N° 89 – Juin 2010 SPECIAL IDEF
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N° 89 – Juin 2010 SPECIAL IDEF
www.dvsm.fr DOSSIER SPÉCIAL IDEF 2010 Jeux vidéo et loisirs interactifs, stars de la Croisette N°89 – Juin 2010 – 8,90 euros AVEC OU SANS LUNETTES La TV 3D évolue déjà ELECTRONIQUES EMBARQUEES, GPS TELECOMS,BOX,INTERNET Plus solides qu'on l'imagine Une période très animée LE BACK TO SCHOOL ARRIVE Les moments forts Doc pub Fransat Aston3DQualipro-juin-def.indd 2 10/06/10 12:27:10 S O M M A I R E 6 DVSM INFOS DU MEDPI AU BACK TO SCHOOL 48 DERNIERS SOUVENIRS DE MONACO Brèves, échos, télégrammes, dépêches de l’électronique et son vibrant univers Echos d'un rendez-vous monégasque riche et animé 18 LE TÉLÉVISEUR EN BONNE FORME 56 LA RÉVOLUTION DE VERBATIM Encore heureux que les «opés» aient été lancées avant les « exploits » des Bleus ! Le point avec un fournisseur incontournable de la mémoire 20 HAUTES GAMMES : L’INSOLENTE RENCONTRES RÉUSSITE DE LOEWE Comment gagner en volume et en valeur sur un marché réputé destructeur de toute profitabilité 58 TOSHIBA : LE TÉLÉVISEUR MAGNIFIÉ Le géant japonais dévoile de solides ambitions 24 LA TV ENCORE PLUS COLORÉE 60 MEDION SE REPOSITIONNE Sharp remet à plat la technique de l’écran LCD Travail méthodique d'un fournisseur dans la conquête de la valeur TELECOMS, TV, INTERNET 26 LE TÉLÉPHONE N’EST PLUS UN PRODUIT D’APPELS L’inversion des dominantes dans le panorama du mobile 28 REPÈRES ET UTILISATEURS ELECTRONIQUES EMBARQUEES On oublie quelques idées reçues à propos des adeptes du mobile 62 NOUVEAUX CAPS POUR LES GPS 29 BLACKBERRY VISE LE GRAND PUBLIC Vers un nouveau souffle pour la vente des PND Nouvelles visées d’un innovateur vedette des smartphones 65 CRISE DE FOI POUR L’AUDIOMOBILE L’autoradio va bien, et irait encore mieux si tout le monde y croyait 32 LE FEUILLETON DE LA 3D La 3D est vivante, et continue commence même à e métamorphoser 72 SOCIAL : NOS CHÈRES URSSAF Les nouveaux secrets des collecteurs de cotisations SPECIAL IDEF 2010 35 JOUONS LE JEU 74 RÉVOLUTIONS OUBLIÉES ET SES NOUVEAUX HORIZONS Les jeux sur écrans sont à la croisée des chemins L’électronique laisse entrevoir une énigme bien peu évoquée pour le futur économique de la planète 37 BILAN ET PERSPECTIVES Jean Claude Larue, délégué général du SELL, évoque la saison du ludique interactif DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine N° 89. Parution de juin 2010. Prix du numéro : 8,90 euros. Abonnements : un an (10 numéros) : 89 euros Deux ans (20 numéros) : 178 euros. 39 LA GUERRE DES MONDES A propos des rayons, des produits, des stratégies RÉDACTION, PUBLICITÉ, ADMINISTRATION, ABONNEMENTS : 40 ILS SONT À L’IDEF 2010 BP 50119 - 93271 Sevran Cedex. Tél. : 01 43 83 41 24 Fax : 01 43 83 26 33 - Email : [email protected] RÉDACTEUR EN CHEF : Yves Dupré. ASSISTANTE : Véronique Duhamel. PRINCIPAUX COLLABORATEURS : Geneviève Beauvarlet, Maria Geyer, André Jull, Jérôme Larpège. DIRECTEUR ARTISTIQUE, 1 RÉDACTEUR GRAPHISTE : Max Pagis. COORDINATION : Christine Silvand. Les exposants français du rendez-vous cannois 44 L’INVITÉ : CHRISTOPHE CHANCENEST, SAMSUNG PHOTO La firme coréenne mise sur l’innovation, la qualité et veut doper la valeur ER PUBLICITÉ : au support. Imprimé en France. Dépôt légal : à date de parution. ISNN, 1626-7702. 46 INCROYABLE MAIS VU ! * DVSM, Distribution, Ventes & Services Magazine est une publication éditée par Retail Dynamik France* SARL. 73-75, rue de la Plaine. 75020 - Paris. GÉRANT, DIRECTEUR DE LA PUBLICATION : B. Sailliard. Reproduction, même partielle, interdite. Tous droits réservés pour tous pays * Marques déposées. Le bêtisier des rayon, bêtises qui peuvent parfois coûter cher Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 3 DVSM • FOOT • 210 x 297 mm • Parution 23/06/10 • Remise 15/06/10 ILG • BAT MAINTENANT LES ABONNÉS VIVENT L’EXPÉRIENCE ¢ SUR iPhone. Retrouvez à tout moment les programmes des chaînes ¢ : cinéma récent, grands événements sportifs¥, séries exclusives en direct ou à la demande. Offre soumise à conditions. Voir modalités sur www.applicanal.com ¢ Déjà disponible sur iPad ≥Hors L1 et Top 14 CANP_1004398_MOBILITE_FOOT_210x297.indd 1 15/06/10 14:58:48 E D I T O O Ù sont les images ? Celles que l’on qualifie « de marque », même pour les enseignes, qui sont d’ailleurs juridiquement des marques, ne se seraient-elles pas un peu défraîchies au fil des ans ? Ceux qui ont déjà un âge moyen, sans pour autant être des gens d’un possible moyen âge, se souviennent peut-être des visions que déclenchait la seule évocation d’un de ces noms : Printemps, Les Comptoirs Français, Galeries Lafayette, la Samaritaine... « On trouve tout à la Samaritaine ! » disait un slogan qui, comme tous les slogans, comportait une indispensable petite pincée d’exagération, de bon aloi. Cette description symbolique d’un magasin légendaire né à l’époque ou ses fondateurs exploitants, le couple Cognac-Jay, vivait une fabuleuse aventure, avait au moins un mérite : il ne réduisait pas l’image de l’enseigne au rôle d’un banal discounter comme bien d’autres, ne proposant rien de plus que la liste de ce qu’il aurait réussi à négocier grâce à sa « puissance d’achat ». Une autre dimension, pourrait-on dire.Trouver tout, et donc, tout ce dont un client a envie ou besoin est une proposition largement plus motivante que cette perspective désormais omniprésente de la promotion sur, en gros, la même chose qu’en face. Rappelons-nous de cette époque où les magasins de la capitale, par leur seule image de marque, et les produits à foison que celle-ci laissait entrevoir, donnaient envie à toute la province et même au-delà de venir faire des emplettes.A notre époque, des points de vente sortant au moins en partie de la rengaine des prix les plus bas ont bien tenté de faire surface. Cette rengaine contribue à propager dans l’esprit des consommateurs la certitude que la situation n’a jamais été aussi difficile pour eux, ce qui est fondamentalement faux, même si tout n’est pas rose. Malheureusement, les créateurs ou repreneurs de ces établissements n’ont pas réussi à les faire vivre ou à en prolonger le principe. Eldorauto ou Surcouf entrent dans cette catégorie, avec des responsables sans doute convaincus que leurs clientèles historiques ont disparu. Pour la micro, une simple promenade rue Mongallet, toujours effervescente, montre que cette conviction est erronée. Le BHV, avec son célèbre sous-sol, bien rénové sur le plan esthétique, entre aussi dans cette catégorie. « On ne trouve plus rien, ici » s’énerve parfois quelque brave visiteur, de cette ex-caverne d’Ali Baba pour bricoleurs, qui n’a pas encore YVES DUPRÉ rédacteur en chef perdu tous ses clients, mais laisse doucement s’estomper ce qui constituait tout son charme et son attrait. Bref, dans le commerce d’aujourd’hui, il manque quelque chose. Qui s’en rend compte ? Qui saura relever ce défi vital ? A l’heure où les « concepts » se limitent à de modestes exercices de répartition et de décoration d’allées et d’étagères, et alors que le duo communications marketing ne conduit le plus souvent qu’à détruire les marges (et donc les emplois) l’image tend à s’effilocher vers le plus rudimentaire, on peut légitimement s’interroger sur ce qu’il restera de tout cela dans les esprits, d’ici quelques décennies. Un magasin ne peut pas se contenter d’être un lieu pour acheter du compétitif. Il doit constituer le relais du rêve qu’amorcent les fournisseurs. Il doit être une promesse, une envie, une incitation, un attrait, une fascination, il doit même être un monument, dédié au plaisir d’acheter. Franchement, si vous allez passer quelques jours à Londres, hors travail, n’irez-vous pas faire un petit tour chez Harrods ? 쐍 On trouve tout… nulle part [email protected] Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 5 DVSM-I N F O S EVÉNEMENTS ET PREMIÈRES EN RAFALES décors et opérations se sont multipliées.Cette ambiance a au moins une vertu : celle de placer l’ensemble des équipes dans une atmosphère positive. Dans la distribution, comme dans de nombreux domaines,l’essentiel est d’avancer. Ce que permettent les innovations et les grands évènements,autour desquels se construisent des opérations commerciales.L’atmosphère est à l’offensive partout ou presque, et il serait étonnant que de cette fébrilité, ne découlent pas quelques résultats positifs. 쐍 Cela fait déjà un mois que le nouveau bébé d’Apple est entré dans les rayons. Il s’est invité dans une mouvance généreuse qui a fait du premier semestre 2010, dans les rayons, une période très propice à l’utilisation des escabeaux, girafes, pistolets agrafeurs et autres rubans adhésifs.Depuis des semaines,dans les allées,on cloue, on colle,on visse,on connecte,on branche,on essaye.De la 3D aux nouveaux smartphones, de Roland Garros à l’actuelle Coupe du Monde, les occasions de préparer MONDIAL : LES DOIGTS CROISÉS ! Ce moment fort touche à spécificité de l’édition sa fin. Déjà. Mais il a 2010 de cette épreuve permis à bien des étant de coller comme enseignes de construire rarement ce fut le cas à une belle période une actualité d’animation. Fin mai technologique très début juin, les mises en chaude. Qui n’a pas en places étaient prêtes. Les mémoire des Coupes du calicots accrochés, les Monde dans le passé ayant pantalons bien en vue, le servi aussi et même bleu imprégnant surtout à écouler l’atmosphère, le Mondial promotionnellement des était de retour. La montagnes de TV Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 6 façon, en mettant en avant un initiative assez audacieuse, liant pour le consommateur l’achat d’un notebook et l’obtention d’un billet d’avion. Quant à LG, ses mobiliers promotionnels s’ornent désormais des noms des points de vente qui offrent les équipements présentés, dans l’espace commercial correspondant. 쐍 Tablettes : prévisions bousculées Bien des chiffres avaient été avancés cathodiques aux profils assimile volontiers les l’élan global sur les général couvertes par des par des analystes qui, déjà plus que mûrs ? Avec diverses opérations techniques les plus assurances) nous savons tels les sondeurs les écrans plats, ces lancées juste au bon innovantes. Quant aux tous où en est désormais les soirs d’élections, ne manœuvres sont moins moment par quelques opérations de le chapitre «angoisses et peuvent que constater frappantes, et le public fournisseurs de renom à remboursement (en inquiétudes». 쐍 leurs « grosses approximations ». PAS QUE POUR AMUSER LES GALERIES Le plus optimiste (Gartner avait envisagé pour 2010 la vente dans le monde de 12 millions de tablettes. GfK, d’une prudence réduisait cette perspective à 4 millions, IDC misant sur 8 millions. Début juin, Apple affirmait avoir écoulé déjà 2 millions du seul iPad. Ce qui laisse prévoir des scores sensiblement supérieurs aux estimations les plus raisonnables. Dans les centres temps-ci des produits commerciaux, la mise électroménagers. en place de mobilier Samsung a depuis à son promotionnel prend tour mis dans les galeries de l’ampleur. de centres de premier LG avait, il y a plusieurs plan des équipements du saisons, donné une sorte même esprit avec, période de coup d’envoi, oblige, une forte mise en avec ses modules dans valeur des TV Led 3D. lesquels il expose ces Toshiba embraye à sa 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 7 DVSM-I N F O S EQUIPES ET MOUVEMENTS Patrick Fontana, qui était Directeur Général délégué de Numéricable depuis la fin de l’été dernier, a Logitech : les webcams en HD quitté ses fonctions fin mai. Laurent Proust, qui Voici la HD qui se propage était Président d’Autobacs France, et travaillait à l’univers des webcams. pour cette enseigne depuis son arrivée (dix ans) Les Pro C910 autorisent dédiés, avec des versions pour utilisations portables, Pro C510, a été SD et HD. Ce qui permet à dévoilée dans la même Fransat de figurer dans annonce. 쐍 l’offre de plus de 5 000 points de vente, Fransat : la famille grandit aux généralistes. l’appel vidéo en HD 720p, Il y a un an, Fransat Rappelons que l’ensemble et l’enregistrement en prenait son envol. A de la TNT gratuite peut 1080p. Ces caméras l’occasion du dernier être reçu en provenance allant des spécialistes miniatures arrivent avec MedPi, l’opérateur du satellite Atlantic Bird 3, un logiciel qui leur est recense une dizaine de qui fait partie de la flotte dédié, Vid HD. Une version décodeurs qui lui sont d’Eutelsat. 쐍 dans l'Hexagone, a quitté ses fonctions, Toshio Kitamura (photo) prenant sa succession. Japonais, âgé de 38 ans, il a notamment assumé les fonctions de Président d’Autobacs USA. Il est secondé par Christian Drean, directeur général de l’enseigne, laquelle compte 11 établissements en France (région parisienne) et pas moins de 540 dans le monde. Autobacs a été créé il y a 40 ans. Mio part en campagne 쐍 été diffusé dans des magasins européens, et vers les abonnés Orange LE TERRAIN SE DÉVELOPPE La firme spécialisée dans en France. « C’est le Saturn a, comme prévu, les GPS a lancé une véritablement lancement ouvert le 4 mai dernier (téléviseurs notamment) campagne de de la 3D en Europe », son magasin dans une légère sensation d’exiguïté, toutes certains rayons communication qui résumait à cette occasion l’extension toute neuve s’appuie sur un film viral Laurent Abadie, PDG de du centre commercial proportions gardées et et un jeu concours. Cette Panasonic Europe. la Part Dieu, au centre ceci à partir d’une vision de Lyon. Ce point de vente réellement « saturnienne ». vague, qui a pour objectif de mettre en exergue la navigation virale, durera jusqu’à fin 2010. 쐍 Panasonic : satisfait de l’effet Roland Garros 쐍 SFR efface les frontières de 4 000 mètres carrés L’enseigne y déploie est installé sur deux son décor habituel, mettant ici comme ailleurs Avec son forfait niveaux, dans une baptisé « Illimytics Pro configuration qui, selon son aptitude à offrir Europe », l’opérateur nous, n’est pas des plus au regard des chalands vient d’ouvrir une brèche commodes à exploiter, une abondance dans le cloisonnement allant jusqu’à donner à de choix spectaculaires. 쐍 pays par pays de la téléphonie mobile. C’est déjà dans les Cette offre permet souvenirs, alors que aux utilisateurs de l’initiative concoctée par téléphoner de France vers Panasonic, en partenariat toute l’Europe et avec la Fédération inversement, pour même Française de Tennis, prix que les appels passés Orange et Eurosport à l’intérieur de l’Hexagone. faisait figure d’étape Lancés le 22 juin, majeure dans la toute ces forfaits sont jeune aventure de la avec engagement diffusion 3D. Le tournoi a de 24 mois. 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 8 Pour ceux qui ont une vie bien remplie. Regardez vos séries préférées quand vous Tout l’univers de l’Internet mobile et des services Google™ à portée de main ! voulez où vous voulez avec TF1 News. Téléchargez-la parmi les nombreuses applications ludiques, utiles et étonnantes disponibles sur Android Market™. Samsung Galaxy Spica, simple et différent. TF1 News www.samsungmobile.fr © 2010 – Samsung Electronics France – Images d’écran simulées. © Google, le logo Google, Google Maps, Gmail, YouTube, Google Talk, Android et Android Market sont des marques commerciales de Google, Inc. * avec Google **Branchez-vous sur l’avenir DVSM-I N F O S L’IPAD : PREMIER MOIS smartphone, il pourrait en revanche fort bien assumer de nombreuses fonctions pour l’heure attribuées aux Netbooks, Haut et très haut débit : cap sur 21 millions d’abonnés en France Fin mai, selon les chiffres avec un écran plus généreux. Même de l’ARCEP, le cap l’ordinateur familial de 20 millions d’abonnés pourrait se voir menacé, en France avait d’autant que dans les été franchi, avec « applis » des tout un rythme dépassant premiers instants, sont nettement 100 000 apparues des possibilités nouveaux adeptes de profil très famille telles de l’ADSL ou de la fibre des gestions de comptes optique chaque mois. en banque, pour ne Les 21 millions seront atteints en 2010, prendre que ce seul à rapprocher Installée ! La tablette que de 25 millions de ménages certains décrivent comme que compte le territoire la première (Archos ne même si une bonne part leur dit pas merci), mais des abonnés recensés qui est bel et bien la sont aussi dans le secteur première à véritablement professionnel lancer le propre segment (entreprises). qu’elle génère, C’est une fois passée la Onkyo : home cinéma à la page. phase de la découverte La firme japonaise a entre désormais dans la vie courante. 쐍 que les produits révèlent dévoilé récemment trois ce qu’ils sont réellement. nouveaux amplis-tuners Cette période a été réseau de milieu et entrée fructueuse en de gamme : les TX-NR 708, observations. Tout semble 808 et 1008. Ils sont certifiés THX Select 2 Plus indiquer que les tablettes et permettent de s’installeront dans la vie jours, nous avons pu moins représentative), exemple. Dépourvu de des individus. Pour quelles constater, dans divers que les utilisations vers quelques connexions et supporter l’audio en utilisations ? points de vente de lesquelles les chalands autres attributs, le joujou streaming (lecture Probablement les plus l’Hexagone (hors région dans les rayons tentaient extra d’Apple, qui va être « FLAC »), disposent d’une variées. Dès les premiers parisienne, à notre sens l’expérience iPad allaient vite contré par des entrée USB compatible dans toutes les directions concurrents mieux dotés possibles, avec malgré et profitant de la vague du tout quelques dominantes : système d’exploitation la découverte du livre en Androïd, pourrait fort bien version numérique, la avoir donné le coup navigation sur le Web, et d’envoi au marché d’un iPod-iPhone, des réglages quand même... le jeu. équipement de pour le multi-room et le Toutefois, une autre convergence personnel et cinéma 3D immersive, avec question mérite d’être familial par excellence. son multidimensionnel posée : l’iPad ne pourrait-il C’est une histoire à suivre qui accompagne ce type pas marcher sur les plates- avec beaucoup de spectacle. Ces appareils bandes d’autres d’attention : il y a du permettent aussi équipements ? Ne se changement à prévoir substituant pas à un dans les mix-produits ! Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 10 쐍 un « upscaling » vidéo en 1080p. 쐍 왘왘 GT540 280 MILLIONS DE CONTACTS MA PERSONNALITÉ, MON MOBILE, MES APPLIS. M AI S20 (17-23) S21 (24-30) JUIN S22 (31-06) S23 (07-13) S24 JU ILLET (14-20) S25 (21-27) S26 (28-04) S27 (05-11) S28 (12-18) AOUT S29 (19-25) S30 (26-01) S31 (02-08) S32 (09-15) S33 (16-22) S34 (23-29) AFFICHAGE (S24 à S25) - 4 600 panneaux. - Grandes agglomérations et renfort sur Paris. - 230 millions de contacts sur les 15 ans et +. WEB (S21 à S24) - Site dédié. - Liens sponsorisés. - Blog LG. - Bannières sur des portails et sites affinitaires. - Guide d’utilisation vidéo on-line. - 50 millions de contacts sur les 15 ans et +. MAGASIN (S20 à S28) - 400 journées d’animation. - Kit PLV : Totem, leaflet, cube, stop rayon, factices animés… - Hit&Run : Formation de plus de 2 000 vendeurs en juin. OPERATION CONSOMMATEURS (S20 à S34) 2 opérations consommateurs : 1) Opération Skullcandy : du 15 mai au 15 juillet. Pour tout achat d’un Optimus GT540 +1 €, LG vous offre un casque Skullcandy (parmi 8 modèles au choix). Offre proposée sur d’autres téléphones LG équipés d’une prise jack 3.5 mm (LG GW620 et Cookie Live KM570). 2) Offre de remboursement : du 15 mai au 25 août. Pour tout achat d’un Optimus GT540, jusqu’à 30 € remboursés sur votre achat, valable sur toutes les offres chez tous les opérateurs. Opération nationale. Les offres sont non cumulables entre elles ni avec toute autre offre en cours. Life’s Good = La vie est belle. Android est une marque commerciale de Google Inc. Tous les autres noms de sociétés et de produits peuvent être des marques commerciales des sociétés auxquelles ils sont associés. 11473_210x297_280_OptimusUKGT540_DVSM.indd 1 4/06/10 16:04:20 DVSM-I N F O S Apple séduit les Japonais smartphones. Et chacun mais une allusion à une d’observer désormais la firme créée en 1935 carrière que pourrait faire par R. Stanton Avery, Les marques occidentales l’iPad sur ce territoire qui n’a rien imaginé Il y a eu un mélange indépendant de notre volonté, n’ont que rarement été atypique qui lui-même est d’autre que l’étiquette dans l’un de nos récents numéros, qui a rapproché très prisées au Pays du en train de changer sur de adhésive et la manière l’information concernant ce récepteur radio Inter- Soleil levant, dans le nombreux registres. de la produire. net Sagemcom, et un produit de projection vidéo Cette initiative n’ayant rien à voir. Le responsable de cette bévue domaine de la technologie. La firme de Cupertino est en train de 쐍 Vieux papiers SAGEMCOM LA RADIO NET ET PAS SEULEMENT NET se prolonge encore a été sévèrement puni, et nous vous rappelons ce de nos jours, sous la que nous disions de cette TSF des temps du net : dotée d’un design noir particulièrement esthétique, bouleverser les idées Tout est dans l’étiquette ! marque Avery-Dennison, reçues dans ce sens : son Il ne s’agit pas d’une ce qui donne à celle-ci iPhone s’est octroyé près réflexion sur des l’occasion de souffler ses de 75% du créneau des stratégies protocolaires, 75 premières bougies. 쐍 MITSUBISHI SE PROJETTE EN TÊTE Mitsubishi Electric, acteur très présent sur le créneau des projecteurs vidéo, revendique une fois encore le titre de n°1 des ventes en modèles HD1080p en France. Citant les résultats de statistiques (dont il ne précise pas l’origine, mais laquelle pourrait se deviner…) du 1er trimestre 2010 pour la période allant de janvier à mars, le fournisseur souligne une tendance qui se dégage depuis l’année dernière : sa gamme est à l’évidence plébiscitée par les aficionados d’authentique home cinéma. Ses efforts en termes de marketing et de visibilité, déployés depuis le début de l’année, ont permis de séduire de nouveaux acheteurs, dans des secteurs jusqu’à présent ignorés par le milieu de la projection vidéo, et de les convaincre du potentiel étonnant de cette famille de projecteurs pour une utilisation domestique. Le constructeur estime disposer aujourd’hui de la gamme la plus complète de ce marché. 쐍 la radio Sagemcom RM50 permet d’accéder très simplement à plus de 13 000 stations radio Internet à travers le monde, ainsi qu’au bouquet FM classique. Entre autres, cette RM50 dispose des fonctions veille et réveil, d’un égaliseur intuitif, d’un mode « faible consommation d’énergie », de la fonction « Smart Random », qui offre la possibilité d’accéder de manière aléatoire à d’autres radios du même type que celles écoutées fréquemment, ainsi UN FLAGRANT DERELICT DANS DVSM ! MITSUBISHI HC-3200 : UN VIDÉO HD1080P À VENDRE MOINS DE 1000 EUROS que les services WPS (Wi-Fi Protected Setup) qui facilitent et sécurisent les connexions aux points d’accès WiFi Internet. Encore pardon... 쐍 velles brèves, tels ces bateaux abandonnés, sans le moindre membre d’équipage Navigon adopté par GP Dis à bord, continuant à dériver indéfiniment au gré des vents et de courants, Nos lecteurs connaissent effrayant les jeunes mousses prenant ces derelicts pour des fantômes malfai- bien GP Dis, et ont encore qui vise à réduire en mémoire les lumière volontairement de 10 % Les lecteurs attentifs ont sans doute remarqué, dans un de nos récents numéros, la photo d’un projecteur vidéo Mitusbishi, objet perdu dans un océan de nou- sants ! Loin de cette apparition changement climatique. Pourtant, même si l’on est moyennement ou pas du tout convaincu par cette hypothèse, la campagne toute suspicion d’échouage ou du dernier salon Inovtec, les émissions de gaz à de mutinerie ! Il ne s’agissait tenu à Tours au début du effet de serre (pendant 12 que d’une banale erreur, une printemps. Navigon entre mois, à partir de 2010) ne « coquille », selon les termes du dans les produits peut avoir que des effets métier, qui nous amène aujour- sélectionnés par le positifs. On ne peut de d’hui à nous repentir, tout en Groupe. rappelant ce que nous disions HC3800, le 3200 est visuellement assez proche de son aîné, tout en se distinguant 10:10 : Sony dans la lutte contre le réchauffement techniquement puisqu'il propose un taux de contraste de 2900: 1, ainsi qu'une Bien des experts sont donne à Philippe Citroën, luminosité à peine moindre de 1100 ANSI Lumens, qui devrait se montrer suffi- dubitatifs quant aux DG de Sony France, de ce projecteur : Mitsubishi vient d'annoncer le HC3200, premier projecteur vidéo mono-DLP HD Ready 1080p à pouvoir être affiché sous la barre psychologique de 1000 euros. Petit frère du 쐍 toutes façons pas polluer à l’infini sans que des conséquences apparaissent un jour ou l’autre. Sony rejoint cette initiative, attitude qui sante en conditions de visionnage. Côté connectique, ce projecteur se veut simple affirmations très l’occasion de souligner et complet avec une entrée HDMI 1.3, YUV, et PC Sub D15. La durée de vie de la catégoriques devenues le « l’aspect pédagogique politiquement correct que doit revêtir une telle face au possible action ». lampe est estimée à 5 000 heures en mode économique. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 12 쐍 왘왘 DVSM-I N F O S Casio : Hi-Zoom pour amateurs Nous sommes aux portes de la saison estivale, en HD720p et son utilisateur disposera d’une belle palette de possibilités (mode scènes, etc.). 쐍 Verbatim : à toute vitesse C’est parti ! La connexion USB 3.0 arrive en standard authentiques amateurs Canal a lancé son relief durs 3,5 pouces de s’offrent volontiers un Initiative prise bien sûr en Verbatim. Cette norme, appareil photo en pensant phase avec la Coupe du qui commence à se aux vacances. Dans la Monde, le groupe Canal+ a répandre, permet des moment où les sur les nouveaux disques famille Hi-Zoom de Casio, à lancé Canal+ 3D, canal vitesses de transfert dix événementiel, sur lequel fois plus rapides qu’en autonomie, voyages) et du est prévue la diffusion USB 2.0. Les disques durs FH100 (experts, sport), d’une série de rencontres, nomades de la marque, en voici le plus accessible dont la finale. Quand cette 2,5 pouces, bénéficient de (179 euros, prix possible), compétition en Afrique la même connectique. en entrée de gamme, du Sud sera terminée, Canal+ 3D poursuivra ses quelques atouts : un diffusions d’une manière grand angle de 24 mm, un régulière, avec du cinéma, zoom optique stabilisé de l’animation, des ser les 40 millions d’unités produites, versions argentiques et numériques. Le nom EOS est à la fois 쐍 Orange : l’Internet mobile classe éco « 10 fois » et un capteur de magazines et du sport 12,7 millions de pixels. Il (accessible sur le canal 18 L’opérateur force sur les capture aussi de la vidéo de Canalsat). clientèles peu argentées 쐍 culte et référence de Canon vient en effet de dépas- l’abrégé de Electro Optical System, et celui de la côté du H15 (grande le H5. Il revendique DES EOS PAR MILLIONS 40 exactement. Et même déjà davantage. Le reflex ou économes. Il a lancé déesse grecque de l’aurore. La famille a été lancée pour ce début d’été des en 1987. Sur les 40 millions d’unités produites, 20 smartphones accessibles à sont numériques. Il faut d’ailleurs remarquer la 9 euros (Samsung Galaxy montée en puissance de cette ligne de produits, Naos, Sony Ericsson XPeria dont la première référence, EOS 650, a inauguré la X10), un HTC Desir à 49 production dans l’usine de Fukushima, au Japon. En euros, et d’autres modèles 1997, le cap de 10 millions était atteint. Les 20 mil- dans des fourchettes qui lions furent dépassés en 2003, et les 30 millions en mettent l’Internet mobile 2007. Tout porte à croire que nous ne sommes pas à prix « familles au bout de cette histoire à succès. nombreuses ». 쐍 쐍 LE BLU-RAY POURSUIT SA PROGRESSION Deux fois chaque année, l’As- catifs, les 2.1 qui représentaient sociation Blu-Ray Partners France 1 % du marché en valeur en 2009 communique ses chiffres sur sont actuellement à 32 %. La PS3 l’évolution du format tant au de Sony, qui longtemps tirait le niveau mondial que français. Sans format vers le haut, continue son grande surprise, l’état des lieux du ascension avec 35 millions de secteur se porte plutôt bien dans pièces écoulés dans le monde le monde et ce, malgré une atmo- depuis son lancement. En France, sphère économique jugée encore ce sont 2,5 millions de consoles globalement morose. Ainsi, la Sony qui se sont ainsi vendues. vente de lecteurs a progressé de L’arrivée de la TV 3D risque encore 7 % en 2009 de 20 % en 2010 en de booster les ventes pour cette volume et de 33 % en 2009 pour console, en effet, une récente 50 % en valeur en 2010. Le marché mise à jour permettra à la PS3 de de l’année en cours devrait être de l’ordre de 600 000 pièces vendues lire du contenu en 3D. Côté Software, les ventes à date et prévues à d’ici la fin décembre. On constate aussi une forte demande pour les sys- fin 2010 sont en ligne avec celles du DVD à historique comparable. De tèmes Home-cinéma Blu-ray en 5.1 ou en 2.1. Entre mars 2009 et mars plus, le CA du Blu-ray disque (107,8 millions d’euros en 2009) a dépassé 2010 les 5.1 ont prit 13 % en volume s’établissant à 17 %. Plus signifi- celui de la dématérialisation (85 millions d’euros en 2009). 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 14 Nouveau XPERIA X10 TM Toute l’ ctualité de os con acts avoris sur un seul écran. Toute l’ ctualité de os con acts avoris sur un seul écran. Xperia et son logo Xperia sont des marques déposées de Sony Ericsson Mobile Communications AB. Sony Ericsson est la marque ou la marque déposée de Sony Ericsson ou est utilisée sous licence accordée par Sony Corporation ou Telefonaktiebolaget LM Ericsson. Sony Ericsson “make.believe” est une marque de Sony Corporation, Japon. Le logo d’identification représentant du liquide est une marque ou une marque déposée de Sony Ericsson Mobile Communications AB. Sony Ericsson Mobile Communications AB. N° imm : 556615-6658– Nya Vattentornet – SE22188 Lund, Suède. DVSM-I N F O S L’ARCHOS 7 EST ARRIVÉ intégrer la norme CI+ qui permet de garantir un niveau de sécurisation optimum des contenus, Sanyo fonce dans le panneau ! notamment en Haute Evénement majeur dans le Définition. domaine de l’énergie : 쐍 Toshiba et Fujitsu fusionnent leurs activités de téléphonie mobile Sanyo, qui est un des principaux acteurs au niveau mondial dans le domaine des panneaux solaires photovoltaïques, vient de battre un record Les directions des deux firmes ont conjointement C’est une tablette, et elle entre une mobilité noms célèbres, était attendue, certes confortable et de bonnes mais ayant du mal à accord visant à fusionner moins qu’une autre, et performances en visibilité rassembler. Bonne leurs divisions respectives pourtant ce n’est pas et lisibilité. Elle fonctionne autonomie, fonctions dédiées à la téléphonie forcément celle que sous Android, un choix qui multiples à souhait, cet mobile. L’accord qui, certains imaginent pouvait soulever quelques Archos 7 mérite de faire comme de coutume dans instinctivement qui interrogations jadis, mais des scores. s’avère la plus intéressante. se confirme très adroit A vendre 149 euros en aujourd’hui, alors que l’OS version 2 Go et 179 en 8Go, 쐍 annoncé la signature d’un ce genre de circonstances, de Google s’affirme LG devient CanalReady énumère dans un discours pourront être mises à un peu langue de bois les quantités de synergies qui elle est d’une taille « chaque jour comme le réel Désormais, tous les intelligente », faisant contre-pouvoir face à un téléviseurs LG de dernière profit pour optimiser les grâce à son écran de 18 tenant du titre et des génération sont objectifs découlant de la modèle dont le cm un parfait compromis outsiders, même aux compatibles Canal Ready fusion, prévoit la rendement est le plus ALPHA POUR NOVICES historique, en dévoilant le et permettent d’accéder constitution d’une société élevé au monde. aux offres payantes du unique pour le début du Ce HIT-N230 atteint en Groupe CANAL+ prochain mois d’octobre. effet 20,7 % en restitution disponibles sur la TNT, Toshiba, qui figure parmi de l’énergie absorbée. La sans que l’utilisateur ait les fournisseurs firme, qui produit ses recours au moindre importants dans ce capteurs dans trois usines, boîtier externe, décodeur domaine sur son propre une au Japon, une au ou box ADSL. Il n’a besoin marché intérieur, avait Mexique et une en d’aucune télécommande attaqué le marché Hongrie, précise que cette supplémentaire. européen il y a un peu avancée va non seulement Rappelons que pour plus d’un an, avec son améliorer les profiter de l’offre de téléphone à écran tactile performances de programmes, il suffit de le TG01. Un TG02 a aussi captation dans les régions glisser une carte été montré à Barcelone, où déjà, le soleil est mis à d’abonnement dans un en février dernier. contribution, mais aussi 쐍 module de la taille d’une mettre le solaire à portée de zones géographiques Sony vise une clientèle d'utilisateurs débutants avec carte de crédit et de son dernier né, l'Alpha A290, à vendre dès le mois de l’insérer dans l’interface où l’intensité du juillet. C'est un appareil volontairement simple du téléviseur prévue à cet rayonnement était trop d'utilisation, mais qui offre quand même une au- effet. Disponibles depuis faible pour une thentique visée reflex, associée à un capteur de 14,2 avril 2010, les modules TNT exploitation satisfaisante. millions de pixels. Il est doté d'une belle panoplie de Canal Ready constituent Sanyo projette fonctions inventives. En outre, il dispose d'un un pas en avant bien de doubler ses niveaux connecteur HDMI pour la reproduction des photos concret dans la réception de production sur écran HD. Positionnement : 450 euros avec zoom d’offres de télévision en termes d’équivalents 18-55 mm, 650 euros avec en plus un 55-200 mm. payantes. Ils sont les mégawatts d’ici le premiers du marché à prochain mois de mars. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 16 쐍 R E P È R E S Téléviseurs : La phase radieuse se poursuit Après les scores de 2009, chacun se demandait si les prévisions pour 2010 n’avaient pas été un peu optimistes. Le début de l’année efface ces craintes, et la période pré-mondial se transforme en apothéose. Selon ce que disent les responsables des principales marques du marché,le Mondial avait déjà tenu ses promesses avant d’avoir commencé. Et pourtant, des experts l’ont vérifié, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Les croissances vigoureuses enregistrées depuis plusieurs saisons ne dureront certainement pas éternellement. Mais comme cela est démontré dans l’édition de La Lettre de DVSM « Une nouvelle vision pour la télé »(1), l’arithmétique, qui s’appuie sur la démographie, ne laisse cependant aucun doute planer : le marché des téléviseurs dans l’Hexagone restera à des niveaux élevés, même si certaines circonstances accélérantes s’amenuisent. Pour le premier trimestre, GfK relève une croissance en volume de 22 % ! C’est donc bien plus que ce qui était prévu, mais les périodes perçues comme bien calmes en avril et mai allaient peutêtre corriger cette envolée. Et de fait, de semaine en semaine, les scores sont partis vers l’explosion, avec des + 50 % en données hebdomadaires selon les meilleures sources de statistiques. Et avec même au moins une vision que l’on aimerait éternelle : une croissance aussi bien en quantités qu’en valeur ! Les pessimistes, les grincheux, les rabat-joie, les austères, les bougons, les dépressifs, les pleurnichards, les angoissés H24 ne vont pas se priver de le sangloter : cela se retournera ! Mais pas au point d’annuler les effets de l’embellie. D’autant que, comme le savent les professionnels, après le petit coup de dopage lié à l’actuelle Coupe du monde de football, haute définition, 3D et coupures régionales de la TV analogique renforceront les tendances au moins jusqu’à la fin de l’année. Mieux, cette période ne se traduit pas par un effondrement du CA « sortie de caisses » des enseignes. Naturellement, chacun relèvera un repli de 2 % du marché en valeur sur cette période. Mais GfK apporte une analyse nuancée. Deux raisons majeures expliquent ce léger recul. Tout d’abord, comme cela est rituel en début d’année, des produits en fin de vie voient leurs étiquettes réduites d’une manière significative. Et surtout, les écrans de second équipement, des modèles moins grands et moins chers, entrent dans les cuisines, les chambres à coucher, les pièces à vivre des enfants. Le mix-produits a donc une tendance naturelle très logique à évoluer. Dans ce sens, les perspectives sont excellentes : il reste un parc important de téléviseurs cathodiques qui va pouvoir être expédié aux déchetteries (sans oublier bien sûr les procédures réglementaires à suivre pour les DEEE). De quoi alimenter un marché dans lequel le consommateur se voit proposer la réponse à deux formes de comportement auxquelles il aspire, selon un rythme de l’ordre d’une fois tous les 6 à 7 ans, pour chacune d’elles. La première consiste à investir d’une manière importante pour un équipement majeur, de qualité, performant, le téléviseur principal du foyer. La seconde concerne les modèles du multiéquipements, et consiste à assouvir l’envie de réaliser une acquisition à un coût attractif. Une excellente alternance entre (1) DVSM La Lettre, numéro spécial édité à l’occasion du MedPi 2010. Pour se procurer cette Lettre, rendez-vous sur www.dvsm.fr Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 18 l’achat valeur et l’achat « malin » qu’il convient de cultiver avec ardeur. Sur ces bases, GfK n’hésite donc pas à maintenir des prévisions encourageantes pour la suite de la saison. La seule phase de la Coupe du Monde, pour la période mai-juin, pourrait, selon l’illustre analyste, générer la vente de 200 000 pièces additionnelles. Pour l’année, il table sur un volume global de l’ordre de 8, 7 millions d’écrans. Soit une progression de 18 % ! La 3D qui tombe bien « Oui, mais le chiffre ! » rétorqueront ceux qui ne pensent qu’à cela (ce qui est leur rôle, car dans toute activité commerciale, seuls les résultats ont une signification). Justement, l’apport de la 3D est une composante excellente. Certes, tous les clients ne vont pas se jeter sur cette nouvelle race de téléviseurs, mais ces derniers vont avoir le mérite de remonter le niveau du haut de la hiérarchie de l’offre très rapidement. Dans un rayon, et à relativement court terme, un téléviseur haut de gamme dépourvu de toute fonction 3D devrait vite perdre tout attrait, et même devenir invendable. N’oublions jamais qu’un client, dans un achat valeur, n’opte généralement pas pour ce qui est au prix le plus bataillé, mais pour ce qu’il peut s’offrir de plus cher, et même un peu au-delà. L’achat d’un bel écran peut se comparer au dîner exceptionnel et un peu festif qui se partage entre amis dans un restaurant coté : un peu au-delà du raisonnable, mais sans regret. Ne gâchons pas la fête. 쐍 Votre voiture, notre solution WWW.PIONEER.FR Lignes non brisées Contre vents et marées diront les uns, fidèle à sa stratégie se contenteront de commenter les autres, Loewe poursuit sa tâche sur un registre différent. Insolite, à l’époque où le low-cost est considéré par de nombreux intervenants du métier comme la planche de salut de l’industrie. Et alors que le terrain semble irrémédiablement encalminé sur un principe soulignant une grave panne d’imagination : vendre toujours moins cher ! Certains trouvent cela malin, mais c’est surtout gravissime pour le moral, et cer- Outre une technique qui prend en compte l’intégralité de ce qui constitue les atouts du numérique d’aujourd’hui, la gamme Individual autorise plus d’un million de variantes en configurations. En réduisant son réseau, résultats d’une manière Avec sa ligne Individual, dont les nouveaux éléments ont été dévoilés récemment, la marque allemande de haut de gamme Loewe agit dans une continuité qui fait ses preuves, tant pour les produits que pour leur mode de commercialisation. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 20 tainement propre à générer des attitudes suicidaires dans la population. Ce n’est ni une boutade, ni une plaisanterie. Cette attitude est destructrice du rêve -mot beaucoup trop galvaudé-, repère qui permet à chaque individu de se dessiner des sommets. Lesquels, s’ils restent inaccessibles, peuvent quand même susciter le désir de s’en rapprocher. En électronique de loisirs, l’écueil n’est pas que l’on puisse trouver pour des sommes ridicules des équipements très modernes et performants, mais que les -ou certainsprofessionnels dans la distribution puissent toucher le summum de l’incompétence dans leur incapacité à faire percevoir les différences caractérisant les équipements plus onéreux. Lesquels ne sont pas forcément que des arguments techniques, ces derniers étant forcément réducteurs, si l’on en limite l’évocation aux seuls termes de l’usage. Un polo Lacoste à 78 euros ne protège pas mieux celui qui le porte de la petite brise du crépuscule qu’un modèle acheté 6,99 euros dans une low-cost du textile. Pire, le produit de marque peut s’avérer plus fragile (face à un fer à repasser trop énergique par exemple) que le bout de chiffon vendu dix fois moins cher. Mais qui contestera la différence entre un vête- De la notion d’équipement, on passe à celle de l’objet : c’est une part essentielle de la différence. ment de la marque au crocodile, par rapport au tout-venant, en style, en coupe, etc. et même en respect de celui qui le porte envers les proches qu’il rencontre. Pas seulement de la technique rée la finesse des matériaux habillant leur électronique haut de gamme. Comme pour la marque française créée par le célèbre joueur de tennis, les équipements de la firme de Kronach sont conçus pour une clientèle qui souhaite Loewe est un peu le Lacoste de l’électronique de loisirs. Fragilité (cosmétique) incluse : si vos clients emploient une femme de ménage qui récure tout très énergiquement avec son éponge qui Loewe accroît ses spectaculaire gratte, gratte, gratte, conseillez-leur de recruter une intervenante plus soigneuse, ou dirigez-les vers un équipement low-cost en bonne et robuste matière plastique d’entrée de gamme. Moche pour moche, leur déception sera moins grande que s’ils découvrent alté- Côté home cinéma, la reproduction sonore est confiée au système Sound Projector de Yamaha, unanimement reconnu pour ses performances exceptionnelles. Contre vents et marées, mais avec succès, Loewe persiste dans sa volonté de créer des partenariats contractuels très rigoureux avec le terrain. (Ici, une boutique Loewe du Benelux). Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 21 autre chose que le tout-venant, et qui n’a absolument pas envie de se balader au gré des moteurs de recherche pour trouver les 12 euros de mieux qui ne changeront pas leur vie. Ils veulent des produits techniquement au top, pas seulement en théorie ou en promesses, mais en utilisation concrète, le jour où le matériel sera installé. Ils veulent également une présentation à la mode et élégante, parce que très probablement, ils ont aussi aménagé leur cadre de vie avec soin. Des critères qui cadrent mal avec le commerce tel qu’on le conçoit trop souvent. Car pour servir cette clientèle, qui existe et dont il est dommage de ne pas profiter, sauf dans les établissements où CA et profitabilité sont déjà en net excédent, il faut aussi (comme pour les polos etc.) un cadre de vente sortant lui-même des sentiers battus. Notre longue explication a plusieurs objectifs. Le premier est de rappeler, preuves à l’appui, et comme nous ne cessons de le répéter dans cette rubrique, La très séduisante ligne Individual, version 2010. que les moyens de créer de la valeur en électronique de loisirs existent bel et bien.Alors que le métier se félicite encore pour le début de 2010 de ses ventes explosives en volumes, mais n’a pas de mots suffisants pour exprimer sa douleur résultant du repli de ses recettes, Loewe annonce 30 % de progression en valeur ! Miracle ? Non, une stratégie qui se résume à vendre et assurer le service qu’attend la segmentation de clientèle visée. Mais pour mener cette stratégie au succès, le matériel ne suffit pas. Il faut aussi disposer des relais sur le terrain pilotés par des professionnels prêts à jouer le jeu, et ayant bien assimilé des principes sans lesquels le système ne fonctionne pas. « Nous avons réduit de près de la moitié le nombre de nos distributeurs » explique-t-on en substance mais sans détour chez Loewe France. Ceux qui savent compter ont sans doute compris que chez les distributeurs qui travaillent en partenariat avec le constructeur, cette période de crise n’est certainement pas pour eux un moment trop pénible. Voilà le cadre dans lequel se propulse la gamme Individual 2010. Concept du système « à la carte », la famille Individual regroupe du téléviseur, du home cinéma, de la centrale musicale et du mobilier.A la carte n’est pas seulement une expression. Alors que sur le plus commun des marchés, le client aura le choix le plus souvent entre du noir brillant et du noir brillant, le programme Loewe permet de lui proposer pas moins d’un million de variantes ! Les nouveaux produits qui entrent dans leur vie active de mai à août n’échappent à aucun des critères technologiques les plus actuels : écrans en technique LED en 200 ou 400 Hz, mise en œuvre du projecteur de son (qui n’est autre que l’intégration de la référence en la matière, le Sound Projector deYamaha), avec au programme l’enregistrement, les accès aux bouquets et autres TV payantes, la connexion et la navigation dans la domesticité très travaillée. Nous n’ajoutons rien au style, car comme de coutume, il est immédiatement perceptible. Bien sûr, tout cela est à livrer, installer et paramétrer, chez le client. On a rien sans rien, ou alors, il faut essayer les jeux de hasard. Certains ont essayé… 쐍 Mordaunt-Short : élégantes performances Pas de doute, les Performances 2, nouvelles enceintes de la lignée déjà réputée de cette marque de haut de gamme proposée par Marantz, ont été très chaleureusement accueillies. Elles ont reçu beaucoup d’innovations, repoussant la qualité de la restitution au-delà de ce que permettaient les lignes précédentes. Le tweeter, le hautparleur à membrane aluminium (3e génération), les circuits internes qui ont nécessité le développement de composants spécifiques font de cette réalisation à l’élégance extrême un instrument de dégustation intense pour la musique. Cohérence du son, finesse dans les moindres détails, cette belle bête d’un rendement déjà moyen (89 dB) et donc apte à s’exprimer avec une puissance raisonnable (plage de 15 à 150 watts préconisée), voilà un bien beau produit pour clients connaisseurs et passionnés. Heureusement, il y en a encore beaucoup. Il suffit de savoir les attirer.A vendre aux alentours de 2 200 euros la paire. A noter aussi chez le même constructeur la sortie d’une bien belle barre de son, qui diffuse le son d’un téléviseur ou de contenus en home cinéma avec un caisson de graves ayant une particularité : il fonctionne sans fil, la liaison étant confiée à une transmission en 2,4 GHz. Seule condition : ne pas dépasser les 25 pieds entre la base et le caisson. Vous avez un peu oublié ce que ça fait, 25 pieds ? Cela fait exactement 300 pouces...Amplement suffisant pour une pièce normale, non ? Disponible, ce TVee 20 est à vendre 349 euros. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 22 P L E I N S F E U X mis en évidence la nécessité de renforcer la production des teintes jaunes, afin d’obtenir des tons plus lumineux, plus chauds et plus proches des couleurs naturelles. Ce jaune ne sert pas seulement dans l’apparition à l’écran des jonquilles ou des œufs mimosa. Il influe sur la restitution de l’ensemble du spectre visible, en lui apportant parallèlement une meilleure luminosité. D’où un argument supplémentaire, car cette composante ajoutée permet de réduire la consommation d’énergie : un bonheur n’arrive jamais seul. Sharp a donné un nom à cette technique : Quattron, appliquée aux dalles de sa ligne X-Gen. Tout en finesse Sharp,téléviseurs LCD Quattron : « Sweet » et fins Une touche supplémentaire qui ne se résume pas à une simple nuance. Sharp est un acteur pas comme les autres dans le petit univers des majors de l’électronique. Le marché lui doit quelques virages technologiques essentiels, le dernier en date n’étant rien d’autre que l’épanouissement du téléviseur à écran LCD. Il faut se rappeler en effet que dès le début de la décennie, alors que l’écran plat commençait à apparaître sous la forme d’onéreux modèles au plasma, Sharp avait annoncé s’engager dans une production à 100 % LCD. La firme, ajoutant renoncer à court terme au tube cathodique ; la véritable révolution du téléviseur a bel et bien été amorcée par cet industriel qui ne peut s’empêcher de tout faire ou presque sans y mettre une haute dose d’innovation. Aujourd’hui, alors que la prophétie maison (voir basculer en quelques années l’ensemble du créneau de laTV dans l’écran plat) est devenue une réalité, Sharp se remet à agi- ter sérieusement ce domaine. Ce qui se traduit par une évolution significative très palpable sur sa nouvelle collection de...17 modèles. Avec en vedette les références de sa gamme LE820, qui utilisent une technique originale et exclusive de restitution des couleurs. Un atout technique et commercial à la fois, puisque cette différence apporte un atout en performances, mais permet aussi d’argumenter, d’avoir une « histoire à raconter », à propos de quelque chose de concret. Le principe est le suivant. En plus de trois couleurs fondamentales, rouge, vert et bleu, que restituent par leurs pixels dédiés tous les écrans du monde, un « sous-pixel » supplémentaire a été ajouté, dédié au jaune. Les phénomènes physiques qui se produisent au niveau le plus intime de chaque pixel dans un écran LCD ont leurs limites. Or, pour une bonne restitution des images, les ingénieurs de Sharp ont Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 24 En plus de cet atout majeur concernant l’image, le LE820 s’inscrit dans les tendances porteuses, avec un style très épuré servant avec élégance une finesse exceptionnelle : moins de 3,95 cm. Le pied en verre qui permet une rotation de 15 degrés de l’ensemble parachève cet exercice de design, la finesse ne s’obtenant pas au détriment de quelques critères essentiels pour l’utilisation. La reproduction sonore est ainsi assurée par une amplification de 2 x 10 watts, avec subwoofer de 15 watts placé au dos de l’écran. Cet appareil décliné en trois tailles, qui utilise le rétro-éclairage LED, ajoute aussi des atouts fonctionnels originaux : disque dur intégré de 8 Go (permet d’enregistrer une heure de HD), port USB (ouvert aux Divx HD), fonction DLNA... Le positionnement des 40, 46 et 52 pouces est respectivement de moins de 1 500, 2 000 et 2 700 euros. Dans la foulée, la marque a aussi dévoilé des TV LCD de tailles plus réduites, de 22, 26 et 32 pouces. (Ce dernier est en 100 Hz), dotés du rétro-éclairage LED. Ces LE320E sont côtoyés dans la gamme par les DV200E, des combinés en 22, 26 et 32 pouces également, avec lecteurs de DVD intégrés. Au point où nous sommes, des versions Blu-ray auraient sans doute été bien accueillies. Sharp insiste aussi énormément sur les facettes écologiques de ses produits, qui sont pratiquement tous certifiés par l’Eco-label européen. Les consommations réduites et les opérations de recyclage en fin de vie étant en exergue dans la démarche du constructeur. 쐍 2949-Xacti CA100 Advert AW:Layout 1 AnzeigeSANYOA4.indd 1 1/6/10 09:24 Page 1 15.06.10 17:24 T É L É C O M S , T V, I N T E R N E T Télécommunications : Le téléphone n'est plus un produit d'appels Le segment de la téléphonie mobile poursuit sa profonde métamorphose. Alors que le nouvel iPhone vient de surgir, le monde du mobile bascule dans un nouvel ordre effaçant le passé. Il fut une époque au cours de laquelle téléphoner était une fonction unique, accomplie à l’aide d’un équipement spécialement dédié : le... téléphone. Cette période a été très longue, largement plus d’un siècle, remontant tout simplement à l’invention par Graham Bell de cet extraordinaire outil de communication. Tout en passant de son stade le plus rudimentaire et filaire à celui de portable, le téléphone s’est installé dans l’esprit de tous comme un instrument à la fois unique et indissociable de son mode d’utilisation. Cette réalité est en train de changer et va de plus en plus avoir sur la vie des rayons et points de vente qui en diffusent l’univers une influence sans précédent. En devenant numérique,le téléphone a d’abord conquis des aptitudes nouvelles : messages courts, photos, musique... Désormais, nous sommes entrés dans la phase où cet outil permet de téléphoner presque accessoirement, et de faire beaucoup d’autres choses, l’aboutissement étant en quelque sorte l’étape du webphone ou smartphone. Voici donc venir le moment où la fonction téléphonique - ce taille de l’écran ne sont pas assez marquées pour ne pas ranger les deux familles dans la même grande catégorie. Laquelle, outre ses fonctions et applications sans limite, permet d’appeler un correspondant. Tout comme vont le permettre d’autres équipements : consoles de jeu portables, livres électroniques, etc. Nous allons passer en quelques années d’une période où le téléphone s’enrichissait de maints usages, à une situation dans laquelle des instruments faits pour ces usages multiples seront enrichis par la fonction téléphonique. Vision un peu trop rapide ? A quel rythme les clients vontils se faire à cette nouvelle géométrie des usages ? Parviendra-t-on à faire entrer les que l’on résume par « la voix »devrait doucement se dissocier de ce seul instrument pour se retrouver accessible à partir de matériels aussi et même avant tout conçus pour des usages divers. Presque une dématérialisation, même si ce terme est pour l’heure totalement accaparé par l’évolution des contenus, qui abandonnent leurs supports physiques. Techniquement, entre certaines tablettes et les smartphones, les nuances outre la Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 26 NUMÉRICABLE : EN PHASE AVEC LE PROGRAMME « TRÈS HAUT DÉBIT » bouton marche-arrêt assume la mise en service. Du simple, du commode, comme en attendent les clients, sans toujours oser le dire. ACER : FAUX JUMEAUX C’est aussi une manière de faire des économies : on place deux produits différents dans un même habillage. Une fois passé par le marketing, cela devient « design identique et usages Présenté par le Premier Ministre François Fillon à la mi-juin, le programme national baptisé très pragmatiquement « Très Haut Débit » a pour objectif de permettre au secteur privé d’investir pour le développement des réseaux à... très haut débit, parallèlement à ce qui peut être déployé sous l’action du secteur public. Numéricable - Complétel, qui compte avec ses partenaires (dont Darty Box, Bouygues et Auchan) plus de 260 000 abonnés (au très haut débit) et qui a mis en place un accès possible à ce type de connexion pour 3,7 millions de foyers (mai 2010) souligne avoir la volonté de se mobiliser sur ce projet. Revendiquant « une réelle longueur d’avance dans ce déploiement », le groupe dirigé par Pierre Danon va donc poursuivre ce mouvement, ne serait-ce que pour pérenniser son statut de « premier réseau alternatif fibre de France ». SONY ERICSSON : C’EST EXTRAS L’accessoire n’est pas négligeable en téléphonie mobile : il permet d’optimiser le trafic de clientèle dans les rayons et de... faire des ventes, avec de surcroît des taux de marges souvent meilleurs que sur le matériel de base. Sony Ericsson vient de donner ce nouveau nom, Extras, à son offre d’accessoires structurée en quatre familles :Talk, Play, Listen et Go. Premières livraisons : des oreillettes Bluetooth. ORANGE ALIGNE SON différents », mais cela reste ce qu’on a dit et qui s’appelle ici Be Touch E400 et new Touch P400. Le premier est un smartphone sous Android, le second un équipement du même principe, mais sous Windows Mobile.Avec les ciblages classiques liés à ces deux systèmes d’exploitation désormais bien connus. Bonne initiative : le Be Touch E400 est livré avec trois coques, noir, blanc, et rouge rubis, et le P400 avec deux coques, noir et argenté. DOMINO Blanc et noir, aux formes arrondies, le dernier né des accessoires de connexion d’Orange a évité le piège classique des dénominations anglophones pompeuses et incompréhensibles, pour adopter cette sympathique petite marque générique qui lui autorise toutes les l’arrêt de l’analogique et la migration vers la TNT sont opérés. Pas mal de petits incidents sont relevés, et à l’évidence, la communication officielle sur la manœuvre, annoncée comme importante, s’avère finalement bien discrète et sans doute insuffisante. La preuve : il reste toujours des foyers non informés là où se produit le basculement. Et encore heureux que des entités « privées », autrement dit des opérateurs que nous connaissons tous, accompagnent avec le terrain et les antennistes ces opérations de leurs initiatives. La suite et surtout la fin (région parisienne, avec 12 millions de foyers) s’annonce plus palpitante pour les commentateurs que pour les « commutateurs »...! SAMSUNG: OPÉRATEURS CONQUIS ! Pas de doute, le Galaxy S, smartphone tout nouveau, qui fonctionne avec Android, a d’ores et déjà été sélectionné dans les offres de plus de cent opérateurs à travers la planète. Il a LE B.BOX DE BOUYGUES FAIT UN CARTON La boîte ADSL de Bouygues Telecom ne musarde pas. Il lui aura suffit de moins de deux ans, et même moins de 23 mois, pour atteindre la première grande étape de sa diffusion : le cap du demimillion de clients équipés, dans les foyers français. On ne voit pas bien ce qui pourrait la priver d’une suite sur la même lancée. fonctions, et lui garantit une reconnaissance sans faille. Mieux qu’une clé, cet outil Wi-Fi est utilisable avec tout équipement, sans avoir à installer quoi que ce soit. Il permet de connecter simultanément jusqu’à 5 appareils. Et un simple TNT : PAS SI SIMPLE, LA TRANSITION Les échos se font mitigés en provenance des régions où commencé sa carrière en Europe, le reste du monde devant suivre d’ici peu. Il faut reconnaître que ce produit cumule des atouts qui ont de quoi motiver les clients, à commencer par son écran tactile de 4 pouces Super Amoled, aux couleurs, à la définition et au contraste qui tranchent avec ce que l’on connaissait jusqu’à ces derniers temps. Rappelons que plus de 50 000 applications sous Android sont aujourd’hui recensées. 쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 27 T É L É C O M S , T V, I générations les moins jeunes dans ces habitudes nouvelles ? Les questions sont à la fois multiples et probablement aussi mal posées que celle qui s’énoncerait de la sorte : « comment allons-nous vendre cette autre facette des relations numériques entre individus ? » Le temps qui passe nous aide considérablement. C’est ainsi que le téléphone, synonyme depuis plus d’un siècle aussi bien de l’instrument doté son combiné avec cordon boudinatoire que de l’usage du réseau tout entier, s’est dans l’esprit de tout individu totalement métamorphosé, comme le soulignent les observations qui suivent dans ce dossier. Il est devenu presque principalement mobile, suite aux innovations surgies il y a pratiquement deux décennies. Si l’on considère qu’un individu avant l’âge de 7 à 8 ans n’est encore que peu conscient du monde qui l’entoure, cela nous permet de déduire que les individus qui ont au moins 28 ans (soit en France plus de 21 millions), n’ont pas connu un monde dans lequel le mobile n’était pas présent. Ne nouvel iPhone sans surprise La mutation en cours, qui ne sera pas « totale » immédiatement, mais se développera encore vigoureusement au N T E R N E T cours des cinq prochaines années, s’appuiera sur une cible d’actifs représentant au moins la moitié de la population nationale, davantage à moyen terme. De quoi stimuler les bonnes idées pour concevoir un cadre commercial pertinent. Son matricule est trompeur. Le chiffre 4 dont il s’orne pourrait laisser croire que le dernier né des smartphones d’Apple fait entrer en service les réseaux de la « 4G », qui ne commenceront à être déployés que l’année prochaine. (Leur particularité sera d’apporter à la téléphonie multimédia des débits de l’ordre de 100 Mo, l’équivalent sans fil de la fibre). Pour l’heure, le nouvel iPhone se contente d’une sorte de mise à niveau dans une panoplie d’aptitudes qui laissait entrevoir quelques lacunes, notamment pour la prise de vue. La nouveauté s’offre aussi un coup de jeune sur le plan du design. Donc rien à voir avec une révolution, mais largement de quoi confronter un courant d’affaires fructueux. Deux repères suffisent à mettre l’accent sur l’effet iPhone : il y aurait déjà 150 millions de clients répertoriés via leurs coordonnées ban- caires sur le magasin d’applications maison ; plus de 100 millions d’appareils dans le monde fonctionnent avec le système d’exploitation de la firme de Cupertino. Mais comme nous avons, dans DVSM, la fâcheuse habitude de regarder les chiffres sous toutes leurs coutures, chacun peut s’apercevoir que ce total de 100 millions est à la fois beaucoup et peu, comparé à une population située entre 3,5 et 4 milliards d’individus utilisant des portables sur la planète (dont les trois quarts ne sont d’ailleurs que de classiques GSM). 쐍 Mobiles attitudes Entré dans les habitudes, le téléphone mobile a encore des bastions à conquérir dans la vie des individus. Des repères moins souvent évoqués que d’autres le confirment. Il n’y a pas que les chiffres dans les univers du numérique, mais ceux-ci ont quand même une importance.Depuis des années, les statistiques s’articulent autour des compilations de l’ARCEP,une entité officielle qui a parfois tendance à jouer non sans adresse avec les données et au besoin, le vocabulaire. Ainsi, entre le nombre de cartes SIM en circulation et la notion de « croissance », naissent quelques approximations que l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) recadre avec une régularité de métronome. Important à avoir à l’esprit, le panorama que nous brosse cette association est d’autant plus intéressant que les panélistes ne peuvent pas davantage dégager des tendances Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 28 allant au-delà du marché hors opérateurs, ultra-majoritaire. Voici donc quelques repères utiles, qui ont pour particularité de se concentrer sur un thème majeur à l’heure actuelle, le mobile et le monde qui l’entoure. Les produits vendus dans les rayons ne sont pasrangés dans des compartiments étanches, hors de portée des influences extérieures, surtout quand celles-ci sont également issues de l’univers du multimédia. Mais avant cela, un point mérite d’être souligné : une certaine stabilité du taux d’équipement.TNS Sofres, qui réalise les enquêtes auprès des consommateurs, remarque que le nombre d’individus équipés de mobiles s’est stabilité aux alentours de 79-80 % des plus de 12 ans. Comme le nombre de cartes SIM ne cesse de grandir, il est facile d’en déduire que le multi-équipement est en bonne voie, tout comme la douce montée en puissance des ac- cessoires « simisés » (clés USB de connexion, par exemple). Ce qui est logique. Les actifs sont équipés dans des proportions importantes, et les conquêtes seront désormais modestes. phone unique. Si certains consommateurs ont renoncé à leur ligne fixe et ne passent plus de coups de fils que depuis leur mobile, leur proportion s’émousse de 2 % en un an. Rien de plus logique, car la connexion du foyer à Internet se fait de plus en plus via ADSL, où les offres tripleplay font revenir en pleine lumière un téléphone de salon d’une génération nouvelle. Cette constatation est lourde de signification. L’ADSL en phase d’évolution rapide en basculant vers la fibre, laisse entrevoir un avenir prometteur pour ce fixe de nouvelle Le mobile, téléphone unique, marque le pas Le téléphone mobile se situe donc à la croisée des chemins et même, contrairement à certaines prophéties encore dans les mémoires, celui-ci se retrouve en échec dans sa conquête d’un statut de télé- 왘왘 BlackBerry : A l’assaut du très grand public Avec un catalogue imposant, la firme canadienne RIM domine largement le marché aux Etats-Unis. Sur le troisième trimestre 2009 et selon ComScore qui a publié l'évolution de la base installée (tout modèles confondus) de smartphones par OS aux Etats-Unis sur les 8 derniers mois de l’année passée, le canadien frôlait 15 millions d'unités diffusées contre 8,9 millions pour l'iPhone d'Apple. Plaçant ainsi la marque comme quatrième acteur sur le secteur de la téléphonie mobile dans le monde. Oui, mais… Research In Motion, RIM quand on les connaît bien, dévoilait il y a peu son nouveau Pearl 3G. Ce modèle qui nous a été présenté à l’occasion du Medpi, devra peut-être s’imposer quelques efforts pour convaincre du point de vue de l’utilisateur. Programmé pour la rentrée scolaire (ce dernier né n’ayant pas encore d’opérateur en France au moment de cette présentation), ce smartphone ressemble à s’y méprendre au dernier Pearl, sauf qu’il est plus imposant en terme de taille, et qu’il propose des atouts qualifiés de haut de gamme par le constructeur. Doté d’une interface simple « à la Rim » et d’un clavier multitouches, ce mobile attire même des commentaires selon lesquels il ne serait pas tout à fait en phase avec les évolutions que le secteur connaît. Des acteurs tels que HTC, Nokia, Samsung ou encore Sony Ericsson sont bien plus en avance sur l’in- terface utilisateur et le design en général ! Des arguments qui ressemblent beaucoup à ceux souvent cités en exemple dans les écoles de commerce et de marketing, mis en avant quand Volkswagen cherchait à vendre sa rudimentaire Coccinelle aux consommateurs américains, supposés n’aimer que ce qui était gros, lourd, onctueux, suréquipé. Chacun sait que la légendaire berline conçue par Ferdinand Porsche a finalement connu un succès colossale aux USA (où elle ne fut lancée que pour 200 dollars de moins qu’un Ford Mustang !) Attention donc aux jugement hâtifs. Des arguments D’ailleurs,Christophe Ducamp, le responsable relations opérateurs de RIM, est confiant et croit très fortement en ce produit : « Le BlackBerry Pearl 3G ne ressemble à aucun Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 29 왘왘 T É L É C O M S , T V, I génération, même si la « 4G », génération très haut débit du mobile doit aussi entrer dans le jeu, avec des débits comparables à ceux de la fibre. La quantité des données à véhiculer, qui ne peut que grossir, donne une perspective dans laquelle les deux techniques pourront fort bien se compléter mutuellement. Fidèles, ils sont restés fidèles Les opérateurs n’ont donc pas fini de se faire une concurrence nourrie. La stabilité évoquée explique pourquoi autre smartphone et nous nous attendons à ce qu’une vaste proportion de nouveaux adeptes ou de clients existants soient séduits tant par ses puissantes fonctionnalités que par son design compact » souligne-t-il. C’est peut-être à ce niveau que le fournisseur cherche une divergence dans son positionnement. Historiquement placé sur le secteur du professionnel, il mise sur un renouvellement de sa cible. Il se veut plus grand public et souhaite toucher une clientèle qui jadis ne s’intéressait pas à Blackberry, catalogué trop sérieux. La fonction BBM (BlackBerry Messenger) étant là pour attirer les jeunes et autres aficionados de MSN. Mais concrètement, comment espérer toucher ce type de prospects avec un portable qui n’offre même pas de widgets ? Christophe Ducamp explique : « le concept barre type du nouveau Pearl correspond à un profil qui séduit toujours autant de consommateurs en téléphonie mobile, tout en conservant l’expérience du BlackBerry. Nos produits avec un clavier Azerty complet étaient lourds et encom- N T E R N E T les conquêtes se font à travers les mouvements de clients d’un opérateur à un autre. Mouvements d’une ampleur cependant plus limitée qu’on pouvait l’imaginer : en un an, 10 % seulement ont opéré ce changement. Alors que 36 % des individus « mobilisés » ont changé d’équipements. Les générations d’abonnés laissent apparaître encore ces derniers temps des différences fondamentales dans les équipements. La seule fonction téléphonique n’est plus présente que chez 15 % des utilisateurs de la tranche des moins de 24 ans, mais elle occupe encore 50 % de l’équipement des 40 ans et plus. C’est aussi du côté de la jeunesse que la nouveauté progresse le plus vite. Au début de l’automne 2009, les smartphones n’avaient encore conquis que 6 % des 40 ans et plus, 9 % des équipés de 25 à 39 ans, mais déjà 15 % des moins de 24 ans. Une situation qui a forcément évolué fortement au cours des mois récents, et qui ne peut que s’amplifier, tant la dynamique des smartphones et des webphones est devenue vigoureuse. Reste un détail qui peut influencer certains acteurs du marché. Si les applications se diffusent à hautes doses, la gratuité prend aussi une place considérable. Comme le confirme ce possesseur d’iPhone : « j’ai installé des quantités d’applications, mais que des gratuites. J’avais Coyote, pour les radars sur la route. C’est devenu payant. J’en ai installé un autre, gratuit, qui marche même encore mieux ». Cette facette de développement un peu sauvage, qui n’est pas sans rappeler ce qui s’était produit lors des débuts de la micro ou du MP3, sera tôt ou tard à intégrer dans les observations du marché. 쐍 brants. Les femmes, les jeunes et les utilisateurs dans leur globalité cherchent avant tout un équipement qui permet de conserver les applications de push e-mail et de téléchargement des pièces jointes tout ment interactives, la personnalisation du Pearl 3G étant soumise à la volonté des utilisateurs, elle est non imposée. Par contre, nous fournissons un logiciel qui permet de customiser l’écran d’accueil, mais en ayant dans la poche un instrument léger. Maintenant, effectivement, nous n’offrons pas des applications véritable- effectivement nous ne possédons pas sur BlackBerry des « encarts » type widgets ! Il faut quand même savoir que 85 % de notre clientèle est grand public, l’image de RIM s’est démocratisée et ce,même sans les gadgets que d’autres constructeurs offrent. ». Si la marque évolue dans le domaine de l’interactivité, ne risque-t-elle pas de gaspiller quelques possibilités, à trop mettre en avant les fonctions de bases inhérentes au BlackBerry ? D’autant plus que ce fournisseur semble s’appuyer très fortement sur le « bouche à oreille » pour façonner sa communication. Reste que BlackBerry s’est construit une notoriété grâce à une approche d’avant garde, qu’utilisaient et affichaient volontiers des utilisateurs professionnels ne renonçant pas à un petit brin d’attitude en pointe dans leur époque. C’est une arme qui peut rester très efficace en rayon. Et le sera d’autant plus si des formules avec opérateurs sont mises sur le marché, puisqu’elles auront alors forcément été façonnées pour une cible mieux définie. Parce que « grand public », certes, signifie « non professionnels », mais pour le reste, c’est plutôt vaste, non ? 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 30 M.G. SANS AVEC €/mois 19 90 . Net jusqu’à 100 Méga + Tel + TV HD (2) Pendant 4 mois puis 29€90/mois(1) Location du décodeur incluse. Hors Frais d’ouverture de service. Engagement 1 an. OFFRES SOUMISES À CONDITIONS RÉSERVÉES AUX NOUVEAUX CLIENTS PARTICULIERS. DISPONIBILITÉ SELON ZONES GÉOGRAPHIQUES ET ÉLIGIBILITÉ TECHNIQUE. ENGAGEMENT 1 AN. FRAIS D’OUVERTURE DE SERVICE DE 40€. FRAIS DE RÉSILIATION DE 40€. TARIFS TTC AU 03/05/10 HORS CONSOMMATIONS HORS FORFAIT. Les chaînes HD sont accessibles selon zones et bouquet souscrit, nécessitent un matériel compatible. (1) PROMOTION LE MOIS EN COURS INCLUS POUR TOUTE SOUSCRIPTION A NUMERIBOX JUSQU AU 04/07/2010 : le pack câble 3 services Numeribox est à 19€90/mois pendant 3 mois + mois en cours, puis 29€90/mois. (2) Jusqu’à 30 ou jusqu’à 100 Méga : débit théorique IP maximum en réception variable selon éligibilité technique, matériel souscrit et zones. Eligibilité sur eligibilite.numericable.fr. Le piratage nuit à la création artistique. Téléphonie fixe. Détail de l’offre, dont liste des chaînes disponibles en HD, sur numericable.fr. NUMERICABLE, SAS au capital de 1.367.522,44€ - RCS Meaux 379 229 529 - NC NUMERICABLE, SA au capital de 25.418.547,50€ - RCS Meaux 400 461 950 - 10, rue Albert Einstein 77420 Champs-surMarne. ESTVIDEOCOMMUNICATION S.A.S. au capital de 122 495 760€ - R.C.S. Strasbourg B 345 347 397 - 14, rue des Mercuriales 67450 Lampertheim. © Biosphoto. DVSM-BOX-A4.indd 1 1055 Prix d’un appel local depuis un fixe numericable.fr 12/05/10 15:27:28 L E F E U I L L E T O N D E L A 3D La 3D prend de nouvelles dimensions La bataille de la 3D commence. Bataille ? Oui, car contrairement à ce que l’on aurait pu croire au départ, la restitution du relief ne se fera peut-être pas sur un registre monocorde, mais plus probablement dans un contexte plus ou moins concurrentiel. Ce que certains déploreront, mais qui aura aussi le mérite d’attiser l’attention des consommateurs. C’est une vérité jamais démentie : quand un consommateur commence à soupeser ses préférences, notamment face à des systèmes en compétition, ou entre les modèles d’un équipement donné (ou plutôt vendu), il entre dans un processus de choix le plus souvent générateur d’une motivation d’achat. Au fil des semaines, nous avons vu se mettre en place des démonstrations dans de nombreux points de vente, et même dès la fin du mois de mai, des présentations de plusieurs marques dans quelques établissements. Premier constat : les chalands s’affirment intéressés. Mais parallèlement, et comme il fallait s’y attendre, les lunettes mises à la disposition du public ont vite été mises hors de portée des mains audacieuses. Dès lors, les visiteurs dans les rayons voient très souvent seulement des images troubles, et passent leur chemin. Il semble que pour des résultats plus rapides, il ne sera pas possible d’échapper à la conception de dispositifs spécifiques, laissant ces lunettes en place, et permettant au public de voir la 3D sans que ces accessoires n’aient à être pris en mains. Fin mai, il n’y avait pas que le MedPi susceptible d’attirer l’attention des spécialistes de l’écran. La convention de la SID (Society for Information Display) tenait au même moment son édition 2010 à Seattle, et a très logiquement provoqué une concentration d’avant-premières toutes aussi spectaculaires les unes que les autres. Parmi ces levers de voiles sur ce qui entrera tôt ou tard dans nos linéaires, il fallait remarquer une nouvelle version nettement améliorée des écrans LG 3D n’utilisant pas des lunettes actives, mais de simples optiques polarisantes. Cette formule, déjà connue (c’est celle qui est utilisée notamment dans les parcs d’attractions) permet de réduire les coûts des lunettes (il est même possible d’en glisser de très économiques sous forme de cadeau dans un simple magazine de télévision, dit-on) mais impose pour une même chaîne de TV une double diffusion, une 2D classique, et ILLEL CRÉE SON ESPACE 3D La distribution multiplie les initiatives aussi du côté des spécialistes pour la mise en place et la vente des produits 3D. Chez Illel (Excellence) on a non seulement créé l’espace, mais également créé l’événement autour du sujet. Sous l’œil attentif de Jean-Claude Illel (photo) en personne, une soirée a été organisée, avec un concours pour les chalands venus découvrir le relief (l’un d’eux est reparti avec un lecteur de Blu-ray). Ce moment était aussi un coup d’envoi pour les points de vente à l’enseigne Excellence, qui mettent en place des conditions de financement spécifiques, dédiées aux produits 3D. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 32 couleurs grâce à un sous-pixel additionnel jaune (voir notre article dans ce numéro). Ce sont des téléviseurs HD1080p, dont l’épaisseur ne dépasse pas 39 mm. 쐍 une sur une autre voie. Ce qui, pour certains, tomberait bien : « Justement, des canaux, nous en avons » affirmeraient quelques opérateurs connus de TV diffusant par diverses formules techniques. Ce qui, pour eux, permettrait peut-être d’envisager l’addition de formules avec un canal en plus, ou plusieurs... dédiés au relief. Autre présentation de LG : un écran de 84 pouces, en 3D, et en résolution de 3840 x 2160, soit quatre fois celle du HD1080p. Sans oublier un 47 pouces 3D tout simplement... sans lunettes ! 쐍 SONY CE : PREMIERS JEUX 3D POUR LA PS3 Voilà une collection qui ajoute une dimension inédite au jeu vidéo. Avant que ne se multiplient les annonces de l’E3, Sony a ouvert le bal début juin en dévoilant une collection où l’on retrouve WipEout HD, SuperStardust HD et PAIN, et une versions démo à un seul niveau de MotorStorm : Pacific Rift. En version 3D, ces titres seront accessibles par le PlayStation Store, téléchargeable pour moins de 30 euros, ou même gratuitement dans le cadre de des packages pour téléviseurs 3D Bravia. Il faut se rappeler que WipEout HD avait été lancé pour la PlayStation en 1995 : une déjà longue histoire. Voilà donc de quoi alimenter bien des démos dans les points de vente. Ce lancement s’est traduit par une opération technique délicate, qui a nécessité une interruption de près de 9 heures du Play. 쐍 PREMIÈRE : UN SPOT TV POUR ET EN 3D Le nouveau spot TV de Sony pour sa gamme de téléviseurs LCD Bravia 3D met en scène le footballeur brésilien Kaká dans une publicité d’un genre historiquement unique : un tournage entièrement réalisé en 3D ! Se déclinant en deux versions, ce spot TV est destiné à une diffusion en 3D dans les cinémas, lors de la retransmission des 3 matchs SHARP S’ENGAGE DANS LE RELIEF La firme japonaise entre elle aussi dans la mouvance 3D en l’ajoutant à ses téléviseurs mettant en œuvre son procédé de restitution des images via quatre couleurs. Pas moins de 4 modèles, en 40, 46, 52 et 60 pouces ont été récemment dévoilés au Japon, et seront proposés initialement sur le marché domestique de l’industriel dès les prochaines semaines. Ce qui permet peut-être d’avoir une petite idée de ce que la marque pourrait dévoiler pour l’Europe, probablement à Berlin, lors de l’IFA 2010. Les téléviseurs évoqués sont des LCD rétro-éclairés par LED, et reprennent ce qui fait l’originalité actuelle de Sharp : la restitution des images avec non pas 3 mais 4 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 33 de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, organisés par Sony (demi-finales des 6 et 7 juillet, finale du 11 juillet) dans une trentaine de cinémas partout en France, et sur la chaîne TF1 3D, en ouverture des 5 matchs diffusés. Il est aussi diffusé en 2D sur TF1, lors des matchs de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 et depuis le 11 juin au jusqu’au 11 juillet 2010, sur Internet. 쐍 Vite ! Il faut , s’abonner à DVSM c’est la saison des économies ! Electronique grand public, Electronique embarquée, Micro informatique, Multimédia, Soho, Télécommunications, Loisirs interactifs, Logiciels, Services en ligne, Accessoires Enseignes, marchés, rayons, chiffres, dossiers spéciaux, enquêtes, reportages, interviews, nouveautés, produits, technologies Chaque mois dans DVSM, toute l’actualité des professionnels de la distribution S’abonner à DVSM, à La Lettre de DVSM, ou aux deux à la fois, c’est l’affaire d’un clic sur www.dvsm.fr Important : Vos abonnements peuvent être pris en compte dans le budget formation de votre entreprise, conformément aux dispositions résultant de la circulaire du Ministère du Travail n° 147, du 17/08/1989, relative à la formation professionnelle. Bulletin d’abonnement à « TOUT DVSM » DVSM le magazine et DVSM La Lettre A retrourner accompagné de votre règlement * à Retail Dynamik France - Service abonnements : BP 76 – 93270 – SEVRAN - France Je choisis de souscrire : 1 abonnement d'un an à TOUT DVSM, soit 24 n° de DVSM La Lettre (dont 4 gratuits) et 12 n° de DVSM le Magazine (dont 2 gratuits), soit 36 numéros en tout, au prix exceptionnel de 299 euros au lieu de 369 euros. 2 à 9 abonnements à TOUT DVSM, au prix exceptionnel de 259 euros l'abonnement seulement.* * 10 abonnements minimum à TOUT DVSM, au prix exceptionnel de 239 euros l'abonnement seulement.* * Nom : ............................................Prénom : ................................................................Fonction : ............................................. Société : ....................................................Adresse :.................................................................................................................. Code Postal : ..................................Ville : ..........................................................................Pays : ............................................. Date : ......................... Signature : (obligatoire). Nombre d'abonnements commandés : * Chèque ou avis de virement. ** Pour les abonnements multiples, merci d'indiquer les noms et adresses Conditions valables pour la France métropolitaine exclusivement. Autres destinations : nous consulter. SPÉCIAL IDEF 2010 L’IDEF EN PRATIQUE OÙ : Cannes, Palais des Festivals QUAND : 29 juin - 1er juillet 2010 Heures : Mardi 29 juin de 9 h à 19 h Mercredi 30 juin de 9 h à 20 h Jeudi 1er juillet de 9 h à 18 heures Course IDEF 5 Km (Jeu donne) : mardi 29 juin à 19 h 30 Soirée officielle : mardi 29 juin à 21 h, Plage privée de l’hôtel Martinez Directeur du salon : Soline Sommers Organisateur : Comexposium Site Internet : www.idefexpo.com Le jeu change de rythme ! L’IDEF est de retour.Le rendez-vous des professionnels du jeu vidéo et de ses distributeurs marque comme chaque année la transition entre deux saisons.L’édition 2010,la cinquième, s’ouvre sur un panorama où des perspectives porteuses jouent à cache-cache avec quelques angoisses. L’ambiance de la Croisette devrait contribuer à restaurer un climat qui ne mérite pas d’être morose. Les développements attendus dans les mois à venir pour les loisirs interactifs conjuguées à une réactivité pertinente du terrain devraient permettre à cet univers de poursuivre une aventure qui, en 10 ans, lui a déjà permis de multiplier par 5 son périmètre économique. va-t-il advenir du jeu vidéo et de son marché ? » Cette question sera sans doute une nouvelle fois au centre de quelques conversations, fin juin, sur la Croisette. Un peu « Q UE comme chaque année tel une sorte de filigrane révélatrice d’un syndrome de doute difficile à comprendre. Exploitant des plates-formes (consoles, ordinateurs et plus si nouvelles affinités numériques...) qui n’ont cessé de se succéder en se métamorphosant techniquement, au fil des années, le ludique sur écran considère toujours être une discipline jeune et revendique ce statut qui, usuellement, Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 35 donne un droit à l’erreur. C’est comme ça depuis une trentaine d’années.Trois décennies qui, par leur réalité, émoussent sans doute quelque peu cette jeunesse proclamée par cet univers, tout en en démon- 왘왘 SPÉCIAL IDEF 2010 trant la très solide aptitude à survivre. Après tout, de la vidéo 8 mm aux pagers (Tatoo, ça vous parle ?), des baladeurs analogiques aux magnétoscopes de salon, toutes les innovations produites par l’électronique ne peuvent afficher une aussi belle longévité. Certes, si ces équipements ont disparu, d’autres sont venus les remplacer, assumant des fonctions de même nature mais d’une manière presque toujours plus performante. sillage des ruptures technologiques les plus récentes, s’il les accompagne ou même s’il les stimule, cet univers conserve toutes ses chances non seulement de se maintenir, mais aussi d’alimenter un courant d’affaires porteur et significatif pour les enseignes qui parviennent à le traiter d’une manière pertinente. Ce n’est pas parce qu’une saison ou deux seraient en repli qu’il faut se meurtrir le moral en se demandant si le jeu vidéo Exactement comme pour le jeu sur écran. Lequel est sans le moindre doute tout aussi solidement enraciné dans les habitudes d’une population qui n’a cessé de l’élargir. S’il se modernise, s’il se place dans le va mourir, au risque de passer pour des professionnels atteints d’une sensiblerie débordante aux yeux de bien d’autres industries. Oui mais... Le jeu sera ce que le terrain en fera En effet, il en va du jeu vidéo comme de toutes les activités commerciales : c’est tout de même au stade de la rencontre entre les produits et le public que tout se... joue. Et Jean-Claude Larue, délégué général du SELL Offensives et contre-attaques Alors que l’IDEF 2010 se prépare, Jean-Claude Larue a bien voulu répondre aux questions de DVSM,sur le marché,l’événement,et un sujet qui pourrait perturber la vie des loisirs interactifs : la perspective de redevances « à la française ». Au fil des saisons, le rendez-vous cannois voulu par les professionnels s’étoffe. Entre 7 et 800 acheteurs, 3 000 visiteurs attendus, c’est surtout le côté international qui devient impressionnant, l’événement s’affirmant de plus en plus comme le point de rencontre de l’Europe du Sud pour les loisirs interactifs. DVSM : Dans quelques jours, l’IDEF ouvrira sa session 2010, à Cannes. D’emblée et d’une manière globale, quel peut-être le bilan de cette période 2009-2010 pour le jeu vidéo, selon le point de vue du SELL ? Jean-Claude Larue : Nous sommes au milieu d’un des cycles qui caractérisent notre marché. Le début d’année a été en recul, comme nous nous y attendions. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ! Ce que nous observons est comparable à ce que nous avons connu lors du cycle précédent. Et puis notre industrie faisait 600 millions d’euros de chiffre d’affaires il y a 10 ans, nous en sommes à 3 milliards ! Et, comme vous le savez, nous aurons de belles innovations à la fin de cette année qui vont avoir un impact très positif sur le business. leur accueil. Nous allons le faire. Et puis évidemment nous sommes à Cannes, sur la Croisette. Le sérieux n’empêche pas de faire la fête ! Ce sera le cas le 1er jour du salon sur la plage du Martinez. Et bien sûr, nous organisons aussi notre course de charité « Jeu donne », qui devient cette année « IDEF 5 KM », puisqu’elle devient elle aussi internationale.Vous le voyez, nous allons travailler mais aussi nous amuser. C’est un peu notre industrie, non ? DVSM : En 2009, à part la crise économique qui plombait l’ambiance dans tous les métiers, l’un des spectres dont tout le monde parlait à l’IDEF était la dématérialisation. Est-ce encore la préoccupation en 2010 ? Ne voit-on pas aussi poindre la génération des produits mobiles évolués (smartphones, tablettes) s’approcher du créneau des consoles ? JCL : La dématérialisation, c’est une évidence. Nous travaillons tous sur ce sujet : éditeurs et distributeurs. Nous sommes bien décidés à ne pas commettre les erreurs de la musique dans ce domaine ! Nos consoles sont toutes connectées et chaque acteur du marché doit pouvoir y trouver sa valeur ajoutée. DVSM : L’IDEF en est à sa cinquième édition. Quelles sont les évolutions de ce rendez-vous professionnel ?Y aura-t-il des innovations dans son déroulement ? Quels en seront les moments forts ? JCL : Nous continuons le développement international. Cette année l’Espagne sera vraiment présente. Plus de 3 000 visiteurs professionnels venant de toute l’Europe du Sud seront présents à Cannes. L’IDEF est une rencontre d’affaires. Ce qui compte, c’est la qualité des rendez vous. Tous les acheteurs seront présents et nous devons encore améliorer la qualité de Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 36 peut-être même se joue d’abord, faudrait-il préciser. En examinant ce domaine avec attention, un observateur novice ne serait-il pas tenté de considérer que quelques points de vente semblent avoir définitivement articulé leur méthode comme si leur seul rôle se limitait à celui d’un relais ? Et ainsi, d’attendre les nouveautés annoncées et promues par les fournisseurs, se « contentant » - certes avec force dynamisme, marketing, merchandising et autres actions d’ampleur - de servir les files de clients venus pour se les procurer dès la première heure du « day one ». Or, le jeu vidéo - et plus largement, la notion de loisirs interactifs indissociable des concepts numériques d’aujourd’hui - est en train de prendre de l’ampleur. Une affirmation qui ne devrait pas sembler insolite aux professionnels, même s’ils restent interdits face à des chiffres DVSM : Un autre thème est également devenu plus chaud que jamais : les ambitions de la Commission « Hadas Lebel » en matière de redevances. Où en est-on ? Quelle est la position du SELL sur ce point ? JCL : Eh oui, cette commission veut nous taxer ! Et sans nous en informer, dans notre dos, de manière souterraine et opaque, sans étude d’impact ! Cela conduirait à une hausse de 20 à 25 % du prix des consoles munies d’un disque dur. Comme ces personnes ne comprennent rien à la technologie - leur échec patent sur les nouveaux médias l’a largement démontré - nous serions taxés sur la base du Gigaoctet. Notre PS3, par exemple, avait une capacité de 40 Go au lancement qui est aujourd’hui de 250 Go et sera de 500 Go dans 2 ans ! Vous imaginez les dégâts... Nous avons alerté les pouvoirs publics au plus haut niveau et si nous ne sommes pas entendus nous avons préparé avec TBWA une grande campagne de mobilisation de nos consommateurs. Ce projet injuste et destructeur doit être combattu. Il le sera ! Le succès du jeu vidéo auprès du grand public n’est pas dû au hasard mais correspond à un puissant mouvement de fond de nos sociétés, lié à la révolution numérique. Vouloir taxer ces nouveaux usages et comportements, c’est prendre le risque de créer un profond malentendu avec l’opinion et notamment la jeunesse. DVSM :Alors que l’exposition va bientôt ouvrir ses portes, quel message le SELL serait-il tenté d’adresser à la distribution, qui constitue toujours et sans doute pour longtemps encore le point de rencontre entre tout cet univers « amont » du loisir interactif et les consommateurs ? JCL : Contrairement à d’autres, nous avons prouvé à la distribution de longue date que notre industrie était capable d’innover et d’être un relais de croissance important. Les innovations en cours nous donnent confiance sur le fait que cette capacité n’est pas entamée. Jamais, demain comme hier, nous nous reposerons sur les succès du moment. Nous continuerons à innover pour le bonheur de nos consommateurs, mais aussi pour nos partenaires de la distribution. 쐍 La « Paris Games Week » est née Les professionnels du jeu construisent leur vitrine grand public. La première Paris Games Week se tiendra dès l’automne 2010. Ce n’est qu’une confirmation. Nous savions que le SELL se préparait à mettre sur pied un salon grand public dédié au jeu vidéo et aux loisirs interactifs. Ce nouveau rendez-vous est prévu du 27 au 31 octobre dans le hall 1 de la Porte de Versailles. Cette initiative répond à l’attente exprimée de longue date par les professionnels, et Jean-Claude Larue, répondant aux questions du site de l’AFJV, la justifie en évoquant le statut de la France, premier marché d’Europe pour le jeu, avec 25 millions de clients réguliers. Un salon qui ne marche pas sur le territoire de l’IDEF, rendez-vous professionnel qui se sculpte année après année une stature internationale. Pour ce salon de la fin octobre, il semble opportun de prévoir un impact fort. Le SELL, propriétaire (comme pour l’IDEF) de la manifestation, table sur au moins 100 000 visiteurs, et ne ménagera pas les efforts pour que l’événement soit à la hauteur de ce que représente Paris en Europe. Un budget de communication de 2 millions d’euros, un partenariat avec une « grande » radio, des vedettes sur place avec une animation puissante. Côté clientèle, l’initiative a aussi des côtés particulièrement séducteurs, avec l’accent mis sur le ciblage non seulement des jeunes, mais aussi des parents, avec notamment une animation intitulée « Les parents aux manettes » (qui aurait aussi pu s’appeler « les manettes aux parents »). Toujours sur le site de l’AFJV, Jean-Claude Larue ajoute que « tous les membres du SELL sans exception soutiennent le Paris Games Week, les trois constructeurs et l’ensemble des éditeurs ». Bien entendu, DVSM ne manquera pas de suivre l’actualité de ce moment fort.쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 37 Saturn Ivry : le plus grand point de vente du pays dans cette spécialité, ouvert au printemps 2008, nous sommes en pleine actualité. Virgin : pour l’inauguration du mégastore des Champs Elysées à Paris, Arnaud Lagardère et Richard Branson, deux des personnalités saisies lors des reportages de DVSM et à revoir dans la galerie. Gitem Blois : dans une belle implantation, un magasin à l’époque tout neuf, qui apparaît déjà comme d’une autre époque. Dates repères et explications en ligne, bien entendu. Boulanger Montauban : première journée d’exploitation, avec l’une des premières silhouettes bleues adoptée par l’enseigne durant une époque. Darty Sainte Geneviève des Bois : la toute première du nouveau concept de l’enseigne, à J-1, avant l’ouverture. FNAC Les Halles, à Paris : une très belle surface, à l’heure où elle vient d’être rénovée. Surcouf Saint Lazare : le surspécialiste de la micro et du multimédia s’offre une belle implantation, avec quelques facettes intéressantes côté architecture et décoration. Eldorauto Paris : rêve éphémère, 10 000 mètres carrés ouverts et vite refermés, pour cause de concept trop grandiose, ou d’opération immobilière encore plus lucrative en vue pour l’exploitant. Sans cesse, le terrain évolue. Des points de vente ouvrent, d’autres se transforment. Certains en finissent définitivement avec leur aventure au contact avec la clientèle. vous propose de visiter des dizaines d’implantations, avec des images plein écran, d’hier et d’aujourd’hui. Pas sous forme de vignettes, mais d’images qui sont presque toutes à voir en plein écran. Et régulièrement, la collection s’enrichit, non seulement avec les reportages sur les ouvertures les plus récentes, mais aussi grâce à la mise en ligne régulière et commentée de nouvelles ressources d’une base d’archives visuelles unique, exclusivement consacrée à l’électronique de loisirs, au multimédia, et à leur distribution. Il y a des nouveaux points de vente à visiter sur 왘왘 SPÉCIAL IDEF 2010 traduisant des croissances. La faute à qui ? Aux cycles des consoles bien connu, c’est sûr. Mais peut-être aussi à ce que voit (ou ne voit pas) le public dans ses promenades au gré des galeries marchandes. Sur le terrain, les loisirs interactifs, affichent-ils toujours une progression réellement perceptible dans leur capacité promotionnelle ou émotionnelle envers les chalands, à la hauteur de ce que ces derniers perçoivent du reste de notre environnement numérique ? N’observe-t-on pas de ci de là une absence de com- bat pour aller chercher des consommateurs n’ayant pas pour le moment la tentation de venir se promener dans les magasins ou les rayons dédiés au ludique interactif ? Mais au fait, pourquoi de telles questions ? Serions-nous soudainement pris d’une envie de contester les performances de la distribution ? Certainement pas, d’autant que comme le savent bien des professionnels, il y a dans l’Hexagone des enseignes si performantes qu’elles permettent à notre marché d’afficher des scores supérieurs à Terrain et jeu vidéo :à chacun ses défis et ses contraintes Les spécialistes sont minoritaires, la surface devient décisive Comme c’est le cas pour de nombreux autres domaines, la majorité numérique des 5 000 établissements (environ) où le chaland peut physiquement trouver et acheter des produits de l’univers ludique interactif est composée de points de vente non spécialisés, des généralistes ou des multispécialisés. Avec par chaque créneau des préoccupations stratégiques différentes. Les spécialistes (environ 800, dont deux acteurs majeurs, Micromania, Game et quelques autres), ne vivent pour et surtout que par le jeu. Ils doivent générer une croissance profitable grâce aux produits sur lesquels ils se concentrent, et à défaut par un élargissement de leur cible, sans doute désormais en s’appuyant sur des axes novateurs, dominés par les équipements connectés. Pour les établissement nonspécialistes, auxquels sont proposées des lignes de produits de plus en plus nombreuses, tout l’art consiste en revanche à faire en sorte que chaque ligne apporte son potentiel (trafic, chiffre, profitabilité) sans alourdir déraisonnablement les structures. Au sein du camp des GSM (environ 1 200 etablissements), certains acteurs, comme Saturn, Boulanger ou quelques FNAC, ont déployé des offres larges, diversifiées, et propablement pertinentes. D’autres, peut-être en raison d’une surface moyenne de leur points de vente n’autorisant pas une mise en place significative et profitable, préfèrent s’abstenir. Les hypermarchés (plus de 1 200 également) restent bien dans la course, à condition de voir un domaine du ludique actif, générateur d’actes pré-vendus, et susceptible de leur apporter du support pour des actions nerveuses. De nombreux supermarchés (plus de 10 000 en France) proposent aussi des offres limitées mais pointues, sur une sélection de soft et d’accessoires. Les spécialistes en électronique de loisirs sont en revanche très peu performants. Question : les circuits de téléphonie mobile pourraient-ils s’inviter à la fête ? Smartphones et tablettes, sans parler de certaines consoles portables devenant communicantes pourraient faire évoluer les choses...쐍 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 39 SPÉCIAL IDEF 2010 ceux de certains de nos voisins, en dépit de populations supérieures à la nôtre. Il n’en est pas moins vrai que face à de beaux rayons, remplis d’accessoires et de softs, dont seulement deux ou trois sont en démonstration, s’interroger devient légitime. Quand on songe à quelques smartphones célèbres qui ont su générer des utilisations multiples, et que l’on s’aperçoit que bien peu de produits sont proposés dans ce même rayon jeu, histoire de tenter de s’octroyer un regard (et quelques euros) de l’un des chalands qui en sont équipés (alors que même certains jardineries ont réussi à prendre un soupçon de ce courant porteur), ce qui vient à l’esprit oscille entre routine risquée et gaspillage de possibilités. Dans les allées de l’IDEF 2010, le spectre de la dématé- aussi à vendre des produits totalement physiques, indématérialisables. Alors, il y a les souvenirs tout frais de l’E3, les échanges philosophiques, les stratégies de haut vol. Et le concret. Portet-sur-Garonne, Plan-de-Campagne, la Part Dieu, Val d’Europe, ce n’est pas Los Angeles. Le ludique, qui ne rechigne pas sur quelque parallèle avec le 7e art, peut mémoriser cette remarque faite par un responsable de complexe cinéma : « oui, il nous faut des films excellents, et si possible bénéficiant d’une bonne promo. Mais pour avoir des spectateurs, il nous faut aussi un parking, des toilettes bien tenues, et un cadre qui donne envie de s’y plonger ». Le terrain a certainement, à la rialisation sera sans doute de retour. Celle-ci va bel et bien se concrétiser. Sur le soft uniquement, et dans ce sens, la révolution n’affecte pas davantage le monde du jeu que celui de la musique, de la vidéo, du septième art ou de l’édition papier d’ici peu. Et bien sûr, pas sur toute la diffusion du soft. (D’autant que rien interdit à des circuits de distribution de se mêler au... jeu de cette dématérialisation). une théorie depuis longtemps vérifiée, « dans la distribution, l’essentiel, c’est d’avoir des clients. Des fournisseurs, on en trouve toujours ». Un monde plein de promesses Restent des réalités qui frappent les esprits, même les plus sereins. Outre-Atlantique, ventes de consoles et de jeux viennent en avril de se replier de 26 % par rapport aux scores d’il y a un an, et à une recette de « seulement » 766 millions de dollars(1). On n’avait pas vu cela depuis dix ans.Dans le détail,les ventes de consoles ont chuté de 37 % tandis que celles des jeux se sont émoussées de 22 %. La plupart des machines en pré- DE L’E3 À LA GALERIE MARCHANDE Inutile de revenir en détail sur ce qui a été dévoilé à l’E3, il y a moins de 3 semaines. Comme on s’y attendait, les trois fabricants de consoles ont propulsé sous les lueurs des projecteurs des innovations : Kinects (ex-Natal) chez Microsoft, une DS ouverte à la 3D chez Nintendo, la 3DS (amis avec un seul écran 3D, car le tactile en relief pourrait poser quelques problèmes, et Move chez Sony. Pas mal d’annonces soft aussi, avec le sens de l’actualité pour beaucoup, comme Ubisoft qui va du Lapin crétin à Michael Jackson. L’E3 de 2010 a réuni environ 300 exposants et accueilli 45 600 visiteurs. 쐍 Prise de pouvoir possible à chaque instant D’ailleurs, qui pourrait douter du fait qu’il y aura encore des contenus culturels à vendre dans des magasins durant des années ? Mieux : à la différence du libraire, le point de vente de loisirs interactifs a veille d’entrer dans la seconde décennie du siècle, la possibilité d’optimiser un travail fructueux s’appuyant sur un fait incontournable : l’électronique numérique s’insère plus que jamais dans tous les moments de la vie quotidienne.Les consoles de jeu les plus modernes participent d’ailleurs à cette révolution technique. L’heure est sans doute venue pour des initiatives plus ambitieuses, des évolutions dans les concepts, les tailles, les images, les mixproduits, bref, toute la panoplie des ingrédients susceptibles de nourrir l’attractivité, élaborés en pensant prioritairement à la clientèle. Selon Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 40 sence commencent à devenir anciennes. Les consommateurs font pour le soft volontiers honneur au marché de l’occasion. Face à cette baisse historique et épisodique, les spécialistes estiment que le salut viendra d’abord du renouvellement de ces consoles, notamment du côté de Microsoft (avec Kinect, ex-Natal) et de Nintendo (avec la 3DS) ou encore, de l’impact de la nouvelle manette sans fil « Move » Sony et de la PS3, laquelle est de surcroît en pleine concordance de phase avec les lames de fond de la HD et de la 3D. Ces observateurs comptent également fortement sur les jeux sur 왘왘 SPÉCIAL IDEF 2010 mobiles qui, succès des smartphones oblige, sont en plein essor. Un segment qui pourrait bondir cette année de près de 20 % pour s’approcher de la barre des 5 milliards de dollars, en marche vers près de 12 milliards de dollars, CA pronostiqué pour 2014 (2). Certes, les analystes remarquent que si 7,5 applications sur10 téléchargées sont ludiques, seules, 3 à 4 applications ludiques sur 10 « downloadées » sont payantes. Mais cela entre dans la mouvance des applis pour smartphones, webphones et bientôt tablettes. 2009 a donc été une année difficile pour le secteur traditionnel du jeu vidéo. Principalement touchées, les consoles portables ont ainsi vu leurs ventes reculer tant en volumes (- 6,7 %, soit moins de 40 millions de pièces) qu’en valeur (-16 %, à 4,2 milliards d’euros). Si les consoles de salon ont mieux résisté que les consoles portables (+ 0,9 %, à 49,9 millions d’unités), leur chiffre d’affaires a cependant reculé de presque 3 %, à 10,5 milliards d’euros, suite aux baisses de prix dont chacun se souvient. Pour 2010, l’Idate envisage un recul de près de 20 % du chiffre d’affaires des deux types d’équipements. Du côté des jeux, si ceux destinés aux consoles portables devraient vivre assez bien cette période (+12,4 % attendus en 2010), la tendance est négative pour ceux destinés aux consoles de salon (-3,7 % anticipés). Les constructeurs n’ont cependant pas rangé leur optimisme au placard, estimant comme déjà évoqué que le marché subit l’effet de cycle, et non de la crise. L’histoire du jeu se résume à une suite de bonds successifs. Cette année est comparable à ce que l’on a connu au milieu des années 90, puis au confluent des deux Royaume-Uni et l’Allemagne en termes de chiffre d’affaires et de population de joueurs. Une somme qui reste bien loin des 25,3 milliards de dollars dépensés par les joueurs américains, estimés, eux, au nombre de 183 millions, et encore en dessous des 3,7 milliards de livres sterlings dépensées par les 31 millions de gamers britanniques. Chaque client pour ses jeux sur écran abandonne annuellement 140 euros de sa tirelire, nos cousins d’outre-Rhin se limitant à pratiquement un tiers en moins. La comparaison avec les millénaires, ou encore il y a 5 ans environ. D’ailleurs, une récente analyse signé TNS confirme cette hypothèse, puisque ce que les consommateurs français dépensent pour les jeux vidéo ( produits neufs, d’occasion ou en téléchargés ) des sommes toujours conséquentes. En 2009, 3,56 milliards d’euros auraient ainsi été consacrés aux jeux par les joueurs de l’Hexagone, une population estimée à un peu plus de 25 millions de personnes. C’est le troisième marché européen derrière le US est plus « coton ». Une moyenne de 138 dollars annuels par joueur est relevée, mais dans des standards de consommation qui sont différents des nôtres, et qui plus est, dans un équilibre entre billet vert et monnaie européenne qui tend à donner le mal de mer. Reste que le jeu est là. Omniprésent, il ne lui suffit pour prospérer que de se retrouver pris en charge par des acteurs ayant la foi et un dynamisme que l’IDEF qui ouvre ses portes ne peut que stimuler. 쐍 (1) NPD ; (2) Gartner IDEF 2010 - Exposants (français uniquement) EXPOSANTS ACCESSOIRES WARE GAME ACTIVISION BLIZZARD France AVANQUEST SOFTWARE BETHESDA BIGBEN INTERACTIVE France BLUE LABEL DISTRIBUTION France CAPCOM ENTERTAINMENT FRANCE CEDEMO CODEMASTERS DEA FACTORY DIGITAL BROS DISNEY INTERACTIVE STUDIOS E-CONCEPT ELECTRONIC ARTS FRANCE FOCUS HOME INTERACTIVE HAMA INNELEC MULTIMEDIA KASPERSKY KOCH MEDIA France KONAMI DIGITAL ENTERTAINMENT MAD CATZ FRANCE MICROSOFT FRANCE NAMCO BANDAI PARTNERS France NEMOPOLIS NINTENDO France NOBILIS France PROXIMA PLUS SEGA FRANCE SONY BENELUX SONY France SQUARE ENIX SUPREME FACTORY TAKE TWO INTERACTIVE FRANCE THQ FRANCE TRADEWEST GAMES UBISOFT France VIDEOJET WT&T LIEU OZOIR LA FERRIERE LEVALLLOIS-PERRET LA GARENNE COLOMBES PARIS LESQUIN PARIS ST GERMAIN EN LAYE MONACO PARIS GOMETZ LE CHATEL FRANCHEVILLE MARNE LA VALLEE 4 BARBY LYON 09 PANTIN POINCY PANTIN RUEIL MALMAISON PARIS PARIS PARIS COURTABOEUF LYON 09 BOULOGNE BILLANOURT CERGY PONTOISE DARDILLY COLOMIERS PARIS PARIS PARIS LEVALLLOIS-PERRET CHATEAUNEUF DE GADAGNE PALAISEAU PARIS PARIS PARIS PARIS PANTIN Selon liste communiquée par l’IDEF lors de notre mise sous presse. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 42 CONTACT 01 60 02 00 00 01 76 76 32 00 01 56 76 58 36 01 44 10 40 35 03 20 90 72 00 01 42 88 00 60 01 30 61 86 63 00 377 97 98 41 60 01 76 74 72 50 01 60 12 13 68 04 56 38 45 20 01 64 17 50 00 04 79 69 53 20 04 26 23 20 00 01 48 10 59 69 01 60 32 50 00 01 48 10 55 55 08 25 88 86 12 01 56 58 51 10 01 42 44 12 40 06 86 54 57 21 08 25 82 78 29 04 37 64 37 29 01 46 99 07 76 01 34 35 46 84 04 37 49 79 79 05 61 78 93 70 01 55 65 11 87 01 44 40 71 83 01 44 40 70 97 01 41 06 88 00 04 32 75 05 00 01 64 53 28 00 01 45 23 99 80 01 44 50 55 09 01 48 18 56 91 01 42 89 56 54 01 48 10 68 12 L’ I N V I T É Christophe Chancenest,Samsung Photo : Valeur et identité Samsung n’a jamais fait mystère de ses ambitions sur le créneau de la photo numérique. Avec méthode, la firme développe ses gammes et optimise sa présence sur le terrain. Le point avec Christophe Chancenest, patron du marketing pour ce département dédié à l’image de Samsung en France. Bien des observateurs surveillent Samsung sur le registre de la nouvelle image.Ayant conquis les positions de leader que chacun connaît sur des lignes aussi stratégiques que le téléviseur ou la téléphonie mobile, la montée en puissance du groupe dans les APN et les caméscopes est considérée comme inéluctable depuis déjà longtemps. Ses compétiteurs ont d’ailleurs eu une sorte de sursis, la fusion entre Samsung Electronics et Samsung Optical ayant pris un peu plus de temps que souhaité, et peut-être différé des offensives musclées. Mais aujourd’hui, il est clair que nous ne sommes à l’heure de la montée en puissance. « Notre marque progresse fortement, confirme Christophe Chancenest. Il y a un an, nous étions 7e sur le créneau des compacts, nous sommes n°2 en volume, et n°3 ou 4 en valeur, sur les derniers mois. Nous en sommes à un peu plus de 11 % de parts de marché, toujours sur les compacts ». Cependant, depuis quelques mois, des initiatives fortes ont marqué le cheminement de l’entreprise. Comme le lancement du double écran « qui répond à une attente de la clientèle, que Samsung avait décryp- tée au moyen d’enquêtes auprès des consommateurs. C’est un concept qui n’a rien d’un gadget, et qui continue à se vendre fort bien ». Avec un modèle très accessible à environ 150 euros et un très complet vers 200 euros, dans une gamme qui devrait s’enrichir prochainement, Samsung tient une bonne piste tout en démontrant aussi un volet essentiel de sa stratégie :développer la valeur.« Pour être leader, il faut vendre des produits plus Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 44 chers que la moyenne » insiste Christophe Chancenest, ajoutant que cela ne peut se faire qu’en investissant sur de l’innovation. C’est d’ailleurs une recette qui a été couronnée de succès dans les autres domaines, le groupe coréen ayant vigoureusement investi sur des produits innovants de haut de gamme, lui permettant de conquérir des positions de leader aussi bien en quantités qu’en valeur. Plus récent, le lancement de l’hybride NX10 est tout autant symbolique de cette démarche. « C’était le premier à utiliser un capteur APS-C. Cela nous permet d’avoir une surface de capture 50 % plus grande qu’en micro 4/3 ». Capteur que la firme a développé en remodelant le concept des microsites, afin de capter encore plus de lumière. « C’est en partie grâce à cela que nous avons obtenu d’excellents résultats dans des tests effectués par la presse » ajoute Christophe Chancenest, qui revendique 15 % de parts de marché en volume dans ce créneau des hybrides. Une famille de produits dans laquelle Samsung voit un concept qui non seulement devrait à terme condamner celui du bridge, et même « se bridges - hybrides - reflex » n’est qu’une situation transitoire. « Les marques historiques de la photo développeront tôt ou tard des hybrides, pour ma part, je pense que cela viendra assez rapidement ». Christophe Chancenest nous présente le dispositif de PLV active dédiée au NX 10. substituer aux reflex d’entrée et de milieu de gamme. Nous avons enquêté auprès de 2 000 personnes équipées de NX10, à travers le monde, et nous nous sommes aperçus que le taux de conversion reflex-hybride était bien supérieur à ce que nous attendions. 45 % sont des amateurs ayant totalement abandonné leur reflex une fois leur hybride acquis ». S’il est persuadé que les amateurs très avertis et les professionnels continueront à faire usage des reflex de haut de gamme, Christophe Chancenest est en revanche convaincu que les avantages tels que la légèreté et l’encombrement l’emporteront. « D’autant que ces appareils sont encore récents et vont bénéficier de nombreux progrès techniques. En plus, l’écran permet non seulement de voir l’intégralité de l’image, mais aussi de faire les réglages en voyant les résultats, et même d’apprendre ». Dans cette évolution, la hiérarchie « compacts - Vers une identité photo légitime et reconnue A ce stade et en ce début d’été, les rendez-vous de la rentrée sont déjà dans les esprits. Avant d’en arriver à la découverte des gammes qui seront dévoilées à l’IFA et à la Photokina, et en démonstration au Salon de la Photo, le moment est opportun pour remettre l’accent sur les aspects plus commerciaux de la stratégie de la marque. « Nous voulons insister sur l’innovation. C’est le moteur de la valeur que nous cherchons à optimiser en permanence » explique en substance Christophe Chancenest, « et nous insistons aussi beaucoup sur la qualité technique. La marque a fait de gros progrès dans ce sens. Nous avons des produits qui réellement tiennent la route ». Une double préoccupation indispensable pour la marque qui est passée « d’un mode suiveur à un mode innovateur ».A titre d’exemple dans cette démarche, Christophe Chancenest évoque le processeur Dream 3, un composant maison, qui permet un traitement de l’image de très haute qualité. « Nous voulons aussi affirmer notre identité dans le domaine de la photo » insiste surtout le patron du marketing, qui ne prend aucun détour pour affirmer que Samsung, qui a une excellente image en électronique, est encore en déficit de reconnaissance notamment auprès du public des amateurs photo. « Nous allons nous attacher à développer cette identité de marque, ce qui demande un peu de temps, de l’innovation, et beaucoup d’investissements ». Derrière cette stratégie, se dessine le souci de bien figurer dans tous les créneaux du terrain. « Nous étions initialement présents en grandes surfaces, et l’année dernière, nous avons aussi pris de bonnes positions dans les rayons des GMS ». C’est le circuit des spécialistes photo qui est désormais dans l’axe stratégique. « Un réseau qui est exigeant, et demande d’être bien suivi, qui attend que l’on s’occupe bien des points de vente ». Dans ce sens, la marque a d’ailleurs opté pour des opérations commerciales nombreuses, tout en utilisant pour sa communication des médias un peu différents. « Nous avons fait de l’affichage, des campagnes radio, ou encore mis en circulation des flottes de Smart pelliculées circulant dans les rues ». S’il fallait ne retenir qu’un seul enseignement de ces messages, cela serait certainement que la « machine Samsung » est désormais en marche et avec toute sa puissance en direction de l’univers de la nouvelle image. 쐍 LES CAMÉSCOPES AUSSI DANS LES OBJECTIFS Sur le front des caméscopes, Samsung poursuit des objectifs du même tonneau que pour l’APN. Et en attendant du nouveau, notamment à travers « un concept qui va donner un coup de pied aux codes de ce segment sur le plan du design » la marque avance sur la HD. « Sa part se renforce de jour en jour, et elle a déjà atteint 50 % en valeur. Nous avons en 2010 une offre de 9 produits, contre seulement 4 en 2009. Et nous allons même avoir un Full HD 1080p en 50p, un vrai produit expert » annonce Christophe Chancenest qui ajoute que Samsung « va capitaliser sur les nouveaux usages, comme le partage. C’est une bonne opportunité envers la clientèle jeune, qui connaît bien la marque grâce à la téléphonie ». Dans ce domaine aussi, le souci de l’identité de marque est pris en compte. Alors que pour la première fois au monde, est lancé un caméscope Wi-Fi et DLNA (le S-15 arrivé en juin), et qu’entrent dans le tourbillon technologique les modèles à SSD, une campagne de communication a été lancée, la première depuis deux ans, parallèle- ment à un partenariat avec l’équipe de rugby du Racing Metro, afin de faire coïncider des valeurs de mouvements, de solidité, de facilité d’emploi. Silence, ça tourne ! 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 45 L A V I E D E S R AY O N S Incroyable mais vu ! Il nous arrive, au gré de nos promenades quasi quotidiennes sur le terrain et aux six coins de l’Hexagone, de surprendre du regard des détails, des scènes, des décors qui rappellent que dans un point de vente, il y a bien souvent de petites et grandes choses à améliorer. Cela s’appelle la rigueur, non pas celle de l’économie, mais un façon de conduire son travail. En gros, on s’y intéresse ou on s’en fiche pas mal... Entre de petites défaillances sympathiques, et des énormités inacceptables, cette courte sélection nous impose quand même cette simple question : y-a-t-il, dans les établissements où ont été saisies ces anomalies, des directeurs de magasins présents, qui passent de temps à autres (au moins une fois par jour) dans leurs rayons pour surveiller avec une véritable préoccupation de manager attentif au moindre détail ce qui s’y passe ? Les équipes dans les rayons ont-elles le soupçon de conscience professionnelle qui aurait dû les conduire à corriger ces imperfections ? Détail important : tous ces clichés concernent des défauts que nous avons vus subsister au moins plusieurs semaines... Sourire de tout cela n’est peut-être pas la meilleure réaction... SOLUTIONS GAIN DE PLACE Qui a dit qu’il fallait de grandes surfaces pour présenter correctement des équipements d’une certaine valeur ? L’agitateur n’a sans doute pas agité grand-chose pour coincer dans un si petit espace sa collection de projecteurs vidéo. Evidemment, il n’y a pas de démonstration possible. Mais revers de la médaille : en cas de vente, c’est bon pour le CA au centimètre carré... 쐍 AVANT, C’ÉTAIT MIEUX ! C’est presque ce que l’on pourrait déduire de cette belle explication, que nous avons bien vue en 2010, et non il y a 10 ans, comme pourrait le laisser croire cette argumentation en faveur des rétroprojecteurs. Songez qu’on peut choisir entre 4/3 et 16/9 pour l’image, que le lecteur DVD est intégré, et que le balayage va jusqu’au 100 Hz. Quand songe-t-on à « balayer » dans les ILV, dans ce grand magasin du centre de notre hexagone ? Rétro, ça, c’est sûr ! 쐍 LA NATURE A HORREUR DU VIDE Une autre couleur ? Facile, vu la transparence de ce modèle visiblement, ou plutôt invisiblement, parti ailleurs et non remplacé, il ne sera pas bien difficile d’espérer d’autres nuances. Rupture de stock, matériel dérobé, allez savoir. Bien des explications peuvent être à la source d’un trou dans un rayon. C’est le quotidien, et laisser vide ce petit espace montre que la rigueur déjà évoquée n’est pas omniprésente dans ce rayon de caméscopes. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 2 EN 3D, LA NON-DÉMO, C’EST MOINS MOTIVANT Désolé de faire participer l’agitateur une seconde fois à ce petit coup d’œil sur des détails qui ne sont certes pas des catastrophes, mais font quand même un peu désordre, et permettent à qui le souhaite de réfléchir à l’art et la manière de cultiver l’efficacité des rayons. La 3D s’installe doucement dans les décors d’enseignes, et ici, dans ce cas précis, on a bien fait les choses : deux écrans. Enfin, bien ou presque, car le premier, côté pile, est en stand by, le second imitant le premier.Après une trentaine de minutes passées dans ce rayon, personne n’est venu remédier à cette petite défaillance. Et d’ailleurs, personne n’est venu... tout court.Alors nous avons circulé, puisqu’il n’y avait rien à voir... 쐍 COMPRENNE QUI POURRA Difficile à comprendre comment un professionnel attentif peut laisser une ILV de cette nature dans un rayon. Et que dire de celui qui l’a mise en place ? C’est sans doute ce qui s’appelle vendre dans un concept décalé. Le nombre de mémoire de 4 x 52 watts est un argument motivant. Mais la sortie pré-ampli sous forme de façade détachable (il aurait d’ailleurs été plus élégant d’utiliser l’adjectif amovible, laissons aux teinturiers ce qui est détachable), est-ce bien ergonomique ? Quant à éclairer l’écran avec la télécommande, voilà qui n’est pas très pratique. 쐍 CA COLLERA COMME ÇA ! ALPHABET COMME SES PIEDS ? Il n’y a pas de petite économie ! Et puis, il y a un côté négligé très « fashion » dans l’élégant entourage en ruban adhésif rouge bien froissé de cet écran, très en vue, ce qui est normal pour une promo à la hauteur. C’est vrai, à y regarder de plus près, cet écran qui met en valeur (pourquoi souriez-vous ?) le titre Volt en promotion, semble avoir eu une vie fort agitée. Mais le cadre un peu fracassé, le plastique meurtri, avec le ruban, au moins, on les voit ! Sans doute que ce LCD était l’ultime restant dans la réserve. D’accord, cela s’appelle chipoter. Nous n’avons que des soucis de riches, chez DVSM… 쐍 D’accord, c’est lisible, mais cette ILV sur un « Raaflex numacrique » est à plus d’un titre susceptible de soulever une interrogation angoissante : comme plusieurs du même tonneau ornaient les rayons de ce point de vente de l’agitateur le plus connu du métier, par quel mécanisme de pensée le ou les responsables ont-ils pu prendre la décision d’utiliser quand-même ces étiquettes ? Il s’agit de la mauvaise interprétation d’un texte par une imprimante qui ne comprend pas l’ASCII, un petit pépin classique en informatique pourtant commode à régler. Heureusement, le prix est en chiffres arabes : on s’y retrouve. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 3 D U M E D P I A U B A C K T O S C H O O L MedPi 2010 : Indole Fin mai, la dernière édition en date du MedPi aura comme chaque année servi de transition d’où chaque acteur souhaiterait sortir au plus vite, et la perspective d’un « back-to-school » Le soleil est là. Insolent, et... insolant des épidermes qui ne s’attendaient peut-être pas à un rayonnement aussi radieux. Pourtant, le climat de la Côte d’Azur n’est pas une découverte. Chacun en connaît les effets. Il encourage une cerDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 48 nce studieuse entre deux saisons. Avec cette année en toile de fond une période difficile et d’une fin d’année dont les promesses s’avèrent féériques. taine décontraction, impose de contempler le quotidien laborieux avec un peu de recul. Ce qui, cette année, n’est pas de refus. Avril et mai ont été ponctués par des scores déprimants pour de nombreuses lignes de produits. La crise qui menaçait il y a un an a sans doute été pour une bonne part dans ces déconvenues, dont on sait qu’elles concernent davantage le chiffre que les volumes. L’électronique de loisirs avance à un train d’enfer. Elle multiplie ses innovaDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 49 tions. Elle donne à peine le temps aux objets nouveaux de s’installer. Puis elle les balaye fougueusement d’une nouvelle tendance. Relais de croissance ou obsolescences prématurées ? Ainsi, au fil des allées, les commentaires 왘왘 D U M E D P I A U B A C K T O S C H O O L LA 3D AU MEDPI Monaco ne pouvait pas ne pas servir de réceptacle aux tendances les plus marquées de l’année 2010. Avec la 3D, non envahissante (dans ce sens, l’événement rappelle qu’il n’y a pas qu’un seul sujet dans l’actualité) mais bien présente un peu partout et sous diverses approches. A commencer par celle de Fransat, qui en TNT (avec en la circonstance, les décodeurs d’Aston) franchit des étapes essentielles en matière de diffusion. LG mise sur deux technologies : celle qui utilise des lunettes actives mais aussi des passives qui, selon les explications données sur le stand du géant coréen, séduiraient certains diffuseurs de renom. Cette version ne nécessite que des lunettes à verres polarisants, qui peuvent être proposées à des prix très serrés. Panasonic aura provoqué bien des arrêts au seuil des escalators : un petit coup de démonstration sur plasma NéoPDP vaut bien quelques secondes. Présent aussi, un autre volet de la 3D, proposé par Fujifilm, avec son trio que les pros connaissent (et qui est dans les rayons) : appareil photo, cadre et versions imprimées. Le plus exceptionnel, c’est encore LG qui le dévoile, avec un projecteur très spectaculaire. 쐍 des professionnels, qu’ils soient fournisseurs ou distributeurs, s’inscrivent souvent dans un semblant de résignation. Oui, le business est compliqué. Mais oui aussi, les espoirs pour le futur proche sont concrets et justifiés. Et encore oui, hélas, toutes les initiatives risquent une fois de plus de se développer avec vigueur, sans pour autant sortir le secteur de son ornière : le recul de la valeur. Ce qui animait déjà les conservations il y a un an, deux ans, trois ans... Dans cette conjoncture mitigée, le MedPi assume son rôle. Rendez-vous business, il s’installe cependant dans une ambiance plus calme, presque apaisée. A quoi bon s’énerver ? La saison, ou plutôt… les saisons vont s’enchaîner. Et chacun sait que lorsque le back to school reviendra, quand les frimas du mois de novembre serviront d’écrin aux linéaires remplis de produit pour les fêtes, le chaud câlin du Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 50 soleil sur la terrasse du Grimaldi Forum ne sera qu’un bien lointain souvenir. Travaillerons-nous d’ailleurs avec les équipements visibles ou évoqués lors de ce tout récent MedPi ? Rien ne permet de l’affirmer. De plus en plus, ce rendezvous monégasque est utilisé à la façon d’un point de rencontre où l’on se glisse à l’oreille ce qui sera -probablementexposé à Berlin, début septembre. A moins que les annonces mondiales de la fin du mois d’août ne viennent comme de coutume bouleverser l’ordre des idées. Les rythmes du métier ont bel et bien changé. La 3D se montre en principauté La preuve. Il y a un an, lors du MedPi 2009, la 3D n’avait fait son apparition nulle part, sauf dans quelques avant-premières sporadiques, comme au CES de janvier. Des annonces dont on sait qu’elles ne sont pas toujours suivies d’effets immédiats. Mais en 2010, non seulement le relief est en bonne visibilité au MedPi, mais surtout, il est aussi et d’ores et déjà... dans de nombreux points de vente. Cela après avoir surgi subitement sur la quasi totalité des stands de l’IFA 2009, il n’y a donc que 8 mois ! Si l’on avait interrogé les professionnels visitant le MedPi 2009 sur ce qu’ils envisageaient de mettre en rayon, en 3D, à moins d’un an d’échéance, la plupart auraient sans doute répondu « rien du tout », on verra ça quand ce sera le moment.Vitesse, ou précipitation ? Mais le MedPi, surtout en 2010, a aussi une autre vertu.Ayant conquis une légitimité reconnue sur l’ensemble des marchés de l’électronique et du numérique, ce moment fort est aussi un moment sage, qui rappelle à qui l’oublierait sous la pression des annonces, qu’une immense quantité de produits de toutes sortes compose cet univers aux yeux des consommateurs et sert aussi à construire le chiffre dans son ensemble. Il suffit souvent, dans une enseigne, SAGEMCOM SUR TOUS LES FRONTS Nous savons tous que Sagemcom propose des DECT, des adaptateurs TNT HD, des radios Internet et des cadres numériques. Ce qui est moins connu est que la marque prend le sillage de la mouvance de la 3D. Ainsi, Panasonic, Numericable, Cisco, Nagravision et Sagemcom viennent de s’unir au sein de « 3D-HD Alliance » afin de promouvoir la 3D en qualité Haute Définition et d’apporter à la clientèle une 3D de qualité optimale. Dès à présent et grâce aux terminaux Sagemcom DTR 94160S HD, DS86 HD et ISD91 HD, tout abonné satellite HD aux chaînes Canal +, possesseur d’un terminal Sagemcom HD TNT SAT certifié Canal Ready et d’un téléviseur 3D pourra accéder, sans coût supplémentaire, à CANAL+ 3D, sur le canal 18, et profiter d’une offre de programmes en relief qui s’enrichira progressivement au rythme de la production 3D. En actualité produits sur le MedPi, la marque présentait en plus de ce partenariat avantageux une nouvelle gamme de téléphones numériques sans fil : les D27T. Déclinée en huit coloris, la gamme a été pensée pour s’intégrer à tous les intérieurs. Sans oublier des adaptateurs TNT à l’encombrement record. 쐍 Ce n’est plus la gamme écouteurs, mais un programme entre bijoux et caprices techniques que la société AX6 met en avant. Attention, rien à voir avec du gadget-gammes Sleek audio et Vonia. 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 51 D U M E D P I A U d’insister un peu plus sur les innombrables familles que d’aucuns estiment moins dans la mouvance du moment, pour redonner aux scores de l’ensemble une allure plus sympathique. Dans un rendez-vous de ce genre, il est bon ton de traquer les grandes ten- B A C K T O S C H O O L dances. Se déplacer jusqu’à cette chère Principauté peut aussi servir à trouver quelques outils de diversion. Il n’y a pas assez de choses qui étonnent les chalands dans nos points de vente. Pas nécessaire pour autant d’aller aux antipodes pour en dénicher quelques-uns. Comme les amplificateurs à tubes (et compatibles iPod-iPhone) qui vous régalent des lueurs de leurs ECC-83 (TechTraining), les petits écouteurs dont la manipulation -manuelle- des petits tuyaux change la courbe de réponse (AX6), les autoradios de la gamme Oxygen (Adméa) qui font de l’iPhone l’écran du combiné sur le tableau de bord de la Rolls (ou de la Twingo) de vos clients. Des plus pour améliorer le quotidien TECH TRAINING : POUR FAIRE CRAQUER LES CLIENTS Qui ne connaît pas encore les fauteuils multimédias que Tech Training propose depuis plusieurs saisons ? Dans une panoplie vaste, où se confondent des produits sympas », de la formation active, et beaucoup d’autres éléments vendeurs, voici des exemples de ce qui s’appelle l’électronique de tentation. Avec des vieilles lampes de radio qui s’illuminent -c’est déjà Noël-, ou du design qui interpelle. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 52 On y rencontre des manœuvres adroitement réussies, à l’image des décodeurs de Sagemcom, qui entrent de plain-pied dans l’ultra actualité TV, des dynamiques là où on ne les attendait pas, voire la gamme Energizer qui s’extrait de l’ordinaire traitée par Avenir Telecom. Les créneaux en devenir bourgeonnent : quelques picoprojecteurs, dont un très étonnant modèle encore un peu sous embargo à propos duquel nous pouvons révéler que Sagemcon va le proposer sous la marque Philips, ou encore un spécimen chouettement dessiné chez LG. Et quelques autres équipements du même tonneau, véritables outils à motiver le client. Et comme tout a une fin, vient le moment où le MedPi ferme ses portes.Vers 14h30, on se glisse dans un taxi, ou une navette, pour être une heure plus tard à l’aéroport, histoire de ne pas manquer l’avion de 16 h 45. Mais comme il y a de la grève dans l’air et même au sol, les départs se reportent, et même quelques uns s’annulent. Finalement, vers 21h, on décolle de la 04 droite. L’un dans l’autre, le temps d’atterrir, d’aller au bloc, de débarquer, de récupérer une valise, d’attraper un taxi, cela vous fait du 23h15 - 23h30 à la maison. De quoi jalouser rouge vermillon celui qui, parti tranquillement vers 15h30 du parvis du Grimaldi Forum dans sa superbe auto, et qui est arrivé à la même heure, et même un peu avant devant la grille de son château, en banlieue parisienne, ayant contenu en permanence sa puissante et confortable mécanique d’outre-Rhin bien en deçà des 130 km/h autorisés. Vous comprenez peut-être pourquoi le marché de l’autoradio bénéficie d’une phase plutôt porteuse... On en reparle dans quelque pages. 쐍 왘왘 Revus DVSM- A4:Revue DVSM_SDLP10_ A4 19/05/10 08:44 Page1 Bon Angle Le Salon de la Photo vu par François Darmigny SE RENCONTRER, S’INFORMER, S’ÉQUIPER. DU 4 AU 8 NOVEMBRE 2010 Paris - Porte de Versailles www.lesalondelaphoto.com Vous êtes professionnel des métiers de la photo et de l’image : POUR RECEVOIR VOTRE BADGE GRATUIT DE VISITEUR PROFESSIONNEL ENREGISTREZ-VOUS SUR www.InvitationPhoto.com EN ENTRANT LE CODE : DVSM Salon de la Photo • Pavillon 4 • Paris Porte de Versailles Du 4 au 8 novembre 2010 • Horaires : 10h - 19h (18h le 8 novembre) D U M E D P I A U B A C K T O S C H O O L Riches collections chez Logicom, des projecteurs vidéo Sanyo aux GPS Mappy, des caméscopes Xacti aux gammes de téléphonie. TOSHIBA : UN ÉVÉNEMENT DANS L’ÉVÉNEMENT Il est tout petit, et pourtant, il métamorphose le téléviseur non pas pour les technophiles, mais tous les autres, chalands authentiquement profanes et consommateurs non avertis.Autour d’un récepteur TNT, ce petit dispositif qui nous est présenté par le détail ouvre les portes d’une télé connectée et de possibilités de partage et de transmission impressionnantes.A montrer et à expliquer : un travail d’équipes d’une ampleur exceptionnelle a permis de mettre au point cette réalisation, signée Toshiba France, un cheval de bataille pour l’univers TV - multimédia des prochains mois. Lancement dès la rentrée. LE CADRE PHOTO a quelque peu marqué le pas ces temps derniers. « A cause en partie d’une surabondance en produits de qualité médiocre », estimet-on, chez Sopeg, qui met en valeur une collection Telefunken performante, à côté d’une ligne de téléphonie résidentielle fort attractive. SPÉCIALISTE DE L’ACCESSOIRE : HAMA Panoplie vaste et au look vendeur chez ce fournisseur qui revient et dont nous reparlons prochainement. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 54 PHILIPS A PROFITÉ DU MEDPI pour souffler les 50 premiers bougies de ses lignes de casques stéréo, et présenter une panoplie interminable d’accessoires et de petits équipements numériques bien dans leur époque. ARCHOS À L’HEURE DES TABLETTES : la marque bien de chez nous ne bénéficie pas des faveurs médiatiques que d’autres accordent à un concurrent qui croque des pommes. Et pourtant, même si Henri Crohas (patron et fondateur d’Archos) n’est pas aussi people que notre ami Steve ce qui ne signifie certes pas qu’il VENTES DE PLATINES CHEZ LENCO Ce nom qui fut célèbre à l’ère lointaine de la hi-fi avec des mécaniques de lecteur pour disques microsillons, poursuit sur cette lancée, mais avec encodage MP3 en direct et de série. Et avec aussi tout un catalogue de produits qui tournent vigoureusement dans les rayons LES NOUVEAUX SMARTPHONES de Sony Ericsson ont franchi l’étape de la rampe de lancement. manque de caractère - on ne voit pas bien pourquoi, à l’heure ou tout le monde ne parle que de soutenir les bleus, nous ne donnerions pas préférentiellement les honneurs de nos colonnes à cette entreprise dont les réalisations ne manquent pas de cachet, esthétiquement et surtout technologiquement. OUTRE UNE COLLECTION très en phase avec l’actualité (tablettes, notebooks...) voici un détail qui va faire mieux que du bruit : un système audio signé Bang & Olufsen. CHEZ JPS MARKETING, la collection est pertinente. Elle s’adresse aux clientèles dotées d’iPhones et d’iPods. De belles références à ne pas manquer, que nous présente Jean-Paul Seror. CHEZ INNOVALLEY, c’est l’originalité qui prime, tant sur le plan esthétique que dans les configurations produits. NOUVEAU FER DE LANCE d’Avenir Télécoms : la collection de piles d’Energizer. MICROSOFT INSISTE sur Windows Mobile,Windows 7, Office 2010 : c’est dans l’air. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 55 IT ET IMAGE (photo et caméscope) très en verve chez Samsung. 왘왘 D U M E D P I A U B A C K T O S C H O O L La révolution selon Verbatim Il n’y avait pas que de la 3D ou des produits classiques au MedPi. Un vent d’innovation a soufflé sur la Principauté, notamment attisé par les idées concrétisées de Verbatim. L’utilisateur peut, avec ce Media Share que nous présente Olivier Lemaire, patron de Verbatim pour la France, gérer ses contenus à distance et via son réseau à domicile, partager ses contenus multimédia avec famille et amis, transférer et télécharger sa bibliothèque, les proches pouvant aussi transférer et télécharger des contenus à distance. Facile d’utilisation (interface web pour l’utilisateur), cet instrument permet de sécuriser pour chacun des comptes utilisateurs une bibliothèque personnelle, de transférer des photos directement vers un compte Facebook, de partager des albums avec des proches via des invitations e-mail. Le Mediashare peut être fermé ou redémarré à distance. Olivier Lemaire, sur le stand Verbatim du MedPi, a le sourire. « Verbatim va bien. En 2009,nous avons progressé,notre marque s’est très bien comportée. Nous avons progressé en CA comme en parts de marché sur l’ensemble des produits que nous proposons, même sur les gammes CD et DVD », évoque le patron de la filiale française, à propos de lignes qui ne sont plus, comme chacun le sait, dans le vent de la croissance. « Mais nous avons aussi bien amélioré notre position en clés USB, et dans le segments des disques durs. » L’aventure du disque dur pour Verbatim a commencé en juillet 2007, quand la société (qui fait partie du groupe japonais Mitsubishi) a racheté la firme américaine Smart Disc. « Cette entreprise qui n’était pas du tout présente en Europe, nous a permis dès la première saison de disposer d’une petite dizaines de références ». Mais depuis, le chemin parcouru est significatif. « Nous en sommes à notre 3e collection, et nous proposons aujourd’hui près de 80 références ». Une collection qui donne à la marque la possibilité de s’afficher d’une manière pertinente dans les rayons. « Nous avons d’une manière générale au moins deux à quatre référence en 2,5 pouces, et deux références en 3,5 pouces, principalement en USB » explique Olivier Lemaire qui souligne l’arrivée d’une nouvelle collection en 2,5 pouces, plus fine, plus légère, avec un nouveau packaging. « Le design et la couleur sont des éléments qui comptent énormément dans ce segment de marché, et le packaging est aussi un facteur très important pour les ventes ». En outre, les disques durs 2,5 pouces évoluent vite. Les capacités dominantes dans les ventes, de 320 et 500 Go, se préparent à être côtoyées en masse par les 750 Go et 1To. « Il se vendra cette année, au niveau mondial, et cela pour la première fois, plus de 2,5 pouces que de 3,5. La croissance est là » mentionne Olivier Lemaire, qui ajoute que le 3,5 pouces s’envole vers les 1 et 2 To ! Un segment du disque dur où l’esthétique n’est cependant pas le seul argument. Verbatim joue ici avec son positionnement et sa notoriété sur le créneau du stockage de données qui se confond avec l’histoire des technologies de l’information. « Nous avons la chance d’avoir toujours proposé et vendu des produits de très grande qualité, même à l’époque des disquettes. Et aujourd’hui aussi, nos produits sont reconnus pour leur fiabiDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 56 lité ». Un point positif, auquel il faut aussi ajouter le petit côte « software ». Si de nombreux disques durs proposés à la clientèle offrent des caractéristiques comparables, « nous avons aussi avec nos disques durs des logiciels de sauvegarde (back-up) qui sont très appréciés. Nous travaillons beaucoup, avec Nero notamment, pour que cette facette soit la plus performante possible ». Partager le contenu Un petit boîtier au design épuré en mains, Olivier Lemaire nous emmène à présent dans une autre époque, avec un équipement qui entre de plain-pied dans la mouvance de la gestion des contenus. « C’est le Media Share, un équipement qui réunit une capacité de stockage importante, de un téra octet, et un dispositif permettant de gérer d’une manière spectaculaire tous les contenus que peut avoir un utilisateur : musique, vidéo, bibliothèque, photos, etc. Et cela même à distance. « L’appareil n’est pas forcément à raccorder à un ordinateur. Il fonctionne avec n’importe quelle box. Et ainsi équipé, l’utilisateur peut exploiter via une connexion l’ensemble de ses contenus, les partager, les télécharger, les véhiculer vers Facebook ou autres réseaux sociaux à la mode.C’est une véritable libération de toutes les chaînes qui limitaient la liberté en la matière. C’est aussi un équipement en passe de devenir la plaque tournante de tout dispositif audio,vidéo et multimédia. « L’avantage est que l’on peut même l’utiliser avec un iPhone, avec une petite application dédiée, qui vaut moins d’une vingtaine d’euros par an ».A vendre aux alentours de 200 euros,cette machine a été très bien perçue par les visiteurs du MedPi. Elle arrive en disponibilité ces temps-ci, mais c’est un produit qui sera réellement propulsé dès la rentrée. Une belle nouveauté, qui vient en forme de stratégie de pointe, à côté des disques durs, « et des clés USB, où nous ne sommes pas un acteur leader, mais nous disposons quand même de références intéressantes. Notamment avec les clés USB sécurisées, qui offrent une protection extrêmement performante pour les données. Ces clés inviolables complètent une offre de 4 gammes plus conventionnelles. Restent les sujets plus compliqués,comme les disques durs multimédias, « des produits sur lesquels il y a véritablement beaucoup trop de taxes en France » déplore Olivier Lemaire justifiant que la marque ne souhaite pas insister sur ce créneau.« Pour un multimédia de 1To,on arrive à 50 euros de taxes. Ce qui fait un prix unique de vente net public beaucoup trop élevé ». Les consommateurs préfèrent acheter en Bienvenue au Village Avec une quarantaine de marques représentées dans son catalogue, le Village Banque Magnétique reste l’un des repères attractifs du MedPi. Sur l’espace qu’il anime, se développe chaque année une atmosphère de travail et de rencontres, une manière de donner un petit coup de pouce supplémentaire aux atouts de cette manifestation. Le distributeur de la région nord-est de l’Ile-deFrance cultive avec talent son art de réunir des clés de voûte et d’aller au devant de lignes de produits en devenir. Cette édition n’a pas échappé à cette Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 57 ligne sur des sites hors France, ou avoir recours à des parades telles que les stations d’accueil multimédia, non taxées, sur lesquelles il est possible de connecter un DD normal.« Globalement, et selon GfK, nous nous classons 3e marque sur l’ensemble des produits de stockage » relève Olivier Lemaire. De quoi envisager la fin de la saison d’une manière sereine. 쐍 excellente tradition qui débouche inéluctablement sur des ventes au concret dans les rayons. Le grossiste défricheur, qui est fidèle à l’événement monégasque depuis son origine, a même réussi à affiner une collection particulièrement pertinente sur laquelle nous aurons l’occasion de nous pencher à nouveau très prochainement et avec beaucoup d’attention.A suivre. 쐍 L’ I N V I T É Thierry Chabrol,Toshiba : Ambitions et pragmatisme Toshiba change de rythme. Avec une large panoplie d’écrans, du haut de gamme, de la technologie et au moins un projet inattendu, la marque se prépare une fin 2010 très animée. A chacun son métier, ses atouts, ses ambitions. Sur le marché, la tentation est grande de comparer les uns et les autres. C’est vrai pour les fournisseurs comme pour les enseignes. Or chacun avance en fonction de ses spécificités, de ses atouts, et des limites qu’imposent les architectures respectives. Toshiba fait partie des quelques groupes industriels majeurs au niveau planétaire, sur le registre des composants. Dans des créneaux réellement de pointe, il se place le plus souvent sur l’une des trois marches du podium. Et rares sont les fabricants de produits que nous connaissons tous qui n’ont pas recours à bon nombre de ses produits maison. Cette facette, que beaucoup de professionnels connaissent, suffit à démontrer que sur le créneau du téléviseur, le rôle de cette marque n’est pas d’aller combattre sur tous les registres. Logiquement, on retrouve les produits de cette entreprise là où, finalement, ils apportent quelque chose au marché. Autre, bien sûr, qu’un maillon de plus dans une compétition volumique sans merci. Une prise de positions significative « En France, Toshiba va bien, pose d’emblée Thierry Chabrol, patron de la division EGP de la filiale. Nous avons fait une bonne année 2009, et le début de 2010 se déroule selon nos objectifs ». Un point auquel s’ajoute quand même une précision : « Si nous écoutons bien ce que l’on nous remonte du terrain, ou encore à travers les échos que nous avons recueillis du MedPi, il s’avère que Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 58 Thierry Chabrol ne fait pas usage de périphrases pour annoncer une approche assez offensive du créneau des écrans nous avons plutôt bien, ou mieux livré que certains de nos confrères sur les périodes clés de mars et avril ». La qualité et la fiabilité d’un fournisseur tel que Toshiba sont des points importants. La marque travaille sur des registres qui impliquent une bonne confiance dans les engagements de la part des enseignes. Ce que nourrit ce constat : « Nous avons introduit nos nouvelles gammes à 95 % dans les temps, d’où une bonne satisfaction de nos distributeurs ». Mais en ce début d’été, c’est aussi aux prochains mois que l’on songe, et dans cette perspective,Thierry Chabrol résume : « Notre stratégie est en quelque sorte toujours la même et pour nous, les choses deviennent de plus en plus précises. Notre volonté est bien de nous installer comme un acteur majeur dans le marché des téléviseurs de 40 pouces et plus ». Le patron de l’EGP détaille même encore mieux où se situent les objectifs de l’entreprise. Si pour le segment des 32 pouces, la perspective se limite à « cohabiter, ou coexister, dans ce créneau qui est extrêmement bataillé et dans lequel on peut perdre tout ce que l’on veut », il n’en va pas de même pour les niveaux hauts et bas en termes de tailles d’écran. Si la diagonale importante fait figure de cible majeure, « nous voulons aussi être un acteur dynamique dans les petites tailles ». Pour remplir ces missions, il y a eu un travail important en amont. « Nous étions entrés dans le créneau du LED l’année dernière. Nous allons y proposer des produits très attractifs » expose en substance notre interlocuteur, qui mentionne des parts de marché devenues significatives. « Nous étions à 13 % au cours des dernières semaines sur le 40 pouces », rappelant le chemin parcouru depuis les scores enregistrés « il y a quelques mois ou années ». Toshiba a beaucoup travaillé, développé, aussi bien techniquement que sur le plan du design. La démarche se fait selon un axe produit global. « Nous avons en perspective de pouvoir servir toutes les familles d’enseignes » explique encore Thierry Chabrol, et donc « reparler avec des circuits où nous étions moins présents ». Le pragmatisme fait partie de la démarche. Si des très beaux produits tels que les modèles de la série WL, en 40, 46 et 55 pouces, très performants, avec du local dimming, occupent une place importante dans la stratégie, « il y a aussi des consommateurs qui préfèrent plus de finesse, et vont vers de la technologie LCD classique. C’est un comportement TOSHIBA ET LA 3D ? Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. C’est un peu ce que Thierry Chabrol laisse entendre dans son analyse de la stratégie de Toshiba face à la vague 3D. « Il y a très peu de sources pour le moment, et les ventes seront modestes ». Donc, pas d’entrée immédiate de la marque dans cette compétition déjà très animée. Mais nous avons compris que l’entreprise n’entend pas rester hors du sujet, et d’ailleurs, le téléviseur de très haut de gamme évoqué serait même susceptible de réaliser des performances extrêmes dans ce contexte. En attendant, la firme a depuis peu lancé un notebook pour lequel elle revendique le titre de tout premier capable de restituer la 3D en lisant des Blu-ray. Pas dans la 3D, mais un peu dedans quand même... 쐍 de magasin, car chez lui, le consommateur regarde son écran et pas son téléviseur par la tranche ». Mais dont acte, et ainsi se profile une panoplie plus que vaste, plus de 40 modèles en tout, que Thierry Chabrol énumère presque selon un inventaire à la Prévert : « Nous avons du 19 pouces et du 19 combo, avec DVD, du 22 pouces et du 22 pouces combo, du 26 pouces et du 26 combo, du 32 pouces, du 40, du 46, du 55 pouces.Tous les travaux menés par nos ingénieurs vont être mis à profit de A à Z, pour cette fin d’année ». Et au sommet de la hiérarchie, arrive le Cell TV. Cell, c’est le processeur, un des plus performants au monde, développé et mis au point initialement pour les consoles PS3 de Sony. Un processeur qui prend place dans un modèle qui ne sera pas le produit de tout le monde. Pour lui, Thierry Chabrol revendique déjà le statut de « Rolls du téléviseur », visant une cible très limitée. La technologie mise en œuvre dans ce produit sert bien sûr une multitude de fonctions sur lesquelles le voile sera levé en temps utile. Mais prioritairement, c’est « une qualité d’image jamais vue avant cela » qui sera le principal atout d’une électronique configurable pour les attentes des différents continents. La conversion 2D-3D aura aussi un rendu sans équivalence. « Cela sera notre vaisseau amiral en fin d’année, basé aussi sur le local dimming, avec plus de 3 000 leds ! Cette manière d’aller chercher le haut du haut de gamme est une nouvelle composante de notre stratégie ». Bien sûr, pas question d’attendre des volumes énormes avec un équipement de ce genre, qui va aussi servir à l’image de Toshiba. Un point sur lequel la marque souhaite avancer également. « En image, nous sommes très bien perçus. Mais nous qui ne pouvons pas déployer les armes de marketing massives que jettent dans la bataille certains leaders, nous avons besoin d’une meilleure reconnaissance ». Laquelle ne doit pas passer par des avalanches publicitaires, mais par une perception plus subtile de ce qu’est le groupe industriel, de ses aptitudes, de son savoir-faire. Cette méthode, que Thierry Chabrol qualifie volontiers de « moyens malins » se complète par de multiples initiatives, dont des vagues d’intervention sur le terrain, qui consisDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 59 tent à « aller porter la bonne parole » dans des centaines de points de vente, plusieurs fois chaque année. Avec une vision un peu dévoilée de ce que Toshiba devrait montrer à l’IFA début septembre, il est clair que si la firme ne part pas à la conquête du leadership, elle apparaîtra malgré tout comme un acteur de plus en plus présent. « Nous allons, dans cette démarche, reprendre des parts de voix », en s’appuyant sur une capacité « à répondre à tous les canaux de la distribution ». Un petit accessoire pour une grande perspective Dans un soir tiède de Monaco, pendant le MedPi, une foule nourrie de professionnels est venue, répondant à l’invitation. Débuts ponctués d’un accueil très positif de la part des professionnels, pour ce projet de Toshiba Life Center But de cette petite promenade : passer un moment sympathique près d’une piscine et de superbes buffets, ce qui est déjà bien, mais aussi découvrir le Toshiba Life center. « Un projet fabuleux, francofrançais, que les équipes européennes nous envient, en attendant d’en récupérer les fruits. Ce petit dispositif, qui devrait se vendre aux alentours de 100 euros, est d’abord un récepteur TNT HD, ce qui tombe bien au moment du passage au numérique. Mais il y aura aussi par le Wi-Fi des widgets, et nous allons apporter des services. Surtout, apporter aussi cette fonction de partage pour pouvoir échanger des photos, des films et des vidéos. Et bien sûr, regarder sur un grand écran, autre qu’un PC. Il y a beaucoup de travail en cours sur cet outil. Nous pensons qu’il pourra être lancé vers la fin septembre ». Ce qui était le clou du stand Toshiba au MedPi devrait donc être aussi un des éléments très représentatifs de la démarche d’un géant capable d’apporter beaucoup au marché et aux rayons. 쐍 R E N C O N T R E Medion :Nouvelles Le fournisseur d’outre-Rhin a depuis quelques mois amorcé un virage avec Vincent Redon, patron de la filiale française. Vincent Redon, DG de Medion pour la France, souligne le recalage de l’image de la marque multi-spécialistes, et e-commerce. Une démarche logique dans le sens où les productions maison ne ressemblent pas à ce qui s’observe chez des importateurs classiques, dont le modèle économique est différent. Medion pilote l’ensemble de ses activités depuis sa base allemande. « Nous avons même encore un peu de production en Allemagne, ce qui nous permet d’ailleurs dans certaines circonstances de produire en 3 à 4 semaines ». Une réactivité très importante, complétée par un ensemble SAV et hotline « Nous avons fait une année 2009 satisfaisante. Notre chiffre d’affaires est resté stable, mais nos profits nets sont en progression de 14 % ». En évoquant ainsi le parcours récent de Medion au niveau global, Vincent Redon met d’emblée l’accent sur la facette un peu atypique de l’entreprise. Ce résultat en période de crise souligne une politique sérieuse et même rigoureuse. Pas forcément ce que l’on imagine d’un fournisseur qui avait il n’y a encore que quelques saisons une fausse image de discounter. En France, Medion suit de plus « un nouvel axe en termes d’approche clients, mais pas pour les produits » précise notre interlocuteur. Ligne de force de cette stratégie : une couverture sur l’ensemble des circuits de distribution, incluant spécialistes, Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 60 implanté au Mans, dans la Sarthe. Le tout au service d’une panoplie d’équipements résolument placés dans le milieu et le haut de gamme. Amplifier la notoriété « Nous avons en France opté pour travailler avec le canal des grossistes. En plus d’Actebis et de Banque Magnétique, nous avons étendu notre maillage avec Acadia, et Avesta pour le domaine de l’électronique embarquée. Nous som- dynamiques dans sa stratégie. Des détails mes attentifs à la constitution d’un tissu de distributeurs qui ne soient pas en concurrence frontale mais complémentaires ». Cette phase de mise en place de structures de réseau est aujourd’hui assez avancée pour que se développe désormais une autre séquence. « Nous voulons travailler sur la notoriété de Medion, ce qui bien sûr est plus facile dès lors que nous avons redonné de la visibilité en accédant à de nouvelles enseignes. » Côté produits, quelques familles dominent l’offre : l’EGP, le domaine de l’image avec des APN et le multimédia. La navigation GPS s’inscrit dans cette panoplie, d’une manière originale. La différenciation est un point important. « Medion sait proposer des produits de niches, mais pas trop « niches » non plus. L’exemple du GPS avec l’IGN est bien représentatif, et permet de viser des cibles spécifiques telles que les motards ou les randonneurs ». En somme, pas réellement une révolution, mais l’accent mis d’une manière forte sur les réelles spécificités de la firme, qui se parachève avec des initiatives en communication, vers par exemple les FFBDE (étudiants), les comités d’entreprises, et d’ici peu, des offensives vers les seniors, soit 35 % de la popula- tion, cible qui dispose d’un potentiel économique important. Prochainement, le site de Medion France va lui aussi subir une cure de jouvence et dévoiler sa nouvelle mouture, largement inspirée du site allemand de la société. Des événements qui tous réunis, démontrent que c’en est bien fini d’une image de low-cost d’ailleurs déjà oubliée côté public, et très largement estompée chez les responsables du terrain. Medion œuvre dans un univers où la valeur prend du poids. Ce qui, dans les temps actuels, est un choix très pertinent. 쐍 Medion fait prendre un bol d’air au GPS Présent dans bon nombre de secteurs high tech (informatique, APN et vidéo numérique…), Medion est aussi un acteur très dynamique sur le marché du GPS. Les produits Medion GPS IGN sont en vedette cette saison. Explications… Les premiers GPS Medion conçus pour l’IGN ont été lancés au mois de juin. Fin décembre 2009, Medion avait en effet officialisé un accord de partenariat avec l’IGN portant sur la conception, le développement et la livraison des GPS IGN, mais aussi sur la mise en place et la gestion du site Evadeo.fr. « Plusieurs marques avaient répondu à cet appel d’offres lancé par l’IGN, nous dit Grégory Jegou, Directeur commercial en charge des produits GPS (et de quelques autres) chez Medion. Dans la balance, deux choses ont pesé en notre faveur, souligne-t-il, c’est d’une part l’expertise de Medion dans le GPS puisque cela fait six ans que nous commercialisons des GPS et que nous sommes les premiers à avoir lancé des GPS autonomes. Le deuxième argument qui a séduit l’IGN, c’est le fait que nous avons un entourage Produits localisé en France avec un SAV, une hot line, un service Web, un forum GPS... Tout un environnement qui, en cas de besoin, permet par conséquent d’assister l’utilisateur efficacement et rapidement ». La gamme IGN Medion comprend trois modèles dotés d’un écran 3,5 pouces transflectif (une surface réfléchissante située à l’arrière du panneau renvoie la lumière extérieure à travers les LCD et permet ainsi d’augmenter le contraste et la lisibilité). Ils intègrent par ailleurs le Bluetooth et sont étanches. Ecran translectif et étanchéité, deux fonctionnalités rarement développées sur les GPS mais qui ont ici toute leur raison d’être...« Car cette gamme vise deux cibles de clientèles », précise Grégory Jegou « la randonnée et les deux roues. Ils fonctionnent en mode paysage et en mode portrait et pour le côté rando, la batterie est amovible ». Dans la segmentation produits, l’entrée de gamme est plutôt destinée aux citadins 2 roues alors que les modèles milieu et haut de gamme bénéficient d’un capteur de pression atmosphérique et d’un capteur d’altitude. Ils sont fournis avec un logiciel pour préparer sa randonnée et récupérer ensuite sur ordinateur les infos relatives à chaque parcours. Enfin, ce qui va également différencier les produits, c’est bien sûr la partie software et notamment la cartographie. Tous les modèles sont fournis avec une carte IGN au 300 000e et les GPS haut de gamme disposent d’une carte 1/25000e à raison de 2 000 km2 de dalles (en 10 x 10). Sur le site evadeo, l’utilisateur peut ensuite télécharger selon ses besoins, des dalles de 10 x 10 ou bien des dalles de départements ou de régions ». Une offre complète et parfaitement adaptée à l’outdoor qui ouvre de nouveaux horizons au GPS. 쐍 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 61 Le numérique tient bien la route L’automobile reste un second « chez soi » pour des millions d’individus. Aller au travail, partir en week-end ou en congés, rouler pour des raisons professionnelles donnent à une masse considérable de consommateurs l’occasion de passer de nombreuses heures dans des véhicules où la vie numérique n’a aucune raison de ne pas se prolonger. Les deux équipements de base que l’on retrouve dans les véhicules, l’autoradio et le GPS alimentent des marchés perçus de manières différentes, où les lignes les plus porteuses ne sont pas forcément celles que l’on croit. Petit panorama, au moment ou les ventes montent en flèche, départs en vacances obligent. Guidage GPS : Le changement de cap Depuis ses débuts, le marché du GPS a fortement évolué. 2010 devrait être une année de transition marquée par l’adoption de technologies innovantes et de nouveaux services mais aussi par le phénomène de renouvellement qui va s’amplifier et s’accompagner d’une montée en gamme prévisible. Le marché du GPS est encore un marché très jeune qui a débuté en 2004 mais n’a véritablement pris son essor qu’en 2006, année historique où il s’était alors vendu un million d’appareils. En 2009, le marché a connu un tassement des ventes avec tout de même 2,1 millions de produits commercialisés (selon GfK) mais il Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 62 accuse une baisse de 2 % par rapport à 2008. Manifestement, le produit fait moins rêver, il s’est un peu banalisé et dans l’esprit de l’utilisateur, il a perdu ce petit côté magique qui faisait de lui un appareil bien à part, capable d’harmoniser les aspects utilitaires et ludiques. Et par ailleurs, il a du faire face à deux concurrences pluis ou moins inattendues avec d’abord l’arrivée des smartphones offrant la fonction GPS, et par ailleurs, une montée en puissance des systèmes avertisseurs de radars autonomes. Sur un smartphone, le confort d’utilisation du GPS n’est certes pas le même que sur un authentique PND, mais ces produits peuvent toutefois séduire une frange de clientèle se laissant tenter par le mirage du tout-en-un, d’autant que le GPS arrive de plus en plus souvent gratuitement. Et ces temps-ci, c’est fou ce que le gratuit se vend bien ! Le GPS a maintenant gagné ses lettres de noblesse « On est entré dans une phase de contraction avec une relative stabilité en volumes mais un tassement en valeur », analyse Eric Bernard (directeur général de Garmin). Sur la période qui va de mai 2009 à avril 2010, le marché enregistre une baisse d’environ 17 % en valeur. Ce « revers de fortune » déjà observé tout au long de l’année 2009 s’est toutefois traduit par un point positif car il a permis de réduire le nombre des intervenants et de professionnaliser un peu plus le secteur. Il y a encore deux ou trois ans, on dénombrait une quarantaine d’acteurs sur le marché.Attirées par la croissance spectaculaire du GPS, certaines marques n’ont fait qu’un passage éphémère et se sont révélées incapables de tirer le marché vers le haut, se contentant trop souvent de proposer des produits très rudimentaires à prix cassés. Ce n’est heureusement plus le cas aujourd’hui où l’on ne compte plus qu’une dizaine d’intervenants mais qui présentent tous une réelle légitimité et qui ont indéniablement la capacité de faire évoluer le GPS et de proposer des produits sérieux, bien configurés et à valeur ajoutée. Les « no name » ont donc été emportés dans les flots de leur médiocrité et l’on ne peut que s’en féliciter ! C’est ce que nous confirme Stéphane Marciano (directeur commer- Les services deviennent un must pour les PND. Tom Tom, Garmin, Mio et d'autres enrichissent leurs dernières productions d'une manière très cative : à montrer à la clientèle. cial & marketing pour Mappy) : « Nous sommes présents sur le marché du GPS depuis deux ans. Pour nous implanter, nous avons bénéficié de la très forte notoriété de Mappy et du savoir-faire de Logicom.Aujourd’hui, un acteur du GPS se doit d’être crédible, c’est sa clé d’entrée sur le marché ». La marque a su trouver sa place avec des petits produits très complets offrant quelques fonctions complémentaires très appréciables telles qu’un mode Transport en commun et des fiches du Guide du Routard. Dans le peloton de tête, les positions demeurent inchangées.Tom Tom occupe toujours la première place en France avec plus de 50 % de parts de marché. Sur l’année 2009, Mio a fait un bond en avant remarqué (aidé en cela par son autre marque, Navman) et il obtient ainsi 15,3 % de parts de marché contre 14 % en 2008. Mais au niveau mondial et pour la troisième année consécutive, Garmin fait figure de leader incontesté avec quelques 36 % de parts de marché. Une distribution assez diversifiée Voilà la menace : le guidage arrive sur bien des smartphones, dont les écrans sont de plus en plus grands. Contrairement au marché de l’autoradio n’ayant plus essentiellement la faveur que des centres auto, le GPS autonome (PND) est bien vendu dans tous les circuits de distribution. On le retrouve bien sûr dans les centres auto pour lesquels il Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 63 est devenu une valeur sûre et un accessoire automobile indispensable. Il est également commercialisé par les grands magasins spécialisés et par les hypermarchés. Ce sont des produits pour lesquels la démonstration est assez simple à faire, raison pour laquelle la grande distribution n’a eu aucun mal à les commercialiser. Mais comme nous l’allons voir, le marché du GPS est en train d’évoluer et des produits plus complets et plus sophistiqués (quoique toujours faciles à utiliser) sont aujourd’hui proposés à la clientèle. Ce qui pourrait permettre aux enseignes plus spécialisées (centres auto et GMS) de reprendre la main et par voie de conséquence, de mettre en difficulté l’e-commerce. En 2010, le client est assurément plus averti et plus exigeant que par le passé. Soit parce qu’il a déjà utilisé un GPS et qu’il a donc eu le temps de se familiariser avec le produit et d’en déceler le cas échéant les lacunes et les imperfections. Soit parce qu’il a fait connaissance avec d’autres familles d’appareils technologiquement évolués (smartphones, par exemple). Dans tous les cas de figure, le discours du vendeur devra être précis et bien argumenté pour cerner au mieux les besoins de son client et répondre intelligemment à ses attentes. Sur ce marché, l’une des chances de la distribution, c’est que les acquéreurs d’un GPS autonome appartiennent à toutes les 왘왘 L’apparence du rayon classique de GPS devient peut-être un peu trop routinière pour attirer le regard des chalands, et bien différencier les produits. strates de la population (hommes ou femmes), à toutes les catégories socioprofessionnelles et à toutes les tranches d’âges (y compris les seniors). Et si les prémices d’un marché de renouvellement se dessinent, n’oublions pas toutefois que le taux d’équipement est encore assez peu élevé (environ 25 % du parc automobile). Les primo accédants ne sont donc pas non plus à négliger. On n’est plus dans un marché de niche mais bien au cœur d’un marché de masse ! Des produits encore mieux conçus et plus complets Désormais, les systèmes de navigation embarquée ne sont plus réservés qu’aux luxueuses berlines mais ils prennent de plus en plus place dans les véhicules de milieu de gamme (la Renault Clio Carminat Tom Tom en est un parfait exemple). On trouvera toujours des solutions optionnelles de GPS embarqués à 1 500 euros voire plus mais l’offre située autour de 500 euros devrait aussi se développer. Dans ce contexte, les PND (Portable Navigation Devices) subissent une double concurrence avec d’une part, celle des smartphones et d’autre part, celle de la navigation embarquée « qui continue de très bien marcher », nous confirme Olivier Humbaire (directeur général de Pioneer). « C’est une solution qui convient aux constructeurs automobiles, précise-t-il, car elle apporte de la valeur ajoutée aux véhicules ». Pour relancer la clientèle, les fabricants de GPS autonomes ou PND ne manquent pas d’idées. « C’est clairement par l’innovation et les services que nous parviendrons à relancer l’intérêt du consommateur, affirme Arnaud Pezeron (Directeur Marketing pour Tom Tom), des premières innovations de design et d’interface débarquent sur le marché. Il faut des services pour transformer le GPS en véritable compagnon de voyage et cela, à un coût très abordable ». Et il précise : « Tom Tom a annoncé une toute nouvelle plate-forme GPS avec le Go Live 1000. Nouvelle interface, nouvel écran et création d’un « appstore » qui permettra de disposer d’applications tierces installables sur son GPS. Enfin,Tom Tom rend ses services Live entièrement gratuits la première année et moitié prix à partir de la seconde année. Ainsi, les clients Mappy a choisi une voie originale, notamment avec le Guide du routard. actuels des services Live ne paient désormais plus que 4,95 euros par mois ». Apporter de la technologie et des services qui vont faciliter la vie des utilisateurs est une approche partagée par la plupart des marques. Ainsi, nous dit SamuelVals (Directeur commercial pour Mio) : « Sur ses nouveaux GPS, tels le Spirit 475, Mio propose la fonction IQ Routes qui permet de recueillir des informations auprès d’autres conducteurs pour par exemple anticiper les embouteillages aux heurs de pointe. Les vues des carrefours s’affichent par ailDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 64 leurs en 3D ». La nouvelle campagne de communication de la marque est ainsi tout naturellement orientée sur le thème de la navigation plaisir. Garmin et Navigon sortent aussi des technologies de routage comparables. De son côté, Mappy dote ses GPS de guides touristiques et va notamment lancer une version enrichie du Guide du Routard, nous apprend Stéphane Marciano (Mappy). Une version avec plus d’hôtels et de restaurants, et ce, à travers toute la France. En 2010, on verra aussi apparaître les écrans tactiles Multi Touch qui, sont notamment annoncés par Garmin et Tom Tom. La distribution ne manquera donc pas de produits à valeur ajoutée et pourra ainsi monter en gamme en jouant tout à la fois sur la technologie, sur les facilités d’utilisation nouvelles et sur le plaisir de naviguer avec l’assistance d’un GPS up to date. Elle sera aidée en cela par l’émergence d’un marché de renouvellement. Les utilisateurs ayant acheté leur premier GPS entre 2004 et 2006 sont aujourd’hui désireux d’en changer et leur choix se portera naturellement sur un produit plus évolué.A côté de leur fonction première, guider, renseigner le plus précisément sur les destinations et les points d’intérêts, les GPS peuvent offrir d’autres modes d’utilisation (se transformer par exemple en récepteur TV TNT). Il ne faut pas les négliger afin de pouvoir proposer à sa clientèle toute une gamme de produits et jouer ainsi sur les critères différenciants. Ces derniers temps, le consommateur a eu fâcheusement tendance à penser que tous les GPS se ressemblaient et qu’ils rendaient tous les mêmes services (mais pas forcément pour le même prix). Il faut lui retirer cette détestable idée de l’esprit en composant des linéaires suffisamment attractifs et diversifiés. Pour que le client retrouve de l’intérêt pour un produit qu’il a quelque peu délaissé, il faut l’étonner avant de le convaincre et lui démontrer que ce marché est vivant, dynamique et plus que jamais capable de générer un vaste choix de propositions parmi lesquelles il pourra trouver l’offre la mieux adaptée à ses besoins. Le marché du GPS n’est pas mort, il s’était juste un peu assoupi, l’heure du réveil a sonné ! 쐍 Christophe Perrier Audiomobile : La crise de foi ? Marché mature, l’autoradio – et plus largement l’audiomobile - a connu une année 2009 en demie-teinte marquée par une baisse des volumes, l’abandon de certains acteurs historiques mais aussi par un regain d’activité des concessionnaires. Les premiers résultats de ce début d’année sont assez encourageants, d’autant qu’en gros, les fabricants n’arrivent plus à communiquer, et bien des circuits de distribution n’y croient plus guère. Qu’une dynamique soit mise en évidence pour un produit dont on ne parle plus et que l’on rechigne à vendre devrait quand même attirer l’attention de quelques professionnels perspicaces. « Sur l’année 2009, le marché de l’électronique embarquée a globalement baissé, nous dit Olivier Humbaire (directeur général de Pioneer), mais cette baisse a toutefois été moins forte que les années précédentes », tempère-t-il avant de préciser : « les prix moyens ont pu être stabilisés grâce à deux phénomènes, la généralisation de la compatibilité iPod d’une part et le Bluetooth, d’autre part ». Dotés de ces fonctionnalités, les produits peuvent donc ainsi s’inscrire dans une fourchette de prix comprise entre 150 et 200 euros. « Les clients sont friands de tout ce qui permet d’établir une connexion avec les équipements de mobilité dont bien sûr la famille iPod/iPhone », constate Nicolas Mougenot (directeur général d’Alpine). L’intégration des évolutions technologiques « Le marché est certes complexe mais il se recentre autour des acteurs dynamiques, déclare pour sa part Roger David Lellouche (directeur général de Takara). Il faut savoir répondre à la demande et proposer de beaux produits accessibles et bien spécifiés. Le BlueDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 65 tooth s’impose définitivement, plus encore qu’en 2008 et 2009. La connectivité iPod devient par ailleurs indispensable et il faut désormais penser à l’USB et à la carte SD ». « Depuis 2009, la compatibilité iPod et l’entrée USB progressent fortement de même que la compatibilité avec la carte SD » confirme Richard Faÿs (directeur commercial de Clarion). Avec l’abandon en 2009 de marques historiques telles que Blaupunkt, Grundig ou Panasonic qui œuvraient depuis de nombreuses années dans le domaine de l’électronique embarquée, le marché compte aujourd’hui moins d’inter- 왘왘 En GMS, l'électronique pour l'auto se fait plus rare. Mais certains rayons restent riches et dynamiques (ici, un « Planète Saturn » – donc pas encore Saturn - du sud de la France) venants, ce qui ne l’empêche pas de progresser en volumes comme le fait remarquer Olivier Morel (directeur des ventes Grand Public pour Kenwood) qui relève : « une forte croissance de l’aftermarket ». Si le marché de l’autoradio CD classique décroît, on constate en revanche une forte émergence d’un nouveau segment avec les autoradios sans lecteur CD. L’électronique embarquée n’échappe pas à la dématérialisation du contenu. Pour un usager, il est bien sûr devenu plus simple aujourd’hui d’utiliser l’USB ou de se munir de sa carte SD, sans devoir se compliquer la vie en s’encombrant et en transportant toute une cargaison de disques qu’il faudra ensuite prendre le temps de rechercher dans sa boîte à gants ou se résigner à égarer dans l’habitacle. « A mi-avril 2010, on constate que plus de 60 % des autoradios commercialisés sont des produits USB ou iPod ou même les deux à la fois, fait remarquer Guillaume Briot (directeur Marketing pour JVC) et l’on atteint plus de 70 % en valeur ». Dans les hypers, l'autoradio reste présent, et en dépit d'une présentation simplifiée, les produits tournent. Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 66 Si la compatibilité iPod s’est généralisée, les modèles avec fonction DVD et les écrans peinent encore à percer. Les DVD n’excèdent pas 6,5 % en volumes et sont crédités d’environ 8 % en valeur. « On a du mal à atteindre des prix de vente suffisamment attractifs » regrette Guillaume Briot (JVC) mais il demeure confiant et affirme cependant que : « le segment Double Din va se développer ». S’il est vrai que le prix de ces produits débute généralement aux alentours de 300 euros, il s’en est toutefois vendu 60 000 pièces en 2009. « En Europe, le marché des DVD et des écrans embarqués demeure difficile alors qu’il marche très fort en Asie du sud-est et aux EtatsUnis », observe Guy Noël (JVC) qui voit deux raisons à cela : « Pour chaque marque de voiture, il faut requérir à une installation spécifique, ce qui complique un peu les choses. Et d’autre part, il y a le problème sécuritaire. Les usagers ont peur des risques de vol... » Alpine croit également aux potentialités de ce marché et la marque vient d’ailleurs de lancer toute une série d’écrans pour plafonds. « L’intégration peut être un peu anxiogène pour le distributeur qui se voit confier la mission d’attaquer le « ciel de toit » de son client, reconnaît volontiers Nicolas Mougenot (Alpine) avant d’ajouter : « Notre rôle est donc d’aider le distributeur pour lui sécu- riser le travail et le lui rendre le plus simple et le plus commode possible ». Une démarche déjà développée pour les autoradios de la marque : « Notre cheval de bataille c’est plus que jamais une capacité à s’intégrer d’une manière parfaite dans les véhicules des consommateurs aussi bien que s’il s’agissait d’un l’avenir, les marques (Alpine en tête) vont se rapprocher des autres systèmes d’exploitation (Android, Nokia et consorts) qui ont actuellement le vent en poupe. Il y a un produit qui correspond à chaque client et la désaffection temporaire (crise oblige !) pour le tuning ne doit pas Le plafond aménagé par Alpine nous rappelle que l'audiomobile peut aussi être vidéomobile. matériel de première monte, tout en offrant une très grande simplicité de montage pour les enseignes ». Et il ajoute : « Nous avons des notices qui sont aussi simples que celles de chez Ikéa ! ». L’électronique embarquée a donc à son actif toute une palette de produits attractifs performants et derniers cris qui s’installent plus simplement, en toute fiabilité et bien plus vite que par le passé. Les produits compatibles iPod se sont implantés très rapidement et ils continueront de séduire une clientèle assez jeune depuis longtemps familiarisée avec le format MP3 ou l’univers d’Apple. Et à empêcher les enseignes de travailler d’autres familles de produits. Les écrans méritent ainsi que l’on s’intéresse à eux et pourront être systématiquement proposés à certains types de clientèles et notamment les personnes qui roulent beaucoup et qui peuvent apprécier après de longues heures de conduite de se détendre en regardant un DVD sur une aire de repos. Les familles avec de jeunes enfants seront bien sûr une autre cible de choix. N’oublions pas que le marché de l’électronique embarquée connaît deux pics saisonniers qui correspondent aux vacances d’été et aux mois de fin CLARION ROI DES d’année, périodes où l’on regarde moins à la dépense et où l’on est plus amené à se faire plaisir... Il serait par conséquent trop hâtif et surtout très inexact de penser que le marché de l’autoradio n’a plus d’avenir et que les années fastes de l’électronique embarquée ne sont plus qu’un lointain souvenir. En 2009, il s’est en effet vendu plus d’un million d’autoradios, un chiffre assurément loin d’être négligeable et dont pourraient s’enorgueillir bien d’autres secteurs de l’EGP ! Encore de belles années à vivre « Le marché reste très demandeur » souligne Guy Noël (directeur général de JVC). Opinion amplement partagée par Nicolas Mougenot (Alpine) : « Je confirme que le marché de l’électronique embarquée n’est pas en trop mauvaise position et ce, notamment grâce à une tendance qu’ont suivie les constructeurs de moins bien équiper leurs véhicules en première monte afin d’être plus compétitifs sur un marché de l’automobile qui a sévèrement subi la crise économique ». Pour un automobiliste, il n’est plus guère pensable aujourd’hui de se mettre au volant d’un véhicule qui ne serait pas équipé d’un autoradio. Sensible à l’économie réalisée lors de l’achat de sa voiture (de type Renault Dacia ou Fiat Punto Cult par exemple), il s’empresse ensuite de combler ce manque en installant un autoradio à bord.A la différence d’autres secteurs de l’EGP, l’autoradio ne génère pas un fort marché de renouvellement. Cette tendance observée par bon nombre de constructeurs automobiles de ne pas doter leurs véhicules économiques d’un autoradio d’origine vient donc à point nommé. « NAVITAINERS » Clarion vient de présenter son dernier né sur le marché européen, le NX700E, qui a reçu un accueil chaleureux de la part d’un de nos confrères d’outre-Rhin, le magazine Car & Hi-fi, spécialisé sur l’électronique embarquée. Celui-ci lui a attribué la note 1, soit 20/20 selon son système de notation. Le terme Navitainer, construction à l’anglo-saxonne - qui n’a évidemment aucune chance d’évoquer quoi que ce soit pour le public français -,s’applique à ce que l’on pourrait baptiser « combinés audio-video GPS ». Le NX700E est de cette race, au format double Din, doté d’un écran tactile de 7 pouces (17,78 cm), confortable pour le guidage comme le multimédia, épaulé par une interface utilisateur d’une très grande qualité. Côté connectivité, il répond aux attentes d’aujourd’hui : USB, iPod/iPhone, Bluetooth, pour la téléphonie en main-libre et le streaming audio (lecture simultanée directe des fichiers audio). Outre ses aptitudes en multimédia, il est doté d’un système de navigation intégré avec cartographie embarquée de 44 pays. 왘왘 Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 67 Autre caractéristique notable, l’achat de l’autoradio est essentiellement masculin. Les marques pourraient par conséquent s’inspirer à bon escient de l’exemple de certains fabricants de GPS qui ont pensé et conçu des modèles à destination d’une clientèle plus spécifiquement féminine. Il y a au moins autant de conductrices que de conducteurs et objectivement, il n’y a aucune raison pour qu’une femme ne procède pas elle-même à l’achat de son autoradio. Le manque d’intérêt apparent de la clientèle féminine vient peut-être du mode de distribution. Les autoradios sont en effet majoritairement vendus par les accessoiristes ou les centres auto (Feu Vert, Norauto,Autobacs, L’Auto, etc. ) qui réalisent environ 70 % des ventes en valeur. Les femmes peuvent donc éprouver quelque appréhension à déambuler entre des rayons alignant des jantes en alu, des pneus ou des bidons d’huile de vidange... Les points de vente pourraient peut-être penser à des aménagements et prévoir des espaces plus ouverts et plus aptes à ne pas dérouter une clientèle féminine qui s’est déjà appropriée des territoires de l’EGP (APN par exemple) que l’on croyait naguère réservés aux hommes. Les hypermarchés figurent en assez bonne place et ils sont présents sur ce marché depuis déjà quelques années. Leur offre est plutôt étoffée même si l’argument prix demeure privilégié avec des opérations catalogue assez fréquentes. Nous l’avions évoqué plus haut, l’année 2009 a été marquée par un retour en force des concessionnaires automobiles qui devraient camper sur leurs positions si la tendance des industriels à proposer des véhicules très simples et donc dépourvus d’équipement autoradio perdure. L’électronique embarquée est en revanche le seul marché de l’EGP où les multi spécialistes ne caracolent pas en tête. La Fnac a jeté l’éponge dans les années 1990, Si Boulanger poursuit ce combat au compte goutte et avec de ci de là des « concepts » qui ne risquent pas de démultiplier les ventes, Darty a quitté la route. La radio numérique sera là, un jour... Le seul à maintenir la pression étant Saturn, mais est pénalisé par le désengagement de ses confrères : le public ne Avec une telle mise en place, c'est presque un aveu d'abandon du sujet. Pour sauver la façade ? s’attend plus guère à trouver de l’électronique embarquée dans une GSS. Nous sommes pourtant persuadés que si l’enseigne osait un peu de communication sur ce thème, de temps à autre, y compris dans la presse spécialisée auto, elle réaliserait des scores honorables et optimiserait son trafic. C’est une question de foi En France, on a commencé à parler de la DAB (Digital Audio Broadcast) il y a plus de vingt ans et on l’attend encore alors qu’elle est déjà opérationnelle au Royaume-Uni et en Suède depuis une quinzaine d’années. « Un lancement plus rapide nous aurait permis de relancer le marché de l’électronique embarquée » déplore Guy Noël (JVC). Dans le domaine des technologies audiovisuelles, nos politiques ont malheureusement adopté la devise de l’empereur Auguste : Festina lente (hâte-toi lentement). Souvenons-nous que la TVHD a également beaucoup tardé à se mettre en place. La radio numérique fait partie des évolutions technologiques inéluctables et quand elle sera enfin là, son impact pour le marché de l’électronique embarquée sera aussi considérable que l’a été l’arrivée de la HD pour le marché des téléviseurs. Les constructeurs auront d’ailleurs l’obligation à partir du 1er septembre 2013 de commercialiser des autoradios compatibles. Mais en attendant la radio numérique, les produits ne manquent pas et l’électronique embarquée a largement de quoi satisfaire la demande de la clientèle. 쐍 Christophe Perrier Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 68 Pioneer Navgate : Le dessous des cartes Présentée il y a quelques semaines, la nouvelle ligne des produits Navgate de Pioneer constitue une étape nouvelle dans l’évolution de l’électronique embarquée. Explications. Beaucoup de choses ont changé dans l’environnement numérique depuis que GPS et systèmes audiomobiles « modernes » ont été mis sur le marché.Avec sa famille Navgate, Pioneer a bel et bien choisi d’entrer dans une nouvelle époque, en élaborant une panoplie très en phase avec les usages nouveaux. Une démarche qui commence par « l’écoute régulière des utilisateurs, que nous interrogeons en face à face, afin de réellement comprendre leurs attentes, et intégrer ce qui baladeurs numériques dont l’iPad. La simple compatibilité avec ce produit vedette n’étant plus suffisante. Sécurité et facilité d’emploi doivent aussi être au rendez-vous. permet d’y répondre », résume en substance Geert Egermont, responsable des produits de navigation pour Pioneer Europe. Et de récapituler quelques grands axes de ces souhaits des utilisateurs : « Disposer pour le guidage d’informations fraîches, pouvoir chercher des informations dans leur véhicule, mais aussi ailleurs, à la maison par exemple. Nous constatons que les utilisateurs sont également de plus en plus sensibles aux questions écologiques. Par ailleurs, nous avons compris qu’ils peuvent être effrayés par des ensembles trop complexes ». Les constats ne s’arrêtent pas là, puisque surgit également la régression spectaculaire de l’utilisation du CD, au profit des Navgate. Un équipement de cette famille (5 produits) comporte donc un récepteur GPS, mais il est confié à un logiciel développé spécifiquement par Pioneer, une stratégie unique dans cette industrie. Ce « Format L », c’est son nom, permet de guider, en utilisant aussi le gyroscope 3D intégré, qui prend le relais quand les satellites ne sont plus accessibles (tunnels, rues étroites,...). La cartographie de 44 pays européens est intégrée, et pour les informations routières, Pioneer a changé son fusil d’épaule, faisant appel désormais à Via Michelin. La base des radars est pour sa part facilement téléchargeable. Ces éléments du guidage s’affichent sur un écran d’une résolution Plus qu’un système, une panoplie d’instruments Voilà une sorte de survol extrêmement simplifié de tout ce qui a servi de feuille de route dans la conception de la nouvelle ligne Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 69 exceptionnelle (800 x 480). « Nous sommes les seuls à proposer cela » souligne Geert Egermont qui met en évidence l’interface utilisateur. « Il s’agit de confort et de sécurité » insiste-t-il,précisant que l’affichage se fait à l’aide de grands caractères, et que, si l’utilisateur peut-être amené à utiliser dans les fonctions audiovidéo des sources diverses, il retrouve en revanche toujours une interface identique, afin d’éviter toute perte d’attention au volant, dans des manipulations qu’il ne reconnaîtrait pas. Dotés en plus du gyroscope d’un accéléromètre, les systèmes Navgate permettent aussi une mise en évidence des paramètres écologiques de la conduite, ce d’une manière soit ponctuelle, soit sur des durées prolongées pouvant aller jusqu’à la vie du véhicule dans sa totalité. Enfin, très important, « nous avons compris que les utilisateurs veulent une intégration parfaite de leurs systèmes embarqués dans leurs véhicules. Nous avons donc conçu des kits pour intégrer les systèmes Navgate dans les voitures qu’utilisent les consommateurs. Nous avons développé plus de 1000 références différentes, et il est possible d’équiper plus de 500 types de véhicules, y compris des modèles dans lesquels les installateurs estimaient ne rien pouvoir modifier ». Le haut de gamme de cette ligne, à vendre aux alentours de 1 900 euros, concentre « tout le savoir-faire de Pioneer ». Ce double DIN à écran de 7 pouces est épaulé par un modèle (920) positionné à environ 1 200 euros, avec essentiellement un écran un peu plus petit. L’entrée de gamme se situe vers 800 euros, et il existe aussi une version pour les véhicules ne disposant pas d’emplacement double DIN. 쐍 왘왘 e, Avec DVSM La Lettr misez sur l’information Privilège Industries, fournisseurs, firmes, équipes : Les mouvements, accords, alliances, joint-ventures, innovations, composants, nominations, déploiements industriels, communication.. Produits : Veille terrain permanente sur l’ensemble des principales familles de produits clés, dans l’ensemble des enseignes, pratiquement en temps réel.Vision à très court terme des offres en compétition, à travers tous les produits de tous les fournisseurs. Analyses, commentaires. Etranger : La vie des équipements, des enseignes et des fournisseurs, les tendances observées sur les autres marchés. DVSM La Lettre Publication bi-mensuelle disponible exclusivement sur abonnement, DVSM La Lettre propose dans chaque numéro une vision privilégiée et unique sur le marché et sur l’actualité des secteurs de l’électronique grand public, des loisirs interactifs, du multimédia et des télécommunications. Environnement conjoncturel : Réglementations, consommation, fiscalité, sécurité. Distribution : Les promotions, les catalogues, les ouvertures, les fermetures, les tendances, les événements… S’abonner à DVSM, à La Lettre de DVSM, ou aux deux à la fois, c’est l’affaire d’un clic sur www.dvsm.fr Important : Vos abonnements peuvent être pris en compte dans le budget formation de votre entreprise, conformément aux dispositions résultant de la circulaire du Ministère du Travail n° 147, du 17/08/1989, relative à la formation professionnelle. Bulletin d’abonnement A retrourner à Retail Dynamik France - Service abonnements : 73-75 rue de la Plaine - 75020 - Paris Ou à faxer au 01 43 83 26 33 Je choisis de souscrire : L’abonnement d’un an (24 numéros) : 249 4 à 9 abonnements, par abonnement : 175 10 abonnements et plus, par abonnement : 149 l’abonnement l’abonnement Nom : ............................................Prénom : ................................................................Fonction : ............................................. Société : ....................................................Adresse :.................................................................................................................. Code Postal : ..................................Ville : ..........................................................................Pays : ............................................. Signature : (obligatoire). Takara : Performances et compétitivité Takara figure parmi les fournisseurs « clés de voûte » en électronique embarquée compétitive. Le groupe Dieci Dat profite d’un anniversaire pour pousser le concept de la promotion jusque sur les terres de l’incroyable, mais vrai. Le GPV 1203 de Takara est un combiné autoradio GPS, qui permet aussi une lecture vidéo (DVD) avec la fonction Dual Zone, avec laquelle les passagers des places arrière d’un véhicule peuvent voir une vidéo, le conducteur se contentant des fonctions radio. Le GPS est fourni avec une cartographie Navteq Europe. (A vendre aux alentours de 199 euros). La marque niçoise a profité de l’édition 2010 du MedPi pour fêter d’une manière originale ses 35 ans. Il est vrai que la longévité est assez exceptionnelle dans ce créneau de marché et Roger David Lellouche, directeur général, ne dissimule pas que l’offre bâtie pour cette occasion n’a pas pour seule vocation la réalisation de scores astronomiques.« Nous voulions aussi que cette initiative soit porteuse pour l’image deTakara et sa notoriété » préciset-il. Pour cela, une recette : créer une offre qui se remarque. L’effet ne passera pas inaperçue avec, pour 1 euro, un GPS nomade, le GP 55BT, modèle à écran de 4,3 pouces tactile, guidage vocal, fonction mains libres via Bluetooth, incluant une cartographie Navteq de la France,les fonctions de lecteur multimédia. Bref, un équipement bien équilibré, associé à un téléphone mobile Samsung, et un coffret Bouygues Telecom « classic » incluant 2 heures de communication par mois. Et cerise sur ce gâteau, l’offre ajoute la pos- GPS, portable et prise en charge du forfait : le cœur de la promo est là ! sibilité pour le client de se faire rembourser son forfait téléphonique pendant un an. Joli coup qui ne comporte qu’une seule contrainte : l’opération n’est pas éternelle ! Lancée le 17 mai, elle prendra fin le 15 septembre. Croissance européenne Créée en 1976, Takara ( par le groupe Dieci Dat ) est une marque que les professionnels de l’électronique embarquée connaissent bien. Positionnée dans les créneaux d’offres compétitives, elle conçoit depuis des années pour les placer sur le marché européen des ensembles où une excellente qualité, une esthétique toujours bien dans son époque et des fonctions originales se retrouvent dans un cocktail très vendeur. Si plus de 3 000 points de vente en France ont des équipements Takara dans leurs linéaires, tout le monde ne sait pas forcément que l’entreprise, qui s’était Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 71 lancée à l’assaut des marchés européens voici quelques années, connaît sur ce plan un succès très significatif. « Nous enregistrons un fort développement en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Benelux », précise-ton sur le haut des collines de l’arrière-pays niçois. Sur son stand du MedPi, d’autres produits étaient présentés, dont un pack vidéo « VIC 120 », avec deux moniteurs de 17,7 cm et des fonctions multimédia multiples.A remarquer aussi, un combiné autoradio qui entre dans un logement DIN simple, mais associé quand même un guidage GPS sur écran couleur de 3,5 pouces, avec une cartographie complète, que l’on peut mettre à jour par l’intermédiaire d’une simple carte SD. « Nous croyons beaucoup au développement de cette formule » indique Roger David Lellouche, qui estime que si le marché du guidage s’avère en stagnation, c’est aussi parce qu’il lui faut des offres capables de séduire toute une clientèle potentielle avec des arguments renouvelés, comme l’accès par le prix concrétisé par l’offre des 35 ans, « tous les consommateurs ne sont pas forcément prêts à mettre pour un GPS des sommes qui paraissent faibles aux professionnels », ou par de la simplicité, comme avec ce combiné. « Nous sommes sans doute la seule marque à avoir un niveau de savoir-faire aussi élevé dans le GPS pour le niveau de gamme où nous travaillons » ponctue Roger David Lellouche. 쐍 R É G L E M E N TAT I O N L' URSSAF ? Non,les URSSAF Il n’y a pas que les technologies numériques qui bougent. L’environnement social des entreprises aussi. Découverte ou redécouverte d’un organisme incontournable, souvent assez mal connu mais au pouvoir d’ampleur, lequel est encore en passe de s’amplifier. Lumières, avec la complicité de la FICIME Les URSSAF prennent définitivement une place majeure dans le domaine du recouvrement et du contrôle des contributions sociales, tout en essayant de mettre à la disposition des entreprises des services adaptés pour sécuriser leurs pratiques dans ce domaine complexe. Avec 14 200 salariés, ce sigle se rapporte à une centaine d’URSSAF, à l’actif desquelles on relève plus de 350 milliards d’euros encaissés chaque année. Cette branche recouvrement de la sécurité sociale est une machine puissante, les URSSAF ayant un droit de regard très important sur ce qui constitue une part considérable du budget des entreprises : les contributions sociales assises sur les diverses rémunérations des salariés. Et ce pouvoir ne va pas en diminuant… Prérogatives étendues du Rhône). En matière de recouvrement, le rôle des URSSAF est également croissant, puisque après les contributions d’assurance chômage depuis 2008, elles pourront également contrôler l’assiette des cotisations de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO de manière généralisée à partir de 2013, une phase expérimentale devant être lancée en 2011 pour certaines entreprises. En plus, bien entendu, des autres contributions qu’elle contrôle déjà. Dialogue URSSAF - entreprises Avec une telle mainmise des URSSAF sur les charges sociales, les entreprises doivent pouvoir échanger avec elles, d’autant que la législation sociale est très mouvante et donc source d’insécurité juridique. Pendant longtemps le seul interlocuteur des entreprises fut le Les URSSAF collectent déjà un nombre important de contributions sociales : cotisations salariales et patronales de sécurité sociale, CSG, CRDS, versement de transport, les cotisations logement FNAL , taxe de prévoyance, forfait social, contribution solidarité autonomie, etc. A compter du 1er janvier 2011, les URSSAF collecteront également les contributions d’Assurance chômage (avec une phase test à partir du 1er septembre 2010 dans le département Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 72 contrôleur URSSAF. Or avec 7 contrôles sur 10 qui donnent lieu à redressement à hauteur de un million d’euros en moyenne par an, il devenait urgent d’améliorer la prévention. Ce qui a été fait avec la mise en place du rescrit social, créé en octobre 2005, étendu depuis le 1er janvier 2009, et qui permet à toute entreprise de demander à son URSSAF de lui garantir sa bonne application des impératifs qui lui incombent. Ce dispositif est d’ailleurs probablement assez méconnu et, de fait, très peu employé (seulement 200 demandes en 2007), essentiellement parce qu’il représente la crainte des entreprises de « faire entrer le loup dans la bergerie ». Plusieurs modifications ont déjà été apportées pour le rendre plus attractif. Depuis le 1er janvier 2010, le délai de réponse de l’URSSAF est par exemple passé de 4 à 3 mois. En outre, il a été reconnu la possibilité d’appliquer une même décision de rescrit à toutes les entreprises appartenant à un même groupe. Cette procédure reste toutefois lourde et complexe, c’est pourquoi à l’heure du tout numérique, les URSSAF ont également mis en place des services plus réactifs : notamment la possibilité de les interroger par courrier électronique et d’avoir une réponse sous 48 heures, dès lors que la question est simple. Car en effet, depuis plusieurs années, via son site Internet et celui de net-entreprises.fr, l’URSSAF propose une offre de services de plus en plus dématérialisée : déclaration unique d’embauche, accès à son compte URSSAF, déclaration de cotisations et paiement en ligne, DADS. Les efforts sont donc nombreux.Toutefois l’URSSAF demeure un organisme très « administratif » qui manque de la souplesse nécessaire aux entreprises, une réalité qui s’est révélée encore plus flagrante avec la crise et les difficultés financières de nombreuses sociétés. Des solutions pour les entreprises en difficulté Pour les entreprises qui ne paient pas leurs contributions sociales dans les délais requis, la facture totale peut être très importante, car s’ajoutent les pénalités et majorations de retard. Or pour des entreprises en difficulté, cela peut rapidement se révéler dramatique. Depuis peu, les entreprises ont à leur disposition un dispositif spécifique et exceptionnel : un numéro de téléphone réservé, une réponse à une demande de délai de paiement dans les 3 ou 5 jours selon les modalités de demande, une seule demande à formuler pour faire établir un échéancier de paiement à l’ensemble des organismes sociaux, une remise automatique des 5 % de pénalité de retard en cas de respect du plan d’apurement. L’évolution de l’URSSAF va dans le bon sens : création d’un lien de proximité avec les entreprises et efforts pour être plus réactifs, même s’ils restent insuffisants pour instaurer un réel réflexe de partenariat entreprise / administration. 쐍 La FICIME - Fédération des Entreprises Internationales de la Mécanique et de l’Electronique - regroupe plus de 250 entreprises avec une très forte représentativité dans les secteurs des biens durables et d’équipement. Avec un chiffre d’affaires total estimé à 45 milliards d’euros et 290 000 emplois, la FICIME apporte un accompagnement et un soutien aux entreprises à travers une large gamme de services dans le domaine juridique, droit social, douane, environnement, formation, technique, statistiques, documentation. FICIME CONSEIL apporte la gestion individuelle des plans de formation. Pour toute information : 01 44 69 40 82 ou www.ficime.org 쐍 Electronique grand public Multimédia Micro informatique Haute fidélité Home cinéma Télévision numérique Télécommunications Loisirs interactifs Electronique embarquée Industrie Distribution Technique Commerce Marketing Merchandising Clientèles 24 heures sur 24 retrouvez l’information faite pour vous sur ! z e u q i Cl Entrée libre Distribution, Ventes & Services Magazine n° 89 73 PA P E R B L O G Révolutions oubliées Mesure-t-on à leur juste niveau les conséquences des mouvements et convulsions qui agitent l’Asie laborieuse ? Les médias consacrent-ils toute l’attention qu’il faudrait à des événements qui engagent fortement notre avenir, mais ne parviennent pas à se hisser à la « Une » de nos quotidiens ? En quelques semaines, des indices pourtant essentiels pour les équilibres économiques occidentaux ont été traités comme des actualités de second plan, fortement estompés par le dérapage grec, les hypothèses mille fois souspesées d’une candidature du président du FMI pour un mandat national, ou les échanges d’arguments sur l’âge légal du départ à la retraite. Pendant ce temps, la Thaïlande était à feu et à sang, mais c’est déjà oublié, tandis qu’en Chine, tensions sociales et suicides dans les entreprises se succédaient, signes tangibles d’évolutions à prévoir, susceptibles d’influencer bien des choses dans notre économie de demain. Bien sûr, la question des retraites, tout comme la tenue de l’euro, sont des sujets importants. Mais ils sont euxmêmes dépendants d’autres grands équilibres. Au terme de cette fin de première décennie du 21e siècle, la planète a totalement basculé dans le phénomène de la mondialisation. Autrement dit, dans la mise en contacts entre toutes les régions du monde, grâce à des moyens de communication et de transports qui ont gommé les distances, et tendent à rendre obsolètes les frontières. Cette mondialisation n’est ni une doctrine, ni un système, mais un fait inéluctable que rien ne pouvait empêcher, sauf un arrêt du progrès. Les chaussures payables en 10 fois sans frais... Or, dirigeants et décideurs, sous la pression des médias notamment, poursuivent presque comme avec des œillères une planification de nos équilibres en ne tenant nullement compte d’une autre évolution inéluctable et déjà engagée : l’épanouissement social des pays où l’on trouve encore de nos jours du travail à bas coût. Quand la Thaïlande frôle la guerre civile, quand des usines chinoises se mettent en grève, perturbant la production d’équipements que certains chalands, de moins en moins nombreux il est vrai, croient encore venir de la Silicon Valley, ce n’est pas pour des raisons idéoDistribution, Ventes & Services Magazine n° 89 74 logiques. Les individus de ces lointains horizons comme les autres souhaitent améliorer leurs conditions de vie. Mouvements sociaux et affrontements ont une simple signification : les masses laborieuses veulent plus de confort, des logements moins exigus, elles attendent de pouvoir prendre un peu de repos régulièrement, de pouvoir profiter aussi de la civilisation des loisirs, se doter de biens d’équipements. Elles revendiquent pour avoir une protection sociale. Elles souhaitent pouvoir se faire soigner quand leur santé traverse une zone de turbulences, et compter sur une retraite en fin de carrière... Quand on observe l’évolution de la société chinoise, et l’entrée en force d’une fraction chaque jour plus importante de celle-ci dans un monde de consommation à l’occidentale, comment peut-on imaginer que d’ici un quart de siècle, les coûts du « Made in China » n’aient pas eux-même évolué d’une manière spectaculaire, tout comme ceux de la plupart des régions où survivent encore des productions industrielles à des coûts imbattables ? Cette façon qu’ont nos décideurs de foncer dans le brouillard et de bâtir des schémas sur des bases dont on ne sait pas encore ce qu’elles seront exactement, mais qui se seront obligatoirement éloignées de nos repères actuels, a de quoi donner le frisson. Les échéances évoquées sont à une distance équivalente de celles envisagées pour les nouveaux équilibres entre générations, et en particulier ces retraites qui rivalisent avec les exploits espérés des Bleus en Afrique du Sud dans nos quotidiens. D’ailleurs, une autre question encore plus essentielle est posée, à travers les convulsions asiatiques récentes. Le monde occidental a vécu confortablement depuis des décennies, grâce à l’apport massif de produits (électronique, vêtements, etc.) fabriquées dans les unités de production où les salaires sont au ras des pâquerettes et l’environnement social inexistant. Comment vivrons-nous quand toute la planète aura adopté ce standing à l’occidentale ? Qui fabriquera les objets peu coûteux nécessaires à ce style de vie agréable ? Combien coûtera une paire de chaussettes ou un lecteur MP3 quand ceux qui les fabriqueront auront pouvoir d’achat et style de vie équivalents à ceux de nos masses laborieuses ? 쐍 IDEF E TRAD T N E IDÉO EM ’L ÉVÉN N DU JEU V ÉE EUROP INTERACTIVE & DIGITAL ENTERTAINMENT FESTIVAL IDEF RS ACTEU S D N VIDÉO S GRA CE DE U JEU N D E S S É R N P PÉE ES LA ANTS EURO CANN ARTICIP P 0 0 25 S ANISÉ S ORG URS U O -V Z JO RENDE SUR 3 3 500 NTÉS EPRÉSE ni, R S Y A -U 12 P yaume se, ue, Ro iq uis S lg e , B g , ur spagne ne, Luxembo Pays-Bas E , e li a g a a, , It Canad France Russie, Allem l, a g tu Por INTERACTIVE & DIGITAL ENTERTAINMENT FESTIVAL 0 7 201 0 / 1 > 0 EAU 9/06 n i e R ID .com 2 la é M S t : osium NE c o n t a c ie.rideau@comexp E CAN n D Vo t r e la e S m L • A 15 45 01 76 77 FESTIV S E D S PA L A I Un évènement / An event Société par Actions simplifiées au capital de 60 000 000 316 780 519 RCS Nanterre 70 avenue du Général de Gaulle - 92058 PARIS LA DEFENSE cedex pub IDEF2010_210x279.indd 1 12/04/10 14:28:43 17.06.2010 18:32 PDF_QUADRI_300dpi_txvecto