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FICHE PAYS
MEXIQUE
DONNEES GENERALES
SUPERFICIE : 1 964 375 km²
CAPITALE : Mexico DF
MONNAIE : Peso mexicain (MXN)
LANGUE : espagnol et une soixantaine de
dialectes indigènes
POPULATION : 119,7 M (source World
Economic Outlook, 2014)
Source : GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre
DEMOGRAPHIE : l’âge moyen est de 26 ans.
La population mexicaine est jeune même si l’on observe, sur les dernières années, une
évolution de la structure de la pyramide des âges avec une diminution du nombre
d’enfants et une augmentation du nombre d’adultes, surtout des personnes âgées.
L’espérance de vie est aujourd’hui de 77 ans.
INFRASTRUCTURES
Le système mexicain d’infrastructures reste insuffisamment développé, mais sa
modernisation annoncée constituera un levier de croissance économique
supplémentaire. Les lignes ferroviaires (27 000 km de réseau) sont destinées quasi
exclusivement au transport de marchandises. La route (374 262 km de réseau)
représente 96,9 % du transport intérieur de voyageurs et 81,7 % du transport intérieur de
marchandises. Le système aéroportuaire mexicain est cependant l’un des plus vastes
d’Amérique latine avec 76 aéroports, 12 étant des aéroports nationaux et 64 ouverts au
trafic international. Par ailleurs, le Mexique possède 117 ports et terminaux, dont 22 ports
commerciaux.
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MEXIQUE
Le nouveau président Enrique Peña Nieto, élu en août 2012 sur un programme de profondes
réformes, a annoncé dès son élection une augmentation des investissements dans les
infrastructures de transport. La mise en œuvre de cette nouvelle politique s’est notamment
traduite en 2014 par le lancement de la procédure d’attribution d’un projet majeur visant le
renforcement du transport ferroviaire de passagers : la ligne México – Toluca (40 km de voie), qui
devrait permettre de soulager le trafic routier, arrivé depuis plusieurs années à saturation. Le
projet de train à grande vitesse entre Mexico et le pôle industriel de Queretaro (220 km de voies),
extensible à la 2ème ville du pays, Guadalajara, a été reporté, notamment en raison de l’effort
budgétaire qu’a dû consentir le gouvernement, suite à la chute du prix baril de pétrole (la
production de brut alimentait encore en 2014 les recettes budgétaires de l’Etat à hauteur de 30%).
Par ailleurs, le projet vise à moderniser et améliorer le réseau autoroutier mais également le
réseau routier national, notamment pour désenclaver les zones rurales. Le gouvernement a
également annoncé vouloir investir dans l’amélioration des ports de marchandises et des
aéroports afin de faciliter le commerce extérieur : en septembre 2014, le président Peña Nieto a
annoncé la construction du nouvel aéroport de la ville de Mexico, doté d’une capacité de
50 millions de passagers dans sa première phase prévue pour 2020. Il sera localisé à proximité
de l’aéroport actuel. À terme, l’aéroport de la ville de México pourra accueillir 120 millions de
passagers par an.
DONNEES POLITIQUES
TYPE DE REGIME : République fédérale (États-Unis mexicains).
LES DERNIERES ET PROCHAINES ELECTIONS
Dernières élections présidentielles en 2012.
Les prochaines auront lieu le 1er juillet 2018.
LES PRINCIPAUX DIRIGEANTS
Enrique Peña Nieto (Président), Parti révolutionnaire institutionnel, PRI.
DUREE DU MANDAT :
6 ans (non rééligible).
DONNEES ECONOMIQUES EN 2015
PRINCIPAUX INDICATEURS ECONOMIQUES PAR PAYS
INDICATEURS
MEXIQUE
FRANCE
1194 Mds EUR
2 221 Mds EUR
Déficit public en % du PIB
3,2 %
3,5 %
Dette publique en % du PIB
44,9 %
95,7 %
14 985 EUR (ppa)
37 728 EUR
Taux de croissance
2,5 %
1,1 %
Taux d’inflation
2,13 %
0%
4,5 % (avril 2016)*
10,8 %
PIB
PIB par habitant
Taux de chômage
Sources : Service économique régional, INEGI, FMI, Banque mondiale, Commission européenne, INSEE.
*Chiffres officiels mexicains ne tenant pas compte de l’économie informelle
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MEXIQUE
SITUATION ECONOMIQUE DU PAYS
Le Mexique est la 2ème puissance économique d’Amérique latine et la 13ème au plan mondial avec
un PIB de 1 327 Mds USD en 2015. Depuis 20 ans, le Mexique enregistre un taux de croissance
moyenne annuelle de 2,8%.
Il a su sortir rapidement de la crise de 2009 avec une reprise de la croissance de + 5,5 % en
2010. On a cependant observé un ralentissement de la croissance en 2011 (3,9 %), qui s’est
maintenue au même niveau en 2012. Le pays bénéficie aujourd’hui d’une stabilité économique et
politique enviable, ainsi que d’un fort potentiel lié à l’importance de son marché intérieur et à une
main-d’œuvre abondante. Il tire aussi parti d’une position géographique unique : il est le trait
d’union entre l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Cette situation lui permet de commercer
avec la première puissance économique mondiale ; les États-Unis sont de loin le premier
partenaire commercial du Mexique.
Le dynamisme du Mexique (+3,9% en 2012) a connu un coup d’arrêt en 2013 avec une
croissance limitée à 1,1% : les annonces de réformes (fiscalité, énergie, télécommunications
notamment) faites par le Président dès le début de son mandat en 2012 ont entraîné en 2013 un
ralentissement des moteurs de la croissance mexicaine dans l’attente de la mise en œuvre de ces
réformes. La croissance s’est établie à 2,5% en 2014. La mise en œuvre des réformes en 2014
aurait pu constituer un puissant moteur de croissance dès 2015 si la baisse des prix du pétrole,
dont les ventes contribuent aux recettes budgétaires de l’Etat à hauteur de 30%, n’avait pas
enrayé de solides perspectives de croissance. Face aux coupes budgétaires (essentiellement
dépenses de fonctionnement mais aussi report de grands projets publics d’investissement), la
croissance a été portée en 2015 par la consommation privée, les investissements et les
exportations. Les secteurs qui ont le plus animé l’économie mexicaine en 2015 sont l’industrie
automobile (+ 5,6% en production et +33% en IDE), l’agriculture (+3,1%) et les services - tourisme
(+3,5%) et services financiers (+12,5% de crédits accordés).
Le Mexique reste une économie à deux vitesses :
 c’est pays très attractif pour les investisseurs étrangers, avec un revenu par tête parmi
les plus importants de la région ;
 le Mexique présente encore les caractéristiques d’un pays en développement avec de
très fortes inégalités (entre zones urbaines et zones rurales, entre Nord et Sud
notamment) et une économie informelle importante ; plus de 50 millions de Mexicains
vivent sous le seuil de pauvreté alors que près de 30 millions disposent d’un revenu
mensuel supérieur à 3 000 USD.
SITUATION FINANCIERE DU PAYS
La stabilité financière du Mexique est affectée par une production pétrolière en déclin, alors que
les revenus pétroliers représentent encore près du tiers des recettes budgétaires et correspondent
à 10 % des exportations totales en 2015. Le Mexique doit engager les réformes nécessaires afin
de réduire sa dépendance vis-à-vis des recettes pétrolières. La chute brutale du prix du baril du
mélange mexicain, de 117 USD en juin à moins de 24 USD en avril 2016, confirme cet impératif.
Les indicateurs économiques et financiers du pays restent néanmoins particulièrement sains :
l’administration mexicaine s’est toujours attachée à maintenir un niveau d’endettement et de
déficit public bas (respectivement 44,9% et 3,2% du PIB en 2015), à maîtriser l’inflation (2,13% en
2015) et à conserver d’abondantes réserves en devises (200 Mds EUR).
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MEXIQUE
POLITIQUES FISCALE ET ECONOMIQUE DU PAYS
Le Mexique a l’un des meilleurs risques pays d’Amérique latine (EMBI+) de J. P. Morgan et reste
classé « investment grade » par les agences internationales de notation (Standard & Poor’s,
Moody’s et Fitch) qui reconnaissent la stabilité de ses institutions politiques, l’indépendance de la
Banque centrale et la politique macroéconomique prudente menée par les autorités ces dernières
années (notamment l’obligation d’équilibre budgétaire et une gestion avisée de la Banque). Durant
son mandat (2006-2012), le Président Felipe Calderon a pu amorcer certaines réformes
structurelles nécessaires depuis longtemps déjà (notamment la réforme des retraites dans la
fonction publique, la réforme électorale, la restructuration de Pemex et le redéploiement du
secteur énergie, etc.). L’actuel président Enrique Peña Nieto, au pouvoir depuis 4 ans, a déjà
engagé diverses réformes, dont celles du marché du travail et du système éducatif. Il est
également à l’initiative du renforcement de la concurrence dans les télécommunications, d’un plan
de lutte contre la faim et du plan pluriannuel de développement. D’autres réformes d’envergure
ont été adoptées dans les domaines budgétaire, énergétique et financier. La réforme énergétique
a notamment mis un terme à 76 ans de monopole de PEMEX, nationalisé en 1938, et qui subit
actuellement une profonde restructuration pour lui permettre d’être compétitif face à une
concurrence nouvelle. Enfin, les engagements pris par le Président mexicain lors de la COP 21,
de porter la part des énergies renouvelables à 35% du mix énergétique en 2024, devrait constituer
un facteur de croissance important.
ACCORDS POLITIQUES, JURIDIQUES ET MULTILATERAUX
Accords commerciaux :
Grâce à sa politique d’ouverture nourrie de multiples accords bilatéraux et multilatéraux et
renforcée par son dynamisme économique, le Mexique est devenu une véritable puissance
commerciale régionale.
Ses premiers pas en matière de coopération économique à l’échelle multilatérale datent de 1980,
par son adhésion au traité de Montevideo instituant l’Association latino-américaine de
développement et d’intégration (ALADI). Par la suite, le Mexique a adhéré au GATT dès 1986.
Dans la lancée de l’ALENA (accord Mexique-Canada-États-Unis) en 1994, le Mexique est devenu
l’un des champions des accords bilatéraux : il a signé 12 accords avec 44 pays. L’accord de
libre-échange avec l’Union européenne, signé en 1997, est entré en vigueur en 2000, et a été
complété en 2001 par un accord sur les services. Cet accord a pour but de renforcer la
protection juridique des investissements français au Mexique ainsi que d’assurer l’égalité des
chances entre les exportateurs français et leurs concurrents. En janvier 2013, le Mexique a fait
part à la Commission européenne de son souhait de moderniser l’ALE. La Commission souhaite
négocier un « paquet inclusif » qui approfondirait l’accord existant sur l’agriculture, les services et
les marchés publics, et devrait également inclure l’investissement et la propriété intellectuelle. Les
négociations sont en cours et devraient aboutir à brève échéance.
En matière d’investissements :
En matière d’investissements étrangers, de nombreux accords ont été signés par le Mexique.
Attirer les investissements étrangers constitue un enjeu majeur pour le pays qui tient à rester l’un
des leaders dans ce domaine en Amérique latine. A ce jour, 27 accords de promotion et de
protection réciproque des investissements ont été conclus. Cela fait du Mexique un lieu sûr
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pour investir et une plate-forme d’exportation idéale. Les deux accords les plus importants sont
inclus dans l’ALENA et dans l’ALE avec l’Union européenne.
La protection bilatérale des investissements entre la France et le Mexique est assurée par
l’accord de promotion et de protection réciproque des investissements (APPRI), signé le
12 novembre 1998 et entré en vigueur le 11 octobre 2000. L’APPRI est complété par la
convention de non-double imposition franco-mexicaine de 1991. Les investissements
étrangers au Mexique se concentrent principalement autour des villes frontalières avec les ÉtatsUnis, dans la conurbation de Mexico et dans certains grands centres industriels comme
Guadalajara, Querétaro (et l’ensemble de la région du Bajio : Aguascalientes, Guanajuato, Leon,
San Luis Potosi), Monterrey, Puebla… La péninsule du Yucatán et la pointe sud de la Baja
California attirent une grande partie des investissements étrangers dans le secteur touristique.
COMMERCE EXTERIEUR
IMPORTATIONS EN 2015 :
395 Mds EUR
EXPORTATIONS EN 2015 :
380 Mds EUR
POIDS DE LA FRANCE DANS LES IMPORTATIONS DU MEXIQUE :
0,98%
ETAT DES LIEUX DU COMMERCE EXTERIEUR
Le commerce extérieur mexicain a considérablement évolué depuis la signature de l’accord de
libre-échange nord-américain (ALENA) et la série de traités commerciaux qui l’ont suivi.
Aujourd’hui, plus de 90 % des échanges mexicains sont régis par des accords de libre-échange,
qui englobent près de 50 pays. Conséquence de cette ouverture, le commerce extérieur
représente 63 % du PIB en 2015, contre 27 % en 1993. Depuis 1994, les exportations ont
progressé annuellement de 12,6 % en moyenne, et les importations de 11,4 %.
Après une détérioration de son déficit commercial qui a culminé en 2008 avec - 17,5 Mds USD, le
Mexique a connu une nette amélioration, puisque la balance commerciale est presque à l’équilibre
depuis 2011, même si le déficit commercial s’est à nouveau creusé en 2015 (conséquence de la
chute du prix du baril).
Le Mexique est la première puissance commerciale d’Amérique latine avec un total de plus de
776 Mds USD d’échanges ; il se situe à la 12ème place mondiale, avec 2 % de participation dans
les exportations totales. Entre 1993 et 2015, ses ventes à l’étranger ont plus que quintuplé, grâce
à la stratégie d’ouverture commerciale du pays. Cependant, le Mexique reste encore dépendant
de ses exportations de pétrole, même si la politique de diversification de l’activité industrielle du
pays (automobile notamment) permet de limiter cette dépendance. Par ailleurs, le pays est, selon
l’OMC, le 16ème pays importateur en 2015. Les importations ont fortement progressé depuis la
mise en œuvre de l’ALENA.
Le poids de l’Amérique du Nord reste très fort dans les exportations mexicaines (plus de 80 % en
2015, soit 308 Mds USD), bien qu’il soit en légère baisse ces dernières années. Parallèlement, les
États-Unis représentent 48,7 % (186 Mds USD) des importations mexicaines totales. Toutefois,
depuis la fin des années 1990, cette tendance connaît un fort recul. Cette évolution s’est opérée
au profit des pays asiatiques et, dans une moindre mesure, de ceux de l’Union européenne.
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MEXIQUE
LES ÉCHANGES BILATÉRAUX FRANCE-MEXIQUE
Les échanges entre la France et le Mexique ne représentent encore qu’une faible part de leurs
échanges respectifs, bien qu’ils soient en constante progression. Ces échanges ont d’ailleurs
progressé de 25% en 2014 et de 27% en 2015, atteignant, avec un total de 5,6 Mds EUR, un
niveau record. La France exporte pour 3,2 Mds EUR vers le Mexique tandis qu’elle importe pour
2,4 Mds EUR de produits mexicains. La France dégage ainsi un excédent commercial de près de
900 M EUR, soit son 11ème excédent commercial. La France est désormais le 11ème fournisseur du
Mexique, soit deux places de mieux qu’en 2014 et son 14ème client, soit quatre places de mieux
qu’en 2014.
Le commerce entre la France et le Mexique a connu une expansion notable entre 2004 et 2008,
conséquence d’une progression plus dynamique du PIB mexicain, de l’internationalisation
croissante du pays et de la mise en œuvre du traité de libre-échange UE-Mexique. En effet, sur la
période, la progression moyenne annuelle de nos exportations a été de 9,7 % et celle de nos
importations de 5,3 %. Suite à la crise de 2009, le niveau des échanges s’est contracté (- 30 %).
Le PIB mexicain a connu à cette période un recul de 6 %. Les échanges ont repris en 2010 avec
un bond de 24 % (2,6 Mds USD) et ont poursuivi une progression ininterrompue jusqu’en 2015,
pour atteindre 3,2 Mds EUR. Les importations de biens et de services mexicains ont, pour leur
part, retrouvé leur niveau d’avant la crise.
Cinq secteurs concentrent près de 70 % de nos ventes au Mexique en 2015 : les matériels de
transport (700 M EUR soit 22% des exportations), les produits pharmaceutiques (400 M EUR), les
machines, les produits chimiques, parfums et cosmétiques et les produits informatiques,
électroniques et optiques. En revanche, les produits des industries agro-alimentaires ne
représentent que 5 % de nos exportations, tant en raison d’habitudes de consommation
spécifiques et de concurrence des vins du Nouveau monde que de barrières tarifaires et non
tarifaires, notamment sur les produits lactés et carnés. Les négociations en cours entre l’Union
européenne et le Mexique pour une modernisation du traité de libre-échange, devraient
permettre de faire tomber progressivement les barrières tarifaires qui subsistent.
Bien qu’encore modestes, les importations de la France en provenance du Mexique ont
atteint un record à 2,4 Mds EUR en 2015, en croissance de plus de 36 % par rapport à 2014.
Les importations de produits mexicains par la France sont, très majoritairement (80 % du total),
constituées de produits industriels. Selon la Banque centrale mexicaine, la France est devenue
en 2015, le 14ème client mondial et le 4ème client européen du Mexique.
Les échanges bilatéraux entre la France et le Mexique devraient continuer sur une tendance
positive, d’autant plus que la France a enregistré d’importantes commandes d’Airbus : 40 A320
ont été commandés par la compagnie Volaris en janvier 2012 et 40 autres par sa concurrente
Interjet en novembre 2012, pour un montant total d’environ 5 Mds EUR, soit plus de 150% des
exportations annuelles de la France vers le Mexique sur l’année 2015.
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MEXIQUE
VENTILATION DES EXPORTATIONS DE LA FRANCE VERS LE MEXIQUE EN 2015
Produits divers
(agroalimentaires,
hydrocarbures,
agricoles,
sylvicole, etc.);
5,3%
Autres produits
industriels; 33,9%
(dont produits
chimiques,
parfums et
cosmétiques;
13,7%)
Produits
mécaniques,
électriques,
électroniques,
informatiques;
29,6%
Matériels de
transport; 15,6%
Produits
pharmaceutiques;
15,6%
Source : Business France d’après Service économique régional
VENTILATION DES EXPORTATIONS DU MEXIQUE VERS LA FRANCE EN 2015
Produits divers
(agroalimentaires,
hydrocarbures,
agricoles,
sylvicoles
etc.); 9,3%
Autres produits
industriels;
36,8%
Source : Business France d’après Service économique régional
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Produits
mécaniques,
électriques,
électroniques,
informatiques;
43,2%
Matériels de
transport;
10,7%
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MEXIQUE
LES SECTEURS PORTEURS ET LA PRÉSENCE FRANÇAISE
SECTEURS
PRESENCE DE L’OFFRE FRANÇAISE
1
Aéronautique
Airbus Helicopters, Groupe Safran, Daher Aerospace,
Zodiac, Thalès,
2
Santé et biotechnologies
Sanofi Aventis, Sanofi Pasteur, Servier, Pierre Fabre,
Mayoly Spindler…
3
Transports urbains
Alstom, Systra, Egis,
4
TIC
Alcatel- Lucent, Thalès, Gemalto, Oberthur…
5
Agroalimentaire et agro-industrie
Danone, Pernod-Ricard, Lactalis
6
Environnement (traitement de l’eau et des
déchets)
Veolia, Suez Environnement, Plastic Omnium…
7
Plasturgie
Plastic Omnium, Viel Plastiques, Mecaplast, JB Tecnics…
8
Secteur de la sécurité
Geos, Maori…
9
Énergie
Alstom, Schneider Electric, ENGIE, Total
10
Automobile
Renault, Michelin, Valeo, Faurecia, Plastic Omnium,
11
Services
Accor, Sodexho, Axa, Havas Publicis
12
Biens de consommation (habillement et
cosmétiques)
L’Oréal, LVMH, Kering, Clarins, Laboratoires Bioderma,
L’Occitane en Provence, Yves Rocher…
Source : Business France
Le Mexique compte environ 500 entreprises françaises (filiales, succursales et bureaux de
représentation). Au-delà de ce périmètre, la présence économique française inclut de très
nombreux établissements à caractère non productif (commercial, logistique), des sociétés
franchisées, des sociétés fabriquant sous licence française (exemple de Yoplait), des alliances
stratégiques (exemple de Renault avec Nissan), des agents de représentation de sociétés
françaises, des entreprises locales créées par des ressortissants français.
Le chiffre d’affaires cumulé des implantations françaises au Mexique est évalué à 13,5 Mds USD,
pour plus de 120 000 emplois directs. 30 groupes français réalisent un chiffre d’affaires supérieur
à 100 M USD, les 5 premiers approchant ou dépassant le milliard de dollars.
La moitié des implantations et la quasi totalité des sièges sont basés dans la région urbaine de
Mexico. Peu d’entreprises françaises sont implantées dans le Sud-Est du pays, reflétant le
moindre niveau de développement de cette région, tandis que les grands centres économiques du
Centre et du Nord du pays disposent tous d’une présence française, une concentration spécifique
(de 15 à 20 implantations) s’observant dans les États du Nuevo León (capitale : Monterrey), de
Querétaro, de Jalisco (capitale : Guadalajara) et de Basse-Californie (essentiellement à Tijuana).
La majorité des grands groupes français du CAC 40 sont présents et produisent au Mexique
(Sanofi, Saint-Gobain, LafargeHolcim, Veolia Environnement, Danone, Air Liquide, Alcatel-Lucent,
Airbus Group, Thalès, Safran, L’Oréal, ENGIE, Schneider Electric, Pernod-Ricard, Valeo, LVMH,
Kering, Peugeot, Renault, Essilor, AccorHotels, etc.).
Certaines de ces entreprises occupent des positions fortes sur le marché intérieur ou sur celui de
l’exportation vers les États-Unis : Pernod-Ricard (n° 1 des vins & spiritueux), Danone (n° 1 de
l’eau en bouteille) ; Sanofi (n° 1 des vaccins et n° 3 du médicament) ; Saint-Gobain, (n° 2 du
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MEXIQUE
verre) ; ENGIE (n° 2 du transport et de la distribution de gaz) ; Valeo, Faurecia et Plastic Omnium
(une dizaine de sites de production chacun) ; Michelin (n° 3) ; Alstom (Métro de Mexico) ;
Schneider Electric ; Technip ; L’Oréal. Total Exploration Production, Peugeot et Renault sont les
principaux groupes industriels, dont la présence au Mexique ne présente pas ‒ ou que faiblement
‒ un caractère productif.
Du côté des services, les grandes entreprises françaises occupent des positions fortes dans le
secteur des services aux entreprises (Sodexho Alliance, Accor), du commerce des produits de
beauté et de luxe (L’Oréal, LVMH, Kering), de la communication (Vivendi, Lagardère, Publicis,
Havas) et depuis peu des assurances (Axa), mais demeurent des acteurs ne jouant pas encore
un rôle majeur dans le domaine financier (Société Générale, BNP-Paribas, Crédit Agricole, CIC et
Natixis n’ont que des bureaux de représentation). À noter que dans les secteurs de la grande
distribution, Auchan et Carrefour ont tenté, il y a quelques années, une implantation sans
lendemain sur le marché mexicain compte tenu de la forte présence de Walmart et de leurs choix
stratégiques.
Concernant les entreprises de taille intermédiaire, on remarque une présence significative dans
le secteur des équipements pour l’automobile (une vingtaine d’entreprises et une quarantaine de
sites de production), ainsi que dans celui des technologies de l’information et de la
communication.
L’un des phénomènes les plus marquants est toutefois l’arrivée de nouvelles PME françaises
dans certains secteurs comme l’aéronautique, en particulier les filiales du groupe Safran, mais
aussi de quelques PME sous-traitantes, dans les technologies de l’information, les biens de
consommation... Ce mouvement devrait se consolider du fait de la volonté des autorités
mexicaines d’encourager l’investissement dans ces secteurs de haute technologie.
Les réformes énergétiques et des télécommunications faites par le gouvernement Peña Nieto fin
2013 et la publication des règlements d’application et lois secondaires y afférent contribuent déjà,
fin 2014, à faire des secteurs de l’oil & gas, de l’électricité et des télécommunications des
débouchés prioritaires pour les entreprises françaises.
Par ailleurs, les visites d’Etat, celle du Président français au Mexique en avril 2014 et celle
du Président mexicain en France en juillet 2015, contribuent à consolider encore davantage
des liens économiques et commerciaux déjà très étroits.
Dans chacun de ces secteurs, nous programmons des événements qui ont pour objectif de vous
faire rencontrer vos partenaires potentiels.
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MEXIQUE
LES INVESTISSEMENTS
ANNÉE
FLUX D’IDE FRANÇAIS AU
MEXIQUE
FLUX D’IDE MEXICAINS EN
FRANCE
STOCKS D’IDE FRANÇAIS
AU MEXIQUE
2014
513,4 M EUR
154,2 M EUR
3,28 Mds EUR
2013
59,2 M EUR
18 M EUR
2,60 Mds EUR
2012
325 M EUR
17 M EUR
2,06 Mds EUR
2011
81,6 M EUR
31 M EUR
1,49 Mds EUR
Source : Service économique régional et Business France d’après la Banque de France.
LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS
Présentation des IDE mexicains
Les flux d’IDE reçus par le Mexique ont été relativement stables depuis une dizaine d’années.
Toutefois ils ont connu en 2013 un niveau exceptionnel de 44,2 Mds USD, en raison du rachat du
groupe Modelo (bière) par le belge Anheuser-Busch InBev pour un montant de 20,1 Mds USD. Ce
niveau exceptionnel a été suivi d’un niveau d’investissement cohérent avec les années
antérieures en 2014, avec 22,6 Mds USD contre 19 Mds USD en 2012 et 23,6 Mds USD en 2011.
Entre 2000 et 2014, le Mexique a reçu des flux cumulés de 375,7 Mds EUR selon le ministère de
l’Economie mexicain. Les stocks représentent environ la moitié de ceux du Brésil.
En 2014, l’Union européenne est le premier investisseur (46,9 %, dont l’Espagne 18,1 %,
l’Allemagne 6,9 %, les Pays-Bas 6,6 %, la Belgique 5,6 %, le Luxembourg 3,3 %, la France
3,2 %). Les États-Unis sont le 1er investisseur (28,9 %), suivi du Japon (6,4 %, notamment dans
le secteur automobile). Les IDE se sont dirigés essentiellement vers l’industrie manufacturière
(47 %), les services financiers (17 %) et le commerce (9 %).
Pour le cabinet de conseil en stratégie A.T. Kearney, le Mexique est le 9ème pays le plus attractif
pour les IDE. Il établit ce classement en fonction de son « Indice de confiance des IDE » qui
attribue au Mexique un taux de confiance de 27 %, soit autant que les Pays-Bas ou la Suisse. 2ème
pays d’Amérique latine dans ce classement, derrière le Brésil, le Mexique a gagné trois places au
classement général par rapport à 2014 grâce notamment à des réformes structurelles ambitieuses
et bien menées combinées à une discipline monétaire, au renforcement de l’industrie aux ÉtatsUnis, à une productivité accrue dans le secteur manufacturier et à sa compétitivité dans les
secteurs de la sous-traitance en technologie de l’information et e-commerce.
La présence française
Malgré la présence de ses principaux grands groupes, la France apparaît comme un investisseur
secondaire au Mexique (3,2% des flux en 2014, 2,9% au premier trimestre 2015). Le Mexique
continue de percevoir des flux réguliers, notamment dans le secteur manufacturier, malgré un
repli en 2014 qui faisait suite à un résultat exceptionnel en 2014. Le marché mexicain, bénéficiant
d’une politique d’ouverture cherchant à augmenter les flux, offre des opportunités intéressantes,
d’autant plus que la nouvelle administration a souhaité renforcer l’attraction d’IDE au travers d’un
programme ambitieux de réformes levant les barrières affectant deux secteurs essentiels de son
économie, l’énergie et les télécommunications. Par ailleurs, les investissements sortants du
Mexique sont en constante progression, cependant la France ne fait pas encore partie des
destinations privilégiées.
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MEXIQUE
Le développement de la présence des grands groupes français s’observe à travers de nouvelles
implantations :
 Sanofi Pasteur : doublement de la capacité de production de l’usine de vaccins contre la grippe
située dans l’État de Mexico prévu en 2015.
 Schneider Electric : centre d’innovation inauguré en septembre 2013 dans le Nuevo León
(investissement de 85 M EUR).
 Airbus Helicopters : usine de queues d’hélicoptères et portes d’A320, inaugurée en février 2013
à Querétaro (130 M EUR d’investissements, jusqu’à 660 M EUR à terme).
 L’Oréal : usine de production de colorants inaugurée en décembre 2012 à San Luis Potosi
(investissement de 75 M EUR).
 Air Liquide : 330 M EUR investis depuis son arrivée au Mexique en 2011 (7 usines de
séparation des gaz de l’air).
 Michelin : annonce en mai 2015 de la construction d’une deuxième usine Michelin dans le pays
pour un montant de 700 M USD.
Le développement de la présence des grands groupes français s’observe également à travers de
nouvelles acquisitions :
 Eutelsat : acquisition de l’opérateur mexicain de satellites Satmex en janvier 2014, pour
820 M EUR, soit le principal investissement français au Mexique depuis des années.
 JC Decaux : acquisition de 85 % d’Eumex, groupe mexicain de capital espagnol spécialisé
dans le mobilier urbain sur le continent latino-américain, en Novembre 2013, pour environ
80 M EUR.
 Chèque Déjeuner : acquisition de Sí Vale (acteur leader des chèques de restauration au
Mexique) par en novembre 2013 pour 120 M EUR.
 Sodexo : acquisition de Servi-Bonos (acteur majeur des chèques de restauration au Mexique)
en 2012.
 Axa : acquisition en 2012 des activités d’assurance dommage de la filiale mexicaine du groupe
HSBC
Investissements mexicains en France
Le principal investissement mexicain en France est celui du cimentier Cemex, qui emploie environ
2000 personnes sur 330 sites répartis dans 60 départements. Deux autres entreprises mexicaines
sont désormais présentes en France, à la suite d’acquisitions. Sigma Alimentos possède le
portefeuille français de Campofrío, qui comprend Jean Caby et le groupe Aoste. Mexichem a pour
sa part récupéré trois sites de production de tuyaux PVC en France suite au rachat du
Néerlandais Wavin en 2012.
S’ils suivent leur tendance récente, les grands groupes mexicains poursuivront une logique
d’expansion de leurs activités à l’étranger dans les années à venir. La France ne reçoit jusqu’à
présent qu’une quantité limitée de ces investissements mais pourrait voir les IDE en provenance
du Mexique se renforcer sur le moyen terme, à travers la création de filiales ou d’opérations de
fusion et acquisition.
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FICHE PAYS
MEXIQUE
ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES ET CONSEILS PRATIQUES
UN ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES PARTICULIEREMENT FAVORABLE
Le Mexique est devenu un des marchés les plus accessibles d’Amérique latine (rapport Doing
Business 2012 de la Banque mondiale) avec un environnement des affaires en mutation qui offre
d’importantes facilités : réelles mesures de simplification de l’investissement étranger et de
certification des produits (électroniques, dispositifs médicaux, démarches administratives, ou
autres…).
LES USAGES DU PAYS
Horaires
La durée journalière de travail varie en fonction du type d’horaire de travail effectué par le salarié :
 la journée ordinaire de travail est de 8 heures et doit se dérouler entre 6 heures du matin et
8 heures du soir ;
 la journée de travail, effectuée de nuit entre 8 heures du soir et 6 heures du matin, ne peut
excéder 7 heures ;
 enfin, la journée de travail mixte (comprise entre des heures de travail de jour et de nuit) ne
pourra être de plus de 7 heures et demie.
Pour une journée de travail continu, le salarié doit se voir accorder au minimum une demi-heure
de pose et pour six jours de travail, un jour de repos rémunéré doit lui être octroyé, de préférence
le dimanche. La loi mexicaine prévoit que la durée des congés payés ne peut être inférieure à
6 jours ouvrés par année (excepté la première année). La durée des congés payés est ensuite
augmentée en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise.
Langage
Dans les relations d’affaires, les langues utilisées sont l’espagnol et l’anglais. Une certaine
maîtrise de l’espagnol est très appréciée par les Mexicains.
LES PRATIQUES COMMERCIALES DU PAYS
Mode de règlement
Il n’existe pas de procédure de paiement particulière au Mexique, celui-ci se conformant à l’UCP
(Uniform Customs and Practices ou règles et usances uniformes). Les moyens de paiement
respectent donc les standard internationaux. Le contrôle des changes a été supprimé au début
des années 90, à l’exception des transactions en espèces et des contrôles liés à la lutte contre le
« blanchiment ». La monnaie de facturation la plus couramment utilisée est le dollar américain
pour les transactions internationales, sinon le peso mexicain. Les délais de paiement sont
relativement courts, entre 30 et 45 jours, compte tenu des taux d’intérêt relativement élevés et de
la rareté du crédit.
Règlementations de base (ou référentiel à consulter)
En cas de litige le droit mexicain s’appliquera le plus souvent. Pour connaître le tribunal
compétent, il faut se référer aux articles 94 et 104 de la Constitution mexicaine. Les règles de
procédures sont regroupées dans l’article 1054 du code de commerce. Le tribunal mexicain
chargé de l’affaire peut faire la demande de lettres rogatoires à des juridictions étrangères. Cette
demande ne signifie pas transfert de compétence. Tous les documents en complément de l’affaire
devront parvenir traduits et apostillés. Dès 1971, le Mexique a signé la convention des Nations12 / © 2016 - BUSINESS FRANCE
FICHE PAYS
MEXIQUE
Unies sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales. En 1975, il a adhéré à la
convention interaméricaine sur l’arbitrage commercial, et en 1979 à celle sur la validité
extraterritoriale des jugements étrangers et des sentences arbitrales.
Règles de communications lors des contacts professionnels et personnels :
Les Mexicains peuvent être très chaleureux dès la première rencontre et très vite tutoyer leurs
interlocuteurs, même dans un cadre professionnel. Ils cherchent par là à mettre leurs
interlocuteurs en confiance, même s’il faut savoir décrypter les nuances du « oui ». Par ailleurs,
les Mexicains sont le plus souvent très hospitaliers.
Il est préférable de se renseigner sur le titre de votre interlocuteur avant de le rencontrer car les
Mexicains y accordent beaucoup d’importance : Licenciado, Doctor, Arquitecto, Ingeniero,
Maestro, etc. Il est d’usage d’appeler les femmes « Señoritas » lorsqu’on ne connaît pas leur titre
ou leur état civil.
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MEXIQUE
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AUTEUR
BUSINESS FRANCE MEXIQUE Bureau de Mexico
Adresse : La Fontaine 32, Colonia Polanco Chapultepec
11560 México, D.F.
Rédigée par : Philippe GARCIA, directeur pays
Revue par : Nathalie GAZEYEFF
Version originelle du 19 décembre 2014
Version mise à jour le 25 avril 2016