stéphane huchard - Le Trident - Scène nationale de Cherbourg
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stéphane huchard - Le Trident - Scène nationale de Cherbourg
© Nicolas Birot STÉPHANE HUCHARD African tribute to Art Blakey Théâtre de la Butte Le mercredi 17 mars I 20h45 I Jazz Ouverture de billetterie 14 novembre Tarif B Saison 2009.2010 Saison 2009.2010 © Nicolas Birot STÉPHANE HUCHARD African tribute to Art Blakey Batterie Stéphane Huchard Piano Pierre De Bethmann. Bugle Alexandre Tassel. Saxophones Sylvain Beuf. Contrebasse Diego Imbert. Talking drum (ou tama) Baba Sissoko. Djembé Thomas Gueï. Durée 1h30 1 Trident Stéphane Huchard African Tribute To Blakey Parmi les pionniers de la batterie be bop, Art Blakey était à mon sens le plus « Africain » d’entre tous. De sa pulsation tribale et enflammée jaillissait le rythme, intense et pur, donnant naissance à un subtil mélange de hard bop et d’afro jazz. Depuis longtemps, mon attachement envers cette musique et ma passion des rythmes africains ont suscité l’envie de rendre hommage au grand musicien et fédérateur qu’était Art Blakey mais surtout de mettre en exergue ce lien subtil et parfois fragile reliant deux cultures : africaine et américaine. Cette union sera le point de mire de cette résidence. Pour cela l’équipe sera constituée d’une formation s’apparentant à celle des Jazz Messengers : Pierre De Bethmann sera au piano, Alexandre Tassel au Bugle, Sylvain Beuf aux saxophones, Diego Imbert à la contrebasse et deux percussionnistes de renom originaires du Mali et de Côte d’Ivoire : Baba Sissoko, virtuose du talking drum (ou tama) et Thomas Gueï, talentueux joueur de djembé. Ils se joindront à nous afin de revisiter et d’africaniser une partie du répertoire de Blakey correspondant à la période Messengers des années 60. Les répétitions et les trois concerts effectués lors de cette création seront enregistrés et les meilleurs moments figureront sur mon prochain opus qui paraîtra à la rentrée 2008 sur le label jazz nocturne. 2 Trident La biographie de Stéphane Huchard Il était une fois… l'âge où la plupart d'entre nous jouent aux billes ou à la poupée, tandis que quelques-uns, plus rares, préparent assidûment leur doctorat de physique quantique, Stéphane Huchard éprouve déjà un irrésistible besoin de frapper ; heureusement pour l'entourage, il ne frappe que sur des pots. Mais il se lasse vite, ressentant l'envie de frapper sur des peaux, et il décide de commencer la batterie en autodidacte et en famille. Il a alors sept ans, et pratique la musique avec son père accordéoniste et son frère pianiste. Par la suite, il participe à divers groupes de rock avec les copains, et se produit régulièrement dans sa région, notamment au cours de la fameuse tournée 77-91 (numéros des deux départements traversés). Quelques années plus tard, Stéphane, âgé de quinze ans, découvre le jazz dont il tombe amoureux, et décide de « passer à la vitesse supérieure ». Il passe une audition à l'école de batterie Dante Agostini de Paris, afin de perfectionner son bagage technique, condition nécessaire à la pratique du jazz, et travaille son instrument plusieurs heures par jour. Le cursus durera cinq ans, soldé par un premier prix du cycle supérieur avec félicitations du jury. Parallèlement à cette scolarité pas comme les autres, Stéphane commence son brillant parcours de tambour majeur. Le sideman Au-delà d'une maîtrise technique exceptionnelle de la batterie, la personnalité de Stéphane est caractérisée par une grande curiosité, et une volonté d'ouverture sur toutes les musiques liées de près ou de loin au jazz, qu'elles soient acoustiques ou électriques : nu jazz, jazz old school, latin jazz, world afro... Du trio au big band, Stéphane adapte sa frappe à la musique qu'il sert : « Je n'aime pas l'esprit de certains puristes ! S'enfermer dans une musique, c'est devenir réactionnaire. J'ajoute qu'il y a assez de purification sur cette terre pour ne pas en rajouter dans la musique ! » Le parcours de Stéphane est jalonné de rencontres et collaborations avec de nombreux artistes et formations. On a ainsi pu le voir et/ou l'entendre aux côtés de Élizabeth Caumont, Jacques Vidal, Frédéric Sylvestre, Incroyable Jungle Beat, le Big Band Lumière, Louis Winsberg, l'Orchestre National de Jazz, Sylvain Beuf, Zool Fleisher, Nguyen Lê, Sylvain Luc, Jean-Pierre Como, Tania Maria, Marc Berthoumieux, Emmanuel Bex, François Jeanneau, Touré Touré, Alma Rosa, Laurent de Wilde, Andy Emler, Stefano Di Battista, Flavio Boltro, David Linx, Diederik Wissels, Jacky Terrasson, Romane, Stochelo Rosenberg, Sanseverino... Une des périodes les plus importantes de la carrière de Stéphane est sa rencontre avec le Big Band Lumière dirigé par Laurent Cugny, qui donnera lieu à une tournée européenne, à l'enregistrement de deux albums (Rhythm a ning et Golden hair), mais aussi et surtout à une autre rencontre exceptionnelle, celle du célèbre arrangeur Gil Evans, dont Stéphane se souvient : « Pour moi, c'est un mythe, ce qu'il a accompli dans sa vie de musicien, d'arrangeur, de compositeur, est fabuleux. Ça reste un de mes souvenirs les plus forts. » Le leader Si l'acoustique, électrique et éclectique batteur aime jouer la musique des autres, il a des choses à dire, et c'est également en tant que leader et compositeur qu'il s'est révélé ces dernières années... En 1999 sort chez Blue Note le premier album de Stéphane, Tribal traquenard ; douze thèmes originaux et une reprise de Cole Porter, servis par les talentueux camarades de jeu que sont Linley Marthe, Olivier Louvel, Stéphane Guillaume et Pierre de Bethmann, et par quatre invités non moins talentueux : Stefano di Battista, Louis Winsberg, Alain Debiossat, Marc Berthoumieux. Le magazine « Jazzman » écrit : « Avec Tribal traquenard, le batteur creuse à coup sûr un des présents, voire un des futurs du jazz. » En 2000, l'album est nominé, puis couronné d'un « Django d'or » du meilleur espoir pour un premier disque ! En 2002, toujours chez Blue Note, sort le deuxième album de Stéphane, Toutakoosticks, enregistré en février 2001 dans des conditions « Live », avec Pierre De Bethmann, Nicolas Folmer, Stéphane Guillaume et Rémy Vignolo. Et si la formule acoustique en quintet aurait pu donner un album traditionnel, l'esthétique est résolument actuelle, et Stéphane démontre une fois de plus qu'il trace la voie du jazz de demain... 3 Trident En 2005, malgré les plaintes répétées de son entourage, Stéphane récidive : il enregistre et publie sur le label Nocturne un nouvel album intitulé Bouchabouches, entouré de Éric Legnini (piano, Fender Rhodes, Wurlitzer), Alexandre Tassel (bugle), Laurent Vernerey (contrebasse), et de trois talentueux invités : Rick Margitza (saxophone ténor), Olivier Louvel (guitares, saz, bouzouki...), et André Minvielle (voix). Cette fois, c'est dans le métro qu'il est allé puiser la matière première et sonore de ce nouveau projet créatif, ses douze compositions étant autant de portes ouvertes sur un monde jazzistique et suburbain. Contrairement à la rumeur, le Huchard n'est pas toujours sur le toit, il est parfois sous la ville... 4 Trident L’extrait de presse Le Monde.fr, le 31 mars 2007, Sylvain Siclier Musique Le Bose-Blue Note Jazz Festival Huchard and Co, l'âme joyeuse du jazz Récréation plutôt que re-création. Pour autant, l'hommage que le batteur Stéphane Huchard et ses quatre compagnons rendent au grand Art Blakey (1919-1990) est loin de virer au n'importe quoi. Vendredi 30 mars, 22 h 10 au Sunside, à Paris, le jazz - hard bop, swing et blues mêlés --- de Blakey est servi avec un bonheur fou. Le thème d'Hammer Head, de Wayne Shorter, est lancé. Sylvain Beuf est au saxophone, Alex Tassel au bugle, Pierre de Bethmann au piano et Diego Imbert à la contrebasse. Puis, comme à la parade, les solos : saxophone, bugle, piano. Plus tard, ce sera d'abord le bugle puis les deux autres instruments. Plus tard encore, la contrebasse a droit à sa partie. Cela a été fait dix mille fois, mais il faut jouer et écouter comme si c'était la première ou la dernière. Ça ne prend pas toujours, mais ce soir on y est. Parce que cette partie de l'histoire du jazz est dans les doigts, le cœur et l'âme joyeuse d'Huchard et sa bande. Parce qu'ils sont tous dans le son des Jazz Messengers, cette « école » par laquelle sont passés nombre de jazzmen, menés par les baguettes et les tambours de Blakey. La batterie qui fait avancer le tempo, la contrebasse qui appuie, le piano qui relance et le souffle des vents qui est chaleur et densité. Cet hommage vif à Blakey est l'une des bonnes idées du programme du Bose-Blue Note Festival, dans plusieurs salles et clubs parisiens jusqu'au 7 avril. Le festival fait rejouer des grandes signatures de Blue Note, la compagnie phonographique mythique - toujours en activité --- par certains des trentenaires et quadragénaires les plus sûrs de ces dernières années. 5 Trident Le Trident, Scène nationale de Cherbourg-Octeville Place du Général de Gaulle, BP 807 50108 Cherbourg-Octeville cedex T +33 (0)2 33 88 55 50 F + 33 (0)2 33 88 55 59 Location +33 (0)2 33 88 55 55 [email protected] www.trident-scenenationale.com Diffusion T +33 (0)2 33 88 55 57 Françoise Simon [email protected] Mona Guichard [email protected] Relations publiques T +33 (0)2 33 88 55 58 Isabelle Charpentier [email protected] Nadège Henry [email protected] Relations Presse & Médias I Programmation jeune public T +33 (0)2 33 88 55 52 Bernadette Clauss [email protected] Relations avec les comités d'entreprise T +33 (0)2 33 88 55 50 Valérie Pinabel [email protected]