Mobiles : La menace des ondes ? Je t`aime... mais je

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Mobiles : La menace des ondes ? Je t`aime... mais je
#44
Ne pas jeter sur la voie publique
magazine gratuit
juin - Sept. 2012
Mobiles : La menace des ondes ?
À Poitiers cet été
Je t'aime... mais je l'aime aussi
ÉDITO
5. Notre planète est dans le rouge
NEWS
6. L'actu en bref
T'ES PAS NET
10. Le rétro gaming,
notre madeleine de Proust
ACTU
12. Étudiantes le jour, prostituées la nuit
16
FOKUS
16. L'attaque des ondes magnétiques
18. Skate This Art ,
le rendez-vous skate à Poitiers
18
PEOPLE
20. Thésard et projectionniste : il le fait !
22. Je t'aime... mais je l'aime aussi
24. Vagabondage musical
POITIERS JEUNES
26. Tokyo dans le viseur
12
20
AMPHI-TAMINE
28. Paré(s) pour la réussite ?
T'AS PAS L'OEIL
30. L'image qu'il ne fallait pas rater !
Couverture réalisée au Biblio Café en partenariat avec la Ludi. Photographe : Nicolas Mahu.
Sommaire - 3
OBJECTIFS JEUNES PRÉSENTE
ER
EMBRE 2012
SAMEDI 1AY-BSEOUPT
TONNE (17)
TONN
Domaine de Candé
Tours (Monts) 37
CHARLIE WINSTON • DIONYSOS
JOEYSTARR • CATHERINE RINGER
C2C• FINLEY QUAYE
SKIP THE USE • IMANY
EARTH WIND & FIRE EXPERIENCE Feat AL McKAY
EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA
LOFOFORA • IDIR
GROUNDATION • GENERAL ELEKTRIKS
CARMEN MARIA VEGA
SALLIE FORD & THE SOUND OUTSIDE
NADEAH • THE JAPANESE POPSTARS
KING CHARLES • TINARIWEN
KARPATT • AIRNADETTE • OLDELAF
DIDIER WAMPAS & THE BIKINI MACHINE
SUCCESS • ZISKAKAN • KANKA
SUSHEELA RAMAN • MOUSSU T E LEI JOVENTS
SCRATCH BANDITS CREW • BRAHIM
FUNKTRAUMA • DEES CHAN • hOz
SAM TACH’ • LITTLE FRENCHIES
ODRAN TRÜMMEL • SOCKS APPEAL
JOHN WUPLIN & THE BAND
JEAN LOUIS 2000 …
www.terresduson.com
18H-5H
RAGGASONIC
LE PEUPLE DE L’HERBE
DEBOUT SUR LE ZINC
LA PHAZE
CRISTAL
PHOENIX
(GREG’N GUEST FROM HILIGHT TRIBE)
SECRET VIBES
LOO & PLACIDO
SIMPLE COM
SAM GRAT’OUILLE
NINE O’CLOCK
+ D’INFOS ET RÉSERVATIONS SUR
WWW.TONNAYBON.FR
Notre planète
est dans le rouge
Notre Terre est en péril. « Allez c'est reparti », vous dites-vous. Ce discours vous l'entendez depuis
des années. Certes. Quoiqu'il en soit, là, il va falloir se mettre au boulot pour refaire une santé à
notre environnement.
« Nous exerçons une pression insoutenable sur notre planète, et pourtant nous devons sauver notre
unique maison, non seulement pour nous mais aussi pour les générations futures », s'indignait le
15 mai dernier l'astronaute hollandais André Kuipers, du haut de la station spatiale internationale
qui lui offrait une vision unique du défi à relever par l'ensemble des populations.
Le rapport publié en mai dernier par le fonds mondial pour la nature (WWF) est sans appel. Depuis
1970, la biodiversité, ou plus clairement la diversité des organismes vivants, a reculé de 28% en
moyenne. À ce rythme là, deux planètes Terre ne suffiront même pas à répondre aux besoins, semblet-il insatiables, de l'activité humaine si rien n'est fait d'ici 2030. Et jusqu'à preuve du contraire, en
plusieurs décennies, même les astronautes et les chercheurs les plus acharnés n'ont pas encore mis
la main sur une deuxième planète bleue. Alors ne comptez plus sur les autres pour faire les gestes que
vous ne faites pas ou pour trouver une solution miracle à tous les maux de la Terre.
Trier ses déchets, débrancher ses appareils électroménager quand ils ne servent pas, penser au covoiturage, uriner dans sa douche pour faire une économie de chasse d'eau, ne pas acheter vingt fois ce que
l'on a déjà au fond de son grenier, ce n'est pas la mer à boire. Ça aussi vous l'avez entendu des centaines
de fois, ça vous fait pester mais avez-vous changé vos habitudes pour autant ?
C.Prot
Radio Pulsar - Maison des étudiants - Bât A6 - 1, rue N. F. Borges - 86000 Poitiers. Tel. : 05 49 88 33 04 - E-mail : [email protected]. Directrice de
la publication et rédactrice en chef : Danièle Tisserand. Coordinatrice de rédaction : Célia Prot. Graphiste : Anaïs Roussel. Chargé de développement :
Alexandre Lefebvre. Rédacteurs : Simon Moreau, Arthur Pied, Aurore Wroblewski, Nicolas Gaillard, Bastien Lion, Maxime Pelletier, Sophie Ouvrard, Marion
Laouamen, Pauline Montassier, Gwendoline Le Bouil, Babak Rahbar, Mathieu Hazevis. Crédits photos et illustrations : Nicolas Mahu, Célia Prot, Anaïs
Roussel (dont p22 src http://etc.usf.edu), Alain Montaufier, Benjamin Deberdt, Les Heures Vagabondes, CREPS . Publicité : Tel. : 05 49 88 33 04 [email protected]. ISSN : 1763-1459 - Dépôt légal : à parution. Imprimé par : Imprimerie Megatop - rue du Cerisier noir - 86530 Naintré - Tel. : 06 09 59 54 90. Magazine tiré à
7000 ex. - Imprimé en France. Les manuscrits et documents non insérés ne seront pas rendus. Radio Pulsar est une association de loi 1901. Radio Pulsar remercie la mairie
de Poitiers, Poitiers Jeunes, la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale et l’Université de Poitiers pour leur soutien actif dans la réalisation de ce
magazine.
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Edito - 5
news
Poitiers
éclats d'été
C'est quoi ?
Des concerts, des one-man show, du
théâtre, de la danse, des fanfares, des
transats électroniques, des séances de
cinéma en plein air... et des dizaines
d'autres animations aux quatre coins de
la ville pour enchanter tous les Poitevins.
C’est quand ?
De juin à septembre, pour donner
couleur et gaité à votre été. Réservez
vos soirées, vos après-midi, chaque
jour vous révèlera ses surprises.
C’est qui ?
Poitiers éclats d'été est organisé par
la Ville de Poitiers pour rassembler
ses habitants et les curieux dans des
lieux emblématiques de la ville.
Côté artistes, découvrez quatre grands
spectacles : deux concerts avec Miossec
et Christophe Willem, du rire avec le
nouveau spectacle de Titoff et une
soirée théâtre avec Francis Huster seul
en scène. Sans oublier, le Bal Canapelli
pour un bal guinguette, ou encore, Pascal
Perroteau et ses chansons pour enfants.
C’est où ?
À Poitiers bien évidemment, au cœur
des quartiers, du parc de Blossac,
du Confort moderne, au bord du
Clain, sur le parvis de la Mairie...
Programme complet : www.poitiers.fr
6 - News
Transats en musique
Découvrir l'univers des musiques actuelles
tranquillement installé dans un transat en
pleine nature. Pari réussi pour l'association
Les Jeunes Normals créée par Jonathan Alix,
alias Johnny Bionic et Jean-Luc Auvin. Le 8
juillet, de 15h à 19h, venez entre amis, seul ou
en famille, écouter librement et gratuitement
de la musique dans ces transats d'un genre
nouveau au cœur du parc de Blossac. Les
Jeunes Normals vous promettent
« une programmation riche, pointue et ouverte à tous ».
Une manifestation soutenue par la mairie de
Poitiers, la Région et l'Espace Mendès France.
Press kit, le concours
qu'il vous faut
Press kit c'est quoi ? LE concours numérique
de musiques actuelles qui soutient dix groupes
émergents de la région et les accompagne dans la
médiatisation de leur projet. Chacun des groupes
gagnants remporte une vidéo de promotion avec
une interview de présentation et une captation
live. Mis bout à bout, vous obtenez une vidéo
d'environ quatre minutes réalisée par
Videotrack et diffusée par de nombreux partenaires.
Liste des groupes
et vidéos sur le site
presskit1.wordpress.com
Un rendez-vous tous les deux ans
Cet évènement incontournable n'a lieu que
tous les deux ans. Au cœur du parc de Blossac,
venez découvrir, ce 23 septembre, 450 associations réparties dans 14 villages aux thématiques différentes. Cette année, deux nouveautés : un village services aux associations et un
autre, développement durable et responsable.
Si vous ratez cette occasion de découvrir la
vie associative poitevine vous devrez attendre
deux ans avant la prochaine édition !
Resto - Bistro - Expo
LA S ER RU R E R I E
La rédaction de Bouge vous livre trois bonnes
raisons de na pas rater l'édition 2012 de la
journée des associations de Poitiers, le 23
septembre dans les allées du parc de Blossac.
Crédit photo : Alain Montaufier / Mairie de Poitiers
20ème journée
des associations
Trouver une activité originale
Deux radios co-animent le podium
Radio Pulsar et Radio Accords se retrouvent
pour animer le podium culturel de cette
journée des associations. De 13h à 18h, les
deux stations poitevines vous présenteront
des groupes de musique, des clubs de
danse, des troupes de théâtre et beaucoup
d'autres activités culturelles. L'occasion de
vous plonger dans l'univers de ces associations et de faire connaissance avec les
équipes de Radio Pulsar et Radio Accords.
© [email protected]
Cette journée va vous permettre de découvrir
des loisirs tous plus différents les uns que les
autres. Vous voulez pratiquer un sport, vous
initier à une pratique musicale, vous investir
pour la planète, apporter votre aide et votre
soutien à des personnes en difficulté... cette
journée est faite pour trouver l'activité qui
vous correspond et faire des rencontres.
Ouvert 7 j / 7 jusqu’à 2h00
Nombreux cocktails
Formule du midi
Brunch le week-end
Cuisine traditionnelle & du monde
28 rue des Grandes écoles - Poitiers
www.laserrurerie.com - [email protected]
05 49 41 05 41
news
L'actu de Poitiers Jeunes
Chantiers Théâtre
joue en plein air
Du nouveau pour Tomboys
Découvrez Plastic Life, le premier EP de
Tomboys. Ce groupe est né de l'évolution, en
novembre 2011, du groupe June, originaire
de la région. Le nouveau trio masculin formé
de Ken à la guitare, Low à la batterie et Mr
Fal au chant vous propose un EP inspiré de
leur muse Scarlett. La "tomboy" c'est elle :
asexuée, libérée et mystérieuse. Plongez
dans cet univers de rock brut teinté d'électro
où leur musique mélange la puissance d'un
rock sombre et puissant avec la douceur des
mélodies.
http://www.myspace.com/tomboysrockband
Été rime définitivement avec festival. Le
1er juillet, l'association Chantiers Théâtre donne
une représentation dans le cadre du festival
de théâtre amateur et professionnel Les
Comédiales, à Chasseneuil-du-Poitou. Retrouvez
les sur scène à 16h30, au cœur du parc du clos
de la Ribaudière, pour une adaptation de la
pièce de Tchekov, Les méfaits du tabac. C'est
parti pour trois jours de théâtre en pleine nature,
du 29 juin au 1er juillet.
http://chantierstheatre.blogspot.fr/
Le conte dans tous ses états
Cette année encore, l'association Vestibule de la Parole et du Conte, en partenariat avec
l'association Abracadaconte, vous réserve une nouvelle édition du festival Conte en fête.
Rendez-vous du 16 au 22 juillet pour une semaine entière dédiée à l'univers du conte.
Au programme : balades, spectacle, concert, cabaret et musique.
Renseignements et réservations : Olivier Roy, 06 33 09 70 21.
http://conteenfete.canalblog.com/
les Tudiantes
c'est reparti
8 - News
La traditionnelle semaine d'accueil des étudiants
vous donne rendez-vous pour son édition 2012,
du 26 au 30 septembre. Cette année encore, les
Tudiantes vous réservent une série d'évènements
pour prendre vos marques sur le campus et faire
des rencontres avec d'autres étudiants. Soirée
théâtre, concert, danse, set DJ, découverte des
locaux de Radio Pulsar, actions d'information et
de sensibilisation... à vous de faire vos choix.
Les Expressifs
cherchent bénévoles
Du 4 au 7 octobre 2012, venez découvrir les
coulisses du festival Les Expressifs. Que diriez
vous de prendre part à l'organisation et de
participer à l'aventure en devenant bénévole?
Poitiers Jeunes accueille toutes les bonnes volontés et petites mains, même inexpérimentées.
Au programme : accueil du public, restauration,
technique, catering etc. La fiche d'inscription
est disponible sur le site lesexpressifs.com.
ALLO OUÏE...
J'ÉCOUTE ?
Trois albums incontournables sélectionnés
pour vous par le programmateur de
Pulsar. Après des heures d'écoute
intensive et de saignements d'oreilles, il
vous a déniché le meilleur.
Rédaction : M. Hazevis
Quakers – Quakers
Quakers, c'est un collectif
de hip-hop regroupant pas
moins de 35 membres
s'articulant autour de
trois producteurs dont
Fuzzface, plus connu
sous le nom de Geoff
Barrow, producteur de Portishead. L'album
propose 41 titres. Et quels titres ! Avec des
mcs comme Guilty Simpson, Dead Prez ou
encore Aloe Blacc, Quakers est certainement
le meilleur album de rap de l'année 2012.
Iggy Pop – Après
Quand Iggy Pop sort un
album de reprises, il
est encore une fois là
où on ne l'attend pas.
Après comporte 10
titres, dont la moitié en
français. La première
surprise n'est autre que "Et si tu n'existais
pas" de Joe Dassin. Vous y retrouverez aussi
des morceaux de Gainsbourg, Salvador, Stan
Getz et j'en passe. Chapeau l'iguane !
Far From Moscow
Une fois n'est pas coutume, Far From Moscow
n'est pas un artiste mais
un label pour lequel votre
serviteur a eu un coup de
cœur. Le principe, faire
connaître la scène russe.
De la noïse à la pop en passant par l'ambiant,
il y en a pour tous les goûts. Le label sort deux
compilations par mois et tout ça gratuitement.
farfrommoscow.bandcamp.com
t'es pas net
Le rétro gaming,
notre madeleine de Proust
à l'image de Abobos big adventure*, des sites proposent de se replonger dans l'univers
des anciens jeux vidéo, faisant naître une véritable passion pour le rétro gaming. Pourquoi
ce retour aux sources ? Succombez à cette mode rétro et faites ressurgir vos souvenirs en
8bits.
Rédaction : M.Pelletier - Illustration : A. Roussel d'après Nintendo
M
ario, Zelda, Sonic... ce ne sont
pas seulement de vieilles cartouches qui traînent au fond de
vos placards et cartons remplis
de souvenirs d'enfance mais des vestiges de toute
une culture : la culture geek. Depuis quelques
années déjà, les joueurs de la première heure se
remettent sur leurs anciennes consoles pour rejouer des parties. Pourquoi ce saut dans le passé ?
L'industrie du jeu vidéo est devenue l'une des
plus grosses économies de la culture et génère
aujourd'hui un revenu plus important que celui
du cinéma. Pour Pierre, vendeur à Gamecash,
les anciens joueurs regrettent les jeux vidéo et
l'ambiance d'antan, « avant nous étions une petite
communauté, tout le monde se connaissait. Nous
pouvions attendre longtemps la sortie d'un jeu, ça
devenait un événement ».
Old school Vs New school
Pour les amateurs de rétro gaming comme
Christian, 38 ans, « la difficulté n'était pas la
même avant, on passait des heures à galérer
sur un boss**. Sur Final Fantasy X je suis resté
270 heures. Maintenant Final Fantasy XIII est à
la portée de tout le monde ». Sans oublier qu'il n'y
avait pas de sauvegarde possible sur les vieilles
consoles, il fallait donc être un hardcore gamer
10 - T'es pas net
(joueur expérimenté) pour terminer son niveau.
Une autre ambiance donc.
Pac man a été créé par un seul homme, alors que
toute une équipe est mobilisée pour élaborer les
jeux vidéo d'aujourd'hui. « Il y avait plus de créativité à l'époque. Les histoires des jeux, de nos
jours, ont toutes un goût de déjà-vu », regrette
Christian. Pour Pierre, « il y a trop de choix, de
suites de jeux déjà connus, imaginées par les
créateurs qui savent qu'elles vont plaire à un large
public ». D'autres gamers, comme Mathilde, sont
plus nuancés, « cela dépend de l'humeur, je peux
passer des soirées sur des jeux de mon enfance,
mais je ne boude pas les dernières sorties. Il y a
parfois des pépites, notamment chez les éditeurs
indépendants». à votre tour, pour voyager dans le
temps, dépoussiérez ou découvrez la Mégadrive,
la Super Nintendo ou encore la Dreamcast, et accordez-vous des heures de plaisir pixelisées !
*abobosbigadventure.com.
** le fameux « méchant » qu'il faut absolument
tuer pour accéder à un niveau supérieur
Crédit photo : JY Lemoigne −
Et si vous ÉtiEz
dÉjà marin
sans lE savoir ?
POUR VOUS,
C’EST QUOI LA CONFIANCE ?
CENTRE D’INFORMATION ET DE RECRUTEMENT
DES FORCES ARMEES (CIRFA)
105, bd du Grand Cerf - 86010 POITIERS
05 49 61 02 02
[email protected]
étudiantes le jour,
12 - Actu
prostituées la nuit
actu
La prostitution n'épargne pas les
étudiants. Pourtant aucun chiffre
n'existe. Si le syndicat Sud étudiant
avançait, il y a six ans, que 40 000
étudiants seraient confrontés à
la prostitution, c'est en réalité un
phénomène très difficile à évaluer.
Le syndicat ne confirme plus ce
chiffre et reconnaît manquer
d'études statistiques. Regards sur
cette double vie.
Rédaction : C. Prot, Illustration : A.Roussel
L
'image des prostituées, sur le trottoir,
dans une rue sombre ou à proximité
des gares n'est pas significative d'un
phénomène qui peut prendre des
formes bien différentes. La massification de
l'usage d'internet a fait naître une nouvelle façon
de se prostituer. Sur la toile, les petites annonces
se multiplient. Une façon de préserver un certain
anonymat et d'avoir la sensation de garder le
contrôle. C'est justement principalement sur internet que s'est développée la prostitution étudiante.
Plus de la moitié des étudiants vit avec moins de
400 euros par mois*. La précarisation constante
de leur situation en pousse un sur cinq à travailler
pour financer ses études**. Dans certains cas, un
petit job ne suffit pas à subvenir à leurs besoins.
Pour les plus fragiles, l’ultime solution réside parfois dans le sexe tarifé.
« C’est vraiment le mépris
des autres que je redoute
le plus »
Chloé*** a décroché une place au sein d’une
école sélective dans un pays où les études coûtent
extrêmement chères. Isolée, ne pouvant compter
sur l’aide de ses parents avec qui elle a une relation très compliquée, elle a décidé, il y a quelques
mois de poster une première annonce sur internet
dans laquelle elle propose « (sa) compagnie à
des hommes pour des sorties diverses et plus ».
« Il y a tellement de personnes qui jugent les
prostitué(e)s qu’il est difficile de l’assumer. Je
sais que je dois me protéger, que j’ai des amis à
l’école qui cesseraient de me côtoyer s’ils apprenaient que je me prostitue. Je ne sais pas encore
si j’arriverais à l’assumer si ça se savait, je crois
que la honte l’emporterait sur le reste. C’est vraiment le mépris des autres que je redoute le plus »,
confie-t-elle.
Une forme de déni
Vivre avec cette image de soi renvoyée par la
société et le regard des autres est une réelle
épreuve. « Certaines se cachent derrière les
termes escort ou hôtesse et se persuadent parfois
qu’il ne s’agit pas de prostitution. Pourtant, même
si c’est moins visible que dans la rue, ces jeunes
étudiantes vendent, elles aussi, leur corps à des
Actu - 13
actu
Des situations qui
peuvent basculer
Sans avoir la moindre intention de vous
prostituer vous pouvez vous retrouver
dans des situations qui vous dépassent.
La règle , se méfier des bonnes affaires ou
bonnes occasions :
• faible loyer ou loyer contre service
• emploi sans demande de qualification
• annonce de jobs de serveuses
ou serveurs
La bonne affaire sans contrepartie c'est
rare. Il faut se poser les bonnes questions :
ce bar ne fait-il que bar ? Où est mon
contrat de travail, de colocation ou de location ? Qu'est-ce qui y est stipulé ? Quel est
ce loyer si peu cher ? Quelles vont être les
contreparties ? À quelle fréquence ? Est-ce
mentionné dans mon contrat ? Qui est le
loueur ?
Des aides existent
pour vous en sortir
Le service social du Crous compte des
assistantes sociales formées à ces
questions. Vous pourrez y trouver de
l'écoute et une aide précieuse :
• comment obtenir une aide financière
ou une bourse exceptionnelle
pour repartir sans dette
• comment trouver une formation
professionnelle
• comment gérer son budget
• comment obtenir un logement
universitaire pendant un temps donné...
Coordonnées : Cité Rabelais, 9 rue de la
Devinière, 05 49 44 53 42
La médecine préventive peut elle
vous apporter un accompagnement
psychologique.
Coordonnées : Bâtiment C4, 4 allée Jean
Monnet, 05 49 45 33 54
14 - Actu
clients », explique Anne-Marie Ledebt, responsable
de la délégation du Mouvement du Nid de LoireAtlantique****. Comme Chloé, il n’est pas rare
qu’elles revendiquent un choix, tout en expliquant
qu’elles se sentent libres et conscientes de ce
qu’elles font. « Quand elles le disent, elles y croient
sincèrement, mais pour beaucoup c’est une forme
de déni, de rejet inconscient de leur prostitution »,
pense Anne-Marie Ledebt. « Le revendiquer est
une façon de se persuader, de tenir le choc, ça les
aide à ne pas s’écrouler », précise Marie Pluzanski,
docteur à la médecine préventive de Poitiers.
« Le revendiquer est une
Façon de se persuader,
de tenir le choc »
Avec internet, quelques clics suffisent pour s’improviser escort-girl et se sentir protégée derrière
l’écran. « La prostitution dite de rue est peut-être
plus violente mais une sorte de soutien s’instaure
entre elles, si l’une tarde à revenir, les autres,
voire le proxénète, sont en alerte », explique le docteur Pluzanski avant de poursuivre, « en utilisant
internet, elles se retrouvent encore plus seules
face aux clients ».
Une non reconnaissance de leur corps
Pour Eva Clouet, auteure d’ouvrages et d’un mémoire sur la prostitution étudiante, il est important
de déconstruire les représentations et d’établir
des rapports égalitaires entre les femmes et les
hommes. Or la prostitution est le symbole d’une
domination des hommes, qui sont clients, sur ces
femmes prostituées. « C’est dangereux car elles
ont le sentiment de renverser les choses, de se
trouver dans une position de force, d’avoir le rôle
du puissant car elles pensent choisir », signale la
présidente du mouvement du Nid. « Dans notre société tout se monnaye, celui qui paye a le pouvoir,
et cela crée un cadre d’inégalité entre le client et
la personne qui se prostitue », ajoute le docteur
Pluzanski. Cette inégalité amplifie alors la dégradation de l’image que ces jeunes femmes ont
d’elles mêmes sur le long terme. « Les séquelles
psychologiques sont importantes, la confiance
qu’elles croyaient avoir regagnée sur le moment
se transforme en honte. Lors des rendez-vous
avec leurs clients, un réel clivage s’opère dans
leur personnalité, souvent elles utilisent même
un autre nom, elles se "déconnectent", se sortent
de leur corps », précise Marie Pluzanski. AnneMarie Ledebt, parle, elle, de décorporalisation, de
dédoublement, « elles ne se respectent plus, il y a
une non reconnaissance de leur corps ».
Trouver des solutions alternatives
Toutes les deux s’accordent sur le fait qu’une
situation financière extrêmement critique, même
soudaine, n’est pas le seul élément qui pousse
les étudiants à se prostituer. « Beaucoup de personnes rentrées dans la prostitution ont connu
des traumatismes dans l’enfance, sont confrontées à une rupture familiale, professionnelle, se
sentent isolées et présentent des failles dans
leur façon de se construire, de construire leur
estime de soi ». Internet une fois de plus est un
accélérateur dangereux. « Des jeunes vulnérables,
fragiles, en voyant la multiplicité des annonces
pourraient douter, se dire "pourquoi pas moi". Le
fait de pouvoir diffuser ces annonces aussi facilement provoque peut-être même un phénomène
de banalisation », s’interroge le docteur Pluzanski.
Les chiffres ne sont pas nombreux, mais la
prostitution étudiante existe bel et bien et pour
Anne-Marie Ledebt, « c’est un fait de société, c’est
l’État qui devrait s’emparer de ces questions et
se demander comment ces personnes en sont
arrivées là. Ce sont des femmes, des mères, des
étudiantes, des citoyennes à part entière », rappelle-t-elle avant de poursuivre « cette double vie
entre le jour et la nuit est difficile à gérer, certaines
finissent par laisser tomber leurs études, d’autres
mettent des années avant de réussir à arrêter de
se prostituer. Elles sont alors souvent détruites,
désarmées, il y a tout un travail d’information, de
prévention à mettre en place pour les aider à trouver des solutions alternatives afin d' arrêter dans
les meilleures conditions ».
*Troisième enquête nationale "Santé et conditions
de vie des étudiants" publiée le 22 mai, réalisée par
La Mutuelle des étudiants (LMDE)
**Enquête BVA-Sodexo publiée le 24 mai
***Le prénom de cette étudiante pictavienne a été
changé pour respecter son anonymat
**** www.mouvementdunid.org
16 - Fokus
fokus
Elles ne s'entendent pas, ne se voient pas,
mais sont partout. Les ondes sont-elles
vraiment dangereuses ? État des lieux des
controverses et risques à prendre en compte
dans l’utilisation quotidienne de nos téléphones portables.
Rédaction : N. Gaillard, M. Laouamen
Illustrations : A.Roussel
L
es opérateurs téléphoniques sont
évidemment sur la même longueur
d'onde : les mobiles seraient sans
danger pour la santé. Pourtant, de
nombreuses études scientifiques affirment le
contraire. Les ondes seraient responsables de
maux de tête, de cancers ou encore de baisse de
la fertilité. Afin de préserver notre santé pourrait-on
revenir à l'ère des cabines téléphoniques ? Dans
notre monde branché et connecté, la réponse
paraît évidente. « Je ne m’en méfie pas car, que
nous le voulions ou non, nous sommes soumis
aux ondes de nos appareils. Donc, sauf en vivant
reclus, je ne vois pas comment y échapper. Je déplore que les études ne soient pas plus précises
mais je ne change pas mes habitudes pour autant », témoigne Sébastien, 27 ans, passionné par
les nouvelles technologies.
Principe de précaution peu appliqué
Le portable est reconnu officiellement cancérogène par l'Organisation Mondiale de la Santé
(OMS), depuis le 31 mai 2011. « En France, 3%
de la population est devenue électro-sensible.
Seulement c'est un phénomène mis de côté,
car considéré comme une maladie psychique »,
explique Pierre Mazars, médecin généraliste
pendant 35 ans. « Au début de ma carrière, le
cancer était une pathologie minime », se souvient-il avant de poursuivre, « aujourd'hui, je
n'hésite pas à qualifier cette maladie d'épidémie,
amplifiée par le mode de vie moderne où le
principe de précaution est rarement appliqué ».
« privilégier les SMS
et le kit mains libres »
« Les ondes électromagnétiques sont des vibrations qui, en perturbant les chromosomes,
peuvent modifier l’ADN. » D’après lui, « certaines
nanotechnologies sont vraiment dangereuses
mais les opérateurs ne prennent pas le temps
de faire des études approfondies car elles
leur coûtent trop cher. Ils préfèrent lancer le
marché et attendre des résultats sur la population, comme s'il s'agissait de cobayes ».
Des risques avérés sur la santé
Qu'en est-il de toutes les rumeurs sur la fertilité ? Une
étude* démontre une augmentation de la stérilité
chez les hommes en fonction de la fréquence
d'utilisation de leurs téléphones. Leur sperme
a été classé dans différentes catégories : faible
utilisation du portable (moins de 2h/jour), longue
utilisation (de 2 à 4h), très longue utilisation (plus
de 4h). Résultat : une mobilité des spermatozoïdes
réduite de 30% en cas d’usage trop intense.
Franck Hamon, membre de l'association pour
une réglementation des implantations d'antennes
relais de téléphonie mobile (PRIARTEM), revient
sur une expérience réalisée dans un collège,
avec un polomètre (appareil mesurant les ondes
émises). Alors que le corps humain peut supporter
en moyenne 0,2 volt/mètre, sans danger, les
conclusions sont sans appel : un élève a reçu
40volt/mètre en restant devant un micro-ondes
en marche, un des téléphones a émis 35volt/
mètre, et un autre 14. Au fil du temps, les usagers
sont tout de même de plus en plus informés : les
opérateurs de téléphonie sont maintenant dans
l'obligation d'indiquer, à l'achat, la norme DAS
(débit d'absorption spécifique). Plus la puissance
absorbée par le corps est minimale, moins le
modèle est dangereux.
Le portable, l’enjeu du XXIe siècle
« Cinq milliards d'individus sont touchés par ces
ondes », précise Franck Hamon. C'est pourquoi il
préconise une charte d'utilisation : « Il faut privilégier les SMS et le kit mains libres qui diminuent de
dix fois les risques, ne pas téléphoner dans une
voiture car cela amplifie les ondes, rester statique
pour ne pas être mitraillé d'ondes par les satellites
qui nous localisent lorsque nous marchons, et surtout ne pas dormir avec son téléphone. » Selon lui,
« l'être humain ne sait pas trouver de juste milieu.
L'addiction au portable est une maladie qu'il faut
soigner. Chacun doit être au courant des risques
et prendre ses responsabilités ».
* www.universcience.fr
Fokus - 17
fokus
Skate This Art :
Le rendez-vous skate à Poitiers
Une planche et quatre roues. Depuis près d’un demi-siècle, une tribu grandissante gravite
autour de cet objet : le skateboard. Son influence auprès des créateurs de tous bords, cinéastes, musiciens, peintres, photographes est de plus en plus remarquée. Jonathan Alix,
véritable passionné et créateur du festival «Skate This Art», présente ce phénomène de la
culture skate.
Rédaction : G. Lebouil - Crédit photo : B. Deberdt
L
e skate est bien plus qu’un sport,
c’est un art à part entière, un
état d’esprit». Jonathan Alix, alias
Johnny Bionic*, a 29 ans et quand
il parle skateboard il ne manque pas de ferveur. Le
cliché traditionnel du skater indiscipliné et zonard,
casquette sur la tête et Van’S aux pieds, semble
définitivement enterré. Les rebelles ont grandi, et
le skate a évolué avec eux. Plus question de se
reconnaître à travers des codes vestimentaires,
la fièvre de la planche touche désormais tout le
monde. Jonathan est aujourd’hui chargé de communication au sein de l’association " La Bulle "**.
DJ voyageur, il est également le fondateur de la
marque de vêtements de skate " zero1-zero2 "***,
née il y a 3 ans.
18 - Fokus
Jonathan commence le skate à 14 ans. « Le sentiment de liberté et de bien-être m’a tout de suite
envahi même s'il faut se montrer particulièrement
patient pour savourer réellement des sensations »,
avoue-t-il. Douze ans plus tard, il imagine et met
sur pied un festival dédié à sa passion : " Skate
This Art ". Il vous donne rendez-vous, avec son
association " Les Jeunes Normals ", les 21 et 22
septembre prochains pour sa troisième édition. Au
Plan B, au Confort moderne et à la Fanzinothèque,
auront lieu des démonstrations de riders confirmés
et pros, des compétitions, des expositions photos,
un apéro'zine, des projections et des tables rondes
autour de l’objet fétiche. Véritable évènement, la
presse spécialisée couvrira évidemment ces deux
jours de festival. Nous pouvons d'ores et déjà
citer Benjamin Deberdt, Sam Partaix, les teams
Trauma et Anagram ou encore Soma Magazine.
La programmation réserve encore beaucoup de
surprises !
« La découverte du skate par le plus grand nombre
est importante pour moi. C’est un lien qui se crée
entre les individus, quels que soient leurs cultures
ou leurs modes de vie, tout le monde est accepté »,
sourit Jonathan. Que lui souhaiter de plus pour la
suite ? « Vivre de ma passion du skate et la faire
découvrir dans un cadre scolaire serait génial. »
* Johnny fais-moi mal, émission sur radio Pulsar,
le mercredi de 20h à 21h.
** Association La Bulle : collectif-la-bulle.com
*** Point de vente au magasin Forward, situé au
171, Grand’Rue.
people
Thésard et
projectionniste : il le fait !
Nombre d'étudiants sont animés par une passion, mais certains la vivent d'une manière
peu commune. C'est le cas d'Elyes, cinéphile, il ne se contente pas de visionner des films, il
en projette également au Dietrich.
Rédaction : S. Ouvrard - Photo : C. Prot
C
inéphile, je cherchais à m'investir
dans une association. Je connaissais
le Dietrich en tant que cinéma, mais
je n'ai découvert la structure de bénévolat que plus tard, par hasard », se souvient
Elyes. « Le Dietrich, cinéma indépendant âgé de
27 ans, est géré par l'association "ciné U". Là, des
bénévoles participent au fonctionnement de la
salle, que ce soit pour la projection, la billetterie ou
l'organisation des évènements », explique le jeune
homme, projectionniste bénévole depuis deux
ans. « Je projette des films une fois par semaine
en moyenne, surtout le week-end, où les créneaux
sont plus libres ».
Une formation
« La formation dure quelques mois et est assurée
par les projectionnistes salariés. à l'issue des
premières séances accompagnées, la prise d'autonomie est progressive. Il faut être présent une
demi-heure avant la projection, afin de monter le
film. Après, je range et ferme la salle.»
Comment mener cette activité de front avec sa formation ? « Je suis en thèse de sciences physiques,
et je donne également des cours. J'ai donc une
certaine autonomie qui me permet de m'organiser
pour tout concilier et je compte bien poursuivre
les projections tant que j'en ai la possibilité »,
affirme-t-il. « La projection m'a fait découvrir un
aspect du cinéma que je ne soupçonnais même
pas. En tant que spectateur, on accède au film par
écran interposé, on en est séparé et on n'a pas
d'emprise sur lui, du moins pas physiquement. En
cabine de projection, on touche et on prend dans
ses mains cette sorte de pellicule photographique
20 - People
de quelques milliers de mètres de longueur. On
manipule les machines et leurs engrenages
avec leur bruit assourdissant et celui du film qui
s'y frotte. » Passer quelques heures dans la cabine de projection met les sens d'Elyes en éveil,
l'ouïe, le toucher, mais aussi et surtout l'odorat.
« En attendant la nouvelle révolution du cinéma
qui parviendra peut-être à nous faire sentir les
odeurs dans les films, celles de la cabine sont
définitivement associées au cinéma et seront
gravées pour toujours au fond de moi. De plus,
la projection développe un rapport différent au
film : on n'est plus un simple spectateur, on devient sujet et on domine le film ainsi que la salle
et les spectateurs à travers une petite fenêtre de
projection. »
La connaissance d'une structure
« Entre dix et quinze projections sont assurées
chaque semaine par les bénévoles, dont cinq
à dix le week-end. Les programmes des films
sont établis pour six semaines. Les bénévoles et
adhérents peuvent s'impliquer dans le Conseil
de programmation pour le choix des films, ou
au Conseil d'Administration. Ce conseil constitué de neuf personnes doit gérer un budget de
200 000 euros, et définit la politique de l'établissement», détaille Elyes, pour qui le Dietrich représente un projet culturel auquel il adhère.
« Cependant, la réglementation du droit du
travail risque de poser problème dans un futur
pas très lointain, notamment en ce qui concerne
certaines activités assurées par les bénévoles.
Ils devront alors peut-être renoncer à certains
privilèges comme la projection», regrette Elyes.
people
Je t'aime... mais
je l'aime aussi
Souhaitant rompre avec les différentes contraintes des relations amoureuses classiques,
les polyamoureux cherchent à construire des relations où il est possible d'aimer sans
limite. Rencontre avec deux couples pour qui l'amour doit être synonyme de libertés.
Rédaction : S. Moreau - Illustration : A. Roussel
L
'amour est à réinventer », disait
Arthur Rimbaud. à croire que certains l'ont entendu. Loin de l'image
du couple " traditionnel ", composé
de deux personnes, les polyamoureux ne s'interdisent nullement de vivre des aventures amoureuses en parallèle et souhaitent rompre avec les
diktats d'une relation où les êtres se promettent
fidélité. Pour eux, l'amour libre est avant tout une
véritable conception des relations humaines, en
rupture avec les schémas classiques imposés par
la société. Deux couples, Tom et Camille ainsi que
Médéric et Aliénor ont accepté de nous faire part
de leur conception de l'amour.
« Un refus des modèles socialement
imposés »
Premier élément et non des moindres : chaque
22 - People
expérience d'amour libre est unique et la
généralisation de ce type de relations semble
impossible. « Lorsque j'ai rencontré Aliénor,
nous sortions tous les deux d'une relation
très compliquée. Nous étions deux amis qui
ne voulaient plus tomber dans le piège de la
dépendance à un être et de la souffrance qui en
résulte lorsque cela se termine. Grâce à l'amour
libre nous ne sommes plus figés », constate
Médéric. Un point commun semble cependant
se dégager : le refus d'une relation à partenaire
unique. « Je rejette l'idée qu'il puisse y avoir un
être en particulier qui nous corresponde. Cela
relève d'un refus des modèles socialement
imposés », confie Médéric. Camille va même plus
loin, expliquant qu'il y a matière à déconstruire
davantage les notions d'amour et d'amitié. « Dans
les relations humaines, avec l'amitié et l'amour, il
y a une segmentation du rapport à la personne.
Pourtant, il peut y avoir de l'amitié sexuelle
comme de l'amour plus ou moins platonique ». Un
sentiment partagé par Tom qui cherche, lui aussi,
à faire abstraction de cette distinction. « L'amitié
pourrait comprendre l'accueil du corps. Je ne
me place pas en fonction d'une norme mais par
rapport à la personne que je rencontre. »
Un dialogue primordial
Envie de découvrir un média
de l’intérieur ?
De participer bénévolement
à la vie d’un magazine associatif ?
Rédacteurs !
Photographes !
Illustrateurs !
Opérer une telle remise en question est-il si
simple ? Si l'on en croit nos amoureux libres, la
construction est très longue. Pour cela, le dialogue
est primordial. Exit la jalousie et la possessivité,
l'épanouissement de chacun étant la base de la
relation. « Lorsque Camille rencontre quelqu'un
et qu'elle est heureuse dans cette relation, j'ai
envie de la partager avec elle. De même, j'ai envie
d'être là lorsqu'il y a une déception amoureuse »,
affirme Tom. Plus de réserves en revanche pour
Aliénor et Médéric lorsqu'il s'agit de rencontrer
les partenaires de l'un ou de l'autre. « Idéalement
j'aimerais qu'il y ait des rencontres mais parfois
on a peur que la personne prenne trop de place »,
s'inquiète Aliénor. Une crainte longue à dissiper qui
ne peut se résoudre qu'à force de discussion selon
Tom. « Si tu ne sais pas quelle est la place de la
nouvelle personne qui arrive dans la vie de l'autre,
ta place est branlante. Plus on en parle, plus on
arrive à se replacer ».
« Je ne me place pas en
fonction d'une norme »
Une transparence nécessaire vis à vis de soi mais
également vis à vis des autres qui partagent une
relation avec l'un des membres du couple. En
revanche, accorder le même amour à tous paraît
compliqué. « Au départ j'avais le fantasme d'aimer
tout le monde a égalité. Cela est totalement
impossible », confie Camille. De quoi nourrir les
mauvaises langues pour qui ce type de relation ne
peut être que passager ? « Aux yeux de certains,
j'ai choisi l'amour libre parce que je suis jeune et
que je veux en profiter. Mais le plus violent, c'est
lorsque l'on me dit que je n'ai jamais été amoureux.
C'est absolument terrible », dénonce Tom. Une
manière de réaffirmer leur amour authentique, qui
semble voué à se réinventer sans cesse au fil du
temps.
WE WANT YOU
FOR
Plus d’infos :
http://radio-pulsar.org
[email protected]
05 49 88 33 04
people
Vagabondage
musical
Des concerts gratuits aux quatre coins de
la campagne poitevine pour faire rimer été
et musique... c'est le programme du festival
"Les Heures Vagabondes". Après Oldelaf,
les Têtes Raides, Raul Paz et Souad Massi,
place cette année, du 6 juillet au 18 août,
à Sinsemilia, Debout sur le Zinc ou encore
Flavia Coelho. Lumière sur cet événement
estival à la saveur particulière.
Rédaction : B. Lion
Photo : Les Heures Vagabondes
C
’est en 2004 que tout commence
avec 10 000 spectateurs curieux. Le
festival porte alors le nom d' "Eté couleur Vienne". Désireux d’amener la
culture en milieu rural, le Conseil général donne à
chaque édition une nouvelle ampleur. Les années
passent et le festival prend un peu plus d’envergure. En 2010, il fait sa mue et change de nom
pour "Les Heures Vagabondes".
Peu à peu, les ambitions changent, le nombre
de bénévoles augmente et des grands noms acceptent de se produire sur une scène installée au
beau milieu d'une commune rurale. « Certaines
personnes viennent dans le département spécialement pour le festival et le suivent en assistant à
chacune des dates proposées », s'enthousiasme
Maurice Ramblière, vice-président chargé de
24 - People
la culture au Conseil général de la Vienne.
Un succès : « la précédente édition a accueilli
70 000 spectateurs ! »
Une mécanique bien huilée
Si le festival se déroule en été, son organisation
commence, elle, bien avant. « Vers le mois de
novembre, nous publions un message sur les réseaux sociaux pour sonder les envies des potentiels spectateurs en vue de l’édition suivante »,
explique Sandrine Peronnaud, chargée de l’action culturelle et de l’organisation des Heures
Vagabondes. « Ensuite, soit nous recevons des
sollicitations de certaines maisons de production
qui nous proposent des artistes, soit nous les
contactons nous-même lorsque nous avons de
véritables coups de coeur ». Bien entendu, cela
ne fonctionne pas à tous les coups : « Certains
artistes demandent un cachet trop excessif
ou refusent de participer à un festival gratuit,
poursuit-elle. De plus, certaines communes ne
sont tout simplement pas aptes à accueillir un
concert d’une telle envergure ». « Les heureuses
élues s’impliquent énormément pour recevoir
efficacement ces têtes d’affiche et de nombreux
bénévoles sont sollicités », précise M. Ramblière.
« Par ailleurs, le festival bénéficie de l’appui de
plusieurs partenaires, et est reconnu comme
moyen de promotion du patrimoine culturel du
département ».
« proposer un contenu
diversifié »
Un mot d'ordre : proposer un contenu diversifié,
allant de la chanson française au reggae en passant par le jazz, le rock, les musiques du monde
ou encore la chanson traditionnelle québécoise.
Le tout, sans compétition ni concurrence avec
les autres festivals du département. « Tous
sont complémentaires, nous nous arrangeons
pour ne pas organiser de concerts les soirs des
Francofolies par exemple ».
Du 6 juillet au 18 août, quatorze communes vont
swinguer au rythme des Heures Vagabondes.
Une chance supplémentaire de dynamiser l’été
poitevin ?
Programme complet sur le site
www.lesheuresvagabondes.fr.
Appel à candidature
LES
EXPRESSIFS
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poitiers jeunes
Tokyo
dans le viseur
Le 23 février dernier, Samantha et Lucie s'envolaient pour le Japon afin de réaliser leur
projet,"Perles de Tokyoïtes". Durant trois mois, elles n'ont eu qu'une motivation : faire
découvrir ce pays par le biais de chroniques vidéo.
Rédaction : C.Prot - Crédits photos : Perles de Tokyoïtes
quartier de Tokyo et sa culture, et les diffuser
sur leur site internet*.
Envie et motivation à toute épreuve
Q
uand on aime quelque chose, on a
envie de le faire partager. On a eu
raison, ce projet au Japon a été un
véritable accomplissement et un enrichissement personnel. » Après trois mois passés à
arpenter les quartiers de Tokyo, caméras, appareils
photo et enregistreurs en main, le retour en France
est aussi brutal que chargé de souvenirs et de fierté
pour Sam et Lulu. « Le Japon nous intriguait toutes
les deux depuis plusieurs années, nous voulions
découvrir sa culture, ses habitants. Et puis la catastrophe de Fukushima en mars 2011 a été un des
éléments déclencheurs. On a voulu agir à notre
façon en faveur du tourisme de ce pays », explique
Lucie. C’est ainsi qu’en juin 2011, le projet "Perles
de Tokyoïtes" a pris forme. Le défi de ces deux
jeunes aventurières : partir trois mois au Japon, réaliser chaque semaine une chronique vidéo sur un
26 - Poitiers Jeunes
Alors que Lucie termine ses études d’ingénieur
et que Samantha a déjà une licence de cinéma
en poche, ce voyage au Japon s’impose comme
un nouveau cap. « Nous sommes arrivées à la
fin de nos études, nous avons eu envie de réaliser quelque chose de différent, de marquer le
passage entre la vie étudiante et la vie professionnelle », analyse Lucie. Des premières lignes
de leur projet jusqu’au jour de leur départ, la
route a été longue. « Il a fallu s’organiser, semaine après semaine on a franchi les étapes :
réfléchir à l’aspect audiovisuel du projet, trouver des partenariats, créer l’association, se
charger des réservations, établir le planning et
l’itinéraire de ce voyage...»
Des mois de travail et d’acharnement, pour autant, les deux voyageuses n’ont jamais baissé
les bras : « nous avons dû réaliser tout cela en
huit mois, nous n’avions pas le choix, nos dis-
Envie d'agir :
le coup de pouce aux
porteurs de projets
Pour pouvoir concrétiser leur rêve,
Samantha et Lucie ont dû établir
un budget prévisionnel précis.
poitiers jeunes
ponibilités étaient extrêmement restreintes alors
on a tout donné et surmonté les difficultés. Avec la
motivation et l’envie tout est possible ». Et des difficultés, elles en ont rencontrées : « nous n’étions
que deux, il a été difficile de tout gérer, de jongler
entre nos études et ce projet, sans compter que
l’une de nous est en fauteuil roulant, ça rend la
préparation d’un voyage plus délicate ».
Éveiller la curiosité des Français
« Grâce à notre préparation en amont, une fois sur
place, nous avons su nous débrouiller dans toutes
les situations. Notre planning nous fixait une ligne
directrice, chaque semaine, on visitait un quartier
de Tokyo pendant cinq jours puis le week-end on
s’attaquait au montage », précisent-elles avant
de poursuivre, « nous voulions avoir de nouveaux
regards, des témoignages et des explications
variés. Avant de partir, nous communiquions
avec des correspondants aux profils différents :
des étudiants, un jeune couple qui venait de
s’installer dans la ville, une mère de 50 ans, des
Japonais qui avaient vécu plusieurs années à
l’étranger etc».
« Il existe beaucoup
d’idées reçues sur le Japon »
Tous ces contacts ont été précieux pour avoir des
référents sur place, faire de nouvelles rencontres
et enrichir leurs mini-films. « Il existe beaucoup
d’idées reçues sur le Japon. Dans l’esprit de
beaucoup, c’est trop loin, trop cher, trop différent.
Avec nos chroniques culturelles, nous espérons
leur avoir donné envie d’aller découvrir ce pays».
Pour parvenir à faire naître cette curiosité et cette
envie, Sam et Lulu ont abordé des thématiques
Sans aide et sans partenariat leur
projet n'aurait pas pu voir le jour.
Le dispositif Envie d'agir soutient les
projets de jeunes de 18 à 30 ans. Vous
avez une idée, un rêve, Envie d'agir vous
propose un accompagnement technique
et pédagogique, une aide financière et
une valorisation de l'action réalisée. Date
des prochains jurys et informations :
www.enviedagir.jeunes.gouv.fr.
diverses : ambiance, culture, gastronomie, architecture, loisirs, repos et boutique.
Une semaine à peine après leur retour, la troisième partie du projet est en route, « nous nous
attaquons maintenant à la restitution, à la présentation et au récit de cette aventure par le biais
d'expos, de stands. Et nous vous promettons une
série de bonus vidéo et photos et deux dernières
chroniques inédites ».
Ce que Sam et Lulu retiendront de "Perles de
Tokyoïtes"? « Mener ce projet de A à Z nous a fait
gagner en maturité, en confiance. C'était tellement
dépaysant, nous étions confrontées à une culture
ô combien différente de la notre. Je crois que ce
qui nous a le plus frappées est la gentillesse des
Japonais. Ils sont exceptionnels, nous avons beaucoup à apprendre d'eux, de leur façon de vivre et
d’interagir avec les autres. Et puis la vie est bien
plus simple au Japon quand on est en fauteuil :
tout est aménagé », s'enthousiasment-elles avant
de poursuivre, « avec ce projet nous avons fait évoluer notre démarche touristique, c'est important
de chercher à comprendre la culture d'un pays, de
s'en imprégner au maximum ».
*www.perlesdetokyoites.fr
Poitiers Jeunes - 27
amphi-tamine
Paré(s) pour la réussite ?
Du nouveau vous attend pour la rentrée de septembre. Tous les étudiants, de toutes les
filières, vont découvrir le nouveau projet de l'Université de Poitiers : PArcours Réussite
dit Paré. Un axe étudiant, un axe enseignant pour favoriser la réussite et l'insertion
professionnelle de tous.
Rédaction : C.Prot - Illustration : A.Roussel
cache-t-il concrètement derrière ce parcours
réussite et quels changements attendent les étudiants ? « Paré les concerne tous, de la licence
au doctorat, et n'oublie ni les sportifs de haut
niveau ni les personnes en situation de handicap ou les adultes en reprise d’études », précise
Emmanuelle Auras, directrice du Safire.
Valoriser ses compétences
A
mener les meilleurs étudiants
comme les plus fragiles à la réussite
et à l’excellence… voilà l’objectif
de l’Université. « Heureusement et
ce n’est pas nouveau », vous dites vous ? Dans
l’intention peut-être pas, mais dans les faits et les
résultats c’est différent. De nombreuses études
démontrent que le décrochage n’est pas un cas
isolé. Par exemple, 5% des étudiants inscrits
en première année abandonnent sans avoir de
solutions alternatives. Pour mieux accompagner
ces étudiants et leur permettre de mettre toutes
les chances de leur côté, tant dans la réussite de
leurs études que dans leur insertion professionnelle, l’Université lance, dès la rentrée, Parcours
REussite (Paré). Véritable projet fédérateur porté
par le Safire*, Paré vient d’obtenir plus de 4,6 millions d’euros dans le cadre de l’appel à projet
national, "Initiatives d’excellence en formation innovante" (IDEFI), financé sur huit ans par le Grand
Emprunt.
Mettons de côté l’aspect financier et institutionnel
pour nous pencher sur le fond du projet. Que se
28 - Amphi-tamine
Ouvrez l’œil sur vos emplois du temps, entre deux
cours d'Histoire, de Droit ou de Biologie, vous
attendent des speed-meeting, des conférences
avec des professionnels, des simulations d'entretien d'embauche, des ateliers CV ou encore
des conférences lors du festival Filmer le travail.
Oublié donc le côté parfois strict et disciplinaire
des cours en amphi et place à des modules
transversaux. « Au cours de l’ensemble du cursus
Licence Master Doctorat (LMD), les étudiants
devront obligatoirement suivre 18 heures de
formation, dorénavant inscrites dans les maquettes », précise la directrice du Safire, avant de
poursuivre « nous les rendons obligatoires pour
pouvoir aider tous les étudiants, car nous avons
constaté que les plus en difficulté ne se saisissent pas des modules de soutien ou du tutorat,
par exemple ».
Paré, c'est deux axes : le parcours étudiant et
le parcours enseignant. Au programme pour les
étudiants : aide à la méthodologie, découverte
des pistes et techniques pour utiliser de manière
intelligente les technologies de l'information,
conseils pour faire une recherche informatique
ou documentaire concluante... sans oublier l'aide
à l'insertion, car « réussir son cursus universitaire
c'est important mais il faut également penser
à l'après, à la vie active et aux alternatives
possibles pour valoriser ses compétences alors
Se pencher sur les nouvelles technologies
Pour que ce projet soit complet et pérenne, l’investissement des enseignants est primordial.
Le caractère obligatoire, pour les étudiants, du
parcours réussite laisse bien évidemment place à
une démarche volontaire. « Ils vont pouvoir choisir,
dans un catalogue, des temps de formation pour
adapter leurs techniques d'enseignement aux
nouveaux usages et nouvelles manières d'apprendre des étudiants d'aujourd'hui », explique
Emmanuelle Auras. « L'idée est de mener les enseignants à repenser et reconstruire leurs cours
pour les rendre interactifs, en montant des jeux
de rôles, en s'appuyant sur les nouvelles technologies pour scénariser les cours, proposer des
vidéos, des podcasts, avoir recours aux tablettes
numériques etc ». Pour les plus réticents à tout
ce « high tech », les initiateurs de Paré rappellent
« que ces outils ne sont pas considérés comme
des gadgets, mais bien comme des appuis à une
formation d'excellence, toujours ancrée dans la
recherche locale et nationale ».
Au-delà des catalogues de formation proposés aux
étudiants comme aux enseignants, une des missions de Paré, est de créer une cellule d'appui où
tous pourraient trouver des conseils individuels et
des réponses à des questionnements ponctuels.
Une ouverture sur le monde extérieur
Grâce à ce parcours réussite, l'Université de
Poitiers va, un peu plus encore, s'ouvrir vers l'univers de l'emploi et le monde socio-économique.
« Nous travaillons en lien avec les entreprises,
les collectivités et diverses associations depuis
plusieurs années déjà, mais Paré va permettre
une montée en puissance de ces relations », se
réjouit Valérie Callier, avant de poursuivre, « les acteurs du monde socio-économique vont intervenir
plus régulièrement. Grâce à leur connaissance
des pratiques professionnelles et des métiers,
ils apporteront une véritable plus-value aux
formations ».
amphi-tamine
même que certains étudiants quittent la fac avec
une licence 2 sans valider de diplôme », rappelle
Valérie Callier, directrice adjointe du Safire.
« reconstruire leurs cours
pour les rendre interactifs »
Tous ces temps d'échanges, de découvertes,
d'ateliers, de formation, vont s'inscrire comme
de véritables faire-valoir dans vos futures démarches. « Un peu sur le modèle du portefeuille
d'expériences et de compétences, Paré prévoit la
mise en place d'un passeport, sorte de livret qui
attestera des compétences acquises. Ce sera
un véritable support pour que l'étudiant prenne
conscience de ses connaissances et de ses
atouts afin de pouvoir les valoriser par la suite lors
d'entretiens d'embauche par exemple », détaille
Emmanuelle Auras.
Vous l'avez compris, étudiant c'est un vrai "métier", vos années à l'Université façonnent vos
compétences, vos savoir-faire, vos qualités et vos
défauts. à vous de vous emparer de Paré pour les
identifier et les mettre en avant.
*Safire : Service Orientation, Insertion, Formation
Continue et Alternance de l'Université de Poitiers.
Les premiers pas du parcours réussite
• L'ensemble du projet Paré a été présenté en
Conseil des études et de la vie universitaire
(CEVU) le 7 juin dernier.
• Dès septembre, des recherches seront
lancées sur les usages et habitudes des étudiants afin de partir de leurs besoins. Plusieurs
laboratoires de l'Université (Gresco, Techne,
CeRCA...) travaillent sur les notions d'échec, de
réussite, sur la façon d'apprendre à la maison...
• Toutes les Unités de Formation et de
Recherche (UFR) sont dans l'obligation de respecter les 18 heures consacrées au Parcours
réussite et il revient à chacune d'elles de répartir les différents modules de formation sur les
trois années de licence.
• Un ingénieur d'étude sera recruté pour
chaque volet : parcours étudiant, enseignant,
handicap et nouvelles technologies.
Amphi-tamine - 29
t'as pas l'oeil
L
es 3, 4 et 5 août prochains, venez découvrir un sport méconnu et spectaculaire : le VTT trial ou
l'art de franchir des obstacles à vélo... sans poser les pieds au sol.
Rondins de bois, plateformes de plusieurs mètres de hauteur, pierres monumentales, il semblerait que rien n'effraie ces cyclistes acrobates.
Pour en prendre plein la vue, venez assister aux jeux mondiaux de la jeunesse trial. Cette année encore, ces
jeux vont rassembler quinze nations et une centaine de pilotes de 9 à 16 ans. Malgré leur jeune âge, ces
trialistes font déjà presque partie de l'élite.
Compétition mondiale, spectacle, haut niveau... pour parfaire ce beau tableau, cette édition 2012 vous donne
rendez-vous au Centre de ressources, d'expertise et de performance sportives du Poitou-Charentes (CREPS).
Au cœur de 42 hectares de pelouse et de forêt, se dresse le "bike park" et ses quinze zones de compétition, à
franchir dans un temps record en ayant que les pneus pour appui.
Pendant trois jours, vous serez au plus près des compétiteurs et pourrez découvrir des shows du champion
Vincent Hermance.
Rédaction : C. Prot - Crédit Photo : CREPS Poitou-Charentes
30 - T'as pas l'oeil