Evolutions comparées du chômage et de la précarité monétaire des

Transcription

Evolutions comparées du chômage et de la précarité monétaire des
NOTE DE
DIRECTION RÉGIONALE
DES AFFAIRES SANITAIRES ET
SOCIALES DE RHÔNE-ALPES
2ème semestre 2007
Numéro 12
En Rhône-Alpes comme en France, la baisse du chômage apparaît marquée depuis 3 ans.
Dans la région, le nombre de demandeurs d’emploi de fin de mois (DEFM) de catégorie11 est
ainsi passé de 208 000 à 173 000 chômeurs entre décembre 2004 et décembre 2006,
soit une baisse de 17%. En France métropolitaine, la baisse était de 15% sur la même période.
Pourtant, dans le même temps, les allocataires à bas revenu2 des caisses d’allocations
familiales étaient toujours aussi nombreux, autour de 236 000, et le nombre de personnes
couvertes par les minima sociaux était en légère progression, de près de 3%, à 287 000 personnes fin 2006. On note donc un paradoxe apparent entre d’une part une nette baisse
du chômage, qui semble se confirmer début 2007, et une stagnation des principaux indicateurs
de précarité.
Evolutions comparées du chômage
et de la précarité monétaire
des ménages en Rhône-Alpes
L
a baisse du chômage ne touche toutefois pas toutes les catégories de chômeurs avec la même ampleur. Ainsi, en mars 2007, si le nombre de chômeurs de catégorie 1 a diminué de 19% en deux ans,
la baisse est légèrement moindre (-16%) si on considère l’ensemble des demandeurs d’emploi immédiatement disponibles ou ayant exercé une activité réduite au cours du mois précédent (catégories
1, 2, 3, 6, 7 et 8). La variation est par exemple limitée à - 6% pour les chômeurs de catégorie 6 (personnes
recherchant un CDI à temps plein mais ayant exercé une activité réduite), dont le nombre a même augmenté
dans les départements de la Drôme ou de l’Ardèche. Certaines de ces personnes, «bénéficiant» d’activités
salariées à durée très limitée, peuvent donc, malgré leur revenu salarié, être dans une situation financière
particulièrement précaire.
La probabilité pour un chômeur d’être touché par la précarité financière dépend aussi bien sûr de sa durée d’ancienneté dans le chômage. Or, sur les deux dernières années, les chômeurs de longue durée,
Evolutions comparées du chômage et des indicateurs de précarité
1Personnes immédiatement disponibles, à la recherche d’un emploi en CDI à
temps plein et n’ayant pas exercé d’activité réduite ou occasionnelle de 78h ou
plus dans le mois précédent. C’est la catégorie 1 qui est seule prise en compte
dans les chiffres officiels du chômage. Les statistiques de DEFM comportent
par ailleurs 7 autres catégories (personnes ayant eu des activités réduites et/ou
à la recherche d’un CDD, d’un temps partiel…).
2C’est-à-dire les allocataires dont les ressources déclarées sont inférieures à la
moitié de la médiane des ressources de l’ensemble des allocataires.
base 100 en décembre 2004
110
100
90
80
chômeurs catégorie 1
70
population couverte minima sociaux
allocataires Caf à bas revenus
60
50
40
2004
Source : Anpe - DE, Caf
2005
2006
NOTE DE
c’est-à-dire inscrits à l’ANPE depuis plus d’un
an, ont davantage profité de la baisse du chômage que les autres : leur nombre a diminué de
24%, et de 18% pour ceux inscrits depuis plus
de deux ans. En revanche, le nombre de chômeurs
inscrits depuis plus de trois ans à l’ANPE, et dont on
peut penser que leurs chances de retrouver un emploi
stable sont amoindries, n’a baissé que de 5% de 2005
à 2007. Ce noyau dur du chômage, qui concerne
18 400 chômeurs en mars 2007, n’a donc que faiblement régressé ; il regroupe sans doute des personnes
particulièrement exposées à la précarité financière.
SORTIE DU CHÔMAGE ET REPRISE D’EMPLOI
En outre, sortir du chômage ne signifie pas systématiquement reprendre un emploi. En 2006, parmi les
550 000 sorties des listes de l’ANPE des chômeurs de
catégories 1, 2 ou 3 (c’est-à-dire des personnes immédiatement disponibles), 177 000 (soit un petit tiers
seulement) correspondent effectivement à une reprise
d’emploi déclarée. Pour 25 000 personnes (5%), la
sortie de l’ANPE correspond à une entrée en stage. Environ 72 000 personnes (13%) ont arrêté de rechercher
un emploi dans la région, soit pour des raisons médicales, soit parce qu’elles en sont dispensées (pour des
raisons liées à leur âge), ou bien encore parce qu’elles
ont changé de région. Reste une sortie sur deux (276
000 ex-chômeurs) pour lesquelles le motif de radiation des listes de l’ANPE est essentiellement l’absence
au contrôle ou la non réponse à une convocation.
Par définition, on ne sait pas quelle est la nouvelle
situation de ces personnes. On peut penser qu’une
partie d’entre elles a retrouvé un emploi mais ne l’a
pas signalé : au plan national, c’est le cas d’environ
la moitié des sortants pour absence au contrôle selon
les résultats de l’enquête trimestrielle de l’ANPE et de
la DARES. Mais il est probable qu’une autre partie,
au contraire, corresponde davantage à un enlisement
dans des situations de précarité.
TROIS «PAUVRES» SUR DIX ONT UN EMPLOI
Taux de variation mars 2007 / mars 2005 du chômage
selon la catégorie et la durée du chômage
0%
-5%
-5%
-10%
-15%
-16%
-18%
-19%
-20%
-24%
-25%
-30%
cat. 1
cat. 123 678
dont
>1 an
>2 ans
>3 ans
Source : Anpe - DE
Motifs de sortie du chômage en 2006
chômeurs de catégories 1, 2 et 3
entrée
en stage
arrêt 5%
de recherche
13%
autres
50%
reprise emploi
32%
Source : Anpe - MTRSS - MEFE, Tabulation SEPES Rhône-Alpes
se retrouve même dans les situations de très grande
pauvreté, puisque 28% des personnes sans domicile
fixe interrogées en 2001 par l’Insee5 exerçaient une
activité professionnelle.
On note donc, de façon globale, une baisse marquée
du chômage, qui ne semble pas avoir de répercussion directe sur les indicateurs de précarité, au mieux
en stabilisation. Parmi les causes de ces divergences,
la baisse du chômage ne concerne que faiblement
les personnes les plus exposées à la précarité parmi
lesquelles les chômeurs de très longue durée, ou les
personnes exerçant une activité professionnelle très
réduite. De plus, un certain nombre de sorties du chômage ne correspondent sans doute pas à des reprises
d’activité rémunérée, sans que l’on sache réellement
quantifier le phénomène. Enfin, la pauvreté monétaire persiste même parmi les personnes ayant un
emploi, chez qui elle est loin d’être marginale.
Enfin, lorsque la reprise d’emploi est effective, elle
n’est pas pour autant toujours une garantie contre la
pauvreté. Certes, la pauvreté monétaire touche moins
les actifs que les inactifs : au niveau national, moins
de 7% des personnes ayant un emploi ont un niveau
de vie inférieur au seuil de pauvreté3 alors que c’est le
cas de 32% des chômeurs, qui sont proportionnellement les plus atteints par la pauvreté monétaire. Toutefois, 1,6 million de personnes ayant un emploi vivent, en France, en dessous du seuil de pauvreté : trois
«pauvres» sur dix ont un emploi4. Cette proportion Cette évolution contrastée entre baisse du chômage et
stagnation de la précarité que l’on constate au plan
régional se retrouve dans la grande majorité des territoires. Ainsi, parmi les 30 zones de territorialisation6
de Rhône-Alpes, 22 connaissent, comme la région, le
paradoxe d’une baisse du chômage de longue durée
couplée à une progression du nombre de personnes
couvertes par un minimum social. Parmi elles, la
zone de la vallée de la Drôme se distingue par une
baisse du chômage de longue durée plus forte que la
moyenne (-25%), alors que ses indicateurs de précarité augmentent sensiblement plus vite qu’ailleurs.
Dans les autres zones de territorialisation, l’évolution
du chômage de longue durée et des indicateurs de
précarité semblent davantage en phase.
Quatre de ces zones se distinguent par une stagnation
du chômage de longue durée, et une précarité qui
progresse, parfois nettement plus vite que la moyenne : sud-Drôme, sud-Ardèche, Isère Rhodanienne et
Oyonnax. Dans cette dernière zone, la légère décrue
3Seuil de pauvreté relative, déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. Par convention commune aux pays européens, on utilise désormais
un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie (jusqu’à récemment un seuil à 50 % était couramment employé). En 2004, le seuil ainsi défini était de 788 € courants.
4Enquête
Revenus fiscaux 2004 - Insee - DGI
5Enquête
nationale auprès des personnes utilisant les services de restauration ou d’hébergement gratuits réalisée par l’Insee du 15 janvier au 15 février 2001.
Pour en savoir plus, cf. www.insee.fr.
6Le
projet de protocole d’accord Etat-Région sur la territorialisation prévoit la détermination de territoires communs rapprochant les zones de la territorialisation du service public de
l’emploi et les contrats de développement Rhône-Alpes dans un nouveau zonage dit « ZTEF » (pour Zone Territoriale Emploi-Formation). Cette démarche a abouti fin 2005 côté Etat à
la détermination de 30 territoires en Rhône-Alpes qui constituent de nouvelles zones de territorialisation.
2
NOTE DE
du chômage de longue durée a peut-être bénéficié
au nombre d’allocataires des CAF à bas revenus, en
baisse modérée, mais la population couverte par un
minimum social a, elle, très fortement augmenté
(+12%).
RÉPARTITION DE LA POPULATION MAJEURE PAR ACTIVITÉ
EN FRANCE MÉTROPOLITAINE
Ensemble de la population
5,7%
A l’opposé, certaines zones ont connu une baisse marquée du chômage de longue durée, et leurs indicateurs de précarité en ont semble-t-il bénéficié. Il s’agit
notamment des zones du Chablais, de Chambéry, de
la Maurienne, et, dans une moindre mesure, de la Tarentaise, d’Annecy ou d’Ambérieu-Belley.
8,5%
50,8%
24,5%
DE FORTES DISPARITÉS LOCALES
Ces évolutions très différentes d’un territoire à l’autre
sont d’abord le reflet de la diversité des situations économiques et sociales. Ainsi, la proportion d’allocataires à bas revenus parmi l’ensemble des allocataires
des Caisses d’Allocations Familiales varie du simple
au double d’une zone de territorialisation à l’autre.
Cette part est maximale de Saint-Étienne à l’est lyonnais (de 38 à 43 %), mais aussi au sud de la région,
particulièrement du côté ardéchois. A l’inverse, elle
est inférieure à 22 % dans le nord-Isère et autour de
Bourg-en-Bresse. A la notable exception près du Genevois, elle reste également nettement inférieure à la
moyenne régionale dans toutes les zones alpines.
Actifs occupés
Chômeurs
Etudiants de 18 ans ou plus
Retraités
Autres inactifs
10,4%
Champ : ensemble des individus de 18 ans ou plus, vivant dans des ménages en France métropolitaine dont le revenu déclaré
est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante
Source : enquête Revenus fiscaux 2004 - Insee - DGI
Individus vivant en dessous du seuil de pauvreté
On retrouve cette dichotomie entre le nord-est de la
région et l’ouest et le sud pour de nombreux indicateurs ; c’est également le cas lorsqu’on observe la part
des sorties du chômage dues à une reprise d’emploi
déclaré : elle dépasse les 34 % partout dans l’Ain et les
Savoie – sauf à Oyonnax – et culmine à près de 60
% en Tarentaise et en Maurienne. A l’inverse, elle est
inférieure à 27 % autour de Saint-Étienne et de Lyon.
16,3%
12,6%
On peut mettre en évidence, pour ce qui concerne
les zones de territorialisation de Rhône-Alpes, l’exisActifs occupés
tence d’une corrélation statistique significative entre
Chômeurs
l’importance des reprises d’emploi déclarées dans
Etudiants de 18 ans ou plus
l’ensemble des causes de sortie du chômage, et la
Retraités
baisse du nombre d’allocataires à bas revenus. L’exisAutres inactifs
tence d’une corrélation significative n’est certes pas
une preuve de lien de « cause à effet » entre les deux
variables corrélées. Elle indique seulement que l’on
constate, pour les zones et la période étudiées (ici les
ZTEF entre fin 2004 et fin 2006), que les zones pour
lesquelles beaucoup de sorties du chômage sont des
reprises d’emploi, sont généralement aussi des zones
où le nombre d’allocataires à bas revenus diminue
fortement. La Tarentaise, la Maurienne, le Chablais de causalité. Aux zones alpines précédemment citées,
ou la vallée de l’Arve en sont les exemples les plus si- et que l’on retrouve dans la catégorie des zones bénégnificatifs.
ficiant d’une part réduite de chômeurs de très longue
durée et d’une baisse sensible des allocataires à bas
De même, il existe une liaison nette entre la part du revenus, s’opposent les zones de Lyon, du sud et du
chômage de très longue durée (chômeurs inscrits de- centre de la Loire, ou encore le nord de l’Ardèche et de
puis plus de 3 ans) et la variation du nombre d’alloca- la Drôme, qui cumulent forte proportion de chômage
taires à bas revenus, sans que l’on puisse assurer que de très longue durée et augmentation du nombre
cette liaison statistique soit la preuve d’une relation d’allocataires à bas revenus.
3
16,3%
30,7%
21,7%
Sans que le seul exemple des zones et de la période
étudiées ici ne suffise pour être affirmatif, il apparaît
que la part des reprises d’emploi déclarées dans les
motifs de sortie du chômage et la part du chômage de
très longue durée pourraient être deux causes, parmi
d’autres, qui expliquent la variation du nombre des
allocataires à bas revenus, un des indicateurs majeurs
de mesure de la précarité.
Variation du nombre d’allocataires à bas revenus
Variation de la population couverte par un minimum social
NOTE DE
20%
Evolutions comparées du nombre de chômeurs de longue durée et de la
population couverte par un minimum social entre 2004 et 2006, par zones
de territorialisation
Source : Anpe - DE, Caf
15%
Vallée de la Drôme
Oyonnax
Sud Drôme
10%
Nord Ardèche
Nord Isère
Bourg-en-Bresse Centre Isère
Nord Isère
Est Lyonnais
Sud-Est Lyonnais Bassin Grenoblois
Genevois
TOTAL Loire SudGex
Villeurbanne - Vaulx-en-Velin Loire Centre
Lyon Arve
Nord-Ouest Beaujolais
Tarentaise
5%
0%
Maurienne
Annecy
-5%
15%
Chambéry
Ambérieu-Belley
Châblais
Isère Rhodanienne
Sud Ardèche
Valence-Centre Ardèche
Loire Nord
Ouest Lyonnais
Variation du nombre de chômeurs longue durée
Evolutions comparées du nombre de chômeurs de longue durée et du
nombre d’allocataires à bas revenus entre 2004 et 2006, par zones de
territorialisation
Source : Anpe - DE, Caf
Vallée de la Drôme
10%
Valence-Centre Ardèche
5%
0%
-5%
-10%
-60%
Sud Drôme
Lyon
Loire Centre
Loire Sud
Nord Drôme
Ouest Lyonnais
Isère Rhodanienne
Nord
Ardèche
Loire Nord TOTAL
Annecy
Sud-Est Lyonnais
CENTRE ISERE Nord Isère OyonnaxSud Ardèche
Villeurbanne - Vaulx-en-Velin
Gex
Est Lyonnais Nord-Ouest Beaujolais
Genevois Bassin Grenoblois
Bourg-en-Bresse
Ambérieu-Belley
Chambéry
Maurienne
Arve
Tarentaise
Châblais
-50%
-40%
-30%
-20%
-10%
Variation du nombre de chômeurs longue durée
4
-0%
10%
NOTE DE
Porportion d’allocataires à bas revenus
fin 2006, par zone de territorialisation
Part des allocataires à bas revenus
source : Caf
Evolution du nombre d’allocataires
à bas revenus fin 2006, par zone de
territorialisation
Evolution 2004-2006 du nombre
d’allocataires à bas revenus
source : Caf
5
NOTE DE
Part des reprises d’emploi déclarées
dans les sorties du chômage en 2006,
par zone de territorialisation
Proportion de reprise d’emploi
déclarée parmi les sorties
source : ANPE-MTRSS-MEFE, Tabulation SEPES Rhône-Alpes
Part du chômage de durée supérieure à 3 ans en 2006, par zone de
territorialisation
Part du chômage de durée supérieure à 3 ans
source : ANPE-MTRSS-MEFE, Tabulation SEPES Rhône-Alpes
6
NOTE DE
Reprise d'emploi et variation du nombre d'allocataires à bas revenus :
lorsque la part des reprises d'emploi déclarées parmi les causes de sortie du chômage est élevée,
le nombre d'allocataires à bas revenus a davantage tendance à diminuer
Variation du nombre d’allocataires à bas revenus entre fin 2004 et fin 2006
15%
zones de territorialisation
Linéaire (zones de territorialisation)
VALLEE DE LA DROME
10%
y = -0,2604x + 0,0821
2
R = 0,3504
5%
LYON
SUD DROME
LOIRE CENTRE
LOIRE SUD
NORD DROME
NORD ARDECHE
ISERE RHODANIENNE
OUEST LYONNAIS
ANNECY
LOIRE NORD
0% SUD-EST LYONNAIS
SUD ARDECHE
VALENCE-CENTRE ARDECHE
CENTRE ISERE
NORD ISERE
VILLEURBANNE-VAULX EN V.
EST LYONNAIS
GEX
GENEVOIS
OYONNAX
BASSIN GRENOBLOIS
NORD-O. BEAUJOLAIS
BOURG EN BRESSE
-5%
AMBERIEU-BELLEY
CHAMBERY
MAURIENNE
ARVE
TARENTAISE
CHABLAIS
-10%
20%
25%
30%
35%
40%
45%
50%
55%
60%
65%
Part des reprises d’emploi déclarées dans l’ensemble des causes de sortie du chômage (cumul 2005-2006)
Source : ANPE - MTRSS - MEFE, Caf
Chômage de durée supérieure à 3 ans et variation du nombre d’allocataires à bas revenus :
Variation du nombre d’allocataires à bas revenus entre fin 2004 et fin 2006
15%
lorsque la part du chômage de très longue durée est élevée,
le nombre d'allocataires à bas revenus a davantage tendance à augmenter
VALLEE DE LA DROME
10%
zones de territorialisation
Linéaire (zones de territorialisation)
y = 1,3064x - 0,087
2
R = 0,3869
5%
LYON
SUD DROME
LOIRE CENTRE
NORD DROME
ISERE RHODANIENNE
NORD ARDECHE
ANNECY
0%
LOIRE SUD
OUEST LYONNAIS
SUD ARDECHE
LOIRE NORD
SUD-EST LYONNAIS CENTRE ISERE
VILLEURBANNE-VAULX EN V. VALENCE-CENTRE ARDECHE
NORD ISERE
NORD OUEST BEAUJOLAIS BASSIN GRENOBLOIS
EST LYONNAIS
OYONNAX
GEX
GENEVOIS
AMBERIEU-BELLEY
-5%
MAURIENNE
ARVE
BOURG EN BRESSE
CHAMBERY
TARENTAISE
CHABLAIS
-10%
2%
3%
Source : ANPE - DE - MEFE, Caf
4%
5%
6%
7%
8%
Part du chômage de très longue durée à fin 2006
7
9%
10%
11%
NOTE DE
ZOOM
Chômage, pauvreté et territoires
Analyse spatiale des données des CAF.
Les arrondissements de St-Etienne et de Montbrison
dans la Loire
Gestion des droits au Revenu Minimum d’Insertion, de l’Allocation aux Adultes Handicapés, de l’Aide aux Parents Isolés, mesures
financières en cas de chômage : la panoplie des aides dispensées aux plus démunis par la branche famille est importante. Par la
position qu’elles occupent au sein du dispositif de protection sociale, les Caf disposent de fait, au sein de leur système d’information, d’un nombre important de données susceptibles d’apporter un certain nombre d’éclairages sur les relations possibles entre
les deux phénomènes que constituent le chômage et la pauvreté. L’exercice est difficile car il se heurte à deux difficultés majeures
liées aux données disponibles dans les fichiers des caisses d’allocations familiales. D’abord, parce que la collecte des données des
Caf est axée sur la détermination des droits des allocataires, ce qui, notamment sur les problématiques de chômage, en limite la
disponibilité et la fiabilité. Et ensuite, parce que les changements liés à la législation (nouvelles prestations, nouveaux
allocataires) rendent difficile toute analyse dans le temps des évolutions. Néanmoins, et malgré ces réserves, nous avons essayé
de pénétrer dans l’univers des Caf, en nous penchant plus particulièrement sur un territoire : celui constitué par les bassins
Sud-Loire et Forez, autrement dits des arrondissements de Saint-Etienne et de Montbrison.
La connaissance des situations de chômage est, quant à elle, moins bonne, car
non exhaustive. A cela deux raisons principales :
‰ le champ des populations couvertes qui ne prend en compte que la population allocataire pour ignorer les personnes non allocataires de prestations ;
‰ le système «déclaratif» des Caf qui entraîne une connaissance des situations
de chômage seulement pour les allocataires percevant des prestations indexées.
DES PHÉNOMÈNES DIVERSEMENT CONNUS DES CAF
Avec les minima sociaux qu’elles versent, les Caf ont une bonne connaissance
des situations de pauvreté dans les populations qu’elles gèrent. De plus, elles ont
développé un indicateur des « bas revenus » qui leur permet d’avoir une approche
institutionnelle rapide car bien adaptée aux particularismes de leurs fichiers de
données.
Bas revenus et allocataires au chômage
analyse spatiale arrondissements St-Etienne et Montbrison
Allocataires Caf se déclarant au chômage
Source : Caf de St-Etienne
31.12.2006
St-Etienne
Le Chambon-Feugerolles
St-Chamond
Firminy
Noirétable
Rive-de-Gier
La Grand-Croix
St-Genest-Lerpt
Bourg-Argental
Montbrison
Feurs
St-Priest-en-Jarez
Boën
St-Bonnet-le-Château
St-Jean-Soleymieux
St-Galmier
Pélussin
St-Georges-en-Couzan
St-Just-St-Rambert
Chazelles-sur-Lyon
Villars
St-Héand
St-Genest-Malifaux
Arrondissements St-Etienne
et Montbrison
% allocataires
au chômage
% couples
au chômage
%
monoparents
au chômage
%
personnes
isolées
au chômage
11,4
9,9
9,4
8,3
7,7
7,2
7,2
7,0
6,9
6,8
6,5
6,3
6,3
5,9
5,8
5,2
5,0
4,9
4,9
4,7
4,4
4,1
3,9
9,2
9,0
6,9
5,3
3,1
5,1
4,4
3,5
4,8
3,3
4,2
3,8
3,6
3,6
3,2
3,3
2,6
2,8
2,9
2,6
2,0
2,2
2,6
14,2
13,3
10,6
11,1
17,2
11,1
10,8
12,9
11,1
12,3
9,0
11,5
12,1
5,6
11,2
7,5
7,8
8,1
9,9
7,6
5,7
5,9
4,1
12,3
9,9
12,6
11,6
12,6
10,3
11,2
11,9
8,9
11,3
10,8
9,1
11,5
11,8
14,6
10,6
11,4
9,4
8,9
10,3
11,2
9,9
7,7
8,5
5,6
11,8
11,7
Source : Caf de St-Etienne
Saint-Galmier
Saint-Héand
St-Just-Saint-Rambert
Feurs
Pélussin
Montbrison
St-Genest-Malifaux
Chazelles-sur-Lyon
Saint-Priest-en-Jarez
Villars
La Grand-Croix
St-Genest-Lerpt
Boën
St-Jean-Soleymieux
Firminy
Bourg-Argental
St-Bonnet-le-Château
Rive-de-Gier
St-Georges-en-Couzan
Noirétable
Le Chambon-Feugerolles
Saint-Chamond
Saint-Etienne
Arrondissements
St-Etienne
et Montbrison (a)
8
allocataires
allocataires
%
%
à bas revenus
au chômage
(1)
bas revenus
au chômage
(2)
Poids
Poids
allocataires allocataires
Ecart
à bas au chômage
Poids (2)
revenus (2) / (a)
- Poids (1)
(1) / (a)
911
473
987
752
388
1 019
122
213
309
145
903
512
369
156
1 387
203
237
1 189
100
135
1 356
2 461
12 387
18,21
14,12
19,14
22,37
19,12
24,60
12,18
16,41
20,50
14,49
25,38
23,85
22,89
17,95
29,50
23,74
23,80
28,13
28,74
30,96
38,83
38,09
42,72
289
153
281
244
111
319
44
67
113
50
295
174
114
53
480
71
67
347
19
39
429
700
4530
5,20
4,07
4,88
6,45
4,96
6,79
3,86
4,68
6,30
4,42
7,18
7,03
6,27
5,77
8,32
6,89
5,90
7,19
4,95
7,66
9,91
9,38
11,41
3,40
1,76
3,68
2,81
1,45
3,80
0,46
0,79
1,15
0,54
3,37
1,91
1,38
0,58
5,17
0,76
0,88
4,44
0,37
0,50
5,06
9,18
46,21
5,24
3,54
5,42
3,56
2,11
4,43
1,07
1,35
1,69
1,07
3,88
2,33
1,71
0,87
5,44
0,97
1,07
4,55
0,36
0,48
4,08
7,05
37,43
1,84
1,78
1,74
0,76
0,66
0,63
0,62
0,56
0,54
0,53
0,51
0,42
0,34
0,28
0,26
0,21
0,19
0,11
-0,01
-0,02
-0,98
-2,13
-8,78
26 803
30,92
9027
8,51
100,00
100,00
-
NOTE DE
Ainsi, un rapide pointage entre les déclarations de
chômage des allocataires et les situations de chômage
connues via l’ANPE fait état d’un «taux de couverture» très médiocre (entre 40 et 60% seulement des
demandeurs d’emploi fin de mois étaient connus des
fichiers des Caf au 31.12.2006).
Des éléments qui ne sont pas sans conséquence sur
l’analyse qui peut être faite des taux de chômage des
allocataires : les territoires où l’on rencontre le plus
d’allocataires titulaires de prestations indexées bénéficient logiquement d’un taux de couverture plus
important (zones urbaines notamment).
Dès lors, toute tentative de comparaison avec les chiffres «officiels» du chômage devra être bannie, pour
en rester à des analyses institutionnelles «relatives».
Analyses qui ne présentent au demeurant pas de
grandes différences avec la carte du chômage connue
aujourd’hui. Au sein des deux arrondissements, les allocataires privés d’emploi se recensent en effet surtout
au niveau de l’agglomération stéphanoise, sur l’axe
connu allant de la vallée de l’Ondaine à la vallée du
Gier.
Sur cet axe, les cantons de la ville de St-Etienne enregistrent le taux de chômage le plus important :
11,4 %.
Seuls deux cantons tous deux situés au nord de la ville
sont épargnés : Villars (4,4% ) et dans une moindre
mesure St-Priest-en-Jarez (6,3%).
L’arrondissement de St-Etienne est particulièrement
marqué puisque l’on relève au sein de celui-ci quatre grandes agglomérations : St-Etienne, Firminy, StChamond et le Chambon-Feugerolles.
Ces quatre communes totalisent à elles seules 68% des
allocataires au chômage des deux arrondissements
alors qu’elles ne représentent que 53% de la population allocataire.
Au sein de l’arrondissement de Montbrison, le canton
de Noirétable (7,7%) est le plus touché. Cela étant, les
cantons de la plaine du Forez ne sont pas épargnés :
Montbrison (6,8%), Feurs (6,5%) et Boën (6,3%) sont
en effet loin des cantons des Monts du Lyonnais ou des
Coteaux-du-Jarez puisque les cantons de Chazellessur-Lyon (4,7%) et de St-Héand (4,1%) enregistrent
les taux les plus bas de l’arrondissement montbrisonnais.
LE
CHÔMAGE DES ALLOCATAIRES DES
CAF
Taux de chômage des allocataires Caf
Arrondissements St-Etienne - Montbrison
Par cantons au 31 décembre 2006
Taux de chômage des
allocataires caf
Roanne
Arrondissements
St-Etienne Montbrison
Par cantons
au 31 décembre 2006
Noirétable
Feurs
Boën
St-Georges-en-Couzan
Chazelles-sur-Lyon
Montbrison
St-Galmier
St-Just-St-Rambert
St-Jean-Soleymieux
St-Bonnet-le-Chateau
Rive-de-Gier
St-Héand
Saint-Chamond
Saint-Etienne
Firminy
Grand-Croix
Chambon-Feugerolles
Pélussin
St-Genest-Malifaux
Bourg-Argental
Allocataires au chômage ( en % )
Arrondissement Roanne
SE
CONJUGUE AVEC L’ISOLEMENT
2 à 5 %
Le chômage touche deux fois plus de personnes isolées et de familles monoparentales que des couples
allocataires.
Sur les deux arrondissements, alors que 5,6% des
couples allocataires se déclarent au chômage,
11,8% des personnes isolées et 11,7% des monoparents
se déclarent privés d’emploi.
5 à 7%
+ de 7 %
Source : caf de St-Etienne
Toutefois, il convient de préciser que cette simple
confrontation est affectée d’un biais puisque dans les
9
NOTE DE
couples se déclarant au chômage un seul membre
du couple est compté (voir encadré p8).
L’analyse par territoires n’est pas identique selon la
situation d’isolement.
Si les familles monoparentales se retrouvent plutôt
plus nombreuses dans les grandes agglomérations
(St-Etienne, Le Chambon-Feugerolles), les personnes isolées se retrouvent plutôt en secteur rural
(Saint-Jean-Soleymieux, Noirétable, St-Bonnet-le
Château, Boën-sur-Lignon ).
Globalement, l’analyse par cantons fait apparaître
une plus grande dispersion entre les territoires, selon la situation de famille : ainsi si l’écart entre le
premier et le dernier canton est de 7 points pour le
taux de chômage général et le taux de chômage par
couples, cet écart est de 9 points pour les personnes
isolées et de 13 points pour les monoparents. A quelques rares exceptions près (St-Bonnet-le-Château et
St-Chamond pour les monoparents, le ChambonFeugerolles pour les personnes isolées) le lien entre
chômage et isolement est établi. Il reste à déterminer
si ce lien peut s’établir de la même façon avec les
allocataires à bas revenus.
CHÔMAGE ET PAUVRETÉ DES
CAF : UN LIEN COMPLEXE
ALLOCATAIRES
Les réserves formulées en ce qui concerne les taux
de chômage des allocataires (voir encadré p8) ont
notablement compliqué les possibilités d’analyse de
ce phénomène au sein de la population allocataire
des Caf.
Plutôt que de raisonner en masse, l’option a donc été
prise de raisonner en poids.
Ainsi, plutôt que de confronter les résultats bruts des
cantons composant les deux arrondissements, sont
mis en parallèle :
‰ d’un côté, le poids que chaque canton représente
dans la population allocataire à bas revenus,
‰ et de l’autre, le poids que chaque canton représente dans la population allocataire se déclarant au
chômage.
A la suite de cette confrontation, un écart est
calculé : celui séparant - pour chaque canton - le
poids des allocataires au chômage du poids des allocataires à bas revenus.
L’analyse - simplifiée - de ces écarts aboutit à une
classification en trois groupes de cantons :
‰ les cantons pour lesquels est constaté un
écart positif important (de 0,8 à 2 points):
Bien que figurant parmi les taux les plus faibles d’allocataires au chômage des deux arrondissements, les
cantons de St-Galmier (5,2%), St-Héand (4,1%), StJust-St-Rambert (4,9 %) connaissent un poids relatif
de leur population allocataire au chômage supérieur
au poids relatif de leur population à bas revenus.
Dans ces cantons connus pour être relativement aisés,
la pauvreté monétaire n’est donc pas strictement liée CONCLUSION
à la situation de chômage des allocataires.
Ajoutée aux énormes difficultés dues à une collecte de
données non exhaustive, l’analyse du lien entre chô‰ les cantons pour lesquels l’écart constaté est mage et précarité se révèle très complexe au sein de la
proche de la valeur 0 :
population allocataire des Caf.
C’est autour de cette valeur centrale que se situent Loin d’être évident, ce lien n’est en effet pas identique
- en nombre - la majorité des cantons : l’écart entre selon les zones sur lesquelles on examine le phénoles deux poids est ici tout proche de 0. L’ensemble est mène.
constitué de zones diverses : agglomérations moyen- Ainsi, pauvreté monétaire ne rime pas toujours avec
nes, cantons ruraux ou semi-ruraux qui se situent situations de chômage dans les cantons les moins
une sur même ligne : les poids des populations à bas défavorisés, le plus souvent les zones résidentielles se
revenus sont très proches des poids des populations se situant à la périphérie des grandes agglomérations.
déclarant au chômage.
De la même façon, le chômage ne semble qu’être
‰ les cantons pour lesquels est constaté un écart qu’une composante de la pauvreté monétaire des
négatif important (de 0,8 à 9 points):
allocataires habitant les cantons les plus défavoriBien que connaissant les plus forts taux de chômage sés se situant au cœur même des grands ensembles
des deux arrondissements, les cantons de St-Etienne urbains. Au final, seules les zones rurales ou semi(11,4%), St-Chamond (9,4%), le Chambon-Feugerol- rurales semblent bien évoluer sur une même
les (9,9%) se distinguent par un poids relatif de leur tangente.
population allocataire au chômage inférieur au poids
de la population à bas revenus. Le lien entre la précarité et le chômage n’est donc pas ici établi non plus.
Dans ces cantons se situant exclusivement au sein
même des plus grandes agglomérations, il semble
que le chômage ne soit qu’une partie de la pauvreté
monétaire.
Ecart entre les poids relatifs des allocataires
à bas revenus et des allocataires au chômage
Arrondissements de St-Etienne et Montbrison
31 décembre 2006
Saint-Galmier
Saint-Etienne -2,00
Saint-Héand
Saint-Chamond
St-Just - Saint-Rambert
0,00
Le Chambon-Feugerolles
Feurs
-2,00
-4,00
Noirétable
Pélussin
-6,00
St-Georges-en-Couzan
Montbrison
-8,00
-10,00
Rive-de-Gier
St-Genest-Malifaux
St-Bonnet-le-Château
Chazelles-sur-Lyon
Bourg-Argental
Saint-Priest-en-Jarez
Firminy
St-Jean-Soleymieux
Boën
Villars
La Grand-Croix
St-Genest-Lerpt
source : Caf de St-Etienne
Note de lecture :
Pour le canton de St-Galmier, le poids relatif des allocataires au chômage est supérieur de 2 points au poids
relatif des allocataires à bas revenus. A l’inverse, pour le canton de St-Etienne, le poids relatif des allocataires
au chômage est inférieur de près de 9 points au poids relatif des allocataires à bas revenus.
10
NOTE DE
MESURER LES INÉGALITÉS STRUCTURELLES
D’ACCÈS À L’EMPLOI : UN OUTIL DE LA
DRTEFP7
Parmi les facteurs qui contribuent à expliquer le fait
que la baisse du chômage n’a pas de répercussion
mécanique sur les indicateurs de précarité, le poids
du chômage de longue durée (supérieure à trois
ans) semble jouer un rôle. D’autres facteurs s’y
ajoutent, expliquant une capacité d’insertion plus
faible sur le marché du travail.
Pour en rendre compte, la DRTEFP de Rhône-Alpes
a élaboré un indicateur de la difficulté d’insertion.
Il correspond à la part des chômeurs de catégorie 1
présentant au moins une des difficultés d’insertion
suivantes : être âgé de 50 ans ou plus, bénéficier ou
avoir bénéficié du RMI, présenter un handicap8, ou
être inscrit au chômage depuis plus d’un an.
On retrouve, parmi les zones affichant un indice
élevé, celles qui cumulent les parts de chômeurs inscrits depuis plus de 3 ans parmi les plus importantes
et une augmentation (ou une stagnation) des indicateurs de précarité : Loire nord et sud, Nord et sud
Ardèche, Valence-Centre Ardèche …
73 Maurienne
42 Loire Nord
42 Loire Sud
07 Sud Ardèche
60
50
01 Ambérieu-Belley
74 Châblais
01 Bourg-en-Bresse
69 Villeurbanne-Vaulx-en-Velin
74 Arve
40
26 Valence Centre Ardèche
74 Annecy
30
26 Drôme
20
69Lyon
10
01 Gex
74 Genevois
07 Nord Ardèche
38 Nord Isère
69 Sud-Est Lyonnais
26 Vallée de la Drôme
26 Drômey
38 Centre Isère
73 Chambéry
73 Tarentaise
Rhône-Alpes
38 Isère Rhodanienne
42 Loire Centre
69 Ouest Lyonnais
38 Bassin Grenoblois
01 Oyonnax
69 Est Lyonnais 69 Nord Ouest Beaujolais
Source : DRTEFP-Rhône-Alpes, SEPES
Note de lecture : dans le territoire Sud-Ardèche, 55% des chômeurs de catégorie 1 présentent au moins une difficulté
particulière d’insertion.
QUELQUES PRÉCISIONS MÉTHODOLOGIQUES
Les situations de chômage enregistrées dans les Caf (après vérification administrative) ne sont que le fruit des
déclarations des allocataires.
Les situations de chômage n’ouvrent des droits supplémentaires aux prestations familiales que pour les allocataires percevant des prestations soumises à condition de ressources (aides au logement, allocation aux
adultes handicapés).
La population allocataire au chômage exclut de fait les chômeurs non allocataires de prestations familiales,
ainsi que les chômeurs non allocataires de prestations indexées.
Dans le recensement des « allocataires au chômage », seul un membre du couple est compté.
Le taux de chômage de la population allocataire est obtenu en rapportant le nombre d’allocataires au chômage
à la population allocataire totale.
Pour la population allocataire à bas revenus, il s’agit de la population de référence dont le Revenu par Unité de
Consommation est inférieur au seuil des bas revenus. Le Revenu par Unité de Consommation (RUC) rapporte
le revenu disponible (revenus + prestations) de la famille, hors étudiants et personnes de plus de 65 ans, au
nombre d’unités de consommation (uc=1 pour l’allocataire, 0,5 par adulte et enfant de 14 ans ou plus, 0,3 par
enfant de moins de 14 ans). On ajoute 0,2 pour les familles monoparentales. Le seuil des bas revenus est
égal à la demi-médiane des RUC (au 31.12.2006 : 771,46 €). La médiane est la valeur en-dessous de laquelle
il y a 50 % des personnes.
7 Direction Régionale du Travail, de l’Emploi, et de la Formation Professionnelle
8 Orphelin, Veuve ou Mutilé de Guerre, Travailleur handicapé catégorie A, B ou C, instance de Cotorep, Pension invalidité S.S., rente accident du travail de 10% ou plus.
11
NOTE DE
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