Etude de Filière Boissons 2012

Transcription

Etude de Filière Boissons 2012
filiEre boissons
EN AlgErie
2012
Période de l’étude : Mars-juillet 2012
L’étude a été réalisée dans le cadre du programme PMEII par Messieurs Mohammed KACI, et Abdenour ABTROUN.
«Le contenu de la présente publication relève de la seule responsabilité des auteurs et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant
l’avis de l’Union européenne ou des Autorités algériennes».
© PMEII, Alger - Juin 2013
LA LETTRE DE PME II
L
e Programme d’Appui aux PME-PMI et à la Maîtrise des Technologies d’Information et de Communication (PME II),
cofinancé par l’Algérie et l’Union européenne, est un instrument mis en place pour apporter une assistance technique
hautement qualifiée dans des domaines spécifiques. L’approche de travail adoptée se caractérise par des interventions
directes au niveau de certaines filières pilotes en s’appuyant particulièrement sur le tissu associatif.
C’est dans ce cadre qu’une collaboration étroite a été initiée et mise en œuvre avec l’Association des Producteurs Algériens
de Boissons (APAB) dont l’implication et la réactivité nous ont permis de réaliser avec succès un certain nombre d’actions.
Je saisis cette occasion pour remercier ses dirigeants ainsi que tous leurs collaborateurs.
Ce partenariat a permis la réalisation de plusieurs missions d’assistance technique et de formation au profit des entreprises
de la filière :
mise en place du système qualité ISO 22000,
élargissement de la gamme de produits,
• additifs alimentaires,
• etc.
•
•
Des actions institutionnelles sont venues renforcer la portée de ces missions par la dissémination des bonnes
pratiques à toute la filière boissons :
•
production d’un guide sur la traçabilité dans la filière boissons,
•
édition d’un guide sur les Bonnes Pratiques d’Hygiène pour l’industrie des jus de fruits,
•
mise en place d’une cellule de veille normative et réglementaire au sein de l’APAB.
Ce dispositif sera complété prochainement par un nouveau guide sur les additifs alimentaires.
La présente étude de filière vient parachever l’intervention du Programme PME II avec une mise en perspective qui permet
de concevoir, dans le cadre de la nouvelle politique industrielle nationale, un plan de développement concerté ciblant les
différents leviers de croissance identifiés.
Abdeldjalil Kassoussi
Directeur du Programme
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LA LETTRE DE L’APAB
C
e propos s’adresse, en premier lieu, au Programme PME II, auquel nous exprimons notre totale reconnaissance pour
le soutien précieux apporté à l’élaboration de cette étude et pour avoir cru en son utilité pour l’ensemble des acteurs
de la filière Boissons, en mobilisant toutes les ressources nécessaires. Nous rendons également hommage aux efforts
fournis par les experts qui, malgré des contraintes pratiques, ont su préserver à cette analyse toute sa substance. Enfin, nous
saluons l’esprit de coopération dont nos membres ont fait preuve, en partageant des informations clés pour des besoins
d’exactitude et de la fiabilité des conclusions apportées par ce document.
Un facteur de succès très important de l’analyse de filière est l’implication des acteurs à tous les stades du processus
de recherche. Les acteurs habituels concernés sont les associations représentatives de la filière de production traitée, les
producteurs, les fournisseurs d’intrants, les représentants de structures administratives à caractère économique et autres
observatoires et centres de collecte des données économiques.
Cette analyse vise à caractériser les activités de la filière Boissons et à comprendre comment la valeur est créée et partagée
entre les différents acteurs. Elle a également pour but d’évaluer sa performance et de déterminer ses perspectives,
tendances, opportunités et obstacles éventuels à son développement. Ainsi, elle constitue un outil aidant les parties
prenantes et les décideurs à définir des mesures correctives et à favoriser le développement des zones et des activités où
un potentiel de croissance a été identifié.
Une analyse correctement réalisée peut également contribuer à créer une vision partagée au sein de la filière des défis et
opportunités auxquels elle est confrontée et faciliter ainsi le développement de collaborations.
Enfin, une analyse de filière peut être utilisée à d’autres fins, telles que la promotion du développement des entreprises,
l’amélioration de l’environnement des affaires, le développement de la qualité et de la sécurité alimentaire, la promotion
des liens entre les différents maillons de la chaîne, etc. La performance de notre filière est déterminée par le résultat de
l’impact combiné de plusieurs facteurs exerçant une influence sur l’organisation et le fonctionnement de la filière.
Ces facteurs sont qualifiés par les spécialistes d’« inducteurs de performance ». Il s’agit notamment de :
l’environnement des affaires ;
les investissements et la technologie ;
• la structure de marché (intérieur et extérieur) ;
• la ressource humaine et le management des entreprises ;
• les intrants.
•
•
Ainsi, nous invitons l’ensemble des acteurs à prendre la pleine mesure des éléments d’analyse contenus dans cette
étude et de relever, chacun pour ce qui le concerne, les défis qui s’imposent en matière de compétitivité, de qualité et de
performance et ce dans l’intérêt de notre gouvernance économique, de la pérennité de nos outils de production, de la
préservation de nos effectifs et de la satisfaction de nos consommateurs.
Ali Hamani
Président de l’APAB
/3
Sommaire
7INTRODUCTION
11PROBLEMATIQUE-METHODOLOGIE
15LE SOUS-SECTEUR DES BOISSONS
21LA BRANCHE DES BOISSONS EN ALGERIE
27LES SOUS-FILIERES
39LE MARCHE INTERIEUR
47LE COMMERCE EXTERIEUR
55
ANALYSE ECONOMIQUE & FINANCIERE
69
ENVIRONNEMENT NATIONAL
75
POSITIONNEMENT STRATEGIQUE
83
PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS
89ANNEXES
107SYNTHESE DE L’ETUDE
Votre attention
Une synthèse de la présente étude est disponible en fin de document après les Annexes.
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ABREVIATIONS & ACRONYMES
ANDI Agence Nationale du Développement Industriel
ANDPME Agence Nationale de Développement de la Petite et Moyenne Entreprise
ANGEM Agence Nationale de Gestion du Microcrédit
ANIREF Agence Nationale d’Intermédiation et de Régulation Foncière
ANSEJ Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes
APAB Association des Producteurs Algériens de Boissons
BOAL Bulletin Officiel des Annonces Légales
BRSA Boissons Rafraîchissantes Sans Alcool
C.I.T.I Nomenclature Internationale type
CALPIREF Comité d’Assistance à la Localisation et à la Promotion des Investissements et de Régulation du Foncier
CEAI Centre d’Expertise de l’Appui Institutionnel (PME2)
CEE Communauté Economique Européenne
CNAC Caisse Nationale de Chômage
CNIS Centre National de l’Information Statistique
CNRC Centre National du Registre de Commerce
CSP Catégories Socioprofessionnelles
EDPME Euro-Développement Petites et Moyennes Entreprises
FAO Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture GIZ Agence de développement allemande
HACCP Hazard Analysis Critical Control Point
IAA Industrie Agroalimentaire
IDE Investissements Directs Etrangers
INAPI Institut National Algérien de la Propriété Industrielle
MIPMEPI Ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’Investissement
NAA Nomenclature Algérienne des Activités
NACE Nomenclature des Activités dans la Communauté Européenne.
NAP Nomenclature Algérienne des Produits
O.M.C. Organisation Mondiale du Commerce O.M.S. Organisation Mondiale de la Santé ONS Office National des Statistiques
PME II Programme d’Appui aux PME-PMI et à la Maîtrise des Technologies de l’Information et de la Communication
SWOT Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats
UE Union européenne
ZALE Zone Arabe de Libre-Echange
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INTRODUCTION
Pour une vision actualisée de la filière
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1. INTRODUCTION
Les études de filières sont d’une grande utilité pour les acteurs économiques. Les entreprises clientes en aval, les
fournisseurs en amont, les banques qui financent les investissements, les fabricants d’équipements de production, les
laboratoires de contrôle et d’analyse, les bureaux d’études, les institutions d’appui et les administrations participent,
de près ou de loin, à la mise au point du produit, à sa fabrication et à sa mise sur le marché. L’ensemble de ces acteurs
a besoin d’informations actualisées sur la filière et de son marché.
Le grand intérêt de ces études réside dans la lisibilité qu’elles peuvent offrir aux entreprises et aux investisseurs. La
compétitivité des entreprises de la filière dépend en grande partie de la crédibilité des informations disponibles
nécessaires aux acteurs de la filière pour l’élaboration de leurs stratégies. De plus, en fournissant une base de référence
précise et commune, elles nourrissent la concertation des associations professionnelles avec les pouvoirs publics et
permettent une meilleure identification des axes de développement de la filière.
La filière des boissons est une des plus dynamiques de l’industrie agroalimentaire en Algérie. L’importance
économique qu’elle a prise, la croissance qu’elle connaît, les progrès qu’elle a enregistrés au plan de la diversification
et de la qualité des produits en font une filière particulière. Elle se distingue également par la présence d’entreprises
«major » et par l’organisation de la profession sous la forme d’une association structurée et active, l’APAB (Association
des Producteurs Algériens de Boissons).
La filière a fait l’objet, en 2005, d’une première étude sur son positionnement stratégique. Dans ce cadre, des
recommandations ont été formulées et, notamment, la nécessité d’un accompagnement à la mise à niveau des
entreprises et de leur environnement. En 2007, cette étude a fait l’objet d’une actualisation, focalisée sur les entreprises
bénéficiaires du programme de mise à niveau réalisé avec l’EDPME1.
L’étude de 2005 a mis en évidence les progrès réalisés par la filière depuis l’ouverture du marché à l’investissement
privé national et aux Investissements Directs Etrangers (IDE).
Durant les années 1970 et 1980, la filière des boissons était dominée par le secteur public et les entreprises privées
ne présentaient généralement qu’une dimension locale ou régionale. En outre, le marché national était protégé de la
concurrence internationale. Dans ce contexte contraignant, très peu de progrès avaient pu être enregistrés du point
de vue de la diversité et de la qualité des produits, de même qu’en matière de performances économiques.
Cette situation a été fortement modifiée par l’ouverture de l’économie engagée à partir de la fin des années quatrevingts. Progressivement, le marché a impulsé une très forte dynamique d’investissement, reconfigurant ainsi la
structure concurrentielle nationale. Des franchises internationales sont apparues, introduisant de nouveaux modèles
de production s’appuyant sur une pratique du marketing. Le secteur public a décliné tandis que de nombreuses
entreprises privées ont intégré cette nouvelle dynamique d’investissement permettant à certaines d’émerger en tant
que majors de la filière.
Cette dynamique entrepreneuriale s’est accompagnée d’un développement remarquable de la consommation.
L’étude de 2005 avait situé le niveau de consommation à 40,6 litres/tête/an, toutes boissons confondues. Elle a mis en
évidence, également, des perspectives de croissance prometteuses avec près de 9% par an en hypothèse moyenne.
L’étude avait préconisé une stratégie d’accompagnement de cette croissance, centrée sur des actions prioritaires :
•
promotion de la filière et de ses produits ;
•
création d’un système d’information sur le marché et son évolution ;
•
création d’un Centre Technique Interprofessionnel de la boisson ;
•
développement des outils et instruments financiers d’aide à la capitalisation des entreprises ;
•
mise en œuvre d’analyses de marché ;
•
mise en œuvre d’une politique d’innovation adaptée ;
1. L’étude et sa mise à jour ont été diffusées à travers les sites de l’Association des Producteurs Algériens de Boissons (APAB) et de l’Agence Nationale de
Développement de la Petite et Moyenne Entreprise (ANDPME).
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•
amélioration de la gestion des achats et approvisionnements ;
•
généralisation du système HACCP et du Guide des bonnes pratiques ;
•
recours accru aux formations qualifiantes intra et hors entreprises ;
•
participation active aux dispositifs de gestion des déchets ;
•
ise en conformité impérative aux nouvelles réglementations en vigueur dans les zones ou pays les plus
m
avancés (UE, USA).
En 2007, une fiche sectorielle, établie par le programme Euro-Développement PME, à la suite du programme de mise
à niveau des entreprises du secteur, avait fait ressortir les caractéristiques et contraintes suivantes :
•
le secteur privé est désormais dominant dans la production ;
•
la consommation nationale est couverte en quasi-totalité par la production locale ;
•
des exportations étaient réalisées mais restaient marginales ;
•
le secteur est caractérisé par une structure oligopolistique et une multitude d’opérateurs locaux ;
•
le système d’information sur les activités du secteur est insuffisant ;
•
la réglementation est insuffisante et, en même temps, peu appliquée ;
•
l’accompagnement bancaire demeure insuffisant ;
•
l’imposition est excessive et les relations avec les services des douanes difficiles ;
•
la filière est caractérisée par une concurrence déloyale et un marché informel important.
Cette fiche a, par ailleurs, identifié une structure concurrentielle avec, d’un côté, quelques entreprises de grande
taille avec une influence nationale et, de l’autre, de nombreuses entreprises de taille moyenne limitées aux marchés
locaux et régionaux. La tendance de cette structure indiquait, en outre, le développement d’un phénomène de
concentration. Depuis, une consolidation a été observée avec le rachat de certains petits producteurs par des
entreprises plus importantes.
L’actualisation de ces différentes études va permettre de situer cette évolution aujourd’hui et de reposer
éventuellement la problématique de cette industrie.
En conséquence, cette présente mise à jour vise à :
•
la mise à disposition d’une étude stratégique de cette filière en mesure de guider dans leurs stratégies et
décisions les entreprises, leur association professionnelle et les institutions concernées, de près ou de loin, par
le développement de cette industrie, alors qu’une période de consolidation s’y amorce ;
•
l’élaboration des principaux chiffres clés globaux du secteur ;
•
l’actualisation des chiffres de l’étude 2005 et des chiffres clés de l’étude 2007 relatifs aux boissons alcoolisées.
/9
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PROBLEMATIQUE-METHODOLOGIE
Produire un outil de réflexion et d’action
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2. PROBLEMATIQUE ET METHODOLOGIE
2.1 Problématique de l’étude Les termes de référence de l’étude ont défini la problématique de la filière à travers quatre questions principales :
•
uelle est la compétitivité-prix des entreprises de la filière des boissons dans le cadre de la mise en œuvre des
Q
accords de libre-échange (UE et ZALE) ?
•
uels sont les « gisements » de productivité à explorer pour les PME ? Et quelle est la marge possible de
Q
progression ?
•
u plan de la compétitivité hors coût, les entreprises sont-elles équipées pour développer l’innovation-produit
A
et la qualité ?
•
Quelles sont les niches possibles pour des acteurs secondaires ?
L’étude inclura, par ailleurs, des données sur l’importance et la rentabilité du secteur et constituera ainsi un outil de
réflexion et d’action pour les entreprises.
La problématique s’appuie sur des hypothèses dégagées à la fois des conclusions de l’étude 2005 et de la fiche
technique 2007, des conclusions tirées suite aux visites que les experts du Centre d’Expertise « CE Appui aux PME »
du Programme PME II ont effectuées aux entreprises de la filière durant le 1er semestre 2011 et de celles ressorties des
échanges entre l’APAB et le Centre d’Expertise « CE Appui aux PME ».
Hypothèses :
•
u ne tendance à la restructuration du secteur des boissons est constatée. Des opérations d’absorption des
petites unités sont réalisées dans le secteur privé, devenu dominant. Cette évolution est à même de renforcer
le caractère oligopolistique du secteur ;
•
u ne diversification des entreprises des eaux embouteillées par la production des sodas et des jus est constatée.
Elle répond au souci de conforter les marges, l’Industrie des eaux embouteillées se caractérisant par une
surcapacité d’exploitation ;
•
des pratiques propres à l’économie informelle sont constatées ;
•
les PME sont fragilisées par ce contexte de concurrence déloyale, la pesanteur des contrôles étatiques, une
concurrence exacerbée dans les segments de marché à bas prix, des difficultés de répercuter la hausse des prix
des inputs ;
•
l’entrée des marques internationales sur le marché a stimulé l’innovation et impacté l’amélioration de la qualité
et les prix des produits ;
•
la distribution constitue le maillon faible de la chaîne de valeur de la filière. Le pouvoir des grossistes est très
élevé et est souvent à l’origine des pratiques de l’informel comme la non-facturation ;
•
les entreprises de production sont contraintes d’immobiliser des capitaux importants dans la logistique et
notamment le transport.
2.2 Méthodologie générale Sur la base du modèle de M. Porter des cinq forces concurrentielles, l’analyse stratégique est à même de traiter la
problématique de la filière et de dégager des recommandations permettant aux acteurs de concevoir leur stratégie.
Cette approche pose également la problématique de l’avantage compétitif national (modèle des 5 + 1 forces, qui
intègre notamment l’action des pouvoirs publics), ce qui permet d’éclairer les politiques publiques pour améliorer la
compétitivité de l’Industrie nationale.
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La fiche technique présente l’avantage d’aborder l’analyse en se basant sur le système d’information national
(nomenclature des activités et produits) et l’information capitalisée par le programme de mise à niveau. Elle permet
de soulever la question du système d’information sur l’Industrie et les marchés de consommation.
En outre, l’analyse SWOT (forces et faiblesses, menaces et opportunités) permet de synthétiser les analyses et de
dégager des recommandations.
ITEMS RETENUS ET SOURCES Un certain nombre d’items pertinents à analyser ainsi que leurs sources sont portés en Annexe de ce document. Ils
portent sur l’environnement des entreprises et l’environnement de la filière, tant au niveau national qu’international.
MÉTHODES DE COLLECTE DE L’INFORMATION La collecte de l’information s’est effectuée à travers cinq types d’investigations :
•
Enquêtes administratives : collecte de données officielles et professionnelles.
•
Recherches documentaires pour l’analyse des publications se rapportant au secteur.
•
Enquête « producteurs » via un questionnaire administré conjointement par le CEAI et l’APAB.
•
eux panels de discussions, organisés par l’APAB, qui ont regroupé des responsables de structures des
D
entreprises du secteur et ont débattu respectivement de la qualité des produits et du marketing dans la filière.
•
Des interviews des dirigeants d’un panel d’entreprises situées dans les régions Centre, Est et Ouest.
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LE SOUS-SECTEUR DES BOISSONS
Définitions, nomenclatures et normes
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3. PRESENTATION DU SOUS-SECTEUR DES BOISSONS
La présente étude concerne la filière des boissons et des jus de fruits. Dans le langage courant, une
boisson (ou breuvage) est un liquide destiné à la consommation. Le terme couvre les boissons rafraîchissantes sans
alcool (BRSA) et les boissons alcoolisées.
3.1 Nomenclature des activités et produits
La filière des boissons est classée par les nomenclatures internationales dans les Industries Agroalimentaires (IAA).
La NAA (Nomenclature Algérienne des Activités) distingue onze sous-branches des IAA : lait, viande, pêche, fruits,
légumes, boissons, huiles et graisses, céréales, tomate industrielle, sucres et tabac.
Ces sous-branches coïncident pour l’essentiel avec le classement de premier niveau de la nomenclature internationale
(CITI) et de la NACE (Nomenclature des Activités dans la Communauté Européenne). Des tables de correspondance
sont néanmoins établies entre la NAA et la NACE.
Au plan de la statistique nationale algérienne, l’ONS identifie la filière « Boissons » et ses sous-filières au travers de la
Section D «Produits Manufacturés» et de la Division 15 «Produits des Industries Alimentaires».
Le sous-secteur des Boissons et des jus est très hétérogène et se trouve constitué par de nombreux segments
différenciés.
Boissons contenues dans cette étude :
•
Les boissons gazeuses, y compris les boissons à pulpe, carbonatées type Orangina.
•
L es boissons plates (assimilées à des jus en Algérie) : Boissons aux fruits, boissons aromatisées, sirops, boissons
énergétiques, boissons à base de lait.
•
Les jus de fruits et nectars.
•
Les bières.
•
Les vins.
3.2 Les produits des BRSA BOISSONS GAZEUSES1 Ce sont des boissons non alcoolisées, non fermentées ou ne comportant pas, à la suite d’un début de fermentation,
de traces d’alcool supérieures à 0,5% degré d’alcool.
On retrouve dans cette catégorie :
•
Les limonades : L’appellation « limonade » est réservée aux boissons gazéifiées, sucrées, limpides et
incolores, additionnées de matières aromatiques ou sapides, provenant du citron et, éventuellement,
d’autres hespéridés, acidulées au moyen d’acides citriques, tartriques ou lactiques. L’emploi de
sucre et de sirop de glucose comme édulcorants, ainsi que d’acides ascorbiques et phosphoriques
sont autorisés.
•
L es boissons aux fruits carbonatées ou gazeuses : La dénomination est réservée aux boissons préparées à
partir d’eau potable et de jus de fruits, jus de fruits concentrés, fruits ou un mélange de ces composants dans
une proportion comprise entre 10% à 25% de jus.
•
Les sodas : Dans la famille des sodas, nous retrouvons les boissons à base d’extraits naturels de fruits ou de
plantes et qui contiennent du gaz carbonique et du sucre, mais également des édulcorants ou faux sucres.
1. Industrie des boissons et des jus de fruits. EDPME 2007
16 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Cette dernière catégorie comprend :
• Les colas : Ils sont caractérisés par la présence de cola, de caramel comme colorant, d’acide ortho-phosphorique
et de caféine.
•
L es tonics et bitters : Ils sont caractérisés par la présence d’extraits amers et de quinine ou sels. Ils peuvent être
limpides (comme Schweppes) ou troubles (comme Gini).
JUS DE FRUITS Les jus de fruits sont définis par le Codex Alimentarius. Le terme désigne un liquide non fermenté, mais fermentescible,
tiré de la partie comestible de fruits sains, parvenus au degré de maturation approprié et frais ou de fruits conservés
dans de saines conditions par des moyens adaptés et/ou par des traitements de surface post-récolte. Dans la
catégorie des jus de fruits, on retrouve 5 familles :
•
L es pur jus obtenus à partir de fruits : Ce sont des jus obtenus à partir de fruits par des procédés mécaniques,
fermentescibles mais non fermentés, possédant la couleur, l’arôme et le goût caractéristiques du ou des jus de
fruits dont ils proviennent. Les jus de fruits frais ne subissent pas de traitement thermique.
•
Les pur jus obtenus à partir de concentrés : C’est le produit obtenu à partir de jus de fruits concentrés, par :
-Restitution de la proportion d’eau extraite du jus lors de la concentration. L’eau ajoutée représentant les
caractéristiques appropriées, notamment des points de vue chimique, microbiologique et organoleptique, de
façon à garantir les qualités essentielles du jus.
-Restitution de son arôme au moyen de substances aromatiques récupérées lors de la concentration du jus de
fruits concerné, ou de jus de fruits de la même espèce, et qui possèdent des caractéristiques organoleptiques
équivalentes à celles du jus obtenu à partir des fruits de la même espèce.
•
L es jus de fruit concentrés : C’est le produit obtenu à partir de fruits par élimination physique d’une partie
déterminée de l’eau de constitution. Lorsque le produit est destiné à la consommation directe, la concentration
est d’au moins 50%.
•
L es nectars de fruits : C’est le produit non fermenté mais fermentescible, obtenu par addition d’eau et de
sucres au jus de fruits concentré, à la purée de fruit concentrée ou à un mélange de ces produits, et dont la
teneur minimale en jus, éventuellement en purée, et l’acidité minimale sont fixés comme suit : 25% à 50% en
teneur minimale en jus et 4 à 9 g/l. en acidité (exprimé en acide tartrique).
•
L es jus de fruits déshydratés : C’est le produit obtenu à partir de jus de fruits par élimination physique de la
quasi-totalité de l’eau de constitution. La restitution des composants aromatiques est obligatoire.
BOISSONS PLATES
Traditionnellement incluses, en Algérie, dans la famille des jus de fruits, les boissons plates intègrent les boissons aux
fruits ne respectant pas les caractéristiques des jus de fruits. Sont comprises dans cette classe les boissons aux fruits,
les boissons aromatisées, ainsi que les sirops, thés glacés, boissons énergétiques et produits à base de lait :
•
L es boissons aux fruits : La dénomination est réservée aux boissons préparées à partir d’eau potable et de
jus de fruits, jus de fruits concentrés, fruits ou un mélange de ces composants dans une proportion égale ou
supérieure à 10% de jus. Dans le cas des boissons plates, cette teneur est supérieure à 25%. (Pour les boissons
aux fruits carbonatées ou gazeuses, la proportion est égale ou supérieure à 10% de jus et inférieure à 25%).
•
L es boissons aromatisées : Cette dénomination est consacrée aux boissons ne comprenant pas de jus de
fruits. Elle est composée d’eau, sucre, émulsion, arôme naturel ou artificiel, antioxydant, conservateur, colorants,
acide, épaississant… Cette catégorie est, de par sa composition et les besoins satisfaits, plus proche des sodas
(sans le gaz) ou des mélanges eau + sirop que des jus de fruits.
•
Les sirops : La dénomination sirop est réservée aux produits concentrés et aromatisés obtenus par dissolution
de matières sucrantes glucidiques dans de l’eau, thés glacés …
•
L es boissons énergétiques : Ces boissons sont constituées d’eau, de sucre, de vitamines (C, B1, B2), de
caféine, d’acides aminés (L-Phénylalanine).
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• Les boissons à base de lait : Ces boissons sont constituées de lait (en général écrémé), de sucre, de stabilisant,
d’aromatisant et de fruits.
EAUX EMBOUTEILLEES / EAUX DE TABLE
On y distingue trois familles de produits :
• Les eaux minérales naturelles : Il s’agit d’eaux possédant des caractéristiques de nature à apporter des
propriétés favorables à la santé. L’eau minérale naturelle se distingue par sa composition physico-chimique
(teneur en minéraux, oligoéléments ou autres constituants) et ses conditions hydrogéologiques, qui font que
ses caractéristiques sont constantes dans le temps, en garantissent sa qualité et la différencient des Eaux de
Source. Les deux caractéristiques sont conservées intactes en raison de l’origine souterraine de cette eau qui est
– en principe – à l’abri de toute pollution. Elle provient d’une nappe ou d’un gisement souterrain exploité – en
principe également – à partir d’une seule émergence. Elle témoigne, dans le cadre des fluctuations naturelles
connues, d’une stabilité de ses caractéristiques essentielles, notamment de composition et de température à
l’émergence qui ne sont pas affectées par le débit de l’eau prélevée.
•
L es eaux de source : Il s’agit d’eaux d’origine souterraine, microbiologiquement saines et protégées contre
les risques de pollution, propres à la consommation humaine, sans traitement, ni adjonction autres que
ceux autorisés. L’eau de source se différencie de l’eau minérale par son absence de propriétés physiologiques
particulières. Les eaux minérales comme les eaux de sources peuvent être carbonatées (gazeuses) ou non
carbonatées (plates). Le gaz provient des failles profondes de l’écorce terrestre, et se dissout dans l’eau en
remontant vers la surface. Dans certains cas, le gaz peut être enlevé au moment de l’exploitation puis rajouté
par la suite, ou bien introduit dans une eau à l’origine non carbonatée.
•
Les eaux aromatisées : Elles sont fabriquées par adjonction d’arômes de fruits à base d’essences sans sucre.
3.3 Les produits des boissons alcoolisées VINS
Le vin2 est le produit résultant exclusivement de la fermentation du raisin frais ou du jus de raisin frais. C’est un produit
très complexe, ce qui explique que sa production reste en grande partie artisanale. Mais, à l’instar de toute l’industrie
agroalimentaire en Algérie, le secteur vitivinicole s’est modernisé ces dernières années, sous l’impulsion des progrès
de l’œnologie et de la recherche toujours plus importante de qualité, se rapprochant ainsi toujours davantage du
secteur industriel.
la segmentation de l’offre en matière de vins peut se faire selon différents critères :
•
la couleur (rouge, blanc, rosé, gris) ;
•
la qualité (vins de table, vins de qualité) ;
•
le titre en alcool ;
•
le type (mousseux, non mousseux, vin de liqueur) ;
•
le conditionnement ;
•
la région d’origine.
BIERES
La bière3 est une boisson alcoolisée obtenue par fermentation, fabriquée à partir d’eau, de malt (céréale germée,
principalement de l’orge, parfois additionné à d’autres céréales) de houblon. Plus généralement, il s’agit d’une boisson
alcoolisée obtenue par transformation de matières amylacées par voies enzymatiques et microbiologiques.
2. Analyse Filière BOISSONS. Rapport Général APAB / EDPME. 2005
3. D’après le Codex Alimentarius Austriacus.
18 / la filiere boissons EN Algerie 2012
La couleur constitue une différenciation dans les bières et résulte des types de malts de spécialité utilisés. Les couleurs
les plus répandues sont :
•
l es blondes brassées avec des malts blonds très pâles, donnant l’amertume et des arômes fruités et floraux avec
une mousse abondante. La plupart des lagers sont des bières blondes ;
•
les brunes résultent généralement de l’emploi d’un malt caramélisé, de couleur foncée, variant du brun acajou
au noir ébène. Leur goût est un équilibre entre l’amertume des sucres caramélisés et celle du houblon.
3.4 Réglementation du secteur des boissons La réglementation a, en fait, peu évolué par rapport à 2005. Il y a lieu cependant de noter la promulgation de textes
régissant les eaux embouteillées (2006) et la révision, en 2009, de la loi sur la protection des consommateurs.
Les textes suivants sont cités4 (voir Annexe pour plus de détails) à titre d’illustration de la réglementation régissant la
filière des boissons et un parallèle avec la législation européenne et le CODEX Alimentarus est établi afin de mesurer
le gap à combler par la législation et la réglementation nationales.
REGLEMENTATION NATIONALE
• activités réglementées : activités liées aux eaux embouteillées sont particulièrement réglementées.
•
réglementation régissant les débits de boisson et la distribution de gros.
•
réglementation régissant les matières premières dans la fabrication des boissons.
•
réglementation régissant les additifs aux produits alimentaires. REGLEMENTATION EUROPEENNE
• directive établissant des critères de pureté spécifiques pour les édulcorants pouvant être utilisés dans les
denrées alimentaires. Le dioxyde de carbone, en tant qu’ingrédient, peut être utilisé.
•
directive concernant les additifs alimentaires autres que les colorants et les édulcorants.
•
d irective relative aux arômes et à certains ingrédients alimentaires possédant des propriétés propres à
aromatiser qui sont destinés à être utilisés dans et sur les denrées alimentaires.
CODEX ALIMENTARIUS Le Codex Alimentarius est un programme commun de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS.) consistant en un recueil de normes, codes
d’usages, directives et autres recommandations relatifs à la production et à la transformation agroalimentaires qui
ont pour objet la sécurité sanitaire des aliments, soit la protection des consommateurs et des travailleurs des filières
alimentaires, et la préservation de l’environnement.
Même si les recommandations ne sont pas contraignantes pour les Etats Membres, les normes du Codex servent
souvent à l’élaboration des législations nationales. Elles constituent une référence pour le Ministère du Commerce
algérien dans ses actions de contrôle de qualité des produits alimentaires.
Deux normes sont particulièrement indiquées pour l’industrie alimentaire :
• La norme codex csx/stan 192-1995 (Rév. 2010) Norme générale pour les additifs alimentaires.
•
La norme codex cac/gl 75-2010, directives sur les substances utilisées en tant qu’auxiliaires technologiques.
4. Le site de l’APAB www.apab-algerie.org présente un répertoire plus complet de la réglementation et des normes du Codex Alimentarus. L’APAB
dispose pour ce faire, d’une Cellule de veille réglementaire et normative.
/19
20 / la filiere boissons EN Algerie 2012
LA BRANCHE DES BOISSONS EN ALGERIE
Un poids notable dans l’agro-alimentaire
/21
4. BRANCHE DES BOISSONS EN ALGERIE
4.1 Poids économique des IAA
Les IAA constituent un secteur des plus diversifiés, comprenant des industries lourdes et des activités de type artisanal.
Cette diversité génère inévitablement des modes de fonctionnement divers et des contraintes tout aussi diverses.
CONTRIBUTION AUX RESULTATS DE L’INDUSTRIE
Les IAA sont une industrie à base de matières premières agricoles ou d’origine agricole dont la contribution est
établie par les comptes de branches, publiés par l’ONS1. Leur poids relatif dans le secteur industriel en Algérie est
prépondérant.
En 2010, ces industries représentaient 52% de la production, 41% de la valeur ajoutée, 57% de l’excédent net
d’exploitation du secteur industriel. Le poids des IAA est aussi manifeste au niveau des consommations intermédiaires
avec 58% du total de l’industrie.
L’importance des IAA est liée à la place qu’elles occupent dans la couverture des besoins de la population. En effet,
elles couvrent plus de 40% des dépenses privées des ménages. Le poids est encore plus significatif lorsqu’on ajoute
celui de la distribution des produits agroalimentaires et de la restauration.
Le poids de la branche des IAA tient à la taille du marché national, tirée par la démographie et le coefficient budgétaire
des ménages.
Structure de la production des branches industrielles
52%
Structure de la production des branches industrielles
20%
10%
10- Industries AgroAlimentaires.
06- I.S.M.M.E
09- Chimie,
Caoutchouc,
Plastique.
9%
07- Matériaux de
construction.
4%
3%
3%
14- Industries
Diverses.
11- Textiles,
Confection
13- Bois, lièges et
papiers.
0,5%
12- Cuirs et
Chaussures
Ordonnée : Contribution du secteur industriel à la production globale de l’Industrie (en %)
Abscisse : Les secteurs industriels, selon la NSA
Source : ONS
Les Assises nationales des IAA, organisées par le MIPMEPI en 2010, ont souligné les faibles performances de l’Industrie
nationale et ce, malgré le potentiel du marché national et la situation macroéconomique du pays.
Le rapport y relatif explique cet état par :
• la faiblesse des investissements des entreprises publiques, restés en « berne depuis 1986 avec la chute des prix
du pétrole ».
•
la faible compétitivité des entreprises privées s’expliquant essentiellement par « leurs faibles compétences
managériales et les contraintes multiples qu’elles rencontrent dans l’environnement ».
1. Cf. Annexe, tableau 5
22 / la filiere boissons EN Algerie 2012
•
la faible attractivité de l’Algérie pour les IDE, s’expliquant par le climat des affaires qui demeure un « frein aux
opportunités de l’investissement direct étranger».
Cependant, la situation globale des IAA doit être nuancée par la dynamique des investissements enregistrée
dans certaines industries. Un mouvement important est constaté en particulier dans l’industrie des boissons,
la transformation des céréales, le lait et produits laitiers et les corps gras. Dans certaines sous-branches, des IDE
d’envergure ont été réalisés. Le potentiel de croissance du marché des IAA – ou du moins de ces sous-branches – a
été pris en considération par les investisseurs et a pondéré les contraintes globales signalées ci-dessus.
CONTRIBUTION A L’INVESTISSEMENT INDUSTRIEL La contribution des IAA aux investissements, mesurés par la consommation des fonds fixes (CFF), reste modeste
en raison du caractère peu capitalistique de cette industrie. Elle constitue néanmoins la deuxième contribution à
l’accumulation du capital industriel.
Le secteur des IAA a enregistré, en 2010, une CFF de 16.835 MDA sur un total pour l’industrie de 75.583 MDA, soit une
contribution de 22%.
Consommation des fonds fixes
Ordonnée : Contribution du secteur industriel à la consommation des fonds fixes de l’industrie (en %)
Abscisse : Les secteurs industriels, selon la NSA
Source ONS
CONTRIBUTION A LA DISTRIBUTION DES REVENUS
Le secteur des IAA a distribué, en 2010, une rémunération aux salariés de 33.656 MDA sur un total de l’industrie de
136.876 MDA, soit une contribution significative de 25%. Il occupe ainsi la deuxième position du secteur Industriel.
31%
Contrbution
à larémunération
rémunération desdes
salairiés
industriels
Contribution
à la
salariés
industriels
25%
17%
12%
7%
06- I.S.M.M.E
10- Industries 07- Matériaux de
Agro-Alimentaires. construction.
09- Chimie,
Caoutchouc,
Plastique.
13- Bois, lièges et
papiers.
5%
11- Textiles,
Confection
4%
14- Industries
Diverses.
1%
12- Cuirs et
Chaussures
Ordonnée : Contribution du secteur industriel aux salaires industriels (en %)
Abscisse : Les secteurs industriels, selon la NSA
Source : ONS
/23
4.2 Poids économique de l’industrie des boissons
POIDS DANS LES IAA
La nomenclature des activités retient 10 sous-branches industrielles. Il s’agit d’activités très diversifiées, tant par les
matières premières transformées que par les procédés de fabrication.
La branche des boissons fait partie de la catégorie des industries à contribution modeste, avec 7% de la production
des IAA. L’importance relative de la sous-branche dépend de considérations qui tiennent aux volumes produits ainsi
qu’au système de prix relatifs.
Productionbrute
brute (2010)
Production
(2010)
300 000 000
33%
250 000 000
32%
200 000 000
150 000 000
100 000 000
8%
7%
50 000 000
7%
5%
4%
2%
2%
0
Produits de Viandes et Corps gras Tabacs et Boissons
Autres
Laits et
Conserve
Fab.
travail des conserve de
allumettes
Produits
produits de fruits et Aliments
grains
viandes et
alimentaires laitiers
légumes
bétail
Ordonnée : Production brute
en valeur (KDA) ; le % représente la part relative par rapport aux IAA
poissons
1%
Sucres
Abscisse : Les secteurs industriels selon la NSA.
Source : ONS
EVOLUTION DES PRINCIPAUX AGREGATS
Sur la période 2005-2010, l’industrie des boissons a enregistré des croissances significatives de ses principaux agrégats.
En moyenne annuelle, l’évolution a été de :
• 14% pour la production ;
•
15% pour les consommations intermédiaires ;
•
13% pour la valeur ajoutée.
Deux constats méritent d’être soulignés :
• Même si l’on intègre les indices des prix de la période, les accroissements demeurent élevés, signifiant une
amélioration des volumes produits ; la croissance de l’industrie des boissons (14%/an) est de l’ordre du double
de celle des IAA (7.1%).
•
L e taux de valeur ajoutée s’est détérioré, passant de 42% en 2005 à 39% en 2010 ; ceci signifie que l’industrie
est confrontée à des hausses des prix des inputs (essentiellement importés) qu’elle n’a pu répercuter sur les prix
de vente en raison de la faiblesse du pouvoirs d’achats des consommateurs.
60 000 000
Agrégats en KDA
50 000 000
40 000 000
30 000 000
Production Brute
Consommations Intermédiaires Brute
20 000 000
Valeur ajoutée
10 000 000
0
2005
2006
2007
2008
Année
24 / la filiere boissons EN Algerie 2012
2009
2010
FORMATION DE LA VALEUR
L’industrie des boissons est caractéristique des IAA par la structure de sa valeur. Elle est à base de consommations
intermédiaires qui représentent 61% de la valeur des produits.
Cette caractéristique a une double conséquence :
• l’industrie exerce des effets d’entraînement importants sur son amont (service des eaux, matières et
consommables et notamment le conditionnement).
•
la valeur des produits est tributaire des fluctuations des cours des inputs.
Structure de la valeur de l’industrie des boissons
VA; 39%
CI; 61%
Structure
de Ajoutées ;
la valeur
l'industrie Intermédiaires
des boissons
VA : Valeurs
CI de
: Consommations
REPARTITION DE LA VALEUR AJOUTEE
La répartition de la valeur ajoutée constitue une autre caractéristique de cette industrie. La VA se répartit en parts
significatives pour le facteur travail et le capital, mais aussi pour l’Etat sous forme d’impôts, et les actionnaires, sous
forme de dividendes.
Répartition de la valeur ajoutée
ENE; 56%
RS; 21%
ILP; 3%
CFF; 19%
Répartition de la valeur ajoutée
CFF: Consommations de fonds fixes (Amortissements) ILP: Impôts Liés à la Production
RS : Rémunérations des Salariés; ENE : Excédent Net d’Exploitation (revenu primaire de l’entreprise).
/25
4.3 Structure de l’industrie des boissons LE POIDS DES SEGMENTS
L’industrie des boissons se décompose en deux segments principaux : les BRSA (boissons rafraîchissantes non
alcoolisées) et les Boissons Alcoolisées.
En considérant la part respective de ces deux segments (BRSA et boissons alcoolisées), on peut constater que les
BRSA dominent la production et la valeur ajoutée de la filière boissons avec des poids respectifs de 91% et 93%.
Evolution de la production en valeur
Evolution de la production en valeur
60000000
50000000
40000000
30000000
20000000
10000000
0
2002
2003
2004
2005
Boissons alcoolisées
2006
2007
2008
2009
2010
Boissons non alcoolisées
Ordonnée : Production brute en valeur (KDA)
Abscisse : Années
Source : ONS
STRUCTURE JURIDIQUE
Le secteur privé désormais dominant La domination du secteur public dans l’agroalimentaire a disparu. Aujourd’hui, le secteur privé domine avec plus
de 80% de la production brute industrielle et 86% de la valeur ajoutée ; ce progrès considérable résulte de la forte
dynamique d’investissement enclenchée à partir des années 1990 et de la privatisation des entreprises publiques.
Secteur public
Secteur privé
La privatisation des entreprises publiques a, en effet, renforcé le poids du secteur privé. Cette privatisation a été totale
pour les eaux embouteillées et les jus et partielle pour les bières2. L’ONCV demeure la seule entreprise publique qui
active dans la filière vitivinicole.
2. Les trois sociétés publiques sont en phase de liquidation.
26 / la filiere boissons EN Algerie 2012
LES SOUS-FILIERES
Une remarquable diversification
/27
5. ETAT DES LIEUX DES SOUS-FILIERES DE PRODUCTION
L’industrie des boissons fabrique un ensemble de produits concourant à une même fonction d’usage. Il s’agit de
produits rafraîchissants, en substitut à l’eau et, parfois, aux fruits grâce à leur goût. Cet ensemble de produits connaît
cependant une segmentation sur deux niveaux, repérable dans les pratiques industrielles et confirmée par la
réglementation.
Le premier niveau de segmentation distingue les BRSA et les boissons alcoolisées. En Algérie, les BRSA sont des
boissons de large consommation alors que les secondes ne sont consommées que par une partie limitée de la
population, en raison, essentiellement, de l’interdit religieux.
Le second niveau de segmentation s’établit à l’intérieur de chacune des deux catégories. On distingue ainsi dans les
BRSA :
•
les eaux embouteillées (eau minérale, eau de source, gazéifiée ou non).
•
les boissons gazeuses (limonades, colas, etc.).
•
les jus de fruits.
•
les boissons fruitées qui sont, en quelque sorte, des dérivés des boissons précédentes.
Les boissons alcoolisées renferment un large éventail de produits, mais les plus consommés sont :
•
la bière.
•
le vin.
•
les « alcools forts ».
5.1 Gammes de produits et marques commerciales L’état des lieux des gammes des produits distribués en Algérie est dressé grâce à l’enquête du Ministère du Commerce
sur les prix. Cette enquête nationale, dont les résultats sont portés en Annexe, a été réalisée par les Directions du
Commerce des wilayas et a touché tout le territoire national. La période retenue (janvier 2012) est intéressante dans
la mesure où elle renseigne sur les entreprises en activité tout au long de l’année.
L’enquête a répertorié plus de 280 marques commerciales dont les produits sont commercialisés essentiellement au
niveau de leurs marchés locaux. Des marques de notoriété nationale et des marques de franchise internationale sont
commercialisées au niveau national.
Toutes les grandes marques distribuée à Alger sont aussi présentes sur l’ensemble du territoire national, y compris dans
les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux où l’on note la particularité d’une prépondérance des grandes contenances
(1L; 1,5L; 2L), tandis que dans les wilayas du Nord, ces marques commercialisent tout l’éventail des conditionnements
et contenances.
En dépit de la notoriété nationale qu’elles ont acquise et de la distribution de leurs produits à travers toute l’Algérie,
ces grandes marques n’ont cependant pas réussi à faire disparaître les marques locales. Le marché algérien n’a pas
encore atteint le niveau de concentration observé dans les pays européens, même s’il en présente des prémices.
28 / la filiere boissons EN Algerie 2012
5.2 Conditionnement des produits
Le conditionnement des boissons s’est diversifié en suivant les standards internationaux. Aussi le marché algérien
présente-t-il une gamme de conditionnements similaire à celle de l’industrie mondiale :
TYPES DE CONDITIONNEMENT Produits
PET
Eau
Proche de 100%
BG
60%
Jus conditionné en bouteille
60%
Carton
Verre
5%
35%
15%
Bière
Vin
Cannette
25%
70%
Non déterminé
30%
Dominante
Source : Selon les estimations du panel Marketing.
Il semble que la tendance est au PET pour les sodas et les jus. Cette tendance a amené certains producteurs à intégrer
l’industrie de la préforme à l’image notamment de la marque « Ifri ». Le conditionnement en carton rencontre aussi
un certain succès pour les jus.
Pour tous les conditionnements, la contenance s’est considérablement diversifiée, aussi bien pour ce qui a trait de la
petite contenance pour consommation individuelle que de la grande contenance familiale.
CAS DE L’EMBALLAGE EN VERRE L’utilisation du verre a beaucoup reculé en raison de son coût et des contraintes de gestion du « verre retournable ».
La faible qualité du verre local est aussi avancée par les entreprises comme un facteur décourageant.
Les grandes entreprises qui opèrent sur des rayons élargis ont opté pour le PET. Le verre est cependant maintenu par
les petites unités qui font une distribution de proximité et qui ont gardé leurs conditionneuses, bien que souvent
très usagées1.
TENDANCES MONDIALES DE L’EMBALLAGE
Les conditionnements dominants au niveau mondial sont :
•
boîtes (Canettes) : 50% ;
•
carton (bricks) : 13% ;
•
plastique (PET) : 30% ;
•
verre : 7%.
Cette répartition est liée à la dynamique des produits, aux législations qui les entourent, mais aussi aux coûts respectifs
des types d’emballages. Le développement de la restauration hors foyer et les modes de consommation dominants
chez les jeunes ont entraîné un développement de la cannette. Le plastique s’est aussi beaucoup développé grâce à
son coût plus adapté à l’eau embouteillée. Le carton se développe pour ses qualités de conservation du produit (jus).
Le seul conditionnement qui a beaucoup régressé est le verre, en raison de son coût et de la lourdeur de la logistique
qui lui est attachée.
1. Le conditionnement en verre reprend aussi chez certains grands fabricants, mais semble encore limité.
/29
5.3 Les entreprises de production
DEMOGRAPHIE DES ENTREPRISES L’étude de 2005 avait noté un nombre de 1.400 entreprises enregistrées au CNRC. Cependant, une grande partie
d’entre elles n’activant pas ou ne travaillant qu’une partie de l’année, l’étude avait estimé à 430 le nombre d’entreprises
réellement actives.
La population des entreprises activant dans l’industrie des boissons a fortement régressé. Le nombre d’entreprises
enregistrées au CNRC (2012)2 était de 748, dont 695 dans l’industrie des BRSA. Le recensement économique réalisé
par l’ONS en 20113 indiquait un nombre d’entreprises plus élevé. Selon cette source, 810 entreprises activaient dans
l’industrie des boissons.
Les statistiques sur la démographie des entreprises dégagent ainsi une tendance à la restructuration industrielle
par des fermetures d’entreprises et un mouvement de concentration qui résulte essentiellement des fermetures de
petites entreprises, la restructuration par fusion-absorption demeurant marginale.
STRUCTURE JURIDIQUE DES ENTREPRISES Dans l’industrie manufacturière, le secteur privé est désormais dominant en termes d’entreprises, avec 96% des
implantations. L’importance du secteur privé résulte essentiellement de l’ouverture économique des décennies 1990
et 2000 et de l’encouragement des investissements.
Tableau 08 : Répartition des entités économiques, selon la section et le secteur juridique
Code
Section
Public
Privé
Autres
Total
C
Industrie Manufacturière
1.590
90.424
1.888
93.902
Source : ONS
Les IAA ont suivi la même dynamique puisque le poids du secteur privé y est prépondérant, avec 96.5% des
entreprises. L’industrie des boissons est dominée par le secteur privé qui représente 94.6% des entreprises.
Tableau 09 : Répartition des entités économiques, selon la division et le secteur juridique
Code
Division
Public
Privé
Autres
Total
10
Industries alimentaires
370
21.953
422
22.745
11
Fabrication de boissons
19
766
25
810
Source : ONS
Une fois finalisé, le recensement constituera une source pertinente pour une meilleure connaissance de l’importance
du secteur industriel, en général, et de la branche des IAA, en particulier. Il permettra de situer aussi la répartition
spatiale et la taille des entreprises.
REPARTITION GEOGRAPHIQUE DES ENTREPRISES La répartition géographique des entreprises est réalisée à partir du fichier du CNRC (2012) dont les statistiques
démontrent un phénomène de concentration régional prononcé :
39% des wilayas abritent 80% des entreprises ;
• 20% des wilayas abritent 60% des entreprises ;
• 80% des entreprises sont localisées dans les wilayas nord du pays ;
• la wilaya d’Alger se distingue nettement avec 26% des implantations ;
• trois bassins d’implantation industrielle se distinguent par la densité d’implantation industrielle.
•
2. Le fichier du CNRC est établi sur la base de l’objet social du registre du commerce. Il peut englober par exemple des entreprises activant dans l’industrie
du lait, mais qui ont étendu leur registre à la fabrication des boissons.
3. Ce résultat est provisoire, puisque le fichier du recensement est encore en cours d’épuration.
30 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Bassin Bassin
de l’algérois
(39%)
de l'algérois (39%)
Bassin Bassin
de l’oranais
(18%)
de l'oaranais (18%)
TIPAZA
TLEMCEN
TIZI OUZOU
MOSTAGANEM
SIDI BEL ABBES
BOUMERDES
AIN TEMOUCHENT
BLIDA
MASCARA
ALGER
ORAN
0
50
100
150
200
0
Nombre d'entreprises
10
20
30
40
50
60
Nombre d'entreprises
Bassin de
l’axe
Béjaïa-Sétif
(12%)
Bassin
de l'axe
Béjaia-Sétif (12%)
BBA
SETIF
BEJAIA
0
10
20
30
40
50
Nombre d'entreprises
EMPLOI DANS L’INDUSTRIE DES BOISSONS
Les statistiques sociales qui situent l’emploi industriel total ne sont pas assez fines pour une observation au niveau des
sous-branches. Les assises nationales des IAA (2010) avaient estimé à 17.140 le nombre d’entreprises et à 120.000 les
emplois directs de la branche des IAA. Mais aucune statistique n’a pu être fournie sur la structure par sous-branches.
Sur la base de l’Annuaire des entreprises agroalimentaires MIPMIPI 2009, on peut estimer que l’emploi dans l’industrie
des boissons (hors Office National de la commercialisation du vin) s’élève à près de 14.800 emplois directs et environ
37.000 emplois indirects. La grande majorité des entreprises présente des effectifs de moins de 10 employés.
Un répertoire des entreprises agroalimentaires, établi en 2009 par l’ex-Ministère de la PME et
de l’Artisanat, a renseigné de façon partielle les effectifs. Sur les 598 entreprises répertoriées,
315 avaient renseigné les effectifs employés, soit un taux de 53%.
5.4 Situation économique des entreprises
L’ECHANTILLON DE L’ENQUETE
Une enquête auprès des producteurs des boissons a été réalisée dans le cadre de cette étude. Un échantillon par
choix raisonné a permis de dégager une soixantaine d’entreprises. L’enquête réalisée auprès de ces entreprises a
permis de renseigner 20 questionnaires.
L’analyse effectuée a posteriori, à partir du taux de réponse et du poids des entreprises ayant répondu, a permis de
situer la « représentativité » de l’échantillon. Le chiffre d’affaires de l’échantillon est équivalent à 79% de la production
brute de la branche. Les entreprises ayant répondu constituent les plus grandes contributrices en termes de niveau
d’activité. De plus, l’échantillon couvre les filières de l’eau embouteillée, des boissons gazeuses, du jus, et de la bière
et se trouve localisé dans 13 wilayas du pays.
/31
Le statut des entreprises est à dominante SARL (60%) et SPA (30%). L’échantillon renferme aussi une entreprise
individuelle et une EURL. Du point de vue du statut juridique, l’échantillon est représentatif de la moyenne et grande
entreprise.
Les résultats couvrent l’ensemble des items renseignés. Pour les besoins de l’illustration des graphiques, les entreprises
enquêtées sont désignées par des lettres représentant les codes des questionnaires renseignés.
MIX PRODUITS DES ENTREPRISES
Les entreprises se caractérisent par des gammes de produits étendues. Elles se caractérisent par une forme de
diversification par produits liés déclinable en :
•
entreprises de la filière « eaux embouteillées » se diversifiant vers les boissons plates ou gazéifiées, aromatisées ;
•
entreprises de sodas se diversifiant vers les eaux fruitées et/ou les jus.
Sur les 65% des entreprises qui ont répondu à l’item relatif à la diversification, 54% ont opté pour cette forme de
diversification.
L’exportation est une option forte, puisque sur les 65% de l’échantillon, 46% déclarent exporter. Il s’agit des sodas, des
jus et de l’eau embouteillée. Cependant, cette proportion n’est représentative que des entreprises ayant le profil de
l’échantillon, soit les moyennes et grandes entreprise.
TAILLE DES ENTREPRISES
Trois critères permettent de déterminer la taille des entreprises du secteur : le capital social, l’effectif employé et la
capacité installée. Le CA n’est pas retenu, compte tenu de la dispersion des données le concernant.
Le capital : En moyenne, le capital initial a été multiplié par 8.2, dénotant un développement de la taille des
Lecapital
capital
:EnEnmoyenne
moyennelelecapital
capital
initiala aété
été
multiplié
par8.2,
8.2,dénotant
dénotant
développement
tailledes
des
Le
multiplié
par
développement
dedeentreprises
lalataille
entreprises
suite à: des
investissements
de initial
capacité.
Cette
augmentation
du
capitalunun
a concerné
85% des
entreprises
suite
à
des
investissements
de
capacité.
Cette
augmentation
du
capital
a
concerné
85%
des
entreprises
suite
à
des
investissements
de
capacité.
Cette
augmentation
du
capital
a
concerné
85%
des
de l’échantillon.
entreprisesdedel’échantillon.
l’échantillon.
entreprises
Entreprise
de moinsmoins
de 1Md
11Md
Mddede
Dinars
Entreprisededemoins
deDA
DA
Entreprise
Entreprise de plus de 1 Md de Dinars
Entreprisede
deplus
plus1Md
1Mdde
deDA
DA
Entreprise
1000000
1000000
6000000
000
6000
800000
800000
5000000
000
5000
4000000
000
4000
600000
600000
3000000
000
3000
400000
400000
2000000
000
2000
200000
200000
1000000
000
1000
00
00
NN GG F F B B I I DD R R J J OO K K
Capitaldépart
départ(KDA)
(KDA) Capital
Capitalactuel
actuel(KDA)
(KDA)
Capital
QQ T T AA E E P P MM HH C C L L
Capitaldépart
départ(KDA)
(KDA) Capital
Capitalactuel
actuel(KDA)
(KDA)
Capital
Abscisse: entreprises
: entreprisesayant
ayantrenseigné
renseignél’item,
l’item,
Abscisse
Ordonnée: capital
: capitalsocial
social
Ordonnée
Abscisse : Entreprises ayant renseigné l’item
Ordonnée : Capital social
Lacapacité
capacitéde
deproduction
production: :L’item
L’item« «capacité
capacité» »n’est
n’estrenseigné
renseignéque
quepar
par55%
55%des
desentreprises,
entreprises,etetce,
ce,
La
La capacité
de production :
L’item
« capacité »
renseigné
que
par 55%
des entreprises,
et ce
probablement
probablement
raison
difficultéà n’est
àcerner
cerner
cettevariable.
variable.
aussi,
répartition
est
inégale,
probablement
enenraison
dedelala
difficulté
cette
LàLàaussi,
lalarépartition
est
inégale,
avec,
côté,des
entreprises
grande
taillela(plus
(plus
d’unmillion
million
d’hl)et
etdes
des
entreprises
depetite
petite de
avec,
côté,
entreprises
dedegrande
taille
d’un
d’hl)
entreprises
en raison
ded’un
lad’un
difficulté
àdes
cerner
cette variable.
Là aussi,
répartition
est inégale
avec,
d’un
côté, desde
entreprises
taille
(moins
5000
hl).
dede5000
hl).
grandetaille
taille(moins
(plus d’un
million
d’hl) et des entreprises de petite taille (moins de 5 000 hl).
Capacité(hl)
(hl)
Capacité
KK
LL
BB
EE
TT
32 / la filiere boissons
EN Algerie 2012
GG
00
200000
000 400
400000
000 600
600000
000 800
800000
000 1000
1000000
0001200
1200000
0001400
1400000
000
200
Abscisse: Capacité
: Capacitédedeproduction
productionenenhlhl
Abscisse
La capacité de production : L’item « capacité » n’est renseigné que par 55% des entreprises, et ce,
probablement en raison de la difficulté à cerner cette variable. Là aussi, la répartition est inégale,
avec, d’un côté, des entreprises de grande taille (plus d’un million d’hl) et des entreprises de petite
taille (moins de 5000 hl).
Capacité (hl)
Capacité (hl)
K
L
B
E
T
G
0
200 000
400 000
600 000
800 000 1000 000 1200 000 1400 000
Abscisse : Capacité de production en hl
Abscisse : Capacité de production en hl
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item
Les effectifs : L’effectif global des entreprises de l’échantillon est de 5.217 agents. La répartition est
Les effectifs : L’effectif global des entreprises de l’échantillon est de 5.217 agents. La répartition est inégale, sans
inégale,
sans pour autant dégager une forte concentration. En effet, 45% des entreprises emploient
pour autant dégager une forte concentration. En effet, 45% des entreprises emploient 81% des travailleurs et 35%
81%
des travailleurs
et travailleurs.
35% emploient moins de 100 travailleurs.
emploient
moins de 100
H
L
C
Q
T
A
J
D
N
S
H
L
C
Q
T
A
J
D
N
0S
200
0
200
Abscisse : Effectifs employés
400
400
600
600
Effectifs
800
800
1 000
1 000
7
1 200
1 200
Effectifs
Abscisse : Effectifs employés
Abscisse : Effectifs employés
Ordonnée : Code des entreprises
ayant renseigné l’item,
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item,
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item,
NIVEAU
D’ACTIVITE
NIVEAU
D’ACTIVITE
NIVEAU
D’ACTIVITE
Le
d’affaires :
Le:niveau
d’activité, mesuré
par le chiffre
d’affaires
(CA), a progressé
80% des
entreprises.
LeChiffre
Chiffre
d’affaires
Le
parlelechiffre
chiffred’affaires
d’affaires
(CA),
a pour
progressé
Le Chiffre
d’affaires
: Leniveau
niveaud’activité,
d’activité, mesuré
mesuré par
(CA),
a progressé
pour pour
Le
taux
d’accroissement
moyen
de 16%. Ces accroissements
sont
soutenus
par la dynamique
du
marché et celle
80%
des
entreprises.
Le
taux
d’accroissement
moyenest
estdede16%.
16%.Ces
Ces
accroissements
soutenus
80%
des
entreprises.
Le
tauxest
d’accroissement
moyen
accroissements
sontsont
soutenus
des
la dynamique
marchéetetcelle
celledes
desinvestissements.
investissements.
parinvestissements.
lapardynamique
du du
marché
8000
8000
000000
7000 000
7000 000
6000 000
6000 000
5000 000
5000 000
4000 000
2011
3000 000
20102011
4000 000
2010
3000 000
2000 000
2000
000000
1000
1000 000 0
H I T P B J E S F D K O Q C M N A L R G
0
Abscisse : Code des entreprises ayant renseigné l’item
H I T P B J E S F D KAbscisse
O Q C: Code
M NdesAentreprises
L R G ayant renseigné l’item,
Ordonnée : Chiffre d’affaires en KDA
Ordonnée : Chiffre d’Affaires en KDA
Abscisse : Code des entreprises ayant renseigné l’item,
Ordonnée : Chiffre d’Affaires en KDA
L’analyse du chiffre d’affaires est reprise en détail dans le chapitre 8, grâce à un échantillon d’une plus
grande taille.
L’analyse du chiffre d’affaires est reprise en détail dans le chapitre 8, grâce à un échantillon d’une plus
Le taux
grande
taille.d’utilisation des capacités de production : L’item n’est renseigné que par 50% des
entreprises, ce qui peut dénoter l’absence de pratique de la mesure des performances dans plusieurs
d’entre elles.
/33
L’analyse du chiffre d’affaires est reprise en détail dans le chapitre 8, grâce à un échantillon d’une plus grande taille.
Le taux d’utilisation des capacités de production : L’item n’est renseigné que par 50% des entreprises, ce qui peut
Endénoter
moyenne,
le taux
d’utilisation
des capacités,
de l’ordre
de 66%,d’entre
est plutôt
l’absence
de pratique
de la mesure
des performances
dans plusieurs
elles. soutenu, relevant
également que 50% des entreprises ont réalisé des taux supérieurs à la moyenne et 40% des taux
En moyenne,
le taux d’utilisation des capacités, de l’ordre de 66%, est plutôt soutenu, relevant également que 50%
supérieurs
à 80%.
des entreprises ont réalisé des taux supérieurs à la moyenne et 40% des taux supérieurs à 80%.
Ce niveau des taux d’utilisation est de nature à inciter à des investissements de capacité. Cela a été
Ce niveau des taux d’utilisation est de nature à inciter à des investissements de capacité. Cela a été corroboré par nos
corroboré par nos constats lors des visites sur les sites des entreprises leaders ou d’envergure.
constats lors des visites sur les sites des entreprises leaders ou d’envergure.
TauxTaux
d'utilisation
des
d’utilisation
descapacités
capacités
Entreprises
T
M
I
K
E
0%
20%
40%
60%
80%
100%
TUC
Abscisse : Taux d’utilisation des capacités
Abscisse : taux d’utilisation des capacités
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item
PRODUCTIVITE PRODUCTIVITE
La productivité est mesurée par deux ratios :
La productivité
est mesurée par deux ratios :
• la productivité commerciale mesurée par le CA/effectif,
 la productivité commerciale mesurée par le CA/effectif,
physique
mesurée
par production/effectif.
 • lalaproductivité
productivité
physique
mesurée
par production/effectif.
Productivité commerciale : Le ratio CA/Effectif reflète le profil inégal mis en évidence pour la répartition de la taille
Productivité
Commerciale
ratio CA/Effectif
reflète
profil
misavec
en une
évidence
pour
et des effectifs.
En moyenne,: laLeproductivité
commerciale
est de le
6.626
KDA inégal
par agent,
dispersion
allantla
répartition
de ladetaille
et des
moyenne,
la productivité
est de
KDA
d’un minimum
827 KDA
à un effectifs.
maximumEn
de 16.421
KDA/agent.
La différencecommerciale
reflète la différence
de 6.626
productivité
parphysique
agent, duavec
une
dispersion
allant
d’un
minimum
de
827
KDA
à
un
maximum
de
16.421
travail et celle du mix produits.
KDA/agent. La différence reflète la différence de productivité physique du travail et celle du mix
produits.
Productivité physique du travail : La moyenne des entreprises ayant répondu au questionnaire se situe à 1.675 hl/
agent. A ce niveau également, la productivité est très variable. Cette variation exprime des différences importantes
dans les équipements
rendements.
Productivité
physique et
duleurs
travail
: La moyenne des entreprises ayant répondu au questionnaire se situe
à 1.675 hl/agent. A ce niveau également, la productivité est très variable. Cette variation exprime des
différences importantes dans les équipements et leurs rendements.
34 / la filiere boissons EN Algerie 2012
9
CA/Effectif
CA/Effectif
CA/Effectif
20000
20000
CA/Effectif
20000
2000
2000
15000
15000
1500
1500
15000
10000
10000
1500
1000
1000
10000
5000
5000
1000
500
500
5000 00
500
00
I I HHSS TT PP EEBBKK FF JJ AADDGGOONNM
MLL CCRRQQ
0
675
67511
438
43811
2000
675 1
438 1
GG SS EE
II
M TT KK
BB LL M
Production/effectifen
enHL
HL
0 Production/effectif
G l’item
S E I B L
ayant renseigné
I H S T P E B K FAbscisse :
J A D G OCode
N Mdes
L Centreprises
RQ
Production/effectif en HL
Ordonnée : Ratio de productivité
M
T
K
SITUATION
SITUATIONSOCIALE
SOCIALEDES
DESENTREPRISES
ENTREPRISES
Structure
Structure
des
des
effectifs
effectifs
par
par
CSP
CSP
: :L’item
L’itemest
estrenseigné
renseignépar
par%70
%70des
desquestionnés.
questionnés.IlIlressort
ressortdes
desdonnées
données
SITUATION
SOCIALE
DES
ENTREPRISES
SITUATION
SOCIALE
DES
ENTREPRISES
recueillies
recueilliesque
que: :
Structure
despetites
effectifs
par CSP : L’item
est renseigné
paretet70%
des questionnés.
ressort des
•• Les
Les
petites
entreprises
entreprises
sont
sont
faiblement
faiblement
encadrées
encadrées
fonctionnent
fonctionnent
avec
avec des
desIl exécutifs
exécutifs
et
et ladonnées
la
Structure
des effectifs par CSP : L’item est renseigné par %70 des questionnés. Il ressort des données
recueillies
que :
maîtrise
maîtrise; ;c’est
c’estlelechef
chefd’entreprise
d’entreprisequi
quiassure
assurel’encadrement.
l’encadrement.
recueillies que :
•• petites
Les
Les entreprises
entreprises
d’envergure
d’envergure
adoptent
adoptent
un
un profil
profil
d’entreprise
d’entrepriseavec
bien
bien
structurée
structurée
et
etladisposant
disposant
d’un le chef
entreprises
sont faiblement
encadrées
et fonctionnent
des
exécutifs et
maîtrise ; d’un
c’est
•• Les
Lesencadrement
petites
entreprises
encadrement
de
dequalité.
qualité.sont faiblement encadrées et fonctionnent avec des exécutifs et la
d’entreprise
qui assure
l’encadrement.
maîtrise ; c’est
le chef
d’entreprise qui assure l’encadrement.
•• LLes
entreprises
d’envergure
adoptent
un
profil
d’entreprise
bien
structurée
eteffectifs
disposant
es
entreprises
d’envergure
adoptent
undu
profil
d’entreprise
bien
structurée
et disposant
d’un
encadrement
Organisation
Organisationdu
dutravail
travail: :L’organisation
L’organisation
du
travail
travail
en
encollectifs
collectifs
montre
montre
l’importance
l’importance
des
des
effectifs
de
de d’un de
encadrement
de
qualité.
production,
production,
ce
ce
qui
qui
correspond
correspond
bien
bien
à
à
cette
cette
Industrie.
Industrie.
qualité.
Le
Le cas
cas des
des entreprises
entreprises ayant
ayant un
un fort
fort taux
taux d’effectifs
d’effectifs de
de soutien
soutien mérite
mérite d’être
d’être souligné.
souligné. IlIl reflète
reflète une
une
Organisation
du
travaildes
: L’organisation
du travail
enintègrent
collectifs
l’importance
des effectifs
dede
option
option stratégique
stratégique
des
grandes
grandes entreprises
entreprises
qui
intègrent
lamontre
la logistique
logistique
de
de des
distribution
distribution
(flotte
(flotte
de
Organisation
du
travail :
L’organisation
du travail
enqui
collectifs
montre
l’importance
effectifs
de
production,
ce
transport
transport
et
et
plateformes
plateformes
de
de
dépôts).
dépôts).
production,
ce
qui
correspond
bien
à
cette
Industrie.
qui correspond bien à cette industrie.
Le cas des entreprises ayant un fort taux d’effectifs de soutien mérite d’être souligné. Il reflète une
option
stratégiqueayant
des
intègrent
logistique
distribution
(flotte
de
Le cas
des entreprises
ungrandes
fort tauxentreprises
d’effectifs dequi
soutien
mérite la
d’être
souligné.deIl reflète
une option
stratégique
%100
%100
transport
et
plateformes
de
dépôts).
des grandes entreprises qui
intègrent la logistique de distribution (flotte de transport et plateformes de dépôts).
%90
%90
%80
%80
%70
%100%70
%60
%60
%90
%50
%50
%80
%40
%40
%70
%30
%30
%60
%20
%20
%50
%10
%10
%40%0
%0
%30
%20
%10
%0
Effectif
Effectifsoutien
soutien
Effectif
Effectifcommercial
commercial
Effectif
Effectifproduction
production
Effectif soutien
Effectif commercial
I I PP TT JJ BB FF M
M LL RR KK GG SS CC AA
Effectif production
Abscisse
Abscisse: :Code
Codedes
desentreprises
entreprisesayant
ayantrenseigné
renseignél’item,
l’item,
Ordonnée
Ordonnée: :Poids
Poidsen
en%
%des
descollectifs
collectifsde
detravail
travail
I P annuel
T J Bavoisine
F M L 604
R KKDA,
G S avec
C A une
Salaires
Salaires: : Le
Le salaire
salaire moyen
moyen
annuel
avoisine
604
KDA,
avec
une forte
forte variation,
variation, allant
allant de
de 139
139 KDA
KDA àà
l’item: Code des entreprises ayant renseigné l’item,
1440
1440KDA
KDApar
parAbscisse :
agent.
agent. Code des entreprises ayant renseigné
Abscisse
Ordonnée : Poids en % des collectifs de travail
Ordonnée : Poids en % des collectifs de travail
Salaires : Le salaire moyen annuel avoisine 604 KDA, avec une forte variation, allant de 139 KDA à
Salaires : Le salaire moyen annuel avoisine 604 KDA, avec une forte variation, allant de 139 KDA à 1440 KDA
1440 KDA par agent.
۱۰
۱۰
par agent.
La disparité des salaires dans l’industrie des boissons résulte de l’absence d’une convention collective de branche et
peut avoir, pour conséquence, une concurrence pour les profils critiques. Les grandes entreprises qui assurent des
salaires relativement élevés vont exercer un attrait pour ces profils.
۱۰
/35
La disparité des salaires dans l’Industrie des boissons résulte de l’absence d’une convention collective
de branche et peut avoir, pour conséquence, une concurrence pour les profils critiques. Les grandes
entreprises qui assurent des salaires relativement élevés vont exercer un attrait pour ces profils.
MS en KDA
MS moyen en KDA
1 600
1 400
1 200
1 000
800
600
400
200
0
H
P
T
E
B
F
J
K M A
S
Q
L
R
C
Entreprise
Abscisse : Code des entreprises ayant renseigné l’item
Ordonnée : Ms = Masse salariale
Abscisse : Code des entreprises ayant renseigné l’item,
Ordonnée : Ms = Masse salariale
5.5 Distribution etet
logistique 5.5. Distribution
logistique
La distribution se pratique de manière différente, selon que l’entreprise est un grand groupe industriel ou une
La distribution
manière différente selon que l’entreprise est un grand groupe Industriel
entreprise se
de pratique
plus petitedetaille.
ou une entreprise de plus petite taille.
Pour les grandes entreprises, la distribution s’effectue de trois manières :
• vers le commerce de détail directement : L’entreprise approvisionne directement les détaillants, généralement
Pour les grandes
la distribution
trois manières
dans entreprises,
les grands centres
de la Wilayas’effectue
où se situede
l’entreprise
et ceux :des wilayas limitrophes. Les commerçants
 Vers
commerce
de dedétail
directement
: L’entreprise
approvisionne
directement
les
sontlelivrés
par des flottes
camions
et fourgons appartenant
aux entreprises
ou par recours
à une grande
entreprisegénéralement
de transport. dans les grands centres de la Wilaya où se situe l’entreprise et ceux
détaillants,
des
wilayas limitrophes. Les commerçants sont livrés par des flottes de camions et fourgons
• vers le commerce de détail via les grossistes : L’entreprise assure la mise à disposition de ses produits dans les
appartenant
aux
entreprisespas
oudirectement
par recours
à une
de transport.
zones qu’elle
n’approvisionne
à travers
ungrande
réseau deentreprise
grossistes agréés
qui sont approvisionnés
 Vers
le
commerce
de
détail
via
les
grossistes
:
L’entreprise
assure
la
mise à disposition de
par les moyens de l’entreprise ou qui viennent s’approvisionner directement à l’usine.
ses produits dans les zones qu’elle n’approvisionne pas directement à travers un réseau de
• vers les grandes surfaces : L’évolution de la distribution en Algérie a vu apparaître les centrales d’achat des
grossistes agréés qui sont approvisionnés par les moyens de l’entreprise ou qui viennent
chaînes de supermarché (ARDIS, UNO, etc.) qui distribuent une part de plus en plus importante de la production.
s’approvisionner directement à l’usine.
 Pour
Vers
grandes
surfaces
: L’évolution
la distribution
les les
petites
entreprises,
la distribution
s’effectuede
d’une
seule manière :en Algérie a vu apparaitre les
centrales
d’achat par
desdes
chaines
de et
supermarché
quidedistribuent
une part
• achats effectués
détaillants
semi-grossistes(ARDIS,
avec leursUNO,
propres etc.)
moyens
transport et, directement,
de plus
plus
sur lesenlieux
deimportante
production. de la production.
On constate une évolution de la tendance dans les parts de chiffres d’affaires réalisés par la méthode de distribution.
Pour les petites entreprises, la distribution s’effectue d’une seule manière :
La filière se dirige vers la constitution de grands réseaux de distribution s’appuyant sur de grandes flottes de transport
 ainsi
achats
effectués
des détaillants
et qui
semi-grossistes
avec
leurs propres
moyens
de
que vers
la créationpar
de grands
dépôts par wilaya
viendront, à terme,
se substituer
aux grossistes.
Une telle
transport
et,
directement,
sur
les
lieux
de
production.
évolution permettra notamment des économies de marge, une meilleure offre de prix et une amélioration de la force
de vente grâce à une meilleure écoute-client.
On constate une évolution de la tendance dans les parts de chiffres d’affaires réalisés par la méthode
Le secteur de l’informel (sans factures) continue cependant à polluer le système de distribution. La constitution de
de distribution.
La filière se dirige vers la constitution de grands réseaux de distribution s’appuyant
grands réseaux et leur ouverture à des producteurs de tailles plus modestes permettrait, à défaut de supprimer ces
sur de grandes flottes de transport ainsi que vers la création de grands dépôts par wilaya qui
pratiques, d’en atténuer l’importance et l’effet sur le marché.
viendront, à terme, se substituer aux grossistes. Une telle évolution permettra notamment des
économies de marge, une meilleure offre de prix et une amélioration de la force de vente grâce à
une meilleure écoute-client.
11
36 / la filiere boissons EN Algerie 2012
5.6 Marketing Le secteur a enregistré une évolution remarquable dans ce domaine. Les entreprises leaders et les grandes entreprises
ont développé des pratiques intégrant les outils modernes du marketing :
•
le suivi des marchés par le recours, aussi, à des cabinets d’études ;
•
le Mix produit et conditionnement (très forte diversification et innovation) ;
•
la publicité sur tous les supports disponibles et notamment audiovisuels ;
•
le sponsoring et les actions caritatives ;
•
les campagnes de promotion.
L’effort marketing des grandes entreprises a donné à la filière des boissons non alcoolisées une grande visibilité sur
le marché et a permis une meilleure valorisation des produits auprès des consommateurs. Notons que la filière des
boissons alcoolisées ne peut recourir à la publicité du fait de son interdiction par la réglementation.
Les budgets promotionnels n’ont pu être cernés, l’item n’ayant pas été renseigné par les entreprises enquêtées.
Cependant, selon le panel marketing, les grandes entreprises disposent de budgets promotionnels conséquents.
/37
38 / la filiere boissons EN Algerie 2012
LE MARCHE INTERIEUR
Une forte tendance à la progression
/39
6. Marché intérieur 6.1 Généralités sur la consommation alimentaire
La consommation alimentaire constitue le premier poste de dépense des ménages en Algérie. Le cœfficient
budgétaire de l’alimentation était de 52% (enquête 2001) et demeure une constante mise en évidence par toutes les
enquêtes de consommation.
Ce taux caractérise les économies moyennement développées. A titre de comparaison, les dépenses alimentaires des
ménages représentent 41.3% des dépenses totales au Maroc, 34.8% en Tunisie et 13.4% en France1.
Les dépenses de consommation individuelle des ménages en Algérie ont fortement augmenté depuis 2005, avec un
accroissement moyen de 13.5%/an. Le niveau de dépenses par habitant demeure cependant modeste (1.600 $US/
an/hab)2.
Le niveau de consommation demeure cependant très inférieur comparé aux pays du nord de la Méditerranée et
légèrement inférieur à celui des pays voisins. Cependant, un rapport de la FAO (2009) situe l’Algérie bien au-dessus de
la moyenne mondiale, soit à la 44e place sur 184 pays, avec 3095 calories/personne/jour. Le niveau de consommation
a enregistré une croissance globale de 7,30 % entre les périodes 1990-1992 et 2006-2008.
Consommation alimentaire par personne
Local / jour
3500
3000
2500
2000
1500
L’Algérie se distingue par la consommation du lait et dérivés avec 112 l/an, plus élevée que celle de pays comme le
Maroc (47,2 l/an), la Tunisie (100 l/an), l’Egypte (56 l/an) mais deux fois plus faible que celle de l’Europe (223 l/an).
Le groupe des fruits mérite d’être signalé. En effet, la consommation des fruits est un indicateur d’un bon régime
alimentaire et les fruits présentent, par ailleurs, des formes d’interdépendance avec les boissons. Selon les dernières
données disponibles (2005), l’Algérie présente sur ce plan un niveau de consommation inférieur à celui des pays
Consommation des Fonds Fixes
voisins avec 63,40 kg/an, soit plus faible que celui du Maroc (74,20 kg), de la Tunisie (82,40 kg), de l’Egypte (98,30 kg)
48%
et, bien sûr, de l’Europe
(126 kg).
L’autre caractéristique intéressante à souligner est le caractère inégal des dépenses de consommation des ménages.
Les enquêtes de consommation, réalisées périodiquement par l’ONS, ont toujours mis en évidence cette inégalité
repérable à deux niveaux :
22%
•
entre les strates urbaines et les strates rurales.
•
entre les déciles de dépense.
16%
8%
Dans les zones urbaines, les 10% des ménages les plus riches du pays consomment 30% de la consommation urbaine
06 - I.M.M.E
- Industrie
Argo- Matériaux
de les09
- Chimie,
Caoutchouc,
Autres industries
globale de produits
alimentaires10tandis
que
les 10% 07
des
ménages
plus
pauvres
n’en consomment
que 3%.
Alimentaire.
construction.
Plastique.
(11 ,12 ,13 ,14)
Cette inégalité, par ailleurs confortée par la courbe de GINI de répartition des revenus, met en évidence l’existence
d’un marché pour des produits réputés chers ou nouveaux tels que les jus de fruits.
1. Sources : Maroc : http://www.hcp.ma; Tunisie http://www.ins.nat.tn; France : http://www.insee.fr
2. Le niveau des dépenses des ménages, libellé en $US, était d’un peu plus de 57 M$US en 2009 (données ONS).
40 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Part des défauts de conformité
6.2 Les boissons dans la consommation alimentaire
La consommation des boissons est intégrée depuis longtemps dans les habitudes de consommation des Algériens.
L’Algérie a une longue histoire dans le domaine des boissons gazeuses, du vin et de la bière. Durant la période
coloniale, les habitants des villes avaient introduit dans leurs habitudes de consommation les boissons (sodas dans
les ménages, boissons alcoolisées hors foyers).
Un fait historique mérite d’être rappelé : la création de la marque Hamoud Boualem en 1889 qui a connu un succès
rapide auprès des populations musulmanes d’Alger. Les Algériens, tout en imitant le consommateur européen, se
démarquaient ainsi par l’adoption d’une marque « communautaire ». Ce succès a impulsé le développement de
marques locales dans d’autres villes.
Cependant, jusqu’à l’indépendance du pays, la consommation des boissons est demeurée longtemps un usage
urbain essentiellement réservé aux classes aisées. Pour les couches de population à faible revenu, la boisson était
considérée comme un produit festif.
A partir de 1962, la consommation a connu un développement prodigieux, tirée par l’accroissement des populations
urbaines et le développement de l’industrie. Cependant, durant plus de trois décennies, l’offre des produits est
demeurée limitée en raison de la faiblesse de l’investissement privé.
La libéralisation de l’activité et l’ouverture du marché ont entraîné à la fois une diversification de l’offre et un
accroissement des volumes. L’étude de 2005 a situé la consommation à 33,6 litres/tête/an, marquant ainsi un progrès
considérable par rapport à la période précédant l’ouverture économique puisque l’enquête « niveau de vie de 1995 »,
réalisée par l’ONS, avait situé la consommation à 19 litres/tête/an.
Actuellement, le modèle de consommation algérien s’apparente de plus en plus au modèle international, en raison
d’une offre de produits transformés par les IAA. Les analystes de la consommation ont mis en évidence cet aspect
par la théorie du « continuum », par le passage du modèle rural au modèle urbain et une tendance vers le modèle
nord-méditerranéen.
Cette tendance s’observe également pour les boissons, mais avec cependant une particularité cultuelle et
culturelle liée à l’interdit religieux des boissons alcoolisées. Les consommateurs algériens recherchent des produits
plus sophistiqués (eaux aromatisées, jus multi-arômes, multi-vitamines…) à la place des produits traditionnels
(limonade, lait…).
Notons que tout choix de consommation alimentaire, particulièrement pour les boissons, a pour ressorts des besoins :
•
physiologiques,
•
nutritionnels (calcium, magnésium…).
•
de plaisir (goût, satisfaction…).
•
d’image (faire partie d’un groupe…).
6.3 Modes de consommation des boissons
Les modes de consommation se différencient avec l’urbanisation, les modes de vie et l’offre de l’industrie des boissons.
BOISSONS GAZEUSES
Après une période de « structuration qualitative de la demande », signalée par l’étude 2005, les besoins s’affinent
et se diversifient. La première diversification est réalisée par les colas à partir des franchises « Coca Cola » et « Pepsi
Cola » dont les sodas ont été adoptés par les consommateurs algériens (marques Fanta, Miranda, 7UP, etc.).
La deuxième vague de diversification est introduite par les produits diététiques. Les produits « light » sont adoptés
dès leur introduction sur le marché. On les retrouve aussi bien dans les sodas que les colas et les jus.
/41
L’autre évolution, qui illustre cette tendance pour les produits « santé », réside dans le développement des boissons
aromatisées à base d’eau minérale ou de source. L’expérience de la marque « Ifri », qui a capitalisé une image de
pureté de son eau minérale en lançant des jus et des boissons plates, mérite d’être observée. Ce modèle est repris
par d’autres producteurs.
Enfin, en liaison avec les modèles de consommation des jeunes, l’introduction des produits énergisants constitue la
dernière innovation relevée sur le marché.
Pour les boissons gazeuses, le consommateur algérien a adopté les marques des franchises internationales tout en
gardant son attachement aux marques locales considérées comme des produits de « terroir ». Des marques comme
« Hamoud Boualem » ou « Mami » profitent toujours de leur prestige ancré dans un passé.
JUS DE FRUITS ET BOISSONS PLATES
Depuis longtemps, les jus de fruits font partie des habitudes de consommation des Algériens. Les jus de fruits
industriels se sont progressivement substitués à la tradition pourtant fortement ancrée des préparations à domicile
et leur consommation progresse vigoureusement grâce à la qualité des produits et à l’étalement, tout au long de
l’année, de ce type de consommation.
La consommation des jus s’est également fortement diversifiée par le produit et le conditionnement. Le produit s’est
diversifié par les nectars et les fruits exotiques. Quant au conditionnement, il s’est diversifié par le conditionnement
en carton et les petites contenances.
Les boissons plates sont souvent assimilées aux jus. Dans plusieurs régions, la même appellation est utilisée par
les consommateurs. La réglementation établit cependant une nette distinction entre les deux, en fixant la teneur
en extrait. La consommation augmente fortement pour ces produits car elle est ancrée dans des habitudes de
consommation du sirop mélangé à de l’eau.
EAUX EMBOUTEILLEES
Les eaux embouteillées constituent une nouvelle tendance dans la consommation des boissons. La première marque
remonte aux années 1940, mais la consommation est demeurée limitée jusqu’à la fin du siècle.
C’est dans les années 1990 que la consommation a pris un grand essor. La première marque privée, « Ifri », a constitué
une innovation par son conditionnement et l’image d’un produit de qualité.
Depuis, l’offre des eaux embouteillées s’est fortement diversifiée avec la présence, actuellement, de pas moins
d’une quarantaine de marques sur le marché. Le produit est recherché pour la qualité de l’eau avec des attributs
« thérapeutiques ». Le petit conditionnement (33 cl) connaît un grand succès et se développe grâce à la restauration
hors foyer et son réseau particulièrement dense en milieu urbain.
BOISSONS ALCOOLISEES
Les boissons alcoolisées sont frappées par l’interdit religieux et des restrictions imposées par le système de valeurs
morales du pays, ainsi que le renforcement des peines encourues pour la conduite en état d’ivresse dans le nouveau
Code de la route et, enfin, par la limitation des agréments d’ouverture et d’exploitation des débits de boissons.
Néanmoins, le marché des boissons alcoolisées demeure actif.
Au niveau mondial, la bière est la boisson alcoolisée la plus répandue. C’est une boisson rafraîchissante mais aussi
« enivrante ». La consommation de la bière s’est développée en Algérie grâce, notamment, à la qualité des produits
offerts et à l’introduction de la canette, plus adaptée à une consommation hors débits de boissons. Un produit dérivé
« bière sans alcool » a fait son apparition, mais sa consommation demeure marginale.
La production vitivinicole est encouragée par la politique agricole avec des plantations importantes de
renouvellement, voire d’extension des superficies. L’argument d’exportation motive cette politique, mais les volumes
exportés régressent en raison de la forte concurrence sur les marchés internationaux. Le marché intérieur devient
donc stratégique. Dans ce cadre, l’ONCV fournit divers efforts pour écouler sa production : amélioration de la qualité
42 / la filiere boissons EN Algerie 2012
par l’introduction de nouveaux cépages, conditionnement en carton pour le marché national et fabrication de jus de
raisin. Il faut noter, par ailleurs, l’entrée de producteurs privés avec une offre de vins de qualité.
6.4 Niveaux de consommation
NIVEAUX DE CONSOMMATION 2005 ET PROJECTIONS
Pour rappel, l’’étude de 2005 avait situé la consommation dans une moyenne s’établissant entre 33,6 et 40,6 l/tête/an.
Se basant essentiellement sur le facteur démographique et le pouvoir d’achat, les experts avaient construit un
modèle de projection de la consommation décliné en une variante basse et une variante haute.
Les projections, alors établies, situaient la consommation moyenne comme suit :
Tableau 14 : Hypothèse moyenne
Boisson gazeuse
Boisson plate
Jus
Bières
Vins
Eaux
Total
Consommation
L/tête/an
21.5
0,5
5,1
4,3
1,4
22,5
55,3
Volumes totaux en hl
7 388 000
161 000
1 770 000
1 475 000
485 000
7 730 000
19 009 000
Source : Op cité.
ACTUALISATION A 2011
L’actualisation du niveau de consommation est réalisée par la combinaison de deux approches :
•
u n modèle de projection intégrant les élasticités de la demande des produits par rapport aux dépenses de
consommation des ménages.
•
les estimations d’un panel d’entreprises qui ont situé la croissance du marché des différentes filières.
L’approche par un modèle d’élasticité-revenu : Le fondement de l’approche repose sur la fonction de demande des
boissons. Dans une économie de marché, la demande par tête de ces produits est fonction du revenu. La relation
entre les deux variables est établie par l’élasticité de la demande par rapport au revenu qui mesure le rapport entre
le pourcentage de variation de la demande du bien et le pourcentage de variation du revenu (ici, la dépense des
ménages).
Comme tous les biens n’ont pas la même élasticité-revenu, l’augmentation du revenu change la structure de la
consommation. Selon la classification définie par Ernst Engel3, on distingue trois catégories de biens :
•
les biens inférieurs : le cœfficient budgétaire de ce bien diminue quand le revenu augmente (élasticitérevenu négative), et augmente quand son revenu baisse. Il s’agit de biens de qualité « inférieure » auxquels
les consommateurs préfèrent substituer de nouveaux biens lorsque leur revenu le leur permet. c’est le cas de
certains produits alimentaires, tels que le pain, mais aussi le vin que plusieurs enquêtes de consommation dans
les pays de l’OCDE ont mis en évidence ;
•
les biens normaux : le coefficient budgétaire de ce bien stagne ou varie peu quand le revenu augmente dans
une proportion inférieure ou égale à 1 (élasticité-revenu comprise entre 0 et 1). On parle également de biens
nécessaires. C’est le cas de la nourriture (prise dans son ensemble) et des biens de première nécessité ;
•
les biens supérieurs : le cœfficient budgétaire de ce bien augmente quand le revenu augmente (élasticitérevenu strictement supérieure à 1). C’est le cas de nombreuses dépenses de loisirs, de transport, de culture ou
de santé. Nous avons appelé ces biens supérieurs « biens de luxe ».
Les élasticités sont calculées sur la base des données de consommation de l’étude de 2005 (période 2005-2008) et
les données des comptes ressources et emplois de l’ONS.
3. Ernst Engel (1821 - 1896 ) est un statisticien et économiste allemand connu pour la courbe et la loi qui portent son nom.
/43
Tableau 15 : Tableaux des élasticités-revenu des boissons
Boisson gazeuse
Boisson plate
Jus
Bière
Vin
Eau embouteillée
Total
0.39
0.3
2.06
0.22
0.1
0.48
0.49
Elasticité-revenu
Le modèle classe les produits en deux catégories :
•
le jus comme bien « supérieur » ;
•
les autres boissons comme bien dits « normaux ».
Il ya lieu de noter la faiblesse des élasticités-revenu de la bière et du vin qui s’explique en partie par le statut de ces
produits dans la consommation des ménages. Elles demeurent cependant positives.
Tableau 16: Evolution de la consommation par tête
Année référence 2008
2009
2010
2011
BG
21,5
21,7
21,9
22,2
BP
0,5
0,5
0,5
0,5
Jus
5,1
5,3
5,7
6,0
Bière
4,3
4,3
4,3
4,4
Vin
1,4
1,4
1,4
1,4
Eaux
22,5
22,7
23,1
23,4
Total boisson
55,3
55,9
56,7
57,4
Tableau 17: Niveau de consommation par type de produit pour l’année 2011
Boissons gazeuses
Boissons plates
Jus
Bières
Vins
Eaux
Total
Consommation
L/tête/an
22.2
0,5
6,0
4,4
1,4
23,4
57,4
Volumes totaux
en hl
7 977 000
185 000
2 146 000
1 574 000
508 000
8 407 000
2066 000
Estimation du panel d’entreprises : Le panel des entreprises interrogées dans le cadre de cette étude a permis de
situer la croissance du marché actuel.
La plupart des interviewés se sont référés aux estimations d’un cabinet d’étude et de suivi du marché, leur prestataire
en matière de suivi du marché4. Les taux de croissance présentés dans ce rapport résultent de l’échange de points de
vue entre les membres du panel.
Boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) : Les taux de croissance du marché dégagés par le panel peuvent
être considérés comme légèrement surestimés car reflétant la vision d’entreprises leaders qui progressent plus vite
que la moyenne du marché.
Les trois filières des BRSA connaissent des taux de croissance élevés. Elles corroborent les résultats du modèle qui
a dégagé des élasticité-revenus positives. Combiné à la croissance démographique des populations urbaines, ces
résultats entraînent des croissances élevées du marché.
Boissons alcoolisées : Concernant la bière, le marché est perçu comme stable mais avec un avenir incertain, en raison
des restrictions imposées à la commercialisation (nombre limité des points de vente). On estime la demande à 1,2
million d’hl, dont 5 à 7% couverts par les importations.
4. La qualité des estimations du cabinet en question est différemment appréciée par les entreprises du panel.
44 / la filiere boissons EN Algerie 2012
S’agissant du vin, ce marché présente un profil proche de celui de la bière, du fait des mêmes contraintes de
l’environnement commercial. La demande est estimée à 4 millions de litres et les importations sont négligeables
(170 millions de dinars en 2010, soit un peu plus de 2 millions de $US).
Pour ces filières, les résultats du panel corroborent les données du modèle. Les élasticités-revenus sont faibles mais
positives, imprégnant au marché la stabilité constatée par le panel.
6.5 Volume des ventes en valeur
NIVEAU ATTEINT EN 2011 L’estimation du marché en valeur est déterminée à partir d’une approche combinant les estimations du marché en
volume (cf. 6.4) et les prix moyens des produits qui sont déterminés à partir de deux sources :
•
relevé des prix (départ usine) du Ministère du Commerce pour les boissons gazeuses et les jus (2011).
•
l’enquête « producteur » pour les produits boissons gazeuses, eau embouteillée et bière5 (2011).
Estimation du marché par sous-filière
S/T
S/T
Boissons gazeuses
Jus & boissons
fruités
Eaux
embouteillées
BRSA
Volumes totaux
en hl
7.977.000
2.331.000
8.407.000
1.574.000
508.000
20.666.000
Valeur des ventes
en MDA*
18.046
7.918
12.131 38.095
-
-
Vins
Boissons alcoolisées
*Au prix départ usine HT ; **Hors vin
NIVEAU ATTEINT EN 2010
L’estimation du marché pour 2010 a pu être réalisée grâce aux indices des prix à la production des IAA, publiés par
l’ONS. Cette estimation ne donne cependant qu’un ordre de grandeur des BRSA.
Boissons gazeuses
Jus & boissons fruités
Eaux embouteillées
S/T BRSA
Volumes totaux en hl
7 879 182
2 050 746
8 310 918
18 240 846
Valeur des ventes en MDA
17 439
6 816
11 710
35 966
CROISSANCE 2010-2011
La croissance moyenne du marché des BRSA sur la période récente (2010-2011) a été de l’ordre de 5.9%.
ESTIMATION DU MARCHE A L’HORIZON 2015 Les projections des niveaux de consommation des boissons visent à donner plus de visibilité aux investisseurs
potentiels. Les projections sont réalisées à l’aide d’un modèle et de quelques hypothèses socioéconomiques.
On dispose de trois approches de base pour établir des prévisions de la demande d’un bien de consommation
alimentaire :
•
l’approche économétrique : elle consiste dans la détermination de la fonction de demande, c’est-à-dire d’une
relation mathématique entre la demande (variable expliquée) et la (les) variable(s) explicative(s) comme le
revenu, le prix, etc. L’approche consiste ensuite à prévoir la demande future en fonction de l’évolution probable
de la variable explicative. La fonction est déterminée, soit à partir d’une série temporelle, soit d’une « coupe
instantanée » donnée par une enquête de consommation ;
5. Dans l’exploitation de l’enquête « producteur », des cœfficients ont été utilisés afin de tenir compte du poids des produits des entreprises ayant un
mix produit diversifié. Les cœfficients ont été calculés sur la base d’un panel d’entreprise fourni par l’APAB.
/45
•
l’approche par les séries temporelles : ici, la variable explicative est le temps qui intègre tous les facteurs
déterminants. L’approche consiste dans la décomposition de la série pour dégager la tendance et la projeter
dans le temps ;
•
l’approche par les comparaisons internationales : elle consiste à trouver un ou des pays « références » ayant un
niveau de développement plus avancé puis à calquer la structure de consommation de ce pays. Le PPA (parité
de pouvoir d’achat) par habitant est un critère de classification utilisé.
Pour les boissons les deux premières approches peuvent être recommandées, elles sont néanmoins exigeantes en
informations. La troisième approche poserait le problème de la différence des modèles de consommations avec les
pays développés où les boissons alcoolisées occupent une place importante.
Aussi, l’approche préconisée dans cette étude procède des premières. C’est celle utilisée pour l’estimation de la
consommation pour l’année 2011. Les projections de la demande par produits impliquent les hypothèses suivantes :
•
évolution du PIB/hab6 (prévision de croissance de la Banque Mondiale ; 2012, 2013) ;
•
évolution démographique (projection de l’ONS) ;
•
structure des consommations inter produits (constante de la structure).
Le modèle de projection retenu dégage une tendance forte et situe le niveau de consommation par tête à 62.2 l/an
et un volume global de 2394,7 millions de litres.
6. Prévision de croissance par la BM (2012, 2013).
46 / la filiere boissons EN Algerie 2012
LE COMMERCE EXTERIEUR
Une évolution prometteuse
des exportations
/47
7. COMMERCE EXTERIEUR DES BOISSONS
L’analyse du commerce extérieur des boissons a pour buts de :
•
situer les échanges ainsi que l’évolution depuis 2005.
•
établir la balance commerciale.
•
approcher
de EXTERIEUR
la compétitivité deDES
l’industrie
nationale.
6. la problématique
COMMERCE
BOISSONS
Les statistiquesL’analyse
traitéesdudans
ce chapitre sont issues de la base de données du Centre National de l’Information
commerce extérieur des boissons a pour but de :
Statistique des Douanes
Algériennes.
Ellesquesont
établies
selon
la ; nomenclature douanière qui a permis un
 situer les échanges ainsi
l’évolution
depuis
2005
regroupement des
l’industrie
des boissons
en cinq catégories :
 produits
établir la de
balance
commerciale
;
approcher la problématique de la compétitivité de l’industrie nationale.

•
jus ;
•
Les statistiques
traitées dans ce chapitre sont issues de la base de données du Centre National de
eaux minérales
(et autres) ;
•
boissonsdouanière
gazeuses ;qui a permis un regroupement des produits de l’industrie des boissons en cinq catégories :
l’Information Statistique des Douanes Algériennes. Elles sont établies selon la nomenclature
 jus ;
 eaux minérales (et autres) ;
 boissons gazeuses ;
• vin (et autres alcools).
bière ;
 vin (et autres alcools).
•
bière ;
7.1 Les échanges
globaux
de 2005
à 2010 de 2005 à 2010
7.1. Les
échanges
globaux
La filière des boissons joue un rôle relativement dynamique dans le commerce extérieur de l’Algérie, comme le
La filière des boissons joue un rôle relativement dynamique dans le commerce extérieur de l’Algérie,
montre l’analyse
des échanges commerciaux sur les six dernières années.
comme le montre l’analyse des échanges commerciaux sur les six dernières années.
Les tableaux etLes
graphes
suivants permettent de disposer d’une vision des échanges commerciaux liés à la filière des
tableaux et graphes suivants permettent de disposer d’une vision des échanges commerciaux liés
boissons et comparés
ceuxboissons
de l’ensemble
du secteur
agroalimentaire
:
à la filièreà des
et comparés
à ceux de
l’ensemble du secteur
agro-alimentaire :
DES IMPORTATIONS
EVOLUTION DESEVOLUTION
IMPORTATIONS
La part des importations
de importations
boissons, comparée
à celle des
produits
pratiquement insignifiante
La part des
de boissons,
comparée
à agro-alimentaires,
celle des produitsest
agro-alimentaires,
est
pratiquement
(moins de 1% sur
6 ans). insignifiante (moins de 1% sur 6 ans).
300 000
250 000
200 000
IAA
150 000
BOISSONS
100 000
50 000
0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
EVOLUTION DESEVOLUTION
EXPORTATIONS
DES EXPORTATIONS
La part des boissons
y est plus importante que dans les importations et les volumes en valeur exportés sont croissants
La part des boissons y est plus importante que dans les importations et les volumes en valeur
pour s’être multipliés
5 en
six ans.pour s’être multipliés par 5 en six ans.
exportéspar
sont
croissants
.
30000
25000
20000
IAA
15000
BOISSONS
10000
5000
0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
BALANCE COMMERCIALE
Une analyse des échanges par catégorie de boissons fait ressortir les évolutions suivantes sur la
48 / la filiere période
boissons
EN Algerie
considérée
: 2012
Boissons non alcoolisées : Pour les boissons non alcoolisées, on constate la très faible valeur des
importations laquelle, comparée à la valeur plus importante et croissante des exportations, permet
BOISSONS
10000
5000
0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
BALANCE COMMERCIALE
BALANCE COMMERCIALE
Une analyse des échanges par catégorie de boissons fait ressortir les évolutions suivantes sur la
Une analyse
des échanges
période
considéréepar
: catégorie de boissons fait ressortir les évolutions suivantes sur la période considérée :
Boissons Boissons
non alcoolisées :
Pour les
boissons
non alcoolisées,
on constate
la très
faible
non alcoolisées
: Pour
les boissons
non alcoolisées,
on constate
la très
faiblevaleur
valeurdes
des importations
importations
à la valeuretplus
importante
croissante despermet
exportations,
permet une balance
laquelle, comparée
à lalaquelle,
valeurcomparée
plus importante
croissante
desetexportations,
de dégager
dégager
positive surdece
poste.une balance positive sur ce poste.
2500
2000
1500
Importations en MDA
Exportations en MDA
1000
500
0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Boissons alcoolisées : La situation pour les boissons alcoolisées est inversée par rapport aux
boissons non alcoolisées. Ainsi, sur ce type de boissons, la balance est déficitaire en matière
Boissons alcoolisées :
La situation pour les boissons alcoolisées est inversée par rapport aux boissons non alcoolisées.
d’échange avec, de plus, des exportations en baisse.
Ainsi, sur ce type de boissons, la balance est déficitaire en matière d’échange avec, de plus, des exportations en baisse.
2500
2500
2000
2000
1500
IMPORTATIONS
EXPORTATIONS
IMPORTATIONS
1500
1000
EXPORTATIONS
1000
500
500 0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
0
2005de boissons:
2006 La balance
2007 des échanges
2008
Tous types
des 2009
boissons est2010
globalement déficitaire sur la
période en raison du volume des importations de boissons alcoolisées, et ce, en dépit des efforts
Tous typesréalisés
de boissons
: La d’exportation
balance des échanges
desnon
boissons est
globalement
déficitaire
sur la période en raison
en matière
de boissons
alcoolisées
quiest
leurglobalement
ont permis,déficitaire
en 2007 etsur2010,
Tous types
de boissons:
La balance
des échanges
des boissons
la
du volume
des
importations
de
boissons
alcoolisées,
et
ce
en
dépit
des
efforts
réalisés
en
matière
d’exportation
de
d’établirenune
balance
positive.des importations de boissons alcoolisées, et ce, en dépit des efforts
période
raison
du volume
boissons réalisés
non alcoolisées
quid’exportation
leur ont permis,
en 2007non
et 2010,
d’établir
positive.
en matière
de boissons
alcoolisées
qui une
leur balance
ont permis,
en 2007 et 2010,
d’établir une balance positive.
2005
2005
2006
2006
2007
2007
2008
2008
2009
2009
2010
2010
7.2. Analyse par sous-filières
BOISSONS
NON par
ALCOOLISEES
7.2.
Analyse
sous-filières
Ce sont celles
qui
réalisent les meilleures performances en matière de commerce extérieur. Elles
BOISSONS
NON
ALCOOLISEES
représentent en moyenne, sur la période observée précédemment, 6% des importations de boissons
et sont
76% celles
des exportations.
d’importation,
et pour
les années
2009 et 2010,
l’analyse
des
Ce
qui réalisentEn
lesmatière
meilleures
performances
en matière
de commerce
extérieur.
Elles
statistiques données
en Annexe,
fait ressortir
les points
suivants : 6% des importations de boissons
représentent
en moyenne,
sur la période
observée
précédemment,
et 76% des exportations. En matière d’importation, et pour les années 2009 et 2010, l’analyse des
statistiques
données
Annexe,
fait ressortir
lesenpoints
suivantsde
: 28 pays, en 2009, et de 25, en 2010,
Importation
de Jusen: Les
importations
de Jus
provenance
sont passées d’environ 1 milliard à 1,4 milliard de DA. En 2009, 90% des importations provenaient de
10 pays avec,deenJus
tête,
le Brésil,
l’Espagne
qui représentaient
de 60 et
% de
du 25,
total.
Importation
: Les
importations
de et
Jusl’Egypte
en provenance
de 28 pays,près
en 2009,
en 2010,
sont passées d’environ 1 milliard à 1,4 milliard de DA. En 2009, 90% des importations provenaient de
/49
7.2 Analyse par sous-filières BOISSONS NON ALCOOLISEES
Ce sont celles qui réalisent les meilleures performances en matière de commerce extérieur. Elles représentent en
moyenne, sur la période observée précédemment, 6% des importations de boissons et 76% des
exportations. En matière d’importation, et pour les années 2009 et 2010, l’analyse des statistiques données en Annexe
fait ressortir les points suivants :
Importation de jus : Les importations de jus en provenance de 28 pays, en 2009, et de 25, en 2010, sont passées
d’environ 1 milliard à 1,4 milliard de dinars. En 2009, 90% des importations provenaient de 10 pays avec, en tête, le
Brésil, l’Espagne et l’Egypte qui représentaient près de 60% du total.
En 2010, 90% des importations provenaient de 10 pays avec le Brésil, l’Italie et l’Egypte qui en représentaient près de
60%. Ce trio de tête s’est maintenu avec une substitution de l’Espagne par l’Italie sur la deuxième provenance.
Importation des boissons (2009)
Importation des boissons (2010)
AUTRES
40%
BRESIL
30%
AUTRES 42%
ESPAGNE 15%
EGYPTE
15 %
BRESIL
42%
ITALIE
8%
EGYPTE
8%
Le Brésil devient le principal pays exportateur de jus vers l’Algérie en 2010. Le poids de ce pays est dû
à la place des inputs dans les importations algériennes. En effet, 96% des importations de 2009 sont
constitués de la classe 20 (préparations de légumes, fruits ou d’autres parties des plantes).
Exportations de jus : Les exportations de jus viennent en troisième place dans les exportations de boissons et
passent de 33 Millions de dinars en 2009, sur 11 pays, à 29,5 millions de dinars en 2010 vers 6 pays. La liste des pays
fluctue et 6 pays en 2009 représentent plus de 90% des exportations contre 3 pays en 2010.
2009
2010
FRANCE
31%
AUTRES
10%
MADAGASCAS
4%
ITALIE
6%
MALTE
11%
ETATS UNIS D’ARMORIQUE 19%
CANADA
50 / la filiere boissons EN Algerie 2012
18%
FRANCE
72%
MALTE
10%
ETATS UNIS D’ARMORIQUE 14%
CANADA
5%
La France reste le plus grand importateur de jus algériens.
Importation d’eaux embouteillées : Les importations d’eaux embouteillées sont insignifiantes. En provenance de
3 pays, elles sont passées d’environ 1,5 à 6,5 milliards. Elles provenaient essentiellement de France en 2009 puis, pour
moitié, de France et d’Autriche en 2010.
Exportation d’eaux embouteillées : Les exportations d’eaux embouteillées sont en très forte hausse puisqu’elles
passent de 1,5 millions de DA en 2009 à 3 million de dinars en 2010. Les exportations sur le Niger sont en progression.
Exportation des sodas : Les exportations représentent 300 millions de dinars en 2009 et 210 millions en 2010 et
représentent donc le premier poste d’exportation dans les boissons. En 2009, 90% des exportations se sont effectués
en direction de 3 pays: la France, le Niger et l’Espagne, et en 2010, vers la France, le Canada, la Belgique et la GrandeBretagne. La France occupe largement la première place d’importatrice de sodas algériens.
2009
2010
FRANCE
51%
ESPAGNE
36%
NNIGER
3%
AUTRES
10%
FRANCE
CANADA
78%
6%
BELGIQUE
4%
GRANDE BRETAGNE 3%
AUTRES
9%
7.3 Les boissons alcoolisées
IMPORTATIONS
Importations de bières : Les importations de bières en provenance de 9 pays s’établissent à environ un peu plus
de 300 millions de dinars sur une moyenne calculée pour la période 2009-2010. En 2009, 90% des importations
provenaient de 4 pays: la France, les Pays-Bas, l’Italie et l’Espagne tandis qu’en 2010 ce classement se modifiait ainsi :
France, Pays-Bas, Allemagne et Espagne.
La France occupe nettement la première place sur les deux années considérées, avec plus de 50% des importations
en 2010.
2009
2010
42%
FRANCE
56%
PAYS BAS 30%
PAYS BAS
21%
ITALIE
ALLEMAGNE11%
FRANCE
14%
ESPAGNE
7%
ESPAGNE
7%
AUTRES
7%
AUTRES
5%
/51
Importations de vins : Les importations de vins en provenance de 17 pays en 2009 et de 14 en 2010 passent de
230 à 170 millions de dinars. L’Espagne et la France représentent 90% des importations de vins. Il s’agit en général de
vins mousseux.
2009
2010
FRANCE 53%
ESPAGNE 37%
AUTRES
10%
FRANCE 58%
ESPAGNE 34%
AUTRES
8%
EXPORTATIONS
Exportations de bières : Il est à noter qu’aucune exportation de bières n’est constatée.
Exportations de vins : Les exportations de vins passent de 109 millions de dinars en 2009 à 105 en 2010, soit
environ 8 fois plus que les importations. Le principal client est la France qui absorbe 90% des exportations en 2009
et 70% en 2010. Il est à noter que l’Espagne qui exporte du vin vers l’Algérie n’en importe pas en retour. En valeur, les
exportations de vins représentent le second poste derrière celui des sodas.
7.4 Réglementation régissant le commerce extérieur
CADRE GENERAL
La réglementation régissant le commerce extérieur des boissons a évolué depuis 2005. Sur ce plan, trois aspects
principaux méritent d’être signalés :
Mode de paiement des importations : La principale évolution a été le fait de la Loi de finances complémentaire de
2009, imposant le CREDOC comme mode de paiement unique des importations et ce, pour l’ensemble des branches
d’activités.
Révision de l’Accord d’association Algérie-UE : La seconde évolution a trait à la révision du calendrier de
démantèlement tarifaire pour les produits industriels et des concessions tarifaires relatives aux produits agricoles et
agroalimentaires. Le nouveau calendrier du démantèlement tarifaire accorde un délai supplémentaire de 3 ans dans
la mise en place de la zone de libre-échange (2020 au lieu de 2017) ainsi que le rétablissement ou le gel des taux
de droits de douane pour 1.058 produits industriels couvrant un grand nombre de filières et branches industrielles.
En outre, en application des dispositions des articles 11 et 16 de cet accord, l’Algérie a introduit une demande formelle
pour la révision du démantèlement tarifaire pour les produits industriels ainsi que les concessions tarifaires pour les
produits agricoles et agroalimentaires.
Le compromis auquel sont parvenues les deux parties se présente ainsi :
-révision des contingents tarifaires pour les produits agricoles ;
-établissement d’un nouveau calendrier de démantèlement tarifaire couvrant 1058 produits industriels.
Mise en vigueur de l’accord ZALE : La troisième évolution a trait à la convention de facilitation et de développement
des échanges commerciaux entre les Etats arabes, signée en 1981 à Tunis. Cette convention qui a pour objectif
l’établissement d’une Zone Arabe de Libre-Echange (ZALE) a été ratifiée par l’Algérie en 20041 et mise en vigueur
le 1er janvier 2009.
1. Décret présidentiel du 03 Août 2004
52 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Un texte plus récent (Décret exécutif n° 10-89 du 10 mars 2010) fixe les modalités de suivi des importations sous
franchise des droits de douane, dans le cadre des accords de libre-échange. Il s’agit d’une franchise qui constitue en
fait une licence statistique aux fins de suivi des importations, pour toute personne morale exerçant une activité de
production et/ou commerciale qui doit au préalable en faire la demande.
Les dispositions de la convention et son programme exécutif sont appliqués aux produits originaires et transportés
directement entre les pays arabes pouvant être échangés sous un régime tarifaire préférentiel entre l’Algérie et les
Etats arabes, à l’exception d’une liste de 384 produits exclus de l’avantage préférentiel pour des raisons religieuses,
sanitaires sécuritaires et environnementales (dont les produits alcoolisés). D’autres listes regroupant 1.260 produits,
dont ceux de l’industrie des BRSA, ont été définies. Ces produits sont exclus de la franchise des droits de douane à
l’importation en Algérie.
LES TARIFS DOUANIERS
Les tarifs douaniers ont peu évolué depuis 2005. Les amendements de la Nomenclature, annexée à la Convention
sur le Système Harmonisé, entrée en vigueur le 1er janvier 20122, maintiennent les dispositions de l’ordonnance du
20 août 2001 pour les boissons. La structure des tarifs douaniers est toujours structurée en trois paliers : 5%, 15%, et
30% pour les inputs et les produits finis3. Il y a lieu de signaler la suppression de la DAP (droit additionnel provisoire)
en janvier 2006.
7.5 Problématique de la compétitivité
La filière des boissons joue un rôle moyennement important dans les échanges commerciaux et dégage une balance
commerciale contrastée :
-bénéficiaire pour les BRSA ;
-déficitaire pour les boissons alcoolisées.
CAS DES BRSA
Des efforts importants sont effectués dans les exportations de sodas et d’eaux embouteillées qui ont fortement
progressé depuis 20034, faisant de ces produits le premier poste d’exportation des boissons devant les exportations
de vin.
Cette évolution atteste d’une compétitivité des prix et même de la qualité. Elle peut être considérée comme durable,
en raison des gisements de productivité que recèlent les grandes entreprises. Elle reste cependant valable dans le
cadre des tarifs douaniers en vigueur. Leur démantèlement dans le cadre de la ZALE peut constituer une menace. Le
poids des taxes intérieures peut constituer un facteur de baisse de la compétitivité5.
CAS DES BOISSONS ALCOOLISEES
Les exportations des vins ont fortement régressé. De 779,7 MDA en 2003, elles sont passées à 105,4 MDA en 2010. La
compétitivité du produit algérien se pose avec acuité.
Cette baisse trouve son explication dans le nouveau contexte mondial caractérisé par la baisse de la consommation
dans les marchés européens et l’arrivée de nouveaux producteurs (Chili, Australie, Afrique du Sud). Les marchés qui
progressent (Asie) sont demandeurs de produits de qualité.
Pour les produits bières, le produit local est compétitif par rapport aux produits européens, malgré le poids de la
fiscalité. Les progrès réalisés dans la qualité et la réputation des marques (en franchise) ont amélioré la compétitivité
du produit local. Les importations sont réalisées pour des qualités non disponibles sur le marché national ou de
grande réputation mondiale.
2. www.douane.gov.dz
3. La structure est analysée par l’APAB (Analyse de la pression fiscale sur la filière boissons et élaboration d’un plaidoyer pour la défense des intérêts des
industriels- produit : bière. 12 mai 2008).
4. Etude de 2005
5. Les taxes intérieures demeurent élevées, comparés à certains pays arables (cf. Etude APAB 2008, in www.apab-algerie.org.
/53
54 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANALYSE ECONOMIQUE & FINANCIERE
Forte concentration et grands
investissements
/55
8. ANALYSE ECONOMIQUE ET FINANCIERE
8.1 Note méthodologique
L’analyse économique et financière de l’industrie des boissons a été menée sur la base des informations comptables
suivantes :
•
informations contenues dans les questionnaires de l’enquête réalisée auprès des producteurs de boissons et ;
•
bilans des entreprises de l’industrie des boissons déposés auprès du CNRC et mis à disposition par l’APAB.
L’unité de mesure utilisée pour cette analyse est le KDA = 1 000 DA.
L’approche reprend celle développée par l’étude de 2005, mais de façon plus approfondie et sur un échantillon
d’entreprises plus large. Un comparatif de cette étude avec celle effectuée en 2005 est donné en Annexe.
TYPES D’ANALYSES
La démarche méthodologique adoptée est l’approche de haut en Bas (Top-down). Trois niveaux d’analyse sont ainsi
réalisés :
•
analyse globale au niveau branche de l’industrie des boissons ;
•
analyse au niveau des sous-branches : BRSA, boissons alcoolisées ;
•
analyse au niveau des sous-filières :
-Pour les BRSA : sodas et eaux embouteillées, d’une part, et les jus, d’autre part.
-Pour les boisson alcoolisées: bières.
Cette segmentation est imposée par les données comptables de l’échantillon
ANALYSE DE LA FILIERE
Agrégats et ratios retenus : Les agrégats retenus pour l’analyse globale sont le CA (Chiffre d’Affaires) ; le RN
(Résultat Net) et les investissements nets. Les ratios suivants sont calculés : Résultat net/chiffre d’affaires et Résultat
net/investissements nets.
Taille des échantillons : Pour 2009 : 52 entreprises, dont 48 entreprises de BRSA et 4 entreprises productrices de
bières. Pour 2010 : 44 entreprises dont 39 de BRSA et 5 entreprises productrices de bière.
Représentativité des échantillons : L’échantillon est composé des entreprises ayant déposé leur bilan, complété
par un certain nombre de grandes entreprises. Le rapprochement avec les données des comptes de branches de
l’ONS a montré que le chiffre d’affaires hors taxes (CAHT) consolidé de 2010 est très proche de la production brute
(PB) de la branche. Cela autorise à dire que l’échantillon peut être considéré comme représentatif des entreprises les
plus contributives de cette industrie.
Comparabilité des résultats des analyses sur 2009 et sur 2010 : La taille des échantillons n’est pas la même,
l’échantillon 2009 est plus important. Cependant, 19 entreprises sont communes aux 2 échantillons, soit 37% et 43%
des échantillons respectifs pour les années 2009 et 2010. Ces entreprises représentent l’essentiel de l’activité de la
filière, la comparaison des résultats des analyses pour les 2 années peut être faite sans grand risque de distorsion.
ANALYSE DES SOUS-BRANCHES Agrégats et ratios retenus :
•
la production en valeur ;
•
le chiffre d’affaires ;
•
la valeur ajoutée ;
•
l’EBE ;
56 / la filiere boissons EN Algerie 2012
•
le résultat d’exploitation ;
•
le résultat net ;
•
les investissements et les dotations aux amortissements.
Ratios de performance retenus sont :
•
EBE/CA ;
•
la rentabilité commerciale : Résultat net /chiffre d’affaires :
-la rentabilité économique : Rentabilité commerciale x taux de rotation du capital ;
-rentabilité financière : Résultat net /fonds propres ;
-ratios d’indépendance financière : R1 = Fonds propres/total bilan ; R2 = Dettes financières/fonds propres.
Echantillons d’entreprises
2009
2010
BRSA
45
31
Jus
6
3
Sodas et eaux embouteillées
39
28
Boissons alcoolisées
2
3
Vins
0
0
Bières
2
3
8.2 Analyse des principaux agrégats (2009 et 2010)
Les agrégats comparés de la filière montrent que :
•
les ventes augmentent de 7% ;
•
le résultat croît de 34% ;
•
le montant des investissements régresse en raison des amortissements sur 10 ans ;
•
le taux de marge nette (Résultat net/chiffre d’affaires) progresse de 24% ;
•
le taux de rendement des investissements (RN/INV) croît de 55%.
La décomposition de ce tableau par sous-filières permet les appréciations suivantes :
-les chiffres d’affaires dans les deux sous-filières progressent à taux comparables.
-la stagnation des investissements nets dans la sous-filière boissons alcoolisées traduit un effort d’investissement
puisqu’il annule l’effet des dotations aux amortissements.
-le résultat net de la sous-filière BRSA progresse de 62% alors que celui de la sous-filière boissons ne progresse
que de 19%.
-la rentabilité commerciale (RN/CA) de la sous-filière BRSA est de 9% en 2010, en augmentation de 50% par
rapport à 2009. Celui de la sous-filière boissons alcoolisées est de 10% pour 2010, en diminution par rapport à
celui réalisé en 2009, soit près de 24%.
-le taux de rendement des investissements de la sous-filière BRSA est de 14% en 2010 et le double de celui de
2009. Celui de la sous-filière boissons alcoolisées est de 16% en 2010, mais en régression de près de 20% par
rapport à 2009.
/57
-
Le taux de rendement des investissements de la sous-filière BRSA est de 14% en
Le taux de rendement des investissements de la sous-filière BRSA est de 14% en
2010 et le double de celui de 2009. Celui de la sous-filière Boissons alcoolisées est
2010 et le double de celui de 2009. Celui de la sous-filière Boissons alcoolisées est
de 16% en 2010, mais en régression de près de 20% par rapport à 2009.
de 16% en 2010, mais en régression de près de 20% par rapport à 2009.
8.3.
8.3. Répartition
Répartition des
des parts
parts de
de marché
marché dans
dans la
la filière
filière BRSA
BRSA
8.3 Répartition des parts de marché dans la filière BRSA
TAUX DE CONCENTRATION DU MARCHE TAUX DE CONCENTRATION DU MARCHE
TAUX DE CONCENTRATION DU MARCHE
La répartition
des parts de marché dans la sous-filière BRSA sur les deux années peut s’illustrer ainsi :
La répartition des parts de marché dans la sous-filière BRSA sur les deux années peut s’illustrer ainsi :
La répartition des parts de marché dans la sous-filière BRSA sur les deux années peut s’illustrer ainsi :
Parts
deMARCHE
marché
BRSA
PARTS DE
BRSA
20102010
PARTS DE MARCHE BRSA 2010
100%
100%
80%
80%
60%
60%
40%
40%
20%
20%
0%
0%
1
1
2
2
3
3
4
4
5
5
6
6
7
7
8
8
9
9
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39
PARTS DE
BRSA
20092009
Parts
deMARCHE
marché
BRSA
PARTS DE
MARCHE
BRSA
2009
100%
100%
80%
80%
60%
60%
40%
40%
20%
20%
0%
0%
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48
Abscisse : numéros d’identification des entreprises ; ordonnée : Fréquence cumulée en %
Abscisse : Taux d’utilisation
des capacités
Abscisse
: numéros d’identification des entreprises ; ordonnée : Fréquence cumulée en %
Ordonnée : Code des entreprises ayant renseigné l’item
Commentaire : Les répartitions montrent une très forte concentration du marché :
Commentaire : Les répartitions montrent une très forte concentration du marché :
- 23 entreprises (48% de l’échantillon) couvrent 99% des ventes.
- 23 entreprises (48% de l’échantillon) couvrent 99% des ventes.
- Les
8% des entreprises
(soit 4une
en 2009forte
et 3 en 2010) représentent
plus de 50% du chiffre
Commentaire :
montrent
du marché :
- 8% répartitions
des entreprises
(soit 4 en très
2009 et 3concentration
en 2010) représentent
plus de 50% du chiffre
d’affaires réalisé dans le segment.
d’affaires réalisé dans le segment.
-23 entreprises (48% de l’échantillon) couvrent 99% des ventes.
REPARTITION PAR SEGMENTS D’ACTIVITE
PAR
-8%REPARTITION
des entreprises (soit
4 enSEGMENTS
2009 et 3 en D’ACTIVITE
2010) représentent plus de 50% du chiffre d’affaires réalisé dans le
segment.
Une analyse du chiffre d’affaires de BRSA par segment montre que le segment sodas et eaux
Une analyse du chiffre d’affaires de BRSA par segment montre que le segment sodas et eaux
embouteillées represente 90% du chiffre d’affaires de la sous-filière.
embouteillées
represente
90% du chiffre d’affaires de la sous-filière.
REPARTITION
PAR SEGMENTS
D’ACTIVITE
Une analyse du chiffre d’affaires de BRSA par segment montre que le segment sodas et eaux embouteillées represente
90% du chiffre d’affaires de la sous-filière.
8.4 Analyse
données
de 2009 de 2009
8.4. des
Analyse
des données
ANALYSE DES GRANDS AGREGATS ECONOMIQUES
ANALYSE DES GRANDS AGREGATS ECONOMIQUES
La production : La production totale de l’échantillon est de l’ordre de 41 milliards de dinars.
La production : La production totale de l’échantillon est de l’ordre de 41 Milliards de DA.
PRODUCTIONCUMULEE
CUMULEE 2009
2009
PRODUCTION
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
33 62
5
34 64 47
4
3
38 63 46 32
9
58 41 10
8
44 11 52 40 31 42 30 43 26 60 12 35 53 29 48 39 17 56 57 50 27 54 24 14 59 25 45 15 61
Abscisse : numéros d’identification des entreprises. Oordonnée : Fréquence cumulée en %
Abscisse : Numéros d’identification des entreprises. Ordonnée : Fréquence cumulée en %
Commentaire : La filière est très concentrée :

24 entreprises (53% de l’échantillon analysé) réalisent plus de 99% de la production

13 entreprises (29% de l’échantillon analysé) réalisent plus de 90% de la production. Elles se
répartissent comme suit
- boissons
10 sont des
entreprises
58 / la filiere
EN Algerie
2012de sodas et eaux embouteillés,
2 sont des entreprises de production de jus
1 est une entreprise de Boissons alcoolisées

67% des entreprises de l’échantillon analysé réalisent chacune moins de 1% de la production
N° entreprise
Commentaire : La filière est très concentrée :
•
24 entreprises (53% de l’échantillon analysé) réalisent plus de 99% de la production
• 13 entreprises (29% de l’échantillon analysé) réalisent plus de 90% de la production. Elles se répartissent
comme suit :
-10 sont des entreprises de sodas et eaux embouteillées,
-2 sont des entreprises de production de jus
-1 est une entreprise de boissons alcoolisées
•
67% des entreprises de l’échantillon analysé réalisent chacune moins de 1% de la production totale.
•
L a production stockée, de l’ordre de 300 millions de dinars, est très faible, caractéristique d’un secteur qui
produit en flux tendu.
Le chiffre d’affaires : Le chiffre d’affaires total en 2009 de l’échantillon analysé avoisine les 43 milliards de dinars. Les
2 milliards de dinars supplémentaires à la production proviennent de la revente de marchandises.
Les parts de chiffre d’affaires cumulées peuvent être représentées, selon le graphe suivant :
Lesde
parts
de chiffre
d’affaires
cumulées
peuvent
être représentées
le graphe
:
Les parts
chiffre
d’affaires
cumulées
peuvent
être représentées
selon leselon
graphe
suivantsuivant
:
CHIFFRES
D’AFFAIRES
CUMULES
CHIFFRES
D’AFFAIRES
CUMULES
20092009
CHIFFRES
D’AFFAIRES
CUMULES
2009
100%
100%
90%
90%
80%
80%
70%
70%
60%
60%
50%
50%
40%
40%
30%
30%
20%
20%
10%
10%
0%
0%
5 34
4 63
3 32
9 58
8 11
33 62 5 33
34 62
47 64
4 47
3 64
32 38
46 38
9 63
58 46
10 41
44 10
8 41
11 44
40 31
52 40
42 31
30 52
43 42
26 30
60 43
35 26
53 60
12 35
29 53
48 12
39 29
17 48
56 39
50 17
27 56
57 50
24 27
54 57
59 24
14 54
25 59
45 14
15 25
61 45 15 61
Abscisse
: numéros
d’identification
des entreprises.
Ordonnée
: Fréquence
cumulée
Abscisse
: numéros
d’identification
des entreprises.
Ordonnée
: Fréquence
cumulée
en % en %
Abscisse : Numéros d’identification des entreprises. Ordonnée : Fréquence cumulée en %
N° entreprise
N° entrepriseN° entreprise
Commentaire
: L’examen
du chiffre
d’affaires
confirme
le caractère
concentré
de la en
filière
enet2009 et
Commentaire
: L’examen
du chiffre
d’affaires
confirme
le caractère
concentré
de la filière
2009
Commentaire :
L’examen
du chiffre
d’affaires confirme le caractère concentré de la filière en 2009 et selon les
selon
les mêmes
proportions.
selon les
mêmes
proportions.
mêmes proportions.
La valeur
ajoutée
: La valeur
en de
2009
de l’échantillon
de l’ordre
La valeur
ajoutée
: La valeur
ajoutéeajoutée
totale totale
en 2009
l’échantillon
analysé,analysé,
est de est
l’ordre
de 13 de 13
La valeur Milliards
ajoutée :
La de
valeur
ajoutée
totale
end’affaires.
2009 de l’échantillon analysé est de l’ordre de 13 milliards de dinars,
Milliards
DA,
soit
du
chiffre
de DA,
soit
30%
du30%
chiffre
d’affaires.
soit 30% du chiffre d’affaires.
VALEURS
AJOUTEES
CUMULEES
20092009
VALEURS
AJOUTEES
CUMULEES
VALEURS
AJOUTEES
CUMULEES
2009
100%
100%
90%
90%
80%
80%
70%
70%
60%
60%
50%
50%
40%
40%
30%
30%
20%
20%
10%
10%
0%
0%
62 33
5 62
34 33
64 54 343 64
32 458 347 32
46 58
38 47
63 469 38
10 638 941 10
31 852 41
11 31
40 52
44 11
43 40
26 44
30 43
60 26
12 30
53 60
42 12
57 53
29 42
39 57
35 29
48 39
54 35
56 48
17 54
50 56
25 17
14 50
59 25
45 14
24 59
15 45
27 24
61 15 27 61
Abscisse
: numéros
d’identification
des
Ordonnée
: Fréquence
cumulée
en %. en %.
Abscisse :
Numéros
d’identification
desentreprises.
entreprises.
Ordonnée :
Fréquence
cumulée
Abscisse
: numéros
d’identification
des entreprises.
Ordonnée
: Fréquence
cumulée
en %.
N° entrepriseN° entreprise
Commentaire
de la valeur
ajoutée
confirme
le caractère
concentré
de la en
filière
enet2009 et
Commentaire
: L’examen
de la valeur
ajoutée
confirme
caractère
concentré
dedela la
filière
2009
Commentaire :
L’examen
de: L’examen
laproportions.
valeur
ajoutée
confirme
lelecaractère
concentré
filière
en
2009
et selon les
selon
les mêmes
selon les
mêmes
proportions.
mêmes proportions.
Le Résultat
d’Exploitation
: Le résultat
d’exploitation
en de
2009
de l’échantillon
Le Résultat
d’Exploitation
: Le résultat
d’exploitation
en 2009
l’échantillon
analyséanalysé
est deest de
de 3 milliards
de dinars,
du chiffre
d’affaires.
l’ordrel’ordre
de 3 milliards
de dinars,
soit 7%soit
du 7%
chiffre
d’affaires.
/59
Le Résultat d’Exploitation : Le résultat d’exploitation en 2009 de l’échantillon analysé est de l’ordre de 3 milliards
de dinars, soit 7% du chiffre d’affaires.
-11 entreprises (24% de l’échantillon analysé) dégagent un résultat d’exploitation déficitaire ;
-4 entreprises (8% de l’échantillon analysé) réalisent 100% du résultat d’exploitation total. Ce pourcentage est
obtenu en raison de l’existence de résultats d’exploitation déficitaires ;
-23 entreprises (50% de l’échantillon analysé) dégagent chacune un résultat d’exploitation inférieur à 1% du
résultat total.
Le résultat net : Le résultat net global de l’échantillon analysé est de l’ordre de 3 milliards de dinars, soit 7% du chiffre
d’affaires.Il se repartit de la même manière que précédemment avec 2 entreprises supplémentaires au résultat net
négatif.
Les investissements bruts : Les investissements en 2009 de l’échantillon analysé représentent un montant de 64
milliards de dinars en valeur brute et 37 milliards en valeur nette avec un taux d’amortissement moyen cumulé de
42%, ce qui signifie qu’ils sont relativement récents.
Répartition de l’investissement total brut :
•
24 entreprises (53% de l’échantillon analysé) réalisent 99% du montant total des investissements ;
•
12 entreprises (27% de l’échantillon analysé) réalisent 90% du montant total des investissements ;
•
67% des entreprises de l’échantillon analysé réalisent chacune moins de 1% des investissements globaux.
L’investissement total net d’amortissement : La même observation est à faire en matière d’investissement net
puisque le même nombre d’entreprises réalisent des ratios identiques à ceux des investissements bruts.
•
12 entreprises (27% de l’échantillon analysé) réalisent 90% de l’investissement total net, comme suit :
-10 entreprises de sodas et eaux embouteillées ;
-2 entreprises de production de boissons alcoolisées.
Il y a lieu de noter, par ailleurs, que les taux d’amortissement cumulés de ces entreprises sont identiques, ce qui
permettrait d’inférer que les investissements ont été réalisés à la même période.
•
Les équipements des entreprises de l’échantillon analysé sont récents :
-28 entreprises (60% de l’échantillon analysé) ont des taux d’amortissements inferieurs à 50%, ce qui permettrait
d’inférer que les équipements sont récents ;
-8 entreprises (18% de l’échantillon analysé) ont des taux inférieurs à 20%, ce qui permettrait d’inférer que les
équipements sont très récents pour cette catégorie ;
-5 entreprises (10% de l’échantillon analysé) ont des investissements amortis à plus de 70%, ce qui permettrait
d’inférer que les équipements sont relativement anciens.
L’analyse du financement : Les ratios d’analyse du financement de l’échantillon pour 2009 sont les suivants :
R1
Fonds propres /Total Bilan
50%
R2
Endettement Financier Net /Fonds propres
14%
R1 mesure l’indépendance financière de la filière, il est supérieur à 25%, ce qui dénote d’une bonne indépendance
financière pour une activité industrielle.
R2 mesure la capacité d’endettement, il est très inférieur à 150% et traduit donc une très forte capacité d’endettement
financier de la filière.
60 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANALYSE DES RATIOS DE PERFORMANCE
L’EBE/CA
8 entreprises ont des taux supérieurs à 30%.
• 21 entreprises ont des taux d’EBE supérieur à 20%
• 3 entreprises ont des taux négatifs.
•
La rentabilité commerciale
La rentabilité commerciale ou taux de marge net est mesurée par le ratio résultat net sur chiffre d’affaires. L’analyse
montre que :
8 entreprises (18% de l’échantillon analysé) présentent une rentabilité commerciale supérieure à 10%,
ce qui dénote d’une bonne rentabilité commerciale.
• 4 entreprises (9% de l’échantillon analysé) présentent une rentabilité commerciale supérieure à 7% • 5 entreprises (11% de l’échantillon analysé) présentent une rentabilité commerciale inférieure à 3%
• 12 entreprises (27% de l’échantillon analysé) présentent une rentabilité négative.
•
La rentabilité économique
•
Rotation des actifs (degré de l’intensité de l’exploitation du potentiel existant) :
-22 entreprises (49% de l’échantillon analysé) exploitent leurs installations à plus de 100% et 20 d’entre elles sont
des entreprises de sodas et eaux embouteillées ;
-9 entreprises (20% de l’échantillon analysé) exploitent leurs actifs économiques à plus de 50% ;
-8 entreprises (18% de l’échantillon analysé) exploitent leurs installations à moins de 50%.
•
Rentabilité économique (taux de marge net * rotation des actifs) :
-16 entreprises (36% de l’échantillon analysé) ont une rentabilité économique supérieure à 10% ;
-18 entreprises (40% de l’échantillon analysé) ont des rentabilités économiques supérieures à 7% ;
-Les entreprises du segment sodas et eaux embouteillées présentent les meilleurs rendements économiques.
La rentabilité financière
La rentabilité financière est analysée à travers le ratio retour sur fonds propres (Return on Equity) qui représente une
mesure de l’attractivité de la filière d’un point de vue économique et financier :
1 1 entreprises (24% de l’échantillon analysé) ont des rentabilités financières de plus de 20%. Ce sont toutes des
entreprises de sodas et eaux embouteillées ;
• 17 entreprises (34% de l’échantillon analysé) ont des rentabilités financières supérieures à 10% ;
• 20 entreprises (44% de l’échantillon analysé) ont des rentabilités financières supérieures à 7% ;
• 10 entreprises (22% de l’échantillon analysé) ont des rentabilités inférieures à 3% ;
• 9 entreprises (20% de l’échantillon analysé) ont des rentabilités financières négatives.
•
ANALYSE AU NIVEAU DES SOUS-FILIERES
Une analyse comparative des agrégats et des performances peut être menée en classant les entreprises par nature
d’activité.
Les entreprises ont été classées en 3 segments :
les entreprises de production de jus (6) ;
les entreprises de sodas et eaux embouteillées (39) ;
• les entreprises de production de bières (2).
•
•
/61
Analyse
Le chiffre d’affaires (C.A.): En matière de chiffre d’affaires, les entreprises de sodas et eaux embouteillées
dominent la filière, et le chiffre d’affaires bières est légèrement supérieur à celui des jus compte tenu notamment
du facteur prix :
VENTILATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
Sodas+eau
79%
Bières
11%
Jus
10%
Rapporté au nombre d’entreprises, on constate que le chiffre d’affaires moyen réalisé dans la production de bières
est de plus du double que celui de la moyenne de la filière. Il est suivi de près par celui réalisé dans les entreprises de
sodas et eaux embouteillées.
La valeur ajoutée : La répartition de la valeur ajoutée est identique à celle du chiffre d’affaires.
REPARTITION DE LA VALEUR AJOUTEE
Sodas+eau
Bières
Jus
77%
14%
9%
Rapporté au nombre d’entreprises on constate que la valeur ajoutée moyenne réalisée dans la production de bières
est de plus du triple de la moyenne de la filière, suivie, pour moitié, par celle réalisée dans les entreprises de sodas et
eaux embouteillées. Les valeurs ajoutées réalisées dans les jus sont relativement faibles en raison notamment de la
cherté des intrants.
62 / la filiere boissons EN Algerie 2012
L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE): les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent la filière et
l’Excédent Brut d’Exploitation bières est très inférieur en importance à celui des jus.
REPARTITION DE L’EBE
Sodas+eau
Bières
Jus
92%
1%
7%
Rapporté au nombre d’entreprises, on constate le très faible EBE réalisé dans les bières qui est à rapporter à
l’importance des investissements dans cette filière (voir plus bas B6). Le résultat d’exploitation (REX) : Les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent la filière et le résultat
d’exploitation consolidé des bières est négatif. Rapporté au nombre d’entreprises, on constate que le REX moyen
réalisé dans les entreprises de sodas et eaux embouteillées est supérieur à la moyenne de la filière et que le REX
moyen réalisé dans les bières est négatif.
Le résultat net (RN) : Les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent la filière et le résultat net des
entreprises de bières est très supérieur à celui des jus en raison de produits hors exploitation important.
REPARTITION DU RESULTAT NET
Sodas+eau 76%
Bières
20%
Jus
4%
Rapporté au nombre d’entreprises, on constate que le résultat net moyen réalisé dans la production de bières est de
plus de quatre fois celui de la moyenne de la filière et que les résultats réalisés dans les jus sont relativement faibles.
/63
Les investissements bruts : En matière d’investissements cumulés, les entreprises de sodas et eaux embouteillées
dominent largement la filière :
REPARTITION DES INVESTISSEMENTS
B 6 Les investissements bruts : En matière d’investissements cumulés les entreprises de sodas et eaux
embouteillés dominent largement la filière :
REPARTITION DES INVESTISSEMENTS
Bières; 18%
Jus; 5%
Sodas+eau 76%
Bières
18%
Jus
5%
Sodas+Eaux;
76%
En termes de volumes moyens, on constate que les investissements effectués dans les usines de
bières sont plus de quatre fois supérieurs à ceux de la moyenne de la filière, suivis de loin par ceux
En termes
de volumes
on constate
que les investissements effectués dans les usines de bières sont plus
des entreprises
de moyens,
sodas et eaux
embouteillées.
de quatre fois supérieurs à ceux de la moyenne de la filière, suivis de loin par ceux des entreprises de sodas et eaux
embouteillées.
B 7 L’analyse du financement par segment : Les ratios de financement montent que chaque segment de
la filière est très peu endetté financièrement, le financement du développement se faisant donc, en
grandedu
partie,
sur fonds propres.
L’analyse
financement
par segment : Les ratios de financement montrent que chaque segment de la filière
est très peu endetté financièrement, le financement du développement se faisant donc, en grande partie, sur fonds
propres.
8.5. Analyse des données 2010
LES GRANDS
ECONOMIQUES
8.5 Analyse
des AGREGATS
données 2010
LES GRANDS
AGREGATS
ECONOMIQUES
Le chiffre
d’affaires
: Le chiffre d’affaires total est de l’ordre de 42 Milliards de DA. Les parts de
chiffre
d’affaires
cumulées
être
représentées
selon
suivant
qui illustre
la très
forte d’affaires
Le chiffre d’affaires : Le chiffrepeuvent
d’affaires
total
est de l’ordre
de le
42graphe
milliards
de dinars.
Les parts
de chiffre
concentration du secteur.
cumulées peuvent être représentées selon le graphe suivant qui illustre la très forte concentration du secteur.
CHIFFRE
D’AFFAIRES
CUMULE
2010
CHIFFRE
D’AFFAIRES
CUMULE
2010
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
N° entreprise
0%
1
2
3
4
5
6
7
8
9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34
Abscisse : numéros d’identification des entreprises ; ordonnée : Fréquence cumulée en %
Abscisse : Numéros d’identification des entreprises ; Ordonnée : Fréquence cumulée en %
Ceci montre
la concentration
estplus
encore
plus prononcée
qu’en 2009
puisque (contre
17
Ceci montre
que la que
concentration
est encore
prononcée
qu’en 2009 puisque
17 entreprises
24 en
entreprises
(contre
24
en
2009)
réalisent
à
elles
seules
plus
de
99%
du
chiffre
d’affaires
total
dont
9
2009) réalisent à elles seules plus de 99% du chiffre d’affaires total dont 9 (contre 13 précédemment) en réalisent
plus (contre
de 90%.13 précédemment) en réalisent plus de 90%.
64 / la filiere boissons EN Algerie 2012
La valeur ajoutée : La valeur ajoutée dégagée est de 13 milliards de dinars, avec 3 entreprises qui dégagent des
valeurs ajoutées négatives.
VALEUR AJOUTEE CUMULEE 2010
Abscisse : Numéros d’identification des entreprises. Ordonnée : Fréquence cumulée en %
La concentration est ici aussi encore plus prononcée qu’en 2009 dans des proportions pratiquement similaires
à celles constatées sur les chiffres d’affaires.
L’excédent brut d’exploitation : Il est de l’ordre de 9 milliards de dinars, soit 21% du chiffre d’affaires.
•
20% de l’effectif des entreprises analysées soit 7 entreprises réalisent plus de 90% de l’excédent brut
d’exploitation total ;
•
8 entreprises ont des EBE négatifs.
Le résultat d’exploitation : Le résultat d’exploitation est de l’ordre de 5 milliards de dinars, soit 11% du chiffre
d’affaires.
•
2 6% de l’effectif des entreprises analysées (9) réalisent 100% du résultat d’exploitation total. Ce pourcentage est
obtenu en raison de l’existence de résultats d’exploitation déficitaires ;
•
26% d’entre elles, soit 9 entreprises, dégagent un résultat d’exploitation déficitaire ;
•
50% d’entre elles, soit 23 entreprises, dégagent, chacune, un résultat d’exploitation inférieur
à 1% du résultat total.
Le résultat net : La ventilation de ces résultats est pratiquement identique à celle de 2009 puisque :
•
17% de l’effectif des entreprises analysées (6) réalisent 100% du résultat net total ;
•
29% d’entre elles, soit 10 entreprises, dégagent un résultat net déficitaire ;
•
50% d’entre elles, soit 20 entreprises, dégagent chacune un résultat net inférieur à 1% du résultat total.
L’analyse du financement : Les ratios d’analyse du financement de l’échantillon pour 2010 sont les suivants :
R1
Fonds propres /Total Bilan
53%
R2
Endettement Financier Net /Fonds propres
7%
Commentaire :
•
R1 est supérieur à 25%, ce qui dénote d’une bonne indépendance financière pour une activité industrielle ;
•
R2 est très inférieur à 150% et traduit donc une très forte capacité d’endettement financier de la filière.
/65
LES RATIOS DE PERFORMANCE
L’EBE/CA :
•
7 entreprises ont des taux d’EBE supérieur à 20%, ce qui est très appréciable.
•
8 entreprises ont des taux négatifs.
La rentabilité commerciale : Cette rentabilité, mesurée par le ratio résultat net sur chiffre d’affaires, classée par ordre
décroissant, se présente comme suit :
•
7 entreprises ont des taux de marges supérieures à 10%, ce qui atteste d’une bonne rentabilité commerciale ;
•
4 entreprises ont une rentabilité supérieure à 7%, ce qui reste admissible ;
•
5 entreprises ont une rentabilité particulièrement médiocre puisqu’inférieure à 3% et on constate même des
rentabilités commerciales négatives, soit des pertes, pour 10 entreprises.
La rentabilité financière :
Le retour sur fonds propres (Return On Equity) mesuré par le ratio résultat net sur fonds propres présente une
distribution pratiquement identique, en proportions à celle de 2009 :
19 entreprises (20 en 2009) ont des ROE supérieurs à 7%, dont 15 (pour 17 en 2009) supérieurs à 10%;
• 7 entreprises (10 en 2009) ne sont pas suffisamment rentables et 4 (contre 9 en 2009) ne le sont pas du tout ;
• les meilleurs taux, qui se situent à plus de 20%, sont réalisés par 8 entreprises de sodas et eaux embouteillées
(11 en 2009).
•
ANALYSE PAR DOMAINE D’ACTIVITE
Les entreprises ont été classées en 3 segments :
les entreprises de production de jus (3) ;
• les entreprises de production de bières (3) ;
• les entreprises de sodas et eaux embouteillées (28).
•
Analyse
Le chiffre d’affaires : La tendance de 2009 se confirme et les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent
la filière, suivies par les entreprises de production de bières.
REPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES
Jus
10%
Bières
14%
Sodas+Eaux 76%
En termes de chiffres d’affaires moyens, on constate un recul des entreprises de production de bières au profit des
autres types d’entreprises de production de la filière et, notamment, par rapport à celui des entreprises de production
de jus qui est une fois et demie supérieur au chiffre d’affaires moyen de la filière.
66 / la filiere boissons EN Algerie 2012
La valeur ajoutée : La tendance de 2009 se confirme et les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent la
filière, suivies par les entreprises de production de bière :
REPARTITION DE LA VALEUR AJOUTEE
Jus
Bières
8%
18%
Sodas+Eaux 72%
En termes de valeurs ajoutées moyennes, la répartition est quasiment identique à celles des chiffres d’affaires.
L’excédent brut d’exploitation : Les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent la filière.
Une analyse des EBE moyens montre que l’EBE moyen réalisé dans les bières est du plus du double de celui de la
moyenne de la filière, alors que celui réalisé par les entreprises de sodas, d’eaux embouteillées et de jus est inférieur
à cette moyenne.
REPARTITION DE L’EBE
Jus
Bières
7%
20%
Sodas+Eaux 72%
Le résultat d’exploitation : Les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent ici aussi la filière :
REPARTITION DU REX
Jus
Bières
8%
14%
Sodas+Eaux 78%
/67
En termes de résultats d’exploitation moyens, la répartition est quasiment identique à celles des chiffres d’affaires.
Le résultat net : La tendance de 2009 se confirme et les entreprises de sodas et eaux embouteillées dominent la
filière, suivies par les entreprises de production de bière :
REPARTITION DU RESULTAT NET
Jus
Bières
6
16
Sodas+Eaux 78
Rapporté au nombre d’entreprises, on constate, par rapport à 2009, une amélioration du résultat net des entreprises
de jus, une stabilité de celui des entreprises de sodas et eaux embouteillées et un recul de celui des entreprises de
bières.
L’analyse du financement par segment : Comme en 2009, l’endettement reste faible et les investissements se font
toujours sur fonds propres.
8.6 Synthèse de l’analyse
L’analyse économique et financière nous permet de tirer les conclusions suivantes :
ANALYSE ECONOMIQUE ET FINANCIERE / PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE LA FILIERE
FORTE CONCENTRATION
La filière est fortement concentrée avec une vingtaine d’opérateurs qui représentent 99% du marché.
CAPITALISTIQUE
Volumes d’investissements importants et récents chez les acteurs
dominants qui représentent 90% des investissements de la filière.
EXPLOITATION DES ACTIFS
Des réserves de productivité existent encore chez les grands acteurs de la filière.
RENTABILITE
Rentabilité intéressante pour les entreprises de production de sodas et eaux minérales suivies par celles produisant les jus
et les bières.
68 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ENVIRONNEMENT NATIONAL
De nombreuses contraintes
/69
9. ENVIRONNEMENT NATIONAL DE L’INDUSTRIE DES BOISSONS
L’ouverture de l’économie nationale dans les années quatre-vingt-dix a eu des conséquences importantes sur
l’industrie des boissons. Elle a permis un développement prodigieux de l’investissement privé et a entraîné la
disparition du secteur public, l’exception de l’ONCV pour la filière vitivinicole.
Les réformes structurelles ont aussi entraîné l’ouverture du commerce extérieur. Dans le prolongement de ces
réformes, l’Algérie a signé des accords de libre-échange avec l’Union européenne et la Zone de Libre-échange Arabe.
Cependant, cette ouverture ne s’est pas accompagnée d’une mise à niveau de l’administration. C’est le cas, en
particulier, des administrations des douanes, des impôts et du commerce. Le système bancaire public accuse, lui
aussi, un retard par rapport à la dynamique des investissements. Une des conséquences néfastes de ce déséquilibre
dans les réformes est le développement de l’économie informelle.
9.1 Principaux partenaires institutionnels
Il existe un nombre important de partenaires institutionnels dont une liste non exhaustive est portée en Annexe.
Nous nous sommes attachés ici aux types de financements et dispositifs d’aide dont le recensement économique
permet de donner un aperçu :
•
Emprunts bancaires : le recours par les entreprises aux emprunts bancaires n’est pas une pratique courante.
Un nombre très limité d’entreprises déclarent utiliser les emprunts bancaires comme principale source de leur
financement ;
•
Autofinancement : la réponse à cette modalité s’impose puisque plus de 88% des entreprises, tous secteurs
confondus, déclarent s’autofinancer.
•
S ubventions de l’Etat : les subventions de l’Etat sont limitées et concernent essentiellement les entreprises
publiques.
•
Dispositifs d’aide à la création de l’entreprise (ANSEJ, CNAC, ANGEM) et à la mise à niveau existent mais
demeurent timides.
Le financement bancaire reste limité. Il ne joue pas encore le rôle moteur attendu de lui pour le développement
industriel.
9.2 Contrôle de la distribution des produits alimentaires
FAIBLESSE DU CONTROLE
Le système de distribution des produits représente une forte contrainte pour les producteurs qui se retrouvent
dépendants de distributeurs-grossistes qui pratiquent des ventes sans factures.
Ce maillon est caractérisé par une grande opacité empêchant la collecte et la remontée des informations. Par ailleurs,
il arrive que des grossistes imposent leur diktat sur le marché et, notamment, sur les prix. Cette dépendance est
évidemment nuisible pour les producteurs.
Le dysfonctionnement du système de distribution entraîne des dérives au niveau de la distribution de détail,
permettant l’écoulement de produits sans respect des conditions d’hygiène. Ce dysfonctionnement favorise
également des pratiques de contrefaçon sur les marques.
La dérive de la faiblesse des contrôles touche aussi des produits d’importation (sans facturation, ni délais de
péremption), bien que ces malversations soient en baisse.
Notons que le contrôle incombe à plusieurs administrations : services du Ministère du Commerce, douanes et
administration des impôts.
70 / la filiere boissons EN Algerie 2012
AMELIORATION DU CONTROLE DE LA QUALITE
Le contrôle de la qualité des produits est primordial pour les produits alimentaires. Dans ce domaine, un effort est
réalisé par les services du Ministère du Commerce.
Les contrôles effectués sont de deux types : les contrôles physico-chimiques et les contrôles microbiologiques. Un
bilan pour l’année 2011 a été arrêté par le Ministère du Commerce. Au cours de cette année, sur 251.403 interventions
des services de contrôle à travers le territoire national, 4,4% d’entre elles (soit 11.025 interventions) se sont effectuées
dans le secteur des boissons et eaux embouteillées.
La majeure partie des contrôles se sont exercés au niveau du commerce de détail (75%), de la production (14%) et
du commerce de gros (9%), les services (3%) venant loin derrière. Il en ressort une forte diminution des cas de nonconformité par rapport aux années passées. En effet, ce bilan a établi que 85% en moyenne des contrôles ont révélé
des situations conformes aux normes.
Cependant, des cas de non-conformité persitent et constituent une préoccupation pour la santé publique. Des
infractions sont constatées, portant sur le défaut d’hygiène et la mise en vente de produits impropres à la consommation.
89% des infractions constatées font l’objet de procès-verbaux, le reste débouchant sur des avertissements.
Part des défauts de conformité
Selon les producteurs rencontrés, les produits sont, le plus souvent, très mal conservés au niveau des commerces de
détail, en particulier durant la période des grandes chaleurs (boissons en PET exposées en plein soleil par exemple).
Les entreprises réclament, par ailleurs, une intensification des contrôles au niveau des lieux de production, de manière
à lutter contre la concurrence de l’informel.
LE SECTEUR INFORMEL
Le secteur informel est devenu une préoccupation sérieuse pour les producteurs. Il entrave la concurrence et porte
atteinte à la santé des consommateurs. Des pratiques informelles sont régulièrement constatées par les producteurs
et portées à l’opinion publique. Les pouvoirs publics reconnaissent l’existence du phénomène mais estiment qu’un
effort important de contrôle et de répression est réalisé à son encontre. La contribution des producteurs et de
l’association APAB est saluée comme un exemple de concertation avec les services du Ministère du Commerce.
Il est toujours difficile de situer l’importance du secteur informel mais un faisceau d’indices permet d’en situer les
contours :
•
pratiques d’imitation de marques ou de conditionnement constatées et, parfois, portées en justice ;
•
mises sur le marché de produits sans étiquetage ;
•
préparations de « cherbet » (citronnades traditionnelles) sans respect des règles d’hygiène ;
•
sous-facturation parfois pratiquée par des distributeurs de gros ;
•
distribution de produits hors magasins, souvent à même les trottoirs, sans respect des conditions d’hygiène.
/71
Bien que combattue par les services des contrôles, cette dernière forme de manifestation des pratiques informelles
prend une ampleur particulière durant la période estivale, notamment sur les sites balnéaires, et pendant le mois de
Ramadhan dans toutes les régions et agglomérations.
L’approche par la répression s’avère insuffisante sans une action de communication et de sensibilisation de la
population. Un projet est initié dans ce sens par l’APAB, pour la création d’une marque collective afin d’inciter les
consommateurs à la plus grande vigilance sur la sécurité alimentaire des boissons.
Politique fiscale La politique des taxes liées à l’industrie des boissons est considérée comme contraignante et ne favorisant pas la
compétitivité de cette industrie. L’APAB a réalisé des études pour mesurer l’impact de ces taxes. Elles ont porté sur les
boissons gazeuses, les eaux embouteillées et la bière.
La nature et la multiplicité de ces taxes exercent une pression élevée sur les entreprises de la filière. Cependant, si elles
ne génèrent aucun impact négatif sur la consommation, le projet d’une nouvelle taxe sur les boissons, introduit par
le Ministère de la Santé, semble mal venu et pourrait infléchir la demande.
Dispositif fiscal lié à quelques sous-filières
Fiscalité générale
des entreprises
Types de taxe
Taux
Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)
17% du CAHT
Taxe sur l’Activité Professionnelle (TAP)
2% du CAHT
Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS)
25% du bénéfice imposable
Charges patronales
26% de la MS
Taxe sur la formation et l’apprentissage professionnel
2% de la MS
Fiscalité spécifique Eau
à la sous-filière BG Environnement
25DA/m3
1 DA (bouteille en PET)
½ DA (bouteille en verre)
Fiscalité spécifique Taxe domaniale
à la sous-filière
Eau
Eau
Environnement
5% du prix de vente sur chaque bouteille expédiée
des ateliers d’emballage
Redevance de 2 dinars/litre au profit
du « Fond National de l’Eau Potable »
1 DA par kg de plastique et de 0,5 Da par kg de verre
9.3 Dispositifs de mise à niveau des entreprises
La politique de mise à niveau des entreprises a, pour la première fois, été mise en œuvre par l’UE à la faveur de
l’adhésion de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce. Elle est née du souci d’aider les entreprises à subir le choc du
démantèlement et à supporter celui de la baisse des prix des produits importés. Elle est considérée comme un
instrument d’accompagnement de l’ouverture de l’économie dans le cadre des réformes structurelles.
Cette politique s’est, par la suite, généralisée pour toucher les pays du sud de la Méditerranée ayant adhéré à la zone
de libre-échange euro-méditerranéenne avec des programmes qui combinent des actions matérielles d’optimisation
de la productivité et des actions immatérielles pour l’amélioration de la gestion de l’entreprise.
L’Algérie a mis en œuvre plusieurs programmes de mise à niveau : celui du Ministère de l’industrie ainsi que celui
appuyé par la Commission européenne (EDPME) avec, comme bénéficiaire, le Ministère de la Petite et Moyenne
Entreprise et de l’Artisanat.
72 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Deux programmes sont en cours actuellement. Le premier, dit « Plan National de Mise à Niveau », est financé par
le gouvernement algérien et sa mise en œuvre a été confiée à l’Agence Nationale du Développement de la PME
(ANDPME). Le second, dit « PME II », est réalisé avec le concours de l’UE.
Certains organismes de coopération, tels que la GIZ allemande ou l’ONUDI, proposent également leurs propres appuis.
Un autre programme, dit de « diversification de l’économie » (DEVICO), concerne aussi l’industrie agroalimentaire et a
inscrit dans ses objectifs la création d’un centre technique et un appui à l’organisation professionnelle.
Ces programmes devraient permettre une mise à niveau tant des entreprises que des institutions. Cet objectif est
d’autant plus important que l’environnement de l’entreprise algérienne demeure une source de surcoûts qui diminue
la compétitivité. L’amélioration de la qualité de l’environnement pourrait contribuer à réduire les coûts unitaires.
9.4 Les aides de l’Etat Les aides de l’Etat sont communes à l’ensemble des secteurs d’activité et il n’existe pas d’aide spécifiquement
consacrée à la filière. Les aides existantes sont les suivantes :
AVANTAGES FISCAUX DU REGIME GENERAL
Ils sont accordés au titre de la réalisation de l’investissement et de son exploitation. Au titre de la réalisation de
l’investissement, ces avantages sont de trois ordres :
•
e xonération en matière de droit de douane et franchise de la valeur ajoutée pour les équipements importés
entrant directement dans la réalisation de l’investissement (la franchise de TVA est accordée sous réserve
d’absence de production locale du même type);
•
e xemption du droit de mutation à titre onéreux pour toutes les acquisitions immobilières effectuées dans le
cadre de l’investissement.
•
Au titre de l’exploitation de l’investissement, les avantages consistent en exonérations :
•
de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS),
•
de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP).
Ces exonérations portent sur des durées maximales de 1 à 3 ans pouvant être portées de 3 à 5 ans pour les
investissements créant plus de 100 emplois au démarrage de l’activité.
AVANTAGES FISCAUX DU REGIME DEROGATOIRE
Ils sont accordés aux projets situés dans des zones dont le développement nécessite un appui de l’Etat ou pour
des projets présentant un intérêt particulier (environnement, développement durable, etc.), au titre de la réalisation
de l’investissement et de son exploitation et sont relativement attractifs (une liste de ces avantages est portée en
Annexe).
Le bénéfice de ces avantages pour les projets d’un montant inférieur à 500 millions de dinars est accordé après étude
du dossier de création et se matérialise par une décision d’octroi de l’ANDI (Agence Nationale de Développement de
l’Investissement), établissement public à caractère administratif (EPA), placé sous la tutelle du Mnistre de l’Industrie,
de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion des investissements.
L’avis favorable du CNI (Conseil Nationale de l’Investissement) est obligatoire pour les investissements d’un montant
supérieur au plafond pré-indiqué. Le CNI, en tant qu’organe créé auprès du Ministre de l’Industrie, de la Petite et
Moyenne Entreprise et de la Promotion des investissements, est placé sous l’autorité du Chef du Gouvernement qui
en assure la présidence.
/73
L’APPUI FINANCIER A L’INVESTISSEMENT
Cet appui a été institué avec la création du FGAR (Fonds de Garantie des Crédits aux PME), placé sous la tutelle du
Ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne Entreprise et de la Promotion des Investissements. Il vise à faciliter
l’accès aux financements bancaires à moyen terme, en accordant des garanties de crédits aux banques commerciales.
L’APPUI AU FONCIER (ACCES AU DOMAINE PRIVE DE L’ETAT)
L’accès au foncier industriel demeure toujours un handicap à l’investissement pour l’extension comme pour la
création de nouvelles capacités.
Des règles visant à la facilitation de l’accès au foncier industriel ont été mises en place avec la création de l’ANIREF
(Agence Nationale d’intermédiation et de régulation foncière) et du CALPIREF (Comité d’assistance à la localisation et
à la promotion des investissements et de régulation du foncier).
L’ANIREF a, en particulier, la qualité de promoteur foncier de zone industrielle avec l’acquisition de terrains qu’elle
aménage et lotit avant de les rétrocéder aux investisseurs sous forme de concession uniquement. Cette possibilité
nécessite une proposition du Calpiref, puis un accord du ministère et, enfin, un arrêté du Wali.
La contrainte d’accès au foncier devrait trouver une solution adéquate grâce au programme de réalisation des 42
zones industrielles, projet en cours de réalisation par l’Agence Nationale d’intermédiation et de régulation du foncier
(ANIREF).
L’APPUI A LA MISE A NIVEAU Il se fait pour les entreprises éligibles à partir des différents programmes nationaux (ANDPME) ou internationaux
(UE, GIZ, etc.).
74 / la filiere boissons EN Algerie 2012
POSITIONNEMENT STRATEGIQUE
Le rôle crucial de l’innovation
/75
10. ANALYSE DU POSITIONNEMENT STRATEGIQUE
L’analyse9.
de l’environnement
l’industrie
des boissons est essentielle
pour dégager les tendances lourdes de cette
ANALYSEdeDU
POSITIONNEMENT
STRATEGIQUE
industrie afin d’imaginer des scenarii d’évolution.
L’analyse de l’environnement de l’Industrie des boissons est essentielle pour dégager les tendances
Comme lourdes
pour l’étude
de 2005,
trois approches
sont des
utilisées :
de cette
industrie
afin d’imaginer
scenarii d’évolution.
•
Comme
pour l’étude
de 2005, trois
sont comparables,
utilisées :
l’analyse
Benchmark
International
avecapproches
quelques pays
pour situer le degré de développement
 L’analyse
benchmark international avec quelques pays comparables, pour situer le degré de
de l’industrie
algérienne,
développement de l’industrie algérienne,
•
l’analyse
pourSWOT,
déterminer
lesdéterminer
forces et lesles
faiblesses
les menaces
les les
opportunités,
 SWOT,
L’analyse
pour
forces ainsi
et lesque
faiblesses
ainsi etque
menaces et les
•
l’analyse
le modèle
Porter pour
sources
des avantages
de l’industrie
nationale.
 par
L’analyse
pardeleM.
modèle
de M.analyser
Porter,les
pour
analyser
les sourcescompétitifs
des avantages
compétitifs
de
opportunités,
l’industrie nationale.
10.1 Benchmark International 10. I. Benchmark international
Le Benchmark est une approche de comparaison qui consiste à choisir des entreprises ou des pays de référence qui
vont servir à préconiser des améliorations. La démarche peut être efficace, mais elle est exigeante en informations
Le benchmark
estdeune
approche de comparaison qui consiste à choisir des entreprises ou des pays
sur l’entreprise
ou le pays
référence.
de référence qui vont servir à préconiser des améliorations. La démarche peut être efficace, mais elle
est exigeante
en informations
sur l’entreprise ou le pays de référence.
Trois domaines
d’informations
sont privilégiés :
Trois domaines d’informations sont privilégiés :
• tendances du marché ;
 Tendances du marché ;
 Développement
et des technologies ;
• développement
de l’offre etde
desl’offre
technologies ;
 Performances économiques et financières.
•
performances économiques et financières.
La comparaison internationale de la consommation est empruntée à la publication du cabinet
La comparaison
internationale
de 1laquiconsommation
est algérien
empruntée
la publication
du cabinetmondiales.
Euromonitor
Euromonitor
International
situe le marché
et leà compare
aux tendances
1
Selon qui
cette
étude,
le marché
algérien
BRSA aux
est tendances
un marché mondiales.
croissant qui
diffère
la tendance
situe
le marché
algérien
et ledes
compare
Selon
cettedeétude,
le marché
International
sur le même
rythme
croissance
que ceux
dupositionne
Maroc, desur
la Tunisie
de
algérien mondiale
des BRSA et
estse
unpositionne
marché croissant
qui diffère
de ladetendance
mondiale
et se
le mêmeetrythme
l’Egypte.
Pour
les
boissons
gazeuses,
l’Algérie
se
positionne
comme
valeur
médiane,
par
rapport
à
de croissance que ceux du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte. Pour les boissons gazeuses, l’Algérie se positionne
d’autres pays.
comme valeur médiane par rapport à d’autres pays.
En d’autres
de la des
moitié
du ont
globeune
onttaille
une de
taillemarché
de marché
inférieure
à cette
En d’autres
termes, termes,
près de près
la moitié
paysdesdupays
globe
inférieure
à cette
position
position médiane ; Concernant la consommation par habitant, 20% des autres pays ont une
médiane. Concernant la consommation par habitant, 20% des autres pays ont une consommation inférieure à 53,6
consommation inférieure à 53,6 litres. De même, le marché algérien des boissons compte parmi les
litres. De9%
même,
le marché
algérien une
des croissance
boissons compte
parmi
les 9% de pays qui enregistrent une croissance
de pays
qui enregistrent
supérieure
à 7,8%.
supérieure à 7,8%.
Niveau de consommation en 1099 L
Niveau de consommation en 10 L
2,5
2
1,5
1
0,5
0
Boissons gazeuses
Eau embouteillée
Algérie
Maroc
Jus de fruits
Egypte
1
Euromonitor international est considéré comme un leader mondial dans la recherche sur la stratégie pour les
Ces statistiques
ont l’avantage du Benchmark, bien que les estimations pour le marché algérien paraissent surfaites.
marchés de consommation.
Les évaluations réalisées par l’étude de 2005 et son actualisation, situent le niveau de consommation en Algérie
à 55.3 l/hab./an pour 2008 et à 57.4 L/hab./an pour 2011.
1. Euromonitor International est considéré comme un leader mondial dans la recherche sur la stratégie pour les marchés
de consommation.
76 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Il est difficile d’apporter une appréciation sur les estimations du cabinet international précité du fait de la non
publication de la méthodologie utilisée. Plusieurs producteurs rencontrés doutent de ces estimations et les trouvent
parfois très contestables.
DEVELOPPEMENT DE L’OFFRE ET DES TECHNOLOGIES
ITEM
ALGERIE
TENDANCE MONDIALE
Sodas
Limonades et autres boissons gazeuses, Carbonatés
Identique
Eaux embouteillées
Eau minérale (5 l, 1,5 l, 0,33 l) conditionnement avion
Identique + eau de table
OFFRE DE PRODUITS
Eau minérale gazéifiée (5l, 1,5l, 0,33l) conditionnement avion
Eau de source (5 l, 1,5 l, 0,33 l) conditionnement format avion
Eaux aromatisées ou fruitées
Forte diversification
Gamme plus resserrée sur les grandes
marques internationales
Jus
Gamme diversifiée
Gamme plus étendue
Purs jus
Produits de terroir (France, Tunisie etc.)
Bière
Produit de qualité maïs de base
Produit de qualité et produit de terroir
Vins
Qualité instable
Produit de qualité et de terroir
Eaux embouteillées PET dominant suivi du verre
PET et verre pour la restauration
Sodas
Verre, PET, cannette
Identique
Eau x aromatisés et fruitées PET dominant suivi du verre
Identique et tendance gobelet grand format en
carton
Jus Carton, PET, verre
Carton, verre
Bières
Verre jetable, cannette
Verre jetable, tonneaux pour pression, cannette
Vins
Verre, carton
Verre, carton
Aux normes internationales utilisant des technologies
modernes pour les grandes entreprises et obsolètes
pour les petites.
Aux normes internationales avec des standards
élevés de qualité production (normes 22 000) et un
très grand degré d’automatisation.
CONDITIONNEMENT
TECHNOLOGIE
Toutes filières
PERFORMANCES ECONOMIQUES
Le Benchmark réalisé à partir des entreprises françaises montre que les ratios sont beaucoup plus favorables pour
les entreprises algériennes en ce qui concerne les taux de valeurs ajoutées et les taux de marge d’exploitation,
notamment en raison des consommations intermédiaires moins coûteuses (eau, énergie, services, etc.), à l’exception
des entreprises de production de bières qui présentent, dans l’échantillon analysé, des résultats d’exploitation
déficitaires pour 2009.
L’avantage comparatif reste donc à l’Algérie, qui a d’ailleurs vu, ces dernières années, l’implantation d’un nombre
important de sociétés multinationales dans cette filière.
/77
10.2 Tableau SWOT par filière
L’approche SWOT est largement utilisée dans l’analyse stratégique d’une entreprise ou d’une industrie. Elle combine l’analyse
de l’environnement interne, traduit en forces et faiblesses, et l’analyse de l’environnement externe, traduit en menaces et
opportunités.
Tableau SWOT
FORCES
FAIBLESSES
OPPORTUNITES
MENACES
• Taille du marché
• Concurrence déloyale
• Taille et croissance du marché
• Insuffisance de contrôle.
• Bonne rentabilité
• Prolifération des marques
• Pyramide des âges favorable
• F luctuation du prix du sucre
• Coûts des inputs d’origine nationale
• Contrôle encore insuffisant
• Possibilité d’exportation
• Fortes taxations
• Coût de la main-d’œuvre
• TUC moyenne
• Diversification
• Maitrise de la distribution pour les majors
• Persistance d’une
concurrence diffuse
• P ersistance d’une économie
informelle
BRSA
Boissons gazeuses
• Diversification de la gamme
• D umping dans le cadre
de la suppression de la liste
négative dans le cas
de la ZALE
• Faiblesse de la force
de vente des PME
• Coût de l’emballage
Eaux
embouteillées
• Taille du marché
• Coût de l’emballage
• T aille et croissance du marché
• Bonne rentabilité
• Faible niveau
de développement
du circuit de distribution
• P ossibilité d’exportation
• Risque de la pollution de
l’environnement de la source.
• G isement important
en matière de sources
• Fluctuation du prix
de la matière première PET.
• Qualité
• Taxes
Jus
• Confusion dans les dénominations (eaux fruitées,
jus etc.).
• T aille et croissance
du marché
FORCES
FAIBLESSES
OPPORTUNITES
MENACES
• Forte rentabilité
• Réserve de productivité
• Marché important
• Perception culturelle
du produit
• R églementation
contraignante
• Image de marque reconnue
à l’échelle internationale
• Prix élevés en raison
des charges parafiscales.
• Qualité des produits
• Innovation
• Rentabilité importante
• P ossibilité
d’exportation
• F orte dépendance
à l’importation des intrants
(extraits et concentrés)
Boissons alcoolisées
Bières
• D ifficulté de recrutement
de personnel qualifié
• R éduction des centres
de consommation
et de distribution.
• Outil performant
• A ugmentation
des taxes.
VINS
• Marques historiquement reconnues
et appréciées dans certains pays
européens (France)
• Perception culturelle
du produit
• Qualité des cépages
• Qualité variable
• Absence de recherche développement
• Prix élevés en raison du coüt
du raisin et des charges
parafiscales
• P rogramme
de renouvellement
des cépages
• Réduction des centres
de consommation
et de distribution.
• P ossibilités
d’exportation
• Augmentation
des taxes.
• Concurrence
internationale
• Environnement
socioculturel
• Main d’œuvre difficile
à trouver dans ce secteur
78 / la filiere boissons EN Algerie 2012
10.3 L’analyse par le modèle de Porter
En matière de concurrence et de compétitivité, le cadre d’analyse microéconomique de Porter est pertinent puisqu’il
identifie quatre facteurs qui jouent un rôle dans la détermination de la compétitivité d’une industrie :
•
les facteurs de production ;
•
la demande ;
•
les industries en amont et apparentées ;
•
la stratégie, la structure et la rivalité des entreprises.
Les pouvoirs publics et des événements fortuits jouent également un rôle important dans ce cadre d’analyse.
Ils ont en effet un impact considérable sur les quatre facteurs déterminant la compétitivité d’un secteur.
Le modèle du losange de Porter ou le processus interactif de création d’avantages compétitifs :
Stratégie, Structure et rivalité
entre les entreprises
Aléa
Demande
Facteurs de production
Pouvoirs
publics
Industries en amont
et apparentées
La Figure présente les quatre déterminants de la compétitivité dans un losange symbolisant l’interaction entre
ces déterminants. Chaque paramètre, et l’association des quatre, créent le contexte où naissent et s’affrontent les
entreprises :
•
la disponibilité relative des ressources et des compétences indispensables à l’obtention d’un avantage
concurrentiel dans une industrie (les facteurs de production),
•
les informations déterminant les types d’opportunités offertes (la demande et les industries en amont et
apparentées) et les directions dans lesquelles ressources et compétences seront déployées (la stratégie),
•
les objectifs des actionnaires, des dirigeants et des salariés impliqués dans la promotion de la compétitivité (la
structure),
•
la pression incitant les firmes à investir et à innover (la rivalité).
•
S elon Porter, c’est la spécificité d’un ou de plusieurs de ces quatre déterminants qui fait en sorte qu’un secteur
national devance ou non ses concurrents étrangers.
•
hacun de ces déterminants est ensuite subdivisé par Porter en un certain nombre de facteurs sous-jacents.
C
Pour mieux comprendre la manière dont les facteurs sous-jacents caractérisant une industrie peuvent
influencer sa compétitivité, nous proposons ci-après une analyse succincte des quatre déterminants figurant
dans le losange de Porter : la demande, l’offre, les « clusters » ou grappes, la concurrence.
/79
LE DETERMINANT DE LA DEMANDE Le potentiel de croissance du marché national est contrasté. Il dégage trois perspectives possibles :
•
ne évolution incertaine pour les filières des boissons alcoolisées, en raison des restrictions imposées par les
U
autorités locales dans l’octroi des agréments et d’un marché à l’export de plus en plus difficile.
•
n marché proche de la maturité pour les filières des boissons gazeuses, ne pouvant être tiré que par
U
l’accroissement démographique.
•
n marché potentiel élevé pour les filières des jus et des eaux embouteillées. Pour ces filières, les perspectives
U
de développement sont certaines.
Ce déterminant doit inciter les entreprises à se développer sur les filières à fort potentiel de croissance.
Il existe des niches de marché non exploitées par l’industrie nationale : les produits du terroir.
La valorisation des ressources agricoles locales peut donner lieu à un développement industriel.
Les expériences des pays européens, voire des pays voisins, montrent bien le potentiel de
développement de ces niches. La Tunisie a, par exemple, réussi à développer des spiritueux à
base de dattes et de figues de Barbarie.
LES DETERMINANTS DE L’OFFRE
Parmi les facteurs de production, nous distinguons :
•
les ressources humaines ;
•
les ressources en savoirs ;
•
les ressources en capital ;
•
les ressources naturelles ;
•
l’infrastructure.
Ces facteurs peuvent, à leur tour, être divisés en facteurs complexes et en facteurs élémentaires. Les premiers, tels
l’infrastructure de communication, les centres techniques et les laboratoires, les universités et la main-d’œuvre
hautement qualifiée, exigent d’importants efforts d’investissements en équipements, formation, recherche et
développement. Les facteurs élémentaires tels les ressources naturelles, la localisation géographique ou la maind’œuvre, peu ou non qualifiée, peuvent être obtenus moyennant de faibles investissements privés ou collectifs.
Il est clair que les facteurs complexes sont à la base de l’avantage compétitif. Cependant, afin que ces facteurs
complexes voient le jour, il est nécessaire de disposer de facteurs élémentaires en quantité et en qualité suffisantes.
La dimension internationale pour l’accès aux facteurs est importante. Les facteurs de production que l’on peut
facilement acheter à l’étranger peuvent être à l’origine d’un avantage compétitif. Ce dernier est cependant moins
durable que les facteurs de production plus spécifiques, disponibles dans le pays, car ces derniers exigent des
investissements continus et peuvent difficilement être copiés par d’autres pays. Ces dernières années, la mobilité des
facteurs de production s’est globalement accrue.
Pour la compétitivité des entreprises, il est important de développer des méthodes de production plus spécifiques en
recourant, par exemple, à des économies d’échelle, à la différenciation de produits ou aux connaissances.
L’Algérie dispose d’une longue histoire dans le domaine des boissons gazeuses, du vin et de la bière. Ces activités
ont été développées industriellement pendant la période coloniale. Le développement de l’industrie des boissons
alcoolisées (bière et vin) est également lié historiquement à la présence de la population coloniale.
80 / la filiere boissons EN Algerie 2012
De nouvelles techniques de conservation, apparues au XIXe siècle, des techniques de réfrigération et des possibilités
de transport, développées au XXe siècle, ont rendu la production et la distribution à grande échelle possibles et
rentables.
Les facteurs de production de cette branche de l’industrie existent donc déjà de longue date.
Ressources humaines : Le matériel est généralement très récent et a été installé, pour l’essentiel, depuis l’an 2000
par des ingénieries intégrées au fournisseur principal, tels SIDEL ou TETRA / LAVAL. Cependant, il n’y a pas d’intégration
de savoir-faire technique permettant localement la maîtrise des outils.
Le personnel, de formation correcte, ne possède pas de compétence confirmée dans le domaine des boissons. Le
système de formation universitaire et la formation professionnelle ne dispensent pas de formations spécifiques. Pour
la formation technique, les entreprises dépendent de leurs fournisseurs de matériel ou d’ingrédients.
La contrainte de la main-d’œuvre qualifiée se pose avec acuité pour l’industrie de la bière et du vin. Les entreprises
éprouvent des difficultés à renouveler les départs en retraite, d’autant que les jeunes refusent souvent des emplois
dans ces secteurs pour des motifs religieux. Une exception est cependant observée pour le personnel de laboratoire.
Ressources en savoirs : Les ressources en savoirs sont développées par les entreprises elles-mêmes et varient
par conséquent selon la nature de ces entreprises. Les grandes entreprises et les franchises internationales ont la
possibilité de développer des savoirs spécifiques à leurs filières. Les PME sont souvent dépourvues en savoirs.
Les projets de création d’un centre technique et le programme de mise à niveau peuvent constituer une réponse
adéquate à cette contrainte.
Ressources en capital : Les enquêtes « producteurs » et l’analyse des bilans ont montré que des opérations
d’investissements importants et récents sont réalisées chez les acteurs dominants. Des augmentations de capital
sont effectuées pour soutenir ces efforts. Le financement devient un facteur important.
Ressources naturelles : La ressource naturelle est importante pour l’industrie des boissons. Elle concerne les
ressources en eau qui sont à l’origine du développement prodigieux de la filière des eaux embouteillées. Elles
constituent cependant une contrainte pour l’investissement en raison de la difficulté à obtenir les autorisations de
forage. La protection des nappes constitue par ailleurs une autre contrainte.
Infrastructure : L’infrastructure routière est en nette amélioration. L’autoroute Est-Ouest est une réalisation
structurante de l’implantation des investissements. Elle peut aussi favoriser la mobilité de la main-d’œuvre.
10.4 Structure, stratégie et rivalité entre les entreprises
La rivalité domestique contraint les entreprises à innover, à abaisser les coûts, à améliorer la qualité et les services, à
investir dans des méthodes et des nouveaux produits. En d’autres termes, la rivalité oblige les entreprises à innover
en permanence afin de se différencier de leurs concurrentes et répondre le mieux possible aux exigences du marché.
La dynamique du modèle de Porter souligne l’importance de ce facteur. Selon Porter, chaque avantage compétitif
est en effet prédestiné à être adopté à terme par des concurrents, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Afin de
pouvoir rester compétitive, une entreprise se doit donc de perpétuer ses avantages compétitifs, de revaloriser en
permanence ses sources de compétitivité.
Le fait que les entreprises concurrentes parviendront un jour à copier les sources actuelles de compétitivité signifie
également qu’une stratégie tournée vers l’innovation constitue une source de compétitivité plus durable qu’une
stratégie axée sur l’imitation.
Pendant longtemps, l’industrie des boissons algérienne est demeurée figée avec, d’un côté, des entreprises publiques
sans réelle volonté d’innover et, de l’autre, des entreprises privées tentant de se maintenir en développant des
stratégies de niche sur des marchés locaux. Il en a résulté une structure industrielle où coexiste une multitude de
petites entreprises.
/81
L’ouverture du marché et l’arrivée de franchises internationales en Algérie ont profondément transformé la structure
de l’industrie des boissons. La disparition rapide des entreprises publiques des BRSA et de la bière a permis aux
nouveaux investisseurs de capter des parts de marché importantes. Certaines entreprises privées ont réussi à se
mettre à niveau sur les standards des franchisées en innovant dans le conditionnement, les méthodes de distribution
et la promotion.
Actuellement, le marché est dominé par quelques entreprises leaders dans leurs filières :
•
ans les eaux embouteillées, une quarantaine de marques sont sur le marché. L’entreprise Ibrahim & Fils,
D
« Ifri », maintient son leadership, occupant environ 30% des ventes. Cette société bénéficie sur le marché
domestique de sa forte publicité et de l’utilisation régulière de promotions sur les prix. La société est présente
dans toutes les catégories de produits et offre un large éventail de tailles et de formats d’emballage. Elle a
développé une stratégie axée sur l’innovation, la diversification par produits liés, l’accroissement de l’échelle
de production et l’intégration amont (emballage) et aval (transport et dépôts). L’entreprise vise, par ailleurs,
l’export. La filière s’illustre aussi par la présence de marques réputées à l’image de « Saïda », « Guedila », « Lala
Khedidja », « Nestlé », etc.
•
ans les boissons gazeuses, la structure concurrentielle demeure marquée par le contexte hérité avec
D
la présence de nombreuses PME. Le nouveau contexte a cependant fait émerger une double tendance :
l’installation d’un leader incontesté, « Coca-Cola » qui, grâce à deux franchises – Fruital et les unités appartenant
au groupe Castel - assure environ 39% des ventes. Cette marque profite de sa large gamme, cola (60% des
ventes) et non-cola (30%). Cette sous-filière est devenue cependant fortement concurrentielle grâce à une
autre franchise (Pepsi) mais aussi des marques locales comme Hamoud Boualem, Mami et bien d’autres.
•
ans les boissons plates aromatisées, la structure concurrentielle est éclatée avec de nombreux acteurs.
D
Cette sous-filière illustre bien l’effet des stratégies de diversification des entreprises d’eaux embouteillées, de
boissons gazeuses et de jus.
•
ans les jus de fruits, NCA Rouiba reste le principal acteur, assurant un peu plus de 18% de la valeur. Cette
D
société de production nationale fabrique un large éventail de saveurs et dispose d’une présence à travers
tout le territoire national. La société bénéficie également de fortes campagnes de marketing appuyant le
lancement régulier de nouveaux produits et des prix abordables pour les consommateurs à revenus moyens
et élevés2. Cette entreprise a été pionnière dans l’introduction du carton qui s’est imposé sur le marché. Enfin, il
est intéressant de signaler le maintien d’activités de fabrication de jus sur la base de matières premières locales.
Deux entreprises traditionnelles continuent à opérer avec succès grâce à la reprise des unités de production de
« N’Gaous » et « Tchina » (El KSAR) respectivement par les entreprises privées Trèfle et Cevital.
•
ans les bières, la structure s’apparente à un oligopole constitué d’une dizaine de brasseries. L’entreprise
D
publique a pratiquement disparu après la privatisation de deux unités de production et la liquidation d’une
troisième (en cours). Il est intéressant de signaler la part marginale des importations (5 à 7%).
•
ans les vins, la structure demeure dominée par l’ONCV, malgré l’arrivée de producteurs privés. Cette filière
D
est particulière de par ses fortes relations avec la production vitivinicole nationale.
10.5 Industries en amont et apparentées Les industries situées en amont des activités apparentées jouent un rôle important dans la compétitivité de l’industrie
des boissons et ont été à l’origine de son développement. Le conditionnement est « le contenant issu de technologies
de plus en plus élaborées qui protège, transporte, met en valeur et favorise la vente du produit ». L’autre élément est
le poids de l’emballage par rapport au poids du produit qui peut le rendre plus ou moins pondéreux.
Le secteur de l’emballage est de plus en plus perçu par les industriels algériens comme un élément essentiel de
l’attractivité de leurs produits, en particulier sur le marché local. La filière, à l’image de celles des pays voisins, est
structurellement importatrice, aussi bien en matières premières destinées à la fabrication d’emballages qu’en produits
finis
2. Bien qu’il soit parmi les plus élevés sur le marché, ces prix demeurent compétitifs par rapport à ceux des produits importés.
82 / la filiere boissons EN Algerie 2012
PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS
Les voies de l’évolution
/83
11.PERSPECTIVES ET RECOMMANDATIONS
11.1 Potentiel et perspectives d’évolution du marché national
EAUX EMBOUTEILLEES
L’eau en bouteille a enregistré une forte croissance depuis 2005, entraînée par une augmentation des niveaux de
revenu des ménages. La faible qualité de l’eau potable dans certaines régions incite les ménages à acheter l’eau
embouteillée pour leurs membres vulnérables (malades, personnes âgées, bébés).
En outre, l’eau aromatisée en bouteille a été introduite sur le marché et a enregistré une forte augmentation des
ventes parmi les consommateurs à revenu élevé et parmi la population urbaine. La demande d’eau embouteillée
devrait continuer à croître dans tous les groupes de revenus. La croissance continuera à être entraînée par une plus
large disponibilité de l’eau embouteillée et par le développement des pratiques de santé liées à la consommation
d’eaux saines et riches en minéraux.
SODAS
Les boissons gazeuses sont bien ancrées dans les habitudes de consommation. Cependant, on observe un souci
croissant des consommateurs en matière de santé, en raison de l’incidence croissante des produits sucrés sur la
santé et des ravages du diabète dans la société. Cette tendance n’a pas eu pour l’instant d’impact notable sur la
consommation.
Elle est cependant à l’origine du développement des boissons à basses calories. Dans le futur, il devrait y avoir un
intérêt croissant pour la santé, à la fois chez les consommateurs et chez les producteurs. Les entreprises sont appelées
à développer un positionnement de marketing santé pour investir dans les produits à faible teneur en calories au lieu
de simplement se concentrer sur le prix et la publicité en vue de soutenir les ventes. JUS DE FRUITS
La demande en jus de fruits progresse fortement en bénéficiant, elle aussi, des préoccupations de la santé des
consommateurs, ses produits étant considérés comme naturels et sains. Cette tendance, liée à un pouvoir d’achat
assez élevé, est particulièrement forte chez les consommateurs citadins et chez les femmes. Parmi les consommateurs
à moyen et à revenu élevé, l’augmentation des prix observée n’a pas eu d’incidence négative sur les ventes en volume.
Les entreprises sont appelées également à développer le positionnement marketing santé pour les produits à
faible teneur en calories. La demande en jus de fruits devrait continuer à profiter de la sensibilisation à la santé
des consommateurs. Cela devrait se traduire par l’augmentation des consommateurs qui cherchent des alternatives
naturelles, avec jus de fruits susceptibles de bénéficier de l’image saine des fruits et d’attirer les consommateurs
à renoncer à la consommation des boissons gazeuses. Cette tendance devrait se poursuivre notamment chez les
ménages à revenu moyen et élevé.
CONCENTRES DE BOISSON
Les boissons sous forme de concentrés se sont développées rapidement auprès de larges couches de population à
faibles revenus, en particulier dans les zones rurales. En conséquence, le concentré en général, et les concentrés de
poudre en particulier, bénéficient d’une offre à moindre prix que celui des boissons gazeuses.
Ces produits ont maintenu une bonne croissance en offrant une alternative abordable aux carbonates et aux jus
de fruits, considérés comme trop coûteux pour la consommation régulière de nombreux ménages. La demande
en concentrés continuera de bénéficier de son faible prix unitaire. Les ventes vont également bénéficier d’un
élargissement de la distribution, en particulier dans les grandes villes où de nombreux consommateurs à faible
revenu sont favorables à ce type de produits, également appelé à devenir de plus en plus largement disponible en
zones rurales.
84 / la filiere boissons EN Algerie 2012
BIERES
La demande en bière est contrastée avec, d’un côté, l’interdit religieux et les restrictions dans la distribution et, de
l’autre, l’engouement chez une catégorie de consommateurs des villes qui adoptent des modes de consommation
occidentaux. Une incertitude caractérise de ce fait les perspectives d’évolution de ce produit.
VINS
L’incertitude est encore plus forte pour ce produit, car il souffre de contraintes plus grandes. L’Office national de
commercialisation des produits vitivinicoles (ONCV) demeure centré sur l’exportation, malgré un marché européen
de plus en plus concurrentiel (baisse de la consommation et émergence des producteurs du Sud : Chili, Australie et
Afrique du Sud)1.
BOISSONS ENERGISANTES
Les boissons énergisantes sont récentes en Algérie mais connaissent une forte croissance dans les pays développés. En
Algérie, « Burn » de « Coca-Cola » a été lancé en 2007 et les ventes continuent de croître.
L’année 2009 a vu le lancement de la marque à mini-prix « Brune » par « Aquasim », avec une promotion par
l’intermédiaire d’affichage et de publicités à la radio. Ce fut le premier mini-prix marque nationale qui rendait
accessible ces boissons énergétiques à une large couche de consommateurs.
11.2 Déterminants de l’industrie et perspectives
Dégager les perspectives d’une industrie constitue l’aboutissement d’une étude et permet de mettre à la disposition
des opérateurs et des pouvoirs publics des éléments utiles à leurs orientations et actions.
A ce stade de l’étude, les perspectives dégagées sont le fruit de la réflexion des analystes qui peuvent être enrichies
par les acteurs du secteur à l’occasion du séminaire de restitution prévu à l’issue de ce projet.
L’étude se place dans un horizon du moyen terme (sur les cinq années à venir).
LA CONCENTRATION ET LA CONSOLIDATION ATTENDUES
La restructuration de l’industrie des boissons dépend de son contexte concurrentiel, c’est-à-dire du jeu des acteurs,
mais aussi de l’impact de l’environnement national et international.
Le contexte concurrentiel du secteur des boissons demeure ouvert mais avec une intensité plus ou moins forte, selon
les filières. On y remarque ainsi :
structure fortement concentrée dans la filière vitivinicole, avec un quasi-monopole de l’Office National de
Commercialisation des Vins ;
• structure oligopolistique dans la filière de la bière ;
• structure concurrentielle ouverte pour la filière des eaux embouteillées et jus, avec une présence nationale de
grandes entreprises dominantes ;
• structure concurrentielle éclatée pour les sodas avec, d’un côté, des grandes entreprises leaders et, de l’autre,
de nombreuses petite et moyenne entreprise à rayonnement local.
•
La réglementation nationale est peu favorable aux filières des boissons alcoolisées, mais soucieuse de la sauvegarde
de la production nationale pour les filières des boissons non alcoolisées. Elle a engagé, par ailleurs, l’ouverture du
marché dans le cadre des accords d’association.
Dans ce contexte, on devrait s’attendre à un affermissement de la tendance vers une concentration de l’industrie.
Il est attendu des entreprises la poursuite des stratégies qui se dessinent déjà : recherche des économies d’échelle
et diversification par produits liés. Dans les deux cas, des investissements lourds sont nécessaires. Ils concernent les
capacités de production, la chaîne logistique et le marketing. Cependant, cette restructuration ne peut se réaliser
qu’à long terme.
1. La demande mondiale est actuellement tirée par les pays asiatiques, notamment la Chine, mais pour les vins de qualité.
/85
LE DEVENIR DU SECTEUR INFORMEL
L’économie informelle devrait aller en diminution dans le secteur des boissons. La concentration des entreprises,
le renforcement des contrôles et la sensibilisation des consommateurs sont des facteurs pouvant favoriser cette
tendance. Le rôle essentiel des pouvoirs publics est à même d’accélérer cette tendance.
CONSEQUENCES DES ACCORDS D’ASSOCIATION
Les accords d’association avec l’UE et la Zone de Libre-Echange Arabe constituent un facteur porteur d’avenir dans la
mesure où il change radicalement le contexte concurrentiel de l’industrie nationale. Ces accords sont actuellement
perçus par les industriels algériens plutôt comme une menace. On évoque pour cela le déséquilibre de la balance
commerciale et la très faible évolution des exportations hors hydrocarbures.
L’appréciation est à nuancer pour le secteur des boissons. L’analyse du commerce extérieur du secteur a dégagé une
balance positive pour les BRSA et en nette évolution. Les entreprises algériennes ont plutôt profité de l’ouverture des
marchés extérieurs et ont fait preuve d’un dynamisme certain. La balance est par contre négative pour les boissons
alcoolisées, en raison essentiellement de la faiblesse des exportations de vins.
CARACTERISTIQUES DES ENTREPRISES QUI SE MAINTIENDRONT
A long terme, les entreprises qui se maintiendront en activité sont celles qui auront la maîtrise des facteurs clés de
succès. Parmi ces facteurs, citons la maîtrise des coûts, le respect de la qualité et le développement de la chaîne
logistique. La diversification constitue un autre sentier d’expansion des entreprises.
Le profil des entreprises qui se maintiendront et se développeront dans le futur sont :
•
les entreprises à gamme diversifiée ;
•
les franchises internationales ;
•
les entreprises de grande taille ;
•
les entreprises opérant sur le segment des eaux embouteillées.
LES AMELIORATIONS DE VALEUR AJOUTEE
L’amélioration de la valeur ajoutée est difficile à réaliser. En effet, le renchérissement des coûts des facteurs et la
pression sur la baisse des prix de vente laissent peu de manœuvre aux entreprises pour améliorer leur valeur ajoutée.
L’amélioration des marges des entreprises ne peut être réalisée que par une baisse des charges fiscales, la rationalisation
des coûts étant largement engagée.
NOUVEAUX INVESTISSEMENTS PREVUS
L’investissement productif est une réalité constatée chez toutes les grandes entreprises. Il concerne :
•
la mise à niveau technologique,
•
l’extension de capacité,
•
l’innovation produits et conditionnement,
•
la logistique de distribution et production d’emballage (PET), dans certains cas.
INNOVATION PRODUITS ET PACKAGING Pour les grandes entreprises, l’innovation constitue un axe fort. Elle traduit le souci de suivre les tendances du marché.
Les franchises internationales imposent au reste de l’industrie un rythme d’innovation élevé.
PRATIQUE DE LA LOGISTIQUE DE DISTRIBUTION
La logistique de distribution est essentielle pour l’approvisionnement des marchés. Les entreprises sont souvent
obligées de développer leur propre logistique. Cette pratique devrait s’accentuer à cause du développement de la
grande distribution et des centrales d’achat qui émergent.
86 / la filiere boissons EN Algerie 2012
RECOMMANDATIONS 1/ DEVELOPPER LES INSTRUMENTS JURIDIQUES DE CONTROLE
Amener les pouvoirs publics à étoffer les instruments réglementaires (textes, décrets, lois) relatifs aux normes
et recommandations devant s’appliquer à la filière, notamment en matière de définitions de produits.
Ceci permettra aux organismes de contrôle d’exercer leurs missions de manière plus qualitative et efficace mais
également d’aboutir à la pénalisation de certaines équivoques qui continuent à être entretenues par certains
producteurs sur les qualifications des produits (pur jus, jus, eau de source, eau de table etc.). L’élimination de cette
concurrence déloyale permettra de revaloriser les produits de la filière.
2/ INCITATION A LA MISE EN CONFORMITE AUX NORMES ISO
Malgré les efforts fournis, un grand nombre d’entreprises ne sont pas encore aux normes et des actions de soutien
peuvent être envisagées, notamment dans le cadre du Plan National de Mise à Niveau. Au niveau international, la
tendance dans l’industrie alimentaire est la mise en conformité aux normes ISO 22000 qui intègre l’ISO 9001, l’ISO
14000 et la méthode HACCP.
3/ PRODUCTIVITE ET OPTIMISATION DE LA GESTION
Elaborer des missions d’appui en termes d’organisation de la production et de maitrise des processus d’ordonnancement
et de gestion des stocks. De manière plus générale, appuyer les entreprises dans l’élaboration et la mise en place de
procédures de gestion.
4/ DEVELOPPEMENT DE LA MAINTENANCE
Elaborer des missions d’appui pour la mise en place d’un système structuré de suivi de la maintenance et organiser
des cycles de formation.
5/ DEVELOPPEMENT DE SYSTEMES DE GESTION ASSISTES PAR ORDINATEUR
Appuyer les entreprises qui souhaitent mettre en place des systèmes automatisés et intégrés de gestion de type ERP
(Entreprise Ressource Planning).
6/ CREATION D’UN OBSERVATOIRE DE VEILLE STRATEGIQUE
La veille stratégique est utilisée par les entreprises, les organisations professionnelles et les gouvernements comme
un outil de visibilité et d’aide à la décision. Il est d’autant plus indispensable à l’Algérie qui s’est engagée à intégrer
l’économie nationale au marché mondial via les adhésions aux zones de libre-échange et, bientôt, à l’OMC. La veille
doit revêtir plusieurs dimensions :
•
réglementaire2: nationale et internationale sur les normes et l’organisation des marchés internationaux,
•
concurrentielle : contexte concurrentiel mondial et stratégie des firmes internationales,
•
technologique : innovations des produits et des process,
•
sociale : évolution des modes de vie et des habitudes de consommation.
2. L’Association APAB dispose d’une cellule veille règlementaire et normative ainsi qu’un portail Web d’information
/87
7/ CREATION D’UN CENTRE TECHNIQUE DES BOISSONS
Le centre technique est un outil qui permettra aux entreprises l’accès à des ressources immatérielles spécifiques et à
moindre coût. Le centre technique devra jouer un double rôle : être une interface entre les entreprises du secteur et
les prestataires de services et apporter des prestations directement. Le volet technologique est à privilégier dans le
domaine, notamment des contrôles de qualité mais aussi de l’optimisation de l’outil de production.
Ce centre technique devrait offrir une gamme complète de services, tels que :
interventions de conseil et d’assistance technique ;
• formations inter et intra-entreprises ;
• animation d’un centre de documentation pour les industriels ;
• appui technique aux problèmes technologiques de la profession ;
• veille dans le domaine hygiène-HACCP assortie de plans d’alerte et de surveillance.
•
8/ ENCOURAGEMENT DES EXPORTATIONS
Amener les pouvoirs publics à développer des actions de soutien à l’exportation (défiscalisation, couverture des
pertes de change, etc.) et à pérenniser les transactions en les basant sur des contrats pluriannuels.
Dans cette optique, un projet de consortium, constitué en centrale d’exportation de la boisson algérienne, et organisé
par sous-filières serait une démarche à soutenir. Ce projet va dans le sens des démarches entreprises par l’APAB
et le MIPMIPI.
Un tel projet est déjà initié par les membres de l’APAB. Un consortium d’exportation boissons est créé au sein de
l’APAB et se compose de 11 membres.
9/ ADAPTATION DES PROFILS DE FORMATION AU SECTEUR
Développer à tous les niveaux (universitaires, ingénieurs et techniciens supérieurs) en années spéciales ou filières
spécifiques des formations adaptées aux métiers de l’agroalimentaire et, particulièrement, aux métiers de l’industrie
des boissons.
Créer un ou plusieurs centres de formation et de recyclage dans ces domaines. Une action d’appui à l’étude de
création (dimensionnement, programmes, gestion, rentabilité, etc.) de ce centre peut être réalisée dans le cadre du
Plan National de Mise à Niveau.
10/ AIDES DE L’ETAT Des aides de l’Etat complémentaires au dispositif existant seraient d’un grand apport pour le développement
de la filière.
Protection de la santé et de l’environnement :
-exonération fiscale de toutes les actions visant à l’obtention des diveres certifications qualité et notamment
le HACCP ;
-exonération fiscale de toutes les actions de traitement des déchets.
• Amélioration de la maîtrise des métiers et de l’innovation : En plus de la création des cycles de formation
spécialisés dans l’enseignement, participer à la création et au subventionnement d’un centre de recherche
dédié aux différents métiers de la filière.
• Développer le dispositif d’appui à l’exportation : le dispositif prévu par le FSPE (Fonds Spécial pour la Promotion
des Exportations, Ministère du Commerce) constitue une bonne démarche qui demande plus de rapidité
dans sa mise en œuvre. Il en est de même du cadre incitatif aux exportations qui prévoit notamment des
exonérations fiscales (Code des impôts directs et taxes assimilées modifié par la loi de finances de 2011).
•
88 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXES
/89
ANNEXE 1 : TEXTES REGLEMENTAIRES
Réglementation nationale :
•
Activités réglementées : les activités liées aux eaux embouteillées sont particulièrement réglementées.
-Décret n°86-227 du 2 septembre 1986 relatif à la concession des travaux de recherche et de captage
d’eau (JO n° 36/86)
-arrêté interministériel du 22 Dhou El Hidja 1426 correspondant au 22 janvier 2006 fixant les proportions
d’éléments contenus dans les eaux minérales naturelles et les eaux de source ainsi que les conditions de leur
traitement ou les adjonctions autorisées.
•
Réglementation régissant les débits de boissons et la distribution de gros :
-Décret n°75-59 du 29/04/1975
-Décret n°65-139 du 03/05/1965 -Décret n°65-252 du 14/10/1965.
•
Réglementation régissant les matières premières dans la fabrication des boissons :
-arrêté interministériel du 8 janvier 1994 relatif à la qualité et à la présentation des fruits et légumes frais
destinés à la consommation ;
-arrêté interministériel du 20 Dhou El Hidja 1417 correspondant au 27 avril 1997 fixant les spécifications
techniques du sucre blanc et par la directive 93/77 CEE ainsi que par la norme CODEX CAC/STAN 212- 1999, Rév.
1-200.
•
Réglementation régissant les additifs aux produits alimentaires :
-décret exécutif n° 92-25 du 13 janvier 1992 relatif aux conditions et aux modalités d’utilisation des additifs dans
les denrées alimentaires.
-arrêté interministériel du 7 Ramadan 1420 correspondant au 15 décembre 1999 relatif aux conditions
d’utilisation des édulcorants dans les denrées alimentaires.
-arrêté interministériel du 2 Dhou El Hidja 1422 correspondant au 14 février 2002 fixant la liste des additifs
autorisés dans les denrées alimentaires.
-décret exécutif n° 12-214 du 23 Joumada Ethania 1433 correspondant au 15 mai 2012 fixant les conditions et
les modalités d’utilisation des additifs alimentaires dans les denrées alimentaires destinées à la consommation
humaine.
Réglementation européenne :
-Directive 2008/60/ ce de la commission du 17 juin 2008, établissant des critères de pureté spécifiques pour les
édulcorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaires. Le dioxyde de carbone, en tant qu’ingrédient,
peut être utilisé.
-Directive 1995/2/ce du Parlement européen et du Conseil du 20 février 1995, concernant les additifs alimentaires
autres que les colorants et les édulcorants (31995L0002).
-Directive 2008/84/ce de la commission du 27 août 2008, portant établissement de critères de pureté spécifiques
pour les additifs alimentaires autres que les colorants et les édulcorants (32008L0084).
-2008 du Parlement Européen et du Conseil du 16 décembre 2008 et modifiant le règlement (CEE) no 1601/91
du Conseil, les Règlements (CE) no 2232/96 et (CE) no 110/2008 et la Directive 2000/13/CE, relatif aux arômes et
à certains ingrédients alimentaires possédant des propriétés propres à aromatiser qui sont destinés à être utilisés
dans et sur les denrées alimentaires (32008R1334).
90 / la filiere boissons EN Algerie 2012
-directive 95/45/ce de la commission du 26 juillet 1995, établissant des critères de pureté spécifiques pour les
colorants pouvant être utilisés dans les denrées alimentaires.
-directive 2010/67/UE de la commission du 20 octobre 2010 modifiant la directive 2008/84/CE, portant
établissement de critères de pureté spécifiques pour les additifs alimentaires autres que les colorants et les
édulcorants (32010L0067).
-règlement (ce) No 1334/2008 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 et modifiant le
règlement (CEE) no 1601/91 du Conseil, les Règlements (CE) no 2232/96 et (CE) no 110/2008 et la Directive
2000/13/CE, relatif aux arômes et à certains ingrédients alimentaires possédant des propriétés propres à
aromatiser qui sont destinés à être utilisés dans et sur les denrées alimentaires (32008R1334).
Codex Alimentarius :
Le Codex Alimentarius5 est un programme commun de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation
et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS.) consistant en un recueil de normes, codes
d’usages, directives et autres recommandations relatifs à la production et à la transformation agroalimentaires qui
ont pour objet la sécurité sanitaire des aliments, soit la protection des consommateurs et des travailleurs des filières
alimentaires, et la préservation de l’environnement.
La Commission du Codex Alimentarius en est l’organe exécutif. Cette organisation internationale, où siègent les
représentants de près de 200 pays, a été créée en 1963 par la FAO et l’OMS. Elle est chargée d’élaborer des normes
alimentaires, des définitions et des critères applicables aux aliments, de contribuer à leur harmonisation et donc,
notamment, de faciliter les échanges internationaux. Elle joue un rôle prépondérant dans la normalisation alimentaire
mondiale et a été reconnue à ce titre par les accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC.) en 1994, sous
réserve que ses prescriptions n’entravent pas les échanges si elles ne sont pas suffisamment scientifiquement étayées.
Les normes du Codex sont élaborées à partir des dernières avancées scientifiques, avec le concours d’organismes
internationaux et indépendants d’évaluation des risques ou bien dans le cadre de consultations spéciales organisées
par la FAO et l’OMS.
Même si les recommandations ne sont pas contraignantes pour les Etats Membres, les normes du Codex servent
souvent à l’élaboration des législations nationales. Elles constituent une référence pour le Ministère du Commerce
dans ses actions de contrôle de qualité des produits alimentaires.
Deux normes sont particulièrement indiquées pour l’industrie alimentaire :
-La norme codex csx/stan 192-1995 (Rév. 2010) Norme générale pour les additifs alimentaires.
-La norme codex cac/gl 75-2010, directives sur les substances utilisées en tant qu’auxiliaires technologiques.
/91
ANNEXE 2 : TABLEAUX DE REFERENCE DE L’ETUDE
Sources d’information N°
Items
01
Produits/gammes
02
Entreprises
Source à interroger
NAP, NAA, tables de correspondance (ONS)
Nomenclature douanière (CNIS)
Répertoire de l’ONS
Recensement économique (ONS)
Fichier du CNRC, Fichier de l’APAB
03
Production
04
Effectifs
05
Agrégats de gestion
Compte de branche (ONS)
Entreprises à interroger
Bulletin statistique PME (MIPMEPI)
Entreprises à interroger
Compte de branche (ONS)
Base du CNRC (bilans)
Entreprises à interroger
06
Politique de distribution
07
Pratique marketing
08
Innovation
Entreprises à interroger
Publications
Entreprises à interroger
Publications
Entreprises à interroger
Publications
Entreprises à interroger
09
Certification
Publications
Institutions
Entreprises à interroger
10
Difficultés perçues par les entreprises
Publications
APAB
Entreprises à interroger
11
Services d’appui
Publications
APAB
Institutions
12
Marché de consommation
13
Réglementation
14
Marché informel
92 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Publications
Entreprises à interroger
Textes juridiques
Institutions
Recherche documentaire
ANNEXE 3 : Résultats des enquêtes administratives
Organisme
Données recueillies
-Direction des statistiques du MIPMEPI - données sur la démographie des PME du secteur des boissons. -Direction Générale du Contrôle Economique et de la Répression
des Fraudes du Ministère du Commerce
- système du contrôle des produits
-dispositifs règlementaires
-bilan des contrôles (2011).
-Office National des Statistiques
-données consolidées des branches boissons non alcoolisées
et alcoolisées.
-CNIS (douanes) -statistiques sur les importations et les exportations.
-CNRC -la demande de consultation des comptes sociaux, est demeurée
infructueuse. Ces derniers ont été mis à disposition par l’APAB.
-études boissons 2005 et 2007,
-position tarifaire des produits,
-APAB -données du BOAL.
-bilans et TCR des entreprises de la filière déposés au CNRC
pour 2009 et 2010.
-auprès de l’INAPI -textes législatifs régissant la propriété industrielle en Algérie,
-données sur les marques déposées.
ANNEXE 4 : Nomenclatures
Section D : PRODUITS MANUFACTURES
Sous-section DA : PRODUITS DES INDUSTRIES AGRICOLES & ALIMENTAIRES
Division 15 : PRODUITS DES INDUSTRIES ALIMENTAIRES
15.3 Produits à base de fruits et légumes
15.31 Jus de fruits et légumes
15.9 Boissons
15.91 Boissons alcooliques distillées
15.92 Alcool éthylique
15.93 Vins et champagnes
15.94 Boissons fermentées diverses
15.95 Bières et malt
15.96 Eaux de table
15.97 Boissons rafraîchissantes
/93
Annexe 5 : Gamme produite en Algérie
Catégorie de produits
Produits
Fabriqués en Algérie
Eau minérale gazéifiée
Eau de source gazéifiée
Eau de table
Oui
Non
Non
Sodas
Oui
Carbonatés
Oui
Purs jus des fruits frais
Purs jus de concentrés
Jus concentrés
Oui pour des produits de
marques réputées
Jus de fruits déshydratés
Autres boissons
Oui
Non
Non
Non
Oui
Oui
Oui
Nectars
Boissons fruitées
Oui
Oui
Eaux aromatisées gazéifiées Oui
Jus de fruits
Oui pour quelques marques
de réputation mondiale
Oui
Eau de source
Boissons gazeuses
Exportée
Oui
Eau minérale
Eaux embouteillées
Importée
Oui
Oui
Non
Boissons fruitées
Oui
Oui
Oui
Sirops
Oui
Pas de données
Indéterminé
Boissons à base de lait
Oui
Indéterminé
Indéterminé
Boissons énergisantes
Oui
Oui
Non
Thé glacé
Non
Oui
Non
ANNEXE 6 : Les comptes économiques des branches. Unité en MDA (2010)
PB
CI
VA
CFF
RI
ILP
RS
ENE
Industrie
manufacturière
1 402 568
919 588
482 981
75 583
407 398
25 091
136 876
245 431
IAA
729.835
532 293
197 542
16 835
180 706
7.491
33.656
139 560
Poids des IAA
52%
58%
41%
22%
44%
30%
25%
57%
Source : ONS
Légendes : PB: Productions Brutes ; CI: Consommations Intermédiaires ; VA: Valeurs Ajoutées ; CFF: Consommations de Fonds Fixes
(Amortissements) ; RI: Revenu Intérieur (valeur ajoutée nette); ILP: Impôts Liés à la Production; RS: Rémunérations des Salariés; ENE:
Excédent Net d’Exploitation (revenu primaire de l’entreprise).
94 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXE 7 : Structure des effectifs de l’échantillon d’entreprises
Cadres
Nombre
Code entreprise
Maîtrise
Nombre
Exécution
Nombre
Total
Nombre
Taux
d’encadrement
5
22
27
0%
I
B
1
11
64
76
1%
G
43
79
862
984
4%
T
2
8
21
31
6%
F
6
16
65
87
7%
P
2
8
17
27
7%
E
9
15
93
117
8%
S
37
144
209
390
9%
M
33
97
195
325
10%
K
36
22
295
353
10%
R
77
119
224
420
18%
J
9
8
30
47
19%
A
177
82
424
683
26%
L
116
175
131
422
27%
ANNEXE 8 : Consommation de calories, protéines et lipides
Calories / personne et / jour
Protéines g/personne / jour
Lipides g/personne / jour
Algérie
3 095
86
67
Maroc
3 194
88
59
Tunisie
3 275
90
93
Égypte
3 317
94
58
Iran
3 102
87
63
Turquie
3 340
96
95
Espagne
3 316
110
150
France
3 585
116
163
ANNEXE 9 : Estimation de la consommation par tête (2005)
Variante 1 (hypothèse basse)
Boissons gazeuses
Boissons plates
Jus
Bières
Vins
Eaux
Total
Consommation
L/tête/an
13,7
0,4
3,8
2,9
1,3
11,5
33,6
Volumes
totaux en hl
4 390 000
127 000
1 214 000
929 000
428 000
3 670 000
10 760 000
Source : Etude de la filière boissons- 2005.
/95
ANNEXE 10 : Estimation de la consommation par tête (2005)
Variante 2 (hypothèse haute)
Boissons gazeuses
Boissons plates
Jus
Bières
Vins
Eaux
Total
Consommation
L/tête/an
16,6
0,4
2
3,7
1,3
16,5
40,6
Volumes totaux
en hl
5 315 952
128 095
640 476
1 184 881
416 310
5 283 929
13 001 667
Source : Etude de la filière boissons- 2005.
ANNEXE 11 : Estimation du marché par sous-filière (2011)
Sous-filières
Prix moyen en DA/L
Volume des ventes en HL
Ventes en valeur en MDA
Boissons gazeuses
22,62
7 977 000
18 046
Boissons fruitées
33,97
2 331 000
7 918
Eaux embouteillées
14,40
8 407 000
12 131 Bières
175,73
1 574 000
27 660
ANNEXE 12 : Evolution de la consommation
Année de base 2011
2012
2013
2014
2015
BG
22,2
22,4
22,7
23,2
23,6
BP
0,5
0,5
0,5
0,5
0,5
Jus
6,0
6,3
6,7
7,4
8,3
Bière
4,4
4,4
4,4
4,5
4,5
Vin
1,4
1,4
1,4
1,4
1,4
Eaux
23,4
23,7
24,0
24,6
25,3
Total boissons
57,4
58,1
59,0
60,6
62,2
ANNEXE 13 : Consommation globale à l’horizon 2015
Demande par habitant en litres
Demande globale en millions de litres
BG
23,6
908,6
BP
0,5
19,25
Jus
8,3
319,55
Bière
4,5
173,25
Vin
1,4
53,9
Eaux
25,3
974,05
Total boisson
62,2
2394,7
96 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXE 14 : Commerce extérieur agroalimentaire
Importations en MDA 2005
2006
2007
2008
2009
2010
Boissons
856
1 194
1 388
1 790
2 396
2 588
Agroalimentaires
144 935
157 616
195 970
233 411
237 202
281 341
Part en %
0,59
0,76
0,71
0,77
1,01
0,92
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Boissons
449
736
1 584
2 100
1 828
2 175
Agro-alimentaires
3 141
4 223
4 442
5 556
5 854
21 924
%
14,30
17,42
35,66
37,79
31,22
9,92
Exportations en MDA ANNEXE 15 : Balance commerciale BRSA
En MDA 2005
2006
2007
2008
2009
2010
IMPORTATIONS
30
63
123
123
183
177
EXPORTATIONS
199
489
1 193
1 826
1 652
2 041
BALANCE
170
425
1 070
1 704
1 469
1 864
ANNEXE 16 : Balance commerciale des boissons alcoolisées
En MDA 2005
2006
2007
2008
2009
2010
IMPORTATIONS
826
1 131
1 265
1 667
2 213
2 411
EXPORTATIONS
250
247
391
273
176
134
BALANCE
-576
-884
-875
-1 394
-2 037
-2 277
ANNEXE 17 : Ecarts de la balance
En MDA
2005
2006
2007
2008
2009
2010
NON ALCOOLISEES
170
425
1 070
1 704
1 469
1 864
ALCOOLISEE
-576
-884
-875
-1 394
-2 037
-2 277
TOTAL
-406
-458
196
310
-568
-413
ANNEXE 18 : Importations de jus par pays 2009
Pays
Valeur (DA)
%
BRESIL*
307 731 429
29,37
ESPAGNE
159 535 368
15,23
EGYPTE
158 151 646
15,10
AUTRES
422 283 579
40,31
TOTAL
1 047 702 023
100,00
*Les importations en provenance de ce pays portent essentiellement sur les inputs destinées à la transformation.
/97
ANNEXE 19 : Importations de jus par pays 2010
Pays
Valeur (DA)
%
BRESIL*
591 925 674
42,17
ITALIE
115 799 853
8,25
EGYPTE
112 844 473
8,04
AUTRES
583 056 299
41,54
TOTAL
1 403 626 299
100,00
ANNEXE 20 : Exportations de jus
Pays en 2009
Valeur (DA)
%
Pays en 2010
Valeur (DA)
%
FRANCE
10 207 730
31,16
FRANCE
21 237 801
71,83
ETATS UNIS
6 261 644
19,11
CANADA
4 009 406
13,56
CANADA
6 055 836
18,48
ALBANIE
1 392 294
4,71
MALTE
3 590 674
10,96
AUTRES
2 927 157
9,90
ITALIE
2 117 998
6,46
MADAGASCAR
1 322 505
4,04
AUTRES
3 207 848
9,79
ANNEXE 21 : Importations des eaux par pays
Pays en 2009
Valeur (DA)
%
Pays en 2010
Valeur (DA)
%
CHINE
102 136
6,85
France
3 946 410
60,71
Malaisie
44 558
2,99
USA
1 941
0,03
France
1 344 906
90,17
Autriche
2 552 256
39,26
TOTAL
1 491 599
100,00
TOTAL
6 500 607
100,00
ANNEXE 22 : Exportations des Eaux par pays
Pays 2009
Valeur (DA)
%
Pays 2010
Valeur (DA)
%
NIGER
1 170 556
73,80
NIGER
2 205 739
71,57
MALI
328 160
20,69
CANADA
660 606
21,43
CANADA
75 611
4,77
GRANDE-BRETAGNE
196 103
6,36
BELGIQUE
11 726
0,74
BELGIQUE
19 489
0,63
Total
1 586 052
100,00
Total
3 081 937
100,00
ANNEXE 23 : Exportation des sodas par pays
Pays en 2009
Valeur (DA)
%
Pays en 2010
Valeur (DA)
%
FRANCE
156 232 097
51,07
FRANCE
162 955 089
77,94
ESPAGNE
109 273 853
35,72
CANADA
11 873 841
5,68
NIGER
10 485 267
3,43
BELGIQUE
8 673 918
4,15
AUTRES
29 935 332
9,79
GRANDE BRETAGNE
6 755 501
3,23
TOTAL
305 926 550
100,00
AUTRES
18 829 246
9,01
TOTAL
209 087 596
100,00
98 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXE 24 : Importations de Bières par pays
Pays en 2009
Valeur (DA)
%
Pays en 2010
Valeur (DA)
%
FRANCE
148 575 086
41,99
FRANCE
174 206 413
56,02
PAYS-BAS
105 150 829
29,71
PAYS-BAS
64 516 254
20,75
ITALIE
50 450 341
14,26
ALLEMAGNE
33 003 684
10,61
ESPAGNE
23 598 320
6,67
ESPAGNE
22 747 514
7,31
AUTRES
26 098 417
7,38
AUTRES
16 519 026
5,31
TOTAL
353 872 993
100,00
TOTAL
310 992 892
100,00
ANNEXE 25 : Importations de vinS par pays
Pays en 2009
Valeur (DA)
%
Pays en 2010
Valeur (DA)
%
FRANCE
125 695 354
53,03
ESPAGNE
101 031 524
57,81
ESPAGNE
86 892 264
36,66
FRANCE
59 568 302
34,08
AUTRES
24 445 083
10,31
AUTRES
14 169 101
8,11
ANNEXE 26 : Exportation de vins par pays
Pays 2009
Valeur (DA)
%
Pays 2010
Valeur (DA)
%
FRANCE
98 165 260
89,74
FRANCE
72 432 445
68,73
BELGIQUE
7 670 354
7,01
BELGIQUE
20 114 310
19,09
ALLEMAGNE
2 359 549
2,16
CHINE
11 225 932
10,65
ETATS UNIS
1 190 126
1,09
USA
1 614 356
1,53
Total
109 385 289
100,00
Total
105 387 043
100,00
ANNEXE 27 : Agrégats Echantillons d’entreprises
En KDA
CONSOLIDE 2009
CONSOLIDE 2010
Croissance %
Chiffre d’affaires
Chiffre d’affaires moyen
49 847 801
958 612
53 576 501
1 217 648
7
27
Résultat net
Résultat net moyen
3 704 417
71 239
4 949 607
112 491
34
58
RN/CA
7%
9%
24
Investissements nets
38 669 796
33 422 963
-14
RN/INV
10%
15%
55
ANNEXE 28 : Structure du CA des BRSA
CONSOLIDE 2009
(en KDA)
Part %
CONSOLIDE 2010
(en KDA)
Part %
Progression
CA Sodas et
eaux embouteillées
35 371 075
90
38 453 511
90
-4
CA Jus
4 264 539
11
4 202 468
10
-1
TOTAL BRSA
39 635 613
100
42 655 979
100
8
Segments
/99
ANNEXE 29 : Données consolidées par sous-filières
En KDA
CONSOLIDE 2009
CONSOLIDE 2010
Croissance %
BRSA
39 635 613
42 655 979
8
Boissons alcoolisées
10 212 188
10 920 523
7
BRSA
32 166 621
26 938 171
-16
-Boissons alcoolisées
6 503 175
6 484 793
0
BRSA
2 396 406
3 883 928
62
Boissons alcoolisées
1 308 011
1 065 680
-19
BRSA
6%
9%
51
Boissons alcoolisées
13%
10%
-23
BRSA
7%
14%
94
Boissons alcoolisées
20%
16%
-18
Chiffre d’Affaires
Investissements
Résultat Net
RN/CA
RN/INV
ANNEXE 30 : Données consolidées
En KDA
Segments
Nombre
CA (KDA)
%
VA (KDA)
%
RN (KDA)
%
INV (KDA)
%
Sodas-eaux
38
34 415 829
79
10 119 217
77
2 204 627
76
49 485 984
76
Jus
6
4 264 539
10
1 185 555
9
114 762
4
3 422 188
5
Bières
2
4 742 842
11
1 836 937
14
567 990
20
11 884 128
18
TOTAL
46
43 423 210
100
13 141 709
100
2 887 379
100
64 792 300
100
Segments
Nombre
EBE (KDA)
%
REX (KDA)
%
Sodas+Eaux
38
6 665 697
92
3 358 638
113
Jus
6
540 919
7
155 507
5
Bières
2
38 454
1
-531 770
-18
TOTAL
46
7 245 070
100
2 982 375
100
ANNEXE 31 : CA moyen par filière
En KDA
Activité
Nombre
CA moyen (KDA)
%
Bières
2
2 371 421
251
Jus
6
710 757
75
Sodas-eaux
38
905 680
96
TOTAL
46
943 983
100
100 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXE 32 : VA moyen par filière
En KDA
Activité
Nombre
VA moyen
%
Bières
2
918 469
321
Sodas-eaux
38
266 295
163
Jus
6
197 593
69
TOTAL
46
285 689
100
Activité
Nombre
EBE moyen (KDA)
%
Sodas-eaux
2
175 413
111
Jus
38
90 153
57
Bières
6
19 227
12
TOTAL
46
157 502
100
ANNEXE 33 : EBE moyen par filière
En KDA
ANNEXE 34 : Résultat d’exploitation global par filière
En KDA
Segments
Nombre
REX (KDA)
Sodas-eaux
38
3 358 638
Jus
6
155 507
Bières
2
-531 770
TOTAL
46
3 358 638
ANNEXE 35 : Résultat d’exploitation moyen par filière
En KDA
Activité
Nombre
REX moyen (KDA)
%
Sodas-eaux
2
88 385
121
Jus
38
25 918
35
Bières
6
-265 885
-364
TOTAL
46
73 014
100
Activité
Nombre
RN moyen (KDA)
%
Bières
2
283 995
452
Jus
6
19 127
30
Sodas-eaux
38
58 017
92
TOTAL
46
62 769
100
ANNEXE 36 : Résultat net moyen par filière
En KDA
/101
ANNEXE 37 : Investissements moyens par filière
En KDA
Activité
Nombre
Investissement moyen (KDA)
%
Bières
2
5 942 064
422
Jus
6
570 365
40
Sodas-eaux
38
1 302 263
92
TOTAL
46
1 408 528
100
ANNEXE 38 : R1 et R2 (Ratios de financement) par filière
En KDA
Activité
R1 (Fonds propres /Total Bilan)
R2 Endettement Financier Net /Fonds
propres
Sodas-eaux
53%
24
Jus
19%
5
Bières
53%
30
Filière
50%
14
ANNEXE 39 : Agrégats par filière 2010
En KDA
Segments
Chiffre d’affaires
(KDA)
Nbr
Valeur ajoutée
(KDA)
Nbr
RN (KDA)
Sodas-eaux
32 236 643
28
10 053 683
28
2 928 412
Jus
4 202 468
3
1 140 476
3
232 488
Bières
5 939 082
3
2 473 523
3
596 879
TOTAL
42 378 193
34
13 667 682
34
3 757 779
Segments
Nbr
EBE (KDA)
REX (KDA)
Sodas-eaux
28
6 488 207
3 819 262
Jus
3
643 740
387 045
Bières
3
1 837 809
666 536
TOTAL
34
8 969 756
4 872 843
ANNEXE 39 : CA moyen par filière 2010
En KDA
Segments
Nbr
CA moyen (KDA)
%
Sodas+ Eaux
28
1 151 309
92
Jus
3
1 979 694
159
Bières
3
1 400 823
112
TOTAL
34
1 246 417
100
102 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXE 40 : VA moyenne par filière 2010
En KDA
Activité
Nbr
VA moyen (KDA)
%
Sodas+ Eaux
28
359 060
89
Jus
3
824 508
205
Bières
3
380 159
95
TOTAL
34
401 991
100
Activité
Nbr
EBE moyen (KDA)
%
Sodas+ Eaux
2
231 722
88
Jus
38
214 580
81
Bières
6
612 603
232
TOTAL
46
263 816
100
ANNEXE 41 : EBE moyen par filière 2010
En KDA
ANNEXE 42 : Résultat d’exploitation moyen par filière 2010
En KDA
Activité
Nbr
REX moyen (KDA)
%
Sodas+ Eaux
2
136 402
95
Jus
38
129 015
90
Bières
6
222 179
155
TOTAL
46
143 319
100
Activité
Nbr
RN moyen (KDA)
%
Sodas+ Eaux
28
104 586
95
Jus
3
198 960
180
Bières
3
77 496
70
TOTAL
34
110 523
100
ANNEXE 43 : Résultat net moyen par filière 2010
En KDA
ANNEXE 44 : R1 et R2 par filière 2010
En KDA
Activité
R1 (Fonds propres /Total Bilan)
R2 Endettement Financier Net /Fonds propres
Sodas+ Eaux
54
7
Jus
43
5
Bières
55
6
Filière
53
7
/103
Annexe 45 : Comparatif des approches financières 2005 et 20121
Type d’analyse
2005
2012
Observation
L’analyse 2005 s’est faite sur la base des questionnaires
de l’enquête menée auprès des producteurs, uniquement.
Analyse de la filière
dans son ensemble
L’analyse 2012 est réalisée sur la base des informations comptables suivantes :
Oui
Oui
- informations contenues dans les questionnaires de l’enquête réalisée auprès
des producteurs de boissons et,
- bilans des entreprises de l’industrie des boissons déposés auprès
du CNRC et mis à disposition par l’APAB.
Analyse des S/filières BRSA et
Boissons alcoolisées
Oui
Oui
L’analyse 2012 est réalisée sur la base des bilans et TCR des entreprises de l’industrie
des boissons déposés auprès du CNRC et mis à disposition par l’APAB1.
2005 a limité son analyse au niveau sous-filière
Analyse des activités dans les
sous-filières
Non
Segment des vins2
Non
Oui
L’analyse 2012 est réalisée sur la base des bilans et TCR des entreprises de l’industrie des
boissons déposés auprès du CNRC et mis à disposition par l’APAB.
Les données mises à dispositions ne faisant pas apparaitre l’affectation de ces dernières
par nature d’activité, la segmentation n’a pu être détaillée plus
Non
Ce segment n’a pas été analysé par 2012 en raison de l’absence d’information sur son
activité
ANNEXE 46 : Comparaison avec l’étude 20052
2005
2012
Observation
CA
Oui
Oui
-
Résultat net
Oui
Oui
L’item valeur ajoutée n’ayant été renseigné que dans quelques
questionnaires, cet agrégat n’a pas été retenu pour
caractériser la filière dans son ensemble ; il est considéré
cependant dans l’analyse relative aux sous filières.
Agrégats
VA
Oui
Non
Investissement net
Non
Oui
Résultat net/CA
Oui
Oui
Résultat courant/CA
Oui
Non
Les informations sur le résultat courant ne sont pas
disponibles sur les questionnaires. Ce ratio est considéré
dans l’analyse relative aux sous filières.
EBE/CA
Oui
Non
Les informations sur l’EBE ne sont pas disponibles sur les
questionnaires. Ce ratio est considéré dans l’analyse relative
aux sous-filières.
RN/Investissement net
Non
Oui
Ratios
Légende : CA : Chiffre d’Affaires ; VA : Valeur ajoutée ; EBE : Excédent brut d’exploitation.
1. Une entreprise importante dont on ne disposait que du TCR a été prise en compte pour 2009. L’incidence se fera sur le calcul du ratio résultat net sur
investissements.
2. Aucune entreprise productrice de vins n’a renseigné le questionnaire et les bilans issus du CNRC mis à disposition par l’APAB n’incluent aucune
entreprise productrice de vins
104 / la filiere boissons EN Algerie 2012
ANNEXE 47 : Principaux partenaires institutionnels de l’Industrie des boissons
Ministère de tutelle
Objet
L’ANDI (le soutien à l’investissement) qui gère le dispositif de soutien à l’investissement.
Ministère de l’Industrie de la Petite
et Moyenne Entreprise et de la Promotion
de l’investissement (MIPMEPI
L’ANDPME (mise à niveau) qui gère le programme national de mise à niveau des entreprises.
Le CALPIREF (accès au foncier Industriel) qui gère la mise en concession des terrains publics
à des fins d’investissement est de ressort des seuls CALPIREF1.
Le projet de centre technique de l’agroalimentaire.
Contrôle de prix et de la qualité ;
Contingentement de certaines importations (notamment le sucre) ;
Ministère du Commerce
Exportations (cadre incitatif aux exportations et Fonds spécial
de promotion des exportations);
Mise en œuvre éventuelle de la convention commerciale et tarifaire avec la Tunisie.
Taxes douanières.
Ministère des Finances
Impôts et taxes.
Ministère des Ressources en Eau
Agréments d’exploitation des sources et la tarification des consommations en eau.
Ministère de l’Agriculture et du Renouveau Agricole
Soutien à la production agricole, notamment la production vitivinicole et les fruits2.
L’ANIREF est chargé de la réalisation des nouvelles zones industrielles
Le MADR a mis récemment en concession les fermes pilotes.
ANNEXE 48 : Avantages fiscaux du régime dérogatoire
Phase
Avantages
• Exemption du droit de mutation à titre onéreux pour toutes les acquisitions immobilières effectuées dans le cadre de l’investissement ;
• Application du droit fixe en matière d’enregistrement au taux réduit de
deux pour mille (2 ‰) pour les actes constitutifs et les augmentations de
capital de la société bénéficiaire des avantages.
• Prise en charge partielle ou totale des dépenses au titre de travaux
d’infrastructures nécessaires à la réalisation de l’investissement.
INVESTISSEMENT
• Franchise de TVA pour les biens et services entrant directement dans la
réalisation de l’investissement importés ou acquis localement.
• Exonération en matière de droits de douane pour les équipements
importés.
•Exonération, pendant une période de dix ans d’activité effective, d’impôt
sur le bénéfice des sociétés et de taxe sur l’activité professionnelle ;
•Exonération, à compter de la date d’acquisition, de la taxe foncière sur les
propriétés immobilières entrant dans le cadre de l’investissement pour une
période de dix ans ;
EXPLOITATION
•octroi d’avantages supplémentaires de nature à faciliter la continuité
de l’exploitation, tels que le report des déficits.
ANNEXE 49 : Benchmark financier
Activité
VA/CA
Algérie
France 1
Résultat d’exploitation/CA
Algérie
France 1
BRSA
42,36%
20,68%
10,25%
6,89%
BIERES
38,73%
36,81%
9,75%
* Les Résultats d’exploitation dans les bières sont négatives (voir analyse)
1 Source : AGRESTE et INSEE
/105
ANNEXE 50 : Les opérations de contrôle
Production
Distribution gros
Distribution détail
Services
TOTAL
1 495
963
8 217
350
11 025
14%
9%
75%
3%
100%
ANNEXE 51 : ventilation des résultats des 1086 contrôles effectués pour les boissons
Nature des contrôles
Résultats
Microbiologique
Physico-chimique
Conforme
Non conforme
Conforme
TOTAL
Non conforme
Conforme
Non conforme
345
79
578
84
923
163
81%
19%
87%
13%
85%
15%
ANNEXE 52 : Les résultats des contrôles
Produits
non conformes
Produits impropres
à la consommation
Absence
d’autocontrôle
Défaut
d’hygiène
Autres
Total
Nombre de PV
283
181
69
361
143
1037
922
27%
17%
7%
35%
14%
89%
ANNEXE 53 : Les Types de SanctionS
SAISIE
FERMETURE
Tonnes
Valeur
Demandée
Prononcée
31,7
4 181 717
50
36
Algérie
(milliards de litres)
Maroc
(milliards de litres)
Egypte
(milliards de litres)
Boissons gazeuses
1,926
1,248
1,796
Eau embouteillée
1,032
0,580
0,370
Jus de fruits
0,239
0,058
0,198
BRSA
3,197
1,886
2,364
ANNEXE 54 : Benchmark international
Estimation comparées du marché des BRSA (2010)
Source : www.euromonitor.com
106 / la filiere boissons EN Algerie 2012
SYNTHESE DE L’ETUDE
/107
Synthèse :
La filière des boissons est parmi les plus dynamiques des filières de l’industrie agroalimentaire en Algérie. L’importance
économique qu’elle a prise, la croissance qu’elle connait, les progrès qu’elle a enregistrés sur le plan de la diversification
et la qualité des produits en font une filière à part. Elle se distingue aussi par la présence d’entreprises « major » et par
l’organisation de la profession.
Elle a fait l’objet, en 2005, d’une étude sur son positionnement stratégique et d’une actualisation en 2007, focalisée
sur les entreprises qui ont bénéficié d’actions du programme de mise à niveau avec l’EDPME.
L’étude, objet de ce document, constitue une mise à jour des deux études. Elle vise :
•
L a mise à disposition d’une étude stratégique de cette industrie qui permettrait de guider dans leur réflexion
les entreprises de la filière, leur association professionnelle et les institutions concernées ou intéressées par le
développement de cette industrie;
•
L’élaboration des principaux chiffres clés globaux du secteur.
•
L’actualisation des chiffres de l’étude 2005 et les chiffres-clé de l’étude 2007 relatifs aux boissons alcoolisées.
•
La collecte de l’information, pour la réalisation de cette étude s’est effectuée à travers cinq types d’investigations :
-enquêtes administratives : collecte de données officielles et professionnelles.
-recherches documentaires pour l’analyse des publications se rapportant au secteur.
-rnquête « producteurs » via un questionnaire administré conjointement par CEAI et l’APAB.
-deux panels de discussions, organisés par l’APAB, qui ont regroupé des responsables de structures des
entreprises du secteur et ont débattu respectivement de la qualité des produits et du marketing dans la filière .
des interviews des dirigeants d’un panel d’entreprises situées dans les régions Centre, Est et Ouest.
LA FILIERE DES BOISSONS, OBJET DE L’ETUDE
Elle couvre la production et la commercialisation des boissons et des jus de fruits, le terme « boissons » incluant les
boissons rafraîchissantes sans alcool (BRSA) et les boissons alcoolisées.
Les boissons comprises dans cette étude incluent les :
•
boissons gazeuses, y compris les boissons à pulpe, carbonatées,
•
boissons plates : boissons aux fruits, boissons aromatisées, sirops, boissons énergétiques, eaux embouteillées
•
jus de fruits et nectars,
•
bières,
•
vins.
Classifications :
Les nomenclatures internationales classent la filière des boissons dans les industries agroalimentaires (IAA).
La NAA (Nomenclature Algérienne des Activités) distingue onze sous-branches des IAA, dont les boissons.
Au plan de la statistique nationale algérienne, l’ONS identifie la filière « boissons » et ses sous-filières au travers de la
Section D «Produits Manufacturés» et Division 15 «Produits des Industries Alimentaires».
Réglementation :
La réglementation applicable à la filière a peu évolué par rapport à 2005 ; il y a lieu cependant de noter la promulgation
de textes régissant les eaux embouteillées (2006) et la révision en 2009 de la loi sur la protection des consommateurs.
108 / la filiere boissons EN Algerie 2012
IMPORTANCE ECONOMIQUE
Poids économique des IAA en Algérie
En 2010, les industries agroalimentaires en Algérie réalisent 52% de la production, 41% de la valeur ajoutée et 57%
de l’excédent net d’exploitation du secteur industriel algérien.
Elles couvrent plus de 40% des dépenses privées des ménages.
Sa consommation des fonds fixes (CFF) était de 16.835 MDA, soit une contribution de 22% par rapport à toute
l’industrie, ce qui reflète le caractère peu capitalistique des IAA.
Au plan des salaires, les IAA ont distribué une rémunération de 33.656 MDA, soit une contribution significative
de 25% par rapport à toute l’industrie. Les IAA occupent ainsi la deuxième position du secteur Industriel.
Place de la filière boissons dans les IAA en Algérie :
La contribution de la filière des boissons à la production des IAA en 2010 est de l’ordre de 7%.
La croissance de l’industrie des boissons (14%/an) est nettement plus élevée que celle des IAA (7.1%).
EVOLUTION DE LA FILIERE BOISSONS EN ALGERIE
Sur la période 2005-2010, l’industrie des boissons a enregistré des croissances significatives de ses principaux agrégats.
En moyenne annuelle, l’évolution a été de :
•
14% pour la production ;
•
15% pour les consommations intermédiaires ;
•
13% pour la valeur ajoutée.
Valeur ajoutée de la filière :
• la valeur de l’industrie des boissons est à base de consommations intermédiaires qui représentent 61%
de la valeur des produits. Ainsi :
• l’industrie exerce des effets d’entraînement importants sur son amont (service des eaux, matières
et consommables et notamment le conditionnement) ;
•
la valeur des produits est tributaire des fluctuations des cours des inputs.
Le taux de valeur ajoutée s’est détérioré, passant de 42% en 2005 à 39% en 2010, l’industrie n’ayant pu répercuter
les hausses des prix des inputs (essentiellement importés) sur les prix de vente, en raison de la faiblesse du pouvoir
d’achats des consommateurs.
La Valeur ajoutée de l’industrie des boissons se répartit comme suit, en 2010.
•
Amortissements : 19%
•
Impôts liés à la production : 3%
•
Salaires : 21%
•
Excédent Net d’exploitation : 56%.
La part des segments de la filière
Considérant les deux segments principaux de l’industrie des boissons que sont les BRSA et les boissons alcoolisées,
les statistiques (2002 à 2010) montrent que les BRSA dominent la production et la valeur ajoutée de l’industrie avec
des poids respectifs de 91% et 93%.
/109
Les marques commerciales de la filière
Les produits de la filière boissons sont commercialisés sous près de 300 marques commerciales, essentiellement au
niveau des marchés locaux. Des marques de réputation nationale ou des marques de franchise internationale sont
commercialisées au niveau national.
Les grandes marques ont acquis une notoriété nationale et sont distribuées sur tout le territoire. Elles n’ont cependant
pas réussi à faire disparaître les marques locales.
Le marché algérien n’a pas encore atteint le degré de concentration observé dans les pays européens.
Le conditionnement des produits
Le conditionnement des boissons s’est diversifié en suivant les standards internationaux. On retrouve une gamme de
conditionnements similaire à celle de l’industrie mondiale :
Types de conditionnements
Produits
PET
Eau
Proche de100%
BG
60%
Jus conditionné en bouteille
60%
Carton
Verre
5%
35%
15%
Bière
Vin
Cannette
25%
70%
Non déterminé
30%
Dominante
Pour tous les conditionnements, la contenance s’est beaucoup diversifiée aussi bien dans le sens de la petite
contenance que de celui de la grande contenance familiale.
Le verre a beaucoup reculé en raison de son coût et des contraintes de gestion du « verre retournable ».
La faible qualité du verre local est aussi présentée par les entreprises comme facteur limitant.
Les conditionnements dominants au niveau mondial sont :
•
boîtes (Canettes) : 50%
•
carton (bricks) : 13%
•
plastique (PET) : 30%
•
verre : 7%
Démographie des entreprises
L’étude de 2005 avait observé 1400 entreprises enregistrées au CNRC, dont une grande partie n’activait pas ou
travaillait une partie de l’année. L’étude avait estimé les entreprises réellement actives à 430.
Le nombre d’entreprises enregistrées au CNRC en 2012 est de 748 dont 695 activent dans l’industrie des BRSA.
Le recensement économique réalisé par l’ONS en 2011, indique un nombre de 810 entreprises qui activent dans
l’industrie des boissons.
Selon ces statistiques, la tendance est à la restructuration par des fermetures d’entreprises et un mouvement de
concentration. Ce mouvement résulte essentiellement des fermetures de petites entreprises. La restructuration par
fusion-absorption est marginale.
110 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Emploi dans l’industrie des boissons
Sur la base de l’Annuaire des entreprises agroalimentaires MIPMIPI 2009, on peut estimer que l’emploi dans l’industrie
des boissons (hors Office National de la Commercialisation du Vin) s’élève à près de 14.800 emplois directs et environ
37.000 emplois indirects
Répartition géographique des entreprises :
La répartition géographique des entreprises est réalisée à partir du fichier du CNRC (2012). Les statistiques démontrent
un phénomène de concentration régional prononcé :
•
39% des wilayas abritent 80% des entreprises ;
•
20% des wilayas abritent 60% des entreprises ;
•
80% des entreprises sont localisées dans les wilayas nord du pays ;
•
la wilaya d’Alger se distingue nettement avec 26% des implantations ;
•
Trois bassins d’implantation industrielle se distinguent par la densité d’implantation industrielle
(Algérois, Béjaïa-Sétif, Oranais).
Structure juridique des entreprises
L’industrie des boissons est dominée par le secteur privé qui représente 94.6% des entreprises.
Répartition des entités économiques selon la division et le secteur juridique
Code
Division
Public
Privé
Autres
Total
11
Fabrication de boissons
19
766
25
810
Source : ONS
Situation économique des entreprises de l’industrie des boissons
Les résultats de l’enquête auprès des producteurs des boissons réalisée dans le cadre de cette étude sont comme
suit :
le statut des entreprises est à dominante SARL (60%) et SPA (30%) ;
les entreprises se caractérisent par des gammes étendues et larges. Elles développent une diversification par
produits liés :
• les entreprises de la filière « eaux embouteillées » se diversifient vers les boissons plates ou gazéifiées,
aromatisées ;
• les entreprises de sodas se diversifient vers les eaux fruitées et/ou les jus.
• l’exportation est une option forte : 46% déclarent exporter. Il s’agit des sodas, des jus et de l’eau embouteillée ;
• en moyenne, le capital initial a été multiplié par 8.2, dénotant un développement de la taille suite à des
investissements de capacité ;
• leffectif global des entreprises de l’échantillon est de 5217 agents. 45% des entreprises emploient 81% et 35%
des entreprises emploient moins de 100 travailleurs.
• le chiffre d’affaires (CA) a progressé pour 80% des entreprises. Le taux d’accroissement moyen est de 16% ;
• en moyenne le taux d’utilisation des capacités est de l’ordre de 66%. 50% des entreprises ont réalisé des taux
supérieurs à la moyenne et 40% des taux supérieurs à 80%. Ce niveau des taux d’utilisation est de nature
à inciter à des investissements de capacité ;
• en moyenne, la productivité commerciale (CA/Effectif ) est de 6 626 KDA par agent avec une dispersion allant
d’un minimum de 827 KDA à un maximum de 16 421 KDA/agent ;
• la productivité physique (production/effectif ) se situe à 1675 hl/agent. Cette productivité est très variable dans
l’échantillon. La variation exprime des différences importantes dans les équipements et leur rendement ;
•
•
/111
les petites entreprises sont faiblement encadrées et fonctionnent avec des exécutifs et la maîtrise ; c’est le chef
d’entreprise qui assure l’encadrement ;
• les entreprises d’envergure adoptent un profil d’entreprise bien structurée et disposant d’un encadrement
de qualité ;
• le salaire moyen annuel avoisine 604 KDA, avec une forte variation, allant de 139 KDA à 1440 KDA par agent ;
• la distribution se pratique de manière différente selon que l’entreprise est un grand groupe Industriel
ou une entreprise de plus petite taille :
•
p our les grandes entreprises, la distribution se fait de trois manières : vers le commerce de détail directement,
vers le commerce de détail via les grossistes, vers les grandes surfaces ;
• pour les petites entreprises, la distribution se fait à partir des achats effectués par des détaillants
et des semi-grossistes avec leur propre moyen de transport directement sur les lieux de production.
• les entreprises leaders et les grandes entreprises ont développé des pratiques intégrant les outils modernes
du marketing :
-le suivi des marchés par le recours, aussi, à des cabinets d’études et de suivi du marché ;
-le Mix produit et conditionnement (très forte diversification et innovation dans les produits) ;
-publicité sur tous les supports disponibles ;
-le sponsoring et les actions caritatives ;
-les campagnes de promotion.
• les budgets promotionnels n’ont pu être cernés, l’item n’ayant pas été renseigné par les entreprises enquêtées.
Cependant, selon le panel marketing, les grandes entreprises ont un budget promotionnel conséquent.
•
LE MARCHE ALGERIEN DES BOISSONS
Importance de la consommation alimentaire dans le budget des ménages
La consommation alimentaire constitue le premier poste de dépense des ménages en Algérie. Le cœfficient
budgétaire de l’alimentation était de 52% (enquête 2001) et demeure une constante qui est mise en évidence par
toutes les enquêtes de consommation.
Les dépenses de consommation individuelle des ménages ont connu un accroissement moyen de 13.5%/an,
sur la période 2005-2010. Le niveau de dépenses par habitant demeure cependant modeste (1600 $ US/an/hab)
comparé aux pays du Nord de la Méditerranée et légèrement inférieur à celui des pays voisins.
Dans les zones urbaines, les 10% des ménages les plus riches du pays consomment 30% de la consommation globale.
Les 10% des ménages les plus pauvres n’en consomment que 3%.
Place des boissons dans le modèle de consommation alimentaire
La consommation des boissons est intégrée depuis longtemps dans les habitudes de consommation des Algériens.
Durant la période coloniale, les habitants des villes avaient introduit dans leurs habitudes de consommation les
boissons.
La consommation des boissons était pendant longtemps un mode urbain des classes aisées. Pour les couches de
population à faibles revenus, la boisson était considérée comme un produit festif.
Depuis l’Indépendance, la consommation a connu un développement prodigieux, tirée par l’accroissement des
populations urbaines et le développement de l’industrie. L’offre des produits est demeurée, cependant, et pendant
longtemps, limitée en raison de la faiblesse de l’investissement privé.
La libéralisation de l’activité et l’ouverture du marché ont entraîné à la fois une diversification de l’offre et un
accroissement des volumes. L’étude de 2005 a situé la consommation à 33,6 litres/tête/an; l’enquête « niveau de vie
de 1995 » réalisée par l’ONS avait situé la consommation à 19 litres/tête/an.
112 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Le modèle de consommation algérien s’oriente de plus en plus vers le modèle international en raison d’une offre de
produits transformés par les IAA. Cette tendance s’observe aussi pour les boissons, avec cependant une particularité
culturelle qui tient à l’interdit religieux pour les boissons alcoolisées. Les consommateurs algériens recherchent
des produits plus sophistiqués (eaux aromatisées, jus multi-arômes, multi-vitamines…) à la place des produits
traditionnels (limonade, lait…).
Modes de consommation des boissons
Les modes de consommation se différencient avec l’urbanisation, les modes de vie et l’offre de l’industrie des boissons.
Boissons gazeuses
Après une période de « structuration qualitative de la demande », signalée par l’étude 2005, les besoins s’affinent
et se diversifient.
La première diversification est réalisée par les colas grâce aux franchises « Coca Cola » et « Pepsi Cola ». Les sodas
des deux franchises ont été adoptés (marques Fanta, Miranda, 7UP, etc.).
La deuxième vague de diversification est introduite par les produits diététiques. Les produits « light » sont adoptés
dès leur introduction sur le marché. On les retrouve dans les sodas, les colas et les jus.
L’autre évolution est le développement des boissons aromatisées à base d’eau minérale ou de source.
Le consommateur algérien a adopté les marques des franchises internationales, tout en gardant son attachement
aux marques locales considérées comme des produits de « terroir ». Des marques comme « Hamoud Boualem »
ou « Mami » profitent toujours de leur prestige.
Jus de fruits et boissons plates
Les jus de fruits font partie depuis longtemps des habitudes de consommation des Algériens. Les jus de fruits
industriels se sont substitués à la tradition fortement ancrée des préparations à domicile. La consommation progresse
fortement grâce à la qualité des produits et à l’étalement le long de l’année de la consommation. La consommation
des jus s’est aussi fortement diversifiée par le produit et le conditionnement. Le produit s’est diversifié par les nectars
et les fruits exotiques. Le conditionnement s’est; quant à lui; diversifié par le conditionnement en carton et les petites
contenances.
Les boissons plates sont souvent assimilées aux jus. Dans plusieurs régions, la même appellation est utilisée pour
ces deux produits par les consommateurs. La réglementation fait cependant une nette distinction, en fixant la
teneur en extrait. La consommation augmente fortement pour ces produits car elle est ancrée dans des habitudes
de consommation du sirop mélangé à de l’eau.
Eaux embouteillées
Les eaux embouteillées constituent une nouvelle tendance dans la consommation des boissons par les algériens.
La première marque remonte aux années 1940. C’est dans les années 1990 que la consommation a pris un grand
essor. La première marque privée « Ifri » a constitué une innovation par son conditionnement et l’image d’un
produit de qualité. L’offre des eaux embouteillées s’est fortement diversifiée, avec pas moins d’une quarantaine de
marques sur le marché. Le produit est recherché pour la qualité de l’eau avec des attributs « thérapeutiques ». Le petit
conditionnement (33 cl) connaît un grand succès et se développe grâce à la restauration hors foyer.
Boissons alcoolisées
Les boissons alcoolisées sont frappées par les interdits religieux et par des restrictions imposées notamment
par le système de valeurs morales du pays, le Code de la route et les agréments d’ouverture et d’exploitation des
débits de boissons. Néanmoins le marché des boissons alcoolisées demeure actif.
La consommation de la bière s’est développée en Algérie grâce, notamment, à la qualité des produits offerts et
à l’introduction de la cannette, mieux adaptée à la consommation hors débits de boissons. Un produit dérivé
« bière sans alcool » a fait son apparition mais sa consommation demeure marginale.
/113
La production vitivinicole est encouragée par la politique agricole avec des plantations importantes de
renouvellement, voire d’extension des superficies. L’argument d’exportation motive cette politique, mais les volumes
exportés régressent en raison de la forte concurrence sur les marchés internationaux. Le marché intérieur devient
stratégique. L’ONCV fait des efforts pour écouler sa production. Il faut noter, par ailleurs, l’entrée de producteurs privés
avec une offre de vins de qualité.
Niveaux de consommation
L’étude de 2005 a situé la consommation dans une moyenne allant de 33,6 à 40,6 l/tête/an. La présente étude estime
la consommation comme suit :
Consommation
L/tête/an
Boisson gazeuse
Boisson plate Jus
Bières
Vins
Eaux
Total
22.2
0,5
4,4
1,4
23,4
57,4
6,0
La croissance du marché actuel, estimée par un panel d’entreprises, est stable pour les boissons alcoolisées et fortes
pour les BRSA :
•
Jus 9% ;
•
Eau 5% ;
•
Boissons gazeuses •
Bières stable ;
•
Vins stable.
5% ;
Volume des ventes en valeur :
En valeur, le marché des BRSA a atteint en 2011, un CA de plus de 38 Mds DA :
Boissons
gazeuses
Jus & boissons
fruitées
S/T
Eaux
embouteillées BRSA
Bières
Vins
S/T
Volumes totaux
en hl
7 977 000
2 331 000
8 407 000
1 574 000
1 574 000
508 000
20 666 000
Valeur des
ventes en MDA*
18 046
7 918
12 131 38 095
27 660
-
-
Boissons alcoolisées
*Au prix départ usine HT ; **hors vin
La croissance moyenne du marché des BRSA sur la période 2010-2011 a été de l’ordre de 5.9%.
Estimation du marché à l’horizon 2015
L’étude situe le niveau de consommation en 2015 à 62.2 l/tête/an et un volume global de 2 394,7 millions de litres.
Le commerce extérieur des boissons
La filière boissons joue un rôle relativement dynamique dans le commerce extérieur.
Le commerce extérieur des boissons par rapport aux industries agroalimentaires
Les échanges commerciaux comparés à ceux de l’agroalimentaire sont les suivants :
•
la part des importations des boissons comparée à celle des produits agro-alimentaires est pratiquement
insignifiante (moins de 1% sur 6 ans) ;
•
p our ce qui concerne les exportations, les exportations en valeur sont croissantes ; leur valeur a été multipliée
par 5 en 6 ans.
114 / la filiere boissons EN Algerie 2012
La filière boissons joue un rôle relativement dynamique dans le commerce extérieur.
Le commerce extérieur des boissons par rapport aux industries agroalimentaires
Les échanges commerciaux comparés à ceux de l’agro-alimentaire sont les suivants :

La part des importations des boissons comparée à celle des produits agro-alimentaires est
pratiquement insignifiante (moins de 1% sur 6 ans) ;
La balance commerciale :
 Pour ce qui
concerne les exportations, les exportations en valeur sont croissantes ; leur
valeur a été multipliée par 5 en 6 ans.
La balance commerciale pour les boissons non alcoolisées est positive ;
La balance commerciale :
La balance commerciale pour les boissons non alcoolisées est positive ;
2500
2000
1500
Importations en MDA
Exportations en MDA
1000
500
0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
La balance commerciale pour les boissons alcoolisées est déficitaire en raison notamment des
exportations en baisse.
La balance commerciale pour les boissons alcoolisées est déficitaire en raison, notamment, des exportations en
9
baisse.
2500
2000
2500
1500
IMPORTATIONS
2000
EXPORTATIONS
1000
1500
500
IMPORTATIONS
EXPORTATIONS
1000 0
2005
2006
2007
2008
2009
2010
La
500balance des échanges des boissons est globalement déficitaire sur la période, en raison du volume
des importations de boissons alcoolisées, cela malgré les efforts réalisés en matière d’exportation de
boissons non alcoolisées qui ont permis, en 2007 et 2010, une balance positive.
0
La balance des échanges
des boissons est
globalement
déficitaire sur2009
la période, en
raison du volume des importations
2005
2006
2007
2008
2010
de boissons alcoolisées, cela malgré les efforts réalisés en matière d’exportation de boissons non alcoolisées qui ont
La balance
échanges
des boissons
permis,
en 2007 des
et 2010,
une balance
positive.est globalement déficitaire sur la période, en raison du volume
des importations de boissons alcoolisées, cela malgré les efforts réalisés en matière d’exportation de
boissons
non
alcoolisées 2006
qui ont permis,2007
en 2007 et 2010,
une balance2009
positive.
2005
2008
2010
Analyse par sous- filières :
2005
2006
Boissons non alcoolisées :
2007
2008
2009
2010
Les boissons non alcoolisées sont celles où sont réalisées les meilleures performances en matière
d’échanges commerciaux. Elles représentent en moyenne, sur la période 2005 à 2010, 76% des
exportations, mais seulement 6% des importations de boissons.
Exportation
desfilières
sodas: : Les exportations de sodas occupent le premier poste des exportations de
Analyse
par sousboissons et représentent 300 Millions de DA en 2009 et 210 Millions en 2010. Elles sont
essentiellement
vers: les pays européens et, notamment, la France.
Boissons nonorientées
alcoolisées
de jus
: Les exportations
de jus
en troisième
place et passent
de 33 millions
LesExportations
boissons non
alcoolisées
sont celles
oùviennent
sont réalisées
les meilleures
performances
en de
matière
DA
en
2009,
sur
11
pays,
à
29,5
millions
de
DA
en
2010
vers
6
pays.
La
France
reste
le
plus
d’échanges commerciaux. Elles représentent en moyenne, sur la période 2005 à 2010,grand
76% des /115
importateur.
exportations, mais seulement 6% des importations de boissons.
Exportation d’eaux embouteillées : Les exportations d’eaux embouteillées sont encore modestes
Exportation
des sodas
: Les hausse
exportations
de sodas
le premier
poste
de
mais enregistrent
une forte
puisqu’elles
passentoccupent
de 1,5 million
de DA en
2009des
à 3 exportations
millions de
boissons et représentent 300 Millions de DA en 2009 et 210 Millions en 2010. Elles sont
Analyse par sous-filières :
Boissons non alcoolisées :
les boissons non alcoolisées sont celles où sont réalisées les meilleures performances en matière d’échanges
commerciaux. Elles représentent en moyenne, sur la période 2005 à 2010, 76% des exportations, mais seulement 6%
des importations de boissons.
Exportation des sodas : Les exportations de sodas occupent le premier poste des exportations de boissons et
représentent 300 millions de dinars en 2009 et 210 Millions en 2010. Elles sont essentiellement orientées vers les pays
européens et, notamment, la France.
Exportations de jus : Les exportations de jus viennent en troisième place et passent de 33 millions de dinars en
2009, sur 11 pays, à 29,5 millions de DA en 2010 vers 6 pays. La France reste le plus grand importateur.
Exportation d’eaux embouteillées : Les exportations d’eaux embouteillées sont encore modestes mais enregistrent
une forte hausse puisqu’elles passent de 1,5 million de DA en 2009 à 3 millions de dinars en 2010.
Importation de jus : Les importations de jus concernent essentiellement les matières premières et sont de l’ordre
de 1 Mds dinars.
Importation d’eaux embouteillées : Les importations d’eaux embouteillées sont insignifiantes.
Boissons alcoolisées :
Bières : Les importations de bières en provenance de 9 pays sont d’environ un peu plus de 300 millions de dinars.
Aucune exportation de bières n’est constatée.
Vins : Les importations de vins en provenance de 14 pays, en 2010, sont de l’ordre de 170 millions de dinars et
enregistrent une baisse par rapport à 2009. Les exportations de vins baissent et se situent à 105 millions de dinars
en 2010. Le principal client est la France, qui absorbe 70% des exportations en 2010. Il est à noter que l’Espagne
qui exporte du vin vers l’Algérie n’en importe pas en retour. Les exportations de vins représentent le second poste
en valeur derrière celui des sodas.
Réglementation régissant le commerce extérieur des boissons
La réglementation régissant le commerce extérieur des boissons a évolué depuis 2005.
Trois évolutions sont à signaler :
•
la loi de finances complémentaire de 2009, impose le CREDOC comme mode de paiement unique des
importations ;
•
le calendrier de démantèlement tarifaire pour les produits industriels et des concessions tarifaires pour les
produits agricoles et agroalimentaires dans sa révision accorde un délai supplémentaire de 3 ans dans la mise
en place de la zone de libre-échange (2020 au lieu de 2017) ;
•
la convention de facilitation et de développement des échanges commerciaux entre les Etats arabes, signée en
1981 à Tunis, et qui a pour objet l’établissement d’une Zone Arabe de Libre-Echange (ZALE), ratifiée par l’Algérie
en 2004, a été mise en vigueur le 1er Janvier 2009.
Tarifs douaniers
Les tarifs douaniers ont peu évolué depuis 2005. La structure des tarifs douaniers est toujours en trois paliers :
5%, 15%, et 30% pour les inputs et les produits finis.
Il y a lieu de signaler la suppression de la DAP (droit additionnel provisoire) en janvier 2006.
116 / la filiere boissons EN Algerie 2012
COMPETITIVITE DE L’INDUSTRIE DES BOISSONS :
Cas des BRSA
Les exportations de sodas et d’Eaux embouteillées ont fortement progressés depuis 2003, ce qui atteste d’une
compétitivité prix et même qualité. Cette compétitivité peut être considérée comme durable, en raison des gisements
de productivité que recèlent les grandes entreprises. Le démantèlement des tarifs douaniers dans le cadre de la ZALE
peut cependant constituer une menace. Le poids des taxes intérieures peut aussi constituer un facteur de baisse de
la compétitivité.
Cas des boissons alcoolisées
Les exportations des vins ont fortement régressé; de 779,7 MDA en 2003, elles sont passées à 105,4 DA en 2010.
La compétitivité du produit algérien se pose avec acuité. Cette baisse trouve son explication dans le nouveau
contexte mondial caractérisé par la baisse de la consommation dans les marchés européens et l’arrivée de nouveaux
producteurs (Chili, Australie, Afrique du Sud). Les marchés qui progressent (Asie) sont demandeurs de produits de
qualité.
Pour les bières, le produit local est compétitif par rapport aux produits européens, malgré le poids de la fiscalité.
Les progrès réalisés dans la qualité et la réputation des marques (en franchise) ont amélioré la compétitivité du
produit local ; les importations sont réalisées pour des qualités non disponibles sur le marché national ou de grande
réputation mondiale.
ANALYSE ECONOMIQUE ET FINANCIERE :
L’analyse économique et financière permet de tirer les conclusions suivantes :
PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE LA FILIERE
FORTE CONCENTRATION
La filière est fortement concentrée avec une vingtaine d’opérateurs qui
représentent 99% du marché.
CAPITALISTIQUE
Volumes d’investissements importants et récents chez les acteurs
dominants qui représentent 90% des investissements de la filière.
EXPLOITATION DES ACTIFS
Des réserves de productivité existent encore chez les grands acteurs
de la filière.
RENTABILITE
Rentabilité intéressante pour les entreprises de production de sodas
et eaux minérales suivies par celles produisant les jus et les bières.
ENVIRONNEMENT DE L’INDUSTRIE :
Cadre général :
L’ouverture de l’économie nationale dans les années quatre-vingt-dix a permis un développement prodigieux de
l’investissement privé et a entraîné la disparition du secteur public dans la filière boissons, à l’exception de l’ONCV
pour la sous filière vitivinicole.
Les réformes structurelles ont aussi concerné l’ouverture du commerce extérieur. Dans le prolongement de ces
réformes, l’Algérie a signé des accords de libre-échange avec l’Union européenne et la Zone de Libre-Echange Arabe.
Cependant, cette ouverture n’a pas été accompagnée d’une mise à niveau de l’administration. C’est le cas, en
particulier, des administrations des douanes, des impôts et du commerce.
Le système bancaire public accuse lui aussi un retard par rapport à la dynamique des investissements. Le financement
bancaire reste limité ; il ne joue pas encore le rôle moteur attendu pour le développement industriel.
Une des conséquences néfastes de ce déséquilibre dans les réformes est le développement de l’économie informelle.
/117
Contrôle de la distribution des produits alimentaires
Le système de distribution des produits constitue une forte contrainte pour les producteurs qui se retrouvent
dépendants de distributeurs-grossistes qui usent des ventes sans factures.
Le dysfonctionnement du système de distribution entraîne des dérives au niveau de la distribution de détail, avec
des produits distribués sans respect des conditions d’hygiène. Ce dysfonctionnement favorise aussi des pratiques de
contrefaçon sur les marques.
Le contrôle incombe à plusieurs administrations : services du Ministère du Commerce, douanes et administration
des impôts.
Un effort important est réalisé dans le domaine du contrôle de la qualité par les services du Ministère du Commerce.
Les contrôles effectués sont de deux types : les contrôles physico-chimiques et les contrôles microbiologiques.
En 2011, sur 251 403 interventions des services de contrôle à travers le territoire national 4,4% d’entre elles, soit,
11 025 interventions, ont été consacrées au secteur des boissons et eaux embouteillées (75% au niveau du commerce
du détail, 14% au niveau de la production, 9% au niveau du commerce de gros et 3% au niveau des services).
85% en moyenne des contrôles se sont révélés conformes aux normes, en nette amélioration par rapport
aux années précédentes.
Le secteur informel :
Des pratiques informelles sont constatées. Les pouvoirs publics admettent l’existence du phénomène, mais estiment
qu’un effort important est réalisé. Il est difficile de situer l’importance du secteur informel, mais un faisceau d’indices
révèle ses formes :
•
d es pratiques d’imitation de marques ou de conditionnement sont constatées, et des affaires sont parfois
apportées devant la justice;
•
des mises sur le marché de produits sans étiquetage ;
•
des préparations de « charbet » sans respect des règles d’hygiène se pratiquent ;
•
la sous-facturation est parfois pratiquée par des distributeurs de gros ;
•
la distribution des produits est réalisée hors magasins, sans respect des conditions d’hygiène notamment en
période estivale et pendant le mois de ramadhan.
Politique fiscale
La politique des taxes liées à l’industrie des boissons est considérée comme contraignante et ne favorisant pas la
compétitivité de cette industrie. Ces taxes sont certainement contraignantes dans leur mise en œuvre parce que
nombreuses, mais n’ont pas d’impact négatif sur la consommation.
Dispositifs de mise à niveau des entreprises
Deux programmes sont en cours actuellement, l’un dit Plan National de Mise à Niveau, financé par le gouvernement
algérien et dont la mise en œuvre est confiée à l’Agence Nationale du Développement de la PME (ANDPME), et l’autre
dit PME II, réalisé avec le concours de l’UE.
Certains organismes de coopération, tels la GIZ allemande ou l’ONUDI, proposent aussi leurs propres appuis.
Un autre programme dit de diversification de l’Economie (DEVICO) touche aussi à l’industrie agroalimentaire
dont la filière boissons, et a inscrit dans ses objectifs la création d’un centre technique, et l’appui à l’organisation
professionnelle.
Ces programmes visent la mise à niveau tant des entreprises que des institutions.
118 / la filiere boissons EN Algerie 2012
Les aides de l’Etat
Les aides de l’Etat sont communes à l’ensemble des secteurs d’activité et il n’existe pas d’aide spécifiquement
consacrée à la filière.
ANALYSE DU POSITIONNEMENT STRATEGIQUE DE LA FILIERE
Benchmark International
Selon une étude internationale, le marché algérien des BRSA est caractérisé de marché croissant. Il compte parmi les
9% des pays qui enregistrent une croissance supérieure à 7,8%. Il se positionne sur le même rythme de croissance
que ceux du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte.
Concernant la consommation par habitant, 20% des autres pays ont une consommation inférieure à 53,6 litres alors
que les évaluations réalisées par l’étude de 2005 et son actualisation situent le niveau de consommation en Algérie,
à 55.3 l/hab./an pour 2008 et à 57.4 l/hab./an pour 2011.
Développement de l’offre et des technologies
ITEM
ALGERIE
TENDANCE MONDIALE
Sodas
Limonades et autres boissons gazeuses
carbonatés
Identique
Eaux embouteillées
Eau minérale (5 l, 1,5 l, 0,33 l)
conditionnement avion
Identique + eau de table
OFFRE DE PRODUITS
Eau minérale gazéifiée (5 l, 1,5 l, 0,33 l)
conditionnement avion
Eau de source (5 l, 1,5 l, 0,33 l)
conditionnement format avion
Eaux aromatisés ou fruités
Forte diversification
Gamme plus resserrée sur les grandes
marques internationales
Jus
Gamme diversifiée
Gamme plus étendue
Purs jus
Produits de terroir (France, Tunisie etc.)
Bière
Produit de qualité mais de base
Produit de qualité et produit de terroir
Vins
Qualité instable
Produit de qualité et de terroir
Eaux embouteillés PET dominant suivi du verre
PET et verre pour la restauration
Sodas
Verre, PET, cannette
Identique
Eau x aromatisés et fruités PET dominant suivi du verre
Identique et tendance gobelet grand format en
carton
Jus Carton, PET, verre
Carton, verre
Bières
Verre jetable, cannette
Verre jetable, tonneaux pour pression, cannette
Vins
Verre, carton
Verre, carton
Aux normes internationales utilisant des
technologies modernes pour les grandes
entreprises et obsolètes pour les petites.
Aux normes internationales avec des standards
élevés de qualité production (normes 22 000)
et un très grand degré d’automatisation.
CONDITIONNEMENT
TECHNOLOGIE
Toutes filières
/119
Performances économiques :
Le Benchmark réalisé à partir des entreprises françaises montre que les ratios sont beaucoup plus favorables pour
les entreprises algériennes en ce qui concerne les taux de valeurs ajoutées et les taux de marge d’exploitation
notamment en raison des consommations intermédiaires moins couteuses (eau, énergie, services, etc.).
L’avantage comparatif reste donc à l’Algérie, qui a d’ailleurs vu l’implantation d’un nombre important de sociétés
multinationales dans cette filière ces dernières années.
Tableau SWOT (forces, faiblesses, menaces, opportunités) par filière FORCES
FAIBLESSES
OPPORTUNITES
MENACES
• Taille du marché
• Concurrence déloyale
• Insuffisance de contrôle.
• Bonne rentabilité
• Cout de l’emballage
• Taille et croissance du
marché
• Couts des inputs
d’origine nationale
• Prolifération des marques
• Pyramide
des âges favorable
• Fortes taxations
BRSA
Boissons
gazeuses
• Cout de la main d’œuvre
• Contrôle encore
insuffisant
• Possibilité
d’exportation
• Fluctuation du prix du sucre
• P ersistance d’une économie
informelle
• Diversification.
• D umping dans le cadre de la
suppression de la liste négative dans le cas de la ZALE.
• Taille et croissance du
marché
• R isque de la pollution de
l’environnement de la source.
• Possibilité
d’exportation
• F luctuation du prix de la
matière première PET.
• Gisement important en
matière de sources.
• Taxes.
• Confusion dans les dénominations (eaux fruitées, jus etc.).
• Taille et croissance du
marché
• Faible niveau de développement
du circuit de distribution.
• Possibilité d’exportation.
• F orte dépendance à l’importation des intrants (extraits et
concentrés).
• Forte rentabilité
• Perception culturelle du produit
• Reserve de productivité.
• Réglementation contraignante
• Marché important
• Prix élevés en raison des charges
parafiscales.
• Maitrise de la distribution
pour les majors
• Diversification de la
gamme.
• TUC moyenne
• Persistance d’une concurrence
diffuse
• Faiblesse de la force de vente
des PME
• Faible niveau de développement
du circuit de distribution.
Eaux
• Taille du marché
embouteillées • Bonne rentabilité
• Qualité des produits.
Jus
• Qualité des produits
• Innovation
• Rentabilité importante.
• Cout de l’emballage
• Faible niveau de développement
du circuit de distribution.
Boissons alcoolisées
Bières
• Image de marque
reconnue à l’échelle
internationale
• D ifficulté de recrutement de
personnel qualifié
• R éduction des centres de
consommation et de distribution.
• Outil performant.
• Augmentation des taxes.
VINS
• Marques historiquement
reconnues et appréciées
dans certains pays européens (France).
• Programme de renouvellement des cépages
• Augmentation des taxes.
• Qualité des cépages
• Qualité variable
• Possibilités d’exportation.
• Environnement socioculturel
• Perception culturelle du produit
• Absence de recherche
développement
• Prix élevés en raison du cout du
raisin et des charges parafiscales.
120 / la filiere boissons EN Algerie 2012
• Concurrence internationale
• R éduction des centres de
consommation et de
distribution
•M
ain d’œuvre difficile
à trouver dans ce secteur.
L’analyse par le modèle de Porter
Le déterminant de la demande :
Le potentiel de croissance du marché national est contrasté, dégageant trois perspectives possibles :
ne évolution incertaine pour les filières des boissons alcoolisées, en raison des restrictions imposées par les
U
autorités locales dans l’octroi des agréments et d’un marché à l’export de plus en plus difficile.
• Un marché proche de la maturité pour les filières des boissons gazeuses ne pouvant être tiré que par
l’accroissement démographique.
• Un marché potentiel élevé pour les filières des jus et des eaux embouteillées. Pour ces filières, les perspectives
de développement sont certaines.
•
Ce déterminant doit inciter les entreprises à se développer sur les filières à fort potentiel de croissance.
Les déterminants de l’offre :
a) Ressources humaines
Le personnel, de formation correcte, ne possède pas cependant de compétence confirmée dans le domaine des
boissons. Le système de formation universitaire et de la formation professionnelle ne dispensent pas de formation
spécifique. Les entreprises dépendent de leurs fournisseurs de matériel ou d’ingrédients pour la formation technique
La contrainte de la main-d’œuvre qualifiée se pose avec acuité pour l’industrie de la bière et du vin.
b) Ressources en savoirs
Les grandes entreprises et les franchises internationales ont la possibilité de développer des savoirs spécifiques
à leurs filières. Les PME sont souvent dépourvues en savoirs. Le projet de création d’un centre technique et le
programme de mise à niveau peuvent constituer une réponse adéquate à cette contrainte.
c) Ressources en capital
Les enquêtes « producteurs » et l’analyse des bilans ont montré que des opérations d’investissements importants et
récents sont réalisées chez les acteurs dominants. Des augmentations de capital sont effectuées pour soutenir ces
efforts. Le financement devient un facteur important.
d) Ressources naturelles
Elle concerne les ressources en eau. Elle est à l’origine du développent prodigieux de la filière des eaux embouteillées.
Elle constitue cependant une contrainte pour l’investissement en raison des autorisations de forage. La protection
des nappes constitue par ailleurs une autre contrainte.
e) Infrastructure
L’infrastructure routière est en nette amélioration. L’autoroute Est-ouest est une réalisation structurante de
l’implantation des investissements. Elle peut aussi favoriser la mobilité de la main-d’œuvre.
Structure, Stratégie et rivalité entre les entreprises :
L’ouverture du marché et l’arrivée de franchises internationales ont profondément transformé la structure de
l’industrie des boissons. La disparition rapide des entreprises publiques des BRSA et de la bière a permis aux nouveaux
arrivants de capter des parts de marché importantes. Certaines entreprises privées ont réussi à se mettre à niveau
des standards des franchisées en innovant dans le conditionnement, les méthodes de distribution et la promotion.
Actuellement le marché est dominé par quelques entreprises leaders dans leur filière :
Industries en amont et apparentées :
Le secteur de l’emballage est de plus en plus perçu par les industriels algériens comme un élément essentiel de
l’attractivité de leurs produits, en particulier sur le marché local. La filière est structurellement importatrice, aussi bien
en matières premières destinées à la fabrication d’emballages qu’en produits finis.
/121
PERSPECTIVES :
1. Potentiel du marché national et ses perspectives d’évolution
a. L’eau embouteillée : L’eau en bouteille a enregistré une forte croissance depuis 2005. La demande pour l’eau
embouteillée devrait continuer à croître dans tous les groupes de revenu. La croissance continuera à être entraînée
par la plus large disponibilité de l’eau embouteillée et par un accent sur la santé à travers l’Algérie. b. Sodas : Les boissons gazeuses sont bien ancrées dans les habitudes de consommation. Dans le futur, il devrait y
avoir un intérêt croissant pour la santé, à la fois chez les consommateurs et chez les producteurs. Les entreprises sont
appelées à développer le positionnement marketing santé pour les produits à faible teneur en calories, en plus de
l’accent sur le prix et la publicité en vue de soutenir les ventes. c. Jus de fruits : La demande en jus de fruits progresse fortement, bénéficiant des préoccupations de la santé des
consommateurs, les produits sont considérés comme naturels et sains. Cette tendance est particulièrement forte
chez les consommateurs et les femmes dans les grandes villes, où le pouvoir d’achat est plus élevé. Cette tendance
devrait se poursuivre notamment chez les ménages à revenu moyen et élevé.
d. Concentrés de boisson : Les boissons sous forme de concentrés se sont développées rapidement, en raison de
l’existence de larges couches de population à faibles revenus, en particulier dans les zones rurales. Le concentré, en
général, et les concentrés de poudre, en particulier, bénéficient d’une demande à moindre prix que les boissons
gazeuses.
e. Bière : La demande pour les bières est contrastée, avec d’un côté l’interdit religieux et les restrictions dans la
distribution, de l’autre l’engouement chez une catégorie de consommateurs. Une incertitude caractérise de ce fait
les perspectives d’évolution de ce produit.
f. Vin : L’incertitude est encore plus forte pour ce produit, car il souffre des contraintes à l’export.
g. Boissons énergisantes : Les boissons énergisantes sont récentes mais connaissent une forte croissance, dans les
pays développés. En Algérie, Burn de Coca-Cola a été lancé en 2007 et les ventes continuent de croître.
2. Perspectives de la filière boissons:
L’étude se place dans un horizon de moyen terme (sur les cinq années à venir).
a. La concentration et la consolidation attendues du secteur :
On devrait s’attendre à une évolution vers une plus grande concentration de l’industrie. Il est attendu des entreprises
la poursuite des stratégies qui se dessinent déjà : la recherche des économies d’échelle, la diversification par produit
liés. Dans les deux cas, des investissements lourds sont nécessaires. Ils concernent les capacités de production, la
chaîne logistique et le marketing. Cependant, cette restructuration ne peut se réaliser qu’à long terme.
b. Le devenir du secteur informel
L’économie informelle ira en diminution dans le secteur des boissons. La concentration des entreprises, le renforcement
des contrôles et la sensibilisation des consommateurs sont des facteurs pouvant favoriser cette tendance. Le rôle des
pouvoirs publics est à même d’accélérer cette tendance.
c. Les conséquences de la mise en vigueur de l’accord d’association
Les accords d’association avec l’UE et la Zone de Libre-Echange Arabe constituent un facteur porteur d’avenir, dans
la mesure où il change radicalement le contexte concurrentiel de l’industrie nationale. Ces accords sont actuellement
perçus par les industriels algériens comme plutôt une menace. L’analyse du commerce extérieur de la filière boissons
a dégagé une balance positive pour les BRSA et en nette évolution. Les entreprises algériennes ont plutôt profité de
l’ouverture des marchés extérieurs et ont fait preuve d’un dynamisme certain. La balance est, par contre, négative
pour les boissons alcoolisées.
122 / la filiere boissons EN Algerie 2012
d. Les caractéristiques des entreprises qui se maintiendront en activité
Le profil des entreprises qui se maintiendront et se développeront dans le futur sont :
•
les entreprises à gamme diversifiée ;
•
les franchises internationales ;
•
les entreprises de grande taille.
e. L’amélioration de la rentabilité
L’amélioration souhaitée des marges des entreprises ne peut être réalisée que par une baisse des charges fiscales, en
particulier pour les eaux embouteillées ; la rationalisation des coûts étant largement engagée.
f. Les nouveaux investissements prévus
L’investissement productif est une réalité constatée chez toutes les grandes entreprises. L’investissement concerne :
•
La mise à niveau technologique,
•
L’extension de capacité,
•
L’innovation produits et conditionnement,
•
La logistique de distribution et production d’emballage (PET), dans certains cas.
g. Innovation produits, packaging
Pour les grandes entreprises, l’innovation constitue un axe fort. Elle traduit le souci de suivre les tendances du marché.
Les franchises internationales imposent au reste de l’industrie un rythme d’innovation élevé.
h. La logistique de distribution
La logistique de distribution est essentielle pour l’approvisionnement des marchés. Les entreprises sont souvent
obligées de développer leur propre logistique. Cette pratique devrait s’accentuer à cause du développement de la
grande distribution et des centrales d’achat qui émergent.
/123
RECOMMANDATIONS 1/ DEVELOPPER LES INSTRUMENTS JURIDIQUES DE CONTROLE
Amener les pouvoirs publics à étoffer les instruments réglementaires (textes, décrets, lois) relatifs aux normes
et recommandations devant s’appliquer à la filière, notamment en matière de définitions de produits.
Ceci permettra aux organismes de contrôle d’exercer leurs missions de manière plus qualitative et efficace mais
également d’aboutir à la pénalisation de certaines équivoques qui continuent à être entretenues par certains
producteurs sur les qualifications des produits (pur jus, jus, eau de source, eau de table etc.). L’élimination de cette
concurrence déloyale permettra de revaloriser les produits de la filière.
2/ INCITATION A LA MISE EN CONFORMITE AUX NORMES ISO
Malgré les efforts fournis, un grand nombre d’entreprises ne sont pas encore aux normes et des actions de soutien
peuvent être envisagées, notamment dans le cadre du Plan National de Mise à Niveau. Au niveau international, la
tendance dans l’industrie alimentaire est la mise en conformité aux normes ISO 22000 qui intègre l’ISO 9001, l’ISO
14000 et la méthode HACCP.
3/ PRODUCTIVITE ET OPTIMISATION DE LA GESTION
Elaborer des missions d’appui en termes d’organisation de la production et de maîtrise des processus d’ordonnancement
et de gestion des stocks. De manière plus générale, appuyer les entreprises dans l’élaboration et la mise en place
de procédures de gestion.
4/ DEVELOPPEMENT DE LA MAINTENANCE
Elaborer des missions d’appui pour la mise en place d’un système structuré de suivi de la maintenance et organiser
des cycles de formation.
5/ DEVELOPPEMENT DE SYSTEMES DE GESTION ASSISTES PAR ORDINATEUR
Appuyer les entreprises qui souhaitent mettre en place des systèmes automatisés et intégrés de gestion de type ERP
(Entreprise Ressource Planning).
6/ CREATION D’UN OBSERVATOIRE DE VEILLE STRATEGIQUE
La veille stratégique est utilisée par les entreprises, les organisations professionnelles et les gouvernements comme
un outil de visibilité et d’aide à la décision. Il est d’autant plus indispensable à l’Algérie qui s’est engagée à intégrer
l’économie nationale au marché mondial via les adhésions aux zones de libre-échange et, bientôt, à l’OMC. La veille
doit revêtir plusieurs dimensions :
réglementaire1 : nationale et internationale sur les normes et l’organisation des marchés internationaux,
• concurrentielle : contexte concurrentiel mondial et stratégie des firmes internationales,
• technologique : innovations des produits et des process,
• sociale : évolution des modes de vie et des habitudes de consommation.
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1. L’Association APAB dispose d’une cellule veille réglementaire et normative ainsi qu’un portail Web d’information
124 / la filiere boissons EN Algerie 2012
7/ CREATION D’UN CENTRE TECHNIQUE DES BOISSONS
Le centre technique est un outil qui permettra aux entreprises l’accès à des ressources immatérielles spécifiques et à
moindre coût. Le centre technique devra jouer un double rôle : être une interface entre les entreprises du secteur et
les prestataires de services et apporter des prestations directement. Le volet technologique est à privilégier dans le
domaine, notamment des contrôles de qualité mais aussi de l’optimisation de l’outil de production.
Ce centre technique devrait offrir une gamme complète de services, tels que :
interventions de conseil et d’assistance technique ;
formations inter et intra-entreprises ;
• animation d’un centre de documentation pour les industriels ;
• appui technique aux problèmes technologiques de la profession ;
• veille dans le domaine hygiène-HACCP assortie de plans d’alerte et de surveillance.
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8/ ENCOURAGEMENT DES EXPORTATIONS
Amener les pouvoirs publics à développer des actions de soutien à l’exportation (défiscalisation, couverture des
pertes de change etc.) et à pérenniser les transactions en les basant sur des contrats pluriannuels.
Dans cette optique, un projet de consortium, constitué en centrale d’exportation de la boisson algérienne, et organisé
par sous-filières serait une démarche à soutenir. Ce projet va dans le sens des démarches entreprises par l’APAB et le
MIPMIPI.
Un tel projet est déjà initié par les membres de l’APAB. Un consortium d’exportation boissons est créé au sein de
l’APAB et se compose de 11 membres.
9/ ADAPTATION DES PROFILS DE FORMATION AU SECTEUR
Développer à tous les niveaux (universitaires, ingénieurs et techniciens supérieurs) en années spéciales ou filières
spécifiques des formations adaptées aux métiers de l’agroalimentaire et, particulièrement, aux métiers de l’industrie
des boissons.
Créer un ou plusieurs centres de formation et de recyclage dans ces domaines. Une action d’appui à l’étude de
création (dimensionnement, programmes, gestion, rentabilité, etc.) de ce centre peut être réalisée dans le cadre du
Plan National de Mise à Niveau.
10/AIDES DE L’ETAT Des aides de l’Etat complémentaires au dispositif existant seraient d’un grand apport pour le développement
de la filière.
Protection de la santé et de l’environnement :
-Exonération fiscale de toutes les actions visant à l’obtention des divers certifications qualité et notamment
le HACCP ;
-Exonération fiscale de toutes les actions de traitement des déchets.
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mélioration de la maitrise des métiers et de l’innovation : En plus de la création des cycles de formation
A
spécialisés dans l’enseignement, participer à la création et au subventionnement d’un centre de recherche
dédié aux différents métiers de la filière.
• Développer le dispositif d’appui à l’exportation : le dispositif prévu par le FSPE (Fonds spécial pour la promotion
des exportations, Ministère du Commerce) constitue une bonne démarche qui demande plus de rapidité
dans sa mise en œuvre. Il en est de même du cadre incitatif aux exportations qui prévoit notamment des
exonérations fiscales (Code des impôts directs et taxes assimilées modifié par la loi de finances de 2011).
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