économie - Algérie 2015
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économie - Algérie 2015
LIGUE DES CHAMPIONS AFRICAINE LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 21 mars 2016 N°7747 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $. ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com ÉDITION DU CENTRE L’ESS ET LE MOB QUALIFIÉS LIRE LES ARTICLES EN PAGE 27 PROGRAMMES SCOLAIRES REVUS EN PROFONDEUR ■ La Commission nationale des programmes a remis hier son rapport sur les «améliorations» à apporter au contenu de l’enseignement aux associations des parents d’élèves et aux syndicats de l’éducation. ■ La ministre de l’Education nationale a réitéré que la philosophie de cette réforme, qui entrera en vigueur à la rentrée prochaine, vise à réconcilier l’école avec les valeurs algériennes. LIRE L’ARTICLE DE FATIMA AÏT KHALDOUN-ARAB EN PAGE 5 RETOUR DE CHAKIB KHELIL LE NOMBRE DE TERRORISTES EN CAVALE FAIT POLÉMIQUE LE FAIT ACCOMPLI POLITIQUE ● Les forces sécuritaires tunisiennes sont parvenues, samedi, à neutraliser deux terroristes après un échange nourri de tirs ayant duré deux heures dans la localité de Laâmamra, dans les environs de Ben Guerdane. ÉCONOMIE PRODUITS NATIONAUX Le laborieux processus de labellisation NOUVEAUMODÈLEÉCONOMIQUE Une place centrale pour le partenariat public-privé RETROUVEZ VOTRE SUPPLÉMENT EN PAGES 15, 16, 17, 19, 20 ET 21 PHOTO : B. SOUHIL/ARCHIVES LIRE L’ARTICLE DE NOTRE CORRESPONDANT À TUNIS MOURAD SELLAMI EN PAGE 13 ● Le retour de l’ancien ministre de l’Energie continue à susciter indignation et lourdes interrogations concernant notamment son lien avec les dossiers de corruption encore entre les mains de la justice ● D’aucuns s’interrogent également sur l’éventualité de voir Chakib Khelil accéder de nouveau à de hauts postes de responsabilité. LIRE LES ARTICLES DE SAÏD RABIA, SALIMA TLEMÇANI ET NADJIA BOUARICHA EN PAGES 2, 3 ET 4 MÉDICAMENTS LES PRODUCTEURS NATIONAUX EXHORTÉS À EXPORTER ■ Le ministre de la Santé a soutenu hier que le gouvernement a mis en place les conditions nécessaires pour permettre aux producteurs nationaux de médicaments de s’ouvrir au marché international. LIRE L’ARTICLE DE DJAMILA KOURTA EN PAGE 6 PUBLICITÉ L’INQUIÉTUDE DES TUNISIENS El Watan PHOTO : B. SOUHIL La réforme de l’école en marche El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 2 L’A C T U A L I T É LE RETOUR DE CHAKIB KHELIL LA MET À RUDE ÉPREUVE La justice algérienne et le fait accompli ● Que fera la justice algérienne qui avait lancé contre Chakib Khelil et les membres de sa famille un mandat d’arrêt international le 12 août 2013, avant que celui-ci ne soit annulé pour un prétendu vice de forme ? Tribunal d’Alger Sonatrach 1, son ombre a plané. Les cadres de Sonatrach soutenaient dans leur majorité qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux instructions. Certains avocats demandaient même qu’il vienne s’expliquer sur la responsabilité qui était la sienne dans la gestion du groupe pétrolier national. Chakib Khelil avait bien quitté précipitamment le pays avant de revenir triomphalement, jeudi dernier, après trois ans d’exil. Mais avec un tel retour — accueil officiel à Oran d’où il avait quitté l’Algérie au milieu d’un matraquage médiatiquequiclamesoninnocence et lui donne le statut inespéré de victime qu’il faut réhabiliter — la voie est toute indiquée, encore une fois, à une justice qui aura du mal à trouver les arguments qui lui permettront de trouver une issue honorable. Si Chakib Khelil est rentré, c’est qu’une décision a été prise en haut lieu, précisément par la plus haute autorité du pays, le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Et dans le contexte qui est celui de l’Algérie d’aujourd’hui, nul ne peut le contester. La réhabilitation politique de l’ancien ministre de l’Energie et un des piliers du régime mis en place par le locataire du palais El Mouradia est de fait. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) avait donné le la en assurant l’absolution d’un membre important du «clan présidentiel» et le reste suivra certainement. Mais si l’on sait que le pouvoir n’a pas froid aux yeux pour imposer ses choix — au grand dam du droit et de la morale politique, tant ce qui lui importe est sa propre survie — il aura du mal à faire passer la pilule. Il doit d’abord apporter des contre-preuves à ceux qui avaient décidé de lancer un mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil et sa famille, ceux qui parlaient de son implication dans les affaires de corruptionquiontsecouéSonatrach et ceux qui ont ficelé les enquêtes, c’est-à-dire la police judiciaire de l’ex-DRS. La réhabilitation politique ne vaut que par ce passage obligé par la justice. Faisons un peu de politique fiction : si l’ancien ministre de l’Energie était à ce point victime d’une cabale, d’un complot, d’une machination orchestrée par l’ancien patron du DRS, Mohamed Médiène dit Toufik, contre le président Bouteflika comme le souligne Amar Saadani, et que tout allait bien dans le meilleur des mondes, en Algérie, il n’y a pas de corruption, tout est clean, le pays est installé résolument dans la prospérité économique et dans la bonne gouvernance, la justice devrait, dans ce cas, châtier les trouble-fête. Tout ce beau monde devrait répondre devant la justice pour avoir au pire fabriqué des faux et au moins diffamé Chakib Khelil. La justice algérienne est dans une inextricable situation. Saïd Rabia PUBLICITÉ PHOTO : H. LYES E n théorie, la justice algérienne est devant un incroyable dilemme : faire le procès de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines ou passer l’éponge sur tout ce qui a été dit depuis le début de l’affaire Sonatrach 1 et 2 — un dossier toujours entre les mains des juges italiens. Que fera cette même justice qui avait lancé contre Chakib Khelil et les membres de sa famille un mandat d’arrêt international le 12 août 2013, avant que celui-ci ne soit annulé pour un prétendu vice de forme ? En vérité, c’est toute la crédibilité de la justice algérienne — ou ce qu’il en reste — qui est mise à mal. L’ancien procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, n’aurait jamais émisunmandatd’arrêtinternational contre Chakib Khelil et sa famille sur la base d’un dossier vide. Et ce serait vraiment gravissime si M. Zeghmati l’avait fait sur un coup de tête ou un appel téléphonique. Quoi qu’il en soit, le procureur n’est plus à son poste, mais les affaires de corruption auxquelles le nom de l’ancien ministre de l’Energie est associé ont continué de défrayer la chronique. Tout au long du procès El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 3 L’A C T U A L I T É DES FAITS QUI CONTREDISENT LA THÈSE DE LA CABALE Lorsque la justice protège les intérêts du clan présidentiel ● En revenant en Algérie, Chakib Khelil a certainement obtenu des garanties des plus hautes autorités. Ce n’est pas l’annulation du mandat d’arrêt, lancé en décembre 2013, mais certainement l’enterrement de tout le dossier Sonatrach 2, dont les enquêtes avaient été ordonnées par le Président lui-même. Etant l’arbre qui cache la forêt, Chakib Khelil n’est en fait que ce «soldat» qu’il faut sauver pour préserver le clan présidentiel. des commissions rogatoires à plusieurs pays, il ne s’attendait certainement pas à recevoir des réponses surprenantes vers la fin de l’année 2012. Du côté du DRS, les officiers de la police judiciaire ne se sont pas arrêtés au premier dossier. Leur enquête s’est poursuivie jusqu’à fin 2012. Leurs informations vont être confortées par celles contenues dans les commissions rogatoires. Sonatrach 1 s’avère être du «pipi de chat» devant Sonatrach 2, où les noms de Chakib Khelil, de son épouse, de ses deux enfants et celui de Farid Bedjaoui sont cités. FÉVRIER 2013, LA COLÈRE DU PRÉSIDENT… Un rapport détaillé est remis au président de la République, qui profite de la célébration de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures pour se démarquer de son «homme de confiance». Dans un communiqué lu en son nom, le président de la République refuse de «passer sous silence» les scandales liés à la gestion de Sonatrach en disant : «Ces informations soulèvent notre révolte et réprobation, mais je fais confiance à la justice de notre pays pour tirer au clair l’écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation.» Chakib Khelil est de plus en plus discret, lui qui avait déclaré, lors de sa dernière apparition à l’APN, au début de l’année 2010, que l’affaire Sonatrach visait «le clan du Président». En Italie, l’affaire Saipem-Sonatrach fait la une de tous les médias. Des pots-de-vin d’un montant de 197 millions d’euros ont été versés par Saipem pour obtenir, entre 2007 et 2009, sept contrats totalisant 8 milliards d’euros grâce à l’entremise de Farid Bedjaoui, homme de confiance de Chakib Khelil. Présenté par la presse italienne comme une pièce maîtresse du système de corruption, Pietro Varone avait jeté un pavé dans la mare en citant les noms de l’ancien ministre et de son homme de confiance, Farid Bedjaoui, affirmant que les commissions étaient versées à la Pearl Partners Limited basée à Hong Kong. Les révélations du tribunal de Milan (Italie) accélèrent l’affaire en Algérie et suscitent la réaction du procureur général, Belkacem Zeghmati. Dans un communiqué, ce dernier affirme que «l’implication de personnalités algériennes dans des faits à caractère pénal et plus précisément de corruption dans l’exercice de leurs fonctions au sein d’institutions de l’Etat sont en relation avec l’information judiciaire déjà ouverte auprès du pôle pénal spécialisé de Sidi M’hamed dans le cadre de l’affaire dite Sonatrach 2». Le 28 avril 2013, le président Bouteflika est évacué vers l’hôpital militaire Val-de-Grâce, en France, à la suite d’un grave malaise cardiaque. ALGER ET MILAN, MÊMES OBJECTIFS La convalescence du Président dure jusqu’au mois de juillet. Très affaibli, il rentre au pays et, le 12 août 2013, alors que le dossier Sonatrach est ficelé, le procureur général d’Alger annonce le lancement de mandats d’arrêt internationaux contre Chakib Khelil, son épouse, ses deux enfants,FaridBedjaouietquatreautresAlgériens pour des faits de «corruption» et «blanchiment d’argent». Plusieurs autres personnes sont convoquées et placées sous contrôle judiciaire. Malgré son état de santé, le Président, après avoir annoncé en 2012 (à partir de Sétif) la fin de son règne, décide de briguer un quatrième mandat avec le soutien du chef d’état-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah. La première mission est de préserver les intérêts du clan présidentiel, menacés par l’affaire Sonatrach 2. Une série de limogeages va cibler les cadres qui ont eu à jouer un rôle, de près ou de loin, dans l’enquête. D’abord le ministre de la Justice, Mohamed Charfi. Puis la dissolution du service de police judiciaire du DRS, en passant par l’annulation du mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil et la mutation du brillant juge d’instruction en charge du dossier, pour arriver en 2015 à la mise de fin de fonction du procureur général d’Alger. Toutes ces décisions n’avaient pour objectif que d’enterrer le dossier Sonatrach 2. Bizarrement, du côté italien, le nom de l’ancien ministre n’apparaît plus. Le tribunal milanais s’est contenté du menu fretin afin d’éviter de remonter vers le haut de la pyramide d’ENI et prendrelerisqued’éclabousserlasphèrepolicofinancière italienne. Lors des débats du procès Sonatrach 1, en janvier dernier, l’opinion publique a été surprise de constater que le juge qui présidait l’audience du tribunal criminel d’Alger refusait d’entendre le nom de Chakib Khelil, cité par les accusés qui voulaient lui faire comprendre qu’ils n’ont fait qu’«exécuter ses ordres». Aujourd’hui, il est clair que l’ex-ministre de l’Energie n’a pas pris la décision de revenir au pays s’il n’avait pas obtenu des garanties qu’il ne serait pas inquiété des plus hautes autorités du pays, pour ne pas dire de la Présidence. N’avait-il pas déclaré un jour qu’il ne reviendrait au pays que sous conditions ? Chakib Khelil semble avoir obtenu la garantie de l’effacement de toute trace de son implication dans des affaires de corruption, étant donné qu’il était l’homme du Président et qu’il était donc dans le secret de ce dernier. Sa protection implique nécessairement celle du clan présidentiel. Il était vital de le faire revenir au pays par la grande porte, de le réhabiliter et, pourquoi pas, lui confier un poste ministériel juste pour montrer à l’opinion publique qu’il a été victime d’une machination fomentée par le DRS… Force est de constater que dans l’Algérie de 2016, la justice s’est mise au service des alliances et des intérêts des clans au pouvoir. Et ce n’est certainement pas Amar Saadani qui nous convaincra du contraire, lui qui avait été impliqué durant les années 2000 dans le détournement de dizaines de milliards de dinars engloutis par la Concession générale agricole (CGA) et se retrouve, dès 2009, actionnaire avec ses enfants dans une société immobilière en France, où il a acquis des biens dans des quartiers huppés de la capitale. Salima Tlemçani PUBLICITÉ A près avoir quitté le pays dans la précipitation, refusé de répondre aux convocations de la justice, en tant que témoin, Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie, revient en Algérie par la grande porte, suscitant interrogations et stupéfaction chez les Algériens. Interrogations sur la suite à donner au scandale Sonatrach 2, en instruction au pôle judiciaire spécialisé d’Alger et pour lequel il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, et stupéfaction en raison du tapis rouge qui lui a été déroulé à l’aéroport d’Oran alors que, jusqu’à preuve du contraire, son dossier est toujours pendant au niveau du pôle judiciaire spécialisé d’Alger. En effet, il est important de rappeler que l’annulationdelaprocéduredumandatdedépôt par la chambre d’accusation en décembre 2013, dans la discrétion la plus totale, a été justifiée par «un vice de procédure lié au principe de privilège de juridiction. Etant donné son statut de ministre, Chakib Khelil ne pouvait être poursuivi ou entendu que par un juge de la Cour suprême». Cette annulation ne peut pas effacer d’un trait le dossier instruit par le pôle judiciaire d’Alger, et pour lequel de nombreuses personnalités du domaine de l’énergie avaient été inculpées et placées sous contrôle judiciaire. Les faits n’ont pas été «fabriqués», comme l’affirme Amar Saadani, par des agents du DRS. Il s’agit de révélations contenues dans des commissions rogatoires émises par plusieurs pays, notamment l’Italie, faisant état «de graves faits liés à la corruption et au blanchiment de fonds à travers des transactions douteuses», avait expliqué dans sa conférence de presse du 12 août 2013 l’ex-procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, débarqué de son poste en septembre 2015. Commis entre 2013 et 2011, ces faits, avait précisé le procureur général, ont valu des mandats d’arrêt à Chakib Khelil, son épouse, ses deux enfants, Farid Bedjaoui et à quatre autres personnes. Mieux, Zeghmati va même jusqu’à affirmer que Chakib Khelil «a refusé de répondre aux convocations du juge et auxaccusationsdecorruption,enprétextantson incapacité de voyager pour des raisons de santé. Raison pour laquelle un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui». Lors de cette conférence de presse, le magistrat avait même déclaré : «Les juges algériens n’ont pas attendu les Italiens pour mener à bien leur enquête.» En fait, Zeghmati n’avait pas tort. La première enquête sur Sonatrach a été ouverte dès 2007, une fois que le décret présidentiel de la création du service de police judiciaire, au sein du DRS, a été promulgué et sa mise en service opérée. Les premiers éléments d’information auxquels sont arrivés lesenquêteursselimitaientaudossierSonatrach 1 relatif aux contrats de télésurveillance, de la réalisation du gazoduc GK3 et de l’étude de réfection du siège de Ghermoul. Toute la direction de la compagnie a été déférée devant le parquet d’Alger en janvier 2010, après plus de six mois d’enquête préliminaire. Jusque-là, Chakib Khelil n’a à aucun moment été inquiété. Même lorsque Belkacem Boumediene, viceprésident de l’activité Amont, avait évoqué avec lui les informations auxquelles étaient parvenus les officiers du DRS durant l’été 2009. Khelil va jusqu’à rassurer les cadres dirigeants de Sonatrach mis en cause, en affirmant publiquement qu’il n’y a pas d’affaire Sonatrachetenconstituantungrouped’avocats pour les défendre, avant d’être dissuadé, vu la gravité des faits. Quelques mois plus tard, Chakib Khelil est démis de son poste, alors que l’instruction se poursuivait. Lorsque le juge chargé de l’affaire délivre El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 4 L’A C T U A L I T É IL EST CONNU POUR SES LIENS ÉTROITS AVEC LES COMPAGNIES AMÉRICAINES Le come-back de l’enfant de la Banque mondiale ● Les liens de l’ancien ministre avec le président de la République suffisent-ils à lui épargner d’être ne serait-ce qu’entendu par les juges ? Chakib Khelil Sonatrach qui a fini par déboucher sur un simulacre de procès et un retour triomphaliste de Khelil au pays. On ne peut s’empêcher de se demander comment une telle chose est possible. Les liens de l’ancien ministre avec le président de la République suffisent-ils à lui épargner d’être ne serait-ce qu’entendu par les juges ? Ce retour au pays signe-t-il un retour aux affaires, comme le suggère le patron du FLN, Amar Saadani ? On ne peut oublier que ce dernier, qui jurait d’avoir la tête de Toufik, jure aujourd’hui que Khelil sera appelé à occuperdespostesderesponsabilité. Osera-t-on l’inconcevable ? Il y a dans cette affaire de retour comme une odeur de forcing qui semble conjuguer bien des poids en interne mais aussi en externe. Si Khelil est proche du clan présidentiel, il l’est aussi des intérêts des compagnies américaines. Il y a donc lieu de s’interroger sur de probables pressions américaines pour imposer une réhabilitation de celui qui a toujours servi les intérêts des compagnies US en Algérie et même ailleurs. Quand Sellal évoquait le recours à un nouveaumodèleéconomique,visaitil une orientation ultralibérale qu’un Chakib Khelil est capable de mener et même de la manière la plus sauvage, comme ce fut le cas en Argentine ? Au-delà du procès Sonatrach, il est intéressant de se pencher sur le bilan de la gestion Khelil du secteur de l’énergie. Tout le monde se rappelle de la fameuse loi sur les hydrocarbures qui avait failli offrir aux compagnies étrangères, sur un plateau d’argent, toute la richesse énergétique du pays. Nous y avonséchappégrâceàl’intervention salutaire de l’ancien président vénézuelien Hugo Chavez. Khelil mena par ailleurs une politique de surexploitation des gisements au profit, encore une fois, des compagnies étrangères et surtout américaines. Il permit à Haliburton d’engranger des milliards de dollars au détriment de Sonatrach. Hocine Malti, ancien patron de Sonatrach, dans une contribution qui alertait sur les dérives Khelil, soulignait qu’à son arrivée au ministère de l’Energie en 2000, les importations américaines de brut algérien étaient insignifiantes, avec 50 000 tonnes sur toute l’année. Elles sont passées à 500 000 tonnes l’année suivante pour culminer à 22 millions de tonnes en 2007 et se stabiliser à 16-17 millions de tonnes en 2010. La surexploitation des gisements, notamment celui de Hassi Messaoud, a mené à une baisse du niveau de production, compromettant ainsi le potentiel énergétique du pays. Ayant fait ses classes dans les universités américaines, Khelil ne connaît son pays d’origine l’Algérie qu’en 1973, quand il est appelé à rejoindre Sonatrach. Il occupe un poste de conseiller à la présidence de la République en 1976, puis quitte l’Algérie en 1980 pour devenir employé de la Banque mondiale. Hocine Malti, dans son livre Histoire secrète du pétrole algérien, évoque le parcours de Chakib Khelil et rappellesonpassageenArgentineau nom de la Banque mondiale où il est arrivé à convaincre le gouvernement de vendre la principale compagnie nationale de pétrole Yacimientos Petroliferos Fiscales. Une décision qui plonge l’Etat argentin dans une grave crise d’endettement. Khelil avait même été pressenti, par ses amis proches de l’Administration Bush, «comme candidat potentiel au poste de directeur général de la compagnie nationale irakienne des pétroles, au lendemain de l’invasion de l’Irak par les Américains en 2003», note Malti dans son ouvrage. Le proche avenir nous dira dans quel projet ou registre inscrire ce comeback de Chakib Khelil qui fleure la mission pour l’enfant de la Banque mondiale. N. Bouaricha PUBLICITÉ A lors que tout le monde s’attendait à une extradition de Chakib Khelil pour être présentédevantlajusticealgérienne, voilà que l’ancien ministre de l’Energie accède en toute liberté au salon d’honneur de l’aéroport d’Oran, accueilli comme un dignitaire par le wali et représentant de l’Etat lui-même. L’Algérie est bien le pays des miracles ou plutôt des leurres : rien n’est vraiment ce qui paraît être ou ce qui est. Ce retour tonitruant et «blanchissant» de l’ancien ministre, dont le nom a été associé au scandale Sonatrach, confirme une fois de plus la dépendance de la justice en Algérie qui ne cherche plus à établir la vérité et garantir la force du droit. On ne se soucie plus des formes, on sacrifie le droit sur l’autel des intérêts de clans. L’absolution est mêmeofferteenpermisd’enfreindre la loi. Les affaires dites Sonatrach 1 et 2 — en sus de la gravité des faits criminels cités — portent pourtant le sceau de l’atteinte à la souveraineté nationale. La principale compagnie nationale et source de revenus du pays n’a pas échappé à la corruption et à la dilapidation. L’opinion publique a vu défiler le feuilleton El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 5 L’A C T U A L I T É LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE 1re ET 2e AP EN VIGUEUR DÈS SEPTEMBRE 80% du contenu puisé dans le patrimoine algérien L a Commission nationale des programmes a présenté, hier, les améliorations issues de la réforme de 2003. Les associations de parents d’élèves et les syndicats du secteur de l’éducation ont eu les grandes lignes concernant la deuxième génération de ces programmes. Un document de 250 pages compile les améliorations et les changements issus des travaux des experts et spécialistes et de toutes les propositions des différentes catégories composant la communauté scolaire, à travers les conférences dédiées à cet effet. La réécriture des programmes scolaires «ne concernera en aucune manière les constantes nationales (...) et ne saurait en aucun cas affecter les principes qui fondent la politique de l’éducation, conformément aux dispositions de la Constitution et de la loi d’orientation sur l’éducation nationale. Le secteur s’emploienonseulementàpromouvoir les valeurs liées à l’islam, à l’arabité et à l’amazighité mais aussi à inculquer à nos enfants le sens de la citoyenneté et l’attachement à l’unité nationale et aux symboles de la nation», avait affirmé la ministre de l’Education à l’ouverture des travaux de la journée d’information sur les programmes de deuxièmegénération.Mme Benghebrit a expliqué que dans le cadre de la réécriture des programmes, le ministère s’est attelé à «mettre en avant le patrimoine national qui représente un taux infime dans les programmes actuels (2%)», précisant que cet aspect sera «essentiel dans les nouveaux programmes». «Ils seront axés sur l’enseignement des dimensions géographique, historique, humaine et civilisationnelle du pays à travers l’introduction de nombreux auteurs algériens», a ajouté Mme Benghebrit, soulignant que le défi du secteur est de «former une jeunesse équilibrée, en parfaite harmonie avec sa société, dotée des compétences l’habilitant à concevoir et à réaliser ses propres projets». «Ces changements visent à réconcilier l’élève algérien avec ses valeurs, son pays, son histoire et soimême»,expliqueNedjadiMesseguem, inspecteur général au ministère de l’Education nationale, contacté à la fin de la réunion. Lesnouveauxprogrammesetmanuels qui constitueront l’outil de travail des 1re et 2e années primaires entreront en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire. 80% du contenu seront puisés du patrimoine algérien. «Les auteurs et textes, ainsi que les thèmes seront puisés essentiellement de la culture algériennes par des auteurs nationaux», explique le même responsable. Trois membres de la commission nationaledesprogrammesontexposé les nouveaux mécanismes d’évaluation et les approches d’apprentissage concernant les langues nationales et étrangèresetlesmathématiques.Ilfaut rappeler dans ce contexte que, selon les rapports des experts, exposés lors de la conférence nationale d’évaluation de la réforme, les langues et les mathématiques sont des matières à échec vu que les notes sont en deçà de lamoyennepourlamajoritédesélèves, ce qui implique de nouveaux outils d’apprentissage. RÉCONCILIER L’ÉLÈVE AVEC SON PAYS Un plan de formation sera lancé en plusieurs sessions au profit des enseignants pour information et formation, afin que les nouveaux dispositifs soient mieux cernés par ceux appelés à les appliquer sur le terrain, explique M. Messeguem. Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeursdusecondaireetdutechnique (Snapest) estime, quant à lui, que le LA QUESTION SERA TRANCHÉE EN MAI PROCHAIN VERS UN NOUVEAU BACCALAURÉAT EN 2017 La ministre de l’Education nationale a souligné hier, lors de son passage à la radio, que le concours de recrutement de 28 084 enseignants se déroulera fin avril. 28 diplômes et spécialités universitaires sont concernés. Le 28 mars sera le début des inscriptions sur le site de l’ONEC. 17 599 postes concernent le cycle primaire, 7497 le moyens et 2988 postes pour le secondaire, détaille Mme Benghebrit, estimant que la répartition s’est faite selon les besoins exprimés au niveau local, et pour répondre aux besoins dictés par les nouvelles structures réceptionnées. Le secteur de l’éducation, souligne la ministre, sera doté à la rentrée prochaine de 243 nouvelle écoles primaires, 107 CEM et 138 lycées. La ministre a rappelé que le prochain concours sera organisé par l’ONEC, pour plus de «transparence», il se fera comme n’importe quel autre examen. Le nombre de postes dégagés est le résultat des départs en retraite dont 12 000 anticipés sur 2000 départs ordinaires, précise la ministre. Et d’indiquer SITUATION SÉCURITAIRE DANS LA RÉGION que le départ en retraite anticipée est possible pour les moins de 60 ans ayant à leur actif 32 ans de service. La ministre a également évoqué la possibilité de la réforme de l’examen du baccalauréat. Plusieurs formules sont envisageables, à savoir la réduction de la durée (jours) de l’examen, les épreuves anticipées, la fiche de synthèse, et l’évaluation continue. Selon la ministre, la question sera tranchée en mai. Concernant l’absentéisme, la ministre attire l’attention sur le fait que les trois trimestres doivent être validés. L’élève, au bout de trois mises en demeure, est radié de l’examen et sera obligé de refaire la terminale l’année suivante pour pouvoir postuler à l’examen, précise la ministre, qui explique que «la responsabilité est partagée par tout le monde», le phénomène de l’absentéisme touche beaucoup plus les redoublants et des mesures seront prises contre les responsables des établissements ne prenant en considération les directives pour traiter le fléau. F. A. système d’évaluation dès le début de la scolarité a montré son inefficacité, avec 18% de taux d’échec dès la 2e année primaire. «L’objectif de l’évaluation est de déceler les dysfonctionnements de compréhension chez l’apprenant en vue d’y remédier. Or si les enseignantsnesontpasaccompagnés pour la maîtrise de ce système, cela produira sans nul doute l’effet inverse, c’est-à-dire évaluer pour sanctionner», explique M. Meriane, en appelant à un meilleur accompagnement des enseignants sur ce volet. Il salue en outre l’objectif fixé par la tutelle, à savoir l’introduction d’auteurs algériens dans les manuels scolaires. L’Association nationale des parents d’élèves s’intéresse, en plus de la référencenationaledesmatièresd’apprentissage, à l’approche moderne prônée dans les nouveaux programmes. «Nousespéronsqu’aveccettenouvelle approche, nos enfants seront plus orientés vers la compréhension et l’expérimentation que le parcœurisme», soutient Khaled Ahmed, président de l’Association nationale des parents d’élèves. De son côté, Ali Benzina, président de l’Organisation nationale des parents d’élèves, regrette que cette révision «ne soit pas faite avec le partenaire social». Concernant la nouvelle approche, M. Benzina estime que «le résultat est tributaire de l’application sur le terrain. Théoriquement, les révisions concernent toutes les remarques relevées par toutes les parties intervenant en milieu scolaire, mais le résultat dépend de la capacité des enseignants à les appliquer sur le terrain». Fatima Aït Khaldoun-Arab DROITS DE L’HOMME Le FFS dénonce des condamnations Bouteflika préside un Conseil en cascade de militants restreint et donne ses directives L L e président Abdelaziz Bouteflika a présidé, hier, un Conseil restreint consacré à la situation sécuritaire dans la région. C’est ce qu’a annoncé la présidence de la République dansuncommuniquérendu public. Selon cette source, le chef de l’Etat a donné «des directives, notamment dans les domaines sécuritaire, humanitaire et diplomatique, de nature à permettre à notre pays de faire face à cette situation, dans le respect de ses principes fondamentaux et dans la préservation de ses inté- rêts nationaux». Le communiqué de la Présidence ne donne pas davantage de détails sur le contenu de ces directives. Ce Conseil s’est tenu, rappelons-le, en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, du ministre d’Etat et directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, du ministre d’Etat et conseiller spécial auprès du président de la République, Tayeb Belaïz, du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopérationinternationale,Ramtane Lamamra, du vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd Salah, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Le général Ahmed Gaïd Salah avait alerté, au début de la semaine dernière, sur l’aggravation inédite de la situation sécuritaire dans la région. Dans un discours devant les cadres de l’armée, le chef d’état-major avait également appelé les éléments de l’ANP à plus de vigilance poursauvegarderlasécurité du territoire national. R. P. e FFS a fait état, dans un communiqué rendu public hier,desoninquiétudedevantlamultiplicationdes condamnations des militants des droits de l’homme. Le plus vieux parti de l’opposition parle d’«une recrudescence alarmante des condamnations et des pressions exercées contre les militants associatifs et des droits de l’homme». «La condamnation à des peines de prison ferme et les poursuites judiciaires engagées contredesmembresduComiténationaldedéfensedes droits des chômeurs (CNDDC) dans plusieurs wilayas du pays (Tamanrasset, Batna, Oum El Bouagui, Tébessa, Ouargla, Laghouat…), pour avoir exercé leur droit constitutionneldemanifesterpacifiquement,leverdict de la justice contre le secrétaire général de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et la cabale judiciaire dont est victime maîtreNoureddineAhminedémontrentquel’exercice effectif des libertés n’est toujours pas acquis», souligneMohamedNebbou,premiersecrétaire,quiconsi- dère ainsi que «l’indépendance de la justice et l’Etat de droit ne sont toujours pas à l’ordre du jour». Ce parti politique, qui œuvre pour un consensus national surunplandesortiedecrise,estimeque«cetteattitude des pouvoirs publics confirme que la judiciarisation des problèmes politiques est devenue la règle dans la gestion des conflits sociaux». Autrement dit, le respect des droits de l’homme n’est toujours qu’un slogan. Le FFS a ainsi exprimé sa «solidarité entière envers ces militants associatifs et défenseurs des droits de l’homme». Le plus vieux parti de l’opposition exige «la libération inconditionnelle et immédiate des militants incarcérés et de cesser toute forme de pression envers celles et ceux qui luttent pacifiquement pour faire entendre leur voix et obtenir leurs droits». Pour lui, l’injustice et l’arbitraire, surtout dans le contexte actuel,«peuventavoirdesconséquencesdésastreuses sur la stabilité du pays et risquent de mener à l’irréparable». M. A. O El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 6 L’A C T U A L I T É MÉDICAMENTS Les producteurs nationaux exhortés à exporter ● Le secteur de la santé doit renforcer sa production. «Il y a une volonté politique pour accompagner la production nationale et les pharmaciens d’officine», a déclaré Abdelmalek Boudiaf. tout en faisant allusion à la révision desmargesdespharmaciensquiseront probablement revues à la hausse. Pour le président du Snapo, cette Journée nationale pharmaceutique est une rétrospective de toutes les contributionsdupharmaciend’officine dans la promotion et la protection de la santé durant ces 20 dernières années. «Le pharmacien d’officine est l’un des acteurs a avoir encouragé le médicamentgénériqueetsurtoutceux de la production nationale. Le Snapo a égalementaccompagnél’instauration du tarif de référence, l’élargissement du tiers payant et la réussite de la carte Chiffa, et ce, grâce aux efforts et aux sacrifices des pharmaciens», a déclaré le président du Snapo, Belmabri Messaoud, tout en affirmant que beaucoup reste à faire tel que la préparation au passage des vignettes à code-barres qui viennent d’être officiellement adoptées par le ministère du Travail et la Sécurité sociale. «Notre combat porte également sur la révision des marges du pharmacien et des marges incitatives en faveur de la production nationale tout en faisant la distinction entre le médicament princeps et le produit fabriqué localement», a-t-il encore souligné. ESSOR DE LA PRODUCTION NATIONALE DU MÉDICAMENT Le directeur de la pharmacie au ministère de la Santé, le Dr Hafed, a, de son côté, noté que la production nationale est actuellement en plein essor puisque «les capacités de PHOTO : D. R. L e ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a exhorté hier les producteurs nationaux de médicaments à saisir l’opportunité pour investir dans l’exportation. «La situation actuelle denotrepaysl’exige.Legouvernement est aujourd’hui conscient de cette exigence et il est déterminé à mettre en place les conditions nécessaires pour y arriver», a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux de la Journée nationale pharmaceutique organisée par le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO) qui fête son vingtième anniversaire. Il signale que le secteur de la santé doit renforcer sa production. «Il y a une volonté politique pour accompagner la production nationale et les pharmaciens d’officine. La nouvelle loi sanitaire consacre un grand chapitre à la pharmacie», a-t-il indiqué avant de rappeler que durant la semaine dernière une réunion a regroupé, au siège du Premier ministère, des représentants de pharmaciens, du Snapo, de l’UNOP et du SAIP, des ministères des Finances, de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, et du Travail et de la Sécurité sociale dans le but d’examiner tous le obstacles rencontrés par les acteurs de la pharmacie. Une seconde réunion est prévue dans trois semaines afin de mettre au point certaines dispositions. Des textes réglementairesserontégalementrevus, ce qui constitue un premier acquis pour les pharmaciens, a-t-il indiqué production locale ont été multipliées par cinq ces dix dernières années. Il y a eu beaucoup d’efforts consentis dans la protection de la production nationale. La liste des médicaments interdits à l’importation et fabriqués localement a atteint aujourd’hui 358 LA VIGNETTE À CODE-BARRES DÈS JANVIER 2017 ● Selon le D Bourkaïb, «ce système de vignettes à code-barres nous permettra de lutter contre la fraude et la contrefaçon de médicaments». r PHOTO : D. R. L e directeur de la sécurité sociale, le Dr Djaoued Bourkaïb, a annoncé que la vignette à code-barres sur les boîtes de médicaments sera lancée le 1er janvier 2017. «Le projet initié par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale est adopté par le gouvernement et les textes de loi de mise en application sont en cours de rédaction. Le décret exécutif qui va renforcer l’arrêté interministériel sera fin près d’ici le mois de juin prochain», a-t-il déclaré. Le système Data Matrix permettra ainsi une automatisation des données et il nous aidera à être au rang des standards internationaux. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un code-barres dit Data Matrix développé par GS1, qui comportedenombreux caractères. «Ce système de vignette à code-barres nous permettra de lutter contre tous les abus, la fraude et la contrefaçon de médicaments», a ajouté le Dr Bourkaïb. Et de souli- gner que toutes les données serontdoncintroduitesavecun codage d’un nombre important d’informations relatives à l’enregistrement du produit, la date de fabrication, celle de péremption, le prix public, le tarif de référence et le numéro de lot. Ce Data Matrix, a-t-il expliqué, se présente sous la forme d’un symbole carré ou rectangulaireconstituépardes points ou des carrés juxtaposés. Ce logiciel permettra donc d’automatiser la saisie et l’exploitation de toutes ces informations. Le Dr Bourkaïb est, par ailleurs, revenu sur les dépenses de la Sécurité sociale dans la santé qui ont atteint 190,7 milliards de dinars en 2015, soit une hausse de 6%. Quant au remboursement des médicaments,ledirecteurdela Sécurité sociale a souligné que sur 1374 Dénominations communes internationales (DCI) formes et dosages, soit 5364 marques, sont remboursées et 3627marquesdemédicaments sont soumises au tarif de référence. Ce qui représente une augmentation de 60,1%. Le Dr Bourkaïb a aussi évoqué le plan d’action de la Sécurité sociale qui consiste à assurer l’accès aux soins, le financement durable, la promotion du médicament générique et de la production nationale. Dj. Kourta produits. La révision des prix de certains médicaments à l’importation a permis de réduire la facture. Cette révision a touché 800 produits, soit une baisse de 7%», s’est-il félicité tout en signalant que durant l’année 2015, 240 certificats d’enregistrement de médicaments à l’importation vers l’Afrique ont été délivrés par le ministère de la Santé. Le président de l’UNOP, le Dr Kerrar, a, quant à lui, mis l’accent sur les perspectives et le développement de la production nationale qui a connu une croissance annuelle de 17%. Il a ainsi rappelé que la crise économique aura des répercussions sur le secteur, et ce, jusqu’au dernier maillon qui est le pharmacien. «La consommation des médicamentsestappeléeàaugmenter sans cesse pour plusieurs raisons, dont la transition épidémiologique et démographique, la dévaluation du dinar, la commercialisation des produits de biotechnologie, l’arrivée de nouveaux brevets sur le marché, etc.», a-t-il énuméré. Et de rappeler que des solutions peuvent être mises enplacepourjustementdiminuercette haussedelafactureàlaconsommation. Pour lui, la réduction des délais d’enregistrement, la négociation des prix à la baisse, la rationalisation quantitative sont, entre autres, quelques solutions, dont certaines ont déjà été adoptées par le ministère de la Santé. «D’autres mesures doivent être également mises en place afin de contenir l’importation, telles que la responsabilité pharmaceutique, revoir les dispositions relatives aux cahiers des charges par rapport à la notetechniqueetéconomique,mettre en place un cadre réglementaire pour les médicaments issus des biotechnologies, etc. Tout cela doit se faire dans une transparence totale», a-t-il recommandé. Djamila Kourta CNMA Un chiffre d’affaires en hausse de 11% en 2015 ■ La Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) annonce avoir mis en place «une nouvelle stratégie» de développement agricole basée «prioritairement sur la modernisation de son management et le développement des nouvelles techniques d’assurances agricoles». Cette stratégie vise à «répondre favorablement aux besoins du marché par la mise en place de nouveaux produits d’assurance adaptés en vue de s’impliquer davantage dans les actions de prévention des risques», explique la CNMA dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Pour ce faire, la nouvelle direction de la Caisse a engagé, selon la même source, «un ambitieux chantier» et a mis sur pied de «nouveaux processus de garantie de proximité à travers l’élaboration de tarifs attractifs et appropriés à chaque catégorie de risque ainsi que la mise en place de nouveaux systèmes assurantiels à travers la couverture sociale des agriculteurs et la sécurisation des revenus». En matière d’assurance, la CNMA occupe une place «confortable» dans le marché des assurances avec 10,5% du chiffre d’affaires du secteur contre 10,2% en 2014. Le chiffre d’affaires pour 2015 de l’ensemble des campagnes en assurances dommages est estimé à 118 milliards de dinars contre 117,9 milliards en 2014, soit une hausse de 0,2%. Pour l’exercice 2015, la CNMA a réalisé un chiffre d’affaires de 12,4 milliards de dinars contre 11,2 milliards en 2014, soit une progression de 11%. La Mutualité agricole est la seule compagnie du secteur à avoir connu un taux d’évolution à deux chiffres, alors que le marché des assurances a stagné. La CNMA avait augmenté son capital social, passant à 3 milliards de dinars contre 1 milliard de dinars, à la faveur de la hausse de son chiffre d’affaires en 2014. Quant aux assurances agricoles, la Mutualité détient toujours la première place avec 2,7 milliards de dinars avec une part de 75% du secteur et une évolution de 8%. Le règlement des sinistres a progressé, quant à lui, de 21% par rapport à 2014, passant de 5,5 milliards de dinars à 6,7 milliards. La CNMA, qui compte 67 caisses régionales et 414 bureaux locaux, ambitionne cette année «de maintenir une offre d’assurance pour tous les agriculteurs, d’accompagner la mise en place de dispositifs de gestion des risques au plus grand nombre d’assurés et d’agriculteurs, et de proposer des réponses sur mesure et de plus en plus individualisées à des risques de plus en plus complexes», conclut le communiqué. H. L. El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 7 PUBLICITÉ Importante Sarl dans le domaine du bâtiment et de l’hôtellerie recrute dans l’immédiat Un directeur financier confirmé - Ayant au moins 5 à 10 années d’expérience - Titulaire d’un CPA ou MBA - Maîtrise totale Excel, Outlook, Power Point - Aptitudes solides en organisation et communication -Motivé et apte à assimiler de nouveaux concepts et à participer dans de nouveaux projets… -Résider à Alger ou ses environs… Envoyer candidature et lettre de motivation par e-mail à l’adresse suivante : [email protected] COMMUNIQUE DE PRESSE À L'INTENTION DE LA CLIENTÈLE DE LA BANQUE DE DÉVELOPPEMENT LOCAL (BDL) La BANQUE DE DÉVELOPPEMENT LOCAL porte à la connaissance de l'ensemble de sa clientèle, notamment celle activant dans le domaine du commerce international, que le dispositif de prédomiciliation électronique a été mis en œuvre à compter du 15 mars 2016. A cet effet, les clients de la banque sont invités à déclarer préalablement toutes leurs opérations d'importation en accédant au site web de la BDL : www.bdl.dz, puis en cliquant sur la fenêtre «e-prédomiciliation électronique». La BDL a mis à la disposition de ses clients identifiés sur le site un guide d'utilisation de cette procédure leur permettant de connaître le cheminement des différentes étapes successives, relatives à la déclaration des opérations à soumettre à la prédomiciliation. Par ailleurs, il est précisé que toute importation dont le justificatif de transport (connaissement maritime, lettre de transport aérien ou autre) est daté antérieurement au 15 mars 2016, n'est pas soumise à la prédomiciliation électronique et fera l'objet d'un traitement classique au niveau de l'agence BDL de domiciliation. Nos 146 agences commerciales restent à votre disposition pour tous renseignements supplémentaires. BDL, Ensemble pour l'Excellence BDL. Spa au capital social de 15 800 000 000 DA. RC 14054B00. Siège social : 05, rue Gaci Amar. Staouéli 16042 Alger Tél. : +213 021 39 28 20/ +213 21 39 28 75. Fax : +213 021 39 37 57 Site web : www.bdl.dz Siège Alger : 72, cité Kaouch (en face El Qods) Chéraga - Alger Fax : 023 36 31 23 / Tél mob : 0561 91 28 12 N° Agrément : 842 B/15 - n° RC : 15B 1009474 - 1600 Sarl Zamane Tours capital social : 5 000 000,00 DA E-mail : [email protected] VOS VACANCES EN ESPAGNE À BENIDORM Départ : 1er mai, 12 mai et 22 mai Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 30 mars 1- LOCATION D'APPARTEMENTS POUR FAMILLES • 4 à 6 lits, cuisine, salon et salle d'eau • Dans résidence fermée, dotée de piscines pour adultes et enfants, située à 350 m de la plage. 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Quoi qu’il en soit, tout se passa donc comme convenu pour Raymonde Peschard,jusqu’aumomentoù,parunmalheureux concours de circonstances, une certaine personne vint à dire, sous la torture, ce qu’elle avait vu et entendu dans les coulisses de la paroisse de l’Abbé Barthez. La filière est ainsi remontée jusqu’à Raymonde. Mais, entre-temps, celle-ci avait rejoint le maquis des Bibans où elle mourut le 26 novembre 1957. Danielle-Djamila Minne-Amrane témoigne dans l’ouvrage d’Andrée Dore-Audibert Des Françaises d’Algérie dans la guerre de Libération, avoir rencontré Raymonde en mars 1957 au maquis des Bibans près de Medjana (Bordj Bou Arréridj) où se trouvait également le docteur Laliam et N’fissa Hamoud en partance vers la Tunisie. Mais le convoi des maquisards fut intercepté lors d’un accrochage avec le 49e bataillon du général Buis. Danielle-Djamila, arrêtée lors de cet accrochage, identifia le corps inerte de Raymonde dite Taoues. Le calvaire de Chafika commence alors. LA CAVALE DE CHAFIKA LA FUGITIVE Chafika quitte la maison familiale pour se mettre à l’abri chez Nelly, à El Harrach. Mais cette dernière avait une trop grande visibilité. C’est Gilberte Sans-Nahort, assistante sociale, qui l’accueille à la cité Mahieddine. Puis l’Abbé Barthez lui trouve un autre refuge chez les parents d’une de ses paroissiennes, Claudine Hélie, institutrice aux Attafs (commune d’El Attaf), sur le boulevard 8 Novembre (bd 1er Novembre), dans un immeuble huppé. Respectables, les époux Hélie sont insoupçonnables : Georges, syndicaliste à la CFDT, est secrétaire général de la Caisse d’aide sociale (Casida), ami d’Alexandre Chaulet, et son épouse, Louisette, est institutrice à Bab El Oued tout comme son amie Eliane Gautron dite Ratoune. Chez les Hélie, Chafika devient, pour les gens de passage, la gouvernante espagnole, Rosa. Dans la semaine du mardi gras, en mars 1957, les Hélie reçoivent justement leur fille Claudine et ses amis avec leurs enfants. Elle est installée dans l’appartement de leurs amis et voisins, Yvonne et Maurice Causse, professeurs au lycée Bugeaud, partis en vacances. Dans la nuit du 4 au 5 mars, les paras du 1er Régimentétrangersdeparachutistes(REP)débusquent Chafika dans l’appartement des Causse. Le capitaine Faulques et son bataillon n’attendent pas : la baignoiredel’appartementesttoutedésignéepour servir aux premiers «interrogatoires musclés», car elle doit tout dire et vite. L’errance de Chafika prend fin ! Examinons comment ce «système de la torture» a procédé pour débusquer Chafika. Des arrestations spectaculaires Les paras sont rodés dans leur technique. On arrête un suspect trié sur le tas puis on tire sur le fil ténu sans le casser. Les «bérets verts» des 1er et 2e régiments étrangers de paras commencent alors leur tâche abjecte. Bien sûr, dès le début de février, les perquisitions commencent par la famille Meslem. La maman, Khedouja, a tout juste le temps de brûler tous les documents laissés par sa fille Chafika. C’est en prenant un otage qu’on va peut-être les faire parler ? Le plus jeune frère, Mehieddine, est tout désigné. Il est emmené dans la fameuse caserne d’El Biar dirigée par le lieutenant Charbonnier. Après un interrogatoire «bien musclé», il est incarcéré dans le camp de Paul Cazelles. Le 7 juin 1957, le jeune Mehieddine est admis à l’hôpital Mustapha pour des soins. Il est autorisé à rendre visite à sa famille. Dans la nuit du 11 juin, les paras viennent le chercher. Et depuis, aucune trace de Mehieddine ! Khedouja remue ciel et terre, frappant à toutes les portes. La Commission des droits et libertés individuels (CSDLI) s’empare du dossier qu’elle instruira jusqu’en 1959 pour finalementsedéclarerincompétentedansl’affaire. Et pour mettre fin aux supposées recherches, le parquet rend un arrêt de non-lieu daté du 20 avril 1959. Disparu, Mehieddine avait tout juste 16 ans ! Khedouja, entre son fils Mehieddine et sa fille Chafika en cavale, ne sait plus où donner de la tête ! Puis, ce sont les amis et les amis des amis qui vont tomber dans la souricière des paras en béret vert. En fait, ce sont les milieux entre lesquels circulait Chafika, facilement repérables d’autant plus qu’ils gravitaient autour de quelques pôles déjà dans le collimateur de la 10e DP de Massu. Il y avait le groupe d’André Mandouze, celui d’Armand Aguesse, directeur des Services des centres sociaux, celui des familles Daclin et Hélie, et enfin celui du curé Scotto de la paroisse de Hussein Dey. Une première visite est rendue à Nelly Forget. A la deuxième visite, à 3h du matin, Nelly est arrêtée. Puis Denise Walbert, née Pepiot, puis les Hélie, Georges et Louisette et même leur fils Damien (17 ans) et leurs amis de passage, puis c’est le couple Gautron, Eliane dite Ratoune et Jacques, puis Maurice Causse, Jean Touilleux, professeur à la faculté d’Alger, un proche d’André Mandouze et même Robert Malan, directeur de la Robersteau, un autre professeur à la faculté et, enfin, Pierre Coudre, ce dernier s’étant présenté de lui-même aucommissariatpourseplaindredesperquisitions malveillantesdanssonappartement.Justementon l’attendait. Il est immédiatement arrêté. Et enfin l’abbé Barthez, déjà impliqué dans l’affaire dite les «bombesdescommunistes»notammentavecleDr Timsit. Tout le monde est embarqué en direction de la villa Sésini pour des interrogatoires aux méthodes bien connues. Ensuite ils sont dirigés vers les centres de tri, qui vers El Biar, qui vers El Harrach, qui vers Beni Messous, qui vers Bouzaréah, etc. On ne peut imaginer les dégâts collatéraux provoqués par ces arrestations ! Le 4 avril 1957, Alger se réveille incrédule ! La presse algéroise titre en gros «Des Européens complices du FLN et des communistes», «Des prêtres inculpés», etc. Elle s’enorgueillit du travail de la 10e DP de Massu dans Alger. Enfin, le «terrorisme» n’est plus uniquement l’affaire des Algériens ! Des Français et des Françaises à la tête bien-pensanteetmêmedesecclésiastiquesétaient impliqués ! LES INCARCÉRATIONS SUCCESSIVES DE CHAFIKA : DE LA VILLA SÉSINI À LA PRISON BARBEROUSSE-SERKADJI A la villa Sésini : la villa de la mort La villa de sinistre réputation est le quartier général du colonel Jean Pierre avec sa fameuse équipe, les capitaines Faulques, Bonnel, Brothier et Mathieu, ainsi que le redoutable bourreau, le sergent Feldmeyer. Chaque soir, c’est à chacun son tour dans le fond du jardin de la villa dans un lieudit «au café», équipé comme il se doit pour les basses besognes. Rien à faire pour les Français : on a beau évoquer son passé de résistant, de déporté ou être l’ami ou le frère de telle ou telle personnalité, ou même la fille d’un officier, le traitement est le même. Les Algérienssontdetouteslesfaçonstouscoupables. Puis vient l’heure des confrontations. Un vrai choc psychologique que de se donner à ce funeste spectacledevantdessadiquesquis’enréjouissent. Chafika, quant à elle, est installée à l’étage dans une cellule à côté du bureau du patron, le colonel Jean Pierre. C’est le sort réservé aux plus dangereux. Tandis que ses amis sont dans des cellules du rez-de-chaussée. Dans les couloirs de la villa, on entend tout et on voit tout. Une mise en scène propre aux tortionnaires. A tout moment, on est encore interrogé pour les besoins du renseignement, surtout lorsqu’on résiste. Les plus fragiles sont jetés quelque part en mer ou dans des fosses communes. A la villa Sésini, on ne s’encombre pas ! Les séjours sont au minimum d’un mois en attendant d’être entendus par le juge d’instruction devant le Tribunal permanent des forces armées. Mais, avant cet interrogatoire du juge, il faut les remettre d’aplomb, leur donner l’air d’avoir été bien traités. On passe une semaine tout au plus dans la «villa Mireille» du boulevard Bru (bd des Martyrs) Chafika Meslem où une vie un peu plus humaine les attend. Ils sont 35 inculpés, dont 11 Français ; présentés devant le juge d’instruction du Tribunal permanent des forces armées d’Alger, le colonel Gardon, ils sont accusés «de recel de malfaiteurs et d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat». 27 d’entre eux, dont Chafika Meslem, Nelly Forget, Denise Walbert, Eliane Gautron, Mohamed Sahnoun, Mahmoud Messaoudi, etc., sont écroués direction la prison Barberousse, 8 autres accusés sont placés sous mandat de dépôt, c’est-à-dire mis en résidence surveillée chez eux en attendant le procès prévu pour le 22 juillet. Enfin délivrés de la villa Sésini, quel soulagement ! Le risque de disparaître était tellement plus probable ! Ironie du sort, on est heureux de se retrouver à Barberousse-Serkadji, plus «clémente». Leurs familles et leurs avocats vont enfin pouvoir leur rendre visite. C’est un bras de fer qui va commencer. A Barberousse-Serkadji En ce qui concerne les femmes, les Algériennes, plusnombreuses,occupentundortoirdanslequel sont admises les quelques Françaises. Mais, peu à peu, le nombre de celles-ci augmente. Un deuxième dortoir leur est affecté. Les rapports sont quelquepeuagitésentreelles,jusqu’aumomentoù les Algériennes comprennent que ces Françaises défendent tout autant qu’elles la même cause. On partage alors tout. Entre chrétiennes, juives, musulmanes et athées, l’entraide est de mise ! On se doute que les couffins chargés de denrées alimentaires et autres qui arrivent de l’extérieur vont être partagés. Le Dr Janine Belkhodja, inculpée dans l’affaire des «bombes des communistes», va devoir exercer son métier. Elle organise les repas selon l’état de santé de chacune. Nelly instaure une discipline pour que chacune trouve un équilibre alimentaire. Il faut noter qu’une organisation à l’extérieur a été installée dans la paroisse du curé Desrousseau, aumônier de la prison Barberousse, située juste en face. Les ONG (SCI, Croix-Rouge, Mission de France, etc.), comptant sur la générosité des gens, ont recueilli des dons. Ce sont des moments «heureux», mais on peut aussi se douter qu’il pouvait y avoir des frictions. Titma et Fadhéla Dziraya, prisonnières également, étaient alors là pour détendre l’atmosphère avec leurs chants populaires et patriotiques. Et lorsqu’arrive le moment du procès, donc un jour de sortie, il faut se mettre sur son trente et un : on s’échange les belles robes, car il n’est pas question d’arriver en tenue dépenaillée. CHAFIKA MESLEM AU PROCÈS DES «CHRÉTIENS LIBÉRAUX» Fixé au 22 juillet, le procès va durer jusqu’au 24 juillet. 35 prévenus, dont 24 Algériens et 11 Français, comparaissent devant leTribunal permanent des forces armées, présidé par le cl G., installé pour l’occasion au palais de Justice d’Alger dans la salle des Assises de la rue Colonna d’Ornano (rue Abane Ramdane). Leur défense est assurée par 20 avocats de renom d’Alger et de Métropole, constituant le «collectif des avocats FLN», de libéraux et d’indépendants. Parmi les Algérois, on peut compter maîtres Popie, Kalfleche, Morinaud, Albertini, Guarrigue, Serna, Zizine, Guaultier, Derrida, Ben M’liha, etc. Les Métropolitains sont maîtres Mercier, Sarda, Mathieu, Becker, etc. Ils vont devoir plaider contre deux chefs d’accusation : «recel de malfaiteurs» et «atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat». La tâche s’avère ardue,devantuneopinionpublique«chauffée»par une presse algéroise, avec à sa tête L’Echo d’Alger, qui va s’en prendre plus particulièrement aux ecclésiastiques qu’elle dénomme «Chrétiens progressistes», sous-entendant leur collusion avec les communistesetlesnationalistes.Elledénonceaussi la «funeste imprudence» et l’«invraisemblable idéalisme» de ces Français naïfs. Elle attend donc un verdict de condamnations exemplaires. Comment faire fléchir cette opinion qui, sans aucun doute, sera également celle des juges militaires ? A Paris, Germaine Tillion avec ses amis Vincent Monteil, Louis Massignon et Charles Blondel, sénateur, décident du choix d’un seul avocat indépendantparisienpourlesdeuxamies,Chafika et Nelly, afin de leur éviter un procès politique, choix d’ailleurs difficile pour Chafika qui lui valut bien des remontrances de ses coreligionnaires ! Mais Germaine Tillion, l’ancienne déportée de Ravensbrück, va plus loin. Elle s’attelle à sauver l’honneur de la France éclaboussé par non seulement la pratique de la torture mais également les condamnations à mort. Elle met en branle la «Commission internationale contre le régime concentrationnaire» pour enquêter sur la torture en Algérie. A la fin du mois de juin, la Commission est à Alger. Elle entendra tous les accusés du procès, prendra note de leur témoignage sur les tortures subies. Elle rend son rapport dans lequel ellefaitremarquerprudemmentlesmanquements dans les procédures de la justice en Algérie qu’il faudra améliorer ! Une autre institution parisienne se mobilise : le Service civil international. Rappelons qu’une grande partie des inculpés en sont membres, les assistantes sociales comme Chafika, Sahnoun, Messaoudi, etc. Le Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) fait de même. La Mission de France, qui s’est déjà fait entendre dans «l’affaire des prêtres de Souk Akhras» et à laquelle est rattaché l’Abbé Barthez, ne manque pas non plus au rendez-vous. Sans oublier, l’association Vie Nouvelle d’éducation populaire issue du scoutisme catholique, à laquelle est rattaché Pierre Coudre. Des lettres de soutien fusent pour témoigner de la moralité des accusés. Pierre Martin, fonctionnaire à l’Unesco, souligne que les «faits qu’on leur reproche sont inspirés par une loi qui transcende nos lois écrites : la loi de l’hospitalité qui, de toute éternité, s’est imposée dans toutes les sociétés civilisées, car sans la confiance innée de l’homme à l’hommequ’elleprésuppose,aucunecommunauté humaine n’est pensable». Quant à Mgr Duval, dans la discrétion la plus totale, il va user de toutes ses relations pour éviter aux ecclésiastiques, et en particulier à l’abbé Barthez, de figurer sur la liste des prêtres à abattre par les Ultras. D’ailleurs, en attendant le procès, il est mis à l’abri pour une retraite chez les Pères Blancs. Puis dans une retentissante déclaration publiée dans Le Monde, il sort de ses gonds pour dénoncer la campagne menée par la presse d’Alger contre l’Eglise d’Algérie qu’elle veut faire tomber. Il dit notamment : «L’Eglise a beaucoup fait jusqu’ici pour combler le fossé qui sépare les chrétiens et les musulmans. Elle restera, dans l’avenir, fidèle avec leplusentierdésintéressement,àsamissionirremplaçable qui consiste en la pacification des esprits et des cœurs.» Cette déclaration va attirer sur lui les foudres des Ultras d’Alger. Dans cette ambiance de solidarité internationale, les défenseurs s’emploient d’abord à récuser le premier chef d’accusation qui portait atteinte à l’honneur des accusés : ce ne sont pas des malfaiteurs ! Ils appartiennent à d’honorables familles au passé irréprochable, Certains sont d’anciens résistants et déportés. ●●● El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 9 HISTOIRE L’INTRÉPIDE DE L’ALGÉRIE INDÉPENDANTE LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER POUR CHAFIKA Arrivée en Métropole dès fin juillet, elle prend le temps de remercier les amis qui l’ont soutenue, notamment Germaine Tillion et Vincent Monteil, ses amis du SCI, son amie Marie Renée Chéné, déjà expulsée d’Algérie et surtout la mère de Nelly, qui frappa à toutes les portes et usa de toutes ses relations pour faire sortir sa fille et son amie Chafika, laquelle faisait partie intégrante de la famille. Elle reprend son souffle avec un repos bien mérité dans la communauté de Taizé, auprès du frère Eric, un ancien des bidonvilles de BoubsilaBérardi. Mais Chafika concocte déjà un départ pour rejoindre les «frères» au Maroc. Armand Descout et son épouse Doudou, des libéraux, amis d’Alger, proches de la paroisse de Hussein Dey et du Service des centres sociaux qui ont quitté l’Algérie en 1956, vont organiser son départ à partir de la Suisse pour Rabat, via Madrid, où l’attend un jeune étudiant agent du FLN, Ahmed Sellami, chargé de l’acheminer vers le Maroc. Ce fut une rencontreheureusequiseconcluraparunmariage ; loin des siens, il fut célébré par tout un village du Haut-Atlas marocain. A Rabat, elle va rencontrer des amis d’Alger, la journaliste Marvinne Owe du New York Times, qui a couvert le procès. Sur les recommandationsdeDescout,Chafikaestpriseen charge par la Marquise Geneviève de Chaponay, proche du palais royal chérifien. Un travail l’attend là-bas. Elle assurera la direction de 20 centres de formation pour jeunes. Mais l’Union générale des étudiants musulmans algériens (Ugema), qui prépare les cadres de l’Algérie de demain, propose au couple de terminer ses études à Genève. Chafika opte pour des études d’interprétariat en arabe et espagnol tandis qu’Ahmed s’oriente vers des études en économie. L’Algérie est sur le point de décrocher son indépendance. Il faut être prêt pour rentrer au pays. DE LA PREMIÈRE FEMME DIPLOMATE DE L’ALGÉRIE INDÉPENDANTE À LA FONCTIONNAIRE INTERNATIONALE En 1962, le couple a vite fait de plier bagage pour rejoindre le GPRA à Rocher noir. Chafika va s’atteler à mettre au point et ficeler l’un des plus gros dossiers sur les actions à mener pour l’Education nationale. Mohamed Khemisti, alors ministre des Affaires étrangères, propose à Chafika un poste à Berne comme attachée culturelle à l’ambassade d’Algérie afin de s’occuper des étudiants. Ahmed Sellami peut alors terminer ses études et obtenir son diplôme d’ingénieur. Une vie de diplomate commence donc. Elle est nommée Troisième secrétaire à la Mission permanente de l’Algérie puis Deuxième secrétaire de l’ambassade près de l’Unesco à Genève. En 1965, retour en Algérie au ministère des Affaires étrangères. En 1972, elle est promue au rang de Ministre plénipotentiaire, responsable de la Division des institutions spécialisées, en charge de plus de cent projets en relation avec des institutions onusiennes comme le PNUD, l’Unicef, l’Unesco, l’Alesco… Un des jeunes énarques, S. M., dans cette division se souvient d’abord de l’affection qu’elle portait à ses collaborateurs mais aussi de son exigence et de son intransigeance. «On travaillait presque 24 heures sur 24. Pas de répit avec elle», dit-il. Redoutée par ses partenaires onusiens, ses projets pour l’Algérie aboutissent quels que soient les problèmes rencontrés. Elle avait à cœur les projets relatifs à l’enfance, à l’éducation et aux femmes. On l’appelait la «Dame de fer». En 1981, Chafika est promue fonctionnaire internationale à l’ONU. Elle est nommée directrice de la Division pour l’avancement de la femme et le développement, à New York, puis en 1982 à Vienne. En 1993, Chafika prend les rênes de la Division de la coopération entre pays en développement à la ConférencedesNationsuniespourlecommerceet le développement (Cnuced) à Genève. En plus de sa charge de travail au sein de cette institution, en 1985, le secrétaire général de l’ONU, Javier Pérez de Cuéllar, lui confia la préparation de la 3e Conférence sur les femmes de Nairobi (Kenya). Et en 1995, Butros Butros Ghali la nomme vice-présidente de la 4e Conférence de Beijing (Chine). Elle est chargée d’élaborer le rapport sur les femmes à l’occasion du 50e anniversaire de la création de l’ONU. Chafika dresse un bilan de deux décennies de luttes pour l’égalité, le développement et la paix. Des objectifs atteints, dit-elle dans son rapport, puisque «ils ont été les catalyseurs d’une dynamique unique qui a permis aux femmes de sortir de l’anonymat, de l’indifférence et de poser le problème de la discrimination atavique dont elles sont encore victimes comme un problème mondial que les hommes et les femmes devaient ensemble résoudre». Elle poursuit que «la stratégie prospectives de Nairobi avait fixé à l’an 2000 une égalité complète entre femme et homme». Avec optimisme, Chafika ose espérer que «tous ses efforts ne seront pas vains pour les deuxième et (2e partie et fin) troisième générations qui succéderont», complétant que «la plateforme de Pékin sera l’instrument du troisième millénaire pour réaliser l’égalité des chances entre hommes et femmes». Toute une étude qui reste à faire sur le travail de Chafika Meslem à l’échelle onusienne sur les questions des femmes. Quoi qu’il en soit, c’est dans cette institution que Chafika achève sa carrière de fonctionnaire internationale avant une retraite bien méritée en 1996. Rubens Ricupero, secrétaire général de la Cnuced, nemanquepasdeluirendrehommageenmettant l’accent sur son «dynamisme», sa «polyvalence» et son «efficacité». Il insiste sur sa «quête pour l’amélioration de la condition des femmes dans le monde». Il note aussi qu’en impulsant de nouvelles méthodes de travail, Chafika a projeté l’institution dans l’avenir. Elle va enfin se poser pour rester auprès de ses filles qu’elle n’a pas eu le temps de voir grandir ni ses petits-enfants qu’elle n’a pas vu arriver. Un sacrifice souscrit par tant de femmes qui ont fait avancer la cause des femmes. On n’oubliera pas que Chafika fut la militante de la première heure pour la cause de son peuple tout entier. Malheureusement, Chafika ne goûtera pas longtempsauxjoiesdelaviedegrande-mèreapaisée. Elle décède brutalement le 2 juillet 2000, loin de son pays qu’elle a servi avec dévouement, juste au moment où elle était sur le point de transmettre ses mémoires. Quant à sa patrie, elle reconnut enfin en elle la diplomate dévouée qu’elle était en lui proposant, en 1999, un poste d’ambassadrice. Mais cette proposition arrivait trop tard ! F. B. ■ RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES - Mes remerciements vont tout particulièrement à Nelly Forget, Souad Sellami, Ahmed Sellami, Maurice et Yvonne Causse et Claudine Hélie, qui ont accepté de témoigner. - Benyoucef Benkhedda, Vérité sur la mort de Larbi Ben M’hidi, 1982, Revue d’Histoire du CNEH, Alger. Jacqueline Guerroudj, Des douars et des prisons, 1995, Editions Bouchène, Alger. - Ferhati Barkahoum, De Gaulle et la commission Patin, in De Gaulle et l’Algérie, sous la direction de Maurice Vaisse, 2012, Armand Collin, Paris. Erratum El Watan a reproduit dans l’édition de dimanche 20 mars 2016, pour illustrer l’article de l’historienne Ferhati Barkahoum, une photo représentant des moudjahidine et des moudjahidate au maquis. Chafika Meslem figure, par erreur, dans la légende de cette photo, alors qu’elle n’a jamais été au maquis. Nous reproduisons la photo en question, mais avec la légende appropriée. Toutes nos excuses à nos lecteurs. De gauche à droite : Abane Ramdane, Safia Bazi, Fadhela Mesli, Meriem Belmihoub et Amara Rachid PUBLICITÉ ●●● Ils occupent des postes honorables dans la vie publique : assistantes sociales, fonctionnaires, professeurs, médecins, instituteurs, étudiants... Quant au deuxième chef d’accusation, là les avocats vont se partager en deux camps. Il y a d’un côté ceux qui plaident la cause de «l’action politique»pouraboutiràunprocèspurementpolitique. De toutes les façons, les accusés algériens n’ont rien à perdre. Le procès devient, pour eux toutcommepourleursavocats,notammentPierre Popie, un prétoire pour de solennelles professions de foi FLN. Et de l’autre, une défense qui entend simplement faire sortir ses clients de ce guêpier. On comptent bien éviter les questions politiques, mettant l’accent sur «l’amitié née au cours de leur action sociale dans les bidonvilles, seul lien entre les nationalistes et la plupart des inculpés», conjure maître Mercier pour la défense de Chafika et Nelly. C’est au nom de leur «humanisme et de leur affection éprouvée dans la misère et du don de soi» que les inculpées ont agi ainsi, soulignant qu’elles avaient le souci «de préserver la fraternité scellée». N’ont-elles pas montré le «dévouement de l’une et de l’autre en exaltant leur œuvre commune» ? Ces accusés avaient le souci de «combler le fossé creusé» par tant de différences entre les communautés. C’est au nom de la «charité chrétienne» qu’ils ont accompli des tâches sans poser de questions. C’est ce lien, gage d’une «certaine fraternité», qui expliquerait seul les «imprudences commises par fidélité». Mais le juge refuse de «confondre l’esprit de charité et l’action nationaliste». Il insiste sur le fait que les inculpés sont ici «par leur acte et dans le cadre du FLN de tenter de soustraire de l’autorité de la France une partie de son territoire». Quant à Chafika, avec «sa personnalité dure et franche», comme le souligne le journaliste Bertrand Poirot Delpech du Monde, dominant le procès du haut de son 1m50, tous les regards sont tournés vers elle. Belle oratrice, maîtrisant la langue de Molière avec aisance, elle est au cœur du procès. A la fin de l’audience, Chafika se lève pour remercier son avocat d’avoir mis en exergue l’amitié qui la lie à ces femmes et à ces hommes qu’elle n’a jamais trahis ! Et dans une note presque ironique, dit qu’elle dénonce «toute violence d’où qu’elle vienne» ! Un mot d’ordre FLN que les accusés algériens n’ont de cesse de répéter. Quant au juge militaire, pour répondre aux attentes des Ultras, il met toute son énergie dans un réquisitoire visantàs’assurerdescondamnationsexemplaires: la condamnation à mort ! Le ministre résident Robert Lacoste est acculé. Déjà son secrétaire général, Paul Teitgen, a, dans une note, dénoncé les dépassements de la 10e DP de Massu. Tout comme le général Pâris de la Bollardière, qui révoque toute compromission avec ses supérieurs et pointe du doigt le pouvoir abusif de Massu. Le procureur général, Jean Reliquet, fait également rapport à son ministre de la Justice, François Mitterrand, sur la situation insupportable instaurée par cette armée. Pour montrer que la France est un Etat de droit, le 7 mai 1957 est installée la «Commission des droits et libertés individuels» (CDLI), que présidera Beteille puis Patin. Elle est dite «l’éteignoir». Sans pouvoir réel, elle sert de boîte à dépôt des plaintes. Saisie dans l’affaire du jeune Mehieddine, frère de Chafika, elle se déclare incompétente. La Croix-Rouge fait de même. C’est peut-être la mobilisation des intellectuels, des syndicats et de certains hommes politiques qui a réussi, dans ce procès, à faire fléchir la justice militaire d’Alger. La presse, avec à sa tête Le Monde, L’Express, Témoignage chrétien, nedésarmepasmalgrélacensureàlaquelleelleest soumise. En tout cas, cette mobilisation porte ses fruits. La pression est telle que le verdict va s’en ressentir, malgré la pression des Ultras. Chafika est condamnée à cinq ans avec sursis. Nelly, elle, est acquittée. La presse algéroise est offusquée de ce verdict qu’elle trouve bien en deçà des chefs d’inculpation. On craint des représailles par les Ultras. Chafika et Nelly doivent au plus vite quitter l’Algérie pour la Métropole ainsi que leurs amis acquittés qui sont, quant à eux, expulsés d’Algérie. Les autres Algériens vont purger leur peine en Métropole pour échapper aux représailles des Ultras. El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 10 ALGER INFO DECHRA DE TIXERAÏNE La Casbah inconnue ● Dechra, un mot qui signifie beaucoup pour les habitants d’un village ● Il veut aussi dire convivialité, fraternité et bien sûr famille. PHOTO : B. SOUHIL A travers le pays, de nombreusesdechrassonttoujours habitées, les habitants ne les ont pas quittées pour rejoindre les métropoles. A Alger aussi, on trouve une dechra avec ses habitations, ses ruelles, son ambiance incomparable, une fraternité qui n’a pas sa pareille. Cette dernière se trouve à Tixeraïne. Un endroit qui, il y a quelques années, était totalement inconnu du public. Dès que l’on dépasse la fameuse porte de Barrois, domaine d’un ancien colon français nommé M. Barrois, on se retrouve en territoire kabyle. Tout le monde connaît tout le monde, les anciens sont assis sous un ancien olivier, mais aujourd’hui ce dernier n’existe plus. Aujourd’hui ils sont fiers de se regrouper devant la nouvelle mosquée du quartier. Ainsi cette petite dechra en compte deux. En continuant notre route, et plus exactement quand on arrive au centre de formation d’encadreurs de jeunesse, on arrive alors au point d’entrée d’une communauté des plus soudées. La convivialité ainsi que l’harmonie sont incroyablement palpables chez les nombreuses familles qui composent la dechra de Tixeraïne. La Casbah d’Alger, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, est un ensemble de ruelles, de chemins de traverses, ainsi que de nombreuses impasses, et Tixeraïne, avec son petit village, n’est pas en reste. En effet, quand on rentre à l’intérieur de la petite ville, les ruelles sont légions, et les impasses sont également nombreuses. Au centre du village, on retrouve la mosquée édifiée il y a plusieurs décennies par les anciens habitants aujourd’hui morts. Les ruelles sont toutes en descente, on pourrait se demander pourquoi une telle construction, la réponse viendra à la fin de la visite. A l’intérieur de la paisible bourgade, tout le monde est un peu parent, les grandes familles se marient entre elles, et ces dernières ontengendréunecommunautédes plus grandes. Les habitants sont fiers de leur patrimoine. On rencontre des jeunes qui racontent avec fierté mais sans l’avoir vécue, la période de la Guerre d’Algérie, visiblement très touchés par ce que leurs parents ont réalisé pour sauver le pays. On entend aussi des histoires sur un passé peu lointain, on parle de la décennie noire, où des bandes armées prenaient d’assaut la route qui travers Tixeraïne, sans pénétrer à l’intérieur de la bourgade, «à cette époque-là, il n’était pas rare d’entendre des bruits de fusil, on trouvait même parfois sur la route à l’extérieur de notre communauté, des corps inertes sans vie et sans tête»,raconteMohamed.Cedernier affirme qu’à aucun moment, ces groupes n’entraient à l’intérieur de la dechra, «Depuis nos ancêtres nous sommes des gens calmes et nous appelons à la paix. Mais dans les durs moments, nous savons nous défendre, prendre les armes et défendre notre territoire», nous a-til confié avec fierté. La culture est souvent le sujet de discussionpréférédeshabitants.On parle de Maâtoub Lounès, figure emblématique. On parle aussi d’El Hadj M’hamed El Anka, et bien évidemment du protégé de la communauté qui n’est ni plus ni moins que le chanteur Takfarinas. On parle de la maison familiale où il a grandi, ainsi que de son succès international. «Nous sommes des mélomanes, on sait apprécier les belles choses», dit Mourad avec humour. En continuant notre promenade avec quelques accompagnateurs, on observe un décor bucolique, sommes-nous à Bab Jdid ou à Tixeraïne ? Une architecture ainsi que des portes de maison font penser à La Casbah d’Alger. On a même vu la main de Fatma sur une porte aussi large que haute. Le soir, même très tard, la visite reprend. On revient là où on s’est arrêtés et on reprend avec les mêmes personnes. Au loin, on entend un bruit, des croassements. «Ce sont des grenouilles», selon Mohammed. Dans la pénombre, on suit nos amis dans les ruelles, on continue à descendre, on pense à comment on va bien pouvoir remonter. Tout à coup, notre regard s’ouvre sur un monde de verdure, d’animaux et de silence, pas encore ravagé par le béton. Un stade a été aménagé, le club de foot local, la JST, s’y entraîne régulièrement. Mohammed nous conduit voir d’où émanent touscescoassementsdebatraciens. A notre étonnement, un ruisseau traverse le village. «Ce n’est pas le Djurdjura, mais c’est tout comme», lance Samir. On s’installe sur une desmarchesquiaccompagnentune descente abrupte et on contemple un silence majestueux qui laisse rêveur. L’obscurité rend l’atmosphère plaisante et la discussion à voix basse nous plonge dans d’agréablespensées.Noussommes accostés par quelques jeunes, la discussion est lancée en kabyle, petitsetgrandsmontrentdessignes d’amitié tout en tenant à garder un certain respect. «On se respecte mutuellement, car c’est le fondementmêmedenotrecommunauté, sans ce respect, les valeurs qui nous ont été inculquées disparaîtraient», confie Mourad. La visite de la dechra s’achève tout en bas de cette descente. On nous conduit sur les lieux d’une cérémonie qui a réuni nombre d’habitants. Tamechrat, c’est ainsi qu’elle est appelée. Neuf bœufs ont été acquis, après quelques jours de présence aux abords du cours d’eau, ces 9 bovidés ont été sacrifiés,faisant ainsi le plaisir de nombreuses familles et ont aussi régalé les plus fins gourmets. «Nous continuons à pérenniser nos traditions quoi qu’il en coûte. En faisant ainsi, nous arrivons à rendre heureuses les familles démunies de notre village, car même si la joie est visible sur tous les visages, il n’en demeure pas moins que la viande coûte cher et elle n’est pas à la portée de toutes les bourses», conclut Mourad. En sortant de ce lieu inconnu du monde extérieur, on arrive à comprendre que le bonheur n’est pas dans les biens matériels mais bien au contraire, l’éducation, accompagnée d’un état d’esprit libre qui n’accorde de l’importance qu’aux plaisirs de la vie, l’entraide et le bonheur ultime. C’est ce que les habitants de la dechra de Tixeraïne essayent de préserver. Rachid Larbi 24 HEURES SUR LE VIF PHOTO : D. R. INCONSCIENCE Ce chauffeur n’hésite pas à rouler sur le trottoir, mettant la vie des passants en danger, pour fuir l’embouteillage en se montrant plus malin que les autres automobilistes. CITÉ DIAR DJEMAÂ (HUSSEIN DEY) MANQUE D’ÉQUIPEMENTS PUBLICS leurs préoccupations, particulièrement celles ayant trait aux équipements publics. Les habitants de Diar Djemaâ, dans la commune de Hussein Dey, déplorent l’état de dégradation de leur cité. A l’absence d’éclairage public dans certaines venelles s’ajoute l’état des routes qui sont impraticables, qui plus est regorgeant de dos-d’âne. Ils déplorent également le manque d’espaces verts et d’aires de jeu pour leurs enfants. «Notre cité manque de toutes les commodités à même d’offrir aux habitants un cadre de vie décent», affirment des habitants. L’insalubrité qui règne dans ce quartier renseigne sur le travail peu élaboré des services de l’APC. Quant aux balayeurs, ils ne passent que rarement. «Notre cité est devenue au fil des années très sale», déplorent des habitants de la cité, qui lancent un appel aux responsables locaux pour qu’ils daignent se pencher sur EL MARSA MANQUE DE TRANSPORT Les transporteurs qui desservent la localité de Aïn Taya à partir de la station de transport urbain de Qahouet Chergui continuent de ne pas desservir la ville d’El Marsa. En dépit des multiples démarches menées par les responsables locaux afin d’obliger les propriétaires de bus à entrer dans la ville, la situation perdure. «Cette situation pénalisante, particulièrement pour les étudiants et les élèves, dure depuis très longtemps. Le premier arrêt de bus se trouve à au moins un kilomètre du centre-ville. Afin de rejoindre cet arrêt, nous sommes contraints de nous lever très tôt, car il se trouve aux abords de la RN24», déplorent des parents d’élèves. Le président de l’APC, Belhadj Hassen, avait, dans un précédent entretien, suggéré de réquisitionner les bus de l’APC pour transporter les écoliers et les travailleurs. Les habitants d’El Marsa continuent à éprouver d’énormes difficultés pour se déplacer en dehors de leur commune, «il faut que la direction du transport intervienne pour contraindre les propriétaires des bus à entrer dans la ville d’El Marsa, d’autant plus que le détour qu’ils doivent effectuer n’est pas énorme». HORAIRES DES PRIÈRES Alger et ses environs LUNDI 12 DJOUMADA ETHANIA 1437 Fadjr…………...……… Chorouk ...…………… Dohr …………………… Asser…………………… Maghreb….…………… Îcha ……………………… 05:16 06:49 12:55 16:24 19:01 20:25 El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 10 RÉGION EST OUILLEN (SOUK AHRAS) LES EMPLOYÉS DE L’APC PROTESTENT COMMÉMORATION DU 19 MARS À EL TARF Encore une statue ratée de Ben M’hidi ● «Le plus bel édifice qu’on aurait dû consacrer à Larbi Ben Mhidi est un Etat digne d’une Algérie libre et démocratique, comme il le souhaitait.» a réprobation populaire contre une statue de Larbi Ben M’hidi à El Tarf n’a pas pris les mêmes proportions que celle de Aïn Mlila (Oum El Bouaghi), qui a contraint au début de ce mois les autorités locales à déboulonner un buste raté de l’illustre dirigeant de la guerre de libération né en 1923 dans cette ville. Le monument dévoilé vendredi à Ben M’hidi (El Tarf) à l’occasion des festivités nationales pour la commémoration du 54e anniversaire du 19 mars 1962 a suscité des réactions diverses. Les officiels devant letrophautpiédestaldelasculpture ont fait des mines de circonstance lorsqu’elles ont tiré sur le cordon pour découvrir la statue du héros de la Révolution algérienne. Il n’y a pas eu d’avis officiel sur l’œuvre artistique,seulementunavisunanime sur la grandeur du personnage. Dans la délégation officielle, nul n’a trouvé à en redire même si on en pensait pas moins. Comment pourrait-il en être autrement puisque les autorités centrales et locales et la famille révolutionnaire auraient donnépréalablementleurapprobation pour cette réalisation qui a coûté la bagatelle de 40 millions de DA ? On rapporte aussi que le ministère des Moudjahidine aurait demandé les coordonnées de l’artiste auteur PHOTOS:EL WATAN L Une fois dévoilé, le monument n’a pas fait l’unanimité du bestiaire qui orne les places et ronds-points à El Tarf. Dans le public qui s’est approché pour suivre de plus près l’événement, les opinions sont timorées, mais pas dé- nuées d’allusions, de railleries et de sarcasmes. Par crainte, les badauds ne se sont pas confiés en présence de la délégation et des membres des services de sécurité qui les accompagnaient. Ils sont devenus plus loquaces une fois rassurés de la seule présence de la presse. A notre grande surprise, les jeunes et adolescents connaissent bien Larbi Ben M’hidi, mais trouvent que sa statueressembleplusàunestarhollywoodienne à cause de la posture, de la coupe de cheveux et celle du costard qui, selon eux, serait «la seule chose de réussie dans l’œuvre de l’artiste». Des séniors pensent que les dégâts sur Larbi Ben M’hidi sont loin de ressembler à ceux de Aïn Mlila et que Ben M’hidi, la ville, s’en tire finalement à bon compte si ce n’est le gaspillage des 4 milliards de centimes. Trop cher le monument à leur avis. «Qu’estce qui pousse les autorités du pays à cette statue mania effrénée et tous ses ratages ?», s’interrogent ceux qui reprennent les épisodes semblables de Constantine avec la statue de Ben Badis, de Bejaïa avec celle de Mekbel et Aïn Mila avec Ben M’hidi «Le plus bel édifice qu’on aurait dû consacrer à Larbi Ben M’hdi est un Etat digne d’uneAlgérielibreetdémocratique comme il le souhaitait». «Ces horreurs sans le moindre sens artistique sont une insulte à leur combat et à leur mémoire», commente un moudjahid de la première heure. Slim Sadki DJEBEL OUAHCH (CONSTANTINE) Les vaches sont dans la cité E n dépit des opérations de mise en fourrière et mêmedel’abattagesystématiquedesvaches à risques potentiels qu’a connu la commune de Constantine, la cité de Djebel El Ouahch continue de subir la présence permanente des vaches et des nombreuses nuisances qu’elles génèrent. En effet, livrés à eux-mêmes les bovins ont investi toute la cité, à telle enseigne, nous dira, avec une pointe d’ironie, un habitant du quartier, qu’«on se croirait à Calcutta». Et d’ajouter: «Que ce soit aux abords des cages d’escalier des immeubles ou bien des villas, ces vaches sont lâchées parfois tout un après-midi par des éleveurs indélicats, dont les étables sont situées à proximité de notre cité. En plus de la frayeur provoquée chez les enfants et les jeunes filles, il faudrait aussi, penser, après le départ de ces quadrupèdes à nettoyer les lieux. Il n’est pas rare de les voir traverser avec nonchalance la route, forçant les automobilistes à leur céder le passage, pour prendre le chemin des niches à ordures qui leurs assurent de la nourriture au quotidien.» A moins de cent mètres de l’entrée du parc Djebel Ouahch, une niche à ordures est, comme nous avons pu le constater, encerclée de détritus de toutes sortes et infestée de mouches, dechatsetdechiens,quicohabitentallégrement. Dans un geste devenu machinal, rapportent les habitants, les vaches attendent le moindre «arrivage» de sacs poubelle, et leur premier geste sera de les éventrer avant d’en éparpiller le contenu sur la chaussée. Une situation qui n’a pas manqué de susciter auprès des riverains un profond sentiment de dégoût et de rancœur vis-à-vis des propriétaires de ces bovins qui n’ont aucun respect ni pour l’animal ni pour les centaines de familles contraintes de subir au quotidien ces scènes pitoyables. Les habitants de Djebel Ouahch s’interrogent par ailleurs sur l’inertie des services d’hygiène de l’APC face au phénomène lequelpourraitavoirdegravesconséquencessur la santé publique. En attendant une réaction des autorités concernées, ces mêmes vaches continueront donc de produire du lait et leurs propriétaires à faire leur beurre. F. Raoui Hier matin, un groupe d’employés de l’APC de Ouillen ont observé un arrêt de travail de plus de deux heures en signe de protestation contre la dégradation des rapports professionnels avec le maire. Ils ont paralysé le service de l’état civil, créant un climat de forte tension à l’entrée du siège de la commune. «Nous faisons régulièrement l’objet de dépassements de la part du premier responsable de l’APC dont les sanctions abusives, les brimades, l’arrogance et dernièrement une mesure, on ne peut plus arbitraire, la réduction de la prime de rendement au strict minimum», a déclaré l’un des protestataires, joint, hier, par téléphone. Ne pouvant contacter le président de l’APC — téléphone était sur répondeur — El Watan a pris attache avec une source proche du premier édile de la commune. «Il s’agit d’un simple malentendu qui n’a concerné que trois employés, lesquels ont été réconciliés avec le maire et le problème principal qu’est la ponction sur la prime de rendement résolu», a déclaré ladite source. A. Djafri AT D’OUM EL BOUAGHI 500 DÉRANGEMENTS RECENSÉS À AÏN BEIDA Chaque matin, des dizaines de clients d’Algérie Télécom affluent vers l’agence Actel (agence commerciale) pour faire part de leur désappointement quant au dérangement de leur ligne téléphonique. Un dérangement qui perdure depuis que la société a entrepris de balancer les anciennes lignes vers le système dit de fibre optique. Pourquoi, se demandent d’aucuns, il y aurait autant de dérangements alors qu’ailleurs le balancement s’est fait sans anicroches. Est-ce le fait que la ville de Aïn Beida compte le plus grand nombre d’abonnés qu’il est devenu excessivement ardu pour les équipes de dépannage de résoudre tous les problèmes ? Au niveau de cette agence, il est question de 500 dérangements qui affectent les abonnés de la ville. Les responsables essaient comme ils peuvent de tranquilliser les clients sur les désagréments qu’ils subissent depuis, pour certains, trois mois. Certains ont eu recours à transcrire noir sur blanc leurs doléances sur le registre de l’agence, signe de leur mécontentement. A remarquer aussi que certains clients venant payer l’abonnement Internet se voient répondre que le réseau est en panne et de ce fait, les préposés aux guichets leur suggèrent d’acheter les tickets de recharge. Une cliente ne comprend pas pourquoi on lui dit d’attendre que soit rétablie sa ligne téléphonique sans lui donner de date précise. Dans ce cas de figure, ne serait-il pas opportun de faire appel à des équipes techniques supplémentaires pour activer le rétablissement des lignes téléphoniques dans un temps record et mettre fin au calvaire des L. Baâziz abonnés ? FORUM INTERNATIONAL KATEB YACINE À GUELMA Une webographie en ouverture pour l’auteur de Nedjma a 7e édition du forum Kateb Yacine, organisée par l’association Promotion touristique et action culturelle, s’est ouverte, le 19 mars, au théâtre régional Mahmoud Triki de la ville de Guelma sous le thème «Théâtralité et théâtralisation dans l’œuvre de Kateb Yacine». En effet, après les allocutions de bienvenue des organisateurs, aux conférenciers universitaires nationaux et ceux venus de Tunisie, Maroc, France et d’Autriche et l’ouverture officielle du colloque par le directeur du secteur de la culture de la wilaya de Guelma, une webographie (présentation ayant pour source le web) de l’écrivain, poète et dramaturge Kateb Yacine (né le 2 août 1929 à Constantine, décédé le 28 octobre 1989 à Grenoble, en France) a ponctué la communication introductive de ce forum. Une entrée en matière peu commune, par Alain Massé, expert international en communication, ancien directeur de radio France et de l’Union radiophonique et télévisuelle internationale, puisqu’elle met en exergue la présence «insoupçonnée» de l’auteur universel de Nedjma sur la Toile. L Le forum n’a pas drainé grand monde «En saisissant le nom Kateb Yacine sur un moteur de recherche vous allez obtenir près de 372 000 résultats» dira l’orateur à l’assistance, et de poursuivre : «C’est sur proposition du comité d’organisation que j’ai fait ce travail. En plus des biographies, des photos et manuscrits de cet auteur sur la Toile, des extraits de Kateb Yacine sont utilisés par les internautes dans les forums sociaux. Cela traduit l’attrait des internautes pour cet écrivain.» Et de conclure : «Les vidéos disponibles sur le net sont toutes aussi intéressantes à voir. Je vous suggère de suivre le regard de Kateb yacine. Le regard ne trompe pas et le sien est vrai». Les grands absents lors cette ouverture ont été, sans conteste, les étudiants, lycéens et collégiens et encore plus les enseignants de langue française, tous paliers confondus. «Je ne sais pas pourquoi les élèves sont toujours absents au forum de Kateb Yacine ici à Guelma», dira Mansour M’henni, président du Conseil scientifique, professeur à l’université de Tunis El Manar de ce forum.Uneremarquepertinentepuisqu’ellesouligneégalement l’absence des enseignants. Bref, finalement «A qui profite ce forum ?» nous dit-on. Une remarque qui n’est pas passée inaperçue, puisque le théâtre régional Mahmoud Triki, dont la capacité d’accueil n’excède pas les 300 fauteuils, étaient à moitié vide à l’ouverture. Karim Dadci El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 10 RÉGION OUEST TLEMCEN LOGEMENTS PROMOTIONNELS PUBLICS À ORAN La drogue, thème d’un colloque international Des affectations pour 550 familles ● Ce quota fait partie des 4100 logements LPP réalisés non loin de l’hôtel Hayat Regency, dans la commune de Sidi Chami. P as moins de 550 décisions de réservation seront distribuées, aujourd’hui, aux bénéficiaires du programme du Logement promotionnel public (LPP). La cérémonie se déroulera à la mosquée Ibn Badis, en présence du wali d’Oran, du responsable régional de l’Entreprise nationale de la promotion immobilière (ENPI) et des bénéficiaires du programme. Ce quota fait partie des 4 100 logements LPP réalisés pas loin de l’hôtel Hayet Regency, dans la commune de Sidi Chami. Il s’agit d’une nouvelle formule de logement destinée aux citoyens dont le revenu mensuel se situe entre 6 et 12 fois le SNMG, soit entre 108 000 et 216 000 DA, et qui sont aussi éligibles au crédit bonifié de 3%. La wilaya d’Oran a bénéficié d’un programme de 13 000 logements LPP, dont plus de 5000 sont réalisés à O uverte par le ministre de la Justice et garde des Sceaux, la rencontre internationale sur «L’impact du fléau de la drogue sur le plan local, régional et international et les mécanismes de lutte» a débuté par le retrait du bâtonnier de Casablanca, Me Omar Oudra et de son accompagnateur. Les deux représentants marocains ont, semble-t-il, été heurtés par l’allocution de Me Seffahi, bâtonnier du barreau de Tlemcen, qui a exhorté «le Maroc à cesser sa culture de cannabis». Une phrase assimilée à une provocation par Me Oudra, qui nous a expliqué en aparté que «le gouvernement marocain a entrepris, ces cinq dernières années, de grands efforts pour inciter les citoyens du nord du royaume à changer ces cultures de cannabis par celles d’autres produits agricoles. Et les résultats sont évidents, puisque les champs de drogue ont été beaucoup réduits». Moins direct, certainement pour ne pas accabler le pays voisin et par souci diplomatique, Tayeb Louh a préféré parler de l’Afrique, «qui est la première victime du fléau de la drogue», en précisant que «ce commerce dévastateur, qui est le deuxième après celui des armes, est un frein pour le développement et une véritable menace pour les Etats». Un commerce qui génère de 300 à 500 milliards de dollars de revenus et 200 milliards de bénéfices par an pour les trafiquants. «Des sommes colossales investies dans des transactions douteuses. 264 millions de personnes consomment les stupéfiants à travers le monde dont 27 millions de dépendants en majorité des jeunes, selon des rapports d’institutions onusiennes», a ajouté le ministre. Justement, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, dans son dernier rapport, indique que «Le Maroc, avec une superficie de 47 000 hectares spécifique à cette culture, est le principal producteur mondial du haschich dont la production est principalement destinée aux marchés d’Europe et d’Afrique». 17 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique participent à ce colloque organisé par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie et l’Ordre des avocats de Tlemcen. Des conférences de grande importance sont débattues au Palais de la culture, notamment l’entraide judiciaire internationale dans la lutte contre le phénomène de la drogue, le rôle des juges dans la répression des infractions relatives aux drogues, entre autres. C. Berriah Belgaïd. Les logements réalisés sont de types F3 d’une superficie de 80 m2, F4 (100 m2) et F5 (120 m2 ). Outre la remise des décisions de réservation, le wali d’Oran procèdera également à l’attribution de 1016 décisions de préaffectation aux souscripteurs du programme AADL CNEP. En février dernier, ce sont 2181 décisions qui ont été également remises aux souscripteurs de F. A. l’AADL 1. AÏN TÉMOUCHENT L’abattoir avicole de Aïn Kihal en quête de partenariat SAÏDA PHOTO : KALI M. Défaillances dans la lutte contre le cancer L e deuxième abattoir avicole d’Afrique et premier au Maghreb, celui de Aïn Kihal, qui a fait couler tant de salive et d’encre depuis 1994, date de sa réalisation, est en voie de s’extraire de l’impasse. Car jusqu’à 2012, où il a enfin été mis en service, son propriétaire, l’Oravio, a dû rembourser durant 18 ans les créances de son crédit bancaire sans en tirer un sous vaillant ! Pour tous ceux qui ont suivi l’affaire, cela a été le prix à payer pour le passage d’une économie administrée à une autre, qui a cru que le développement du pays passait obligatoirement par le démantèlement du secteur public. D’aucuns dans la région se félicitent de l’opération de mise à niveau de l’abattoir qui va démarrer début avril, ce qui verra la cessation de la production. En redémarrant en 2012, il a réalisé l’abattage de 600 000 poulets. Son chiffre d’affaires est passé de 320 millions de dinars à 662 en 2015 en ne tournant qu’entre 30 et 40% de ses capacités de production, soit 3000 poulets/ heure et 24 000/jour. Après la remise à niveau de la section froid et la production de charcuterie à partir de 2007, l’unité passera à un autre niveau. Les 97 employés, dont 51 sous CDI, vont être tous «permanisés», assure-t-on. Les autorités locales sont sollicitées pour favoriser un partenariat avec les aviculteurs, et par là, le développement de la filière. Jusque-là, l’abattoir dispose d’un contrat de livraison avec une entreprise à Aïn Youssef (Tlemcen) ayant une capacité de production d’un million de poulets par an, ce qui est peu. La production de la wilaya de Témouchent, avec 390 unités avicoles, atteint 1 500 000 sujets, qui vont essentiellement aux tueries. Le directeur de l’abattoir promet d’assurer contractuellement la fourniture du poussin et de l’aliment aux aviculteurs : «Le prix du poussin et de l’aliment sera fixe pour toute l’année, soit 40 DA hors taxes pour le premier et nous achèterons le poulet à 180 DA/kg en TCC sur toute l’année. Actuellement, avec la disponibilité de la viande blanche, le poulet est cédé 130 DA/kg vendu vivant en gros. C’est une grosse perte pour les aviculteurs, sachant que le coût moyen de production est de 147 à 150 DA/kg, cela quant il y a performance. Faites le calcul sachant que le poussin a été acheté à 100 DA l’unité. C’est dire s’il y a urgence à retourner la situation». M. Kali CHLEF Quatre étudiants retenus pour une formation à l’étranger Q uatre étudiants de l’université Hassiba Benbouali de Chlef vont suivre une formation doctorale à l’étranger au titre de l’année universitaire 2016-2017, annonce la direction de l’établissement sur son site officiel. Trois filles inscrites dans ledépartementdeslanguesétrangères, filière anglais, iront en Grande- Bretagne et en Jordanie, tandis qu’un étudiant de la filière mathématiques, suivra la formation en Jordanie. Selon la même source, l’affectation a été effectuée sur la base du classement au concoursetduquotadeboursesoctroyé par le pays d’accueil. Au total, 78 étudiants des universités de l’ouest du pays ont bénéficié d’une bourse d’études pour une formation dans les écoles supérieures de France, de Grande-Bretagne, de Chine et de Jordanie. Inscrits dans les filières informatique, mathématiques et anglais,ilssontissusdesétablissements de Chlef, Mascara, Mostaganem, Tlemcen, Oran, Saïda, Béchar, Naâma, Tiaret et Sidi Bel Abbès. A. Yechkour D urant le mois de mars 2015, la direction de la santé a organisé une demi-journée consacrée au Plan anticancer, suite aux directives du ministère de tutelle. Les diverses interventions des professionnels de la santé ont reflété les insuffisances, parfois graves, en matière de dépistage et de prise en charge totale des cancéreux. Ce plan est venu pour prévenir la maladieetladétecterparundépistageprécoceenvued’unepriseencharge efficace. «Or, un an après, dira le Dr Ghazi Moulay de l’EHS Hamdane Bakhta de Saïda, rien n’a été fait pour concrétiser ce projet. J’ai écrit à maintes reprises au directeur de la santé pour entamer le plan anticancer et je n’ai eu aucune réponse. Nous œuvrons afin que les malades puissent bénéficier de la stratégie de la lutte contre le cancer, on dispose pourtant de deux mammographes inutilisés». L’unique hôpital de la wilaya ne dispose d’aucun radiologue, «la seule radiologue de l’hôpital a quitté le secteur il y a quelques mois». L’affectation de radiologues par le ministère de la Santé dans la wilaya pourrait résoudre le problème et le plan anticancer, dont on a tant parlé, pourrait être entamé même avec un peu de retard. Mieux vaut tard que jamais. Sid Ahmed DROITS DES FEMMES Les associations très actives A l`occasion de la Journée mondiale de la femme, les militantes du parti Talaie El Houriet de la wilaya d’Oran se sont distinguées par une action de solidarité au profit des mères gardes-malades et de leurs enfants hospitalisés. Ces mères, oubliées par la société, souffrent en silence dans le combat contre la maladie de leurs enfants. Les organisatrices, dont Mme Houaria Cherif, membre du Comité central du parti, ont programmé des visites à l’hôpital d’Oran et offert plus de 130 cadeaux aux mères et à leurs enfants, apportant ainsi un peu de réconfort. Par ailleurs, dans le cadre des activités des mois de mars et avril liées à la lutte pour les droits des femmes, et la tenue de la 10e édition du Festival du conte à Oran, l’Afepec a organisé, samedi dernier, un récital poétique au Théâtre régional d’Oran. Cet événement, co-organisé par l’association le Petit Lecteur, a mis sous les feux des projecteurs Zineb Laouedj, écrivaine et poétesse, qui a proposé au public un récital intitulé «Nouara El Hbila». Native de Maghnia, Zineb Laouedj est actuellement éditrice. Elle a collaboré dans un ouvrage collectif, en 1999, au titre truffé de jeux de mots : «Mots dire la barbarie». Le récital poétique de samedi dernier s’est voulu «une sorte de vécu des femmesalgériennesquiseréinvententconstammentetdemotsquivibrentà l’écoute de ce mal si profond dont seul le poète peut aller au-delà du visible et faire de l’ordinaire un atout poétique». Dans le même contexte, l’Afepec organise, samedi prochain, la projection du film saoudien Wadjda de Haifaa al-Mansour à la Cinémathèque d’Oran. R. O. El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 11 RÉGION EST EN RAISON DE LA BAISSE DE FRÉQUENTATION Le train ne sifflera bientôt plus à Biskra E ● Au moment où il est question de développer le rail, des lignes sont supprimées... PORTRAIT DESSIN: SOUHAYLA I y a environ 6 mois, le train reliant Biskra à Touggourt a été supprimé pour des raisons liées à la vétusté de la ligne ferroviaire de 220 km, au manque d’autorail et au défaut de rentabilité de cette desserte, explique-t-on. Au grand dépit des voyageurs appréciant ce moyen de transport et des cheminots de Biskra dont les prédécesseurs ont marqué l’Histoire nationale de par leur participation active à la lutte de Libération nationale, la direction de la SNTF de Constantine a décidé dernièrement de supprimer l’une des deux navettes reliant quotidiennement Biskra à l’antique Cirta. Ainsi, le train qui partait le matin à 4h30 pour arriver à Constantine à 9h30 et revenir vers la Reine des Zibans à 16h30 a été aussi supprimé. Il ne reste plus qu’une seule desserte entre Biskra et Constantine. Un convoi ferroviaire de voyageurs prenant le départ de la capitale de l’Est à 5h45 pour arriver à Biskra à 10h45 et repartir dans l’après-midi à 16h40. Des horaires qui sont loin de répondre aux attentes et besoins des voyageurs de Biskra et même à ceux des cheminots, selon les avis de certains d’entre eux. «Aussi loin que remonte l’existence des trains, ils sont faits pour emmener les gens des petites villes vers les grandes et non le contraire. Le train de Constantine arrive avec une poignée de voyageurs et repart avec encore moins de clients», s’indigne un habitué de l’ancienne ligne Biskra-Constantine que ces nouveaux horaires indisposentcommedesdizaines d’autres habitants de Biskra devant se rendre à Constantine pour des affaires familiales, commerciales ou autres et qui pensentserabattreversunautre moyen de transport malgré leur amour des trains. En effet, même la réduction du prix du billet de 29 % soit environ 500 DA au lieu de 650 DA ne semble pas mettre un frein à la tendance baissière du taux de fréquentation sur la ligne Constantine-Biskra où le train circule désormais presque à vide, constate-t-on. Ungrouped’ancienscheminots ayant à cœur de redonner vie au rail à Biskra et dans toute la région Sud-Est de l’Algérie n’en reviennent pas de ces suppressions de lignes inattendues, car allantàcontresensdesdécisions dugouvernementdedévelopper le transport de voyageurs et de marchandises par voie ferrée. «Alors que nous nous attendions au renforcement des capacités techniques et humaines du secteur du transport par train et que nous demandons depuis des années une ligne reliant Touggourt à Alger via Biskra, Batna et M’Sila, nous constatons au contraire que bientôt le train ne sifflera plus à Biskra.»,rapportentcestémoins de l’âge d’or du transport ferroviaire à Biskra se morfondant de voir la vieille gare de la Reine des Ziban tombée en déshérence. Hafedh Moussaoui n dépit d’une saison de pluie passée pratiquement à sec, les barrages de la wilaya de Jijel affichent un taux de remplissage à 100%. «Ils débordent tous», indique le directeur de wilaya des ressources en eau. Ce niveau de remplissage a été atteint à la faveur des dernières précipitations de pluie, qui ont arrosé tout le territoire de la wilaya de Jijel. Connue pour sa forte pluviométrie, cette wilaya est appelée à devenir le réservoir hydrique des Hauts-Plateaux et des régions Est du pays. En plus des quatre barrages qu’elle compte, (Erraguene, Boussiab-El Milia, El Agram -Kaous et Kissir - El Aouana), un cinquième ouvrage hydrique est en cours d’achèvement, à Tabellout, dans la commune de Djimla. Ce barrage est le plus important de la wilaya de part sa capacité qui dépasse les 294 millions de ètrd cubes. Il est destiné à l’alimentationeneaupotabledescommunesdeDjimla,Texennaet Beni Yadjis, en plus de sa vocation de contribuer à l’arrosage des Hauts-Plateaux, via le projet de transfert vers Draa Eddis, à El Eulma. D’une capacité globale de 150 millions de mètres cubes, le barrage de Boussiaba, dans la commune d’El Milia, achevé, il y a quelques années, est également conçu pour l’irrigation et l’alimentation en eau potable de six communes. Il desservira aussi le barrage de Beni Haroun, dans la wilaya de Mila, grâce à un autre projet de transfert à hauteur de 69millions de mètres cubes. Depuis sa mise en service, l’autre barrage de Kissir est considéré comme un important ouvrage hydrique pour l’alimentation en au potable des villes d’El Aouana et de Jijel. C’est, d’ailleurs, grâce à son apport que cesdeuxagglomérationssontdeplusenplusconvenablement dotées en eau avec un système qui frôle le H24. Plus à l’est, les populations de plusieurs communes, dont on prévoit l’alimentation en eau potable à partir du barrage d’El Agram, sont toujours dans l’attente des vertus hydriques de cet ouvrage. Un sixième barrage, qui ne fait plus l’actualité à Jijel, depuis que les mesures de restrictions budgétaires sont à l’ordre du jour, est prévu pour être réalisé, à l’Oued Irdjana, dans la commune d’El Ancer. Autant dire que la vocation hydrique de la wilaya de Jijel est appelé à s’affirmer à partir de l’année 2017 à l’occasion de l’achèvement des projets de transferts en cours de réalisation, selon les prévisions annoncées. Cependant, l’alimentation en eau potable de plusieurs communes et l’irrigation des plaines agricoles à partir de ces barrages, érigés à travers le territoire de la wilaya, demeure tributaire de la concrétisation des projets prévus. Ceci dit, s’ils sont encore loind’étancherlasoifdespopulations,cesouvrageshydriques débordant en eau ont cette autre vertu de garder intact leur vocation touristique avec des sites tout aussi naturels que magnifiques qu’ils offrent aux promeneurs aux alentours de ces bassins. Amor Z. L Un handicapé hors pair PHOTO: EL WATAN T qui fera, une année durant, la lumière sur les compétences que recèle la population des handicapés. Quant à ses contributions dans la presse écrite, tant nationale qu’étrangère, elles sont innombrables. Âgé de 42 ans aujourd’hui, Taharcontinuederayonnersursonenvironnementsocialendonnant un bel exemple, pas seulement à la communauté des invalides, mais aux bien portants également. Kamel B. Des barrages qui débordent et des projets en attente DE LA PLUIE… ET C’EST LA GALÈRE ! TAHAR BOUSBAÂ. Avocat et écrivain ahar Bousbaâ, un handicapé moteur, se déplace en fauteuil roulant depuis l’âge de quatorze ans, soit depuis 1988. Mais son invalidité n’a jamais constitué pour lui un empêchement, tellement il est armé d’une volonté inébranlable. Atteint, dès l’âge de 3 ans, d’une dystrophie musculaire, maladie qui affaiblit les muscles des jambes et des bras, Tahar n’a jamais abandonné ses rêves ni ses projets. «Il n’y pas plus handicapé que celui qui ne produit pas», dit-il. Il a donc placé sa vie sous le bon signe de la production (intellectuelle s’entend). Lui, qui a quitté les bancs de l’école en 1re année moyenne, est l’auteur, aujourd’hui, d’une variété de produits littéraires et médiatiques et détenteur de nombreux diplômes universitaires et professionnels. Animé d’une volonté de dépassement de soi sans commune mesure, il a pu poursuivre ses études par correspondance entre 1992 et 1998. Il passera son BAC avec succès et, en septembre 1998, il fait son entrée à la FAC. Intelligent et appliqué, il obtiendra sa licence en droits à l’université de Constantine en 2002. Deux ans plus tard, il aura son CAPA (certificat d’aptitude pour la profession d’avocat), et en 2010, il est agréé comme avocat auprès de la cours de justice. Animé de la même volonté dans le champ de la création littéraire et médiatique, Bousbaâ a rejoint, en 2013, le prestigieux club de l’Union des Ecrivains algériens après la publication, cette année là, d’un recueil de poésie intitulé Massafet el bouh(littéralement : Distances de la confession). Ne se laissant pas vaincre pas son handicap, Tahar se distingue dans tout ce qu’il entreprend : en 2001, alors étudiant, il obtint le premier prix au concours de poésie organisé sur la thématique de l’intifada. Il récidive, en 2003, avec la Radio de Constantine qui lui attribua également le premier prix d’un concours de poésie organisé par ce média public. Entre 2009 et 2010, il conçoit et présente un programme radiophonique intitulé Défi, à la radio locale de Mila, une émission RESSOURCES EN EAU À JIJEL es fortes précipitations qui ont caractérisé la région de Jijel ont, une fois encore, mis à nu les tares générées par une urbanisation anarchique et un défaut de curage des avaloirs à certains endroits. Plusieurs quartiers de la ville de Jijel ou encore des tronçons routiers se sont retrouvés baignant dans plusieurs centimètres d’eau, paralysant ainsi certains axes routiers comme ce fut le cas à Jijel sur le boulevard Rouibah Hocine, à l’est de la ville. La situation au centre ville dénotait un envasement des avaloirs qui ne permettaient plus l’évacuation des eaux. Du côté de la plage, à l’ouest, c’est principalement le sousdimensionnement des conduites qui semble à l’origine du phénomène de régurgitation des eaux via les regards qui voyaient leurs tampons voler en l’air. La fameuse cité Rabta, à l’ouest de la ville n’était pas en reste. Le petit canal qui reçoit les eaux pour les conduire vers la mer est attaqué de toutes parts par les constructions et les dépôts qui réduisent considérablement sont action de couloir d’évacuation. Cette tare se répercute sur les quartiers plus au sud, d’habitude épargnés par la montée des eaux mais qui devront s’habituer à cette situation si le canal n’est pas élargi et aménagé pour lui permettre d’atténuer quelque peu la montée des eaux. Les scènes que nous avons vues il y a une dizaine de jours n’ont pas concerné que la ville de Jijel ! L’entrée ouest de Taher ressemblait à une piscine alors que les terres agricoles de la plaine de l’oued Nil, hérissées de milliers de serres, ont grandement souffert des inondations. Si ailleurs les aménagements adéquats et des curages doivent être réalisés pour permettre un bon écoulement des eaux à Jijel, il faut dire que la remise en selle du projet de rénovation du réseau d’assainissement de la ville de Jijel couvert par une étude réalisée par le bureau d’études français SCE, demeure une priorité dès que Fodil S. les finances publics le permettront. El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 11 KABYLIE INFO ATH ZMENZER ELLE AURA LIEU LES 25 ET 26 MARS À QUAND LA FIBRE OPTIQUE ? Fête du printemps à Ath Yenni A ● La localité va accueillir un groupe de jeunes de la ville de Hammamet (Tunisie) pour prendre part à cet événement. PHOTO: D. R. L a commune de Beni Yenni, à 45 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, accueillera le printemps par une fête qui s’annonce grandiose, organisée à l’initiative de l’Association du développement durable et de protection de l’environnement (ADDPE). Cette structure veut marquer l’événement par de nombreuses activités. Celles-ci consistent, notamment, à sensibiliser les citoyens de la commune quant à l’embellissement et à l’ornement des villages par des espaces fleuris à travers la célébration de la Fête du printemps avec des actions pluridisciplinaires. Ali Bouras, président de l’association Ecovolonterre de Ath Yenni, partenaire dans cette manifestation, nous a précisé que l’objectif de cette fête est de permettre aux citoyens d’acheter et d’échanger des fleurs à travers l’exposition florale, de contribuer à l’ornement des villages et des espaces publics, d’inciter les citoyens à participer davantage à l’opération «quartiers fleuris». «Les 25 et 26 mars, un événement qui s’intitulera Fête du printemps ou ‘Amager n tefsut’ sera organisé pour célébrer cette saison, conjointement, avec l’association Etoile de la montagne et l’APC de Ath Yenni. Nous voulons aussi encourager la Le chanteur Idir lors de sa récente visite à Ath Yenni plantation d’arbres et de fleurs sur le territoire de la commune ainsi que former les citoyens à entretenir leurs jardins et quartiers fleuris, à travers les communications qui porteront sur des thématiques ayant trait à ce sujet. Nous allons aussi accrocher des panneaux de sensibilisation à l’entrée de la commune, en hommage à Kamel Tireche (ex-président et membre fondateur de l’association Ecovolonterre). Nous organiserons également symboliquement une ‘‘rando-vélo’’ et une matinée sans voiture à Beni Yenni», nous at-il ajouté tout en soulignant que les villages seront animés, deux jours durant, par des festivités culturelles et artisanales. Par ailleurs, dans le même cadre, l’association Ecovolonterre accueillera un groupe de jeunes de la ville de Hammamet, de Tunisie, qui viendra prendre part à la Fête du printemps et découvrir les paysages féeriques de la région et l’artisanat local. «L’association Ecovolonterre de Ath Yenni avec l’association tunisienne Les Amis d’El Fouara de Hammamet ont déjà commencé à travailler dans un cadre d’échange et de partenariat depuislongtemps.Lepremier pas a été franchi en 2009 par des animateurs associatifs algériens qui ont participé à la Fête du printemps célébrée à Hammamet. Puis leurs homologues tunisiens sont venus à Ath Yenni pour participer au premier volontariat communal organisé par «Écovolonterre». Depuis, l’idée de concevoir un projet commun est devenue une priorité pour les deux associations», nous a expliqué M. Bouras. Selon lui, la sélection des jeunes participants à ce projet est faite dans des écoles en fonction des travaux réalisés, au préalable, dans différents domaines comme l’écriture, l’art, l’environnement et le sport. «Les jeunes seront hébergés par des familles afin de vivre au rythme et aux habitudes des habitants de la communauté d’accueil». Hafid Azzouzi AÏN EL HAMMAM Ouaghzen veut sortir de l’isolement S itué à trois kilomètres du chef-lieu communal de Aïn El Hammam, à cinquante kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, Baqalem a toujours été nommé «Ouaghzen», le village voisin dont il a pris le nom. Ce n’est que depuis peu que les autorités reconnaissent à ce petit ensemble d’habitations le statut de village afin de le faire bénéficier des avantages accordés aux autres agglomérations de la commune. Ses habitants se sont toujours plaints de l’absence de commodités de base pouvant agrémenter leur quotidien morose. L’école primaire, le centre de formation professionnelle ouvert récemment et la petite épicerie ne sont pas suffisants pour aider les centaines d’habitants qui vivent dans leur bourg à y demeurer ne serait-ce qu’une journée. Ils sont contraints d’effectuer tous les jours la navette entre Baqalem et Aïn El Hammam-ville. Pourtant, ce petit village d’un millier d’habitants offre de nombreuses possibilités de construction. En matière d’infrastructures sportives, les jeunes n’ont que la rue ou les décombres de l’ancien CEM, dont la cour de récréation est jonchée de débris de toutes sortes. Cet espace pourrait recevoir une annexe de l’APC ou une agence postale. Par ailleurs, l’aménagement de certains locaux désaffectés au niveau de l’école primaire pour en faire un foyer de jeunes serait d’un grand apport pour les enfants qui s’y adonneraient à leurs loisirs, loin de la menace des fléaux sociaux. Nacer Benzekri MEKLA Des acquéreurs LSP ferment la daïra L es membres de l’Associationdesacquéreursdes204 logementssociauxpromotionnels (LSP) lancés en 2005 à Mekla, chef-lieu de daïra situé à 25 km à l’est de Tizi Ouzou, ont fermé hier, encore une fois, le siège de la daïra en signe de protestationcontre«l’abandon des travaux du projet» par le promoteur, a-t-on appris des intéressés. Selon les protestataires, qui ont recouru par le passé à la même action et pour le même motif, la livraison de ces logements était initialement prévue pour 2009. Le promoteur, ajoute notre interlocuteur, «a ensuite renoncé à la poursuite des travaux, dont l’avancement était de juste 20%, au prétexte que nous n’aurions pas payé les tranches, alors que nous avons présenté nos documents officiels de paiement». A noter que le wali a reçu hier, a-t-on appris, des représentants de l’association, en présencedesresponsableslocaux. Le premier magistrat de la wilaya aurait promis de trouver une solution à ce problème dans les prochains jours. S. Yermèche th Zmenzer, commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, attend la mise en service du réseau en fibre optique. Les chantiers ont pourtant démarré dans tous les sens il y a des années, la pose de câbles a été faite sur plusieurs tronçons. Les habitants d’Aït Ouanèche, l’un des villages les plus importantsdelacommune,necachentpasleurdéceptiondevant les «dérobades des responsables des services d’Algérie Télécom», a dénoncé un membre du comité de village. Celui-ci rappelle les vaines démarches : «La première demande pour obtenir le raccordement du village par câble afin d’accéder au réseau Internet remonte à avril 2011. A la demande d’un responsable du secteur, nous avons établi une liste des personnes désireuses d’avoir accès au réseau. Et on attend depuis cinq ans. A l’APC, on nous a assuré que le câble viendrait de Beni Douala, daïra de rattachement alors qu’un autre chantier de pose de câbles avançait vers Bouhinoun depuis la ville de Tizi Ouzou». En juin 2013, rappelle-t-on, le comité de village a effectué plusieurs démarches auprès de la direction des télécoms de Tizi Ouzou, qui sont restées sans suite. Le représentant du village témoigne : «Aït Ouanèche étantseulementàdeuxkilomètresdeBouhinoun,lecomitéde village a décidé de faire une nouvelle démarche qui consistait à demander que l’on continue la pose du câble de Bouhinoun vers Aït Ouanèche et on a même pris à notre charge un engin pour creuser les tranchées. Un entrepreneur a été engagé pour construire la niche pour les équipements techniques en avril 2014. Mais cela s’est arrêté là.» Les villageois, au lieu du réseau revendiqué, reçurent la visite, en décembre dernier, des employés d’Algérie Télécom qui distribuaient des modems 4GLTE à ceux qui en voulaient. «A ce jour, nous ne savons pas s’il y a une relation de cause à effet. Ce modem 4GLTE permet de recevoir internet effectivement, mais il y a des habitants dans le village, situés dans des zones d’ombre, qui se plaignent de ne pas recevoir de signal. Notre mésaventure n’est pas terminée et continuons à attendre la pose du câble», dit encore le membre du comité de village. S. G. BOUIRA L’ANCIENNE GARE ROUTIÈRE À L’ABANDON gare routière du chef-lieu de wilaya de Bouira est en piteux état. Auparavant, elle était le point de tranLsit de’ancienne l’ensemble des transporteurs assurant les différentes dessertes de la wilaya. L’arrêt en question est devenu depuis quelques années, après la réalisation d’une autre gare routière, sise à la sortie ouest de la ville de Bouira, un axe secondaire du transport urbain et intercommunal. N’arrivant pas à se hisser au rang d’agence de transport, elle reste reléguée au second plan en raison notamment de l’insalubrité et du laisser-aller. Le projet visant la réhabilitation de cette gare routière, inscrit depuis plus de deux ans, n’est toujours pas lancé. Les transporteurs ne cessent de dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent leurs activités. Les quelques locaux servant dans le passé de lieux de restauration ont été fermés. Une convention avait été signée entre la direction des transports de la wilaya, l’APC de Bouira et la société Sogral, qui gère la nouvelle gare routière, comprenantlaréalisationd’uneagencedetransporturbainet suburbain qui répondrait aux normes. Il s’agit, entre autres, du bornage, du gardiennage et de la réalisation de guichets de vente et de services, ce qui en ferait un point de transit actif loin du spectre habituel d’agence fantôme. Ce qui n’a pas été fait, a-t-on constaté. Des aménagements devaient également toucher la bâtisse centrale de la gare. L’immeuble aux multiples atouts, doté de bureaux et de locaux commerciaux, laissé à l’abandon depuis des lustres, s’est transformé au fil du temps en un squat pour les chiens errants et les délinquants. Katya K. El Watan Pour toutes vos annonces publicitaires Bureau de BOUIRA : Tél./Fax : 026 94 36 16 Bureau de BOUMERDÈS : Tél. : 024 79 72 71 Bureau de TIZI OUZOU :Tél./Fax : 026 11 76 86 El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 12 PUBLICITÉ El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 13 I N T E R N AT I O N A L E LE NOMBRE DE TERRORISTES EN CAVALE FAIT POLÉMIQUE L’inquiétude des Tunisiens ● Les forces sécuritaires tunisiennes sont parvenues, samedi, à neutraliser deux terroristes après un échange nourri de tirs ayant duré deux heures dans la localité de Laâmamra, aux environs de Ben Guerdane. Tunis De notre correspondant Les forces de sécurité tunisiennes multiplient les ratissages pour empêcher les terroristes de se réorganiser PHOTO : DR I l ne se passe pas un jour enTunisie sans que soient publiées des informations sur des descentes contre des foyers de terrorisme, qu’ils soient à Ben Guerdane ou ailleurs. Les réseaux sociaux pullulent d’appels aux citoyens pour informer sur les terroristes en cavale. «L’informateur bénéficie de l’anonymat», insiste-t-on dans ces messagesquipoussentàl’inquiétude concernant le nombre important de terroristes en cavale en Tunisie. Mais «ce qui tranquillise, c’est que les citoyens collaborent étroitement avec les forces de l’ordre. Ils sont même présents comme supporters dans de telles descentes. L’hymne national surgit systématiquement après chaque revers des terroristes», souligne un activiste de la société civile de Ben Guerdane, Mustapha Abdelkebir. Ce sont déjà 55 terroristes qui ont été neutralisés en rapport avec l’opération de Ben Guerdane du 7 mars. Parmi lesquels il y en a quatre qui ont été abattus pendant l’opération de la nuit du 3 mars. Le nombre de terroristes arrêtés en relation directe avec l’opération s’élève à 30. «La traque aux terroristes va se poursuivre, puisqu’on ne connaît pas encore avec précision le nombre total de terroristes impliqués dans cette opération. On ne le connaîtra, peutêtre, jamais puisqu’il s’agit surtout de cellules dormantes, implantées en Tunisie, qui ont passé des périodes en Libye pour apprendre la manipulation des armes», avertit l’expert sécuritaire Mazen Cherif. Cette inquiétude est plus nuancée chez l’expert sécuritaire Ali Zermedini, qui pense qu’il est normal que le ratissage de la zone et la recherche d’éventuelles connectionsprennentdutemps.«Les terroristes essaient en ce moment de se repositionner et d’établir de nouvelles structures en liaison, notamment, avec l’Ouest libyen. Il est donc impératif de renforcer le travail de renseignements dans TERRORISME EN EUROPE Fin de cavale pour Salah Abdeslam, le cerveau présumé des attentats de Paris ● La police belge a réalisé un grand coup, vendredi soir, en arrêtant Salah Abdeslam, cerveau présumé des attentats qui ont secoué la France ennovembre 2015 et ont fait 130 morts. Son extradition vers la France est quasiment assurée. Le djihadiste présumé devrait dénouer les fils de la nébuleuse terroriste européenne. Paris De notre correspondant F in de cavale pour Salah Abdeslam, ennemi public français n°1, vendredi dans le quartier Molenbeek à Bruxelles. Après quatre mois de fuite, l’un des cerveaux présumés des attaques qui ont ensanglanté Paris les 13 et 16 novembre dernier va être extradé vers la France, où il sera jugé pour des actes de terrorisme. Quelques jours avant les attentats qui ont fait plus de 130 morts en novembre dernier dans la capitale française, Salah Abdeslam était présent dans la région parisienne en vue d’assurer la logistique devant servir à perpétrer les attentats. Il a loué des voitures et plusieurs appartements à l’intérieur desquels tout a été préparé. L’arrestation de Salah Abdeslam, recherché par toutes les polices d’Europe, va permettre d’avoir plus d’informations sur les conditions qui ont prévalu aux attaques perpétrées près du Stade de France et du Bataclan qui ont fait 135 morts. UN JOUR NOIR POUR LE QUARTIER MOLENBEEK À BRUXELLES La presse belge, tout en saluant le courage de la police bruxelloise qui a débusqué Salah Abdeslam grâce à des complicités, a néanmoins qualifié le vendredi dernier de jour «noir». «Pour Molenbeek, c’est un jour très noir», a écrit le journal Le Soir. Il a ajouté : «Pire que les précédents, car ce retour au bercail témoigne du fait que Salah Abdeslam, même aux abois, même avec du sang sur les mains, s’y sentait protégé.» Samedi, François Hollande a remercié la police belge d’avoir mis fin à la cavale d’un des plus dangereux terroristes. Il s’est dit s’attendre à ce que la Belgique extrade «le plus rapidement possible» Salah Abdeslam vers la France. Une demande que le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, a trouvée tout à «fait normale puisque c’est la justice française qui doit traiter ce cas». Mais, selon les règles européennes de droit de l’homme, Salah Abdeslam doit d’abord se faire notifier qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen avant de procéder à toute procédure de son transfèrement vers la France. En attendant son extradition d’ici 60 à 90 jours comme le prévoit la loi, Salah Abdeslam a déjà commencé à parler. Il a, par exemple, dit aux enquêteurs belges qu’il voulait se faire exploser au Stade de France le 13 novembre, avant de faire machine arrière. Yacine Farah les espaces vitaux des terroristes», insiste-t-il. L’expert a, par ailleurs, mis l’accent sur le besoin de bien gérer le dossier des quelques milliers de jeunes Tunisiens en Syrie, en Irak et en Libye, qui constituent une véritable source d’inquiétudes. Les services sécuritaires doivent, selon l’expert, faire le nécessaire pour avoir ces terroristes sous contrôle afin d’éviter les mauvaises surprises. M. Zermedini ajoute que «la lutte contre le terrorisme ne se limite pas au volet sécuritaire. C’est d’abord une mission citoyenne et, à ce niveau, les Tunisiens ont fait preuve d’une collaboration fantastique. Mais il est utile de comprendre que l’éradication du terrorisme nécessite de longues années de traque vigilante». Pour le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Samir Cheffi, il est impératif de traiter la donne terroriste avec la vigilance requise. «Il s’agit surtout de relever le niveau de conscience des jeunes face à ce danger, aussi bien dans les établissements scolaires et universitaires que dans les réseaux culturels et les médias. Ce sont ces esprits éclairés qui sont en train d’aider la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme.» Ben Guerdane, c’est déjà du passé. Mais le danger terroriste est toujours présent en Tunisie. Mourad Sellami El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 14 L’A U T O M O B I L E PEUGEOT ALGÉRIE e stand de Peugeot Algérie a été plus sportif que jamais, avec l’immense Quartz qui arbore ses muscles au milieu d’une brochette de modèles tout aussi beaux, comme la nouvelle 208 Eclipse, vêtue de ses nouveaux habits. Pour taper fort au Salon international de l’automobile d’Alger (SIAA), la marque au lion met cette fois-ci le paquet sur la sportivité, en dévoilant dans une belle ambiance son concept car, le Quartz. C’est le patron de la marque en Algérie, Yves Peyrot Des Gachons, qui en a eu la fierté de dévoiler ce bolide bourré de technologie, lors de la soirée de jeudi, premier jour de l’ouverture de cette 19e édition du SIAA 2016. Sous le capot de ce concept, qui reste le plus admiré par les visiteurs du stand de Peugeot, se décline un moteur de 4 cylindres, 1.6 THP de 260 cv. Ce n’était pas là la seule nouveauté de la soirée pour la marque au lion, car, comme l’a si bien signalé le DG de Peugeot lors de son intervention, «malgré un contexte chahuté, Peugeot continue à avancer avec des offres Yves Peyrot Des Gachons, directeur général de Peugeot (à droite), avec son directeur marketing Adel Zerrouk de services riches». Ainsi, il passera d’ailleurs la parole à son directeur marketing, Adel Zerrouk, qui, pour réaffirmer «la bonne santé» de la marque qu’il a rejoint l’été dernier, a annoncé d’autres surprises. Et la première d’entre elles est la 208 Eclipse, un véhicule aimé des clients algériens, qui décline une nouvelle teinte texturée. Cette nouvelle venue de Peugeot Algérie est encore plus équipée, avec de nouvellestechnologiesembarquées, un toit Ciclo et de nouvelles jantes alu. Mais, précise le conférencier, «c’est une série limitée qui va se vendre à 50 unités seulement». Adel Zerrouk ne s’arrêtera pas là, puisqu’il révélera une autre surprise, unique en Algérie : une offre d’aide à la revente des véhicules d’occasion Peugeot. C’est la certification des véhicules d’occasion avec le label «La Griffe». Il s’agit d’un concept où chaque client qui souhaite revendre son véhicule d’occasion à un particulier (véhicule de moins de 6 ans d’âge et ayant roulé moins de 150 000 km) pourra se rendre dans le réseau Peugeot, où un diagnostic gratuit sera effectué sur son véhicule. Et si son auto satisfait aux 50pointsdecontrôleréalisésparson agent, le propriétaire pourra faire l’acquisition d’une garantie et d’une assistance de six mois pour son véhicule, ainsi que d’un «Welcome pack» promotionnel Peugeot, dont bénéficiera le futur propriétaire du véhicule. Ainsi, il lui sera remis une certification Peugeot appelée «La Griffe». Celle-ci sera proposée par le réseau de Peugeot Algérie à partir du 1er avril prochain. Peugeot a, par ailleurs, lancé Peugeot Nomade, une approche de proximité avec les clients dans le SAV. A ce titre, une opération pilote est initiée au niveau du centre commercial Ardis (Alger), alors que la prochaine caravane aura lieu à Oran. Peugeot Algérie n’a pas oublié les professionnels pour lesquels il lance également une offre dédiée, pour ne citer que ceux-là, aux taxis, aux flottes et aux entreprises (PME et PMI). R. Beldjenna DS AUTOMOBILES PHOTO : EL WATAN DS3 et DS4 Crissback et DS Store pour bientôt Au pupitre, Siham Oulmane, responsable de DS Automobiles a marque DS en Algérie estdéfinitivementséparéede Citroën, l’autre marque commercialisée en Algérie par l’Eurl Saida, que dirige l’infatigable Patrick Coutellier. Une année après l’annonce officielle de la créationdecettemarqueàGenève, DS a désormais sa propre équipe qui lui est dédiée en Algérie. Une équipe que «gouverne» Siham Oulmane et qui a eu samedi dernier la fierté de présenter sur son stand une marque, Absolutely DS. C’est au milieu de ses «déesses» que la responsable de la jeune équipe de cette luxueuse marque française a dévoilé les nouveautés DS, la nouvelle DS3 et la nouvelle DS4 Crossback (un modèle qu’El Watan-auto a testé l’été 2015 à Angers (France), avec une identité entièrement renouvelée. C’est la seconde fois que DS participe à un salon en tant que marque. Une L marque qui a pour ambition, précise Siham Oulmane, d’«incarner le savoir-faire français du luxe dans l’automobile en s’appuyant sur des valeurs d’innovation, d’excellence et d’élégance représentées par un héritage exceptionnel». Celui de la DS originelle, créée il y a un peu plus de 60 ans. Ainsi, «ce sont près de 600 000 unités de ce segment Premium qui ont été vendues à travers le monde, dont plus de 600 en Algérie», rappelle Mme Oulmane, qui insiste à dire que pour DS Automobiles, l’ensemble du parcours clients doit être premium (digital, point de vente, point service….) et le «Spirit of avant-garde». Mme Oulmane développera, lors de son intervention, une philosophie de la marque qui s’appuie sur une stratégie innovante basée sur un axe de croissance produit et un axe decroissancegéographique.Ainsi, en termes de produits, la patronne de DS en Algérie annoncera que DS va lancer 6 nouveaux modèles à l’horizon 2020, avec des proportions uniques, des designs intérieurs plus raffinés. «Les DS sont aussidevéritablesobjetstechnologiques. En termes de motorisation d’abord, chez DS l’important c’est le couple moteur ! Le couple, c’est la dynamique, l’accélération et le plaisir de conduire. La gamme de moteurs place aujourd’hui ses véhicules au meilleur niveau du marché premium», a-t-elle indiqué. Elle ajoute : «Un plaisir de conduire qui passe aussi par une boîte de vitesse automatique de dernière génération, l’EAT6, elle améliore de 40% les temps de passage.» Ainsi, pour ce qui est de son développement en Algérie, tout en précisant que DS Automobiles a construit un réseau de distribution en priorité dans les 200 plus grandes villes du monde, Mme Oulmane a révélé que «DS Algérie aura également bientôt son DS Store». Après Paris, Genève, Luxembourg, Amsterdam ou encore Téhéran, en Iran, en janvier DS Automobiles Algérie aura donc, dans un avenir très proche, le DS Store d’Alger, un concept déjà présent dans plus 200 points de vente dans le monde. «Le réseau de distribution sera bien entendu étoffé et répondra aux standards de la marque : rapidement des points service à l’Est et à l’Ouest pour répondre aux besoins de notre parc déjà existant et à ceux de nos futurs clients dans les régions. Des DS Stores ou DS Salons sont prévues en 2e temps», a précisé Mme Oulmane. Cette dernière a, par ailleurs, indiqué que 2015 a été particulièrement riche par le renouvellement de la gamme, avec notamment la Nouvelle DS5, flagship de la marque, suivie par la nouvelle DS4 et DS4 crossback. Et l’année 2016, quant à elle, a commencé pour DS Automobiles sur les chapeaux de roues, avec le lancement en janvier dernier de la nouvelle DS3 à Paris sous la Pyramide du Louvre en avantpremière nationale sur le stand DS au Salon d’Alger. Best-seller grâce à sa forte personnalité, son style unique, son plaisir de conduire et à seséquipementsmodernes,lanouvelle DS3 séduit par son éventail de personnalisation – pas moins de 78 combinaisons de teintes carrosserie/toits et plus de 3 millions de possibilités, en tenant compte de tous les éléments au choix du client. R. Beldjenna Le nouveau Tucson dévoilé PHOTO : B. SOUHIL Quartz, 208 Eclipse et la «Griffe» PHOTO : B. SOUHIL L HYUNDAI Omar Rebrab, directeur général de HMA, brandissant le trophée de partenariat avec HMC L ’un des rares concessionnaires sur le marché qui dispose d’un peu de stock, de quoi vivre encore un temps, Hyundai Motor Algérie (HMA), a choisi comme surprise de dévoiler sur son stand au Salon de l’automobile son nouveau Tucson. En dépit d’un contexte très perturbé dans le secteur de l’automobile, HMA s’est encore une fois distingué en dévoilant, lors de la soirée de jeudi dernier, l’une des rares nouveautés de cette manifestation. Il s’agit du nouveau Tucson, avec une nouvelle identité visuelle. Ses dimensions sont plus imposantes : une longueur de 4,47 m, une largeur de 1,85 m et une hauteur de 1,65 m. Le nouveau Tucson se présente avec une face avant complètement redessinée. L’habitacle est conçu avec des matériaux de haute facture. «Le nouveau Tucson que nous présentons aujourd’hui sera disponible en transmission 4x2 et 4x4, en boîte automatique et manuelle. Il est, par ailleurs, doté d’une large palette de nouveaux équipements d’aide à la conduite : l’assistance en ligne, le freinage d’urgence, ABS, ESP, régulateur de vitesse...», indique Abderrahmane Bedjaoui, responsable marketing de Hyundai Motor Algérie. Sous le capot, il est équipé d’un seul bloc moteur, le 2.2l CRDI de 177 ch à double calage des soupapes variables. Mais le nouveau Tucson, qui est du reste très attendu par les clients algériens, sera commercialisé en trois versions : le Select, en transmission 4x2, l’Ultra, en transmission 4x4 avec une boîte de vitesses manuelle et automatique. Le nouveau Tucson sera le premier véhicule de la gamme Hyundai commercialisé en Algérie à bénéficier d’une garantie de 5 ans, kilométrage illimité. Intervenant lors de cette soirée, le patron du pôle Automotive Cevital et de Hyundai Motor Algérie, Omar Rebrab, a réaffirmé «la relation excellente» entre son entreprise et celle du constructeur sud-coréen à la faveur du trophée qu’il a reçu dernièrement à Séoul, lors de la réunion des distributeurs de la marque. Omar Rebrab, directeur général du pôle Cevital Automotive, s’est, en effet, vu remettre un trophée d’honneur récompensant les 20 ans de partenariat entre Hyundai Motor Algérie et Hyundai Motor Company. R. Bel. ABSENT DU SALON D’ALGER Ival annonce des disponibilités E n dépit d’une situation pénible pour toutes les marques commercialisées en Algérie, le groupe Ival, qui n’a pas participé à la 19e édition du Salon international de l’automobile d’Alger (SIAA 2016), a fait part, hier, de la disponibilité de quelques modèles sur son réseau de stock limité. «N’ayant pas participé à la 19e édition du Salon international de l’automobile pour ‘‘absence d’une réelle visibilité commerciale’’, le représentant des trois marques italiennes Iveco, Fiat Professional et New Holland offre à ses partenaires une gamme riche et des solutions pratiques en véhicules utilitaires, semi-utilitaires et engins de travaux publics», annonce Ival dans un communiqué. Cette disponibilité consiste à répondre à la pénurie des véhicules qu’endure le marché national, mais également aux sollicitations d’une clientèle très sélective et professionnelle, précise-t-il. La gamme disponible actuellement sur le réseau d’Ival inclut pour la marque Iveco plusieurs configurations et modèles : Iveco Daily (châssis nu), Iveco 682 (tracteur 4x2) et Iveco Leoncino. Chez Fiat Professional, cette proposition concerne les modèles utilitaires du New Ducato et New Doblo en plusieurs apparences et motorisations. Quant à la marque d’engins New Holland, elle propose une gamme pratique et ouverte à la commande immédiatement. Son offre touche les modèles pelle, rétrochargeur, bulldozer qui incluent 12 mois de garantie, le service après-vente assuré et des prix promotionnels. R. Bel. El Watan Lundi 21 mars 2016 ÉCONOMIE Supplément hebdomadaire n°508 - GRATUIT - Email : [email protected]/Tél. - Fax : 021 65 58 66 PRODUITS NATIONAUX LE LABORIEUX PROCESSUS DE LABELLISATION S PHOTOS : DR ur quels critères se basent les consommateurs algériens pour trancher sur le choix des produits à acheter et quelles garanties offrent les producteurs à ces consommateurs en termes de qualité ? En somme, quelle place pour le label dans la production nationale ? Faible, voire très faible. Et pour cause, très peu de produits sont labellisés alors que la tendance est aux garanties à travers le monde. Des garanties qui concernent notamment l’origine, la qualité et le respect de l’environnement. Or, sur le marché algérien, ce n’est pas encore le cas. Et pourtant, les consommateurs sont de plus en exigeants. Que ce soit pour les produits alimentaires, l’habillement, les produits cosmétiques, l’électroménager ou pour tout autre catégorie de produits, les Algériens sélectionnent leurs achats. Si avant on n’accordait pas d’importance aux indications mentionnées sur les étiquettes, ce n’est plus le cas aujourd’hui avec l’augmentation des risques sanitaires notamment, mais aussi avec l’importation massive des intrants. En dehors des fruits et légumes, la majorité des produits fabriqués localement n’ont d’origine algérienne que la transformation, les composants provenant essentiellement des marchés extérieurs. A titre illustratif, citons les concentrés, les jus de fruits, le blé, la poudre de lait, les additifs, les textiles et autres intrants. Difficile donc de remonter la traçabilité du produit. Difficile également de labelliser le produit et de rassurer par ricochet le consommateur sur la qualité. Lire notre dossier en pages II, III et IV CHRONIQUES CHRONIQU ES ■NOUVEAUMODÈLEÉCONOMIQUE Gérer des institutions à but non lucratif Par El Kadi Ihsane Par Abdelhak Lamiri > P. VI Une place centrale pour le partenariat public-privé > P.V PUBLICITÉ Sous-développement:pourquoi l’EtatBouteflika maintient l’Algérie sur cette frontière des Nations > P. V II DOSSIER El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016 APRÈS AVOIR TOURNÉ LE DOS À LA LABELLISATION Des initiatives pour garantir la production nationale Suite de la page 1 > Par Samira Imadalou L ’échec des opérations lancées pour la promotion de la consommation nationale et la préférence des produits étrangers pour certaines catégories (vêtements,cosmétiques,chaussures…)sont des exemples qui renseignent clairement sur le comportement d’achat des consommateurs algériens, même si on relève l’absence d’études ou u d’enquêtes sur cette question. LES CONSOMMATEURS EN N QUÊTE DE GARANTIES dée Hormis l’étude commandée enpar le Forum des chefs d’enet treprises (FCE) au cabinet d’expertise Bravehill pourr la mise en place du label Bassma Djazaïria lancé en novembre dernier - pour lequel le Forum a reçu une cinquantaine de candidatures selon le viceprésident de l’organisation Brahim Benabdessaleem -, nt très peu de données sont disponibles à ce sujet, les enal des quêtes de l’Office national imitées statistiques ( ONS) étant limitées auxdépensesdesménages.Comment eurs face à la font alors les consommateurs oposés sur le multitude des produits proposés er le rapport marché ? «J’essaye d’évaluer qualité/prix», nous dira une maman rencontrée dans une surface commerciale. Et à une autre de relever : «C’est vrai que nous avons de plus en plus de produits algériens sur le marché, mais nous n’avons pas de garantie sur la qualité. Je fais le tri en fonction des expériences des uns et des autres. Par exemple, pour l’achat d’une machine à laver, j’ai dû voir autour de moi les marques les plus achetées pour faire mon choix». «Dans l’agroalimentaire, j’achète les produits locaux, mais rien ne m’assure l’origine des matières premières utilisées», regrette un père de famille. «Les Organismesgénétiquementmodifiés(OGM) sont certes interdits en Algérie, mais rien de m’assure qu’ils ne sont pas utilisés dans le processus de transformation au niveau local avec toutes les pratiques douteuses sur le marché de l’import. Rien ne m’assure aussi que les additifs alimentaires dangereux sont écartés», s’inquiète une autre maman. Cela pour dire que seul le label en fournissant des informationsfiablesettransparentessur l’origine réelle des produits peut jouer un rôle important f dans le renforcement ou plutôt le rétablissement de la confiance entre le consommateur et le producteur. ACTIONS ÉPARPILLÉES «Mais tant que les choses ne sont pas claires à ce sujet, difficile d’orienter le consommateur vers un label précis. Aujourd’hui, les Algériens n’ont pas de perception sur ce sujet parce que nous n’avons pas de label sur le marché». C’est ce que pense justement le président de la Fédération nationale de la protection des consommateurs, qui ajoutera : «Nous refusons de cautionner des labels pour lesquels nous n’avons pas été consultés. Pour la fédération, le seul label de conformité légal est celui établi par l’Institut algérien de normalisation (IANOR), en l’occurrence Tedj, entré en vigueur à titre de rappel en 2006 pour six secteurs d’activité : la sécurité, la santé, l’environnement, le secteur bio, le label qualité et l’alimentation. Tedj atteste que le produit en question est conforme aux normes algériennes qui le concernent». Il a été lancé pour faire face à la prolifération des produits contrefaits. Mais peu de prod producteurs ont eu recours à cette lab labellisation qui devait être suivie p par un autre projet : une pasti pastille à apposer sur différents pro produits pour faciliter l’identif tification de l’authenticité d de la marchandise. Des inittiatives qui auraient eu un grand impact s’il y avait un suivi. Or, ce n’est pas le cas. Pourquoi ? «Les actions sont éparpillées», nous répondra le président de l’l’APOCE (Association de pr protection et d’orientation des consommateurs), Mustapha Zebdi, dont l’association éga est également sur un projet de labellisatio de produits agricoles labellisation agroalime et agroalimentaires en concertation avec l’Union d des bureaux d’agronomes. «On aurait aaimé qu’il y ait concertation autour d’une question aussi importante que la labellisation», souligne-t-il reprochant au FCE de lancer le projet Bassma Djazaïria en solo. «Le fait que l’initiative soit d’une organisation patronale n’est pas intéressant. Il fallait aussi impliquer d’autres organismes. Ce n’est pas normal qu’une entreprise se dirige vers une organisation pour avoir un label. C’est aux pouvoirspublicsd’adopteretdechapeauter une telle démarche. Le label Bassma algérienne n’a pas été bien lancé et les initiateurs doivent se racheter pour une réussite totale», estime t-il. Mais, le projet du FCE est déjà en marche et les premiersrésultatsserontbientôtconnus (en avril prochain). QUELS RÉSULTATS POUR L’INITIATIVE DU FCE ? Combien seront-elles au final à obtenir ce label qui vise à permettre aux consommateursd’identifierlesproduits pour lesquels l’essentiel de la valeur ajoutée a été produite en Algérie tel qu’indiqué dans la définition de Bassma Djazaïria ? Une question qui s’impose sachant que les critères imposés ne sont pas totalement satisfaits par les entreprises algériennes : taux de transformation ; recherche & développement ; qualité et responsabilité sociale et environnementale. Sachant aussi que les frais à débourser dans ce cadre sont importants. Mais, globalement, le cap devrait être franchi. «L’émergence d’une production nationale de qualité et compétitive est un enjeu capital, un label pour identifier le produit national est impératif, facilitera l’insertion de l’économie nationale dans l’économie mondiale», note à ce sujet l’Algex. Ce qui ne permet pas à l’économie de tirer une plus-value aussi bien sur le marché local qu’international, surtout dans le contexte actuel de la chute des prix du brut S. I. POURQUOI LABELLISER ? ■ Informer le consommateur sur l’origine et la qualité du produit, (provenance, mode de fabrication, contrôles réalisés) ; ■ lutter contre la concurrence déloyale et la fraude ; ■ protéger par les signes distinctifs les produits contre les usurpations et imitations ; ■ augmenter des opportunités d’exportation ; ■ contribuer au développement de l’écotourisme. MOHAMED SKANDER// CONSULTANT «La labellisation pour renforcer nos structures productives» >Proposrecueillis par Samira Imadalou Mohamed Skander est le premier responsable du cabinet conseil Bravehill Algériequiamenél’étudesurlalabellisation auprofitduForumdeschefsd’entreprises pourlelancementdulabelBassmaDjazaïria. Quelrôlepourlalabellisationdansl’organisation de la production nationale ? Le rôle de la labellisation est de permettre aux consommateurs de consommer responsable. De plus en plus danslemondelesconsommateursdemandentauxproducteurs, en plus du critère qualité/prix, de respecter d’autres principes : commerce équitable, agriculture bio, environnement. Le label Bassma Djazaïria va permettreauxconsommateursdeparticiperàunenjeu national : réduire la facture des importations et favoriser le renforcement de nos structures productives. En consommant les produits labellisés, les consommateurs sauront qu’ils contribuent à créer de la valeur et de l’emploi en Algérie. Quellessontlesétapesàsuivredansl’opérationde labellisation ? Il faut tout d’abord sélectionner le ou les produits que l’on souhaite labelliser. Ensuite, il faut télécharger le cahier des charges sur le site du FCE et constituer le dossier. Les entreprises confient le plus souvent cette chargeàleurresponsablequalité,leurcommissaireaux comptes ou leurs cabinets conseil. Ensuite, le dossier est déposé au siège du FCE qui va désigner un organisme auditeur (SGS, IAFNOR, Veritas...). Une fois le dossier vérifié, il passe devant le comité Bassma Djazaïria qui va juger le produit sur l’ensemble des critères du cahier des charges. Il statuera ensuite sur l’accord du label au produit candidat. Commentpromouvoiretpérennisercesystème? L’objectif est notamment de mutualiser les efforts de ceux qui ont misé sur l’Algérie et qui croient au potentiel de nos ressources. Les frais d’adhésion au label seront notamment destinés à mettre en place des cam- pagnes pour sensibiliser le consommateur sur l’importance de la consommation et de la production locales. En ce qui concerne la pérennité du système, le FCE a choisi de s’appuyer sur une démarche et un cahier des charges clair est transparent qui assure sa crédibilité. Dans quelle catégorie de produits devrait-on accélérer le processus ? On se rend compte aujourd’hui que lorsqu’il y a une volonté, on peut orienter notre économie. Je pense par exempleausecteurautomobilequisousl’impulsiondu ministère de l’Industrie prend aujourd’hui forme. C’est lebutdulabeletnotammentdanslessecteurscréateurs d’emplois qui doivent à mon sens être privilégiés. Le label va d’abord concerner les produits industriels et agricoles, mais pourquoi pas dans un deuxième temps les services. Il faudra à ce moment un cahier des charges adapté, car l’établissement de l’«algérianité» d’un service répond à d’autres critères. S. I. DOSSIER III El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016 LE SYSTÈME FICELÉ POUR DEGLET NOUR ET LA FIGUE DE BENI MAOUCHE LES SIGNES DISTINCTIFS DE QUALITES CONCERNES Les labels bientôt élargis au miel, viandes ovines et l’huile d’olive >Par Samira Imadalou Chiffres-clés > 10 000 Indications géographiques (IG) sont protégées à travers le monde > 50 milliards de dollars la valeur des ventes de produits dotés d’IG à travers le monde > 90% des IG se trouvent dans les pays de l’OCDE >6021 P our valoriser les produits agricoles à l’export, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et de la Pêche (MADRP) mise sur la labellisation. La loi d’orientation agricole du 3 août 2008 stipule d’ailleurs la mise en place d’uncomiténationaldelabellisationde produits agricoles, lequel a été installé en juillet dernier. La loi en question définit l’architecture générale du système de reconnaissance de la qualité des produits agricoles par des signes liés à l’origine par des labels agricoles ainsi que des produits d’agriculture biologique. Une mission attribuée audit comité appelé à accompagner les agriculteurs dans ce processus qui permet de garantir l ’o r i gine ou la qualité deleursproduits. Comment ? En coordonnant avec les associationsdes producteurset deséleveurspourpouvoirmarquer,par des signes distinctifs de la qualité, l’origine des produits agricoles du terroir. Ce travail s’annonce de longue haleine. Et pour cause, comme le souligne l’Agence algérienne de promotion des exportations (Algex), les produits du terroir algérien (une centaine) ne bénéficient d’aucune protection et ne peuvent donc être différenciés des autres produits. Pour l’heure, seuls trois produits sont en voie d’obtenir le label dans le cadre d’un jumelage entre l’Algérie et l’Union euro- péenne (UE) lancé en octobre 2014 (programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association - P3A) intitulé : «Mise en œuvre du système de qualité des produits agricoles par les signes distinctifs liés à l’origine». Il s’agit de la datte de Deglet Nour de Tolga (Biskra), de la figue de Beni Maouche (Béjaïa), et de l’olive sigoise. Pour les deux premiers produits, le projet est en phase finale. «L’aboutissement est pour bientôt», nous dira à ce sujet Omari Chérif, conseiller au MADRP. Et ce, en attendan attendant que l’oliv l’olive de Si Sig obtienne son so label. Dan Dans une second seconde phase, lle projet sera ser élargi à l ’ h u i l e d’olive, lla viande ovine eet le miel, avons-nou avons-nous encore appris au a près du repré représentant d du MADRP. S. I. IG sont protégées en Europe >910 IG sont protégées aux USA (Carte des potentialités des produits de terroir en Algérie) source MADRP ■ APPELLATION D’ORIGINE (AO) : dénomination géographique d’une région ou d’une localité servant à désigner un produit qui en est originaire et dont la qualité, la réputation ou les autres caractéristiques sont dus exclusivement ou essentiellement au milieu géographique comprenant des facteurs humains et des facteurs naturels et dont la production, la transformation et la préparation ont lieu dans l’aire géographique délimitée en conformité avec un cahier des charges d’appellation d’origine. ■ INDICATION GÉOGRAPHIQUE (IG) : dénomination servant à identifier un produit comme étant originaire d’un territoire, d’une région ou d’une localité, lorsqu’une qualité, une réputation ou tout autre caractéristique déterminée dudit produit peut être attribuée essentiellement à cette origine géographique et que la production et ou la transformation et/ ou la préparation ont lieu dans l’aire géographique ainsi délimitée en conformité avec un cahier des charges d’indication géographique. ■LABEL AGRICOLE : signe d’identification matérialisé par un logo qui atteste que le produit possède des qualités et des caractéristiques spécifiques préalablement fixées par un cahier des charges de label agricole. ■ AGRICULTURE BIOLOGIQUE «AB» : signe accordé aux produits répondant à des conditions de production biologique, prohibant les produits chimiques de synthèse et assurant la protection de l’environnement en conformité avec un cahier des charges d’agriculture biologique. FOUED CHERIET// EXPERT EN AGROALIMENTAIRE «Les labels ne peuvent se faire sans les acteurs du territoire d’appartenance du produit» Foued Cheriet est maître de conférences en marketing agroalimentaire et stratégie internationale à Montpellier SupAgro et travaillant sur les questions des coopérations interentreprises agroalimentaires, la structuration des filières et les enjeux de sécurité alimentaire dans les pays méditerranéens. Commentexpliquez-vousleretardaccusédanslalabellisation des produits agricoles et agroalimentaires en Algérie ? Il y a, en effet, un retard manifeste dans le processus de labellisation en Algérie. Ne serait-ce que par rapport à notre voisin marocain, alors que nous avions lancé des lois et des institutions depuis 2008, et un projet en collaboration avec l’UE dès 2013 (UGP/P A, doté de 1,5 million d’euros), nous n’avons jusqu’à présent aucun label existant.Plusieursraisonspeuventexpliquerlesretardsenregistrésdans les processus de labellisation des produits agricoles et agroalimentaires de terroir : une faible maturité des projets en cours et un dispositifinstitutionneltopdownfaiblementimpliquantdesacteurs/institutions au niveau local ; une faiblesse dans la communication autour des procédures vis-à-vis des producteurs, une faible valorisation additionnelledesproduitslabellisésetuneabsenced’unedemande fiable dans ce sens (hors export). Malgré cela, des expériences de labellisation «privée» existent. Pour la datte par exemple, plusieurs entreprises (BioDattes, Bionoor, etc) ont certifié les exportations de dattes de la région de Biskra avec le label Agriculture biologique (AB) à destination des marchés européens. Cela leur permet de mieux valoriser le produit et de le prédestiner à des marchés de niche en forte expansion. Quellessontjustementlescontraintesàl’émergencedesproduits de terroir à fort potentiel de développement ? Les labels sont un moyen de cibler des segments plus petits mais donnant plus de valeur au produit. Ils permettent de revendiquer un savoir-faire, un ancrage territorial, une histoire… Ils visent à rassurer le consommateur sur la qualité et la provenance et à différencier ces produits de ceux «impersonnels» de la consommation de masse. Malgré ces avantages et au risque d’avoir une position qui risque de surprendre, je ne pense pas que la labellisation soit un enjeu majeur pour répondre à la demande locale en Algérie. Je vous donne l’exemple de l’huile d’olive que nous avons étudié avec des collègues de l’INRAA Alger et de l’Université de Tizi Ouzou : la France dispose de 7 indications, l’Italie de 43, le Maroc d’une seule, alors que ni l’Algérie ni la Tunisie ne disposent de labels pour ce produit à forte typicité : la raison est simple : pour la Tunisie, les exportations sont majoritairement réalisées en vrac. Pour l’Algérie, la demande est tellement forte qu’une huile d’olive mélangée avec d’autres, vendue en bord d’autoroute, dans une bouteille d’eau minérale réutilisée, est cédée à 750 DA le litre (soit plus chère qu’une huile espagnole labellisée et arrivée en Algérie). Cela a pour conséquence qu’il n’y a aucun besoin de différenciation de l’offre car nettement insuffisante. L’enjeu majeur est donc d’abord d’améliorer l’offre en termes de quantité et de commercialisation.Vientensuitelebesoindelabelliser,notammentpour valoriser la production à l’export ou pour répondre à une demande locale de qualité, de traçabilité ou d’identité du produit. Unprocessusaétélancépourtroisproduits,notammentDeglet Nour;quelseraitl’impactsurlavalorisationdesexportations? En effet, le processus a été lancé pour trois produits «pilotes». Ce projetestdotéd’unbudgetconséquentetd’uneassistanceentermes d’expertises de bureaux d’études européens. En Algérie, il est piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Il porte sur trois produits/territoires que sont la Deglet Nour de Tolga, la figue sèche de Beni Maouche et l’olive de table de Sig. A ma connaissance, ce projet est encore au stade du diagnostic de l’existant et de la formulation des outils méthodologique et d’accompagnement. Il reste beaucoup à faire, notamment la mise en place des cahiersdescharges,desstructuresd’accompagnement,descomités techniquesetdecontrôle.Cedernierpointestessentielpourdonner au label toute sa crédibilité. Celui de l’implication des chercheurs universitaires (et ils sont nombreux en Algérie à travailler sur le sujet) en est un autre. Par le passé, d’autres processus avaient été entamés notamment pour l’huile d’olive (depuis les années 2000), sans réelle concrétisation. Nous restons toujours à un niveau central d’annonces, et le processus bute sur sa concrétisation sur le terrain. Comment élargir la labellisation à d’autres produits ? Cela relèverait d’une stratégie globale de valorisation des produits de terroir jusque-là annoncée, mais rarement mise en place. S’il faut retenir un seul point, ce serait sans conteste l’implication des producteurs et des acteurs locaux. Dans les milieux de la recherche, on utilise le terme de «résilience» pour expliquer la capacité d’ancrage des territoires : ces labels ne peuvent se faire sans les acteurs du territoire d’appartenance du produit. Leur essence même est puisée dans leurs espaces géographiques, l’histoire et la mémoire des producteurs, leurs savoir-faire... Aucun processus de labellisation ou de valorisation géographique (y compris dans les pays où ces types de démarchessontleplusavancées)nesauraitsefairesansdesporteurs de projets crédibles, impliqués et engagés. La labellisation ne se décrète pas, elle se co-construit. Propos recueillis par Samira Imadalou El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 18 PUBLICITÉ IV DOSSIER El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016 LABELLISATION DE L’HUILE D’OLIVE Lorsque la réalité contredit le discours officiel > Par Naima Benouaret J e m’étais engagé, il y a quelques années, dans le processus de labellisation de huile d’olive que je produis, après plus de 15 longues années de recherches. Je fus assisté par un expert en oléiculture d’Aix-en-Provence, également membre très influent au Conseil Oléicole International, lequel décide des règles de commercialisation de l’huile d’olive dans le monde. A la dégustation, lors d’une manifestation agricole à Béjaïa, cet expert fut profondément séduit par l’étonnante richesse aromatique de mon produit : on y retrouve les goûts d’artichaut, du pin d’Alep, de la pomme Golden, ainsi que de l’amende douce. Il a aussitôt saisi le ministère de l’Agriculture de l’époque pour entamer les démarches nécessaires. La labellisation dépendait des résultats de l’évaluation de la traçabilité de l’olivier qui devait s’étaler sur 5 ans. Et, à sa grande surprise, l’expert européen sera invité à abandonner le projet et à quitter le pays pour des raisons, à ce jour inexpliquées». Ce témoignage de Lhacene Messak, un oléiculteur basé dans la zone industrielle de Berrahal, illustre, à bien des égards, l’étendue du fossé qui sépare le discours officiel de la réalité du terrain. D’un côté, nos décideurs juraient, et jurentencore,commedestroupiersquetout estmisenœuvrepourpromouvoirlesexportations algériennes hors hydrocarbures, de l’autre,estsystématiquementétoufféetoute initiativeallantdanscesens.Sinoncomment peut s’expliquer l’attitude curieuse de ceux qui étaient censés ouvrir toutes les portes à un projet d’une telle importance ? D’autant que, au même titre que ses collègues, près d’une trentaine, de Bouira, Jijel, Tizi Ouzou et Béjaïa, l’ambition de cet oléiculteur qui est également propriétaire de l’oliveraie exploitée - 6000 oliviers greffés - ainsi que d’une usine de trituration d’une capacité de 18 q/h, consistait à en faire «la locomotive pour relancer la labellisation des régions, comme ce fut le cas pendant la période coloniale», nous dit-il. La finalité étant d’imposer une huile d’olive algérienne dotée d’un label AOC (Appellation d’origine contrôlée) sur un marché international de plus en plus exigeant. Les variétés existantes, notamment à l’Est du pays, sont susceptibles de faire de cette ambition une réalité. Parmi les meilleures, disponibles dans les régions de Annaba, El Tarf, Skikda et des Aurès, «on retrouve la blanquette et la rougette, d’où peuvent être extraits jusqu’à 20 à 25 litres par quintal d’olives fraîches. La Chemlal est une autre variété à même de produire 17 à 20 l/q. Il y a également Ferken des régions de Tébessa et Khenchela. Réputée pour son excellente qualité, on peut y extraire jusqu’à 30 l/q», détaille M. Messak qui affirme être disposé à mettre son usine et son oliveraie au service de la recherche scientifique ainsi que de la formation professionnelle, et ce, à titre gracieux (il a déjà assisté dans leurs travaux de recherches en oléiculture plusieursdoctorantsdont4issusdesuniversités d’Annaba et Skikda). A ses yeux, les études de l’impact de l’évolution des habitudes de consommation sur la demande en huile d’olive dans différentes régions du pays ont fait ressortir l’importance majeure de l’introduction du processus label de qualité. En effet, explique M. Messak, «notre pays a perdu tous les labels de qualité qui existaient avant 1962. Aucun effort n’a été fait pour les reprendre. Pourtant, gagner les faveurs des consommateurs européens ou d’autres contrées, notre huile d’olive en est capable. Nous pouvons même se faire une place de choix sur le marché international vu la faible consommation locale annuelle, soit moins d’un litre par habitant. Ce qui offre à l’Algérie des débouchés sûrs à l’export. Il suffit de penser à la labellisation et l’augmentation du volume de production pour y parvenir.» En effet, sauf saison exceptionnelle, où la production peut atteindre les 30 000 t, l’oliveraie algérienne estimée à 20 millions d’arbres - une superficie de près de 250 000 ha - génère actuellement une production d’huile d’olive se situant autour de 9000 à 15 000 t et environ 9000 t d’olive de table. Cette oliveraie se compose pour l’essentiel de la variété Chemlal à 30%. Grande productrice d’huile et dont la vigueur lui permet de tirer partie des sols pauvres, explique Akli Moussouni, expert en oléiculture, cette variété s’étend du mont Zakkar à l’Ouest et aux Bibans à l’Est. Quant à la Sigoise, 20% des surfaces cultivées, on la retrouve dans l’Oranie et, plus particulièrement à Sig, d’où son nom. «Excellentes olives de conserve, qui avaient acquis, par le passé, un droit de cité sur le marché international, ces deux variétés cohabitent avec une mul- titude d’autres : locales (Azzeradj, Limli, Bouricha…) et étrangères (Cornicabra, Sevillane, Blanquette, Lucques, Picholine)», ajoute-t-il.Cependant,enmatièredequalité, beaucoup reste à faire. Pour lui, l’introduction de ce produit sur le marché international reste tributaire du respect de normes drastiques de qualité, dont notamment la conduite culturale et le taux d’acidité. Ces normes sont définies par le Conseil oléicole international (COI). Ainsi, la labellisation demeure la contrainte majeure à laquelle se heurtent les oléiculteurs et elle est essentiellement due à l’absence d’un organisme de certification exclusivement dédié à la filière huile d’olive. C’est justement parce qu’il y a pensé depuis plusieurs années que le voisin de l’Est a réussi à installer confortablement son huile d’olive sur le marché international, européen en particulier. En témoigne : l’UE - qui exporte de l’huile d’olive vers l’Algérie - a importé quelque 145 000 t d’huile d’olive tunisienne en 2014/2015 contre 32 000 t en 2013/2014 et 111 400 t en 2012/2013. Ainsi, au moment où les oléiculteurs tunisiens ont quadruplé leurs ventes à l’étranger, tirant profit de la pénurie européenne provoquée par la bactérie ayant infecté les oliviers en Italie et la sécheresse qui a frappé l’Espagne, lesquelquestentativesalgériennesàl’export ont rarement franchi le seuil des… 2 q si ce quasi nulles, et ce, malgré la diversité variétale, les possibilités de renforcement des vergers et les milliards de dinars engloutis dans des programmes agricoles stériles. N. B. AKLI MOUSSOUNI. EXPERT EN AGRICULTURE ET EX-PRÉSIDENT DU COMITÉ NATIONAL INTERPROFESSIONNEL OLÉICOLE (CNIO) «La qualité de l’huile de l’olive ne l’autorise pas à pénétrer les marchés normalisés» > Propos recueillis par Naima Benouaret Lors de sa visite à Annaba mercredi dernier,lePremierministreAbdelmalek Sellal a, une fois encore, insisté sur la nécessitédesetournerversl’exportationdansledomaineagricole:«Ilfaut qu’onproduisepourexporter,maisles gensnesaventpaslefaire»,lançait-ilà l’adressedugérantd’uneexploitation agricole à Aïn El Berda. Exporter supposeconformitéduproduitauxnormes internationales,autrementditattesté parunlabelquiestungagedequalité. Leproduitagricolealgériena-t-ilune chancedeséduireleconsommateur étranger ? J’en doute fort, et les raisons sont multiples. Curieusement, au moment où l’agriculture du terroir, familiale, industrielle intensive, l’agroforesterie, la steppe et l’agriculture sahariennenesontmêmepasreconnuesentant que sous-secteurs à développer, en parallèle et séparément, compte tenu de leurs spécificités, mais aussi au regard de l’anarchie que subissent les filières de large consommation du fait de l’instabilité des productions, donc descoûts,onchercheàdévelopperdeslabels et du bio à travers des produits dits «pilotes» : la datte Deglet-Nour de Tolga (Biskra), l’olive de table de Sig (Mascara) et la figue sèche de Beni Maouche (Béjaïa). Démarche pour laquelle a été créé un comité national de labellisation. Et encore une fois, c’est à des expertises européennes qu’il sera fait appel alors que 500 d’entre elles sont jetées dans les tiroirs des ministères, notamment celui de l’agriculture. Sachant que l’agriculture mondiale du produit labellisé, généralement bio car excluant l’emploi de produits chimiques, occupe à peine 5% des surfaces agricoles, mais ne représentant qu’à peine 1% de la production mondiale, on se demande quels marchés pourrions-nousséduire?Parrapport au marché national et étrangers, ces produits dits «pilotes» coûtent déjà trop cher alors que leur qualité (en dehors de Deglet-Nour) laissent à désirer. En plus, le procédé bio est suicidaire pour notre patrimoine végétal qui souffre de l’aridité de nos terres par manque de fertilisation, de la sécheresse de notre climat et du manque de professionnalisme de nos agriculteurs. Etl’expertenoléiculturequevousêtes, pense-t-il que notre huile d’olive qui sedistingueparsadiversitévariétale et aromatique serait en mesure de grignoterdespartsdemarché,même minces,àcelledeTunisie,paysoùelle estl’undesproduitspharesàl’export, essentiellement vers l’Europe, et absorbeplusdu1/5delamain-d’œuvre agricole ? Pour y parvenir, le chemin à parcourir est long et sinueux. Et pour cause : ce produit a, apparemment, été écarté après lui avoir accordé le statut de produit prioritaire dans un programme précédent, pour lequel on a fait appel de la même manière à des experts européens. Il y a lieu de savoir qu’il faut développer d’abord une qualité moyenne acceptable sur les marchés extérieurs. Actuellement, ce produit souffre du manque d’encadrement technique et de la nature anarchique de la filière. Notre huile d’olive ne répond pas aux normes de qualité requises et définies par le fort et exigeant Conseil oléicole international. Il faut retenir que la qualité de ce produit, dans son contexte actuel, ne l’autorise pas à pénétrer les marchés normalisés. Des pratiques dévastatrices continuent d’être entretenues par la manière de faire de nos agriculteurs et autres opérateurs dans le domaine et font que les élémentsphysico-chimiquesrémunérateurs de l’huile d’olive qui conditionnent sa qualité dans un marché normalisé à l’exportation sont détruits dans la quasi-totalité des cas. Pouvez-vousnouséclairerdavantage? Je parle de la mauvaise maîtrise des techniques de production, des règles de fabrication et de conditionnement. Considérant les paramètrescritiquesuniverselsdéterminant la qualité, ce facteur (non maîtrise) fait que les niveaux actuels sont largement dépassés par rapport au seuil fixé par la réglementation du commerce international. Il s’agit des seuils tolérés en termes physico-chimiques tels que l’acidité, dont le taux fixé ne doit pas dépasser 0,8% pour l’huile d’olive extravierge, l’indice de peroxyde et de pureté du produit (K232), le taux d’oxydation qui sont tous largement dépassés, alors que les phénols et polyphénols, pourtant indispensables, sont rejetés avec les résidus par la grâce d’un système d’extraction à deux phases, lequel système est progressivement abandonné de par le monde. Et, à ce jour, l’Algérie n’a pris aucune disposition pour, entre autres, sauvegarder l’environnement surtout lorsqu’on sait qu’un litre de margines rejeté dans la nature pollue 6000 litres d’eau. Quant aux attributs sensoriels, qui agissent grandement sur la négociation des coûts du produit, ils sont totalement ignorés. Aussi, le conditionnementdecertaineshuilesdansdes emballages très bien présentés, visibles sur lesétalsdesnouveauxmagasinsnerassurent pas quant à la qualité du produit, dans bien des cas douteux ou mal fabriqué. Toutes ces faiblesses qui continuent de caractériser le produit national, en l’absence de la construction d’un marché normalisé, s’ajoute la fragilité économique de cette filière reléguée aux oubliettes et dont les produits ne bénéficient pas du critère «large consommation», bien qu’il soient capables de réduire la facture des matières grasses végétales entièrement importées. C’est dire qu’au lieu donc de perdre encore du temps à s’acharner à produire des labels économiquement insignifiants, il serait plus judicieux de revoir totalement la configuration de cette filière pour recadrer le programme dit «million d’hectares» lancé par le ministère de l’Agriculture entre 2010 et 2014, essentiellement au sud des Haut-Plateaux et dans certaines zones traditionnelles. Un programme jeté en pâture entre les mains d’opérateurs n’ayant pas été encadrés techniquement. Et ce, sans parler desenveloppesfaramineusesoctroyéesàtravers un PNDA qui n’a rien d’un programme de développement. N. B. L’ACTUALITÉ V El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016 NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE Une place centrale pour le partenariat public-privé Après les privatisations et les Investissements directs étrangers (IDE) sur lesquels avait longtemps reposé l’espoir d’une reprise économique, les pouvoirs publics algériens en sont aujourd’hui à comptersurlepartenariatpublic-privé pour atteindre le même objectif. I l est bon de rappeler que les processus de privatisation et d’investissement étranger en plein essor durant les années 2000 ont été stoppés net par la loi de finances complémentaire, pour l’année 2009 qui mit fin à cette démarche, que l’administration publique et les opérateurs économiques commençaient à maîtriser. Aucune évaluation des processus de privatisation engagés n’avait, à notre connaissance, été effectuéeparlesautoritésconcernéespourjustifier son subit arrêt et les nouvelles contraintes imposées, notamment aux investisseurs étrangers, désormais soumis à la règle des 51/49. Ces décisions paraissentd’autantplusincompréhensiblesquela politique économique en vigueur jusqu’à l’année 2008 reposait sur l’idée, somme toute logique, que le développement économique est avant tout l’affaire des entreprises privées qui offrent l’avantage, contrairement à celles du secteur public, de vivredeleursseulesressourcesetd’êtreréellement soumises à l’obligation de résultats. En privatisant les entreprises publiques sans valeur stratégique, l’Etat est en effet doublement gagnant, en encais- sant les recettes des privatisations et en se déchargeant des lourdes dépenses d’assainissements financiers qu’il se devait d’assurer périodiquement àcesentreprisesbudgétivores.Cettedémarcheque lesautoritéspolitiquesalgériennesabandonneront en 2009 avait pourtant le mérite d’être cohérente, mais aussi et surtout pragmatique. Aucun pays au monde n’est, en effet, parvenu à relancer une industrie en panne, et encore moins à développer sonéconomieaumoyend’unesimplecoopération, entre les entreprises publiques et privées. Tous les pays industrialisés et émergents sans exception doivent leur percée économique aux entreprises privées, nombreuses, performantes et de surcroît enconstantequêtedecompétitivité.Ilexistecertes quelques très rares pays industrialisés (cas de la France) où de grandes entreprises étatiques continuent encore à dominer certains secteurs d’activité (transport de voyageurs, électricité, nucléaire, etc.), mais leurs coopérations avec des sociétés privées qui se réduisent à de simples activités de sous-traitance ne sont pas de nature à influer sur la santé économique du pays, les sous-traitants défaillants pouvant être remplacés à tout moment par des entreprises plus performantes disponibles dans le pays ou dans d’autres contrées d’un monde désormais globalisé. A la veille de la mise en œuvre d’un nouveau modèle économique récemment promis sans autre précision par le Premier ministre Abdelmalek Sellal à l’Assemblée nationale, une source proche du dossier nous apprend que le Partenariat public-privé (PPP) occupera une place de choix dans le dispositif de redéploiement desentreprisespubliqueséconomiques,quiseront désormais autorisées à nouer diverses formes LA SEMAINE ÉCO d’associations avec les entreprises privées, qu’elles soient algériennes ou étrangères. Il est question que les EPE et leurs filiales soient autorisées à entrer dans le capital social des sociétés privées, de même que ces dernières pourront détenir une part des actions des entreprises publiques. Au gré desintérêtsréciproques,lemanagementdesentreprisesenpartenariatpourraitégalementêtreconfié à l’une comme à l’autre. Pour le grand intérêt de ces entreprises associées, les conseils d’administration seront composés d’administrateurs dont la mission essentielle sera centrée sur l’efficience du partenariat constitué. Toutes ces idées, a priori très séduisantes, seront malheureusement très difficiles à mettre en œuvre sur le terrain tant les contraintes sont nombreuses. En Algérie où les entreprises publiques de grande envergure sont rares et les sociétés privées pour la plupart de taille modeste, on a effectivement beaucoup de mal à imaginer comment asseoir ce type de coopération entrepreneuriale. Les grandes sociétés nationales en activité (Sonatrach, Sonelgaz, SNVI, Cosider etc.) coopèrent depuis longtemps déjà avec des sous-traitants privés strictement cantonnés à leur périphérie, sans réelles possibilités d’interférer dans leurs stratégies et, encore moins, dans leur management global. Sans doute pour des raisons historiques, l’entreprise publique conserve aujourd’hui encore une supériorité de fait sur les sociétés privées qui leur sont, pour une raison ou une autre, assujetties. Les entreprises publiques disposent également de l’avantage de ne pas être soumises à l’obligation de résultats, l’Etat propriétaire étant tenu de les renflouer financièrement en cas de difficultés. Avantage que l’entreprise privée, soumise au risque de faillite et de dissolution, n’a évidemment pas et n’aura sans doute jamais. Une inégalité de traitement aussi criante est de nature à compromettre toute possibilité de construction d’un partenariat durable et fructueux entre ces deux types d’entreprises. Et c’est précisément ce qui explique la rareté des collaborations réussies entre les entreprises du secteur public et le privé. L’autre question importante à résoudre pour donner corps à ce type de partenariat est évidemment le niveau de capitalisation autorisé. Le privé peut il être majoritaire dans le capital social d’une entreprisepublique,etdanscecaselleprendraitlestatut de société privée avec toutes les implications juridiques possibles. Le privé est-il tenu de n’avoir que des parts minoritaires dans le capital de l’entreprise publique et, dans ce cas, l’entreprise garderait son statut d’entreprise nationale avec toutes les répercussions négatives que doit subir l’actionnaire privé (pas de droit de regard sur la nomination des dirigeants, injonctions des pouvoirs publics, astreinte au code des marchés et au code pénal, etc.) ? Présenté comme la panacée pour la relance économique, le Partenariat public-privé (PPP) n’est, comme on le constate, pas près de prendre corps dans notre pays tant les pré-requis sont nombreux et difficiles à mettre en œuvre dans l’environnement des affaires qui prévaut en Algérie. L’excès de publicité fait autour de ce partenariat qui fait la part belle aux entreprises publiques relève, de l’avis de nombreux observateurs, en réalité d’un slogan qui cachemallavolontédecertains«baronsdusecteur public» de préserver de la privatisation ce secteur rentier, budgétivore et structurellement organisé pour ne jamais être compétitif. Nordine Grim d’El Kadi Ihsane Sous-développement : pourquoi l’Etat-Bouteflika maintient l’Algérie sur cette frontière des nations performants(etaussiproblématiquesetpeuéthiques, maisc’estunautredébat).Danslemêmetemps,l’Etat producteurdenormesparlaforcedesesinstitutions s’estaffaiblisousBouteflika.Ilestl’inversedel’Etatdu parti communiste chinois, pour illustrer dans la voie autoritaire,oudel’Etatfédéralbrésilien,pourévoquerla voiedémocratique,capableschacunavecsesinstruments d’éditerunenormeetdelafaire,pourl’essentiel,respecter. AuBrésil,laCoursuprêmeabloquéunenominationparla présidenteDilmaRoussneffdel’ancienprésidentLulaau postedeministred’Etatcarsuspectéed’aideàéchapperà une instruction judiciaire ouverte contre lui. LEPIÉTINEMENTDELANORMEETENPARTICULIERDE LANORMEJURIDIQUECRÉEUNCLIMATD’INSÉCURITÉ GÉNÉRALISÉE HOSTILE À L’ACCUMULATION DU CAPITAL.C’estexactementpourcetteraisonqueles grandsdélinquantsencolblancdespaysdusudtentent toujoursd’abriterleursactifsdansdespaysréputésde droit. Où les procédures ne sont pas arbitraires. Et les décisions de justice supposées échapper à la tutelle politique.Le11août2014,leprocureurauprèsdelacour d’Algeraémisunmandatd’arrêtinternationalcontre l’ancienministredel’EnergieetdesMines,ChakibKhelil, pourunesériedechefsd’inculpationliésauxaffairesdes contratsdeSonatrach.Le17mars2016,l’amiduprésident delaRépubliquerevientenAlgériesansêtresommé desesoumettreàlajustice.Lesignalinstitutionnelest brouillé.Ildit«toutestpossible,ledroitn’existepas».L’Etat deBouteflikaesttropfort,ilempêchelanaissancedu capitalismenational.Ilesttropfaible,ildiffusel’insécurité dunon-droit.Unautrepointdevueacadémiquesitueen cela le premier critère du sous-développement. LE MOT «URGENCE» A ÉTÉ LÂCHÉ CETTE SEMAINE. LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE ALGÉRIEN DÉRAPE DANGEREUSEMENT.Sonfinancementdevientdonc urgentpourl’économie.C’estun«policy-paper»,unenote depolitiqueéconomiquequidonnel’alerteetlessolutions qui vont avec. Elle est signée du duo des professeurs bienconnusNourMeddahietRaoufBoucekkinerejoint parleNabnienEliasChitour.Cettechroniquereviendra prochainementsurlespistesnombreusesqueproposece documentimportant.Deuxpointscaptentl’attention.Il yaen2016unsecondcontre-chocpétrolier–32dollars lebarilsurlesdeuxpremiersmois-quiamplifieceluide 2015.Ledéficitbudgétaireest«bien»parti–pourunprix dubarilmoyenautourde35dollarssurl’année–pour reproduireàminimale15%de2015(estimationoptimiste) qu’ilfautajouterau7,1%duPIBdedéficitencaisséen 2014.Ilesturgentdemobiliserdenouveauxinstruments pourfinancerceténorme«troud’air»enattendantqu’il commenceàserésorberàpartirde2018-2019.D’autant urgentqueleFondsderégulationdesrecettes(FRR)qui aépongélesdéficitsde2014puisde2015 –seraépuisé sansdouteavantmêmelederniertrimestredel’année. Le grand emprunt national, annoncé par le Premier ministre, est donc de ce point de vue un recours de la plushauteimportance.Oncomprendmieuxàlalecture dupapierdestroisexpertspourquoilegouvernement avraisemblablementfaitlechoixd’émettreunbonddu Trésoranonymeauporteur.Sonpapier,quidecefait n’estplusuneobligation,neserapascoté.Iln’ouvrira pasd’écritureauxcomptes.Ilviseuneépargnelarge danslesecteurdel’informel.L’autrepointfocaldecette contribution,lerôlenévralgiquedelaBanqued’Algérie (BA).Elleseraaucentredelaréponseetdevracoordonner encoreplussonactionaveccelledugouvernement.La BAauraàpiloterunepolitiquemonétaireentredeux écueils :nepasétranglerladisponibilitédesliquidités pourlesecteuréconomiqued’uncôtéetnepaslaisser, del’autre,filerl’inflationdopéeparlerecoursàuneplus forteémissionmonétairetoutautantqueparlaremontée destaux,etdoncdescoûtsfinanciersdesentreprises imputablesàlafinauxproduitsetauxservicesfinaux.Cela seferaavecousansMohamedLakscaci.Sesmandatssont terminésetlenomdesonsuccesseurcircule.Maislà,nous risquonsderetomberdanslethèmedel’Etat-Bouteflika. PUBLICITÉ LE CAPITALISMETEL QUE NOUS LE CONNAISSONS EST NÉ, SI ON DEVAIT LE RÉSUMER EN UNE FORMULE, AVEC L’ENTRÉE - AUX XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES-DESMARCHANDSDANSL’ATELIERDELEURS FOURNISSEURS.Laprisedecontrôledelaproduction par le capital marchand. Le seul que l’on connaissait jusque-là.Cemouvement,quifaitl’unitéducapitalque vaétudierKarlMarxàla2emoitiéduXIXesiècle,n’apas étépossiblepartoutdanslemondeconnu.Unethèse académique, parmi les épigones du grand historien FernandBraudel,estimequelecapitalisme(extension delasphèremarchandeàl’outiletàlaforcedetravail)a pusedévelopperplusvitelàoùlatraditiondel’Etatfort étaitfaible.CommeenAngleterreetauxPaysBas.Cequi expliqueraitquel’entrepreneuriatsesoitmieuxétendu enAngleterrequ’enFranceparexemple,etqu’ilaitété étouffé–àpartirduXVIesiècle-parlesEtatsomniprésents enChineetdanslespaysd’Islam.Latraditiondel’Etat fort,quifreinemécaniquementl’autonomiedesacteurs,a doncpuêtreunfacteurrécessifdupointdel’expansiondu libéralismeausensoùiltolèrelacréation«désordonnée» de plus de richesses matérielles. Ceci est peut-être observabledanslemonded’ilyatroissiècles.Aujourd’hui, àl’èredeladominationdesEtatscapitalistesanciens,les Etatsémergentssontdevantlaproblématiqueinverse. Faire d’un Etat fort le premier levier de la dynamique capitalistenationale.Sansinstitutionsfortes,lecapital domestiquenepeutpass’accumulerpourcréerune économie. A l’ère des grandes multinationales et de l’avancéedulibreéchange,labatailledelanormeestla mèredetouteslesguerreséconomiques.C’estdanset parledroitquelesEtatsréussissentàaménagerlejuste équilibreentrel’ouverturesurl’économiemondialeetla protectiondesacteurslocauxquiautrementnepeuvent émerger.L’Algérieacumulésousl’èreAbdelazizBouteflika lemauvaiscôtédel’EtatfortausensduXVIIesiècleavecle mauvaiscôtédesinstitutionsfaiblesausenscontemporain. L’EtatfortdesannéesBouteflikaestantilibéraletrefuse l’émergenced’acteurséconomiquesautonomes.Pour desconsidérations,commeenChinesouslesMing,de perpétuationdesonpouvoir.Ilestdecepointdevueun retardateurdeladynamiquecapitalisteausensmoderne. C’est-à-direcellequien«marchandisant»dessecteurs de plus en plus larges de la vie économique les rend TABLEAU DE BORD VI El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016 PÉTROLE LE CHIFFRE DE LA SEMAINE Cours en baisse après une nouvelle hausse 87.486 milliards de dinars C’est le nombre de placements de demandeurs d’emploi durant les deux premiers mois de 2016, selon le directeur général de l’Agence nationale de l’emploi, Mohamed Tahar Chaâlal. LescoursdupétroleontbaissévendrediàNewYork,quelquesprises debénéficesamputantunpeuunenouvellehaussehebdomadaire,la cinquièmed’affilée,dansuncontexted’optimismesurunaccordentre paysproducteurspourréduirelasurabondancemondiale.Lecoursdu barilde«lightsweetcrude»(WTI)pourlivraisonenavril,quiavaitpris plus de deux dollars la veille, a cédé 76 cents à 39,44 dollars sur le NewYorkMercantileExchange(Nymex),restantprochedesonplus hautniveaudeclôturedel’année,atteintlaveilleà40,20dollars. ALondres,leprixdubarildeBrentdelamerduNordpourlivraison enmain’areculéquede34centsà41,20dollarssurl’Intercontinental Exchange(ICE),luiaussiaulendemaind’uneclôtureauplushautde 2016. COTATIONS BANQUE D’ALGÉRIE Valeur du 21 mars 2016 Devises US DOLLARS EURO POUND STERLING JAPAN YEN YUAN HONG KONG** SWISS FRANC CANADIAN DOLLAR DANISH KRONE SWEDISH KRONA NORWEGIAN KRONE ARAB EMIRAT DIRHAM SAUDI RIYAL KUWAIT DINAR TUNISIAN DINAR MAROCCAN DIRHAM DEVISES L’euro reflue face au dollar L’eurorefluaitvendredifaceaudollar,victimedenouvellesdéclarations accommodantesvenuesdelaBanquecentraleeuropéenne,quine suffisaientpascependantàeffacertouslesgainsdelasemainefaceau billetvert.Vers19h00GMT,l’eurovalait1,1267dollar.Lamonnaieunique européennebaissaitfaceàladevisenippone,à125,72yens.Ledollar montaitunpeufaceàlamonnaiejaponaise,à111,57yens.Lalivre britanniquemontaitfaceàlamonnaieuniqueeuropéenne,à77,82 pencepouruneuro.Lalivresestabilisaitfaceaubilletvert,à1,4479 dollarpourunelivre.Ladevisesuissemontaitfaceàl’euro,à1,0924 francpouruneuro,maisbaissaitfaceaudollar,à0,9694francsuisse pourundollar.Lamonnaiechinoiseafinienhaussefaceaubilletvert,à 6,4716 yuans pour un dollar. Repères ÉCONOMIQUES Par Abdelhak Lamiri ans de nombreux débats universitaires ou au sein de la communauté professionnelle,unquestionnement de plus en plus fréquent surgit : at-on besoin d’apprendre les sciences et l’art du management en dehors des entreprises économiques ? On accepte de plus en plus qu’une entreprise, dans un contexte de globalisation et d’intensification de la concurrence, nécessite de se doter d’un management des plus modernes. Autrement dit le business management prend de plus en plus de place dans la prise de conscience des citoyens et des décideurs.Samatérialisationenpratiquetarde à s’améliorer. Nous avons des décennies de retard à rattraper dans ce domaine. Une poignéed’entreprisesalgériennesaeffectivement mis en place la plupart des outils et des bonnes pratiques internationales. Elles fonctionnent bien et arrivent à dégager des résultats impressionnants. Ceci constitue une preuve supplémentaire que l’essentiel des méthodes est universel. Certaines pratiques ne le sont pas. Mais beaucoup peuvent être transposées avec des performances réjouissantes. Malheureusement, le nombre d’entreprises algériennes dotées d’un management moderne est réduit. Mais l’ensemble des acteurs économiques convient qu’il faut faire des efforts en ce sens. Cependant, la problématique réside dans les institutions à but non lucratif : les hôpitaux, les universités, les administrations, les ministères etc. La culture qui prévaut dans ces institutions est souvent très en retrait par rapport aux pratiques du reste du monde. Des croyances des plus néfastes sévissent encore pour une D Cours Monnaies Achat 1 USD 1 EUR 1 GBP 100 JPY 1 CNH 100 CHF 1 CAD 100 DKK 100 SEK 100 NOK 1 AED 1 SAR 1 KWD 1 TND 1 MAD 110.1972 123.9278 157.0656 98.5928 16.9675 11294.1683 84.5006 1662.1998 1343.5897 1308.4445 29.9971 29.3804 365.7391 54.3338 11.2013 Vente 110.2122 123.9777 157.1317 98.6327 16.9740 11299.1798 84.5380 1662.6769 1344.2643 1309.6179 30.0093 29.3923 366.3969 54.8798 11.2702 Le tableau reprend les cours commerciaux (monnaies en compte). Ces cours ne s’appliquent pas au change manuel (billets de banque et chèques de voyage). **CNH : A titre indicatif BOURSE D’ALGER Séance du 16/03/2016 Libellé de la valeur Code Ouverture ALLIANCE ASSURANCES EGH EL AURASSI SAIDAL NCA-ROUIBA ALL AUR SAI ROUI 515,00 480,00 640,00 315,00 - Capitalisation boursière : 14 644 287 415,00 - Dzairindex 1 220,19 Clôture 515,00 480,00 610,00 315,00 PRODUITS DE BASE Lesmatièrespremièresalimentairesonttoutesnettementprogressécettesemaine, bénéficiantpourlecacaod’inquiétudessurleniveaudel’offreetpourlesautresdelanette appréciation du réal face à un dollar affaibli par la Réserve fédérale américaine. CAFÉ Le boisseau de maïs, MÉTAUX DE BASE Sur le Liffe de Londres, la également le plus actif, a Les prix des métaux de terminé vendredi à 3,6700 tonne de Robusta pour base échangés sur le livraisonenmaivalait1.462 dollars. London Metal Exchange dollars vendredi à 15h00 SOJA (LME) ont connu pour la GMT. Sur l’ICE Futures US plupart une semaine en Le boisseau de soja pour de New York, la livre deuxtemps,souffranttout mai, là encore le plus d’Arabicapourlivraisonen d’abord de mauvais échangé, coûtait 8,9750 mai valait 134,05 cents. indicateurschinoisavantde dollars. nettementsereprendreà SUCRE partir de jeudi grâce à MÉTAUX PRÉCIEUX A Londres, la tonne de l’affaiblissementdudollar. L’or est parvenu à Sucreblancpourlivraison consolidersesgainscette CUIVRE enmaivalait452dollars.A semaine, connaissant NewYork,lalivredeSucre Sur le LME, la tonne de d’abordunlégeraccèsde brutpourlivraisonenmai cuivrepourlivraisondans faiblesseavantderebondir valait 16,05 cents. trois mois s’échangeait à nettementmercredidansle 5.058 dollars vendredi à CACAO sillagedel’affaiblissement 12h15 GMT. du dollar consécutif à la A Londres, la tonne de Cacaopourlivraisonenmai décision prudente de la ALUMINIUM valait2.261livressterling.A Réserve fédérale L’aluminiumvalait1.521,50 New York, la tonne pour américaine (Fed). dollars la tonne. livraisonenmaivalait3.131 OR PLOMB dollars. Sur le London Bullion Le plomb valait 1.817,50 CÉRÉALES Market, l’once d’or a dollars la tonne. terminéà1.252,10dollars Les cours du blé ont ÉTAIN vendredi au fixing du soir. souffertdurantlasemaine L’étain s’échangeait à d’unemétéofavorableau ARGENT 16.995 dollars la tonne. bléd’hiversurlemarchéde L’onced’argentaclôturéà Chicago,tandisquelemaïs 15,94dollars,contre15,50 NICKEL et le soja ont bénéficié de dollars il y a sept jours. Lenickelvalait8.875dollars l’embelliedelaplupartdes la tonne. marchés financiers. PLATINE/PALLADUM BLÉ Le boisseau de blé pour mai,lecontratleplusactif, valait 4,6300 dollars. MAÏS SurleLondonPlatinumand PalladiumMarket,l’oncede platineafinià972dollars. L’once de palladium a terminépoursapartà593 dollars. ZINC Le zinc coûtait 1.846,50 dollars la tonne. Gérer des institutions à but non lucratif proportion élevée de leurs membres. La plupart rejette toute pertinence des connaissances et des pratiques managériales. Pour eux, le management s’apparente uniquement au «business management». Les pratiques managériales ne seraient pertinentes qu’aux entrepriseséconomiquesquicommercialisent des produits et des services pour en tirer un profit. Plus l’entreprise serait grande, plus elle serait candidate aux pratiques managériales et à tirer profit de ses recommandations. Les PME/PMI en tireraient très peu de bénéfices et les institutions à but non lucratif encore moins. Nous verrons que cette manière de voir est dangereuse aussi bien pour le pays que les institutions non économiques elles-mêmes. QUELQUES EXEMPLES SUFFISENT Les chercheurs en management considèrent que les institutions non économiques ont besoin de plus de management que les entreprises dont le but est de réaliser des bénéfices. Ces entreprises sont beaucoup plus faciles à gérer que des institutions à but non lucratif. Elles ont des outils qui permettent de les piloter plus facilement : comptabilité, tableaux de bord, ratios de gestion, etc. Ces outils permettent les comparaissions et les prises de décision d’amélioration des performances. La loi oblige ces entreprises à tenir une comptabilité pour être taxées. Mais les informations comptablestraitéesdenouveaudeviennentde précieuxindicateursdeperformances.Cependant, les institutions à but non lucratif qui disposent seulement de la comptabilité publique sont loin de disposer des mêmes outils. Cependant, les principes de base du management sont encore plus utiles dans ces institutions non économiques. La ville de New York, utilisant des principes simples de management, a pu passer durant les années 1980 de la seconde ville la plus dangereuse au monde (après Hong Kong) à l’une des villes les plus sûres (mieux que Paris) grâce aux pratiques managériales. Durant les années 80’, la ville a décidé d’appliquer, grâce à l’aide d’experts, les pratiques managériales. Un diagnostic profond s’en est suivi. Il en ressortait des problèmes bien connus des spécialistes : les méthodes pratiquées n’étaient pas les bonnes. Toute la stratégie fut revue. Auparavant, le travail des policiers consistait à patrouiller pour dissuader et être parfois discrets pour faire avorter les délits. La nouvelle stratégie consistait à faire un travail de proximité et impliquer les citoyens. Les policiers étaient recyclés (formés). Chaque groupe ou agent était responsabilisé sur une zone. Les délits étaient chiffrés et on se fixait des objectifs pour les réduire. On transférait les ressources des zones à peu de problèmes aux endroits qui avaient le plus de délits. On échangeait les meilleures pratiques d’équipes. Bref, les modes de fonctionnement furent révolutionnés. Quelques années plus tard, les résultats étaient impressionnants. New York figurait parmi les villes, ou selon des indicateurs spécifiques (nombre de délits pour 100 000 habitants par an), elle fait partie des villes les plus sécurisées au monde. COMMENT TENIR COMPTE DES CES LEÇONS ? Comme le montre l’exemple de la police de New York, on a surtout besoin de plus de management dans les institutions administratives, les hôpitaux, les universités et le reste. Les meilleures universités mondiales sont gérées avec des indicateurs spécifiques, comme les entreprises. Le recteur de l’université a des objectifs très précis à atteindre : améliorer le classement de son université, accroître la satisfaction des étudiants et améliorer le niveau mesuré des services d’enseignement fournis. Par la suite, chaque doyen a des objectifs similaires pour son département (physique, médecine, business, etc.).Viennent ensuite les sous-départements (mécanique, électronique, nucléaire, etc.). Et l’opération continue jusqu’aux enseignants qui doivent publier et obtenir des notes adéquates (ils sont évalués par les étudiants). Tout le monde est évalué, du recteur jusqu’à l’enseignant et bien sûr l’étudiant. Comment voulez-vous qu’une université s’améliore alors qu’on ne mesure le travail de personne ? Nous avons une très fausse idée sur comment fonctionnent les institutions à but non lucratif un peu partout dont le monde, et particulièrement dans les pays développés et émergents. Que se passerait-il si nous ne modernisions pas le mode de fonctionnement de nos institutions à but non lucratif ? Nous irons directement répliquer nos performances du passé. En injectant 850 milliards de dollars pour moderniser les infrastructures, nous en récoltions le quart de ces dépenses. On a poussé le bouchon plus loin : des milliers de projets étaient gérés par des non-managers de projets car aucune université ne forme à ce métier ; alors qu’on a besoin de dizaines de milliers. Nous sommes à la veille de revoir notre «modèle économique». C’est une excellente chose. Les analystes se sont emparés de la question et un débat national s’est enclenché. Les propositions fusent. Parmi celles qui reviennent en permanence sur la table, le sujet sur la modernisation de l’administration. Il s’agit d’yintroduireunmanagementduchangement pour révolutionner les méthodes et les pratiques. Le NPA (New public administration) constitue l’essentiel de la solution : former les personnes, moderniser les procédures et adapterquelquepeulesméthodesuniverselles à la réalité du terrain. Il faut créer des start-up spécialisées et mettre à niveau les universités pour jouer le rôle qui leur est dû. Les spécialistes algériens sauraient le faire. Il faut leur faire confiance. Il faut également mobiliser les ressources nécessaires dans les prochains budgets. Ce n’est que de cette manière qu’on pourra par la suite savoir «rationaliser la dépense». A. L. PH. D en sciences de gestion El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 22 PUBLICITÉ 893 AG vd R+1 500m2 Hydra 19 mil. Tél. : 0550 293 244 AG vd ou loue villa R+1 1200m2 10pàDélyIbrahimBoisdescars3. Tél.: 0661 565 392 AG vd R+1 200m2, 2 F4 Kouba. Tél. : 0771 654 203 VD villa 380m2 Bouzaréah.Tél. : 0554 612 300 VD villa Tixeraine 180m2 R+1, garage. Tél. : 0559 622 990 LA RÉSIDENCE vd 900m2 Djenane El Malik idéale pour immeubleoupetitepromotion. Tél. : 0550 495 841 VENTE D’APPARTEMENTS AGENCE vd F4 200m2 Staouéli résidenceRéseaubleu.Tél.:0550 452 810 VDF346m22eét.ConcordeBMR. Tél. : 0550 821 494 PARADOUvendungrandF7aménagé en bureaux 210m2 au 1 er étageàSalembierpourtouteactivité libérale, médecin, avocat, salondecoiffuredames.Tél.:0556 755 057 - 0661 507 653 PARADOUvendtriplexGaridiIde 450m2 10 pièces avec 2 salons cuisine et 3 sdb. Tél. : 0556 755 057 - 0661 507 653 PARADOUvendduplexDélyIbrahim pro 21 de 190m2 5e étage avec asce. 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Pied de vigne 15.Silencieuses. Base. VERTICALEMENT : 1.Professionnels du spectacle 2.Epris. Enerve 3.Fête asiatique. Anneaux de cordage. Epais 4.Irlande du poète. Soit. Soustrairait 5.Bouquinerait. Crème renversée ou moulée. Brome 6.Chiffres romains. Te bidonnes. Qui existe depuis longtemps 7.Ville de Roumanie. Reprise, en boxe. Négation 8.Métal symbolique. Mot d'emprunt récent 9.Appendice des insectes. Intervalle de temps 10.Cruelle impératrice. Fâcheuse habitude. Coefficient de carafe. Bel emplumé 11.Qui vivent dans les eaux d'un lac 12.Bâtiment destiné au bétail. Brame. Bout de chocolat 13.Qui ont le VIH. Cependant. Cent un 14.Filet. Fades 15.Evalue minutieusement. Inconvenante. Fabuliste grec. Quinze sur 15 1 N° 689 4 REGLE DU JEU Tout Codé 2 1 9 6 7 5 4 6 5 3 6 N° 4389 10 6 7 7 11 4 2 8 2 6 2 3 4 9 8 6 11 7 17 8 11 9 6 3 11 8 6 8 6 15 5 6 4 13 6 8 7 11 5 2 3 4 5 6 7 8 9 10 V 6 VII 7 VIII 8 IX X 9 HORIZONTALEMENT HORIZONTALEMENT I- caractère de ce qui peut être aisément réduit en poudre. II 10 I- Action deungagner peualéatoire à peu dudans terrain. II - Etre l'effetIII de.Introduire élément un raisonnement. III - Instrument à touches ça finitde bien - Note deoiseaux berceuse. Astate - Pas dehors. IV -- Mâles plusieurs de IV - Félins. V - Astate - Dansd’Irlande - Bagarre. VI -Tranquiliser. proie. V - Rubidium - Fleuve - Bout de chocolat. VII-Ile - Fin de l'office - Un surbrésilien sept. VIII - Titre féodal - LaxaVI grecque - Indolent - Américain de souche. tif végétal. IX Motte de terre plus ou moins compacte VII - Utilisateur de la citizen band - Fin de verbe. VIII - Auporteuses de voiles. X- Marque la plâtre. matière IX - Gardien de desebout de Paris - Déplacé - Oeuf de - A partir crets - Queue Tête de menu.de X-souris. Irlande du poète - Coupe le souffle. 11 12 13 14 15 VERTICALEMENT : 1.REPUDIATION. ARC 2.EPAVE. CARTELS 3. CARENE. ACIER 4.AG. ESTROPIES. IV 5.PNB. ECOTS. STASE 6.IE. ES. ORSEC 7.TUER. BETA. IRENE 8.ULTIME. USITE. IR 9.AGITES. SENTE 10.AS. EMIS. SOUTE 11.TAS. ESTOC. TAU 12.IC. SE. URE. LENT 13.OREE. STRICTE 14.NEUVE. PUISSES 15.SERACS. ITS. TEST. 1 5 6 3 9 6 4 2 9 4 Sudoku précédent étourdissant 2 1 7 9 16 5 2 VI 7 11 16 6 N°4389 Par M. IRATNI IV 5 1 11 4 9 Mots croisés 4 Solution 5 11 12 N° 4389 10 11 12 13 14 15 II 9 11 6 8 9 III En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous découvrirez le nom d’un personnage célèbre. 6 5 14 M 8 3 Qui excite le désir. 2 7 respectable 8 5 1 2 3 9 6 7 4 4 2 3 6 1 7 9 5 8 7 6 9 8 5 4 3 1 2 5 4 7 9 2 8 1 6 3 6 9 8 1 4 3 5 2 7 3 1 2 5 7 6 8 4 9 9 3 4 7 6 1 2 8 5 métier de l’écrivain 2 7 6 3 8 5 4 9 1 1 8 5 4 9 2 7 3 6 VERTICALEMENT VERTICALEMENT 1- Tandance de certains à vivre groupe. 32 -1Meurtre d’un frère ouanimaux d’une sœur. 2 -enDétruire. Renommée. 3 -leAntique tribun - Est-utile. 4 -de Leur taille Toujours dans coup - Antimoine Début rêve. 4est très- fine - Donne du bon temps. 5 - Phase Perdu Génisse mythologique. 5 - Demi mal lunaire d’enfantBout de boyou Fait le pont. 6 Soustraire A fleur - Mauvais tour. 6 - Qui persiste dans une habitude. 7depeau. 7 -pour Avecpousse-pousse affectation. 8 --Devant un prince - ChanNorme Plate bande - Non comteuse de charme. 9 -orateur Bravade. 10 - Ouvreur coques muniqué. 8 - Vieil - Monnaie. 9 - de Essai. 10 -Animal - Nazis-.Cubées. Symbolecool chimique SOLUTION N° 4388 4387 HORIZONTALEMENT I- GRIGNOTAGE. ENCABLURES. II -- RÉSULTER. MEMBRURE.IIIIII- ÉPÉE - PU -- UU EN IASI.IVIV- GUEPARDS. DO. - ATES - ENLIE. V - ATV- -EN URNES - RIF. VI - EIRE. - RASSUVI RAT - VIIRER. ON. VIIITE PLEONASME. - SAMEDI. VIIIVIII - SIRE - RIRZ - SENE. - VUE. IX IX ENTRIPER MOTTE - NEFS. - AI. X - REEL EN - ETAT - TEINT. - IS. VERTICALEMENT 1- EMPOURPRER. GRÉGARISME. 22 --NEUTRALITE. RÉPUTATION.3 -3 CM - ISEE - EN-TERRE.4 4- GUÊPES SERT. - ABUSE - OEIL. ÉTÉ. 55 -- NL BRU- ANUS - SON.-6ET. - LU6 NAVET.- RAS. ÔTER 7 - URINE 7 - TENDREMENT. - SURE. 8 - REALISME. 8 - AR - SIRÈNE. 9 -SIR 9AN. - DÉFI. 10 - SCIEES 10 - ÉTOC - HIT. - AI - SS. Fléchés Express quadrangulaire changement de voix laïus N° 4389 palmier cardinal de droite d’un air bienheureux 8 Définition du mot encadré 1 6 1 1 5 5 I 9 5 3 4 2 2 4 Une grille est composée de plusieurs carrés. Chaque carré contient tous les chiffres de 1 à 9. Chaque ligne comme chaque colonne contient aussi tous les chiffres de 1 à 9. Certains chiffres vous sont donnés, à vous de trouver les autres. Pour cela, procédez par déduction et élimination. 3 1 SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : 1. RECAPITULATIONS 2.EPAGNEUL. SACREE 3.PAR. ETA. SIEUR 4.UVEE. ERIGE. EVA 5.DENSES. MIMES. EC 6.ETC. BETISES 7.AC. ROSE. EST. TA 8.TAROT. TUS. OUR 9.IR. PSOAS. SCRIPT 10.OTAI. ISO. ECUS 11.NECESSITEUX. TI 12.LISTERENT. LEST 13.ASE. ACE. TETE. SE 14.RIS. NIE. ANEES 15.CU. VELER. LUT. ST. Sudoku 2 G 9 12 10 11 8 18 4 6 5 7 11 2 6 11 16 5 4 7 19 12 11 4 10 11 12 3 6 3 remplies à l’excès serait chargé de 7 porteplumes 6 8 faire cuire 13 11 9 2 6 5 7 7 11 7 11 9 7 8 7 établissements femmes d’empereur vieille rogne aromatisées alliés élément de cellule s’acharnera contre prendre des risques 5 tout au bout de Paris fabriquer troublée stère 11 11 5 7 11 7 20 4 10 6 20 4 5 19 12 11 7 11 4 9 3 13 11 11 7 cruelle pige des Etat unis 8 8 11 SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT : qui n’a jamais servi CORSAGE - HUGH GRANT SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : EXCEDENTS / PRANDIAL / CLE / ARASA / IVE / EV / ACERE / IRRITEES / ET / EDITS / EMMENEES / IMPER / SRI / NS / TIN / UNIT / GANG / TEST / TEE. VERTICALEMENT : EXPLICITEMENT / CREVER / MP / IE / REA / ERREMENTS / DNA / EIDERS / CEDRE / TIN / NIA / DETESTAT / STASE / ESERINE / SLAVES / SINGE. salut latin acide nucléique pris le sein précède la matière Jeux proposés par gym C Magazine El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 25 L’ É P O Q U E ON VOUS LE DIT TV EXPOSITION DE PHOTOS DE LYES HEBBACHE AU ZÉNITH DE CONSTANTINE L’Ansej de Blida fait son bilan 20.55 Téléfilm Un joli zoom sur Alger Plus de 500 projets ont été financés grâce au dispositif Ansej dans la wilaya de Blida durant l’année 2015. D’après un bilan communiqué par la direction de l’Ansej de cette wilaya, ces projets ont généré plus de 1000 emplois. Selon la même source, la BNA est la banque qui a le plus financé les projets Ansej durant la même période (118), suivie de la BEA (110) et le CPA (97). La BDL et la BADR sont classées respectivement aux quatrième et cinquième places, avec 91 et 10 projets financés. Les secteurs des services et de l’industrie semblent être les plus demandés par les promoteurs, avec respectivement 326 et 80 projets validés et financés durant l’année 2015. Il ressort toutefois du bilan le faible taux d’adhésion de la gent féminine au dispositif Ansej, puisque seulement 72 femmes ont eu leur dossier financé sur un total de 506 promoteurs. CLEM Alors que Caro tente de nouer des liens avec Adrian, de son côté, Salomé est amoureuse de Simon, son professeur principal. Il reste de glace, jusqu’à ce qu’il devienne de moins en moins insensible au charme de son élève… 21.00 Série Le Groupe hôtellerie et tourisme dans l’illégalité Le Groupe hôtellerie et tourisme, anciennement Gestour, qui gère le parc hôtelier du secteur public, se retrouve dans l’illégalité la plus totale. En effet, le Groupe travaille, après les derniers changements, sans statut ni registre du commerce. La question est de savoir pourquoi le Groupe, dirigé par Kaci Abdallah Ahmed, perdure dans cette situation, alors qu’il est dans son intérêt de «mettre les pendules à l’heure». Sous le thème «L’eau et l’emploi», le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement célèbrera la Journée mondiale de l’eau du 22 au 24 mars 2016, en organisant au niveau du site de la Prise d’eau, à El Harrach, des journées portes ouvertes et des activités de sensibilisation. Ces journées constitueront une opportunité pour sensibiliser le large public, plus particulièrement les enfants, à l’économie de l’eau et à la préservation de l’environnement. La question de l’eau est une préoccupation majeure pour l’Algérie. En effet, la distribution de l’eau dépend en premier lieu des disponibilités des barrages et des forages, eux-mêmes tributaires de la pluviométrie, variable au pays dans l’espace et dans le temps, et des capacités des structures et des institutions compétentes à gérer les différents créneaux. Des chefs bordelais à Alger Dans le cadre de l’opération «Goût de France 2016», l’Institut français d’Algérie (IFA) et le Collège culinaire de France s’associent et invitent cinq chefs bordelais dans les cinq antennes de l’IFA. Les chefs français profiteront de leur séjour en Algérie pour sélectionner cinq cuisiniers algériens qui suivront un stage dans leur restaurant à Bordeaux. L’opération Goût de France/Good France rassemble en un même soir, sur les cinq continents, des chefs de tous horizons. Avec un même objectif : célébrer l’excellence et la créativité de la gastronomie française. Elle fait partie du patrimoine de la France. Elle constitue une part de son identité : l’inscription par l’Unesco, en 2010, du «Repas gastronomique des Français» au patrimoine culturel immatériel de l’humanité en témoigne. New look du site web du Premier ministère Le site web du Premier ministère (www.premier-ministre. gov.dz) a un nouveau look. Après des années de tâtonnements, le gouvernement a enfin décidé de s’adapter aux nouvelles technologies. On y trouve aussi un lien pour aller aux pages officielles de Facebook, Twitter et YouTube de cette institution. Objectif : régler la communication gouvernementale sur le pouls digital du XXIe siècle et dépoussiérer les institutions républicaines dans leur approche du numérique. Selon les observateurs de l’évolution des TIC en Algérie, il faut clairement en finir avec les sites statiques qui datent de la préhistoire de l’informatique et aller vers des sites dynamiques et interactifs. El Watan - PHOTOS : D. R. N Célébration de la Journée mondiale de l’eau Le Quotidien Indépendant Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de 61 008 000 DA. Directeur de la publication : Omar Belhouchet Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse - Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du 1er Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www. RIZZOLI & ISLES otre ami et collègue photographe à El Watan, Lyes Hebbache, a signé une remarquable présence à la semaine culturelle d’Alger, organisée du 17 au 20 mars au Zénith de Constantine, à l’occasion de l’événement «Capitale de la culture arabe 2015». A travers une exposition de photographies, Lyes a réussi à «zoomer» de fort belle manière sur une bonne partie de la ville d’Alger. Avec l’œil percutantduprofessionnelet le regard doux de l’artiste, il nous comble avec de belles prises de vue, expressives, vivantes et pleines de lumière, offrant une magnifique promenade dans les dédales de la mythique Casbah, avec ses ruelles en pavés d’une propreté impeccable, ses vieilles maisons aux toitures en tuile rouge qui font encore de la résistance, ses terrasses où le linge hume toujours l’air frais de la mer, mais aussi ses antennesparaboliquescorrodées qui se bousculent et qui semblent bronzer au soleil. A partir de la terrasse de Dar Khedaouedj El Amia, on se délecte d’une superbe vue panoramique sur la BasseCasbah, avec au fond la mosquée Ketchaoua qui préserve toute sa quiétude. Non loin, la Mosquée de la Pêcherie semble narguer les amateurs de photographies ; c’est d’ailleurs la plus présente sur les cartes postales d’Alger. Dans ces fragments colorés — le blanc immaculé de la cité, le bleu apaisant de la mer — on découvre aussi ces bijoux architecturaux que sont les belles maisons de l’époque ottomane. Dans les photographies de Lyes Hebbache, on admire aussi l’Amirauté avec son phare et sa jetée, avec juste à côté l’ancien port de pêche, où les chalutiers prennent un repos mérité sur la surface calme de l’eau. «C’est lors d’une croisière avec des touristes étrangers, il y a une année, que je me suis régalé : j’ai pris ces photos à partir de la mer, voir Alger à partir de la mer est un vrai plaisir», nous a confié Lyes Hebbache. «J’ai choisi à travers cette collection de faire un zoom sur Alger, en focalisant sur La Casbah, car elle est le cœur battant de la ville, qui représente parfaitement son passé, son histoireetsurtoutsoncharme éternel», dit avec fierté Lyes Hebbache. S. Arslan CARAVANE DE SENSIBILISATION À TIZI OUZOU L’art au service de la protection de l’enfant L a direction de la jeunesse et des sports (DJS) de Tizi Ouzou, en collaboration avec les APC de Larbaâ Nath Irathen, Ath Douala, Ath Yenni et Ath Ouacifs, organise depuis le 18 mars une caravane artistique et de sensibilisation de l’enfance. Cette rencontre intitulée Inig n Vriruc (le voyage de Briruch), qui se poursuivra jusqu’au 2 avril prochain,estchapeautéeparquatreétablissementsdu secteur de la jeunesse de la wilaya. Le programme élaboré pour la circonstance comporte des expositions ayant trait notamment aux droits de l’enfant, aux livres et à une panoplie de collections (timbres, monnaies, cartes postales, sables et coquillages). Des ateliers de création de masques pour enfant, de peinture, de dessin, d’astronomie ainsi que des communications, des activités culturelles et artistiques et autres animations sportives (randonnée, VTT, parapente, escalade, jeux traditionnels) sont également prévus. «La caravane sera formée d’une procession de véhicules transportant des artistes detousbordsquiseproposentdesemerbonheuret allégresse sur leur parcours, en faisant des anima- elwatan.com E-mail : [email protected] PAO/Photogravure : El Watan Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir Attar Place du 1er Mai - Alger. Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62 Fax : 021 67 19 88. R.C : N° 02B18857 Alger. Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084 ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi tions en direction des enfants. Le programme riche et éclectique à souhait alliera des activités d’animation et de sensibilisation sur les problématiques liées à l’enfance. Le thème de l’environnement vient en complément et sera mis en exergue, car il intéresse à un plus haut point le secteur de la jeunesse et des sports qui s’est engagé depuis plus d’un an dans cette bataille», a-t-on appris auprès de la DJS. La caravane, qui sera menée par Briruc (personnage de contes kabyles), parcourra quatre communes de montagne, à savoir dans l’ordre Larbaâ Nath Irathen, Ath Yenni, Ath Ouacifs et Ath Douala. «Dans chaque station, elle s’installera pendant quatre jours. Le programme qui sera proposé est non seulement très riche, mais il se déroulera avec une grande cadence. Une panoplie d’activités sera proposée aux enfants qui, non seulement assisteront à des spectacles, mais profiteront également des différents ateliers qui leurs seront proposés. Des expositions agrémenteront le tout pour le plus grand bonheur de nos enfants», a t-on ajouté de même source. Ahcène Tahraoui Yahia, Hydra. Tél :023573258/59 Impression : ALDP - Imprimerie Centre ; SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest. Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 - 55 77 31 0552 31 80 65. Est : Société de distribution El Khabar. Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb (Oran) Tél : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66 Maura finit par avouer à Jane avoir confié à sa mère qu’elle était enceinte. La nouvelle se répand très vite dans la famille de la jeune femme et dans son entourage professionnel. Mais l’intéressée ne sait toujours pas comment l’annoncer à Casey… 20.50 Musique JOHNNY Depuis le début des années 1960, Johnny Hallyday a toujours été sous le feu des projecteurs. Il fascine, intrigue et passionne. Les innombrables interviews télévisées et radiophoniques données par l’artiste servent de base à ce documentaire... 20.55 Série TUNNEL Après l’attaque du commissariat de Calais, la police cherche à savoir si Robert Fournier faisait partie du commando. Les enquêteurs le traquent sans relâche et sollicitent l’aide de Sonny Persaud, sans doute le seul en mesure de faire parler sa fille. 20.50 Comédie OPÉRATION JUPONS Durant la Seconde Guerre mondiale. Au cours d’un raid aérien sur les Philippines, le sous-marin américain Le Tigre des Mers est gravement touché, avant même d’avoir jamais pris la mer. L’amirauté, décidée à mettre le bâtiment au rebut, accorde pourtant l’autorisation à son... 20.55 Téléréalité TOP CHEF Trois binômes se mesurent lors de l’épreuve de la guerre des restaurants. Pour créer leur propre établissement, ils peuvent compter sur l’aide d’un candidat éliminé, qui revient les aider pour l’occasion. Chaque équipe dispose de deux jours pour trouver un nom, inventer... 20.50 Film X-FILES Mulder et Scully, de nouveau réunis, viennent renforcer les rangs du FBI pour une enquête sur des disparitions. Avec l’aide d’un voyant, ils remontent jusqu’à un mystérieux groupe de scientifiques russes, dont les expériences médicales font froid dans le dos. Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la rédaction ne seront pas rendus et ne feront l’objet d’aucune réclamation. Reproduction interdite de tous articles sauf accord de la rédaction. El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 26 PUBLICITÉ La MGTSS recrute dans l’immédiat pour son centre d’imagerie médicale sis au 58, rue Mohamed Belouizdad, Des médecins spécialistes en radiologie Conditions de recrutement : - Résider à Alger et ses environs - Dégagé des obligations du service civil - Libre de tout engagement Prière de se présenter au siège de la DG, 52, rue Labri Tebessi Belouizdad ou adresser cv à l’adresse électronique : [email protected] Grande entreprise, leader dans la distribution, recherche des profils pour le poste de : Superviseur commercial Région : Mascara, Saida, Biskra, Oued Souf, Tébessa, Guelma, Béchar, El Tarf, Blida, Naâma et Ghardaïa. Exigences : Diplôme universitaire en commerce ou équivalent, expérience souhaitée. 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Importante société de formulation et production des bitumes pour les routes activant à lʼouest du pays RECRUTE 1- Directeur dʼusine 2- Responsable de prospection et marketing et gestion portefeuille clients 3- Technicien opérateur de chaudière industrielle utilisée pour chauffer le bitume 4- Technicien en automate de gestion maîtrisant les machines, les formulations de bitume Avantages : -Salaire motivant et prime variable -Véhicule de service - Hébergement assuré Contact : [email protected] [email protected] OFFRE D’EMPLOI BET recrute pour sa future filiale ingénierie Société d’agro-alimentaire sise à Tizi Ouzou cherche * Option béton armé (maîtrise Autocad 2D - Revit) * Option charpente métallique (maîtrise Autocad 2D - Tekla ou Trimble - Aucoad Structural Detailing - Revit) Conditions : Expérience exigée : 10 ans et plus, libre de suite et pos- Condoléances TS en bâtiment • Expérience exigée dans le domaine Tél : 026 20 10 01 Fax : 026 20 14 89 : 0560 38 16 22 E-mail : [email protected] Transmettrre CV par email à : [email protected] JH 30 ans dialysé a besoin en urgence d'injections Recormon 2000 Tél. : 0561 746 706 SOS Un directeur technique sédant véhicule Avantages : Plan de charges important - Rémunération motivante LejeunehandicapéBenhamadiImadâgéde14ansa besoin en urgence du médicament Clonazepam (Rivotril gouttes) TÉL.: 0793 834 921-0553 427 082 Pensée Condoléances Cela fait une année, le 21 mars 2015, que nous a quittés à jamais notre très chère mère Mme Vve Zanat Hanifa née Benbakir laissant un vide immense que nul ne peut combler. Nous demandons à tous ceux qui l’ont connue et aimée d’avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Repose en paix. En cette pénible circonstance, tout le personnel de la succursale de la CAAR de Annaba très affecté par le décès de la mère de M. Taleb Djamel, directeur régional de la succursale, sprésente à toute la famille de la défunte ses sincères et attristées condoléances. Que Dieu l’accueille en Son Vaste Paradis. Le président-directeur général, le directeur général et l'ensemble du personnel de l'Algérienne des Assurances "2a", profondément affectés par le décès de la mère de leur collègue M. Metloug Saïd cadre comptable à l'agence principale code 2a-1622 (DRC EST), lui présentent ainsi qu'à toute sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie et prient Dieu le Tout-Puissant d'accueillir la défunte en Son Vaste Paradis. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons." 40e jour Mon très cher et bien-aimé frère CID AIT SALEM Depuis ton départ, un silence glacial et abyssal est tombé sur nous. Cela fait 40 jours et pourtant cela semble si lointain. Cher frère, nous ne pourrons jamais oublier l’homme de bien que tu étais. Tu t’appelais Cid mais tu t’appelais aussi bonté, droiture, affabilité, sincérité et aussi réserve et dignité en toutes circonstances. Tu aimais tout, la nature, les saisons, les animaux. Mon très cher frère, que ton absence est dure et douloureuse à supporter. Comment continuer à vivre sans toi ? Tout est si triste et si morne depuis ton départ, tu nous as laissé un vide immense. Tu étais le candélabre et la lumière de notre famille. Cependant, cher Cid, même absent, tu resteras toujours vivant et présent dans nos cœurs car «le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants». Désormais, je vivrai avec les bons souvenirs et les bons moments que nous avons partagés ensemble. Ta précieuse et douce image continuera de planer parmi nous. En chaque endroit où tu es passé je te revois paisible et discret, ta présence reste si forte malgré ta disparition. Tu étais le frère, l’ami, le confident, un grand monsieur noble et aux qualités humaines indéniables. Je demande à tous ceux qui t’ont côtoyé, connu, apprécié et aimé d'avoir une pieuse et profonde pensée pour toi. Adieu mon très cher frère Cid. Que ton Au-delà soit fait de paix, de sérénité et de félicité. Repose en paix dans l’éternité et à l’ombre de ton Créateur. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons." Condoléances Remerciements Décès Remerciements M. Belhocine Djaafar, président de l'Association groupement sportif des pétroliers, les membres du bureau, l'ensemble des athlètes ainsi que le personnel technique et administratif, très affectés par le décès du père de leur athlète section volley-ball Bouaffou Walid, présentent à ce dernier ainsi qu'à toute sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie. Puisse Dieu ToutPuissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. Suite au décès de Les familles Harrat et Djellal ont la triste douleur de faire part du décès du regretté Harrat La famille Aliouane de Belcourt remercie le docteur Yahyaoui du service gynécologie obstétrique du CHU Mustapha Bacha pour la très bonne prise en charge de sa fille, pour son sérieux dans son travail son savoir-faire et sa bonté. Nous lui souhaitons une très grande réussite dans sa vie professionnelle. Que Dieu le préserve ainsi que toute l'équipe qui travaille avec lui et Madame le docteur Harkouk. Bravo l'équipe. Doulache Mustapha survenu à Paris le 19. 03. 2016, les familles Doulache et Bairi d'Alger, ainsi que Shemali et Moisset de Paris remercient vivement toutes les personnes qui ont compati à leur douleur dans cette pénible circonstance. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons." Ferhate survenu hier dimanche à l’âge de 65 ans. Que Dieu le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. "A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons." El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 27 SPORTS LE COIN DU REFEREE ÉQUIPE NATIONALE Début du stage aujourd’hui Revoilà Keita Yacouba et ses coups bas Par Salim Oussaci a sélection nationale de football entrera en stage de préparation aujourd’hui au Centre technique national de Sidi Moussa (Alger), en prévision du match aller des éliminatoires de la CAN-2017 contre l’Ethiopie, vendredi à 20h30 au stade Mustapha Tchaker de Blida. L’entraîneur national, Christian Gourcuff, a convoqué dans un premier temps 23 joueurs pour cette double confrontation, dont la manche retour est prévue quatre jours plus tard (le 29 mars). Parmi lesnouveauxsélectionnés,onnotera la présence deYassine Benzia (Lille) et de Sofiane Hanni (KV Malines). Ce dernier, qui caracole en tête du classement des buteurs en championnat belge, vient remplacer l’attaquant Hillal Soudani qui a déclaré forfait pour une blessure contractée lors du dernier match avec son club. Le sélectionneur français a également rappelé le défenseur axial Rafik Halliche (SC Qatar) qui a repris les entraînements, après une blessure, et le milieu de terrain de Watford, Adlane Guedioura,auteurd’unbutsplendide PHOTO :B. SOUHIL L Halliche revient, Mandi incertain enPremierLeague(championnat d’Angleterre), et ce, pour remplacer Nabil Bentaleb, forfait. Selon les dernières informations, le latéral droit Aïssa Mandi (Reims) est incertain. Il a contracté une blessure lors du dernier match de championnat de France avec son équipe contre Guingamp, perdu à domicile (0-1). Tous les joueurs arriveront aujourd’hui pour le début du regroupement quiseraentaméparuneséancede décrassage à Sidi Moussa, avant le début des choses sérieuses à partir de demain pour un travail technico-tactique. Avec l’arrivée des deux néo-sélectionnés, Benzia et Hanni, Christian Gourcuff aura sans doute l’embarras du choix en attaque surtout avec la forme éblouissante des autres joueurs, tels que Rachid Ghezzal, Ryad Mahrez et Islam Slimani. Dans l’axe par contre, l’entraîneur devra trancher entre Ben- sebaïni et Halliche pour épauler Belkaroui. Tout comme au milieu du terrain où le patron des Verts devra choisir entre Mesloub et Guedioura. A noter enfin que la sélection nationaled’Ethiopieestattendue mercredi, soit deux jours avant le match, et sera hébergée à l’hôtel Sheraton (Alger). Elle aura droit à une séance d’entraînement au stade Tchaker jeudi à l’heure du S. M. match. LIGUE DES CHAMPIONS (16es DE FINALE RETOUR) ESS 4 - ÉTOILE DU CONGO 2 Un résultat trompeur… Stade 8 Mai 1945 (Sétif) Arbitres : Sadek-Selmi, Mohsen-Bensalem et Marwane-Saad (Tunisie) Buts : Daghoulou (3’), Amokrane (30’, 48’et 65’) ESS - Matoundou (32’), Gassama (33’) Etoile. Averts :Ibami (35’), Loumbi (51’), Matoundou (87’) Etoile ESS : Belhani, Hachi, Rebiai, Aroussi (Bouchar 81’), Zerara (Baouz 75’), Benlamri, Djahnit, Amada, Daghoulou, Haddouche, Amokrane (Djabou 66’). Entr. : Geiger Etoile du Congo : Litini, Gassama, Ibami, N’gouma (Alex 69’), Oundazi, Kaloundji, Loumbi, Matoundou, Balika (Akita 77’), Ikaya (Kabouma 60’), Obassi. Entr. : Ngatsono C onnaisseur et exigeant, le public sétifien, qui n’a pas oublié les dernières frasques des Noir et Blanc, ne s’est pas déplacé en nombre au chaudron — qui n’a pas l’habitude d’abriter une confrontation de Ligue des champions d’Afrique — à moitié vide. En plus de la défection du douzième homme, les Ententistes se sont présentés sans Khedaïria et Bouchar. Le gardien titulaire a déclaré forfait suite à un télescopage avec Zerara lors de la dernière séance d’entraînement, alors que Bouchar a fait les frais des choix de son coach ayant préféré former un axe avec Benlamri-Aroussi. Les absences et les déboires affectent les hommes de Geiger, qui ne tardent pas à ouvrir la marque par Daghoulou (3’) et laissent paradoxalement l’initiative et les espaces à un modeste adversaire, profitant de l’inexplicable transparence du milieu sétifien, aux abonnés absents durant la première demi-heure de jeu. Profitant d’une lumineuse passe, le jeune Amokrane corse l’addition. Croyant avoir composté leur ticket, les Noir et Blanc se déconcentrent et encaissent deux buts en une minute ; ils se compliquent l’existence. A la reprise, Daghoulou, embusqué à l’intérieur de la surface adverse, redonne de l’espoir à son équipe, passant une nouvelle fois complètement à côté de son sujet en dépit d’un quatrième but et d’une qualification qui ne doit pas cacher la piètre prestation de la bande à Geiger, qui n’a pas été inspiré, lui aussi. Kamel B. MOB 2 - CLUB AFRICAIN 0 Les Crabes ont du cran PUBLICITÉ Stade de l’UMA (Béjaïa) Arbitres : Redouane Djiad, Youssef Mabrouk, Yahia Nouali (Maroc). Buts : N’Doye (58’ sp), Morgane (64’) MOB Averts : Khadir, Belkasmi (MOB), Menyaoui (CA) MOB : Rahmani, Khadir, Boukria, Mebarakou, Messaoudi, Morgane (Lakhdari 92’), Salhi (Athmani 82’), Baâouali, Zerdab, N’Doye, Hamzaoui (Belkasmi 85’). Entr. : Amrani Club Africain : Dekhili, Laïfa, El Haddadi, El Ouaderfi, Oueslati, Serrafi (Coulibaly 72’), Menyaoui, Chenihi, Tika, Khelifa, Benyahia (El Djaziri 80’). Entr. : Krul Le MO Béjaïa a saisi l’occasion de la réception des Tunisiens du Club Africain pour arracher sa qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions en s’imposant, hier, sur le score de 2-0 grâce aux réalisations des deux étrangers N’Doye et Morgane. Les Béjaouis avaient bien géré la partie en exerçant un pressing dès l’entame par Hamzaoui, qui a raté une belle opportunité d’offrir l’avantage à son équipe lorsqu’il s’est retrouvé seul face au gardien (7’). Zerdab tente sa chance, mais son tir est renvoyé par la défense (8’). Les Béjaouis se procurent une autre opportunité à la 18’ par Morgane, mais ce dernier, pourtant seul, n’arrive pas à tromper la vigilance du gardien Dekhili. Les Tunisiens quant à eux se sont offert une occasion à la 35’, en vain. C’est ainsi que se termine la première période. De retour des vestiaires, les Béjaouis accentuent leur pressing et parviennent à débloquer la situation à la 58’ par N’Doye sur penalty suite à une main d’un adversaire. L’autre étranger, à savoir Morgane, met son équipe à l’abri quelques minutes plus tard (64’) après un bon service de Salhi. La rencontre se termine sur cette belle victoire qui permet aux Crabes de se qualifier en huitièmesdefinaledecetteprestigieuse compétition. L. Hama La Commission d’arbitrage de la CAF semble oublier le «rajeunissement» qu’elle s’était fixé comme leitmotiv et son (grand) combat, et dans ses travers retomba en désignant, encore une fois, l’arbitre guinéen Keita Yacouba. Et c’est sur l’excellente pelouse du stade Chahid Hamlaoui de Constantine que ce «cheval de retour» a refait surface et a failli, encore une fois, refaire sa légendaire «tartine». N’étaient la bravoure et la ténacité des joueurs du CSC qui ont cru en leurs (immenses) capacités en marquant des buts (77’, 81’ et 83’) de toute beauté et ne souffrant d’aucune irrégularité, aidés et soutenus par un public en or, connu par sa sportivité en refusant la provocation, confirmant, par la même, sa grande maturité. Car ne pas accorder un ou plusieurs penaltys mérités, pour paraître ou faire semblant tel un arbitre ayant un capital d’honnêteté (?) et, ensuite, verser dans une «douteuse» habilité. Quand un arbitre FIFA de cette expérience (14 ans comme international) ne siffle pas des penaltys (2) évidents et accorde celui qui n’en était pas un, il laisse perplexe sur ses desseins ! Il faut reconnaître à Keita Yacouba ses bonnes dispositions physiques où il confirme sa constance, sans négliger sa gestuelle qui fait sa référence, tout ce potentiel à faire valoir dans le domaine de l’«intentionnel» et S. O. également dans l’art du virtuel… AS RADIEUSE Hommage à âmmi Ahmed et Medjadj C ’est en présence de Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, et des figures sportives comme Saïd Amara, Kouici, Belloumi, Megharia, Kaci Saïd, Chaïb et Foussi, que le président de l’association Radieuse, Chafi Kada, a rendu un vibrant hommage à deux grandes figures de la Sûreté nationale et du football algérien. Il s’agit de l’ex-commissaire de la wilaya d’Alger, feu Ahmed Bessouf, plus connu par les sportifs sous le surnom de Aâmi Ahmed, et de l’éducateur et entraîneur Nadjib Medjadj, qui avait entraîné plusieurs équipes de football, dont le CABBA, le WAT, le MCO, l’ASMO, le RCR, le NAHD, l’USMBA et autres. Le représentant du général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, et Mme Meslem, accompagnés de Saïd Amara et Belloumi, ont remis au fils de Aâmi Ahmed, Hachemi Bessouf, le trophée de reconnaissance et la médaille du mérite, pour les grands services que le défunt avait rendus aux citoyens algériens et pour avoir bien accompli sa délicate mission à la DGSN, notamment dans les moments difficiles. La même distinction a été remise à Mme Medjadj et son fils, pour la noble mission que leur défunt époux et père a accomplie avec beaucoup de sincérité et d’amour. La distinction a été remise par Chafi Kada, entouré de Kouici, Megharia, Kaci Saïd et Chaïb. K. G. USM BLIDA BRAHIM DOUIDÈNE N’EST PLUS L’ancien président de l’USM Blida — fin des années 1960, début 1970 — Brahim Douidène, s’est éteint, avant-hier, à l’âge de 90 ans. Il a été enterré, hier, au cimetière Sidi Hallou, à Blida. Il faut noter que le défunt n’est autre que le père de l’ancien président du club, Mohamed Douidène qui a eu à diriger l’équipe durant les saisons 2014 et 2015. La rédaction sportive du journal El Watan présente à la famille Douidène toute ses condoléances et l’assure de sa profonde sympathie. Que Dieu Tout-Puissant apporte aux proches et amis courage et consolation et accueille le défunt en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.» El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 27 SPORTS OUEST USM BEL ABBÈS OM ARZEW Une victoire surprise Priorité à l’accession en Ligue 1 L PHOTO : DR Les Vert et Rouge ne cachent pas leur envie de rééditer l’exploit de 1991 A près sa victoire en quarts de finale de la coupe d’Algérie face à l’ES Sétif au stade du 8 Mai 45, l’USM Bel Abbès a, au lieu d’enchaîner sur des résultats positifs, perdu de sa verve en ce mois de mars, concédant deux nuls consécutifs et une défaite à domicile. Avant-hier, les protégés de Benyelles se sont inclinés face à l’OM Arzew (0-1) après avoir enregistré un nul at home face au CAB Bordj Bou Arréridj (22e journée) et un second, à l’extérieur, face à l’USMM Hadjout (23e journée). Une mauvaise passe que l’entraineur, Abdelkrim Benyelles, explique par «la difficulté de remotiver les joueurs sur un l’objectif initial tracé en début de saison, à savoir l’accession, et ce, après leur qualification en demi-finales de la Coupe d’Algérie». Une demi-finale face au NA Hussein Dey, dont la domiciliation et laprogrammationontvitefaitdedétourner l’attention des supporters et des joueurs lesquels se sont trop laissés emporter par l’euphorie de la victoire devant l’ESS. La rencontre NAHD-USMBA, programmée jeudi 14 avril au 5 Juillet (Alger) au lieu du stade Tchaker (Blida) a été largement commentée cette semaine, un point sur lequel avait pourtant averti le directeur général du club, Bensenada Djillali. «Notre demi-finale se jouera face à l’OM Arzew et la finale aura lieu à Médéa face à l’Olympique», a-t-il déclaré jeudi, mettant ainsi en garde contre l’excès de confiance face aux Pétroliers. «La rencontre face au NAHD est dans moins d’un mois. D’ici là, l’ensemble de la formation de la Mekerra doit rester concentrée sur l’objectif de l’accession et redoubler d’efforts sur cette dernière ligne droite, longue et périlleuse», devaitil encore ajouter. Ceci-dit, les Vert et Rouge ne cachent pas leur envie de rééditer l’exploit de 1991, lorsqu’ils ont remporté leur premier et seul trophée avec les Tlemçani, Benabdallah, Louahla, Berrahma, Meziane, Bouhenni, Boukellal. Notons que la qualification de l’USMBA n’a été possible qu’après l’élimination du SCM Oran (16es de finale), du DRB Tajnanet (8es) et de l’ESS (quarts de finale). Outre NAHD-USMBA, le tirage au sort du dernier carré, effectué samedi dernier, a donné lieu également au match entre le MC Alger et l’US Tébessa (division amateur) qui se jouera samedi 16 avril au stade du 5 Juillet. M. Abdelkrim a victoire (0-1) arrachée par l’Olympic, en déplacement au stade du 24 Février, face à l’USM Bel Abbès, un des prétendants au titre de Ligue 2, se lisait sur la grande place d’Arzew dans la soirée de vendredi. La veille, même les plus «inconditionnels» du club n’y croyaient pas, ou tout du moins, rêvaient d’un match nul -«un point, ce serait mieux que rien»- mais comme le football n’est pas une science exacte, la surprise est venue le confirmer grâce à Baouche qui, à la 66’, a piégé la défense belabésienne. Et l’OM Arzew qui était parmi les 3 relégables, il y a quelques journées, se retrouve à la 9e place avec 30 points. «L’Olympic a-t-il assuré son maintien ?» Un des anciens présidents du club qui avait «juré», à l’entame de la phase retour, que la relégation était inévitable, a changé d’avis, ce vendredi, pour dire que le maintien est assuré à 100%. Il n’avait pas tout à fait tort puisque, non seulement tout le monde le pensait, mais aussi parce que, depuis, les poulains de Osmane ont réalisé un parcours exceptionnel (victoire à l’extérieur face à la JSM Béjaïa, nul face au CA Batna, le dauphin, et cette victoire à l’extérieur face à l’USMBA, 3e du classement) pour ne parler que des dernières journées. Cependant, pour de nombreux «sages» supporteurs, l’euphorie n’est pas encore de mise. «Le maintien n’est pas encore totalement assuré», affirmentils en arguant que la prochaine rencontre, à domicile, face à au CRB Aïn Fekroun sera décisive. «L’OMA est sur une bonne lancée, mais la rencontre face à Aïn Fekroun est un match à 6 points parce que c’est un concurrent direct au maintien», disent-ils. En effet, avec un seul point de retard sur l’Olympic, cette équipe, elle aussi, réalise un bon parcours ces dernières journées et, de l’avis des supporteurs, il est impératif de remporter ce match en tablant sur la défaite des mal classés, pour se mettre à l’abri. M. M. JEU DE BOULES Saïda privée de boulodrome RC RELIZANE PHOTO : DR L es férus des Lions de la Mina ne reviennent pas de leur cauchemar et semblent même impuissants devant le naufrage du RCR, ce sigle porté depuis des lustres par de successives générations. Ayant retrouvé le giron des grands à la faveur d’un excellent parcours en Nationale II Mobilis, le club phare de la wilaya a fait rêver les siens, et tout un chacun espérait la renaissance de la structure Rapid, qui a enfanté les Bentalab, Bouguelmouna, Nefir, Merzoug et bien d’autres. Mais hélas ! Les vents n’ont pas soufflé dans le sens des voiles et tout semble s’effondrer, voire tout constitue un montage illusoire qui a fini par éclater au grand jour. «On a été leurrés», a crié un fan, en ajoutant : «Je ne comprends pas ce qui nous arrive, on nous parle de faramineuses sommes consommées, voire des milliards, alors que nous nous dirigeons droit vers le purgatoire.» En effet, avec les Bourdim, Zidane, Mounji, Jerrar, Manouchou et consorts, tous des joueurs recrutés à gros sous, le Rapid patauge au bas du classement et n’arrive plus à s’imposer, même à domicile. La mauvaise gestion des affaires du club par un staff ignorant l’abc du football est, selon des avertis, derrière les déconfitures vécues jusque-là. En dépit de ses répétitives contre-performances, l’équipe A, si l’on ose dire, a tout de même constitué l’arbre qui a caché pour un temps une forêt de douloureux faits pour les vrais amoureux du RCR. En effet, l’on a appris, de sources proches de la maison Rapid, quelesjeunessontabandonnésàleursort,alorsquelesresponsables s’adjugent les premières loges de la tribune officielle pour se manifester à chaque fois que les A reçoivent. Les jeunes ont joué une partie de leur championnat sans être assurés et les joueurs, ou leurs parents, ne se sont rendu compte qu’après la blessure (fracture) dont a été victime un U20 lors d’un match disputé à Tlemcen. Une pareille négligence devrait faire réagir toute l’opinion sportive à Relizane pour au moins dénoncer cette vile volonté. Qu’auraient fait les responsables si fatalité il y avait ? Dieu merci, rien de grave n’est arrivé. Ce qui blesse, c’est qu’aucun responsable du secteur du sport n’a jugé utile d’interpeler le président pour au moins le gronder. Tout s’est passé sous silence. Encore, le grand public qui s’est toujours déplacé au stade Zougari pour soutenir les A ne s’est jamais soucié du sort de ces jeunes qui ont perdu plusieurs matchs sur tapis vert. Bien sûr, personne n’a osé en parler. Pour certains, ce sont les entraîneurs de ces catégories qui ont débrayé pour réclamer leur dû, pour d’autres, c’est le manque de moyens pédagogiques qui fait défaut. Ainsi le RCR vit un pourrissement qu’il n’a jamais connu. Pourquoi jouer le maintien si nos jeunots sont dans cette situation? Les habitués du stade Zougari ovationnent les Benabderrahmane, les Bourdim et autres consorts, alors qu’ils sont partants, ils ont hué Mokhtar Hichem, un pur produit du RCR, qui a mené le NAHD et ils ignorent surtout que l’entraîneur des jeunes fait son changement en fonction des chaussures disponibles, le remplaçant doit avoir la même pointure que le sortant. Ainsi est le nouveau critère pour les changements au RCR. Issac B. PHOTO : DR La grande illusion L ’histoire du jeu de boules date de l’époque coloniale sur l’ancien boulodrome situé à proximité de la gare ferroviaire de la ville de Saïda. C’étaient surtout les cheminots, puis Sonelgaz qui organisaient des festivals en 1974/1975 sous forme de jeux, de loisirs. Créée en 1978, la ligue de wilaya des sports de boules active depuis lors. Son président, Talbi Habib, relève : «Nous avons 11 sections (9 au chef-lieu, 1 à Rebahia et 1 à Aïn El Hadjar) avec 145 boulistes licenciés, une vingtaine de jeunes et 6 filles de l’association commandant Mejdoub (Saïda). Il y a uniquement trois sections qui ont reçu des subventions, les autres cotisent pour aménager des terrains de fortune.Tout le mondetravaillebénévolementcommelesarbitres,ledélégué de terrain, le secrétaire général». La ligue compte des éléments prometteurs dont certains se sont bien distingués comme le bouliste Ziadi Ahmed qui a remporté une médaille d’argent au championnat d’Algérie et lors de la coupe 2014. Avec la triplette, un jeune de Biskra et un autre de Ouargla, Ziadi a remporté la médaille de bronze au Maroc lors des Jeux méditerranéens 2014. «Notre principal souci est d’avoir un boulodrome, un terrain aménagé conçu spécialement pour l’entrainement et les compétitions des jeux de boules», souhaite le président en ajoutant : «Si le jeu de boules existe à Saïda, le mérite revient à notre cher et regretté Hamada Ahmed auquel nous rendons un vibrant hommage à titre posthume pour l’aide précieuse au développement de ce sport-loisir.» Sid Ahmed LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 21 mars 2016 COMMENTAIRE L'urgence d'une école nouvelle Par M. T. Messaoudi A SAHARA OCCIDENTAL L’Union africaine met en garde le Maroc a présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, a averti que la nouvelle attitude du Maroc relative aux mesures prises vis-à-vis de la Mission des Nations unies pour l’organisationd’unréférendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso) constituait «un précédent très dangereux qui remet en question le mandat du Conseil de sécurité de l’ONU dans le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde». La mission permanente du Maroc à l’ONU a remis jeudi au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Ban Ki-moon, et à l’UA une liste de 84 membres internationaux des effectifs civils de la Minurso qui doivent quitter le Maroc sous trois jours. «Mme Dlamini-Zuma a appris avec stupéfaction la décision de Rabat de réduire le personnel de la Minurso, y compris les éléments de l’UA», a indiqué l’organisation panafricaine dans un Nkosazana DlaminiZuma, présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) communiqué rendu public samedi,mettantengardecontre un tel acte. Mme Dlamini-Zuma a souligné que la décision marocaine allait «compliquer davantage l’impasse actuelle dans le processus de paix, raviver les tensions au Sahara occidental et menacer la sécurité régionale à un moment où la communauté internationale se mobilise pour trouver une solution définitiveauconflit(quioppose PHOTO : DR L le Maroc au Front Polisario, ndlr), conformément à la légalité internationale». «La présence et le fonctionnement de la Minurso au Sahara occidental sont conformes à la résolution 690 du 29 avril 1991 du Conseil de sécurité», a rappelé Mme Dlamini-Zuma, appelant ce dernier à «assumer pleinement sa responsabilité en la matière et demander au Maroc de revoir sa décision concernant le retrait du personnel de la Minurso». Aussi, elle a prié instamment le Conseil de sécurité de «réaffirmer le mandat entier de la Minurso, y compris l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental», insistant sur la nécessité, pour la communauté internationale danssonensemble,decontinuer à fournir un appui sans réserve aux efforts déployés par M. Ban et son envoyé personnel, Christopher Ross, pour la concrétisation de la solution au conflit conformément à la légalité internationale. Dans unetentativeratéepouramener le chef de l’ONU à changer sa position sur le conflit au Sahara occidental, le Maroc a annoncé, mardi dernier, qu’il allait réduire de manière importante la composante civile de la Minurso, en particulierlabranchepolitique, et cesser avec effet immédiat sa contribution financière à cette Mission. Le ministère des Affaires étrangères marocain a également fait savoir, via un communiqué, qu’il allait retirer ses contingents engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU. R. I. POINT ZÉRO Chak2, we have no comment C omme son ami d’enfance Abdelaziz Bouteflika, Chakib Khelil ne pas va s’adresser à son peuple. Au fond, il ne lui doit rien. Il n’a pas été élu, acclamé ou réclamé et n’a jamais fait partie d’un parti politique, d’un club de jazz ou d'une association de quartier. Ne parlant pas la même langue de communication que le reste de la population, il a refusé tout commentaire sur le scandale Sonatrach. Parce qu’il n’a pas d’explication à fournir sur les millions de dollars détournés par son entourage pour des appartements luxueux à New York — et il aurait d’ailleurs même réoccupé son appartement luxueux du dernier étage de l’immeuble du ministère de la cité Chaâbani, alors qu’il n’est plus ministre de l’Energie. Il est innocent, point. Tout comme BRC est innocent, Dick Cheney innocent, Amar Saadani innocent. Tellement innocent qu’il est même pressenti comme Premier ministre, voire président de la République quand son ami Président en Par Chawki Amari aura terminé avec sa revanche personnelle et contenté son ego, repu et fatigué comme un boa en sieste après avoir avalé une série de crocodiles. Mais s’il ne dit rien, Chakib Khelil pense et croit à la justice de son pays, celle-là même qui a signifié un mandat d’arrêt contre lui, sa femme et ses enfants. Il va donc intenter un procès contre le général Toufik qui a sali son costume chic, mais comme lui-même n’a pas assisté au procès Sonatrach, même pas en tant que témoin. Pourquoi le général de l’ombre devrait assister au procès du DRS ? Il pourra toujours dire, comme Chakib Khelil, qu’il n’était pas au courant, qu’il jouait au football, et faire condamner quelques subalternes. En l’attente d’une justice réelle, seul signe au fond d’un pays civilisé, méditons sur ce temps qui passe et se retourne comme un baghrir. Rien n’est éternel, pas même le pétrole, simple combustible fossile appelé à disparaître. Comme tous ceux qui ont illégalement pompé dedans. u milieu de ce «vacarme» causé par le retour (attendu) de Chakib Khelil et des menaces grandissantes de la nébuleuse terroriste, il y a une autre actualité qui devrait retenir toute notre attention puisqu’elle concerne les générations futures : la réforme de l’école. Un véritable challenge pour un pouvoir dont la légitimité est très discutable. Et paradoxalement, c’est à lui qu’échoit la mission de réformer l’école pour une meilleure formation des futurs citoyennes et citoyens. Elle revêt un caractère d’urgence compte tenu des lacunes et des failles dans les programmes scolaires actuels, dépassés, par ailleurs, par les changements politiques et socioéconomiques que vient de connaître le pays. La responsabilité du régime en place est grande, parce qu’il doit définir le profil des futurs citoyens. Des citoyens ouverts à la modernité et à la culture démocratique et surtout fiers de leur origine amazighe. A ce titre, la réforme envisagée dans les programmes scolaires doit prendre à bras-le-corps et à tous les paliers la consécration de tamazight commelanguenationaleetofficielleparlanouvelle Constitution. Inculquer aux élèves notre appartenance à la culture amazighe devient un impératif, et ce, en leur faisant connaître les principales figures historiques que le régime du parti unique a longtemps occultées. Massinissa, Syphax, Jughurtha, Tin Hinan, La Kahina, Chachnak…,autantdepersonnagesquiontmarqué de leur empreintes l’histoire plusieurs fois millénaire de notre pays. Les jeunes générations doivent connaître les hauts faits d’armes de nos glorieux ancêtres contre les pharaons d’Egypte et les puissances romaine et carthaginoise. L’Algérien de demain doit être en phase avec les progrès technologiques et scientifiques qui sont réalisés de par le monde, ce qui permettra à terme à l’Algérie de prétendre participer de manière active à la recherche scientifique. Il doit être conscient des enjeux politiques et économiques du pays. Il doit être tolérant et rejeter toute forme d’extrémisme. La démocratie est son credo. C’est certainement le profil recherché par la ministre de l'Education nationale à travers la réforme des programmes scolaires. Sauf que les conservateurs et les obscurantistes de tout bord ne vont pas rester les bras croisés. Ils vont tout tenter pour faire échec au projet de Mme Benghebrit. La réforme de l’école dépasselesimplecadrenational.Elleestégalement dictée par des impératifs internationaux à travers la montée en puissance des groupes terroristes tels que l'Etat islamique (EI) et AQMI, sans cesse alimentés par de jeunes recrues des Etats du Maghreb et de certains pays arabes dont les systèmes scolaires sont permissifs aux idéologies islamistes inspirées par les Saoudiens. En tout cas, il faut attendre la mouture finale pour juger de la pertinence des choix qui seront faits pour édifier la nouvelle école algérienne. météo Aujourd’hui Demain 10° 18° ALGER 8° 14° 8° 16° ORAN 9° 16° 8° 18° CONSTANTINE 18° 34° OUARGLA 6° 13° 11° 26°