Pas de carte, pas de droits Deux journalistes blessés lors du

Transcription

Pas de carte, pas de droits Deux journalistes blessés lors du
45 er 2
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Fé
01
1
PROFESSION
Solidarité agissante
Tout d'abord, un constat.
De nouveaux adhérents
viennent régulièrement
grossir nos rangs et nous
nous en réjouissons.
Ces arrivées, nous les devons
surtout au bouche-à-oreille.
Pas de marketing tapageur.
Pas de recrutement agressif.
Des candidatures spontanées,
parfois cooptées.
Rien d'autre et tant mieux.
Cela prouve que ceux qui
nous rejoignent apportent
de l'enthousiasme et
l'envie d'agir au service
du groupe. En principe, c'est
le schéma… idéal. La vérité
est plus nuancée, plus
prosaïque. Le CPVL est riche
de sa diversité et de son
arithmétique. Mais lorsqu'il
s'agit de se mobiliser pour
marquer par notre présence
un évènement, le résultat
n'est pas à notre hauteur.
Quand l'un des nôtres porte
un projet et mène avec
un groupe de travail
une réflexion, les autres, tous
les autres, doivent être
capables d'apporter
leur soutien moral en
se mobilisant, et de rassembler autour d'eux. Cette
attitude doit, à terme, devenir
un geste réflexe, une exigence de chacun pour tous.
Nous allons peser si nous
sommes visibles. Et nous ne
serons visibles qu'en sachant
nous mobiliser. C'est limpide.
Ce sera le pari que nous
devons individuellement et
collectivement relever.
C’est notre nouvel horizon
pour 2011, voire au-delà.
Théophile Mbaka
Deux journalistes blessés lors
du congrès du FN à Tours
Christian Panvert (RTL) pris entre deux feux « Oups ! Bon, moi j’y vais, je vous laisse régler ça entre
vous, je repasse un peu plus tard ».
©Guillaume Souvant
Pas simple de couvrir le récent congrès du Front
national. Michaël Szames, en tout cas, s'en souviendra. Ce reporter de France 24 a été frappé au dos,
dans le ventre et traîné à terre le 15 janvier au soir,
alors qu'il quittait le palais des congrès de Tours.
« On va te casser les dents », auraient gueulé les sbires
du FN. Son téléphone portable et sa carte de presse
ont été confisqués. « Maintenant, personne ne sait
que tu es un journaliste de merde », aurait menacé un
membre du service d'ordre. L'envoyé spécial de la
télé publique quittait un cocktail qui se tenait à huis
clos quand il a été agressé. « Le Front national savait
que nous étions là. Nous avions montré nos accréditations. J’ai proposé une interview à Jean-Marie Le Pen,
qui a accepté », témoigne-t-il dans un reportage diffusé par sa chaîne. Quand il quitte les lieux, huit gardes du corps se ruent sur lui et le rouent de coups.
« Ils m’ont demandé d’effacer les photos que j’avais
prises avec mon portable. Elles n'avaient aucun caractère journalistique », raconte-t-il. Les membres du
service d'ordre auraient aussi tenu des propos antisémites à son encontre. Relâché dix minutes plus
tard, Michaël Szames se présente aux forces de l’ordre, à l’extérieur du Vinci. Des policiers lui indiquent
qu'ils ne peuvent rien faire face au service d’ordre du
parti qui « règne en maître » dans l'enceinte du palais des congrès. Michaël Szames a porté plainte. La
police judiciaire de Tours est chargée de l'enquête.
Le procureur Philippe Varin nous confirme que des
coups ont été donnés. Une expertise a constaté trois
jours d'Interruption totale de travail (ITT).
Par ailleurs, le photographe de l'AFP, Alain Jocard a
reçu un morceau de pavé lors de la manifestation
anti-FN du samedi après-midi. « Les manifestants
lançaient des objets trop lourds pour eux. Comme
j'étais entre les manifestants et les forces de l'ordre, l'un
d'eux m'a blessé à la jambe. Quinze jours après, je boite
toujours un peu », témoigne notre confrère.
Stéphane Frachet
LE COIN DES PIGISTES
Pas de carte, pas de droits
Un nouveau statut risque de voir le
jour : celui de « sous-pigistes ». Les
journalistes pigistes non titulaires
de la carte de presse pourraient, en
effet, ne plus disposer des mêmes
droits que leurs collègues
« encartés ». Car malgré plusieurs
épisodes sur le terrain judiciaire, le
protocole d'accord pour les pigistes datant de novembre 2008, signé par la CFDT, la CGC et la CFTC,
mais refusé par le SNJ, FO et la
CGT, est désormais en vigueur. Il
distingue très nettement les pigis-
tes avec et sans carte. Pour ces
derniers, exit la protection sociale,
les droits à la retraite, au chômage
et à la formation. Leur travail quotidien est pourtant équivalent à
celui des « encartés ». Souvent, un
niveau trop faible de rémunérations explique qu'ils n'ont pas obtenu la carte de presse ou qu'ils
l'ont perdue. Avec cet accord qui
annule des droits pourtant reconnus par la loi Cressard, ces journalistes n'auront plus d'autres solutions que de devenir des profes-
sions libérales, via notamment le
statut d'auto-entrepreneur. Et du
coup, de ne plus jamais prétendre
à l'obtention de la carte ! Un premier jugement en appel a abouti à
une condamnation partielle de cet
accord. Une seconde procédure
est en cours.
Juliette Talpin
CARNET DE DEUIL EN PRESSE ÉCRITE
Requiem pour La
Rép en Eure-et-Loir
Courrier Français
fin de l’édition 37
Charité chrétienne oblige, c’est juste avant Noël,
que la direction générale du Courrier Français a
annoncé à ses collaborateurs la fermeture de son
édition de l’Indre-et-Loire.
Et sans vraiment d’explications.
Manifestation de lecteurs et sympathisants devant l’agence de La Rep à Chartres
C’était devenu un secret de polichinelle depuis le rachat de L’Écho
Républicain, mais le couperet est
tombé le 18 janvier. La République du Centre cessera de paraître
en Eure-et-Loir le 12 mars. « Notre
stratégie n’est pas de favoriser des
concurrences coûteuses et peu
productives, mais de donner à chaque titre tous les moyens nécessaires à son développement », a annoncé Michel Habouzit, le président délégué du groupe Centre
France-La Montagne. L’éditeur
auvergnat fixe donc des limites
géographiques bien définies pour
chacun de ses sept quotidiens,
qui diffusent à 450 000 exemplaires. Or, L’Écho, dont le siège est à
Chartres (29 400 ex. en Eure-etLoir), l’emporte sur La République
du Centre (8 900 ex. en Eure-etLoir). Le quotidien régional fondé
par Roger Secrétain se replie sur
le Loiret où il est diffusé à 42 100
exemplaires et devient un départemental. Les 9 000 lecteurs de La
Rép vivant en Eure-et-Loir se reporteront-ils sur L’Écho ? Rien
n’est moins sûr, les deux titres se
« tiraient » une bourre intense sur
la petite information locale. La
Rép, estampillé laïque, se défendait à Dreux et à Châteaudun,
tandis que L’Écho, réputé plus
conservateur, maîtrisait Chartres.
Hémorragie chez les journalistes
En 2001, le groupe Amaury, qui
détenait L’Echo Républicain, était
entré à 35 % au capital de La République du Centre. En butte à des
graves difficultés financières et
faute d’une stratégie cohérente
du groupe Amaury, les dirigeants
de La Rép s’étaient ensuite tournés vers Centre-France. Le quotidien était passé dans le giron de
son confrère clermontois en mars
2010. Rachetée par Centre France
au printemps 2010, La République
du Centre a connu dans la foulée,
à la faveur de la clause de cession,
une saignée spectaculaire de la
rédaction avec 37 départs de
journalistes sur 74.
À Orléans La Rép n’a déjà plus de
« vitrine ». Le siège historique de
la rue de la République a été vendu et la rédaction a déménagé
dans des bureaux plus fonctionnels, mais exigus.
À l’image de ce qui s’est passé au
Berry Républicain et à L’Yonne, La
Rép’ ne sera bientôt plus qu’une
agence de La Montagne. Consulté
sur l’arrêt de La Rép en Eure-etLoir, le comité d’entreprise a refusé de donner un avis le 25 janvier.
Il s’étonne de « l’annonce précipitée du retrait d’Eure-et-Loir » et
demande à la direction d’étudier
une solution alternative à cette
option extrême, qui priverait l’entreprise de 20 % de sa diffusion.
La direction s’est engagée à recaser les 36 salariés d’Eure-et-Loir, y
compris à L’Écho.
Une carte de France de la PQR
dessinée par l’hebdomadaire
Marianne montrait récemment
l’emprise de Centre France sur
tout le Centre-Ouest, doté de
630 000 exemplaires. La Nouvelle
République du Centre-Ouest n’apparaissait plus. La prochaine
étape ?
Charles Tulibad
Fondé à Bordeaux en 1949 par
Albert Garrigues, Le Courrier Français s’étend bientôt sur 15 départements, chacune des rédactions
ayant sa propre autonomie. Journal de chrétiens pour les chrétiens, Le Courrier Français distillait,
à ses débuts, tout ce qu’il fallait
savoir sur la vie de l’Église,
(laquelle en retour finançait le
support) et accessoirement, selon
les rédactions, des informations
sur la vie locale. Arrivé au Courrier
en 1980, notre confrère Philippe
Martinet en a été le directeur
départemental pendant 10 ans :
« À mon arrivée, le journal n’avait
aucun intérêt. J’ai essayé de le remonter, en développant les infos
locales, la vie culturelle et le tourisme. Mais, seules les annonces
légales intéressaient la direction… » Très en arrière derrière
l’Indre-et-Loire, les autres rédactions tombent une à une. Et coup
de grâce, l’Église lâche Le Courrier,
voici environ un an et demi. « Les
Chrétiens ne se sont jamais intéressés au journal, analyse Philippe. Et
il était très difficile de parler de la
vie de l’Église, car c’est un monde
très suspicieux vis-à-vis de la
presse. » En 90, Philippe Martinet
quitte la direction, mais il reste
pigiste pour Le Courrier dans le
domaine culturel.
Voici quelques mois, notre adhérent Frédéric Mis avait été embauché en contrat précaire. Il a
été renvoyé le soir même de l’annonce de la décision… Quant à
Simon Veille, le dernier directeur
en date, qui, selon Philippe, « a
fait du très bon travail et nous laissait toute latitude rédactionnelle»,
de son côté en CDI, il a aussi été
licencié. Trois journalistes congédiés, voici le beau cadeau de Noël
offert par l’Eglise en cette fin
d’année 2010. Sans ruban ni papier cadeau : amen !
Marie Lansade
TELEX
Lectorat. - La Tribune revendique 328 000 lecteurs cumulés pour ses
éditions d'Orléans, Tours et Angers.
Com'. - Fabienne Bascio qui remplace Monique Brégeon à la communication du préfet de l'Indre, travaillait auparavant à l'Équipement, en
région Rhône-Alpes.
Télévision. - Chef d’édition et présentatrice du journal de TV Tours,
Aurélie Bérard s’est mise en retrait de l’actualité quotidienne. La journaliste collabore ponctuellement avec une autre filiale du groupe NR,
TGA, sur des programmes documentaires.
Gratuit. - Déjà présent sur les dix plus grosses agglo
françaises, Le quotidien 20minutes veut s’implanter
dans une vingtaine d’autres. Tours et Orléans sont
dans le lot.
PRESSE ÉCRITE
Bientôt le sixième Souffle!
Créé début 2009, le magazine tourangeau Souffle! tente de s'installer. Léa
Carlat, sa fondatrice, pas du tout essoufflée, planche sur le sixième numéro.
« L'évolution du magazine me satisfait au niveau de la dynamique
collective », raconte la créatrice de
Souffle!, Léa Carlat. Partie seule
dans le projet en 2009, elle est
rejointe depuis par de nombreux
contributeurs, tous bénévoles
pour l'instant. L'association Les
amis de Souffle! est créée début
décembre 2010. « Le magazine
gagne en notoriété », ajoute Léa.
« Avec 40 points de vente, nous
vendons en moyenne 500 exemplaires à 3 euros alors que l'équilibre financier serait plutôt à 1 000 »,
déplore-t-elle. Le contenu reste
hétérogène. « On laisse une marge
de liberté dans les contributions et
on ne coupe jamais un rédacteur»,
explique Léa. Le dernier numéro
offre ainsi un papier de la « tribu
Ally », charmée et séduite après
un séjour en Iran. Aucune critique
sur la politique du pays. Dom-
mage. « Notre fil rouge est d'offrir
une alternative à la consommation, dans notre quotidien », dixit
Léa. MédiaLoire applaudit le graphisme, très créatif.
Dommage que certains textes un
peu longs lui piquent la vedette.
Des pages plus aérées lui donneraient une autre respiration.
« L'envie reste toujours là », clame
Léa Carlat, qui sollicite des aides
(Fonds d'amorçage de la Région,
MACIF, Fondation pour une Terre
Humaine et subventions d'État
aux associations) afin de créer un
poste. « Nous aimerions paraître
tous les mois et participer à plus
d'événements. » Le 5 mars, Souffle!
organise une brocante d'œuvres
d'art dont les bénéfices reviendront à l'association. En attendant
la red'chef lance un appel aux
abonnements : 15 euros les 6
numéros. Le moyen d'éviter que
l'équipe de Souffle! ne rende son
dernier.
Marie Remande
TV
TV Tours s’étend
Profitant de l’augmentation automatique de sa zone de couverture
depuis octobre dernier et le passage à la TNT, TV Tours a modifié son
nom. La chaine contrôlée par La Nouvelle République du Centre-Ouest
devient TV Tours Val de Loire. L'émetteur de Chissay (Loir-et-Cher) lui
permet d'entrer chez 800 000 téléspectateurs potentiels en Indre-etLoire et dans le Loir-et-Cher. L'institut Médiamétrie lui attribuait une
audience de 80 000 téléspectateurs quotidiens.
Cette extension est aussi une manière de légitimer ses appels aux subsides auprès d'autres collectivités locales. Après la région Centre, l'agglomération Tours Plus et le Conseil général d'Indre-et-Loire, le Conseil
général du Loir-et-Cher a été sollicité. « Les négociations sont en bonne
voie », dit Maguelone Hédon, directrice de TV Tours, qui emploie
22 salariés.
Stéphane Frachet
France 3
aux cantonales
Si les cantonales passent inaperçues, ce ne sera pas à cause de France 3.
L'antenne régionale du Centre délocalise ses journaux et son émission
politique « La Voix est libre » avant le scrutin des 20 et 27 mars. Yvan
Avril, le rédacteur en chef, et Pierre Bouchenot, le spécialiste de la politique, animeront l'émission à Chartres le 4 février, à Châteauroux le 11,
à Blois le 18, puis le 25 à Tours. Les journaux de la mi-journée et du soir
seront présentés en direct de ces villes ces jours-là. L'émission politique
sera diffusée le lendemain, à son horaire habituel du samedi.
SF
COM
Méridiennes
new-look
Dans la foulée de plein de municipalités qui dépoussièrent leur
bulletin municipal - d’ailleurs,
maintenant, on dit magazine Chambray-lès-Tours propose
depuis janvier à ses habitants un
nouveau
look
pour
«Méridiennes », qui sort tous les
deux mois pour un tirage de
6 500 exemplaires. C’est l’agence
Paul Fréa de Saint-Avertin qui a
été retenue pour la maquette et
Gibert Clarey – labellisé Imprim’Vert – pour l’impression. Au sommaire de nouvelles rubriques,
comme les portraits, la vie des
entreprises ou l’actualité en images. Un agenda central recense
les activités culturelles et sportives. Une fiche écocitoyen en fin
de magazine donne des conseils
en matière de développement
durable. Au sommaire du numéro
de janvier : qu’est-ce qu’une onde
électromagnétique ?
Marie Lansade
PRESSE ÉCRITE
Carnet rose
Le Bavaillou
Un nouveau journal trimestriel et
gratuit est né dans le Blaisois au
début de l’année. Édité à 32 000
exemplaires, Le Bavaillou a pour
ligne éditoriale « le plaisir du
bien-vivre en Val de Loire ». Ainsi
trouve-t-on au fil des pages de
son premier numéro des articles
vantant les mérites de l’exercice
physique aussi bien que du bicarbonate de sodium, prodiguant
des conseils sur les plantes d’intérieur ou revenant, entre autres,
sur l’histoire du pont de Blois. Le
Bavaillou est entièrement financé
par des annonceurs locaux parmi
lesquels une salle de sport blésoise dont la patronne, Thérèse
Moreau, n’est autre que l’instigatrice et principale rédactrice de la
gazette.
« Nous cherchons juste à proposer
des articles simples pour que les
gens apprennent à connaître la
région de manière attrayante »,
explique-t-elle en précisant que
« le journal semble très bien accueilli »… N’en déplaise aux mauvaises langues, que l’on appelle
en solognot « bavouillons » : c’est
en transformant ce mot, pour en
améliorer l’esthétique et en modifier le sens, que Thérèse a imaginé le nom de son journal.
Anne-Sophie Perraudin
HOMMAGE
Adieu à
Marie
RADIO
« Ouf » provisoire
Pour Virgin
Soulagement en demi-teinte pour les quatre
employés de Virgin Tours. Le CSA a invalidé midécembre la requête de la direction du groupe
Lagardère de fermer la station tourangelle.
Personne à la rédaction de La Rép
d’Orléans n’oubliera son rire en
cascade, sa bonne humeur presque permanente, ses coups de
gueule, sa joie de vivre. Cette joie
de vivre qu’elle affichait comme
un art de vivre, malgré les traitements et les séjours à l’hôpital.
Impertinente, drôle, facétieuse,
bonne professionnelle, Marie
Belhomme nous a quittés un peu
avant ses 40 ans qu’elle aurait eu
le 14 mai. Elle laisse trois enfants
dont le plus jeune Félix a quatre
ans. Les journalistes et les équipes de la rédaction d’Orléans et
de Saran de La République du Centre ont été touchés au cœur par
cette tragédie trop injuste.
Jolie femme, grande svelte aux
yeux verts, avec son sens de l’humour redoutable, Marie avait un
tempérament bien trempé qui ne
lui a pas toujours attiré les sympathies. Sa franchise en a surpris
plus d’un. Originaire du Jura où
elle sera enterrée, MarieBelhomme avait intégré la rédaction de La République du Centre, il
y a dix ans. En juin, comme
trente-six de ses confrères, elle
avait fait jouer sa clause de cession après le rachat du quotidien
par La Montagne et quitté La République du Centre.
Même diminuée par sa longue
maladie, Marie l’espiègle ne parlait jamais, à la rédaction, de son
état de santé. Ses souffrances, elle
les gardait pour elle comme si son
image de femme forte, délicieuse,
ne souffrait pas les atteintes de la
maladie.
Elle est morte dimanche 30 janvier, chez elle à Orléans, dans la
maison où elle vivait avec Stanislas, son mari, et ses trois enfants,
Arthur, Elsa et Félix le petit dernier qui lui a dit avant son dernier
souffle : « Tu es belle maman ».
Christian Bidault
Depuis un an, une épée de Damoclès était suspendue au-dessus de dixhuit villes des réseaux RFM et Virgin, propriété du groupe Lagardère.
Des stations locales menacées de fermetures, demandées dans le cadre du projet de réajustement des réseaux Virgin/RFM. Le CSA a finalement tranché : dix villes ont été sauvées, huit en revanche ont été sanctionnées. Elles passent des catégories C à D , d'actives à passives.
Les villes concernées sont : Clermont-Ferrand, Troyes, Auxerre, Reims,
Saint-Quentin (Aisne), Aurillac, Avignon et Tarbes.
Dans la région : Virgin Bourges et Virgin Tours échappent à la sentence.
Á Tours, les réactions sont mitigées. François Ponge, le journaliste de la
station depuis 2003, reste dubitatif et prudent.
Médialoire : Qu'est ce qui a fait pencher la balance, selon vous, pour
le maintien de Virgin Tours ?
François Ponge : Je pense que Tours a échappé à la décision, car l'agglomération tourangelle représente un bassin de population important avec
plus de 300 000 habitants. Ce qui offre des possibilités de retombées commerciales importantes. Les sondages locaux de l’institut Médiamétrie, établis en juillet dernier, sont par ailleurs très bons. Nous nous plaçons en troisième position des radios à décrochage local, derrière RTL2 et France Bleu
Touraine, avec une part d’audience de 8,8 %. Cela dit, ni le CSA ni la direction du groupe Lagardère ne nous ont donné d’explications officielles.
Médialoire : Comment avez vous vécu l'attente pendant un an ?
François Ponge : On a passé une année avec des inquiétudes concernant
notre avenir, j'ai pensé bien sûr aux conséquences pour ma famille avec la
perte possible de mon emploi. Il fallait se motiver pour aller travailler.
Médialoire : Qu'est ce qui a vous motivé justement ?
François Ponge : Je suis quelqu'un de consciencieux, j'étais là tous les
jours pour les auditeurs car on pense à eux. On fait ce métier de journaliste
par passion, c'est un vrai plaisir d'écrire et d'accomplir chaque matin une
performance à l'antenne ! Enfin, les derniers chiffres d'audience nous ont
aidés à ne pas baisser les bras. Je voudrais aussi saluer le travail de nos
délégués syndicaux qui nous ont soutenus. Ils se sont bien battus durant un
an. Sans eux, je ne suis pas sûr qu'on serait encore là.
Médialoire : Comment avez vous
réagi à l'annonce du CSA ?
François Ponge : Bien sûr, c'est un
soulagement ! On est reparti pour un
tour, comme j'aime à le dire ! L'avenir
s'inscrit encore en pointillés malheureusement. Il existe tout de même un
pessimisme ambiant. Cette épreuve a
joué sur le moral des troupes. Il faudrait, de la part de la direction du
groupe Lagardère, un changement de
cap, un virage à trois cent-soixante
degrés avec un vrai souci des programmes locaux.
Monolithes ou
l’architecture en suspens
Une plongée labyrinthique
dans les dédales de l’expérimentation architecturale du
20e siècle.
FRAC Centre à Orléans
Tél. : 02 38 62 52 00
François Daireaux
Photographies et installations
réalisées en Inde.
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Les Conquérants de
l’illusion - L’hommage des
peintres aux pionniers de
l’image à partir du 26 février,
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Bientôt le retour du festival
Bruissements d’Elles.
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Du 5 au 26 mars - Tours et
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Tél. : 02 47 38 31 30 /
02 47 53 61 61
Propos recueillis par
Anne-Cécile Cadio
Club de la Presse Val de Loire - 66, boulevard Béranger - 37000 Tours - Tél. : 02 47 64 19 99 - [email protected] - www.club-presse-valdeloire.com
Directeur de ma publication : T. Mbaka - Rédacteur en chef : S.Frachet - Rédaction : M. Lansade; M. Remande, J.Talpin, A.S.Perraudin, Ch. Tulibad, A.C.Cadio, R.Ode
PARTENAIRES
La boutique Bleu Ciel d’EDF
de Tours est née !
Après plusieurs semaines de travaux, la boutique Bleu Ciel d’EDF, située 12 avenue de Grammont à
Tours, a ouvert ses portes le 5 janvier dernier. Les conseillers EDF accueillent les particuliers dans un
nouvel environnement.
L’équipe Bleu Ciel d’EDF, avenue de Grammont à Tours.
Bleu Ciel d’EDF a imaginé un
concept de boutique totalement
inédit, afin de répondre à tous les
besoins en énergie et en services
de ses clients particuliers. Des
animations seront prochainement organisées pour la faire
connaître aux habitants de Tours.
Dans ces nouvelles boutiques, les
clients peuvent rencontrer leur
conseiller et de bénéficier de ses
conseils, son expertise ainsi que
de l’accompagnement de Bleu
Ciel d’EDF et de ses partenaires
dans tous leurs projets liés à
l’énergie et aux travaux dans l’habitat. Les clients peuvent y découvrir des solutions pour réaliser des
économies d’énergie chez eux,
être accompagnées tout au long
de leurs travaux, s’équiper en
énergies renouvelables, ou en-
core, mettre en place leur projet
de construction ou de rénovation. Bien sûr, ils peuvent également effectuer les opérations
courantes liées à la gestion de
leur contrat d’énergie (relève
d’index, déménagement, paiement de la facture…).
Pour recevoir les clients dans les
meilleures conditions, EDF a totalement révolutionné son accueil.
Les nouvelles boutiques innovent
d’abord par leur design, puisqu’elles sont blanches, l’essentiel
de l’ambiance étant assuré par
des éclairages de couleurs changeantes et des projections vidéo.
De plus, ces nouvelles boutiques
ont été pensées pour que chacun
puisse y accéder sans distinction :
espace vaste et plat qui facilite la
circulation des poussettes ou des
chaises-roulantes, douches sonores pour les non-voyants, service
e-sourds, mobilier accessible assis
comme debout…
Enfin, dans un souci de respect de
l’environnement, la boutique a
été conçue pour limiter les impacts environnementaux du bâti-
ment, grâce à des systèmes de
climatisation, d’éclairage et de
chauffage performants, des matériaux sains et l’absence d’affiches
papier.
Avec l’ouverture de ces nouvelles
boutiques, EDF réaffirme ainsi son
engagement en faveur de l’écoefficacité énergétique au service
des économies d’énergie et de la
protection de l’environnement.
Ces nouvelles boutiques complètent un dispositif très développé
de moyens de contacts mis à la
disposition des clients tels que
consulter le site Internet edf.fr
(24h/24 et 7j/7), contacter leur
service clientèle au 09 69 32 15 15
(appel non surtaxé) du lundi au
samedi de 8h à 21h, étudier leurs
projets en composant le 3929
(0,05 € la min TTC - hors surcoût
éventuel par opérateur), aborder
des sujets Solidarité au 0 800 65
03 09 (appel gratuit depuis un
poste fixe).
Ministre et député
Maurice Leroy lors de l’assemblée générale du Club de la Presse Val de Loire 2010 à Bracieux
©Richard Ode
Maurice Leroy, président du
Conseil général de Loir-et-Cher, a
pris ses fonctions au sein du gouvernement Fillon, au poste de
ministre de la Ville et du Grand
Paris. Le Club de la Presse Val de
Loire, qui le compte parmi ses
partenaires et amis, lui souhaite
une bonne gouvernance, avec ses
félicitations.
Cette nomination entraîne l’accès
de son suppléant, Pascal
Brindeau, à l’Assemblée nationale
comme député. Le Club de la
Presse, qui comptait ce dernier
parmi ses membres, en tant que
communicant, le perd donc, mais
est fier de le voir gagner la Chambre où il devient l’un des quatre
benjamins nationaux de moins de
40 ans. Qu’il ne s’y endorme pas !
O.R.
Pascal Brindeau
©Richard Ode