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AM Mensuel Actualité Marchés Février 2015 Vocation du document Le présent document a été produit par HSBC Global Asset Management afin de partager sa vision de long terme. Cette vision, présentée par classes d’actifs et zones géographiques, sous-tend nos choix d’allocation au sein des solutions d’investissement que nous gérons. Pour autant cette vision ne peut à elle seule permettre d’établir une allocation d’actifs. En effet, composer un portefeuille sur la base de ce document ne saurait aboutir à une solution optimisée ni même diversifiée au regard du couple rendement/risque. Par ailleurs, il est important de prendre en compte les spécificités des investisseurs : l’horizon de placement, l’aversion au risque, la diversification de ses avoirs, avant toute recommandation. Ainsi, la présente communication ne peut constituer un conseil en investissement ou une recommandation en vue d’acheter ou de vendre des actifs. Elle ne saurait davantage être considérée comme une recherche en investissements. La BCE lance son programme d’assouplissement quantitatif pour soutenir les cours des actifs Points clés et vues d’ensemble Les actions européennes ont surperformé en janvier avec l’annonce du programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Banque centrale européenne (BCE). L a forte baisse des cours du pétrole, malgré les pressions baissières qu’il exerce sur l’inflation, devrait dynamiser la croissance mondiale, qui bénéficie également du soutien d’une politique monétaire accommodante. À notre avis, les principaux marchés des obligations d’État n’offrent pas un rendement suffisant pour compenser leur risque. Nous pensons que les actifs d’entreprises sont plus attractifs, en particulier les actions, même si des pics de volatilité périodiques sont à prévoir. Concernant les obligations d’entreprises, les écarts de crédit (spreads de crédit) des obligations à haut rendement nous apparaissent intéressants. Après un solide rebond, le dollar américain (USD) semble à présent s’établir à sa juste valeur face à l’euro (EUR) et au yen (JPY). Toutefois, face aux autres devises du G10, il paraît toujours sous-évalué, en particulier face au dollar australien (AUD) et au dollar néo-zélandais (NZD). Les banques centrales restent déterminées à tout mettre en œuvre pour soutenir l’économie mondiale. La BCE a finalement démarré son programme d’achats d’actifs et la baisse des cours du pétrole pourra permettre à la Réserve fédérale américaine (Fed) de retarder ses relèvements de taux, bloqués à un plus bas historique de 0,25 % depuis plus de six ans. En outre, la politique budgétaire devrait moins ralentir la croissance. Nous pensons que les actifs jugés « les plus sûrs », notamment les obligations d’État des principaux marchés développés, offrent des perspectives de performances médiocres à long terme. Les marchés des obligations d’État des pays européens périphériques et de certains pays émergents paraissent plus intéressants en termes de rapport risque/rendement. Bilan de la BCE en milliards d’euros EUR, Mds 3,500 En supposant 60 mld EUR d’achats par mois jusqu’en septembre 2016 3,000 2,500 2,000 Prévisions 1,500 10 11 12 13 14 Actifs du bilan de la BCE 15 16 Source : Bloomberg, HSBC Global Asset Management au 27 janvier 2015 2 3 Le lancement du QE souverain par la BCE a soutenu les marchés actions et obligataires internationaux, dans un contexte de nouvelle baisse des cours du pétrole Les actions européennes ont surperformé et les rendements des obligations d’État des principaux marchés ont fléchi sous l’effet des nouvelles mesures de relance monétaires de la BCE La politique monétaire accommodante et la réduction du frein budgétaire devraient soutenir la croissance En janvier, les marchés actions mondiaux ont progressé grâce à l’amélioration de l’appétit pour le risque. Cet appétit des investisseurs pour le risque a été stimulé par l’annonce de l’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne (BCE), malgré une nouvelle baisse des cours du pétrole, qui ont cédé -13 % sur le mois, et des épisodes significatifs de volatilité, alors que la Banque nationale suisse (BNS) a décidé d’abandonner son cours plancher de 1,2 CHF/EUR et que les investisseurs ont évalué l’issue des élections grecques. L’indice MSCI AC World a gagné +0,9 % en termes de rendement total en devise locale. L’indice MSCI Eurozone a notamment surperformé, en signant une hausse de plus de +7 %. Les rendements des obligations d’État des marchés développés jugées « les plus sûres » se sont considérablement relâchées en janvier, sous l’effet du repli des cours du pétrole, qui a affaibli les perspectives d’inflation, et de l’annonce par la BCE de nouvelles mesures d’assouplissement monétaire. Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont cédé près de -35 points de base (pb) pour s’établir à 1,82 %, et les rendements des obligations d’État allemandes à 10 ans ont fléchi de plus de -15 pb à 0,38 %. L’euro (EUR) s’est déprécié de pratiquement -6 % contre le dollar américain (USD) en raison des prévisions divergentes de taux d’intérêt relatifs. (Toutes les données sont au 27 janvier 2015). La baisse des cours du pétrole devrait exacerber les pressions déflationnistes, mais influencer positivement la croissance mondiale Deux autres raisons suggèrent que la croissance mondiale sera solide cette année. En premier lieu, les banques centrales restent déterminées à tout mettre en œuvre pour soutenir l’économie mondiale. En effet, au cours de sa réunion du mois de janvier, la Banque centrale européenne (BCE) s’est finalement résignée à l’inévitable et a démarré son programme d’achats d’actifs. La BCE entend désormais acheter 60 milliards d’euros d’actifs par mois, pour la première fois une part importante de ses achats sera effectuée en obligations d’État, afin de s’assurer que l’inflation, qui se situait à -0,2 % en décembre, atteigne l’objectif de +2 %. Par ailleurs, la baisse des cours du pétrole pourrait permettre à la Réserve fédérale américaine (Fed) de retarder une fois de plus son processus de relèvements de taux, bloqués à un plus bas historique de 0,25 % depuis plus de six ans. En deuxième lieu, le frein budgétaire devrait en moyenne être moins important au cours des deux prochaines années dans les économies développées qu’il ne l’a été ces cinq dernières années. C’est même le cas dans une zone euro confrontée à des problèmes budgétaires, où les bons résultats du parti antiaustérité Syriza aux récentes élections grecques pourraient annoncer l’amorce d’un virage contre l’austérité. Graphique 1 : Les prévisions d’inflation du consensus ont été considérablement dégradées depuis juin sous l’effet de la baisse des cours du pétrole GA, % GA, % 2.4 Bien que les prévisions d’inflation du consensus (graphique 1) aient fléchi en réaction à la baisse de près de 60 % des cours du pétrole depuis fin juin, les investisseurs ne sont pas encore convaincus que ce repli puisse avoir un effet stimulant sur la croissance mondiale. Le consensus anticipe une croissance mondiale de +3 % en 2015, contre +3,2 % il y a trois mois. La révision à la baisse des attentes de croissance par le consensus reflète en partie un regain d’agitation dans la zone euro et le ralentissement actuel du rythme de croissance en Chine. Il existe néanmoins une réticence à accepter que la baisse des cours du pétrole, si elle venait à se maintenir, puisse être positive pour la croissance mondiale. 4 1.6 2.0 1.2 1.6 0.8 1.2 0.4 0.8 Jan 14 Apr 14 Jul 14 IPC États-Unis 2015, à g. IPC Roy.-Uni 2015, à g. Source : Bloomberg, au 27 janvier 2015 0.0 Oct 14 Jan 15 IPC Japon 2015, à g. IPC zone euro 2015, à dr. Des perspectives de croissance nationales cycliquement divergentes Bien que la croissance mondiale totale se maintienne plutôt bien, des divergences cycliques subsistent entre les pays. En l’état actuel, il semblerait que la croissance américaine se situe autour de 3 % et que l’équilibre des risques de la croissance américaine s’oriente à la hausse pour 2015 selon les prévisions consensus. Les indicateurs cycliques de la zone euro et du Japon s’essoufflent et les prévisions de croissance du consensus sont un peu moins optimistes. Dans la zone euro, un certain nombre d’éléments suggèrent un redressement de la dynamique de croissance en 2015 et signalent la possibilité d’une hausse inattendue des prévisions du consensus. Ces éléments comprennent notamment des mesures plus agressives de la BCE, la baisse du taux de change et les premiers signes d’une amélioration de l’offre et de la demande de crédit, soulignée par l’enquête de la BCE auprès des responsables de crédit. Les attentes de la croissance chinoise en 2015 se modèrent à 7 % et continueront probablement de s’ajuster à la baisse. L’excédent des capacités de production continuent de peser sur les prix Dans les principales économies développées, l’inflation reste modérée, en raison notamment de la faible augmentation des salaires. Les pressions désinflationnistes sont également une caractéristique des marchés émergents aujourd’hui. L’inflation dans les pays de l’OCDE s’est réduite de moitié, de 3,2 % fin 2011 à 1,5 %, et semble destinée à diminuer davantage au cours des prochains mois sous l’effet de la faiblesse des cours de l’énergie et de l’excédent des moyens de production. La faiblesse de l’inflation devrait maintenir les taux directeurs des banques centrales à des niveaux bas à moyen terme. Nous anticipons donc des taux d’intérêt réels bas par rapport à leurs données historiques, qui devraient contribuer à soutenir la croissance économique et les cours des actifs à risque. 5 Les marchés des obligations d’État des pays européens périphériques et de certains pays émergents semblent offrir des opportunités Le dollar américain semble à présent s’établir à sa juste valeur face à l’euro et au yen, mais paraît toujours sous-évalué par rapport aux monnaies du G10 En 2014, l’indice Barclays Global Aggregate couvert en USD, a enregistré un rendement de 7,6 %, et les obligations d’État américaines à 10 ans se sont repliées à tout juste 2,2 % vers la fin de l’année. Après leurs solides performances l’année dernière, nous pensons que les actifs jugés « les plus sûrs », y compris les principales obligations d’État des marchés développés, offrent des perspectives de rendement médiocres à long terme. Les marchés des obligations d’État des pays européens périphériques et de certains pays émergents paraissent plus intéressants en termes de rapport risque/rendement. À notre avis, les obligations d’État à 10 ans des pays européens périphériques offrent de meilleures perspectives de rendements par rapport aux obligations d’État allemandes. Nous pensons que la mise en œuvre du programme QE par la BCE comprimera les primes de risque des pays périphériques et pourra être à l’origine d’une surperformance de ces obligations. Toutefois, au cours des prochaines semaines, les tentatives du nouveau gouvernement grec de négocier un plan de sauvetage amélioré devraient générer de la volatilité sur les marchés des obligations des pays périphériques de la zone euro. Le processus de négociation risque d’être une source d’inquiétudes pour les marchés en leur faisant craindre que la Grèce ne sorte de la zone euro ou que d’autres économies périphériques ne tentent également de conclure un meilleur accord avec leurs créanciers. Le dollar américain (USD) mesuré par l’indice DXY (graphique 2), a progressé de +12,8 % en 2014 et a gagné +5 % depuis le début de l’année. Nous estimons qu’après ce solide rebond, il se situe maintenant à sa juste valeur par rapport à l’EUR et au JPY. Toutefois, face aux autres devises du G10, le dollar américain continue d’être sous-évalué, en particulier par rapport au dollar australien et au dollar néo-zélandais. En outre, le dollar australien devrait pâtir des liens de l’économie australienne avec la Chine, de sa dépendance à l’égard des matières premières ainsi que du ralentissement de son marché immobilier. Parmi les devises des marchés émergents, nous continuons d’observer des divergences régionales de perspectives entre l’Asie et l’Amérique latine. À moyen terme, certaines des devises asiatiques présentent toujours un profil rendement/risque intéressant et sont traditionnellement considérées comme des valeurs sûres lorsque la Fed relève ses taux d’intérêt. Graphique 2 : Malgré un renforcement, l’USD reste en dessous de son niveau du début des années 2000 Index 160 150 140 130 120 110 100 90 80 70 80 85 90 95 00 DXY Index Source : Bloomberg, au 27 janvier 2015 6 05 10 15 Les spreads de crédit des obligations à haut rendement paraissent attractifs Depuis la fin du 3ème trimestre 2014, les spreads de crédit américains s’élargissent en raison des anticipations de hausses des taux d’intérêt américains et, dans le cas des obligations à haut rendement, de l’impact de la baisse des cours du pétrole sur la solvabilité des compagnies d’exploitation du gaz de schiste. L’énergie représente 14 % de l’indice des obligations à haut rendement américaines. Les spreads de crédit affichent une volatilité sensiblement inférieure. Bien que les perspectives de performances ajustées du risque des obligations « Investment Grade » soient au même niveau qu’à la fin septembre, celles des obligations à haut rendement sont en hausse en raison de l’élargissement des écarts de taux (spreads) (graphique 3). Bien que la prise de risque de crédit soit récompensée par un rendement beaucoup plus attrayant, elle n’est pas sans risque. Par exemple, une hausse rapide des taux d’intérêt américains demeure un risque important pour les obligations à haut Graphique 3 : Les obligations à haut rendement américaines paraissent de plus en plus attractives rendement. Toutefois, pour le moment, le risque de défaut demeure relativement favorable : le taux de défaut spéculatif s’établit à seulement 2,2 % et ne devrait atteindre que 2,6 % en 2015, d’après les prévisions de Moody’s. Des pics de volatilité périodiques sont à prévoir sur les marchés actions en 2015 Parmi les principaux catalyseurs potentiels de ce choc figure une hausse plus rapide des taux d’intérêt américains, dans le cas où une accélération de l’inflation des salaires se matérialiserait, un ralentissement plus marqué que prévu de l’économie chinoise ainsi qu’un nouvel épisode de crise dans la zone euro si le nouveau gouvernement grec parviendrait à négocier un accord plus favorable avec ses créanciers, ce qui encouragerait d’autres pays périphériques à réclamer à leur tour de meilleures conditions. Les pics de volatilité des trois derniers mois fournissent probablement un avant-goût de 2015. Graphique 4 : Les pics de volatilité des marchés actions risquent de devenir plus fréquents Index 90 % 20 80 70 15 60 50 10 40 30 5 20 0 10 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 05 06 07 08 09 10 11 12 CBOE S&P 500 VIX Index Barclays US Comp HY Spread Source : Bloomberg au 27 janvier 2015 Source : Bloomberg au 27 janvier 2015 7 13 14 15 Perspectives des classes d’actifs à long terme CLASSES D’ACTIFS PERSPECTIVES Actions Monde La stratégie la plus rentable à long terme consistera, selon nous, à conserver un risque sur les actions plutôt que sur le marché monétaire ou des obligations d’État des marchés développés. La reprise économique mondiale reste selon nous sur ses rails, et les valorisations des actions ne sont pas encore excessives. Les risques susceptibles de peser sur les marchés actions comprennent un durcissement monétaire trop rapide aux États-Unis, une déflation dans la zone euro ou encore une intensification du ralentissement en Chine. Ces incertitudes devraient donner lieu à des pics soudains de volatilité. États-Unis La reprise économique aux États-Unis apparaît comme étant de plus en plus solide et la Fed reste déterminée à assurer la poursuite de cette reprise, ce qui a pour effet de soutenir le marché des actions américaines. Les valorisations des actions nous paraissent toujours attractives par rapport aux obligations d’État jugées « les plus sûres ». Nous pensons que la croissance des bénéfices des entreprises américaines continuera à être un facteur déterminant dans la croissance des actions mondiales. Royaume-Uni Les valorisations des actions britanniques demeurent attractives par rapport aux obligations d’État jugées « les plus sûres ». La reprise au Royaume-Uni semble robuste et la Banque d’Angleterre (BoE) ne semble pas pressée de durcir sa politique monétaire. Malgré un environnement monétaire mondial accommodant qui devrait offrir un soutien, les élections devraient injecter une certaine dose d’incertitude politique en 2015. Zone euro En 2015, les actions de la zone euro devraient bénéficier du soutien substantiel du programme d’assouplissement quantitatif. Les mesures de relance, des taux ultra-bas, la faiblesse de l’euro et des valorisations attractives devraient compenser des facteurs négatifs comme les risques de la zone euro, la « lowflation » et une croissance morne des bénéfices. Japon Les changements agressifs de politique monétaire et budgétaire devraient soutenir les actions, maintenir un yen faible et aider la croissance économique et des bénéfices des entreprises, bien que la baisse des salaires réels pèse sur la demande intérieure à court terme. Les actions devraient être avantagées par des valorisations attractives et par la faiblesse des rendements obligataires. Asie hors Japon Les perspectives de croissance et de valorisation restent attractives en Asie hors Japon. Le risque pesant sur ces marchés provient des flux sortants d’investissements étrangers. En général, la hausse des taux américains/baisse des liquidités se traduit par un rééquilibrage des portefeuilles et par des pertes des actions asiatiques. Toutefois, des relèvements agressifs ne font pas partie de notre scénario principal et l’Asie possède une base d’investisseurs plus diverse qu’avant. Pays d’Europe centrale et orientale et Amérique latine Les écarts de croissance positifs par rapport aux marchés développés pourraient se maintenir à long terme. Toutefois, comme c’est souvent le cas en Asie, ces marchés émergents restent vulnérables aux inquiétudes des investisseurs vis-à-vis de la réduction des liquidités mondiales. La récente baisse des cours des matières premières devrait continuer d’être un frein important pour les producteurs dépendants de matières premières tels que le Chili. En outre, les tensions géopolitiques restent élevées et imprévisibles. Obligations d’État États-Unis Nous pensons que les rendements des bons du Trésor américain sont faibles par rapport à leur moyenne de long terme et intègrent des perspectives macroéconomiques excessivement pessimistes pour l’économie américaine. En outre, étant donné la faiblesse des rendements, nous pensons que les risques sont nettement orientés à la hausse. Nous préférons donc être sous-pondérés par rapport aux actifs à risque comme les actions. Royaume-Uni Nous pensons que les rendements des obligations d’Etat britanniques sont faibles par rapport à leur moyenne de long terme et intègrent des perspectives macroéconomiques excessivement pessimistes. Nous privilégions donc généralement les actions par rapport aux obligations d’État jugées « les plus sûres » sur la base du rendement relatif. Zone euro Les obligations des pays du cœur de la zone euro sont surévaluées. Toutefois, en raison du lancement du programme QE européen, nous n’anticipons pas de correction. Compte tenu des rendements négatifs dans les principaux pays européens, nous percevons davantage d’opportunités dans certains actifs périphériques. Globalement, en sachant que la hausse sera désormais limitée, nous préférons être sous-pondérés sur les obligations et longs sur les actions et le crédit. Marchés émergents Les spreads de l’univers des obligations des marchés émergents courent le risque de s’élargir au moment du resserrement de la politique monétaire américaine. Les obligations en devises locales ont cédé du terrain avec le renforcement du dollar au cours des six derniers mois, même si nous anticipons une appréciation des devises locales à long terme. Les obligations des devises dépendantes des matières premières sont particulièrement exposées. Les spreads des obligations libellées en dollar paraissent serrés par rapport à leurs données historiques. Toutefois, l’amélioration des rendements continue de les rendre attractifs par rapport aux obligations d’État des pays développés. Obligations privées Investment grade Les bilans des entreprises nous paraissent toujours bons et les investisseurs continueront probablement à rechercher des rendements sur fond d’amélioration progressive de l’économie mondiale et de maintien de faibles taux d’intérêt par les banques centrales. Le resserrement de la politique monétaire américaine demeure un risque important. High yield (haut rendement) Depuis juillet dernier, les spreads de crédit se sont sensiblement écartés dans les pays développés, le rendement des obligations High Yield s’est donc amélioré, et avec lui, notre estimation des rendements attendus pour cette classe d’actifs. Les défauts restent faibles et la demande de rendement élevée. Il existe néanmoins des risques. Comme pour les obligations « Investment Grade », les prévisions de resserrement de la politique monétaire américaine pourraient donner lieu à des pics de volatilité des obligations à haut rendement. Matières premières Or L’or reste exposé à des risques, dans un environnement d’inflation basse et de dollar fort. Bien que la perspective de programmes QE massifs dans la zone euro et au Japon puisse permettre de stabiliser le métal jaune à court terme, nous pensons que l’or offre une valeur limitée. Autres matières premières Les matières premières telles que les métaux industriels semblent de moins en moins tirer profit du rebond économique mondial en raison de l’offre excédentaire. Malgré la faiblesse apparente des cours du pétrole brut, il faudra du temps pour atteindre un équilibre entre l’offre et la demande. Nous restons donc globalement neutres sur les matières premières. Immobilier Le marché de l’immobilier continue d’offrir une prime de rendement attractive par rapport aux obligations des pays les mieux notés, bien que nous soyons sélectifs par région. 8 Informations importantes Ce document a été produit exclusivement à des fins d’information générale. Les vues et opinions exprimées sont celles d’HSBC Global Asset Management, sur la base de données au 27 janvier 2015. Ces vues et opinions ne sauraient constituer une recommandation de placement. Cette publication n’est destinée qu’à des investisseurs non professionnels au sens de la Directive Européenne MIF. L’ensemble des informations contenues dans ce document peuvent être amenées à changer sans avertissement préalable. Toute reproduction ou utilisation non autorisée des commentaires et analyses de ce document engagera la responsabilité de l’utilisateur et sera susceptible d’entraîner des poursuites. 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