Evolutions comparées du chômage et de la précarité monétaire des
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Evolutions comparées du chômage et de la précarité monétaire des
NOTE DE DIRECTION RÉGIONALE DES AFFAIRES SANITAIRES ET SOCIALES DE RHÔNE-ALPES 2ème semestre 2007 Numéro 12 En Rhône-Alpes comme en France, la baisse du chômage apparaît marquée depuis 3 ans. Dans la région, le nombre de demandeurs d’emploi de fin de mois (DEFM) de catégorie11 est ainsi passé de 208 000 à 173 000 chômeurs entre décembre 2004 et décembre 2006, soit une baisse de 17%. En France métropolitaine, la baisse était de 15% sur la même période. Pourtant, dans le même temps, les allocataires à bas revenu2 des caisses d’allocations familiales étaient toujours aussi nombreux, autour de 236 000, et le nombre de personnes couvertes par les minima sociaux était en légère progression, de près de 3%, à 287 000 personnes fin 2006. On note donc un paradoxe apparent entre d’une part une nette baisse du chômage, qui semble se confirmer début 2007, et une stagnation des principaux indicateurs de précarité. Evolutions comparées du chômage et de la précarité monétaire des ménages en Rhône-Alpes L a baisse du chômage ne touche toutefois pas toutes les catégories de chômeurs avec la même ampleur. Ainsi, en mars 2007, si le nombre de chômeurs de catégorie 1 a diminué de 19% en deux ans, la baisse est légèrement moindre (-16%) si on considère l’ensemble des demandeurs d’emploi immédiatement disponibles ou ayant exercé une activité réduite au cours du mois précédent (catégories 1, 2, 3, 6, 7 et 8). La variation est par exemple limitée à - 6% pour les chômeurs de catégorie 6 (personnes recherchant un CDI à temps plein mais ayant exercé une activité réduite), dont le nombre a même augmenté dans les départements de la Drôme ou de l’Ardèche. Certaines de ces personnes, «bénéficiant» d’activités salariées à durée très limitée, peuvent donc, malgré leur revenu salarié, être dans une situation financière particulièrement précaire. La probabilité pour un chômeur d’être touché par la précarité financière dépend aussi bien sûr de sa durée d’ancienneté dans le chômage. Or, sur les deux dernières années, les chômeurs de longue durée, Evolutions comparées du chômage et des indicateurs de précarité 1Personnes immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDI à temps plein et n’ayant pas exercé d’activité réduite ou occasionnelle de 78h ou plus dans le mois précédent. C’est la catégorie 1 qui est seule prise en compte dans les chiffres officiels du chômage. Les statistiques de DEFM comportent par ailleurs 7 autres catégories (personnes ayant eu des activités réduites et/ou à la recherche d’un CDD, d’un temps partiel…). 2C’est-à-dire les allocataires dont les ressources déclarées sont inférieures à la moitié de la médiane des ressources de l’ensemble des allocataires. base 100 en décembre 2004 110 100 90 80 chômeurs catégorie 1 70 population couverte minima sociaux allocataires Caf à bas revenus 60 50 40 2004 Source : Anpe - DE, Caf 2005 2006 NOTE DE c’est-à-dire inscrits à l’ANPE depuis plus d’un an, ont davantage profité de la baisse du chômage que les autres : leur nombre a diminué de 24%, et de 18% pour ceux inscrits depuis plus de deux ans. En revanche, le nombre de chômeurs inscrits depuis plus de trois ans à l’ANPE, et dont on peut penser que leurs chances de retrouver un emploi stable sont amoindries, n’a baissé que de 5% de 2005 à 2007. Ce noyau dur du chômage, qui concerne 18 400 chômeurs en mars 2007, n’a donc que faiblement régressé ; il regroupe sans doute des personnes particulièrement exposées à la précarité financière. SORTIE DU CHÔMAGE ET REPRISE D’EMPLOI En outre, sortir du chômage ne signifie pas systématiquement reprendre un emploi. En 2006, parmi les 550 000 sorties des listes de l’ANPE des chômeurs de catégories 1, 2 ou 3 (c’est-à-dire des personnes immédiatement disponibles), 177 000 (soit un petit tiers seulement) correspondent effectivement à une reprise d’emploi déclarée. Pour 25 000 personnes (5%), la sortie de l’ANPE correspond à une entrée en stage. Environ 72 000 personnes (13%) ont arrêté de rechercher un emploi dans la région, soit pour des raisons médicales, soit parce qu’elles en sont dispensées (pour des raisons liées à leur âge), ou bien encore parce qu’elles ont changé de région. Reste une sortie sur deux (276 000 ex-chômeurs) pour lesquelles le motif de radiation des listes de l’ANPE est essentiellement l’absence au contrôle ou la non réponse à une convocation. Par définition, on ne sait pas quelle est la nouvelle situation de ces personnes. On peut penser qu’une partie d’entre elles a retrouvé un emploi mais ne l’a pas signalé : au plan national, c’est le cas d’environ la moitié des sortants pour absence au contrôle selon les résultats de l’enquête trimestrielle de l’ANPE et de la DARES. Mais il est probable qu’une autre partie, au contraire, corresponde davantage à un enlisement dans des situations de précarité. TROIS «PAUVRES» SUR DIX ONT UN EMPLOI Taux de variation mars 2007 / mars 2005 du chômage selon la catégorie et la durée du chômage 0% -5% -5% -10% -15% -16% -18% -19% -20% -24% -25% -30% cat. 1 cat. 123 678 dont >1 an >2 ans >3 ans Source : Anpe - DE Motifs de sortie du chômage en 2006 chômeurs de catégories 1, 2 et 3 entrée en stage arrêt 5% de recherche 13% autres 50% reprise emploi 32% Source : Anpe - MTRSS - MEFE, Tabulation SEPES Rhône-Alpes se retrouve même dans les situations de très grande pauvreté, puisque 28% des personnes sans domicile fixe interrogées en 2001 par l’Insee5 exerçaient une activité professionnelle. On note donc, de façon globale, une baisse marquée du chômage, qui ne semble pas avoir de répercussion directe sur les indicateurs de précarité, au mieux en stabilisation. Parmi les causes de ces divergences, la baisse du chômage ne concerne que faiblement les personnes les plus exposées à la précarité parmi lesquelles les chômeurs de très longue durée, ou les personnes exerçant une activité professionnelle très réduite. De plus, un certain nombre de sorties du chômage ne correspondent sans doute pas à des reprises d’activité rémunérée, sans que l’on sache réellement quantifier le phénomène. Enfin, la pauvreté monétaire persiste même parmi les personnes ayant un emploi, chez qui elle est loin d’être marginale. Enfin, lorsque la reprise d’emploi est effective, elle n’est pas pour autant toujours une garantie contre la pauvreté. Certes, la pauvreté monétaire touche moins les actifs que les inactifs : au niveau national, moins de 7% des personnes ayant un emploi ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté3 alors que c’est le cas de 32% des chômeurs, qui sont proportionnellement les plus atteints par la pauvreté monétaire. Toutefois, 1,6 million de personnes ayant un emploi vivent, en France, en dessous du seuil de pauvreté : trois «pauvres» sur dix ont un emploi4. Cette proportion Cette évolution contrastée entre baisse du chômage et stagnation de la précarité que l’on constate au plan régional se retrouve dans la grande majorité des territoires. Ainsi, parmi les 30 zones de territorialisation6 de Rhône-Alpes, 22 connaissent, comme la région, le paradoxe d’une baisse du chômage de longue durée couplée à une progression du nombre de personnes couvertes par un minimum social. Parmi elles, la zone de la vallée de la Drôme se distingue par une baisse du chômage de longue durée plus forte que la moyenne (-25%), alors que ses indicateurs de précarité augmentent sensiblement plus vite qu’ailleurs. Dans les autres zones de territorialisation, l’évolution du chômage de longue durée et des indicateurs de précarité semblent davantage en phase. Quatre de ces zones se distinguent par une stagnation du chômage de longue durée, et une précarité qui progresse, parfois nettement plus vite que la moyenne : sud-Drôme, sud-Ardèche, Isère Rhodanienne et Oyonnax. Dans cette dernière zone, la légère décrue 3Seuil de pauvreté relative, déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. Par convention commune aux pays européens, on utilise désormais un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie (jusqu’à récemment un seuil à 50 % était couramment employé). En 2004, le seuil ainsi défini était de 788 € courants. 4Enquête Revenus fiscaux 2004 - Insee - DGI 5Enquête nationale auprès des personnes utilisant les services de restauration ou d’hébergement gratuits réalisée par l’Insee du 15 janvier au 15 février 2001. Pour en savoir plus, cf. www.insee.fr. 6Le projet de protocole d’accord Etat-Région sur la territorialisation prévoit la détermination de territoires communs rapprochant les zones de la territorialisation du service public de l’emploi et les contrats de développement Rhône-Alpes dans un nouveau zonage dit « ZTEF » (pour Zone Territoriale Emploi-Formation). Cette démarche a abouti fin 2005 côté Etat à la détermination de 30 territoires en Rhône-Alpes qui constituent de nouvelles zones de territorialisation. 2 NOTE DE du chômage de longue durée a peut-être bénéficié au nombre d’allocataires des CAF à bas revenus, en baisse modérée, mais la population couverte par un minimum social a, elle, très fortement augmenté (+12%). RÉPARTITION DE LA POPULATION MAJEURE PAR ACTIVITÉ EN FRANCE MÉTROPOLITAINE Ensemble de la population 5,7% A l’opposé, certaines zones ont connu une baisse marquée du chômage de longue durée, et leurs indicateurs de précarité en ont semble-t-il bénéficié. Il s’agit notamment des zones du Chablais, de Chambéry, de la Maurienne, et, dans une moindre mesure, de la Tarentaise, d’Annecy ou d’Ambérieu-Belley. 8,5% 50,8% 24,5% DE FORTES DISPARITÉS LOCALES Ces évolutions très différentes d’un territoire à l’autre sont d’abord le reflet de la diversité des situations économiques et sociales. Ainsi, la proportion d’allocataires à bas revenus parmi l’ensemble des allocataires des Caisses d’Allocations Familiales varie du simple au double d’une zone de territorialisation à l’autre. Cette part est maximale de Saint-Étienne à l’est lyonnais (de 38 à 43 %), mais aussi au sud de la région, particulièrement du côté ardéchois. A l’inverse, elle est inférieure à 22 % dans le nord-Isère et autour de Bourg-en-Bresse. A la notable exception près du Genevois, elle reste également nettement inférieure à la moyenne régionale dans toutes les zones alpines. Actifs occupés Chômeurs Etudiants de 18 ans ou plus Retraités Autres inactifs 10,4% Champ : ensemble des individus de 18 ans ou plus, vivant dans des ménages en France métropolitaine dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante Source : enquête Revenus fiscaux 2004 - Insee - DGI Individus vivant en dessous du seuil de pauvreté On retrouve cette dichotomie entre le nord-est de la région et l’ouest et le sud pour de nombreux indicateurs ; c’est également le cas lorsqu’on observe la part des sorties du chômage dues à une reprise d’emploi déclaré : elle dépasse les 34 % partout dans l’Ain et les Savoie – sauf à Oyonnax – et culmine à près de 60 % en Tarentaise et en Maurienne. A l’inverse, elle est inférieure à 27 % autour de Saint-Étienne et de Lyon. 16,3% 12,6% On peut mettre en évidence, pour ce qui concerne les zones de territorialisation de Rhône-Alpes, l’exisActifs occupés tence d’une corrélation statistique significative entre Chômeurs l’importance des reprises d’emploi déclarées dans Etudiants de 18 ans ou plus l’ensemble des causes de sortie du chômage, et la Retraités baisse du nombre d’allocataires à bas revenus. L’exisAutres inactifs tence d’une corrélation significative n’est certes pas une preuve de lien de « cause à effet » entre les deux variables corrélées. Elle indique seulement que l’on constate, pour les zones et la période étudiées (ici les ZTEF entre fin 2004 et fin 2006), que les zones pour lesquelles beaucoup de sorties du chômage sont des reprises d’emploi, sont généralement aussi des zones où le nombre d’allocataires à bas revenus diminue fortement. La Tarentaise, la Maurienne, le Chablais de causalité. Aux zones alpines précédemment citées, ou la vallée de l’Arve en sont les exemples les plus si- et que l’on retrouve dans la catégorie des zones bénégnificatifs. ficiant d’une part réduite de chômeurs de très longue durée et d’une baisse sensible des allocataires à bas De même, il existe une liaison nette entre la part du revenus, s’opposent les zones de Lyon, du sud et du chômage de très longue durée (chômeurs inscrits de- centre de la Loire, ou encore le nord de l’Ardèche et de puis plus de 3 ans) et la variation du nombre d’alloca- la Drôme, qui cumulent forte proportion de chômage taires à bas revenus, sans que l’on puisse assurer que de très longue durée et augmentation du nombre cette liaison statistique soit la preuve d’une relation d’allocataires à bas revenus. 3 16,3% 30,7% 21,7% Sans que le seul exemple des zones et de la période étudiées ici ne suffise pour être affirmatif, il apparaît que la part des reprises d’emploi déclarées dans les motifs de sortie du chômage et la part du chômage de très longue durée pourraient être deux causes, parmi d’autres, qui expliquent la variation du nombre des allocataires à bas revenus, un des indicateurs majeurs de mesure de la précarité. Variation du nombre d’allocataires à bas revenus Variation de la population couverte par un minimum social NOTE DE 20% Evolutions comparées du nombre de chômeurs de longue durée et de la population couverte par un minimum social entre 2004 et 2006, par zones de territorialisation Source : Anpe - DE, Caf 15% Vallée de la Drôme Oyonnax Sud Drôme 10% Nord Ardèche Nord Isère Bourg-en-Bresse Centre Isère Nord Isère Est Lyonnais Sud-Est Lyonnais Bassin Grenoblois Genevois TOTAL Loire SudGex Villeurbanne - Vaulx-en-Velin Loire Centre Lyon Arve Nord-Ouest Beaujolais Tarentaise 5% 0% Maurienne Annecy -5% 15% Chambéry Ambérieu-Belley Châblais Isère Rhodanienne Sud Ardèche Valence-Centre Ardèche Loire Nord Ouest Lyonnais Variation du nombre de chômeurs longue durée Evolutions comparées du nombre de chômeurs de longue durée et du nombre d’allocataires à bas revenus entre 2004 et 2006, par zones de territorialisation Source : Anpe - DE, Caf Vallée de la Drôme 10% Valence-Centre Ardèche 5% 0% -5% -10% -60% Sud Drôme Lyon Loire Centre Loire Sud Nord Drôme Ouest Lyonnais Isère Rhodanienne Nord Ardèche Loire Nord TOTAL Annecy Sud-Est Lyonnais CENTRE ISERE Nord Isère OyonnaxSud Ardèche Villeurbanne - Vaulx-en-Velin Gex Est Lyonnais Nord-Ouest Beaujolais Genevois Bassin Grenoblois Bourg-en-Bresse Ambérieu-Belley Chambéry Maurienne Arve Tarentaise Châblais -50% -40% -30% -20% -10% Variation du nombre de chômeurs longue durée 4 -0% 10% NOTE DE Porportion d’allocataires à bas revenus fin 2006, par zone de territorialisation Part des allocataires à bas revenus source : Caf Evolution du nombre d’allocataires à bas revenus fin 2006, par zone de territorialisation Evolution 2004-2006 du nombre d’allocataires à bas revenus source : Caf 5 NOTE DE Part des reprises d’emploi déclarées dans les sorties du chômage en 2006, par zone de territorialisation Proportion de reprise d’emploi déclarée parmi les sorties source : ANPE-MTRSS-MEFE, Tabulation SEPES Rhône-Alpes Part du chômage de durée supérieure à 3 ans en 2006, par zone de territorialisation Part du chômage de durée supérieure à 3 ans source : ANPE-MTRSS-MEFE, Tabulation SEPES Rhône-Alpes 6 NOTE DE Reprise d'emploi et variation du nombre d'allocataires à bas revenus : lorsque la part des reprises d'emploi déclarées parmi les causes de sortie du chômage est élevée, le nombre d'allocataires à bas revenus a davantage tendance à diminuer Variation du nombre d’allocataires à bas revenus entre fin 2004 et fin 2006 15% zones de territorialisation Linéaire (zones de territorialisation) VALLEE DE LA DROME 10% y = -0,2604x + 0,0821 2 R = 0,3504 5% LYON SUD DROME LOIRE CENTRE LOIRE SUD NORD DROME NORD ARDECHE ISERE RHODANIENNE OUEST LYONNAIS ANNECY LOIRE NORD 0% SUD-EST LYONNAIS SUD ARDECHE VALENCE-CENTRE ARDECHE CENTRE ISERE NORD ISERE VILLEURBANNE-VAULX EN V. EST LYONNAIS GEX GENEVOIS OYONNAX BASSIN GRENOBLOIS NORD-O. BEAUJOLAIS BOURG EN BRESSE -5% AMBERIEU-BELLEY CHAMBERY MAURIENNE ARVE TARENTAISE CHABLAIS -10% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% 55% 60% 65% Part des reprises d’emploi déclarées dans l’ensemble des causes de sortie du chômage (cumul 2005-2006) Source : ANPE - MTRSS - MEFE, Caf Chômage de durée supérieure à 3 ans et variation du nombre d’allocataires à bas revenus : Variation du nombre d’allocataires à bas revenus entre fin 2004 et fin 2006 15% lorsque la part du chômage de très longue durée est élevée, le nombre d'allocataires à bas revenus a davantage tendance à augmenter VALLEE DE LA DROME 10% zones de territorialisation Linéaire (zones de territorialisation) y = 1,3064x - 0,087 2 R = 0,3869 5% LYON SUD DROME LOIRE CENTRE NORD DROME ISERE RHODANIENNE NORD ARDECHE ANNECY 0% LOIRE SUD OUEST LYONNAIS SUD ARDECHE LOIRE NORD SUD-EST LYONNAIS CENTRE ISERE VILLEURBANNE-VAULX EN V. VALENCE-CENTRE ARDECHE NORD ISERE NORD OUEST BEAUJOLAIS BASSIN GRENOBLOIS EST LYONNAIS OYONNAX GEX GENEVOIS AMBERIEU-BELLEY -5% MAURIENNE ARVE BOURG EN BRESSE CHAMBERY TARENTAISE CHABLAIS -10% 2% 3% Source : ANPE - DE - MEFE, Caf 4% 5% 6% 7% 8% Part du chômage de très longue durée à fin 2006 7 9% 10% 11% NOTE DE ZOOM Chômage, pauvreté et territoires Analyse spatiale des données des CAF. Les arrondissements de St-Etienne et de Montbrison dans la Loire Gestion des droits au Revenu Minimum d’Insertion, de l’Allocation aux Adultes Handicapés, de l’Aide aux Parents Isolés, mesures financières en cas de chômage : la panoplie des aides dispensées aux plus démunis par la branche famille est importante. Par la position qu’elles occupent au sein du dispositif de protection sociale, les Caf disposent de fait, au sein de leur système d’information, d’un nombre important de données susceptibles d’apporter un certain nombre d’éclairages sur les relations possibles entre les deux phénomènes que constituent le chômage et la pauvreté. L’exercice est difficile car il se heurte à deux difficultés majeures liées aux données disponibles dans les fichiers des caisses d’allocations familiales. D’abord, parce que la collecte des données des Caf est axée sur la détermination des droits des allocataires, ce qui, notamment sur les problématiques de chômage, en limite la disponibilité et la fiabilité. Et ensuite, parce que les changements liés à la législation (nouvelles prestations, nouveaux allocataires) rendent difficile toute analyse dans le temps des évolutions. Néanmoins, et malgré ces réserves, nous avons essayé de pénétrer dans l’univers des Caf, en nous penchant plus particulièrement sur un territoire : celui constitué par les bassins Sud-Loire et Forez, autrement dits des arrondissements de Saint-Etienne et de Montbrison. La connaissance des situations de chômage est, quant à elle, moins bonne, car non exhaustive. A cela deux raisons principales : le champ des populations couvertes qui ne prend en compte que la population allocataire pour ignorer les personnes non allocataires de prestations ; le système «déclaratif» des Caf qui entraîne une connaissance des situations de chômage seulement pour les allocataires percevant des prestations indexées. DES PHÉNOMÈNES DIVERSEMENT CONNUS DES CAF Avec les minima sociaux qu’elles versent, les Caf ont une bonne connaissance des situations de pauvreté dans les populations qu’elles gèrent. De plus, elles ont développé un indicateur des « bas revenus » qui leur permet d’avoir une approche institutionnelle rapide car bien adaptée aux particularismes de leurs fichiers de données. Bas revenus et allocataires au chômage analyse spatiale arrondissements St-Etienne et Montbrison Allocataires Caf se déclarant au chômage Source : Caf de St-Etienne 31.12.2006 St-Etienne Le Chambon-Feugerolles St-Chamond Firminy Noirétable Rive-de-Gier La Grand-Croix St-Genest-Lerpt Bourg-Argental Montbrison Feurs St-Priest-en-Jarez Boën St-Bonnet-le-Château St-Jean-Soleymieux St-Galmier Pélussin St-Georges-en-Couzan St-Just-St-Rambert Chazelles-sur-Lyon Villars St-Héand St-Genest-Malifaux Arrondissements St-Etienne et Montbrison % allocataires au chômage % couples au chômage % monoparents au chômage % personnes isolées au chômage 11,4 9,9 9,4 8,3 7,7 7,2 7,2 7,0 6,9 6,8 6,5 6,3 6,3 5,9 5,8 5,2 5,0 4,9 4,9 4,7 4,4 4,1 3,9 9,2 9,0 6,9 5,3 3,1 5,1 4,4 3,5 4,8 3,3 4,2 3,8 3,6 3,6 3,2 3,3 2,6 2,8 2,9 2,6 2,0 2,2 2,6 14,2 13,3 10,6 11,1 17,2 11,1 10,8 12,9 11,1 12,3 9,0 11,5 12,1 5,6 11,2 7,5 7,8 8,1 9,9 7,6 5,7 5,9 4,1 12,3 9,9 12,6 11,6 12,6 10,3 11,2 11,9 8,9 11,3 10,8 9,1 11,5 11,8 14,6 10,6 11,4 9,4 8,9 10,3 11,2 9,9 7,7 8,5 5,6 11,8 11,7 Source : Caf de St-Etienne Saint-Galmier Saint-Héand St-Just-Saint-Rambert Feurs Pélussin Montbrison St-Genest-Malifaux Chazelles-sur-Lyon Saint-Priest-en-Jarez Villars La Grand-Croix St-Genest-Lerpt Boën St-Jean-Soleymieux Firminy Bourg-Argental St-Bonnet-le-Château Rive-de-Gier St-Georges-en-Couzan Noirétable Le Chambon-Feugerolles Saint-Chamond Saint-Etienne Arrondissements St-Etienne et Montbrison (a) 8 allocataires allocataires % % à bas revenus au chômage (1) bas revenus au chômage (2) Poids Poids allocataires allocataires Ecart à bas au chômage Poids (2) revenus (2) / (a) - Poids (1) (1) / (a) 911 473 987 752 388 1 019 122 213 309 145 903 512 369 156 1 387 203 237 1 189 100 135 1 356 2 461 12 387 18,21 14,12 19,14 22,37 19,12 24,60 12,18 16,41 20,50 14,49 25,38 23,85 22,89 17,95 29,50 23,74 23,80 28,13 28,74 30,96 38,83 38,09 42,72 289 153 281 244 111 319 44 67 113 50 295 174 114 53 480 71 67 347 19 39 429 700 4530 5,20 4,07 4,88 6,45 4,96 6,79 3,86 4,68 6,30 4,42 7,18 7,03 6,27 5,77 8,32 6,89 5,90 7,19 4,95 7,66 9,91 9,38 11,41 3,40 1,76 3,68 2,81 1,45 3,80 0,46 0,79 1,15 0,54 3,37 1,91 1,38 0,58 5,17 0,76 0,88 4,44 0,37 0,50 5,06 9,18 46,21 5,24 3,54 5,42 3,56 2,11 4,43 1,07 1,35 1,69 1,07 3,88 2,33 1,71 0,87 5,44 0,97 1,07 4,55 0,36 0,48 4,08 7,05 37,43 1,84 1,78 1,74 0,76 0,66 0,63 0,62 0,56 0,54 0,53 0,51 0,42 0,34 0,28 0,26 0,21 0,19 0,11 -0,01 -0,02 -0,98 -2,13 -8,78 26 803 30,92 9027 8,51 100,00 100,00 - NOTE DE Ainsi, un rapide pointage entre les déclarations de chômage des allocataires et les situations de chômage connues via l’ANPE fait état d’un «taux de couverture» très médiocre (entre 40 et 60% seulement des demandeurs d’emploi fin de mois étaient connus des fichiers des Caf au 31.12.2006). Des éléments qui ne sont pas sans conséquence sur l’analyse qui peut être faite des taux de chômage des allocataires : les territoires où l’on rencontre le plus d’allocataires titulaires de prestations indexées bénéficient logiquement d’un taux de couverture plus important (zones urbaines notamment). Dès lors, toute tentative de comparaison avec les chiffres «officiels» du chômage devra être bannie, pour en rester à des analyses institutionnelles «relatives». Analyses qui ne présentent au demeurant pas de grandes différences avec la carte du chômage connue aujourd’hui. Au sein des deux arrondissements, les allocataires privés d’emploi se recensent en effet surtout au niveau de l’agglomération stéphanoise, sur l’axe connu allant de la vallée de l’Ondaine à la vallée du Gier. Sur cet axe, les cantons de la ville de St-Etienne enregistrent le taux de chômage le plus important : 11,4 %. Seuls deux cantons tous deux situés au nord de la ville sont épargnés : Villars (4,4% ) et dans une moindre mesure St-Priest-en-Jarez (6,3%). L’arrondissement de St-Etienne est particulièrement marqué puisque l’on relève au sein de celui-ci quatre grandes agglomérations : St-Etienne, Firminy, StChamond et le Chambon-Feugerolles. Ces quatre communes totalisent à elles seules 68% des allocataires au chômage des deux arrondissements alors qu’elles ne représentent que 53% de la population allocataire. Au sein de l’arrondissement de Montbrison, le canton de Noirétable (7,7%) est le plus touché. Cela étant, les cantons de la plaine du Forez ne sont pas épargnés : Montbrison (6,8%), Feurs (6,5%) et Boën (6,3%) sont en effet loin des cantons des Monts du Lyonnais ou des Coteaux-du-Jarez puisque les cantons de Chazellessur-Lyon (4,7%) et de St-Héand (4,1%) enregistrent les taux les plus bas de l’arrondissement montbrisonnais. LE CHÔMAGE DES ALLOCATAIRES DES CAF Taux de chômage des allocataires Caf Arrondissements St-Etienne - Montbrison Par cantons au 31 décembre 2006 Taux de chômage des allocataires caf Roanne Arrondissements St-Etienne Montbrison Par cantons au 31 décembre 2006 Noirétable Feurs Boën St-Georges-en-Couzan Chazelles-sur-Lyon Montbrison St-Galmier St-Just-St-Rambert St-Jean-Soleymieux St-Bonnet-le-Chateau Rive-de-Gier St-Héand Saint-Chamond Saint-Etienne Firminy Grand-Croix Chambon-Feugerolles Pélussin St-Genest-Malifaux Bourg-Argental Allocataires au chômage ( en % ) Arrondissement Roanne SE CONJUGUE AVEC L’ISOLEMENT 2 à 5 % Le chômage touche deux fois plus de personnes isolées et de familles monoparentales que des couples allocataires. Sur les deux arrondissements, alors que 5,6% des couples allocataires se déclarent au chômage, 11,8% des personnes isolées et 11,7% des monoparents se déclarent privés d’emploi. 5 à 7% + de 7 % Source : caf de St-Etienne Toutefois, il convient de préciser que cette simple confrontation est affectée d’un biais puisque dans les 9 NOTE DE couples se déclarant au chômage un seul membre du couple est compté (voir encadré p8). L’analyse par territoires n’est pas identique selon la situation d’isolement. Si les familles monoparentales se retrouvent plutôt plus nombreuses dans les grandes agglomérations (St-Etienne, Le Chambon-Feugerolles), les personnes isolées se retrouvent plutôt en secteur rural (Saint-Jean-Soleymieux, Noirétable, St-Bonnet-le Château, Boën-sur-Lignon ). Globalement, l’analyse par cantons fait apparaître une plus grande dispersion entre les territoires, selon la situation de famille : ainsi si l’écart entre le premier et le dernier canton est de 7 points pour le taux de chômage général et le taux de chômage par couples, cet écart est de 9 points pour les personnes isolées et de 13 points pour les monoparents. A quelques rares exceptions près (St-Bonnet-le-Château et St-Chamond pour les monoparents, le ChambonFeugerolles pour les personnes isolées) le lien entre chômage et isolement est établi. Il reste à déterminer si ce lien peut s’établir de la même façon avec les allocataires à bas revenus. CHÔMAGE ET PAUVRETÉ DES CAF : UN LIEN COMPLEXE ALLOCATAIRES Les réserves formulées en ce qui concerne les taux de chômage des allocataires (voir encadré p8) ont notablement compliqué les possibilités d’analyse de ce phénomène au sein de la population allocataire des Caf. Plutôt que de raisonner en masse, l’option a donc été prise de raisonner en poids. Ainsi, plutôt que de confronter les résultats bruts des cantons composant les deux arrondissements, sont mis en parallèle : d’un côté, le poids que chaque canton représente dans la population allocataire à bas revenus, et de l’autre, le poids que chaque canton représente dans la population allocataire se déclarant au chômage. A la suite de cette confrontation, un écart est calculé : celui séparant - pour chaque canton - le poids des allocataires au chômage du poids des allocataires à bas revenus. L’analyse - simplifiée - de ces écarts aboutit à une classification en trois groupes de cantons : les cantons pour lesquels est constaté un écart positif important (de 0,8 à 2 points): Bien que figurant parmi les taux les plus faibles d’allocataires au chômage des deux arrondissements, les cantons de St-Galmier (5,2%), St-Héand (4,1%), StJust-St-Rambert (4,9 %) connaissent un poids relatif de leur population allocataire au chômage supérieur au poids relatif de leur population à bas revenus. Dans ces cantons connus pour être relativement aisés, la pauvreté monétaire n’est donc pas strictement liée CONCLUSION à la situation de chômage des allocataires. Ajoutée aux énormes difficultés dues à une collecte de données non exhaustive, l’analyse du lien entre chô les cantons pour lesquels l’écart constaté est mage et précarité se révèle très complexe au sein de la proche de la valeur 0 : population allocataire des Caf. C’est autour de cette valeur centrale que se situent Loin d’être évident, ce lien n’est en effet pas identique - en nombre - la majorité des cantons : l’écart entre selon les zones sur lesquelles on examine le phénoles deux poids est ici tout proche de 0. L’ensemble est mène. constitué de zones diverses : agglomérations moyen- Ainsi, pauvreté monétaire ne rime pas toujours avec nes, cantons ruraux ou semi-ruraux qui se situent situations de chômage dans les cantons les moins une sur même ligne : les poids des populations à bas défavorisés, le plus souvent les zones résidentielles se revenus sont très proches des poids des populations se situant à la périphérie des grandes agglomérations. déclarant au chômage. De la même façon, le chômage ne semble qu’être les cantons pour lesquels est constaté un écart qu’une composante de la pauvreté monétaire des négatif important (de 0,8 à 9 points): allocataires habitant les cantons les plus défavoriBien que connaissant les plus forts taux de chômage sés se situant au cœur même des grands ensembles des deux arrondissements, les cantons de St-Etienne urbains. Au final, seules les zones rurales ou semi(11,4%), St-Chamond (9,4%), le Chambon-Feugerol- rurales semblent bien évoluer sur une même les (9,9%) se distinguent par un poids relatif de leur tangente. population allocataire au chômage inférieur au poids de la population à bas revenus. Le lien entre la précarité et le chômage n’est donc pas ici établi non plus. Dans ces cantons se situant exclusivement au sein même des plus grandes agglomérations, il semble que le chômage ne soit qu’une partie de la pauvreté monétaire. Ecart entre les poids relatifs des allocataires à bas revenus et des allocataires au chômage Arrondissements de St-Etienne et Montbrison 31 décembre 2006 Saint-Galmier Saint-Etienne -2,00 Saint-Héand Saint-Chamond St-Just - Saint-Rambert 0,00 Le Chambon-Feugerolles Feurs -2,00 -4,00 Noirétable Pélussin -6,00 St-Georges-en-Couzan Montbrison -8,00 -10,00 Rive-de-Gier St-Genest-Malifaux St-Bonnet-le-Château Chazelles-sur-Lyon Bourg-Argental Saint-Priest-en-Jarez Firminy St-Jean-Soleymieux Boën Villars La Grand-Croix St-Genest-Lerpt source : Caf de St-Etienne Note de lecture : Pour le canton de St-Galmier, le poids relatif des allocataires au chômage est supérieur de 2 points au poids relatif des allocataires à bas revenus. A l’inverse, pour le canton de St-Etienne, le poids relatif des allocataires au chômage est inférieur de près de 9 points au poids relatif des allocataires à bas revenus. 10 NOTE DE MESURER LES INÉGALITÉS STRUCTURELLES D’ACCÈS À L’EMPLOI : UN OUTIL DE LA DRTEFP7 Parmi les facteurs qui contribuent à expliquer le fait que la baisse du chômage n’a pas de répercussion mécanique sur les indicateurs de précarité, le poids du chômage de longue durée (supérieure à trois ans) semble jouer un rôle. D’autres facteurs s’y ajoutent, expliquant une capacité d’insertion plus faible sur le marché du travail. Pour en rendre compte, la DRTEFP de Rhône-Alpes a élaboré un indicateur de la difficulté d’insertion. Il correspond à la part des chômeurs de catégorie 1 présentant au moins une des difficultés d’insertion suivantes : être âgé de 50 ans ou plus, bénéficier ou avoir bénéficié du RMI, présenter un handicap8, ou être inscrit au chômage depuis plus d’un an. On retrouve, parmi les zones affichant un indice élevé, celles qui cumulent les parts de chômeurs inscrits depuis plus de 3 ans parmi les plus importantes et une augmentation (ou une stagnation) des indicateurs de précarité : Loire nord et sud, Nord et sud Ardèche, Valence-Centre Ardèche … 73 Maurienne 42 Loire Nord 42 Loire Sud 07 Sud Ardèche 60 50 01 Ambérieu-Belley 74 Châblais 01 Bourg-en-Bresse 69 Villeurbanne-Vaulx-en-Velin 74 Arve 40 26 Valence Centre Ardèche 74 Annecy 30 26 Drôme 20 69Lyon 10 01 Gex 74 Genevois 07 Nord Ardèche 38 Nord Isère 69 Sud-Est Lyonnais 26 Vallée de la Drôme 26 Drômey 38 Centre Isère 73 Chambéry 73 Tarentaise Rhône-Alpes 38 Isère Rhodanienne 42 Loire Centre 69 Ouest Lyonnais 38 Bassin Grenoblois 01 Oyonnax 69 Est Lyonnais 69 Nord Ouest Beaujolais Source : DRTEFP-Rhône-Alpes, SEPES Note de lecture : dans le territoire Sud-Ardèche, 55% des chômeurs de catégorie 1 présentent au moins une difficulté particulière d’insertion. QUELQUES PRÉCISIONS MÉTHODOLOGIQUES Les situations de chômage enregistrées dans les Caf (après vérification administrative) ne sont que le fruit des déclarations des allocataires. Les situations de chômage n’ouvrent des droits supplémentaires aux prestations familiales que pour les allocataires percevant des prestations soumises à condition de ressources (aides au logement, allocation aux adultes handicapés). La population allocataire au chômage exclut de fait les chômeurs non allocataires de prestations familiales, ainsi que les chômeurs non allocataires de prestations indexées. Dans le recensement des « allocataires au chômage », seul un membre du couple est compté. Le taux de chômage de la population allocataire est obtenu en rapportant le nombre d’allocataires au chômage à la population allocataire totale. Pour la population allocataire à bas revenus, il s’agit de la population de référence dont le Revenu par Unité de Consommation est inférieur au seuil des bas revenus. Le Revenu par Unité de Consommation (RUC) rapporte le revenu disponible (revenus + prestations) de la famille, hors étudiants et personnes de plus de 65 ans, au nombre d’unités de consommation (uc=1 pour l’allocataire, 0,5 par adulte et enfant de 14 ans ou plus, 0,3 par enfant de moins de 14 ans). On ajoute 0,2 pour les familles monoparentales. Le seuil des bas revenus est égal à la demi-médiane des RUC (au 31.12.2006 : 771,46 €). La médiane est la valeur en-dessous de laquelle il y a 50 % des personnes. 7 Direction Régionale du Travail, de l’Emploi, et de la Formation Professionnelle 8 Orphelin, Veuve ou Mutilé de Guerre, Travailleur handicapé catégorie A, B ou C, instance de Cotorep, Pension invalidité S.S., rente accident du travail de 10% ou plus. 11 NOTE DE Directeur de la publication : Pierre Alégoët Contact : Philippe Laperrouse Tél. : 04 72 34 31 72 Fax : 04 78 95 18 77 E-mail : [email protected] Impression : Imprimerie DUPLI Retrouvez ce document et autres publications sur le site internet DDASS/DRASS Rhône-Alpes URL : htpp://www.rhone-alpes.sante.gouv.fr Rubrique : info-statistiques Comité de rédaction Sandrine Braun (Caf de Lyon) Danielle Fabre (Caf de Chambéry) Eric Farnault (Caf de Grenoble) Anton Sudzik (Caf de Vienne) Guy André (Caf de Saint-Etienne) Hervé Dubouloz (Caf de Valence) Martial Denis (Caf d’Annecy) Jean-Claude Longère (Caf de Roanne) Jan Manuel Norais (Caf d’Aubenas) Philippe Mossant (Drass Rhône-Alpes) Philippe Laperrouse (Drass Rhône-Alpes) 107, rue Servient 69418 Lyon cedex 03 • Téléphone 04 72 34 31 32 • Télécopie : 04 72 95 18 17