En voici le compte-rendu... (Téléchargez au format
Transcription
En voici le compte-rendu... (Téléchargez au format
1 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 1. Personnes présentes 40 personnes en provenance de l’ensemble de la région ont assisté à ce premier séminaire (liste des participants jointe en annexe 1). 2. Déroulement de la journée Animateur : Philippe Lorenzo, directeur du CRES de Picardie 9h30 - Introduction de la journée par Eric Régnaut de la DRASS de Picardie, co-pilote du schéma régional d’éducation pour la santé (SREPS) : rappel du cadre du séminaire 9h40 /12h30 - Tables rondes de présentation des acteurs de l’éducation pour la santé/éducation du patient (EPS/EP) de la Somme 1re table ronde CPAM de la Somme Mutuelle AG2R MSA de la Somme 2e table ronde IUFM de Picardie Inspection académique de la Somme Enseignement catholique de la Somme 3e table ronde Animation régionale des pôles de prévention et d’éducation du patient 4e table ronde Association le Mail Association Alcool Assistance 80 Une fiche résume la présentation de chacune des structures, de ses missions et actions dans le champ de l’éducation pour la santé. (cf. annexe 2) 12h30/14h00 - Déjeuner 14h00/16h00 - Travail en ateliers sur le pôle de compétence en EPS Réflexion autour des questions suivantes : Que faudrait-il faire pour que ce pôle existe ? De quoi le pôle ne doit pas s’occuper ? Que doit être ou que pourrait être le pôle ? 16h00/16h30 - Restitution des synthèses des ateliers (cf. annexe 3) - Conclusion 3. Rappel des dates et lieux des prochains séminaires 10 octobre à Beauvais de 9h00 à 16h30 Espace Argentine (ancien collège H. Beaumont) ZUP 11 rue du Morvan 30 novembre à Laon 2 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 de 9h00 à 16h30 DDASS de l’Aisne Salle de la Rotonde 28 rue Fernand Christ Ces journées seront organisées selon le même schéma : le matin : présentation des acteurs du département dans le champ de l’éducation pour la santé l’après midi : en ateliers, poursuite de la réflexion sur la constitution d’un pôle de compétence en EPS en Picardie. 3 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Annexe 1 Liste des participants 4 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 SEMINAIRES DE CONNAISSANCE MUTUELLE ET D'ECHANGE DE SAVOIRS ET PRATIQUES DES ACTEURS DE L'EPS 15-juin-06 Nom Prénom Structure Adresse Code postal Ville AMIARD Valérie SUMPPS Rue du campus 80000 AMIENS BALDET Prisca Ecume du jour 5 rue du faubourg St Jacques 60000 BEAUVAIS BERTHE Philippe Alcool assistance 6 bis Gustave Poingt apt 7 80800 CORBIE CPAM de la Somme ESPACE SANTE 1 Place Léon Gontier 80000 AMIENS BOURGEOIS Chantal BUNLON Eric CPAM Laon 2 rue Charles Peguy 02009 LAON cedex 9 CAILLAUX Sonia CRES de Picardie 70 rue des Jacobins 80000 AMIENS 5 Email Téléphone présents Liste des participants 06 68 15 92 68 * 06 68 96 96 42 * 03 22 71 17 90 * O3 22 71 78 00 * [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] [email protected] CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 03 60 12 26 01 * jeanmarc.carolle.wanadoo.fr 03 23 75 72 99 * [email protected] 06 24 58 48 39 * [email protected] 03 22 71 78 00 * [email protected] 03 44 10 51 90 * CARE Véronique Association le Mail 4 Bld Carnot 80000 AMIENS [email protected] CARETTE Sylvia URCAM Picardie 6 rue des Hautes Cornes 80000 AMIENS [email protected] CAROLLE Jean-Marc IFSI du centre Hospitalier rue Charles de Gaulle 02200 SOISSONS CHATEIL Stéphane ARH / CHU d'Amiens Coordination régionale des pôles de prévention CHU Hopital Nord 80054 AMIENS cedex 1 COLLARD Magali CESTP ARACT 18 rue Victor Hugo 80009 AMIENS COURTALHAC Françoise Médecin Coordinateur Pôle de prévention et d'éducation des maladies cardio-vasculaires 22 rue de la Justice 60200 COMPIEGNE DACQUIN Martine CRES de Picardie 70 rue des Jacobins 80000 AMIENS DARRAS Claude Club cœur et santé 10 route de Villers Bocage 80260 BERTANGLES DAVID Céline CRES de Picardie 11 rue Jean Monnet - parc d'activés "Le chêne bleu" 60000 BEAUVAIS 6 [email protected] [email protected] CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Marie-Agnés Les toqués de la cuisine 1 rue des provinciales 80090 AMIENS DELANCHY Odile Enseignement Catholique 1 rue Camille Desmoulins 80170 ROSIERES en Santerre ecolesaintefamille.rosieres@wanado o.fr DELECOURT Delphine CRES de Picardie 70 rue des Jacobins 80000 AMIENS [email protected] g 03 22 71 78 00 * DERVILLE Philippe Unité fonctionnelle d'éducation / CH 02100 SAINT QUENTIN [email protected] 03 23 06 76 24 * DETOURNE Sébastien Familles Rurales 21 rue Sully 80000 AMIENS [email protected] 03 22 71 13 90 * DUBLE Patrick CRES de Picardie - Aisne 61 rue d'Enfer 02000 LAON [email protected] 03 23 79 90 51 * DUFLOT Marie Paule UDAPIA Epicerie sociale Amiénoise 5 rue Vaquette 80000 AMIENS DUPONT Joëlle Centre social du Vermandois rue Paul Codos 02100 SAINT QUENTIN [email protected] FONTAINE Danielle Direction Régionale du Service Médical ELSM Place Louis Sellier BP2707 80027 AMIENS cedex 1 [email protected] 03 22 97 50 39 * 7 les.toqué[email protected] 03 60 10 73 59 * DEFERT * [email protected] CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 03 22 50 33 41 * 03 22 71 19 99 * [email protected] 03 22 46 81 55 * BEAUVAIS [email protected] 03 44 92 50 29 * 02500 HIRSON [email protected] 03 23 58 75 39 * 80044 AMIENS cedex 1 [email protected] 03 22 53 59 74 * FRETE François ARO MSA 27 rue F. Petit 80019 AMIENS cedex GIVERDON Michel ACCUEIL ET PROMOTION 1 rue Aldebert Bellier 60000 BEAUVAIS GUERARD Valérie Animation régionale des missions locales / PAIO de Picardie 47 boulevard du cange 80000 AMIENS [email protected] GUYOT Séverine PIJ Place de l'Hôtel de ville 02300 CHAUNY [email protected] LANGHENDRIES Catherine CDDPde Laon Avenue de la république 02000 LAON LASHERAS Ana CMR Picardie 646 rue de Cagny 80094 AMIENS cedex 3 LE BELLER Dominique SESO CPAM Rue Jean Racine 60000 LENOIR Stéphanie CCAS point info santé 55 rue de Lorraine LEVEL Pierre IUFM Amiens 49, Bd Châteaudun 8 [email protected] [email protected] [email protected] CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 [email protected] 03 44 10 12 67 * AMIENS [email protected] 03 22 71 78 00 * 80000 AMIENS [email protected] 12 rue Sagebien 80000 AMIENS [email protected] 03 22 33 13 65 * Association RECRE 64 rue d'Hangest 80910 ARVILLERS [email protected] 03 22 37 02 20 * Corinne Inspection académique Somme 4 rue Germain Bleuet 80026 AMIENS cedex 1 [email protected] 03 22 71 25 19 * MENUET Eliane DRDJS Picardie 20 Square Friant "Les 4 Chênes" 80039 AMIENS [email protected] MOUFLIH Roukia CCAS point info santé 55 rue de Lorraine 02500 HIRSON [email protected] 03 23 58 75 39 * ORINEL Anne CMPP de la Rainette 24 rue de la Rainette 60100 CREIL LITOUX Lisiane SESO Rue Jean Racine 60000 BEAUVAIS LORENZO Philippe CRES de Picardie 70 rue des Jacobins 80000 LORRIAUX Alfred CRES de Picardie 70 rue des Jacobins LORRIAUX Maguy Relaxaid MAILLARD Christine MAINCENT 9 * [email protected] CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 PARDOUX Marie Mutualité sociale agricole 43 route de Paris 80200 PERONNE [email protected] 03 22 73 33 10 * PAYEN Carole CRES de Picardie - Aisne 61 rue d'Enfer 02000 LAON [email protected] 03 23 79 90 51 * PISSY Claudine IUFM Amiens 49 Bd Chateaudun 80044 AMIENS POUILLART Philippe ISAB 19 rue Pierre Wagnet 60026 BEAUVAIS [email protected] 06 13 03 02 11 * POURCHEZ Anne-Sophie Education Nationale 45 rue Pasteur 80170 ROSIERES [email protected] REGNAUT Eric DRASS de Picardie 52 rue Daire 80000 AMIENS [email protected] 03 22 82 30 51 * REGNAUT Marie-Cécile SFCD (Syndicat des femmes chirurgiens dentistes) 181 rue Lemarchier 80000 AMIENS [email protected] 03 60 10 10 97 * RIVIERE Claude ANPAA Picardie 32 rue de Thionville 59000 LILLE [email protected] ROUSSEAU Catherine Inspection académique Oise 26 rue Victor Hugo 60025 BEAUVAIS 03 44 06 45 88 * 10 [email protected] [email protected] * CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 SILVA Palmira CPAM SESO Rue Jean Racine 60000 BEAUVAIS [email protected] TUMERELLE Michèle MEDISIS 14 rue de Paris 60120 BRETEUIL [email protected] 03 44 07 04 43 * VAN DER SCHUERENETEVE Marie Pôle de prévention et d'éducation du patient 48 avenue du général De Gaulle 02200 SOISSONS [email protected] 03 13 75 71 21 * VASSEUR Anne-Marie AG2R 15 passage du logis du Roy 80000 AMIENS [email protected] 06 75 08 14 00 * 11 * CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Annexe 2 Présentation des structures 12 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 CPAM de la Somme Service éducation pour la santé/Espace santé Chantal BOURGEOIS - Chargée Education à la Santé Présentation Le service éducation à la santé et l’Espace Ssanté (créé en 1993) forment un seul et même service, et ont même vocation. Missions Promouvoir les actions de prévention, les campagnes nationales, l’éducation à la santé. Informer par la mise à disposition d’un fonds documentaire constitué : de dossiers techniques et d’ouvrages spécialisés sur des thèmes de santé publique à consulter sur place ; d’une vidéothèque, d’outils pédagogiques (mallettes, expositions) avec possibilité d’emprunt au sein du département, aux pédagogues, professionnels de santé… Activités Les expositions - Programme annuel défini en fonction des priorités nationales, régionales ou locales de santé publique :. - Accueil de groupes sur rendez-vous à l ’Espace santé, pour des séances d ’éducation à la santé. - Accueil individuel pour l’accès à la documentation. Conseils nutritionnels - Un diététicien reçoit gratuitement en groupe et en individuel sur rendezvous les mercredis et vendredis après midi. Participation aux journées nationales de prévention - Dépistages gratuits effectués par des professionnels de santé. - Journée nationale de l’audition en mars. - Prévention pour la santé du pied en mai. - Journée Mondiale du diabète en novembre… Séances éducatives De façon ponctuelle ou dans le cadre de projet d’établissement, sur les thématiques suivantes : - tabac, alcool, alimentation ; - public : primaire, secondaire, lycées professionnels, associations insertions… Actions spécifiques En partenariat : marche du cœur, Journée mondiale sans tabac… Certains projets d’actions sont pérennisés depuis plusieurs années : - kits « sécurité » ; - prévention des accidents domestiques chez le jeune enfant ; - mise en place d’ateliers équilibre pour les plus de 60 ans ; - « Esti » prévention du tabagisme ; - dépistage dentaire en milieu scolaire. Ces actions font l’objet d’un partenariat étroit avec, entre autres, le conseil général, l’inspection académique, l’UFSBD, la mairie d’Amiens… 13 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 AG2R Anne-Marie VASSEUR - Attachée aux relations extérieures sociales Présentation Depuis sa création, AG2R a construit une action sociale à l’écoute de ses adhérents : pour répondre aux préoccupations nouvelles des salariés et des retraités ; pour tenter de préserver ou d’améliorer leur qualité de vie, AG2R s’implique dans une participation active aux politiques de recherche et de prévention. Comment ? En portant un regard attentif aux créations associatives et à leur capacité d’innovation En organisant des moyens qui privilégient les partenariats de compétences En communiquant par la promotion des initiatives locales et la diffusion d’une information accessible qui permet d’établir une relation dynamique avec tous les bénéficiaires de l’action sociale Missions/Activités Lutter contre l’isolement Pour favoriser l’activité des retraités et les aider à conserver un rôle social, AG2R multiplie les initiatives en : encourageant le bénévolat ; soutenant des associations qui développent la solidarité intergénérationnelle ; proposant des activités culturelles ; informant sur les droits et relais associatifs. Agir en faveur de la santé Bilans de santé- dépistages- maintien en forme -ateliers mémoire - aide aux aidants. Réunions d’information et de prévention : les maladies (Alzheimer, Parkinson… ), les risques, l’hygiène, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, la dépression, la nutrition, la forme physique… La prévention santé au travail AG2R propose une démarche concertée pour développer une culture de la prévention au sein de l’entreprise. Sensibiliser tous les acteurs Des expositions dédiées : Le diabète, L’audition, la prévention santé en entreprise. Des guides pratiques. Des animations adaptées au contexte et aux secteurs d’activité. Des expositions. Des guides prévention. Pour accompagner les futurs retraités dans cette démarche, AG2R organise et anime des séminaires de préparation à la cessation d’activité professionnelle PRIMATONIC Une approche globale de la retraite dans ses dimensions économiques, sociales mais aussi en matière de santé. Pour les salariés (à partir de 57 ans) et les chômeurs en fin de droits futurs allocataires. Les thèmes développés : le sens que chacun donne à sa retraite, l’évolution des relations, la gestion du temps, les droits à la retraite, la santé, la transmission du patrimoine. 14 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 MSA de la Somme François FRETE - médecin Marie PARDOUX - conseillère Présentation de 2 programmes Ateliers bien vieillir Une pédagogie non seulement destinée à apporter des connaissances (compétences intellectuelles; domaine cognitif) mais surtout une pédagogie interactive favorisant l’acquisition de savoir-faire (aptitudes, gestes, techniques, habiletés, domaine sensori-moteur) et de savoir-être (attitudes, domaine psychoaffectif) visant à améliorer les comportements. 6 ateliers /les thèmes abordés : - « Bien vieillir » : bien dans sa tête, bien dans son corps ; - « Nutrition, activité physique » : pas de retraite pour la fourchette ! Bouger c’est la santé ; « Organes des sens, équilibre » : les 5 sens en éveil, garder l’équilibre ; « Os, calcium, ostéoporose » : faites de vieux os ! ; « Sommeil » : dormir quand on n’a plus vingt ans ! ; « Médicaments et vieillissement » : le médicament, un produit pas comme les autres !. Les méthodes : - des exposés illustrés, des apprentissages ; - des exercices individuels ; - un cahier pédagogique, des documents et des fiches mémo ; - des petits exercices physiques, de la relaxation ; - des travaux individuels ou en petits groupes : résolution de problèmes, réflexions… ; - des jeux, des partages d’opinion, des échanges, des blagues… ; Evaluation - 351 personnes ont participé aux ateliers sur 19 départements. - Leur âge moyen est de 69,5 ans, 80 % sont des femmes. - 62 % des personnes ont participé aux 6 ateliers. - 97 % ont déclaré être satisfaits ou très satisfaits de ces ateliers Programme d’éducation thérapeutique Grâce à son organisation sur le terrain, la MSA met en œuvre un programme d’éducation thérapeutique destinée à des patients atteints de maladies cardio-vasculaires, sous forme collective, en concertation étroite avec les professionnels de santé locaux. Objectifs : - limiter la progression de leur pathologie ; - éviter la survenue de complications ; - améliorer la qualité de vie ; en impliquant les patients dans la gestion de leur maladie et dans son contrôle (observance des traitements, application de règles hygiéno-diététiques, repérage des signes d’alerte…) grâce à des compétences acquises dans un programme de formation. 3 séances et 6 modules traités : 15 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 - - l’entrée dans la maladie chronique avec la définition de l’éducation thérapeutique, la prévention des maladies cardiovasculaires ainsi que le vécu de la maladie chronique et ses aspects psychosociologiques ; la physiopathologie et les facteurs de risques ; la nutrition ; l’activité physique ; les signes d’alerte et l’auto surveillance ; le traitement et la connaissance des médicaments. Evaluation 153 patients cardiaques ont suivi dans les 9 régions expérimentales les 3 séances d'éducation thérapeutique. La satisfaction des patients vis-à-vis de l'éducation thérapeutique est très élevée ; elle est, pour toutes les dimensions explorées, supérieure à 90 %. Dans leur immense majorité, les patients considèrent qu'ils ont été bien accueillis, qu'ils ont appris des choses qu'ils ne connaissaient pas, que les explications fournies ont été claires, conformes à leur attente, utiles pour s'occuper de leur maladie. A 98 %, ils estiment que la MSA devrait proposer cette expérience d'éducation thérapeutique à d'autres patients. 16 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 IUFM de Picardie Pierre LEVEL - directeur adjoint Présentation Mission Formation initiale et continue des enseignants du primaire (professeurs des écoles), des professeurs de collèges et lycées, des documentalistes et conseillers principaux d’éducation. L’Éducation nationale, dans le code de la santé a donné comme objectif à l’école la possibilité aux élèves de se construire. Le champ de l’éducation à la santé est plutôt ciblé, il a été recentré autour : des conduites à risque (risque routier, violence) et conduites addictives (tabac, cannabis, alcool) ; de la nécessité de prendre soin de soi (nutrition) ; du respect des autres. Partenaires : les infirmières, les médecins, les partenaires extérieurs et l’ensemble des enseignants. Freins ressentis pour que les enseignants s’impliquent dans l’EPS : représentations de la santé plus souvent centrées sur le soin que sur la prévention ; sentiment d’incompétence dans le domaine de l’EPS par rapport à un spécialiste et en particulier au médecin. Chacun est compétent et spécialiste dans son domaine : le médecin fait l’éducation à la santé, le professeur de lettres fait l’éducation sur les lettres. Il y a un véritable travail à faire d’acquisition de ces compétences et aussi du travail sur l’acquisition du sentiment de compétences ; très forte interpellation de l’école autour d’un certain nombre de savoirs fondamentaux. On parle beaucoup plus du lire, de l’écrire, de calculer que de l’éducation à la santé ; les enseignants se trouvent aussi dans une situation inconfortable puisque travailler sur un thème d’éducation pour la santé renvoie à ses propres principes et pratiques. Ce n’est pas très facile de faire un cours sur le tabac et d’être à la sortie de l’école avec ses élèves avec une cigarette à la bouche… On attend de l’enseignant une exemplarité et il faut rapprocher le plus possible son dire de son faire et ceci n’est pas sans enjeux. Contrainte pour l’enseignement de l’EPS à l’IUFM L’éducation à la santé n’est pas inscrite dans le cahier des charges national pour les IUFM. Les formateurs s’appuient par exemple sur des éléments de programmes, en même temps c’est quelque chose qui donne du sens. Le fait de dire que l’éducation à la santé n’est pas une éducation particulière permet à un moment donné de faire connaissance avec la pratique. Il est donc nécessaire de repérer dans l’ensemble des points et des programmes tout ce qui peut ou doit tourner autour de l’éducation à la santé. Les formateurs essaient de mettre les stagiaires et futurs enseignants dans une situation où ils doivent réfléchir sur l’ensemble des autres disciplines, à ce qu’ils peuvent apporter à l’éducation à la santé et à la citoyenneté : les lettres à travers des textes littéraires, les arts plastiques à travers toute l’iconographie dessinée, peinte, photographiée…. Atouts pour le développer Le ministère de l’ Éducation nationale aide l’ensemble des enseignants et aide les formateurs de l’IUFM à faire en sorte qu’il y est une diffusion des exemples, des situations d’apprentissage qui ont pu être reconnus comme aujourd’hui intéressants. Il est possible de faire le lien entre les éléments de programme sur 17 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 le corps par exemple ou sur l’énergie en lien avec la nutrition ou en éducation physique et sportive sur les règles d’hygiène. En français, il est possible de faire ces liens entre un certain nombre d’éléments de programme et ce qui effectivement doit être abordé dans le cadre de l’information des élèves. Les instituts universitaires de formation des maîtres se sont emparés depuis plusieurs années de cette question de l’éducation à la santé et ont décidé voici quelques mois de constituer un réseau pour échanger nationalement sur les outils que nous pouvons utiliser. L’institut universitaire de formation des maîtres de Clermont-Ferrand a fédéré un groupe qui s’élargit et auquel adhère l’IUFM de Picardie . Axes de réflexion : - définition du champ, des outils à utiliser ; - la formation de formateurs ; Il est important que ce réseau travaille à la fois avec l’ensemble des partenaires au niveau national entre les IUFM mais bien évidement entre partenaires au sein de l’Éducation nationale et extérieurs. 18 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Inspection académique de la Somme Les comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) Corinne MAINCENT - Infirmière conseillère technique responsable départementale Historique Les anciens CES c'est-à-dire les comités d’environnement social, sont apparu dans un texte de novembre 1990 intitulé « Prévention des toxicomanies et conduites à risque ». La création des CES était destinée à prévenir les toxicomanies au sein des établissements scolaires en lien avec les partenaires extérieurs qui se situaient au plus proche de l’établissement scolaire. Une circulaire de février 1993 a élargi les compétences de ce comité d’environnement social par un suivi global des jeunes dans et hors école avec une recherche plus large au niveau des problèmes de santé. En 1998, les comités d’environnement social ont été remplacés par les CESC, les comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté. Cette circulaire a été renforcée par celle de novembre 1998 concernant l’orientation pour l’éducation à la santé à l’école et au collège en insistant sur la présence de l’éducation à la santé au sein des enseignements dès l’école maternelle. Une circulaire de décembre 2003 sur la santé des élèves intitulée « plan quinquennal de prévention et d’éducation » qui repréciser les différents axes de prévention au sein de l’Education nationale. Un décret de septembre 2005 a redéfini les missions des CESC au sein des établissements scolaires. Missions Elles se déclinent en quatre axes (décret du 9/09/2005) : contribuer à l'éducation à la citoyenneté ; préparer le plan de prévention de la violence ; proposer des actions pour aider les parents en difficulté et lutter contre l'exclusion ; définir un programme d'éducation à la santé et à la sexualité et de prévention des comportements à risque. Rôle Le CESC est un dispositif au service du projet d’école ou d’établissement. Il constitue un cadre privilégié pour la définition et la mise en œuvre d’une éducation à la citoyenneté et à la santé et d’une prévention en matière de conduites à risque et de dépendances. Il associe aux membres de la communauté éducative, les élèves, les parents et les partenaires extérieurs dans une logique de réseau et de renforcement des liens. Il permet une cohérence et une continuité des actions de prévention de l'école maternelle au lycée. Organisation Le CESC réunit, sous la présidence du chef d’établissement, les personnels d’éducation, sociaux et de santé de l’établissement et des représentants des personnels enseignants, des parents et des élèves, désignés par le chef d’établissement sur proposition des membres du conseil d’administration appartenant à leurs catégories respectives, ainsi que des représentants de la commune et de la collectivité de rattachement au sein de ce conseil. En fonction des sujets traités, il peut associer à ses travaux toute personne dont il estime l’avis utile. 19 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Fonctionnement Des séances plénières (3 par an). Des commissions « citoyenneté », « santé », « sécurité » réunies selon un rythme déterminé par les nécessité des actions et les disponibilités des acteurs. Un coordonnateur. Des responsables thématiques. Il s’articule avec les structures existantes : conseil des délégués, conseil de vie lycéenne, Cconseil de ZEP, commission d’hygiène et sécurité, comité de pilotage de lutte contre la drogue et de prévention des dépendances (CPLDPD), comité départemental de prévention de la délinquance (CDPD), comité communal de prévention de la délinquance (CCPD). 20 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Education nationale Anne Sophie POURCHEZ - Infirmière scolaire au collège de Rosière-en-Santerre Volonté Parvenir ensemble - l’école maternelle, le primaire, le collège et le lycée - à construire une continuité des actions d’EPS au cours des différents cycles. Rôle de l’infirmière L’infirmière scolaire a pour rôle de faire le lien entre les différents personnels, les différents niveaux et les établissements. Au primaire et au collège, il s’agit avec les enseignants de formaliser ce qu’ils font déjà en éducation à la santé et de les aider, d’apporter des outils nouveaux qui vont permettre une petite ouverture à leurs enseignements. Il ne s’agit pas de leur ajouter du travail mais de les accompagner, de trouver avec les partenaires extérieurs des liens qui permettront de mener des actions cohérentes et non plus des actions ponctuelles. Travailler avec les enseignants, c’est les écouter, voir ce qu’ils réalisent en éducation à la santé, ce que l’on pourrait faire ensemble mais sans faire à leur place. Présentation d’actions d’EPS travaillées dans la durée L’éducation affective et sexuelle. Ce thème est travaillé dès la maternelle quoi qu’on puisse en penser avec le schéma corporel, par la connaissance du corps. Ensuite, on évolue en primaire en reprenant les thèmes de sciences de vie et de la terre. Au niveau du collège, on peut entamer une action sur la contraception, les changements de la puberté… Ces thèmes peuvent être travaillés par des enseignants, des infirmières ou des professionnels de la santé qui viennent accompagner la démarche. Les gestes de premiers secours En maternelle, on va aborder les accidents domestiques, l’utilisation du téléphone. En primaire, on va aller un peu plus dans la démarche pour intervenir en cas d’urgence. Au collège, on va aller encore plus loin et passer à la réanimation cardio-pulmonaire. Dans certains établissements, il y a aussi la délivrance de l’ « attestation formation premiers secours » (AFPS) qui vient valider cet enseignement. L’élève a ainsi appris des choses tout au long de sa scolarité et il est valorisé dans cette démarche. L’alimentation En maternelle, le travail porte sur le goût. En primaire, un petit peu plus sur les groupes d’aliments, un petit peu plus loin sur la constitution des menus. Au collège, on voit ce qui change au niveau de l’adolescent en fonction de ses besoins. Dans le cadre de l’alimentation, les cantines scolaires du primaire et du collège forment un appui pour un travail partenarial et pour réfléchir à des thématiques communes et réaliser les projets au même moment pour qu’il y ait continuité et cohérence. Dans le cadre de la citoyenneté, desactions sur la violence sont possibles, donc la résolution du problème qui est travaillé avec les enfants aux différents âges sur l’environnement, le développement durable… Il existe également « les club santé » qui s’organisent essentiellement dans les collèges et les lycées. Ce sont des lieux tout à fait idéaux pour permettre l’expression des ados sur ce qu’ils ressentent par rapport à une thématique. 21 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Enseignement catholique de la Somme Odile DELANCHY - Directrice de l’école Sainte-Famille de Rosière-en-Santerre Présentation 34 écoles primaires accueillant des enfants de 2 à 11 ans. 341 enseignants (119 en maternelle et 222 en primaire). 8 497 élèves dont 3 074 élèves de maternelle et 5 423 élèves de primaire. Rôle des enseignants Apporter aux enfants les informations dont ils ont besoin pour acquérir une bonne ou meilleure hygiène de vie (sommeil, alimentation, tabagisme, bruit,etc) Faire de la prévention (problèmes d’audition, de vue, de comportement dans la rue, à pied, sur un véloetc) sans prendre la place des parents. Activités Formation « Enseigner les gestes de premiers secours » Depuis l’année scolaire 2003 – 2004, tous les enseignants ont suivi une formation afin d’enseigner aux enfants les gestes de premier secours. Ceci s’est déroulé sur trois ans, les derniers ont donc terminé cette année. A partir de la rentrée prochaine, toutes les écoles pourront former les élèves et leur délivrer le passeport « apprendre à porter secours »… CESC Tous les directeurs d’école vont recevoir une information concernant le rôle du CESC. A partir de la rentrée prochaine, ils pourront mettre en place des projets en lien avec leur collège de rattachement. Volonté Ne pas reproduire ce que l’on faisait les années antérieures, c’es-à-direvoir une expo sur quelque chose, revenir et travailler un petit temps sur les dangers de la cigarette, sur la nécessité de bien se nourrir, sur le besoin de bien dormir… Un challenge important dans les années à venir est de ne pas plaquer les enseignements d’éducation à la santé mais de faire comprendre aux enseignants qu’ils peuvent s’inclure dans tous les domaines travaillés. C’est un travail qui demande un peu de temps parce qu’il faut peut-être faire bouger certaines choses au niveau de la santé, des représentations de l’éducation à la santé. Il faut aussi faire évoluer les choses dans la manière de faire, de procéder. Ce n’est pas « en plus », c’est déjà inclus dedans. 22 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Coordination régionale des pôles de prévention et d‘éducation du patient Stéphane CHATEIL - cadre coordonnateur Origine et structuration 1995 : Lancement du PRS « Un cœur pour la vie » pour la prévention des risques cardio-vasculaires copiloté par l’Etat et l’Assurance maladie (1996). 1998-2001 : Territorialisation du PRS avec la mise en place de 8 pôles sur financement de l’ARH de Picardie (Abbeville; Amiens; Beauvais; Compiègne; Creil-Senlis; Laon; Saint-Quentin; Soissons). 2004 : Installation d’une cellule de coordination régionale au CHU d’Amiens. Positionnement et missions Structures intermédiaires à l’interface entre la ville et l’hôpital. Prévention primaire : les pôles comme structures ressource et partenaires sur leur secteur de santé. Prévention secondaire et tertiaire : les pôles comme structures dédiées à l’éducation du patient Activités et projets Éducation du patient : consultations individuelles, ateliers de groupe (facteurs de risque cardio-vasculaires), sevrage tabagique… Prévention primaire : journées de sensibilisation, participation au Parcours du cœur, actions du Plan national nutrition-santé (PNNS)... Formation des professionnels : IFSI, EPU… Articulation avec les réseaux de santé : diabète… Ressources et moyens Équipes pluridisciplinaires : médecin, infirmière, diététicienne, psychologue, secrétaire. Financement des actions sur appels à projets. Coordination régionale en 2004 pour : o mettre en réseau les pôles (site internet, partage d’outils) ; o professionnaliser les pratiques des pôles (formation) ; o accompagner l’évaluation des pôles (cahier des charges). Évolutions et perspectives Démarche d’éducation du patient ouverte à d’autres pathologies (maladies cardiovasculaires, diabète, tabagisme, obésité de l’enfant). Démarche territorialisée : o lien ville-hôpital ; o articulation avec les autres réseaux. Développement de fonctions transversales : o formation de professionnels relais ; o accompagnement de projets d’autres équipes. 23 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Association Le Mail Véronique CARE – Assistante sociale Présentation Association spécialisée dans le soin et la prévention de toxicomanie. Intervient sur tout le département de la Somme. Projet de prévention du service Il existe un pôle de compétences concernant les projets de l’association autour des addictions. Le service s’est doté d’un projet de prévention qui s’est donné trois objectifs : la prévention de l’usage, c'est-à-dire prévenir et retarder le premier contact avec le produit chez les jeunes et chez les adultes qui n’y ont pas encore touché ; la prévention de l’abus d’usage qui serait d’éviter l’usage nocif ; la prévention de la dépendance et faciliter l’accès aux soins avec comme objectif transversal de communiquer sur les ressources des différents partenaires. Stratégie d’intervention Stratégie d’intervention par secteur, par quartiers sur Amiens et sa métropole. Intervention territorialisée avec des antennes de soins à Abbeville, Péronne, Albert et Amiens.Organisation en binôme avec un référent fixe à la fois pour faciliter la reconnaissance auprès des partenaires mais aussi auprès des publics jeunes. Le travail de rue : aller à la rencontre des jeunes, qu’ils soient consommateurs ou non, dans la rue pour présenter l’association, ses missions. L’approche et la mise en relation sont facilitées par l’utilisée d’un « questionnaire TAC » (tabac alcool cannabis) qui permet d’évaluer l’usage des produits. Méthode/outils d’intervention Par le questionnaire d’évaluation TAC. C’est un outil remis généralement aprèsleos interventions auprès des jeunes rencontrés dans la rue ou dans les collèges, les lycées, les centres de formations. Cet outil fonctionne bien puisqu’il permet de voir si les jeunes sont dans un usage plutôt problématique d’un produit ou si ça reste un plaisir. Une exposition interactive sur l’adolescence et ses conduites à risque – « Dédale de vie » - destinée davantage aux collégiens. Il est expérimenté auprès des CM2 qui sont apparemment bien réceptifs à cette exposition là. Si on veut se situer dans la prévention primaire, il faut aussi peut-être commencé plus tôt parce que dans les collèges il y a des prises de cannabis relativement tôt vers la 4e et le produit est déjà connu bien avant. Un jeu de questions – « Info intox »- avec un graphisme relativement adapté où les jeunes vont opter pour l’info ou pour l’intox. Des bibliographies au sein du service et de l’association. La consultation est sur place. Des formations qui s’adressent à tout adulte et qui permettent de partager une culture commune dans le domaine. o Exemple : 8 modules : l’approche psychologique du toxicomane, l’approche médicale, les dispositifs de soins spécialisés pour la toxicomanie, la prévention… + des modules optionnels : nouveaux produits, nouvelles conduites, maternité et toxicomanie, approche juridique, hépatite/sida et réduction des risques… Des projets de prévention menés en partenariat. o Exemple : un projet de santé au sens large sur Abbeville avec le pôle de prévention cardio-vasculaire, le conseil général, l’ANPAA, Vie libre, la Croix d’Or, alcool assistance, la maison de la prévention et d’éducation à la santé 24 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 (MPES), les missions locales, etc. Pour ajouter le volet ludique aux actions, les associations sportives et culturelles sont également associées. Public visé Tout public : enfant à partir du CM2 ; jeunes de collèges, de lycées, de centres de formation, d’IME… ; adultes. Les professionnels de l’EN, des CAJ, de la DPJJ… 25 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Association alcool assistance Croix d’Or 80 Philippe BERTHE – président départemental But Aider et accompagner des personnes en difficulté avec l’alcool. Activité Intervention avant, pendant et après les soins : o rencontre de l’entourage et des malades avant les soins ; o intervention en milieu hospitalier pendant la période de soins ; o intervention après les soins en organisant des réunions, des groupes de parole. Intervention en discothèque. Intervention de sensibilisation en milieu scolaire, dans les entreprises. Intervention en la sécurité routière avec la préfecture. 26 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Annexe 3 Restitution des synthèses des ateliers 27 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Groupe A Ce que le pôle pourrait être c’est un lieu non pas dans le sens d’un lieu géographique mais plutôt dans le sens d’une plate-forme d’échanges et de rencontres. un réseau vivant, un réseau qui fonctionne et qui se travaille de façon partagée. ce serait un moyen de connaître l’autre par le biais de rencontres, d’échanges. ce serait le moyen de trouver des bons intervenants quand on en a besoin. un moyen de mieux orienter vers les structures parce qu’on les connaît ou parce que on aurait appris à les connaître. Ce qu’il faudrait faire pour que ce pôle existe en Picardie En amont, il est nécessaire de bien construire les choses c'est-à-dire de bien définir ce pôle de compétences. L’idée d’un cahier des charges solide a été citée plusieurs fois. Il lui faut des moyens financiers en termes de postes, d’outils de communication (internet) Des rencontres régulières des acteurs. Une idée transversale qui est de fédérer mais que chacun garde son identité. Ce dont le pôle ne doit pas s’occuper De l’attribution des financements. De gérer les conflits des différentes structures. Ne doit pas être là pour promouvoir une structure en particulier. Ne doit pas s’occuper de pratiques commerciales. Ne doit pas être un système qui exclu les bénévoles, les habitants, les usagers. Ne doit pas occasionner une perte de temps et d’énergie. Groupe B Ce que doit être ou que pourrait être le pôle de compétence un lieu de ressources humaines et professionnelles, un lieu de ressources de documentation et d’outils pédagogiques. un lieu d’échanges. un lieu où l’on a un objectif général commun tout en gardant ses particularités, ses spécificités et ses diversités avec, pour certaines choses, une grille d’évaluation commune. un lieu où l’on a rendu visible les acteurs et les actions de l’extérieur et de l’intérieur. un lieu où l’on trouverait de l’aide et du soutien à l’élaboration de projets et de l’aide à la recherche de financements de ces projets. un lieu de recherche, un observatoire. Que faudrait-il faire pour qu’il existe en Picardie recenser les ressources. trouver des lieux centraux et stratégiques. s’approprier un socle commun et culture commune. réunir nos idées communes et travailler dans le même sens. que ce soit une décision politique, un vouloir durable et de manière commune. une révolution culturelle, dans certains cas il faut faire bouger les choses. qu’il soit peut-être porté par une structure déjà existante. que soient associé à ce pôle les soignants et la population en général. 28 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Ce qu’on doit exclure ou de quoi le pôle ne doit pas s’occuper on ne veut pas qu’il soit une uniformisation, le non-respect des entités d’instance ou des différents territoires. il ne doit pas imposer et se substituer au travail de ces membres mais conseiller, accompagner ou autre selon les besoins. il ne doit pas redéfinir les politiques de santé mais il peut être une force de propositions. il ne doit pas déposer les projets en commun et redistribuer le pécule. Groupe C Ce que l’on entend par pôle de compétence Pouvoir rendre visible tout ce réseau d’acteurs et communiquer sur se que chacun fait. Aspect virtuel du pôle : faire en sorte qu’il n’y ait pas un espace physique qui serait cloisonné, à un endroit donné, mais qui serait plutôt un espace ouvert aux mouvances. Cet espace serait néanmoins structuré mais donnerait la possibilité à tout à chacun de pouvoir investir ce lieu qui serait en perpétuelle évolution. Permettre à des acteurs de se fédérer par territoire sur des thématiques données pour échanger des informations, pouvoir se réunir pour travailler et viser à l’atteinte d’objectifs sur une ou plusieurs actions. Se fédérer par rapport à des ressources que l’on pourrait mettre en commun les uns et les autres. Pouvoir proposer des temps de rencontre où physiquement les gens pourraient être amenés à se rencontrer afin de susciter une dynamique, des échanges, des confrontations d’idées, de points de vue et enfin pouvoir faire évoluer. Permettre à chacun d’évoluer, de faire évoluer ces pratiques et éventuellement aussi ces connaissances. Ce que ne doit pas être le pôle de compétences Une uniformisation des méthodes et des pratiques. Faire en sorte que les uns et les autres ne rentrent pas tous dans le même moule mais qu’au contraire chacun vienne avec sa diversité et qu’on profite de la diversité pour s’enrichir mutuellement. un lieu physique qui serait central, à Amiens. un droit d’entrée qui serait cloisonnant qui ne laisse pas la possibilité à d’autres acteurs de pouvoirs faire partie demain du pôle de compétence. Volonté de permettre à tout à chacun de pouvoir intégrer le groupe quand bon lui semble. Une entité qui semblerait figée. Volonté que tout nouveau venu soit le bien venu. 29 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006 Conclusion Eric Regnaut C’était très intéressant d’entendre ces trois synthèses. J’ai entendu une notion de plateforme fédérative qui n’est pas forcément un lieu physique établi d’ailleurs. Le pôle peut donc être un lieu de ressources humaines et professionnelles, un carrefour d’échanges, des objectifs communs mais qui respecte les identités propres de chacun. Il y a la notion de visibilité des actions et de tout ce qui produit en éducation pour la santé sur la région. Il devrait aider à trouver les bons intervenants et pouvoir mieux orienter également. Cette structure ou plate-forme devrait proposer aussi une aide, un soutien. Deuxième aspect : un groupe a proposé de recenser les ressources. Cela a été fait dans la première étape de la construction de ce pôle de compétence puisque il ya eu un recensement des offres de formations existantes, sur les attentes des professionnels en matière de formation et sur les centres de documentation existants. Egalement, dans le cadre du SREPS, il y avait eu des recensements des actions d’éducation pour la santé en Picardie. Je pense qu’on vient de reprendre ces travaux-là mais en tout cas on a déjà de la matière. La première étape de ce projet c’est de développer une culture commune avec des objectifs communs, donc on revient sur la notion de cahier des charges. A partir du moment où on aura décidé de fédérer ceux qui sont ici présents, les autres nous rejoindront. Il faudra qu’il y ait des documents, dont ce cahier des charges commun. La notion d’associer la population est une décision, une volonté politique. C’est inscrit dans les textes, c’est un des objectifs opérationnel du plan régional de santé publique. Troisième aspect : le pôle ne doit pas être un lieu uniformisé. C’est une force de propositions qui ne s’occupe pas de la gestion interne des autres structures. On trouve les notions d’égalité et d’équité entre tous. Cela nous donne donc des pistes de réflexion pour notre prochaine réunion qui se tiendra à Beauvais et à laquelle je vous convie. 30 CRES de Picardie/S.C /29/09/2006