extractionsable L`avenir de l`extraction de sable dans la partie belge

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extractionsable L`avenir de l`extraction de sable dans la partie belge
#extractionsable
L’avenir de l’extraction de sable dans la partie belge
de la mer du Nord
Bruxelles, le 17 octobre 2014 – Chaque année, nous exploitons presque 4.000.000 m³ de
sable marin qui doit servir dans la construction et pour la protection des côtes contre la
mer. Quel est l’impact pour la mer ? Pouvons-nous continuer ainsi ? C’est à ces questions
que notre journée d’étude tentera de trouver réponse le lundi 20 octobre prochain. La
journée d’étude sur l’extraction de sable dans la partie belge de la mer du Nord est
organisée tous les trois ans par le service Plateau continental du SPF Economie.
L’extraction de sable est une activité humaine radicale, elle est par conséquent suivie de
près dans un cadre scientifique. Le service Plateau continental effectue cet examen continu
en collaboration avec la Direction opérationnelle Milieux Naturels (DO Milieux Naturels) de
l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) et avec l’«l’Instituut voor
Landbouw- en Visserijonderzoek (ILVO) ». Le service Plateau continental étudie
principalement l’impact de l’extraction de sable sur le fond marin et les réserves de sable
existantes. La DO Milieux Naturels étudie surtout les changements des courants et le
transport de sédiments en rapport avec les processus du fond marin, et l’ILVO analyse
l’impact sur l’écosystème marin.
Quelques résultats de ce monitoring multidisciplinaire
Impact physique
Le sable marin exploité dans la partie belge de la mer du Nord est une source non
renouvelable dont l’exploitation a surtout un impact local et non cumulatif. Bref, le sable qui
a disparu l’est pour toujours. L’impact local et l’évolution détaillée du fond marin font l’objet
d’une étude, au même titre que l’évolution globale basée sur une comparaison des zones
exploitées avec des zones non exploitées. Ainsi, une zone de la partie centrale du Buiten
Ratel sera fermée à l’exploitation en 2015 suite au dépassement de la limite d’exploitation
de 5 m par rapport au niveau de référence. Dans ce cadre, une nouvelle étude a été lancée
en vue d’adapter ce niveau de référence fixé arbitrairement à des critères scientifiques.
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Cette adaptation est indispensable pour pouvoir, dans un proche avenir, utiliser au mieux les
réserves limitées de sable.
Les processus de sédiment ont surtout été étudiés dans une zone d’exploitation située très
loin en mer où des grandes quantités de sable sont exploitées pour la défense et la
protection des côtes. Les secteurs d’exploitation se trouvent au nord de la zone couverte par
une directive « Habitat » dans laquelle se trouvent des champs de gravier d’une grande
valeur écologique. La variabilité naturelle a été mesurée et les premières hypothèses sur
l’influence des plumes de sédiment qui sont indissolublement liées au processus d’extraction
ont été formulées.
Les mesures des processus physiques sont également utilisées pour affiner et valider les
modèles mathématiques qui calculent l’impact de l’exploitation de sable à une plus grande
échelle dans l’espace et dans le temps. Une base de données standard permettant aux
utilisateurs d’obtenir la variabilité naturelle des paramètres du fond marin à un endroit
arbitraire a été mise sur pied.
Impact biologique
Suite à la perturbation naturelle et humaine continue, notre faune de la mer du Nord est
devenue très résiliente et résiste dès lors assez bien à l’exploitation de sable. Ce n’est qu’en
cas d’exploitation importante et concentrée, et de perturbation régulière que cette
résistance paraît insuffisante et que des modifications s’opèrent. Ces constatations
ressortent d’une analyse des conséquences potentielles de l’exploitation de sable pour les
micro-organismes (bactéries), pour le macrobenthos (invertébrés vivant dans le fond, ex.
coquillages, vers, puces d’eau), l’épibenthos (invertébrés vivant sur le fond, ex. étoiles de
mer, crabes, crevettes) et pour les poissons du fond marin (ex. plie, vive, éperlan).
Les conséquences les plus frappantes de l’exploitation de sable ont été observées sur le
macrobenthos. Ce qui est logique parce que les changements du sol ont le plus d’influence
sur les espèces les plus liées au fond marin. Une modification de la faune du sol a par
exemple été mesurée sur le Buiten Ratel, où une exploitation intensive a eu lieu sur une
surface relativement petite. Suite à l’extraction de sable moyen principalement, il ne reste
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dans la zone d’exploitation que le gros sable ainsi que la fraction de sable très fin. Ces deux
types de fond hébergent chacun leur propre faune, mais du fait qu’ils sont ici présents
conjointement, cela entraîne une plus grande diversité locale. Un effet négatif a par contre
été observé sur l’Oostdyck où l’exploitation est moins intensive mais beaucoup plus
ancienne, suite à quoi le nombre d’espèces différentes diminue.
Journée d’étude « Quel avenir pour l’extraction de sable dans la partie belge de la mer du
Nord ? »
Lundi 20 octobre 2014; Belgium Pier Blankenberge
http://economie.fgov.be/fr/modules/activity/activite_1/20141020_journee_etude_exploitat
ion_de_sable.jsp
Inscription par e-mail à [email protected]
Plus d’informations sur les activités du service Plateau continental :
http://economie.fgov.be/fr/entreprises/domaines_specifiques/Extraction_sable_gravier_me
r/
Pour de plus amples informations
SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie
Chantal De Pauw – Porte-parole
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