tenu, sans faste ni bavures, qui
pique où se hérisse la peur, incise où s’engouffre l’angoisse. Neuf mauvaises fées autour de votre réveil, neuf
gouttes de sueur froide dans un plein bol de fièvre. Mais
qui donc frappe à la porte ? Quelle porte ?
120X180 mm. 128 pages. Couverture d’après un dessin de l’Araujia sericifera.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 56 J.
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14 F
Gideon Defoe
Les Pirates !
dans : Une aventure avec les savants
1837 : l’époque victorienne approche et l’âge d’or de la
piraterie est sur le point de s’achever. Les pirates, justement, commencent à s’ennuyer : ils passent leur vie à faiLE DILETTANTE

néanter sur des plages tropicales. Inquiet pour le moral de
son équipage, le capitaine pirate décide qu’il est temps de
repartir à l’aventure. Après avoir réuni assez de jambons
pour le voyage et décidé comment il fallait les préparer, bien
sûr. Croisant par hasard la route du jeune Charles Darwin –
embarqué pour une expédition scientifique qui le rendra un
jour célèbre et bien décidé à faire sensation avec son singe
savant –, le capitaine et son équipage voyageront des exotiques îles Galápagos aux rues brumeuses de Londres. Là,
ils seront confrontés à des meurtres horribles, des femmes
qui disparaissent, un évêque diabolique, Elephant Man – et
feront une visite très excitante au zoo. Les Pirates! dans :
Une aventure avec les savants est un des rares livres qui traitent à fond du problème de la science opposée à la religion,
tout en étant plein de rugissements et de bastons.
TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR THIERRY BEAUCHAMP.
120X180 mm. 160 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
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16 F
Christine Avel
L’Apocalypse sans peine
L’Homme a un rêve anxieux : l’Apocalypse sur écran plat.
Être là à la fin, au balcon et en chaussons, quand Dieu,
soûlé de nous, renversera la table et fera valdinguer les
couverts. Pour l’heure, il se peaufine de menus
cataclysmes, bricole des sabordages à usage perso, s’annule
en songe. C’est une brochette de Millenium pour petits
budgets que nous offre Christine Avel dans ce recueil
délectable : on y trouvera un ver géant guinéen qui se fore
son petit bonhomme de chemin sous-cutané, un enfant qui
joue à qui perd meurt, un archéologue atlante en Jacuzzi,
une portée de babouins muée en thérapie maritale, un
expert-comptable hanté par la fin des Temps, un remugle
entêtant pour jeune couple en passe d’enfant. J’arrête la
parade de toutes ces épopées minuscules. Gardons-nous
des biscuits pour la Fin, la grande, la vraie, l’Ultime et
ruons-nous sur les coupe-fin de Christine Avel.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 60 J.
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LE DILETTANTE
15 F

Laurent Graff
Le Cri
« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve », a
écrit un Grec ancien, très ancien. Pas plus qu’on ne croise
deux fois les mêmes visages, reçoit les mêmes mercis,
encaisse les mêmes pièces, semble nous dire le héros du
Cri, péagiste en bordure de ce fleuve de tôle, de verre,
qu’est une autoroute. Au guichet du monde, il les voit
tous défiler, souriants, crispés, hurlant, rusés. Sort du flux
Joras, jamais un sou, entre amant et mari. Depuis sa vigie
vitrée, « pivot du monde », le héros s’ennuie avec sérénité,
bercé « d’une douce monotonie ». S’en viennent rompre la
cadence, certains êtres, connus, charmants, et puis
surtout, Le Cri. Ce tableau de Munch, volé en Norvège et
qui échoue dans sa guérite. Et ce Cri, bouche distendue,
malheur à qui l’entend : cri qui glace, qui fige. Un jour,
Cri sous le bras, le narrateur part, seul, sans but, alors que
l’humanité sombre sous l’assaut du « bruit », une
fréquence fatale qui terrasse l’auditeur. Le monde a
entendu Le Cri. La mort patiente, violente, au terme du
chemin, que le narrateur verra sans fard. C’est alors qu’il
le poussera, lui, le cri, pour qu’il avale le monde.
120X180 mm. 128 pages. Couverture de V.P.C.
Un des 33 ex. sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 56 j .
9:HSMIOC=[XVWZX:
14 F
Nicolas Beaujon
Le Patrimoine de l’humanité
1987. La scène est à Cachan, c’est-à-dire nulle part. Le
héros rêve à Sade en passant un exam’ : agent de contact,
l’appellation chic pour gardien de musée. Reçu. Et c’est la
pièce dans l’appareil, l’histoire démarre alors : première
personne, odyssée en vase clos pour rocker hendrixien,
objets rares et socles éclairés. Coulé dans un redoutable
uniforme marron, icelui plonge dans le monde sans pitié
du gardiennage : trognes gothiques, bavasseries, sueur et
surtout, avec les semelles de crêpe, l’instrument de travail
n° 1 : la chaise, repos de l’arpenteur de zones protégées.
Le temps coule, mou et crispé, par instant, une grève
comme un grumeau, la guérilla contre les démanchés du
LE DILETTANTE

clic-clac flash, la visite d’une porno star. Néanmoins, pour
l’évasion hors du planning : six cordes de guitare ou un
rail de coke (aspiré en sous-sol et entre confrères). La
coke qui enneige de plus en plus notre conteur (pour qui
le musée devient celui des horreurs) et mène en taule,
puis à la tombe, le gardien-dealer. Grève de soutien,
visiteurs séquestrés. Retour à la normale ensuite pour
notre héros que le musée avalera et galonnera à vie. Sic
transit gloria mundi, comme le chantait Hendrix.
120X180 mm. 224 pages. Couverture de V.P.C. d’après une photo de
Gérard Rondeau.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 64 J.
9:HSMIOC=[XVW[U:
16 F
Laurent Maréchaux
Le Fils du Dragon
C’est une histoire d’hommes perdus en mer, de bordels
caraïbes et d’opium, de retrouvailles et de poésie, c’est une
histoire de marins. Son nom, au héros, c’est Victor, Victor
Combault. D’avoir un jour, enfant, vomi à la face de son
père, il est dit par ce dernier le «Dragon». Après avoir tâté,
et mal, de la vie d’équipage, Dragon se fait la belle, laissant
à quai une femme grosse tout en pleurs. Lancé comme
injures ou dés à la surface du monde, il bourlingue tant et
plus et croise deux «drôles très solides» : l’un, un Polonais
dandy du nom de Korzeniowski, dit le «Comte»; revenu de
la mer il signera Joseph Conrad une pleine malle de
romans; l’autre, un poète foutraque, homme de l’Est et qui
se nomme Rimbaud. Il lui arrive de lâcher parmi le
brouillard des pipes et le heurt des verres, maints poèmes
étranges. Le trio se nouera, se dénouera, à la faveur d’une
tournée, d’un hôpital ou d’un appontage. Dragon changera
de peau pour caboter vers Java, une belle orchidée nommée
Mey Lan à l’oreille. Un jour, d’un coup, Victor mourra.
Sous un grand teck, on l’enterrera. Son fils Rodolphe le
retrouvera-t-il avant ? Brodée avec finesse, narrée avec
rudesse, c’est une histoire d’orphelins et de naufrages, de
trafics, de vie lente et violente. Une histoire de Nantais.
120X180 mm. 224 pages. Couverture d’Eduardo Arroyo.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 64 J.
9:HSMIOC=[XVW\\:
LE DILETTANTE
16 F

Maurice Blanchard
La Hauteur des murs
Appelons-la « tribu des nuques raides », c’est un groupe
restreint, fait de prophètes maussades, de braqueurs de
foudres, d’attentateurs à la pudeur de penser. On y trouve
tous les francs-tireurs, compagnons de route (et de
déroute) du surréalisme, on y trouvera Artaud, Bataille,
Mandiargues, d’autres encore. On y trouve le poète
Maurice Blanchard (1890-1960), « chasseur d’aurore et
d’aurochs », que réédite Le Dilettante. Socialement
ingérable (il est selon les moments ouvrier, marin,
aéronaute, ingénieur), entré en dissidence en 1929 –
l’année de son premier recueil – et en Résistance en 1940,
traducteur de Shakespeare, ami de Char, c’est un phare
secret pour tous ceux qui voient la poésie comme une
arme de poing. Ses poèmes (qui ont tous Rimbaud
tatoués sur l’épaule) ont la beauté d’une affiche
clandestine, attirent comme des plantes carnivores,
claquent comme des drapeaux. S’y croisent maints
blasons naturels, force blessures lyriques, des bouquets de
vertiges. Blanchard a le masque de ceux qui crient
mâchoires serrées, il laisse hurler sa plume, fait du lyrisme
une arme par destination. À l’écoute, toute !
PRÉFACE DE VINCENT GUILLIER.
120X180 mm. 128 pages. Couverture d’après la toile Le Bateau ivre de
Clovis Trouille.
9:HSMIOC=[XVW]Y:
15 F
LE DILETTANTE

2007
Cubel-Ulluarte
Descabello
Certains entrent en littérature en sonnant posément une
fois, deux fois, trois fois à la grande porte, d’autres en
cassant les vitres, certains par le soupirail ; en bon
cangacero de la plume ou gaucho de l’écritoire, CubelUlluarte, retour de l’ouragan, pour son premier délit
d’écriture, fracasse la lourde et charge le casier : une
rafale de trois novellas – ou longues nouvelles –, aux
rythmes artériels, à l’écriture peignée au fer rouge et aux
figures délinquantes. Premier cas : Bartholomé. Il file sur
les routes espagnoles à tombeau ouvert, le sien. C’est le
fils secret, l’éperdu rejeton de James Dean et de la Madre
d’Avila. Il porte cilice et vit un amour mystique pour
Maria, son ciel, sa nuit, son Carmel. Retour au début du
XX e siècle au Chili où deux jeunes femmes, Clara et
Mayra, chiliennes les deux, de classe et d’ethnie
différentes, vont être lancées dans un périple échevelé et
violent au dénouement insensé. Même époque mais en
Argentine avec Sebastián Hortelano, « le plus misanthrope
des gauchos solitaires de toutes les pampas », ou la
rédemption d’une âme de plomb par une fille de bordel.
Trois longs récits, trois balafres, trois encoches à la
crosse, trois nuits au poste, trois fusées en vrille.
120X180 mm. 288 pages. Couverture de Lou Dubois.
Un des 13 ex. sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 70 j .
9:HSMIOC=[XVW^V:
17,50 F
Murielle Renault
Enfin la vérité sur les contes de fées
« Que fait un personnage quand il est hors champ ? » À cette
question, le cinéaste Lucas Belvaux a répondu en 2003 par
une rafale de trois polars, de trois points de vue distincts,
sur une même histoire. Que fait une héroïne quand elle est
hors plume ? Ou en contre-plume comme il y a un
contrechamp ? C’est la question que pose Murielle Renault
dans Enfin la vérité sur les contes de fées. Soit un roman,
LE DILETTANTE

Treize minutes, de Nicolas Rey. Soit les personnages :
Simon, Antoine, Marion, etc. Soit leur histoire commune :
Simon qui voit déferler Marion dans l’appartement qu’il
occupe avec Alban et Théo ; la recomposition sentimentale
qu’elle y génère ; les dérives qu’ils y vivent. L’auteur
s’invite dans le récit comme Marion dans l’appartement.
L’histoire est semblable mais l’angle de visée, le regard,
différent. C’est Marion qui raconte, non plus Simon. Plus
qu’un changement d’optique narrative, c’est une autre
chimie passionnelle qui s’élabore, un autre corps qui
témoigne, jouit et souffre, une autre mentalité qui
décrypte les événements. Petite révolution copernicienne à
l’usage de la jeune génération.
AVANT-PROPOS DE NICOLAS REY (extrait) :
« Murielle Renault a choisi le cadre de Treize minutes pour
mieux le faire exploser. Treize minutes n’est qu’un prétexte
à un premier roman autonome, féminin, vénéneux, drôle,
tendre et poignant en diable. »
120X180 mm. 192 pages. Couverture d’Alice Charbin.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 60 J.
9:HSMIOC=[XVXU\:
15 F
Marc Vilrouge
Le Livre impossible
Cela s’ouvre tel un conte : la dextre levée du père bénit
l’enfant promis à de vastes destinées. Cela continue
comme un cauchemar : l’enfant Flavien s’est perdu ; saisi
un jour par la soudaine extase de la mort, son destin
d’écrivain s’est enlisé, touche au vide comme on mord la
poussière. Mais que le fils soit prodigue, les parents, qui
le lisent avec difficulté, l’ignorent, le croyant glorieux
conseiller à l’Assemblée nationale. Les rails de coke sur
lesquels il roule sont friables à souhait, s’engluer dans des
partouzes n’est qu’une ornière de plus, reste le GHB, « la
drogue du violeur ». Il s’y love dans un coma fade, se
réveille à l’HP. Et c’est pour s’arracher à ce trou de vase
qu’il descend vers la ferme parentale, direction SudOuest. Là tente de se retresser le lien familial. Affection,
bonheur de vivre : rien ne prend. La geste malade de
Flavien s’arrêtera sur un choix crucial.
LE DILETTANTE

« À quoi bon écrire, si ce n’est pour donner voix aux
esprits », nous dit Marc Vilrouge, mais ce sont voix sans
issue.
120X180 mm. 128 pages. Couverture de Laurence Henry.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 48 J.
9:HSMIOC=[XVXVY:
12 F
André Blanchard
Entre chien et loup
C’est sur le mode mineur qu’André Blanchard rompt le
silence ; il préfère, à l’assaut d’un premier roman, le repli
feutré de quelques feuillets intimes, en demi-teintes,
entre chien et loup. Loin des pets d’âme et du prurit
mondain, il se risque en lui-même pour y pratiquer
l’arpentage méticuleux de son périmètre interne, l’exacte
saisie de son paysage intérieur. Plume au poing, André
Blanchard se sillonne avec lenteur et gravité et nous livre
ainsi, ligne après ligne, une vie émaillée de sourires et
secouée d’implosions.
Un livre paru pour la première fois en 1989 au Dilettante.
Nouvelle édition augmentée d’une préface de l’auteur.
120X180 mm. 128 pages. Couverture d’Y5/P5.
9:HSMIOC=[XVXWV:
14 F
André Blanchard
Contrebande
Contrebande, dit le titre : à charge que ce soit au régal des
douaniers. Rêvons toujours. Espérer, c’est la coutume
pour abattre les lendemains sans dépeupler l’avenir.
D’ailleurs, ne serait-ce pas la leçon première et définitive
soufflée par ce livre, qu’il ne faut jamais médire de
l’horizon ? Aussi abattu que Blanchard puisse l’être, tant
qu’il a sous le coude de quoi lire, le bonheur faillit à sa
réputation : il se donne comme de rien. Reste ensuite à
monter ce bonheur sur des mots planants pour qu’il se
propage, et contamine. Contrebande vaut par cela, en plus
de la satire. Ce qu’on attend de livres tels que celui-ci,
parce que – bannissant les allusions – les noms y figurent,
LE DILETTANTE

c’est du croustillant, que ça saigne. Égratigner, voire
saquer les vivants, qu’ils écrivent ou non, c’est de bonne
guerre. Et les morts ? Même les morts ! Pourtant, n’importe quel allongé intimide notre auteur : comme le
dernier de la classe qui entend le premier tout de
pétulance et de maestria au tableau noir, et qui doit lui
succéder. Mourir, au lieu d’être chose on ne peut plus
naturelle, lui paraît un exploit. C’est pourquoi, écrivant, il
tâche d’anticiper l’obstacle en se sculptant une stature à
défaut d’une statue.
120X180 mm. 128 pages. Couverture d’Y5/P5.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 80 J.
9:HSMIOC=[XVXX]:
20 F
Isabelle Minière
La Première Marche
C’est une histoire d’amitié entre une petite fille et un
escalier. La première apporte ce qu’elle a : sa solitude
désolée, ses rêves, ses peurs ; le second ce qu’il peut : sa
robustesse, sa fidélité, ses marches (première, dernière,
troisième). La petite, si petite, voit tout d’en dessous : sa
mère passe au ciel comme une nuée d’orages, son petit
frère (avec son petit tuyau) qui crépite d’une pétulance
continue, la table familiale et, surtout, les pas, pas qui
claquent, pas qui tac-taquent, les pas. Parfois, d’autres
choses rompent la cadence : un séjour en colonie
(ennuyeux), une coupe de cheveux (clac-clac), la visite du
médecin ; le père passe en trombe, présent-absent.
Isabelle Minière cisèle la perspective pour nous offrir un
monde vu d’en bas, d’où tout semble plus fort, plus
violent, plus lourd et bruyant ; un regard qui de tout fait
cris, choc ; un monde en perpétuelle contre-plongée,
surprenant, effrayant. Après Ce que savait Maisie, voici ce
que ressent la petite. Et si le secret vous reste, demandez
à l’escalier. Lui sait.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 60 J.
9:HSMIOC=[XVXYZ:
15 F
LE DILETTANTE

Anna Rozen
Vieilles peaux
En trois temps, deux nouvelles, Anna Rozen exécute une
balzacienne physiologie de la « vieille peau ». Créature
singulière que cette dernière qui n’a rien de la vieillarde
vénérable et échappe à l’archétype de la femme mûre.
Tanguante, ballottée entre elles deux, la « vieille peau »
vit le passage de l’une à l’autre dans l’amertume inquiète
et l’effroi paniqué, giflée par les miroirs, alourdie d’un
vis-à-vis tout aussi terne et pareillement fripé. Elle n’est
pas vieille mais se sent le devenir. Affaire de conscience
plus que de rides, d’anxiété plus que d’artères. Vieilles
peaux, celle de Cressida, star des lettres empêtrée dans
la gestion de sa mémoire écrite et les bras plutôt ballants
de ses secrétaires successifs. Puis celle de Marthe, la
Marthe de Fernand, pour qui le temps s’égoutte et la vie
s’arthrose. Peaux en plis tristes et piquées comme de
vieux miroirs. En clôture à cette double déploration et
lent naufrage, une pyrotechnique valse des consciences,
où l’auteur, en digne Fregoli de la plume, joue de tous
les personnages, peaux aussi vite quittées qu’endossées :
à l’arrivée « il n’y a personne. Que vous, et moi ». Anna
Rozen.
120X180 mm. 224 pages. Couverture de Dupuy-Berberian.
Un des 13 exemplaires sur vélin pur chiffon, numéroté à la main : 64 J.
9:HSMIOC=[XVXZW:
16 F
Gideon Defoe
Les Pirates !
dans : Une aventure avec les baleines
Après leur aventure avec les savants (voir 2006), les
pirates constatent que leur bateau a grandement souffert.
Le capitaine pirate décide qu’il est grand temps de
changer d’embarcation. Mais la gestion financière n’ayant
jamais été le fort du capitaine, les pirates se retrouvent
bientôt propriétaires d’un navire flambant neuf et d’une
dette de 6 000 doublons. Commence alors une course
contre la montre pour rembourser la belle et terrible
Cutlass Liz – réputée pour avoir une fois dévoré vingt
LE DILETTANTE

bébés d’affilée – qui conduira les pirates à monter un
show à Las Vegas, à écrire des poèmes tristes sur les
dauphins et à partir chasser la baleine blanche pour le
compte du capitaine Achab, trop las pour le faire luimême… Une histoire de pirates confrontés aux dures
réalités entrepreneuriales, pleine de délicieux jambons
fumés et de baleines en rut, où l’on apprend qu’il peut
être risqué d’acheter un bateau à crédit simplement parce
que la vendeuse a un joli minois.
TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR THIERRY BEAUCHAMP.
120X180 mm. 192 pages. Couverture de l’Atelier Civard.
À paraître avril 2007.
9:HSMIOC=[XVX\[:
17 F
Cyrille Fleischman
Riverains rêveurs du métro Bastille
Après sa trilogie des Rendez-vous au métro Saint-Paul, le
retour de Fleischman au Dilettante et à la Bastille.
120X180 mm. 160 pages.
À paraître mai 2007.
9:HSMIOC=[XVX]X:
15 F
A.D.G.
J’ai déjà donné…
Un inédit d’A.D.G. préfacé par Sébastien Lapaque.
140X205 mm. 288 pages.
À paraître mai 2007.
9:HSMIOC=[XVX^U:
20 F
LE DILETTANTE

Liste de nos parutions disponibles
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A.D.G.
J’ai déjà donné…
20,00
ADAM Olivier
Je vais bien, ne t’en fais pas 15,00
AVEL Christine
Double foyer
13,50
AVEL Christine
L’Apocalypse sans peine
15,00
BEAUJON Nicolas
Le Patrimoine de l'humanité 16,00
BEAUMONT Germaine Si je devais…
16,00
BENCHLEY Robert
L’Expédition polaire…
12,00
BENCHLEY Robert
Psychologie du pingouin
13,00
BERNARD Marc
À l’attaque
14,50
BERROYER
La femme de Berroyer…
12,96
BERTRAND Dorine
La Preuve par neuf
13,50
BLANC Jean-Noël
Galipettes arithmétiques
15,09
BLANCHARD André
Entre chien et loup
14,00
BLANCHARD André
Contrebande
20,00
BLANCHARD Maurice
La Hauteur des murs
15,00
BONNAND Alain
Martine résiste
11,50
BOVE Emmanuel
Aftalion, Alexandre
BRACEWELL Michael
Une époque formidable
17,00
BRACEWELL Michael
Saint Rachel
19,00
CALET Henri
Un grand voyage
16,77
LE DILETTANTE
8,99

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9:HSMJKF=XYYZXX:
CALET Henri
Poussières de la route
18,50
CALET Henri
Jeunesses
18,50
CALET-GUÉRIN
Correspondance 1938-1955
25,00
CAUJOLLE J.-F.
Un monde à part
12,04
CAUJOLLE J.-F.
L’Éclipse
12,04
CAUTRAT Pierre
Paris, porte à porte
14,48
CESCOSSE J.-P.
Rimbaud et le CAC 40
12,04
CESCOSSE J.-P.
Après dissipation…
12,04
CHALMIN Pierre
Le Petit Crevé
19,82
CHARRAS Pierre
Francis Bacon…
11,50
CHARRAS Pierre
Plop !
14,50
CHAUVIRÉ Jacques
Fins de journées
11,43
CHAUVIRÉ Jacques
Partage de la soif
15,09
CHAUVIRÉ Jacques
Les Passants
18,50
CHAUVIRÉ Jacques
Passage des émigrants
18,50
CHOURAKI Frédéric
Ces corps vides
15,09
CHOURAKI Frédéric
Aux antipodes
15,09
CHOURAKI Frédéric
Jacob Stein
15,00
CIANTAR Maurice
Étrangers dans la ville
CIRELLI Laurent
Jacques Rigaut, portrait tiré 13,57
COATALEM J.-L.
Triste sire
9,91
12,04
LE DILETTANTE

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9:HSMIOC=[XUX][:
COATALEM J.-L.
Les Beaux Horizons
13,57
COATALEM J.-L.
Zone tropicale
14,48
COATALEM J.-L.
Suite indochinoise
13,00
COUSSE Raymond
L’envers vaut l’endroit
13,57
CUBEL-ULLUARTE
Descabello
17,50
DABIT Eugène
Ville lumière
11,43
DARGENT Milan
Soupe à la tête de bouc
13,50
DAZAT Olivier
Panache
12,04
DEFOE Gideon
Les Pirates ! (1)
16,00
DEFOE Gideon
Les Pirates ! (2)
16,00
DEROCHE Frank
Effets secondaires
13,50
DEROCHE Frank
La queue du faisan…
13,50
DOUNOVETZ Serge
Moviola
15,09
FLEISCHMAN Cyrille
Rendez-vous…
14,48
FLEISCHMAN Cyrille
Nouveaux rendez-vous…
14,48
FLEISCHMAN Cyrille
Derniers rendez-vous…
14,48
FLEISCHMAN Cyrille
Riverains rêveurs …
15,00
FORTON Jean
L’Enfant roi
15,09
FORTON Jean
Les Sables mouvants
15,09
FRANK Bernard
Grognards et Hussards
FRANK Bernard
Rêveries
LE DILETTANTE
9,91
13,57

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9:HSMJKF=XYY]U^:
9:HSMJKF=XYY^ZX:
FRANK Bernard
Les Rues de ma vie
15,00
GADENNE Paul
La Rue profonde
18,29
GAMBLIN Jacques
Le Toucher de la hanche
11,43
GAMBLIN Jacques
Entre courir et voler…
11,50
GAVALDA Anna
Je voudrais que quelqu’un… 15,09
GAVALDA Anna
Je l’aimais
15,00
GAVALDA Anna
Ensemble, c’est tout
22,00
GÉBÉ
Reportages…
15,09
GIRAUD Robert
Les Lumières du zinc
8,99
GIRAUD Robert
Carrefour Buci
8,99
GIRAUD Robert
Faune et flore…
30,34
GOUDEMARE Sylvain Mélanolie
8,99
GRAFF Laurent
Il est des nôtres
13,56
GRAFF Laurent
Les Jours heureux
13,00
GRAFF Laurent
Voyage, voyages
13,00
GRAFF Laurent
Le Cri
14,00
GUÉRIN Raymond
Humeurs
12,96
GUÉRIN Raymond
Le Temps de la sottise
13,00
GUIBOURGÉ Stéphane Citronnade
11,43
HOLDER Éric
La Belle Jardinière
12,04
HOLDER Éric
En compagnie des femmes
12,04
LE DILETTANTE

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9:HSMIOC=[XUY]Z:
9:HSMIOC=[XU^\X:
9:HSMJKF=XYY[Z[:
9:HSMJKF=XYY]WX:
9:HSMIOC=[XUUYV:
9:HSMIOC=[XUW]\:
9:HSMIOC=[XUZX^:
9:HSMIOC=[XUV\V:
9:HSMIOC=[XU\[]:
9:HSMJKF=XYYZ]]:
9:HSMIOC=[XUVV^:
9:HSMJKF=XYY\^X:
9:HSMIOC=[XU]VW:
9:HSMIOC=[XVV[V:
9:HSMIOC=[XVV]Z:
9:HSMJKF=XYYZUW:
9:HSMJKF=XYYXVV:
9:HSMJKF=XYY][V:
9:HSMIOC=[XVUY]:
9:HSMIOC=[XVW\\:
HOLDER Éric
Nouvelles du Nord…
14,48
HOLDER Éric
Masculins singuliers
13,50
HOLDER Éric
Les Sentiers délicats
13,50
HYVERNAUD Georges La Peau et les Os
13,57
HYVERNAUD Georges Feuilles volantes
15,09
HYVERNAUD Georges Le Wagon à vaches
15,09
HYVERNAUD Georges Carnets d’oflag
15,09
HYVERNAUD Georges Lettre anonyme
16,00
JONCOUR Serge
Vu
15,09
JONCOUR Serge
U.V.
15,00
JOUBERT Dominique
Les Vents contraires
11,43
JOUBERT Dominique
Le Chien de la Barbare
11,43
LASCANO-TEGUI
Élégance des temps endormis 15,09
LEACOCK Stephen
L’Île de la tentation
13,00
LEACOCK Stephen
Le Plombier kidnappé
14,00
LENNER Anne
Cahin-caha
15,00
MAC ORLAN Pierre
La Danse macabre
12,04
MARCELLE Pierre
Articles de Paris
10,52
MARCELLE Pierre
Fériés
10,52
MARÉCHAUX Laurent Les Sept Peurs
20,00
MARÉCHAUX Laurent Le Fils du Dragon
16,00
LE DILETTANTE

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MARTIN Yves
Retour contre soi
8,99
MICHARD Sophie
Les Petites Filles modernes
13,56
MICHEL Hubert
Requiem pour une huître
13,57
MICHEL Hubert
Tout s’avale
14,00
MICHEL Hubert
J’ignore ce que me réserve… 13,50
MILLON Alexandre
Mer calme à peu agitée
13,50
MINIÈRE Isabelle
Cette nuit-là
13,00
MINIÈRE Isabelle
Un couple ordinaire
14,50
MINIÈRE Isabelle
La Première Marche…
15,00
MONTANA Cyril
Malabar trip
13,00
MONTANA Cyril
Carla on my mind
13,50
NABE Marc-Édouard
Chacun mes goûts
8,38
NABE Marc-Édouard
Loin des fleurs
11,43
NABE Marc-Édouard
Au régal des vermines
25,00
NIMIER Roger
Traité d’indifférence
8,99
NIMIER Roger
La Nouvelle Année
8,99
NOURISSIER François
B.B. 60
10,52
PAGE Martin
Comment je suis devenu…
15,09
PAGE Martin
La Libellule de ses huit ans
15,00
PAGE Martin
On s’habitue aux fins…
19,50
PAGNIER Dominique
Les Filles de l’air
12,96
LE DILETTANTE

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PARONUZZI Fred
10 ans 3/4
13,50
PARONUZZI Fred
Comme s’ils étaient beaux
13,50
PAROUTAUD J.-M.-A. La Ville incertaine
PAUCARD Alain
Supplique à Gorbatchev
15,09
9,91
PÉRICHON Dominique Motus
14,50
PERRET Jacques
Les Collectionneurs
10,52
PERRET Jacques
Comme Baptiste
11,43
PERRET Jacques
François, Alfred, Gustave… 13,57
PERRET Jacques
L’Aventure en bretelles
13,00
PERRET Jacques
Mutinerie à bord
17,00
PIERRAT Emmanuel
Histoire d’eaux
11,50
PIERRAT Emmanuel
La Course au tigre
13,00
PIERRAT Emmanuel
L’Industrie du sexe…
14,50
PONS Maurice
Le Festin de Sébastien
14,48
PONS Maurice
Douce-amère
15,00
PONS Maurice
Délicieuses frayeurs
14,00
Professeur CHORON
Tout s’éclaire !
12,04
RAPHAËL Maurice
Les Chevaux de bois…
10,52
RAVALEC Vincent
Les Clefs du bonheur
15,09
RAVALEC Vincent
Vol de sucettes
12,96
RAVALEC Vincent
Recel de bâtons
12,96
LE DILETTANTE

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RAVALEC Vincent
L’Auteur
15,09
RAVALEC Vincent
La Vie moderne
15,09
RAVALEC Vincent
Treize contes étranges
15,09
REBATET Lucien
Lettres de prison
20,58
RENAULT Murielle
Enfin la vérité…
15,00
ROBERT P.-E.
Un siècle et demi de bonheur 10,52
ROBERT P.-E.
Rien que des étoiles
13,57
ROBERT P.-E.
Version originale
10,52
ROUBAUDI Ludovic
Les Baltringues
16,50
ROUBAUDI Ludovic
Le 18
15,00
ROUBAUDI Ludovic
Les Chiens écrasés
16,00
ROZA Bruno
Leçons de choses
15,00
ROZEN Anna
Plaisir d’offrir, joie…
14,48
ROZEN Anna
Méfie-toi des fruits
13,50
ROZEN Anna
Vieilles peaux
16,00
RUZÉ Franck
0%
13,00
SAINTE-CROIX-LOYSEAU
Dépêches au cerf-volant
21,00
SIMON Sylvie
Le Couloir
13,57
SIMON Sylvie
Mathilde
13,57
STERN Théo
Va où ta queue te mène
16,00
TANGUY Yves
Lettres de loin
18,29
LE DILETTANTE

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TAVARD Guillaume
Le Petit Grain de café argenté 16,00
9:HSMIOC=[XUVYU:
TESSARECH Bruno
La Galette des rois
9:HSMJKF=XYYUZW:
THEVENON Patrick
Le Palais de la découverte…
8,38
9:HSMIOC=[XUX\^:
TILLINAC Denis
Boulevards des Maréchaux
12,96
9:HSMIOC=[XVU[W:
TILLMAN Lynne
Le Complexe…
20,00
9:HSMIOC=[XUX^X:
VEDRÈS Nicole
Microclimats
15,09
9:HSMJKF=XYY\XV:
VIALATTE Alexandre
Dires étonnants…
12,04
9:HSMJKF=XYY]^W:
VIALATTE Alexandre
L’Oiseau du mois
12,04
9:HSMIOC=[XUW\U:
VIALATTE Alexandre
La Complainte…
15,09
9:HSMIOC=[XU[X]:
VIALATTE Alexandre
Au coin du désert
11,50
9:HSMIOC=[XU^^\:
VIALATTE Alexandre
Les Amants de Mata Hari
11,50
9:HSMIOC=[XU]W^:
VILROUGE Marc
Reproduction non autorisée
13,50
9:HSMIOC=[XVVY\:
VILROUGE Marc
La Peau fantôme
13,00
9:HSMIOC=[XVXVY:
VILROUGE Marc
Le Livre impossible
12,00
9:HSMIOC=[XU^Z^:
WACKENHEIM Vincent Coucou
11,50
9:HSMIOC=[XUYV[:
YLIPE
Textes sans paroles
11,43
9:HSMIOC=[XU\X\:
YLIPE
Sexes sans paroles
13,00
LE DILETTANTE
15,09

Diffusion et distribution
En France et en Belgique
Diffusion : Le Dilettante
Distribution : U.D.
En Suisse
Diffusion et distribution : OLF
Au Canada
Diffusion et distribution : Flammarion Limitée
Si vous désirez en savoir plus sur nos parutions,
n’hésitez pas à consulter notre site Internet où vous
trouverez également la liste complète de toutes les
librairies qui vendent nos ouvrages en France, en
Suisse et en Belgique :
www.ledilettante.com
LE DILETTANTE

Index des auteurs publiés de 2004 à 2007
A.D.G. : 36
L ENNER , Anne : 22
A VEL , Christine : 17, 27
M ARÉCHAUX , Laurent : 15, 29
B EAUJON , Nicolas : 28
M ICHEL , Hubert : 6
B EAUMONT , Germaine : 20
M INIÈRE , Isabelle : 8, 19, 34
B ENCHLEY , Robert : 9
B ERNARD , Marc : 10
B ERTRAND , Dorine : 11
B LANCHARD , André : 33-34
M ONTANA , Cyril : 14
N ABE , Marc-Édouard : 23
P AGE , Martin : 19
P ARONUZZI , Fred : 15
B LANCHARD , Maurice : 30
P ÉRICHON , Dominique : 7
B RACEWELL , Michael : 5
P ERRET , Jacques : 6, 24
C ALET , Henri : 16
P IERRAT , Emmanuel : 3
C HARRAS , Pierre : 4, 18
P ONS , Maurice : 25, 26
C UBEL -U LLUARTE : 31
D EFOE , Gideon : 26, 35
F LEISCHMAN , Cyrille : 36
F RANK , Bernard : 13
G AVALDA , Anna : 4
R ENAULT , Murielle : 31
R OUBAUDI , Ludovic : 8, 24
R OZEN , Anna : 35
S TERN , Théo : 22
G RAFF , Laurent : 13, 28
T ILLMAN , Lynne : 17
G UÉRIN , Raymond : 16
V IALATTE , Alexandre : 14
H OLDER , Éric : 12
V ILROUGE , Marc : 3, 20, 32
L EACOCK , Stephen : 21
W ACKENHEIM , Vincent : 11
LE DILETTANTE
D I L E T TA N T E
Personne qui s’adonne
à une occupation, à un art
en amateur, pour son
seul plaisir. Personne
qui ne se fie qu’aux
impulsions de ses goûts.
(Le Petit Larousse)