N° 89 – Juin 2010 SPECIAL IDEF

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N° 89 – Juin 2010 SPECIAL IDEF
www.dvsm.fr
DOSSIER SPÉCIAL
IDEF 2010
Jeux vidéo et loisirs interactifs,
stars de la Croisette
N°89 – Juin 2010 – 8,90 euros
AVEC OU SANS
LUNETTES
La TV 3D évolue déjà
ELECTRONIQUES
EMBARQUEES, GPS
TELECOMS,BOX,INTERNET
Plus solides
qu'on l'imagine
Une période
très animée
LE BACK TO SCHOOL
ARRIVE
Les moments forts
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S
O M M A I R E
6 DVSM INFOS
DU MEDPI AU BACK TO SCHOOL
48 DERNIERS SOUVENIRS DE MONACO
Brèves, échos, télégrammes, dépêches de
l’électronique et son vibrant univers
Echos d'un rendez-vous monégasque
riche et animé
18 LE TÉLÉVISEUR EN BONNE FORME
56 LA RÉVOLUTION DE VERBATIM
Encore heureux que les «opés» aient été lancées
avant les « exploits » des Bleus !
Le point avec un fournisseur incontournable
de la mémoire
20 HAUTES GAMMES : L’INSOLENTE
RENCONTRES
RÉUSSITE DE LOEWE
Comment gagner en volume et en valeur sur un
marché réputé destructeur de toute profitabilité
58 TOSHIBA : LE TÉLÉVISEUR MAGNIFIÉ
Le géant japonais dévoile de solides ambitions
24 LA TV ENCORE PLUS COLORÉE
60 MEDION SE REPOSITIONNE
Sharp remet à plat la technique de l’écran LCD
Travail méthodique d'un fournisseur dans la
conquête de la valeur
TELECOMS, TV, INTERNET
26
LE TÉLÉPHONE
N’EST PLUS UN PRODUIT D’APPELS
L’inversion des dominantes
dans le panorama du mobile
28 REPÈRES ET UTILISATEURS
ELECTRONIQUES EMBARQUEES
On oublie quelques idées reçues à propos des
adeptes du mobile
62 NOUVEAUX CAPS POUR LES GPS
29 BLACKBERRY VISE LE GRAND PUBLIC
Vers un nouveau souffle pour la vente des PND
Nouvelles visées d’un innovateur vedette des
smartphones
65 CRISE DE FOI POUR L’AUDIOMOBILE
L’autoradio va bien, et irait encore mieux si
tout le monde y croyait
32 LE FEUILLETON DE LA 3D
La 3D est vivante, et continue commence même à
e métamorphoser
72 SOCIAL : NOS CHÈRES URSSAF
Les nouveaux secrets des collecteurs de
cotisations
SPECIAL IDEF 2010
35 JOUONS LE JEU
74 RÉVOLUTIONS OUBLIÉES
ET SES NOUVEAUX HORIZONS
Les jeux sur écrans sont à la croisée des chemins
L’électronique laisse entrevoir une énigme bien
peu évoquée pour le futur économique de la
planète
37 BILAN ET PERSPECTIVES
Jean Claude Larue, délégué général du SELL,
évoque la saison du ludique interactif
DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine N° 89.
Parution de juin 2010.
Prix du numéro : 8,90 euros.
Abonnements : un an (10 numéros) : 89 euros
Deux ans (20 numéros) : 178 euros.
39 LA GUERRE DES MONDES
A propos des rayons, des produits, des stratégies
RÉDACTION, PUBLICITÉ, ADMINISTRATION, ABONNEMENTS :
40 ILS SONT À L’IDEF 2010
BP 50119 - 93271 Sevran Cedex. Tél. : 01 43 83 41 24
Fax : 01 43 83 26 33 - Email : [email protected]
RÉDACTEUR EN CHEF : Yves Dupré.
ASSISTANTE : Véronique Duhamel.
PRINCIPAUX COLLABORATEURS : Geneviève Beauvarlet, Maria Geyer,
André Jull, Jérôme Larpège.
DIRECTEUR ARTISTIQUE, 1 RÉDACTEUR GRAPHISTE : Max Pagis.
COORDINATION : Christine Silvand.
Les exposants français du rendez-vous cannois
44 L’INVITÉ : CHRISTOPHE CHANCENEST,
SAMSUNG PHOTO
La firme coréenne mise sur l’innovation, la
qualité et veut doper la valeur
ER
PUBLICITÉ : au support. Imprimé en France. Dépôt légal : à date de
parution. ISNN, 1626-7702.
46 INCROYABLE MAIS VU !
* DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine est une publication éditée
par Retail Dynamik France* SARL. 73-75, rue de la Plaine. 75020 - Paris.
GÉRANT, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : B. Sailliard.
Reproduction, même partielle, interdite. Tous droits réservés pour tous pays * Marques déposées.
Le bêtisier des rayon, bêtises qui peuvent parfois
coûter cher
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
3
DVSM • FOOT • 210 x 297 mm • Parution 23/06/10 • Remise 15/06/10
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E
D I T O
O
Ù sont les images ? Celles
que l’on qualifie « de marque », même pour les enseignes, qui sont d’ailleurs juridiquement des marques, ne se
seraient-elles pas un peu défraîchies au fil des ans ? Ceux qui ont
déjà un âge moyen, sans pour autant
être des gens d’un possible moyen
âge, se souviennent peut-être des
visions que déclenchait la seule évocation d’un de ces noms : Printemps, Les Comptoirs Français,
Galeries Lafayette, la Samaritaine...
« On trouve tout à la Samaritaine ! »
disait un slogan qui, comme tous
les slogans, comportait une indispensable petite pincée d’exagération, de bon aloi.
Cette description symbolique d’un
magasin légendaire né à l’époque
ou ses fondateurs exploitants, le
couple Cognac-Jay, vivait une fabuleuse aventure, avait au moins un
mérite : il ne réduisait pas l’image de l’enseigne au rôle d’un banal discounter comme bien d’autres,
ne proposant rien de plus que la liste de ce qu’il aurait réussi à négocier grâce à sa « puissance
d’achat ». Une autre dimension, pourrait-on dire.Trouver tout, et donc, tout ce dont un client a envie
ou besoin est une proposition largement plus motivante que cette perspective désormais
omniprésente de la promotion sur, en gros, la même chose qu’en face. Rappelons-nous de
cette époque où les magasins de la capitale, par leur seule image de marque, et les produits
à foison que celle-ci laissait entrevoir, donnaient envie à toute la province et même au-delà
de venir faire des emplettes.A notre époque, des points de vente sortant au moins en partie de la rengaine des prix les plus bas ont bien tenté de faire surface. Cette rengaine contribue à propager dans l’esprit des consommateurs la certitude que la situation n’a jamais été
aussi difficile pour eux, ce qui est fondamentalement faux, même si tout n’est pas rose.
Malheureusement, les créateurs ou repreneurs de ces établissements n’ont pas réussi à les
faire vivre ou à en prolonger le principe. Eldorauto ou Surcouf entrent dans cette catégorie, avec des responsables sans doute convaincus que leurs clientèles historiques ont disparu.
Pour la micro, une simple promenade rue Mongallet, toujours effervescente, montre que
cette conviction est erronée. Le BHV, avec son célèbre sous-sol, bien rénové sur le plan
esthétique, entre aussi dans cette catégorie. « On ne trouve plus rien, ici » s’énerve parfois
quelque brave visiteur, de cette ex-caverne d’Ali Baba pour bricoleurs, qui n’a pas encore
YVES DUPRÉ
rédacteur en chef
perdu tous ses clients, mais laisse doucement s’estomper ce qui constituait tout son charme
et son attrait. Bref, dans le commerce d’aujourd’hui, il manque quelque chose. Qui s’en rend
compte ? Qui saura relever ce défi vital ? A l’heure où les « concepts » se limitent à de modestes exercices de répartition et de décoration d’allées et d’étagères, et alors que le duo communications marketing ne conduit le plus souvent qu’à détruire les marges (et donc les emplois) l’image tend à
s’effilocher vers le plus rudimentaire, on peut légitimement s’interroger sur ce qu’il restera de tout
cela dans les esprits, d’ici quelques décennies. Un magasin ne peut pas se contenter d’être un lieu pour
acheter du compétitif. Il doit constituer le relais du rêve qu’amorcent les fournisseurs. Il doit être une
promesse, une envie, une incitation, un attrait, une fascination, il doit même être un monument, dédié
au plaisir d’acheter. Franchement, si vous allez passer quelques jours à Londres, hors travail, n’irez-vous
pas faire un petit tour chez Harrods ? 쐍
On trouve tout…
nulle part
[email protected]
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DVSM-I
N F O S
EVÉNEMENTS ET PREMIÈRES
EN RAFALES
décors et opérations se sont multipliées.Cette ambiance
a au moins une vertu : celle de placer l’ensemble des
équipes dans une atmosphère positive. Dans la distribution, comme dans de nombreux domaines,l’essentiel
est d’avancer. Ce que permettent les innovations et les
grands évènements,autour desquels se construisent des
opérations commerciales.L’atmosphère est à l’offensive
partout ou presque, et il serait étonnant que de cette
fébrilité, ne découlent pas quelques résultats positifs. 쐍
Cela fait déjà un mois que le nouveau bébé d’Apple est
entré dans les rayons. Il s’est invité dans une mouvance
généreuse qui a fait du premier semestre 2010, dans
les rayons, une période très propice à l’utilisation des
escabeaux, girafes, pistolets agrafeurs et autres rubans
adhésifs.Depuis des semaines,dans les allées,on cloue,
on colle,on visse,on connecte,on branche,on essaye.De
la 3D aux nouveaux smartphones, de Roland Garros à
l’actuelle Coupe du Monde, les occasions de préparer
MONDIAL : LES DOIGTS CROISÉS !
Ce moment fort touche à
spécificité de l’édition
sa fin. Déjà. Mais il a
2010 de cette épreuve
permis à bien des
étant de coller comme
enseignes de construire
rarement ce fut le cas à
une belle période
une actualité
d’animation. Fin mai
technologique très
début juin, les mises en
chaude. Qui n’a pas en
places étaient prêtes. Les
mémoire des Coupes du
calicots accrochés, les
Monde dans le passé ayant
pantalons bien en vue, le
servi aussi et même
bleu imprégnant
surtout à écouler
l’atmosphère, le Mondial
promotionnellement des
était de retour. La
montagnes de TV
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6
façon, en mettant en
avant un initiative assez
audacieuse, liant pour le
consommateur l’achat
d’un notebook et
l’obtention d’un billet
d’avion. Quant à LG, ses
mobiliers promotionnels
s’ornent désormais des
noms des points de vente
qui offrent les
équipements présentés,
dans l’espace commercial
correspondant.
쐍
Tablettes :
prévisions
bousculées
Bien des chiffres
avaient été avancés
cathodiques aux profils
assimile volontiers les
l’élan global sur les
général couvertes par des
par des analystes qui,
déjà plus que mûrs ? Avec
diverses opérations
techniques les plus
assurances) nous savons
tels les sondeurs
les écrans plats, ces
lancées juste au bon
innovantes. Quant aux
tous où en est désormais
les soirs d’élections, ne
manœuvres sont moins
moment par quelques
opérations de
le chapitre «angoisses et
peuvent que constater
frappantes, et le public
fournisseurs de renom à
remboursement (en
inquiétudes».
쐍
leurs « grosses
approximations ».
PAS QUE POUR AMUSER LES GALERIES
Le plus optimiste
(Gartner avait envisagé
pour 2010 la vente dans le
monde de 12 millions de
tablettes. GfK, d’une
prudence réduisait cette
perspective à 4 millions,
IDC misant sur 8 millions.
Début juin, Apple affirmait
avoir écoulé déjà
2 millions du seul iPad.
Ce qui laisse prévoir des
scores sensiblement
supérieurs aux
estimations les plus
raisonnables.
Dans les centres
temps-ci des produits
commerciaux, la mise
électroménagers.
en place de mobilier
Samsung a depuis à son
promotionnel prend
tour mis dans les galeries
de l’ampleur.
de centres de premier
LG avait, il y a plusieurs
plan des équipements du
saisons, donné une sorte
même esprit avec, période
de coup d’envoi,
oblige, une forte mise en
avec ses modules dans
valeur des TV Led 3D.
lesquels il expose ces
Toshiba embraye à sa
쐍
왘왘
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7
DVSM-I
N F O S
EQUIPES ET MOUVEMENTS
Patrick Fontana, qui était Directeur Général délégué
de Numéricable depuis la fin de l’été dernier, a
Logitech :
les webcams
en HD
quitté ses fonctions fin mai. Laurent Proust, qui
Voici la HD qui se propage
était Président d’Autobacs France, et travaillait
à l’univers des webcams.
pour cette enseigne depuis son arrivée (dix ans)
Les Pro C910 autorisent
dédiés, avec des versions
pour utilisations
portables, Pro C510, a été
SD et HD. Ce qui permet à
dévoilée dans la même
Fransat de figurer dans
annonce.
쐍
l’offre de plus de
5 000 points de vente,
Fransat : la
famille grandit
aux généralistes.
l’appel vidéo en HD 720p,
Il y a un an, Fransat
Rappelons que l’ensemble
et l’enregistrement en
prenait son envol. A
de la TNT gratuite peut
1080p. Ces caméras
l’occasion du dernier
être reçu en provenance
allant des spécialistes
miniatures arrivent avec
MedPi, l’opérateur
du satellite Atlantic Bird 3,
un logiciel qui leur est
recense une dizaine de
qui fait partie de la flotte
dédié, Vid HD. Une version
décodeurs qui lui sont
d’Eutelsat.
쐍
dans l'Hexagone, a quitté ses fonctions, Toshio
Kitamura (photo) prenant sa succession. Japonais,
âgé de 38 ans, il a notamment assumé les fonctions
de Président d’Autobacs USA.
Il est secondé par Christian Drean, directeur général
de l’enseigne, laquelle compte 11 établissements en
France (région parisienne) et pas moins de 540 dans
le monde. Autobacs a été créé il y a 40 ans.
Mio part en
campagne
쐍
été diffusé dans des
magasins européens, et
vers les abonnés Orange
LE TERRAIN SE DÉVELOPPE
La firme spécialisée dans
en France. « C’est le
Saturn a, comme prévu,
les GPS a lancé une
véritablement lancement
ouvert le 4 mai dernier
(téléviseurs notamment)
campagne de
de la 3D en Europe »,
son magasin dans
une légère sensation
d’exiguïté, toutes
certains rayons
communication qui
résumait à cette occasion
l’extension toute neuve
s’appuie sur un film viral
Laurent Abadie, PDG de
du centre commercial
proportions gardées et
et un jeu concours. Cette
Panasonic Europe.
la Part Dieu, au centre
ceci à partir d’une vision
de Lyon. Ce point de vente
réellement « saturnienne ».
vague, qui a pour objectif
de mettre en exergue la
navigation virale, durera
jusqu’à fin 2010.
쐍
Panasonic :
satisfait de
l’effet Roland
Garros
쐍
SFR efface
les frontières
de 4 000 mètres carrés
L’enseigne y déploie
est installé sur deux
son décor habituel,
mettant ici comme ailleurs
Avec son forfait
niveaux, dans une
baptisé « Illimytics Pro
configuration qui, selon
son aptitude à offrir
Europe », l’opérateur
nous, n’est pas des plus
au regard des chalands
vient d’ouvrir une brèche
commodes à exploiter,
une abondance
dans le cloisonnement
allant jusqu’à donner à
de choix spectaculaires.
쐍
pays par pays
de la téléphonie mobile.
C’est déjà dans les
Cette offre permet
souvenirs, alors que
aux utilisateurs de
l’initiative concoctée par
téléphoner de France vers
Panasonic, en partenariat
toute l’Europe et
avec la Fédération
inversement, pour même
Française de Tennis,
prix que les appels passés
Orange et Eurosport
à l’intérieur de l’Hexagone.
faisait figure d’étape
Lancés le 22 juin,
majeure dans la toute
ces forfaits sont
jeune aventure de la
avec engagement
diffusion 3D. Le tournoi a
de 24 mois.
쐍
왘왘
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
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N F O S
L’IPAD : PREMIER MOIS
smartphone, il pourrait en
revanche fort bien
assumer de nombreuses
fonctions pour l’heure
attribuées aux Netbooks,
Haut et
très haut
débit : cap sur
21 millions
d’abonnés
en France
Fin mai, selon les chiffres
avec un écran plus
généreux. Même
de l’ARCEP, le cap
l’ordinateur familial
de 20 millions d’abonnés
pourrait se voir menacé,
en France avait
d’autant que dans les
été franchi, avec
« applis » des tout
un rythme dépassant
premiers instants, sont
nettement 100 000
apparues des possibilités
nouveaux adeptes
de profil très famille telles
de l’ADSL ou de la fibre
des gestions de comptes
optique chaque mois.
en banque, pour ne
Les 21 millions seront
atteints en 2010,
prendre que ce seul
à rapprocher
Installée ! La tablette que
de 25 millions de ménages
certains décrivent comme
que compte le territoire
la première (Archos ne
même si une bonne part
leur dit pas merci), mais
des abonnés recensés
qui est bel et bien la
sont aussi dans le secteur
première à véritablement
professionnel
lancer le propre segment
(entreprises).
qu’elle génère,
C’est une fois passée la
Onkyo :
home cinéma à
la page.
phase de la découverte
La firme japonaise a
entre désormais
dans la vie courante.
쐍
que les produits révèlent
dévoilé récemment trois
ce qu’ils sont réellement.
nouveaux amplis-tuners
Cette période a été
réseau de milieu et entrée
fructueuse en
de gamme : les TX-NR 708,
observations. Tout semble
808 et 1008. Ils sont
certifiés THX Select 2 Plus
indiquer que les tablettes
et permettent de
s’installeront dans la vie
jours, nous avons pu
moins représentative),
exemple. Dépourvu de
des individus. Pour quelles
constater, dans divers
que les utilisations vers
quelques connexions et
supporter l’audio en
utilisations ?
points de vente de
lesquelles les chalands
autres attributs, le joujou
streaming (lecture
Probablement les plus
l’Hexagone (hors région
dans les rayons tentaient
extra d’Apple, qui va être
« FLAC »), disposent d’une
variées. Dès les premiers
parisienne, à notre sens
l’expérience iPad allaient
vite contré par des
entrée USB compatible
dans toutes les directions
concurrents mieux dotés
possibles, avec malgré
et profitant de la vague du
tout quelques dominantes :
système d’exploitation
la découverte du livre en
Androïd, pourrait fort bien
version numérique, la
avoir donné le coup
navigation sur le Web, et
d’envoi au marché d’un
iPod-iPhone, des réglages
quand même... le jeu.
équipement de
pour le multi-room et le
Toutefois, une autre
convergence personnel et
cinéma 3D immersive, avec
question mérite d’être
familial par excellence.
son multidimensionnel
posée : l’iPad ne pourrait-il
C’est une histoire à suivre
qui accompagne ce type
pas marcher sur les plates-
avec beaucoup
de spectacle. Ces appareils
bandes d’autres
d’attention : il y a du
permettent aussi
équipements ? Ne se
changement à prévoir
substituant pas à un
dans les mix-produits !
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
10
쐍
un « upscaling » vidéo
en 1080p.
쐍
왘왘
GT540
280 MILLIONS DE CONTACTS
MA PERSONNALITÉ, MON MOBILE, MES APPLIS.
M AI
S20
(17-23)
S21
(24-30)
JUIN
S22
(31-06)
S23
(07-13)
S24
JU ILLET
(14-20)
S25
(21-27)
S26
(28-04)
S27
(05-11)
S28
(12-18)
AOUT
S29
(19-25)
S30
(26-01)
S31
(02-08)
S32
(09-15)
S33
(16-22)
S34
(23-29)
AFFICHAGE
(S24 à S25)
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- Grandes agglomérations et renfort sur Paris.
- 230 millions de contacts sur les 15 ans et +.
WEB
(S21 à S24)
- Site dédié.
- Liens sponsorisés.
- Blog LG.
- Bannières sur des portails et sites affinitaires.
- Guide d’utilisation vidéo on-line.
- 50 millions de contacts sur les 15 ans et +.
MAGASIN
(S20 à S28)
- 400 journées d’animation.
- Kit PLV : Totem, leaflet, cube, stop rayon, factices animés…
- Hit&Run : Formation de plus de 2 000 vendeurs en juin.
OPERATION CONSOMMATEURS
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2 opérations consommateurs :
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DVSM-I
N F O S
Apple séduit
les Japonais
smartphones. Et chacun
mais une allusion à une
d’observer désormais la
firme créée en 1935
carrière que pourrait faire
par R. Stanton Avery,
Les marques occidentales
l’iPad sur ce territoire
qui n’a rien imaginé
Il y a eu un mélange indépendant de notre volonté,
n’ont que rarement été
atypique qui lui-même est
d’autre que l’étiquette
dans l’un de nos récents numéros, qui a rapproché
très prisées au Pays du
en train de changer sur de
adhésive et la manière
l’information concernant ce récepteur radio Inter-
Soleil levant, dans le
nombreux registres.
de la produire.
net Sagemcom, et un produit de projection vidéo
Cette initiative
n’ayant rien à voir. Le responsable de cette bévue
domaine de la
technologie. La firme de
Cupertino est en train de
쐍
Vieux
papiers
SAGEMCOM LA RADIO NET
ET PAS SEULEMENT NET
se prolonge encore
a été sévèrement puni, et nous vous rappelons ce
de nos jours, sous la
que nous disions de cette TSF des temps du net :
dotée d’un design noir particulièrement esthétique,
bouleverser les idées
Tout est dans l’étiquette !
marque Avery-Dennison,
reçues dans ce sens : son
Il ne s’agit pas d’une
ce qui donne à celle-ci
iPhone s’est octroyé près
réflexion sur des
l’occasion de souffler ses
de 75% du créneau des
stratégies protocolaires,
75 premières bougies.
쐍
MITSUBISHI SE PROJETTE EN TÊTE
Mitsubishi Electric, acteur très présent sur le créneau des projecteurs vidéo,
revendique une fois encore le titre de n°1 des ventes en modèles HD1080p en
France. Citant les résultats de statistiques (dont il ne précise pas l’origine, mais
laquelle pourrait se deviner…) du 1er trimestre 2010 pour la période allant de janvier à mars, le fournisseur souligne une tendance qui se dégage depuis l’année
dernière : sa gamme est à l’évidence plébiscitée par les aficionados d’authentique
home cinéma. Ses efforts en termes de marketing et de visibilité, déployés depuis
le début de l’année, ont permis de séduire de nouveaux acheteurs, dans des secteurs jusqu’à présent ignorés par le milieu de la projection vidéo, et de les
convaincre du potentiel étonnant de cette famille de projecteurs pour une utilisation domestique. Le constructeur estime disposer aujourd’hui de la gamme la
plus complète de ce marché.
쐍
la radio Sagemcom RM50 permet d’accéder très
simplement à plus de 13 000 stations radio Internet
à travers le monde, ainsi qu’au bouquet FM classique. Entre autres, cette RM50 dispose des fonctions veille et réveil, d’un égaliseur intuitif, d’un
mode « faible consommation d’énergie », de la fonction « Smart Random », qui offre la possibilité d’accéder de manière aléatoire à d’autres radios du
même type que celles écoutées fréquemment, ainsi
UN FLAGRANT DERELICT DANS DVSM !
MITSUBISHI HC-3200 : UN VIDÉO HD1080P
À VENDRE MOINS DE 1000 EUROS
que les services WPS (Wi-Fi Protected Setup) qui
facilitent et sécurisent les connexions aux points
d’accès WiFi Internet. Encore pardon...
쐍
velles brèves, tels ces bateaux abandonnés, sans le moindre membre d’équipage
Navigon
adopté par
GP Dis
à bord, continuant à dériver indéfiniment au gré des vents et de courants,
Nos lecteurs connaissent
effrayant les jeunes mousses prenant ces derelicts pour des fantômes malfai-
bien GP Dis, et ont encore
qui vise à réduire
en mémoire les lumière
volontairement de 10 %
Les lecteurs attentifs ont sans doute remarqué, dans un de nos récents numéros,
la photo d’un projecteur vidéo Mitusbishi, objet perdu dans un océan de nou-
sants ! Loin de cette apparition
changement climatique.
Pourtant, même si l’on est
moyennement ou pas du
tout convaincu par cette
hypothèse, la campagne
toute suspicion d’échouage ou
du dernier salon Inovtec,
les émissions de gaz à
de mutinerie ! Il ne s’agissait
tenu à Tours au début du
effet de serre (pendant 12
que d’une banale erreur, une
printemps. Navigon entre
mois, à partir de 2010) ne
« coquille », selon les termes du
dans les produits
peut avoir que des effets
métier, qui nous amène aujour-
sélectionnés par le
positifs. On ne peut de
d’hui à nous repentir, tout en
Groupe.
rappelant ce que nous disions
HC3800, le 3200 est visuellement assez proche de son aîné, tout en se distinguant
10:10 : Sony
dans la lutte
contre le
réchauffement
techniquement puisqu'il propose un taux de contraste de 2900: 1, ainsi qu'une
Bien des experts sont
donne à Philippe Citroën,
luminosité à peine moindre de 1100 ANSI Lumens, qui devrait se montrer suffi-
dubitatifs quant aux
DG de Sony France,
de ce projecteur : Mitsubishi
vient d'annoncer le HC3200, premier projecteur vidéo mono-DLP HD Ready 1080p
à pouvoir être affiché sous la barre psychologique de 1000 euros. Petit frère du
쐍
toutes façons pas polluer
à l’infini sans que des
conséquences
apparaissent un jour ou
l’autre. Sony rejoint cette
initiative, attitude qui
sante en conditions de visionnage. Côté connectique, ce projecteur se veut simple
affirmations très
l’occasion de souligner
et complet avec une entrée HDMI 1.3, YUV, et PC Sub D15. La durée de vie de la
catégoriques devenues le
« l’aspect pédagogique
politiquement correct
que doit revêtir une telle
face au possible
action ».
lampe est estimée à 5 000 heures en mode économique.
쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
12
쐍
왘왘
DVSM-I
N F O S
Casio : Hi-Zoom
pour amateurs
Nous sommes aux portes
de la saison estivale,
en HD720p et son
utilisateur disposera d’une
belle palette de possibilités
(mode scènes, etc.).
쐍
Verbatim : à
toute vitesse
C’est parti ! La connexion
USB 3.0 arrive en standard
authentiques amateurs
Canal a lancé
son relief
durs 3,5 pouces de
s’offrent volontiers un
Initiative prise bien sûr en
Verbatim. Cette norme,
appareil photo en pensant
phase avec la Coupe du
qui commence à se
aux vacances. Dans la
Monde, le groupe Canal+ a
répandre, permet des
moment où les
sur les nouveaux disques
famille Hi-Zoom de Casio, à
lancé Canal+ 3D, canal
vitesses de transfert dix
événementiel, sur lequel
fois plus rapides qu’en
autonomie, voyages) et du
est prévue la diffusion
USB 2.0. Les disques durs
FH100 (experts, sport),
d’une série de rencontres,
nomades de la marque, en
voici le plus accessible
dont la finale. Quand cette
2,5 pouces, bénéficient de
(179 euros, prix possible),
compétition en Afrique
la même connectique.
en entrée de gamme,
du Sud sera terminée,
Canal+ 3D poursuivra ses
quelques atouts : un
diffusions d’une manière
grand angle de 24 mm, un
régulière, avec du cinéma,
zoom optique stabilisé
de l’animation, des
ser les 40 millions d’unités produites, versions
argentiques et numériques. Le nom EOS est à la fois
쐍
Orange :
l’Internet
mobile classe
éco
« 10 fois » et un capteur de
magazines et du sport
12,7 millions de pixels. Il
(accessible sur le canal 18
L’opérateur force sur les
capture aussi de la vidéo
de Canalsat).
clientèles peu argentées
쐍
culte et référence de Canon vient en effet de dépas-
l’abrégé de Electro Optical System, et celui de la
côté du H15 (grande
le H5. Il revendique
DES EOS PAR MILLIONS
40 exactement. Et même déjà davantage. Le reflex
ou économes. Il a lancé
déesse grecque de l’aurore. La famille a été lancée
pour ce début d’été des
en 1987. Sur les 40 millions d’unités produites, 20
smartphones accessibles à
sont numériques. Il faut d’ailleurs remarquer la
9 euros (Samsung Galaxy
montée en puissance de cette ligne de produits,
Naos, Sony Ericsson XPeria
dont la première référence, EOS 650, a inauguré la
X10), un HTC Desir à 49
production dans l’usine de Fukushima, au Japon. En
euros, et d’autres modèles
1997, le cap de 10 millions était atteint. Les 20 mil-
dans des fourchettes qui
lions furent dépassés en 2003, et les 30 millions en
mettent l’Internet mobile
2007. Tout porte à croire que nous ne sommes pas
à prix « familles
au bout de cette histoire à succès.
nombreuses ».
쐍
쐍
LE BLU-RAY POURSUIT SA PROGRESSION
Deux fois chaque année, l’As-
catifs, les 2.1 qui représentaient
sociation Blu-Ray Partners France
1 % du marché en valeur en 2009
communique ses chiffres sur
sont actuellement à 32 %. La PS3
l’évolution du format tant au
de Sony, qui longtemps tirait le
niveau mondial que français. Sans
format vers le haut, continue son
grande surprise, l’état des lieux du
ascension avec 35 millions de
secteur se porte plutôt bien dans
pièces écoulés dans le monde
le monde et ce, malgré une atmo-
depuis son lancement. En France,
sphère économique jugée encore
ce sont 2,5 millions de consoles
globalement morose. Ainsi, la
Sony qui se sont ainsi vendues.
vente de lecteurs a progressé de
L’arrivée de la TV 3D risque encore
7 % en 2009 de 20 % en 2010 en
de booster les ventes pour cette
volume et de 33 % en 2009 pour
console, en effet, une récente
50 % en valeur en 2010. Le marché
mise à jour permettra à la PS3 de
de l’année en cours devrait être de l’ordre de 600 000 pièces vendues
lire du contenu en 3D. Côté Software, les ventes à date et prévues à
d’ici la fin décembre. On constate aussi une forte demande pour les sys-
fin 2010 sont en ligne avec celles du DVD à historique comparable. De
tèmes Home-cinéma Blu-ray en 5.1 ou en 2.1. Entre mars 2009 et mars
plus, le CA du Blu-ray disque (107,8 millions d’euros en 2009) a dépassé
2010 les 5.1 ont prit 13 % en volume s’établissant à 17 %. Plus signifi-
celui de la dématérialisation (85 millions d’euros en 2009).
쐍
왘왘
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
14
Nouveau
XPERIA X10
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Toute l’ ctualité de os con acts
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Vattentornet – SE22188 Lund, Suède.
DVSM-I
N F O S
L’ARCHOS 7 EST ARRIVÉ
intégrer la norme CI+ qui
permet de garantir un
niveau de sécurisation
optimum des contenus,
Sanyo fonce
dans le
panneau !
notamment en Haute
Evénement majeur dans le
Définition.
domaine de l’énergie :
쐍
Toshiba et
Fujitsu
fusionnent
leurs activités
de téléphonie
mobile
Sanyo, qui est un des
principaux acteurs au
niveau mondial dans le
domaine des panneaux
solaires photovoltaïques,
vient de battre un record
Les directions des deux
firmes ont conjointement
C’est une tablette, et elle
entre une mobilité
noms célèbres,
était attendue, certes
confortable et de bonnes
mais ayant du mal à
accord visant à fusionner
moins qu’une autre, et
performances en visibilité
rassembler. Bonne
leurs divisions respectives
pourtant ce n’est pas
et lisibilité. Elle fonctionne
autonomie, fonctions
dédiées à la téléphonie
forcément celle que
sous Android, un choix qui
multiples à souhait, cet
mobile. L’accord qui,
certains imaginent
pouvait soulever quelques
Archos 7 mérite de faire
comme de coutume dans
instinctivement qui
interrogations jadis, mais
des scores.
s’avère la plus intéressante.
se confirme très adroit
A vendre 149 euros en
aujourd’hui, alors que l’OS
version 2 Go et 179 en 8Go,
쐍
annoncé la signature d’un
ce genre de circonstances,
de Google s’affirme
LG devient
CanalReady
énumère dans un discours
pourront être mises à
un peu langue de bois les
quantités de synergies qui
elle est d’une taille «
chaque jour comme le réel
Désormais, tous les
intelligente », faisant
contre-pouvoir face à un
téléviseurs LG de dernière
profit pour optimiser les
grâce à son écran de 18
tenant du titre et des
génération sont
objectifs découlant de la
modèle dont le
cm un parfait compromis
outsiders, même aux
compatibles Canal Ready
fusion, prévoit la
rendement est le plus
ALPHA POUR NOVICES
historique, en dévoilant le
et permettent d’accéder
constitution d’une société
élevé au monde.
aux offres payantes du
unique pour le début du
Ce HIT-N230 atteint en
Groupe CANAL+
prochain mois d’octobre.
effet 20,7 % en restitution
disponibles sur la TNT,
Toshiba, qui figure parmi
de l’énergie absorbée. La
sans que l’utilisateur ait
les fournisseurs
firme, qui produit ses
recours au moindre
importants dans ce
capteurs dans trois usines,
boîtier externe, décodeur
domaine sur son propre
une au Japon, une au
ou box ADSL. Il n’a besoin
marché intérieur, avait
Mexique et une en
d’aucune télécommande
attaqué le marché
Hongrie, précise que cette
supplémentaire.
européen il y a un peu
avancée va non seulement
Rappelons que pour
plus d’un an, avec son
améliorer les
profiter de l’offre de
téléphone à écran tactile
performances de
programmes, il suffit de
le TG01. Un TG02 a aussi
captation dans les régions
glisser une carte
été montré à Barcelone,
où déjà, le soleil est mis à
d’abonnement dans un
en février dernier.
contribution, mais aussi
쐍
module de la taille d’une
mettre le solaire à portée
de zones géographiques
Sony vise une clientèle d'utilisateurs débutants avec
carte de crédit et de
son dernier né, l'Alpha A290, à vendre dès le mois de
l’insérer dans l’interface
où l’intensité du
juillet. C'est un appareil volontairement simple
du téléviseur prévue à cet
rayonnement était trop
d'utilisation, mais qui offre quand même une au-
effet. Disponibles depuis
faible pour une
thentique visée reflex, associée à un capteur de 14,2
avril 2010, les modules TNT
exploitation satisfaisante.
millions de pixels. Il est doté d'une belle panoplie de
Canal Ready constituent
Sanyo projette
fonctions inventives. En outre, il dispose d'un
un pas en avant bien
de doubler ses niveaux
connecteur HDMI pour la reproduction des photos
concret dans la réception
de production
sur écran HD. Positionnement : 450 euros avec zoom
d’offres de télévision
en termes d’équivalents
18-55 mm, 650 euros avec en plus un 55-200 mm.
payantes. Ils sont les
mégawatts d’ici le
premiers du marché à
prochain mois de mars.
쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
16
쐍
R
E P È R E S
Téléviseurs :
La phase radieuse
se poursuit
Après les scores de 2009, chacun se demandait si les prévisions pour
2010 n’avaient pas été un peu optimistes. Le début de l’année efface
ces craintes, et la période pré-mondial se transforme en apothéose.
Selon ce que disent les responsables des
principales marques du marché,le Mondial
avait déjà tenu ses promesses avant d’avoir
commencé. Et pourtant, des experts l’ont
vérifié, les arbres ne montent pas jusqu’au
ciel. Les croissances vigoureuses enregistrées depuis plusieurs saisons ne dureront
certainement pas éternellement. Mais
comme cela est démontré dans l’édition
de La Lettre de DVSM « Une nouvelle
vision pour la télé »(1), l’arithmétique, qui
s’appuie sur la démographie, ne laisse
cependant aucun doute planer : le marché
des téléviseurs dans l’Hexagone restera à
des niveaux élevés, même si certaines circonstances accélérantes s’amenuisent.
Pour le premier trimestre, GfK relève
une croissance en volume de 22 % !
C’est donc bien plus que ce qui était
prévu, mais les périodes perçues comme
bien calmes en avril et mai allaient peutêtre corriger cette envolée. Et de fait, de
semaine en semaine, les scores sont partis vers l’explosion, avec des + 50 % en
données hebdomadaires selon les meilleures sources de statistiques. Et avec
même au moins une vision que l’on aimerait éternelle : une croissance aussi bien
en quantités qu’en valeur ! Les pessimistes, les grincheux, les rabat-joie, les
austères, les bougons, les dépressifs, les
pleurnichards, les angoissés H24 ne vont
pas se priver de le sangloter : cela se
retournera ! Mais pas au point d’annuler
les effets de l’embellie. D’autant que,
comme le savent les professionnels, après
le petit coup de dopage lié à l’actuelle
Coupe du monde de football, haute définition, 3D et coupures régionales de la
TV analogique renforceront les tendances
au moins jusqu’à la fin de l’année.
Mieux, cette période ne se traduit pas par
un effondrement du CA « sortie de
caisses » des enseignes. Naturellement,
chacun relèvera un repli de 2 % du marché
en valeur sur cette période. Mais GfK
apporte une analyse nuancée. Deux raisons majeures expliquent ce léger recul.
Tout d’abord, comme cela est rituel en
début d’année, des produits en fin de vie
voient leurs étiquettes réduites d’une
manière significative. Et surtout, les écrans
de second équipement, des modèles
moins grands et moins chers, entrent dans
les cuisines, les chambres à coucher, les
pièces à vivre des enfants. Le mix-produits
a donc une tendance naturelle très logique
à évoluer. Dans ce sens, les perspectives
sont excellentes : il reste un parc important de téléviseurs cathodiques qui va
pouvoir être expédié aux déchetteries
(sans oublier bien sûr les procédures
réglementaires à suivre pour les DEEE).
De quoi alimenter un marché dans lequel
le consommateur se voit proposer la
réponse à deux formes de comportement
auxquelles il aspire, selon un rythme de
l’ordre d’une fois tous les 6 à 7 ans, pour
chacune d’elles. La première consiste à
investir d’une manière importante pour
un équipement majeur, de qualité, performant, le téléviseur principal du foyer. La
seconde concerne les modèles du multiéquipements, et consiste à assouvir l’envie
de réaliser une acquisition à un coût
attractif. Une excellente alternance entre
(1)
DVSM La Lettre,
numéro spécial
édité
à l’occasion
du MedPi 2010.
Pour se
procurer
cette Lettre,
rendez-vous sur www.dvsm.fr
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
18
l’achat valeur et l’achat « malin » qu’il
convient de cultiver avec ardeur.
Sur ces bases, GfK n’hésite donc pas à
maintenir des prévisions encourageantes
pour la suite de la saison. La seule phase
de la Coupe du Monde, pour la période
mai-juin, pourrait, selon l’illustre analyste,
générer la vente de 200 000 pièces additionnelles. Pour l’année, il table sur un
volume global de l’ordre de 8, 7 millions
d’écrans. Soit une progression de 18 % !
La 3D qui tombe bien
« Oui, mais le chiffre ! » rétorqueront
ceux qui ne pensent qu’à cela (ce qui est
leur rôle, car dans toute activité commerciale, seuls les résultats ont une signification). Justement, l’apport de la 3D est une
composante excellente. Certes, tous les
clients ne vont pas se jeter sur cette nouvelle race de téléviseurs, mais ces derniers
vont avoir le mérite de remonter le niveau
du haut de la hiérarchie de l’offre très rapidement. Dans un rayon, et à relativement
court terme, un téléviseur haut de gamme
dépourvu de toute fonction 3D devrait
vite perdre tout attrait, et même devenir
invendable. N’oublions jamais qu’un client,
dans un achat valeur, n’opte généralement
pas pour ce qui est au prix le plus bataillé,
mais pour ce qu’il peut s’offrir de plus
cher, et même un peu au-delà. L’achat d’un
bel écran peut se comparer au dîner
exceptionnel et un peu festif qui se partage entre amis dans un restaurant coté :
un peu au-delà du raisonnable, mais sans
regret. Ne gâchons pas la fête. 쐍
Votre voiture,
notre solution
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Lignes non brisées
Contre vents et marées diront les uns,
fidèle à sa stratégie se contenteront de
commenter les autres, Loewe poursuit
sa tâche sur un registre différent. Insolite, à l’époque où le low-cost est considéré par de nombreux intervenants du
métier comme la planche de salut de
l’industrie. Et alors que le terrain semble
irrémédiablement encalminé sur un principe soulignant une grave panne d’imagination : vendre toujours moins cher !
Certains trouvent cela malin, mais c’est
surtout gravissime pour le moral, et cer-
Outre une technique qui
prend en compte l’intégralité
de ce qui constitue les atouts
du numérique d’aujourd’hui,
la gamme Individual autorise
plus d’un million de variantes
en configurations.
En réduisant son réseau,
résultats d’une manière
Avec sa ligne Individual, dont les nouveaux éléments
ont été dévoilés récemment, la marque allemande
de haut de gamme Loewe agit dans une continuité
qui fait ses preuves, tant pour les produits
que pour leur mode de commercialisation.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
20
tainement propre à générer des attitudes suicidaires dans la population. Ce
n’est ni une boutade, ni une plaisanterie.
Cette attitude est destructrice du rêve
-mot beaucoup trop galvaudé-, repère
qui permet à chaque individu de se dessiner des sommets. Lesquels, s’ils restent
inaccessibles, peuvent quand même susciter le désir de s’en rapprocher. En électronique de loisirs, l’écueil n’est pas que
l’on puisse trouver pour des sommes ridicules des équipements très modernes et
performants, mais que les -ou certainsprofessionnels dans la distribution puissent toucher le summum de l’incompétence dans leur incapacité à faire percevoir les différences caractérisant les
équipements plus onéreux. Lesquels ne
sont pas forcément que des arguments
techniques, ces derniers étant forcément
réducteurs, si l’on en limite l’évocation
aux seuls termes de l’usage. Un polo
Lacoste à 78 euros ne protège pas mieux
celui qui le porte de la petite brise du
crépuscule qu’un modèle acheté 6,99
euros dans une low-cost du textile. Pire,
le produit de marque peut s’avérer plus
fragile (face à un fer à repasser trop énergique par exemple) que le bout de chiffon
vendu dix fois moins cher. Mais qui
contestera la différence entre un vête-
De la notion d’équipement, on passe à celle de l’objet :
c’est une part essentielle de la différence.
ment de la marque au crocodile, par rapport au tout-venant, en style, en coupe,
etc. et même en respect de celui qui le
porte envers les proches qu’il rencontre.
Pas seulement de la technique
rée la finesse des matériaux habillant
leur électronique haut de gamme.
Comme pour la marque française créée
par le célèbre joueur de tennis, les équipements de la firme de Kronach sont
conçus pour une clientèle qui souhaite
Loewe est un peu le Lacoste de l’électronique de loisirs. Fragilité (cosmétique)
incluse : si vos clients emploient une
femme de ménage qui récure tout très
énergiquement avec son éponge qui
Loewe accroît ses
spectaculaire
gratte, gratte, gratte, conseillez-leur de
recruter une intervenante plus soigneuse, ou dirigez-les vers un équipement low-cost en bonne et robuste
matière plastique d’entrée de gamme.
Moche pour moche, leur déception sera
moins grande que s’ils découvrent alté-
Côté home cinéma, la reproduction sonore est
confiée au système Sound Projector de Yamaha,
unanimement reconnu pour ses performances
exceptionnelles.
Contre vents et marées, mais avec succès, Loewe
persiste dans sa volonté de créer des
partenariats contractuels très rigoureux avec le
terrain. (Ici, une boutique Loewe du Benelux).
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
21
autre chose que le tout-venant, et qui n’a
absolument pas envie de se balader au
gré des moteurs de recherche pour
trouver les 12 euros de mieux qui ne
changeront pas leur vie.
Ils veulent des produits techniquement
au top, pas seulement en théorie ou en
promesses, mais en utilisation concrète,
le jour où le matériel sera installé. Ils
veulent également une présentation à la
mode et élégante, parce que très probablement, ils ont aussi aménagé leur cadre
de vie avec soin. Des critères qui cadrent
mal avec le commerce tel qu’on le
conçoit trop souvent. Car pour servir
cette clientèle, qui existe et dont il est
dommage de ne pas profiter, sauf dans
les établissements où CA et profitabilité
sont déjà en net excédent, il faut aussi
(comme pour les polos etc.) un cadre de
vente sortant lui-même des sentiers battus. Notre longue explication a plusieurs
objectifs. Le premier est de rappeler,
preuves à l’appui, et comme nous ne cessons de le répéter dans cette rubrique,
La très séduisante ligne Individual,
version 2010.
que les moyens de créer de la valeur en
électronique de loisirs existent bel et
bien.Alors que le métier se félicite encore
pour le début de 2010 de ses ventes
explosives en volumes, mais n’a pas de
mots suffisants pour exprimer sa douleur
résultant du repli de ses recettes, Loewe
annonce 30 % de progression en valeur !
Miracle ? Non, une stratégie qui se
résume à vendre et assurer le service
qu’attend la segmentation de clientèle
visée. Mais pour mener cette stratégie au
succès, le matériel ne suffit pas. Il faut aussi
disposer des relais sur le terrain pilotés
par des professionnels prêts à jouer le
jeu, et ayant bien assimilé des principes
sans lesquels le système ne fonctionne
pas. « Nous avons réduit de près de la
moitié le nombre de nos distributeurs »
explique-t-on en substance mais sans
détour chez Loewe France. Ceux qui
savent compter ont sans doute compris
que chez les distributeurs qui travaillent
en partenariat avec le constructeur, cette
période de crise n’est certainement pas
pour eux un moment trop pénible.
Voilà le cadre dans lequel se propulse la
gamme Individual 2010. Concept du système « à la carte », la famille Individual
regroupe du téléviseur, du home cinéma,
de la centrale musicale et du mobilier.A
la carte n’est pas seulement une expression. Alors que sur le plus commun des
marchés, le client aura le choix le plus
souvent entre du noir brillant et du noir
brillant, le programme Loewe permet de
lui proposer pas moins d’un million de
variantes !
Les nouveaux produits qui entrent dans
leur vie active de mai à août n’échappent
à aucun des critères technologiques les
plus actuels : écrans en technique LED en
200 ou 400 Hz, mise en œuvre du projecteur de son (qui n’est autre que l’intégration de la référence en la matière, le
Sound Projector deYamaha), avec au programme l’enregistrement, les accès aux
bouquets et autres TV payantes, la
connexion et la navigation dans la domesticité très travaillée. Nous n’ajoutons
rien au style, car comme de coutume, il
est immédiatement perceptible. Bien sûr,
tout cela est à livrer, installer et paramétrer, chez le client. On a rien sans rien,
ou alors, il faut essayer les jeux de
hasard. Certains ont essayé… 쐍
Mordaunt-Short :
élégantes performances
Pas de doute, les Performances 2, nouvelles enceintes de la lignée déjà réputée de cette marque de haut de
gamme proposée par Marantz, ont été
très chaleureusement accueillies. Elles
ont reçu beaucoup d’innovations,
repoussant la qualité de la restitution
au-delà de ce que permettaient les
lignes précédentes. Le tweeter, le hautparleur à membrane aluminium (3e
génération), les circuits internes qui
ont nécessité le développement de
composants spécifiques font de cette
réalisation à l’élégance extrême un instrument de dégustation intense pour
la musique. Cohérence du son, finesse
dans les moindres détails, cette belle
bête d’un rendement déjà moyen (89
dB) et donc apte à s’exprimer avec
une puissance raisonnable (plage de 15
à 150 watts préconisée), voilà un bien
beau produit pour clients connaisseurs
et passionnés. Heureusement, il y en a
encore beaucoup. Il suffit de savoir les
attirer.A vendre aux alentours de 2 200
euros la paire.
A noter aussi chez le même constructeur la sortie d’une bien belle barre de
son, qui diffuse le son d’un téléviseur
ou de contenus en home cinéma avec
un caisson de graves ayant une particularité : il fonctionne sans fil, la liaison
étant confiée à une transmission en 2,4
GHz. Seule condition : ne pas dépasser
les 25 pieds entre la base et le caisson.
Vous avez un peu oublié ce que ça fait,
25 pieds ? Cela fait exactement 300
pouces...Amplement suffisant pour une
pièce normale, non ? Disponible, ce
TVee 20 est à vendre 349 euros. 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
22
P
L E I N S
F E U X
mis en évidence la nécessité de renforcer la production des teintes jaunes, afin
d’obtenir des tons plus lumineux, plus
chauds et plus proches des couleurs
naturelles. Ce jaune ne sert pas seulement dans l’apparition à l’écran des jonquilles ou des œufs mimosa. Il influe sur
la restitution de l’ensemble du spectre
visible, en lui apportant parallèlement
une meilleure luminosité. D’où un argument supplémentaire, car cette composante ajoutée permet de réduire la
consommation d’énergie : un bonheur
n’arrive jamais seul. Sharp a donné un
nom à cette technique : Quattron, appliquée aux dalles de sa ligne X-Gen.
Tout en finesse
Sharp,téléviseurs LCD Quattron :
« Sweet » et fins
Une touche supplémentaire
qui ne se résume pas à une simple nuance.
Sharp est un acteur pas comme les
autres dans le petit univers des
majors de l’électronique. Le marché lui doit quelques virages technologiques essentiels, le dernier en
date n’étant rien d’autre que
l’épanouissement du téléviseur à
écran LCD. Il faut se rappeler en
effet que dès le début de la décennie, alors que l’écran plat commençait à apparaître sous la forme
d’onéreux modèles au plasma,
Sharp avait annoncé s’engager dans
une production à 100 % LCD. La
firme, ajoutant renoncer à court
terme au tube cathodique ; la véritable révolution du téléviseur a bel
et bien été amorcée par cet industriel qui ne peut s’empêcher de
tout faire ou presque sans y mettre
une haute dose d’innovation.
Aujourd’hui, alors que la prophétie
maison (voir basculer en quelques
années l’ensemble du créneau de laTV dans l’écran
plat) est devenue une réalité, Sharp se remet à agi-
ter sérieusement ce domaine. Ce
qui se traduit par une évolution
significative très palpable sur sa
nouvelle collection de...17 modèles.
Avec en vedette les références de
sa gamme LE820, qui utilisent une
technique originale et exclusive de
restitution des couleurs. Un atout
technique et commercial à la fois,
puisque cette différence apporte
un atout en performances, mais
permet aussi d’argumenter, d’avoir
une « histoire à raconter », à propos de quelque chose de concret.
Le principe est le suivant. En plus
de trois couleurs fondamentales,
rouge, vert et bleu, que restituent
par leurs pixels dédiés tous les
écrans du monde, un « sous-pixel »
supplémentaire a été ajouté, dédié
au jaune. Les phénomènes physiques qui se produisent au niveau
le plus intime de chaque pixel dans
un écran LCD ont leurs
limites. Or, pour une bonne
restitution des images, les
ingénieurs de Sharp ont
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
24
En plus de cet atout majeur concernant
l’image, le LE820 s’inscrit dans les tendances porteuses, avec un style très
épuré servant avec élégance une finesse
exceptionnelle : moins de 3,95 cm. Le
pied en verre qui permet une rotation
de 15 degrés de l’ensemble parachève
cet exercice de design, la finesse ne
s’obtenant pas au détriment de quelques
critères essentiels pour l’utilisation. La
reproduction sonore est ainsi assurée
par une amplification de 2 x 10 watts,
avec subwoofer de 15 watts placé au dos
de l’écran. Cet appareil décliné en trois
tailles, qui utilise le rétro-éclairage LED,
ajoute aussi des atouts fonctionnels originaux : disque dur intégré de 8 Go (permet d’enregistrer une heure de HD),
port USB (ouvert aux Divx HD), fonction DLNA... Le positionnement des 40,
46 et 52 pouces est respectivement de
moins de 1 500, 2 000 et 2 700 euros.
Dans la foulée, la marque a aussi dévoilé
des TV LCD de tailles plus réduites, de
22, 26 et 32 pouces. (Ce dernier est en
100 Hz), dotés du rétro-éclairage LED.
Ces LE320E sont côtoyés dans la gamme
par les DV200E, des combinés en 22, 26
et 32 pouces également, avec lecteurs de
DVD intégrés. Au point où nous sommes, des versions Blu-ray auraient sans
doute été bien accueillies.
Sharp insiste aussi énormément sur les
facettes écologiques de ses produits, qui
sont pratiquement tous certifiés par
l’Eco-label européen. Les consommations réduites et les opérations de recyclage en fin de vie étant en exergue dans
la démarche du constructeur. 쐍
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, T V, I
N T E R N E T
Télécommunications :
Le téléphone
n'est plus
un produit d'appels
Le segment de la téléphonie mobile poursuit sa
profonde métamorphose. Alors que le nouvel iPhone
vient de surgir, le monde du mobile
bascule dans un nouvel ordre effaçant le passé.
Il fut une époque au cours de
laquelle téléphoner était une
fonction unique, accomplie à
l’aide d’un équipement spécialement dédié : le... téléphone.
Cette période a été très longue, largement plus d’un siècle,
remontant tout simplement à
l’invention par Graham Bell de
cet extraordinaire outil de
communication. Tout en passant de son stade le plus rudimentaire et filaire à celui de
portable, le téléphone s’est
installé dans l’esprit de tous
comme un instrument à la fois
unique et indissociable de son
mode d’utilisation. Cette réalité est en train de changer et
va de plus en plus avoir sur la
vie des rayons et points de
vente qui en diffusent l’univers
une influence sans précédent.
En devenant numérique,le téléphone a d’abord conquis des
aptitudes nouvelles : messages
courts, photos, musique...
Désormais, nous sommes
entrés dans la phase où cet
outil permet de téléphoner
presque accessoirement, et de
faire beaucoup d’autres choses,
l’aboutissement étant en quelque sorte l’étape du webphone ou smartphone.
Voici donc venir le moment où
la fonction téléphonique - ce
taille de l’écran ne sont pas
assez marquées pour ne pas
ranger les deux familles dans
la même grande catégorie.
Laquelle, outre ses fonctions
et applications sans limite,
permet d’appeler un correspondant. Tout comme vont le
permettre d’autres équipements : consoles de jeu portables, livres électroniques, etc.
Nous allons passer en quelques années d’une période où
le téléphone s’enrichissait de
maints usages, à une situation
dans laquelle des instruments
faits pour ces usages multiples
seront enrichis par la fonction
téléphonique.
Vision un peu trop rapide ? A
quel rythme les clients vontils se faire à cette nouvelle
géométrie des usages ? Parviendra-t-on à faire entrer les
que l’on résume par « la voix »devrait doucement se dissocier de ce seul instrument
pour se retrouver accessible
à partir de matériels aussi et
même avant tout conçus pour
des usages divers. Presque une
dématérialisation, même si ce
terme est pour l’heure totalement accaparé par l’évolution
des contenus, qui abandonnent leurs supports physiques.
Techniquement, entre certaines tablettes et les smartphones, les nuances outre la
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
26
NUMÉRICABLE : EN PHASE AVEC
LE PROGRAMME « TRÈS HAUT DÉBIT »
bouton marche-arrêt assume
la mise en service. Du
simple, du commode, comme
en attendent les clients, sans
toujours oser le dire.
ACER : FAUX JUMEAUX
C’est aussi une manière de
faire des économies : on
place deux produits
différents dans un même
habillage. Une fois passé par
le marketing, cela devient
« design identique et usages
Présenté par le Premier
Ministre François Fillon à la
mi-juin, le programme
national baptisé très
pragmatiquement
« Très Haut Débit » a pour
objectif de permettre au
secteur privé d’investir pour
le développement des
réseaux à... très haut débit,
parallèlement à ce qui peut
être déployé sous l’action
du secteur public.
Numéricable - Complétel,
qui compte avec ses
partenaires (dont Darty Box,
Bouygues et Auchan) plus de
260 000 abonnés (au très
haut débit) et qui a mis en
place un accès possible à ce
type de connexion pour
3,7 millions de foyers
(mai 2010) souligne avoir la
volonté de se mobiliser sur
ce projet. Revendiquant
« une réelle longueur
d’avance dans ce
déploiement », le groupe
dirigé par Pierre Danon va
donc poursuivre ce
mouvement, ne serait-ce que
pour pérenniser son statut
de « premier réseau
alternatif fibre de France ».
SONY ERICSSON :
C’EST EXTRAS
L’accessoire n’est pas
négligeable en téléphonie
mobile : il permet
d’optimiser le trafic de
clientèle dans les rayons et
de... faire des ventes, avec de
surcroît des taux de marges
souvent meilleurs que
sur le matériel de base.
Sony Ericsson vient de
donner ce nouveau nom,
Extras, à son offre
d’accessoires structurée en
quatre familles :Talk, Play,
Listen et Go. Premières
livraisons : des oreillettes
Bluetooth.
ORANGE
ALIGNE SON
différents », mais cela reste
ce qu’on a dit et qui s’appelle
ici Be Touch E400 et new
Touch P400. Le premier est
un smartphone sous
Android, le second un
équipement du même
principe, mais sous Windows
Mobile.Avec les ciblages
classiques liés à ces deux
systèmes d’exploitation
désormais bien connus.
Bonne initiative : le Be Touch
E400 est livré avec trois
coques, noir, blanc, et rouge
rubis, et le P400 avec deux
coques, noir et argenté.
DOMINO
Blanc et noir, aux formes
arrondies, le dernier né des
accessoires de connexion
d’Orange a évité le piège
classique des dénominations
anglophones pompeuses et
incompréhensibles, pour
adopter cette sympathique
petite marque générique qui
lui autorise toutes les
l’arrêt de l’analogique et la
migration vers la TNT sont
opérés. Pas mal de petits
incidents sont relevés, et à
l’évidence, la communication
officielle sur la manœuvre,
annoncée comme
importante, s’avère
finalement bien discrète et
sans doute insuffisante. La
preuve : il reste toujours des
foyers non informés là où se
produit le basculement. Et
encore heureux que des
entités « privées »,
autrement dit des
opérateurs que nous
connaissons tous,
accompagnent avec le terrain
et les antennistes ces
opérations de leurs
initiatives. La suite et surtout
la fin (région parisienne, avec
12 millions de foyers)
s’annonce plus palpitante
pour les commentateurs que
pour les « commutateurs »...!
SAMSUNG:
OPÉRATEURS CONQUIS
!
Pas de doute, le Galaxy S,
smartphone tout nouveau,
qui fonctionne avec Android,
a d’ores et déjà été
sélectionné dans les offres de
plus de cent opérateurs à
travers la planète. Il a
LE B.BOX DE BOUYGUES
FAIT UN CARTON
La boîte ADSL de Bouygues
Telecom ne musarde pas. Il
lui aura suffit de moins de
deux ans, et même moins de
23 mois, pour atteindre la
première grande étape de sa
diffusion : le cap du demimillion de clients équipés,
dans les foyers français. On
ne voit pas bien ce qui
pourrait la priver d’une suite
sur la même lancée.
fonctions, et lui garantit une
reconnaissance sans faille.
Mieux qu’une clé, cet outil
Wi-Fi est utilisable avec tout
équipement, sans avoir à
installer quoi que ce soit. Il
permet de connecter
simultanément jusqu’à 5
appareils. Et un simple
TNT : PAS SI SIMPLE,
LA TRANSITION
Les échos se font mitigés en
provenance des régions où
commencé sa carrière en
Europe, le reste du monde
devant suivre d’ici peu. Il faut
reconnaître que ce produit
cumule des atouts qui ont de
quoi motiver les clients, à
commencer par son écran
tactile de 4 pouces Super
Amoled, aux couleurs, à la
définition et au contraste qui
tranchent avec ce que l’on
connaissait jusqu’à ces
derniers temps. Rappelons
que plus de 50 000
applications sous Android
sont aujourd’hui recensées. 쐍
왘왘
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
27
T
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, T V, I
générations les moins jeunes
dans ces habitudes nouvelles ?
Les questions sont à la fois
multiples et probablement aussi mal posées que celle qui s’énoncerait de la sorte : « comment allons-nous vendre cette
autre facette des relations
numériques entre individus ? »
Le temps qui passe nous aide
considérablement. C’est ainsi
que le téléphone, synonyme
depuis plus d’un siècle aussi
bien de l’instrument doté son
combiné avec cordon boudinatoire que de l’usage du réseau
tout entier, s’est dans l’esprit
de tout individu totalement
métamorphosé, comme le
soulignent les observations qui
suivent dans ce dossier. Il est
devenu presque principalement mobile, suite aux innovations surgies il y a pratiquement deux décennies. Si l’on
considère qu’un individu avant
l’âge de 7 à 8 ans n’est encore
que peu conscient du monde
qui l’entoure, cela nous permet de déduire que les individus qui ont au moins 28 ans
(soit en France plus de 21 millions), n’ont pas connu un
monde dans lequel le mobile
n’était pas présent.
Ne nouvel iPhone
sans surprise
La mutation en cours, qui ne
sera pas « totale » immédiatement, mais se développera
encore vigoureusement au
N T E R N E T
cours des cinq prochaines années, s’appuiera sur une cible
d’actifs représentant au moins
la moitié de la population nationale, davantage à moyen terme.
De quoi stimuler les bonnes
idées pour concevoir un cadre
commercial pertinent.
Son matricule est trompeur.
Le chiffre 4 dont il s’orne
pourrait laisser croire que le
dernier né des smartphones
d’Apple fait entrer en service
les réseaux de la « 4G », qui
ne commenceront à être
déployés que l’année prochaine. (Leur particularité
sera d’apporter à la téléphonie multimédia des débits de
l’ordre de 100 Mo, l’équivalent
sans fil de la fibre). Pour
l’heure, le nouvel iPhone se
contente d’une sorte de mise
à niveau dans une panoplie
d’aptitudes qui laissait entrevoir quelques lacunes, notamment pour la prise de vue. La
nouveauté s’offre aussi un
coup de jeune sur le plan du
design. Donc rien à voir avec
une révolution, mais largement de quoi confronter un
courant d’affaires fructueux.
Deux repères suffisent à
mettre l’accent sur l’effet
iPhone : il y aurait déjà 150
millions de clients répertoriés
via leurs coordonnées ban-
caires sur le magasin d’applications maison ; plus de 100
millions d’appareils dans le
monde fonctionnent avec le
système d’exploitation de la
firme de Cupertino. Mais
comme nous avons, dans
DVSM, la fâcheuse habitude
de regarder les chiffres sous
toutes leurs coutures, chacun
peut s’apercevoir que ce total
de 100 millions est à la fois
beaucoup et peu, comparé à
une population située entre
3,5 et 4 milliards d’individus
utilisant des portables sur la
planète (dont les trois quarts
ne sont d’ailleurs que de classiques GSM). 쐍
Mobiles attitudes
Entré dans les habitudes, le téléphone mobile a encore
des bastions à conquérir dans la vie des individus. Des repères
moins souvent évoqués que d’autres le confirment.
Il n’y a pas que les chiffres dans
les univers du numérique, mais
ceux-ci ont quand même une
importance.Depuis des années,
les statistiques s’articulent
autour des compilations de
l’ARCEP,une entité officielle qui
a parfois tendance à jouer non
sans adresse avec les données
et au besoin, le vocabulaire.
Ainsi, entre le nombre de
cartes SIM en circulation et la
notion de « croissance », naissent quelques approximations
que l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) recadre avec une régularité de métronome.
Important à avoir à l’esprit, le
panorama que nous brosse
cette association est d’autant
plus intéressant que les panélistes ne peuvent pas davantage dégager des tendances
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
28
allant au-delà du marché hors
opérateurs, ultra-majoritaire.
Voici donc quelques repères
utiles, qui ont pour particularité de se concentrer sur un
thème majeur à l’heure actuelle, le mobile et le monde qui
l’entoure. Les produits vendus
dans les rayons ne sont pasrangés dans des compartiments étanches, hors de portée des influences extérieures,
surtout quand celles-ci sont
également issues de l’univers
du multimédia.
Mais avant cela, un point
mérite d’être souligné : une
certaine stabilité du taux
d’équipement.TNS Sofres, qui
réalise les enquêtes auprès
des consommateurs, remarque que le nombre d’individus
équipés de mobiles s’est stabilité aux alentours de 79-80 %
des plus de 12 ans.
Comme le nombre de cartes
SIM ne cesse de grandir, il est
facile d’en déduire que le
multi-équipement est en bonne voie, tout comme la douce
montée en puissance des ac-
cessoires « simisés » (clés USB
de connexion, par exemple).
Ce qui est logique. Les actifs
sont équipés dans des proportions importantes, et les
conquêtes seront désormais
modestes.
phone unique. Si certains
consommateurs ont renoncé
à leur ligne fixe et ne passent
plus de coups de fils que
depuis leur mobile, leur proportion s’émousse de 2 % en
un an. Rien de plus logique, car
la connexion du foyer à
Internet se fait de plus en plus
via ADSL, où les offres tripleplay font revenir en pleine
lumière un téléphone de salon
d’une génération nouvelle.
Cette constatation est lourde
de signification. L’ADSL en
phase d’évolution rapide en
basculant vers la fibre, laisse
entrevoir un avenir prometteur pour ce fixe de nouvelle
Le mobile,
téléphone unique,
marque le pas
Le téléphone mobile se situe
donc à la croisée des chemins
et même, contrairement à
certaines prophéties encore
dans les mémoires, celui-ci se
retrouve en échec dans sa
conquête d’un statut de télé-
왘왘
BlackBerry :
A l’assaut du très grand public
Avec un catalogue imposant, la firme canadienne RIM domine largement le marché
aux Etats-Unis. Sur le troisième trimestre 2009 et selon ComScore qui a publié l'évolution de la
base installée (tout modèles confondus) de smartphones par OS aux Etats-Unis sur
les 8 derniers mois de l’année passée, le canadien frôlait 15 millions d'unités diffusées contre
8,9 millions pour l'iPhone d'Apple. Plaçant ainsi la marque comme quatrième acteur
sur le secteur de la téléphonie mobile dans le monde. Oui, mais…
Research In Motion, RIM
quand on les connaît bien,
dévoilait il y a peu son nouveau
Pearl 3G. Ce modèle qui nous
a été présenté à l’occasion du
Medpi, devra peut-être s’imposer quelques efforts pour
convaincre du point de vue de
l’utilisateur. Programmé pour la
rentrée scolaire (ce dernier né
n’ayant pas encore d’opérateur
en France au moment de cette
présentation), ce smartphone
ressemble à s’y méprendre au
dernier Pearl, sauf qu’il est plus
imposant en terme de taille, et
qu’il propose des atouts qualifiés de haut de gamme par le
constructeur. Doté d’une interface simple « à la Rim » et
d’un clavier multitouches, ce
mobile attire même des commentaires selon lesquels il ne
serait pas tout à fait en phase
avec les évolutions que le secteur connaît. Des acteurs tels
que HTC, Nokia, Samsung ou
encore Sony Ericsson sont
bien plus en avance sur l’in-
terface utilisateur et le design
en général ! Des arguments qui
ressemblent beaucoup à ceux
souvent cités en exemple dans
les écoles de commerce et de
marketing, mis en avant quand
Volkswagen cherchait à vendre
sa rudimentaire Coccinelle aux
consommateurs américains,
supposés n’aimer que ce qui
était gros, lourd, onctueux, suréquipé. Chacun sait que la
légendaire berline conçue par
Ferdinand Porsche a finalement connu un succès colossale aux USA (où elle ne fut
lancée que pour 200 dollars de
moins qu’un Ford Mustang !)
Attention donc aux jugement
hâtifs.
Des arguments
D’ailleurs,Christophe Ducamp,
le responsable relations opérateurs de RIM, est confiant et
croit très fortement en
ce produit : « Le BlackBerry
Pearl 3G ne ressemble à aucun
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
29
왘왘
T
É L É C O M S
, T V, I
génération, même si la « 4G »,
génération très haut débit du
mobile doit aussi entrer dans
le jeu, avec des débits comparables à ceux de la fibre. La
quantité des données à véhiculer, qui ne peut que grossir,
donne une perspective dans
laquelle les deux techniques
pourront fort bien se compléter mutuellement.
Fidèles,
ils sont restés fidèles
Les opérateurs n’ont donc
pas fini de se faire une concurrence nourrie. La stabilité
évoquée explique pourquoi
autre smartphone et nous
nous attendons à ce qu’une
vaste proportion de nouveaux
adeptes ou de clients existants soient séduits tant par
ses puissantes fonctionnalités
que par son design compact »
souligne-t-il. C’est peut-être à
ce niveau que le fournisseur
cherche une divergence dans
son positionnement.
Historiquement placé sur le
secteur du professionnel, il
mise sur un renouvellement
de sa cible. Il se veut plus
grand public et souhaite toucher une clientèle qui jadis ne
s’intéressait pas à Blackberry,
catalogué trop sérieux.
La fonction BBM (BlackBerry
Messenger) étant là pour attirer les jeunes et autres aficionados de MSN. Mais concrètement, comment espérer
toucher ce type de prospects
avec un portable qui n’offre
même pas de widgets ?
Christophe Ducamp explique :
« le concept barre type du
nouveau Pearl correspond à
un profil qui séduit toujours
autant de consommateurs en
téléphonie mobile, tout en
conservant l’expérience du
BlackBerry. Nos produits avec
un clavier Azerty complet
étaient lourds et encom-
N T E R N E T
les conquêtes se font à travers
les mouvements de clients
d’un opérateur à un autre.
Mouvements d’une ampleur
cependant plus limitée qu’on
pouvait l’imaginer : en un an,
10 % seulement ont opéré ce
changement. Alors que 36 %
des individus « mobilisés » ont
changé d’équipements. Les
générations d’abonnés laissent
apparaître encore ces derniers
temps des différences fondamentales dans les équipements. La seule fonction téléphonique n’est plus présente
que chez 15 % des utilisateurs
de la tranche des moins de 24
ans, mais elle occupe encore
50 % de l’équipement des 40
ans et plus. C’est aussi du côté
de la jeunesse que la nouveauté progresse le plus vite.
Au début de l’automne 2009,
les smartphones n’avaient encore conquis que 6 % des 40
ans et plus, 9 % des équipés de
25 à 39 ans, mais déjà 15 % des
moins de 24 ans.
Une situation qui a forcément
évolué fortement au cours
des mois récents, et qui ne
peut que s’amplifier, tant la
dynamique des smartphones
et des webphones est devenue vigoureuse. Reste un
détail qui peut influencer certains acteurs du marché. Si les
applications se diffusent à
hautes doses, la gratuité prend
aussi une place considérable.
Comme le confirme ce possesseur d’iPhone : « j’ai installé
des quantités d’applications,
mais que des gratuites. J’avais
Coyote, pour les radars sur la
route. C’est devenu payant.
J’en ai installé un autre, gratuit,
qui marche même encore
mieux ».
Cette facette de développement un peu sauvage, qui n’est
pas sans rappeler ce qui s’était
produit lors des débuts de la
micro ou du MP3, sera tôt ou
tard à intégrer dans les observations du marché. 쐍
brants. Les femmes, les jeunes
et les utilisateurs dans leur
globalité cherchent avant tout
un équipement qui permet de
conserver les applications de
push e-mail et de téléchargement des pièces jointes tout
ment interactives, la personnalisation du Pearl 3G étant
soumise à la volonté des utilisateurs, elle est non imposée.
Par contre, nous fournissons
un logiciel qui permet de customiser l’écran d’accueil, mais
en ayant dans la poche un instrument léger. Maintenant,
effectivement, nous n’offrons
pas des applications véritable-
effectivement nous ne possédons pas sur BlackBerry des
« encarts » type widgets ! Il
faut quand même savoir que
85 % de notre clientèle est
grand public, l’image de RIM
s’est démocratisée et ce,même
sans les gadgets que d’autres
constructeurs offrent. ».
Si la marque évolue dans le
domaine de l’interactivité, ne
risque-t-elle pas de gaspiller
quelques possibilités, à trop
mettre en avant les fonctions
de bases inhérentes au BlackBerry ? D’autant plus que ce
fournisseur semble s’appuyer
très fortement sur le « bouche à oreille » pour façonner
sa communication. Reste que
BlackBerry s’est construit une
notoriété grâce à une approche d’avant garde, qu’utilisaient et affichaient volontiers
des utilisateurs professionnels
ne renonçant pas à un petit
brin d’attitude en pointe dans
leur époque.
C’est une arme qui peut rester très efficace en rayon. Et
le sera d’autant plus si des formules avec opérateurs sont
mises sur le marché, puisqu’elles auront alors forcément été façonnées pour une
cible mieux définie. Parce que
« grand public », certes, signifie « non professionnels »,
mais pour le reste, c’est plutôt
vaste, non ? 쐍
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F E U I L L E T O N
D E
L A
3D
La 3D prend
de nouvelles
dimensions
La bataille de la 3D commence. Bataille ? Oui, car
contrairement à ce que l’on aurait pu croire au départ, la
restitution du relief ne se fera peut-être pas sur un
registre monocorde, mais plus probablement dans un
contexte plus ou moins concurrentiel. Ce que certains
déploreront, mais qui aura aussi le mérite d’attiser
l’attention des consommateurs.
C’est une vérité jamais démentie : quand
un consommateur commence à soupeser ses préférences, notamment face à
des systèmes en compétition, ou entre
les modèles d’un équipement donné (ou
plutôt vendu), il entre dans un processus de choix le plus souvent générateur
d’une motivation d’achat. Au fil des
semaines, nous avons vu se mettre en
place des démonstrations dans de nombreux points de vente, et même dès la fin
du mois de mai, des présentations de
plusieurs marques dans quelques établissements. Premier constat : les chalands s’affirment intéressés. Mais parallèlement, et comme il fallait s’y attendre,
les lunettes mises à la disposition du
public ont vite été mises hors de portée
des mains audacieuses. Dès lors, les visiteurs dans les rayons voient très souvent
seulement des images troubles, et passent leur chemin. Il semble que pour des
résultats plus rapides, il ne sera pas possible d’échapper à la conception de dispositifs spécifiques, laissant ces lunettes
en place, et permettant au public de voir
la 3D sans que ces accessoires n’aient à
être pris en mains.
Fin mai, il n’y avait pas que le MedPi susceptible d’attirer l’attention des spécialistes de l’écran. La convention de la SID
(Society for Information Display) tenait
au même moment son édition 2010 à
Seattle, et a très logiquement provoqué
une concentration d’avant-premières
toutes aussi spectaculaires les unes que
les autres. Parmi ces levers de voiles sur
ce qui entrera tôt ou tard dans nos
linéaires, il fallait remarquer une nouvelle
version nettement améliorée des écrans
LG 3D n’utilisant pas des lunettes
actives, mais de simples optiques polarisantes. Cette formule, déjà connue (c’est
celle qui est utilisée notamment dans les
parcs d’attractions) permet de réduire
les coûts des lunettes (il est même possible d’en glisser de très économiques
sous forme de cadeau dans un simple
magazine de télévision, dit-on) mais
impose pour une même chaîne de TV
une double diffusion, une 2D classique, et
ILLEL CRÉE SON ESPACE 3D
La distribution multiplie les initiatives aussi du côté des spécialistes
pour la mise en place et la vente des
produits 3D. Chez Illel (Excellence)
on a non seulement créé l’espace,
mais également créé l’événement
autour du sujet. Sous l’œil attentif
de Jean-Claude Illel (photo) en personne, une soirée a été organisée,
avec un concours pour les chalands venus découvrir le relief
(l’un d’eux est reparti avec un lecteur de Blu-ray). Ce moment
était aussi un coup d’envoi pour les points de vente à l’enseigne
Excellence, qui mettent en place des conditions de financement
spécifiques, dédiées aux produits 3D. 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
32
couleurs grâce à un sous-pixel additionnel jaune (voir notre article dans ce
numéro). Ce sont des téléviseurs
HD1080p, dont l’épaisseur ne dépasse
pas 39 mm. 쐍
une sur une autre voie. Ce qui, pour certains, tomberait bien : « Justement, des
canaux, nous en avons » affirmeraient
quelques opérateurs connus de TV diffusant par diverses formules techniques. Ce
qui, pour eux, permettrait peut-être
d’envisager l’addition de formules avec un
canal en plus, ou plusieurs... dédiés au
relief. Autre présentation de LG : un
écran de 84 pouces, en 3D, et en résolution de 3840 x 2160, soit quatre fois celle
du HD1080p. Sans oublier un 47 pouces
3D tout simplement... sans lunettes ! 쐍
SONY CE :
PREMIERS JEUX
3D POUR LA PS3
Voilà une collection qui ajoute une
dimension inédite au jeu vidéo. Avant
que ne se multiplient les annonces de
l’E3, Sony a ouvert le bal début juin en
dévoilant une collection où l’on retrouve
WipEout HD, SuperStardust HD et
PAIN, et une versions démo à un seul
niveau de MotorStorm : Pacific Rift. En
version 3D, ces titres seront accessibles
par le PlayStation Store, téléchargeable
pour moins de 30 euros, ou même gratuitement dans le cadre de des packages
pour téléviseurs 3D Bravia. Il faut se rappeler que WipEout HD avait été lancé
pour la PlayStation en 1995 : une déjà
longue histoire. Voilà donc de quoi alimenter bien des démos dans les points
de vente. Ce lancement s’est traduit par
une opération technique délicate, qui a
nécessité une interruption de près de 9
heures du Play. 쐍
PREMIÈRE : UN SPOT TV
POUR ET EN 3D
Le nouveau spot TV de Sony pour sa
gamme de téléviseurs LCD Bravia 3D
met en scène le footballeur brésilien
Kaká dans une publicité d’un genre historiquement unique : un tournage entièrement réalisé en 3D ! Se déclinant en
deux versions, ce spot TV est destiné à
une diffusion en 3D dans les cinémas,
lors de la retransmission des 3 matchs
SHARP S’ENGAGE DANS LE RELIEF
La firme japonaise entre elle aussi dans la
mouvance 3D en l’ajoutant à ses téléviseurs mettant en œuvre son procédé de
restitution des images via quatre couleurs. Pas moins de 4 modèles, en 40, 46,
52 et 60 pouces ont été récemment
dévoilés au Japon, et seront proposés initialement sur le marché domestique de
l’industriel dès les prochaines semaines.
Ce qui permet peut-être d’avoir une
petite idée de ce que la marque pourrait
dévoiler pour l’Europe, probablement à
Berlin, lors de l’IFA 2010. Les téléviseurs
évoqués sont des LCD rétro-éclairés
par LED, et reprennent ce qui fait
l’originalité actuelle de Sharp : la restitution des images avec non pas 3 mais 4
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
33
de la Coupe du Monde de la FIFA 2010,
organisés par Sony (demi-finales des 6 et
7 juillet, finale du 11 juillet) dans une
trentaine de cinémas partout en France,
et sur la chaîne TF1 3D, en ouverture des
5 matchs diffusés. Il est aussi diffusé en
2D sur TF1, lors des matchs de la Coupe
du Monde de la FIFA 2010 et depuis le
11 juin au jusqu’au 11 juillet 2010, sur
Internet. 쐍
Vite ! Il faut
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SPÉCIAL IDEF 2010
L’IDEF EN PRATIQUE
OÙ : Cannes, Palais des Festivals
QUAND : 29 juin - 1er juillet 2010
Heures :
Mardi 29 juin de 9 h à 19 h
Mercredi 30 juin de 9 h à 20 h
Jeudi 1er juillet de 9 h à 18 heures
Course IDEF 5 Km (Jeu donne) :
mardi 29 juin à 19 h 30
Soirée officielle : mardi 29 juin à 21 h,
Plage privée de l’hôtel Martinez
Directeur du salon : Soline Sommers
Organisateur : Comexposium
Site Internet : www.idefexpo.com
Le jeu change de rythme !
L’IDEF est de retour.Le rendez-vous des professionnels du jeu vidéo et de ses distributeurs marque
comme chaque année la transition entre deux saisons.L’édition 2010,la cinquième, s’ouvre sur un
panorama où des perspectives porteuses jouent à cache-cache avec quelques angoisses.
L’ambiance de la Croisette devrait contribuer à restaurer un climat qui ne mérite pas d’être morose.
Les développements attendus dans les mois à venir pour les loisirs interactifs conjuguées à une
réactivité pertinente du terrain devraient permettre à cet univers de poursuivre une aventure qui,
en 10 ans, lui a déjà permis de multiplier par 5 son périmètre économique.
va-t-il advenir du
jeu vidéo et de son
marché ? » Cette
question sera sans doute une
nouvelle fois au centre de
quelques conversations, fin
juin, sur la Croisette. Un peu
«
Q
UE
comme chaque année tel une
sorte de filigrane révélatrice
d’un syndrome de doute difficile à comprendre. Exploitant
des plates-formes (consoles,
ordinateurs et plus si nouvelles affinités numériques...)
qui n’ont cessé de se succéder en se métamorphosant
techniquement, au fil des années, le ludique sur écran
considère toujours être une
discipline jeune et revendique
ce statut qui, usuellement,
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
35
donne un droit à l’erreur. C’est
comme ça depuis une trentaine d’années.Trois décennies
qui, par leur réalité, émoussent
sans doute quelque peu cette
jeunesse proclamée par cet
univers, tout en en démon-
왘왘
SPÉCIAL IDEF 2010
trant la très solide aptitude à
survivre. Après tout, de la
vidéo 8 mm aux pagers (Tatoo,
ça vous parle ?), des baladeurs
analogiques aux magnétoscopes de salon, toutes les
innovations produites par
l’électronique ne peuvent afficher une aussi belle longévité.
Certes, si ces équipements ont
disparu, d’autres sont venus les
remplacer, assumant des fonctions de même nature mais
d’une manière presque toujours plus performante.
sillage des ruptures technologiques les plus récentes, s’il les
accompagne ou même s’il les
stimule, cet univers conserve
toutes ses chances non seulement de se maintenir, mais
aussi d’alimenter un courant
d’affaires porteur et significatif
pour les enseignes qui parviennent à le traiter d’une
manière pertinente. Ce n’est
pas parce qu’une saison ou
deux seraient en repli qu’il
faut se meurtrir le moral en
se demandant si le jeu vidéo
Exactement comme pour le
jeu sur écran. Lequel est sans
le moindre doute tout aussi
solidement enraciné dans les
habitudes d’une population
qui n’a cessé de l’élargir. S’il se
modernise, s’il se place dans le
va mourir, au risque de passer
pour des professionnels atteints d’une sensiblerie débordante aux yeux de bien d’autres industries. Oui mais...
Le jeu sera ce que
le terrain en fera
En effet, il en va du jeu vidéo
comme de toutes les activités
commerciales : c’est tout de
même au stade de la rencontre entre les produits et le
public que tout se... joue. Et
Jean-Claude Larue, délégué général du SELL
Offensives et contre-attaques
Alors que l’IDEF 2010 se prépare, Jean-Claude
Larue a bien voulu répondre aux questions de
DVSM,sur le marché,l’événement,et un sujet qui
pourrait perturber la vie des loisirs interactifs : la
perspective de redevances « à la française ».
Au fil des saisons, le rendez-vous cannois voulu par les professionnels s’étoffe. Entre 7 et 800 acheteurs, 3 000 visiteurs attendus, c’est surtout le côté international qui devient impressionnant, l’événement s’affirmant de plus en plus comme le point de
rencontre de l’Europe du Sud pour les loisirs interactifs.
DVSM : Dans quelques jours, l’IDEF ouvrira sa session 2010, à Cannes.
D’emblée et d’une manière globale, quel peut-être le bilan de cette
période 2009-2010 pour le jeu vidéo, selon le point de vue du SELL ?
Jean-Claude Larue : Nous sommes au milieu d’un des cycles qui
caractérisent notre marché. Le début d’année a été en recul,
comme nous nous y attendions. Nous ne sommes pas les seuls
dans ce cas ! Ce que nous observons est comparable à ce que
nous avons connu lors du cycle précédent. Et puis notre industrie faisait 600 millions d’euros de chiffre d’affaires il y a 10 ans,
nous en sommes à 3 milliards ! Et, comme vous le savez, nous
aurons de belles innovations à la fin de cette année qui vont
avoir un impact très positif sur le business.
leur accueil. Nous allons le faire. Et puis évidemment nous
sommes à Cannes, sur la Croisette. Le sérieux n’empêche pas
de faire la fête ! Ce sera le cas le 1er jour du salon sur la plage
du Martinez. Et bien sûr, nous organisons aussi notre course de
charité « Jeu donne », qui devient cette année « IDEF 5 KM »,
puisqu’elle devient elle aussi internationale.Vous le voyez, nous
allons travailler mais aussi nous amuser. C’est un peu notre
industrie, non ?
DVSM : En 2009, à part la crise économique qui plombait l’ambiance
dans tous les métiers, l’un des spectres dont tout le monde parlait à
l’IDEF était la dématérialisation. Est-ce encore la préoccupation en
2010 ? Ne voit-on pas aussi poindre la génération des produits mobiles
évolués (smartphones, tablettes) s’approcher du créneau des consoles ?
JCL : La dématérialisation, c’est une évidence. Nous travaillons
tous sur ce sujet : éditeurs et distributeurs. Nous sommes bien
décidés à ne pas commettre les erreurs de la musique dans ce
domaine ! Nos consoles sont toutes connectées et chaque
acteur du marché doit pouvoir y trouver sa valeur ajoutée.
DVSM : L’IDEF en est à sa cinquième édition. Quelles sont les évolutions de ce rendez-vous professionnel ?Y aura-t-il des innovations dans
son déroulement ? Quels en seront les moments forts ?
JCL : Nous continuons le développement international. Cette
année l’Espagne sera vraiment présente. Plus de 3 000 visiteurs
professionnels venant de toute l’Europe du Sud seront présents à Cannes. L’IDEF est une rencontre d’affaires. Ce qui
compte, c’est la qualité des rendez vous. Tous les acheteurs
seront présents et nous devons encore améliorer la qualité de
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
36
peut-être même se joue d’abord, faudrait-il préciser. En
examinant ce domaine avec
attention, un observateur novice ne serait-il pas tenté de
considérer que quelques points
de vente semblent avoir définitivement articulé leur méthode comme si leur seul rôle
se limitait à celui d’un relais ?
Et ainsi, d’attendre les nouveautés annoncées et promues par les fournisseurs, se
« contentant » - certes avec
force dynamisme, marketing,
merchandising et autres actions d’ampleur - de servir les
files de clients venus pour se
les procurer dès la première
heure du « day one ».
Or, le jeu vidéo - et plus largement, la notion de loisirs
interactifs indissociable des
concepts numériques d’aujourd’hui - est en train de
prendre de l’ampleur. Une
affirmation qui ne devrait pas
sembler insolite aux professionnels, même s’ils restent
interdits face à des chiffres
DVSM : Un autre thème est également devenu plus chaud que jamais :
les ambitions de la Commission « Hadas Lebel » en matière de redevances. Où en est-on ? Quelle est la position du SELL sur ce point ?
JCL : Eh oui, cette commission veut nous taxer ! Et sans nous
en informer, dans notre dos, de manière souterraine et opaque,
sans étude d’impact ! Cela conduirait à une hausse de 20 à 25 %
du prix des consoles munies d’un disque dur. Comme ces personnes ne comprennent rien à la technologie - leur échec
patent sur les nouveaux médias l’a largement démontré - nous
serions taxés sur la base du Gigaoctet. Notre PS3, par exemple,
avait une capacité de 40 Go au lancement qui est aujourd’hui
de 250 Go et sera de 500 Go dans 2 ans ! Vous imaginez les
dégâts... Nous avons alerté les pouvoirs publics au plus haut
niveau et si nous ne sommes pas entendus nous avons préparé
avec TBWA une grande campagne de mobilisation de nos
consommateurs. Ce projet injuste et destructeur doit être
combattu. Il le sera ! Le succès du jeu vidéo auprès du grand
public n’est pas dû au hasard mais correspond à un puissant
mouvement de fond de nos sociétés, lié à la révolution numérique. Vouloir taxer ces nouveaux usages et comportements,
c’est prendre le risque de créer un profond malentendu avec
l’opinion et notamment la jeunesse.
DVSM :Alors que l’exposition va bientôt ouvrir ses portes, quel message le SELL serait-il tenté d’adresser à la distribution, qui constitue
toujours et sans doute pour longtemps encore le point de rencontre
entre tout cet univers « amont » du loisir interactif et les consommateurs ?
JCL : Contrairement à d’autres, nous avons prouvé à la distribution de longue date que notre industrie était capable
d’innover et d’être un relais de croissance important. Les innovations en cours nous donnent confiance sur le fait que cette
capacité n’est pas entamée. Jamais, demain comme hier, nous
nous reposerons sur les succès du moment. Nous continuerons à innover pour le bonheur de nos consommateurs, mais
aussi pour nos partenaires de la distribution. 쐍
La « Paris Games Week » est née
Les professionnels du jeu construisent leur vitrine grand public.
La première Paris Games Week se tiendra dès l’automne 2010.
Ce n’est qu’une confirmation. Nous savions
que le SELL se préparait
à mettre sur pied un
salon grand public dédié
au jeu vidéo et aux loisirs
interactifs. Ce nouveau rendez-vous est prévu du 27 au 31
octobre dans le hall 1 de la Porte de Versailles. Cette initiative
répond à l’attente exprimée de longue date par les professionnels, et Jean-Claude Larue, répondant aux questions du site de
l’AFJV, la justifie en évoquant le statut de la France, premier
marché d’Europe pour le jeu, avec 25 millions de clients réguliers. Un salon qui ne marche pas sur le territoire de l’IDEF, rendez-vous professionnel qui se sculpte année après année une
stature internationale.
Pour ce salon de la fin octobre, il semble opportun de prévoir un
impact fort. Le SELL, propriétaire (comme pour l’IDEF) de la manifestation, table sur au moins 100 000 visiteurs, et ne ménagera
pas les efforts pour que l’événement soit à la hauteur de ce que
représente Paris en Europe. Un budget de communication de 2
millions d’euros, un partenariat avec une « grande » radio, des
vedettes sur place avec une animation puissante.
Côté clientèle, l’initiative a aussi des côtés particulièrement
séducteurs, avec l’accent mis sur le ciblage non seulement des
jeunes, mais aussi des parents, avec notamment une animation
intitulée « Les parents aux manettes » (qui aurait aussi pu
s’appeler « les manettes aux parents »). Toujours sur le site de
l’AFJV, Jean-Claude Larue ajoute que « tous les membres du
SELL sans exception soutiennent le Paris Games Week, les trois
constructeurs et l’ensemble des éditeurs ». Bien entendu, DVSM
ne manquera pas de suivre l’actualité de ce moment fort.쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
37
Saturn Ivry : le plus grand point de vente
du pays dans cette spécialité,
ouvert au printemps 2008,
nous sommes en pleine actualité.
Virgin : pour l’inauguration du mégastore des Champs
Elysées à Paris, Arnaud Lagardère et Richard Branson,
deux des personnalités saisies lors des reportages de
DVSM et à revoir dans la galerie.
Gitem Blois : dans une belle implantation,
un magasin à l’époque tout neuf, qui apparaît
déjà comme d’une autre époque. Dates
repères et explications en ligne, bien entendu.
Boulanger Montauban :
première journée
d’exploitation, avec l’une des
premières silhouettes bleues
adoptée par l’enseigne
durant une époque.
Darty Sainte Geneviève des
Bois : la toute première du
nouveau concept de
l’enseigne, à J-1, avant
l’ouverture.
FNAC Les Halles, à Paris :
une très belle surface,
à l’heure où elle vient
d’être rénovée.
Surcouf Saint Lazare : le surspécialiste
de la micro et du multimédia
s’offre une belle implantation,
avec quelques facettes intéressantes
côté architecture et décoration.
Eldorauto Paris : rêve éphémère,
10 000 mètres carrés ouverts et vite refermés,
pour cause de concept trop grandiose,
ou d’opération immobilière encore plus
lucrative en vue pour l’exploitant.
Sans cesse, le terrain évolue. Des points de vente ouvrent, d’autres se transforment. Certains en finissent
définitivement avec leur aventure au contact avec la clientèle.
vous propose de visiter des
dizaines d’implantations, avec des images plein écran, d’hier et d’aujourd’hui. Pas sous forme de vignettes, mais
d’images qui sont presque toutes à voir en plein écran. Et régulièrement, la collection s’enrichit, non seulement
avec les reportages sur les ouvertures les plus récentes, mais aussi grâce à la mise en ligne régulière et commentée
de nouvelles ressources d’une base d’archives visuelles unique, exclusivement consacrée à l’électronique de
loisirs, au multimédia, et à leur distribution.
Il y a des nouveaux points
de vente à visiter sur
왘왘
SPÉCIAL IDEF 2010
traduisant des croissances. La
faute à qui ? Aux cycles des
consoles bien connu, c’est sûr.
Mais peut-être aussi à ce que
voit (ou ne voit pas) le public
dans ses promenades au gré
des galeries marchandes.
Sur le terrain, les loisirs interactifs, affichent-ils toujours
une progression réellement
perceptible dans leur capacité
promotionnelle ou émotionnelle envers les chalands, à la
hauteur de ce que ces derniers perçoivent du reste de
notre environnement numérique ? N’observe-t-on pas de
ci de là une absence de com-
bat pour aller chercher des
consommateurs n’ayant pas
pour le moment la tentation
de venir se promener dans les
magasins ou les rayons dédiés
au ludique interactif ? Mais au
fait, pourquoi de telles questions ? Serions-nous soudainement pris d’une envie de
contester les performances
de la distribution ?
Certainement pas, d’autant
que comme le savent bien des
professionnels, il y a dans
l’Hexagone des enseignes si
performantes qu’elles permettent à notre marché d’afficher des scores supérieurs à
Terrain et jeu vidéo :à chacun ses défis et ses contraintes
Les spécialistes sont minoritaires, la surface devient décisive
Comme c’est le cas pour de nombreux autres
domaines, la majorité numérique des 5 000 établissements (environ) où le chaland peut physiquement trouver et acheter des produits de
l’univers ludique interactif est composée de
points de vente non spécialisés, des généralistes
ou des multispécialisés. Avec par chaque créneau des préoccupations stratégiques différentes. Les spécialistes (environ 800, dont deux
acteurs majeurs, Micromania, Game et quelques
autres), ne vivent pour et surtout que par le
jeu. Ils doivent générer une croissance profitable
grâce aux produits sur lesquels ils se concentrent, et à défaut par un élargissement de leur
cible, sans doute désormais en s’appuyant sur
des axes novateurs, dominés par les équipements connectés. Pour les établissement nonspécialistes, auxquels sont proposées des lignes
de produits de plus en plus nombreuses, tout
l’art consiste en revanche à faire en sorte que
chaque ligne apporte son potentiel (trafic,
chiffre, profitabilité) sans alourdir déraisonnablement les structures. Au sein du camp des
GSM (environ 1 200 etablissements), certains
acteurs, comme Saturn, Boulanger ou quelques
FNAC, ont déployé des offres larges, diversifiées, et propablement pertinentes. D’autres,
peut-être en raison d’une surface moyenne de
leur points de vente n’autorisant pas une mise
en place significative et profitable, préfèrent
s’abstenir. Les hypermarchés (plus de 1 200 également) restent bien dans la course, à condition
de voir un domaine du ludique actif, générateur
d’actes pré-vendus, et susceptible de leur apporter du support pour des actions nerveuses. De
nombreux supermarchés (plus de 10 000 en
France) proposent aussi des offres limitées mais
pointues, sur une sélection de soft et d’accessoires. Les spécialistes en électronique de loisirs
sont en revanche très peu performants.
Question : les circuits de téléphonie mobile
pourraient-ils s’inviter à la fête ? Smartphones
et tablettes, sans parler de certaines consoles
portables devenant communicantes pourraient
faire évoluer les choses...쐍
왘왘
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
39
SPÉCIAL IDEF 2010
ceux de certains de nos voisins, en dépit de populations
supérieures à la nôtre. Il n’en
est pas moins vrai que face à de
beaux rayons, remplis d’accessoires et de softs, dont seulement deux ou trois sont en
démonstration, s’interroger
devient légitime. Quand on
songe à quelques smartphones
célèbres qui ont su générer
des utilisations multiples, et
que l’on s’aperçoit que bien
peu de produits sont proposés
dans ce même rayon jeu, histoire de tenter de s’octroyer
un regard (et quelques euros)
de l’un des chalands qui en
sont équipés (alors que même
certains jardineries ont réussi
à prendre un soupçon de ce
courant porteur), ce qui vient
à l’esprit oscille entre routine
risquée et gaspillage de possibilités. Dans les allées de l’IDEF
2010, le spectre de la dématé-
aussi à vendre des produits
totalement physiques, indématérialisables. Alors, il y a les
souvenirs tout frais de l’E3, les
échanges philosophiques, les
stratégies de haut vol. Et le
concret. Portet-sur-Garonne,
Plan-de-Campagne, la Part
Dieu, Val d’Europe, ce n’est
pas Los Angeles. Le ludique,
qui ne rechigne pas sur quelque parallèle avec le 7e art,
peut mémoriser cette remarque faite par un responsable
de complexe cinéma : « oui, il
nous faut des films excellents,
et si possible bénéficiant d’une
bonne promo.
Mais pour avoir des spectateurs, il nous faut aussi un
parking, des toilettes bien
tenues, et un cadre qui donne
envie de s’y plonger ».
Le terrain a certainement, à la
rialisation sera sans doute de
retour. Celle-ci va bel et bien
se concrétiser. Sur le soft uniquement, et dans ce sens, la
révolution n’affecte pas davantage le monde du jeu que celui
de la musique, de la vidéo, du
septième art ou de l’édition
papier d’ici peu. Et bien sûr, pas
sur toute la diffusion du soft.
(D’autant que rien interdit à
des circuits de distribution de
se mêler au... jeu de cette
dématérialisation).
une théorie depuis longtemps
vérifiée, « dans la distribution,
l’essentiel, c’est d’avoir des
clients. Des fournisseurs, on
en trouve toujours ».
Un monde plein
de promesses
Restent des réalités qui frappent les esprits, même les plus
sereins. Outre-Atlantique, ventes de consoles et de jeux
viennent en avril de se replier
de 26 % par rapport aux
scores d’il y a un an, et à une
recette de « seulement » 766
millions de dollars(1).
On n’avait pas vu cela depuis
dix ans.Dans le détail,les ventes
de consoles ont chuté de 37 %
tandis que celles des jeux se
sont émoussées de 22 %. La
plupart des machines en pré-
DE L’E3 À LA GALERIE MARCHANDE
Inutile de revenir en détail sur ce qui a été dévoilé à l’E3, il y
a moins de 3 semaines. Comme on s’y attendait, les trois fabricants de consoles ont propulsé sous les lueurs des projecteurs
des innovations : Kinects (ex-Natal) chez Microsoft, une DS
ouverte à la 3D chez Nintendo, la 3DS (amis avec un seul écran
3D, car le tactile en relief pourrait poser quelques problèmes,
et Move chez Sony. Pas mal d’annonces soft aussi, avec le sens
de l’actualité pour beaucoup, comme Ubisoft qui va du Lapin
crétin à Michael Jackson. L’E3 de 2010 a réuni environ 300
exposants et accueilli 45 600 visiteurs. 쐍
Prise de pouvoir
possible
à chaque instant
D’ailleurs, qui pourrait douter
du fait qu’il y aura encore des
contenus culturels à vendre
dans des magasins durant des
années ? Mieux : à la différence du libraire, le point de
vente de loisirs interactifs a
veille d’entrer dans la seconde
décennie du siècle, la possibilité d’optimiser un travail fructueux s’appuyant sur un fait
incontournable : l’électronique
numérique s’insère plus que
jamais dans tous les moments
de la vie quotidienne.Les consoles de jeu les plus modernes
participent d’ailleurs à cette
révolution technique. L’heure
est sans doute venue pour des
initiatives plus ambitieuses, des
évolutions dans les concepts,
les tailles, les images, les mixproduits, bref, toute la panoplie des ingrédients susceptibles de nourrir l’attractivité,
élaborés en pensant prioritairement à la clientèle. Selon
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
40
sence commencent à devenir
anciennes. Les consommateurs
font pour le soft volontiers honneur au marché de l’occasion.
Face à cette baisse historique
et épisodique, les spécialistes
estiment que le salut viendra
d’abord du renouvellement de
ces consoles, notamment du
côté de Microsoft (avec Kinect,
ex-Natal) et de Nintendo (avec
la 3DS) ou encore, de l’impact
de la nouvelle manette sans fil
« Move » Sony et de la PS3,
laquelle est de surcroît en
pleine concordance de phase
avec les lames de fond de la
HD et de la 3D. Ces observateurs comptent également
fortement sur les jeux sur
왘왘
SPÉCIAL IDEF 2010
mobiles qui, succès des smartphones oblige, sont en plein
essor. Un segment qui pourrait
bondir cette année de près de
20 % pour s’approcher de la
barre des 5 milliards de dollars,
en marche vers près de 12 milliards de dollars, CA pronostiqué pour 2014 (2). Certes, les
analystes remarquent que si
7,5 applications sur10 téléchargées sont ludiques, seules,
3 à 4 applications ludiques sur
10 « downloadées » sont payantes. Mais cela entre dans la
mouvance des applis pour
smartphones, webphones et
bientôt tablettes.
2009 a donc été une année
difficile pour le secteur traditionnel du jeu vidéo. Principalement touchées, les consoles portables ont ainsi vu leurs
ventes reculer tant en volumes
(- 6,7 %, soit moins de 40 millions de pièces) qu’en valeur
(-16 %, à 4,2 milliards d’euros). Si les consoles de salon
ont mieux résisté que les
consoles portables (+ 0,9 %, à
49,9 millions d’unités), leur
chiffre d’affaires a cependant
reculé de presque 3 %, à 10,5
milliards d’euros, suite aux
baisses de prix dont chacun se
souvient. Pour 2010, l’Idate
envisage un recul de près de
20 % du chiffre d’affaires des
deux types d’équipements. Du
côté des jeux, si ceux destinés
aux consoles portables devraient vivre assez bien cette
période (+12,4 % attendus en
2010), la tendance est négative pour ceux destinés aux
consoles de salon (-3,7 % anticipés).
Les constructeurs n’ont cependant pas rangé leur optimisme
au placard, estimant comme
déjà évoqué que le marché
subit l’effet de cycle, et non de
la crise. L’histoire du jeu se
résume à une suite de bonds
successifs. Cette année est
comparable à ce que l’on a
connu au milieu des années
90, puis au confluent des deux
Royaume-Uni et l’Allemagne en
termes de chiffre d’affaires et de
population de joueurs. Une
somme qui reste bien loin des
25,3 milliards de dollars dépensés par les joueurs américains,
estimés, eux, au nombre de 183
millions, et encore en dessous
des 3,7 milliards de livres sterlings dépensées par les 31 millions de gamers britanniques.
Chaque client pour ses jeux sur
écran abandonne annuellement
140 euros de sa tirelire, nos
cousins d’outre-Rhin se limitant
à pratiquement un tiers en
moins. La comparaison avec les
millénaires, ou encore il y a 5
ans environ. D’ailleurs, une
récente analyse signé TNS
confirme cette hypothèse,
puisque ce que les consommateurs français dépensent
pour les jeux vidéo ( produits
neufs, d’occasion ou en téléchargés ) des sommes toujours conséquentes. En 2009,
3,56 milliards d’euros auraient
ainsi été consacrés aux jeux
par les joueurs de l’Hexagone,
une population estimée à un
peu plus de 25 millions de
personnes. C’est le troisième
marché européen derrière le
US est plus « coton ». Une
moyenne de 138 dollars annuels
par joueur est relevée, mais
dans des standards de consommation qui sont différents des
nôtres, et qui plus est, dans un
équilibre entre billet vert et
monnaie européenne qui tend à
donner le mal de mer. Reste
que le jeu est là. Omniprésent,
il ne lui suffit pour prospérer
que de se retrouver pris en
charge par des acteurs ayant
la foi et un dynamisme que
l’IDEF qui ouvre ses portes ne
peut que stimuler. 쐍
(1) NPD ; (2) Gartner
IDEF 2010 - Exposants (français uniquement)
EXPOSANTS
ACCESSOIRES WARE GAME
ACTIVISION BLIZZARD France
AVANQUEST SOFTWARE
BETHESDA
BIGBEN INTERACTIVE France
BLUE LABEL DISTRIBUTION France
CAPCOM ENTERTAINMENT FRANCE
CEDEMO
CODEMASTERS
DEA FACTORY
DIGITAL BROS
DISNEY INTERACTIVE STUDIOS
E-CONCEPT
ELECTRONIC ARTS FRANCE
FOCUS HOME INTERACTIVE
HAMA
INNELEC MULTIMEDIA
KASPERSKY
KOCH MEDIA France
KONAMI DIGITAL ENTERTAINMENT
MAD CATZ FRANCE
MICROSOFT FRANCE
NAMCO BANDAI PARTNERS France
NEMOPOLIS
NINTENDO France
NOBILIS France
PROXIMA PLUS
SEGA FRANCE
SONY BENELUX
SONY France
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TAKE TWO INTERACTIVE FRANCE
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LEVALLLOIS-PERRET
CHATEAUNEUF DE GADAGNE
PALAISEAU
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PANTIN
Selon liste communiquée par l’IDEF lors de notre mise sous presse.
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L’
I N V I T É
Christophe Chancenest,Samsung Photo :
Valeur et identité
Samsung n’a jamais fait mystère de ses ambitions sur le créneau de la photo
numérique. Avec méthode, la firme développe ses gammes et optimise sa
présence sur le terrain. Le point avec Christophe Chancenest, patron du
marketing pour ce département dédié à l’image de Samsung en France.
Bien des observateurs surveillent Samsung
sur le registre de la nouvelle image.Ayant
conquis les positions de leader que chacun
connaît sur des lignes aussi stratégiques
que le téléviseur ou la téléphonie mobile,
la montée en puissance du groupe dans
les APN et les caméscopes est considérée comme inéluctable depuis déjà longtemps. Ses compétiteurs ont d’ailleurs
eu une sorte de sursis, la fusion entre
Samsung Electronics et Samsung Optical
ayant pris un peu plus de temps que souhaité, et peut-être différé des offensives
musclées. Mais aujourd’hui, il est clair que
nous ne sommes à l’heure de la montée en
puissance. « Notre marque progresse fortement, confirme Christophe Chancenest.
Il y a un an, nous étions 7e sur le créneau
des compacts, nous sommes n°2 en
volume, et n°3 ou 4 en valeur, sur les derniers mois. Nous en sommes à un peu
plus de 11 % de parts de marché, toujours
sur les compacts ».
Cependant, depuis quelques mois, des initiatives fortes ont marqué le cheminement
de l’entreprise. Comme le lancement du
double écran « qui répond à une attente
de la clientèle, que Samsung avait décryp-
tée au moyen d’enquêtes auprès des
consommateurs. C’est un concept qui n’a
rien d’un gadget, et qui continue à se
vendre fort bien ». Avec un modèle très
accessible à environ 150 euros et un très
complet vers 200 euros, dans une gamme
qui devrait s’enrichir prochainement,
Samsung tient une bonne piste tout en
démontrant aussi un volet essentiel de sa
stratégie :développer la valeur.« Pour être
leader, il faut vendre des produits plus
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chers que la moyenne » insiste Christophe
Chancenest, ajoutant que cela ne peut se
faire qu’en investissant sur de l’innovation.
C’est d’ailleurs une recette qui a été couronnée de succès dans les autres
domaines, le groupe coréen ayant vigoureusement investi sur des produits innovants de haut de gamme, lui permettant
de conquérir des positions de leader aussi
bien en quantités qu’en valeur.
Plus récent, le lancement de l’hybride
NX10 est tout autant symbolique de
cette démarche. « C’était le premier à utiliser un capteur APS-C. Cela nous permet
d’avoir une surface de capture 50 % plus
grande qu’en micro 4/3 ». Capteur que la
firme a développé en remodelant le
concept des microsites, afin de capter
encore plus de lumière. « C’est en partie
grâce à cela que nous avons obtenu
d’excellents résultats dans des tests effectués par la presse » ajoute Christophe
Chancenest, qui revendique 15 % de parts
de marché en volume dans ce créneau
des hybrides. Une famille de produits
dans laquelle Samsung voit un concept
qui non seulement devrait à terme
condamner celui du bridge, et même « se
bridges - hybrides - reflex » n’est qu’une
situation transitoire. « Les marques historiques de la photo développeront tôt
ou tard des hybrides, pour ma part, je
pense que cela viendra assez rapidement ».
Christophe Chancenest
nous présente le
dispositif de PLV active
dédiée au NX 10.
substituer aux reflex d’entrée et de
milieu de gamme. Nous avons enquêté
auprès de 2 000 personnes équipées de
NX10, à travers le monde, et nous nous
sommes aperçus que le taux de conversion reflex-hybride était bien supérieur à
ce que nous attendions. 45 % sont des
amateurs ayant totalement abandonné
leur reflex une fois leur hybride acquis ».
S’il est persuadé que les amateurs très
avertis et les professionnels continueront à faire usage des reflex de haut de
gamme, Christophe Chancenest est en
revanche convaincu que les avantages
tels que la légèreté et l’encombrement
l’emporteront. « D’autant que ces appareils sont encore récents et vont bénéficier de nombreux progrès techniques.
En plus, l’écran permet non seulement
de voir l’intégralité de l’image, mais aussi
de faire les réglages en voyant les résultats, et même d’apprendre ». Dans cette
évolution, la hiérarchie « compacts -
Vers une identité photo légitime
et reconnue
A ce stade et en ce début d’été, les rendez-vous de la rentrée sont déjà dans les
esprits. Avant d’en arriver à la découverte des gammes qui seront dévoilées à
l’IFA et à la Photokina, et en démonstration au Salon de la Photo, le moment est
opportun pour remettre l’accent sur les
aspects plus commerciaux de la stratégie
de la marque. « Nous voulons insister
sur l’innovation. C’est le moteur de la
valeur que nous cherchons à optimiser
en permanence » explique en substance
Christophe Chancenest, « et nous insistons aussi beaucoup sur la qualité technique. La marque a fait de gros progrès
dans ce sens. Nous avons des produits
qui réellement tiennent la route ». Une
double préoccupation indispensable
pour la marque qui est passée « d’un
mode suiveur à un mode innovateur ».A
titre d’exemple dans cette démarche,
Christophe Chancenest évoque le processeur Dream 3, un composant maison,
qui permet un traitement de l’image de
très haute qualité.
« Nous voulons aussi affirmer notre
identité dans le domaine de la photo »
insiste surtout le patron du marketing,
qui ne prend aucun détour pour affirmer
que Samsung, qui a une excellente image
en électronique, est encore en déficit de
reconnaissance notamment auprès du
public des amateurs photo. « Nous
allons nous attacher à développer cette
identité de marque, ce qui demande un
peu de temps, de l’innovation, et beaucoup d’investissements ».
Derrière cette stratégie, se dessine le
souci de bien figurer dans tous les créneaux du terrain. « Nous étions initialement présents en grandes surfaces, et
l’année dernière, nous avons aussi pris
de bonnes positions dans les rayons des
GMS ». C’est le circuit des spécialistes
photo qui est désormais dans l’axe stratégique. « Un réseau qui est exigeant, et
demande d’être bien suivi, qui attend que
l’on s’occupe bien des points de vente ».
Dans ce sens, la marque a d’ailleurs opté
pour des opérations commerciales nombreuses, tout en utilisant pour sa communication des médias un peu différents.
« Nous avons fait de l’affichage, des campagnes radio, ou encore mis en circulation des flottes de Smart pelliculées circulant dans les rues ».
S’il fallait ne retenir qu’un seul enseignement de ces messages, cela serait certainement que la « machine Samsung » est
désormais en marche et avec toute sa
puissance en direction de l’univers de la
nouvelle image. 쐍
LES CAMÉSCOPES AUSSI DANS LES OBJECTIFS
Sur le front des caméscopes, Samsung poursuit des objectifs du
même tonneau que pour l’APN. Et en attendant du nouveau,
notamment à travers « un concept qui va donner un coup de
pied aux codes de ce segment sur le plan du design » la marque
avance sur la HD. « Sa part se renforce de jour en jour, et elle
a déjà atteint 50 % en valeur. Nous avons en 2010 une offre de
9 produits, contre seulement 4 en 2009. Et nous allons même
avoir un Full HD 1080p en 50p, un vrai produit expert »
annonce Christophe Chancenest qui ajoute que Samsung « va
capitaliser sur les nouveaux usages, comme le partage. C’est
une bonne opportunité envers la clientèle jeune, qui connaît
bien la marque grâce à la téléphonie ». Dans ce domaine aussi,
le souci de l’identité de marque est pris en compte. Alors que
pour la première fois au monde, est lancé un caméscope Wi-Fi
et DLNA (le S-15 arrivé en juin), et qu’entrent dans le tourbillon
technologique les modèles à SSD, une campagne de communication a été lancée, la première depuis deux ans, parallèle-
ment à un partenariat avec l’équipe de rugby du Racing Metro,
afin de faire coïncider des valeurs de mouvements, de solidité,
de facilité d’emploi. Silence, ça tourne ! 쐍
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R AY O N S
Incroyable mais vu !
Il nous arrive, au gré de nos promenades quasi quotidiennes
sur le terrain et aux six coins de l’Hexagone, de surprendre du
regard des détails, des scènes, des décors qui rappellent que
dans un point de vente, il y a bien souvent de petites et grandes
choses à améliorer. Cela s’appelle la rigueur, non pas celle de
l’économie, mais un façon de conduire son travail. En gros, on
s’y intéresse ou on s’en fiche pas mal... Entre de petites
défaillances sympathiques, et des énormités inacceptables,
cette courte sélection nous impose quand même cette simple
question : y-a-t-il, dans les établissements où ont été saisies
ces anomalies, des directeurs de magasins présents, qui passent de temps à autres (au moins une fois par jour) dans leurs
rayons pour surveiller avec une véritable préoccupation de
manager attentif au moindre détail ce qui s’y passe ? Les
équipes dans les rayons ont-elles le soupçon de conscience professionnelle qui aurait dû les conduire à corriger ces imperfections ? Détail important : tous ces clichés concernent des défauts
que nous avons vus subsister au moins plusieurs semaines...
Sourire de tout cela n’est peut-être pas la meilleure réaction...
SOLUTIONS GAIN DE PLACE
Qui a dit qu’il fallait de grandes surfaces pour présenter correctement des équipements d’une certaine valeur ? L’agitateur n’a
sans doute pas agité grand-chose pour coincer dans un si petit
espace sa collection de projecteurs vidéo. Evidemment, il n’y a
pas de démonstration possible. Mais revers de la médaille : en cas
de vente, c’est bon pour le CA au centimètre carré... 쐍
AVANT, C’ÉTAIT MIEUX !
C’est presque ce que l’on pourrait déduire de cette belle explication, que nous avons bien vue en 2010, et non il y a 10 ans,
comme pourrait le laisser croire cette argumentation en faveur
des rétroprojecteurs. Songez qu’on peut choisir entre 4/3 et
16/9 pour l’image, que le lecteur DVD est intégré, et que le
balayage va jusqu’au 100 Hz. Quand songe-t-on à « balayer »
dans les ILV, dans ce grand magasin du centre de notre hexagone ? Rétro, ça, c’est sûr ! 쐍
LA NATURE A HORREUR DU VIDE
Une autre couleur ? Facile, vu la transparence de ce
modèle visiblement, ou plutôt invisiblement, parti ailleurs
et non remplacé, il ne sera pas bien difficile d’espérer
d’autres nuances. Rupture de stock, matériel dérobé, allez
savoir. Bien des explications peuvent être à la source d’un
trou dans un rayon. C’est le quotidien, et laisser vide ce
petit espace montre que la rigueur déjà évoquée n’est
pas omniprésente dans ce rayon de caméscopes. 쐍
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EN 3D, LA NON-DÉMO, C’EST MOINS MOTIVANT
Désolé de faire participer l’agitateur une seconde fois à ce petit coup d’œil sur des détails qui ne sont certes pas des
catastrophes, mais font quand même un peu désordre, et permettent à qui le souhaite de réfléchir à l’art et la manière de
cultiver l’efficacité des rayons. La 3D s’installe doucement dans les décors d’enseignes, et ici, dans ce cas précis, on a bien fait
les choses : deux écrans. Enfin, bien ou presque, car le premier, côté pile, est en stand by, le second imitant le premier.Après
une trentaine de minutes passées dans ce rayon, personne n’est venu remédier à cette petite défaillance. Et d’ailleurs,
personne n’est venu... tout court.Alors nous avons circulé, puisqu’il n’y avait rien à voir... 쐍
COMPRENNE QUI POURRA
Difficile à comprendre comment
un professionnel attentif peut laisser une ILV
de cette nature dans un rayon. Et que dire de celui qui l’a
mise en place ? C’est sans doute ce qui s’appelle vendre dans
un concept décalé. Le nombre de mémoire de 4 x 52 watts
est un argument motivant. Mais la sortie pré-ampli
sous forme de façade détachable (il aurait d’ailleurs été plus
élégant d’utiliser l’adjectif amovible, laissons aux teinturiers
ce qui est détachable), est-ce bien ergonomique ?
Quant à éclairer l’écran avec la télécommande,
voilà qui n’est pas très pratique. 쐍
CA COLLERA COMME ÇA !
ALPHABET COMME SES PIEDS ?
Il n’y a pas de petite économie ! Et puis, il y a un côté négligé
très « fashion » dans l’élégant entourage en ruban adhésif rouge
bien froissé de cet écran, très en vue, ce qui est normal pour
une promo à la hauteur. C’est vrai, à y regarder de plus près, cet
écran qui met en valeur (pourquoi souriez-vous ?) le titre Volt
en promotion, semble avoir eu une vie fort agitée. Mais le cadre
un peu fracassé, le plastique meurtri, avec le ruban, au moins, on
les voit ! Sans doute que ce LCD était l’ultime restant dans la
réserve. D’accord, cela s’appelle chipoter. Nous n’avons que
des soucis de riches, chez DVSM… 쐍
D’accord, c’est lisible, mais cette ILV sur un « Raaflex numacrique »
est à plus d’un titre susceptible de soulever une interrogation
angoissante : comme plusieurs du même tonneau ornaient les
rayons de ce point de vente de l’agitateur le plus connu du
métier, par quel mécanisme de pensée le ou les responsables
ont-ils pu prendre la décision d’utiliser quand-même ces étiquettes ? Il s’agit de la mauvaise interprétation d’un texte par une
imprimante qui ne comprend pas l’ASCII, un petit pépin classique en informatique pourtant commode à régler. Heureusement, le prix est en chiffres arabes : on s’y retrouve. 쐍
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MedPi 2010 :
Indole
Fin mai, la dernière édition en date du MedPi aura comme chaque année servi de transition
d’où chaque acteur souhaiterait sortir au plus vite, et la perspective d’un « back-to-school »
Le soleil est là. Insolent, et... insolant des
épidermes qui ne s’attendaient peut-être
pas à un rayonnement aussi radieux.
Pourtant, le climat de la Côte d’Azur
n’est pas une découverte. Chacun en
connaît les effets. Il encourage une cerDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
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nce studieuse
entre deux saisons. Avec cette année en toile de fond une période difficile
et d’une fin d’année dont les promesses s’avèrent féériques.
taine décontraction, impose de contempler le quotidien laborieux avec un peu
de recul. Ce qui, cette année, n’est pas de
refus. Avril et mai ont été ponctués par
des scores déprimants pour de nombreuses lignes de produits. La crise qui
menaçait il y a un an a sans doute été
pour une bonne part dans ces déconvenues, dont on sait qu’elles concernent
davantage le chiffre que les volumes.
L’électronique de loisirs avance à un
train d’enfer. Elle multiplie ses innovaDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
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tions. Elle donne à peine le temps aux
objets nouveaux de s’installer. Puis elle
les balaye fougueusement d’une nouvelle
tendance. Relais de croissance ou obsolescences prématurées ?
Ainsi, au fil des allées, les commentaires
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LA 3D
AU
MEDPI
Monaco ne pouvait pas ne pas
servir de réceptacle aux tendances les plus marquées de
l’année 2010. Avec la 3D, non
envahissante (dans ce sens,
l’événement rappelle qu’il n’y
a pas qu’un seul sujet dans
l’actualité) mais bien présente
un peu partout et sous diverses
approches. A commencer par
celle de Fransat, qui en TNT (avec en la circonstance, les décodeurs d’Aston) franchit des étapes essentielles en matière de diffusion. LG mise sur deux technologies : celle qui utilise des
lunettes actives mais aussi des passives qui, selon les explications données sur le stand du géant coréen, séduiraient certains
diffuseurs de renom. Cette version ne nécessite que des lunettes
à verres polarisants, qui peuvent être proposées à des prix très
serrés. Panasonic aura provoqué bien des arrêts au seuil des
escalators : un petit coup de démonstration sur plasma NéoPDP
vaut bien quelques secondes. Présent aussi, un autre volet de la
3D, proposé par Fujifilm, avec son trio que les pros connaissent
(et qui est dans les rayons) : appareil photo, cadre et versions
imprimées. Le plus exceptionnel, c’est encore LG qui le dévoile,
avec un projecteur très spectaculaire. 쐍
des professionnels, qu’ils soient fournisseurs ou distributeurs, s’inscrivent souvent dans un semblant de résignation.
Oui, le business est compliqué. Mais oui
aussi, les espoirs pour le futur proche
sont concrets et justifiés. Et encore oui,
hélas, toutes les initiatives risquent une
fois de plus de se développer avec
vigueur, sans pour autant sortir le secteur de son ornière : le recul de la valeur.
Ce qui animait déjà les conservations il y
a un an, deux ans, trois ans... Dans cette
conjoncture mitigée, le MedPi assume
son rôle. Rendez-vous business, il
s’installe cependant dans une ambiance
plus calme, presque apaisée. A quoi bon
s’énerver ? La saison, ou plutôt… les saisons vont s’enchaîner. Et chacun sait que
lorsque le back to school reviendra,
quand les frimas du mois de novembre
serviront d’écrin aux linéaires remplis de
produit pour les fêtes, le chaud câlin du
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soleil sur la terrasse du Grimaldi Forum
ne sera qu’un bien lointain souvenir.
Travaillerons-nous d’ailleurs avec les
équipements visibles ou évoqués lors de
ce tout récent MedPi ? Rien ne permet
de l’affirmer. De plus en plus, ce rendezvous monégasque est utilisé à la façon
d’un point de rencontre où l’on se glisse
à l’oreille ce qui sera -probablementexposé à Berlin, début septembre. A
moins que les annonces mondiales de la
fin du mois d’août ne viennent comme
de coutume bouleverser l’ordre des
idées. Les rythmes du métier ont bel et
bien changé.
La 3D se montre en principauté
La preuve. Il y a un an, lors du MedPi
2009, la 3D n’avait fait son apparition
nulle part, sauf dans quelques avant-premières sporadiques, comme au CES de
janvier. Des annonces dont on sait
qu’elles ne sont pas toujours suivies
d’effets immédiats. Mais en 2010, non
seulement le relief est en bonne visibilité
au MedPi, mais surtout, il est aussi et
d’ores et déjà... dans de nombreux
points de vente. Cela après avoir surgi
subitement sur la quasi totalité des
stands de l’IFA 2009, il n’y a donc que 8
mois !
Si l’on avait interrogé les professionnels
visitant le MedPi 2009 sur ce qu’ils envisageaient de mettre en rayon, en 3D, à
moins d’un an d’échéance, la plupart
auraient sans doute répondu « rien du
tout », on verra ça quand ce sera le
moment.Vitesse, ou précipitation ?
Mais le MedPi, surtout en 2010, a aussi
une autre vertu.Ayant conquis une légitimité reconnue sur l’ensemble des marchés de l’électronique et du numérique,
ce moment fort est aussi un moment
sage, qui rappelle à qui l’oublierait sous
la pression des annonces, qu’une immense quantité de produits de toutes
sortes compose cet univers aux yeux
des consommateurs et sert aussi à
construire le chiffre dans son ensemble.
Il suffit souvent, dans une enseigne,
SAGEMCOM SUR TOUS LES FRONTS
Nous savons tous que Sagemcom propose des DECT, des adaptateurs TNT HD, des
radios Internet et des cadres numériques. Ce qui est moins connu est que la marque
prend le sillage de la mouvance de la 3D. Ainsi, Panasonic, Numericable, Cisco,
Nagravision et Sagemcom viennent de s’unir au sein de « 3D-HD Alliance » afin de
promouvoir la 3D en qualité Haute Définition et d’apporter à la clientèle une 3D de
qualité optimale. Dès à présent et grâce aux terminaux Sagemcom DTR 94160S HD,
DS86 HD et ISD91 HD, tout abonné satellite HD aux chaînes Canal +, possesseur
d’un terminal Sagemcom HD TNT SAT certifié Canal Ready et d’un téléviseur 3D
pourra accéder, sans coût supplémentaire, à CANAL+ 3D, sur le canal 18, et profiter d’une offre de programmes en relief qui s’enrichira progressivement au rythme
de la production 3D. En actualité produits sur le MedPi, la marque présentait en plus
de ce partenariat avantageux une nouvelle gamme de téléphones numériques sans
fil : les D27T. Déclinée en huit coloris, la gamme a été pensée pour s’intégrer à tous
les intérieurs. Sans oublier des adaptateurs TNT à l’encombrement record. 쐍
Ce n’est plus la gamme
écouteurs, mais un programme
entre bijoux et caprices techniques que
la société AX6 met en avant. Attention, rien à voir
avec du gadget-gammes Sleek audio et Vonia.
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d’insister un peu plus sur les innombrables familles que d’aucuns estiment
moins dans la mouvance du moment,
pour redonner aux scores de l’ensemble
une allure plus sympathique.
Dans un rendez-vous de ce genre, il est
bon ton de traquer les grandes ten-
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dances. Se déplacer jusqu’à cette chère
Principauté peut aussi servir à trouver
quelques outils de diversion. Il n’y a pas
assez de choses qui étonnent les chalands dans nos points de vente. Pas
nécessaire pour autant d’aller aux antipodes pour en dénicher quelques-uns.
Comme les amplificateurs à tubes (et
compatibles iPod-iPhone) qui vous régalent des lueurs de leurs ECC-83 (TechTraining), les petits écouteurs dont la
manipulation -manuelle- des petits tuyaux
change la courbe de réponse (AX6), les
autoradios de la gamme Oxygen (Adméa)
qui font de l’iPhone l’écran du combiné sur
le tableau de bord de la Rolls (ou de la
Twingo) de vos clients.
Des plus pour améliorer
le quotidien
TECH TRAINING :
POUR FAIRE CRAQUER
LES CLIENTS
Qui ne connaît pas encore les fauteuils
multimédias que Tech Training propose
depuis plusieurs saisons ? Dans une panoplie vaste, où se confondent des produits
sympas », de la formation active, et beaucoup d’autres éléments vendeurs, voici
des exemples de ce qui s’appelle l’électronique de tentation. Avec des vieilles
lampes de radio qui s’illuminent -c’est
déjà Noël-, ou du design qui interpelle.
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On y rencontre des manœuvres adroitement réussies, à l’image des décodeurs
de Sagemcom, qui entrent de plain-pied
dans l’ultra actualité TV, des dynamiques
là où on ne les attendait pas, voire la
gamme Energizer qui s’extrait de l’ordinaire traitée par Avenir Telecom. Les créneaux en devenir bourgeonnent : quelques picoprojecteurs, dont un très
étonnant modèle encore un peu sous
embargo à propos duquel nous pouvons
révéler que Sagemcon va le proposer
sous la marque Philips, ou encore un
spécimen chouettement dessiné chez
LG. Et quelques autres équipements du
même tonneau, véritables outils à motiver le client.
Et comme tout a une fin, vient le moment où le MedPi ferme ses portes.Vers
14h30, on se glisse dans un taxi, ou une
navette, pour être une heure plus tard à
l’aéroport, histoire de ne pas manquer
l’avion de 16 h 45. Mais comme il y a de
la grève dans l’air et même au sol, les
départs se reportent, et même quelques
uns s’annulent. Finalement, vers 21h, on
décolle de la 04 droite. L’un dans l’autre,
le temps d’atterrir, d’aller au bloc, de
débarquer, de récupérer une valise,
d’attraper un taxi, cela vous fait du
23h15 - 23h30 à la maison.
De quoi jalouser rouge vermillon celui
qui, parti tranquillement vers 15h30 du
parvis du Grimaldi Forum dans sa superbe auto, et qui est arrivé à la même
heure, et même un peu avant devant la
grille de son château, en banlieue parisienne, ayant contenu en permanence sa
puissante et confortable mécanique
d’outre-Rhin bien en deçà des 130 km/h
autorisés. Vous comprenez peut-être
pourquoi le marché de l’autoradio bénéficie d’une phase plutôt porteuse... On
en reparle dans quelque pages. 쐍
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Revus DVSM- A4:Revue DVSM_SDLP10_ A4 19/05/10 08:44 Page1
Bon Angle
Le Salon de la Photo vu par François Darmigny
SE RENCONTRER,
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2010
Paris - Porte de Versailles
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Du 4 au 8 novembre 2010 • Horaires : 10h - 19h (18h le 8 novembre)
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Riches collections chez Logicom, des projecteurs vidéo
Sanyo aux GPS Mappy, des caméscopes Xacti aux
gammes de téléphonie.
TOSHIBA : UN ÉVÉNEMENT
DANS L’ÉVÉNEMENT
Il est tout petit, et pourtant,
il métamorphose le téléviseur non pas
pour les technophiles, mais tous les
autres, chalands authentiquement
profanes et consommateurs non
avertis.Autour d’un récepteur TNT,
ce petit dispositif qui nous est présenté
par le détail ouvre les portes
d’une télé connectée et de possibilités
de partage et de transmission
impressionnantes.A montrer
et à expliquer : un travail d’équipes
d’une ampleur exceptionnelle
a permis de mettre au point cette
réalisation, signée Toshiba France,
un cheval de bataille pour
l’univers TV - multimédia des prochains
mois. Lancement dès la rentrée.
LE CADRE PHOTO a quelque peu
marqué le pas ces temps derniers. « A
cause en partie d’une surabondance en
produits de qualité médiocre », estimet-on, chez Sopeg, qui met en valeur une
collection Telefunken performante, à
côté d’une ligne de téléphonie
résidentielle fort attractive.
SPÉCIALISTE DE L’ACCESSOIRE : HAMA
Panoplie vaste et au look vendeur
chez ce fournisseur
qui revient et dont nous reparlons
prochainement.
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PHILIPS A PROFITÉ DU MEDPI pour
souffler les 50 premiers bougies de ses
lignes de casques stéréo, et présenter
une panoplie interminable d’accessoires
et de petits équipements numériques
bien dans leur époque.
ARCHOS À L’HEURE DES TABLETTES :
la marque bien de chez nous ne
bénéficie pas des faveurs médiatiques
que d’autres accordent à un
concurrent qui croque des pommes. Et
pourtant, même si Henri Crohas
(patron et fondateur d’Archos) n’est
pas aussi people que notre ami Steve ce qui ne signifie certes pas qu’il
VENTES DE PLATINES CHEZ LENCO
Ce nom qui fut célèbre à l’ère lointaine
de la hi-fi avec des mécaniques de
lecteur pour disques microsillons,
poursuit sur cette lancée, mais avec
encodage MP3 en direct et de série. Et
avec aussi tout un catalogue de
produits qui tournent vigoureusement
dans les rayons
LES NOUVEAUX SMARTPHONES de
Sony Ericsson ont franchi l’étape de la
rampe de lancement.
manque de caractère - on ne voit pas
bien pourquoi, à l’heure ou tout le
monde ne parle que de soutenir les
bleus, nous ne donnerions pas
préférentiellement les honneurs de nos
colonnes à cette entreprise dont les
réalisations ne manquent pas de cachet,
esthétiquement et surtout
technologiquement.
OUTRE UNE COLLECTION très en phase
avec l’actualité (tablettes, notebooks...)
voici un détail qui va faire mieux
que du bruit : un système audio signé
Bang & Olufsen.
CHEZ JPS MARKETING, la collection
est pertinente. Elle s’adresse aux
clientèles dotées d’iPhones et d’iPods.
De belles références à ne pas manquer,
que nous présente Jean-Paul Seror.
CHEZ INNOVALLEY, c’est l’originalité
qui prime, tant sur le plan esthétique
que dans les configurations produits.
NOUVEAU FER DE LANCE
d’Avenir Télécoms : la collection de
piles d’Energizer.
MICROSOFT INSISTE sur Windows
Mobile,Windows 7, Office 2010 : c’est
dans l’air.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
55
IT ET IMAGE (photo et caméscope)
très en verve chez Samsung.
왘왘
D
U
M
E D
P
I
A U
B A C K
T O
S C H O O L
La révolution selon Verbatim
Il n’y avait pas que de la 3D ou des produits classiques au MedPi. Un vent d’innovation
a soufflé sur la Principauté, notamment attisé par les idées concrétisées de Verbatim.
L’utilisateur peut, avec ce
Media Share que nous présente
Olivier Lemaire, patron
de Verbatim pour la France,
gérer ses contenus à distance et
via son réseau
à domicile, partager
ses contenus multimédia
avec famille
et amis, transférer et
télécharger sa bibliothèque,
les proches pouvant aussi
transférer et télécharger
des contenus à distance.
Facile d’utilisation (interface
web pour l’utilisateur),
cet instrument permet de
sécuriser pour chacun des
comptes utilisateurs une
bibliothèque personnelle, de
transférer des photos
directement vers un compte
Facebook, de partager des
albums avec des proches via des
invitations e-mail. Le
Mediashare peut être fermé ou
redémarré à distance.
Olivier Lemaire, sur le stand Verbatim du
MedPi, a le sourire. « Verbatim va bien. En
2009,nous avons progressé,notre marque
s’est très bien comportée. Nous avons
progressé en CA comme en parts de marché sur l’ensemble des produits que nous
proposons, même sur les gammes CD et
DVD », évoque le patron de la filiale française, à propos de lignes qui ne sont plus,
comme chacun le sait, dans le vent de la
croissance. « Mais nous avons aussi bien
amélioré notre position en clés USB, et
dans le segments des disques durs. »
L’aventure du disque dur pour Verbatim
a commencé en juillet 2007, quand la
société (qui fait partie du groupe japonais Mitsubishi) a racheté la firme américaine Smart Disc. « Cette entreprise
qui n’était pas du tout présente en
Europe, nous a permis dès la première
saison de disposer d’une petite dizaines
de références ». Mais depuis, le chemin
parcouru est significatif. « Nous en
sommes à notre 3e collection, et nous
proposons aujourd’hui près de 80 références ». Une collection qui donne à la
marque la possibilité de s’afficher d’une
manière pertinente dans les rayons.
« Nous avons d’une manière générale au
moins deux à quatre référence en 2,5
pouces, et deux références en 3,5 pouces,
principalement en USB » explique Olivier
Lemaire qui souligne l’arrivée d’une nouvelle collection en 2,5 pouces, plus fine,
plus légère, avec un nouveau packaging.
« Le design et la couleur sont des éléments qui comptent énormément dans
ce segment de marché, et le packaging est
aussi un facteur très important pour les
ventes ». En outre, les disques durs 2,5
pouces évoluent vite. Les capacités dominantes dans les ventes, de 320 et 500 Go,
se préparent à être côtoyées en masse
par les 750 Go et 1To. « Il se vendra cette
année, au niveau mondial, et cela pour la
première fois, plus de 2,5 pouces que de
3,5. La croissance est là » mentionne
Olivier Lemaire, qui ajoute que le 3,5
pouces s’envole vers les 1 et 2 To !
Un segment du disque dur où l’esthétique
n’est cependant pas le seul argument.
Verbatim joue ici avec son positionnement et sa notoriété sur le créneau du
stockage de données qui se confond
avec l’histoire des technologies de l’information. « Nous avons la chance d’avoir
toujours proposé et vendu des produits
de très grande qualité, même à l’époque
des disquettes. Et aujourd’hui aussi, nos
produits sont reconnus pour leur fiabiDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
56
lité ». Un point positif, auquel il faut aussi
ajouter le petit côte « software ». Si de
nombreux disques durs proposés à la
clientèle offrent des caractéristiques
comparables, « nous avons aussi avec nos
disques durs des logiciels de sauvegarde
(back-up) qui sont très appréciés. Nous
travaillons beaucoup, avec Nero notamment, pour que cette facette soit la plus
performante possible ».
Partager le contenu
Un petit boîtier au design épuré en
mains, Olivier Lemaire nous emmène à
présent dans une autre époque, avec un
équipement qui entre de plain-pied dans
la mouvance de la gestion des contenus.
« C’est le Media Share, un équipement
qui réunit une capacité de stockage
importante, de un téra octet, et un dispositif permettant de gérer d’une manière spectaculaire tous les contenus
que peut avoir un utilisateur : musique,
vidéo, bibliothèque, photos, etc. Et cela
même à distance. « L’appareil n’est pas
forcément à raccorder à un ordinateur. Il
fonctionne avec n’importe quelle box. Et
ainsi équipé, l’utilisateur peut exploiter
via une connexion l’ensemble de ses
contenus, les partager, les télécharger, les
véhiculer vers Facebook ou autres réseaux
sociaux à la mode.C’est une véritable libération de toutes les chaînes qui limitaient la
liberté en la matière. C’est aussi un équipement en passe de devenir la plaque tournante de tout dispositif audio,vidéo et multimédia. « L’avantage est que l’on peut
même l’utiliser avec un iPhone, avec une
petite application dédiée, qui vaut moins
d’une vingtaine d’euros par an ».A vendre
aux alentours de 200 euros,cette machine
a été très bien perçue par les visiteurs du
MedPi. Elle arrive en disponibilité ces
temps-ci, mais c’est un produit qui sera
réellement propulsé dès la rentrée.
Une belle nouveauté, qui vient en forme
de stratégie de pointe, à côté des
disques durs, « et des clés USB, où nous
ne sommes pas un acteur leader, mais
nous disposons quand même de références intéressantes. Notamment avec
les clés USB sécurisées, qui offrent une
protection extrêmement performante
pour les données. Ces clés inviolables
complètent une offre de 4 gammes plus
conventionnelles.
Restent les sujets plus compliqués,comme
les disques durs multimédias, « des produits sur lesquels il y a véritablement beaucoup trop de taxes en France » déplore
Olivier Lemaire justifiant que la marque ne
souhaite pas insister sur ce créneau.« Pour
un multimédia de 1To,on arrive à 50 euros
de taxes. Ce qui fait un prix unique de
vente net public beaucoup trop élevé ».
Les consommateurs préfèrent acheter en
Bienvenue au Village
Avec une quarantaine de marques représentées dans son catalogue, le Village
Banque Magnétique reste l’un des
repères attractifs du MedPi. Sur l’espace
qu’il anime, se développe chaque année
une atmosphère de travail et de rencontres, une manière de donner un petit
coup de pouce supplémentaire aux
atouts de cette manifestation. Le distributeur de la région nord-est de l’Ile-deFrance cultive avec talent son art de
réunir des clés de voûte et d’aller au
devant de lignes de produits en devenir.
Cette édition n’a pas échappé à cette
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
57
ligne sur des sites hors France, ou avoir
recours à des parades telles que les stations d’accueil multimédia, non taxées, sur
lesquelles il est possible de connecter un
DD normal.« Globalement, et selon GfK,
nous nous classons 3e marque sur l’ensemble des produits de stockage » relève
Olivier Lemaire. De quoi envisager la fin
de la saison d’une manière sereine. 쐍
excellente tradition qui débouche inéluctablement sur des ventes au concret
dans les rayons. Le grossiste défricheur,
qui est fidèle à l’événement monégasque
depuis son origine, a même réussi à affiner une collection particulièrement pertinente sur laquelle nous aurons
l’occasion de nous pencher à nouveau
très prochainement et avec beaucoup
d’attention.A suivre. 쐍
L’
I N V I T É
Thierry Chabrol,Toshiba :
Ambitions et
pragmatisme
Toshiba change de rythme. Avec une large panoplie d’écrans,
du haut de gamme, de la technologie et au moins un projet
inattendu, la marque se prépare une fin 2010 très animée.
A chacun son métier, ses atouts, ses
ambitions. Sur le marché, la tentation est
grande de comparer les uns et les autres.
C’est vrai pour les fournisseurs comme
pour les enseignes. Or chacun avance en
fonction de ses spécificités, de ses atouts,
et des limites qu’imposent les architectures respectives. Toshiba fait partie des
quelques groupes industriels majeurs au
niveau planétaire, sur le registre des composants. Dans des créneaux réellement
de pointe, il se place le plus souvent sur
l’une des trois marches du podium. Et
rares sont les fabricants de produits que
nous connaissons tous qui n’ont pas
recours à bon nombre de ses produits
maison. Cette facette, que beaucoup de
professionnels connaissent, suffit à
démontrer que sur le créneau du téléviseur, le rôle de cette marque n’est pas
d’aller combattre sur tous les registres.
Logiquement, on retrouve les produits de
cette entreprise là où, finalement, ils
apportent quelque chose au marché.
Autre, bien sûr, qu’un maillon de plus dans
une compétition volumique sans merci.
Une prise de positions
significative
« En France, Toshiba va bien, pose
d’emblée Thierry Chabrol, patron de la
division EGP de la filiale. Nous avons fait
une bonne année 2009, et le début de
2010 se déroule selon nos objectifs ».
Un point auquel s’ajoute quand même
une précision : « Si nous écoutons bien
ce que l’on nous remonte du terrain, ou
encore à travers les échos que nous
avons recueillis du MedPi, il s’avère que
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
58
Thierry Chabrol ne fait pas usage de
périphrases pour annoncer une approche
assez offensive du créneau des écrans
nous avons plutôt bien, ou mieux livré
que certains de nos confrères sur les
périodes clés de mars et avril ». La qualité et la fiabilité d’un fournisseur tel que
Toshiba sont des points importants. La
marque travaille sur des registres qui
impliquent une bonne confiance dans les
engagements de la part des enseignes.
Ce que nourrit ce constat : « Nous
avons introduit nos nouvelles gammes à
95 % dans les temps, d’où une bonne
satisfaction de nos distributeurs ».
Mais en ce début d’été, c’est aussi aux
prochains mois que l’on songe, et dans
cette perspective,Thierry Chabrol résume : « Notre stratégie est en quelque
sorte toujours la même et pour nous,
les choses deviennent de plus en plus
précises. Notre volonté est bien de nous
installer comme un acteur majeur dans
le marché des téléviseurs de 40 pouces
et plus ». Le patron de l’EGP détaille
même encore mieux où se situent les
objectifs de l’entreprise. Si pour le segment des 32 pouces, la perspective se
limite à « cohabiter, ou coexister, dans
ce créneau qui est extrêmement bataillé
et dans lequel on peut perdre tout ce
que l’on veut », il n’en va pas de même
pour les niveaux hauts et bas en termes
de tailles d’écran. Si la diagonale importante fait figure de cible majeure, « nous
voulons aussi être un acteur dynamique
dans les petites tailles ».
Pour remplir ces missions, il y a eu un
travail important en amont. « Nous
étions entrés dans le créneau du LED
l’année dernière. Nous allons y proposer des produits très attractifs » expose
en substance notre interlocuteur, qui
mentionne des parts de marché devenues significatives. « Nous étions à 13 %
au cours des dernières semaines sur le
40 pouces », rappelant le chemin parcouru depuis les scores enregistrés « il y
a quelques mois ou années ». Toshiba a
beaucoup travaillé, développé, aussi bien
techniquement que sur le plan du design.
La démarche se fait selon un axe produit
global. « Nous avons en perspective de
pouvoir servir toutes les familles
d’enseignes » explique encore Thierry
Chabrol, et donc « reparler avec des circuits où nous étions moins présents ».
Le pragmatisme fait partie de la démarche. Si des très beaux produits tels
que les modèles de la série WL, en 40, 46
et 55 pouces, très performants, avec du
local dimming, occupent une place
importante dans la stratégie, « il y a aussi
des consommateurs qui préfèrent plus
de finesse, et vont vers de la technologie
LCD classique. C’est un comportement
TOSHIBA ET LA 3D ?
Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. C’est un peu ce que Thierry
Chabrol laisse entendre dans son
analyse de la stratégie de Toshiba
face à la vague 3D. « Il y a très peu
de sources pour le moment, et les
ventes seront modestes ». Donc, pas
d’entrée immédiate de la marque
dans cette compétition déjà très animée. Mais nous avons compris que
l’entreprise n’entend pas rester hors
du sujet, et d’ailleurs, le téléviseur de
très haut de gamme évoqué serait
même susceptible de réaliser des performances extrêmes dans ce contexte.
En attendant, la firme a depuis peu
lancé un notebook pour lequel elle
revendique le titre de tout premier
capable de restituer la 3D en lisant
des Blu-ray. Pas dans la 3D, mais un
peu dedans quand même... 쐍
de magasin, car chez lui, le consommateur regarde son écran et pas son téléviseur par la tranche ». Mais dont acte, et
ainsi se profile une panoplie plus que
vaste, plus de 40 modèles en tout, que
Thierry Chabrol énumère presque selon
un inventaire à la Prévert : « Nous avons
du 19 pouces et du 19 combo, avec
DVD, du 22 pouces et du 22 pouces
combo, du 26 pouces et du 26 combo,
du 32 pouces, du 40, du 46, du 55
pouces.Tous les travaux menés par nos
ingénieurs vont être mis à profit de A à
Z, pour cette fin d’année ».
Et au sommet de la hiérarchie, arrive le
Cell TV. Cell, c’est le processeur, un des
plus performants au monde, développé
et mis au point initialement pour les
consoles PS3 de Sony. Un processeur qui
prend place dans un modèle qui ne sera
pas le produit de tout le monde. Pour
lui, Thierry Chabrol revendique déjà le
statut de « Rolls du téléviseur », visant
une cible très limitée. La technologie
mise en œuvre dans ce produit sert bien
sûr une multitude de fonctions sur lesquelles le voile sera levé en temps utile.
Mais prioritairement, c’est « une qualité
d’image jamais vue avant cela » qui sera
le principal atout d’une électronique
configurable pour les attentes des différents continents. La conversion 2D-3D
aura aussi un rendu sans équivalence.
« Cela sera notre vaisseau amiral en fin
d’année, basé aussi sur le local dimming,
avec plus de 3 000 leds ! Cette manière
d’aller chercher le haut du haut de
gamme est une nouvelle composante de
notre stratégie ».
Bien sûr, pas question d’attendre des
volumes énormes avec un équipement
de ce genre, qui va aussi servir à l’image
de Toshiba. Un point sur lequel la marque
souhaite avancer également. « En image,
nous sommes très bien perçus. Mais
nous qui ne pouvons pas déployer les
armes de marketing massives que jettent
dans la bataille certains leaders, nous
avons besoin d’une meilleure reconnaissance ». Laquelle ne doit pas passer par
des avalanches publicitaires, mais par une
perception plus subtile de ce qu’est le
groupe industriel, de ses aptitudes, de
son savoir-faire. Cette méthode, que
Thierry Chabrol qualifie volontiers de
« moyens malins » se complète par de
multiples initiatives, dont des vagues
d’intervention sur le terrain, qui consisDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
59
tent à « aller porter la bonne parole »
dans des centaines de points de vente,
plusieurs fois chaque année.
Avec une vision un peu dévoilée de ce
que Toshiba devrait montrer à l’IFA
début septembre, il est clair que si la
firme ne part pas à la conquête du leadership, elle apparaîtra malgré tout
comme un acteur de plus en plus présent. « Nous allons, dans cette démarche,
reprendre des parts de voix », en s’appuyant sur une capacité « à répondre à
tous les canaux de la distribution ».
Un petit accessoire
pour une grande perspective
Dans un soir tiède de Monaco, pendant le
MedPi, une foule nourrie de professionnels est venue, répondant à l’invitation.
Débuts ponctués d’un accueil très positif de la
part des professionnels, pour ce projet de
Toshiba Life Center
But de cette petite promenade : passer
un moment sympathique près d’une piscine et de superbes buffets, ce qui est
déjà bien, mais aussi découvrir le Toshiba
Life center. « Un projet fabuleux, francofrançais, que les équipes européennes
nous envient, en attendant d’en récupérer les fruits. Ce petit dispositif, qui
devrait se vendre aux alentours de 100
euros, est d’abord un récepteur TNT
HD, ce qui tombe bien au moment du
passage au numérique. Mais il y aura aussi
par le Wi-Fi des widgets, et nous allons
apporter des services. Surtout, apporter
aussi cette fonction de partage pour pouvoir échanger des photos, des films et des
vidéos. Et bien sûr, regarder sur un grand
écran, autre qu’un PC. Il y a beaucoup de
travail en cours sur cet outil. Nous pensons qu’il pourra être lancé vers la fin
septembre ».
Ce qui était le clou du stand Toshiba au
MedPi devrait donc être aussi un des éléments très représentatifs de la démarche
d’un géant capable d’apporter beaucoup
au marché et aux rayons. 쐍
R
E N C O N T R E
Medion :Nouvelles
Le fournisseur d’outre-Rhin a depuis quelques mois amorcé un virage
avec Vincent Redon, patron de la filiale française.
Vincent Redon, DG de Medion pour la France,
souligne le recalage de l’image de la marque
multi-spécialistes, et e-commerce. Une
démarche logique dans le sens où les
productions maison ne ressemblent pas
à ce qui s’observe chez des importateurs
classiques, dont le modèle économique
est différent. Medion pilote l’ensemble
de ses activités depuis sa base allemande.
« Nous avons même encore un peu de
production en Allemagne, ce qui nous
permet d’ailleurs dans certaines circonstances de produire en 3 à 4 semaines ».
Une réactivité très importante, complétée par un ensemble SAV et hotline
« Nous avons fait une année 2009 satisfaisante. Notre chiffre d’affaires est resté
stable, mais nos profits nets sont en progression de 14 % ». En évoquant ainsi le
parcours récent de Medion au niveau
global, Vincent Redon met d’emblée
l’accent sur la facette un peu atypique de
l’entreprise. Ce résultat en période de
crise souligne une politique sérieuse et
même rigoureuse. Pas forcément ce que
l’on imagine d’un fournisseur qui avait il
n’y a encore que quelques saisons une
fausse image de discounter. En France,
Medion suit de plus « un nouvel axe en
termes d’approche clients, mais pas pour
les produits » précise notre interlocuteur. Ligne de force de cette stratégie :
une couverture sur l’ensemble des circuits de distribution, incluant spécialistes,
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
60
implanté au Mans, dans la Sarthe. Le tout
au service d’une panoplie d’équipements
résolument placés dans le milieu et le
haut de gamme.
Amplifier la notoriété
« Nous avons en France opté pour travailler avec le canal des grossistes. En
plus d’Actebis et de Banque Magnétique,
nous avons étendu notre maillage avec
Acadia, et Avesta pour le domaine de
l’électronique embarquée. Nous som-
dynamiques
dans sa stratégie. Des détails
mes attentifs à la constitution d’un tissu
de distributeurs qui ne soient pas en
concurrence frontale mais complémentaires ».
Cette phase de mise en place de structures de réseau est aujourd’hui assez
avancée pour que se développe désormais une autre séquence. « Nous voulons travailler sur la notoriété de
Medion, ce qui bien sûr est plus facile dès
lors que nous avons redonné de la visibilité en accédant à de nouvelles enseignes. » Côté produits, quelques familles dominent l’offre : l’EGP, le domaine
de l’image avec des APN et le multimédia. La navigation GPS s’inscrit dans cette
panoplie, d’une manière originale. La différenciation est un point important.
« Medion sait proposer des produits de
niches, mais pas trop « niches » non plus.
L’exemple du GPS avec l’IGN est bien
représentatif, et permet de viser des
cibles spécifiques telles que les motards
ou les randonneurs ».
En somme, pas réellement une révolution, mais l’accent mis d’une manière
forte sur les réelles spécificités de la
firme, qui se parachève avec des initiatives en communication, vers par exemple les FFBDE (étudiants), les comités
d’entreprises, et d’ici peu, des offensives
vers les seniors, soit 35 % de la popula-
tion, cible qui dispose d’un potentiel économique important. Prochainement, le
site de Medion France va lui aussi subir
une cure de jouvence et dévoiler sa nouvelle mouture, largement inspirée du site
allemand de la société. Des événements
qui tous réunis, démontrent que c’en est
bien fini d’une image de low-cost
d’ailleurs déjà oubliée côté public, et très
largement estompée chez les responsables du terrain. Medion œuvre dans un
univers où la valeur prend du poids. Ce
qui, dans les temps actuels, est un choix
très pertinent. 쐍
Medion fait prendre un bol d’air au GPS
Présent dans bon nombre de secteurs high tech (informatique, APN et vidéo numérique…),
Medion est aussi un acteur très dynamique sur le marché du GPS. Les produits Medion GPS IGN
sont en vedette cette saison. Explications…
Les premiers GPS Medion conçus pour l’IGN ont été lancés au
mois de juin. Fin décembre 2009, Medion avait en effet officialisé un accord de partenariat avec l’IGN portant sur la
conception, le développement et la livraison des GPS IGN, mais
aussi sur la mise en place et la gestion du
site Evadeo.fr. « Plusieurs marques avaient
répondu à cet appel d’offres lancé par
l’IGN, nous dit Grégory Jegou, Directeur
commercial en charge des produits GPS (et
de quelques autres) chez Medion. Dans la
balance, deux choses ont pesé en notre
faveur, souligne-t-il, c’est d’une part
l’expertise de Medion dans le GPS puisque
cela fait six ans que nous commercialisons
des GPS et que nous sommes les premiers
à avoir lancé des GPS autonomes. Le
deuxième argument qui a séduit l’IGN,
c’est le fait que nous avons un entourage
Produits localisé en France avec un SAV,
une hot line, un service Web, un forum GPS... Tout un environnement qui, en cas de besoin, permet par conséquent d’assister
l’utilisateur efficacement et rapidement ».
La gamme IGN Medion comprend trois modèles dotés d’un
écran 3,5 pouces transflectif (une surface réfléchissante située
à l’arrière du panneau renvoie la lumière extérieure à travers
les LCD et permet ainsi d’augmenter le contraste et la lisibilité).
Ils intègrent par ailleurs le Bluetooth et sont étanches. Ecran
translectif et étanchéité, deux fonctionnalités rarement développées sur les GPS mais qui ont ici toute leur raison
d’être...« Car cette gamme vise deux cibles de clientèles », précise Grégory Jegou « la randonnée et les
deux roues. Ils fonctionnent en mode paysage et en mode portrait et pour le côté
rando, la batterie est amovible ».
Dans la segmentation produits, l’entrée de
gamme est plutôt destinée aux citadins 2
roues alors que les modèles milieu et haut de
gamme bénéficient d’un capteur de pression
atmosphérique et d’un capteur d’altitude. Ils
sont fournis avec un logiciel pour préparer
sa randonnée et récupérer ensuite sur ordinateur les infos relatives à chaque parcours.
Enfin, ce qui va également différencier les
produits, c’est bien sûr la partie software
et notamment la cartographie. Tous les
modèles sont fournis avec une carte IGN au 300 000e et les GPS
haut de gamme disposent d’une carte 1/25000e à raison de
2 000 km2 de dalles (en 10 x 10). Sur le site evadeo, l’utilisateur
peut ensuite télécharger selon ses besoins, des dalles de
10 x 10 ou bien des dalles de départements ou de régions ».
Une offre complète et parfaitement adaptée à l’outdoor qui
ouvre de nouveaux horizons au GPS. 쐍
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
61
Le numérique
tient bien la route
L’automobile reste un second « chez soi » pour des millions d’individus. Aller au travail, partir en week-end ou en
congés, rouler pour des raisons professionnelles donnent à une masse considérable de consommateurs l’occasion
de passer de nombreuses heures dans des véhicules où la vie numérique n’a aucune raison de ne pas se prolonger.
Les deux équipements de base que l’on retrouve dans les véhicules, l’autoradio et le GPS alimentent des marchés
perçus de manières différentes, où les lignes les plus porteuses ne sont pas forcément celles que l’on croit. Petit
panorama, au moment ou les ventes montent en flèche, départs en vacances obligent.
Guidage GPS :
Le changement de cap
Depuis ses débuts, le marché du GPS a fortement évolué. 2010 devrait être
une année de transition marquée par l’adoption de technologies innovantes
et de nouveaux services mais aussi par le phénomène de renouvellement
qui va s’amplifier et s’accompagner d’une montée en gamme prévisible.
Le marché du GPS est encore un marché
très jeune qui a débuté en 2004 mais
n’a véritablement pris son essor qu’en
2006, année historique où il s’était alors
vendu un million d’appareils. En 2009, le
marché a connu un tassement des ventes
avec tout de même 2,1 millions de produits commercialisés (selon GfK) mais il
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
62
accuse une baisse de 2 % par rapport à
2008. Manifestement, le produit fait
moins rêver, il s’est un peu banalisé et
dans l’esprit de l’utilisateur, il a perdu ce
petit côté magique qui faisait de lui un
appareil bien à part, capable d’harmoniser les aspects utilitaires et ludiques.
Et par ailleurs, il a du faire face à deux
concurrences pluis ou moins inattendues
avec d’abord l’arrivée des smartphones
offrant la fonction GPS, et par ailleurs,
une montée en puissance des systèmes
avertisseurs de radars autonomes. Sur
un smartphone, le confort d’utilisation
du GPS n’est certes pas le même que sur
un authentique PND, mais ces produits
peuvent toutefois séduire une frange de
clientèle se laissant tenter par le mirage
du tout-en-un, d’autant que le GPS arrive
de plus en plus souvent gratuitement. Et
ces temps-ci, c’est fou ce que le gratuit
se vend bien !
Le GPS a maintenant gagné
ses lettres de noblesse
« On est entré dans une phase de contraction avec une relative stabilité en volumes mais un tassement en valeur », analyse Eric Bernard (directeur général de
Garmin). Sur la période qui va de mai
2009 à avril 2010, le marché enregistre
une baisse d’environ 17 % en valeur. Ce
« revers de fortune » déjà observé tout
au long de l’année 2009 s’est toutefois
traduit par un point positif car il a permis
de réduire le nombre des intervenants
et de professionnaliser un peu plus le
secteur. Il y a encore deux ou trois ans,
on dénombrait une quarantaine d’acteurs sur le marché.Attirées par la croissance spectaculaire du GPS, certaines
marques n’ont fait qu’un passage éphémère et se sont révélées incapables de
tirer le marché vers le haut, se contentant trop souvent de proposer des produits très rudimentaires à prix cassés.
Ce n’est heureusement plus le cas
aujourd’hui où l’on ne compte plus
qu’une dizaine d’intervenants mais qui
présentent tous une réelle légitimité et
qui ont indéniablement la capacité de
faire évoluer le GPS et de proposer des
produits sérieux, bien configurés et à
valeur ajoutée. Les « no name » ont
donc été emportés dans les flots de leur
médiocrité et l’on ne peut que s’en féliciter ! C’est ce que nous confirme
Stéphane Marciano (directeur commer-
Les services deviennent un must pour les PND. Tom Tom, Garmin, Mio et d'autres enrichissent leurs
dernières productions d'une manière très cative : à montrer à la clientèle.
cial & marketing pour Mappy) : « Nous
sommes présents sur le marché du GPS
depuis deux ans. Pour nous implanter,
nous avons bénéficié de la très forte
notoriété de Mappy et du savoir-faire de
Logicom.Aujourd’hui, un acteur du GPS
se doit d’être crédible, c’est sa clé
d’entrée sur le marché ». La marque a su
trouver sa place avec des petits produits
très complets offrant quelques fonctions
complémentaires très appréciables telles
qu’un mode Transport en commun et
des fiches du Guide du Routard.
Dans le peloton de tête, les positions
demeurent inchangées.Tom Tom occupe
toujours la première place en France
avec plus de 50 % de parts de marché.
Sur l’année 2009, Mio a fait un bond en
avant remarqué (aidé en cela par son
autre marque, Navman) et il obtient ainsi
15,3 % de parts de marché contre 14 %
en 2008. Mais au niveau mondial et pour
la troisième année consécutive, Garmin
fait figure de leader incontesté avec
quelques 36 % de parts de marché.
Une distribution
assez diversifiée
Voilà la menace : le guidage arrive sur bien des
smartphones, dont les écrans sont de plus en
plus grands.
Contrairement au marché de l’autoradio
n’ayant plus essentiellement la faveur que
des centres auto, le GPS autonome
(PND) est bien vendu dans tous les circuits de distribution. On le retrouve bien
sûr dans les centres auto pour lesquels il
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
63
est devenu une valeur sûre et un accessoire automobile indispensable. Il est
également commercialisé par les grands
magasins spécialisés et par les hypermarchés. Ce sont des produits pour lesquels la démonstration est assez simple
à faire, raison pour laquelle la grande distribution n’a eu aucun mal à les commercialiser. Mais comme nous l’allons
voir, le marché du GPS est en train
d’évoluer et des produits plus complets
et plus sophistiqués (quoique toujours
faciles à utiliser) sont aujourd’hui proposés à la clientèle. Ce qui pourrait permettre aux enseignes plus spécialisées
(centres auto et GMS) de reprendre la
main et par voie de conséquence, de
mettre en difficulté l’e-commerce.
En 2010, le client est assurément plus
averti et plus exigeant que par le passé.
Soit parce qu’il a déjà utilisé un GPS et
qu’il a donc eu le temps de se familiariser avec le produit et d’en déceler le cas
échéant les lacunes et les imperfections.
Soit parce qu’il a fait connaissance avec
d’autres familles d’appareils technologiquement évolués (smartphones, par
exemple). Dans tous les cas de figure, le
discours du vendeur devra être précis et
bien argumenté pour cerner au mieux
les besoins de son client et répondre
intelligemment à ses attentes. Sur ce
marché, l’une des chances de la distribution, c’est que les acquéreurs d’un GPS
autonome appartiennent à toutes les
왘왘
L’apparence du rayon classique de GPS devient peut-être un peu trop routinière pour attirer le regard
des chalands, et bien différencier les produits.
strates de la population (hommes ou
femmes), à toutes les catégories socioprofessionnelles et à toutes les tranches
d’âges (y compris les seniors). Et si les
prémices d’un marché de renouvellement se dessinent, n’oublions pas toutefois que le taux d’équipement est encore
assez peu élevé (environ 25 % du parc
automobile). Les primo accédants ne
sont donc pas non plus à négliger. On
n’est plus dans un marché de niche mais
bien au cœur d’un marché de masse !
Des produits encore
mieux conçus et plus complets
Désormais, les systèmes de navigation
embarquée ne sont plus réservés qu’aux
luxueuses berlines mais ils prennent de
plus en plus place dans les véhicules de
milieu de gamme (la Renault Clio Carminat Tom Tom en est un parfait exemple).
On trouvera toujours des solutions
optionnelles de GPS embarqués à 1 500
euros voire plus mais l’offre située
autour de 500 euros devrait aussi se
développer. Dans ce contexte, les PND
(Portable Navigation Devices) subissent
une double concurrence avec d’une part,
celle des smartphones et d’autre part,
celle de la navigation embarquée « qui
continue de très bien marcher », nous
confirme Olivier Humbaire (directeur
général de Pioneer). « C’est une solution
qui convient aux constructeurs automobiles, précise-t-il, car elle apporte de la
valeur ajoutée aux véhicules ». Pour
relancer la clientèle, les fabricants de
GPS autonomes ou PND ne manquent
pas d’idées. « C’est clairement par l’innovation et les services que nous parviendrons à relancer l’intérêt du consommateur, affirme Arnaud Pezeron (Directeur
Marketing pour Tom Tom), des premières
innovations de design et d’interface
débarquent sur le marché. Il faut des services pour transformer le GPS en véritable compagnon de voyage et cela, à un
coût très abordable ». Et il précise :
« Tom Tom a annoncé une toute nouvelle
plate-forme GPS avec le Go Live 1000.
Nouvelle interface, nouvel écran et création d’un « appstore » qui permettra de
disposer d’applications tierces installables sur son GPS. Enfin,Tom Tom rend
ses services Live entièrement gratuits la
première année et moitié prix à partir
de la seconde année. Ainsi, les clients
Mappy a choisi
une voie originale,
notamment avec le Guide du routard.
actuels des services Live ne paient désormais plus que 4,95 euros par mois ».
Apporter de la technologie et des services qui vont faciliter la vie des utilisateurs est une approche partagée par la
plupart des marques. Ainsi, nous dit
SamuelVals (Directeur commercial pour
Mio) : « Sur ses nouveaux GPS, tels le
Spirit 475, Mio propose la fonction IQ
Routes qui permet de recueillir des
informations auprès d’autres conducteurs pour par exemple anticiper les
embouteillages aux heurs de pointe. Les
vues des carrefours s’affichent par ailDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
64
leurs en 3D ». La nouvelle campagne de
communication de la marque est ainsi
tout naturellement orientée sur le thème de la navigation plaisir. Garmin et
Navigon sortent aussi des technologies
de routage comparables. De son côté,
Mappy dote ses GPS de guides touristiques et va notamment lancer une version enrichie du Guide du Routard, nous
apprend Stéphane Marciano (Mappy).
Une version avec plus d’hôtels et de restaurants, et ce, à travers toute la France.
En 2010, on verra aussi apparaître les
écrans tactiles Multi Touch qui, sont
notamment annoncés par Garmin et
Tom Tom. La distribution ne manquera
donc pas de produits à valeur ajoutée et
pourra ainsi monter en gamme en jouant
tout à la fois sur la technologie, sur les
facilités d’utilisation nouvelles et sur le
plaisir de naviguer avec l’assistance d’un
GPS up to date.
Elle sera aidée en cela par l’émergence
d’un marché de renouvellement. Les utilisateurs ayant acheté leur premier GPS
entre 2004 et 2006 sont aujourd’hui
désireux d’en changer et leur choix se
portera naturellement sur un produit
plus évolué.A côté de leur fonction première, guider, renseigner le plus précisément sur les destinations et les points
d’intérêts, les GPS peuvent offrir d’autres modes d’utilisation (se transformer
par exemple en récepteur TV TNT). Il ne
faut pas les négliger afin de pouvoir proposer à sa clientèle toute une gamme de
produits et jouer ainsi sur les critères
différenciants.
Ces derniers temps, le consommateur a
eu fâcheusement tendance à penser que
tous les GPS se ressemblaient et qu’ils
rendaient tous les mêmes services (mais
pas forcément pour le même prix). Il faut
lui retirer cette détestable idée de
l’esprit en composant des linéaires suffisamment attractifs et diversifiés. Pour
que le client retrouve de l’intérêt pour
un produit qu’il a quelque peu délaissé, il
faut l’étonner avant de le convaincre et
lui démontrer que ce marché est vivant,
dynamique et plus que jamais capable
de générer un vaste choix de propositions parmi lesquelles il pourra trouver
l’offre la mieux adaptée à ses besoins. Le
marché du GPS n’est pas mort, il s’était
juste un peu assoupi, l’heure du réveil a
sonné ! 쐍
Christophe Perrier
Audiomobile :
La crise de foi ?
Marché mature, l’autoradio – et plus largement l’audiomobile - a connu une année 2009 en demie-teinte
marquée par une baisse des volumes, l’abandon de certains acteurs historiques mais aussi par un regain
d’activité des concessionnaires. Les premiers résultats de ce début d’année sont assez encourageants, d’autant
qu’en gros, les fabricants n’arrivent plus à communiquer, et bien des circuits de distribution n’y croient plus guère.
Qu’une dynamique soit mise en évidence pour un produit dont on ne parle plus et que l’on rechigne à vendre
devrait quand même attirer l’attention de quelques professionnels perspicaces.
« Sur l’année 2009, le marché de l’électronique embarquée a globalement
baissé, nous dit Olivier Humbaire (directeur général de Pioneer), mais cette
baisse a toutefois été moins forte que
les années précédentes », tempère-t-il
avant de préciser : « les prix moyens ont
pu être stabilisés grâce à deux phénomènes, la généralisation de la compatibilité iPod d’une part et le Bluetooth,
d’autre part ». Dotés de ces fonctionnalités, les produits peuvent donc ainsi
s’inscrire dans une fourchette de prix
comprise entre 150 et 200 euros.
« Les clients sont friands de tout ce qui
permet d’établir une connexion avec les
équipements de mobilité dont bien sûr la
famille iPod/iPhone », constate Nicolas
Mougenot (directeur général d’Alpine).
L’intégration
des évolutions technologiques
« Le marché est certes complexe mais il
se recentre autour des acteurs dynamiques, déclare pour sa part Roger
David Lellouche (directeur général de
Takara). Il faut savoir répondre à la
demande et proposer de beaux produits
accessibles et bien spécifiés. Le BlueDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
65
tooth s’impose définitivement, plus
encore qu’en 2008 et 2009. La connectivité iPod devient par ailleurs indispensable et il faut désormais penser à l’USB
et à la carte SD ». « Depuis 2009, la compatibilité iPod et l’entrée USB progressent fortement de même que la compatibilité avec la carte SD » confirme Richard
Faÿs (directeur commercial de Clarion).
Avec l’abandon en 2009 de marques historiques telles que Blaupunkt, Grundig
ou Panasonic qui œuvraient depuis de
nombreuses années dans le domaine de
l’électronique embarquée, le marché
compte aujourd’hui moins d’inter-
왘왘
En GMS, l'électronique
pour l'auto se fait plus
rare. Mais certains
rayons restent riches
et dynamiques (ici,
un « Planète Saturn »
– donc pas encore
Saturn - du sud de la
France)
venants, ce qui ne l’empêche pas de progresser en volumes comme le fait remarquer Olivier Morel (directeur des ventes
Grand Public pour Kenwood) qui relève :
« une forte croissance de l’aftermarket ».
Si le marché de l’autoradio CD classique
décroît, on constate en revanche une
forte émergence d’un nouveau segment
avec les autoradios sans lecteur CD.
L’électronique embarquée n’échappe pas
à la dématérialisation du contenu. Pour
un usager, il est bien sûr devenu plus
simple aujourd’hui d’utiliser l’USB ou de
se munir de sa carte SD, sans devoir se
compliquer la vie en s’encombrant et en
transportant toute une cargaison de
disques qu’il faudra ensuite prendre le
temps de rechercher dans sa boîte à
gants ou se résigner à égarer dans l’habitacle. « A mi-avril 2010, on constate
que plus de 60 % des autoradios commercialisés sont des produits USB ou
iPod ou même les deux à la fois, fait
remarquer Guillaume Briot (directeur
Marketing pour JVC) et l’on atteint plus
de 70 % en valeur ».
Dans les hypers, l'autoradio
reste présent, et en dépit
d'une présentation simplifiée,
les produits tournent.
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
66
Si la compatibilité iPod s’est généralisée,
les modèles avec fonction DVD et les
écrans peinent encore à percer. Les
DVD n’excèdent pas 6,5 % en volumes
et sont crédités d’environ 8 % en valeur.
« On a du mal à atteindre des prix de
vente suffisamment attractifs » regrette
Guillaume Briot (JVC) mais il demeure
confiant et affirme cependant que : « le
segment Double Din va se développer ».
S’il est vrai que le prix de ces produits
débute généralement aux alentours de
300 euros, il s’en est toutefois vendu
60 000 pièces en 2009. « En Europe, le
marché des DVD et des écrans embarqués demeure difficile alors qu’il marche
très fort en Asie du sud-est et aux EtatsUnis », observe Guy Noël (JVC) qui voit
deux raisons à cela : « Pour chaque
marque de voiture, il faut requérir à une
installation spécifique, ce qui complique
un peu les choses. Et d’autre part, il y a
le problème sécuritaire. Les usagers ont
peur des risques de vol... »
Alpine croit également aux potentialités de ce marché et la marque vient
d’ailleurs de lancer toute une série
d’écrans pour plafonds. « L’intégration
peut être un peu anxiogène pour le distributeur qui se voit confier la mission
d’attaquer le « ciel de toit » de son client,
reconnaît volontiers Nicolas Mougenot
(Alpine) avant d’ajouter : « Notre rôle est
donc d’aider le distributeur pour lui sécu-
riser le travail et le lui rendre le plus
simple et le plus commode possible ».
Une démarche déjà développée pour les
autoradios de la marque : « Notre cheval de bataille c’est plus que jamais une
capacité à s’intégrer d’une manière parfaite dans les véhicules des consommateurs aussi bien que s’il s’agissait d’un
l’avenir, les marques (Alpine en tête)
vont se rapprocher des autres systèmes
d’exploitation (Android, Nokia et
consorts) qui ont actuellement le vent
en poupe.
Il y a un produit qui correspond à chaque
client et la désaffection temporaire (crise
oblige !) pour le tuning ne doit pas
Le plafond aménagé
par Alpine nous
rappelle que
l'audiomobile peut
aussi être
vidéomobile.
matériel de première monte, tout en
offrant une très grande simplicité de
montage pour les enseignes ». Et il ajoute : « Nous avons des notices qui sont
aussi simples que celles de chez Ikéa ! ».
L’électronique embarquée a donc à son
actif toute une palette de produits
attractifs performants et derniers cris
qui s’installent plus simplement, en toute
fiabilité et bien plus vite que par le passé.
Les produits compatibles iPod se sont
implantés très rapidement et ils continueront de séduire une clientèle assez
jeune depuis longtemps familiarisée avec
le format MP3 ou l’univers d’Apple. Et à
empêcher les enseignes de travailler
d’autres familles de produits. Les écrans
méritent ainsi que l’on s’intéresse à eux
et pourront être systématiquement proposés à certains types de clientèles et
notamment les personnes qui roulent
beaucoup et qui peuvent apprécier après
de longues heures de conduite de se
détendre en regardant un DVD sur une
aire de repos. Les familles avec de jeunes
enfants seront bien sûr une autre cible
de choix. N’oublions pas que le marché
de l’électronique embarquée connaît
deux pics saisonniers qui correspondent
aux vacances d’été et aux mois de fin
CLARION
ROI DES
d’année, périodes où l’on regarde moins
à la dépense et où l’on est plus amené à
se faire plaisir...
Il serait par conséquent trop hâtif et surtout très inexact de penser que le marché de l’autoradio n’a plus d’avenir et
que les années fastes de l’électronique
embarquée ne sont plus qu’un lointain
souvenir. En 2009, il s’est en effet vendu
plus d’un million d’autoradios, un chiffre
assurément loin d’être négligeable et
dont pourraient s’enorgueillir bien d’autres secteurs de l’EGP !
Encore de belles années à vivre
« Le marché reste très demandeur »
souligne Guy Noël (directeur général de
JVC). Opinion amplement partagée par
Nicolas Mougenot (Alpine) : « Je confirme que le marché de l’électronique embarquée n’est pas en trop mauvaise position et ce, notamment grâce à une
tendance qu’ont suivie les constructeurs
de moins bien équiper leurs véhicules en
première monte afin d’être plus compétitifs sur un marché de l’automobile qui a
sévèrement subi la crise économique ».
Pour un automobiliste, il n’est plus guère
pensable aujourd’hui de se mettre au
volant d’un véhicule qui ne serait pas
équipé d’un autoradio. Sensible à l’économie réalisée lors de l’achat de sa voiture (de type Renault Dacia ou Fiat
Punto Cult par exemple), il s’empresse
ensuite de combler ce manque en installant un autoradio à bord.A la différence
d’autres secteurs de l’EGP, l’autoradio ne
génère pas un fort marché de renouvellement. Cette tendance observée par
bon nombre de constructeurs automobiles de ne pas doter leurs véhicules
économiques d’un autoradio d’origine
vient donc à point nommé.
« NAVITAINERS »
Clarion vient de présenter son dernier né sur le marché européen, le NX700E, qui a reçu un
accueil chaleureux de la part d’un de nos confrères d’outre-Rhin, le magazine Car & Hi-fi,
spécialisé sur l’électronique embarquée. Celui-ci lui a attribué la note 1, soit 20/20 selon
son système de notation. Le terme Navitainer, construction à l’anglo-saxonne - qui n’a
évidemment aucune chance d’évoquer quoi que ce soit pour le public français -,s’applique
à ce que l’on pourrait baptiser « combinés audio-video GPS ». Le NX700E est de cette race,
au format double Din, doté d’un écran tactile de 7 pouces (17,78 cm), confortable pour le
guidage comme le multimédia, épaulé par une interface utilisateur d’une très grande
qualité. Côté connectivité, il répond aux attentes d’aujourd’hui : USB, iPod/iPhone,
Bluetooth, pour la téléphonie en main-libre et le streaming audio (lecture simultanée
directe des fichiers audio). Outre ses aptitudes en multimédia, il est doté d’un système de
navigation intégré avec cartographie embarquée de 44 pays.
왘왘
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
67
Autre caractéristique notable, l’achat de
l’autoradio est essentiellement masculin.
Les marques pourraient par conséquent
s’inspirer à bon escient de l’exemple de
certains fabricants de GPS qui ont pensé
et conçu des modèles à destination
d’une clientèle plus spécifiquement féminine. Il y a au moins autant de conductrices que de conducteurs et objectivement, il n’y a aucune raison pour qu’une
femme ne procède pas elle-même à
l’achat de son autoradio.
Le manque d’intérêt apparent de la clientèle féminine vient peut-être du mode
de distribution. Les autoradios sont en
effet majoritairement vendus par les
accessoiristes ou les centres auto (Feu
Vert, Norauto,Autobacs, L’Auto, etc. ) qui
réalisent environ 70 % des ventes en
valeur. Les femmes peuvent donc éprouver quelque appréhension à déambuler
entre des rayons alignant des jantes en
alu, des pneus ou des bidons d’huile de
vidange... Les points de vente pourraient
peut-être penser à des aménagements et
prévoir des espaces plus ouverts et plus
aptes à ne pas dérouter une clientèle
féminine qui s’est déjà appropriée des
territoires de l’EGP (APN par exemple)
que l’on croyait naguère réservés aux
hommes. Les hypermarchés figurent en
assez bonne place et ils sont présents
sur ce marché depuis déjà quelques
années. Leur offre est plutôt étoffée
même si l’argument prix demeure privilégié avec des opérations catalogue assez
fréquentes.
Nous l’avions évoqué plus haut, l’année
2009 a été marquée par un retour en
force des concessionnaires automobiles
qui devraient camper sur leurs positions
si la tendance des industriels à proposer
des véhicules très simples et donc
dépourvus d’équipement autoradio perdure. L’électronique embarquée est en
revanche le seul marché de l’EGP où les
multi spécialistes ne caracolent pas en
tête. La Fnac a jeté l’éponge dans les
années 1990, Si Boulanger poursuit ce
combat au compte goutte et avec de ci
de là des « concepts » qui ne risquent
pas de démultiplier les ventes, Darty a
quitté la route.
La radio numérique sera là,
un jour...
Le seul à maintenir la pression étant
Saturn, mais est pénalisé par le désengagement de ses confrères : le public ne
Avec une telle mise
en place, c'est
presque un aveu
d'abandon du
sujet. Pour sauver
la façade ?
s’attend plus guère à trouver de l’électronique embarquée dans une GSS. Nous
sommes pourtant persuadés que si l’enseigne osait un peu de communication sur
ce thème, de temps à autre, y compris
dans la presse spécialisée auto, elle réaliserait des scores honorables et optimiserait son trafic. C’est une question de foi
En France, on a commencé à parler de la
DAB (Digital Audio Broadcast) il y a plus
de vingt ans et on l’attend encore alors
qu’elle est déjà opérationnelle au
Royaume-Uni et en Suède depuis une
quinzaine d’années. « Un lancement plus
rapide nous aurait permis de relancer le
marché de l’électronique embarquée »
déplore Guy Noël (JVC). Dans le domaine des technologies audiovisuelles,
nos politiques ont malheureusement
adopté la devise de l’empereur Auguste :
Festina lente (hâte-toi lentement).
Souvenons-nous que la TVHD a également beaucoup tardé à se mettre en
place. La radio numérique fait partie des
évolutions technologiques inéluctables
et quand elle sera enfin là, son impact
pour le marché de l’électronique embarquée sera aussi considérable que l’a été
l’arrivée de la HD pour le marché des
téléviseurs. Les constructeurs auront
d’ailleurs l’obligation à partir du 1er septembre 2013 de commercialiser des
autoradios compatibles. Mais en attendant la radio numérique, les produits ne
manquent pas et l’électronique embarquée a largement de quoi satisfaire la
demande de la clientèle. 쐍
Christophe Perrier
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
68
Pioneer Navgate :
Le dessous des cartes
Présentée il y a quelques semaines, la nouvelle ligne des
produits Navgate de Pioneer constitue une étape nouvelle
dans l’évolution de l’électronique embarquée. Explications.
Beaucoup de choses ont changé dans
l’environnement numérique depuis que
GPS et systèmes audiomobiles « modernes » ont été mis sur le marché.Avec sa
famille Navgate, Pioneer a bel et bien
choisi d’entrer dans une nouvelle époque,
en élaborant une panoplie très en phase
avec les usages nouveaux. Une démarche
qui commence par « l’écoute régulière
des utilisateurs, que nous interrogeons en
face à face, afin de réellement comprendre leurs attentes, et intégrer ce qui
baladeurs numériques dont l’iPad. La
simple compatibilité avec ce produit
vedette n’étant plus suffisante. Sécurité
et facilité d’emploi doivent aussi être au
rendez-vous.
permet d’y répondre », résume en substance Geert Egermont, responsable des
produits de navigation pour Pioneer
Europe. Et de récapituler quelques grands
axes de ces souhaits des utilisateurs :
« Disposer pour le guidage d’informations
fraîches, pouvoir chercher des informations dans leur véhicule, mais aussi
ailleurs, à la maison par exemple. Nous
constatons que les utilisateurs sont également de plus en plus sensibles aux questions écologiques. Par ailleurs, nous avons
compris qu’ils peuvent être effrayés par
des ensembles trop complexes ».
Les constats ne s’arrêtent pas là, puisque
surgit également la régression spectaculaire de l’utilisation du CD, au profit des
Navgate. Un équipement de cette famille
(5 produits) comporte donc un récepteur
GPS, mais il est confié à un logiciel développé spécifiquement par Pioneer, une
stratégie unique dans cette industrie. Ce
« Format L », c’est son nom, permet de
guider, en utilisant aussi le gyroscope 3D
intégré, qui prend le relais quand les
satellites ne sont plus accessibles (tunnels, rues étroites,...). La cartographie de
44 pays européens est intégrée, et pour
les informations routières, Pioneer a
changé son fusil d’épaule, faisant appel
désormais à Via Michelin. La base des
radars est pour sa part facilement téléchargeable. Ces éléments du guidage
s’affichent sur un écran d’une résolution
Plus qu’un système,
une panoplie d’instruments
Voilà une sorte de survol extrêmement
simplifié de tout ce qui a servi de feuille de
route dans la conception de la nouvelle ligne
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
69
exceptionnelle (800 x 480).
« Nous sommes les seuls à proposer
cela » souligne Geert Egermont qui met
en évidence l’interface utilisateur. « Il s’agit
de confort et de sécurité » insiste-t-il,précisant que l’affichage se fait à l’aide de
grands caractères, et que, si l’utilisateur
peut-être amené à utiliser dans les fonctions audiovidéo des sources diverses, il
retrouve en revanche toujours une interface identique, afin d’éviter toute perte
d’attention au volant, dans des manipulations qu’il ne reconnaîtrait pas.
Dotés en plus du gyroscope d’un accéléromètre, les systèmes Navgate permettent aussi une mise en évidence des
paramètres écologiques de la conduite,
ce d’une manière soit ponctuelle, soit sur
des durées prolongées pouvant aller jusqu’à la vie du véhicule dans sa totalité.
Enfin, très important, « nous avons compris que les utilisateurs veulent une intégration parfaite de leurs systèmes
embarqués dans leurs véhicules. Nous
avons donc conçu des kits pour intégrer
les systèmes Navgate dans les voitures
qu’utilisent les consommateurs. Nous
avons développé plus de 1000 références différentes, et il est possible
d’équiper plus de 500 types de véhicules,
y compris des modèles dans lesquels les
installateurs estimaient ne rien pouvoir
modifier ».
Le haut de gamme de cette ligne, à vendre
aux alentours de 1 900 euros, concentre
« tout le savoir-faire de Pioneer ». Ce
double DIN à écran de 7 pouces est
épaulé par un modèle (920) positionné à
environ 1 200 euros, avec essentiellement un écran un peu plus petit. L’entrée
de gamme se situe vers 800 euros, et il
existe aussi une version pour les véhicules ne disposant pas d’emplacement
double DIN. 쐍
왘왘
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Société : ....................................................Adresse :..................................................................................................................
Code Postal : ..................................Ville : ..........................................................................Pays : .............................................
Signature : (obligatoire).
Takara :
Performances et compétitivité
Takara figure parmi les fournisseurs « clés de voûte »
en électronique embarquée compétitive. Le groupe Dieci Dat
profite d’un anniversaire pour pousser le concept de la promotion
jusque sur les terres de l’incroyable, mais vrai.
Le GPV 1203 de Takara
est un combiné
autoradio GPS, qui
permet aussi une lecture
vidéo (DVD) avec la
fonction Dual Zone,
avec laquelle les
passagers des places
arrière d’un véhicule
peuvent voir une vidéo,
le conducteur se
contentant des
fonctions radio. Le GPS
est fourni avec une
cartographie Navteq
Europe. (A vendre aux
alentours de 199 euros).
La marque niçoise a profité de l’édition
2010 du MedPi pour fêter d’une manière
originale ses 35 ans. Il est vrai que la longévité est assez exceptionnelle dans ce
créneau de marché et Roger David
Lellouche, directeur général, ne dissimule
pas que l’offre bâtie pour cette occasion
n’a pas pour seule vocation la réalisation
de scores astronomiques.« Nous voulions
aussi que cette initiative soit porteuse pour
l’image deTakara et sa notoriété » préciset-il. Pour cela, une recette : créer une offre
qui se remarque. L’effet ne passera pas
inaperçue avec, pour 1 euro, un GPS
nomade, le GP 55BT, modèle à écran de
4,3 pouces tactile, guidage vocal, fonction
mains libres via Bluetooth, incluant une
cartographie Navteq de la France,les fonctions de lecteur multimédia. Bref, un équipement bien équilibré, associé à un téléphone mobile Samsung, et un coffret
Bouygues Telecom « classic » incluant 2
heures de communication par mois. Et
cerise sur ce gâteau, l’offre ajoute la pos-
GPS, portable
et prise en charge du forfait :
le cœur de la promo est là !
sibilité pour le client de se faire rembourser son forfait téléphonique pendant
un an. Joli coup qui ne comporte qu’une
seule contrainte : l’opération n’est pas
éternelle ! Lancée le 17 mai, elle prendra
fin le 15 septembre.
Croissance européenne
Créée en 1976, Takara ( par le groupe
Dieci Dat ) est une marque que les professionnels de l’électronique embarquée
connaissent bien. Positionnée dans les
créneaux d’offres compétitives, elle
conçoit depuis des années pour les placer sur le marché européen des ensembles où une excellente qualité, une
esthétique toujours bien dans son
époque et des fonctions originales se
retrouvent dans un cocktail très vendeur. Si plus de 3 000 points de vente en
France ont des équipements Takara dans
leurs linéaires, tout le monde ne sait pas
forcément que l’entreprise, qui s’était
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
71
lancée à l’assaut des marchés européens
voici quelques années, connaît sur ce
plan un succès très significatif. « Nous
enregistrons un fort développement en
Italie, en Espagne, en Allemagne et au
Benelux », précise-ton sur le haut des
collines de l’arrière-pays niçois.
Sur son stand du MedPi, d’autres produits étaient présentés, dont un pack
vidéo « VIC 120 », avec deux moniteurs
de 17,7 cm et des fonctions multimédia
multiples.A remarquer aussi, un combiné
autoradio qui entre dans un logement
DIN simple, mais associé quand même
un guidage GPS sur écran couleur de 3,5
pouces, avec une cartographie complète,
que l’on peut mettre à jour par l’intermédiaire d’une simple carte SD.
« Nous croyons beaucoup au développement de cette formule » indique
Roger David Lellouche, qui estime que
si le marché du guidage s’avère en stagnation, c’est aussi parce qu’il lui faut des
offres capables de séduire toute une
clientèle potentielle avec des arguments
renouvelés, comme l’accès par le prix
concrétisé par l’offre des 35 ans, « tous
les consommateurs ne sont pas forcément prêts à mettre pour un GPS des
sommes qui paraissent faibles aux professionnels », ou par de la simplicité,
comme avec ce combiné. « Nous sommes sans doute la seule marque à avoir
un niveau de savoir-faire aussi élevé dans
le GPS pour le niveau de gamme où nous
travaillons » ponctue Roger David
Lellouche. 쐍
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É G L E M E N TAT I O N
L' URSSAF ? Non,les URSSAF
Il n’y a pas que les technologies numériques qui bougent. L’environnement social des
entreprises aussi. Découverte ou redécouverte d’un organisme incontournable, souvent
assez mal connu mais au pouvoir d’ampleur, lequel est encore en passe de s’amplifier.
Lumières, avec la complicité de la FICIME
Les URSSAF prennent définitivement
une place majeure dans le domaine du
recouvrement et du contrôle des
contributions sociales, tout en essayant
de mettre à la disposition des entreprises
des services adaptés pour sécuriser leurs
pratiques dans ce domaine complexe.
Avec 14 200 salariés, ce sigle se rapporte
à une centaine d’URSSAF, à l’actif desquelles on relève plus de 350 milliards
d’euros encaissés chaque année. Cette
branche recouvrement de la sécurité
sociale est une machine puissante, les
URSSAF ayant un droit de regard très
important sur ce qui constitue une part
considérable du budget des entreprises :
les contributions sociales assises sur les
diverses rémunérations des salariés. Et
ce pouvoir ne va pas en diminuant…
Prérogatives étendues
du Rhône). En matière de recouvrement,
le rôle des URSSAF est également croissant, puisque après les contributions
d’assurance chômage depuis 2008, elles
pourront également contrôler l’assiette
des cotisations de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO de manière généralisée à partir de 2013, une phase expérimentale devant être lancée en 2011
pour certaines entreprises. En plus, bien
entendu, des autres contributions qu’elle
contrôle déjà.
Dialogue URSSAF - entreprises
Avec une telle mainmise des URSSAF
sur les charges sociales, les entreprises
doivent pouvoir échanger avec elles,
d’autant que la législation sociale est très
mouvante et donc source d’insécurité
juridique. Pendant longtemps le seul
interlocuteur des entreprises fut le
Les URSSAF collectent déjà un nombre
important de contributions sociales : cotisations salariales et patronales de sécurité
sociale, CSG, CRDS, versement de transport, les cotisations logement FNAL , taxe
de prévoyance, forfait social, contribution
solidarité autonomie, etc. A compter du
1er janvier 2011, les URSSAF collecteront
également les contributions d’Assurance
chômage (avec une phase test à partir du
1er septembre 2010 dans le département
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
72
contrôleur URSSAF. Or avec 7 contrôles
sur 10 qui donnent lieu à redressement
à hauteur de un million d’euros en moyenne par an, il devenait urgent d’améliorer
la prévention. Ce qui a été fait avec la
mise en place du rescrit social, créé en
octobre 2005, étendu depuis le 1er janvier 2009, et qui permet à toute entreprise de demander à son URSSAF de lui
garantir sa bonne application des impératifs qui lui incombent. Ce dispositif est
d’ailleurs probablement assez méconnu
et, de fait, très peu employé (seulement
200 demandes en 2007), essentiellement
parce qu’il représente la crainte des
entreprises de « faire entrer le loup dans
la bergerie ».
Plusieurs modifications ont déjà été
apportées pour le rendre plus attractif.
Depuis le 1er janvier 2010, le délai de
réponse de l’URSSAF est par exemple
passé de 4 à 3 mois. En outre, il a été
reconnu la possibilité d’appliquer une
même décision de rescrit à toutes les
entreprises appartenant à un même
groupe.
Cette procédure reste toutefois lourde
et complexe, c’est pourquoi à l’heure du
tout numérique, les URSSAF ont également mis en place des services plus
réactifs : notamment la possibilité de les
interroger par courrier électronique et
d’avoir une réponse sous 48 heures, dès
lors que la question est simple. Car en
effet, depuis plusieurs années, via son site
Internet et celui de net-entreprises.fr,
l’URSSAF propose une offre de services
de plus en plus dématérialisée : déclaration unique d’embauche, accès à son
compte URSSAF, déclaration de cotisations et paiement en ligne, DADS.
Les efforts sont donc nombreux.Toutefois l’URSSAF demeure un organisme
très « administratif » qui manque de la
souplesse nécessaire aux entreprises,
une réalité qui s’est révélée encore plus
flagrante avec la crise et les difficultés
financières de nombreuses sociétés.
Des solutions pour
les entreprises en difficulté
Pour les entreprises qui ne paient pas
leurs contributions sociales dans les
délais requis, la facture totale peut être
très importante, car s’ajoutent les pénalités et majorations de retard. Or pour
des entreprises en difficulté, cela peut
rapidement se révéler dramatique.
Depuis peu, les entreprises ont à leur
disposition un dispositif spécifique et
exceptionnel : un numéro de téléphone
réservé, une réponse à une demande de
délai de paiement dans les 3 ou 5 jours
selon les modalités de demande, une
seule demande à formuler pour faire établir un échéancier de paiement à l’ensemble des organismes sociaux, une
remise automatique des 5 % de pénalité
de retard en cas de respect du plan
d’apurement.
L’évolution de l’URSSAF va dans le bon
sens : création d’un lien de proximité avec
les entreprises et efforts pour être plus
réactifs, même s’ils restent insuffisants
pour instaurer un réel réflexe de partenariat entreprise / administration. 쐍
La FICIME - Fédération des Entreprises Internationales de la Mécanique et de l’Electronique - regroupe plus de 250 entreprises avec
une très forte représentativité dans les secteurs des biens durables
et d’équipement. Avec un chiffre d’affaires total estimé à 45 milliards d’euros et 290 000 emplois, la FICIME apporte un accompagnement et un soutien aux entreprises à travers une large
gamme de services dans le domaine juridique, droit social, douane,
environnement, formation, technique, statistiques, documentation. FICIME CONSEIL
apporte la gestion individuelle des plans de formation. Pour toute information :
01 44 69 40 82 ou www.ficime.org 쐍
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Entrée libre
Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89
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P E R
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L O G
Révolutions
oubliées
Mesure-t-on
à leur juste niveau les conséquences
des mouvements et convulsions
qui agitent l’Asie laborieuse ?
Les médias consacrent-ils toute l’attention
qu’il faudrait à des événements qui engagent fortement notre avenir, mais ne parviennent pas à se hisser à la « Une » de
nos quotidiens ? En quelques semaines,
des indices pourtant essentiels pour les
équilibres économiques occidentaux ont
été traités comme des actualités de
second plan, fortement estompés par le
dérapage grec, les hypothèses mille fois
souspesées d’une candidature du président du FMI pour un mandat national, ou
les échanges d’arguments sur l’âge légal du
départ à la retraite. Pendant ce temps, la
Thaïlande était à feu et à sang, mais c’est
déjà oublié, tandis qu’en Chine, tensions
sociales et suicides dans les entreprises se
succédaient, signes tangibles d’évolutions à
prévoir, susceptibles d’influencer bien des
choses dans notre économie de demain.
Bien sûr, la question des retraites, tout
comme la tenue de l’euro, sont des
sujets importants. Mais ils sont euxmêmes dépendants d’autres grands équilibres. Au terme de cette fin de première
décennie du 21e siècle, la planète a totalement basculé dans le phénomène de la
mondialisation. Autrement dit, dans la
mise en contacts entre toutes les
régions du monde, grâce à des moyens
de communication et de transports qui
ont gommé les distances, et tendent à
rendre obsolètes les frontières. Cette
mondialisation n’est ni une doctrine, ni
un système, mais un fait inéluctable que
rien ne pouvait empêcher, sauf un arrêt
du progrès.
Les chaussures payables
en 10 fois sans frais...
Or, dirigeants et décideurs, sous la pression des médias notamment, poursuivent
presque comme avec des œillères une
planification de nos équilibres en ne
tenant nullement compte d’une autre
évolution inéluctable et déjà engagée :
l’épanouissement social des pays où l’on
trouve encore de nos jours du travail à
bas coût. Quand la Thaïlande frôle la
guerre civile, quand des usines chinoises
se mettent en grève, perturbant la production d’équipements que certains chalands, de moins en moins nombreux il
est vrai, croient encore venir de la Silicon
Valley, ce n’est pas pour des raisons idéoDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89
74
logiques. Les individus de ces lointains
horizons comme les autres souhaitent
améliorer leurs conditions de vie.
Mouvements sociaux et affrontements
ont une simple signification : les masses
laborieuses veulent plus de confort, des
logements moins exigus, elles attendent
de pouvoir prendre un peu de repos
régulièrement, de pouvoir profiter aussi
de la civilisation des loisirs, se doter de
biens d’équipements. Elles revendiquent
pour avoir une protection sociale. Elles
souhaitent pouvoir se faire soigner
quand leur santé traverse une zone de
turbulences, et compter sur une retraite
en fin de carrière... Quand on observe
l’évolution de la société chinoise, et
l’entrée en force d’une fraction chaque
jour plus importante de celle-ci dans un
monde de consommation à l’occidentale,
comment peut-on imaginer que d’ici un
quart de siècle, les coûts du « Made in
China » n’aient pas eux-même évolué
d’une manière spectaculaire, tout comme
ceux de la plupart des régions où survivent encore des productions industrielles
à des coûts imbattables ?
Cette façon qu’ont nos décideurs de
foncer dans le brouillard et de bâtir des
schémas sur des bases dont on ne sait
pas encore ce qu’elles seront exactement, mais qui se seront obligatoirement
éloignées de nos repères actuels, a de
quoi donner le frisson. Les échéances
évoquées sont à une distance équivalente de celles envisagées pour les nouveaux équilibres entre générations, et en
particulier ces retraites qui rivalisent
avec les exploits espérés des Bleus en
Afrique du Sud dans nos quotidiens.
D’ailleurs, une autre question encore
plus essentielle est posée, à travers les
convulsions asiatiques récentes. Le
monde occidental a vécu confortablement depuis des décennies, grâce à l’apport massif de produits (électronique,
vêtements, etc.) fabriquées dans les unités
de production où les salaires sont au ras
des pâquerettes et l’environnement social
inexistant. Comment vivrons-nous quand
toute la planète aura adopté ce standing
à l’occidentale ? Qui fabriquera les objets
peu coûteux nécessaires à ce style de vie
agréable ? Combien coûtera une paire
de chaussettes ou un lecteur MP3 quand
ceux qui les fabriqueront auront pouvoir
d’achat et style de vie équivalents à ceux
de nos masses laborieuses ? 쐍
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