économie - Algérie 2015

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économie - Algérie 2015
LIGUE DES CHAMPIONS
AFRICAINE
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 21 mars 2016
N°7747 - Vingt-sixième année - Prix : Algérie : 20 DA. France : 1 €. USA : 2,15 $.
ISSN : 1111-0333 - http://www.elwatan.com
ÉDITION DU CENTRE
L’ESS ET LE MOB
QUALIFIÉS
LIRE LES ARTICLES EN PAGE 27
PROGRAMMES SCOLAIRES REVUS EN PROFONDEUR
■ La Commission nationale des programmes a remis
hier son rapport sur les «améliorations» à apporter
au contenu de l’enseignement aux associations des
parents d’élèves et aux syndicats de l’éducation.
■ La ministre de l’Education nationale a réitéré
que la philosophie de cette réforme, qui
entrera en vigueur à la rentrée prochaine, vise à
réconcilier l’école avec les valeurs algériennes.
LIRE L’ARTICLE DE FATIMA AÏT KHALDOUN-ARAB EN PAGE 5
RETOUR DE CHAKIB KHELIL
LE NOMBRE DE TERRORISTES
EN CAVALE FAIT POLÉMIQUE
LE FAIT ACCOMPLI
POLITIQUE
● Les forces sécuritaires tunisiennes sont
parvenues, samedi, à neutraliser deux
terroristes après un échange nourri de tirs
ayant duré deux heures dans la localité de
Laâmamra, dans les environs de Ben Guerdane.
ÉCONOMIE
PRODUITS NATIONAUX
Le laborieux
processus
de labellisation
NOUVEAUMODÈLEÉCONOMIQUE
Une place centrale
pour le partenariat
public-privé
RETROUVEZ VOTRE SUPPLÉMENT
EN PAGES 15, 16, 17, 19, 20 ET 21
PHOTO : B. SOUHIL/ARCHIVES
LIRE L’ARTICLE DE NOTRE CORRESPONDANT
À TUNIS MOURAD SELLAMI EN PAGE 13
● Le retour de l’ancien ministre
de l’Energie continue à
susciter indignation et lourdes
interrogations concernant
notamment son lien avec les
dossiers de corruption encore
entre les mains de la justice
● D’aucuns s’interrogent
également sur l’éventualité de
voir Chakib Khelil accéder de
nouveau à de hauts postes de
responsabilité.
LIRE LES ARTICLES DE
SAÏD RABIA, SALIMA TLEMÇANI ET
NADJIA BOUARICHA EN PAGES 2, 3 ET 4
MÉDICAMENTS
LES PRODUCTEURS NATIONAUX
EXHORTÉS À EXPORTER
■ Le ministre de la Santé a soutenu hier que le gouvernement a mis
en place les conditions nécessaires pour permettre aux producteurs
nationaux de médicaments de s’ouvrir au marché international.
LIRE L’ARTICLE DE DJAMILA KOURTA EN PAGE 6
PUBLICITÉ
L’INQUIÉTUDE
DES TUNISIENS
El Watan
PHOTO : B. SOUHIL
La réforme de
l’école en marche
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 2
L’A C T U A L I T É
LE RETOUR DE CHAKIB KHELIL LA MET À RUDE ÉPREUVE
La justice algérienne
et le fait accompli
● Que fera la justice algérienne qui avait lancé contre Chakib Khelil et les membres de sa famille un mandat d’arrêt international le 12 août
2013, avant que celui-ci ne soit annulé pour un prétendu vice de forme ?
Tribunal d’Alger
Sonatrach 1, son ombre a plané. Les
cadres de Sonatrach soutenaient
dans leur majorité qu’ils n’avaient
fait qu’obéir aux instructions.
Certains avocats demandaient
même qu’il vienne s’expliquer sur
la responsabilité qui était la sienne
dans la gestion du groupe pétrolier
national. Chakib Khelil avait bien
quitté précipitamment le pays
avant de revenir triomphalement,
jeudi dernier, après trois ans d’exil.
Mais avec un tel retour — accueil
officiel à Oran d’où il avait quitté
l’Algérie au milieu d’un matraquage
médiatiquequiclamesoninnocence
et lui donne le statut inespéré de
victime qu’il faut réhabiliter — la
voie est toute indiquée, encore une
fois, à une justice qui aura du mal
à trouver les arguments qui lui
permettront de trouver une issue
honorable. Si Chakib Khelil est
rentré, c’est qu’une décision a été
prise en haut lieu, précisément par
la plus haute autorité du pays, le
chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika.
Et dans le contexte qui est celui
de l’Algérie d’aujourd’hui, nul ne
peut le contester. La réhabilitation
politique de l’ancien ministre de
l’Energie et un des piliers du régime
mis en place par le locataire du
palais El Mouradia est de fait.
Le secrétaire général du Front de
libération nationale (FLN) avait
donné le la en assurant l’absolution
d’un membre important du «clan
présidentiel» et le reste suivra
certainement.
Mais si l’on sait que le pouvoir n’a
pas froid aux yeux pour imposer ses
choix — au grand dam du droit et
de la morale politique, tant ce qui
lui importe est sa propre survie —
il aura du mal à faire passer la
pilule. Il doit d’abord apporter des
contre-preuves à ceux qui avaient
décidé de lancer un mandat d’arrêt
international contre Chakib Khelil
et sa famille, ceux qui parlaient de
son implication dans les affaires de
corruptionquiontsecouéSonatrach
et ceux qui ont ficelé les enquêtes,
c’est-à-dire la police judiciaire de
l’ex-DRS. La réhabilitation politique
ne vaut que par ce passage obligé par
la justice.
Faisons un peu de politique fiction :
si l’ancien ministre de l’Energie
était à ce point victime d’une cabale,
d’un complot, d’une machination
orchestrée par l’ancien patron du
DRS, Mohamed Médiène dit Toufik,
contre le président Bouteflika
comme le souligne Amar Saadani, et
que tout allait bien dans le meilleur
des mondes, en Algérie, il n’y a
pas de corruption, tout est clean, le
pays est installé résolument dans
la prospérité économique et dans
la bonne gouvernance, la justice
devrait, dans ce cas, châtier les
trouble-fête. Tout ce beau monde
devrait répondre devant la justice
pour avoir au pire fabriqué des faux
et au moins diffamé Chakib Khelil.
La justice algérienne est dans une
inextricable situation.
Saïd Rabia
PUBLICITÉ
PHOTO : H. LYES
E
n théorie, la justice algérienne
est devant un incroyable
dilemme : faire le procès de
l’ancien ministre de l’Energie et
des Mines ou passer l’éponge sur
tout ce qui a été dit depuis le début
de l’affaire Sonatrach 1 et 2 — un
dossier toujours entre les mains des
juges italiens. Que fera cette même
justice qui avait lancé contre Chakib
Khelil et les membres de sa famille
un mandat d’arrêt international le
12 août 2013, avant que celui-ci ne
soit annulé pour un prétendu vice
de forme ? En vérité, c’est toute la
crédibilité de la justice algérienne
— ou ce qu’il en reste — qui est
mise à mal. L’ancien procureur
général de la cour d’Alger,
Belkacem Zeghmati, n’aurait jamais
émisunmandatd’arrêtinternational
contre Chakib Khelil et sa famille
sur la base d’un dossier vide. Et
ce serait vraiment gravissime si
M. Zeghmati l’avait fait sur un coup
de tête ou un appel téléphonique.
Quoi qu’il en soit, le procureur n’est
plus à son poste, mais les affaires
de corruption auxquelles le nom de
l’ancien ministre de l’Energie est
associé ont continué de défrayer la
chronique. Tout au long du procès
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 3
L’A C T U A L I T É
DES FAITS QUI CONTREDISENT LA THÈSE DE LA CABALE
Lorsque la justice protège
les intérêts du clan présidentiel
● En revenant en Algérie, Chakib Khelil a certainement obtenu des garanties des plus hautes autorités. Ce n’est pas l’annulation du mandat
d’arrêt, lancé en décembre 2013, mais certainement l’enterrement de tout le dossier Sonatrach 2, dont les enquêtes avaient été ordonnées par le
Président lui-même. Etant l’arbre qui cache la forêt, Chakib Khelil n’est en fait que ce «soldat» qu’il faut sauver pour préserver le clan présidentiel.
des commissions rogatoires à plusieurs
pays, il ne s’attendait certainement pas à
recevoir des réponses surprenantes vers la
fin de l’année 2012. Du côté du DRS, les
officiers de la police judiciaire ne se sont
pas arrêtés au premier dossier. Leur enquête
s’est poursuivie jusqu’à fin 2012. Leurs
informations vont être confortées par celles
contenues dans les commissions rogatoires.
Sonatrach 1 s’avère être du «pipi de chat» devant
Sonatrach 2, où les noms de Chakib Khelil, de
son épouse, de ses deux enfants et celui de Farid
Bedjaoui sont cités.
FÉVRIER 2013,
LA COLÈRE DU PRÉSIDENT…
Un rapport détaillé est remis au président de
la République, qui profite de la célébration
de l’anniversaire de la nationalisation des
hydrocarbures pour se démarquer de son
«homme de confiance». Dans un communiqué
lu en son nom, le président de la République
refuse de «passer sous silence» les scandales
liés à la gestion de Sonatrach en disant :
«Ces informations soulèvent notre révolte et
réprobation, mais je fais confiance à la justice de
notre pays pour tirer au clair l’écheveau de ces
informations, pour situer les responsabilités et
appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions
prévues par notre législation.» Chakib Khelil est
de plus en plus discret, lui qui avait déclaré, lors
de sa dernière apparition à l’APN, au début de
l’année 2010, que l’affaire Sonatrach visait «le
clan du Président».
En Italie, l’affaire Saipem-Sonatrach fait la
une de tous les médias. Des pots-de-vin d’un
montant de 197 millions d’euros ont été versés
par Saipem pour obtenir, entre 2007 et 2009,
sept contrats totalisant 8 milliards d’euros
grâce à l’entremise de Farid Bedjaoui, homme
de confiance de Chakib Khelil. Présenté par
la presse italienne comme une pièce maîtresse
du système de corruption, Pietro Varone avait
jeté un pavé dans la mare en citant les noms de
l’ancien ministre et de son homme de confiance,
Farid Bedjaoui, affirmant que les commissions
étaient versées à la Pearl Partners Limited basée
à Hong Kong.
Les révélations du tribunal de Milan (Italie)
accélèrent l’affaire en Algérie et suscitent
la réaction du procureur général, Belkacem
Zeghmati. Dans un communiqué, ce dernier
affirme que «l’implication de personnalités
algériennes dans des faits à caractère pénal et
plus précisément de corruption dans l’exercice
de leurs fonctions au sein d’institutions de l’Etat
sont en relation avec l’information judiciaire
déjà ouverte auprès du pôle pénal spécialisé
de Sidi M’hamed dans le cadre de l’affaire dite
Sonatrach 2».
Le 28 avril 2013, le président Bouteflika est
évacué vers l’hôpital militaire Val-de-Grâce, en
France, à la suite d’un grave malaise cardiaque.
ALGER ET MILAN,
MÊMES OBJECTIFS
La convalescence du Président dure jusqu’au
mois de juillet. Très affaibli, il rentre au pays et,
le 12 août 2013, alors que le dossier Sonatrach
est ficelé, le procureur général d’Alger annonce
le lancement de mandats d’arrêt internationaux
contre Chakib Khelil, son épouse, ses deux
enfants,FaridBedjaouietquatreautresAlgériens
pour des faits de «corruption» et «blanchiment
d’argent». Plusieurs autres personnes sont
convoquées et placées sous contrôle judiciaire.
Malgré son état de santé, le Président, après avoir
annoncé en 2012 (à partir de Sétif) la fin de son
règne, décide de briguer un quatrième mandat
avec le soutien du chef d’état-major de l’ANP et
vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah.
La première mission est de préserver les intérêts
du clan présidentiel, menacés par l’affaire
Sonatrach 2. Une série de limogeages va cibler
les cadres qui ont eu à jouer un rôle, de près ou
de loin, dans l’enquête. D’abord le ministre de la
Justice, Mohamed Charfi. Puis la dissolution du
service de police judiciaire du DRS, en passant
par l’annulation du mandat d’arrêt international
contre Chakib Khelil et la mutation du brillant
juge d’instruction en charge du dossier, pour
arriver en 2015 à la mise de fin de fonction du
procureur général d’Alger. Toutes ces décisions
n’avaient pour objectif que d’enterrer le dossier
Sonatrach 2.
Bizarrement, du côté italien, le nom de l’ancien
ministre n’apparaît plus. Le tribunal milanais
s’est contenté du menu fretin afin d’éviter de
remonter vers le haut de la pyramide d’ENI et
prendrelerisqued’éclabousserlasphèrepolicofinancière italienne.
Lors des débats du procès Sonatrach 1, en
janvier dernier, l’opinion publique a été surprise
de constater que le juge qui présidait l’audience
du tribunal criminel d’Alger refusait d’entendre
le nom de Chakib Khelil, cité par les accusés
qui voulaient lui faire comprendre qu’ils n’ont
fait qu’«exécuter ses ordres». Aujourd’hui, il
est clair que l’ex-ministre de l’Energie n’a pas
pris la décision de revenir au pays s’il n’avait pas
obtenu des garanties qu’il ne serait pas inquiété
des plus hautes autorités du pays, pour ne pas
dire de la Présidence. N’avait-il pas déclaré
un jour qu’il ne reviendrait au pays que sous
conditions ? Chakib Khelil semble avoir obtenu
la garantie de l’effacement de toute trace de son
implication dans des affaires de corruption,
étant donné qu’il était l’homme du Président et
qu’il était donc dans le secret de ce dernier. Sa
protection implique nécessairement celle du
clan présidentiel. Il était vital de le faire revenir
au pays par la grande porte, de le réhabiliter et,
pourquoi pas, lui confier un poste ministériel
juste pour montrer à l’opinion publique qu’il a
été victime d’une machination fomentée par le
DRS…
Force est de constater que dans l’Algérie
de 2016, la justice s’est mise au service des
alliances et des intérêts des clans au pouvoir.
Et ce n’est certainement pas Amar Saadani
qui nous convaincra du contraire, lui qui avait
été impliqué durant les années 2000 dans le
détournement de dizaines de milliards de dinars
engloutis par la Concession générale agricole
(CGA) et se retrouve, dès 2009, actionnaire
avec ses enfants dans une société immobilière
en France, où il a acquis des biens dans des
quartiers huppés de la capitale.
Salima Tlemçani
PUBLICITÉ
A
près avoir quitté le pays dans la
précipitation, refusé de répondre aux
convocations de la justice, en tant que
témoin, Chakib Khelil, ancien ministre de
l’Energie, revient en Algérie par la grande porte,
suscitant interrogations et stupéfaction chez les
Algériens. Interrogations sur la suite à donner au
scandale Sonatrach 2, en instruction au pôle
judiciaire spécialisé d’Alger et pour lequel il a
fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, et
stupéfaction en raison du tapis rouge qui lui a été
déroulé à l’aéroport d’Oran alors que, jusqu’à
preuve du contraire, son dossier est toujours
pendant au niveau du pôle judiciaire spécialisé
d’Alger. En effet, il est important de rappeler que
l’annulationdelaprocéduredumandatdedépôt
par la chambre d’accusation en décembre 2013,
dans la discrétion la plus totale, a été justifiée par
«un vice de procédure lié au principe de
privilège de juridiction. Etant donné son statut
de ministre, Chakib Khelil ne pouvait être
poursuivi ou entendu que par un juge de la Cour
suprême». Cette annulation ne peut pas effacer
d’un trait le dossier instruit par le pôle judiciaire
d’Alger, et pour lequel de nombreuses
personnalités du domaine de l’énergie avaient
été inculpées et placées sous contrôle judiciaire.
Les faits n’ont pas été «fabriqués», comme
l’affirme Amar Saadani, par des agents du DRS.
Il s’agit de révélations contenues dans des
commissions rogatoires émises par plusieurs
pays, notamment l’Italie, faisant état «de graves
faits liés à la corruption et au blanchiment de
fonds à travers des transactions douteuses»,
avait expliqué dans sa conférence de presse du
12 août 2013 l’ex-procureur général près la cour
d’Alger, Belkacem Zeghmati, débarqué de son
poste en septembre 2015. Commis entre 2013 et
2011, ces faits, avait précisé le procureur général,
ont valu des mandats d’arrêt à Chakib Khelil,
son épouse, ses deux enfants, Farid Bedjaoui et à
quatre autres personnes. Mieux, Zeghmati va
même jusqu’à affirmer que Chakib Khelil «a
refusé de répondre aux convocations du juge et
auxaccusationsdecorruption,enprétextantson
incapacité de voyager pour des raisons de santé.
Raison pour laquelle un mandat d’arrêt
international a été lancé contre lui».
Lors de cette conférence de presse, le magistrat
avait même déclaré : «Les juges algériens
n’ont pas attendu les Italiens pour mener à
bien leur enquête.» En fait, Zeghmati n’avait
pas tort. La première enquête sur Sonatrach
a été ouverte dès 2007, une fois que le décret
présidentiel de la création du service de police
judiciaire, au sein du DRS, a été promulgué
et sa mise en service opérée. Les premiers
éléments d’information auxquels sont arrivés
lesenquêteursselimitaientaudossierSonatrach
1 relatif aux contrats de télésurveillance, de
la réalisation du gazoduc GK3 et de l’étude
de réfection du siège de Ghermoul. Toute la
direction de la compagnie a été déférée devant
le parquet d’Alger en janvier 2010, après plus
de six mois d’enquête préliminaire. Jusque-là,
Chakib Khelil n’a à aucun moment été inquiété.
Même lorsque Belkacem Boumediene, viceprésident de l’activité Amont, avait évoqué
avec lui les informations auxquelles étaient
parvenus les officiers du DRS durant l’été
2009. Khelil va jusqu’à rassurer les cadres
dirigeants de Sonatrach mis en cause, en
affirmant publiquement qu’il n’y a pas d’affaire
Sonatrachetenconstituantungrouped’avocats
pour les défendre, avant d’être dissuadé, vu
la gravité des faits. Quelques mois plus tard,
Chakib Khelil est démis de son poste, alors que
l’instruction se poursuivait.
Lorsque le juge chargé de l’affaire délivre
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 4
L’A C T U A L I T É
IL EST CONNU POUR SES LIENS ÉTROITS AVEC LES COMPAGNIES AMÉRICAINES
Le come-back de l’enfant
de la Banque mondiale
● Les liens de l’ancien ministre avec le président de la République suffisent-ils à lui épargner d’être ne serait-ce qu’entendu par les juges ?
Chakib Khelil
Sonatrach qui a fini par déboucher
sur un simulacre de procès et un
retour triomphaliste de Khelil au
pays. On ne peut s’empêcher de
se demander comment une telle
chose est possible. Les liens de
l’ancien ministre avec le président
de la République suffisent-ils à
lui épargner d’être ne serait-ce
qu’entendu par les juges ? Ce retour
au pays signe-t-il un retour aux
affaires, comme le suggère le patron
du FLN, Amar Saadani ? On ne
peut oublier que ce dernier, qui
jurait d’avoir la tête de Toufik, jure
aujourd’hui que Khelil sera appelé à
occuperdespostesderesponsabilité.
Osera-t-on l’inconcevable ?
Il y a dans cette affaire de retour
comme une odeur de forcing qui
semble conjuguer bien des poids
en interne mais aussi en externe.
Si Khelil est proche du clan
présidentiel, il l’est aussi des intérêts
des compagnies américaines. Il y
a donc lieu de s’interroger sur de
probables pressions américaines
pour imposer une réhabilitation
de celui qui a toujours servi les
intérêts des compagnies US en
Algérie et même ailleurs. Quand
Sellal évoquait le recours à un
nouveaumodèleéconomique,visaitil une orientation ultralibérale qu’un
Chakib Khelil est capable de mener
et même de la manière la plus
sauvage, comme ce fut le cas en
Argentine ?
Au-delà du procès Sonatrach, il
est intéressant de se pencher sur
le bilan de la gestion Khelil du
secteur de l’énergie. Tout le monde
se rappelle de la fameuse loi sur
les hydrocarbures qui avait failli
offrir aux compagnies étrangères,
sur un plateau d’argent, toute la
richesse énergétique du pays. Nous y
avonséchappégrâceàl’intervention
salutaire de l’ancien président
vénézuelien Hugo Chavez. Khelil
mena par ailleurs une politique
de surexploitation des gisements
au profit, encore une fois, des
compagnies étrangères et surtout
américaines. Il permit à Haliburton
d’engranger des milliards de dollars
au détriment de Sonatrach.
Hocine Malti, ancien patron de
Sonatrach, dans une contribution
qui alertait sur les dérives Khelil,
soulignait qu’à son arrivée au
ministère de l’Energie en 2000, les
importations américaines de brut
algérien étaient insignifiantes, avec
50 000 tonnes sur toute l’année.
Elles sont passées à 500 000 tonnes
l’année suivante pour culminer à
22 millions de tonnes en 2007 et
se stabiliser à 16-17 millions de
tonnes en 2010. La surexploitation
des gisements, notamment celui
de Hassi Messaoud, a mené à une
baisse du niveau de production,
compromettant ainsi le potentiel
énergétique du pays. Ayant fait
ses classes dans les universités
américaines, Khelil ne connaît son
pays d’origine l’Algérie qu’en 1973,
quand il est appelé à rejoindre
Sonatrach. Il occupe un poste de
conseiller à la présidence de la
République en 1976, puis quitte
l’Algérie en 1980 pour devenir
employé de la Banque mondiale.
Hocine Malti, dans son livre Histoire
secrète du pétrole algérien, évoque
le parcours de Chakib Khelil et
rappellesonpassageenArgentineau
nom de la Banque mondiale où il est
arrivé à convaincre le gouvernement
de vendre la principale compagnie
nationale de pétrole Yacimientos
Petroliferos Fiscales. Une décision
qui plonge l’Etat argentin dans une
grave crise d’endettement. Khelil
avait même été pressenti, par ses
amis proches de l’Administration
Bush, «comme candidat potentiel
au poste de directeur général de la
compagnie nationale irakienne des
pétroles, au lendemain de l’invasion
de l’Irak par les Américains en
2003», note Malti dans son ouvrage.
Le proche avenir nous dira dans quel
projet ou registre inscrire ce comeback de Chakib Khelil qui fleure la
mission pour l’enfant de la Banque
mondiale.
N. Bouaricha
PUBLICITÉ
A
lors que tout le monde
s’attendait à une extradition
de Chakib Khelil pour être
présentédevantlajusticealgérienne,
voilà que l’ancien ministre de
l’Energie accède en toute liberté
au salon d’honneur de l’aéroport
d’Oran, accueilli comme un
dignitaire par le wali et représentant
de l’Etat lui-même. L’Algérie est
bien le pays des miracles ou plutôt
des leurres : rien n’est vraiment
ce qui paraît être ou ce qui est. Ce
retour tonitruant et «blanchissant»
de l’ancien ministre, dont le nom a
été associé au scandale Sonatrach,
confirme une fois de plus la
dépendance de la justice en Algérie
qui ne cherche plus à établir la
vérité et garantir la force du droit.
On ne se soucie plus des formes,
on sacrifie le droit sur l’autel des
intérêts de clans. L’absolution est
mêmeofferteenpermisd’enfreindre
la loi. Les affaires dites Sonatrach 1
et 2 — en sus de la gravité des faits
criminels cités — portent pourtant le
sceau de l’atteinte à la souveraineté
nationale. La principale compagnie
nationale et source de revenus du
pays n’a pas échappé à la corruption
et à la dilapidation. L’opinion
publique a vu défiler le feuilleton
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 5
L’A C T U A L I T É
LES NOUVEAUX PROGRAMMES DE 1re ET 2e AP EN VIGUEUR DÈS SEPTEMBRE
80% du contenu puisé
dans le patrimoine algérien
L
a Commission nationale des
programmes a présenté, hier,
les améliorations issues de la
réforme de 2003. Les associations
de parents d’élèves et les syndicats
du secteur de l’éducation ont eu les
grandes lignes concernant la deuxième génération de ces programmes.
Un document de 250 pages compile
les améliorations et les changements
issus des travaux des experts et spécialistes et de toutes les propositions
des différentes catégories composant
la communauté scolaire, à travers les
conférences dédiées à cet effet. La
réécriture des programmes scolaires
«ne concernera en aucune manière les
constantes nationales (...) et ne saurait
en aucun cas affecter les principes qui
fondent la politique de l’éducation,
conformément aux dispositions de la
Constitution et de la loi d’orientation
sur l’éducation nationale. Le secteur
s’emploienonseulementàpromouvoir
les valeurs liées à l’islam, à l’arabité et
à l’amazighité mais aussi à inculquer
à nos enfants le sens de la citoyenneté
et l’attachement à l’unité nationale
et aux symboles de la nation», avait
affirmé la ministre de l’Education à
l’ouverture des travaux de la journée
d’information sur les programmes de
deuxièmegénération.Mme Benghebrit
a expliqué que dans le cadre de la
réécriture des programmes, le ministère s’est attelé à «mettre en avant le
patrimoine national qui représente
un taux infime dans les programmes
actuels (2%)», précisant que cet aspect
sera «essentiel dans les nouveaux
programmes». «Ils seront axés sur
l’enseignement des dimensions géographique, historique, humaine et
civilisationnelle du pays à travers
l’introduction de nombreux auteurs
algériens», a ajouté Mme Benghebrit,
soulignant que le défi du secteur est
de «former une jeunesse équilibrée,
en parfaite harmonie avec sa société,
dotée des compétences l’habilitant
à concevoir et à réaliser ses propres
projets». «Ces changements visent à
réconcilier l’élève algérien avec ses
valeurs, son pays, son histoire et soimême»,expliqueNedjadiMesseguem,
inspecteur général au ministère de
l’Education nationale, contacté à la fin
de la réunion.
Lesnouveauxprogrammesetmanuels
qui constitueront l’outil de travail des
1re et 2e années primaires entreront
en vigueur dès la prochaine rentrée
scolaire. 80% du contenu seront puisés
du patrimoine algérien. «Les auteurs et
textes, ainsi que les thèmes seront puisés essentiellement de la culture algériennes par des auteurs nationaux»,
explique le même responsable.
Trois membres de la commission
nationaledesprogrammesontexposé
les nouveaux mécanismes d’évaluation et les approches d’apprentissage
concernant les langues nationales et
étrangèresetlesmathématiques.Ilfaut
rappeler dans ce contexte que, selon
les rapports des experts, exposés lors
de la conférence nationale d’évaluation de la réforme, les langues et les
mathématiques sont des matières à
échec vu que les notes sont en deçà de
lamoyennepourlamajoritédesélèves,
ce qui implique de nouveaux outils
d’apprentissage.
RÉCONCILIER L’ÉLÈVE AVEC SON
PAYS
Un plan de formation sera lancé en
plusieurs sessions au profit des enseignants pour information et formation, afin que les nouveaux dispositifs
soient mieux cernés par ceux appelés
à les appliquer sur le terrain, explique
M. Messeguem.
Meziane Meriane, coordinateur du
Syndicat national autonome des professeursdusecondaireetdutechnique
(Snapest) estime, quant à lui, que le
LA QUESTION SERA TRANCHÉE EN MAI PROCHAIN
VERS UN NOUVEAU BACCALAURÉAT EN 2017
La ministre de l’Education nationale a souligné hier,
lors de son passage à la radio, que le concours de
recrutement de 28 084 enseignants se déroulera fin
avril. 28 diplômes et spécialités universitaires sont
concernés. Le 28 mars sera le début des inscriptions
sur le site de l’ONEC. 17 599 postes concernent le
cycle primaire, 7497 le moyens et 2988 postes pour le
secondaire, détaille Mme Benghebrit, estimant que la
répartition s’est faite selon les besoins exprimés au
niveau local, et pour répondre aux besoins dictés par
les nouvelles structures réceptionnées. Le secteur de
l’éducation, souligne la ministre, sera doté à la rentrée
prochaine de 243 nouvelle écoles primaires, 107 CEM
et 138 lycées. La ministre a rappelé que le prochain
concours sera organisé par l’ONEC, pour plus de
«transparence», il se fera comme n’importe quel autre
examen. Le nombre de postes dégagés est le résultat
des départs en retraite dont 12 000 anticipés sur 2000
départs ordinaires, précise la ministre. Et d’indiquer
SITUATION SÉCURITAIRE DANS LA RÉGION
que le départ en retraite anticipée est possible pour les
moins de 60 ans ayant à leur actif 32 ans de service.
La ministre a également évoqué la possibilité de
la réforme de l’examen du baccalauréat. Plusieurs
formules sont envisageables, à savoir la réduction de
la durée (jours) de l’examen, les épreuves anticipées,
la fiche de synthèse, et l’évaluation continue. Selon la
ministre, la question sera tranchée en mai. Concernant
l’absentéisme, la ministre attire l’attention sur le
fait que les trois trimestres doivent être validés.
L’élève, au bout de trois mises en demeure, est radié
de l’examen et sera obligé de refaire la terminale
l’année suivante pour pouvoir postuler à l’examen,
précise la ministre, qui explique que «la responsabilité
est partagée par tout le monde», le phénomène de
l’absentéisme touche beaucoup plus les redoublants
et des mesures seront prises contre les responsables
des établissements ne prenant en considération les
directives pour traiter le fléau.
F. A.
système d’évaluation dès le début de
la scolarité a montré son inefficacité,
avec 18% de taux d’échec dès la 2e
année primaire. «L’objectif de l’évaluation est de déceler les dysfonctionnements de compréhension chez l’apprenant en vue d’y remédier. Or si les
enseignantsnesontpasaccompagnés
pour la maîtrise de ce système, cela
produira sans nul doute l’effet inverse,
c’est-à-dire évaluer pour sanctionner», explique M. Meriane, en appelant à un meilleur accompagnement
des enseignants sur ce volet. Il salue
en outre l’objectif fixé par la tutelle,
à savoir l’introduction d’auteurs algériens dans les manuels scolaires.
L’Association nationale des parents
d’élèves s’intéresse, en plus de la référencenationaledesmatièresd’apprentissage, à l’approche moderne prônée dans les nouveaux programmes.
«Nousespéronsqu’aveccettenouvelle
approche, nos enfants seront plus
orientés vers la compréhension et l’expérimentation que le parcœurisme»,
soutient Khaled Ahmed, président de
l’Association nationale des parents
d’élèves.
De son côté, Ali Benzina, président de
l’Organisation nationale des parents
d’élèves, regrette que cette révision
«ne soit pas faite avec le partenaire
social». Concernant la nouvelle approche, M. Benzina estime que «le
résultat est tributaire de l’application
sur le terrain. Théoriquement, les révisions concernent toutes les remarques
relevées par toutes les parties intervenant en milieu scolaire, mais le résultat
dépend de la capacité des enseignants
à les appliquer sur le terrain».
Fatima Aït Khaldoun-Arab
DROITS DE L’HOMME
Le FFS dénonce des condamnations
Bouteflika préside un Conseil
en cascade de militants
restreint et donne ses directives
L
L
e président Abdelaziz
Bouteflika a présidé,
hier, un Conseil restreint
consacré à la situation sécuritaire dans la région. C’est
ce qu’a annoncé la présidence de la République
dansuncommuniquérendu
public. Selon cette source,
le chef de l’Etat a donné
«des directives, notamment
dans les domaines sécuritaire, humanitaire et diplomatique, de nature à permettre à notre pays de faire
face à cette situation, dans
le respect de ses principes
fondamentaux et dans la
préservation de ses inté-
rêts nationaux». Le communiqué de la Présidence
ne donne pas davantage de
détails sur le contenu de ces
directives.
Ce Conseil s’est tenu, rappelons-le, en présence du
Premier ministre, Abdelmalek Sellal, du ministre
d’Etat et directeur de cabinet de la présidence de la
République, Ahmed Ouyahia, du ministre d’Etat et
conseiller spécial auprès du
président de la République,
Tayeb Belaïz, du ministre
d’Etat, ministre des Affaires
étrangères et de la Coopérationinternationale,Ramtane
Lamamra, du vice-ministre
de la Défense nationale et
chef d’état-major de l’Armée nationale populaire,
Ahmed Gaïd Salah, ainsi
que d’autres membres du
gouvernement.
Le général Ahmed Gaïd
Salah avait alerté, au début
de la semaine dernière, sur
l’aggravation inédite de la
situation sécuritaire dans la
région. Dans un discours devant les cadres de l’armée, le
chef d’état-major avait également appelé les éléments
de l’ANP à plus de vigilance
poursauvegarderlasécurité
du territoire national. R. P.
e FFS a fait état, dans un communiqué rendu public
hier,desoninquiétudedevantlamultiplicationdes
condamnations des militants des droits de l’homme.
Le plus vieux parti de l’opposition parle d’«une recrudescence alarmante des condamnations et des pressions exercées contre les militants associatifs et des
droits de l’homme». «La condamnation à des peines
de prison ferme et les poursuites judiciaires engagées
contredesmembresduComiténationaldedéfensedes
droits des chômeurs (CNDDC) dans plusieurs wilayas
du pays (Tamanrasset, Batna, Oum El Bouagui, Tébessa, Ouargla, Laghouat…), pour avoir exercé leur droit
constitutionneldemanifesterpacifiquement,leverdict
de la justice contre le secrétaire général de la Ligue
algérienne pour la défense des droits de l’homme
(LADDH) et la cabale judiciaire dont est victime
maîtreNoureddineAhminedémontrentquel’exercice
effectif des libertés n’est toujours pas acquis», souligneMohamedNebbou,premiersecrétaire,quiconsi-
dère ainsi que «l’indépendance de la justice et l’Etat
de droit ne sont toujours pas à l’ordre du jour». Ce
parti politique, qui œuvre pour un consensus national
surunplandesortiedecrise,estimeque«cetteattitude
des pouvoirs publics confirme que la judiciarisation
des problèmes politiques est devenue la règle dans la
gestion des conflits sociaux». Autrement dit, le respect
des droits de l’homme n’est toujours qu’un slogan.
Le FFS a ainsi exprimé sa «solidarité entière envers
ces militants associatifs et défenseurs des droits de
l’homme». Le plus vieux parti de l’opposition exige
«la libération inconditionnelle et immédiate des militants incarcérés et de cesser toute forme de pression
envers celles et ceux qui luttent pacifiquement pour
faire entendre leur voix et obtenir leurs droits». Pour
lui, l’injustice et l’arbitraire, surtout dans le contexte
actuel,«peuventavoirdesconséquencesdésastreuses
sur la stabilité du pays et risquent de mener à l’irréparable».
M. A. O
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 6
L’A C T U A L I T É
MÉDICAMENTS
Les producteurs nationaux
exhortés à exporter
● Le secteur de la santé doit renforcer sa production. «Il y a une volonté politique pour accompagner la production nationale
et les pharmaciens d’officine», a déclaré Abdelmalek Boudiaf.
tout en faisant allusion à la révision
desmargesdespharmaciensquiseront
probablement revues à la hausse.
Pour le président du Snapo, cette
Journée nationale pharmaceutique
est une rétrospective de toutes les
contributionsdupharmaciend’officine
dans la promotion et la protection de la
santé durant ces 20 dernières années.
«Le pharmacien d’officine est l’un
des acteurs a avoir encouragé le
médicamentgénériqueetsurtoutceux
de la production nationale. Le Snapo a
égalementaccompagnél’instauration
du tarif de référence, l’élargissement
du tiers payant et la réussite de la carte
Chiffa, et ce, grâce aux efforts et aux
sacrifices des pharmaciens», a déclaré
le président du Snapo, Belmabri
Messaoud, tout en affirmant que
beaucoup reste à faire tel que la
préparation au passage des vignettes
à code-barres qui viennent d’être
officiellement adoptées par le
ministère du Travail et la Sécurité
sociale. «Notre combat porte
également sur la révision des marges
du pharmacien et des marges
incitatives en faveur de la production
nationale tout en faisant la distinction
entre le médicament princeps et le
produit fabriqué localement», a-t-il
encore souligné.
ESSOR DE LA PRODUCTION
NATIONALE DU MÉDICAMENT
Le directeur de la pharmacie au
ministère de la Santé, le Dr Hafed, a,
de son côté, noté que la production
nationale est actuellement en plein
essor puisque «les capacités de
PHOTO : D. R.
L
e ministre de la Santé, de la
Population et de la Réforme
hospitalière, Abdelmalek
Boudiaf, a exhorté hier les producteurs
nationaux de médicaments à saisir
l’opportunité pour investir dans
l’exportation. «La situation actuelle
denotrepaysl’exige.Legouvernement
est aujourd’hui conscient de cette
exigence et il est déterminé à mettre
en place les conditions nécessaires
pour y arriver», a-t-il déclaré à
l’ouverture des travaux de la Journée
nationale pharmaceutique organisée
par le Syndicat national algérien des
pharmaciens d’officine (SNAPO) qui
fête son vingtième anniversaire. Il
signale que le secteur de la santé doit
renforcer sa production. «Il y a une
volonté politique pour accompagner
la production nationale et les
pharmaciens d’officine. La nouvelle loi
sanitaire consacre un grand chapitre à
la pharmacie», a-t-il indiqué avant
de rappeler que durant la semaine
dernière une réunion a regroupé,
au siège du Premier ministère, des
représentants de pharmaciens, du
Snapo, de l’UNOP et du SAIP, des
ministères des Finances, de la Santé,
de la Population et de la Réforme
hospitalière, et du Travail et de la
Sécurité sociale dans le but d’examiner
tous le obstacles rencontrés par
les acteurs de la pharmacie. Une
seconde réunion est prévue dans trois
semaines afin de mettre au point
certaines dispositions. Des textes
réglementairesserontégalementrevus,
ce qui constitue un premier acquis
pour les pharmaciens, a-t-il indiqué
production locale ont été multipliées
par cinq ces dix dernières années. Il
y a eu beaucoup d’efforts consentis
dans la protection de la production
nationale. La liste des médicaments
interdits à l’importation et fabriqués
localement a atteint aujourd’hui 358
LA VIGNETTE À CODE-BARRES
DÈS JANVIER 2017
● Selon le D Bourkaïb, «ce système de vignettes à code-barres nous
permettra de lutter contre la fraude et la contrefaçon de médicaments».
r
PHOTO : D. R.
L
e directeur de la sécurité sociale, le Dr Djaoued
Bourkaïb, a annoncé que la
vignette à code-barres sur les
boîtes de médicaments sera
lancée le 1er janvier 2017. «Le
projet initié par le ministère
du Travail et de la Sécurité
sociale est adopté par le gouvernement et les textes de loi
de mise en application sont en
cours de rédaction. Le décret
exécutif qui va renforcer l’arrêté interministériel sera fin
près d’ici le mois de juin prochain», a-t-il déclaré. Le système Data Matrix permettra
ainsi une automatisation des
données et il nous aidera à être
au rang des standards internationaux. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un code-barres dit Data
Matrix développé par GS1, qui
comportedenombreux caractères. «Ce système de vignette
à code-barres nous permettra
de lutter contre tous les abus,
la fraude et la contrefaçon
de médicaments», a ajouté
le Dr Bourkaïb. Et de souli-
gner que toutes les données
serontdoncintroduitesavecun
codage d’un nombre important d’informations relatives
à l’enregistrement du produit,
la date de fabrication, celle de
péremption, le prix public, le
tarif de référence et le numéro
de lot. Ce Data Matrix, a-t-il
expliqué, se présente sous la
forme d’un symbole carré ou
rectangulaireconstituépardes
points ou des carrés juxtaposés. Ce logiciel permettra
donc d’automatiser la saisie
et l’exploitation de toutes ces
informations. Le Dr Bourkaïb
est, par ailleurs, revenu sur les
dépenses de la Sécurité sociale
dans la santé qui ont atteint
190,7 milliards de dinars en
2015, soit une hausse de 6%.
Quant au remboursement des
médicaments,ledirecteurdela
Sécurité sociale a souligné que
sur 1374 Dénominations communes internationales (DCI)
formes et dosages, soit 5364
marques, sont remboursées et
3627marquesdemédicaments
sont soumises au tarif de référence. Ce qui représente une
augmentation de 60,1%. Le
Dr Bourkaïb a aussi évoqué
le plan d’action de la Sécurité
sociale qui consiste à assurer
l’accès aux soins, le financement durable, la promotion
du médicament générique et
de la production nationale.
Dj. Kourta
produits. La révision des prix de
certains médicaments à l’importation
a permis de réduire la facture. Cette
révision a touché 800 produits, soit
une baisse de 7%», s’est-il félicité
tout en signalant que durant l’année
2015, 240 certificats d’enregistrement
de médicaments à l’importation
vers l’Afrique ont été délivrés par le
ministère de la Santé.
Le président de l’UNOP, le Dr
Kerrar, a, quant à lui, mis l’accent sur
les perspectives et le développement
de la production nationale qui a connu
une croissance annuelle de 17%. Il a
ainsi rappelé que la crise économique
aura des répercussions sur le secteur,
et ce, jusqu’au dernier maillon qui est
le pharmacien. «La consommation des
médicamentsestappeléeàaugmenter
sans cesse pour plusieurs raisons,
dont la transition épidémiologique
et démographique, la dévaluation
du dinar, la commercialisation des
produits de biotechnologie, l’arrivée
de nouveaux brevets sur le marché,
etc.», a-t-il énuméré. Et de rappeler
que des solutions peuvent être mises
enplacepourjustementdiminuercette
haussedelafactureàlaconsommation.
Pour lui, la réduction des délais
d’enregistrement, la négociation des
prix à la baisse, la rationalisation
quantitative sont, entre autres,
quelques solutions, dont certaines ont
déjà été adoptées par le ministère de
la Santé. «D’autres mesures doivent
être également mises en place afin
de contenir l’importation, telles que
la responsabilité pharmaceutique,
revoir les dispositions relatives aux
cahiers des charges par rapport à la
notetechniqueetéconomique,mettre
en place un cadre réglementaire
pour les médicaments issus des
biotechnologies, etc. Tout cela doit se
faire dans une transparence totale»,
a-t-il recommandé. Djamila Kourta
CNMA
Un chiffre d’affaires en hausse
de 11% en 2015
■ La Caisse nationale de
mutualité agricole (CNMA)
annonce avoir mis en place
«une nouvelle stratégie»
de développement agricole
basée «prioritairement
sur la modernisation
de son management et
le développement des
nouvelles techniques
d’assurances agricoles».
Cette stratégie vise à
«répondre favorablement
aux besoins du marché par la mise en place
de nouveaux produits d’assurance adaptés
en vue de s’impliquer davantage dans les
actions de prévention des risques», explique
la CNMA dans un communiqué parvenu à notre
rédaction. Pour ce faire, la nouvelle direction
de la Caisse a engagé, selon la même source,
«un ambitieux chantier» et a mis sur pied de
«nouveaux processus de garantie de proximité
à travers l’élaboration de tarifs attractifs et
appropriés à chaque catégorie de risque ainsi
que la mise en place de nouveaux systèmes
assurantiels à travers la couverture sociale des
agriculteurs et la sécurisation des revenus». En
matière d’assurance, la CNMA occupe une place
«confortable» dans le marché des assurances
avec 10,5% du chiffre d’affaires du secteur
contre 10,2% en 2014. Le chiffre d’affaires
pour 2015 de l’ensemble des campagnes
en assurances dommages est estimé à 118
milliards de dinars contre
117,9 milliards en 2014, soit
une hausse de 0,2%. Pour
l’exercice 2015, la CNMA a
réalisé un chiffre d’affaires
de 12,4 milliards de dinars
contre 11,2 milliards en 2014,
soit une progression de 11%.
La Mutualité agricole est
la seule compagnie du
secteur à avoir connu un taux
d’évolution à deux chiffres,
alors que le marché des
assurances a stagné. La CNMA avait augmenté
son capital social, passant à 3 milliards de
dinars contre 1 milliard de dinars, à la faveur
de la hausse de son chiffre d’affaires en 2014.
Quant aux assurances agricoles, la Mutualité
détient toujours la première place avec 2,7
milliards de dinars avec une part de 75% du
secteur et une évolution de 8%. Le règlement
des sinistres a progressé, quant à lui, de 21%
par rapport à 2014, passant de 5,5 milliards de
dinars à 6,7 milliards. La CNMA, qui compte
67 caisses régionales et 414 bureaux locaux,
ambitionne cette année «de maintenir une
offre d’assurance pour tous les agriculteurs,
d’accompagner la mise en place de dispositifs
de gestion des risques au plus grand nombre
d’assurés et d’agriculteurs, et de proposer
des réponses sur mesure et de plus en plus
individualisées à des risques de plus en plus
complexes», conclut le communiqué.
H. L.
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 7
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El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 8
HISTOIRE
CHAFIKA MESLEM
PREMIÈRE FEMME DIPLOMATE
Par Ferhati Barkahoum
m
Directrice de recherche
au CNRPAH, Alger
A
l’arrestation de Fernand Iveton,
Chafika Meslem va mener une
vie d’errante d’autant plus que sa
photo est apparue dans la presse.
Quoi qu’il en soit, tout se passa donc comme convenu pour Raymonde
Peschard,jusqu’aumomentoù,parunmalheureux
concours de circonstances, une certaine personne
vint à dire, sous la torture, ce qu’elle avait vu et
entendu dans les coulisses de la paroisse de l’Abbé
Barthez. La filière est ainsi remontée jusqu’à Raymonde. Mais, entre-temps, celle-ci avait rejoint le
maquis des Bibans où elle mourut le 26 novembre
1957. Danielle-Djamila Minne-Amrane témoigne
dans l’ouvrage d’Andrée Dore-Audibert Des
Françaises d’Algérie dans la guerre de Libération,
avoir rencontré Raymonde en mars 1957 au maquis des Bibans près de Medjana (Bordj Bou Arréridj) où se trouvait également le docteur Laliam et
N’fissa Hamoud en partance vers la Tunisie. Mais
le convoi des maquisards fut intercepté lors d’un
accrochage avec le 49e bataillon du général Buis.
Danielle-Djamila, arrêtée lors de cet accrochage,
identifia le corps inerte de Raymonde dite Taoues.
Le calvaire de Chafika commence alors.
LA CAVALE DE CHAFIKA LA FUGITIVE
Chafika quitte la maison familiale pour se mettre à
l’abri chez Nelly, à El Harrach. Mais cette dernière
avait une trop grande visibilité. C’est Gilberte
Sans-Nahort, assistante sociale, qui l’accueille
à la cité Mahieddine. Puis l’Abbé Barthez lui
trouve un autre refuge chez les parents d’une de
ses paroissiennes, Claudine Hélie, institutrice aux
Attafs (commune d’El Attaf), sur le boulevard 8
Novembre (bd 1er Novembre), dans un immeuble
huppé. Respectables, les époux Hélie sont insoupçonnables : Georges, syndicaliste à la CFDT, est
secrétaire général de la Caisse d’aide sociale (Casida), ami d’Alexandre Chaulet, et son épouse, Louisette, est institutrice à Bab El Oued tout comme
son amie Eliane Gautron dite Ratoune. Chez les
Hélie, Chafika devient, pour les gens de passage,
la gouvernante espagnole, Rosa. Dans la semaine
du mardi gras, en mars 1957, les Hélie reçoivent
justement leur fille Claudine et ses amis avec leurs
enfants. Elle est installée dans l’appartement de
leurs amis et voisins, Yvonne et Maurice Causse,
professeurs au lycée Bugeaud, partis en vacances.
Dans la nuit du 4 au 5 mars, les paras du 1er Régimentétrangersdeparachutistes(REP)débusquent
Chafika dans l’appartement des Causse. Le capitaine Faulques et son bataillon n’attendent pas : la
baignoiredel’appartementesttoutedésignéepour
servir aux premiers «interrogatoires musclés»,
car elle doit tout dire et vite. L’errance de Chafika
prend fin ! Examinons comment ce «système de la
torture» a procédé pour débusquer Chafika.
Des arrestations spectaculaires
Les paras sont rodés dans leur technique. On arrête
un suspect trié sur le tas puis on tire sur le fil ténu
sans le casser. Les «bérets verts» des 1er et 2e régiments étrangers de paras commencent alors leur
tâche abjecte. Bien sûr, dès le début de février, les
perquisitions commencent par la famille Meslem.
La maman, Khedouja, a tout juste le temps de
brûler tous les documents laissés par sa fille Chafika. C’est en prenant un otage qu’on va peut-être
les faire parler ? Le plus jeune frère, Mehieddine,
est tout désigné. Il est emmené dans la fameuse
caserne d’El Biar dirigée par le lieutenant Charbonnier. Après un interrogatoire «bien musclé»,
il est incarcéré dans le camp de Paul Cazelles.
Le 7 juin 1957, le jeune Mehieddine est admis à
l’hôpital Mustapha pour des soins. Il est autorisé
à rendre visite à sa famille. Dans la nuit du 11 juin,
les paras viennent le chercher. Et depuis, aucune
trace de Mehieddine ! Khedouja remue ciel et
terre, frappant à toutes les portes. La Commission
des droits et libertés individuels (CSDLI) s’empare
du dossier qu’elle instruira jusqu’en 1959 pour
finalementsedéclarerincompétentedansl’affaire.
Et pour mettre fin aux supposées recherches, le
parquet rend un arrêt de non-lieu daté du 20 avril
1959. Disparu, Mehieddine avait tout juste 16 ans !
Khedouja, entre son fils Mehieddine et sa fille
Chafika en cavale, ne sait plus où donner de la tête
! Puis, ce sont les amis et les amis des amis qui vont
tomber dans la souricière des paras en béret vert.
En fait, ce sont les milieux entre lesquels circulait
Chafika, facilement repérables d’autant plus qu’ils
gravitaient autour de quelques pôles déjà dans
le collimateur de la 10e DP de Massu. Il y avait
le groupe d’André Mandouze, celui d’Armand
Aguesse, directeur des Services des centres
sociaux, celui des familles Daclin et Hélie, et enfin
celui du curé Scotto de la paroisse de Hussein Dey.
Une première visite est rendue à Nelly Forget. A la
deuxième visite, à 3h du matin, Nelly est arrêtée.
Puis Denise Walbert, née Pepiot, puis les Hélie,
Georges et Louisette et même leur fils Damien (17
ans) et leurs amis de passage, puis c’est le couple
Gautron, Eliane dite Ratoune et Jacques, puis
Maurice Causse, Jean Touilleux, professeur à la
faculté d’Alger, un proche d’André Mandouze et
même Robert Malan, directeur de la Robersteau,
un autre professeur à la faculté et, enfin, Pierre
Coudre, ce dernier s’étant présenté de lui-même
aucommissariatpourseplaindredesperquisitions
malveillantesdanssonappartement.Justementon
l’attendait. Il est immédiatement arrêté. Et enfin
l’abbé Barthez, déjà impliqué dans l’affaire dite les
«bombesdescommunistes»notammentavecleDr
Timsit. Tout le monde est embarqué en direction
de la villa Sésini pour des interrogatoires aux méthodes bien connues. Ensuite ils sont dirigés vers
les centres de tri, qui vers El Biar, qui vers El Harrach, qui vers Beni Messous, qui vers Bouzaréah,
etc. On ne peut imaginer les dégâts collatéraux
provoqués par ces arrestations !
Le 4 avril 1957, Alger se réveille incrédule ! La
presse algéroise titre en gros «Des Européens
complices du FLN et des communistes», «Des
prêtres inculpés», etc. Elle s’enorgueillit du travail de la 10e DP de Massu dans Alger. Enfin, le
«terrorisme» n’est plus uniquement l’affaire des
Algériens ! Des Français et des Françaises à la tête
bien-pensanteetmêmedesecclésiastiquesétaient
impliqués !
LES INCARCÉRATIONS SUCCESSIVES DE
CHAFIKA : DE LA VILLA SÉSINI À LA PRISON
BARBEROUSSE-SERKADJI
A la villa Sésini : la villa de la mort
La villa de sinistre réputation est le quartier général
du colonel Jean Pierre avec sa fameuse équipe, les
capitaines Faulques, Bonnel, Brothier et Mathieu,
ainsi que le redoutable bourreau, le sergent Feldmeyer. Chaque soir, c’est à chacun son tour dans le
fond du jardin de la villa dans un lieudit «au café»,
équipé comme il se doit pour les basses besognes.
Rien à faire pour les Français : on a beau évoquer
son passé de résistant, de déporté ou être l’ami ou
le frère de telle ou telle personnalité, ou même la
fille d’un officier, le traitement est le même. Les
Algérienssontdetouteslesfaçonstouscoupables.
Puis vient l’heure des confrontations. Un vrai
choc psychologique que de se donner à ce funeste
spectacledevantdessadiquesquis’enréjouissent.
Chafika, quant à elle, est installée à l’étage dans
une cellule à côté du bureau du patron, le colonel
Jean Pierre. C’est le sort réservé aux plus dangereux. Tandis que ses amis sont dans des cellules
du rez-de-chaussée. Dans les couloirs de la villa,
on entend tout et on voit tout. Une mise en scène
propre aux tortionnaires. A tout moment, on est
encore interrogé pour les besoins du renseignement, surtout lorsqu’on résiste. Les plus fragiles
sont jetés quelque part en mer ou dans des fosses
communes. A la villa Sésini, on ne s’encombre
pas ! Les séjours sont au minimum d’un mois en
attendant d’être entendus par le juge d’instruction
devant le Tribunal permanent des forces armées.
Mais, avant cet interrogatoire du juge, il faut les remettre d’aplomb, leur donner l’air d’avoir été bien
traités. On passe une semaine tout au plus dans la
«villa Mireille» du boulevard Bru (bd des Martyrs)
Chafika Meslem
où une vie un peu plus humaine les attend. Ils sont
35 inculpés, dont 11 Français ; présentés devant
le juge d’instruction du Tribunal permanent des
forces armées d’Alger, le colonel Gardon, ils sont
accusés «de recel de malfaiteurs et d’atteinte à la
sûreté extérieure de l’Etat». 27 d’entre eux, dont
Chafika Meslem, Nelly Forget, Denise Walbert,
Eliane Gautron, Mohamed Sahnoun, Mahmoud
Messaoudi, etc., sont écroués direction la prison
Barberousse, 8 autres accusés sont placés sous
mandat de dépôt, c’est-à-dire mis en résidence
surveillée chez eux en attendant le procès prévu
pour le 22 juillet.
Enfin délivrés de la villa Sésini, quel soulagement ! Le risque de disparaître était tellement
plus probable ! Ironie du sort, on est heureux de
se retrouver à Barberousse-Serkadji, plus «clémente». Leurs familles et leurs avocats vont enfin
pouvoir leur rendre visite. C’est un bras de fer qui
va commencer.
A Barberousse-Serkadji
En ce qui concerne les femmes, les Algériennes,
plusnombreuses,occupentundortoirdanslequel
sont admises les quelques Françaises. Mais, peu
à peu, le nombre de celles-ci augmente. Un deuxième dortoir leur est affecté. Les rapports sont
quelquepeuagitésentreelles,jusqu’aumomentoù
les Algériennes comprennent que ces Françaises
défendent tout autant qu’elles la même cause.
On partage alors tout. Entre chrétiennes, juives,
musulmanes et athées, l’entraide est de mise ! On
se doute que les couffins chargés de denrées alimentaires et autres qui arrivent de l’extérieur vont
être partagés. Le Dr Janine Belkhodja, inculpée
dans l’affaire des «bombes des communistes», va
devoir exercer son métier. Elle organise les repas
selon l’état de santé de chacune. Nelly instaure une
discipline pour que chacune trouve un équilibre
alimentaire. Il faut noter qu’une organisation à
l’extérieur a été installée dans la paroisse du curé
Desrousseau, aumônier de la prison Barberousse,
située juste en face. Les ONG (SCI, Croix-Rouge,
Mission de France, etc.), comptant sur la générosité des gens, ont recueilli des dons. Ce sont des
moments «heureux», mais on peut aussi se douter
qu’il pouvait y avoir des frictions.
Titma et Fadhéla Dziraya, prisonnières également, étaient alors là pour détendre l’atmosphère
avec leurs chants populaires et patriotiques. Et
lorsqu’arrive le moment du procès, donc un jour
de sortie, il faut se mettre sur son trente et un : on
s’échange les belles robes, car il n’est pas question
d’arriver en tenue dépenaillée.
CHAFIKA MESLEM AU PROCÈS
DES «CHRÉTIENS LIBÉRAUX»
Fixé au 22 juillet, le procès va durer jusqu’au 24
juillet. 35 prévenus, dont 24 Algériens et 11 Français, comparaissent devant leTribunal permanent
des forces armées, présidé par le cl G., installé
pour l’occasion au palais de Justice d’Alger dans
la salle des Assises de la rue Colonna d’Ornano
(rue Abane Ramdane). Leur défense est assurée
par 20 avocats de renom d’Alger et de Métropole,
constituant le «collectif des avocats FLN», de
libéraux et d’indépendants. Parmi les Algérois, on
peut compter maîtres Popie, Kalfleche, Morinaud,
Albertini, Guarrigue, Serna, Zizine, Guaultier,
Derrida, Ben M’liha, etc. Les Métropolitains
sont maîtres Mercier, Sarda, Mathieu, Becker,
etc. Ils vont devoir plaider contre deux chefs
d’accusation : «recel de malfaiteurs» et «atteinte
à la sûreté extérieure de l’Etat». La tâche s’avère
ardue,devantuneopinionpublique«chauffée»par
une presse algéroise, avec à sa tête L’Echo d’Alger,
qui va s’en prendre plus particulièrement aux
ecclésiastiques qu’elle dénomme «Chrétiens progressistes», sous-entendant leur collusion avec les
communistesetlesnationalistes.Elledénonceaussi la «funeste imprudence» et l’«invraisemblable
idéalisme» de ces Français naïfs. Elle attend donc
un verdict de condamnations exemplaires. Comment faire fléchir cette opinion qui, sans aucun
doute, sera également celle des juges militaires ?
A Paris, Germaine Tillion avec ses amis Vincent
Monteil, Louis Massignon et Charles Blondel,
sénateur, décident du choix d’un seul avocat
indépendantparisienpourlesdeuxamies,Chafika
et Nelly, afin de leur éviter un procès politique,
choix d’ailleurs difficile pour Chafika qui lui valut
bien des remontrances de ses coreligionnaires !
Mais Germaine Tillion, l’ancienne déportée de
Ravensbrück, va plus loin. Elle s’attelle à sauver
l’honneur de la France éclaboussé par non seulement la pratique de la torture mais également
les condamnations à mort. Elle met en branle la
«Commission internationale contre le régime
concentrationnaire» pour enquêter sur la torture
en Algérie. A la fin du mois de juin, la Commission est à Alger. Elle entendra tous les accusés du
procès, prendra note de leur témoignage sur les
tortures subies. Elle rend son rapport dans lequel
ellefaitremarquerprudemmentlesmanquements
dans les procédures de la justice en Algérie qu’il
faudra améliorer ! Une autre institution parisienne
se mobilise : le Service civil international. Rappelons qu’une grande partie des inculpés en sont
membres, les assistantes sociales comme Chafika,
Sahnoun, Messaoudi, etc. Le Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) fait de même.
La Mission de France, qui s’est déjà fait entendre
dans «l’affaire des prêtres de Souk Akhras» et à
laquelle est rattaché l’Abbé Barthez, ne manque
pas non plus au rendez-vous. Sans oublier, l’association Vie Nouvelle d’éducation populaire issue
du scoutisme catholique, à laquelle est rattaché
Pierre Coudre.
Des lettres de soutien fusent pour témoigner de la
moralité des accusés. Pierre Martin, fonctionnaire
à l’Unesco, souligne que les «faits qu’on leur
reproche sont inspirés par une loi qui transcende
nos lois écrites : la loi de l’hospitalité qui, de toute
éternité, s’est imposée dans toutes les sociétés civilisées, car sans la confiance innée de l’homme à
l’hommequ’elleprésuppose,aucunecommunauté
humaine n’est pensable».
Quant à Mgr Duval, dans la discrétion la plus
totale, il va user de toutes ses relations pour éviter
aux ecclésiastiques, et en particulier à l’abbé Barthez, de figurer sur la liste des prêtres à abattre par
les Ultras. D’ailleurs, en attendant le procès, il est
mis à l’abri pour une retraite chez les Pères Blancs.
Puis dans une retentissante déclaration publiée
dans Le Monde, il sort de ses gonds pour dénoncer
la campagne menée par la presse d’Alger contre
l’Eglise d’Algérie qu’elle veut faire tomber. Il dit
notamment : «L’Eglise a beaucoup fait jusqu’ici
pour combler le fossé qui sépare les chrétiens et les
musulmans. Elle restera, dans l’avenir, fidèle avec
leplusentierdésintéressement,àsamissionirremplaçable qui consiste en la pacification des esprits
et des cœurs.» Cette déclaration va attirer sur lui les
foudres des Ultras d’Alger.
Dans cette ambiance de solidarité internationale,
les défenseurs s’emploient d’abord à récuser le
premier chef d’accusation qui portait atteinte à
l’honneur des accusés : ce ne sont pas des malfaiteurs ! Ils appartiennent à d’honorables familles
au passé irréprochable, Certains sont d’anciens
résistants et déportés.
●●●
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 9
HISTOIRE
L’INTRÉPIDE
DE L’ALGÉRIE INDÉPENDANTE
LE COMBAT NE FAIT QUE COMMENCER POUR
CHAFIKA
Arrivée en Métropole dès fin juillet, elle prend le
temps de remercier les amis qui l’ont soutenue,
notamment Germaine Tillion et Vincent Monteil,
ses amis du SCI, son amie Marie Renée Chéné,
déjà expulsée d’Algérie et surtout la mère de
Nelly, qui frappa à toutes les portes et usa de toutes
ses relations pour faire sortir sa fille et son amie
Chafika, laquelle faisait partie intégrante de la
famille. Elle reprend son souffle avec un repos bien
mérité dans la communauté de Taizé, auprès du
frère Eric, un ancien des bidonvilles de BoubsilaBérardi. Mais Chafika concocte déjà un départ
pour rejoindre les «frères» au Maroc. Armand
Descout et son épouse Doudou, des libéraux, amis
d’Alger, proches de la paroisse de Hussein Dey
et du Service des centres sociaux qui ont quitté
l’Algérie en 1956, vont organiser son départ à partir de la Suisse pour Rabat, via Madrid, où l’attend
un jeune étudiant agent du FLN, Ahmed Sellami,
chargé de l’acheminer vers le Maroc. Ce fut une
rencontreheureusequiseconcluraparunmariage
; loin des siens, il fut célébré par tout un village du
Haut-Atlas marocain. A Rabat, elle va rencontrer
des amis d’Alger, la journaliste Marvinne Owe du
New York Times, qui a couvert le procès. Sur les
recommandationsdeDescout,Chafikaestpriseen
charge par la Marquise Geneviève de Chaponay,
proche du palais royal chérifien. Un travail l’attend
là-bas. Elle assurera la direction de 20 centres de
formation pour jeunes. Mais l’Union générale
des étudiants musulmans algériens (Ugema), qui
prépare les cadres de l’Algérie de demain, propose
au couple de terminer ses études à Genève. Chafika opte pour des études d’interprétariat en arabe
et espagnol tandis qu’Ahmed s’oriente vers des
études en économie. L’Algérie est sur le point de
décrocher son indépendance. Il faut être prêt pour
rentrer au pays.
DE LA PREMIÈRE FEMME DIPLOMATE
DE L’ALGÉRIE INDÉPENDANTE À LA
FONCTIONNAIRE INTERNATIONALE
En 1962, le couple a vite fait de plier bagage pour
rejoindre le GPRA à Rocher noir. Chafika va s’atteler à mettre au point et ficeler l’un des plus gros
dossiers sur les actions à mener pour l’Education
nationale. Mohamed Khemisti, alors ministre des
Affaires étrangères, propose à Chafika un poste à
Berne comme attachée culturelle à l’ambassade
d’Algérie afin de s’occuper des étudiants. Ahmed
Sellami peut alors terminer ses études et obtenir
son diplôme d’ingénieur. Une vie de diplomate
commence donc. Elle est nommée Troisième
secrétaire à la Mission permanente de l’Algérie
puis Deuxième secrétaire de l’ambassade près de
l’Unesco à Genève. En 1965, retour en Algérie au
ministère des Affaires étrangères. En 1972, elle
est promue au rang de Ministre plénipotentiaire,
responsable de la Division des institutions spécialisées, en charge de plus de cent projets en relation
avec des institutions onusiennes comme le PNUD,
l’Unicef, l’Unesco, l’Alesco…
Un des jeunes énarques, S. M., dans cette division
se souvient d’abord de l’affection qu’elle portait
à ses collaborateurs mais aussi de son exigence
et de son intransigeance. «On travaillait presque
24 heures sur 24. Pas de répit avec elle», dit-il.
Redoutée par ses partenaires onusiens, ses projets
pour l’Algérie aboutissent quels que soient les
problèmes rencontrés. Elle avait à cœur les projets
relatifs à l’enfance, à l’éducation et aux femmes.
On l’appelait la «Dame de fer».
En 1981, Chafika est promue fonctionnaire internationale à l’ONU. Elle est nommée directrice de
la Division pour l’avancement de la femme et
le développement, à New York, puis en 1982 à
Vienne.
En 1993, Chafika prend les rênes de la Division de
la coopération entre pays en développement à la
ConférencedesNationsuniespourlecommerceet
le développement (Cnuced) à Genève. En plus de
sa charge de travail au sein de cette institution, en
1985, le secrétaire général de l’ONU, Javier Pérez
de Cuéllar, lui confia la préparation de la 3e Conférence sur les femmes de Nairobi (Kenya). Et en
1995, Butros Butros Ghali la nomme vice-présidente de la 4e Conférence de Beijing (Chine). Elle
est chargée d’élaborer le rapport sur les femmes
à l’occasion du 50e anniversaire de la création de
l’ONU. Chafika dresse un bilan de deux décennies de luttes pour l’égalité, le développement et
la paix. Des objectifs atteints, dit-elle dans son
rapport, puisque «ils ont été les catalyseurs d’une
dynamique unique qui a permis aux femmes de
sortir de l’anonymat, de l’indifférence et de poser
le problème de la discrimination atavique dont
elles sont encore victimes comme un problème
mondial que les hommes et les femmes devaient
ensemble résoudre». Elle poursuit que «la stratégie prospectives de Nairobi avait fixé à l’an 2000
une égalité complète entre femme et homme».
Avec optimisme, Chafika ose espérer que «tous
ses efforts ne seront pas vains pour les deuxième et
(2e partie et fin)
troisième générations qui succéderont», complétant que «la plateforme de Pékin sera l’instrument
du troisième millénaire pour réaliser l’égalité des
chances entre hommes et femmes».
Toute une étude qui reste à faire sur le travail de
Chafika Meslem à l’échelle onusienne sur les
questions des femmes. Quoi qu’il en soit, c’est
dans cette institution que Chafika achève sa carrière de fonctionnaire internationale avant une
retraite bien méritée en 1996.
Rubens Ricupero, secrétaire général de la Cnuced,
nemanquepasdeluirendrehommageenmettant
l’accent sur son «dynamisme», sa «polyvalence»
et son «efficacité». Il insiste sur sa «quête pour
l’amélioration de la condition des femmes dans
le monde». Il note aussi qu’en impulsant de
nouvelles méthodes de travail, Chafika a projeté
l’institution dans l’avenir. Elle va enfin se poser
pour rester auprès de ses filles qu’elle n’a pas eu le
temps de voir grandir ni ses petits-enfants qu’elle
n’a pas vu arriver. Un sacrifice souscrit par tant de
femmes qui ont fait avancer la cause des femmes.
On n’oubliera pas que Chafika fut la militante de
la première heure pour la cause de son peuple tout
entier. Malheureusement, Chafika ne goûtera pas
longtempsauxjoiesdelaviedegrande-mèreapaisée. Elle décède brutalement le 2 juillet 2000, loin
de son pays qu’elle a servi avec dévouement, juste
au moment où elle était sur le point de transmettre
ses mémoires. Quant à sa patrie, elle reconnut
enfin en elle la diplomate dévouée qu’elle était en
lui proposant, en 1999, un poste d’ambassadrice.
Mais cette proposition arrivait trop tard !
F. B.
■ RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
- Mes remerciements vont tout particulièrement à Nelly
Forget, Souad Sellami, Ahmed Sellami, Maurice et Yvonne
Causse et Claudine Hélie, qui ont accepté de témoigner.
- Benyoucef Benkhedda, Vérité sur la mort de Larbi Ben
M’hidi, 1982, Revue d’Histoire du CNEH, Alger.
Jacqueline Guerroudj, Des douars et des prisons, 1995,
Editions Bouchène, Alger.
- Ferhati Barkahoum, De Gaulle et la commission Patin, in
De Gaulle et l’Algérie, sous la direction de Maurice Vaisse,
2012, Armand Collin, Paris.
Erratum
El Watan a reproduit dans l’édition de dimanche
20 mars 2016, pour illustrer l’article de l’historienne
Ferhati Barkahoum, une photo représentant des
moudjahidine et des moudjahidate au maquis.
Chafika Meslem figure, par erreur, dans la légende de
cette photo, alors qu’elle n’a jamais été au maquis.
Nous reproduisons la photo en question, mais avec la
légende appropriée. Toutes nos excuses à nos lecteurs.
De gauche à droite :
Abane Ramdane, Safia Bazi,
Fadhela Mesli,
Meriem Belmihoub
et Amara Rachid
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●●●
Ils occupent des postes honorables dans la vie
publique : assistantes sociales, fonctionnaires,
professeurs, médecins, instituteurs, étudiants...
Quant au deuxième chef d’accusation, là les
avocats vont se partager en deux camps. Il y a
d’un côté ceux qui plaident la cause de «l’action
politique»pouraboutiràunprocèspurementpolitique. De toutes les façons, les accusés algériens
n’ont rien à perdre. Le procès devient, pour eux
toutcommepourleursavocats,notammentPierre
Popie, un prétoire pour de solennelles professions
de foi FLN. Et de l’autre, une défense qui entend
simplement faire sortir ses clients de ce guêpier.
On comptent bien éviter les questions politiques,
mettant l’accent sur «l’amitié née au cours de
leur action sociale dans les bidonvilles, seul lien
entre les nationalistes et la plupart des inculpés»,
conjure maître Mercier pour la défense de Chafika
et Nelly. C’est au nom de leur «humanisme et de
leur affection éprouvée dans la misère et du don
de soi» que les inculpées ont agi ainsi, soulignant
qu’elles avaient le souci «de préserver la fraternité
scellée». N’ont-elles pas montré le «dévouement
de l’une et de l’autre en exaltant leur œuvre commune» ? Ces accusés avaient le souci de «combler
le fossé creusé» par tant de différences entre les
communautés. C’est au nom de la «charité chrétienne» qu’ils ont accompli des tâches sans poser
de questions. C’est ce lien, gage d’une «certaine
fraternité», qui expliquerait seul les «imprudences
commises par fidélité». Mais le juge refuse de
«confondre l’esprit de charité et l’action nationaliste». Il insiste sur le fait que les inculpés sont ici
«par leur acte et dans le cadre du FLN de tenter de
soustraire de l’autorité de la France une partie de
son territoire».
Quant à Chafika, avec «sa personnalité dure
et franche», comme le souligne le journaliste
Bertrand Poirot Delpech du Monde, dominant
le procès du haut de son 1m50, tous les regards
sont tournés vers elle. Belle oratrice, maîtrisant la
langue de Molière avec aisance, elle est au cœur
du procès. A la fin de l’audience, Chafika se lève
pour remercier son avocat d’avoir mis en exergue
l’amitié qui la lie à ces femmes et à ces hommes
qu’elle n’a jamais trahis ! Et dans une note presque
ironique, dit qu’elle dénonce «toute violence d’où
qu’elle vienne» ! Un mot d’ordre FLN que les
accusés algériens n’ont de cesse de répéter. Quant
au juge militaire, pour répondre aux attentes des
Ultras, il met toute son énergie dans un réquisitoire
visantàs’assurerdescondamnationsexemplaires:
la condamnation à mort !
Le ministre résident Robert Lacoste est acculé.
Déjà son secrétaire général, Paul Teitgen, a, dans
une note, dénoncé les dépassements de la 10e DP
de Massu. Tout comme le général Pâris de la Bollardière, qui révoque toute compromission avec
ses supérieurs et pointe du doigt le pouvoir abusif
de Massu. Le procureur général, Jean Reliquet,
fait également rapport à son ministre de la Justice,
François Mitterrand, sur la situation insupportable instaurée par cette armée. Pour montrer que
la France est un Etat de droit, le 7 mai 1957 est
installée la «Commission des droits et libertés
individuels» (CDLI), que présidera Beteille puis
Patin. Elle est dite «l’éteignoir». Sans pouvoir réel,
elle sert de boîte à dépôt des plaintes. Saisie dans
l’affaire du jeune Mehieddine, frère de Chafika,
elle se déclare incompétente. La Croix-Rouge
fait de même. C’est peut-être la mobilisation des
intellectuels, des syndicats et de certains hommes
politiques qui a réussi, dans ce procès, à faire fléchir la justice militaire d’Alger. La presse, avec à
sa tête Le Monde, L’Express, Témoignage chrétien,
nedésarmepasmalgrélacensureàlaquelleelleest
soumise. En tout cas, cette mobilisation porte ses
fruits. La pression est telle que le verdict va s’en
ressentir, malgré la pression des Ultras. Chafika
est condamnée à cinq ans avec sursis. Nelly, elle,
est acquittée.
La presse algéroise est offusquée de ce verdict
qu’elle trouve bien en deçà des chefs d’inculpation. On craint des représailles par les Ultras. Chafika et Nelly doivent au plus vite quitter l’Algérie
pour la Métropole ainsi que leurs amis acquittés
qui sont, quant à eux, expulsés d’Algérie. Les
autres Algériens vont purger leur peine en Métropole pour échapper aux représailles des Ultras.
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 10
ALGER INFO
DECHRA DE TIXERAÏNE
La Casbah inconnue
● Dechra, un mot qui signifie beaucoup pour les habitants d’un village
● Il veut aussi dire convivialité, fraternité et bien sûr famille.
PHOTO : B. SOUHIL
A
travers le pays, de nombreusesdechrassonttoujours
habitées, les habitants ne les
ont pas quittées pour rejoindre
les métropoles. A Alger aussi, on
trouve une dechra avec ses habitations, ses ruelles, son ambiance
incomparable, une fraternité qui
n’a pas sa pareille. Cette dernière se
trouve à Tixeraïne. Un endroit qui,
il y a quelques années, était totalement inconnu du public.
Dès que l’on dépasse la fameuse
porte de Barrois, domaine d’un ancien colon français nommé M. Barrois, on se retrouve en territoire
kabyle. Tout le monde connaît tout
le monde, les anciens sont assis
sous un ancien olivier, mais aujourd’hui ce dernier n’existe plus.
Aujourd’hui ils sont fiers de se
regrouper devant la nouvelle mosquée du quartier. Ainsi cette petite
dechra en compte deux.
En continuant notre route, et plus
exactement quand on arrive au
centre de formation d’encadreurs
de jeunesse, on arrive alors au
point d’entrée d’une communauté
des plus soudées. La convivialité
ainsi que l’harmonie sont incroyablement palpables chez les nombreuses familles qui composent la
dechra de Tixeraïne.
La Casbah d’Alger, classée au
patrimoine mondial de l’Unesco,
est un ensemble de ruelles, de
chemins de traverses, ainsi que de
nombreuses impasses, et Tixeraïne,
avec son petit village, n’est pas
en reste. En effet, quand on rentre
à l’intérieur de la petite ville, les
ruelles sont légions, et les impasses
sont également nombreuses. Au
centre du village, on retrouve la
mosquée édifiée il y a plusieurs
décennies par les anciens habitants
aujourd’hui morts.
Les ruelles sont toutes en descente,
on pourrait se demander pourquoi
une telle construction, la réponse
viendra à la fin de la visite.
A l’intérieur de la paisible bourgade, tout le monde est un peu
parent, les grandes familles se
marient entre elles, et ces dernières
ontengendréunecommunautédes
plus grandes.
Les habitants sont fiers de leur patrimoine. On rencontre des jeunes
qui racontent avec fierté mais sans
l’avoir vécue, la période de la
Guerre d’Algérie, visiblement très
touchés par ce que leurs parents
ont réalisé pour sauver le pays.
On entend aussi des histoires sur
un passé peu lointain, on parle de
la décennie noire, où des bandes
armées prenaient d’assaut la route
qui travers Tixeraïne, sans pénétrer
à l’intérieur de la bourgade, «à
cette époque-là, il n’était pas rare
d’entendre des bruits de fusil, on
trouvait même parfois sur la route
à l’extérieur de notre communauté,
des corps inertes sans vie et sans
tête»,raconteMohamed.Cedernier
affirme qu’à aucun moment, ces
groupes n’entraient à l’intérieur
de la dechra, «Depuis nos ancêtres
nous sommes des gens calmes et
nous appelons à la paix. Mais dans
les durs moments, nous savons
nous défendre, prendre les armes et
défendre notre territoire», nous a-til confié avec fierté.
La culture est souvent le sujet de
discussionpréférédeshabitants.On
parle de Maâtoub Lounès, figure
emblématique. On parle aussi d’El
Hadj M’hamed El Anka, et bien
évidemment du protégé de la communauté qui n’est ni plus ni moins
que le chanteur Takfarinas. On
parle de la maison familiale où il
a grandi, ainsi que de son succès
international. «Nous sommes des
mélomanes, on sait apprécier les
belles choses», dit Mourad avec
humour. En continuant notre promenade avec quelques accompagnateurs, on observe un décor bucolique, sommes-nous à Bab Jdid
ou à Tixeraïne ? Une architecture
ainsi que des portes de maison font
penser à La Casbah d’Alger. On a
même vu la main de Fatma sur une
porte aussi large que haute.
Le soir, même très tard, la visite reprend. On revient là où on s’est arrêtés et on reprend avec les mêmes
personnes. Au loin, on entend un
bruit, des croassements. «Ce sont
des grenouilles», selon Mohammed. Dans la pénombre, on suit nos
amis dans les ruelles, on continue
à descendre, on pense à comment
on va bien pouvoir remonter. Tout
à coup, notre regard s’ouvre sur un
monde de verdure, d’animaux et
de silence, pas encore ravagé par
le béton. Un stade a été aménagé,
le club de foot local, la JST, s’y entraîne régulièrement. Mohammed
nous conduit voir d’où émanent
touscescoassementsdebatraciens.
A notre étonnement, un ruisseau
traverse le village. «Ce n’est pas le
Djurdjura, mais c’est tout comme»,
lance Samir. On s’installe sur une
desmarchesquiaccompagnentune
descente abrupte et on contemple
un silence majestueux qui laisse
rêveur. L’obscurité rend l’atmosphère plaisante et la discussion
à voix basse nous plonge dans
d’agréablespensées.Noussommes
accostés par quelques jeunes, la
discussion est lancée en kabyle,
petitsetgrandsmontrentdessignes
d’amitié tout en tenant à garder un
certain respect. «On se respecte
mutuellement, car c’est le fondementmêmedenotrecommunauté,
sans ce respect, les valeurs qui nous
ont été inculquées disparaîtraient»,
confie Mourad.
La visite de la dechra s’achève tout
en bas de cette descente. On nous
conduit sur les lieux d’une cérémonie qui a réuni nombre d’habitants.
Tamechrat, c’est ainsi qu’elle est
appelée. Neuf bœufs ont été acquis,
après quelques jours de présence
aux abords du cours d’eau, ces 9
bovidés ont été sacrifiés,faisant
ainsi le plaisir de nombreuses familles et ont aussi régalé les plus
fins gourmets. «Nous continuons à
pérenniser nos traditions quoi qu’il
en coûte. En faisant ainsi, nous
arrivons à rendre heureuses les
familles démunies de notre village,
car même si la joie est visible sur
tous les visages, il n’en demeure
pas moins que la viande coûte cher
et elle n’est pas à la portée de toutes
les bourses», conclut Mourad.
En sortant de ce lieu inconnu du
monde extérieur, on arrive à comprendre que le bonheur n’est pas
dans les biens matériels mais bien
au contraire, l’éducation, accompagnée d’un état d’esprit libre qui
n’accorde de l’importance qu’aux
plaisirs de la vie, l’entraide et le
bonheur ultime. C’est ce que les
habitants de la dechra de Tixeraïne
essayent de préserver.
Rachid Larbi
24 HEURES
SUR LE VIF
PHOTO : D. R.
INCONSCIENCE
Ce chauffeur n’hésite pas à rouler sur le trottoir, mettant la vie des passants en danger, pour fuir
l’embouteillage en se montrant plus malin que les autres automobilistes.
CITÉ DIAR DJEMAÂ
(HUSSEIN DEY) MANQUE
D’ÉQUIPEMENTS PUBLICS
leurs préoccupations,
particulièrement celles ayant
trait aux équipements publics.
Les habitants de Diar Djemaâ,
dans la commune de Hussein
Dey, déplorent l’état de
dégradation de leur cité. A
l’absence d’éclairage public
dans certaines venelles
s’ajoute l’état des routes qui
sont impraticables, qui plus
est regorgeant de dos-d’âne.
Ils déplorent également le
manque d’espaces verts et
d’aires de jeu pour leurs
enfants. «Notre cité manque de
toutes les commodités à même
d’offrir aux habitants un cadre
de vie décent», affirment des
habitants.
L’insalubrité qui règne dans ce
quartier renseigne sur le
travail peu élaboré des
services de l’APC. Quant aux
balayeurs, ils ne passent que
rarement. «Notre cité est
devenue au fil des années très
sale», déplorent des habitants
de la cité, qui lancent un appel
aux responsables locaux pour
qu’ils daignent se pencher sur
EL MARSA MANQUE DE
TRANSPORT
Les transporteurs qui
desservent la localité de Aïn
Taya à partir de la station de
transport urbain de Qahouet
Chergui continuent de ne pas
desservir la ville d’El Marsa. En
dépit des multiples démarches
menées par les responsables
locaux afin d’obliger les
propriétaires de bus à entrer
dans la ville, la situation
perdure. «Cette situation
pénalisante, particulièrement
pour les étudiants et les élèves,
dure depuis très longtemps. Le
premier arrêt de bus se trouve
à au moins un kilomètre du
centre-ville. Afin de rejoindre
cet arrêt, nous sommes
contraints de nous lever très
tôt, car il se trouve aux abords
de la RN24», déplorent des
parents d’élèves.
Le président de l’APC, Belhadj
Hassen, avait, dans un
précédent entretien, suggéré
de réquisitionner les bus de
l’APC pour transporter les
écoliers et les travailleurs.
Les habitants d’El Marsa
continuent à éprouver
d’énormes difficultés pour se
déplacer en dehors de leur
commune, «il faut que la
direction du transport
intervienne pour contraindre
les propriétaires des bus à
entrer dans la ville d’El Marsa,
d’autant plus que le détour
qu’ils doivent effectuer n’est
pas énorme».
HORAIRES DES PRIÈRES
Alger et ses environs
LUNDI 12 DJOUMADA
ETHANIA 1437
Fadjr…………...………
Chorouk ...……………
Dohr ……………………
Asser……………………
Maghreb….……………
Îcha ………………………
05:16
06:49
12:55
16:24
19:01
20:25
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 10
RÉGION EST
OUILLEN (SOUK AHRAS)
LES EMPLOYÉS DE L’APC
PROTESTENT
COMMÉMORATION DU 19 MARS À EL TARF
Encore une statue ratée
de Ben M’hidi
● «Le plus bel édifice qu’on aurait dû consacrer à Larbi Ben Mhidi est un Etat digne d’une Algérie libre et
démocratique, comme il le souhaitait.»
a réprobation populaire
contre une statue de Larbi
Ben M’hidi à El Tarf n’a pas
pris les mêmes proportions que
celle de Aïn Mlila (Oum El Bouaghi), qui a contraint au début de ce
mois les autorités locales à déboulonner un buste raté de l’illustre
dirigeant de la guerre de libération
né en 1923 dans cette ville. Le
monument dévoilé vendredi à Ben
M’hidi (El Tarf) à l’occasion des
festivités nationales pour la commémoration du 54e anniversaire du
19 mars 1962 a suscité des réactions diverses. Les officiels devant
letrophautpiédestaldelasculpture
ont fait des mines de circonstance
lorsqu’elles ont tiré sur le cordon
pour découvrir la statue du héros
de la Révolution algérienne. Il n’y a
pas eu d’avis officiel sur l’œuvre artistique,seulementunavisunanime
sur la grandeur du personnage.
Dans la délégation officielle, nul
n’a trouvé à en redire même si on en
pensait pas moins. Comment pourrait-il en être autrement puisque
les autorités centrales et locales et
la famille révolutionnaire auraient
donnépréalablementleurapprobation pour cette réalisation qui a coûté la bagatelle de 40 millions de DA
? On rapporte aussi que le ministère
des Moudjahidine aurait demandé
les coordonnées de l’artiste auteur
PHOTOS:EL WATAN
L
Une fois dévoilé, le monument n’a pas fait l’unanimité
du bestiaire qui orne les places et
ronds-points à El Tarf. Dans le public qui s’est approché pour suivre
de plus près l’événement, les opinions sont timorées, mais pas dé-
nuées d’allusions, de railleries et de
sarcasmes. Par crainte, les badauds
ne se sont pas confiés en présence
de la délégation et des membres
des services de sécurité qui les
accompagnaient. Ils sont devenus
plus loquaces une fois rassurés de
la seule présence de la presse. A
notre grande surprise, les jeunes et
adolescents connaissent bien Larbi
Ben M’hidi, mais trouvent que sa
statueressembleplusàunestarhollywoodienne à cause de la posture,
de la coupe de cheveux et celle du
costard qui, selon eux, serait «la
seule chose de réussie dans l’œuvre
de l’artiste». Des séniors pensent
que les dégâts sur Larbi Ben M’hidi
sont loin de ressembler à ceux de
Aïn Mlila et que Ben M’hidi, la
ville, s’en tire finalement à bon
compte si ce n’est le gaspillage des
4 milliards de centimes. Trop cher
le monument à leur avis. «Qu’estce qui pousse les autorités du pays
à cette statue mania effrénée et
tous ses ratages ?», s’interrogent
ceux qui reprennent les épisodes
semblables de Constantine avec
la statue de Ben Badis, de Bejaïa
avec celle de Mekbel et Aïn Mila
avec Ben M’hidi «Le plus bel édifice qu’on aurait dû consacrer à
Larbi Ben M’hdi est un Etat digne
d’uneAlgérielibreetdémocratique
comme il le souhaitait». «Ces horreurs sans le moindre sens artistique sont une insulte à leur combat
et à leur mémoire», commente un
moudjahid de la première heure.
Slim Sadki
DJEBEL OUAHCH (CONSTANTINE)
Les vaches sont dans la cité
E
n dépit des opérations de mise en fourrière et
mêmedel’abattagesystématiquedesvaches
à risques potentiels qu’a connu la commune
de Constantine, la cité de Djebel El Ouahch
continue de subir la présence permanente des
vaches et des nombreuses nuisances qu’elles
génèrent. En effet, livrés à eux-mêmes les
bovins ont investi toute la cité, à telle enseigne,
nous dira, avec une pointe d’ironie, un habitant
du quartier, qu’«on se croirait à Calcutta». Et
d’ajouter: «Que ce soit aux abords des cages
d’escalier des immeubles ou bien des villas, ces
vaches sont lâchées parfois tout un après-midi
par des éleveurs indélicats, dont les étables sont
situées à proximité de notre cité. En plus de la
frayeur provoquée chez les enfants et les jeunes
filles, il faudrait aussi, penser, après le départ
de ces quadrupèdes à nettoyer les lieux. Il n’est
pas rare de les voir traverser avec nonchalance
la route, forçant les automobilistes à leur céder
le passage, pour prendre le chemin des niches
à ordures qui leurs assurent de la nourriture au
quotidien.» A moins de cent mètres de l’entrée
du parc Djebel Ouahch, une niche à ordures est,
comme nous avons pu le constater, encerclée de
détritus de toutes sortes et infestée de mouches,
dechatsetdechiens,quicohabitentallégrement.
Dans un geste devenu machinal, rapportent les
habitants, les vaches attendent le moindre «arrivage» de sacs poubelle, et leur premier geste sera
de les éventrer avant d’en éparpiller le contenu
sur la chaussée. Une situation qui n’a pas manqué de susciter auprès des riverains un profond
sentiment de dégoût et de rancœur vis-à-vis
des propriétaires de ces bovins qui n’ont aucun
respect ni pour l’animal ni pour les centaines
de familles contraintes de subir au quotidien
ces scènes pitoyables. Les habitants de Djebel
Ouahch s’interrogent par ailleurs sur l’inertie des
services d’hygiène de l’APC face au phénomène
lequelpourraitavoirdegravesconséquencessur
la santé publique. En attendant une réaction des
autorités concernées, ces mêmes vaches continueront donc de produire du lait et leurs propriétaires à faire leur beurre. F. Raoui
Hier matin, un groupe d’employés de l’APC de
Ouillen ont observé un arrêt de travail de plus
de deux heures en signe de protestation contre
la dégradation des rapports professionnels
avec le maire. Ils ont paralysé le service de
l’état civil, créant un climat de forte tension à
l’entrée du siège de la commune.
«Nous faisons régulièrement l’objet de
dépassements de la part du premier
responsable de l’APC dont les sanctions
abusives, les brimades, l’arrogance et
dernièrement une mesure, on ne peut plus
arbitraire, la réduction de la prime de
rendement au strict minimum», a déclaré l’un
des protestataires, joint, hier, par téléphone.
Ne pouvant contacter le président de l’APC —
téléphone était sur répondeur — El Watan a
pris attache avec une source proche du
premier édile de la commune. «Il s’agit d’un
simple malentendu qui n’a concerné que trois
employés, lesquels ont été réconciliés avec le
maire et le problème principal qu’est la
ponction sur la prime de rendement résolu», a
déclaré ladite source.
A. Djafri
AT D’OUM EL BOUAGHI
500 DÉRANGEMENTS
RECENSÉS À AÏN BEIDA
Chaque matin, des dizaines de clients
d’Algérie Télécom affluent vers l’agence Actel
(agence commerciale) pour faire part de leur
désappointement quant au dérangement de
leur ligne téléphonique. Un dérangement qui
perdure depuis que la société a entrepris de
balancer les anciennes lignes vers le système
dit de fibre optique. Pourquoi, se demandent
d’aucuns, il y aurait autant de dérangements
alors qu’ailleurs le balancement s’est fait sans
anicroches. Est-ce le fait que la ville de Aïn
Beida compte le plus grand nombre d’abonnés
qu’il est devenu excessivement ardu pour les
équipes de dépannage de résoudre tous les
problèmes ? Au niveau de cette agence, il est
question de 500 dérangements qui affectent
les abonnés de la ville. Les responsables
essaient comme ils peuvent de tranquilliser les
clients sur les désagréments qu’ils subissent
depuis, pour certains, trois mois. Certains ont
eu recours à transcrire noir sur blanc leurs
doléances sur le registre de l’agence, signe de
leur mécontentement. A remarquer aussi que
certains clients venant payer l’abonnement
Internet se voient répondre que le réseau est
en panne et de ce fait, les préposés aux
guichets leur suggèrent d’acheter les tickets
de recharge. Une cliente ne comprend pas
pourquoi on lui dit d’attendre que soit rétablie
sa ligne téléphonique sans lui donner de date
précise. Dans ce cas de figure, ne serait-il pas
opportun de faire appel à des équipes
techniques supplémentaires pour activer le
rétablissement des lignes téléphoniques dans
un temps record et mettre fin au calvaire des
L. Baâziz
abonnés ?
FORUM INTERNATIONAL KATEB YACINE À GUELMA
Une webographie en ouverture pour l’auteur de Nedjma
a 7e édition du forum Kateb Yacine, organisée par l’association Promotion touristique et action culturelle, s’est ouverte,
le 19 mars, au théâtre régional Mahmoud Triki de la ville de
Guelma sous le thème «Théâtralité et théâtralisation dans
l’œuvre de Kateb Yacine». En effet, après les allocutions de bienvenue des organisateurs, aux conférenciers universitaires nationaux et ceux venus de Tunisie, Maroc, France et d’Autriche et
l’ouverture officielle du colloque par le directeur du secteur de
la culture de la wilaya de Guelma, une webographie (présentation ayant pour source le web) de l’écrivain, poète et dramaturge
Kateb Yacine (né le 2 août 1929 à Constantine, décédé le 28 octobre 1989 à Grenoble, en France) a ponctué la communication
introductive de ce forum. Une entrée en matière peu commune,
par Alain Massé, expert international en communication, ancien
directeur de radio France et de l’Union radiophonique et télévisuelle internationale, puisqu’elle met en exergue la présence
«insoupçonnée» de l’auteur universel de Nedjma sur la Toile.
L
Le forum n’a pas drainé grand monde
«En saisissant le nom Kateb Yacine sur un moteur de recherche
vous allez obtenir près de 372 000 résultats» dira l’orateur à
l’assistance, et de poursuivre : «C’est sur proposition du comité
d’organisation que j’ai fait ce travail. En plus des biographies,
des photos et manuscrits de cet auteur sur la Toile, des extraits
de Kateb Yacine sont utilisés par les internautes dans les forums
sociaux. Cela traduit l’attrait des internautes pour cet écrivain.»
Et de conclure : «Les vidéos disponibles sur le net sont toutes
aussi intéressantes à voir. Je vous suggère de suivre le regard de
Kateb yacine. Le regard ne trompe pas et le sien est vrai». Les
grands absents lors cette ouverture ont été, sans conteste, les
étudiants, lycéens et collégiens et encore plus les enseignants de
langue française, tous paliers confondus. «Je ne sais pas pourquoi les élèves sont toujours absents au forum de Kateb Yacine
ici à Guelma», dira Mansour M’henni, président du Conseil
scientifique, professeur à l’université de Tunis El Manar de ce
forum.Uneremarquepertinentepuisqu’ellesouligneégalement
l’absence des enseignants. Bref, finalement «A qui profite ce
forum ?» nous dit-on. Une remarque qui n’est pas passée inaperçue, puisque le théâtre régional Mahmoud Triki, dont la capacité
d’accueil n’excède pas les 300 fauteuils, étaient à moitié vide à
l’ouverture.
Karim Dadci
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 10
RÉGION OUEST
TLEMCEN
LOGEMENTS PROMOTIONNELS PUBLICS À ORAN
La drogue, thème d’un
colloque international
Des affectations pour 550 familles
● Ce quota fait partie des 4100 logements LPP réalisés non loin de l’hôtel Hayat
Regency, dans la commune de Sidi Chami.
P
as moins de 550 décisions
de réservation seront
distribuées, aujourd’hui,
aux bénéficiaires du programme
du Logement promotionnel public
(LPP). La cérémonie se déroulera à
la mosquée Ibn Badis, en présence
du wali d’Oran, du responsable
régional de l’Entreprise nationale de
la promotion immobilière (ENPI) et
des bénéficiaires du programme.
Ce quota fait partie des 4 100
logements LPP réalisés pas loin
de l’hôtel Hayet Regency, dans la
commune de Sidi Chami. Il s’agit
d’une nouvelle formule de logement
destinée aux citoyens dont le revenu
mensuel se situe entre 6 et 12 fois le
SNMG, soit entre 108 000 et 216 000
DA, et qui sont aussi éligibles au
crédit bonifié de 3%.
La wilaya d’Oran a bénéficié d’un
programme de 13 000 logements
LPP, dont plus de 5000 sont réalisés à
O
uverte par le ministre de la Justice et garde des Sceaux, la
rencontre internationale sur «L’impact du fléau de la drogue
sur le plan local, régional et international et les mécanismes
de lutte» a débuté par le retrait du bâtonnier de Casablanca, Me Omar
Oudra et de son accompagnateur. Les deux représentants marocains
ont, semble-t-il, été heurtés par l’allocution de Me Seffahi, bâtonnier
du barreau de Tlemcen, qui a exhorté «le Maroc à cesser sa culture de
cannabis». Une phrase assimilée à une provocation par Me Oudra, qui
nous a expliqué en aparté que «le gouvernement marocain a entrepris,
ces cinq dernières années, de grands efforts pour inciter les citoyens du
nord du royaume à changer ces cultures de cannabis par celles d’autres
produits agricoles. Et les résultats sont évidents, puisque les champs
de drogue ont été beaucoup réduits». Moins direct, certainement pour
ne pas accabler le pays voisin et par souci diplomatique, Tayeb Louh
a préféré parler de l’Afrique, «qui est la première victime du fléau
de la drogue», en précisant que «ce commerce dévastateur, qui est le
deuxième après celui des armes, est un frein pour le développement
et une véritable menace pour les Etats». Un commerce qui génère de
300 à 500 milliards de dollars de revenus et 200 milliards de bénéfices
par an pour les trafiquants. «Des sommes colossales investies dans
des transactions douteuses. 264 millions de personnes consomment
les stupéfiants à travers le monde dont 27 millions de dépendants en
majorité des jeunes, selon des rapports d’institutions onusiennes», a
ajouté le ministre. Justement, l’Office des Nations unies contre la drogue
et le crime, dans son dernier rapport, indique que «Le Maroc, avec une
superficie de 47 000 hectares spécifique à cette culture, est le principal
producteur mondial du haschich dont la production est principalement
destinée aux marchés d’Europe et d’Afrique». 17 pays d’Afrique,
d’Europe et d’Amérique participent à ce colloque organisé par l’Office
national de lutte contre la drogue et la toxicomanie et l’Ordre des avocats
de Tlemcen. Des conférences de grande importance sont débattues
au Palais de la culture, notamment l’entraide judiciaire internationale
dans la lutte contre le phénomène de la drogue, le rôle des juges dans la
répression des infractions relatives aux drogues, entre autres. C. Berriah
Belgaïd. Les logements réalisés sont
de types F3 d’une superficie de 80
m2, F4 (100 m2) et F5 (120 m2 ).
Outre la remise des décisions de
réservation, le wali d’Oran procèdera
également à l’attribution de 1016
décisions de préaffectation aux
souscripteurs du programme AADL
CNEP. En février dernier, ce sont
2181 décisions qui ont été également
remises aux souscripteurs de
F. A.
l’AADL 1.
AÏN TÉMOUCHENT
L’abattoir avicole de Aïn Kihal
en quête de partenariat
SAÏDA
PHOTO : KALI M.
Défaillances dans la lutte contre
le cancer
L
e deuxième abattoir avicole d’Afrique et premier au
Maghreb, celui de Aïn Kihal, qui a fait couler tant de
salive et d’encre depuis 1994, date de sa réalisation, est
en voie de s’extraire de l’impasse. Car jusqu’à 2012, où
il a enfin été mis en service, son propriétaire, l’Oravio,
a dû rembourser durant 18 ans les créances de son crédit
bancaire sans en tirer un sous vaillant ! Pour tous ceux qui
ont suivi l’affaire, cela a été le prix à payer pour le passage
d’une économie administrée à une autre, qui a cru que
le développement du pays passait obligatoirement par le
démantèlement du secteur public. D’aucuns dans la région
se félicitent de l’opération de mise à niveau de l’abattoir
qui va démarrer début avril, ce qui verra la cessation de la
production. En redémarrant en 2012, il a réalisé l’abattage
de 600 000 poulets. Son chiffre d’affaires est passé de 320
millions de dinars à 662 en 2015 en ne tournant qu’entre 30
et 40% de ses capacités de production, soit 3000 poulets/
heure et 24 000/jour. Après la remise à niveau de la section
froid et la production de charcuterie à partir de 2007, l’unité
passera à un autre niveau. Les 97 employés, dont 51 sous
CDI, vont être tous «permanisés», assure-t-on. Les autorités
locales sont sollicitées pour favoriser un partenariat avec
les aviculteurs, et par là, le développement de la filière.
Jusque-là, l’abattoir dispose d’un contrat de livraison avec
une entreprise à Aïn Youssef (Tlemcen) ayant une capacité
de production d’un million de poulets par an, ce qui est peu.
La production de la wilaya de Témouchent, avec 390 unités
avicoles, atteint 1 500 000 sujets, qui vont essentiellement
aux tueries. Le directeur de l’abattoir promet d’assurer
contractuellement la fourniture du poussin et de l’aliment
aux aviculteurs : «Le prix du poussin et de l’aliment sera fixe
pour toute l’année, soit 40 DA hors taxes pour le premier
et nous achèterons le poulet à 180 DA/kg en TCC sur toute
l’année. Actuellement, avec la disponibilité de la viande
blanche, le poulet est cédé 130 DA/kg vendu vivant en gros.
C’est une grosse perte pour les aviculteurs, sachant que
le coût moyen de production est de 147 à 150 DA/kg, cela
quant il y a performance. Faites le calcul sachant que le
poussin a été acheté à 100 DA l’unité. C’est dire s’il y a
urgence à retourner la situation».
M. Kali
CHLEF
Quatre étudiants retenus
pour une formation à l’étranger
Q
uatre étudiants de l’université
Hassiba Benbouali de Chlef
vont suivre une formation doctorale
à l’étranger au titre de l’année
universitaire 2016-2017, annonce la
direction de l’établissement sur son
site officiel. Trois filles inscrites dans
ledépartementdeslanguesétrangères,
filière anglais, iront en Grande-
Bretagne et en Jordanie, tandis qu’un
étudiant de la filière mathématiques,
suivra la formation en Jordanie. Selon
la même source, l’affectation a été
effectuée sur la base du classement au
concoursetduquotadeboursesoctroyé
par le pays d’accueil.
Au total, 78 étudiants des universités
de l’ouest du pays ont bénéficié d’une
bourse d’études pour une formation
dans les écoles supérieures de France,
de Grande-Bretagne, de Chine et de
Jordanie. Inscrits dans les filières
informatique, mathématiques et
anglais,ilssontissusdesétablissements
de Chlef, Mascara, Mostaganem,
Tlemcen, Oran, Saïda, Béchar, Naâma,
Tiaret et Sidi Bel Abbès. A. Yechkour
D
urant le mois de mars 2015, la direction de la santé a organisé une
demi-journée consacrée au Plan anticancer, suite aux directives du
ministère de tutelle. Les diverses interventions des professionnels de la
santé ont reflété les insuffisances, parfois graves, en matière de dépistage
et de prise en charge totale des cancéreux. Ce plan est venu pour prévenir la
maladieetladétecterparundépistageprécoceenvued’unepriseencharge
efficace. «Or, un an après, dira le Dr Ghazi Moulay de l’EHS Hamdane
Bakhta de Saïda, rien n’a été fait pour concrétiser ce projet. J’ai écrit à
maintes reprises au directeur de la santé pour entamer le plan anticancer
et je n’ai eu aucune réponse. Nous œuvrons afin que les malades puissent
bénéficier de la stratégie de la lutte contre le cancer, on dispose pourtant de
deux mammographes inutilisés». L’unique hôpital de la wilaya ne dispose
d’aucun radiologue, «la seule radiologue de l’hôpital a quitté le secteur il y
a quelques mois». L’affectation de radiologues par le ministère de la Santé
dans la wilaya pourrait résoudre le problème et le plan anticancer, dont on
a tant parlé, pourrait être entamé même avec un peu de retard. Mieux vaut
tard que jamais.
Sid Ahmed
DROITS DES FEMMES
Les associations très actives
A
l`occasion de la Journée mondiale de la femme, les militantes du parti
Talaie El Houriet de la wilaya d’Oran se sont distinguées par une
action de solidarité au profit des mères gardes-malades et de leurs enfants
hospitalisés. Ces mères, oubliées par la société, souffrent en silence dans
le combat contre la maladie de leurs enfants. Les organisatrices, dont Mme
Houaria Cherif, membre du Comité central du parti, ont programmé des
visites à l’hôpital d’Oran et offert plus de 130 cadeaux aux mères et à leurs
enfants, apportant ainsi un peu de réconfort. Par ailleurs, dans le cadre des
activités des mois de mars et avril liées à la lutte pour les droits des femmes,
et la tenue de la 10e édition du Festival du conte à Oran, l’Afepec a organisé,
samedi dernier, un récital poétique au Théâtre régional d’Oran.
Cet événement, co-organisé par l’association le Petit Lecteur, a mis sous
les feux des projecteurs Zineb Laouedj, écrivaine et poétesse, qui a proposé
au public un récital intitulé «Nouara El Hbila». Native de Maghnia, Zineb
Laouedj est actuellement éditrice. Elle a collaboré dans un ouvrage collectif,
en 1999, au titre truffé de jeux de mots : «Mots dire la barbarie».
Le récital poétique de samedi dernier s’est voulu «une sorte de vécu des
femmesalgériennesquiseréinvententconstammentetdemotsquivibrentà
l’écoute de ce mal si profond dont seul le poète peut aller au-delà du visible
et faire de l’ordinaire un atout poétique». Dans le même contexte, l’Afepec
organise, samedi prochain, la projection du film saoudien Wadjda de Haifaa
al-Mansour à la Cinémathèque d’Oran.
R. O.
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 11
RÉGION EST
EN RAISON DE LA BAISSE DE FRÉQUENTATION
Le train ne sifflera bientôt
plus à Biskra
E
● Au moment où il est question de développer le rail, des lignes sont supprimées...
PORTRAIT
DESSIN: SOUHAYLA
I
y a environ 6 mois, le train
reliant Biskra à Touggourt
a été supprimé pour des raisons liées à la vétusté de la
ligne ferroviaire de 220 km, au
manque d’autorail et au défaut
de rentabilité de cette desserte,
explique-t-on. Au grand dépit
des voyageurs appréciant ce
moyen de transport et des cheminots de Biskra dont les prédécesseurs ont marqué l’Histoire
nationale de par leur participation active à la lutte de Libération nationale, la direction
de la SNTF de Constantine a
décidé dernièrement de supprimer l’une des deux navettes
reliant quotidiennement Biskra
à l’antique Cirta.
Ainsi, le train qui partait le
matin à 4h30 pour arriver à
Constantine à 9h30 et revenir
vers la Reine des Zibans à
16h30 a été aussi supprimé. Il
ne reste plus qu’une seule desserte entre Biskra et Constantine. Un convoi ferroviaire de
voyageurs prenant le départ
de la capitale de l’Est à 5h45
pour arriver à Biskra à 10h45
et repartir dans l’après-midi à
16h40. Des horaires qui sont
loin de répondre aux attentes et
besoins des voyageurs de Biskra
et même à ceux des cheminots,
selon les avis de certains d’entre
eux. «Aussi loin que remonte
l’existence des trains, ils sont
faits pour emmener les gens des
petites villes vers les grandes
et non le contraire. Le train de
Constantine arrive avec une
poignée de voyageurs et repart
avec encore moins de clients»,
s’indigne un habitué de l’ancienne ligne Biskra-Constantine que ces nouveaux horaires
indisposentcommedesdizaines
d’autres habitants de Biskra
devant se rendre à Constantine
pour des affaires familiales,
commerciales ou autres et qui
pensentserabattreversunautre
moyen de transport malgré leur
amour des trains.
En effet, même la réduction
du prix du billet de 29 % soit
environ 500 DA au lieu de 650
DA ne semble pas mettre un
frein à la tendance baissière
du taux de fréquentation sur la
ligne Constantine-Biskra où le
train circule désormais presque
à vide, constate-t-on.
Ungrouped’ancienscheminots
ayant à cœur de redonner vie au
rail à Biskra et dans toute la région Sud-Est de l’Algérie n’en
reviennent pas de ces suppressions de lignes inattendues, car
allantàcontresensdesdécisions
dugouvernementdedévelopper
le transport de voyageurs et de
marchandises par voie ferrée.
«Alors que nous nous attendions au renforcement des capacités techniques et humaines
du secteur du transport par
train et que nous demandons
depuis des années une ligne
reliant Touggourt à Alger via
Biskra, Batna et M’Sila, nous
constatons au contraire que
bientôt le train ne sifflera plus à
Biskra.»,rapportentcestémoins
de l’âge d’or du transport ferroviaire à Biskra se morfondant de
voir la vieille gare de la Reine
des Ziban tombée en déshérence.
Hafedh Moussaoui
n dépit d’une saison de pluie passée pratiquement à sec,
les barrages de la wilaya de Jijel affichent un taux de
remplissage à 100%. «Ils débordent tous», indique le
directeur de wilaya des ressources en eau. Ce niveau de remplissage a été atteint à la faveur des dernières précipitations
de pluie, qui ont arrosé tout le territoire de la wilaya de Jijel.
Connue pour sa forte pluviométrie, cette wilaya est appelée
à devenir le réservoir hydrique des Hauts-Plateaux et des régions Est du pays. En plus des quatre barrages qu’elle compte,
(Erraguene, Boussiab-El Milia, El Agram -Kaous et Kissir
- El Aouana), un cinquième ouvrage hydrique est en cours
d’achèvement, à Tabellout, dans la commune de Djimla. Ce
barrage est le plus important de la wilaya de part sa capacité
qui dépasse les 294 millions de ètrd cubes. Il est destiné à l’alimentationeneaupotabledescommunesdeDjimla,Texennaet
Beni Yadjis, en plus de sa vocation de contribuer à l’arrosage
des Hauts-Plateaux, via le projet de transfert vers Draa Eddis,
à El Eulma. D’une capacité globale de 150 millions de mètres
cubes, le barrage de Boussiaba, dans la commune d’El Milia,
achevé, il y a quelques années, est également conçu pour
l’irrigation et l’alimentation en eau potable de six communes.
Il desservira aussi le barrage de Beni Haroun, dans la wilaya
de Mila, grâce à un autre projet de transfert à hauteur de
69millions de mètres cubes. Depuis sa mise en service, l’autre
barrage de Kissir est considéré comme un important ouvrage
hydrique pour l’alimentation en au potable des villes d’El
Aouana et de Jijel. C’est, d’ailleurs, grâce à son apport que
cesdeuxagglomérationssontdeplusenplusconvenablement
dotées en eau avec un système qui frôle le H24. Plus à l’est,
les populations de plusieurs communes, dont on prévoit l’alimentation en eau potable à partir du barrage d’El Agram, sont
toujours dans l’attente des vertus hydriques de cet ouvrage.
Un sixième barrage, qui ne fait plus l’actualité à Jijel, depuis
que les mesures de restrictions budgétaires sont à l’ordre
du jour, est prévu pour être réalisé, à l’Oued Irdjana, dans la
commune d’El Ancer. Autant dire que la vocation hydrique
de la wilaya de Jijel est appelé à s’affirmer à partir de l’année
2017 à l’occasion de l’achèvement des projets de transferts en
cours de réalisation, selon les prévisions annoncées. Cependant, l’alimentation en eau potable de plusieurs communes
et l’irrigation des plaines agricoles à partir de ces barrages,
érigés à travers le territoire de la wilaya, demeure tributaire de
la concrétisation des projets prévus. Ceci dit, s’ils sont encore
loind’étancherlasoifdespopulations,cesouvrageshydriques
débordant en eau ont cette autre vertu de garder intact leur
vocation touristique avec des sites tout aussi naturels que
magnifiques qu’ils offrent aux promeneurs aux alentours de
ces bassins.
Amor Z.
L
Un handicapé hors pair
PHOTO: EL WATAN
T
qui fera, une année durant, la lumière sur les compétences que recèle
la population des handicapés.
Quant à ses contributions dans la presse écrite, tant nationale
qu’étrangère, elles sont innombrables. Âgé de 42 ans aujourd’hui,
Taharcontinuederayonnersursonenvironnementsocialendonnant
un bel exemple, pas seulement à la communauté des invalides, mais
aux bien portants également.
Kamel B.
Des barrages qui
débordent et des
projets en attente
DE LA PLUIE… ET C’EST LA
GALÈRE !
TAHAR BOUSBAÂ. Avocat et écrivain
ahar Bousbaâ, un handicapé moteur, se déplace en fauteuil roulant depuis l’âge de quatorze ans, soit depuis 1988. Mais son
invalidité n’a jamais constitué pour lui un empêchement, tellement
il est armé d’une volonté inébranlable. Atteint, dès l’âge de 3 ans,
d’une dystrophie musculaire, maladie qui affaiblit les muscles des
jambes et des bras, Tahar n’a jamais abandonné ses rêves ni ses projets. «Il n’y pas plus handicapé que celui qui ne produit pas», dit-il. Il
a donc placé sa vie sous le bon signe de la production (intellectuelle
s’entend). Lui, qui a quitté les bancs de l’école en 1re année moyenne,
est l’auteur, aujourd’hui, d’une variété de produits littéraires et
médiatiques et détenteur de nombreux diplômes universitaires et
professionnels. Animé d’une volonté de dépassement de soi sans
commune mesure, il a pu poursuivre ses études par correspondance
entre 1992 et 1998. Il passera son BAC avec succès et, en septembre
1998, il fait son entrée à la FAC.
Intelligent et appliqué, il obtiendra sa licence en droits à l’université de Constantine en 2002. Deux ans plus tard, il aura son CAPA
(certificat d’aptitude pour la profession d’avocat), et en 2010, il est
agréé comme avocat auprès de la cours de justice. Animé de la même
volonté dans le champ de la création littéraire et médiatique, Bousbaâ a rejoint, en 2013, le prestigieux club de l’Union des Ecrivains
algériens après la publication, cette année là, d’un recueil de poésie
intitulé Massafet el bouh(littéralement : Distances de la confession).
Ne se laissant pas vaincre pas son handicap, Tahar se distingue dans
tout ce qu’il entreprend : en 2001, alors étudiant, il obtint le premier
prix au concours de poésie organisé sur la thématique de l’intifada. Il
récidive, en 2003, avec la Radio de Constantine qui lui attribua également le premier prix d’un concours de poésie organisé par ce média
public. Entre 2009 et 2010, il conçoit et présente un programme
radiophonique intitulé Défi, à la radio locale de Mila, une émission
RESSOURCES EN EAU
À JIJEL
es fortes précipitations qui ont caractérisé la région de
Jijel ont, une fois encore, mis à nu les tares générées par
une urbanisation anarchique et un défaut de curage des
avaloirs à certains endroits. Plusieurs quartiers de la ville
de Jijel ou encore des tronçons routiers se sont retrouvés
baignant dans plusieurs centimètres d’eau, paralysant ainsi
certains axes routiers comme ce fut le cas à Jijel sur le
boulevard Rouibah Hocine, à l’est de la ville. La situation au
centre ville dénotait un envasement des avaloirs qui ne
permettaient plus l’évacuation des eaux. Du côté de la
plage, à l’ouest, c’est principalement le sousdimensionnement des conduites qui semble à l’origine du
phénomène de régurgitation des eaux via les regards qui
voyaient leurs tampons voler en l’air. La fameuse cité Rabta,
à l’ouest de la ville n’était pas en reste. Le petit canal qui
reçoit les eaux pour les conduire vers la mer est attaqué de
toutes parts par les constructions et les dépôts qui
réduisent considérablement sont action de couloir
d’évacuation. Cette tare se répercute sur les quartiers plus
au sud, d’habitude épargnés par la montée des eaux mais
qui devront s’habituer à cette situation si le canal n’est pas
élargi et aménagé pour lui permettre d’atténuer quelque
peu la montée des eaux. Les scènes que nous avons vues il y
a une dizaine de jours n’ont pas concerné que la ville de Jijel
! L’entrée ouest de Taher ressemblait à une piscine alors
que les terres agricoles de la plaine de l’oued Nil, hérissées
de milliers de serres, ont grandement souffert des
inondations. Si ailleurs les aménagements adéquats et des
curages doivent être réalisés pour permettre un bon
écoulement des eaux à Jijel, il faut dire que la remise en
selle du projet de rénovation du réseau d’assainissement
de la ville de Jijel couvert par une étude réalisée par le
bureau d’études français SCE, demeure une priorité dès que
Fodil S.
les finances publics le permettront.
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 11
KABYLIE INFO
ATH ZMENZER
ELLE AURA LIEU LES 25 ET 26 MARS
À QUAND LA FIBRE
OPTIQUE ?
Fête du printemps
à Ath Yenni
A
● La localité va accueillir un groupe de jeunes de la ville de Hammamet (Tunisie)
pour prendre part à cet événement.
PHOTO: D. R.
L
a commune de Beni
Yenni, à 45 kilomètres au sud-est de
Tizi Ouzou, accueillera le
printemps par une fête qui
s’annonce grandiose, organisée à l’initiative de l’Association du développement
durable et de protection de
l’environnement (ADDPE).
Cette structure veut marquer
l’événement par de nombreuses activités. Celles-ci
consistent, notamment, à
sensibiliser les citoyens de
la commune quant à l’embellissement et à l’ornement des
villages par des espaces fleuris à travers la célébration de
la Fête du printemps avec des
actions pluridisciplinaires.
Ali Bouras, président de l’association Ecovolonterre de
Ath Yenni, partenaire dans
cette manifestation, nous
a précisé que l’objectif de
cette fête est de permettre
aux citoyens d’acheter et
d’échanger des fleurs à travers l’exposition florale, de
contribuer à l’ornement des
villages et des espaces publics, d’inciter les citoyens à
participer davantage à l’opération «quartiers fleuris».
«Les 25 et 26 mars, un événement qui s’intitulera Fête
du printemps ou ‘Amager n
tefsut’ sera organisé pour célébrer cette saison, conjointement, avec l’association
Etoile de la montagne et
l’APC de Ath Yenni. Nous
voulons aussi encourager la
Le chanteur Idir lors de sa récente visite à Ath Yenni
plantation d’arbres et de
fleurs sur le territoire de la
commune ainsi que former
les citoyens à entretenir leurs
jardins et quartiers fleuris, à
travers les communications
qui porteront sur des thématiques ayant trait à ce sujet.
Nous allons aussi accrocher
des panneaux de sensibilisation à l’entrée de la commune, en hommage à Kamel
Tireche (ex-président et
membre fondateur de l’association Ecovolonterre). Nous
organiserons également
symboliquement une ‘‘rando-vélo’’ et une matinée sans
voiture à Beni Yenni», nous at-il ajouté tout en soulignant
que les villages seront animés, deux jours durant, par
des festivités culturelles et
artisanales. Par ailleurs, dans
le même cadre, l’association
Ecovolonterre accueillera un
groupe de jeunes de la ville
de Hammamet, de Tunisie,
qui viendra prendre part à la
Fête du printemps et découvrir les paysages féeriques
de la région et l’artisanat
local. «L’association Ecovolonterre de Ath Yenni avec
l’association tunisienne Les
Amis d’El Fouara de Hammamet ont déjà commencé
à travailler dans un cadre
d’échange et de partenariat
depuislongtemps.Lepremier
pas a été franchi en 2009 par
des animateurs associatifs
algériens qui ont participé
à la Fête du printemps célébrée à Hammamet. Puis
leurs homologues tunisiens
sont venus à Ath Yenni pour
participer au premier volontariat communal organisé
par «Écovolonterre». Depuis, l’idée de concevoir un
projet commun est devenue
une priorité pour les deux
associations», nous a expliqué M. Bouras. Selon lui, la
sélection des jeunes participants à ce projet est faite dans
des écoles en fonction des
travaux réalisés, au préalable,
dans différents domaines
comme l’écriture, l’art,
l’environnement et le sport.
«Les jeunes seront hébergés
par des familles afin de vivre
au rythme et aux habitudes
des habitants de la communauté d’accueil».
Hafid Azzouzi
AÏN EL HAMMAM
Ouaghzen veut sortir de l’isolement
S
itué à trois kilomètres du chef-lieu
communal de Aïn El Hammam, à
cinquante kilomètres au sud-est de Tizi
Ouzou, Baqalem a toujours été nommé
«Ouaghzen», le village voisin dont il a
pris le nom. Ce n’est que depuis peu que
les autorités reconnaissent à ce petit ensemble d’habitations le statut de village
afin de le faire bénéficier des avantages
accordés aux autres agglomérations de
la commune. Ses habitants se sont toujours plaints de l’absence de commodités de base pouvant agrémenter leur
quotidien morose. L’école primaire, le
centre de formation professionnelle ouvert récemment et la petite épicerie ne
sont pas suffisants pour aider les centaines d’habitants qui vivent dans leur
bourg à y demeurer ne serait-ce qu’une
journée. Ils sont contraints d’effectuer
tous les jours la navette entre Baqalem
et Aïn El Hammam-ville. Pourtant, ce
petit village d’un millier d’habitants
offre de nombreuses possibilités de
construction. En matière d’infrastructures sportives, les jeunes n’ont que la
rue ou les décombres de l’ancien CEM,
dont la cour de récréation est jonchée
de débris de toutes sortes. Cet espace
pourrait recevoir une annexe de l’APC
ou une agence postale.
Par ailleurs, l’aménagement de certains locaux désaffectés au niveau
de l’école primaire pour en faire un
foyer de jeunes serait d’un grand
apport pour les enfants qui s’y adonneraient à leurs loisirs, loin de la menace
des fléaux sociaux.
Nacer Benzekri
MEKLA
Des acquéreurs LSP ferment la daïra
L
es membres de l’Associationdesacquéreursdes204
logementssociauxpromotionnels (LSP) lancés en 2005 à
Mekla, chef-lieu de daïra situé
à 25 km à l’est de Tizi Ouzou,
ont fermé hier, encore une fois,
le siège de la daïra en signe de
protestationcontre«l’abandon
des travaux du projet» par le
promoteur, a-t-on appris des
intéressés.
Selon les protestataires, qui
ont recouru par le passé à la
même action et pour le même
motif, la livraison de ces logements était initialement prévue pour 2009. Le promoteur,
ajoute notre interlocuteur, «a
ensuite renoncé à la poursuite
des travaux, dont l’avancement était de juste 20%, au
prétexte que nous n’aurions
pas payé les tranches, alors
que nous avons présenté nos
documents officiels de paiement».
A noter que le wali a reçu hier,
a-t-on appris, des représentants de l’association, en présencedesresponsableslocaux.
Le premier magistrat de la
wilaya aurait promis de trouver une solution à ce problème
dans les prochains jours.
S. Yermèche
th Zmenzer, commune située à une dizaine de kilomètres au sud de Tizi Ouzou, attend la mise en service
du réseau en fibre optique. Les chantiers ont pourtant
démarré dans tous les sens il y a des années, la pose de câbles
a été faite sur plusieurs tronçons.
Les habitants d’Aït Ouanèche, l’un des villages les plus importantsdelacommune,necachentpasleurdéceptiondevant
les «dérobades des responsables des services d’Algérie Télécom», a dénoncé un membre du comité de village. Celui-ci
rappelle les vaines démarches : «La première demande pour
obtenir le raccordement du village par câble afin d’accéder au réseau Internet remonte à avril 2011. A la demande
d’un responsable du secteur, nous avons établi une liste des
personnes désireuses d’avoir accès au réseau. Et on attend
depuis cinq ans. A l’APC, on nous a assuré que le câble
viendrait de Beni Douala, daïra de rattachement alors qu’un
autre chantier de pose de câbles avançait vers Bouhinoun
depuis la ville de Tizi Ouzou». En juin 2013, rappelle-t-on, le
comité de village a effectué plusieurs démarches auprès de la
direction des télécoms de Tizi Ouzou, qui sont restées sans
suite. Le représentant du village témoigne : «Aït Ouanèche
étantseulementàdeuxkilomètresdeBouhinoun,lecomitéde
village a décidé de faire une nouvelle démarche qui consistait
à demander que l’on continue la pose du câble de Bouhinoun
vers Aït Ouanèche et on a même pris à notre charge un engin
pour creuser les tranchées. Un entrepreneur a été engagé
pour construire la niche pour les équipements techniques en
avril 2014. Mais cela s’est arrêté là.» Les villageois, au lieu du réseau revendiqué, reçurent la
visite, en décembre dernier, des employés d’Algérie Télécom
qui distribuaient des modems 4GLTE à ceux qui en voulaient.
«A ce jour, nous ne savons pas s’il y a une relation de cause
à effet. Ce modem 4GLTE permet de recevoir internet effectivement, mais il y a des habitants dans le village, situés dans
des zones d’ombre, qui se plaignent de ne pas recevoir de
signal. Notre mésaventure n’est pas terminée et continuons à
attendre la pose du câble», dit encore le membre du comité de
village.
S. G.
BOUIRA
L’ANCIENNE
GARE ROUTIÈRE
À L’ABANDON
gare routière du chef-lieu de wilaya de Bouira
est en piteux état. Auparavant, elle était le point de tranLsit de’ancienne
l’ensemble des transporteurs assurant les différentes
dessertes de la wilaya. L’arrêt en question est devenu depuis
quelques années, après la réalisation d’une autre gare routière, sise à la sortie ouest de la ville de Bouira, un axe secondaire du transport urbain et intercommunal.
N’arrivant pas à se hisser au rang d’agence de transport, elle
reste reléguée au second plan en raison notamment de l’insalubrité et du laisser-aller. Le projet visant la réhabilitation
de cette gare routière, inscrit depuis plus de deux ans, n’est
toujours pas lancé. Les transporteurs ne cessent de dénoncer
les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent leurs
activités. Les quelques locaux servant dans le passé de lieux
de restauration ont été fermés. Une convention avait été
signée entre la direction des transports de la wilaya, l’APC de
Bouira et la société Sogral, qui gère la nouvelle gare routière,
comprenantlaréalisationd’uneagencedetransporturbainet
suburbain qui répondrait aux normes. Il s’agit, entre autres,
du bornage, du gardiennage et de la réalisation de guichets de
vente et de services, ce qui en ferait un point de transit actif
loin du spectre habituel d’agence fantôme. Ce qui n’a pas été
fait, a-t-on constaté.
Des aménagements devaient également toucher la bâtisse
centrale de la gare. L’immeuble aux multiples atouts, doté de
bureaux et de locaux commerciaux, laissé à l’abandon depuis
des lustres, s’est transformé au fil du temps en un squat pour
les chiens errants et les délinquants.
Katya K.
El Watan
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Bureau de BOUIRA : Tél./Fax : 026 94 36 16
Bureau de BOUMERDÈS : Tél. : 024 79 72 71
Bureau de TIZI OUZOU :Tél./Fax : 026 11 76 86
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 12
PUBLICITÉ
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 13
I N T E R N AT I O N A L E
LE NOMBRE DE TERRORISTES EN CAVALE FAIT POLÉMIQUE
L’inquiétude des Tunisiens
● Les forces sécuritaires tunisiennes sont parvenues, samedi, à neutraliser deux terroristes après un échange nourri de tirs ayant
duré deux heures dans la localité de Laâmamra, aux environs de Ben Guerdane.
Tunis
De notre correspondant
Les forces de sécurité tunisiennes
multiplient les ratissages pour
empêcher les terroristes de se
réorganiser
PHOTO : DR
I
l ne se passe pas un jour enTunisie
sans que soient publiées des
informations sur des descentes
contre des foyers de terrorisme,
qu’ils soient à Ben Guerdane
ou ailleurs. Les réseaux sociaux
pullulent d’appels aux citoyens
pour informer sur les terroristes en
cavale. «L’informateur bénéficie de
l’anonymat», insiste-t-on dans ces
messagesquipoussentàl’inquiétude
concernant le nombre important
de terroristes en cavale en Tunisie.
Mais «ce qui tranquillise, c’est que
les citoyens collaborent étroitement
avec les forces de l’ordre. Ils sont
même présents comme supporters
dans de telles descentes. L’hymne
national surgit systématiquement
après chaque revers des terroristes»,
souligne un activiste de la société
civile de Ben Guerdane, Mustapha
Abdelkebir.
Ce sont déjà 55 terroristes qui ont
été neutralisés en rapport avec
l’opération de Ben Guerdane
du 7 mars. Parmi lesquels il y
en a quatre qui ont été abattus
pendant l’opération de la nuit du
3 mars. Le nombre de terroristes
arrêtés en relation directe avec
l’opération s’élève à 30. «La traque
aux terroristes va se poursuivre,
puisqu’on ne connaît pas encore
avec précision le nombre total de
terroristes impliqués dans cette
opération. On ne le connaîtra, peutêtre, jamais puisqu’il s’agit surtout
de cellules dormantes, implantées
en Tunisie, qui ont passé des
périodes en Libye pour apprendre
la manipulation des armes», avertit
l’expert sécuritaire Mazen Cherif.
Cette inquiétude est plus nuancée
chez l’expert sécuritaire Ali
Zermedini, qui pense qu’il
est normal que le ratissage de la
zone et la recherche d’éventuelles
connectionsprennentdutemps.«Les
terroristes essaient en ce moment
de se repositionner et d’établir de
nouvelles structures en liaison,
notamment, avec l’Ouest libyen.
Il est donc impératif de renforcer
le travail de renseignements dans
TERRORISME EN EUROPE
Fin de cavale pour Salah Abdeslam,
le cerveau présumé des attentats
de Paris
● La police belge a réalisé un grand coup, vendredi soir, en arrêtant
Salah Abdeslam, cerveau présumé des attentats qui ont secoué la
France ennovembre 2015 et ont fait 130 morts. Son extradition vers la
France est quasiment assurée. Le djihadiste présumé devrait dénouer
les fils de la nébuleuse terroriste européenne.
Paris
De notre correspondant
F
in de cavale pour Salah Abdeslam, ennemi
public français n°1, vendredi dans le
quartier Molenbeek à Bruxelles. Après quatre
mois de fuite, l’un des cerveaux présumés
des attaques qui ont ensanglanté Paris les 13
et 16 novembre dernier va être extradé vers
la France, où il sera jugé pour des actes de
terrorisme.
Quelques jours avant les attentats qui ont
fait plus de 130 morts en novembre dernier
dans la capitale française, Salah Abdeslam
était présent dans la région parisienne en vue
d’assurer la logistique devant servir à perpétrer
les attentats. Il a loué des voitures et plusieurs
appartements à l’intérieur desquels tout a été
préparé. L’arrestation de Salah Abdeslam,
recherché par toutes les polices d’Europe,
va permettre d’avoir plus d’informations sur
les conditions qui ont prévalu aux attaques
perpétrées près du Stade de France et du
Bataclan qui ont fait 135 morts.
UN JOUR NOIR POUR LE QUARTIER
MOLENBEEK À BRUXELLES
La presse belge, tout en saluant le courage
de la police bruxelloise qui a débusqué
Salah Abdeslam grâce à des complicités, a
néanmoins qualifié le vendredi dernier de
jour «noir». «Pour Molenbeek, c’est un jour
très noir», a écrit le journal Le Soir. Il a ajouté
: «Pire que les précédents, car ce retour au
bercail témoigne du fait que Salah Abdeslam,
même aux abois, même avec du sang sur
les mains, s’y sentait protégé.» Samedi,
François Hollande a remercié la police belge
d’avoir mis fin à la cavale d’un des plus
dangereux terroristes. Il s’est dit s’attendre à
ce que la Belgique extrade «le plus rapidement
possible» Salah Abdeslam vers la France.
Une demande que le ministre belge de
l’Intérieur, Jan Jambon, a trouvée tout à «fait
normale puisque c’est la justice française
qui doit traiter ce cas». Mais, selon les règles
européennes de droit de l’homme, Salah
Abdeslam doit d’abord se faire notifier qu’il
fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen
avant de procéder à toute procédure de son
transfèrement vers la France. En attendant son
extradition d’ici 60 à 90 jours comme le prévoit
la loi, Salah Abdeslam a déjà commencé à
parler. Il a, par exemple, dit aux enquêteurs
belges qu’il voulait se faire exploser au Stade
de France le 13 novembre, avant de faire
machine arrière.
Yacine Farah
les espaces vitaux des terroristes»,
insiste-t-il.
L’expert a, par ailleurs, mis l’accent
sur le besoin de bien gérer le dossier
des quelques milliers de jeunes
Tunisiens en Syrie, en Irak et en
Libye, qui constituent une véritable
source d’inquiétudes. Les services
sécuritaires doivent, selon l’expert,
faire le nécessaire pour avoir
ces terroristes sous contrôle afin
d’éviter les mauvaises surprises.
M. Zermedini ajoute que «la lutte
contre le terrorisme ne se limite pas
au volet sécuritaire. C’est d’abord
une mission citoyenne et, à ce
niveau, les Tunisiens ont fait preuve
d’une collaboration fantastique.
Mais il est utile de comprendre que
l’éradication du terrorisme nécessite
de longues années de traque
vigilante».
Pour le secrétaire général adjoint
de l’Union générale tunisienne du
travail (UGTT), Samir Cheffi, il
est impératif de traiter la donne
terroriste avec la vigilance requise.
«Il s’agit surtout de relever le
niveau de conscience des jeunes
face à ce danger, aussi bien dans
les établissements scolaires et
universitaires que dans les réseaux
culturels et les médias. Ce sont ces
esprits éclairés qui sont en train
d’aider la Tunisie dans sa lutte
contre le terrorisme.» Ben Guerdane,
c’est déjà du passé. Mais le danger
terroriste est toujours présent en
Tunisie.
Mourad Sellami
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 14
L’A U T O M O B I L E
PEUGEOT ALGÉRIE
e stand de Peugeot Algérie a
été plus sportif que jamais,
avec l’immense Quartz qui
arbore ses muscles au milieu d’une
brochette de modèles tout aussi
beaux, comme la nouvelle 208
Eclipse, vêtue de ses nouveaux
habits. Pour taper fort au Salon
international de l’automobile
d’Alger (SIAA), la marque au lion
met cette fois-ci le paquet sur la
sportivité, en dévoilant dans une
belle ambiance son concept car,
le Quartz. C’est le patron de la
marque en Algérie, Yves Peyrot
Des Gachons, qui en a eu la fierté
de dévoiler ce bolide bourré de
technologie, lors de la soirée de
jeudi, premier jour de l’ouverture
de cette 19e édition du SIAA 2016.
Sous le capot de ce concept, qui
reste le plus admiré par les visiteurs
du stand de Peugeot, se décline un
moteur de 4 cylindres, 1.6 THP
de 260 cv. Ce n’était pas là la
seule nouveauté de la soirée pour
la marque au lion, car, comme l’a
si bien signalé le DG de Peugeot
lors de son intervention, «malgré
un contexte chahuté, Peugeot
continue à avancer avec des offres
Yves Peyrot Des Gachons, directeur général de Peugeot (à droite),
avec son directeur marketing Adel Zerrouk
de services riches». Ainsi, il passera
d’ailleurs la parole à son directeur
marketing, Adel Zerrouk, qui, pour
réaffirmer «la bonne santé» de la
marque qu’il a rejoint l’été dernier,
a annoncé d’autres surprises.
Et la première d’entre elles est
la 208 Eclipse, un véhicule aimé
des clients algériens, qui décline
une nouvelle teinte texturée. Cette
nouvelle venue de Peugeot Algérie
est encore plus équipée, avec de
nouvellestechnologiesembarquées,
un toit Ciclo et de nouvelles jantes
alu. Mais, précise le conférencier,
«c’est une série limitée qui va se
vendre à 50 unités seulement».
Adel Zerrouk ne s’arrêtera pas là,
puisqu’il révélera une autre surprise,
unique en Algérie : une offre d’aide à
la revente des véhicules d’occasion
Peugeot. C’est la certification des
véhicules d’occasion avec le label
«La Griffe». Il s’agit d’un concept
où chaque client qui souhaite
revendre son véhicule d’occasion à
un particulier (véhicule de moins de
6 ans d’âge et ayant roulé moins de
150 000 km) pourra se rendre dans
le réseau Peugeot, où un diagnostic
gratuit sera effectué sur son
véhicule. Et si son auto satisfait aux
50pointsdecontrôleréalisésparson
agent, le propriétaire pourra faire
l’acquisition d’une garantie et d’une
assistance de six mois pour son
véhicule, ainsi que d’un «Welcome
pack» promotionnel Peugeot, dont
bénéficiera le futur propriétaire du
véhicule. Ainsi, il lui sera remis une
certification Peugeot appelée «La
Griffe». Celle-ci sera proposée par
le réseau de Peugeot Algérie à partir
du 1er avril prochain. Peugeot a, par
ailleurs, lancé Peugeot Nomade,
une approche de proximité avec les
clients dans le SAV. A ce titre, une
opération pilote est initiée au niveau
du centre commercial Ardis (Alger),
alors que la prochaine caravane
aura lieu à Oran. Peugeot Algérie
n’a pas oublié les professionnels
pour lesquels il lance également
une offre dédiée, pour ne citer que
ceux-là, aux taxis, aux flottes et aux
entreprises (PME et PMI).
R. Beldjenna
DS AUTOMOBILES
PHOTO : EL WATAN
DS3 et DS4 Crissback et DS Store
pour bientôt
Au pupitre, Siham Oulmane, responsable de DS Automobiles
a marque DS en Algérie
estdéfinitivementséparéede
Citroën, l’autre marque commercialisée en Algérie par l’Eurl
Saida, que dirige l’infatigable
Patrick Coutellier. Une année
après l’annonce officielle de la
créationdecettemarqueàGenève,
DS a désormais sa propre équipe
qui lui est dédiée en Algérie. Une
équipe que «gouverne» Siham
Oulmane et qui a eu samedi dernier la fierté de présenter sur son
stand une marque, Absolutely DS.
C’est au milieu de ses «déesses»
que la responsable de la jeune
équipe de cette luxueuse marque
française a dévoilé les nouveautés
DS, la nouvelle DS3 et la nouvelle
DS4 Crossback (un modèle qu’El
Watan-auto a testé l’été 2015 à
Angers (France), avec une identité
entièrement renouvelée. C’est la
seconde fois que DS participe à
un salon en tant que marque. Une
L
marque qui a pour ambition, précise Siham Oulmane, d’«incarner
le savoir-faire français du luxe
dans l’automobile en s’appuyant
sur des valeurs d’innovation,
d’excellence et d’élégance représentées par un héritage exceptionnel». Celui de la DS originelle,
créée il y a un peu plus de 60 ans.
Ainsi, «ce sont près de 600 000
unités de ce segment Premium
qui ont été vendues à travers le
monde, dont plus de 600 en Algérie», rappelle Mme Oulmane, qui
insiste à dire que pour DS Automobiles, l’ensemble du parcours
clients doit être premium (digital,
point de vente, point service….)
et le «Spirit of avant-garde». Mme Oulmane développera, lors de son
intervention, une philosophie de
la marque qui s’appuie sur une
stratégie innovante basée sur un
axe de croissance produit et un axe
decroissancegéographique.Ainsi,
en termes de produits, la patronne
de DS en Algérie annoncera que
DS va lancer 6 nouveaux modèles
à l’horizon 2020, avec des proportions uniques, des designs intérieurs plus raffinés. «Les DS sont
aussidevéritablesobjetstechnologiques. En termes de motorisation
d’abord, chez DS l’important c’est
le couple moteur ! Le couple, c’est
la dynamique, l’accélération et
le plaisir de conduire. La gamme
de moteurs place aujourd’hui ses
véhicules au meilleur niveau du
marché premium», a-t-elle indiqué. Elle ajoute : «Un plaisir de
conduire qui passe aussi par une
boîte de vitesse automatique de
dernière génération, l’EAT6, elle
améliore de 40% les temps de
passage.» Ainsi, pour ce qui est
de son développement en Algérie,
tout en précisant que DS Automobiles a construit un réseau de
distribution en priorité dans les
200 plus grandes villes du monde,
Mme Oulmane a révélé que «DS
Algérie aura également bientôt
son DS Store». Après Paris, Genève, Luxembourg, Amsterdam
ou encore Téhéran, en Iran, en janvier DS Automobiles Algérie aura
donc, dans un avenir très proche, le
DS Store d’Alger, un concept déjà
présent dans plus 200 points de
vente dans le monde. «Le réseau
de distribution sera bien entendu
étoffé et répondra aux standards
de la marque : rapidement des
points service à l’Est et à l’Ouest
pour répondre aux besoins de
notre parc déjà existant et à ceux
de nos futurs clients dans les régions. Des DS Stores ou DS Salons
sont prévues en 2e temps», a précisé Mme Oulmane. Cette dernière
a, par ailleurs, indiqué que 2015
a été particulièrement riche par
le renouvellement de la gamme,
avec notamment la Nouvelle DS5,
flagship de la marque, suivie par la
nouvelle DS4 et DS4 crossback.
Et l’année 2016, quant à elle, a
commencé pour DS Automobiles
sur les chapeaux de roues, avec
le lancement en janvier dernier
de la nouvelle DS3 à Paris sous
la Pyramide du Louvre en avantpremière nationale sur le stand DS
au Salon d’Alger. Best-seller grâce
à sa forte personnalité, son style
unique, son plaisir de conduire et à
seséquipementsmodernes,lanouvelle DS3 séduit par son éventail
de personnalisation – pas moins
de 78 combinaisons de teintes carrosserie/toits et plus de 3 millions
de possibilités, en tenant compte
de tous les éléments au choix du
client.
R. Beldjenna
Le nouveau Tucson
dévoilé
PHOTO : B. SOUHIL
Quartz, 208 Eclipse
et la «Griffe»
PHOTO : B. SOUHIL
L
HYUNDAI
Omar Rebrab, directeur général de HMA,
brandissant le trophée de partenariat avec HMC
L
’un des rares concessionnaires sur le marché qui
dispose d’un peu de stock, de quoi vivre encore
un temps, Hyundai Motor Algérie (HMA), a choisi
comme surprise de dévoiler sur son stand au Salon
de l’automobile son nouveau Tucson. En dépit d’un
contexte très perturbé dans le secteur de l’automobile,
HMA s’est encore une fois distingué en dévoilant, lors
de la soirée de jeudi dernier, l’une des rares nouveautés
de cette manifestation. Il s’agit du nouveau Tucson,
avec une nouvelle identité visuelle. Ses dimensions
sont plus imposantes : une longueur de 4,47 m, une
largeur de 1,85 m et une hauteur de 1,65 m. Le nouveau
Tucson se présente avec une face avant complètement
redessinée. L’habitacle est conçu avec des matériaux de
haute facture. «Le nouveau Tucson que nous présentons
aujourd’hui sera disponible en transmission 4x2 et 4x4,
en boîte automatique et manuelle. Il est, par ailleurs,
doté d’une large palette de nouveaux équipements
d’aide à la conduite : l’assistance en ligne, le freinage
d’urgence, ABS, ESP, régulateur de vitesse...», indique
Abderrahmane Bedjaoui, responsable marketing de
Hyundai Motor Algérie. Sous le capot, il est équipé d’un
seul bloc moteur, le 2.2l CRDI de 177 ch à double calage
des soupapes variables. Mais le nouveau Tucson, qui
est du reste très attendu par les clients algériens,
sera commercialisé en trois versions : le Select, en
transmission 4x2, l’Ultra, en transmission 4x4 avec une
boîte de vitesses manuelle et automatique.
Le nouveau Tucson sera le premier véhicule de la
gamme Hyundai commercialisé en Algérie à bénéficier
d’une garantie de 5 ans, kilométrage illimité.
Intervenant lors de cette soirée, le patron du pôle
Automotive Cevital et de Hyundai Motor Algérie, Omar
Rebrab, a réaffirmé «la relation excellente» entre son
entreprise et celle du constructeur sud-coréen à la
faveur du trophée qu’il a reçu dernièrement à Séoul,
lors de la réunion des distributeurs de la marque. Omar
Rebrab, directeur général du pôle Cevital Automotive,
s’est, en effet, vu remettre un trophée d’honneur
récompensant les 20 ans de partenariat entre Hyundai
Motor Algérie et Hyundai Motor Company.
R. Bel.
ABSENT DU SALON
D’ALGER
Ival annonce des
disponibilités
E
n dépit d’une situation pénible pour toutes les
marques commercialisées en Algérie, le groupe
Ival, qui n’a pas participé à la 19e édition du Salon
international de l’automobile d’Alger (SIAA 2016), a
fait part, hier, de la disponibilité de quelques modèles
sur son réseau de stock limité. «N’ayant pas participé
à la 19e édition du Salon international de l’automobile
pour ‘‘absence d’une réelle visibilité commerciale’’, le
représentant des trois marques italiennes Iveco, Fiat
Professional et New Holland offre à ses partenaires
une gamme riche et des solutions pratiques en
véhicules utilitaires, semi-utilitaires et engins de
travaux publics», annonce Ival dans un communiqué.
Cette disponibilité consiste à répondre à la pénurie
des véhicules qu’endure le marché national, mais
également aux sollicitations d’une clientèle très
sélective et professionnelle, précise-t-il. La gamme
disponible actuellement sur le réseau d’Ival inclut
pour la marque Iveco plusieurs configurations et
modèles : Iveco Daily (châssis nu), Iveco 682 (tracteur
4x2) et Iveco Leoncino. Chez Fiat Professional, cette
proposition concerne les modèles utilitaires du
New Ducato et New Doblo en plusieurs apparences
et motorisations. Quant à la marque d’engins New
Holland, elle propose une gamme pratique et ouverte
à la commande immédiatement. Son offre touche les
modèles pelle, rétrochargeur, bulldozer qui incluent 12
mois de garantie, le service après-vente assuré et des
prix promotionnels.
R. Bel.
El Watan
Lundi 21 mars 2016
ÉCONOMIE
Supplément hebdomadaire n°508 - GRATUIT - Email : [email protected]/Tél. - Fax : 021 65 58 66
PRODUITS NATIONAUX
LE LABORIEUX PROCESSUS
DE LABELLISATION
S
PHOTOS : DR
ur quels critères se basent les
consommateurs algériens pour
trancher sur le choix des produits à
acheter et quelles garanties offrent les
producteurs à ces consommateurs en
termes de qualité ? En somme, quelle
place pour le label dans la production
nationale ? Faible, voire très faible. Et
pour cause, très peu de produits sont
labellisés alors que la tendance est aux
garanties à travers le monde. Des
garanties qui concernent notamment
l’origine, la qualité et le respect de
l’environnement.
Or, sur le marché algérien, ce n’est pas
encore le cas. Et pourtant, les
consommateurs sont de plus en
exigeants. Que ce soit pour les produits
alimentaires, l’habillement, les produits
cosmétiques, l’électroménager ou pour
tout autre catégorie de produits, les
Algériens sélectionnent leurs achats. Si
avant on n’accordait pas d’importance
aux indications mentionnées sur les
étiquettes, ce n’est plus le cas
aujourd’hui avec l’augmentation des
risques sanitaires notamment, mais aussi
avec l’importation massive des intrants.
En dehors des fruits et légumes, la
majorité des produits fabriqués
localement n’ont d’origine algérienne
que la transformation, les composants
provenant essentiellement des marchés
extérieurs. A titre illustratif, citons les
concentrés, les jus de fruits, le blé, la
poudre de lait, les additifs, les textiles et
autres intrants. Difficile donc de
remonter la traçabilité du produit.
Difficile également de labelliser le
produit et de rassurer par ricochet le
consommateur sur la qualité.
Lire notre dossier en pages II, III et IV
CHRONIQUES
CHRONIQU
ES
■NOUVEAUMODÈLEÉCONOMIQUE
Gérer des institutions à but non
lucratif
Par El Kadi Ihsane
Par Abdelhak Lamiri
> P. VI
Une place centrale pour
le partenariat public-privé
> P.V
PUBLICITÉ
Sous-développement:pourquoi l’EtatBouteflika maintient l’Algérie sur cette
frontière des Nations
> P. V
II DOSSIER
El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016
APRÈS AVOIR TOURNÉ LE DOS À LA LABELLISATION
Des initiatives pour garantir
la production nationale
Suite de la page 1
> Par
Samira
Imadalou
L
’échec des opérations lancées pour la promotion de la
consommation nationale et la
préférence des produits étrangers pour certaines catégories (vêtements,cosmétiques,chaussures…)sont
des exemples qui renseignent clairement sur le comportement d’achat des
consommateurs algériens, même si on
relève l’absence d’études ou
u d’enquêtes
sur cette question.
LES CONSOMMATEURS EN
N QUÊTE
DE GARANTIES
dée
Hormis l’étude commandée
enpar le Forum des chefs d’enet
treprises (FCE) au cabinet
d’expertise Bravehill pourr
la mise en place du label
Bassma Djazaïria lancé en
novembre dernier - pour
lequel le Forum a reçu
une cinquantaine de candidatures selon le viceprésident de l’organisation
Brahim Benabdessaleem -,
nt
très peu de données sont
disponibles à ce sujet, les enal des
quêtes de l’Office national
imitées
statistiques ( ONS) étant limitées
auxdépensesdesménages.Comment
eurs face à la
font alors les consommateurs
oposés sur le
multitude des produits proposés
er le rapport
marché ? «J’essaye d’évaluer
qualité/prix», nous dira une maman rencontrée dans une surface commerciale.
Et à une autre de relever : «C’est vrai
que nous avons de plus en plus de produits algériens sur le marché, mais nous
n’avons pas de garantie sur la qualité.
Je fais le tri en fonction des expériences
des uns et des autres. Par exemple, pour
l’achat d’une machine à laver, j’ai dû
voir autour de moi les marques les plus
achetées pour faire mon choix». «Dans
l’agroalimentaire, j’achète les produits
locaux, mais rien ne m’assure l’origine des matières premières utilisées»,
regrette un père de famille. «Les Organismesgénétiquementmodifiés(OGM)
sont certes interdits en Algérie, mais
rien de m’assure qu’ils ne sont pas utilisés dans le processus de transformation
au niveau local avec toutes les pratiques
douteuses sur le marché de l’import.
Rien ne m’assure aussi que les additifs
alimentaires dangereux sont écartés»,
s’inquiète une autre maman. Cela pour
dire que seul le label en fournissant des
informationsfiablesettransparentessur
l’origine réelle
des produits
peut
jouer
un rôle
important
f
dans le renforcement
ou plutôt le rétablissement de la confiance entre le
consommateur et le producteur.
ACTIONS ÉPARPILLÉES
«Mais tant que les choses ne sont pas
claires à ce sujet, difficile d’orienter
le consommateur vers un label précis.
Aujourd’hui, les Algériens n’ont
pas de perception sur ce sujet parce
que nous n’avons pas de label sur le
marché». C’est ce que pense justement
le président de la Fédération nationale
de la protection des consommateurs,
qui ajoutera : «Nous refusons de
cautionner des labels pour lesquels
nous n’avons pas été consultés. Pour la
fédération, le seul label de conformité
légal est celui établi par l’Institut
algérien de normalisation (IANOR), en
l’occurrence Tedj, entré en vigueur à
titre de rappel en 2006 pour six secteurs
d’activité : la sécurité, la santé, l’environnement, le secteur bio, le label qualité et l’alimentation. Tedj atteste que
le produit en question est conforme aux
normes algériennes qui le concernent».
Il a été lancé pour faire face à la prolifération des produits contrefaits. Mais
peu de prod
producteurs ont eu recours à
cette lab
labellisation qui devait être
suivie p
par un autre projet : une
pasti
pastille à apposer sur différents
pro
produits pour faciliter l’identif
tification de l’authenticité
d
de la marchandise. Des inittiatives qui auraient eu un
grand impact s’il y avait
un suivi.
Or, ce n’est pas le cas.
Pourquoi ? «Les actions
sont éparpillées», nous
répondra le président de
l’l’APOCE (Association de
pr
protection et d’orientation
des consommateurs), Mustapha Zebdi, dont l’association
éga
est également
sur un projet de
labellisatio de produits agricoles
labellisation
agroalime
et agroalimentaires
en concertation
avec l’Union d
des bureaux d’agronomes.
«On aurait aaimé qu’il y ait concertation autour d’une question aussi
importante que la labellisation», souligne-t-il reprochant au FCE de lancer
le projet Bassma Djazaïria en solo.
«Le fait que l’initiative soit d’une organisation patronale n’est pas intéressant. Il fallait aussi impliquer d’autres
organismes. Ce n’est pas normal qu’une
entreprise se dirige vers une organisation pour avoir un label. C’est aux pouvoirspublicsd’adopteretdechapeauter
une telle démarche. Le label Bassma
algérienne n’a pas été bien lancé et les
initiateurs doivent se racheter pour une
réussite totale», estime t-il. Mais, le
projet du FCE est déjà en marche et les
premiersrésultatsserontbientôtconnus
(en avril prochain).
QUELS RÉSULTATS POUR
L’INITIATIVE DU FCE ?
Combien seront-elles au final à obtenir ce label qui vise à permettre aux
consommateursd’identifierlesproduits
pour lesquels l’essentiel de la valeur
ajoutée a été produite en Algérie tel
qu’indiqué dans la définition de Bassma
Djazaïria ? Une question qui s’impose
sachant que les critères imposés ne
sont pas totalement satisfaits par les
entreprises algériennes : taux de transformation ; recherche & développement ; qualité et responsabilité sociale
et environnementale. Sachant aussi que
les frais à débourser dans ce cadre
sont importants. Mais, globalement, le
cap devrait être franchi. «L’émergence
d’une production nationale de qualité
et compétitive est un enjeu capital, un
label pour identifier le produit national
est impératif, facilitera l’insertion de
l’économie nationale dans l’économie
mondiale», note à ce sujet l’Algex.
Ce qui ne permet pas à l’économie de
tirer une plus-value aussi bien sur le
marché local qu’international, surtout
dans le contexte actuel de la chute des
prix du brut
S. I.
POURQUOI
LABELLISER ?
■ Informer le consommateur sur
l’origine et la qualité du produit,
(provenance, mode de fabrication,
contrôles réalisés) ;
■ lutter contre la concurrence
déloyale et la fraude ;
■ protéger par les signes distinctifs
les produits contre les usurpations
et imitations ;
■ augmenter des opportunités
d’exportation ;
■ contribuer au développement de
l’écotourisme.
MOHAMED SKANDER// CONSULTANT
«La labellisation pour renforcer
nos structures productives»
>Proposrecueillis
par
Samira
Imadalou
Mohamed Skander est le premier
responsable du cabinet conseil Bravehill
Algériequiamenél’étudesurlalabellisation
auprofitduForumdeschefsd’entreprises
pourlelancementdulabelBassmaDjazaïria.
Quelrôlepourlalabellisationdansl’organisation
de la production nationale ?
Le rôle de la labellisation est de permettre aux consommateurs de consommer responsable. De plus en plus
danslemondelesconsommateursdemandentauxproducteurs, en plus du critère qualité/prix, de respecter
d’autres principes : commerce équitable, agriculture
bio, environnement. Le label Bassma Djazaïria va
permettreauxconsommateursdeparticiperàunenjeu
national : réduire la facture des importations et favoriser le renforcement de nos structures productives. En
consommant les produits labellisés, les consommateurs sauront qu’ils contribuent à créer de la valeur et
de l’emploi en Algérie.
Quellessontlesétapesàsuivredansl’opérationde
labellisation ?
Il faut tout d’abord sélectionner le ou les produits que
l’on souhaite labelliser. Ensuite, il faut télécharger le
cahier des charges sur le site du FCE et constituer le
dossier. Les entreprises confient le plus souvent cette
chargeàleurresponsablequalité,leurcommissaireaux
comptes ou leurs cabinets conseil. Ensuite, le dossier
est déposé au siège du FCE qui va désigner un organisme auditeur (SGS, IAFNOR, Veritas...). Une fois le
dossier vérifié, il passe devant le comité Bassma Djazaïria qui va juger le produit sur l’ensemble des critères
du cahier des charges. Il statuera ensuite sur l’accord
du label au produit candidat.
Commentpromouvoiretpérennisercesystème?
L’objectif est notamment de mutualiser les efforts de
ceux qui ont misé sur l’Algérie et qui croient au potentiel de nos ressources. Les frais d’adhésion au label
seront notamment destinés à mettre en place des cam-
pagnes pour sensibiliser le consommateur sur l’importance de la consommation et de la production locales.
En ce qui concerne la pérennité du système, le FCE a
choisi de s’appuyer sur une démarche et un cahier des
charges clair est transparent qui assure sa crédibilité. Dans quelle catégorie de produits devrait-on
accélérer le processus ?
On se rend compte aujourd’hui que lorsqu’il y a une
volonté, on peut orienter notre économie. Je pense par
exempleausecteurautomobilequisousl’impulsiondu
ministère de l’Industrie prend aujourd’hui forme. C’est
lebutdulabeletnotammentdanslessecteurscréateurs
d’emplois qui doivent à mon sens être privilégiés.
Le label va d’abord concerner les produits industriels
et agricoles, mais pourquoi pas dans un deuxième
temps les services.
Il faudra à ce moment un cahier des charges adapté, car
l’établissement de l’«algérianité» d’un service répond
à d’autres critères.
S. I.
DOSSIER III
El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016
LE SYSTÈME FICELÉ POUR DEGLET NOUR ET LA FIGUE DE BENI MAOUCHE
LES SIGNES
DISTINCTIFS
DE QUALITES
CONCERNES
Les labels bientôt élargis au miel,
viandes ovines et l’huile d’olive
>Par
Samira
Imadalou
Chiffres-clés
> 10 000
Indications géographiques
(IG) sont protégées à travers
le monde
> 50
milliards de dollars
la valeur des ventes de
produits dotés d’IG à travers
le monde
> 90%
des IG se trouvent dans
les pays de l’OCDE
>6021
P
our valoriser les produits agricoles à l’export, le ministère
de l’Agriculture et du Développement rural et de la Pêche
(MADRP) mise sur la labellisation.
La loi d’orientation agricole du 3 août
2008 stipule d’ailleurs la mise en place
d’uncomiténationaldelabellisationde
produits agricoles, lequel a été installé
en juillet dernier. La loi en question
définit l’architecture générale du système de reconnaissance de la qualité
des produits agricoles par des signes
liés à l’origine par des labels agricoles
ainsi que des produits d’agriculture
biologique. Une mission attribuée
audit comité appelé à accompagner les agriculteurs
dans ce processus
qui permet de
garantir
l ’o r i gine ou
la qualité
deleursproduits. Comment ? En
coordonnant
avec les associationsdes
producteurset
deséleveurspourpouvoirmarquer,par
des signes distinctifs de la qualité, l’origine des produits agricoles du terroir.
Ce travail s’annonce de longue haleine.
Et pour cause, comme le souligne
l’Agence algérienne de promotion
des exportations (Algex), les produits
du terroir algérien (une centaine) ne
bénéficient d’aucune protection et
ne peuvent donc être différenciés des
autres produits. Pour l’heure, seuls
trois produits sont en voie d’obtenir
le label dans le cadre d’un jumelage entre l’Algérie et l’Union euro-
péenne (UE) lancé en octobre 2014
(programme d’appui à la mise en
œuvre de l’accord d’association - P3A)
intitulé : «Mise en œuvre du système
de qualité des produits agricoles par
les signes distinctifs liés à l’origine».
Il s’agit de la datte de Deglet Nour de
Tolga (Biskra), de la figue de Beni
Maouche (Béjaïa), et de l’olive sigoise.
Pour les deux premiers produits, le
projet est en phase finale. «L’aboutissement est pour bientôt», nous dira à
ce sujet Omari Chérif, conseiller au
MADRP. Et ce, en
attendan
attendant
que l’oliv
l’olive
de
Si
Sig
obtienne son
so
label. Dan
Dans
une second
seconde
phase, lle
projet sera
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élargi
à
l ’ h u i l e
d’olive, lla
viande ovine eet
le miel, avons-nou
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encore appris au
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près du repré
représentant d
du
MADRP.
S. I.
IG sont protégées en Europe
>910
IG sont protégées aux USA
(Carte des potentialités des produits de terroir en Algérie)
source MADRP
■ APPELLATION D’ORIGINE
(AO) : dénomination géographique
d’une région ou d’une localité servant à
désigner un produit qui en est originaire
et dont la qualité, la réputation ou
les autres caractéristiques sont dus
exclusivement ou essentiellement
au milieu géographique comprenant
des facteurs humains et des facteurs
naturels et dont la production, la
transformation et la préparation ont
lieu dans l’aire géographique délimitée
en conformité avec un cahier des
charges d’appellation d’origine.
■ INDICATION GÉOGRAPHIQUE
(IG) : dénomination servant à identifier
un produit comme étant originaire d’un
territoire, d’une région ou d’une
localité, lorsqu’une qualité, une
réputation ou tout autre caractéristique
déterminée dudit produit peut être
attribuée essentiellement à cette
origine géographique et que la
production et ou la transformation et/
ou la préparation ont lieu dans l’aire
géographique ainsi délimitée en
conformité avec un cahier des charges
d’indication géographique.
■LABEL AGRICOLE :
signe d’identification matérialisé par un
logo qui atteste que le produit possède
des qualités et des caractéristiques
spécifiques préalablement fixées par un
cahier des charges de label agricole.
■ AGRICULTURE BIOLOGIQUE «AB» :
signe accordé aux produits répondant à
des conditions de production
biologique, prohibant les produits
chimiques de synthèse et assurant la
protection de l’environnement en
conformité avec un cahier des charges
d’agriculture biologique.
FOUED CHERIET// EXPERT EN AGROALIMENTAIRE
«Les labels ne peuvent se faire sans les acteurs du
territoire d’appartenance du produit»
Foued Cheriet est maître de
conférences en marketing
agroalimentaire et stratégie
internationale à Montpellier
SupAgro et travaillant sur les
questions des coopérations interentreprises agroalimentaires, la
structuration des filières et les
enjeux de sécurité alimentaire dans les pays
méditerranéens.
Commentexpliquez-vousleretardaccusédanslalabellisation
des produits agricoles et agroalimentaires en Algérie ?
Il y a, en effet, un retard manifeste dans le processus de labellisation
en Algérie. Ne serait-ce que par rapport à notre voisin marocain,
alors que nous avions lancé des lois et des institutions depuis 2008,
et un projet en collaboration avec l’UE dès 2013 (UGP/P A, doté de
1,5 million d’euros), nous n’avons jusqu’à présent aucun label existant.Plusieursraisonspeuventexpliquerlesretardsenregistrésdans
les processus de labellisation des produits agricoles et agroalimentaires de terroir : une faible maturité des projets en cours et un dispositifinstitutionneltopdownfaiblementimpliquantdesacteurs/institutions au niveau local ; une faiblesse dans la communication autour
des procédures vis-à-vis des producteurs, une faible valorisation
additionnelledesproduitslabellisésetuneabsenced’unedemande
fiable dans ce sens (hors export). Malgré cela, des expériences de
labellisation «privée» existent. Pour la datte par exemple, plusieurs
entreprises (BioDattes, Bionoor, etc) ont certifié les exportations
de dattes de la région de Biskra avec le label Agriculture biologique
(AB) à destination des marchés européens. Cela leur permet
de mieux valoriser le produit et de le prédestiner à des marchés de niche en forte expansion.
Quellessontjustementlescontraintesàl’émergencedesproduits
de terroir à fort potentiel de développement ?
Les labels sont un moyen de cibler des segments plus petits
mais donnant plus de valeur au produit. Ils permettent de
revendiquer un savoir-faire, un ancrage territorial, une histoire… Ils visent à rassurer le consommateur sur la qualité
et la provenance et à différencier ces produits de ceux «impersonnels» de la consommation de masse. Malgré ces avantages et
au risque d’avoir une position qui risque de surprendre, je ne pense
pas que la labellisation soit un enjeu majeur pour répondre à la demande locale en Algérie. Je vous donne l’exemple de l’huile d’olive
que nous avons étudié avec des collègues de l’INRAA Alger et de
l’Université de Tizi Ouzou : la France dispose de 7 indications, l’Italie de 43, le Maroc d’une seule, alors que ni l’Algérie ni la Tunisie
ne disposent de labels pour ce produit à forte typicité : la raison est
simple : pour la Tunisie, les exportations sont majoritairement réalisées en vrac. Pour l’Algérie, la demande est tellement forte qu’une
huile d’olive mélangée avec d’autres, vendue en bord d’autoroute,
dans une bouteille d’eau minérale réutilisée, est cédée à 750 DA le
litre (soit plus chère qu’une huile espagnole labellisée et arrivée en
Algérie). Cela a pour conséquence qu’il n’y a aucun besoin de différenciation de l’offre car nettement insuffisante. L’enjeu majeur est
donc d’abord d’améliorer l’offre en termes de quantité et de commercialisation.Vientensuitelebesoindelabelliser,notammentpour
valoriser la production à l’export ou pour répondre à une demande
locale de qualité, de traçabilité ou d’identité du produit.
Unprocessusaétélancépourtroisproduits,notammentDeglet
Nour;quelseraitl’impactsurlavalorisationdesexportations?
En effet, le processus a été lancé pour trois produits «pilotes». Ce
projetestdotéd’unbudgetconséquentetd’uneassistanceentermes
d’expertises de bureaux d’études européens. En Algérie, il est
piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Il
porte sur trois produits/territoires que sont la Deglet Nour de Tolga,
la figue sèche de Beni Maouche et l’olive de table de Sig. A ma
connaissance, ce projet est encore au stade du diagnostic de l’existant et de la formulation des outils méthodologique et d’accompagnement. Il reste beaucoup à faire, notamment la mise en place des
cahiersdescharges,desstructuresd’accompagnement,descomités
techniquesetdecontrôle.Cedernierpointestessentielpourdonner
au label toute sa crédibilité. Celui de l’implication des chercheurs
universitaires (et ils sont nombreux en Algérie à travailler sur le
sujet) en est un autre. Par le passé, d’autres processus avaient été
entamés notamment pour l’huile d’olive (depuis les années 2000),
sans réelle concrétisation. Nous restons toujours à un niveau central
d’annonces, et le processus bute sur sa concrétisation sur le terrain.
Comment élargir la labellisation à d’autres produits ?
Cela relèverait d’une stratégie globale de valorisation des produits
de terroir jusque-là annoncée, mais rarement mise en place. S’il faut
retenir un seul point, ce serait sans conteste l’implication des producteurs et des acteurs locaux. Dans les milieux de la recherche, on
utilise le terme de «résilience» pour expliquer la capacité d’ancrage
des territoires : ces labels ne peuvent se faire sans les acteurs du
territoire d’appartenance du produit. Leur essence même est puisée
dans leurs espaces géographiques, l’histoire et la mémoire des producteurs, leurs savoir-faire... Aucun processus de labellisation ou de
valorisation géographique (y compris dans les pays où ces types de
démarchessontleplusavancées)nesauraitsefairesansdesporteurs
de projets crédibles, impliqués et engagés. La labellisation ne se
décrète pas, elle se co-construit.
Propos recueillis par
Samira Imadalou
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 18
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IV DOSSIER
El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016
LABELLISATION DE L’HUILE D’OLIVE
Lorsque la réalité contredit
le discours officiel
> Par
Naima
Benouaret
J
e m’étais engagé, il y a quelques années, dans le processus de labellisation
de huile d’olive que je produis, après
plus de 15 longues années de recherches.
Je fus assisté par un expert en oléiculture
d’Aix-en-Provence, également membre très
influent au Conseil Oléicole International,
lequel décide des règles de commercialisation de l’huile d’olive dans le monde. A la dégustation, lors d’une manifestation agricole
à Béjaïa, cet expert fut profondément séduit
par l’étonnante richesse aromatique de mon
produit : on y retrouve les goûts d’artichaut,
du pin d’Alep, de la pomme Golden, ainsi
que de l’amende douce. Il a aussitôt saisi
le ministère de l’Agriculture de l’époque
pour entamer les démarches nécessaires.
La labellisation dépendait des résultats de
l’évaluation de la traçabilité de l’olivier qui
devait s’étaler sur 5 ans. Et, à sa grande surprise, l’expert européen sera invité à abandonner le projet et à quitter le pays pour des
raisons, à ce jour inexpliquées». Ce témoignage de Lhacene Messak, un oléiculteur
basé dans la zone industrielle de Berrahal,
illustre, à bien des égards, l’étendue du fossé
qui sépare le discours officiel de la réalité du
terrain. D’un côté, nos décideurs juraient, et
jurentencore,commedestroupiersquetout
estmisenœuvrepourpromouvoirlesexportations algériennes hors hydrocarbures, de
l’autre,estsystématiquementétoufféetoute
initiativeallantdanscesens.Sinoncomment
peut s’expliquer l’attitude curieuse de ceux
qui étaient censés ouvrir toutes les portes à
un projet d’une telle importance ? D’autant
que, au même titre que ses collègues, près
d’une trentaine, de Bouira, Jijel, Tizi Ouzou
et Béjaïa, l’ambition de cet oléiculteur qui
est également propriétaire de l’oliveraie
exploitée - 6000 oliviers greffés - ainsi que
d’une usine de trituration d’une capacité de
18 q/h, consistait à en faire «la locomotive
pour relancer la labellisation des régions,
comme ce fut le cas pendant la période coloniale», nous dit-il. La finalité étant d’imposer une huile d’olive algérienne dotée d’un
label AOC (Appellation d’origine contrôlée)
sur un marché international de plus en plus
exigeant.
Les variétés existantes, notamment à l’Est
du pays, sont susceptibles de faire de cette
ambition une réalité. Parmi les meilleures,
disponibles dans les régions de Annaba, El
Tarf, Skikda et des Aurès, «on retrouve la
blanquette et la rougette, d’où peuvent être
extraits jusqu’à 20 à 25 litres par quintal
d’olives fraîches. La Chemlal est une autre
variété à même de produire 17 à 20 l/q. Il y
a également Ferken des régions de Tébessa
et Khenchela. Réputée pour son excellente
qualité, on peut y extraire jusqu’à 30 l/q»,
détaille M. Messak qui affirme être disposé à mettre son usine et son oliveraie au
service de la recherche scientifique ainsi
que de la formation professionnelle, et ce,
à titre gracieux (il a déjà assisté dans leurs
travaux de recherches en oléiculture plusieursdoctorantsdont4issusdesuniversités
d’Annaba et Skikda). A ses yeux, les études
de l’impact de l’évolution des habitudes
de consommation sur la demande en huile
d’olive dans différentes régions du pays
ont fait ressortir l’importance majeure de
l’introduction du processus label de qualité.
En effet, explique M. Messak, «notre pays a
perdu tous les labels de qualité qui existaient
avant 1962. Aucun effort n’a été fait pour
les reprendre. Pourtant, gagner les faveurs
des consommateurs européens ou d’autres
contrées, notre huile d’olive en est capable.
Nous pouvons même se faire une place de
choix sur le marché international vu la faible
consommation locale annuelle, soit moins
d’un litre par habitant. Ce qui offre à l’Algérie des débouchés sûrs à l’export. Il suffit de
penser à la labellisation et l’augmentation
du volume de production pour y parvenir.»
En effet, sauf saison exceptionnelle, où
la production peut atteindre les 30 000 t,
l’oliveraie algérienne estimée à 20 millions
d’arbres - une superficie de près de 250 000
ha - génère actuellement une production
d’huile d’olive se situant autour de 9000 à
15 000 t et environ 9000 t d’olive de table.
Cette oliveraie se compose pour l’essentiel
de la variété Chemlal à 30%. Grande productrice d’huile et dont la vigueur lui permet
de tirer partie des sols pauvres, explique
Akli Moussouni, expert en oléiculture, cette
variété s’étend du mont Zakkar à l’Ouest
et aux Bibans à l’Est. Quant à la Sigoise,
20% des surfaces cultivées, on la retrouve
dans l’Oranie et, plus particulièrement à
Sig, d’où son nom. «Excellentes olives de
conserve, qui avaient acquis, par le passé,
un droit de cité sur le marché international,
ces deux variétés cohabitent avec une mul-
titude d’autres : locales (Azzeradj, Limli,
Bouricha…) et étrangères (Cornicabra,
Sevillane, Blanquette, Lucques, Picholine)»,
ajoute-t-il.Cependant,enmatièredequalité,
beaucoup reste à faire. Pour lui, l’introduction de ce produit sur le marché international reste tributaire du respect de normes
drastiques de qualité, dont notamment la
conduite culturale et le taux d’acidité. Ces
normes sont définies par le Conseil oléicole
international (COI). Ainsi, la labellisation
demeure la contrainte majeure à laquelle se
heurtent les oléiculteurs et elle est essentiellement due à l’absence d’un organisme de
certification exclusivement dédié à la filière
huile d’olive. C’est justement parce qu’il y a
pensé depuis plusieurs années que le voisin
de l’Est a réussi à installer confortablement
son huile d’olive sur le marché international,
européen en particulier. En témoigne : l’UE
- qui exporte de l’huile d’olive vers l’Algérie
- a importé quelque 145 000 t d’huile d’olive
tunisienne en 2014/2015 contre 32 000 t en
2013/2014 et 111 400 t en 2012/2013. Ainsi,
au moment où les oléiculteurs tunisiens ont
quadruplé leurs ventes à l’étranger, tirant
profit de la pénurie européenne provoquée
par la bactérie ayant infecté les oliviers en
Italie et la sécheresse qui a frappé l’Espagne,
lesquelquestentativesalgériennesàl’export
ont rarement franchi le seuil des… 2 q si ce
quasi nulles, et ce, malgré la diversité variétale, les possibilités de renforcement des vergers et les milliards de dinars engloutis dans
des programmes agricoles stériles.
N. B.
AKLI MOUSSOUNI. EXPERT EN AGRICULTURE ET EX-PRÉSIDENT DU COMITÉ NATIONAL
INTERPROFESSIONNEL OLÉICOLE (CNIO)
«La qualité de l’huile de l’olive ne l’autorise pas
à pénétrer les marchés normalisés»
> Propos
recueillis par
Naima
Benouaret
Lors de sa visite à Annaba mercredi
dernier,lePremierministreAbdelmalek
Sellal a, une fois encore, insisté sur la
nécessitédesetournerversl’exportationdansledomaineagricole:«Ilfaut
qu’onproduisepourexporter,maisles
gensnesaventpaslefaire»,lançait-ilà
l’adressedugérantd’uneexploitation
agricole à Aïn El Berda. Exporter supposeconformitéduproduitauxnormes
internationales,autrementditattesté
parunlabelquiestungagedequalité.
Leproduitagricolealgériena-t-ilune
chancedeséduireleconsommateur
étranger ?
J’en doute fort, et les raisons sont multiples.
Curieusement, au moment où l’agriculture
du terroir, familiale, industrielle intensive,
l’agroforesterie, la steppe et l’agriculture sahariennenesontmêmepasreconnuesentant
que sous-secteurs à développer, en parallèle
et séparément, compte tenu de leurs spécificités, mais aussi au regard de l’anarchie que
subissent les filières de large consommation
du fait de l’instabilité des productions, donc
descoûts,onchercheàdévelopperdeslabels
et du bio à travers des produits dits «pilotes» :
la datte Deglet-Nour de Tolga (Biskra),
l’olive de table de Sig (Mascara) et la figue
sèche de Beni Maouche (Béjaïa). Démarche
pour laquelle a été créé un comité national de
labellisation. Et encore une fois, c’est à des
expertises européennes qu’il sera fait appel
alors que 500 d’entre elles sont jetées dans
les tiroirs des ministères, notamment celui
de l’agriculture. Sachant que l’agriculture
mondiale du produit labellisé, généralement bio car excluant l’emploi de produits
chimiques, occupe à peine 5%
des surfaces agricoles, mais ne
représentant qu’à peine 1% de
la production mondiale, on se
demande quels marchés pourrions-nousséduire?Parrapport
au marché national et étrangers, ces produits dits «pilotes»
coûtent déjà trop cher alors
que leur qualité (en dehors de
Deglet-Nour) laissent à désirer. En plus, le procédé bio est
suicidaire pour notre patrimoine végétal qui
souffre de l’aridité de nos terres par manque
de fertilisation, de la sécheresse de notre
climat et du manque de professionnalisme
de nos agriculteurs.
Etl’expertenoléiculturequevousêtes,
pense-t-il que notre huile d’olive qui
sedistingueparsadiversitévariétale
et aromatique serait en mesure de
grignoterdespartsdemarché,même
minces,àcelledeTunisie,paysoùelle
estl’undesproduitspharesàl’export,
essentiellement vers l’Europe, et absorbeplusdu1/5delamain-d’œuvre
agricole ?
Pour y parvenir, le chemin à parcourir est
long et sinueux. Et pour cause : ce produit
a, apparemment, été écarté après lui avoir
accordé le statut de produit prioritaire dans
un programme précédent, pour lequel on a
fait appel de la même manière à des experts
européens. Il y a lieu de savoir qu’il faut
développer d’abord une qualité moyenne
acceptable sur les marchés extérieurs. Actuellement, ce produit souffre du manque
d’encadrement technique et
de la nature anarchique de
la filière. Notre huile d’olive
ne répond pas aux normes de
qualité requises et définies
par le fort et exigeant Conseil
oléicole international. Il faut
retenir que la qualité de ce
produit, dans son contexte
actuel, ne l’autorise pas à
pénétrer les marchés normalisés. Des pratiques dévastatrices continuent d’être entretenues par la
manière de faire de nos agriculteurs et autres
opérateurs dans le domaine et font que les
élémentsphysico-chimiquesrémunérateurs
de l’huile d’olive qui conditionnent sa qualité
dans un marché normalisé à l’exportation
sont détruits dans la quasi-totalité des cas.
Pouvez-vousnouséclairerdavantage?
Je parle de la mauvaise maîtrise des techniques de production, des règles de fabrication et de conditionnement. Considérant les
paramètrescritiquesuniverselsdéterminant
la qualité, ce facteur (non maîtrise) fait que
les niveaux actuels sont largement dépassés
par rapport au seuil fixé par la réglementation du commerce international. Il s’agit des
seuils tolérés en termes physico-chimiques
tels que l’acidité, dont le taux fixé ne doit
pas dépasser 0,8% pour l’huile d’olive extravierge, l’indice de peroxyde et de pureté
du produit (K232), le taux d’oxydation qui
sont tous largement dépassés, alors que
les phénols et polyphénols, pourtant indispensables, sont rejetés avec les résidus par
la grâce d’un système d’extraction à deux
phases, lequel système est progressivement
abandonné de par le monde. Et, à ce jour,
l’Algérie n’a pris aucune disposition pour,
entre autres, sauvegarder l’environnement
surtout lorsqu’on sait qu’un litre de margines
rejeté dans la nature pollue 6000 litres d’eau.
Quant aux attributs sensoriels, qui agissent
grandement sur la négociation des coûts du
produit, ils sont totalement ignorés. Aussi, le
conditionnementdecertaineshuilesdansdes
emballages très bien présentés, visibles sur
lesétalsdesnouveauxmagasinsnerassurent
pas quant à la qualité du produit, dans bien
des cas douteux ou mal fabriqué. Toutes ces
faiblesses qui continuent de caractériser le
produit national, en l’absence de la construction d’un marché normalisé, s’ajoute la fragilité économique de cette filière reléguée aux
oubliettes et dont les produits ne bénéficient
pas du critère «large consommation», bien
qu’il soient capables de réduire la facture des
matières grasses végétales entièrement importées. C’est dire qu’au lieu donc de perdre
encore du temps à s’acharner à produire
des labels économiquement insignifiants, il
serait plus judicieux de revoir totalement la
configuration de cette filière pour recadrer
le programme dit «million d’hectares»
lancé par le ministère de l’Agriculture entre
2010 et 2014, essentiellement au sud des
Haut-Plateaux et dans certaines zones traditionnelles. Un programme jeté en pâture
entre les mains d’opérateurs n’ayant pas été
encadrés techniquement. Et ce, sans parler
desenveloppesfaramineusesoctroyéesàtravers un PNDA qui n’a rien d’un programme
de développement.
N. B.
L’ACTUALITÉ V
El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016
NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE
Une place centrale pour le partenariat
public-privé
Après les privatisations et les
Investissements directs étrangers
(IDE) sur lesquels avait longtemps
reposé l’espoir d’une reprise
économique, les pouvoirs publics
algériens en sont aujourd’hui à
comptersurlepartenariatpublic-privé
pour atteindre le même objectif.
I
l est bon de rappeler que les processus de
privatisation et d’investissement étranger
en plein essor durant les années 2000 ont
été stoppés net par la loi de finances complémentaire, pour l’année 2009 qui mit fin à cette
démarche, que l’administration publique et les
opérateurs économiques commençaient à maîtriser. Aucune évaluation des processus de privatisation engagés n’avait, à notre connaissance, été
effectuéeparlesautoritésconcernéespourjustifier
son subit arrêt et les nouvelles contraintes imposées, notamment aux investisseurs étrangers, désormais soumis à la règle des 51/49. Ces décisions
paraissentd’autantplusincompréhensiblesquela
politique économique en vigueur jusqu’à l’année
2008 reposait sur l’idée, somme toute logique,
que le développement économique est avant tout
l’affaire des entreprises privées qui offrent l’avantage, contrairement à celles du secteur public, de
vivredeleursseulesressourcesetd’êtreréellement
soumises à l’obligation de résultats. En privatisant
les entreprises publiques sans valeur stratégique,
l’Etat est en effet doublement gagnant, en encais-
sant les recettes des privatisations et en se déchargeant des lourdes dépenses d’assainissements
financiers qu’il se devait d’assurer périodiquement
àcesentreprisesbudgétivores.Cettedémarcheque
lesautoritéspolitiquesalgériennesabandonneront
en 2009 avait pourtant le mérite d’être cohérente,
mais aussi et surtout pragmatique. Aucun pays
au monde n’est, en effet, parvenu à relancer une
industrie en panne, et encore moins à développer
sonéconomieaumoyend’unesimplecoopération,
entre les entreprises publiques et privées. Tous les
pays industrialisés et émergents sans exception
doivent leur percée économique aux entreprises
privées, nombreuses, performantes et de surcroît
enconstantequêtedecompétitivité.Ilexistecertes
quelques très rares pays industrialisés (cas de la
France) où de grandes entreprises étatiques continuent encore à dominer certains secteurs d’activité (transport de voyageurs, électricité, nucléaire,
etc.), mais leurs coopérations avec des sociétés
privées qui se réduisent à de simples activités de
sous-traitance ne sont pas de nature à influer sur
la santé économique du pays, les sous-traitants
défaillants pouvant être remplacés à tout moment
par des entreprises plus performantes disponibles
dans le pays ou dans d’autres contrées d’un monde
désormais globalisé. A la veille de la mise en
œuvre d’un nouveau modèle économique récemment promis sans autre précision par le Premier
ministre Abdelmalek Sellal à l’Assemblée nationale, une source proche du dossier nous apprend
que le Partenariat public-privé (PPP) occupera une
place de choix dans le dispositif de redéploiement
desentreprisespubliqueséconomiques,quiseront
désormais autorisées à nouer diverses formes
LA SEMAINE ÉCO
d’associations avec les entreprises privées, qu’elles
soient algériennes ou étrangères. Il est question
que les EPE et leurs filiales soient autorisées à
entrer dans le capital social des sociétés privées,
de même que ces dernières pourront détenir une
part des actions des entreprises publiques. Au gré
desintérêtsréciproques,lemanagementdesentreprisesenpartenariatpourraitégalementêtreconfié
à l’une comme à l’autre. Pour le grand intérêt de
ces entreprises associées, les conseils d’administration seront composés d’administrateurs dont
la mission essentielle sera centrée sur l’efficience
du partenariat constitué. Toutes ces idées, a priori
très séduisantes, seront malheureusement très
difficiles à mettre en œuvre sur le terrain tant les
contraintes sont nombreuses. En Algérie où les
entreprises publiques de grande envergure sont
rares et les sociétés privées pour la plupart de taille
modeste, on a effectivement beaucoup de mal à
imaginer comment asseoir ce type de coopération
entrepreneuriale. Les grandes sociétés nationales
en activité (Sonatrach, Sonelgaz, SNVI, Cosider
etc.) coopèrent depuis longtemps déjà avec des
sous-traitants privés strictement cantonnés à leur
périphérie, sans réelles possibilités d’interférer
dans leurs stratégies et, encore moins, dans leur
management global. Sans doute pour des raisons historiques, l’entreprise publique conserve
aujourd’hui encore une supériorité de fait sur les
sociétés privées qui leur sont, pour une raison ou
une autre, assujetties. Les entreprises publiques
disposent également de l’avantage de ne pas être
soumises à l’obligation de résultats, l’Etat propriétaire étant tenu de les renflouer financièrement en
cas de difficultés. Avantage que l’entreprise privée,
soumise au risque de faillite et de dissolution, n’a
évidemment pas et n’aura sans doute jamais. Une
inégalité de traitement aussi criante est de nature
à compromettre toute possibilité de construction
d’un partenariat durable et fructueux entre ces
deux types d’entreprises. Et c’est précisément ce
qui explique la rareté des collaborations réussies
entre les entreprises du secteur public et le privé.
L’autre question importante à résoudre pour donner corps à ce type de partenariat est évidemment
le niveau de capitalisation autorisé. Le privé peut il
être majoritaire dans le capital social d’une entreprisepublique,etdanscecaselleprendraitlestatut
de société privée avec toutes les implications juridiques possibles. Le privé est-il tenu de n’avoir que
des parts minoritaires dans le capital de l’entreprise publique et, dans ce cas, l’entreprise garderait
son statut d’entreprise nationale avec toutes les répercussions négatives que doit subir l’actionnaire
privé (pas de droit de regard sur la nomination des
dirigeants, injonctions des pouvoirs publics, astreinte au code des marchés et au code pénal, etc.)
? Présenté comme la panacée pour la relance économique, le Partenariat public-privé (PPP) n’est,
comme on le constate, pas près de prendre corps
dans notre pays tant les pré-requis sont nombreux
et difficiles à mettre en œuvre dans l’environnement des affaires qui prévaut en Algérie. L’excès de
publicité fait autour de ce partenariat qui fait la part
belle aux entreprises publiques relève, de l’avis de
nombreux observateurs, en réalité d’un slogan qui
cachemallavolontédecertains«baronsdusecteur
public» de préserver de la privatisation ce secteur
rentier, budgétivore et structurellement organisé
pour ne jamais être compétitif.
Nordine Grim
d’El Kadi Ihsane
Sous-développement : pourquoi l’Etat-Bouteflika
maintient l’Algérie sur cette frontière des nations
performants(etaussiproblématiquesetpeuéthiques,
maisc’estunautredébat).Danslemêmetemps,l’Etat
producteurdenormesparlaforcedesesinstitutions
s’estaffaiblisousBouteflika.Ilestl’inversedel’Etatdu
parti communiste chinois, pour illustrer dans la voie
autoritaire,oudel’Etatfédéralbrésilien,pourévoquerla
voiedémocratique,capableschacunavecsesinstruments
d’éditerunenormeetdelafaire,pourl’essentiel,respecter.
AuBrésil,laCoursuprêmeabloquéunenominationparla
présidenteDilmaRoussneffdel’ancienprésidentLulaau
postedeministred’Etatcarsuspectéed’aideàéchapperà
une instruction judiciaire ouverte contre lui.
LEPIÉTINEMENTDELANORMEETENPARTICULIERDE
LANORMEJURIDIQUECRÉEUNCLIMATD’INSÉCURITÉ
GÉNÉRALISÉE HOSTILE À L’ACCUMULATION DU
CAPITAL.C’estexactementpourcetteraisonqueles
grandsdélinquantsencolblancdespaysdusudtentent
toujoursd’abriterleursactifsdansdespaysréputésde
droit. Où les procédures ne sont pas arbitraires. Et les
décisions de justice supposées échapper à la tutelle
politique.Le11août2014,leprocureurauprèsdelacour
d’Algeraémisunmandatd’arrêtinternationalcontre
l’ancienministredel’EnergieetdesMines,ChakibKhelil,
pourunesériedechefsd’inculpationliésauxaffairesdes
contratsdeSonatrach.Le17mars2016,l’amiduprésident
delaRépubliquerevientenAlgériesansêtresommé
desesoumettreàlajustice.Lesignalinstitutionnelest
brouillé.Ildit«toutestpossible,ledroitn’existepas».L’Etat
deBouteflikaesttropfort,ilempêchelanaissancedu
capitalismenational.Ilesttropfaible,ildiffusel’insécurité
dunon-droit.Unautrepointdevueacadémiquesitueen
cela le premier critère du sous-développement.
LE MOT «URGENCE» A ÉTÉ LÂCHÉ CETTE SEMAINE.
LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE ALGÉRIEN DÉRAPE
DANGEREUSEMENT.Sonfinancementdevientdonc
urgentpourl’économie.C’estun«policy-paper»,unenote
depolitiqueéconomiquequidonnel’alerteetlessolutions
qui vont avec. Elle est signée du duo des professeurs
bienconnusNourMeddahietRaoufBoucekkinerejoint
parleNabnienEliasChitour.Cettechroniquereviendra
prochainementsurlespistesnombreusesqueproposece
documentimportant.Deuxpointscaptentl’attention.Il
yaen2016unsecondcontre-chocpétrolier–32dollars
lebarilsurlesdeuxpremiersmois-quiamplifieceluide
2015.Ledéficitbudgétaireest«bien»parti–pourunprix
dubarilmoyenautourde35dollarssurl’année–pour
reproduireàminimale15%de2015(estimationoptimiste)
qu’ilfautajouterau7,1%duPIBdedéficitencaisséen
2014.Ilesturgentdemobiliserdenouveauxinstruments
pourfinancerceténorme«troud’air»enattendantqu’il
commenceàserésorberàpartirde2018-2019.D’autant
urgentqueleFondsderégulationdesrecettes(FRR)qui
aépongélesdéficitsde2014puisde2015 –seraépuisé
sansdouteavantmêmelederniertrimestredel’année.
Le grand emprunt national, annoncé par le Premier
ministre, est donc de ce point de vue un recours de la
plushauteimportance.Oncomprendmieuxàlalecture
dupapierdestroisexpertspourquoilegouvernement
avraisemblablementfaitlechoixd’émettreunbonddu
Trésoranonymeauporteur.Sonpapier,quidecefait
n’estplusuneobligation,neserapascoté.Iln’ouvrira
pasd’écritureauxcomptes.Ilviseuneépargnelarge
danslesecteurdel’informel.L’autrepointfocaldecette
contribution,lerôlenévralgiquedelaBanqued’Algérie
(BA).Elleseraaucentredelaréponseetdevracoordonner
encoreplussonactionaveccelledugouvernement.La
BAauraàpiloterunepolitiquemonétaireentredeux
écueils :nepasétranglerladisponibilitédesliquidités
pourlesecteuréconomiqued’uncôtéetnepaslaisser,
del’autre,filerl’inflationdopéeparlerecoursàuneplus
forteémissionmonétairetoutautantqueparlaremontée
destaux,etdoncdescoûtsfinanciersdesentreprises
imputablesàlafinauxproduitsetauxservicesfinaux.Cela
seferaavecousansMohamedLakscaci.Sesmandatssont
terminésetlenomdesonsuccesseurcircule.Maislà,nous
risquonsderetomberdanslethèmedel’Etat-Bouteflika.
PUBLICITÉ
LE CAPITALISMETEL QUE NOUS LE CONNAISSONS
EST NÉ, SI ON DEVAIT LE RÉSUMER EN UNE
FORMULE, AVEC L’ENTRÉE - AUX XVIIe ET XVIIIe
SIÈCLES-DESMARCHANDSDANSL’ATELIERDELEURS
FOURNISSEURS.Laprisedecontrôledelaproduction
par le capital marchand. Le seul que l’on connaissait
jusque-là.Cemouvement,quifaitl’unitéducapitalque
vaétudierKarlMarxàla2emoitiéduXIXesiècle,n’apas
étépossiblepartoutdanslemondeconnu.Unethèse
académique, parmi les épigones du grand historien
FernandBraudel,estimequelecapitalisme(extension
delasphèremarchandeàl’outiletàlaforcedetravail)a
pusedévelopperplusvitelàoùlatraditiondel’Etatfort
étaitfaible.CommeenAngleterreetauxPaysBas.Cequi
expliqueraitquel’entrepreneuriatsesoitmieuxétendu
enAngleterrequ’enFranceparexemple,etqu’ilaitété
étouffé–àpartirduXVIesiècle-parlesEtatsomniprésents
enChineetdanslespaysd’Islam.Latraditiondel’Etat
fort,quifreinemécaniquementl’autonomiedesacteurs,a
doncpuêtreunfacteurrécessifdupointdel’expansiondu
libéralismeausensoùiltolèrelacréation«désordonnée»
de plus de richesses matérielles. Ceci est peut-être
observabledanslemonded’ilyatroissiècles.Aujourd’hui,
àl’èredeladominationdesEtatscapitalistesanciens,les
Etatsémergentssontdevantlaproblématiqueinverse.
Faire d’un Etat fort le premier levier de la dynamique
capitalistenationale.Sansinstitutionsfortes,lecapital
domestiquenepeutpass’accumulerpourcréerune
économie. A l’ère des grandes multinationales et de
l’avancéedulibreéchange,labatailledelanormeestla
mèredetouteslesguerreséconomiques.C’estdanset
parledroitquelesEtatsréussissentàaménagerlejuste
équilibreentrel’ouverturesurl’économiemondialeetla
protectiondesacteurslocauxquiautrementnepeuvent
émerger.L’Algérieacumulésousl’èreAbdelazizBouteflika
lemauvaiscôtédel’EtatfortausensduXVIIesiècleavecle
mauvaiscôtédesinstitutionsfaiblesausenscontemporain.
L’EtatfortdesannéesBouteflikaestantilibéraletrefuse
l’émergenced’acteurséconomiquesautonomes.Pour
desconsidérations,commeenChinesouslesMing,de
perpétuationdesonpouvoir.Ilestdecepointdevueun
retardateurdeladynamiquecapitalisteausensmoderne.
C’est-à-direcellequien«marchandisant»dessecteurs
de plus en plus larges de la vie économique les rend
TABLEAU DE BORD VI
El Watan ÉCONOMIE - 21 mars 2016
PÉTROLE
LE CHIFFRE DE LA SEMAINE
Cours en baisse après une nouvelle hausse
87.486
milliards de dinars
C’est le nombre de placements de demandeurs d’emploi durant les
deux premiers mois de 2016, selon le directeur général de l’Agence
nationale de l’emploi, Mohamed Tahar Chaâlal.
LescoursdupétroleontbaissévendrediàNewYork,quelquesprises
debénéficesamputantunpeuunenouvellehaussehebdomadaire,la
cinquièmed’affilée,dansuncontexted’optimismesurunaccordentre
paysproducteurspourréduirelasurabondancemondiale.Lecoursdu
barilde«lightsweetcrude»(WTI)pourlivraisonenavril,quiavaitpris
plus de deux dollars la veille, a cédé 76 cents à 39,44 dollars sur le
NewYorkMercantileExchange(Nymex),restantprochedesonplus
hautniveaudeclôturedel’année,atteintlaveilleà40,20dollars.
ALondres,leprixdubarildeBrentdelamerduNordpourlivraison
enmain’areculéquede34centsà41,20dollarssurl’Intercontinental
Exchange(ICE),luiaussiaulendemaind’uneclôtureauplushautde
2016.
COTATIONS
BANQUE D’ALGÉRIE
Valeur du 21 mars 2016
Devises
US DOLLARS
EURO
POUND STERLING
JAPAN YEN
YUAN HONG KONG**
SWISS FRANC
CANADIAN DOLLAR
DANISH KRONE
SWEDISH KRONA
NORWEGIAN KRONE
ARAB EMIRAT DIRHAM
SAUDI RIYAL
KUWAIT DINAR
TUNISIAN DINAR
MAROCCAN DIRHAM
DEVISES
L’euro reflue face au dollar
L’eurorefluaitvendredifaceaudollar,victimedenouvellesdéclarations
accommodantesvenuesdelaBanquecentraleeuropéenne,quine
suffisaientpascependantàeffacertouslesgainsdelasemainefaceau
billetvert.Vers19h00GMT,l’eurovalait1,1267dollar.Lamonnaieunique
européennebaissaitfaceàladevisenippone,à125,72yens.Ledollar
montaitunpeufaceàlamonnaiejaponaise,à111,57yens.Lalivre
britanniquemontaitfaceàlamonnaieuniqueeuropéenne,à77,82
pencepouruneuro.Lalivresestabilisaitfaceaubilletvert,à1,4479
dollarpourunelivre.Ladevisesuissemontaitfaceàl’euro,à1,0924
francpouruneuro,maisbaissaitfaceaudollar,à0,9694francsuisse
pourundollar.Lamonnaiechinoiseafinienhaussefaceaubilletvert,à
6,4716 yuans pour un dollar.
Repères
ÉCONOMIQUES
Par Abdelhak Lamiri
ans de nombreux débats universitaires ou au sein de la communauté
professionnelle,unquestionnement
de plus en plus fréquent surgit : at-on besoin d’apprendre les sciences et l’art
du management en dehors des entreprises
économiques ? On accepte de plus en plus
qu’une entreprise, dans un contexte de globalisation et d’intensification de la concurrence,
nécessite de se doter d’un management des
plus modernes. Autrement dit le business
management prend de plus en plus de place
dans la prise de conscience des citoyens et des
décideurs.Samatérialisationenpratiquetarde
à s’améliorer. Nous avons des décennies de
retard à rattraper dans ce domaine. Une poignéed’entreprisesalgériennesaeffectivement
mis en place la plupart des outils et des bonnes
pratiques internationales. Elles fonctionnent
bien et arrivent à dégager des résultats impressionnants. Ceci constitue une preuve supplémentaire que l’essentiel des méthodes est
universel. Certaines pratiques ne le sont pas.
Mais beaucoup peuvent être transposées avec
des performances réjouissantes. Malheureusement, le nombre d’entreprises algériennes
dotées d’un management moderne est réduit.
Mais l’ensemble des acteurs économiques
convient qu’il faut faire des efforts en ce sens.
Cependant, la problématique réside dans les
institutions à but non lucratif : les hôpitaux, les
universités, les administrations, les ministères
etc. La culture qui prévaut dans ces institutions est souvent très en retrait par rapport aux
pratiques du reste du monde. Des croyances
des plus néfastes sévissent encore pour une
D
Cours
Monnaies
Achat
1 USD
1 EUR
1 GBP
100 JPY
1 CNH
100 CHF
1 CAD
100 DKK
100 SEK
100 NOK
1 AED
1 SAR
1 KWD
1 TND
1 MAD
110.1972
123.9278
157.0656
98.5928
16.9675
11294.1683
84.5006
1662.1998
1343.5897
1308.4445
29.9971
29.3804
365.7391
54.3338
11.2013
Vente
110.2122
123.9777
157.1317
98.6327
16.9740
11299.1798
84.5380
1662.6769
1344.2643
1309.6179
30.0093
29.3923
366.3969
54.8798
11.2702
Le tableau reprend les cours commerciaux (monnaies en compte).
Ces cours ne s’appliquent pas au change manuel (billets de banque et chèques de voyage).
**CNH : A titre indicatif
BOURSE D’ALGER
Séance du 16/03/2016
Libellé de la valeur
Code
Ouverture
ALLIANCE ASSURANCES
EGH EL AURASSI
SAIDAL
NCA-ROUIBA
ALL
AUR
SAI
ROUI
515,00
480,00
640,00
315,00
- Capitalisation boursière : 14 644 287 415,00
- Dzairindex 1 220,19
Clôture
515,00
480,00
610,00
315,00
PRODUITS DE BASE
Lesmatièrespremièresalimentairesonttoutesnettementprogressécettesemaine,
bénéficiantpourlecacaod’inquiétudessurleniveaudel’offreetpourlesautresdelanette
appréciation du réal face à un dollar affaibli par la Réserve fédérale américaine.
CAFÉ
Le boisseau de maïs,
MÉTAUX DE BASE
Sur le Liffe de Londres, la également le plus actif, a Les prix des métaux de
terminé
vendredi
à
3,6700
tonne de Robusta pour
base échangés sur le
livraisonenmaivalait1.462 dollars.
London Metal Exchange
dollars vendredi à 15h00 SOJA
(LME) ont connu pour la
GMT. Sur l’ICE Futures US
plupart une semaine en
Le boisseau de soja pour
de New York, la livre
deuxtemps,souffranttout
mai, là encore le plus
d’Arabicapourlivraisonen
d’abord de mauvais
échangé, coûtait 8,9750
mai valait 134,05 cents.
indicateurschinoisavantde
dollars.
nettementsereprendreà
SUCRE
partir de jeudi grâce à
MÉTAUX PRÉCIEUX
A Londres, la tonne de
l’affaiblissementdudollar.
L’or est parvenu à
Sucreblancpourlivraison
consolidersesgainscette CUIVRE
enmaivalait452dollars.A
semaine, connaissant
NewYork,lalivredeSucre
Sur le LME, la tonne de
d’abordunlégeraccèsde
brutpourlivraisonenmai
cuivrepourlivraisondans
faiblesseavantderebondir
valait 16,05 cents.
trois mois s’échangeait à
nettementmercredidansle
5.058 dollars vendredi à
CACAO
sillagedel’affaiblissement
12h15 GMT.
du dollar consécutif à la
A Londres, la tonne de
Cacaopourlivraisonenmai décision prudente de la ALUMINIUM
valait2.261livressterling.A Réserve fédérale
L’aluminiumvalait1.521,50
New York, la tonne pour américaine (Fed).
dollars la tonne.
livraisonenmaivalait3.131 OR
PLOMB
dollars.
Sur le London Bullion
Le plomb valait 1.817,50
CÉRÉALES
Market, l’once d’or a
dollars la tonne.
terminéà1.252,10dollars
Les cours du blé ont
ÉTAIN
vendredi
au
fixing
du
soir.
souffertdurantlasemaine
L’étain s’échangeait à
d’unemétéofavorableau ARGENT
16.995 dollars la tonne.
bléd’hiversurlemarchéde
L’onced’argentaclôturéà
Chicago,tandisquelemaïs
15,94dollars,contre15,50 NICKEL
et le soja ont bénéficié de
dollars il y a sept jours.
Lenickelvalait8.875dollars
l’embelliedelaplupartdes
la tonne.
marchés financiers.
PLATINE/PALLADUM
BLÉ
Le boisseau de blé pour
mai,lecontratleplusactif,
valait 4,6300 dollars.
MAÏS
SurleLondonPlatinumand
PalladiumMarket,l’oncede
platineafinià972dollars.
L’once de palladium a
terminépoursapartà593
dollars.
ZINC
Le zinc coûtait 1.846,50
dollars la tonne.
Gérer des institutions à but non lucratif
proportion élevée de leurs membres. La
plupart rejette toute pertinence des connaissances et des pratiques managériales. Pour
eux, le management s’apparente uniquement
au «business management». Les pratiques
managériales ne seraient pertinentes qu’aux
entrepriseséconomiquesquicommercialisent
des produits et des services pour en tirer un
profit. Plus l’entreprise serait grande, plus elle
serait candidate aux pratiques managériales
et à tirer profit de ses recommandations. Les
PME/PMI en tireraient très peu de bénéfices
et les institutions à but non lucratif encore
moins. Nous verrons que cette manière de voir
est dangereuse aussi bien pour le pays que les
institutions non économiques elles-mêmes.
QUELQUES EXEMPLES SUFFISENT
Les chercheurs en management considèrent
que les institutions non économiques ont
besoin de plus de management que les entreprises dont le but est de réaliser des bénéfices.
Ces entreprises sont beaucoup plus faciles à
gérer que des institutions à but non lucratif.
Elles ont des outils qui permettent de les piloter plus facilement : comptabilité, tableaux
de bord, ratios de gestion, etc. Ces outils
permettent les comparaissions et les prises de
décision d’amélioration des performances. La
loi oblige ces entreprises à tenir une comptabilité pour être taxées. Mais les informations
comptablestraitéesdenouveaudeviennentde
précieuxindicateursdeperformances.Cependant, les institutions à but non lucratif qui disposent seulement de la comptabilité publique
sont loin de disposer des mêmes outils.
Cependant, les principes de base du management sont encore plus utiles dans ces institutions non économiques. La ville de New York,
utilisant des principes simples de management, a pu passer durant les années 1980 de
la seconde ville la plus dangereuse au monde
(après Hong Kong) à l’une des villes les plus
sûres (mieux que Paris) grâce aux pratiques
managériales. Durant les années 80’, la ville
a décidé d’appliquer, grâce à l’aide d’experts,
les pratiques managériales. Un diagnostic
profond s’en est suivi. Il en ressortait des
problèmes bien connus des spécialistes : les
méthodes pratiquées n’étaient pas les bonnes.
Toute la stratégie fut revue. Auparavant, le
travail des policiers consistait à patrouiller
pour dissuader et être parfois discrets pour
faire avorter les délits. La nouvelle stratégie
consistait à faire un travail de proximité et
impliquer les citoyens. Les policiers étaient
recyclés (formés). Chaque groupe ou agent
était responsabilisé sur une zone. Les délits
étaient chiffrés et on se fixait des objectifs
pour les réduire. On transférait les ressources
des zones à peu de problèmes aux endroits
qui avaient le plus de délits. On échangeait
les meilleures pratiques d’équipes. Bref, les
modes de fonctionnement furent révolutionnés. Quelques années plus tard, les résultats
étaient impressionnants. New York figurait
parmi les villes, ou selon des indicateurs
spécifiques (nombre de délits pour 100 000
habitants par an), elle fait partie des villes les
plus sécurisées au monde.
COMMENT TENIR COMPTE DES CES
LEÇONS ?
Comme le montre l’exemple de la police
de New York, on a surtout besoin de plus de
management dans les institutions administratives, les hôpitaux, les universités et le
reste. Les meilleures universités mondiales
sont gérées avec des indicateurs spécifiques,
comme les entreprises. Le recteur de l’université a des objectifs très précis à atteindre :
améliorer le classement de son université,
accroître la satisfaction des étudiants et améliorer le niveau mesuré des services d’enseignement fournis. Par la suite, chaque doyen a
des objectifs similaires pour son département
(physique, médecine, business, etc.).Viennent
ensuite les sous-départements (mécanique,
électronique, nucléaire, etc.). Et l’opération
continue jusqu’aux enseignants qui doivent
publier et obtenir des notes adéquates (ils sont
évalués par les étudiants). Tout le monde est
évalué, du recteur jusqu’à l’enseignant et bien
sûr l’étudiant. Comment voulez-vous qu’une
université s’améliore alors qu’on ne mesure
le travail de personne ? Nous avons une très
fausse idée sur comment fonctionnent les institutions à but non lucratif un peu partout dont
le monde, et particulièrement dans les pays
développés et émergents.
Que se passerait-il si nous ne modernisions
pas le mode de fonctionnement de nos institutions à but non lucratif ? Nous irons directement répliquer nos performances du passé. En
injectant 850 milliards de dollars pour moderniser les infrastructures, nous en récoltions le
quart de ces dépenses. On a poussé le bouchon
plus loin : des milliers de projets étaient gérés
par des non-managers de projets car aucune
université ne forme à ce métier ; alors qu’on a
besoin de dizaines de milliers. Nous sommes
à la veille de revoir notre «modèle économique». C’est une excellente chose.
Les analystes se sont emparés de la question
et un débat national s’est enclenché. Les propositions fusent. Parmi celles qui reviennent
en permanence sur la table, le sujet sur la
modernisation de l’administration. Il s’agit
d’yintroduireunmanagementduchangement
pour révolutionner les méthodes et les pratiques. Le NPA (New public administration)
constitue l’essentiel de la solution : former
les personnes, moderniser les procédures et
adapterquelquepeulesméthodesuniverselles
à la réalité du terrain. Il faut créer des start-up
spécialisées et mettre à niveau les universités
pour jouer le rôle qui leur est dû. Les spécialistes algériens sauraient le faire. Il faut leur
faire confiance. Il faut également mobiliser
les ressources nécessaires dans les prochains
budgets. Ce n’est que de cette manière qu’on
pourra par la suite savoir «rationaliser la
dépense».
A. L.
PH. D en sciences de gestion
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El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 24
JEUX - DÉTENTE
HORIZONTALEMENT : 1.Relatifs aux satellites artificiels
2.D'un continent. Appuie sur la gâchette 3.Parceller. Répliques
d’acteur 4.Non dit. Orifices à air. Idiot 5.Courroux. Deux
romain. Dans. Outils de mécano 6.Seront dignes de récompense. Marque la matière 7.Rapace diurne. Etoile quelconque.
Ville de Serbie 8.Ligne de direction. Deux de duo. Partie de
bateau 9.Prénom de femme. Arrête 10.Quotient de carafe. Alors
que 11.Qui ne peut attendre. Voiles de vitesse. Trou dans le mur
12.Erbium. Madame Bonne-aventure. A sec 13.Maladie du
siècle. Intervalle. Note 14.Orateur populaire, à l'éloquence
puissante. Tranche d'Histoire. Pied de vigne 15.Silencieuses.
Base.
VERTICALEMENT : 1.Professionnels du spectacle 2.Epris.
Enerve 3.Fête asiatique. Anneaux de cordage. Epais 4.Irlande du
poète. Soit. Soustrairait 5.Bouquinerait. Crème renversée ou
moulée. Brome 6.Chiffres romains. Te bidonnes. Qui existe depuis longtemps 7.Ville de Roumanie. Reprise, en boxe. Négation
8.Métal symbolique. Mot d'emprunt récent 9.Appendice des insectes. Intervalle de temps 10.Cruelle impératrice. Fâcheuse habitude. Coefficient de carafe. Bel emplumé 11.Qui vivent dans
les eaux d'un lac 12.Bâtiment destiné au bétail. Brame. Bout de
chocolat 13.Qui ont le VIH. Cependant. Cent un 14.Filet. Fades
15.Evalue minutieusement. Inconvenante. Fabuliste grec.
Quinze sur 15
1
N° 689
4
REGLE DU JEU
Tout Codé
2
1
9
6
7
5
4
6
5
3
6
N° 4389
10
6
7
7
11
4
2
8
2
6
2
3
4
9
8
6
11
7
17
8
11
9
6
3
11
8
6
8
6
15
5
6
4
13
6
8
7
11
5
2
3
4
5
6
7
8
9
10
V
6
VII
7
VIII
8
IX
X
9
HORIZONTALEMENT
HORIZONTALEMENT
I- caractère de ce qui peut être aisément réduit en poudre. II
10
I- Action deungagner
peualéatoire
à peu dudans
terrain.
II - Etre l'effetIII
de.Introduire
élément
un raisonnement.
III
- Instrument
à touches
ça finitde
bien
- Note deoiseaux
berceuse.
Astate
- Pas dehors.
IV -- Mâles
plusieurs
de
IV - Félins.
V - Astate
- Dansd’Irlande
- Bagarre.
VI -Tranquiliser.
proie.
V - Rubidium
- Fleuve
- Bout
de chocolat.
VII-Ile
- Fin
de l'office
- Un surbrésilien
sept. VIII
- Titre féodal
- LaxaVI
grecque
- Indolent
- Américain
de souche.
tif
végétal.
IX
Motte
de
terre
plus
ou
moins
compacte
VII - Utilisateur de la citizen band - Fin de verbe. VIII - Auporteuses
de voiles.
X- Marque
la plâtre.
matière IX
- Gardien
de desebout
de Paris
- Déplacé
- Oeuf de
- A partir
crets
- Queue
Tête de
menu.de
X-souris.
Irlande du poète - Coupe le souffle.
11
12
13
14
15
VERTICALEMENT : 1.REPUDIATION. ARC 2.EPAVE. CARTELS 3.
CARENE. ACIER 4.AG. ESTROPIES. IV 5.PNB. ECOTS. STASE 6.IE.
ES. ORSEC 7.TUER. BETA. IRENE 8.ULTIME. USITE. IR 9.AGITES.
SENTE 10.AS. EMIS. SOUTE 11.TAS. ESTOC. TAU 12.IC. SE. URE.
LENT 13.OREE. STRICTE 14.NEUVE. PUISSES 15.SERACS. ITS.
TEST.
1
5
6
3
9
6
4
2
9
4
Sudoku
précédent
étourdissant
2
1
7
9
16
5
2
VI
7
11
16
6
N°4389
Par M. IRATNI
IV
5
1
11
4
9
Mots croisés
4
Solution
5
11
12
N° 4389
10 11 12 13 14 15
II
9
11
6
8
9
III
En vous aidant de la définition du mot encadré, complétez la grille, puis reportez les lettres correspondant
aux bons numéros dans les cases ci-dessous et vous
découvrirez le nom d’un personnage célèbre.
6
5
14
M
8
3
Qui excite le désir.
2
7
respectable
8
5
1
2
3
9
6
7
4
4
2
3
6
1
7
9
5
8
7
6
9
8
5
4
3
1
2
5
4
7
9
2
8
1
6
3
6
9
8
1
4
3
5
2
7
3
1
2
5
7
6
8
4
9
9
3
4
7
6
1
2
8
5
métier de
l’écrivain
2
7
6
3
8
5
4
9
1
1
8
5
4
9
2
7
3
6
VERTICALEMENT
VERTICALEMENT
1- Tandance
de certains
à vivre
groupe. 32 -1Meurtre d’un
frère ouanimaux
d’une sœur.
2 -enDétruire.
Renommée.
3 -leAntique
tribun - Est-utile.
4 -de
Leur
taille
Toujours dans
coup - Antimoine
Début
rêve.
4est très- fine
- Donne
du bon temps.
5 - Phase
Perdu
Génisse
mythologique.
5 - Demi
mal lunaire
d’enfantBout
de
boyou
Fait
le
pont.
6
Soustraire
A
fleur
- Mauvais tour. 6 - Qui persiste dans une habitude. 7depeau. 7 -pour
Avecpousse-pousse
affectation. 8 --Devant
un prince
- ChanNorme
Plate bande
- Non
comteuse de charme.
9 -orateur
Bravade.
10 - Ouvreur
coques
muniqué.
8 - Vieil
- Monnaie.
9 - de
Essai.
10 -Animal
- Nazis-.Cubées.
Symbolecool
chimique
SOLUTION N° 4388
4387
HORIZONTALEMENT
I- GRIGNOTAGE.
ENCABLURES. II -- RÉSULTER.
MEMBRURE.IIIIII- ÉPÉE
- PU -- UU
EN IASI.IVIV- GUEPARDS.
DO.
- ATES - ENLIE.
V - ATV- -EN
URNES
- RIF. VI
- EIRE.
- RASSUVI RAT - VIIRER.
ON. VIIITE PLEONASME.
- SAMEDI. VIIIVIII
- SIRE
- RIRZ
- SENE.
- VUE. IX
IX ENTRIPER
MOTTE
- NEFS.
- AI. X - REEL
EN - ETAT
- TEINT.
- IS.
VERTICALEMENT
1- EMPOURPRER.
GRÉGARISME. 22 --NEUTRALITE.
RÉPUTATION.3 -3 CM
- ISEE
- EN-TERRE.4 4- GUÊPES
SERT.
- ABUSE - OEIL.
ÉTÉ. 55 -- NL
BRU- ANUS
- SON.-6ET.
- LU6 NAVET.- RAS.
ÔTER
7 - URINE
7 - TENDREMENT.
- SURE. 8 - REALISME.
8 - AR - SIRÈNE.
9 -SIR 9AN.
- DÉFI.
10 - SCIEES
10 - ÉTOC
- HIT.
- AI - SS.
Fléchés Express
quadrangulaire
changement
de voix
laïus
N° 4389
palmier
cardinal
de droite
d’un air
bienheureux
8
Définition
du mot encadré
1
6
1
1
5
5
I
9
5
3
4
2
2
4
Une grille est composée
de plusieurs
carrés. Chaque carré
contient tous les chiffres
de 1 à 9. Chaque ligne
comme chaque colonne
contient aussi tous les
chiffres de 1 à 9.
Certains chiffres vous
sont donnés, à vous de
trouver les autres. Pour
cela, procédez par
déduction et élimination.
3
1
SOL. QUINZE SUR 15 PRÉCÉDENTS : HORIZONTALEMENT : 1.
RECAPITULATIONS 2.EPAGNEUL. SACREE 3.PAR. ETA. SIEUR
4.UVEE. ERIGE. EVA 5.DENSES. MIMES. EC 6.ETC. BETISES 7.AC.
ROSE. EST. TA 8.TAROT. TUS. OUR 9.IR. PSOAS. SCRIPT 10.OTAI.
ISO. ECUS 11.NECESSITEUX. TI 12.LISTERENT. LEST 13.ASE. ACE.
TETE. SE 14.RIS. NIE. ANEES 15.CU. VELER. LUT. ST.
Sudoku
2
G
9
12
10
11
8
18
4
6
5
7
11
2
6
11
16
5
4
7
19
12
11
4
10
11
12
3
6
3
remplies
à l’excès
serait
chargé de
7
porteplumes
6
8
faire cuire
13
11
9
2
6
5
7
7
11
7
11
9
7
8
7
établissements
femmes
d’empereur
vieille
rogne
aromatisées
alliés
élément de
cellule
s’acharnera
contre
prendre des
risques
5
tout au bout
de Paris
fabriquer
troublée
stère
11
11
5
7
11
7
20
4
10
6
20
4
5
19
12
11
7
11
4
9
3
13
11
11
7
cruelle
pige
des Etat
unis
8
8
11
SOL. TOUT CODÉ PRÉCÉDENT :
qui n’a
jamais
servi
CORSAGE - HUGH GRANT
SOLUTION FLÉCHÉS EXPRESS PRÉCÉDENTS :
HORIZONTALEMENT : EXCEDENTS / PRANDIAL / CLE / ARASA / IVE / EV / ACERE /
IRRITEES / ET / EDITS / EMMENEES / IMPER / SRI / NS / TIN / UNIT / GANG / TEST / TEE.
VERTICALEMENT : EXPLICITEMENT / CREVER / MP / IE / REA / ERREMENTS / DNA /
EIDERS / CEDRE / TIN / NIA / DETESTAT / STASE / ESERINE / SLAVES / SINGE.
salut latin
acide
nucléique
pris le sein
précède la
matière
Jeux proposés par
gym C Magazine
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 25
L’ É P O Q U E
ON VOUS LE DIT
TV
EXPOSITION DE PHOTOS DE LYES HEBBACHE
AU ZÉNITH DE CONSTANTINE
L’Ansej de Blida fait son bilan
20.55 Téléfilm
Un joli zoom
sur Alger
Plus de 500 projets ont été financés grâce au dispositif
Ansej dans la wilaya de Blida durant l’année 2015. D’après
un bilan communiqué par la direction de l’Ansej de cette
wilaya, ces projets ont généré plus de 1000 emplois. Selon
la même source, la BNA est la banque qui a le plus financé
les projets Ansej durant la même période (118), suivie de la
BEA (110) et le CPA (97). La BDL et la BADR sont classées
respectivement aux quatrième et cinquième places, avec 91
et 10 projets financés. Les secteurs des services et de
l’industrie semblent être les plus demandés par les
promoteurs, avec respectivement 326 et 80 projets validés
et financés durant l’année 2015. Il ressort toutefois du bilan
le faible taux d’adhésion de la gent féminine au dispositif
Ansej, puisque seulement 72 femmes ont eu leur dossier
financé sur un total de 506 promoteurs.
CLEM
Alors que Caro tente de nouer des liens
avec Adrian, de son côté, Salomé est
amoureuse de Simon, son professeur
principal. Il reste de glace, jusqu’à ce
qu’il devienne de moins en moins
insensible au charme de son élève…
21.00 Série
Le Groupe hôtellerie et
tourisme dans l’illégalité
Le Groupe hôtellerie et tourisme, anciennement Gestour,
qui gère le parc hôtelier du secteur public, se retrouve dans
l’illégalité la plus totale. En effet, le Groupe travaille, après
les derniers changements, sans statut ni registre du
commerce. La question est de savoir pourquoi le Groupe,
dirigé par Kaci Abdallah Ahmed, perdure dans cette
situation, alors qu’il est dans son intérêt de «mettre les
pendules à l’heure».
Sous le thème «L’eau et l’emploi», le ministère des
Ressources en eau et de l’Environnement célèbrera la
Journée mondiale de l’eau du 22 au 24 mars 2016, en
organisant au niveau du site de la Prise d’eau, à El Harrach,
des journées portes ouvertes et des activités de
sensibilisation. Ces journées constitueront une opportunité
pour sensibiliser le large public, plus particulièrement les
enfants, à l’économie de l’eau et à la préservation de
l’environnement. La question de l’eau est une
préoccupation majeure pour l’Algérie. En effet, la
distribution de l’eau dépend en premier lieu des
disponibilités des barrages et des forages, eux-mêmes
tributaires de la pluviométrie, variable au pays dans
l’espace et dans le temps, et des capacités des structures et
des institutions compétentes à gérer les différents
créneaux.
Des chefs bordelais à Alger
Dans le cadre de l’opération «Goût de France 2016»,
l’Institut français d’Algérie (IFA) et le Collège culinaire de
France s’associent et invitent cinq chefs bordelais dans les
cinq antennes de l’IFA. Les chefs français profiteront de leur
séjour en Algérie pour sélectionner cinq cuisiniers
algériens qui suivront un stage dans leur restaurant à
Bordeaux. L’opération Goût de France/Good France
rassemble en un même soir, sur les cinq continents, des
chefs de tous horizons. Avec un même objectif : célébrer
l’excellence et la créativité de la gastronomie française. Elle
fait partie du patrimoine de la France. Elle constitue une
part de son identité : l’inscription par l’Unesco, en 2010, du
«Repas gastronomique des Français» au patrimoine
culturel immatériel de l’humanité en témoigne.
New look du site web du
Premier ministère
Le site web du Premier ministère (www.premier-ministre.
gov.dz) a un nouveau look. Après des années de
tâtonnements, le gouvernement a enfin décidé de s’adapter
aux nouvelles technologies. On y trouve aussi un lien pour
aller aux pages officielles de Facebook, Twitter et YouTube
de cette institution. Objectif : régler la communication
gouvernementale sur le pouls digital du XXIe siècle et
dépoussiérer les institutions républicaines dans leur
approche du numérique. Selon les observateurs de
l’évolution des TIC en Algérie, il faut clairement en finir avec
les sites statiques qui datent de la préhistoire de
l’informatique et aller vers des sites dynamiques et
interactifs.
El Watan -
PHOTOS : D. R.
N
Célébration de la Journée
mondiale de l’eau
Le Quotidien Indépendant
Édité par la SPA “El Watan Presse” au capital social de
61 008 000 DA. Directeur de la
publication : Omar Belhouchet
Direction - Rédaction - Administration Maison de la Presse
- Tahar Djaout - 1, rue Bachir Attar 16 016 Alger - Place du
1er Mai Tél : 021 68 21 83 - 021 68 21 84 - 021 68 21 85 Fax : 021 68 21 87 - 021 68 21 88 Site web : http://www.
RIZZOLI & ISLES
otre ami et collègue
photographe à El Watan, Lyes Hebbache, a
signé une remarquable présence à la semaine culturelle d’Alger, organisée du
17 au 20 mars au Zénith
de Constantine, à l’occasion
de l’événement «Capitale
de la culture arabe 2015».
A travers une exposition de
photographies, Lyes a réussi
à «zoomer» de fort belle
manière sur une bonne partie
de la ville d’Alger. Avec l’œil
percutantduprofessionnelet
le regard doux de l’artiste, il
nous comble avec de belles
prises de vue, expressives, vivantes et pleines de lumière,
offrant une magnifique promenade dans les dédales de
la mythique Casbah, avec ses
ruelles en pavés d’une propreté impeccable, ses vieilles
maisons aux toitures en tuile
rouge qui font encore de la
résistance, ses terrasses où
le linge hume toujours l’air
frais de la mer, mais aussi ses
antennesparaboliquescorrodées qui se bousculent et qui
semblent bronzer au soleil.
A partir de la terrasse de Dar
Khedaouedj El Amia, on se
délecte d’une superbe vue
panoramique sur la BasseCasbah, avec au fond la mosquée Ketchaoua qui préserve
toute sa quiétude. Non loin,
la Mosquée de la Pêcherie
semble narguer les amateurs
de photographies ; c’est d’ailleurs la plus présente sur les
cartes postales d’Alger.
Dans ces fragments colorés
— le blanc immaculé de la
cité, le bleu apaisant de la
mer — on découvre aussi
ces bijoux architecturaux que
sont les belles maisons de
l’époque ottomane.
Dans les photographies de
Lyes Hebbache, on admire
aussi l’Amirauté avec son
phare et sa jetée, avec juste à
côté l’ancien port de pêche,
où les chalutiers prennent un
repos mérité sur la surface
calme de l’eau.
«C’est lors d’une croisière
avec des touristes étrangers,
il y a une année, que je me
suis régalé : j’ai pris ces
photos à partir de la mer, voir
Alger à partir de la mer est un
vrai plaisir», nous a confié
Lyes Hebbache. «J’ai choisi
à travers cette collection de
faire un zoom sur Alger, en
focalisant sur La Casbah,
car elle est le cœur battant
de la ville, qui représente
parfaitement son passé, son
histoireetsurtoutsoncharme
éternel», dit avec fierté Lyes
Hebbache.
S. Arslan
CARAVANE DE SENSIBILISATION À TIZI OUZOU
L’art au service de la protection
de l’enfant
L
a direction de la jeunesse et des sports (DJS) de
Tizi Ouzou, en collaboration avec les APC de
Larbaâ Nath Irathen, Ath Douala, Ath Yenni et Ath
Ouacifs, organise depuis le 18 mars une caravane
artistique et de sensibilisation de l’enfance. Cette
rencontre intitulée Inig n Vriruc (le voyage de
Briruch), qui se poursuivra jusqu’au 2 avril prochain,estchapeautéeparquatreétablissementsdu
secteur de la jeunesse de la wilaya. Le programme
élaboré pour la circonstance comporte des expositions ayant trait notamment aux droits de l’enfant,
aux livres et à une panoplie de collections (timbres,
monnaies, cartes postales, sables et coquillages).
Des ateliers de création de masques pour enfant,
de peinture, de dessin, d’astronomie ainsi que des
communications, des activités culturelles et artistiques et autres animations sportives (randonnée,
VTT, parapente, escalade, jeux traditionnels) sont
également prévus. «La caravane sera formée d’une
procession de véhicules transportant des artistes
detousbordsquiseproposentdesemerbonheuret
allégresse sur leur parcours, en faisant des anima-
elwatan.com E-mail :
[email protected] PAO/Photogravure : El Watan Publicité - Abonnement : El Watan 1, rue Bachir Attar Place du 1er Mai - Alger. Tél : 021 67 23 54 - 021 67 17 62
Fax : 021 67 19 88.
R.C : N° 02B18857 Alger.
Compte CPA N° 00.400 103 400 099001178 - Compte
devises : CPA N° 00.400 103 457 050349084
ACOM : Agence de communication : 102 Logts, tour de Sidi
tions en direction des enfants. Le programme riche
et éclectique à souhait alliera des activités d’animation et de sensibilisation sur les problématiques
liées à l’enfance. Le thème de l’environnement vient
en complément et sera mis en exergue, car il intéresse à un plus haut point le secteur de la jeunesse
et des sports qui s’est engagé depuis plus d’un an
dans cette bataille», a-t-on appris auprès de la DJS.
La caravane, qui sera menée par Briruc (personnage
de contes kabyles), parcourra quatre communes
de montagne, à savoir dans l’ordre Larbaâ Nath
Irathen, Ath Yenni, Ath Ouacifs et Ath Douala.
«Dans chaque station, elle s’installera pendant
quatre jours. Le programme qui sera proposé est
non seulement très riche, mais il se déroulera avec
une grande cadence. Une panoplie d’activités sera
proposée aux enfants qui, non seulement assisteront à des spectacles, mais profiteront également
des différents ateliers qui leurs seront proposés.
Des expositions agrémenteront le tout pour le plus
grand bonheur de nos enfants», a t-on ajouté de
même source.
Ahcène Tahraoui
Yahia, Hydra. Tél :023573258/59
Impression : ALDP - Imprimerie Centre ;
SIMPREC- Imprimerie Est ; ENIMPOR - Imprimerie Ouest.
Diffusion : Centre : Aldp Tél/Fax : 021 - 55 77 31
0552 31 80 65. Est : Société de distribution El Khabar.
Tél : 031 66 43 67 - Fax : 031 66 49 35 - Ouest : SPA El Watan
Diffusion, 38, Bd Benzerdjeb
(Oran) Tél : 041 41 23 62 Fax : 041 40 91 66
Maura finit par avouer à Jane avoir
confié à sa mère qu’elle était enceinte.
La nouvelle se répand très vite dans la
famille de la jeune femme et dans son
entourage professionnel. Mais
l’intéressée ne sait toujours pas
comment l’annoncer à Casey…
20.50 Musique
JOHNNY
Depuis le début des années 1960,
Johnny Hallyday a toujours été sous le
feu des projecteurs. Il fascine, intrigue
et passionne. Les innombrables
interviews télévisées et
radiophoniques données par l’artiste
servent de base à ce documentaire...
20.55 Série
TUNNEL
Après l’attaque du commissariat de
Calais, la police cherche à savoir si
Robert Fournier faisait partie du
commando. Les enquêteurs le traquent
sans relâche et sollicitent l’aide de
Sonny Persaud, sans doute le seul en
mesure de faire parler sa fille.
20.50 Comédie
OPÉRATION JUPONS
Durant la Seconde Guerre mondiale.
Au cours d’un raid aérien sur les
Philippines, le sous-marin américain
Le Tigre des Mers est gravement
touché, avant même d’avoir jamais
pris la mer. L’amirauté, décidée à
mettre le bâtiment au rebut, accorde
pourtant l’autorisation à son...
20.55 Téléréalité
TOP CHEF
Trois binômes se mesurent lors de
l’épreuve de la guerre des restaurants.
Pour créer leur propre établissement, ils
peuvent compter sur l’aide d’un candidat
éliminé, qui revient les aider pour
l’occasion. Chaque équipe dispose de deux
jours pour trouver un nom, inventer...
20.50 Film
X-FILES
Mulder et Scully, de nouveau réunis,
viennent renforcer les rangs du FBI pour
une enquête sur des disparitions. Avec
l’aide d’un voyant, ils remontent jusqu’à
un mystérieux groupe de scientifiques
russes, dont les expériences médicales
font froid dans le dos.
Les manuscrits, photographies ou tout
autre document et illustration adressés
ou remis à la rédaction ne seront pas
rendus et ne feront l’objet d’aucune
réclamation. Reproduction interdite de
tous articles sauf accord de la rédaction.
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 26
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Pensée
Condoléances
Cela fait une
année, le 21
mars 2015, que
nous a quittés
à jamais notre
très chère mère
Mme Vve
Zanat Hanifa
née Benbakir
laissant un vide immense que
nul ne peut combler. Nous
demandons à tous ceux qui l’ont
connue et aimée d’avoir une
pieuse pensée à sa mémoire.
Repose en paix.
En cette pénible
circonstance, tout
le personnel de la
succursale de la CAAR
de Annaba très affecté
par le décès de la mère
de M. Taleb Djamel,
directeur régional de
la succursale, sprésente
à toute la famille de la
défunte ses sincères et
attristées condoléances.
Que Dieu l’accueille en Son
Vaste Paradis.
Le président-directeur général, le directeur général et
l'ensemble du personnel de l'Algérienne des Assurances
"2a", profondément affectés par le décès de la mère
de leur collègue M. Metloug Saïd cadre comptable
à l'agence principale code 2a-1622 (DRC EST), lui
présentent ainsi qu'à toute sa famille leurs sincères
condoléances et les assurent en cette douloureuse
circonstance de leur profonde sympathie et prient Dieu
le Tout-Puissant d'accueillir la défunte en Son Vaste
Paradis.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons."
40e jour
Mon très cher et bien-aimé frère CID AIT
SALEM
Depuis ton départ, un silence glacial et abyssal est
tombé sur nous.
Cela fait 40 jours et pourtant cela semble si
lointain.
Cher frère, nous ne pourrons jamais oublier
l’homme de bien que tu étais. Tu t’appelais Cid
mais tu t’appelais aussi bonté, droiture, affabilité,
sincérité et aussi réserve et dignité en toutes
circonstances.
Tu aimais tout, la nature, les saisons, les animaux.
Mon très cher frère, que ton absence est dure et
douloureuse à supporter. Comment continuer à
vivre sans toi ? Tout est si triste et si morne depuis
ton départ, tu nous as laissé un vide immense.
Tu étais le candélabre et la lumière de notre
famille. Cependant, cher Cid, même absent, tu
resteras toujours vivant et présent dans nos cœurs
car «le vrai tombeau des morts est le cœur des
vivants».
Désormais, je vivrai avec les bons souvenirs
et les bons moments que nous avons partagés
ensemble. Ta précieuse et douce image
continuera de planer parmi nous. En chaque
endroit où tu es passé je te revois paisible et
discret, ta présence reste si forte malgré ta
disparition.
Tu étais le frère, l’ami, le confident, un grand
monsieur noble et aux qualités humaines
indéniables.
Je demande à tous ceux qui t’ont côtoyé, connu,
apprécié et aimé d'avoir une pieuse et profonde
pensée pour toi.
Adieu mon très cher frère Cid. Que ton Au-delà
soit fait de paix, de sérénité et de félicité.
Repose en paix dans l’éternité et à l’ombre de ton
Créateur.
"A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons."
Condoléances
Remerciements
Décès
Remerciements
M. Belhocine Djaafar, président de
l'Association groupement sportif
des pétroliers, les membres du
bureau, l'ensemble des athlètes
ainsi que le personnel technique
et administratif, très affectés
par le décès du père de leur
athlète section volley-ball
Bouaffou Walid, présentent
à ce dernier ainsi qu'à toute sa
famille leurs sincères condoléances
et les assurent de leur profonde
sympathie. Puisse Dieu ToutPuissant accorder au défunt Sa
Sainte Miséricorde et l'accueillir en
Son Vaste Paradis.
Suite au décès de
Les familles Harrat
et Djellal ont la triste
douleur de faire part du
décès du regretté Harrat
La famille Aliouane de Belcourt
remercie le docteur Yahyaoui
du service gynécologie
obstétrique du CHU Mustapha
Bacha pour la très bonne prise
en charge de sa fille, pour
son sérieux dans son travail
son savoir-faire et sa bonté.
Nous lui souhaitons une très
grande réussite dans sa vie
professionnelle. Que Dieu le
préserve ainsi que toute l'équipe
qui travaille avec lui et Madame
le docteur Harkouk.
Bravo l'équipe.
Doulache Mustapha
survenu à Paris le 19. 03.
2016, les familles Doulache
et Bairi d'Alger, ainsi que
Shemali et Moisset de
Paris remercient vivement
toutes les personnes qui ont
compati à leur douleur dans
cette pénible circonstance.
"A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons."
Ferhate
survenu hier dimanche à
l’âge de 65 ans. Que Dieu
le Tout-Puissant accorde
au défunt Sa Sainte
Miséricorde et l’accueille
en Son Vaste Paradis.
"A Dieu nous
appartenons et à Lui nous
retournons."
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 27
SPORTS
LE COIN DU REFEREE
ÉQUIPE NATIONALE
Début du stage aujourd’hui
Revoilà Keita
Yacouba et ses
coups bas Par Salim Oussaci
a sélection nationale de
football entrera en stage de
préparation aujourd’hui au
Centre technique national de Sidi
Moussa (Alger), en prévision du
match aller des éliminatoires de
la CAN-2017 contre l’Ethiopie,
vendredi à 20h30 au stade Mustapha Tchaker de Blida. L’entraîneur national, Christian Gourcuff, a convoqué dans un premier
temps 23 joueurs pour cette
double confrontation, dont la
manche retour est prévue quatre
jours plus tard (le 29 mars). Parmi
lesnouveauxsélectionnés,onnotera la présence deYassine Benzia
(Lille) et de Sofiane Hanni (KV
Malines). Ce dernier, qui caracole en tête du classement des
buteurs en championnat belge,
vient remplacer l’attaquant Hillal
Soudani qui a déclaré forfait pour
une blessure contractée lors du
dernier match avec son club. Le
sélectionneur français a également rappelé le défenseur axial
Rafik Halliche (SC Qatar) qui a
repris les entraînements, après
une blessure, et le milieu de
terrain de Watford, Adlane Guedioura,auteurd’unbutsplendide
PHOTO :B. SOUHIL
L
Halliche revient, Mandi incertain
enPremierLeague(championnat
d’Angleterre), et ce, pour remplacer Nabil Bentaleb, forfait. Selon
les dernières informations, le
latéral droit Aïssa Mandi (Reims)
est incertain. Il a contracté une
blessure lors du dernier match
de championnat de France avec
son équipe contre Guingamp,
perdu à domicile (0-1). Tous les
joueurs arriveront aujourd’hui
pour le début du regroupement
quiseraentaméparuneséancede
décrassage à Sidi Moussa, avant
le début des choses sérieuses à
partir de demain pour un travail
technico-tactique. Avec l’arrivée
des deux néo-sélectionnés, Benzia et Hanni, Christian Gourcuff
aura sans doute l’embarras du
choix en attaque surtout avec la
forme éblouissante des autres
joueurs, tels que Rachid Ghezzal,
Ryad Mahrez et Islam Slimani.
Dans l’axe par contre, l’entraîneur devra trancher entre Ben-
sebaïni et Halliche pour épauler
Belkaroui. Tout comme au milieu
du terrain où le patron des Verts
devra choisir entre Mesloub et
Guedioura.
A noter enfin que la sélection
nationaled’Ethiopieestattendue
mercredi, soit deux jours avant le
match, et sera hébergée à l’hôtel
Sheraton (Alger). Elle aura droit
à une séance d’entraînement au
stade Tchaker jeudi à l’heure du
S. M.
match.
LIGUE DES CHAMPIONS (16es DE FINALE RETOUR)
ESS 4 - ÉTOILE DU CONGO 2
Un résultat trompeur…
Stade 8 Mai 1945 (Sétif)
Arbitres : Sadek-Selmi, Mohsen-Bensalem et Marwane-Saad (Tunisie)
Buts : Daghoulou (3’), Amokrane (30’, 48’et 65’) ESS - Matoundou (32’),
Gassama (33’) Etoile. Averts :Ibami (35’), Loumbi (51’), Matoundou (87’)
Etoile
ESS : Belhani, Hachi, Rebiai, Aroussi (Bouchar 81’), Zerara (Baouz 75’),
Benlamri, Djahnit, Amada, Daghoulou, Haddouche, Amokrane (Djabou 66’).
Entr. : Geiger
Etoile du Congo : Litini, Gassama, Ibami, N’gouma (Alex 69’), Oundazi,
Kaloundji, Loumbi, Matoundou, Balika (Akita 77’), Ikaya (Kabouma 60’),
Obassi. Entr. : Ngatsono
C
onnaisseur et exigeant, le public sétifien, qui n’a pas oublié les dernières frasques des Noir et Blanc, ne s’est pas déplacé en nombre au
chaudron — qui n’a pas l’habitude d’abriter une confrontation de Ligue
des champions d’Afrique — à moitié vide. En plus de la défection du
douzième homme, les Ententistes se sont présentés sans Khedaïria et
Bouchar. Le gardien titulaire a déclaré forfait suite à un télescopage avec
Zerara lors de la dernière séance d’entraînement, alors que Bouchar a
fait les frais des choix de son coach ayant préféré former un axe avec
Benlamri-Aroussi. Les absences et les déboires affectent les hommes
de Geiger, qui ne tardent pas à ouvrir la marque par Daghoulou (3’) et
laissent paradoxalement l’initiative et les espaces à un modeste adversaire, profitant de l’inexplicable transparence du milieu sétifien, aux
abonnés absents durant la première demi-heure de jeu. Profitant d’une
lumineuse passe, le jeune Amokrane corse l’addition. Croyant avoir
composté leur ticket, les Noir et Blanc se déconcentrent et encaissent
deux buts en une minute ; ils se compliquent l’existence. A la reprise,
Daghoulou, embusqué à l’intérieur de la surface adverse, redonne de
l’espoir à son équipe, passant une nouvelle fois complètement à côté
de son sujet en dépit d’un quatrième but et d’une qualification qui ne
doit pas cacher la piètre prestation de la bande à Geiger, qui n’a pas été
inspiré, lui aussi.
Kamel B.
MOB 2 - CLUB AFRICAIN 0
Les Crabes ont du cran
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Stade de l’UMA (Béjaïa)
Arbitres : Redouane Djiad, Youssef
Mabrouk, Yahia Nouali (Maroc).
Buts : N’Doye (58’ sp), Morgane (64’)
MOB
Averts : Khadir, Belkasmi (MOB),
Menyaoui (CA)
MOB : Rahmani, Khadir, Boukria,
Mebarakou, Messaoudi, Morgane
(Lakhdari 92’), Salhi (Athmani 82’),
Baâouali, Zerdab, N’Doye, Hamzaoui
(Belkasmi 85’). Entr. : Amrani
Club Africain : Dekhili, Laïfa, El
Haddadi, El Ouaderfi, Oueslati,
Serrafi (Coulibaly 72’), Menyaoui,
Chenihi, Tika, Khelifa, Benyahia (El
Djaziri 80’). Entr. : Krul
Le MO Béjaïa a saisi l’occasion de la réception des Tunisiens
du Club Africain pour arracher
sa qualification en huitièmes de
finale de la Ligue des champions
en s’imposant, hier, sur le score
de 2-0 grâce aux réalisations des
deux étrangers N’Doye et Morgane. Les Béjaouis avaient bien
géré la partie en exerçant un pressing dès l’entame par Hamzaoui,
qui a raté une belle opportunité
d’offrir l’avantage à son équipe
lorsqu’il s’est retrouvé seul face
au gardien (7’). Zerdab tente sa
chance, mais son tir est renvoyé
par la défense (8’). Les Béjaouis
se procurent une autre opportunité à la 18’ par Morgane, mais ce
dernier, pourtant seul, n’arrive pas
à tromper la vigilance du gardien
Dekhili. Les Tunisiens quant à
eux se sont offert une occasion à
la 35’, en vain. C’est ainsi que se
termine la première période.
De retour des vestiaires, les Béjaouis accentuent leur pressing
et parviennent à débloquer la
situation à la 58’ par N’Doye
sur penalty suite à une main
d’un adversaire. L’autre étranger,
à savoir Morgane, met son équipe
à l’abri quelques minutes plus
tard (64’) après un bon service
de Salhi. La rencontre se termine
sur cette belle victoire qui permet
aux Crabes de se qualifier en
huitièmesdefinaledecetteprestigieuse compétition.
L. Hama
La Commission d’arbitrage de la
CAF semble oublier le
«rajeunissement» qu’elle s’était
fixé comme leitmotiv et son
(grand) combat, et dans ses
travers retomba en désignant,
encore une fois, l’arbitre
guinéen Keita Yacouba. Et c’est
sur l’excellente pelouse du stade
Chahid Hamlaoui de Constantine que ce «cheval de
retour» a refait surface et a failli, encore une fois,
refaire sa légendaire «tartine». N’étaient la
bravoure et la ténacité des joueurs du CSC qui ont
cru en leurs (immenses) capacités en marquant des
buts (77’, 81’ et 83’) de toute beauté et ne souffrant
d’aucune irrégularité, aidés et soutenus par un
public en or, connu par sa sportivité en refusant la
provocation, confirmant, par la même, sa grande
maturité. Car ne pas accorder un ou plusieurs
penaltys mérités, pour paraître ou faire semblant
tel un arbitre ayant un capital d’honnêteté (?) et,
ensuite, verser dans une «douteuse» habilité.
Quand un arbitre FIFA de cette expérience (14 ans
comme international) ne siffle pas des penaltys (2)
évidents et accorde celui qui n’en était pas un, il
laisse perplexe sur ses desseins ! Il faut reconnaître
à Keita Yacouba ses bonnes dispositions physiques
où il confirme sa constance, sans négliger sa
gestuelle qui fait sa référence, tout ce potentiel à
faire valoir dans le domaine de l’«intentionnel» et
S. O.
également dans l’art du virtuel…
AS RADIEUSE
Hommage à âmmi Ahmed
et Medjadj
C
’est en présence de Mounia Meslem, ministre de
la Solidarité nationale, et des figures sportives
comme Saïd Amara, Kouici, Belloumi, Megharia, Kaci
Saïd, Chaïb et Foussi, que le président de l’association
Radieuse, Chafi Kada, a rendu un vibrant hommage à
deux grandes figures de la Sûreté nationale et du football algérien. Il s’agit de l’ex-commissaire de la wilaya
d’Alger, feu Ahmed Bessouf, plus connu par les sportifs
sous le surnom de Aâmi Ahmed, et de l’éducateur et
entraîneur Nadjib Medjadj, qui avait entraîné plusieurs
équipes de football, dont le CABBA, le WAT, le MCO,
l’ASMO, le RCR, le NAHD, l’USMBA et autres.
Le représentant du général-major Abdelghani Hamel,
directeur général de la Sûreté nationale, et Mme Meslem,
accompagnés de Saïd Amara et Belloumi, ont remis
au fils de Aâmi Ahmed, Hachemi Bessouf, le trophée
de reconnaissance et la médaille du mérite, pour les
grands services que le défunt avait rendus aux citoyens
algériens et pour avoir bien accompli sa délicate mission
à la DGSN, notamment dans les moments difficiles.
La même distinction a été remise à Mme Medjadj et son
fils, pour la noble mission que leur défunt époux et père
a accomplie avec beaucoup de sincérité et d’amour.
La distinction a été remise par Chafi Kada, entouré de
Kouici, Megharia, Kaci Saïd et Chaïb.
K. G.
USM BLIDA
BRAHIM DOUIDÈNE
N’EST PLUS
L’ancien président de l’USM Blida — fin des
années 1960, début 1970 — Brahim Douidène,
s’est éteint, avant-hier, à l’âge de 90 ans. Il a été
enterré, hier, au cimetière Sidi Hallou, à Blida. Il
faut noter que le défunt n’est autre que le père
de l’ancien président du club, Mohamed
Douidène qui a eu à diriger l’équipe durant les
saisons 2014 et 2015. La rédaction sportive du
journal El Watan présente à la famille Douidène
toute ses condoléances et l’assure de sa
profonde sympathie. Que Dieu Tout-Puissant
apporte aux proches et amis courage et
consolation et accueille le défunt en Son Vaste
Paradis.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous
retournons.»
El Watan - Lundi 21 mars 2016 - 27
SPORTS OUEST
USM BEL ABBÈS
OM ARZEW
Une victoire
surprise
Priorité à l’accession
en Ligue 1
L
PHOTO : DR
Les Vert et Rouge ne cachent pas leur envie de rééditer l’exploit de 1991
A
près sa victoire en quarts de finale
de la coupe d’Algérie face à l’ES
Sétif au stade du 8 Mai 45, l’USM
Bel Abbès a, au lieu d’enchaîner sur des
résultats positifs, perdu de sa verve en
ce mois de mars, concédant deux nuls
consécutifs et une défaite à domicile.
Avant-hier, les protégés de Benyelles se
sont inclinés face à l’OM Arzew (0-1)
après avoir enregistré un nul at home face
au CAB Bordj Bou Arréridj (22e journée)
et un second, à l’extérieur, face à l’USMM
Hadjout (23e journée). Une mauvaise passe
que l’entraineur, Abdelkrim Benyelles,
explique par «la difficulté de remotiver les
joueurs sur un l’objectif initial tracé en
début de saison, à savoir l’accession, et ce,
après leur qualification en demi-finales de
la Coupe d’Algérie». Une demi-finale face
au NA Hussein Dey, dont la domiciliation et
laprogrammationontvitefaitdedétourner
l’attention des supporters et des joueurs
lesquels se sont trop laissés emporter par
l’euphorie de la victoire devant l’ESS.
La
rencontre
NAHD-USMBA,
programmée jeudi 14 avril au 5 Juillet
(Alger) au lieu du stade Tchaker (Blida) a
été largement commentée cette semaine,
un point sur lequel avait pourtant averti
le directeur général du club, Bensenada
Djillali. «Notre demi-finale se jouera
face à l’OM Arzew et la finale aura
lieu à Médéa face à l’Olympique», a-t-il
déclaré jeudi, mettant ainsi en garde contre
l’excès de confiance face aux Pétroliers.
«La rencontre face au NAHD est dans
moins d’un mois. D’ici là, l’ensemble de
la formation de la Mekerra doit rester
concentrée sur l’objectif de l’accession
et redoubler d’efforts sur cette dernière
ligne droite, longue et périlleuse», devaitil encore ajouter. Ceci-dit, les Vert et
Rouge ne cachent pas leur envie de
rééditer l’exploit de 1991, lorsqu’ils ont
remporté leur premier et seul trophée
avec les Tlemçani, Benabdallah, Louahla,
Berrahma, Meziane, Bouhenni, Boukellal.
Notons que la qualification de l’USMBA
n’a été possible qu’après l’élimination
du SCM Oran (16es de finale), du DRB
Tajnanet (8es) et de l’ESS (quarts de finale).
Outre NAHD-USMBA, le tirage au sort
du dernier carré, effectué samedi dernier, a
donné lieu également au match entre le MC
Alger et l’US Tébessa (division amateur)
qui se jouera samedi 16 avril au stade du
5 Juillet.
M. Abdelkrim
a victoire (0-1) arrachée par l’Olympic, en déplacement
au stade du 24 Février, face à l’USM Bel Abbès, un des
prétendants au titre de Ligue 2, se lisait sur la grande
place d’Arzew dans la soirée de vendredi. La veille, même
les plus «inconditionnels» du club n’y croyaient pas, ou tout
du moins, rêvaient d’un match nul -«un point, ce serait mieux
que rien»- mais comme le football n’est pas une science
exacte, la surprise est venue le confirmer grâce à Baouche
qui, à la 66’, a piégé la défense belabésienne. Et l’OM Arzew
qui était parmi les 3 relégables, il y a quelques journées,
se retrouve à la 9e place avec 30 points. «L’Olympic a-t-il
assuré son maintien ?» Un des anciens présidents du club qui
avait «juré», à l’entame de la phase retour, que la relégation
était inévitable, a changé d’avis, ce vendredi, pour dire que
le maintien est assuré à 100%. Il n’avait pas tout à fait tort
puisque, non seulement tout le monde le pensait, mais aussi
parce que, depuis, les poulains de Osmane ont réalisé un
parcours exceptionnel (victoire à l’extérieur face à la JSM
Béjaïa, nul face au CA Batna, le dauphin, et cette victoire à
l’extérieur face à l’USMBA, 3e du classement) pour ne parler
que des dernières journées. Cependant, pour de nombreux
«sages» supporteurs, l’euphorie n’est pas encore de mise.
«Le maintien n’est pas encore totalement assuré», affirmentils en arguant que la prochaine rencontre, à domicile, face
à au CRB Aïn Fekroun sera décisive. «L’OMA est sur une
bonne lancée, mais la rencontre face à Aïn Fekroun est
un match à 6 points parce que c’est un concurrent direct
au maintien», disent-ils. En effet, avec un seul point de
retard sur l’Olympic, cette équipe, elle aussi, réalise un bon
parcours ces dernières journées et, de l’avis des supporteurs,
il est impératif de remporter ce match en tablant sur la défaite
des mal classés, pour se mettre à l’abri.
M. M.
JEU DE BOULES
Saïda privée
de boulodrome
RC RELIZANE
PHOTO : DR
L
es férus des Lions de la Mina ne reviennent pas de leur cauchemar
et semblent même impuissants devant le naufrage du RCR, ce
sigle porté depuis des lustres par de successives générations. Ayant
retrouvé le giron des grands à la faveur d’un excellent parcours en
Nationale II Mobilis, le club phare de la wilaya a fait rêver les siens,
et tout un chacun espérait la renaissance de la structure Rapid, qui
a enfanté les Bentalab, Bouguelmouna, Nefir, Merzoug et bien
d’autres. Mais hélas ! Les vents n’ont pas soufflé dans le sens des
voiles et tout semble s’effondrer, voire tout constitue un montage
illusoire qui a fini par éclater au grand jour. «On a été leurrés», a
crié un fan, en ajoutant : «Je ne comprends pas ce qui nous arrive,
on nous parle de faramineuses sommes consommées, voire des
milliards, alors que nous nous dirigeons droit vers le purgatoire.»
En effet, avec les Bourdim, Zidane, Mounji, Jerrar, Manouchou et
consorts, tous des joueurs recrutés à gros sous, le Rapid patauge au
bas du classement et n’arrive plus à s’imposer, même à domicile.
La mauvaise gestion des affaires du club par un staff ignorant l’abc
du football est, selon des avertis, derrière les déconfitures vécues
jusque-là. En dépit de ses répétitives contre-performances, l’équipe
A, si l’on ose dire, a tout de même constitué l’arbre qui a caché pour
un temps une forêt de douloureux faits pour les vrais amoureux du
RCR. En effet, l’on a appris, de sources proches de la maison Rapid,
quelesjeunessontabandonnésàleursort,alorsquelesresponsables
s’adjugent les premières loges de la tribune officielle pour se
manifester à chaque fois que les A reçoivent. Les jeunes ont joué
une partie de leur championnat sans être assurés et les joueurs, ou
leurs parents, ne se sont rendu compte qu’après la blessure (fracture)
dont a été victime un U20 lors d’un match disputé à Tlemcen. Une
pareille négligence devrait faire réagir toute l’opinion sportive à
Relizane pour au moins dénoncer cette vile volonté. Qu’auraient fait
les responsables si fatalité il y avait ? Dieu merci, rien de grave n’est
arrivé. Ce qui blesse, c’est qu’aucun responsable du secteur du sport
n’a jugé utile d’interpeler le président pour au moins le gronder.
Tout s’est passé sous silence. Encore, le grand public qui s’est
toujours déplacé au stade Zougari pour soutenir les A ne s’est jamais
soucié du sort de ces jeunes qui ont perdu plusieurs matchs sur tapis
vert. Bien sûr, personne n’a osé en parler. Pour certains, ce sont les
entraîneurs de ces catégories qui ont débrayé pour réclamer leur
dû, pour d’autres, c’est le manque de moyens pédagogiques qui fait
défaut. Ainsi le RCR vit un pourrissement qu’il n’a jamais connu.
Pourquoi jouer le maintien si nos jeunots sont dans cette situation?
Les habitués du stade Zougari ovationnent les Benabderrahmane,
les Bourdim et autres consorts, alors qu’ils sont partants, ils ont hué
Mokhtar Hichem, un pur produit du RCR, qui a mené le NAHD et
ils ignorent surtout que l’entraîneur des jeunes fait son changement
en fonction des chaussures disponibles, le remplaçant doit avoir la
même pointure que le sortant. Ainsi est le nouveau critère pour les
changements au RCR.
Issac B.
PHOTO : DR
La grande illusion
L
’histoire du jeu de boules date de l’époque coloniale
sur l’ancien boulodrome situé à proximité de la gare
ferroviaire de la ville de Saïda. C’étaient surtout les
cheminots, puis Sonelgaz qui organisaient des festivals en
1974/1975 sous forme de jeux, de loisirs. Créée en 1978, la
ligue de wilaya des sports de boules active depuis lors. Son
président, Talbi Habib, relève : «Nous avons 11 sections
(9 au chef-lieu, 1 à Rebahia et 1 à Aïn El Hadjar) avec
145 boulistes licenciés, une vingtaine de jeunes et 6 filles
de l’association commandant Mejdoub (Saïda). Il y a
uniquement trois sections qui ont reçu des subventions, les
autres cotisent pour aménager des terrains de fortune.Tout le
mondetravaillebénévolementcommelesarbitres,ledélégué
de terrain, le secrétaire général». La ligue compte des
éléments prometteurs dont certains se sont bien distingués
comme le bouliste Ziadi Ahmed qui a remporté une médaille
d’argent au championnat d’Algérie et lors de la coupe 2014.
Avec la triplette, un jeune de Biskra et un autre de Ouargla,
Ziadi a remporté la médaille de bronze au Maroc lors des
Jeux méditerranéens 2014. «Notre principal souci est d’avoir
un boulodrome, un terrain aménagé conçu spécialement
pour l’entrainement et les compétitions des jeux de boules»,
souhaite le président en ajoutant : «Si le jeu de boules existe
à Saïda, le mérite revient à notre cher et regretté Hamada
Ahmed auquel nous rendons un vibrant hommage à titre
posthume pour l’aide précieuse au développement de ce
sport-loisir.»
Sid Ahmed
LE QUOTIDIEN INDÉPENDANT - Lundi 21 mars 2016
COMMENTAIRE
L'urgence
d'une école
nouvelle
Par M. T. Messaoudi
A
SAHARA OCCIDENTAL
L’Union africaine
met en garde le Maroc
a présidente de la
Commission
de
l’Union africaine (UA),
Nkosazana Dlamini-Zuma, a
averti que la nouvelle attitude
du Maroc relative aux mesures
prises vis-à-vis de la Mission
des Nations unies pour
l’organisationd’unréférendum
d’autodétermination au
Sahara occidental (Minurso)
constituait «un précédent
très dangereux qui remet en
question le mandat du Conseil
de sécurité de l’ONU dans
le maintien de la paix et de
la sécurité dans le monde».
La mission permanente
du Maroc à l’ONU a remis
jeudi au secrétaire général de
l’Organisation des Nations
unies, Ban Ki-moon, et à
l’UA une liste de 84 membres
internationaux des effectifs
civils de la Minurso qui doivent
quitter le Maroc sous trois
jours. «Mme Dlamini-Zuma a
appris avec stupéfaction la
décision de Rabat de réduire
le personnel de la Minurso,
y compris les éléments de
l’UA», a indiqué l’organisation
panafricaine dans un
Nkosazana DlaminiZuma, présidente de la
Commission de l’Union
africaine (UA)
communiqué rendu public
samedi,mettantengardecontre
un tel acte. Mme Dlamini-Zuma
a souligné que la décision
marocaine allait «compliquer
davantage l’impasse actuelle
dans le processus de paix,
raviver les tensions au Sahara
occidental et menacer la
sécurité régionale à un
moment où la communauté
internationale se mobilise
pour trouver une solution
définitiveauconflit(quioppose
PHOTO : DR
L
le Maroc au Front Polisario,
ndlr), conformément à la
légalité internationale». «La
présence et le fonctionnement
de la Minurso au Sahara
occidental sont conformes à
la résolution 690 du 29 avril
1991 du Conseil de sécurité»,
a rappelé Mme Dlamini-Zuma,
appelant ce dernier à «assumer
pleinement sa responsabilité
en la matière et demander au
Maroc de revoir sa décision
concernant le retrait du
personnel de la Minurso».
Aussi, elle a prié instamment
le Conseil de sécurité de
«réaffirmer le mandat entier
de la Minurso, y compris
l’organisation d’un référendum
pour l’autodétermination du
peuple du Sahara occidental»,
insistant sur la nécessité, pour
la communauté internationale
danssonensemble,decontinuer
à fournir un appui sans réserve
aux efforts déployés par M.
Ban et son envoyé personnel,
Christopher Ross, pour la
concrétisation de la solution
au conflit conformément à la
légalité internationale. Dans
unetentativeratéepouramener
le chef de l’ONU à changer
sa position sur le conflit au
Sahara occidental, le Maroc
a annoncé, mardi dernier,
qu’il allait réduire de manière
importante la composante
civile de la Minurso, en
particulierlabranchepolitique,
et cesser avec effet immédiat
sa contribution financière à
cette Mission. Le ministère des
Affaires étrangères marocain
a également fait savoir, via un
communiqué, qu’il allait retirer
ses contingents engagés dans
les opérations de maintien de
la paix sous l’égide de l’ONU.
R. I.
POINT ZÉRO
Chak2, we have no comment
C
omme son ami d’enfance Abdelaziz Bouteflika,
Chakib Khelil ne pas va s’adresser à son peuple.
Au fond, il ne lui doit rien. Il n’a pas été élu,
acclamé ou réclamé et n’a jamais fait partie d’un parti
politique, d’un club de jazz ou d'une association de
quartier. Ne parlant pas la même langue de
communication que le reste de la population, il a refusé
tout commentaire sur le scandale Sonatrach. Parce qu’il
n’a pas d’explication à fournir sur les millions de dollars
détournés par son entourage pour des appartements
luxueux à New York — et il aurait d’ailleurs même
réoccupé son appartement luxueux du dernier étage de
l’immeuble du ministère de la cité Chaâbani, alors qu’il
n’est plus ministre de l’Energie. Il est innocent, point.
Tout comme BRC est innocent, Dick Cheney innocent,
Amar Saadani innocent. Tellement innocent qu’il est
même pressenti comme Premier ministre, voire
président de la République quand son ami Président en
Par Chawki Amari
aura terminé avec sa revanche personnelle et contenté
son ego, repu et fatigué comme un boa en sieste après
avoir avalé une série de crocodiles. Mais s’il ne dit rien,
Chakib Khelil pense et croit à la justice de son pays,
celle-là même qui a signifié un mandat d’arrêt contre lui,
sa femme et ses enfants. Il va donc intenter un procès
contre le général Toufik qui a sali son costume chic, mais
comme lui-même n’a pas assisté au procès Sonatrach,
même pas en tant que témoin. Pourquoi le général de
l’ombre devrait assister au procès du DRS ? Il pourra
toujours dire, comme Chakib Khelil, qu’il n’était pas au
courant, qu’il jouait au football, et faire condamner
quelques subalternes. En l’attente d’une justice réelle,
seul signe au fond d’un pays civilisé, méditons sur ce
temps qui passe et se retourne comme un baghrir. Rien
n’est éternel, pas même le pétrole, simple combustible
fossile appelé à disparaître. Comme tous ceux qui ont
illégalement pompé dedans.
u milieu de ce «vacarme» causé par le
retour (attendu) de Chakib Khelil et des
menaces grandissantes de la nébuleuse
terroriste, il y a une autre actualité qui
devrait retenir toute notre attention puisqu’elle
concerne les générations futures : la réforme de
l’école. Un véritable challenge pour un pouvoir
dont la légitimité est très discutable. Et
paradoxalement, c’est à lui qu’échoit la mission de
réformer l’école pour une meilleure formation des
futurs citoyennes et citoyens. Elle revêt un caractère
d’urgence compte tenu des lacunes et des failles
dans les programmes scolaires actuels, dépassés,
par ailleurs, par les changements politiques et
socioéconomiques que vient de connaître le pays.
La responsabilité du régime en place est grande,
parce qu’il doit définir le profil des futurs citoyens.
Des citoyens ouverts à la modernité et à la culture
démocratique et surtout fiers de leur origine
amazighe. A ce titre, la réforme envisagée dans les
programmes scolaires doit prendre à bras-le-corps
et à tous les paliers la consécration de tamazight
commelanguenationaleetofficielleparlanouvelle
Constitution. Inculquer aux élèves notre
appartenance à la culture amazighe devient un
impératif, et ce, en leur faisant connaître les
principales figures historiques que le régime du
parti unique a longtemps occultées. Massinissa,
Syphax, Jughurtha, Tin Hinan, La Kahina,
Chachnak…,autantdepersonnagesquiontmarqué
de leur empreintes l’histoire plusieurs fois
millénaire de notre pays. Les jeunes générations
doivent connaître les hauts faits d’armes de nos
glorieux ancêtres contre les pharaons d’Egypte et
les puissances romaine et carthaginoise. L’Algérien
de demain doit être en phase avec les progrès
technologiques et scientifiques qui sont réalisés de
par le monde, ce qui permettra à terme à l’Algérie
de prétendre participer de manière active à la
recherche scientifique. Il doit être conscient des
enjeux politiques et économiques du pays. Il doit
être tolérant et rejeter toute forme d’extrémisme.
La démocratie est son credo. C’est certainement le
profil recherché par la ministre de l'Education
nationale à travers la réforme des programmes
scolaires. Sauf que les conservateurs et les
obscurantistes de tout bord ne vont pas rester les
bras croisés. Ils vont tout tenter pour faire échec au
projet de Mme Benghebrit. La réforme de l’école
dépasselesimplecadrenational.Elleestégalement
dictée par des impératifs internationaux à travers la
montée en puissance des groupes terroristes tels
que l'Etat islamique (EI) et AQMI, sans cesse
alimentés par de jeunes recrues des Etats du
Maghreb et de certains pays arabes dont les
systèmes scolaires sont permissifs aux idéologies
islamistes inspirées par les Saoudiens. En tout cas,
il faut attendre la mouture finale pour juger de la
pertinence des choix qui seront faits pour édifier la
nouvelle école algérienne.
météo
Aujourd’hui
Demain
10°
18°
ALGER
8°
14°
8°
16°
ORAN
9°
16°
8°
18°
CONSTANTINE
18°
34°
OUARGLA
6°
13°
11°
26°