Pas de carte, pas de droits Deux journalistes blessés lors du
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Pas de carte, pas de droits Deux journalistes blessés lors du
45 er 2 i vr Fé 01 1 PROFESSION Solidarité agissante Tout d'abord, un constat. De nouveaux adhérents viennent régulièrement grossir nos rangs et nous nous en réjouissons. Ces arrivées, nous les devons surtout au bouche-à-oreille. Pas de marketing tapageur. Pas de recrutement agressif. Des candidatures spontanées, parfois cooptées. Rien d'autre et tant mieux. Cela prouve que ceux qui nous rejoignent apportent de l'enthousiasme et l'envie d'agir au service du groupe. En principe, c'est le schéma… idéal. La vérité est plus nuancée, plus prosaïque. Le CPVL est riche de sa diversité et de son arithmétique. Mais lorsqu'il s'agit de se mobiliser pour marquer par notre présence un évènement, le résultat n'est pas à notre hauteur. Quand l'un des nôtres porte un projet et mène avec un groupe de travail une réflexion, les autres, tous les autres, doivent être capables d'apporter leur soutien moral en se mobilisant, et de rassembler autour d'eux. Cette attitude doit, à terme, devenir un geste réflexe, une exigence de chacun pour tous. Nous allons peser si nous sommes visibles. Et nous ne serons visibles qu'en sachant nous mobiliser. C'est limpide. Ce sera le pari que nous devons individuellement et collectivement relever. C’est notre nouvel horizon pour 2011, voire au-delà. Théophile Mbaka Deux journalistes blessés lors du congrès du FN à Tours Christian Panvert (RTL) pris entre deux feux « Oups ! Bon, moi j’y vais, je vous laisse régler ça entre vous, je repasse un peu plus tard ». ©Guillaume Souvant Pas simple de couvrir le récent congrès du Front national. Michaël Szames, en tout cas, s'en souviendra. Ce reporter de France 24 a été frappé au dos, dans le ventre et traîné à terre le 15 janvier au soir, alors qu'il quittait le palais des congrès de Tours. « On va te casser les dents », auraient gueulé les sbires du FN. Son téléphone portable et sa carte de presse ont été confisqués. « Maintenant, personne ne sait que tu es un journaliste de merde », aurait menacé un membre du service d'ordre. L'envoyé spécial de la télé publique quittait un cocktail qui se tenait à huis clos quand il a été agressé. « Le Front national savait que nous étions là. Nous avions montré nos accréditations. J’ai proposé une interview à Jean-Marie Le Pen, qui a accepté », témoigne-t-il dans un reportage diffusé par sa chaîne. Quand il quitte les lieux, huit gardes du corps se ruent sur lui et le rouent de coups. « Ils m’ont demandé d’effacer les photos que j’avais prises avec mon portable. Elles n'avaient aucun caractère journalistique », raconte-t-il. Les membres du service d'ordre auraient aussi tenu des propos antisémites à son encontre. Relâché dix minutes plus tard, Michaël Szames se présente aux forces de l’ordre, à l’extérieur du Vinci. Des policiers lui indiquent qu'ils ne peuvent rien faire face au service d’ordre du parti qui « règne en maître » dans l'enceinte du palais des congrès. Michaël Szames a porté plainte. La police judiciaire de Tours est chargée de l'enquête. Le procureur Philippe Varin nous confirme que des coups ont été donnés. Une expertise a constaté trois jours d'Interruption totale de travail (ITT). Par ailleurs, le photographe de l'AFP, Alain Jocard a reçu un morceau de pavé lors de la manifestation anti-FN du samedi après-midi. « Les manifestants lançaient des objets trop lourds pour eux. Comme j'étais entre les manifestants et les forces de l'ordre, l'un d'eux m'a blessé à la jambe. Quinze jours après, je boite toujours un peu », témoigne notre confrère. Stéphane Frachet LE COIN DES PIGISTES Pas de carte, pas de droits Un nouveau statut risque de voir le jour : celui de « sous-pigistes ». Les journalistes pigistes non titulaires de la carte de presse pourraient, en effet, ne plus disposer des mêmes droits que leurs collègues « encartés ». Car malgré plusieurs épisodes sur le terrain judiciaire, le protocole d'accord pour les pigistes datant de novembre 2008, signé par la CFDT, la CGC et la CFTC, mais refusé par le SNJ, FO et la CGT, est désormais en vigueur. Il distingue très nettement les pigis- tes avec et sans carte. Pour ces derniers, exit la protection sociale, les droits à la retraite, au chômage et à la formation. Leur travail quotidien est pourtant équivalent à celui des « encartés ». Souvent, un niveau trop faible de rémunérations explique qu'ils n'ont pas obtenu la carte de presse ou qu'ils l'ont perdue. Avec cet accord qui annule des droits pourtant reconnus par la loi Cressard, ces journalistes n'auront plus d'autres solutions que de devenir des profes- sions libérales, via notamment le statut d'auto-entrepreneur. Et du coup, de ne plus jamais prétendre à l'obtention de la carte ! Un premier jugement en appel a abouti à une condamnation partielle de cet accord. Une seconde procédure est en cours. Juliette Talpin CARNET DE DEUIL EN PRESSE ÉCRITE Requiem pour La Rép en Eure-et-Loir Courrier Français fin de l’édition 37 Charité chrétienne oblige, c’est juste avant Noël, que la direction générale du Courrier Français a annoncé à ses collaborateurs la fermeture de son édition de l’Indre-et-Loire. Et sans vraiment d’explications. Manifestation de lecteurs et sympathisants devant l’agence de La Rep à Chartres C’était devenu un secret de polichinelle depuis le rachat de L’Écho Républicain, mais le couperet est tombé le 18 janvier. La République du Centre cessera de paraître en Eure-et-Loir le 12 mars. « Notre stratégie n’est pas de favoriser des concurrences coûteuses et peu productives, mais de donner à chaque titre tous les moyens nécessaires à son développement », a annoncé Michel Habouzit, le président délégué du groupe Centre France-La Montagne. L’éditeur auvergnat fixe donc des limites géographiques bien définies pour chacun de ses sept quotidiens, qui diffusent à 450 000 exemplaires. Or, L’Écho, dont le siège est à Chartres (29 400 ex. en Eure-etLoir), l’emporte sur La République du Centre (8 900 ex. en Eure-etLoir). Le quotidien régional fondé par Roger Secrétain se replie sur le Loiret où il est diffusé à 42 100 exemplaires et devient un départemental. Les 9 000 lecteurs de La Rép vivant en Eure-et-Loir se reporteront-ils sur L’Écho ? Rien n’est moins sûr, les deux titres se « tiraient » une bourre intense sur la petite information locale. La Rép, estampillé laïque, se défendait à Dreux et à Châteaudun, tandis que L’Écho, réputé plus conservateur, maîtrisait Chartres. Hémorragie chez les journalistes En 2001, le groupe Amaury, qui détenait L’Echo Républicain, était entré à 35 % au capital de La République du Centre. En butte à des graves difficultés financières et faute d’une stratégie cohérente du groupe Amaury, les dirigeants de La Rép s’étaient ensuite tournés vers Centre-France. Le quotidien était passé dans le giron de son confrère clermontois en mars 2010. Rachetée par Centre France au printemps 2010, La République du Centre a connu dans la foulée, à la faveur de la clause de cession, une saignée spectaculaire de la rédaction avec 37 départs de journalistes sur 74. À Orléans La Rép n’a déjà plus de « vitrine ». Le siège historique de la rue de la République a été vendu et la rédaction a déménagé dans des bureaux plus fonctionnels, mais exigus. À l’image de ce qui s’est passé au Berry Républicain et à L’Yonne, La Rép’ ne sera bientôt plus qu’une agence de La Montagne. Consulté sur l’arrêt de La Rép en Eure-etLoir, le comité d’entreprise a refusé de donner un avis le 25 janvier. Il s’étonne de « l’annonce précipitée du retrait d’Eure-et-Loir » et demande à la direction d’étudier une solution alternative à cette option extrême, qui priverait l’entreprise de 20 % de sa diffusion. La direction s’est engagée à recaser les 36 salariés d’Eure-et-Loir, y compris à L’Écho. Une carte de France de la PQR dessinée par l’hebdomadaire Marianne montrait récemment l’emprise de Centre France sur tout le Centre-Ouest, doté de 630 000 exemplaires. La Nouvelle République du Centre-Ouest n’apparaissait plus. La prochaine étape ? Charles Tulibad Fondé à Bordeaux en 1949 par Albert Garrigues, Le Courrier Français s’étend bientôt sur 15 départements, chacune des rédactions ayant sa propre autonomie. Journal de chrétiens pour les chrétiens, Le Courrier Français distillait, à ses débuts, tout ce qu’il fallait savoir sur la vie de l’Église, (laquelle en retour finançait le support) et accessoirement, selon les rédactions, des informations sur la vie locale. Arrivé au Courrier en 1980, notre confrère Philippe Martinet en a été le directeur départemental pendant 10 ans : « À mon arrivée, le journal n’avait aucun intérêt. J’ai essayé de le remonter, en développant les infos locales, la vie culturelle et le tourisme. Mais, seules les annonces légales intéressaient la direction… » Très en arrière derrière l’Indre-et-Loire, les autres rédactions tombent une à une. Et coup de grâce, l’Église lâche Le Courrier, voici environ un an et demi. « Les Chrétiens ne se sont jamais intéressés au journal, analyse Philippe. Et il était très difficile de parler de la vie de l’Église, car c’est un monde très suspicieux vis-à-vis de la presse. » En 90, Philippe Martinet quitte la direction, mais il reste pigiste pour Le Courrier dans le domaine culturel. Voici quelques mois, notre adhérent Frédéric Mis avait été embauché en contrat précaire. Il a été renvoyé le soir même de l’annonce de la décision… Quant à Simon Veille, le dernier directeur en date, qui, selon Philippe, « a fait du très bon travail et nous laissait toute latitude rédactionnelle», de son côté en CDI, il a aussi été licencié. Trois journalistes congédiés, voici le beau cadeau de Noël offert par l’Eglise en cette fin d’année 2010. Sans ruban ni papier cadeau : amen ! Marie Lansade TELEX Lectorat. - La Tribune revendique 328 000 lecteurs cumulés pour ses éditions d'Orléans, Tours et Angers. Com'. - Fabienne Bascio qui remplace Monique Brégeon à la communication du préfet de l'Indre, travaillait auparavant à l'Équipement, en région Rhône-Alpes. Télévision. - Chef d’édition et présentatrice du journal de TV Tours, Aurélie Bérard s’est mise en retrait de l’actualité quotidienne. La journaliste collabore ponctuellement avec une autre filiale du groupe NR, TGA, sur des programmes documentaires. Gratuit. - Déjà présent sur les dix plus grosses agglo françaises, Le quotidien 20minutes veut s’implanter dans une vingtaine d’autres. Tours et Orléans sont dans le lot. PRESSE ÉCRITE Bientôt le sixième Souffle! Créé début 2009, le magazine tourangeau Souffle! tente de s'installer. Léa Carlat, sa fondatrice, pas du tout essoufflée, planche sur le sixième numéro. « L'évolution du magazine me satisfait au niveau de la dynamique collective », raconte la créatrice de Souffle!, Léa Carlat. Partie seule dans le projet en 2009, elle est rejointe depuis par de nombreux contributeurs, tous bénévoles pour l'instant. L'association Les amis de Souffle! est créée début décembre 2010. « Le magazine gagne en notoriété », ajoute Léa. « Avec 40 points de vente, nous vendons en moyenne 500 exemplaires à 3 euros alors que l'équilibre financier serait plutôt à 1 000 », déplore-t-elle. Le contenu reste hétérogène. « On laisse une marge de liberté dans les contributions et on ne coupe jamais un rédacteur», explique Léa. Le dernier numéro offre ainsi un papier de la « tribu Ally », charmée et séduite après un séjour en Iran. Aucune critique sur la politique du pays. Dom- mage. « Notre fil rouge est d'offrir une alternative à la consommation, dans notre quotidien », dixit Léa. MédiaLoire applaudit le graphisme, très créatif. Dommage que certains textes un peu longs lui piquent la vedette. Des pages plus aérées lui donneraient une autre respiration. « L'envie reste toujours là », clame Léa Carlat, qui sollicite des aides (Fonds d'amorçage de la Région, MACIF, Fondation pour une Terre Humaine et subventions d'État aux associations) afin de créer un poste. « Nous aimerions paraître tous les mois et participer à plus d'événements. » Le 5 mars, Souffle! organise une brocante d'œuvres d'art dont les bénéfices reviendront à l'association. En attendant la red'chef lance un appel aux abonnements : 15 euros les 6 numéros. Le moyen d'éviter que l'équipe de Souffle! ne rende son dernier. Marie Remande TV TV Tours s’étend Profitant de l’augmentation automatique de sa zone de couverture depuis octobre dernier et le passage à la TNT, TV Tours a modifié son nom. La chaine contrôlée par La Nouvelle République du Centre-Ouest devient TV Tours Val de Loire. L'émetteur de Chissay (Loir-et-Cher) lui permet d'entrer chez 800 000 téléspectateurs potentiels en Indre-etLoire et dans le Loir-et-Cher. L'institut Médiamétrie lui attribuait une audience de 80 000 téléspectateurs quotidiens. Cette extension est aussi une manière de légitimer ses appels aux subsides auprès d'autres collectivités locales. Après la région Centre, l'agglomération Tours Plus et le Conseil général d'Indre-et-Loire, le Conseil général du Loir-et-Cher a été sollicité. « Les négociations sont en bonne voie », dit Maguelone Hédon, directrice de TV Tours, qui emploie 22 salariés. Stéphane Frachet France 3 aux cantonales Si les cantonales passent inaperçues, ce ne sera pas à cause de France 3. L'antenne régionale du Centre délocalise ses journaux et son émission politique « La Voix est libre » avant le scrutin des 20 et 27 mars. Yvan Avril, le rédacteur en chef, et Pierre Bouchenot, le spécialiste de la politique, animeront l'émission à Chartres le 4 février, à Châteauroux le 11, à Blois le 18, puis le 25 à Tours. Les journaux de la mi-journée et du soir seront présentés en direct de ces villes ces jours-là. L'émission politique sera diffusée le lendemain, à son horaire habituel du samedi. SF COM Méridiennes new-look Dans la foulée de plein de municipalités qui dépoussièrent leur bulletin municipal - d’ailleurs, maintenant, on dit magazine Chambray-lès-Tours propose depuis janvier à ses habitants un nouveau look pour «Méridiennes », qui sort tous les deux mois pour un tirage de 6 500 exemplaires. C’est l’agence Paul Fréa de Saint-Avertin qui a été retenue pour la maquette et Gibert Clarey – labellisé Imprim’Vert – pour l’impression. Au sommaire de nouvelles rubriques, comme les portraits, la vie des entreprises ou l’actualité en images. Un agenda central recense les activités culturelles et sportives. Une fiche écocitoyen en fin de magazine donne des conseils en matière de développement durable. Au sommaire du numéro de janvier : qu’est-ce qu’une onde électromagnétique ? Marie Lansade PRESSE ÉCRITE Carnet rose Le Bavaillou Un nouveau journal trimestriel et gratuit est né dans le Blaisois au début de l’année. Édité à 32 000 exemplaires, Le Bavaillou a pour ligne éditoriale « le plaisir du bien-vivre en Val de Loire ». Ainsi trouve-t-on au fil des pages de son premier numéro des articles vantant les mérites de l’exercice physique aussi bien que du bicarbonate de sodium, prodiguant des conseils sur les plantes d’intérieur ou revenant, entre autres, sur l’histoire du pont de Blois. Le Bavaillou est entièrement financé par des annonceurs locaux parmi lesquels une salle de sport blésoise dont la patronne, Thérèse Moreau, n’est autre que l’instigatrice et principale rédactrice de la gazette. « Nous cherchons juste à proposer des articles simples pour que les gens apprennent à connaître la région de manière attrayante », explique-t-elle en précisant que « le journal semble très bien accueilli »… N’en déplaise aux mauvaises langues, que l’on appelle en solognot « bavouillons » : c’est en transformant ce mot, pour en améliorer l’esthétique et en modifier le sens, que Thérèse a imaginé le nom de son journal. Anne-Sophie Perraudin HOMMAGE Adieu à Marie RADIO « Ouf » provisoire Pour Virgin Soulagement en demi-teinte pour les quatre employés de Virgin Tours. Le CSA a invalidé midécembre la requête de la direction du groupe Lagardère de fermer la station tourangelle. Personne à la rédaction de La Rép d’Orléans n’oubliera son rire en cascade, sa bonne humeur presque permanente, ses coups de gueule, sa joie de vivre. Cette joie de vivre qu’elle affichait comme un art de vivre, malgré les traitements et les séjours à l’hôpital. Impertinente, drôle, facétieuse, bonne professionnelle, Marie Belhomme nous a quittés un peu avant ses 40 ans qu’elle aurait eu le 14 mai. Elle laisse trois enfants dont le plus jeune Félix a quatre ans. Les journalistes et les équipes de la rédaction d’Orléans et de Saran de La République du Centre ont été touchés au cœur par cette tragédie trop injuste. Jolie femme, grande svelte aux yeux verts, avec son sens de l’humour redoutable, Marie avait un tempérament bien trempé qui ne lui a pas toujours attiré les sympathies. Sa franchise en a surpris plus d’un. Originaire du Jura où elle sera enterrée, MarieBelhomme avait intégré la rédaction de La République du Centre, il y a dix ans. En juin, comme trente-six de ses confrères, elle avait fait jouer sa clause de cession après le rachat du quotidien par La Montagne et quitté La République du Centre. Même diminuée par sa longue maladie, Marie l’espiègle ne parlait jamais, à la rédaction, de son état de santé. Ses souffrances, elle les gardait pour elle comme si son image de femme forte, délicieuse, ne souffrait pas les atteintes de la maladie. Elle est morte dimanche 30 janvier, chez elle à Orléans, dans la maison où elle vivait avec Stanislas, son mari, et ses trois enfants, Arthur, Elsa et Félix le petit dernier qui lui a dit avant son dernier souffle : « Tu es belle maman ». Christian Bidault Depuis un an, une épée de Damoclès était suspendue au-dessus de dixhuit villes des réseaux RFM et Virgin, propriété du groupe Lagardère. Des stations locales menacées de fermetures, demandées dans le cadre du projet de réajustement des réseaux Virgin/RFM. Le CSA a finalement tranché : dix villes ont été sauvées, huit en revanche ont été sanctionnées. Elles passent des catégories C à D , d'actives à passives. Les villes concernées sont : Clermont-Ferrand, Troyes, Auxerre, Reims, Saint-Quentin (Aisne), Aurillac, Avignon et Tarbes. Dans la région : Virgin Bourges et Virgin Tours échappent à la sentence. Á Tours, les réactions sont mitigées. François Ponge, le journaliste de la station depuis 2003, reste dubitatif et prudent. Médialoire : Qu'est ce qui a fait pencher la balance, selon vous, pour le maintien de Virgin Tours ? François Ponge : Je pense que Tours a échappé à la décision, car l'agglomération tourangelle représente un bassin de population important avec plus de 300 000 habitants. Ce qui offre des possibilités de retombées commerciales importantes. Les sondages locaux de l’institut Médiamétrie, établis en juillet dernier, sont par ailleurs très bons. Nous nous plaçons en troisième position des radios à décrochage local, derrière RTL2 et France Bleu Touraine, avec une part d’audience de 8,8 %. Cela dit, ni le CSA ni la direction du groupe Lagardère ne nous ont donné d’explications officielles. Médialoire : Comment avez vous vécu l'attente pendant un an ? François Ponge : On a passé une année avec des inquiétudes concernant notre avenir, j'ai pensé bien sûr aux conséquences pour ma famille avec la perte possible de mon emploi. Il fallait se motiver pour aller travailler. Médialoire : Qu'est ce qui a vous motivé justement ? François Ponge : Je suis quelqu'un de consciencieux, j'étais là tous les jours pour les auditeurs car on pense à eux. On fait ce métier de journaliste par passion, c'est un vrai plaisir d'écrire et d'accomplir chaque matin une performance à l'antenne ! Enfin, les derniers chiffres d'audience nous ont aidés à ne pas baisser les bras. Je voudrais aussi saluer le travail de nos délégués syndicaux qui nous ont soutenus. Ils se sont bien battus durant un an. Sans eux, je ne suis pas sûr qu'on serait encore là. Médialoire : Comment avez vous réagi à l'annonce du CSA ? François Ponge : Bien sûr, c'est un soulagement ! On est reparti pour un tour, comme j'aime à le dire ! L'avenir s'inscrit encore en pointillés malheureusement. Il existe tout de même un pessimisme ambiant. Cette épreuve a joué sur le moral des troupes. Il faudrait, de la part de la direction du groupe Lagardère, un changement de cap, un virage à trois cent-soixante degrés avec un vrai souci des programmes locaux. Monolithes ou l’architecture en suspens Une plongée labyrinthique dans les dédales de l’expérimentation architecturale du 20e siècle. FRAC Centre à Orléans Tél. : 02 38 62 52 00 François Daireaux Photographies et installations réalisées en Inde. École supérieure des beauxarts de Tours www.esbat-tours.fr Les Conquérants de l’illusion - L’hommage des peintres aux pionniers de l’image à partir du 26 février, galerie le garage - 9, rue de Bourgogne à Orléans. Tél. : 02 38 62 35 76 Le talent au féminin ! Bientôt le retour du festival Bruissements d’Elles. Marianne Faithfull, Pietragalla…. Et toute une pléthore de chanteuses, de peintres et de comédiennes. Du 5 au 26 mars - Tours et neuf autres communes Tél. : 02 47 38 31 30 / 02 47 53 61 61 Propos recueillis par Anne-Cécile Cadio Club de la Presse Val de Loire - 66, boulevard Béranger - 37000 Tours - Tél. : 02 47 64 19 99 - [email protected] - www.club-presse-valdeloire.com Directeur de ma publication : T. Mbaka - Rédacteur en chef : S.Frachet - Rédaction : M. Lansade; M. Remande, J.Talpin, A.S.Perraudin, Ch. Tulibad, A.C.Cadio, R.Ode PARTENAIRES La boutique Bleu Ciel d’EDF de Tours est née ! Après plusieurs semaines de travaux, la boutique Bleu Ciel d’EDF, située 12 avenue de Grammont à Tours, a ouvert ses portes le 5 janvier dernier. Les conseillers EDF accueillent les particuliers dans un nouvel environnement. L’équipe Bleu Ciel d’EDF, avenue de Grammont à Tours. Bleu Ciel d’EDF a imaginé un concept de boutique totalement inédit, afin de répondre à tous les besoins en énergie et en services de ses clients particuliers. Des animations seront prochainement organisées pour la faire connaître aux habitants de Tours. Dans ces nouvelles boutiques, les clients peuvent rencontrer leur conseiller et de bénéficier de ses conseils, son expertise ainsi que de l’accompagnement de Bleu Ciel d’EDF et de ses partenaires dans tous leurs projets liés à l’énergie et aux travaux dans l’habitat. Les clients peuvent y découvrir des solutions pour réaliser des économies d’énergie chez eux, être accompagnées tout au long de leurs travaux, s’équiper en énergies renouvelables, ou en- core, mettre en place leur projet de construction ou de rénovation. Bien sûr, ils peuvent également effectuer les opérations courantes liées à la gestion de leur contrat d’énergie (relève d’index, déménagement, paiement de la facture…). Pour recevoir les clients dans les meilleures conditions, EDF a totalement révolutionné son accueil. Les nouvelles boutiques innovent d’abord par leur design, puisqu’elles sont blanches, l’essentiel de l’ambiance étant assuré par des éclairages de couleurs changeantes et des projections vidéo. De plus, ces nouvelles boutiques ont été pensées pour que chacun puisse y accéder sans distinction : espace vaste et plat qui facilite la circulation des poussettes ou des chaises-roulantes, douches sonores pour les non-voyants, service e-sourds, mobilier accessible assis comme debout… Enfin, dans un souci de respect de l’environnement, la boutique a été conçue pour limiter les impacts environnementaux du bâti- ment, grâce à des systèmes de climatisation, d’éclairage et de chauffage performants, des matériaux sains et l’absence d’affiches papier. Avec l’ouverture de ces nouvelles boutiques, EDF réaffirme ainsi son engagement en faveur de l’écoefficacité énergétique au service des économies d’énergie et de la protection de l’environnement. Ces nouvelles boutiques complètent un dispositif très développé de moyens de contacts mis à la disposition des clients tels que consulter le site Internet edf.fr (24h/24 et 7j/7), contacter leur service clientèle au 09 69 32 15 15 (appel non surtaxé) du lundi au samedi de 8h à 21h, étudier leurs projets en composant le 3929 (0,05 € la min TTC - hors surcoût éventuel par opérateur), aborder des sujets Solidarité au 0 800 65 03 09 (appel gratuit depuis un poste fixe). Ministre et député Maurice Leroy lors de l’assemblée générale du Club de la Presse Val de Loire 2010 à Bracieux ©Richard Ode Maurice Leroy, président du Conseil général de Loir-et-Cher, a pris ses fonctions au sein du gouvernement Fillon, au poste de ministre de la Ville et du Grand Paris. Le Club de la Presse Val de Loire, qui le compte parmi ses partenaires et amis, lui souhaite une bonne gouvernance, avec ses félicitations. Cette nomination entraîne l’accès de son suppléant, Pascal Brindeau, à l’Assemblée nationale comme député. Le Club de la Presse, qui comptait ce dernier parmi ses membres, en tant que communicant, le perd donc, mais est fier de le voir gagner la Chambre où il devient l’un des quatre benjamins nationaux de moins de 40 ans. Qu’il ne s’y endorme pas ! O.R. Pascal Brindeau ©Richard Ode