Le bilan
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Le bilan
srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 1 Agence régionale de l’hospitalisation du Centre Le SROS II de la région Centre Le bilan S R D ’ O R G C H É M É G I O N A A L A N I S A T I O N S A N I T A I R E srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 3 SOMMAIRE SOMMAIRE Avant propos 04 Introduction – la démarche d’élaboration du SROS II – le contenu du SROS II – l’évolution du SROS II 05 05 05 06 Les bilans thématiques – les urgences – la cancérologie – la cardiologie – la chirurgie – la périnatalité – les soins de suite et de réadaptation – les réseaux ville-hôpital : personnes en situation précaire et adolescents – l’insuffisance rénale chronique – l’imagerie – la gériatrie – la santé mentale 07 07 11 13 15 17 19 21 23 26 28 30 L’évolution du contexte sanitaire – l’évolution sociale pendant la période du SROS II – la recomposition de l’offre de soins 34 34 36 Questions et perspectives 40 Lexique 42 AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 3 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 4 AVANT PROPOS AVANT PROPOS L’élaboration et l’exécution du schéma régional d’organisation sanitaire (SROS) sont la tâche majeure de l’Agence régionale de l’hospitalisation. La présente évaluation, qui est un bilan d’étape du SROS II, s’appuie sur le bilan de la mise en œuvre de chaque thématique prioritaire retenue en région Centre. La présentation synthétique de ces thématiques vise à donner une vue d’ensemble des actions et des réalisations concrètes du schéma depuis sa signature par mon prédécesseur, Bernard MARROT, en juillet 1999. L’Agence a délibérément souhaité faire ressortir les difficultés rencontrées aussi bien que les points forts de l’action afin d’en tirer, autant que possible, les fruits de la réflexion. Les différents bilans thématiques, aussi bien que leur mise en perspective d’ensemble, éclaireront les nouveaux travaux entamés dans le cadre du SROS III. Je tiens à remercier tous ceux qui ont contribué à la construction, à la réalisation et à l’évaluation du SROS II, qui doit maintenant être prolongé, amendé, fortifié dans le cadre d’une nouvelle régulation. Patrice Legrand directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation du Centre 4 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 5 INTRODUCTION INTRODUCTION Au moment de l’élaboration du SROS II, le schéma d’organisation sanitaire est, en complément de la carte sanitaire, l’instrument qualitatif de la planification sanitaire : il détermine pour les 5 années à venir les installations, équipements et activités de soins qu’il couvre, la répartition géographique ainsi que la nature et l’importance des moyens d’hospitalisation et des équipements matériels lourds. Il s’agit d’un instrument stratégique destiné à susciter et accompagner les évolutions nécessaires de l’offre de soins hospitalière publique et privée. La publication de l’ordonnance de simplification sanitaire du 4 septembre 2003 renforce le rôle primordial du schéma. La carte sanitaire disparaît : en lieu et place, le schéma comporte désormais une annexe opposable définissant les objectifs quantifiés de l’offre de soins par territoires de santé, pour l’ensemble des activités de soins soumises à autorisation et relevant de la compétence des directeurs d’ARH, soit 12 activités de soins et 3 équipements lourds, ainsi que des thèmes transversaux tels que les personnes âgées, la santé mentale, l’enfance et l’adolescence. et d’un document de cadrage proposant le champ des réflexions à approfondir prioritairement dans le cadre du SROS II. Ces deux documents ont fait l’objet de nombreuses consultations soit au travers de questionnaires, soit au cours de réunion-débats, conférences sanitaires… qui ont abouti, en novembre 1998, à l’élaboration du document d’orientations stratégiques et enfin au projet de schéma en avril 1999 et à son adoption le 15 juillet 1999. Pendant toute cette période, ce sont des dizaines de contributions et d’avis qui ont été recueillis, à chaque étape d’élaboration, auprès des médecins libéraux, directeurs et présidents de CME d’établissements des structures de santé publiques et privées, représentants de la médecine ambulatoire, élus, présidents de conseils d’administration d’organismes de sécurité sociale, d’usagers, de syndicats professionnels, de représentants de l’autorité préfectorale, et qui ont abouti à une large adhésion aux orientations et priorités proposées, comme en témoignent les votes recueillis auprès de chaque conférence de secteur et du comité régional de l’organisation sanitaire et sociale (CROSS). LE CONTENU DU SROS II L’élaboration du SROS II n’a pas eu d’emblée pour ambition d’atteindre l’exhaustivité, mais de se concentrer sur un nombre limité de priorités découlant de l’analyse des besoins régionaux de santé, de l’analyse des dysfonctionnements de l’offre de soins hospitaliers et des objectifs des conférences nationale et régionale de santé. LA DÉMARCHE D’ÉLABORATION DU SROS II Pendant plus d’une année, de nombreux professionnels, mais surtout les équipes des services de l’État et de l’assurance maladie se sont consacrés à l’élaboration du SROS II. En effet, dès la fin du mois de mai 1998, l’ARH disposait d’un bilan d’ensemble du SROS de première génération AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 5 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 6 INTRODUCTION Quatre grandes lignes directrices peuvent résumer l’esprit qui a présidé à la rédaction du SROS II : – vers plus de coopération entre acteurs de santé pour une plus grande efficience et une plus grande efficacité du système de soins, – vers plus de qualité pour mieux répondre aux besoins de santé et aux attentes de nos concitoyens, – vers plus d’égalité par une meilleure répartition des services, une forte structuration de l’urgence, la mise en œuvre de véritables projets de prise en charge globale, sans discontinuité, des personnes en situation de précarité, – vers plus de démocratie par la création d’un comité régional des usagers, chargé notamment de faire « vivre » avec les acteurs hospitaliers, la charte du patient hospitalisé et les recommandations du premier ministre à l’issue des états généraux de la santé. Partant de ces lignes directrices, huit orientations stratégiques majeures ont été arrêtées : 1. définir une capacité en lits et places de soins de courte et moyenne durée en adéquation avec les besoins, 2. créer les conditions de la coopération entre les différents acteurs de l’organisation sanitaire, 3. promouvoir une démarche de qualité et assurer la sécurité maximale dans l’organisation des soins, 4. garantir l’égalité d’accès aux soins hospitaliers, 5. optimiser l’utilisation des ressources allouées aux établissements de santé, 6. développer les travaux d’épidémiologie et les systèmes d’information, 7. développer la participation des citoyens à l’organisation sanitaire, 8. assurer la cohérence des schémas d’organisation sanitaire. 6 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 et complétées par des priorités d’action définies pour chacun des six thèmes retenus par le document de cadrage en chirurgie, périnatalité, cancérologie, cardiologie, urgences, soins de suite et de réadaptation / médecine physique et de réadaptation. L’ÉVOLUTION DU SROS II L’adoption de volets additifs Le 28 janvier 1999, avait déjà été adopté le SROS en santé mentale. Par la suite, trois volets supplémentaires sont venus enrichir le schéma général auquel s’ajoutent désormais : – l’insuffisance rénale chronique adopté le 5 avril 2000, – l’imagerie adopté le 5 juillet 2002, – la gériatrie adopté le 26 juin 2003. La réanimation devrait prochainement s’ajouter à cette liste. Des évolutions plus partielles – la révision du SROS urgences, le 5 juillet 2002, – la révision du SROS de l’insuffisance rénale chronique actuellement en cours. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 7 LES BILANS THÉMATIQUES – LES URGENCES Les urgences RAPPELS DES 8 PRIORITÉS DU SROS 1. positionner et qualifier les sites d’urgences en région Centre, 2. développer des prises en charge spécialisées en matière d’urgence, 3. améliorer la formation initiale et continue des personnels, 4. développer la télémedecine, 5. favoriser la participation de la médecine de ville à l’urgence, 6. optimiser le fonctionnement du dispositif extrahospitalier SAMU / SMUR, 7. favoriser la prise en compte des recommandations du SROS dans les plans d’urgence départementaux, 8. permettre le suivi et l’évaluation du volet urgences du SROS. LES RÉALISATIONS Le positionnement et la qualification des sites d’urgences en région Centre Actuellement la région Centre dispose de : – 8 services d’accueil des urgences (SAU) (un dans l’Indre, le Loir-et-Cher, le Cher et l’Indre-et-Loire – deux dans l’Eure-et-Loir et le Loiret), – 17 unités de proximité d’accueil de traitement des urgences (UPATOU) autorisées parmi lesquelles 3 autorisations délivrées en 2002 et 2003 dans les agglomérations de Chartres, Orléans, Tours compte tenu de l’augmentation de la population et de l’activité des structures d’urgences existantes dans ces zones (propositions formulées dans le bilan 2002). Sur ces 17 UPATOU on note : • la caducité de l’autorisation de la Châtre fondée sur l’absence de mise en œuvre, • le site de la clinique de la Présentation faisant partie des autorisations récemment délivrées non ouvert à ce jour. – 2 pôles spécialisés d’urgences (POSU) cardiologiques : clinique St Gatien de Tours, clinique de la Reine Blanche d’Orléans. – 1 POSU mains à Orléans : clinique des Longues Allées, – 1 pôle référence mains à Tours qui a vocation à évoluer vers le statut de POSU, – 2 POSU pédiatriques : CHRU de Tours et CHR d’Orléans. L’étude cartographique réalisée en 2002, permettant de préciser l’éloignement kilométrique en trajet par route de chaque commune par rapport à un recours SAU ou UPATOU, faisait ressortir que la très large majorité des communes se trouve à une distance de moins de 30 km d’un service d’accueil des urgences en dehors de deux zones : – l’une, située au confluent du Loir-et-Cher et du Cher (zone de la Sologne) ; compte tenu de la faible densité de la population à cet endroit, il apparaissait difficile de proposer une solution opératoire, – l’autre, dans le sud de l’Indre, dont on pouvait penser que l’ouverture d’une UP prévue dans le SROS initial corrigerait cette difficulté. Les prises en charge spécialisées Urgences de la main Le pôle de référence mains de Tours ne répond pas à l’heure actuelle aux critères de fonctionnement d’un POSU. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 7 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 8 LES BILANS THÉMATIQUES – LES URGENCES L’orientation préconisée vers le CHU de Tours pour les patients de l’Indre, de l’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher n’est pas réalisée totalement dans la pratique, l’Indre renvoyant sur Orléans en raison des délais d’attente et de la nécessité de passer par le SAU. Urgences ophtalmologique et ORL En ophtalmologie, le collège des urgentistes prône une astreinte départementale avec la nécessité de définir les vraies urgences chirurgicales. Actuellement, il paraît plus difficile de trouver une réponse à des choses simples, que compliquées. Le contexte, selon les départements, est différent : il est fonction de la démographie médicale et de l’articulation avec le privé. L’urgence endoscopique Il existe une permanence pour la réalisation d’endoscopies digestives dans de nombreux établissements siège de SAU ce qui constitue une avancée par rapport à 1999 (Dreux, Chartres, Châteauroux, Tours, Blois, Montargis…). Bourges n’a pas de garde d’endoscopie et transfère vers le privé. Les endoscopies bronchiques sont réalisées, en pratique, par des pneumologues ou des réanimateurs. L’urgence cardiologique Au-delà des 2 POSU de Tours et Orléans, l’unité d’angioplastie de Bourges a été ouverte et une complémentarité existe avec Châteauroux dont l’activité est axée sur la rythmologie. Sur le site de Chartres, des angioplasties sont réalisées dans le cadre d’un réseau avec les cardiologues du département. Le collège des urgentistes constate qu’il existe encore des patients pris en charge trop tardivement et émet l’idée de la réalisation d’une campagne d’information grand public sur la douleur thoracique, en prenant appui sur le réseau existant. 8 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Urgences sociales Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS) ont toutes été mises en place en 1999 – 2000 dans les huit SAU de la région. Elles reposent sur les travailleurs sociaux. Des consultations médicales « spécifiques » ou individuelles existent sur certains sites. Le travail en réseau est plus ou moins développé. Le dispositif a permis de renforcer la présence de travailleurs sociaux (bien que cela n’apparaisse pas toujours suffisant) au sein des services d’urgence et/ou de l’hôpital. Le travail réalisé par les assistantes sociales est reconnu par les urgentistes. Urgences psychiatriques On constate : – la création de postes d’infirmiers compétents en psychiatrie, – une tendance à la seniorisation des gardes de psychiatres, – la mise en place de protocoles internes ou de conventions inter-établissements en matière d’organisation, mais, – la non-conformité de plusieurs sites d’urgence surtout dans les UPATOU, faute de personnel spécialisé ou de convention formalisée, – la formalisation des relations entre établissements pas encore généralisée, – peu de centre d’accueil et de crise (adultes et adolescents). Le collège des urgentistes soulève le problème de la pédo-psychiatrie où, en l’absence de lits en psychiatrie, les adolescents sont dirigés vers la pédiatrie. On note, en revanche, une tendance au développement de lits de pédopsychiatrie au moment de la mise en place de centres de crise pour les adultes. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 9 LES BILANS THÉMATIQUES – LES URGENCES La mobilisation des cellules d’urgence médico-psychologiques (CUMP), à l’occasion de faits très divers, laisse penser qu’une redéfinition de leurs missions s’avèrerait nécessaire. Autres urgences Neuro-vasculaires : il existe au CHU un accueil spécialisé pour les urgences neuro-vasculaires, 3 lits à Dreux pour l’accueil des accidents vasculaires cérébraux. Filière gériatrique aux urgences (Cf volet gériatrie). La formation initiale et continue des personnels Pour le personnel médical : – développement des compétences, – les médecins nouveaux arrivants sont plus fréquemment titulaires de la CAMU, – un DESC urgences est en cours de finalisation. La mise en place des 35 h a fortement impacté les services en matière d’organisation. Ainsi, depuis 2002, ont été créés 35 postes de médecins au titre de la RTT dans les services d’urgences (PH, contractuels, assistants), et 55 autres créations ou transformations depuis cette date. La télémédecine Le SAU de Châteauroux réalise des transferts d’images de scanographe avec d’autres établissements (Poitiers). Il en est de même entre Dreux et Rouen. Des difficultés apparaissent en ce qui concerne la lecture des clichés transférés, portant essentiellement sur l’accès à ces clichés par les spécialistes lecteurs. Ceci pourrait expliquer le retard dans la signature de convention (Tours). Un réseau régional en très haut débit en région Centre s’est mis en place avec la création d’un groupement d’intérêt public (GIP) entre l’État et la région Centre (l’accès pour les établissements publics y est gratuit pendant 2 ans). Dans ce cadre, 2 expérimentations sont envisagées : – une entre le CHU et le CH d’Amboise portant sur un transfert d’images en orthopédie, – l’autre entre Bourges, Vierzon, Châteauroux, Issoudun, Romorantin portant sur la neurologie. La participation de la médecine de ville Les maisons médicales Il en existe dans tous les départements, soit à titre de projet, soit en fonctionnement. L’ouverture d’une maison médicale libérale se fait en général sur des horaires de première partie de nuit et nécessite un nombre de médecins volontaires suffisant sous peine de fermeture certains jours (cas de Châteauroux), et une activité en rapport. Participation à des missions de régulation Il apparaît la nécessité d’une forte articulation 15/15 bis, voire, dans l’idéal, d’une centrale d’appel avec régulation commune dans des lieux communs. Interconnexion 15 – médecins libéraux Le centre 15 régule les appels, contacte le médecin de garde d’après une liste établie par secteur par le conseil de l’ordre des médecins. Une association de garde de médecins libéraux, indépendants du 15, dans le Cher, assure la régulation libérale sur certains horaires, un projet semblable existe sur Tours. Actuellement, le secteur ambulatoire s’engage très peu sur le fonctionnement de la maison médicale en deuxième partie de nuit. Se pose également la question du niveau de rémunération pour cette période. Signalons que la participation de la médecine de ville est très différente selon les situations locales, les découpages des secteurs de garde… AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 9 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 10 LES BILANS THÉMATIQUES – LES URGENCES Le dispositif actuel des maisons médicales est expérimental, sa pérennité est soumise à évaluation. Le positionnement du dispositif extra hospitalier SAMU / SMUR Chacun des 8 SAU dispose de service mobile d’urgence et de réanimation terrestre, cinq disposent en sus de SMUR héliportés (Orléans, Dreux, Blois (saisonnier), Châteauroux, Tours) plaçant l’ensemble des communes de la région à moins de 30 minutes. Les 15 sites UPATOU ouverts ne disposent pas tous de SMUR en propre : à Mainvilliers (St-François), à Tours (St-Grégoire), à Loches où il s’agit d’une antenne SMUR de Tours, à Issoudun et au Blanc où il s’agit de SMUR fonctionnels. De nouvelles organisations apparaissent : fédérations médicales inter-hospitalières : Blois, Vendôme et Romorantin pour les SMUR ; Châteauroux, Issoudun, le Blanc pour les urgences, permettant le maintien de l’opérationalité des sites ou des dispositifs. La région Centre dispose de deux SMUR néonataux (Tours, Orléans) pour lesquels l’opérationalité sera totale en fin 2004. POINTS FORTS/POINTS FAIBLES – le fonctionnement du dispositif SAU, UPATOU, SAMU, SMUR a notablement progressé dans tous ses aspects depuis les décrets du 30 mai 1997, qu’il s’agisse de la couverture du territoire, de la structuration et de qualification des équipes urgentistes (titulaires à une très large majorité de la CAMU), de la régulation médicale au travers du centre 15 et ce, notamment, grâce à la mobilisation d’enveloppes financières très importantes. 10 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 – la mise en place de permanences d’accès aux soins de santé depuis 1999 dans les huit SAU et même au-delà (UPATOU : Vierzon, Amboise) a conduit à renforcer la présence de travailleurs sociaux au sein des services et / ou de l’hôpital (même si cela n’est pas toujours suffisant). – en matière d’urgence psychiatrique, s’il est noté des difficultés dans la prise en charge des adolescents (orientation vers la pédiatrie), il existe une tendance au développement de lits en pédopsychiatrie avec la mise en place de centre d’accueil et de crise. – en matière de prise en charge de la personne âgée aux urgences, le SROS gériatrie prévoit l’organisation d’une évaluation médico-psycho-sociale lorsque le passage aux urgences n’aura pu être évité. Le dispositif est plus ou moins développé au sein des établissements siège d’un SAU. PERSPECTIVES POUR LE SROS III S’il est constaté une amélioration de façon générale du dispositif depuis 1999, l’enjeu est bien : – de maintenir et développer l’opérationalité de celui-ci : la mutualisation des équipes, la télémédecine, l’organisation de pôles spécialisés (patients neurovasculaires), – de permettre l’articulation avec la permanence des soins. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 11 LES BILANS THÉMATIQUES – LA CANCÉROLOGIE La cancérologie RAPPEL DES 4 PRIORITÉS DU SROS 1. développer la prévention, 2. développer le dépistage, 3. améliorer la qualité de la prise en charge, 4. développer les travaux d’épidémiologie. LES RÉALISATIONS La prévention Il y a eu doublement des consultations anti-tabac dans la région. Les financements ayant permis la mise en place de consultations supplémentaires ont été accordés aux établissements en 2000 et 2001. En 2000, une enveloppe spécifique de 137 204 € a été allouée pour promouvoir ou renforcer la prise en charge du tabagisme dans les hôpitaux de la région. Elle a été répartie entre 4 établissements : Dreux, Tours, Blois et Orléans. En 2001, sur une enveloppe totale de 477 714 € pour l’addictologie, 798 000 € ont été consacrés à la lutte contre le tabagisme. Le dépistage Le dépistage organisé L’objectif de mise en place régionale du dépistage des cancers du sein est atteint. Il s’agissait d’une priorité forte au niveau national. Le dépistage organisé du cancer du côlon est pour le moment expérimental dans un département (Indre-etLoire), et la suite à donner dépendra de l’évaluation de cette expérimentation. Les programmes spécifiques de dépistage restent à élaborer en fonction des données épidémiologiques. La qualité de la prise en charge L’organisation en trois niveaux de soins et en réseau Le nombre de conventions signées est variable selon les secteurs sanitaires et tous les établissements ne sont pas encore liés avec les établissements de niveaux supérieurs. L’organisation du traitement radiothérapique Au 1er avril 2004 tous les départements, sauf l’Indre (qui a établi des conventions avec le Cher et le CHU), sont équipés en accélérateurs de particules (2 à 5 appareils selon les départements). Si l’on se réfère à l’indice de besoins fixé par l’arrêté du 5/07/2002, la région devrait bénéficier de 18 appareils. Il y en a actuellement 16 autorisés, soit un déficit de 2 appareils. La mise en place d’un plan de traitement concerté L’état des lieux des pratiques des concertations pluridisciplinaires est l’action priorisée pour 2004 par le réseau Oncocentre. Les structures de spécialité du réseau seront responsables de l’élaboration du cahier des charges des consultations pluridisciplinaires. Le plan de traitement concerté doit s’appuyer sur la coordination au sein des établissements concrétisée par la mise en place des centres de coordination en cancérologie (3C). La prise en charge globale La notion de soins de support est encore peu développée au sein des services hospitaliers. Pour la prise en charge de la douleur, il est nécessaire de renforcer la sensibilisation au sein des services. Les consultations ou les unités de douleur chronique existent dans tous les départements, sauf dans l’Indre, certains effectifs restent à consolider. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 11 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 12 LES BILANS THÉMATIQUES – LA CANCÉROLOGIE La mise en place dans chaque secteur sanitaire des soins palliatifs et des soins de fin de vie L’organisation régionale de la prise en charge des soins palliatifs est formalisée et effective grâce au réseau régional de soins palliatifs, très en avance sur les autres régions. Les travaux d’épidemiologie Des travaux sont en cours, notamment l’actualisation de l’étude relative à l’épidémiologie des cancers réalisée en 1999 par l’ORS, ainsi qu’une étude conjointe ORS/DRSM. POINTS FORTS/POINTS FAIBLES La région dispose d’un réseau d’établissements hiérarchisés en fonction des différents niveaux de prise en charge, la coordination de l’ensemble est assurée notamment par le réseau Oncocentre qui a pris son plein essor en 2004. Ces établissements, en fonction de leur positionnement, ont connu un renforcement notable, tant en équipement qu’en personnel. Un effort particulier a été fait en direction des prises en charge de proximité pour permettre notamment les traitements par chimiothérapie dans les établissements de proximité. Parallèlement aux actions menées par les institutions directement chargées de la prévention et du dépistage, l’Agence a doublé le nombre de consultations anti-tabac et a encouragé l’implication des établissements publics de santé dans les politiques de dépistages, notamment du cancer du sein. 12 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 LES PERSPECTIVES POUR LE SROS III Les quatre volets du SROS II peuvent être repris et consolidés dans le SROS III en s’appuyant sur les recommandations du plan cancer : – la prévention qui devra porter sur les trois déterminants essentiels du cancer que sont le tabac, la nutrition et l’alcool, – le dépistage organisé du cancer colo-rectal organisé à titre expérimental depuis 2003 en Indre-et-Loire devra être étendu aux autres départements de la région, – l’organisation des soins et la mise en réseau font l’objet de nombreuses recommandations dans le plan cancer et le SROS 3 devra s’attacher à mettre en œuvre les recommandations dépendant du niveau régional (développement de la télémédecine, mise en place et développement des consultations d’annonce du diagnostic, dossier partagé informatisé), en tenant compte de l’évolution de la démographie médicale de la région et en établissant un suivi du taux de « fuite » des patients par département, – l’épidémiologie devra être soutenue comme un outil permettant d’aider à la décision pour chacun des autres axes. Le SROS 3 devra également privilégier la coordination dans la prise en charge des patients depuis le dépistage jusqu’à la fin de vie en instituant des « passerelles » entre chacune des étapes traversées au cours de la maladie à l’hôpital et à domicile : à chaque étape de sa maladie, le patient doit savoir auprès de quel interlocuteur il peut trouver un soutien. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 13 LES BILANS THÉMATIQUES – LA CARDIOLOGIE La cardiologie RAPPEL DES PRIORITÉS DU SROS Le SROS 2 prévoyait pour le volet cardiologie, trois priorités d’action générale et des orientations spécifiques par secteur sanitaire : 1. améliorer la prise en charge des syndromes coronariens aigus à pronostic vital, 2. organiser le maillage de la prise en charge cardiologique en filière rationnelle de technicité croissante, 3. intégrer la prévention et la réadaptation cardio-vasculaire dans le parcours de soins. LES RÉALISATIONS Le comité scientifique de cardiologie a contribué à la mise en œuvre pratique des priorités du SROS 2. La prise en charge des syndromes coronariens aigus a pronostic vital Points forts – une amélioration constante des délais de prise en charge de l’infarctus du myocarde (IDM) à la phase aiguë, – un taux plus élevé de traitements de revascularisation (angioplastie et/ou thrombolyse), – une augmentation du recours à la réadaptation fonctionnelle cardio-vasculaire, – une amélioration du réflexe « Centre 15 », bien qu’encore insuffisant. Points faibles Des actions restent à mener : – auprès des particuliers : information sur les enjeux d’une prise en charge précoce, – auprès des médecins généralistes : médicalisation des transports. La mise en place d’un registre de l’infarctus du myocarde en région Centre est actuellement en cours de réalisation. Le maillage de la prise en charge cardiologique en filière rationnelle de technicité croissante L’organisation régionale se structure en quatre niveaux de prise en charge cardiologique : – unités de surveillance continue cardiologique (USCC), – unités de soins intensifs cardiologiques de niveau 1 (USIC 1), – unités de soins intensifs cardiologiques de niveau 2 (USIC 2), – unités de réanimation polyvalente. Formalisation de conventions entre chaque niveau. La prévention et la réadaptation cardio-vasculaire dans le parcours de soins Développement des actions de prévention primaire et secondaire : soutien par l’ARH d’actions de prévention au centre de réadaptation cardio-vasculaire de Bois Gibert en Indre-et-Loire : – mise en place de consultations de prévention primaire, – mise en place d’actions éducatives : dont information et éducation du grand public sur les maladies et l’urgence cardio-vasculaire en collaboration avec la Croix-Rouge française depuis novembre 2000, – projet «e santé 2000» : constitution d’une base de données au centre de Bois-Gibert (activité de prévention). Prévention en court séjour cardiologique : soutien par l’ARH d’un projet d’hôpital de jour au CH de Dreux. LES RÉALISATIONS PAR SECTEUR SANITAIRE, PAR RAPPORT AUX 3 PRIORITÉS CHER – l’USIC 2 de Bourges, qui figurait à l’annexe du SROS 2, a été installée en 2002, – la convention de coopération signée en 2002 entre les CH de Châteauroux, Bourges et le SAMU / SMUR (mise AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 13 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 14 LES BILANS THÉMATIQUES – LA CARDIOLOGIE en place d’un hélicoptère à Châteauroux) a optimisé la prise en charge de l’IDM à la phase aiguë, – 20 lits et 5 places de réadaptation cardio-vasculaire ont été autorisée en 2000 au CH de Bourges. Point faible : il n’y a pas de convention signée entre l’USCC de Saint-Amand-Montrond et l’USIC 2 de Bourges. EURE-ET-LOIR – l’organisation de la prise en charge de l’IDM à la phase aiguë est satisfaisante, mais le taux de transports médicalisés reste faible, – 60 lits de soins de suite de médecine cardiologique et 20 lits de prévention cardio-vasculaire ont été installés dans les cliniques de Maison Blanche et Gasville, 23 lits de soins de suite de médecine gériatrique à orientation cardiologique ont été autorisés en 2003 à Gasville. Point faible : l’USIC 1 de Dreux ne possède pas de convention pour la chirurgie cardiaque. INDRE – la convention de coopération entre les CH de Châteauroux, Bourges et Tours pour l’angioplastie et la mobilisation d’un hélicoptère à Châteauroux ont amélioré la prise en charge de l’IDM à la phase aiguë, la prise en charge extra-hospitalière restant cependant perfectible, – une USCC a été créée au Blanc, comme la positionnait le SROS, mais il n’y a pas de convention signée ni de ligne d’astreinte de cardiologues. INDRE-ET-LOIRE – la prise en charge de l’IDM à la phase aiguë est de qualité avec cependant un taux trop faible de primo interventions par le SMUR, – le centre de réadaptation cardio-vasculaire de BoisGibert (60 lits et 2 places) peut être considéré comme le site référent départemental, voire régional en cardiologie préventive. 14 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 LOIR-ET-CHER – le maillage des différents sites reste à optimiser malgré une progression dans la prise en charge de l’IDM à la phase aiguë (délais par rapport au geste de revascularisation restant élevés), – des actions restent à mener, notamment auprès des généralistes, en matière de médicalisation des transports. Point faible : il n’y a pas de conventions signées entre l’USCC de Vendôme et l’USIC 1 de Blois. LOIRET – l’organisation de la prise en charge de l’IDM à la phase aiguë est performante avec un maillage optimal entre Gien, Pithiviers, Montargis, le SAMU/SMUR et les 2 USIC 2 d’Orléans, – 24 lits et places de réadaptation cardio-vasculaire ont été installés en 2001 à la clinique de la Reine Blanche, – la création d’une USIC de niveau 1 à Montargis, prévue par le SROS 2, est programmée en 2004. PERSPECTIVES POUR LE SROS III Avec le soutien du comité scientifique de cardiologie, le SROS III devra : – poursuivre et développer les actions entreprises dans le SROS 2 dont : • la poursuite des actions d’amélioration de la prise en charge de l’IDM, • la poursuite du recensement des IDM avec la constitution d’un registre, • la formalisation des conventions manquantes, • la prévention primaire et secondaire, – appréhender la notion de territoires de santé, – redéfinir la localisation et le dimensionnement des plateaux techniques : Saint-Amand-Montrond, Gien…, – introduire des axes nouveaux : • les axes de prises en charge (insuffisance cardiaque, rythmologie), • l’articulation avec les soins de ville. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 15 LES BILANS THÉMATIQUES – LA CHIRURGIE La chirurgie RAPPEL DES PRIORITÉS DU SROS Le volet « chirurgie » du SROS II avait priorisé 3 grandes actions : 1. garantir la qualité et la sécurité des soins dans les zones d’emploi de moins de 100 000 habitants, 2. le développement de la chirurgie ambulatoire, 3. le développement des réseaux. LES RÉALISATIONS La qualité et la sécurité des soins de l’activité chiruricale dans les zones d’emplois de moins de 100 000 habitants Les quatre regroupements préconisés ont été réalisés. Les conditions techniques d’amélioration de la qualité ont globalement été mises en œuvre (hormis pour ce qui concerne les comités techniques régionaux de chirurgie par spécialité). La permanence chirurgicale est habituellement assurée sous forme d’astreinte opérationnelle pour les pôles viscéraux et orthopédiques, sauf dans deux zones d’emploi de moins de 100 000 habitants où sont organisées des astreintes opérationnelles de chirurgie générale (Le Blanc et Vierzon). Par ailleurs, pour deux autres zones d’emploi de moins de 100 000 habitants, la permanence chirurgicale est assurée par des astreintes de sécurité ou n’existe pas (Amboise et Loches : établissements ne réalisant qu’une activité chirurgicale programmée mais détenteurs d’autorisation d’UP). La chirurgie ambulatoire – la chirurgie ambulatoire a connu un essor, tant en ce qui concerne les capacités autorisées qu’en ce qui concerne les prises en charge. Le pourcentage de prise en charge en ambulatoire approche l’objectif de 30 % dans deux secteurs sanitaires : le Cher et le Loiret. Les autres présentent un taux de prise en charge en ambulatoire compris entre 22 et 25 %, – le bilan de la carte sanitaire chirurgie fait état, au terme du SROS II, de la diminution de 14 % du nombre de lits autorisés (3 467) et d’une progression concomitante de 60 % du nombre de places autorisées (420). Les réseaux de chirurgie – les comités techniques régionaux de chirurgie par spécialité n’ont pas été mis en place, – les réseaux de soins se sont développés au travers de conventions, y compris dans les zones d’emploi de moins de 100 000 habitants, – la télémédecine s’est peu développée. POINTS FORTS/POINTS FAIBLES – Une enquête de qualité menée courant avril/mai 2004 auprès de l’ensemble des établissements de la région Centre et analysant, entre autres, la permanence médicale chirurgicale, les effectifs para médicaux dans les blocs opératoires, les salles de réveil, les salles d’opérations, ainsi que les conventions entre établissements, a permis de constater une amélioration de la qualité des soins, y compris dans les zone d’emploi de moins de 100 000 habitants. Cependant, la permanence médicale chirurgicale ou les conventions entre établissements peuvent encore être améliorées dans cinq zones d’emploi (Vierzon, Le Blanc, Amboise, Loches, Vendôme), – la chirurgie ambulatoire a connu un réel essor. Cependant, deux secteurs sur six ont atteint l’objectif de 30%, – les réseaux se sont progressivement développés au travers de conventions. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 15 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 16 LES BILANS THÉMATIQUES – LA CHIRURGIE PERSPECTIVES POUR LE SROS III Au terme du SROS II, le bilan est satisfaisant et constitue un préalable propice au développement du volet chirurgie du SROS III qui pourrait s’articuler autour d’une : – définition des territoires de santé, intégrant les flux ainsi que l’offre médicale et l’analyse de l’activité lors des périodes de garde, – organisation concertée graduelle des modalités de prise en charge chirurgicale, – poursuite du développement de la chirurgie ambulatoire, – poursuite du développement des réseaux, – poursuite de la politique d’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. 16 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 17 LES BILANS THÉMATIQUES – LA PÉRINATALITÉ La périnatalité RAPPEL DES PRIORITÉS DU SROS Le SROS 2 a fixé quatre orientations : 1. assurer l’égalité des chances devant la prise en charge obstétricale, quel que soit le lieu d’habitation et la catégorie socio-professionnelle, 2. assurer la globalité de la prise en charge, 3. assurer la bonne orientation des femmes préalablement à la naissance dans une structure de soins appropriée au niveau de risque présenté par le couple mère-enfant, 4. garantir sécurité et qualité des soins. RÉALISATIONS Ces orientations ont été mises en œuvre au plan régional en conjuguant : Les restructurations : Deux regroupements public/privé (Blois, Gien) ont été opéré. Une fermeture de maternité est par ailleurs intervenue (Nogent le Rotrou) pour des raisons de sécurité. La région compte 24 maternités, 17 de statut public et 7 de statut privé totalisant 900 lits, 41 places de gynécologie-obstétrique, 100 lits de néonatologie, 46 de soins intensifs, 29 de réanimation néonatale. en termes d’activité : 15 maternités sur les 25 réalisent moins de 1 000 accouchements, une seule est en-dessous du seuil des 300 accouchements. La construction d’un réseau régional périnatalité : Le CHRU de Tours a été désigné comme étant l’établissement coordinateur ; la charte a été approuvée le 11 juillet 2000. En 2002, 25 maternités de la région et 7 de régions limitrophes y étaient associées. Actuellement 31 conventions de coopération sont signées, ou en cours, contre 7 en 2002, dans le but de préserver une répartition territoriale et d’assurer les transferts sur la maternité de niveau supérieur. Les moyens humains et techniques les plus spécialisés peuvent ainsi être concentrés sur les deux grands pôles que sont le CHU de Tours et le CHR d’Orléans, rayonnant en « toile d’araignée » respectivement sur la partie Ouest et sur la partie Est de la région ; La mise en place de la commission régionale de la naissance (CRN) permettant d’avoir une politique régionale suivie et réfléchie : Suivi des interruptions volontaires de grossesse, exploitation du certificat de santé du 8e jour, mise en place de formations… L’égalité des chances : A été améliorée grâce à la mise en place effective du réseau qui reste cependant à optimiser. La zone de Nogent le Rotrou reste sensible malgré la coopération avec Chartres et l’ouverture du centre périnatal de proximité, ainsi que l’instauration d’une coopération inter-régionale avec le CH du Mans. La globalité de la prise en charge : Les difficultés liées à la démographie médicale rendent difficile la réalisation effective de cette priorité malgré les actions de formation initiées par la commission régionale de la naissance. On note ainsi la dégradation du suivi de grossesses en région Centre (les 3 consultations obligatoires ne sont pas toujours effectuées (cf. rapport de l’Observatoire régional de la santé). Dans certains départements, des femmes ne sont pas toujours vues par l’équipe obstétricale qui va les accoucher. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 17 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 18 LES BILANS THÉMATIQUES – LA PÉRINATALITÉ Le développement de la télémédecine a été entrepris : En 2004, 18 maternités adhèrent au projet de visio conférence développé par le réseau régional de soins périnatals ; elles sont cependant situées dans la zone d’attraction du CHRU de Tours. Les cliniques privées n’ont pas encore accès à ce réseau. Un autre système d’information concernant le dossier médical informatisé AUDIPOG est encore à l’étude, le financement de la cellule de coordination du réseau ayant été privilégié dans un premier temps par la dotation régionale de développement des réseaux. La qualité et la sécurité des soins : Les conditions posées par les décrets périnatalité de 1998 sont aujourd’hui peu remplies par les maternités de la région ; de nouveaux textes d’assouplissement de ces conditions, annoncés par le ministère, sont en attente de publication. Par l’intermédiaire du bilan du réseau périnatalité, un suivi annuel des divers indicateurs est possible : nombre d’accouchements, péridurales, césariennes, extractions instrumentales, accouchements par voie basse (et sièges), grossesses multiples, prématurés, décès maternels. L’exploitation des certificats du 8e jour par la commission régionale de la naissance est riche d’enseignements bien que l’uniformisation et la collecte des informations soit à améliorer. Coordination et diversification : La région compte deux SMUR pédiatriques rattachés aux deux maternités de niveau 3 (CHR d’Orléans et CHRU de Tours) afin d’assurer les transferts des mères et des nourrissons d’un établissement à l’autre lorsqu’un changement de niveau est requis. 18 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Il s’y ajoute deux centres périnataux de proximité : l’un à Amboise, l’autre ouvert début 2004 à Nogent le Rotrou. Il n’y a pas de places d’hospitalisation à domicile dédiées spécifiquement à la périnatalité (mais certaines HAD prévoient cette prise en charge au nombre de leurs activités). Enfin, on dénombre quatre sites d’assistance médicale à la procréation, trois sites de diagnostic prénatal, et un lactarium. POINTS FORTS/POINTS FAIBLES – le respect de la répartition par secteur sanitaire et par niveau de maternité prévue dans le SROS 2, – une dynamique de réseau avancée, ce dernier étant appuyé par la commission régionale de la naissance, mais – l’harmonisation de la couverture géographique reste problématique, – la difficile mise aux normes, sachant que ce constat est national, – la prise en charge des IVG est parfois problématique. PERSPECTIVES POUR LE SROS 3 Avec le soutien du réseau de soins périnatals, le SROS III devra s’attacher à : – la mise en conformité avec les nouveaux décrets, – la poursuite de la diversification de l’offre de soins, – la réflexion aux moyens incitatifs pour pallier les difficultés de la démographie médicale. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 19 LES BILANS THÉMATIQUES – LES SOINS DE SUITE ET RÉADAPTATION Les soins de suite et de réadaptation RAPPEL DES 3 PRIORITÉS DU SROS 1. améliorer la réponse aux besoins de santé de la population, 2. optimiser l’organisation et le fonctionnement des services de SSR, 3. développer l’évaluation des diverses modalités de prise en charge. LES RÉALISATIONS La réponse aux besoins de santé de la population – la graduation de l’offre de soins proposée a permis de mieux décrire les orientations de chaque établissement, cependant elle est apparue complexe et ambiguë, – la reconversion des structures dont le niveau de prise en charge était le plus faible a été effective en Eure-etLoir, mais incomplète dans les autres départements, – le principe du rééquilibrage de l’offre vers les zones géographiques déficitaires a permis d’étoffer l’offre du Loiret en soins de suite polyvalents et de l’Eure-et-Loir en MPR. Il persiste toutefois des disparités départementales : équipement faible en soins de suite polyvalents dans l’Indre et en médecine physique et de réadaptation dans le Cher, – le développement des alternatives à l’hospitalisation traditionnelle reste modeste (moins de 3 %). L’organisation et le fonctionnement des services de SSR – le développement de réseaux de soins gradués et coordonnés a permis une structuration de l’offre de soins. Toutefois, la mise en œuvre de cette recomman- dation est hétérogène selon les départements, malgré la diversité des expériences locales. Un meilleur partage des expériences permettrait de développer la collaboration et les complémentarités. Développer l’évaluation des diverses modalités de prises en charge La diversité de l’activité de soins de suite et réadaptation n’a pas favorisé la mise en œuvre d’un comité technique de suivi du schéma. Cette absence a constitué un frein au développement de l’évaluation des diverses modalités de prise en charge, notamment à partir des bases PMSI. POINTS FORTS/POINTS FAIBLES PAR SECTEUR SANITAIRE CHER Points réalisés L’augmentation de capacité en soins de suite polyvalents (+ 16 lits), permet d’atteindre un taux d’équipement (0,97) supérieur au taux régional (0,82). Il persiste d’importantes disparités selon les zones d’emploi, le taux d’équipement variant de 0,40 dans celle d’Aubigny sur Nère, à 1,76 dans celle de Vierzon. Points faibles La capacité en MPR est faible et a été amputée de 10 lits, mais il existe une adhésion au réseau MPR du Berry. EURE-ET-LOIR Points réalisés La capacité globale est inchangée mais un rééquilibrage vers la discipline de MPR est en cours. Points faibles Malgré la diminution de l’offre en soins de suite polyvalents, le taux d’équipement (0,95) demeure supérieur au taux régional (0,82). AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 19 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 20 LES BILANS THÉMATIQUES – LES SOINS DE SUITE ET RÉADAPTATION INDRE Points réalisés La structuration du réseau MPR du Berry centrée sur le centre hospitalier d’Issoudun compense en partie le faible équipement du Cher. Points faibles Malgré le vieillissement de la population du secteur, le taux d’équipement du soin de suite polyvalent (0,67) n’a pas évolué, et demeure le plus faible de la région Centre (0,82). INDRE-ET-LOIRE Points réalisés Un fonctionnement en réseau : la fédération hospitalière de MPR, a débuté en 2002 entre le CHU de Tours, le centre hospitalier intercommunal d’Amboise ChâteauRenault et le centre hospitalier du Chinonais. Points faibles Le rééquilibrage des capacités en soins de suite du département d’Indre-et-Loire au profit des autres départements est resté modeste (- 7 lits). LOIR-ET-CHER Points réalisés Le Loir-et-Cher est le département qui a le plus participé au rééquilibrage au profit des autres départements de la région (- 28 lits), notamment en diminuant ses capacités en soins de suite polyvalents et soins de suite spécialisés en diététique. Le taux d’équipement dans ces domaines demeure supérieur à celui de la région. Points faibles Les alternatives à l’hospitalisation sont peu développées (6 places autorisées, 4 places installées en MPR). 20 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 LOIRET Points réalisés Le Loiret est le département de la région Centre dont la capacité en lits et places de soins de suite a le plus augmenté au cours du schéma 2e génération (+ 41 lits). Le taux d’équipement en soins de suite polyvalents est passé de 0,67 à 0,78 (région : 0,82). Points faibles Le taux d’équipement a diminué en rééducation fonctionnelle (0,31 en 1999, 0,23 en 2004) dans l’attente de l’installation des lits de MPR du syndicat inter-hospitalier regroupant le CHR d’Orléans et le centre de rééducation fonctionnelle Le Coteau. PERSPECTIVES POUR LE SROS III – simplifier la description de l’offre en soins de suite et réadaptation, en distinguant, d’une part des soins de suite polyvalents accueillant principalement des patients âgés, d’autre part des soins de suite spécialisés en diététique, alcoologie, réadaptation cardio-vasculaire, réadaptation respiratoire et médecine physique rééducation, – favoriser l’augmentation de capacité en soins de suite polyvalents dans l’Indre, où le taux d’équipement demeure au plus bas, malgré une population vieillissante, – améliorer le maillage par la formalisation des coopérations entre établissements, – développer l’évaluation, notamment en utilisant les bases PMSI-SSR, – étendre progressivement l’expérimentation du site Internet « soinsdesuite45.com » menée dans le Loiret à l’ensemble des autres départements de la région, – réfléchir à la mise en place d’un comité technique de suivi. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 21 LES BILANS THÉMATIQUES – LES RÉSEAUX ville-hopital personnes en situation précaire et adolescents Par ailleurs, la spécificité des problématiques liées à la précarité et à l’adolescence devrait désormais pouvoir être intégrée dans les réseaux de soins spécialisés (ex : diabète, prévention des risques de rupture de traitement à l’adolescence). RAPPEL DES RECOMMANDATIONS DU SROS 1. développer le rôle de l’hôpital en tant qu’acteur de santé publique dans une dynamique de réseaux, 2. inclure un projet d’action médico-sociale dans le projet d’établissement de l’hôpital, 3. inclure un volet formation spécifique dans le plan de formation des personnels de l’hôpital, 4. organiser ou adapter des consultations pluridisciplinaires à des horaires élargis et adaptés en dehors ou à l’intérieur de l’hôpital. L’inscription d’un projet d’action médico-sociale au projet d’établissement Un projet a été formalisé et intégré dans les projets d’établissement : de Châteauroux pour les deux problématiques dès 2000, d’Orléans : le projet d’établissement en cours d’écriture devrait comporter un volet sur l’accès aux soins des personnes précaires, ainsi qu’à Blois, pour la prise en charge des adolescents, de Dreux en 2003, pour la prise en charge de la précarité ; dans le projet 2004-2008, pour les adolescents, de Chartres dans le projet 2004 -2008. Les réseaux LES RÉALISATIONS Les réseaux de santé La dynamique reste à créer. Dans leur grande majorité, et à l’exception des centres hospitaliers de Dreux et Tours, les établissements publics de santé ne sont pas moteurs dans la construction de réseaux formalisés concernant l’accès aux soins des publics précaires et des adolescents. Quand des réseaux existent de manière formelle, les établissements y participent de façon différenciée : personnel de la permanence d’accès aux soins de santé (PASS), chef de service, membre de la direction. Au-delà, les établissements ont déclaré travailler en liaison avec les différents partenaires associatifs. Ce travail de liaison est facilité par la présence, dans les structures associatives notamment, de personnels remplissant une fonction d’intermédiation avec les professionnels de santé. Les projets intéressent davantage le volet santé mentale du SROS avec émergence de lieux d’hospitalisation à Chartres, Blois, Orléans et Tours (extension). La formation Il s’agit du point faible de ce bilan, à l’exception de Châteauroux, Tours et Blois. Quand elles ont eu lieu, ces formations n’ont pas été communes avec les partenaires externes aux centres hospitaliers. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 21 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 22 LES BILANS THÉMATIQUES – LES RÉSEAUX Les consultations spécialisées pluridisciplinaires Les PASS ont toutes été mises en place mais selon des modalités et des rythmes d’intervention, très variables d’un établissement à l’autre. Elles reposent très majoritairement sur l’activité de l’assistante sociale et n’intègrent pas toujours des consultations médicales spécifiques associées aux consultations sociales, comme à Dreux et Blois. Le suivi des soins (lorsqu’il est assuré en ville notamment, ou dans certains services) est inégal et rarement formalisé Cependant, l’existence de la PASS permet le plus souvent de faciliter l’accès des populations précaires aux consultations et services hospitaliers et rend les échanges plus faciles entre les centres hospitaliers et les institutions œuvrant dans le champ de la lutte contre l’exclusion. Les consultations pluridisciplinaires pour adolescents ce type de dispositif n’a pas été mis en place. Cependant, des réponses aux besoins de prise en charge des problématiques adolescentes existent dans le cadre de : – partenariats mis en œuvre entre les services de pédiatrie et de pédopsychiatrie (consultations de pédopsychiatrie en pédiatrie et/ou en médecine, en gynécologieobstétrique…), – consultations hebdomadaires effectuées par un pédopsychiatre et présence de ces praticiens, sur appel, aux urgences pédiatriques (ou non), – psychiatrie de liaison. 22 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 LES PERSPECTIVES / PISTES DE RÉFLEXION POUR LE SROS III – la spécificité de la période de l’adolescence doit être intégrée par les professionnels des services de soins somatiques, – l’évaluation des besoins d’accès aux soins des populations en situation précaire et des adolescents sur des secteurs actuellement non pourvus en PASS, – l’élaboration de critères communs d’activité, d’indicateurs et d’outils statistiques, – susciter la mise en œuvre d’un réseau des PASS. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 23 LES BILANS THÉMATIQUES – L’INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE L’insuffisance rénale chronique RAPPEL DES PRIORITÉS DU SROS Arrêté le 5 avril 2000, le SROS IRC fixait 4 grandes priorités générales d’action : 1. maîtriser l’évolution constante des besoins, 2. garantir au patient la technique de suppléance la mieux adaptée, 3. renforcer la qualité, la sécurité et optimiser la prise en charge, sous l’égide du Comité Technique Régional, 4. améliorer le confort et l’information du patient auxquelles s’ajoutent des préconisations particulières par secteur sanitaire. LES RÉALISATIONS DES PRIORITÉS GÉNÉRALES Maîtrise de l’évolution des besoins Par la mise en place d’actions de prévention car l’incidence et la prévalence de l’affection ne cessent de progresser. Points forts surveillance renforcée de la fonction rénale des populations ciblées (diabète, HTA), généralisation du calcul de l’index de Cockcroft au niveau des laboratoires d’analyses médicales initié avec le soutien de l’URCAM du Centre puis repris au niveau national dans le cadre d’un accord de bon usage des soins (AcBUS). Points faibles un nouveau patient sur trois en 2003 reste encore dialysé en urgence du fait d’un référencement néphrologique trop tardif comme dans le reste de la France. Par l’incitation au développement de la greffe rénale. Points forts malgré la réalisation de seulement 92 greffes rénales en 2003 (pour un objectif prévu à 100 en 2005), l’activité du centre de transplantation de Tours (70 greffes et 34 prélèvements en 2003) témoigne de son dynamisme. Points faibles – objectif de 100 greffes/an non atteint, – seuls 13 % des patients de la région sont inscrits en liste d’attente et la prévalence d’inscription sur liste est inférieure de moitié aux chiffres nationaux (63,5 pmh contre 123,5 pmh), – absence de réseau formalisé concernant la transplantation, – l’appartenance de la région Centre à deux interrégions de prélèvements rend difficile toute politique régionale concertée sur le prélèvement d’organe. Garantir au patient la technique de suppléance la mieux adaptée – en améliorant la connaissance des besoins, – en ajustant la répartition de l’offre de soins par le regroupement des moyens en renforçant prioritairement les capacités et moyens des centres existants. Points forts La région Centre s’est inscrite dans l’expérimentation REIN pour disposer d’un outil performant de connaissance du besoin et de pilotage de l’offre. Points faibles – la dialyse péritonéale est insuffisamment développée en région Centre (6 % contre 9 % France entière) et certains secteurs sanitaires en sont même dépourvus ou ne peuvent garantir un libre choix au patient, – la présence infirmière dans la plupart des unités d’autodialyse existantes apparaît insuffisante du fait d’une «lourdeur» accrue des patients, AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 23 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 24 LES BILANS THÉMATIQUES – L’INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE – la création de deux nouveaux centres se heurte à l’objectif de regroupement des moyens motivé notamment par la pénurie prévisible de néphrologues, – les inappropriations, toutes modalités de prise en charge confondues, restent élevées d’après les néphrologues ; 16 % des patients en centre sont inappropriés et relèvent principalement d’UDM (Unité de Dialyse Médicalisée) ou d’autodialyse assistée, 21 % des patients en autodialyse sont inappropriés et relèvent principalement d’UDM. Renforcer la qualité, la securité et optimiser la prise en charge Points forts La région Centre dispose d’un COTER dynamique qui s’attache depuis plusieurs années à promouvoir l’élaboration de recommandations de bonnes pratiques et de référentiels en matière d’évaluation et de prévention. Points faibles – il n’existe pas à ce jour de réseau formalisé pour la prise en charge de l’IRCT, ni de réelle coordination de tous les acteurs de santé impliqués dans l’IRC, – absence de standardisation des procédures, – absence de dossier médical partagé, – absence de réelle équipe pluridisciplinaire comportant notamment diététicienne, assistante sociale et psychologue, – accréditation des structures en cours ou non encore réalisée, – absence d’informatisation de certaines structures. 24 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Amélioration du confort et de l’information du patient Points forts – la plupart des structures ont su adapter leurs horaires d’ouverture et les conditions d’hébergement aux attentes des patients, – réalisation d’une charte des transporteurs et de livrets d’accueil. Points faibles – information prédialyse insuffisamment formalisée et harmonisée, enquête de satisfaction à systématiser, – pas de reconnaissance de structure d’information et d’éducation à la maladie, – réinsertion sociale et professionnelle des patients à développer, – développement insuffisant des diverses modalités d’hémodialyse : une seule structure dans la région propose la dialyse longue de nuit, aucune la dialyse quotidienne. LES RÉALISATIONS DES PRÉCONISATIONS PARTICULIÈRES PAR SECTEUR SANITAIRE CHER Le renforcement des capacités de traitement en centre n’a pas été réalisé et la dialyse péritonéale est insuffisamment développée. Les chiffres bas de prévalence et d’incidence de la dialyse de ce secteur sanitaire doivent être explicités : sous recrutement ou offre insuffisante ? EURE-ET-LOIR Le renforcement des capacités de traitement en centre a été réalisé (centre hospitalier de Chartres et clinique de Vernouillet), la partie ouest de l’Eure-et-Loir n’est pas couverte par une offre d’autodialyse, la dialyse péritonéale est correctement développée. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 25 LES BILANS THÉMATIQUES – L’INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE INDRE Les capacités en centre ont été renforcées, la dialyse péritonéale n’est pas développée, l’offre d’autodialyse est faible et insuffisante dans l’ouest du département. INDRE-ET-LOIRE Les capacités de traitement en centre ont été augmentées (ouverture de la clinique Saint Gatien), l’offre d’autodialyse est insuffisante dans le sud du département (mutualisation avec l’Indre et le Loir-et-Cher), la dialyse péritonéale est correctement développée. LOIR-ET-CHER Les capacités en centre ont été renforcées, l’offre d’autodialyse a été restructurée notamment dans le nord et le sud du département (Vendôme et Chemery), la dialyse péritonéale reste inférieure à 10 %. LOIRET L’offre en centre a été augmentée (ouverture d’un centre à la clinique Reine Blanche, ouverture prochaine d’un centre à Montargis), l’offre de dialyse péritonéale est correctement développée, le renforcement récent des liens régionaux concernant la transplantation et les prélèvements d’organes doit se poursuivre. LES PERSPECTIVES POUR LE SROS III La rédaction d’un avenant au volet du SROS II est actuellement en cours de rédaction afin de tenir compte de la publication de l’arrêté du 23 septembre 2002 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé qui exercent l’activité de l’insuffisance rénale chronique par la pratique de l’épuration extrarénale. Cette révision a vocation à intégrer le SROS III. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 25 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 26 LES BILANS THÉMATIQUES – L’IMAGERIE L’imagerie Le volet imagerie a été arrêté le 5 juillet 2002, pour tenir compte des évolutions réglementaires. L’augmentation quantitative des équipements Moins de deux ans après l’adoption du schéma, les nouvelles autorisations rendues possibles par l’ouverture des indices ont été délivrées ou sont en cours d’examen. La région dispose désormais des équipements suivants (par rapport à la situation constatée avant l’ouverture des indices) : – 28 scanners autorisés (+5), – 18 IRM (+7), – 17 caméras à scintillation, – 1 TEP (1 deuxième demande en cours). LES RÉALISATIONS PAR TYPE D’APPAREILS Les scanners 28 scanners autorisés dont 27 installés. Ces autorisations ont permis : – d’améliorer l’équipement des POSU : le POSU pédiatrique de Tours (site de Clocheville) a bénéficié d’une autorisation, – d’améliorer l’équipement des UPATOU : la situation a été renforcé notamment grâce à des autorisations permettant la mise en place de coopérations public / privé à Chinon, Vendôme et Gien. 26 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Les appareil d’Imagerie par résonance magnétique (IRM) 18 IRM autorisées dont 11 installées. – Indre : 1 autorisation a été accordée au centre hospitalier de Châteauroux dans le cadre d’un GIE avec le Groupe IRM de l’Indre. Cet appareil est en fonctionnement. – Indre-et-Loire : 3 appareils supplémentaires ont été autorisés sur la zone de Tours (CHU de Tours site de Clocheville, clinique Fleming, clinique St Gatien). Ces appareils ne sont pas installés. – Loir-et-Cher : 1 autorisation a été accordée pour une implantation auprès du CH de Blois. (le demandeur étant RMX 41 avec un transfert ultérieur sur le site de la future Polyclinique de Blois). Cet appareil n’est pas installé. – Loiret : 2 autorisations nouvelles ont été accordées, l’une au CHR d’Orléans, l’autre à la polyclinique des Longues Allées. Ces nouvelles autorisations viennent donc corriger en partie les déficits constatés auparavant, même s’ils ne permettent pas encore d’assurer une densité égale entre tous les départements. La médecine nucléaire Gamma cameras 17 gamma caméras autorisées dont 16 installées. Il convient de souligner : – la caducité de l’autorisation du CH de Bourges, – la situation particulière du sud-est du Loiret, zone d’emploi de Gien, située à plus de 50 kilomètres de l’équipement le plus proche qui n’a pu encore être améliorée. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 27 LES BILANS THÉMATIQUES – L’IMAGERIE Les Tomographes à Émission de Positons (TEP) Conformément aux préconisations, une seconde demande d’autorisation a été déposée par le CHR d’Orléans (la première autorisation détenue par le CHRU de Tours étant quant à elle installée). Cette demande a été examinée favorablement par le CNOSS de juillet 2004. La télémédecine Les difficultés liées à la répartition géographique, à l’accessibilité, à la disponibilité des spécialistes pourront vraisemblablement être revues en fonction des évolutions techniques dont la plus déterminante pourrait être la télé-transmission. Il convient de noter sur ce dernier point que, depuis la signature du volet imagerie, les choses ont progressé sensiblement : le GIP entre l’État et la région a été créé sous le nom de RECIA dont l’objet est de gérer un réseau de transfert de données à haut débit, auxquels seuls les établissements publics ont accès. Deux expérimentations de transfert d’images sont envisagées : – l’une entre le CHRU de Tours et le CH d’Amboise portant sur l’orthopédie, – l’autre entre les CH de Bourges /Châteauroux / Vierzon / Romorantin permettant de mutualiser l’interprétation des images produites par les scanographes. POINTS FORTS / POINTS FAIBLES – les augmentations numériques d’appareils ont été faites, – l’organisation spatiale de la répartition a été améliorée, mais – les préconisations techniques et le manque de spécialistes sont des freins pour parvenir à une situation optimum. PERSPECTIVES Un comité régional d’imagerie a été mis en place qui sera chargé d’affiner le bilan et d’accompagner la démarche du SROS 3, et notamment d’entamer une réflexion sur les délais d’installation effective du matériel autorisé. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 27 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 28 LES BILANS THÉMATIQUES – LA GÉRIATRIE La gériatrie RAPPEL DES 7 ORIENTATIONS DU SROS Le volet gériatrique du SROS II arrêté le 26 juin 2003 fixe 7 orientations stratégiques : 1. organiser une structuration de la prise en charge des patients âgés garantissant la globalité de cette prise en charge, 2. coordonner efficacement tous les acteurs dans une logique de travail en réseau, 3. rationaliser et optimiser l’offre de soins en faveur des personnes âgées, 4. inscrire la prise en charge des patients âgés dans une démarche de qualité et de sécurité des soins, 5. adapter l’offre de soins aux besoins réels des patients âgés, 6. sensibiliser l’ensemble des acteurs concernés par la prise en charge des patients âgés, 7. mettre en place un comité régional d’experts en gériatrie. LES RÉALISATIONS PAR SECTEUR SANITAIRE Un premier bilan de l’organisation de la prise en charge gériatrique, parfois inégal selon les départements de la région, a déjà été réalisé. CHER – une dynamique gériatrique à impulser sur le CH de StAmand qui reste en retard en dépit des besoins de la population, – certains éléments du dispositif à mettre en place : une équipe mobile au CH de Bourges, un pôle de proximité à développer sur le court séjour du CH de Vierzon. 28 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 EURE-ET-LOIR – une dynamique gériatrique avec des actions déjà engagées sur Chartres et Dreux, – reste à mettre en place l’équipe mobile du CH de Chartres, – la consultation, le pôle d’évaluation et le court séjour au CH de Dreux, (les projets sont en cours), – un retard persistant sur Châteaudun, – tout à construire sur la zone d’emploi de Nogent. INDRE – une dynamique gériatrique avec des actions déjà engagées sur Issoudun et Châteauroux, – reste à mettre en place l’équipe mobile du CH de Châteauroux et le pôle de proximité au CH d’Issoudun, – tout à construire dans les zones d’emploi du Blanc et La Châtre. INDRE-ET-LOIRE – une dynamique gériatrique amorcée au centre hospitalier intercommunal d’Amboise/Châteaurenault (CHIC), – un retard au CHRU de Tours au regard des besoins ; reste à mettre en place un pôle référent, une équipe mobile et la consultation médico-psycho-sociale est à développer, – consultations et pôles à mettre en place sur Loches et Chinon. LOIR-ET-CHER – une filière complète existe à Vendôme avec un pôle de proximité à développer, – une dynamique impulsée au CH de Blois avec un projet en cours ; reste à mettre en place : court séjour et pôle d’évaluation, – consultations et pôle d’évaluation à mettre en place sur Romorantin. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 29 LES BILANS THÉMATIQUES – LA GÉRIATRIE LOIRET – une filière gériatrique complète présente au CHR d’Orléans dès que l’équipe mobile sera opérationnelle, – un retard au centre hospitalier de Montargis (CHAM) au regard des besoins ; court séjour et pôle référent à mettre en place, consultation médico-psycho-sociale à développer, – le partenariat Briare/Sully/Gien à formaliser pour renforcer les consultations et mettre en place le pôle d’évaluation, – consultations et pôle d’évaluation à mettre en place sur Pithiviers. POINTS FORTS – la majorité des établissements sensibilisés à la prise en charge des personnes âgées, – un volet gériatrique intégré dans les projets d’établissement, – de nombreux dispositifs préconisés dans le schéma déjà mis en place ou en projet, – la mise en place du comité régional d’experts en gériatrie. POINTS FAIBLES – une articulation insuffisante avec les soins de ville, – une absence de convention entre les différents dispositifs, – des numéros de téléphone et outils communs à mettre en place, – une absence d’indicateurs de suivi, – l’information des usagers et des professionnels à développer. PERSPECTIVES POUR LE SROS III Avec le soutien du comité régional d’expert en gériatrie, le SROS 3 devra veiller à : – améliorer l’articulation de la prise en charge avec les soins de ville, – proposer des territoires de proximité et de plateaux techniques, – définir des missions par type de structure (hôpitaux de référence, de proximité, hôpitaux locaux, et la formalisation des relations (conventions…), – identifier le rôle des services de soins de suite au sein de la filière, – favoriser l’information des usagers et des professionnels et développer la formation. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 29 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 30 LES BILANS THÉMATIQUES – LA SANTÉ MENTALE La santé mentale RAPPEL DES PRIORITÉS DU SROS 1. mettre en place une prise en charge spécifique des problèmes de santé mentale de l’adolescence, 2. renforcer les complémentarités et la coopération entre acteurs de la santé et acteurs des différents secteurs de la société confrontés à l’expression des troubles psychiatriques, 3. renforcer la prise en charge psychiatrique aux urgences et la psychiatrie de liaison. Au surplus, le « rapport des groupes de travail régionaux » prévoyait dans « les axes du schéma » la déclinaison de ces priorités régionales par département, avec des objectifs eux-mêmes déclinés par secteur psychiatrique ou par établissement gérant un ou plusieurs secteur(s) de psychiatrie. LES RÉALISATIONS Prise en charge de l’adolescent Points forts – avec la mise en place (effective ou en cours de réalisation) d’unités nouvelles dans le Cher (structure commune au Cher et à l’Indre), en Eure-et-Loir et dans le Loiret et compte tenu des structures pré-existantes, tous les départements posséderont des unités d’hospitalisation à temps complet pour adolescents, outre les structures d’accueil de jour, – élaboration d’un projet départemental de la psychiatrie de l’adolescence en Indre-et-Loire, – création de réseaux : prévention du suicide en Indreet-Loire et réseau 45 de l’adolescence dans le Loiret. 30 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Points faibles – déficit régional de l’offre de soins, d’où des délais d’attente préjudiciables à une prise en charge de qualité, – inégalités selon les départements ou les secteurs dans la couverture des besoins, – organisation de la prévention du suicide non généralisée au niveau régional. Coordination encore insuffisante entre les différents acteurs prenant en charge des adolescents en difficulté. Complémentarités Points forts – progrès enregistrés aux différents stades de la prise en charge : • prévention, • soins, • réinsertion. Extension progressive de la formalisation des liens entre les différents acteurs de terrain. Points faibles – problème de la pérennisation du financement des activités de réinsertion, – difficulté à mobiliser des partenaires venant d’horizons différents (secteur public / secteur associatif, champ sanitaire / champ social et médico-social), – difficulté à mettre en place une réponse multi-partenariale alors qu’aucun partenaire ne détient la réponse à lui seul. Prise en charge des urgences psychiatriques Points forts – création de postes d’IDE compétents en psychiatrie dans plusieurs sites d’urgence, – au plan médical : dans certains services, tendance à la séniorisation des gardes, mise en place d’astreintes de psychiatres. Mise en place progressive ou actualisation de protocoles internes ou de conventions inter-établissements fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 31 LES BILANS THÉMATIQUES – LA SANTÉ MENTALE Points faibles – non-conformité à la réglementation dans de plusieurs sites d’urgence, en particulier dans les UPATOU, – formalisation des relations entre les services d’urgence et les secteurs de psychiatrie non encore généralisée. Peu de centres d’accueil et de crise ou structures équivalentes (mais plusieurs projets sont formés). Psychiatrie de liaison Points forts – des avancées certaines sont à noter par le biais de conventions ou de mise en place d’équipes individualisées. Points faibles – selon l’enquête menée par le comité de suivi auprès des services somatiques de la région, les difficultés rencontrées sont liées principalement à l’insuffisance des moyens en personnel de certains secteurs psychiatriques, – parmi les autres causes d’insatisfaction : • éloignement géographique, • application trop stricte de la sectorisation. L’évolution de l’offre de soins – la réalisation d’un long séjour de 100 lits et d’une maison d’accueil spécialisée de 48 places à Dun sur Auron, – la création d’un POSU pédiatrique à l’hôpital de Clocheville à Tours, – le redécoupage des secteurs de psychiatrie infantojuvénile d’Indre-et-Loire, – le rééquilibrage des secteurs de psychiatrie générale rattachés aux centres hospitaliers de Blois et Romorantin, avec transfert de moyens de Romorantin sur Blois en deux étapes, dont seule la première est réalisée à ce jour, – l’ouverture d’une unité d’hospitalisation complète dans le secteur de psychiatrie générale rattaché au centre hospitalier de Montargis (avant-dernier rang régional pour les moyens affectés à la psychiatrie), même si la capacité installée est limitée à 12 lits contre 30 prévus (la mise en service des lits restants reste un objectif à atteindre à court terme en raison de la saturation des unités d’hospitalisation du CHD G. Daumezon), – la création de deux nouveaux secteurs de psychiatrie générale et la recomposition des secteurs existants dans le Loiret, – des réalisations au-delà du SROS : • regroupement en janvier 2003 des 3 CHS du Cher (Beauregard à Bourges, Chezal-Benoît et Dun sur Auron) en un seul établissement : le centre hospitalier George Sand, suivie de l’élaboration (en cours) d’un projet médical unique, • dans le prolongement de la mission nationale d’appui en santé mentale diligentée en Indre-et-Loire à la demande de l’ARH, engagement de la Communauté d’Établissements d’Indre-et-Loire, en lien avec d’autres partenaires (CMPP, cliniques psychiatriques...), dans une réflexion qui a conduit en novembre 2003 à la production d’un Projet départemental pour l’offre de soins psychiatriques qui se subdivise en 4 projets : 1. psychiatrie de l’enfance, 2. psychiatrie de l’adolescence, 3. psychiatrie de l’adulte, 4. urgence psychiatrique. – mise en place progressive d’un service d’accueil familial thérapeutique pour enfants (14 places à terme en 2009) par l’hôpital de jour Pierre Chevaldonné à Orléans. PERSPECTIVES POUR LE SROS III Poursuivre et parfaire les actions entreprises dans le sros de 1999 Prise en charge des urgences psychiatriques et psychiatrie de liaison officialiser les propositions formulées par le comité de suivi du SROS en santé mentale et les décliner sur le terrain, Complémentarités – coopération – partenariat créer les conditions d’un partenariat réel et durable entre les acteurs de la psychiatrie et ceux du secteur social et médico-social. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 31 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 32 LES BILANS THÉMATIQUES – LA SANTÉ MENTALE Prise en charge de l’adolescent renforcer les moyens lorsque les besoins sont avérés, créer les structures qui font défaut (unité « soins-études », structures pour les adolescents en difficulté…) et réfléchir aux conditions de passage de la pédo-psychiatrie à la psychiatrie générale. Introduire des axes nouveaux En faveur de populations qui occupent une place marginale, voire inexistante, dans le SROS de 1999 : prise en charge des personnes âgées : le SROS Gériatrie recommande de prévoir un volet relatif à la prise en charge des personnes âgées dans le futur SROS en santé mentale, prise en charge des détenus : en milieu pénitentiaire et dans le suivi post-pénal, prise en charge de la petite enfance et du couple « mère-enfant » : des projets sont déjà formés (en Indre-et-Loire et dans le Loiret), suivi au long cours des pathologies handicapantes : cet axe suppose une démarche partenariale entre les différents financeurs. 32 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Engager des actions transversales – développer la prévention du suicide (adolescents, personnes âgées, détenus), – développer l’intersectorialité (petite enfance & mère-enfant, adolescents, personnes âgées, urgences psychiatriques, psychiatrie de liaison, suivi au long cours des pathologies handicapantes), – réduire les inégalités entre les établissements gérant des secteurs de psychiatrie : soit par octroi de moyens nouveaux, soit par redéploiement, celui-ci pouvant être obtenu dans certains cas par redécoupage sectoriel et par développement de l’intersectorialité (mise en commun de moyens), – créer des services d’hospitalisation à domicile en psychiatrie, – renforcer la place des cliniques psychiatriques privées dans le SROS en mettant à profit leur spécificité pour développer la complémentarité et enrichir le partenariat entre établissements publics et privés, – prévoir des schémas interrégionaux pour les pathologies à faible taux de prévalence, – développer le travail en réseau dans tous les domaines. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 33 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE BILAN DU SROS II L’évolution du contexte sanitaire Questions et perspectives AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 33 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 34 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE L’évolution du contexte sanitaire L’ÉVOLUTION SOCIALE PENDANT LA PÉRIODE DU SROS II Sur le plan social, la période de réalisation du SROS 2 a également été celle de la mise en application des protocoles, dont celui des 13 et 14 mars 2000, avec des incidences importantes sur les budgets et l’organisation interne des établissements sous dotation globale et notamment publics, au-delà des revalorisations salariales liées aux avancées statutaires. Pendant cette période, furent alloués des crédits pour : les remplacements, les contrats locaux d’amélioration des conditions de travail, le financement d’études promotionnelles, la prévention des situations de violence, le renforcement de la médecine du travail, l’augmentation des moyens des écoles paramédicales et notamment des instituts de formations en soins infirmiers. Cela a représenté entre 2000 et 2004 plus de 66 millions d’euros distribués, dont 90 % en crédits non reconductibles. En ce qui concerne l’aménagement et de la réduction du temps de travail dans la fonction publique hospitalière, le protocole national signé le 27 septembre 2001 a conduit à créer en région Centre, sur trois ans à partir de l’année 2002, 1349 emplois sur les budgets des établissements publics de santé au titre des budgets principaux en concertation avec les représentants des établissements, et 88 au titre des forfaits de soins des unités de soins de longue durée de manière coordonnée avec les différentes autorités intervenant dans le secteur médico-social des personnes âgées. 34 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 À partir du diagnostic réalisé sur la base du guide méthodologique diffusé par le Ministère en avril 2001, chaque établissement a communiqué sous une forme homogène des informations sur le nombre de jours travaillés, l’amplitude horaire de présence à l’hôpital, les temps de pause et de repas accordés sur le temps de travail. Le traitement de ces données a fait ressortir des différences significatives dans le régime de congés propre à chaque établissement et d’importantes disparités dans les temps de pause et de repas et autres intégrés ou non dans le temps de travail. La répartition des moyens, réalisée en deux temps fin 2001 et début 2002, entre les établissements a poursuivi deux objectifs : l’équité pour permettre à chacun de recevoir des moyens proportionnels à l’effort restant à réaliser pour parvenir aux 35 h ; la faisabilité : à partir du 1er janvier 2002, tous ont du organiser le travail sur la base d’une durée moyenne hebdomadaire de 35 h. Pour répondre à ces objectifs, quatre critères ont été retenus au niveau national et déclinés au niveau régional pour chaque établissement : l’effectif réel (en équivalent temps plein), le temps réel travaillé moyen par catégorie, la productivité, la qualité du projet soumis aux instances ou de l’accord local signé avec les organisations syndicales. La création de ces 1 437 emplois a représenté entre 2002 et 2004 plus de 53,6 millions d’euros distribués. Un comité régional de suivi des protocoles et de la réduction du temps de travail a été mis en place au niveau régional, ainsi qu’une cellule d’accompagnement social. Parallèlement, et sur la même période, des améliorations statutaires pour toutes les catégories de praticiens et d’internes ont été adoptées : revalorisation des rémunérations, des gardes et des astreintes, primes multi-établissements, postes prioritaires, aménagement du temps de travail. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 35 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE S’agissant de la réduction du temps de travail des praticiens, deux constats préalables ont été faits : 1. après une estimation rapide des besoins sur l’ensemble de la région, qui a mis en évidence une insuffisance de moyens, le comité régional de suivi a validé la base de travail consistant à prioriser les services à garde dont l’impact de l’intégration du temps de garde dans le temps de travail, conjugué à la réduction du temps de travail, sera le plus fort. L’étude d’impact et les créations de postes devant, dans un premier temps, se concentrer sur les disciplines à garde, contraignant les autres disciplines à une forte réorganisation interne ou inter-établissements, 2. la réflexion n’a pu être menée suivant une logique d’établissement, mais selon une démarche territoriale structurée en deux volets : – autour des établissements à compétence régionale : deux pôles d’activités en région Centre répondent à des missions à compétences clairement définies : le CHR d’Orléans et le CHU de Tours pour lesquels, aucune mutualisation n’est envisageable, chaque établissement concerné conservant sa spécificité propre, (par exemple les deux POSU pédiatriques ont été clairement positionnés par le SROS pour répondre aux besoins de la région). – par secteur sanitaire, qui est en même temps l’aire géographique de la communauté d’établissements départementale. L’organisation des soins a été pensée et validée autour d’un plateau technique référent regroupant des activités diverses telles que les métiers de l’urgence (SAU/SAMU/SMUR), la périnatalité, la chirurgie et les disciplines transversales telles que l’anesthésie et l’imagerie. Les établissements de proximité ne conservent qu’un plateau technique permanent des urgences (UPATOU / SMUR le cas échéant). Partant, la démarche a consisté à demander aux établissements concernés par l’ARTT médicale, un diagnostic de leur permanence médicale, validée par les DDASS des 6 départements positionnées chef de projet. Sur cette base, une estimation plus fine des besoins a été opérée selon des modalités de calcul validée par le comité régional de suivi. Les modalités de calcul ont consisté à établir un effectif cible par service à partir des effectifs existants et du temps de travail désormais dû par chaque praticien. La compensation pour atteindre l’effectif cible étant effectuée sur les 3 tranches prévues de mise en œuvre de l’ARTT médicale. La répartition des moyens entre les établissements a poursuivi des logiques de faisabilité et efficience. En effet, les moyens étant insuffisants pour couvrir les besoins, et compte tenu de la spécificité de la région Centre qui présente un fort déficit médical, les modalités de compensations suivantes ont été appliquées : Un principe – les créations de postes au CHU et dans les établissements de proximité porteront exclusivement sur des postes de praticiens hospitaliers en raison de l’impossibilité pour le premier de recruter des assistants, et du problème d’attractivité des seconds, – pour les autres établissements, les créations seront partagées entre des postes de praticiens hospitaliers et des postes d’assistants. Une mise en œuvre – pour les services présentant des vacances de postes : procéder aux recrutements avant toute création de poste, – pour les établissements présentant des vacances de postes structurelles de plus de 2 ans : redéploiement desdits postes soit en interne au bénéfice des services à garde, soit en externe au bénéfice des services à garde des établissements de la communauté d’établissements, voire au niveau régional, – pour ceux ayant rempli les conditions de postes ou sans AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 35 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 36 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE vacance d’emploi significative : création de postes. Cette démarche s’est donc fortement appuyée sur la coopération au sein des communautés d’établissements. Au total , c’est un budget de 10 673 480 euros qui a été délégué aux établissements correspondant à 115 postes équivalents temps plein, sans compter les attributions plus spécifiques destinées au temps additionnels, rachat de jours RTT. Un comité de suivi régional de suivi composé des représentants des syndicats signataires du protocole, de présidents de CME, de directeurs d’établissement a été constitué et assure le suivi de l’ensemble des mesures en faveur des personnels médicaux. LA RECOMPOSITION DE L’OFFRE DE SOINS Deux outils majeurs ont rendu possible le dialogue et l’efficacité dans la recomposition de l’offre de soins : – les contrats d’objectifs et de moyens dont l’objet est de constater un accord sur un projet d’établissement et son financement pluriannuel en fonctionnement, – le financement de l’investissement hospitalier sur les marges de manœuvre de la dotation régionale ou dans le cadre de plan nationaux. En vision rétrospective, on s’accordera que l’essentiel ne réside pas dans la conformité de capacités autorisées à des indices préétablis de lits-population. Il est plus intéressant de noter que la recomposition de l’offre de soins correspond à une politique régionale : – réduction du nombre de sites du plateau technique pour le centre hospitalier universitaire de Tours, puis pour le centre hospitalier régional d’Orléans, – détermination d’un plateau technique unique dans les villes sièges d’établissements de proximité avec 36 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 répartition des disciplines et des équipements, éventuellement regroupement privé-public sur site unique et concession de service public dans certains cas, – détermination d’un maillage avec une répartition des niveaux d’intervention dans le cadre d’une politique des réseaux d’établissement (en cancérologie, cardiologie, périnatalité et urgences), – aides aux regroupements : • privés-privés pour atteindre la taille critique et permettre de mutualiser et renforcer les permanences • psychiatriques publics dans le Cher en vue de faciliter le réemploi des moyens en direction de la population départementale, – développement des équipements techniques, – développement des soins de suite et de la médecine physique et de réadaptation. Toutes ces évolutions sont entamées et se poursuivent, ou bien ont été réalisées. Elles représentent l’effort que produit l’appareil sanitaire de la région pour accroître le service rendu régionalement à la population Dès avant la mise en place du plan Hôpital 2007, l’Agence régionale du Centre a fait du financement des investissements hospitaliers un outil majeur de la recomposition de l’offre de soins. En particulier, les contrats d’objectifs et de moyens ont été le support du financement d’opérations particulièrement importantes : – la reconstruction de la plus grande partie du centre hospitalier et universitaire de Tours accompagnée d’une réduction de 17 à 3 des sites hospitaliers, – la rénovation du centre hospitalier de Chinon accompagnée d’un regroupement sur site unique de la clinique Jeanne d’arc et de l’hôpital, – la reconstruction de l’hôpital de Loches, – la rénovation de l’hôpital de Vendôme accompagnée srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 37 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE d’une répartition des activités entre la clinique et l’hôpital, – la rénovation de 70 % de l’hôpital de Châteauroux et la construction d’un bâtiment d’urgences dans le cadre de la constitution d’un véritable pôle de référence départemental. La mise en œuvre du volet relatif à l’investissement du plan Hôpital 2007, qui aura en commun avec le SROS II les années 2003, 2004, et 2005, a également été orientée vers la restructuration de l’offre de soins, qui a été délibérément rendue prioritaire sur la rénovation patrimoniale pure et simple : regroupements d’établissements, regroupements de plateaux techniques, coopérations d’établissements et leur mise en réseau (en particulier en informatique et pour les équipements). Des projets importants, restructurants ou innovants pour l’hospitalisation de la région Centre, sont en tout état de cause pris en compte dans le plan pluriannuel d’investissement de la région Centre (PPRI). Le projet très lourd que constitue la reconstruction complète du CHR d’Orléans sur site unique est amorcé et sera pour l’essentiel financé après le plan Hôpital 2007, ou à côté de celui-ci. Le second critère discriminant a résidé dans la garantie d’effectivité de la réalisation des investissements dans un délai rapproché. Les regroupements des cliniques privées Un renforcement considérable d’efficacité de l’offre de soins, quatre opérations sont retenues : – une sur le site de Bourges qui touche deux cliniques dont l’une gestionnaire d’une maternité de niveau 1 : cette opération aboutira à l’existence de 2 sites d’hospitalisation sur l’agglomération de Bourges, le centre hospitalier Jacques Cœur et la clinique Guillaume de Varye. – deux sur l’agglomération tourangelle : • l’une va permettre d’une part la création d’un pôle médico-chirurgical à Tours Nord, avec regroupement et conversion des lits de deux cliniques (Saint Grégoire et Velpeau) et mise en place d’une UPATOU, d’autre part la création d’un pôle de convalescence sur le site laissé libre par Velpeau, avec, là encore, regroupement et conversion de lits impliquant en plus de Saint Grégoire et Velpeau, les établissements du Côteau et de l’Hospitalité, • l’autre va permettre la création d’un pôle en médecine, chirurgie, gynécologie-obstétrique à Tours Sud, impliquant quatre cliniques : Saint Augustin, Fleming, Les Dames Blanches et Le Parc (cette dernière étant gestionnaire d’une importante maternité de niveau 2), – une à Blois : il s’agit d’une opération de reconstruction sur site unique d’activités actuellement réparties sur deux sites distincts ; là encore, une maternité de niveau 1 est concernée. À l’instar de l’opération de Bourges, cette construction limitera l’offre privée à un seul site sur Blois. L’opération de reconstruction du centre hospitalier régional d’Orléans une opération majeure dont l’ORPI ne constitue qu’une partie du financement. La décision a été prise de reconstruire sur site unique le CHR d’Orléans, alors que ses activités de court séjour sont actuellement installées : – en centre ville pour la maternité, la pédiatrie et quelques activités adultes (ORL/OPH et pneumologie), dans des locaux pour l’essentiel vétustes et inadaptés, – à La Source pour toutes les autres activités de court séjour adultes, dans un bâtiment datant d’une trentaine d’années mais qui a largement souffert d’un manque d’entretien et pose d’incessants problèmes de mises aux normes. Le plan « Hôpital 2007 » n’a pas vocation à prendre en AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 37 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 38 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE charge l’intégralité des conséquences financières liées à cette reconstruction. L’accompagnement au titre de l’ORPI concerne : – la nouvelle stérilisation, – la construction d’un bâtiment de consultations qui va permettre le rapatriement à La Source de toutes les activités adultes dès 2004/2005, – les études du nouvel hôpital. pour la cancérologie, trois opérations ont été retenues qui s’inscrivent dans la mise en œuvre du plan national Cancer. La région Centre n’étant pas dotée d’un centre de lutte contre le cancer, l’activité de niveau 3 en cancérologie est principalement réalisée dans les établissements de référence de la région, avec une forte concentration à Tours, au CHRU, et à Orléans au CHR. Le regroupement sur site unique des centres d’appel 15 et 18 dans le Cher Une opération exemplaire : les centres d’appels départementaux 15 et 18 vont s’installer dans des locaux communs sur le site du centre hospitalier de Bourges. Dans le contexte particulier du fonctionnement du SAMU du Cher et des réflexions nationales sur les urgences médicales, l’Agence a soutenu l’inscription de cette opération. L’Agence, attentive à la réduction des fuites de patients, vers l’Ile de France essentiellement, à intégré : – à Tours et Orléans, dans les deux centres hospitaliers régionaux, l’installation d’équipements lourds supplémentaires et indispensables, dont deux caméras à émission de positons associées à un scanographe. – à Châteauroux, la construction d’un bâtiment de pneumologie-cancérologie et la construction du pôle pharmaceutique de l’établissement, pour achever la modernisation de cet établissement pavillonnaire en le dimensionnant de façon à accueillir dans des conditions correctes les patients de l’Indre. Son rôle de leader départemental, déjà important, se trouvera conforté de façon significative. Cet établissement assure seul la prise en charge des patients relevant de cancérologie, et ce, à tous les stades de l’évolution de la maladie. La mise en œuvre du schéma régional d’organisation des soins (SROS 2) Une priorité consacrée à la restructuration de l’offre de soins. pour les urgences, quatre opérations retenues : • le développement des urgences cardiologiques au centre hospitalier de Chartres avec l’installation d’une seconde salle d’angiographie numérisée, • l’extension des urgences du centre hospitalier de Chartres, • des équipements lourds indispensables au CHRU de Tours pour les urgences pédiatriques de l’hôpital Clocheville, • la reconstruction du service d’urgences du centre hospitalier de Blois ainsi que l’équipement de ce service, l’extension du service de réanimation et son équipement. 38 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 pour la psychiatrie, deux opérations retenues : elles consistent dans des rénovations ou reconstructions nettement justifiées, soit par la recherche d’une meilleure mutualisation de moyens au centre hospitalier de Bonneval en Eure-et-Loir, soit par une meilleure prise en compte des besoins et attentes des patients hospitalisés, à Blois dans le Loir-et-Cher. srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 39 L’ÉVOLUTION DU CONTEXTE SANITAIRE pour la médecine physique et de réadaptation, trois opérations retenues : les besoins étant mal satisfaits en région Centre comme par exemple dans le nord et l’est de la région, l’objectif a consisté, là aussi, à limiter les fuites de patients, avec les opérations de Dreux et Montargis. En Indre-et-Loire, l’existence du service hospitalo-universitaire de médecine physique et de réadaptation du CHRU de Tours rend indispensable l’installation de lits dans cette discipline : ils le seront dans un établissement de proximité satellite du CHRU, le centre hospitalier intercommunal d’Amboise Château-Renault. Les systèmes d’informations Des opérations d’équipement rapidement exécutables, essentielles pour la modernisation des établissements et de nature à améliorer la communication interne et externe de données : Six opérations sont retenues dont cinq concernent des centres hospitaliers de référence. Parmi ces cinq, la démarche du CHRU de Tours vise non seulement au renouvellement de son système d’information mais aussi à la numérisation totale des images ainsi qu’au développement d’un dossier informatisé en cancérologie. L’utilisation de ce dossier à vocation à être étendue, à l’ensemble des autres établissements de santé de la région ayant une activité en cancérologie. AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 39 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 40 QUESTIONS ET PERSPECTIVES Questions et perspectives Le schéma régional d’organisation des soins de deuxième génération a incontestablement défini dans la région Centre l’armature hospitalière, la répartition des niveaux et des spécialités, ainsi que les bases des indispensables coopérations sanitaires. Néanmoins, il importe de souligner que des points essentiels vont marquer la période immédiatement suivante : La démographie médicale de la région Centre Même si en France, le nombre actuel de médecins n’a jamais été aussi important, la région Centre est particulièrement sous dotée, avec des densités nettement inférieures aux densités nationales. Au 1er janvier 2001, les densités en médecine libérale étaient de 96 généralistes pour 100 000 habitants contre 115 en France, de 64 spécialistes contre 86 pour 100 000 habitants en France. La situation devrait aller en s’aggravant dans les années futures ; le Berry est spécialement touché. Selon une étude de la DRESS, la région Centre devrait présenter dès 2008 la plus faible densité médicale de France. Dans un tel contexte, les pressions tendant à développer le rôle substitutif de l’hôpital seront accrues (relation entre les urgences et la permanence des soins, présence des spécialités médicales en dehors des agglomérations) et la nécessité d’une vision et d’une action transverse sur l’activité sanitaire sera renforcée. 40 BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 Les fuites de patients hors région Elles sont importantes en chirurgie, cancérologie, soins de suite et de réadaptation. Elles sont dirigées essentiellement vers la région Ile de France et les départements limitrophes du sud de la région. Les taux de fuite sont de 11 % en médecine et 13,7 % en chirurgie et 7,5 % en obstétrique. Une partie de ces fuites est légitimement rapatriable. La réforme du financement des établissements La tarification à l’activité concerne l’ensemble des établissements (à hauteur de 10 % depuis le 1er janvier 2004 pour les établissements sous dotation globale, de 100 % pour la fin de l’année 2004 pour les établissements sous objectif quantifié national). Cette réforme était nécessaire, mais, pour autant les tarifs ne peuvent suffire à réguler l’offre de soins dans une région : la planification est également nécessaire pour prendre en considération, par exemple, des éléments liés à l’aménagement du territoire, aux besoins de zones ou populations particulières. Le rapport entre les deux formes de régulation sera au cœur des débats du SROS III. La réforme de l’assurance maladie Les effets à moyen et long terme de la réforme en cours devront être pris en considération notamment en ce qui concerne une prise en compte régionale transverse de l’ensemble de l’offre de soins (permanence des soins, réseau, aides à l’installation). srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 41 QUESTIONS ET PERSPECTIVES Dans ce contexte, le schéma régional d’organisation sanitaire de 3e génération présente des différences par rapport aux schémas précédents, notamment le SROS-2 : la disparition de la carte sanitaire À compter de septembre 2005, elle ne devrait plus exister et l’on raisonnera en termes de territoires, de niveaux de plateaux techniques, avec la définition pour chaque établissement et chaque discipline, d’objectifs quantifiés. le champ du schéma régional Ce champ sera unique (le volet santé mentale en fait partie intégrante) et couvrira un nombre de thèmes obligatoires plus vaste, avec des visions interdisciplinaires, comme par exemple la gériatrie, les enfants et adolescents. Quelques pistes se présentent d’ores et déjà : – la nécessité de renforcer et consolider ce qui a été acquis dans le SROS-2 (par exemple : les coopérations inter-établissements, la structuration en niveaux, la rénovation et la rationalisation de l’offre). – la nécessité de développer encore plus les articulations entre le secteur hospitalier et la médecine de ville, (exemple : les urgences et la permanence des soins) ainsi qu’entre le secteur hospitalier et le secteur médicosocial, – le besoin évident d’améliorer la prise en charge en soins de suite et de réadaptation ainsi qu’en soins de proximité, – le besoin d’amplifier les relations entre la psychiatrie et les autres secteurs de soins, – le renforcement de la prise en charge du cancer dans la région. la planification devient une planification d’objectifs quantifiés et non plus pour l’essentiel une planification de moyens. Les objectifs du futur schéma régional seront définis dans le cadre des futurs travaux et concertations mises en place (comité d’orientation, groupes thématiques, conférences sanitaires). AGENCE RÉGIONALE DE L’HOSPITALISATION DU CENTRE 41 srosok.qxd 26/10/04 15:40 Page 42 LEXIQUE LEXIQUE ARH CAMU CH CHD CHR CHU CNOS COTER CRAM CROS CUMP DDASS DESC DRASS GIE GIP HAD IDE IRC IRM MPR ORS PARM PASS PH PMSI POSU SAMU SAU SMUR SROS SSR TEP UCSA UH(T)CD UPATOU URCAM USCC USIC 42 agence régionale de l’hospitalisation capacité d’aide médicale d’urgence centre hospitalier centre hospitalier départemental centre hospitalier régional centre hospitalier universitaire comité national de l’organisation sanitaire comité technique régional (insuffisance rénale) caisse régionale d’assurance maladie comité régional de l’organisation sanitaire cellule d’urgence médico-psychologique direction départementale des affaires sanitaires et sociales diplôme d’études spécialisées complémentaires direction régionale des affaires sanitaires et sociales groupement d’intérêt économique groupement d’intérêt public hospitalisation à domicile infirmier(ère) diplômé(e) d’Etat insuffisance rénale chronique imagerie par résonance magnétique médecine physique et de réadaptation observatoire régional de santé permanencier(ère) Auxiliaire de Régulation Médicale permanence d’accès aux soins de santé praticien hospitalier programme de médicalisation du système d’information pôle spécialisé d’accueil et de traitement des urgences service d’aide médicale urgente service d’accueil et de traitement des urgences service mobile d’urgence et de réanimation schéma régional de l’organisation sanitaire soins de suite et de réadaptation tomographe par émission de positons unité de consultation et de soins ambulatoires unité d’hospitalisation de (très) courte durée unité de proximité, d’accueil, de traitement et d’orientation des urgences union régionale des caisses d’assurance maladie unité de surveillance continue en cardiologie unité de soins intensifs de cardiologie BILAN DU SROS II – SEPTEMBRE 2004 26/10/04 15:40 Page 44 Agence régionale de l’hospitalisation du Centre 31, avenue de Paris – BP 1429 – 45004 Orléans Cedex 1 Tél. 02 38 81 20 33 – Fax 02 38 81 81 71 [email protected] Design > enola création srosok.qxd