Etude sur les maisons des saisonniers

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Etude sur les maisons des saisonniers
Les Maisons des Saisonniers
en Rhône-Alpes
Etat des lieux et perspectives
Etude réalisée dans le cadre du Plan d’action stratégique de l’Etat en
région (PASER) Rhône-Alpes fiche-action n°13 :
« Agir pour un développement équilibré des zones de montagne »
Décembre 2006
Les maisons des saisonniers en Rhône-Alpes :
Etat des lieux et perspectives
Dans le cadre du Plan d’Action Stratégique de l’Etat en Région (PASER) Rhône-Alpes (ficheaction n°13), la Direction Régionale de l’Agriculture et des Forêts (DRAF) et la Direction
Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTEFP) ont souhaité
recenser les actions entreprises localement pour améliorer la situation professionnelle des
travailleurs saisonniers, notamment en matière d’accueil et d’information.
Cette étude, réalisée en décembre 2006, porte sur les 14 maisons des saisonniers présentes
dans la région Rhône-Alpes. Elle n’aurait pu être réalisée sans la collaboration des
coordinateurs et animateurs de ces structures, qui se sont notamment prêtés à notre
questionnaire. Nous les en remercions chaleureusement, ainsi que le Comité de Bassin
d’Emploi de l’arrondissement d’Albertville et la Mutualité Française Savoie, pour leur utile
contribution.
Sommaire
Introduction : une maison des saisonniers, qu’est-ce que c’est ? ……………... 1
Essai de définition…………………………………..………………………………………………………
Quel est le public d’une maison des saisonniers ? ………………………………………..
Quelles sont les missions d’une maison des saisonniers ? ……………………………...
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1. Portrait de groupe………………………………………………………………………………………………….
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A. Les maisons des saisonniers, une spécialité régionale………………………………...
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B. Des structures d’une grande diversité……………………………………………………………..
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Une région marquée par la saisonnalité………………………………………………………..
Les maisons des saisonniers : une spécificité montagnarde………………………….
Un phénomène récent, même dans les Alpes………………………………………………
En Rhône-Alpes, qu’appelle-t-on une maison des saisonniers ? …………………...
Quelles sont les missions développées en Rhône-Alpes ? …………………………….
2. Vers des maisons de la saisonnalité ? ……………………………………………………………. 15
A. Une fonction d’accueil et d’accompagnement des saisonniers ………………
La saison, ça se prépare……………………………………..………………………………………...
L’ « après-saison », un enjeu de taille……………………………………………………………..
Et pendant la saison ? …………………………………..……………………………………………….
B. Des espaces de concertation au service des territoires………………………………
Une nouvelle culture à acquérir…………………………………………………………………….
Les maisons des saisonniers travaillent en réseau (x) ………………………………….....
Une précieuse expertise sur la saisonnalité dans un territoire………………………..
En guise de conclusion : quelques perspectives de développement……..
Diversifier et sécuriser le financement des maisons des saisonniers……………….
Appuyer les coordinateurs et les animateurs des maisons des saisonniers……
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Annexes : …………………………………………………………………………………………...................................... 29
Une bibliographie non exhaustive……………………………………………………………………….. 31
Les maisons des saisonniers se présentent………………………………………………………… 33
07 - Maison de la saisonnalité d’Ardèche Méridionale………………………………….
26 - Points Infos Relais……………………………………………………………………………………..
38 - Espace saisonnier des Deux Alpes…………………………………………………………..
38 - Maison des services publics et des saisonniers………………………………………..
38 - Cellule Emplois saisonniers de la Bièvre…………………………………………………..
73 - Points Relais Saison de Maurienne…………………………………………………………..
73 - Les Espaces Saisonniers de Tarentaise…………………………………………………….
73 - Espace Saisonniers de Val d'
Isère……………………………………………………………
73 - Espace Saisonniers des Ménuires et Val Thorens……………………………………..
73 - Espace Saisonniers de Tignes…………………………………………………………………..
73 - Espace Saisonniers de La Plagne……………………………………………………………
73 - Espace Saisonniers de Courchevel…………………………………………………………
73 - Espace Saisonniers des Arcs……………………………………………………………………
74 - Cellule d’accueil des saisonniers du Chablais………………………………………..
74 – Points d’Accueil des Saisonniers du Chablais…………………………………………
74 – Espace saisonnier du Mont Blanc…………………………………………………………...
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Introduction :
Une Maison des Saisonniers, qu’est-ce que c’est ?
En France, le Ministère du Tourisme recense 24 maisons des saisonniers1. La région RhôneAlpes concentre à elle seule plus de la moitié de ces maisons des saisonniers (14 à ce jour),
qui portent d’ailleurs bien rarement ce nom (aucune en Rhône-Alpes, et seulement deux
dans le reste de la France).
Essai de définition
Il est courant d’entendre parler d’une maison des saisonniers pour désigner en fait un foyerlogement destiné à des saisonniers.
Le titre de « maison des saisonniers » n’a aucune valeur juridique (il désigne aussi bien des
associations ou des maisons de l’emploi que des services développés par une commune ou
une mission locale). Il ne correspond pas non plus à un label.
Dans ces conditions, les maisons des saisonniers se définissent par leur fonction (et leur public)
plutôt que par leur nature.
Dans cette étude, le terme « maison des saisonniers » s’appliquera à toute structure ou
service dédié à l’accueil et à l’information des saisonniers sur un territoire donné.
Cette définition exclut de fait les structures ou les services qui rencontrent des saisonniers et
les informent plus ou moins régulièrement, au même titre que d’autres publics : missions
locales, maisons de l’emploi, agences locales pour l’emploi, foyers-logements…
Quel est le public d’une maison des saisonniers ?
Le statut de « saisonnier » n’existe pas. Seul un emploi, et non une personne, peut être qualifié
de saisonnier. Le code du travail indique en effet, à l’article L.122-1-1, qu’un contrat de travail
à durée déterminée (CDD) peut être conclu pour un emploi à caractère saisonnier. Et le
code de la sécurité sociale précise, depuis un décret du 28 juin 2006, qu’une activité
saisonnière est une « activité limitée dans le temps correspondant à des tâches normalement
appelées à se répéter chaque année aux mêmes périodes en fonction du rythme des
saisons ou des modes de vie collectifs2 ».
Sans plus de précisions, est saisonnier ou saisonnière toute personne qui exerce un emploi
saisonnier, de quelques jours ou de plusieurs mois, régulièrement ou une seule fois dans sa
vie, en CDD saisonnier ou en intérim… Sans oublier les travailleurs indépendants qui vivent eux
Liste des maisons des saisonniers téléchargeable sur :
http://www.tourisme.gouv.fr/fr/z2/prof_touristique/emploi_tourisme/emploi/saisonniers/lieu.jsp
2 Article R.171-3-1 du code de la sécurité sociale
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aussi au rythme des saisons : moniteurs de ski bien sûr, mais aussi professeurs de canoë ou
plagistes !
Cette définition très vaste, et la faible durée moyenne des contrats saisonniers expliquent en
partie la quasi absence de chiffres fiables sur les travailleurs saisonniers. On sait cependant
que les deux secteurs d’activités les plus touchés par la saisonnalité des emplois et des
activités sont l’agriculture et le tourisme, qui emploieraient respectivement 850 0003 et
420 0004 saisonniers chaque année en France. Mais d’autres secteurs, tels que l’agroalimentaire, le bâtiment ou les transports sont également concernés.
On sait également que les personnes qui exercent un emploi saisonnier se trouvent dans des
situations très variées, qui leur posent plus ou moins de difficultés.
Il y a tout d’abord une grande différence entre ceux qui habitent sur place et ceux qui
viennent de plus loin, voire de très loin. On parle alors de saisonniers locaux, qui ne
rencontrent pas de problème de logement, et de saisonniers mobiles, qui doivent trouver à
se loger pour le temps de la saison. Il y a ensuite une grande différence entre les personnes
qui ont fait le choix de travailler régulièrement en saison, et celles qui exercent un emploi
saisonnier « en attendant mieux ».
En 2002, la Fondation Abbé Pierre se penche sur les problèmes de logements rencontrés par
les travailleurs saisonniers5 et décrit plusieurs profils de saisonniers, suivant que le travail
saisonnier est :
un choix de vie : les professionnels de l'
emploi saisonnier sont alors des pluriactifs résidant
sur le site, ou bien des migrants d'
un site d'
hiver à un site d'
été ;
un passage : il peut s'
agir de jeunes qui cherchent à compléter leur formation, ou bien de
personnes en situation précaire ;
un "petit boulot" pour des personnes (majoritairement des étudiants) qui cherchent un
revenu d'
appoint.
Les maisons des saisonniers s’adressent donc à un public très hétérogène, dont les questions
et les difficultés peuvent varier considérablement.
3 Une saison sans enfer, La Nouvelle Vie Ouvrière, Hors-série de juillet 2005, CGT (d’après les chiffres de l’Association
Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture, consultables sur www.anefa.org)
4 Propositions pour l’amélioration de la situation sociale et professionnelle des travailleurs saisonniers du tourisme,
Anicet Le Pors, La Documentation Française, 1999
5 Les saisonniers, des conditions de vie indignes pour les soutiers du tourisme et de l’agriculture, Fondation Abbé
Pierre, annexe du rapport 2002 sur l’état du mal-logement en France, 2003
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Quelles sont les missions d’une maison des saisonniers ?
Par définition, une maison des saisonniers est une structure ou un service dédié à l’accueil et
à l’information des saisonniers sur un territoire donné.
Cette mission essentielle est souvent à l’origine de la création d’une maison des saisonniers,
mais elle n’est jamais considérée comme une fin en soi. Les « espaces saisonniers » ou les
« maisons de la saisonnalité » se présentent généralement comme un service au territoire
plutôt qu’aux seuls saisonniers, locaux ou extérieurs. Or les questions soulevées par la
saisonnalité sont nombreuses…
La première problématique soulevée par la saisonnalité des emplois touristiques ou agricoles
concerne évidemment l’emploi. Comment recruter massivement, pour une courte durée, sur
un petit territoire, du personnel qualifié et motivé dans des secteurs en tension ? L’enjeu est
de taille pour les territoires ruraux et/ou touristiques, dont la bonne santé économique repose
essentiellement sur des activités saisonnières.
Et derrière les difficultés de mise en adéquation de l’offre et de la demande d’emplois
saisonniers, c’est la question de la formation et de la préparation des saisonniers qui se pose.
Dans un contexte de forte concurrence internationale, aussi bien en agriculture que dans le
tourisme, c’est sur un service ou une production de qualité que misent les entreprises
françaises, qui ont donc tout intérêt à disposer d’une main-d’œuvre motivée et qualifiée
pour tirer parti de la saison.
Enfin, une fois la main-d’œuvre recrutée et formée, non sans mal, encore faut-il s’assurer de
sa fidélité d’une année sur l’autre. C’est là que la question des conditions de travail et des
conditions de vie intervient.
Puisque la main-d’œuvre locale suffit rarement (en termes quantitatifs et qualitatifs) à
pourvoir tous les emplois saisonniers, de nombreux saisonniers sont recrutés à l’extérieur du
territoire et viennent parfois de loin. Il faut alors qu’ils puissent se loger sur place ou, à défaut,
qu’ils disposent d’un moyen de locomotion entre leur logement et leur lieu de travail. La
question du logement et des transports est liée. Or les prix pratiqués dans les zones
touristiques, le besoin massif de logements dans un espace restreint et pour une durée très
limitée, le prix des navettes touristiques et le relatif isolement des stations ou des exploitations
agricoles sont autant de difficultés à résoudre.
Or ces difficultés se répercutent sur les conditions de vie des saisonniers. Elles ont des
conséquences sur leur vie familiale, qu’elles rendent très difficile sinon impossible, et sur leur
santé. Dans ce domaine, le rythme intense du travail en saison, et dans les stations le
contexte festif, incitent à des prises de risques, tandis que l’accès aux soins est rendu difficile
par les problèmes de transport, le manque de disponibilité, la difficulté pour les médecins du
travail d’effectuer toutes les visites d’embauche, sans oublier la pénurie de médecins dans
les zones rurales ou de montagne.
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Enfin, ce rapide tableau ne serait pas complet si l’on omettait les difficultés d’ordre
administratif (suivi des dossiers en cas de mobilité géographique, accès à l’aide au
logement…) ou psychologique (isolement, rythme de travail…) que peut entraîner le travail
saisonnier.
Les maisons des saisonniers répondent donc aux questions que se posent les saisonniers en
matière d’emploi et de droit du travail, de formation, de logement et de transport, de
santé…et les orientent vers les bons interlocuteurs. Il leur arrive également de développer des
actions spécifiques dans l’un de ces domaines, ou dans d’autres, comme celui de la
pluriactivité ou du dialogue social. Mais, en rendant service à un public particulier, les
maisons des saisonniers travaillent en fait au service de leur territoire. Elles interrogent leurs
partenaires (élus, employeurs, acteurs institutionnels…) et leur apportent des éléments de
réponse en matière de gestion des compétences et des emplois, de développement de
l’offre de logements, ou encore de santé publique.
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1. Portrait de groupe
En Rhône-Alpes, les maisons des saisonniers se distinguent à la fois par leur ancienneté (la
première maison des saisonniers est née en Savoie en 1991), leur nombre (on en compte 14,
soit plus de la moitié des 24 structures recensées en France), et leur diversité. Innovante en la
matière, la région est la seule à avoir développé des réseaux de points d’information, et de
nouveaux projets continuent de se développer régulièrement. Comment expliquer que les
maisons des saisonniers se soient à ce point développées dans la région ?
A. Les maisons des saisonniers, une spécialité régionale
Pour mieux comprendre le nombre et la répartition des maisons des saisonniers en RhôneAlpes, il faut se souvenir que la région emploie toute l’année de nombreux saisonniers,
essentiellement dans le secteur agricole et dans le tourisme.
Une région marquée par la saisonnalité
Pour 2006, l’Unedic a estimé à 48 300 le nombre de projets de recrutements liés à une activité
saisonnière en Rhône-Alpes, secteurs agricoles et publics exceptés6. De son côté, l’INSEE
estimait en 2000 à seulement 34 500 le nombre d’emplois saisonniers d’hiver ou d’été dans les
zones les plus touristiques de la région (dont la totalité des Alpes)7. Quant à l’ANPE, elle
dénombrait en 2005 près de 53 800 offres d’emplois saisonniers sur toute la région (tous
secteurs d’activité confondus)8. Ce chiffre est revu à la hausse dans un autre document
produit par l’ANPE, consacré à l’hôtellerie-restauration en Rhône-Alpes ; 60 000 saisonniers
exerceraient dans les métiers de l’hôtellerie-restauration en stations de sports d’hiver. Ils
seraient plus de 16 000 à travailler dans les exploitations viticoles et arboricoles. Et si l’on
prend, enfin, les statistiques établies par la Direction Régionale de l’Agriculture, près de
130 000 contrats à durée déterminée ont été signés en 2005 dans le secteur agricole, dont
une bonne part de contrats saisonniers9.
Si les chiffres, on le voit, restent approximatifs, ils n’en témoignent pas moins de l’importance
des emplois saisonniers, qui représentent jusqu’à 37% des offres d’emplois dans le
département de la Savoie. Sur de nombreux territoires, la saisonnalité, et l’enchaînement de
divers travaux saisonniers, est une réalité incontournable. Les « calendriers des saisons »
élaborés en Ardèche10 ou en Haute-Savoie11 en témoignent : il est possible, au moins en
théorie, de vivre de la saisonnalité en Rhône-Alpes, en enchaînant les saisons agricoles et/ou
Enquête sur les besoins en main-d’œuvre en 2006, CREDOC, pour les Alpes et les Vallées du Rhône et de la Loire
Les Emplois saisonniers en Rhône-Alpes, INSEE, dossier n°135, octobre 2000
8 Informations mises en ligne sur www.anpe.fr, dans les pages Rhône-Alpes, rubrique L’emploi saisonnier rhônalpin
9 Statistiques sur l’emploi salarié agricole en Rhône-Alpes pour l’année 2005, CD-ROM mis au point par la DRAF à
partir des éléments fournis par la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole
10 Guide de la saisonnalité et de la pluriactivité en Sud Ardèche, Site de Proximité Amesud, 2006
11 Guide des saisonniers, Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais, 2005
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touristiques sur son bassin d’emploi ou dans la région. La saisonnalité n’est donc pas une
réalité ponctuelle, comme elle peut l’être dans certaines stations du littoral, mais souvent
incontournable.
Cela dit, la répartition des emplois saisonniers n’est pas homogène, et quatre départements
se distinguent par le poids de la saisonnalité dans leur économie : il s’agit de la Savoie, de la
Haute-Savoie, de la Drôme et de l’Ardèche. L’Isère et le Rhône sont également concernés,
quoique les emplois saisonniers, pourtant nombreux, représentent une moindre proportion
d’emplois pour le territoire. Ces 6 départements se distinguent à la fois par la présence de
zones très touristiques et de zones agricoles où la viticulture, l’arboriculture ou le maraîchage
prédominent. Ce n’est donc pas un hasard si les maisons des saisonniers sont présentes en
Isère, en Haute-Savoie, et en Savoie ainsi que dans la Drôme et l’Ardèche. Ces 5
départements ont d’ailleurs été repérés par la Direction du Travail, qui y diffuse des brochures
récapitulant les droits attachés aux contrats saisonniers, en hôtellerie-restauration ou ailleurs,
et des adresses utiles pour chaque département12. Cependant, la répartition de ces
structures n’est pas homogène, comme le montre la carte ci-dessous :
Répartition géographique des saisonniers et des maisons des saisonniers en Rhône-Alpes
(source ANPE : nombre et proportion d’offres d’emplois saisonniers en 2005)
Ain
Haute-Savoie
587 offres
3% des emplois
Loire
710 offres
2% des emplois
8386 offres
20% des emplois
Rhône
19 171 offres
15% des emplois
Savoie
10 905 offres
37% des emplois
Isère
4239 offres
8% des emplois
Ardèche
2645 offres
23% des emplois
Drôme
7128 offres
25% des emplois
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6
Maisons des saisonniers
Antennes
Points d’information
Les plaquettes sont téléchargeables sur : http://www.rhone-alpes.travail.gouv.fr/publications/index3.html
Les maisons des saisonniers : une spécificité montagnarde
Sur les 14 maisons des saisonniers ou réseaux de points d’information présents en RhôneAlpes, 11 s’adressent à des saisonniers du tourisme en station de montagne. Cette forte
implantation dans les Alpes s’explique en partie, mais pas seulement, par l’importance de
l’activité touristique. Parmi les 17 zones les plus touristiques de la région étudiées par l’INSEE en
200013, figurent en effet des zones où aucune maison des saisonniers n’a eu l’occasion de
s’implanter jusqu’à ce jour (les rives du Lac Léman, le Pays Beaujolais, le Vercors…).
Le contexte de la station de montagne semble particulier dans la mesure où, comme en
Ardèche Méridionale, l’activité touristique génère un volume important d’emplois, sur une
période beaucoup plus courte qu’en zone urbaine ou sur le littoral méditerranéen (les saisons
durent environ 4 mois l’hiver en montagne et 2 mois l’été en montagne ou à la campagne,
contre des saisons de 7 à 8 mois sur la Côte d’Azur). D’autre part, le poids de l’activité
touristique dans l’économie et le marché de l’emploi se révèle beaucoup plus important en
montagne que sur le littoral ou en ville14 : les zones de montagne ne représentent que 10% de
l’emploi touristique, loin derrière les zones urbaines, littorales et rurales, mais c’est en
montagne que la proportion d’emplois touristiques est la plus importante. C’est ce que
confirment les chiffres de l’ANPE d’Albertville (au pied des stations de la Tarentaise), qui a
enregistré plus de 13 000 offres d’emplois en 2005, dont 70% concernaient des emplois
saisonniers15.
La saisonnalité de l’activité économique et des emplois « saute aux yeux » dans les stations
de montagne, où les saisonniers se concentrent. Alors que les emplois saisonniers agricoles
sont la plupart du temps dispersés sur le territoire, les emplois saisonniers se concentrent en
montagne dans des villages devenus villes le temps de quelques mois. Enfin, le volume
d’emplois saisonniers générés par l’activité touristique est sans rapport avec le nombre de
demandeurs d’emplois présents sur le territoire. Il faut recourir massivement à des saisonniers
venus d’autres départements, voire d’autres régions. Dans la vallée de la Tarentaise, où se
trouve la moitié des structures recensées, 80% des saisonniers viennent d’un autre territoire16,
ce qui entraîne des difficultés particulières de logement, de transport, de besoin
d’information sur le territoire… Enfin, la présence des saisonniers, beaucoup plus visible dans
les stations de montagne (au moins les plus importantes) que partout ailleurs, pose des
questions beaucoup plus pressantes, du fait du relatif isolement géographique des stations,
éloignées des villes et de leurs services (missions locales, agences pour l’emploi, médecins…).
Enfin, la concentration des lieux de vie, de logement et de loisirs rend pertinente la création
d’un espace d’accueil physique au cœur de la station, permettant de pallier l’absence de
Les Emplois saisonniers en Rhône-Alpes, INSEE, dossier n°135, octobre 2000
L’emploi salarié dans le tourisme, INSEE Première n°1099, août 2006
15 Présentation de l’emploi saisonnier en Tarentaise, sur le site de l’ANPE, www.anpe.fr
16 Présentation de l’emploi saisonnier en Tarentaise, sur le site de l’ANPE, www.anpe.fr
13
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7
services trop éloignés de la station (sachant qu’une part non négligeable de saisonniers ne
dispose pas de moyens de transport).
En-dehors de la montagne, c’est à Vallon Pont d’Arc, une zone où l’emploi saisonnier du
tourisme est très important, voir vital pour la survie du territoire, qu’une maison de la
saisonnalité a vu le jour. La seule structure destinée à accueillir et orienter majoritairement des
saisonniers de l’agriculture se trouve dans le canton de Beaurepaire, une zone où la
saisonnalité ne passe pas non plus inaperçue…
La présence d’une maison des saisonniers semble donc liée à l’importance des emplois
saisonniers pour le territoire, mais aussi à la concentration des saisonniers sur un territoire, qui
favorise une prise de conscience et justifie la mise en place d’une structure ou d’un service
d’accueil dédié à ce public.
Un phénomène récent, même dans les Alpes
Si la création de maisons des saisonniers répond à un besoin des territoires, la prise en
compte de ce besoin est récente.
Accueillir les saisonniers, une évidence ?
Il semblerait que la création de structures d’accueil et d’information des saisonniers coïncide
avec la prise de conscience d’une concurrence accrue des stations de montagne, mais
aussi des productions agricoles, au niveau international. Dans un tel contexte, c’est sur la
qualité des services ou de la production que les entreprises et les territoires ont choisi de
miser, d’où le souhait de fidéliser un personnel qualifié sur place, en lui offrant un véritable
accueil. Le Conseil Economique et Social Régional notait en 1997 que « l’amélioration des
conditions d’existence des saisonniers répond à la nécessité de renforcer la qualité de l’offre
touristique dans un contexte de forte concurrence. Les compétences, l’expérience et la
motivation des saisonniers sont à la base du maintien et du développement de prestations
adaptées aux exigences du marché. Agir sur ces déterminants permet de renforcer
l’attractivité des zones touristiques »17.
Mais cette prise de conscience n’est pas encore une tendance de fond, comme en
témoignent des travaux récents : dans des stations « en pilotage automatique »
18
, dont le
développement semble freiné par un « faisceau d’intérêts contradictoires », la dimension des
ressources humaines est rarement prise en compte, ou alors loin derrière la gestion du
patrimoine foncier et des remontées mécaniques.
En France, la plus ancienne maison des saisonniers est alpine : il s’agit de l’Espace Saisonniers
des Ménuires, créé en 1991. Mais elle n’a pas été créée dans un objectif d’amélioration de la
gestion des ressources humaines sur la station. Initiée par un Conseil Communal de
Avis du 21 mai 1997 relatif aux conditions de vie des saisonniers dans les stations touristiques, CESR Rhône-Alpes
Stations de montagne, vers quelle gouvernance ? Actes de la conférence-débat du 30 avril 2004 à l’Université de
Savoie, Editions Comp’act
17
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8
Prévention de la Délinquance, elle a eu pour première mission de réduire les prises de risques
des saisonniers en matière de santé, et notamment la toxicomanie.
La dimension des ressources humaines et du service aux territoires semble avoir été mise en
avant plus récemment, aux Ménuires bien sûr, ou lors de la création, en 2001, de l’Espace
Saisonniers de Courchevel, conçu comme un Espace Emploi Formation. En Rhône-Alpes, la
démarche est venue le plus souvent d’élus ou d’associations, mais rarement des partenaires
sociaux ou des missions locales comme cela s’est fait majoritairement ailleurs. L’optique
adoptée, au moins dans un premier temps, a été celle du service public ou du service social,
plutôt que de la gestion de la station et de ses ressources humaines.
Les maisons des saisonniers sont jeunes
En Rhône-Alpes, les maisons des saisonniers ont en moyenne 5 ans, la plupart ayant été
créées après 2003. Elles sont en constante évolution : une question de moyens financiers et
de personnel, mais aussi de contexte politique ou économique… et de dynamisme ! L’année
2006 a vu naître deux nouvelles maisons des saisonniers, aux Deux Alpes (38) et à Chamonix
et Megève (74), cette dernière devant être inaugurée officiellement le 15 décembre 2006.
Elle a également vu se poursuivre sous une autre forme la Cellule d’Accueil des Saisonniers
du Chablais (74), créée dans le cadre d’une mesure expérimentale de trois ans, et reprise
par la Mission Locale du Chablais dès cette saison d’hiver 2006-2007.
Enfin la région, qui a inventé les maisons des saisonniers, a aussi inventé des solutions plus
informelles, qui sont d’ailleurs apparues plus tard et n’ont pas encore d’équivalent ailleurs. Le
réseau des 25 points d’information Relais Saisons, animé par le Syndicat du Pays de
Maurienne, est né en 2004. Celui des 5 Points Infos Relais est né l’année suivante dans la
Drôme, dans le cadre d’un groupe de travail piloté par la Direction du Travail.
Bien que la saisonnalité des emplois touristiques et agricoles ne date pas d’hier, la prise de
conscience de ses enjeux est récente. Les maisons des saisonniers sont donc des structures
jeunes et appelées à évoluer.
9
B. Des structures d’une grande diversité
Les maisons des saisonniers, en Rhône-Alpes comme ailleurs, sont des réponses locales à
une problématique commune (la saisonnalité de nombreux emplois et les difficultés
rencontrées par les saisonniers ou leurs employeurs), qui se décline différemment selon les
territoires. Pour ne prendre qu’un exemple, les difficultés de logement des saisonniers n’ont
pas la même ampleur dans une station-village employant peu de personnes extérieures ou
dans une station intégrée employant une forte proportion de saisonniers venus d’autres
départements ou régions.
Leur création ne résulte pas d’une opportunité extérieure (comme cela peut être le cas pour
une maison de l’emploi) mais d’une dynamique locale. Nul besoin de répondre à un cahier
des charges imposé de l’extérieur ou de respecter des normes particulières pour s’intituler
« maison des saisonniers ». Seul un objectif assez large compte, celui d’apporter un service
aux personnes travaillant au rythme de la saison.
C’est la raison pour laquelle il est assez difficile, voir impossible, de dégager un portrait-type
de ces structures, qui par ailleurs ne forment pas à proprement parler un réseau régional.
En Rhône-Alpes, qu’appelle-t-on une maison des saisonniers ?
En Rhône-Alpes comme ailleurs en France, les maisons des saisonniers ne possèdent pas
d’identité juridique propre, lorsqu’elles en possèdent (les 5 Points Infos Relais de la Drôme sont
portés par 5 structures indépendantes juridiquement : une agence locale pour l’emploi, une
mission locale, un espace rural emploi formation, un site de proximité et l’association
départementale pour l’emploi et la formation en agriculture).
Le terme « maison des saisonniers », employé par les observateurs extérieurs plutôt que par les
acteurs eux-mêmes19, recouvre des réalités différentes, parfois franchement atypiques. On
dégagera cependant deux grandes tendances : les maisons des saisonniers sont souvent des
services développés par une collectivité territoriale, ou par une mission locale (voire une
maison de l’emploi).
Le portage associatif ou territorial, une spécificité de la région
L’Espace Saisonniers de Val d’Isère est le seul en France à posséder un statut associatif.
L’association Vie Val d’Is, qui porte cet Espace Saisonniers, a été créée en 2003 par des
habitants de la station, décidés à lutter contre un sentiment de mal-être dans la station, que
plusieurs suicides avaient révélé au cours des hivers précédents. Désireux d’animer la vie à
Val d’Isère, en saison et en intersaison, pour les habitants à l’année et les saisonniers,
l’association a développé peu à peu de nombreux services en faveur de ces derniers.
19 Aucune maison des saisonniers ne porte ce nom en Rhône-Alpes, cette dénomination servant plutôt aux
partenaires et aux acteurs institutionnels, pour repérer une mission identique chez des structures très différentes.
10
Les 5 autres Espaces Saisonniers de la Tarentaise (73) sont des services développés par les
communes concernées, aux Ménuires en 1991 avec une antenne à Val Thorens en 1996, à
Tignes en 1996, à Courchevel en 2001, à La Plagne et aux Arcs en 2003. C’est également la
volonté d’élus qui a fait aboutir en 2004 le réseau des points Relais Saisons, animé par une
chargée de mission du Syndicat de Pays de Maurienne (73). La création d’un service
d’accueil et d’information des saisonniers au sein de la maison des services publics de Bourg
d’Oisans (38), est elle aussi le fait des élus locaux, dans le cadre du Syndicat Intercommunal à
Vocation Multiple de l’Oisans. Enfin, l’Espace Saisonnier des Deux Alpes (38), né en 2006, est
l’extension d’un service original de mobilisation des résidences secondaires et logements
vacants au profit des saisonniers de la station, mis en place par la Communauté de
Communes des Deux Alpes.
L’implication des élus, au moment d’impulser la création de tels services, est donc
particulièrement forte en Savoie et en Isère. On relève rarement une telle implication ailleurs
en France, hormis dans le bassin d’Arcachon (33).
Le portage par une mission locale ou une maison de l’emploi
Seule en Rhône-Alpes et en France, la Cellule d’Accueil des saisonniers du Chablais a été
portée de 2003 à 2006 par un Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification
(GEIQ) en hôtellerie-restauration, dans le cadre d’un Contrat de Développement RhôneAlpes (CDRA). L’initiative de cette expérience revenait à un syndicat hôtelier, bien décidé à
fidéliser les saisonniers sur le territoire.
Cette mission revient désormais à la Mission Locale du Chablais, depuis le mois de novembre
2006. Le portage de maisons des saisonniers par des missions locales, assez courant en
France, est également une réalité dans la région Rhône-Alpes. Au contact de nombreux
saisonniers ou candidats à la saison, les missions locales travaillent déjà en partenariat avec
diverses structures et administrations, au point d’avoir créé le réseau Jeunes Emplois Mobilité
Rhône-Alpes (JEMRA), qui accompagne depuis plusieurs années le départ en saison de
nombreux jeunes20. C’est ainsi que les Missions Locales de la Bièvre en 1997, d’Ardèche
Méridionale en 1999, et du Chablais à présent, ont développé des services « maison des
saisonniers ». Il faut également noter l’influence déterminante de la Mission Locale de la
Maurienne dans la mise en place du réseau Relais Saisons par le Syndicat de Pays de
Maurienne.
Enfin, les points d’accueil de Chamonix et Megève (Espace Saisonnier du Mont Blanc), qui
seront inaugurés le 15 décembre 2006, sont les seuls en Rhône-Alpes à être portés par une
maison de l’emploi, celle de l’arrondissement de Bonneville (74). L’ouverture de ces points
d’accueil ouvre-t-elle une nouvelle page de l’histoire des maisons des saisonniers dans la
région ? Une chose est sûre : en France, les nouvelles maisons des saisonniers, nées en Corse
20
Le réseau JEMRA se présente sur www.jemra.org
11
en 2006 ou en projet dans le Pas-de-Calais, sont ou seront portées par des maisons de
l’emploi.
Quelles sont les missions développées en Rhône-Alpes ?
De natures très différentes, les maisons des saisonniers sont nées pour répondre à des
demandes locales, parfois très éloignées d’un territoire à un autre.
On notera ainsi que dès le départ, l’Espace Saisonniers des Ménuires a mis l’accent sur la
santé des saisonniers et la prévention des risques en la matière, alors que l’Espace Saisonniers
de Val d’Isère a d’abord souhaité développer plus de convivialité et proposer un meilleur
accueil aux saisonniers. Il n’est donc pas étonnant que l’Espace des Ménuires soit le premier
à avoir organisé des journées de dépistage anonyme et gratuit du sida et des hépatites,
tandis que l’Espace de Val d’Isère a mis au point très tôt une carte destinée aux saisonniers,
proposant une assurance à prix réduit pour les sports de neige ainsi que d’autres avantages
(réductions chez certains commerçants…).
On remarquera par ailleurs que l’Espace Saisonnier développé par la communauté de
communes des Deux Alpes est une extension du service mis en place pour accroître l’offre
de logements aux travailleurs saisonniers, tandis que le réseau des Points Infos Relais, dans la
Drôme, vise en premier lieu à développer la pluriactivité et le maillage d’emplois
complémentaires sur le territoire.
Cependant, l’action de ces maisons des saisonniers dépasse généralement de beaucoup
leur vocation initiale. Les problématiques repérées au départ sont parfois très spécialisées,
comme dans les exemples précédents, et parfois beaucoup moins, l’essentiel étant de régler
le vaste « problème de la saisonnalité ». Mais dans tous les cas, les domaines d’action tendant
à se multiplier, et le public à s’élargir, aux habitants à l’année et aux employeurs de maind’œuvre saisonnière.
Au-delà de leurs différences, les maisons des saisonniers se préoccupent toutes des
conditions de travail et de vie pendant la saison. Suivant leurs moyens, elles proposent de
l’information et/ou mettent en place des actions spécifiques, toujours dans le cadre d’un
partenariat.
L’emploi, une priorité absolue
Toutes les maisons des saisonniers recensées en Rhône-Alpes abordent la question de
l’emploi et des conditions de travail. Cela n’a rien d’étonnant quand on sait que le premier
public auquel elles s’adressent se définit justement par une forme d’emploi particulière. La
présence d’une bourse d’emploi, d’une permanence de l’ANPE, voire l’organisation de
forums de l’emploi ou l’aide à la rédaction de CV est très fréquente. De nombreuses maisons
des saisonniers ont conclu une convention de partenariat avec l’ANPE, et quelques unes
s’impliquent dans des programmes de mobilité des saisonniers (entre la mer et la montagne,
comme à Courchevel, ou dans la région Rhône-Alpes, comme dans la Bièvre). Par ailleurs, les
12
maisons des saisonniers, disposent a minima des brochures d’information de la direction du
travail sur les contrats saisonniers dans l’hôtellerie-restauration et ailleurs. Par contre,
l’implication et la présence des partenaires sociaux est rare, à la fois auprès du public mais
surtout dans les comités de pilotage des maisons des saisonniers. Elle se heurte dans certaines
stations à la résistance des acteurs locaux. A signaler toutefois, l’expérience des « médiateurs
sociaux du travail », menée à Courchevel par des partenaires sociaux déjà à l’origine du
premier accord interprofessionnel sur le logement des saisonniers21.
Par contre, les difficultés de recrutement d’une part, et l’aspiration de nombreux saisonniers à
évoluer d’autre part, ont conduit un certain nombre de maisons des saisonniers à se
préoccuper des questions de formation. Les actions menées sont des plus diverses : mise à
disposition de brochures, organisation de permanences ou de réunions d’information,
accompagnement des saisonniers dans le montage de leurs dossiers, mise en place
d’actions de formation innovante ou à distance…
Le logement et la santé, deux questions incontournables
En dehors de l’emploi, le logement, difficile à trouver, souvent trop cher et parfois
inconfortable ou éloigné du lieu de travail, est la deuxième priorité des saisonniers. Dans ce
domaine, toutes les maisons des saisonniers interviennent. Elles jouent essentiellement un rôle
d’information auprès du public, sur les offres d’emploi logées ou non, les aides au logement…
Certaines travaillent plus en amont, dans le cadre de groupes de travail, pour sensibiliser les
employeurs et les élus et participer au lancement de programmes de construction (comme
en Ardèche Méridionale) ou de réhabilitation (voire de mobilisation de logements vacants
dans le cas particulier de l’Espace Saisonnier des Deux Alpes). Cette préoccupation pour le
logement va souvent de pair avec une réflexion sur les moyens de transport, voire les
conditions de stationnement en station. Le guide Infos Saisonniers de Courchevel consacre
ainsi une double page à ces questions.
La santé, quant à elle, semble plutôt préoccuper les personnes qui travaillent au contact des
saisonniers que les saisonniers eux-mêmes. Une enquête réalisée dans les Aravis en 200522
relève que pour 80% des personnes interrogées, le fait de travailler en saison n’entraîne pas
de risques pour la santé. La même enquête, et d’autres encore, montrent pourtant que les
risques et les difficultés existent, notamment en matière de consommation de tabac,
d’alcool ou de substances illicites, supérieure chez les saisonniers à la moyenne nationale, y
compris pour une même tranche d’âge23. Toutes les maisons des saisonniers recensées,
hormis le réseau de Points Infos Relais dans la Drôme (où ce type de groupe de travail
n’existe pas encore) et la Cellule Emplois Saisonniers de la Bièvre (où les saisons sont plutôt
agricoles), participent à l’un des groupes de travail sur la santé des saisonniers du tourisme,
21 Accord interprofessionnel sur le logement des saisonniers en Savoie, décembre 2003, étendu en 2004 à l’ensemble
de la France par une convention Etat-UESL
22 Enquête sur les travailleurs saisonniers d’hiver des stations touristiques du Massif des Aravis, Chalet du Thianty, 2005
23 Consommation de substances psycho-actives chez les saisonniers d’une station de ski de la Tarentaise, Julie
Marteau, mémoire de fin d’études, avril 2003
13
qui mutualisent leurs initiatives au sein du Pôle Ressources Régional Saisons Santé24. Par suite,
elles participent aux actions organisées par ces groupes de travail (journées d’information ou
de dépistage du sida et des hépatites, sensibilisation des médecins et pharmaciens...) et
proposent de l’information dans ce domaine, voire des permanences de professionnels de la
santé et de la prévention. En Savoie, les Espaces Saisonniers travaillent en bonne intelligence
avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie pour informer les saisonniers sur leurs droits, la
carte vitale…
Malgré des histoires et des vocations premières assez diverses, les maisons des saisonniers se
rejoignent en Rhône-Alpes pour informer et aider les saisonniers dans deux domaines : les
conditions de travail (emploi, formation, droit du travail…) et les conditions de vie (logement,
transport, santé…).
Mais il faut aller plus loin pour cerner la véritable originalité de ces dispositifs, et comprendre
leurs rôles sur les territoires. Les maisons des saisonniers exercent avant tout une fonction
d’accueil (et parfois d’animation dans la station), doublée d’une fonction de relais entre les
saisonniers, les habitants à l’année ou les employeurs, et les administrations ou les organismes
compétents en matière de saisonnalité (qui sont nombreux !).
24 Le Pôle Ressource Régional Saisons Santé, animé par l’association Le Pélican et la Mutualité Française Savoie, se
présente sur www.saisonsante.fr
14
2. Vers des maisons de la saisonnalité ?
Est-il encore approprié de parler des « maisons des saisonniers » en Rhône-Alpes ?
Dorénavant, il est plutôt question d’ « espaces saisonniers ». Cette dénomination, d’abord
adoptée dans la Tarentaise, a ensuite été reprise aux Deux Alpes ou dans le Pays du Mont
Blanc, et désigne désormais la moitié des structures ou des services existants. La notion de
« maison de la saisonnalité », plus explicite encore, n’est présente quant à elle qu’en
Ardèche Méridionale, mais révèle bien l’ouverture de ces « espaces », qui ne sont pas (ou
plus) réservés aux saisonniers, mais aussi aux candidats à la saison, aux employeurs, aux
habitants des stations…
Les missions des maisons des saisonniers s’étendent à la fois dans le temps (en amont et en
aval de la saison), et sur leur territoire (autour des saisonniers et des activités saisonnières)…
A. Une fonction d’accueil et d’accompagnement des saisonniers
Par définition, les maisons des saisonniers sont des structures ou des services dédiés à l’accueil
et à l’information des saisonniers. Elles reçoivent donc, le temps d’une saison, plusieurs
centaines de personnes à la recherche d’informations les plus diverses, ou tout simplement
de convivialité. Mais pour être efficaces, elles ont appris à anticiper, en préparant les
candidats à la saison, et en proposant des pistes pour « rebondir » à la fin de la saison. Leurs
missions se sont donc étalées dans le temps.
La saison, ça se prépare…
Avant d’informer les saisonniers ou les candidats à la saison sur l’emploi, la formation ou la
santé, les maisons des saisonniers les informent sur la saison et la vie en station.
De la saison rêvée à la réalité
A cet égard, le guide mis au point par la Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais est
significatif, puisqu’il présente des informations utiles pour les 3 temps d’une saison : avant,
pendant, et après ! Le guide rappelle ainsi qu’il est « prudent de se déplacer seulement si l’on
a obtenu au moins un entretien d’embauche », et de s’équiper, car « les hivers peuvent être
froids, et les produits et les prix sont pour les touristes en station »25. Des informations qui
peuvent paraître basiques pour un montagnard, mais pas pour un champenois ou un
parisien !
Les maisons des saisonniers qui emploient un salarié indiquent qu’elles commencent à être
sollicitées par téléphone, par courriel ou par fax dès l’automne pour la saison d’hiver, et le
printemps pour la saison d’été. Questionnées sur les possibilités d’emplois et les démarches
25
Guide des saisonniers, Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais, 2005
15
de recrutement, elles ne se contentent pas de parler d’emploi mais se font les ambassadeurs
de la station, et présentent au moins dans les grandes lignes les spécificités du travail en
saison.
Or l’information des demandeurs d’emploi sur les réalités du travail en saison semble
primordiale, tant les mythes ont la peau dure. Un mémoire sur l’insertion des jeunes en
difficulté26 note que les stations de montagne continuent de faire rêver des jeunes qui
pensent y trouver facilement un emploi logé, et travailler les skis aux pieds. Ainsi, « chaque
année, dans une sorte de ruée vers l’or blanc, des jeunes en grande difficulté d’insertion
socioprofessionnelle (…) partent à la recherche d’un travail vers les cimes enneigées ». Or la
réalité des conditions de travail et de vie en station est tout autre, et les maisons des
saisonniers s’emploient quand elles le peuvent à donner une vision plus réaliste du travail
saisonnier, qui doit être préparé en amont pour faire d’une expérience déstabilisante une
expérience réussie.
Une fonction reconnue
Cette fonction de préparation de la saison, aussi bien pour les chercheurs d’emploi que
pour les employeurs qui communiquent leurs offres d’emploi et bénéficient parfois d’un pré-tri
des CV et des candidatures, est assurée dans la plupart des maisons des saisonniers, ouvertes
à l’année. Paradoxalement, seuls les Espaces Saisonniers de La Plagne, des Arcs, des
Ménuires et Val Thorens ouvrent uniquement pendant les saisons d’hiver et d’été, alors que
les stations de Tarentaise sont réputées accueillir un nombre et une proportion très
importante de saisonniers mobiles, extérieurs au territoire27. Cependant, même lorsqu’ils ne
sont ouverts que pour la saison d’hiver, c’est en octobre, et non en décembre, que débute
l’accueil des saisonniers.
Pour préparer la saison, les maisons des saisonniers travaillent donc le plus souvent en
partenariat avec l’ANPE, parfois présente dans les mêmes locaux (à Courchevel ou à
Morzine, par exemple). Elles organisent parfois un forum de l’emploi, comme à Vallon-Pont
d’Arc ou à Bourg d’Oisans, et recueillent souvent des offres d’emploi et des candidatures en
direct, grâce à leur visibilité et leur présence à l’année sur le territoire. Mais leur rôle de
préparation ne s’arrête pas là. Il consiste fréquemment à recenser les offres de logement,
élaborer et diffuser des guides pratiques de la saison… La Cellule Emplois Saisonniers de la
Bièvre, dont la mission première est de « sensibiliser les jeunes sortis du circuit scolaire aux
possibilités qu’offre le travail saisonnier » 28 met bien sûr un accent particulier sur cette phase
de préparation, très importante pour la suite. Elle apporte des informations sur le travail
saisonnier, les techniques de recherche d’emploi, les aides à la mobilité…
Favoriser la maîtrise de la démarche d’insertion par le biais du travail saisonnier des jeunes en difficulté, Solène
Vérollet, mémoire de fin d’étude pour le diplôme de conseiller en économie sociale et solidaire, 2006
27 80%, d’après les chiffres de l’ANPE, sur www.anpe.fr
28 Voir la fiche de présentation de la Cellule Emplois Saisonniers en annexe
26
16
L’ « après-saison », un enjeu de taille
Que deviennent les milliers de saisonniers lorsqu’une saison se termine ? Nul ne le sait !
Pourtant, les territoires concernés par la saisonnalité ont tout intérêt à fidéliser cette maind’œuvre difficile à recruter, surtout lorsqu’elle est qualifiée.
C’est dans cette optique, mais aussi dans une perspective d’insertion professionnelle pour les
saisonniers, souvent jeunes, qu’un certain nombre de maisons des saisonniers préparent
l’après-saison. Cette préparation se heurte souvent à la fatigue des saisonniers, qui pensent
plus facilement à des vacances bien méritées qu’à une nouvelle recherche d’emploi, où à
une formation. C’est du moins ce qu’ont constaté le Greta et l’AFPA de Savoie lorsqu’ils sont
allés, au printemps 2004, présenter la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) dans
différents Espaces Saisonniers de la Tarentaise : « en fin de saison, ils ont travaillé dur, ils en ont
assez et ne souhaitent pas se lancer dans un projet de planification, ni pour un diplôme ni
pour autre chose, ils veulent des vacances »29.
Ce qui n’empêche pas les maisons des saisonniers d’aborder la question, au moins pour
rappeler qu’il y a une vie après la saison, sur le territoire ou ailleurs. Ce souci du service
« après-saison » se manifeste de différentes manières. La plus spectaculaire est l’organisation
de forums de l’emploi à la fin de la saison, comme ce sera encore le cas en mars 2007 dans 7
stations de la Tarentaise et de la Maurienne. Mais les maisons des saisonniers accompagnent
également les saisonniers qui le souhaitent dans une démarche de formation, comme à
Courchevel, Tignes ou La Plagne.
Il arrive aussi, quoiqu’un peu moins souvent, qu’une maison des saisonniers rhône-alpine
développe des relations particulières avec un ou plusieurs partenaires dans des territoires
offrant des possibilités d’emplois saisonniers complémentaires (il s’agit le plus souvent d’une
maison des saisonniers ou d’une mission locale du littoral atlantique). Ces relations ont pour
but de favoriser la mobilité des saisonniers entre les deux territoires et donnent lieu à des
échanges de candidatures et des mesures d’accompagnement spécifiques pour les
personnes concernées. C’est ainsi que la Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais a
noué des relations avec l’office du tourisme de Porto-Vecchio, ou que l’Espace Saisonniers
de Courchevel travaille avec Royan et Saint-Tropez.
Enfin, la plupart des maisons des saisonniers apportent des informations sur les emplois
saisonniers proposés le reste de l’année, soit sur le territoire, soit ailleurs, en proposant parfois
la consultation des offres sur une borne internet. En général, c’est la mobilité géographique
qui est à l’honneur, plutôt que la mobilité professionnelle. La Cellule Emplois Saisonniers de la
Bièvre fait donc figure d’exception en accompagnant la mobilité entre des saisons agricoles
et touristiques, mais d’autres initiatives misent également sur la pluriactivité, comme
l’élaboration d’un calendrier des saisons agricoles et touristiques dans le Chablais ou dans la
Drôme (où des informations plus approfondies sur les complémentarités d’activité possibles et
29
Actes du Forum Interrégional Alpin sur la Pluriactivité et la Saisonnalité, 25 novembre 2004
17
la pluriactivité sont disponibles). On notera que les Espaces Saisonniers de la Tarentaise, qui
accueillent un nombre et une proportion de saisonniers « mobiles » beaucoup plus important
qu’ailleurs, évoquent rarement la pluriactivité (et la recherche de compléments d’activité sur
place) comme une priorité, contrairement à d’autres maisons des saisonniers, pour répondre
aux besoins de leurs saisonniers locaux.
Et pendant la saison ?
Les maisons des saisonniers, plutôt que les réseaux de points d’information qui n’emploient
pas de personnel spécifique, jouent également un rôle d’écoute et d’accompagnement des
saisonniers. Ce rôle informel, insuffisamment valorisé dans les bilans d’activité ou les axes de
travail, paraît pourtant primordial, dans la mesure où il permet :
d’établir un contact avec les personnes qui ont le plus besoin des services de la maison des
saisonniers mais n’ont pas l’habitude de s’adresser à des interlocuteurs institutionnels pour
régler leurs difficultés ;
de nouer une relation de confiance avec les saisonniers, et de pouvoir ainsi parler de
questions (toxicomanie, problèmes relationnels…) difficiles à aborder avec un(e) inconnu(e),
ou tout au moins d’orienter et d’accompagner les saisonniers dans des démarches (de
formation, ou de préparation de l’après-saison…) qu’ils n’auraient pas forcément envisagées
ou qu’ils jugent trop difficiles ;
de prévenir des conflits ou des problèmes graves en traitant les difficultés à la source,
avant que la situation ne s’envenime.
Le mémoire cité plus haut30 note ainsi à propos de l’Espace Saisonniers des Ménuires et Val
Thorens que ce lieu d’accueil où n’importe qui peut venir, sans rendez-vous, et se contenter
de prendre un café, favorise la confiance et les échanges entre saisonniers, qui
déboucheront ou non vers des demandes plus formelles auprès de la coordinatrice. Dans le
même esprit, le mémoire cite la directrice de la Maison des Services Publics et des Saisonniers
de Bourg d’Oisans : « le fait que la mission locale ne leur rend pas forcément le service dont ils
ont besoin à l’instant T les repoussent ». Un premier service rendu, comme l’aide à la
rédaction d’un CV, installe la relation de confiance, et permet parfois d’enclencher une
relation d’accompagnement plus approfondie. Pour enfoncer le clou, le coordinateur de
l’Espace Saisonniers de Tignes note que pour « un certain type de saisonniers qui a l’habitude
de fonctionner en dehors des institutions et de leurs contrôles (…) le côté convivial et libre
d’accès de la maison des saisonniers facilite leurs démarches vers une institution comme
l’ANPE ».
Les personnes qui travaillent au contact des saisonniers ne s’y sont pas trompées, puisque l’un
des thèmes qu’elles ont retenus pour les deux journées annuelles d’échanges et
30 Favoriser la maîtrise de la démarche d’insertion par le biais du travail saisonnier des jeunes en difficulté, Solène
Vérollet, mémoire de fin d’étude pour le diplôme de conseiller en économie sociale et solidaire, 2006
18
d’information en Savoie31, en novembre 2006, est justement celui de l’écoute, une étape
primordiale avant l’information et l’accompagnement des personnes qui en expriment le
besoin.
Dans ce domaine de l’accueil et de l’accompagnement des saisonniers, le recensement des
actions entreprises est difficile, tant celles-ci sont nombreuses et variées. On notera
simplement la présence régulière de bornes informatiques permettant l’accès à Internet
et/ou la rédaction de CV, l’organisation de soirées d’accueil des saisonniers en début de
saison, ou encore la mise en place de cartes de réduction qui sont autant de moyens de
faciliter la vie des saisonniers, et de capter leur attention. L’Espace Saisonniers de Val d’Isère,
de par ses missions d’origine, met un accent particulier sur quelques temps forts permettant
aux saisonniers de se rencontrer autrement que dans un bar ou une discothèque
(organisation d’animations, des « 24 heures en saison », animation d’un club de théâtre…).
Des actions de ce type, comme la soirée de ballon-balai32 à la patinoire de Courchevel ou
les animations organisées à Tignes, sont souvent le support d’actions d’information sur les
risques liés à la consommation excessive d’alcool, de cannabis, ou d’autres substances. Elles
ont plus largement pour but de tisser des relations conviviales entre les saisonniers, et
contribuent sans doute à rompre l’isolement dont souffrent un certain nombre de saisonniers,
éloignés de leur famille et de leurs amis d’origine. Cette mission des maisons des saisonniers
reste cependant assez marginale en dehors de la Tarentaise.
Ces trois moments de l’accueil et de l’accompagnement des saisonniers, avant, pendant, et
après la saison, illustrent bien le rôle fondamental que jouent les maisons des saisonniers, en
créant des liens entre des personnes qui pourraient ne jamais se croiser mais ont pourtant
tout à y gagner. Elles créent du lien entre les territoires, en favorisant la mobilité des
saisonniers, et forment des « ponts » entre les rêves du départ et la réalité du terrain. Elles
créent ensuite des liens entre des institutions qui œuvrent dans le domaine de l’emploi, de la
formation ou de la santé, et un public qui ignore bien souvent leur existence ou s’en méfie.
Enfin, elles favorisent, par leur simple présence en tant qu’espace dédié aux saisonniers, ou
par des actions d’animation spécifiques, la création de liens d’échanges et d’entraide entre
les saisonniers eux-mêmes.
Partout, la fréquentation des maisons des saisonniers est en hausse constante. Ce succès est
bien sûr le signe d’une notoriété grandissante, mais surtout d’un service reconnu par le public
auquel il s’adresse.
Ces journées, organisées depuis 8 ans par la Mutualité Française Savoie, ont pour but d’aider les personnes
amenées par leur profession ou leur engagement à rencontrer des saisonniers en station et à répondre à leurs
questions : gardiens de foyers-logement, syndicalistes, agents de maisons des saisonniers…
32 Jeu qui reprend les règles du hockey sur glace, mais en baskets (et avec un balai)
31
19
B. Des espaces de concertation au service des territoires
Depuis quelques années, les maisons des saisonniers tendent à devenir des maisons de la
saisonnalité (comme en Ardèche Méridionale). De fait, elles ont vu leur public s’élargir à
toutes les personnes vivant en station (comme aux Arcs) ou du moins à tous les acteurs
concernés par la saisonnalité, employeurs, élus et partenaires institutionnels y compris. Pour
exemple, l’organisation de forums de l’emploi rencontre un réel succès auprès des
employeurs des stations. Cette ouverture est d’une grande importance, dans la mesure où
l’amélioration des conditions de vie et de travail des saisonniers ne rend pas seulement
service à quelques (centaines d’) individus, mais à tout un territoire, en améliorant la qualité
de ses prestations touristiques et/ou de sa production agricole.
Ainsi, alors que de nombreux acteurs dénoncent le déficit de « gouvernance » dans les
stations de montagne33, les maisons des saisonniers pourraient devenir des espaces de
concertation et de dialogue territorial au service du développement local.
Une nouvelle culture à acquérir
Cette évolution rencontre des freins et ne pourra se faire que progressivement. A cet égard,
le diagnostic établi par l’Agence Rhône-Alpes pour la Valorisation de l’Innovation Sociale
(Aravis) dans l’un des Espaces Saisonniers de la Tarentaise est symptomatique. En voici les
principales conclusions…
L’Agence a été sollicitée pour mener un diagnostic sur la possibilité de faire évoluer sa
« maison des saisonniers » en « maison de la saisonnalité »34. L’objectif était de construire une
offre de services en direction des employeurs, afin de mieux gérer l’emploi sur la station.
Les principales conclusions de ce diagnostic sont que les employeurs méconnaissent la
maison des saisonniers et ne perçoivent que son rôle social. Certains associent la maison des
saisonniers à l’image négative qu’ils ont des saisonniers, jugés souvent « plus intéressés par le
loisir que par le travail… ». D’autres craignent qu’elle soit un lieu d’information syndicale et
qu’elle renforce le clivage entre les différentes catégories sociales de la station.
Par contre, les saisonniers interrogés considèrent la maison des saisonniers comme un moyen
de structurer leur projet professionnel actuel et futur. Elle leur permet de répondre à des
besoins immédiats (aide à l’emploi et au logement), en cours de saison (loisirs, rencontres
d’autres saisonniers…ce qui limite les conduites à risques liées à la solitude), et à long terme
(recherche d’emploi pour la saison future, formation à distance…).
Stations de montagne, vers quelle gouvernance ? Actes de la conférence-débat du 30 avril 2004 à l’Université de
Savoie, Editions Comp’act
34 Savoir coopérer pour mieux gérer l’emploi d’un territoire, cas d’entreprise décrit par l’Agence Nationale pour
l’Amélioration des Conditions de Travail dans son dossier sur les démarches compétences, sur www.anact.fr, rubrique
compétences
33
20
De fait, « les élus ont une approche volontariste mais l’offre de services de la maison des
saisonniers ne semble pas portée par l’ensemble des élus et les moyens pour pérenniser la
structure ne sont pas prévus au budget. Le coordinateur se trouve donc en position
d’engager des actions et des fonds pour développer son activité mais au risque d’être
désavoué par le conseil municipal. »
La préconisation de mettre en place une instance de concertation et de coordination de la
politique touristique de la station n’a pas été mise en œuvre, car elle bouleverserait les
pratiques habituelles. Par contre, le diagnostic en entreprises a permis de sensibiliser les
employeurs et les saisonniers. De grandes entreprises ont pris un engagement de partenariat
avec la maison des saisonniers pour les saisons à venir, notamment à travers le dépôt d’offres
et l’orientation des saisonniers vers cette structure. Les employeurs de PME ont émis le souhait
de bénéficier, pour eux-mêmes et pour leur personnel pérenne, des formations à distance
proposées par la maison des saisonniers.
Ce tableau reflète assez bien la réalité décrite par les animateurs des maisons des saisonniers
en Rhône-Alpes. Fortement soutenues par un noyau de « convaincus », ces structures ont fait
leurs preuves auprès des saisonniers, comme en témoignent les hausses constantes de
fréquentation enregistrées depuis leur création. Or celle-ci, rappelons-le, date rarement de
plus de 3 ans ! Mais il reste encore du chemin pour faire de ces maisons des saisonniers des
maisons de la saisonnalité, au service du développement des territoires. Ce chemin, comme
l’indiquait le coordinateur de l’Espace Saisonniers de Val d’Isère en 200435, est avant tout de
nature culturelle. Pour « passer d’une économie de cueillette à une économie de
développement durable », « l’essentiel de notre énergie passe dans l’information ou la
sensibilisation des acteurs ». Or pour ce faire, les maisons des saisonniers disposent tout de
même de plusieurs atouts…
Les maisons des saisonniers travaillent en réseau (x)
Bien que les coordinateurs ou les animateurs des maisons des saisonniers soient le plus
souvent « seuls à bord » (ils sont 15 pour les 14 structures ou services recensés), ils ne travaillent
pas seuls, mais le plus souvent en réseau.
Les maisons des saisonniers s’appuient sur un réseau de partenaires
La liste des partenaires identifiés par les maisons des saisonniers est parfois longue. Le service
public de l’emploi et les professionnels de la santé y tiennent une bonne place, ainsi que tous
les organismes qui accueillent et orientent le public en matière d’emploi et de formation
(missions locales, organismes paritaires collecteurs agréés…). Rares cependant sont les
35
Actes du Forum Interrégional Alpin sur la Pluriactivité et la Saisonnalité, Peripl, novembre 2004
21
conventions de partenariat à avoir été signées. Il s’agit dans ce cas de conventions avec
l’ANPE autour de l’outil Partenet36.
Parfois, les maisons des saisonniers sont le fruit d’un groupe de travail (animé par la Direction
du Travail en Haute-Savoie ou dans la Drôme) qui constitue de fait un premier réseau de
partenaires au service des saisonniers. Le plus souvent, le réseau de partenaires d’une maison
des saisonniers se constitue en « croisant » plusieurs réseaux d’acteurs : les élus d’un pays, les
membres d’un collectif pour la santé des saisonniers, les partenaires de partenaires…
Ce fonctionnement en réseau, même sous la forme minimaliste d’un annuaire d’adresses
utiles, est d’une grande utilité pour les maisons des saisonniers. La problématique de la
saisonnalité est transversale, elle concerne un nombre considérable d’acteurs, parfois
concurrents. Il est exclu de pouvoir répondre à toutes les interrogations des saisonniers en ne
comptant que sur les moyens d’ailleurs réduits (en terme de personnel, de documentation…)
dont dispose une maison des saisonniers. La connaissance même des ressources mobilisables
sur un territoire demande un certain temps, et n’est jamais entièrement acquise.
Les partenaires identifiés varient d’un territoire à un autre, suivant qu’une problématique a
émergé ou non parmi les saisonniers, mais aussi suivant la présence ou non d’acteurs
intervenant spécialement dans ce domaine.
Les maisons des saisonniers forment elles-mêmes un réseau
Il semblerait que les maisons des saisonniers de la région aient parfois plus de rapports avec
des structures extérieures à la région, notamment pour des programmes de mobilité des
saisonniers, qu’entre elles au sein de la région. Entre les maisons des saisonniers en RhôneAlpes, la faiblesse des liens s’explique en partie par les distances (entre des zones souvent
isolées et des missions très diverses), et par l’absence de lieux ou d’occasions de se
rencontrer.
Mais il ne s’agit pas d’une fatalité. Le réseau des Espaces Saisonniers de la Tarentaise en est
la preuve. Animé par le Comité de Bassin d’Emploi de l’arrondissement d’Albertville, avec le
soutien de l’Assemblée du Pays de Tarentaise Vanoise, ce réseau réunit les 6 coordinateurs
des structures pourtant très diverses (de l’Espace des Ménuires et de Val Thorens, très
impliqué en matière de santé, à l’Espace Emploi Formation de Courchevel, en passant par
l’association Vie Val d’Is à Val d’Isère), implantées dans des stations concurrentes. Au-delà
du nom et du logo élaborés en commun, qui apportent une meilleure visibilité aux Espaces
Saisonniers, le réseau permet aux coordinateurs de se retrouver régulièrement (une dizaine
de fois en 2006), pour s’informer auprès de la Direction du Travail ou la Caisse Primaire
d’Assurance Maladie, échanger des informations, imaginer de nouvelles actions au profit des
saisonniers… Il n’est donc pas question d’uniformiser les structures et les pratiques, mais de
leur ouvrir un espace de partage pour s’enrichir de leurs expériences et de leurs
compétences respectives.
36
Logiciel permettant la communication d’offres d’emplois avec l’ANPE
22
Ailleurs, les groupes de travail sur la santé des saisonniers, déjà cités plusieurs fois, jouent un
rôle important. Ces groupes de travail, auxquels participent toutes les maisons des saisonniers
qui le peuvent (il n’en existe pas encore dans la Drôme ou la Bièvre), permettent dans un
premier temps de rapprocher des acteurs de la santé, et parfois du logement ou de l’emploi,
avec la ou les maisons des saisonniers présente(s) sur le territoire.
C’est ainsi que le « Groupe Santé et Conditions de vie en Savoie » mobilise les coordinateurs
des Espaces Saisonniers de la Tarentaise et l’animatrice du réseau Points Relais Saisons pour le
Syndicat de Pays de la Maurienne. Cela aboutit à des actions d’information communes sur
les deux territoires : édition d’un même guide pour Bien vivre ma saison dont il existe une
version pour la Maurienne et une autre pour la Tarentaise, le Beaufortain et le Val d’Arly,
participation commune aux journées d’échanges et d’information des personnes-contacts
auprès des saisonniers.
Mais la logique de réseau va plus loin puisque ces groupes de travail communiquent entre
eux, et forment depuis 2006 le Pôle Ressources Régional Saisons Santé37. Un nouvel espace
d’échanges et de coopération est donc ouvert au niveau régional.
Une précieuse expertise sur la saisonnalité dans un territoire
Travaillant en réseau avec de nombreux partenaires, les maisons des saisonniers jouent un
rôle d’observatoire de la saisonnalité, à même d’informer et d’alerter les acteurs
institutionnels : leur proximité permet de mieux appréhender le public des saisonniers et ses
besoins sur le territoire.
Un rôle de veille sociale
Dans son intervention lors du Forum Interrégional Alpin sur la Pluriactivité et la Saisonnalité de
200438, le coordinateur de l’Espace Saisonniers de Val d’Isère présentait son association
comme la « souris qui attire l’attention des éléphants sur les problèmes ou les questions des
saisonniers ». Il insistait sur l’atout de la proximité, qui fait que « l’espace saisonnier a cette
grande qualité d’être enraciné localement, et donc de recevoir les doléances, les questions,
les projets, les désirs, les envies, les problèmes, les souffrances des acteurs les premiers
concernés » par la saisonnalité, à savoir les saisonniers eux-mêmes.
Les maisons des saisonniers sont des lieux privilégiés d’observation de l’activité saisonnière,
dont ils rendent compte formellement dans leurs rapports d’activités, ou dans de véritables
enquêtes. Cette dernière option, qui n’a été suivie jusqu’à présent que par la Cellule
d’Accueil des Saisonniers du Chablais (souvent faute de moyens, comme aux Arcs où cette
action a été envisagée un moment), mérite néanmoins d’être mentionnée, dans la mesure
où la méthodologie employée témoigne du pragmatisme et de l’innovation dont font
souvent preuve les maisons des saisonniers. Cette enquête, en s’appuyant sur une
37 Le Pôle Ressource Régional Saisons Santé, animé par l’association Le Pélican et la Mutualité Française Savoie, se
présente sur www.saisonsante.fr
38 Dont le compte-rendu est téléchargeable sur www.pluriactivite.org
23
collaboration étroite avec les médecins du travail et leurs secrétaires, a permis de recueillir
des informations de base (âge, sexe, lieu d’origine, nature du logement…) sur plus de 2 000
saisonniers, soit les deux tiers des saisonniers rencontrés par la médecine du travail dans le
Chablais.
Sans aller jusque là, les statistiques de fréquentation, comme celles de la Maison de la
Saisonnalité en Ardèche Méridionale, sont souvent des indicateurs utiles pour mieux repérer
les besoins de ce public. De tels chiffres permettent notamment de battre en brèche le
préjugé selon lequel la plupart des saisonniers manquent de qualification39. Les problèmes de
formation rencontrés ne relèvent pas d’un niveau mais d’un domaine de qualification, deux
tiers des personnes rencontrées par la Maison de la Saisonnalité exerçant un emploi dans un
autre secteur que celui de leur formation initiale40.
Au cœur des innovations sociales
Parfois elles-mêmes expérimentales, comme la Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais
entre 2003 et 2006, les maisons des saisonniers sont parfois amenées à développer des
dispositifs expérimentaux, pour répondre de manière adaptée aux besoins des saisonniers et
de la station.
A Courchevel, la mise en place d’un dispositif de formation-recrutement en amont de la
saison, pour des employés d’étage dans les hôtels de la station, est à cet égard significative.
Cette expérience semble bien adaptée aux besoins exprimés sur le terrain : la recherche
d’une formation courte ; le souhait de pouvoir former le personnel pour qu’il soit tout de suite
opérationnel, dès son premier jour de contrat ; le souhait de fidéliser des salariés difficiles à
recruter… Ce dispositif, très coûteux en énergie, a bénéficié tout à la fois de l’expertise de
terrain de l’Espace Emploi Formation, et de la mobilisation de nombreux partenaires.
D’autres actions, moins spectaculaires, n’en sont pas moins innovantes : assouplissement de
la procédure d’accès au CIF-CDD, mise en place de formations à distance, mobilisation de
« volets clos », développement des recrutements en visio-candidature…
Les maisons des saisonniers offrent donc un accompagnement personnalisé aux saisonniers,
en mobilisant tout un réseau de partenaires, qu’elles sensibilisent en retour à la
problématique de la saisonnalité. Bien plus, elles se présentent, à bien des égards, comme
des laboratoires où s’imaginent les solutions de demain pour améliorer les conditions de vie
et de travail des saisonniers.
39 Au contraire, la proportion de personnes diplômées, y compris au-delà du baccalauréat, est importante : 46% des
saisonniers interrogés en 2005 dans les Aravis avaient au moins le bac (Enquête sur les travailleurs saisonniers d’hiver
des stations touristiques du Massif des Aravis, Chalet du Thianty, 2005)
40 La feuille de chou de l’emploi saisonnier, Maison de la Saisonnalité d’Ardèche Méridionale, janvier 2005
24
En guise de conclusion :
Quelques perspectives de développement…
En Rhône-Alpes, la naissance de maisons des saisonniers ou de réseaux de points
d’information s’explique non seulement par une forte saisonnalité des activités agricoles
(viticulture, arboriculture…) et touristiques (stations de montagne…), mais par une forte
visibilité du phénomène… et des problèmes qu’il peut soulever (qui sont devenus depuis
quelques années un lieu commun journalistique, s’appuyant sur les situations les plus
dramatiques).
Les maisons des saisonniers et les réseaux de points d’information des saisonniers se
définissent par leur fonction (accueillir et informer les saisonniers) plutôt que par leur nature
(service d’une mairie ou d’une mission locale, association…) ou leur domaine d’action
privilégié (l’emploi, le logement, la formation…). Or cette fonction première a rapidement
évolué, les maisons des saisonniers tendant à devenir des maisons de la saisonnalité au
service de leur territoire.
Récentes, et parfois expérimentales, les maisons des saisonniers méritent d’être soutenues
dans cette mission. Pour ce faire, plusieurs pistes d’action sont envisageables.
Diversifier et sécuriser le financement des maisons des saisonniers
La plupart des maisons des saisonniers recensées en Rhône-Alpes fonctionnent grâce aux
fonds propres de leur structure porteuse (mairie, mission locale, association…), complétés
ponctuellement par une subvention à l’investissement ou une subvention liée à l’organisation
d’une action de formation ou de prévention des risques santé.
En 2004, l’animatrice d’une maison des saisonniers résumait ainsi sa situation : « Quand on
arrive avec des idées innovantes, on arrive toujours à être aidé. Le problème c’est de
pérenniser ces actions. » Consciente de ces difficultés, les maisons des saisonniers insistent
aujourd’hui sur le service qu’elles apportent au territoire, et parviennent parfois à inscrire leur
action, comme en Savoie, dans un Contrat de Développement Rhône-Alpes. Cette piste est
bien sûr intéressante à creuser, dans la mesure où il s’agit de pérenniser un service public de
proximité.
En complément, on notera que les maisons des saisonniers, même si elles répondent de
manière locale, pour leur territoire, aux problématiques soulevées par la saisonnalité, ne
rendent pas seulement un service local. Elles accueillent, d’une part, une forte proportion de
saisonniers extérieurs au territoire (ce qui peut parfois les desservir au niveau local !), et se
présentent, d’autre part, comme de bons interlocuteurs pour relayer des politiques régionales
ou nationales d’accès à la formation, développement de l’emploi ou de sécurisation des
parcours… Notons enfin que la saisonnalité est une caractéristique majeure des activités
25
agricoles, touristiques, mais aussi sportives, agroalimentaires ou liées au bâtiment et aux
travaux publics.
Pourrait-on, dans ce cadre, envisager une participation de l’Etat, et une implication
financière des organisations professionnelles dans le fonctionnement des maisons des
saisonniers ? Aucune de ces hypothèses n’est absurde.
Or pour l’instant, les maisons des saisonniers restent trop confidentielles. Leur diversité, qui est
un atout pour répondre aux besoins spécifiques de leur territoire, n’est pas en cause. Elle ne
doit pas cependant occulter la communauté de missions et de valeurs qui réunit ces
dispositifs : « Nous n’avons pas tous le même nom (…) mais nous avons tous vocation à
répondre aux personnes qui souhaitent exercer une activité saisonnière ou qui l’exercent
déjà, qui cherchent, du personnel, un emploi, un logement… (…) Nous savons ce que veut
dire le mot « saison ». »41
Il est souvent question de l’opportunité d’un label, garant des services rendus à la
population, et possible support de communication commune pour des structures ou des
réseaux très disparates. La création d’un cahier des charges qui viendrait imposer des
normes de fonctionnement en contrepartie d’une labellisation et de financements, n’est pas
souhaitable dans la mesure où l’un des grands intérêts des maisons des saisonniers est leur
capacité à innover, à expérimenter de nouvelles réponses en les adaptant à leur public. Par
contre, les maisons des saisonniers ont tout intérêt à renforcer leurs relations entre elles pour
pouvoir élaborer ensemble des réponses à leurs questionnements communs (sur l’implication
des employeurs, par exemple).
Pour sa part, l'
Etat a apporté un début de réponse à ces questions, en proposant début 2005
la "création sur initiative locale de maisons de l'emploi ayant pour objectifs :
d'
associer les collectivités territoriales ;
de fédérer l'
action des partenaires publics et privés ;
d'
ancrer le service public de l'emploi sur les territoires."
Que les plus récentes créations et projets en cours soient portés par des maisons de l'
emploi
est un début de validation de cette solution.
Bien sûr, il parait difficile de créer des maisons de l'
emploi se dotant des missions des maisons
des saisonniers dans tous les territoires à activités saisonnières. Toutefois, il paraît possible, à
l'
image de l'
action mise en place par la Maison de l'
Emploi de l’arrondissement de Bonneville
sur les communes de Chamonix et Megève, de faire porter de nouveaux lieux d'
accueil et
d'
information des saisonniers par la maison de l'
emploi couvrant le territoire ; de même, et en
respectant la volonté des acteurs locaux, les structures existantes pourraient être intégrées
à la maison de l'
emploi installée sur leur bassin d'
emploi.
Actes du Forum Interrégional Alpin sur la Pluriactivité et la Saisonnalité, 25 novembre 2004, intervention d’une
maison des saisonniers
41
26
Enfin, pour faciliter la recherche d'
emploi des personnes souhaitant effectués une ou plusieurs
saisons, il serait utile de proposer à toutes les maisons de l'
emploi de France d'
inscrire dans
leur charte, au moins sur l'
information des publics, la prise en compte des problématiques
saisonnières, voire d'
une façon plus générale des nouvelles formes de travail.
Appuyer les coordinateurs ou les animateurs des maisons des saisonniers
En Rhône-Alpes, les missions développées par les 14 maisons des saisonniers ou réseaux de
points d’information reposent sur l’investissement et la compétence d’une quinzaine de
personnes, qui travaillent seules dans la plupart des cas, parfois uniquement le temps de la
saison. Bien souvent, dans les maisons des saisonniers comme dans les poèmes de Lamartine,
« Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé… ». C’est ainsi que dans l’Espace
Saisonniers de La Plagne, un arrêt maladie de la coordinatrice a abouti en 2006 à la
fermeture de l’Espace deux mois avant la fin de la saison, et à l’annulation du forum de
l’emploi. Les animateurs ou les coordinateurs des maisons des saisonniers ou des réseaux de
points d’information des saisonniers sont donc à la fois la clef de voûte de ces dispositifs et
leur talon d’Achille.
L’investissement requis de ces personnes est réel, comme le montrent leurs fiches de postes.
A Tignes, en septembre 2005, les missions prévues pour le nouveau coordinateur de l’Espace
Saisonniers étaient les suivantes : accueil et écoute des saisonniers, relais auprès des
partenaires sociaux, accompagnement dans les recherches d’emploi, animations ludiques,
culturelles et sportives, organisation de journées rencontres, pots d’accueil, expositions,
gestion d’une bibliothèque, gestion d’un centre d’enseignement à distance, préparation du
guide du saisonnier, maintenance du bâtiment.
En retour, les missions développées reposent souvent sur l’expertise et le profil particulier de la
personne recrutée. La coordinatrice de l’Espace Saisonniers des Arcs met ainsi à profit son
expérience dans le domaine de l’action sociale et sa connaissance des acteurs mobilisables,
tandis que l’animatrice de l’Espace saisonnier des Deux Alpes, éducatrice spécialisée, met
naturellement l’accent sur la prévention des risques dans le domaine de la santé.
L’importante autonomie de la plupart des personnes rencontrées est un atout pour
développer des réponses adaptées au terrain, mais elle peut aussi être vécue comme un
handicap et une absence de soutien.
C’est sans doute la raison du succès régulièrement rencontré par les ateliers d’échanges
entre maisons des saisonniers, que ce soit dans le cadre de forums, même très éloignés de la
région Rhône-Alpes42, ou de groupes de travail sur la santé des saisonniers, qui existent en
Ardèche et dans les trois départements alpins43.
Journées du Travail saisonnier au Cap d’Agde, 2004, Rencontres annuelles des saisonniers, des pluriactifs et de leurs
partenaires, Forum biannuel de la Saisonnalité et de la Pluriactivité en Rhône-Alpes, Journées d’échanges sur le
travail saisonnier à Royan, 2006….
43 Ces groupes de travail forment le Pôle Ressources Régional Saison Santé (www.saisonsante.fr)
42
27
Deux pistes d’action peuvent être envisagées pour offrir un appui aux animateurs et
coordinateurs des maisons des saisonniers :
l’amplification des échanges entre les maisons des saisonniers, permettant aux uns de
bénéficier de l’expérience et de l’expertise des autres ;
le développement des initiatives menées dans la Tarentaise (réunions collectives
d’information sur des points précis, journées d’échanges des personnes contacts auprès des
saisonniers…) dans ce territoire et ailleurs.
28
Annexes :
Une bibliographie non exhaustive
Les maisons des saisonniers se présentent…
29
30
Une bibliographie non exhaustive…
Le contexte
Propositions pour l’amélioration de la situation sociale et professionnelle des travailleurs
saisonniers du tourisme, Anicet Le Pors, La Documentation Française, 1999
Stations de montagne, vers quelle gouvernance ? Actes de la conférence-débat du 30
avril 2004 à l’Université de Savoie, Editions Comp’act
Une saison sans enfer, La Nouvelle Vie Ouvrière, Hors-série, juillet 2005, CGT
Les saisonniers, des conditions de vie indignes pour les soutiers du tourisme et de
l’agriculture, Fondation Abbé Pierre, annexe du rapport 2002 sur l’état du mal-logement en
France, 2003
L’importance de la saisonnalité en Rhône-Alpes
Enquête sur les besoins en main-d’œuvre en 2006, CREDOC, pour les Alpes et les Vallées du
Rhône et de la Loire
Statistiques sur l’emploi salarié agricole en Rhône-Alpes pour l’année 2005, CD-ROM mis au
point par la DRAF à partir des éléments fournis par la Caisse Centrale de la Mutualité Sociale
Agricole
Les Emplois saisonniers en Rhône-Alpes, INSEE, dossier n°135, octobre 2000
L’emploi salarié dans le tourisme, INSEE Première n°1099, août 2006
Pages consacrées à la saisonnalité sur le site régional de l’ANPE :
http://www.anpe.fr/region/rhone_alpes/candidat/emploi_saisonnier_rhonalpin/index.html
Guide de la saisonnalité et de la pluriactivité en Sud Ardèche, Site de Proximité Amesud,
2006
Guide des saisonniers, Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais, 2005
Les saisonniers en Rhône-Alpes
Le Pôle Ressource Régional Saisons Santé présente les actions entreprises en Rhône-Alpes
sur www.saisonsante.fr
Consommation de substances psycho-actives chez les saisonniers d’une station de ski de la
Tarentaise, Julie Marteau, mémoire de fin d’études, avril 2003
Enquête sur les travailleurs saisonniers d’hiver des stations touristiques du Massif des Aravis,
Chalet du Thianty, 2005
Avis du 21 mai 1997 relatif aux conditions de vie des saisonniers dans les stations
touristiques, CESR Rhône-Alpes
Actualisation de l’avis du CESR du 21 mai 1997 relatif aux conditions de vie des saisonniers
dans les stations touristiques, 19 février 2003
Les problématiques rencontrées par les maisons des saisonniers :
Liste des maisons des saisonniers, téléchargeable sur :
http://www.tourisme.gouv.fr/fr/z2/prof_touristique/emploi_tourisme/emploi/saisonniers/lieu.jsp
Savoir coopérer pour mieux gérer l’emploi d’un territoire, cas d’entreprise décrit par
l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail dans son dossier sur les
démarches compétences, sur www.anct.fr, rubrique compétences
http://www.anact.fr/portal/page?_pageid=497,131253&_dad=portal&_schema=PORTAL&p_t
hingIdToShow=170381
Favoriser la maîtrise de la démarche d’insertion par le biais du travail saisonnier des jeunes
en difficulté, Solène Vérollet, mémoire de fin d’étude pour le diplôme de conseiller en
économie sociale et solidaire, 2006
Actes du Forum Interrégional Alpin sur la Pluriactivité et la Saisonnalité, 25 novembre 2004
31
32
Les maisons des saisonniers se présentent :
Ain
Haute-Savoie
Rhône
Loire
Savoie
Isère
Ardèche
Drôme
Maisons des saisonniers
Antennes
Points d’information
En Ardèche :
07 - Maison de la saisonnalité d’Ardèche Méridionale
Dans la Drôme :
26 - Points Infos Relais
En Isère :
38 - Esapce saisonnier des Deux Alpes
38 - Maison des services publics et des saisonniers
38 - Cellule Emplois saisonniers de la Bièvre
En Savoie :
73 - Points Relais Saison de Maurienne
73 - Les Espaces Saisonniers de Tarentaise
73 - Espace Saisonniers de Val d'
Isère
73 - Espace Saisonniers des Ménuires et Val Thorens
73 - Espace Saisonniers de Tignes
73 - Espace Saisonniers de La Plagne
73 - Espace Saisonniers de Courchevel
73 - Espace Saisonniers des Arcs
En Haute-Savoie :
74 - Cellule d’accueil des saisonniers du Chablais
74 – Point d’Accueil des Saisonniers du Chablais
74 – Espace saisonnier du Pays du Mont Blanc
33
34
07 - Maison de la saisonnalité d’Ardèche Méridionale
Fiche d’identité :
Maison de la saisonnalité d'
Ardèche Méridionale
Place de l'
ancien Couvent
07150 VALLON PONT D'
ARC
04 75 88 17 44
[email protected]
Date de création : 1999
Statut : Service de la mission locale d'
Ardèche Méridionale
Territoire : 14 cantons du sud de l’Ardèche
Public : Toutes les personnes intéressées par les saisons dans le tourisme, y compris les
employeurs, en Ardèche Méridionale.
Histoire :
Le Sud de l’Ardèche est un territoire rural dans lequel le tourisme (sports de pleine nature,
tourisme familial et patrimonial) joue le rôle de véritable moteur de l’activité
économique, avec le recrutement de nombreux saisonniers. La saisonnalité des emplois
agricoles et touristiques pose des problèmes divers : difficultés de recrutement,
notamment pour du personnel qualifié, précarité et faible niveau de professionnalisation
des personnes travaillant en saison.
En 1997, une expérience intitulée « Territoire pilote pour l’emploi saisonnier » est menée sur
les cantons de Joyeuse, Largentière, Les Vans, Valgorge et Vallon Pont d’Arc, par la
mission locale d’Ardèche Méridionale, en partenariat avec le service public de l’emploi
(DDTEFP et ANPE), le site de proximité de Sud Ardèche et des organisations
professionnelles. Une étude sur l’emploi saisonnier lié au tourisme, réalisée en novembre
1997, aboutit à la création d’un point d’accueil et d’information des saisonniers.
Aucune structure n'
a été créée. Dans un premier temps, le service a été porté par le site
de proximité des Rosières, puis par la mission locale d'
Ardèche Méridionale.
Mission :
Améliorer les conditions de vie et de travail des saisonniers.
Fonctionnement :
Moyens : 2 emplois à temps plein. Un local mis à disposition par une municipalité.
Ouverture au public : Toute l'
année, cinq jours par semaine. Possibilité de permanences à
Aubenas, sur rendez-vous.
Financements : Conseil Régional, Conseil Général, DRTEFP, Secrétariat d'
Etat au Tourisme.
Partenaires : Employeurs et syndicats professionnels, ANPE et associations locales, maisons
des saisonniers hors du département, réseau de santé local.
Permanences : Permanence hebdomadaire de la mission locale dans les locaux de la
maison de la saisonnalité, permanences de l’ADESSA (Association Départementale
d’Education Sanitaire et Sociale de l’Ardèche) pendant la saison
Eventuelle charte de partenariat : Convention avec l'
ANPE.
Services :
Emploi : Accueil, accompagnement des actifs et des employeurs, accompagnement
des employeurs pour le recrutement. Animation d’un groupe de travail sur la
problématique du recrutement et de la gestion des ressources humaines en général.
Organisation d'
un salon de l'
emploi saisonnier en mars
Logement : Travail de sensibilisation et travail avec la mission logement de la Direction
Départementale de l'
équipement de Savoie sur un projet avec une municipalité.
35
Santé : Information et sensibilisation des actifs et des employeurs, mobilisation du réseau
local de santé.
Formation : Information et sensibilisation des actifs au droit à la formation et information
sur les formations existantes.
Autres missions : Elaboration d’un guide pour Bien vivre ma saison en Ardèche
Méridionale, dans le cadre d’un groupe de travail sur la santé des saisonniers (membre
du Pôle Ressource Régional Saisons Santé).
Communication et promotion de l’action :
Diffusion d'
un bulletin d'
information sur les actions de la Maison de la saisonnalité : "La
feuille de chou de l'
emploi saisonnier", et diffusion d'
une plaquette de présentation
auprès des élus, partenaires, entreprises et demandeurs d'
emploi.
Perspectives d’avenir :
Projets : Décentrer l'
accueil et l'
accompagnement des actifs, développer la mission
santé.
Eventuelles difficultés : L'
implication des employeurs en-dehors des événements de type
"salons" et de l'
urgence du recrutement.
36
26 – Points Infos Relais
Fiche d’identité :
5 Points Infos Relais :
- à Crest (ANPE, 04 75 25 01 96 et Mission Locale, 04 75 76 70 67)
- à Die (Site de proximité du Diois, 04 75 22 29 44)
- à La Chapelle en Vercors (Espace Rural Emploi Formation, 04 76 48 24 70)
- à Livron (Mission Locale, 04 75 61 11 60)
- à Valence (Association Départementale Emploi Formation en Agriculture, 04 75 43 48 22)
Date de création : 2005
Statut : Points d’information au sein de 5 structures (ADEFA, ANPE de Crest, EREF du
Vercors, Mission Locale de la Vallée de la Drôme, Site de proximité du Diois)
Territoire : Vallée de la Drôme, Diois, Vercors
Public : Demandeurs d’emploi, saisonniers ou pluriactifs et employeurs de main-d’œuvre
saisonnière
Histoire :
Le réseau a été mis en place par une chargée de mission « Emplois saisonniers et
Pluriactivité », qui a travaillé sur le maillage d’emplois complémentaires entre le mois
d’août 2003 et janvier 2006.
La mission était pilotée par un groupe de travail comprenant l’Etat (sous-préfet de Die), le
service public de l’emploi (DDTEFP, ANPE), la Mission Locale de la Vallée de la Drôme, et
la Communauté de Communes du Val de Drôme.
Mission :
Informer les personnes qui travaillent ou souhaitent travailler sur le territoire (présentation
du territoire et des organismes « ressources », informations sur la pluriactivité et la
saisonnalité…)
Fonctionnement :
Moyens : Suivant les structures.
Ouverture au public : Toute l'
année, suivant les structures.
Financements de la mission « Emplois saisonniers et Pluriactivité » : Conseil Général,
Conseil Régional, Commissariat de Massif Alpin (DATAR-DIACT), Europe
Services :
Emploi : Accès aux offres d’emplois de l’ANPE.
Formation : Travail en cours sur la mise en place de formations adaptées à la pluriactivité.
Mise à disposition de 3 guides : le guide des emplois saisonniers et de la pluriactivité sur le
territoire, élaboré par la mission emplois saisonniers et pluriactivité, le classeur « La
pluriactivité en questions », le guide des pluriactifs et des saisonniers. Tableau mural
présentant les types de renseignements qu’il est possible de trouver sur le territoire et les
coordonnées des structures.
37
38 – Espace saisonnier des Deux Alpes
Fiche d’identité :
Espace saisonnier des Deux Alpes
Mairie annexe de Mont de Lans
38860 LES DEUX ALPES
04 76 79 08 65
[email protected]
www.les2alpes.com (rubrique « infos saisonniers »)
Date de création : 2006
Statut : Service de la Communauté de Communes des Deux Alpes, qui comprend les
communes de Mont de Lans et Vénosc
Territoire : Station des Deux Alpes
Public : Toutes les personnes vivant au rythme de la saison : salariés permanents ou
saisonniers, employeurs.
Histoire :
Les Deux Alpes offrent 3 000 emplois saisonniers sur la période hivernale (5 mois). Ce
besoin de main d’œuvre, essentiel pour satisfaire la vie économique locale mérite une
attention toute particulière et une gestion organisée du flux massif de travailleurs qui
viennent à la recherche d’un emploi. Les emplois saisonniers attirent une population
majoritairement jeune à la recherche conjuguée d’un emploi et d’un dépaysement
momentané.
Un accueil saisonnier a trouvé sa place en 1997, sous l’impulsion de l’assistante sociale de
secteur en partenariat avec le service emploi ANPE local. Depuis 9 ans, ce pôle
« accueil » tente d’apporter des réponses aux besoins des jeunes avec la participation
active de quelques bénévoles, il représente la première prise de contact entre le
saisonnier et la station des Deux Alpes.
Une adaptation des accueillants est devenue indispensable face aux demandes et aux
besoins de plus en plus pointus des saisonniers et à l’éloignement des structures
administratives. Un poste à temps plein a donc été créé pour professionnaliser l’accueil,
et un local a été aménagé pour tenter de répondre aux demandes d’informations dans
différents domaines.
Mission :
Proposer un lieu d’accueil aux saisonniers pour les écouter, conseiller, orienter et leur
permettre d’accéder à différentes informations concernant les domaines de la santé, de
l’emploi, du logement et de la vie quotidienne aux Deux Alpes.
Fonctionnement :
Moyens : L’espace saisonnier réunit dans les mêmes locaux le service logement des
saisonniers (un temps plein à l’année), l’accueil des saisonniers (un temps plein à
l’année), et l’ANPE d’octobre à décembre, voire à janvier.
Ouverture au public : Toute l’année, du lundi au vendredi.
Financements : Communauté de Communes des Deux Alpes
Partenaires : Sur la station (mairies, office du tourisme, employeurs), dans le domaine de
l’emploi (DDTEFP, ANPE, Assédic), du logement (CAF, Relais du Père Gaspard), de la
santé (membres du Collectif Santé et Saisonnalité en Oisans : ADESSI, CIDAG, Centre de
Planification de Pont de Claix), médecins, assistante sociale.
Permanences : Permanences hebdomadaires d’une assistante sociale, d’une conseillère
conjugale détachée du centre de planification de Pont de Claix et d’une sage-femme,
permanences ponctuelles (en fin de saison) de l’ANPE et de l’Assédic.
Eventuelle charte de partenariat : non.
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Services :
Emploi : Information et orientation vers les partenaires appropriés, possibilité d’orientation
sur la DDTE, mise à disposition d’un poste informatique pour les recherches d’emploi et la
rédaction de CV, aide à la rédaction de lettres de motivation, organisation en fin de
saison d’une rencontre de l’ANPE et de l’Assédic avec les saisonniers. Un bureau de
l’ANPE est ouvert d’octobre à décembre pour accueillir les saisonniers et les employeurs.
Les offres d’emploi sont à disposition à l’affichage.
Logement : Information et orientation vers les partenaires appropriés, mise à disposition
par des particuliers de logements pour l’année et pour la saison sur un tableau
d’affichage, intermédiaire entre le propriétaire et le locataire, accompagnement dans
les démarches d’accès et d’aide au logement. Le service logement mobilise et gère des
logements dans le parc privé loués aux employeurs pour loger les salariés.
Santé : Information et orientation vers les partenaires appropriés, plaquettes
d’informations mises à disposition à l’accueil, prévention dans les conduites à risques,
participation au Collectif Santé et Saisonnalité en Oisans, journées de dépistage
anonyme et gratuit du sida et des hépatites, possibilité de rencontrer une conseillère
conjugale et une sage femme, rencontrer les employeurs pour promouvoir les actions et
les associer aux initiatives.
Formation : Information et orientation vers les organismes appropriés.
Autres missions : Documentation diverse sur les thèmes pré-cités, notamment sur la vie
quotidienne dans la station (associations sportives, culturelles, évènements ponctuels…),
proposition d’accompagnement dans les différentes démarches effectuées, accès
gratuit à Internet.
Communication et promotion de l’action : Présentation de l’espace saisonnier sur le site
des Deux Alpes et dans le guide de la station, plaquette de présentation de l’espace
saisonnier.
Perspectives d’avenir :
Projets : Elargir notre partenariat, se faire connaître et reconnaître par les acteurs de la
station, les saisonniers et les différents partenaires extérieurs et potentiels, pouvoir créer
des actions ponctuelles dans certains domaines sur le lieu d’accueil. Il est important que
le lieu puisse être investi par les saisonniers.
Eventuelles difficultés : trouver d’autres sources de financements que la communauté
des communes, pas d’hébergement sur la station des Deux Alpes pour les saisonniers en
recherche d’emploi.
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38 - Maison des services publics et des saisonniers
Fiche d’identité :
Maison des services publics et des saisonniers – Espace Emploi
15 rue du Docteur Daday, BP 13
38520 BOURG D'
OISANS
04 76 80 02 66
[email protected]
Date de création : 2004
Statut : Maison des Services Publics (association régie par la loi de 1901)
Territoire : Les 20 communes du canton de l’Oisans, qui comprend les stations de L’Alpe
d'
Huez, Auris en Oisans, Les 2 Alpes, Oz en Oisans, Vaujany et Villard-Reculas.
Public : Les saisonniers, ainsi que tous les habitants du canton.
Histoire :
En 2003, le SIVOM de l’Oisans fait réaliser une étude sur la population des saisonniers
(3 500) en Oisans. L’étude révèle notamment l’existence d’une forte proportion de
saisonniers « novices » à fidéliser, et souligne un manque d’informations sur la formation, la
protection sociale ou le logement. Elle fait ressortir la nécessité de créer un lieu ressource,
facilement identifiable par les saisonniers.
En 2004, la Maison des saisonniers trouve sa place au sein de la Maison des services
publics – Espace Emploi (créée en juin 1999 par le GEADO, Comité d’Expansion
Economique de l’Oisans).
Fonctionnement :
Moyens : 1 équivalent temps plein, un local mis à disposition par la commune de Bourg
d’Oisans, comprenant un espace d’accueil et de recherche documentaire, un bureau
confidentiel pour les entretiens, une salle de réunion.
Ouverture au public : Toute l’année, du lundi au vendredi matin, avec la possibilité de
prendre rendez-vous en dehors des heures d’ouverture.
Financements : SIVOM de l’Oisans
Partenaires : Collectivités locales, Médecine du travail, Relais du Père Gaspard, antennes
locales saisonnières de l’ANPE, DDTEFP, CAF, Collectif Santé et Saisonnalité de l’Oisans
(ADESSI, CIDAG, centre de planification…), syndicats de salariés, Isère Sud Initiative
(accompagnement des créateurs d’activité), ASSEDIC, Fongécif, Alliance (accès au
locapass), Centre Social…
Permanences : Dans le domaine de l’emploi (PAIO, syndicats de salariés, agences
d’intérim) et de la santé (CPAM), Tribunal d’Instance, Isère Sud Initiative sur rendez-vous.
Eventuelle charte de partenariat : Convention PARTENET avec l’ANPE (les offres d’emploi
sont spécifiques au territoire Oisans et à sa proche périphérie), convention avec
l’ASSEDIC pour la mise à disposition d’un Point d’Accès à Internet.
Mission :
Faire de l’emploi saisonnier un facteur d’insertion professionnelle et préparer la sortie de
saison, en favorisant la pluriactivité sur place.
La Maison des Services Publics et des Saisonniers est un lieu polyvalent d’informations et
d’accompagnement (saisonniers, employeurs, autochtones) dans les domaines de
l’emploi, du logement, du droit du travail, des droits sociaux, de la formation
professionnelle, de la vie quotidienne…)
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Services :
Emploi : Mise à disposition et aide à la lecture des offres d’emploi de l’ANPE, aide à la
construction du CV et de la lettre de motivation, aide à la candidature par Internet, mise
à disposition d’un poste téléphonique pour contacter l’employeur ou d’un fax pour lui
envoyer son CV. Suivi individuel des demandeurs d’emploi, mise en relation directe de
certains candidats avec des employeurs. Organisation d’un forum de l’emploi en amont
de la saison. Première information sur le droit du travail, aide à l’actualisation mensuelle
ASSEDIC des demandeurs d’emploi. Premier accueil des créateurs d’activité.
Logement : Information et calcul des aides possibles, mise à disposition des offres de
logements communiquées par les propriétaires et les mairies…
Santé : Participation à la réflexion du Collectif Santé et Saisonnalité, mise à disposition de
préservatifs gratuits et documentations diverses, permanence hebdomadaire d’un agent
de la CPAM
Formation : Orientation et mise en relation avec les structures ou organismes compétents,
et mise en relation des 16/25 ans avec la PAIO (Permanence d’Accueil, d’Information et
d’Orientation).
Autres missions : Appui dans diverses démarches administratives : mise à disposition de
formulaires administratifs (permis de conduire, carte d’identité, billet de congés annuel
SNCF, déclaration d’accident du travail…), aide à la rédaction de courriers administratifs,
possibilité de photocopier des documents administratifs, actualisation mensuelle des
demandeurs d’emploi (ASSEDIC), prise de rendez-vous avec diverses structures (CIDF,
Réagir autrement, DDTEFP, assistantes sociales, médecine du travail, …)
Un guide des saisonniers est mis à disposition des saisonniers et de tous les usagers, dans
les gares routières de l’Oisans, au Relais du Père Gaspard, à la Médecine du Travail, au
Centre Social et ses annexes, aux 2 antennes ANPE du territoire, dans les mairies, les
Offices du Tourisme, chez les « gros » employeurs,…
Communication et promotion de l’action : Elaboration et diffusion du guide des
saisonniers en Oisans (mis à disposition dans les gares routières de l’Oisans, au Relais du
Père Gaspard, aux antennes de la Médecine du Travail, au Centre Social et ses annexes,
aux 2 antennes ANPE, dans les mairies, les Offices du Tourisme, chez les « gros »
employeurs, dans les salles d’attente des médecins,…
Flashs infos sur les radios locales, dans les bulletins municipaux, plaquettes (salle d’attente
des médecins, mairies, offices du tourisme…), articles dans les bulletins municipaux, relais
d’information sur le site www.pluriactivite.org, bouche à oreille
Perspectives d’avenir :
Trouver des financements supplémentaires pour embaucher du personnel, trouver de
nouveaux locaux (plus accessibles, au rez-de-chaussée ou avec un ascenseur)
Elargir les permanences (ASSEDIC, ANPE, DDTEFP, …) et trouver de nouveaux locaux
pour rassembler en un même lieu les permanences actuellement présentes dans
différents lieux du centre Bourg ; obtenir de l’ANPE le détachement d’un agent sur le
territoire pour le suivi mensuel des demandeurs d’emploi
Organiser des réunions d’informations (sur le CIF-CDD, le chômage saisonnier, le droit
du travail…)
Mettre en place des groupes de travail pour conduire une réflexion sur le logement, la
santé, un groupement d’employeurs (pérennisation des emplois pour permettre
l’installation sur le territoire)
Promouvoir l’organisation de la pluriactivité et la professionnalisation des saisonniers,
parvenir à sensibiliser les saisonniers à la formation et les fidéliser
Promouvoir l’organisation de la pluriactivité au-delà de la mise en relation entre offres
et demandes d’emplois, et la professionnalisation des saisonniers
Mettre en place un partenariat avec les employeurs, créer si besoin un groupement
d’employeurs
Créer un site internet
Mettre en place des outils d’évaluation
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38 - Cellule Emplois saisonniers de la Bièvre
Fiche d’identité :
Cellule Emplois saisonniers de la Bièvre (CESB)
13, rue de la République
38270 BEAUREPAIRE
04 74 79 18 18 - 06 84 76 20 61
[email protected]
Date de création : Service mis en place en 1997
Statut : Service de la Mission Orientation Bièvre (MOB, mission locale)
Territoire : 70 communes sur 5 Communautés de Communes du secteur de Bièvre Valloire.
Public : Uniquement les jeunes de 16 à 25 ans du secteur, sortis du circuit scolaire (orientés
par leur conseillère référente à la mission locale)
Histoire :
Depuis près de 10 ans, la Mission Locale de la Bièvre, propose un dispositif permettant au
public d’accéder plus facilement et dans de meilleures conditions aux postes de
saisonniers. En effet, les saisons offrent de larges possibilités pour travailler une grande
partie de l’année en pouvant alterner entre saison touristique d’hiver dans les stations de
la Région (de décembre à mars) et saison agricole sur le territoire (de mai à octobre).
Mission :
La Cellule emplois saisonniers de la Bièvre (CESB) a pour mission de sensibiliser les jeunes
de 16 à 25 ans sortis du circuit scolaire (et habitant le territoire de Bièvre Valloire), aux
possibilités qu’offrent le travail saisonnier dans le tourisme et l’agriculture. La conseillère
CESB les accompagne dans leur recherche d’emploi saisonnier grâce à un réseau de
partenaires dense et des outils adaptés spécialement conçu pour répondre aux attentes
des jeunes et les préparer le mieux possible en amont de la saison.
Fonctionnement :
Moyens : Une personne à temps partiel.
Ouverture au public : Du mardi au vendredi, sur rendez-vous uniquement.
Financements : Région, 5 Communautés de Communes de la Bièvre (CC Bièvre Est, CC
Bièvre Liers, CC Chambarans, CC de Beaurepaire, CC Bièvre Toutes Aures).
Partenaires : Le Relais du Père Gaspard (foyer UMIJ), réseau Jeunes Emplois Mobilité
Rhône-Alpes (pour les emplois du tourisme), AGRIJOB, dispositif PLACES (pour les emplois
agricoles), Maison des saisonniers du Briançonnais, ANPE.
Eventuelle charte de partenariat : Non.
Services :
Emploi : Présentation générale d’une saison, des postes, des conditions de vie et de
travail, préparation du CV, acquisition des techniques de recherche d’emploi
(consultation des offres d’emplois, rédaction des lettres de motivation, sensibilisation au
contact téléphonique et aux entretiens d’embauche, première organisation de sa
recherche d’emploi), mise en relation avec nos partenaires, proposition d’outils
spécifiques de découverte des emplois saisonniers, proposition de stages et actions
d’évaluation, appui des candidatures auprès des employeurs, aide à la mobilité,
accompagnement dans l’emploi afin d’éviter les ruptures Organisation d’informations
collectives en avril en direction des étudiants.
Autres missions : Si le service du CESB mène une action exclusive sur l’emploi saisonnier,
en revanche, la Mission locale de la Bièvre dont il dépend a des missions beaucoup plus
étendues propres à toute mission locale.
Communication et promotion de l’action : Plaquette sur les « jobs d’été », document
d’information sur les saisons agricoles.
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73 - Points Relais Saisons de Maurienne
Fiche d’identité :
Réseau de 25 points d'
accueil et d'
information implantés dans des
structures existantes (mairie, office de tourisme, foyer-logement,
mission locale…), coordonnés par le Syndicat du pays de
Maurienne.
Syndicat du Pays de Maurienne,
Avenue d'
Italie, BP 82
73 303 Saint-Jean de Maurienne Cedex
04 79 64 48 99
[email protected]
Date de création : 2004
Territoire : Les 62 communes du Pays de la Maurienne, sur les cantons d’Aiguebelle, La
Chambre, Saint Jean de Maurienne, Saint Michel de Maurienne, Modane et Lanslebourg.
Les 25 points sont répartis dans la vallée de la Maurienne, dans les 6 chefs-lieux de canton
de Maurienne et dans les stations.
Public : Les points Relais Saisons ont pour vocation d’offrir un service de proximité aux
personnes travaillant pendant la saison : employeurs et saisonniers.
Les points relais saisons se trouvent à :
Aiguebelle (Chef-lieu de canton), Espace Emploi Formation - AACA
Albiez Montrond, Syndicat d’Initiatives
Aussois, Mairie
Bessans, Cyberbessans
La Chambre (Chef-lieu de canton), DECLICC
La Norma, Office de tourisme
La Toussuire, Office de Tourisme
Lanslebourg (Chef-lieu de canton), Cybercentre Espace Numérique
Lanslevillard, Mairie
Le Corbier, Office de Tourisme
Les Karellis, Foyer La Turra
Modane (Chef-lieu de canton), Maison cantonale
Montricher Albanne, Foyer La Turra
Orelle, Office de tourisme
St Colomban des Villards, Maison du Tourisme
St François Longchamp, Office de Tourisme
St Jean d'
Arves, Office de Tourisme
St Jean de Maurienne (Chef-lieu de canton), Mission Locale, FJT, ANPE
St Michel de Maurienne (Chef-lieu de canton), Point Accueil Emploi
St Sorlin d'
Arves, Office de Tourisme
Termignon la Vanoise, Maison de la Vanoise
Valfréjus, Office de Tourisme
Valloire, Association Culturelle - Cinéma – AEP
Valmeinier, Foyer Rochemalote
Histoire :
La Mission Locale Jeunes de Saint-Jean de Maurienne effectuait depuis quelques années
des permanences de fin de saison dans certaines stations. Souhaitant développer ces
actions d’information, elle s’est tournée vers le Syndicat du Pays de Maurienne qui, dans
le cadre du Contrat de Développement Rhône-Alpes (CDRA), a inscrit le développement
de la pluriactivité parmi ses axes de travail.
L’objectif du réseau de points d’information « Relais Saisons » est de coordonner et de
développer les actions existantes en faveur des saisonniers et de la pluriactivité sur la
vallée de la Maurienne.
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Mission :
Fournir une première information aux saisonniers et à leurs employeurs sur des
problématiques liées à la saison ; favoriser les échanges et les rencontres entre
employeurs et saisonniers.
Fonctionnement :
Moyens : Une coordinatrice (en emploi-jeune) pour l’ensemble des points. Dans certaines
stations, des « personnes-relais » (membres d’une association, d’un office du tourisme…)
s’investissent dans les actions entreprises en faveur des saisonniers et relaient les
informations. Dans chaque point, une ou plusieurs personnes mettent à jour l'
information
et la documentation, en lien avec l'
animatrice du réseau.
Ouverture au public : Suivant les structures
Financements : Etat et Région dans le cadre du CDRA, Syndicat du Pays de Maurienne
Partenaires : Suivant la structure (ex : Cité des Langues à Valloire ou à Bessans).
Permanences : En fin de saison, une dizaine de stations accueillent une permanence
d’information, tenue par la Mission Locale, l’ANPE, et/ou le Point Emploi Formation du
canton correspondant.
Eventuelle charte de partenariat : Dans certaines structures, convention Partenet avec
l’ANPE (ex : à la mission locale, à Valloire…)
Services :
Emploi : Présence de documentation dans tous les points Relais Saisons ; en vallée, mise à
disposition des services existants dans les structures. Un forum de l’emploi en fin de saison
dans une station, une journée de permanence en fin de saison dans une dizaine de
stations (présence de la Mission Locale de Maurienne, de l’ANPE et/ou du Point Emploi
Formation).
Logement : Présence de documentation
Santé : Présence de documentation, une journée de dépistage du sida et des hépatites
dans trois stations,
Formation : Présence de documentation
Autres missions : Accueil des saisonniers dans une station.
Un guide, en premier lieu destiné aux saisonniers, mais qui peut être utile à chaque
habitant, est disponible dans les points Relais Saisons : c’est le guide Bien vivre ma saison
en Maurienne, élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie
des saisonniers » de Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Communication et promotion de l’action : Présentation sur le site-portail de la Maurienne,
participation aux différents groupes de travail concernant les saisonniers, relais média à
chaque action (presse écrite, radio…)
Perspectives d’avenir :
Projets : Développer les points avec la mise à disposition de postes informatiques pour
faciliter les recherches des saisonniers. Structurer de plus en plus et de mieux en mieux les
actions menées en stations (impliquer plus de partenaires et mieux)
Eventuelles difficultés : Beaucoup de différences entre les différents points, problème de
mobilisation de certains partenaires…
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73 – Les Espaces saisonniers de Tarentaise
Les collectivités locales de la Tarentaise, réunies dans le Contrat Global de
Développement (CGD) Tarentaise-Vanoise, le Comité de Bassin d’Emploi
(CBE) de l’arrondissement d’Albertville et le Département de la Savoie ont
signé le 7 février 2003 une convention de partenariat « pour le
développement de l’information et l’accompagnement des saisonniers du
tourisme dans la vallée de la Tarentaise et ses stations ».
Cette démarche de développement local s’étend au niveau des 4 cantons de la
Tarentaise : Aime, Bourg Saint Maurice, Bozel et Moûtiers.
Dans un premier temps, un diagnostic a permis de mieux repérer les besoins des saisonniers et
les réponses existant déjà localement.
Le CBE, avec le soutien de l’Assemblée du Pays de Tarentaise Vanoise (qui a pris la suite du
CGD), anime un groupe de travail qui rassemble les Espaces Saisonniers de la Tarentaise, nés
indépendamment dans 7 stations (Les Ménuires et Val Thorens, La Plagne, Les Arcs, Val
d’Isère, Tignes et Courchevel, entre 1991 et 2003).
Dans ce cadre, les Espaces Saisonniers se sont dotés d’un nom et d’un logo communs, ainsi
que d’une plaquette de présentation commune, diffusée par le CBE. Au-delà de cette
politique de communication commune, le groupe de travail favorise les échanges et la mise
en place de nouvelles actions au profit des saisonniers.
En 2006, les coordinateurs des Espaces Saisonniers se sont ainsi réunis dix fois, notamment
pour participer à 3 journées ou demi-journées d’échanges et d’informations avec des
partenaires extérieurs (Direction du Travail, Caisse Primaire d’Assurance Maladie…).
D’autre part, les actions relevant du domaine de la santé sont coordonnées avec l’ensemble
des partenaires concernés et mutualisées au sein du groupe de travail « Santé et conditions
de vie des saisonniers de Savoie », et du Pôle Ressources Régional Saisons Santé, animé par
l’association Le Pélican et la Mutualité Française Savoie.
45
73 - Espace saisonniers de Val d'
Isère
Fiche d’identité :
Espace saisonniers de Val d'
Isère
Association Vie Val d'
Is
Maison Marcel Charvin
73150 VAL D'
ISERE
04 79 06 84 78
[email protected]
www.association-vievaldis.org
Date de création : 2003
Statut : Association de loi 1901 à but non lucratif.
Territoire : La station de Val d’Isère.
Public : Toutes les personnes vivant dans la station, de manière permanente ou
saisonnière.
Histoire :
En 2001, trois suicides et deux décès accidentels ont provoqué une vive émotion, encore
avivée par la mort accidentelle de deux saisonniers anglais pendant l’hiver 2001-2002. Au
cours de cet hiver, sur l’idée de quelques habitants de la station et à l’initiative du Centre
Communal d’Action Sociale, un groupe de personnes motivées lance les « 24 heures en
saison ». Il s’agit d’inviter toutes les personnes travaillant dans la station à vivre un temps
fort de 24 heures, comme une pause au cœur de la saison d’hiver, avec des séances de
lecture à la médiathèque, une rencontre avec des professionnels de santé, la projection
de films, l’ouverture facilitée d’équipements sportifs, une course de garçons de café…
Une enquête sur la vie dans la station est menée pendant cette journée et conclut
notamment que le coût de la vie est trop élevé à Val d’Isère. Ce constat motive le projet
de mettre en place une carte des employés de la station, leur conférant un statut, et des
réductions diverses ainsi qu’une assurance pour la pratique des sports d’hiver. Pour mener
à bien ce projet, que la commune ne souhaite pas porter, une association est créée.
Cherchant à répondre aux problèmes pouvant se poser pour des personnes vivant ou
travaillant sur la station, l'
association s’est ouverte à toutes les questions, sur les quatre
saisons de l’année… Quatre axes de travail ont pu être détectés : la solitude et la
recherche de convivialité, l'
emploi, le coût de la vie, l'
information et la prévention des
risques (santé, lois…).
En 2005, l’association s’est vu remettre le grand prix « S’unir pour agir » de la part de la
Fondation de France.
Mission :
L’amélioration de la qualité de vie dans la station, notamment pour les saisonniers. Une
question est au cœur de la démarche : comment retisser les fils du lien social dans une
station olympique basée essentiellement sur la qualité des services offerts aux touristes, au
détriment parfois des personnes qui y vivent et y travaillent ?
Fonctionnement :
Moyens : Local mis à disposition par la commune. Un salarié à temps plein, une vingtaine
de bénévoles.
Ouverture au public : Toute l’année.
Financements : Etat, Région, Conseil Général, SIVOM, Commune, autofinancement par la
vente d’une carte de réduction et d'
assurance « sport et loisirs » (équivalent de la « carte
neige »).
Partenaires : Les employeurs pour l’information (union des commerçants…), les structures
locales (office tourisme, remontées mécaniques, hôteliers, commerçants…), des espaces
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saisonniers des bords de mer, l’ANPE, les Missions Locales de la vallée, l’association
« Mountain Riders » (actions de protection de l’environnement)…
Permanences : Présence de l’ANPE, permanences d’une assistante sociale (sur rendezvous).
Eventuelle charte de partenariat : Convention avec l'
union des commerçants, pour la
carte saisonniers. A venir avec l’ANPE.
Services :
Emploi : Création d’un atelier de recherche d’emploi. Forum de l’emploi en fin de saison
(journée « 24 heures en saison », comprenant le forum, des stands d’information, une
tartiflette, un buffet-concert…).
Logement : Mission de vigilance dans le domaine du logement. Participation à la
commission d’attribution des logements sociaux de la commune.
Santé : Information, contacts avec les acteurs, participation à la réflexion du groupe de
travail « Santé et conditions de vie des saisonniers de Savoie » (piloté par la Mutualité
Française Savoie).
Formation : Information et orientation vers les partenaires appropriés.
Dialogue social : Information sur les droits du travail ; mise en lien avec l’inspection du
travail, les syndicats… projet d’élaboration d’une « plate-forme » qui organise la
concertation entre partenaires sociaux à Val d’Isère : employeurs, employés, commune.
Autres missions : Mise en place d'
une assurance spécifique pour les saisonniers, proposant
la même couverture que la «carte neige» mais 3 fois moins chère.
Recherche de convivialité entre les personnes résidant sur place et celles qui viennent
travailler sur la station, quel que soit le moment dans l’année : organisation de soirées
d’animation, création de la fête de la musique à Val, ouverture du cinéma "L’intersaison"… et avec d’autres, participation au thé dansant et à la fête du village. Un
événement culturel par saison (fête de la musique au printemps, festival « avalanche de
jeux » en été, fête du début de saison en automne, 24 heures en saison en hiver).
Organisation d’une soirée Téléthon avec les saisonniers, d’une fête d’accueil en début
de saison, de soirées autour de photos de voyages. Mise en place de divers ateliers
(échanges linguistiques, formation Internet, projet de photos sur le thème de la saison,
troupe de théâtre…) avec des saisonniers et des bénévoles de la station.
Diffusion du guide Bien vivre ma saison dans la Tarentaise et le Beaufortain Val d’Arly,
élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers »
en Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Communication et promotion de l’action : Diffusion (toutes les 3 semaines) d’un bulletin
d’information (qui présente notamment le programme des animations), animation d’un
site Internet, communication par les radios locales, TV8 Mont Blanc, le bouche à oreille,
communication auprès de l’union des commerçants, de l’office de tourisme, des
remontées mécaniques…
Perspectives d’avenir :
Projets : Accentuer la dynamique de convivialité en organisant la création d’un comité
des fêtes (ou apparenté). S’inscrire dans l’animation du patrimoine local. Pérenniser
l’embauche du salarié permanent.
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73 - Espace saisonniers des Ménuires et Val Thorens
Fiche d’identité :
Espace saisonniers des Menuires
Gare routière, niveau 1
73440 SAINT MARTIN DE BELLEVILLE
Tél. : 04 79 00 23 20
[email protected]
www.mairie-smb.com(rubrique « saisonniers »)
Espace saisonniers de Val Thorens
Maison de Val-Thorens
73440 SAINT MARTIN DE BELLEVILLE
Tél. : 04 79 00 22 11
[email protected]
www.mairie-smb.com(rubrique « saisonniers »)
Date de création : 1991 aux Ménuires, puis 1996 à Val Thorens.
Statut : Deux services de la mairie de Saint Martin Belleville.
Territoire : Les stations de Saint-Martin, Les Menuires et Val Thorens, qui accueillent,
chaque hiver, 4 500 saisonniers environ.
Public : Tout public. L’espace saisonnier s’adresse aussi bien aux habitants de la vallée
des Belleville qu’aux saisonniers de la région et hors région, ainsi qu’aux employeurs.
Histoire :
La maison des saisonniers des Ménuires est née à la suite d’une étude menée
conjointement par un psychologue et un sociologue sur les relations existant entre les
conduites toxicomanes et les modes de vie en station de ski. L’étude a mis en évidence
le manque d’équipements sociaux, la méconnaissance des conditions de vie des
saisonniers et l’absence de prévention en matière de santé.
La proposition a donc été faite de créer un accueil polyvalent des saisonniers sur la
commune de Saint-Martin de Belleville, géré par un Conseil Communal de Prévention de
la Délinquance (CCPD). Il s’est ensuite enrichi de services liés à l’emploi.
En 1996, une antenne est installée à Val Thorens.
Mission :
La mission initiale de prévention des risques dans le domaine de la santé s’est étoffée. Il
s’agit à présent d’une structure de proximité à vocation sociale ouverte à tous
(population locale, employeurs et saisonniers).
Lieu polyvalent d'
informations dans les domaines de l'
emploi, le logement, les droits
sociaux, la formation professionnelle, la saisonnalité et la pluriactivité, la vie en station…
Fonctionnement :
Moyens : Une personne à temps plein en saison « élargie » et deux locaux fournis par la
mairie.
Ouverture au public : Pendant la saison d’hiver (octobre-avril), lundi sur rendez-vous et
jeudi aux Ménuires, mardi, mercredi et vendredi à Val-Thorens.
Financements : Mairie.
Partenaires : Les employeurs, l'
assistante sociale, l'
ANPE, la mairie, l'
office de tourisme.
Permanences : Assistante sociale, antenne saisonnière ANPE aux Menuires, association le
Pélican à raison de 2 fois par mois, environ, dans les 2 antennes (prévention des
toxicomanies et risques santé)…
Eventuelle charte de partenariat : Non.
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Services :
Emploi : Ouverture d'
une permanence saisonnière de l'
ANPE, d'
octobre à fin mars aux
Ménuires, et affichage des offres d'
emploi à Val Thorens. Possibilité de télécharger des
fiches de candidature sur le site de la mairie. Elles doivent être remplies et transmises à
l'
Espace Saisonniers par courriel, courrier ou télécopie pour être transmises aux
employeurs. Recueil direct des offres d’emplois auprès des employeurs, transmission de
candidatures. Aide à l’élaboration de CV et lettres de motivation. Forum de l’emploi en
fin de saison.
Logement : Mise en relation de l'
offre et de la demande de logement, affichage des
offres de location de la part de particuliers.
Santé : Mise à disposition de documentation et de préservatifs. Journée de dépistage
anonyme et gratuit du sida et des hépatites dans chacune des stations. Permanence
d’une conseillère en prévention santé 2 fois par mois sans rendez-vous.
Formation : Mise à disposition de documentation (notamment les classeurs du Centre de
Documentation et d’Information Jeunesse). Dossiers thématiques à disposition.
Dialogue sociale : Médiation en cas de conflits professionnels.
Autres missions : Gestion d’une bibliothèque. Ordinateurs, fax, photocopieuse et
imprimante mis à disposition gratuitement.
Diffusion d’un livret saisonnier aux Menuires, élaboré par un groupe de travail composé
de tous les services et employeurs de la station et piloté par l’Office de tourisme.
Organisation d’une journée de ski d’accueil des saisonniers aux Ménuires.
Diffusion du guide Bien vivre ma saison dans la Tarentaise et le Beaufortain Val d’Arly,
élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers »
en Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Communication et promotion de l'
action : Présentation du service sur le site de la mairie.
Plaquette auprès des élus et des services des stations (office du tourisme, mairie,
médecine du travail…). Articles dans le bulletin d’information trimestriel de la commune,
chronique radio toutes les semaines.
Perspectives d’avenir :
Projets : Création d’un livret sur les métiers saisonniers, projet d’ouverture à l’année
présenté à la mairie en juin 2006, développement des services et des permanences.
Eventuelles difficultés : La présence d’une seule coordinatrice pour les 2 stations.
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73 - Espace saisonniers de Tignes
Fiche d’identité :
Espace saisonniers de Tignes
Le Glattier
73320 TIGNES
Tél. : 04 79 40 09 89
[email protected]
Date de création : 1996
Statut : Service intégré aux actions du Centre Communal d’Actions Sociales (CCAS) de
Tignes.
Territoire : La station de Tignes.
Public : Les travailleurs saisonniers et les employeurs de main-d’œuvre saisonnière.
Histoire :
Jusqu’en 1996, l’accueil des saisonniers à Tignes était assuré par des organismes tels que
l’Office de Tourisme et la mairie, qui hébergeaient des permanences de conseillers de
l’ANPE et d’assistantes sociales. L’information étant diffuse, la commune a souhaité
recentrer l’information en privilégiant la proximité et l’accompagnement des saisonniers.
La Commune a mis en place ce service en créant un poste saisonnier (les trois premières
années), puis un poste à temps plein à l’année (agent en contrat emploi-jeune) pour
enfin aboutir aujourd’hui à un poste à durée déterminée à temps complet.
Mission :
Parmi les principales missions de l’Espace Saisonniers figurent : l’accueil et l’orientation du
public, l'
information, l’animation, la formation (notamment à distance), et
l’accompagnement à l'
emploi.
Fonctionnement :
Moyens : Des locaux comprenant un bureau pour les permanences ANPE et Aide
Sociale, une salle dédiée aux formations, un espace informatique équipé de 7 postes,
une salle de convivialité avec billard, tables, chaises et baby foot, un espace « détente »
avec banquettes, tables basses et TV, une bibliothèque avec le bureau du responsable
de l’Espace. Une personne en CDD à temps complet toute l’année.
Ouverture au public : Toute l'
année du lundi au vendredi, avec des horaires variés selon
les jours et les saisons (2 permanences jusqu’à 19 h et 20 heures deux fois par semaine en
saison d’hiver)
Financements : Région, Conseil Général, Commune
Partenaires : L'
ANPE, la MIFE, la Cité des langues, le Centre Polyvalent d’Action Sociale
(CPAS) de Bourg Saint-Maurice, association Le Pélican, Mutualité Française Savoie…
Permanences : Assistante sociale, ANPE.
Eventuelle charte de partenariat : Non.
Services :
Emploi : Travail en lien étroit avec l'
ANPE qui assure des permanences dans les locaux
(accompagnement, aide à la rédaction de CV, mise en place de la Visiocandidature…) ; centralisation des offres d’emploi de la station, mise en relation de l’offre
et de la demande d’emploi. Organisation du Forum emploi formation santé en fin de
saison d’hiver. Mise à disposition d’un espace informatique pour la recherche d’emploi.
Relais d'
information en matière de droit du travail.
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Logement : Relais d'
information sur les conditions de logement, orientation vers les
personnes et structures relais (CCAS, accueils d’urgence de Bourg St Maurice et
Moutiers), relais et diffusion des offres de loueurs particuliers et des agences locales qui
louent à la saison ou à l’année, remise de dossiers CAF en concertation avec le CPAS
pour des demandes d’aide au logement.
Santé : Information sur la santé, orientation vers les structures et les personnes ressources.
Accueil d'
actions de prévention (journée de dépistage gratuit et anonyme du sida et des
hépatites), information et prévention lors d’actions ponctuelles et stratégiques telles que
la soirée de début de saison en y associant les partenaires (Le Pélican, la Mutualité
Française Savoie…)
Formation : Gestion d'
un système de formation à distance, et sur site, notamment avec la
Cité des Langues : langues courantes et langues rares (en visioconférence), informatique
(bureautique, initiation Internet, logiciels spécifiques, …). Organisation de réunions
publiques d’information (MIFE, VAE…).
Autres missions : Organisation d’animations ponctuelles ; gestion d'
une petite
bibliothèque accessible aux résidents et aux saisonniers ; gestion d’une salle informatique
avec accès libre à Internet. Organisation d’une soirée d’accueil en début de saison.
Mise en place de la carte Tignes Avantages qui offre des réductions chez les
commerçants partenaires.
Elaboration et diffusion d’un guide pratique qui centralise l’ensemble des informations
utiles aux saisonniers Ma saison à Tignes (avec les horaires des navettes, les conditions de
stationnement, les temps forts de la saison, les services disponibles à Tignes, les loisirs, les
associations locales, un annuaire des numéros utiles…).
Diffusion du guide Bien vivre ma saison dans la Tarentaise et le Beaufortain Val d’Arly,
élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers »
en Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Toutes ces missions ont pour vocation d’aider les salariés à bien s’intégrer socialement,
notamment lorsqu’ils viennent de l’extérieur.
Communication et promotion de l’action : Contacts individualisés avec les employeurs
pour leur exposer les actions menées par l’espace saisonniers, les services que peuvent y
trouver leurs employés… Mise à disposition du Guide des saisonniers dans l’ensemble des
lieux publics, diffusion du guide par le biais des employeurs. Information sur les actions
menées par l’Espace saisonniers via la radio locale R’Tignes et dans les bulletins
municipaux.
Perspectives d’avenir :
Projets :
L'
Espace Saisonniers souhaite travailler davantage avec les employeurs de la station
notamment en matière de formation de leurs employés. En ce sens, l’Espace Saisonniers
cherche à associer systématiquement les employeurs aux actions qu’il mène. Travail sur le
changement de représentation de l’Espace Saisonniers.
Mise en place d’un réel partenariat mer-montagne.
Développer davantage l’accès des saisonniers aux qualifications et aux formations
dans le but de les inscrire dans une démarche de parcours professionnels.
Travail sur la fidélisation des saisonniers tant auprès des travailleurs saisonniers que des
employeurs.
Eventuelles difficultés : La structure ne bénéficie pas toujours d'
une bonne représentation
notamment auprès des employeurs qui la perçoivent comme une structure dédiée aux
travailleurs saisonniers. La commune souhaite que les employeurs s’approprient
davantage cet outil au service du travail saisonnier.
Il est difficile de trouver des relais locaux pour mener des actions (associations, service
animation…).
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73 - Espace Saisonniers de La Plagne
Fiche d’identité :
Espace saisonniers de La Plagne
La Plagne Centre, salle omnisports
73210 Macot La Plagne
04 79 09 20 85
[email protected]
Date de création : 2003
Statut : Service du Syndicat Intercommunal de La Plagne, qui comprend les communes
de Macot La Plagne, Aime, Bellentre et Champagny la Vanoise
Territoire : La station de La Plagne
Public : Les saisonniers, locaux ou extérieurs et leurs employeurs.
Histoire :
L’Espace saisonniers a été mis en place par le Syndicat Intercommunal de la Grande
Plagne, qui regroupe les quatre communes supports de la station de La Plagne.
Missions :
Accueil et information, emploi et formation, logement, prévention santé…
Fonctionnement :
Moyens : Un local de 60 m² environ, comprenant un espace de travail et de recherche
documentaire, un espace informatique, et un coin d'
attente. Equipement bureautique
(accès à Internet). Une chargée de mission d’octobre à mai.
Ouverture au public : Pendant la saison d’hiver (octobre-mai), du lundi après-midi au
vendredi matin.
Financements : Communes de Macot La Plagne et Aime, Conseil Général pour certains
investissements matériels.
Partenaires : Dans le domaine de l’emploi (employeurs, DDTEFP, ANPE, missions locales,
ASSEDIC, association ALPIES,…) de la formation (MIFE, GRETA, AFPA, GEIQ BTP des Pays de
Savoie, Fongecif…), du logement (centres hébergement d’urgence, OPAC de Savoie,
l'
Association Départementale d'
Information sur le Logement…), de la santé (Caisse
Primaire d'
Assurance Maladie, association Le Pélican, Centre de Cure Ambulatoire en
Alcoologie, et plus largement les membres du groupe de travail sur la santé et les
conditions de vie des saisonniers en Savoie), de l’accompagnement social (assistantes
sociales, CAF, URSSAF…), ainsi que le CBE de l’arrondissement d’Albertville et tous les
espaces saisonniers de Tarentaise, la mission locale d'
Auray, la mission locale de Quimper,
la Maison des Saisonniers du Bassin d’Arcachon, la CGT, EURALP…
Eventuelle charte de partenariat : Convention Partenet avec l’ANPE, Charte Net-Public
avec l’Etat et la Région pour les Espace Publics Numériques, Charte avec la Région pour
les Relais Territoriaux Information Conseil sur la VAE
Services :
Emploi : Recensement et diffusion des offres d’emploi pour la saison et l’après-saison,
aide à la réalisation de CV et de lettres de motivation. Mise à disposition des offres
d’emploi sur la station (ANPE et employeurs en direct), CV à la disposition des
employeurs. Mise à disposition d’Internet pour toutes recherches liées à l’emploi et la
formation. Forum de l’emploi en fin de saison.
Logement : Information sur les aides au logement, aide à la réalisation de dossiers de
demande d’aides, recensement des offres de location saisonnières.
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Santé : Mise en place d'
actions ponctuelles de prévention santé en collaboration avec
les partenaires de l'
espace saisonnier (dont une journée de dépistage anonyme et gratuit
du sida et des hépatites).
Formation : Orientation vers les organismes adaptés aux demandes, information sur les
évolutions (VAE), mise en place de formations spécifiques en station (langues, AFPS …).
Relais territorial d’information sur la VAE.
Dialogue social : Médiation entre les employeurs et les salariés.
Autres missions : Un rôle d’écoute et d’accompagnement tout au long de la saison.
Diffusion du guide Bien vivre ma saison dans la Tarentaise et le Beaufortain Val d’Arly,
élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers »
en Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Communication et promotion de l’action : Plaquette d’information sur l’Espace
Saisonniers, bouche à oreille.
Perspectives d’avenir :
Projets : Mettre en place des ateliers d’aide à la recherche d’emploi. Approfondir les
partenariats extraterritoriaux. Etudier les possibilités de mobilité à l’étranger, notamment
au Québec, Mont St-Sauveur étant jumelé avec La Plagne.
Mettre en place un système de visio-candidature, une borne pour les cartes vitales.
Eventuelles difficultés : Trouver des financements complémentaires à ceux du Syndicat
Intercommunal qui permettraient la création d’un poste à temps plein, l'
acquisition de
matériel complémentaire, et la mise en place de nouvelles actions.
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73 - Espace Saisonniers de Courchevel
Fiche d’identité :
Espace Emploi Formation de Courchevel
Rue des Tovets,
73120 Courchevel 1850
04 79 00 01 01
[email protected]
www.mairie-courchevel.com
Date de création : 2001
Statut : Service de la mairie de Saint-Bon Courchevel.
Territoire : La station de Courchevel, qui accueille environ 4 000 saisonniers en hiver et 400
saisonniers en été.
Public : Toutes les personnes résidant ou non dans la station (France et étranger).
Histoire :
En 1995, une ébauche de structure a été mise en place sous l’impulsion de la mairie,
principalement dans le domaine de la santé.
En 1999, une étude a été lancée, donnant naissance à un Contrat d’Etude Prospective sur
le site de Courchevel, qui a souligné que les performances économiques des entreprises
devaient être associées à l’investissement humain pour maintenir le niveau de qualité
attendu par la clientèle hivernale et créer un esprit station. La commune a donc souhaité
développer l’intégration des saisonniers en mettant en place un pôle réunissant plusieurs
services (accompagnement social, emploi…). Face à une pénurie de main-d’œuvre
qualifiée, le besoin de formation des saisonniers est vite apparu ; en 2000, à l’initiative de
la société des remontées mécaniques, de l’office du tourisme, de l’école de ski et de la
commune, une association Courchevel Formation Développement a vu le jour.
Un Espace Emploi Formation a été mis en place en 2001 afin de répondre plus largement
à toutes les questions liées à l’emploi, à la formation, et à toutes les questions sociales
inhérentes.
Missions :
Gérer en relation étroite avec les socioprofessionnels de la station, l’offre et la demande
d’emploi saisonnier et à l’année : accueil, conseil, appui technique, orientation, mise en
relation. Organiser des actions de formation professionnelle à destination des employés
saisonniers de la station et les jeunes du pays.
Assurer la relation avec les organismes extérieurs (ANPE, Mission Locale, ASSEDIC…).
Suivre et animer des partenariats mer/montagne et participer activement aux travaux
d’un réseau départemental de maisons des saisonniers.
Fonctionnement :
Moyens : Depuis le 29 novembre 2006, un bureau de 100 m² avec hall d’accueil, 2 salariés
à temps plein et un salarié à temps partiel (26 heures/semaine).
Téléphone, fax, photocopieuse et 3 accès à Internet à destination du public pour les
recherches d’emploi et de formation.
Ouverture au public : Toute l'
année.
Financements : Le Conseil Général de Savoie a participé au financement de l’acquisition
de matériel informatique. En dehors de cette subvention, l’espace est exclusivement
financé par la mairie.
Partenaires : La DDTEFP, le CBE de l’arrondissement d'
Albertville, l'
ANPE, le FONGECIF,
AGEFOS-PME, des organismes de formation, les autres espaces saisonniers, des missions
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locales et PAIO, l’Association Départementale pour l’Education Sanitaire et Sociale
(ADESS)…
Permanences : Un agent ANPE d’octobre à mars (à temps plein), une assistante sociale
(sur rendez-vous), l’association Le Pélican (environ deux fois par mois), des « médiateurs
sociaux du travail » pendant la saison d’hiver.
Eventuelle charte de partenariat : Une convention signée entre la commune de
Courchevel et les villes de Royan, Agde, et Saint-Tropez.
Services :
Emploi : Mise en relation de l’offre et de la demande d’emploi (environ 4 800 par an) :
réception d’offres d’emploi (2 000 par an) et de CV (2 500 par an), proposition de CV aux
entreprises. Possibilité de saisir des CV sur place et de les imprimer, conseils en technique
de recherche d’emploi. La structure dispose d’un site Internet sur lequel saisonniers et
employeurs peuvent déposer leur demande tout au long de l’année.
Animation de partenariats mer-montagne. Déplacement sur les salons de partenaires du
littoral (Cap d’Agde, Royan…). Forum de l’emploi en fin de saison.
Logement : Information sur les conditions de logements, les personnes et structures
ressources (relais avec les services de la mairie, foyer d’urgence sur Moutiers et
Albertville…).
Mise à disposition d’offres de logements de particuliers et prise des coordonnées des
personnes recherchant un logement.
Santé : Information sur la santé, les personnes et structures ressources (relais avec les
services de la mairie, CCAS, assistante sociale…).
Journée de dépistage anonyme et gratuit du sida et des hépatites. Distribution de
préservatifs gratuits (en partenariat avec l’ADESS), permanence de l’association Le
Pélican environ deux fois par mois.
Formation : Orientation, actions de formation professionnelle : établissement de parcours
de qualification et de professionnalisation en lien avec les structures et partenaires
ressources.
Organisation avec l’ANPE et la DDTEFP d’une formation « Employé d’étages » préalable à
la prise de poste, suivie d’un contrat de travail saisonnier chaque année. Travail en lien
avec le Fongecif pour le montage de dossiers de demandes de financement de CIF.
Point relais conseil VAE. Mise en place de nouvelles formations d’adaptation à l’emploi
(magasins de sport) pour l’hiver 2006-2007 (46 journées de formation par stagiaire,
financement AGEFOS-PME).
Actions d’information sur les droits à la formation auprès des entreprises et du public.
Inscription de l’Espace Emploi Formation dans une gestion prévisionnelle des emplois et
des compétences des entreprises de la station.
Dialogue social : Site pilote sur la station de Courchevel : mise à disposition de locaux
pour des médiateurs sociaux du travail et organisation des rendez-vous.
Autres missions : Mise à disposition de ressources documentaires, du guide de la station
Infos saisonniers, accès Internet. Mise à disposition d’informations sur les cars, navettes, et
autres types de transport à disposition.
Diffusion du guide Bien vivre ma saison dans la Tarentaise et le Beaufortain Val d’Arly,
élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers »
en Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Communication et promotion de l’action : Présentation sur le site www.mairiecourchevel.com et dans le guide Infos saisonniers édité pour Courchevel, distribué en
partenariat avec le CCAS lors de visites auprès des employeurs de la station. Minute du
saisonnier sur la radio locale toutes les semaines.
Perspectives d’avenir :
Projets :
Développer l’aspect qualification et orientation professionnelle, inscrire le saisonnier
dans une logique de parcours professionnel, développer les outils et moyens de suivi des
parcours. Proposer une réponse à la demande d’orientation professionnelle
principalement des locaux. Proposer de nouveaux services aux entreprises dans le cadre
55
d’une GPEC. Mettre en place des modalités de suivi des saisonniers afin de mieux les
fidéliser et les orienter sur le plan de la formation professionnelle.
Capitaliser des données socio-économiques par la réalisation de statistiques sur les
publics et les emplois de la station.
Favoriser le développement d’activités nouvelles (Outil BALISE pour la création
d’activité, en partenariat avec la MIFE de Savoie) et la pluriactivité.
Construire de nouveaux partenariats
Acquérir un système de visio-candidatures permettant de :
- réaliser des entretiens de recrutement en amont et pendant la saison d’hiver
(entre des employeurs de la station et des saisonniers d’autres départements) et des
entretiens de recrutements pour la saison d’été entre les employeurs d’autres
départements et les saisonniers présents sur la station de Courchevel
- développer les partenariats mer-montagne et avec d’autres régions candidates
(Corse, Bretagne, Saint-Tropez…)
- adhérer au réseau de formation continue à distance du Conseil Régional de
Rhône Alpes
- réaliser des conférences à distance sur la station de Courchevel
- réaliser des entretiens avec différents intervenants (MIFE dans le cadre de l’outil
BALISE, Bilan de compétences….)
Eventuelles difficultés : Recherche de financement pour les actions à mener.
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73 - Espace saisonniers des Arcs
Fiche d’identité :
Espace saisonnier des Arcs
Les Arcs 1800
La Croisette
73700 BOURG ST MAURICE
04 79 07 01 35
[email protected]
Date de création : 2003
Statut : Service développé par la commune de Bourg Saint-Maurice.
Territoire : La station des Arcs
Public : Demandeurs d'
emplois, salariés, employeurs et résidents.
Histoire :
La station accueille environ 4 000 saisonniers chaque hiver. L’Espace Saisonniers est une
initiative de la commune de Bourg Saint-Maurice, pour répondre notamment à la
problématique du logement des saisonniers. Depuis, les missions de l’Espace se sont
élargies.
Mission :
Accueillir, informer, conseiller, observer se concerter et échanger sur les secteurs de
l'
emploi, de la formation, du logement, des droits sociaux et de la santé.
Fonctionnement :
Moyens : Un emploi à temps plein.
Ouverture au public : Pendant la saison d’hiver (octobre-avril) du lundi au vendredi, lundi
et jeudi après-midi sur rendez-vous et la saison d’été (juillet-août) du lundi au vendredi.
Financements : Commune de Bourg Saint-Maurice, SIVOM de la Haute Tarentaise, Conseil
Général de la Savoie, Etat
Partenaires : Dans le domaine de l’emploi (ANPE, Missions Locales, Direction du Travail,
employeurs de la station, EURALP, ALPIES…), de la formation (MIFE, AFPA,
Alp’interlangues, BEEFT…) de l’accompagnement social (associations caritatives
(épicerie sociale, abri d’urgence de la Croix Rouge…), centre d’action sociale de Bourg
Saint-Maurice, espace jeunes de la commune…), et de la santé (Association Le Pélican,
Mutualité Française Savoie, et plus généralement les membres du groupe de travail sur la
santé et les conditions de vie des saisonniers en Savoie), ainsi que le CBE de
l’arrondissement d’Albertville, les autres Espaces Saisonniers de la Tarentaise et les
maisons des saisonniers ailleurs en France (Mission Locale d’Auray, Maison des Saisonniers
du Briançonnais, GIPAETS à Ax-les-Thermes…)
Permanences : Non.
Eventuelle charte de partenariat : Non.
Services :
Emploi : Mise en relation des offres et des demandes d’emploi sur la station, forum de
l’emploi en fin de saison (visio-conférence avec des employeurs du littoral).
Logement : Mise en relation des offres et des demandes de logements (bourse au
logement), négociation de tarifs préférentiels pour quelques nuitées dans certains hôtels,
information sur les aides au logement, fiche de liaison avec le centre d’hébergement
d’urgence, visite auprès des personnes vivant en camion pour vérifier leurs conditions
d’hébergement…
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Santé : Information et orientation vers les partenaires appropriés, participation au groupe
de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers » en Savoie, journée de dépistage
anonyme et gratuit du sida et des hépatites.
Formation : Information et orientation vers les partenaires appropriés, au cas par cas.
Autres missions : Matériel informatique et documentation mise à disposition.
Prise en charge sociale du public : au cours d’un entretien, la coordinatrice fait le point
avec le saisonnier sur sa situation et joue un rôle de relais (explication des prestations,
accompagnement pour le montage d’un dossier de demande de RMI…). Recherche de
solutions d’urgence en cas de besoin (pour un colis alimentaire, des vêtements, une
douche…). Espace d’échanges et de convivialité.
Diffusion du guide Bien vivre ma saison dans la Tarentaise et le Beaufortain Val d’Arly,
élaboré dans le cadre du groupe de travail « Santé et conditions de vie des saisonniers »
en Savoie (piloté par la Mutualité Française Savoie).
Communication et promotion de l’action : Présentation du service sur le site de la
commune de Bourg Saint-Maurice, diffusion de la plaquette des Espaces Saisonniers
(élaborée par le CBE de l’arrondissement d’Albertville), visites auprès des employeurs,
participation à divers groupes de travail sur la station, communication par le biais de la
radio locale et d’affichages.
Perspectives d’avenir :
Projets : Ouverture de l’Espace Saisonniers à l’année.
Mise en place d’une carte de réductions pour les saisonniers, développement de
nouvelles actions pour l’emploi et d’actions d’animation, pour lutter contre l’isolement et
créer de la convivialité, en impliquant les saisonniers dans les projets.
Eventuelles difficultés Pérennisation de l’emploi de la coordinatrice (en CDD).
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74 - Cellule d’accueil des saisonniers du Chablais
Fiche d’identité :
Date de création : 2003
Date de cessation d’activité : 2006
Statut : Extension des missions du groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la
Qualification (GEIQ) Hôtellerie-restauration de Haute-Savoie.
Territoire : Les 62 communes du Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais.
Histoire :
Le GEIQ Hôtellerie-restauration de Haute-Savoie, dans le cadre du Contrat Global de
Développement (CGD) Rhône-Alpes Chablais, a développé une mission d’accueil et
d’information des saisonniers du tourisme dans 5 lieux touristiques du Chablais (Morzine et
Châtel, Evian, Yvoire et Thonon-les-Bains).
Mission :
Apporter une réponse aux problèmes rencontrés par les saisonniers et leurs employeurs, et
permettre une meilleure intégration sociale des salariés venus de l’extérieur.
Fonctionnement :
Moyens : Six bureaux mis à disposition par les communes de Morzine, Les Gets, Châtel,
Evian, Yvoire et Thonon, un bureau pour la coordination loué à Thonon. Deux chargés de
mission salariés en CDI et un consultant-coordinateur (honoraires).
Ouverture au public : Toute l’année à Morzine et Châtel, en saisons l'
été et l'
hiver à Les
Gets, en Eté à Evian, Yvoire et Thonon.
Financement : Région, Fonds Social Européen, Syndicat Intercommunal du Chablais
Partenaires : Les organisations professionnelles, le Service Public de l'
Emploi, la Médecine
du Travail, l'
Office du Tourisme, l'
association "Portes du Soleil Chablais Léman
Développement".
Eventuelle charte de partenariat : Non.
Services :
Emploi : Rapprochement des offres et demandes d'
emploi, aide à la rédaction de CV et
de lettres de motivation, à la préparation de la saison suivante, partenariats avec des
stations du littoral.
Logement : Information sur les offres, circulaires d'
information auprès des propriétaires,
information auprès des employeurs sur la convention Etat-UESL signée le 15 juillet 2004,
journées d'
information, coopération avec les communes, information sur les aides au
logement. Santé : Appui à des actions de prévention santé, orientation vers des structures
compétentes.
Formation : Organisation de stages suivis d’emplois pour les élèves de lycées hôteliers,
orientation vers des organismes de formation, organisation de journées de sensibilisation
des employeurs sur la gestion des ressources humaines.
Dialogue social : Information sur le droit du travail et les conditions du travail en saison ;
médiation pour désamorcer les conflits.
Autres missions : Enquête statistique avec la médecine du travail essentiellement sur le
logement. Information sur les transports, rédaction d'
un texte pour « bien vivre sa saison »
dans le livret d’accueil des Portes du Soleil.
Création et diffusion du Guide des saisonniers du Chablais.
Communication et promotion de l’action : Plaquette
Difficultés rencontrées : Problèmes de trésorerie liés à la lenteur des procédures de
subvention. Besoin d'
une charte de partenariat avec certains institutionnels. Recherche
d'
une plus grande implication des élus et des employeurs.
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74 – Points d’Accueil des Saisonniers du Chablais
Fiche d’identité :
Points d’Accueil du Chablais (PAS)
Contact le matin à la Mission Locale du Chablais : 04 50 81 69 88
Contact l’après-midi à Châtel et Morzine : 06 70 31 26 56
Date de création : novembre 2006.
Statut : Extension des missions de la Mission Locale du Chablais.
Territoire : Le Chablais (stations de Morzine-Avoriaz, Châtel, La Chapelle d’Abondance,
Abondance, Montriond, St Jean d’Aulps, Bellevaux, Thollon-les-Mémises, Bernex).
Public : Salariés saisonniers locaux et mobiles, employeurs, collectivités locales.
Histoire :
En créant deux Points d’Accueil des Saisonniers à Morzine et Châtel, la Mission Locale du
Chablais reprend les missions de la Cellule d’Accueil des Saisonniers du Chablais (une
action expérimentale menée de 2003 à 2006 par le GEIQ Hôtellerie-Restauration de
Haute-Savoie).
Mission :
Permettre une meilleure intégration sociale des salariés venus de l’extérieur en
centralisant les informations utiles aux travailleurs saisonniers en des lieux identifiables.
Apporter des propositions de réponses concrètes aux problèmes rencontrés par les
saisonniers et leurs employeurs, et mettre en œuvre un livret d’accueil, outil recensant les
données nécessaires à l’intégration des saisonniers.
Fonctionnement :
Moyens : Un chargé de mission, un bureau à la Mission Locale et 2 locaux au sein même
des stations de Morzine et de Châtel.
Ouverture au public : Du 15 novembre 2006 au 15 avril 2007 pour le moment
Financements : Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais (SIAC), Région,
Fonds Social Européen, Conseil Général dans le cadre des actions santé en direction des
saisonniers.
Partenaires : Offices de tourisme et mairies et syndicats intercommunaux, ANPE, Assedic,
Mission Locale, DDTEFP, Fédération hôtelière, Association de commerçants, ASMI, Services
santé du conseil général, PERIPL, Mutualité Française Haute-Savoie, Centre d’alcoologie,
Planning familial, organismes collecteurs du « 1% logement », DDE…
Eventuelle charte de partenariat : Non.
Services :
Emploi : Appui à la recherche d’emploi : facilitation de la mise à disposition des offres
d’emploi lorsque l’ANPE n’est pas présente.
Information, aide au projet, à la réflexion et à la décision : dégager au regard du
diagnostic, les priorités en matière de conseil aux problématiques rencontrées par les
saisonniers et les employeurs. La structure propose des solutions afin de faciliter les
recrutements et l’intégration du personnel saisonnier.
Logement : Explication des conditions du logement saisonnier, recensement des
demandes, infos sur les pistes à suivre.
Information sur les dispositifs d’aide au logement (Locapass, APL), mise à disposition de
dossiers et aide et conseil à la mise en place du dossier.
Diagnostic, information, aide au projet, à la réflexion et à la décision
Santé : Centralisation et optimisation de l’information, organisation des journées « Pleine
saison, pleine santé ? » en partenariat avec le groupe de travail départemental sur la
santé des saisonniers.
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Formation : Rôle de premier niveau d’information sur les possibilités de formation, auprès
des saisonniers. Information de premier niveau aux employeurs sur l’évolution de la
réglementation et mise en relation avec les partenaires.
Autres missions : Rôle d’information de premier niveau sur le réseau existant en matière
de transport. Etablissement d’un diagnostic transport saisonnier et mise en relation avec
la commission transport du CDRA.
Communication et promotion de l’action :
Perspectives d’avenir :
Projets : Pérenniser l’accueil du public saisonnier en Chablais (la convention de
financement est prévue jusqu’au 15 avril 2007).
Créer une dynamique départementale, débouchant sur l’ouverture d’autres points
d’accueil de saisonniers.
Impliquer les employeurs de travailleurs saisonniers.
Eventuelles difficultés : Manque d’esprit collectif des employeurs et faible capacité de
projection dans l’avenir, peu d’anticipation des problématiques rencontrées depuis de
nombreuses années sur le territoire.
61
74 – Espace saisonnier du Pays du Mont Blanc
Fiche d’identité :
Espace saisonnier du Pays du Mont-Blanc
Antenne de Megève
Antenne de Chamonix
La Tour
Maison pour Tous
94, promenade du Fori
28, place de l’Eglise
74400 CHAMONIX
74120 MEGEVE
Email : [email protected]
Email : [email protected]
Date de création : Décembre 2006
Statut : Deux antennes de la Maison de l’Emploi de l’arrondissement de Bonneville.
Territoire : Les stations de Chamonix et Megève.
Public : Les travailleurs et employeurs saisonniers du Pays du Mont Blanc.
Histoire :
C’est la Maison de l’Emploi de l’arrondissement de Bonneville qui est à l’origine du projet.
Missions :
Accueillir et renseigner les travailleurs et les employeurs saisonniers sur le logement, la
santé, le transport, la formation, l’emploi, le droit du travail et orienter vers les partenaires.
Faire un état des lieux de la saisonnalité du territoire recouvert afin de définir les actions
adaptées à la situation locale.
Créer un réseau avec les acteurs de la santé, de l’emploi, du logement, du transport,
de la formation, et de la saisonnalité.
Animer le comité technique sur chaque commune qui a comme fonction de suivre et
de développer l’espace saisonnier. Il est composé d’acteurs de l’emploi, d’élus, de
représentants des saisonniers et des employeurs.
Fonctionnement :
Moyens : Une personne à un temps complet, mise à disposition par la Maison de l’Emploi,
des locaux mis à disposition par les communes de Megève et de Chamonix. Les frais de
fonctionnement sont pris en charge par les deux communes.
Ouverture au public : Toute l’année, lundi après-midi et mercredi toute la journée à
Megève, mardi toute la journée et jeudi après-midi à Chamonix.
Financements : Maisons de l’Emploi de l’arrondissement de Bonneville, communes de
Megève et de Chamonix.
Partenaires : Groupe de travail départemental animé par la DDTEFP, regroupant
l’ensemble des acteurs concernés par la saisonnalité (organisations syndicales, institutions
de l’emploi, du social, de la formation, du logement, de la santé…)
Services envisagés :
Emploi : Information. Travail en lien étroit avec l’ANPE pour les mises en relation des
employeurs et des saisonniers.
Logement : Analyse des besoins en logement de la commune par rapport à la
population saisonnière.
Santé : Mise en place d’actions de sensibilisation en collaboration avec les acteurs de la
santé.
Formation : Information sur les possibilités de formation, sensibilisation à la bi-qualification.
Autres missions : Mise en place de permanences sur le droit du travail avec l’inspection
du travail, les syndicats professionnels et de salariés. Travail sur le transport en lien avec
l’association PROMOB 74.
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Perspectives d’avenir :
Projets : L’objectif est de pouvoir répondre au mieux à tous les acteurs de la saisonnalité
sur le Pays du Mont Blanc, ce qui pourrait demander l’ouverture d’une nouvelle antenne
et un renforcement en moyen humain. Ce développement dépendra de l’implication
des élus locaux.
Eventuelles difficultés : Lisibilité financière limitée, qui dépend de l’implication réelle des
élus.
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